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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 30 mai 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-05-30, Collections de BAnQ.

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DEVOIR ¦¦¦auE RADIOGRAPHIE DE L’ECONOMIE DU QUEBEC agozme inclus dan» l’édition d’aujourd’hui Librairie Le Passe-Temps Livres d'occasion - Livres neufs 1470 Fleury est Montréal 387-9639 Vol.LXXVII — No 124 * Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 26 (détail page 17) Montréal, vendredi 30 mai 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents ii Côte-Nord Gaspésie.Toronto, Nouveau-Brunswick 60 cents DU LCN I D Le Canada n’appuiera pas une violation de SALT II par les É.-U.BARDEAUX : RENCONTRE CLARK - SHULTZ AUJOURD’HUI HALIFAX (PC) — Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN ont entamé jeudi à Halifax leur session de deux jours dans le malaise suscité par la menace américaine de ne plus respecter les termes du traité SALT II sur la limitation des armes stratégiques.Le Canada a exprimé son inquiétude à la suite de la déclaration du secrétaire américain à la Défense, M.Caspar Weinberger, qui a affirmé mercredi que son pays ne s’estimait plus lié par le traité en raison des violations soviétiques de l’accord.Il a de plus laissé entendre que les États-Unis pourraient dépasser les limites autorisées dès le mois d’août prochain.À la sortie du petit déjeuner qu’il a offert hier matin aux ministres des 16 pays membres de l’Alliance atlantique, le premier ministre canadien Brian Mulroney a indiqué que le Canada ne soutiendra aucun projet américain de rompre ou d’abandonner le traité SALT II.Affirmant douter que la délégation américaine demande aux ministres de l’OTAN de ratifier une telle décision, M.Mulroney a ajouté que cette position ne serait pas endossée par l’OTAN et certainement pas par le gouvernement du Canada.Plus tard, le secrétaire d’État canadien aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, évoquant à son tour la position américaine au cours de la cérémonie d’inauguration de la conférence, a déclaré qu’il s'agissait là d’un développement alarmant et il en a fait porter le blâme aux Soviétiques.Il est regrettable que le non-respect des termes de SALT II par les Soviétiques aient amené les États-Unis à ne plus se sentir liés par le traité, a ajouté M.Clark.Les États-Unis et l’Union soviétique ont conclu l’accord sur la limitation des armes stratégiques en 1979, mais les Américains affirment que les'Soviétiques en ont violé les conditions à plusieurs reprises.Les premières discussions à huis clos, hier, ont été l’occasion d’une discussion libre sur tout un éventail de sujets, a indiqué un membre de la délégation britannique qui a tenu à garder l’anonymat.Selon ce dernier, les ministres ont abordé les relations Est-Ouest, le contrôle des armements et les relations « Ouest-Ouest », une expression qui recouvre les tensions entre les États-Unis et leurs alliés européens, notamment au sujet du bombardement américain de la Libye, le mois dernier, et sur la meilleure façon de lutter contre le terrorisme.À ce sujet, M.Clark a invité, dans son discours d’ouverture, les pays de l’OTAN à coopérer dans la lutte contre le terrorisme.Il a d’ailleurs prononcé son allocution au beau milieu du plus imposant déploiement de mesures de sécurité jamais vu depuis des années à Halifax, des centaines d’agents de la Gendarmerie royale et de policiers entourant l’hôtel Nova Scotian où la cérémonie se déroulait, sous la surveillance des hélicoptères.« La dernière chose que nous voulons c’est de voir le terrorisme international réussir à nous diviser, là où l’URSS a échoué, » a-t-il dit.On s’attend à ce que la consolidation de l’unité au sein de l’OTAN constitue l’un des thèmes majeurs de la réunion.Par ailleurs, M.Mulroney a indiqué que M.Clark et le secrétaire d'État américain M.George Shultz se rencontreront vendredi, pour discuter des nouveaux droits tarifaires imposés par les États-Unis sur les importations de bardeaux de cèdre canadien, ainsi que d’une possible compensation pour les emplois qui pourraient être perdus dans ce secteur industriel au Canada.Le premier ministre a ajouté que cette rencontre ne signifie pas que le Canada mettra fin a ses efforts en vue d’obtenir le retrait de ces tarifs.Enfin, des représentants de 12 des pays membres de l’OTAN se rendront vendredi à Goose Bay, où le Canada espère que l’OTAN installera sa base d'entraînement aérien, de préférence à la Turquie.Un porte-parole du ministère de la Défense, le major Ray Windsor, a indiqué qu’une décision préliminaire sur le choix du site de la base serait prise en décembre prochain, à Bruxelles.MM.Jos Clark et George Shultz doivent se rencontrer aujourd'hui à Halifax pour discuter de la délicate question de l'importation de bardeaux de cèdre aux États-Unis.CONSTRUCTION Grève, lundi.lock-out, mardi LAURENT SOUMIS Un mois après l’expiration du décret gouvernemental dans l’industrie québécoise de la construction, l’heure de l’ultime affrontement a sonné: dès lundi prochain, les chantiers de la province seront paralysés par une grève générale de leurs 105,000 syndiqués, suivie, le lendemain, par un licenciement massif des ouvriers.Le président du Conseil provincial des métiers de la construction - International, M.Maurice Pouliot, et le directeur général de la FTQ-Construction, M.Jean-Paul Rivard, ont confirmé la nouvelle au DEVOIR, hier, en fin de journée.Au lendemain d’un autre débrayage général de quarante-huit heures dans l’industrie, la rencontre de conciliation entre l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) et la coalition syndicale n’a pas permis, hier, d’entrevoir un quelconque déblocage des négociations.Durant cette rencontre, MM.Pouliot et Rivard ont affirmé avoir prévenu les négociateurs de l’AECQ, MM.Claude Daoust et Michel Dion, du déclenchement imminent de la grève.Les porte-parole patronaux auraient immédiatement annoncé qu’ils procéderaient à un lock-out général et illimité, dès mardi matin.En présence du conciliateur, Me Raymond Leboeuf, les parties ont échangé sur leurs positions respectives durant toute la journée d'hier, recluses dans les bureaux montréalais du ministère québécois du Travail, mais sans que Tune d’entre elles ne proposent une concession importante ou qu’elles ne parviennent toutes deux à un compromis majeur.Toutefois, les porte-parole syndicaux ont révélé au DEVOIR que la coalition présentera au conciliateur, mardi soir prochain, une proposition « d’ouverture » Voir page 8: Construction Gagnon-Tremblay présente son plan pour assurer l’autonomie financière des femmes NORMAN DELISLE QUÉBEC (PC) — La ministre de la Condition féminine, Mme Monique Gagnon-Tremblay, a présenté hier un plan qui, croit-elle, assurera « une véritable autonomie financière pour les femmes».Le plan ne contient cependant que des énoncés généraux, sans identifier des mesures concrètes ni moyens financiers pour les appuyer.Lors d’une conférence de presse qu’elle a donnée en compagnie d’une demi-douzaine de collègues du conseil des ministres, Mme Gagnon-Tremblay a ainsi résumé son plan : ¦ le gouvernement « poursuivra ses activités » de développement et de soutien pour la formation des femmes; ¦ il « portera une attention spéciale » a la réalité des travailleuses dans sa lecture du rapport Beaudry ; ¦ il « évaluera l’opportunité » de hausser le salaire minimum; ¦ il « présentera des mesures susceptibles d’accroître » la sécurité économique des femmes; ¦ il « maintiendra son effort financier » pour procurer des services collectifs aux femmes; ¦ il « accentuera ses démarches » pour les 270,000 femmes immigrées; ¦ il « assurera la promotion de Ten-trepreneurship féminin » ; ¦ il « étudiera très attentivement » Mme Monique Gagnon-Tremblay LE FÉMINISME LIBÉRAL L’éditorial de Jean-Claude LECLERC en page 6 les recommandations du comité sur les femmes collaboratrices.Une mesure concrète: la ministre présentera un projet de loi pour modifier le Code civil aux fins d’introduire la notion de réserve héréditaire.Cette modification vise à conserver pour un conjoint survivant une partie de l’héritage laissée par son conjoint décédé.Mme Gagnon-Tremblay a par ailleurs dressé un bilan des gestes qu’elle a posés depuis six mois et qui confirment, a-t-elle dit, « la volonté d’agir avec célérité et pragmatisme à l’avancement de la cause des femmes».Entre autres mesures, elle a identifié le programme de trois ans pour la promotion des femmes en agriculture, la hausse de 14 %, annoncée en mars, du budget de l’Office des services de garde, la hausse de $7,000 de la prime d’établissement agricole et un budget triennal de $6 millions, annoncé le 21 mai dernier, pour le programme d’accès à l’égalité.Par ailleurs, Mme Gagnon-Tremblay a offert trois « garanties » aux femmes.La première est celle de « l’implication et la collaboration du conseil des ministres » pour la mise en place du plan d’action et de la promotion de la femme.La seconde est « la transparence Voir page 8: Plan L’AFRIQUE ET L’ENDETTEMENT ECONOMIE LE LOGICIEL EN DIFFICULTÉS Malgré tout le battage dont elle peut bénéficier, l'industrie québécoise du logiciel reste embryonnaire et la situation dans laquelle elle se trouve, difficile.Page 9 HAUSSE DU TAUX D’ESCOMPTE La Banque du Canada a relevé hier son taux directeur de 0.15%.Page 9 ïflenciett* l /L NOUS manque une organisation de protection qui se consacrerait à la défense des sentiers battus.a Notre ouverture sur le monde, nous la comparons à une fenêtre; jamais, et c ’est souvent le cas, à une lézarde.¦ Les égoïstes sont presque tous des insatisfaits.Comme je les comprends !.Ils n'aiment qu'eux.— ALBERT BRIE Des cadres africains dénoncent les pratiques complaisantes du FMI envers certains États ! M.Mostafa Rhomari PAULE DES RIVIÈRES QUÉBEC — À l’heure où le Fonds monétaire international force les pays africains à adopter de vigoureux plans d’austérité pour « gérer et digérer » leur dette astronomique, les décideurs et intellectuels africains, ripostent en dénonçant violemment les pratiques du FMI dans leur pays.Plusieurs cadres africains estiment en effet que le FMI est à la fois trop interventionniste et trop discret, d’une part parce qu’il impose ses politiques économiques, d’autre part, parce qu’il ferme les yeux sur les « gaspillages » des chefs africains.« Le noeud du problème est politique ».Que le FMI soit conséquent avec ses propos et qu’il cesse de dialoguer avec des chefs crEtat qui ne représentent pas leur peuple et gaspillent les fonds ».Celui qui s’exprime ainsi est M.Mostafa Rhomari, directeur des études du cycle supérieur à l’Institut national d’administration publique de Rabat au Maroc.Il est un des 23 cadres et professeurs africains suivant présentement à Québec le « Programme intégré de management pour les cadres étrangers» offert à l’École nationale d’Administration publique à Québec.Au moment où, aux Nations unies, 159 pays sont réunis en session spéciale pour discuter de la crise économique africaine, LE DEVOIR a jugé à propos de rencontrer le groupe.Nous avons donc parlé à des représentants du Sénégal, du Mali, du Gabon, du Maroc, de la Mauritanie, de la Tunisie, du Zaïre et du Cameroun.Il y a d’énormes différences entre les pays du continent.Qu’il suffise de mentionner les revenus par habitant, le niveau d’endettement, les conditions climatiques, les ressources naturelles.Pourtant, dans la conversation, des propos reviennent inlassablement, qu’ils soient exprimés avec réserve, en demandant l’anonymat ou plus ouvertement.Voir page 8: Afrique M.Bolaji Akinyemi m tt mÈÊÊa L’ORDINATEUR PERSONNEL QUI VOUS EN DONNE , POUR VOTRE ARGENT.» D MBC-555-2 O Compatible IBM à 50% O Accents français D Traitement texte + chiffrier O Imprimante près de qualité lettre SPECIAL: 1688s • comprend écran monochrome asaaaa 783 MISTRAL (coin 8250 St-Hubert) 271-2316 IMNHBMnHMHB WÊÊÊmatÊÊÊKtmm 2 M Le Devoir, vendredi 30 mai 1986 Le juge Jules Deschênes Moscou n’a pas accepté toutes les conditions du juge Deschênes JOCELYN COULON OTTAWA — La Commission d’enquête sur les criminels de guerre nazis au Canada, présidée par le juge Jules Deschenes, n’a pas reçu toutes les assurances des autorités soviétiques quant à sa liberté d’enquête en Union soviétique.Me Yves Fortier, un des avocats de la commission, a déclaré au DEVOIR que la réponse soviétique aux précautions juridiques énumérées par le juge Deschênes en novembre dernier n’était pas totalement satisfaisante.« L’Union soviétique a accepté certaines de nos exigences, mais sur la question de la liberté d’interrogatoire des témoins en conformité des règles canadiennes de preuve, nous ne sommes pas satisfaits », a-t-il précisé.Selon Me Fortier, cet élément est fondamental pour permettre un travail indépendant de la commission en Union soviétique.« Au moment où je vous parle nous écrivons aux autorités soviétiques pour renouveler nos demandes ».Me Fortier n’a pas voulu spéculer sur une réponse rapide des Soviétiques.Le juge Deschênes avait fait parvenir à l’Union soviétique, en novembre dernier, une liste de six exigences juridiques pour permettre à la commission de travailler de façon indépendante dans ce pays.La commission détient plusieurs dossiers sur des criminels de guerre nazis réfugiés au Canada et qui auraient commis des crimes en Union soviétique.Pour compléter sa preuve, elle veut se rendre dans plusieurs pays, dont l’Union soviétique, pour y recueillir des éléments supplémentaires.Mercredi, un porte-parole de l’ambassade soviétique, M.Makarov, déclarait que son pays avait accepté les exigences du juge Deschênes et que l’ambassade était disposée à émettre des visas d’entrée « sans délai » aux membres de la commission, « Ce n’est pas à moi de commenter les déclarations soviétiques.Nous avons reçu les documents soviétiques et, après analyse, nous leur faisons actuellement part de nos réserves », a dé claré Me Fortier.La semaine dernière, le juge Deschênes a demandé au minis tre de la Justice, M.John Crosbie, de prolonger le mandat de la commission pour lui permettre de disposer de plus de temps pour rédiger son rapport et de voyager en Union soviétique.Le mandat de la commission, qui expirait le 31 décembre dernier, avait été prolongé jusqu’au 30 juin prochain.Des pressions sont exercées sur le ministre de la Justice pour influencer sa décision dans un sens comme dans l’autre.De nombreux groupes, principale ment juifs, insistant sur le fait que les Soviétiques ont d’importantes informations, pressent le ministre de prolonger le mandat du juge Deschênes.D’autres part, les groupes représentants des Cana diens d’origine est-européenne font valoir que les Soviétiques vont fabriquer des preuves pour leur causer du tort.Maintenant disponible ^ Approuvé par 'm leM.É.Q.Collection «Alouette^ Auteure: Pierrette Gaudreau 3e année: Manuel de l’élève 10,35$ ISBN-2-7601 -1506-2 (100 p.) Cahier d’activités 6,20$ ISBN-2-7601-1352-3 (169 p.) Guide du maître 14,90$ ISBN-2-7601 -1344-2 (116p.) collection Pterrette Gaudreau Cahier 4 activité* SUérln Mulroney force Reisman à renforcer la présence des femmes et des francophones dans son groupe BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney a personnellement exigé de l’ambassadeur Simon Reisman qu’il modifie la composition du Bureau des négociations commerciales pour y renforcer la présence des francophones et des femmes.L’exigence formulée par le premier ministre a été faite en des termes tels, a-t-on assuré hier au DEVOIR, que l’ambassadeur Reisman n’aura pas le choix d’effectuer les changements demandés qui devront faire en sorte a ce que les francophones et les femmes ne soient pas confinés, comme c’est le cas actuellement, à des fonctions subalternes.Selon les informations recueillies par LE DEVOIR, la composition du Bureau des négociations commerciales a été discutée au Conseil des ministres où plusieurs ministres ont fait part de leur mécontentement.C’est alors que le premier ministre Mulroney aurait fait part de sa réaction, non sans souligner toutefois que les membres du comité ministériel responsable des négociations commerciales auraient pu faire preuve de vigilance et éviter d’être mis devant un fait accompli par la presse.Ce comité ministériel est celui qui est chargé de suivre de façon hebdomadaire la négociation sur la libéralisation des échanges.Il s’agit d’un sous-comité du comité des priorités du cabinet.Le président en est le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Joe Clark.Le ministre délégué au Commerce extérieur, James Kelleher, et le président du Conseil du trésor, Robert René de Cotret, en sont tous deux vice-présidents.Chaque semaine, les membres du comité rencontrent M.Reisman qui détient ses mandats de ce comité.Si les membres du comité ministériel ont pu manquer de vigilance, il appert toutefois qu’au point de départ M.Clark avait demandé à M.Reisman de faire en sorte que le Bureau des négociations commerciales reflète la réalité canadienne.Lorsqu’il a vu les premières manchettes de journaux démontrant que l’on avait ignoré sa demande, M.Clark était furieux, a-t-on confié.M.Reisman avait réagi à ces informations en présentant des statistiques démontrant que la proportion de francophones au sein de son équipe était similaire à celle qu’on retrouve dans la population canadienne.Il avait dit avoir M.Simon Reisman M.Brian Mulroney eu comme critère de sélection de son personnel la compétence.Rappelons cependant qu’on ne retrouve que trois francophones dans les postes de direction du Bureau des négociations et une seule femme.Le mécontentement manifesté par plusieurs ministres vient du fait que M.Reisman a en quelque sorte ignoré deux des engagements majeurs du premier ministre Mulroney soit d’accorder partout au sein du gouvernement fédéral une place de premier plan aux francophones et aux femmes, deux groupes qui accusent un retard historique à cet égard.L’un de ces ministres mécontents est le ministre responsable de la Condition féminine, Walter McLean, qui témoignant en commission parlementaire a qualifié d’inacceptable la com-poasition actuelle du Bureau des négociations commerciale.Promettant des changements, il s’est dit incapable de préciser à quels moments ils surviendront.Dans une entrevue à l’agence Canadian Press, M.McLean a noté que le comportement de M.Reisman est typique des stéréotypes sexistes qui persistent dans le réseau actuel des décideurs.Ces stéréotypes veulent qu’il n’y a pas suffisemment de femmes qualifiées et expérimentées pour occuper des postes de direction.Dans le cas du Bureau des négociations commerciales, c’est ce qui a prévalu, a dit croire le ministre qui soutient qu’il existe suffisemment de femmes qualifiées pour occuper partout des postes de direction.*:«-x*x*:*x*: W&M.mmmmm Remise en cause du fichier central des fournisseurs Sommé par le président Lorrain de se rétracter, Chevrette accuse le ministre Rocheleau de le menacer GILLES LESAGE QU EB EC - Le président de l’Assemblée nationale a sommé hier le leader de l’opposition de retirer ses allégations de la veille concernant la faiblesse et le parti-pris dont il ferait preuve dans la direction des débats parlementaires.Si M.Guy Chevrette n’obtempère pas, M.Pierre Lorrain demandera à un député, ne pouvant le faire lui-même, de présenter une motion pour mettre en question la conduite du député péquiste de Joliette.Ce dernier se donne jusqu’au début de la semaine pour étudier la requête du président et aviser de l’attitude à suivre.Il ne nie nullement qu’il a tenu les propos que La Presse lui attribue, dans son édition d’hier; au contraire, il est prêt à les étayer devant l’Assemblée nationale, le cas échéant.« Chevrette en guerre ouverte contre Lorrain », titrait le journal.« En dix ans, je n’ai jamais vu un président aussi faible.Il laisse les ministres répondre n’importe quoi, même si ce n’est pas pertinent à la question posée, et même si ça provoque des débats.» Depuis quelques semaines déjà, l’opposition, surtout son leader parlementaire, conteste de façon larvée le président.Il semble que la goutte qui a fait déborder le vase soit la décision rendue mercredi par M.Lorrain.Non seulement ce dernier a-t-il rejeté la demande d’enquête par l’Assemblée sur des propos du M.Pierre Lorrain ministre délégué aux Services et à l’Approvisionnement, mais il a reproche vertement à M.Chevrette de lui avoir fait tenir des notes, alors qu’il avait pris l’affaire en délibéré.Dès le début de la séance, le président a relevé la gravité des critiques et commentaires de M.Chevrette.Il ne peut accepter que quiconque mette en doute son impartialité dans l’exercice des fonctions que l’Assemblée lui a confiées à l’unanimité, en décembre dernier.Il invite le député de Joliette à retirer ses propos ou à se prévaloir du règlement, qui permet à l’Assemblée de se prononcer sur la conduite de l’un de ses membres.Sinon, c’est lui qui sollicitera le concours d’un député afin de présenter une motion mettant en question la conduite de M.Chevrette.Jusqu’à preuve du contraire, M.Lorrain est investi de la confiance de l’Assemblée, rappelant qu’il rend ses décisions en fonction du règlement, de la loi, de la jurisprudence et de la doctrine.Le leader parlementaire de l’opposition est resté muet mais, à la première question, il est revenu sur l’affaire qui a mis le feu aux poudres.Il continue de mettre en question la conduite du ministre Gilles Rocheleau et ses « propos contradictoires », concernant l’octroi d’un contrat à la firme Roger Pominville pour la révision du fichier central des fournisseurs.M.Chevrette accuse à son tour le ministre délégué d’utiliser des menaces et injures à son égard, disant notamment: « Chevrette va payer pour ce qu’il a dit.» M.Rocheleaiî répond que son intégrité et sa réputation ont été mises en cause et que, comme il l’a fait dans le passé, il a l’intention de se défendre.Comment?En suivant « de très près » le leader de l’opposition, qui pourrait subir le même sort que certains anciens ministres péquistes.Intimidation, chantage, menaces, lance M.Chevrette.Non, répond le ministre.Le député de Joliette tente, une fois de plus, de faire ressortir des M.Guy Chevrette contradictions dans les propos tenus par le ministre, concernant l’ampleur du mandat Pominville.Le ministre les repousse du revers de la main, estimant que ce n’est que sémantique.Quant à la légalité des $150,000 dépensés par Baie-Comeau pour s’opposer à sa fusion avec Hau-terive, il y a quatre ans, M.Rocheleau invite les péquistes à rendre publique l’expertise effectuée par le gouvernement, il y a deux ans.Quant aux documents préparés par la firme Pominville, ils visaient à défendre Baie-Comeau contre « l’agression » du gouvernement péquiste.L’opposition réclame la publication des rapports du comité consultatif Avenir économique de Montréal : De Cotret fera ses recommandations la semaine prochaine PIERRE APRIL guenn l’éditeur qui édite OTTAWA (PC) — Le président du Conseil du trésor, responsable du Comité ministériel sur l’avenir économique de la région montréalaise, Robert De Cotret, a indiqué hier aux Communes que les recommandations de son groupe de travail seront rendues publiques la semaine prochaine.« Le Comité consultatif, a-t-il dit, nous a déjà soumis un rapport préliminaire dans un temps record, à peine un mois après qu’il eût été constitué (le 6 décembre), et il doit aussi soumettre au Comité ministériel une deuxième étude vendredi de la semaine prochaine.« Etant donné, a poursuivi M.De Cotret, que le but de l’exercice est de redonner à Montréal sa vigueur économique qu’elle a malheureusement perdue sous l’ancien gouvernement, c'est bien entendu que les recommandations appropriées qui nous sont faites par le Comité consultatif seront rendues publiques et elles seront annoncées dans les plus brefs délais.» A la sortie des Communes, le mi- guenn éditeur limitée 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Français langue seconde au primaire 3e année: A PARAITRE SOUS PEU: Contes sur diapositives et cassettes Aides visuelles des situations Cartes à découper pour éléments feutrés Feuilles à photocopier (12) Cassettes (ctjansons) 1re, 2e et 3e année: Cartes-éclair (123) 61,50$ 1re et 2e année: disponible 4e année: disponible sous peu 5e et 6e année: disponible été 1986 nistre a expliqué que le rapport préliminaire présenté en janvier dernier faisait état de la situation dans la grande région de Montréal, parlait d’évolution économique et indenti-fiait certains secteurs problèmes, comme celui des chantiers maritimes, du textile et des chaussures, le cas de l’usine Bombardier et de la raffinerie Gulf partiellement fermée depuis, de la SKD Technologie et de Daoust-Lalonde deux autres industries disparues.« Ce document, a-t-il dit, contenait certaines recommandations, dont celle du Centre bancaire international, mentionnée dans le budget de février et d’autres qui sont encore sur la table de travail du cabinet.« On retient les autres détails, a poursuivi M.De Cotret, parce qu’on voudrait faire des annonces plus globales.» Le deuxième rapport, attendu pour vendredi prochain, contient aussi des recommandations spécifiques pour l’Est de Montréal.Sans vouloir entrer dans les détails, le mi- nistre a promis « des projets qui touchent directement Montréal-Est comme zone d’intervention privilégiée.» Cette perspective de voir aboutir certains des dossiers a réjoui le député libéral Jean-Claude Malépart et son collègue Jacques Guilbault qui ont quand même réclamé la publication intégrale des deux documents et non « les recommandations appropriées » comme Ta indiqué le ministre De Cotret en Chambre.Jean-Claude Malépart, membre fondateur du Comité de survie de l’Est de Montréal, le 10 octobre 1985, a par ailleurs insisté pour que les membres du Comité consultatif sur le développement économique de la région de Montréal, présidé par Laurent Picard de TUniversité McGill, rencontre le Comité de survie de l’Est de Montréal avant de faire des recommandations au ministre De Cotret.En octobre dernier, 2,370 pertes directes d’emplois étaient prévues dans l’Est de Montréal.L’action po- sitive de tous les intervenants a permis de sauver 1,525 emplois.Chez Versatile Vickers, 475 emplois sur 650 ont été temporairement sauvéschez Bombardier, 450 sur 650; chez Gulf 100 sur 450; à la Canadian Steel Whell 200 sur 250; à la Canadian Steel Foundries 100 sur 300; Chez SKD-Technologie, les 170 emplois ont été perdus ainsi que les 100 de chez Daoust-Lalonde.Non sollicités, ils ont été remis autant au gouvernement qu’à l’opposition et, quant à lui, il ne les a pas utilisés.La séance d’hier a par ailleurs été marquée par les échanges suivants.¦ Essence.Le ministre des Finances a annoncé des allégements additionnels à l’égard de la surtaxe sur l’essence.Ils touchent certaines parties des comtés de Laviolette, Pontiac et Kamouraska-Témiscouata.M.Gérard-D.Lévesque a aussi fait connaître les modalités de certaines mesures de son budget du 1er mai.Le critique péquiste, M.Jean Garon, déplore qu’il n’y ait pas de soulagements pour l’ensemble des consommateurs, qui paient l’essence plus cher que partout ailleurs en Amérique du Nord.M.Lévesque lui renvoie en quelque sorte.Tascenseur, mis en place il y a quatre ans.¦ Le président du Conseil du trésor nie que le processus d’embauche des occasionnels de la fonction publique ait été modifié de fond en comble, comme le prétendent le Syndicat des professionnels et l’opposition parlementaire.L’inscription sera faite dans les ministères et organismes, plutôt que dans les Centres Travail-Québec, mais chacun continuera de faire l’évaluation et le choix des candidats.¦ Aide sociale.Le ministre Pierre Paradis a confirmé que des modifications au règlement de l’aide sociale sont mises en oeuvre ces jours-ci.Elles représentent des compressions de $11.4 millions et touchent près de 10% des ménages bénéficiant de l’aide sociale.Le député Jean-Pierre Charbonneau se demande comment concilier ces mesures avec la réforme en profondeur promise pour l’automne prochain.Le ministre répond qu’il s’agit de mesures d’équité, permettant de récupérer des sommes qui iront à ceux qui en ont le plus besoin.¦ Canadair.Sans faire référence à l’intention de Bombardier de se porter acquéreur de Canadair, le ministre de l’Industrie et du Commerce dit qu’il a fait les représentations qui s’imposent à Ottawa, en vue du maintien d’activités aérospatiales à Saint-Laurent et à Dorval.M.Daniel Johnson est convaincu que le premier ministre et députe de Saint-Laurent «est en train de voir aux affaires de son comté».paRTicipacrion En vente dans les librairies: 4560 rue Station Saint-Denis Métro-Longueuil Montréal, Québec Longueuil, Québec Tél: (514) 849-1112 Tél: (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 Résultats H Tirage du 28-5-86 3 18 21 31 34 37 no complu muntairu 48 Prochain tirage: 31-5-86 Gros lot (approx.): 8 600 000,00$ GAGNANTS 6^6 0 5/6 + 12 5/6 393 4 6 19 831 3/6 346 542 LOTS 7 615 630,40$ 175 652,50$ 1 705,40$ 65,00$ 10,00$ * ' Ventes totales: 19 157 787,00$ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.Message important aux propriétaires de faucillons à ficelle Black & Decker Le ventilateur et le couvercle de certains modèles de faucillons Black & Decker fabriqués entre janvier 1982 et décembre 1984 peuvent se briser lors de l’utilisation et ainsi constituer un risque.Nous demandons donc aux propriétaires de faucillons Black & Decker de vérifier le numéro de leur modèle inscrit sur la plaque signalétique située près de l’interrupteur.Les modèles suivants font l’objet de ce rappel: modèle n° 8251-04 type 1 et modèle n° 8255-04 type 1 Les propriétaires de ces faucillons devraient cesser immédiatement de les utiliser et devraient les retourner au centre de service autorisé le plus près, inscrit dans les Pages jaunes à la rubrique «Outils», afin que nous leur apportions une MODIFICATION SANS FRAIS Pour de plus amples renseignements, veuillez écrire à: Black & Decker Canada Inc.C.P.377 - 100 Central Avenue Brockville, Ontario K6V 5W6 ou appelez sans frais au numéro suivant: 1-800-361-6060 # BUCK&DECKER me MCMarque de commerce de The Black & Decker Corporation Usager inscrit.Black & Decker Canada Inc là Le Devoir, vendredi 30 mai 1986 U S Il craint le projet de loi C-75 Côté défendra la voie fluviale du St-Laurent ALAIN DUHAMEL En tête de liste des sujets dont ils discuteront la semaine prochaine, les ministres des Transports du Québec et du Canada ont inscrit le problème de la tarification des services de la Garde côtière canadienne dans la voie fluviale du Saint-Laurent.La Chambre des communes aborde la troisième et dernière lecture du projet de loi C-75, présenté par M.Don Masankowski, ministre des Transports, loi modifiant la loi sur la marine marchande du Canada et, en conséquence, la loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques, la-loi sur le code maritime et la loi sur la production etla conservation du pétrole et du gaz.« Ce projet est vital pour la voie maritime » a affirmé le ministre québécois, M.Marc-Yvan Côté, au cours d’une tournée à Montréal, hier.« Il y a des risques que le port de Montréal devienne moins compétitif ».Le port de Montréal et toutes les installations portuaires de la voie fluviale, depuis la tête des Grands Lacs jusqu’au golf du Saint-Laurent.Un article de ce projet de loi donne à la Garde côtière canadienne le pouvoir de se faire rembourser 1ers frais des services de navigation, qu’elle ait ou non fournit réellement un service de navigation.En d’autres termes, la Garde côtière pourrait imposer un tarif pour ses services de brise-glace, de balisage, de dragage et de sauvetage dans la voie fluviale que les navires les aient ou ne les aient pas utilisés.L’amendement à la loi sur la marine marchande a soulevé l’opposition des états riverains, des compagnies maritimes et des sociétés portuaires tout le long de la voie fluviale car il compromet la situation concurrentielle du système Saint-Laurent/Grands Lacs face aux ports de la côte est du continent, moins grands utilisateurs des services de la Garde côtière puisqu’ils s’ouvrent directement sur l’océan.Seuls les promoteurs du port de Halifax ont incité le gouvernement canadien à adopter sans délai un amendement qui les avatangerait.Depuis plusieurs années, ils dénoncent comme un avantage indu l’ouverture en hiver de la voie fluviale jusqu’à Montréal puisque la Garde côtière ne se rembourse pas des frais qu’elle fait dans cette opération.L’avantage devient indu à leurs yeux parce que, affirment-ils, le transport par rail entre Halifax et Montréat reste à la charge des transporteurs et de leurs clients.Les utilisateurs de la voie fluviale rappellent au bon souvenir du ministre des Transports l’existance de plusieurs lois pourvoyant au financement public, en tout ou en partie, du transport ferroviaire dans l’est du pays.Des transporteurs maritimes de Montréal ont déjà souligné la concurrence déloyale des transporteurs ferroviaires sur les routes entre Montréal et les provinces maritimes.Outre les répercussions de ce projet de loi, les ministres discuteront de l’entente auxiliaire de développement régional en matière de transport, de transport aérien et d’aéroports.Selon un groupe d’experts La chute du prix du pétrole ralentit les recherches en énergies de remplacement LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le prix du pétrole doit cesser de chuter à l’échelle mondiale sinon tous les efforts entrepris depuis 15 ans pour limiter l’utilisation des combustibles fossiles et l’effet de serre, que provoque leur combustion, risquent actuellement d’être compromis.Telle est la principale conclusion d’un rapport signé par un groupe d’experts internationaux, rendu public hier à Ottawa par la Commission mondiale de l’Environnement et du développement.La crise de l’énergie des dernières décennies, en provoquant une hausse des prix, a permis le financement de recherches sur la mise au point d’énergies de remplacement moins dommageables pour l’environnement comme l’utilisation de la biomasse ou de l’énergie nucléaire, notent les experts.Ces derniers recommandent d’ailleurs d’intensifier la recherche pour rendre plus sécuritaire l’utilisation de l’énergie nucléaire, une filière énergétique d’avenir, disent-ils, même après l’accident de Tchernobyl.Un des experts de la commission, le Dr L.W.Shernilt, un conseiller de la Commissmii canadienne de 1 Energie atomique, a d’ailleurs accusé mercredi les journalistes occidentaux d’avoir grossièrement, exagéré l’acculent de Tchernobyl et d’avoir présenté de- hypothèses » alarmis tes pocr des faits.L’Union soviétique, a-t-il , a ré» oi lentement, cer- tes, mais au plan des faits, les faits lui donnent raison.Les Américains et la presse occidentale a réagi vite mais au prix d’une dramatisation souvent sans rapport avec les faits.Il a notamment donné en exemple le rapport d’un correspondant de l’UPI à Moscou, qui parlait de 2,000 morts le soir de l’accident.Ou de ces photosatellites qui « prouvaient » l’explosion du deuxième réacteur.Dans une rencontre avec la presse nord-américaine, mercredi, d’autres experts de la commission ont expliqué que l’utilisation massive des combustibles fossiles était en train d’accélérer le réchauffement de la planète, un phénomène auquel contribuent notamment la disparition accélérée des grandes forêts de l’univers.Des experts de la commission ont même dénoncé le financement de ces méga-projets de déforestra-tion par des organismes internationaux ou les gouvernements occidentaux qui n’affichent pas plus de discernement environnemental que les promoteurs privés.Un autre rapport rendu public hier par la c.fr> nission mondiale indique que '^iv.-ovisionnement en nourriture de IV ïüèce humaine ne pourra plus être assuré d’ici quelques décennies si les ays occidentaux continuent d’encourager par des subventions la surproduction chez eux pendant que la production agricole du Tiers-monde est de plus en plus marginalisée et que ces pays sont dévastés par les techniques culturales intensives exportées par l’Occident.Le statut des artistes : Bacon fera ses recommandations au cabinet à l’automne QUF1BEC (PC) — En clôturant hier les audiences de la Commisssion parlementaire sur le statut des artistes, la ministre des Affaires culturelles Lise Bacon a révélé qu’elle entend déposer ses recommandations au cabinet à l’automne.Les recommandations pourraient bien se traduire par un projet de loi, a ajouté Mme Bacon.Au cours des séances, commencées le 20 mai, la commission a entendu 37 organismes appartenant à toutes les disciplines artistiques.« Dans l’ensemble de toutes les démarches nécessaires à la revalorisation du statut de l’artiste, cette consultation directe n’est qu’un début, la phase un, » a déclaré la vice-première ministre.Afin d’élaborer des voies de solution, au cours de la phase deux, un comité spécial de travail analysera toutes les recommandations des mémoires déposés ainsi que tous les commentaires et suggestions entendues en commission.Ce comité sera présidé par Mme Christiane Pelchat, du comté de Va-chon, adjointe parlementaire aux Af- f.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS .842-9645 faires culturelles, qui sera secondée par les députés André Hamel, de Sherbrooke, et Jean Audet, de Beauce-Nord.Le comité aura aussi le mandat de consulter les divers autres ministères qui seront touchés par le dossier du statut de l’artiste.Il est possible que le comité doive, en cours de mandat, consulter de nouveau des artistes afin de vérifier des hypothèses de solution.Le comité devra présenter un rapport préliminaire vers la mi-juillet.L’avenir et le développement de la culture québécoise, a déclaré Mme Bacon, dépendent prioritairement de la vitalité des artistes et créateurs qui sont le fer-de-lance de notre culture.D’où l’importance de régler ce dossier « capital, non seulement pour les artistes mais pour toutes les Québécoises et tous les Québécoises ».GRAND BAZAR de liquidation au profit des Ateliers Croquignoles Samedi, le 31 mai de 9h à midi au Centre communautaire de loisirs de Côte-des-Neiges, 5347, ch.de la Côte-des-Neiges * t nm m .^ » Environnement: coalition sans précédent LOUIS-G.FRANCOEUR Une coalition d’une envergure sans précédent a commencé a se structurer hier après-midi contre le projet de loi 70 par lequel le gouvernement Bourassa veut faire disparaître les articles de la loi de l’Environnement qui assurent un accès universel aux dos,-siers gouvernementaux relatifs à la présence de contaminants dans la province.Mercredi, l’Union des producteurs agricoles, l'Association québécoise de lutte contre les pluies acides (AQLPA) et la Fédération québécoise de la faune (FQF) prenaient position contre ce projet de loi divulgué par LE DEVOIR samedi dernier.Leur prise de position a suscité tellement d’appuis que le noyeau original en était à jeter les bases d’une coalition provinciale.La présence des amérindiens dans cette coalition avec les chasseurs et les pêcheurs - ainsi que les pourvoyeurs - constituerait un fait sans précédent dans les am nales québécoises de l’environnement.Les pourparlers amorcés hier indiquent que le mouvement A Court d’eau, le Regroupement pour un Québec vert et l’Association des biologistes du Québec se joindre aussi à la coalition.Ses organisateurs inviteront aussi la Fé: dération des associations pour la protection de l’environnement des lacs (FAPEL), STOP, la SVP et les centrales syndicales à se battre pour le maintien des clauses d’accès aux informations gouvernementales sur la présence dq contaminants et pour le maintien d’un registre public des décisions importantes du ministère de l’Environnement.PARIS EN BOEING 747 à partir de 388$ Voyages S.E.T.A.„ 1470 rue Peel #721 Métro Peel 281-1040 Ce soir, le groupe français Éphémère La pyrotechnie : un art avec des règles et un vocabulaire propres FRANÇOIS BARBEAU Une longue et minutieuse préparation précède la mise à feu des pièces pyrotechniques qui se répandent dans l'obscurité en gerbes lumineuses à l’occasion du deuxième concours international d’art pyrotechnique de Montréal.Ces pièces, que les amateurs tendent à classer en deux catégories, les pétards et les fusées, sont désignées par des termes bien précis.La détonation qui se fait entendre 30 minutes avant le début du spectacle est l’explosion d’une pièce appelée marron d’air.Le vocabulaire de la pyrotechnie est riche: jets, chandelles romaines, pots à feu, feux de Bengale, volcans, comètes, cascades, soleils, effets nautiques, etc.Entre eux, les artificiers ont un langage plus technique encore.Le plan du spectacle pyromusical que les pyrotechniciens du groupe français Ephémère présentent ce soir, d’une durée de 35 minutes, chronique de la création de l’univers, de l’eau, du feu, de l’air et de la naissance de l’homme avec ses guerres, ressemble à la fois à la coupe transversale d’un jardin fleuri et à des données comptables.Le spectacle débutera sur la musique de l’Apocalypse des animaux, de Vangelis.Sur le plan du spectacle, on peut lire, pour les premières secondes : 10 effets rubis Guérard, 30 effets parachutes rouge, 10 effets rubis, une comète rouge et quatre comètes or en une envolée, répété quatre fois, une comète rouge magnésium (très éclairante).A la 144e seconde seront lancées cinq bombes saxons (gros calibres) qui libéreront au bout de leur course des soleils dont la descente sera ralentie par des parachutes.Le moment de la mise à feu de chacune des pièces est ainsi indiqué pour les deux minutes et 54 secondes que durera ce premier tableau pour permettre la synchronisation avec la musique.Visuellement, sur le plan, chacune de ces pièces est indiquée par un trait vertical au crayon qui en souligne la couleur, dont l’extrémité illustre le résultat escompté et dont la longueur précise la hauteur du tir.Un autre plan comporte une série de lignes horizontales qui indiquent la durée d’illumination de chaque pièce et sur lequel sont notées les séquen- ces de mise à feu.Les artisans pyrotechniciens de la maison Berastegui et Rollet ont mis près de trois mois à la préparation des pièces qui seront lancées ce soir.La mise en scène et le choix de la musique, du ressort du groupe Ephémère, ont aussi nécessité trois mois environ de travail.Depuis mardi, les gens d’Ephé-mère sont sur les rampes de lancement de La Ronde à mettre en place les mortiers, tubes de carton épais ou d’acier, dans lesquels sont insérées les pièces, comme des obus dans un canon, et à disposer les mèches et les fils électriques qui déclenchent l’allumage.Des échafaudages ont été érigés pour suspendre une pièce énorme qui, une fois allumée, représentera une fleur.Un radeau de 10 mètres carrés servira aussi de rampe de lancement dans le lac des Régates.Un des membres d’Ephémère, Alain Burkhalter, qui supervise l’installation, s’émerveille de l’espace dont ses techniciens peuvent disposer pour installer leurs pièces.Nous n’avons rien de tel en Europe, remarque-t-il en imaginant des spectacles qu’il pourrait monter ici: des cascades de feu sur le pont Jacques-Cartier, des navires crachant feux et flammes dans le port, une baleine pyrotechnique, etc.Quelque 4,000 pièces seront mises à feu ce soir, accompagnant une quarantaine de thèmes musicaux, dont un extrait d’Apocalypse Now, la chevauchée de Walkyries, qui illustrera en musique le tableau sur la guerre.Le spectacle se terminera sur une musique d’Higelin.EN GRANDE PRIMEUR À MONTRÉAL C.M.MICHAUD EXAMINENT GRATUITEMENT VOTRE MONTRE FAITES PASSER UN EXAMEN GRATUIT À VOTRE MONTRE SEIKO: ¦ Examen 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PHILIPPE DEBEUSSCHER de l’Agence France-Presse NEW YORK — Les négociations entre les pays africains et leurs partenaires financiers sur un pacte historique de développement en faveur de l’Afrique étaient totalement dans l’impasse hier matin aux Nations Unies, affirmait-on dans les milieux diplomatiques de l’ONU.La session spéciale de l’Assemblée générale de TON U sur la situation économique critique de l’Afrique, à laquelle participent le président du Sénégal, M.Abdou Diouf, et près de quatre vingt ministres de tous les continents, dont une cinquantaine de ministres des Affaires étrangères, doit s’achever demain.Selon des sources africaines, les négociations sur le document final de la session, entrées dans une phase active mercredi soir dans le cadre d’un comité ad hoc présidé par le Canada, n’ont abouti à aucun changement dans les positions des délégations.Les pays africains insistaient toujours pour que leurs bailleurs de fonds (essentiellement les Occidentaux) acceptent de consentir une aide supplémentaire de $ 45,6 milliards jusqu’en 1990, pour soutenir les réformes fondamentales des économies africaines, dans lesquelles l’Afrique s’engage à investir elle même $ 82,5 milliards, dont l’essentiel irait à l’agriculture et à ses secteurs d’appui.Mais la plupart des pays riches refusent des engagements aussi précis à moyen terme, tout en approuvant en général les efforts que les diri- geants africains entendent mener pour sortir leur continent de la faim et de la pauvreté.Pour tenter de briser cette impasse, les pays africains ont constitué un groupe de contact pour poursuivre des consultations informelles avec leurs partenaires financiers.Parallèlement, ils ont demandé à leurs ministres d’intervenir dans les pourparlers qui devaient continuer durant toute la journée de jeudi.Le document final De nombreux passages du projet de document final de 16 pages étaient encore entre parenthèses et les pourparlers, indiquait-on dans les milieux diplomatiques, portent pratiquement sur chaque mot.Même le titre du document, qui s’intitule « Analyse sur la situation économique critique de l’Afrique » est contesté, ont précisé des sources africaines., Le refus des pays riches de prendre des engagements précis suscite la déception au sein des délégations africaines qui ne désespèrent cependant pas de voir ces pays accepter un compromis.Mercredi soir, le ministre des Finances et du Développement du Zimbabwe, M.Bernard Chidzero, a résumé l’atmosphère en déclarant: il faut espérer très sérieusement que les décisions de cette session seront caractérisées par des actions de suivi et donc par une rupture distincte avec les traditions du passé.Il n’a pas caché qu’il faisait là référence aux grandes conférences du passé, dans lesquelles les pays riches avaient pris l’engagement de consa- crer des efforts spéciaux en faveur des pays africains les moins avancés (PMA).Mais leurs promesses ont largement été trahies par leurs actions a-t-il dit.A l’exception du Canada et des Pays-Bas, qui ont annoncé des mesures concrètes pour alléger le fardeau de la dette africaine, les autres Occidentaux n’ont fait aucune proposition précise, bien que nombre d’entre eux, comme la France, se soient prononcés en faveur d’efforts supplémentaires soit bilatéraux, soit dans le cadre des institutions financières spécialisées.Pas de moratoire pour la France La France, qui est le deuxième bailleur de fonds de l’Afrique après les Etats-Unis, a aussi réaffirme l’objec- tif défini en 1981, qu’elle n’a pas pu tenir en raison de ses difficultés économiques, de consacrer dans les meilleurs délais possibles 0,7 p.c.de son PNB à l’aide publique au développement.En revanche, comme les autres grands occidentaux, elle s’est montrée hostile à toute idée d’annulation ou de moratoire sur la dette africaine, estimant que ce problème devait être traité au cas par cas dans les enceintes spécialisées.Le débat général de la session spéciale devait se terminer hier soir, par l’intervention de l’observateur de l’OLP à l’ONU, qui a été ajoutée juste avant la clôture de la liste des orateurs.LE MONDE EN BREF ¦ Douze Libyens expulsés d’Italie ROME (AFP) — Douze Libyens, fonctionnaires de sociétés libyennes en Itaüe, ont été déclarés indésirables et devront quitter le pays avec leur famille dans les trois jours, a annoncé hier soir la préfecture de police de Rome.Seize autres Libyens, également indésirables, n’ont pas été trouvés à leur domicile lors des contrôle^ effectués dans la nuit de mercredi à jeudi dans la capitale italienne, apprend-on de même source.Ils avaient déjà quitté l’Italie depuis plusieurs jours, ajoute-t-on.¦ L’affaire Bhopal NEW YORK (AFP) - Le juge fédéral du tribunal de New York a donné jusqu’au 12 juin au groupe chimique américain Union Carbide, pour accepter sa décision de transférer l’affaire des victimes de la catastrophe de l’usine de Bhopal devant les tribunaux indiens.Le juge John Keenan a rejeté ainsi un ultime effort d'avocats américains de conserver la procédure aux États-Unis — et donc d’être rémunérés pour leurs services — arguant qu’aucun règlement, notamment à l’amiable, n’était possible sansl'accord du gouvernement indien.¦ Huit terroristes devant leurs pairs BOSTON (AFP) — Huit personnes ont été accusées, hier, par une chambre de mise en accusation de Boston d’avoir été impliquées sur une période de neuf ans dans des attentats aux États-Unis, en tant que membres de deux groupes terroristes, ont annoncé les autorités.Selon l’acte d’accusation, les accusés (cinq hommes et trois femmes) sont liés au meurtre en 1981 d’un policier du New Jersey, à la tentative d’assassinat de trois autres policiers, ainsi qu’à une vingtaine d’attentats ou de tentatives d’attentat à l’explosif et à une dizaine de hold-ups de banques.L’acte d’accusation précise que les deux groupes avaient notamment pris pour cible des installations de la Mobil Oil, des bureaux appartenant aux firmes IBM, Honeywell, General Electric et Union Carbide, tous situés dans l’Etat de New York.¦ Des représailles arméniennes ?BEYROUTH (AP) - Une organisation clandestine arménienne responsable de plusieurs attentats aux États-Unis et en Europe, a promis, hier, de poursuivre et de 'punir sévèrement » les assassins de quatre Libanais d’origine arménienne qui demeuraient à Beyrouth-Ouest.Cette déclaration de l’AS A LA (Armée secrète de libération de l’Arménie) a été rendue publique dans un communiqué en arabe distribué alors que les 400,000 Arméniens du Liban faisaient grève pour protester contre les meurtres de leur coréligionnaires.Le texte de l’ASALA tient pour responsable les « fascistes qui veulent contraindre les Arméniens à fuir Beyrouth-Ouest.Nous les poursuivrons et leur donnerons une dure leçon.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal.Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur Weinberger à la chaîne NBC « La sécurité nationale a primauté sur l’accord de SALT-2 » WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire à la Défense Caspar Weinberger a déclaré, hier, que la sécurité nationale des Etats-Unis et non pas l’accord SALT-2 sur le désar-memênt, était le seul facteur déterminant dans la définition de la politique d’armements américaine.L’accord SALT est un accord qui permet aux Soviétiques de développer et de construire davantage des armes qu’ils possèdent déjà, a déclaré M.Weinberger dans une interview à la chaîne de télévision NBC.« Ce n’est pas un très bon accord.Ce que veut le président, ce que je veux (.), c’est de tenter de parvenir à des accords qui réduisent de façon draconienne le niveau d’armement de chaque côté et ce n’est pas ce que fait SALT», a-t-il ajouté.« C’est pourquoi le président s’y est toujours opposé.» C’est la deuxième fois en deux jours que M.Weinberger s’élève contre le traité SALT-2 sur la limitation des armements nucléaires stratégiques, signé en 1979, mais jamais ratifié par le Sénat américain.Mercredi, il avait affirmé que les Etats-Unis étaient décidés à ignorer cet automne les limites imposées par cet accord, qui autorise chaque super-puissance à déployer 1000 missiles intercontinentaux ou 1 320 vecteurs stratégiques (missiles, bombardiers, etc.).Mardi, la Maison Blanche avait annoncé que les Etats-Unis respecteraient dans l’immédiat le traité SALT-2, mais avait souligné que leur conduite à l’avenir serait déterminée par le comportement de l’URSS et les besoins des forces américaines.Pour rester dans les limites du traité, les Etats-Unis démantèleront cet été deux sous-marins lance-missiles Poseidon, tandis qu’un nouveau sous-marin lance-missiles Trident entrera en action.M.Weinberger a précisé, jeudi, que les nécessités de sécurité seront notre première, et en fait notre seule préoccupation à l’avenir.« Nous démantèlerons des sous-marins s’il n’est pas rentable de les garder, s’il est plus coûteux de les restaurer que d’en construire de nouveaux.» « Nous ferons cela sur la base de ce qui est bon pour notre propre sécurité, non en fonction d’une observation artificielle d’un traité», a ajouté le secrétaire à la Défense.Reagan s’en prend encore au protectionnisme du Congrès WASHINGTON (AFP) - Le Pré sident Ronald Reagan a vigoureusement dénoncé hier le projet de loi de commerce protectionniste approuvé récemment par la Chambre des Représentants et a réaffirmé sa détermination d’agir aggressivement pour ouvrir les marchés étrangers aux exportations américaines.Dans un discours prononcé devant l’Association Nationale des Industriels américains (National Association of Manufacturers), le Président a réaffirmé qu’il opposerait son véto à un projet de loi prévoyant des mesures draconiennes, visant à réduire le déficit commercial de quelque 150 milliards de dollars, s’il était adopté par le Congrès.L’opposition démocrate peut penser que c’est de la bonne politique en année électorale, mais le peuple américain ne s’y trompe pas.C’est une législation kamikaze, qui pourrait descendre en flammes leurs emplois, a déclaré M.Reagan, en estimant que la loi de commerce pourrait entrainer la pire récession aux Etats-Unis depuis la Grande Dépression des années 1930.Ce texte de loi qualifié de réactionnaire par le Président « étranglera notre économie lorsque les marchés étrangers claqueront leurs portes par mesure de rétorsion», a-t-il ajouté.Pour répondre aux tendances protectionnistes qui se manifestent au Congrès, le Président a rappelé les mesures récemment décidées en riposte aux pratiques commerciales déloyales dénoncées par Washington dans la CEF:, au Japon et dans des pays comme le Brésil ou la Corée du Sud.L’Amérique n’a pas besoin de se cacher derrière des barrières commerciales (.) La politique de ce gouvernement consiste à ouvrir les marchés à l’étranger et non pas à les fermer aux Etats-Unis, a-t-il dit, avant de lancer une nouvelle mise en garde aux partenaires commerciaux des Etats-Unis.Là où les autres nations ne respectent pas les règles du jeu, ce gouvernement est plus activiste, plus agressif qu’aucun autre lorsqu’il s’agit de tirer l’alarme sur les pratiques commerciales déloyales à l’encontre des producteurs américains.M.Reagan a annoncé au passage qu’un accord-cadre venait d’être conclu avec le Japon dans le domaine des semi-conducteurs utilisés dans l’informatique.Cet accord, a-t-il dit, ouvrira le marché japonais aux micro-plaquettes informatiques américaines et empêchera les firmes japonaises de se livrer à des pratiques de dumping sur le marché américain.La double campagne du Président américain contre le projet de loi protectionniste au Congrès et contre les restrictions imposées à l’étranger aux exportations américaines intervient alors que les critiques se multiplient contre la politique commerciale de son gouvernement.Dans un éditorial intitulé Panique commerciale à la Maison Blanche, le Washington Post de jeudi qualifie d’atrocité la loi de commerce protectionniste, mais s’élève également contre les mesures de rétorsion annoncées récemment par le Président Reagan à l’égard de ses partenaires commerciaux.Le journal se demande également en quoi la sécurité nationale des Etats-Unis peut être servie par une dépendance sur des machine-outils (américaines) qui ne sont pas compétitives avec celles de RFA, de Suisse, du Japon et de Taiwan, pays auxquels Washington a demandé de réduire volontairement leurs exportations de machine-outils aux Etats-Unis.L’espion Ronald Pelton a mis en jeu la sécurité des E.-U.pour $ 44,000 BALTIMORE (AFP) — Les premiers jours du procès intenté aux États-Unis à un ex-employé de l’ul-tra-secrète Agence nationale de sécurité (NSA), qui travaillait pour l’URSS, ont mis au jour ce qui pourrait avoir été, pour Moscou, l’affaire du siècle en matière d’espionnage.Les dommages causés à la sécurité nationale des États.Unis par Ronald Pelton, 44 ans, ancien cadre de la NSA qui a reçu $44,000 des Soviétiques pour ses confidences, sont « considérables », estiment les spécialistes américains.Depuis l’ouverture du procès, lundi à Baltimore (Maryland), Pelton stupéfie les observateurs par l’ampleur des « confidences » qu’il a faites depuis janvier 1980 à ses « contacts » soviétiques.La presse américaine se' demande comment un homme qui occupait des responsabilités relativement peu importantes a pu avoir accès à des informations aussi « sensibles ».Selon le procureur John Douglass, Pelton a fourni aux Soviétiques les grandes lignes de cinq opérations de la NSA portant sur l’interception et le décodage de communications soviétiques.L’une d’entre elles, décrite uniquement sous le nom-code de « Projet A », consistait en l’envoi de sous-marins américains en mer d’Okhotsk (entre la péninsule de Kamchatka et l’Extrême-Orient soviétique) pour écouter les messages radio soviétiques.Le fait que des responsables amé- LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS (514)844-3361 Administration .(514) 844-3361 Rédaction.(514) 842-9628 Publicité Générale.(514)842-9645 Annonces classées.(514) 286-1200 Abonnements Montréal .(514)844-3361 ou (514) 332-3890 .(418) 687-2034 .1-800-361-6059 .1-800-463-4645 .1-800-361-5699 .1-800-361-5699 Québec .Extérieur — Indicatif 514 Indicatif 418 Indicatif 819 Indicatif 613 ricains n’hésitent pas à évoquer publiquement des sujets aussi sensibles, alors même que le gouvernement a déclaré la guerre aux « fuites », témoigne de la gravité de l’affaire Pelton, notent les spécialistes.Le directeur de la CIA (Services secrets américains), M.William Casey, a cependant mis en garde mercredi soir les médias contre la publication d'informations « non autorisées », qui ne seraient pas spécifiquement liées à ce procès.Un porte-parole de la Maison-Blanche, M.Edouard Djerejian, a indiqué pour sa part hier que la discussion en public de sujets aussi sensibles avait été évoquée au plus haut niveau et approuvée après un examen « attentif » des besoins de l’accusation et des dangers potentiels qui pourraient menacer la sécurité nationale des États-Unis.Une autre opération top-secrète américaine dont Pelton a informé les Soviétiques, connue sous le nom de « Projet E », portait sur l’interception de messages confidentiels émanant des « plus hauts niveaux (de l’exécutif soviétique) à l’échelon immédiatement inférieur », a indiqué un ancien chef de service de Pelton à la NSA, M.Donald Bacon.Selon un agent du contre-espion-nage américain qui a longuement interrogé Pelton, les « contacts » de Pelton — des diplomates de l’ambassade d’URSS à Washington qu’il appelait au téléphone avec une naïveté stupéfiante — n’ont pas paru exagérément surpris par ses révélations sur les capacités américaines d’espionnage électronique.Ils ont en revanche été extrêmement intéressés par les satellites-espions américains spécialisés dans l’interception de messages entre les différentes ambassades soviétiques à travers le monde.LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 1 6H30 LE DEVOIR ESSENTIEL! Monsieur Jean Coutu, président et chef de la direction du Groupe Jean Coutu, a accepté de présider la campagne annuelle de financement de l'Association des Intervenants en Toxicomanie du Québec.Dans l'ordre habituel: Mme Isabelle Gagné, directeur exécutif de l’Association; M.Jean Coutu; M.Raymond Dansereau, président du Comité de financement de l'Association.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement I visé dans l'art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la.Régie, s'opposer à une | demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publica- I tion, ou s'il y a eu opposition, intervenir | en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être I accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par | poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d’alcool du Québec, | 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation 1 114242 CANADA INC.Brasserie Bellevue Enr.70-A, rue Ste-Anne Ste-Anne-de-Bellevue Permis additionnel 1 Brasserie sur terrasse 70-A, rue Ste-Anne Ste-Anne-de-Bellevue 136708 CANADA* INC.Restaurant Cassandra 4284, rue de la Roche Montréal 1 Restaurant danse et spectacles 1 Restaurant 1 Restaurant sur terrasse DEMANDE AMENDÉE 4284, rue de I la Roche Montréal BRUNET, Jean-Guy Bar Atwater Enr.762, rue Atwater Montréal Autorisation de spectacles dans 1 Bar 762, rue Atwater Montréal TA FAIR HOLDING INC Retaurant Dai Lei/ Dai Lei Restaurant 452, Beaconsfield Beaconsfield 1 Restaurant 452, Beaconsfield Beaconsfield 149376 CANADA INC.Supermarché Luen Hing 1050, bout.St-Laurent Montréal 1 Épicerie 1050, boul.St-Laurent Montréal NGUYEN QUOC, Hung Miyako 1439, Amherst Montréal 1 Restaurant 1439, Amherst Montréal ARGENTO, Vito Café Bolero 3901, Jean-Talon Est Montréal Permis additionnel 1 Restaurant sur terrasse 3901, Jean-Talon Est Montréal BRASSERIE BONAVENTU RE INC.Brasserie Bonaventure Inc.855, rue Mansfield Montréal Permis additionnel 1 Restaurant pour être emploité le dimanche dans la Brasserie 855, rue Masnfield Montréal LEMONNIER, Marc Le Marisol Restaurant-Café 5317, rue Sherbrooke Ouest Montréal 1 Restaurant 5317, rue Sherbrooke Ouest Montréal MATHURA, Jean J S M.Dépanneur 6058, rue Sherbrooke Ouest Montréal 1 Épicerie 6058, rue Sherbrooke Ouest Montréal ASSOCIATION 1 Club danse PORTUGAISE RÉCRÉATIVE ET CULTURELLE DE VILLE LASALLE Association Portugaise Recréative et culturelle de Ville 8877 rue Centrale LaSalle 8877, rue Centrale LaSalle ANTONIO RUVO & DOMENICO GUCCIARDO Buffet Sorento Enr.1275, rue Dollard LaSalle Permis additions.2 Bars 1275, rue Dollard LaSalle LE, Yen Thi Xuan La Petite Vietnamienne Enr 4049, rue St-André Montréal Permis additionnel 1 Restaurant sur terrasse 900, Duluth Est Montréal SAZERAC INC Troquet Laurier 140, Laurier Ouest Montréal Permis additionnel 1 Restaurant terrasse DEMANDE AMENDÉE 140, Laurier Ouest Montréal HÔTEL AUREE INC Hôtel Lord Berri 410, Sherbrooke Ouest Montréal 1 Restaurant 1 Bar sur terrasse 1199, rue Bern Montréal MAISON CAJUN INC.Maison Ca|un 1219, rue Mackay Montréal Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 1219, rue Mackay Montréal BOUCHERIE CHAPLEAU INC Champfleuri Boucherie-Traiteur Enr 785, Bloomfield Outremont 1 Épicerie 785, Bloomfield Outremont 2436-1743 QUÉBEC INC.Le Dix Aulniers 10, Desaulmers St-Lambert 1 Restaurant 10, Desaulmers St-Lambert CLUB DE GOLF MEADOWBROOK LTÉE Club de Golf Meadowbroow Ltée 8370.Côte St-Luc St-Pierre 1 Bar saison estivale seulement 8370, Côte St-Luc St-Pierre GER ART INC Théâtre Malenfant 869, St-Pierre Terrebonne Changement permanent d'endroit d'exploitation 1 Bar dans théâtre 069, St-Pierre Terrebonne WARD.Bruce Le Belvedere 355, place Yôuville Montréal 1 Bar danse e spectacles 1 Bar sur terrasse Concession no 2 Gare Maritime Port de Montréal Montréal Le président et directeur général Ghlslaln K.-Laflamme, avocat Québec r I Le Devoir, vendredi 30 mai 1986 ¦ 5 ARTS ET SPECTACLES LES CHOIX DU DEVOIR AU THEATRE lago au TNM.Il est évident que Shakespeare aurait pu intituler ce drame de la jalousie lago plutôt qu'Othello.Cette jalousie rampante qu’il a génialement mise en scène, elle se trouve autant chez l’enseigne d’Othello, cet lago qui, lui, a conscience de sa jalousie et pourrait même en diriger le syndicat.Il veut écraser son « ami » Othello par toutes les jalousies possibles, politiques et sexuelles.Au TNM, dans une remarquable mise en scène d’Olivier Reichenbach (qui rappelle son inspiration pour L’Echange, de Claudel, il y a quelques années), le changement de titre serait pertinent, tant Gérard Poirier et la mise en scène placent au premier plan ce terrible lago.Poirier y donne le meilleur de lui-même, Raymond Bouchard joue un peu en deçà d’un Othello vérita- ble, et la différence de taille entre Poirier et lui y est pour beaucoup, à son désavantage.Guy Nadon est merveilleux en Roderigo, Chagnon un peu raide en Cassio, et Markita Boies se trompe de Desdémone.Mais c’est à voir absolument, c’est l’un des meilleurs ouvrages du TNM depuis des années.Jusqu'à demain, hélas ! — ROBERT LÉVESQUE AUX VARIETES Grand chapiteau.Depuis hier soir, et jusqu’à la fin du mois, le Vieux-Port de Montréal s’anime : le Cirque du Soleil présente un des bons spectacles de l’été, poétique, drôle, acrobatique, spectaculaire.À voir.Grave.C’est d’abord une voix, chaude, grave, profonde, à faire passer des frissons.C’est aussi une excellente interprète qui revient nous voir souvent.Éva, à la maison de la Culture Marie-Uguay (6052, boulevard Monk) le 4 juin à 20 h.Party.Pour clôturer la « Quinzaine du Milieu », à la salle du même nom rue Saint-Laurent, un grand spectacle avec quelques-uns des plus aventureux musiciens montréalais (Jean Derome, Robert Lepage, René Lussier, André Duchesne, Pierre St-Jak, etc.).¦ Le Point chaud », le 5 juin à 21 h, pour célébrer aussi la fondation de l’Association pour la diffusion de musiques ouvertes, ex-En-semble de musique improvisée de Montréal.— PAUL CAUCHON EN MUSiaUE CBF-FM.Ce soir à 20 h, à la basilique de l’oratoire Saint-Joseph, le Festival Franz-Liszt des Grands Concerts de Radio-Canada s’achèvera par un récital de l’organiste Raymond Daveluy, titulaire des grandes orgues de l’oratoire.Le programme sera consacré à « Liszt à l’orgue » et comprendra notamment le Prélude et fugue sur le nom de BACH, la Fantaisie et fugue sur le choral « Ad nos ad salutarem », Consolation en ré bémol et Kreuzan-dachten.Concert.Demain à 20 h, à la salle B-421 de la faculté de musique de l'Université de Montréal : la rencontre annuelle de l’Association canadienne des femmes compositeurs se terminera par un concert réunissant les compositeurs suivants: Wendy Bartley, Ginette Bertrand, Nicole Carignan, Marcelle Deschênes, Gi-selaine Dubuc, Helen Hall, Nicole Lemieux, Marie Pelletier, Nicole Rodrigue, Roxanne Turcotte, Carol Ann Weaver, Hildegard Westerkamp.Ce concert sera précédé, dans la même salle, par deux rencontres : la première, à 9 h 30, avec Marcelle Deschênes, et la seconde, à 13 h 30, avec Tina Pearson.Pour tout autre renseignement, communiquer au 526-6864.OSM.Dimanche 1er juin à 14 h 30, à la salle Wilfrid-Pelletier : pour le dernier concert de la saison régulière de l’OSM, son directuer Charles Dutoit a inscrit les oeuvres suivantes au programme : l’ouverture Les Hébrides de Mendelssohn, le Concerto n° 1 de Paganini avec la violoniste Mi Dori, Kaléidoscope du compositeur québécois Pierre Mercure, et Pierre et le loup de Porkofiev avec la narratrice Monique Mercure.— CAROL BERGERON SUR LES CIMAISES MAC.Les deux expositions d’été du MAC (cité du Havre, juqu’au 31 août) mériteraient d'attirer de bonnes foules.D’abord, plusieurs des sculptures réunies sous le titre de « Space Invaders » feront sourire les visiteurs avant de les faire réfléchir, ce qui n'est pas une mauvaise stratégie; puis, les oeuvres qui forment « La magie de l’image » proposent un bon répertoire des tentations de la photographie actuelle la plus spectaculaire.Dans les deux cas, il s’agit d’expositions internationales où la présence québécoise est bien discrète, mais le MAC fait amende honorable et nous promet des chan- gements sur ce plan au cours des prochains mois.Nous en reparlerons la semaine prochaine.Lemoyne.Lors de son dernier passage chez Michel Tétreault (4260, rue Saint-Denis), Serge Lemoyne n’avait exposé que des diapositives; il lui fallait donc renchérir dans cette voie.Aussi, après avoir annoncé une exposition intitulée « 14 ans avant l'an 2000 », il a décidé de déclencher une grève-surprise, et le directeur de la galerie est retombé sur ses pieds en proposant un impressionnant accrochage d’oeuvres majeures de Lemoyne datant des dix dernières années.Une histoire qui finit bien.au moment d’écrire ces lignes.(Jusqu’au 29 juin.) — GILLES DAIGNEAULT Le tabagisme menace votre santé CINEMA ASTRE I: (327-5001) — "Police academy III” 8 h — “Target" 9 h 40 ASTRE II: — “Short Circuit" 7 h, 9 h.ven.der.spec.11 h ASTRE III: — “La tolre aux malheurs” 9 h.— “Touché”7 h 15 ASTRE IV: — “No Retreat No Surrender” 7 h 30, 9 h 15 BERRII: (288-2115) - “Police academy III" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h, 7 h 45.9 h 30 BERRI II: - “Légende” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI III: — “Trois hommes et un couffin” 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 50 BERRI IV: - “Histoire officielle" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 BERRI V: — “Le baiser de la femme araignée" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 BONAVENTURE I: (861-2725) - "Hannah and Her Sisters” 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 05 BONAVENTURE II: - “8 Millions Ways to Die" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - “Allan Quatermen et les mines du roi Salomon" 7 h 15, 9 h 15 L’AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003) — Jazz tous les soirs — spectacles à 10h., 11 h.30 et 00h.45 — Les lundis soirs Jam Session avec Cisco Normand BAR 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007) — Jazz tous les soirs — Michael Gauthier, guitariste de jazz, en spectacle, du jeu.au dim.à compter de 22h.BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Mtl (842-2808) — Spectacle Marie-Perle Quintin, pianiste, tous les soirs, du lun.au ven.de 17h.à 20h.— Alain Lecompte et Claude Prégent, 30 mai, 22h.et 23h.30 AU BUSINESS: 3500 St-Laurent, Montréal (849-3988) — « Flash Light » installation/environnement de Pierre Pépin, jusqu'au 3 juin CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario, Mtl (843-8620) — Musique de chambre, avec Denise Pelletier, soprano, Louise Pelletier, pianiste, et Michel Roberge, flûtiste, oeuvres de Mozart, Handel et Brahms, les 30-31 mai à 21 h.— ¦ De la belle O’ero à Carmen .nouveau spectacle de danses espagnoles de Sonia Del Rio, sur des oeuvres de Purcel, Jimenez et Bizet, les mar.et jeu.à 21h.CAFÉ-THÉATRE QUARTIER LATIN: 4303 St-Denis, Mtl (845-4932) — ¦ La voix Ferré ou Le Chant du Hibou > spectacle de Philippe Noireaut, du 28 mai au 15 juin, du mer.au dim.à 20h.réservations au 676-0636 CAFÉ THÉLÈME: 311 est rue Ontario, Montréal (845-7932) — Straight Ahead Quartet, 30-31 mai à 21h 30 CENTRE D’ESSAI DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetit.Montréal (272-4238) — Danse-Cité présente Most-Modern, du 19 au 31 maià20h,30 CHEZ DANTIN: 121 est rue Duluth, Montréal (844-8216) — Spectacle de Renée Claude, 29 au 31 mai à 22h.CLUB BALLATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447) — Tous les soirs, musique populaire africaine, de 21 h.à 03h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656) - Tous les soirs l’Ensemble Elder Léger, à 17h.30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Montréal (270-7848) — « Bain public .du 21 au 31 mai, relâche dim.et lun.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191) — Le Nouveau Théâtre Expérimental présente .A Beloeil ou ailleurs .4 siècles d’histoires, 40 épisodes, 4 mois, jusqu’au 29 juillet, du mar.au sam.20h.LE FESTIVAL QUI FAIT DU BRUIT: Atelier du Pavillon Latourelle: Adaptors, Mie de pain, de 9h.à 12h.— Complexe Desjardins: Orner Veilleux, 12h.à 13h.— Rue St-Denis: spectacles, de 17h.à 19h.— Cinémathèque: film 18h.30 — Théâtre St-Denis: Dimitri (Suisse), 20h.30 — Salle Allred Laliberté: Dulcinée Langtelder, (Québec) à 19h,30 — Salle Marie-Gérin-Lajoie: Acrobates de Chine, 21 h.30 — Le Grand Café: rendez-vous, à 23h., le 30 mai LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484) — André Duchesne, le 30 mai à 22h GALERIE DAZIBAO: 4060 St-Laurent ste 104, Montréal (845-0063) — Projection de films de Gérard Courant, du 27 mai au 7 juin LE GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal — Bar Tour de Ville: Le quatuor Night Shift en spectacle du mar.au dim.jusqu'au 29 juin HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450) — Bar du Foyer; Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun.au ven.de 17h.à 20h.— Fred Neylor, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656) — Charles Bensoussan.lun.au ven.17h.à 21 h.— Carol Parisien, mer, au sam.21 h.à 01 h.JEUNES VIRTUOSES DE MONTRÉAL: Ren seignements (487-5190) — Auditions pour Orchestre de chambre, pour jeunes professionnels (cordes et clavecin)sam.le 31 mai, de 10h.à 17h.Place des Arts, salle de répétition D, contrat de 36 semaines LA CROISETTE: 1201 o.Dorchester (878-2000) — Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven.18h.à 23h.LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166) — * Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges > adaptation du roman de Michel Tremblay, m.en s.Michel Forgues, du 22 mai au 14 juin LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878- EINSTEIN ci1 THE BEACH sur le célèbre opéra de Philip Glass et Bob Wilson vendredi, samedi et dimanche 19h30/21h00/22h30 THE BALLAD OF SEXUAL DEPENDENCY en présence de la réalisatrice Nan Golden l’identité sexuelle, les rituels de l'érotisme dans notre culture vendredi el samedi à minuit I le CINÉMA PARALLÈLE 3682 boul.St-Laurent.843-6001.BROSSARD II: (465-5906) - “La foire aux malheurs” 7 h 30, 9 h 30.BROSSARD III: — “Short Circuit” 7 h, 9 h CINÉMA CAPITOL: (849-0041) - “Cobra” 12 h 35, 2 h 25, 4 h 15, 6 h 05, 7 h 55, 9 h 45 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141) — "Deux enfolrés à St-Tropez” 7 h 30 — “L'ange de la vengeance" 9 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - “Mines du Roi Salomon” 7 h 15 — “Un été d’enler” 9 h 20 CARTIER-LAVAL: (663-5124) - “Police Academy III” 7 h 15, 9 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685) - "Allen Quater-maln et les mines du roi Salomon” 7 h 25.9 h 20 CHAMPLAIN II: — “La foire aux malheurs” 7 h 10, 9 h 05 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559) — “28 Up” 7 h.— “Alfred Hitchcock’s Spell bound” 7 h 15 — “My American Cousin” 9 h 30 — "28 Up” 9 h 45 CINÉMA DE PARIS: (875-1882) - “No Retreat No Surrender” 1 h 45, 3 h 35, 5 h 25, 7 h 2000) — Suzanne Berthiaume, harpiste, du lun.au dim.LE PORTAGE: Hotel Bonaventure, Mtl (878-2332) — George Olliver et ses Gangbusters, du 20 au 31 mai, mar.au jeu.21 h.30 et 23h.30, les ven.et sam.22h.et 24h.L'IMPROMPTU: 1201 O Dorchester (878-2000) -John Shear, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21h.à 02h.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest de la Concorde, Laval — Concert Les Voisins de St-Martin, 30-31 mai à 20h.LE MILIEU: 5380 St-Laurent, Montréal (277-5789) - < Les quinze jours du Milieu > du 23 mai au 5 juin: Le 30 mai, cinéma, Joan Logue’s 30 second spots, 19h.30 — Perfect Lives, 21h.30 NOUVEAU THEATRE OUTREMONT: 5210 Du-rocher, Montréal (288-5432) — i La procuration • de Ykra Ytakdalié, m.en s.Anne-Vassal, du 21 mai au 1 juin, du mer.au sam.20h„ dim.15h.PLANETARIUM DOW: 1000 St-Jacques.Montréal (872-4530) — « Le ciel ce soir.tous les lundis, spectacle français, 20h.30, Spectacle anglais 19h.30 — ¦ Au-delà de Saturne » du 29 mars au 22 juin, spectacles français: mar.au ven.13h.30, 20h.30, sam.14h.15, 16h.30, 20h.30, dim.13h., 15h.30, 16h.30, 20h.30, spectacles anglais: mar.au ven.12h.30,19h.30, sam.13h„ 15h.30,19h.30, dim.14h.15 et 19h.30 PUZZLE-SCENE: 333 Prince-Arthur, Montréal (288-3733) — • Anglo » de Austen-Hayward, à compter du 16 mai, du mer.au dim.à 20h 30 LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur.900 ouest Dorchester, Montréal’(861-3511) — ¦ Irma la douce ¦ comédie musicale, à compter du 3 avril, du mer.au dim.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657) — Swinging Relatives et Sons of the Desert, 30 mai LA RONDE: Concours international d’art pyrotechnique, le 30 mai, participation de la France, à 22h.STATION 10:2071 ouest rue Ste-Catherine, Montréal — Bundock, 30-31 mai THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Mtl (288-3161) — .Glengarry Glen Ross • de David Mamet, du 15 mai au 8 juin THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112) - < Broue • 28 au 31 mai à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine.Montréal (861-0563) — .Othello.de Shakespeare, m.en s.Olivier Reichenbach, à compter du 1 mai, mar.au ven.20h.sam.16h.et 21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des pins (845-7277) — Le Grand Cirque Ordinaire, mar.au ven.20h, sam.19h-22h jusqu'au 7 juin.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Mtl (844-1793) — « Albertine, en cinq temps » de Michel Tremblay, m.en s.André Brassard, du 20 au 31 mai à 20h.THEATRE DU PERCE-RÊVE: 9 rang Anctil, Vic-toriaville (752-5070) — La Troupe de l'Escabeau présente « Tournez la plage » de Claude Poissant, m.en s.Ginette Riopel, du 9 mai au 14 juin, les ven.et sam.à 20h.30 GALERIE HORACE: 906 ouest rue King, Sherbrooke (821-2326) — Performance multi-média de Normand Achim, du 26 au 31 mai à 20h,30 THÉÂTRE LE PIGEONNIER: 138 Wellington nord, Sherbrooke (564-2060) — La Manufacture présente • Something red • de Tom Walmsley, m.en s.Daniel Valcourt, du 21 au 31 mai, mer au sam 20h.30 GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Québec -Salle Louis-Fréchette: Nana Mouskouri en spectacle, 27 au 31 mai à 20h THÉÂTRE DE L’ILE: Hull (771 -6669) — .Le bélier • de David E.Freeman, adaptation québécoise de Louison Danis, du 21 mai au 21 juin, jeu.au sam.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa -Salle Opéra: André-Philippe Gagnon, 30-31 mai, 1 juin, à 20h.30 — Salle Studio:.Tanzi » de Claire Luckham, jusqu’au 31 mai, sem.20h„ sam.14h.et 20h.15, 9 h 05.CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherine est (523-3239) — “The Best Little Warehouse In L.A.” 1 h, 2 h 30, 4 h, 5 h 30, 7 h, 8 h 30, 10 h.(jusqu'au 4 juin) CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768) — Festival international de mime.“Pierrot des bols” A “Deburau” 18 h 35 — “Le mime” A “Jean-Louis Barrault, a Man of Theatre” 20 h 35 CINÉPLEX I: (849-4518)-“Quiet earth” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX II: - "Money Pit” 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX III: - “Murphy’s Law” 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX IV: - “Kiss of the Spider Woman" 2 h, 4 h 20, 7 h.9 h 20 CINÉPLEX V: — “James Joyce’s Woman" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VI: - "My American Cousin” 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 CINÉPLEX VII: - “Official Story” 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX VIII: - “Out of Africa" 1 h 30.4 h 45, 8 h.CINÉPLEX IX: - “Legend” 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINEMA MONTRÉAL I: (521-7870) — “Rocky 4” 5 h 45, 9 h 30 — “Youngblood” 3 h 40, 7 h 25 CINÉMA MONTRÉAL II:-"Retour vers le lutur” 5 h 30, 9 h 30 — “Startighter” 3 h 40, 7 h 35 COMPLEXE DESJARDINS I: (268-3141) -"Brazil” 12 h 45,15h 25,18 h 05, 20 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - "Retour vers le futur” 12 h 30, 17 h, 21 h 10 — "Starflghter” 15 h, 19 h 10.COMPLEXE DESJARDINS III: — “Mlnouche l’insatiable” 12 h 25,16 h 25, 20 h 20 — "Les noceuses en folle" 13 h 40, 17 h 40, 21 h 40 — “Échanges brûlants” 15 h 05, 19 h 05.COMPLEXE DESJARDINS IV: - “Highlander” 12 h 35, 14 h 45,16 h 55, 19 h 05, 21 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229) — CONSERVATOIRE D’ART CINEMATOGRAPHIQUE: (848-3878) - “Sudden Love” 19 h.— “Canterbury Tales" 21 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - “.Souvenirs d'Afrique” 8 h.DAUPHIN I: (721-6060) - “Le dernier survi- vant” 7 h 20, 9 h 30 DAUPHIN II: — “Pouvoir Intime" 7 h 40, 9 h 20 DORVAL I: (631 -8587) - “Top gun" 7 h 10, 9 h 20 DORVAL II: — “Cobra” 6 h 05, 7 h 55, 9 h 45 DORVAL III: — “Hot Target" 6 h, 7 h 50, 9 h 40 DÉCARIE I: (341-3190) - “Short Circuit” 7 h, 9 h DÉCARIE II:-"Sweet Liberty” 7 h 15, 9 h 15.ÉLYSÉE I: (842-6053) - “Romance cruelle” 7 h, 9 h 30 ÉLYSÉE II: - "Anne Trlster” 7 h, 9 h FAIRVIEW I: (697-8095) - “Water” 7 h 30, 9 h 30 FAIRVIEW II: - “Poltergeist II” 6 h, 7 h 50, 9 h 50 GALERIE DAZIBAO: 4060 boul.St-Laurent (845-0063) — Gérard Courant, proj.de films du 27 mai au 7 juin.GREENFIELD I: (671-6129) — “Poltergeist II" 6 h, 7 h 50, 9 h 50 GREENFIELD 2: - “Cobra” 7 h, 9 h GREENFIELD 3:- “Cobra" 6 h, 8 h, 10 h.IMPÉRIAL: (288-7102)- “Top Gun” 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 JEAN-TALON: (725-7000) - “Double gang en folle” 9 h 15, "Les anges se fendent la gueule" 7 h 15 KENT I: (489-9707) - “Poltergeist II” 6 h, 7 h 50, 9 h 50 KENT II: — "The Color Purple" 6 h 05, 9 h.L’AUTRE CINÉMA: (722-1451) — “Cocoon" 7 h — “Les 400 coups” 7 h — "Philippines .” 9 h 15 — "Hollywood Graffiti” 9 h 30 (30 et 31 mai) LAVAL I: (688-7776) - “Top Gun” 7 h 10, 9 h 20 LAVAL II: — “Poltergeist II” 6 h, 7 h 50, 9 h 50 LAVAL III: — “The Color Purple” 6 h 05, 9 h LAVAL IV: — “Nln|a Turf" 6 h 15, 8 h, 9 h 45 LAVAL V: - “Cobra" 7 h, 9 h.LAVAL-ODÉON I: (687-5207) - “Short Circuit” 7 h 15, 9 h 15 LAVAL-ODÉON II: — "La foire aux malheurs" 7 h, 9 h.LOEW’S I: (861-7437) - "Poltergeist II” 12 h 20, 2 h 15, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 50, ven.der.spec.11 h 45 LOEWS II: — “Echo Park” 1 h 10, 3 h 10, 5 h10.7h10.9h10 LOEW’S III: - "Water” 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 LOEW’S IV: - "Plnk Pyjamas" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20.9 h 20 LOEW’S V: - "Police Academy III" 1 h, 2 h 45, 4 h 30.6 h 15, 8 h, 9 h 45.MERCIER: (255-6224) - “Police academy III” 7 h, 9 h.LE MILIEU: (277-5789) - "Perfect lives” “Two moon July" 20 h 30 OUIMETOSCOPE: (525-8600) - "Sans tott nl loi” 7 h 30, 9 h 30 — “Agnès de Dieu” 7 h, 9 h OUTREMONT: (277-4145) - "La tôret d'émeraude" 7 h — “Anne Trlster" 9 h 30 PALACE I: (866-6991) - “Cobra" 12 h 35, 2 h 25, 4 h 15, 6 h 05, 7 h 55.9 h 45, ven.der.spec.11 h 35 PALACE II: - “9 Vi Weeks" 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 PALACE III: - "Hot Target" 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PALACE IV: - “Nlnja Turf" 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 PALACE V: - "Pretty In Plnk" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE VI: - "Aphrodite" 12 h 30, 2 h 20.4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PARADIS I: — “Mines du roi Salomon” 8 h — "Portés disparus 2" 9 h 45 PARADIS II: - “Rocky 4” 9 h 30.— “Youngblood" 7 h 30 PARADIS III: - "Deux enfolrés à St-Tropez ” 8 h — “Le détraqué” 9 h 35 CINEMA PARALLELE: (843-6001) - "Einstein on the Beach” 19 h 30, 21 h, 22 h 30, "The Ballad of Sexual Dependency” 30-31 mai à 24 h PARISIEN I: (866-3856)— “Éducation anglaise” 1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 10 PARISIEN II: — "9% semaines" 12 h 25.2 h 40, 4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 PARISIEN III: - "Conseil de famille” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h.9 h 20 PARISIEN IV: — “Aids, trop |eune pour mourir” 12 h 30, 2 h 15, 4 h 05.6 h 05, 7 h 50.9 h 35 PARISIEN V: — "Rose bonbon" 1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 PLACE LONGUEUIL I: (679-7451) — "Police academy III" 7 h 15, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL II: - "Le jeune tigre" 9 h 10 — “Opération jaguar" 7 h 25 PLACE ALEXIS NIHON I: (935-4246) - "Short Circuit" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON II: - "A Room With a View” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III: - "Desert Hearts" 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30 PLACE DU CANADA: (8614595) - “Sweet Ll-¦ berty" 7 h 10, 9 h 20 PLACE DU PARC I: (844-9470) - "Cobra” 6 h 05, 7 h 55, 9 h 45 PLACE DU PARC II: — "Cobra" 7 h 15.8 h 55 PLACE DU PARC III: — “The Color Purple” 6 h 05, 9 h SAINT-DENIS II: (845-3222) - "Nom de code : oies sauvages" 12 h 30.16 h.19 h 30.“Les enfolrés è St-Tropez" 14 h 20, 17 h 50, 21 h 20 SAINT-DENIS III: — "La première aventure de Sherlock Holmes" 13 h 10, 15 h 10, 17 h 10,19 h 10, 21 h 10 VERSAILLES I: (353-7880) - "Cobra" 7 h, 9 h.VERSAILLES II: - "Poltergeist II" 6 h, 7 h 50.9 h 50 VERSAILLES III: — “Aids, trop jeune pour mourir" 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 L’ERMITAGE: (388-5577) - “Hannah et ses soeurs" 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA: (931-2477) — "Down ft Out in B.H.” 7 h, 9 h YORK: (937-8978) - "Wise guy” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45.TELEVISION e 12.00 C B FT Première édition 18.30 19.30 20.00 20.30 L'étéshow Québec à la carte Les Brillants Histoires de l'autre monde 20.30 21.00 heures La chance aux chansons Au Théâtre ce soir .Un diner intime.12.20 Télex arts 21.00 Cinéma du vendredi 22.40 Kiosque à musique 12.30 Vivre à trois .Banzai ¦ Fr.1983 avec 23.30 Cocoricocoboy 13.00 Terre humaine Michel Coluche, Valérie 23.50 Le Journal 13.30 Au jour le jour Mairesse et Eva Darlan 00.20 Radio-France-Internalio- 14.30 Télé-feuilleton 22.45 Tirages de la Loto-Québec nale MEILLEUR FILM AIS DE L’ANNEE FtVRItR M FRAN Tous les jours 12:30 - 2:50 - 5:10 - 7:30 • 9:50 ST-DENIS STE CATHERINE 288 2115 Le secret de John Lethbridge > documentaire avec Robert Stenuit, Bruno Balp et Bernard Lameau (dern.) 15.30 Heidi 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 Pop citrouille 17.00 Le train de 5 heures 18.00 Ce soir 18.26 Les nouvelles du sport 18.29 La météo 18.30 Avis de recherche 19.00 Le monde merveilleux de Disney 20.00 Séries Plus ¦ Clémence Aletti • avec Dominique Labourier, Jacques Denis, Bernard Le Coq, Robert Rivard, Jean-Marc Thibault, Charlotte Maury, Jacques Richard, Maia Simon, Jean Vigny et Kathia Tchenko 21.00 Entête 22.00 Le téléjournal 22.25 Le Point 23.05 Les nouvelles du sport 23.15 Télex Arts 23.20 Vivre en forme 23.30 Cinéma ¦ La bande des quatres > amér.79 avec Dennis Christopher, Paul Dooley et Barbara Barrie 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de fin de soirée • La tilière française > amér.71 avec Gene Hack-man, Roy Scheider et Fernando Rey 02.05 Cinéma de fin de soirée « Le mois le plus beau » Fr.1968 avec Georges Gé-ret, Michel Galabru et Muriel Baptiste CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Pause musicale 15.30 Gens du fleuve 16.30 Caméra: au rythme de la vie 17.00 Justice pour tous 17.30 Visage 18.00 Conrad le robot 18.30 Téléservice 19.27 Tirage La Quotidienne 19.30 Retraite-action 20.00 Droit de parole 21.00 Les timbres de 1863 22.00 Parler pour parler 23.00 Téléservice O 12.00 13.00 14.00 15.00 15.30 16.00 16.30 17.30 18.00 19.00 19.30 20.00 21.00 22.00 22.20 23.00 23.30 CBMT Midday All My Children Trapper John m.d.Coronation Street Parenting The Facts ot Life Video Hits Three's Company Newswatch Country West Golden Girls Murder She Wrote Return To Eden The National The Journal Newswatch Good Rockin' Tonite €B CFCF 12.30 13.00 14.00 15.00 16.00 16.30 09 C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 L'été chaud 13.15 Matinée d'été 14.15 Ciné Quiz • Désert de sang .amér.74 avec Andy Griffith, Sam Bottoms et Noah Beery 16.00 Les champignoles 16.30 Les satellipopettes 17.00 Les têtes brûlées 18.00 Ici Montréal ÇD T V F Q (Câble) 12.30 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.00 Lachance aux chansons 13.30 Ballet 14.30 La mémoire des siècles: Lamartine 15.00 Kiosque à musique 15.30 ile-de-transe 16.15 Radio-France internationale 16.30 C'est encore mieux l'après-midi 18.00 Le journal 18.30 Des chiffres et des lettres 19-00 Aujourd'hui la vie 20.00 Les nouveaux jeux de 20 16.35 17.00 18.00 19.00 19.30 20.00 21.00 22.00 23.00 23.20 00.00 01.00 02.00 04.00 05.00 Puise Lifetime Another World General Hospital Music Vision Take a Break With Matthew Cope Wheel of fortune The Price is Right Pulse Entertainment Tonight Bizarre Knight Rider MacGYVER Miami Vice CTV National News Pulse Nitelile The Richard Pryor Show Cinema 12 • The Magnificent Seven Ride • amé.1972 avec Lee Van Cleef, Michael Callan et Stefanie Powers The man from U.N.C.L.E.Hart to Hart ” OSCAR du MEILLEUR FILM ÉTRANGER* L'histoire i Luis Puenzo Officielle Université, 2:00 - 4:00 - 7:00 - 9:30 (version originale avec sous titres anglais) Berri, 12:15-2:35 4:55-7:15-9:35 version française) wmmmiu] eiiiheiksqid*] ST-DENIS STE-CATHERINE 288 2H5 COIN Of MAISONNEUVE 849 45I8 LE MEILLEUR FILM DE SCIENCE FICTION DES ANNÉES ’SO." -Kirk Honeycutt, Los Angeles Daily News “Un film de science fiction classique, émouvant et puissant." -John Corcoran.KABC-TV V-F.THE QUIET EARTH (Aussi en version anglaise au ||HYVjTnTJJinfllHI Dauphin, ven.; 7:20 - 9:30 2001 Université 849-45181 sam.-dim.: 1:20 - 3:20 - 5:20 - ;ooi université 4518) BEAUBIEN pRgs D |BERV,UE 7?16060 7:2o 9;2Q —Bill Brownstein, The Gazette ?woom M.I.KN HANNAH SOEURS Ven.: 7:00 - 9:30 Sam.-DIm.: 2:00 4:30 - 7:00 - 9:30 Irança .rlr IIVWMI Wl I I II J» MSI1 RS 1 [«J ST PENIS JARBY 388 5577 |UN DRAME D AMOUR TENDRE ET CRUEL ¦ UNE OEUVRE SINCÈRE ET CONTEMPORAINE le 3 juin recensement VERSAILLES PLACE VERSAILLES 353 7880 PARISIENS 12:30 2:15 4:05-6:05-7:50-9:35 Sam Couche-tard 11:20 VERSAILLES 3 Sam Dim 12:30-2:15-4:05-6:05 7:50 9:35 Sem 6:05-7:50 9:35 Sam Couche-tard 11:30 LOUISE MARLEAU ALBANE GUILHE Un film de LEA POOL ELYSEE ELYSEE 35 MILTON 842 6053 Sam Dim 1:50-4:25-7:00 9:30 Sem 7:00 9:30 35 MILTON 842 6053 ELYSEE 2 Sam Dim 1:00-3:00-5:00^ 7:00 9:00 Sem 7:00 9-00 DIDIER FARRÉ et ACTION FILM DE FAlfILLE film DE COSTA-GAVRAS FANNY ARDANT / JOHNNY HALLYDAY / GUY MARCHAND LAURENT ROMOR RÉMj MARTIN JULIETTE RENNES - CAROLINE POCHON PARISIEN 3 12:15-2:30-4:45-7:00-9:20 Sam Couche-tard 11:35 SUR SCENE } 4) FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Rédacteurs en chef adjoints: Lise Bissonnette, Jean-Guy Duguay Jean Francoeur Directeur de l’information: Christian Bellavance Directeurs adjoints: Pierre Beaulieu, Serge Gosselin Directeur des services administratifs: Michel Paradis L’ÉLÉPHANT TENDU paresseusement à travers les basses Laurentides, l’éléphant blanc doit bien rire dans sa trompe de voir un autre comité s’interroger consciencieusement sur son avenir.L’aéroport de Mirabel a suscité une quantité innombrable d’études depuis son ouverture en 1975.Il en avait occasionné beaucoup aussi avant que la malheureuse décision ne soit prise à la fin des années soixante.Mais la quantité n’est pas gage de qualité.À preuve le beau gâchis devant lequel on se retrouve aujourd’hui : deux aéroports mal intégrés et la stagnation du trafic aérien.Le Conseil consultatif des aéroports de Montréal, composé de représentants de divers organismes, doit remettre bientôt son rapport final au gouvernement fédéral.La semaine dernière, il publiait un document de travail proposant cinq hypothèses, dont celle privilégiant Mirabel comme aéroport principal.Bien que le Conseil n’ait pas encore arrêté definitivement son choix, il a donné l’impression, d’après les premiers commentaires qui ont filtré, que cette option serait la plus appropriée.En fait, la question fondamentale n’est pas tant de savoir si Mirabel doit être un aéroport principal, mais plutôt d’établir à quel moment il pourrait le devenir.Pour que Mirabel attire spontanément les transporteurs et génère de lui-même sa croissance, Montréal doit atteindre un niveau de trafic suffisant.Or, l’évolution du nombre de passagers dans ïfes deux aéroports au cours des dix dernières années révèle une croissance très lente, à peine perceptible, qui contraste à côté de l’augmentation fulgurante enrégistrée à Toronto et dans les principales villes de l’Ouest.Et il faut bien se rendre à l’évidence que ce n’est pas demain que Montréal deviendra ce que les grands visionnaires avaient jadis imaginé : la « porte d’entrée » de l’Est canadien et la « plaque tournante » du transport international.En outre, le contexte économique mondial a été fondamentalement transformé, de sorte que les sondeurs du futur aussi bien que les décideurs s’en tiennent à des choix de moyen terme qui n’hypothèquent pas l’avenir lointain.Il n’est certes pas question de fermer Mirabel, comme l’a suggéré l’an dernier M.Pierre Jean-niot d’Air Canada.Le ministère des Transports a réexprimé son engagement de maintenir Mirabel en exploitation.D’ailleurs, il est clairement indiqué dans le mandat du Conseil consultatif qu’aucun des deux aéroports ne doit fermer.Les experts soulignent, avec raison, que la situation de Montréal n’est pas particulière puisqu’il y a deux aéroports dans la plupart des grandes villes.Mais encore faut-il que le nombre de passagers soit assez élevé pour garantir la rentabilité des opérations et que les activités des deux aéroports soient intégrées de manière fonctionnelle.Or, à l’heure actuelle, la distance excessive qui sépare Mirabel de Dorval rebute voyageurs, agences et transporteurs quand il s’agit d’assurer un transfert entre les deux aéroports.BLANC L’hypothèse qui pourrait être retenue par le conseil, impliquerait le transfert de tous les vols commerciaux à Mirabel.Dorval conserverait toutefois les avions non réactés desservant des villes à l’intérieur d’un rayon approximatif de 350 milles nautiques.Ceux qui s’opposent à cette option soutiennent qu’elle risque de faire fuir la clientèle d’affaires, contrainte de franchir le long trajet Mi-rabel-centre-ville, et de stopper l’expansion de Montréal comme métropole.Ces arguments sont fondés et le resteront aussi longtemps qu’il n’y aura pas de liaison express entre Mirabel et le centre.La distance-temps que doit parcourir le voyageur pour se rendre à l’aéroport tend à augmenter dans la plupart des grandes villes.Malgré son excentricité, il y a tout lieu de croire que Mirabel deviendra un jour rapidement accessible.Dans cet esprit, le Conseil consultatif devrait clairement prendre position en faveur du développement futur de Mirabel.Montréal comme centre aéroportuaire n’a pas d’avenir s’il ne mise pas franchement sur Mirabel.Mais comment concrétiser cet objectif, compte tenu du niveau actuel du trafic et des contraintes de transport ?Les autorités seraient mal avisées d’effectuer des transferts de vol de Dorval à Mirabel tant que les moyens de transport ne seront pas améliorés.L’autoroute 13 devrait donc être complétée et la liaison par chemin de fer graduellement mise en place.Ainsi, du même coup, les communications entre les deux aéroports et entre Mirabel et le centre-ville seraient accélérées.Par la suite, il y aura lieu de réévaluer l’évolution plutôt incertaine du trafic aérien et de prendre les décisions en conséquence.En somme, il s’agit d’améliorer le fonctionnement du système actuel sans trop accroître les coûts et de mettre en place des équipements qui seront de toute façon essentiels pour réaliser l’étape ultime du transfert total des vols commerciaux sur Mirabel.Quelle que soit l’hypothèse retenue par le conseil, Montréal ne pourra croître comme centre aéroportuaire international sans une politique volontaire du gouvernement fédéral.Alors qu’il était ministre d’Etat aux Transports, M.Benoît Bouchard avait refusé de prendre des engagements sur la place de Montréal dans l’ensemble du réseau canadien, préférant, disait-il, « laisser agir les lois du libre marché ».Les Québécois ont fait les frais d’une évolution de ces lois du marché qui leur ont été défavorables au cours de la dernière décennie.Contre cette géographie économique — dont nous avons jadis tiré avantage — il y peu à faire, sinon nous y adapter le mieux possible.Mais, il faudrait être naïf pour croire que le ministère des Transports du Canada ne joue pas un rôle déterminant dans l’orientation des fonctions aéroportuaires des grandes villes canadiennes.Le gouvernement fédéral devra avoir une politique claire et équitable pour Montréal.— ALBERT JUNEAU LE FÉMINISME LIBÉRAL TOUT en inscrivant dans son premier « plan d’action gouvernemental en matière de condition féminine » les engagements du Parti libéral, Québec y a maintenu surtout l’ensemble des autres interventions que l’État avait commencé de développer sous le régime antérieur.Pareille façon de plaire à tous les groupes féminins est sûrement de nature à réduire la méfiance avec laquelle fut accueillie Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre déléguée à la Condition féminine, qui ne vient pas de l’establishment féministe.Mais la méthode risque aussi d’encourager un éparpillement peu propice aux changements, encore trop timides, que les pouvoirs publics ont commencé de concéder aux femmes et à l’égalité qui leur est due.Certes en publiant pour la condition féminine, sinon encore un budget, à tout le moins un catalogue détaillé de ses engagements, le gouvernement de M.Robert Bourassa permet à l’ensemble des citoyens et en particulier aux citoyennes de voir quelles sont les priorités en marche.De la sorte, le public peut juger des orientations de Québec, qu’elles plaisent ou pas, ainsi que de leurs lacunes, que ne vont guère dénoncer des lobbies satisfaits de concessions sectorielles.Ainsi, dans le plan 1986-87 de la Condition féminine, la masse des femmes sur l’aide sociale jouit d’une moindre priorité que chez M.Pierre Paradis et ses « boubou-macoutes ».De même, nombreux étant les changements qu’il faudra encore faire à l’école, à la maison, à l’usine et au bureau avant que les femmes accèdent à une véritable égalité, il n’est pas nécessairement déraisonnable de multiplier les études, les analyses, les recherches et les brochures et manuels de toute sorte.Mais cela masque également la stratégie fort ténue du gouvernement, qui en est encore à un plan « annuel » et pour qui « une plus grande sécurité économique » pour les femmes tient lieu de projet de reforme.Heureusement tout en préparant — en trop peu de temps peut-être — le document qui a été dévoilé hier a Québec, la ministre déléguée à la Condition féminine et son équipe ont su trouver le moyen d’associer les autres ministères à l’effort commun qui est proposé au sein du secteur public.De même, les organisations de femmes et les partenaires du gouvernement tiendront chaque année avec Québec un genre de sommet normalement propice à l’évolution des idées et des esprits et à la concertation.Si ces mécanismes réussissent à sortir la revendication féministe de la marginalisation qui la menace, on pourra espérer des progrès substantiels pour l’avenir.Mais il faut dépasser le patronage rose.Des choix plus nets devront être établis dans les me- sures et dans les budgets.Ainsi, il serait scandaleux qu’on fasse encore perdre du temps à l’Assemblée nationale avec un projet de loi sur la « réserve héréditaire », qui ne touche pas douze femmes, et qu’on écourte le débat sur le travail à temps partiel et sur le salaire minimum, secteurs où la main-d’oeuvre, très majoritairement féminine, se prépare une vie de pauvreté, d’assistance sociale et de discrimination doublement systémique.De même, le secteur public sera-t-il le seul à donner un exemple sérieux d’égal accès au travail ?Certes, il faut commencer quelque part et l’État doit être le premier à respecter la loi.Mais si on s’en tient au volontariat dans l’emploi, les promotions et les fonctions dirigeantes, le programme d’égalité promis au ministère de la Justice risque d’en rester à des ghettos, ici et là, au sein du gouvernement, et de ne pas briser les modèles culturels dominants et les résistances traditionnelles dans les entreprises et les syndicats.De plus, il faudra attendre encore quelque temps avant de connaître l’orientation qui prévaudra dans les services de garde — ainsi que la politique familiale, confiée à un autre ministère.C’est dire le retard qui s’est accumulé, et l’hésitation qui demeure, dans un domaine où, pourtant, une action d’envergure s’impose de toute évidence depuis longtemps.Certes, le gouvernement ne saurait marcher plus vite, ni avec plus de cohérence que le mouvement des femmes et ses composantes, mais il revient au pouvoir politique de dégager les priorités collectives.Cela reste à faire.Même dans les priorités d’action promises par le Parti libéral, on en est encore le plus souvent à des études d’opportunité ou à des orientations à venir___La prudence s’impose sans doute dans un dossier comme, par exemple, celui du revenu de la femme au foyer.Mais en même temps, force est de constater que le « plan » est a peine l’esquisse d’une politique.¦ Enfin, Québec va proposer aux écolières des modèles de femmes qui ont réussi dans les métiers et professions traditionnellement masculins.On va aussi leur indiquer les portes des emplois « porteurs d’avenir ».Fort bien.Mais le féminisme libéral ne piège-t-il pas les femmes en mettant si fortement l’accent sur une sécurité économique qu’il n’a peut-être ni les moyens ni le courage de leur donner ?Ou dont la prochaine secousse économique ne laissera que des ruines ?D’où l’importance de garder ouvert le dossier, moins populaire, de l’égalité politique.Ce ne sera pas du luxe sous un gouvernement encore trop lourdement porté sur « les affaires ».— JEAN-CLAUDE LECLERC LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par 1'lmprim.erie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130, rue Boivin, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: $3.25 par semaine le samedi seulement = $1 00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur.Edition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Edition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ECHANGE LETTRES AU DEVOIR ¦ APCQ et politique familiale L’ASSOCIATION DES parents catholiques du Québec se réjouit de la publication de la deuxième partie du Rapport du Comité de la consultation sur la politique familiale.Ce n’est pas sans une étude exhaustive des 136 recommandations formulées par le Comité que l’on peut émettre une appréciation valable de ce document.À première vue, on y voit un effort sincère en vue d’obtenir une législation qui tienne compte des enfants et de ceux qui en ont la responsabilité — et nous en rendons témoignage au Comité de la consultation — mais les recommandations devront être évaluées en regard de la conception qu’on se fait de la famille et de la société.C’est ce que nous ferons sous peu mais, pour l’instant, nous aimerions commenter les recommandations 101 et 102, dont la première nous a fait sourciller.(Extraits de la recommandation 101).« Que le ministère considère comme une véritable priorité (.) l’information et l’éducation sexuelle chez les jeunes, la contraception (.), les services pour assurer un recours humain à l’avortement aux femmes qui n’ont pas d’autre choix pour protéger leur santé ou éviter de donner la vie à un enfant non voulu ».Nous avons des réserves, que l’expérience récente justifie, quant à l’éducation sexuelle qui serait dispensée par un État neutre sur le plan religieux et qui encouragerait la contraception.L’éducation sexuelle est intimement liée avec la morale et elle doit être donnée en accord avec l’enseignement de l’Église dont se réclame l’école confessionnelle.Or, l’Église catholique, celle de la majorité des Québécois, interprète autorisée de la loi divine, nous enseigne que la contraception est contraire à celle-ci.Faisons ici la différence entre « contraception » artificielle et régulation naturelle des naissances, que l’Église encourage.Quant au recours prétendument « humain » à l’avortement, nous nous y opposons fermement.La notion de « santé » de la mère serait d’abord à préciser car elle ouvre la porte à une infinité d’interprétations subjectives et, d’autre part, présenter comme justification de l’avortement le refus « de donner la vie à un enfant non voulu » c’est abandonner la vie du foetus aux caprices de la femme qui l’a conçu.Comment peut-on parler d’avorter « humainement » quand il s’agit de tuer, puisque les plus récentes découvertes génétiques l’ont prouvé, l’avortement, à quelque stade de développement du foetus qu’il soit pratiqué, constitue le meurtre d’un être humain.À maintes reprises, dans ce Rapport, on parle avec raison de la qualité de la vie et l’on cherche, de façon très louable, à contrer la violence familiale.(Recom.110 et suiv.).Mais la qualité de la vie ne suppose-t-elle pas d’abord l’existence ?Comment peut-on crédiblement parler de qualité de vie si on est prêt à supprimer celle-ci dès son apparition, sous les plus fallacieux prétextes ?Qualité de vie pour la mère.?Ce serait à vérifier.Mais pour l’autre, celui qu’on a supprimé.?Quant à la violence familiale.la violence la plus infàmante n’est-elle pas celle qui s’exerce contre l’être le plus innocent, le plus vulnérable : l’enfant dans le sein de sa mère ?N’est-ce pas là la première violence à réprimer ?Comment le Rapport peut-il, au contraire, vouloir la faciliter ?Il est, sur ce point, en flagrante contradiction avec lui-même.Par contre, la recommandation 102 est très positive en ce qui regarde les mesures susceptibles de favoriser l’accueil à la vie, notamment, en proposant : — la multiplication des cours prénatals; — l’amélioration des soins dans les maternités; — le choix du recours aux sages-femmes; — un programme d’éthique et de médecine familiales pour venir en aide aux parents de bébés handicapés.Le choix ne sera pas facile, pour le législateur, des recommandations qu’il devra privilégier, mais ce choix devra se faire en tenant compte des valeurs transcendantes, qui sont à la base de notre civilisation judéo-chrétienne et qui en garantissent la stabilité.— PAUL-E.TOUCHETTE représentant de l’APCQ au Regroupement inter-organismes pour une politique familiale.Drummondville, 16 mai.¦ Action néfaste contre l’Église IL EST remarquable que, de plus en plus, l’Église catholique romaine se trouve attaquée non seulement par des adversaires de l’extérieur (philosophes athées, communistes, etc.), mais bien par des ennemis ayant leur place à l’intérieur même de cette institution.Le plus triste est qu’ils font mine d’oeuvrer pour le bien de l’Église.En fait, leurs fines manoeuvres coûtent de grandes souffrances aux catholiques restés en communion de foi avec le pape, et c’est précisément ce qui motive mon intervention.Récemment, à la suite de l’article de Marie Laurier intitulé « L’Église de Montréal devra être plus inspirante à l’avenir », Richard Dionne, avocat de Québec, a pris la défense de l’archevêque de Montréal qui, malgré la violence des vents contraires, garde la gouverne de l’Église du diocèse de Montréal dans la ligne de la fidélité absolue au pape.Comment cette défense de l'Eglise du Christ et de Mgr Grégoire est-elle interprétée par certains « assidus aux soirées Relations » ?Comme un geste excessif venant d’un chrétien « intolérant, voire extrémiste ».Voilà qui dépasse les limites de la décence.Il ne se passe pas une semaine sans que nos journaux de langue française ou anglaise exposent les contestations les plus ahurissantes des uns contre le magistère de l’Église ou les revendications les plus saugrenues des autres qui se voient lésées dans leurs « droits ».Nous avons atteint le point de saturation, il me semble.Pour une fois, un quotidien du Québec publiait une lettre honnête sur la situation alarmante de l’Église chez nous, et c’est le défenseur de l’Église qui se voit à son tour attaqué.MM.Ouimet et Allen, est-ce « s’inféoder » que d’accepter la structure hiérarchique de l’Église et est-ce tenir des propos obséquieux que de rappeler la vraie mission du prêtre dans l’Église ?Il y a des vérités qui sont de tout âge, de toute époque.S’il est vrai qu’un chrétien « a la liberté de parole dans l’Église », qu’il me soit permis d’ajouter qu’il a aussi le devoir de ne pas travailler contre l’Église et l’enseignement du magistère, et que beaucoup souffrent de voir ceux-là même qui devraient oeuvrer pour la sauvegarde de l’intégrité de la foi, de la morale et de la structure de l’Église catholique romaine, mettre leur énergie au service de la dégradation de l’Église, notre Mère et l’Épouse du Christ.Peut-on être à la fois contre et pour l’Église ?— LUCILE MICHAUD, Ph.D.Québec, 19 mai.¦ Félicitations aux bénévoles Lettre adressée à M.le maire Claude Lefebvre, Ville de Laval J’AI EU le privilège d’être lauréate lors de la soirée « Hommage aux bénévoles », le 12 mai dernier.Ce fut une très agréable soirée avec un spectacle varié, des artistes de qualité et surtout des commentaires « avertis » de bénévoles illustres et sympathisants.Mais comment dire, car le soir même l’étonnement nous fait rester bouche bée, les sentiments qui nous animent ce soir-là bien que la plus ardente émotion se vive avec son équipe car c’est avec elle que les démarches s'amorcent avec le soutien et l’encouragement mutuels.Aussi, quelle joie que la reconnaissance des réalisations de la Société de dé veloppement du Vieux Sainte-Rose ! Car la fondation d’un organisme comme le nôtre est née d’un besoin, celui de faire prendre conscience du potentiel exceptionnel de notre quartier et c’est un geste d’amour.Je tiens à féliciter tous les lauréats, tous les bénévoles émérites et tous les autres non reconnus qui s’impliquent dans leur milieu parce qu’ils croient possible de l’améliorer.Un bénévole c’est surtout quelqu’un qui est conscientisé et se voyant éveillé à un mieux être se sent responsable et se doit d’agir.Je partage donc avec tous les membres du conseil d’administration et tous nos membres cet honneur.— FRANÇOISE FAUST | présidente, c.a.Société de développement du Vieux Sainte-Rose.Laval, 21 mai.¦ Haïssez-vous lire ?NOTRE COLLABORATEUR au théâtre, Paul Lefebvre, réagit ici à une lettre parue dans notre édition d’hier au sujet de son reportage sur le festival international du mime de Montréal paru le samedi 24 mai.J’aime bien recevoir des lettres.Mais pouquoi faut-il que j’en ! reçoive de gens qui ne savent pas lire ?Mme Giroux, qui part en guerre contre ma « hargne de critique malveillant et, semble-t-il, j ignorant »», ne s’est même pas ; rendu compte que mon titre ! ( Haïssez-vous le mime ?) était la ! première salve d’une attaque contre ceux qui méprisent cet art i parce qu’ils ne le connaissent pas.; Ainsi, continuez, chère madame, de voir rouge au lieu de lire ce qui est écrit noir sur blanc si cela vous chante, moi j’irai voir les spectacles du festival international du mime.— PAUL LEFEBVRE ! Le Devoir, vendredi 30 mai 1986 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS m ' \ .V- • HL k ¦ Bâtiment de la Stelco sur le canal de Lachine.Photo Marc Fowler L ’archi fête 1986 ARCHITECTURE URBANISME JEAN-CLAUDE MARSAN DU POINT de vue étymologique, le mot archifete peut avoir deux significations.Si le préfixe archi est dérivé du grec arkhi, lequel exprime le degré extrême d’une réalité, l’archifête veut dire alors la fête suprême, la superfête.Si, par contre, le préfixe archi s’avère une contraction du mot architecture, il va de soi que le mot archifete signifie à ce moment-là la fête de l’architecture.En 1983 et en 1984, ces deux significations se sont pour ainsi dire confondues, l’archifête donnant lieu à quelque deux cents manifestations et rejoignant un million de Québécois, ce qui constitue pour le moins une superfête de l’architecture.L’archifête de 1986 se veut beaucoup plus modeste, une simple mais digne célébration de l’architecture au Québec.Malgré sa modestie, l'archifête 1986 conserve toute sa pertinence.Car ce qui mérite d’être fêté, d’être célébré représente une valeur chérie, précieuse.On fête les parents, les amis ou, encore, les héros et les événements exceptionnels.Que l’architecture devienne l’objet d’une fête, d’une célébration indique qu’elle occupe une place certaine dans la société.Comme par les années passées, l’archifête 1986 a pour objectifs la sensibilisation des Québécois à l’architecture et le rapprochement des architectes avec la population.À travers cette célébration de l’architecture, les architectes cherchent à démystifier leur profession et à faire valoir son attrait et sa pertinence dans la création et l’aménagement du milieu de vie.Deux manifestations importantes, parmi d’autres de moindre envergure, marquent l’archifête 1986 : l’archibus et l’atelier international d'habitation.L’archibus constitue un des volets du programme Patrimoine, créé en 1979 conjointement par la Fondation Héritage Montréal et par le Service éducatif du Musée des beaux-arts de Montréal.Ce programme vise à sensibiliser les jeunes du niveau de l’école primaire et secondaire au patrimoine architectural et à l’environnement urbain montréalais.Contrairement aux autres arts, l’architecture ne peut ni être concentrée ni être conservée dans les musées.Elle est dispersée dans la ville : pour l’apprécier, l’observateur doit se déplacer.L’archibus (littéralement l’autobus de l’architecture) est un véhicule transportant du matériel éducatif et créatif favorisant cette appréciation.Il a pour fonctions de véhiculer les plaisirs de l’architecture dans les quartiers et de permettre aux passagers de découvrir ces plaisirs par l’exploration de leur environnement urbain.Pour sa part, l’atelier international d’habitation s’est voulu un laboratoire de recherche et de production de nouvelles formes d’habitation pour le Québec.Pendant une semaine intensive (du 20 au 27 mai), quatre équipes formées par huit des meilleures firmes d’architectes québécois, assistées par quatre architectes étrangers de réputation internationale, ont réfléchi sur le redéveloppement résidentiel d’un ancien site industriel situé en bordure du canal de Lachine (à l'est du marché Atwater) et sur le recyclage de certains bâtiments des usines Stelco qui l’occupent en partie.Cette idée de laboratoire international sur l’habitation a germé à l’origine à Berlin dans les années 1925-30.Plusieurs architectes parmi les plus importants du XXe siècle, tels Gropius, Mies Van der Rohe et Le Corbusier, y ont participé.En 1984, Berlin a renoué avec cette pratique en regroupant dans de tels laboratoires des architectes locaux et des experts de renommée mondiale.Montréal serait la première ville d’Amérique du Nord à tenter une expérience semblable.Deux aspects de ce type de laboratoire international peuvent étonner à prime abord.Peut-il se faire un travail sérieux dans un laps de temps aussi court ?La présence d’étrangers ne connaissant rien aux conditions locales ne risque-t-elle pas d introduire dans les concepts architecturaux des éléments ne répondant pas aux données de base ?En fait, l’architecture, même celle qui apparaît la plus enracinée, se nourrit souvent d’archétypes, de formes et de modèles étrangers aux sociétés qui la produisent.La fameuse maison québécoise possède ses origines dans des modèles ruraux français, influencés par le classicisme européen du XVIIIe siècle.L’architecture américaine des premières décennies de la République a eu pour modèle de départ un prototype de temple romain, la Maison Carrée de Nîmes en France.De même, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le style dominant dans l’architecture britannique fut le « palladianisme », à savoir un type de classicisme inspiré par l’architecture d’Andrea Palladio, célèbre architecte ayant oeuvré un siècle plus tôt en Italie.Même phénomène a notre époque.Ainsi le récent gratte-ciel de l’American Telephone & Telegraph Company à New York (1983, oeuvre de Philip Johnson), qui est en train d’engendrer des rejetons un peu partout (notamment l’édifice de lTndustrielle-Vie sur l’avenue McGill College à Montréal), emprunte ses motifs à Brunelleschi et à la Renaissance italienne ! Dans ce sens, le compagnonnage d’architectes locaux et d’experts de réputation internationale ne peut qu'être enrichissant, la connaissance des uns alimentant la vision des autres et vice-versa.C’est d’ailleurs ce qui est recherché par des programmes de conférences comme ceux de l’Alcan et de l’Hy-dro-Québec : ils visent à faire venir à Montréal des penseurs et des réalisateurs de grande envergure pour informer et stimuler les créateurs d’ici.Quant à la concentration du laboratoire en une semaine intensive, elle caractérise le travail de création de l’architecte.Car l’approche de ce dernier, contrairement à celle d’autres professionnels qui ne repose que sur l’analyse, fait également appel à l’intuition et à l’imagination.Ce n’est pas la quantité de temps qu’un architecte passe sur la conception d’un projet qui en détermine nécessairement la qualité.Comme tout artiste, celui-ci vit avec ses concepts et ses formes et c’est souvent dans des conditions de travail intense et fiévreux qu’il les enfante le mieux.Dans ce sens, ce genre de laboratoire renoue avec une vieille tradition de l’École des beaux-arts de Paris consistant à donner aux étudiants un laps de temps très court pour produire une esquisse de projet architectural.Ou avec le célèbre Prix de Rome de la même École, épreuve consistant à soumettre une idée de projet à des candidats, lesquels étaient par la suite littéralement enfermes pour un temps défini, l’atmosphère régnant dans cette espèce de conclave étant jugée propice à l’imagination créatrice.On peut se faire une idée des résultats de ces assises en se rendant dans la Halle numéro 7 du Vieux-Port où ces projets sont exposés depuis hier.C’est une occasion également de prendre connaissance de ce qui se fait ailleurs au Canada, grâce aux nombreux projets d’architecture qui y sont également présentés.Bonne archifête 1986 ! De vraies solutions pour l’avenir des universités LUC TRÉPANIER L’auteur est secrétaire général à la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal A'*' la fin des années 1970, les compressions budgétaires mettent fin au développement que les universités connaissent depuis 20 ans.Extrêmement valorisées, elles ont été jusque-là les dépositaires du bien-être économique, autant social qu’individuel.Étudier, c’est s’enrichir.Personne ne s’inquiétète alors de l’anarchie qui caractérise ce développement sans précédent, mais aussi sans planification ni concertation.Aussi, quand le couperet des compressions les atteint sans ménagement, les universités sont-elles désemparées.Il faut couper.Ce qu’elles font, sans planifier l’austérité plus qu’elles n’ont organisé les années prospères.Elles utilisent des « moyens immédiats, souvent les seuls disponibles » mais aussi « susceptibles d’avoir des effets nocifs à long terme », selon le Conseil des universités.Une gestion plus serrée L’Université de Montréal n’est pas épargnée.Cette année, avec un budget de $ 270 millions, elle accuse un déficit accumulé de $ 30 millions.Ici, les « effets nocifs » des compressions se font vite sentir.Pour compenser les coupures, l’U de M recrute plus d’étudiants.Les « opérations portes ouvertes » augmentent les clientèles additionnelles encore financées par le ministère, bien qu’en moins grande proportion et de façon orientée.Mais, paradoxalement, le calcul du financement une fois terminé, son % .m n—— Ml ,!¦! .""“m trii-yi"™tîfffP « Que l’université évalue véritablement tous les professeurs » oppe versite a toujours moins d’argent qu’elle en escomptait.Résultat : les admissions battent des records, mais le ratio prof/étudiants, les budgets des bibliothèques et de tous les soutiens pédagogiques se détériorent.Par ailleurs, alors que la qualité de la vie pédagogique se dégrade, le corps professoral continue de vieillir, sans qu’y soient insufflés l’énergie et l’enthousiasme de professeurs plus jeunes, sans que des mécanismes soient instaurés pour donner lieu à un nouveau dynamisme chez nos rofesseurs essoufflés.Le rapport .acroix révélait en automne dernier que 40 % des professeurs font 70 % Ë de la recherche à l’Université de Montréal.Pour corriger la situation et faire de l’U de M l’excellente institution qu’elle prétend devenir, le comité suggérait qu’on évalue systématiquement les unités d’enseignement et de recherche, qu’on centralise une gestion inefficace et qu’on instaure des primes de travail aux professeurs « performants ».Les deux dernières recommandations n’eurent pas l’heur de plaire à la communauté universitaire ; la majorité des unités les ont rejetées d’un bloc ! À côté des sources de financement universitaire subsiste donc un autre problème, dont on parle moins mais qui demeure aussi important, sinon La nouvelle solitude NOTES DE LECTURE GEORGE TOMBS ?Jean-François Six, Le Guide des solitudes, Fayard, Paris, 1986.LE SIGNE de notre temps ?Pour Jean-François Six, il est, sans aucun doute, la solitude : celle qui coupe la personne de ses proches, rend sa vie incohérente, stérile, fait que vieillards, immigrés, adolescents, divorcés n’ont personne avec qui partager.« Si l’on supporte mal la solitude, dit une des personnes citées par Six, c’est parce qu’on nous a élevés dans l’idée que seul le regard d’autrui nous fait accéder à l’existence.» C’est pour cela que Six vient en aide au solitaire dans Le Guide des solitudes, lui offrant non seulement des indications d’associations de secours en France, mais aussi, sous forme d’encyclopédie de A à Z, quelques notions de base sur la solitude même.Au passage, l’auteur nous intro- duit à plusieurs personnages vivant une profonde solitude : tels cette fille de la campagne qui est venue à Paris pour y chercher du travail, mais souffre de n’y avoir pas pu trouver d’ami ; ce Maghrébin qui se sent étranger et dans la France actuelle et dans le pays de ses parents, dont il ne partage même plus la langue, ce Viet namien rescapé de la mer, qui semble ne trouver de la compréhension que chez d’autres « boat-people », cette adolescente qui, sans trop savoir pourquoi, sombre dans le rêve suicidaire.Si ces exemples ont un sens dans une ville impersonnelle et déshumanisante comme Paris, ils peuvent s’appliquer aussi bien à Montréal ou n'importe quelle autre agglomération québécoise.Tout y est, pour contribuer à la solitude : l’éclatement de la famille, l’aliénation suscitée par les moyens de communication, la tendance qu’ont les nouvelles technologies de fasciner et d’atomiser les individus, la poursuite de chacun de son propre épanouissement.Selon Six, le véritable défi contemporain est de savoir faire fructifier la solitude, à l’exemple de poètes comme Rilke, qui, dans Let- tres à un jeune poète, exaltait la solitude, y trouvant une richesse créative ; ou de contemplatifs comme Charles de Foucauld, qui retrouva Dieu dans la solitude du Sahara de Tamanrasset et des Touaregs.Il n’y a rien de surprenant à ce que Six avance la contemplation mystique, comme voie alternative pour les solitaires.Mais ce qui peut étonner dans ce livre est la tendance souvent agaçante de l’auteur de moraliser sur la condition humaine.Ainsi, le lecteur découvre que même le « walkman » est un exemple de l’épouvantable solitude de notre temps.Pour Six, celui qui se branche dessus, se coupe du monde extérieur, n’écoutant que ses propres fantasmes musicaux, enfermé dans son propre petit monde hermétique.Mais ce n’est pas si simple.Ne peut-on penser aussi que le walkman est une nette avance sur les tourne-disques criants des adolescents des années soixante, avec leurs rythmes envahissants de Cream, Deep Purple et Frank Zappa ?Loin d’être encore un signe de la solitude de notre temps, ne souligne-t-il pas l’avantage d’un plaisir non partagé ?plus.Dans le cri d’alarme sur la situation financière des universités qu’il lançait en janvier dernier, le Conseil des universités mentionnait, outre la nécessité de diversifier les sources de financement, celle de resserrer la gestion de nos universités.Selon ses calculs, les universités québécoises dépensent en frais d’administration $ 100 par étudiant de plus que leurs consoeurs ontariennes.Le Conseil, mettant timidement le doigt sur un autre bobo, invitait les profs « à une plus grande participation ».À l’U de M seulement, les exemples indiquant que le mode de gestion gagnerait à être révisé abondent.Par exemple, il a fallu que le déficit accumulé des Services alimentaires attteigne en 1984-85 les $ 900,000 pour que l’Université se décide à en confier la gestion à une entreprise privée.L'administration Lacoste a coupé dans l’achat de livres.dans le renouvellement de l’équipement spécialisé, dans l’entretien et la réparation sans jamais revoir son mode de gestion.De plus, si l’enseignement et la pédagogie occasionnent des coûts à l’Université, jamais elle n’a vraiment mis sur pied des mécanismes permettant d’évaluer l’enseignement, avant que les étudiants insistent fortement pour que ce soit fait.Dire que les étudiants sont privilégiés, c’est bien mal analyser les perspectives du marché du travail; c’est ne pas considérer leur endettement déjà considérable à la fin des études ; c’est ne pas tenir compte de la dévalorisation des diplômes.Messieurs Symons et Page, de l’Association des universités et collèges canadiens (AUCC), publiaient en 1984 « Où trouver l’équilibre ?», dernier volume du rapport d’une vaste étude sur la situation des universités canadiennes.Ils mentionnent la dévalorisation marchande des baccalauréats, surtout en arts et sciences et affirment qu’un emploi qu’on obtenait en 1960 avec un diplôme d’études secondaires ou collégiales, s’obtient maintenant avec un bac.De moins en moins, les finissants travaillent dans les secteurs traditionnellement reliés à leur champ d’étude ; parallèlement, de plus en plus, il y a sous-emploi des compétences.Ajoutons à cela l’ampleur du chômage, ainsi que l’importance, nouvelle aussi, du travail à temps partiel, à contrat, etc., et le tableau sera complet.Qui est irresponsable ?À l’Université de Montréal comme dans d’autres universités québécoises, les étudiants se sont penchés sur le problème de la formation.Ils ont créé les Centres de services aux collectivités (CESC), permettant aux étudiants de mettre en pratique leurs connaissances par des sortes de stages dans des groupes sociaux qui ont besoin de l’expertise univer- sitaire, sans y avoir directement accès.À l’Univeristé de Montréal, les étudiants participent, conjointement avec l’Université et de façon paritaire, à la gestion des Services aux étudiants (SAE).Leur apport a permis de redresser une situation financière déficitaire.Dernièrement, ils ont proposé à l’Université l’introduction d’un nouveau processus de gestion, plus moderne et qui tient compte des priorités.Ce processus devrait permettre aux SAE d’économiser des centaines de milliers de dollars.Les étudiants sont donc loin de prendre à la légère la situation de l’U de M.Pour faire face aux années qui viennent, l’Université devra relever deux défis importants : celui de sa gestion, celui aussi de la qualité des programmes qu’elle offre.C’est pourquoi les étudiants ont proposé à la direction de l’Université les mesures suivantes qui, selon eux, ne peuvent avoir que des effets bénéfiques.1.Que l’Université évalue véritablement tous les professeurs comme le recommande le rapport Lacroix, pour que la qualité de notre formation s'améliore.2.Que l’Université établisse une meilleure concertation avec son milieu en collaboration avec les étudiants ; qu’elle se rende plus utile à la société en évitant de dédoubler les ressources et les coûts.Ici, nous revenons à la concertation dont parle le Conseil des universités.Nous parlons aussi du « faire-faire », que l’Université aurait avantage à utiliser plus souvent.L’exemple des Services alimentaires est patent.Côté pédagogique, une meilleure concertation avec le milieu contribuerait à améliorer et à actualiser ses programmes.Nous croyons qu’une volonté véritable de concertation donnera à l’Université les ar- Sulte à la page 8 MEME LES BOURREAUX SAVENT URL A • — ¦ .- - , ¦¦ ¦ — i.V- ' ,*> 25'''4 25% 310 JÎO 24 24 17% 17%-10% Il 4 37 45 4 18% 19 4 39% 39% 26 26 40% 40% 25) 25) -94 94 26% 26%- 11 11% 4 5% 5% 5% 5%- 6% 6% 4 260 265 4 21% 21%-20% 20% 4 180 182 -27 27 16 16 4 10% 11 4 20% 20% 4 SS 60 )20 120 - 5 S > )35 )35 4 8% 6%- 6 6 20% 20% 26% 27 4 39% 40 4 24% 24% 26 26 - 5% 5% -1% 8%-24% 24% > 33 33 4 13% 13%-36% 36% 136 141 4 25 25 27% 27%-15% 15% 22% 22% 4 54% 54% 29% 29% 4 151 1S1 18 18% 12% 12% 36% 36% Ventet Hevt ki Ferm.Ch.CFCF t 1650 $21% 21'/% 21'% 4 CIL 64800 $32 31% 32 4 % CME Res 0 4600 49 46 48 4 2 CSA A t SOO $6'/8 6% 6% 4 '/t Cobleshor 3910 $35% 35 35'% 4 % Cobre 1500 290 290 290 4 5 Cod Frv 25867 $19 19 19 4 % Cod Frv A 3350 $9% 9% 9% Cad Frv 2 1050 $11 10% 10%—'/% Cad Frv w 6400 $13% 13% 13'% 4 % Calgory 1 p 400 $26% 26% 26% - % Combndg 2600 $24 23% 23% - Ve Comb 1 4100 $30% X% XVe - % Cmbridg w 4500 $8 7% 7% Camco inc 25500 $23% 23% 23'-^ 4 '/e Camndx 0 2600 109 108 109 — 1 Comp RL 8346 $20% 20% 20% 4 '/% Comp Res 8247 122 120 120 Camp R w 8490 13 12 13 4 1 Comp Soup 242 $30'/?X% X% Compeou f 7250 $27% 27% 27% 4 % Cmp B 250 $24% 24% 24% 4 % CCem ex p 25697 $15% 15% 15'/?— % CDC f 574 $8 8 8 - % CDC I R see below CDC pr B z33 $98'/?98% 98% CDC 1980 14300 $16% 16% 16% 4 % CDC 1983 1600 $26% 25% 25% Can Molt 11300 $19% 19 19 C Nor West 6073 $17 16'/4 17 4 V4 CNor Wst B 6125 $24% 24% 24% — % CNor Wst w 7888 170 155 155 -20 C Pockrs 6460 $43'/'4 42% 43'/4 4 % 1000 470 450 450 4 25 300 $54% 54% 54% 4 % z50 $21% 21% 21% 200 $23’-?23% 23% - Va 1200 50 50 50 -9 550 $31'/4 31% 31% 4 % ¦ 455 455 455 + S , Est Bokne 1072 Eoton T A 200 Echo Boy 8300 Echo 1987 w 1357 Echo 1988 w 200 Echo 1989 w 340 Ego Res 0 2586 EIcthom X 225 EIcthm Y f 5500 Emco 3080 Empire A 121200 Energy R 0 2000 Enertec 8510 I Epitek 6500 I Equity Svr 4200 Equity P 300 I Evrgrn 101875 Exotl 0 500 FCA mtl 9670 ' Flbrdg 182815 FIcnbrdg w 2400 Fordy Res 234 Fothm Oen 1000 Fed Ind A 66660 Fed Ind II 2106 Fed Pion 200 Fin Truco 5035 F Trsco Ip 2600 FTrsco B w 500 Finning B f 11000 Firan 2000 FCtgrv A 0 z90 : F City Fin 18945 F Ctv Tr B 1000 ' F Cty Tr C 700 ' F Cty Tr O 400 I F Morth A f 400 , F Morthn B 1800 ! 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Aberford ACSI Agnico E Atguebelle Alto enEfb Alcon Alu Alcan Wt Algomo St Aligro Alum 2.3)2 AMCA in) AMCA8.84 Am.bor fACCI Amer.r Amuse fAndres A Artopex Asomero Asomro.W Asomero 8 Asomero.7 lAstral A lAstrol B tAtco I Atco.wt 6 Corp.A B.Corp.lR BCEO BCE09S BCE BCE I.80P BCE 2.70P B C Forst BC Phone Book NS Boue Cont Boue Mtl BMO 2 85 BAAO S2.5Q BMO Wts Bo Eporg BoEp 2.63 Boue Not Bq Nat $8 Bq Not 54 Bq Royale Bq Ry Wt BqRy 1.45 BqRy 1.88 BqRy 2.75 Belkin.A Belmorol Beim.w Berkley .PT Biltnte Biltrite.Wt Biotech IBomb A tBomb B Bow Val BOWVI2.0S Bow V RS Bow.R.2.12 Broscode Brascan A Brnco.1 Bruncor Brnswk C D Vtntei Hwt Ig» tenn.(K 800 10000 700 S7S0 1200 57827 15600 300 6140 300 3572 1000 16600 3150 278950 14900 5000 5900 2250 500 500 200 250 350 300 3700 2915 8000 29832 350 154201 600 6530 79500 14900 67194 1000 87890 400 620 8120 2707 700 123890 800 800 17793 4625 5450 270 965 2800 2900 8000 1600 11230 3800 48750 3801 5080 700 1700 3300 900 300 19100 13000 1370 44000 S5W SVi 5^ $20>/« 20 23S 230 Sl29k 129k U5'/7 43V2 $10% 9% $15 15 $22 21% $26% 26% $18 ' 17% $25% 25% $13% )3V4 $15% 15'/4 450 400 280 275 $2i'/4 2S'/4 $9% 9% $9V5 9'/2 160 160 $24% 24% $)2V4 :12»/4 $13% 13% $13% 13% $8V4 8% 1)4 105 $30% 30V3 $11% 1l'/4 495 465 $9'/4 9V4 $39% 39% $26 26 $40% 40% $13% 13% $28 27% $15% 14% $10 9% $33% 33 $36 36 $26% 26% $5% 5% $29'/4 29 $28 26 $26% 28V4 $24% 24% $26% 26% $32 31% 280 270 $18% 18V4 $26% 26% $32V4 32% $19 19 260 255 100 97 450 435 $11'/4 10% 185 175 $5% 5% $21% 21>/4 $20% 20% $11 lOVi $20% 20% 165 125 $6% 6 $40 40 $24% 24% 39 33 $18% 18 $12% 12% 5% 5% 20% 2X 12% - 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% 25% 4 % 12% 4 % 19 4) 32% 4 1% 19 4 % 9% 13% 24 7%- % X% 4 % 123 X 27% - % 6 -% 8 98% -1 16% 4 % 18% 395 415 25% - % 28 4 2% 49S 4 70 7%- % 18% 4 % 23 4 % 15% - % 19% 4 % 27% 410 15% 495 415 18% 4 % 320 4)0 4X 14% 12% 18 4 % »%- % 21% 4 % 13% 4 % 9% 4 % 14% —1% 10% 4 % 15% - % 21% - % 14% - % 8 - % 13% - % 6% 4 % 12% 4 % Kaufel Lobait Lacano LaforgeCo Laidlow A fLaidIw B LamSo Lour.Mult LvItec.Wt tLoVrdv O Loblaw LobI 2.40 Logistec.A Loh‘s Lonvest S8050 9350 3N 1N 44N 159275 X46 4N 16N 60N 1591 3N 9N 17850 6N $15% 14% $46% 46% $7% 7% $15 15 $X% 19% $»% 19% $5% 5% $26% 26% 140 IX 295 265 $13% 13% $31% 31% $9% 9% 235 211 $27% 27% 15% 4 % 46% 4 % 7%- % 15 - % 19% 4 % X% 4 % S%- % 26% - % 140 >5 295 435 13% - % 31% - % 9%- % 224 -7 27% 4 % Contrats à terme sur le bois de sciage de TEst —SM$on— Higtt Bettle Low Price Chg.JMBER(MEM)—140,M« bd.rt.;USS—i.ooobd.rt.7.68 7.68 JY 239.50 —2.M 8.50 E50 SP 235.40 —1.80 14.13 14.13 NV 231.50 —1.60 2.55 2.55 JA 234.10 —1.40 28.63 28.63 MR 235.00 —1.00 15.50 1S.X MY 235.10 -l.X Totol open interest: Monireol -Season-High Low OOLD(MEM)~1M trov 1.60 1.60 JN JY 19.00 19.00 AG 14.75 14.75 OC OC Totol opon Intorott: .O High cosh Sente Low Price sente.343.50 Chg.Open Int.Open int.VMin Mmi Im hm.Ol LnvstW 11X $7% 7% 7% 4 % Louvem 199N IN 105 105 Louvem.pr 550 215 2» 215 415 LouvmWtl Z4N II 11 11 4 3 LouvmWt3 z24S X 2S X M N Vtfltet Howl !• Farm.Cn.Cmp Inv 9632 365 3X 365 4-S Comterm 394/b 189 1/2 166 +11 Comt.Wt XX N N N +9 C Both A 122N $24% 24 24% + % C Distb A 11N X 7% 8 + % fCOistb S 20N $7% 7% 7%-l% Cons Gas 3ÜN $27 27 27 CPCI.A I37X $6% 5% 6% CPCI.B 33N $6 5% S%- % Corby A IN $21% 21% 21% + % fCor.Mork IN $7% 7% 7% ClOesi pr 7X0 $11% 11% Il'A + % fCrownx.A 5N $T9Vi 29% 29% + % Crwn.Pr.l IN $X46 X% X% + % Datagram 19N 2N 2X 2N +M Dotmrk nex $6 5% 6 Oovis Oist 7N $5% 5% 5% Denison.A INO $/% /% 7% - fOenisonB XO $6% 6% 6% Denism9.75 7N $21% 21% 21%+ 'A Den9.X I8N $M% M'/4 M'/4 - % Den.Wt zIN 82 8?82 -1 Densn.Wb zIN 32 32 32 -8 Disnot 37X 345 335 345 +10 Dofosco 602N $X% 30% X% + % Ofs 2125 $38% X% X%+ 'A Dofor A 96X $14% 14'A )4'A Oofor pro 6N $25% 25% 25% + % Domco Lie 56X $14% 14% 14% + % Dome Cdo 6X0 435 4M 4M +5 Dome Mns 79X X% 8% 6% Dome Pet SXN IX 142 157 +23 Dome wt 20ÜN 9 +2 Oomtex 11802 $23'% 22% 22% - % Domtor M104 $32% 31'/4 32% 41% Donohue i7ax $26 25% 26 + % Donohue 0 zIN $19% 19% 19% +14 /% - % WrIdEo ION $10% 10% 10% + % Wrid wt.A 103N IX 116 IM -4 Wrid wt.B 7N 715 235 235 -2 Xerox wt ION $5% 5% 5% +17 Junior Mines Oiti Abcourt HON 62 X 67 + 2 AbCOrt.p.A 6X 425 4N 425 + 25 Abermin 8N 136 136 136 —4 Augmitto 141X 98 95 N + 3 Aunore 74N 65 65 85 + 10 Aur Res 3N 2X 2X 2X Borexor 60N 70 65 66 + 1 Borexor.'w 30N 12 12 12 + 2 Botemon 260N 24% 27 22 + 1 Brsnor 25M X 3?32 + 1% Bruneou 42N 59 57 59 ?2 Cache Ex ION 135 135 135 -5 Cogesco TON 85 83 83 -2 Conlogos zX 4X 4X 4X -IN D'Or Vol m 225 215 225 + 21 Dumogmi XT?15% 5% 5% + % DumWt 52N 5% -3 Elder.Cl.A 60N 66 X X + 5 ForbWt 100N 2 GoIntG 16)4 75 72 75 + 10 GIn.Group 60N 172 IX 170 -5 GIn.gW 934N 35 X 35 6 Knight ION $10% 10% 10% - % GIdn pond 379?X X X -2 Gold Tigr 116M 44 X 41 -3 Goldex ltd I35N IN IN 180 Gordex 45N IN IN IN Imco )40N X X X JAG Mine DON X X 31 + 1 Kew Gold 40N X 42 47 + 2 Loduboro ION X X X -1 LoPouse ION 35 35 35 + 3 LPouW 24ÛN 1 AAocomic 175N 23 17 23 + 4 MOSSVQl lOXN 13 10 + 2 Mazorin xoii 39% 39% 39% Moufort 40N 65 65 65 Mnro Res Z266 n 11 1) —3 Mid Conod 30N 19 19 19 ?1% NA RoreM 65N 34 X »% -1% Novomin 4I9T5 275 2X ?X -10 Oosis Res 120N 70 65 70 + 9 Onyx Res 4834 X 44 X + 2 OrmIcoEx 3SN 70 M M -1 PerronGId 68N 3X 345 Queenstn Z67 N N N -10 Rdsn.W 36N ?% 2% 7% -2% Seobril.W 3SN 225 2M 725 Stobeil Rs 35N X X X -2 StondordG 1568 44 4) 44 + 3 Tandem 8X0 2N 2N TN ?5 volmont ION X X X + 2 Vlor ION IN IN IN Wrightbr 4SN 127 124 174 -1 Yorbeou 465N 79 75 78 -^1 INTERNATIONAL DIVISION US$ French componk 1 1N6 Stock •M Aik High Low Lv.Eou 210 2M )X 139 Otliors pLotna 2N $39% 39% X% ?Traded In US Funds Ford 2N IM% N% M% +7 G Mot 3N $79% 79% 79% +2% IBM SN $150% 150% 150%+7 BENEFICES American Eagle Petroleums Ltd, trimestre clos 31 mars: 1986, $279,000; 1985, $659,000.TAUX D’INTERET Tableau comparaW daa TAUX HYPOTHÉCAIRES at da PRÊTS PERSONNELS UnHamllM Duplex/Triplex MuttUegemenl Sami-cominerclel et commercial PrMs poreoimels fnaUlutlons HnancMraé 1 an aans Sane Sane lan Sana Sana Sana lan Sana Sana Sana Banquée Commerce 9^4 lO’A 10% 10% n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/O 11% Épargne 914 10'/4 10% 10% m 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 11% Montréal 914 10’/4 10% 10% — 10% 10% — — 12 Nationale 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 10% 10% 11 11% 12% Nouvelte-Écosse 914 10% 10% 10% — — — — — 11% Rovale 914 10% 10% 10% — — — — — — — — 11 Toronto-Dominion 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 12 Commer.italienne 914 10% 10% 10% — — — 4— 10% 11% 11% 11% 13 Caisses Étab.10 10% 10% 10% 10% 10% 11 11% 11 11% 11% 11% 12 Caisses ooo.Mti.* 914 10 10% — 10 10% 10% — n/d n/d n/d n/d 12 Caisses dod.Qbc.* 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 10 10% n/d n/d 11% Soc.Entraide éco.10 10% 10% iiy4 10% 10% 11 11% — — — — 11% Fhfcicies Canada Trust 914 10% 10% 10% 10 10% 10% 10% 10 10% 10% 10% 12 Crédit-Foncier 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 10 10% 10% 10% — Fiduciaires 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% Fiducie Guardian 10 10% 10% 11 10 10% 10% 11 n/d n/d n/d n/d Fiducie Québec 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% First Citv 9y4 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% — Guaranty Trust 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% — — Montréal Trust 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% — Morauard Trust 4—.— — 9% — 10% 10% 9% — 10% 10% — Prêt et Revenu 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% n/d n/d n/d n/d Soc.Nat.Fiducie 914 10% 10% 10% 9% 10% 10% 10% n/d n/d n/d n/d — Trust Financial .—, — — — — — — 10% — 11 11 Trust Général 914 10% 10% 10% 10 10% 10% 10% 10 lO'A 10% 10% — Trust Morgan n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d — .Trust National 914 10% 10% 10% 10 10% 10% 10% 10 10% 10% 10% 10% Trust Royal 9y4 10% 10% 10% §&— 10% 10% 10% 9y4 10% 10% 10% CompIMIon Fiducie du Québec — 27 mai 1986 Taux su|ete à changamenls sens préavis * Taux recommandés par les Fédérations des c i populaires Desjardins de Montréal, de l’Ouest-du-Québec et de Québec.Tableau comparatif des taux d’intérôta sur les DÉPÔTS GARANTIS Court terme Long terme Institutions llnandères Dépét min.{$) A demande 301591rs 60 - 891rs 90-119irs 120-1791» 180-3041» Dépôt min.(S) 1 an annuel 2 ans snmisi 3sns annusl 4ans aniHtsI Sans annusl Banques Banco central Can.s.ooo 7% 7% 7% 7% 7% 5.000 8 • Commerce 5.000 6% 6y4 6% 6% 6% 1.000 8% 8% 9 9% 9% Commer, italienne 5.000 7% 7% 7% 7% 7% 1.000 7% 7% 7V, 8 8 Continentale 5.000 7 7 7 7 7 1.000 avi 8y4 9 9 9% Éoargne 3.000 6y4 6y4 6% 6% 6% 1.000 8% 8% 9 9 9% Montréal 6.000 6% 6% 6% 6y4 6y4 1.000 8% 8% 9 9 9 Nationale 5,000 e’A 6% 6y4 6% 7 1.000 8% 8% 9 9% 9% Nouvelle-Écosse 5.000 6y4 6y4 6% 6% 7 1.000 8% 8% 9 9 9 Royale 5.000 6% 6% 6% 6% 7 1.000 8% 8% 9 9 9 Toronto-Dom.5.000 6% 6y4 6% 6% 7 1,000 8% 8y4 9 9% 9% Caisses Étab.1.000 7% 7à 7% 7% 8 1.000 8% 9 9 9% 9% Caisses OOP.Mtt.* 5.000 6y4 6% 6% 6% 7 1.000 8% 8% 9 Caisses Pop.Qbc.* 3.000 6% 7 7% 7% 7% 1.000 8% 8% 9 9 9 Soc.Entraide éco.5.000 7% 7% 7% .— 7% 500 8% 8y4 9 9% 9% Fiducies Canada Trust 5.000 6% 6»% 7 7 7 1.000 8% 8y4 9 9 9% Crédit-Foncier 5.000 7% 7% 7% 7% 7% 500 8y4 9 9% 9% 9% Fiduciaires 5.000 7% Vh 7% 7% 7% 500 8% 9 9% 9% 9% Fiducie Guardian 5.000 7y4 7% 7% 8% 8% 1,000 ' 8% 9 9% 9% 9% Fiducie Québec 5.000 7 7% 7% 7% 7% 1.000 8% 9 9% 9% 9% First City Trust 5,000 7% 8 B 8 8 500 8y4 9 9% 9% 9% Guaranty Trust 5.000 6% 6% 7 7 7 1.000 8% 8% 9 9 9% Montréal Trust 5.000 7 7 7% 7% 7% 1.000 8% 8% 9% 9 9% Morauard Trust 10.000 7% 7% 7% 7% 7% 1.000 8% 8% 9 9% 9% Prêt et Revenu 5.000 7% 7% 7% 7à 7% 500 8% 9 9% 9% 9% Soc.Nat.Fid.2.000 7% 7% 7% 7% 8 500 8y4 9 9% 9% 9% Trust Financial 5.000 .7% 8 8 8 ' 8 500 8% 9 9% 9% 9% Trust Général 5.000 7 7 7% 7% 7% 1.000 8% 9 9% 9% 9% Trust Morgan 5.000 6% 6% 7% 7% 7% 500 8% 8H 8% 8% 9%' Trust National 5.000 6% 7 7 7 7 500 8% 8% 9 9 9% Trust Rcval 5.000 7 7 7% 7% m 1.000 8% 8% 9 9 aiâ Compllgtlon Fiducie du Québec —27 mat 1986 * Taux recommandés par les Fédérations des caisses populaires De^ardlns de Montréal, de l'Ouest-du-Québec, et de Québec.Taux sujets é changements sans préavis OPTIONS n Dern.en Option Mois Prix Offre Dem.Trans, cir.AB Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Alcan Alcon Alcon Alcon Alcan Alcan Alcon Alcan Alcan Alcon Alcon Alcon Alcan Alcon Alcon Alcon Alcon Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Asamo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Bc Forest Bc Forest Bc Forest Bc Fornt Bc Forest Bc Forest Bc Forest 8c Forest Bc Forest Bc Forest Fb X 3X FbX P 175 Fb 22% 220 Fb 22%P 310 Ag 17% $3'/4 Ag 17%P 25 Ag X 185 AgM P 110 Ag22% IN Ag 22VjP 255 Ag 25 25 Ag 25 P 490 Ag 27% 5 Ag 27%P $7V4 Nv 20 255 Nv » P 150 Nv 22% 170 Nv 22%P 290 Nv 25 N Nv25 P $4% Fb 37% $9% Fb40 P 95 Fb 42% $6% Fb 42%P 160 Fb45 P $2% Ag 32% $13'/$ Ag 32%P 5 Ag 35 $10% Ag 35 P 10 Ag 37%P M Ag 47%P $2% Ag 50 P 460 Nv 40 P 70 Nv 42%P IX Nv 47%P $3'/4 Nv X 170 Nv 50 P 490 Jn 10 265 Jn 10 P 10 Jn 12% 56 Jn 15 5 Jn 15 P $2'/4 Jn 17% 1 Jn 17%P $4% Jn 76 1 Jn M P $7'.4 SP 10 $3 $P 10 P X SP 12% IX SP 15 45 Sp 15 P $2% Sp 17% 10 Sp 17%P $5 Sp 76 1 SP M P $7'/6 De 10 3X De 10 P X De 12% 170 De 12%P 90 De )S 75 De 15 P 270 JO 8 195 JO 8 P 40 JO 9 IX JO 9 P 75 JO 10 P IM Jy 8 ISO JV 8 P 5 Jy 9 75 Jy 9 P X Jy 18 P N Jy 12% 1 Jy 12%P $3 Jv 15 1 Jv 15 P $5' Oc 8 170 Oc 8 P M 115 P 60 70 355 $2 245 335 $3% $7 20 50 210 235 32 135 110 10 125 155 65 280 210 X 50 125 66 $5'/4 315 2 X 135 10 $7% 2N 175 195 190 11 315 270 10 105 125 22 $4% $4% M $10 $6% 215 110 $6% 455 66 175 265 45 $2% $13% $11 34 20 25 20 $1)'^ $9 246 M 40 258 X 35 424 $3 $5 40 485 $7% 85 $2 109 145 $3
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