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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Références

Le devoir, 1986-05-31, Collections de BAnQ.

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L’INFORMATIQUE PAR LA PRATIQUE Vol.LXXVII No 125 ?Possibilité d'averses.Max : 22.(détail page 6) Montréal, samedi 31 mai 1986 CIAMM 1 Cours intensifs sun lotus, D tou, Symphony 679-0671 Mém> ia«u«a Wordperfect, Multimate, att.4 CAHIERS — $1.00 QUÉBEC, CAPITALE DU THÉÂTRE Depuis hier, dans la Vieille Capitale, le théâtre est roi.De Stockholm (Ingmar Bergman) à Varsovie (Jo-zef Szajna), de Séville (Salvador Tavora) à Toronto (Linda Griffiths), de Bruxelles (V Epigonentheater) à Johannesburg (la Market Theatre Company), et de Saint John’s (le Codco) à Chicoutimi (le Laboratoire gestuel, notre photo), trente spectacles forment la seconde édition de la Quinzaine internationale de théâtre de Québec.Robert Lévesque présente l’événement.Page C-l CULTURE ¦¦¦=— DENYS ARCAND LA MARIONNETTE À MONTRÉAL AWthV; tV.VAM) Il n’est pas, comme à l’habitude en juin, aux internationaux de Roland-Garros, mais il n’en joue pas moins au tennis pour se remettre des émotions du succès de son dernier film, Le déclin de l'empire américain.Denys Ar-cand confie à Nathalie Petrowski ses impressions de Cannes, où il a triomphé à la Quinzaine des réalisateurs, et ses projets.Page C-l /V/V/Y arur Les Festivals sont si nombreux qu’ils doivent se chevaucher (le mime se termine, la marionnette arrive) ou se (aire concurrence (la Quinzaine à Québec, la marionnette à Montréal, aux mêmes dates).À l’UQAM, demain, débute le Festival international de la marionnette de Montréal.On y verra des troupes venant de l’Inde (notre photo), de Hollande, de Yougoslavie, d’Allemagne, etc.Jusqu’au 7 juin, Montréal est le rendez-vous des manipulateurs.Paul Lefebvre présente l’événement.Page C-5 L’IMPOSITION DE TARIFS SUR L’IMPORTATION AUX É.-U.DE BARDEAUX DE CÈDRE Clark prévient Shultz que le Canada envisage des représailles économiques INTERNATIONAL «DES SIGNES DE LA MORT» Dans sa dernière encyclique, le pape Jean-Paul Il évoque des « signes de la mort » comme la course aux armements, la famine, le terrorisme et la guerre.L'encyclique Dominum et Vivificantem (Le Seigneur, donneur de vie) est la cinquième de Jean-Paul II.Page A-4 HALIFAX (PC) - Le secrétaire d’État américain George Shultz a été prévenu, vendredi, que le Canada envisageait des mesures de nature économique en guise de représailles contre l’imposition de tarifs sur les bardeaux et planchettes de cèdre, tarifs qui menacent les emplois de milliers de Canadiens.C’est ce qu'a fait savoir hier le secrétaire d’État canadien aux Affaires extérieures M.Joe Clark.« Pour éviter qu’il ne soit pris par surprise, je lui ai indiqué que le Canada envisage actuellement une série de répliques économiques possibles », a déclaré M.Clark aux journalistes qui l’attendaient à sa sortie d’un entretien privé d’une heure avec M.Shultz.M.Clark, qui a rencontré son homologue américain à l’issue de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, a déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce que M.Shultz revienne sur la décision d’imposer des droits tarifaires.Mais il a ajouté que les Américains réalisaient néanmoins que cette mesure, qui a été le principal sujet débattu lors de la période des questions a la Chambre des communes, a endommagé les relations canado-américaines.« Je crois que les Etats-Unis comprennent le message au sujet de l’inquiétude et de la susceptibilité canadiennes », a fait valoir M.Clark, qui s’est refusé à préciser quelles étaient exactement les mesures de rétorsion envisagées.« Mais il est clair qu’ils ne veulent pas que ce genre de choses se reproduise.» Auparavant, M.Shultz avait dit, au cours d’une conférence de presse convoquée avant son entretien avec M.Clark, qu’il ne croyait pas que les tarifs de 35 % sur l’importation de produits de cèdre canadiens aux États-Unis compromettent les négociations récemment entamées sur le libre-échange entre les deux pays.Personne ne s’attend à ce que la conclusion d’un accord de libéralisation du commerce soit facile, a-t-il commenté.« Le chemin à parcourir pour y arriver est jonché d’obstacles.En voilà un.» M.Shultz a déclaré que les États-Unis avaient l’intention de conclure une entente commerciale avec le Canada, mais que dans l’intervalle, le gouvernement ameri-Voir page A-10: Clark ¦ L’ÉCHANGE D 'INTENTIONS L'éditorial de Paul-André Comeau en page A-8 Le ministre John Ciaccia Photo Jacques Grenier JOHN CIACCIA AU DEVOIR Électricité : les perspectives de vente à New York s’améliorent JEAN CHARTIER L’usine nucléaire de Shoreham à Long Island ne sera jamais utilisée, c’est plutôt l’énergie de la Baie James qui alimentera New York en électricité, prétend le ministre de l’Énergie et des Ressources, M.John Ciaccia.Celui-ci dégage cette conclusion, à la suite de sa comparution devant le comité conjoint sur l’Énergie du Sénat et de la Chambre des représentants de l’État de New York, mercredi et jeudi à Albany.Les présidents des compagnies d’électricité new yorkaises ont aussi comparu tout juste avant le ministre québécois.M.Ciaccia a déclaré, lors d’une entrevue exclusive au DEVOIR, que les responsables des compagnies d’énergie de l’État de New York sont présentement fort divisés quant à la possibilité de ne jamais utiliser l’électricité de la centrale nucléaire de $ 4 milliards construite sur Hle même de Long Island, territoire qui n’est pas dotée d’un plan d’évacuation en cas d’urgence.En outre, dit-il, le président de l’Association des compagnies d’énergie a indiqué clairement que le dernier choix des compagnies d’électricité est maintenant de construire de nouvelles centrales nucléaires ou au charbon pour pourvoir à l’alimentation future en électricité de la ville de New York.Or, celle-ci dispose déjà de quantités insuffisantes d’électricité pour éviter tout brown out, ou affaibüssement de courant comme il en est déjà survenu Tan dernier.Les besoins actuels d’électricité de l’État sont de 32,000 mégawatts, dit le ministre et la ville se doit de disposer d’une marge de manoeuvre de 5,000 mégawatts.Or, elle ne dispose présentement que d’une marge de manoeuvre de 4,000 mégawatts.La centrale de Shoreham a une capacité de 1,100 mégawatts mais on ne l’utilise pas présentement.Qui plus est, l’État de New York s’en tient à prévoir une augmentation d’électricité de 1.4 % par année d’ici à Tan 2,000.Toutefois, en 1985, la demande en électricité a en réalité augmenté de 2.2 % à Long Island.Officiellement, l’État de New York ne requiert pas de nouveaux contrats d’électricité dès maintenant mais dans les faits, il doit agir sous peu.C’est tout simplement une position de négociation que se garde l’État, dit le ministre, en ne faisant état d’aucune urgence.M.Ciaccia ajoute que c’est la question d’équivalence du coût de remplacement d’une nouvelle usine nucléaire ou au charbon qu’il s’agit maintenant de préciser, à la lumière d’une négociation entre Hydro-Québec et les compagnies d’électricité de New York.Voir page A-10: Ciaccia ECONOMIE QUEBECAIR À VENDRE Un consortium regroupant plus de 80 % des employés de Quebecair a déposé hier une offre d'achat au gouvernement du Québec concurremment à celle de Nordair Métro, filiale des Lignes aériennes Canadien Pacifique.Air Canada pourrait s'associer aux employés de Quebecair pour prendre une participation de Tordre de 30 % des actions de la compagnie.Page B-1 PASSEPORT POUR AMATEURS DE SPORTS SEULEMENT Les amateurs de sports seront choyés cette semaine.Notre cahier regorge, en effet, de destinations qui vous permettront de pratiquer vos sports favoris comme jamais vous ne l’avez fait auparavant.Nos collaborateurs vous présentent une pléiade d’idées et de moyens pour faire de ce premier voyage de sport un événement dont vous vous souviendrez longtemps.silencWU* CEUX QUI parlent pointu sont crevants.Il y a des individus qui n 'entendent qu après avoir été bien assourdis.¦ Ce n est pas d'aujourd'hui que demain est hier.m Nous ne sommes vraiment attentifs qu 'à ce qui nous distrait.— ALBERT BRIE WÊÊÊÊmamÊÊmmÊtmmÊimmÊÊiÊmÊmËÊÊÊÊÊiiÊÊÊËKmÊÊÊmiÊÊmmm Photo CP DESMOND TUTU : L’ENNEMI JURE DE L’APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD DE PASSAGE AU CANADA « Renverser ce Tutu réclame des pouvoir injuste » PAULE DES RIVIÈRES Pendant que nous nous préoccupons de l’épaisseur du chrome sur les robinets de nos lavabos, en Afrique du Sud, « aller aux toilettes fait partie du débat sur l’évolution politique ».« Des choses tenues pour normales dans le monde entier sont en effet présentées comme une évolution politique.Quand un Noir entre dans des toilettes-pour-Blancs c’est qu’il y a évolution », écrivait récemment Mme Winnie Mandela.Mme Mandela et Mgr Desmond Tutu incarnent le refus de l'apartheid, que continue de défendre le gouvernement blanc de Pretoria.Mgr Tutu sera à Montréal lundi, ques jours, le prix Nobel de la pour sensibiliser cette partie de l’Amérique du Nord à la nécessité de « renverser ce pouvoir injuste » et prier les Canadiens d’adopter des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.L’évêque anglican de Johannesburg a énormément circulé au cours des dernières années, pour rallier le monde à sa cause.Depuis quel- paix songe à appuyer le recours à la violence, tellement il est pessimiste.Au Québec, l’intérêt pour (ou plutôt contre) l’apartheid est récent et il n’est pas général.« On avance mais on vient de loin », résume M.Pierre Beaudet, porte-parole du Centre d’information et Voir page A-10: Pouvoir « je suis ici.pour faire appel aux gens qui ont une conscience afin qu’ils nous aident, » a déclaré i’archevêque Tutu hier après-midi devant la législature ontarienne à Toronto.pressions accrues TORONTO (PC) — Le lauréat du prix Nobel de la paix Desmond Tutu a lancé un appel passionné à la communauté internationale, vendredi, pour qu’elle fasse pression sur l’Afrique du Sud afin de démanteler le système haineux et monstrueux de l’apartheid.Dans un discours chargé d’émotion prononcé au cours d’une séance spéciale de la Législature ontarienne, l’archevêque-élu anglican a exhorté tous les pays à exercer une pression économique et politique sur le gouvernement sud-africain afin de pousser ce dernier à mettre fin de façon pacifique au système de ségrégation raciale déshumanisant tant pour les Blancs que pour les Noirs.« Je suis ici pour faire appel aux gens qui ont une conscience afin qu’ils nous aident », a-t-il déclaré devant plus de 300 dignitaires et hommes politiques provinciaux venus spécialement pour l’entendre.« S’il vous plaît, aidez-nous.Notre pays est en train de brûler, nos enfants en train de mourir.» Mgr Tutu, qui deviendra archevêque d’Afri- Volr page A-10: Tutu ÿm &a5> & HP Imp mmm BOREAL A-10 ¦ Le Devoir, samedi 31 mai 1986 Un comité de l’OTAN étudiera des mesures pour le contrôle des armes conventionnelles HALIFAX (PC) — Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN ont conclu leur conférence de deux jours, vendredi à Halifax, en décidant de former un groupe de travail spécial chargé d’étudier des mesures « audacieuses et nouvelles » pour le contrôle des armes conventionnelles.La déclaration publiée à l’issue de la rencontre précise que ce groupe de haut niveau remettra son rapport au mois d’octobre, à temps pour la prochaine réunion du Conseil de l’OTAN en décembre.L’Alliance atlantique tenterait ainsi d’éprouver la volonté souvent énoncée du leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev de négocier des réductions radicales des armes conventionnelles à travers toute l’Europe.Le secrétaire-général de l’OTAN, Lord Carrington, a fait savoir dans un communiqué distinct que les ministres sont convenus de coopérer dans la lutte contre le terrorisme.Mais il n’a pas fourni d’autre précision.Fait à signaler, nulle part, dans la déclaration finale publiée hier, ne fait-on directement mention de la récente menace des États-Unis de cesser de respecter le traité SALT-II sur la limitation des armes stratégi- 31 mai par la PC et l’AP 1985: tornades sur le centre de l’Ontario; trois trombes frappent Barrie, Grand Valley, Orangeville et Tottenham; 12 morts, mille immeubles détruits ou endommagés.- Décès de l’alpiniste Gaston Re-buffat à 64 ans.1984: une bombe explose au quartier général du chef rebelle nicaraguayen Eden Pastora: cinq morts et 28 blessés dont le Commandant Zéro.1983: à l’unanimité, le Conseil de Sécurité de l’ONU condamne la poursuite de l’occupation illégale du Sud-Ouest Africain et réclame l’indépendance du territoire connu sous le nom de Namibie.1982: le président Reagan annonce la décision des Etats-Unis et de l’Union soviétique d’engager des négociations en vue d’une limitation des armes nucléaires stratégiques.1981: première victoire de Gilles Villeneuve au volant d’une Ferrari turbo.- Vandalisme à Halifax au cours d’une grève des policiers.1976: l’Indonésie achève l’occupation de la partie orientale de Timor.- Envoi de troupes syriennes au Liban.1974: la société Bombardier obtient de la Communauté urbaine de MontréAl le contrat de fabrication de 423 wagons de métro au coût de plus de 117 millions de dollars.1973: le Sénat américain suspend tous les crédits finançant les opérations de bombardement au Cambodge.1970: un tremblement de terre fait plus de 66 mille morts, 200 mille blesses et 20 mille disparus au Pérou.1970: cinq bombes posées par des militants du Front de libération du Québec explosent à Westmount: trois personnes sont légèrement blessées.1968: première greffe cardiaque au Canada; elle est effectuée à Montréal par une équipe dirigée par le docteur Pierre Grondin; le patient, Albert Murphy, mourra le lendemain.1966: la justice congolaise condamne à mort l'ancien premier ministre Evariste Kimba et trois autres personnalités accusés d’avoir voulu renverser le président Joseph Mobutu.1962: l’ex-colonel S-S Adolf Eich-mann, accusé de crimes de guerre, est pendu après le rejet de son recours en grâce par la justice israélienne.1961: l’Afrique du Sud devient république indépendante en dehors du cadre du Commonwealth.- Le défenseur Doug Harvey passe aux Rangers de New York et devient l'entraîneur de l’équipe.1958: formation d’un gouvernement de Gaulle en F'rance.1953: la ville de Shédiac, au Nouveau-Brunswick, organise un service de police municipal.1947: les communistes sont exclus du gouvernement italien.1942: des résistants blessent mortellement le gouverneur allemand de la Tchécoslovaquie occupée, Reinhard Heydrich.1937: une flotte allemande bombarde la ville espagnole d’Alméria en représailles d’une attaque de l’aviation républicaine contre le cuirassé Deutschland.1924: la Chine reconnaît l’Union soviétique.1916: bataille navale anglo-allemande du Jutland.1910: création de l’Union sud-africaine.1908: mort à 68 ans à Montréal du poète Louis Fréchette.1902: la Paix de Vereeniging met fin à la guerre des Boers qui a fait 5,774 tués en operation et 16 mille morts de maladie du côté britannique, et 40 mille tués chez les Boers.1889: inondations à Johnston, en Pennsylvanie: plus de deux mille morts.1850: le suffrage universel est supprimé en France.1795: en France, réouverture des églises et suppression du tribunal révolutionnaire.1793: début de la Terreur en France.Ils sont nés un 31 mai: le poète américain Walt Whitman (1819); le prince Rainier de Monaco (63 ans); l’actrice Brooke Shields (21 ans);l’acteur et ancien quart-arrière Joe Namath (43 ans);l’ac-teùr et maire de Carmel Clint Eastwood (56 ans) ques (missiles à longue portée) à cause de présumées violations du traité par l’URSS.La position américaine a pourtant alimenté une bonne partie des discussions entre les ministres de l’OTAN et des membres de certaines délégations des pays alliés ont indiqué qu’ils avaient pu exprimer leur inquiétude au cours d’une longue réunion à huis-clos mar-quée par des échanges d’une «grande franchise.» « Dans le jargon diplomatique, la franchise est synonyme de critiques », a déclaré aux îournalistes le Secrétaire d’État américain George Shultz.« À l’ouverture de cette session Lord Carrington a réclamé de la franchise, et il y en a eu.» Certains délégués ont laissé savoir que M.Shultz avait défendu la décision américaine d’abandonner le traité SALT-II d’ici la fin de l’année, et que le Canada, la Grande- Bretagne et l’Allemagne de l’Ouest s’y étaient opposés.SALT-II est « dépassé, il n’a pas été ratifié et il a été violé à maintes reprises par les Soviétiques », a fait valoir M.Shultz, qui a ajouté qu’il était temps maintenant de passer à autre chose.Le secrétaire d’État canadien aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, a indiqué que M.Shultz n’avait pas demandé à ses alliés d’endosser la décision américaine, et que la décision n’a pas été approuvée.Il a réitéré le souhait des autres membres de l’OTAN, voulant que la décision du président Ronald Reagan ne soit pas son dernier mot sur la question, si l’Union soviétique réagit en modifiant son attitude face au traité SALT-II.« La balle se trouve maintenant du côté soviétique», a-t-il dit.Des délégués ont indiqué que les débats des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, qui se sont déroulées sans ordre du jour pré-établi, ont été parmi les plus franches de l’histoire de l’organisation.« Ça a été l’une des meilleures discussions de l’OTAN depuis très, très longtemps, personne n’a fait de discours pré- déterminé et les interventions étaient toutes spontanées », a mentionné l’un des membres d’une délégation.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Pouvoir de documentation sur le Mozambique et l’Afrique australe (CID-MAA), à l’origine de la visite du prélat sud-africain.Du côté du monde des affaires et du milieu universitaire francophone, M.Beaudet note en effet que « ce n’est pas reluisant».L’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal ( U Q A M ) ont décliné l’invitation qui leur a été faite de commanditer le spectacle spécial en l’honneur de Mgr Tutu qui doit avoir lieu à la Pace des Arts lundi, (des commandites de $100 ou de $1,000).De plus, contrairement aux institutions anglophones, l’UQAM et l’Université de Montréal n’ont aucun représentant sur le comité d’appui à la visite de Mgr Tutu de 25 personnes.D’ailleurs, les universités anglophones ont toutes deux retiré les intérêts qu’elles avaient au pays de l’apartheid, en réponse au pressions des étudiants.Pour ce qui est des entreprises, le CIDMAA parle de leur « non-ré ponse ».L’eveque d’Amos, Mgr Gérard Drainville, est du même avis : « les gens d’affaires disent qu’ils ne se mêlent pas de ça».Au Mouvement Desjardins, M.Daniel Roussel, a expliqué au DEVOIR que « on a trop de demandes.C’est de la folie furieuse».Il explique que « ce n’est pas une question de principe » mais plutôt de « priorité budgétaire ».En fait, devant la quantité de sollicitations, le Mouvement a décidé de se donner des priorités annuelles et, cette année, il commandite les salons de gens d’affaires.Même réponse chez SNC et Lava-lin, où Mme Pauline Pagé explique que « nous sommes littéralement in-dondés de demandes d’appuis de toutes sortes».Ironiquement, la première entreprise à accepter de faire un don a été rejetée.Le CIDMAA a dédaigné l’argent de la compagnie O’Keefe dont la maison-mère possède encore quelques intérêts en Afrique du Sud.Parmi les compagnies qui contribuent à financer la visite de Mgr Tutu, signalons The Gazette, Bombardier, la Caisse de dépôt et de placement du Québec.Au sein des syndicats, qui il n’y a pas si longtemps s’intéressaient plus aux virgules des conventions collectives qu’au racisme, l’on s’active ferme pour faire de la visite un succès.D’ailleurs, au Québec, la principale question à laquelle devai répondre le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, au sortir de son entretien avec le prélat sud-africain, touchera les activités de la Caisse de dépôt et de placement du Québec (le gouvernement est propriétaire de la Caisse) en Afrique du Sud.Or, si le débat s’est rendu jusqu’au conseil d’administration, c’est parce que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a publiquement dénoncé les intérêts de la Caisse.La Caisse aurait en Afrique du Sud des intérêts indirects d’environ $1 milliard, no-tammant par le biais des entreprises CIL, Cominco, Moore Corp., Falcon-bridge.Les présidents des trois principales centrales syndicales sont membres du comité d’appui à la visite et un congrès inter syndical recevra Mgr Tutu lundi.Cependant, s’il faut en croire les personnes que Le DEVOIR a interrogées, c’est avant tout le militantisme croissant de l’Église catholique qui explique l’intérêt, même relatif et tardif, pour la cause des Noirs d’Afrique du Sud.En effet, Mgr Drainville est d’accord pour dire que cela fait seulement une dizaine d’années que l’Église intervient auprès des compagnies pour qu’elles désinvestis-sent.Et ce n’est que récemment qu’elles ont porté leur action sur la place publique.En plus de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils adoptent des sanctions économiques, la Conférence des évêques catholique du Canada (CECC) a récemment envoyé une lettre à toutes les communautés religieuses pour leur demander de boycotter les produits d’Afrique du Sud.Cet hiver, une délégation de sept religieux canadiens entreprenait une mission en Afrique du Sud.Si l’intérêt de l’ÊgUse catholique canadienne est récent, c’est que les Catholiques ne constituent que 10 % de la population d’Afrique du Sud.C’est aussi que l’Église sud-africaine en général a mis du temps à agir.Mais l’accession de Mgr Tutu au secrétariat général du Conseil des Églises en 1978 a donné lieu à un nouveau militantisme religieux.D’ailleurs, en Afrique du Sud, jusque dans les années 1960, le clergé sud-africain était presqu’exclusi-vement composé de Blancs, qui n’hésitaient pas à défendre les intérêts britanniques.Les premiers religieux qui osèrent s’élever contre l’apartheid dans les années 1970 furent expulsés du pays mais donnèrent une nouvelle dimension à leur lutte.Les Noirs qui forment plus de 70 % de la population.Ils sont exclus du gouvernement et une constitution adoptée en 1984 par M.Pieter Botha n’a rien changé.M.Botha dirige le Parti national, qui préside aux destinées de l’Afrique du Sud depuis 1948.Cette année-là, le Parti national a arraché le pouvoir aux Britanniques, grâce au pasteur de l’Église réformée Daniel Malan, un nationaliste raciste qui refusa de condamner l’Allemagne nazie.M.Malan appliqua le développement séparé des races, des habitats et interdit les relations sexuelles inter-raciales.Cela faisait plusieurs années que les Boers rêvaient de reprendre le pouvoir aux Britanniques.Ces derniers sont arrivés sur le continent en 1795 et devinrent maîtres du territoire en 1804, forçant les Boers — descendants des colons néerlandais — à s’enfoncer dans les terres.Les Boers ne prisèrent pas l’abolition de l’esclavage décrété en 1833 par les Britanniques et ils tentèrent d’étendre leur territoire en faisant la guerre aux Noirs rencontrés sur leur chemin, notammnent les Bantous venus d’Afrique centrale.S’ensuivit la longue et sanglante guerre des Boers que les Anglais gagnèrent.Un accord fut signé entre Britanniques et Boers, cependant que le problème des Noirs restait entier.Les tentatives des Noirs de s’organiser se heurtèrent à l’interdiction pour les Noirs d’acheter des terres.Lundi à Montréal, les communautés noires anglophones et francophones seront réunies pour la première fois pour accueillir Mgr Tutu.4 Tutu que du Sud en septembre, a depuis longtemps été reconnu comme le symbole du changement pacifique en Afrique du Sud et n’a pas cessé de demander l’application de sanctions économiques dures envers son pays.Mais il a averti l’assemblée qu’à moins de pressions plus soutenues et efficaces sur le régime sud-africain, son pays continuera de sombrer « dans un marais de sang et le chaos ».L’ecclésiastique noir de 54 ans a dit comprendre la peur des Sud-Africains blancs, surpassés en nombre — il y a cinq Noirs pour chaque Blanc NDLR Nous prions les lecteurs du DEVOIR de bien vouloir prendre note que nous interrompons la chronique Aujourd’hui pour la période estivale.Il nous fera plaisir de reprendre ce service à la communauté dès l’automne.dans le pays — et craignant pour leur sécurité.Mais il les a avertis que leur seule chance d’éviter une guerre raciale était de se joindre aux Noirs et de négocier une fin pacifique au système d’apartheid ainsi qu’un partage du pouvoir.+ Ciaccia La vente d’électricité à 80 % du coût du pétrole est abandonnée par les deux parties.Les fluctuations étaient trop grandes, et pour l’État de New York, et pour Hydro-Québec.En effet, en raison de la chute de $ 25 à $ 15 US le baril de pétrole depuis janvier, Hydro-Québec perdra au total cette année près de $ 50 millions par rapport à ses revenus de $ 300 millions en 1985 en provenance de l’État de New York.Quand le prix de vente de la nouvelle électricité québécoise sera fixé, il sera facile de s’entendre sur une quantité d’énergie à livrer, estime le ministre.Il peut s’agit de 2,000 et 3,500 mégawatts.Présentement, l’État de New York s’approvisionne à 17 % en électricité en provenance du Canada, à 8 % du Québec.Avec l’interconnection de Marcy entrant en vigueur en 1988, ces totaux pourront être portés respectivement à 22 % et à 13%.Le ministre se propose de négocier tous les nouveaux contrats d’électricité au cours des 18 prochains mois, après quoi une décision sera prise quant à l’ampleur de la phase II de la Baie James.Les lignes actuelles vers les États-Unis peuvent supporter 2,300 méjgawatts supplémentaires d’électricité et il faudra aussi déterminer les besoins du Québec.Les barrages sur LG-1 fournissent 1,200 mégawatts.Cela porte le ministre de l’Energie du Québec à préciser qu’il s’agit ici d’un projet beaucoup plus considérable que LG-1.Les coûts, dit-il, ne sont pas déterminés, mais ils s’élèvent, quand on passe de LG-1, à La Grande Baleine, puis à la rivière Rupert.Tout dépend de la rivière où un projet sera retenu.Mais, de toute façon, conclut M.Ciaccia, il y aura un bon retour sur l'investissement.Et, je ne vais certainement pas vous dire ce qu’il sera, non plus que le coût des travaux à la Baie James, selon les différentes hypothèses.+ Clark cain se devait de respecter ses propres lois.Les États-Unis ont infligé des tarifs sur les produits de cèdre pour une période de cinq ans, affirmant que les importations de bardeaux canadiens aux Etats-Unis, d’une valeur de $250 millions, sont préjudiciables à l’industrie américaine.Quelque 4,000 emplois pourraient être menacés en Colombie-Britannique.Par ailleurs à Halifax, l’ambassadeur américain au Canada, M.Thomas Niles, a déclaré devant les journalistes que les États-Unis admettaient qu’il aurait dû y avoir davantage de consultations avant l’annonce des tarifs.Le diplomate a nié des informations voulant qu’il ait expédié à M.Shultz un télégramme affirmant qu’Ottawa « comme prévu, montrait des signes de panique » au sujet des tarifs sur les bardeaux de cèdre.« J’ignore qui m’attribue cela, a dit M.Niles.Je ne suis pas au courant qu’une telle opinion ait été exprimée.» moi.j'aide OXFAM Québec Envoyez vos dons à: 169, rue Saint-Paul Est Montréal, Québec H2Y 1G8 Numéro d'enregistrement comme organisme de charité autorisé à émettre des reçus pour fins dïmpôt: 0419556-03-08 CHRONIQUE POLITIQUE PIERRE O’NEILL Où est passée la relève?Il fut une époque, pas si lointaine, où au Québec les espoirs de relève politique poussaient comme des champignons.Aujourd’hui, il est difficile d’identifier deux ou trois jeunes Québécois ayant acquis assez de notoriété pour qu’on puisse les imaginer un jour à la tête d’une formation politique.Apparemment, c’est le vide.L e début des années 60 a donné les Lévesque, Laporte, Wagner Gé-rin-Lajoie, Aquin, Kierans et autres sur la scène provinciale, comme les Trudeau, Lalonde, Marchand et Pelletier sur la scène fédérale.Frais sorti de l’université, Robert Bourassa, fiscaliste, faisait ses classes à la commission politique du PLQ, tout comme Claude Morin et Jacques Parizeau, au sein de la fonction pubüque.Pendant ce temps, Bernard Landry, Pierre Marois, Pierre -Marc Johnson et Brian Mulroney animaient des mouvements étudiants, alors que Claude Ryan devenait éditorialiste au DEVOIR.Faut-il en conclure que les jeunes d’aujourd’hui sont plus bêtes que leurs aînés ?Eh que non ! Au contraire, ils sont sans doute mieux préparés que jamais à relever les grands défis de la chose publique.Le phénomène tient plutôt à des facteurs historiques, socio culturels et conjoncturels, notamment : la force d’attraction des leaders et le magnétisme des projets collectifs.Dans leur animation de la Révolution tranquille, Georges-Emile La-palme et Jean Lesage avaient su entraîner toutes les forces vives du Québec.Quelques années plus tard, Pierre Trudeau dans la défense du fédéralisme canadien et René Lévesque dans la promotion de la souveraineté du Québec, ont déclenché de part et d’autre la mobilisation massive des élites du pays.Puis il y a eu les affrontements Trudeau-Lévesque sur la constitution, suivis de la crise économique.À l’étroit au PQ comme au PLC, les éléments progressistes sont rentrés chez eux.Attaqués de toutes parts, les mouvements syndicaux se sont repliés.Après avoir pris le contrôle de l’État pour bâtir le Québec des années 60, les nationalistes se sont lancés à l’assaut du pouvoir économique et de l’entreprise privée.Ce faisant, ils ont provoqué un tête-à-queue collectif sur l’autoroute de l’indépendance et de la social-démocratie.La relève, elle est toujours là, dans les milieux universitaires, les rangs professionnels, les mouvements syndicaux, le monde des affaires et les médias.Mais elle se terre.Elle ne vibre pas passionnément aux refrains des Brian Mulroney et Robert Bourassa.Elle attend l’appel de leaders charismatiques en faveur d’un nouveau projet collectif.La plupart des chefs politiques qui ont marqué l’histoire du Québec venaient de bureaux d’avocats, ou encore s’étaient illustrés comme journalistes.Les Québécois issus de ces milieux sont généralement de meilleurs communicateurs que les gestionnaires de PME.La comparaison entre le cabinet Lévesque 1976 et le cabinet Bourassa 1986 l’illustre bien.Quelle allure aura donc le prochain sauveur de la nation ?Le style Rambo à la Silvester Stalone ?Un grand ordinateur blond aux yeux bleus acier ?Un barbu à la Johnson, un moustachu à la Parizeau ?À moins que ce ne soit un intellectuel austère à la Ryan ! Les feds et le NPD à l’assaut du Québec Au lendemain du scrutin de 1984, les libéraux fédéraux et les néo-démocrates ont quelque peu boudé le Québec.Il a fallu plusieurs mois avant que MM.Turner et Broadbent digèrent ce qu’ils ont perçu comme une expression d’ingratitude : l’élection de 58 députés conservateurs québécois à la Chambre des communes.Mais voilà que les récents sondages ne cessent de prédire la débandade du parti de Brian Mulroney.Il n’en fallait pas davantage pour les convaincre de repartir à la conquête du Québec.Il ne se passe pas une semaine sans que le leader du PLC ou du NPD effectue une tournée au Canada francophone.Demain, ce sera au tour de M.Turner de débarquer à Montréal, où il participera à un brunch-bénéfice à $ 175 le couvert.Les organisateurs disent avoir vendu 1,500 billets, achetés en grande partie par des entrepreneurs et des bureaux d’ingénieurs-conseils qui reluquent déjà le retour du PLC au pouvoir.Il ne faut surtout pas y voir un exemple de financement démocratique.À ce jour, les interventions de M.Turner en sol québécois se sont limitées aux vieilles rengaines à saveur partisane, un peu à l’image de l’ensemble du parti, qui néglige son ressourcement intellectuel.Cette fois, les propagandistes libéraux annoncent que leur chef prononcera un discours « majeur », où il serait même question de la place du Québec au sein de la fédération canadienne.La nappe d’huile fait des vagues Cette semaine, dans la cité parlementaire de la Vieille capitale, s’est produit un événement poütique important, qui n’a pourtant eu que très peu d’échos.Le déversement d’une épaisse mélasse toxique dans une carrière de Rivières-des-Prairies a suscité la colère du député du comté de Lafontaine.Le libéral Jean-Claude Gobé s’est trouvé insatisfait des explications fournies à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Environnement, Clifford Lincoln.Il lui a donc fait parvenir une lettre personnelle reprenant une douzaine de questions précises susceptibles de jeter un nouvel éclairage sur ce scandale écologique.Et il en a fait tenir copie aux médias ! Or voilà que le geste courageux du jeune et fougeux député a vivement irrité le ministre, tout autant que le bureau du Premier ministre.La veille des élections du 2 décembre, M.Bourassa exprimait le voeu que la vague rouge ne soit pas trop forte.Au lendemain des élections de 1973, reporté au pouvoir avec 101 députés, il avait vu la rébellion s’installer dans les rangs du caucus.Aujourd’hui, avec 99 députés, il est en voie de revivre les mêmes tensions internes.L’initiative du député de Lafontaine en est une vibrante illustration.Et il ne faut surtout pas croire que Jean-Claude Gobé est un cas isolé.L’un de ses collègues, le député libéral d’Iberville, M.Jacques Tremblay, a récemment soumis à son caucus un texte de réflexion sur le rôle du député, de ces 70 élus qui n’ont pas été appelés au conseil des ministres.Dans le document, dont Le DEVOIR a obtenu copie, M.Tremblay écrivait en guise de conclusion: « Si, d’une part, le député s’est engagé en politique pour vraiment participer aux différentes orientations de son gouvernement, et que, d’autre part, le système l’en empêche, et même lui refuse cette pleine participation, alors nous sommes dans une impasse ».Rien n’a bougé depuis Le pouvoir « Ma maîtresse, c’est le pouvoir.J’ai trop fait pour sa conquête, pour me le laisser ravir, ou souffrir même qu’on le convoite.Quoiqu’on dise que le pouvoir m’est venu comme de lui-même, je sais ce qu’il m’a coûté de peines.» (Napoléon 1er) LE DEVOIR ESSENTIEL! i B-8 ¦ Le Devoir, samedi 31 mai 1986 é SPORTS HORS-JEU Le temps de Vaprès-coupe JEAN-LUC DUGUAY Je connais un con.Pas très original, je sais.Mais si je le mentionne, c’est que ce con-là est différent des millions d’autres que je connais.On peut accéder au cercle de la connerie de diverses façons.Il y en a qui pleurent aux chansons de Céline Dion et rient aux jokes de Joël Denis; qui pleurent aux discours de Kadhafi et rient aux bombardements de Reagan; qui pleurent aux aventures de San Antonio et Bérurier et rient aux romans de Madeleine Ouellette-Michalska.Mais le con dont je vous parle ce matin n’est pas de ce genre courant.Sa connerie à lui, il la manifeste en compliquant les choses.Le genre à compter ses doigts avant d’enfiler ses gants et à vérifier l’emplacement de ses oreilles avant de chausser ses lunettes.Son hobby le résume bien puisqu’il consiste à désosser les sardines.Cet art de la complication fait perdre du temps à mon bonhomme.Comme il s’interroge continuellement à propos de tout, il accuse souvent du retard par rapport à l’événement.Ainsi, samedi soir dernier, il a assisté devant son poste au triomphe du Canadien.L’envie lui a pris d’aller fêter ça en ville, mais il a si longtemps hésité entre le pull et le coupe- vent qu’il est finalement resté chez lui.Il ne s’est pas amusé du tout, n’a pas renversé de voitures, ni saccagé de vitrines ni pris de butin.Le roi des cons.Dimanche, il a lu dans les journaux que les Glorieux étaient des héros.Il n’en a rien cru.Il s’est dit que les Robinson, Gainey, Roy, Carbon-neau étaient du monde comme vous et moi, qu’ils travaillaient dur et bien pour gagner leur croûte, qu’ils avaient des femmes et des enfants ou qu’ils n’en avaient pas, qu’ils avaient des parents qu’ils aimaient ou n’aimaient pas, qu’ils avaient besoin de vacances comme vous et moi et qu’ils gagnaient plus d’argent que vous et moi.C’est tout.Enlevez-leur la Sainte Flanelle et rien ne les distingue plus du reste de l’humanité souffrante.Ainsi a pensé le roi des cons.Lundi, c’était jour de défilé, le salut aux héros.Il y avait autant de Montréalais rue Sainte-Catherine que de Chinois en Chine.La masse se retrouvait dans la parade des Glorieux.Elle attendait depuis si longtemps, depuis sept ans en fait, une occasion de célébrer.Mon bonhomme s’est dit, lui, que sept ans c’était bien court parce qu’hier encore il avait 33 ans et plus de cheveux et moins de rides et le sourire plus facile.Et puis il a réfléchi que la majorité des équipes de la Ligue nationale n’avaient même jamais gagné la coupe Stanley et que d’autres attendaient depuis des décennies et que les Montréalais étaient finalement bien gâtés, si gâtés qu’ils ignoraient même l’être.Le roi des cons, je vous dis.Quand a débuté le défilé, mon bonhomme était au bureau, au lie étage, d’où il voyait la Sainte-Catherine.À l’heure du midi, le bureau a été comme aspiré par la rue en bas.Des gars, des filles qui ne savaient même pas qui était Patrick Roy ont déguerpi comme si leur vie en dépendait.Mon bonhomme, lui, est resté assis à se demander s’il descendrait aussi ou non.Il a si longtemps hésité qu’il fut subitement trop tard.Il est allé se poster à la fenêtre, a vu la foule immense, des voitures qui se déplaçaient avec des joueurs à l’intérieur que de cette distance il était impossible d’identifier.Et puis tout à coup il y a eu un éclat rue Sainte- Catherine à l’intersection de Saint- Timothée : un objet ruisselait sous le soleil de mai.Il a deviné que c’était la coupe qui renvoyait ainsi les rayons.Il a regagné son bureau.Un vrai con.Ce soir-là, il a vu les images du défilé à la télé et le lendemain il a lu les journaux.Il s’est fait seriner encore une fois que la Coupe, par une sorte de droit d’aînesse, appartenait au Canadien et à Montréal et que si, ces dernières années, elle était allée se balader à Long Island et à Edmonton, c’était par un caprice momentané du destin qui préfère Montréal à toutes les villes du monde quand il s’agit de hockey.Mon bonhomme aurait dû se sentir vibrer de fierté mais il restait impassible.Il lui semblait que l’ordre des choses était renversée.Il était plutôt inquiet dans la liesse environnante.Le roi des cons.En se couchant ce soir-là, mon bonhomme, pensant à la gloire et aux artifices, s’est rappelé cette phrase : « Sur le plus beau trône du monde on est jamais assis que sur son cul ».Montaigne l’a écrite il y a 400 ans.Et mon bonhomme s’est endormi en se disant que certainement, ce Montaigne-là n’était pas le roi des cons.Victoire serrée des Expos GUY ROBILLARD HOUSTON (PC) — Les Expos ont défait les Astros de Houston 1-0 hier à l’Astrodome à l’issue d’un passionnant duel de lanceurs entre Bryn Smith et Mike Scott.Le cinquième circuit de Mike Fitzgerald à la cinquième manche et un beau jeu défensif de Vance Law à la deuxieme ont fait la différence dans le match.Le receveur a obtenu les deux seuls coups sûrs des Expos.En plongeant pour voler un coup sûr à Mark Bailey, qu’il a retiré au premier but, Law a empêché Phil Garner de croiser le marbre.En sept manches et un tiers, Smith a limite les Astros à trois simples, dont un réussi au champ intérieur, et n’a permis qu’à trois balles de franchir le champ intérieur.Le lanceur des Astros, qui domine les ligues majeures avec 98 retraits au bâton, en a réussi 11 en huit manches contre les Expos, un sommet personnel, dont cinq de suite à un moment donné.Il a lui aussi laissé seulement trois balles traverser le champ intérieur.Les 500 d’Indy Tout est prêt INDIANAPOLIS (AP) - Les amateurs attendent le drapeau vert et les pilotes couront sur une piste verte, aujourd’hui, lors du départ des 500 milles d’Indianapolis.Les 33 participants et la foule anticipée de 250,000 amateurs au plus grand spectacle de la course automobile en Amérique du Nord auront un soupir de soulagement, ce matin vers 11 h si la température le permet, quand le signal de départ sera donné.La course sera retransmise en direct sur le réseau américain ABC, tandis que CTV en fera de même pour les amateurs canadiens.Le Québec sera représenté à l’épreuve par Jacques Villeneuve, de St-Cuthbert, qui a obtenu une place sur la cinquième ligne au départ.Villeneuve, qui a commis un accident l’an dernier aux qualifications des 500 milles, a obtenu le 15e meilleur temps des essais.Le drapeau vert permettra par ailleurs aux bolides-fusées, qui se sont qualifiés à une vitesse moyenne de 210.279 mh, de parcourir la piste ovale de deux milles et demi inutilisée depuis plus d’une semaine — le jeudi 22 mai — pour le dernier entraînement des pilotes.Il a tellement mystifié les frappeurs que tour à tour Herman Win-ningham et Buck Rodgers ont demandé à l’arbitre d’examiner la balle, qui fut chaque fois jugée légale.Jeff Reardon et Charlie Kerfeld ont complété le match et le premier a enregistré sa 12e victoire protégée pour devancer Dave Smith, des Astros, au premier rang de la Ligue nationale.Reardon a retiré les cinq frappeurs qu’il a affrontés.Tim Raines, qui devait commencer la rencontre pour les Expos, a été remplacé à la dernière minute par Herman Winningham.Lors de la dernière rencontre à Montréal, il avait quitté le match parce qu’il ne se sentait pas bien.Quant à Hubie Brooks, il a été remplacé par Al Newman après sa deuxième présence au bâton, toujours incommodé par un malaise au majeur de la main gauche qui l’empêche de bien tenir son bâton.« C’est le Bryn Smith que nous avons vu l’an dernier, s’est exclamé le gérant Buck Rodgers après la victoire de 1-0 remportée par les Expos hier à Houston.Il était toujours en avant dans le compte et il nous a donné sept bonnes manches.Il aurait probablement pu continuer, mais Jeff Reardon était reposé.» Ce dernier a retiré dans l’ordre les cinq frappeurs qu’il a affrontés: en 13 présences en mai, il a remporté trois victoires et en a protégé 10 autres.Qui dit mieux?« J’ai arrêté de m’en faire avec tout et rien, a souligné Smith (4-4).Au lieu de penser au frappeur ou à la manche suivante, je me suis concentré sur chaque lancer.» Le lanceur des Astros Mike Scott n’était pas piqué des vers non plus, ayant limite les Expos à deux coups sûrs et effectué 11 retraits au bâton.A la huitième manche, Buck Rodgers a demandé à voir une balle qu’il venait de lancer.« Ses balles montaient en s'éloignant du marbre et il y avait des marques comme si elles étaient passées au papier sablé, a-t-il expliqué.Mais nous n’avons pu le prendre en défaut.Ce n’est pas la première fois que nous avons des doutes à son sujet et sa réputation est établie dans la ligue».Rodgers a aussi rendu hommage à Vance Law pour deux jeux défensifs importants.Un a entre autres sauvé v Photo AP A.J.Foyt prête main-forte à son équipe pour pousser son bolide dans le puits.Remise à deux reprises à cause de la pluie, la course aura bel et bien lieu aujourd'hui même s’il y a un léger risque d'orage.un point, ce qui a fait la différence dans le match, avec le circuit de Mike Fitzgerald.« J’ai frappé une balle-fourchette que j’ai très bien suivie, a-t-il expliqué.Il est important que je contribue aux succès de l’équipe avec des coups sûrs importants».Il a déjà frappé cinq circuits et produit 14 points en seulement 73 présences au bâton.Rodgers a d’autre part confirmé que Tim Raines souffre de la même maladie qui l’a amené à quitter le dernier match au Stade olympiaue: étourdissements et faiblesse générale.Il devait voir le médecin.Quant à Hubie Brooks, retiré du match après sa deuxième présence au bâton, il a aggravé sa blessure au majeur de la main gauche et il ne savait pas s’il pourrait entreprendre le match d’aujourd’hui.¦ Buck Rodgers a été impressionné par la performance de Len Barker, qui a éparpillé neuf coups sûrs aux Expos en sept manches dans l’uniforme des Indians d’Indianapolis jeudi.« Son élan est bien meilleur, beaucoup plus libre », a souligné le gérant des Expos, qui a insiste, gestes à l'appui, pour signaler que le droitier de 30 ans avait corrigé sa mauvaise habitude de trop se pencher avant de laisser partir la balle.« Il a lancé une quarantaine de balles rapides chronométrées de 77 à 90 milles à l'heure, a encore dit Rodgers.Ses meilleurs tirs sont supérieurs à la moyenne, qui est d’environ 85 milles à l’heure ».Barker affirme avoir déjà lancé à 96, voire 97 mph dans la Ligue américaine MONTREAL 1 HOUSTON O ab p es pp ab p cs pp Winghm cc 4000 Bass cc 40 1 0 Webster cg 2000 Puhl cd 4000 Dawson cd 4000 Cruz cg 4000 Brooks ac 2000 Walling 3b 3000 Newmn oc 1 000 GDavit 1b 20 1 0 Wallach 3b 3000 Garner 2b 3000 Galarrg 1b 3000 Bailey r 30 1 0 Law 2b 3000 Hatcher es 0000 Fitzgerld r 3 12 1 Kerfeld 1 0000 BSmith 1 2000 Thon ac 2000 Reardon 1 0000 CRenlds ac 1 000 Scott 1 2000 Ashby r 1 000 Totaux 77 1 2 1 Totaux 29030 Montréal 000010000— 1 Houston 000 000 000 — 0 Point produit victorieux — Fitzgerald (4).DJ—Montréal 1.LSB—Montréal 2, Houston 3.CC—Fitzgerald (5).BV—Webster (13), Garner (5), Hatcher (11).S— BSmith.ML CS R PM U RB Montréal BSmith G,4-4 71-3 3 O 0 1 4 Reardon S,12 12-3 O O 0 0 2 Houston Scott P,4-4 8 2 1 111 Kerfeld 1 OOOIO Arbitres — Marbre, Ripley; Premier, Pulli; Deuxième, West; Troisième, B.Williams.D—2:14.A—13,854.EN BREF.La 13e Coupe du monde de soccer débute aujourd’hui ¦ Championnats de canoe-kayak (PC) — Montréal sera l’hôte des 20e championnats du monde de canoe-kayak, du 19 au 24 août au bassin olympique de l’ile Notre-Dame.Ce sera la première fois que ces championnats seront présentés en Amérique, en dehors du cadre des Jeux olympiques.En tout, 500 athlètes provenant de plus de 30 pays participeront à cet événement.Parmi les athlètes à surveiller, il y aura deux Québécois: Alwyn Morris, médaillé d’or des Jeux olympiques de Los Angeles, et Alexandra Barré, aussi médaillée des jeux de 1984.¦ 69 matchs de football télévisés TORONTO (PC) — Le commissaire de la ligue Canadienne de football, Doug Mitchell, a indiqué hier qu’au moins 69 rencontres de football de la LC F seront télévisées au cours de la prochaine saison.Le réseau anglophone de Radio-Canada diffusera 34 matchs dont deux hors-concours tandis que le réseau français en présentera une quinzaine.Le réseau CTV présentera à nouveau le match de la semaine.BASEBALL Ligue Nationale Jeudi New York 5, L.Angeles 2 Phil'phie 5, S.Francisco 4 Hier Atlanta 1, Chicago 6 St.Louis à Cincinnati San Diego 0 Phil'phie 2 S.Francisco à New York Los Angeles à Pittsburgh Montréal 1 Houston 0 Aujourd'hui St.Louis, Forsch (3-3) à Cincinnati, Soto (3-6), 13h 15 San Diego, Dravecky (5-3) a Philadelphie, Hudson (2-3), 13 h 20 Atlanta, Johnson (6-3) à Chicago, Eckersley 82-2), 16 h 05 San Francisco, Garrelts1 (4-5) à New York,, Ojeda (6-1), 19 h 05 Los Angeles, Honeycutt (2-2) à Pittsburgh, Kipper (0-4), 19 h 05 Montréal, Tlbba (3-1) à Houston, Ryan (3-6), 20 h 35 Ligue américaine Jeudi Baltimore 8, Oakland 6 Detroit 7, Californie 4 New York 2, Seattle 0 Hier Chicago 0 Toronto 6 Milwaukee à Cleveland Texas à Kansas City Boston à Minnesota New York à Oakland Baltimore en Californie Detroit à Seattle Aujourd’hui Chicago, Allen (1-0) à To- LIGUE NATIONALE Section Est NEW YORK g P moy.dlff.29 11 .725 MONTRÉAL 18 .581 5V4 CHICAGO 18 25 .419 12 Vi PHILADELPHIE 17 24 .415 12 V4 PITTSBURGH 16 24 .400 13 ST.LOUIS 16 26 Section Ouest .381 14 HOUSTON 26 18 .591 ATLANTA 24 21 .533 2'h SAN FRANCISCO.24 21 .533 2V4 SAN DIEGO 24 21 .533 2 V, LOS ANGELES 22 24 .478 5 CINCINNATI 17 25 .405 8 LIGUE AMÉRICAINE Section Est BOSTON 31 14 .689 __ NEW YORK 29 16 .644 2 BALTIMORE 27 17 .614 3V4 DETROIT 22 20 .524 7'/i MILWAUKEE 23 21 .523 7V> CLEVELAND 22 23 .489 9 TORONTO 21 26 Section Ouest .447 11 TEXAS 24 21 .533 CALIFORNIE 22 23 .489 2 KANSAS CITY 21 24 .467 3 OAKLAND 21 26 .447 4 CHICAGO 18 26 .409 5V4 MINNESOTA 18 28 .391 6V4 SEATTLE 16 30 .348 8 Vit ronto, Alexander (3-2), 13h 15 Milwaukee, Wegman (0-5) à Cleveland, Schrom (3-2), 13 h 35 New York, Guidry (4-3) à Oakland, Plunk (0-1), 16 h 05 Texas, Mason (4-1) à Kansas City, Gubicza (2-4), 20 h 05 Boston, Hurst (4-3) au Minnesota, Smithson (5-3), 20 h 35 Detroit, Terrell 86-1) à Seattle, Langston (2-4), 22 h 05 Baltimore, Davis (4-3) en Californie, McCaskill (3-3), 22 h 05 cM Les frappeurs (Pmi* d'hier non comprit*) Bll'detlo pb 52 et 8 PP ce 6 2 Brooks 160 53 4012 .331 Dawson 143 46 20 9 .301 Fitz'rald 70 15 13 4 .214 Galarraga 112 31 15 5 .277 Krenc'cki 37 6 5 2 .162 Law 140 34 16 3 243 Newman 46 14 4 0 292 Raines 172 54 12 4 .314 Thompson 47 9 3 0 .191 Wallach 159 44 29 8 .277 Webster 144 41 16 3 .285 Wlnn'gham.62 14 7 3 .226 Wohlford 22 3 1 0 .150 Buts voMs: Raines 18; Webs- ter 12; Winningham, Newman 6; Galarraga.Dawson 4; Law 2; Wallach, Brooks 1.Les Isnceura 2*?ml pmrabmpn, Burke 38.1 5 28 1.17 Heskelh 3-3 42.2 27 35 5.70 McGafligan 3-1 44.2 19 30 3.83 Parreh 0-1 16.1 8 15 4.41 Reardon.5-2 34.0 9 26 2.38 Roberge.0-1 6.0 7 41050 Schatzeder 2-1 33.0 12 15 3.27 Smith 34 60.0 29 34 4.35 Tlbba 31 63.0 19 33 2.71 Youmans.44 501 32 40 5.72 Victoires préserve sa: don 11 ; Burke 3.Reer- Qui succédera aux Italiens ?PARIS (AP) — Une nouvelle fois, le « Dieu-football » va réunir les centaines de millions de fidèles qu’il compte sur la planète à l’occasion de la Coupe du monde, qui se déroulera au Mexique d’aujourd’hui au 29 juin.Une fête fabuleuse qui, dans un mois, consacrera la meilleure équipe ou, tout au moins, celle qui aura su le mieux s’adapter aux exigences de cette épreuve pas comme les autres.Le Mexique accueille donc pour la seconde fois de son histoire cette compétition qui, durant près d’un mois, réunira 24 équipes.Chacun espère que ce Mundial ressemblera au premier Mundial mexicain, celui de 1970, qui demeure aux yeux de bien des amoureux du ballon rond, le plus beau tournoi de football jamais organisé.Cette année-là, le Brésil, mené par un Pele souverain, avait montre des qualités que l’on n’a plus revu depuis.Cette fois-ci, et c’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde (née en 1930), aucune équipe ne part nettement favorite.Il est bien révolu le temps du Brésil invincible, de la RFA bulldozer ou celui des Néerlandais magiciens.Le Brésil est rongé par le doute, la RFA effraie moins qu’autrefois, et les Pays- Bas, pour la seconde fois consécutivement, n’ont même pas réussi à se qualifier pour la competition.Dès lors, gagner à Mexico devient possible pour des formations qui, jusque-là, cherchaient d’abord à bien figurer.Il en va ainsi de pays qui, ces dernières années, ont bâti des équipes de très grandes qualités, comme la France ou le Danemark.De plus, on estime que ce Mundial disputé sur le continent nord-américain pourrait, pour la première fois, couronner une équipe européenne.Les « pronostiqueurs » pensent en effet que les deux grandes nations du football sud-américain, le Brésil et surtout l’Argentine, n’auront pas les moyens d’aller jusqu’en finale.Aussi, c’est surtout parmi les nations européennes que l’on tente de deviner celle qui s’en reviendra de Mexico avec la précieuse coupe dans ses bagages.Pourtant, le Brésil n’est pas à éliminer d’office.Certes, l’ambiance au sein de l’équipe n’est pas merveilleuse, certes, des joueurs comme Ce-rezo et Dirceu, blessés, ne pourront jouer au Mexique; mais ces désavantages auront-ils réellement une emprise sur l’équipe représentant le plus grand pays de football du monde?À défaut d’avoir une forma- tion surpuissante, Tele Santana, l’entraîneur, peut compter sur l’esprit « Carioca », sur le « football-sorcier » que savent pratiquer ses joueurs lorsque le monde les regarde.L’Argentine quant à elle est à la recherche de son passé.La Coupe du monde remportée à Buenos Aires en 1978 est bien loin; et un joueur comme Diego Maradona n’a pu, à lui seul, réveiller le démon de l’attaque qui animait chaque joueur argentin à cette époque.De surcroît, les Argentins sont tombés dans un groupe difficile, et les matchs qu’ils joueront dès le premier tour contre l’Italie et la Bulgarie leur demanderont d’être prêts a l'heure.La Vieille Europe envoie au Mexique cinq équipes capables de gagner la coupe.Parmi elles, aucune ne ressort particulièrement.La RFA, malgré un certain passage à vide, est toujours parmi les meilleures, l’Italie, avec son habitude de bien jouer les grands matchs, peut conserver son trophée de 1982, l’Angleterre a retrouvé une très grande équipe, l’URSS également, et la France part au Mexique pour gagner.Il faut ajouter à ces cinq ténors le Danemark, un nouveau parmi les « Grands », l’Espagne, qui voudra oublier son piètre Mundial 82 et pour- quoi pas la Pologne, toujours présente lors des grands rendez-vous.On le voit, l’Europe a un certain nombre d’atouts à faire valoir.Mais on ne peut faire le tour des favoris sans évoquer le pays organisateur, ce mystérieux Mexique qui a mis trois ans pour préparer une équipe taillée pour gagner.Comme l’Argentine en 1978, les Mexicains seront probablement portés par leur public lors de chaque rencontre.Pourvus d’un tel soutien, ils peuvent se transcender, comme les Argentins, ou craquer, comme les Espagnols en 1982.D’après une majorité d’entraîneurs, le style de jeu qui remportera au Mexique sera celui qui privilégiera la technique au détriment du physique.La haute altitude à la-uelle se dérouleront les rencontres evrait en effet faire des ravages au sein des équipes pratiquant un football très rapide où les joueurs, attaquants, milieux et défenseurs, sont amenés à remonter le terrain à de nombreuses reprises.On estime par exemple que l’Angleterre ou le Danemark, adeptes de ce genre de jeu, devraient rapidement épuiser leurs forces sur les hauts-plateaux mexicains.En revanche, une équipe comme l’Italie, qui aime à calculer, à doser ses efforts, part dans ce domaine avec un léger avantage.La chaleur jouera aussi son rôle.Les matchs de préparation disputés par 40 degrés ces dernières semaines ont montré que les qualités des meilleurs joueurs peuvent facilement s’étioler dès lors que le soleil tape avec trop d’insistance.La fournaise mexicaine, pense-t-on, sera incontestablement un avantage pour les Sud-Américains, habitués à ces conditions de jeu.À l’orée de ce Mundial, chacun se demande quel joueur ’sortira du lot ».Sera-ce un jeune prodige, comme le Belge Scifo ; ou l’un des ces joueurs qu’aligneront les équipes réputées « plus faibles», comme le Maroc, l’Algérie ou la Corée du Sud?On peut imaginer également que la vedette du Mundial sera un joueur plus âgé qui n’a pas encore connu la consécration suprême en tenant la coupe Jules Rimet dans ses mains.On pense par exemple à l’Anglais Robson, au Brésilien Zico.Et à Michel Platini.On compte sur ce dernier pour entraîner l’équipe de France et lui prodiguer cet esprit offensif qui avait fait sensation lors du Mundial espagnol et, deux ans plus tard, lors du championnat d’Europe des nations.Platini peut « faire un malheur » au Mexique.Et gagner le seul titre qui manque encore à son prestigieux palmarès.Photo AP Les autorités mexicaines ont déployé des mesures exceptionnelles pour assurer la sécurité des athlètes.Des policiers ont été dépêchés près des membres de l'équipe canadienne peu après leur arrivée à l'aéroport de Mexico.t # i
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