Le devoir, 26 juillet 1986, Cahier C
LE DEVOIR CULTUREL CAHIER Montréal, samedi 26 juillet 1986 |PT% 'jgifin ^"******% Les comédiens Lothaire Bluteau et Steve Banner.Les comédiennes Laure Marsac et Charlotte Valandrey.Photos Claudel Huot Yves Simoneau.Simoneau et ¦ «On a fait un Les Fous de Bassan mur contre les vagues.» Photo Ult Andersen Arme Hébert.PAUL CAUCHON MA MÉMOIRK ressemble à ces longues guirlandes d’algues qui continuent à croître, à la surface de la mer, après qu’on les a tranchées.» Cette mémoire marine d’Olivia Atkins hante au jourd’hui la côte désolée de l’tle Bonaven-ture, comme elle a hanté le village de Griffin Creek.Car, dans ce village sorti de l’imagination d’Anne Hébert, un sombre drame eut lieu le 31 août 1936 alors que deux cousines, Olivia et Nora Atkins, disparaissaient à jamais le long de la grève.I,e « peuple élu » de Griffiiï Creek étouffait sous le poids de son isolement physique et psychologique (ce sont des descendants de loyalistes, sans contact avec le reste du Québec).Une communauté fermée sur elle-même, aux rapports vaguement incestueux, dont Anne Hébert fait une description éblouissante en associant les sentiments qui les agitent au rythme des saisons, au vent qui pénètre partout, « entête et rend fou ".Les Fous de Bassan était un roman réputé inadaptable au cinéma : l’anecdote en tant que telle se résume à peu de choses, la qualité de l’oeuvre venant de la langue d’Anne Hébert qui donne sens à ce drame tout en fureur contenue.Dans l’île Bonaventure c’est pourtant le défi auquel s’attaque le cinéaste Yves Simoneau, réalisateur du thriller Pouvoir intime.Le tournage se déroule bien ?« Je me sens comme un pêcheur qui avance dans la tempête ! », répond-il.Commmencé depuis le 4 juillet, le tournage se terminera le 11 août.Une véritable course contre la montre.Sortie prévue : le 20 décembre.Le film est produit au coût de $ 3 millions par Cinévidéo (productrice exécutive : Justine Iléroux).80 % du financement provient de fonds canadiens (Téléfilm-Canada, Société générale de financement, Radio-Canada, Viva Film, Super-Écran et la société Le Permanent).Le 20 % suivant est assuré par la chaîne française TF1.Une co-production, donc, qui a commandé l’engagement de trois comédiens français et de deux ou trois techniciens d’outre-Atlantique.Avant même que débute le tournage, Les Fous de Bassan connaissait déjà une histoire mouvementée.Kn effet, Anne Hébert avait vendu, il y a trois ans, les droits d’adaptation du film à l’ONF pour $ 150,000, et Francis Mankiewicz avait été pressenti pour le tournage.L’ON F revendait les droits à Cinévidéo, qui approchait Richard Martin, réalisateur à Radio-Canada et chef du service des émissions dramatiques.Anne Hébert protestant publiquement contre le scénario proposé et le choix du cinéaste, et les syndiqués de Radio-Canada s’élevant contre la présence d’un cadre qui travaillerait dans le privé pour un film vendu ensuite au réseau d’État, Martin fut écarté et Yves Simoneau était alors approché.« Pour accepter le contrat, la premiere condition était d’obtenir l’accord d’Anne Hébert», explique-t-il.Le contact se fait, et Yves Simoneau obtient la bénédiction de cette « femme exceptionnelle et belle dans tous les sens du terme » pour un scénario qu’il a finalisé avec Marcel Beaulieu (ce dernier ayant travaillé sur le scénario d’Anne Trister).Le problème consistait maintenant à trouver un lieu adéquat, isolé, sauvage et proche de la mer.Le Griffin Creek du roman est un village imaginaire pour lequel Anne Hébert déclare avoir « fondus tous ses souvenirs » des deux rives du Saint-Laurent.Sur la pointe nord-ouest de l’île Bonaventure, le directeur artistique, Michel Proulx, a fait construire en cinq semaines, au coût d’un cjemi-million de dollars, un village de quelques maisons et une église, ainsi qu’un petit port.Les principaux problèmes du tournage tiennent à ce lieu exceptionnel.Il faut prévoir déplacer, matin et soir, l’équipe de 60 personnes qui loge dans différents hôtels de Percé, et le moindre petit problème prend des allures de catastrophe : on ne peut pas appeler un taxi comme ça pour faire livrer une caméra réparée.Il faut d’abord suivre le chemin tortueux qui traverse l’île — et, le soir de notre visite, après une journée de pluie, ce chemin s’était transformé en une rivière de boue dans laquelle nous nous déplacions dans des sortes de « charrettes à banc » tirées par des tracteurs ! Il faut ensuite franchir les 3.5 kilomètres de bras de mer qui séparent File de Percé (pas évident, les journées de haut vent ! ), tenter de trouver une solution au village, sinon à Québec ou à Montréal.Sans parler des nombreux « à-côtés ».comme cette source qu’il a fallu dégager pour obtenir quotidiennement 60 gallons d’eau fraîche, ou comme les 300 livres de poissons que la production paie quotidiennement pour nourrir les oiseaux de l’île.« Les trois premiers jours de tournage, raconte Simoneau, ç’a été effrayant, j’ai utilisé à peu près toutes mes connaissances techniques en cinéma.Après, il a fallu inventer des solutions.» On imagine également les tractations qu’il a fallu tenir en coulisse pour obtenir laper- m mission de construire un mini-village dans * ce sanctaire d’oiseaux mondialement connu (50,000 fous de Bassan y logent, en plus des autres espèces), sévèrement contrôlé par l’État québécois.L’argument majeur a sûrement été d’ordre promotionnel : en plus du million de dollars de retombées économiques prévu à l’occasion du tournage (restauration, matériaux, services divers, engage-ment de travailleurs pour les constructions, Suite à la page C-4 VASSILIS ALEXAKIS ¦ Une identité perdue, retrouvée?FRED A.REED (collaboration spéciale) VASSILIS ALEXAKIS avec son bouzouki minuscule.Ale-xakis devant un mur blanc, face à son ombre ciselée qui part brusquement dans un autre sens, le laissant seul.Kncore Alexakis en train de sentir, dans le petit vent qui souffle sur Paris, l’arôme de la Méditerranée.Notre rencontre, j’en ai fort le sen-timenl, n’est que l’aboutissement d’une connaissance marquée par ces images qui émergent d’une oeuvre et du personnage qui se cache — peut-être — derrière cette oeuvre.C est à la Croissanterle, coin IIutchison et Fairmount — ce lieu d’atterrissage préféré des écrivains et poètes grecs en visite à Montréal —, qu’elle a inévitablement eu lieu.Kt voilà Vassilis Alexakis qui atterrit devant mot.Blottis dans un coin ensoleillé, double espresso serré el croissants sur la table, nous prenons la mesure des rayons, les comparant à ceux, éblouissants et parfois destructifs, de sa première mère-pa- trie, la Grèce.(Talgo : « Rien ne dure en Grèce.Tout s’use vite, les institutions, les hommes, les choses.Tout est rongé par le soleil et par le sel.») Faire l’entrevue « classique » avec Vassilis Alexakis ?Aller ranger ça dans un vieux classeur.« Tu vas préparer tes réponses, me dit-il au téléphone, et je te dicterai les questions.» Finalement, il n’y a pas de réponses, et encore moins de questions.Son regard, légèrement moqueur, se laisse promener sur les façades de maisons bien montréalaises qui donnent sur la rue avoisinante, sur les clients et sur la machine à espresso.Kn même temps, je vois ces mêmes images se refléter dans ses lunettes à monture noire.Ce qui fascine, chez ce Grec, qui, jeune, fait sa valise et part pour Paris, c’est la confusion éclairée qu’il aime entretenir entre ses personnages, ces voix narratives d une série de romans tendres et drôles (Les Girls du City Boum-Boum, La Tête du chat, Talgo, Contrôle d’identité) et un certain personnage qui semble être celui que voici, devant nous.Entre celui qui voit et celui qui est vu.« Au fond, dit-il, l’essentiel, c’est ce problème d’identité.Si tu veux, pour moi, il y a eu deux ou trois étapes.Quand je suis arrivé en France, je me suis efforcé de devenir presque un Français.Du travail, mon mariage, de récriture — tout se passait en Français.J’avais envie de parler de ma vie là-bas ; écrire en grec ne m’aurait rien apporté « Cette étape-là a duré jusqu'à la fin de la dictature en Grèce.Alors, je suis entré dans une crise : crise avec ma femme, avec la France.Brusquement, j’ai découvert que je vivais dans un pays où personne ne m'a connu enfant.J’ai constaté que je parlais de la France mais que je ne disais rien de mon enfance.C'était ça, le drame.« J'ai eu alors la volonté très forte de retrouver l'enfance, la Grèce, de me retrouver moi-même.» Talgo, rédigé en grec, est le fruit de cette volonté.Ça n’a pas été chose facile, avoue Alexakis.Pendant son séjour à Paris, il avait un peu oublié la Grèce, et cette dernière avait pas mal changé « Il fallait le faire, ce HVre », m’a-t-il raconté, de sa voix riche teintée d’une nostalgie méditerranéenne.« Talgo est, bien sûr, une histoire d'amour avec une femme grecque.Mais je voulais surtout refaire connaissance avec ce pays nouveau que j’ai découvert et avec sa langue qui avait, elle aassi, changé.» Talgo est — Alexakis en fait l’aveu in extremis — d’abord le cheminement d'un narrateur dont la vie est racontée à travers les interstices d'une longue lettre d'amour el d'amertume qui ne lui sera jamais envoyée.Eh bien ! dit-il avec un hochement de la tête, ce narrateur pourrait aussi bien être moi.N'insistons pas, pourtant.Alexakis aime jouer sur plusieurs cordes, dont celle de la langue.Comme tout bon Grec, il demeure un fiassionné du grand débat politico-inguistique qui a atteint son paroxysme sous la dictature ridicule des colonels.¦ La langue, chez nous — et peut-être chez vous aussi, à un autre niveau —, n’est que le reflet de la situation politique ¦ La junte parlait, elle, un grec ar-chaîsant, croyant ainsi se valoriser Suif à la png» C-4 PIERRE GRAVEL / LA FIN DE L’HISTOIRE m m mt • l'Hexagon e l’Hexagone REcn COI .1 ACTION FICTIONS DIFFUSION: QUEBEC LIVRES C-2 B Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 LE DEVOIR CULTUREL LE FEUILLETON Deux illustres et un inconnu parvenus à la postérité LISETTE MORIN ?Henri de Régnier, La Vie vénitienne, Mercure de France, 251 pages.?Jean Giono, Manosque-des-Plateaux, suivi de Poème de l'olive, Gallimard, 131 pages.?Alexandre Vialatte, La Maison du joueur de flûte, Arléa, 166 pages.ON NK raconte pas la Venise de Henri de Régnier, pas davantage le Manosque natal de Jean Giono ou son hymne juteux à l’olive, encore moins le château fou, presque délirant, dans l’Auvergne d’Alexandre Vialatte.Il vaut mieux, d’entrée de jeu, s’interroger sur les motifs qui poussent des éditeurs sérieux, comme le Mercure de France et Gallimard, et un tout nouvel éditeur, Arléa, à rééditer, pour les premiers, des auteurs illustres de leur vivant, pour le troisième à éditer un presque inconnu à sa mort, survenue en 1971.Les vacances sont imminentes.Et le goût de relire s’empare, à cette période, des vrais lecteurs, et peut-etre davantage des vraies lectrices.Ce sont elles, j’en ai l’intime conviction, qui ou-.vriront d’abord La Vie vénitienne de ce poète et romancier tombé en disgrace mais qui fut, de son temps, louangé et même adulé par toute une génération.Tout comme Dominique Fernandez, dont la préface est un modèle de critique impitoyable, mais juste, pour le gendre de José Maria de Heredia et pour le mari de Gérard d’Houville, vous pardonnerez beaucoup à ce chantre de la ville des Doges parce qu’il l’aura connue, aimée et bien fréquentée.Comme peu de ses contemporains.Et comme, aussi, fort peu .des nôtres ! En refermant La Vie vénitienne (qui est de-l’année 1928), j’ai relu dans Les Bonheurs perdus, du même Henri de Régnier (1924, toujours au Mercure de France), un conte rédigé dans le même esprit d’adoration pour Venise et intitulé : Manuscrit trouvé dans une gondole.Ce qui me suggère de recommander, sans grand espoir d’être entendue, la réédition de cet autre recueil bien oublié du poète de La Cité des eaux.?Presque notre contemporain, Jean .Giono.Mais, dans Manosque-des-Pla-teaux, suivi du Poème de l’olive, il apparaît quand même un écrivain du passé.Publié en 1930, cet hommage lyrique à sa ville natale se démarquera aux yeux de lecteurs, pourtant admiratifs du Giono seconde manière, celui d'Angelo, du Hussard sur le toit et du Bonheur fou, sans oublier cette fable superbe qu’est Un roi sans divertissement, par une recherche trop obsessionnelle de l’image pour l’image.Bien entendu, cette observation ne devrait pas empêcher les inconditionnels de l’auteur du Chant du monde et de L’Eau vive d’ouvrir ce petit recueil et de respirer un bon coup l’air de la Provence.Où « dans les vais, de pauvres fermes tanguent dans l’huile luisante des olivaies et des bois de chênes verts ».Et, tout comme la ménagère que dé- crit Giono, à la dernière page du Poème de l’olive, de « tremper son petit doigt dans la burette », de se mettre une goutte d’huile sur la langue et de se sentir « soudain si lourde d’arbres, de genévriers et d’odeur de terre » que ça vous obligerait à vous asseoir.?L’édition posthume de La Maison du joueur de flûte, d’Alexandre Vialatte, me parait bien davantage un événement.Merveilleux et si terriblement méconnu Vialatte ! Jean Dutourd, qui lui consacre un article de son recueil Contre les dégoûts de la vie (ce fut autrefois la préface à L’Almanach des quatre saisons), écrit : « Dans une trentaine d’années, le modeste, l’obscur Vialatte sera mis à sa place, qui est immense, et divers grands hommes d’à présent paraîtront incroyables ».Il serait cependant inopportun que votre initiation à cet écrivain, Auvergnat de naissance, billettiste pendant des années dans un quotidien de province — La Montagne — commençât par ce bref roman, jusqu’ici inédit, et qui fut écrit, nous apprend l’éditeur, au cours de l’hiver 1943-1944.Plus facile et infiniment plus gaie vous paraîtra la lecture de L'Éléphant est irréfutable, recueil d’une bonne soixantaine de chroniques journalistiques, choisies par Ferny Besson, la grande amie de Vialatte qui assure, avec compétence et un sens exact de l’à-propos, la diffusion des écrits du maître.Quand vous vous serez ébaudis et inévitablement réjouis dans cet étonnant bouquin (publié chez Julliard, en 1980), vous serez tout à fait pré- Jean Giono."'¦¦"¦a»’ mi- ** parés à entreprendre Les Fruits du Congo (Gallimard, 1951, il est en livre de poche) et sans aucun doute reviendrez-vous dare-dare aux Dernières Nouvelles de l’homme ou à Et c’est ainsi qu’Allah est grand, toujours choisies, ces chroniques, par Ferny Besson et publiées chez Julliard.Si je multiplie les renseignements bibliographiques, c’est que l’auteur en vaut la peine.Comme le pense Pierre Daninos qui dit de Vialatte : « On peut le prendre en long, en large et en travers, goulûment ou par petites gorgées, il a si souvent raison que c’en est accablant.» Pour vous mettre en appétit, terminons sur ce seul aphorisme — mais il est.accablant de raison : « Le bonheur date de la plus haute antiquité.Il est quand même tout neuf car il a peu servi.» Et c’est ainsi, plus encore qu’AUah pour nous, non-musulmans, « que Vialatte est grand» ! Les prix ne font pas la littérature LETTRES QUEBECOISES STÉPHANE LÉPINE * François Morrissette, L'Encre saphir, Fides, 1986, 132 pages (prix Radio-Québec 1986, catégorie « Innovation littéraire »).?Lorraine Lemay, L’Enfant aux yeux pâles maquillés de noir, Fides, 1986,142 pages (prix du Lieutenant-Gouverneur du Québec 1986) DE PLUS en plus, on gagne des prix littéraires comme on gagne à la loterie.Par hasard et sans qu’entre vraiment en jeu la qualité des textes.Comme si elle désirait absolument se prouver qu’elle existe et qu’il se produit chez, nous une littérature de qualité, l’institution littéraire québécoise ne cesse de créer de nouveaux prix.Lors du récent Salon du livre de Québec, trois nouvelles récompenses étaient accordées : le prix du Lieutenant-Gouverneur du Québec, le prix Radio-Québec et le prix Paul-Aimé-Martin (fondateur des éditions Fides).Décernés à l’issue du concours pour jeunes auteurs (organisé par le Salon du livre de Québec, les éditions Fides et le Secrétariat à la jeunesse du Québec, dans le cadre de l'année internationale de la Jeunesse), ces prix ont été créés afin de découvrir et de récompenser de jeunes talents dans l'écriture romanesque.Il m'a toujours semble délicat, et même absurde, de décerner un prix à une première oeuvre II est rare qu'un premier livre révèle un auteur unique et singulier, quelqu'un dont on sent dès les premières lignes qu'il est un écrivain et que désormais il sera indispensable.Aussi acclamé qu'ait été Le Procès-Verbal, peut-on dire que les textes récents de Le Clézio sont à la hauteur du génie qu'on lui accordait alors qu'il avait 23 ans ?Cette façon d'élever des monuments, de consacrer de jeunes auteurs (qu’ils se nomment Sylvie Germain, Bemard-llenri Lévy.François Charron où René-Daniel Dubois) m'a toujours semblé suspecte.Le plus souvent.ces consécrations rapides font du tort aux auteurs et se révèlent une façon de tuer dans l'oeuf une oeuvre en puissance.Ainsi, dans ce Québec où il faut être bien malchanceux pour ne pas gagner un prix littéraire au moins une fols, François Morrissette et Lorraine Lemay, qui ont tous les deux 20 ans, sont les dernières victimes de cette grotesque inflation des prix Et leurs livres, qui, maladroits et brouillons, auraient dû normalement demeurer dans les tiroirs et servir d'ébauches aux écrits ultérieurs.se retrouvent sur la sellette.« L'enfance, disait Cocteau, sait ce qu'elle veut.Elle veut sortir de l'enfance.Le malaise commence lorsqu'elle en sort.• Comme presque LIVRES RECENT ET ANCIENS Achat at vanta 2 51 Ste Catherine E ROMAN l’enfant aux yeux pâles i maqui illés de noir LORnAINf LU MAY fides tous les premiers livres, L’Encre saphir, de François Morrissette, est chargé de toute une mémoire pas encore assimilée.Dans cette harlequinade intellectualisée, la première et la troisième personne s’entrecroisent pour rendre compte des deux versants des personnages qui, se voulant rimbaldiens et absolument modernes, sont à la fois je et un autre.Ainsi, autour de Jacob-Je, Jaeob-II, Saphir-Je et Saphir-EUe se tisse une histoire d’amour romantique, pétrie de clichés et de cette misogynie propre aux romans-photos, où le non-dit et l’imagerie érotique sublimée qui sous-tend le récit ont plus d’intérêt que le texte proprement dit.François Morrissette est sans doute très proche de son personnage masculin et cette proximité se révèle un piège dont il ne se déprend pas.On sent qu'il a avec lui un rapport immédiat mais pas assez retenu.Aussi s’y livre-t-il mièvrement, comme peut le faire un adolescent dans son journal.Avec ce livre hyperformel (au mauvais sens du terme) et hypersensible, d'une sincérité aigue quoique dissimulée, François Morrissette verse d'un côté dans la confession puérile (les ellipses et les détours stylistiques sont Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS font relâche cet été, et vous donnent rendez-vous en septembre.L9*9 \ 362 jours par •»"" * Tou» le» dimanche» aprè»-mldl venez regarder avec nou» "APOSTROPHES" è 1/tJr à TVFQ-99 avec Bernard Plvol 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél 274-3669 transparents), de l’autre dans le maniérisme.L’auteur a voulu s’avancer au-dessus de l’abîme de la jeunesse et exorciser ses petites crises existentielles.Il y est malencontreusement tombé.Apparaît donc dans ce livre tout ce qui séparé le personnage de son enfance et l’angoisse de celui qui ne voit rien d’autre s’ouvrir devant lui.Jacob traverse cette phase en se réfugiant dans le solipsisme et les fantasmes.Ses réflexions et le journal de sa traversée vers la sexualité et le monde des adultes se présentent comme une rêverie rhapsodique assez lâchement composée, curieusement molle et alanguie, entachée d’une agaçante prétention à la modernité.On y trouve des incohérences, des joliesses d’écriture, un côté préfabriqué mais l’auteur démontre tout de même une assez bonne maîtrise syntaxique (à souligner chez un écrivain de 20 ans) dont il lui faudra apprendre à tirer meilleur parti.¦*¦ * * L'Enfant aux yeux pâles maquillés de noir, de Lorraine Lemay, ramène les sempiternelles et fastidieuses questions de l’écrivain écrivant et du passé à reconquérir.Louise rêve depuis l’enfance d'écrire un roman.Pour cette jeune femme qui a tout abandonné pour écrire et pour qui le temps est bloqué, l’écriture lui permet de ressasser le passé et de reprendre possession des parties de sa vie qu'elle a refoulées.« Le passé attend sa conclusion (et) elle voudrait à l'instant même se métamorphoser en un gros livre ouvert à la dernière page pour découvrir la solution, la conclusion.* Elle se retrouve le plus souvent dans un café où « elle divague parmi les ruines de son rêve d’enfant anéanti » et cherche des mots pour exprimer son malaise.Et, avec le support des gens qui l'entourent, elle apprend à devenir lentement ce.u elle redoutait.Malgré la qualité u projet, malgré l’effort estimable de décrire l'auto-analyse d'une femme qui veut apprivoiser ses fantômes et accéder à l'écriture, ce pe- tit roman malhabile est aux antipodes de la grande littérature introspective.Il y a dans ce livre des tournures poétiques dont la simplicité émeut.Il y a aussi, malheureusement, des morceaux de bravoure qui tombent à plat, des exercices de style et autres effets supposément modernes qui viennent alourdir le texte.L’anecdote y est insignifiante et usée jusqu’à la corde, le décor à peine ébauché, la psychologie inexistante, les dialogues sommaires mais l’auteur persiste à se paraphraser elle-même jusqu’à épuisement sur le fil ténu de son histoire.Mais je m’en veux de parler aussi durement de ces textes qui n’auraient tout simplement pas dû être publiés.Aussi faut-il souligner que ces deux jeunes auteurs évitent tout au moins le piège du livre sur la jeunesse et, au lieu de se laisser aller à l’air du temps, en prennent l’empreinte dans de vrais corps et de vrais personnages.En privilégiant ainsi la singularité au portrait de génération (souvent réducteur et moralisateur), Morrissette et Lemay s'abandonnent déjà à eux-mêmes, à leurs propres univers symboliques, se tiennent sur la ligne de leurs désirs.Si leurs premières oeuvres n’ont pas la qualité de dépense et de plénitude qu'on serait en droit d’attendre, elles donnent pourtant la preuve d’une tension, d’un élan qui montrent que le départ est possible.X LE DEVOIR CULTUREL est dirigé par Robert Lévesque x_________________y PRIX MICHEL-BRUNET Le Prix Michel-Brunet, doté d'une bourse de 1 000$, assurée par le Fonds Michel-Brunet, couronne le meilleur ouvrage traitant d'un suiet historique, produit par un(e) jeune historien(ne) québécois(e) de moins de 35 ans Ce prix est régi par les règles suivantes: 1) L'auteur(e) devra être résident(e) du Québec et être âgé(e) de moins de 35 ans lors de la parution de son oeuvre: 2) l'oeuvre doit être publiée en langue française; 3) l'oeuvre peut être aussi bien un livre, un article dans une revue scientifique, un document sonore ou vidéo; 4) l'oeuvre doit être publiée durant les 24 mois précédant l'annonce du prix, le 24 juillet de chaque année (date de naissance de Michel Brunet); 5) toute personne ou toute maison d’édition qui désire soumettre une oeuvre doit en faire parvenir trois exemplaires au secrétariat de l'institut, en mentionnant qu'il s'agit du Prix Michel-Brunet: 6) le jury sélectionne une oeuvre parmi celles reçues avant te 31 août 1986.Le jury, dont les membres sont nommés pour trois ans avec rotation annuelle, est constitué, pour cette année, des professeurs Louise Dechêne.de l'université McGill, Christian Pouyez, de la Fédération canadienne des sciences sociales, et de Louis Michel, de l'Université de Montréal.institut d’histoire de l’amérique française (1970) 261, avenue Bioomftetd, Montréal H2V 3R6 Québec (Canada) ($14) 271-4759 LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND ROMAN Carl-Henning Wijkmark, La Draisine, Actes sud, 380 pages.Que peuvent bien faire trois singes et un jésuite au Congo belge, en 1914 ?Et d'abord, que font-ils sur une draisine à voile (engin pour circuler sur les voies ferrées) ?Ce sont les aventures insolites de ce singulier équipage que nous raconte Carl-Henning Wijkmark.CINÉMA Claude-Jean Philippe, Le Roman du cinéma, tome 2 (1938-1945), Fayard, 392 pages.Les années de guerre auront été de grandes années de cinéma.1939 : Autant en emporte le vent, La Règle du jeu, La Chevauchée fantastique.1940 : Le Dictateur, Citizen Kane, etc.1943 : Ivan te Terrible, L ’Ombre d’un doute, Jour de colère.1944 : Les Enfants du paradis, Les Dames du bois de Boulogne, Le Port de l’angoisse.Claude-Jean Philippe suit la chronologie pour écrire le roman vrai des cinéastes, des acteurs, des auteurs et des producteurs de ces années fastes et mouvementées.HISTOIRE La Mort de Marat, collectif, Flammarion, 510 pages.L’Ami du peuple, comme on l'appelait, aura fasciné ses contemporains et les générations ultérieures, par sa mort étrange et sa vie tumultueuse.Ce médecin suisse, pamphlétaire parisien, polichinelle médiatique, a détrôné Mirabeau de sa sépulture au Panthéon français, avec ses propos virulents et sa fin tragique.Que doit-il à Charlotte Corday ?Le collectif, coordonné par Jean-Claude Bonnet, analyse les réactions contemporaines à la mort de Marat, dans les journaux en particulier.Duc de Castries, Mirabeau, ou l’échec du destin, Fayard, 596 pages.Gabriel-Honoréde Riqueti, comte de Mirabeau, n'a pas eu de chance.Étant un des instigateurs les plus importants de la Révolution française, il était appelé à y jouer un grand rôle.Mais il est mort en 1792.Il n’a pas eu le temps de s'impliquer dans la reconstruction républicaine et, comble de malheur, le monstre déchaîné Jean-Paul-Sébastien Marat, comme l'appelle l'académicien, le fit sortir du Panthéon français en y entrant lui-même .Une histoire à suivre.MYTHOLOGIE L’Amérique dans les têtes, un siècle de fascinations et d'aversions, sous la direction de Denis Lacorne, Jacques Rupnik et Marie-France Toi-net, Hachette, 310 pages.L’amour-haine .un sentiment bien ambigu.C'est ce que ressentent pourtant les Français envers les États-Unis.À travers ces textes savants ou humoristiques, on apprend à mieux connaître cette passion mystérieuse faite d'attirance et de répulsion.Tous les auteurs reviennent à la question fondamentale qui semble les hanter : d’où vient l’anti-américanisme ?THEATRE Georges Banu, L’Acteur qui ne revient pas.Journées de théâtre au Japon, Aubier, 126 pages.Ce « livre de spectateur lettré » nous présente des « séquences de l'excès ».Georges Banu définit le « spectateur lettré » comme quelqu'un entre le spécialiste et l'amateur de théâtre, et les « séquences de l'excès » comme un texte entre le fragment et le hat-ku.Et si le Japon est l'empire du signe, nous dit l'auteur, son théâtre est l’empire du nom.( icordes Banu Facteur qui ne revient pas journées de théâtre au Japon Conversations avec le temps JEAN ROYER * Conversations avec le temps, textes et photographies de Denis Roche, Le Castor astral.DANS sa recherche formelle, Denis Roche n’a jamais oublié la photographie, c’est-à-dire le dialogue avec le temps et ce qu’il renferme.Pour lui, l’image photographique contient du passé en même temps qu’elle est « la bouche de l’ombre qui s’ouvre en grand ».Dans ce merveilleux petit livre, le poète-photographe nous fait voyager dans « son » temps, dans des photos dont la mise en scène — la forme — contient un certain silence.Denis Roche nous explique chacune de ses prises.C’est ce qu’il appelle « la montée des circonstances », cela qui crée la photo et, en définitive, l’explique.Pour nous introduire à l’intelligence magnifique de cet ouvrage, lisons cet extrait par lequel Denis Roche justifie sa démarche : « Je crois que la photo est empreinte de profondeur et que cette profondeur est due à la rencontre du Temps et du Beau.Juste avant la prise photographique, c’est le Temps qui règne, juste après, c’est la Beauté qui a beu.Esthétique et temporalité batifolent dans une sorte de paysage mental, un no man’s land resque calme où passeraient peut-tre des gens, mais ce n’est pas sûr, en tout cas des images de gens.« Je crois, continue Denis Roche, que l’art photographique consiste à mettre au jour, au bon moment, la montée des circonstances qui président à la prise de vue en même temps que les facteurs qui organiseront cette rencontre si mémorable du Temps et du Beau.« Enfin, je crois que raconter les circonstances qui précèdent l’acte photographique lui-même est précisément le seul commentaire esthétique réel qu’on puisse apporter à l'image qui suivra.« En d'autres termes, la photo, c’est ce qui précède, c’est ce qui préside.» Oiam — •.a Gbart'P»9nX|?C StTueSaînt-0^6 Moowèa' Utonvf**3* 044.2507 RECHERCHE , en juillet/août: IA VIE APRES UNE GUERRE NUCLEAIRE' per André Berqet Il CONFORT DES SIEGES D'AUTOMOBILES per jean lierre Verrtest LA SEXUALITE DES CROCODILES p«r |e«n Pierre (1uf*ute LES IMAGES EN RAYON X pat Pierre Ithrr US RECEPTEURS MEMBRANAIRES pAf )ne| Rnrbaert ETC.ou«cc'Aiï N 17 4,251 EN VENTE PARTOUT OFFRE SPÉCIALE D'ABONNEMENT • Un am 36.00* Je souscris un abonnement d’un an (11 mois) A la RECHERCHE au prix de 1 I I Veuillez payer par chèque établi à l’ordre de Diffusion Dtmédia Inc.• Profession.Adresse.Ville.Code postal.A retourner accompagné de votre règlement t: Diffusion Dlmédla, $39, Boul.Letooau, Saint-Laurent H4N 1S2 I I I I I I J I LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 ¦ C-3 LA NOTE BLEUE GILLES ARCHAMBAULT Louis Armstrong, vous connaissez ?* James Lincoln Collier, Louis Armstrong, un génie américain, Paris, Denoël, 472 pages, avec photos et discographie.JUSQU’À sa mort en 1971, Louis Armstrong a été la personnification même du jazz.Même ceux qui ne savaient pas la différence entre un trombone à piston et un tracteur n’ignoraient pas que le gros homme au sourire éclatant qui leur chantait Hello Dolly ou quelque autre Blueberry Hill était un jazzman.Louis Armstrong, un génie comme le laissaient à entendre les critiques, ou un amuseur au goût douteux qui reprenait soir après soir les chevaux de bataille usés à la corde du dixieland ?Quand j’avais vingt ans, c’était le genre de questions qui avaient cours.Ces interrogations sont toujours vaines car, comme il arrive souvent en jazz, les éclairs de fulgurance sont teintés de lourdeurs tout aussi barométriques.Le Louis Armstrong de 1927, de Tight Like This, de West End Blues, le jeune et novateur trompettiste s’était mué petit à petit en vedette du music-hall un peu routinière.On vient de traduire en français le Louis Armstrong de James Lincoln Collier.Cet ouvrage fort documenté retrace patiemment les moindres étapes de la vie d’un musicien qui vit le jour avec le siècle à la Nouvelle-Orléans.Les premières années nous sont connues, le séjour dans l’orphelinat où il apprend les rudiments de la trompette, la rencontre avec King Oliver, etc.Ce qu’on ignorait, ce sont les péripéties européennes de « Satchmo » : par exemple, certaines particularités de son caractère, son amour des foules, sa bonhomie souvent feinte.James Lincoln Collier aborde les années européennes d’Armstrong (circa 1930) avec une attitude pro-américaine systématique un peu agaçante.Il nie à Robert Goffin et Hughes Panassié la moindre compétence.Si le premier était bien naïf et le second très sectaire (seuls les Noirs peuvent jouer le jazz, etc ), il n’en demeure pas moins qu’ils ont été à l’écoute de la musique américaine à un moment où, aux USA, on croyait à Paul Whiteman comme Madame Thatcher croit en Pretoria.L’attitude nettement chauvine de l'auteur nuit à la lecture sereine d’un essai par ailleurs fascinant.L’axe de cet ouvrage, sous-titré « Un génie américain », est le suivant : Louis Armstrong a été un phare dans sa vingtaine pour perdurer jusqu’à soixante-dix ans comme amuseur.La démonstration est séduisante.Il est évident que le Louis Armstrong des années cinquante n'était pas toujours difficile dans le choix de ses accompagnateurs, et que son répertoire n'était pas de nature à troubler les goûts populaires.Pour un Jack Teagarden, combien de Barret Deems; pour un Black and Blue, combien de That’s my Desire.Le trompettiste n'innovait plus depuis longtemps, ses lèvres n'auraient évidemment pas suivi, et il Louis Armstrong.i IT! terminait immanquablement des pièces par des notes hautes d’un effet pompier assuré.Collier excuse Armstrong en rappelant souvent l’absence totale de culture et de bon goût d’un musicien inculte, en insistant aussi sur son besoin de plaire à tout prix au public.On ne demande pas à un homme élevé dans un milieu illettré d’une Amérique raciste d’avoir le raffinement d’un courtisan de Versailles.Cependant, Collier n’insiste pas suffisamment, à mon sens, sur le merveilleux chanteur de jazz qu’était Armstrong.C’est lui qui a façonné cet art si unique et qui a influencé, ce faisant, des dizaines de vocalistes.L’auteur a raison de noter le mauvais goût d’Armstrong, mais a-t-on si mauvais goût si l’on peut donner avec Ella Fitzgerald des versions si émouvantes, si parfaites en tout point des grands standards de la chanson américaine ?Dernier reproche à Colüer, ses recours à la culture littéraire ou à la musique dite sérieuse sont parfaitement ridicules.Il évoque les artisans de la culture occidentale comme un paysan du Danube.On dirait quelque instituteur découvrant la grandeur de Dante ou de Thomas Mann pour mieux en réduire la portée du pauvre Armstrong, qui, entre nous, n’en avait rien à faire.Bref, un livre instructif, jamais ennuyeux, parfois irritant, mais qui donne le goût de revenir aux vieux Louis.Ce n’est pas un mince mérite, bien sûr.Quelques disques compact ; — Louis Armstrong, Silver Collection, Verve 823-446; Meets Oscar Peterson, Verve 825-713; Porgy and Bess, avec Ella Fitzgerald, Verve 810-049 ; Ella & Louis, Verve 825 373; Ella & Louis Again, Verve 825-374; The Great Reunion, avec Ellington.Vogue 600013; Passadena Concert, Vogue 600007.Le camp musical Orford ?Finies les vacances ! CAROL BERGERON NÉ DE l’ardeur juvénile et conquérante des Jeunesses musicales (JMC) de l’après-guerre, le camp musical du mont Orford, devenu centre d’arts en 1966, ne s’est pas totalement remis du départ de Gilles Lefebvre qui avait été, de 1951 à 1972, le maître absolu des lieux.Gaston Germain (de 1972 à 1980) et Jean-Claude Picard (1981) ont laissé à Pierre Rolland, l’actuel directeur, une institution qui fête cette année son 35e anniversaire et qui cherche encore à se définir.Selon le voeu de Pierre Rolland, le centre d’arts d’Orford devrait être un lieu de rencontre et de ressource-ment destiné non seulement aux musiciens mais encore aux artistes et aux intellectuels, un lieu ouvert toute l’année durant.Pour y arriver, il faut notamment modifier la structure des bâtiments existants pour les rendre habitables l’hiver.Une somme de $ 350,000 est actuellement dépensée à l’achèvement de ces travaux.Cela fait, il faudra penser à construire des studios spécialement conçus pour la pratique instrumentale.Sur les projets futurs d’immobilisation, le ministère des Affaires culturelles, principal bailleur de fonds, a mis un moratoire.Aîné des camps musicaux du Québec, le centre d’arts veut maintenant s’en distinguer et, « d’abord, précise Pierre Rolland, rencontré à Orford, nous n’avons plus rien à voir avec les Jeunesses musicales ».Cette affirmation ne risque pas de plaire aux nostalgiques de l’« ancien régime ».L’esprit boy-scout des années 50, c’est fini : « l’esprit a évolué », me dit-il.L’excellence du camp des JMC d’alors, serait-ce un mythe ?Avant de prendre la direction du centre d’arts, Pierre Rolland y est venu comme professeur.À ce moment-là.il avait constaté avec étonnement et déception le dilettantisme de la majorité des étudiants.« J’ai trouvé cela tellement catastrophique; le niveau était tellement bas que ça faisait plutôt colonie de vacances.On y apprenait la musique comme ailleurs le tennis ou la natation.« Il ne suffit pas d’accueillir des grands maîtres comme on le faisait auparavant, encore faut-il leur offrir une “clientèle”.Il faut avouer qu’à cette époque, la majorité des campeurs y venaient passer de belles vacances en musique.Je n’y ai pas envoyé mes filles (Sophie et Brigitte, devenues musiciennes professionnelles) parce que le défi n’y était pas assez grand.Je les ai envoyées là où l’on faisait sérieusement de la musique.« Aussi, quand j’ai pris la direction du centre, quelle n’a pas été ma surprise de constater que la préoccupation principale du service aux étudiants n’avait rien à voir avec la musique.Il fallait occuper, par le sport et les excursions, les loisirs de jeunes qui avaient entre 13 et 16 ans.Contrairement à d’autres endroits (le domaine Forget de Charlevoix, les camps musicaux de Lanaudière ou du Lac-Saint-Jean), j’ai pensé que le centre d’Orford n’était pas adapté aiix besoins de cette population estudiantine.» Avec sept ou huit camps musicaux ouverts tout particulièrement aux jeunes, il manquait, au Québec, un lieu où des musiciens déjà formés et diplômés du Conservatoire ou des universités puissent se réunir pendant quelques semaines, non seulement pour faire de la musique mais encore pour réfléchir sur leur art et sur leur engagement.À ce niveau, la clientèle est moins nombreuse mais il lui faut des facilités matérielles qui sont déjà presque toutes là à Orford.Orford, c’est aussi un festival.En cette année de fête, ce festival me semble un peu chétif.Il ne soutient pas la comparaison avec celui de Lanaudière, par exemple.« Mais pourquoi comparer ces deux événements quand on sait que le festival de Lanaudière (sans tenir compte du camp musical) opère avec une budget qui dépasse le million de dollars.Moi, j’ai $ 100,000 pour l’école et le festival.Nous ne sommes donc pas des rivaux.On dit bien que, dans le bon vieux temps des Jeunesses musicales, c’était extraordinaire, sauf que nous n’avons absolument aucune statistique pour le prouver.» Si les grands noms se s'y pressent pas, le festival Orford 86 n’en demeure pas moins très actif.La série « piano cinq étoiles », sans doute la plus prestigieuse, a déjà fait entendre les pianistes français Jean-Philippe Collard et François-René Du-cnable.Restent à venir les récitals du Hongrois Tamas Vasary (26 juillet) et des Québécois André" Laplante (9 août), France de Guise (15 août) et Janina Fialkowska (23 août).Vendredi 1er août et le lendemain, le pianiste André-Sébastien Savoie donnera un récital d’oeuvres de compositeurs québécois et le baryton Louis Quilico se fera entendre accompagné de son épouse, Lina Pizzo-longo.Un aspect intéressant de ce festival, c’est la place importante qu’il laisse aux jeunes interprètes.On peut les entendre aussi bien dans la salle Gilles-Lefebvre, donc au centre d’arts même, qu’à l’extérieur, à Sherbrooke et dans les environs, dans la série « Orford hors les murs ».À la fin de l’été, les Marc Durand (pianiste), Sophie Rolland (violoncelliste), Anne-Marie Dubois (pianiste) et d’autres s’y seront fait connaître.Pour céder à la mode du mélange des genres, Orford se met aussi à l’heure du jazz et du pop.Je ne sais pas jusqu’à quel point on doit s’en réjouir, mais il est bon, parait-il, de plaire à tout le monde.Photo Graotz Le centre d’arts du mont Orford Festival multi-culturel à Côte-des-Neiges (LE DEVOIR) - Le9e festival multiculturel de la Côte-des-Neiges aura lieu le dimanche, 3 août, au parc Van-Home (coin Westbury).Combinant les informations dispensées par une trentaine de kiosques au divertissement et au sport, ce festival est né en 1977 grâce au projet « Genèse ».Avant les feux d'artifice de 22 h, le public aura l’occasion d'entendre une dizaine de groupes qui se produiront dès midi midi sur scène (un orchestre de l’âge d'or, le Préville Jazzband, Hasidic Memories et la troupe vietnamienne « La Compagnie joyeuse », etc.).Un coin des petits est prévu.Tout au long de cette journée, on fera aussi la cueillette de nourriture non périssable devant servir à Multicaf (3732, rue de Courtrai), organisme qui offre régulièrement des repas le midi, à $ 1, et qui distribue des paniers alimentaires d’urgence.Les organisateurs rappellent que 23 % des 20,000 familles de la Côte-des.-Nei-ges sont à bas revenus.Comme point d’intérêt de ce festival, on signale une randonnée historique dans Côte-des-Neiges à bord d’un tram d'époque, une danse, une épluchette et un tournoi de tir d’anneaux.Contribuent à la tenue de ce festival, notamment : le projet « Genèse », la Ville de Montréal, Alpha Co-op, le journal CDN et la Maison des jeunes.De 10 à 15 organisations « ethniques » seront actives ainsi que bon nombre d'organismes communautaires et d'action sociale.marrai BEAU SSfcgï£ Billet* en vente au Musée, par Telelron et au\ comptoirs Tlekctron.Renseignements (511) 2H.V 1600.I.e Musée est fermé le lundi.Courez voir Mirô Un grand Maître à l’esprit teinté d’ironie, réunissant 99 sculptures et 75 oeuvres sur papier.Mirô.il faut y aller.une grande première sur le continent Une histoire d'humour et de génie.Pour se marrer.V Jeune Pille »Y\ adant IthMirv l'Xrfi Fimiliiliim Mui-glil £ Juan Mini l'tHfi/N i».Xi1 inonti'éül oct.198 6 de Montréal mirô 20 juin Musée des Photo Jean-Plorro K arsenty/Radio-Canada Pierre Rolland.MUSIQUE CLASSIQUE •DISQUES «LIVRES • VIDÉO • PARTITIONS Lettre Son MUSIQUE 5054 AVE DU PARC 495-9297 Directeur artistique: Pierre Rolland Centre d’Arts Orford Salle Gilles-Lefebvre — 20h00 PIANO CINQ ÉTOILES: Samedi 26 juillet TAMÀS VÀSÂRY Liszt CONCERT-BOUFFE: 17h00 Dimanche 27 juillet CLAUDE LÉVEILLÉE Un homme, un piano Dimanche 3 août KAREN YOUNG ET MICHEL DONATO, jazz CONCERT-ÉTUDIANT: Dimanche 27 juillet -10h00 Mercredi 30 juillet -20h00 Jeudi 31 juillet -20h00 Dimanche 3 août -10h00 Mercredi 6 août • 20h00 JEUNES INTERPRÈTES: Mardi 29 juillet AMIRA ACRE, piano Mardi 5 août JEAN SAULNIER.piano Prix d'Europe '86 ORFORD HORS LES MURS: Mercredi 6 août -12h15 - 13h15 Place Ville-Marie, Montréal Ensemble «A Tre», guitares RÉCITAL: Vendredi 1er août ANDRÉ-SÉBASTIEN SAVOIE, piano Lamarche.Pépin, Gagnon.Morel Jeudi 7 août ALVARO PIERRI, guitare Vendredi 8 août SOPHIE ROLLAND, violoncelle CARMEN PICARD, piano Francoéur.Martinu, Beethoven, Hindemith, Debussy BRAND CONCERT: 35e anniversaire Samedi 2 août LOUIS QUILICO, baryton LINA PIZZOLONGO, piano Dupire.Ravst.Rimtky-Korukov, Borodins.Dim.Kreülsr.QianntfM.Tosti En collaboration avae La Devoir Centra I» page C-1 La droite, là-bas, fut d’ailleurs très rattachée aux “valeurs” de la Grèce ancienne.Il y avait donc blocage total, à la fois linguistique et politique.Il s’agissait d'une langue imposée, dans les journaux, à la télé, à l’école.Mais, après la chute des colonels, c’était comme un barrage qui sautait.Il y avait une effervescence, la langue se libérait.À partir de là, un tas d'expressions, de tournures nouvelles sont nées.On n’a qu’à penser au climat de mai 1968 en France.» Talgo connaît du succès.(On en fait un film en Grèce, Coup de foudre — « cela peut vous arriver aussi », annonce l’affiche.) Mais ce n’est qu’une autre étape qui s’amorce.« Au fond, je me suis dit : “C’est pas mal; j’ai trouvé un équilibre.’’Mais je constate que ma vie est coupée entre deux pays, et je me rends compte que je n’ai pas résolu mon problème d’identité.« Ne pas savoir dans quelle langue s’exprimer, voilà quelque chose de terrible », lance-t-il, et, dans sa voix, j’entends un ton qui se situe à mi-chemin entre la résignation et la résistance, pour finalement pencher vers la deuxième.« Oui, terrible.Mais cela peut être aussi le sujet d’un livre.» D’où est sorti, en ligne directe, Contrôle d'identité, son dernier roman.« Après tout, enchaîne Alexakis, il faut assumer ses problèmes en tant que problèmes.Mon identité n’est rien d’autre que la recherche de cette identité.Peut-être serait-ce une sorte de mort que d’arriver à se donner une étiquette, à écrire son identité sur une ligne de passeport .» Vassilis Alexakis hanté par la mort ?Peu probable, mais pas à exclure.Actuellement, à Paris, on met les touches finales à une émission dramatique d’une heure pour Radio France-Culture.Cela se passe, ex-plique-t-il, sous un cimetière, où les morts ont creusé des tunnels, cherchant à s’évader.On entend de loin les bruits du métro, de la ville, des gens qui vivent.La pièce, qui porte le titre de Happy Birthday, jette un regard alexakien, sympathique et ironique, sur la fête d’anniversaire d’un adolescent mort avec sa famille dans un accident de voiture.« Et là, dans la terre, le père et la mère du garçon continuent leurs disputes perpétuelles », explique-t-il.Onÿ trouve aussi un Yougoslave.Pas contents de la présence de cet étranger parmi eux, les Français suggèrent qu’il aille se faire enterrer chez lui.« Mais là-bas, réplique-t-il, je ne serais pas plus content.J’ai même oublié la langue.» Alexakis : « L’étranger vit un autre drame.Il a dans sa tête une musique qui n’a rien à voir avec la musique de l’endroit où il circule.» Nous parlons de la rebetiko, cette création de truands, de drogués et de marginaux — une musique empreinte d’une grande dignité et sobriété.Celle qui a tant aidé Alexakis à trouver une écriture à l’image des chansons dépouillées et parfois austères d’une grande tradition populaire.« On trouve un caractère humain et sobre dans la musique rebetiko et dans la poésie des chansons, une poésie qui n’est pas recherchée mais qui ressort de la volonté de ne pas faire de la poésie.En écriture, j’ai cette même volonté, celle de ne pas être littéraire.« Il y a une superbe chanson : “La vie a deux portes ; je suis entré par la première, et avant la fin du jour, j’ai dû sortir par la seconde.” Comment exprimer plus simplement la brièveté de la vie ?« Quand j’écris, même en français, j’essaie de discerner les éléments “grecs” là-dedans : des personnages, des étrangers avec leurs problèmes d’identité; dans l’écriture, ça se traduit par l’absence de toute littérature.Je n’aime pas faire de la sauce.J’aime le poisson grillé », dit-il, avec un sourire sardonique mais doux, un sourire qui me fait, soudain, son complice, me faisant penser que je le connais depuis toujours.Ce marginal enfin, cet Alexakis qui aime moquer et se moquer, trouve le registre qui lui semble de plus en plus propre.Ayant fait son autocritique d’inaction face à la junte, après ses égarements français, le voici en train de devenir défenseur de la langue grecque.Ou, pour mieux dire, défenseur par principe de son droit d’exister.« Je sens que j’ai un devoir envers moi-même et envers la langue, af-firme-t-il.J’ai un combat à livrer pour qu’une langue parlée par si peu de gens fies Grecs ne sont que 10 millions) ne meure pas.» Identité retrouvée ?Cette question-là, c’est moi qui la pose.Simoneau et Les Fous de Bassan Suite de la page C-1 etc.), un tel tournage fait renaître l’intérêt envers une région qui s’essoufflait un peu à promouvoir son rocher Percé.* Le récit d’Anne Hébert multiplie les points de vue narratifs.Yves Simoneau a unifié le tout, en prenant le point de vue de Stevens, l’assassin des deux adolescentes.Mais aucun personnage n’est privilégié, « chaque personnage correspond à des émotions différentes », nous explique-t-iL Yves Simoneau a condensé des scènes, en a inventé d’autres à partir d’une simple phrase.« Le scénario est une matière vivante, dit-il.Je me laisse beaucoup d’ouverture et, au montage, je peux rejouer mes mises.» Il a fait disparaître certains personnages du roman, tels les jumelles qui servaient le pasteur ou encore les responsables de l’enquête policière.Les deux adolescentes sont jouées par deux Françaises : Charlotte Va-landrey (vedette de Rouge baiser) est Olivia, Laure Marsac joue Nora.Toutes deux ont l’âge de leur personnage, et toutes deux possèdent cette sorte de séduction trouble, essentielle à l’histoire, deux adolescentes entre l’enfance et la féminité épanouie, qui s’éveillent au désir avant de sombrer dans la tragédie, comme si la vie radieuse ne pouvait éclore dans ce village sombre.Stevens Brown, l’assassin, de retour à son village après un exil de cinq ans aux États-Unis, incarne autant l’ange de vie et de liberté que l’ange de mort qui possède en lui cette même « fêlure » de tous les habitants de Griffin Creek.On a choisi pour ce rôle Steve Banner, un jeune Lavallois de 20 ans, qui a étudié en théâtre au cégep et qui était inconnu.C’est pour lui un défi exaltant.« Stevens est un impulsif, un bum, c’est un gars physique proche de la terre », dit-il.Lothaire Bluteau (découvert, au théâtre dans Being at home with Claude) interprète Perceval, l’idiot du village qui, dans le roman, voit tout, entend tout, mais s’exprime par cris, habité, lui aussi, d’un désir fou qui cherche maladroitement à s’exprimer.Dans le roman, Perceval est idiot, mais sa narration est riche et complexe.« Je pensais au personnage depuis longtemps, explique Bluteau, et je l’ai travaillé sans arrêt durant deux mois et demi avec Yves, avec des ergothérapeuthes, avec des psychiatres.J'ai fait des séjours dans des asiles pour mieux comprendre.Le problème qui se posait était le suivant : il fallait un personnage fort qui puisse parler et raconter les choses; donc, il fallait le définir médicalement.Débile léger ?profond ?idiot ?Nous l’avons choisi débile léger, en lui trouvant une scoliose.» Guy Thauvette, qui joue Patrick, le frère de Nora, explique qu’Yves Simoneau est un directeur qui travaille de façon remarquablement relaxe, compte tenu du nombre effarant de problèmes techniques.« Et il accorde la même importance à tous les personnages, meme les plus secondaires.» Une opinion qui semble unanime chez tous les comédiens et techniciens avec qui j’ai causé.On parle d’un directeur « très humain », d’un homme disponible, ouvert, direct, qui installe un climat d’intense collaboration entre tout le monde.Et le comédien Paul Hébert parle de certaines scènes de façon lyrique.« J’ai tourné une scène, sur le quai, qui avait la qualité d’une peinture, avec cette magnifique transparence de l’eau sur laquelle se découpaient les bateaux.» Paul Hébert a bien lu le roman, et il décrit l’atmosphère.« Le vent a une importance énorme dans le roman.Même si je ne l’ai pas senti physiquement ici, je le vois comme l’écho du passé, il est la fatalité contre laquelle tout le monde se défend, il traverse les fissures des maisons, il est l’écho de quelque chose, l’écho de ce passé lourd contre lequel on se débat, il est l’écho qui résonne dans la tête de Stevens au moment du meurtre.» En plus des comédiens déjà nommés, on retrouve Angèle Coutu (elle joue Maureen, qui a accueilli Stevens chez elle), Marie Tifo (Irène, la femme du pasteur), Denise Gagnon, Roland Chenail, Pierre Powers, Jocelyn Bérubé, Jean-Louis Millette, Henri Chassé et Bernard-Pierre Donnadieu, un acteur français (qui interprétait le « vrai » Martin Guerre dans le film du même nom ) qui joue ici le pasteur Jones, un roux imposant, très terrien et fort en gueule.?Comme dans tout tournage, comédiens et techniciens forment, eux aussi, une communauté fermée qui vit de façon intense.« Je n’ai jamais senti autant de solidarité lors d’un tournage, raconte le réalisateur.On fait un mur contre les vagues, dans les coups durs on part à rire.« J’aime les acteurs, j’aime les techniciens, mais il faut tout me donner parce que je donne tout, continue Yves Simoneau avec passion.Je suis m Bernard Pierre Donnadieu incarne le pasteur Nicolas Jones.très précis dans mes demandes et très ouvert aux suggestions.» Yves Simoneau est un maniaque du cinéma, qui a commencé comme caméraman à la télévision de Québec.« Une expérience qui m’a aiguillé vers un dynamisme de l’image, dans l’instantanéité.J’ai appris sur le terrain.Faire de la réalisation, pour moi, c’est vraiment regarder dans l’oeil de la caméra.» Son directeur-photo est Alain Dos-tie, qui a remplaçé Claude Larue à pied levé le 18 juillet.Comment lui et Yves Simoneau travaillent-ils derrière la caméra?« La poésie du livre est transportée par la poésie de l’image, explique Simoneau.Le pasteur parle beaucoup parce qu’il transporte la Parole.Mais les autres personnages parlent peu.Ma poésie a moi est visuelle.On ne révèle rien par le dialogue, c’est dans l’ambiance que ça se passe.« Je n’emploie pas le même type de découpage que dans mes autres films.Ici, j’utilise beaucoup de plans-séquences.Et dans le récit il y a deux univers : le vieux Stevens qui se souvient du passé, et le Stevens de 1936.J’essaie de travailler en deux atmosphères différentes : des images froides, obsédantes, plus bleutées pour le vieux Stevens, et des images plus chaudes, en clair-obscur, des tons monochromes pour le drame de 1936, qui doit être enrobé de mystère.» RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU EM STÉRÉO DE RADIO-CANADA ¦Jifimminiiiiiiiwiiinii 12h00 LM JeunM Artiste» Dims Bluteau, fl.et Jean Sutherland, p.: Sonate, op.M (Prokofiev); Romance, op 94 no 2 (Schumann) - Jean-Jules Poirier, cor, et Réal Gauthier, org.: Sonate en sol min (Corelli); Concerto en mi bém pour Corel orgue ( Forster); • Missa muta», op.55 (Krol).13h00 Dm musiques an mémoire l.a collection universelle de musique populaire enregistrée de Constantin Rraioiu Inv Jean-Jacques Nattiez, (reprise) Amm Elizabeth Gagnon 14M0 L'Opéra du samedi • Snedgourolchka» (Les Fées de la neige) (Rimsky-Korsakov) Irma Arkhipova.Nelli Li.Lydia Tchernik.Ta mara Simavskaia.Alexandre Vederm kov.choeurs de Radio France et Orch.national de France, dir Vladimir F'e-dosseev Prod Radio France Anim Jean Deschamps 18*00 Concert Intima Thème et variations du Trio en la min.(Tchaikovsky): Daniel Barenboim, p.Pinchas Zukerman.vl., et Jacqueline Du Pré, vc 18*30 Musique de tabla • Romance», exlr du film «Jeux interdits» (andti ); Ballade.op 52(Chopin).Double quatuor, op 77no2(Spohr) oui »l.a Dame de pique» (von Suppé); Trio.K 54K(Mozart).Romancesans paroles», op 17 no 3 et exlr .l’elléaset Mélisande» (Fauré) Amm Jean-Paul Nolet 20*00 Orchestras américains Orch de Philadelphie.dir Klaus Tenn-sledt.et Klmar Oliveira, vl Concerto no I ( Rruch ) ; Symphonie no 7 ( Bruckner) 22*00 J au sur la vil Festival de jazz en France (3e de 4) Amm Michel Benoit 23*00 Musique de chambre Duo pour violon et alto no 2.K 424 ( Mo zarl) 23*30 Lé Voyage Intérieur • M unique pour un temple inconnu» et ¦ Mégalithes I» (Alain Kremski) Amm Yvon I«blanc la nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent jusqu'à l'aube Amm Monique I «blanc S*»* Méditation • Accepter d'ètre des vivants» (Yves Privent) 1*00 La Grande Fugua Ire h.quintette, op.42 no 4 ( Bocche-tint).Sonate.Il XVl/42 (Haydn); Concerto pour violon.l> 48 (Tartint) : estr • Bérénice» (Handel) - 2e h.Fantaisie pour violon at piano.D 134 (Schubert l.Trio pour hautbois, cor et piano, op 61 (llenovenberg) le h.quatre Arabesques (Tcherepnine).estr •L'Offrande musicale.(J S Bach).Sis variations • Mein junges l.eben hat em Find.(Sweellnck).Rlcercstsquarts (Bas-sano).Sonata seconda (CasteUo).Ada glo (Albmonl).Anlm.Gilles Dupuis 1^00 • Messe solennelle de Cran* (Liszt) Anlm GiUm Dupuis D'Ottawa Stephen Rollins, guitare tOtlM Lm Goûta réunis FUts Clément-Janequin et le quatuor de violes .l«s Éléments» estr «La Livre des Meslanges» (Lejeune), estr .Les Octonalras de la vanité du monda.(l.'Kstochart); I F'antalstes pour luth (Morlaye); .Le Caquet des femmes.(Janequln) Anlm.Jean Deschampa 11*30 Mélodies Jean-François («pointe, bar .et Marc Durand, p.: «Phtdylé.L'Invitation au voyage».• F'.xtase*.Testament».•Chanson triste».La Vie antérieure» et •Élégie.(Duparc) 12h30 Pour la clavier Recueil de mazurkas.Prélude, op.45.Rallade no 1.et Scherzo no2 (Chopin): Arturo Benedetti Michelangeli Anlm.Jean Perreault.13h00 Lm Musicians par eux-mémM Inv Nella Anfuso.soprano Anim Renée Larochelle 14h30 Concert dimanche (fuv .Le Vaisseau fantôme.(Wagner); .Dansesgothiques» (Satie): Concerto pour piano no23 (Mozart); Symphonie de chambre, op.9 (Schoenberg); Symphonie de chambre, op.110 (Chostako-v itch) Amm Jean Deschamps 16*30 Lm GrandM Religions • L'Église orthodoxe» (40e de 45).Comment les croyants peuvent témoigner de leur loi aujourd’hui dans les pays de l'FIsl.Inv.Tatiana Goritcheva Int Pieire C.ariépy Prés Jean Deschamps.17*00 Tribun# do l'orgue Mireille Lagacé, orgue Casavant.église Saint-.lean-Raplisle de Montréal • Pièce héroïque» (Franck); Scherzo (Gigout); exlr Symphonie no 1 (Vierne); exlr Symphonies nos 5 et 4 (Widor).Préludé et fugue en si (Du-pré).Prière» (Morel); .Litanies» ( Alain) Amm.Jean Deschamps 16*00 Que Im peuples chantent Concours international de chorales d'amateurs organisé pour l'ILF) R par la Radio de Cologne Choeurs à voix éga les (2e partie): Treklangen.dir l.en narl F.kholm (Suède).Le Choeur de femmes de la Chapelle vocale de Nien-burg.dir Hans-Jurgen May (Alterna gne).Choeur de jeunes filles de l'école moyenne de musique de Rékésrsaba.dir .lozsef Razga (Hongrie).Dnana singers, dir John Ford (Canada) Amm Mvra Créé I6h30 Muslqu# da tabla Flxlr .London Suite» (Coates).Con nertode Aranjuez.(Rodrigo), exlr Sy mphome no 4 ( Brahms).extr Sym phonie null .Jupiter.( Mozart).Fan laiste sur des thèmes de l'opéra Lucia di laimmermoor' de Donizetti.(Botte sim).Jeux d'eau à la Ville d'FIsle* (Liszt).Romance, op.4k no 3 et.La Mandoline*, op 84 (Parish-Alvars) Amm Jean Paul Nolet 20*00 MusIquM actuailM Concert Parts-Montréal .Sakalava.pour soprano.2 violons, piano et bande magnétique (S Martin).Résurgence» pour bande magnétique ( Arcuri), «Aujourd'hui et demain, pour voix, flûte en sol et violoncelle ( Bon ).Trots pièces pour piano (Panneton): «Black II Stood as Night, pour bande magnétique (lorrain); .() Voce* pour soprano, violon celle et piano ( Provost ) Anlm Janine Paquet 22*00 Jazz sur le vtf Festival de Jazz en FTance (dern de 4).Amm Michel Benoit 23*00 Musique de chambre Sérénade.op 25 (Beethoven) 23*10 Le Voyage Intérieur • summer Savory.(Larkin).Anlm Yvon I «blanc 1.11 tillI _’K jlllllrl IVSii 0*00 MuetquM da nuit Intégrale Gustav Mahler (Ile de 17).Symphonie no I «Des mille.: Faye Ro binson.Judith Rlegen.Deborah Jaaaon.sop .Florence quivar et Urna Myers, cont.Kenneth Riegel.I.Benjamin Lu-xon.bar.Gwynne Howell, b.choeur et orch aymph de Boston, dir Seljt ozawa Anlrn r * ‘ " Bruno Guéret le certo pour cordes.R.138 (Vivaldi).-3e h.: Suite en si bém.pour cuivres ( Pachelbel); extr.«L'Orchésographle» (Ar-beau); .Sospiro»,op.70(Klgar); «Al-borada del gracioso» (Ravel): Concerto en do pour flûte (Sammartini): «llerzegowina», op 235 (F'ucik).Anim.Colette Mersy OhOO Un été en musique Anniversaire de Serge Koussevilzky, chef d'orchestre russe naturalisé amé main.« II umoresque».op.4.«Chanson triste», op.2.Valse miniature*, op.1 ( Koussevilzky ), 12 Études, op.8(Scna-bine).Concerto pour violon (Brahms): •Symphonie de psaumes» (Stravinsky): Trio pour flûte, violoncelle et piano (Martinu): «A mon ami Koussevilzky» (Debussv) Amm.Françoise Davoine 11*30 Lm JeunM ArtlatM Danièle Abel, harpe, et Marc Joyal.p : Suite no I, BWV 996 (J.S.Bach): Impromptu.op K6 (Fauré).Danse sacrée» et .Danse profane» (Debussv).12h00 L'Art vocal Messe no 2 en mi min.(Bruckner): Choeur et orch de la Radio bavaroise, dir F'.ugen Jochum Amm Jean Morin 13*00 Au gré de la fantalale quelques airs des Beatles arrangés par Takemilsu ; Concerto pour piano no 24 (Mozart).Meaning of the Blues» (Jarret!): .Boléro» version synthétiseur (Ravel); «Le Mariage de Hiawatha» (Coleridge Taylor).-Canzone» (F'res-cnbaldi).-Humoresque», op 20 (Schumann ) ; » Belle et étrange patrie» ( lo-natos).Rhapsodie en mibem pour saxophone altoet orch.(Debussy) Amm Jean-Pierre Pinson 16*00 Au coeur de l'éte» Magazine, guide touristique et anthologie sonore Actualités culturelles Marie Claude Trépamer Amm.Ginette Rellavance 17*00 En continuité • • Durôtéde Manosque» (Kede 12).Les carnets Proposée Jean Giono l.ecl.Robert Florent Prod Radio France 17*30 PréMnt-mualque Magazine d'actualité musicale.Anlm Pierre La palme 16*30 Libre échange • Pierre olivier rencontre David Clark, président de loto Québec 19*00 Documenta » • Portrait de Pierre Seghers.l'éditeur des poètes, (dern de 2) Lecl Vincent Davv Inv Pierre Seghers Anim Ré-ginald Martel 20*00 Concerta auropéana lirch symph de la Radio SWF.Baden Raden.dir Flrnesl Rour.et Wolfgang Boettcher, vc.Jeux.(Debussy).•Tout un monde lointain.(Dulilleux).Svmphonte no 70 (Haydn) ¦ Festival Montreux-Vevey orch de la Suisse romande.dir Armin Jordan, et Teresa Berganza, mezzo: «Nuitsd'été», op 7 (Berlioz); «Voyage de Siegfried sur le Rhin» (Wagner) 22hOO Jau-tollloau* Fin vedette Stan Getz.Cedar Walton.Fiddle Lockjaw Davis.Stanley Turren-line.Alex IJean.Paul Desmond.Jon Faddia.Diane Schur.Jimmy Rowles/ Red Mitchell Anlm Gilles Archambault 23*00 Musique dé chambre sonate pour violon el piano, op IM (Brahma).23*30 Le Voyage Iréérteur «Winter Into spring.(George Winston) Anlm Yvon I«blanc • Lorsque la fol nous manque.(Yves Prlgenl) i*06 Lm Motos Inégales Irek.Symphonie no 17 (Haydn); Con-(Buffartf certo à 5 en ml min (Buffardln).-te k.quintette, op 67 no 7 ( Dans», Sonates (Ctmarosa).Ouverture, Z.771 (Purcell).Morreau de salon pour haut bols et piano, op zn(Kalllwoda).Con- M.trili JH unit, i MlHli K 545 (Mozart); .My Bonny loss, el • Leave, Alas, This Tormenting.( Mor-ley); F'anlaisies X et VIII (Gibbons): Andante pour cor et piano (Mendelssohn) ; Concerto en la min.pour hautbois (A.Scarlatti): Danses (l.am-branzi).• leh.: Symphonie.W.182 no 1 (C.P.FI Bach); .Piècespoétiques»,Cahier no 1 (Sauguet): exlr.«La Jolie Fille de Perth.(Bizet); Nocturne (Boulanger); .Old Black Joe» (Foster).Anim Colette Mersy.9h00 Un été anmusique Festival de Prades.Suite pour violoncelle no 5 (J.S.Bach); .Écho», Il 11/39 (Haydn).Sonate pour piano.K.284 ( Mozart ).Trio.op.8 ( Brahms) ; Introduction.thème et variations pour clarinette el orch (Rossini).Anim.Françoise Davoine.11*30 Concert Intime Membres du quatuor FIder et Dieter Klocker.clar.: quatuor enfa(Mozart).12*00 L’Art vocal FIxtr.«Mvrlhen».op.25 (Schumann): Bernard Kruysen.bar, et Danielle Gai-land.sop ; Duos (Schumann): Janet Baker, mezzo, el Dielnch Fischer-Dieskau.bar .I.ieder (Schubert): Torn Krause, b Anlm.Jean Morin.13h00 Au gré de la fantaisie Amm Jean-Pierre Pinson IShOO Au coeur de l'été • Amm.Ginette Rellavance 1/hOO Habiter sa ville» 9e de 13 »l« Design urbain».Inv Chris-Jophe Caron, designer urbain et président du Groupe d'intervention urbaine de Montréal, et Aurèle Cardinal, architecte Rech et amm Roberte Auclair 17*30 Présent-musique \niin Pierre l.apalme 18*30 Votre passeport, sil-vous-plalt • 9e de 13 Inv Calvin Sieb.violon solo de lilrchestre du Capitole de Toulouse Amm Dominique Blondeau à Montréal et < harles Temerson à Parts 19*00 Derrière le terrorisme • 9e de 13 .Clandestinité et leadership» Rech el inl Charles Larochelle el Hélène Sarrasin.19*30 D'enfance et de |eunMsa • .Cinéma intérieur» de Philippe llaeck Lecl lluberl Gagnon 20*00 Concerts européens orch svmph de la Radio SWF.Baden Raden.dir Kazlmierz Kord.et Christian Xaeharias.p.: «Orchesterstuck» pour 22 instruments (Marion).Con-certo no 22 ( Mozart ).Symphonie no 4 (Tchaikovsky) • Orch symph et choeur de la RAI.Turin, dir Luciano Reno, el Gaslone Sard, bar «Duo» (Reno) 22*00 J su-sol lloque Fin vedette: Chet Raker.Bill FIvans.An Rlakey.Oliver Jones.Fiddle Daniels et Toots T hielemans Anlm.Gilles Archambault 21*00 Musique de ohambre sonate pour violoncelle et piano, op.45 ¦Utaohn) (Mendel 23*30 Le Vi > ( F.merald Web) Anlm Bruno Guérette 1*66 Méditation .Vivre avec la fol.(Yves Prtgent) flfiOO | 6965 NofdHI Irek.Slnfonla.op.9no I (Gossec), quatuor en fa pour clarinette, guitare, alto et violoncelle (Gansbacher).Concerto en al bém pour 2 flûtes alto (Telemann) • le k.Sonate pour piano.Mrtvmli ito ii1111« l 1 **sii 0S00 MualquM dé BMI Anim Pierre-olivier Déalleu 6*66 Méditation •l« plaisird'èlre» (Yves Prtgent).6*00 Lm No4m Inégateo Ire k.suite anglaise no 4.BWV 806 (J s Bach) ; Concerto no 1 pour harpe ( Dalvlmare).•!« Petite Anne de Tha-rau» (Sitchen) 3ek.; .Le Retour, pour 1 violes (Sainte-Colombe).Introduction el allegro, op 114 (Schumann): extr .Terpsichore» (Praetorlua) • le h.quintette.G 4SI (Boccherini); six variations pour guitare, op.7 (Giuliani); «Paduana» et .Allemande» ( II auxamann ) ; Six pièce» pour piano, op 11 (Rruch).«Rêverie, et «Petite Valse.(Caplet).F'.xploslons Polka», op 41 (J Strauss) AMm Colette Mersy 9h00 Un été! L'exposition «TréSors et splendeurs de Chine» Musique traditionnelle chinoise el oeuvres de Britten.Wu, Beethoven, Debussy et Kreisler.Anim.Françoise Davoine.11h30 Récital d’orgue Jacques Boucher, orgue Casavant.cathédrale de Valleyfield.«Grande Pièce symphonique» (Franck).Anim.Jean Perreault 12h00 L'Art vocal Renata Tebaldi, sop.: Scarlatti.Handel.Sarti et Rossini.- Reprise de l'émission Mélodies (voir dimanche.Uh30).Anlm.Jean Monn.13*00 Au gré de la lantalsla Amm.Jean-Pierre Pinson.16h00 Au coeur de l'été • Anim Ginette Rellavance.17h00 Questions de notre lamps • «l.'llnlversité Laval» (3ede 7).La recherche à Laval (Ire partie).Inv II FJIteau.historienne.Jean llamelin.historien.Claude Bouchard, docteur en éducation physique, et Jacques Mathieu.directeur du Centre de recherche en traditions populaires Amm.Louis Thiboutôt.17*30 Présent-musique Anlm Pierre l.apalme 16*30 Progrès at perspectivM • .Thérapies familiales systématiques» (dern de 5) Prod Radio France 19*00 Suivez le castor » Parc national Prince Albert.Rech.texte et anim Guy Rochette.19*30 Concours de nouvsilM • • Fugue» de Maria Dufour l«ct Denise Gagnon 20*00 Concerts européens Orch symph de la Radio SWF.Baden-Baden, dir Ferdinand l«ltner.et Christian Xaeharias.p : «Ainsi parlait Z ara-thouslra»(R Strauss).Concerto no 2 (Brahms) Festival Montreux-Vevey quintette Moraguès: FIxtr.«Le Tombeau de Coupenn» (Ravel); Six Bagatelles (l.igell) 22*00 Jazz-soilloque Fin vedette Reg Schwager.Jay Mc-shann.Sonny Rollins.André Villeger, Chel Raker/Rarhel Gould et Dizzy Gillespie Anlm Gilles Archambault 23*00 Musique de chambra quintette no 4.G.448 ( Boccherini ) 23hl0 La Voyaga Intérieur • Wave 1 Inter Dimensional Mualc (lasos) Anlm Yvon l«blanc It-lltli III itiilli l I ÜKli 0*00 MualquM de null Anlm Plerre-Dllvler Désllels 8*66 Méditation • Aimer c'est accepter quelqu'un entier.(Yves Prtgent) 8*00 Lm No4m InégatM Ire k.Sonate pour violoncelle et piano, op .18 (Rrahms).Concerto pour orgue, op 4 no I (Handel): Air de musette et de clavecin (Campra) ¦ 2e h.Concerto nol.op l(BabelI).Voyage au paya du Tendre.( Pierné).Adagio en ré bém (Liszt), extr •Comtesse Marttza» (Kalman); Concerto en do pour clavecin (Galuppi) -3ek.: .Dorilla in tempe.(Vivaldi); «Habanera.(Sarasate); »tn the still of the Night.< Porter ) ; .Sunset.(Grofe).Concerto pour flûte, op 29 (K Stamltz); «Valse romantique, pour piano (Chabrter) Anlm.Colette Mersy 6*M Un été an muaiqua • Franz Liszt l'été du centenaire.(9e de 11) Les derntèrea années, la mort • Fin rêve*.Czardas macabre*.Du berceau jusqu'à la tombe.«Sept portraits historiques hongrois., exlr «La Légende de sainte Élisabeth».Adieu» (Liszt) Anim Françoise Davoine D'Ottawa Angela HewttL p «Le Tombeau de Couperin.( Ravel) et Ballade nol (Chopin) 12*06 L'Art vocal F.xtr .Carmen.(Bizet) Marta ( allas, sop.Choeur d'enfants Jean-Peanaud.Orch.du Théâtre National de l'Opéra, dir.Georges Prêtre; extr.«Der Freis-chütz» (Weber), extr.«Martha, (von FTotow), extr.«Tannhauser» (Wagner): Choeur el Orch.de l'Opéra de Berlin, dir Wilhelm Schuechter; extr.«Otello» (Verdi): Gwyneth Jones, sop.; extr «La Traviala» (Verdi): Joan Sutherland.sop.Luciano Pavarotti, t.; extr.«l.a Jolie Fille de Perth.(Bizet): Joseph Rouleau, b.Anlm.Jean Morin.13h00 Au gré de la fantaisie Anim.Jêan-Pierre Pinson.16*00 Au coeur de l'été • Anim.Ginette Bellavance.17*00 Lm Trésors du théâtre • Inv.André Ricard et Jean-l-ouis Tremblay.co directeurs de l'ancien Théâtre de l.'FIstoc â Québec.Rech., texte et anim.Michel Vais.17h30 Présent-musique Anim Pierre l.apalme 18*30 Du monde entier • l.e Sahara».Inv.Maurice Clermont, psychologue Rech.int.et anim.Claudette Lambert 19*00 SéquencM du 7e art » 9e de 13 l.e Free cinéma britannique Amm Richard Gay et Jean-Marte Poupart 19*30 ËnlgmM et fiction • 8e de 12 «Aux portes de l'épouvante» (dern de 2) de John Dickson Carr l.ect.Anne Vartel.Christian Alersel Jacques France Prod Radio France.20*00 Orchestres canadiens orch symph.de Montréal, dir Charles Duloit.Yo-Yo Ma.vc.: Ouv.La Belle Mélusine.(Mendelssohn); Concerto, op 129 (Schumann).Symphonie no 5 (Mahler) 22*00 Jazz-soliloque Fin vedette Lionel Hampton.Maria Muldaur.Paul Winter, Chet Baker et David Holland Amm.Gilles Archambault 23*00 Musique de chambra Duo pour violon et alto.K.423 (Mozart).«Trous pièces brèves» (Iberl) 23*30 Le Voyage Intérieur • Rebirth.(Ojas) Anlm Yvon Leblanc Vendredi 1er août l!W(> 0*00 MualquM de nuit Anlm.Pierre-Olivier DésIleLs 6*55 Méditation ¦quand le désir reprend le pouvoir.(Yves Prtgent) 6*00 Lm Notes Iné galas Ire h.quatuor pour clarinette et cordes no 1.op 2 (Crusell ).exlr.Suite no 1 pour clavecin (Fiocco); «In Ail Our f mihlu's sphere.(Purcell); «The Winter's Tale.(I.arsson).- le h.: Sonate pour hautbois et clavecin.BWV 1010 bar.Charles Buries, b., Choeur et Orch.du Capitole de Toulouse, dir.Michel Plasson; Trio (Mozart): Peter Schreier, t., Herman Prey, et Walter Berry, bar.Anim.Jean Morin.13*00 Au gré da la fantaisie Au cours de l’été, les émissions du vendredi sont consacrées aux demandes des auditeurs.As gré de la fantaisie, 14e étage.Maison de Radio-Canada, 1400 est.bout.Dorchester.Montréal.1121.2M2.Anim.Gilles Dupuis.16*00 Au coeur da l’été» Anim.Ginette Rellavance.17*00 ftec*arc*M actenWIquM au Canada» 9e de 20.«L’énergie non-nucléaire».Inv.Vladimir llornof.dir.du département de chimie, faculté de sciences et génie.Université d'Ottawa, et Guy Drouin, dir.gén Riodev.Rech.et Int.Michel Icart.Amm.Gustave Iléon.17*30 Présent-musique Anim.Pierre Lapalme.18*30 C.R.P.L.F.• «Une vie.une oeuvre: Carl Gustav Jung» Prod.Radio F'rance.20*00 Lm Grands Concerts Le Trio Rorodme ( Rostislav Dubinsky, vl.Yuli Turovsky, vc., I.uba FIdlina.p.) : Trios, op.I nos 1,2 et 1 ( Beethoven).22*00 Jazz-aotüoque Fin vedette Ahmad Jamal, Lyle Mays, Nat Adderley.Tepper Adams, Bobbv llacketl, Horace Silver et Teddy Fla wards.Anim.Gilles Archambault 23*00 Musique de chambra «Variations sur un thème rococo» (Tchaikovsky).23*30 Le Voyage Intérieur • Cloud 9 Music.(Steven Halpern).Anim.Yvon l«blanc.¦JimimiHiiiiiiimin 0*00 MualquM da nuit Anlm Monique l«blanc 5*55 Méditation • Être seul en présence de F Autre» (Yves Prigenl).6*00 La Grands Fugue Ire h.: Sonate pour flûte, op.1 no 7 (Handel); Suite no I pour clavecin (M.Correlle); Trio avec baryton no 97 (Haydn); Danses et chants Italiens (Gasloldl).- 2e k.: .Variations sur la corde de sol sur un thème de ’Moïse’ de Rossini.(Paganini); «Êlogeà la gui ‘ ‘ "I.Lea tare» (Rodrigo).no 45» (J.S.Bach).Concerto pour flûte et gui hautbois et orgue (J.I-oeillet).Sonate tare no 1 (Baron).«Symphonie de Mer- en la min.pour alto el piano «Arpe-cure.(Ficelés); Grand duo concertant glonne» (Schubert); «A Proposai» (Da sur de» thèmes de.Robert le diable.via); ouv.«Rgmont» (Beethoven) Adieux.(Haydn).- les.: Concerto j flûte et harpe (Mozart); »Êgloguea«, op 15 nos 5, 6 et I (Tomasek).-4e h.: «Glaas-concertlno» (Schubert /Plenlzto) ; exlr.The Seven Stars Symphony.(Koechltn); «Lola Concerto.(Ruaben): Sonate en ml mtn.pour hautbois et orgue (J.I.oeillet); Sonate alto ol ‘ sur des thèmes de.Robert le diable.(Chopin); Symphonie no 11 (D.Scar-latll) leh.Fixtr .Orfeo» (Monte verdi); exlr «Il Trovatore» (Verdi).Concerto pour trompette en sol maj.(Telemann).Abendlled.op.65no 12 (Schumann), Symphonie.K.tllb (Mozart).Anim.Colette Mersy •*00 Un été an musique Anniversaire de Jordl Savait, gamblste espagnol .The Punches Delight.(Cor-klne); .Les Folle»d'FIspagne» (Marais); exlr «t.libre Vermeil de Montserrat.; Fantaisies et allemande (Co-prarto).extr «Les Natlona.«L'FIapa- «noie.(Couperin), «Cantlgas de Santa larla.(Alphonse le Sage) Anlm Fran-çoüte Davoine 11h30 La (tntoniotte de Aadto-Ctntfla è Ouétwc Dir Gilles Auger: Psaume et fugue, op 40a (llovhaneas).Hymn.(Ives); •Paaaarallle.(Martin) 12*00 L’Art vocal Fixtr .La Belle Hélène.(Offenbach): Jemye Norman, sop.John Aler, t .Gabriel Rarquler et Jean-Philippe lafont.via); ouv.«FIgmont.(Beethoven).Anlm Gilles Dupuis.10*00 Chronique du dteque Invités Pierre Rolland, doyen de la faculté de musique de l'Université do Montréal et directeur artistique du Centre d'Art Orford, et Krlc McLean, critique musical au Journal «The Gazette» Anim Danielle Charbomwau •mission ouüuraHa HADIfl lOlIWNâinr Du lundi au vendredi: 6h66.7h00.XhOO.OhOO.IZhOt, JOhOOet ühOO Samedi et dimanche: 6h06.7h60.6h60.I2h00.20*00 et 23M0 mm ¦H Kü LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 B C-5 : N K* Walter Matthau, le capitaine Red de Pirates.« Heartburn » Quand Meryl Streep agace • • FRANCINE LAURENDEAU A L’ÉGLISE où elle assiste à un mariage, Rachel (Meryl Streep) a le coup de foudre pour Mark (Jack Nicholson).C’est réciproque et, tous deux divorcés, ils se marient pour le meilleur et pour le pire.Se découvrant un tempérament de reine du foyer, Rachel fait un enfant, puis en entreprend un deuxième.Elle ronronne.Jusqu’à ce que les trompettes de Jéricho la réveillent un beau jour : son Jack (qui était, avant de la connaître, un coureur impénitent) aime une autre femme.Elle ne fait ni une ni deux et va se réfugier chez son père.Mais, classique, elle l’aime encore, il l’aime toujours.Il va rompre, lui promet-il, mais pas brutalement.Elle devra être patiente.Elle rentre donc, accouche d’un deuxième enfant et ronge son frein.Pour comprendre peu à peu que Mark continue à lui mentir et poursuit de plus belle sa liaison.La confiance est morte et l’amour sérieusement esquinté.Alors, cette fois, Rachel part pour de bon.Adapté d’un roman de Nora Ephron (qui signe le scénario), Heartburn se présente comme une comédie douce-amère dépeignant les tribulations d’un couple moderne.Moderne, vraiment ?Il s’agit d’une femme dont l’occupation (non sous-titrée) est celle de « food-writer ».Serait-ce une sorte de Françoise Kayler ?Pas sûr.La seule fois où l’on y fait vraiment référence, c’est pour dire qu’elle supervisera un concours de pudding au riz.Et encore ne revient-elle à ce travail que lorsqu’elle a découvert l’infidélité de Jack.Quant à son partenaire, on a beau le savoir columnist, seuls ses amis lui rappellent qu’il a la mauvaise habitude de les citer dans ses articles.En d’autres termes, pour Jack et Rachel, qui vivent pourtant, très actifs, entre New York et Washington, le travail est une abstraction.Nous en sommes réduits à quelques séquences assez bêtifiantes voulant sans doute exprimer l’amour.Ce que vit Jack avec sa maîtresse, on ne le sait pas.Et le couple Rachel-Jack semble n’avoir jamais appris à se dire autre chose que des niaiseries, n’avoir jamais tenté de se dire l’essentiel.Si bien qu’on se demande à quoi sert la thérapie de groupe suivie par Rachel.En d’autres termes, pour que cette histoire, vieille comme le monde, nous touche encore, il aurait fallu la dépoussiérer, y introduire des personnages plus actuels, plus vraisemblables, plus attachants : le personnage de Jack n’offre, à mon avis, pas la moindre séduction et on a beau savoir que Rachel l’aime passionnément, il faudrait que le spectateur soit un tout petit peu sous le charme.Cela dit, ce n'est pas un mauvais film.Le réalisateur Mike Nichols (Carnal Knowledge, The Day of the Dolphin, Silkwood) est un habile artisan et son directeur photo est nul autre que Nestor Almendros.Milos Forman fait même dans ce film ses débuts d’acteur, un tout petit rôle.Mais c’est l'interprétation de Meryl Streep qui me laisse perplexe.Cette grande comédienne possède une telle polyvalence dans les moyens qu'on ne sait jamais si elle est profondément sincère ou si elle ne joue que sur la technique.Peut-être le personnage de Rachel lui était-il si étranger qu’elle a dû en rajouter ?Ses problèmes la rendent ici anxieuse, maladroite, affolée, hésitante, pleurnicharde : bref, elle agace plus qu’elle n’émeut.Les meilleurs moments de Heartburn, trop courts, viennent de la télévision : regardez la télévision quand vous traversez une crise personnelle.Le moindre message publicitaire semble vouloir vous narguer.Quand le petit écran s’anime, c’est vraiment pour Rachel.(Au Loews et au Westmount Square.) ?Le Cinéma V présente depuis hier une semaine de cinéma d'anima-tiôn.Il s’agit d’une « 19e tournée internationale », un programme de plus de 20 courts métrages ayant récolté des prix un peu partout : à Hollywood, Annecy, Hiroshima, Toronto, Zagreb, Chicago, et j’en passe.Si l'on y retrouve deux fois le nom de Bruno Bozetto, on fait aussi d’agréables découvertes.Dans Anna and Bella, film hollandais de Borge Ring, deux braves dames, hilares, se souviennent de leur enfance.Vincent, de Tim Burton et Rick Heinrichs (USA), est un drôle de petit garçon qui rêve de ressembler à Vincent Price.Il lit Edgar Allan Poe et s’invente un musée des horreurs.Coquetterie : le texte est lu par l'authentique Vincent «Price.Tourné avec le concours du Centre de calcul de l’Université de Montréal, il parait que Tony de Pellrie, de Philippe Bergeron, Pierre Lachapelle, Pierre Robidoux et Daniel Langlois, marque une étape décisive dans l’histoire du cinéma d'animation à cause du rôle sophistiqué dévolu à l’ordinateur.Il est amusant que, dans toute cette modernité, on retrouve deux fois Shakespeare.Cite dans Bottom's Dream ( Man Is but an Ass), de John Canemaker (USA), il sert de prétexte au Romeo & Juliet de Dujan Pe-tricic (Yougoslavie).Mais je préfère Skywhales, de Phil Austin et Derek Hayes (Grande-Bretagne) : une imagination poétique qui rappelle Les Voyages de Gulliver, pour rester dans la littérature.( Au Cinéma V, jusqu'au 31 juillet.) LE GRAND FILM MENTI SHOAH avec s.-t.FRANÇAIS (les 26, 28 at 30) aujourd'hui à 12h30 et 18h30 LVIUTRE CMEMA 722-1451 « Nostalghia » et « Pirates » L’un pense, l’autre pas MARCEL JEAN Cw EST à Cannes, en 1983, qu'était lancé Nostalghia d’Andreï Tarkovski.Tourné en Italie, ce film devait alors remporter le grand prix du cinéma de création.Acclamé par l’ensemble de la critique, Nostalghia devait connaître un bien curieux destin puisque sa sortie en France n’eut lieu qu’en juillet 1985 et que ce n’est que depuis hier que le film peut être vu à Montréal.Il s’agit du septième film de Tarkovski, qui, depuis lors, a été interdit de retour en URSS (il a réalisé, cette année, en Suède, Sacrifice avec lequel il s’est mérité le grand prix spécial du jury au Festival de Cannes).On comprend à quel point cet exil forcé peut être invivable pour Tarkovski lorsqu’on regarde ses films (et tout spécialement Nostalghia), où il témoigne d’un très fort attachement à sa terre natale.Et, quand il est question de terre, au sujet de Tarkovski, c’est au sens propre du terme : il aime la terre russe, la boue russe, son odeur, sa couleur, sa texture.Il aime sa terre de la façon la plus sensuelle qui soit.« Nostalghia » est un mot russe impossible à traduire.Son sens profond dépasse la simple nostalgie pour évoquer la véritable souffrance morale qui s’empare de celui qui est éloigné de sa terre natale.Nostalghia (le film) préfigure donc l’état d’âme qui a dû s’emparer de Tarkovski apres les événements qui en ont suivi le tournage.L’histoire du film est simple : un poète soviétique effectue un voyage en Italie dans le cadre d’une recherche sur un musicien du 18e siècle qui, après un séjour dans ce pays, décida de rentrer en Russie même s’il savait que sa situation de serf le mènerait à l’esclavage.C’est donc à un triple niveau (Tarkovski, le poète et le musicien) que le film est investi de cette « nostalghia ».Mais, on s’en doute, Tarkovski dépasse (et de loin) cette anecdote pour tenir un discours sur la spiritualité.En effet, ce qui l’intéresse surtout, à travers la mélancolie de ce poète arraché à sa terre, c'est la nostalgie d’une époque où il était encore possible d'avoir la foi.La perte de toute vie spirituelle dans le monde moderne, telle est la principale préoccupation de Tarkovski depuis au moins trois films.Dans Stalker, c'était pour préserver ce qui reste de mystère dans le monde que les trois hommes finissaient par ne pas entrer dans « la chambre aux souhaits» de la « zone ».Dans Sacrifice, c’est à force de vouloir réinstaurer le rituel qu’Alexandre finit chez les fous.Dans Nostalghia, cet appel au rituel est l’affaire du fou Domenico, et elle culmine par la superbe cérémonie finale où le poète tente de traverser une piscine, une chandelle allumée à la main.On voit que, chez Tarkovski, la foi et la folie se côtoient et finissent parfois par s’unir.Certains films sont carrément du côté de la psychanalyse (L’Enfanced’Ivan, Le Miroir), d’autres du côté de la spiritualité (Stalker).Mais, si psychanalyse et spiritualité en viennent à se fondre carrément (Nostalghia, Sacrifice), c’est que Tarkovski sait très bien que la frontière entre la folie et la véritable illumination mystique est indiscernable.Ce propos, Tarkovski arrive à le transmettre en faisant appel à la mise en scène plutôt qu’à la parole.Nostalghia est un immense poème élégiaque.Chaque séquence (d’une fulgurante beauté) s’organise comme une véritable cérémonie.Tarkovski use de sa très grande maîtrise technique pour nous éblouir à chaque plan.On n’oublie pas de sitôt ce gros chien qui erre, partout, du passé au présent (comme Dieu).On n’oublie pas, non plus, cette femme enceinte, couchée dans une chambre où il pleut, ou encore cette homme qui s’immole par le feu après avoir prononcé un discours pacifiste.Et quand on croit avoir tout vu, être rendu au bout du voyage, Tarkovski va encore plus loin et son incroyable audace l’amène à filmer, en un seul plan, les multiples tentatives du poète pour traverser une piscine en tenant une chandelle allumée.Là, l’épreuve du personnage devient aussi épreuve technique.Tarkovski, s’imposant à lui-même la difficulté, l’impose du même coup au spectateur et l’entraîne alors en terre inconnue.C’est pourquoi Sven Nykvist, qui a dirigé la photographie de’ Sacrifice, a raison de dire que Tarkovski « nous encourage, nous force à être ouverts à de nouvelles impressions et à aller au-delà de nos limites.Ceci ne s'applique pas seulement à nous, qui avons fait le film avec lui, mais aussi à vous qui allez le voir».Qui parle d’impressions parle de sensations, et, pour sentir, point n’est nécéssaire d’interpréter.Au-delà de ce qu'on peut dire de Nostalghia, il reste un film.Un film qu’on peut se contenter de regarder, sans se poser de questions, car il est parmi les plus beaux qui soient.(Au Cinéma V pour une semaine seulement.) Avec Pirates, de Roman Polanski, on est à un tout autre niveau.Ici, point de spiritualité ou de profondeur.Du divertissement, que du divertissement.Du bon et du moins bon dans un film qui n'est, en somme, qu’un gros château de cartes, qu'une tour Eiffel en cure-dents réalisée par un Polanski aux allures d’enfant gâté (trop ?) par son producteur (le Tunisien Tarak Ben Ammar, qui a mis 30 millions de dollars américains à sa disposition).En suivant les démêlés du capitaine Red (Walter Matthau) et de son jeune bras droit, la Grenouille (Chris Campion), avec la marine espagnole, Polanski voulait se rappeler des films d’Errol Flynn et, du même coup, nous servir une parodie du genre Bal des vampires.C’est en partie raté (mais pas autant qu’on l’a dit), surtout à cause d’un manque d'action (ça prend un temps fou à démarrer et les scènes de bagarre ne sont pas exemplaires) et d’un problème de décors.En effet, le tournage était pratiquement terminé lorsque Polanski a pris livraison du décor principal : le bateau.Résul tat : on en aperçoit que très rarement l’extérieur.Cependant, il y a l’humour (ce rat que le capitaine Red et la Grenouille sont condamnés Domiziana Giordano dans Nostalghia.à manger) qui rachète plusieurs séquences.Dix ans, c’est beaucoup pour mûrir un tel film.C’est, malgré tout, ce qu'il a fallu à Polanski.Une aussi longue attente ne peut qu’engendrer des déceptions, ce qui n’empêchera pas le film de bien remplir une soirée d’été non planifiée.(Au Dauphin en version française.) ?Pour les nostalgiques, soulignons, en terminant, la re-sortie de The Glenn Miller Story, d’Anthony Mann (1954).Une toute nouvelle copie, resonorisée en Dolby et complétée à 112 minutes.Du plaisir avec cette biographie du grand musicien de jazz mettant en vedette James Stewart.(À l'Outremont jusqu’à jeudi.) LES INFANTS MAL AIMÉS Au Festival des films du monde Équinoxe, d’Arthur Lamothe, en compétition Québec (LE DEVOIR) — Équinoxe, le premier long métrage de fiction tourné par le cinéaste Arthur Lamothe depuis 13 ans, a été retenu par la direction du Festival des films du monde pour être présenté dans le cadre de la compétition officielle.Arthur Lamothe (premier lauréat du prix Albert-Tessier, dont la majeure partie de l'oeuvre est consacrée au sort des autochtones du Québec) a dirigé, cette fois-ci, un thriller psychologique qui raconte le périple d'un homme à la recherche de son passé, la naissance d’une amitié et la violence à laquelle l’ex-bagnard sera confronté.Le film, tourné dans la région de Sorel, est interprété par Jacques Godin dans le rôle principal, et par Marthe Mercure, Marcel Sabourin, André Melançon, Ariane Frédérique, Luc Proulx et Jerry Snell.Le scénario a été écrit en collaboration par Gilles Carie et Pierre-Yves Pépin.La musique est signée Gilles Vi-gneault.Produit par Nicole Lamothe pour les Ateliers audio visuels du Quebec, et distribué par les productions Karim, Équinoxe sortira en salles à la fin août.Rappelons que la dixième FFMdébi ‘ " Dernières chances en juillet pour voir ?LE GRAND FILM-ÉVÉNEMENT! SHOAH avec s.-t.FRANÇAIS (les 26, 28 et 30) aujourd'hui à 12h30 et 18h30 édition du Fl prochain.I débutera le 21 août L’AUTRE CMËMA 6430 Papineau 722-1451 "la NOUVELLE REVUE (Août-Sep*.-Od.p est maintenant DISPONIBLE James Stewart, June Allyson the GLENN MILLER STORY à 19h00 (tous les soirs jusqu'à JEUDI) OUTREIUIONT .1248 Bernard O.277-4145 .Offrez-vous une vraie sortie Gïwîjs05 METTEZ-VOUS-EN PLEIN LA VUE.! Instiit avec plaisir iJuliet Berto dans sa traversée d'un Paris en voie de |Newyorkisation.” -LIBERATION “Une des réussites les plus effectives du nouveau film noir français.” -JEUNE CINEMA PRIX OU CINEMA CONTEMPORAIN Sélection officielle Cannes 14.Ariane Frédérique et Jacques Godin dans Équinoxe.Ted Kotcheff tournera une vie de Bethune film de JULIET BERTO et JEAN-HENRI ROGER JULIET BERTO • JEAN FRANÇOIS STEVENlN ROBERT LIENSON* Musique BERNARD IAVILUERS ÉLYSÉE 35 MILTON M2 6053 PÉKIN (AFP) - La Chine, le Canada et la France produiront en 1987 un film consacré à la vie du médecin canadien Norman Bethune, célèbre en Chine pour son aide aux troupes chinoises durant la guerre contre le Japon dans les années 1930, a annoncé jeudi l'agence Chine nouvelle.Le metteur en scène devrait être Ted Kotcheff, le réalisateur de First Blood ( Rambo I, avec Sylvester Stallone), précise l'agence.Le scénario du film a été écrit par l'Américain Ted Alien, qui travailla pendant deux ans avec ie Dr Bethune en Éspagne.lors de la guerre civile espagnole.souligne encore l'agence.Le tournage du film, qui disposera d'un budget de 28 millions de yuan (environ $ 11 millions), commencera en Chine en février prochain, puis se poursuivra en Espagne et au Canada.Le Hlm sera produit par les sociétés chinoises China Film Coproduction Corporation et 1er Aouû Film Studio — qui assureront le tiers du budget du film —, la société canadienne Film International of Canada et les sociétés françaises Belstar Productions et Eiffel Productions, précise l’agence.«Je voue recommande ce très beau film, calme, tragique, puissent» — Minou Petrowski «Un long métrage d'une Indéniable beauté» — Richard Gay «On te prend à en savourer le moindre détail, Il faut voir La Valse du Danube» — Francine Laurendeau la NOUVELLE REVUE (Aoôt-Sapt.-Oct.) •tt maintenant DISPONIBLE Jomet Stewart, June Allyion the GLENN MILLER STORY à 19h00 (tout lai toiri jutqu'à JEUDI) IOUTREMONTI ~ 1241 ifwwl O.«77-414» a 5e semaine Un film de Xaver Schwarienberger avec Christiane Horbiger Mans Micheal Rehberg A«el Corti Hugo Gotlschlich Spécial étudiants ?.7S$ (lundis) Pour tous 2.75$ (mardis) Age d Ot-55 ans et plus et en lants 14 an» et moins ?.7 5S (tous les jours) Sam Dim 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 Sem 7:15-9:15 L’Élysée en association avec Film 2000 présente SON PREMIER FESTIVAL DE FILMS SOVIÉTIQUES en langue française -r-p T\mmc \ 9 ».^ L Perreault la I Cm((oé§ Scénario et réalisation: Eldar Riazanov La Presse Canadienne LIEU 5ÎI0 boni Salnl-Leurenl, Montre»! S SU-J77 WIS v O ali s I frç 19hJ0.JthJO III SUIVRONT ANUTA TCHAIKOVSKY GRGnël ! un voyage en URSS pour 2 personnes Sem 7:00-9:30 Sam Dim 1:50-4:25-7:00-9:30 Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 LE DEVOIR CULTUREL * % LA COLLECTION D'ŒUVRES D'ART LES CENT JOURS D'ART CONTEMPORAIN - MONTRÉAL 86 PERCEPTION-PROJECTION 1 AOÛT - 2 NOVEMBRE CIAC CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 3575 AVENUE OU PARC, PLACE DU PARC, ANGLE AVENUE DU PARC/PRINCE ARTHUR, 288 0811 UNE EXPOSITION INTERNATIONALE 43 ARTISTES DE 8 PAYS SUR 50,000 PI.CARRÉS ATELIERS, PROMENADES-LUMIÈRES, VISITES GUIDÉES .MERCREDI AU DIMANCHE, MIDI À 19 HEURES ENTREE: 1,50$ PRIX POUR GROUPES onu il de» Su* du < anada I hr « anada ( nuncil A'.V.VTl fltJtl fill /W- Mintfttèrp dp* Affaires culturelles ¦ f mploi et ¦ Tmmiqf Alton Canada ¦ Qovjvnr nement du Canada I Ministère dns Communications JARDIN DE SCULPTURES CLAUD! BERNARD MARIE-FRANC! BRI!RI JEAN BRILLANT CHARLES DAUDELIN JOHN ESAR ANDRÉ LAPOINTE JEAN-PIERRE MORIN PATRICK VIALET 2159 RUE MACKAY 644 4434 (J) VENTE DE LIQUIDATION GALERIE D’ART Réductions importantes sur gravures originales d’artistes de renom tel que: L’OEIL DELVAUX CHIRICO UNICA ZURN MAN RAY BELLMER WUNDERLICH DALI LEONOR FINI et plusieurs autres 4427 St-Denis 282-1756 du lundi au vendredi de 1 Ih à 17h sur rendez-vous lia» Service d'animation et d'éducation Visites et activités de groupes Space Invaders Les envahisseurs de l'espace Exposition organisée et mise en circulation par la Mackenzie Art Gallery, Régina Jusqu'au 31 août La magie de l'image Photographies tirées de la Collection permanente Jusqu'au 3T août Films muets couleur en stéréoscope «LIVE» Conception TSF Musique Maxim DuBois Images Bertrand Langlois Les 13, 20 et 27 juillet, à 13 h 30 et 15 h 30 Entrée libre Autobus 167 Métro McGill Gîte du Havre 873 2878 POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 GALERIEDANIEL Photos Louise Lemieux Bill Vazan à l'oeuvre.Ci-dessous : Hermès, de Graham Cantieni.Smith lance le Laurier Le propriétaire du cinéma Outremont, Roland Smith, vient d’acheter une troisième salle à Montréal, avenue du Parc; il s’agit du Beaver où le porno, depuis quelque temps, ne faisait plus recette comme avant.Rebaptisée le Laurier, la salle de 350 places affichera surtout des primeurs.Elle ouvrira le 8 août avec La Diagonale du fou, de Richard Dembo, qui a reçu en 1985 l’Oscar du meilleur film étranger.Outre l’Outremont (1,100 places), M.Smith possède aussi l’Autre Cinéma (deux salles de 200 et 150 places), avenue Papineau.Il assure egalement la programmation de cinémas de repertoire à Québec, Sherbrooke et Hull.__(PC) DU MUSÉE DU QUÉBEC Les artistes et artisans professionnels qui résident au Québec depuis plus d'un an sont Invités à soumettre leurs œuvres au comité d'acquisition de la collection Prêt d'œuvres d'art du Musée du Québec.Les œuvres présentées doivent appartenir aux disciplines des arts visuels: peinture, sculpture, arts graphiques, design, photographie, dessin et arts décoratifs.Les œuvres choisies seront exposées en primeur au Musée du Québec, puis dans les édifices gouvernementaux du Québec.Cette année, le comité d'acquisition de la collection Prêt d'œuvres d'art se réunira deux fois: automne 1986 et printemps 1987.L'inscription à la première session du comité de la collection aura lieu du 1 au 29 août 1986 (17 h).Les modalités d’inscription à la seconde session (complémentaire), seront dévoilées en février 1987.Les créateurs ne pourront se procurer la formule d'inscription de la première réunion qu'auprès des institutions suivantes: Au Musée du Québec (à Québec); 1 dans les Maisons de la culture (à Montréal); 1 aux sièges sociaux des Associations et des regroupements d'artistes; ¦ dans les directions régionales du Ministère des Affaires culturelles.Pour tout renseignement: Collection Prêt d’œuvres d'art Musée du Québec 1, avenue Wolfe-Montcalm Parc des Champs-de-Batallle Québec (Québec) Q1R5H3 Tel.: (418) 644-7895 Musée du Québec La forme masculine utilisée occasionnellement pour plus de commodité dans ce texte, désigne tant tes femmes que les hommes.MARIE DÉCARY CETTE ANNÉE, le symposium de sculptures de Lachine est en pleine excroissance.Le dire constitue à peine une boutade, et il faut probablement croire Dominique Rolland quand il prétend que la machine de vente de Sodip-Art est maintenant rodée.Statistiques et chiffres bien ronds à l’appui, il étale sa marchandise.À titre de directeur de ladite Société de diffusion internationale et placements sur oeuvres d’art.Dominique Rolland, le sculpteur, peut, en effet, se vanter d’avoir réussi à donner une suite et des volets nouveaux à un événement qui, déjà l’an dernier, était sans précédent.« Lachine, carrefour de l’art et de l’industrie» s’annonce, cette fois, comme un événement international en art visuel.Il contient des ramifications aussi diverses que le symposium de sculptures, un symposium de peinture, une exposition de sculptures à vendre sur la promenade du Père-Marquette et un concours de peintres amateurs.Sauf erreur, l’an dernier, c’était bien la première fois qu’une ville ainsi que l’industrie et les commerces locaux finançaient majoritairement ce genre de manifestation artistique.Le secteur privé venait donc de se risquer à la commandite de prestige et le coup avait suffisamment d’éclat pour qu’on en parle dans les revues Finance et Les Affaires.Cette année, si les mêmes partenaires et des nouveaux, privés et publics, reprennent l’expérience, c’est, bien sûr, que le résultat vaut l’investissement ou, plus familièrement, le jeu, la chandelle.Avec 16 sculptures acquises en deux ans, à très bon compte, la Ville de Lachine est en voie d’édifier le jardin de sculptures auquel le maire Guy Descary rêve depuis quelque temps, rejoignant ainsi le rang peu peuplé des villes qui n’ont pas peur de l’art contemporain.Si l’on ajoute la foule des activités, expositions, concerts organisés par la Ville ou le musée de Lachine, qui se déroulent cet été sur le bord du lac Saint-Louis, il y a certes de quoi penser que la fierté déménage en banlieue.Que les sceptiques se ravisent, voici les statistiques ! Cette année, les huit sculpteurs invités disposent de 200 tonnes de matériaux — du granit, du ciment et de l’acier — à transformer en oeuvres monumentales.Ainsi, 15 tronçons de colonnes, provenant d’une ancienne baftque, ont été récupérés pour être intégrés à trois sculptures.Du côté des dollars, on compte par milliers pour chiffrer la valeur de chacune des pièces.Pourtant, au-delà de tous ces exercices comptables, ce sont les artistes et leurs oeuvres qui assurent la plus-value de l’événement.Or les Marcel Barbeau, Graham Cantieni, André Fournelle, Pierre Leblanc, Takera Narita, Jules Lasalle, Bill Vazan, reçoivent encore bien peu, soit $ 3,000, qu’ils dépensent souvent en main-d’oeuvre, pour un travail, une oeuvre dont ils cèdent entièrement les droits de propriété.Même Dominique Rolland, qui participe aussi au symposium comme sculpteur, le reconnaît.« À ce chapitre, il y a encore place pour l’amélioration », avoue-t-il.Arrabal à Montréal (LE DEVOIR) — Sur invitation de la Fédération québécoise des échecs, le dramaturge et cinéaste espagnol, de réputation mondiale, Fernando Arrabal, sera à Montréal du 2 au 9 août prochain.Auteur au théâtre de L’Architecte et l’empereur d’Assyrie, et réalisateur des films Viva la muerte.J'irai comme un cheval fou et L’Arbre de Guernica, Fernando Arrabal est un joueur d’échecs invétéré; il tient d’ailleurs une chronique sur ce jeu à l’hebdomadaire français L’Express.C’est à l’occasion du-championnat ouvert du Québec et du tournoi international, qui se dérouleront du 28 juillet au 12 août, que Fernando Arrabal sera à Montréal.Les sculpteurs ne participent pas vraiment aux symposiums en espérant faire de l’argent, mais la frustration ne serait pas aussi grande, selon certains, si les échanges de vues, les discussions qui les accompagnent généralement, avaient lieu cette année.Or il n’en est rien, ou si peu.Il n’est pas, non plus, souhaitable que le Japonais Takera Narita soit le seul à justifier l’internationalité de l’événement.Tirée par les cheveux, la participation étrangère peut s’étendre a Graham Cantieni et à Bill Vazan mais l’appartenance de l’un et l’autre à la collectivité artistique d’ici est trop manifeste pour qu’on fasse semblant de penser le contraire.Disséminés sur les quelques kilomètres de la Grande Jetée, les sculpteurs travaillent donc chacun pour soi.Ils s’affairent, pressés par le temps qui a été à la pluie au cours du mois de juin mais aussi parce qu’ils ont entrepris des oeuvres imposantes.U ne semaine avant la fin officielle, les abords de la caravane muséologique, où sont présentés maquettes et dessins, ont encore des airs de chantier qu’il vaut la peine de visiter.Quatre des huit projets devraient maintenant être finalisés.Au cours de la semaine prochaine, on les installera définitivement tous sur la Grande Jetée et la Marina.De toutes façons, Lachine propose une histoire à suivre.À laquelle LE DEVOIR s’intéressera.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL PIERRETTE MONDOU «Installations continues no 25» du 5 au 27 juillet DARCHEU ART CONTEMPORAIN 3738 St-Dominique, suite 203, Montréal, 844-3489 Keith Jarrett reporte son récital (LE DEVOIR) — Pour cause de maladie, le pianiste de jazz Keith Jarrett annule sa participation au Festival de Lanaudière, prévue pour lundi prochain (28 juillet).On ne sait quelle est la nature de la maladie.Par contre, le bureau de presse du festival annonçait jeudi que Keith Jarrett donnera son récital un mois plus tard, soit le mercredi 27 août, dans la même salle du cégep de Joliette.Keith Jarrett jouera en trio avec les musiciens Gary Peacock et Jack De Johnètte.Ceux qui avaient des billets Bour le 28 juillet pourront les uti-ser le 27 août.Il reste encore des places.ATELIER ALAIN LACAZE artiste-peintre oeuvres récentes 1, rue du Trésor, 2e étage.Québec 7é/.(418) 694-1704 (418) 692-4381 Lachine, an II ?Sculptez, sculptez, il en restera toujours quelque chose.
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