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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Supplément 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-09-27, Collections de BAnQ.

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Volume LE DEVOIR 1 — Numéro 1 — Septembre 1986 nn§ #wo[L^§ ¦ Du soleil ¦ Du sable ¦ Des gens ¦ De la vie lement du DEVOIR du 27 Septembre 1986 u ?LA DOUCEUR DE VIVRE É ANTILLAISE.Face à la Baie de Fort-de-France, l'hôtel et ses jardins fleuris sont caressés par les Alizées.Sur une plage de sable blanc à quelques pas de la Marina au centre des activités touristiques.Relié à Fort-de-France par un bateau navette.1 1 i * ¦ PHOTO COUVERTURE ANNE GARDON PHOTOS: ANNE GARDON: Pages 3, 6, 7, 10, 12, 13, 16, 17, 18, 22, 24, 25, 32, 34, 35, 36, 42, 43, 48 BERNARD GEORGES: Pages 3, 8, 15, 17.20, 22, 24, 25, 27, 28, 31, 36, 39, 40, 41, 46, 47, 50, 51, 52.54, 55 HUGO LÉGER: Pages 45, 54, 55 SOMMAIRE Volume 1 — Numéro 1 — Septembre 1986 Avant-propos 4 Une Martinique?Dix Martinique 6 Les jardiniers sont en chômage 12 Guadeloupe — L'île aux sentiments 15 Biguine et carnaval au pays des békés et des mulâtresses 20 La forêt tropicale est tout aussi exhubérante 24 Saint-Barthélémy — un Éden de plages paradisiaques 27 Madame Violetta, ambassadrice de la bonne chère 31 Blaff, touffée et macadam 34 Rhum, rum, ron 36 Saint-Martin-le-Souk 39 Les Békés, plus français que les Français 42 ï ’Çv.Le Cocorico desjustes 45 La plantation Leyritz a une nouvelle vocation 48 Les Saintes, un tranquille archipel où le temps semble suspendu.50 Avoir vingt ans en Guadeloupe 54 Grande et petite hôtellerie à l'image de l'hospitalité antillaise 57 LE DEVOIR RÉDACTION DIRECTEUR Benoit Lauzière RÉDACTEUR EN CHEF Paul-André Comeau ÉDITEUR Jean-Guy Duguay ÉDITEUR-ADJOINT François Lemenu JOURNALISTES/PHOTOGRAPHES Anne Gardon, Hugo Léger, Bernard Georges, Anne-Louise Despatie PUBLICITÉ Michelle Alie, Marie Coté PRODUCTION André Lajoie Communication Ltée MAQUETTE Guy St-Pierre IMPRESSION Imprimerie Montréal-Magog DISTRIBUTION Les Messageries Dynamiques, Berthold Brisebois PROMOTION Roland David ADMINISTRATION Michel Paradis LE DEVOIR PASSEPORT est publié par LE DEVOIR.211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 et est distribué gratuitement avec l'édition régulière du 27 septembre 1986.Permis de deuxième classe demandé. WPSPP et l’autre milieu que s’est esquissée l’élaboration de ce nouveau MAGAZINE.Au cours de l’été, nos collaborateurs ont pratiqué les Antilles françaises à une saison où peu de Québécois songent à s’envoler vers les mers du Sud.Ils rapportent de leur séjour des témoignages, des impressions qui devraient faciliter une découverte, plus globale de cette destination.Au delà des plages qui permettent d’oublier un «pays qui est avant tout l’hiver», les Antilles françaises constituent un petit univers bien typé, avec richesses, traditions et folklore.En conversant avec les gens du pays, les hôteliers, les responsables du tourisme, nos collaborateurs ont pu dépasser les clichés habituels.C’est du moins l’impression que l’équipe de direction de PASSEPORT a rapidement ressentie à la lecture des textes qu’ils ont rapportés de ce séjour.Dans un même souffle, nous avons particulièrement soigné l’illustration de ce nouveau Magazine, en nous inspirant, encore une fois, des enseignements dégagés de la publication du cahier hebdomadaire.Lobjectif est évident et ne nécessite aucun commentaire.Avant de partir PAUL-ANDRÉ COMEAU is mois après le lancement de cahier hebdomadaire consacré aux voyages et au tourisme, LE DEVOIR.Passeport s’enrichit d’un magazine lancé dans le sillage de notre publication économique.Au cours des prochains mois, notre échéancier prévoit la mise en marché de quatre ou cinq magazines qui seront tous consacrés à une destination ou à i^ne activité prêche, le ski, par exemple.C’est en s’inspirant des objectifs — on pourrait pompeusement parler de «philosophie» — à la base de notre cahier hebdomadaire que s’est concrétisée l’élaboration de ce nouveau magazine.Au milieu des nombreuses publications d’intérêt touristique, nous avons voulu privilégier une dimension très impressionniste, très personnelle.Démonstration en a été fournie dans les quelque 25 cahiers déjà parus.De la Tchéquosiovaquie à la France, de la Floride au pays de Charlevoix, nos collaborateurs, journalistes au DEVOIR ou pigistes, se sont employés à envisager sous un angle très subjectif des destinations qui parlent à nos lecteurs.Sans donner l’exotisme gratuit, d’autres reportages sont permis d’élargir ce cercle traditionnel! Imaginé par une équipe de jour raliste du DEVOIR, notre cahier PASSE PORT s’est rapidement taillé une place |u’ont ^ repérée des lecteurs de plus en plut nom- 1 I f • A LA GUADELOUPE EN GUYANE • .'/'¦¦I*- < //7 ¦* ¦¦ I *\r 'A / \ .v./ j hôtel fleur d'épée novotel hôtel salako A LA MARTINIQUE hôtel du diamant novotel novotel cayenne AUX PETITES ANTILLES hôtel royal louislana Informations et réservations groupes Direction des ventes internationales Tél : (6) 077.93.20 Réservations individuelles RESIN IÈR France Tél : (6) 077.27.27 UNE MARTINIQUE?DIX MARTINIQUE ! ANNE GARDON es vacances à la Martinique?Oui tiens, pourquoi pas! Eh bien pas pour les plages.Il y a bien sûr les Salines et le Diamant, deux plages de rêve au sable blond, aux cocotiers caressés par les alizés et à la mer émeraude ou turquoise selon les moments.Mais, des plages, il y en a ailleurs, probablement moins loin et plus belles aussi.Pas pour le grand luxe.Même les grandes chaînes hôtelières françaises — Méridien, Frantel, RL.M.— n’offrent qu’un luxe modéré pour nous, Nord-Américains.Si vous voulez de l’exotisme aseptisé, allez dans les îles américaines.Pas pour les prix.Ici, tout vient de la mère patrie.8,000 km de transport, ça se paye.Alors, pourquoi la Martinique?Mais pour son soleil et sa température si clémente, hiver comme été bien sûr! Pour ses paysages à vous couper le souffle, pour sa nature si verdoyante et pour ses fleurs.Ne l’appelle-t-on pas l’île aux fleurs?Pour la bonne chère aussi, nous sommes en France après tout.Mais surtout, surtout, pour les Martiniquais, ce peuple hybride qui, à force de métissage, en est devenu unique.Des gens d’une gentillesse et d’une joie de vivre communicatrices, d’une nonchalance et d’un fatalisme si relaxant.Et enfin pour le punch, philtre d’amour des îles sous le vent, que l’on sirote sous la véranda, en regardant le soleil se noyer dans la ligne d’horizon.Pour tout cela et bien d’autres choses encore, oui à la Martinique! L'apéro sous les palmiers: de vraies vacances.Dix pour une D’abord, il n’y a pas qu’une Martinique, il y en a dix.Sur cet îlot volcanique grand comme un mouchoir de poche, 80 kilomètres de long sur 35 de large, on retrouve les paysages les plus variés.Sur le bord de la mer des Antilles, d est une Martinique douce, langoureuse, aux petits ports de pêche endormis.Au nord Case-Pilote, Le Carbet, Saint-Pierre, le Prêcheur immortalisés par le pinceau de Paul Gauguin qui séjourna cinq ans dans P île avant de voguer vers Tahiti.Au sud, des vil- lages à touristes et des plages, des collines sèches et dénudées qui rappellent la garrigue provençale, et passé la porte de l’Enfer, la Savane des Pétrifications, un petit désert aux arbres momifiés.La Martinique côté Atlantique est toute différente.Fouettée par une mer tumultueuse aux vagues immenses que les enfants de Grand-Rivière chevauchent sur des billots de bois, c’est une Martinique qui, Sainte-Marie et Trinité, ressemble certains soirs de brume aux îles de la Madeleine, avec ses falaises et ses plages ocre rosé frangées de pâturages vert tendre.TOURS MONT-ROYAL ^ - S- N La Martinique des montagnes, des mornes comme on les appelle ici, offre encore un paysage différent.À première vue, c’est un enchevêtrement anarchique de lianes, de fougères arborescentes, de bambous géants, de feuillages qui peignent toute la palette des verts.Mais c’ est aussi la surprise de découvrir une bananeraie, un champ d’ananas, une plantation d’anthuriums au détour d’une route qui se tortille comme une possédée à travers la jungle tropicale.11 y a la Martinique très française, les boutiques de Fort-de-France, la bonne cuisine, les conversations animées sur le bord des trottoirs, mais aussi les chauffeurs casse-cou au klaxon impatient et la bureaucratie avec ses fonctionnaires aux faces de carême.Il y a la Martinique antillaise, la vraie, celle des femmes à la peau satinée, or ou noir de jais, au port noble et aux gestes gracieux, la Martinique des combats de coqs et des sorciers-guérisseurs, du Carnaval et des courses de gommiers, grandes barques multicolores aux noms porte-bonheur: Bien faire et laisser dire, La bonté suffit, Dieu seul est maître.La Martinique des marchés où tous les parfums, toutes les couleurs se côtoient, effluves de cannelle, de noix muscade, de vanille, reflets argentés des mulets et des daurades, rose des viva-neaux et des rougets, vert moelleux des fruits à pain, jaune vif ou rouge ardant des piments.Il y a enfin la Martinique historique avec ses filles célèbres, Joséphine Tascher de la Pagerie, la première impératrice des Français, et Françoise D’Aubigné, mieux connue sous le nom de Madame de Main-tenon, qui fut la gouvernante des enfants de Louis XIV avant d’épouser son patron.En fait, on peut affirmer sans crainte que c’est l’histoire qui a façonné la Martinique, plus que sa situation géographique, plus que son peuple.Et c?est par l’histoire que l’on apprend à la découvrir et à la connaître.Des esclaves à la décentralisation Eshceen 1494,1498 ou 1502 que Christophe Colomb «découvrit» la Martinique?Les brochures et les livres — ou serait-ce les historiens — ne semblent pas être d’accord sur ce sujet.Qu’ importe! Il fut le premier «touriste» à vanter les charmes voluptueux de Madinina (le nom que lui donnaient les indiens Caraïbes).Cet homme sévère, qui en avait vu d’autres et qui était peu porté aux débordements dithyrambiques, nous a laissé cette description: «Cest la meilleure, la plus fertile, la plus douce, la plus égale, la plus charmante contrée du monde.C’est la plus belle chose que j’ai jamais vue, aussi ne puis-je fatiguer mes yeux à contempler une telle verdure».Après avoir été le sujet de batailles guerrières et diplomatiques entre Espagnols, Bri tanniques et Français, l’île devient française en 1635 lorsque Pierre Belain d’Esnambuc, gentilhomme normand, vient en prendre possession au nom de la Compagnie Fran- Photographie; Bernard Georges Les Antilles françaises Guadeloupe et ses îles Martinique .J’Y VAIS!!! RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE AGENT DE VOYAGES ET AUX SERVICES OFFICIELS FRANÇAIS DU TOURISME 1981 AVENUE McGILL COLLÈGE, SUITE 490, TOUR ESSO TÉL.: (514) 288-4264 eny?'•riucm* • .'-V.* > .«^rTv çaise de Saint-Christophe.Lîle prospère vite sous l’administration avisée de D’Esnam-buc et de ses successeurs.On y cultive le tabac, le coton et bien entendu la canne à sucre, ce roseau miracle mais aussi maudit puisque sa culture qui nécessite une main-d’œuvre abondante, amène aussi l’esclavage.Le commerce avec la mère-patrie suit un trajet triangulaire.De Saint-Malo et de la Rochelle, les caravelles françaises se rendent en Afrique où elles échangent leur cargaison de marchandises contre du «bois d’ébène».Elles filent aux Antilles qui ont un besoin grandissant d’esclaves et repartent pour la France chargées de mélasse, de rhum, de coton et de café.Puis en 1848, Victor Schoelcher réussit le tour de force de faire abolir l’esclavage.Son nom est partout car on lui dédie tout: avenues, bibliothèques, lycées, stades.Anachronisme typique de ce petit bout de France perdue dans la mer des Caraïbes, le héros des Antilles françaises est un alsacien, marchand de porcelaine.Autres dates importantes dans l’histoire martiniquaise: le 8 mai 1902, éruption de la Montagne Pelée qui détruit Saint-Pierre, «le Paris des Petites Antilles» et tue toute la population sauf Ciparis, un ivrogne qui cuvait sa cuite dans la prison fortifiée.Vive le punch! 1946, année durant laquelle la Martinique devient un département français.Et 1983 lorsque la loi de la décentra lisation donne enfin une certaine autonomie aux Antillais.Au prise avec des ronds de cuir qui n’avaient jamais vu un cocotier de leur vie, les Antilles étaient jusqu’à lors le théâtre de situations cocasses si elles n’étaient tragiques — permis de construire refusé parce que les plans n’incluaient pas de chauffage central, étudiants expédiés à Bordeaux pour apprendre l’agriculture tropicale.Aujourd’hui la Martinique sort peu à peu du giron de la mère-patrie et se découvre une âme antillaise, une différence que la métropole a trop longtemps étouffée.Le voyageur nord-américain qui croit trouver une France plus proche sera peut-être surpris.Mais il ne sera pas déçu car la Marti nique n’est par une imitation.C’est quelque chose d’authentique, de vrai, de profond, de fascinant.On ne peut qu’aimer.Pour des vacances qui offrent plus qu’un bouquet de cocotiers et un lit de sable où se dorer la pillule, oui à la Martinique! Le seul golf des Iles vaut la peine d’être découvert. Turks p Caicos Tours • .r.r* » * *i, ty*.* Ces îles dont la princesse est la mer.où l’oeil n’a jamais fini d’être repu de cette clarté.La beauté de TURKS ET CAICOS a.depuis, fait chavirer les esprits et les coeurs.Vous courez le risque de tomber amoureux de ces îles, dont on dit! «Y passer 8 jours, c’est trop long, 8 mois c'est trop court».Dépan de Montréal Vol direct à panir dull décembre.Veuillez consulter notre brochure disponible chez votre agent de voyages. * v .Les jardiniers sont en chômage ANNEGARDON es indiens Caraïbes l’appelaient Madinina, «l’île aux fleurs».C’était, il y a trois cents ans.Et pourtant la profusion des fleurs qui, aujourd hui, parent la Martinique nous porte à croire que l’île a bien peu changé depuis l’arrivée du premier colon.Comme ses yeux ont dû briller d’émerveil lement en découvrant ce paradis à la Douanier Rousseau! Et o’ est le même enchantement que les visiteurs, débarqués fraîche ment des brumes nordiques, découvrent l’exhubérance de la flore tropicale, dans toute sa débauche de couleurs et sa variété de formes.Des balcons cascadent les bougainvil-liers roses, mauves, oranges.Des bosquets s’élancent les corolles jaunes d'or des alla-mandas.Dans les arbres sont suspendues des touffes d’orchidées qui laissent pendre leurs longues tiges semées de minuscules fleurettes tigrées.Les hibiscus écarlates, les fleurs de la passion, les cannas envahissent les jardins et les cours, bordent les routes.Et puis, il y a les arbres qui se parent aussi des plus belles inflorescences comme les flamboyants, écarlates dans leur parure fleurie.Nul besoin de jardiner ici, tout pousse dans un état de grâce et de parfait abandon.Mais comme l’homme est de par sa nature industrieux, et aussi plus prosaïque- Une orgie de fleurs et de verdure attend le visiteur à chaque tournant.ment parce que les bananes se vendent moins bien, la forêt tropicale du côté de Morne-Rouge et Ajoupa-Bouillon a été policée pour fournir le reste du monde en anthuriums, en oiseaux du paradis et en feuillage bigarré.À Morne-Rouge, la plantation Mac Intosh est même devenue une attraction touristique.On y visite les serres et on ne manque pas d’en repartir les bras chargés.Le jardin de Balata Toutes ces fleurs, toutes ces essences d’arbres qui sont l’écrin de la Perle des Antilles, méritaient d’être mieux connues et les plus rares d’être protégées.On les a j donc réunies dans un superbe parc botanique.Aménagé récemment dans un site exceptionnel à 15 minutes de Fort-de-France sur la route de la Trace (aie, aie, aie les tournants!!), le jardin de Balata rassemble plus d’un millier de variétés de plantes j tropicales.Au milieu de ce décor floral, une charmante maison créole accueille les visiteurs.Puis la promenade commence à travers des teiAiJSa- 7 \7 vv 7>M N j massifs et des scènes de jardin.Les collections de Mussa, Hélioconia, Calathéa suc cèdent aux hibiscus, Gingiberacae et autres familles aux noms savants.Au détour d’un sentier, on aperçoit au loin le cap Salomon de l’autre côté de la baie de Fort-de-France, ainsi que les imposants Pitons du Carbet qui dominent File.On s’attarde sur un banc pour contempler la danse frénétique des oiseaux-mouches vrombissant d’une corolle à l’autre.On se gorge de couleurs.On se gave de sensations et d’émotions.Puis on quitte à regret cet éden, car le soleil se couche vite sous les Tropiques.Le parc naturel Le souci de conservation du patrimoine naturel de la Martinique qui a donné nais-j sance au jardin de Balata se manifeste aussi dans la préservation de sites naturels exceptionnels à travers F île entière.Un peu partout sur les routes, des pancartes annoncent l’entrée dans le parc naturel régional.Rien à première vue ne semble distinguer ces zones protégées du reste de F île.Les arbres sont aussi verts, les fleurs aussi chatoyan-| tes d’un bord que de l’autre.La différence, ce sont des sentiers bien aménagés où le randonneur botaniste ou ornithologue, l’épris de nature peuvent s’égarer pour pénétrer plus intimement dans la forêt tropicale.Ce sont des cascades, des torrents que l’on traverse sur des | ponts minuscules, des montagnes que l’on j escalade et des gorges où on peut jouer à Indiana Jones.Plus sérieusement, ce sont des zones que les écologistes et conservationistes gar-j dent à l’oeil et auscultent régulièrement | pour établir le bulletin de santé de la nature.Mais, pour le visiteur, c’est l’aventure!!! Détenteur d'un permit du Quebec Les Voyages np y y A * ireasure lours/ne.?Vacances VI r\ir .OM SAIT MAINTENANT QUI CHOISIR! Croisières de 7 nuits dans les Caraïbes à bord de l'un des paquebots suivants M/S Southward M/SStarward M/S Skyward S/S Norway Du 4 octobre au 7 décembre À PARTIR DE : T045$ M par pers.— 2 PERSONNES PAR CABINE — Économisez 300$ par couple i^EN PLUS*- DE LA RÉDUCTION Profitez d’une deuxième semaine gratuite à l’hôtel Sheraton Yankee Clipper de Ft.Lauderdale ainsi que d’une voiture de location : Si vous optez pour le séjour en croisière d’une semaine seulement, vous aurez droit à un rabais additionnel de 100$ par couple.• S aoonoue a toutes les categories d hebergement sur n imDorte Quel oaqueDot mentionne ci-haut • La deuxieme semaine a l'hôtel et la location de voiture doivent être utilisées immédiatement acres ta croisière de 7 |Ours • Les tarifs sont car oersonne a raison de deux oersonnes oar caome • Les tarifs varient selon la categorie de caome choisie • Toutes les oiaces sont suiettesaux disponibilités au moment aes reservations • Le dernier retour doit s effectuer au plus tard le 21 décemore Chaaue voyage comprend • Le transport aerien aller-retour de Montreal vers Ft.Lau-detoaie.cioride • L heoergement selon la categorie de cabine choisie • Les tiansterts aller-retour de laerooort de Ft Lauderdale et le duai ae Miami Ne comorena oas • La taxe canadienne o aéroport • ta taxe américaine internationale de deoart • Les taxes portuaires • Les pourooires verses directement a r equipage.à votre discretion • Les taxes et trais de service a l'hôtel • Les assurances, l'essence et les taxes reliés a la location de voiture Tous les vols sont regis par les reglements de la Commision canadienne des transports appiicaoies aux vols ABC (vols affrétés avec reservation a l avancei Les modalites et lesconditions sont contenues dans la brochure Croisière dans les Caraïbes de Les Voyages Treasure Tours Inc.consultez votre agent de voyages Guadeloupe- Pu jjEy HUGO LEGER irr ¦ m.L'ILE AUX SENTIMENTS i r t »v > '/l Lîle ne compte qu’environ 3500 habitants, dont 400 résident à Gustavia, nom donné à la capitale en souvenir de la brève et ancienne administration suédoise.Ses pimpantes maisons aux toits rouges abritent de nombreux magasins de luxe.En effet, cette île heureuse, tout comme sa voisine, Saint-Martin, est un complexe de boutiques hors-taxes, puisque les impôts et les droits de douane y sont inconnus.Malgré tout, les Saint-Barthois ont su résister aux développements anarchiques qui prévalent à Saint-Martin, autrement dit à la commercialisation forcenée et à l’appat de la «piastre», qui font de cette dernière île un gros bazar européano-antillais.Un paradoxe: Français de coeur, mais Saint-Barthois d’abord Presque tous les habitants sont des blancs d’origine normande ou poitevine, qui parlent non pas le créole mais un français ancien dont certaines expressions pourraient faire penser que leurs ancêtres ont du faire un petit séjour au Québec.À Corossol, tout petit village côtier, les vieilles femmes sont d’ailleurs encore coiffées de la «quichenotte» (de l’anglais «Kiss me not» — ne m’embrassez pas.— ce qui de toute façon ne viendrait à l’idée de personne!) Très opiniâtres, ces marins se sont au cours des siècles accrochés farouchement au sol ingrat de l’île et, en bons Normands, savent maintenant très bien mener leur barque quand l’administration française essaye de rogner leurs privilèges fiscaux.On dit que certains hauts fonction naires trop zélés ont été empoignés et réexpédiés manu militari dans le premier CTS?a" . avion.On ne plaisante pas ici avec la liberté chérie et le gagne-pain fondé sur la franchise des droits et le tourisme.Choisir ses plages est ici un délicieux supplice.Saint-Barthélémy vit essentiellement du tourisme.Ce qui explique que les prix correspondent à ceux des îles anglaises avoisinantes et soient un peu plus élevés qu’en Guadeloupe.Lîle réunit en effet les attraits de la mer, de la campagne montagneuse et des petites stations de villégiature.Choisir ses plages est ici un passe-temps délicieux et un exquis supplice, tant elles sont variées, vierges et toutes plus superbes les unes que les autres.Les îles des Antilles prétendent toutes avoir les plus belles, mais, là, on atteint le superlatif et il n’y a que l’embarras du choix.On en trouve plus d’une vingtaine, dont la première, derrière l'église, à trois minutes du centre — l’Anse des Galets — est restée vierge et parfaitement propre malgré la proximité du bourg: un exploit! En fait, dans tous les creux et partout où la côte s’incurve une plage de sable blanc ' s’arrondit sous le soleil: Les Flamands, la j Lézarde, Colombier, Saint-Jean, Gouverneur, etc.ourlent partout leurs vagues nonchalantes qui viennent lécher le sable fin, I comme autant de tentations.Certaines, RENSEIGNEMENTS: Services Français du Tourisme, Montréal.Tél.: (514) 288-4264 Office du Tourisme, Mme Magras, Rue Nyman, Gustavia, 97133 Saint-Barthélémy, Tél.: (596) 276 008.Télex: 340919 GL OÙ LOGER?: Une vingtaine d'hôtels.Il faut réserver à l’avance en haute saison (décembre-mars).Nous recommandons LE PETIT MORNE.Bun galows: meilleur rapport qualité/ prix: Bungalows DE LA PETITE ANSE -60S U S pour 2 personnes.Donnent sur la mer et à proximité d'une plage superbe: M.GREAUX, PO BOX 117 GUSTAVIA.Saint-Barth Tél.: (596) 276 460 Télex: 340 919148 GL.RESTAURANTS: Bon choix, notamment le Brigantin, Le Flamboyant.LOCATIONS DE VOITURES: AVIS, BUDGET, etc (réserver à l'avance) Banques: 2.3 médecins, 1 hôpital Langues: français et anglais courant LOISIRS: Nombreux magasins hors-taxes.Plages, promenades en bateaux, pêche à l’harpon, planche à voile, surfing, ballades, etc.comme la Saline, permettent le culte du soleil intégral, même si le nudisme est interdit, bien théoriquement, par arrêté municipal.Toutes sont publiques, y compris l’ex-plage privée de Rockefeller, un splendide écrin d’eaux vertes et émeraudes, si invitant que l’on ressent de suite l’impérieuse nécessité de s’y fondre.Dans le kaléidoscope des Caraïbes, chaque île a bien sûr un charme spécifique, différent, et il est bien difficile de décerner le prix de beauté.Toutefois on a ses petites préférées et, pour Saint-Barthélémy, on éprouve souvent ce petit quelque chose, cette sorte de petit frisson de tendresse et de coup de coeur qui vous fait sentir que vous êtes là, bien dans votre peau.Ce n’est pas seulement que c’est un peu un Éden, mais aussi une terre à dimension humaine, où l’atmosphère est attachante et où l’on éprouve en permanence une douce sensation d’équilibre serein, de pureté et d’harmonie dans, la vibration de l’air et des paysages.À vrai dire, il y a un peu de l’âme de Mozart dans cette petite île perdue! LA CARTE FLORIDE vous présente PASSEPORT MÉDIC CANADA/U.S.A.INC m IN TEL CAS.vaut mi»ux avoir m pknch» d.salut.l'unique courtier médical pu Canada de» hôoitoux, cftdque» et médecin» de» État».Uni» lance un programme RÉVOLUTIONNAIRE »wr le marché de» voyage».• Aucune restriction d’âge iusqu’à 180 jours • Aucun paiement requis dans les hôpitaux • Nous sommes les seuls à pouvoir garantir sur papier que vous n’aurez rien à débourser pour recevoir des soins urgents.• Assurance voyage: ass.groupe médico - hôspitalière COUVERTURE SANS LIMITE (pour tous âges) Aucun plan médical n’est comparable au nôtre ||J4 Certaines réclamations peuvent atteindre des montants astronomiques, il est imprudent de se contenter d’une couverture de $25,000,$50,000 ou $100,000 • Indemnité d’assurànce-vle • Assurances bagages • Voyage annulé ou écourté • Mutilation ou perte totale d’un membre • Frais dentaires accidentels, etc.etc.• Réseau de cliniques et de médecins francophones en Floride • Prêt monétaire en cas d’urgence • Service de réclamations • Service de renseignements touristiques • Taxe de vente r/T///>u \ SERVICES "?^additionnels^ DÉPANNAGE MÉDIC ASSISTANCE Demandai immédiatement notre dépliant 180 est, bout.Dorchester suit» 222, Montréal, Québoc H2X !N6 Composer! isi4)875-8250 GALFA CLUB LE PLUS PARISIEN DES MAGASINS DE LA CARAÏBE HisV.'.’"'"»,, / •-üÿrttr/ F?/ tnellwt, lANcôMt\ £hanel r.TlP ,NL YlMRNÈf yd^\i\i/AiRPNli lias du I ni I OO.SII l< « LU MAGASIN DK LA MODE EN GUADELOUPE » Vous y trouverez les grands noms de la mode, les grandes marques de parfumerie, et les collections des GALERES LAFAYETTE comme à Paris.SERVICES : change, carte de crédit, (American Express, Carte bleue, Visa, etc.) Ouvert tous les jours du lundi au samedi jusqu’à I9 h 30.Tel.: 90.9I.32.You’ll find here the greatest names in fashion and perfumes and the GALERES LAFAYETTE collections as in Paris.SERVICES : change, Credit'Card (American Express, Carte Bleue, Visa, etc.) Open Daily from monday to Saturday until 7.30 P.M.Phone : 90.91.32.BAS DU ' FORT POINTE PLM A-PITRE.Fran,el ¦ Novotel hypermarché GOSIER- • PLM • Holiday Inn •Salako •Auberge de la Vieille Tour MADAME VIOLETTA, ambassadrice de la bonne chère HUGO LEGER '~f*< a chorale ne s’est jamais présen tée.Les musiciens, non plus.Si- ____ tuation typique de cette Ouade I loupe en état permanent de décontraction.C’est monsieur le curé qui n’était pas content.La Messe des Cuisinières annulée: scandale clérical en perspective.Et qu’allaient dire ses ouailles de la petite ville de Gosier?«Pa ni poblem», probablement.Tout était prêt pourtant: les enfants de choeur en baskets, si noirs dans leurs aubes immaculées, la blanche organiste à lunettes plus sérieuse que le pape, l’autel couvert de la traditionnelle nappe quadrillée, le Christ de bois et toutes ces cuisinières habillées et parées comme au grand jour de fête.Même les employés de la voirie avaient fait taire leurs tracteurs et leurs marteaux-pilons pour célébrer l’événement.Finalement, c’est madame Violetta qui sauvera le show devant les caméras de la télévision, dépêchées sur les lieux.Droite comme un cocotier, savoureuse comme la j goyave, vive comme un gommier sur une ! mer démontée, l'imposante présidente de l'Association des cuisinières de la Guadeloupe redonna, en deux oeillades, trois J déhanchements, tout l’allant à cette jour- j née particulière.Le faux départ réparé, le Forum de la gastronomie pouvait s'ouvrir.Un monument.Madame Violetta n’est pas une femme, c’est un monument de la culture guadeloupéenne.À 64 ans, elle est la cheftaine incontestée d'une association regroupant 210 membres (une trentaine d’hommes seulement), parmi lesquels une quarantaine de restaurateurs.Grande de taille, loquace et pleine d'humour, elle ne se fait pas prier pour présenter les mandats du groupe.«Crée en 1916.l'Association des cuisinières a pour but d'aider les personnes seules et infortunées, et de faciliter les démarches pour les services funéraires».F Association est fortement hiérarchisée.«En rappel des anciennes distinctions sociales dans la société guadeloupéenne, précise madame Violetta.Il y a la présidente, la vice présidente, les gouvernantes, les sergen tes, les ambassadrices, les observatrices, etc.On passe d'un grade à l'autre selon l'âge et l’ancienneté dans l'Association». D’une élégance étonnante malgré ses | formes rebondies, madame la présidente me fit l’honneur d’une parade de mode, m’expliquant en détails chaque élément de son costume traditionnel: la tête créole à panache savamment nouée dans du madras — «je suis prise, mais vous pouvez tenter votre chance», dit-elle à propos du sens caché de sa coiffe, — le foulard rouge hérité des Espagnols, le large jupon à la Valencienne et le tablier à l’effigie du martyr Saint-Laurent.De la couleur et toujours de la couleur.Les bijoux Et tous ces bijoux que vous portez au cou, lui demandais-je?«Les Guadeloupéennes ne connaissent pas la fourrure, ni les diamants, alors elles ont imité les bijoux.Chaque bijou a une signification: la chaîne de forçat est l’emblème de l’esclavage; le collier-chou représente la femme riche; le j collier-gonda est l’emblème de la femme | économe: à chaque année, si elle avait bien travaillé, le patron donnait un grain d’or à | la femme esclave.Si elle était suffisamment j économe, elle pouvait se monter un petit collier».Madame Violetta, c’est aussi un hymne vivant à la cuisine guadeloupéenne.Quand I elle en parle, l’eau, que dis-je, la mer entière, | vous monte à la bouche.Un vrai poème: ragoût de cabri, Colombo de poulet (plat j d’origine indienne fait à base de cari), cha-i tous (pieuvres) dans une sauce rouge très épicée, acras de morue, de crevettes ou | d’aubergines (beignets frits), matété de chaubettes (crabes), fricassée de langoustes.Et encore des dizaines de poissons aux noms rigolos, grillés ou au court-bouillon: j tanche, kola, coulirou, balarou, goret, chat, soleil, grande gueule, et le délicieux viva nou à chair blanche.Et toujours des fruits j en quantité: goyave, pomme-malaka, cor-j rosol, quenette, mangue-greffier, mangue-fil, mangue-pomme.Cuisine différente Est-ce par un autre retour de jalousie, mais madame la présidente voulut différencier la cuisine guadeloupéenne de la martiniquaise.«11 existe une grande différence entre les deux, tant dans la préparation que dans les plats eux-mêmes.Les mêmes légu mes ont d'ailleurs des noms différents.Le chou-légume devient le chou-pomme; le chou racine s'appelle le choucine.Même le matété devient le matoutou».Autant dire illico que Violetta ne m’a pas totalement convaincu.Ah, historique rivalité, que d'altérations on commet en ton nom.Et le secret de votre beauté, madame | Violetta?«C’est l’activité du travail.Nous j n’avons pas le temps de faire la sieste.On j fait de la gym tonie du matin au soir.Nous sommes belles aussi parce que nous sommes fières et que nous gardons toujours la tête sur nos épaules».Sur ces paroles, elle partit rejoindre ses joyeuses compagnes qui se préparaient un ti punch à l’ombre d’un magnifique flamboyant.La tradition restait I bien gardée.RISING SUN TOURS St.Maarten, NA.Service professionnel d’accueil à destination.Cotés français et hollandais ?Coordination pour voyages de motivation ?Conventions ?Voyages nolisés et voyages de groupes ?Transferts ?Excursions ?Service d’accueil et d’information ?Représentation complète Pour information sur nos tarifs, veuillez communiquer avec le directeur administratif.M.Angelo Pilitsis, Rising Sun N.V., P.O.Box 309, Mullet Bay Resort, Office Arcade St.MAARTEN, Netherlands, Antilles, Tél.: 599-5-45334, Telex: 8086 RISUN Pour la location d’une voiture DIM IM'AK LOCATION DE VOITURES Tél: 87.74.98 ou 87.76.73 UN CHOIX COMPLET DE FLEURS TROPICALES COUPÉES • Colis à emporter sur commande de votre hôtel.(Conditionnement spécial).• Vente en gros de feuilles, feuillage et plantes vertes tropicaux divers • Liaison aérienne directe hebdomadaire Pointe-À-Pitre — Montréal — Toronto DESMARAIS B.P.46 — 97100 Basse-Terre, Guadeloupe Tél.: 81.21.00 — 81.33.13 — Télex Asobag 919 727 GL Blaff touffée et macadam ANNE GARDON l.a mer rivalise de générosité avec la terre.Les Antilles, c’est avant tout la mer, tropicale, chaude et peuplée d’une multitude de poissons et de crustacés.Les fruits de mer sont donc à l’honneur.Les acras, petits beignets de poissons, se croquent en amuse gueule avec le punch, le planteur ou le daiquiri.Le iambi (conch) est un gros mollusque dont il faut hélas craquer la jolie coquille rose nacré pour l’extraire.Sa chair ferme, un peu caoutchouteuse sous la dent est préparée en fricassée et en ragoût.La chatrou, c’est le poulpe aux Antilles.Bien battu (c’est tout l’art de l’apprêter), il peut être aussi tendre que du poulet.En casserole ou en ragoût, il est servi tradition- crire l’histoire de la table d’un peuple, c’est brosser un tableau de sa civilisation».Escoffier, le grand alchimiste de-la gastronomie française à qui on doit ces paroles, aurait aimé la cuisine créole.Car c’est une cuisine qui est le reflet de son peuple.Aussi métissée que lui, elle combine les épices de l’Orient, les légumes de l’Occident et les fruits de sa terre et de ses eaux dans un tableau culinaire aux saveurs multiples et aux sensations fortes.Elle traduit admira blement l’abondance de la terre antillaise, le style de vie de ses habitants et même la musique de sa langue.C est une cuisine qui se prépare sans hâte et qui ne s’encombre pas d’artifices. t «o.I nettement avec des haricots rouges et du riz.L amateur de poisson trouvera dans la cuisine créole de quoi 1e ravir pendant des semaines, sans qu’il mange deux fois la même chose.Les poissons sont soit grillés, accompagnés d’une sauce chien à base de beurre fondu, de citron vert et piquante à souhait, soit mitonnés dans des concoctions elles aussi bien relevées.Encore faut-il savoir lire le menu, car comment s’y retrouver entre le blaff, la touffée de titiris, 1e macadam de morue.Heureusement, tes belles serveuses au sourire facile sont là pour traduire.Le blaff, c’est le bruit du poisson qui tombe dans l’eau bouillante, donc un poisson au court-bouillon.La touffée, c’est la cuisson à l’étouffée.Quant aux titiris, ce sont des poissons si minuscules qu’on doit les pêcher à la moustiquaire.Le macadam est tout simplement de la morue salée préparée en sauce.La carte des poissons est longue et variée.Les plus nobles et tes plus recherchés sont tes poissons «rouge»: 1e rouget, le viva-neau, la pague, la sorbe.Les poissons blancs — 1e mulet, 1e thon, 1e barracuda, le requin — complètent le menu.Les viandes — poulet, mouton, porc — sont préparées en Colombo.Le Colombo est en fait un mélange d’épices: graines de coriandre, de cumin, de poivre noir, de moutarde, de curcuma, de gingembre et de piment.C’est le curry de l’Inde.Chayottes sautées au lard, papayes vertes au gratin, beignets de gombos, croquettes de fruit à pain, ignames et bananes bouillies, les légumes peuvent réserver | d’agréables surprises.Peu relevés, ils calment 1e palais enflammé par 1e Colombo ou tes piments.Deux plats que l’on retrouve à tous les J menus et qu’il ne faut pas manquer de déguster sont le boudin créole, accompa-| gné de la sauce chien et tes crabes farcis, faits traditionnellement avec de petits cra-J bes de terre à la chair délicate.Mais le dépaysement 1e plus complet I vient sans aucun doute des fruits.Nous connaissons bien l'ananas, la banane, la noix de coco, peut-être la mangue pour l’avoir dégustée en conserve, 1e fruit de la passion en jus ou en pâtisserie.Mais la carambole, tes quenettes, la goyave, 1e coros-sol, la sapotille, la prune de cythère?Tous ces fruits débordent des étalages des marchés.Pour quelques francs, vous en achèterez un panier plein et ferez la découverte de sensations nouvelles et combien exotiques. HKBMH991 ig5jj»rSi siiprtr w#: IIP^I ,¦ mtm fw, l \l 1M \\L\l ANNE GARDON e vieux planteur, courbé sous le poids de six générations de colons, verse dans le verre une larme de sirop de canne, un doigt de rhum vieux et agite le mélange.D’un oeil critique, il examine le cocktail ambré à la lueur du soleil couchant.Puis, avec un soupir de satisfaction, il s’affaisse enfin dans sa chaise berçante.À l’autre bout de la plantation, l’ouvrier noir se livre aux mêmes gestes — sirop de canne, rhum (blanc pour lui), zeste de citron vert.Planteur, ouvrier, noir, blanc, tous lèvent le verre à la même tradition.Car c’est l’heure du Punch antillais, un rite presque religieux qui fait songer à la cérémonie du thé.Et l’ingrédient magique du punch est bien sûr le rhum.Enfant prodigue des îles, le rhum de la Martinique est un alcool à découvrir.Aucun rapport avec le jus de mélasse qu’on s’empresse de noyer dans du coca-cola ou qui parfume les pâtisseries.Le rhum martiniquais est au contraire un spiritueux d’une finesse et d’un bouquet incomparables, un véritable élixir des dieux.Il faut le boire pour le croire.Dès la première gorgée, son arôme fruité, sa saveur moeulleuse viennent flatter les papilles.Puis une douce chaleur envahit le corps, les effluves d’alcool montent à la tête et un sourire béat vient s'inscrire sur le visage.C'est un verre de punch à la main qu’on découvre les Antilles.Il y a rhum blanc et rhum vieux, rhum agricole et rhum industriel (quels vilains noms).Fabriqué à partir de mélasse par les usines à sucre, le rhum industriel est un alcool apprivoisé qui, à force de distillations et de mélanges, a perdu sa vigueur et son bouquet.C'est, hélas, celui que nous con sommons habituellement.Le rhum agricole, plus fort, plus savou reux, plus naturel aussi, est le produit direct de la canne à sucre.Ce rhum né de la riche terre martiniquaise est l’alcool de la joie de vivre et du soleil, le compagnon des banquets et des fêtes, le magicien qui évoque les rythmes envoûtants, les corps langou reux, les fleurs éclatantes, les fruits parfumés.Une autre distinction importante doit être faite entre le rhum blanc et le rhum vieux.Issus tous deux du vesou, le jus vert de la canne à sucre qui est distillé soit en alambic soit par distillation continu, ils acquièrent leur différence à la maturation.Le rhum est l'alcool de la joie.Le rhum blanc, ou grappe blanche, est conservé pendant plusieurs mois en foudre d'inox où il perd sa rudesse et développe son parfum.À sa maturation, une partie du rhum blanc est mis à vieillir dans des fûts de chêne.Le tanin de bois, l'oxydation natu relie lui confèrent alors sa couleur chaude, ambrée.Cette bonification peut être prolongée de trois à sept ans.Certains rhums vieux particulièrement soignés se boivent en dégustation, purs, à petites gorgées, comme on savoure un cognac ou un armagnac.Blanc ou vieux, le rhum imbibe l’histoire des Antilles.Son passé coloré nous fait parfois oublier qu'il est le fruit de l’escla vage.On l’associe plus volontiers à la flibuste et on l’ennoblie presque dans des récits pittoresques, vrais ou imaginaires.Le sabre dans une main et le gobelet de rhum dans l'autre les pirates, boucaniers et autres gredins peuplent notre littérature romanes que.Robinson Crusoé échappe à la mort en se soignant au rhum.U Ile au trésor retentit de «Yo ho-ho! et une bouteille de rhum».E Histoire, la vraie, est tout aussi rocam bolesque.C'est dans la Royal Navy que les futurs pirates prennent goût au rhum.Le gouvernement de Sa Majesté est généreux, un demi litre de rhum par jour.Mais quand la ration baisse, la mutinerie n'est pas loin.E histoire américaine baigne aussi dans le rhum.Les mauvaises langues, et quelques historiens sérieux, prétendent que George Washington fut élu représentant de la Virginie parce qu’ il avait pris soin de distribuer trois cents litres de rhum aux électeurs de son comté.Quant à Paul Revere, ce n’est qu’après quelques lampées de cet alcool réconfortant qu’il put terminer sa célèbre chevauchée.Aujourd’hui, loin de l’histoire et de la littérature, le rhum, avec toutes ses subtilités, reste un alcool méconnu.S'il y a autant de rhums différents qu'il y a d’îles dans les Antilles, le rhum de la Martinique est considéré par les connaisseurs comme étant le plus fin.Les distille ries ne manquent pas.Il y en a pas moins de quatorze.Toutes ouvrent leurs portes aux touristes pour une visite fascinante.Rhum rum ron ¦tel Logements • Hôtel de catégorie supérieure • 270 chambres climatisées • Balcon • 2 lits • Salle de bains complète • Plancher couvert de moquette • Téléphone • Radio» Machine à glace à l'étage Commodités • Piscine • Chaises longues • Serviettes de plage • Salle à manger • Restaurants dont un sur la plage • Bars • Animation • Cocktails • Boutiques • Artisanat • Tabagie • Salon de coiffure • Sauna • Discothèque • Casino à proximité Sports offerts • Tennis (avec réservation) • Pédalos • Planches à voile • Voiliers Activités avec participation • Golf 18 trous Trent Jones face à l'hôtel • Plongée • Pêche en haute-mer • Ski nautique CROIX BLEUE SI VOUS ÊTES SÛR D'ÊTRE INCASSABLE ‘rfrO U*' i/\ \ ;r> i OUBLIEZ TOUT DE SUITE L'ASSURANCE-VOYAGE CROIX BLEUE Un accident à l'étranger peut compromettre votre avenir financier.Pensez-y! 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Cette île hybride, française quand ça l’arrange, hollandaise quand ça lui plaît, est un véritable petit Hong-Kong miniature, situé à une vingtaine de minutes de la Guadeloupe.Riche de para doxes, à la fois attachante et irritante, cette petite cousine de Saint-Tropez mérite qu’on y passe des vacances à condition de faire attention à son portefeuille ou que l’on ait acheté un forfait proposé par des agents de voyages bien informés.En fait, on va à Saint-Martin pour profiter à la fois des plages et de la franchise des droits de douane.Heureuse île où le percepteur d’impôts est inconnu.Malheureuse île où se sont abattus tous les pêcheurs de piastres, attirés par la bonne odeur de l’argent rapide et facile.Le statut particulier dont jouit ce morceau de terre au milieu de l'océan provient de ce que les Français et les Hollandais se sont partagé Pîle, sans qu’il n'existe aucune frontière entre les deux territoires: on passe de l’un à l’autre comme on traverse la rue Saint-Denis.Pourtant, il y a quelques années, si l’envie vous prenait de téléphoner de l’une à l’autre des capitales — Marigot et Philips-burg — séparées seulement par dix kilomètres, vous auriez du passer par les centraux de Paris et d’Amsterdam! Saint-Martin ou Saint Paradoxe On est ici dans un paradis financier et fiscal.Eîle est un phare pour tous les touristes qui veulent acheter caméras, bijoux, matériel de haute-fidélité, montres et tout le bazar qu’on retrouve dans des endroits similaires dans le monde, y compris les boutiques de mode made in Paris, les parfums et tous les autres gadgets indispensables au confort de l’homme et de la femme moder nés.En somme, toute la partie de l’île qui est baïtée n'est qu’un immense Duty free shop.Ceci est bien alléchant, mais il faut bien avouer que les prix pratiqués dans les hôtels — si l’on voyage en individuel — et les res- taurants participent du coup de bambou: les économies effectuées sur l’achat d’un collier ou d’une caméra peuvent fondre rapidement en deux ou trois jours.Il faut compter un minimum de 150$ par jour si l’on est disposé à résider dans les hôtels les moins chers et à ne pas faire de folies au restaurant.À La Samanna, charmant petit hôtel il est vrai et situé près d’une plage, les chambres les moins chères coûtent 370$ U.S.À moins d’avoir un gousset bien garni ou de connaître une ou deux bonnes adres ses, le mieux est encore d’acheter un forfait à Montréal: on peut alors éviter la crise cardiaque, faire quelques achats en toute tranquillité de coeur et profiter des plages superbes. 'ALX \ % j §MÈ ¦ ¦ r'jf'w- •' .-^1\ (*' .; - 1 Les plages sont magnifiques.née, avec plein de magasins alignés comme autant de pots de confiture, remplie de voitures américaines étincelantes, de restaurants de toutes sortes, d’églises adventistes ou anglicanes.C’est un peu un grand centre commercial allongé sur une grande rue.C’est le souk moderne, mais attention si vous marchandez, notamment dans les magasins indiens spécialisés dans l’électronique et les caméras: je me suis aperçu un jour que les vendeurs enturbanés correspondaient entre eux, par walkie-talkie d’un magasin à l’autre.inutile alors de faire croire qu’on a un meilleur prix ailleurs.A la sortie de Philipsburg se trouve «Mullet Bay» un complexe d’hôtels de grand luxe, de golfs et de plages magnifiques.Marigot (France) est un peu comme la soeur cadette, plus désordonnée mais plus attachante.Depuis peu elle s’est mise à rivaliser avec sa soeur aînée et offre le même style de magasins à la mode.Les commerçants astucieux jouent sur tous les tableaux et pratiquent la culture intensive des boutiques: autrement dit, en ont une dans cha cune des deux parties de l’île.Pour votre gouverne, si vous désirez lancer un commerce à Saint Martin, il vous suffit d’investir 27000$ U.S., ou que votre commerce crée au moins 5 emplois.Qu’en dites-vous?Douce collines, belles plages.Agréablement vallonnée, Saint-Martin a un charme certain dès qu’on s’éloigne des pieuvres commerciales des deux villes jumelles.Les criques sont nombreuses, les eaux propices au bateau et à la planche à voile, les plages belles et bien protégées.Elles sont toutes accessibles en voiture ou en taxi.Les plus superbes sont sans doute celles de Mullet Bay, ombragées de palmiers, d’Oyster Pond, favorites des photographes avec son sable immaculé, de Baie Rouge, dans la partie française.Cette dernière est l’une des plus agréables et des moins fréquentées, sans doute parce qu’il faut marcher 5 minutes.Plus loin, Orient Bay rassemble tous les nudistes qui veulent sacrifier intégralement au dieu soleil.Ici, par contraste ou par compensation, sans plus rien qui vous attache à la terre, on est bien loin des deux petites soeurs, avides de vos dollars.Le deuxième paradoxe concerne la langue et les habitants.La moitié de l’île est française tout comme les autres villages des Antilles françaises, mais la plupart des habitants se sont installés ici depuis peu, proviennent des îles voisines — notamment anglaises — et ne veulent parler qu’anglais.Essayez donc d’aller demander des renseignements au responsable local du tourisme français, dans le petit pavillon près du port, et vous aurez sans doute des surprises.Ce personnage, un certain Van Heyningen, qui sait par ailleurs parfaitement parler français, refuse obstinément de s’exprimer autrement qu’en anglais et proclame à tout venant: «I am English!» Piquant n’est-ce-pas?Surtout quand on sait qu’il s’agit d’un fonctionnaire local français! Saint-Martin est donc la seule partie du territoire français au monde où les responsables locaux vous laisseront entendre que le «Speak White» est de bon ton.Les visiteurs doivent quand même être rassurés: les commerçants et hôteliers, souvent des Guadeloupéens ou des Français métropolitains, parlent tous le français.Il reste qu’ici on recherche les Américains, millionnaires de préférence, ou à la riqueur les Canadiens, mais surtout par les Français qui viennent de trop loin pour qu’il leur reste assez d’argent pour s’offrir des palaces.Marigot et Philipsburg deux soeurs jalouses.Philipsburg (Hollande) est une petite ville toute en longueur, propre, bien ordon- LIGNES AÉRIENNES (Agence Holiday House: Montréal 842-8113 pour prestations terrestres).Air Guadeloupe ou des autres îles des Antilles.LOCATIONS DE VOITURES: Budget.Les meilleurs prix sont à l’hôtel PLM (Saint-Martin Auti).Tél.: 87-50-86.Possibilité de location de scooters et petites motos sur la Marina.OÙ LOGER?: ¦ La SAMANA Très cher Télex: 919982 GL.Tél.: 87-51-52 ¦ Hôtel BEAUSÉJOUR, rue de la République à Marigot, Saint-Martin, Antilles françaises, (environ 65 S can).Tél.: 87-52-18.Télex: 919497 GL.¦ CHEZ MARTINE (Proximité plage).Bel hôtel et excellent restaurant (90S canadiens) Écrire à Grand-Case.Saint- Martin Tél.: 87-51-59 (Les prix sont coupés de 30 à 50% de fin mars à début décembre pour nombre d'hôtels).¦t?~.3®** Les Békés, plus français que les Français ANNE GARDON ls sont 3000, guère plus.Plus français que les métros (Français de la métropole, vivant à la Martinique) par leur attachement farouche à la mère patrie, plus mar tiniquais que les descendants des esclaves, puisqu’après tout ils étaient là les premiers, les Békés sont «l’aristocratie» de la Martinique.Descendants des premiers colons, ils forment encore une caste à part, une sorte ] de club privé où l’admission descend de | l’arbre généalogique.Plus qu’à la vieille noblesse française, à laquelle certains se tar j guent d'appartenir, ils font plutôt penser à ces ranchers millionnaires du Texas (la fortune souvent en moins) qui jouent les roitelets dans un pays démocratique.Ils gardent jalousement la pureté de leur sang.C’est pourquoi beaucoup les condamnent.Si les Martiniquais, entendons par là les gens de couleur par opposition aux Békés, si les Martiniquais donc parlent de l’esclavage avec un certain détachement, beaucoup montrent une certaine âpreté envers les descendants des anciens «maîtres».Et, lorsque la conversation devient moins réservée, on ne manque pas de signaler au passage que ces premiers colons n’étaient pas toujours les vaillants pionniers que l’Histoire laisse entendre.Tout comme l’Angleterre envoyait le surplus de ses prisons en Australie, les grandes familles nobles et bourgeoises de France expédiaient souvent leurs rejetons aux Indes Occidentales pour les soustraire à la justice ou j étouffer un scandale.Ce n’étaient donc pas ! tous des enfants de choeur.Ne soyons quand même pas méchant! j Ils ne sont pas si antipathiques que ça et ils ne vivent plus — l’ont ils jamais fait?— l’existence du riche planteur oisif.Certains se sont même recyclés dans le commerce.J’en ai quand même rencontré un.qui } vit encore un semblant de vie coloniale, les Noirs à la cuisine, les Blancs au salon.Un salon magnifique d’ailleurs, un vrai musée avec des meubles Empire, des bibelots pré deux dans des vitrines vierges de poussière, des portraits d’ancêtres et un Gauguin aux murs.Est-ce un vrai?Je n’ose demander.Ce le pourrait bien après tout! Le peintre n’a-t-il pas habité tout près, au Carbet, pen dant cinq ans?Par l’entrebâillement d’une porte, je peux deviner dans une autre pièce un grand lit à baldaquin.Dans la bibliothèque, des rangées de livres rongés par le temps et d’autres portraits d’ancêtres.Le sang est fort! Avec des gestes élégants et un parler châtié qu’un léger accent créole rend incongru, mon Béké raconte l’histoire «sans tache» de sa famille.À l’heure rituelle du punch, une servante noire roule jusqu’à nous une desserte où trône les rhums et le whisky.Pas un geste, pas une parole n’ont été échangées.Je serais presque choquée.Pourtant, on n’en demande pas plus aux «butlers» anglais.Mais eux ont su faire de leur situation sociale une «carrière» respec- ta plantation des Hayot exporte les fleurs à pleine cale de B.747.M tee.Admettons que je suis égalitariste à mauvais escient.Passons! Mon objectivité prendra quand même le bord lorsqu’un peu plus tard il me parlera avec une tolérance condescendante des autres minorités ethniques, les Libanais, les Syriens, les Indiens entre autres, qui ont deux tares majeures à ses yeux, d’être des nouveaux venus et d’être doués pour les affaires.En bon Français qu’il est, il n’aime pas qu’on vienne lui manger la laine sur le dos.Il a quand même des côtés bien sympathiques, mon Béké.Ses gens de maison — on ne dit plus domestiques — ont l’air bien plus heureux ici dans cette atmosphère familiale que la moyenne des travailleurs dans les usines à sucre.Et puis il aime tant la Martinique.Il en parle avec tant de chaleur et d’enthousiasme.Mais sur cet amour, cette passion profonde, flotte éternellement le drapeau tricolore.La Martinique briguerait-elle l’indépendance?Il se trouverait devant un cas de conscience.Et ce n’est pas une quelconque sécurité ou dépendance économique, comme cela semble être le cas ailleurs, qui le garderait fidèle à la France, mais bien ce fort sentiment d’appartenance à la mère-patrie qui caractérise les Békés.C’est pourquoi ils se diront toujours Français, avant tout.On peut comprendre ça l’attachement au patrimoine, non?‘ V» 6 J ¦I r 0 30ELOV HÔTEL ARAWAK BP 396 ¦ Pointe-à-Pitre 97110 Pointe-à-Pitre Tél.84.24.24 - Telex 919733GL L’ARAWAK comprend 160 chambres, entièrement climatisées, salles de bains, téléphone, radio, TV, 2 restaurants : le snak-bar KARACOLI en bordure de piscine et le restaurant LAFFITE pour les dîners.3 bars pour déguster les savoureux cocktails des Antilles.Le Casino pour tenter la chance au black jack, à la roulette.Une boutique de souvenirs et de mode ainsi qu’un salon de coiffure sont à votre disposition.Location de voitures.Bureaux d’excursions.The ARAWAK has 160 airconditioned rooms with private bath, telephone and radio, TV, there are two restaurants : the « KARACOLI » snack-bar at poolside, and the « LAFFITE » for dinner.Three fully-stoked bars offer a complete sélection of tasty French Caribbean cocktails.^bineclub^ For late night flings, a casino featuring black jack, roulette.A fashion boutique and souvenir shop as well as a hairdressing salon are at your disposal.Car rental.Sightseeing excursion desk.OUVERTURE EN OCTOBRE 1986 GOLF MARINE CLUB HOTEL LA MARINA S* FRANCOIS BP26 Tel 8841 87Telex919733GL 5 Situé en face du golf à 100 mètres de la plage et de la Marina OC g Boutiques, restaurants, casino à proximité CJ «c Toutes les chambres sont avec bains, douches et WC Q.F— TV couleur, téléphone direct dans chaque chambre Z z 74 chambres dont 29 suites SE o Restaurant, bar, piscine O u Package golf et bateau sur demande Facing the golf 100 years from the beach and the Marina Shops, restaurants on the premises Casino next door All rooms equiped with color T.V., direct dialing telephone and bars 74 rooms which 29 are suites Golf and sailing packages on request Réservation centrale Robert REIDs.ASSOCIATES.Tel:(212)832.22.77-845THIRD AVE.-NY.NY10022. ,-T« VtJ S * n retrait des regards innocents et des coeurs trop sensibles, le gallodrome de Petit-Bourg n’est pas visible de la route principale.Arrivé dans ce village tapi au creux de la campagne guadeloupéenne, le commun des journalistes se guide au son, les cocoricos en cascade agissant comme la plus sûre des boussoles.Je suis en avance pour l’ouverture des combats de monsieur Nertomb.J’entre quand même dans le pitt (nom créole du gallodrome), structure ouverte, construite de bois et coiffée de feuilles de tôle.L’état de choc est instantanné.Quelle ambiance surchauffée! À vous défriser la crête! La Bourse de Montréal est un salon funéraire à côté de cette incroyable basse-cour où les voix et les rires des hommes se confondent aux chants des futurs belligérants.Prenez une assemblée politique houleuse, ajoutez deux cueillerées de Blue Bonnets et une vigoureuse pincée de disco antillaise, brassez en tous sens et vous aurez une idée assez juste de l’atmosphère.Le cocktail est explosif, je vous en passe un chapon.C’est l’heure de la pesée officielle.Sur une vieille balance à plateaux, des propriétaires mesurent minutieusement, en livres et en onces, le poids de leurs protégés.Les visages sont crispés et les paroles tranchantes.Dans l’annexe attenante aux estrades, un groupe d’hommes jouent au domino, de petites pièces de fer blanc leur servant de jetons.Bien appuyé au comptoir d’un bar improvisé, un paysan au visage buriné s’envoie un rhum Montebello derrière la cravate.Une odeur de poulet Colombo monte des cuisines.Le décor est planté pour le déchaînement des passions.La tradition se perpétue au modeste pitt de Petit-Bourg.Il y a 3000 ans Il faut remonter jusqu’à 3000 ans avant notre ère pour retracer l’origine des com-j bats de coqs.Pratiqués en Inde par de hauts j dignitaires, en Chine et en Égypte par les j Pharaons, ils firent leur apparition en Europe grâce aux armées grecques et romaines dont les soldats à l’âme belli-! queuse aimaient se faire la guerre par coq | interposé.Au Moyen-Âge, malgré les ten-! tatives d’interdiction qui frappèrent l’Europe et principalement l'Angleterre, j l’engouement ne cessa de croître pour ce jeu.Aux Antilles, l’histoire veut que les con quérants lâchèrent poules et cochons sur les îles, permettant aux premiers colons d’avoir tous les coqs de combat nécessai-! res à leur passe-temps favori.Une chose est sûre: Espagnols et Anglais transportaient, dans leurs périples vers les colonies, ces volatiles objets de leur plaisir.En 1850, la France décida de prohiber les combats, les jugeant d’une barbarie inadmissible, mais délibérément, les hauts fonctionnaires et les colons des îles ne changèrent en rien leurs ; habitudes.Petit à petit, les anciens esclaves commencèrent à fréquenter les pitts où la ségrégation était inexistante, et les combats de i coqs devinrent un sport populaire auprès de toutes les couches de la société antillaise.Aujourd’hui, profondément inscrite dans le patrimoine culturel, la profession s’est organisée.Rencontré à son petit bureau de l’Office de tourisme, monsieur Hubert Kelly est le vénérable secrétaire de la Fédération des gallodromes de la Guadeloupe.Mieux connu du monde sportif sous le pseudonyme de Lekyl, ce septuagénaire aux cheveux gominés, qui par un étrange effet de mimétisme, ressemble à ses gallinacés chéris, a fondé cet organisme en décembre 1970 avec quelques autres mordus, afin de rassurer la sous-préfecture sur le bien-fondé et la léga lité de cette activité.«Ladministration n’était pas tout à fait d'accord avec ces combats, explique monsieur Kelly.Avant 1970, les Guadeloupéens abandonnaient leur travail pour venir au pitt.Les usiniers et les gros planteurs ne le voyaient pas d’un très bon oeil.Aujourd’hui, les pitts sont ouverts le samedi, le dimanche et les jours fériés».La Fédération regroupe 45 gallodromes dont les quatre plus importants électrisent les foules de Chauvelles, Trois-Rivières, Capesterre et Zévalos.La saison des combats commence le 1er dimanche de novembre pour se terminer le 31 juillet de l’année suivante.Mieux que n’importe quel centre culturel bêtement parachuté le gallodrome c’est l’agora du village le forum où les tensions sociales viennent s’exprimer et se résoudre.«Le gallodrome est un lieu de rencontres et de loisirs de tous les hommes et les femmes, de tous âges et de toutes les classes sociales», affirme Lekyl, une pointe de fierté traversant enfin son visage imperturbable.Premier round Cravate bien ajustée et chemise empe sée, monsieur le Secrétaire est présent à Fètit Bourg.Je le salue de loin.Il est affairé.Je paie ma place à 30F et grimpe au poulailler, le plus haut cercle des estrades.Au premier round, s’installe le gratin du monde gallodromique: messieurs Plantier, Verchini i et tous les autres gros propriétaires et éleveurs.Guy Boulogne, aussi, est venu faire son tour de reconnaissance.Eleveur installé sur ! les hauteurs de Mome-Udolles, en banlieue de Pointe-à-Pitre, cet homme de descendance espagnole est un professionnel | endurci et un fin connaisseur.11 aurait, paraît-il, plus d’une plume à son porte-monnaie, le rusé gaillard.«J’ai une écurie d’environ 40 coqs.Je vais chercher mes | champions en Espagne.Les plus chers coû-î tent jusqu’à 10,000 francs, mais ceux-là, je les garde pour la reproduction».Ils sont une quinzaine comme Guy Boulogne à se tailler la part du lion dans l’industrie gallodromique.On dit que les meilleurs éleveurs gagnent entre 200 et 300,000 francs par I année.Un salaire coquet.Premier combat: Aveugle contre Patte blanche.Deux puissants coqs rouges.Face au juge-directeur, les piteur-armeurs (sorte de soigneurs du coq) nettoient à l’éponge le corps et les pattes de leurs protégés res-! pectifs.Ils choisissent ensuite les ergots d’acier qu’ ils fixent à l’arrière du mollet du ; volatile.Après la pose, le juge asperge les i éperons de jus de citron pour éviter les infections.Les deux combattants s'observent, fins prêts pour l’attaque.Là, dans un brouhaha proche de l’engueulade généralisée, les supporters font leurs paris à la criée.Il existe deux moyens de jouer: l’inscription sur l’une des listes de chaque adversaire avec versement de la quote-part et le pari verbal au début et pendant le combat.Ces paris prennent l’allure de joute verbale, de défis lancés à l’adversaire.Les coqs sont lâchés.Aveuglés par la haine, ils foncent droits l’un sur l’autre.La scène est presque indescriptible: violents coups de becs au visage de l’adversaire, échanges d’estocades, tous ergots dehors, et puissantes envolées au-dessus de la tête de l’adversaire.À chaque choc entre les deux bêtes, les parieurs tressaillent et relancent les enchères.Courageux et belliqueux à l'extrême, aucun des coqs ne recule.Pas de place pour les poules mouillées dans ce cruel ballet.«C'hèche, chèche», crient les hommes au bord de la transe.Comme un boxeur Le coq n’arrive pas sans préparation j dans l’arène.Il risquerait de s’y faire carré-! ment déplumer.Comme l’explique monsieur Bougnoune, petit éleveur des Abymes, «l’entraînement d’un coq ressemble à celui d’un boxeur.Il faut lui apprendre les techniques de défense, les parades, par un entraînement à la main ou contre des vrais coqs.L important pour le coq est de pou-i voir orienter les attaques au cou et à la poitrine de l’adversaire».Comme un pugiliste à qui l’on prodigue les meilleurs soins plusieurs semaines avant j un combat, le coq est l’objet d’une très minutieuse attention.Les ailes taillées pren-! nent une forme aérodynamique, la tête devient nette et lisse, la crête et le barbillon sont légèrement coupés pour éviter que l’adversaire n’y prenne prise, les cuisses et le ventre sont déplumés.«Un coq est prêt j au combat vers 13 mois et atteint sa forme j maximale vers 20 mois.À 5 ans, maxi-j mum, il est prêt à accrocher les ergots», | souligne l’éleveur Bougnoune, son coq Mille fleurs blotti au creux de son avant-bras, comme un inoffensif nouveau-né.Après sept combats au gallodrome de Petit Bourg, bilan provisoire: 1 jambe cas sée, 2 yeux crevés, une grosse poignée de plumes et une chopine de sang répandu en goutelettes sur la piste de terre battue.Les parieurs ont déserté l’arène et s’apprêtent à manger ce fumant poulet Colombo.Adversaires de tantôt, ils partagent désormais la même table.La trêve est signée pour quelques heures, le temps que reprennent les affrontements de l’après-midi.La fête durera toute la journée.Comme une ponctuation libératrice dans la trame d’une vie difficile.Le combat de coqs, c’est le langage du peuple et de ses racines, l’acte sacrificiel qui achète la paix sociale.Et que résonne encore le cocorico des justes.A GUADELOUPE Studio Les Boucaniers 1 semaine en janvier occ.triple co «*!!&* VISA' #*$**«*1 ° w** MARTINIQUE Hôtel Novotel Diamant 1 semaine en janvier 999$ INCLUANT: Avion, transfert, logement, petit déjeuner en hôtel (taxes et services en sus).Contactez votre agent de voyages (Permis du Québec) La plantation Leyritz a une nouvelle vocation ANNE GARDON a Montagne Pelée, coiffée de brumes comme à l’habitude, semble menaçante.Le souvenir de sa soudaine éruption en 1905 encore frais dans la mémoire, on détourne vite son regard pour le promener sur les champs d’ananas et les bananeraies qui quadrillent le paysage jusqu’à la mer.Au milieu de tout cela, des bâtiments de pierre grise volcanique, des arbres fleuris et la tache bleue de la piscine trahissent la Plantation Leyritz.Construite en 1700, cette plantation est l’une des plus anciennes des Antilles.Mais sa vocation a quelque peu changé depuis le «bon vieux temps».Méticuleusement restaurée en 1970, elle est devenue un complexe hôtel-restaurant-spa fort recherché.Les cases des ouvriers asservis sont désormais louées à prix d’or à des esclaves de la beauté corporelle.La Plantation Leyritz est située dans un site paradisiaque sur les contreforts de la Montagne Pelée, à la lisière de la forêt tropicale et à moins de trente minutes de la côte atlantique.Tous les bâtiments sont d’origine.La rhumerie est maintenant le restaurant.Dans la salle principale, des cascades tombent du plafond pour rafraîchir l’atmosphère.On y sert une cuisine créole ou française aux visiteurs de passage et des menus-minceur aux «clients réguliers».La maison des maîtres, trappue, vêtue de crépi ocre et remplie de vieux meubles à la patine centenaire est entourée d’un jardin ¦ - * ¦ 5ÜPBI wmm Les cases d’esclaves ont été transformées en chambres ultra-modernes.à la française.Ou plutôt de son fantôme car il ne reste plus que des fontaines et quelques marches recouvertes de mousse.À l’ombre de manguiers et d’orangers où s’accrochent des orchidées, des chaises de fer forgé attendent l’heure du punch.Plus bas, les cellules des esclaves célibataires et les cases des familles arborent toutes l’air climatisé, une salle de bain et des meubles antillais d’époque.En face, le spa avec la salle de gymnastique, le salon de coiffure, les cabines d’esthéticienne, les thermes pour les bains de boue ou d’algues et, sur le toit, au grand air, le bain tourbillon.La Plantation Leyritz est un monument historique qui a retrouvé un air de jeunesse Pour 10 FF, on peut la visiter et déguster un délicieux punch au bar, pour un peu plus on peut y dîner ou y souper dans un décor colonial authentique, et pour beaucoup plus on peut s’y refaire une santé.la nature et la liberté CLUB ORIENT HÔTEL.TÉL.: (596) 87-33-65 TÉLEX (340) 919-953 971 50 SAINT-MARTIN ANTILLES FRANÇAISES ?* * ?LE PLUS CRÉOLE DES GRANDS HÔTELS DES ANTILLES LA TABLE: — Spécialitées antillaises et françaises table réputée dans l’île.— Restaurant gastronomique «Chateaubriand», le restaurant de la plage, le bar La Rotonde, beach bar.- Dîners dansants tous les soirs typique ballets folklorique.steel band et orchestre - À 30 km de Fort-de-France 120 minutes de trajet par ferry).- 100 chambres toutes avec vue de mer.salle de bain complète, — climatisation, téléphone avec lignes directes.— piscine d’eau douce — sports nautiques.— 2 courts de tennis éclairés — golf de IS trous à 3 km.Hôtel classé par HARPERS et QUEEN Parmi les 300 meilleurs hôtels du Monde Pointe-du-Bout — 97229 Trois-îlets Tél.: 66-02-02 — Télex: 912 666 MR CONSULTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGE! LES SAINTES* un tranquille archipel où le temps semble suspendu.BERNARD GEORGES e splendide chapelet de quelques îles, situé à une quinzaine de minutes d’avion de la Guadeloupe, a le rare privilège de réunir la douceur indolente et la beauté des Antilles, le charme des petits villages français et une tranquillité extrême à l’abri d’une des plus belles rades du monde, sans doute après la baie de Rio au Brésil, ou celle d’Along, au Vietnam.Découvertes par Christophe Colomb le jour de la Toussaint, d’où leur nom, les Saintes se composent de quatre îles principales, dont la plus connue: Terre-de-Haut.Nichées bien au chaud dans un écrin d’eaux émeraudes, elles ont été miraculeusement préservées des développements touristiques à outrance qui ont malheureusement détruit quelque peu le charme de certaines autres îles des Caraïbes.Pour combien de temps les Saintes échapperont-elles encore aux yeux exercés des promoteurs?Nul ne le sait, mais on peut dire qu’il n’existe pas actuellement dans la région des Antilles beaucoup d’endroits aussi facilement accessibles et qui réunissent tant d’attraits, depuis la beauté des sites et des plages, la douceur du climat, la gentillesse des habitants, la facilité des déplacements (aucune voiture n’est nécessaire, presque tout étant accessible à pied), sans compter le charme et la quiétude créoles.Le temps semble ici suspendu Le temps semble ici suspendu et le stress ne point avoir accès, tout comme si une invisible barrière magnétique veillait à en préserver jalousement les îles et le mettait hors la loi.Autrement dit, à l’écart des grands courants touristiques, les Saintes sont encore un petit hâvre de paix oublié.Le port et le lieu de villégiature principal se situent à Terre-de-Haut, l’île la plus habitée (1500 habitants) et la plus grande, avec ses six kilomètres de longueur.Dominé par une série de mornes qui abritent de ravissantes plages tranquilles, le petit village de Terre-de-Haut a un charme bien particulier: de minuscules maisons de poupées aux couleurs pastels se pressent le long de quelques rues, près du port, et rayonnent à partir d’une petite place triangulaire qui est le véritable coeur du bourg.C’est là que tout un chacun vient flâner, papoter, quérir des nouvelles ou vaquer à ses occupations.Des arbres fleuris et odorants ombragent quelques bancs face à la mairie couronnée du traditionnel drapeau tricolore français, près de quelques épiceries fourre-tout d’un hôtel dont la terrasse baigne de l’autre côté dans un clapotis de vaguelettes, et, pour finir, de boulangeries, qui ne sont pas moins de quatre, tant les Saintois ne peuvent oublier la mère patrie et se passer quotidiennement de leurs baguettes et «ficelles» de pain, sortant toutes croquantes et chaudes encore des fours.La presque totalité de la population vit de la pêche et c’est un enchantement de voir les femmes de pêcheurs, coiffées du traditionnel «salako», un étrange chapeau plat de paille, accueillir leurs maris avec des exclamations et des rires joyeux alors que ceux-ci débarquent leurs prises — poissons-lune, langoustes, etc.— avant de faire sécher leurs filets bleus et roses au bord de l’eau.On dit que ce sont les meilleurs navigateurs des Antilles et que ces hardis marins n’hésitent pas à sortir par tous les temps à bord de leurs bateaux pour aller à «Miquelon» ou à «Dien Bein Phu», c’est-à-dire très loin dans les mers.À Terre-de-Haut, on baigne dans ce milieu chaleureux et caractéristique des gens de mer, à la fois très accueillant et simplement hospitalier.La population est très différente de celle de la Guadeloupe, pourtant toute proche, et c’est ce qui frappe d’abord le visiteur.Les ancêtres des Saintois sont venus en effet de Bretagne et de Normandie et leurs descendants se sont mélangés aux pirates, navigateurs et aventuriers de tout poil, ce qui fait que la population actuelle se compose parfois de beaux types métis mais aussi, souvent, de beaux gaillards à la fière allure, bronzés et aux yeux bleus, de petites bru- 3*W, j&Çr'L mm ¦mm.^fc#8fgiw nettes piquantes ou, même, de blondes déités.Plus mélangés que les Saint-Barthois, les Saintois forment un micro melting pot à prédominance blanche Ils aiment se retrouver entre eux, comme dans une grande famille et, les soirs de fête, on peut voir les plus jeunes venir souvent accaparer un ou deux bancs de la place, pour y former des orchestres spontanés, chanter de vieilles chansons françaises ou créoles, rythmées sur des tempo de biguine, de calypso ou de mérengué.Larchipel jouit d’un micro climat unique et relativement sec.11 n’y pleut que très rarement et la chaleur n’y est jamais moite et suffocante.En fait, les montagnes volcaniques de la Guadeloupe voisine ont le bon goût de faire écran aux nuages et les Saintes jouissent ainsi d’un climat méditerranéen accentué.La végétation est celle des pays secs: broussailles, frangipaniers, tamarins, cactus (dont l’étonnant cactus géant à efflorescence phallique, que les habitants moqueurs appellent «tête à l’anglais»), arbustes de bois d’Inde, dont les feuilles ressemblent à celles du laurier et que l’on utilise en cuisine sous le nom de quatre-épices, parce qu’elles ont à la fois le goût du laurier, de la cannelle, de la muscade et du girofle.Le réseau routier de l’île est réduit au strict minimum.En comptant bien, peut être y a-t-il quatre ou cinq kilomètres de routes asphaltées.Autant dire que la circulation automobile est réduite à sa plus simple expression si l’on tient compte des deux ou trois minibus qui font la navette vers les quelques hôtels ou le minuscule aéroport.Aux Saintes, tout, absolument TOUT, se trouve à dix ou quinze minutes de marche au maximum, y compris les plages immenses et les charmantes petites criques quasi désertes, offertes à tous les Adam et Eve qui veulent profiter du dieu Soleil ou des délices de la baignade dans des eaux transparentes.Les plages en demilune et de sable fin sont bien abritées, sauf Grande Anse réservée aux excellents nageurs.Ces plages, où l’on rencontre parfois des poules ou des chèvres, portent des noms délicieux, par exemple Fompierre, l’Anse Figuier, et la toute dernière, à laquelle va ma préférence et qui est un petit paradis: l’Anse Rodrigue.Aimez-vous les promenades et les ballades qui empruntent des sentiers de chèvres dans la montagne?Nul besoin d'aller au Népal pour ces mini-trekking.Tout un lacis de sentiers permet de découvrir des points de vue grandioses sur la côte et les îles avoisinantes.Il ne faut surtout pas rater le chemin des crêtes qui domine les falaises abruptes et les criques dominées, au loin, par la silhouette de la Soufrière, le volcan qui domine la Guadeloupe et semble n’y veiller que d’un oeil.Le panorama, à couper le souffle, s’étend jusqu’aux îles de la Dominique, la Désirade et Marie-Galante.Rien de tel ensuite, après le bain et les ballades, que d’aller s’attabler les pieds presque dans l’eau, devant une belle grillée de langoustes et de prendre un petit rhum de Marie-Galante, un petit «coeur de chauffe» pour prendre la vie du bon côté en échangeant tranquillement quelques paroles avec les voisins.Il n’y a pas d’heure pour le «ti punch»: il est souvent le contrepoint rituel de «parlures» agréables et chaleureuses avec les habitants, dans la douceur tiède du temps qui passe.RENSEIGNEMENTS: Services français du Tourisme, suite 490, 1981 rue Sherbrooke, Montréal Tél.: (514) 288-4264 Agence spécialisée: Club Voyages Rosemont Tél.: (514) 055-66430 OÙ LOGER?: De nombreux habitants louent des chambres (à partir de 15 $).HÔTELS: ¦ «La Salntolse» Tél.: 99-50-92 10 chambres, bonne cuisine.Près de la rade.Chambre double: 45 S ¦ «Bois-Joli» Tél.: 99-50-38 21 chambres dans les bougainvillées avec plages privées.¦ «Jeanne d'Arc» Tél.: 99-50-41 10 chambres, à 10 minutes des plages, 5 mn de l'aéroport.¦ «Kanooa» Tél.: 99-51-36 15 chambres.Intime, cuisine soignée.¦ «Frantel Los Santos» 54 chambres tout confort, restaurant.Plus cher: environ 100 S pour 2 personnes.LOISIRS: Tous sports nautiques (voile ski nautique, promenades en mer, plongée sous-marine, planche à voile, etc.).Promenades.Plages nombreuses.RESTAURANTS: Cuisine créole et française.Surtout fruits de mer et poissons.LIAISONS: Quotidiennes, par la Guadeloupe et les autres îles de Antilles, par avion ou par bateau.BANQUE: Change au Crédit Agricole (certains jours seulement).MAGASINS: Épiceries, journaux, boulangeries, articles de plage.LANGUES: Français, créole./
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