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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 24 novembre 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-11-24, Collections de BAnQ.

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DEVOIR Vol.LXXVII — No 272 ?Quelques averses de pluie ou de neige.Max 4 (Détails page 10) Montréal, lundi 24 novembre 1986 394, Laurier ouest Montreal 273-2484 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote-Nord Gaspesie.Toronto, Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Aquino limoge Enrile Washington se range derrière la MANILLE (Reuter, AFP) - La présidente des Philippines, Mme Co-razon Aquino, a révoqué hier le ministre de la Défense, M.Juan Ponce Enrile, qui l’avait aidée à prendre le pouvoir, mais qui aurait trempé dans un coup d’État avorté en fin de semaine.Mme Aquino a nommé un nouveau ministre de la Défense et a demandé à tout son cabinet de démissionner en affirmant qu’il falait repartir à zéro.À Washington, le gouvernement américain a donné son appui « ferme et sans équivoque » au gouverne- ment de Mme Aquino et s’est félicité de la nomination d’un nouveau ministre de la Défense.À l’issue d’un conseil des ministres de sept heures, Mme Aquino a demandé à tous les membres du gouvernement de démissionner et a limogé son ex-ministre de la Défense, Enrile, à la suite d’informations faisant état de mouvements de troupes dans la nuit de samedi à dimanche et après les rumeurs persistantes d’un coup d’État dans lequel il aurait été impliqué.La décision la plus spectaculaire prise par « Cory » Aquino depuis son arrivée au pouvoir il y a 9 mois intervient après que le général Fidel Ramos, chef des Forces armées, eut annoncé son soutien inconditionnel au chef de l’État.Ramos, désormais la seconde personnalité du gouvernement, où il conserve son poste de vice-président, a déclaré que l’armée ne devait obéir à aucun ordre n’émanant pas de lui-même ou de ses adjoints confirmés.Dans un communiqué remis ultérieurement aux commandants des Forces armées, Ramos a indiqué que présidente des éléments de l’armée avait participé à un complot de partisans de lex-président, M.Ferdinand Marcos, visant à reconvoquer l’Assemblée nationale et à déposer Mme Aquino.« Le coup d’État a été déjoué sans perte de vies humaines » a-t-il déclaré.Enrile, qui a été remplacé par le général Rafael Ileto, ministre adjoint de la Défense, n’était pas présent au début du conseil des ministres, mais est arrivé un quart d’heure plus tard.Il a été vu pour la dernière Voir page 8 : Aquino .anfec s.Juan Ponce Enrile Photo Chantal mW ¦r' v Même un dimanche, les enfants ne se sont pas plus ennuyés que les grands, hier, au Salon du livre.La foule prend le Salon d’assaut ROBERT LÉVESQUE Les Montréalais ont attendu le beau temps, la liberté du dimanche, et le déneigement des rues, pour envahir le neuvième Salon du livre, à la place Bonaventure.Dès 11 h, hier, c’est par milliers que les visiteurs ont pris d’assaut les guichets du salon pour créer, deux jours et demi apres son ouverture, les premiers embouteillages de liseurs, de fure- teurs et de prévoyants qui achètent déjà le « Lévesque autographié » qu’on placera sous le sapin dans un mois.En fait, de 11 h à 17 h l’affluence au Salon du livre était supérieure à l’ensemble des entrées depuis l’ouverture jeudi dernier.Si cela n’avait été le cas, si une tempête avait suivi l’autre, les dirigeants du Salon se seraient arrachés les cheveux puisque les trois permiers jours, au chapitre de la fréquentation, ont été déce- vants.« Nous avons eu nettement moins de monde que l’an dernier, dit le directeur général du salon, Thomas Déri, mais la journée de dimanche devrait nous aider à rattraper un peu les choses ».Une préposée à un des gros kiosques du salon parlait même de « soirées déprimantes », à propos de vendredi et samedi soirs.L’an dernier, 76,000 visiteurs avaient circulés place Bonaventure, et cette année on a fixé l’objectif à 80,000, un Voir page 8 : Foule L’OSM n’aura pas sa salle de concert ANGÈLE DAGENAIS Mme Lise Bacon annoncera vraisemblablement cette semaine que la salle de l’OSM ne sera pas construite et que le Musée d’art contemporain risque de connaître le même sort.Les grandes institutions culturelles qui attendent depuis un an, avec impatience, que le ministre des Affaires culturelles matérialise enfin ou enterre somptueusement les dernières promesses péquistes en matière d’investissements culturels n’auront plus à languir bien longtemps.LE DEVOIR a fait confirmer, au cabinet de Mme Bacon, qu’elle annoncera cette semaine ou, au plus tard, dans la semaine du 1er décembre, les projets qui concernent les Montréalais et, dans la deuxième quinzaine de décembre, les projets de Québec.Mme Bacon déposera un plan de développement des investissements culturels de son ministère couvrant une période de trois à cinq ans.Elle espère, en outre, annoncer avant Noël quelques bonnes nouvelles à l’industrie du cinéma, si ses discussions avec Flora MacDonald, ministre canadien des Communications, en ce qui regarde la mise en place d’une Cité du cinéma progressent au rythme qu’elle souhaite.Dans la cagnotte, il y aurait quelque chose comme $60 millions.À Montréal, il est à peu près acquis que l’Orchestre symphonique de Montréal n’aura pas sa salle.Après les recommandations négatives du comité Goyer et les projets d'aménagement de la salle Wilfrid-Pelle-tier annoncés par la Société de la Place des arts, ce dossier ne semble plus prioritaire.La Place des arts n’a pas à obtenir autre chose que l’autorisation du gouvernement du Québec pour modifier substantiellement la salle Wilfrid-Pelletier en 1987, afin d'y loger plus fonctionnellement ses principaux locataires (dont, évidemment, l’OSM), puisqu’elle a son propre pouvoir d’emprunt.Les $ 30 millions qu’avait promis l’ancien gouvernement à l’OSM ne semblent pas provenir de la même enveloppe que les $ 20 millions promis au Musée d’art contemporain, explique-t-on au cabinet de Mme Bacon.Les $ 30 millions auraient dû, en effet, être comptabilisés sur le service de la dette du Québec.Le nouveau gouvernement a bloqué la « carte de crédit » depuis un petit moment déjà, rappelle-t-on.Le Musée d’art contemporain serait déjà en construction sur le terrain adjacent à la Place des arts, laisse-t-on entendre, si les principaux intéressés eux-mêmes n’avaient signalé d'urgence aux nouveaux élus, en décembre dernier, qu’ils n’étaient pas d’accord avec les plans de construction arrêtés par l’ancien gouvernement.« Les $ 20 millions pour déplacer le Musée d’art contemporain sont acquis, affirme-t-on à Québec.» Le problème vient du fait que, si le Musée d’art contemporain veut s’installer Voir page 8 : OSM McGill ouvre un centre de recherche Nouveau défi à la maladie d’Alzeimer RENÉE ROWAN L’Université McGill ouvrira, dès le mois de janvier, un centre de recherche sur le vieillissement dont un des principaux objectifs sera de coordonner et d’accélérer la recherche sur la maladie d’Alzeimer.Tout en confirmant la nouvelle, le Dr Serge Gauthier, de l’Institut neurologique de Montréal, ne veut pas en dire davantage pour l’instant mais dresse le bilan des reche-reches accomplies à ce jour.« On n’a pas à être gêné au Québec.Partout, ça bouge pour trouver un remède à cette terrible maladie ou encore mieux pour la prévenir ».À long terme, precise-t-il, l’idéal serait de détecter les gens qui sont le plus à risque et de les traiter préventivement par le régime alimentaire, des mesures environnementales et les médicaments.L’autre possibilité, réelle mais plus éloignée, est d’implanter des cellules de remplacement dans le cerveau.« On y travaille », indique avec confiance le Dr Gauthier.Il existe présentement quatre théories sur la cause de la maladie d’Alzeimer.Il se peut qu’il y ait une prédisposition héréditaire à cette maladie car son incidence parmi les membres de la famille au malade est plus élevée que la moyenne.Une autre cause possible serait un virus à action lente qui est produit par le cerveau lui-même.Par ailleurs, des dépôts d’alumi- nium ont été trouvés dans le cerveau de victimes de cette maladie dévastatrice lors de l’autopsie.On a découvert que l’acétylcholine, une molécule que l’on retrouve dans le cerveau et qui sert à transférer l’information d’une cellule à l’autre, est raréfié chez les patients qui souffrent de cette maladie et que les cellules qui produisent cette substance chimique ont également été détruite.Un autre transmetteur, la sormatostatine, est également déficiente.L’équipe de chercheurs de l’Institut neurologique a accueilli avec intérêt les résultats prometteurs du médicament TH A — tétrahydroa-minoacridine — parus dans une étude que vient de publier le New Voir page 8 : Alzeimer Québec identifie des micropoliuants dans l’eau potable LOUIS-GILLES FRANCOEUR Plusieurs composés chimiques reconnus comme cancérigènes chez les animaux et quelques-uns chez l'homme sont présents dans l’eau potable des grandes villes du Québec.Telle est la conclusion tirée M.Michel Larue, un ingénieur du ministère québécois de l’Environnement, dans un bilan interne daté d’octobre 1985, dressé à partir des résultats d’une série de prélèvements effectués en mai de la même année dans les eaux brutes et traitées de 17 villes du Québec dont Montréal.Les résultats cités par M.Larue sont confirmés par un autre rapport signé, quatre mois plus tôt, par M.François Messier, un spécialiste des laboratoires du ministère à Montréal.Les « micropolluants » les plus fréquemment identifiés dans ces deux études internes appartiennent à deux grandes familles de toxiques, soit les hydrocarbures polyaromatiques (IlPA) et les composés halogénés volatils (à base de chlore).Les HPA, Voir page 8 : Québec « Une étape historique », se réjouit le ministre Quand l’Ontario légifère pour son « visage ALBERT JUNEAU « La population francophone de l’Ontario vient de franchir une étape historique de son évolution ».C’est en ces termes qtfe lé ministre délégué aux Affaires francophones de l’Ontario, M.Bernard Grandmaître, a présenté la nouvelle loi 8 qui oblige le gouvernement ontarien a offrir des services en français aux francophones de cette province.Invité à prendre la parole lors d’un colloque sur l’Ontario français, qui s’est tenu samedi dans la ville de Québec, M.Grandmaître a précisé que cette loi était le résultat des revendications et des attentes des francophones.Le préambule de la loi précise que l’Assemblée législative reconnaît, « l’apport du patrimoine culturel de la population francophone » et désire le « sauvegarder pour les générations à venir.» Adoptée la semaine dernière à l’unanimité par l’Assemblée législative ontarienne, la loi accorde aux francophones, habitant dans des régions désignées à cette fin, le droit d’employer le français pour communiquer avec un service gouvernemental.Sa mise en oeuvre s’échelonnera sur une période de trois ans.La nouvelle legislation ne s’applique pas toutefois aux municipalités et aux conseils locaux.Elle autorise néanmoins les muncipalités à adopter des règlements favorisant l’introduction de services bilingues.La loi exige également la traduction en français des lois de caractère public et général actuellement en vigueur avant 1991.Après cette date, tout projet de loi de caractère public sera présenté et adopté dans les deux langues par l’Assemblée législative ontarienne.Concernant les services en français, la loi stipule que « chacun a droit à l’emploi du français.pour communiquer avec le siège ou l’administration centrale.ou tout autre bureau de l’organisme ou de l'institution .désignés par les règle ments.et qui se trouve dans un ré- français » gion désignée.» La loi prévoit la création d’un Office des Affaires francophones qui sera chargé spécifiquement de l’élaboration des politiques, la coordination, le contrôle et la surveillance des programmes gouvernementaux de prestation de services en français, les enquêtes sur les plaintes du public .Sa direction est confiée au ministre des Affaires francophones.Parallèlement, la loi crée une Commission des services en fran-Voir page 8 : Ontario AU SOMMAIRE GAUGUIN À QUÉBEC ?Après la « collection russe », le Musée de Québec pourrait recevoir en 88 la rétrospective de Paul Gauguin du musée d'Orsay.Page 12 POSTE RURALE PRIVATISÉE ?Ottawa songe à privatiser ou à fermer 5,200 bureaux de poste Page 3 LE BILAN DE VANCOUVER Commencée sur les doléances du premier ministre du Manitoba à propos des F-18, la conférence de Vancouver s’est achevée sur les lamentations de celui de la Colombie-Britannique relativement au bois d'oeuvre.Page 2 L’ALLIANCE SE FÂCHE L'Alliance des professeurs de Montréal réagit violemment au pourvoi des protestants sur la clause Canada Page 3 PRESSIONS SUR REAGAN Des proches du président Reagan réclament le départ de Shultz, Poindexter et Regan pour leurs réactions aux ventes d'armes à l'Iran.Page 4 LE GÉNÉRAL MANSON Jocelyn Coulon brosse un portrait du nouveau chef d’état major des Forces armées canadiennes, le général Paul Manson Page 4 1987, MOROSE Si l’on en croit les experts, 1987 sera une année morose pour les titres boursiers des sociétés de services publics.Page 9 DU CHANGEMENT CHEZ O'KEEFE C’est ce que promet le nouveau P D G.de la société Carling O’Keefe, M.Pierre Des Marais II, au sein de la direction actuelle si les résultats financiers ne s'améliorent pas après le printemps prochain.Page 11 COUPE GREY Les Eskimos d’Edmonton feront face aux Tiger-Cats d’Hamilton dimanche prochain à Vancouver pour la coupe Grey Page 13 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦J ^Uencieux | •m- y EXPRESSION « mettre Ê sur les tablettes » est un contresens.Or, si l'usage fait la langue, ce barbarisme sera bientôt converti en canadianisme de « bon aloi ».L aloi est la proportion de métal précieux entrant dans un alliage.Pour nous, c’est l’alliage que l’on introduit dans le métal précieux.m Proverbe inédit : À figure de proue, derrière de poupe ¦ La femme gâte son intelligence à vouloir qu’elle rivalise avec celle des hommes.— ALBERT BRIE ¦Il O O IDISQU IRM l*( et compatibles Com inodore 64-128 34,95$ IY1IMI à la ville C ommodore 64-12X 34,95$ LE LOGICIEL QUE TOUS LES ENFANTS AIMENT C.P.485, Suce.Place cttArmes, Montréal (Québec) H2Y 3H3 (514) 842-5221 1-800-361-7633 D’EXCELLENCE 2 B Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 La conférence des premiers ministres La question du bois-d’oeuvre a fait perdre de vue les autres préoccupations PIERRE APRIL VANCOUVER (PC) - Les porte-parole de l’industrie du bois-d’oeuvre canadiens, particulièrement ceux de la Colombie-Britannique, fulminaient vendredi, après avoir appris que les gouvernements des provinces et le fédéral s’étaient entendus pour augmenter les droits de coupe de 15 % afin d’inciter les producteurs américains à abandonner leurs démarches judiciaires devant le département du Commerce des Etats-Unis.Cette décision, qui n’a pas été unanime puisque le premier ministre de l’Ontario, David Peterson, a refusé de l’endosser, est considérée comme un recul injustifié dans une cause que les producteurs canadiens, accusés de jouir de subventions par le biais de droits de coupe jugés dérisoires, étaient convaincus de gagner.Le porte-parole du Conseil des industries forestières canadiennes, M.Adam Zimmerman a immédiatement envoyé un télégramme carabiné au premier ministre Brian Mul-roney et à ses 10 homologues provinciaux dans lequel il s’élevait contre une décision prise sans aucune consultation avec l’industrie « alors que le gouvernement fédéral a effectué un virage de 180 degrés dans ce dossier ».Le chef du gouvernement canadien a répliqué que son homologue de la Colombie-Britannique, Bill Vander Zalm, pensait qu’il s’agissait-là d’une excellente idée, donc M.Zimmerman n’a plus qu’à consulter son premier ministre s’il n’est pas content.« Je peux vous assurer, a lancé M.Mulroney à l’issue de la conférence, qu’en tant que premier ministre du Canada, je n’ai pas du tout l’intention de m’asseoir devant la porte de M.Zimmerman ou de quiconque pendant que l’économie de la Colombie-Britannique est menacée.» Pour le premier ministre du Canada, il ne fait aucun doute que le projet d’accord représente un pas dans la bonne direction à l’avantage de l’ensemble du Canada et c’est tout ce qui compte pour l’instant.M.Mulroney est allé jusqu’à suggérer que le premier ministre David Peterson s’était opposé à la tentative canadienne de négocier un accord favorable aux producteurs américains, parce que l’Ontario, de toute façon, ne produisait que 5 % du bois-d’oeuvre canadien, contre 65 % pour la Colombie-Britannique et près de 25 % pour le Québec, et que le bois de charpente ne pesait pas lourd dans l’économie ontarienne.M.Mulroney n’a cependant pas relevé les arguments de M.Peterson qui considère cette décision comme une capitulation devant l’administra-tionet les industriels américains, qui pourrait bien constituer le début d’une escalade susceptible de toucher les exportations canadiennes des industries de l’acier, des produits agro-alimentaires, de la potasse, de l’électricité et même servir de prétexte pour remettre en cause le Pacte de l’automobile.M.Peterson estime que le gouvernement canadien est allé un peu vite, qu’il a cédé trop rapidement parce qu’il y avait bien d’autres procédures, dont les négociations en cours sur le libre-échange, pour arriver à une entente raisonnable.Tous ces arguments, par contre, ne pesait pas très lourd dans la balance de la délégation fédérale.Celle-ci était intéressée davantage à donner l’impression que la Conférence annuelle des premiers ministres de Vancouver, amorcée sur une note négative avec l'intervention larmoyante du premier ministre mani-tobain Howard Pawley contre l’octroi du contrat d’entretien des CF-18 à Canadair de Montréal, pouvait se terminer sur une une note plus positive, même si effectivement rien n’est réglé dans le contentieux du bois-d’oeuvre qui oppose le Canada aux Américains.L’accord n’en est pas un, tant que le secrétaire américain au Commerce, M.Malcolm Baldridge, n’aura pas été capable de convaincre les porte-parole de l’industrie du bois-d’oeuvre des Etats-Unis qu’il est préférable d’abandonner les procédures judiciaires pour obtenir justice et d’accepter que les producteurs canadiens paient des droits de coupe majorés de 15%.C’est l’ambassadeur du Canada à Washington, Allan Gotlieb, qui a replacé dans son véritable contexte, ce que le gouvernement Mulroney aurait voulu voir comme une belle réussite politique.« Nous n’avons aucune garantie ue çà va mercher sinon la promesse u secrétaire au commerce Baldridge qu’il allait essayer », a laissé tomber M.Gotlieb sous l’oeil surpris de la ministre du Commerce international, Mme Pat Carney, à qui les participants fédéraux à la Conférence des premiers ministres avaient confier la tâche de vendre le bien-fondé de la proposition.Toute cette question du bois d’oeuvre, qui a hanté les corridors et les discussions de coulisse pendant les deux jours de la Conférence des premiers ministres a fait perdre de vue les principales préoccupations.Le débat sur l’état des relations fé-dérales-provinciales n’a rien soulevé de plus que les critiques acerbes du premier ministre manitobain contre un contrat accordé au Québec.Les discussions musclées qui devaient caractériser le débat sur les politiques de développement économique régional n’ont rien apporté de concret, sinon que l’Est et rOuest en ont contre les provinces centrales trop prospères à leur goût.Le débat sur les accords fiscaux, la péréquation, n’a pas eu lieu.Celui sur l’égalité des chances pour les femmes a définitivement été ignoré.A tel point que pendant les discussions, vendredi matin, à la suite d’un discours du premier ministre Mulroney rempli de simple voeux pieux, les gens se promenaient dans les corridors attenants à la grande salle des conférences en devisant sur les chances d’en arriver à un accord sur la question du bois-d’oeuvre.La délégation fédérale, accusée de tous les maux, à qui on promettait des leçons sévères, avait trouvé le moyen de faire oublier qu’il y a encore de graves disparités économiques au Canada, qu'il y a beaucoup à faire encore et empêché que le mécontentement soit le seul souvenir de cette conférence annuelle.La question du bois-d’oeuvre allait faire l’unanimité.Avec le nouveau Code de la route, la totalité des amendes ira aux municipalités BERNARD RACINE QUÉBEC (PC)— Les municipalités trouveront profit à augmenter la surveillance routière sur leur territoire, après l’entrée en vigueur du nouveau Code de la route que le gouvernement s’apprête à adopter.Pour inciter les municipalités à exercer une surveillance accrue, le gouvernement leur permettra de conserver la totalité de toutes les amendes imposées par leurs policiers, a expliqué son parrain le ministre des Transports Marc-Yvan Côté.Le nouveau Code, qui a été déposé en Chambre et qui doit être adopté avant les vacances de Noël, vise un double but: simplifier la législation pour rendre son application plus facile et réduire les dépenses gouvernementales par de nouvelles mesures propres à diminuer le nombre d’accidents et de victimes de la route.Par exemple, les amendes ont été doublées.L’obligation de porter la ceinture est renforcée et étendue à toute personne de cinq ans et plus même si elle est assise sur la banquettte arrière.Les exemptions de porter la ceinture seront abolies, sauf celles accordées pour raisons médicales.Les personnes jouissant d’une exemption médicale devront porter sur elles le document signé par le médecin.Les contrevenants sont passibles d’une amende de $200 à $300 et peuvent perdre jusqu’à deux points de démérite.Les cyclistes seront désormais soumis aux mêmes règles que les autres véhicules routiers, aux mêmes infractions et aux mêmes amendes, mais leur droit de circuler sera mieux protégé.Des amendes de $30 à $60 sont prévues pour un cycliste qui transporte une personne sur sa bicyclette à moins que celle-ci ne soit munie d’un siège à cet effet.Un citoyen qui a perdu son permis de conduire parce qu’il a perdu 12 points de démérite pourra difficilement obtenir un permis restreint.Seuls les juges de la Cour des sessions de la paix et de la Cour provinciale pourront émettre des ordonnances pour émettre un permis restreint.Les catégories de véhicules soumis à la vérification mécanique sont augmentées et comprennent désormais: les véhicules utilisés pour l’enseignement par les écoles de conduite; les véhicules d’urgence, les taxis, les autobus, les minibus, les véhicules modifiés afin de pouvoir utiliser un carburant autre que celui prévu par son fabricant; les véhicules servant au transport; ceux désignés par un agent de la paix qui a des raisons de croire qu’ils constituent un danger ainsi que ceux dont le ministère des Transport ordonne la vérification.Il est prévu que le gouvernement pourra étendre la vérification obligatoire à tous les véhicules commerciaux par un simple règlement.L’immatriculation d’un véhicule pourra être suspendue ou non-renouvelée si le propriétaire du véhicule ne se présente pas à une convocation de véri- fication mécanique obligatoire.La Régie pourra exiger qu’une personne âgée de 70 ans et plus se soumette à un examen médical ou optométrique.Des amendes de $30 à $60 sont prévues pour les piétons qui traversent une rue sur un feu rouge ou qui se tiennent dans la rue pour « faire du pouce ».Il est défendu de consommer de l’alcool dans un véhicule routier et (PC) — La popularité du NPD au Québec n’est pas seulement un éclair dans un ciel bleu, mais plutôt un mouvement en progression durable, favorisé par le départ de Pierre Trudeau et René Lévesque, les deux grands hommes politiques qui ont mobilisé l’électorat québécois pendant près de vingt ans.C’est l’analyse qu'a faite au cours du week-end le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, M.Ed Broadbent à la suite d’une téléconférence à l’Université de Montréal.M.Broadbent croit également que l’échec de Brian Mulroney à remplir les exigences des électeurs canadiens est également un autre facteur important expliquant la remontée de son parti dans les sondages, tant au niveau provinvial que fédéral.« M.Mulroney a échoué en montrant son parti-pris pour les riches et un conducteur qui ne se conforme pas est passible d’une amende allant jusqu’à $600 tandis qu’un passager est passible d’une amende s’élevant jusqu’à $300.Le Code maintient la défense de vendre un détecteur de radar de vitesse et d’en installer un dans un véhicule routier.L’amende prévue pour les contrevenants peut s’élever jusqu’à $300.en oubliant la classe moyenne et défavorisée », a déclaré M.Broadbent.Le départ de MM.Lévesque et Trudeau a ouvert la porte aux autres partis.Maintenant les Québécois considèrent le NPD comme une alternative valable, a-t-il ajouté.M.Broadbent a refusé par contre d’aborder la question du leadership de John Turner.M.Broadbent a simplement dit que son rôle était de critiquer le gouvernement et non de s’immiscer dans la politique interne du Parti libéral.» Un sondage récent place M.Broadbent devant John Turner et le premier ministre Brian Mulroney en terme de popularité auprès de l’électorat canadien.M.Broadbent a également mentionné que la victoire de l’équipe de Jean Doré à la mairie de Montréal était perçue de façon très positive chez les membres du NPD.Broadbent mise sur le Québec I I LE DEVOIR s’associe au Salon du livre de Montréal du 20 au 25 novembre à Place Bonaventure notre journaliste littéraire Monsieur JEAN ROYER anime ÉCRIVAINS SUR PAROLE des entretiens en public avec 12 écrivains invités tous les soirs à 20h00 sur la scène centrale PROGRAMME: Le samedi 22 novembre: La poésie malgré nous avec Madeleine Gagnon et Pierre Nepveu.Le dimanche 23 novembre: Les nouveaux romanciers avec Marie José Thériault, Robert Baillie, Nicole Houde, Daniel Gagnon.Le lundi 24 novembre: Se raconter entre nous avec Alice Parizeau et Émile Ollivier.m M.Jean Royer, journaliste littéraire au Devoir.À ne pas manquer: Le Devoir distribuera gratuitement son cahier spécial sur le Salon du livre de Montréal au Salon même du 20 au 25 novembre au kiosque de Boréal, # 377 ?>• LE PATRIMOINE Avec 1/2 % de leur budget Nos institutions ne peuvent pas acheter ALAIN DUHAMEL Les établissements du patrimoine, au Canada, consacrent à peine 1% % de leur budget de fonctionnement à l’acquisition d’oeuvres d’art et autres objets.Dans 1,260 établissements, dont les budgets annuels de fonctionnement font $453 millions, les budgets d’acquisition représentent au total $6.7 millions.Dans 606 autres établissements, les budgets d’investissement, totalisant $106 millions, comprenaient des dépenses d’acquisition de $3.8 millions, à peine 3.5 % des sommes investies.Ces données proviennent d’une enquête de Statistique Canada sur les établissements du patrimoine durant l’année financière 1983-84.Elle porte sur 1,980 établissements du patrimoine, c’est-à-dire, dans le jargon propre à cette agence du gouvernement canadien, les musées, les centres d’archives, les parcs naturels et les zones de conservation, les lieux, bâtiments, parcs ou centres communautaires d’intérêt historique, les centres d’exposition, les planétariums, les observatoires, les aquariums, les jardins zoologiques et les jardins botaniques.Les établissements du patrimoine ont reçu plus de 82 millions de visites, un million de plus que l’année précédente.La portion congrue réservée aux acquisitions n’est sans doute pas étrangère à la modestie des contributions des entreprises et des mécènes aux établissements.Les établissements ont touché des revenus de fonctionnement de $496.7 millions donbt les trois quarts provenanient de sources gouvernementales.Les recettes d’exploitation ( droits d’entrée, vente de souvenir, etc.) représentaient 16.9 % des revenus tandis que les contributions privées comptaient pour 4.5 %.Dans les établissements qui ont touché des revenus de capital (494.5 millions), les contributions privées comptaient pour près de 10 % des revenus.Dans le calcul des revenus des établissements, le relevé de Statistique Canada ne fait pas de mention spécifique des dons d’oeuvres d’art pour lesquels les donateurs ont réclamé une attestation des biens culturels aux fins de l’impôt sur le revenu.Le rapport de la Commission d’examen des exportations de biens culturels pour cette année-là fait état 411 demandes dont 369 avaient trait à des dons et 42 à des ventes.La Commission évaluait à $20.5 millions la valeur marchande globale des dons et à $1.5 million celle des biens vendus.Les deux tiers des dépenses vont à la rémunération des 15,000 employés (9,500 à plein temps, le reste à temps partiel) des établissements.Le personnel se double de l’appport des 18,000 bénévoles.Statistique Canada évalue lew travail des bénévoles à l’équivalent de 1,015 employés à plein temps.La plupart des bénévoles travaillaient dans des musées d’intérêt local, lesquels comptent pour environ 30 % des établissements du patrimoine au Canada.Histoire et toponymie—Il existe un moyen facile d’aborder l’histoire régionale.Il suffit de parcourir un itinéraire toponymique de la qualité de celui que nous propose la Commission de toponymie pour les régions des rivières Saint-Maurice et des Outaouais.L’itinéraire toponymique de la Mauricie à l’Outaouais, publié dans la collection des études et recherches toponymiques ( no 11) donne les principaux noms des lieux, les origines, la signification et, le cas échéant, des anecdotes.Par exemple, les Français ont déjà nommé la rivière Des Outaouais la rivière des Algonquins; ces derniers appelaient le mEême cours d’eau la rivière des Français pusiqu’elle menait à l’archipel d’Hochelaga où se trouvaient des établissements français.La bibliothèque Salnt-Sulpi-ce — Le ministère des Affaires culturelles vient de publier un intéressant ouvrage de M.Jean-René Lassonde, bibliothécaire de référence, sur la biliothèque Saint-Sulpice qui allait devenir, en 1967, la Biliothèque nationale.La biliothèque Saint-Sulpice 1910-1931 (358 pages, en vente au prix de $5 à la Biliothèque nationale) souligne une contribution majeure des Messieurs de Saint-Sulpice à la vie culturelle montréalaise.La biliothèque Saint-Sulpice loge dans l’un des immeubles de.style Beaux-Arts les plus remarquables de la ville, réalisé selon les plans de l’architecte Eugène Payette.Résultats i f Les résultats de ces loteries sont communiqués aux médias d’information immédiatement après chacun des tirages Ç ( Tirage du 86-11-21 Tirage du 86-11-21 NUMÉROS LOTS 2362315 500 000$ 362315 50 000$ 62315 l 000$ 2315 100$ 315 25$ 15 10$ 1 13 15 22 24 25 34 GAGNANTS LOTS 6/6 0 592 649,00$ 5/6+ 4 13127,20$ 5/6 111 591,30$ 4/6 4146 58,50$ Mise-tôt 1 81127 GAGNANTS LOT 243 205,70$ Ventes totales: 1 471 598,00$ Prochain gros lot 887 000,00$ approx.Semaine du; 86-11-17 3 4 LUNDI 479 9509 MARDI 381 6662 MERCREDI 145 0098 JEUDI 789 3194 VENDREDI 849 5762 SAMEDI 214 8227 Tirage du 86-11-21 NUMÉROS LOTS 870 580 50 000 $ 70 580 5 000$ 0 580 250$ 580 25$ 80 5$ 870 5 8 | 1 000$ 870 5 WÊ 100$ 870 Hi 10$ Tirage du 86-11-21 NUMÉROS LOTS 348269 250 000$ 48269 2 500$ 8269 250$ 269 50$ 69 10$ décomposables 842805 377006 873216 25 000$ Numéros mobiles 18890 5728 236 2 500$ 250$ 50$ Tirage du 86-11-22 5 13 18 32 34 39 no complé- A J mentaire C » Prochain tirage: 86-11-26 Gros lot (approx.): 1 500 000,00 $ GAGNANTS LOTS 6/6 1 3 816 495,40$ 5/6 + 11 77 507,50 $ 5/6 298 2 187,80 $ 4/6 16 984 73,50$ 3/6 314 250 10,00$ Ventes totales: 18 128 204,00 $ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 1998092 1 000000$ 2671783 l 000 000$ 998092 100 000$ 671783 100 000$ 98092 5 000$ 71783 5 000$ 8092 250$ 1783 250$ 092 50$ 783 50$ 92 10$ 83 10$ Super Loto Tirage du 86-11-23 Le billet donne droit à deux tirages consécutifs.Diffusion des tirage»: 20 h 27 à Radio-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.i Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 11 3 Drapeau à l’UNESCO ?M.Jean Drapeau serait nommé ambassadeur spécial auprès de l’UNESCO à Paris au début du mois de décembre.C’est du moins ce qu’annonçait le quotidien Le Soleil dans son édition de samedi.La nomination de l’ex-maire de Montréal s’inscrirait dans le cadre d’un remaniement de quelques autres postes diplomatiques qui serait rendu public au mois de décembre par le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney.Selon le quotidien québécois, M.Drapeau se serait montré fort intéressé par la proposition de M.Mulroney, proposition qui lui aurait été réitérée au cours des derniers jours, précise-t-on.Il aurait néanmoins demandé quelques jours de réflexion avant de donner sa réponse.Au cours de ses 32 années de politique active et notamment lors de la préparation de l’Exposition universelle de 1967 et des Jeux olympiques de Montréal de 1976, M.Drapeau a multiplié les contacts à l’étranger.L’UNESCO est l’organisme des Nations unies responsable de l'éducation, de la science et de la culture.Il a été impossible, hier, de rejoindre M.Drapeau, absent de sa résidence de Montréal, pour confirmer ou infirmer la rumeur de son éventuelle nomination.2 “ r> i» «' * A 4 Ai* Photo CP Des représentants de tous les partis politiques du Canada ont assisté aux funérailles de M.Don Jamieson à l’église presbytérienne St.Andrews, à Saint-Jean, Terre-Neuve.Les classes populaires se font spolier », dit Pepin au congrès du MS QUÉBEC (PC) — Les Québécois sont en train de se laisser endormir par le discours libéral sur la privatisation, a soutenu hier le syndicaliste Marcel Pepin, un des fondateurs du Mouvement socialiste, au congrès de cet organisme.Selon lui, le PLQ se disculpe de partager le « butin national » parmi un petit groupe, en choisissant des francophones.« Il y a trop peu de réactions contre le fait que l’Etat favorise sa bourgeoisie nationale au détriment de l'ensemble de la population, déclarait l’ancien président de la CSN.Tous s’entendent, politiciens, hommes d’affaires, éditorialistes pour admettre que les investissements consentis par l'ensemble du peuple québécois soient transférés dans les mains de francophones.« Les classes ouvrières et populaires se font littéralement spolier.Ce scandale doit être dénoncé », a déclaré M, Pepin en concluant le rapport qu’il avait préparé à l’intention des membres du MS et de la soixantaine de participants au 3e congrès annuel du mouvement.M.Pepin a cité cet extrait du rapport Portier pour appuyer ses propos : «.dans la mesure où ces entreprises constituent l’apport de la révolution tranquille au patrimoine industriel des Québécois, le gouvernement devrait favoriser, autant que possible, le transfert de ces entreprises à des intérêts sous contrôle québécois.» Dans la discussion qui a suivi la présentation de ce rapport, M.Pepin a ajouté: « Toute la rue Saint-Jacques francophone est prête à se battre à mort pour que Dofor soit ven- due à des francophones.Il ne faut pas que nos biens soient vendus à quelques-uns, fussent-ils des francophones.» Il a qualifié également les rapports Fortier, Gobeil et Scowen de « tête-à-queue » qui chambardent tout pour revenir à la loi du plus fort, au détriment des faibles.Il s’agissait du premier congrès du MS depuis que l’organisme s’est transformé en parti politique, à la veille des élections de 1985.Le ton et les thèmes des discussions sont devenus plus concrets, comme le démontre d’ailleurs le rapport de M.Pepin, et au grand plaisir ae celui-ci.« Nos thèmes sont plus près du terrain politique, et à mon sens c’est nouveau.Moi le m'y sens très à l'aise et, personnellement, j’aurais voulu que ça soit ainsi depuis plus longtemps.Là, on tombe dans le jus.» Le MS avait récolté quelque 2,000 voix aux dernières élections pour les 10 candidats qu’il avait présentés, indiquait le président du mouvement, Germain Gauvin.Le mouvement compte aujourd'hui quelque 350 membres.Il s’agit d’une bonne moyenne pour le MSQ qui a rarement compté plus de membres, et en a déjà compté moins, a précisé M.Pepin.« Nous ne faisons plus autant d’idéologie que par le passé.On apprend tranquillement à faire de la politique », a déclaré M.Gauvin.Le mouvement a par ailleurs voté un appui aux syndiqués du Manoir Richelieu, pour lesquels on a même passé le chapeau parmi les participants.Des agents de bord de Nationair au piquet Une cinquantaine d’agents de bord de la société Nationair ont dressé des lignes de piquetages, hier matin, à Mirabel pour tenter de sensibiliser les quelque 600 passagers de cette compagnie aux difficultés qu’ils éprouvent depuis le congédiement de 14 d’entre eux en raison, prétendent-ils, d’activités syndicales.Il s’agissait de la première d’une série d'actions que les agents de bord, membres de la division du transport aérien du Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), entendent mener pour forcer Nationair à réembaucher les 14 employés congédiés et à accepter le syndicat.Le 28 octobre dernier, un jugement unanime du Conseil canadien des relations de travail ordonnait à Nationair de réembaucher les personnes congédiées.Nationair a décidé d’en appeler de cette décision.Les commissions scolaires protestantes sont « des instruments d’assimilation » L’Alliance des professeurs de Montréal PIERRE CAYOUETTE En lançant devant les tribunaux l’assaut final contre la clause Canada, les commissions scolaires anglo-protestantes démontrent « qu’elles ne sont pas des institutions d’enseignement, mais bel et bien des instruments politiques d’assimilation à la minorité anglophone du Québec ».C’est ce qu’a déclaré hier Mme Lorraine Pagé, présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal.Mme Page réagissait au dépôt en Cour supérieure, jeudi dernier, par la Commission scolaire du Lakeshore, la Commission des écoles protestantes du Grand-Montréal et l’Association des commissions scolaires protestantes du Québec!, d’une requête en jugement déclaratoire visant à faire annuler les règles établies par le gouvernement du Québec pour l’application de la clause Canada.Ces règles ont éié adoptées à la suite du jugement de la Cour suprême en 1984.L’offensive lancée par les commissions scolaires protestantes vise à permettre aux élèves « illégaux », non couverts par la loi d’amnistie (loi 58) de juin dernier, de fréquenter l'école anglaise.L’Alliance des professeurs de Montréal accuse les commissions scolaires protestantes d’avoir menti « de manière éhontée » au ministre de l’Éducation, M.Claude Ryan, en lui promettant de cesser toutes démarches devant les tribunaux s’il amnistiait inconditionnellement les élèves qui fréquentaient illégalement les écoles anglaises.« À présent qu'elles s’adressent aux tribunaux dans le but de contester les mesures d’application de la Charte de la langue française et d’élargir la portée de la loi d’amnistie, les commissions scolaires protestantes font la preuve de leur fourberie et de leur acharnement à combattre le français au Québec », estime le syndicat.Comme le rappelait LE DEVOIR, cette nouvelle offensive protestante se préparait depuis longtemps.À la Commission scolaire de Lakeshore, on avait mandaté des avocats à ce sujet dès 1984, soit peu après le jugement de la Cour suprême du Canada.L’adoption de la loi d’amnistie en juin dernier a fourni matière à la commission scolaire pour justifier son intérêt suffisant au dépôt d’une requête en Cour supérieure.Mme Pagé s’insurge par ailleurs contre l’attitude du M.Ryan dans ce dossier.Il s’est, à ses yeux, littéralement laissé berner en respectant l’engagement verbal des commissions scolaires protestantes.Les dirigeants protestants avaient formulé l’engagement de ne plus récidiver devant les tribunaux, après avoir remporté la bataille contre la clause Québec en 1984 et après avoir obtenu au printemps dernier l’aministie des illégaux.La présidente somme M.Ryan de « mettre au pas les commissions scolaires protestantes ».Elle rappelle que l’Alliance des professeurs de Montréal avait mis en garde le ministre, au printemps dernier, d’assor- tir la loi d'amnistie de mesures assurant « le respect et la primauté de la langue nationale ».Ce dont le ministre a fait fi.Le comportement du ministre, estime l’Alliance des professeurs, s’inscrit dans l’attitude de laxisme et de faiblesse dont fait preuve le gouvernement Bourassa en matière linguistique.« Tout cela prend place dans l’entreprise de démolition de la loi 101 amorcée par le gouvernement », accuse le syndicat.Par ailleurs, le fait qu’il n’y ait aucun parent requérant démontre, aux yeux de l’Alliance des professeurs, le caractère anachronique et « l’hypocrisie institutionnalisée » que représente le maintien des commissions scolaires confessionnelles.L’Alliance somme une fois de plus le ministère de l’Éducation de liquider « ces structurex sclérosées ».Ce sont ces structures vieillottes qui permettent une fois de plus, estime l’Alliance, de porter une cause politique devant les tribunaux.La commission jeunesse du PLQ se préoccupe plus d’éducation que de la loi 101 VICTORIAVILLE (PC) - C’est par une faible majorité d’une voix (34 à 33) que les conseillers de la Commission jeunesse du parti Libéral du Québec ont voté pour l’émission des bons d’étude aux familles québécoises telle que préconisée dans le rapport Gobeil.Malgré le débat tumultueux qui s’engage présentement sur la loi 101, c’est plutôt le secteur de l’éducation qui a retenu particulièrement l’attention des quelques 150 congressistes de la Commission jeunesse du PLQ réunis à Victoriaville, au cours du week-end, pour le premier congrès provincial des directions régionales.Le principal débat de la fin de semaine a porté sur le vote d’une résolution apportée par les délégations des Bois-Francs, Mauricie et Drum-mondville demandant le rejet des bourses d’étude.Selon le représentant officiel du groupe opposé à cette réforme, cette OTTAWA (PC) — Dans des centaines de petites municipalités rurales du pays, le bureau de poste sera fermé et les boîtes aux lettes qu’on est habitué de voir disparaîtront du long de milliers de routes secondaires, si le plan de redressement de Postes Canada est adopté tel que projeté par le gouvernement fédéral.Après les premières manchettes concernant plus particulièrement l’augmentation des tarifs postaux prévus dans ce plan (le coût du timbre pour une lettre de première classe grimpera à 40 cents d’ici 1991), l’attention est maintenant attirée par les compressions importantes qu’on propose de faire dans le service postal rural.Tel qu’il est présentement prévu, le programme de redressement impliquerait un remaniement total du réseau rural de Postes Canada qui compte 5,200 bureaux de postes ruraux et 5,000 parcours de distribution rurale du courrier: ¦ le fonctionnement des 3,500 plus importants bureaux de poste ruraux sera confié, selon le principe de la sous-traitance, à l’entreprise privée qui pourra mettre à pied le personnel qui y oeuvre déjà ou l’embaucher à des salaires inférieures à ce qui se paie actuellement; ¦ plusieurs des autres 1,700 bureaux ruraux devraient être fermés (où il en existe deux dans un rayon de 5 milles, l'un des deux serait fermé pour être remplacé par un « mini-parc paysager » de boîtes postales regroupées); ¦ où cela est possible, dans les localités où le bureau de postes serait fermé, des commerçants locaux prendraient la relève pour la vente des timbres; ¦ tous ceux qui reçoivent leur courrier dans la boîte aux lettres installée devant chez eux, le long de la route, perdraient*le service du courrier s'ils résident à moins de 4 kilomètres d’une route principale (leur courrier leur serait livré à l’intersection de deux routes principales où on installerait un système de boîtes postales regroupées); ¦ les petits distributeurs postaux ruraux seraient éliminés et remplacés par des entreprises plus grosses chargées de distribuer le courrier aux nouveaux systèmes regroupés installés aux intersections principales; ¦ ceux qui demeurent en bordure des routes principales bénéficieraient de la distribution quotidienne du courrier dans leur boîte installée le long du chemin; forme de subvention aurait pour effet de favoriser l’école privée au détriment de l’école publique, dont tous les jeunes libéraux sont unanimes à reconnaîre la piètre qualité de son enseignement.Invité à expliquer cette recommandation, le président du Conseil du Trésor, M.Paul Gobeil, a expliqué que cette formule pourrait encourager l’esprit de compétition entre ic3 écoles, et ainsi améliorer la qualité de l’enseignement offert.« Si on octroyait directement aux parents le montant que l’éducation coûte par étudiant, je suis sûr qu’un bon nombre d’entre eux choisiraient d’améliorer l’école de leur quartier avant d’envoyer leurs enfants plus loin.», a déclaré le grand argentier du gouvernement québécois.Dans son discours de clôture, le président de la Commission jeunesse du PLQ, M.Pietro Perrino, a donné le soutien inconditionnel de ses ¦ ceux qui demeurent à plus de 4 kilomètres d’une route principale pourraient jouir, eux aussi, du service quotidien dans leur boîte installée au bord de la route à la condition expresse qu’il y ait au moins deux consommateurs par kilomètre de route à parcourir; ¦ des ententes spéciales pourraient être faites en ce qui concerne la distribution du courrier à des centres d’accueil pour personnes âgées ou pour ce qui est des personnes handicapées, mais Postes Canada n’en a pas encore fourni les détails.Toutes ces propositions n’ont pas l’heur de plaire à bien des gens.« Fondamentalement, ils sont erl train d’envoyer au diable toute la population rurale du pays », déclare M.Lloyd Johnson, président de l’Association canadienne des maîtres de postes et adjoints qui regroupe 9,400 membres.« Le seul espoir que j’.entretiens, ajoute M.Johnson, c’est de pouvoir en faire une question d’importance lors des prochaines élections.Autrement, le service postal rural tel que nous l’avons connu au Canada disparaîtra à jamais.Je n’ai jamais rien vu d’aussi stupide.» Chez les députés aussi, les criti-ues vont bon train.« C'est la ruine e la livraison du courrier en milieu rural; cela va contre tout bon entendement », soutient le député terre-neuvien George Baker, critique du Parti libéral pour Postes Canada.Lui aussi critique pour son parti en ce qui concerne le service des postes, le député néo-démocrate Cyril Keeper pose la question suivante au sujet du président de Postes Canada, M.Donald Lander: « Réalise-t-il bien ce que cela a comme conséquences pour le Canada rural?» Témoignant la semaine dernière devant une commission parlementaire, le président Lander a promis que les résidents appelés à perdre le service du courrier seraient avisés 90 jours à l’avance.Cette commission parlementaire étudie le programme controversé de redressement annoncé pour Postes Canada.Le ministre Michel Côté, responsable de la société de la Couronne devant le Parlement, affirme pour sa part ne pas s’attendre à ce que l’étude de la commission parlementaire, formée de députés venant des trois partis siégeant à la Chambre des communes, modifie quoi que ce soit dans le désir du gouvernement d’aller de l’avant avec le plan de redressement.membres au ministre Pierre Paradis pour l’abolition du permis de travail dans le domaine de la construction.« Quand un jeune sort de l’école, il doit pouvoir travailler.Ça me surprendrait beaucoup de voir des pères de famille faire la grève dans le domaine de la construction pour empêcher leur fils de travailler », a déclaré M.Perrino.Le président de la commission jeunesse a tenu à également à remercier le gouvernement libéral our le respect de son engagement lectoral de geler les frais de scolarité des études supérieures.Les dossiers prioritaires de la Commission jeunesse du PLQ sont maintenant les modifications attendues depuis fort longtemps du ministre Paradis dans le programme de l'assistance-sociale.ainsi que la réalisation par le gouvernement Bourassa d’un Conseil permanent de la jeunesse à Québec et une Société d’investissement jeunesse.Quant à loi 101, elle a été complètement ignorée par M.Perrino.Les jeunes libéraux appuient sans réserve le gouvernement québécois dans ses modifications q’ils désirent apporter à la loi sur la langue.Si personne n’a osé parler de la loi 101 au cours du week-end à Victoria-ville, un invité surprise arrivé aux petites heures du matin dans la région des Bois-Francs en pr ovenance de la conférence fédérale-provin-ciale de Vancouver, le premier ministre Robert Bourassa a quant à lui axé son bref exposé sur les critiques soulevées dans le public par les réformes souhaitées par son gouvernement sur l’application du bilinguisme au Québec.« Les réformes qu’on veut apporter à loi 101 sont moins importantes que celles que le parti Québécois a apporté à sa propre loi en 1983.Us ont meme torturé la loi 101 avec la venue de Hyundai en 1987, pour essayer de gagner les élections du 2 décembre dernier », a déclaré le premier ministre du Québec.Ne dérogeant pas de sa ligne de conduite habituelle dans ce dossier avant que la Cour d’appel se soit prononcée sur ls constitutionnalité de la loi 101, M.Bourassa a refusé une fois de plus d émettre des détails précis sur les intentions du gouvernement dans le dossier de la langue, mais il a tenu à rappeler aux jeunes libéraux que les services unilingues anglophones continueront toujours d’etre poursuivis devant la justice par le gouvernement québécois.Pour les services en anglais dans le domaine social, le premier ministre a rappelé les efforts déployés récemment par le premier ministre ontarien David Peterson pour les franco-ontariens, afin justifier une telle initiative jugée comme une action minimale au Québec par le chef du PLQ.« C’est difficille à prendre pour la grande humilité du parti Québécois, que c’est le PLQ qui a instauré le français comme la langue officielle au Québec », a lancé le premier ministre Bourassa en remontant à la célèbre loi 22 votée par le gouvernement libéral au début des années 1970.Quant à la réforme de l’aide sociale qui tarde à venir, le premier minitre libéral a déclaré que des mesures intermédiaires pourraient être appliquées avant un règlement global.Une de ces mesures pourrait être la parité des prestations de bien-être social pour les moins de 30 ans.SAJLON du LIVRE de Montréal Du 20 au 25 novembre 1986 • Place Bonaventure De llhOO à 22hOO • Ouverture le jeudi 20 novembre à 17h00 • Fermeture le mardi 25 novembre A 20M0 a'ec lu collaborai ion de Faites-vous plaisir.Lisez SUR LA SCENE CENTRALE DEMAIN.12h00 Pef, l'invité spécial du Salon du livre de Montréal, rencontre les enfants.13h00 Remise du prix des concours d'écriture organisés par Loisir littéraire du Québec dans le cadre du Salon du livre de Montréal.15h00 COMME UN GRAND LIVRE OUVERT Gérard-Marie Boivin rencontre Denis Vaugeois, Jean-Claude Corbeil, Hélène Martin.19H30 Cérémonie de clôture.Les services de la garderie de l’orga- Adultes: 2,50* nisme communautaire la Joujouthèque Étudiants/Age d'or: 1,50$ vous sont offerts à raison de 2$/l'heure Enfants de moins par enfant.de 12 ans: 1,00$ Ottawa voudrait fermer ou privatiser 5,200 bureaux de poste ruraux Elzire Dionne s’éteint NORTH BAY (PC) — La mère des jumelles Dionne, Elzire, héroine effacée de la naissance sensationnelle des célèbres quintuplées ontariennes il y a de cela maintenant 52 ans, est décédée, hier, a l’hôpital.Agée de 77 ans, Mme Dionne vivait retirée depuis un certain temps dans la maison en briques de sept chambres construite à l’intention de la célèbre famille, il y a plusieurs années, par le gouvernement ontarien, près de Corbeil.Même sur son lit de mort, Mme Dionne a été incapable d’éviter les feux de la rampe qui ont toujours illuminé la famille. 4 ¦ Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Les ventes d’armes à l’Iran dateraient de 1979 L’entourage de Reagan réclame le départ de Shultz, Poindexter et Regan WASHINGTON (AFP, Reuter) — Les retombées embarrassantes des ventes d’armes américaines à l’Iran poussent certains des proches du président Ronald Reagan à recommander un coup de balai parmi ses collaborateurs directs, selon la presse américaine.Appuyé par l’épouse du président, Mme Nancy Reagan, ce groupe d’amis et de conseillers veulent obtenir la tête du secrétaire d’Êtat George Shultz, jugé trop peu solidaire de M.Reagan, mais aussi celle de l’instigateur des ventes d’armes à l’Iran, le vice-amiral John Poindexter, conseiller pour la sécurité nationale, et celle du secrétaire général de la présidence, M.Donald Regan, a affirmé hier le Washington Post.Ce groupe influent, qui compterait dans ses rangs le ministre de la Justice, M.Edwin Meese, et des « amis » californiens du président, aurait reçu l’appui du directeur de la CIA, M.William Casey, et du sénateur républicain sortant, M.Paul Laxalt, très proche de la famille Reagan.Il n’est pas sûr que M.Reagan, qui se refuse toujours a parler d’erreur à propos des ventes d’armes, cède à ces pressions.Elles témoignent néanmoins de la gravité avec laquelle certains des proches du président considèrent les répercussions de l’affaire iranienne, poursuit le journal en citant une source non-identifiée.Parmi ceux qui pourraient prendre une éventuelle relève figurent, selon le Washington Post, pour le secrétariat d’État, M.Caspar Weinberger, actuel secrétaire a la Défense, pour le secrétariat de la Maison Blanche, M.Drew Lewis, ancien secrétaire aux Transports, et comme conseiller à la sécurité nationale, Donald Regan Mme Jeane Kirkpatrick, ancien ambassadeur à l’ONU.M.Donald Regan se trouverait dans le collimateur pour n’avoir pas réussi à organiser une défense efficace autour du président depuis que les ventes d’armes ont été révélées.L’épouse du président aurait ainsi été particulièrement agaçée par le manque de préparation de la difficile conférence de presse qu’a tenue M.Reagan mercredi soir.De son côté, le vice-amiral Poindexter ne serait pas mis en cause pour absence de loyauté envers le président.Mais selon une source citée par le journal, il serait difficile de réclamer le départ de MM.Shultz et Regan sans demander celui du principal artisan de l’opération iranienne.Enfin, M.Shultz continuerait d’être vivement critiqué, notamment par Mme Reagan, parce qu’il tente de se démarquer de l’opération iranienne.Le président a déjà dû démentir mercredi des rumeurs de démission du secrétaire d’Êtat.Par ailleurs, les ventes d’armes américaines à l’Iran ont pu être négociées grâce aux relations établies en 1979 par Israël avec le gouvernement de l'ayatollah Khomeini, a révélé hier le journal américain New York Times qui cite un haut responsable gouvernemental israélien.Selon le responsable israélien cité, les contacts américano-iraniens ont eu pour point de départ une offre de l’État hébreu qui proposait d’agir pour le compte des Etats-Unis, offre que Washington a explicitement acceptée.En 1979, les services secrets israéliens ont réussi à établir des liens avec certains officiers supérieurs de l’armée iranienne et d’autres éléments à Téhéran, selon le responsable cité par le journal.En 1985, le milliardaire saoudien Adnan Khashoggi a fait la connaissance de deux marchands d’armes israéliens, qu’il a présentés, à Londres, à un marchand d’armes iranien, Manucher Ghorbanisar, supposé être l’un des conseillers du premier ministre iranien, M.Mir Hussein Moussavi.Ghorbanisar a indiqué aux Israéliens que lui et ses patrons de Téhéran étaient prêts à établir des contacts secrets avec l’État hébreu, à condition que celui-ci leur fasse des propositions intéresantes.L’un des hommes d’affaires israéliens a ensuite contacté le premier ministre Shimon Pérès, lui indiquant que Ghorbanisar représentait un lien possible avec l’Iran et « pouvait être utilisé à des fins multiples ».Ultérieurement, M.Pérès a in- formé le président Reagan qu’Israël avait établi des contacts avec des éléments supposés « modérés » au sein des ayatollahs.Israël a demandé à Washington la permission de tenter de conclure un accord pour obtenir la libération des otages en échange d’armes américaines à l'Iran.Finalement, lors d’une visite à Washington, le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, David Kimche, a reçu le feu vert de Robert McFarlane, conseiller de Reagan en matière de sécurité nationale, qui l’a autorisé à établir des liens avec l’Iran pour le compte des États-Unis, poursuit le journal.Interrogé au sujet de la libération des otages, le responsable israélien cité par le New York Times a répondu : « Après leur avoir envoyé nos armes, en signe de bonne volonté, nous leur avons demandé de libérer un otage, toujours en signe de bonne volonté, ce qu’ils ont fait ».« Outre la libération d’un otage (détenu par des musulmans pro-ira-niens au Liban, le révérend américain Benjamin Weir, a été libéré le 14 septembre 1985), nous avons vu que nous étions sur le point d’établir des relations potentielles avec certains éléments en Iran.C’était là le point le plus important pour nous, et, je pense, pour les Américains aussi », a-t-il précisé.« Dès le début de cette opération nous avons agi pour le compte des États-Unis (.) tous ce que nous avons fait, y compris la livraison d’armes à l’Iran, nous l’avons fait avec l’approbation explicite de Washington.Les socialistes autrichiens gagnent de justesse les élections VIENNE (AFP) — Deux hommes ont remporté hier soir un succès personnel aux élections législatives en Autriche : le chancelier sortant Franz Vranitzky, en permettant aux socialistes de se maintenir au pouvoir qu’ils détiennent depuis 16 ans, et Joerg Haider, tribun charismatique de 36 ans, qui a réussi à presque doubler le nombre des voix du petit Parti libéral (droite).Sorti mal en point de l’élection présidentielle avec la victoire de M.Kurt Waldheim sur le candidat socialiste, le parti socialiste a remonté la pente avec l’arrivée en juin dernier à la chancellerie de M.Vranitzky, un banquier pragmatique de 49 ans, en remplacement de M.Fred Sinowatz, démissionnaire.Bien que le Parti socialiste ait perdu hier dix sièges au Parlement, il doit sa victoire devant le Parti populiste (conservateur), qui avait soutenu la candidature de M.Waldheim, à la personnalité de M.Vranitzky.Ce dernier, qui jouit d’une solide réputation de technocrate efficace, a axé sa campagne sur l’assainissement de l’économie, et plus particulièrement de l'industrie nationalisée, rejoignant ainsi le programme du Parti populiste.Mais le vrai vainqueur de ces élections est le bouillant Joerg Haider, 36 ans, nouveau chef du petit Parti libéral (droite) qui a réussi à doubler le nombre des voix obtenues par son parti (près de 10 %, contre 5% en 1983).Avec 18 députés, au lieu de 12, ce jeune tribun à qui ses adversaires reprochent d’avoir fait prendre un virage à droite au Parti libéral, refuge de nombreux nostalgiques du Troisième Reich, va amener de l’animation sur les bancs de l’opposition, et probablement nuire a l’image de marque de l’Autriche, déjà ternie par « l’affaire Waldheim ».Les « Verts », conduits-par Mme Freda Meissner-Blau qui s’était présentée au premier tour des éléc-tions présidentielles, font une entrée remarquée, pour la première fois, au Parlement où il deviendront la quatrième force politique avec 9 députés.M.Vranitzky, qui sera chargé demain de constituer le nouveau gouvernement, n’est cependant pas au bout de ses peines.Il va falloir qu’il trouve un partenaire pour former une coalition, ne disposant pas, avec 80 sièges, de la majorité absolue des 183 sieges au Parlement.M.Vranitzky ne peut décemment faire appel aux libéraux après avoir mis fin, en septembre dernier, à la petite coalition so-cialo-libérale, en signe de protestation contre le virage à droite que représentait l’élection de M.Haider à la tête de cette formation politique.Cette décision avait entraîné des élections anticipées, le renouvellement du Parlement n’étant initialement prévu que pour avril 1987.Depuis plusieurs semaines, la presse autrichienne mise sur la formation d’une grande coalition entre socialistes et populistes.La défaite hier du leader populiste, M.Alois Mock, qui comptait bien ravir le pouvoir aux socialistes, laisse prévoir des tractations longues et difficiles entre les deux grands partis.Une grande coalition a cependant déjà existé en Autriche de 1945 à 1966 pour reconstruire le pays ravagé par la guerre.La paix est la seule voie CLÉMENT TRUOEL Comment indiquer aux humains le chemin vers la paix?La réponse de Gandhi arrivait spontanément : la paix est le chemin, il n’y a pas à chercher d’autre « voie ».J'extrais cette annecdote de la Revue de l’Université de Moncton (Vol.19, no 1,1986) qui consacre un numéro entier au colloque sur la Paix (mai 1985).Aux 15 textes sélectionnés s’ajoute une bibliographie sélective préparée par Iwona Jankowska, de la même université.Démodés, ces textes?Non pas.Solanges Vincent se dit convaincue que l’avènement de la paix est une tâche à long terme, de gros intérêts s’y opposant et oeuvrant pour le « surarmement » ; elle lie lutte féministe et construction de la paix.Guy Paiement soutient qu'une partie de notre prospérité est due aux fabriques d'armes, le Canada utilisant à peine 20% des armements qu’il produit.Les vues de Gérard Pelletier et de Geoffrey Pearson me semblent assez largement répandues : faire confiance à l’ONU et à l’opinion publique, se souvenir que ce n’est pas dans la force militaire que résident les « solutions pratiques » aux problèmes internationaux.,1 e signale ici d’intéressants témoignages et études sur les pays du tiers monde.Ministre dans le gouvernement de Managua, Francisco José Lacayo plaide pour « la paix qui est au service de la vie », renvoie à la lutte des sandinistes pour la justice.Lacayo demande qu’on ne force pas le Nicaragua à dialoguer avec les Contras, ce qui équivaudrait à exiger des victimes des nazis qu’elles discutent avec la Gestapo! Un évêque brésilien, Can-dido Padin, dit éloquemment que la paix exclut la domination ; que Portugais et Espagnols ont eu des •< aventures prédatoires » dans ce continent, au nom de civilisations qui cherchent à s’imposer.Mgr Padin voit deux exigences pour que la paix se réalise aujourd’hui : développement social qui satisfasse les nécessités humaines et participation de tous à ce processus de développement.« Un monde où les peuples ne peuvent pas exprimer leur volonté politique, où des populations entières sont en train de mourir de faim, où des nations sont condamnées à une dette financière perpétuelle.où les besoins essentiels de la vie — travail, santé, éducation, logement — sont subordonnés aux besoins des machines militaires, ce monde ne peut pas être qualifié d'ordonné ».C’est Carlos Bazan (Argentin, professeur de philosophie à l'Université d’Ottawa) qui dans sa réflexion sur Paix et développement signale une série de contradictions : le fait par exemple que les dirigeants américains penchent vers l'appui aux « structures qui assurent la prédominance politique » tout en disant vouloir mener un combat pour la liberté.Les États-Unis sont devenus, selon Bazan, une sorte d'« aspirateur géant de capitaux » provenant de pays riches ou pauvres.« L’endettement extrême (est).une des causes profondes des guerres », rappelle Bazan en citant Emmanuel Kant.Il souligne que Washington a refusé de souscrire $3 milliards de plus à un fonds pensé par la Banque Mondiale pour des prêts sans intérêt aux pays les plus pauvres! Résultat : on constate un cercle vicieux car tôt ou tard l’on trouvera l’argent pour « augmenter progressivement l’état de répression afin d’éviter les révoltes qui auraient pu être dissoutes par la croissance et par la justice».Naguy F.Helmy, Égyptien d’origine, est professeur de relations internationales à l’Université de Moncton.Il étudie les conséquences sur les relations nord-sud des bouleversements économiques.Les déséquilibres se perpétuent et expliquent les regains de tensions.Le FMI, croit ce professeur, est un « club surtout utile aux riches».Pour son collègue Fettene Befe-kadu, né en Éthiopie, professeur d’économétrie, il s’agit, à partir du cas de l’Éthiopie, de cerner les liens entre « la paix et la faim en Afrique ».Le bilan de 35 ans d'aide internationale à l'Éthiopie est négatif, ce pays étant toujours le cinquième plus pauvre au monde, malgré les milliards de dollars et de roubles qui y furent injectés.Befe-kadu est aussi critique envers Washington que Moscou, l’a/de servant le plus souvent à payer des fournitures militaires.Sous le Négus, l'argent que les exportations procuraient à l’Éthiopie ont longtemps servi à acheter des produits de luxe ou des armements, pas à développer le pays.L’Éthiopie est pourtant considérée comme un grenier potentiel pour le Moyen-Orient mais l’irrigation n’y a pas rang prioritaire.Une « guerre interne complètement stérile » engouffre chaque jour $1,8 million.Les coordonnateurs du colloque, Fernand Arsenault et Maurice Rainville, souhaitent que cette publication aide à « sortir de l'impasse », à préparer ce qu’ils appellent le grand Noël de l’humanité, c'est-à-dire un cadeau à tous les enfants : un monde en paix ! ¦ Ciné V et le cinéma Crémazie offrent ces jours-ci un court dessin animé réalisé par Olivier Humber et Bruce Royer sur « La paix, remède universel contre la douleur — disponible partout » (l'animation est signée Gunnar Hansen).Je ne me doutais pas que pour 30 secondes à l’écran, Humber, Royer et leur équipe aient pu consacrer des centaines d’heures à un « flash » sur la paix, mais ils y croyaient ! ¦ SWORD, vous connaissez?Torn Brown, de l’agence Reuter, écrivait le 16 novembre sur ce Small Wars Operations Research Directorate installé à Panama depuis juillet.Petites guerres, conflits de basse intensité, c'est en somme ce qu’un ancien officier américain qui requiert l'anonymat dit être * une forme de guerre qui répugne aux Américains ».SWORD « s’active à parfaire les plans d’une nou velle stratégie militaire des États-Unis pour contrer les infiltrations marxistes dans le tiers monde ».On est prévenu.Lacayo, au colloque de Moncton, disait que (les Américains) « nous connaissent.ils n’arrivent pas à nous comprendre ».Les 20 membre?de SWORD seraient des « maîtres de la guerre ».des émules de Clausewitz ; l'un d’entre eux a passé sa vie à étudier 69 soulèvement et « petites guerres », nous apprend Reuter.V Manifestation anti-arabe à Jérusalem JÉRUSALEM (AFP) - Plusieurs centaines d’extrémistes juifs ont déferlé hier après-midi, aux cris de « Mort aux Arabes », dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem, quadrillée par l’armée et la police israélienne.Six manifestants ont été arrêtés.Cette manifestation, sans précédent à Jérusalem, a été organisée ISLAMABAD (AFP) — Le régime pro-soviétique de Kaboul a choisi d’illustrer sa politique de « réconciliation nationale » en désignant un « compagnon de route » non-membre du parti, M.Mohammad Tsam-kam, à la tête du Conseil Révolutionnaire, l’instance suprême de l’État, poste laissé vacant jeudi par M.Ba-brak Karmal, estiment des spécialistes des questions afghanes à Islamabad.Ilaji Mohammad Tsamkani (Haji signifie qu’il a fait le pèlerinage de la Mecque), arrivé d’une cinquantaine pour commémorer la fin de la période de 8 jours de deuil qui a suivi l’assassinat d’un jeune israélien, Elie Amadi, par trois Palestiniens.De Shmouel Hanavi, le quartier déshérité où vivait le jeune etudiant, à son école talmudique, la yashiva Shouvou Banim implantée en quartier musulman, les manifestants ont transformé la cérémonie du souvenir d'années, ancien député et sénateur sous les régimes afghans ayant précédé la « révolution d’avril 1978 » prosoviétique, est une de ces « personnalités respectées », en l’occurence un chef de tribu de la province frontalière du Paktia qui n’hésite pas à arborer le turban traditionnel à crête des Pachtouns, qui est entré au présidium du Conseil Révolutionnaire au début de l’année dans le cadre de la politique « d’élargissement de la base sociale » du régime, chaudement recommandée par Moscou.en déferlement de haine.Pénétrant dans la vieille ville par la porte de Damas, plusieurs cortèges ont fait résonner des slogans racistes dans les ruelles désertées par leurs habitants.Deux habitants arabes ont été pris à partie par des manifestants et légèrement blessés.Chaque apparition, au coin d’une rue ou sur un toit, d’un Palestinien a déchainé des appels au meurtre de la part d’extrémistes juifs.Des affichettes, promettant des « actions suicide » de vengeance et « l’expulsion de tous les Arabes de Jérusalem », ont été apposées dâhs le marché arabe.De jeunes manifestants, détonnant mélange de colons juifs coiffés de la kipa et d’ultra-religieux à la redingote noire, tous fidèles du député rabbin Meir Kahane, frappaient à coups de pieds chaque boutique arabe pour en défoncer les rideaux de fer.Ils poursuivaient leur chemin en hurlant « nous voulons nous venger ».Le maire de Jérusalem, le travailliste Teddy Kollek, a aussi été pris à partie et traité d’« agent de l’OLP ».À l’entrée du quartier musulman, des soldats, armes de fusils d’assault M-16, avaient pris position sur le toit d’une mosquée.Pour contenir les manifestants, 700 soldats et policiers étaient stationnés aux carrefours et sur les toits des maisons, interdisant aux habitants arabes d’y rester eux-mêmes.Les forces de l’ordre sont intervenues au minimum pour limiter les débordements, comme elles n’avaient pas empêché, depuis une semaine, l’incendie par des extrémistes d’une dizaine d’échopes arabes ou le bris de dizaines de parebrises de voitures appartenant à des Palestiniens, soulignent les observateurs.« Nous sommes un pays démocratique, nous ne pouvons empêcher une telle manifestation », a déclaré aux journalistes le porte-parole de la police, M.Rafi Levi.Des discours enflammés, mêlant religion et politique, mais exprimant tous un désir de vengeance, ont été prononcés sur une estrade improvisée près de la Yeshiva Shouvou Banim, institution religieuse surtout fréquentée par d’anciens criminels ayant fait un retour à la foi.Le rabbin Mosche Levinguer, père fondateur du mouvement de colons Gouch Emounim (Bloc de la Foi), a rejeté la responsabilité de l’assassinat de l’étudiant talmudiste sur le gouvernement.Nouveau président en Afghanistan Paul Manson, chef d’état major des Forces armées canadiennes Un séducteur à la tête de l’armée JOCELYN COULON Le général Paul Manson est un homme tout en finesse.Dans un très bon français, il parle des Forces armées canadiennes avec conviction, mais sans excès.Il semble détaché, comme s’il s’excusait d’être militaire.Cependant, ne nous y trompons pas.Sa simplicité souriante, sa courtoisie onctueuse, l’extrême douceur qui émane de lui dissimulent une fermeté que nous percevont sereine et puissante.Ce musicien amateur dirige, depuis le mois de juillet, une armée en pleine effervescence.Les programmes de modernisation et de rééquipement se bousculent et on attend avec une impatience, teintée de résignation, un Livre blanc qui doit ordonner la logistique et la stratégie mais qui n’en finit plus de mourir sur le bureau des multiples ministres qui se sont succédés à la Défense nationale.« J'aime le trombone.Toutefois, pour que cet instrument soit intéressant a écouter, il faut le jouer de concert avec le reste d’un orchestre.C’est plus harmonieux ».Le général Manson, originaire de Colombie-Britannique et dont l’ascension à été rapide, veut faire connaître à la population canadienne l’armée qu’il sert fidèlement.« Le public ignore ce que nous faisons et la plupart du temps s’en désintéresse.Je pense que le problème est culturel.Le Canada n'a jamais connu de guerre sur son territoire.Il y a aussi la complexité croissante des programmes militaires, des doctrines et de l’appareil bureaucratique.Toutefois, je pense que l’on peut dépasser ces obstacles et tenter d’être plus visible ».Le chef de l’armée a l’intention d’accroître les contacts entre les militaires et la population par l’intermédiaire de nouvelles activités sur les bases ; d'améliorer les programmes d’information de la Dé- wmm fense nationale ; et surtout d’être plus ouvert envers les médias.« Il y a une tradition chez les militaires de ne pas parler aux journalistes.Nous allons changer cela, mais ne nous en demandé pas trop.Il faudra du temps.» Avec son sourire contagieux, l’opération charme devrait réussir là où son prédécesseur, le général Gérard Thériault, a échoué.Travailleur, austère et distant, l’ancien chef d’état-maior n’aimait pas tellement les journalistes.Il semblait porter sa charge à contrecoeur, plaidant du regard qu’on le laisse tranquille.Paul Manson est tout le contraire.Sans affectation, il est à l'aise avec tout le monde.Il a facilement levé la barrière psychologique entre le militaire et le civil Deux grandes tâches attendent le général : gérer un budget limité qui ne permet pas toutes Tes dépenses nécessaires et répondre au rapport sur les droits à l'égalité.« Le Canada est engagé depuis la fin des années 70 dans un vaste programme de rééquipement et de modernisation.Cependant, les retrictions budgétaires vont nous amener à retarder certaines décisions ou à allonger certaines échéances.De plus, nous sommes en train d’évaluer nos engagements et les coûts qui y sont reliés.Les décisions ne manqueront pas et elles ne seront pas nécessairement plaisantes ».Le général Manson sait de quoi il parle.Il fut pendant trois ans directeur du controversé programme d’acquisition du F-18 qui fut géré de façon impeccable.Selon la plupart des experts militaires canadiens, le pays ne peut plus continuer à faire un petit peu par ici un petit peu par là.Avec des engagements en Europe centrale, en Norvège, dans l’Atlantique nord, dans des forces de maintien de la paix et bientôt dans l’Arctique et le Pacifique, les ressources manquent.Le prochain Livre blanc devrait éclaircir la situation.Paul Manson .tjjjp ,.Il aura besoin de tous ses talents de séducteur pour convaincre le gouvernement conservateur de tenir sa promesse électorale concernant le maintien du pouvoir d’achat de l’armée.Mais Paul Manson arrive à un bien mauvais moment.Son mandat ne dure que trois ans et dans à peine deux ans il y aura des élections fédérales.D'ici au renouvellement du Parlement, les intérêts de l’armée passeront au second plan devant le chômage, la dette nationale et les problèmes économiques.« Nous avons bien pris note du récent rapport sur les droits à l’égalité et nous allons y donner suite », dé-clare-t-il en précisant que l’armée n’a pas l’intention de traîner dans ce dossier.Le rapport recommandait notamment de faire plus de place aux femmes au sein clés Forces armées et particulièrement dans les rôles de combat et de cesser la discrimination envers les homosexuels.« Des modifications sont possibles, mais il faut aussi tenir compte de l’efficacité opérationnelle de l’armée ».Paul Manson a d’autres réformes à implanter dom.celle concernant la stabilité du personnel.« Actuellement, les mutations se font tous les 3 ans, ce qui provoque de nombreux problèmes psychologiques, affectifs et scolaires au sein des soldats et de leur famille.De plus, cette politique coûte plus de $115 millions par an au gouvernement.Je pense qu’il serait possible d’humaniser le système en mutant tous les 5 ou 8 ans ».La médaille a son revers.La mutation est un système qui permet les promotions et le général Manson ne voudrait pas bloquer la carrière de ses hommes.« En 34 ans de service j’ai été muté 25 fois.Je ne m’en plaint pas, mais c’est trop».« Au-delà de ces problèmes, une question me tracasse : pourquoi les Québécois sont si réticents envers l’armée?», demande-t-il.Manson connaît pourtant une partie de la réponse.Il a passé 15 ans au Québec depuis sa naissance, en 1934.Il est conscient de notre histoire, qui de la première conscription en 1917 à la crise d’Octobre, a laissé un mauvais souvenir des hommes en uniforme, que les gouvernements avaient la fâcheuse idée de recruter chez les anglophones pour mâter les francophones.Actuellement, 50% du budget de recrutement est dépensé au Québec et les efforts vont se poursuivre.« Voilà des cicatrices difficiles à effacer», remarque-t-il, songeur.Cet officier de l’armée-de l’air, qui a séjourné de nombreuses années en Europe, à une vision bien particulière ae l’Union soviétique.Certes, il pointe l’ennemi, mais sans fixation.« Je ne suis pas obsédé et je ne vois pas la guerre surgir à l’horizon ».Alors, qu’en est-il de la menace militaire tant décriée par Washington?« Les Américains ont leur point de vue.Nous avons le nôtre.Il n’y a pas nécessairement coincidence sur tout avec nos alliés.» g - $ MMMMitMHMMMMniMMMi < La distribution des condoms dans les écoles américaines n’est pas libre mais contrôlée BERNARD RACINE QUÉBEC (PC) - Il n’y a pas de distributrice automatique ae condoms dans les écoles américaines de premier cycle comme tentent de nous le faire croire ces temps-ci certains promoteurs.Il est vrai que les élèves d’une soixantaine d’écoles peuvent se procurer des condoms à leur école mais ils les obtiennent de cliniques médicales et non de distributrices.Si l’on en croit l’expérience américaine, le seul fait que des condoms soient disponibles dans les écoles ne constitue guère une solution au problème des grossesses chez les filles du primaire et du secondaire.Le New York Times a publié récemment de nombreux articles sur la question après qu’une vive controverse ait éclaté dans l’État de New York quand des parents ont découvert que leur enfant mineur pouvait, depuis deux ans, se procurer des condoms à l’école sans leur consentement.Les élèves des écoles se procurent des condoms dans les cliniques médicales qu’on installe depuis deux ans dans les écoles de secteurs pauvres.Ces cliniques sont dirigées par des hôpitaux ou par des organisations communautaires consacrées aux besoins des adolescents et visent à procurer des soins de santé et surtout un service de counselling sur l’alimentation, l’alcoolisme, la drogue et la prévention des naissances.Toutes considèrent la prévention des naissances comme un élément essentiel de leur programme.Les cliniques sont installées pour le moment dans les secteurs pauvres où l’infirmière d’école est nettement dépassée par la tâche.Les élèves de ces secteurs appartiennent à des familles pauvres et il a été démontré que sans les cliniques, 60 % d’entre eux n’auraient jamais consulté le médecin ou le conseiller.Autre raison de choisir les écoles des secteurs pauvres: les statistiques montrent que les adolescentes les plus exposées à devenir enceintes dans leur jeune âge sont celles qui proviennent de familles pauvres et qui ne réussis- sent pas bien â l’école.La création de ces cliniques n’a pas toujours été facile: dans une école de Chicago, les opposants ont même fait du piquetage mais le fait est un cas extrême.L’an dernier, des 1850 élèves de cette école, 800 ont utilisé la clinique et 21 % des clients ont demandé des informations sur la prévention des naissances et ont reçu des contraceptifs.Il existe maintenant 61 de ces cliniques médicales scolaires aux Etats-Unis et 17 d’entre elles, dont neuf à New York, procurent des condoms directement aux élèves après consultation.Dans 32 autres cliniques, des médecins donnent aux élèves des prescriptions leur permettant de se procurer des condoms ou la pilule.Dans certaines cliniques, mais pas dans toutes, l’élève âge de moins de 18 ans, doit avoir la permission écrite de ses parents pour avoir accès aux services de prévention des naissances.Une vive controverse a éclaté l’an dernier à Chicago, après qu’il a été connu que des condoms avaient été distribués par la clinique d’une école où un tiers des filles étaient tombées enceintes l’année précédente.Il faut dire que la question des grossesses chez les jeunes filles est un problème crucial aux Etats-Unis, qui viennent à la troisième place des pays industrialisés pour le taux de grossesse chez les jeunes adolescentes: 3,000 adolescentes deviennent enceintes chaque jour aux Etats-Unis.Dans la ville de New York, 14,431 filles de moins de 18 ans sont devenues enceintes en 1984 et 1,259 d’entre elles avaient moins de 15 ans.Les cas de fillettes de 10 et de 11 ans qui deviennent enceintes sont nombreux chaque année.Une étude menée auprès des cliniques de deux écoles de Baltimore a démontré clairement que le counselling et la prescription de contraceptifs aux étudiants ont retardé le début des activités sexuelles et diminué le nombre des grossesses.C’est avec ces statistiques en vue B Le pr scolain que le Département de santé de l’Etat de New York a consacré $1.5 million à l’installation de neuf nouvelles cliniques de ce genre.Une autre réussite des cliniques est un prompt recours à l’école de la art de l’éleve qui a été enceinte.Ine clinique de St-Paul note que 80 % de ses mères célibataires ont continué leur cours malgré leur grossesse.Le président de la Commission re de New York Robert Wagner a averti le maire de la ville Edward Koch qu’il croit nécessaire que les élèves sexuellement actifs puissent se procurer des condoms a l’école.« Mais ça doit être fait par des professionnels de la santé avec l’accord des parents.C’est ça qu’il faut faire.» Les principaux adversaires des cliniques sont l’Eglise catholique et les groupes anti-avortement qui affirment que les cliniques servent de canaux pour les cliniques d’avortement.Les cliniques admettent qu’elles doivent à l’occasion référer une adolescente enceinte à une clinique d’avortement, mais elles le font seulement après une franche discussion de toutes les possibilités existantes.Et aucune de ces cliniques ne pratiquent elle même l’avortement.L’organisation derrière ces cliniques - Center for Population Options - a révélé qu’une centaine d’écoles au pays ontTintention d’ouvrir descliniques au cours de l’an prochain.D’autres adversaires croient que le fait de procurer des contraceptifs à des adolescents revient à encourager la débauche.Le secrétaire américain de l’Education William J.Bennett croit que les cliniques sont une réponse classique de la bureaucratie au problème des grossesses chez les adolescentes.Elles constituent une abdication de leur responsabilités morales par les adultes.De son côté, l’administration Reagan croit que l’abstention est la meilleure façon de prévenir les grossesses.La Voix des femmes déclare la guerre au jouet militaire FÉMININ PLURIEL RENÉE ROWAN À l’approche des fêtes, La Voix des femmes invite les parents, les grands-parents, les « mon oncle » et les « ma tante » à boycotter les magasins qui vendent des jouets militaires.« Quand vous achetez un GI JOE, la poupée RAMBO ou des NUKIES, non seulement vous achetez un jouet non créatif, mais vous enseignez aux enfants que la guerre est amusante, que la violence est passionnante et la tuerie acceptable », soutient La Voix des femmes qui, avec d’autres organismes contre la violence, lance du 29 novembre au 6 décembre une campagne antijouets militaires.Cinq des six jouets les plus vendus actuellement sont des jouets de guerre.Auparavant, c’était surtout des pistolets et des chars d’assaut.Aujourd’hui, ce sont des bases de missiles intercontinentaux et des fusils au laser.À cette panoplie, s’ajoutent les jeux vidéo, les albums et les bandes dessinées télévisées, les « T-shirts » et même le papier d’emballage de la gomme «balloune » qui incitent les enfants à la violence, au sexisme, à la compétition, prétend la Voix des femmes qui affirme que la vente de jouets militaires rapporte plus de $842 millions par année.« Faites vos achats chez des marchands qui ne vendent pas de jouets militaires », invite Léa Ro-back qui tient à la disposition des consommateurs la liste d’une douzaine de boutiques à Montréal qui ont adopté une politique de non-violence.Il suffit de téléphoner au 342-2515 ou au 935-4711.Si vous êtes à court d’idées, consultez le magazine Protégez-vous, (novembre 1986).Vous y trouverez une liste de plus de 300 jouets non-militaires qui ont été testés par l’Association des consommateurs du Québec.À compter du début de l’année, la Finlande va interdire la fabrication et la vente des jouets de guerre.La Régie des affaire sinkl, i , * guer Régie des affaires sociales, à Helsinki, a Indiqué que la fabrication, l’importation et la vente des jouets de guerre, en particulier dans leur version moderne, seront interdites.Pourquoi pas au Canada?¦ Ce qu’il faut savoir Dans le cadre de ses « mercredis », l’organisme FRAPPE qui travaille à raccessibilité des femmes au inv: pouvoir politique et économique, Atait la semaine dernière Mme Louise Vaillancourt-Châtillon, vice-présidente et secrétaire de la Banque nationale.Sur un ton humoristique, Mme Châtillon a donné aux participantes à cette soirée quelques trucs utiles pour accéder au pouvoir.Des trucs qui peuvent paraître accessoires, dit-elle, mais qui ont leur importance.Ainsi, par exemple, il faut savoir soigner sa « mise en marché » ou les apparences.Le titre sur sa carte de visite est important.Si, sous votre nom, vous inscrivez « adjointe », sans plus, vous n’êtes rien.Vous courez le risque de vite passer à l’oubli, alors que si vous indiquez adjointe au premier vice-président, grandes entreprises internationales, vous avez une existence corporative.On oubliera sans doute votre titre, mais on se rappellera que vous avez un statut.Le nombre de fenêtres dans un bureau est aussi important, poursuit Mme Châtillon.Il ne faut pas échanger de la superficie pour des fenêtres: le préposé au courrier a probablement un grand bureau mais ne voit pas briller le soleil.Avoir un petit bureau avec de grandes fenêtres, c’est avoir un statut à l’intérieur de la compagnie.Mesdames, ne venez pas au bureau avec la « station wagon » familiale de votre mari.Si pour lui, cela est synonyme d’un homme fiable qui se préoccupe du confort de sa femme et de ses enfants, pour vous, cela peut être un symbole dangereux.Tiens, tiens, se diront les patrons, cette femme va nous demander un congé de maternité ou s’absenter quand ses enfants seront malades.Si vous devez acheter une auto usagée, choislssez-en une qui fera Îaser, comme une Plymouth 1956.Ct apprenez si votre moteur est â injection ou à carburateur pour être capable de repasser l’information à vos collègues quand ils discuteront auto.Vous partez en Europe avec votre mère, une femme cultivée, drôle, qui a les mêmes goûts que vous?Surtout, n’en dites rien à vos collègues de travail.Us auront tôt fait de vous classer dans la catégories des vieilles filles ennuyeuses.Laissez planer le doute.Partir seule est un signe de liberté, ça fait plus intéressant.« Tout cela peut sembler rigolo, mais ce sont la des choses sérieuses si on veut faire partie de la gang», indique Mme Châtillon.Il ne faut pas, dit-elle encore, négliger le réseau informel & l’intérieur de l’entreprise.Il faut être capable d’identifier, parmi ses collègues, ceux qui ont du pouvoir et ceux qui n'en n’ont pas pour se ranger du côté de ceux qui décident ou qui ont de l’influence.Il faut aussi être à l’écoute de tout ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise, mais sans rien répéter.Les femmes qui « placotent » sont vite identifiées comme des commères, alors que chez les hommes ce n’est qu’un échange informel d’informations utiles.Mme Châtillon insiste aussi l’im-rtance d’un réseau informel en-re les entreprises.Le jour où l’on peut téléphoner à son équivalent dans une autre boite, précise-t-elle, on peut régler beaucoup de dossiers à l'amiable.Les hommes ont depuis longtemps appris à développé des réseaux d’entraide et de solidarité.« Nous sommes dans un monde d’hommes, conclut Mme Châtillon.Il faut prendre l’habitude de fonctionner avec leurs propres règles.» s AVIS PUBLICS QC, District de Terrebonne, COUR SUPÉRIEURE, No: 70M5-003708-60.CAISSE POP; STE-THÊRÈSE DE BLAINVILLE, p.demanderesse, 132703 CANADA INC.ET AIS, p.défenderesse.PRENEZ AVIS que le 5 Décembre 1986 à 10:00 hres au: 65, Grande COte, Bois-briand, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de 132703 CANADA INC.ET ALS saisis en cette cause, consistant en: 1 camion CMC Astro Sleeper 1979 moteur cummtng 350 et accs.CONDITIONS: PAIEMENT COMPTANT - ou - CHÈQUE VISÉ.RENSEIGNEMENTS: PIERRE LAMARCHE,huissier, de l'étude: Paquette h Ass.284-1168.Province de Québec, District de Montréal COUR PROVINCIALE, No.: 500 02 032092 855.BANQUE ROYALE DU CANADA, demanderesse, - VS - BROSSOIT BOU-LIANE & ASS., défenderesse Le 4 décembre 1986, à 11:00 de l'avant-midi, à la place d'affaires de la défenderesse,au no 6116 COte St-Luc, apL6, en la cité de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: table de travail servant de bureau exécutif bols brun, lot de tableaux (signés), ordinateur IBM et Imprimante.ameublement et équipement de bureau.Condltions: ARGENT COMPTANT.PIERRE PELLETIER, huissier, 288-6317.Montréal, le 24 novembre 1986.001107-854.YVONNE SAM, Partie demanderesse, -vs- HUBURN BENJAMIN, Partie défenderesse.Le 3 décembre 1986, à 11:00 heures, au 860 Charlevoix, ApL 6.Montréal district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: HUBURN BENJAMIN, saisis en cette cause, consistant en: -laveuse Inglis et sécheuse G.E.-et autres Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHÈQUE VISÉ.Information: MARTIN NADEAU huissier.(314)870-2968.FAUBERT, NADEAU HUISSIERS, 1296 La-belle, suite 5, CP 466, S.Princ., Lon-sueull- Province de Québec, District de Montréal COUR PROVINCIALE , No.: 500 02 037372 864.124410 CANADA INC., demanderesse.- VS -M, ZHAN, défendeur.Le 4 décembre 1986, à 14:00 heures de l'après-midi su domicile du défendeur, au no.235 rue Sherbrooke ouest apt.806, en la cité de Montréal seront vendus par autorité de Justice, lea biens et effets du défendeur, saisis an cette cause, consistant en: téléviseur couleur Toshiba portatif.Conditions: argent Comptant.PIERRE PELLETIER, huissier, 288-6317.Montréal le 24 novembre 1986.PRENEZ AVIS que votre propriétaire Gestion Mathi Ltée, a déposé une demande è la Régie du logement.Veuillez communiquez au bureau de la Régie du logement au 5199, rue Sherbrooke est, ste 2161, Pyramide D à Montréal.Dossier no.de la demande 31 860828 016 0 000000.l’audition aura lieu le 26 novembre 1986 à 14h30.Veuillez agir en conséquence.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné par la présente que Israël Lybanon, homme d'affaires de la ville et district de Montréal, et domicilié au 5700 boulevard Cavendish, appartement 1902, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil afin d'obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de Alex Lybanon.Montréal, le 13 novembre 1986 POLLACK iTE'TELBAUM Procureurs du Requérant.AVIS EST par les présente donné que le contrat de vente de date du 9 octobre, 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES DEVELOPPEMENTS MIRADOR-DESIAL LTÉE.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de LAPRAIRIE le 29ième jour doo-tobre 1986, sous le numéro 244606.Ce 19ième jour de novembre, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.AVIS EST par les présentes donné en vertu de l'article 1571d du Code Civil (Québec) que le contrat en date du 15 octobre 1986 par lequel IMMEUBLES COTE DE LIESSE (1986) CANADA INC./COTE DE LIESSE REALTY (1986) CANADA INC.a cédé et transporté toutes ses créances actuelles et futures à LA BANQUE TORONTO-DOMINION a été enregistré au Bureau d’Enregistrement de Montréal le 16 octobre 1986 sous le numéro 3783264.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.LA COMPAGNIE E.BOUCHER ET ASSOCIÉS AVIS est par les présentes donné que La Compagnie E.Boucher et associée a déposé auprès du Directeur, Direction des Corporations, Consommation et corporations une déclaration d'intention de dissolution conformément aux dispositions de l'article 204 de la Loi sur les sociétés commerciales canadiennes (la "Loi") et qu'elle déposera ses clauses ds dissolution dès qu'elle aura satisfait aux axlgancae ds la Loi.La siège social ds la société est situé au 3023, de la rue Notre-Dame ouest suite 202 à Montréal, Québec.Montréal, le 11 novembre 1986.La président, (S) FERNAND LABERGE Société ds construction Canada Muséums dss musées du Canada Construction Corporation LE NOUVEAU MUSÉE DES BEAUX ARTS DEMANDE DE SOUMISSION Des soumissions cachetées pour la soumission mentionnée ci-dessus, seront reçues jusqu'à 14:00 heures de la date de fermeture spécifiée.Vous pouvez obtenir les documents de soumission chez Ellls-Don Limited: 541, Sussex Drive, 2lème étage, Ottawa, Ontario K1N 6Z6 (613) 230-8694 contre paiement du dépôt requis.Vous pouvez également consulter les documents de soumission aux bureaux de l'Association de la construction à Ottawa, Toronto et Montréal.Soumissions globales: Stores Vénitiens automatiques Date de fermeture: Le 11 décembre 1986 Dépôt: 200,00$ Le dépôt pour les documents de soumission, sous forme de chèque certifié, payable à «Canada Museums Construction Corporation Inc.» est remboursable contre la remise en bon état des documents.La Société s’engage i n'accepter ni la plus basse, ni aucune soumission.Canada AVIS est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 23 septembre, 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LE BRICOLEUR DE VAUDREUIL INC-/VAUDREUIL HANDYMAN INC a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Vau-dreuil, Québec le douzième jour de novembre 1986, sous le numéro 208667.Ce dix-septième jour de novembre, 1986.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.LOI SUR LE CHANGEMENT DE NOM ET D'AUTRES QUALITÉS DE L'ÉTAT CIVIL (S.Q.1965 c.et mod.) AVIS Sujet: MORRIS PECKER AVIS EST donné que MORRIS PECKER, gérant en production, domicilié à 1140 Marlatt, Ville St-Laurent, district de montréal, s'adressera au Ministre de la Justice pour obtenir un certificat changeant son nom en celui de MORRIS PACKARD.Les personnes dont le nom peut être changé à la suite de la requête sont: Dame HINDA ELLEN SEIGLER PECKER dit PACKARD, épouse du requérant, et leurs tilles mineures non émancipées REESA TAMARA PECKER et ISOBEL PECKER, toutes domiciliées à la même adresse que le requérant.Signé à Montréal, novembre 1986 Maître PAUL SKOLNIK Avocat du requérant, PRENEZ AVIS que CADRE D'INFORMATIQUE PROTÉGÉES INC., 2185, Avenue Madison, Montréal, Québec, H4B 2T2, détentrice du permis M-307866, s'adressera à la Commission de9 Transports du Québec dans le but d'obtenir l'émission du permis spécial suivant: Transport restreint - longue distance -route restreinte De Montréal à la frontière Québec/États-Unis (port d'entrée: Lacolle) et destiné à Carlstad dans l'état de New Jersey et retour, pour le transport de dossier d'affaires de toutes sortes pour le public en général et, en particulier, de rubans, disques et diskettes d’ordinateurs, de programmes d'ordinateur et d'autres articles s'y rattachant.Tout intéressé peut faire opposition à cette demande dans lea cinq (5) jours de la deuxième parution de cet avis à: Commission des Transports du Québec, 505 est, rue Sherbrooke, Montréal, Québec, H2L1K2.BRONSTETTER, WILKIE, PENHALE, DONOVAN, GIROUX 6 CHARBON-NEAU Avocats, 1 Place Ville Marie, Suite 3411, Montréal, Québec, H3B3N7.1ère parution: 24 novembre 1986 2ème parution: 25 novembre 1986.NOUS donnons avis que MARIE-LILIANE-ROSE GUÉNETTE, célibataire-majeure, domiciliée et résidant au 4964 Adam, cité et district de Montréal, s'adressera au Lieutenant-gouverneur en conseil pour obtenir un décret changeant son nom de famille en celui deGUÉNETTE-TRUDEAU.PRENEZ AVIS que CHAMPAGNE AUTOMOBILES INC.s'adresse à la Commission des transports du Ouébec dans le but d'obtenir un permis spécial spécial de location à court terme de camions, camionnettes, fourgons et fourgonnettes à l'adresse suivante, conformément aux dispositions du Réglement 9 sur la location de camions, tracteurs et semi-remorques: 8, rue principale Sud, Windsor (Québec).La requérante demande également que la décision à intervenir soit exécutoire dès que rendue, conformément aux dispostions de l'article 85 des R.P.R.I.C.T.Q.Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir à la présente demande en s'adressant à la Commission des transports dans les cinq jours de la deuxième publication du présent avis dans ce journal.Première publication: 24 novembre 1986 Deuxième publication: 25 novembre 1986 Me GUY SIROIS GAGNÉ, LETARTE, SIROIS, BEAUDET 5 ASSOCIÉS Procureurs de la requérante.AVIS EST donné que la demanderesse, U-HAUL CO.CANADA LTÉE., détentrice du permis M-600417, dont l'un des certificats autorise celle-ci à louer à court terme des camions spécialement agencés pour le déménagement au 587, boulevard Labette, Laval, s'adressera à la Commission des transports du Québec pour modifier l'adresse de ce bureau de location et demandera ainsi à la Commission des transports du Ouébec d'être autorisé à l'avenir à louer à court terme des camions spécialement agencés pour le déménagement au 3032, Cartier, Laval.La demanderesse demande également à la Commission des transports du Québec de décréter suivant l'article 85 que la décision devienne exécutoire à la date où elle sera rendue.Toute personne qui désire produire une opposition ou une intervention dans cette affaire, peut le taire en s'adressant à la Commission des transports du Québec dans les cinq (5) jours de la deuxième publication du présent avis.1ère publication: 24 novembre 1986 2lème publication: 25 novembre 1986 CORBEIL, GROLEAU 8 DUFRESNE Procureurs de la requérante.a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES CDE.62843.F 16 décembre 1986 3 ARMOIRES BLINDÉES 13,2 Kv ET BARRES SOUS GAINES 13,2 Kv Gerentle de eoumleelon: 60 000 S CDE.62813.F 16 décembre 1986 TUYAUTERIE EN RV.C.ISOLÉE Gerentle de eoumleelon: 10 000 S Les conditions du présent appel d'offres sont définies dans un document qui peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi Inclusivement, de 8 h 30 a 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services 855 est, rue Sainte-Catherine 3e étage Montréal (Québec) Canada H2L 4P5 Téléphone: (514) 289-5903 Les soumissions seront reçues jusqu'à 10 h 30 (heure de Montréal), à la date indiquée ci-dessus.Seules les personnes physiques ou morales qui ont une place d'affaires au Québec peuvent soumissionner après avoir obtenu le document d'appel d'offres directement de l'endroit susmentionné.Les soumissionnaires doivent fournir une garantie égale au montant susmentionné ou à 10% au moins du grand total de leur soumission.La garantie pourra être sous forme d'un chèque visé ou d'un cautionnement fourni par une compagnie d'assurances.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le directeur, Approvisionnement et Services Michel De Broux PRENEZ AVIS que votre propriétaire Gestion Mathi Ltée, a déposé une demande à la Régie du logement.Veuillez communiquez au bureau de la Régie du logement au 5199, rue Sherbrooke est, ste 2161, Pyramide D è Montréal.Dossier no.de la demande 31 860828 017 0 000000.L'audition aura lieu le 26 novembre 1966 à 14h30.Veuillez agir en conséquence.AVIS DE DEMANDE D'ABANDON DE CHARTE FOURRURES L.LICHTER INC./ L.LICHTER FUR INC.AVIS EST par les présentes donné que la compagnie Fourrures L.Lichter Inc./L.Lichter Fur Inc.en vertu de la Loi des compagnies de Québec et ayant son siège social dans la Ville de Montréal, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la la province de Québec la permission d'abandonner sa charte conformément aux dispositions de la Loi des compagnies.DATÉ A MONTRÉAL, le 19 novembre, 1986 PASCAL GARONCE COHEN DEVINE 8 LEITTER Procureurs de Fourrures L.Lichter Inc./L.Lichter Fur Inc.CANADA PROVINCE DE OUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-00965-862 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: Protonotaire-Adjoint COMPAGNIE TRUST ROYAL Partie demanderesse c.MONSIEUR EDWARD SAWKA JR.Partie défenderesse -et- DAME MARIE-PAULE CAISSY Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE EST donné à la partie défenderesse et à la mise-en-cause de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 Est rue Notre-Dame, Montréal, province de Québec, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie du bref d’assignation et de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de M.Edward Sawka Jr.et Dame Marie-Paule Caissy.Lieu: Montréal Date: 20 novembre 1986 MICHEL MARTIN Protonotalre-Adjolnt Cour Supérieure de Montréal.AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 5 septembre, 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à PETER DENIS ET JOCELYNE TREMBLAY FAISANT AFFAIRE SOUS LA RAISON SOCIALE .DENIS ET TREMBLAY» a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 10ième jour de novembre 1986, sous Je numéro 3793268.Ce 17ième jour de novembre 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.PRENEZ AVIS que LOCATION DE VÉHICULES JACQUES-CARTIER INC., titulaire des permis M-601237 001 et 002, située au 79, de Vaudreull, Boucherville, PO, s'adresse à la Commission des Transports du Québec, pour transférer et maintenir tous ses permis en laveur de BENARDCO INC., à la même adresse.Monsieur Léopold Bénard est le seul et unique actionnaire des deux compagnies ci-haut mentionnées.Toute personne peut s'opposer ou intervenir dans les cinq jours de la deuxième parution de cet avis en s'adressant à la Commission des transports du Québec, 505, Sherbrooke est, Montréal, PQH2L1K2.LOUIS LAVOIE, Avocat, (Longueuil).1e parution: 24 novembre 1986 2e parution: 25 novembre 1986.PRENEZ AVIS que la requérante cédante, TRANSPORT RAYMOND LA-COMBE INC., détentrice du permis M-303335, s'adressera à la Commission des transports du Québec afin d'étre autorisé à transférer en laveur de la requérante cessionnaire, 152181 CANADA INC., le certificat 001 dudit permis M-303335, autorisant principalement le transport de marchandises générales dans le Montréal Métropolitain, le tout conformément à l'article 41 de la Loi sur les transports et à l'article 30 des Règles de pratique et de régie interne de la Commission des transports du Ouébec.La requérante demande de plus, conformément à l'article 85 du réglement t de r interne de la Commission que la décision prenne effet i la date où elle sera rendue.Toute personne intéressée à taire opposition à la présente demande devra le taire dans les cinq (5) jours suivant la dernière parution de cet avis en s'adressant è la Commission des traits-ports du Québec.Me Jocelyn Leclerc MARTINEAU WALKER Procureurs de la requérante Première parution: 24 novembre 1986 Deuxième parution: 25 novembre il • nu- SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPELS D’OFFRES SOUMISSION: 2081 DÉMOLITION DU CHALET ROUEN (0249) 2195 AVE.DE LORIMIER Date d'ouverture des plis Obtention des documents au • 3 décembre 1986 • Module bâtiment 700 rue St-Antoine est Bureau R.500 - tél.872-3714 • 25$ • Directeur des Finances de la Ville de Montréal Contre un dépôt de Sous (orme de chèque visé à l'ordre du SOUMISSION NO 2072 TRAVAUX DE VOIRIE MUNICIPALE Reconstruction d'un égout combiné, côté est.d'un égout pluvial, côté ouest, et d'une conduite d'eau secondaire.2 côtés, sur l'avenue McGill College, du boul de Maisonneuve i la rue Sherbrooke Date d'ouverture des plis • Le 3 décembre 1986 Obtention des documents au • Module VOIRIE 700, rue St-Antoine Est but.: 1.440.tél.: 872-3280 • 35$ Contre un dépôt de (NON REMBOURSABLE) Sous torme de chèque visé à l'ordre du • Directeur des Finances de la Ville de Montréal Quelque soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement lé jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif è son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, avant l'heure de midi.Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre 120.Hôtel de Ville Le 24 novembre 1986 Le greffier de la Ville Maurice Brunei PRENEZ AVIS que CHANG LIN, CHANG KUN ET CHANG YU CHEN, résidant et domiciliés au 5880 Boyer, Brossard, Province de Québec J4Z 2E7, s'adresseront au Ministre de la Justice affin d’obtenir un certificat leur permettant de changer leur nom en ceux de: CHANG LIN, CHANG KUN ET CHANG YU SAUV.Montréal, le 13 novembre 1986.PRENEZ AVIS que LEOPOLD BENARD, de Boucherville, PO, titulaire des permis M-302048, s’adresse à la Commission des Transports du Québec pour transférer et maintenir tous ses permis en faveur de BENARDCO INC., compagnie qu'il contrôle à 100%.Toute personne peut s'opposer ou intervenir dans les 5 jours de la deuxième parution de cet avis en s'adressant é la Commission des Transports du Québec, 505, Sherbrooke, est, Montréal, PQ, H2L1K2.Louis Lavoie, Avocat (Longueuil).1e parution: 24 novembre 1986 2e parution: 26 novembre 1986.LOI SUR LA FAILLITE AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLEE (Article 80 (4)) DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: SARIN INC., dûment incorporée selon la loi, ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 7553, rue St-Hubert, dans lo ville et le district de Montréal, province de Québec.AVIS est par les présentes donné que la débitrice susdite a déposé une cession le 12ième jour de novembre 1986, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le Sième jour de décembre 1986, à 9:30 heures de l'avant-midi, au Complexe Guy Fovreau, 200, boul Dorchester ouest, Tour ouest — Bas.OO, Ch.07, en la cité de Montréal, dans la province de Québec.ABE NOZETZ, c a syndic MAHEU NOISEUX INC 2, Complexe Desjardins, bureau 2600, C.P.153, Suce.Desjardins, Montréal, Qué.H5B1E8 Tél.: (514)281-1565 AVIS DE DEMANDE DE TRANSFERT DE PERMIS PRENEZ AVIS que M.Réjean Allaire, 871,14ième avenue, Senneterre, (Québec), titulaire du permis de camionnage en vrac numéro M-509424-001 pour la région Zone 8, s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtenir le transfert de son permis, en laveur de 2331-1574 QUÉBEC INC.,871, 14ième avenue, Senneterre (Québec).Tout intéressé à ladite requête peut porter opposition ou intervention dans les cinq jours qui suivent la date de la deuxième publication dans ce journal à: Commission des Transports du Québec, 505, Sherbrooke Est, 3ème étage, Montréal, (Québec), H2L1K2.te publication: 24 novembre 1986 2e publication: 25 novembre 1986.VILLE DE MONTRÉAL AVIS PUBLIC CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO.500-02-032651-866 CLUB NAUTIQUE ET DE PLEIN AIR DE MONTRÉAL demanderesse — vs — LOCATION PIE IX INC , LES ENTREPRISES AUDIO-SPÉCIALISTE B.J.S, LTÉE, — et — NORMAND LAMOTHE défendeurs Il est enjoint aux détendeur NORMAND LAMOTHE, à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de 30 jours.MICHEL MARTIN, P.A.Mes Péloquin, Allard et Lacroix 275 est, rue Notre-Dame Montréal (Québec) la fierté a une ville 11 Tit mgSgm VILLE DE MONTRÉAL RACCORDEMENT DE DRAINS PRIVÉS Avis est par les présentes donné en vue du pavage que les propriétaires qui désirent construire des branchements privés de l'égout public è la ligne de leur propriété et faire le raccordement desdits drains devront, dans un délai de cinq jours è compter de la publication du présent avis, en taire la demande par écrit, en l'adressant au Module eaux, 700, rue St-Antoine est, afin d’obtenir les permis nécessaires è cet effet pour les rues suivantes: D’UN ÉGOUT SANITAIRE, D’UN ÉGOUT PLUVIAL ET D’UNE CONDUITE D’EAU SECONDAIRE, LA OÙ REQUIS: Rue ST-PATRICK, d'un point à l'ouest de l'avenue Atwater vers l'ouest.Rua de L'HÔPITAL, de la rue St-Jean à la rue St-Françols-Xavler (là où requis).JARDIN BOTANIQUE, du boulevard Pie IX au Pavillon administratif.Boulevard MAURICE DUPLESSIS, à l'intersection de la 71e Avenue.RUE 98-199, P.97, de la 3e Rue à la 3e Rue.62E AVENUE, du boulevard Maurice Duplessis à un point au sud de le 5e Rue Boulevard ST-MICHEL, de l'avenue du Mont-Royal au boulevard St-Jo-seph Boulevard ST-JOSEPH, de la 9e Avenue au boulevard St-Michel.Rue NOTRE-DAME, du boulevard de la Rousselière à la 81e Avenue (PAT.) SERVITUDE P.195, d'un point au sud de la rue Prince-Albert è la Rue 195-220.RUE 295-222, de la Rue 195-221 à la Rue 195-223.RUE 195-221, du boulevard du Tricentenaire è la Rue 196-296, là où requis.RUE 295-220, de la Rue 195-221 à la Rue 195-221.RUE 142-596 (14e AVENUE), d'un point au nord de l'avenue André Ampère à la Rue 410.Le tout conformément au règlement no.3728 et son ordonnance concernant les égouts.LE DIRECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS Richard Vanier, ing.Service des travaux publics Édifice Jacques Vlger Montréal, le 24 novembre 1986 AVIS EST donné que: TRANSPORT U.JASMIN 8 FILS INC., 8377, rue Chénier, Anjou, Qué.demande à la Commission des Transports du Québec de transférer son permis M507626-001A à: Yvon Jasmin, 8377, Chénier, Anjou, Qué.Le permis M507626-004A à; ml-chel Jasmin, 3261, St-Paul, Le Gar-deur, Qué.Le permis M507626-005 à: André Jasmin, 6894, Etienne Bouchard.Montréal, Qué.Le permis M507626-006 à: Pierre Jasmin, 4364, Delage, St-Léonard, Qué.Tous ces permis sont de la région 10, conformément aux articles 30 et 65 des règles de pratique de la CTQ.Tout intéressé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date delà deuxième parution Parutions: 1ère le 24 nov.1986 - 2ième le25nov 1986.S.P.T.Q.LTÉE.Q^Hydro -Québec APPEL D’OFFRES GEP-86-19044 pour 10 h 30 heure de Montréal le mardi 16 décembre-1986 Poste Laurentldes Québec INSTALLATION .ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL (ADDITION 1986) Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 20 OOO $ Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de 25 $ pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 i 16 h è fendrait suivant: HYDRO-QUÉBEC ^GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement at Sarvlcaa Service des contrats 855, rua Sainte-Catherine eet 3a étage Montréal (Québec) Canada H2L 4P5 Pour renaalgnementa: Téléphona: (514) 289-5903 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d'une banque à charte du Canada, payable à l'ordre d'Hydro-Québec, soit un bon de garantie de soumission, au montant Indiqué.Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau sus-indiqué sont admisse à soumission ner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes lea soumissions reçues.Le directeur, Approvisionnement et Services Michel De Broux I 6 B Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin Directeur des services administratifs: Michel Paradis OUI, SOUS RÉSERVE IL ÉTAIT inévitable que la loi 37 passât au crible du processus judiciaire.Cette loi, qui sert de cadre aux négociations dans les secteurs public et parapublic au Québec, impose d’évidentes restrictions à la « liberté » de négocier ainsi qu’à la «liberté» de recourir à la grève.Ces limites violent-elles la charte canadienne des droits et libertés qui garantit à tous « la liberté d’association » (article 2-d) ?Violent-elles également l’article 15 qui stipule que « la loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous » ?Le printemps dernier, la Cour supérieure acceptait d’entendre trois requêtes déposées par la CSN, la FTQ et la CEQ, qui demandaient que la loi 37 soit déclarée « nulle, ultra vires des pouvoirs de l’Assemblée nationale et sans effet, comme contraire à la Constitution canadienne ».« Peut-on * trouver une situation plus embêtante [.] que celle de forcer des personnes à vivre avec une loi qu’elles croient sincèrement contraire à la constitution de leur pays et aux droits fondamentaux qui leur sont garantis », déclarait alors le juge Pierre Viau.Il ajoutait : « Une décision claire [.] serait de nature à indiquer aux citoyens quels sont leurs droits et les inciteraient à respecter les règles établies par ceux qu’ils ont élus pour les diriger.» On convint que les trois dossiers seraient « reunis, instruits en même temps et jugés sur la même preuve et la même argumentation».Le mardi 18 novembre, le juge Jean-Jacques Croteau rendait sa décision.Elle est claire, mais elle n’est pas complète.Le tribunal « accueille en partie » la requête des trois centrales.C’est un « oui, sous réserve ».Le juge Croteau lève d’abord un premier obstacle en déclarant que l’article 100 de la loi 37 est « inopérant ».Il s’agit de la fameuse clause « nonobstant » que l’ancien gouvernement du Parti québécois insérait dans toutes les lois du Québec depuis le « coup de force » de 1982 dans le but de les soustraire à l’application de la charte canadienne des droits et libertés.Cette disposition, invalidée par la Cour d’appel, a été contestée jusqu’en Cour suprême, et le juge Croteau refuse de lui accorder la présomption de validité aussi longtemps que le plus haut tribunal du pays n’aura pas tranché.Le tribunal répond oui, également, à la question de savoir si la liberté d’association, garantie par la charte canadienne, inclut « aussi la liberté de s’associer pour négocier et la liberté de s’associer dans l’exercice de la grève ».La liberté d’association, doit-on comprendre, n’a de sens que si elle confère des droits collectifs.On s’associe pour une fin : négocier une convention collective, et on dispose d’un moyen : le recours à la grève.Telle est l’économie de la législation du travail qui s’est développée historiquement au Canada et au Québec.La première liberté implique les deux autres « par inclusion ».La charte canadienne n’en dit rien, mais son auteur « ne pouvait l’ignorer ».S’il avait voulu les dissocier, il aurait pris la peine de le préciser.Le juge Croteau se prononce aussi sur la nature des « droits à l’égalité » que garantit l’article 15 de la charte canadienne.Il se rallie à l’opinion de ceux qui estiment que cet article, trop récent pour avoir tout le poli que confère une longue jurisprudence, doit être interprété « largement ».Les formes de discrimination citées au deuxième paragraphe de cet article ne sont que des exemples et ne constituent pas une liste exhaustive.Et, finalement, la cour s’interroge : qui doit porter le fardeau de la preuve ?Est-ce le plaignant qui réclame la protection de la charte ?Ou le gouvernement qui a imposé les mesures restrictives ?Car les droits et libertés garantis par la charte ne sont pas absolus.L’article 1 précise que ces droits et libertés « ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique » Voilà tout le noeud.Les limites que la loi 37 imposent à la négociation et au recours à la grève, les inégalités qu’elles créent entre les personnes, sont-elles déraisonnables et injustifiées ?Les restrictions que comporte la loi 37 doivent répondre à des critères exceptionnels ; leur objectif doit être suffisamment important et s’inspirer de préoccupations urgentes et réelles ; les moyens mis en oeuvre doivent être équitables, soigneusement conçus et proportionnés à la fin poursuivie.Qu’en est-il de la loi 37 ?Le juge Croteau répond que plusieurs articles de cette loi sont « incompatibles » avec les articles 2-d et 15 de la charte canadienne.C’est une « première manche » que remportent les centrales syndicales.Mais c’est un « oui, sous réserve ».Il y aura donc une deuxième manche.Le tribunal somme en effet le gouvernement de venir « prouver » que les restrictions apportées aux droits et libertés syndicales « sont raisonnables et qu’elles se justifient dans le cadre d’une société libre et démocratique».Mais cette deuxième manche pourrait ne pas être déterminante non plus : les parties pourront en appeler jusque devant la Cour suprême.Au lendemain de la décision de la Cour supérieure, les syndicats et le gouvernement se retrouvent donc dans la même « situation embêtante » dont parlait le juge Viau.Il leur appartient, et à eux seuls, de la rendre viable.— JEAN FRANCOEUR « Juifs et Québécois français » LA COMMUNAUTÉ juive du Québec, la plus ancienne de nos « communautés culturelles », était venue, par un accident de l’histoire, à faire partie de l’autre « solitude ».Deux nationalistes — l’un péquiste, le mis-siologue Jacques Langlais, et l’autre sioniste, l’archiviste David Rome — ont retrouvé la trame des luttes menées en commun par les Juifs et les Québécois français, puis leur antagonisme, et enfin l’espoir qu’ils recèlent pour toutes les communautés du Québec.Publié chez Fides, Juifs et Québécois français, 200 ans d’histoire commune n’est pas le récit de la rencontre étonnante, laborieuse et finalement passionnante entre l’artisan du Centre interculturel Monchanin et le directeur de la Bibliothèque juive, devenu historien auprès du Congrès juif canadien.Il s’agit du choc de deux peuples, de deux minorités, de deux sensibilités qui puisent aux sources d’une même civilisation.On connaît l’exploit du député juif Ezéchiel Hart, réélu par les catholiques de Trois-Rivières sous le Régime anglais, et dont le sort devait modifier le statut des minorités et leurs droits au sein de l’Empire britannique.Moins connues sont l’implantation par vagues successives de Juifs « britanniques », puis de réfugiés des pogroms d’Europe centrale ; la brillante capitale yiddish qu’ils bâtirent à Montréal ; et la triste persécution qu’ils subirent de la part de l’Église, puis d’un certain nationalisme québécois, et finalement des fascistes canadiens-fran-çais de la Deuxième Guerre! L’ouvrage met en lumière, de façon saisissante, à la fois l’ouverture exceptionnelle des Québécois français, puis leur monolithisme.En même temps, on découvre une communauté juive qui vit, à l’intérieur d’elle même, un pluralisme poussé et fort riche (avant de succomber — les auteurs semblent en être moins conscients — à une mobilisation antiarabe qui perpétue d’autres malentendus tragiques).Les retrouvailles entre Juifs et Québécois français, fêtées jeudi dernier à Montréal, étaient émouvantes à plus d’un titre.On y retrouvait des membres d’autres communautés.On y saisissait aussi l’importance d’un moment unique, qui pourrait préfi- gurer une ère nouvelle au Québec.La communauté juive représente une école pour le nationalisme québécois en crise.Elle a appris à surmonter les différences : tous les peuples n’ont pas cette tradition.Elle s’est souvent trouvée aussi en position d’intermédiaire entre groupes ethniques et entre classes sociales en rivalité : ce talent politique, précieux et périlleux, est rare.L’ouvrage de Rome et Langlais est de grande actualité pour la classe politique d’ici.Nombreux restent les pays où coexistent des communautés très différentes par la langue, la culture, la croyance, et le passé politique.Le Canada et le Québec sont du nombre, sans retour, apparemment.Le premier a échoué à assimiler les francophones, et le second, les « autres » Québécois.Mais nulle part la coexistence n’est aisée.Cette humanité, c’est d’abord dans le creuset de la vie quotidienne, semble-t-il, qu’on apprendra à la vivre.Autant dire que la partie se jouera à Montréal.Espérons que cette fois la majorité ne manquera pas le rendez-vous de l’histoire.— JEAN-CLAUDE LECLERC L’espoir au coeur de la guerre TEMOIGNAGE NADIA QHALEM LES DÉFILÉS militaires constituent dans la plupart des pays du monde un spectacle à grand déploiement.Pour les enfants que nous étions, cela ressemblait à une sorte de fête païenne.Tout y était : la musique, les chevaux, les fusils .Et l’héroïsme dont on nous parlait.À cette époque-là encore, des hommes allaient au front combattre d’autres hommes.Mais c’était des guerres « artisanales », le courage n’y manquait pas.Aujourd’hui, il y a encore des soldats qui défilent dans les capitales, mais les guerres sont devenues industrielles.On s’y bat avec des machines technologiques, un outillage sophistiqué.On les expérimente dans ces vastes laboratoires que sont les pays peu industrialisés : Afrique, Asie, Amérique latine.Des pays où l’on ne manque pas de courage mais de connaissances techniques et de matériel technologique.Et les cobayes sont des civils, des populations, des femmes, des enfants.Des victimes donc, femmes, enfants, paysans et artisans désarmés.Leurs agresseurs avec ou sans uniformes, des hommes machines, parfois seulement des machines programmées par des hommes.Ce n’est pas de l’agressivité-colère ou de la violence-désespoir.Non, juste une chose qui ressemble à de l’efficacité.L’efficacité d’un fléau qui s’abat sur les gens comme une lèpre, une épidémie, une armée de virus foudroyants, un cataclysme.Et ce sont des savants, des techniciens, des Intellectuels qui mettent au point ce fléau, et ce sont d'autres populations qui le financent, d’honnêtes travailleurs qui oeuvrent à son élaboration, qui prennent congé chaque matin de leur conjoint et enfants pour faire leur journée consciencieusement à l’usine d’armement.Les guerres sont loin, sommes-nous indifférents ?Y a-t-il de l’espoir ?Il y a des armes qui ont été fabriquées et jamais utilisées .Certaines ont dû être détruites — désuètes.Ce serait la première fois que cela arrive dans rhistoire de l’humanité.Jusqu’ici, les armes « créées » ont toujours servi.Quand on regarde le téléjournal, on se dit qu’il y a des gens qui n’ont vraiment pas de chance parce qu’ils sont nés sur un point de la planète plutôt qu’un autre, qu’ils sont d’une couleur, une religion plutôt qu’une autre.Ils doivent subir dictature, pauvreté, oppression, famine, guerre parfois simultanément, une vie de peur et de malheur.Avez-vous vu comme la peur donne aux enfants un regard étonné ?Ils regardent notre monde.Cette planète toute bleue que les photos satellites nous ont dévoilée sans les frontières qui la griffent de barbelés, sans ces réseaux, ces lignes qui séparent les terres, les villages, les familles, les pays comme les racines d'une plante vénéreuse.Pourrait-on dire aux enfants : « Nous avons une jolie planète.Elle est bleue et vogue dans le cosmos comme un vaisseau spatial et nous en sommes les passagers ».Mais les enfants ne croient plus aux contes de fée.Ils regardent la télévision .Pendant que d’autres enfants regardent le monde et le fléau qui s'abat sur eux et leurs familles.Et ils doivent penser que c’est partout pareil et s'ils en réchappent, ils devront passer de nombreuses années à comprendre que l’on peut vivre sans la peur.Et comme par hasard, il y a parfois une petite silhouette menue, voûtée et fragile qui se fraie un chemin au coeur de la guerre pour aller vers les plus démunis de tous : les enfants handicapés, malades et apeurés pour les éloigner du bruit des armes.C’est tellement invraisemblable qu’on a peine à croire que c’est vrai et puis on se dit qu’elle n’est peut-être pas toute seule, qu’il y a partout à travers le monde des femmes et des hommes de toutes religions qui n’ont pis souhaité cela, qui n’ont souhaité Su’un peu plus de justice, un peu plus e dignité, de liberté.On se dit qu’il y en a certainement d’autres de ces stratèges de la paix, ces technocrates de rechange et de la réflexion.Ces bureaucrates de la redistribution des biens et des richesses, ces diplomates qui mesurent leurs mots pour éviter les conflits.Des sauveurs d’enfants et de peuples, il doit bien y en avoir beaucoup, sinon où serait l’espoir ?Le Judith-Jasmin MADELEINE POULIN vient de remporter le Judith-Jasmin, le plus prestigieux et le plus convoité des prix de journalisme offert chaque année par le Cercle des femmes journalistes.Tout le monde s’est réjoui de voir récompensé le travail de cette journaliste douée et courageuse — on se souvient de ses reportages à Beyrouth — qui, comme Judith Jasmin, oeuvre à Radio-Canada.La journaliste du Point a remporté le prix pour un reportage sensible et beau : « L’univers de Jean-Paul Lemieux » illustré des oeuvres du Maître.Guerre et Paix, èn alternance, et c’est la grâce et la paix qui l’emportent.Les trois autres concurrents, Gé-rald Leblanc, Achille Michaud et Georges-Hébert Germain méritaient cependant mieux que les accessits qui leur ont été attribués car ils sont, tous, « incomparables ! » Dans la catégorie presse quotidienne, Gérald Leblanc a publié un article intitulé « La saga de la loi 101 — un projet de société inachevé » (La Presse).En appendice, sur le meme thème, il publiait le 19 novembre dernier, une « lettre à mon premier ministre » émouvante et passionnée.Il y faisait part de ses « flashes inquiétants » en ces termes : « J’y vois la prochaine crise linguistique éclatant non pas sur le dos des écoliers italiens de Saint-Léonard comme en 1968 mais en pleine face des commerçants grecs aux quatre coins de la métropole » parce que, précisait-il : « Contrairement à ce que répètent vos ministres, en reprenant le langage et les thèses d’Alliance-Québec, la joute linguistique ne se joue pas entre la majorité francophone et la minorité des quelque 10 % cent d’anglophones.Elle se joue dans les groupes ethniques, qui FAIRE-PART ROLANDE ALLARD-LACERTE ÏÏM y Y V» j 1 IêS fournissent un citoyen sur quatre dans la ville et dans l’ïle de Montréal.» M.Leblanc terminait sa lettre par un poème qu’il récitait quand il était enfant, dans son Acadie natale.Il évoquait ses racines et les Acadiens s’y entendent en fait de racines et d’exil.Il y a la déportation mais il y a aussi l’exil chez soi.Georges-Hébert Germain a une plume-caméra qui donne à voir, il en jaillit spontanément des formules heureuses.Le lecteur a peut-être oublié son texte « New York, la bourse mondiale de la création », publié en avril 1985 dans l’Actualité mais dans la livraison de novembre de ce magazine, sous le titre « Des parias et des dieux » il nous fait visiter l’Inde en sa compagnie : « On est tour à tour agresse écoeuré, enragé puis séduit et enchanté.Chaque repas est un enfer, on avale du feu, matin, midi et soir, mais on finit par y prendre goût.Le reste du monde semble tout à coup d’une intolérable fadeur.Ici tout est relevé, épicé.Ça sent le souffre et l’ammoniac, mais aussi, mais en même temps, le jasmin, la fleur de manguier, l’ananas.Il y a de la merde partout mais il y a aussi de l’or; des êtres passés au charbon, et d’autres couverts de diamants, des parias et des dieux.Il y a un ordre dément sous ce souverain chaos.» On est à des lieues et des lieues des lieux communs charriés par les traditionnels articles de voyage.Achille Michaud possède le génie de la radio, ce média qui donne à voir sans les images.Son reportage primé « Le Titanic » a été diffusé à Présent-dimanche, sur les ondes de Radio-Canada.Pour faire revivre ce transatlantique qui, depuis son naufrage, a peuplé notre imaginaire, c’est sans doute la radio qui convenait le mieux.La télévision montrait une carcasse rouillée et des lustres dérisoires qui pendouillaient avec leurs grappes de larmes cristallisées.Faire surgir des images sans images, juste par la magie des mots et des sons, c’est un art remarquable.Ces quatre journalistes ne méritaient-ils pas, à part égale, les prix Judith-Jasmin qui, les années précédentes, étaient attribués distinctement, selon les catégories quotidiens, périodiques, télévision et radio ?N’a-t-on pas, la semaine dernière, compare l’incomparable ?Au Cercle des femmes journalistes on repense à tout cela.Plusieurs — et j’en suis — préconisent le retour à l’ancienne formule qui leur semble plus équitable.Si vous avez des suggestions, des commentaires, auriez-vous l’amabilité de m’en.faire part ?LETTRES AU DEVOIR Quel plat ! I.ellre à M.Raymond Gauthier, Salon de l'éducation et de la technologie LE 9 OCTOBRE, nous avons, mes étudiants et moi, participé au Vélodrome olympique au concours du meilleur plat de nos écoles de cuisine professionnelle.J’ai été déçu de l’organisation; ce fut, d’après moi, un fiasco.Quand on vient de La Sarre, après neuf heures de route en auto, il est important qu’on nous facilite l’arrivée.Vous nous disiez dans votre circulaire qu’une représentante du ministère serait à la porte centrale du Stade pour nous accueillir; nous n’avons jamais croisé cette personne.Nous avons été privés des renseignements et de l’aide nécessaire et utile à ceux qui arrivent dans un milieu nouveau; le Stade olympique ce n’est quand même pas une maison de campagne.Nous avons donc tâtonné pour arriver à l’heure et au lieu déterminé.Bien sûr, nous ne nous attendions pas à trouver des cuisines comme celles de nos écoles mais nous espérions au moins un minimum de ressources matérielles.Nous étions là à 7 h 30, ce n’est qu’à 9 h 30 que nous avons pu mettre la main sur un chariot pour descendre notre matériel de 1# voiture, garée à plus de deux mille pieds de la porte qui nous était assignée.Des équipes de Montréal ont vécu les mêmes difficultés que nous.Un chef de Laval a fait deux fois à pied le tour du Vélodrome avec son aspic de fruits de mer dans les mains pour arriver au concours et pour être disqualifié à cause de retard.Les équipements mis à notre disposition étalent, comme vous l’aviez dit, très limités.Cependant nous ne savions pas que nous serions plus d’une équipe à travailler sur la même cuisinière, que nous avons dû nettoyer avant de l’utiliser.Les juges ont dû déguster les plats avec des fourchettes de plastique sur des tables dépourvues de tout décorum.Ils ont dû travailler sans critère d’évaluation.Les catégories des participants étaient mal définies.Des étudiants du secondaire se sont mesurés à des étudiants de l’Éducation des adultes (cours de perfectionnement) dont certains étaient des cuisiniers de quatre à cinq ans d’expérience.Rien n’a été fait pour conserver l’anonymat des plats présentés.Les juges pouvaient savoir qui avait fait le plat, de quels groupes et de quelles régions ils venaient.Je ne veux pas accuser les juges de partialité loin de là, mais habituellement dans de tels concours, les plats sont identifiés uniquement par un numéro [.].Dans le règlement, chaque école avait un maximum de 60 minutes pour préparer ses plats.Le mot préparer suppose que les plats devaient être « fabriqués » sur place.Certaines écoles sont arrivées au concours avec des plats « pré-préparés ».Si vous me permettez pour l’occcasion de faire un néologisme.Aucune surveillance n’a été exercée pour contrôler ce règlement.!.] Habituellement ces concours sont très motivants pour les étudiants de cuisine professionnelle.Nous avons eu l’occasion de participer au Salon culinaire de l’Es-trie, au Culinary Competition and Display à Winnipeg et à la Grande Bouffe de La Sarre.Nous sommes donc en mesure de comparer.!.] Tout n’est cependant pas mauvais.L’idée d’un tel événement est bonne et je vous encourage à la poursuivre.L’an prochain nous serons là pour vérifier les améliorations que vous aurez apportées.— ANDRÉ PELCHAT chef de groupe, Cité Étudiante Polyno.La Sarre, le 17 octobre.¦ J’ai toujours mal APRÈS CINQ mois en accident de travail, mon dos me fait toujours souffrir comme au premier jour.Traitements de physio et pilules n’ont rien changé.Je n’ai même pas passé de radiographie.Mauvais médecins ?Mauvais traitements ?On ne m’écoute pas quand j’explique mon mal.On me renvoie chez moi avec une prescription de pilules.Au début, je croyais que sur la CSST je recevrais des soins vite et bien, pour que je retourne travailler rapidement.C’est tout le contraire ! Ça traîne en longueur et les médecins s’envoient la balle.Je suis fatiguée et déprimée, j’ai toujours mal, même à faire mon ouvrage de maison et m’occuper seule de mon bébé.J’arrête pas de me demander : quand le mal va disparaître ?Le médecin me dit de retourner au travail avec des conditions, vu mon état.Le boss nie ces conditions et m’offre le même travail.Mon médecin reste sourd quand je lui dis que, même avec les conditions, je suis incapable de faire une journée de travail.On me convoque à un arbitrage médical de la CSST, parce que mon boss conteste mon médecin traitant.C’est un médecin qui est juge et arbitre qui me questionne, il complète les notes que mon boss lui a données et il me fait marcher dans son bureau.Tout est ridicule ! Je croyais que ce médecin était pour trouver mon problème et me soigner.Comme j’étais naïve ! Il ne m’a même pas touchée, il a dit que c’était pas sa job de me soigner.(Sa secrétaire pourrait aussi bien faire le travail à sa place, ça coûterait moins cher au gouvernement ! ) Savez-vous ce qu’il m’a dit ?Que ce n’était pas un accident de travail, que c’était arrivé à l’occasion du travail.Comprenez-vous ces paroles ?Il>a demandé si j’avais mal au coeur.C’est pas au coeur que j’ai mal, c’est au dos.Parce que j’ai marché sans boiter et que j’ai pas mal au coeur, je devrai retourner au travail avec mes douleurs et mon incapacité, sinon ils couperont mes prestations.Ces temps-ci, les employeurs contestent à la CSST tous les travailleurs accidentés.C’est de l’épuration, pas de la médecine ni de la compréhension.Cherchez-donc voir un agent de la CSST qui soit un peu humain ou pas agressif ?On doit dénoncer les mauvais traitements de l’employeur et de la CSST.Et que nos syndicats réagissent, bon Dieu ! — DIANE RICHER Verdun, le 7 novembre.¦ Des étudiants qui ne votent pas DIMANCHE 9 novembre : Montréal vit la fièvre des élections municipales.Une fièvre qui ne risque pas de faire éclater les thermomètres ni de provoquer le délire ! J’agis comme représentant dans un bureau de vote du nord de la ville.Les jeux étaient faits.Aussi, suis-je plus intéressé, dès la fin du scrutin, à savoir qui est venu voter.[.] Le vote étudiant ?Exactement un étudiant sur neuf s’est prévalu de son droit de vote ! Ne poussez pas les hauts cris : je ne saute pas aux conclusions; mon échantillonnage n’est pas assez représentatif.Mais il m’est difficile de résister à la tentation de voir là un certain paradoxe.On débraie, on manifeste, on multiplie les assemblées houleuses et les déclarations à l’emporte-pièce .mais on ne vote pas ! Bien sûr, n’importe lequel de ces jeunes éphèbes me rétorquera que le municipal n’a rien à voir avec les prêts et bourses pas plus qu'avec la hausse ou le gel des frais de scolarité.Mais voilà précisément où se trouve le bobo : je n'interviens dans la « chose publique » que dans la mesure où des décisions touchent MA corde sensible, MES intérêts; c'est la levée de boucliers contre un gouvernement qui refuse de vivre au-dessus de ses moyens, d’être l'éternelle et inépuisable vache à lait ![.] Non, je ne souhaite pas que l’on revienne à l’époque où seuls les enfants des classes aisées pouvaient s'offrir le luxe de poursuivre des études.Non, je ne conteste pas le droit qui est le vôtre de vouloir vivre décemment et de poursuivre votre formation.Mais reconnaissez qu’un immenseef-fort de rationalisation dans la gestion des fonds publics est urgent et en particulier dans le domaine de l’éducation.La démocratisation de l’enseignement est un bien acquis et inaliénable mais elle a aussi son talon d’Achille : si l’on n’y veille, elle risque fort d’être du nivellement par le bas; les meilleurs sont noyés dans la masse, non pas des moins forts, mais dans celle des moins intéressés, des moins motivés.[.] — PAUL DENUIT Montréal, le 18 novembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Ouebecor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: - $3.25 par semaine le samedi seulement - $1.00 Pour Information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Edition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS LE COURRIER ?Québec : le temps des reculs ?TOUCHEZ PAs LA LOI 101 jk-r"**" Mà * 1 Chômage ¦ Le défi de la jeunesse LE DÉFI du libre-échange, c’est le défi de la jeunesse.Les défis maison, nous les avons relevés.Nous avons fait de ce pays un pays industrialisé, riche et moderne, pourvu de mesures sociales qui permettent à tous de se dépanner durant les périodes improductives.Vous les moins de 40 ans : jeunes industriels, travailleurs ou étudiants, voulez-vous vivre dans un pays prospère ?Créez-le vous-même.C’est à vous qu’il appartient d’inventer votre monde de demain à partir des merveilleuses inventions qui sont à votre portée.Votre avenir n’est pas dans la gérontologie, l’âge d’or, le folklore et les musées.Croyez-vous que le Japon connaîtrait son essor actuel s’il s’était refermé sur lui-même, confiné dans ses petites îles volcaniques ?Il a décidé de faire mieux que ses concurrents et de leur offrir ses produits.S’est-il laissé paralyser par la différence de civilisation, de langue ?Voyez vous-mêmes les résultats.[.] Ne vous faites pas d’illusions, vous n’y arriverez pas sans efforts personnels.Ce n’est pas en fumant du « pot », en discutant de vos misères, en dégustant bière sur bière autour d’une table que vous relèverez ce défi.Nous ne vous aidons pas non plus, en organisant des clubs de plaignards pour vous maintenir dans votre léthargie.On n’exporte pas la médiocrité.Chaque pays en cultive suffisamment pour ses besoins.L’excellence et la compétence sont les seuls produits exportables.Elles n’ont pas besoin de mesures protectionnistes pour percer.Elles s’imposent d’elles-mêmes.Elles ne sont pas sanctionnées par le nombre d’heures sacrifiées à user les bancs de l’école ou par un diplôme officiel.Elles présentent des résultats concrets, des produits nouveaux.Elles exigent un effort constant et sérieux, une préparation soignée.Vous avez la chance de pouvoir penser et agir en fonction du continent et du monde.Ne vous contentez pas d’une mentalité de quartier ou de village.La compétence, la qualité et la valeur sont en demande sur tous les continents.(.) Ne perdez pas votre temps à essayer de prendre nos places, elles sont trop étroites pour vous.Inven-tez-en d’autres.Un pays a l’âge de sa jeunesse.On redoute davantage un petit pays à la jeunesse ardente qu’un grand pays, endormi sur ses lauriers.[.] — JULIEN GIGUÈRE philosophe-éducateur.Arthabaska, le 8 novembre.Chili ¦ Des accusations sans fondement LA COMMUNAUTÉ chilienne de Montréal est indignée de la teneur de la lettre adressée au DEVOIR le 23 septembre par M.Alberto Besa, ambassadeur du Chili, et portant des accusations dénouées de tout fondement contre les journalistes de ce prestigieux journal.Elle ne correspond aucunement à la réalité et à la vérité de ce qui se passe au Chili.Depuis plus de 13 ans notre pays vit sous la dictature la plus cruelle que l’Amérique latine ait connue au cours des dernières décennies.Les violations permanentes, systématiques et flagrantes des droits et libertés par le régime Pinochet ont été condamnées par les Nations unies, l’Organisation des États américains, Amnistie internationale et par l'ensemble de la communauté internationale.Au Québec, nous avons des preuves des atrocités commises par le régime Pinochet.Beaucoup des Chiliens vivant ici grâce à l’accueil et la générosité du peuple québécois sont en mesure de témoigner des tortures, des arrestations arbitraires et des traitements cruels, inhumains et dégradants dont ils ont été victimes sous la dictature militaire.!.] Face aux attaques de l’ambassadeur Besa, nous voulons souligner la compétence et les qualités professionnelles des journalistes du DEVOIR, ainsi que leur objectivité à propos de l’information sur le Chili.— OSVALDO NUNEZ BEATRIZ HERRERA ELIAS CABRERA MARCELO SOLERVICENS Montréal, le 5 novembre.¦ L’art d’épuiser le Québec VOILÀ VINGT ans qu’on veut nous faire céder, sur ceci, sur cela, sur l’indépendance, sur la langue, sur le mouvement d’ensemble qui nous animait, sur notre regain de vigueur manifesté depuis 1960, sur la Révolution tranquille et sur ses réalisations, sur les institutions qu’elle a créées, sur les avoirs qu’elle nous a fait réunir et concentrer entre nos mains, et sur bien d’autres choses encore.Sur la volonté de nous affirmer comme majorité.Sur notre notion de peuple ayant des intérêts politiques aussi distincts qu’impératifs.Donc sur le sens politique lui-même : on demande à tous d’être forts, sauf à nous, à qui l’on demande d’être faibles.Toutes ces manoeuvres et agressions vont dans le même sens, mais chacune d’elles se présente séparément.Nous nous faisons circonvenir, mais par morceaux isolément.Par exemple, on raisonne sur la constitution, ou encore sur la SGF et d’autres sociétés d’État, ou sur la langue.La technique employée consiste à « privatiser » les différents sujets.On nous dégénéralise, si l’on peut dire, par parties.Cette segmentation réelle du politique, technique d’affaiblissement, se fait sous une couverture, la libéralisation apparente, l’universalisation fictive.Ces semaines-ci, c’est la langue.Que ce soit à propos de la langue ou d’autres choses, il s’agit invariablement de nous faire abandonner une position forte.S’il est une chose au sujet de laquelle il ne faut pas s’aveugler, c’est bien la question de savoir où est la force et où est la faiblesse.Le problème de la langue n’est pas vraiment distinct du problème des pouvoirs constitutionnels, ni de celui de la conquête économique et du développement de l’entrepre-neurship, et encore moins de la question de savoir si Ton doit gouverner plutôt que de se faire gouverner.Une révolution nationaliste de 20 ans l’a démontré aux gens d’affaires tout autant qu’aux poètes.¦ Le progrès INSPIRÉ par l’Esprit de Dieu, l’auteur du Levitique (20,13) ordonnait de mettre à mort les homosexuels.Guidé par ce même Esprit, le chef de l’Église catholique suggère de ne pas leur « crier des noms », mais interdit qu’on leur prête des locaux où ils se réuniraient pour réclamer leurs droits.Comme on n’arrête pas le progrès, peut-on conclure que les autorités religieuses de l’an 2 500 suggèrent qu’on se contente de leur infliger des points de démérite ?— CLAUDE BOUCHER Sherbrooke, 13 novembre ¦ Aimer de loin LA RÉACTION de Jean-Claude Leclerc à la lettre du cardinal Ratzinger sur l’homosexualité m’a étonnée : il y voit une amorce de persécution envers un groupe minoritaire, alors que ce message me paraît empreint de sympathie, voire même de tendresse.Pourquoi y a-t-il tant d’homosexuels « actifs » aujourd’hui ?Je crois que c’est la faute de notre société su-per-érotisée : à présenter la recherche du plaisir comme l’ultime but de la vie, commme un droit sacré, comme une nécessité pour être considéré « normal », on en fait une obligation pour des catégories de personnes qui, autrement, apprendraient à s’en passer : les enfants et les homosexuels.¦ Est-ce juste ?Lettre adressée à M.Richard L'Écuyer, directeur général de l’hôpital Sainte-Justine APRÈS 14 mois de négociation peu rentable, nous attendons toujours la signature d’une convention collective acceptable.Comme vous êtes consulté sur le contenu des offres gouvernementales, nous désirons vous sensibiliser à l’équité de nos revendications et vous faire part de nos principales préoccupations.Comment maintenir, par exemple, Les agressions dont je parlais vont toutes dans le même sens.On ne dit pas : nous allons vous faire céder sur la langue mais présenter des exigences accrues en matière constitutionnelle.Ou bien : vous allez en rabattre de vos histoires de langue, mais par contre tout sera mis en oeuvre, par tel ou tel moyen, pour vous rendre plus puissants politiquement.Pendant qu’on sren prend à la langue, on ne dit pas qu’on va défendre le Québec avec beaucoup d’énergie.On ne parle pas beaucoup des acquis.On ne dit pas : vous allez cesser d’insister sur les pouvoirs constitutionnels, mais, en revanche, ce que vous avez acquis, comme collectivité, de biens, de pouvoirs, de lois et d’institutions de toutes sortes, dans le cadre de la constitution fédérale, nous allons y tenir mordicus et même les accroître s’il se peut.Cela n’est pas ce que Ton entend.Car, pour ce qui est de la Le cardinal Joseph Ratzinger Car tout se tient dans notre monde déboussolé : la prostitution enfantine, le viol et l’inceste, l’infidélité et l’homosexualité active.Ces fléaux ne peuvent être traités séparément car il faut tout de même être logique.Le plaisir sexuel est-il un droit inaliénable ?Alors qu’on laisse chacun le chercher où il peut du berceau à la tombe.Est-il au contraire lié à une économie divine, à un plan de Dieu sur la qualité des services face à l’augmentation constante de la clientèle (suite à l’absorption de clientèle d’autres hôpitaux .) s’il n’est pas possible d’ouvrir de postes chez les professionnels ?En outre, cette surcharge se fait lourdement sentir sur la santé de plusieurs d’entre nous qui sont, de ce fait, menacés de « burnout ».Est-il juste qu’en tant que professionnels, nous ayons subi des pertes de salaire de 20 % de janvier a avril 1983 et que nous n’ayons même pas retrouve, en 1986, des salaires équivalant à ceux de juillet 1982, ce qui constitution, j'espere que personne ne se fait d’illusion au sujet du régime provincial actuel, pendant qu’il fait d’amples efforts contre la langue.Tout se tient.La défense de la langue est un geste politique.Ce n’est pas uniquement une affaire de culture.Chez les liquidateurs, les choses cèdent de partout.C’est une preuve de plus que tout se tient.Céder sur la langue, ce n’est pas seulement céder sur un avoir, c’est céder sur une volonté.Dans la situation présente, céder en ce qui touche la langue, on ne peut faire que ce ne soit céder également de notre volonté politique générale.Car cela conduit a ne plus se reconnaître.À ne plus se trouver nécessaires.À ne plus savoir.Donc, à ne plus vouloir.Je ne soutiens pas qu’à long terme, le français ici résistera indéfiniment.Je me contente d’affirmer qu’actuellement, cesser à quelque degré de résister sur la langue, l’humanité ?Alors, la perspective devient toute autre.Comme le cardinal Ratzinger, je ne crois pas que le bonheur, la dignité et l’épanouissement des homosexuels doivent nécessairement passer par l’activité sexuelle : dans ce monde particulier, les amours sont très souvent orageuses, les jalousies féroces et les crimes passionnels fréquents.L’homosexualité est certes une n’a pas été le cas dans le secteur privé ?Pire encore, ce sont les professionnels dont on a reconnu l’excellence, suite au concours de la classe I, qui ont été les plus gravement touchés ; en effet, leur échelle de salaire a connu un gel total depuis 1982.Pourtant, le coût de la vie a augmenté de plus de 12 % depuis cette date et nous ne sommes pas sans savoir que médecins, cadres, directeurs d’hôpitaux, policiers, députés, ministres.ont bénéficié, durant cette même période, d’augmentations substantielles.Est-il juste de trouver encore, c’est profondément affaiblir le Québec et les Québécois.C'est vendre sa cohérence, sa volonté, ses forces, une part importante de ses raisons de vouloir.C’est l’amener dans la faiblesse.C’est lui faire admettre une démission.C’est le désintéresser.C’est contribuer à le décourager.C'est le rendre neutre, même à ses propres yeux.Cela revient à le défaire, à le faire s’abandonner lui-même.Ceci ne va pas sans conséquence.Mais il n’y a pas à s’étonner.Regardez certaine politique depuis 1968, dans un cas, depuis 1970, dans l’autre.Un objectif, très précis : s’attaquer à la volonté politique québécoise, en venir à bout par le dehors, par le dedans.La briser, la désorienter.Curieux peuple : nous sommes si souvent en instance d’être donnés.Par les nôtres, forcément.— PIERRE VADEBONCOEUR Montréal, le 17 novembre.grande épreuve pour un coeur sensible, mais il se trouve dans la même situation que l’homme qui aime une femme inaccessible : s’il a de l’honneur, il se contentera de l’aimer de loin.Et cette souffrance acceptée peut développer en lui une puissance d’amour insoupçonnée pour d’autres défavorisés de la vie.Il y a bien des façons d’aimer.Les homosexuels ont souvent une personnalité très attachante ; il leur est facile de se faire des amis, surtout dans le milieu féminin avec qui ils ont beaucoup d’affinités.L’amitié féminine peut-elle pour eux remplacer l’amour masculin ?Pour cela, il faudrait d’abord cesser de mesurer la valeur d’un homme à l’ampleur de ses prouesses sexuelles.— SIMONE BORDELEAU La Sarre, le 12 novembre.¦ Trop de sexe DANS SON discours officiel, l’Église ne claironne plus guère que sur le thème de la morale sexuelle ; elle a réussi à ramener le message évangélique à « cela » ou peu s’en faut.Serait-on en train d’assister aussi au déclin de l’empire spirituel ?Si ma mémoire est fidèle, ce ne sont ni les homosexuels ni les prostituées qui ont crucifié le Christ ; ce sont les « justes », légistes et grands prêtres qui, eux, avaient peur de Lui ! — MARY DOUGLAS St-Sylvestre, le 12 novembre.dans nos conventions, des échelles discriminées (celles des ergothérapeutes et des bibliothécaires, par exemple), ces postes étant à l’origine détenus en majorité par des femmes ?On sait bien cependant qu’au-jourd’hui on retrouve des chefs de famille autant chez les femmes que chez les hommes.Nous restons également préoccupés par le chômage persistant chez les jeunes professionnels et par l’absence de mesures qui permettraient de leur ouvrir des portes (.) — LOUISE CARDINAL et 73 membres du Syndicat des professionnels des Affaires sociales (Sainte-Justice).Montréal, le 7 novembre.Spéculation ¦ Mort d’une coop CE JEUDI, la coopérative d’habitation de Pointe St-Charles enterre son projet.Né de trois ans d’efforts, de solidarité et d'espoirs, notre projet a avorté sous les coups de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).Nous voulions nous loger convenablement, habiter notre quartier, payer un loyer abordable.La SCHL nous l’a refusé.Sa réponse nous a fait l’effet d'une douche froide : elle acceptait notre projet, l’achat de la maison, sa rénovation.mais à quel prix ! Faisant fi des directives les plus raisonnables de la Régie du logement, elle a voulu doubler nos loyers.Bien entendu, nous étions incapables d’assumer une telle hausse.Malgré tous nos efforts et toutes nos explications, la SCH L a maintenu sa décision : des loyers à plus de $ 400 par mois, ou rien du tout.Il est possible que ce montant apparaisse acceptable pour certains; mais dans un quartier où les ménages ont un revenu moyen de $ 15,000 par année, où le prix des loyers est approximativement de $ 200 par mois, ce que nous demande la SCHL est absolument irréaliste.Nous sommes profondément choqués de cette décision de la SCHL : en plus de ne pas tenir compte de notre capacité de payer, elle nous révèle son rôle d'agent de spéculation.Déjà, Pointe St-Charles est soumis aux pressions dangereuses des investisseurs immobiliers (un quartier si proche du centre-ville représente un enjeu important).On y vend, on y achète, on y rénove, on y construit.et on en chasse la population résidante en louant à des prix exorbitants.En doublant les loyers, la SCHL stimule l’inflation et invite les promoteurs privés à en faire autant.Face à de telles pratiques inflationnistes, notre communauté est con damnée à l’éclatement; et ça, c’est grave quand il faut compter sur tout un réseau d’entraide pour survivre.En plus de doubler nos loyers, d’encourager l’inflation du marché de l’habitation, la SCHL discrimine les ménages à petits revenus.Selon ses barêmes, les gens ayant entre $ 13,000 et $ 20,000 par année doivent engloutir plus du tiers de leur revenu dans leur loyer.En soi, cette proportion est énorme; mais elle devient carrément inadmissible quand on découvre qu’elle est le double de ce qu'investi en moyenne le peuple canadien pour se loger.Aujourd’hui, nous sommes démobilisés.Nous avons voulu prendre en mains nos conditions d’habitation; peine perdue, la SCH L a saboté notre travail.Nous avons fait plus que notre effort; maintenant, c’est aux politiciens de travailler pour redresser la situation afin que la SCH L exécute son mandat.— LA COOP BRIC-A-BRAC Pointe-St-Charles, 11 novembre.Les CF-18 ¦ Dans la spirale de la guerre L’OBTENTION du contrat d’entretien des chasseurs CF-18 par Canadair vient de jeter une véritable douche d’eau froide sur l’ensemble du mouvement pacifiste au Québec.Après l’acceptation des essais des missiles Cruise sur le territoire canadien et la signature du contrat pour le renouvellement des accords du NORAD, le Canada est maintenant très m' placé pour revendiquer Tin?de la nation la plus pacifist pacificatrice des Nations-Un Qui plus est, non seulement le lobby des militaires n’a plus besoin de se manifester, ni même celui des entreprises multinationales, mais ce sont les chambres de commerce, les universités et les cégeps qui sont entrés dans la ronde pous exiger de plus en plus de ressources naturelles et humaines pour la fabrication d’armes de plus en plus nombreuses et de plus en plus sophistiquées.Le Québec a besoin d’autres modèles de développement.Il doit prendre conscience des menaces que constituent pour son économie ces activités de production reliées aux armements.Il doit bâtir une stratégie en vue de reconvertir ses 100 usines qui fabriquent des armes ou des pièces d’armements et de se soustraire progressivement aux desiderata et aux pressions des USA.Toutes les forces vives de la nation doivent s’unir pour exiger d Ottawa et de Québec un changement de cap radical.[.] — JULES DUFOUR Chicoutimi, le 2 novembre.?L’Église et l’homosexualité ?Des revendications acceptables duns ntutMMt* ït un eoutiw »*Mon UN NOUVI AU WCAHO 6CONOMIQUI VIENT DE PARAITRE LE DÉFIT DU PLEIN EMPLOI UN NOUVEAU REGARD ÉCONOMIQUE DIANE BELLEMARE ET LISE POULIN SIMON Diane Bellemare et Use Poulin Simon nous convient dans le le présent ouvrage à une analyse et une réflexion d’économie politique dans laquelle elles jettent les bases d’une approche cohérente et efficace pour mettre à la portée du Canada et du Québec le plein emploi.C’est un défi qu’elles lancent ici aux gouvernements, aux syndicats et aux patrons en confrontant ce qui se fait ici et qui ne marche pas à ce qui se fait ailleurs en Autriche, en Norvège et en Suède où on atteint le plein emploi.SEDITIONS SAINT-MARTIN .rue Saint-Hubert, suite Montréal.Québec H2L 4A7 (514)525-4346 Selon du livre Stand 118 l ai 8 B Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Québec dont certains sont cancérigènes, proviennent essentiellement de procédés industrielles, du raffinage, du goudron, de l’asphalte, de l’incinération des déchets et des moteurs à combustion.Les composés halo-génés volatils se forment pour la plupart à l'intérieur des usines de filtration de l’eau ou dans les aqueduc lorsque le chlore réagit au contact des matières organiques.Certains IIPA pourraient aussi, indique les deux chercheurs, être libérés dans l’eau potable par les enduits de goudron qui tapissent l’intérieur des tuyaux de fonte des réseaux d’aqueduc.Si le Québec fait désormais partie du club de moins en moins sélect des Etats ou provinces touchés par les micropolluants jusque dans leur eau potable, ses eaux de consommation demeurent, de façon générale, fort sécuritaires.En effet, hormis quelques exceptions, les concentrations de micropolluants identifiés lors des tests de 1985 sont infimes et, en général, bien inférieures aux normes québécoises, nord-américaines ou internationales.Les concentrations de HPA relevées dans ces tests se calculent en parties par trillion (nanogrammes par litre: ng/1).Un ng/1 équivaut à une goutte dans une piscine olympique.Les concentrations d’halogénés se calculent en parties par milliard (microgramme par litre).Cette première confirmation de la présence de micropolluants dans les eaux potables de la province, même en quantités infimes, a incité le ministère à effectuer une troisième série de tests entre le 3 février et le 18 mars derniers.Les résultats ne sont pas encore disponibles.Il a été impossible de déterminer à partir des documents obtenus si le ministère vérifie désormais la présence d’insecticides et de phénols dans l’eau potable, comme le lui ont recommandé ses experts en 85.Ces derniers lui ont aussi suggéré de vérifier à l’avenir la présence de micropolluants à l’intérieur des réseaux de distribution municipaux et non seulement à l’entrée et à la sortie des usines de filtration.LE DEVOIR a obtenu les rapports signés par MM.Larue et Messier ainsi que les résultats des deux campagne d’échantillonnage de 1985 en vertu des dispositions spéciales de la Loi de l’Environnement qui autorisent l’accès aux informations détenues par le ministère sur la présence de contaminants toxiques dans le milieu québécois.Ce sont les eaux brutes de Trois-Rivières, Drummondville et Pierre-ville qui contiennent le plus de HPA.Les concentrations de HPA découvertes à Trois-Rivières varient de 0 à 45 nanogrammes par litre (ng/1).Huit des 11 membres de la famille des HPA examinés en juillet 85 se retrouvaient dans l’eau brute de cette ville industrielle.Certains de ces HPA sont considérés comme cancérigènes et mutagènes chez les humains et les animaux.La norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les HPA est fixée à 200 ng/1.Le traitement de l’eau à Trois-Rivières est fort efficace puisqu’il a réduit de 95 % les concentrations de HPA dans l’eau traitée, ce qui se compare à d’autres villes comme Sorel (93 %) et Lauzon (85 %) où on a aussi trouvé des concentrations respectives de 27 et 91 ng/1.Ville de LaSalle se démarque aussi de l’ensemble des autres villes par les concentrations élevées de HPA identifiées dans son système d’aqueduc.C’est le seul endroit où les chercheurs ont prévelé des échantillons au robinet et aux bornes fontaines car ils voulaient vérifier si le dépotoir de produits toxiques, enfoui près de la rue Bélec, avait pu contaminer le réseau local.Un des tests a permis d’identifier une concentration de HPA atteignant 91.8 ng/1, soit près de la moitié du seuil de sécurité fixé par l’OMS.Le réseau d’aqueduc de LaSalla est aussi le seul endroit où les six HPA considérés comme les plus dangereux par l’OMS dépassent la norme de 30 ng/1 fixée pour le total sécuritaire de ces six produits.Le total des six HPA les plus dangereux atteignait en effet 53.4 ng/1.Aucune concentration de cette importance n’a toutefois été relevée âu même endroit lors des tests préventifs effectués par la suite.Les chercheurs ne pensent pas que la présence de HPA en concentrations importantes dans l’aqueduc de Lasalle soit le fait d’une infiltration des toxiques présents dans le dépotoir de la rue Bélec, nettoyé par Québec l’été dernier.En effet, d’autres concentrations élevées se retrouvaient aussi en amont du dépotoir dans les tuyaux de l’aqueduc.MM.Larue et Messier estiment plutôt que ces HPA proviendraient de la lente dissolution des enduits de goudron posés par les fabricants à l’intérieur des des tuyaux de fonte ductile.Informé de ces faits en 85, le ministère n’a pas jugé bon de remettre en question l’utilisation de ces enduits dans les aqueducs municipaux en construction.Et ce, même si une étude de Santé et Bien-être Canada (1982), citée par M.Larue, mentionne explicitement ce risque.« Les tests que nous avons effectué par la suite au même endroit nous ont donné des valeurs en H P A bien inférieures de sorte que nous pensons être en présence d’un épisode inexplicable, d’un cas isolé », a déclaré au DEVOIR M.Jean Va-chon, le directeur des Eaux souterraines et de consommation au ministère de l’Environnement.Un chimiste consulté par LE DEVOIR estime par contre que la norme québécoise sur les enduits goudronné « ne permet vraiment pas de savoir avec un test de trempage de 24 heures si ces enduits de goudron peuvent ou non libérer des H P A en quantité importante.C’est une norme qu’il faudrait sans doute reviser à la lumière de ces indications car les tuyaux de fonte ductile équipent la plupart des réseaux d’aqueduc du Québec ».Les autres tests effectués pour déterminer la présence de composés halogénés volatils dans les eaux brutes et traitées ont démontré qu’une seule ville québécoise, soit Repenti-gny, dépassait la norme américaine de 100 microgramme par litre (ug/1), soit 100 parties par milliard de triha-lométhanes.Les trihalométhanes ont été identifiées comme cancérigènes chez des rats et des souris.L’Environnemental Protection Agency ( EU ) estime que l’ingestion pendant toute une vie d’une eau contenant 1.9 ug/1 de trihalométhanes se traduit par un cas de cancer par 100,000 personnes.Ces produits, apparentés au chloroforme, se forment au contact du chlore utilisé à l’usine de filtration avec les matières organiques qui échappent à l’épuration.Le rapport Larue indique toutefois que les concentrations de trihalo-méthane n’ont pu être déterminées dans les eaux de Trois-Rivières et de Saint-Hyacinthe en raison de problèmes techniques mais que ces villes « se classeraient parmi les municipalités contenant le plus de chloroforme» dans leurs eaux traitées.M.Larue indique aussi que les concentrations de trihalométhanes augmentent de « 50 % » dans le réseau d’aqueduc de ville LaSalle lorsque l’eau des usines Des Baillets et Atwater, appartenant à Montréal, y pénètrent.Comme s’il s’y produisait une réaction à retardement.Le même phénomène pourrait se produire dans les autres réseaux, ajoute l’ingénieur du ministère de l’Envi- AUJOURD’ HUI Soirée de discussion avant pour thème le cinéma : « Rambo : qu'est-ce qu’il a qu'on n'a pas ?».au bai' Centre-Ville (280.rue Sainte-Catherine est ), ce soir à 20 h.¦ Quatrième d'une série de six rencontres consacrées à la liturgie, av ec le père Jean l'Archevêque, jésuite, ce soir à 10 h :!().au Ciésù (1200.rue de Bleury (métro l’Iace-des-Arts).866-2305.¦ I.Institut psycho-forces (609, rue Jarrv est ) présente une conférence audio-visuelle intitulée : « Jeu de progrès, gestion du stress », tous les lundis de 19 h 30 à 21 h.271-8895.¦ l.e Cl.SC de la Côte-des-Neiges tient son assemblée annuelle d'information, ce 24 novembre à 14 h, au 3600, rue Van-llorne.2e étage, salle 204 ¦ Pierre Vallières, écrivain, présentera une conférence-témoignage ayant pour tili e .< Itinéraire politique et spirituel », ce soir à 19 h 30, au Centre Saint-Pierre ( 1205.rue de la Visitation - métro Beau-drv ).524-3561, poste 303 ¦ Conférence et « diaporama » avec le directeur du Musée d'art contemporain, Marcel Brisebois, ce 24 novembre à 13 h 30.à l’auditorium de la Banque royale (I.place Ville Marie, mezzanine 2).937 7937.¦ Les départements de communication de PU de M et de l’UQAM vous invitent à une conférence intitulée : « Les effets pervers de l'impérialisme culturel », avec le Dr Mowlana, ce 24 novembre à 16 h 30, salle A 415 du pavillon Marie-Victorin (90.avenue Vincent-d'Indy).La Marie debout, centre d'éducation pour femmes, vous invite à prendre le pe-lit déjeuner et rencontrer Odette Brossent! qui parlera de communication et de médias, ce 24 novembre, au 562, rue Le-daire.255-1304 La Société canadienne du stress offre une session pour mieux traverser l'épreuve de la séparation, dès ce novem bre, au 1826, rue Sherbrooke est.527-3523.¦ » Parlons affaires » au collège Marie-Victorin.ce 24 novembre de midi à 13 h; calcul des taux d'emprunt avec les étudiants de techniques administratives, au pavillon central du collège.¦ Le C AP du collège du Bois-de-Boulogne vous invite à venir rencontrer ses instructeurs et à vous initier aux différentes ac-tivités.du 24 au 28 novembre.332-3000.poste 339.ou 332-3009 ¦ Conférence médicale avec le Dr John F.( Irani, de Seattle (Washington), ce 24 novembre à 11 h 30, à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (110, avenue des Pins ouest ).842-1481.¦ La bibliothèque Marius-Barbeau du service des bibliothèques de Laval vous invite, ce soir à 19 h, à une clinique de ski de fond au 455.montée du Moulin, à Saint-François.662 4005.Concertation-Femmes vous invite à rencontrer Yvette Rousseau, sénatrice, (pii parlera de sa vie et de sa carrière, ce soir à 19 h.au 12137.ruedu Bois-de Boulogne.336-3733.¦ Le Forum des citoyens âgés annonce une réunion d'information ayant pour sujet .le service de conciliation de la Régie du logement ».ce 24 novembre à 13 h 30, à l'édifice de l'Ambulance Saint-Jean (405, boulevard de Maisonneuve est - métro Bern).9,37-7401 ¦ Au Centre Leunis, dans le cadre des « lundis de la roi », les 18-30 ans sont invités à une rencontre de réflexion et d'échanges sur « la mort apprivoisée », ce soir de 20 h à 22 h, au 4100, avenue de Vendôme (métro Villa-Maria).481-2781 (jour); 487-5399 (soir).¦ Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, débat intitulé : « Le cinéma, une liltérature ?», avec Sébastin Japri-sot, Claude Jasmin.Marie l.aberge et Jacques Savoie, ce 24 novembre à 15 h, à la place Bonaventure.¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge, ce 24 novembre : à Laval, Cité de la santé, hall (l'entrée (1755, boulevard René-I.aen-nec), de 10 h à 16 h, au complexe C.uy-Fa-vreau.niveau 00 ( 200, boulevard Dorchester ouest), de 9 h 30 à 16 h 30; à Drummondville, à la Légion canadienne (rue Corrlveau).de 14 h à 17 h eide 18h30à 20 h 30.i ronnement qui recommande des tests suivis à l’avenir sur cet aspect méconnu de la pollution des réseaux d’aqueduc.L’usine de filtration Des Baillets à Montréal, la plus importante de la province, fournit une eau de qualité exceptionnelle, d’après ces différentes analyses.Il a été impossible d’y détecter le moindre H PA après traitement même si l’eau puisée au fleuve contenait du fluorenthène (12.7 ng/1) et du pyrène (73.5 ng/1).Les trihalométhanes après traitement ne dépassaient pas 21 microgramme par litre, soit 10 fois moins que la norme américaine.Les tests effectués en juillet 85 indiquaient par ailleurs que les eaux brutes de Terrebonne et Granby affichaient certaines concentrations de HPA.« Les cas de Terrebonne et Granby sont moins inquiétants dans un sens, note le rapport de service du ministère de l’Environnement, car il s’agit d’eau brute et que les chroma-togrammes obtenus des eaux traitées démontraient que le traitement avait amélioré la qualité de l’eau.Cependant, dans le cas de Chomedey (Laval) et de Longueuil, c’est le con-traite que l’on remarque », notent les chercheurs qui recommandent une « étude plus approfondie ».Aucun des tests effectués en 1985 n’a permis d’établir la présence de BPC au dessus du seuil de déterction de l’appareillage sophistiqué à la disposition du ministère.+ Foule chiffre qui risque fort de ne pas être atteint.L’ancien premier ministre René Lévesque aura été la grande vedette de cette édition 86.Son livre (qui dépasse les 150,000 copies vendues) est le must du salon.M.Lévesque est ré- fulièrement présent au stand de son diteur, Québec-Amérique, où, attablé avec son paquet de cigarettes, son briquet et son cendrier débordant de mégots, il signe avec une bonne humeur constante des centaines et des centaines d’exemplaires.Lorsqu’il arrête, pour se reposer, on indique l’heure de son retour sur un carton, et il est courant de voir la foule se réinstaller à l’intérieur des cordons (les seuls du salon) pour attendre qu’il revienne.« Ben oui, c’est lui, y’est là ! », répètent des gens qui le repèrent et s’attardent, même sans livres à acheter, devant le kiosque assailli.Hier, le pauvre Émile Ollivier, l’auteur de La Discorde aux cent voix, dont la séance de signature avait été fixée au même moment, juste en face du kiosque de Lévesque, a dû se contenter d’admirer une foule vue de dos sans trouver un seul acheteur.Le nouveau maire de Montréal, Jean Doré, a participé vers quinze heures trente, hier, à une séance de signatures au kiosque de son éditeur (VLB), mais il n’a pas provoqué la même ruée.On a pu voir Doré, à quelques moments, en panne de livres a signer.Mais c’est a un tout autre style de premier magistrat que les visiteurs avaient affaire.Arrivé sans escorte, avec son épouse qui portait le bébé dans une poche-kangourou, Jean Doré circulait parmi le monde comme tout un chacun.« Bien des choses ont changé », a laissé tomber une jeune fille en le croisant.À l’ouverture du salon, le président (absent), Roch Carrier, avait demandé au maire Doré le rappel du Grand prix littéraire de la Ville de Montreal, que le maire Drapeau avait aboli.M.Doré a confirmé au DEVOIR, hier, que ce prix existera à nouveau dès 1987.« Cette erreur de l’ancienne administration va être corrigée; je vais recréer ce prix, soit en accord avec le conseil des arts de la CUM, soit autrement; mais il existera en 87 ».Des prix, il en existe plusieurs qui sont distribués au Salon du livre.Samedi soir, le romancier Robert Bail-lie a reçu le prix Air-Canada, décerné par la Société des écrivains canadiens, pour son livre publié à l’Hexagone, Les Voyants.Baillie se voit remettre deux billets d’avion pour la destination de son choix.Hier, les éditions Larousse remettaient les 10 volumes du Grand Dictionnaire encyclopédique (valeur $1,495) à M.Émile-Joseph Setain, de Saint-Jean-sur-le-Richelieu, à la suite d’un concours visant à retracer le plus ancien « Petit Larousse » existant au Québec ; M.Setain possédait une édition datant de 1906.Au Salon du livre, hier, un nombre impressionnant d’auteurs (ou de vendeurs de livres) étaient à la disposition des passants : cela allait d’Yves Beauchemin signant son tout récent Journal à Jean-Éthier Blais discutant de son dernier ouvrage, et Japrisot se laissant envahir par la passion de signer, mais aussi du jovialiste André Moreau tutoyant tout le monde pour expliquer son Cosmos intérieur au frère Jean-Paul Desbiens qui offrait son plus récent bouquin, L’actuel et l'actualité, dans lequel, parlant de l’actualité, il écrit qu’il « l’accompagne comme un pianiste de party accompagne une vieille chanson lorsque le monde est presque tout parti » (c’est pas moi ui le dis).Et il y avait aussi cette ame qui offrait ses deux romans, Un jour la jument va parler et J'espère qu'au moins il fera beau.Le salon 86, au-delà de ce pluralisme des plumes, est le marché d’un certain nombre de gros titres; une enquête rapide menée auprès des principaux Kiosques (ceux où le tiroir-caisse résonne le plus souvent) nous apprend que, cette année, les Québécois achètent surtout, hormis le livre de René Lévesque, celui d’Hubert Reeves, L’heure de s'enivrer ( il n’en restait plus au kiosque du Seuil dimanche à quinze heures) ; La passion des femmes de Sébastien Japrisot (au kiosque Gallimard); le livre de Diane Hébert ( Un second souffle) et une biographie de Jeanne Sauvé au grand kiosque des Quinze-Le Jour- Editions de l’Homme; le roman de Michel Tremblay ( Le coeur découvert) chez Leméac; la série Castor Poche (pour enfants) chez Flammarion; le Jean Doré (Pour Montréal) et le Guy Deshaies (Attachez vos ceintures) chez VLB; Laissez-moi devenir Au docteur Gilles Racicot (relations père-mère-en-fants) chez Stanké (devançant le Gérard Pelletier) ; la « biographie non-autorisée » de Frank Sinatra, le livre de Laurence Learner sur Ingrid Bergman, et Le temps d'une paix chez Libre Expression; et enfin C’était l'hiver, de Jean Provencher, et le tome 2 de L’Histoire du Québec contemporain, au BoréaL On le voit, la passion du Québécois moyen, dans le livre, oscille entre la politique, puis le regard vers le cosmos, entre la littérature populaire, puis la lutte pour survivre, entre le vedettariat, puis le goût de s’évader.Un panorama qui laisse peu de place à la littérature d’introspection, ou à la poésie, et dont le Salon du livre 86 offre un instantané qui indique que, liseur, le Québécois l’est de façon hétéroclite.+ Alzeimer England Journal of Medicine.Au point où le Dr Gauthier se propose d’expérimenter le produit auprès de 20 malades partagés en deux groupes composées de personnes dont la maladie est moins avancée et plus avancée.Ce qui permettra de mieux comparer les effets de ce médicament qui vise à remplacer les transmetteurs déficients du cerveau.Le TH A, qui est fabriqué par une compagnie de produits chimiques, Aldrich, n’est pas disponible en pharmacie.Il faut obtenir la permission d’Ottawa pour faire mettre le produit sous forme de capsule et l’administrer sous surveillance.Le Dr Gauthier compte entreprendre son étude dès le mois de janvier.Le THA soulève de nouveaux espoirs, mais il a des limites.Sur les 17 personnes qui ont fait partie de l’étude rapportée dans le New England Journal of Medecine, 10 ont vu leur état nettement amélioré.Dans plusieurs cas, des personnes âgées qui avaient perdu la mémoire, se sont rappelé leur propre nom et ceux de leurs enfants apres avoir pris le médicament.D’autres, qui étaient dépendants depuis plusieurs, sont redevenus autonomes.Le William K Summers, de l’Université de Californie, à Los Angeles, qui a dirigé l’étude, et d’autres chercheurs font toutefois une mise en garde: le THA n’est pas un médicament qui « guérit » la maladie d’Alzeimer: il peut aider à améliorer la condition du malade.Le médecin insiste sur la nécesssité de poursuivre les recherches pour voir dans quelle mesure les résultats obtenus persistent.On devrait, d’autre part, connaître d’ici peu les résultats de la recherche qui se poursuit actuellement à l’Institut neurologique de Montréal sur le béthanéchol, un produit chimique qui est acheminé lentement jusqu’au cerveau à l’aide d’une pompe munie d’un cathétère implantée sous la peau.Le béthanéchol remplace l’acétylcholine, le neuroconducteur naturel, explique le Dr Gauthier.En attendant les résultats complets de cette étude entreprise en collaboration avec neuf centres de recherches en Amérique, le chercheur qualifie les résultats préliminaires de « légèrement encourageants ».Une autre équipe de chercheurs, dirigée par le Dr Denis Gauvreau, de FIN RS Santé, se penche sur les aspects alimentaires et environnementaux de la maladie ainsi ainsi que l’épidémiologie dans la région du Sa-guenay/Lac Saint-Jean.Dans l’approche diététique, on explore entre autres les effets préventifs de la lécithine, lipide phosphoré qui est abonde dans le jaune d’oeuf, les produits laitiers, la fève soja.On ne dispose encore d’aucune preuve scientifique des effets préventifs de la lécithine, mais il n’y a aucun danger à en prendre, particulièrement pour les personnes dites à risque, remarque le Dr Gauthier.On peut acheter des suppléments de lécithine sous forme de granules dans les pharmacies ou les magasins d’aliments naturels.La dose recommandée est de 10 grammes, deux fois par jour._ Face aux effets possibles des dépôts d’aluminium, les personnes à risques peuvent aussi éviter de cuire leurs aliments dans des ustensiles en aluminium.On trouverait également de l’aluminium dans le thé et dans les anti-acides comme le Malox et l’Anfogel, ainsi que dans les déodori-sants, indique ce chercheur.Il n’est pas prouvé puisse pénétrer le cerveau à moins que la barrière hémo-encéphalique soit perméable.Ce sont là autant d’hypothèses de travail qui doivent être éclaircies dans les prochaines années par l’équipe du Dr Gauvreau.+ OSM ailleurs qu’à la Place des arts, on ne parle plus de $ 20 millions mais d’un montant grandement supérieur Certains avancent le double.D’autre part, entend-t-on dans certains milieux, tout le monde n’est pas convaincu qu’il faille investir tant d’argent pour une institution qui, d'une part, n’est pas dans la rue actuellement et, d’autre part, a une si petite collection (2,900 oeuvres) — certains collectionneurs privés en auraient autant ou davantage.Un événement à succès en art contemporain comme « Lumières», organisé par le Centre international d’art contemporain (CIAC), n’a attiré, en plein centre-ville en 100 jours, que 32,000 personnes, et Aurora borealis, l’an dernier, dans les mêmes conditions, un peu plus de 40,000 adeptes.Le maire Drapeau, pour sa part, a réussi à convaincre 700,000 visiteurs Fan dernier et 435,000 cet été de se déplacer dans des endroits qu’on dit difficiles d’accès, avec ses expositions archéologiques ! Dans la région de Mont, éal, un autre organisme s’attend à une réponse imminente de Mme Bacon.Il s’agit du Festival d’été de Lanaudière, qui espère encore que le gouvernement lèvera le moratoire qu’il a imposé sur la construction d’équipements culturels à l’extérieur de Montréal et de Québec pour fêter ses dix ans avec une nouvelle salle ou, à tout le moins, la promesse qu’elle sera terminée en 1987.Sur un financement de $ 7 millions, le festival de Lanaudière a déjà trouvé $ 4.5 et espère obtenir de Québec une contribution de $ 2.8 millions.Au cabinet de Mme Bacon à Québec, on explique que le cas du festival de Joliette est « autre chose » complètement et on se refuse à commenter davantage.Toujours à Montréal, on indique que les $ 20 millions du Musée des beaux-arts de Montréal pour ses agrandissements ne sont nullement remis en question malgré ses déboires avec l’entreprise privée et ses tergiversations avec les propriétaires de la rue Sherbrooke.Enfin, en ce qui regarde la construction, avec la Ville de Montréal, du Musée des sciences et des techniques, on nous indique qu’il ne s’agit pas d’un projet des Affaires culturelles mais bien de l’Éducation.À Québec, maintenant, trois organismes attendent un signal des « Aff.cuit.».Le Musée du Québec d’abord, qui, après le succès mirobolant des impressionnistes et le léger surplus budgétaire qu’il a engendré ($ 10,000 à $ 15,000), a certainement relevé sa cote de popularité auprès du ministère.Le Musée du Quebec attend, au bas mot, $ 10 millions (idéalement $ 15 millions) pour des projets d’agrandissement, aires d’exposition additionnelles et services (auditorium, café, boutique, etc.).Installé sur des terrains fédéraux — les plaines d’Abraham — le musée prétend que la direction des Parcs du Canada pourrait donner son assentiment très rapidement, le cas échéant.La Fondation Riopelle attend également de savoir si la vieille prison attenante au Musée du Québec sera restaurée.Le projet sanctionné par l’ancien gouvernement prévoyait des investissements de $ 7 millions.Ce dossier serait peut-être moins prioritaire, laisse-t-on entendre, car la fondation n’est pas encore très bien dotée.Enfin, le Musée de la civilisation à Québec, un projet de $ 30 millions, que le constructeur Janin doit livrer à la mi-février, restera une « coquille vide » si le ministère ne débloque pas un financement d’opération substantiel en 1987-88.Il ne s’agit pas, dans ce cas, d’un investissement en capital mais d’un financement de démarrage de l’ordre de $ 10 millions pour aménager les deux tiers d’un édifice qui se résume, pour le moment, à une structure de béton et d’acier uniquement.Pour débloquer ces fonds, le ministère doit d’abord savoir ce que le Musée de la civilisation entend faire de sa collection de 55,000 oeuvres entreposées dans des hangars à Québec.Le directeur général du Musée de la civilisation, Guy Doré, affirme avoir fait parvenir récemment au ministre des Affaires culturelles ses projets en ce sens.Moins prompts sur le béton que leurs prédécesseurs, les libéraux semblent davantage intéressés aux concepts sortant des tables à dessin comme étape préliminaire essentielle d’un processus avant d’organiser les pelletées de terre et de réserver les bétonneuses ! + Ontario çais.Bien que dotée uniquement de pouvoirs de recommandation, cet organisme est appelé a joué un rôle décisif en raison des fonctions qui lui ont été attribuées.C’est elle par exemple qui recommandera la désignation des organismes devant offrir des services en français et qui reverra au besoin la liste des régions désignées où les francophones peuvent être servis en français.Elle peut aussi recommander des modifications aux projets de prestation de services en français mis au point par les organismes gouvernementaux et informer le public de ces projets et de ces recommandations.En outre, elle est chargée d’examiner la disponibilité et la qualité des services en français et de faire des propositons en vue de leur amélioration.La Commission doit être dissoute trois ans après l’entrée en vigueur de la loi.Elle vise donc essentiellement à mettre en branle le processus de francisation.L’application de la législation ne doit pas toutefois dépassée les limites « raisonnables ».La loi stipule à ce sujet que « si toutes les mesures raisonnables ont été prises et que tous les projets raisonnables ont été élaborés afin de faire respecter la présente loi, les obligations qu’elle impose aux organismes gouvernementaux et aux institutions de la Législature sont assujetties aux limitations raisonnables et nécessaires qu’exigent les circonstances.» Outre les municipalités, qui sont explicitement exclues du champ d’application de la loi (avec la réserve apportée plus haut), les organismes qui y seront soumis restent, dans une large part, à déterminer.La loi spécifie par exemple que « les établissements psychiatriques, les foyers et les collèges d’arts appliqués et de technologie, administrés par un ministère, ne sont pas inclus, à moins d’être désignés par les règlements en tant qu’organimses offrant des services publics.» Il en est de même des organismes subventionnés qui fournissent un service public.Par contre, la loi est plus claire à l’égard des universités qui pourront refuser l’application d’un reglement les enjoignant à offrir des services en français : « le règlement pris en application de la présente loi et qui s'applique à une université n’entre pas en vigueur sans le consentment de l’université.» La loi contient en annexe une liste exhaustive de municipalités ou de districts où s’applique la loi.Cette liste peut être réviser au besoin par le gouvernement.Les réactions de la presse ontarienne à cette nouvelle loi ont été gé néralement positives.Le Globe and Mail par exemple a salué avec satisfaction une législation qui trans- forme en garantie ce qui n’était auparavant que simple rapiéçage.Le quotidien torontois note en conclusion comment il est surprenant de constater que le changement devient possible quand la loi l’exige.Le ministre Grandmaître a abondé dans le même sens lors de son allocution de samedi en précisant que « l’État peut enfin devenir un agent de changement au bénéfice des francophones de l’Ontario.» Les francophones de l’Ontario, a-t-il ajouté, « peuvent envisager leur avenir moins en terme de combat et plus en terme de légitimé.» + Aquino fois sortant du palais présidentiel, le sourire aux lèvres, après avoir rencontré Mme Aquino pendant 15 minutes.L’ex-ministre de la Défense avait indiqué par le passé qu’il consulterait ses « amis » s’il était chassé du gouvernement, laissant supposer, selon des observateurs politiques, que si ses partisans préféraient entrer en confrontation avec le gouvernement, il se joindrait à eux.Il reproche à « Cory » Aquino de ne pas avoir organisé de nouvelles élections présidentielles, de ne pas avoir réuni à nouveau l’Assemblée nationale et de ne pas s’être montrée plus ferme avec les rebelles communistes.Mais Aquilino Pimentel, ministre de l’Administration régionale, a déclaré qu’Enrile avait promis à Mme Aquino qu’il ne tenterait pas de rallier ses partisans au sein de l’armée.« M.Enrile, d’après ce que l’on m’a dit, a donné sa parole à la présidente », a indiqué Pimentel à la presse.Lors d’une brève intervention à la télévision, Mme Aquino a déclaré : « Nous avons besoin de repartir à zéro », ajoutant que récemment sa « circonspection avait été considérée comme un signe de faiblesse et ses tentatives en vue d’une réconciliation comme de l’irrésolution ».Elle a indiqué qu’elle s’attendait à recevoir la démission de tous les membres de son gouvernement, ajoutant qu’elle révoquerait tous ceux qui refuseraient de renoncer à leur poste.Elle n’a pas précisé combien de ministres retrouveraient des fonctions au sein du gouvernement.L’armée a poussé Mme Aquino à se débarrasser d’éléments « incompétents », ce qui désignent pour de nombreux Philippins des ministres de gauche.Teodoro Benigno, attaché de presse, et Joker Arroyo, secrétaire, figurent parmi ceux qui ont présenté leur démission.Salvador Laurel, qui n’assistait pas au conseil des ministres, doit démissionner en tant que ministre des Affaires étrangères, mais conservera son poste de vice-président.Mme Aquino a indiqué que Ramos avait « pris des mesures préventives contre l’inconscience de certains éléments de l’armée.Je préviens donc tous ceux qui pourraient être tentés d’exploiter la situation que les mesures les plus sévères seront prises contre eux, s’ils tentent quoi que ce soit ».Elle a aussi donné à l’extrême gauche une semaine pour convenir d’une trêve après 17 ans de rébellion armée, à défaut de quoi les insurgés devraient s’attendre à subir des mesures de répression de la part du gouvernement.Acclamée par des milliers de personnes, le chef de l’État a ensuite assisté à une messe en plein air, à Manille, au cours de laquelle elle a lancé un appel à l’unité.Des points de contrôle ont été dressés sur toutes les routes menant à la capitale pour empêcher les partisans d’Enrile d’y pénétrer, alors que des officiers fidèles à lex-minis-tre de la Défense ont été démis de leurs fonctions par Ramos, dans le nord de Luzon.Le gouvernement américain et d’influents membres du Congrès ont renouvelé hier leur soutien « ferme et sans équivoque » à la présidente des Philippines, Mme Corazon Aquino, exprimant leur satisfaction qu’une tentative de coup d’Ètat ait avorté à Manille.Le département d’État, par la voix de son porte-parole, Mme Anita Stockman, s’est déclaré « heureux que la tentative de coup d’Ëtat annoncée ait échoué».« Les États-Unis, indique un communiqué, réitèrent leur soutien ferme et sans équivoque envers la présidente Aquino et son administration».« Ils espèrent de tout coeur, poursuit le communiqué, que son appel du 23 novembre à tous les secteurs de la société philippine pour qu’ils s’unissent, afin de protéger la démocratie et reconstruire leur pays, sera couronné de succès».Par ailleurs, Mme Stockman a indiqué que le choix de Mme Aquino pour remplacer son ministre de la Défense, M.Juan Ponce Enrile, s’était porté sur « un éminent militaire et diplomate professionnel », en la personne de M.Rafael Ileto.De son côté, le sénateur Richard Lugar (Républicain — Indiana), président ae la Commission des Affaires étrangères du sénat, a déclaré que Mme Aquino « est le seul facteur d’unité dans la politique des Philippines », ajoutant qu’« elle reçoit tous les jours l’assurance d’un soutien à 100% des États-Unis».M.Lugar a considérablement aidé à façonner la politique américaine à l’égard des Philippines, depuis que Mme Aquino a pris le pouvoir en février dernier.Enfin, le sénateur Sam Nunn (Démocrate — Géorgie), prochain président de la Commission des Forces armées du sénat, tout en réaffirmant son soutien à Mme Aquino, a affirmé hier que les militaires philippins « doivent maintenant se réorganiser et gagner la confiance du peuple ».À Honolulu (Hawaii), où il vit depuis qu’il a été déposé, le prédécesseur de Mme Aquino, M.Ferdinand Marcos, s’est refusé à commenter dans l’immédiat la situation aux Philippines, a déclaré son porte-parole, M.Guillermo Trinidad.J / LE DEVOIR Montréal, lundi 24 novembre 1986 1216 rue Bishop.Montréal Reservations Tel.: 861-6733 Ouvert le dimanche 18 h à 22:30 h.Le Mas des OLIVIERS MACRO-ECONOMIE ¦ HEUREUSES PERSPECTIVES OTTAWA (PC) — Pour les quelques mois à venir, l’économie devrait continuer à progresser de façon modérée comme c’est le cas depuis quelque temps, a indiqué Statistique Canada.L’indice général des principaux indicateurs économiques de l'organisme a en effet gagné 0.3 %, en août.Ces indicateurs donnent une idée des futures tendances de l’économie.Si l’indice général a grimpé, ce fut surtout grâce aux achats nombreux de maisons et d'articles importants par les consommateurs.Des 10 indicateurs qui servent à établir l’indice, six ont progressé durant le mois.C’était tout comme en juillet.Les indicateurs de l’activité manufacturière ont par ailleurs contribué à ralentir la hausse de l’indice général.Ces indicateurs sont eux-mêmes basés sur les nouvelles commandes, le rapport expédition et inventaire de produits finis chez les fabricants et le nombre moyen d’heures de travail par semaine dans l’industrie manufacturière.¦ L’économie américaine progresse WASHINGTON (AFP) — L’économie américaine a enregistré une croissance de 2.9 % en rythme annuel au troisième trimestre, a annoncé le ministère du Commerce, révisant ainsi en hausse une première estimation.Le ministère avait annoncé en octobre une croissance de 2.4 % durant ces trois mois, après 0.6 % au deuxième trimestre (en rythme annuel).U ne inflation sensiblement plus forte a accompagné la reprise du PNB américain.Mesurée par le déflateur du PNB, elle a atteint 2.4 % (en rythme annuel) au troisième trimestre, après 1.7 % au deuxième.L’accélération de l’activité économique aux États-Unis durant l’été paraît surtout s’expliquer par le gonflement des ventes d’automobiles, stimulées à partir du mois d’août par des conditions de crédit très favorables.¦ Les Américains importent 33 % plus de pétrole en un an WASHINGTON (AFP) — Les États-Unis ont accru leurs importations de pétrole brut de 33 % en un an et réduit leur production de 3.7 %, selon des statistiques de l’American Petroleum Institute (API) portant sur le mois d’octobre.Le rythme quotidien des importations de pétrole brut a atteint 4.3 millions de barils le mois.dernier, contre 3.2 en octobre 1985, d’après 1 API.La production aux États-Unis est tombée à 8.6 millions de barils par jour — son plus bas niveau depuis les années 50, selon l’API —, contre 9 millions de barils par jour un an plus tôt.La consommation accrue de carburants, stimulée par la baisse des prix, est 1 un des ressorts de l’importation.Les ventes de carburants ont augmenté de 3.8 % en un an pour atteindre 7.2 millions de barils par jour en octobre, tandis que les prix à la pompe baissaient de 30 % environ.La dépendance pétrolière des États-Unis et la chute des cours du brut ont plongé l’industrie pétrolière américaine dans une crise sans precedent.¦ Les dépenses des ménages US enregistrent une baisse record WASHINGTON (AP) — Baisse record des dépenses des ménages américains au mois d’octobre : moins 2 %.Pourtant, les revenus des Américains ont progressé, légèrement, de 0.4 %.Le ministère du Commerce a attribué l’importante baisse de la consommation des ménages à la forte baisse des ventes d’automobiles le mois dernier, après des hausses au cours des deux mois précédents, les consommateurs s’étant rués sur les prêts à taux avantageux accordés par les firmes automobiles.La baisse d’octobre, la plus forte enregistrée depuis 27 ans, succède à des hausses de 1.4 % en septembre et de 0.9 % en août.Les économistes se montrent inquiets au sujet de la faible progression des ménages américains, qui seront obligés de réduire leurs dépenses à l’origine de la croissance américaine.La baisse de la consommation au mois d'octobre confirme leurs thèses.Services publics : 1987 risque d’être morose LA BONNE ACTION PIERRE LUSSIER, MBA collaboration spéciale L’auteur est professeur au Cégep Bols-de-Boulogne Les sociétés qui fournissent le gaz, l’électricité et le téléphone ont la réputation de verser des dividendes élevés (50 % de plus que le taux des ütres inscrits à la Bourse de Toronto) et, de façon ininterrompue.Ce sont des ütres défensifs qui peuvent intéresser les investisseurs conservateurs à la recherche d’un rendement positif certain.Mais si l'on en croit les experts, le potentiel de croissance de ces actions en 1987 demeure faible.Pourquoi ces entreprises sont-elles en mesure de distribuer autant de dividendes (entre 5.5 % et 7 %) ?Parce qu’elles possèdent souvent le monopole de leur secteur dans une région désignée.Si l’État permet à ces compagnies de fonctionner dans de telles conditions, il réglemente leurs activités en fixant, entre autres, un niveau de rentabilité qui ne doit pas être dépassé.Les profits sont ainsi assurés et les sociétés peuvent donc garantir un niveau de dividendes élevé.Conséquence de cette assurance de rendement : le cours du secteur est for- tement corrélé à celui des obligations.Quand les investisseurs pensent que les taux vont baisser, les cours des sociétés de ce secteur montent.Contrôle Mais les organismes gouvernementaux influeront à la baisse sur le cours des actions du secteur.M.Robert Hastings de la firme Richardson, Greenshields pense que, dans l’avenir, les réglementaüons deviendront de plus en plus restrictives.Voir page 11 : La bonne action SERVICE PUBLICS — TSE 300 (de janvier 83 à septembre 86) SOM 1—-r 110 SERVICES PUBLICS 2000 2000 1000 1000 RAPPORT ’ AU TSE 306 00 70 1983 1984 1985 1986 Conclusion d’une étude de la firme Secor Les titres RÉA n’ont pas créé de Bourse parallèle Mission canadienne en France PARIS (PC) — Une importante mission d’hommes d’affaires canadiens conduite par le ministre Michel Côté, de l’PIxpansion industrielle régionale, est arrivée hier à Paris pour un séjour d’une semaine en France.Composée d’une dizaine de dirigeants de grandes firmes, essentiellement des représentants d’industries canadiennes de pointe, cette mission a été nommée Eu- rêka, comme le projet européen auquel les autorités canadiennes ont encouragé leurs industriels à s’associer.Plaidant pour une coopération technique et industrielle plus ri-cheentre le Canada et la France, le premier ministre Brian Mulroney avait appelé, en effet, les grandes compagnies canadiennes à participer au projet Eurêka, lors de sa visite officielle en France.REAction JEAN CHARTIER La vogue des RÉA n’a pas créé une bourse parallèle, distincte du vrai marché boursier.Qui plus est, le phénomène RÉA n’est pas en marge des expériences nord-américaines.Au contraire, l’activité intense attribuable aux RÉA permet de faire des pas de géant et de rattraper le retard que le Québec avait à ce niveau.C’est la conclusion d’une étude menée par la firme Secor pour le compte de la maison de courtage Lévesque, Beaubien.La populaire firme de recherche s’interroge sur la qualité des actions RÉA, leur prix d’émission, l’utilisation des fonds recueillis, le coût fiscal, l’information diffusée aux actionnaires et la pertinence des actions subalternes.L’analyse évalue à 36 sur 125 le nombre d’émissions d’actions subalternes admissibles au régime d’épargne-actions en 1986.Aux États-Unis, une firme aussi prestigieuse que Dow Jones & Company a eu recours à une émission d’actions subalternes en 1984, affirme l’étude.Les émissions d’actions subalternes ne sont toutefois pas admises sur le parquet de la Bourse de New York.On les y considère plutôt comme contraires a l’esprit du vrai capitalisme, puisque le principe d’un vote pour une action n’est pas retenu pour ces actions et que, par conséquent, la participation au risque ne donne pas droit à la participation aux décisions.En 1984, on n’a compté que cinq émissions RÉA subalternes sur 25 émissions d’épargne-actions au total.En 1985, ces émissions ont augmenté à 10 sur 58 et, en 1986, elles ont monté à 36.Il ne s’agit encore que du quart des titres émis d’après ce relevé.Ces Croissance des indices (en %) 1984 1985 1986 RÉA Lévesque, Beaubien - 3.71/% ' + 42.40% +28.24 % Bourse de Montréal - 3.93% +19.33 % + 3.88% NASDAQ -11.40% + 32.16% + 8.78% * Au 10 octobre Source -.SECOR 36 émissions représentent toutefois près de 50 % des montants injectés dans les RÉA en 1986.C’est énorme.La proportion de petites entreprises faisant appel a l’épargne demeure cependant encore peu élevée par rapport à ce qui se fait aux États-Unis.Il y eut en effet 36 premiers appels publics à l’épargne pour des émissions de moins de $ 25 millions par des compagnies québécoises en 1985 et 498 aux États-Unis.Les États-Unis ont donc enregistré 13 fois plus de premiers appels publics à l’épargne de petites entreprises que le Québec.Au cours des neuf premiers mois de 1986, le nombre n’était que de 27 au Canada, dont 18 au Québec, par rapport à 502 aux États-Unis.Toutefois, de nombreuses petites émissions d’épargne-actions sont survenues après cette date au Québec.Les analystes de Secor — qui ne signent pas leur étude, soit dit en passant — notent aussi que l’indice RÉA de Lévesque, Beaubien a régressé de 3.71 % en 1984, par rapport a une régression de 11.43 % de l’indice hors cote du Nasdaq aux États-Unis.En 1985, la croissance de l’indice RÉA de Lévesque, Beaubien atteignait 42.4 % et, pour les neuf premiers mois de 1986,28.2 %.C’est mieux que les autres indices.L’indice de la Bourse de Montréal croissait en effet durant les mêmes périodes de 19.3 % et de 3.8 %.L’indice Nasdaq croissait pour sa part de 32.1 % et de 8.7 %, Les auteurs en concluent donc que la performance des titres RÉA dépasse systématiquement celle de l’indice Nasdaq et celle de l’indice de la Bourse de Montréal.On ne mentionne pas la Bourse de Toronto ici.Les auteurs s’intéressent également au prix d’émission des actions en regard de la moyenne du secteur industriel considéré.Ces chiffres ne considèrent que 36 entreprises au total pour 1986.Sur celles-ci, 13 entreprises ont un prix d’émission supérieur à la moyenne de l’industrie et 23 entreprises ont un prix inférieur.Les auteurs se servent aussi d’un relevé du Financial Post.Celui-ci souligne que 52 des 86 nouvelles émissions faites au Canada au cours des neuf premiers mois de l’année se transigeaient au 1er novembre à un prix inférieur au prix d’émission.Tous les marchés boursiers ont connu une baisse en 1986, écrivent-ils, et ni la Bourse de Montréal, ni les titres RÉA n’ont échappé à cette tendance.De 1979 à 1981, les titres RÉA en- Varfation de prix suivant l’émission Variation (%) après l’émission Années RÉA TSE 300 1979-1986 + 4.72 + 2.35 1979 -24.9 +¦ 7.56 ‘ 1980 -22.5 +- 1.39 1981 -25.50 - 14.77 1982 - 3.37 + 18.17 1983 + 3.10 ' - 1.48 1984 - 6 .88 + 5.70 1985 + 14.57 + 3.59 1986 +- 7.23 +¦ 1.58 registraient de fortes chutes dans les mois qui suivaient leur inscription immédiate en Bourse.Pour les 118 titres de l’échantillon visant la période 1979-1986, les variations moyennes de prix concordent généralement, écrivent-ils, trois mois aprèf l'inscription en Bourse avec les variations de l’indice des 300 principaux titres de la Bourse de Toronto.Toutefois, quand on examine les chiffres pour l’année 1979, on s’aperçoit que la régression des titres RÉA avait atteint en moyenne 24.9 % trois mois après leur émission, ce qui était proprement désastreux.La régression atteignit encore 22.5 % en 1980 et 25.37 % en 1981.La situation fut donc mauvaise une année après l’autre.Pourtant, en 1979, l’indice de la Bourse de Toronto avait progressé de 7.5 % et en 1980, de 1.3 %.Il y eut recul de l’indice boursier de 14.7 % en 1981.La régression des titres RÉA se ioursuivit en 1982 avec une chute de 1.37 %, tandis que le marché en gé- Voir page 11 : RÉAction r LES TITRES REA Date d’inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l’émission Prix 17-11-86 au marché 21-11-86 I Var.Date d’inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l’émission Prix 17-11-86 au marché 21-11-86 Var.07-08-86 10-12-85 * A.Lambert International * ACSI 100% 150 % 5.0 2.0$ 5.0$ 3.5$ 2.5$ 5.0$ 200 5.0$ 5.0$ 200“ 400 330 435 20 'h $ 320 455 340 440 207.$ 315 + 55 + 10 + 5 - 5 16-06-86 Groupe Totec 100% 13.0 $ 6.0$“ 295 305 + 10 01-08-86 24-04-84 22-08-86 * Acier Leroux * Aligro * Alimentation Couche-Tard 100% 150 % 100% 29-10-84 ¦11-07-86 21-11-85 07-06-85 19-12-85 * Groupe Trans.GTC.Groupe Trans.GTC Groupe Vidéotron 150% 75% 75% 10.0 $ 21.9 $ 23.3 $ 438 ’ 127e $ 774$ 127.$ 127.$ 157»$ 1272 $ 1272 $ 157.$ + V.+ y.14-11-85 13-11-86 * Artopex 'Atlantique A 150% 50% 5.0$ 6.5$ 2.0$ 4.0$ 8.1 $ 5.0$ 6’/2$ 400 57.$ 814 $ 8% $ 572 $ 220 490 572 $ - % + % -10 -60 * Guardcor Invest.* Idéal Métal 150 % 150% 10.0$ 13.0$ 972$ 6 574$ 6 $ 5 $ 57.$ 5 $ - y.9-10-86 22-06-84 30-09-86 'Auto Point * Berkley pr.conv.'Bestar Inc.100% 150% 100 % 230 5’/2$ 572$ 03-06-86 12-11-85 05-11-86 29-11-85 25-07-86 Imasco * IPL Inc.'Industries Amlsco Industries Charan Inc.Industrie Domco 50% 150% 100 % 100% 50% 258$ 534$ 5.3$ 3472 $ 5.79$ 57.$ 32% $ 672 $ 5 $ 32%$ 67.$ 57.$ + y.+ y.+ y.07-11-85 28-05-85 ' Blltrite Bombardier B 100% .75 % 11.5$ 28.6$ 8.0$“ 6.5$’ 5.0$ 9% $ « 3’/.$* 8 $ 25% $ 490 14%$ 12’/2$ 7% $ 25%$ 490 137.$ 127.$ - 7.+ % -1% - % 10.0 $ 1374 $ 10.0$ 137.$ 147» $ 872 $ 14 $ 87.$ - % - y« 27-11-84 13-08-86 15-06-84 * Biotech Electronics * Camblor * Canam Manac Inc.A 150% 75% 100% 7.0$ 150$ 9.5$ 29- 07-86 11-12-85 08-07-86 07-01-86 30- 10-86 * Industries Triton * Lambert-Somec * Laperrlère et Verreault ' Lavalin Tech.'Léplne-Cloutler .100% 150% 100% 12.0$ 5.0$ 4.0 $ 77.$ 325 400 430 380 67.$ 425 395 6 $ - 5 + 15 - % 21-05-86 08-12-84 Canam Manac * Cancom 50% 150 % 51.1$ 20.0$ 17.2$ 27.0$ 24.0$ 1514 5.0$ 5’/.$ ’ 127.$“ 12%$ 1272 $ 1172$ 12%$ 20% $ 20% $ 127.$ 11%$ 12% $ 20 $ 20 $ - % + 7.+ % - % - % 100 % 100% 10.0 $ 3.5$ 475“ 250 265 235 260 215 - 5 -20 06-09-85 22-03-84 27-12-84 Cascades * CB Pak Inc.CB Pak Inc.100% 75% 75% 03-07-86 10-06-86 25-03-84 * Lévesque Beaubien A Loglstec B Louvem Inc.pr.conv.50% 50% 150% 57.0 $ 12.0 $ 8.0$ 87.$ 97.$ 5.0$ 67.$ 57.$ 260 67.$ 57.$ 255 + % - y.- 5 10-09-85 03-10-84 15-06-85 23-04-85 14-11-85 Ciment St-Laurent A ' Clrco Craft Inc.* CFCF Inc.Consolidated Bathurst ' Cont.Pharma Cryosan A 50% 150% 75% 50% 150% 14.0$ 23.1 $ 44.0$ 100.$ 6.0$ 11.0$ ’ 8%$ 13%$ 16%$ 5.0$ 18%$ 8% $ 19%$ 28 $ 6% $ 187.$ 8 % $ 19% $ 28 $ 6 $ - % + % - % 15- 11-85 29-08-86 16- 12-85 09-04-84 22-11-85 M-Corp Inc.'Manufacture Leader * Mateo Mart Inc.' McNeil, Mantha Inc.' Memotec Data 150% 75% 150% 150% 150% 4.8$ 3.6$ 2.5$ 3.0$ 10.5 $ 147.$ 3.0$ 250 150 ’ 77.$ “ 147.$ 244 210 572 $ 107» $ 147.$ 250 210 57.$ 10 $ + 6 - y.- v.14-11-85 07-05-85 14-10-86 11-12-84 26-06-85 * Cont.Pharma Cryosan B Corp.Fin.Power 'Crédit Ind.Desjardins * Datagram Inc.* Datamark 150% 50% 50% 150% 150% 6.0$ 27.4 $ 13.0$ 3.0$ 2.0$ 5.0$ 27%$ 300 300 200 6% $ 22% $ 239 6% $ 6% $ 21 % $ 67.$ 235 5% $ - % - % - 4 - % 03-01 -86 30-12-84 20-02-85 27-06-86 19-08-86 * Mines Abcourt pr.conv.Mines D’Or Val Mines J.A.G.Ltée Mlron ' Modes Shlrmax 150% 150% 100% 50% 100% 7.0$ 2.2 $ 0.5 $ 30.0$ 10.0 $ 7.0$ 150 160 11.0$“ 5.0$ 5 $ 290 29 11 $ 365 5 $ 270 2672 1 1 72 $ 360 -20 -3’/* + y.- 5 08-05-86 19-11-86 15-06-85 06-06-85 05-12-85 * Dlsnat (Investissements) 'Disq Saturne * Dolor Inc.Domtar Donohue Inc.75% 100% 50% 50% 50% 2.0$ 3.0$ 25.0$ 56.2$ 16.0$ 200 275 9%$ 1714$ ’ 17%$ 261 1672 $ 34%$ 29 $ 255 54 16 $ 34%$ 28% $ - 6 - 7.- % 22-03-84 27-03-84 10-07-85 8-10-86 24-07-86 Montreal Trustco * Morgan Trustco Multldev Immobllla Inc.* Nautilus Plus Nesbitt, Thomson 75% 100% 150% 100% 50% 27.5$ 6.0$ 2.5$ 10.5 $ 86.0$ 67.$ ’ 6.0$ 300 “ 300 187.$ 13% $ 223 57.$ 280 127.$ 13 $ 224 572 $ 280 127.$ - % + 1 - % - % 18-12-84 30-09-85 04-12-85 07-11-84 22-10-86 * Entreprises Hartco * Équipements Denis * F.Armtex Pr.conv.FCA Internationale 'Fourgons Transit 150% 150% 150% 100% 75% 7.0$ 2.0$ 2.2$ 12.5$ 400$ 7.0$ 200 200 18.0$ 400$ 305 340 153 18%$ 490 325 360 155 18% $ 465 + 20 + 20 + 2 + % -25 07-08-85 12-11-85 20-11-86 19-12-85 16-10-86 Noverco * 0 E Inc.'Ogivar * Ordinateurs Hypocrat * Pantorama 100% 100% 100% 150% 100% 75.9 $ 9.6$ 6.5 $ 2.0$ 11.0 $ 1 1 72 $ 8.0$ 325 110’ 572 $ 13% $ 107» $ 300 572 $ 137.$ 107.$ 400 350 5% $ - % + % + 35 - % 09-06-86 29-10-84 17-07-86 26-11-85 09-07-86 ' Geoffrion, Leclerc B ' Goodfellow ' Grllll Inc.* Groupe Cogeco Groupe Cogeco 75% 150 % 100% 100% 75% 10.5$ 5.0$ 15.3$ 8.3$ 9.0$ 6.0$“ 5.0$ 9.0$ 7’/2$ 9.0$ 6 $ 430 7% $ 8% $ 8% $ 5% $ 440 9 $ 87.$ 872 $ - % + 10 + 1% - % - % 14- 10-86 27-02-86 22-11-84 15- 11-84 05-11-86 * Paul Martin Inc.Peerless (les tapis) * Perkins Petro-Sun pr.cnv.sr1 'Plastlbec 100% 75% 150% 150% 100% 6.5$ 16.0 $ 7.2$ 4.0$ 9.0$ 5.0$ 57.$ » 57.$ 350“ 300 420 77.$ 107.$ 250 289 450 8 $ 107.$ 238 260 + 30 + % -12 -29 14-10-86 28-10-86 23-10-85 02-09-86 30-12-85 * Groupe DMR 'Groupe Jean Coutu * Groupe Kaulel Groupe Kaulel * Groupe Lacroix 75% 50% 150% 50% 150% 20.0$ 48.0$ 6.3$ 10.0$“ 2.7$ 8.0$ 8.0$ 200 s 350 8% $ 77.$ 672 $ 672 $ 210 7% $ 67.$ 67.$ 185 - % + % - % -25 20-11-85 17-10-85 09-12-85 19-09-85 24-05-86 * Premier Cholx-TVEC * Promatek Ltée Provlgo Radlomutuel Radlomutuel 150% 150% 100% 100% 75% 6.0$ 3.9$ 32.0 $ 12.5$ 8.5$ 5.0$ 325 16.2$ 5.0$ 8.5$ 772 $ 250 177.$ 672 $ 672 $ 77.$ 230 18 $ 672 $ 672 $ - % -20 + % 24-10-85 13-06-86 11-06-86 06 0: 86 'Groupe La Laurentlenne B Groupe La Laurentlenne B * Groupe SNC ' Groupe Totec 50% 50% 50% 150% 30.0$ 60.2$ 47.2$ 2 0 $ 9.0$“ 14.0 13.0$ 200 1072 $ 1072 $ 117.$ 295 10% $ 10% $ 11 % $ 305 + % + % - % -10 12-07-85 20-06-85 03-01-86 Ressources Alguebelle ' Ressources AuNore * Ressources la Pause 100% 150% 100% Voir page 11 : 9.0$ 12.0$ 0.3$ : Les titres RÉA 5.0$ 250 « 70 140 340 2972 99 325 29 ^41 -15 - Vt jp ' ëmi aSslSs! f 10 B Le Devoir, lundi 24 novembre 1986 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d’emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 9h à 16H30 Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes, Mil, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 I Propriétés à vendre 101 ¦ Propriétés à vendre 101 ¦ Propriétés demandées 109 B App.et log, à louer 160 A MONTRÉAL-NORD cottage québécois centenaire, (pierres des champs), grand terrain, propriété très bien entretenue, 3 foyers, 2 salles de bain, arbres adultes, près de toutes commodités: transport, écoles, etc .4 chambres à coucher, FAUT VOIR! 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Dégagement graduel en après-midi.Vents modérés Max -2 Mardi un peu de neige Pontiac, Gatineau, La Lièvre quelques averses de neige en matinée Dégagement par la suite Vents modérés Max 0 Mardi quelques averses de neige Laurentides, La Tuque plutôt nuageux avec quelques averses de neige et vents modérés par moments Max 0.Mardi ennuagement Ottawa-Hull: quelques averses de pluie ou de neige fondante en matinée Des éclaircies par la suite Vents modérés Max 4 Mardi nuageux Trois-Rivières, Drummondville quelques averses de pluie ou de neige fondante en matinée Des éclaircies par la suite.Vents modérés Max 4 Mardi nuageux Québec, Beauce plutôt nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige et vents modérés par moments Max 2.Mardi ennuagement Estrie plutôt nuageux avec quelques averses Max 6 Mardi enna-gement Lac-St-Jean, Saguenay, réserve des Laurentides neige passagère Accumulation de neige près de 5 cm Risque de bruine verglaçante le matin Vents modérés Max -2 Mardi ennugement Charlevoix, Rivière-du-Loup, Ri-mouski, Matapédia nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige Vents modérés Max 2 Mardi beau Ste-Anne-des-Monts.parc de la Gaspésie, Gaspé, parc Forillon neige fondante et risque de pluie verglaçante Accumulation de neige localement près de 5 cm Vents modérés Max 2 Mardi beau Baie-Comeau, Sept-lles neige passagère Risque de pluie verglaçante Accumulation de neige près de 10 cm.Max 0 Mardi beau Basse-Côte-Nord, Anticosti, secteur de Natashquan neige passagère Accumulation de 5 à 10 cm Vents modérés Max -2 Mardi ciel variable ST-JOVITE, 1 mille du village, chalet suisse, 3 c.c , foyer, tout équipé, saison $2,500 1-819-425-8393 ST-SAUVEUR, 2 X 5’/i, à louer.Vue panoramique, complètement neufs.Soir: 672-4882, jour: 842-3632.¦ Maisons de campagne à vendre 141 ST MICHEL DES SAINTS, superbe canadienne antique rénovée, 12 pièces meublees, (antiquités-artisanat), très bien situé, cause départ 1-833-6722, 376-9354 ¦ Terres, fermes à vendre AIMERIONS ACHETER 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sa petite voix qui contraste avec sa carrure musclée.Pour Cus D’Amato Tyson, invaincu en 28 combats professionnels, a dédié sa victoire au regretté Cus D’Amato, l’homme qui Ta sorti d’un centre de rééducation de New York quand il avait 13 ans.D’A- Photo AP Mike Tyson mato, qui avait dirigé la carrière de Floyd Patterson, avait vu Tyson s’entraîner et il avait déclaré qu’il pourrait devenir champion du monde s'il était prêt à écouter et à travailler très fort.Rendant hommage à son défunt entraîneur, Tyson a reconnu: « Si nous étions à la maison (à Catskill, dans l’État de New York) demain, il me préparerait le petit déjeuner et j’aurais peur de quitter ma chambre parce qu’il m’expliquerait toutes les erreurs que j’ai commises durant le combat ».Berbick, qui avait remporté la couronne, version WBC, en mai dernier aux dépens de Pinklon Thomas, a avoué quTl avait péché par excès de confiance.« J’ai commis la bêtise de vouloir prouver ma virilité dans les premiers rounds.Je croyais être assez fort et je me suis fait prendre », a-t-il dit.Tournoi des maîtres Martina, une 4e fois d’affilée NEW YORK (AFP) — L’Américaine Martina Navratilova a triomphé pour une quatrième fois d’affilée au Tournoi des maîtres du tennis féminin, à New York.Âgée de 30 ans, la meilleure joueuse mondiale a défait la jeune Allemande de l’Ouest Steffi Graf en trois manches, 7-6 (8-6), 6-3 et 6-2, en finale, au Madison Square Garden.Déjà victorieuse de 12 tournois cette saison, Navratilova a empoché $125,000 pour son succès.L’Allemande de 17 ans s'est consolée avec un chèque de $60,000.Il s’agissait d’une cinquième victoire en six matches pour Navratilova aux dépens de Graf.Navratilova en puissance Hier, il n’y a eu aucun véritable problème pour Navratilova, qui, en revanche, avait énormément peiné au tour précédent pour éliminer sa compatriote Pam Shriver (no 5), et Graf n’a jamais été en position de faire le break.C’est ainsi que l’Américaine, très efficace sur sa première balle, et toujours redoutable au filet, n’a cédé que 8 points sur son service dans la première manche, et 7 au cours de la deuxième.Après avoir mené 3-0,5-3, puis 6-4, dans le tie-break d’un set initial très égal, entre deux joueuses commettant un minimum d’erreurs, Martina l’a finalement emporté en 42 minutes en concluant sur son troisième as de la partie.En excellente forme physique, très agressive, grâce à un service toujours aussi puissant et précis, elle a enlevé ensuite le deuxième set 6-3, avec un break dès le 2e jeu, et un ultime jeu blanc, face à une adversaire réussissant pourtant parfois de superbes coups droits.Dans la dernière manche, Navratilova, parfaitement maîtresse du jeu, devant 16,175 spectateurs impressionnés par son aisance, a pris de nouveau le service de Graf à deux reprises, aux 5e (jeu blanc) et 7e jeux, pour s’imposer, et prouver, s’il en était encore besoin, cette saison, qu’elle demeurait bien la meilleure joueuse actuelle.Du tennis solide « Je ne pensais vraiment pas gagner en trois sets seulement, mais je n’ai jamais pensé non plus n’avoir aucun point de break contre moi, disait Navratilova à Tissue de sa victoire.Je n’ai pas eu de coups très spectaculaires.J’ai joué seulement un tennis solide, sans défaillance, ni mauvais points sur mon service.J’ai tiré aussi avantage de ses erreurs quand elle en a commises.Il est très satisfaisant pour moi de terminer cette saison par cette victoire, que je désirais énormément.Je suis très heureuse, c’est fantastique.Cela aurait été une grosse déception si j’avais perdu.Le set le plus important a été le premier, car si je l’avais perdu, je crois que nous serions toujours en tram de jouer.» Meilleure que d’habitude Quant à Steffi Graf, elle a dit: « Aujourd’hui, Martina a encore joué un peu mieux qu’elle le fait d’habitude.Dans ma tête, je n’étais pas vraiment concentrée tout au long de la semaine.J’ai senti que je n’étais pas au mieux pour ce tournoi.Je suis heureuse maintenant de pouvoir me reposer.Je ne participerai pas aux Internationaux d’Australie, en janvier, et pense faire ma rentrée seulement à Key Biscayne, en février».* « Je crois qu’il sera un très bon champion, a ajouté Berbick.Et il pourra devenir un très grand champion dans la mesure où il battra tout le monde.S’il réussit, je serai content pour lui », a-t-il conclu en ajoutant qu’il aimerait bien avoir droit à un match revanche.Etonnante facilité Tyson, professionnel depuis 20 mois seulement, a disposé de l’adversaire le plus difficile de sa carrière avec une étonnante facilité.En difficulté dès le round initial, Berbick a visité le tapis une première fois à la 19e seconde du deuxième assaut, abattu par une combinaison gauche-droite.Deux minutes plus tard, Tyson le martelait de cinq coups avant de l’expédier au plancher avec un gauche foudroyant.Berbick est resté une seconde debout, immobile, avant de chuter.Il a courageusement tenté de se relever mais, titubant à travers le ring, il est tombé dans les câbles.Se relevant à nouveau, il a titubé jusqu’au centre de l’arène avant de chuter encore.Il essayait de se remettre sur pied une troisième fois quand l’arbitre a lancé le compte de neuf et c’est dans les bras de l’arbitre qu’il s’est effondré pour de bon.Au total, Tyson a tenté 106 coups, desquels 59 ont touché Berbick.Ce dernier s’est élancé 38 fois et il n’a touché la cible que 13 fois.Tyson a par ailleurs été condamné à une amende de $3,000 pour ne pas avoir tenu compte d’un avis de la Commission athlétique de l’État du Nevada qui lui interdisait de porter un short noir alors que Berbick, se prévalant de son privilège de tenant du titre, avait lui-même opté pour cette couleur.Un champion incontesté Floyd Patterson avait été, avant Tyson, le plus jeune champion poids lourd de l’histoire.En 1956, a l’âge de 21 ans, il avait détrôné Archie Moore.Patterson était cependant un champion incontesté, un titre dont Tyson ne pourra se prévaloir avant le mois de mai.En effet, le match Tyson-Berbick était le cinquième d’une « série mondiale » de huit combats visant à unifier le titre des poids lourds.Le 7 mars, Tyson doit affronter le vainqueur de l’affrontement qui op- Çosera, le 12 décembre à New York, im Witherspoon et Tony Tubbs pour le titre de la WBA.Le vainqueur du combat du 7 mars affrontera ensuite Michael Spinks, champion de la IBF, pour le titre uni- 1=AIT£&-L£: panmipacrion< t /
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