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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1987-11-03, Collections de BAnQ.

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CULTURE ET SOCIETE Jï Montréal, mardi 3 novembre 1987 Une bourse de $ 50,000 récompense sa carrière théâtrale Yvette Brind’amour reçoit le prix Molson du Conseil des arts Photo Chantal Keyser Milm Près de 40 ans après avoir fondé le Théâtre du Rideau Vert avec sa compagne Mercédès Palomino, Mme Yvette Brind'amour (notre photo) a reçu hier l'un des plus prestigieux prix canadiens décernés à un artiste.THEATRE ROBERT LÉVESQUE Mme Yvette Brind’amour, co-fon-datrice et co directrice du Théâtre du Rideau Vert, a reçu, hier en fin d’après-midi, le prix Molson du Conseil des arts du Canada pour l’ensemble de sa carrière théâtrale.Ce prix, l’un des plus prestigieux à l’échelle du Canada, est doté d’une bourse de $ 50,000.Le poète Gaston Miron avait remporté le même prix il y a deux ans.En 1948, au moment où le théâtre professionnel québécois vit ses premiers pas, un peu après l’aventure des Compagnons de Saint-Laurent du père Émile Legault, et juste avant la création du Théâtre du Nouveau Monde, Mme Brind’amour, avec Mercédès Palomino, fonde le Rideau Vert, un théâtre qui se donne pour balises la production de pièces de boulevard et de comédies dramatiques.Le Rideau Vert, presque quarante ans plus tard, est toujours là, avec les mêmes directrices, toutes deux des modèles de persévérance, et de professionnalisme.À cette époque, plusieurs nouvelles troupes se créaient, la Compagnie du Masque, par Charlotte Bois-joli et Fernand Doré, le Théâtre-Club, par Monique Lepage et Jacques Létourneau, l’Équipe de Pierre Dagenais, mais le Rideau Vert sera le seul à survivre et traverser l’époque des pionniers jusqu’à aujourd’hui.D’abord installé dans l’ancien Théâtre des Compagnons, rue Sherbrooke, puis au Gésu, puis au Monument National, où la compagnie créera en 1956 la première pièce de Félix Leclerc, Sonnez les matines, le Rideau Vert finira par trouver son chez-soi rue Saint-Denis, dans l’ancien Stella, une salle de 400 places que Mmes Brind’amour et Palomino occupent toujours.Du boulevard à la comédie dramatique, avec accent sur le théâtre français, le corridor s’est maintenu, mais depuis l’historique création des Belles-soeurs de Michel Tremblay, en août 1968, le Rideau Vert a fait de plus en plus place au théâtre québécois.Mme Antonine Maillet, qui a fait l’éloge de la récipiendaire hier dans le hall du théâtre, en présence de Mme Maureen Forrester, présidente du Conseil des arts, est devenue depuis la création montréalaise de La Sagouine, en 1972, l’auteur le plus joué de l’histoire du Rideau Vert.Mme Maillet faisait partie du jury du Conseil des arts, avec les universitaires Ron J.Baker, François Du-chesneau, Richard J.Pearson, Antoine Sirois et Vincent Tovell.?Une saison Miliaire au Bois de Cou-longe.La saison 1988 du théâtre d’été du Bois de Coulonge, à Québec, sera une saison Albert Miliaire.La compagnie dévoilait sa pro- grammation, il y a quelques jours, et l’on y apprend qu’Albert Miliaire dirigera la mise en scène de Tailleur pour dames, la comédie de Feydeau qu’André Brassard a monté au Rideau Vert il y a deux ans.Et Miliaire jouera le rôle de Sherlock Holmes dans une pièce américaine de C.Ma-rovitz qui porte sur le célèbre détective.Frank Langella joue actuellement à New York cette pièce de Marovitz que le Bois de Coulonge offrira sous le titre Élémentaire, mon cher.La douzième saison d’été du Bois de Coulonge sera complétée par une nouvelle production de la pièce de Louis Saia et Claude Meunier, Les Voisins.¦k Vinci en décembre au TBB.C’est du 3 au 13 décembre 1987 que le Théâtre Boulogne Billancourt (TBB), dans la banlieue de Paris, présentera le Vinci de Robert Lepage.On se souvient que ce spectacle de Lepage avait remporté au dernier Festival d’Avignon le trophée « Coup de pouce », distinguant le meilleur spectacle de théâtre de la section « off ».Ce prix, attribué à Robert Lepage parmi plus de 350 productions de plusieurs pays, comportait la promesse d’un engagement dans ce centre dramatique de la région parisienne.Promesse tenue.Vinci fera dix jours au TBB que dirige le comédien Paul-Émile Deiber.?Strehler à l’étroit.Le metteur en scène italien Giorgio Strehler trouve étroit l’habit que le gouvernement français donne au Théâtre de l’Europe, la compagnie qu’il dirige et qui partage avec la Comédie-française la grande salle de l’Odéon, à Paris.La subvention vient d’être réduite, et la saison (la quatrième depuis la fondation) passe de 6 mois à 4 mois.Mais Strehler reste à la barre.Il annonçait récemment que la saison 1988 comprendra une mise en scène de La mouette, de Tchékhov, dans une mise en scène du cinéaste soviétique Andreï Kontchalovski.Le rôle de Nina sera tenu par la comédienne Juliette Binoche, la superbe Binoche de Rendez-vous et de Mauvais sang.Ce sera en juin 88.Quant à Strehler, il dirigera pour sa compagnie (Le Piccolo Theatrode Milan) une version italienne d'Elvire .louvel 40, dans laquelle il jouera le rôle de Jouvet, et il créera une nouvelle mise en scène de Comme tu me veux, de son compatriote Pirandello.?Les auditions du Conservatoire.Les auditions d’entrée au Conservatoire d’art dramatique de Montréal auront lieu du 11 au 15 janvier 1988, et les inscriptions doivent être faites avant le 18 décembre 1987.Pour informations, on communique avec le Conservatoire au 100, rue Notre-Dame est, Montréal, H2Y ICI, au numéro 873-4283.Litige franco-québécois sur le doublage Lelouch favorable à la concurrence Claude Lelouch CAMILLE BEAULIEU ROUYN-NORANDA (PC) — Le réalisateur français, Claude Lelouch, s’est prononcé hier en faveur du libre-échange Québec-France en matière de doublage de films et d’émissions télévisées.Monsieur Lelouch, qui assiste, jusqu’à demain, à la 6ième édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, quoique un peu embarrassé par la question de la Presse Canadienne, a été fort explicite.« Je n’aime pas le protectionnisme, et par contre j’aime bien l’idée de concurrence, a-t-il dit.Il faut accepter le jeu de la concurrence.Le problème Québec-France est un faux problème, puis-qu’aujourd’hui la libre circulation, au niveau du langage, entre ces deux territoires, est une nécessité.» Le réaüsateur français s’est déclaré par contre très conscient des problèmes vécus par les artistes français du doublage.« Je crois, a t-il expliqué, que c’est un métier en porte-à-faux, et que ces acteurs sont des gens malheureux qui déploient un talent fou dans des circonstances particulièrement difficiles.» En ce moment Lelouch est à la recherche de décors naturels pour son prochain film.Le Québec, plus particulièrement l’Abitibi, l’intéresse.« Je cherche des décors pas trop vus », a-t-il indiqué.Hier le cinéaste a survolé cette région en hélicoptère, dans l’espoir de trouver ce qu’il cherche.Le prochain film de Claude Lelouch, Itinéraire d’un enfant gâté, dont le tournage se fera en 1988, mettra en vedette Jean-Paul Belmondo, la femme de Lelouch, Marie Sophie et Richard Ancolina.C’est l’histoire, a raconté le réalisateur français, d’un homme de 50 ans constamment à la recherche d’expériences nouvelles.« Il est conscient que ce qui l’amuse, le bonheur pour lui, se trouve dans les expériences inédites », a expliqué le cinéaste.Et le héros de Lelouch parcourt le monde à la recherche de sensations nouvelles.Ce qui promet un film d’action.Radio Canada et la SMCQ rendent hommage à Serge Garant L’authentique témoin d’une époque CAROL BERGERON Hommage à Serge Garant préparé conjointement par le réseau FM Stéréo de Radio-Canada et la Société de Musique Contemporaine du Québec (SMCQ).Au programme: Bach, Ricercar a tre voci extrait de L'Offrande musicale avec Réjean Poirier (clavecin); Garant, Offrande III (1971) avec l'ensemble instrumental de la SMCQ dirigé par Gilles Tremblay; Webern, Concerto op.24 dirigé par François Morel; Garant, ciquintette (1978) dirigé par Lorraine Vaillancourt; Varèse, Intégrales dirigé par Walter Boudreau; Garant, Circuits 1 (1972) avec les percussions de la SMCQ.Concert radiodiffusé vendredi, le 30 octobre.Le compositeur québécois Serge Garant avouait « rechercher un équilibre entre l’intuition, l’intelligence, la technique et la sensibilité, et faire en sorte que la poésie se niche au creux d’une réussite technique».De toute évidence, le concert de vendredi dernier en a fait l’éclatante démonstration.Et pour le prouver, il n’aura fallu que trois oeuvres.Mais pour qu’on se préoccupe ainsi de sa musique, il aura cependant fallu qu'il meure.Maintenant, on va enfin oser affirmer que des pages comme Offrande III ou Circuits I sont indéniablement sorties de l’imagination d’un grand poète musicien.Le programme avait été pensé de manière à rapprocher Garant des sources principales qui l’ont inspiré.Bach, Webern et Varese lui ont servi de modèles.Mais à l’oreille, on a pu se rendre compte qu’ils ont été absorbés par une personnalité aussi forte qu’originale.Il suffit de mettre côte à côte — comme on a eu l’heureuse idée de le faire — Offrande III et le Ricercar de VOffrande musicale de Bach.Si le lien qui les unit n’apparaît pas immédiatement à notre attention toutefois, il est quand même là.La seule note (un si bémol) que Bach n’utilise pas dans le sujet du Ricercar servira de point de départ et de note-pivot à la pièce de Garant.Sachant cela, il devient tout-à-fait fascinant de suivre cette singulière note à la trace.Le Quintette est-il une oeuvre spéculative et structuraliste ?Plaçons-le à côté du Conterto op.24 de d’Anton Webern et nous constatons que Garant a tout aussi bien évité le piège de l’imitation que celui du formalisme froid.L’image du grand viennois n’a absolument pas paralysé l’imagination du musicien québécois.Ma foi ! il me semble même sortir grandi de la confrontation.Enfin, on aurait pu croire qu’en écrivant pour la percussion, Garant n’aurait pas su éviter (comme tant d’autres) de faire du sous-Varèse.Encore là, on est frappé par la distance qu’il a su mettre entre une source d’inspiration et son travail de création.Circuits 1 demeure une partition superbe et très originale.Ce magnifique hommage à Serge Garant m’a convaincu que le public mélomane finira bien par s'apprivoiser à la musique de cet éminent compositeur.C’est une question de temps.Un jour on appréciera sa sensibilité.On reconnaîtra en Garant, un authentique témoin de son époque.__________________-ai Photo Bic Photography Photo Bic Photography Un jour, on appréciera la sensibilité de Serge Garant, cet éminent compositeur.i Yoland Guérard meurt 1 PC) — Le chanteur Yoland Guérard est décédé, hier soir, en banlieue de Paris, à la suite d’un arrêt cardiaque.Depuis deux ans directeur du Centre culturel canadien (CCC) à Paris.M.Guérard était âgé de 64 ans.I .ongtemps chanteur d'opéra, Yoland Guérard a été foudroyé par une attaque cardiaque alors qu'il se trouvait chez lui à Rueil Maimaison, a annoncé Jacques Ouimet, porte-parole de la famille Guérard.1>utre ses fonctions au CCC, M.Guérard était aussi conseiller culturel auprès de l'ambassade du Canada à Paris.Au moment de l'attaque, son épouse Nicky a lancé l’alerte mais les médecins n’ont pu que constater le décès.I .a dépouille mortelle doit être ramenée au Canada demain en vue d’être inhumée probablement à Joliette, sa ville natale.I e disparu était le père d'Yves Guérard, vice président de la station CKMF-FM.M Guérard avait été nommé directeur du CCC en septembre 1985 en remplacement de M.Jean llerbiet, dont le mandat était venu à expiration.Créé en 1970, le CCC a pour mandat de favoriser les échanges culturels entre le France et le Canada et de présenter des expositions culturelles sur le Canada en Françe.Yoland Guérard a déjà été directeur de la Place des arts.Il a aussi oeuvré comine traducteur, acteur et producteur au Canada et à l’étranger.Le monde selon Graff Photo Le monde selon Graft En octobre 1987, la vente aux enchères effectuée au profit des ateliers se termine par un événément sans précédent et sans doute le plus inusité qu'ait connu Graff, le « Mardi-Graff ».CLAIRE GRAVEL Le monde selon Graft 1966-1986, Montréal, Éditions Graff, 1987, 632 pages, 520 illustrations noir et blanc.Décrire 20 années de mouvements artistiques à Montréal en 600 pages, voici un travail herculéen jamais vu au Québec depuis les trois tomes de Québec underground (1973).Cependant, Le monde selon Graff n’a pas comme ce dernier joui d’une armée de recherchis-les, et ce n'est pas une publication universitaire, conduite avec les guides d’un professeur.Jocelyne Lupien a rédigé les annales de Graff, en colligeant tous les documents et événements relatifs au célèbre atelier-galerie qui a servi et sert tou jours à promouvoir la gravure autant au Québec que sur la scène inter nationale.Plus de 100 artistes, d’Yves Gaucher à Charlemagne Palestine, ont oeuvré, et l’on chiffre par milliers les éditions qui sont sorties de ses presses.À cette belle histoire du petite atelier devenu grand, viennent se juxtaposer un ensemble de faits choisis à l’extérieur, événements culturels et politiques, scientifiques, économiques etc.Cette compilation ne vise pas l’objectivité, comme nous pré-viennentMadeleine Forcier et Pierre Ayot, le président et la directrice de Graff.Ayot écrit : « Le monde selon Graff, c’est une vision du monde de 1966 à 1986, une vision de Graff, la vision d’une génération (.) Nous avons retenu les éléments qui nous ont davantage marqués et qui ont influencé le cheminement de Graff.» À travers cette chronologie générale, Jean-Pierre Gilbert raconte « l’histoire » de Graff dans une prose fervente, dithyrambique — mais ne sommes-nous pas tous convaincus de son rôle exceptionnel ?.La chronologie passionne et parfois amuse.Ainsi, Yves Gaucher est jumelé à la parution de l’album Spirou, Jacques Hurtu-bise à celui d’Astérix et Robert Wolfe à un Tintin.En 1971, on relate la passion de l'Amérique pour les lits d’eaux, et les expositions Alternances de , 1979, tenues dans l’atelier de Christian Kiopini, se trouvent assorties au prix Nobel de la paix, mère Teresa.Le déroulement de certains faits est expliqué en sautant pas-dessus les années, de quoi faire rugir les rigoristes.Je me demande que viennent faire, en 1986, les longs extraits des Carnets de Léonard.Le monde selon Graff fait la part belle à la critique d’art.Les Toupin, Saint-Pierre, Thériault, Viau, Robillard et Payant sont abondamment cités.Les KM) dernières pages regroupent les essais de douze auteurs de milieux divers (musées, théâtre, roman, chanson, musique, critique d’art) qui musclent la première partie en proposant des interprétations, quand ce n’est pas un sens à l’histoire.Les thématiques relancent les grands débats du siècle : celui de l’évolution, dans l’excellent texte « Graff in progress «de Yolande Racine, celle de l’engagement, dans Du ton et de la couleur locale d’une décennie : 1966-1976, particulièrement enjoués, de Marcel Saint-Pierre, de l’art féministe, avec Quelques hypothèses pour une histoire de l’art des femmes, 1965-1965, de Rose-Marie Arbour, entre autres; ils nous aident à comprendre comment cette succession de changements, cette « révolution permanente » s’est trouvée accolée à Graff depuis ses débuts.Le monde selon Graff est une somme.C’est un livre d’une importance primoridiale, de par son projet de synthèse historique.Le texte de Gilles Daigneault, Graff et les grandes expositions montréalaises de 1976 à 1966, brosse à grands traits les fondements d’une histoire de l’art contemporain à Montréal : c’est une première, et l’on s’aperçoit du manque sidérant de tels essais dans notre culture.Le lancement du Monde selon Graff aura lieu jeudi prochain aux Éditions Graff, 963 est, rue Rachel à Montréal, à 19 h., en présence du président de la Commission sur la Culture de l’Assemblée Nationale, M.Claude Trudelle.Vingt ans de création décrits avec effusion é SPORTS Le Devoir, mardi 3 novembre 1987 ¦ 23 Un match morne, dénué de rudesse Le Canadien gagne sans éclat GUY ROBILLARD (PC) — Encore une fois, hier, au Forum, le Canadien est parvenu à éviter la défaite sans même très bien jouer.Un but typique de Kjell Dahlin, à 15:40 de la troisième période, lui a permis de disposer des Blues de St.Louis 6-4, Chris Nilan ayant marqué dans un filet désert.Le Suédois s’est échappé grâce à sa grande vitesse et a dirigé un tir du poignet parfait à la droite de Rick Wamsley.Mark Hunter avait égalé le pointage à la septième minute en réussissant le troisième but des Blues en surnombre, contre l’équipe de la Ligue nationale qui présentait jusque-là la meilleure fiche en désavantage numérique.Son tir du poignet était le septième lancer de son équipe au troisième engagement, contre aucun pour le Canadien à ce moment.Le match n’a pas été robuste.Tony McKegney avait ouvert le pointage d’un faible revers entre les jambières de Brian Hayward à mi-chemin de la première période.Canadien 6, Blues 4 Première période 1— SI Louis, McKegney 3 Hrkac, Sutter .9 17 2— Montréal, Skrudland 2 McPhee, Ludwig.12:09 3— Montréal, Naslund 5 , Momesso .19:58 Pénalités — St Louis banc (purgee par Lemieux) 1 53.Sandelin Mtl 7:39.Lemieux StL 9 44.Sutter StL 14:31.Deuxième période 4— Montréal, McPhee 6.0:38 5— St Louis, Federko 3 Flockharl.4:52 6— St Louis, Gilmour 5 Hunter, Benning.7:13 7— Montréal, Svoboda 3 Carbonneau, Gainey.17:39 Pénalités — Smith Mtl 6 49, Hunter StL 10.26 Trolsième période 8—St.Louis, Hunter 4 Federko,Gilmour 6 54 9—Montréal, Dahlin 4 Corson 15 40 10—Montréal, Nilan 2 Carbonneau 1925 Pénalité — McPhee Mtl 5:34 Tirs au but St Louis 6 10 10 — 26 Montreal 9 11 7-27 Gardiens — St Louis Wamsley Montreal Hayward Assistance —16 102 Brian Skrudland a égalé la marque en s’emparant du retour d’un lancer de Mike McPhee et, deux secondes avant la fin, Mats Naslund faufilait la rondelle sous les jambières de Wamsley d’un angle quasi-impossible.McPhee a procuré une avance de deux buts au Canadien à la 38e seconde du deuxième engagement en prenant son propre retour, après avoir soutiré la rondelle à Tim Both-well devant le filet.Le Tricolore s’est ensuite empêtré, Chris Chelios ayant recommencé à viser la bande plutôt que le filet et Larry Trader multipliant les passes à son ancienne équipe.Bernie Federko a compté un but chanceux lorsque la rondelle lancée du coin de la patinoire a dévié sur Mike Lalor.Puis l’autre meilleur compteur des Blues, Doug Gilmour, a égalé la marque en poussant la rondelle dans un filet abandonné pendant un autre avantage numérique.Petr Svoboda a redonné l’avance au Canadien d’un tir frappé à la 38e minute.¦ Kjell Dahlin était de retour dans la formation hier et Perry Ganchar n’a pas eu l’occasion d’affronter son ancienne organisation.Ryan Walter a tenté de patiner à l’exercice matinal, mais il est rapidement rentré au vestiaire.Stéphane Richer n’a même pas chaussé les patins, de même, évidemment, que Rick Green et Larry Robinson.Pour les Blues, Grag Pas-lawski est blessé légèrement à une jambe, et Charles Bourgeois a eu la mâchoire fracturée par un tir frappée de Gilbert Delorme lors du dernier match contre les Red Wings de Detroit.Perry Turnbull (0-0-0 en cinq matches) a aussi été laissé de côté.¦ On pourrait croire que .lean Perron ne fait pas confiance à Vincent Riendeau, mais l’entraîneur du Canadien fournit une autre explicaion.« Je sais que Brian Hayward n’est pas à son meilleur et je veux lui donner du travail pour qu’il s’en sorte, dit-il.Il n’avait pas joué souvent depuis le début de la saison.Je veux fournir une occasion à Riendeau, ajoute l’entraîneur, mais je ne sais pas quand ».Riendeau a atténué des EN BREF.¦ André Viger victorieux au Japon ( >ITA (AP) — Le Sherbrookois André Viger a remporté le championnat mondial des athlètes en fauteuils roulants, disputé à Oita, au Japon.Parcourant les 42 kilomètres de l’épreuve en un peu plus d’une heure 44 minutes, Viger a devancé le Suédois Bo Lindquist d’une seconde et demie, tandis que le Suisse Heinz Frei, vainqueur du Marathon de Montréal cette année, s’est classé troisième.Marc Quessy, étudiant à Sherbrooke mais originaire du Cap-de-la-Madeleine, a terminé au quatrième rang.¦ Johnson aux Championnats canadiens OI 1 AWA (PC) — C’est décidé: Ben Johnson, l’homme le plus rapide au monde, participera aux Championnats canadiéns d’athlétisme d’hiver à Ottawa le 22 janvier prochain.C’est ce qu’a confirmé hier l’organisateur de la rencontre, Pat Reid.Les Championnats canadiens et la rencontre Sunkist International, de Los Angeles, luttaient depuis quelque temps pour s’assurer de la présence de Johnson à leur rencontre.Johnson a toutefois laissé savoir qu’il préférait courir à Ottawa le 22 janvier et deux jours plus tard à Sherbrooke.¦ Roger Craig devance Buck Rodgers N KW YORK (AP) — Roger Craig, dont le talent et le leadership ont permis aux Giants de San Francisco de passer de la dernière position à la première dans la section Ouest de la Ligue nationale de baseball, a été proclamé hier le gérant de l’année par l’agence Associated Press.Craig a reçu 46 voix de première place de la part des chroniqueurs, soit une de plus que Buck Rodgers, des Expos de Montréal.HOCKEY LIGUE NATIONALE Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi 9 P n bp bc pts MONTRÉAL 14 8 4 2 57 44 18 BUFFALO 12 5 4 3 45 45 13 QUÉBEC 11 5 5 1 43 40 11 BOSTON 11 5 5 1 41 43 11 HARTFORD 11 5 5 1 36 41 11 Section Lester Patrick ISLANDERS NY 11 7 3 1 50 32 15 NEW JERSEY .10 7 3 0 39 30 14 WASHINGTON 11 6 4 1 42 33 13 RANGERS NY.13 4 6 3 54 54 11 PHILADELPHIE.12 4 6 2 31 45 10 PITTSBURGH .12 3 6 3 45 50 9 Conférence Clarence Campbell Section James Norris TORONTO 10 6 4 0 46 42 12 DETROIT 10 5 4 1 33 33 11 CHICAGO 12 5 6 1 51 53 11 MINNESOTA 11 4 5 2 37 40 10 ST.LOUIS 10 3 6 1 32 38 7 Section Connie Smythe EDMONTON .12 7 5 0 56 47 14 WINNIPEG 10 6 4 0 35 32 12 CALGARY 11 5 5 1 44 44 11 LOS ANGELES.12 3 8 1 28 49 7 VANCOUVER 10 2 7 1 36 46 5 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Dimanche Shawinigan 4, Vict'ville 3 T-Rivières 6, Hull 4 Chicoutimi 5, Drum'ville 4 Laval 8, Verdun 5 Hier St-Jean 6, Laval 5 Ce soir Drum'ville à T -Rivières Hull à Verdun Shawinigan à Vict'ville Mercredi Granby à Hull Victoriaville à St-Jean Vendredi Verdun à Chicoutimi Granby à Shawinigan Laval à St-Jean CLASSEMENT Section Robert Lebel Pi 9 P laval.19 12 6 ST-JEAN.19 g 8 HULL.20 VERDUN 19 GRANBY.19 n bp bc pts 10 13 Section Frank Dilio 8 11 7 4 1 100 95 2 90 90 1 108 112 2 89 108 2 80 102 T-RIVIÈRES.19 11 CHICOUTIMI 19 n SHAWINIGAN.19 9 DRUM'VILLE.19 9 VIC'VILLE.18 8 2 116 97 1 99 84 1 103 95 1 81 85 9 1 81 80 25 20 17 16 10 24 23 19 19 17 Ligue nationale Dimanche Buffalo 5, Chicago 3 Philadelphie 4, Los Angeles 1 Islanders 6, Boston 5 Hartford 5 Québec 1 Edmonton 7, Rangers 6 Winnipeg 7, Vancouver 3 Hier Montréal 6, St Louis 4 Ce soir St.Louis à Québec New Jersey à Islanders Rangers à Calgary Philadelphie à Pittsburgh Vancouver à Washington Minnesota à Detroit Mercredi Boston à Hartford Buffalo à Los Angeles Montréal à Chicago Rangers à Edmonton Winnipeg à Toronto Detroit à Minnesota Jeudi Toronto à Boston Pittsburgh à Islanders St Louis à New Jersey Vancouver à Philadelphie Edmonton à Calgary Vendredi Hartford à Detroit Québec à Washington Chicago à Winnipeg Samedi Pittsburgh à Boston Québec à Hartford Buffalo à Edmonton Philadelphie à Montréal Detroit à Islanders Rangers à Los Angeles Washington à New Jersey St Louis à Toronto Vancouver à Minnesota Les meneurs (Partie» d'hier non comprises) b a pts Gretzky.Edm.7 21 28 Lemieux, Pitt .13 13 26 Savard, Chi.10 15 25 P.Stastny.Qué 13 11 24 Poddubny, Ran 11 11 22 Goulet, Qué .8 14 22 Messier, Edm .10 10 20 Anderson, Edm, 11 8 19 Naslund, Mtl.4 15 19 Simpson, Pit,.9 9 18 Haw’chuk, Win.5 13 18 Chelios, Mtl.6 11 17 Dionne, Ran .8 8 16 Sandstrom, Ran 6 10 16 Photo CP Shayne Corson « goûte » à la médecine de Tim Bothwell, des Blues, qui lui passe la lame de son bâton dans le visage, durant la première période.propos rapportés la veille en disant qu’il ne veut pas se plaindre de la façon dont il est traité, d’autant plus qu’il n’avait rien cassé à Sherbrooke.« Je souhaite jouer, c’est tout », dit-il.¦ Interrogé au sujet de la mort de René Lévesque, Jean Perron a signalé qu’en tant que francophone hors-Québec pendant plus de 10 ans (à Moncton), il a réalisé à quel point l’ancien premier ministre était apprécié des anglophones.« Et aujourd’hui, si nos droits comme francophones sont respectés, c’est beaucoup grâce à lui », a-t-il ajouté.Quant au président du Canadien, Ronald Corey, qui a déjà travaillé pour Jean-Jacques Bertrand quand il était à la tête de l’Union nationale, il a lui aussi parlé d’un grand premier ministre.« Je ne l’ai pas beaucoup connu personnellement », a-t-il souligné, en rappelant qu’il avait cependant travaillé avec lui à Radio-Canada du temps qu’il réalisait La Soirée du hockey.¦ Mats Naslund est le joueur du mois d’octobre chez le Canadien, ayant totalisé 35 points au classement de la Coupe Molson, cinq de mieux que Stéphane Richer et Patrick Roy.Larry Robinson a pour sa part reçu une belle ovation lorsqu’il a reçu le prix Emery Edge des mains de Gordie Howe avant la rencontre.Il a été le meilleur du Canadien en 1986-87, avec une fiche de ‘plus 24’.Wayne Gretzky a été le meilleur de la Ligue nationale, à ‘plus 70’.Chris Chelios nommé le joueur de la semaine GUY ROBILLARD (PC) — Après Petr Svoboda, c’est au tour de Chris Chelios d’expliquer ses succès par un temps de glace accru.C’est à cette explication qu’il revenait constamment, hier, après avoir appris qu’il avait été nommé le joueur de la semaine dans la Ligue nationale, en vertu d’une fiche de deux buts et six passes en quatre rencontres.Chelios est bien conscient qu’un défenseur se doit d’obtenir des points en attaque pour être remarqué.Moins rude que lors des dernières séries éliminatoires, il estime qu’il est impossible d’être aussi agressif pendant 80 matches, tout en ajoutant que les blessures à Larry Robinson et Rick Green exigent que les défenseurs en santé évitent les punitions.Il affirme que personne ne lui a demandé de se porter plus en attaque, mais que le fait que son entraîneur ne lui adresse aucun reprocte constitue un accord tacite.Dave Brown écope d’une suspension de 15 matchs ( PC ) — La Ligue nationale de hockey a sévi une fois de plus contre l’ailier droit Dave Brown, des Flyers de Philadelphie, le suspendant pour une période de 15 matches suite à l’incident violent du 26 octobre au cours duquel il a agressé sauvagement Tomas Sandstrom, des Rangers de New York.« À mons avis, il s’agit d’un geste préméditié de la part de Brown, a dit Brian O’Neill, vice-président de la LNH.Sandstrom ne savait pas qu’il allait être frappé et il n’a jamais pu se défendre », Sandstrom a subi une commotion cérébrale et a dû passer la nuit à l’hôpital sous observation.L’an dernier, Brown avait posé un geste semblable face à Sandstrom et avait été suspendu pour cinq matches.Mais, comme cette fois-ci Brown a tenté de blesser l’adversaire de façon délibérée, la suspension est immédiate.Elle comprendra les deux derniers matches des Flyers contre les Rangers, soit les parties du 10 et du 22 décembre.La semaine dernière, la LNH avait suspendu le gardien Patrick Roy, du Canadien, pour une période de huit matches parce qu’il avait cinglé Warren Babe, du Minnesota, lors d’un match au Forum le 19 octobre.L’incident Brown-Sandstrom est survenu après le coup de sifflet signifiant l’arrêt de jeu.Brown a prétendu qu’il n’avait jamais entendu le sifflet.O’Neill a rencontré Brown vendredi à Toronto et a visionné les rubans de l’incident.« Même si Sandstrom n’a rien fait pour provoquer Brown, le joueur des Flyers a fait plusieurs emjambées avant d’atteindre l’adversaire, a expliqué O’Neill.Il a eu tout le temps pour retenir son geste, ce qu’il n’a pas fait ».À Philadelphie, c’est le directeur-gérant des Flyers, Bobby Clarke, qui a fait part de la décision de O’Neill à Brown alors qu’il quittait la glace après l’exercice des siens.Brown n’a pas voulu parler aux journalistes et il a discuté pendant une quinzaine de minutes avec Clarke.« Je lui ai dit tout simplement qu’il était suspendu pour une pé- Photo AP Dave Brown riode de 15 matches et que nous n’irons pas en appel, a dit Clarke.Il m’a dit quant à lui qu’il travaillerait très fort lors des exercices et qu’il serait en forme à son retour au jeu ».Clarke ne voulait pas commenter la nature un peu spéciale de la suspension qui fait que Brown ne pourra pas affronter les Rangers à nouveau cette saison.« À dire vrai, cela nous aide probablement parce que la suspension n’en est plus une de 15 matches, mais bien de 13 et il sera de retour plus tôt ».Brown a pris part à 62 matches la saison dernière.Il a récolté sept buts et trois passes.Il a de plus écopé de 274 minutes de pénalité.Cette saison, en 12 matches, il avait passé 32 minutes au cachot et il avait marqué deux buts.Son attaque contre Sandstrom avait soulevé des protestations immédiates de la part des Rangers.« C’est certain qu’il a tenté de le blesser, a dit le directeur-gérant Phil Esposito.Il aurait pu le frapper au bras ou aux côtes, mais il a visé la tête».« Je suis entraîneur depuis huit ans dans cette ligue et j’ai vu beaucoup de coups vicieux, a pour sa part mentionné le pilote Michel Bergeron, Mais je n’ai jamais rien vu de tel.Quand un gars tente de blesser un autre joueur de la sorte, il devrait être suspendu pour un an».Brown s’était défendu en disant qu’il faisait tout simplement son travail.Les autres joueurs des Flyers ont tenté de défendre Brown.Dans le but de secouer ses troupes Savard remanie deux de ses trios MARIO LECLERC ¦ .'1 Chris Chelios QUÉBEC (PC) — Dans le but de secouer son équipe, l’entraîneur André Savard a effectué certains changements à ses trios, hier, en vue du match d’aujourd’hui alors que les Nordiques recevront la visite des Blues de St.Louis.Évoluant aux côtés de Peter et Anton Stastny depuis un certain temps, l’ailier gauche Gaétan Duchesne devra patrouiller le flanc gauche sur un autre trio complété par Jason Lafre-nière et Gord Donnely.C’est Jeff Jackson qui rejoint Peter et Anton Stastny.Mais ce dernier s’est entraîné hier en alternance avec Stu Kulak.On ne sait trop qui de Kulak ou d’Anton jouera ce soir.Le trio de Goulet-Haworth-Lam-bert est demeuré intact tout corne celui de Eagles-Gillis-Côté.Même s’il n’a disputé qu’un match complet avec les frères Stastny, Gaétan Duchesne semble le grand perdant de ce mini-remaniement.En principe, le numéro 14 des Nordiques est muté du premier au quatrième trio.Mais André Savard ne l’a pas entendu ainsi.« Je n’ai pas nécessairement de premier ou de quatrième trio.Ça dépend de l’adversaire.Mais une chose est certaine, Gaétan Duchesne est présentement en période d’ajustement.Il a fait sa marque dans la Ligue nationale grâce à son acharnement et son ardeur.Il doit continuer dans cette veine », a commenté Savard en soulignant que les Nordiques avaient un surplus d’ailiers gauches, ce qui n’était pas le cas à Washington.La situation de Duchesne est quelque peu nébuleuse.Un match après avoir connu une soirée d’un but (son premier avec les Nordiques) et une passe contre les Flames de Calgary, en compagnie des frères Stastny, l’entraîneur André Savard l’a déplacé, depuis, sur différents trios.Son jeu s’en est ressenti.Duchesne a atteint le fond du baril en troisième période du match de dimanche contre Hartford en effectuant une seule présence sur la patinoire.Une déci- Dans la LNF sion que le principal intéressé n’a pas eu l’air d’apprécier.Mais, hier, Duchesne a refusé de commenter la situation.Tout au plus, il a simplement rappelé que, depuis l’âge de 19 ans alors qu’il graduait avec les Capitals de Washington, il n’avait jamais été « oublié » sur le banc au dernier tiers.En fait, le véritable problème de Duchesne actuellement est de savoir si on veut l’utiliser comme attaquant défensif ou offensif.Évoluant tantôt avec les attaquants Peter et Anton Stastny, Duchesne a aussi été appelé à écouler le temps en infériorité numérique.Il a aussi joué sur un trio à caractère défensif.L’athlète de 25 ans semble ne plus savoir où donner de la tête.« Vous voyez le match et vous savez ce qui se passe.De mon côté, si j’ai des choses à dire, je le ferai savoir à mon entraîneur », a-t-il spécifié.La grève a tout bouleversé FOOTBALL Conférence Américaine Section Est INDIANAPOLIS.N -ANGLETERRE BUFFALO .MIAMI JETS NY.HOUSTON.CLEVELAND.PITTSBURGH CINCINNATI .SAN DIEGO.SEATTLE .DENVER RAIDERS LA KANSAS CITY.Pi 7 7 7 7 7 n pp pc moy 0 .140 103 571 0 139 151 Section Centrale 7 5 2 7 4 3 .743 7 2 5 Section Ouest 0 122 183 0 203 157 0 165 163 0 180 153 0 173 107 0 157 156 0 124 156 7 6 7 5 7 4 7 3 7 1 160 128 194 135 184 139 149 138 117 232 Conférence Nationale Section Est WASHINGTON DALLAS.PHILADELPHIE.ST LOUIS.GIANTS NY .CHICAGO TAMPA BAY GREEN BAY MINNESOTA DETROIT.S FRANCISCO N ORLÉANS ATLANTA RAMS LA.108 0 177 0 0 151 180 99 142 135 134 151 186 Section Centrale 191 105 164 128 1 123 138 0 139 160 0 119 213 Section Ouest 7 6 1 7 4 3 7 2 5 7 16 199 154 180 123 117 216 120 184 571 429 429 .429 714 571 571 286 857 .714 643 429 143 857 500 429 286 167 .857 571 500 429 143 857 571 .286 .143 Ligue nationale Dimanche Houston 31, Cincinnati 29 Indianapolis 19, Jets NY 14 Chicago 31, Kansas City 28 N-Angleterre 26, Raiders LA 23 N-Orléans 38, Atlanta 0 Philadelphie 28, St.Louis 23 Miami 35.Pittsburgh 24 Tampa Bay 23.Green Bay 17 Washington 27, Buffalo 7 San Diego 27.Cleveland 24 Denver 34, Detroit 0 Seattle 28, Minnesota 17 S Francisco 31.Rams LA 10 Hier Giants de NY à Dallas Dimanche, 8 novembre Atlanta vs Cleveland Chicago vs Green Bay Dallas vs Detroit Denver vs Buffalo Raiders LA vs Minnesota Pittsburgh vs Kansas City San Diego vs Indianapolis Tampa Bay vs St Louis Washington vs Philadelphie Houston vs San Francisco N-Orléans vs Rams LA Miami vs Cincinnati N-Angleterre vs Giants NY ( AP) — Il y a des choses étranges qui se passent dans la Ligue nationale de football cette année.La grève des joueurs y est sans doute pour quelque chose, mais un fait demeure : à mi-chemin ou presque de la saison 1987, quatre équipes qui n’avaient remporté que 14 parties l’an dernier, se retrouvent aujourd’hui au plus fort de la course pour l’obtention d’une place dans les séries éliminatoires.Deux de ces équipes, Houston et San Diego, occupent la tête de leur division respective, alors qu’une troisième, Indianapolis, partage le premier rang de la section Est de la conférence Américaine.Et une quatrième, Tampa Bay, peut toujours espérer une place de « meilleure deuxième ».San Diego, qui avait un dossier de 4-12 la saison dernière, a profité du jeu des briseurs de grève pour remporter ses trois premiers matchs, puis porter cette fiche à 6-1, une partie devant Seattle dans la section Ouest de la conférence Américaine.Les Chargers semblent.également tirer profit de la présence de leur nouvel entraîneur, Al Saunders, qui a succédé à Don Coryell, Le match nul (24-24) obtenu contre Cleveland, dimanche, en témoigne.Mais grève ou pas, il s'agit du meilleur départ des Chargers depuis 1961.I.a victoire de 19-14 remportée par Indianapolis contre les Jets de New York, dimanche, a permis aux Colts de rejoindre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre au sommet de la section Est de la conférence Américaine.Houston a le même entraîneur que la saison dernière, Jerry Glanville, qui a connu peu de succès.Mais le talent a toujours été présent à Houston, et les succès des Oilers ne devraient pas surprendre.Quoi qu’il en soit, les Oilers sont dans une division l’Est de la Conférence américaine où tout peut arriver.Tampa Bay, 4-3 sous la gouverne de Ray Perkins, a réalisé un redressement spectaculaire cette saison après avoir terminé la campagne 1986 avec un dossier de 2-14 avec Leetnan Bennett comme entraîneur.Et les Bues n’ont pas encore fait appel au quart-arrière Vinny Testa-verde.Alors que les Bears de Chicago, les Redskins de Washington et les 49ers de San Francisco ont à toutes fins utiles remporté le titre de leur section respective dans la conférence Nationale, les Bues font la lutte pour une place dans les séries aux Giants de New York, les champions du Super Bowl, aux Eagles de Philadelphie, aux Saints de la Nouvelle-Orléans et peut-être aussi aux Cowboys de Dallas.Comme quoi la Ligue nationale de football demeure, malgré ou à cause de la grève, riche en rebondissements, LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645
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