Le devoir, 5 décembre 1987, Cahier D
LE PLAISIR LE P LE P LE P LE R des vres ¦ Best-sellers : La Maison des jours heureux, de Danielle Steel/D-2 ¦ Lettres québécoises : Notre-Dame-du-Colportage, de Georges Cartier/D-3 ¦ Le Feuilleton : Le Maître des abeilles de Henri Vincenot/D-5 ¦ Les éditions Chouette pour la jeunesse/D-6 ¦ Naissance d'une nation, un ouvrage collectif sur les Français établis au Canada au XVIIe siècle/D-7 ¦ Rencontre avec l’économiste français Guv Sorman/D-8 ¦ Lettres étrangères : ÉtineeUes dans les ténèbres de l’auteur chinois contemporain Dai Houying/D-9 ¦ Les Carnets : Blizzard sur Québec, d'Alice Parizeau/D-10 Montréal, samedi 5 décembre 1987 ALLEMAND MKIMUE SLAVE 'HAffl# Francine d’Amour ou le plaisir d’écrire à l’état pur FRANCE LAFUSTE FRANCINE d’Amour n’a pas l’habitude des entrevues.Elles l’intimident, la prennent au dépourvu.Pourtant, ces derniers temps, il lui a fallu affronter les questions indiscrètes des journalistes qui voulaient savoir qui se cache derrière Les Dimanches sont mortels, Grand Prix littéraire Guérin 1987 (voir la recension de Jean-Éthier-Blais dans notre édition du 21 novembre).Elle s’est prêtée au jeu sans renoncer à sa discrétion naturelle.Un premier roman, c’est toujours intimidant, surtout quand on a choisi de parler d’une passion pernicieuse, celle de l’alcool : « C’est un sujet que je connais, avoue cette jeune femme aussi délicate dans ses mots que dans ses manières.J’ai moi-même été entourée de personnes alcooliques et je sais quel pouvoir de séduction l’alcool exerce sur certaines personnes.Il y a quelque chose de tragique dans cette passion-là.Mais, quand on en parle autour de soi, on se heurte bien souvent à l’incompréhension, source de quolibets ou d’images grotesques.» Francine d’Amour ponctue ses phrases de petits rires saccadés qui cachent une certaine pudeur.Il faut dire que Les Dimanches sont mortels est une oeuvre intimiste qu’il est dangereux de disséquer sans en dénaturer le sens.C’est une histoire douloureuse, noire, sans compromis, celle d’une relation entre un père, vieil universitaire alcoolique, et sa fille Mathilde.Une histoire passionnelle dont la trame narrative se fond Olivieri : dans l’univers clos et étouffant d’un dimanche qui s’achemine inexorablement vers la mort du père.Ce choix, l’écrivain le justifie ainsi : « J’ai choisi le thème de l’alcool pour des raisons autobiographiques, bien sûr, mais aussi pour faire une autopsie, clinique, psychologique, d’un personnage masculin qui ressemble à mon père.» Le plus dur est dit, les mots maintenant coulent à flot comme cette rasade de scotch que Mathilde verse à son père dans un ultime geste d’amour.Francine d’Amour enseigne à plein temps la littérature et la linguistique au collège Montmorency de Laval.Pas facile de trouver le temps d’écrire, dans ces conditions.Il faut s’y reprendre à plusieurs fois, entre deux copies à corriger, deux cours à préparer : « C’est la première fois que je viens à bout de l’oeuvre que je me suis fixé d’écrire, dit-elle avec une satisfaction teintée de modestie.Le cap difficile, c’est celui des cent premières lignes.Le doute s’insinue en vous parce que vous ne savez pas si vous faites bonne route.» Elle aurait aimé connaître un écrivain avec qui elle aurait pu discuter.Sa connaissance de la littérature francophone ne lui semblait pas suffisante, elle qui enseigne cette matière à longueur de journée depuis 10 ans : « Je me suis posé des questions concrètes sur les dialogues, la technique de narration, les contraintes du genre romanesque, comme si tout cela était nouveau pour moi.» Mais le bonheur d’écrire est resté intact : « Ecrire, c’est très agréable, c’est jouer avec les mots, bâtir une structure dans laquelle va s’inscrire l’histoire, fignoler une phrase et ne pas- ser à la suivante que quand j'en suis pleinement satisfaite.» Plaisir d'esthète en compagnie des dictionnaires, plutôt que « besoin irrépressible de dire des choses en particulier ».D'ailleurs, l’écrivain se défend d’avoir eu quelque intention moralisatrice dans son bouquin : « L’alcool est une tare familiale.Il contamine tout le monde dans la famille de Mathilde.Mais loin de moi l’idée de vouloir en faire le procès.C’est un personnage à part entière, plus séducteur pervers que démon à exorciser.» Une question me taraude : Le quotidien est-il aussi étouffant qu’elle le décrit ?Petit rire nerveux, gêné presque.« Pas du tout.En ce qui me concerne, j’ai plusieurs portes de sortie : les amis, la lecture, le cinéma, et je m’ennuie rarement le dimanche.Je suis plutôt d’humeur enjouée et j’ai beaucoup d’humour face à moi-même.» De l’humour, elle en a aussi quand elle fait parler ses personnages secondaires, Marie-Paule et Jean-Louis.Leurs propos outranciers et caricaturés ne sont pas sans rappeler ceux d’un certain milieu professorale collège.La romancière admet être fascinée par le thème de l’errance, un peu comme Wim Wenders a pu l’être dans L’État des choses ou dans Paris, Texas.Elle le mentionne, tout comme elle cite Marguerite Duras qui a compris, mieux que quiconque, le défi à la mort que constitue l’alcool : « C’est vivre avec la mort à portée de la main.» Francine d’Amour ne se rattache à aucun mouvement littéraire, à aucune école de pensée, comme pour préserver l’authenticité de son propos.Elle se sent proche des auteurs qu’elle n'a jamais connus parce qu'ils sont morts ou vivent dans d’autres pays.Ce sont des écrivains qui combinent lyrisme et ironie; Albert Cohen est son préféré mais elle aime aussi Jean-Marie Le Clézio et Milan Kundera, le dernier pour son mélange de méchanceté et de tendresse.Depuis qu’elle a obtenu le prix Guérin, l’attitude de ses élèves a-t-elle changé ?Elle dit que non, même si deux ou trois d’entre eux se sont demandé si elle ne serait pas plus sévère dans sa notation.Leur fera-t-elle analyser son roman ?Elle n’est pas assez imbue d’elle-même pour cela : « Certains ont manifesté le désir de le lire, je suis curieuse de savoir ce qu’ils en pensent, mais de là à le mettre à l'étude comme certains le font, jamais je ne pourrai m’v résoudre.» Et quand on s’est jeté à l’eau une première fois, a-t-on envie de continuer sur la lancée ?Francine d’Amour n’avait pas plus tôt terminé Les Dimanches sont mortels qu’elle en commençait un deuxième, comme si elle avait un aiguillon dans le dos.Mais elle se ravise.Ne va-t-elle pas en dire trop ?Après tout, elle n’est pas sûre de le terminer un jour.C’est aux îles Galapagos, qu’elle connaît bien, que se situe ce roman naissant dont elle a écrit, d’un seul jet, une centaine de pages.Le rendez-vous est, cette fois-ci, avec une jeune Anglaise travaillant à la mission Darwin.Inutile d’en dire plus, l’oeuvre en gestation n’appartient pour le moment qu’à la romancière.un nouveau concept de librairie ANDRÉ LAMARRE collaboration spéciale FIN novembre, la librairie Olivieri fêtait son deuxième anniversaire ; elle a le vent dans les voiles.Tout amateur passionné de culture vivante se fera un plaisir de la découvrir et de la fréquenter Sur la petite rue Lacombe, près de l’Université de Montréal, juste à côté de l’ex-Bouvillon, Olivieri réussit le tour de force de concentrer dans un espace restreint un impressionnant fonds sans que le lieu en paraisse envahi.Rina Olivieri et Yvon Lachance sont des libraires enthousiastes.Issue d’un projet qui visait à mettre sur pied une bonne librairie de fonds en littérature, cinéma, musique, théâtre et arts plastiques, leur librairie s’est vite distinguée par sa sélection d’oeuvres des littératures étrangères (en traduction) : « Entre 2,500 et 2,700 titres, le plus grand fonds de littérature étrangère à Montréal », déclarent les libraires.Mais l’originalité d’Olivieri tient moins à la qualité de son fonds qu’à la particularité de son classement.RAYMOND LACHANCE et RENA OLIVIERI, deux libraires enthousiastes.Photo Louise Lemieux Sur le mur de droite, les livres se répartissent selon des divisions géogra-phiques, parfois continentales (« Asiatiques»), parfois régionales (« Latino-Américains»), parfois cen-tréessur un seul pays (« Anglais », « Américains »).Ce classement novateur (Olivieri est la première librairie à l’utiliser à Montréal) présente de nombreux avantages.Il semble, en effet, plus pertinent de trouver Lao-tseu dans la section des auteurs asiatiques que dans un fourre-tout appelé « Spiritualités » -chez les uns, « Esotérisme » chez les autres.Cette situation permettra de confronter le Tao tô king avec les ouvrages de Luxun, les anthologies de poésie chinoise et les livres de François Cheng sur l’écriture et la peinture de Chine.On voit que le classement, en librairie, n’est pas neutre : il suggère une division du savoir et du monde, il provoque ou interdit certaines rencontres entre les textes.Chez Olivieri, les rassemblements géographiques sont signe d’un internationalisme à la fois ouvert aux cultures et respectueux-des différences.Une sorte d’approche anthropologique.Le concept de littérature y perd sa généralité et son abstraction, à cause de cette concrétisation géographique.Le mélange des genres découle logiquement de cette approche.L’impérialisme du roman autant que la marginalité de la poésie s’y trouvent déjoués quand, par exemple, voisinent sur la même tablette Rimbaud, Robbe-Grillet et Alix Cléo Roubaud.Se trouve d’emblée résolu le problème des auteurs polyvalents : leurs oeuvres appartenant à divers genres demeurent réunies.Olivieri a aussi évité l’artificialité du classement par éditeur, ainsi que l’opposition collection régulière/collection de poche.Les livres de Suite à la page D-8 Photo Jacques Grenier FRANCINE D’AMOUR, grand prix littéraire Guérin 1987 : « Le cap difficile, c’est celui des cent premières lignes .» Le Crime de Jérimadeth Premier roman, Le Crime de Jérimadeth sera publié, la semaine prochaine, aux éditions Asticou, à Hull.Son auteur, âgé de 42 ans, a récemment quitté la fonction publique pour se consacrer à récriture.Il publiera deux autres romans en 1988, toujours aux éditions Asticou.Pour ce coup d’envoi, Michel Lapalme a bâti une intrigue policière haletante.MICHEL LAPALME MADAME Rose Philibert héritait d’une superbe propriété d’un acre environ, plantée au coeur d’un parc domiciliaire assez envié pour attirer les badauds en promenade le dimanche après-midi.La maison de brique de deux étages retenait surtout l’attention par son escalier de pierres taillées surmonté de deux lourdes portes de chêne qui semblaient annoncer plus de richesses que n’en possédait en réalité la famille Philibert.Émery DuPot sonna à la porte et une petite femme à lunettes, vêtue de noir, tenant son tablier à la main, répondit.Un étrange geste amenait ainsi Mme Philibert, quand elle était surprise par un visiteur dans les activités de son ménage, à enlever son tablier pour répondre, mais sans s’en dessaisir complètement, comme si elle avait peur de ne plus le retrouver quand son visiteur s’en retournerait.Le tablier fit hésiter le professeur : — Madame Philibert ?— Oui.— Émery DuPot.— Entrez, je vous prie., Ée professeur DuPot avait pris rendez-vous, mais la veuve Philibert n avait pas tout à fait la notion des heures, ce qui donnait toujours l’impression qu’elle était prise au dépourvu au moment où l’on arrivait.Peut-etre justement le tablier jouait-il un rôle sécurisant dans cet instant de surprise où elle disait « soyez le bienvenu » et où l’on sentait presque le contraire tant il y avait de gêne dans les gestes.Alors, se retirant de l’entrée, elle cherchait à se défaire confusément du tablier qu’elle finissait par aller déposer sur la table de la salle à dîner, à droite du hall d’entrée, tandis que de sa main libre et de la voix, elle envoyait son visiteur au salon, à gauche.Tout le manège détendait le visiteur un peu observateur sans que cela ne lui fît, à elle, aucun bien, car au con traire, à mesure que sa confusion progressait, elle devenait plus nerveuse, se contractait, se mettait sur ses gardes, serrant les lèvres et se durcissant le regard.Entrant dans le salon, Émery DuPot fut surpris d’apercevoir une femme minuscule, le visage masqué d’un voile, étudiant minutieusement un vieux cahier.Sous son voile, on devinait un visage austère qui s accordait parfaitement à celui de madame Philibert.Cette petite femme paraissait aussi prise au dépourvu.— Je vous présente Cécile, ma soeur, dit madame Philibert.Elle ne fait que passer, le temps de transcrire de vieilles recettes de famille.Le professeur DuPot n’était pas dupe et devinait bien que les deux femmes ne se sépareraient pas qu’il ne soit parti depuis au moins une heure.Suite à la page D-8 Moncef Guitouni j IES PUNIS IDE t A SOCIÉTÉ ! 'Jcvvpile opptocte peu t t «mprendre les inadaptés LES PUNIS DE LA SOCIÉTÉ S Moncef Guitouni .Inadapté, est ce lenfant OU L’ÉCOLE ?Les réponses doivent-elles venir de la société'?du milieu scolaire?de la famille ?UN FOISONNEMENT UTiLE DE PERSPECTIVES NOUVELLES UNE MiNE D’ESPOiR POUR LES PARENTS ET LES ÉDUCATEURS D-2 U Le Devoir, samedi 5 décembre 1987 LE PLAISIR < LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR es J •* livres Les best-sellers Fiction et biographies 1 La Nuit sacrée Tahar Ben Jelloun Seuil (5)* 2 II y aura toujours des printemps en Amérfpue Louis-Martin Tard Libre Expression (D 3 La Popessa Murphy/Arlington Lieu commun (3) 4 Les Grands Désordres Marie Cardinal > Grasset (6) 5 Probablement l’Espagne Claude Charron Boréal (2) 6 Attendez que je me rappelle René Lévesque Qué./Amérique (4) (7) Corps à corps A.-E.Dreuilhe Gallimard (-) 8 Sarah Bernhardt.Le Rire Incassable Françoise Sagan Robert Laffont (8) 9 Des cerisiers en fleurs, c’est si joli ! Marcelyne Claudais Mortagne (7) 10 Le Miroir secret Shirley Maclaine Michel Lafon (8) Ouvrages généraux 1 Astérix R.Gosciny chez Rahazade A.Uderzo Albert René (1) 2 Dieu ne joue pas aux dés Henri Laborit éd.de de l'Homme (2) 3 Le Guide de l’auto Duquet/Lachapelle La Presse (5) 4 La Bombe et l’orchidée Fernand Seguin Libre Expression (3) 5 L’État du monde 87-88 Collectif Boréal (4) Compilation faite à partir des données fournies par les libraires suivants : Montréal : Renaud-Bray, Hermès, Champigny, Flammarion, Raffin, Demarc; Québec : Pantoute, Garneau, Laliberté; Chicoutimi : Les Bouquinistes; Trois-Rivières : Clément Morin; Ottawa : Trillium; Sherbrooke : Les Biblairies G.-G.Caza; Joliette : Villeneuve; Drummondvflle : Librairie française.* Ce chiffre Indique la position de l'ouvrage la semaine précédente Une mine radieuse LA MAISON DES JOURS HEUREUX Danielle Steel Montréal, Libre Expression 1987, 436 pages (titre original ; Thurston House) SYLVIE MOISAN QUALIFIÉE de romancière la plus lue aux États-Unis, Danielle Steel a déjà à son actif 18 best-sellers, tous vendus à plusieurs millions d’exemplaires.Elle nous présente ici les aventures, les amours et les secrets de trois générations de riches propriétaires miniers qui se succèdent dans une magnifique maison californienne.Jeremiah Thurston est propriétaire des plus riches mines et vignobles californiens.Très attaché à ses terres, il luttera courageusement toute sa vie pour les sauvegarder.Après avoir vécu durant des années en solitaire, il devient amoureux d’une toute jeune fille d’à peine 17 ans, Camille, et se marie avec elle.Celle-ci s’avère être le prototype parfait de l’enfant gâté, égoïste, avide de luxe et de mondanités.Jeremiah, follement épris, lui a fait construire une magnifique maison, véritable palace.Soucieuse de préserver sa beauté, mais aussi parce qu’elle désire conserver une certaine liberté et qu’elle appréhende les souffrances de l’enfantement, Ca- LA VIE LITTERAIRE MARC MORIN À Chicoutimi, la SF anticipe ÉLISABETH VONARBURG coordonne le 10e congrès « Boréal » sur la science-fiction et le fantastique qui se tiendra à l’Université du Québec à .Chicoutimi, du 16 au 19 juin 1988.Les deux premiers jours de « Boréal 10 » seront consacrés à un premier colloque québécois sur le sujet, avec la participation d’intervenants du Québec, du Canada, des États-Unis, de France, de Belgique et de Roumanie.Les intéressés peuvent déjà obtenir le programme provisoire du colloque en s’adressant à : Élisabeth Vonarburg, coordonnatrice, « Boréal 10 », 266, rue Belleau, Chicoutimi, G7H 2Y8.Dans l’Outaoiiais les auteurs s’offrent L’ASSOCIATION des auteurs de l’Outaouais rappelle que si l’on veut connaître des écrivains de cette région, se procurer des exemplaires de leurs oeuvres ou se familiariser avec les diverses bourses offertes pour la création littéraire, il suffit de composer le numéro (819) 770-6326.On peut aussi écrire à l’association : 111, rue de Carillon, local 104, Hull, J8X 2P8.À Québec, un éditeur est né LE PALINDROME éditeur vient de naître à Québec.Il lançait, dimanche dernier au théâtre du estuaire hiver 1987-1988 no 47 ’ v t : jJR • jft La poésie entre l’intime et le social Brassard, Nepveu, Beausoleil, Dupré, Dorlon les actes du colloque d’estuaire.6.00$ l’exemplaire ¦ Abonnement 4 nos (1 an) 18$ ¦ Abonnement 8 nos (2 ans) 34$ ¦ Abonnement 12 nos (3 ans) 40$ Envoyez votre chique ou mandat poste à: estuaire C.P.337, Suce.Outremont, Montréal, H2V 4N1 NOM- ADRESSE- CODE- Veillez m'abonner à partir du numéro.Grand Dérangement, un premier ouvrage, collectif : un recueil de nouvelles de 288 pages, intitulé Meilleur avant : 31/12/99 et signé par neuf auteurs : Maurice Comtois, Laurier Côté, Jacques Désy, Jean Désy, Charles Manigat Jr, Nando Michaud, Sylvie Moisan, Winston Paul et Stanley Péan.Le Palindrome loge au 174, boulevar Saint-Cyrille ouest, Québec, GIR 2A5.Son porte-parole est Nando Michaud : (418) 524-0234.À Laval, l’anthologie s’en vient RÉUNIS début novembre à la Maison des arts, les comités de la Société littéraire de Laval (SAL) responsables de la réalisation de VAnthologie des écrivains lavallois d'aujourd’hui ont constaté que leur calendrier est respecté : des textes d’une ciquantaine d’auteurs ont déjà été retenus et la cueillette des données bio-bibliographiques se poursuit.On peut joindre la SAL en communiquant avec Roger Brunelle, 334-0329, ou Angèle Pin ta1, 663-6582.À Montréal, on se rencontre LE PREMIER dimanche du mois, notre collaborateur Gérald Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS Aujourd’hui 5 décembre de 14 h à 16 h DENISE BOUCHER Lettres d’Italie • l’Hexagone Mercredi 9 décembre de 19 h à 21 h Lancement des nouveautés d’automne A.B LAIN, S.BUSSIÈRES, A.CAILLOUX, N.KATTAN, B.LACROIX, MARIE-VICTORIN, R.LASNIER, S.PARADIS, A.PICHÉ, E.SÉNÊCAL, et DEPUIS 25 ANS 14 auteurs(es) de Nouvelles Les Presses Laurentiennes Samedi 12 décembre de 14 h à 16 h FERNAND OUELLETTE Prix Athanase David et Prix du Journal de Montréal Gaudet, directeur de la revue Estuaire, présente un récital de poésie au bar Le Mélomane (812, rue Rachel est).Demain à 17 h, ses invités sont Claude Beausoleil et Yves Boisvert.Le mardi 8 décembre, Yvon Julien, historien de la région de Châteauguay-Beauharnois et auteur du livre Les Figures de l’histoire de chez nous, est le conférencier invité de la Société des écrivains canadiens (SÉC), section de Montréal (Cercle des amis de la littérature).C’est à 20 h à l’auditorium de la maison de la Culture de la Côte-des-Neiges (5290, chemin de la Côte-des-Neiges, angle Jean-Brillant).L’entrée est libre.Le vendredi 11 à 18 h 30, la SÉC tient son dîner de Noël au Grand Hôtel de Montréal.Le mercredi 9 décembre, à Place aux poètes, Janou Saint-Denis présente l’événement « Portraits de femmes », préparé par Claudine Bertrand, d’Arcade, avec 10 participantes de la dernière livraison de cette revue.C’est à La Folie du large (1021, rue de Bleury, 2e étage),.à 21 h.mille, contrairement à son mari, ne veut pas avoir d’enfant.Mais qu’à cela ne tienne, son mari lui en fera un quand même, contre sa volonté.Mère indigne, complètement désintéressée de sa fille, elle finira par s’enfuir avec son amant, un comte français vil et superficiel qui l’a séduite.Jeremiah, désespéré, dissimulera à tous sa fuite en prétendant qu’elle est morte.Il élèvera seul sa fille Sabrina, avec l’aide d’une vieille servante qui lui est dévouée.Sabrina, dès son plus jeune âge, s’intéresse aux affaires de la mine.A la mort de son père, elle prendra la relève, maigre l’opposition de tous, mais seulement jusqu’à son mariage avec le riche et beau John, son ex-adversaire qui dirigera l’affaire à sa place.Ce n’est qu’une fois devenue veuve, après plusieurs années de bonheur, qu’elle se remettra à la tâche.Mais la prohibition, décrétée en 1921, puis la crise économique des années 30, la laisseront presque ruinée.Soumise aux caprices de son fils, Jonathan, qui semble avoir hérité des traits physiques et moraux de sa détestable grand-mère, elle connaîtra des temps difficiles, mais réussira toujours à sauver sa fastueuse maison de la perte.Après la dramatique mais brève réapparition de sa mère dans le décor, Sabrina se remarie avec un séduisant viticulteur français de qui elle aura une fille, à 48 ans.Avec son nouvel époux, elle exploitera à nouveau ses vignes et retrouvera la paix et lé bonheur d’antant.Voilà, en somme, une belle histoire qui finit bien.Les péripéties sont nombreuses, le rythme est rapide et les personnages principaux, s’ils ne sont pas tous très gentils, sont, par contre, toujours beaux et riches, ce qui ne gâte pas les choses.On ne s’attend évidemment pas à trouver dans ce livre une remise en question des règles sociales.Il se veut avant tout un agréable divertissement.On pourra, toutefois, être étonné, voire choqué par certains passages.Ainsi, lorsque le héros, Jeremiah, découvre 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 i l’Hexagone PRIX LITTÉRAIRES 1987 FERNAND OUELLETTE PRIX DA VU) pour l’ensemble de son oeuvre • LES HEURES • POÉSIE • ICI, AILLEURS, LA LUMIÈRE « EN LA NUIT LA MER • À DÉCOUVERT • LE JOURNAL DÉNOUÉ PRIX DU J OU RNA L DE MONTRÉA L pour • LES HEURES GÉRALD GODIN PRIX DU VERNA Y pour l’ensemble de son oeuvre • ILS NE DEMANDAIENT QU’À BRÛLER LES CANTOUQUES » LIBERTÉS SURVEILLÉES GRA ND PRIX DU LIVRE DE LA VILLE DE MONTRÉA L pour ' ILS NE DEMANDAIENT QU’À BRÛLER CÉCILE CLOUTIER PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL pour • L’ÉCOUTÉ JEAN ROYER, PRIX DU JOURNAL DE MONTRÉAL pour • DEPUIS L’AMOUR JACQUES MARC HAND PRIX DUJOURNA L DE MON TRÉA L pour • LE PREMIER MOUVEMENT LOUIS BALTHAZAR PRIX AIR CANADA pour ' 1 BILAN DU NATIONALISME AU QUÉBEC \ GILBERT LANGEVIN PRIX DELA ION DA LION ANDRÉ-CORBEIL pour l’ensemble de son oeuvre • OUVRIR LE FEU • STRESS • GRIEFS • ORIGINES • NOVEMBRE • L’AVION ROSE • MON REFUGE EST UN VOLCAN • LES MAINS LIBRES ’ la DOUCHE OU LA SERINGUE • LES ÉCRITS DE ZÉRO LEGEL L'éditeur félicite et remercie ses auteurs pour leur distinction en réaffirmant l'originalité le dynamisme et l'excellence de la littérature québécoise.• l’Hexagone lieu ÿstinctif d'édition littéraire québécoise TÉLÉVISION Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 9 h 30, Livre ouvert, une série conçue pour promouvoir le goût de ia lecture chez l'enfant.Au réseau de Télé-Métropole, dimanche entre midi et 14 h, Reine Malo propose, à Bon Dimanche, la chronique des livres par Christiane Charette et la chronique des magazines par Serge Grenier.Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 13 h, à l'émission Rencontres, Marcel Brisebois reçoit Olivier Clément, théologien orthodoxe et auteur, notamment, de Questions sur l'homme (chez Anne Sigier, à Québec) et du Visage intérieur (chez Stock, à Paris).Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 16 h Nathalie Petrowski et Daniel Pinard animent La Grande Visite, une émission où l'on reçoit parfois un écrivain.À TVFQ (câble 30), dimanche à 21 h, Bernard Pivot anime Apostrophes.(Reprise le dimanche 13 décembre à 14 h ) Au réseau Vidéotron, lundi à 21 h 30, à l’émission Écriture d'ici, Christine Champagne reçoit un écrivain.(En reprise mardi à 13 h 30, vendredi à 4 h 30 et samedi à 14 h 30 ) RADIO AM À la radio AM de Radio-Canada, tous les jours de la semaine aux Belles Heures, entre 13 h et 15 h, Suzanne Giguère parle dé littérature.RADIO FM A CIBL-FM, Montréal, dimanche à 17 h 30, à l’émission Textes Yves Boisvert lit des pages de Pierre Laberge.L'émission est une présentation des Ecrits des Forges.À Radio-Canada, lundi à 16 h ; Fictions, magazine de littérature étrangère.Chroniqueurs : Stéphane Lépine, Louis Caron et Suzanne Robert.Animatrice : Réjane Bougé.À Radio-Canada, lundi à 16 h 30 : Documents.« Exil et mouvances d’Acadie », récits tirés de la petite histoire acadienne, racontés par Claude LeBouthillier, écrivain et psychologue (2e de cinq émissions).À Radio-Canada, mardi à 21 h 30 ; En toutes lettres, magazine consacré à la littérature québécoise, animé par Marie-Claire Girard.À Radio-Canada, mercredi à 16h: Littératures parallèles (science-fiction, policier, bande dessinée).Animateur : André Carpentier.À Radio-Canada, mercredi à 21 h 30 : Le Jardin secret.Gilles Pellerin est l'invité de Gilles Archambault.A Radio-Canada, jeudi à 16 h : Les Idées à l’essai.Richard Sa-lesses s'entretient avec André Zysberg au sujet du livre Les Galériens : vies et destins de 60,000 forçats sur les galères de France (1680-1748).que sa très jeune épouse utilise secrètement un contraceptif, alors que lui désire un enfant, il n’hésite pas à la violer pour arriver à ses fins : « Cette nuit-là, ce fut Jeremiah qui vint la trouver.Elle trembla et tenta de le repousser.Mais il resta impitoyable, en partie à cause de ce qu’elle lui avait fait, mais aussi parce u’il avait un droit sur elle.Il lui carta les jambes de force et la prit.Cette nuit-là, elle ne gémit pas de plaisir mais se mit à pleurer doucement.» Voilà de quoi faire réagir toute femme normalement constituée; mais l’auteur, elle, ne semble pas y voir matière à procès.Les nombreux fans de Danielle Steel retrouveront certainement avec plaisir, dans ce roman, les ingrédients principaux, aventure, amour et rêve, qui ont toujours fait le succès de cet auteur.iSSSSS J F ilDA: immunité et vaccins >ar Fernando Plata et Simon Wain-Hobson Les nouveaux fonds sous-marins par Gilbert Boillot I r /inceste chez les primates >ar Bertrand Deputte 1 F «s polymères conducteurs >ar Francis Garnier 1 F je goût du vin >ar Patrick Etiévant et Sylvie Issanchou etc.Vi||e—- Code Postal_______________________ À retourner accompagné de votre règlement à: Diffusion Dimédla, 539, Bout.Lebeau, Saint-Laurent H4N 1S2.«Un délai, d'au moins 8 semaines, interviendra entre la date de la demande d'abonnement et la réception du premier numéro.L'abonné(e) le sera pour un an, à compter du premier numéro reçu.» y OFFRE SPÉCIALE D’ABONNEMENT • Un an: 36,00* Je souscris un abonnement d’un an (11 nos), à LA RECHERCHE, au prix de 36,00$.Veuillez payer par chèque établi à l’ordre de Diffusion Dimédia Inc.Nom-Profession.Ad resse____________________________ ?„°s?rumUtotion scientific!; les chances françaises l.4.50* LE PLAISIR Apc LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR es J • livres Un polar polyphonique à la recherche du temps perdu NOTRE-DAME DU COLPORTAGE Georges Cartier Montréal, Guérin littérature 1987, 286 pages LETTRES QUEBECOISES JEAN-ROCH BOIVIN TOUS LES ÉTÉS, Marie-Laure Pelletier — qu’on appelle plutôt Maria — vient les passer au presbytère de son oncle, le curé Henri Beau-douin.Cet été de 1939, une série de drames ont secoué la vie paisible de Notre-Dame-du-Portage.Il y eut d’abord l'inexplicable disparition de la nièce du curé, puis un terrible incendie qui dépouilla Armand Geof-frion de sa récolte, de ses bêtes et, ultimement, de sa ferme.Tl y eut aussi le suicide par pendaison de l’abbé Tousignant, dans sa chambre au collège.Il y a bien aussi la guerre qui gronde à l’horizon mais, à Notre-Dame-du-Portage, grâce à la fonderie d’Auguste Roy, c’est la prospérité qu’elle apporte : grâce à elle, le village deviendra une vraie ville avec ses carrés de bungalows balisés de lampadaires, enlacée par des autoroutes qui en feront une proche banlieue de Montréal.À partir de ces faits divers, Georges Cartier construit savamment un roman gigogne où se développe une triple enquête.Celle de la police dûment représentée par le tandem Na-gnan-Piché, prototypes minutieusement portraiturés, comme d’ailleurs l’entière galerie des villageois qui vont alimenter la toute-puissante rumeur sans laquelle ces catastrophes individuelles le seraient restées, enquête que l’auteur va narrer si habilement que toute la lecture du roman sera soutenue comme dans le plus classique whodunit.Mais il y a celle aussi, infiniment plus raffinée, plus psychosociale, du notaire Jules Beauchamp.Plus riche parce que, d’abord, c’est son passé à lui que nous allons explorer et, surtout, parce qu’il a aimé Maria.Cet été-là de 1939, il avait pu constater qu’elle était devenue une jeune femme mais continuait de montrer à son égard la même impudeur enfantine.Il l’a aimée en voyageur respectueux.« Moi, regardant subjugué, comblé, entendant intérieurement des mélodies indicibles.Suivant la ligne sinueuse d’une mélodie grégorienne que me chantait un ange.» Maria, vivant à Montréal avec sa mère divorcée, est une « vraie petite fille de la ville ».On comprendra qu’au village, sa disparition prendra d’abord des allures de punition bien méritée.Fallait-il, en plus, que ce célibataire endurci qui a fui la ville pour ce village où il a réussi à faire oublier sa qualité d’« étranger», s’étant discrètement installé dans la vie de ces gens comme le directeur spirituel du transfert de leurs possessions matérielles, fallait-il qu’il s’éprit de Marie-Madeleine Pelletier, la mère de Maria ?Dans la mère, il retrouve, dans leur plein épanouissement, toutes les virtualités de la fille.Ajoutons que J.B-., dont le roman-fétiche est Adolphe, de Benjamin Constant, en plus de tenir la chronique des événements locaux dans Le Portage, périodique hérité avec l’étude de son prédécesseur, caresse des velléités de romancier et confie son vécu à ses cahiers intimes.Ce qui nous vaut — et au roman de s’installer à un autre niveau que le simple polar — des envolées d’un lyrisme adolescent (d’un autre temps, sinon d’un autre siecle), des percees dans les recoins pervers de l’ame humaine et des tableaux d’époque finement esquissés avec juste ce qu’il faut d’humour pour seoir à un notaire.U n humour britannique où le notaire, se moquant de lui-même d’abord, épargne toutes ces petites gens condamnées d’avance par la mesquinerie de leur vie.Mais c’est une autre enquête qui détermine la structure savante du roman : celle du narrateur qui le construit, quelque 30 ans après les faits, à partir de la chronique de J.B.dans Le Portage, des épanchements livrés à ses cahiers intimes, d’une ébauche de roman où le notaire transposait au XVIIIe siècle son impossible histoire amoureuse, et de diverses notes glanées par le notaire au cours des années ainsi que de témoignages oraux des gens du village.C’est donc d’abord à une enquête dans les textes que nous sommes conviés et l’auteur-narrateur y trouve l’occasion de faire preuve d’une éblouissante virtuosité : descriptions, dialogues, analyse psychologique, Georges Cartier vous manie ça en expert.Voilà donc un polar qui serait écrit avec la syntaxe de Proust, l’imaginaire de Julien Green, dans un décor de Révolution tranquille, indifférente et oublieuse.En me relisant, je me rends compte que les phrases de 12 lignes de Georges Cartier ont déf idément eu sur moi un effet contaminant.I'm it TiF PEVOIB pour le CIolie- PLUS QUE JAMAIS LE MAGAZINE DU LIVRE AU QUÉBEC Un format plus grand Une nouvelle image Plus d'informations sur les livres parus et à paraître Des entrevues, des commentaires, des dossiers sur la production littéraire et les essais, d'ici et d'ailleurs.5 numéros par année Tarifs d’abonnementv' 1 an 15 $ 2 ans 25 s Étranger 25 $ Remplir le* coupon d’abonnement et joindre votre chèque à l'ordre de Nuit blanche.Expédier le coupon-réponse et le chèque à l'adresse suivante: Nuit blanche, 1026, rue Saint-Jean, bureau 303, Québec, G1R 1R7.Tél.: (418) 692-1354.Nom_________________________________________Prénom ______________________ Rue .App.Ville .Province Code postal .Téléphone rAr m ?V.' iWC’ » •• %• VA f Le Devoir, samedi 5 décembre 1987 M D-3 - ________o uecemore 1 yo/ ¦ ü-j _ ___ _ -.V'*.;! Champifinv abuse du Père Noël! Yoko Tsuno (Toute la collection) TA; vsf il îi'.i.•:%V S* jr, M .•y.* iyîV Xv # - *1 »*•» v '«•A' •?>.* P»; >V*r.SKfca v; •• •‘ft a WS' M- v ii.Çi'-; ;A'i M & m m », "A I m w I.'.;:* f .y L Nelligan 1879-1941 Biographie P.Wyczynsk Fides Petit Robert 2 Noms propres PETIT ROBERT rég.69,95 51,95 Le Robert Dictionnaire de la langue française 9 volumes rég.810,00 6 99,95 Petit Larousse en couleurs 1988 Larpusse eu coulons . glacé, a toutes les chances de ¦I survivre à la loi de la jungle.Le public visé est évidemment la classe aisée des gens qui ont les moyens de se payer un abonnement à un club de squash et des billets de concert à la Place des arts.Ce numéro contient un article traitant des différences entre les clubs de squash, un entretien avec Louis Lortie, un article de mode, des portraits de différents mécènes, de patrons de bars western et de musiciens ambulants, une enquête sur la santé des petits théâtres, des articles de cuisine, d’architecture, de voyages, un guide des adresses à retenir, ainsi qu’un horaire des spectacles.ARTS « Artistes en transit », Cahiers des arts visuels au Québec, n” 35, 63 pages, $ 3.50.« LES TEXTES de cette livraison de Cahiers sont écrits le temps d’une escale, au retour d’un voyage dont on n’est pas encore tout à fait “revenu”, a la recherche d’une continuité par le récit.Ils ont été écrits pour éprouver une permanence dans un monde transitoire, pour éprouver sa distance comme étranger dans une communauté intangible », nous dit Michaël La Chance dans son avant-propos.Alors, si vous aimez les arts et l’écriture, c’est une invitation au voyage de l’imaginaire.MORT « La mort du genre », NBJ, nos 209 210-211, 197 pages.CE NUMÉRO spécial contient les actes du colloque tenu à Montréal en octobre dernier.Il est à noter qu’on retrouve seu- automne 87 «Kiwis au Québec lement les textes des communications du samedi; les autres textes seront publiés ultérieurement dans les prochains numéros.Signalons les textes « Vie et mort du genre », de Pierre Ouellet, « Le fantôme lecteur chez Stéphane Mallarmé », de Monic Robillard, « L’intervalle irrésolu », de Paul Chamberland, « La passion du genre », de Claude Lévesque, « Pas encore », de Georges Leroux, et « La ryth-mographie du réel», de Line McMurray.UNIVERSITÉ ¦ Quelle université ?», Possibles, vol.11, n° 4.201 pages, $ 6.UNE VÉRITABLE interrogation sur le rôle de l’université dans la société d’aujourd’hui et de demain s’amorce dans ce numéro de Possibles.On cherche à savoir quelle autonomie peuvent avoir les universités aux prises avec des compressions budgétaires énormes, des pressions culturelles et sociales et le virage technologique.Au milieu de cela, quelle est la place des femmes dans cette institution ?Outre cet important dossier, on remarque des nouvelles inédites de Michel de Celles et d’Hélène Rioux ainsi que des poésies de Madeleine Gagnon.Enfin, Lise Gauvin signe un texte d’une ironie mordante à l’endroit du langage et des moeurs universitaires.ÉRUDITION Trois, revue d’écriture et d’érudition, vol.3, n° 1, 60 pages.DANS la livraison d’automne de la revue Trois, on retrouve la seconde partie d’un essai de Nicole Dubreuil-Blondin sur les métaphores de la critique d’art.D’autre part, Giovanni Careri nous confie son admiration et son étonnement devant des cartes postales d’art, alors que Sarah Kofman nous livre trois textes et deux dessins, fruits d’une exploration analytique.Enfin, Monique Bosco nous entretient de la fascination exercée par l’oeuvre de l’écrivain brésilien Clarice Lispector.FautlJDEVQîB POUI le cioiiQ- Chouette: des livres, des jeux, des jouets LITTERATURE JEUNESSE DOMINIQUE DEMERS ON N’A PAS tous les jours 40 ans.Pour fêter l’événement, Christine L’Heureux s’est offert deux beaux gros cadeaux : un fils et une maison d’édition.Ses deux cadeaux risquent, d’ailleurs, de faire bon ménage car les éditions Chouette se spécialisent dans les livres, les jeux et les jouets pour enfants.Après avoir dirigé les destinées de La Courte Échelle pendant 15 ans, Christine L’Heureux a eu envie de fonder elle-même une maison d’édition.Commencer à zéro.Le plus difficile ?« Trouver un nom, répond la propriétaire des éditions Chouette sans hésiter une fraction de seconde.La production, c’est exigeant mais ça se fait bien.Le vrai cauchemar fut de trouver un nom à la maison.Un nom, on traîne ça toute sa vie.Je voulais quelque chose de coloré, d’imagé, de visuel.J’ai aligné des noms pendant des mois.Ça donnait des trucs comme “Christine L’Heureux éditrice”.Et puis, un jour, j’ai pensé à un nom de collection : “Chouette”.Tout le monde était tellement ravi que j’ai décidé de le garder pour baptiser ma maison d’édition.» Le Temps, le premier livre-jeu des éditions Chouette, est présenté sous forme de coffret, dans la lignée de L'Alphabet et Les Chiffres, deux succès de La Courte Échelle auxquels a collaboré Christine L’Heureux.Il réunit un livre, une horloge, 24 cartes à jouer et un guide d’utilisation.Des jeux de loto, de dominos, de mémoire et d’observation.« Le thème du coffret s’est vite imposé tout seul.Au Québec, il n’y avait rien pour enseigner la notion du temps aux enfants de façon amusante.Des produits américains ou européens étaient disponibles mais ils ne collaient pas à notre réalité.Le temps, c’est aussi les saisons et le mois d’avril ne se dessine pas de la même façon partout », explique Christine L’Heureux.Pour dessiner les heures, les saisons, les âges de la vie, toutes ces facettes du temps que l’enfant doit découvrir, l’éditrice a fait appel à Mireille Levert.Déjà, à La Courte Échelle, un album était né de la complicité entre les deux femmes : Les Déguisements d’Amélie.« J’ai toujours eu de la difficulté à trouver des illustrateurs qui font vraiment de l’illustration pour enfants, dit Christine L’Heureux.C’est rare ! Règle générale, les illustrateurs travaillent ailleurs qu’en littérature jeunesse et on leur demande de s'adresser aux enfants parce qu’ils ont du talent.Mais il y a un manque de simplicité et de naïveté dans leurs illustrations qui fait que ça ne passe pas.Comme Roger Paré, Mireille a un peu une mentalité d’enfant.Elle n’a pas à réduire ses capacités pour s’adresser à eux, l’adaptation n’est pas nécessaire : ce qu’elle fait, c’est fait pour les enr fants.» Le Temps a été tiré à 10,000 exemplaires, dont 4,000 sont déjà vendus à Jocus, distributeur de jouets éduca- tifs.La version anglaise est en préparation pour le Canada et, d’ici un an, Christine L’Heureux promet que Le Temps aura traversé l’océan pour envahir le marché européen.« Je suis très prudente.Je me contente d’un seul titre cette année parce que j’ai vu trop de livres pour enfants produits au Québec dormir sur des tablettes.Je tenais à ce que toutes les étapes de la production soient bien franchies et que le coffret soit bien distribué.» Le Temps est vite devenu un casse-tête pour ses artisans à cause du jeu accompagnant l’album.Chaque illustration devait contenir une foule d’informations sur le temps qui seraient ensuite reprises sur les cartes à jouer.Mireille a travaillé sept jours/semaine pendant trois mois pour mener le projet à terme.Christine s’est adjoint les services de Pierre Lalongé, directeur de l’École-Atelier à la CÉCM et spécialiste de la notion du temps chez l’enfant.Et, sans l’avoir prévu, l’éditrice a découvert les frontières du livre.« Dès qu’on quitte la page à imprimer, c’est un autre monde.J’avais besoin de 10,000 aiguilles en plastique pour les horloges du jeu.Ç’a l’air de rien mais allez donc trouver un fournisseur pour ça.En même temps, ça m’a fascinée.J’ai eu la piqûre du plastique ! Ça m’a donné le goût de construire d’autres jeux.Au centre des éditions Chouette, il y aura toujours le livre, mais le ieu et le jouet en seront partie intégrante.C’est une façon d’amener l’enfant à lire.Ainsi, le livre finit par faire partie des habitudes de jeu de l’enfant.« Le Québec est devenu un véritable leader dans le domaine du livre-jeu.Ailleurs, il y a des livres à jouer, des livres-cassettes, etc., mais pas de livres-jeux.Le jouet a toujours été développé de façon artisanale au Québec.On n’a pas vraiment de tradition, alors c’est un beau défi.» À cause d’un petit garçon nommé Patrice, à cause aussi de 10,000 petites aiguilles en plastique rouge, Christine L’Heureux a envie de faire, non pas simplement du livre-jeu, mais surtout du livre-jouet.C’est différent.C’est une petite percée dans le monde du plastique avec toutes ses inconnues.Mais, surtout, c’est peut-être en même temps un changement d’idéologie.Le sacro-saint qualificatif d’« éducatif » risque d’en prendre son rhume.« J’ai envie que les enfants s’amusent, explique-t-elle.Lorsqu’ils ont un fun noir, ils apprennent n’importe quoi.L’an prochain, les éditions Chouette ajouteront deux ou trois titres à leur collection.J’ai des tas de projets — plusieurs très coûteux — qui mijotent.Mais, d’ici cinq ans, je veux lancer au moins un livre-jouet.C’est un nouveau créneau.Si l’on réussit à faire le lien entre les livres et les jouets, ce sera merveilleux.Tout est possible.Imaginez, par exemple, un album avec un personnage qui existe ailleurs : un canard en plastique, une figurine, un petit bonhomme.Des jouets éducatifs ?Pas nécessairement.Le jouet tout court me séduit.Les enfants s’amusent avec tout : une boîte de carton, c’est éducatif.» FORGES ÉCRITS DES ISSU»,®*** » je Am Dona^ Alarte ïvesBoisvert ives —y:, Josse bertLangem » Pichè -—¦ ~zZ~—- RDWTENSVrÊ DRÔŸt » E’^ifliiiifl ieJrançhVe^i le rrunen - ——-—- _ JicôiïiwwÔRÂÎNS sur vidéo Kg*ISZÏZ QtREvy! Photo Jacques Grenier CHRISTINE L’HEUREUX (à gauche), fondatrice des éditions Chouette, et MIREILLE LEVERT, auteur du livre-jeu Le Temps.Je compte sur vous.NOTES DE LECTURE FRANÇOISE LAFLEUR NORMALISATION COMPTABLE : LA RÉALITÉ CANADIENNE Jacques Fortin Presses de l’Université du Québec, 1987, 93 pages VOICI une description complète des normes en matière de comptabilité et de vérification.Souvent méconnus et mal compris du public qu’ils servent, les organismes de réglementation comptable n’en sont pas moins parmi les instruments les plus importants de l’économie canadienne.Le texte présente les organismes professionnels de normalisation, situe leur rôle dans la société, décrit leurs modes de fonctionnement, compare les contexte canadien et américain.L’ouvrage veut familiariser le public utilisateur de l’information financière, ainsi que les étudiants en comptabilité, avec l’appareil canadien de réglementation.On y raconte les origines et l’histoire de l’Institut canadien des comptables agréés et on y explique les démarches entreprises par les organismes lorsqu’il s’agit de normaliser un secteur.Les groupes les plus concernés sont l’État et tous ses ministères, la grande entreprise, les groupements de consommateurs, les grands cabinets de comptables, les avocats et les analystes financiers.?L’ART POPULAIRE EN FRANCE Jean Cuisenier Paris, Arthaud, 1987, 36Q pages IMAGES murales, ustensiles.ménagers, outils agricoles, statues d’église sont autant d’objets qui peuvent appartenir au champ de l’art populaire.Souvent considérés comme indignes de l’art, les objets d’usage quotidien témoignent pourtant d’une tradition.Mais comment juger si tel ou tel objet mérite de joindre les rangs d’une collection ou de passer à la postérité ?Une cuillère de bois, une faisselle à fromage vernie, une enseigne de boutique présentent parfois une esthétique particulière tout en illustrant la vie d’une population dans toutes ses manifestations.Plus qu’une promenade à travers le patrimoine des provinces de France, le livre est un véritable traité méthodologique de l’art populaire.Les essais chez vlb éditeur Maurice Séguin, ¦9“ Pa?» «¦«fesai suivi ds Le» noraae d# Kaarioe Séguin édition préparée per Robert Coaeau MAURICE SÉGUIN, HISTORIEN DU PA YS QUÉBÉCOIS VU PAR SES CONTEMPORAINS suivi de LES NORMES de Maurice Séguin Un ouvTage important sur cet historien qui a influencé toute une génération d’historiens québécois, à l’heure où la question nationale refait soudainement surface.Dix-huit témoignages et analyses, avec, en prime, la reproduction intégrale de LES NORMES, les notes de cours de Maurice Séguin et le document de base qu’il faut lire pour comprendre le sens de l’histoire.308 pages 18.95 $ JUIFS MAROCAINS A MONTRÉAL Témoignages d’une immigration moderne de Marie Berdugo-Cohen.Yolande Cohen et Joseph Lévy Trois hommes et trois femmes juifs marocains nous livrent un témoignage vivant de leur immigration à Montréal.Ils nous font partager leurs joies, leurs émotions, et à travers leur nostalgie doublée d’une amertume et d’un espoir, se lit la richesse d’une culture qui survit grâce à leur mémoire.Six histoires de vie attachantes.212 pages 16,95 $ ***** fi**dw4fO-Ch> remplis «fi* nuits « t dr liiniu-ri's Nous sommes picsonls tonti's W»s dans
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