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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1992-02-07, Collections de BAnQ.

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y A-2 Le Devoir, vendredi 7 février 1992 L’affrontement entre Bourassa et les Verts Les médecins proposent européens sur Grande-Baleine n’a pas eu lieu ,a fin du fourre-tout plus un Canada, si le Canada se cou- Sail té / Serv iees SOCÎaUX paît en deux », a indiqué M.de Vries.BRUXELLES (PC) - Le premier ministre Robert Bourassa n’aura pas eu à défendre finalement outre mesure son projet de développement hydroélectrique Grande-Baleine à Bruxelles.Un seul membre du groupe de députés écologiques du Parlement européen, s’opposant au projet hydroélectrique québécois, a en effet rencontré M.Bourassa, hier midi, lors d’une réception offerte aux bureaux de la Délégation générale du Québec à Bruxelles.Il s’agit du député Paul Lannoye, de la Belgique et coprésident du groupe des Verts du Parlement européen.Au total, une vingtaine de députés européens ont participé à cette rencontre.M.Lannoye n’a même pas abordé avec M.Bourassa la question de Grande-Baleine, estimant le moment peu approprié pour une telle discussion.r « C’était une amorce.(.) Je suis invité par le premier ministre du Québec.Je viens à son invitation parce que je suis intéressé à un dialogue avec lui.Je ne suis pas là pour i,' faire une polémique sur un dossier • précis », a fait valoir M.Lannoye, qui • entretient néanmoins des réserves face au projet Grande-Baleine.[, « Ce qui est en cours est intéres- , sant.Mais je ne suis pas sûr que tou- tes les garanties sont données pour que l’étude d’impact soit réellement une bonne étude d’impact », a opiné le député européen, lors d’un échange avec les journalistes québécois.M.Lannoye juge, d’autre part, qu’il est tout à fait indiqué que le Parlement européen s’occupe du dossier énergétique québécois, puisque des projets de cette envergure ont un impact considérable sur l’environnement.« Le Parlement européen est préoccupé par des problèmes d’environnement global à un niveau planétaire, 'tous les problèmes de grandes implantations hydroélectriques sont de nature planétaire », a commenté le député d’origine belge.Paul Lannoye a aussi souligné que le projet Grande-Baleine aura un effet significatif sur l’écosystème de la région touchée.M.Lannoye s’est dit également inquiet des répercussions du projet sur les peuples autochtones.Sans parler de génocide, le leader vert voit néanmoins une menace pour le mode de vie de ces groupes.« Je crois que le mot génocide est exagéré.Mais il est un fait que ça a une retombée importante sur le mode de vie des populations autochtones », a soutenu Paul Lannoye.Le Parlement européen, a fait remarquer M.Lannoye, n’a aucun pouvoir réel sur la réalisation du projet La conférence de Toronto snobe le Parti Égalité Josée Boileau N’ENTRE PAS qui veut aux conférences constitutionnelles régionales mises sur pied par le gouvernement fédéral.Le très fédéraliste Parti * Égalité vient de l’apprendre, ne réussissant pas, même en insistant, à voir l’un de ses membres inscrit comme participant.' « Le président du comité constitu- tionnel du parti, M.Keith Henderson, a essayé plusieurs fois depuis quelques semaines de convaincre les or-' ganisateurs de le laisser s’inscrire, 1 déplorait hier le chef du Parti Égalité M.Robert Libman.Mais notre i participation a été refusée.» M.Henderson explique de son côté »qu’à l’Institut Niagara, chargé de • l’organisation de la conférence de Toronto notamment consacrée à la clause de la société distincte, on lui a répondu que les gens de l’Ouest partageaient les préoccupations du PÉ, donc que celles-ci seraient discutées.Une porte-parole de l’Institut Niagara a pour sa part expliqué au DEVOIR que les partis provinciaux .n’ont pas été invités, que les participants sont là à titre individuel et qu’il y avait déjà un grand nombre de participants.Faute de l’inscrire on a alors offert à M.Henderson un statut d’observateur.De plus, a ajouté la porte-parole, le point de vue des Anglo-Québécois sera représenté puisque le président actuel d’Alliance-Québec, M.Robert Keaton, participe à la conférence de Toronto, de même qu’un ancien président, M.Eric Maldoff.Au Parti Égalité on est profondément déçu.D’une part parce que les anglophones de l’Ouest n’ont pas la même compréhension de ce qui se passe au Québec que les anglophones d’ici.« Et nous sommes, nous, directement touchés par la clause de société distincte», corrige M.Henderson.De plus, le concept de représentation individuelle fait largement sourire.Ce ne sont ni les députés, ni les syndicalistes, ni les représentants de différents groupes qui manquent à ces conférences ! Enfin, le PÉ n’est pas Alliance-Québec, rappelle M.Henderson.« Notre position sur la société distincte diffère de celle d’Alliance-Québec, dit-il.Nous sommes, par principe, contre l’enchâssement d’une telle clause alors qu’Alliance-Québec exprime plutôt des réserves en étant d’accord avec le principe.» Le Parti Égalité n’avait pas demandé de participer à une autre conférence parce que c’était le sujet précis de la société distincte qui l’intéressait.Ironiquement, la conférence de Toronto a vu ses thèmes s’élargir et la question des minorités francophones et anglophone au Canada doit y occuper une place importante.« Notre perception, c’est qu’on veut contrôler les gens qui participent à ces conférences pour etre sûr qu’ils vont véhiculer le message souhaité par le gouvernement, donc pas trop de critiques envers le concept de société distinte », conclut apres bien d’autres M.Libman.avis de demande d'un permis d’alcool B Régie des permis d’alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l’art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 |Ours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en laveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la Endroit demande d'eiploltatlon 147468 CANADA INC Restaurant Les Prés 3224,ave Jean-Béraud Laval Dossier: 337-295 TAVERNE DU FAUBOURG INC Faubourg des 2 T 1845, rue Ontario Est Montréal Dossier: 199-059 LES INVESTISSEMENTS VALBRICE INC Les Loges, Salle de Théâtre 1237, Sanguinel Montréal Dossier: 221-739 ANTONIO MUNGO INC Bar Restaurant Le Viaduc d'Italie 4146.St-Denis Montréal Dossier: 258-384 BLAIS, Michel 55, St-Paul Ouest Montréal Dossier: 269-688 AU SECOURS! ORGANISATEURS PROFESSIONNELS LTÉE Au Secours 5850, Sherbrooke Ouest Montréal Dossier 947-002 Changement 3298, bout de capacité à St-Martin t Restaurant Ouest pour vendre Laval Changement 1845, rue de catégorie et Ontario Est autorisation de Montréal brasserie avec spectacles à bar avec spectacles et projections de films t Bar dans Théâtre (Demande amendée) 1237, Sanguinet Montréal Changement 4146, de catégorie St-Denis de Restaurant Montréal pour vendre à Restaurant pour servir et changement de capacité 2 Restaurants 323, rue Roy pour vendre Est Montréal 2 Restaurants 5850, pour vendre Sherbrooke dont 1 sur Ouest terrasse Montréal COMPLEXE DU FORT INC Hôtel du Fort 800, PI.Victoria Bur 4120 C.P.313, Montréal Dossier: 947-408 2631-8558 QUÉBEC1NC Brasserie La 45 Enr 45 8 47, Broadway Montréal-Est Dossier: 269-100 R CORSILLI INC.Restaurant Da Rmaldo 138, rue Des Alpes Laval Dossier: 313-643 ZOOBAR RESTO INC Zoo Bar Resto Enr 3554, bout St-Laurent Montréal Dossier: 689-463 ANDRÉ KELLY, MICHELINE LABBÉ Miche Pizzeria 9309 A, bout Goum Ouest Montréal Dossier 947-309 NICOLE LAJEUNESSE, LOUISE PAQUETTE La Cage aux Sports 3950, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 165-548 2332-9006 QUÉBEC INC Bar Salon Le Tonneau 4128, Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 160-267 STAROSTA, Alain Café Souvenir 1261,rue Bernard Ouest Outremont Dossier 363-572 2738-3769 QUÉBEC INC Le Mandarin Buffet Chinois Laval Enr 965, bout.Curé Labelle suite # 63, Laval Dossier 804-195 1 Bar 1390, du Fort Montréal Changement 45 8 47, de catégorie Broadway de 1 Brasserie Montréal-Est à 1 Bar et addition d'autorisation de spectacles I Restaurant 324, rue pour vendre Notre-Dame avec danse et Repentigny spectacles Changement de catégorie de Restaurant pour vendre à Bar 3554, bout St-Laurent Montréal 1 Restaurant 9309 A, bout pour vendre Gouin Ouest Montréal I Restaurant 3950, pour vendre Sherbrooke avec danse et Est spectacles Montréal 1 Bar avec danse et spectacles et 1 Bar sur terrasse Autorisation 4128.Ste-de danse et Catherine Est spectacles Montréal dans un Bar 1 Restaurant 1261,rue pour vendre Bernard 1 Bar sur Ouest terrasse Outremont Changement de capacité d’un Restaurant pour vendre 965, boul Curé Labelle suite s 63, Laval Le président et directeur général Ghlelaln K.-Laflamme, avocat Québec Grande-Baleine, mais peut néanmoins exprimer un avis moral non négligeable.Un autre membre du groupe des Verts du Parlement européen, Paul Staes, se propose de revenir à la charge la semaine prochaine pour faire adopter une motion d’urgence afin que soit condamné le projet hydroélectrique québécois.M.Staes a essayé par le passé de faire adopter une telle motion, mais sans succès.Présent aussi à la réception offerte par M.Bourassa, le député belge au Parlement européen, Gijs de Vries, qui est aussi président de la délégation pour les relations avec le Canada, a exhorté les Québécois et les Canadiens à trouver le moyen de conserver leur unité.De l’avis de M.de Vries, une éventuelle séparation du Québec serait à peu près inexplicable pour les Européens.« l.es parlementaires européens ont tous dit que ça serait très difficile à comprendre s’il n’y avait Le politique européen croit qu'un Canada ainsi amputé du Québec entraînerait les deux États vers un triste sort.,< un Canada qui se couperait en deux aurait assez de difficultés à survivre sur un continent nord-américain dominé par les États-Unis.C'est la réalité économique, politique et même culturelle», a fait valoir Gijs de Vries.Aujourd’hui, M.Bourassa mettra un terme à sa tournée européenne de dix jours en rencontrant à Londres, le premier ministre de la Grande-Bretagne, John Major.Le premier ministre québécois rencontrera aussi les hauts dirigeants de la firme anglaise Lasmo, qui se propose de vendre les installations d’Ultramar à Saint-Romuald, sur la Rive-Sud de Québec.Lasmo a acquis les actifs canadiens d’Ultramar en décembre dernier.?jÉ.\ x Zm» A PHOTO AP Le premier ministre Bourassa s’est aussi entretenu privément hier matin avec le président de la Commission des communautés européennes, Jacques Delors.Il a notamment été question des négociations visant le renouvellement des accords du GATT.Les Hurons ne s’ingéreront pas dans le débat constitutionnel: c’est aux Québécois de décider Jocelyne Richer a ?o a de noire bureau de Québec LE GRAND chef huron, Max Gros-Louis, est venu rappeler hier que contrairement à d’autres nations autochtones, les Hurons n’avaient nullement l’intention de s’immiscer dans le débat constitutionnel, ou de prendre position en faveur d’une thèse ou d’une autre.« Il appartient aux Canadiens de définir le régime juridique qui leur convient le mieux comme il appartient aux Québécois de définir le statut constitutionnel qui leur convient le mieux », a déclaré M.Gros-Louis, qui présentait son mémoire à la commission parlementaire qui étudie les questions afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté.C’est là une position diamétralement opposée à celle défendue plus tôt cette semaine, devant la meme commission, par les Algonquins, dont le chef, Jean-Maurice Matchewan, a affirmé que le Québec ne pouvait acquérir sa souveraienté sans obtenir leur consentement.« Nous n’avons pas l’intention de nier au peuple québécois son droit de réaliser ses ambitions nationales, lit-on dans le mémoire des Hurons, et nous ne servirons pas, pour qui que ce soit, de prétexte à de basses oeuvres ni d’éteignoir à la flamme légitime d’un peuple qui cherche lui aussi à lever le voile sur son autonomie.» La nation huronne-wendate, a soutenu M.Gros-Louis dans son mémoire, ne s’oppose pas à l’autodétermination du Québec, dans la mesure où le gouvernement d’un Québec souverain reconnaît son propre droit à l’autodétermination.Dès maintenant, avant l'échéance du référendum prévu à l’automne, les Durons exigent «des garanties fermes» du Québec et du Canada, « pour que nos droits ancestraux existants ou inhérents ainsi que nos droits de traités soient reconnus, respectés et concrétisés».Les Hurons veulent examiner les différentes « formules possibles » de souveraineté « à l’intérieur d’un nouvel État souverain » envisageables dans l’éventualité où les Québécois choisissent cette option.Jean Francoeur REGROUPÉS en front commun, et forts de la conviction que les Québécois sont prêts à dépenser davantage pour leur santé, les médecins recommandent au gouvernement de créer un fonds spécial qui servirait exclusivement à la lutte contre la maladie, à l’exclusion des services sociaux.L’opacité des pratiques administratives actuelles, disent-ils, entretient la confusion dans le public et sème l’inquiétude dans les rangs des professionnels.Si l’on en croit les sondages, la population est disposée à consentir des sacrifices additionnels lorsqu’il s’agit de la santé mais, cela ne devrait pas fournir un prétexte pour obtenir un effort financier qui, dans les faits, servirait au financement des dépenses d’ordre social.Le Québec est la seule province canadienne, avec l’île-du-Prince-Édouard, à coiffer sous le chapeau d’un même ministère les deux secteurs, recouvrement de la santé et adaptation sociale.Tel est l’essentiel du « message commun » présenté hier en commission parlementaire, au nom de toute la profession médicale, par le Regroupement des fédérations de médecins du Québec (omnipraticiens, spécialistes, résidents et étudiants en médecine) qui, l’été dernier, a fait la bataille contre le projet de loi 120.S’y sont jointes la Corporation professionnelle des médecins (que la commission, cependant, a tenu à entendre séparément la semaine prochaine) et l’Association des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens, responsables de la qualité des actes professionnels dans les établissements.Selon les porte-parole de la profession médicale, l'amalgame administratif et comptable entre les dépenses de santé et les dépenses sociales a pour effet d’entretenir « de nombreux préjugés dans l’esprit du public », comme celui voulant que « c’est à cause des médecins si le système de santé coûte si cher », alors que les médecins du Québec sont « les moins bien payés au Canada ».Les médecins sont d’accord avec l'objectif premier du ministère : « les dépenses de la santé ne peuvent raisonnablement croître à un rythme beaucoup plus élevé que celui du PIB (produit intérieur brut) ».Ils s’opposeraient par contre à toute tentative de réduire les dépenses de santé aux fins de résoudre les problèmes financiers engendrés par la croissance de la dette publique.La question, disent-ils, est de savoir comment concilier une baisse du taux de croissance de ces dépenses avec la nécessité de faire face à la multitude de problèmes qui s’accumulent dans le réseau, dont les suivants : listes d’attente pour les services diagnostiques et thérapeutiques, vétusté des immeubles et des équipements, nouvelles technologies, nouvelles maladies, financement insuffisant de la recherche, vieillissement de la population.Le fonds général de la caisse-santé Québec, dont les médecins proposent la création, s’alimenterait aux quatre sources suivantes : la contribution fédérale pour la santé, les cotisations actuellement perçues sur la masse salariale des entreprises, une quote-part des taxes sur les cigarettes, l’alcool et l’essence et, finalement, un impôt-santé distinct sur le revenu des particuliers dont le taux évoluerait de façon autonome en fonction des besoins de financement du système.La caisse-santé aurait également un fonds particulier alimenté par des dons, des placements servant d’abri fiscal et le produit d’au moins quatre loteries par année Si l’argent venait à manquer, les médecins seraient d’accord avec l’instauration d'une contribution directe des patients applicable aux services complémentaires (qu’il resterait à définir) mais non sur les services médicaux de base.Quant à l’impôt-services auquel l’Association des hôpitaux donnait son appui la veille, le regroupement des médecins n’y recourrait qu’à la dernière extrémité « si les autres moyens ne donnaient pas les résultats escomptés ».Dans leur mémoire commun,, (es médecins s’intéressent également, à l’amélioration de la performance, générale du système, notamment par les moyens suivants : ,., — accélérer la mise en place de, la formule des DRG (diagnostics.regroupés pour la gestion) pour, lo financement des hôpitaux, à condition cependant que les médecins aient leur mot à dire sur leur utilisation (« un infarctus n’a pas le même impact si le patient est à la fois diabé tique, emphysémateux et insuffisant cardiaque ») ; — renoncer au saupoudrage à saveur politique des investissements publics en santé pour privilégier exclusivement la rentabilité et l’efficience ; — limiter la croissance d'une bureaucratie régionale lourde et coûteuse pour l’application de la nouvelle loi ; — favoriser la dispensation des services médicaux courants par le moyen le moins coûteux, en cabinet privé plutôt qu’en CLSC, et en CLSC plutôt qu'à l'hôpital.Enfin, les médecins s’élèvent cou tre la dévalorisation de leur rémunération qu’impliquerait la proposition du ministère de plafonner les crédits de la Régie de l’assuranee-maladie sans tenir compte de la hausse du nombre des médecins.« Cette approche, dit le mémoire, est inadmissible tant pour la profession médicale que pour la population.Le ministre aurait-il en sa possession la recette magique d’un gel des maladies et des épidémies ?» Montréal admet des failles dans sa politique de gestion des déchets Louis-Gilles Francoeur MONTRÉAL a dû admettre hier soir qu’elle ne disposera d’aucun site d’enfouissement pour les cendres de son incinérateur à compter de l’an prochain et qu’il lui faudra au moins quatre ans avant qu’elle de pouvoir compter sur un site alternatif comme la carrière de l’Est.Cette alternative demeure elle-même fort problématique car Montréal a dû admettre au cours des audiences publiques sur sa politique de gestion intégrée qu’elle-même et la Régie intermunicipale des déchets commencent à peine à se parler de leurs projets d’enfouissement via un comité de liaison, dont personne n’a détaillé l’agenda ni la performance.La régie, qui regroupe les autres villes de la CUM, n’a pas manifesté un grand intérêt jusqu’ici pour l’idée d’un développement commun de la carrière de l’Est, un pilier de la politique de Montréal qui pourrait bien s’effondrer avec une partie de l'édifice de gestion des déchets si les villes de la régie refusaient de modifier leur zonage pour accueillir le projet de Montréal.L'institut d’administration publique du Canada Groupe régional de Montréal En col In bom (ion avec /ENAP et LE DEVOIR vous invite à un déjeuner-réflexion dont le thème sera “1992 et après.de quel(s) État(s) hériterons-nous?” Conférencier: Michel Bélanger, Co-président de la Commission Bélanger-Campeau le jeudi 13 février 1992 de 7 h 45 à 9 h Hôtel Méridien, Basilaire 2, Complexe Desjardins Réservation: Ginette Guilbault ENAP 522-3641 Membres de l’IAPC 10.$ Non-membres 15.$ Mais le « trou » de quelques années entre la fermeture du site d’enfouissement de la Rivière-des-Prairies à la fin de 1992, où Montréal enfouit actuellement ses cendres, et l’ouverture bien hypothétique du futur site d’enfouissement dans la carrière de l’Est, dans au moins quatre ans, a permis aux commissaires du Bureau de consultation de Montréal de localiser un autre volet hypothétique du plan de gestion soumis à leur éxa-men.Montréal a répondu aux interrogations des citoyens du quartier Saint-Michel qu’elle avait amorcé des discussions avec la CUM pour tenter d’enfouir ses cendres à la carrière Demix.La CUM y enfouit actuellement les cendres provenant de la combustion des boues de son usine d’épuration.Montréal a aussi évoqué la possibilité d’enfouir ses cendres dans le site Miron, déjà fortement contaminé.Actuellement l’enfouissement au site de Pointe-aux-Trembles, à côté du Métropolitain, se fait en cellules pour limiter le risque de contamination posé par le mélange des cendres volantes de l'incinérateur municipal, les plus toxiques, avec les cendres solides.Au site Miron, il n’existe aucune cellules de confinement et les eaux souterraines, qui noient les déchets sur une épaisseur de plus de 20 mètres, pourraient provoquer une migration des toxiques présents dans les cendres vers l’usine d'épuration régionale et ultimement le fleuve.Le règlement sur les rejets à l’égout de la CUM ne contrôle qu’un nombre limité de produits chimiques dangereux.Les commissaires n’ont pas pu savoir si la modernisation de fond en comble de l’incinérateur Des Carrières, situé dans le quartier Saint-Michel, constitue un projet dont les im pacts environnementaux seront sou mis au processus provincial d’au diences publiques, comme celui de la régie intermunicipale des déchets.Le ministère de l’Environnemenl, incapable de répondre à la question, l’a qualifié « d’excellente » en guise de prix de consolation et a dit qu'il allait la poser à ses procureurs.La CUM a pour sa part annoncé qu’elle allait resserrer ses normes d’émissions, ce qui va toucher les projets tie la CUM et de la Régie.La CUM a dit qu’elle ferait disparaître la distinction entre équipements neufs ou vieux, ce qui mettra tout le monde sur le même pied en matière d’émis sions atmosphériques.Un citoyen a fait remarquer aux commissaires que l’Est de la métro pole allait bientôt se retrouver avec trois incinérateurs — celui de Montréal, celui de la régie et celui d’Esso qui brûlera de la terre contaminée — et cinq dépotoirs, dont le site Miron, le troisième plus grand de l’Amérique.Montréal a par ailleurs répondu qu’elle n’avait aucun plan en vue de gérer ses déchets avec les autres vil les de l’île, comme l’a demandé le Dr Gaétan Carrier, un spécialiste en dioxines et furannes, qui se surprenait de la présence de deux éventuels incinérateurs à déchets dans la même région.Le porte-parole de Montréal, M.Richard Brunelle, du comité exécutif, s’est même dit .opposé à tout changement des plans en vue d’une intégration des projets de la ville avec ceux de ses voisines, ce qui perturberait à son avis la consul tation en cours.è
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