Le devoir, 14 mars 1992, Cahier A
«àfift J s, fecljpls - Çhampigny Venez renconiref Agnès Grossman, Guy Corneau et Pierre Dansereau COMME UN CRI DU COEUR dim., 15 mars, de 14h à 15h 4380 St-Denis.MU H2J 2L1 844-2587 Vol.LXXXIII No 62 Ciel variable.Max.: -10.Détail page B-6.Montréal, samedi 14 mars 1992 5 CAHIERS—1.30 TPS - TVQ AUJOURD’HUI Miou Miou change de cap Nathalie Petrowski a rencontré l'actrice française Miou Miou, de passage à Montréal pour le lancement du Bal des casse-pieds d'Yves Robert.Page C-1 De Golding en Pennac Deux écrivains à la une du « Plaisir des livres » ce samedi : le Britannique et Nobélisé (1983) William Golding qui vient de publier La cuirasse de feu, troisième tome d’une trilogie amorcée avec Rites de passage et continuée avec Coup de semonce-, et le Français Daniel Pennac qui avec Comme un roman délaisse justement le roman pour l’essai sur.la lecture, considérée à la fois comme torture, vice, art et plaisir.Cahier D Cahier spécial Thérèse Casgrain Militante infatigable et avant-gardiste, pionnière de l’émancipation des femmes au Québec, Thérèse Casgrain aura marqué son époque et influencé la nôtre.À ce titre, l'UQAM lui consacre la semaine prochaine son colloque 1992 sur les leaders politiques du Québec contemporain.LE DEVOIR vous propose pour sa part, dans un cahier spécial publié aujourd'hui, une réflexion prospective de sa vie et de son oeuvre où l’analyse se mêle aux témoignages des Simonne Monet-Chartrand, Solange Chaput Rolland et Jacques Parizeau.Pour souligner le passage d'une grande dame parmi les hommes.Cahier E Les États-Unis serrent la vis à l’Irak Bush dépêche le porte-avions America dans le Golfe d'après limiter WASHINGTON - Les États-Unis ont dépêché le porte-avions America dans les eaux du Golfe afin de signifier « clairement » à l’Irak qu’il doit se plier aux résolutions de TON U et éliminer ses armes de destruction massive, ont rapporté hier des responsables de l’administration américaine.Ces responsables ont refusé de faire le moindre commentaire sur des informations de la chaîne de télévision CNN selon lesquelles le Pen- tagone avait dressé une liste de cibles irakiennes, des missiles nucléaires, ballistiques et chimiques, qui seraient frappées par les Américains au cas où Bagdad continuerait d’ignorer les demandes des Nations unies.« Nous ne faisons jamais de commentaires quant à ce type de mesures, mais l'America est retourné dans le Golfe et il s’agit d’un signal clair adressé à Saddam Hussein», a déclaré un des responsables, sous couvert de l’anonymat.De source autorisée au Pentagone, on précise que l'America, qui peut emporter 80 avions, est entré dans le Golfe jeudi escorté du croiseur Norway, de la frégate Simpson et de deux navires de ravitaillement.L'America fait partie de la trentaine de navires de TUS Navy qui sont demeurés dans la région du Golfe et en mer Rouge depuis la fin de la guerre du Golfe, il y a un an.Le président George Bush a déclaré cette semaine qu’il était disposé à envisager « toutes les options » si l’Irak refusait de se plier aux injonctions de TON U concernant l’élimination de ses armes de destruction massive, conformément aux accords de cessez-le-feu de la guerre.Le premier ministre britannique, John Major, a tenu des propos similaires.En outre, le chef d’une mission d’experts de l’ONU en Irak, Michel Desgranges, a déclaré hier avoir reporté le départ de sa délégation après la découverte d’au moins 20 fusees à tête chimique devant être détruites.Son équipe, forte de 16 experts, a trouvé ces têtes contenant des gaz innervants hier sur un site de destruction proche de la ville de Nassi-riya, à 100 km au sud de Bagdad, a-t-il dit.Mlles étaient enterrées dans le sable.La mission a récupéré et détruit environ 470 têtes chimiques.Michel Desgranges, un Français, a écarté l’idée que les Irakiens aient délibérément tenté de dissimuler les têtes retrouvées hier.« Je ne vois aucun intérêt pour eux de les enterrer près du site de stockage.Je ne peux pas dire qu’ils l'aient fait inlention-Volr page A-4: Les États-Unis Un violent seisme secoue la Turquie Entre 300 et 1 000 victimes d'après A P ANKARA — Un violent séisme d’une magnitude estimée entre 6,2 et 6,8 sur l’échelle ouverte de Richter a secoué hier plusieurs provinces dans l’est de la Turquie et aurait fait entre 300 et 1000 morts, selon le ministre d’État Orner Bautcu cité par l’agence de presse Anatolia.M.Bautcu a déclaré à l’agence que le bilan des morts serait de 300 à 1000 morts dans la province d’Erzincan, selon les premières informations.Le président turc Turgut Ozal et le premier ministre Suleyman Demirel devaient se rendre à Erzincan aux premières heures de la journée samedi.Le gouverneur de la province d’Erzincan, Kikret Cuhadaroglu, a rapporté que deux hôtels, un bâtiment hospitalier, une école médicale et de nombreux immeubles avaient « été totalement détruits ».Il a par ailleurs précisé que 62 étudiants étaient prisonniers des décombres de l’école médicale et que deux personnes seulement avaient été retrouvées saines et sauves dans d’autres immeubles détruits.Il a également fait état d’importants dégâts matériels dans des banlieues résidentielles et précisé qu’une rupture de courant rendait les opérations de secours difficiles.La secousse tellurique de magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter s’est produite à 19 h 20 (locales) et a secoué les provinces d’Erzincan, Erzurum et Bingol, a rapporté la télévision turque.Son épicentre se trouvait à environ un millier de kilomètres d’Istanbul.La secousse a été ressentie jusque dans la ville de Mer-sine au sud du pays.L’institut géologique américain a pour sa part déclaré que le tremblement de terre était de magnitude 6,8.Selon un policier d’Erzurum, le tremblement de terre « a été très violent et a duré près dune minute ».Anatolia a fait état d’au moins cinq morts et six blessés dans l’effondrement d’une mosquée dans le village de Sogutlu (province de Gumushane, près d’Erzincan).Ces personnes étaient en train de prier à l’occasion de la prière du vendredi.Onze cars transportant des centai-Volr page A-4: Séisme LA PRAVDA DISPARAÎT DES KIOSQUES PHOTO AP Organe officiel du Parti communiste d’Union soviétique depuis la révolution d’Octobre 1917 et véritable institution médiatique de l’ex-URSS, la Pravda, après 80 ans d’existence, suspend à compter d’aujourd’hui sa parution « pour une période indéfinie ».Autres informations, page A-7.La RIO refuse toujours d’ouvrir ses livres t Laurent Soumis LORS DE sa dernière assemblée cette semaine, le conseil d’administration de la Régie des installations olympiques (RIO) a reporté à plus tard l’adoption du proces-verbal de sa dernière réunion et par là, sa diffusion publique.11 y a deux semaines, LE DEVOIR avait présenté une demande en vertu de la Loi d’accès à l’information pour consulter les procès-verbaux de la régie gouvernementale, notamment ceux de la précédente réunion du conseil en janvier dernier.Mercredi, les administrateurs de la RIO ont remis l’adoption de ce procès-verbal en avril prochain et demandé au secrétaire juridique de la Régie d’y apporter quelques modifications.Les autres procès-verbaux déjà adoptés par le conseil pourront être consultés par LE DEVOIR après leur épuration en fonction des critère prévus à la loi, notamment en ce qui concerne les renseignements concernant des tiers et des entreprises privées.Conformément à la loi, les documents disponibles se limiteront aux résolutions du conseil, en excluant les rapports et documents distribués aux administrateurs, a expliqué hier au DEVOIR Me André Lafrenière, responsable de l’application de la loi à la RIO.L’analyse budgétaire sur les prévisions réelles et les coûts finaux de construction du Biodôme de Montréal sera donc vraisemblablement retranchée des documents accessibles.Les lecteurs du DEVOIR, qui n’ont pas les pouvoirs du vérificateur général, devront s’en contenter.Mercredi dernier, LE DEVOIR révélait que les documents sur le budget de construction du Biodôme dévoilés la veille en conférence de presse différaient sensiblement de la version officielle déposée au conseil d’administration de la RIO, en minimisant notamment la croissance des honoraires versés aux firmes de professionnels.On se souviendra que la RIO a défrayé la chronique à la fin du mois Voir page A-4: La RIO Québec refuse de définir l’engagement attendu des provinces et d’Ottawa Jocelyne Richer de notre bureau de Québec À OTTAWA comme à Québec, on ne sait toujours pas quelle forme d’engagement les province^ et le gouvernement fédéral devront prendre pour que le gouvernement québécois consente à examiner les offres cons- titutionnelles qu’on se prépare à lui faire.Car avant même de pouvoir se prononcer sur le contenu des offres constitutionnelles fédérales attendues en mai, le gouvernement du Québec devra d'abord évaluer, conformément à la loi 150, si Ottawa et les provinces se sont suffisamment commis.Or, quelques semaines avant le grand soir, le gouvernement Bourassa refuse toujours de définir le « lien formel » qu’il jugera assez solide pour amorcer le processus visant à examiner la valeur des offres pour le Québec.L’article 6 de la loi 150 prévoit que Voir page A-4: Québec Les autochtones divergent sur la portée du droit inhérent Michel Venne OTTAWA — S’il existe un consensus pour reconnaître dans la Constitution canadienne le droit inhérent des autochtones à l’autonomie gouvernementale, des divergences subsistent quant à la portée de ce droit dans les faits.Ces divergences peuvent consti- tuer autant d’embûches sur le chemin vers un accord constitutionnel global.On est encore à la recherche d’un mécanisme qui mènera à l’exercice formel de ce droit, une fois reconnu.Ces constatations s’imposent dès la première journée de la Conférence sur « les Premiers peuples et Voir page A-4: Les autochtones ¦¦¦IUÊÊÊÊÊÊBà Serge Denis essai, 204 pages, 19,95 $ Le Québec vu par les intellectuels progressistes au Canada anglais 1970-1991 Au moment où l’histoire du Canada est sur le point d’être réécrite, Serge Denis nous propose une vision à la fois passionnante et inquiétante de la façon dont nous perçoivent certains de nos principaux interlocuteurs dans les discussions présentes et à venir sur la Constitution.Boréal nx* -A-2 ¦ Le Devoir, samedi 14 mars 1992 ' - .- - ¦ «Nous avons la même marge de manoeuvre», soutient Clark « Ottawa s’est fait déculotter » en s’associant aux provinces et aux autochtones, réplique le Bloc Manon Cornellier i « ¦ de la Presse canadienne • , .OTTAWA — La décision prise jeudi , par Ottawa de s’associer aux provinces et aux groupes autochtones pour .concocter une offre constitutionnelle formelle d’ici la fin mai n’élimine pas la marge de manoeuvre du fédéral .dans ce dossier, a soutenu hier le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark.i « Nous avons au moins la même marge de manoeuvre qu’avant », a-t-il confié aux journalistes.A son avis, le fait que les futures offres constitutionnelles fédérales soient reportées à la fin mai, pour permettre aux provinces et aux autochtones de participer à leur élaboration, accroît les chances de succès de l'opération.« Kn élargissant la participation au processus, que ce soit en impliquant les gens, les trois partis fédéraux, et maintenant neuf provinces, les territoires et les groupes autochtones, nous en avons augmenté la légitimité », a-t-il soutenu.M.Clark a toutefois reconnu que le processus serait difficile.Mais ce n’est pas ce que croit le Bloc québécois.De l’avis du député Jean Lapierre, Ottawa a perdu le contrôle du calendrier constitutionnel en se liant aux provinces et aux autochtones.« Kn réalité, le fédéral s’est fait déculotter.Joe Clark a perdu complètement le contrôle de l'échéancier », a-t-il soutenu en conférence de presse.Selon lui, le fédéral a choisi un processus voué à l'échec.M.Clark rejette ce point de vue pessimiste mais ne fait pas preuve d’un surcroît d’enthousiasme.« Peut-on y parvenir d’ici à la fin mai ?Je crois que nous avons des chances raisonnables d’y parvenir.Le processus choisi nous donne la possibilité de donner à notre position future une base plus large et plus légitime », a-t-il souligné.Comment compte-t-il surmonter l’absence du Québec aux pourparlers ?Kn poursuivant ses contacts bilatéraux avec le gouvernement québécois, a-t-il ajouté, tout en invitant l’Ontario en particulier à faire de même.« Il est clair que les autres provinces encouragent la participation du Québec, et la plupart des premiers ministres et des ministres présents jeudi ont montré une compréhension et même une sympathie pour la situation du gouvernement du Québec», a indiqué M.Clark.M.Lapierre était nettement plus sévère à ce chapitre.Selon lui, les provinces sont restées sur leurs po- sitions.Kn entrevue, il a précisé que celles qui étaient plus ouvertes à l’endroit du Québec, comme le Nouveau-Brunswick, le demeuraient.Mais le problème, a-t-il relevé, c’est que les provinces opposées à tout partage asymétrique des pouvoirs et à un statut particulier n’ont pas bougé d’un iota.« Je ne pense pas que la présence du Québec aurait aidé.Ça fait 15 ans que c’est le même vocabulaire, les mêmes sentiments généreux, mais en bout de piste, on n’est pas plus avancé.Chacun est arrivé avec sa liste d’épicerie et a blâmé la chaise vide », a-t-il lancé.11 craint qu'on exerce des pressions pour que le Québec retourne à la table de négociations et modifie les échéances prévues dans la loi 150.M.Lapierre n’a pu s'empêcher d'ironiser sur ce que pourrait dire M.Bourassa d’une négociation à 17 alors qu’il rejetait, après l'échec de l’accord du lac Meech, toute négociation à onze.« Je sais que M.Bourassa ne succombera pas aux supplications de la sirène de Terre-Neuve », a-t-il dit.Mais le député bloquiste a quand même senti le besoin de lancer un appel pressant au premier ministre québécois.« Je demande à M.Bourassa de ne pas broncher, de tenir ferme, de maintenir les échéances de la loi 150 et surtout de ne pas entrer dans le panier de crabes auquel on l’a invité», a ajouté M.Lapierre.Le processus adopté comporte des réunions à trois niveaux, c’est-à-dire entre fonctionnaires, ministres et peut-être même premiers ministres.Une première rencontre de hauts fonctionnaires doit avoir lieu la semaine prochaine pour identifier les thèmes des différents groupes de travail qui seront formés.Québec se tait sur le report des offres constitutionnelles Gil Rémillard prévoit annoncer avant la fin de l’année le mode de transition entre l’ancien et le nouveau Code civil (PC) — Le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales eana-: diennes, Cl il Rémillard, a refusé hier ; de commenter la décision fédérale j : de retarder d’un mois le dépôt des ; : offres constitutionnelles au Québec.! “ « Je ne ferai pas de commentaires parce que je n'ai pas encore rencon-: tré les observateurs, les civilistes qui étaient là », a indiqué le ministre qui : était interrogé sur l'impact que pour- • rail avoir la décision fédérale sur l’é-[¦ cliéancier québécois.j ; ; Le référendum au Québec sur la «question de la souveraineté devait se I,;«tenir au mois d’octobre, selon l’é- * créancier fixé par la loi 150.La présentation des offres constitutionnelles fédérales qui devait faire l’objet d’une résolution à la ; Chambre des Communes, en avril, a imam» T» mm* »Kî\P CANAVKRAL, Floride (Reuter) — La nouvelle navette spatiale ¦ ••Endeavour de la NASA a quitté ven-‘««dredi son atelier pour un pas de tir à j»£àp Canaveral, d’où elle doit être t.îlàncée en mai pour une mission de ‘'réparation d’un satellite.La nouvelle navette de 1,8 milliard $, avait à l’origine été conçue pour être la cinquième navette de la flotte spatiale américaine mais elle remplace en fait la quatrième — Challenger — détruite en vol avec sept astronautes à bord lors d’une ex- été reportée à la fin de mai à la suite de discussions menées, jeudi à huis clos, à la première conférence fédé-rale-provinciale consacrée à la Constitution depuis l’échec de l’accord du lac Meech.Le Québec était représenté à ces discussions par deux observateurs, Diane Wilhelmy et André Tremblay, hauts fonctionnaires experts en constitution.« Je vais les rencontrer cet après-midi, on va en discuter, on verra un peu plus tard », s’est contenté de dire le ministre.M.Rémillard a fait cette déclaration, hier, avant de prononcer une allocution sur la réforme du Code civil, à la faculté de droit de l’Université de Montréal.plosion en janvier 1986.Kndeavour est l’exacte réplique de ses trois aînées.Ses sept premiers kilomètres jusqu’au pas de tir ont demandé environ six heures.Lors de son lancement, il ne lui faudra que neuf minutes pour atteindre son orbite.La NASA espère lancer Kndeavour lors de la première semaine de mai pour une mission de réparation d’un satellite qui exigera aux astronautes de sortir dans l’espace.Clément Trudel LK MINISTRK de la Justice, Gil Rémillard, promet qu’avant la fin de 1992, avec son équipe, il sera en mesure d’annoncer le mode de transition entre l’ancien Code civil et le nouveau Code (projet de loi 125 sanctionné le 18 décembre dernier) qui accompagnera, probablement dès l’été 1993, l'évolution de notre droit, plutôt que de marquer une révolution dans ce domaine.M.Rémillard entend agir pour que soient minimisés les risques de confusion et de procès lors d’une transition qui a pu s’étaler ailleurs (aux Pays-Bas par exemple) sur plus de dix ans.On se rappelle que le contenu du nouveau code a fait l’objet d’une étude de quatre mois en commission parlementaire et que c’était là l’aboutissement de près de trente années de révision d’un Code dont l’ancêtre remonte à 1866, alors que le Québec était encore le Bas-Canada.S’adressant hier midi à quelque 200 participants aux journées Maximilien-Caron, à l’Université de Montréal, l’homme politique a dit miser sur les réflexions des juristes avant d’établir les règles du jeu pour ce qui est du « droit transitoire », tout en se disant conscient des difficultés du projet.Kn reprise de séance, l’après-midi, il revint au professeur Pierre-André Côté de rappeler que le choix entre « l’effet immédiat du nouveau code » et la survie de l’ancien code « n’est dicté par aucun principe bien établi » et que le tout relève d’une « appréciation de nature essentiellement politique».M.Rémillard avait d’ailleurs indiqué que la rétroactivité, si elle était retenue, ne jouerait que pour certains cas précis.Il sera intéressant de savoir le choix gouvernemental quant au sort des contrats en cours lorsque entrera en vigueur ce nouveau Code civil.Comme l’a précisé d’entrée de jeu la doyenne Hélène Dumont, celte réforme qui touche le Code civil « soulève d’importants problèmes méthodologiques».Pour Jean-Louis Ber-gel, président de l’AIMJ, si l’on est en présence d’un droit cohérent, il n’y a pas de « vide juridique ».sinon pour la grande presse, et praticiens et magistrats peuvent fort bien trouver l’éclairage qu’il leur faut en allant au besoin au-delà du texte « sans le trahir» toutefois.Deux spécialistes de l’histoire du droit, Jean-Marie Augustin (Poitiers) et André Morel (UdeM) ont fait de leur côté un survol de ce que furent les débuts du Code Napoléon et de ses exégètes qui, en France, ont fait montre de méfiance à l’égard de la jurisprudence, préférant s’en tenir à la tradition légaliste issue de la Révolution.Pour M.Morel, le Code du Bas-Canada a mis du temps à « sortir de l’ombre de ses commentateurs ».Le professeur Arthur Hartkampt, d’Utrecht (Pays-Bas), a pour sa part fait ressortir la flexibilité avec laquelle les Néerlandais — sans donner ouverture, selon lui, à des interprétations arbitraires — ont depuis le début de l’année procédé à la mise en route de leur nouveau Code civil qui, comme celui du Québec, contient plus de 3000 articles; la première version du Code néerlandais datait de 1838.Dans son allocution, le ministre Rémillard, après avoir signalé les changements les plus significatifs apportés aux livres du (.’ode civil, a aussi souligné la lacune principale de l’ancien code : un fosse trop grand entre le droit et la vie, ce qui lui servira d’inspiration pour éviter, dans le processus en cours, d’« immobiliser » le droit.Ce colloque organisé par la faculté de droit de l’Université de Montréal et par l’Association internationale de méthodologie juridique (AIMJ) traite aujourd’hui, en ateliers, de tra-vaux préparatoires, de sources étrangères et d’autres systèmes de droit, du recours aux précédents, puis l’on s’interrogera sur « la philosophie générale » du Code civil avant d’entendre les propos du juge Jean-Louis Baudoin, de la Cour d’appel.k.Nouvelle navette de 1,8 milliard $ senf c'est important C'est nouveau ! C'est plus simple ! C'est plus juste ! C'est plus généreux ! C'est plus adéquat ! C'est plus facile ! Il n'en tient qu'à vous ! OUI Oui, j'aimerais recevoir de plus amples renseignements au sujet de la Prestation d'enfant proposée et des autres programmes touchant les enfants.Canada La Prestation d'enfant proposée ?La Prestation d'enfant proposée sera versée, si elle est adoptée par le Parlement, à plus de trois millions de familles canadiennes à compter de janvier 1993.?La Prestation d'enfant proposée remplacera l'ensemble des mesures actuelles — les Allocations familiales, le Crédit d'impôt pour enfants et le Crédit pour enfants à charge — par un seul paiement mensuel.?La Prestation d'enfant proposée sera versée aux familles avec enfants qui en ont besoin — les familles à revenu faible ou modeste.De plus, elle sera fonction du revenu familial, ce qui est une manière plus juste de déterminer l’étendue de l'aide dont les enfants ont effectivement besoin.La Prestation d'enfant proposée inclura un supplément de revenu qui accroîtra l'aide aux familles à faible revenu qui travaillent.?La Prestation d'enfant proposée fournira une aide accrue de l'ordre de presque 2,1 milliards de dollars au cours d'une période de cinq ans.À titre d'exemple, une famille avec un enfant et dont le revenu est de 20 000 $, pourrait recevoir jusqu'à 1 733 $ par année — soit une augmentation de 40 p.100.De plus, ce paiement ne serait pas imposable — vous n'auriez pas à payer d'impôt sur la Prestation d’enfant proposée! ?Une fois établie, la Prestation d'enfant mensuelle proposée répondra aux situations familiales changeantes, telles que la naissance d'un enfant.?La Prestation d'enfant proposée vous sera envoyée automatiquement chaque mois.Si vous remplissez une déclaration de revenus, il ne sera pas nécessaire de présenter une demande à moins qu'il ne se produise un changement dans votre situation familiale.De plus, au moment de l'impôt, votre déclaration de revenus serait plus facile à remplir.?Pour en savoir plus long à ce sujet, notez les renseignements accompagnant vos prestations d'allocations familiales du mois de mars ou remplissez le coupon ci-dessous.Nom Rue Ville Les entants, c’est important Case postale 8176 Ottawa (Ontario) K1G 3H7 ?en français U en anglais Province .Code postal l+l Gouvernement du Canada Government of Canada Santé et Bien être social Canada Health and Welfare Canada « Si René Lévesque avait décidé de me pendre.» Dans son dernier livre, Richler s’en prend à l’ex-premier ministre d’après la Presse canadienne — Dans son prochain livre intitulé Oh Canada.Oh Québec.Requiem for a Divided Country, le romancier Mordecai Richler s’en prend à l’ancien premier ministre René Lévesque, rapporte le magazine L’Actualité dans sa livraison du 1er avril.Dans le manuscrit de ce livre, dont L’Actualité a obtenu copie, Richler écrit que René Lévesque « ne méritait pas sa réputation d’honnêteté ».« J’ai le sentiment durable que si René Lévesque avait décidé de me pendre, alors même qu’il aurait resserré la corde autour de mon cou, il se serait plaint de l’humiliation qu’il aurait ressentie de devoir utiliser le gibet.Ensuite, pendant que mon corps se serait balancé au vent, il m’aurait blâmé de l’avoir forcé à m’assassiner, car je l’obligerais à se sentir coupable, lui un francophone si gentil, si modeste et si opprimé», écrit Richler.Selon L’Actualité, ce livre qui doit paraître ce mois-ci est une version allongée à 282 pages de l’article controversé que Richler a publié en septembre 1991 dans l’hebdomadaire New Yorker.L’auteur de l’article du magazine, le journaliste Jean-François Usée, note que Richler corrige quelques erreurs de son article dans ce livre mais en ajoute quelques autres et va jusqu’à citer « parfois sciemment des données qu’il sait fausses».Selon Usée, les notes de bas de page indiquent que Richler a pris connaissance d’articles démontrant les grossières erreurs de sondeurs torontois selon lesquels 70% des Québécois sont «antisémites».(Les questions posées aux anglophones et aux francophones étaient complètement différentes, note le magazine.) Or, rapporte le bimensuel, Richler utilise ces données fautives deux fois dans son livre alors qu’il a consulté une autre étude torontoise réalisée par la firme Brym et Lenton, qui démontre que ce sentiment n’est partagé que par 24 % des Québécois.Le romancier ne cite cependant pas ce dernier chiffre ni la conclusion de l’étude selon laquelle le sondage « n’offre aucun argument à la thèse voulant que les nationalistes québécois soient plus antisémites que les non-nationalistes ».Dans ce prochain livre, Richler rappelle également l’accusation mensongère qu’il avait proférée contre les indépendantistes dans un article publié en 1977 dans le mensuel Atlantic Monthly.Il avait alors affirmé que les militants et dirigeants péquistes avaient célébré leur victoire en entonnant une chanson nazie.Or, celte chanson avait été composée par Stéphane Venne, qui avait mis bout à bout un refrain de publicité réalisé pour le compte du Mouvement Desjardins et des couplets qu’il écrivait pour l’ierre Laionde.Cet article de Richler avait fait un grand tort à René Lévesque aux États-Unis.Dans son manuscrit, Richler admet avoir commis une « gaffe embarrassante », mais il n’offre pas d’excuses, précise le magazine.Mais René Lévesque n’est pas la seule cible de Mordecai Richler.Selon L’Actualité, il accuse d’antisémitisme les Patriotes de 1837, Henri Bourassa, André Laurendeau et Jean Drapeau.Seul Pierre Trudeau trouve grâce à ses yeux.Économisez jusqu'à 70$ par année en installant une pomme de douche à débit réduit.SS / ËCOKIIX) Santé et communautés culturelles QUÉBEC (PC) — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, a annoncé, hier, la création d’un comité consultatif permanent sur l’accessibilité aux services de santé et sociaux pour les communautés culturelles.Le comité, composé de représentants des différents groupes ethniques, des ’.syndicats et du milieu de la santé au Québec, est présidé par le député libéral de Nelligan, Russell Williams.Les 14 membres du comité sont •, chargés d’identifier les besoins de.la population issue des communautés culturelles, de cibler les priorités d’intervention et de suggérer un plan d’action pour chacune des régions.Le ministre Côté a souligné que la création du comité répondait aux objectifs de la réforme de la santé et des services sociaux adoptée l’année dernière.Les membres du comité se rencontreront sur une base régulière en vue de discuter de la situation’des communautés culturelles dans là : cadre de la réforme, et préparerldes recommandations à l’intention dù’ ministre de la Santé et des Services sociaux.Près de 3,9 millions de syndiqués OTTAWA (PC) - Près de 3,9 millions de Canadiens appartenaient à un syndicat, en 1989, soit 2,7 % de plus qu’au cours de l’année précédente.Statistique Canada révèle que l’appartenance à un syndicat s’est accrue de 2,3 %, à ; chaque année, entre 1970 et 1989.j,es hommes représentaient un peu pjps de 60 % des syndiqués.Dans ; ; l’ensemble de la classe ouvrière,* * 38 % des hommes appartenaient à un syndicat, en 1989, contre 29 % des femmes.Un peu plus du tiers des * travailleurs du secteur industriel — y compris ceux de l’administration publique, de l’enseignement, du ' ' secteur manufacturier et des services — étaient syndiqués.Lorsqu’on exclut l’administrai ioil, publique, les services de santé et' d’enseignement, le taux tombe à 24 % seulement.Terre-Neuve était la province comptant le plus haut tàux de syndiqués au sein de sa main-d’oeuvre, soit 52 %, tandis que l’Alberta affichait le pourcentage le plus bas avec 25,8 %.i t I Urgence fermée L’URGENCE de l’Hôpital , I Maisonneuve-Rosemont sera complètement fermée jusqu’au .mardi 17 mars, et fonctionnera .passablement au ralenti jusqu’au 23 mars en raison des travaux de • ¦ rénovation entrepris cette semaine.Personne ne pourra y recevoir des services d’ici mardi, l’hôpital invite donc la population à se présenter qux urgences des hôpitaux Bqllechassç, Jean-Talon, Fleury, Santa Cabrini.Saint-Michel et Le Gardeur.D’ici a mardi, les accouchements se feront donc à la salle d’accouchement du 7e étage au Pavillon Maisonneuve.Tpus les autres services, dont les cliniques externes, fonctionneront normalement durant cette période.Nouvelle controverse à Boisbriand LE CONSEIL municipal de ; Boisbriand a adopté hier matin lijrs d’une assemblée extraordinaire fin règlement pour procéder à l’aménagement d’une partie de là rivière Cachée.Un second règlement pour l’aménagement d’un deuxième tronçon de celte rivière doit être voté le 17 mars.Pareil règlement avait déjà fait l’objet d’une forte opposition de la part de citoyens.Deux dates ont été fixées, les 23 et 26 mars, pour permettre,à ceux qui s'opposent à ce projet de.signer le registre de la Ville.Si plus de 500 personnes s’y opposent, les , règlements devront être abandonnés.Par ailleurs, la Cour supérieure a rejeté cette semaine,la requête en injonction réclamée par la municipalité de Boisbriand pour empêcher que la Commission municipale fasse enquête sur son administration publique, tel qu’ordonné par le ministre Claude Ryan, le 18 septembre 1991.Forum sur la recherche en marketing POUR LA première fois, un forum d’échange sur la recherche en marketing se tiendra le samedi 28.mars prochain à l’Université de .Sherbrooke.Organisée par les étudiants spécialisés en marketing de Concordia, des HKC, de l’UQAM et des universités Laval et de .î Sherbrooke, cette rencontre vise à favoriser les échanges entre les .diverses institutions offrant une .formation de 2e cycle en marketing.Des ateliers portant sur la haute., technologie, le commerce de détail, le comportement du consommateur et la communication permetlrontde faire le point sur la recherche existante dans ces secteurs.On parlera aussi de débouchés professionnels et M.Christian Dussart, professeur de marketing à l'École supérieure de Commerce de Paris prononcera une conférence sur le marketing scientifique.AMNISTIE INTERNATIONALE (514) 766-9766 ) « « Le Devoir, samedi 14 mars 1992 ¦ Â-3 Une 6e défection pour Jean Doré Rebuté par le budget municipal, Michel Benoît claque la porte du RCM Laurent Soumis « L’ADMINISTRATION Doré a perdu le contrôle de la situation financière et budgétaire de la Ville de Montréal et ne s’est pas rajustée à la réalité économique des années 90.» Celui qui parle n’est pas candidat à ilat mairie de Montréal, mais le conseiller Michel Benoit qui a claqué hier la porte du Rassemblement des Michel Benoit citoyens (RCM), la formation politique du maire Jean Doré.Son départ hier marque la sixième défection pour le parti du premier magistrat de la métropole en poste depuis 1986.Comptable agréé et diplômé en administration publique des Hautes Études Commerciales (HÉC), le conseiller de Saint-Sulpice avait voté en décembre dernier contre l’adoption du budget municipal, malgré les menaces d’expulsion du parti.Lors du dernier conseil municipal, l’homme politique de 35 ans avait en outre exprimé sa dissidence sur le budget du Musée d’archéologie et l’aménagement de la rue de la Commune dans le Vieux-Montréal.« Le nombre de logements et de commerces vides augmente, le taux de chômage et les demandes d’aide sociale sont en forte croissance tandis que la dette publique augmente; il faut un plan de redressement et il faut couper les dépenses superflues avant qu’il ne soit trop tard », a fait valoir M.Benoît dans un communiqué laconique émis en fin d’après-midi.M.Benoit, qui ne retournait pas hier ses appels, n’a pas encore indiqué s’il siégerait comme indépendant.Il devrait accorder une conférence de presse lundi soir prochain au Centre de l’Acadie.Élu pour la première fois en 1986 sous la bannière du RCM, M.Benoît était un membre respecté du parti.En plus d’assumer ses fonctions de vice-président du comité-conseil d’arrondissement Ahuntsic-Cartier-ville, il siège à la Commission de l’ad- 45 nouvelles espèces d’animaux et de plantes menacées d’extinction TOKYO (AP) — Après deux semaines de débats, la Conférence sur le commerce international des espèces menacées (CITES) s’est achevée hier avec un succès pour les pêcheurs japonais et un échec pour certains pays africains.Succès des pêcheurs japonais qui sont parvenus à empêcher une interdiction de la pêche au thon rouge, i Échec pour les pays d’Afrique qui voulaient la levée de l’interdiction du commerce de l’ivoire.• Les 112 pays membres de cette conférence ont ajouté 45 animaux ou ¦ plantes à leur liste des espèces protégées.Kn ce qui concerne les espèces les plus connues (éléphants, rhinocéros, thon rouge), les délégués se sont prononcés pour le statu quo.Le Japon avait organisé une cam-! 1 pligne, avec manifestations de pêcheurs devant la salle des conférences à Tokyo, pour empêcher l’adoption d’une proposition suédoise visant à mettre le thon rouge de l’A-llanlique parmi les espèces proté-‘ j'ëes.La proposition a finalement été retirée.Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) a dénoncé la « pression » du Japon et des autres pays pêcheurs de thon (Canada, États-Unis) pour le retrait de celte proposition, malgré les « statistiques scientifiques montrant un considérable déclin de l’espèce ».Si les pêcheurs japonais sont parvenus à leurs fins, mardi quatre pays africains avaient échoué dans leur entreprise.Le Zimbabwe, le Botswana, le Malawi et la Namibie avaient proposé de faire passer l’éléphant de « l’Appendice-I » de la Convention (qui interdit tout commerce) à « l’Appendice-II » (qui ne fait que limiter ce commerce).Mais la proposition avait été repoussée.L’Afrique du Sud avait fait une proposition similaire pour le rhinocéros — protégé depuis 15 ans — proposition qui a également été repoussée par les délégués.Encore un peu de répit pour les 600 000 éléphants d’Afrique et les 4000 rhinocéros.Un effet à la fois contre le sida et l’hépatite B ?Isabelle Paré UN NOUVEAU COMPOSÉ testé par la compagnie Biochem Pharma sur des humains pour le traitement potentiel du sida, le 3TC, aurait aussi un effet actif contre le virus de l’hépatite B.Des scientifiques participant au Congrès international sur la recherche antivirale qui se tenait cette semaine à Vancouver, ont en effet révélé jeudi que lors d’expériences en laboratoires, le 3TC se serait démontré très actif contre le virus de l’hépatite B.Des expériences menées notamment par le Dr David Tyrrel, in vitro, et sur des primates infectés au virus humain de l’hépatite B, ont permis d’observer l’activité du 3TC face à ce virus qui s’attaque au foie, a indiqué hier M.Thomas Babinski, directeur des relations publiques chez Biochem Pharma.« Il n’y a pas eu encore d’essais cliniques menés sur des humains, mais Claxo inc.vient de faire une demande d’autorisation à la Food and Drug Administration des Étdts-Unis pour obtenir la permission d’amorcer des essais cliniques afin de tester le caractère anti-hépatique du 3TC sur des sujets humains », a poursuivi M.Babinski.¦ Les essais précliniques sur celte nouvelle propriété du 3TC ont été amorcés par la compagnie pharma-1 ceutique Glaxo inc., mais ces expé-¦ riences sur l’humain seraient confiées à Biochem Pharma, une société de recherche pharmaceutique, en vertu d’une entente conclue entre les deux compagnies.' Comme ce fut fait pour le 3TC, uti-1 lisé à titre expérimental pour le trai-’ terrien! du sida, Glaxo inc.espère à nouveau obtenir d’ici le mois de juin un statut de médicament expérimental pour le 3TC, mais cette fois poulie traitement de l’hépatite B.Quant aux recherches démarrées sur l’effet du 3TC sur le sida, elles se poursuivent toujours en Europe et aux États-Unis, où le composé est : testé sur environ 200 sidéens répartis à Boston, Bethesda, Montréal, Vancouver.Paris et Londres.Les résultats de ces vastes essais cliniques devraient être dévoilés en juillet prochain lors de la Conférence internationale sur le sida qui se tiendra cette année à Amsterdam, a indiqué M.Babinski.« Mais, a précisé ce dernier, pour l’instant, nous n’avons encore tiré aucune conclusion de ces essais.11 faudra attendre la fin de la période d’essai.» Le 3TC s’apparente au DDI, un autre nouveau médicament dont l’utilisation a été permise à litre expérimental pour ralentir la progression du sida et en apaiser les symptômes.Comme l’AZT, ces deux produits ne sont pas utilisés à des fins curatives mais plutôt préventives, préférablement à un stade peu avancé de la maladie pour tenter de stabiliser l’étal des malades.FONDATION DU BARREAU DU QUÉBEC INVITATION AU PUBLIC Mc Jean-Denis Bredin, avocat et écrivain, membre de l’Académie française, sera le conférencier invité au dîner annuel de la Fondation du Barreau du Québec, le 18 mars prochain, à 19 heures, au Reine Elizabeth de Montréal.Le titre de la conférence: “La pince (le l'avocat dans la société: essor ou déclin?” Pour réservation, s’adresser au secrétariat de la Fondation: (514) 954-3461 ministration et des finances de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et à la Commission de l’aménagement et de l’habitation de la Ville de Montréal.Sa démission constitue la sixième défection en moins de trois ans poulie RCM.Kn 1989, quatre conseillers, MM.Pierre-Yves Melançon, Sam Boskey, Pierre Goyer, Marvin Rotrand, avaient tourné le dos au parti pour fonder la Coalition démocratique (CDM) qui est aujourd’hui devenue l’Opposition officielle à l’hôtel de ville.Le 18 février dernier, le conseiller de Pointe-Saint-Charles, M.Marcel Sévigny, quittait aussi les rangs du RCM pour siéger comme indépendant, estimant qu’il était devenu impossible de faire valoir au sein du parti des idées autres que celles mises de l’avant par les membres du comité exécutif de la Ville.Le 12 décembre dernier, M.Sévigny n’avait pas participé au vote sur le budget municipal, en raison « d’une intervention chirurgicale mineure ».Le départ hier de M.Benoît marque l’aboutissement d’une crise interne déclenchée par le dépôt du dernier budget de la présidente du Comité exécutif de la Ville, Mme Léa Cousineau, qui comportait notamment d’importantes hausses de taxes pour les commerçants.Cinq conseillers du RCM s’étaient alors absentés du vote; deux autres dont M.Michel Benoit et M.Saulie Zajdel, conseiller de Victoria, avaient inscrit leur dissidence.Pour le maire Doré, ce nouveau départ ajoute au message transmis l’automne dernier par les électeurs montréalais qui ont préféré élire Mme Claudette Demers-Godley, de la CDM, lors des élections partielles dans Notre-Dame-de-tîrâce.Un porte-parole du maire a fait valoir hier un « pas de commentaire » en insistant toutefois sur le fait « qu’il n’y a pas de révolution à l’hôtel de ville ».4,5 millions $ pour assurer 220 bronzes et sculptures (PC) — Le Musée de la Civilisation de Montréal dépensera pas loin de 4,5 millions $CAN en frais de sécurité et d’assurances pour faire venir des oeuvres d’art de l’Italie en prévision d’une exposition qui ouvrira ses portes à Montréal, début mai.L’exposition, intitulée « Rome : 1000 ans de civilisation », comprendra 220 bronzes et sculptures de la Rome antique qui ne sont encore jamais sortis de leurs musées, pour ne pas dire de l’Italie.Mais les Italiens ne manifestent aucune inquiétude.Les précieux objets « ne pourraient pas être en de meilleures mains que celles de mes colllègues du Québec », a déclaré le conservateur du Musée national étrusque Villa Giulia, Giovanni Sci-chilone.Plus tôt cette semaine, des fonctionnaires du ministère du Patrimoine culturel italien ont d’ailleurs fait l’éloge du Canada, réputé pour la sécurité efficace de ses musées et pour son escouade de la G RC spécialisée dans les affaires de vol d’oeuvres d’art.Interviewée à Rome, la directrice générale du Palais, Mme Louise Beaudoin, soulignait pour sa part que Montréal jouit « d’une très bonne réputation » dans l’organisation de ce genre d’exposition.Cette fois, les oeuvres survoleront l’Atlantique dans des boîtes spécialement conçues pour résister à un séjour sous l’eau, pour le cas où l’avion les transportant s’abîmerait en mer.Les mesures de sécurité sur les lieux de l’exposition incluront caméras en circuit fermé, gardes de sécurité et systèmes d’alarme déclenchés par quiconque se tiendra trop près des oeuvres.¦ Les organisateurs de l'événement espèrent mettre en lumière les origines de la civilisation romaine antique.Les oeuvres exposées illustreront une période d’un millénaire se terminant au deuxième siècle après J.C., sous le règne de l’empereur Hadrien.M.Adriano La Regina, surintendant de l’archéologie de l’Italie, a fait remarquer que « Rome: 1000 ans de civilisation» sera la seule initiative du genre à réunir des trésors dé la Rome antique en une seule exposition.PHOTO CP Quand les agents de bord retardent les embarquements Le conflit de travail chez Nationair a perturbé les départs à l’aéroport international Pearson de Toronto, hier.Alors que l’aéroport était bondé d’étudiants en vacances scolaires et de familles s'apprêtant à partir pour le Sud, une vingtaine d'agents de bord de Nationair ont dressé une ligne de piquetage et empêché les contrôleurs du trafic aérien de se rendre à leur poste dans la tour de contrôle.Certains vols ont été retardés de 90 minutes, a indiqué un porte-parole de Transport Canada, Bruce Reid, et ces délais ont à leur tour causé de légères perturbations dans d’autres aéroports au pays, mais la situation était redevenue normale dès le milieu de l'avant-midi.i « La CSN-construction piège le travail au noir Sylvain Blanchard UNE CENTAINE d’ouvriers affiliés à la CSN-construction se sont pointés à 10 h hier devant le 1228, rue Dorion, où est situé un immeuble à revenus de trois étages, pour protester contre la lenteur du gouvernement à adopter une politique qui mettra fin au travail au noir dans cette industrie.Les manifestants, qui devaient aller demander aux ouvriers qui rénovaient l’édifice de quitter les lieux s’ils ne possédaient pas de cartes de compétence, ont plutôt croisé deux travailleurs dont les papiers étaient parfaitement en règle.Absent hier, le contracteur chargé des travaux se serait douté, selon la CSN, qu’il recevrait bientôt de la visite.C’est que le syndicat surveille depuis une semaine les allées et venues des ouvriers actifs sur ce chantier.Lundi, cinq travailleurs illégaux auraient été identifiés, le lendemain dix, ce qui a aussitôt entraîné le dépôt d’une série de plaintes aux bureaux de la Commission de la cons- truction du Québec.Depuis décembre, plus de 1000 visites de chantier ont ainsi été effectuées par la CSN-construction, provoquant le dépôt de 800 plaintes à la CCQ.La manifestation d’hier voulait une nouvelle fois attirer l’attention face aux problèmes vécus par les travailleurs de la construction, en raison de la prolifération du travail au noir.Les syndiqués, inquiets de voir le projet de loi 185 repoussé au calendrier de l’Assemblée nationale, voulaient signifier au ministre du Travail et responsable du dossier, Normand Cherry, que « la farce a assez duré et (que) le temps est venu pour lui d’aller de l’avant».Tout s’est déroulé dans le calme, ce qui a permis aux leaders syndicaux de donner des entrevues en série aux journalistes, sous le regard distrait de quelques policiers.Contrairement à leurs collègues de la FTQ-construclion et du Conseil des métiers de la construction, les syndiqués de la CSN, advenant le re- lus de Québec d’adopter le projet de loi 185, n’ont pas l’intention de prendre les grands moyens et de se rendre sur les chantiers pour sortir de là tous les « faux » travailleurs de l’industrie.On se rappellera qu’il y a un mois, c’est effectivement ce qu’avaient annoncé les leaders syndicaux de la FTQ et du Conseil des métiers de la construction, qui représentent 130 000 travailleurs.Yves Paré, de la FTQ, avait alors prévenu le gouvernement qu’il allait créer une « véritable brigade chargée de sortir sur la tête s’il le faut tous les entrepreneurs autonomes et tous les ouvriers sans cartes de compétence ».Sa logique était simple : « Le gouvernement se fiche qu’il y ait du travail au noir dans l’industrie, il se fout de perdre 400 millions $ par année en impôts, très bien ! On va s’occuper du problème nous-mêmes.» Le projet de loi 185, qui doit débarrasser des chantiers tous les entrepreneurs autonomes, a franchi 3’é-tape de l’étude en commission parlementaire fin février.Le problème maintenant, c’est que les syndiqués ignorent quand il se retrouvera à l’Assemblée nationale pour la deuxième lecture.ÎI i » i 0 Au départ, ce projet devait être adopté en décembre, mais pour Une série de raisons, le ministre Cheriy a décidé de retarder le processus.Juste ce qu’il fallait pour que les^îyn-dicats l’accusent de plier devani; les pressions des entrepreneurs autonomes.Actuellement, 60 000 des 130 000'ou-vriers qui ont le droit de travailler dans la construction gagnent leur vie.Les autres sont au chômago ou sur le Bien-être social.4 mm & organisée par l’École Polytechnique Christophe Colomb, homme du destin Le mercredi 18 mars 1992 11 h 30 Amphithéâtre Bell (ff étage) École Polytechnique Conférencier: Paul Zumlhor Écrivain et médiéviste Entrée gratuite Renseignements au Service des communications (514) 340-4160 Vu les difficultés de stationnement à Polytechnique il est conseille d utiliser les taxis ou les transports en commun.MËTRO - station Université de Montreal *Subventionnée par la Fondation de Polytechnique -H- -H| ml Quand Vamowri ne suffit plus!.jj Et que les questions restent sans réponses.L’alternative est.-WRTMOLM C/Centre d'accueil pour personnes en perte d'autonomie '-m Journée Portes Ouvertes samedi & dimanche • • * » Programme de court séjour disponible \.Un nouvel aménagement à prix exceptionnel (places limitées) 4860, boul.de Maisonneuve Ouest Westmount (QuébeO H3Z 3G2 • Inf.: 369-3000 487-9442 I Æ-4 ¦ Le Devoir, samedi 14 mars 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4, Québec ts «.Tjpur être soumise à l’appréciation dla Commission, toute offre d’un nouveau partenariat de nature cons-titiWtionnelle faite au gouvernement dt* [Québec doit lier formellement le gouvernement du Canada et les autres provinces».¦ilMais « lier formellement », qu’est-cq.que cela signifie ?Tant à Québec qv’à Ottawa, on fait preuve de prudence sur ce point.Ni le premier ministre Bourassa, ni le ministre Cil Rémillard, et encore moins le ministre! Joe Clark, à Ottawa, n’osent risquer une interprétation précise.Est-ce que la signature des premiers mi rustres au bas du document suffira ?F&ut-il une résolution des gouverne, ments ?Ou est-il nécessaire d’obtenir, comme ce fut la cas lors de l'accord du lac Meech, l’adhésion de toutes les législatures provinciales ?Il est apparemment trop tôt pour répondre a ces questions.Chose certaine, dans l’esprit du premier ministre Bourassa, cette dernière hypothèse n’est pas retenue, selon son attachée de presse, Sylvie Oodin.« Li’engagement formel des provinces signifiera tout ce qui permettra de ne pas répéter l’échec de Meech », a-Le lie dit hier, rappelant que le parlement de Terre-Neuve n’a pas entériné l’entente dans les délais pres-orjts, en 1990, la rendant ainsi caduque.rfii l’accord des assemblées législatives n’est pas jugé essentiel, le gouvernement du Québec ne serait semble-t-il pas prêt pour autant à se contenter de la signature des dix premiers ministres au bas d’un document.Pour l’instant, on ne va pas plus loin.De toute façon, la question est jugée «prématurée», dit Mme Godin, laissant clairement entendre que la balle est dans le camp du gouvernement fédéral, à qui il revient de démontrer « comment il entend lier les provinces » à ses engagements constitutionnels.Du côté d’Ottawa, préoccupé qu’on est par le temps qui fuit et un contenu à trouver, on semble laisser dans l’ombre, pour le moment, « la manière » dont les offres seront présentées au Québec.Le ministre Joe Clark, qui pilote le dossier constitutionnel dans le gouvernement Mul-roney, a indiqué jeudi que s’il n’en arrivait pas à un compromis avec les provinces le gouvernement fédéral présenterait « une réponse au rapport Beaudoin-Dobbie », étant légalement obligé de le faire.Est-ce à dire qu’Ottawa présenterait des offres unilatérales ?Trop tôt pour le dire.Et comment réagirait le Québec en pareil cas ?Ce qu’on sait c’est que le gouvernement Mulroney n'a toujours pas déterminé de quelle façon il entend « lier » les provinces.« Il y a plusieurs possibilités : est-ce que ce sera une entente de principe avec les premiers ministres ?Une résolution adoptée par le Parlement et les législatures ?Ou autre chose ?Ce sont là des détails qu’il reste à définir », disait hier le porte-parole du ministre Joe Clark, Peter Cowan.Pourtant, d'un strict point de vue juridique, le «détail» pourrait prendre des proportions.Certains estiment que l'article six de la loi 150 signifie clairement que les législatures provinciales et la Chambre des communes devraient entériner les offres finales du gouvernement Mulroney.« Selon les articles .18 ou 41 de la Constitution, l’autorité pour lier les provinces ou le gouvernement du Canada revient aux assemblées législatives », soutient Henri Brun, professeur de droit constitutionnel à l'Université Laval.Si le Québec se satisfaisait de la signature des premiers ministres, il risquerait, selon M.Brun, de répéter la situation vécue lors de l’accord du lac Meech, si jamais il jugeait acceptables les offres que rejetteraient par la suite d’autres assemblées législatives.Cette interprétation de la loi 150 est partagée par le Parti québécois.Aux yeux du député Jacques Bras- sard, critique de l'opposition en matière constitutionnelle, il est évident que si on s’appuie sur la formule d’amendement à la constitution, les législatures provinciales devront entériner les offres fédérales avant même que les parlementaires québécois en prennent connaissance.Au moment de l'adoption du projet de loi en juin 1991, à la suite de la commission Bélanger-Campeau, l’opposition avait tenté, en vain, de faire amender l’article six de manière à clarifier les exigences du Québec.Le président de la commission parlementaire qui étudie les offres constitutionnelles, le député Claude Dauphin, admet que « les enchères sont ouvertes » quant à savoir quelle interprétation donner au « lien formel » attendu.Quelques semaines avant le dépôt des offres, il dit n'avoir toujours pas demandé l’avis de juristes pour mieux interpréter ce volet fondamental de la loi 150.Pour éviter qu’il y ait « des fuites dans les journaux », M.Dauphin préfère attendre de voir « le bébé » (les offres) et alors seulement demander l’avis des experts.Pour ce qui est de l’annonce à l’effet que le dépôt des offres puisse être reporté jusqu’à la fin du mois de mai, M.Bourassa a dit estimer à première vue que cette nouvelle échéance ne semblait pas affecter le calendrier du Québec.Les parlementaires auraient donc le temps d’analyser les propositions avant de s’occuper du référendum qui doit avoir lieu au plus tard le 26 octobre.4 La RIO dernier en raison de la croissance des coûts de construction du Biodôme et de l’omniprésence des firmes dont les administrateurs cotisent au Parti libéral du Québec (PLQ) parmi les bénéficiaires de contrats gouvernementaux.Par ailleurs, le président-directeur général de la RIO, M.Pierre Bibeau, a « confié » cette semaine à un journal montréalais que le Stade olympique pourrait bien demeurer couvert tout l’été, et même quelques années encore.S’appuyant sur le rapport déposé l'automne dernier par la firme SNC-Lavalin, M.Bibeau a soutenu que la loile actuelle ne présentait aucun danger, bien qu’on s’entende pour limiter la fréquence de son déploiement.Le mois prochain, un comité d’experts internationaux, présidé par l’ingénieur Robert A.Boyd, devrait déposer un rapport final sur une solution permanente à la toiture olympique.L’automne dernier, les membres de ce comité avaient déploré que leur rapport d’étape, destiné à la haute direction de la RIO, ait été rendu public.4 Séisme nés de soldats ont été dépêchés à Er-zincan pour aider les équipes de sauvetage.Des villages situés dans des zones reculées ne pouvaient pas être atteints, et les moyens de communications militaires ont dû être utilisés pour obtenir des informations sur la catastrophe.Le gouverneur de la province d’Krzueum, Mehmet Agar, a déclaré que 1000 tentes et 5000 couvertures ainsi que du matériel de secours seraient immédiatement acheminés dans la province d’Erzincan.Les trois provinces les plus touchées par le tremblement de terre abritent au total 1,5 million d’habitants.En 1983, un violent séisme de magnitude 7,1 sur l’échelle de Richter avait déjà dévasté la région d’Erzurum, faisant 1330 morts.4 Les États-Unis nellement», a-t-il souligné.11 a précisé que son équipe resterait en Irak encore cinq jours au moins pour les détruire.Les experts devaient quitter Bagdad mardi prochain.Par ailleurs, Al Kadissiyah, journal de l'armée irakienne, a accusé hier le Conseil de sécurité de l’ONU de se faire le complice d’une politique américaine d’extermination du peuple irakien et jure que Bagdad ne cédera jamais.urm Le savoir universitaire, une valeur sûre! Maîtrise en informatique de gestion • Un programme unique en son genre • Une maîtrise de type professionnel • Un programme multidépartemental • Un programme de formation répondant aux besoins des gestionnaires et des professionnels • 30 crédits de cours • 15 crédits d’activité de synthèse • Un horaire de cours favorisant la participation des étudiants sur le marché du travail • Dates limites de présentation des demandes d’admission : le 1" mai 1992 pour la session d’automne 1992 le 1" novembre 1992 pour la session d’hiver 1993 Renseignements : Direction du programme de la maîtrise en informatique de gestion, Marc Bouisset, directeur, téléphone : (514) 987-7092, télécopieur : (514) 987-8477 Université du Québec à Montréal UQAM La ligne dure adoptée par le journal contraste avec les déclarations du vice-premier ministre irakien Tarek Aziz, qui a promis jeudi à l’ONU de rester à New York aussi longtemps qu’il le faudrait pour résoudre les problèmes en suspens découlant de la guerre du Golfe.La presse de Bagdad reproduit en intégralité le discours de Tarek Aziz devant le Conseil de sécurité.De nombreux Irakiens ont suivi les sessions retransmises à la télévision, dans l’espoir que les sanctions en vigueur contre leur pays depuis l’invasion du Koweit seraient levées.« Une fois de plus, le Conseil de sécurité fait preuve de mépris pour les valeurs humaines, les traditions et les normes internationales en continuant de jouer son rôle écoeurant, qui est d’affamer 18 millions d’irakiens», écrit Al Kadissiyah.« L’insistance du Conseil de sécurité montre qu’il est complètement soumis à la Maison-Blanche américaine», lit-on d’autre part.Le Conseil de sécurité a achevé jeudi deux journées de débats au cours desquelles les pays membres ont reproché à l’Irak de ne pas se livrer sans réserve au démantèlement de ses armes de destruction massive et aux installations qui leur sont attachées.L’Irak affirme que certains membres du Conseil passent sous silence la coopération dont il a fait preuve parce qu’ils veulent maintenir en l'État les sanctions économiques dans l’espoir que le président Saddam Hussein tombe.Selon Al Kadissiyah, Washington a l’intention de détruire l’infrastructure de l’Irak et de prendre sa revanche sur les Irakiens parce qu’ils s’étaient opposés au président George Bush et à ses « laquais traîtres et renégats » au cours de la guerre du Golfe.« Si certains pensent que de telles méthodes nous détourneront du droit chemin, ils se trompent », ajoute le journal.Le quotidien écrit que le Conseil de sécurité fonde sa position sur de fausses « prétentions » émanant de Washington et sur des incidents provoqués par les services de renseignements américains.Le Conseil de sécurité a menacé l’Irak de « graves conséquences » s’il ne se conformait pas totalement aux résolutions sur le démantèlement des armes de destruction massive, et Londres et Washington n’ont pas exclu de lancer des raids aériens contre des installations militaires irakiennes si Bagdad ne contribue pas à leur démolition.4 Les autochtones la Constitution », qui s’ouvrait hier pour trois jours à Ottawa.Un différend opposant cette fois les femmes autochtones aux leaders masculins des organisations amérindiennes, s’est fait jour également hier.Les femmes souhaitent en effet garder la protection de la Charte canadienne des droits, même si leurs peuples acquièrent l’autonomie.Les leaders masculins, M.Ovide Mercredi notamment, prônent au contraire la primauté d’une nouvelle charte des droits spécifique aux peuples autochtones.Les premiers peuples estiment que l’exercice de ce droit inhérent à l’autonomie gouvernementale doit leur conférer le même statut que les gouvernements fédéral et provinciaux.Cela conduirait à la reconnaissance d'un troisième ordre de gouvernement au Canada, un ordre de gouvernement aborigène, égal en droit aux deux autres.En contrepartie, des participants non autochtones à la conférence ont soulevé des inquiétudes quant à l’étendue de ce droit.Quelques-uns, dont le président du Conseil du patronat du Québec, M.Ghislain Dufour, ont souhaité que l’exercice du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale soit balisé dans la Constitution par des paramètres assez précis.M.Dufour demande à être rassuré entre autres sur la portée de ce nouveau droit sur l’intégrité du territoire des provinces, en particulier du Québec.Une amérindienne québécoise, Mme Michèle Rouleau, a fait valoir pour sa part que « reconnaître un droit inhérent à l’autonomie gouvernementale, c’est reconnaître ce qui vient avec.On ne peut se gouverner dans les nuages, dit-elle.Il faut avoir accès aux ressources, à la terre, etc.» Elle ajoute que les peuples autochtones ne veulent marcher sur les pieds de personne.Ils désirent seulement avoir eux aussi le droit de «se décoloniser», se développer, F ^ Le Canada possède la première École de cuisine el de pâtisserie l.e Cordon Bleu de Paris Administré et géré par Le Cordon Bleu de Paris Tous les cours sont donnés par des chefs FRANÇAIS PROGRAMME DÉBUTANT LE 6 avril 1992 Les candidats qui auront obtenu leur diplôme en cuisine et en pâtisserie pourront recevoir le prestigieux Ia‘ annul diplôme de Paris, France Pour de plus amples renseignements contactez par telephone ou par écrit LE CORDON BLEU PARIS C OOKING SCHOOL 400-1.190 Prince of Wales Drive Ottawa, Ontario K2C 3N6 (613) 224-8603 Fax: (613) 224-9%6 1 PHOTO PC Le ministre des Affaires constitutionnelles, Joseph Clark, et le sénateur Gérald Beaudoin étaient des spectateurs attentifs à la séance d’ouverture de la conférence sur les Premiers peuples et la Constitution.dans un esprit de partage avec les autres peuples.Une participante en atelier a fait remarquer qu’il est très difficile de définir ce droit avant qu’il n’ait été reconnu et n’ait subi le test de la réalité et des tribunaux.Pour cette raison, dit-elle, et parce que ce droit reconnu peut provoquer des transformations dans la société blanche, le processus qui mènera à l’exercice de l’autonomie devient capital dans le débat.Le chef national des Premières nations, M.Ovide Mercredi, a pour sa part longuement insisté sur la nécessité de mettre en branle un vaste processus de négociations.Il a soutenu que l’enchâssement du droit inhérent à l’autonomie n’est qu’un premier pas.Les autochtones, de manière générale, souhaitent que le droit inhérent ne soit pas balisé de manière abusivement contraignante dans la Constitution, de façon à permettre l’expression diversifiée de l’autonomie, selon les peuples, selon les groupes autochtones.Un participant a soulevé la possibilité que chacune des 630 communautés autochtones qui existent au Canada invente une forme différente d’exercice de son autonomie.M.Mercredi ne l’a pas nié.Mais il appelle au pragmatisme et suppose que plusieurs groupes voudront négocier conjointement.Les leaders autochtones qui ont pris la parole hier n’ont pas formellement pris position sur les recommandai ions du rapport Beaudoin-Dobbie à leur égard.Le rapport suggère que l’on reconnaisse formellement le droit inhérent autochtone à l’autonomie gouvernementale dans le cadre canadien.L’exercice de ce droit serait sujet à la négociation d’ententes avec les gouvernements concernés.Mais le droit inhérent pourrait dès son enchâssement dans la Constitution, être invoqué devant les tribunaux par les autochtones.Le mot inhérent signifie que ce droit n’est pas cédé aux autochtones de bonne grâce par les gouvernements blancs, mais reconnu comme originant non pas d’une disposition constitutionnelle mais de sources inhérentes aux nations autochtones.Le président du Ralliement national des Métis, M.Yvon Dumont, a souligné qu’il ne servait à rien d'avoir un droit sans un mécanisme qui permette de l'exercer.Le chef des Premières nations, M.Ovide Mercredi, a souligné que la réforme constitutionnelle n’est qu’un objectif.Nous cherchons également, dit-il, à changer fondamentalement la société.Un changement constitutionnel n’est pas la panacée, convient-il.Mais c’est un premier pas qui offre le potentiel de changements plus fondamentaux.« Si la loi suprême du pays reconnaît les Premières nations comme des peuples distincts, dit-il; si elle reconnaît le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale; si elle reconnaît notre droit sur la terre, nos droits linguistiques; si elle exige du Canada le respect de nos traités; alors les institutions canadiennes propageront une nouvelle règle de droit.Un règle de droit qui respecte nos peuples.Et cela pourra renverser la tendance historique de ra- cisme, de domination, de discrimination et de préjudice dont nous avons été victimes.» La première séance de discussion de cette conférence a par ailleurs donné lieu à des échanges parfois virulents entre les femmes autochtones et les leaders masculins.La présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, Mme Gail Stacey-Moore, a dès l’ouverture posé deux exigences à cet égard : que les femmes autochtones, au même titre que les leaders masculins, soient partie prenante aux discussions constitutionnelles qui sont en cours; que la Charte canadienne des droits continue de s’appliquer aux gouvernements autochtones autonomes.La charte des droits spécifique aux autochtones, il en est question depuis des années sans que cela se soit concrétisé, dit-elle.Le chef Mercredi rétorque que « nous pouvons faire mieux nous-mêmes que les chartes qui existent actuellement en créant notre propre charte des droits et libertés ».Mme Stacey-Moore ajoute que cette charte autochtone, si elle existe, elle devra être enchâssée dans la Constitution canadienne et être invocable devant les tribunaux au même titre que la charte canadienne des droits.La présidente des Femmes autochtones du Québec, Mme Michèle Rouleau, a expliqué aux journalistes que l’article 15 de la charte canadienne des droits sur l'égalité des sexes tient à coeur aux femmes autochtones.Elle rappelle qu’il a fallu aux femmes autochtones qui se sont mariées à des Blancs ont dû invoquer la charte canadienne pour forcer les leaders masculins autochtones à leur reconnaître les droits qu’elles avaient perdu.Mme Rouleau trouve «déplorable - ¦.¦ , , qu’une forte partie de la population ’ autochtone ne soit pas entendud T par les leaders autochtones.« On pense que notre position n’est pâs’ contraire; elle pourrait être incluse dans le débat.Ce qui est inquiétaht ' pour nous c’est que parce qu’on 'A' pris cette position, parce qu’on dé-'1 mande des protections, on tend à! nous mettre de côté et nous faire passer pour des ennemies.Nous on regrette infiniment à jouer ce rôle-là, mais on n’a pas le choix.On veui ; des gouvernements indiens, on veut ' que ce soient des gouvernements1 responsables.Et si on ne demandé pas ces choses-là maintenant, on né sait pas ce qu’on va être capable) d’obtenir plus tard ».; •'1 La conférence se poursuit aujourd’hui et demain.Il sera question enJ' tre autres cet après-midi plus préciJ sèment des modalités, de la mise-été ' oeuvre et des aspects pratiques dé 1 l’autonomie gouvernementale.1 ’ 1 L’événement est coprésidé par' lé1 premier ministre libéral de lTle-dû-: Prince-Edouard, M.Joe Ghiz/ét' Mme Mary Simon, présidente de la Conférence circumpolaire inuit.Cette organisation regroupe les Inuil, du Canad, de l’Alaska et du Groen- ; land.Elle est originaire du Nunavik ; (Nord du Québec).La conférence! réunit 192 participants dans les im- ; meubles du Parlement.Chacune des quatre grandes organisations autochtones du pays ont nommé 23 délégués.Il s’agit de l’As- ; semblée des premières nations qui ; représente les quelque 600 000 amérindiens vivant dans des réserves, le ; Conseil national des autochtones du ! Canada qui parle au nom des 500 000 ! vivant hors-réserve, le Ralliement ! des Métis et Inuil Tapirisat du Ca- j nada qui représente 32 000 Inuit vi-, vant dans le nord du pays.Le gouver- ; nement fédéral a choisi 92 délégués t dont 12 représentent les provinces.40 ; participants ont été choisis au ha- ; sard.! WEEK-END SAMEDI Samedi 21 mars de 9 h 30 à 17 h 30, Mme Carole Fradetle vous invite à participer à un séminaire de croissance personnelle ayant pour thème : « Appremdre à se connaître, à faire le point et devenir conscient » Réserv.: 389-1275.¦ I ,e ( 'luh d’ornithologie d’Ahuntsic invite tout amateur d’oiseaux à assister à une conférence sur les oiseaux migrateurs du Venezuela, le samedi 21 mars à 9 h a.m.Rens.: 337-3287.¦ l.e Centre de santé Jouvence Énergie, organisme à but non lucratif, organise des cours, conférences, hébergement, voyages, animations, etc.l.e Centre est situé au 2372, chemin des Patriotes à SI Ours.785-3169.¦ Multi-Êcoute est un service confidential et anonyme, d’information et de référence, de soutien aux démarches quo lidennes d’intégration à la société québécoise Ouvert du lundi au jeudi de 10 h à 20 h el le vendredi de 10 h à 16 h 30.Rens.: 737 3604.m Les Petites dénicheuses sollicitent la générosité du public pour accessoires, meubles, vêtements, articles ménagers, etc.Cueillette à domicile.270 2297.DIMANCHE l.e Centre Immaculée-Conception vous ; propose de venir vivre la vie de casca- ; deur avec Claude Thibodeau et son • équipe pendant 10 dimanches consécutifs, • de 13 h à 15 h.Rens.: 527-1256.l.e Centre de santé des femmes de Montréal offre une nouvelle méthode contraceptive, la cape cervicale.Le Centre propose des ateliers sur cette méthode, I gratuitement.Prendre rendez-vous du lundi au jeudi au 842-8903.¦ I .e service des bénévoles des Services • d’aide à la famille juive ont un besoin ur- ! gent de chauffeurs bénévoles pour ac- ; compagner les personnes âgées à leurs , rendez-vous.Rens.: 485-1112, poste 316.j ¦ Détour Nature offre des excursions en J ski de fond durant la saison hivernale, j Pour obtenir gratuitement le dépliant j « Excursions de ski de fond », composez le 271 6046.¦ Les Brunchs Branchés invitent toutes ; les personnes seules el distinguées (25-45 ¦ ans) à venir bruncher dans un restaurant I île lu rue St-Denis ou St Laurent.Ré- 1 serv.: 528-8886.I Le Devoir, samedi 14 mars 1992 ¦ A-5* Le futur incinérateur dans l’est aura peu d’impact, dit la Régie des déchets PHOTO CP faute de preuves Le,ministère fédéral de la Justice a annoncé, hier, une suspension des,poursuites dans la cause de Michael Pawlowski, 74 ans, accusé d'avoir participé au massacre de 400 Juifs, en Biélorussie occupée par les Nazis, en 1942.Un avocat du ministère, Me Jim Sutton, a expliqué que, sèn?les témoignages de ppi-çonnes vivant dans l’ex-Union sçvjétique et qui refusent de venir ap Canada, il lui était impossible dp procéder devant les tribunaux.Ppr deux fois, a rappelé Me Sütton, le ministère a essayé d.'oétenir la permission d'enregistrer sur vidéocassettes les'(émoignages des Soviétiques, Hais cette permission lui a été réfusée.Depuis 1987, la loi permet dè juger au Canada des individus afccusés de crimes de guerre en Europe.En plus de Pawlowski, un autre inculpé de crimes de guerre a'bénéficié d'un sursis, aux stades préliminaires des procédures judiciaires.Un troisième a subi sèh; procès, mais il a été acquitté.Lé seul succès pour le ministère a été enregistré dans une cause c(vi[e contre Jacob Luitjens, qui a pprçfu sa citoyenneté canadienne.Oetje cause est cependant en appel.Louis-Gilles Francoeur LA RÉGIE intermunicipale des déchets sur l’ile de Montréal a lancé une importante opération « d’information » sur son projet d’incinérateur et son centre de traitement des déchets, qu’elle veut implanter dans l’est de la métropole.La Régie a divulgué un résumé de son étude d’impacts sur son projet d’incinérateur et de centre.Elle a aussi annoncé la tenue d’une série de séances d’informations qui se tiendront dans différents secteurs de la métropole au cours des prochaines semaines.Le résumé de l’étude d’impacts de la Régie n’était pas accompagné de l’étude elle-même.Cette étude, comprenant les demandes de renseignements additionnels demandés par le ministère de l’Environnement, a été remise hier matin au ministère, qui déterminera si les réponses du promoteur sont valables et conformes aux règles de l’art et à la réglementation.Si l’étude du promoteur obtient son o ol UNIVERSITE IAVAL DÉPARTEMENT DE GÉOLOGIE PROFESSEURS, PROFESSEURES en Géochimie / Géophysique Géologie économique / Minéralogie Le département de géologie fait appel à des candidatures pour combler, à court et à moyen terme, 3 postes de professeurs et de professeures dans les spécialités mentionnées en rubrique et identifiées comme prioritaires.Le premier poste pourra être disponible au début de l’année 1993 et les autres postes le seront graduellement d'ici le 1er septembre 1995.L’ordre des spécialités, dans lesquelles ces postes seront comblés, sera établi selon la qualité relative des candidatures reçues.Le département est composé d’une équipe de 15 professeurs à temps complet qui encadrent actuellement près de 140 étudiantes et étudiants au niveau du 1er cycle dans des programmes de géologie et de génie géologique et 55 au niveau des cycles supérieurs.DESCRIPTION DES POSTES : Enseigner et encadrer des étudiantes et des étudiants au niveau des 3 cycles universitaires.Initier et réaliser des projets de recherche subventionnés dans les champs de : l’analyse de bassins, la géologie de l’ingénieur, et les géosciences de l'environnement.Participer aux autres activités universitaires.QUALIFICATIONS : Être titulaire d’un doctorat (ou l’équivalent) dans une des spécialités-pertinentes, ou être sur le point de l’obtenir, au moment de l’entrée ep-fonction.Pour au moins un de ces postes, être membre ou être admissible à l’ordre des ingénieurs du Québec.Le département reçoit également les candidatures de personnes engagées ou désirant s’engager dans un programme d’études doctorales.L'Université Laval applique un programme institutionnel d'accès à l'égalité qui consacre la moitié des postes vacants à l’engagement de femmes.Traitement : Selon la convention collective.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae détaillé et au moins deux références à : Michel Rocheleau, directeur Département de géologie Faculté des Sciences et de Génie Université Laval Québec, Canada G1K7P4 » L’ACTUALITE INTERNATIONALE Les troubles financiers Les combats dans le Le Devoir, samedi 14 mars 1992 M A:7 Haut-Karabakh ! ont raison de la Pravda Le quotidien suspend sa parution à.compter d’aujourd’hui reprennent après un bref cessez-le-feü L’Azerbaïdjan demande à l’ONU d’intervenir ,\jüSC()U (AP) — Organe officiel du ; Pafti communiste d’Union soviétique depuis la révolution d’Octobre et véritable institution média- Ëde l’ex-URSS, la Pravda, après is d’existence, suspend à compter d’aujourd’hui sa parution « pour , unq.période indéfinie ».! j’our expliquer sa disparition des kiosques, le journal invoqué,les l'.é-l'qnnes économiques de Boris Eltsine qui ont fait s’envoler les coûts d.unpression et de distribution.La direction accusé également le gouvernement russe de soutenir des quotidiens plus favorables à M.Eltsine, comme Rossiskuïa Ca/eta, et de vouloir bâillonner la Pravda avant la ipapifestation des conservateurs le , )1 {mars.jqNous sommes victimes des réformes actuelles qui se sonl traduites jpar des hausses considérables et inadmissibles des prix » depuis leur libération le 2 janvier, a expliqué le ‘ directeur adjoint Viktor Linik.Actuellement le journal négocie des ' n ets bancaires pour couvrir ses deles avec l’espoir de reparaître.' ‘ Aujourd’hui, 100 000 exemplaires du quotidien fondé en 1912 par Lénine seront mis en vente dans les kiosques de la région de Moscou uniquement.1 '(jette suspension correspond à une jus te d’influence du quotidien depuis 'là'chute du PC en URSS.D’organe tjiijincièremenl protégé, la Pravda est peu à peu devenue un paria politique avec la chute des communistes.Dans les années 70 et 80, elle vendait 13 millions d’exemplaires au prix de trois kopecks (moins d’un cent au taux de change actuel).Le papier, l’encre, le carburant, la distribution et tous les autres coûts étaient subventionnés par l’État.Avec la fin du monopole du PC décrétée en 1989 par Mikhaïl Gorbatchev, ses ventes ont chuté à 2,5 millions en 1990, puis à 1,5 million en 1991.Après l’échec du putsch d’août, M.Kltsine avait décidé la suspension du quotidien et celle de cinq autres journaux.Une semaine plus tard, la Pravda reparaissait comme indépendante sous la direction de ses 120 journalistes et responsables.Depuis la libération des prix, de nombreux journaux éprouvent des difficultés financières.Pour réduire ses coûts, la Pravda ne paraissait déjà plus que trois fois par semaine contre six auparavant.Selon le directeur adjoint, le ministère russe de la Presse et de l’Information qui s’est adjugé les biens et immeubles des anciens médias du PC est responsable de la suspension de la Pravda.11 avait demandé celte semaine le paiement par avance des frais de publication pour les deux mois à venir.MOSCOU (Reuter) — Les combats ont repris entre Azéris et Arméniens dans le Haut-Karabakh hier soir après un bref cessez-le-feu alors que les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter de mettre fin à la guerre.La Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), réunie à Helsinki, a accepté le principe d’une conférence internationale proposée par la France.Le secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali a annoncé pour sa part l’envoi de son émissaire spécial Cyrus Vance dans les deux Républiques pour une mission d’information.L’ancien secrétaire d’État américain — qui partira lundi soir — sera accompagné de Herbert Okun, un ancien ambassadeur américain rus-sophone qui a été son adjoint lors de ses missions en Yougoslavie.Il s’agira du premier engagement concret des Nations unies dans le conflit de Caucase.Le cessez-le-feu — qui est supposé être entré en vigueur jeudi soir — était toujours respecté à Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh.Selon l’envoyé spécial de Reuter, Paul Holmes, seuls des tirs sporadiques de l’artillerie et d'armes automatiques ont rompu le calme dans la ville qui compte 30000 habitants.Toutefois, l’Azerbaïdjan a accusé des Arméniens d’avoir tué 50 personnes dans la région d’Agderi lors d’une grande offensive.Le ministère de la Sécurité nationale à Bakou, cité par l’agence de presse azerbaïdjanaise Turan, fait état de plusieurs centaines de blessés lors de cet assaut et de la perte de sept villages.Selon l’agence Itar-Tass, les combattants arméniens ont neutralisé les attaques azéries dans trois villages dans la région d’Agderi, connue en Arménie sous le nom de Mardakert.Les forces arméniennes sont de nouveau massées près de la ville azérie d’Agdam, théâtre de violents combats ces derniers jours, a précisé l’agence Turan.La télévision russe a rapporté que le Parlement arménien avait ordonné l’arrêt du retrait des équipements militaires de la Communauté des États indépendants (CEI) tandis que le commandement militaire de la CEI a décrété l’évacuation urgente.Selon la télévision russe, 40 des 78 poste-frontières ont déjà été évacués.Les troupes de la CEI aident à l’évacuation des civils par crainte des missiles.Le président arménien Levon Ter-Petrossian a accusé les militaires de la CEI de transmettre des armes et des équipements aux Azéris.Il a menacé de soulever cette question lors du prochain sommet de la CEI lundi à Kiev, a précisé Tass.Le Conseil national d’Azerbaïdjan a appelé de son côté les Nations unies à prendre des « mesures dras- tiques » pour mettre fin à « l’agression arménienne » et a également critiqué la CEI.« C’est vraiment étrange : pendant que la Russie offre son assistance pour une médiation, l’armée de la CEI participe aux combats au profit des forces armées arméniennes », a assuré le Conseil national dans un communiqué cité par l’agence Turan.Selon la télévision russe, deux officiers de la CEI ont élé pris en otages par des Azéris.Tass a rapporté qu’un officier ukrainien de la CEI avait été tué jeudi par la police paramilitaire azérie près de la frontière nord-est de l’Arménie.Les combats ont repris quelques heures après la visite de Nalik Tali-bov, vice-ministre azerbaïdjanais de l'Intérieur, qui s’est rendu dans le Haut-Karabakh accompagné d’une délégation de la Croix-Rouge pour des entretiens de paix avec les Arméniens.La CSCE — à qui a élé confié le soin de trouver une solution à cette crise — a entériné le principe d’une conférence internationale, mais les modalités n’ont pas encore été fixées, a déclaré Ivan Busniak, président de la réunion des experts gouvernementaux de la CSCE à Helsinki.La France souhaite qu’une conférence internationale au niveau ministériel se tienne à Paris.Ivan Busniak a précisé qu’un con- sensus s’était dégagé pour que le ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères, Jiri Dienstbier, se rende rapidement sur place.Les participants à la réunion de la CSCE ont aussi évoqué la possibilité d’envoyer des observateurs du cessez-le-feu.*« La question a été soulevée.Mais je pense que le sentiment général est que les superviseurs ou les observateurs ne peuvent pas être envoyés avant qu’un cessez-le-feu ait été conclu et soit respecté », a dit Ivan Busniak.D’autres solutions sont à l’étude, notamment l’établissement de couloirs humanitaires pour acheminer vivres el médicaments ou l’intervention de personnalités éminentes pour relancer le dialogue entre Arméniens et Azéris.La Turquie a souhaité que la Communauté européenne apporte une plus grande contribution aux efforts de paix.«,1e pense que la CEE peut essayer d’encourager une solution pacifique et jouer un rôle plus actif », a dit le ministre turc des Affaires étrangères, llikmet Cetin, à l’issue d’une rencontre avec son homologue portugais, Joao de Deus Pinheiro.Ce dernier a déclaré pour sa part : « Nous ne pensons pas que les conditions sont réunies pour un engagement (de la CEE) similaire à ce que nous avons fait en Yougoslavie».jNeil Kinnock dénonce le bilan ^égoïste et amer» de John Major ; EDIMBOURG (Reuter) — Le chef du Parti travailliste ; britannique, Neil Kinnock, a donné hier le coup d’envoi ; de sa bataille pour le pouvoir en dénonçant les 13 ans de ; pouvoir «égoïste et amer» des conservateurs.; Dans son premier grand discours de la campagne pour lesjélections législatives du 9 avril, le leader de l’opposi-;li(iii a concentré ses attaques sur le premier ministre j.IoWn Major.; Neil Kinnock a estimé que celui-ci était devenu chef jjdu gouvernement lors d’une « révolution de palais» me-• ; née en novembre 1990 par des députés conservateurs de Jjbase contre «l’impératrice» Margaret Thatcher.;; En attendant d’affronter le verdict des électeurs, John [Major et ses collègues sont «accrochés au pouvoir {comme des sangsues», a-t-il ajouté.Le chef de file des travaillistes est devancé par le premier ministre dans les sondages sur les personnalités politiques.Mais John Major a refusé une proposition de débat télévisé à l’américaine qui lui a été faite par son {rival.il Le leader de l’opposition obtieqt un résultat favorable I [dans le premier sondage réalisé depuis que John Major a ! {fixé la date des élections.Selon cette étude d’opinion réa-I lisée par l’institut MURI et publiée hier par le Times, les I travaillistes arrivent en tête avec 41% des voix contre ! 38'% aux conservateurs, et 16% aux libéraux-démocra-! les?Neil Kinnock a déclaré hier à ses fidèles qu’il voulait faire de la Grande-Bretagne — qui vit la pire récession depuis les années 30 — une nation libérée de toute peur.« Nous voulons que les gens soient libres dans notre pays.Libérés de la peur de tomber malades, libérés de la peur de marcher dans les rues sombres la nuit, übérés de la peur d’être vieux et seuls », a-t-il expliqué.John Major doit s’exprimer à un rassemblement conservateur aujourd’hui à Torquay, dans le sud-ouest de l’Angleterre.Des ministres y ont déclaré hier qu’ils dénonceraient les augmentations d’impôt prévues par le Parti travailliste, qui veut dépenser plus pour la protection sociale.« Le message de Neil Kinnock est le suivant : beaucoup d’impôts en plus », a dit le chef du Parti conservateur, Chris Patten.Le ministre de l’Environnement, Michael Ileseltine, a estimé pour sa part que voter pour les Travaillistes équivaudrait pour « les dindes à voter pour Noël ».Deux autres sondages, à paraître aujourd’hui, donnent un point d’avance au Labour.Pour l’institut Harris, qui a réalisé un sondage pour le compte du Daily Express, les travaillistes recueillent 40 % des intentions de vote, les conservateurs 39 % et les libéraux-dlmocrates 16%.Un sondage Gallup, que publie le Daily Telegraph, donne 38 %au Labour, 37 % au parti Tory et 20 au PLD.L’état d’urgence en Algérie [force le FIS à modifier ses actions ALGER (AP) — Les dirigeants en fuitt* du Front islamique du salut (FIS) ont reconnu pour la première ' fois hier que l’étal d’urgence ins-I lamé en Algérie le 9 février dernier ' les « oblige certainement » à modi-; fier leurs formes d’organisation el ; d’action.Cette modification s’accom-; pagne de la définition d’une nouvelle ! stratégie à l’égard des groupes ar-| mé?i.(Qualifiant la répression de « terrible», l’un des dirigeants du FIS : dont l’indenlité se cache sous le pseudonyme de « Oulid el Casbah » (le fils ; de ia Casbah) a estimé hier que ! « l'actuelle confrontation entre la imite (NI)LR: le Haul Comité | (l’Étal) et le FIS est une épreuve de ' vérité » plus qu’une « épreuve de I force ».I La formation islamiste, dissoute la ; semaine écoulée à la suite d’une dé-; vision de justice, différencie sa posi-; lion à l'égard des groupes islamistes | armés, notamment les « Afghans » ; qu'elle aura peut-être à côtoyer dans : la clandestinité.; Ce sont «des musulmans comme ; les autres».Ils ne doivent pas être confondus avec « les truands exhibés régulièrement devant les caméras pour les besoins de la guerre psychologique », affirme le FIS pour qui les autorités n’ont « pas réussi une seule fois à établir un lien entre ces truands et le FIS».« S’il faut prendre les armes contre la junte, nous les prendrons, c’est sûr», à déclaré Oulid el Casbah.Parlant au nom des « politiques » du FIS il précise « pour l’heure, notre com-bal est déterminé mais pacifique » et réitère la triple exigence de la formai ion islamiste : « respect du choix du peuple », arrêt de « la répression » et libération des «détenus politiques ».Les islamistes modérés estiment que la réorganisation du FIS précède « sa plongée dans la clandestiné et risque de réveiller — et aussi de fédérer» — les organisations extré-mistes armées comme El llijra Oua Takfir ( Exil el Rédemption) dont les deux dirigeants spirituels sont Ali Benhadj, vice-président du FIS, détenu depuis juin 1991, et l’imam aveugle L’Ilachemi Sahnouni, membre du Majlis.s Choura, la plus haute ins- tance, écarté pour apostasie.Deux autres membres du Majliss Choura du FIS, Kamr-Eddine Ker-bane, chef du bureau des moudjahid-din arabes à Peshawar et Said Me-khloufi, réfugié à Amman, auteur de « la désobéissance civile » qui a inspiré la grève générale illimitée décrétée par le FIS en juin 1991, sont considérés comme des pères fondateurs des groupes islamistes armés.« Nous les avions sous-estimés.», a avoué un officier des forces de sécurité, cité par L'ilebdo Libéré.Selon cet officier dont le nom n’est pas indiqué, les groupes islamistes armés, en possession d’armes artisanales el d’explosifs, sont « plus que fanatisés, Il sont robotisés, déterminés, dangereux et organisés».Les multiples coups de filet réalisés par les services de sécurité n’ont pas élé accompagnés d’un « triomphalisme » qui semblait pourtant de bon aloi.« Si le FIS clandestin réalise la jonction entre eux, l'état d’urgence ne suffira pas », déclarait un islamiste modéré peu avant la prière du vendredi.PHOTO AP Deux soldats canadiens transportent des bagages et de l’équipement de communications à leur arrivée à Belgrade hier.Les Canadiens font partie de la force multinationale de 14 000 Casques bleus qui vont tenter de maintenir la paix dans la Yougoslavie déchirée par la guerre.La violence continue BELGRADE (Reuter) — Trois policiers ont été tués jeudi soir en Bosnie-Herzégovine à quelques heures de la visite dans la république du général indien Satish Nambiar, commandant des forces de l’ONU en Yougoslavie.Deux policiers ont été abattus par des inconnus qui ont ouvert le feu sur leur patrouille à Kalesija, localité du nord de la Bosnie, rapporte l’agence Tanjug.L’incident a provoqué de violentes manifestations, dont les participants ont érigé des barricades sur les routes de la région.Un troisième policier a été tué hier près de ces barricades.Par ailleurs, un soldat a été légèrement blessé au cours d’un incident analogue à Mostar, dans le sud de la Bosnie.« Cet incident détestable a tendu les relations interethniques à Kalesija.Des barricades ont été érigées en plusieurs points de la région », ajoute Tanjug.La grande route de Tuzla, une localité proche, à Zvornik est bloquée depuis jeudi soir.Ces barricades ont été érigées un peu pkis d’une semaine après que des combattants serbes eurent bloqué les rues de Sarajevo à la suite du référendum tenu en Bosnie.Musulmans el Croates, qui représentent les deux tiers de la population, ont voté à une majorité écrasante en faveur de l’indépendance, mais un grand nombre de Serbes ont boycotté le scrutin.La minorité serbe, qui constitue 31 % de la population bosniaque, veut continuer à faire partie de la Yougoslavie, tout comme la Serbie et le Monténégro.Le ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine, Haris Silajdzic, a déclaré hier à Londres s'attendre à ce que la CEE et les États-Unis reconnaissent sa république ainsi que la Macédoine le 6 avril.La CEE a déjà reconnu la Croatie et la Slovénie en janvier mais a différé la reconnaissance de la Bosnie dans l’attente des résultats du référendum sur l’indépendance.Washington n’a de son coté encore reconnu aucune république yougoslave, craignant qu’une telle attitude n’aggrave les conflits interethniques.Les violences de jeudi mettent en relief les problèmes auxquels vont être confrontés les 14 000 Casques bleus de l’ONU, qui doivent être déployés d’ici mai dans la république en Bosnie i voisine, la Croatie.Leur quartier général sera établi à Sarajevo, capitale de Bosnie-Herzégovine.Le général Nambiar, qui devait arriver à Sarajevo dans la journée accompagné de 22 collaborateurs civils el militaires, a visité auparavant un des points chauds que ses Casques bleus auront la charge de protéger en Croatie.Plus de 50 membres de la force des Nations unies se trouvent déjà à Sarajevo où ils ont commencé de mettre sur pied leur quartier général.À Belgrade, des centaines de lycéens poursuivaient leur manifesta lion, entamée mardi soir, pour tenter de forcer le président serbe Slobodan Milosevic, qu’ils rendent responsable de la guerre avec la Croatie, à dé missionner.L’OEA va recevoir Aristide WASHINGTON (AFP) - L’Organisation des États américains (OEA) ! Deng Xiaoping est toujours le grand patron de la Chine I PÉKIN (AFP) — Deng Xiaoping demeure bien le grand patron de la Chine.A quelques ! mois d’un congrès du Parti communiste crucial, le « Petit timonier » vient de remporter j une bataille décisive face aux durs du régime ' en imposant la primauté de la réforme éco-; nomique sur le renforcement idéologique.Arbitre suprême de toute décision impor-' lante, bien qu’officiellement à la retraite de-: puis deux ans, Deng, 87 ans, a fait entériner cette semaine par la plus haute instance poli-¦ tique ses idées sur la nécessité d’accélérer la ; modernisation et l'ouverture sur l'extérieur du j dernier grand bastion communiste de la pla-; nète.; Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste, réuni en secret lundi el 1 mardi à Pékin, a en effet décidé qu'il faut dé-I sormais passer la vitesse supérieure dans la ! réforme économique el l'ouverture.En clair, ; d'emprunter encore plus largement et plus vite à l’économie de marché et de libre entreprise.La très large diffusion dans la presse du compte-rendu de la réunion du Politburo souligne l’ampleur de la victoire de Deng.« Il faut bien étudier les importants discours du camarade Deng Xiaoping sur l’édification du socialisme aux caractéristiques chinoises», a écrit hier encore le Quotidien du peuple.« Ayons le courage de surmonter le dogma-tisme el l’esprit bureaucratique», a ajouté dans un éditorial l'organe central du PCC.La publication, dans ce journal traditionnel-lemenl très austère, d’une pleine page de publicité d’un fabricant japonais de magnétoscopes montre que dans les faits, la réforme économique bal déjà son plein en Chine.Le Politburo a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre l'édification du « socialisme aux caractéristiques chinoises » ne laissant en-I revoir aucune réforme dans les domaines po-litique, social et culturel.Le clivage traditionnel et souvent simpliste entre «conservateurs» et « réformateurs» ou « pragmatiques », passe d’abord par la priorité à donner à l’idéologie ou à la reforme économique, mais aussi par la vitesse à laquelle celle-ci doit être menée à bien.Regroupés derrière le président de la toute puissante commission des conseillers du Comité central, l’économiste Chen Yun, 87 ans, les conservateurs, partisans d’une stricte planification économique, comptent encore sur la résistance de larges fractions d'une société inquiète du risque de voir briser la « grande marmite ».Cette expression signifie que chaque Chinois est assuré d’avoir un emploi et de recevoir le minimum vital.Les conservateurs avaient triomphé après la tragédie de la place Tiananmen en juin 1989.La vigoureuse remise au pas de tous les secteurs de la société qui avait suivi la répression avait en effet fait passer la modernisation économique au second plan.L’effondrement du communisme en Europe j centrale, puis en URSS, a convaincu les « réformateurs », Deng en tête, de la validité de leur analyse.Après une année de rumeurs et d’informations invérifiables sur l’état de santé de l’ar-chictecte de la modernisation de la Chine, dès [ la fin des années 70, Deng était sorti du silence en janvier.Lors d’une tournée dans les dynamiques régions côtières du sud, il avait donné le coup d’envoi de ce qui apparaît comme une véritable campagne électorale avant le 14ème congrès du PCC, prévu pour le dernier trimestre.Une importante partie de la direction poli- ! tique doit être renouvelée à l’occasion de ce congrès, qui a lieu tous les cinq ans, et qui est | encore dominé par la vieille garde communiste | qui prit le pouvoir en 1949.recevra officiellement mardi prochain le président renversé Jean-Bertrand Aristide dont le retour au pouvoir à Haïti est prévu à l’issue d’une période d’apaisement politique au terme de l’accord de Washington.L’OEA espère que le principe du retour en Haïti du président Aristide restera acquis à l’issue du vote qui doit avoir lieu lundi prochain au Parlement à Port-au-Prince sur l’accord de Washington pour une solution négociée de la crise haïtienne, précise-t-on de même source.L’accord de Washington prévoit la restauration dans ses fonctions constitutionnelles du président Aristide qui restera à l’étranger pendant une période d'apaisement politique dont la durée n’a pas été précisée, le pouvoir éxécutif étant exercé par un premier ministre de consensus, René Théodore.La nomination de celui-ci doit êt^e suivie par la levée de l’embargo de l'Organisation des États amérieaihs et la fin de l’isolement diplomatique du pays.» A-8 ¦ Le Devoir, samedi 14 mars 1992 EDITORIAL Chacun sa quête de pays 4 ~rftoi$> Daniel Latouche Retour à l’essentiel Douze jours après les transes de sa publication officielle, le rapport du comité mixte spécial du Sénat et des Communes sur le renouvellement du Canada, le rapport Beaudoin-Dobbie, est mort.La première conférence constitutionnelle formelle à l’avoir suivi, celle qui réunissait jeudi à Ottawa les premiers ministres provinciaux ou leurs représentants en charge du dossier, a mis le rapport en pièces.Chacun le détricotait à sa manière, qui par la manche, qui par le collet.Résultat net : quatre heures après le début de la séance, rien ne tenait plus du célèbre « consensus» que les trois grands partis fédéraux s’étaient arraché dans la douleur à la toute fin de février dernier.Et le ministre fédéral, M.Joseph Clark, n’a même pas cherché à le resca-per.Débandade générale, qui vient par l’absurde venger M.Marcel Masse, le seul ministre conservateur à avoir eu le courage de se démarquer d’un rapport aussi irréaliste qu’inapplicable.S’il est vrai que le premier ministre, M.Mulro-ney, a adressé in absentia à son ministre de la Défense une algarade de première grandeur, en réclamant de lui une solidarité ministérielle qu’un simple rapport ne pouvait exiger, quelle dégelée va-t-il servir à son ministre des Affaires constitutionnelles ?Car s’est défaite aussi, sous nos yeux, toute la stratégie fédérale qui devait suivre cette grande oeuvre tripartite.Le gouvernement conservateur croyait pouvoir forger à partir du rapport une « résolution fédérale » à présenter au Parlement canadien en avril.Coincées par l’échéancier, les législatures provinciales auraient dû l’adopter sous la pression en mai, pour que le Québec puisse l’étudier à temps, avant que tombe le couperet référendaire, qui doit s’engager au plus tard au début d’août.L’absurde scénario s’est échiffé jeudi.Les dissidences des provinces sont si fortes, à l’égard du rapport Beaudoin-Dobbie, qu’Ottawa n’a pas la moindre chance de les rallier sans reprendre toute la réflexion avec elles.S’il y a une résolution, elle sera commune, et elle apparaîtra à la fin de mai.Extraordinaire ironie.Après avoir renié, chahuté, vilipendé, voué à la géhenne le processus qui avait conduit en 1987 à l’Accord du lac Meech, le Canada anglais y revient, et entend y trouver son salut.Au cours des deux prochains mois, une petite armée de fonctionnaires fédéraux et provinciaux se rencontreront à huis clos, s’échangeront mille télécopies en privé, et remettront à leurs ministres et premiers ministres des projets d’accord qui feront l’objet de tractations en coulisses, ou de conférences fédérales-provinciales « à portes closes » qui ne s’ouvriront que pour des séances de congratulations mutuelles sous les caméras, si jamais se pointait une entente.Finie la participation universelle, terminée l’écoute des quidams.Guère plus avancés qu’ils ne l’étaient en 1990, après avoir rêvé de suivre le bon peuple plutôt que de tenter l’effort de le La domination extrapolée MICHEL Duquette veut nous faire croire que le lobby des environnementalistes et des autochtones n’est qu'une manifestation du « complot des Anglais » contre la nation québécoise (« Le fédéralisme dominateur», 5 mars 1992).Cependant, il n’a pas été prouvé que nous, les Québécois, avions besoin du projet de la Baie James tant d’un point de vue économique, énergique, que pour la protection de l’environnement.Faut-il ressortir les doutes déjà soulevés à cet égard : monopole de capitaux dans un secteur unique au détriment d’une économie diversifiée, création d’industries parallèles polluantes, etc.Certaines études suggèrent que le projet hydroélectrique coûte cher à la nation et profite à une poignée d'individus.C’est ce qui est apeurant avec les nationalistes « à tout prix » qui extrapolent sur la notion de « domination » mais qui finalement « imposent » leur vision pour mieux réaliser leurs intérêts personnels.Liliane Vincent Outremont, 6 mars 1992 j Offense à ia démocratie MONSIEUR Brian Mulroney, c'est avec une profonde indignation que nous avons appris l’éviction de quatre commissaires de la Commission royale d'enquête sur les nouvelles technologies de reproduction.Du refus d'accès aux documents qui cons- j tiluent leur outil de travail, jusqu'à leur ex- j elusion, le sort réservé aux commissaires révèle une volonté de faire taire des interrogations nécessaires, soutenues par une analyse plurielle pourtant indispensable à l'élaboration d'un débat démocratique dont les enjeux engagent la société toute entière.Nous en sommes d’autant plus étonnés que les travaux des membres évincés, notamment ceux de Mme Louise Vandelac, régulièrement auditionnée par le Comité national d’éthique français, suscitent un intérêt profond dans tous les pays européens et recoupent des interrogations largement partagées par de nombreux experts à travers le monde.Qu’y a-t-il donc à cacher ?Quels intérêts sont donc protégés par une telle censure ?(’eux qui parmi nous ont été invités comme experts de cette commission ne peuvent qu’en démissionner devant une telle offense à la démocratie.Jacques Testait, Nicole Athéa Anne-Marie de Vilaine, Geneviève Délais! de Parseval, Marie-Angèle Hermitte, Catherine Labrusse-Riou, Monette Vacquin, Bernard Edelman Paris, 25 février 1992 guider, les élus reprendront le collier, et chercheront un accord politique que la démocratie directe ne pourrait jamais produire.Ce qui ne signifie pas qu’ils trouveront la table mise comme ils l’ont laissée.Ils n’ont pas fini de regretter le menu simple, et l’arrangement traditionnel de 1990.Le Québec n’est plus à la table et ne s’y présentera pas.Et on a ajouté des sièges supplémentaires pour de nouveaux venus au statut et au rôle incertains : les gouvernements du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, et les dirigeants de quatre associations autochtones qui n’ont pas encore statut de gouvernements mais qui bloqueront toute conclusion s’ils ne l’obtiennent pas.Ils n’ont peut-être pas les moyens législatifs de le faire, mais eu égard à l’opinion canadienne aujourd’hui, ils en ont Le Canada refuse désormais de se définir à travers une « offre » au Québec les moyens politiques.A Québec hier, chez les initiés constitutionnels du gouvernement libéral, c’était alarme et catastrophe.Le report de l’échéance fédérale change peu de choses en pratique, mais la multiplication des joueurs et surtout l’inclusion à part quasiment entière d’associations autochtones — qui auront voix à tous les chapitres de l’entente constitutionnelle — paraissaient saboter à peu près toute possibilité d’entente dans les délais prévus.Encore une fois un nouveau venu à la table constitutionnelle massacrait la discrète connivence Québec-Ottawa.En 1987, c’était M.McKenna, fraîchement élu au Nouveau-Brunswick, qui prétendait pouvoir sans danger mettre en cause l’Accord du lac Meech.Il n’a pas fini de s’en repentir qu’un autre premier ministre en herbe, l’Ontarien Robert Rae, met la hache dans les mécanismes connus et se fait le défenseur acharné d’une procédure à seize qui est à sa face même une recette pour l’enlisement.Seuls ceux qui veulent une entente à tout prix se choqueront toutefois de ce nouvel acte apparemment suicidaire, dans l’interminable saga constitutionnelle.Si on respecte le Canada, on doit reconnaître qu’il a droit à sa propre logique, à décider de son avenir autrement qu’en fonction des seuls intérêts ou volontés du Québec.Or ce qui se dessine maintenant, après deux ans de convulsions et de recherche obsessive d’un consensus populaire, c’est l’entièreté de l’ordre du jour canadien, hors Québec.Des interrogations légitimes, une quête d’un pays.Chacun la sienne, il n’y a pas de scandale là-dedans.Les réponses n’y sont pas, beaucoup Les quarante portraits du très honorable PIERRE ELLIOTT-Trudeau, portraituré quarante fois par Madame Spencer Pavelic, célèbre peintre de Sydney et Victoria, en Colombie-Britannique, se détaillera de 1500 S à 18 000 %.Ce n’est pas cher pour de la peinture à l’huile.« Mon but, c’est de présenter l’art au public», déclare M.Silverstone, propriétaire de la galerie qui expose ça.« Il s’agit de travaux d’une grande artiste », ajoute le marchand de tableaux.Je crois le marchand de tableaux sur parole.«Je veux situer cette exposition au-delà de la politique », assure aussi M.Sil-verstone, qui en effet l’a d’abord située à Montréal.La tribu qui a produit Borduas, Rio-pelle, Ferron et toute l’école de Montréal se sent très honorée de recevoir Spencer Pavelic et les quarante autoportraits par peintre interposé.("est une « biographie visuelle », dit encore, intarissable, l’homme-qui-présente-l’art.En attendant la télé-visuelle, de Monsieur Roch Demers.Et puis, il y aura le clou : le Portrait officiel, qui sera dévoilé le 1er mai à Ottawa.Le journal le reproduit déjà.C’est une chose impressionnante, un peu Magritte par le sujet, et ce pourrait être aussi un coup de Duchamp, si seulement celui-ci avait connu le style Parlement.Pierre Vadeboncoeur Montréal, 1.1 mars 1992 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS s’en faut.Entre les neuf provinces, il n’y a pas d’entente sur des questions aussi fondamentales à la fédération que les pouvoirs des deux niveaux de gouvernement, le rôle d’une deuxième chambre élue à Ottawa, les modalités de l’union économique, et le statut des peuples autochtones ( l’Alberta est ici en duel épique avec l’Ontario ).Le « statut spécial » à accorder ou non au Québec, ce n’est qu’un des aspects de l’immense litige du What does Canada want qui, quoi qu’on en dise en prétendant que l’identité canadienne est désormais affermie, reste une question entièrement ouverte.Elle l’est depuis que le Canada s’est distancié de la mère-patrie britannique durant la Première Guerre mondiale.Le triomphal rapatriement de la constitution, en 1982, aura un temps fait illusion sur l’achèvement de la « cana-dianité ».En rétrospective, on y voit plutôt le ferment et la relance de tous les débats : la dualité embrouillée tant par les textes de la Charte des droits que par l’absence du Québec, l’aliénation de l’Ouest qui restait entière, la question autochtone à peine autorisée sur le parvis.Plutôt que de faire une « offre » au Québec, au risque de la regretter à jamais, le Canada décide donc de continuer à chercher ce qu’il veut pour lui-même.Tel est le sens de la séance de jeudi, et il est fondamentalement sain.Ce n’est pas long, deux mois, pour mettre de l’ordre dans un fouillis dont les groupes Spicer, puis Beaudoin-Dobbie, ont illustré à merveille toute l’étendue.Mais en même temps leurs travaux, et notamment ceux de la commission mixte, auront au moins passé en revue les solutions, limitées, parmi lesquelles le Canada peut choisir.Le temps est venu.L’absence du Québec, dans ces conditions, est salutaire.Elle est la suite logique de la grande opération de 1982, bien plus que de l’échec de l’Accord du lac Meech.Les deux nations, désormais plurielles mais toujours distinctes, s’affirment malgré tous ceux qui ont cherché à les nier, ou à gommer artificiellement les différences dans les aspirations de l’une et de l’autre partie du Canada, comme l’a fait le rapport Beaudoin-Dobbie en tentant la quadrature du cercle.Le virage qu’ont pris jeudi les provinces canadiennes sous l’impulsion de l’Ontario, c’est celui de se consacrer à leur propre dynamique de groupe.C’est leur plein droit de le faire et il est difficile de croire qu’un premier ministre comme Robert Rae n’ait pas voulu entièrement cette séparation.Elle dit au Québec que le Canada n’entend pas se définir en fonction d’une « offre » à une province insatisfaite, mais en fonction de ses propres aspirations.C’est une logique bien plus égalitaire, et plus porteuse de vérité, que celle de la loi 150 qui prétend extraire une proposition sous la menace.Le Québec devrait sai-' sir le message, et retirer même ses observateurs.LISE BISSONNETTE Les vieilles outres DANS UNE récente communication aux journaux (LE DEVOIR 27 février 1992) M.Louis O’Neill se demande si « ses idées sur le Canada sont grandes ou petites ».Elles sont certainement petites en ce sens qu’elles visent à rapetisser le grand pays.Rien là-dedans qui invite à l’union, à l’importance pour tous les Canadiens de vivre ensemble dans le respect et la compréhension.Au contraire, il écrit : « .les adeptes du fédéralisme alimentent un climat de crise et nuisent à la paix sociale.Il (le fédéralisme) est atteint du syndrome du dinosaure.En le supprimant, on réglerait une bonne partie de la dette publique.» Il ne reste plus qu’à faire la preuve.Plus loin, il rappelle « qu’il revient au peuple de décider lui-même de son avenir».Comme si le référendum de 1980 n’avait pas eu lieu ; comme si les Québécois n’avaient pas élu un gouvernement fédéraliste deux fois de suite au cours de la décennie.Bref, toujours la même piquette séparatiste tirée des vieilles outres rancies de l’ultra-nationalisme.Le coordonnateur du Groupe de recherche sur la paix de la faculté de théologie de l’Université Laval serait sans doute bien inspiré de lire attentivement le texte éclairant de M.Louis Dussault paru le même jour juste à côté du sien sous le titre : L’optimisme aveugle des séparatistes.Robert Berthiaume Québec, 1er mars 1992 D'excellentes chroniques C’EST AVEC un sourire en coin que je me suis délecté de la lettre de Moscou de votre collaboratrice, madame Verra Murray, publiée le 2 mars 1992 et qui s’intitulait : « Vivre dangereusement ».Celle-ci relatait ses aventures rocambo-lesques dans le ciel de l’ex-URSS, notamment dans les républiques d’Asie centrale.Pour avoir moi-même vécu « l’aventure d’un trajet aérien Moscou Achkhabad dans la république du Turkmenistan en septembre 1990, je ne peux que corroborer les dires de Madame Murray.Sa description des lumières — devrais-je dire des ombres ?— de l’aéroport Domodedovo de Moscou, de la salle d’attente pour étrangers d’Intourist ou du petit escalier en fer menant sur la piste de l’aéroport, m'ont rappelé d’heureux souvenirs.Avec de telles chroniques et bien d’autres, notamment celle de madame Sylviane Tra-mier, LE DEVOIR constitue une alternative hautement valable et d’une qualité grandissante.La direction de madame Lise Bisson-nette y est sûrement pour quelque chose.Longue vie au Devoir ! André Turmel Montréal, 3 mars 1992 CE FUT, finalement, une assez bonne semaine.Benoît est en Floride et Marcel en pénitence à soigner ses petits doigts rougis par les coups de monsieur Mulroney.C’est le retour de la « strappe » en politique.Comment donner un sens à tout cela.Où est l’essentiel ?Si on enlève la dentelle, le rideau va-t-il tomber ?Et Mordecai.Ce qu’il nous en a mis.Sûrement qu’on va de nouveau s’énerver et reprendre depuis le début notre grand débat de société : sur une échelle de un à cent, où situer l’antisémitisme du bon chanoine.Mais ce qu’on s’en fout du chanoine ! Si l’essentiel ne vient pas à vous naturellement, alors il faut l’inventer.C’est le temps de recycler nos vieilles images.Prenez celle des tapis et des sous-tapis.Il y a du nouveau de ce côté.Le député Blackburn, le fidèle des fidèles, l’homme qui tire plus vite que son chef, eh ! bien ce monsieur est en train de redéfinir le sens qu’il faut donner au concept de sous-tapis politique.Soyons sérieux et revenons au Frère Tuck.MONSIEUR Beaudoin et MADAME Chaput-Rolland n’ont rien compris.Quiconque a déjà perdu quelques centaines d'heures à regarder les aventures télévisuelles de Robin des Bois et de ses joyeux lurons sait, ou devrait savoir, que le Frère Tuck est le véritable héros de ce drame.LFI ROI Richard n’est jamais dans le décor et c’est précisément là le problème.On sait qu’il existe et qu’il est en exil quelque part dans une méchante prison, mais à part cela, rien.Il règne sans régner.De temps en temps, ses supporters reçoivent des petits messages leur indiquant ce qu'il faudrait faire pour sauver le Royaume.On sait aussi que le faire revenir va coûter très cher car c’est un roi pas comme les autres et l’exil ne lui déplaît pas.Tiens, cela me rappelle quelqu’un dont on a dit qu’il était lui aussi porté sur les messages et les instructions secrètes à partir de son exil doré.Ne parlons pas de son demi-frère Jean.Il se prend pour le successeur et l’héritier de Richard, mais il ne lui arrive pas à la cheville.Il est maigre, tout en os et plutôt méchant.C’est un faux frère.Mais lui aussi ne fait que de brèves apparitions (je parle évidemment de la série télévisée).Il est obsédé par l’idée de se faire reconnaître comme un vrai chef, alors ne comptez pas sur lui pour lever le petit doigt pour aider au retour de Richard.Il fait faire son vilain travail par le shérif.Lui, c’est le vrai méchant.Il est de toutes les batailles et n’aime pas à rire.Il traque les pauvres paysans et est devenu l’âme damnée du demi-faux-frère après avoir été celle du vrai-faux-frère qui l’avait nommé à ce poste.On le voit partout.Il aime comploter tard dans la nuit.Il siège dans tous les conseils.Du côté des bons, on a le choix.Robin a la tête ailleurs.Je l’ai toujours soupçonné de tout faire ce brouhaha simplement pour reprendre avec son ancienne blonde, celle qu’il avait connue à l’époque où ils étaient tous les deux nobles et adolescents.Je crois me souvenir que Robin était Saxon, mais aussi très porté sur les Anglais.Il est toujours à faire la morale.Il ne se trompe jamais et même ses erreurs font partie de plans complexes.On le voit toujours une liane à la main, mais jamais dans les airs.Il m’a toujours donné des frissons de jalousie avec son arc magique.Je me consolais en me disant que lui aussi était moins populaire que son parti ! AIS parlez-moi de « Little John », un vrai s’il en était un, bourru certes, mais le coeur sur la main.Il est fait d’un seul « bloc » (si vous voyez ce que je veux dire, sinon, tant pis : continuez à lire au premier degré).Il cogne d’abord et pose les questions ensuite.Rappelez-vous sa première rencontre avec Robin, au milieu du gué.Il a finalement perdu, mais sans sa générosité, Robin ne serait rien du tout sinon un maniaque du tir à l’arc.Petit Jean (je l’aimais dans son nom pré-loi 101 ) n’a l’air de rien, mais c’est évident qu’il ne détesterait pas prendre la job de Robin un jour.Il ne reste plus donc que le Frère Tuck.Il est au vin et à la bonne chère ' ce que notre sénateur est à la constitution et à la réforme du Sénat : un ami indispensable.Toujours j souriant et joyeux, un vrai Youp-la-boum, et avec plus d’un tour sous sa robe.Au cours des 154 épisodes que j’ai tous attentivement regardés, jamais il ne s’est fait prendre les culottes à terre (une façon de parler).Et combien de .fois n’a-t-il pas dépanné Robin.Bon, voilà : je l’ai dit.J’espère ne plus avoir à le répéter.Celui qu’on aime, c'était le frère.Fit puis, il parlait latin eouramnment.( )ui, je sais, cela manquait de femme dans Robin des ’ ’ Bois.S’ils avaient connu la sénatrice.!' Mais où situer Robert Bourassa daps cette mini-série.Serait-ce lui Robin ?Y t aurait-il deux Robin 7 Pourquoi faut-il que le gouvernement Bourassa s’empresse de faire une gaffe dès qu’on : l’accuse d’avoir fait un bon coup.Pourquoi avoir décidé d’envoyer deux fonctionnaires négocier après avoir confirmé trois jours plus tôt que le rapport de MONSI EU R-MADAME n’était pas la fin du monde.Pendant ces quelques heures bienheureuses, le gouvernement libéral contrôlait pourtant tout le champ stratégique.Le gouvernement du demi-frère était sur la défensive.Robin ' j Bourassa avait le Château à portée de \ flèches.Encore un effort et la princesse lui tombait entre les bras., , Mais non, il choisit plutôt de se faire v.réprésenter au souper du demi-frère.Il aurait pu y aller en personne et faire preuve d’un peu de courage.Vous rappelez-vous comment c’était toujours les simples brigands, ces hauts fonctionnaires du crime, que Robin lançait les premiers dans la mêlée.Lui se contentait de lancer des flèches de loin (c’est vrai qu’il lirait fort bien : rappelez-vous le coup de la pomme.• Non, je me trompe.Le coup de la pomme, c’est une autre histoire).OUT L’EFFET a été perdu.Pendant quelques heures Monsieur Bourassa les tenait dans ses mains.Les gens du château s’attendaient à ce qu’il se roule par terre à la suite du rapport Beaudoin.Ces gens sont complètement décrochés de la réalité de la forêt québécoise.« C’est la meilleure offre que le Québec peut espérer recevoir », voilà ce qu’il a dit Monsieur Clark.Celui-là, comme l’adjoint du shérif avant lui, va passer à l’histoire comme le type qui tenait le cheval pendant que son maître l’enfourchait de travers.En acceptant de négocier par l’entremise d’émissaires, le premier ministre vient de signaler une fois de plus que ses commentaires de la semaine dernière n’avaient d’autre but que de réconforter la galerie de brigands que nous sommes.Tant qu’à y être, il aurait dû leur donner un drapeau blanc pour aller négocier.Le premier ministre de l’( Mario, le vicomte de la baronie d’à-côté, l’avait] ; très bien compris, lui qui déclarait que: l’essentiel était de no pas transformed : : ces conférences const il ut tonnelles en ! * ; conférences du Canada anglais.C’est croire que dans son Torontoshire, on q | : l’intelligence plus rapide que dans la | j : forêt québécoise.Voilà vingt ans que {J : tous les premiers rninisl res québécois, se battent pour obtenir le droit de s’asseoir face à face avec le reste du ! > : Canada.Il va falloir tout reprendre ;; encore une fois.Heureusement qu’il y;à la suite la semaine prochaine.i ?* —-Vf* LETTRES AU DEVOIR
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