Le devoir, 31 mars 1992, Cahier B
CAHIER SOCIETE Le Devoir, mardi 31 mars 1992 Cinéma africain et créole Plus de 100 films, dont plusieurs ont mérité des prix à Cannes ou dans d’autres festivals, seront offerts aux cinéphiles dans le cadre des 8e Journées du cinéma africain et créole, du 6 au 12 avril.Les projections seront précédées d’un prélude musical confié à huit groupes de danseurs et musiciens.Page B-3 Le bourassisme, langueur de l’âme Tout le Québec est en passe de ressembler à Robert Bourassa, écrit le professeur Richard Dubois, qui prend à partie l’art de l’esquive et le flou artistique propres au premier ministre du Québec.Il faut réagir contre ce « confusionnisme rigolard » avant qu’il ne soit trop tard, pense le professeur au Collège de Lévis.Page B-8 14 jours de piano Pendant 14 jours (du 20 mai au 2 juin), Montréal sera le rendez-vous privilégié de 70 pianistes de 21 pays à l’occasion du Concours international de musique de Montréal.Un nombre record de 723 musiciens ont manifesté de l’intérêt pour la manifestation.Parmi les neuf participants canadiens, trois sont du Québec.Page B-3 Qu’est-ce qu’un dessin ?Le Musée d’art moderne de New York tient une exposition qui redonne au dessin ses « traits » de noblesse, sous la bannière Allegories of modernism : Contemporary drawing.L’exposition se poursuit jusqu’au 5 mai.Maurice Tourigny l’a visitée pour nous.Page B-5 INDE Des millions d’enfants au travail asservi Claude Lévesque collaboration spéciale NEW DELHI — Une demi-douzaine de petits bâtiments en briques émergent au milieu d’un champ encore boueux en ce vilain après-midi d’hiver.Dans un des bâtiments, une soixantaine d’adolescents scandent des slogans contre l’exploitation.Leur ferveur révolutionnaire surprend en cette époque où le néo-libéralisme n’en finit plus de triompher.Nous sommes à l’a-shram Mukti (« Liberté » en hindi), centre de formation professionnelle mais aussi d’éducation socio-politique créé dans la banlieue est de Delhi par le Front de libération des travailleurs asservis (BLLF — Bonded Labour Liberation Front).Dipa Lalit, 18 ans, raconte cette histoire troublante : « Mon père devait travailler pour le propriétaire d’une ferme.Lorsqu’il a tenté de s’enfuir, il a été tué.À partir de ce moment, j’ai hérité de la dette de mon père et j’ai été obligé de travailler pour ce même propriétaire.» Il a été libéré en 1988, après 10 ans de travail forcé.Il apprend aujourd’hui la menuiserie.Devilal, un de ses compagnons de l’ashram Mukti, s’approche en s’aidant de béquilles.L’adolescent explique que la chute d’une dalle lui a arraché un pied, dans la carrière où il travaillait jusqu’à tout récemment.Comme des centaines d’autres, ces deux jeunes hommes ont été libérés à la suite d’actions entreprises par le BLLF auprès des tribunaux et de la police.Depuis de nombreuses années, cet organisme se porte à la défense des intouchables, des groupes tribaux et des autres paysans pauvres que l’ignorance et l’endettement ont enchaînés à des employeurs en même temps qu’à des conditions de vie et de rémunération minimales.Plusieurs de ces serfs affranchis oeuvraient dans la banlieue sud de New Delhi, où les nouveaux ensembles ré- sidentiels de luxe alternent avec d’innombrables carrières.Des familles entières travaillent dans ces trous et en bordure des chemins.Les breloques et les saris chatoyants des femmes cachent mal la misère de ces gens, qui habitent des villages de fortune sur les lieux mêmes de leur emploi.D’autres travailleurs libérés par le BLLF bossaient dans des exploitations agricoles au Madya Pradesh ou dans l’industrie du tapis en Uttar Pradesh.Depuis 1976, le Bonded Labour Abolition Act interdit cette forme d’esclavage moderne.Qu’est-ce qui permet, alors, à cette pratique médiévale de se maintenir à l’aube du troisième millénaire ?Comme cela arrive souvent dans les pays pauvres et surpeuplés, il faut blâmer en partie l’ignorance des victimes et en partie l’insuffisance des moyens mis en oeuvre pour la combattre : manque d’inspecteurs, corruption de fonctionnaires, rapports de police falsifiés, etc.Au début des années 1980, rappelle Kailash Sathyarti, le gouvernement d’Indira Gandhi refusait d’admettre l’existence du servage.Aujourd’hui, les autorités ne nient plus l’évidence, mais on manque toujours de statistiques officielles pour quantifier le phénomène.Selon le BLLF, l’Inde compterait encore de nos jours quelque 10 millions de travailleurs asservis chez les enfants seulement, ce qui représenterait plus du quart de la main-d’oeuvre enfantine totale.« Le travail asservi est très répandu dans les régions rurales, confirme Usha Rai, journaliste spécialisée dans les questions sociales, présentement à l’emploi du quotidien Indian Express à New Delhi.Les gens peu instruits n’arrivent pas à garder le compte de l’argent qu’ils ont remboursé à leurs créanciers.» Certains enfants sont asservis de naissance, du fait de l’endettement des parents.D’autres le deviennent parce que leurs parents acceptent des avances de l’employeur au moment de l’embauche, explique Kailash Satyarthi.Parfois, des intermédiaires se chargent de prêter de l’argent à la famille et de livrer l’enfant à son employeur, dont il deviendra à toutes fins utiles la propriété.Dans certaines régions, des familles entières sont asservies en vertu des pratiques féodales qui persistent.« Certains propriétaires considèrent que les familles travaillant à leurs champs leur appartiennent », affirme P.P.Abraham, directeur d’un programme mis en oeuvre au Tamil Nadu par l’organisation non gouvernementale ASSEFA.Le système tend toutefois à disparaître de sa belle mort à mesure que les propriétaires vendent leurs terres et investissent leur argent dans l’industrie.Asservi ou non, le travail des enfants constitue un problème social très sérieux en Inde, où il s’étend à presque tous les secteurs d’activités : taille ou polissage des pierres précieuses à Surat, à Trichy et à Jaipur, dinanderie à Moradabad, fabrication de bidis (les petites cigarettes indiennes vendues partout pour moins que rien) à Nizamabad, etc.•Mais, les cas les plus célèbres sont probablement les industries du tapis et des allumettes.Mirzapur se trouve à deux heures d’autobus de Varanasi (Bénarès), dans la plaine gangétique dont la fertilité contraste bizarrement avec l’aspect misérable de ses habitants.Cette ville de taille moyenne illustre probablement ce qu’on entend par l’Inde profonde.L’anglais y est pratiquement absent du paysage visuel et sonore.Les voitures particulières et les taxis sont rares dans les rues étroites, pas toujours pavées.Des entrepôts s’alignent le long d’une artère industrielle : c’est là qu’une Voir page B-2 : Inde Des enfants de Calcutta travaillent sur des machines servant à fabriquer des harmonicas.Mitterrand pourra-t-il éviter d’écourter son mandat ?Les récentes élections régionales en France ont été un échec pour le Parti socialiste au pouvoir, et elles obligent le président François Mitterrand a tirer rapidement les leçons de ce désaveu.Jean-Marie Colomban Le Monde LE MESSAGE du 22 mars était multiple, à la fois de sanction contre le pouvoir et de protestation contre les partis établis, contre ceux qui, droite comprise, ont vocation à gouverner.Il s’esi transformé, le 29, en adresse à sens unique, comme si les Français voulaient s’assurer qu’elle parviendrait bien à son destinataire : c’est une condamnation.Le rassemblement du second tour s’est opéré contre le PS.C’est contre lui, et non plus autour de lui, que se structure désormais le combat politique.Dans ces conditions, la question du temps qui reste surgit, inévitablement.Le temps théorique est de trois ans avant la tenue de la prochaine élection présidentielle.Mais trois ans, c’est encore loin, quand, majoritairement, un pays aspire à la nouveauté; c’est encore long, quand le pouvoir souffre à ce point de s’être use, et parfois déconsidéré au cours d’une décennie qui fut celle de l’argent facile.C’est évidemment trop pour ceux qui, à droite, voudraient pouvoir saisir leur avantage dans l’instant.Si bien que le temps réel sera peut-être plus court, tant la réponse adéquate paraît aujourd’hui hors d’atteinte.Naturellement, tout le monde attend du président qu’il dise au pays (le plut tôt sera le mieux) ; je vous ai compris ! Mais encore ?Au fond, le projet de M.Mitterrand pour son second septennat était aussi simple que réaliste.Il consistait à léguer au pays l’ancrage européen, l’assainissement économique, et la recomposition politique.L’Europe ?Elle fait peur, désormais, alors même que d’autres, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Communauté, la demandent et la convoitent avec avidité; preuve s’il en était besoin que le choix européen est le bon.Le « drame » serait que la ratification de Maastricht soit compromise par la faiblesse actuelle du pouvoir.L’économie ?Elle se porte mieux que lorsque la gauche est arrivée au pouvoir, ses bases sont plus saines, sa productivité plus forte, ses performances meilleures.Mais ce bilan est masqué, éclipsé même par le poids et le niveau du chômage.Le pays, dans ses profondeurs, est fatigué de la « rigueur » qui lui est imposée, en fait, depuis 1976; les salariés le sont du tribut payé au renforcement des entreprises depuis 1983; quant aux classes moyennes, elles ont cessé de s’enrichir en vivant à crédit, à compter du moment où les taux d’intérêt réels ont atteint des sommets.Recomposition et décomposition L’Europe, l’économie : malgré un bilan contrasté, on peut difficilement instruire le procès de la gestion socialiste; la France n’est pas l’Alba- nie, contrairement à ce que certains orateurs en mal d’effets de manche pourraient laisser croire.Reste alors la politique : en lieu et place de la recomposition, il y a la décomposition ! M.Mitterrand, réputé champion toutes catégories, perd sur son terrain de prédilection et laisse une gauche sinistrée.Au point qu’il n’est pas certain de pouvoir éviter une sanction plus lourde encore, qui mettrait en péril son propre mandat.Devant quelques fidèles, le président a imputé les résultats du 22 mars au désastreux congrès socialiste de Rennes, certes en partie responsable de la dégradation de l’image du PS.C’est pourtant M.Mitterrand lui-même qui a refusé de faire de l’ouverture une stratégie politique, avec un contrat de gouvernement en bonne et due forme, lui préférant des ralliements personnels, sans doute pour éviter que M.Rocard n’apparaisse comme l’homme d’une nouvelle majorité; c’est lui qui a commis la faute majeure — que Mme Cresson a payé au prix fort — de « virer» M.Rocard; c’est le président qui avait assis toute sa tactique sur la réédition, par la droite, de ses erreurs de la période 1986-1988, sur la peur et le poids d’une extrême droite forte; or, la droite a répondu par un refus d’alliance, cette fois respecté, et s’est payé le luxe de repasser le mistigri à la « majorité » (à travers les épisodes lorrain et bourguignon), empochant au passage, et sans que personne puisse y trouver à redire, d’excellents reports des voix d’extrême droite aux cantonales.Pour tenter de redresser une situation qu’il a contribué à créer, le président peut évidemment utiliser les moyens du bord que sont le changement du mode de scrutin et le remaniement gouvernemental.Si les résultats du 29 mars font clairement apparaître l’urgence de la proportionnelle, aux seules fins de protéger le président, la journée du 27 mars, consacrée à l’élection des présidents de région, en a, de facto, interdit l’accès.Moins d’ailleurs par le spectacle offert dans certaines régions que par l’usage qui en a été fait par tous ceux qui avaient pourtant intérêt à la proportionnelle : le PC en rompant unilatéralement la règle de la « discipline républicaine », le FN en tentant de dynamiser tout ce qui passait à sa portée (en « tirant dans le tas », selon Voir page B-2 : Mitterrand RELIGION RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 10 avril 1992 PARUTION le 16 avril DANS LE DEVOIR LA MORT ET LA VIE?Poursuivant sa tradition, LE DEVOIR publie à nouveau le Jeudi saint, soit le 16 avril, son cahier sur la religion dont le thème ira droit au coeur de l’expérience humaine et chrétienne: la mort et la vie., .___ ___________________________.Des deux réalités que caractérisent ces mots, une seule est inéluctable pour tous: la première.La seconde est pour les uns une esperance, pour les autres une interrogation, ou encore, une illusion.Dans ce cahier, on retrouvera une série de reportages sur les croyances des Québécois face à la mort et I Au-delà, sur les grandes traditions spirituelles qui éclairent la question, mais aussi sur nos pratiques concrètes en ce domaine et leur évolution sociologique.On évoquera aussi les grands symboles que la culture chrétienne et séculière nous ont donnés pour exprimer la mort et la vie, en particulier a travers I expérience esthétique.^^ i B-2 ¦ Le Devoir, mardi 31 mars 1992 LE MARCHÉ DE L'ART Il y a toujours preneur pour ces « vieilleries » qui nous encombrent «Ssstffc .7 >> 1 Les enfants sont les premières victimes de la démographie indienne Claude Lévesque R collaboration spéciale NEW DELHI — On estime couramment à 40 millions le nombre d’enfants travaillant à plein temps en Inde, ce qui en fait le champion du monde dans ce domaine.Un tel chiffre ne devrait pas trop surprendre s’agissant de l’inde, où l’arithmétique s’emballe dès qu’il s’agit de quantifier les faits sociaux.Le principal responsable de cette démesure demeure le taux annuel de croissance démographique de 2,1 %, moins fort que les taux africains mais tout de même deux fois plus élevé que celui du Canada.« Aucune solution n’est possible tant qu’un contrôle des naissances efficace n’aura as été mis en place, affirme Zuli 'ukhooda, directrice de l’organisme de coopération indo-canadien Can-Save, à Bombay.C’est un cercle vicieux.Comme le taux de mortalité infantile demeure relativement élevé, on considère la naissance de nombreux enfants comme un gage de sécurité pour nos vieux jours, il y a un proverbe qui dit : Un enfant, c’est une bouche à nourir, mais deux bras pour travailler.» Le travail des enfants n’est pas un phénomène nouveau en Inde, mais il se trouve probablement accentué par cette démographie encore galopante.Dans un pays où le revenu moyen se situe autour de 340$ US, les familles sont souvent obligées d’envoyer leurs enfants au champ ou à l’usine pour boucler les fins de mois.« Il ne serait pas bon d’interdire carrément le travail des enfants Car, souvent, le père est décédé ou malade et, par conséquent, l’enfant n’a pas d’autre choix que de quitter l’école », ajoute le dr Nukhooda.Depuis 1986, la loi interdit l’embauche d’enfants de moins de 14 ans dans les activités dites dangereuses, tout en édictant des conditions minimales pour protéger la main-d’oeu-vre enfantine licite.Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres, notamment parce que la loi ne s’applique pas aux entreprises familiales.Or, une très grande partie de l’activité économique s’effectue dans le sec- teur dit informel, c’est-à-dire dans de toutes petites unités de production le plus souvent non déclarées et reliées entre elles par un indéchiffrable système de sous-traitance.Autre problème : le fait que l’instruction ne soit pas encore obligatoire en Inde, où 40 % seulement des enfants terminent leurs études primaires.Ce pourcentage coïncide avec le taux officiel d’alphabétisation et sert souvent à estimer la main-d’oeuvre enfantine : dans un i qui n’a pas les moyens de s’of rir un régime de sécurité sociale, les enfants d’âge scolaire qui ne fréquentent pas l’école peuvent logique- ment être considérés comme des travailleurs.Enfin, les problèmes sociaux comme le travail des enfants tendent à être négligés par les politiciens, comme par la presse (du moins celle de langue anglaise, qui est surtout lue par l’élite et par la classe moyenne).« Ce genre de problème n’a jamais été à l’ordre du jour politique, affirme Ucha Rai, journaliste à 1’Indian Express, un des principaux quotidiens nationaux.L’Inde n’a pas encore signé la Convention des Nations unies sur les droits des enfants, même si elle reçoit beaucoup de subventions de l’UNICEF.C^est tout simplement parce qu’il lui est impossible de mettre en pratique l’ensemble de ces principes.» Contrairement aux voeux de Mahatma Ghandi, les politiques économiques indiennes ont souvent été conçues en fonction des populations urbaines.En tout cas, elles ont plutôt eu tendance à favoriser l’industrialisation et une urbanisation la plupart du temps sauvage, qu’à améliorer les conditions de vie a la campagne.Conséquence : un exode rural qui, par exemple, ajoute chaque année a New Delhi l’équivalent de la population de la ville de Québec.Il est probable que la réalté socio- économique indienne change assez radicalement au cours des prochaines années, mais pas exactement dans le sens de l’utopie gandhienne.Le présent gouvernement a commencé à mettre en oeuvre un train de réformes économiques inspirées par le Fonds monétaire international, auprès duquel il a dû emprunter, pour pallier à son manque de devises.Afin de réduire son déficit budgétaire comme il en a fait la promesse au FMI, le gouvernement du parti du Congrès, dirigé par Narasimha Nao, a commencé a sabrer les innombrables subventions versées tant aux consommateurs qu’aux entreprises, quitte à mettre le cadenas sur les entreprises d’État les plus mal en point.Il s’est également engagé à réduire les tracasseries administratives (dont le lourd système de licences) qui entravent l’activité économique.Cette Indiastroika — néologisme qui passe mieux que les « ajustements structurels » honnis dans lç tiers-monde — vise à donner un pçu d’oxigène à une économie excessivement réglementée et protégée contre la concurrence étrangère.Pour le moment, cependant, on constate surtout une forte poussée de l’inflation provoquée en partie, au moins Sar le retrait, de plusieurs subvenons et par les dévaluations successives de la monnaie nationale (la roupie ne vaut présentement que 0,04 $ can, deux fois moins qu’il y a cinq ans).Les optimistes parlent d’une phase transitoire, tandis que les critiques de la nouvelle orientation évoquent les souffrances des populations d’Amérique latine et d’Afrique, où les ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque mondiale n’ont pas rempli toutes leurs promesses.« C’est le genre de réforme qui tend à augmenter le pouvoir de la classe moyenne », opine Kailash Sa-thyarthi, directeur du Bonded Labour Liberation Front, un organisme 3ui ne fait aucun mystère de ses ten-ances socialisantes.Les responsables de cet organisme craignent en outre que la déréglementation et l’ouverture au marché global, en intensifiant la concurrence, n’incitent les employeurs à recourir encore plus à de la main-d’oeuvre enfantine et même asservie.Pour le moment, ce sont surtout les syndicats et les partis d’opposition de gauche qui s’insurgent contre l’augmentation du nombre de chômeurs, qui atteint déjà les 15 millions.Une bonne partie de la classe moyenne, dont les rêves de consommation à l’occidentale se trouvent menacés par l’inflation et le chô; mage, pourrait bien forcer le gouver nement à mettre la pédale douce à son programme néo-libéral.chiffre d’affaires d’environ 6 %, aussi bien à Montréal que dans ses filiales d’Ottawa et de Toronto, comparativement à 15%, même 20% les années précédentes.« Retirez le taux d’inflation et c’est toujours bon », dit fièrement Maître Rogozinsky.Au cours du mois, la Maison de la rue Paré a fait de belles ventes de bijoux (l’entreprise emploie trois gemmologues) et a même réussi quelques bons coups du côté des toiles : un Cosgrove (8750 $), deux Jackson (9000 $ et 6000 $), un Morrice (11000$), un Riopelle (17 000$).Mais ce sont les meubles et les accessoires de décoration qui ont permis aux clients de réaliser les meilleures aubaines.Évidemment, tout ne se vaut pas.Il y a beaucoup de pièces « dans le style de », ou « inspirée de », qui font le bonheur des particuliers à quelques centaines de dollars, tout en demeurant des objets utilitaires, sans véritable valeur pour un collectionneur — Rogozinsky parle honnêtement de « meubles qui ont vécu », plutôt que d’antiquités.Ainsi, un médecin de Montréal s’est payé un magnifique buffet en noyer pour la bagatelle somme de 900$.Il s’était spécialement déplacé pour ce meuble après avoir bien fait ses devoirs : « J’ai fouillé et j’en ai vu un semblable, peut-être même moins beau, chez Ogilvy’s, à 4000$.J’étais prêt à mettre jusqu’à la moitié de ce prix.» Le docteur raconte aussi fièrement avoir payé, le mois dernier, 2000 $ une lampe Tiffany évaluée au double.C’est peut-être que le luminaire, et particulièrement la lampe-fleur d’Émile Gallé et la lampe-vitrail de Tiffany ont chuté dans cette proportion depuis quelques années.Jeudi de la semaine dernière encore, une autre petite lampe de table si- vaient plus aucune faveur aux yeux du public.Mais, soudainement, dans les années 1970, un renouveau d’intérêt est apparu, les cotes ont grimpé et bien des antiquaires se sont mordu les doigts pour avoir péché par négligence.En 1988, un meuble de Ruhlmann a atteint le record de près de 400 000 $ chez Sotheby’s, à Monte-Carlo.Sans atteindre ces sommets, d’autres pièces exceptionnelles ont donné de bons résultats jeudi soir dernier.Par exemple, un ensemble de 10 impressionnantes chaises de style Chippendale en acajou sculpté, munies d’un dossier ajouré en un motif évoquant une urne, lancée à 2000 $ et vendue deux fois et demie ce prix.Ou encore, une énorme table de salle à manger, en acajou elle aussi, mais de style Régence, munie d’un piè-tement double, adjugée, après une culbute, à 5500$.À peine 10 % des lots, mais parmi les plus beaux, sur les quelque 340 de la soirée de jeudi comportaient un prix de réserve, minimum en deçà duquel le vendeur reprend son bien.Seulement une quinzaine de pièces ont été retirées pour cette raison par les vendeurs, notamment une magnifique bibliothèque six corps de style Géorgien en acajou flammé à triple façades arquées, qui s’est arrêtée à 500$ de son prix de réserve, fixé à 10000$.Il y a deux ans, à la même période, début avril, Sotheby’s de Toronto dépassait ses prévisions avec un total d’un demi-million de dollars de vente en deux soirées spéciales consacrées aux Canadianas.En décembre de la même année, chez Pinney’s de Montréal, une table circulaire (drum-ta-ble) de style Regency, en palissandre incrusté de Dronze, s’enlevait pour 17600$.Pourtant, les commen- Stéphane Baillargeon collaboration spéciale AU COURS des deux dernières semaines de mars, la compagnie Encan Empire Auctions de Montréal a liquidé quelque 1800 lots hétéroclites.Entre le 16 et le 30 mars, tous les soirs, sauf les vendredi et samedi, le commissaire-priseur Abe Rogozinsky, propriétaire de l’entreprise depuis sa fondation il y a une trentaine d’années, a soutenu le rythme fou d’environ une vente aux 40 secondes.Tout y a passé : les bijoux le lundi, les tapis orientaux le mardi, les oeuvres d’art le mercredi et les « séances générales », surtout des meubles et des bibelots, le reste de la semaine.« Il n’y a pas de récession chez-nous, dit-il.On vend beaucoup, même quand l’économie se porte mal, parce que nos acheteurs sont toujours prêts à débourser pour des objets qui les font vibrer.» Cette année, Empire compte augmenter son Abe Rogozinsky, commissaire-priseur chez Encan Empire.gnée Tiffany Studio’s de New York, ornée de motif Cherry Blossom, n’a atteint que 2640 $.Mais évidemment, comme toujours, tout dépend des attentes des deux parties.Le docteur est heureux et Rogozinsky raconte que, dans ce second cas, la vendeuse est tout aussi contente, vu que sa mère avait payé la fameuse lampe 7 $, il y a quelques décennies.Lampe-vitrail de type Tiffany.L’aventure de cette lampe condense à elle seule celle du style et montre combien les fluctuations peuvent perturber le jeu des ventes et des achats même si généralement, à long terme, les cotes chutent rarement.Dans son testament professionnel, Maître Binoche, célèbre commissaire-priseur parisien, raconte que dans les années 1960, il trouvait de magnifiques pièces de styles Art nouveau et Art déco dans les poubelles et les greniers : les lampes Tiffany, les vases de Bruire Nicolle et les meubles Ruhlmann n’a- Chaise Chippendale à dossier ajouré, évoquant une urne.tateurs s’entendent généralement pour juger que le marché du meuble est sous-évalué au Canada depuis des années, particulièrement au Québec.Pendant les deux dernières semaines, Abe Rogozinsky dit d’ailleurs avoir reçu une vingtaine de clients des États-Unis, quatre ou cinq Européens et un Japonais.« Dans notre domaine, ce sont les Américains qui traversent la frontière pour venir faire des achats chez nous ! », dit-il à la blague.Cependant, il ne faut pas s’y tromper : tous les meubles et les bibelots vendus ne se retrouvent pas immédiatement dans les salons de Bros-sard, de Ville Mont-Royal.ou de Boston.Ils passent souvent dans les mains des antiquaires, qui multi-: plient les prix avant de les refiler aux amateurs absents.Jeudi, le corn- : missaire Rogozinsky a exprimé son .indignation à plusieurs reprises pen-1 dant la soirée : « Mesdames et Mes- : sieurs, vous assistez présentement à : du vol par antiquaires interposés' ! : Réveillez-vous que diable !» Un de ces brocanteur a mis la patte sur un ! ensemble de trois morceaux eii' noyer datant de la fin de la période victorienne (Eastlake), pour le prix ridiculement bas de 350 $ ! Celui-là — mais pas son futur client qui devra sûrement déboursé cinq ou six fois ¦ ce prix ! — a compris la loi de Maître Binoche : « Il faut choisir la qualité, mais ne jamais la payer.» + Inde bonne partie des tapis indiens sont finis et empaquetés pour l’exportation.Le tissage de ces pièces de choix est généralement confié en sous-traitance à des milliers de petites entreprises artisanales (souvent familiales) disséminées dans la région avoisinante et même au-dela des frontières de l’État d’Uttar Pradesh.Le travail des enfants y demeure très largement exploité parce qu’on considère que les petits doigts font des noeuds plus solides, donc des tapis plus durables, justifiant de meilleurs prix sur le marché.Depuis deux ans, le BLLF concentre ses efforts sur cette industrie, dont 90 % de la production est exportée, pour environ 16 millions $ US par année.L’organisme a lancé une campagne de sensibilisation auprès des consommateurs européens et américains, qu’il cherche à convaincre de n’acheter que des tapis fabriqués Dar une main-d’oeuvre adulte et libre.On est présentement à développer un système d’étiquetage à cet effet, comme celui qui atteste qu’un produit ne gruge pas l’ozone du ciel.Des importateurs et des diplomates européens rencontrés par le BLLF ont déjà manifesté leur appui de principe à cette initiative.Localement, le BLLF s’est assuré la collaboration de l’association des fabricants de tapis de Mirzapur, dont le président, R.K.Raidani, jure que ses membres n’emploient aucune main-d’oeuvre enfantine ou asservie.La décentralisation de l’industrie et le recours à la sous-traitance compliquent évidemment l’application du système d’étiquetage proposé.Afin de résoudre le problème, un comité réunissant divers syndicats, associations patronales et ONG, a été formé pour voir à son application.Le Tamil Nadu, situé au sud-est de l’Inde, jouit d’un climat chaud et sec.Moins pauvre que certains États du Nord, il n’en compte pas moins des pochettes de grande indigence.Dans la campagne au sud de Madurai, où les grosses familles sont toujours à l’honneur, la main-d’oeuvre se fait aussi abondante que les terres se font rares.Ajoutons à cela le poids d’une religion — Madurai possède l’un des temples hindous les plus gros et les plus prospères — et d’un ordre social plutôt figé, et l’on comprend pourquoi des centaines de fabricants d’allumettes et de pièces pyrotechniques s’y sont installés depuis une soixantane d’années.Selon l’organisation non gouvernementale AS-SEFA, la majorité des quelque 70 000 employés de ces fabriques sont encore âgés de moins de 14 ans — certains d’entre eux ont aussi peu que sept ans —, malgré la loi qui interdit leur embauche depuis 1986.La proportion, cependant, tend à diminuer, surtout celle des tout jeunes enfants.P.P.Abraham, directeur du projet de l’ASSEFA auprès des enfants travailleurs de Sivakasi, explique comment il demeure facile de contour- ner la loi : « Il est pratiquement impossible de mettre fin au travail des enfants, parce que les directeurs d’usines peuvent toujours prétendre qu’ils n’emploient pas d’enfants.Ils n’ont qu’à les renvoyer chez eux le jour ou les inspecteurs passent.De plus, il est toujours possible d’offrir des pots-de-vin à ces derniers.» Au point du jour, des camions font la tournée des villages pour mener les enfants vers les fabriques.Ils y passeront jusqu’à une dizaine d’heures, six jours par semaine.Rémunérés à la pièce, ils gagnent rarement plus 15 roupies (0,60 $ Can.) par jour, ce qui demeure toutefois supérieur à la moyenne des revenus dans la région, selon la même étude.Ils ne jouissent d’aucun avantage social garanti, vu l’illégalité de leur statut.La plupart du temps, le travail consiste a remplir les moules de souffre.Les problèmes de santé attribuables à la manutention des produits chimiques, de même que les bles- sures graves (pertes de doigts, par exemple) résultant d’explosions, sont fréquents.Parce que leur travail est répétitif et ne requiert qu’une formation sommaire, leurs débouchés sont limités lorsqu’ils atteignent l’âge adulte.Et, une partie d’entre eux seulement réussissent à garder leur emploi dans les fabriques de Sivakasi.Selon une étude réalisée par l’AS-SEFA fin 1988, les enfants de Sivakasi sont presque tous issus de familles de paysans sans terre ne gagnant guère plus de 10 roupis par jour.Les trois quarts des parents sont illettrés.La plupart d’entre eux appartiennent à la caste (ou plus précisément la non-caste) des intouchables.On trouve beaucoup plus de filles que de garçons dans les fabriques de Sivakasi.Toujours la même étude, les parents ont tendance à envoyer travailler les filles pour gagner de l’argent, misant à plus long terme sur les garçons, qu’ils envoient pins volontiers à l’école.Ces enfants sont fiers de gagner le pain de la famille et ne réalisent pas toujours qu’elles sont exploitées du fait qu’elles paient pour l’éducation de leurs frères.Dans le cadre d’un projet de réhabilitation de la main-d’oeuvre enfantine financé en partie par le gouvernement indien et en partie par des dons de l’étranger, l'ASSEFA a ouvert en 1988 une école où 60 filles et 40 garçons apprennent de nouveaux métiers.L’ASSEFA, une importante ONG qui s’inspire de la philosophie gandhienne, tente aussi de mettre sur pied de petites entreprises avec l’espoir de promouvoir une certaine autosuffisance pour les villages.Pour ce reportage, Claude Lévesque a reçu une bourse de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.+ Mitterrand la délicieuse expression de M.Le Pen), les écologistes de M.Lalonde en foulant aux pieds la morale électorale la plus élémentaire, tous ont discrédite l’idée que l’on puisse aligner le mode de désignation des députés sur celui des conseillers régionaux.« J’ai besoin de la proportionnelle », a assuré M.Lalonde, en sou- lignant que celle-ci était la voie de passage obligée pour qui voulait voir naître une « nouvelle France ».Le problème est que la « nouvelle France » ferait, assurément, une place dangereuse au FN (plus de 60 députés selon la SOFRES).M.Fabius ayant lui-même fermé la porte à une réforme électorale significative, reste le gouvernement.Là, la marge de manoeuvre est théoriquement plus large, étant entendu que personne n’imagine que Mme Cresson puisse être maintenue en fonction.M.Mitterrand peut appeler aussi bien M.Delors que M.Barre, M.Lang ou M.Bérégovoy, voire M.Quilès.En fait, la difficulté va bien au-delà du choix d’un nouveau premier ministre.Elle touche l’assise politique du futur gouvernement, et les perspectives que le successeur de Mme Cresson peut être à même d'apporter.Lâché par leurs alliés communiste et écologiste, ayant eux-mêmes lâché deux ministres d’ouverture, les socialistes sont seuls; désavoués et seuls.Comment, désormais, susciter des ralliements, autrement que suicidaires ?Quant aux perspectives, elles ne sauraient être limitées à une symbolique de la nouveauté, certes nécessaire mais absolument pas suffisante.La question est donc de savoir si le président peut jouer les prolongations avec pour seul projet la perpétuation de son propre pouvoir.Elle est celle de la promesse d’avenir que les Français persistent à vouloir percevoir dans la personne, dans l’ac- tion et dans le discours de ceux qui les gouvernent, cette exigence dut-elle paraître naïve et abusive à l’homme d’État chevronné qu’est M.Mitterrand.«Sept ans, c’est trop peu; quatorze ans, c’est trop long; douze ans, c’est bien ! », avait-il coutume de dire.Douze ans, nous y sommes.Presque.C’est peut-être bien là que se situe le problème.Ce qui revient à dire que le cas de figure non pas idéal, mais le plus pertinent, dans les circonstances présentes, peut être la réforme constitutionnel- le, avec réduction de la durée du mandat présidentiel appliquée au titulaire de la charge, et inversion du calendrier politique, les législatives venant consacrer la nouvelle donne présidentielle.Après tout, cette semaine catastrophique pour la gauche est aussi celle qui donne, dans les sondages, M.Delors gagnant dans une compétition au sommet.Mais, autant demander au chef de l’État de donner ses clés au président de la Commission européenne .% 4 9 Le Devoir, mardi 31 mars 1992 ¦ B-3 Trois jours à New York Le Nozze di Figaro d®,Moïart' scénographie el mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle, une presentation du Metropolitan Opera de New-York, distribution: Ferruccio Furlanetto (Figaro), Hei-Kyung Hong (Susanna), Frederica von Stade (Qnerubino), Carolyn James (Contesse Almaviva), Jorma Hynninen (Conte Almaviva); choeur et orchestre du MET, dir.John Keenan.Vendredi 27 rrtars, Metropolitan Opera.Orchestre Symphonique de Montréal dir.Charles Outoit: Britten, Four sea interludes, from « Peter Grimes » op.33a; Walton, Concerto pour alto, Yuri Bashmet (alto); Rimski-Korsakov, Suite symphonique • Schéhérazade » op.35.Samedi 28 mars, Carnegie Hall.Florence Gould Hall Chamber Players Annick Roussin (violon), Pierre-Henri Xuereb (alto), Jean-Louis Haguenauer (piano), Patrick Gallois (flûte), Michel Lethiec (clarinette), Michel Strauss (violoncelle): Roussel, Trio op.58; Debussy, Sonate no.1; Jolivet, Sonatine pour flûte et clarinette; Saint-Saëns, Tarantella op.6; Fouchotte, Quietum; Milhaud, Qutate visages; Rivier, Duo pour flûte et clarinette; Fauré, Trio op.120.Dimanche 29 mars, Florence Gould Hall de l'Alliance Française.Carol Bergeron LES MÉLOMANES le savent depuis longtemps : les prétextes ne manquent pas pour aller à New York une ou deux fois par année.À 90 minutes de vol de Montréal, s’y déroule un festival permanent où défilent non seulement tous les plus grands interprètes de l’heure mais encore tous ceux qui aspirent à faire reconnaître leur talent.Puisqu’il fallait choisir, j’ai consacré ma première soirée à une extraordinaire production du MET des Noces de Figaro de Mozart, avant d’aller écouter, samedi soir, l’OSM au Carnegie Hall.Dimanche après-midi, ma curiosité m’a entraîné à la découverte d’un groupe français de musique de chambre qui se produisait dans une petite salle de 400 places du « east side », sur la 59e rue.Soyons un peu chauvin, et parlons d’abord de l’un des deux concerts que notre orchestre donnait dans la métropole américaine.Plutôt terne, le programme que dirigeait Charles Dutoit avait été présenté à la Place des Arts quelques jours auparavant: Quatre interludes marins de « Peter Grimes» de Benjamin Britten, le Concerto pour alto de William Walton et la célèbre Suite symphonique de «Shéhérazade » de Nikolai Rimski-Korsakov.Soliste invité, l’altiste russe Yuri Bashmet avait préféré une oeuvre écrite en 1928 par Walton à l’intention de son collègue allemand Paul Hindemith dont l’instrument principal était aussi l’alto.D’allure rapide, le mouvement central semble le moment le mieux réussi de la partition.Ailleurs, notamment dans le premier volet (marqué « andante ») l’instrument soliste ne se démarque pas toujours aisément de la masse orchestrale.Attentif à sa partie qu’il lisait — plutôt que de la jouer de mémoire —, Bashmet s’est contenté de lui donner une flegmatique perfection : rien pour enthousiasmer l’auditoire qui aurait sans doute préféré l’entendre dans Harold en Italie d’Hector Berlioz, un ouvrage qui aurait également mieux servi sa cause auprès d’OSM.Depuis 1985, date où fut mise à l’af-' fiche cette production des Noces de Figago, je n’aurai pas été le premier à m’émerveiller devant la lecture que le metteur en scène français Jean-Pierre Ponnelle a fait du chef-d’oeuvre « mozartien ».Respectueux du cadre historique choisi par Mozart et son librettiste Lorenzo da Ponte, Ponnelle n’a cherché ni les outrances modernistes ni la vulgarité des effets de scène faciles! La direction d’acteur — confiée à Lesley Koenig, depuis le décès du njetteur en scène — est à la fois dépouillée et constamment efficace; elle inspire aux chanteurs des comportements tout à fait naturels.Dominée par une Hei-Kyung Hong (Susanna) éblouissante, la distribution du MET ne rassemblait que des belles voix, indubitablement rompues aux exigences « mozartien-nes»; Carolyn James (la contesse), Frederica von Stade (Cherubino), Jorma Hynninen (le conte) et Ferruccio Furlanetto (Figaro).Seule la direction d’orchestre de Lesley Koenig me sembla-t-elle mécanique et plutôt fade.Qu’elle soit française, allemande, italienne ou de n’importe où, la musique de chambre ne passe pas aussi aisément la rampe que VOpéra, par exemple.C’est pourtant dans sa pratique que les rapports entre les interprètes atteignent la plus grande authenticité, que la communication avec le public aboutit à l’intimité la plus profonde.L’Ensemble instrumental d’Avignon qui, pour une série de plusieurs concerts à New York, se produit sous le nom de Florence Gould Hall Chamber Players, a adopté une formule plutôt originale qui cherche à varier le contenu d’un programme de manière à ne pas imposer un effort trop soutenu à son auditoire.À la virtuosité de Saint-Saëns, Jolivet et Rivier le programme offrait encore un contre poids avec des pages substantielles, plus conséquentes de Fauré (une execution très sentie du son Trio op.120), Debussy, Roussel et même une création d’une oeuvre empreinte d’une belle poésie sonore de Fourchotte.Pour défendre cette musique française avec bonheur, pour la partager avec un public ravi, les Haguenauer, Gallois, Lethiec, Roussin, Strauss et Xuereb donnèrent le meilleur d’eux-mêmes.Panorama du cinéma africain et créole Plus de 100 productions seront présentées du 6 au 12 avril 70 pianistes de 21 pays au concours Clément Trudel AU-DELÀ de cent productions africaines et créoles — îongs, moyens ou courts métrages dont plusieurs ont mérité des prix à Cannes ou dans d’autres festivals — sont offertes aux cinéphiles qui choisiront de fréquenter les 8e Journées du cinéma africain et créole, du 6 au 12 avril, à Montréal.Les projections sont le plus souvent précédées d’un prélude musical confié à huit groupes différents de danseurs ou de musiciens, dont Ta-kadja (signifie : vibrer en dansant) et Korakor, groupe sénégalais.Dans les trois beux qui accueillent l’événement — Cinéma Festival, Cinémathèque québécoise et Complexe Guy-Favreau — , on a de plus prévu un « festival culturel» qui comprend une exposition de livres sur l’Afrique et les pays créoles et des expositions d’oeuvres de trois artistes, dont l’auteure de l’affiche de ces 8e journées, Marie-Denis Douyon.Le président de Vues d’Afrique, Gérard Le Chêne, disait hier souhaiter que notre culture utilitariste, qui ARTS VISUELS Jacky Lafargue, Louis Couturier Attitude d'artistes 1124, rue Marie-Anne est Jusqu'au 4 avril L’autre transparence Galerie Occurrence 911, rue Jean-Talon est Jusqu'au 4 avril Lucie Lefebvre, Tim Maul Galerie Brenda Wallace 372, rue Sainte-Catherine ouest Jusqu'au 4 avril Jean Dumont RÉUNIR en un diptyque les termes d’art et de complicité, n’est rien d’autre que de laisser s’exprimer, dans un cas particulier, l’évidence du caractère relationnel de notre réalité.De celle-ci, nous ne percevons jamais cette « Vérité» qui serait le triomphe d’une raison hypothétique universelle et toute puissante.Au mieux, nous donnons a la réalité un certain « sens », qui ne peut être que local, mobile, et l’effet d’un langage autochtone, donc d’une circulation, d'une communication.Et c’est cette communication qui est importante.Elle peut même exister, c’est souvent le cas de l’art, sans avoir un effet de sens précis.Elle est alors le résultat, selon Jung, de la mise en oeuvre d’archétypes faisant intervenir l’inconscient collectif.Mais, dans tous les cas, elle suppose le partage d’une certaine forme de langage, l’adhésion à une convention bilatérale, l’existence d’un code.Il est bon de répéter ces évidences dans un temps marqué par le retour à un individualisme souvent forcené, que l’on veut croire salvateur parce qu’il est généré par une forme de désespoir.Cet individualisme nouveau n’est bien entendu qu’un des facteurs parmi l’enchevêtrement des raisons complexes qui conduisent à l’échec, aujourd’hui de plus en plus courant, de l’établissement d’une communication véritable.Notre réalité quotidienne semble bourdonner d’une multitude de « langages de sourd ».Peut-être va-t-il nous falloir réinventer un « langage véhiculaire », porteur au moins d’un minimum de complicité.Croyez-le ou non, ce pessimisme n’est pas né de la perception du « bruit » qui brouille la compréhension de notre débat constitutionnel, mais plus simplement du constat que le projet d’une exposition d’art visuel, ayant pour sujet les galeries d’art contemporain de Montréal, s’est en fait transformée, pour Jacky Lafargue et Louis Couturier, les deux auteurs de « Attitude d’artistes », en une véritable expérience de communication avec les divers intervenants du milieu.Les deux artistes ont écrit, il y a quelques mois, aux diverses galeries d’art contemporain de la ville, ainsi d’ailleurs qu’a d’autres intervenants du milieu, critiques, artistes, conservateurs, etc., pour leur faire part de leur projet d’exposer, de façon neutre, un plan et une photo des espaces et des cimaises de chacune des galeries sélectionnées.L’idée de base du projet était donc de renverser l’ordre habituel des relations et, en faisant de l’exposant, l’exposé, faire ressortir certains des fils de l’écheveau compliqué de relations humaines qui lient les artistes, les galéristes et les divers intervenants du milieu.« Attitude d’artistes » se compose donc des photos et des plans des galeries qui ont accepté de jouer le jeu, ainsi que de toute la correspondance qui a précédé l’acceptation ou le refus de la participation.Il n’est absolument question de juger ici du bien fondé ou non de ces acceptations ou de ces refus.Ce qui est fascinant par contre, à l’examen de ce dossier honnêtement étalé, c’est de suivre dans les réponses, favorables ou non, la variété des lectures qui ont pu être faites d’un projet exposé à tous et à chacun dans les mêmes termes.mw.[m "H de Montréal Marie Laurier MONTRÉAL sera le rendez-vous privilégié pendant 14 jours de 70 pianistes venant de 21 pays à l’occasion de la 23e édition du Concours international de musique Montréal (CIMM) du 20 mai au 2 juin.Fondé en 1963 et membre de la Fédération mondiale des concours internationaux de musique dont le siège social est à Genève, le concours de Montréal s’adresse aux jeunes artistes de moins de 30 ans et est consacré alternativement au violon, au piano et au chant, avec une année de relâche avec de reprendre le cycle des trois discimplines sus-mentionnées.Parmi les jeunes pianistes ayant déjà participe au CIMM qui poursuivent une carrière prestigieuse, mentionnons la Canadienne Angela Cheng, les Québécois Janina Fial-kowska et Marc-André Hamelin, ainsi que que Garrick Ohlsson, Ivo Pogorelich, Gerhard Oppitz.Selon Monique Mardi, l'âme dirigeante du concours, un nombre record de 723 pianistes ont demandé cette année des renseignements relatifs à cet événement, et au 1er février, date limite des inscriptions, 116 demandes avaient été reçues officiellement et 70 d’entre elles retenues.Le Canada compte neuf participants dont trois du Québec.Les autres proviennent des pays suivants : Allemagne, Autriche, Biélorussie, Bulgarie Chine, Corée du sud, États-Unis, France, Italie, Japon, Lituanie, Nouvelle-Zélande, Phihppines, Roumanie, Russie, Suisse, Taiwan, Tchécoslovaquie, Turquie et Ukraine.Le concours comporte deux épreuves éliminatoires et une épreuve finale avec orchestre et il se termine par la remise de prix d’une valeur totale de 38 300 $ dont les trois premiers valent respectivement 15 000 $, 10000$ et 5000$.Un prix spécial de 700 $ est offert pour la meilleure interprétation de l’oeuvre canadienne inédite dont on connaîtra l’identité prochainement, de même que les noms des juges qui formeront le jury.Depuis 1991, un prix de 700 $ est également attribué à un candidat choisi par le grand public par voie de scrutin.Des oeuvres de Bach, Mozart, six études de virtuosité choisies dans le répertoire des grands maîtres classiques et contemporains — Debussy, Chopin, Liszt, Bartok, Prokofie-v,Rachmaninov, Scriabrin ou Stravinsky et une dernière au choix du concurrent font partie de la première épreuve.La deuxième comporte des oeuvres de Beethoven et autres du répertoire pianistique ainsi qu’une oeuvre d’un compositeur contemporain natif du pays représenté par le pianiste.Enfin, l’épreuve finale avec orchestre comprend une oeuvre inédite pour piano solo d’un compositeur canadien et un concerto.En vertu d’une tradition propre à ce genre de concours international, l’ordre d’apparition des concurrents s’établit par tirage au sort et demeure le même jusqu’à la fin des épreuves.Les exécutions se font de mémoire à l’exception de la pièce canadienne qui peut être interprétée avec le soutien de la partition.Autre particularité : durant leur séjour à Montréal les candidats qui devraient arriver le 18 mai sont logés et nourris gratuitement dans des familles d’accueil, ce qui nécessite évidemment une participation soutenue d’un grand nombre de bénévoles.Toutes les épreuves ont lieu au Théâtre Maisonneuve et sont ouvertes au public.Les billets à un prix forfaitaire pour assister à toutes les épreuves et au concert de gala sont présentement en vente à la Place des Arts.L’or et le papier On reprend ce printemps cette saga économico-sociale mettant en vedette un entrepreneur inspiré des frères Lemaire de Cascades.(Radio-Canada 20 h) ?Le match de la vie Parmi les sujets, le quotidien d’une gardienne de prison et la police et les minorités ethniques (TVA 21 h) ?Rideau Stéphan Bureau rencontre l’écrivain Jorge Semprun.On présente aussi un reportage sur le nouveau spectacle de Michel Rivard.( Radio-Québec 21 h) ?Dateline NBC Les fans d’information voudront peut-être jeter un coup d’oeU à cette toute nouvelle émission, xième tentative de NBC pour imposer un tel magazine aux heures de grande écoute.( NBC 22 h) — Paul Cauchon transforme en « ornements superflus » des valeurs comme la gentillesse, la courtoisie, la loyauté et la gratitude, puisse davantage entretenir de contacts avec des sociétés du Sud « statistiquement agonisantes », mais non moins « saisissantes de vitalité, de créativité et de joie de vivre ».Ces journées africaines et créoles donneront cette année l’occasion de rencontres avec 24 réalisateurs — dont six sont des femmes.L’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) offre d’ailleurs pour la première fois cette année un prix Images de femmes.Les autres prix sont offerts par Radio-Canada, Radio-Québec, Jeune-Afrique, le Conseil Canado-africain, CIDHICA, qui lançait hier le livre de Dominique Ju-tras, Images d’ailleurs, TV 5 et TV Ontario qui offre le prix du documentaire.Il y aura aussi une table ronde sur le Zaïre et sur le processus de démocratisation.Cinq jurés, dont le romancier Emile Ollivier, auront à choisir entre 35 oeuvres de la catégorie « Panorama du cinéma africain » où l’on retrouve de tout : mélodrames tel Yel-bedoo, de Abdoulaye D.Sow, qui fait les délices des Burkinabé depuis deux ans — l’amour fou de Dieu-donné pour Régine — mais aussi des films traitant, par la fiction, de l’importance de l’environnement Rabi, de Gaston Kaboré, ou encore des interrogations plus profondes comme dans Ombres blanches, de Said Ould-Khelifa (Algérie) qui raconte une histoire d’amour sur fond d’immigration et d'intégrisme dans sa phase ascendante.Le Tunisien Jillali Ferhati présente aussi l’histoire émouvante d’une jeune fille simplette, La plage des enfants perdus, dans un petit village où la tradition pèse lourd.Obi, d’Idrissa Ouedraogo, du Burkina Faso, nous parle d’une femme tentant sa chance dans l’unique mine d’or du pays.De dix pays nous arrivent aussi 23 émissions de télévision, dont une transposition de Passe-Partout au contexte africain (Cameroun, Maroc et Sénégal).Dans la catégorie Écrans Nord-Sud, qui regroupe une quinzaine de productions, on peut signaler L’Afrique accusée, de Jean-Pierre Zirn (France), sur la coutume de l’excision et sur les débats que cela provoque lorsqu’on tente de la perpétuer dans des pays européens, et Asha-kara qui met en scene des guérisseurs traditionnels ayant découvert un remède très efficace, tout en devant subir la concurrence d’une transnationale pharmaceutique ! Jouissant de multiples appuis, dont celui de l’ACDI et de maints ministères (français, québécois et canadiens) et commandites, Vues d'Afrique est un organisme qui chapeaute des événements semblables dans une quinzaine de villes canadiennes, dont Québec, Sherbrooke et Jon-quière.M.Le Chêne et ses collaborateurs comptent aussi sur une quantité impressionnante de bénévoles.L’an dernier, un festival comparable à celui de Montréal s’est déroulé en Haïti.Vues d’Afrique se manifeste encore dans des programmes Ciné-cole et sur quelques colloques internationaux et des stages qui encouragent les échanges nord-sud et favorisent certaines remises en question de préjugés ou de perceptions fausses, s’agissant de sociétés fascinées par la civilisation industrielle mais encore capables de se montrer « riches de ce dont nous sommes pauvres ».L’art et la complicité Attitude d’artistes est présentée jusqu 11 est évident que les réactions des intéressés ne sont pas nées dans un vide aseptisé.Elles s’expliquent en partie par un contexte de relations qui, dans le milieu des arts, ressemble plus souvent qu’autre chose à un véritable contentieux.Nombre de galéristes, par exemple, qui s’arrachent les cheveux chaque fin de mois pour payer leur loyer, et qui se voient malgré tout accusés par le mi-beu de faire fortune et d’exploiter les artistes, vont certainement faire une lecture réticente d’un projet qui donne l’avantage à des artistes, sans rapporter autre chose à leur galerie qu’une réputation aléatoire d’ouverture d’esprit.Les artistes, de leur côté, souffrent de la généralisation non fondée d’une opinion qui les perçoit tous comme des quémandeurs ingrats.Bref, sans faire dire à cet événement intéressant plus qu’il ne peut Uvrer, et sans en tirer de conclusions hâtives, il pourrait être l’occasion utile d’une réflexion sérieuse sur l’état des relations qui bent entre eux les divers intervenants d’un mibeu qui n'a pas besoin de la méfiance mu-tuebe de ses membres pour se sentir menacé.?Nous ne pouvons plus ignorer, en particulier à partir des « ready made » de Duchamp pour la période contemporaine, que l’art ne peut exister sans une certaine forme de consensus autour de conventions quelconques, qu'elles soient muséales, esthétiques ou sociologiques.Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’art sans pubbc, pas plus qu’il n’y aurait de pensée sans l’existence de l’Autre.C’est d’ailleurs cette forme de consensus qui constitue une des bases de la culture.Lorsque des expressions artistiques radicalement nouvelles voient ’au 4 avril.le jour, l’holographie par exemple, le problème critique n’est pas dans le recours l’évolution des conventions du passé, mais bien dans la mise en place, la définition, de nouvebes conventions, et la réunion d’un consensus à leur propos.Autrement dit, pour un temps, il faut accepter de se confronter à ces formes étranges en retenant tout jugement qui ne pourrait être basé que sur une convention passée.La neutralité, dans ce cas, est le gage de la réception, et cette dernière celui de la construction d’une culture nouvelle.Dans cette quête, une exposition comme « L’autre transparence », organisée à la Galerie Occurrence, par le Centre d’Art Holographique et Photonique de Montréal, peut constituer un premier jalon indispensable à l’acquisition de ce savoir et de cette habitude nouvelle.Les noms des artistes que sont Phihppe Bois-sonnet, Jean-François Cantin, Marie-André Cossette, Georges M.Dyens,E-vergon et Marie-Christine Mathieu, vous deviendront bientôt, si vous ne les connaissez déjà, aussi familiers que ceux de nos meilleurs peintres et sculpteurs.C’est pourquoi il va faboir que ce type d’exposition se multiplie, afin que nous puissions bbérer notre oeil de l’attrait de la nouveauté technologique, et que nous puissions voir, au-delà de la séduction, le propos dont les oeuvres sont le moyen.Il va non seulement nous faboir éduquer l’oeb et le corps à un espace entièrement nouveau, mais encore faire travailler la pensée sur des notions comme cebe de la réabté virtueUe qui remet en cause la totabté de nos relations avec le monde.Une expérience donc à ne pas manquer.?Curieusement, l'exposition de pho- ahies de Lucie Lefebvre, chez i Wabace, met ebe aussi en lu- PHOTO JACQUES GRENIER mière cette réabté des conventions de la réception des oeuvres.L’artiste de Québec présente plus d'une trentaine de pièces, sous forme de petits tableaux, tous de la même dimension (35cm x 28cm), qui sont en fait des photographies couleur retouchées à la peinture acrylique.On sait que cette artiste mélange avec bonheur les genres et leurs capacités particubères d’ibusion.Cette production est constituée de petites statuettes, construites par superposition d’éléments hétéroclites, et qu’elle a fait poser devant des fonds peints.L’image de ces petites sculptures a quelque chose d’à la fois fa-miber et profondément étrange.La famiharité naît du fait que nous sommes tous, un jour ou l’autre, tombés sur l’un de ses objets dans la mouvance de nos vies quotidienne.Plumeau, gobelet, petit abat-jour de verre tablé, pied de candélabre, blaireau .L’étrange est dans leur rencontre; dans leur capacité de créer l’identité de personnages qui ne sont que de théâtre, et renvoient eux-mêmes à des catégories du réel.Lucie Lefebvre a traité ses sculptures comme des séries.Avec un nombre réduits d’éléments, mêlés les uns aux autres dans des arrangements variés, elle a créé des images différentes, accentuant ainsi notre impression de jouer un jeu dont nous avons accepté les règles sans peut-être les connaître.Conventions du jeu, convention de l’art.Les personnages de Lucie Lefebvre sont intarissables sur ce sujet.Précision Sainte Famille : Dans la récension du travail de Guy Giard (Le Devoir du 21 mars), nous avons inversé malencontreusement les proportions des agressions sexuelles.Il fallait lire « une femme sur trois et un homme sur six sont agressés sexuellement .».Nos excuses. B-4 ¦ Le Devoir, mardi 31 mars 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Basic Instinct! b, 9 h 30 II: White Men Can't Jump 7 h, 9 h 15 III: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 20IV: American M»9 h 10— The Lawnmower Man 7 h BERRII: (849-3456) — Arrite ou ma mire va tirer 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h II: Europe 1 h, 3 h 15,5 h 15,7 h 30,9 h 45, mer.1 h, 3 h 15,5 h 15.9 h 45 III: La preuve! h 15, 3 h 15, 5 h 15,7 h 15,9 h 15-IV: Being at Home with Claude 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45,7 h 45.9 h 45 V: Mon cousin Vlnny1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 jeu.1 h 30.4 h, 9 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456) - Shining Through 9 h 25— Grand Canyon 7 h.II: American Me 7 h, 9 h 30 BROSSARD I: (849-3456) - My Cousin Vlnny 7 h 05, 9 h 3011: La preuve! h 15,9 h 15 III: Basic Instinct! h, 9h30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Lueur dans la null9 h 15— L'ange du ring 7 h 2: The Lawnmower Man 9 h 30— Being at Home with Claude 7 h 20 3: Basic Instinct 7 h, 9 h 40 4: La preuve 7 h 30,9 h 30 5: White Man Can't Jump 7 h 05,9 h 25 6: My Cousin Vlnny! b.9h20 CENTRE EATON 1: Mil— Flamme sur glace 12 h 40,2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 30- 2: Power ol One1 h, 3 h 45,6 h 30.9 h 10 3: La belle el la bite 12 h 45,2 h 45,4 h 45— Le cobaye 6 h 45.9 h.4: Le cobaye12 h 40,2 h 55.5 h 10,7 h 20,9 h 30 S: Once Upon a Crime 12 h 30,2 h 35,4 h 55, 7 h 05, 9 h 15— 6: Hear my Song 9 h 20— Beauty and the Beast I h, 3 h, 5 h, 7 h, jeu.1 h.3h,5h.CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849-3456)— My Cousin Vlnny lun.au jeu 2 h, 7 h, 9 h 30 2: Close my Eyes lun.mar.jeu.2 h 05,7 h, 9 h 15, mer.2 h 05,9 h 153: Article 992 h 10,7 h 30, 9 h 35 CINÉMA FESTIVAL: 35 Millon (849-7277)- Toto le héros 7 h 30, 9 h 15, mar.5 h 30, 7 h 30, 9 h 15— Elvla Gratton 7 h 15,9 h, mar.5 h 15, 7 h 15, 9 h.CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10.9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : — JFK 8 h— 2: Le secret est dans la sauce 7 h, 9 h 30 3: Capitaine Crochet! b, 9 h 35 4: Analyse fatale! h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001 ) — Violence du calme/La lourml et le volcan 19 h — Hearts ol Darkness (l’apocalypse d'un cinéaste) 21 h.(2 au 5 avril) CINÉMA PARIS: Mtl (8757295)- Medlterraneo 3 h — Black Robe 5 h — Naked Lunch 7 h — Grand Canyon 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)- Article 99 7 h 05, 9 h 05 2: Fried Green Tomatoes 7 h, 9 h 30 3: The Lawnmower Man 7 h 10.9 h 10 4: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 35 5: Basic Instinct 7 h, 9 h 40 6: White Men Can t Jump 7 h.9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar Iles de la Madelelne/L'homme aux oiseaux 18 h 35— Mademoiselle 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -JFK 8 h 05 2: Kalka 7 h 20,9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - The Lawnmower Man 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 2: Le secret est dans la sauce 4 h 05, 9 h 20 — Le prince des marées 1 h, 6 h 45 III: La sarra-zlne\ h 15,4 h, 7 h, 9 h 15 IV: Amoureuse1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 15 V: Cercle des Intimes 1 h, 4 h, 6 h 40,9 h 20 VI: L’ange du ring 1 h, 6 h 30— JFK 3 h 05.8 h 30 VII: Les rois du mambo 1 h 05.4 h 10.7 h.9 h 10 VIII: Basic Instinct1 h 05, 4 h 05,7 h 05.9 h 30IX: Prince ol Tides 1 h 10, 4 h 05,6 h 45,9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)— Conte d'hiver 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30,9 h 45 II: Tous les matins du monde 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30.9 h 45 III: Ombre et brouillard 1 h 35,3 h 30,5 h 30,7 h 20,9 h 20 IV: Le bal des casse-pieds 1 h.3 h 05, 5 h 10,7 h 20.9 h 30, jeu.1 h, 3 h 05.5 h 10,9 h 40 3 MATINÉES À IFAMOUS PLAYERS lundi au vendredi GAGNANT DU CESAl du meilleur acteur -Jacques Dutrooc ^nnÏDÔLBV STEREO] u parisien ® ill C4»M4"'Nl O Ml56 EOii ^ - hearmy song ?niOOLBY STEREO) C-CENTRE EATON 6© 70S o Sle CATHERINE 985 5230 J fe Tous les sc ' s 9 20 Le PARISIEN © MON PERE Le PARISIEN ® Imo srt CATMfmm j mt lasej 1230600 «aosti CAiMfHiNf O DMiaviJ r C UEO AC îTTÔTbô- ntKUb J£-J| b 00 r 05 9 2b AjSSI A JVRRtA.jOJE’T Tous les sots 7 00-9 00 _____ sam-dim .1 00-3 00 SNBOUl TASCHEREAU 6M61«J 5 QQ ; ;V, ) -|Ç GREENFIELD PARK LWImarïe' J Le PARISIEN «ao STE CATHERINE O U ?1 103 10 5 15 7 15 9 10 8?[DOLBY STEREOlsg.“ BHUWiiüiàèiJ 1 15 4 15 6 45920 o sti Catherine o aaaiasaj KAFKA on Ira il jas* J U PARISIEN ® III VERSAILLES ® IO BOT, iaso J l*AU VERSAMES version française ^nnioomv STERtoi—- ^nniooiBY srênloU I 100 3 05 Tous les sous 7 05 9 10 5 15 7 15 9 15 sam dim 12 50 2 55 500 7059 10 COUCHE IARD sam 11 15 | V O.ANClABf AUX LOIWS ET CINÉMA V .MO SU CATHIU M MtUU ci N Tl* UM1 MO 111ti 12 50 3 00 Tousles- • * 05 9*5 5 10 7 20 9 35 sam-clim V .0-2 35 4 45-7 05-9 ’5 COUCHE TARD sam 11 3Ci J* PAVILLON DES ARTS DE STE - ADÈLE SAMEDI 14 MARS, 20 h.Les chambristes de montréal 14 MUSICIENS EXCEPTIONNELS 1364, chemin Ste-Marguerite (sortie 69.de l'autoroute des Laurentides) Réservation téléphonique: 1-229-2586 Billets en vente dans tous les comptoirs ADMISSION: 522-1245 ou 1 -800-361 -4595 3 Du 14 mars au 15 avril Exposition des oeuvres de GILLES B0IVERT samedi et dimanche de 11 h.à 17 h.cZSrnD H4t#4 AetiMnet f «flirtKtatert E^oe.Mei 22!-2ISI v journal > montréal ClfTIE RT1995 MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MARDI 31 MARS LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerti pour trompette nos 8 et 10 (Maendel) concerto pour trompette en ré majeur (M.Haydn) concerto pour harpe op.4 no 6 (I laendel) symphonie concertante pour 2 harpes (Gossec) valse op.64 no 2 (Chopin) DEMAIN SOIR, 22:(X) concerto brandebourgeois no 4 (J.S.Bach) triple concerto op.56 (Beethoven) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Les rues de Sen Salvedor/Le songe du diable 19 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- mer The Lest Wave 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - lun.mar.Alice7 h -Le roi picheurÿh 10 DAUPHIN I: (849-3456) — Tous les matins du monde 7 h, 9 h 3011 : La belle nolseuse 7 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - lun.au jeu.Terminator 2 6 h 45— Eating 7 h — The Silence ot the Lamb* 9 h 15— The Thin Blue Line 9 h 30 DORVAL I: (631-8586) - Power ol One 6 h 30,9 h 20 II: Lady Buge 7 h.9 h III: JFK 8 h -Beauty and the Beast 6 h 15IV: Final Ana- lysls lun.au jeu.6 h 55,9 h 25 DU PARC 1 : (844-9470)- Final Analysis 6 h 30, 9 h 05 2: JFK S h 3: Bugsy 6 h 35.9 h 10 DU PLATEAU 1: (521-7870)- La belle et la bile 1 h 15— Le cobaye3 h 20,5 h 20, 7 h 20,9 h 20 2: Capitaine Crochet A h 30,9 h — L'été damee TTan*2h30, 7h FAIRVIEW I: (697-8095) - One Upon a Crime 7 h, 9 h 10- II: Cutting Edge! b 10,9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— Shadows and Fog 1 h 15,3 h 15,5 h 15,7 h 15, 9 h 15 2: Fried Green Tomatoes 1 h 15.4 h 15, 7 h.9 h 30, lun.1 h 15, 4 h 15- 3: White Men Can't Jump 1 h, 3 h 05,5 h 15,7 h 25, 9 h 40 4: Europa 1 h 30,4 h 30, 7 h, 9 h 15, mer.1 h 30,4 h 30,9 h 40, jeu.1 h 30,4 h 30,9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Le cobaye 7 h.9 h 10 2: Mon pire ce hiros 7 h, 9 h.3: Flamme surgtace 6h50,9h05 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— Programme familial: Montagnes de leu et L'Oeul magique mar.au dim.10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h.(relâche sam.) version anglaise: 11 h 30,17 h 30.Evénement spécial Lee Rolling Stones 20 h 30 (v.o.) 22 h 30 (v.o.) (ven sam.seul.), lun.relâche IMPÉRIAL: (288-7102) - Medicine Man 12 h 45, 2 h 50,5 h, 7 h 15,9 h 30 LAVAL : (688-7776) - 1 : Power ol One 6 h 45,9 h 20 2: Le cobaye! h 25.9 h 30 3: Hand that Rocks the Cradle 7 h 20,9 h 30 4: Cutting Edge 7 h, 9 h 10 5: Flamme sur glace! b 10,9 h 20 6: One Upon a Crime 7 h 10, 9 h 20— 7 Capitaine Crochet 6 h 30, 9 h 20 8: Final Analyste 6 h 30,9 h 10 - La belle et le bite 7 h, 9 h.9: Lady Bugs 7 h 10.9 h 20—10: Mémoire ot an Invisible Man 7 h 10,9 h 20—11: Wayne’s World! h 05,9 h 1512: L* vieille qui marchait dans la mer 7 h 05,9 h 15 LAVAL 2000 1 : (849-3456)- Arrite ou me mère va tirer! b, 9 h.- 2: JFK 8 h.LOEWS l:(861-7437) - Cutting Edge 12 h 30,2 h 50,5 h 10,7 h 20,9 h 30 II: Final Analysis 12 h 45,3 h 30,6 h 15,9 h.Ill: Kalka 12 h 15,2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 15 IV: Mémoire ol an Invlalbla Man 12 h 30, 2 h 45, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 V: Me-moire ol an Invisible Man 12 h 30,2 h 45,5 h 10.7 h 15,9 h 30— Hook 12 h 05,6 h — JFK 2 h 35.8 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 : Le II-berté c'eet le paradis 19 h — 37.2 le matin I'Migrate 20 h 30- Salle 2: Lee demoiselles de Rochetort 19 h 15- Nelllgan 21 h 30 OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1: - Wayne’s World 1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 25,9 h 40II: Lady Buge 12 h 30,2 h 40,4 h 50,7 h, 9 h 10 III: Great Mouse Detectlve12 h 40, 2 h 30, 4 h 25- Bugay 6 h 10, 9 h.IV: Mambo Kings 12 h 20,2 h 40,5 h, 7 h 10,9 h 30 V: Hand thaï Rocks the Cradle 12 h 25.2 h 45.5 h 05.7 h 20.9 h 40.ieu.12 h 25,2 h 45.5 h 05, 9 h 40 VI: Mlsslaslpl Masala 1 h 30,4 h.6 h 30, 9 h.PARADIS I: (354-3110)- Toto le hiros 6 h 45-L‘iti de mes 11 ans 7 h— Chérie ne m'attende pas pour dinar 7 h 05— Madame Bovary & b 30— At dee a* 8 h 50- Freejack 9 h PARISIEN I: (866-3856)- Van Gogh2 h 45,8 h 15— La totale 12 h 30,6 h.Il: L'annonce laite i Merle 1 h 10, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 15,9 h 10 III: Mon père ce héros 12 h 40,2 h 50,5 h, 7 h 05, 9 h 25IV: La vieille qui marchait dans la mer 12 h 50,3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 35 V: Kalka 1 h, 3 h 05, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 VI: Lee amants du Pontneuf 1 h 15, 4 h 15, 6 h 45,9 h 20 7: Mlssls-alpl Masala 1 h 30,4 h, 6 h 40,9 h 10 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Basic Instinct 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 35 II: Lawnmower Man 2 h, 4 h 30, 7 h 15,9 h 25 III: American Me 1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Arrête ou ma mère va brer! h, 9 h — 2: Lee mémoires d'un homme Invisible 7 h 05— L'ange du ring 9 h 05 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)- 1 : White Men Can 'I Jump 7 h 10,9 h 40 2: This la my Lite 7 h 15,9 h 20 3: The Lawnmower Man 7 h 20,9 h 30 4: Fried Green Tomatoes 7 h, 9 h 30— 5: My Cousin Vlnny! h, 9 h 25 6: Basic Instinct! h 05,9 h 40 7: Article 99 lb 20,9 h 20 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)- Wl-secracks 7 h 15— Naked Lunch 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Le cobaye I h 10,9 h 20 II: Flamme sur glace! b, 9 h 10— III: Final Analyel» 7 h, 9 h 20— Capitaine Crochet 6 h 30IV: Kalka 7 h 05,9 h 10- V: Lady Bugs 7 h, 9 h.CINEMA GLUÊBEC CANARDIÊRE: (661-8575)-Ana/y»e latale 18 h 45— L'ange du ring 21 h 10 CINÉMA LIDO: —L’ange du ring 19 h, 21 h 10- As dee as/le cobaye 19 h.- Le docteur 18 h 50,21 h 15- Flamme sur glace 19 h, 21 h 10— Arrête ou ma mère va tirer 19 h 15 21 h 15 LE CLAP: (650-CLAP)- Ombres et brouillard 12 h 15,14 h, 15 h 45,17 h 30,19 h 15,21 h 15 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Le docteur ÿ h 10- Capitaine Crochets h 15- Le cobaye6h45,9h10-Leeamants du Pont-neuti h 30,9 h 10- Mon père ce héros I h 05.9 h 20- Bugsy 6 h 20,9 h- La Totale 6 h 20.9 h PLACE CHAREST: (529-9745)- Arrite ou ma mire va tirer 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h— Mon cousin Vlnny 13 h, 16 h, 19 h 15, 21 h 45— Being at Home with Claude 12 h 45,17 h 10 21 h 40— Tous le« matins du monde 14 h 5o’ 19 h 20- La preuve 13 h 20,15 h 20,17 h 20 10 h 20, 21 h 25-JFK 12 h 30,16 h 15,20 h 15—Le bal des casse-pieds 12 h 40,14 h 50,17 h 15 19 h 25,21 h 35—Ses/c/nat/nc(13h,16h, 19 n' 21 h 40— Une lueur dans la nu/f13h15,'16h 15,19 h 05.21 h40 LE PARIS: (694-0891)- i» PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Memoirs ol an Invisible Man ven.au mar.7 h— Once Upon a Crime ven.au mar.9 h 15— JFK ven.«u mar.8 h.STE-FOY 1 : (656-0592)- Le cobaye 7 h 05,9 h 25 2: Talons aiguillée 7 h, 9 h 20 3: Flamme eur glace! b 10,9 h 15.SUR SCENE A SURVEILLER LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Mai'Jing, les 1-2 avril à 22h.30 BIBLIOTHÈQUE VILLE DE MONTRÉAL: 1210 est Sherbrooke, Montréal (522-1245)- Le Théâlre Pluriel présente t Le silence des abîmes • dans une m.en s.de Michel Laprise, du 26 mars au 25 avril à 20h.BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.19h.à 24h., mer.au ven.17h.30 à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h„ sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.mar.de 17h.à 19h.— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30— Lelrio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.30 à 24h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— « Pierre ou la consolation » de Marie Laberge, m.en s.Martine Beaulne, du 25 mars au 9 mai, à 20h., sam.16h.30el21h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 ouest Ste-Calherine, Montréal (739-7944)- Bulldog Productions présente « The Heidi Chronicles ¦ de Wendy Wasserstein, du17marsau16 avril, mar.au jeu.et sam.i 20h., dim.à 19h.30, matinées les jeu.et sam.à 14h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Journées de la musique française: Atelier d'interprétation, Christiane Eda-Pierre, soprano, le 31 mars de 14h.à 18h — Conférence-débal animée par Serge Collot, suivie de la prestation par le Quatuor Giguère, le 31 marsà19h.30 ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— « Provincetown Playhouse, juillet 1919, j'avais 19 ans • de Normand Chaurette, m.en s.Alice Ronlard, du 10 mars au 11 avril à 20h.ESPACE TANGENTE: 840 Cherrier, Montréal (525-1500)— Créations chorégraphiques de Paul Caskey, Lina Malenlant, Manon Oligny, Marise Va-chon et Nathalie Valiquette, les 31 mars et 1er avril à 20h.30 LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Pa-pasofl et L.Soulier.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)- Salle Denise-Pelletier: < Iphigénie • de Jean Racine, m.en s.André Brassard, du 10 mars au 9 avril à 20h.— • La nel des tous > texte el m.en s.Claude Laroche, du 31 mars au 23 avril RESTAURANT-THEATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— « Les souliers vernis • de Léo Lévesque, m.en s.Pierre André Fournier, du 12 mars au 12 avril, mar.au ven.à 20h., sam.à 16h.e!20h.30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul.de l'Avenir, Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Ma Chine de Maximilien Dauber, du 24 mars au 1er avril, lun.au mer.à 20h., jeu.au sam.19h.et 21h.30, dim.à 13h.30,16h el 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Récitals de musique de chambre, dir.Marcel Saint-Cyr, oeuvres de Beethoven, Mendelssohn et Dvorak, le 31 mars à 17h — Ensemble de jazz vocal, dir.Jeri Brown, le 31 mars à 20h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal— Voci d'Angeli, quatuor à cordes shadow, dir.Jean- Marie Kent, oeuvres de Debussy, Hindemith el Bach, chants folkloriques et spirituels, le 31 mars à 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis.Montréal— > Crime du siècle > de Peler Madden, traduction de Guy Beausoleil, du 10 avril au 3 mai THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— • Opéra (ou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 7 mars, les sam.et dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « Rough Crossing » de Torn Stoppard, du 12 mars au 5 avril THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— • L'examen de passage » de Israel Ho-rovitz, m.en s.René-Richard Cyr, du 8 avril au 16 mai THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Le Roi Lear • de Shakespeare, m.en s.Jean Asselin, du 28 avril au 23 mai, mar.au ven.à 20h., le sam.à 16h.al 21 h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— « Traces d'étoiles » de Clndy Lou Johnson, m.en s.Pierre Bernard, du 16 mars au 11 avril, mar.au sam.à 20h„ dim.à I5h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • Les précieuses ridicules el Le médecin malgré lui > de Molière, m.en s.Guillermo de Andrea, supplémentaires du 2 au 4 avril, mar.au van.à 20h., sam.16h.et 21 h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (848-7928)— Étudiants en composition de jazz, dir.Andrew Homzy et Joe Sullivan, le 31 mars à 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Cours de maître en flûte, Maxence Larrieux, le 31 mars à 9h 30— Récital de piano, Jenny Perron et Renée GeoHrion, oeuvres de Bach, Beethoven et Fauré, le 31 mars à 20h.— Salle B-421 : Récital de piano, François Bélanger, oeuvres de Ginastera, Haydn, Liszt et Morel, le 31 mars à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâlre du Trident présente • Les fourberies de Sca-pin > de Molière, m.en s.Serge Denoncourt, du 7 avril au 2 mai, mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 Sl-Jean, Québec (418-694-9631)— « Comédies russes » d'Anton Tchékhov, m.en s.Jean-Jacqui Boulet, du 31 mars au 25 avril, mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking présente • Passion Fasl-Food » de Marc Doré, Michel Garneau et Jean-Pierre Ronlard, m.en s.Michel Nadeau, du 7 avril au 2 mai, du mar.au sam.à 20b.THÉÂTRE DE L'iLE: 25 rue Laurier, Hull (819-595-7171)— < La chatte et le hibou ¦ m.en s.Louise Campeau, du 18 mars au 26 avril, mer.au ven.à 20h , sam.18h.30 et 21 h.30, les dim.5 et 12 avril i 15h.L'Association de Laval pour la déficience intellectuelle inc.est un organisme à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir les droits et les intérêts des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.Nous recrutons des bénévoles afin d'établir une relation d’amitié avec ces personnes.Rens.: Gilles Guin-don au 973-6448.¦ Ce soir à 19 h, Concertation-femme (2005 rue Victor-Doré, suite 220 à Montréal) vous invite à une conférence sur l’hypoglycémie avec Mme Chantal Roy.— Café-rencontre sur le thème « Le rêve », aujourd’hui à 13 h.— Déjeuner-rencontre, le mercredi 1er avril à 9 h 30.— Journée de sucre, le mercredi 8 avril.Ré-serv.: 336-3733 ou 333-6629.¦ Aujourd’hui à 13 h 30, le Forum des citoyens âgés de Montréal vous invite à un café-forum sur les souvenirs d’une comédienne avec Jeanne Quintal, au 1030 rue St-Alexandre, bur.902.Rens.: 393-9345.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20h; au Collège André-Grasset, Salle l’Escale, 1001, boul.Crémazie est, de 10 h 30 à 16 h; à l’École secondaire Père-Marquette, 6030 rue Marquette, de 13 h à 19 h, et à Maniwaki, Eglise du Christ-Roi, 130 rue Christ-Roi, de 14 h à 20 h.Rens.: 937-1941.¦ Aujourd’hui à 13 h 30, le Centre des femmes de Verdun vous invite à un café-rencontre sur le thème : « L’invisibilité du travail des femmes », au 3993 rue Wellington.Rens.: 767-0384.¦ Bazar de printemps au profit de la paroisse St-Barnabé-Apôtre, 4560 rue Adam, le jeudi 2 avril de 19 h à 21 h, le vendredi 3 avril de 14 h à 21 h et le samedi 4 avril de 10 h à 15 h.Des repas seront servis au 1475 rue Bennett.Rens.: 255-2829.¦ La Chambre de commerce de Laval vous invite à un petit déjeuner chez Le Capitaine Bernier, 3939, boul.Lévesque, le mardi 7 avril à 8 h précises.Réserv.: Sylvie' Boulanger au 682-5255.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Association de l’ouest de l’île pour les handicapés intellectuels sera l’hote d’une réunion d’information intitulée : « Faisant affaire avec des professionnels », au Centre de ressources com- munautaires, 81 Summerhill à Pointe-Claire.Rens.: Peggy Weaver au 694-7090 ¦ Ce soir à 19 h 30 en la bibliothèque municipale de Lachine située au 3100 rue St-Antoine, à Lachine, Monique Juhel et Raymond Paradis donneront une conférence intitulée « Comment aider votre enfant à réussir à l’école ».Entrée gratuite Rens.: 329-3700.¦ Ce soir à 20 h, à l’auditorium de la maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290, chemin de la Côte-des-Neiges, conférence sur l’art contemporain avec Louise Carrière du Collège du Vieux-Montréal.Le thème sera : « Rire, délire et plaisir ».Rens.: 872-6889.¦ L’Association québécoise des amis de la sclérose en plaques, organisme de charité, recherche des bénévoles pour donner des informations et vendre des billets de tirage dans des kiosques de Centre d’achats et de grands magasins.Rens.: Mme Ducharme au 522-1889.k ¦ Au Comité des personnes atteintes du virus d’immunodéficience humaine du Québec, le Mosaique Café du jeudi 2 avril reçoit Mme Céline Laurin qui présente « Pensée positive, visualisation et autohypnose» (en anglais).Même présentation en français au Très beau lundi du 6 avril.Les rencontres et les activités du Mosaique Café se déroulent en anglais à compter de 19 h tous les jeudis.Endroit : 3600 Hôtel-de-Ville.Rens.: Michelle Bla-quière au 282-6673.¦ Avis de recherche : aux anciennes élèves de Villa Maria.Bien vouloir contacter Tanya Wolstenholme, responsable de l’Amicale, soit par téléphone au 484-4950, par télécopieur (484-4492) ou encore par la Sosie, à l’attention de l’Amicale, 4245, oui.Décarie, Montréal, Qué.II4A 3K4.¦ Les Amitiés Tibet-Québec, association à but non-lucratif qui promouvoit les échanges culturels entre les tibétains et les non-tibétains, tient son souper bénéfice annuel le samedi 4 avril à 19 h 30 au 405 Fairmount ouest (Outremont).Réserv.: 655-0787 ou 985-2494.¦ Bienvenue dans le nouveau comité de lecture et documentation à l’Écho des femmes de la Petite Patrie, 6539 de La-naudière, à Montréal, tous les mardis de 18 h 30 à 21 h 30.Rens.: 277-7445.ponTiupocTion VUIJri I ORCHESTRE SYMPHONIQUE LvAIIi I DE MONTRÉAL Charles dutoit LES GRANDS CONCERTS Charles Dutoit, chef James Thompson, trompette Gidon Kremer, violon 31 mars et 1er avril, 20h00 BUHR: PAGANINI: MKNDKLSSOHN: T r Concerto pour trompette (première mondiale) Concerto pour violon no 4 en ré mineur Symphonie no 3 en la mineur, opus 56 «Écossaise» ( ommandiluircs: 31 mars: Seagram gUSymphonia 1er avril: ivt norfhorn rolocum rfb SALLE WlLFRID-PELLETIER I.N VENTE A I.OSM: K42-W5I ET AUX GUICHETS DE I A PLACE DES AU I S: K42-2112 (luxes c*t redevance Place des Ans en sus) BILLE TS: 9,50$ 21,00$ 29,50$ 41,00$ CAUSERIE PRE-CONCERT 18h30, Billets 3,00$ Commanditée par: JllC (f^ayrttf Pt La télévision «lu mardi soir on un «*lin «l’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO n CBFT (R.C.) K* Montréal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges Marilyn g L'or et le papier g Dallas g Le Téléjournal g Le Point/météo/sport Studio libre Cinéma r«-s WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Girls The Magic of Q David Copperfield Cinéma : The Price She Paid g —Am.92 Avec Loni Anderson el Anthony John Denison News Scene ol the Crime fcA WPTZ (NBC) (J-LJ Plattsburgh News News g Jeopardy ! Wheel of Fortune In The Heat ol g The Night Law & Order g Dateline NBC g News The Tonight Show rm CBMT(CBC) t® Montréal Newswatch CBC Newsmagazine On (he road again g The 5th Estate g Market Place Man g Alive The National g The Journal News Newhartg Urban g Angel «0 EST1 Le TVA g éd.18 lires Jeopardy I Chambres en ville g Chop-Suey Loto-Qulz Le match de la vie g AdLib Le TVA g éd.réseau TVA g sports Des mots pour le dire «TV CFCF (CTV) «y Montréal Puise g Entertainment Tonight Fighting Back! Full g House Home g Improvement Roseanne Room lor Two g The Young Indiana Jones Chronicles (1ère/2) g News g The Arsenlo Hall Show fT» TVS (Télé «EJ Francophones Nord-Sud Des chiffres et des lettres Journal de TF1 Vision 5 Envoyé spécial Tous à la une Ciel, mon mardi ! Journal de FR3 (ÿf\ CIVM (R.-Q.) tlL) Montreal Passe- Parloul Téléservice L'équipe Cousteau à la g redécouverte du monde Feu vert g Rideau g Téléservice La période de questions m s?" Musique vidéo Fax: L'Inloplus Flashback ;l Musique vidéo Pertecto (XXy WVNY (ABC) Burlington News News g Star Trek: The Next Generation Full g House Home g Improvement Roseanne Room lor Two g Civil Wars g News Nightline Commercial Programs sa 19h / Muchwest Fax Life on Venus Ave Vfdéoclips Monkees Spotlight / Power 30 roo, VERMONT Isa) ETV(PBS) The MacNeil/Lehrer Newshour g The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g Faith under Fire g Cinéma : Mission to Moscow—Am.43 Avec Waller Huston et Ann Harding f35J IMtf La roue chanceuse Zizanie Au nom de la loi Cinéma : Au-delà de la null—Am.89 Avec Llndtay Wagner et Bruce Boxleitner Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Viseo-le magazine Cinéma WCFE (?£) (PBS) 17 h/Children Programs The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour g Nova g Frontline g Priorities Eastenders Secret Agent Le Devoir, mardi 31 mars 1992 ¦ B-5 ARTS VISUELS Le Musée d’art moderne se demande ce qu’est un dessin.-4t PHOTO MOMA Dreamers Awake, dessin au crayon de Tom Otterness, 1986 Maurice Tourigny NEW YORK — À intervalles réguliers, le Musée d’art moderne de New York monte des expositions « synthèses » qui essaient de dompter l’art contemporain.Tentatives d’explications plutôt que questionnement, ces survols classifient les oeuvres et théorisent sur leur sens et leur naissance, comme si les conservateurs jouaient aux prophètes de l’art, comme s’ils savaient l’histoire à venir.Dans des essais amphigouriques, ces nouveaux détenteurs du pouvoir s’esquintent à démontrer que la création d’aujourd’hui n’a pas de secrets pour leurs esprits aiguisés.À coups de textes ampoulés, Us brouillent leurs tâtonnements et posent un voile sur leur rôle dans la chaîne commerciale de l’art.Malgré un catalogue agaçant et des omissions et inclusions pour le moins discutables, Allegories of modernism, la nouvelle exposition du MOMA, en cours jusqu’au 5 mai, propose un parcours du dessin des quinze dernières années.Plus de 200 oeuvres de 43 artistes ont été retenues par la conservatrice Bernice Rose ; si un grand nombre de ces dessins sont connus du public, la collection offre des surprises magnifiques et le plaisir de revoir des oeuvres de poids.Ici, le mot « dessin » n’est pas utilisé dans son acception de graphite sur papier.Justement, Allegories of modernism observe le dessin contemporain dans son affranchissement des définitions trop restrictives.Bernice Rose s’arrête à l’introduction de la technologie dans le dessin, illustre le concept de fragmentation dans l’art, s’intéresse à la notion de dessin et espace spécifique, etc.La démonstration n’est pas toujours convaincante mais les artistes le- sont souvent.L’exposition s’ouvre sur Le procès de Julian Schnabel, un tableau immense (près de 3 mètres par plus de 5) et impressionnant.D’un fond gris rougeâtre se détachent des personnages et animaux couronnés ou portant bonnet, dominés par une figure colorée, mi-animale, mi-humaine.Drôles ou inquiétants, ces personnages semblent s’effacer puis réapparaître sur la toile à texture granuleuse et aux lignes douces.L’effet est saisissant et les images évoquent à la fois Bacon, Ensor et Chagall.Après l’importante rétrospective du Brooklyn Museum, Sigmar Polke montre ici encore la force de sa production des années 1970.Combinant photographie, « silk-screening », peinture et dessin, Polke crée des images dont la vie s’imprime en nous.Motorcycle headlight possède un ton presque hallucinatoire : corps écartelé, visage de la démesure, et traits grotesques se distribuent sur la toile en espèce de calendrier aztèque, représentation du phare lumineux et de son halo.Six autres’ta- bleaux de Polke insistent sur sa voix unique.Les Allemands sont présents et avec quelle puissance ! Une séquence en noir et blanc de A.R.Penck rappelle les expressionnistes et la violence de leur touche.Les gros traits prononcés décrivent un monde morcelé, sombre et contradictoire.Gerhard Richter est souvent reconnu pour ses petites huiles sur pho- tos que le musée a réunies dans une galerie à part, aux côtés des aquarelles de Richter.Le brillant et le lyrisme de la couleur investie dans les formes fugitives et le geste emporté de l’artiste font de ces petites oeuvres des exemples rares, dans l’art d’aujourd’hui, de généreuses légèretés.Trois toiles de Günther Forg peintes en 1990 éclipsent les oeuvres voisines de Richard Prince et de Martin Kippenberger.Ces trois panneaux bicolores de grand format sont complètement absorbants.Polymer synthétique sur papier, les peintures trahissent leur volonté de bidimension-nalité et acquièrent sous le regard du spectateur une épaisseur et.un mouvement complètement prenants.Leurs coulées olive et gris rappellent celles de Pat Steir dont Winter group (1991) fait aussi partie de la collection.Les curieux assemblages photo sur fond de feutre et dans des cadres d’aluminium jumelés à des textes écrits de Reinhard Mucha peuvent rebuter par leur aspect distant et froid.Pourtant, une fois franchie cette barrière finalement assez fragile, ces étranges évocations du passé deviennent attachantes.Chez les Américains, du meilleur au pire Le sculpteur Torn Otterness prête ses cahiers d’esquisses et révèle des dessins d’une énergie particulière : ses petits personnages dans un brouhaha d’actions et des gestes s’avèrent captivants.Jonathan Borofsky s’empare de la mezzanine du 3e étage où son autoportrait chevauche diverses surfaces d’un coin de l’atrium.Chiffres de bois, peinture d’un sans abri, spirale verte et une vidéo complètent l’installation.Des croquis des sculptures de cire de Bruce Nauman nous font regretter l’absence de ses uniques oeuvres.Mais comment justifier des sculptures dans une exposition de dessins ?On a bien justifier les toiles nues et prétentieuses de Stephen Prina ! Parmi les oeuvres intéressantes, les dessins d’Albert Oehlen pour ses décors de Tannhàuser, les caricatures et dessins réalistes d’Ellen Phelan et les six Keith Haring qui accueillent les spectateurs.La pauvreté de certaines oeuvres déconcerte.Les imprimés de Christopher Wool appartiennent davantage au mauvais dessin textile qu’à l’art.Sherry Levine nous assomme avec ses pastiches'de Malévitch et de Schièle.Les insignifiantes caricatures de Mike Kelley ennuient le spectateur avant même la fin de la trop longue séquence.Les jumeaux Starn sont représentés par une Crucifixion qu’on a trop vue et qu’ils ont apprêtée à trop de sauces.11 aurait fallu parler des dessins d’Allan McCollum et de Rosemarie Trockel, des peintures grillagées de Brice Marden, des tapisseries de Jannis Kounellis, d’un beau tableau de Jean-Michel Basquiat et d’un autre de Susan Rothenberg et des splendides Myriads (1979) de Francesco Clemente.Au bout du compte, Allegories of modernism est plein d'oeuvres brillantes.Pourquoi essayer de les engoncer dans un cadre théorique creux ?Les bons dessins, le bon art va tellement plus loin ! Cousins proches, mais uniques L’« Homo sapiens sapiens » est issu d’une petite population qui vivait il y a 1000 ou 2000 siècles Yvonne Rebeyrol Le Monde TOUS LES REPRÉSENTANTS de l'espèce Homo sapiens sapiens, fossiles et actuels, sont proches cousins.Mais la richesse du génome (tous les gènes portés par tous les chromosomes d’une espèce) humain et les mécanismes de la reproduction sexuée font que chaque être humain est unique — à l’exception des vrais jumeaux dont les génomes sont identiques.Au cours des années 1970, les progrès de la biologie ont permis à des équipes de généticiens américains, français et suisses de montrer que les hommes, si différents les uns des autres, sont pourtant semblables au point d’être, à coup sûr, tous issus d’un unique groupe-ancêtre — forcément peu nombreux puisque, dans ces temps lointains, la population humaine totale était sûrement très restreinte — qui vivait en Afrique orientale ou au Proche-Orient il y a seulement 100 000 ou 200 000 ans.Ils ont Imontré aussi que l’arrangement des Séquences des nucléotides de Thomme est extraordinairement semblable à celui du chimpanzé et que l’homme et les singes anthropoïdes africains ont divergé de leur lignée commune il n’y a que de 10 à 5 millions d’années.Mais à partir de 1980, des équipes de généticiens américains sont allées encore plus — trop ?— loin : tous les spéciments d’Homo sapiens sapiens, fossiles ou vivants, descendaient non pas d'un petit groupe humain, mais d'une seule femme mutante, vite appelée l’« Éve noire».Théorie reprise et utilisée, bien sûr, par des idéologues racistes, surtout après la publicité que lui ont faite Allan Wilson et son équipe de l’université de Californie à Berkeley.Des généticiens européens ont tout de suite combattu l’hypothèse de l’« Éve noire », en se fondant sur des arguments purement biologiques.Mai,, il a fallu attendre la mort d’Allan Wilson en juillet 1991 pour que les généticiens anglo-saxons qui avaient soutenu la théorie commencent à la mettre en doute dans leurs publications.Désormais, les généticiens sérieux sont d’accord pour attaquer l'« Eve noire » par la biologie et la statistique.Toutes les cellules composant les organismes ayant une reproduction sexuée sont faites — en simplifiant — du cytoplasme contenant un noyau et d’autres toutes petites unités, dont les mitochondries.Les mitochondries vivent dans une sorte de symbiose avec la cellule à laquelle elles fournissent l’énergie indispensable à la vie.Dans le noyau sont entortillés les chromosomes faits d’ADN (acide désoxyribonucléique), support de l’hé- rédité.Dans les cellules sexuelles, il n’y a que « n » chromosomes, contrairement à toutes les autres cellules qui ont « 2 » chromosomes.Ainsi, lors de la fécondation, le stock de « n » chromosomes maternels se combine-t-il au stock de « n » chromosomes paternels, pour faire la première cellule à « 2n » chromosomes — fruit de cette fécondation — d’où viendront toutes les autres.Avec les milliards de combinaisons possibles qui font de la reproduction sexuée une véritable loterie de l’hérédité.Dans les mitochondries se trouve un autre ADN (dit mitochondrial) qui, lui, se divise dans le dytoplasme pour se répliquer.100 000 contre 50 ou 100 Une cellule reproductrice maternelle, l’ovocyte, contient quelque 100 000 mitochondries, alors qu’une cellule reproductrice paternelle, le spermatozoïde, n’en contient que de 50 à 100.Lorsque la tête d’un spermatozoïde pénètre dans un ovocyte, elle y introduit ses mitochondries, qui se gonflent, se désagrègent, mais en laissant leur ADN dans le cytoplasme de l’ovocyte.Les mitochondries maternelles se divisent très souvent pour se répliquer : la moitié de ces mitochondries sont remplacées tous les cinq jours.Au cours de leurs réplications, elles peuvent incorporer des restes de l’ADN des mitochondries paternelles.Ainsi révolution de l’ADN mitochondrial est-elle de cinq à dix fois plus rapide que celle de l’ADN nucléique qui, lui, ne peut évoluer qu’à l’occasion de la reproduction sexuée : il y a 2000 générations de mitochondries pendant les quelque vingt ans d’une seule génération humaine.Sans oublier que des morceaux de l’ADN des mitochondries paternelles subsistent dans les cellules composant l’organisme issu d’une reproduction sexuée.Cette rapidité de l’évolution des mitochondries fait même que l'ADN mitochondrial peut être différent chez des veaux, faux jumeaux.Martin Pickford (laboratoire de paléoanthropologie et de préhistoire du Collège de France) est un de ceux qui s’étonnent, après les études de Luca Cavalli-Sforza (université Stanford) et de Neil Roychoudhury (université du Texas), puis d’André Lan-ganey (université de Genève et Muséum national d’histoire naturelle de Paris), d’Alicia Sanchez-Mazas, de Laurent Excoffier et de Béatrice Pelligrini (université de Genève), de ce que les partisans de la théorie de l’« Eve noire » se soient fondés sur l’idée que les mitochondries tenaient leur hérédité des seuls antécédents maternels.Dès les années 1970, on avait pourtant la technique qui aurait permis d’identifier les séquences de l’ADN mitochondrial paternelles et les sé- quences de l’ADN mitochondrial maternelles.On rend les spermatozoïdes radioactifs et on peut ainsi détecter, grâce à leur radioactivité, les bases d’origine paternelle présentes dans les mitochondries.Diverses études fondées sur plusieurs techniques d’identification avaient fait l’objet de publications montrant que les mitochondries sont bien faites de bases paternelles et de bases maternelles dans le rapport moyen de 1 à 1000, qui reflète le nombre de mitochondries paternelles introduites dans l’ovocyte.Mais les tenants de l’« Éve noire » n’ont jamais utilisé cette méthode d’étude des mitochondries, alors que la seule présence, même en faible proportion, d’ADN mitochondrial d’origine paternelle compromet déjà la théorie de l’« Éve noire ».L’ordre n’est pas indifférent De plus, une « Éve » unique et sa descendance se seraient obligatoirement métissées à chaque génération, d’abord avec des non-mutants, puis avec les descendants de ceux-ci.Ce qu’Allan Wilson avait tout de même reconnu juste avant sa mort.Et ce qui constitue un autre argument contre la théorie de l’« Éve » unique.L’évolution des mitochondries est totalement différente de celle qui a pour siège le génome.On peut donc etre très dubitatif sur les reconstitutions de l’histoire de toute espèce vivante faites en se fondant sur l’évolution des seules mitochondries.Tout cela, en revanche, ne contredit pas l’hypothèse que tous les hommes modernes descendent d’un groupe humain ayant vécu il n’y a pas si longtemps, en Afrique orientale ou au Proche-Orient.Mais quand ?Pendant quelques décennies, on a cru que les rythmes de l’évolution de l’ADN, nucléique ou mitochondrial, étaient seulement fonction du temps, puisque commandés par une sorte d’horloge moléculaire constante sur toute la Terre, pour une espèce donnée et pour un gène donné.Étant entendu que l'un est beaucoup plus lent que l’autre, comme nous l’avons dit plus haut.Il faut tenir compte, toutefois, de la radioactivité naturelle, qui varie selon les régions (en fonction, notamment, de la nature du sol et du sous-sol ainsi que de l'activité volcanique).Et la radioactivité favorise les mutations, c’est bien connu.Une autre grande source d'erreurs vient de l’ignorance de certains biologistes en informatique et en statistique.Selon Michel Kerszberg (CNRS et laboratoire de neurobiologie moléculaire de l’Institut Pasteur de Paris), il faut d'abord se rappeler que les mutations, dans l’ADN nucléique, sont produites principa- lement par trois phénomènes.Il y a la substitution : un des trois éléments (ou bases) des triplets, dont sont faites les séquences constitutives des protéines de l’ADN, est remplacé par une des trois autres bases du code génétique.Il y a aussi la délétion : une des bases d’un ou plusieurs triplets a disparu.Ce qui entraîne la capture, par le triplet déficitaire, d’une base du triplet voisin, puis, par « ricochet », pourrait-on dire, le glissement de tous les triplets constituant le gène où s’est produite la délétion.Ici, il faut rappeler que chaque gène est fait de 1000 à 1000 000 de paires (1) de bases.Si la délétion a affecté un triplet situé au début d’un gène, il y aura décalage tout le long de celui-ci.À moins que ce nouvel agencement n’engendre un « stop » au milieu des séquences.Il y a enfin Vinsertion par laquelle une base se glisse dans un triplet.Ce qui produit aussi le décalage de tous les triplets suivants.Il peut y avoir aussi des duplications de séquences (d’une centaine de triplets parfois) qui se mettent à la queue leu leu ou tête-bêche en s’installant dans le gène à des endroits préférentiels.Sans que l’on sache très bien à quoi servent ces séquences répliquées à de nombreux exemplaires, ni pourquoi certaines de ces séquences surnuméraires s’éliminent d’elles-mêmes.La nature a donné aux gènes diverses possibilités de se réparer eux-mêmes, soit par suppression ou par limitation de ces défauts, soit par utilisation des copies multiples.Dans l’ADN mitochondrial, les séquences sont le résultat de la succession de très nombreuses mutations.Et les différences entre individus pour des séquences analogues permettent de retrouver la séquence ancestrale originelle et peuvent donner une idée de l’époque où s’est produite la divergence entre deux lignées issues d’un ancêtre commun.La variété de tous ces processus rend très délicat rétablissement des modèles et des programmes qui servent à reconstituer les phases anciennes de révolution.L’extrême diversité des séquences des nucléotides implique que ces programmes comportent une quantité énorme de données.Or, l’ordre dans lequel on injecte les données influe sans doute possible sur le résultat obtenu : des essais ont montré, notamment pour la comparaison des ADN mitochondriaux, que l’injection dans les programmes des mêmes séquences, mais selon des ordres différents, donne des arbres généalogiques différents .1 — Des paires parce que chaque base est située sur un brin d'ADN et que l’ADN complet se compose de deux brins.AVIS PUBLICS Avis public Ville de Montréal Service du greffe 2e AVIS Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.Le chef de Division de la gestion du domaine public, Module voirie et circulation du Service des travaux publics, a approuvé, le 13 mars 1992, en vertu de la résolution du Comité exécutif du 21 décembre 1988 — 88 05776 (modifiée) lui déléguant ce pouvoir, la description de la ruelle suivante, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 36a de la Charte: — ruelle faisant partie du cadastre du village de la Côte-Saint-Louis, division d'enregistrement de Montréal, plus explicitement décrite comme suit 1 le lot mille cinq cent quatre-vingt-seize de la subdivision du lot originaire onze (11-1596) (ruelle).Le droit à une indemnité eu égard à cette acquisition doit être exercé par requête devant le Tribunal d'expropriation dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le deuxième que la Ville est tenue de publier.LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 18 mars 1992 Société des alcools du Québec Appel d'offres LE FONDS ÉDUC'ALCOOL DOSSIER : SP-893 Le Fonds Éduc'alcool désire recevoir des candidatures de firmes spécialisées en communication pouvant assurer la gestion de ses activités et concevoir des programmes de communication intégrée.Les soumissions seront reçues au plus tard à 11 h (heure locale), le 16 avril 1992 par la Société des alcools du Québec, tel que stipulé au document d'appel d'offres.Le document complet d'appel d'offres est disponible du lundi au jeudi (inclusivement) de 8 h 30 à 12 h 30, de 13 h 30 à 17 h, et le vendredi de 8 h 30 à 12 h 30, aux adresses suivantes : SIÈGE SOCIAL : 905, av.de Lorimier Montréal (Québec) H2K 3V9 CENTRE DE DISTRIBUTION : 2021, rue des Futailles DE MONTRÉAL Montréal (Québec) H1N3M7 Le document complet d'appel d'offres est disponible gratuitement.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant obtenu le document d'appel d'offres directement du Fonds Éduc'alcool, répondant aux conditions fixéès et ayant leur principale place d'affaires au Québec, seront considérées.Une première sélection des candidatures reçues sera effectuée par un comité, à partir de critères de sélection prédéterminés.Au moins (3) firmes en communication seront retenues lors de cette première sélection.Les firmes sélectionnnées seront invitées, par la suite, à se présenter devant le comité, pour soumettre et préciser leur offre.De ces rencontres, le comité procédera à la sélection finale d'une firme. B-6 ¦ Le Devoir, mardi 31 mars 1992 AVIS PUBLICS Société d'énergie de la Baie James ^ PROJET LG 1 (1986) > APPEL D’OFFRES N* 1UA-650-2-01 EXPLOITATION ET ENTRETIEN TECHNIQUES DU CAMPEMENT DE LG 1 ET DES UNITÉS DOMICILIAIRES A RADISSON Date et heure limite* de réception de* «oumlislont: Le |eudl, 30 avril 1992 à 15 h 30, heure de Montréal.Garantie de aoumlatlon: 700 000,00 $ Prix du document: 150,00 S (Toute* taxe* Incluaes).Les documents d'appel d'oflres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de9hà12hetde13hà16h30à l'endroit suivant: Société d’énergie de la Baie James SERVICE CONTRATS 22e étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4M8 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'oflres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant leur siège social et leur principal* place d’affaires au Québec, qui possèdent l'expérience pertinente à l'objet du contrat et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d’appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d’offres, veuillez communiquer avec Mme Susie Léveillé au (514) 985-7900.Jocelyne Fortin Chef de service Contrats CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal Localité de Laval COUR DU QUÉBEC Chambre Civile DIVISION DES PETITES CRÉANCES 1750, boul.de la Concorde Est Duvernay, Laval H7G 2E7 Il est ordonné aux lntimés(es) ci-dessous mentionnés(es) de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Des copies de requête ont été laissées au greffe de cette Cour à votre intention.Dossiers Requérant*(es) Intlmés(es) 540-32-002139-903 André Vanier M.Timothy W.Goforth 540-32-000593-911 Armand Morin Claude Servais 540-32-000926-913 Louis H.Renault Sophie Langlais 540-32-001026-911 Centre Dentaire Antoine Hélou Esq.Des Ormeaux tuteur de Ramzi & Georges Hélou Véhicules Récréatifs Abri Odi Auto Inc.Joe Moore Alain Dufour Mario Cayer R.Burelle Auto Inc.Jean Lamarre & Tenue de Livres D.Lefort Michel Vendette r.s.Resto Monselet 540-32-001087-913 Me Renald Allen 540-32-001130-911 540-32-001181-914 540-32-001221-918 540-32-001230-919 540-32-001303-914 540-32-001348-919 Laurent Grisel Dipak Chaklannabis Dr Gérald P.Riley Mme Denise Lortie Connie Bleau Mme Diane Lefort r.s.540-32-001353-919 540-32-001386-919 540-32-001456-910 540-32-001461-910 540-32-001487-915 540-32-001495918 540-32-001599-917 540-32-001600-913 540-32-001609-914 Brigitte Lessard Gemma Vachon Gaétan Séguin Dr.Norman Jacobsen Dr.Mario Fortin Roland Lanctét Martial Lavoie Martial Lavoie Martial Lavoie 540-32-001612-916 Martial Lavoie 540-32-001614-914 540-32-001626918 540-32-001647-914 540-32-001661-915 540-32-001669-918 540-32-001674-918 540-32-001700-911 540-32-001705918 54632-001707-916 54632-001716913 54632-001757-911 54632-001791-910 54632-001872-918 54632-001895919 54632-001896911 54632-001992-914 54632-002101-911 Martial Lavoie Pierre Deslauriers Lisette Lafontaine Dr.Ezra Kleinman M.François Descombes Me Renald Allen Maurice Steve Gagné Maurice Major r s Les Distributions M.Major Maurice Major r.s.Les Distributions M.Major M.Yvan Deputter Jean-Paul Brodeur Mme Théodora Bilikas Yves Majeu Mme Germaine Descames M.J.Antonio Gratton Joseph Khoury Raymond G.Faucher 54632-002016915 Dr Mario Dupuis 54632-002026910 54632-002031-910 54632-002096916 54632-002091-914 54632-002116912 Richard Grenier Jacques Grenier Guy Gagné r s.Enseignes Fecteau Ghislain Vachon Michel Labelle 54632-002112-918 Mme Ailette Martin 54632-000024-925 Yves Gascon 54632-000041-929 54632-000046922 54632-000066920 54632-000082-923 54632-000087-922 54632-000104-925 54632-000106920 54632-000164-929 54632-000165926 54632-000236929 54632-002221-875 54632-000346922 54632-000356925 Laval, le 26 mars 1992 Mme Thérèse Bénard M.Richard Reuben (Les Entreprises Siam) Me Yvon Plante Me Jean L Beauchamp Dr Mario Dupuis Gilles Dancosse Gilles Dancosse Gilles Charbonneau Gilles Charbonneau M Philippe Beaudoin Roland Lemay Mireille St-Pierre Manon Girard Clinique Vétérinaire 440 Michel Brodeur Dave Grosz & Dave Grosz Textiles Inc.Michel Tremblay Mme Lise Lamarche M.Mario Desjardins M.Jean-Marc Cayer M.Benoit Way Mme Mireille Gagnon M.Alexandre Docmanov et Les Placements Docmanov Inc.M.Tinel Timu et 145071 Canada Inc.M.Dan Mocanu M.Christian Côté M.Vincent Boivin Mlle Jacqueline Der-Kaloussian M.Yves Péloquin M.Pierre Chartrand Mme Sylvie Hébert r.s.Les Fermes du Centaure Enr.M Serge Schaydleur Mme Rose Déziel Équitable Cie d’Assurance Générale M.Marcel Giroux M.Guy Lemieux M.Gilles Fournier Mme Danielle Montreuil Meubles Jacques Bigras (Gestion Louise et Marielle Inc.) Mme Chantal Hilaire M.Reginald Pomerleau Mme Marie-Christine Labreque M.Steve Normand M.P.Bismacon Inc.Groupe Majem Inc.M Denis Frazer Rénovations Réal Leblanc Ltée Club Ultra Spa Pour Elle M.Gaétan Archambault M.Ralph Malka La Maison des Cadeaux Italia Inc.M.Michel Renaud M.François Durand M.Martin Simard M.Serge Rauzon Mme Mary Deslauriers M.Claude Sicotie M.Alain Carrière M André Huguet Me Richard Lupien Sylvain Pellerm Marcel et Barbara Turcotte Noèl Gobell.greffier Cour du Québec Avii esl par les présentes donné que le control de vente en dole du 14 lévrier 1992 à IA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes déliés, présenles ou lulures, payables à 2787423 CANADA INC.FAISANT AFFAIRES SOUS IA RAISON SOCIALE DE JRD MARKETING a élé enregistré ou bureau d'enregislremenl de la division d'enregislremenl de MONTRÉAL le 20ème |Our de février 1992, sous le numéro 4475193.Ce 17ième jour de mors 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis esl par les présenles donné que le contrat de vente en dale du 30 janvier 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes déliés, présenles ou futures, payables à CANADIAN EDUCATIONAL TRAVEL ASSOCIATES LTD.LES ASSOCIÉS DE VOYAGES ÉDUCATIFS CANADIEN LTÉE.TRADING UNDER THE NAME AND STYLE OF PREMIER CETA TRAVEL/VOYAGES PREMIER CETA a élé enregistré ou bureau d'enregislremenl de la division d'enregislremenl de MONTRÉAL le lOème jour de mars 1992, sous le numéro 4472321 Ce 12ième jour de mors 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, 7e/ 286-1200 Fax 286-8198 Société d'énergie de la Baie James PROJET - SIÈGE SOCIAL APPEL D’OFFRES 92-0122 TRAVAUX DE RÉNOVATION EN ÉLECTRICITÉ SUPERFICIE: 136,000 PI.CA.CATÉGORIES: 4284, 4252 *** Prix du document: 25,00 S (Toute* taxes Incluses).Garantie de soumlaslon: 30 000,00 S Date et heure limite* de réception de* aoumlsslons: Mardi, le 7 avril 1992 à 15 h 30, heure de Montréal.Les documents d'appel d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Direction Approvisionnement 22e étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4MB Le paiement des documents s'ettectue par chèque visé ou mandat lait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.La Société d’énsrgl* d* la Bal* James n'accepte pas d* paiement en argent comptant Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant une place d’affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.*** Un* visit* des lieux su 500, boul.René-Lévesqu* Ouset est prévu* les 2 et 3 avril sur rendez-vous.Contactez M.Yves Bé-llsle, (514) 879-4999.Pour obtenir le document d'appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuillez communiquer avec Mme Susie Léveillé au (514) 9857900.Richard Toupln Chef de service Achats AVIS D'ENCHÈRE PUBLIQUE Nous avons reçu mandat de vendre par enchère publique, le 3 avril 1992 à I0h00 au 5680, boul.Thimens, St-Laurent, QC, 514-685-3541, les biens d-après décrits provenant d'un acte de nantissement commerdal sous le numéro 4339374, le 2611-1990.DESCRIPTION; 1 - MV4000, 2MB BBU W 1 HIBO, N/S 38946314, (3) High Boy Cabinet Earth, 1 -180 CPS Console Terminal, 1 - 354MB Disk Sub Sys, N/S 38946313, (4) Pentavue tor MV Series N/S SPA-12086 - 12087 - 12088 -12089, (2) Dual Video MV Ser, N/S C06631, C06632.1 -Pentapac to VIP Sybsyst, N/S 1026, 1 - Pentapac Slave VIP Driv, N/S 38946 - 316, 1 - 800-/600BPI Tabe Susbys, N/S MO-602271, 1 • 300 with Parallel CON, N/S A713331, 1 -Pentavision Sybsystem, N/S 444188280008, 1 • Telemedia 30R R W OTOD N/S P311, 1 - DGC 0460 Display N/S KBA53510, 1 - Sell Study Course ADS V, 1 - Pentaquick (or the MV40, 1 - Pentapage for teh MV400, 1 - Pentabase Software, 1 - Pentasort Software, 1 - Pentalogue Software, 1 - Penta Print Software, 1 - Penta Spelle Software, 1 - Penta Kern 202, 1 - Linotron 202W, 40MB N/M 1843, N/S 5864, 1 - Linotron 202N, 10MG N/M 1846 N/S 2651, 1 - 1400 Club Type Library, 1 - Spare Parts Kit 'B", 2 - Photocopieuses : Linotype Sérié Linotron 202W, Pentavision Vision Systems, Pentolemedia, Pentaquick MV40, Pentapoque MV400.Une séance d'inspection des biens est prévue le 2 avril 1992 de 13h00 à 16hOO.ENCAN G & G INC.i LA COMMISSION SCOLAIRE APPEL D’OFFRES Projet no.1615: — Modifications aux ateliers de carrosserie Centre de formation professionnelle Émile Legault 2395, rue Thlmene, Saint-Laurent Seules sont autorisées à soumissionner pour l’exécution des travaux, les personnes ayant leur principale place d’affaires dans la province de Québec et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs de construction (L.R.Q., C.Q.-1).Les plans et devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au Service des ressources matérielles de La Commission scolaire Sainte-Croix, au 1100, chemin Côte Vertu, à Saint-Laurent, pour la somme de trente dollars (30$) non remboursable par projet, le mardi 31 mars 1992, à compter de 14 heures.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de 10% de la soumission, à l'ordre du propriétaire, ou d'un cautionnement de soumission établi au même montant, valide pour une période de soixante (60) jours de la date d'ouverture des soumissions.Les soumissions (l'original et une copie) devront nous être transmises dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, au centre administratif de La Commission scolaire Sainte-Croix, au 1100, chemin Côte Vertu, à Saint-Laurent, au plus tard, le 21 avril 1992, à 11 heures, pour être ouvertes pu-biquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelqu’autre des soumissions reçues.Le directeur du service des ressources matérielles, Marc-André Lebel, ing.Avis esl par les présenles donné que I le conlral de vente en dale du 14 lévrier 1992 à IA BANQUE TORONTO-DOMINION de foules | dettes, présentes ou futures, payables à 2787423 CANADA INC.a été enregistré au bureau d'enregislremenl de la division d'enregislremenl de MONTRÉAL le 20ème jour de février 1992, sous le numéro 4475192.Ce 17ième jour de mars 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.a AVIS Avis esl par la présente donné, aue le conlral signé le 11 septembre 1990 en vertu auquel toutes les créances présenles el lulures de JMP TRANSIL INC.ont élé cédées el transportées à DAME USE THIVIERGE, a élé enregistré le 20 octobre 1990, au bureau d'enregislremenl de Témiscouala sous le noméro 304208.Montréal, le 27 mars 1992 USE THIVIERGE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 02-008702-925 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT UNITED ASSOCIATES LTD Partie demanderesse ANNA ELIZABETH ZUSKO Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à ANNA ELIZABETH ZUSKO, de comparaître ou greffe de celte cour silué au Palais de Justice de Montréal, 1, rue Nolre-Dome esl, salle i.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration onl élé remise au greffe à l'intention de ANNA ELIZABETH ZUSKO.üeu: MONTRÉAL Date: 25 mars 1992 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A Avis public Ville de Montréal Service du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 25 mars 1992.a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance no 23-22 Ordonnance modifiant l’ordonnance sur le stationnement réservé aux résidants édictée en vertu du Réglement relatif à la circulation et à la sécurité publique (1319 modifié — article 128).CE92 00754 Ordonnance no 23-23 Ordonnance modifiant l'ordonnance sur le stationnement réservé aux résidants édictée en vertu du Règlement relatif à la circulation et à la sécurité publique (1319, modifié — article 128).CE92 00753 Ordonnance no 54 Ordonnance relative à l'événement «Les célébrations du 350e anniversaire de Montréal» édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128.modifié — article 411).CE92 00758 Copies de ces ordonnances peuvent être obtenues au bureau du Greffier, bureau 09, Hôtel de Ville LÉON LABERGE Greffier de la Ville H6t*< de Ville, Montréal, la 27 mars 1992 Au bout de chaque cigarette Un seul filtre: vos poumons PS Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal BCS.26010.F le mardi 14 avril 1992 FOURNITURE D'APPAREILLAGE OPTOÉLECTRONIQUE Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) BGT.27023.F le mardi 14 avril 1992 SIX (6) CAMIONS CHÀSSIS-CA8INES(PBV 10 000 @35 000 Ibs) Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) FS0.27020.A la mardi 14 avril 1992 Région Montmorancy REMPLACEMENT D'AMORTISSEURS DE VIBRATION SUR LE RÉSEAU 315 kV ENTRE LA MALBAIE ET LA VILLE DE QUÉBEC Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) DDN.25912.A le mardi 2t avril 1992 Région Saint-Laurent CONSTRUCTION ET ENTRETIEN DE CANALISATIONS ET DE STRUCTURES SOUTERRAINES DANS DIFFÉRENTES MUNICIPALITÉS DE L'iLE DE MONTRÉAL Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) GHU.10125.A le mardi 21 avril 1992 Région Laurentides CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS (PROJET : HÔTEL DE VILLE/LAVAL, HULL) Admissibilité : Principale place d'atlaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) ILD.26509.A le mardi 2f avril 1992 Région La Grande Rivière FABRICATION ET MISE EN TAS DE MATÉRIAU DE PERRÉS À EASTMAIN OPINACA, LA SARCELLE BAIE-JAMES Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) IRN.28711.A le mardi 21 avril 1992 Région La Grande Rivière Rouyn Noranda SERVICES DE NETTOYAGE RÉGULIER DES BUREAUX ET AUTRES PIÈCES DANS DIVERS ÉDIFICES Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Prix du document : 25 $ (taxas incluses) JDN.23007.A le mardi 21 avril 1992 Région Matapédia INSTALLATION DE POTEAUX ET D'ANCRAGES Admissibilité : Principale place d'aflaires au Québec Garantie de soumission 100 000 $ (Soumission partielle acceptable) Prix du document : 25 $ (taxes incluses) LLR.24074.A le mardi 21 avril 1992 CONSTRUCTION D'UNE LIGNE A 230 kV SUR PYLÔNES D'ACIER ENTRE LE POSTE BOUCHERVILLE ET SAJNT-CÉSAJRE LSM.24212.A le mardi 21 avril 1992 Région Maisonneuve POSE ET ENLÈVEMENT DE CABLES DE COMMUNICATION AÉRIENS, SOUTERRAINS ET ENFOUIS, ET CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES Admissibilité : Principale place d'atlaires au Québec Garantie de soumission : 30 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) MPJ.22521.A le mardi 21 avril 1992 Région Manicouagan TRAVAUX DE RÉFECTION DES RÉSERVOIRS D'HUILE USÉE Admissibilité : Principale place d'atlaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) FCP.27654.A le mardi 28 avril 1992 Poste Des Chenaux Comté de Trois-Rivières DÉMOLITION DE DIVERS BÂTIMENTS ET TRAVAUX DE DÉCONTAMINATION Admissibilité : Principale place d’atlaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, boul.Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P1C3 Pour renseignements: (514) 858-2830 LE MONTANT DE 25 $ EST NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Ouébec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de letfre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'ollros directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'ollres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing./ i Transports Québec APPELS D'OFFRES Québec a a a a Sont admis i soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) esl situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises en construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée) et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d appel d ornes du contrai.On peut obtenir cette copie du dossier moyennant la somme Indiquée i la rubrique «coût du dossier».Ce coût Incluant les taxes est payable en especes, par chèque ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances el esl non remboursable.Les Intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d'appel d'oflres, de même que les renseignements nécessaires è la présentation d'une soumission, en s adressent aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrais Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est 20’ étage Québec (Québec) G1R4Y9 Tél.: (418) 644-8848 MONTREAL Service des contrats Ministère des Transports OU 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montreal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission.Le sous-ministre, Georges Lalande / ' Contrat no 1103-92-0204 — Démolition et reconstruction d'un pont acier-bois sur la route Candego, rang 2, au-dessus de la rivière Marsoui.municipalité de Marsoui, M.R.C.Denis Riverin, circonscription électorale de Matane Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 9 800 $ ou chèque visé: 4 900 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de Québec prendra lin le jeudi, 23 avril 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis.1 Contrat no 4033-92-0201 — Réfection partielle d'un pont sur la route 226 au-dessus de la rivière Nicolet, dans la municipalité de La-Visitation-de-Yamaska, s.d., M.R.C.de Nicolet-Yamaska, circonscription électorale de Nicolet-Yamaska.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 6 800 $ ou chèque visé: 3 400 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de Québec prendra lin le jeudi, 23 avril 1992 à 15h, alors que débutera l'ouvedure des plis.Contrat no 6151-92-0003 — Réparation de glissières de sécurité sur l'Autoroute 20, sur diverses routes provinciales et régionales, dans diverses municipalités, M.R.C.D'Acton et des Maskoutains, diverses circonscriptions électorales.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 4 800 $ ou chèque visé: 2 400 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de Montréal prendra fin le mercredi, 22 avril 1992 A 15h.alors que débutera l'ouverture des plis.Contrat no 7075-92-NJ01 — Inspection sous-marine d'unités de fondation de ponts, dans les municipalités de Bowman, N-D-de-la-Salette.Val-des-Bois et Val-des-Monts, M.R.C.Papineau et Les Collines-de-l'Outaouais, circonscription électorale de Papineau.Lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d'une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès à I égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ ou plus et s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 550 $ ou chèque visé: 275 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de Montréal prendra fin le mercredi, 15 avril 1992 è 15h.alors que débutera l'ouverture des plis./ AVIS DE MODIFICATION Contrat no 3227-92-0202 — Reconstruction d'un pont acier-bois et ses approches sur le chemin Bennett, dans la municipalité d'Irlande, M.R.C.de l'Amiante, circonscription électorale de Dubuc.Longueur: 125 mètres.Les soumissionnaires sont priés de prendre note qu'on doit lire circonscription électorale de Frontenac au lieu de Dubuc.appel d’offres Gouvernement du Québec Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnements Projet Description 2084 Impression d'un total de 4 500 000 exemplaires de 3 formulaires en plusieurs parties avec carbone; à livrer en 4 lots égaux, de mai 1992 à février 1993.Clôture de la soumission: 10 avril 1992 à 15 h.2078 18 000 drapeaux du Québec, dimensions 10 cm x 15 cm 5 200 drapeaux du Québec, dimensions 120 cm x180 cm 700 drapeaux du Québec, dimensions 180 cm x 270 cm.2079 2250 porle-documents en vinyle simili-cuir 1800 malles à échantillons 3795 valises à documents recouvertes de vinyle expansé.2083 Impression de 71 000 000 de formules tabulatrices pour imprimante.Clôture des soumissions: 14 avril 1992 à 15 h.2087 Luminaires, ampoules électriques et fluorescents pour 145 logements.Clôture de la soumission: 15 avril 1992 à 15 h.2071 2076 2088 24 600 boîtes de 25 chemises de classemenl suspendues en papier kraft simili-vulcanisé 36 400 chemises de classemenl suspendues, genre pochette en papier kraft simili-vulcanisé.7 613 T.M.de bitume 80/100 et 150/200.Achat de deux (2) camions diésel à cabine d'équipe et profil surbaissé.Clôture des soumissions: 16 avril 1992 à 15 h.2082 60 420 tonnes métriques de chlorure de sodium en vrac.Clôture de la soumission: 24 avril 1992 à 15 h.2086 Quarante-cinq (45) épandeurs à sel, 6,12 m3 et 9,18 m3.Clôture de la soumission: 30 avril 1992 à 15 h.2085 Fabriquer et installer sur camions, 53 équipe- ments complets pour le déneigement.Clôture de la soumission: 12 mai 1992 à 15 h.Ville St-Laurent Ville Vanier Différents endroits Boucherville L'Assomption, La Chute, Ville-Marie, Amos, Rouyn et Macamic Usine du fournisseur Usine du fournisseur Les conditions d'appel d'offres sont contenues dans les documents disponibles au: Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnements Bureau des appels d'offres 575, rue Saint-Amable, 4e étage Québec (Québec) G1R 5N9 Tél : (418) 643-5438 Le ministère se réserve le droit, au moment de l'analyse des soumissions, de refuser toutes les soumissions présentées, même la plus basse.Toute personne désirant assister à l'ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, à l'heure et à la date indiquées.PROGRAMME D'OBLIGATION CONTRACTUELLE - ÉGALITÉ DANS L'EMPLOI Toute entreprise québécoise ayant plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à mettre en place un programme d'accès à l'égalité dans l'emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne.Cette obligation s'applique également pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et plus, s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés Le directeur général des approvisionnements, Jean-Claude Careau, ing.NOtnr 5AVOIB (TRI SATISfACTION Livraison Québec Ville Vanier Ville Vanier Différents endroits Québec n ?n a Le Devoir, mardi 31 mars 1992 ¦ B-7 télévision CFCM-TV veut réduire ses heures de diffusion de moitié On invoque la crise qui sévit, ce qui laisse Keith Spicer et les commissaires du CRTC sceptiques NIrtrman n^llcla C^ontimiûc lac /inmmiccgirae rill ' ; * Vs: ' TJ Ti l'antranrica Hgmanra à 19R millinnc t « HOUS HV0I1S cru âUX éngclgéméntS Commenté!* 13 fGÛUêtG dG TGnOUVG] Norman Déllsle de la Presse canadienne QUÉBEC — CFCM-TV, le canal 4 à Québec, veut réduire de 21 à 10 heures par semaine sa production télévisée locale à cause de la récession, mais une relance économique éventuelle n’amènerait pas d’augmentation des heures de production locale, a affirmé hier Mario Bertrand, président de TM Multi-Régions, le groupe financier qui réunit les cinq stations régionales du réseau TVA.M.Bertrand témoignait devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (ÇRTC) pour le renouvellement du permis de la station CFCM-TV de Québec.L’entreprise demande la permission de réduire de moitié la production locale à Québec, en dépit de son engagement pris il y a deux ans de maintenir cette production au niveau de 21 heures par semaine.L’argumentation développée par M.Bertrand a laissé pour le moins sceptiques les commissaires du CRTC.« Comment des hommes d’affaires qui se font passer pour astucieux ont-ils pu ne pas prévoir la crise?Êtes-vous astucieux ou plus innocents qu’on le pense?», a demandé le président au CRTC, Keith Spicer.« Nous avons été de bonne foi.Notre optimisme qui, aujourd’hui, apparaît déraisonnable, ne l’était pas à l’époque », a répondu M.Bertrand.Le président de TM-Multi Régions a prétendu qu’en promettant en 1989 de maintenir 21 heures de production locale à Québec, TVA escomptait une hausse annuelle de revenus de 3 à 6%.Or, les revenus ont chuté de 11 % à Québec et sont restés au même niveau dans les quatre autres stations de Trois-Rivières, Chicoutimi, Rimouski et Sherbrooke.M.Bertrand a raconté qu’un programme de « rationalisation » avait amené l’abolition de 193 emplois dans l’empire financier TVA, dont 35 à CFCM-Québec, 29 à Sherbrooke, 7 à Trois-Rivières et un à Chicoutimi.Malgré ces coupures, le déficit de Mario Bertrand, président de TM Multi-Régions, le groupe financier qui réunit les cinq stations régionales du réseau TVA.l’entreprise demeure à 125 millions $ dont 30 millions $ de dettes externes et 65 millions $ de dettes, qui résultent de l’acquisition de Pathonic par Télé-Métropole.Responsables M.Bertrand a soutenu que l’entreprise avait agi de la meilleure façon, compte tenu de la situation économique.« Il m’est difficile d’accepter les sous-entendus selon lesquels nous aurions agi de façon irresponsable », a-t-il dit.Il a souligné que TVA: — n’avait pas, comme Radio-Canada et Radio-Québec, fermé des stations régionales; — avait maintenu des émissions de qualité, notamment au plan de l’information et de la promotion des affaires communautaires; — avait maintenu des cotes d’écoute deux fois plus fortes que celles de ses plus proches concurrents.M.Bertrand a également attribué les erreurs d’évaluation commises par TVA il y a deux ans au fait que « nous avons cru aux engagements du gouvernement fédéral qu’il allait rappeler Radio-Canada à l’ordre.Or, il ne l’a pas fait».Le président du CRTC, Keith Spicer, a soutenu que le discours des autorités du réseau privé « semblait un vieux refrain aux oreilles du public.» M.Spicer a rappelé des engagements antérieurs de l’entreprise, notamment celles de réaliser 50 heures de production par semaine à Québec et de faire de CFCM-TV « un centre de production télévisée important ».La requête devant le CRTC demande également la permission de réduire la production locale de 13 heures à 4 heures pour la station de Sherbrooke, CH LT, ainsi que des réductions de production locale moins substantielles à CHEM-TV (Trois-Rivières) et à CJPM-TV (Chicoutimi).Opposition Plus de 24 témoins ont demandé à être entendus devant le CRTC pour commenter la requête de renouvellement de permis d’exploitation de CFCM-TV.Tous, sans exception, s’opposent à la réduction du nombre d’heures de production de la station privée de Québec.La comparution de ces témoins devrait durer deux jours.Seront notamment entendus le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, le Conseil régional de la culture, des Chambres de Commerce régionales, la Faculté des Arts de l’Université Laval, des syndicats régionaux dont celui des employés de CFCM-TV et des représentants des artistes de la région de Québec.D’autres, comme le ministre responsable de la région au gouvernement provincial, Marc-Yvan Côté^ • ont fait parvenir des mémoires; écrits s’opposant à la réduction des heures de production locale.Une foule nombreuse et attentive assiste aux audiences du CRTC.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 AchoKertréchonM 160-199 location * 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achat-venta-échang* 251-299 Loca lion 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR DU LUNDI AU, VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant Mh30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 286*1200 Télécopieur: 286*8198 Pour placer votre annonce par la poste: L.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 Visites libres MAGNIFIQUE CONDO: Outremont-adJ.tfèi erao'e'llè.coin de rue.loyer, grande terrasse.A voirobiolumentl 270-655] Propriétés à vendre A ROSEMONT,
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