Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 7 août 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1992-08-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
FONDU*S à FANTAISIES Dfn«r pour gone d'affaires Restaurant LA FONDERIE 10145, La|«un«fsa montréal Rés.: 382-8234 Vol.LXXXIII — No 182 Ensoleillé.Max.: 26.Samedi: Ennuagement Détail page 8.Montréal, vendredi 7 août 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ m Le Musée Stewart Niché au creux des vieilles pierres du Vieux fort de File Sainte-Hélène, et « protégé » s’il le fallait par la Compagnie franche de la marine, le Musée Stewart accueille cet été deux expositions, Mission Montréal et Montréal, une histoire à suivre.LE DEVOIR en présente quelques images.Page U BOSNIE-HERZÉGOVINE L’OTAN n’exclut pas le recours à la force d'nprès Reuter BRUXELLES - L’OTAN n’exclut pas le recours à une intervention militaire occidentale dans l’ex-Yougoslavie afin d’y assurer l’acheminement de l’aide humanitaire, a-t-on appris hier de source proche de l’Alliance atlantique.Les responsables militaires de l’Alliance vont étudier plusieurs mesures, dont la possibilité d’ouvrir un couloir humanitaire par la route jusqu’à Sarajevo.De même source, on souligne que l’éventuelle mise en application de ces mesures serait une décision politique qui nécessiterait un mandat préalable des Nations unies.« 11 ne s’agit absolument pas de préparer un cadre pour une intervention militaire débridée.Cela nous rapproche seulement d’une décision à propos de cette terrible tragédie.Là-dessus, nous sommes parvenus à un accord», explique-t-on.La position de l’OTAN a été arrêtée lors d’une réunion qui s’est tenue entre diplomates de haut rang des 16 pays membres, au quartier général de l’organisation à Bruxelles.Les stratèges militaires de l’OTAN, dit-on de même source, vont étudier trois options qui pourraient être appliquées à l’appui des sanctions de l’ON U contre la Serbie et le Montenegro.La première de ces options, et la plus faible, consisterait à renforcer le pouvoir d’intervention de la flottille de l’OTAN — huit navires, des frégates et des croiseurs — qui croise actuellement dans l’Adriatique pour surveiller l’application des sanctions de l’ONU.La deuxième option porterait sur les moyens de verifier l’utilisation des armes lourdes, en cas de conclusion d’un cessez-le-feu durable.Le secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, a déjà demandé aux pays européens d’aider l’ONU dans cette tâche.Aux termes de la troisième option, il s’agirait d’étudier « le possible usage de moyens militaires afin d’assurer la livraison de l’assistance hu- manitaire ».Ceci pourrait inclure la prise de contrôle de l’aéroport de Sarajevo ou l’ouverture d’un couloir terrestre depuis la côte adriatique.Dans les milieux militaires de l’OTAN, on estime à 12 000 le nombre de soldats qui seraient nécessaires pour assurer l’occupation de l’aéroport de la capitale bosniaque.Dans le cadre d’un couloir humanitaire, ce sont jusqu’à 100 000 hommes, appuyés par l’aviation, qui seraient requis.Par ailleurs, les défenseurs de Sarajevo ont subi un revers militaire face à une violente offensive des Serbes dans les collines surplombant la ville.Les forces serbes, appuyées par Voir page 4 : L'OTAN L’Irak interdit Sylvie Fréchette se refuse à toute amertume à l’ONU l’accès de ses ministères d’nprès Reuter BAGDAD — L’Irak a annoncé hier sa décision d’interdire dorénavant l’accès de ses ministères aux inspecteurs des Nations unies.Le président américain George Bush a immédiatement réagi en déclarant que les États-Unis feraient en sorte que les experts de l’ONU puissent contrôler les édifices irakiens soupçonnés d'être des sites d’armement.Le ministre irakien de l’Information et de la Culture, Hamed Youssef Hummadi, a déclaré à Bagdad : « Nous rejetons catégoriquement les visites aux sièges des ministères car l’objectif recherché (.) est de porter atteinte à la souveraineté et à l’indépendance de l’Irak.» « Nous ne permettrons pas l’accès aux ministères ou aux sièges des ministères.Ceci est une chose.Pour les autres sites, les équipes d’inspection peuvent les visiter tous à travers le pays », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.Il a ajouté que l’Irak voulait « mettre un terme à ce chapitre stupide (des inspections de l’ONU) dès que possible ».Pour sa part, George Bush a déclaré que les résolutions des Nations unies seraient pleinement honorées et a promis que le président irakien Saddam Hussein les appliquerait.« Je ne peux pas vous dire quels sont les objectifs de l’inspection mais s’il est prouvé qu’ils se trouvent dans les ministères, les Nations unies ont le droit d’y faire une inspection et nous aiderons à faire respecter ce droit », a dit le chef de la Maison-Blanche à la presse au terme d’une visite électorale dans le Colorado.Prié de dire s’il n’en avait pas assez de Saddam Hussein et de son refus d’appliquer les termes du cessez-le-feu de la guerre du Golfe, il a déclaré : « Cela fait un bon moment que j’en ai assez de lui.» À Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwa-ter, a déclaré que la détermination des Nations unies et des États-Unis était tout à fait forte.Le porte-parole du Pentagone, Pete Williams, a qualifié la dernière déclaration irakienne de ridicule.« Les Irakiens doivent se plier aux demandes de visite des inspecteurs de l’ON U où que ce soit, qu’il s’agisse d’un ministère, d’une bibliothèque ou de tout autre bâtiment», a-t-il dit.Une nouvelle équipe d’inspecteurs dirigée par le Russe Nikita Smido-vitch est attendue en Irak aujourd’hui.Elle y recherchera des preuves éventuelles de la dissimulation de missiles Scud, ainsi que d’armes chimiques, nucléaires et bactériologiques.Cette équipe, qui comprend au moins un Américain, sera la première à entrer en Irak depuis l’ins- Volr page 4 : L'Irak L’entourage de Clark cherche à atténuer ses propos sur le Sénat JWaurice Girard de lu Presse canadienne OTTAWA — Le bureau du ministre des Affaires constitutionnelles s’affairait hier à dissiper les interprétations « abusives » de la déclaration de la veille de M.Joe Clark sur l’égalité des provinces au Sénat, proposition qui continue d’être sur la table des négociations, même si en pratique les difficultés continuent de s'accumuler et qu’au bureau du premier ministre Mulroney, on s’active à préparer des offres unilatérales advenant un échec, lundi.« On est allé un peu trop loin dans l'interprétation.Le Sénat triple E reste la base des discussions.M.Clark n’a pas du tout renoncé au triple E, du moins pas encore », a indiqué hier M.Peter Cowan, attaché de presse du ministre des Affaires constitutionnelles.Mercredi, à l’issue d’une rencontre avec quelques leaders autochtones en présence du premier ministre Brian Mulroney, le ministre fédéral a déclaré que la formule de l’égalité des provinces au Sénat pouvait être remplacée par une « solution de rechange» (alternative).Hier, M.Cowan indiquait « ne pas savoir» ce que son patron voulait signifier par cette expression et convenait que son propos pouvait prêter à confusion.Mais, pendant qu’on rectifiait officiellement le tir pour ne pas soulever d’inutiles controverses, un autre conseiller du ministre Clark affirmait sous le sceau de la confidentialité au Toronto Star que « de façon générale, on reconnaît qu'il n’y a au-Volr page 4 : Clark L’appel du Canada est rejeté; la Montréalaise doit se contenter de l’argent PHOTO PC Sylvie Fréchette semble la seule à ne pas céder à la colère.Elle garde le sourire même si l’erreur d’un juge la prive d’une médaille d’or.iàfc **»«*“- Guy Roblllard Presse canadienne BARCELONE -Sylvie Fréchette en a mis plein la vue avec un spec-taculaire programme libre aux Jeux de Barcelone, hier, mais elle a quand même dû se contenter d’une médaille d’argent, à la suite d’une erreur de pointage de la juge brésilienne lors des figures imposées de la veille.Elle a reçu cinq notes de 10 hier, deux de plus que la médaillée d’or américaine Kristen Babb-Sprague, un exploit exceptionnel après toutes les épreuves qu’elle vient de traverser.Deux de ces notes parfaites ont été données par le juge canadien, mais la Montréalaise a quand même été battue par 13 centièmes de point.Déjà éprouvée par la mort de son compagnon à la veille de son départ pour les Jeux de Barcelone, elle s’est peut-être fait voler une médaille d’or mais elle s’est construit une carapace pour affronter l’adversité.« Je suis très fière de ce que j’ai réalisé ici », a-t-elle répété à plusieurs reprises en entrevue.« J’ai réussi ce que je considère ma meilleure performance et, pour le reste, ce n’est pas de mon ressort.« Injustice ou non, ça ne change pas le résultat et c’est hors de mon contrôle ; l’important c’est que j’ai bien nagé », repétait-elle comme si elle avait appris une leçon de pensée positive.En entrevue au réseau TVA, hier soir, Sylvie Fréchette a quand même promis d’écrire une lettre à la Fédération internationale de natation afin que tout soit mis en oeuvre pour éviter pareille épreuve à d’autres athlètes.Elle avait passé une bonne nuit malgré la déception de la veille et même après avoir eu un surplus d’énergie qui lui aurait fait tuer quelqu’un, a-t-elle dit en riant.« Une fois que j’ai réalisé que j’avais bien fait (elle a parlé de ses meilleures figures à vie), et que je n’y pouvais rien, ç’a bien été », a-t-elle indiqué tout en vantant encore tout le support qu’elle a reçu et en mentionnant d'abord son entraîneur Julie Sauvé.Voir page 4 : Sylvie Fréchette La Fédération n’a pas cru bon entendre le juge brésilien d'après la Presse canadienne BARCELONE — On parlera longtemps de l’erreur du juge brésilien Ana Da Silveira, qui a de toute évidence coûté une médaille d’or à Sylvie Fréchette.La Fédération internationale de natation (FINA) a en effet rejeté l’appel canadien présenté par écrit, hier matin.Curieusement, on n’a pas jugé bon d’entendre le juge concerné, qui a reconnu son erreur et aurait essayé sans succès de faire le changement avant que le pointage soit affiché.L’Américain Ross Wales, secrétaire de la FINA, a questionné hier la crédibilité du juge en question, et rappelé qu'il fallait connaître les deux côtés d’une version.Celle propagée jusqu’ici l’a surtout été par Julie Sauvé, l’entraîneur de Sylvie Fréchette, qui jure avoir vu le juge brésilien faire tout son possible pour corriger son erreur avant l’af- fichage.Le règlement de la FINA prévoit qu’il est impossible de le faire après, et Wales a assuré que tous les juges peuvent voir leur score à deux reprises avant de le soumettre.Selon Sauvé, le juge brésilien aurait paniqué un peu en éprouvant des problèmes avec son ordinateur et réclamé un temps d’arrêt qui ne lui a pas été accordé, « peut-être parce que l’arbitre adjointe, une Japonaise, ne comprenait pas la langue ».Cette version est accréditée par la délégation canadienne et le chef de mission Ken Read.Ce dernier a d’ailleurs qualifié d’« obscène » et contraire au fair play exigé des athlètes eux-mêmes la décision finale de la FINA.L’ancienne championne canadienne Jojo Carrier a pour sa part déclaré avoir obtenu d’autres confirmations de la version de Sauvé, laquelle assure que c’est la Brésilienne elle-même qui lui a raconté son his-Volr page 4 : La Fédération EDUCATION RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES Formation des maîtres 842-9645 Date de tombée: le 7 août 1992 D’ici l’an 2001, le quart des professeurs actuels des niveaux primaire et secondaire auront pris leur retraite.La situation est semblable dans les cégeps.Quels changements provoquera ce rajeunissement du corps professionnel?Quels standards doit-on exiger de ces nouveaux maîtres?Les futurs professeurs possèdent-ils une formation suffisante pour enseigner à nos enfants?Comment s’y prendra-t-on, dans les universités, pour accueillir cette nouvelle clientèle?Dans son édition du 15 août, LE DEVOIR se penchera sur l’éducation de demain au Québec.PARUTION le 15 août DANS LE DEVOIR 2 B Le Devoir, vendredi 7 août 1992 Des députés libéraux «s’allient» au PQ pour déplorer l’état des routes EN BREF.Norman Deüsle de la Presse canadienne QUÉBEC (PC) — L’état des routes québécoises inquiète non seulement l’opposition péquiste mais aussi les députés ministériels du gouvernement Bourassa.Certains d'entre eux ont déploré la situation lamentable du réseau routier dans leur circonscription lors de l’étude en commission parlementaire des engagements financiers mensuels du ministère des Transports, hier.Le député Lewis Camden, libéral de Lotbinière, a dénoncé le nouveau type de revêtement d’asphalte que le ministère utilise pour certaines routes de son comté.Le député Camden a soutenu que la nouvelle couche d’asphalte « trop mince est loin d’être sécuritaire : des fissures larges et profondes se créent au bout de quelques mois ».Il a cité comme exemple le cas de la route 273 qui relie Saint-Antoine-de-Tilly à Saint-Agapit.Les pare-brise des véhicules sont fissurés par des caillous et les piétons qui marchent le long des routes sont menacés par des éclats de pierre, a raconté le député qui a été saisi de nombreuses plaintes de ses électeurs à cet égard.M.Camden a invité le ministère des Transports à utiliser des matériaux plus appropriés pour les revêtements de bitume.De plus, il déplore qu’on ne donne pas priorité aux entrepreneurs locaux pour faire effectuer les travaux sur les routes, signalant que la plupart des entrepreneurs choisis proviennent de l’exté- rieur de la région.Un autre libéral, Ghislain Maltais, député de Saguenay (Côte-Nord), a dénoncé les retards, injustifiables selon lui, dans la réalisation des travaux routiers dans son comté cette année.M.Maltais a signalé que la plupart des travaux prévus pour la Cote-Nord en 1992 n’ont pas encore été entrepris alors qu’on est rendu au mois d’août.Ses recherches au ministère des Transports pour découvrir les responsables de ce retard ont été peu fructueuses.« Ils se passent la pierre de Caïphe à Pilate.On est rendu en août et il n’y a pas encore d’asphalte dans mon comté », a déploré le député Maltais devant la commission parlementaire.Dans son langage coloré et direct, M.Maltais a signalé que ces retards seraient attribuables, selon certains fonctionnaires, aux délais requis pour préparer un « mélange » convenable de différents types d’asphalte.« Il doit y avoir moyen de faire le (.) de mélange à un moment donné, a dit M.Maltais.Cela ne doit pas être si compliqué de mélanger de l’asphalte, jouai vert.Les contrats (d’asphaltage) ne se font pas parce que le mélange n’est pas accepté.Cela n’a pas de cristie de bon sens.» Ces critiques sévères rejoignent celles que formule depuis plusieurs années le porte-parole de l’opposition, le péquiste Jean Garon, député de Lévis.M.Garon a d’ailleurs répété devant la commission que, revenant d’un séjour aux États-Unis, il avait pu constater la meilleure qualité des routes américaines.« Les routes y sont meilleures, l’éclairage est meilleur, la signalisation est meilleure », a dit le député de Lévis.Le ministre délégué aux Transports, responsable de la voirie, Robert Middlemiss, a répliqué que cette année quelque 35 millions $ étaient répartis entre les différents comtés pour l’amélioration des routes secondaires.La répartition de l’argent se fait selon l’état du réseau et selon le kilométrage à couvrir, a expliqué M.Middlemiss.Quant à la qualité du produit utilisé, le ministre a fait valoir que le nouveau bitume est mélangé avec du polymère.« On va examiner les façons d’améliorer le revêtement mais il faut tenir compte des coûts », a dit le ministre.i S Les syndicats prédisent la privatisation des chemins de fer Les autochtones songent à boycotter leur propre Année internationale Pierre Roberge de la Presse canadienne GENÈVE (PC) — L’Année internationale des peuples autochtones, qui débutera officiellement le 10 décembre prochain, risque d’être boycottée par les aborigènes eux-mêmes.C’est en tout cas la conclusion qu’a tirée, hier, le représentant du Grand conseil des Micmacs des Maritimes (Canada), Russel Barsch, après l’échec de la réunion de trois jours du comité des Nations unies chargé d’élaborer le programme de l’année.Un résume des recommandations non adoptées du comité sera maintenant soumis au secrétariat de l’ONU, qui verra à préparer l’événement.M.Barsch a attribué la rupture des pourparlers au refus des représentants du gouvernement du Brésil d’accepter une recommandation, à laquelle les autochtones tenaient beaucoup.Cette recommandation à l’ONU était « d’examiner les moyens d’établir un organisme permanent pour représenter les peuples indigènes et évaluer leur situation sur une base continuelle, comme l’un des objectifs de l’année».La suppression de cette recommandation a incité les représentants d’autres pays à formuler de nouvel- les objections, et c’est dans le chaos que s’est terminée la réunion.« C’est dommage, a commenté M.Barsch, parce que nous sommes venus à un cheveu d’un consensus, à une réunion de plusieurs gouvernements et de plusieurs peuples autochtones, sur la nécessité pour les peuples aborigènes d’avoir leur propre voix aux Nations unies.» Si le Brésil s’est opposé, a-t-il souligné, c’est parce que la recommandation « indiquait que les peuples autochtones atteignaient un certain statut politique dans le rouage de l’ONU ».« Nous risquons maintenant un affrontement, a-t-il poursuivi, au cours duquel les aborigènes boycotteraient leur propre année.Nous pouvons d’ailleurs perdre cette annee, parce que l’ON U n’est pas préparée à agir avec suffisamment de rapidité pour faire quelque chose au cours des 14 ou 18 prochains mois.» Pendant la réunion, des leaders indigènes se sont plaints de la façon dont ils sont traités par les Nations unies.Ils ont également blâmé les États-Unis pour n’avoir contribué que l’équivalent de 600 000 $ CAN aux célébrations de l’année des autochtones.POUR la Fraternité canadienne des cheminots et employés de transport, l’hypothèse de 10 000 abolitions de postes au Canadien National révèle l’intention du gouvernement Mul-roney de privatiser les chemins de fer.« Ce gouvernement nous prépare une autre privatisation, comme dans le transport aérien et aux Postes », a affirmé hier M.Léo Saint-Louis, responsable de ce syndicat comptant 2200 membres au Québec, affilié au Congrès du travail du Canada (CTC) et à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).« Comme c’est parti, ces histoires de réductions d’effectifs vont faire baisser la valeur de la compagnie et ils vont la donner au secteur privé.C’est malheureux car le CN, ça appartient à chacun d’entre nous qui a payé pour.» Selon M.Saint-Louis, le syndicat regroupant du personnel roulant, de bureau, de billetterie et de maintenance ne s’alarme pas trop pour le moment : « Ce n’est qu’un mémo interne (de l’ex-président Ron Lawless, avant son départ à la mi-juin) parmi d’autres, qui suggèrent autre chose.» En fait, ajoute-t-il, le climat d’in- sécurité est un mode de vie à CN Rail depuis la création de Via Rail (service voyageurs) il y a 15 ans.La compagnie craint des pertes de 100 millions $ pour le présent exercice.Chez les employés de bureau, indique le délégué syndical Mario Per-ras, « la compagnie met plus de pression depuis environ deux mois.La direction est plus sévère avec la discipline, les absences pour maladie.» Il existe au CN un système de points de démérite; un total de 60 points entraîne le congédiement, une annnée sans faute permet d’effacer ces points.Les employés congédiés perdent leurs droits à la retraite.À la question de savoir si la compagnie pourrait chercher à s’entendre avec CP Rail, M.Saint-Louis répond : « C’est sûrement ce qu’ils vont faire.» Les deux chemins de fer pourraient réduire leurs coûts en partageant des équipements, infrastructures, personnel et autres ressources.Chez CP Rail (privé), le président, B.C.Scott, dément qu’il y ait des « négociations actives » à cet égard avec CN Rail : « Mais c’est sûr qu’il existe une surcapacité dans l’ensemble de l’industrie ferroviaire au Canada.» Au Québec, par contre, six mois après la fermeture des ateliers Angus de Montréal, touchant quelque 900 employés (mis à pied, déplacés ou en disponibilité), M.Scott estime que CP Rail ne souffre plus de surcapacité.À Ottawa, le président de la Canadian Railway Labor Association, Eddie Abbott, ne voit dans le mémo Lawless « rien d’étonnant ».« Le gouvernement cherche à évincer CN Rail du marché, c’est la direction qui a été prise.» Dans quelques années, « nous n’aurons plus deux chemins de fer nationaux au Canada.Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ça, c’est ce qui va arriver avec les politiques de ce gouvernement.» Au siège de CN Rail à Montréal, le porte-parole Robert Frank souligne que le nombre 10 000 n’est qu’« une hypothèse à des fins de discussion ».La façon dont la nouvelle est sortie (par un député néo-démocrate du Manitoba) « veut donner l’impression que la décision est déjà prise, ce qui n’est pas le cas ».Depuis des années, affirme M.Frank, « la compagnie réduit ses coûts sous ces aspects : le recours à de nouvelles technologies, une meilleure productivité, la rationalisation des réseaux (fermeture de lignes) et la réduction d’effectif ».À ce sujet, M.Frank affirme que « l'attrition naturelle (retraites, préretraites) est d’environ 5% (près de 1300 personnes) par an ».Le Canada des Asiatiques est un pays idéal pour les retraités VANCOUVER (PC) — Aux yeux des journalistes asiatiques, le Canada est un pays paisible, propre et accueillant, quoique froid et enneigé, au rythme de vie tranquille idéal pour.les retraités.Ce sont là certains des traits les plus souvent cités dans un rapport commandité par la Fondation Asie-Pacifique du Canada, qui vient d’effectuer deux sondages auprès des médias asiatiques sur l’image qu’ils se font du Canada.Une première enquête a examiné les perceptions du Canada dans les médias de 12 pays asiatiques, tandis qu'une autre portait sur la couverture de l’Asie par les médias canadiens.Selon ce rapport, basé sur près de 200 entrevues effectuées auprès des représentants des médias asiatiques en 1990-91, le débat constitutionnel en rend plusieurs perplexes.En Chine, par exemple, « certains journalistes croient que le Québec souhaite se séparer du Canada parce que les riches anglophones du reste du pays préfèrent investir aux États-Unis plutôt qu’au Québec », écrit PRIN International, un groupe de marketing de Vancouver qui a rédigé le rapport pour le compte de la Fondation Asie-Pacifique.La fondation à but non lucratif, créée en 1984, s’efforce d'aider les entreprises canadiennes à se tailler Résultats loto U » P f> t c Tirage du 92-08-05 1 2 12 20 21 47 Numéro complémentaire: 42 GAGNANTS LOTS 6/6 5/6 5/6 4/6 3/6 2 3 269 14 185 268 289 1 144 556,00 S 228 911,20$ 2 042,30 $ 74,20 $ 10,00$ Ventes totales: 16 135 809,00$ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000,00 $ Prochain tirage: 92-08-08 EQtra Tirage du 92-08-05 NUMÉROS LOTS 111783 I00 000 S 11783 I 000 S 1783 250 S 783 50 S 8 3 I0 S 3 2 S T VA le réseau des tirages Lei modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.une place sur les marchés asiatiques.En Thaïlande, le Canada ne fait que rarement parler de lui.Aux Philippines, les pieces de monnaie frappées de la feuille d’érable, la Gendarmerie royale du Canada et l’athlète Ben Johnson figurent parmi les signes distinctifs les plus souvent cités pour le Canada.Les particularités canadiennes sont souvent confondues avec les caractéristiques américaines, puisque plusieurs Asiatiques ne prennent connaissance de l’Amérique du Nord que par le biais des médias américains.À Singapour, on se figure généralement que les Canadiens jouissent d’un style de vie rangé mais ennuyeux.Ce qui a tout de même sa contrepartie, puisque, disent les médias de Singapour, les Canadiens n’ont pas à supporter des villes en faillite, de la violence et des troubles ethniques.Certains Asiatiques ont pris con- science de l'existence du Canada au moment de l’Exposition mondiale de 1986, qui s’est tenue à Vancouver.Mais le Canada n’est pas entièrement dépourvu de défauts aux yeux du reste du monde.Le sort des autochtones a suscité énormément d’attention à l’étranger.Les Canadiens sont généralement perçus comme tolérants, mais la crise d’Oka, à l’été 199.0, a pratiquement détruit cette image idyllique, dit l’étude.Par ailleurs, le rapport portant sur la perception canadienne de l’Asie critique les dirigeants des médias, auxquels il reproche de trop se fier sur les agences étrangères et la télévision américaine pour leur couverture de l’actualité asiatique, au détriment d’une couverture proprement canadienne, et ce au moment où l’Asie devient un partenaire économique toujours plus important du Canada.Olympia & York prévoit annoncer à temps son plan de restructuration TORONTO (PC) - Olympia & York Developments affirme qu’elle pourra soumettre, avant la date limite du 21 août, un plan de restructuration de son immense portefeuille immobilier ainsi que de sa colossale dette de 8,6 milliards!.Dans un rapport sur l’évolution de ses efforts, soumis jeudi à un juge de la Cour de l’Ontario, les promoteurs de construction insolvables ont déclaré qu’ils avaient eu des discussions sérieuses avec 17 groupes différents de créanciers.Le rapport ne donne toutefois aucune indication sur ce qui pourra arriver à l’empire immobilier d’O & Y, dont les gratte-ciel dominent les villes importantes du pays.Il ne révèle pas non plus ce qu’O & Y a offert aux créanciers pour qu’ils se montrent indulgents à l’égard des capitaux et des intérêts qu’elle leur CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES 0R0ITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St-Jacques Montréal OuéDec H2Y 3X2 Fax (514) 845 7874 Tél.: (514) 98 R O B I C /// //////V/V/r r/r-i doit.Le document ne donne que les dates et les principaux sujets des rencontres avec les créanciers.Le juge Robert Blair avait d’abord accordé jusqu’au 21 août à O & Y pour soumettre un projet de restructuration de sa dette mais, le mois dernier, il a ordonné à la compagnie de présenter aujourd’hui un rapport de ses efforts.Le juge Blair a suivi de près les tentatives de restructuration de la compagnie depuis qu’il lui a accordé la protection du tribunal contre ses créanciers, le 14 mai dernier.Cet ordre de la cour touche les activités de la compagnie au Canada et une portion de 8,6 milliards! de sa dette mondiale de 13,5 milliards!.Le rapport souligne à quel point les négociations ont été difficiles et interminables.Les 17 groupes de créanciers sont partagés en cinq catégories — créanciers de projets, créanciers non garantis, créanciers dont les prêts sont garantis par des actions de Gulf Resources et Abitibi-Price, détenteurs d’actions dans des actifs négociables, et détenteurs des actions de Caréna Properties.Le rapport a indiqué qu’après de nombreuses discussions d’intérêt général, chaque groupe a reçu des documents donnant un aperçu de la démarche générale d’O & Y en vue d’une restructuration.Ces documents constitueront le point de départ des futures négociations.Le rapport a affirmé qu’O & Y avait réalisé les progrès les plus satisfaisants avec les créanciers de ses projets — soit les créanciers dont les prêts sont garantis par onze édifices d’O & Y à Ottawa, Toronto, Calgary et Edmonton.PHOTO CP Le major-général Lewis MacKenzie rencontre les médias, après une mission de cinq mois a Sarajevo.MacKenzie laisse à ses soldats le titre de héros OTTAWA (PC) — L'homme qui a dirigé les casques bleus canadiens dans l’ex-Yougoslavie ne veut pas être traité en héros.Pour le major-général Lewis MacKenzie, ce titre revient plutôt aux 800 soldats qui ont ouvert et défendu l’aéroport de Sarajevo, permettant ainsi d’acheminer jusqu’à 250 tonnes d’aliments et de médicaments par jour aux assiégés de la capitale bosniaque.Âgé de 52 ans, le général au regard d’acier, que la ministre des Affaires extérieures, Barbara McDougall, avait un jour traité d’« entêté », est rentré au pays mercredi après cinq mois comme commandant des casques bleus des Nations unies dans l’ex-Yougoslavie déchirée par la guerre.Le militaire se dit déçu de constater que la situation dans la région est pire qu’elle ne l’était il y a trois ou quatre mois, mais demeure confiant qu’une solution politique pourra être trouvée.« J’aimerais constater qu’on consacre des efforts à amener les parties du conflit en Bosnie à se parler et à trouver une solution constitutionnelle », déclarait-il en entrevue, hier.Le premier pont aérien humanitaire a été organisé le 4 juillet, quelques jours à peine après la levée d’un blocus de deux mois de l’aéroport, suite à d’intenses négociations.Mais à plusieurs reprises, les Canadiens se sont retrouves sous le feu des factions opposées à mesure que les combats s’intensifiaient entre Ser- bes, Musulmans et Croates.En tout, 17 soldats ont été blessés, dont trois suffisamment grièvement pour justifier leur évacuation.La violence avait atteint un point tel mercredi que les casques bleus menaçaient de se retirer de la capitale bosniaque.Un retrait aurait d’importantes conséquences psychologiques sur les belligérants, estime le général canadien, qui a l’expérience des opérations de maintien de la paix, puisqu’il a déjà participé à huit autres missions semblables.« Je ne dis pas qu’ils ne devraient pas se retirer.S’il n’y a pas de paix, que le pont aérien est interrompu et qu’on ne peut rien acheminer, on doit se demander pourquoi risquer la vie des gens.» Mais, enchaine-t-il, une opération militaire pour pacifier la region serait une entreprise considérable, et les combats reprendraient probablement dès la fin de l’intervention militaire extérieure.Il croit qu’« avec l’ampleur de la haine accumulée dans ce pays entre les trois communautés ethniques, dès que vous vous retirez, les hostilités vont probablement reprendre».Le major-général se demande également s’il est vraiment sage de mettre les enfants de Sarajevo en sécurité à l’extérieur du pays.À-t-on vraiment le droit d'arracher toute une génération à la capitale d'un pays ?s’interroge-t-il.À son avis, plusieurs de ces enfants ne reviendront probablement jamais.Quel lac ?» OTTAWA (PC) — Après des mois de * discussions, à l’époque, on avait décidé qu’un certain lac de la région i de l’Outaouais devait s’épeler Meech et non Meach.Cela n’a pourtant pas empêché un accord constitutionnel d’y sombrer, en 1987.Cinq ans plus tard, on se demande si un autre lac de la même région, où il est encore question de constitution, se nomme Harrington ou Mousseau.La Commission de la capitale nationale ; l’appelle Mousseau.Le > gouvernement fédéral dit que c’est Harrington.Voici ce qui en est.En 1827, un nommé Joseph Harrington s’est établi près du lac, mais il n’a pas acheté le terrain.On n’en faisait « pas moins référence au « lac Harrington ».En 1867, un certain Louis Mousseau acheta un terrain au lac en question et on adopta son nom pour le désigner.C’est sous le nom de « lac Mousseau » que la famille Edwards vendit sa propriété au gouvernement fédéral, en 1951.Après l’avoir acheté, Ottawa l’appela; « lac Harrington ».Dans le guide officiel du Québec, on trouve un , « Lac Mousseau (Harrington) » à la ; lettre « M » et un « Lac Harrington » à la lettre « H », avec renvoi à « Lac Mousseau (Harrington) «.Après , cela, comment voulez-vous que des premiers ministres s’entendent sur , un sujet aussi sérieux que la , Constitution d’un pays, quand des ; experts ne s’entendent même pas sur le nom du tout petit lac où a lieu la rencontre ?Atlantis : un échec et un succès HOUSTON (AP) - Les sept astronautes à bord d’Atlantis ont dû abandonner mercredi leur expérience de production d’électricité et ramener le satellite italien captif TSS dans la soute de la navette.Ils se sont consolés de cet échec relatif en apprenant hier que l’orbite de la plate-forme européenne Eureca avait été rehaussée.Après avoir passé 24 heures dans l’espace au-dessus de la navette, le satellite italien d’une demi-tonne a été ramené à son point d’amarrage dans la soute à l’issue d’une heure de manoeuvres.Les scientifiques avaient espéré qu’en traversant le champ magnétique terrestre à 28 000 km/h, le câble produirait jusqu’à 5000 volts de tension.Avec un câble réduit à 229 mètres, le résultat a été bien plus mince : 40 volts.Mais ils ont démontré la validité de l’expérience.Les bonnes nouvelles j sont venues hier de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui a annoncé que-l’orbite de la plate-forme européenne Eureca avait été rehaussée.Larguée; dimanche à 445 km d’altitude par Atlantis, Eureca devait gagner son : orbite de travail par ses propres moyens.Lors d’une première tentative d’allumage des moteurs, Eureca avait suivi une mauvaise trajectoire et le processus de montée avait alors été interrompu.! à Les quatre policiers de L.A.sous caution > i LOS ANGELES (Reuter) — Les quatre policiers blancs de Los Angeles qui avaient battu un automobiliste noir et dont l’acquittement le 29 avril dernier avait provoqué de graves émeutes dans la ville ont été libérés sous caution hier.Ils ont été inculpés mercredi du crime fédéral de » violations de droits civiques sur la > personne de l’automobiliste Rodney 1 King.Leur caution a été fixée à 5000 dollars.On ignore quand se tiendra leur procès.S'ils sont reconnus » coupables, ils risquent une peine de ¦ dix ans de prison.La scène de passage à tabac de Rodney King, le 3 ; mars 1991, avait été filmée par un vidéo amateur, des images qui avaient fait le tour du monde.Les feux s’étendent aux États-Unis SAN FRANCISCO (Reuter) - Dix-sept incendies de forêt ravagent des dizaines de milliers d’hectares dans cinq États de l’ouest des États-Unis.Le feu a déjà brûlé environ 128 000 hectares dans les États de l’Oregon, de Washington, du Nevada, en Californie, dans le Montana et dans l’Idaho.Des centaines de personnes ont été contraintes d’évacuer leur logement.Les médecins aux doigts longs SAN FRANCISCO (AP) - Neuf pour cent des médecins interrogés ont admis avoir eu des « contacts sexuels » avec une patiente au moins une fois au cours de leur carrière, selon une enquête publiée mercredi par le Western Journal of Medicine.Par « contact sexuel », les auteurs de l’enquête entendent tout contact physique « provoquant ou comblant le désir sexuel chez le patient, le praticien ou les deux ».Quelque 1891 médecins ont répondu anonymement au questionnaire envoyé à près de 10 000 d’entre eux, toutes spécialités confondues.Les médecins ayant pratiqué le « contact » étaient des hommes pour 93 %, contre 3 % de femmes.Plus de la moitié ont eu des relations avec deux patients ou plus.Près d’un quart des médecins interrogés ont déjà eu des patients leur faisant part de contacts sexuels avec d’autres médecins.Sur ce total, près des deux tiers ont estimé que les contacts sexuels avec d'autres médecins étaient « toujours nocifs » pour le patient.I Le Devoir, vendredi 7 août 1992 M 3 Les crimes et la clientèle diminuent dans le métro Danny Year MIEUX entourés ou simplement plus chanceux.Montréalais et banlieusards jouissaient d’une plus grande sécurité dans le métro en 1991 que l’année précédente.En effet, le nombre d’actes criminels dont ils ont été victimes a connu une baisse étonnante de 28 %, s’il faut croire les statistiques du rapport annuel 1991 de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).Selon le document rendu public cette semaine, 1495 actes criminels se sont produits dans le métro en 1991 alors que ce nombre s’élevait à 2086 actes criminels en 1990.La STCUM attribue cette baisse de la criminalité à une « meilleure coordination entre le service de police et ses agents de surveillance dans le métro», a relevé Jean Sa-vard, son porte-parole.À titre d’exemple, au cours de l’année scolaire 1991, des policiers de la CUM ont patrouillé régulièrement près des « stations plus risquées », telles que les stations Villa-Maria et Snowdon, a dit le porte-parole.Les patrouilles de police ont un effet dissuasif certain, a approuvé Jean-Pierre Leblanc, porte-parole du Service de police de la CUM.Toutefois, a-t-il ajouté, la criminalité dans le métro serait un phénomème cyclique lié, notamment, aux tensions sociales et raciales.En somme, les bons résultats de la STCUM en matière de criminalité ne seraient que conjoncturelles et les usagers du métro auraient simplement été plus chanceux en 1991 que l’année précédente, a-t-il laissé entendre.Qu’à cela ne tienne, la STCUM compte encore améliorer son système de surveillance au cours des prochaines années, prévoit le dernier rapport annuel.D’ici 1996, les 65 stations du réseau seront balisées de caméras qui permettront aux changeurs de surveiller les quais et les corridors de leur station à l’aide d’un écran sans sortir de leur cabine, a précisé Jean Sa-vard, de la STCUM.En tout, le système de surveillance coûtera quelque 4 millions $.À la fin de 1992, 13 stations seront munies de caméras, plutôt que quatre en ce moment : Lucien-L’Allier, Lionel-Groulx, Ile Ste-IIélène et Villa-Maria.Ces stations sont les plus achalandées et les plus risquées, a précisé M.Savard, sans toutefois les identifier.Par ailleurs, le rapport annuel de la STCUM montre que les usagers ont quelque peu délaissé le transport en commun en 1991.L’achalandage autobus-métro a connu une baisse de 1,3 % en comparaison avec 1990.L’an dernier, 348,1 millions de voyageurs passagers ont emprunté les services d’autobus-métro de la STCUM, dont l’année record demeure 1986 avec 363,8 millions d’usagers.Le déclin des ventes de cartes mensuelles en novembre et décembre a contribué à cette baisse, analyse le rapport, d’autant que la vente de billets individuels n’a pas comblé le manque à gagner.En fait, la STCUM a vendu 200 000 cartes mensuelles de moins en 1991 qu’en 1990, soit une baisse de 5%.Ces résultats sont d’autant plus décevants que cette année devait être celle de la relance du transport en commun à Montréal, a souligné Robert Perreault dans le rapport.Selon ce rapport annuel, •< plusieurs facteurs expliquent cette réduction, notamment le ralentissement de l’activité industrielle et commerciale, le fort taux de chômage dans la région métropolitaine, l’étalement urbain et la décroissance de la population montréalaise».Dans son message, le président du conseil d’administration de la ST-CUM, Robert Perreault, égratigne au passage la «réforme Ryan» (loi 145), qui a amputé la STCUM de 23 % de ses revenus du jour au lendemain.Cette décision de Québec a menacé « la qualité de vie dans toute la région de Montréal », juge-t-il.flllf "Va "il" PHOTO JACQUES NADEAU Le chantier de l’humour Visite de chantier hier au Musée de l’humour qui n’ouvrira pas ses portes à la date prévue, soit le 25 octobre, pour cause de retard dans le calendrier des travaux de six millions $ et parce qu’une veille de référendum n’est pas tout à fait le moment indiqué pour rire à gorge déployée.La direction du musée prévoit terminer les travaux en janvier, commencer le rodage des salles d’exposition, du cabaret et du restaurant à la mi-février et ouvrir ses portes au grand public, le .1er avril.D’ici là, il reste à espérer que les travaux seront bel et bien terminés à temps et que ce musée que l’on dit unique au monde, ne sera pas une vue de l’esprit ni un poisson d’avril.Le leader noir a reçu un traitement d’habitude réservé aux policiers, juge le «héros» de Photo Police Caroline Montpetlt LE PRÉSIDENT de la Fraternité des policières et policiers de Montréal, M.Yves Prud’homme, estime que M.Dan Philip, président de la Ligue des Noirs du Québec, reçoit le même traitement, dans l’affaire Photo Police, que les policiers de la CUM connaissent depuis quelques années dans les éditoriaux des journaux québécois traitant des affaires policières.« Pour avoir été plus souvent qu’à leur tour victimes de journalistes et d’éditorialistes qui écrivent plus rapidement qu’ils ne pensent et commentent des rumeurs, faute de la rigueur intellectuelle qui leur ferait d’abord analyser les faits et prendre un certain recul, les policiers et policières comprennent les dernières victimes de ces attaques vicieuses », a-t-il écrit finalement dans un communiqué publié hier après-midi.M.Prud’homme se plaint notamment de deux éditoriaux, parus dans les journaux La Presse, et The Gazette, traitant d’affaires policières et insultant indûment les policiers, à son avis.Il relève un éditorial signé d’Agnès Gruda, de La Presse, et traitant de l’affaire Marcellus François selon lequel « la police a tendance à confondre les rues de Montréal avec le Far West », et une caricature, parue dans le journal The Gazette en juillet 1991, traitant, dit-il, les policiers d’assassins, de meurtriers de membres des minorités visibles.« M.Philip goûte à la médecine qui nous a été administrée depuis 1987, trop souvent à tort, a-t-il dit.Quand on écrit de nous qu’on a la gâchette facile, que croyez-vous que les gens pensent de cela ?» Par ailleurs, M.Prud’homme n’a pas caché que des tensions avaient existé et existent encore entre la communauté noire et le Service de police de Montréal.Il a réitéré sa conviction que la criminalité présente dans cette communauté faisait en sorte « que les policiers hésitaient parfois à intervenir».Il a toutefois qualifié le reportage de Photo Police sur les relations entre les Blancs et les Noirs de « superficiel, qui n’examinait pas les problè- mes en profondeur».Pour sa part, le président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hame-lin, a envoyé une lettre publique à l’é-» diteur du journal Photo Police, M, Yvon Dubois, par ailleurs ex-direcs teur de l’information à La Presse, et ex-rédacteur en chef du Journal de Montréal, pour dénoncer la parution de la série d’articles sur le communauté noire.i ‘ Il signale que les membres du comité exécutif de la CUM ont déploré unanimement ce genre de publiea- _ tion irresponsable et incendiaire et demandent que de tels écrits soient, sévèrement condamnés par les auto-rités compétentes.Canadien : manifestation et rancoeur CALGARY (PC) - Des centaines d’employés de Canadien International — pilotes, agents de bord, commis aux réservations, employés d’entretien — ont manifeste dans plusieurs villes canadiennes, hier, pour sauvegarder leurs emplois menacés par l’éventuelle fusion avec Air Canada.Et une fois de plus, le Québec, où se trouve le siège social d’Air Canada, a été soupçonné de jouir d’un traitement de faveur.À Calgary, 500 manifestants ont déambulé devant un marché public à l’heure du lunch en scandant des slogans opposés à la fusion.Quelque 400.employés se sont rassemblés à Vancouver, et une soixantaine à Toronto.Des manifestations semblables sont prévues pour aujourd'hui à Montréal et Edmonton. les gais et lesbiennes qui estiment ' avoir été victimes de discriminatioù ¦ dans le secteur fédéral ont mainte- ‘ nant des recours devant la Commission canadienne des droits de la per-j sonne », a-t-il dit.Au ministère de la Justice, on ne-voulait pas commenter l’impact du.jugement, les fonctionnaires ne l’ayant pas encore lu.> Responsable des pages économiques LE DEVOIR est à la recherche d’un(e) adjoint(e) au directeur de l’information pour les informations économiques.Description du poste: Sous l’autorité du directeur de l’information, l'adjoint(e) au directeur de l’information pour les informations économiques a la responsabilité des pages économiques quotidiennes et d'un cahier économique hebdomadaire.Il planifie le contenu de ces pages, coordonne le travail des journalistes de la section, des collaborateurs et voit à la production de ces pages.Qualifications requises: Une expérience diversifiée à titre de journaliste et/ou d’analyste, notamment dans le secteur économique; une bonne connaissance des questions économiques; une capacité éprouvée en matière de coordination du personnel; des aptitudes pour l'édition et la mise en page de textes.Rémunération: Selon les conditions de la convention collective.Les personnes intéressées à poser leur candidature feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l’adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l'information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Directrice ou directeur de l’information LE DEVOIR est à la recherche d’une directrice ou d’un directeur de l’information.Description du poste: Sous l’autorité du rédacteur en chef, la directrice ou le directeur de l’information est responsable, en première ligne, de la production quotidienne du journal.Il lui revient 1) de coordonner le travail des cadres de la rédaction, des chefs de division et des pupitreurs; 2) d'affecter les journalistes et de superviser leur travail au jour le jour.Est aussi de son ressort la proposition quotidienne du contenu du journal: idéation, suivi des événements et des dossiers dans tous les secteurs, ordonnancement, présentation, correction, respect des échéances et heures de tombée, évaluation.Qualifications requises: La personne que nous recherchons devra posséder une expérience journalistique de fort calibre en presse quotidienne écrite, de même qu’une culture générale et polyvalente, démontrable aussi bien en politique québécoise, canadienne et internationale qu’en affaires culturelles ou économiques.Elle doit savoir diriger des personnes et des équipes avec une fermeté aussi grande que soucieuse des relations humaines.Parmi les aptitudes indispensables: sens de la méthode, vivacité, énergie, esprit ouvert et critique, résistance au stress, rapidité d'exécution, disponibilité, intégrité.Une expérience des défis de la mise en pages est très souhaitable.Rémunération: Selon l’échelle des cadres de la rédaction.Les personnes intéressées à ce poste-clé et exigeant feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l’adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l’information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Directrice ou directeur artistique LE DEVOIR est à la recherche d’une directrice ou d’un directeur artistique (poste à durée limitée) Description du poste: Sous l’autorité du rédacteur en chef et du directeur de l’information, la directrice ou le directeur artistique supervise la présentation quotidienne du journal et des cahiers spéciaux durant la période de transition vers un nouveau code graphique du journal, et durant sa consolidation.Il s’agit notamment d’encadrer le travail graphique des pupitreurs, de réaliser des travaux graphiques spéciaux reliés au contenu du journal, de contribuer à la formation des pupitreurs en matière de graphisme, de faire la liaison avec les services de publicité du journal.Qualifications requises: La personne que nous recherchons sera familière avec les exigences de production d'un journal quotidien, possédera des connaissances et une pratique étendues en infographie et en design graphique par ordinateur, sera capable de travailler en équipe, aura des qualités pédagogiques, de la méthode, de l’imagination, de I audace et une grande rapidité d'exécution.Rémunération: Ce poste est un contrat à durée limitée, dont les conditions sont à discuter.Les personnes intéressées à poser leur candidature feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l'adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l'information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 l 4 B Le Devoir, vendredi 7 août 1992 Mercredi entreprend sa croisade au Québec en attaquant Bourassa Manon Cornellier de la Presse canadienne NEMASKA, Québec — Les premiers ministres Robert Bourassa et Brian Mulroney ne peuvent pas remettre en question un accord constitutionnel qui satisfait les autochtones et refuser en même temps à ces derniers une place à la table de négociations.C’est le message qu’est venu livrer, hier, le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ovide Mercredi, devant l’assemblée générale du Grand Conseil des Cris du Québec, à Nemaska, près de la baie James.« Mon peuple croit que les négociations ont permis d’obtenir des propositions honorables qui nous donneront les outils nécessaires pour faire face aux problèmes sociaux de nos communautés », a-t-il dit au lendemain de la rencontre entre le premier ministre Mulroney, le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, trois organisations autochtones et la leader des Territoires du Nord-Ouest.M.Mercredi a boycotté cette rencontre pour protester contre son « exclusion » de la réunion des premiers ministres, mardi dernier, a la résidence d’été de M.Mulroney, au lac Harrington.Une autre réunion doit avoir lieu lundi prochain et les territoires et les autochtones n’y sont pas invités.L’Assemblée des Premieres Nations compte protester en installant un campement sur le bord de la route menant au site et en tenant une manifestation.C’est aussi dans ce contexte que M.Mercredi a entrepris une tournée de quatre jours dans différentes communautés autochtones du Québec.« J’ai mis l’accent sur les autochtones du Québec car la résistance vient de M.Bourassa et il est de cette province.Les autochtones d’ici doivent savoir ce que leur premier ministre fait de leurs droits », a-t-il expliqué à l’issue de sa rencontre avec une centaine de Cris.Pour M.Mercredi, l’accord constitutionnel conclu le 7 juillet entre le fédéral, les neuf provinces anglophones, les territoires et les autochtones contient trop de promesses pour les premières nations pour qu’elles acceptent d’être tenues à l’écart.« Si nous laissons les premiers ministres continuer leurs discussions informelles, nous assisterons à une dilution du volet autochtone et ce sera nous les seuls perdants », a-t-il dit.Il a accusé MM.Mulroney et Bourassa d'avoir changé les règles du jeu.« Maintenant, depuis que le premier ministre a pris le dossier des mains de Joe Clark, les règles du jeu ont changé pour que M.Bourassa se sente à l’aise et que ses besoins soient satisfaits.Cela explique aussi le retour de M.Bourassa à la table », a-t-il déclaré.Il a demandé à M.Bourassa d’expliquer ses réticences en présence des autochtones.M.Mercredi a soutenu avoir tenté d’entrer en contact avec le premier ministre québécois à plusieurs reprises mais sans succès.Selon M.Mercredi, M.Bourassa voudrait modifier l’accord du 7 juillet sur les autochtones pour deux raisons.D’abord, pour protéger l’intégrité du territoire québécois, et ensuite pour éviter que les autochtones puissent invoquer devant les tribunaux leur droit inhérent à l’autonomie gouvernementale.Sur le premier point, M.Mercredi ne comprend pas la position de M.Bourassa.« Qu’entend-il par intégrité territoriale ?Veut-il dire que les droits territoriaux des autochtones n’existeraient pas au Québec ?Veut-il dire qu’on ne pourrait avoir que les réserves actuelles et rien de plus ?Il doit s’expliquer.» Sur la question du recours devant les tribunaux, M.Mercredi accuse Québec de pratiquer une politique de deux poids deux mesures.« Nous sommes d’accord, nous, pour que le Québec puisse invoquer la société distincte devant les tribunaux, a-t-il poursuivi.Mais lorsqu’il s’agit des autochtones, M.Bourassa, lui, ne veut pas qu’ils aient la même possibilité de défendre leurs droits.» M.Mercredi a averti les premiers ministres que les autochtones refusaient d’être patients plus longtemps.Mais, fait à remarquer, il a tenu à souligner à plusieurs reprises que ces critiques visaient les gouvernements mais pas les Canadiens ou les Québécois.Son message a été bien reçu par les Cris qui, plus tôt, avaient entendu leur chef Mattew Coon-Come leur tenir le même langage.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 L'OTAN des chars et de l’artillerie, ont délogé les combattants de la Défense territoriale bosniaque des positions contrôlant le col du mont Trbevic, conquises par les Croato-musulmans il y a deux semaines.En reprenant ces positions, les Serbes ont permis la réouverture de la route qui mène au faubourg d’I-lidza, en partie contrôlé par leurs forces.Cette route permet l’acheminement d’armes et de renforts depuis Pale, le quartier général serbe à 15 km de Sarajevo.Les tirs se sont calmés dans la journée à Sarajevo, alors que les autorités bosniaques publiaient un nouveau bilan des combats, qui durent depuis quatre mois : 8272 morts et 35 000 blessés pour l’ensemble de la république.À Sarajevo même, où 380 000 personnes sont bloquées depuis avril, on dénombre 1569 morts et 9323 blessés.Serbes d’un côté, Croates et Mu-sulmans de l’autre s’accusent mutuellement de graves violations des droits de l’homme.La Bosnie a accusé les Serbes de détenir plus de 120 000 personnes dans de véritables camps de la mort et d'avoir exécuté 17 000 prisonniers.Dans un document distribué hier au Palais des Nations à Genève, la mission yougoslave — qui ne représente plus que la Serbie et le Monte-' negro — a accusé à son tour les Croates et les Musulmans d'avoir massacré des centaines de civils serbes en mai dans la région de Konjic, au sud-ouest de Sarajevo.« Nous savons tous que des choses terribles se déroulent et qu’il faut y mettre fin », a déclaré un diplomate d’un pays voisin de l’ex-Yougoslavie.La CEE a condamné l’existence de camps de détention, insistant auprès des autorités de Belgrade pour qu’elles « usent de leur influence auprès des Serbes de Bosnie » afin de permettre l’inspection de ces camps par des observateurs internationaux, en premier lieu ceux du Comité International de la Croix-Rouge (CICR).Le premier ministre yougoslave Milan Panic, réfutant l’existence de camps de concentration en Serbie et au Montenegro, a emmené des journalistes à Subotica, l’un des sites où, selon les Bosniaques, des détenus seraient maltraités.Il a affirmé à cette occasion que les observateurs CICR pouvaient se rendre « partout où ils le veulent » en Yougoslavie.Les journalistes ont pu visiter un centre abritant des réfugiés musulmans.Ces derniers ont déclaré qu’ils ne se sentaient pas prisonniers mais que seul le refus des pays étrangers de les recevoir les obligeait à rester sur place.En ce qui concerne l’existence éventuelle de camps dans les zones tenues par les Serbes en Bosnie, Milan Panic a assuré qu’il n’avait aucun contrôle sur les autorités locales dans ces régions.«Je ne pourrais rien faire en ce qui concerne Auschwitz et Dachau et je ne peux rien faire en Bosnie », a-t-il dit.Les dirigeants de la république serbe de Bosnie ont, eux aussi, annoncé qu’ils autoriseraient le Conseil de sécurité des Nations unies à envoyer des inspecteurs dans tous les centres d’internement.Pour tenter de mettre un terme aux affrontements, le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, a demandé la participation de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) au contrôle des armes lourdes utilisées dans le conflit.Le premier ministre britannique, John Major, a réitéré sa ferme opposition à une intervention armée, en raison des risques disproportionnés que cela entraînerait « pour la population civile et nos soldats».Il prend ainsi le contre-pied de son prédécesseur au 10, Downing Street, Margaret Thatcher, qui a demandé l’envoi d’armes aux autorités bosniaques et préconise une intervention militaire contre les Serbes.Le pape Jean Paul II, pour sa part, a apporté son appui aux efforts internationaux en vue de mettre fin au conflit en Bosnie-Herzégovine et défendu le droit des puissances étrangères à intervenir dans cette république.« Le pape salue toutes les initiatives prises par les Nations unies et les États européens pour mettre un frein à l’horrible guerre qui se déroule en Bosnie », a déclaré le secrétaire d’État du Vatican, Angelo So-dano.« Je dirai que l’ONU et les nations européennes ont le devoir et le droit d'intervenir pour désarmer ceux qui PHOTO AP ; Des secouristes soulagent des habitants de Sarajevo qui souffrent de plus en plus de la pénurie d’eau.La télévision britannique diffuse des images des camps de détention serbes LONDRES (AP) — La chaîne de télévision britannique ITN a diffusé hier soir les premières images de prisonniers musulmans dans le camp de détention d’Omarska dirigé par des Serbes.Les journalistes qui ont été autorisés à rencontrer 80 des 1400 détenus ont ramené un reportage accablant; des détenus, le visage émacié, ne recevant qu’un repas par jour.« Certains d’entre eux ont l’air de ne pas avoir mangé depuis des semaines, probablement, peut-être de- puis des mois.Ils se jettent sur leur nourriture comme des animaux affamés.Ils n’ont que la peau sur les os », raconte Ed Vulliamy, le correspondant du Guardian qui se trouvait avec les journalistes d’ITN lorsqu’ils ont tourné ces images.« Les voir faire la queue en file indienne devant l’abri ou le hangar où ils dorment était pathétique.Ils n’avaient pas le droit de rentrer à l’intérieur, ils devaient attendre en rang devant la cuisine.» Les responsables serbes du camp ont expliqué aux journalistes que ce camp était « un centre de recherche » pour départager les rebelles musulmans des civils.Les journalistes n’ont pas été autorisés à filmer autre chose et étaient tout le temps escortés par des gardes armés.À Trnopolje, dans un autre camp du nord de la Bosnie, l’équipe d’ITN a filmé de nouveaux visages émaciés et des corps décharnés derrière des barrières de fils de fer barbelés.Les hommes, dans ces camps, sont trop effrayés pour parler, mais hors de l’oeil de la caméra, plusieurs ont reconnu avoir été battus par leurs geôliers serbes.Des photos montrant des traces de coups sur un dos humain ont été remises en cachette au journaliste comme preuve des mauvais traitements infligés.Un médecin musulman au centre médical de Trnopolje est interrogé pour savoir s’il a reçu des patients victimes de mauvais traitements : il hésite longtemps puis hoche la tête.Il n’en dira pas plus.veulent tuer », a-t-il ajouté.« Ce n’est pas favoriser la guerre que d’agir ainsi, mais tenter de l’empêcher.Nous appuyons donc le souhait des Nations unies de pouvoir intervenir pour apporter une aide humanitaire.» Le Vatican a également apporté son soutien à la convocation d’une session extraordinaire de la Commission des droits de l’homme des Nations unies, réclamée par Washington.Le président iranien Ali Akbar Ha-chémi Rafsandjani, qui a reçu le ministre bosniaque des Affaires étrangères, Haris Silajdzic, a déclaré que son pays était prêt à coopérer avec les pays islamiques pour « mettre fin au cruel massacre des musulmans ».Téhéran a demandé une réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) sur la Bosnie.4 L’Irak pection infructueuse du ministère de l’Agriculture.« La question de savoir combien il reste de Scud (en Irak) reste ouverte », a expliqué aux journalistes à Bahrein le chef d’opérations de la commission spéciale de l’ONU sur l’Irak, Douglas Englund.Une mission d’inspection, dont la composition avait dû être modifiée, a pu pénétrer la semaine dernière dans le ministère de l’Agriculture, dont l’accès lui avait été interdit pendant trois semaines.Les Occidentaux n’avaient pas écarté un recours à la force pour faire appliquer les résolutions de l’ONU.Les inspecteurs de l’ONU n’avaient rien trouvé mais n’avaient pas exclu que des éléments compromettants aient pu être transférés ailleurs.Hamed Youssef Hummadi a déclaré que Bagdad n’avait pas d’objection à la présence de ressortissants américains dans les équipes d’experts de l’ONU.Le Suédois Rolf Ekeus, chef de la la commission spéciale de l’ONU sur l’Irak, a déclaré mardi que le Conseil de sécurité de l’ON U avait été un peu lent à réagir à la dernière rebuffade infligée par Bagdad à ses inspecteurs.Il a dit avoir informé le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz « qu’il y aurait une réaction très rapide s’il y avait la moindre tendance à nous faire obstruction cette fois-ci ».4 Clark cun moyen que cette proposition (de Sénat triple E) puisse marcher».À cinq jours de la deuxième ren- contre des premiers ministres en une semaine sur la Constitution, l’entente du 7 juillet continuait donc de faire l’objet de déclarations contradictoires dans la capitale fédérale mais c’est M.Clark lui-même qui se sera montré peut-être le plus alarmiste sur les chances de succès de l’actuelle ronde Canada.À la chaîne anglaise de télévision CTV, M.Clark a déclaré à l’émission Canada AM de mercredi en parlant de l’entente qu’il a conclue avec les neuf premiers ministres des provinces anglophones : « Je pense qu’il y a une véritable chance que nous ne réussirons pas à la faire fonctionner.» Il y a plus.Les provinces anglophones ont réclamé depuis des mois le retour du Québec à la table constitutionnelle.Derrière cet empressement de revoir Robert Bourassa et ses conseillers se dessinait un plus sombre dessein, s’il faut en croire le Globe and Mail de Toronto.« Tout comme le Québec comptait sur l’Ontario pour rejeter l’égalité des provinces au Sénat, l’absence du Québec a pu amener certaines provinces du Canada anglais à aller plus loin qu’elles ne seraient allées normalement sur la question autochtone.Avec l’idée que le Québec finirait en bout de ligne par rejeter cette partie de l’entente négociée, ces provinces ont accepté de se laisser emporter par le courant, certaines que le Québec devrait porter l’odieux de son opposition au droit inhérent des autochtones à l’autonomie gouvernementale », écrivait le commentateur politique Jeffrey Simpson.Mais c’est le scénario de l’échec de la rencontre de lundi prochain qui dominait les conversations dans la capitale fédérale.Selon des informations diffusées en début de soirée par le réseau Télémédia, le gouvernement fédéral exigerait des provinces qu’elles acceptent des modifications de taille à l’entente du 7 juillet à défaut de quoi Ottawa agira unilatéralement et tiendra un référendum au début de l’automne.« Pures spéculations.Attendons de voir ce qui va se passer lundi.Après tout, c’est aux premiers ministres de décider », répondait-on au bureau de M.Mulroney.4 Sylvie Fréchette À quelqu’un qui lui a demandé si elle avait un message à l’endroit de la juge brésilienne qui a tapé 8,7 plutôt que 9,7, elle a répondu en faisant rire l’auditoire : « Ne faites plus jamais ça.» Mais elle s’est aussitôt portée à sa défense en disant qu’elle avait été « très honnête » en tentant tout de suite de se corriger.Elle n’a pu y parvenir et le mauvais total a été officialisé malgré la protestation canadienne qui a été rejetée, hier matin.De même, Fréchette n’a pas voulu donner suite aux insinuations visant l'arbitre en chef qui était une Américaine : « Je sais que je radote, mais je vous répète que c’est une erreur technique », a-t-elle dit.Cela dit, elle a souhaité que jamais un autre athlète n’ait à passer au travers de l’expérience qu’elle vient de vivre.Loin de se montrer amère pourtant, elle a même dit attacher plus d’importance à cette deuxième place qu’à son championnat du monde.« Après 18 ans de travail, c’est toute une fierté que je ressens, a-t-elle dit à propos de sa médaille d’argent olympique.C’est le sommet de ma carrière.» Bien sûr, elle aurait préféré l’or et elle a été déçue un peu, mais elle n’a jamais voulu s’apitoyer sur son sort.Fréchette avait déclaré au début des Jeux qu’elle s’attendait à vivre de plus durs moments à son retour à Montréal, après l’excitation olympique, quand elle réaliserait qu’il y a un trou dans sa vie, mais elle se montrait plus optimiste, hier, même après ce nouveau coup du sort qui s’est acharné sur elle.« Si tout le monde m’en parle tout le temps (de l’incident de la veille), je vais être perturbée, mais pour le moment je ne le suis pas, parce que je sais que j’ai bien nagé », a-t-elle encore dit.Sa propre mère aurait mentionné que c’était surhumain d’exiger d’elle une médaille d’or après toutes les épreuves qu’elle vient de subir, mais Fréchette, qui est passée bien proche, estime que « si je l’ai fait, d’autres sont capables.On nous compare à de petites machines, il faut parfois oublier les émotions.» Le plus bel hommage lui a peut-être été rendu par la petite Japonaise, Fumiko Okuno, qui a pris une lointaine troisième place et a qui on a demandé quel genre d’expérience elle allait retenir d’avoir eompéti-tionné ici contre deux grandes championnes.« J’aimerais réagir dans l’adversité comme l’a fait Sylvie, à tous les égards.Elle s’est conduite de façon superbe et c’est cet exemple que je voudrais suivre.» Un peu comme Fréchette, l’Américaine Babb-Sprague a refusé de commenter l’incident de la veille sous prétexte que ce n’était pas de son ressort.« Je ne suis pas surprise de la réaction de Sylvie parce qu’elle est ce genre de personne », a-t-elle dit.Au sujet de son avenir, Fréchette, qui, à 25 ans, était la plus âgée des huit finalistes, affirme qu’elle n’a rien décidé encore.« Pour le moment, a-t-elle ré pondu, je veux juste retourner chez moi, garder la forme et être heu reuse.Puis je vais voir plus tard.» Chose certaine, elle ne participera plus jamais aux Olympiques puisque la compétition par groupes de huit remplacera les solo et duo à partir d’Atlanta en 1996.4 La Fédération toire en lui disant avoir trouvé la performance de Fréchette la meilleure de toutes lors des figures imposées de mercredi.Wales, un avocat de Cincinnati, a fait sourciller l’assistance en conférence de presse quand il a dit qu’on n’avait pas voulu entendre de témoins qui auraient pu donner des versions contradictoires, un processus qui aurait duré des semaines, selon lui.Mais il n’a jamais expliqué pourquoi on n’avait pas au moins invité un ou des juges en devoir ce jour-là, oui auraient pu donner leur version.A quelques reprises aussi, en discutant avec les journalistes, il a admis que c’est la première fois qu’il prenait connaissance de faits pourtant répétés partout ici.Seuls ont été entendus une représentante canadienne, l’arbitre américaine et un Allemand qui fait partie du comité de liaison de la nage synchronisée à l’interieur de la FIN A.« Ça fait partie du protocole, c’est comme ça que cela fonctionne.J'imagine que si on n’a pas demandé d’explications supplémentaires, c’est que pour eux la situation était très claire », a mentionné une Sylvie Fréchette soumise, qui n’a pas voulu non plus voir de connotation politique à tout ce débat.On connaît la puissance et l’influence américaines et, d’autre part, Sauvé ne craint pas d’appeler le juge canadien « notre juge » et d’excuser l'arbitre américain en disant que « c’est normal qu’on protège ses athlètes » et qu’on « aurait peut-être fait pareil».Plusieurs souhaitent que des juges de pays neutres arbitrent la compétition, mais comme en gymnastique ou en patinage artistique, ce serait punir ceux des pays les plus engagés dans le sport.Pour mieux comprendre la situation, il est bon de savoir qu'hier, le juge canadien a donné deux notes parfaites de 10 à Fréchette, sur les plans technique et artistique, et que l’Américaine a donné la seule note de 10 à « sa » nageuse, pour l’impression artistique.Aussi, les deux juges se sont échangé des 9,8 la note la plus faible, sur le dos de la nageuse de l’autre pays.RENTREE CULTURELLE 1992-1993 RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 PARUTION le 29 août DANS Date de tombée: le 21 août 1992 LE DEVOIR Cf O 4> / & 4 •J?,n£> A /«% pour la période se terminant le 15 août 1992, s'élèvera a un montant par action égal à un quart de 70% de la moyenne du taux préférentiel (comme il est défini dans ies dispositions rattachées aux actions privilégiées de premier rang à taux fixe/flottant, rachetables, à dividende cumulatif de 9V»%) en vigueur chaque jour pendant la période de trois mois civils prenani fin le dernier jour de juillet 1992 (la «période de calcul») multiplié par 25,00 $.Ce dividende, payable le 15 août.1992 est de 0,3177563$ par action, d'après un taux préférentiel de 7 Vt% jusqu'au 21 mai 1992, un taux préférentiel de 7l/:% jusqu'au 4 juin 1992, un taux préférentiel de 7'/»% jusqu'au 18 juin 1992, un taux préférentiel de 7% jusqu'au 23 juillet 1992 et un taux préférentiel de 6J/
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.