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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1992-09-30, Collections de BAnQ.

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CAHIER Le Devoir, mercredi 30 septembre 1992 santé au Québec La réforme Côté, qui entre en vigueur demain, confie aux usagers le contrôle majoritaire des établissements de santé et de services sociaux Jean Francoeur C9 EST demain, premier octobre, le jour J dans tous les établissements de santé et de services sociaux du Québec.C’est la date fixée par le ministre Marc-Yvan Côté pour la mise en application d’un rémanénagement en profondeur des structures du réseau, tel que prévu au projet de loi 120 adopté il y a un peu plus d’un an par l’Assemblée naüonale.L’opération (cette « bascule », comme on la désigne entre fonction-naires) marque l’aboutissement d’un très long processus de réforme qui a débuté en juin 1985 avec la création d’une commission d’enquête présidée par le Dr Jean Rochon.C’était sous le gouvernement du Parti québécois, M.Guy Chevrette étant à l’époque ministre responsable de ce secteur.La démarche a pris fin en août 1991 dans le sillage d’un affrontement majeur entre le gouvernement et la profession médicale.Le jour J sera : — dans tous les établissements sauf exception, le jour de la passation des pouvoirs entre les mains des nouveaux conseils d’administration dont une majorité des membres ont été élus par la population lors d’une assemblée publique tenue en mars dernier ou qui ont été cooptés par la suite ; — le jour de la mise en oeuvre de la régionalisation par l’entrée en scène des nouvelles régies qui prendront la relève des conseils régionaux issus de la réforme de 1971.Les régies ont reçu le mandat de planifier, organiser, mettre en oeuvre sur leur territoire les programmes de santé et de services sociaux élaborés par le ministère ; s’y ajouteront quatre régions administratives : Gas-pésie-Iles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Laval et Lanau-dière ; — le jour de la création des nouveaux centres de protection de l'enfance et de la jeunesse qui remplaceront les actuels centres de services sociaux dont la mission sera centrée sur les jeunes et les mères en difficulté ; dans chacune des régions, ces établissements regroupent dans une même unité administrative tous les centres de réadaptation ayant mandat auprès des mêmes clientèles ; — le jour du regroupement sous un même conseil d’administration unifié de tous centres de réadaptation oeuvrant auprès de diverses clientèles (déficience intellectuelle, déficience physique, auditive, visuelle ou motrice, alccoliques et toxicomanes.) dans chaque territoire de municipalité régionale de comté.— enfin, le jour de la fusion des centres hospitaliers de longue durée PHOTO ARCHIVES C’est sous Claude Castonguay que l’Église s’est vu retirer la gestion du système de santé québécois.avec les centres d’hébergement pour personnes âgées, également sous un conseil d’administration unifié à l’échelle de la municipalité régionale.La réforme la plus importante est sans contredit la place qui est maintenant faite à des représentants de la population au sein des conseils d’administration des établissements.Il s’agit là d’une véritable mutation.Historiquement, rappelle M.Côté, ministre de la Santé et des Services sociaux, dans une entrevue au DEVOIR, la presque totalité des établissements (hôpitaux, hospices pour vieillards.1 étaient la chose des communautés religieuses hospitalières ou des autorités ecclésiastiques (agences de service social.).Sous le premier gouvernement de M.Bou-rassa, une première réforme à laquelle M.Claude Castonguay, alors ministre des Affaires sociales, a attaché son nom, a pris en charge l’ensemble de ces établissements privés (sans but lucratif) pour les intégrer en un vaste réseau d’établissements publics à l’échelle de tout le Québec.C’était un premier pas.Mais la gouverne de ces établissements avait été confiée à des conseils d’administration dont la composition en faisait « la chose des fonctionnaires », dit M.Côté.Ces conseils, malgré une forte participation des diverses catégories de personnel et même des autres établissements voisins, avaient tendance à se transformer en « club d’amis » où se multipliaient les relations conflictuelles ou incestueuses, malsaines dans les deux cas.Prenons le cas d’un hôpital.En plus du directeur général, le conseil d’administration pouvait comprendre un représentant des médecins, un représentant des internes et résidents, un représentant du personnel clinique, un représentant des employés généraux, un représentant d’un CLSC, un représentant d’un centre d’accueil, un représentant d’un centre de services sociaux, un représentant de l’université et trois représentants de la corporation propriétaire des immeubles.Quant à la population, elle avait comme porte-parole une ou deux personnes élues par le comité des usagers (là où une telle chose existait), une personne choisie par le conseil régional sur recommandation des organismes bénévoles et deux personnes nommées par le ministre après consultation des groupes socio-économiques (associations patronales, syndicats et le reste).Autant dire que la population y était minoritaire et même très souvent marginalisée.Plusieurs enquêtes ont relevé le fait.En outre, la composition du conseil amenait souvent la direction de PHOTO JACQUES GRENIER La pouponnière de l’hôpital Sainte-Justine.l’hôpital à faire des pieds et des mains pour éviter de tomber sous la coupe des représentants du personnel.Elle pouvait y parvenir en influençant le choix des membres externes de manière à pouvoir s’appuyer sur une majorité qui lui donnait ses coudées franches.Dans bien des cas, la présence d’un conseil d’administration, même investi de la totalité des pouvoirs de l’établissement, ne représentait pas pour le directeur général un véritable défi, ni même un garde-fou.Le projet de loi 120 crée un équilibre tout à fait différent.Certes, sur ce point, la réforme n’est pas aussi radicale que certains l’auraient voulu.Par exemple, dans l’avant-projet qu’elle avait déposé quelques semaines avant les élections générales de l’automne 1989, Mme Thérèse Lavoie-Roux proposait de mettre fin à l’expérience de la « cogestion » des établissements de santé et de services sociaux en réservant tous les postes des conseils d'administration a des représentants de la population (comme c’est le cas des municipalités et des commissions scolaires et, bien sûr, de l’Assemblée nationale) à l’exclusion des personnes qui gagnent leur vie dans le réseau.Le projet provoqua une telle levée de boucliers que M.Côté, en prenant la succession de Mme Lavoie-Roux, accepta finalement de mettre un peu d’eau dans son vin.C’était bien avant la crise qui devait l’opposer aux médecins quelques mois plus tard.Les représentants du personnel conservent leur place au sein du conseil.Y siégeront un médecin, une infirmière, un représentant des autres professions cliniques et un représentant des employés généraux.Mais ils feront face à quatre représentants élus par la population et à deux personnes cooptées par la suite, auxquels se joindront, le cas échéant, deux personnes élus par le comité des usagers.Le cas échéant, pourront s’y joindre trois représentants de la corporation proprietaire, deux représentants de l’université et un résident en médecine élu par ses pairs.Ces conseils d’dministration, dont la loi définit de façon exhaustive les pouvoirs et les obligations, devront se réunir au moins dix fois par année.Sauf exception, les séances seront publiques.En outre, ils tiendront, au moins une fois l’an, une séance publique d’information où ils soumettront leur rapport d’activités, leur rapport financier, feront part de leurs priorités et de leurs nouvelles orientations et répondront à toutes les questions qui leur seront adressées relativement à leur gestion.Les élections de représentants de la population en mars dernier, et les nominations qui ont suivi, ont donné lieu un renouvellement massif des membres des conseils.Dans le seul secteur des hôpitaux, 1200 des quelque 1500 nouveaux administrateurs en sont à leur première expérience.Pas tout à fait la réforme que souhaitait le ministre PHOTO PC Jean Francoeur L9 ENTRÉE en scène des nouvelles régies qui, à compter de demain matin, prendront la relève des conseils régionaux de la santé et des services sociaux n’entraînera aucun dérapage des coûts administratifs du système québécois.Le ministre est catégorique sur ce point.Il en donne l’assurance.Certes, il faudra ajouter quelques sous, mais dans l’ensemble cette partie de la réforme s’appliquera à l’intérieur des crédits déjà prévus à cette fin, réaffirmait M.Marc-Yvan Côté dans une entrevue au DEVOIR accordée la semaine dernière en prévision du jour J de la passation des pouvoirs des anciens aux nouveaux conseils d’administration.À ce propos, le ministre parle d’une « première bascule ».Car il y en aura une deuxième, le premier avril 1993, jour où seront allouées les premières enveloppes budgétaires que les régies régionales auront à distribuer aux établissements de leur territoire à partir du plan d’organisation des services qu’il reste à compléter et à faire valider d’ici là.Quant au développement des régies, le ministre l’entrevoit comme un phénomène évolutif.« On y mettra tout le temps qu’il faut », dit-il.Les régies s’implanteront en étroite symbiose avec le ministère.D’ailleurs, c’est déjà commencé.« C’est avec un effectif additionnel de 200 postes en provenance du ministère que les anciens conseils régionaux et les quatre nouvelles régies qui s’en détacheront pourront assumer leurs nouveaux mandats », dit M.Côté.Le ministère lui-même sera entièrement transformé selon un plan Le ministre Marc-Yvan Côté d’organisation qui vient tout juste de recevoir l’aval du Conseil du trésor.Le plan entrera en vigueur à compter du 2 novembre prochain.Il y est prévu que le personnel du ministère se réduit de 1042 à 842 postes.Les appréhensions devant les risques d’un dérapage bureaucratique avaient été alimentées à l’été 1991 par la diffusion d’un rapport de la Conférence des conseils régionaux qui estimait à pas moins 57 millions $ les nouveaux besoins des futures ré- gies.'Un calcul devant lequel le ministre s’était dit outré, tandis le directeur général de cet organisme, M.Norbert Rodrigue, interrogé par LE DEVOIR, s’efforçait de mettre ces chiffres en perspective en disant qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’argent neuf.Pour sa part, le directeur général du conseil régional de Québec, M.Roger Bertrand, exmembre de la commission Rochon, exprimait l’avis que les contraintes financières imposées aux régies sont tout à fait compatibles avec l’exercice de leur mandat accru.Déjà échaudé à plusieurs reprises au cours du débat sur le projet de loi 120 dont il pilotait le cheminement à travers le processus parlementaire, M.Côté ne craint pas non plus l’eau froide.Il est arrivé tout trempé sur les lieux de l’entrevue, un salon d’un hôtel du centre-ville où allait se tenir le lancement de la campagne du OUI.Il avait reçu sur la tête une furieuse averse, boulevard René-Lévesque, alors qu’il participait à un marathon de fauteuil roulant destiné à recueillir des fonds pour les patients de l’hôpital Saint Charles-Bor-romée.C’est avec un certain détachement qu’il parle aujourd’hui de cette réforme qui a mobilisé le plus clair de ses énergies depuis sa nomination comme ministre responsable de la Santé et des Services sociaux après les élections générales de l’automne 1989.Le contexte de l’entrevue ne laisse aucun doute sur son avenir politique.M.Côté a déjà dit clairement qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat électoral.Il dira par exemple qu’il ne la verra pas « de son vivant de ministre » ou, soit dit sans amertume, que c’est tel ou tel autre qui « récoltera les fruits » d’une mesure qui vient d’être mise en place.Jetant un regard rétrospectif sur l’ensemble de la réforme, il reconnaît volontiers qu’elle n’est pas tout à fait « ce que j’aurais souhaité » au départ.En cours de route, il y a eu beaucoup de « tirage de poignets » avec divers groupes, et non seulement les médecins.Il a fallu faire des compromis.C'est le cas notamment de la composition des conseils d’administration des établissements.Mme Thérèse Lavoie-Roux envisageait d’en réserver tous les sièges à des représentants de la population, à l’exclusion de toutes les personnes qui gagnent leur vie dans le réseau.Il a fallu en rabattre et se contenter qu’une majorité de sièges aillent à des personnes élues par la population ou cooptées par la suite.Quant au processus électoral de mars dernier, M.Côté soutient qu’il a donné lieu à une participation « assez extraordinaire » qui, dans plusieurs cas, a dépassé les prévisions.Ailleurs, « ce fut plus tranquille ».Mais il y a aussi eu des rates, il ne s’en cache pas.Il y a en a même qui ont voulu « tester le système » comme ils le disaient.« J’ai maintenant entre les mains un rapport complet de cette expérience, y compris plusieurs cas où les principes mis de l’avant ont été passablement écorchés.Ça, c’est peut-être le côté le plus déprimant de la chose.Je n’attendrai pas trois ans pour apporter les correctifs qu’il faut.» A cette fin, il entend procéder dès le début de l’an prochain à un nouveau tour de table pour compléter ce premier bilan.Le débat sur le financement est-il clos depuis la fin de la commission parlementaire en février dernier et les mesures annoncées par la suite, notamment en ce qui touche les services complémentaires ?À cela, M.Côté répond que l’effort qui a été fait cette année est considérable.« Tout le monde a été mis à contribution : les optométristes, les dentistes, les médecins, les établissements, les personnes âgées.Une opération de 250 millions $, c’est majeur.Je suis toujours convaincu que c’est le maximum que le système peut livrer actuellement, sans toucher à ce que la population considère comme des acquis.Le reste devra venir des mesures d’amélioration de l’efficacité et de l’efficience.» Il cite à cet égard l’entente conclue avec les pharmaciens sur le prix des médicaments qui pourrait entraîner à partir du premier janvier prochain des économies annuelles de 60 millions $.Il en va de même du paiement de l’acte professionnel — une grande première au pays.Jusqu’ici les pharmaciens gagnaient leur vie à vendre des pilules, « on les paiera maintenant pour ne pas en vendre ».Le dernier budget comportait aussi quelques millions de dollars, cinq ou six, destinés à encourager l’innovation dans les établissements qui, jusqu’ici, ne se bousculent pas aux portes pour en profiter.Tout en insistant sur le caractère très personnel de cette opinion, M.Côté estime que la solution se trouve dans une révision du « panier des services assurés », laquelle suppose au préalable un assouplissement de la Loi canadienne sur la santé (le fameux C-3).« Je suis convaincu, dit-il, que si quelqu’un au gouvernement réussissait à imposer un tarif de 5 $ pour chaque visite chez le médecin, une écrasante majorité de la population dirait : « Tout un homme, tout un homme, enfin en voilà un qui a compris.» Au passage, M.Côté admet volontiers que le choix de son successeur pourrait se porter sur une personne dont le tempérament sera complètement différent du sien.En matière de nouvelles technologies de la santé dont il contrôle le robinet, il se décrit — avec un humour qu’il retourne contre lui-même — « non pas comme un expert, mais comme un gars qui essaie de vendre des choses, et à qui à l’occasion essaie aussi de les comprendre ».TOURISME D ’AFFAIRES RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 PARUTION le 16 octobre DANS Date de tombée: 9 octobre 1992 LE DEVOIR Le 16 octobre 1992, LE DEVOIR publiera un cahier spécial Tourisme d’affaires.Au sommaire: • Avantages respectifs des grands hôtels et auberges pour la tenue de colloques et congrès • Transport aérien: les classes Affaires de l’avenir • Évolution de la bureautique destinée aux voyageurs d’affaires • Portraits de femmes d’affaires qui voyagent souvent • Trains et clientèle d’affaires: la stratégie d’Amtrak et de Via; la problématique des TGV en Amérique du Nord et au Canada • Voyageurs d’affaires et impôts • Libre échange nord-américain et voyages d’affaires • Tourisme d’affaires à Montréal: principales clientèles et tendances • Stratégie de développement des aéroports de Montréal • Grands congrès internationaux à Montréal et à Québec.# B-2 ¦ Le Devoir, mercredi 30 septembre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ehe colocataire 7 h 10.t h JO 2: La mort rout ra al «an 7 h 20.9 h 30 3: Uns ligua an juçon 7 h, 9 h 30 4: Chérie j'ai gonflé «a ASTRE I: (849-J458) - Thé LmI of Iho Mold-Mna 7 h.9 h 20 II: Wno/e* 7 h 10.9 h 10 III: Sneakara 7 h, 9 h 30 IV: ting* WlMa Ra- mala 7 h 10.9 h 20 BERRI I: (949-3450) - La dtem/er de Larry Tremblay, m.en a.René Richard Cyr, du 1f aapt.au 4 oct.du mar.au sam.è 20tv, et le dim.ê 15h.THEATRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (288-3161)— .The Guld Sisters > de Michel Tremblay, m.en s.Michael Boyd, du 1er au 25 oct.THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— .Six personnes an quête d'auteur • de Pirandello, m.en s.André Brassard, du 29 sept, au 24 oct., mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21 h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— < Mensonges > de Paul Wheeler, m.en s.Sophie Clément du 21 sept, eu 17 oct.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique, 200 Vincent-d'lndy, Montréal— Salle B 484: Concert de Patrick Healy, note, et Louise-Andrée Baril, piano, oeuvres de Reinecke et Muczynski— 2e partie: Le Trio K Tout Vent, oeuvres de Muczunski, Kummer, Baines.De Lorenzo et Joplin.P » sept, i 20h.LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Le Théitre Ou Trident présente • Familp d'artistes ¦ de Kado Kostzer et Aitredo Arias, m.en s.Alexandre Hausvatsr, du 29 sept, eu 24 oct.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St Jean.Québec (418-694-9631)— < Deux tangos pour toute une vP • de Marp Laberge, m en s.Denise Verville, jusqu’au 10 oct., mar.au sam.é 20h.gj IFAMOUS PLAYERS Les Films du Crépuscule |{»| VERSAILLES® Rive Gauche PARISIEN •«“» 480 SI» Catherin» O l*\ 10 2 50 4 35 6 '0 M5 9 35 Enchanted LOEWS ID0RVAL 954 Si» Catherin» O W | ?60 A»e Oorval W '5 3 '55 15 7 159 '5 Tout l«* SO"» 7 10 *am Q.m 1 10 3 10 5 10 7 10 ( atherinc Deneuve Viril eut l»ere/ INDOCHINE II 11 —M * 00 4 K B 00 To ,5 es »0'*l6 ’0 9 ' sa'" d m mar i2 10 3 ’0 6 '0 9 V, T'.,s as sd ’*6 00 900 »am fj n • ;• % ) oo f 00 9 00 2M DOQEURl CENTRE EATON ™ 705 Sla Catherine O (S ¦ 2 20 2 30 4 4 5 7 00 9 15 FRANCOEUR: B EXIT POUR NOMADES PARISIEN 480 Sla Caiherln* O 12 40 2 20 4 00 5 50-7 30-9 15 PARISIEN 480 Sla Catherin* O W C* ’2 30 3 00 5 30 8 15 45 4 15 6 45 9 25 Tou» 1st »0'»» 6 45 9 20 »am d.m i 35 4 10 6 45 9 20 I— Tou» I«s tort* 6 45 9 20 »am dim m»r 1 20 4 ’0 6 45 9 20 COUCHE TARD »am 11 53 Tou» )s»»o Le TVA Ç éd.18 hres Jeopardy! Loto-Qulz Cinéma : 4M» qui eat Harry Crumb ?-Am.89 Avec John Candy et Jeffrey Jonet Benny Hill AdUb LeTVAg réseau TVA g sports Mongraln dese œSSET1 PulteÇ e-i- -i i * traenanm** Tonight Seinfeld g Untolved Mysteries g Beverly Hills g Civil Wars g News g Lottery News Arsenk>g Hall Show ra TV5(TéM •TU Francophone* Montagne H— rhiffrna LrcS uiITTTci at dn lettres Journal deTF1 Vision 5 Geopolis La chambre des dames La chance aux chansons D'un soleil àl'sulri Journal d*FR3 Geopolls Patte- Partout IWeMfYiCe Le Clap Conaommaction Vita tardé g L'autre télé, l'autrevIsJon Tétéservtce Pause musicale HESS’"* Musique vWÏo Fax: L'Intoptu* Projection Musique vidéo Rock en buHe Rockambolesque - le quiz (1?) WVNY(ABC) ^ Burlington New* New» g Star Trek g The Wonder DoogleÇ Years g Howser, md HomaQ Improtsmort Laurie g Hill Civil Wars g News Nigh»» g Married g teUh rhUrlran wiwi cniwren 19h / Spotlight / Peêar Gabriel Fax Cinéma : Don't Knock the Twit! Vkleoflow /îâô) VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeiLLehrer NewthourE?The Nightly Butlnett Julia Child and Company Live from Lincoln Center/New York City Opera : Cavallerta Rustfcana/Pagllacd Cinéma : Carmen -Esp.83 Avec Antonia Gadés et Laura de! Sol *3® Montré* La guerre de* dan* Sonia Benen h Cinéma : La malton dejide-ft.88 Avec Jacqueline Blsset at Vincent Perez 24/24 La Grand Journal Sport* plus Sports phis extra Cinéma (Kf) wcfe taZJ (pbs) Newton'» Appitq The Nightly Business (M The MacNeikehrer Newthourg Uve from Uncoin Center/New York City Opera : Cavallerta RusDcana/Pagilacci Emmerdale Farm Jerusalem : Bridge to peace 20.9 h ».mar 12 h 48, 3 h.5 h 10.7 h 20.9 h » IV: Confessions perverses 7 h 25.9 h M.mar 1 h.3 h 10.5 h 20 7 h 25.9 h M V: Rock'n Nonne 7 h 10,9 h M.mar 12 h 46.2 h 46,5 h.7 b 10 9 h » VI: Captain Ron 7 h, 9 h 10, ma; 1 h.3 -h.5 h, 7 h.9 h 10 CINËMA QUÉBEC CINÉMA LIDO: - La dentier dee Mohkane 18 h 48, 21 h 10- Christophe Colomb 18 h 48— Jeune lemme cherche oo/ooeteWwTI h 10— Lune de miel é Vegas 19 h— Contestions perverses 21 h 10- Le aang dee Innocentait h 45,2i h 10 LE CLAP: (660OAP)- Betty 12 h », 17 h.21 h 30-TWfnPMrta14h»,19h GALERIES CAPITALE 1: (625-2466)- Singlet 7 h 15.9 h 20- I.P.S.8 h 40.9 h 15- Un coeur en hiver! h.ih M— Le petit prtnoe a dlll t\ 10,9 h 25- Indochine 8 h 15- Rock'n Nonne 7 h 20.9 h 30 PLACÉ CHARÉST: (529-9745)- L# dernier doc Mohloen» 13 h ».18 h.19 h.21 h 30— Sac* Instinct 13 h.19 h 10, 19 h.21 h 40— Luna da m*l é Vagaa 12 h 30.14 h 20.16 h 30 19 h 20,21 h 26- U mort roua va al b*n 13 h 45,19 h 25- Sneakara 15 h 56, 21 h 40- L’ee-prR da Ca* 12 h 45.15 h, 17 h, 19 h 26,21 h 30— La aang daa Innooané* 14 h, 17 h, 19 h ».21 h 50— Jaune *mma cherche oo/ooete/rw 13 h 15,16 h, 19 h 16.21 h 40- Céllbelalree 13 h », 15 h », 19 h», 21 h 20 PLACÉ QUÉBÉC 1t (625-4524)- Molière 8 h 46— Cyrano de Bergerac 8 h 15,9 h.STI-POY 1: (666-0692)- Sleds Runner t h 50,9 h 15— Innooenl Stood 6 h », 9 h 15- Con-teeslona perverses ! h M.9 h 20.EN BREF.Nouvelle conservatrice LOUISE DÉRY vient d’être nommée conservatrice en chef en art contemporain au Musée des beaux-artrs de Montréal Spécialiste de l’art contemporain canadien et étranger, Mme Déry a été notamment directrice du Musée de Rlmouski et conservatrice de l’art actuel au Musée du Québec.Elle entrera en fonction au mois de novembre.Baroque et classicisme L’ORCHESTRE symphonique de Montréal Inaugure sa série Baroque et classicisme avec le groupe Slnfonletta formé d’une quarantaine de musiciens de l’OSM demain et vendredi à 19 30 à la basilique Notre-Dame.Au programme : des oeuvres de Stravinsky en préparation à un enregistrement des oeuvres de ce compositeur.Danse à Desjardins UNE EXPOSITION de costumes contemporains utilisés lors de spectacles des trois dernières éditions du Festival de la nouvelle danse est présentée jusqu’au 4 octobre au Complexe Desjardins.On présente aussi plusieurs spectacles de danse gratuits le midi.Bourses Rideau 1993 LES LAURÉATS des bourses Rideau qui ont été décernées subséquemment à Jean Duceppe, à Jean Lapointe et à Rita Lafontaine seront connus entre le 16 et 18 février 1993 et les candidatures sont acceptées jusqu’au 16 octobre.Ces prix sont décernés respectivement à un partenaire privé ou public dont le soutien à une nouvelle activité de diffusion du spectacle au cours de l’année a contribué à développer de nouveaux auditoires ou à accroître la participation du public, à un diffuseur de spectacles, à une compagnie artistique.Renseignements auprès de Marie Daveluy au 982-6156.MUSIQUE CLASSIQUE I CH SOIR.MERCREDI 30 SEPTEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • suite de Casse-noisette (Tchaikovsky) • Petite musique de nuit K.525 (Mozart) • sonate K.380 (Scarlatti) • préludes op.32 nos 5 et 12 DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour piano no 1 (Beethoven) • suite en sol mineur BMW 1070 (J.S.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 A SURVEILLER Ce soir à 20 h, .La communication à travers les âges, de mille et une manières », par Claude Sutto, à l’Auditorium Saint-Albert-le-Orand, 2715, chemin de la Côte-Ste-Catherine.Rens.: 332-4126.¦ La Société de géographie de Québec vous convie à une conférence de M.Pierre Bourque intitulée : « La Biodôme de Montréal : Premier Jardin-musée du 21e siècle », ce soir à 20 h, au Collège St-Charles Garnier, salle Jean-Paul Tardif, 1150 rue St-Cyrille ouest à Québec.Rens.: (418) 522-8774.¦ Ce soir à 19 h 30, l'Association gnostique d'études anthropologiques et culturelles de Montréal présente une conférence gratuite intitulée : « Le secret de la pierre philosophale», au 4011 rue Parthe-nais à Montréal.Rens.: 596-1201.¦ Aujourd’hui à 13 h 30, le Centre d’éducation et d’action des femmes, situé au 1468 rue Fullum à Montréal vous invite à un café-rencontre sur les plaisirs d’amour.Rens.: 524-3901.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence intitulée : « Qu’est-ce que l’Ordre de la Rose-Croix ?», au 4350 rue St-DenLs à MontréaL Rens.: 274-8911.Ce soir à 19 h 30, la Bibliothèque Philippe-Panneton, 4747, boul.Arthur-Sauvé à Laval-Ouest vous convie à une causerie sur les différentes approches thérapeutiques, donnée par Mme Marie-Solange Sylvestre.Inscr.: 662-4007.¦ Le Club d’ornithologie d’Ahuntsic vous invite à vous joindre aux membres pour une excursion dans le parc de llle-de-la-Visitation, le samedi 3 octobre.Le point de ralliement est le chalet du Parc, au 2425, boul.Gouin est (près de la rue de Lille) à 8 h.Rens.: 337-3287.¦ Le Centre d’action SIDA Montréal offre des sessions de groupes pour les femmes atteintes du VIH/SIDA, ainsi que pour les amis et la famille.Ce service est offert en français et en anglais.Rens.: Barbara ou Kathryn au 954-0170.¦ « Quelles perspectives pour l’Europe au lendemain de Maastricht ?».La Chambre de commerce française au Canada vous invite à venir écouter M.Raymond Barre, ancien premier ministre, député de Lyon, le mardi 6 octobre à 8 h, à l’Hôtel Quatre Saisons, salon Saison B.Réscrv.: Mme Frédérique Lassalle au 281-1246.¦ Ce soir à 20 h, la Société de philosophie de Montréal vous convie à une conférences de Jean-Luc Marion sur le thème : « Le phénomène saturé : une hypothèse phénoménologique », à l’UQAM, salle AMO50 du Pavillon IIubert-Aquin, 405 rue Ste-Catherine est.Entrée libre.Rens.: 279-9200.¦ Ce soir à 20 h, conférence sur le signe astrologique « La balance », profil psy chologique, caractère et personnalité, au 1631 rue St-Denis à Montréal.Réscrv.: 848-0553.¦ L’envers du décor : la réalisation de téléromans avec Pierre-Jean Cuillierier, réalisateur et Denise Paré de la Société Radio-Canada, ce soir à 19 h 30, à la Bibliothèque municipale de Brossard, 3200, boul.Lapinière à Brossard.Rens.: 926-7912.¦ L’Institut des conseillers en organisation et méthodes vous convie à un déjeuner-conférence sur le thème : « Les nouvelles règles de la mondialisation » avec M.Guy Stanley, le mardi 6 octobre, à l’Hôtel Méridien, salon Anjou.Réserv.: 923-1231.¦ Aujourd'hui de 13 h 30 à 16 h 30, au Centre des femmes du Plateau Mont-Royal, 5148 rue Berri, coin Laurier, rencontre-échange avec la notaire Manon Moison, qui vous parlera d'informations juridiques.— Brunch « Des couleurs», le dimanche 4 octobre dès 10 h 30.Rens.: 273-7412.¦ Cours offerts au Centre biblique du diocèse de Montréal sur l’« Initiation à la Bible », les 7,14, 21, 28 octobre; 4,11, 18 novembre.— « Résurrection et réincarnation », les 6,13, 20, 27 octobre; 3,10,17 novembre.Inscr.: 931-7311, poste 297.¦ Vous êtes malheureux et vous ne savez que faire pour aider un parent ou un ami alcoolique ou toxicomane ?Le Centre d’aide aux familles d'alcooliques et de toxicomanes (CAFAT) vous invite à participer à son groupe d’entraide, tous les mercredis de 19 h 30 à 22 h, au Centçe communautaire St-Joseph, 1450 Pie X, (coin Souvenir), Chomedey, Lava).Rens.: Huguette au 6866969.t « t C/.+:.B CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, mercredi 30 septembre 1992 ¦ B-3 CINÉMA /chronique Le marché du film sur la corde raide Alain Charbonneau DANS SON ÉDITION du 7 septembre, le magazine Variety divulgue quelques chiffres révélateurs au sujet du marché du film, cette plate-forme commerciale qui, on le sait, gruge une part importante des fonds du Festival des films du monde de Montréal et constitue l’une des principales causes de son déficit accumulé de plus d’un million de dollars.De 453 qu’il était l’an passé, le nombre de vendeurs du FFM de cette année aurait chuté à 177, tandis que le nombre d’acheteurs serait passé, lui, de 364 à 211.Cette baisse importante est due principalement, signale l’article, aux nouveaux frais imposés aux participants par la direction du marché (100 $ par semaine).L’existence du marché s’en trouve du coup menacée et, là aussi, la formule devra sans doute être modifiée, sous peine d’extinction à plus ou moins long terme.Décidément, l’âge d’or du FFM est bel et bien révolu .Festival du cinéma de Hong Kong DU 5 AU 13 octobre se tiendra à Montréal le Festival du cinéma de Hong Kong au cours duquel seront présentés 10 films en provenance des studios de ce fameux protectorat anglais.Au programme, parmi d’autres, Autumn Moon de Clara Law, primé récemment à Locamo, Actrice de Stanley Kwan, une biographie filmée de l’actrice Ruan Lingyu qu’on surnommait dans les années 30 la « Garbo chinoise », Justice, My Foot ! qui occupe actuellement la première place au box-office de Hong Kong, Once Upon A time In China, ou la rencontre fortuite sur un écran du film de kung fu et du western-spaghetti et une parodie des films d’arts martiaux des années 60 intitulée 92 The Legendary La rose noire et déjà promue film-culte là-bas.Une occasion de découvrir de nouvelles histoires de fantômes chinois et de se prendre le pouls, par cinéma interposé, d’une société à la veille de connaître de grands bouleversements politiques.Les représentations auront lieu à la salle de l’ONF, ainsi qu’à la Place des Arts.Au Goethe-Institut.AU COURS DU mois d’octobre, le Goethe-Institut de Montréal présente une sélection de 10 oeuvres cinématographiques qui ont été produites avec la participation financière du Filmbüre Nordrhein-Westfalan, un organisme culturel autogéré par des cinéastes allemands indépendants.Conçue pour témoigner de la vitalité du cinéma allemand de la région du Land, cette sélection, intitulée Le paysage cinématographique du Land delà Rhénania-du-Nord-Westphalie, regroupe des films en tous genres, du thriller futuriste ( The Eighth Day, le 15 à 20 h) au conte de fée moderne ( Heads on Fire, le 1er à 20 h), et du documentaire écolo ( The Alaska Syndrome, le 2 à 18 h 30) au documentaire historique ( Blockade, le 9 à 18 h 30).Pour connaître le programme complet, consulter l’horaire du Goethe-Institut.Avis aux intéressés, il n’y aura qu’une seule représentation pour chaque film.Cinéma québécois à l’étranger LA VILLE de Namur, en Belgique, tient présentement, et jusqu’au 3 octobre, la 7e édition de son Festival international du film francophone, et le cinéma québécois y est évidemment représenté.La Sarrazine de Paul Tana et Aline de Carole Laganière figurent au nombre des films projetés en compétition officielle, de même que le long métrage de Mario Dufour sur le sida, Mortel désir, dans la section documentaire.Sont aussi présentés, dans diverses sections hors concours, Montréal vu par., La vie fantôme de Jacques Leduc, 67 bis, boulevard Lannede Jean-Claude Labrecque et Tirelire, combines et Cie de Jean Beaudry.Enfin, Michel Côté et Louise Baillargeon sont membres du jury officiel.Trois salles remplies d’horreur ! d'après la Presse canadienne POUR tous ceux et celles que le genre ne rebute pas, deux promoteurs préparent un Festival international du cinéma fantastique, du 16 au 31 octobre.Le festival ouvrira avec Meet the Freebies, du Néo-Zélandais Peter Jackson, ont indiqué en conférence de presse Roland Smith et Sylvain Krief, qui ont pu retenir trois salles Famous Players du centre-ville, à Montréal.Parmi les films sélectionnés, on retrouve Braindead, The Footstep Man, Hellraiser III, Eslacion Central, The Toxic Avenger (1, 2 et 3), Rabid Grannies, Surf Nazis Must Die et Bad Taste.Il y a aussi Concorde, de l’Américain Roger Corman, qui tartinait du film de motards il y a un quart de siècle, ainsi que Brain Damage et Basket Case (1,2 et 3), de Frank He-nenlotter.La plupart des films, prêtés par leur producteur ou distributeur, signale Roland Smith, ne sont pas sous-titrés en français; le plein tarif adulte sera 6$ après 17 h 30, 4$ avant.Baptisés les Freddys, les prix doivent etre remis le samedi 31, soir de l’Halloween, avec retransmission prévue à la chaîne câblée Musique Plus.Le Festival du nouveau cinéma et de la vidéo revenant à ses dates usuelles, du 15 au 25 octobre, la question a été posée de savoir s’il y en a trop.« Il n'y aura jamais trop de festivals à Montréal, a lancé M.Smith.Si vous êtes satisfaits de la programmation des deux grands circuits (Fa- mous Players et Cinéplex Odéon), di-tes-le moi.Moi je ne le suis pas.» Aucun des deux promoteurs ne savait quel film sera programmé le lundi 26 octobre, jour du référendum national sur la constitution.LES PHARMACIES Cumberland auront leur propre radio à compter du 15 octobre, qui déversera musique et publicité sur ses clients.Une entente ave 10 câblodistributeurs, incluant Vidéotron, permet la retransmission en circuit fermé de Radio Cumberland.Les studios de la radio seront installés à Dorval et desserviront les 48 établissements du Québec, en français, et de l’Ontario, en anglais.La direction de Cumberland entend également utiliser la radio pour diffuser des cours de formatoon à ses employés.Les fournisseurs de la chaîne y auront aussi accès afin de bénéficier d’un « véhicule de communication sans les contraintes des formules courantes de la publicité de produit», expliquait M.Joe Bassal, hier, vice-president de Cumberland.« Nous sommes les premiers à éliminer la musique d’ascenseur », a-t-il ajouté.Les messages aux employés seront diffusés principalement durant les heures de travail précédant l’ouverture des établissements afin que les clients entendent surtout de la musique.Cumberland espère que cette initiative la placera dans une position avantageuse pa rapport à ses concurrents.Elle est jumelée à une imposante campagne publicitaire sur l’intérêt que Cumberland porte au bonheur de ses clients.ARTS VISUELS Rapprocher l’art actuel d’un plus vaste public Marie-Michèle Cron D’ABORD, il y a eu une photo parue dans les quotidiens (qui en a fait aussi sourire plus d’un), puis une conférence de presse dans un espace industriel qui ressemblait à un loft branché new-yorkais, des affiches lézardant les palissades de la ville, une pochette de presse vernissée où l’accent était mis sur le directeur de la galerie plutôt que sur les artistes qu’il représente.Mégalomane pour les uns, énigmatique pour les autres, Michel Tétreault s’apprête à «bouleverser le milieu des galeries d’art » à Montréal et pour ne plus faire peur aux passants, remplacer le mot contemporain qui définissait sa galerie par celui, plus emphatique, d’international.« Juste le terme contemporain devient un blocage psychologique pour les gens explique-t-iL Ceci n’est pas négatif maisi il faut en être conscient.L’art ne peut être réservé uniquement à ceux qui soi-disant en possèdent la clé.Jë pense que celle-ci peut être accessible à beaucoup plus de gens, en tout cas à ceux qui ont la capacité intellectuelle de s’interroger, mais il faut tout simplement leur donner les moyens de la trouver.En essayant de changer la formule traditionnelle d’exposition, j’essaie d’amener les gens à trouver cette clé, ce qui ne se fera pas instantanément bien sûr car il y a un apprivoisement, un apprentissage à faire à ce niveau.» Depuis 1982, date d’ouverture de sa première galerie sur la rue Saint-Denis, puis de son réaménagement dans de plus vastes locaux sur Beaudry qu’il quitte définitivement aujourd’hui pour s’installer sur la rue Prince dans le Vieux-Montréal — qui servira aux expositions temporaires et à la réserve — Michel Tétreault a décidé de renouveler le concept du vernissage et du lieu d’exposition pour accélérer les choses et éveiller les gens à l’art qui se fait ici.Tout ceci d’ailleurs ne se fait pas sans l’aide de l’agence de Communications Simpson qui a mis en marche la gargantuesque machine du marketing pour opérer la mise en marché de la Galerie Michel Tétreault Art Michel Tétreault International.Mais impossible d’en savoir plus sur cette entreprise de réhabilitation de l’Art actuel dont l’effet de surprise est le leitmotiv préféré.Ainsi, il faudra se rendre (sur invitation seulement) le 1er octobre au 46e étage de la Tour IBM-Marathon (1250, boul.René Lévesque ouest, à 18 h 30) pour couvrir l’é- vénement Point de vue sur l’art qui sera ouvert au grand public, les 3 et 4 octobre prochains de 11 h â 17 h.L’année 1992-93 sera émaillée d’autres projets de ce type, dans des endroits différents, ainsi que de cinq grandes expositions qui incluront les artistes de la galerie et des artistes venus de l’étranger.« Il y a divers moyens à prendre pour faire apprécier l’art actuel dit Michel Tétreault Quand on regarde toutes les autres facettes de l’art, que ce soit le théâtre ou le cinéma, on en parle beaucoup, il y a là une mise en marché évidente.En arts visuels, tout ceci est un point faible comme si on avait pour d’en parler.11 faut utiliser tous les modes de communication nécessaires au développement des arts visuels.En Europe, aux États-Unis, cela se fait beaucoup plus qu’ici car il y a une prise de conscience au niveau de l'engagement de certains partenariats.C’est une question de visibilité.L’art doit, à mon avis, rendre cette communication plus simplement, et je pense qu’en cette fin de siècle, il va rapprocher les gens et replacer certaines valeurs.L’art doit faire partie du quotidien, s’infiltrer plus dans les lieux publics.Le public ne réagit plus aux traditionnels vernissages, et en faisant des événements sporadiques, dans un temps très court, cela va piquer sa curiosité et le forcer à se déplacer.» D’après Michel Tétreault, c'est un travail de longue haleine, autant pour lui, que pour le public, qui sans référence, sans documentation, est un peu perdu dans un art qui s’écrit et se construit en même temps que l’histoire.Mais on se demande comment le galeriste va procéder pour mettre nos artistes dans leurs poches et justifier le terme « international » qu’il s’est alloué.« Le problème ici est qu’on ne croit pas en nos artistes renchérit-il.J’ai toujours voulu démontrer, dès le début, que ce qui se faisait ici était de calibre international sans vouloir, mais d’aucune façon, parler négativement de ceux qui sont allés chercher des artistes étrangers pour les présenter ici.Je ne l’ai pas fait car, au départ, je voulais former un groupe, un noyau d’artistes qui soit reconnu et après 10 ans, je pense que j’ai réussi ce pari.Après avoir établi des contacts et des échanges dans les foires internationales, je suis prêt à accueillir des artistes d’ailleurs, mais je ne veux rien dévoiler tout de suite.» Est-ce que les sceptiques vont être confondus ?Droits d’auteur et « culture active » Paule des Rivières LA MINISTRE des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, souhaite qu’Ottawa la consulte avant d’adopter sa nouvelle loi sur les droits d’auteur.Cette loi fait présentement l’objet d’une révision à Ottawa.Sans ajouter comme tel un autre dossier à la liste dont elle espère entretenir prochainement son homologue fédéral, M.Perrin Beatty, Mme Frulla-Hébert profite des espoirs d’harmonisation inclus dans l’entente constitutionnelle de Charlottetown pour demander « que l’on entende nos priorités sur les droits d’auteur ».En fait, plus que des droits des auteurs, il est question ici des droits des producteurs et des interprètes, appelés droits voisins.Il est aussi question de la copie privée, à savoir s’il faut imposer donner une redevance aux artistes pour chaque cassette audio ou vidéo achetée, et qui sert souvent à copier illégalement une oeuvre.Mme Frulla-Hébert a exprimé ses souhaits hier à l’ouverture du congrès de la Fédération internationale des acteurs (FIA) qui réunit 150 délégués de 42 pays et qui discute, justement, de droits d’auteur et de droits voisins, qui n’ont pas suivi l’évolution des technologies.« Je souhaite que le gouvernement du Québec puisse participer aux discussions avec le gouvernement fédéral à qui incombe la responsabilité de légiférer avec les differentes associations professionnelles», a dé- claré Mme Frulla-Hébert.Ottawa procède présentement à une révision de la loi sur les droits d’auteur pour en moderniser les dispositions.Un comité consulate que préside un fonctionnaire du ministère des Communications et sur lequel se retrouvent les porte-parole de l’industrie et des artistes, examine présentement les moyens d’améliorer cette loi et Ottawa laisse miroiter la possibilité d’une nouvelle loi cet automne.Mais les milieux d’artistes, québécois comme canadien, y croient de moins en moins.D’autre part, les participants au Congrès de la Fédération internationale des acteurs a eu droit hier à une devinette qui en a fait frémir plus d’un, entendue devant le Congrès américain plus tôt ce mois-ci, et reprise il y a quelques jours sur les ondes de CBC.Quelle est la différence entre le yogurt et le Canada ?Et bien, le yogurt contient, lui, une culture active.C’est le président de l’Association de l’industrie et de l’enregistrement des États-Unis, M.Jay Burman, qui a utilisé cette métaphore profonde devant les Congrès pour s’attaquer à l’exonération culturelle incluse dans le nouvel accord de libre-échange.M.Burman fait partie d’un lobby qui tente d'arracher au Congrès la garantie que les États-Unis pourront prendre des mesures de rétorsion lorsque l’exonération sera invoquée.Cette mesure permettrait à un distributeur américain de réduire le nombre de films canadiens projetés dans ses salles s’il se voyait lui-même refuser un accès illimité ici.PHOTO JACQUES GRENIER Liza Frulla-Hébert, ministre des Affaires culturelles.Les syndicats d’artistes du Canada, du Mexique et des États-Unis présents à Montréal ont unanime- ment condamné « les déclarations insensibles et empreintes d’ignorance » de M.Burman.Bon.à faire dormir Rêves multicolores Carmen Campagne Oak Street Music Pascale Pontoreau ALORS QUE plusieurs se gargarisent de la réussite des auteurs québécois en littérature jeunesse, le marché du disque pour enfants tente vainement de faire une percée.Derrière les gros canons français et anglophones, le Québec fait figure de parent pauvre.Pourtant les petits aiment tout autant qu’ailleurs vocaliser sous la douche et se dandiner en cadence.Alors quoi ?Peut-être tout simplement un manque d’artistes prêls à se consacrer à une musique qui n’est diffusée nulle part ailleurs que dans les chaumières.Pourtant avec le baby-boom qui sévit actuellement dans la belle province, le nombre de parents en peine d’endormir leurs bouts de chou risque d’augmenter dangereusement.Et avouez qu’il est bien plus sympathique de fredonner — même affreusement faux — une comptine ances- trale que de se contenter de boîte à « musique » (sic) qui serinent ad nauseam la Berceuse de Brahms.Avec « Rêves multicolores », Carmen Campagne signe un troisième album pour enfants dans la même veine que son premier Lullaby Berceuse réalisé en 1987, un duo avec Connie Kaldor.À la différence de son deuxième Une voix pour les enfants sorti en 1989, qui a reçu le Juno du meilleur disque pour enfants de l’année et un Parent’s Choice Award aux États-Unis tant par son originalité que par son énergie, Rêves multicolores s’attache plus aux traditions.« J'ai voulu faire un disque qui touche autant les enfants que les parents et les grands-parents, un disque que tout le monde peut chantonner » explique Carmen Campagne.Quoi de mieux que d’interpréter des berceuses traditionnelles que l’on annone presque par coeur depuis notre première layette.Aidée par sa fille de six ans Stephanne, et de son p’tit gars de trois ans Jean-Yves, Carmen Campagne s’attaque à ses Rêves multicolores refaisant une beauté aux indémodables « Dodo l’enfant do », « Meunier tu dors » ajoutant quelques morceaux composés pour l’occasion, ainsi que des berceuses d’origines variées comme un canon israélien qui est des plus mélodieux, une Berceuse créole ou « Arrorro mi nin-o » un chant espagnol.Le tout brillant par son calme et sa douceur.De grands-parents Français et de parents francophones de l’ouest, les enfants Campagne — ce n’est pas un pseudonyme, mais devinez où ils vivaient avec un nom pareil ! — ont été éduqué entièrement dans la langue de Molière.Pas facile quand on demeure dans le pittoresque village de Willow Bunch.« Nous n’avions pas tellement de mal à vivre exclusivement en français à cette époque.D’autant que la ferme où nous‘habitions était éloignée du bourg.On se sentait vraiment à part ».Après avoir quitté le groupe Folle Avoine qui réunit musicalement la famille Campagne, Carmen part enseigner le français aux écoliers de Winnipeg au Manitoba pendant que frérot et soeurettes forment Hart Rouge.Même si elle a totalement délaissé son emploi d’institutrice, Car- men Campagne ne regrette pas cette période.« L'enseignement m’a apporté beaucoup de choses.Entre autres, j’ai appris comment captiver l’attention d’un jeune public.Par exemple, un spectacle ne doit jamais excéder 50 minutes.Les enfants doivent pouvoir bouger, s’amuser, faire du bruit ».En ce sens, Rêves multicolores a peu de chances d’être chanté sur une scène devant des bambins en pleine forme, au risque de les voir se transformer en somnambules.Chanson qui donne son titre à l’album, « Rêves multicolores » semble le morceau le plus achevé.La musique de Paul s’accorde parfaitement aux paroles de Suzanne — chez les Campagne, rien ne sort de la famille ! — on y retrouve des harmonies plus accessibles et plus sobres.Et — joie des parents — les mélodies s’y retiennent plus facilement que sur les autres morceaux.Dans l’ensemble, Rêves multicolores devrait séduire les parents qui ne parviennent pas à endormir leur petit dernier, autant que ceux qui veulent calmer les plus vieux en voiture. B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 30 septembre 1992 CULTURE ET SOCIETE ARTS VISUELS Chaises signées et argenterie anglaise envahissent le Musée des Arts décoratifs DES CHAISES et des pièces de mobilier en bois courbé du concepteur américain Frank Gehry, des pièces d’argenterie anglaise de la collection d’Omar Ramsden sont autant de curiosités exposées présentement au Musée des Arts décoratifs de Montréal jusqu’au 15 novembre.L’architecte d’origine canadienne Frank Gehry a réalisé plusieurs édifices publics et privés en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.Le mobilier innovateur qu’il propose dans l’ancien Château Dufresne explore la solidité et la flexibilité des lamelles de bois et leur utilisations possibles dans les structures de mobilier en bois tressé.Cette recherche imaginative qui prête aux matériaux naturels traditionnels des formes ori- finales témoigne de ce que pourra tre le désign des années 90.Les chaises signées Gehry sont d’une conception inédite, peu coûteuse à fabriquer, légères, confortables et esthétiques.L’utilisation du bois lamellé de préférence au bois massif dans la technique du bois courbé et son traitement dans le mobilier tirent leur origine des meubles d’Alvar Aalto qui ont fait école dans les années 30 de même que ceux de PHOTO FRANK TANCREDI JL _ JL : KyfS fi Candélabres de la collection d’argenterie anglaise Ramsden & Carr.Charles et Ray Eames dans les années 40.Reconnu pour son utilisation de matériaux industriels inusités dans une architecture au caractère sculp- tural, Gehry a conçu des édifices démontrant également l’attention particulière qu’il porte au confort des utilisateurs ainsi qu’une volonté de faire écho à l’environnement de la culture ambiante.Dans un article du New York Times paru en novembre 1989, le critique d’architecture Paul Goldberger commentait ainsi le travail de Gehry : « Ses édifices sont des essais éloquents sur les formes géométriques fondamentales.Du point de vue esthétique ils comptent au nombre des oeuvres architecturales les plus profondes et intelligentes de notre époque.» Quant à l’exposition d’argenterie anglaise, elle représente quatre décennies dans la production du grand orfèvre londonien Omar Ramsden (1873-1939).11 s’agit de cinquante vases, coupes et gobelets, récipients à boire, candélabres, services à thé, boîtes, bols et encriers.Bref des objets variés et d’utilité courante collectionnés par Vivian et David M.Campbell de Toronto.Ceux-ci ont constitué plusieurs collections et ont fait des dons à de nombreux musées nord-américains.Le musée des Arts décoratifs a notamment bénéficié de cette générosité.Ramdsen fut formé dans le style mis en vogue par le mouvement Arts and Crafts et il est resté fidèle à ce style jusqu’à la fin de sa carrière.Pendant plus de 40 ans, soit de 1898 à 1939, l’atelier londonien de Ramdsen a produit d’élégantes pièces d’argenterie pour une clientèle aisée d’amateurs d’art anglais.Soulignons que le mouvement Arts and Crafts est né en Angleterre à la fin du 19e siècle, en réaction contre les conditions de production en usine et la piètre qualité du design des objets fabriques en série.Le Musée des arts décoratifs de Montréal (Château Dufresne) est situé au coin de la rue Sherbrooke et du boulevard Pie IX et il est ouvert du mercredi au dimanche inclusivement de 11 h à 17 h.En plus des expositions invitées, on peut voir les meubles et objets ayant appartenu à la famille Dufresne.Le musée comprend aussi une importante collection d’objets d’arts décoratifs internationaux créés entre 1935 et nos jours.Le musée présente également des expositions temporaires sur les arts décoratifs et l’architecture du 20e siècle, le verre, les textiles, l’ameublement, la céramique et la photographie.PHOTO JA Y AHREND Fauteuil de bois d’érable lamellé et courbé, une oeuvre de Frank Gehry.TÉLÉVISION Rolande Allard-Lacerte Les choix d’une nation ?En novembre! TÊTE À TÈTE, c’est le titre évocateur qui coiffera les entretiens de Lise Payette avec une trentaine d’invités de son choix.Tous les dimanches, à compter du 11 octobre (20h 30, T.-M), elle va ouvrir le guichet de son confessionnal, l’oreille attentive aux « Ma mère, je m’accuse.ou me vante » de ses pénitents et confidents.Quand les interlocuteurs qui se font face sont tous deux dotés d’une forte personnalité, que leur vie respective est intense, riche, que la culture et la volubilité sont au rendez-vous on peut attendre de ces rencontres gu’elles provoquent des étincelles.A tout le moins de l’intérêt.(Nul n’a oublié les passionnantes entrevues de Fernand Séguin au Sel de la semaine et il serait fort heureux que, prenant prétexte de son 40e anniversaire, Radio-Canada nous présente in extenso celle avec Jean Rostand, par exemple, un chef-d’oeuvre du genre.) Lise Payette a du métier, elle sait sonder les reins, les coeurs et la vanité, mesurer les ambitions, cerner les qualités et les faiblesses de ses vis-à-vis et c’est à Télé-Métropole qu’elle reprend le côté confortable du micro dans le rôle d’intervieweuse.Céline Dion est sa première invitée et ce choix initial étonne un peu.Certes la petite colombe a quitté son nid, elle vole maintenant F - très haut dans le ciel des stars internationales, on l’a même vue récemment, depuis les remparts de Séville — là même où sévissait la célèbre Carmen — faire un appel du pied non équivoque aux siens.Se tordant les mains à la manière de Lady Macbeth elle lançait, via satellite, un cri déchirant, pathétique : « Faut pas que le Canada se sépare, ça s’rait effrayant.» Ce message pré-référendaire, assorti de tous les trémolos d’usage, cet appel à la nation n’a pas manqué de susciter quelques remous chez ses fans même si le jour suivant elle a semblé s’en repentir.L’entrevue avec Céline Dion sera-t-il uniquement interrompu de messages publicitaires ou y aura-t-il, pour meubler l’espace, des intervalles musicaux qui permettront à la vedette d’illustrer, avec des mots qui sonnent, son cri du coeur en chantant Where does my adio au boulot lïoMFMr ROCK • DÉTENTE heart beat now ?Juliette Iluot, la sympathique comédienne que l’on verra dans le rôle de Madame curé, la servante du presbytère de Montréal PQ, se présentera aussi au confessionnal de Lise Payette.L’alerte octogénaire a son franc-parler, il y a quelques mois elle m’avouait réprouver les scènes de voyeurisme complaisant que la télé offre avec largesse : « Il y a abus.La télévision nous montre des images qui sont une insulte à l’intelligence et à la dignité humaines» (LE DEVOIR, 15 avril 92) et elle faisait référence au Montréal, ville ouverte signé.Lise Payette.Céline Dion et Juliette Iluot à Tête à tête, d’accord.N’empêche que l’on est en droit de poser la question : Pourquoi Télé-Métropole et Lise Payette n’ont-ils pas profité des deux dimanches précédant le référendum pour éclairer, par le biais de leurs premiers invités, la lanterne du peuple québécois à la veille d’un choix important ?Comment ne pas s’étonner plus encore que les Productions Points de mire inc — c’est le nom de la maison de production de Lise Payette — ne présenteront qu’en novembre, quand les jeux seront faits, un important document en trois volets intitulé Les choix d’une nation ?Un peu comme ces textes juridiques rendus publics après le référendum ou de potage après le dessert.Cette série d’émissions « non liée à une actualité éphémère mais plutôt à un phénomène de société » aura pour but de « permettre, à l’approche du tournant du siècle, de mieux saisir les grands enjeux de notre société ».Et le tournant du mois, pourquoi le négliger ?Dans les circonstances, on peut le regretter, non ?Pow Pow t’es mort ! PAPA ET MAMAN ne font pas l’affaire de fiston ou fifille ?Il y a moyen .< d’arranger ça » de façon expéditive et définitive : leur tirer dessus.Pow Pow, t’es mort, t’es morte ! Deux cas rapprochés de parricide et matricide avortés dans les téléromans Marilyn et Jamais deux sans toi ont suscité des tollés.Les auteurs s’expliquent à Aujourd'hui dimanche ( R.C.).Guy Fournier est ahuri, abasourdi, soufflé, il s’est inspiré d’un fait divers « pire encore » insiste-t-il.Lise payette, imperturbable, dit qu’on supporte mal que certaines choses se passent ici, chez nous, avec les nôtres : « On n’accepte la violence et la nudité qu’importées.» Le nouveau Commandement (avatar de commanditaire ?) : Père et mère tu trucideras afin qu’ils t’écoeurent pas tout le temps ! Le singe et la lanterne LA POLYVALENCE et le décloisonnement mènent parfois tout droit à la confusion des genres.On a beau avoir plusieurs cordes à son arc il est prudent de jouer dans ses cordes; de pincer sa lyre sans succomber au délire.La tarte lancée à M.Doré.sur tronche — reprise à Juste pour rire — l’a desservi et en troquant le métier de bon reporter contre celui d'animateur de quiz recyclé Gilles Gou-geon n’a pas gagné le gros lot.Ce n’est pas sa Point.ure et il n’a pas la possibilité de faire un appel à tous.Par égard pour Simon Durivage qui, vadrouille sur la tête, s’est égaré à jouer le bouffon débile avec les Bleu poudre, recouvrons-le du manteau de Noé (assorti à sa perruque).Ce n’était Point là sa tasse de camomille.Souhaitons encore à Bernard Derome, dont la crédibilité est grande, de fuir à l’avenir le gala des épiciers.Les petits pois avec les petits pois el les pros avec les pros.« Chacun son métier » qu’il disait, le fabuliste (Florian, à qui l’on doit Le singe montre la lanterne) el Ding el Dong sauront, sous leur peau de vache, bien rigoler ! Avec ou sans Line!.NOS CHOIX TÉLÉ Sonia Bcnezra L’enfer c’est nous autres La nouvelle reine de Quatre Saisons reçoit le roi estival de Radio-Québec, Normand Brathwaite.( Quatre Saisons, lHh 30) it it ir * ! f >• Entrevue avec Gérard Depardieu, Luc de La Rochellière, Jean-Jacques Beinex.et Julie Snyder s’offre pour garder les quintuplés montréalais.Pauvres bébés ! (Radio-Canada, 19 h) ?Enjeux Premier de deux grands reportages sur le phénomène des réfugies au Canada : qui sont-ils, d’où viennent-ils, comment vivent-ils en attendant d’être officiellement reçus, comment fonctionne notre système d’accueil, etc.( Radio-Canada, 21 h) it ?it Ad Lib Spécial consacré à la légende de Jimmy » avec les artistes.( TVA, 22 h) — Paul Cauchon CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Si Jacques Moriltêal Quête, W’/X 3X?Fa< (514) 845-/874 T6I (514) 98 R O B I C / '/ //////Z/7 i/ r/fO ////'///y/SV?/ Smart & BiglaR AVOCATS Fktiikrstomiaiigii & Cl K AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE 4 Plan* Ville Marie, unite MW».Montréal.Canada IE!II 2E7 Téléphone (514) 054-1500 San» frais 14100-.T0.T-4.T47 Eae-»iinilé (514) 054-IT'W» WOYTKÉAI, OIT A* A TOROYTO VANCOUVER Le Devoir, mercredi 30 septembre 1992 ¦ B-5 H L ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF Bush et Clinton seraient cousins LONDRES (Reuter) — Le président George Bush aimerait traiter son adversaire démocrate Bill Clinton de toutes sortes de noms, mais probablement pas de « cher cousin ».Et pourtant.Selon des recherches approfondies menées par la société de télévision britannique Misha, les deux candidats aux élections présidentielles américaines sont des parents lointains.On a retrouvé la trace de leurs ancêtres dans le village anglais de Gotham, baptisé le « repaire des fous » car la légende veut que ses habitants aient eu pour coutume de jouer les idiots pour n’avoir pas de comptes à rendre aux agents du 'lYésor royal.Les ancêtres de Bush s’appelaient St Andrews, et ceux de Clinton, Blythe.Les premiers étaient des aristocrates, et les seconds « de joyeux rustres », selon Misha.Le généalogiste réputé Harold Brooks-Baker ne s’en déclare pas moins presque certain que les deux familles étaient liées par le sang.« Je ne sais pas si le gouverneur Clinton aimerait appeler le président cousin, mais je soupçonne fort que ce soit le cas », a-t-il dit.Dublin annonce un référendum sur le divorce DUBLIN (AFP) - Le gouvernement irlandais a annoncé hier soir qu’il allait organiser, mais pas avant l’été prochain, un référendum sur le divorce, actuellement interdit en république d’Irlande.Le ministre de la Justice, M.Padraig Flynn, a déclaré en annonçant le référendum qu’il était « temps d’examiner à nouveau » cette interdiction, qui avait été confirmée il y a six ans lors d’une consultation similaire.Il a annoncé cette mesure à l'occasion de la présentation d’un projet gouvernemental examinant les options possibles pour modifier l’ensemble des lois sur la famille.Un référendum sur l’avortement, également interdit, est déjà prévu officiellement pour l’automne, sans doute en novembre.Cette décision avait été prise à la suite de l’affaire, le printemps dernier, d’une jeune fille de 14 ans disant avoir été violée par un ami de son père et qui avait finalement, après les décisions contradictoires de plusieurs tribunaux, été autorisée par la Cour suprême à aller avorter en Grande-Bretagne.Situation explosive MOSCOU (AFP) - M.Valery Kokov, président de la Kabardino-Balkarie, république autonome russe du nord du Caucase, a qualifié hier la situation d’explosive à Naltchik, la capitale de cette république, a rapporté l’agence Interfax.« Les actions des manifestants créent une menace, non seulement pour l’unité de la Kabardino-Balkarie, mais pour celle de toute la Russie », a déclaré M.Kokov, dont les propos ont été retransmis chaque demi-heure hier par la télévision locale, selon Interfax.Les manifestations de nationalistes balkars, qui ont combattu auprès des Abkhazes contre les forces géorgiennes, se sont poursuivies hier à Naltchik malgré la libération du président de la Confédération des peuples montagnards du Caucase du nord, le dirigeant nationaliste musulman Iouri Moussa Chanibov.Selon l’agence russe Nega, M.Chanibov se serait en fait évadé de sa cellule de Rostov-sur-le-Don fsüd-ouest de la Russie) où il avait été interpellé par les autorités russes, qui accusaient certains dirigeants de la confédération d’appels à la subversion, de prise d’otages, de détention illégale d’armes et d’ingérence dans les affaires intérieures de la Géorgie.L’Ukraine veut adhérer au NPT NEW YORK (AFP) - Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Anatoli Zlenko a déclaré hier à la tribune de l’ON U que son pays comptait « dans un avenir proche » adhérer au traité de non-prolifération nucléaire (NF’T) et placer ses matériaux fissibles sous les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique.Rappelant que l’Ukraine « soutient l’idée de la création d’une zone dénucléarisée dans le bassin de la mer Noire et se dirige vers la réduction et l’élimination des armes nucléaires », M.Zlenko a affirmé que son pays « souhaitait de strictes garanties internationales pour sa sécurité contre les éventuelles menace ou utilisation de la force de la part d’un État nucléaire ».« Je tiens à souligner qu’il ne s’agit pas d’une question théorique pour notre pays nouvellement indépendant », a insisté le ministre en demandant des actions concertées de la part de divers pays pour surmonter les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.( POUR OBTENIR DES ^ CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DHVOIIt l 842-9645 Izetbegovic offre de négocier avec les Serbes GENÈVE (Reuter) — Malgré la reprise de violents bombardements contre Sarajevo, le président bosniaque Alija Izetbegovic s’est déclaré prêt hier à ouvrir des négociations avec les Serbes en vue d’un nouveau cessez-le-feu dans la république et a annoncé la reprise du pont aérien humanitaire.À la veille de l’ouverture de négociations à Genève entre la Croatie et la Yougoslavie, les Nations unies ont par ailleurs annoncé que deux de leurs hélicoptères avaient été la cible de tirs lundi à l’approche d’un aéroport de Croatie.En visite à Genève pour rencontrer Cyrus Vance et David Owen, coprésidents de la conférence sur l’ex-Yougoslavie, le président bosniaque s’est dit prêt à retirer ses troupes des villes aux mains du gouvernement au cas où les rebelles serbes ouvriraient des voies de ravitaillement et accepteraient une démilitarisation des principaux centres urbains.Les discussions, a-t-il précisé, débuteront dans les heures a venir sous la médiation du général français Philippe Morillon, commandant adjoint de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) dans la région.La proposition de la présidence bosniaque a été accueillie avec réserve par les représentants des rebelles serbes à Genève.Alija Izetbegovic a également annoncé la reprise prochaine par les États-Unis du pont aérien ravitaillant Sarajevo, où 380 000 personnes s’apprêtent à passer l’hiver sans vivres ni médicaments.L’information a été confirmée de source autorisée à Washington, où l’on dit que le pont aérien devrait reprendre cette semaine, malgré la poursuite des hostilités.À Sarajevo, des obus d’artillerie et de mortier sont tombés sur une place proche de la cathédrale et de la principale artère de la capitale bosnia- que.Le bombardement, d’une intensité sans précédent depuis des semaines, a fait de nombreuses victimes.Le principal hôpital de la ville a fait état de 11 morts.Des médecins ont dit avoir recueilli 25 blessés, dont 15 dans un état grave.Radio Sarajevo a également rapporté que les bombardements s’étaient poursuivis toute la nuit à Gra-dacac.Bihac a à nouveau été touché hier matin.En Croatie, les Nations unies ont dénoncé hier l’attaque la veille de deux hélicoptères de l’ONU qui arboraient clairement l’emblème de l’organisation.Les appareils ont essuyé des tirs de DCA à l’approche de l’aéroport de Daruvar, en Slavonie occidentale, où sont basées des troupes de la FORPRONU, avant d’atterrir sans encombre à Zabreb.1 ,e directeur des affaires civiles de la FORPRONU, Cedric Thornberry, a jugé les faits « extrêmement graves » tout en estimant que l’attaque était peut-être accidentelle.À Genève, le ballet diplomatique se pousuivra aujourd’hui avec la présence du secrétaire britannique au Foreign Office Douglas Hurd et l’arrivée de Dobrica Cosic, président de la Yougoslavie, et de son homologue croate, Franjo Tudjman.Les deux hommes tenteront de désamorcer le regain de tension concernant des zones aux mains des Serbes, en Croatie orientale.Des milliers de réfugiés croates ont menacé de prendre part, aujourd’hui, dans une région aux mains de Serbes, à une marche pour obtenir de rentrer chez eux.Mais les autorités croates, mises en garde par l’ONU qui redoutent un bain de sang, ont estimé que les contestataires, à leur demande, reviendraient sur leur intention.Le chef de la communauté serbe de Bosnie, Radovan Karadzic de- vrait également être à Genève, pour participer aux travaux de la conférence.Il a rejeté hier les allégations américaines selon lesquelles ses troupes auraient massacré 3000 Musulmans bosniaques et il a mis en demeure le président George Bush d’a- • i vancer des preuves.i I Par ailleurs, le Haut commissaire pour les réfugiés, Mme Sadako Ogata, a demandé hier aux différents gouvernements d’accélerer le déploiement des 0000 soldats supplémentaires de la Force de protection des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine, selon un communiqué du HCR.Seule une action rapide de la communauté internationale pourrait « empêcher l’aggravation d’une situation déjà si douloureuse », écrit Mme Ogata, qui fait état d’une « augmentation des opérations d’épuration ethnique en particulier dans la région de Banja Luka».Major se rend à Paris pour discuter du traité de Maastricht PARIS (AFP) — Le premier ministre britannique John Major entame aujourd’hui à Paris des consultations avec des partenaires décidés à l’aider à obtenir la ratification du traité de Maastricht mais sans solution miracle.Président en exercice de la Communauté, M.Major est pris entre son engagement pour le traité sur l’Union européenne qu’il a signé à Maastricht et une rébellion anti-européenne au sein de sa propre majorité.Hier, il a semblé remettre en cause un texte laborieusement mis au point par les ministres des Finances des Douze pour refermer les plaies ouvertes par la tempête monétaire des deux dernières semaines.Il a déclaré à la presse que la Grande-Bretagne ne rejoindrait pas le système monétaire européen (SME), qu’elle a quitté le 16 septembre, tant qu’il ne serait pas réformé.Son chancelier de l’Échiquier, Norman Lamont, avait pourtant signé lundi à Bruxelles un communiqué qui ignore la demande britannique de réforme du SME, liant les parités des devises européennes.M.Major doit être reçu cet après-midi par le président français François Mitterrand.Il regagnera ensuite Londres pour rencontrer son homologue danois Poul Schlueter.La rencontre de Paris fait partie des consultations visant « à désamorcer un certain nombre de problèmes mis en lumière notamment par le référendum français » sur la ratification du traité de Maastricht, a déclaré le porte-parole du palais présidentiel de l’Elysée, M.Jean Musi-telli.À l’Elysée, on estime que « le communiqué de Bruxelles était parfait », sans expliquer le revirement apparent du premier ministre britannique.Si M.Major a des réserves, « ce sera l’occasion d’en discuter », a simplement commenté un responsable de la présidence française.L’Élysée fait valoir que la nécessité de démocratisation de l’Europe communautaire, mise en évidence par les réticences des opinions publiques envers le traité y compris en France, ne sera satisfaite qu’une fois le traité entré en application.« On ne peut pas accentuer le caractère démocratique de Maastricht si Maastricht n’existe pas », a estimé ce responsable.Le traité lui-même prévoit des mécanismes nouveaux, comme une conférence des parlements nationaux, une conférence des régions, qui permettront justement d’associer davantage les nations à la construction européenne, a-t-il souligné.D’où la « nécessité absolue de mener à terme le processus de ratification », pour que le traité entre en vigueur « le plus rapidement possible ».« Il ne s’agit pas de fixer un délai », a-t-il cependant ajouté.M.Major a lui-même laissé entendre qu’il ne pourrait pas soumettre le traité à la ratification du parlement avant le 1er janvier.« Cela ne se joue pas à quelques semaines près, tie ne serait pas un drame », a commenté ce responsable, ajoutant dans la foulée : « il ne s’agit pas non plus de traîner en longueur».Reste à savoir si ces arguments répondront aux objections des plus ardenLs adversaires de l’Europe au sein du parti conservateur, emmenés par l’ancien premier ministre Margaret Thatcher.Témoin de ce climat de fronde, certains parlementaires ont ravivé une querelle britannico-allemande, que M.Lamont s’était efforcée de calmer.« Les Allemands ont la grosse tête et ne rentrent plus dans leur casque à pointe », a lancé Sir Teddy Taylor, un des chefs de file des « eurosceptiques ».La crise monétaire et les tiraillements politiques ne facilitent pas la tâche de M.Major.« C’est une raison de plus pour que la France ne cherche pas à lui compliquer la tâche », a estimé le responsable français.Paris se félicite d’ailleurs que le communiqué des Douze ait rejeté toute idée d’une Europe monétaire à deux vitesses, qui laisserait notamment Londres sur la touche.À l’Élysée, on qualifie « d’élucubrations » les rumeurs sur un accord secret en ce sens conclu par M.Mitterrand avec le chancelier Helmut Kohl la semaine dernière à Paris.La Cour maintient sa décision ***** **•••¦ **•**• ••**• ****** PHOTO AP Le président angolais Jose Eduardo dos Santos a voté hier à Luanda.Les Angolais votent dans le plus grand calme de faire comparaître Gorbatchev MOSCOU (AFP) — L’affaire du témoignage de Mikhaïl Gorbatchev devant la Cour constitutionnelle dans le procès sur la légalité du Parti communiste de l’ex-URSS a rebondi hier, la cour ayant maintenu son exigence de voir comparaître l’ancien président soviétique.Plusieurs juges se sont même prononcés pour l’emploi de « mesures spéciales », c’est-a-dire de la force, pour contraindre M.Gorbatchev à venir devant eux, au cours d’une séance publique hier après-midi.I .es magistrats s’appuient sur l’article 39 de la loi créant la Cour constitutionnelle selon lequel les témoins cités par ce tribunal sont obligés de comparaître au procès.Si l’ancien numéro un soviétique maintenait sa décision de.ne pas venir témoigner, la cour réexaminera la question et prendra alors une décision, a-t-on indiqué de même source.L’ancien président a officiellement informé la cour lundi de son refus de comparaître comme témoin, estimant qu’il ne lui était nas possible de participer à ce procès utilisé selon lui par les conservateurs et les représentants du pouvoir « à des fins étroitement politiques ».Lors d’une conférence de presse hier à Moscou, M.Gorbatchev a réaffirmé qu’« on ne le forcerait pas » à aller témoigner.Le président de la Cour constitutionnelle Valery Zorkine a qualifié d’entrave à la justice la lettre de M.Gorbatchev.M.Zorkine, cité par l’agence ITAR-TASS, a également indiqué que certains termes de la « lettre ouverte à la Cour constitutionnelle de la Fédération de Russie comportaient des affirmations à caractère insultant».Le rebondissement de cette affaire intervient au moment où Mikhaïl Gorbatchev s’est en est pris violemment à la politique du président russe.M.Gorbatchev n’a pas exclu un retour au pouvoir, mais a-t-il souligné ce n’est pas le moment.« Je suis très déçu par le président » de Russie, a-t-il indiqué, ajoutant que le pays était confronté à la banqueroute.M.Gorbatchev, très détendu, vêtu d’un costume bleu foncé, a souhaité une rencontre avec le numéro un russe et a proposé la création d’un Conseil supérieur auprès du président de Russie.Concernant la politique économique de la Russie, M.Gorbatchev a qualifié de « tromperie et de brouillard » l’introduction le 1er octobre des bons de privatisation distribués à la population.L’ancien président soviétique s’est prononcé pour une visite du président Eltsine au Japon.« Il est nécessaire de mettre au premier plan la coopération et non la question territoriale» (des Kouriles), a-t-il noté.Boris Eltsine a annulé au dernier moment ce mois-ci une visite au Japon, devant l’opposition des courants nationalistes à tout compromis sur la question des Kouriles.M.Gorbatchev a enfin indiqué qu’il se rendrait prochainement en Corée, en Italie et en Amérique latine où il visitera notamment le Mexique.Par ailleurs, le ministre estonien des Affaires étrangères Jaan Ma-nitski a annoncé hier que son pays allait présenter une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies sur « le retrait des troupes étrangères des États baltes».Rappelant qu’une résolution similaire avait été récemment adoptée par la CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe), M.Manitski a fermement demandé à la Russie « de retirer ses forces militaires et de s’abstenir d’intervenir dans les affaires intérieures estoniennes ».LUANDA (AFP) — Après s’être entre-déchirés pendant 16 ans, lors d’une des guerres les plus cruelles du continent africain, les Angolais ont voté côte à côte et dans le calme au cours d’une première journée électorale dont tous les observateurs internationaux présents s'accordaient à souligner qu’elle avait été remarquablement dénuée d’incidents.Selon un responsable du Conseil national électoral, qui centralise les opérations de vote dans la capitale angolaise, le scrutin, tant à Luanda qu’en province, s’est déroulé de manière paisible, bien que certains bureaux de vote n’aient pu ouvrir qu’avec plusieurs heures de retard en raison de l’absence de matériel de vote.« Les Angolais sont très désireux de voter, ils ont vraiment la volonté de voter sans violence », notait un observateur.Le directeur général des élections, M.Onofre Dos Santos, indiquait ainsi qu’en fin de matinée, Huambo, la deuxième ville du pays, n’avait pu ouvrir quarante bureaux de vote en raison du manque de matériel.Dans certains quartiers de la capitale, les électeurs ont dû attendre trois ou quatre heures avant l’ouverture des bureaux de vote et vers la fin de l’après-midi, les files d’attente étaient encore très longues.Dans d’autres régions situées dans des zones inaccessibles, le matériel a dû être apporté par hélicoptères et là encore, des retards ont été enregis- trés.Mais M.Dos Santos s’est déclaré confiant dans le fait que le vote serait terminé dans tout le pays hier soir.Il a indiqué que les premières estimations seraient probablement connues tard ce soir ou demain matin.Selon lui, la participation a été très importante et en milieu de journée, certains bureaux, particulièrement dans les centres urbains, avaient déjà enregistré le vote de plus de la moitié des inscrits.« Beaucoup d’Angolais passeront la journée d’aujourd’hui à la plage », a-t-il plaisanté.Les deux jours des élections législatives et présidentielle angolaises, le premier exercice démocratique jamais enregistré en Angola, ont été déclarés fériés.Tous les observateurs internationaux qui ont surveillé les opérations de vote dans des dizaines de bureaux à travers tout le pays, ont été unanimes à souligner qu’aucun incident grave n’avait marqué cette première journée.Le président José Eduardo Dos Santos a choisi de voter près de son palais présidentiel de Futungo, entourés de « Jeunes pionniers », tandis que l’ancien chef rebelle Jonas Sa-vimbi votait dams le bidonville de Ki-colo, bastion de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), à une dizaine de kilomètres de Luanda, au milieu de supporters enthousiastes.LA NOUVELLE ENTENTE CONSTITUTIONNELLE RENSEIGNEZ-VOUS 1-800-561-1188 1-800-465-7735 (ATS/ATME) Canada * i i 4 I t I i t : « 6-6 ¦ Le Devoir, mercredi 30 septembre 1992 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 Index ' des principales rubriques 100*199 IMMOBILIER RESIDENTIEL AcKofvenfeédiange 100 Visites libres 101 Propriétés à vendre 103 Condominiums et co propriétés 105 Propriétés à revenus 115 Extérieur de Montréal 120 laurentides 121 Cantons de l'Est 125 Hors-frontières 130 Maisons de campagne 132 Chalets 134 Terres • fermes 135 Terrains 150 Transactions diverses 151 Services immobiliers Location 160 App et log à louer 164 Condominiums à louer 165 Propriétés à louer 175 Maisons de compagne à louer 176 Chalets à louer 200*299 IMMOBILIER COMMERCIAL Achat*vente*écbanae 201 Propriétés commerciales 203 Propriétés industrielles 205 Espoces commerciaux 210 Commerces à vendre 215 Terrains commerciaux 220 Entrepôts (Vente location) 230 Gestion immobilière Location 251 Bureaux à louer 259 Espaces comm et ind à louer 275 locaux à louer 300*399 MARCHANDISES 301 Oeuvres d'art 303 Antiquités 313 Ordinateurs 314 Bureautique 315 Téléphonie MARCHANDISES (suite) 318 Mobilier de bureau et acc 320 Ameublement 335 Bois de foyer 350 Animaux 400-499 OFFRES D'EMPLOI 401 Postes cadre et professionnel 402 Education 405 Santé ?serv communautaires 408 Secteur culturel 410 Bureaux 415 Secteur informatique 420 Secteur vente 435 Restaurants et hôtellerie 440 Services domestiques 455 Emplois partiels ?saisonniers 500*599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 501 Occasions d'affaires 508 Services financiers 510 Comptabilité 512 Déclaration d'impôts 515 Informatique et bureautique 520 Préparation de C V.522 Traitement de texte 523 Traduction, rédaction 529 Services professionnels 530 Cours 540 Santé 542 Massothérapie 543 Psychothérapie 544 Croissance personnelle 546 Cartomancie, astrologie 550 Voyages 555 Garderie 560 Entretien, rénovation 564 Décoration intérieure 570 Terrassement, paysagistes 575 Déménagement 600-699 VÉHICULES 675 Bateaux yalchs, voiliers 695 Automobiles .LES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR DU LUNDI AU.VENDREDI DE 8H30 A T 6H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 286*1200 Télécopieur: 286-8198 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, 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L ACTUALITE INTERNATIONALE Bagdad souhaite reprendre les négociations sur le pétrole NEW YORK (AFP) - L’Irak souhaite reprendre dans les trois prochaines semaines à Vienne les négociations avec TON U sur l’exportation de son pétrole en quantities limitées et sous contrôle des Nations unies, a-t-on indiqué hier de source diplomatique.Le ministre irakien des Affaires étrangères, M.Mohammed Saïd al-Sahaf, s’est entretenu une nouvelle fois hier avec le secrétaire général de l’ONU, Boutros-Ghali, pour lui transmettre les propositions de Bagdad, qui concernent à la fois les exportations de pétrole et le programme humanitaire de l’ONU en Irak, ont précisé ces sources.Les nouvelles propositions dans ces deux domaines sont mises en avant par Bagdad alors que Washington a engagé des consultations avec les autres membres du Conseil de sécurité pour l’adoption d’un projet de résolution visant à saisir les avoirs pétroliers irakiens à l’étranger, pour financer notamment les activités de l’ONU en Irak.Bagdad a jusqu’à présent rejeté les conditions fixées par le Conseil de sécurité, qui avait proposé à l’Irak d’exporter du brut pour l'équivalent de 1,6 milliard?pendant six mois, afin de financer l’achat de produits humanitaires et les activités des Nations unies sur leur territoire.Selon des sources diplomatiques irakiennes, Bagdad souhaite que ce plafond soit porté à quatre milliards de dollars, pendant six mois, pour acheter des produits à usage humanitaires, mais se déclare en même temps prêt à reprendre les négociations « sans conditions préalables ».Pour tenter d’empêcher l’adoption du projet de résolution préparé par les États Unis ?”2C le soutien de la Grande-Bretagne et de la France, l’Irak a aussi accepté de reprendre hier à New York les pourparlers sur le renouvellement de l’accord régissant la présence du personnel de l’ONU sur son territoire.Cependant, selon les sources diplomatiques irakiennes, Bagdad souhaite que seulement 150 Bérets bleus de l’ONU soient présents sur leur territoire, contre les 500 qui étaient déployés avant l’expiration de l’accord, le 30 juin dernier.Par ailleurs, les opérations de destruction d’armes chimiques irakiennes ont commencé sur le site de Mouthanna (130 km au nord-ouest de Bagdad), a annoncé hier le chef d’une équipe d’experts de l’ONU, M.Bernhard Brunner.« Les opérations de destruction à Mouthanna ont commencé », a déclaré M.Brunner à la presse, avant son départ de Bagdad pour l’aéroport de Habbaniya, d’où il doit s’en- voler vers Bahrein.M.Brunner, de nationalité suisse, a ajouté que cette opération en était à ses débuts et qu’il reste beaucoup à faire à Mouthanna, lieu désigné par l’ONU pour le rassemblement des armes chimiques irakiennes prohibées au lendemain de la guerre du Golfe (janvier-février 1991).La destruction devrait durer entre six mois et un an, avait estimé à la mi-septembre le chef d’une précédente mission de l’ONU, le Britannique Ron Manley.« La quasi totalité des armes chimiques irakiennes ont été transférées à Mouthanna conformément aux instructions données aux autorités irakiennes en novembre dernier », a indiqué M.Brunner qui avait pour mission de vérifier si cette opération avait été menée à bien.Son équipe de six experts s’était rendue dimanche à Mouthanna.Au total, elle s’est rendue en dix jours sur dix sites dans différentes régions du pays.La précédente équipe d’experts avait annoncé le 12 septembre dernier que le début de la destruction de 140 tonnes de gaz innervants devait démarrer à la fin du mois.L’incinération de 400 tonnes de gaz moutarde, plus complexe, est prévue dans deux mois, avait précisé cette équipe.L*.".7 \j J PHOTO AP Le président sud-coréen, Roh Tae-woo, à droite, a rencontré hier à Pékin le premier ministre chinois, Li Peng.Pékin et Séoul vont s’efforcer de dénucléariser la Corée du Nord WÊBÊÊ Delta vous inscrit en une minute.Ou vote chambre est gratuite.Votre réservation Privilège se double d’un service exceptionnel.Inscription en une minute.Ou Delta vous offre la première nuit.Dès que nous vous accueillons au comptoir Privilège, au cours de la période normale d'inscription.Petit déjeuner à Vheure dite.Ou Delta vous offre la chambre.Commandez avant 2 h du matin et votre petit déjeuner arrivera à l'heure que vous aurez indiquée sur votre menu pratique à accrocher sur la poignée de porte.Café à volonté.Ou Delta vous offre la chambre.Une cafetière dans votre chambre vous procure à toute heure un délicieux café, une gracieuseté de Delta.Séjour gratuit pour votre conjoint.Ou Delta vous offre la chambre.Invitez votre conjoint a partager votre séjour avec les compliments des hôtels Delta.Devenez membre de Privilège Delta.Qnnposez le 1-800-268-1134 ou communiquez avec wire agent (le voyages.Chelsea Inn Æ, Della Monlréal ""A I vim I lokïs&Resorts ///'A Jk-t ilffiaun A Della A Della Æ Sherbrooke M Trois-Rivières ////A Della.Molds cl mitres ////A Della.Hôtels cl renlres '///rfk de villégiature '''''A de villégiature Il établissements au Canada et 1 en Floride Vancouver (3), Whistler, Calgary, Saskatoon, Regina, Winnipeg, Mississauga, Toronto, Ottawa, Montréal, Trois-Rivières, cânadfn/^iL.Sherbrooke, Saint John, Halifax.Sydney, Orlando PEKIN (AFP) - La Chine et la Corée du Sud vont joindre leurs efforts pour amener la Corée du Nord à renoncer à se doter de la bombe atomique, a annoncé hier à Pékin le président sud-coréen Roh Tae-woo.« La partie chinoise partage notre point de vue et notre tâche consiste désormais à éliminer le possible développement d’un engin nucléaire par les Nord-Coréens », a déclaré M.Roh à l’issue de ses entretiens avec les dirigeants chinois.« Nous préférons bien sûr, a-t-il ajouté dans une conférence de presse, la persuasion à la pression ».À New York, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Kim Yong Nam s’est déclaré optimiste hier sur le processus de réunification des deux Corées sous la forme d’une confédération.Il a cependant estimé à la tribune des Nations unies que la « question clef en était la fin de toute ingérence étrangère » telle que la présence de troupes et d’armes nucléaires américaines en Corée du Sud.« La proposition d’une confédération (entre les deux Corées) est passée de possible à réalisable », a déclaré le ministre.Reconnaissant qu’il restait de « sérieux obstacles parce qu’un sentiment de méfiance et de confrontation subsistait, il s’est malgré tout affirmé optimiste sur le dia- logue nord-sud et la réunification.Le sang est plus épais que l’eau », a-t-il lancé.À la faveur de ce sommet historique, qui a tourné la page sur 47 ans de guerre froide en Asie du nord-est, M.Roh s’est entretenu hier avec le premier ministre Li Peng et avec le secrétaire général du parti communiste chinois Jiang Zemin.Il avait été reçu lundi par son homologue chinois Yang Shangkun.Pékin, qui est le proche allié de la Corée du Nord — l’un des derniers régimes communistes et le pays le plus fermé de la planète — a toujours affirmé coopérer avec Pyongyang dans le domaine de l’énergie nucléaire, mais à des fins strictement civiles.Pyongyang a toujours rejeté comme sans fondement les accusations de Washington selon lesquelles elle construit la bombe atomique.De longues négociations entre les deux Corées butent sur le refus de chaque partie d’accepter que des contrôles soient effectués sur ses installations nucléaires.Pyongyang souhaite aussi effectuer de tels contrôles auprès des forces américaines déployées en Corée du sud depuis la fin de la guerre, en 1953.M.Roh et ses hôtes chinois ont d’autre part décidé de s’efforcer d’oeuvrer à la réunification de la Corée.Mettant un terme à 42 ans d’hostilité, Pékin et Séoul avaient établi en août des relations diplomatiques.Cette décision, a déclaré M.Li Peng cité par l’agence Chine Nouvelle, « va aider au développement des relations entre les deux Corées ».« La Chine veut déployer des efforts pour promouvoir la détente dans la péninsule coréenne», a ajouté le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wu Jianmin.Le sommet de Pékin doit enfin permettre à Pyongyang d’envisager favorablement, notamment grâce à l’entremise chinoise, Tissue de ses négociations informelles avec le Japon, d’une part, et les États-Unis, d’autre part, soulignent les analystes.Aux prises avec une très grave crise économique, la Corée du Nord souhaite désormais parvenir rapidement à une normalisation avec Tokyo et Washington.Pékin, a dit le porte-parole chinois, espère que les pourparlers en cours entre la Corée du Nord et le Japon et avec les États-Unis aboutissent prochainement.Pour M.Roh, ces normalisations, tout comme l’attribution d’une aide économique sud-coréenne à sa voisine du nord, doivent passer par un engagement clair de Pyongyang de ne pas se doter de l’arme nucléaire.Le chef de la Renamo refuse de signer l’accord de paix sur le Mozambique ROME (Reuter) — Le chef des rebelles de la Renamo, Afonso Dhla-kama, a refusé de signer comme prévu demain à Rome avec le gouvernement mozambicain un accord mettant fin à 16 ans de guerre civile dans Tex-colonie portugaise, a annoncé hier le ministère italien des Affaires étrangères.Dans un communiqué, le ministère exprime ses profonds regrets devant la volte-face du chef de la Résistance nationale mozambicaine et annonce la suspension de la cérémonie de signature prévue dans la capitale italienne, où une partie des négociations entre les deux parties s’étaient déroulées.Le président mozambicain Joaquin Chissano est attendu à Rome.Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, qui se trouve actuellement à Londres et était aussi attendu en Italie, a été prié de remettre son voyage, d’apres des diplomates.Selon le communiqué italien, Afonso Dhlakama, qui, lors d’une rencontre avec le président Chissano, le 17 septembre, était convenu de signer l’accord le 1er octobre, est revenu sur cet engagement en exprimant de fortes réserves sur certains points du texte.Le ministère italien des Affaires étrangères ne précise pas sur quels points portent ces réserves.Mais il affirme qu’elles ne justifient pas un report de la cérémonie de signature et accuse le dirigeant rebelle de porter atteinte aux intérêts du peuple mozambicain par son attitude.À Lisbonne, un porte-parole d’A-fonso Dhlakama a confirmé que ce dernier n’était pas disposé à se rendre à Rome à la date convenue.« Nous ne pouvons pas préciser quand Dhlakama se rendra à Rome.Certains des protocoles négociés en août n’ont pas encore été couchés sur le papier.Dhlakama ira à Rome seulement lorsque l’accord sera prêt pour la signature », a-t-il dit.Afonso Dhlakama, a dit son porte-parole, se trouve actuellement à Go-rongosa, son fief de la brousse, dans le centre du Mozambique, mais serait en mesure de se rendre à Rome dans les 24 heures si l’accord était prêt pour la signature.De source diplomatique à Rome, on croit savoir que le chef de la Ré-namo a souhaité des amendements de dernière minute à certains points essentiels portant sur l’aspect militaire de l’accord.Chissano et Dhlakama, lors de leur rencontre du 17 septembre à Gaborone, la capitale du Botswana, étaient convenus que la nouvelle armée mozambicaine compterait 30 000 hommes au total, soit le chiffre proposé par le gouvernement lors des pourparlers de Rome le mois dernier.Ils s’étaient également mis d’accord sur les attributions futures des forces de sécurité et de police.La Renamo exigeait jusque-là la dissolution des services secrets et les divergences entre les deux parties sur ces sujets avaient conduit les négociations de Rome à l’impasse.Citant Afonso Dhlakama, la radio du Botswana avait annoncé à l’époque que les deux hommes étaient convenus des moyens d’acheminer une aide humanitaire aux régions touchées par la sécheresse.La Renamo n’avait pas confirmé ce dernier point.Le gouvernement de Maputo acceptait l’acheminement de l’aide humanitaire par la roule, comme le proposaient les organisations caritatives, mais la Renamo proposait de l’acheminer par avion.La lutte menée pendant 16 ans par la Renamo, soutenue par l’Afrique du Sud, a fait des centaines de milliers de morts et ruiné l’économie.Plus de trois millions de Mozambi-cains sont menacés de famine en raison de la sécheresse et de la guerre civile, selon les statistiques des Nations unies dont les convois de vivres ont parfois fait l’objet d’attaques de combattants de la Renamo.Le chef du FIS reste en prison ALGER (Reuter) — Le président provisoire du Front islamique du salut (FIS, dissous), Abdelkader Ha-chani, est resté hier dans sa cellule après le rejet du tribunal d’Alger d’une demande de sa mise en liberté provisoire, a-t-on appris auprès de ses avocats.Abdelkader Hachani, 35 ans, a été arrêté le 22 janvier dernier pour avoir signé un communiqué interprété par le ministère de la défense comme un appel à la désobéissance aux troupes et officiers de l’armée.Aucune indication n’a pu être obtenue sur les motifs de ce rejet.La chambre d’accusation avait toutefois retenu à son encontre un nouveau chef d’accusation et ordonné son maintien en détention préventive.Ce nouveau chef d’inculpation est « l’incitation par tous les moyens d’information aux crimes et délits contre la sûreté de l’État ».La chambre d’accusation avait annulé le 21 avril dernier les chefs d’accusation initialement retenus contre lui.Le rejet du tribunal risque de décevoir une partie de la direction clandestine du mouvement islamiste qui avait parié la veille sur sa libération provisoire.Elle attendait un geste politique d’ouverture des nouvelles autorités vers les modérés du FIS en vue de les associer indirectement aux discussions avec les partis politiques entamées depuis le 22 septembre.Abdelkader Hachani avait pris la tête du FIS après l’arrestation de ses principaux chefs de file en juin 1991, accuses de conspiration armée contre la sécurité de l’État avant leur condamnation en juillet dernier à douze ans de réclusion criminelle.Il avait réussi à faire participer son mouvement aux élections législatives de décembre 1991, remportées par les islamistes avant leur annulation un mois plus tard, malgré la résistance de la majorité des dirigeants qui prônaient alors le boycottage.Le chef de l’État, Ali Kafi, qui cherche à forger un consensus national pour sortir l’Algérie de la crise et de la violence, avait tendu le 20 septembre dans son discours a la nation une branche d’olivier aux islamistes en les invitant à se démarquer des activistes fondamentalistes armés.La guérilla islamiste, qui avait fait plus de 140 morts parmi les forces de securité, constitue selon des diplomates occidentaux le bras arme du FIS pour forcer les autorités à renouer le dialogue avec ses dirigeants encore en liberté ou détenus comme Hachani. Le Devoir, mercredi 30 septembre 1692 ¦ B-9 En une seule journée.l’Ontario a créé des milliers d’emplois de plus que le Québec En modifiant un seul mot de la loi actuelle, notre gouvernement créerait, du jour au lendemain, des milliers d’emplois à long terme qui injecteraient des millions de nouveaux dollars dans notre économie, sans subvention.Pour créer des milliers d’emplois chez nous et relancer notre économie, le gouvernement du Québec doit amender la loi au Le dimanche plus tôt et, dans l’intervalle, tolérer comme en Ontario l’ouverture de tous les commerces le dimanche.ÇA PRESSE ! 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'-AÎSSEZ-MC Ali moins Çktf.r Antoine *?/.José Woehrling Professeur de droit constitutionnel à l’Université de Montréal DEPUIS la publication du texte de l’accord constitutionnel de Charlottetown, on assiste à une vive controverse sur les dangers que la « clause Canada » ferait ou non courir à certaines dispositions de la Charte de la langue française du Québec.Ceux qui pensent qu’un tel risque existe s’appuient notamment sur le fait que la « clause Canada » contient une disposition qui mentionne « l’attachement (commitment en anglais) des Canadiens et de leurs gouvernements à l’épanouissement et au développement des communautés minoritaires de langue officielle dans tout le pays » (c’est-à-dire, au Québec, la minorité anglophone).Ceux qui estiment, au contraire, que la politique linguistique du Québec ne courrait au- II vaut mieux analyser de façon sérieuse l’impact de la « clause Canada », plutôt que de laisser entendre que cela est sans grande importance, puisqu’on pourra toujours recourir au pouvoir dérogatoire cun risque, prétendent entre autres que l'Assemblée nationale pourrait toujours utiliser le pouvoir de déroger à la Charte canadienne des droits et libertés pour se soustraire aux effets d’un jugement de cour déclarant la loi 101 incompatible avec l’un des droits garantis par cette Charte, tel qu’interprété à la lumière de la « clause Canada ».Notre intention n’est pas de reprendre l’ensemble de ce débat complexe, mais simplement de préciser l’état du droit concernant l’argument fondé sur le pouvoir dérogatoire.Commençons par rappeler que la « clause Canada » n’est qu’une disposition interprétative sans aucune portée autonome et qu’elle ne peut donc avoir d’effet que dans la mesure où on la combine avec une disposition constitutionnelle « substantive », comme celles par exemple qui garantissent les droits et libertés.Par conséquent, quiconque voudrait invoquer la disposition relative à l’épanouissement et au développement de la communauté anglo-québécoise pour contester la loi 101, devrait le faire en combinant la « clause Canada« avec un droit ou une liberté garantis par la Constitution du Canada, soit à l'intérieur de la Charte, soit à l’extérieur de celle-ci, c’est-à-dire ailleurs dans le texte constitutionnel.Or, le pouvoir dérogatoire prévu à l’article 33 de la Charte ne s’applique qu’à certains des droits et libertés contenus dans la Charte, mais pas à tous.L’article 133 de la Loi constitutionnelle de 1867 Certains droits linguistiques de la minorité anglophone du Québec sont garantis par l’ar- ticle 133 de la Loi constitutionnelle de 1867, qui prévoit au Québec le bilinguisme parlementaire, législatif et judiciaire.L’article 133 n’est pas soumis au pouvoir de déroger, n’étant pas contenu dans la Charte.En outre, il faut souligner que l’inteipré-tation de l’article 133 par la Cour supreme n’a pas toujours obéi à la même philosophie judiciaire.La Cour a oscillé entre une interprétation généreuse, large et évolutive (par exemple, dans l’affaire Blaikie), et une interprétation restrictive et fixative (par exemple, dans l’affaire MacDonald).En ce qui concerne la liberté de manoeuvre du Québec en matière de politique linguistique, c’est évidemment la deuxième attitude qui est la plus souhaitable, puisque c’est elle qui fait peser le moins lourd les obligations qui découlent de l’article 133.Du point de vue de la minorité anglophone du Québec, c’est l’inverse qui est vrai.D’après nous, la « clause Canada » devrait en toute logique amener les tribunaux à donner à l’article 133 l’interprétation la plus large, la plus libérale et la plus extensive possible, étant donné que c’est sûrement la meilleure façon de garantir l’épanouissement et le développement de la minorité anglophone.Une telle interprétation aurait riur conséquence d’augmenter, par rapport ce qu’elles sont maintenant, les obligations linguistiques qui s’imposent au Québec en faveur de sa minorité.L’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés L’article 23 de la Charte, qui garantit le droit à l’instruction dans la langue des minorités anglophones et francophones, n’est pas soumis à l’article 33.Par conséquent pas plus qu’à l’article 133, on ne peut y déroger.Le deuxième paragraphe de l’article 23 pose un problème d’interprétation, par rapport auquel la « clause Canada » pourrait avoir une certaine pertinence.Cet article dispose : « Les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction, au niveau primaire ou secondaire, en français ou en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction.» L’usage de l’indicatif présent « reçoit » dans cette disposition pourrait avoir des conséquences inattendues.En effet, en interprétant le paragraphe 23(2) à la lettre, on pourrait par exemple considérer qu’il permet à un immigrant naturalisé, quelle que soit sa langue maternelle ou sa langue d’usage, d’envoyer de façon provisoire l’un de ses enfants à l’école dans une des provinces anglaises (ou, au Québec, à l’école anglaise privée, laquelle est exclue de l'application de la loi 101) pour obtehir simultanément le droit d’envoyer tous ses enfants, de façon permanente, à l’école publique anglaise du Québec.La même chose serait vraie, au demeurant pour les Québécois francophones eux-mêmes.Le paragraphe 23(2) ainsi interprété pourrait donc conduire, le cas échéant, à une augmentation plus ou moins importante de la population scolaire anglophone, ce qui remettait en cause la politique linguistique québécoise dans le domaine de l’éducation.Sans doute pourrait-on répondre qu’une telle interprétation est outrancière et qu’elle va à l’encontre de l’intention du Constituant et de l’esprit du texte.Cependant, les anglophones du Québec feraient alors valoir que les effectifs dans leurs écoles ont diminué de façon alarmante depuis une quinzaine d’années et qu’il faut donner à l’article 23(2) une interprétation compatible avec l’épanouissement et le développement de leur communauté, c’est-à-dire qui permette le maintien et l’augmentation de la population scolaire anglophone.L’article 6 de la Charte canadienne des droits et libertés Le paragraphe 6(2) de la Charte, auquel il n’est pas possible de déroger, garantit a tout citoyen canadien et à toute personne ayant le statut de résident permanent au Canada la « liberté d’établissement », c’est-à-dire le droit : « a) de se déplacer dans tout le pays et d’établir leur résidence dans toute province; b) de gagner leur vie dans toute province ».Cette liberté d’établissement peut manifestement revêtir une signification linguistique, laquelle est, au moins en théorie, susceptible de rentrer en conflit avec les dispositions de la loi 101 qui ont pour objet de franciser la vie économique : articles 32 à 40 (langue des professions), 41 à 50 (langue du travail), 51 à 71 (langue du commerce et des affaires) et 135 à 156 (francisation des entreprises).Dans tous ces domaines, qui constituent le coeur de la politique linguistique québécoise, la loi 101 tente de « franciser » le fonctionnement de l’économie, même si elle conserve dans une large mesure aux agents économiques leur capacité de fonctionner dans la langue anglaise.-Mais, pour autant que la loi limite cette capacité, elle risque d’être attaquée comme contrevenant à l’article 6 de la Charte, surtout si on interprète celui-ci à la lumière de la disposition visant l’épanouissement et le développement de la minorité anglophone.Il faut cependant ajouter que l’alinéa 6(3)(a) permet aux provinces de subordonner l’exercice de la liberté d’établissement sur leur territoire à certaines réglementations, à condition que celles-ci « n’établissent entre les personnes aucune distinction fondée principalement sur la province de résidence anterieure ou actuelle ».À première vue, la loi 101, qui établit des distinctions fondées sur la langue et non sur la résidence des individus, semble respecter cette condition.Cependant, il ne serait pas impossible de plaider que certaines dispositions de la loi ont pour effet en pratique de pénaliser les personnes venant s’établir au Québec en provenance d’une autre province.Une telle hypothèse est spéculative, étant donné que la jurisprudence qui porte sur l’article 6 de la Charte est encore sommaire.L’énorme co&t politique du recours à ia clause dérogatoire Pour terminer, rappelons que la « clause Canada» pourrait egalement se combiner très facilement avec la liberté d’expression pour justifier une contestation des dispositions de la loi 101 qui prohibent l’usage des langues autres que le français dans l’affichage, la publicité et les raisons sociales.De façon plus générale, on pourrait l’invoquer en conjonction avec le droit à l’égalité pour attaquer toutes les dispositions de la loi qui, sans exclure l’usage des autres langues, ont pour effet de conférer au français un statut prépondérant.Il est vrai que, dans ces cas, la législature du Québec pourrait écarter l’effet d’un jugement défavorable en utilisant le pouvoir de déroger, puisque celui-ci s’applique à l’article 2 de la Charte qui contient les libertés fondamentales et à son article 15 qui garantit le droit à l’égalité.Cependant, les réactions qui ont suivi l’adoption de la loi 178 au Québec, laquelle corn tient une disposition dérogeant à la Charte constitutionnelle (ainsi qu’à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec), montrent combien peut être lourd le prix politique à payer pour recourir au pouvoir dérogatoire.L’échec de l’Accord du lac Meech est en partie imputable à l’adoption de cette loi ou, du moins, celle-ci a servi de prétexte aux opposants de l’Accord.Par ailleurs, l’utilisation du pouvoir dérogatoire n’entraîne pas uniquement des « coûts externes », en ternissant la réputation du Québec ailleurs au Canada ou dans le monde.Les « coûts internes » consistent notamment dans la banalisation d’un pouvoir exorbitant, dont l’usage devrait pourtant rester exceptionnel.Multiplier les occasions de déroger aux droits et libertés, c’est habituer les citoyens à l’idée qu’un tel geste est sans conséquences et, par conséquent, diminuer le niveau social de vigilance en matière de respect des droits et libertés.Par conséquent, il vaut mieux analyser maintenant de façon sérieuse, l’impact éventuel de la « clause Canada » sur la politique linguistique du Québec, plutôt que de laisser entendre que cela est sans grande importance puisque, de toute façon, il sera toujours temps de recourir au pouvoir dérogatoire si les tribunaux limitent la liberté de manoeuvre du Québec en s’appuyant sur la disposition relative à l’épanouissement et au développement des communautés minoritaires.La très honorable tradition du hold-up La réponse d’un libéral à Claude Ryan Une entente insignifiante qui passe à côté des nouveaux défis Bernard Lauzon Président de l’Association libérale du comté de Pointe aux-Trembles Monsieur ryan, avec tout le respect que je porte à votre jugement dans plusieurs domaines, je crois qu’il est important de répondre à l’article rapportant des extraits de votre discours prononcé à l’Assemblée nationale le 16 septembre, et publié dans LE DEVOIR du lendemain.D’abord parce que vous nous aviez habitué à un calibre inellectuel beaucoup plus élevé.La piètre qualité de l’entente est probablement responsable de la faiblesse de votre argumentation.C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je voterai NON au prochain référendum.Je suis d’accord avec vous sur le fait que l’entente permet au Québec de réintégrer le giron canadien, duquel il avait été exclu en 1982 lors du rapatriement de la Constitution canadienne, et de maintenir son caractère distinct.Toutefois, ce que vous décrivez comme des « gains considérables » et un renforcement de la position du Québec au sein de la Fédération, m’apparaît plutôt comme un minimum qui ne fait que confirmer l'état des choses actuel.En effet, lors de la signature de l’Accord du lac Meech, ce que vous évaluez aujourd’hui comme des « gains », n’était alors considéré par tous les intervenants que comme des éléments minimaux, essentiels à l’adhésion du Québec à la Constitution canadienne.Je partage votre opinion selon laquelle les pouvoirs du Québec, en ce qui touche la protection et la promotion de la langue française, et son droit de veto sur les changements aux institutions canadiennes, sont confirmés par l’entente du 28 août.Toutefois, vous errez lorsque vous prétendez que le Québec disposera, grâce au mode de sélection des représentants du Québec au Sénat, d’un droit de veto sur les législations fédérales pouvant affecter la langue et la culture françaises.En effet, advenant que plusieurs provinces nomment également des sénateurs francophones, alors que le L’entente de Charlottetown néglige complètement la question des horribles dédoublements de pouvoirs fédéraux-provinciaux.Québec ne pourra décemment n’en nommer que cinq, il n’est pas du tout évident que les sénateurs québécois forment la majorité des sénateurs francophones au Sénat canadien.En définitive, l’entente de Charlottetown ne fait que constitutionna-liser un état de fait historique que les représentants des autres provinces ne pouvaient nier, puisque ce serait nier l’évidence.Elle propose donc, dans un certain sens, le statu quo.Or, la problématique canadienne aurait nécessité une véritable réforme de la Constitution pour faire face aux problèmes actuels et futurs de notre société, plutôt que de confirmer des faits historiques.Le Canada est confronté à un pro- blème fondamental qui génère un déficit de plus de 35 milliards par année.Ce déficit est causé en grande partie par le dédoublement chronique des juridictions entre le gouvernement central et les provinces.Un chevauchement des pouvoirs, et ce, même dans les secteurs où la Constitution actuelle définit un partage des pouvoirs entre les deux niveaux de gouvernements.Partage qui n’est pas respecté.L’entente de Charlottetown n’offre aucun changement significatif au chapitre du partage des pouvoirs, aucun frein au pouvoir du fédéral de dépenser et aucune règle concernant les pouvoirs résiduaires qui constituent, pour beaucoup d’observateurs, les principaux problèmes de la Constitution actuelle.Au contraire, elle confirme la présence du gouvernement central dans des domaines propres aux provinces, puisque le retrait d’Ottawa est conditionnel à la conclusion d’ententes avec les provinces qui le demandent, à certaines conditions renouvelables à tous les cinq ans.Par ailleurs, des domaines aussi importants pour le Québec que l’agriculture, l’énergie, l’industrie et le commerce, les institutions financières, l’éducation, l’environnement, les politiques familiales et le transport ne seront pas touchés par l’entente soumise au référendum du 26 octobre prochain.La division du Canada ne repose plus sur une base ethnique ou linguistique, mais bien sur la vision fondamentalement différente que les Canadiens ont de la gestion de ce pays.En effet, une majorité de Québécois réclament une décentralisation des pouvoirs, un partage précis des juridictions pour éviter les chevauchements coûteux et un frein au pouvoir de dépenser du fédéral.De l’autre côté, une majorité de Canadiens s’accommodent aisément de l’empiètement du gouvernement central Ils semblent même le souhaiter activement dans plusieurs cas.Le véritable problème du Canada est là, quelles qu’en soient les motivations personnelles des individus.Malgré le fait que les Canadiens partagent les mêmes objectifs socioéconomiques et qu’ils acceptent leurs différences culturelles, ils ne partagent plus la même vision sur les moyens pour atteindre ces objectifs.L’entente constitutionnelle ne tranche pas cette question fondamentale.Cette entente n’est pas malsaine en soi, mais elle ne répond pas aux aspirations d’une majorité de Québécois et personnellement ne me satisfait ni comme Québécois, ni comme Canadien.Dans n’importe quelle association, lorsque les moyens préconisés par les partenaires pour réaliser leurs objectifs diffèrent si grandement, il est temps de revoir en profondeur les modalités opérationnelles de l’entreprise.C’est de cela que le Canada a besoin, et NON de l’entente soumise au référendum du 26 octobre.Cette entente pèche, à mon avis, par insignifiance face aux problèmes constitutionnels canadiens.C’est pourquoi je voterai NON, le 26 octobre prochain.Pierre Vadeboncoeur Que font ces soi-disant démocrates ?Au lieu de s'adresser à des citoyens responsables, ils visent une population-cible qu'il s'agit de manipuler.— Paul Chamberland IL PARAIT qu’un refus québécois des offres fédérales déclencherait un cataclysme, selon la Banque royale, ou des troubles libanais ou yougoslaves, selon M.Clark.De ces épouvantails, il faut déduire Un aimable terrorisme qui, sous couvert de démocratie, ne laisse pas vraiment le choix aux citoyens.ceci : la négociation qui a eu lieu comportait donc, dans son principe même, l’acceptation forcée de toute proposition du fédéral.Si vous refusez une offre mauvaise, vous êtes en-dehors du plan et, prenez garde ! vous ne le pouvez pas.Cet aimable terrorisme, qui ne fait que commencer, est excessivement intéressant.On le voit maintenant : il nous est absolument interdit de différer d’avis avec l’anglophonie, même dans une matière toute relative.Il n’y avait donc, malgré les apparences, qu’une seule partie dans ces échanges, et qu’une seule entité dans cette fédération, et qu’une volonté unique dans ces rencontres.Par conséquent, le fédéralisme au Canada n’existe pas.Nous nous en doutions un peu, dirais-je.La partie qui faisait des offres avait décidé qu’un rejet de notre part était exclu.Ces offres sont donc pour nous en quelque sorte obligatoires.Il s’agit d’une simple ouverture, mais disons péremptoire.Cette ouverture était par conséquent une fermeture.Cette suggestion était, pour tout dire, une conclusion et un ordre.J’adore la mise au pas de la démocratie.Alors, non seulement M.Bourassa, comme tout le monde le sait, comme tout le monde le dit, s’est écrasé, mais, tout simplement, il n’y avait pas de négociation.Le plus étonnant, le plus admirable, c’est la démocratie de tout ce processus et de sa conclusion.Mais non, ce n’est pas le plus admirable.Le plus admirable, c’est de voir les super-démocrates ne s’en émouvoir aucunement.On ne les voit pas (et pour cause) beaucoup réagir au spectacle d’un fédéralisme qui n’espère survivre qu’en pratiquant chantage économique et mensonge comme en 1980.La démocratie n’est jamais autre chose qu’une loi sociale que les plus faibles, au nom de la justice, finissent par imposer aux plus forts.C’est là sa règle d’or.Il n’y en a pas d’autres.Mais les super-démocrates, voyez-vous, ont toujours été du côté du plus fort.Cela explique historiquement un certain nombre de coups de force.Cela éclaire une autre tradition qui fait la gloire et je dirais l’honneur des super-démocrates.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’Information générale Pierre Cayouette, Jean Chartier.Yves d'Avignon, Jean Dion, Jean-Denis Lamoureux, Louis-G L'Heureux.Bernard Morrier.Laurent Soumis, Guy Tallleter; Jacques Grenier et Jacques Nrdeau (photographes); à l’Information culturelle Michel Bélair (directeur).Pauls DesRIviéres, Marie Laurier.Robert Lévesque, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres), à l’Information économique Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrlsac, Catherine Leconte.Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte, à l’Information politique Josée Boileau, Pierre O'Neill {partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon, Sylvlane Tramer (politique internationale).François Brousseau (éditorialiste politique internationale et responsable de la page Idées et événements); aux affaires sociales : Paul Cauchon (questions sociales).Caroline Montpetit (enseignement primaire et secondaire).Isabelle Paré (enseignement supérieur).Louls-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail).Clément trudel
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