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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-10-08, Collections de BAnQ.

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WÊk CAHIER Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 Des «boubou-macoutes» dotés de pouvoirs élargis André Bourbeau augmente le nombre de ses agents vérificateurs de l’aide sociale pour débusquer plus efficacement les fraudeurs.Question de crédibilité, dit le ministre Jean Francoeur 2UÉBEC intensifie ses contrôles et donne à entendre qu’il pourrait s’en suivre une mul-üon des poursuites contre les personnes qui touchent illégalement des prestaüons de l’aide sociale.n y va de la crédibilité du régime, estime M.André Bourbeau, ministre de la Main-d’œuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formaüon professionnelle.« Le signal que nous donnons est clair, dit-iL Les gens doivent comprendre que s’ils trichent, il se passera quelque chose.» Avec l’entrée en scène en août dernier de 50 nouveaux agents vérificateurs investis des pouvoirs et de l’immunité prévus à la Loi sur les commissions d’enquête, le ministère sera en mesure de débusquer plus efficacement les cas de fraude qui échappaient jusqu’ici aux agents visiteurs (les fameux « boubou-macoutes »), souligne-t-il dans une entrevue au DEVOIR.Il ne s’agit pas d’un ajout de personnel L’effectif est toujours de 300 personnes.Mais le nombre des vérificateurs passent de 100 à 150, tandis 3ue celui des visiteurs est réduit ’autant.C’est cette mesure qui a amené quatre organismes de défense et de promotion des intérêts des assistés sociaux à claquer la porte de la commission consultative mise sur pied, 18 mois plus tôt, par le ministère dans le but d’améliorer le service à la clientèle.Ces dernières semaines, deux cas assez spectaculaires ont fait la manchette.La confiance du public quant à l’étanchéité du régime en fut soumise à rude épreuve.Il y a eu le cas d’un couple propriétaire de trois voitures, dont une Mercedes, qui avait réussi à se faire inscrire sur la liste des prestataires.Et celui des ressortissants somaliens en attente du statut d’immigrant reçu, soupçonnés d’avoir encaissé frauduleusement une somme de 2 millions $ Le ministère intensifiera également ses activités de recouvrement des trop-versés qui s’accumulent au rythme de 35 millions $ par année.Il y en avait pour 228 millions au 31 mars 1990 et, dans son rapport, le Vérificateur général pressait le ministère d’en faire un meilleur suivi n ne s’agit pas nécessairement de fraudes.Ces trop-versés apparaissent lors de la vérification des déclarations faites par les requérants et les Erestataires sur leurs besoins, leurs iens, leur avoir liquide et leurs revenus.D peut également s’agir d’une avance de fonds, par exemple dans l’attente de la réalisation d’un héritage, devenue remboursable par la suite.Désormais, le ministère tablera moins sur les visites à domicile qui continueront de se faire au rythme d’une fois tous les deux ans.L’accent sera mis sur le travail de vérification confié aux nouveaux agents.Certaines clientèles feront l’objet d’un examen plus attentif.M.Bourbeau dit son étonnement devant le fait, par exemple, que des gens fassent appel à l’aide sociale en alléguant un écart entre leurs revenus et leurs besoins, mais refusent de toucher les 1000 $at-tachés à la participation à une mesure d’employabilité (rattrapage scolaire, stages en milieu de travail travaux communautaires).Même étonnement devant le fait que deux prestataires sur trois qui s’étaient déclarés « disponibles » en attendant une place dans l’un ou l’autre de ces programmes, la refuse lorsque cette place leur est finalement offerte.Les fichiers seront mis en commun Une refonte de tout le système informatique est également en cours.M.Bourbeau a réussi à convaincre ses collègues du Conseil du trésor que l’opération pourrait s’autofinancer en cinq ans.Bientôt, les agents des centres Travail-Québec auront à leur disposition une masse considérable d’informations qui leur permettra de traiter plus efficacement les demandes qui leur sont faites.Ainsi, tous les agents auront accès notamment aux fichiers de plusieurs autres ministères ou organismes gouvernementaux pour valider les déclarations des requérants : ministère de l’Enseignement supérieur pour les prêts et bourses, ministère de l’Éducation, Commission de la santé et de la sécurité du travail Société d’assurance automobile et Régie des rentes du Québec.La Commission d’accès à l’information a donné son aval à ces « couplages ».Par contre, le même organisme a refusé le feu vert dans le cas des dossiers de l’assurance-chômage, mais le gouvernement a passé outre.De même, le ministère fait affaire avec Métier : ex-chômeur Les clubs de recherche d’emploi livrent la marchandise Martine Carie collaboration spéciale PAR les temps qui courent — temps de récession qui n’en finit plus de finir, de reprise qui attend encore le moment opportun pour se manifester — ils sont de plus en plus nombreux à la recherche d’un emploi : professionnels, étu-diants-finissants, ouvriers, employés de bureau, bénéficiaires de la sécurité du revenu.Us veulent tous se trouver l’emploi idéal dans les plus brefs délais.Certains sont devenus de véritables spécialistes en recherche d’emploi, d’autres vivent cette expérience pour la première fois, mais tous finissent par faire face aux mêmes difficultés : découragement, tendance à la passivité, peur de ne pas trouver, manque de confiance en soi, préjugés ou idées préconçues face au marché du travail attitude négative vis-à-vis la société eh général.Prenez par exemple Azzeddine, qui possède une maîtrise en science politique, n a cherché pendant huit mois ; huit mois à envoyer des curriculum vitae, à répondre aux annonces dans les journaux, à demeurer à l’affût, à demeurer disponible en tout temps.Il a consulté des conseillers du Centre d’emploi fédéral; pas un seul d’entre eux ne lui a conseillé quoi que ce soit.Autre exemple, celui de Nathalie.En désespoir de cause, après des mois de recherche active dans le domaine des communications, elle s’est adressée à des agences de placement privées.Une seule agence a accepté de la recevoir, moyennant 90 $ pour la première entrevue, 125 $ pour réécrire son curriculum vitae et des sommes additionnelles pour avoir le droit de participer à des entrevues simulées.Un peu coûteux pour une personne sans emploi.Ingénieur diplômé depuis plus d’un an, Gaétan cherche toujours activement.Il rencontre régulièrement des conseillers et suit toutes les pistes qu’on lui indique.Lorsqu’il a commencé ses études en génie chimique, on disait pourtant que les employeurs venaient chercher les futurs candidats aux portes des universités.La méthode Nathan Aujourd’hui tout le monde s’entend là-dessus : pour trouver un emploi il faut y mettre beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et surtout une certaine expertise.Un travail à temps plein.Vers le milieu des années 70, le Dr.Nathan Azrin, psychologue privilégiant l’approche béhavioriste, a mis sur pied les premiers groupes de recherche d’emploi aux Etats-Unis.Partant du principe que les chercheurs d’emploi éprouvent tous, à différents degrés, des problèmes de motivation, de comportement et d’apprentissage, il a élaboré une méthode visant à corriger ces lacunes à travers une dynamique de groupe.Son but : permettre à tous les participants de trouver le meilleur travail possible, dans les meilleurs délais.Après avoir comparé de nombreux groupes de recherche, il a démontré que sa méthode était efficace à 90 % pour tous les sous-groupes : chômeurs réguliers, personnes handicapées, professionnels, jeunes, minorités ethniques, personnes recevant des allocations de la sécurité du revenu, etc.Pour le Dr.Nathan, tous sans exception peuvent trouver un emploi.Au Québec, c’est au début des années 80 qu’ont été créés, en s’appuyant sur la méthode Nathan, les premiers clubs de recherche d’emploi.Subventionnés par les Centres d’emploi fédéraux, ces clubs — nous en avons visité quelques-uns situés dans la région de Montréal — s’adressent à des clientèles très diversifiées.Tout est mis en oeuvre, de façon structurée, pour favoriser des changements d’attitude et une plus grande confiance en soi.Pendant trois semaines intensives, les clients apprennent à mieux se connaître et a mieux cibler les employeurs potentiels, ils apprennent à rédiger un c.v.et des lettres de présentation ou de remerciement.On les incite à communiquer avec leurs amis, leurs connaissances ou leurs anciens employeurs, ils s’exercent sur vidéo aux techniques d’entrevue, bref, ils se spécialisent en recherche d’emploi.« Ce n’est pas facile ! » souligne Fernande.« Il faut téléphoner (10 ou des agences de crédit du secteur privé, telle Equifax, mais à des conditions que la commission refuse d’endosser.De façon générale, la fonction de vérification a fait l’objet en juin dernier d’une réunion avec les représentants de la Commission d’accès à l’information, la Commission des droits de la personne et le Bureau du Protecteur du citoyen.Il est encore trop tôt, dit M.Bourbeau, pour faire un premier bilan de la réforme de la Loi sur l’aide sociale, qui porte maintenant le titre de Loi sur la sécurité du revenu.Pour en juger, dit-il il faudra attendre que l’économie donne des signes plus évidents de reprise.La réforme, en effet, s’est engagée sous des auspices assez peu favorables.Elle a été mise en application en août 1989 tout juste avant que l’économie entre dans une longue récession qui, depuis ce temps, gonfle les rangs des prestataires et crée des goulots d’étranglement dans l’accès au marché du travail.La réforme devait faciliter la sortie de l’aide sociale, notamment par le biais des mesures d’employabilité.Or le régime, qui comptait 329,000 prestataires en septembre 1989 (alors que la prospérité battait son plein), se retrouve aujourd’hui avec à peu près le même nombre de ménages assistés qu’il y a dix ans, au plus creux de la récession de 1981-1982, soit 425,000.À cet égard, M.Bourbeau éprouve des sentiments partagés.« Je m’en désole, dit-il, et je m’en console en voyant ce qui se passe ailleurs.» A son avis, le régime québécois se comporte beaucoup mieux que celui de l’Ontario où le nombre des prestataires est passé de 263,000 en 1985 à 613,000 aujourd’hui.Cela tiendrait à deux facteurs.D’abord, le régime ontarien est Elus « attrayant » que celui du Qué-ec.La prestation moyenne versée est de 8300 $ par année en Ontario contre 7200 $ dollars ici.Ensuite, croit M.Bourbeau, le régime québécois est mieux géré et mieux contrôlé, même si d’importants progrès restent encore à faire.Pour l’heure, le ministre n’envisage aucune réforme d’envergure touchant la structure du régime.Deux des programmes créés par la réforme de 1989 fonctionnent très bien.Un premier programme, qui porte le nom de « Soutien financier », s’adresse aux personnes qui en raison de leur état de santé, sont incapables de subvenir à leurs besoins.Très controversé lors de sa création, le programme Soutien financier est un franc succès.Exactement 97,688 ménages y étaient inscrits en juin dernier.Fini les certificats de complaisance qui étaient le cancer de l’ancien régime.À l’autre extrémité, le programme APPORT (Aide aux parents pour leurs revenus de travail) semble avoir trouvé sa vitesse de croisière.Il a pour objet de faciliter la sortie de l’aide sociale en encourageant les Sains de travail ou d’empêcher que es personnes en emploi jugent le montant de la prestation plus avantageux que le revenu qu’elles tirent de leur travail.Entre les deux, se trouve le programme APTE (Actions positives pour le travail et l’emploi).C’est le plus controversé.M.Bourbeau n’envisage aucun retour en arrière quant aux grands principes qui le fondent : partage du logement, responsabilité parentale et participation à des mesures d’employabilité.Mais le ministre est disposé à y apporter toutes les retouches susceptibles d’en améliorer le fonctionnement.De fail depuis la mise en œuvre de la réforme, près d’une soixantaine d’amendements ont été apportés à la loi et à ses règlements, dont une bonne quinzaine cependant « peuvent être perçus négativement» , de l’aveu meme du ministre.T K» T * • m I M y?- j ,, >.V.PHOTO JACQUES GRENIER En avril 1983, des chômeurs et des étudiants descendaient dans les rues de Montréal pour réclamer du travail.Presque dix ans plus tard, le problème de l’emploi demeure entier au Québec.décès, maladie, retraite ou retour aux études).Mais il ne faut pas oublier que 80 % des postes ne sont jamais affichés.C’est de ce côté-là qu’il faut chercher.Notre service de placement a un taux de réussite de plus de 70 %.» Sa collègue Louise Lefebvre enchaîne : « Pour trouver un emploi il faut être prêt à 100%.Je ne veux pas entendre parler de problèmes de gardienne, de transport, ou autres.La cliente doit pouvoir commencer à travailler demain matin.Toutes les femmes ont un potentiel même celles qui sont demeurées longtemps à la maison.Elles ont acquis de la maturité et de l’expérience même si leur travail n’était pas rémunéré.Il suffit de le faire valoir ».Les clients, eux, sont parfois beaucoup plus amers.Renée, diplômée en notariat, se cherche un emploi depuis plus de deux ans.Elle a tout fait : rencontres personnelles, clubs de recherche, envois systématiques de curriculum vitae à toutes les grandes entreprises, concours au gouvernement.Elle a épuisé toutes les res- sources.« Sans expérience, on a beau connaître les techniques de recherche d’emploi les employeurs ne nous engagent pas».Aujourd’hui elle a ouvert son propre bureau de notaire, mais a beaucoup de mal à se constituer une clientèle.Philippe était aussi très motivé au départ.Il a tout essayé, mais on lui refuse toujours ses cartes de compétences de mécanicien.« Même si j’ai réussi avec succès tous les cours, on me répond qu’il y a trop de mécaniciens sur le marché.Je songe maintenant à retourner aux études.en plomberie cette fois.On m’a dit qu’il y avait encore des emplois dans ce domaine ».« Moi, je veux travailler dans un grand hôtel.Pas question d’aller travailler pour MacDonald, raconte Pierre, pas quand on a plus de dix années d’expérience comme cuisinier ».Déculpabilisation « Grâce au Club de recherche, poursuit Christiane, j’ai appris comment chercher un emploi.Sauf qu’il n’y a pas d’emploi dans mon domaine.Peut- être serait-il temps que le gouvernement songe à subventionner la création d’emploi.Pour l’instanl il se déculpabilise en subventionnant les clubs de recherche et en nous disant : il n’en tient qu’à vous de vous trouver un emploi ».Nous sommes un lundi matin.Première journée d’un nouveau groupe de recherche d’emploi.Pierrette et Alexandra, les deux animatrices, savent de quoi elles parlent.Elles aussi ont cherché longtemps avant d’en arriver à l’ultime solution : fonder leur propre club de recherche d’emploi.Elles ne manquent pas de clients.Pendant trois heures, les membres du groupe parleront de leur expérience, de leurs espoirs, de leurs difficultés.La plupart savent ce qu’ils veulenl mais se rendent compte que, pour l’obtenir, ils devront travailler très fort pour arriver à convaincre un employeur qu’ils sont le meilleur candidat.Et, surtout, ils ne faudra pas qu’ils se découragent, peu importent les circonstances.Pas facile.TOURISME D’AFFAIRES RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: 9 octobre 1992 PARUTION le 16 octobre DANS LE DEVOIR «55 Le 16 octobre 1992, LE DEVOIR publiera un cahier spécial Tourisme d’affaires.Au sommaire: • Avantages respectifs des grands hôtels et auberges pour la tenue de colloques et congrès «Transport aérien: les classes Affaires de l’avenir • Évolution de la bureautique destinée aux voyageurs d’affaires • Portraits de femmes d’affaires qui voyagent souvent • Trains et clientèle d’affaires: la stratégie d’Amtrak et de Via; la problématique des TGV en Amérique du Nord et au Canada • Voyageurs d’affaires et impôts • Libre échange nord-américain et voyages d’affaires • Tourisme d’affaires à Montréal: principales clientèles et tendances • Stratégie de développement des aéroports de Montréal • Grands congrès internationaux à Montréal et à Québec. B-2 B Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (8483456) - Mr Bmaball 7 h 06,9 h 15 II: 77m Lml ot If» Mohloana 7 h, 9 h 20 III: SnMftan7 h, S h 26IV: Stngha7h 10- Bin-ghWMhPamehihlO BERRI I: (849-3456) - L* damier dm Mohloana 1 h 48,4 h 15, 7 h 10,8 h 28 II: CéUbtM-rm 1 h 30, 3 h 30, S h 30, 7 h 30, 8 h 30 III: La o4M obaour du ooaurth 30, 4 h, 7 h, 8 h 30 IV: Ohtgarry Ohn Rom 1 h 30,3 h 30,6 h 30, 7 h 30, B h 30 V: L» aang dm Innocent» 1 h 30, 4 h, 7 h, B h 15, mer.1 h 30,4 h, 8 h 40 ¦ONAVENTURE I: (S49-3486) - ¦ROSSARO I: (8480488) - tnaakara 7 h, 8 h 30 II: Mr Rombull 7 h.8 h 28 III: L» dernier dm Mohloana 7 h 06,8 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (8483486)- Cdttba-tatrm 7 h 20,8 h 20 2: Ohngarry Ohn Rom 7 h 30, B h 40 3: Snmkar» 7 h, 9 h 38 4: Mr Saturday Night 7 h 06, 9 h 30 B: Th» Lml ol tha Mohloana 7 h 16,9 h 40 •: Moro 7 h, 9 h 30 CENTRE BATON 1: MH- tlnohê 12 h 20, 2 h 30.4h46.7h.9h 20 2: Cimetière W*wdf12h 30.2 h 40,4 h 68,7 h 10,9 h 25 3: tlatér Art 12 h 38.2 h 50,5 h, 7 h 10,9 h 25 4: /.RB 1 h, 3 h 30,8 h 18- Conteeatone perreraea 9 h.8: KS UL l/ma*» High 12 h 26,2 h 38,4 h 60,7 h 06,9 h 20, leu.12 h 25,2 h 36,4 h 601: Capitaine Ron 12 h 20, 2 h 30,4 h 48, 7 h, B h 16 CINlMA EGYPTIEN 1: 1468 PMl, Mil (849-3468)- tnaakara 4 h 48, 7 h 15, 9 h 40 2: TR» Liai ol S» Mohloana 4 h 46,7 h, 9 h 38 3: Mr toturday Night* h 46,7 h 06,9 h 30 CINEMA FESTIVAL: 38 Milton (8487277)- CINEMA JEAN-TALON: MD- TT» Hand that Hooka tha Cradle 7 h 10,9 h 30 CINEMA LANOELIER 1: Obaaaalon Mala 7 h.— Jauna hmma oharoha oolooataira B h 18 2: Mr taturday Night 7 h 06, 9 h 28 3: La aang dm InnooantaTh 10,9h 204: Cétlba- talrm 7 h 10, 9 h 10 B: Nom 7 h, B h 20 S: La damier dm Mohlcana 7 h 16,9 h 30 CINEMA NOUVEL ÉLYSÉE: MO (288-1867)-Lm Ho aur un P112 h 30, 9 h 18— L’homme qui a pardu aon ombra lun.mar.5 h 30, mer.leu.3 h, 6 h 30- La hmma da l’éplehr?h 48, 7 h,— La pm auapandu da la olgogna 12 h 16, B h 45— La rhtth qui marohatl dan» la morSh.CINEMA OMEOA 1: - Jauna hmma char- eha oolooataka 7 h 10, B h 30 3: La mort voua m al Mon B h 16- Lun» da mlal t Voom7 h 18— 3: Una doua anJupon 7 h, 9 h 30 IiChérh l'ai gonMT» bébéTKt h CINEMA PARALLELE: 3662 bout Sl-Uurent, MH (643-4001) — La taora du printempa/Cha-oun pour aUa/Wddo Oanm Jo Laohay-/Caroh riohua/Denm a'H h phtt 17 h -intra la tangua al l'oeéan/ Cold February Day 19 h.— La gln/La oootréh da quattfé/A obaeurtdada da mlnha Hnguatt-/Femme» nolraa du Bréall/BrmabFm-dlngSt h.CINEMA PARIS: Mtl (6787264)- Amartoan Draam 3 h, 9 h 30- Oaalh taoomm Har 6 h.— Hahlng Caln 7 h 15.CINEMA POINTE-CLAIRE 1: 8361 Trans-Ca-nada (8483486)- Mr ÊaaabaH 7 h, 9 h 40 t: Huabanda and Whim 7 h, B h 15 3: ThaLaat ol Ew Mohloana 7 h, B h 20 4: tnaakar» 7 h, 9 h 36 S: Haro 7 h, B h 30 S: Mr taturday Night?h, B h 30 CINEMATHEQUE QUESECOISS: (842-9786)-La petite Aurora l'antant martyra 18 h 36— L'Indien al la merXh 36 CINEMA V • 1: 6660 Sherbrooke 0.(4886669) -Farm* tamporalramant CINEPLEX I: (6483486) - Lune demleltVe- rm 3 h 30,7 h 30- Wind 7 h 2: Léoh 3 h 30,7 9 h 20 III: Howard»'» tndi h 48,1 h 30, B h 10IV: A trial Hlatory o! Time 3 h 06,6 h 06,7 h 06,9 h 06 V: La mort roua ra alblenih 30, 7 h 06,9 h 15 VI: taale Inetneti h 30,7 h, 9 h 26 VII: Mrtaaaball 3 h 20,7 h 10, B h 30 VIII: Il Lado Oaoura Del Coraton 3 h 36,7 h, 9 h 30 IX: Jeûna temme oharoha oolooatalr» 3 h 28,7 h 10, B h 26 COMPLEXE DESJARDINS I: (8483466)- L» voyage 1 h 46, 8 h 16, B h 46 II: La belle hle-te/roi h30,5h,8h 30III: BaBy2h, 6h, 7 h 10,9 h 20, Jau.2 h, 6 h, B h 30 IV: Requiem pour un beau aana ooourt h 40,3 h 36,8 h 30,7 h 30,9 1:30 COMPLEXE QUY-FAVRBAU/ O.N.F.: 200 ouaat Bout.Ran8L*vaaqua, Md (2834229)- Fee-Uval Hong Kong{t au 12 oet.) CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: (846-3878)- CREMAZIE: (848FILM) - Natohahr eetdera- four?h 06.9 h 15 CINÉMA QUÉBEC CINEMA LIDO: - Capitaine Ron 19 h, 21 h 10— Un coeur an hirer 19 h, 21 h 10— Lune da miel i Vagaa 19 h.— Jaune hmma chercha colocataire 21 h 10- La damier dm mohlcana 18 h 45, 21 h 10- 77» Playar 18 h 45— La aang dm Innocenta 21 h 10 LE CLAP: (650CLAP)- Batty 15 I), 19 h - Tarin Peak» mar jau.12 h 15,19 h 15 GALERIES CAPITALE 1: (6282455)- /.RB 6 h 40.9 h 15- Capitaine Ron 7 h 10.9 h 20-Doctaur Ration h 15.9 h 25- Un coeur an hirer 7 h, 9 h 15— Indochina S h 15— Rock'n Nonne 7 h 20.9 h 30 PLACE CHAREST: (5289745)- La dernier dm Mohlcana 13 h 30.16 h.19 h.21 h 30— 0M/c Inattnct 13 h, 16 h 10, 19 h, 21 h 40— San» un crt\2 h 45,15 h, 17 h, 19 h 25,21 h 30-La mort roua ita al bien 13 h 45,19 h 20— Lune de miel i Vagm 16 h 30.21 h 35- Mr Bmaball\2 h 20,14 h 40.17 h 06.19 h 25,21 h 50- La aang dm Innocenta 14 h , 19 h 30— L'aaprll de Caln 17 h, 21 h 50— Jauna hmma cherche colocataire 13 h 15,16 h, 19 h 15.21 h 40- Céllbalalrm 13 h 30,15 h 50.19 h 05.21 h 20 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Boomerang 6 h 30.9 h — L* mono» Mton Wavr» 7 h 15.9 h 15.STE-FOY 1 : (6580592)- Cimetière virant 2 7 h 05, 9 h 20— Innocent Blood 6 h 55, 9 h 15-Blade Runner 6 h 50,9 h 15.Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! 5 MOTS PASSEPORT MOTS DATE DE PASSEPORT DIFFUSION COUPON ORIGINAL obligatoire PHOTOCOPIE REFUSEE REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C.P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 NOM PRÉNOM ADRESSE VILLE C00E POSTAL TÉLÉPHONE QUESTION D HABILITÉ A COMPLÉTER 90 * 8,5 = DAUPHIN I: (9483460) - La bette hhtotrel h 30 11: LSo/tt7h10,9h20 CINEMA DlCARIE 1: (3483460) - Hero 7 h 06, 9 h 30 II: tneoker» 7 h- The Leaf of the Mohloana B h 35 DORVAL I: (6314666) - Mighty Dueke 6 h 46,9 h.Il: tob Roberte 7 h, I h 20 111: tohool Tlaa 6 h 30.9 h.N: La dernier dm Mohloane 6 h 46, B h 16 DU PARC 1: (644-9470)- S/ryto» 7 h 15, B h 26 B: tohool haa 7 h 06.9 1) 20 8: Innooont Wood 7 h 06, B h 20 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Indoehlno 12 h.3 h, 6 h, 9 h.8: Una//pua an/Upon 2 h, 4 h 30, 7 h, 8 h 30 FAMOUS PLAYS AS POINTS-CLAIRS 1: -Stoaar Aol 7 h 1 S, 9 h 26 i: tohool The t h 50, • h 28- * tnehanted April 7 h.9 h 10— 4.-Mighty Duoka 7 h 15, 9 h 30 It Innocent Stood# h 40,9 h 16 A- Captatn Ron 7 h 10,9 h 30 n ttnghe 7 h 16, 9 h i&Whtepera In B» Dark?h— I.P.It h 10 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (8483466)-Huobanda and Whm 2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 15, lun.2 h, 4 h 30,9 h 30 8: Ohngarry Ohn Rom 1 h 30,3h30,6h30,7h30,9h» 1: Horn 1 h46.4 h 16,7 h, 9 h 30 4: Mr tambaM h 16.4 h 46,7 h 10, • h 20 QOETHE-INET1TUT MONTREAL: (4980159)-Naad*o/Plna20h.GREENFIELD I: (6714129) - Cimetière rirent 16 h 30,9 h 061: Captain Aon 6 h 50,9 h 108: Innooent Blood 9 h.— ttngtm 7 h.IMAX: Vieux Port de Montréal (4984629)- Antaro-Uca vamon françaüa: 10 h 30,11 h 30,13 h 20,14 h 15,15 h 10,16 h 06.17 h, 19 h 30,20 h 30, version angialaa; 12 h 2S, 18 h 30 IMPERIAL: (2887102) - made Runner 12 h 15, 2 h 30.4 h 46,7 h, B fi 20 lun.mar.jau.12 h 18,2 h 30,41)46, B h 20 LAVAL : (6687776) — 1: Captain Ron 7 h, 9 h 10 I: Mighty Duma 7 h 10, 9 h 20 8: Innooent Stood?h 10.9h 304: Capitaine Ron7 h 20,9 h 20 6: Cimetière virant 17 h 30, 9 h 40 S: Indochine6 h, 9h.7: Rook'n Nonne?h 26, B h 40 8: tohool The7 h, IMO8: Un mouron hhm 7 h 10,9 h 2010: tlmha 7 h, 9 h 30 11: Chérie fat gonlM h bébé 7 h 28- La petit prtnm a dkï h 20,9 h 30 11: LRB6 h 48,9 h 20 LAVAL *000 1: (8483466)- La damtor dm Mohloana 7 h, B h 10 2: Lune da mlal è Va-paa 7 h 28-La aanp daa Innooanta 9 h 1S LOEWS 1*661-7437) - Softool Ttoo 12 h 16,2 h 30, 4 h 46, 7 h 06, 9 h 30 II: Whhpara In tha Dartt 12h30,2h60,6h 10,7h20,Bh36III: tob Roberta 12 h 10, 2 h 20.4 h 36, 7 h, B h 20 IV: tnehanted April! h 18,3 h 18,6 h 16,7 h 18,9 h 16 V: Str«flporAmonpU(12h26,2h40,Sh,7 h 26.9 h 40 MUStl DIS BIAUX-ARTS DI MONTREAL: Auditorium MaxwoO-Cumminga, Md— Cekjga O Mante 19 h.— La tetaeton Del Ragraao 21 h.OUIMITOSCOPIK5286600) - Sali* 1: Coyote SUR SCENE LEE BEAUX ESPRITS: 2073 Sl-Oania.Montréal ^544^0882)— Bloum-Bélangar.laa 89-10 oct.* BIDDLE'S JAZZ AND RISS: 2060 rua Aylmtr.Montréal (6424666)— La Quatuor da Jotmny Scott at Geoffroy Lapp, an parmananca, lun.mar.1Bh.é 24h, mar.au van.171) 30 é 22h.— La Trio da Chanta Btddla, an parmananca du mar au vtn.é comptar d* 22h.sam.i comptar da 21h.30 — Billy Georgette, pianiata/chanttur.lun.mar.da 17h.é 19h.— Trto Billy Qaorgttta, aam.da 1Ih.à 21h.30— La trio da Barnard Prlmaau, laa dim.da 18ti.30 à 24h.LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 rua La- moyna, Vieux-Montréal (2685506)- Vie Vogat Quir-tat.laa 8810 oct.BISTRO 8T-GABRIEL: 420 St-QabrW, Montréal (9783561)- Johanna Blouin an apadada.laa 88 10 oct.é 21h 30 CAFÉ DE LA PLACE: POA.Montréal (842-2112)— Loulaa Foraadar proposa.• Vingt panonnagaa an quêta d'una chantauaa », ligné Luc Ptamonoon, du tSiapt au 17 oct.CEGEP DE BT-HYACINTHE: 3000 rua Boudé, St-Hyaclntha— Laa dnissants da l'option théétra pré-aantant • La goûter daa généraux • da Borta Vlan, m.an a.Cari Bée hard, du 2 au 10 oct., lun.au aam.à 20h CHAPELLE ST-MARK: 310 ouaat St-Chartaa, Lon-guauil (6484610)— L'Atallar lyrique de l'Opéra de Montréal présenta une Mirée musicale Roesini, le S oct.*20h.CLUB PATRICE: 4171 St-Oenls, Montréal (844-4481)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste loua les soir» i 221).(sauf dim.) E8PACE GO: 5066 rue Clarii.Montréal (271-5381)— • Les bonnes • de Jean Genet, m.en a.René Richard Cyr, du 13 oct au 14 nov.FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE: Salle Pierre Mercure: Laurie Booth et Co., le B oct à 21h.— Espece Tangente: Jane Mappn-/ William Douglas, la 8 oct 417h.FESTIVAL DE MUSIQUE ACTUELLE: Victo-rtaville (14083687777)- La B oct Église S»e-Victoire Jean Derome et les Dangeureux Zhoma, é 20h — Grand Calé du Festival: Bill Frised Band and Homa, à 22tv— Cegep de Victoriaville: Paul Plimley Lisle Ellis Quartet, à 24h.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)- La Théétra de l'Harmattan présente « Le voyage millénaire ou le dit du bord du monde » du 30 sept au 17 oct é 20h.30 LE CIRQUE: 2112 St-Oenis, Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Papeeolt et L Soulier.MCGILL PLAYER’S THEATRE: 3460 McTavlah.3e étage, Montrée! (3986613)- • Medeamatertal » de Helner Millier, m.en a.Stacey Chrlttodoulou, du 6 au t7 oct., mar.au aam.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2560 «et Ontario, Montréal (872-7662)- Dama: le Darne Événement Oft, Volet 2, du S eu 8 oct à 14h.30 et 19h — le 8 oct Dente Kalathae NOUVELLE COMPAONIE THEATRALE: Selle Fred-Barry, 4353 att SteCatharina, Montréal (258 8974)— > Arrêter le mmtonge • de Sam Shepard, du 15 sept, au 17 oct à 20h.30— Sali* DemeejW Der: • Anttgona ¦ da Sophocle, m.an a.Louise Le-prade.du 13 oct.au 6 nov.RESTO-SAR DES GOUVERNEURS: 456 Place Jscquét-Cirtlér, Montréal (861-0168)- John Mc-Gala du groupa Oftanback an apectade, laa mar.è 21h.— Dave Goaaage Quartet jau.é 201)30— L'Ensemble de Dave Turner et Invités, lea ven.at aam.i 21 h.30 STUDIO 303: 372 ouest Ste-Catharlna, ata 303, Montréal (3983771)— Maria Dana* préeanla Conditions Cntical, du 6 au 9 oet è 23h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Montréal (6487306)— • Opéra lou • apectade de marionnettes, conception et m.en a.Vladimir Agaev, é compter du 3 oct., sam.at dim.è 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-Françols-Xavler.i Montréal (2B83161)- .The Quid Sisters » de ML I chel Tremblay, m.an a.Michael Boyd, du 1er au 25 oct.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 StOomimque, Montréal (8487738)- La Théétra Optique « le» Productions Klki présentent • Lee petites buses • de François Désalliere, m.en s.Jean CharesL du 29 sept, au 18 oct, mar.au sam.é 20h.30.dim.é 15D.30 THÉÂTRE OU NOUVEAU MONDE: 64 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)- • Six personnes en quête d'auteur • de Pirandello, m.en s.André Brassard, du 29 sept, au 24 oct, mar.au ven.é 20h., sam.à16h.et21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (6487277)— • Mensonges • de Paul Wheeler, m.en s.Sophie Clément du 21 sept au 17 oct LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Ouébec-Le Théétra du Trident présente • Famille d'artistes ¦ de Kado Kostzer et Alfredo Arias, m.en s.Alexandre Hausvater, du 29 sept au 24 oct THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631)— » Deux tangos pour toute une vie » de Marie Laberge, m.en s.Denise Vervilte, jusqu'au 10 oct., mar au sam é 20h.MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.JEUDI 8 OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • sonate en do majeur (Quantz) • 8e concert (Couperin) • concerto pour violon no 1 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 • concierto serenata pour harpe et orchestre (Rodrigo) • concerto pour piano en la mineur op.85 (Hummel) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 LE DEVOIR e,*SÎ!l La télévision do jeudi soir en mm clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO oSKfi01 Ceiotr Marilyn g Hockey / le Canadien n let Senaton LeTéiéjoumaig Le Polnt/météo/iport Cinéma : Stranger's Kiss —Am.83 Avec Peter Coyote et Blaine Novak /TTi WCAX (CBS) Burlington News Newt g Murphy g Brown Top g Copt Baseball / Éliminatoires g News Silk Stalkings rëj WPTZ(NBC) Plattsburgh New» New» g Jeopsdyig Wheel ot Fortune g niMirent UITWTWh World g Cheers g Wings g First Person with g Maria Shrlver News The Tonight Show g n CBMT(CBC) U Montréal Newswatch Degrassig Junior High Hockey / le Canadien n let Senaton The National g The Journal News g Newhartg «BEST1 Le TVA g éd.1( hres Jeopardy! Chop&nyg Docteur Doogie Mlnltérie : Une bite équipe (le/6) Claire Lamarche AdLib Le TVA g réseau TVA g sports Mongraln de sel «BSSr Puise g r—a—a-i 4 traerajnmern Tonight Cheers g Different World g Baseball / Éliminatoires Q News g Arsenlog Hall Show O* TV5(T«é «U Francophone» Carré »ert Des chiffres el dee Mm Journal de Fmv.2 Vision 5 DemlertFar- West Envoyé spécial Espace francophone Journal de France 3 Derniers Fsr-Wsst ŒBBft*» Passe- Partout Téiésenrice Foudela pub g Questions d'argent en direct Cinéma : Conte de printemps —Fr.89 Avec Anne Teyssèore et Florence Daret Tétéservtce a® s*** Musique vidéo Fax: LTrrtopius Vldéoplus VJ: Marie Plourde Musique vidéo Rock en bulle La La La Human Steps : A pas de danse (551 WVHY(ABC) Burlington News News g Star Trek :g The Next Generation Delta g Room for Two g Homefrontg Primetime Live g News Nlghtilne Married g wffti Children asKw 1W: / Spotlight / Whitney Houston Fax VJdéotiow Rent Silmpy 20M5 / Vktéoffow ns» VERMONT ETV(PBS) The MacNell/Lehrer Newthourg The Nightly Business Burt WoH : Eating Well Tbit Old g House Homed me Mystery 1 g Murder Most English (1ère/5) Cinéma : Deathtrap—Am.82 Avec M.Caine etc.Reeve ® Montréal La guerre dee dam Sonia Benezra Coup de loudre Cinéma : Révolution—GB.SS Avec Al Padno at Donald Sutherland Le Grand Journal Sports plue Sports plus extra Cinéma ©ss Newton's Appleg The Nightly Business .The MacNell/Lehrer Newthourg The Issue Is Race g New York State Election Reform Emmetdale Farm Voices ot The Electorate, TV, UUn-inlr * » W-l— i ne nispanic wnencafi »ow MUSIQUE PHOTO JACQUES NADEAU | Yull Turovsky, à gauche, en compagnie de son nouvel adjoint Pierre Dlonne.La famille I Musici s’agrandit Marie Laurier YULI TUROVSKY, directeur artis-Uque de I Musici de Montréal aura un adjoint en la personne de Pierre Dlonne qui fut pendant douze ans directeur au département des dlaques classiques chez Archambault.Âgé de 40 ans, M.Dlonne accompagnera l'ensemble de musique de chambre à sa première tournée de 13 concerts dans six pays européens du 15 octobre au 9 novembre : la France, l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, l'Espagne et l’Allemagne.Cette nomination de Pierre Dlonne vient apporter du renfort & la petite équipe ae I Musici fondé 11 y a neuf ans et promu au titre d’orchestre permanent en 1990, avec déjà 23 enregistrements à son crédit Ce secteur du disque devient l’un des éléments stratégiques pour le développement International de l’orchestre et Pierre Dionne apporte sa longue et précieuse expérience dans ce domaine.Il est un invité régulier de l’émission Chronique du disque.I Musici de Montréal a pris une telle expansion depuis 1983 que son fondateur Yuli Turovsky nous apprenait hier sa démission comme violoncelliste du Trio Borodine qu’il a fondé en 1977.Il sera remplacé par Laszlo Varga.« À compter de 1993, confiait-il au DEVOIR, je vais consacrer tout mon temps à I Musici et ce sera ma dernière saison avec le Trio Borodine, un travail qui exige de nombreux déplacements aux États-Unis et en Europe.La réputation de ce groupe est bien établie et pour ma part, I Musici devient ma seule priorité non seulement comme! directeur mais aussi comme soliste à | l’occasion.» Il s’est justement réservé ce rôle dans un des programmes de la tournée européenne alors | qu'il Interprétera trois pièces de Ernest Bloch.I Musici lançait également hier \ son 23e disque compact consacré à Arnold Schoenberg (étiquette Chan-dos), compositeur qui sera ample- j ment joué en Europe, de même que Souvenir de Florence de Tchaikovsky et Adagio et Rondo pour orchestre é cordes, op.3 du compositeur québécois Jacques Hétu.Outre ces pièces de résistance, le répertoire européen comprend des oeuvres de Mozart, Haydn, Fauré, Balch, Mercadanted et les solistes de la tournée sont les flûtistes Marc Grauwels et Patrick Gallois, le violoncelliste Robert Cohen et la planiste Catherine Courvoisier.En Europe.I Musici participera i Festival d’Ile-de-France les 18 et 17 octobre, tout comme le Trio Haydn de Montréal et le pianiste Marc-André Hamelin, dans le cadre d’un programme d’échanges culturels entre le Conseil régional d’île-de-France et le Conseil des arts de la CUM (CACUM).La tournée européenne est subventionnée par les trois paliers de gouvernement fédéral, provincial et municipal ainsi que par des commanditaires du secteur privé.L’ensemble jouera dans des salles de quelque 600 places réservées par les soins de ses hôtes, à l’exception du concert donné à Londres au St John’s Smith Square où les billets sont vendus au guichet.au 19 h 15— La mort roua ra al bien 21 h — Salle 2: La retour da Batman 19 h — L’homme éléphant 21 h 30 OUTREMONT: (278FILM)- PALACE 1: - Mighty Ducka 12 h 10, 2 h 25, 4 h 45.7 h, 9 h 15 II: Innocent Blood t h, 3 h 45,6 h 45, 9 h 30 III: Rampage 12 h 20, 3 h, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 35IV: Pat SemataryK h 10, 2 h 30,4 h 50, 7 h 15, 9 h 35,jeu.12 h 10, 2 h 30, 4 h 50 V: Untorglvan 12 h 30, 3 h 15, 6 h 10, 9 h.VI: Captain Ron 12 h 15,2 h 20,4 h 40,7 h, 9 h 15 PARADIS I: (354-3110)- Ut» ligua on )upona 6 h 45— La cité de la /oie 6 h 50— Baalc >na-Unct 7 h.— La mort roue ra al bien 9 h 15— La retour do Batman 9 h 20— Fraction do »ocondo9h30 PARISIEN I: (8683656)- Varaalllm rira gau- che 1 h 10,2 h 50, 4 h 35,6 h 10, 7 h 45,9 h 35 II: Indochine1 h, 4 h 30,8 h.Ill: La petit prince a dit 12 h 30,2 h 45,5 h, 7 h 15,9 h 30IV: I.P.5.1 h 45,4 h 15,6 h 45,9 h 25 V: I.P.5.12 h 30,3 h, 5 h 30.8 h 15 VI: Un coeur an hhrartl h 15,2 h 35, 4 h 55.7 h 10,9 h 35 VII: Docteur Petiot 12 h 45, 2 h 55,5 h 05,7 h 20,9 h 30 PLACE ALEXI8 NIHON l:(849-3456) - The Lml ol the Mohtcane 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 15 II: Mr Saturday Night 1 h 45,4 h 15,7 h, 9 h 30 III: Snaakare 1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 30 PLACE LONQUEUIL 1: (8483456) - Céllba-talrm 7 h, 9 h 15 2: L» aang dm Innooanh 7 h 10,9 h 20 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (8483456)- 1: ThaLmtottha Mohlcana 7 h 10, 9 h 25 2: Huabanda and Wlrm 7 h 05,9 h 30 3: Glengarry Ohn Rom 7 h 10,9 h 25 4: MrBaaaball 7 h, 9 h 20 5: Mr Saturday Night 7 h, 9 h 35 6: H»n> 7 h 06,9 h 40 7: Snaakare 7 h, 9 h 30 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Md (274-3550) -Blaat'Em 7 h 15— The Doubla Lth ot Véronique 9 h 30 VERSAILLES l:(3587880) - Cimetière rivant 2 7 h 25,9 h 30 II: Capitaine Ron 7 h, 9 h 10 III: Un coeur en hiver 7 h 20, 9 h 30IV: School The 7 h, 9 h 15 V: Rock'n Nonne 7 h 10,9 h 30 VI: Innocent Blood7 h 05,9 h 25.A SURVEILLER Le Centre St-Pierre organise un atelier sur le thème : « S’aider à vivre un deuil », du 14 octobre au 2 décembre, au 1212 rue Panetà Montréal.Inscr.: 524-3561.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; à l'UQAM, Pavillon Judith-Jasmin, la Grande Place, 1455 rue St-Denis, de 10 h à 18 h, et à St-Constant, Caserne des pompiers de St-Constant, 147 rue St-Pierre, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 20 h, conférence sur les visages et les caractères, au 1631 rue St-Denis à Montréal.Rens.: B48-0553.¦ Info-Femmes vous invite à une conférence sur la santé et l’épanouissement sexuel, le mercredi 14 octobre de 19 h à 22 h.— Les femmes et l’argent, le mercredi 28 octobre de 19 h à 22 h.— Trois ateliers de sensibilisation pour comprendre la problématique de la violence conjugale, les peurs et la perte de l’estime de soi qu’elle engendre, les mercredis 14, 21 et 28 octobre de 13 h à 16 h.Rens.: 355-4529.Si Le Collège de Rosemont, 6400, 16e avenue, offre des cours de golf, les mardis et jeudis soirs à 20 h 30 et 21 h 45, débutant le 13 octobre.En tennis, cours de niveau débutant et de niveau moyen, les lundis et samedis soirs, débutant le 26 octobre.Inscr.: 376-1620, poste 271.¦ Des rencontres de groupe animées par une personne spécialisée en relation d’aide se tiennent deux fois par semaine (lundi, 19 h et mercredi, 13 h) pour les personnes atteintes de cancer et/ou leurs proches.Rens.: 273-3676.¦ L'Association bénévole amitié inc., organisme à but non lucratif qui offre des services aux personnes qui ont des problèmes de santé mentale, offre des sessions de formation qui auront lieu les 13, 14, 15 et 16 octobre a 17 h 30.Inscr.: 934-0354, poste 250.¦ L’Office de la famille vous invite à trois soirées de partage fraternel, dans le but de redécouvrir les forces humaines et spirituelles, les jeudis 8, 15 et 22 octobre à 19 h 30, à la Paroisse St-Donat, 6805 rue de Marseille (métro Langelier).Inscr.: 931-7311 Ce soir à 19 h, conférence de André Lé-pine sur le thème : La Sophrologie : dy-, namiser nos capacités à sentir, ressentir et pressentir », au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet.Rens.: 669-8053.¦ Ce soir à 17 h, conférence de Marie-Hélène Bonin sur l’Afrique du Sud « Négociations ou confrontation ?Un pays qui vacille», au 3680 rue Jeanne-Mance, salle 402 à Montréal.Rens.: 982-6606.¦ L’Association québécoise de la fibrose kystique vous invite à un Fibro-Show II, {jes 9 et 10 octobre à 19 h 30, à l’Auditorium Jean-de-la Mennaie, 870, chemin St-Jean à La Prairie.Rens.: 659-1223.¦ Du 8 au 10 octobre, le Complexe Desjardins accueille l’Association des médecins de langue française du Canada à l’occasion de leur 64e congrès international sous le thème : « Santé et maladie mentales : un défi de société».Rens.: 281-1870, poste 255.¦ Les 10, 11 et 12 octobre, la maison de formation PARLIMAGE offrira le stage • Assistance à la réalisation télévision », donné par Mme Nicole Tremblay Guil-baut.— Les 17 et 18 octobre, stage intensif de deux jours sur la « scénarisation : principes de base », donné par Mme Geneviève Lefebvre.Rens.: 288-1400.¦ L'Université de Montréal vous convie à une conférence intitulée : • La parole hyperbar ou Parler sous la mer » animée par Alain Marchai, dir.du laboratoire langue et parole, CNRS, Aix-en-Provence, le vendredi 9 octobre à 9 h 30, au Pavillon Lionel-Groulx, Laboratoire de phonétique, Salle 9126, 3150 rue Jean-Brillant.Rens.: 343-6220.¦ La Société généalogique canadienne-française annonce que sa session de cours pour 1992-93 débutera aveç;les cours • Initiation à la généalogie », le jeudi 15 octobre pour une durée de 7-semaines.Ces cours auront lieu à la bibliothèque de la Société, 3300, boul.Rosemont, suite 110, (angle St-Michel), Rosemont.Inscr.: 729-8366.¦ La Mutuelle de services aux salariés et cadres tient tous les jeudis, de 15 h à 18 h, une clinique juridique sur vos droits, en tant que salariés ou cadres, au 1379 chemin Ste-Foy, suite 208, à Québec.Reris.: (418) 527 3587. CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 B B-3 ÉfiËÉÈÜi MC Solaar rappe sérieusement.ARTS VISUELS/chronique PHOTO MUSÉE MC CORD Totem urbain/histoire en dentelles de Pierre Granche.Parachuté au paradis Marie-Michèle Cron ÇA S’APPELLE la Revue Noire et c’est tout simplement.magnifique.Précédée d’un élogieux article dans la bible des revues françaises, le Nouvel Obs, la Revue Noire, en se consacrant aux arts plastiques africains contemporains, décolle le mythe de ce continent méconnu en prouvant la vitalité d’un art rageur et brillant que l’imaginaire collectif limite aux masques et à J’art populaire.Avec son format géant, un graphisme raffiné, une récolte d’images saisissantes, cette revue trimestrielle et bilingue (français/anglais) richement illustrée ne lésine ni sur les textes critiques, ni sur la poésie.Dès la première page de ce sixième numéro consacré aux Caraïbes — on peut se procurer les cinq précédents par abonnement — le lecteur est parachuté au paradis: « comme un verre de rhum sous le regard amoureux du désespoir ».Défilent l’éxubérance de Basquiat, des couples cubains photographiés sous un ciel rouge, des installations .prophétiques, la vie martiniquaise, des peintures gorgées de soleil On s’exclame, on jubile et on remercie le rédacteur en chef Simon Njami, et ses associés, Bruno Tiliette (anciennement aux éditions Autrement), les àrchitectes Jean-Loup Pivin et Pascal Martin Saint Léon.Pour se procurer la Revue Noire, il faut se rendre aux librairies suivantes: Gallimard et Artexte sur Saint-Laurent, Musée des beaux-arts, Renaud Bray sur Côte-des-Neiges, Olivieri sur Gatineau, Flammarion et Hermès sur Laurier, Champigny sur Saint-Denis.Cité fragile La semaine dernière, la galerie Vox Populi procédait au lancement de « Cité fragile » de l’artiste Serge Clément, ce grand voyageur devant l’étemel bien connu du milieu pour ses images anthropologiques.Projet photographique en trois actes actuellement exposé au Musée de la Photographie de Charleroi qui sera présenté en septembre 1993 lors du Mois de la Photo à Montréal, « Cité Fragile » a une héroïne: la grande ville d’Amérique latine dont l’ambiance surréaliste est frôlée par les ailes de la mort et de la lumière tropicale.En feuilletant lentement ces lieux clairs-obscurs, on sent combien Serge Clément s’est imprégné de l’hémisphère sud-américain: monuments majestueux qui écrasent les hommes, cimetière et attente sous la pluie diluvienne, visages ravinés, ombres portées.À classer parmi les grands, aux côtés de Bravo et de Graciela Iturbide.On peut obtenir le livre à la galerie Vox, 4060, Boulevard Saint-Laurent, espace 110.Tel: 844-6993.CIAC: un passeport pour l’art Le CIAC n’est pas juste un centre d’art contemporain pour amateurs avertis.En lançant depuis quelques semaines déjà son passeport qui permet de scruter sous un autre angle l’art actuel avec des visites guidées, des commentaires d’artistes et des conférences la fin de semaine, le CIAC veut rejoindre un plus vaste public qui aura l’occasion samedi le 10 octobre à compter de 12H00 d’entendre Thérèse St-Gelais, adjointe à la rédaction de de la revue Parachute et conservatrice associée avec Colette Tougas de Diagonales Montréal, parler de cette exposition où l’on retrouve autant de la peinture que de l’installation.Le lendemain à la même heure, ce sera au tour de l’artiste Martha Townsend de discuter du mouvement minimaliste qui a influencé l’art des années 70.Puis, à 13H00, Lise Bissonnette, directrice du DEVOIR, nous parlera de son intérêt pour l’art contemporain et de sa première rencontre avec cette forme de pensée.Prix d’entrée: $7.50 incluant une visite commentée ou une rencontre ainsi que l’accès aux expositions.Au 3576, avenue du Parc, tel: 288-0811.Sculpture Mardi soir dernier, le Musée McCord inaugurait un Inukshuk de Jusipi Nalukturuk et une sculpture de Pierre Granche intitulée « Totem urbain/ histoire en dentelles ».Réalisée pour le Musée McCord d’histoire canadienne dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du ministère des Affaires culturelles du Québec, l’oeuvre de Pierre Granche installée sur la rue Victoria qui longe le Musée, tisse un lien entre l’ancien et le nouveau, entre le privé et le public.Conçue en collaboration avec Andrée Castegnier et Katherine Paré et d’autres personnes, la pièce est composée de quatre éléments qui font référence aux 200 000 négatifs sur verre des Archives photographiques Notman, à l’histoire de Montréal, aux collections du musée dans un foisonnement de figures et d’images, au savoir et à l’enracinement de la culture dans notre société contemporaine.Adresse: 690, rue Sherbrooke ouest.Le 1er Salon International de la Sculpture extérieure de Montréal, sis sur le Vieux-Port est déjà terminé mais les 10 sculptures qu’on y présentait ont déménagé sur un site permanent, au Musée Plein-Air du Parc René-Lévesque, à ville de Lachine.On annonce dans le communiqué de presse que ce lieu en périphérie de Montréal est « le plus grand site d’exposition de sculptures extérieures au Canada ».Si vous passez près du Lac Saint-Louis, vous pourrez voir ainsi les oeuvres de Bill Vazan, Linda Covit, Pierre Leblanc, André Foumelle, Guy Nadeau, Miroslav Maler, Catherine Widgery, Dominique Valade, Lisette Lemieux et de Rose-Marie Goulet.Centre Saidye Bronfman Pour célébrer le 25e anniversaire de sa fondation, le centre Saidye Bronfman fait pleine lumière sur la collection d’Andrea et Charles Bronfman qui comporte 900 pièces dont une partie seulement est présentée à la galerie.Parmi les oeuvres de plus de cent artistes de toutes les disciplines, on retrouve des huiles et des aquarelles, des pièces de bois, de fibre, de métal, de verre et de céramique.Notez que la collection Claridge est la plus importante au niveau de l’art canadien et l’art décoratif canadien contemporain et que l’exposition se termine le 16 octobre prochain.Le Centre Saidye Bronfman, présente au cours de cette saison, une série d’événements axés entre autres sur la musique, le théâtre, la danse dont une performance des Têtes Chercheuses avec Michel Lemieux (24et25octobre).Adresse: 5170, Chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Tel: 739-2301.MC Solaar et Dédé Traké Au Spectrum ce soir, 18 h.Sylvain Cormier AU BOUT DU FIL, des locaux de PolyGram-France à mon sous-sol de cottage semi-détaché, Claude M’Ba-rali raconte.« Un jour, j’ai mis le pied dans la bibliothèque du Centre Beaubourg (à Paris), et j’ai été vraiment surpris.J’avais tout à proximité.Du surréalisme aux livres sur les jeux de mots, à la presse, à toutes sortes d’opinions.Par la suite, après l’école, je venais là régulièrement avec deux amis.Chacun allait dans son rayon, dans les choses qui l’intéressaient, et on lisait pendant quatre-cinq heures.» M’Barali, 22 ans, né au Sénégal, arrivé en France à trois mois, c’est aussi MC Solaar, le roi du rap hexagonal, MC ( Master of Ceremony) du posse 501 — posse comme dans les milices de citoyens qui pourchassaient les bandits dans les westerns — une bande de noirs et de blancs de la banlieue sud parisienne qui rappe, raggamuffine, échantillonne et scratche depuis le lycée.MC Solaar a pris le Top 50 d’assaut en 1990 avec un rap nouveau genre, Bouge de là, a consolidé sa position en 1991 avec un premier album qui s’écoute en même temps qu’il se danse, Qui sème le vent récolte le tempo, et s’est installé pour de bon cette année avec un slow-rap envoûtant, Caroline, qui a soufflé sur l’été français et mes dernières F'rancoFoües de La Rochelle avec une douceur d’alizé.La France entière — et peut-être bien le Québec, après la prise de contact de ce soir au Spectrum, s’il daigne prêter l’oreille — s’est éprise de d’attitude envers les immigrés d’origine africaine, ce qui n’est pas rien à Paris, où les contrôles d’identité sont monnaie courante pour les jeunes Noirs.Non, apparaît-il, le ra~ n’est pas nécessairement agressi USFMOFOÜB DE MONTREAL ce rappeur essentiellement cool, qui préfère la « matière grise » à la « matière grasse », qui s’amuse à réfléchir, qui suggère à sa génération de « bouge(r) contre la bêtise », qui aime tout autant Gainsbourg et Marvin Gaye que De La Soul, qui jongle habilement avec les mots et les idées, et qui n’a pas un gramme d a-nimosité dans le ton.« L’idée de ne plus marginaliser le rap m’a permis de garder ma voix, telle que je l’ai normalement, et de ne pas être obligé de crier.Ma voix, je préfère la poser.Quand on veut expliquer plutôt que haranguer, on essaie de mettre un certain velours, pour qu’il y ait une envie d’écoute.L’attrait, c’est que ça va à l’encontre des clichés.» Ce faisant, MC Solaar a bouleversé toutes les idées reçues concernant le rap, la banlieue, les gangs de rue.Et il a amorcé un changement Non, les jeunes Français ne se réunissent pas en bande uniquement pour se tabasser les uns les autres et fracasser quelques vitrines au passage.Non, les banlieues des grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, ne sont pas que des ensembles vides où fermentent l’ennui et la violence.« À l’extrême, observe M’Barali, il y a des banlieues où la vie est totalement oppressante, où il n’v a pas réellement de commerces à proximité, ni de lieux associatifs.À partir de là se créent des groupe qui ont leur propre code d’honneur, à savoir qu’il est de bon ton d’être dealer ou grand bagarreur.Et puis, il y a les banlieues qui essaient d’évoluer, où les jeunes prennent des mesures d’auto-discipline et parviennent à avoir leurs propres lieux, que ce soit un simple club de sport, de photo, de danse.Le principal problème des banlieues, pour moi, c’est un manque d’envie.Et l’absence d’information.» MC Solaar ne multiplie pas les mots d’ordre.Il se contente, ici et là, entre les allitérations et les rimes à répétition, d’indiquer les possibilités d’issue, de propager, par les mots, son propre amour de la langue et de la communication.« Ce n’est pas didactique genre cours magistral d’université: il y a dans mes textes le lubrifiant marrant qui fait qu’on n’oubliera pas, et qui, à la limite, permet de poser des questions.» De là, tout découle naturellement, à commencer par la prise de conscience qui mènera peut-être, éventuellement, au changement.« J’appelle à la réflexion.J’ai une formule qui dit: prends de l’avance en prenant du recul.C’est par méconnaissance qu’on est oppressé.Le seul message, c’est apprendre.• C’est précisément pour apprendre qu’il s’amène pour la première fois en Amérique, le cerveau farci d’indiens, de lacs, de chemises à carreaux, images fixes mêlées à d’antédiluviennes fictions télévisuelles et cinématographiques en post-syncho.Encore frais sorti de sa banlieue, MC Solaar vient injecter ses mythes d’une saine dose de réalité.«L’Amérique, c’est le rêve.J’ai les disques, quelques films, Serpico, Starsky & Hutch.» Il s’esclaffe en s’entendant débiter des clichés aussi éculés.Je l’avertis en rigolant que le Québec d’aujourd’hui le surprendra peut-être.« Il paraît que vous avez de grands buildings et tout ça.Vous avez cassé ma cabane au Canada ! » THEATRE /chronique Un conte à la dérive Nadia Tecci et Delphine Pan Déoué dans Le voyage millénaire.Le Voyage millénaire ou Le Dit des bords du monde Texte de Patrick Chamoiseau.Adaptation et mise en scène de Claude Moïse.Décors de François Giddey et François Cauvin.Costumes de Blandine Boyer.Éclairage d’Annie Venne.Musique de Francine Martel et Robert Lépine.Avec Mireille Métellus (Manman Dio), Claude Moïse (Le Conteur), OUmar N’Diaye (Papa Guinin, Bon Bleu), Delphine Pan Déoué (Zita), Denis Tran Van Mang (Le Balai) et Nadia Tucci (La tée Carabosse).Une production du Théâtre de l’Harmattan, présentée au restaurant-théâtre La Licorne, jusqu'au 17 octobre.Gilbert David AUTANT LE DIRE d’emblée, la production du Voyage millénaire, de Patrick Chamoiseau — Texaco, son dernier roman, est en lice pour le prochain Concourt —, ne dépasse pas le niveau des bonnes intentions PHOTO ARCHIVES Double retour À 55 ans, Hervé Brousseau a amorcé cet été une sorte de double retour.Vedette de la chanson au cours des années 50, c’est d’abord à ce titre de chanteur-compositeur-interprète qu'il donnait un spectacle à la Licorne à la fin d'août.Mais depuis, il expose aussi des sculptures et une trentaine de dessins sur les murs du SteakFrites (l'ancien Côte à Baron), rue Saint-Denis, jusqu'au 15 octobre.Inspiré par le succès de sa rentrée, Hervé Brousseau prépare un disque et une tournée panquébécoise.À suivre.scéniques, dont l’enfer théâtral est pavé.Cela est d’autant plus dommage que le Théâtre de l’Harmattan est l’un des rares groupes qui, à Montréal, cherchent à implanter une pratique théâtrale multiculturelle, sinon transculturelle, en recrutant une majorité de ses participants auprès de différentes communautés ethniques.À la suite de l’arrivée chez nous d’immigrants de tous horizons au cours des deux dernières décennies, le tissu démographique montréalais est, comme on sait, en pleine mutation, et je suis de ceux qui pensent que le milieu théâtral « pure laine » ne fait pas encore tout ce qui est nécessaire pour rejoindre ces nouveaux publics et pour accorder une place raisonnable aux manifestations scéniques de ces communautés qui amènent avec elles des expériences culturelles et des manières de s’exprimer différentes.En revanche, à moins de vouloir céder à une tentation paternaliste — pour ne pas dire à une attitude condescendante —, ne serait-il pas mal venu de renoncer à toute espèce de critères artistiques qui définissent la production du théâtre professionnel ici et maintenant ?Il existe sans doute une orientation féconde entre ces deux pôles, qui passe peut-être par une plus grande participation de metteurs en scène expérimentés dans la démarche de ces théâtres en émergence.Car, pour en revenir au spectacle sympathique mais très amateur de l’Harmattan, c’est d’abord et avant tout sur le plan de la mise en scène que le bât blesse, c’est-à-dire dans la direction d’acteurs comme dans l’articulation des autres éléments scéniques eux-mêmes.La pièce satirique et bariolée du Martiniquais Patrick Chamoiseau, dont le titre originel est Manman Dlo contre la fée Carabosse, raconte sur le mode merveilleux la « découverte » et la prise de possession d’une île des Antilles par la fée Carabosse.Cette représentante de la « culture sorcière gréco-latine » va établir sa Loi et imposer le silence à la culture indigène, voire à la nature elle-même où grouille tout un monde de personnages mythiques aux noms évocateurs : Manman Dlo, reine des eaux, Zita, gardienne des peaux, et Papa Guinin, grand maître de la forêt.Ce conte fantastique de Chamoiseau est magnifiquement écrit, dans NOS CHOIX TÉLÉ La soirée du hockey Premier match télévisé de la saison, et match historique puisqu’on veut y célébrer les 40 ans de La soirée du hockey et le 100e anniversaire de la Coupe Stanley.Ce sera d’ailleurs l’occasion de voir les Canadiens affronter dans la capitale fédérale les nouveaux Senators d’Ottawa, dont on ignore pour le moment si le coup de patin rivalise avec celui des politiciens de la Chambre des communes.(Radio-Canada, 19h30) ?Ad Lib Ma préférée est parmi les invités : Marjo.(TVA, 22h) ?Le mouton noir Pour ceux qui ont manqué la deuxième partie lundi à cause d’une i pt panne d’électricité.(Radio-Québec, 22h56) ?L’invasion des profanateurs En 1978 Donald Sutherland s’était commis dans ce remake d’un célé-bressime film, l’original des années 50 étant devenu film-culte pour les amateurs d’horreur.Bonne nuit ! (Quatre Saisons minuit) — Paul Cauchon une langue riche en images et en symboles, ce qui permet une transposition légendaire, remplie de clins d’oeil amusants, de l’histoire de ce coin du monde, colonisé par la France.L’auteur a d’évidence puisé abondamment dans le folklore antillais et dans les rites de la population noire, d’origine africaine, pour composer une dizaine de tableaux évocateurs du combat auquel se livrent Manman Dlo et Carabosse.Celle-ci est flanquée de bout en bout de la fable d’un Balai qui a droit au statut ironique de personnage humanoïde, portant queue de pie et coiffure hérissée d’un beau rouge vif, ce qui permet des passes d’armes piqiiantes entre maîtresse et valet, dans le droit fil du célèbre Jacques le fataliste de Diderot.L’entreprise de « sorcellerisation » de 111e conduit d’abord l’action, puis entraîne la réaction des êtres fabuleux qui incarnent à la fois le refus de l’esclavage humain et la résistance à l’exploitation abusive des ressources naturelles.Face à cette généreuse matière poétique, aux accents comiques, Claude Moïse débouche sur une conception mal contrôlée et qui n’approfondit pas les langages qui s’offriraient à un metteur en scène le moindrement au fait des ressources que sont le rythme, le jeu grotesque et l’expression corporelle.L’interaction entre la musique, qui s’inspire avec bonheur des sonorités et de l’instrumentation des îles, et les situations n’est pas convaincante, alors que les interprètes jouent au petit bonheur la chance.Cela ne signifie pas que les comédiens sont sans talent, mais qu’on ne les a pas fait assez travailler, et qu’ils s’exécutent comme en dehors d’une orientation reconnaissable.La maîtrise, même élémentaire, d’un art aussi difficile que le théâtre appelle une détermination et une persévérance qui, avec un soutien communautaire adéquat, ne manquent pas souvent de porter fruit.Le « nouveau théâtre québécois » qui a éclos il y a vingt-cinq ans à peine, en est la preuve éclatante.Pourquoi en serait-il autrement avec les nou- B-4 ¦ Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 CULTURE ET SOCIETE Les artistes et l’entente un délicieux fouillis Paule des Rivières LES ARTISTES du Canada et ceux du Québec s’entendent à merveille-.pourvu que les conversations touchent à la pluie et au beau temps.Et surtout, pourvu que le mot constitution ne surgisse pas dans la conversation.En d’autres termes, ces temps-ci, les échanges sont passablement limités entre les deux communautés.La conférence canadienne des arts vient d’entreprendre une tournée des différentes régions du pays pour expliquer l’entente de Charlottetown.Regina, Vancouver, Winnipeg, Edmonton, St-Jean au Nouveau Brunswick et St-Jean de Terre-Neuve, Charlottetown, Toronto, Halifax et Ottawa sont à l’itinéraire de sa tournée.Mais de Québec, Montréal ou Hull point.Les dirigeants de la Conférence éviteront le Québec.Et s’éviteront ainsi bien des embarras.« Nous ne voulons pas nous engager dans un débat avec nos collè-gures du Québec », disait M.Kelly récemment.Les artistes québécois ont beau faire partie de l’organisme pan-canadien voué à la défense du statut de l’artiste, ils ne partagent pas du tout l’analyse de leurs collègues anglais sur le projet constitutionnel, à commencer par le traitement réservé à la culture.Le président de la Conférence canadienne des Arts, M.Keith Kelly, croit que « la section sur la culture est proche de nos aspirations ».Les associations artistiques du Québec, l’Union des artistes en tête, sont d’un tout autre avis.Leurs représentants ont dénoncé l’entente et le peu de pouvoirs qu’il consent à abandonner au Québec.Ce n’est donc pas le président de l’Union des artistes, M.Serge Turgeon, qui va se plaindre de l’absence de la Conférence canadienne des arts au Québec.Déjà, à l’été, lorsque M.Kelly avait publiquement applaudi à l’inclusion dans la constitution de la responsabilité fédérale en matières d’institutions culturelles, l’Union des artistes s’était étouffée sur cette déclaration : Quoi ?Nous faisons partie d’un regroupement qui vante l’entente ?Une lettre avait suivi, dans laquelle M.Turgeon priait M.Kelly de ne pas présumer de l’unité des troupes d’artistes.Le président de la Conférence canadienne avait rectifié le tir en écrivant le mois dernier dans une lettre au ministre des Communications du Canada, M.Perrin Beatty, qu’il croyait au droit du Québec à une position asymétrique.Pour conclure qu’une présence fédérale forte s’imposait dans les arts.Tout en exprimant leur satisfaction vis-à-vis des clauses à teneur culturelle, les dirigeants de la Conférence canadienne des arts ne diront pas à leurs auditoires s’ils sont pour ou contre l’ensemble du document constitutionnel.« Le document est complexe, c’est à chacun de se faire son idée », dit M.Kelly.Ce qui tranche avec le NON clamé bien fort de Serge Turgeon, qui encore cette semaine, était aux côtés de Jacques Parizeau.Le boycott du Conseil des Arts semble s’amorcer sérieusement Paule des Rivières LE JURY DU Conseil des Arts du Canada qui devait, demain, discuter du prix du gouverneur général, section théâtre, ne se réunira pas.Ses trois membres ont avisé l’organisme fédéral qui gère les prestigieux prix qu’ils boycotteraient la rencontre.Cette attitude est conforme aux souhaits du Conseil québécois du théâtre qui, il y a dix jours, invitait ses membres à ne plus se présenter à aucun jury, pour protester contre les budgets trop bas du Conseil des Arts, qui sont gelés depuis cinq ans.La logique derrière le boycott se réume à une question : « À quoi bon participer à des jurys quand il n’y a même pas assez d’argent pour encourager les candidats sérieux et prometteurs ?».Au Conseil des Arts, hier, l’on se refusait à croire que le prix littéraire pour la section théâtre ne serait pas attribué le 30 novembre, jour de dévoilement des lauréats.Mais l’on indiquait du même souffle que l’on ne formerait pas d’autres comités, ce que la présidente du Conseil des Arts, Mme Paule Leduc, a confirmé au président du Conseil québécois du théâtre, M.Pierre Rousseau.C’est que le Conseil des Arts a intérêt, d’une certaine manière, à ce que les protestations de la communauté théâtrale portent fruit : l’organisme d’aide aux artistes est le premier à penser qu’il n’a pas suffisamment d’argent.Il dispose d’environ 98 millions $, dont 25 millions $ environ vont au Québec.Mais les jours qui viennent seront déterminants.Les théâtres francophones hors Québec et surtout les théâtres anglophones du reste du pays diront si oui ou non ils emboîtent le pas.Jusqu’à ce jour, ils se sont laissés tirer l’oreille, tentant de mesurer l’impact d’un tel geste, sur le ministère des Communications, qui détient les cordons de la bourse, et sur la communauté théâtrale, qui ne veut pas passer en dessous de la table lorsque vient le temps des subventions.Au Québec, la semaine prochaine, l’Union des écrivains se penchera sur cette question.Un geste de sa part compromettrait encore bien davantage plusieurs prix du gouverneur général puisque les écrivains sont membres de nombreux jurys.Les finalistes pour les prix seront dévoilés le 5 novembre.Un univers cybernétique àarÿe Ballet national du Canada Au programme : The Second Detail de William Forsythe.Musique : Thom Willems.Décors, costumes et éclairages : William Forsythe.Interrogating Slam de John Alleyne.Musique : Morton Subotnick.Décors : John Alleyne.Costumes : Kim Nielsen.Éclairages : Ken Alexander.Spectacle présenté au Théâtre Maisonneuve les 6 et 7 octobre.Mathieu Albert LE BALLET NATIONAL du Canada a propulsé ses danseurs sur la scène du Théâtre Maisonneuve mardi soir comme une meute d’engins téléguidés.Dans les deux pièces à l’affiche, celle de John Alleyne, qui est chorégraphe attitré de la compagnie, et celle de William Forsythe, qui occupe le poste de directeur du Ballet de Francfort, la danse apparaît comme une opération hautement mécanique, méticuleuse jusqu’à l’obsession, froide et distante comme un objet scientifique.Dans les deux cas pourtant, nous sommes en présence de deux oeuvres qui suscitent une émotion esthétique d’une rare intensité.11 s’agit d’un type de chorégraphie situé à des années lumières de la danse théâtre.Le corps est conçu, magnifiquement, comme un système de rouage et de leviers; comme un ensemble d’engrenages dont la vélocité est superbement articulée.Le Festival international de nouvelle danse a eu raison, d’une part, de programmer le Ballet national — ce qui n’allait manifestement pas de soi dans le cadre d’un événement consacré à la nouvelle danse — et, d’autre part, de demander à la compagnie d’interpréter des pièces de ces deux chorégraphes.Les interprètes rencontrent avec une aisance quasi naturelle les incroyables difficultés techniques qui ponctuent les trajectoires imaginées par les chorégraphes.Les oeuvres Le Ballet national du Canada dans une chorégraphie de W.Forsythe.pour leur part, au-delà de leurs traits distinctifs, se rejoignent sur les plans du dépouillement et de la précision mathématique.Chacun à sa façon, John Alleyne et William Forsythe, s’emparent du vocabulaire classique comme d’un matériau de base à partir duquel ils s’autorisent tout un cortège de libertés.Chez John Alleyne, dans un décor constitué de quelques toiles translucides éclairées par une lumière en clair-obscur, le langage du ballet classique devient prétexte à une sorte de lyrisme ascétique.Il y a chez le chorégraphe deux axes de vocabulaire qui sont simultanément à l’oeuvre : celui du ballet, dont il ne s’est pas encore tout à fait dégagé, et celui de la nouvelle danse vers laquelle il tend.Ces deux axes deviennent cependant chez lui le lieu d’une tension créatrice.Pour William Forsythe, la danse émerge à l’image d’une composition polyphonique; le nombre de chorégraphies qui prennent place en syn- chronie sur la scène est parfois égal à celui des danseurs évoluant sur le plateau.Forsythe excelle dans l’art de manipuler en même temps plusieurs logiques chorégraphiques.Les danseurs n’évoluent presque jamais à l’unisson mais s’entrecroisent comme s’ils participaient à des pièces différentes.Comme chez Alleyne, le décor se réduit à presque rien; un rang de chaises disposé en fond de scène et quelques voiles transparents.La lumière, toutefois, est davantage exploitée et suggère une progression dans l’oeuvre.Mais, en comparaison avec ce premier, William Forsythe possède une touche additionnelle.Une sorte de maturité, ou une maîtrise sereine, conférant à son oeuvre une dimension indicible qui échappe à Alleyne.C’est là la principale distinction qui nous fait voir qu’il s’agit de deux chorégraphes alors que les pièces qu’ils ont créées appartiennent au même univers cybernétique.PHOTO CYLLA VON TIEDEMANN Aujourd’hui ¦Rencontre avec Laurie Booth, 10 h, à l’Agora de la danse et à 12 h, au Piano mobile de la salle Wilfrid-Pelletier ¦Conférence avec Laurence Louppe, 14 h, à l’Agora de la danse ¦Jane Mappin et William Douglas, 17 h, à Tangente ¦Laurie Booth, 21 h, à la salle Marie Gérin-Lajoie ¦Dans le OFF, la compagnie Danse Kalasha, 14 h 30 et 19 h, à la Maison de la culture Frontenac ¦Compagnie Marta Marta, 23 h, au Studio 303, 372 Ste-Catherine O.Le NEM recevra Mauricio Kagel Marie Laurier LE NOUVEL Ensemble Moderne (NEM) entreprend une 5e saison ambitieuse et porteuse d’un événement d’envergure qui devrait ravir tous les mélomanes: la venue du compositeur argentin Mauricio Kagel, spécialiste du théâtre musical.Ainsi du 5 au au 14 novembre, il y aura une vingtaine de manifestations au Musée d’art contemporain — concerts, spectacles, répétitions publiques et conférences, films — autour de ce « compositeur majeur du XXe siècle ».« Cette initiative s’inscrit dans notre souci d’inviter à tous les deux ans un musicien de grande renommée, affirmait Lorraine Vaillancourt, directrice du NEM.À l’avenir les biennales du NEM seront centrés sur un compositeur, sur un interprète ou un ensemble susceptibles de donner la vision la plus large possible de l’utilisation de toutes les ressources artistiques.» Kagel est venu à plusieurs reprises à Montréal depuis 1961 et c’est le directeur du Musée d’art contemporain Marcel Brisebois qui présidera l’ouverture officielle de la biennale le 5 novembre sous forme d’un entretien public avec l’invité du NEM.Plusieurs sociétés, organismes et troupes de théâtre participent à la fête Kagel, notamment le Goethe Institut Montréal, le Théâtre U BU (direction Denis Marleau), la Taras-que (direction Marthe Forget), l’Atelier de musique contemporaine de l’UdM, les mimes-cmédiens de Zakouski sous la direction de Michel Barrette, la Société Radio-Canada.La saison 1992-1993 du NEM suivra ensuite son cours, riche d’une programmation variée et inédite, soit à la fin de novembre la création de II suffit d'un peu d’air, opéra de Claude Ballif, compositeur français, sur un livret de Renald Tremblay.L’interprétation a été confiée à la compagnie Chants libres animée par la soprano Pauline Vaillancourt (soeur de Lorraine).Au menu également, le concert des solistes du NEM le 9 décembre à la Chapelle historique du Bon Pasteur et conçu autour de cinq oeuvres de Denis Gougeon sur le thème de l’astrologie.Le lancement d’un disque compact, soit l’enregistrement du concert gala de 1991 est également prévu et le NEM enregistrera cette année des oeuvres de Mauricio Kagel, Claude Vivier et Michel Long-tin sur étiquette UMMUS.Le 28 février 1993, dans le cadre des Beaux dimanches de Radio-Canada, la Suite montréalaise interprétée par le NEM et le Quatuor d’ondes Martenot, sous la direction de Lorraine Vaillancourt illustrera en musique et en images les quatres saisons et une naissance.Une émission réalisée par James Dermayer et qui réunit cinq compositeurs québécois: Michel Longtin, John Rea, Walter Boudreau, Jean Papineau-Couture et André Prévost.Le 22 mai, le NEM participera à la Semaine de musique contemporaine québécoise organisée par le Centre de musique canadienne fsectian Québec) lors d’un concert (a la chapelle) comprenant des oeuvres de Claude Vivier, Denyts Boulianp, Linda Bourchard et Richard Boucher.I En plus d’avoir participé récemment à Toronto à la Conférence Glenn Gould où il a donné un concert, le NEM fera quelques sorties hors Montréal: du 22 au 28 février, une tournée de concerts à Toronto, Winnipeg, Ottawa; les 23 et 24 avril à San Francisco, les 14 et 15 mai à New York.Une nouvelle tournée européenne est en préparation pour l’automne de 1993.Rappelons que le NEM est « en résidence » à la Faculté de musique de l’Université de Montréal et à ce titre présente des concerts et collabore à la formation des étudiants.Un dépliant décrivant en détail cette nouvelle programmation est disponible: 343-5962.La remise des Prix de la critique, il y a quelques jours à peine, s'est faite en l’absence des quatorze compagnies membres de Théâtres Associés Inc.Le geste n’est évidemment pas passé inaperçu et l'Association québécoise des critiques de théâtre a répliqué à ce boycott des compagnies par un long communiqué.Dont Le Devoir publie aujourd'hui de larges extraits avec la lettre émise par TAI pour expbquer ses positions.Ainsi nos lecteurs pourront se faire une opinion éclairée.L’AN DERNIER, à pareille date, l’Association québécoise des critiques de théâtre ( AQCT) avait pu croire à une saute d’humeur de la part de Théâtres Associés inc.(TAI ) qui avait alors annoncé à la dernière minute, par voie de télégramme, que ses membres n’assisteraient pas à la remise des Prix de la critique 1991, en guise de protestation contre la manière dont s’exercerait la critique à Montréal.Dans le but de tenter de nouer un dialogue constructif avec TAI, l’AQCT a aussitôt demandé à Mme Mercedes Palomino, présidente de ce regroupement de 14 compagnies théâtrales, qu’une rencontre ait heu entre les conseils des deux organismes.Cette rencontre n’a pu se faire avant le 27 mars dernier, une date hautement symbolique puisqu’elle est associée chaque année à la célébration de 1a Journée mondiale du théâtre.Lors de cette rencontre acrimonieuse où nos représentants et d’autres collègues ont été pris nommément à partie pour certaines de leurs positions critiques, l'AQCT a plaidé auprès de TAI pour la liberté d’expression et a insisté sur la diversité et le pluralisme de la couverture du théâtre alors que plus d’une LA GUERRE DES PLANCHES vingtaine de médias de la presse tant écrite qu’électronique commentent régulièrement l’activité théâtrale montréalaise.À la suite de cette rencontre, un compte rendu demandait encore une fois de ne pas lier la remise annuelle des Prix de la critique à l'examen des « irritants » dont l’organisme s’était plaint.Peine perdue ! Par voie d’un média qui est le seul en dernière instance, à juger du professionnalisme des personnes qu’il affecte à la couverture du théâtre.LE COMMUNIQUÉ DE LA TAI THÉÂTRES ASSOCIÉS (TAI) INC.et ses membres ne participeront pas à la soirée que l’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) tiendra le 5 octobre prochain pour la remise de ses prix.À la suite de discussions tenues avec l’AQCT à ce sujet, TAI a en effet décidé de reconduire sa position de l’an dernier.Les quatorze théâtres membres de TAI considèrent que leur présence à cette soirée signifierait implicitement qu’ils cautionnent la façon dont s’exerce actuellement et généralement la critique théâtrale, substantiel a été rédigé par l’AQCT et envoyé à TAI en invitant l’organisme à le commenter et, le cas échéant, à le compléter par un texte de son cru.L’AQCT voulait ainsi que ces échanges puissent éventuellement être publiés de manière à ce que le débat en cours fasse l’objet d’un examen sur la place publique.Dans une lettre tranchante, TAI faisait savoir en mai 1992 qu’il était hors de question que le compte rendu rédigé par l’AQCT soit publié, en s’inquiétant notamment du fait que certains des propos de leurs représentants étaient identifiés par leurs noms (.) Dans une dernière lettre, toujours en mai 1992, l’AQCT déplorait l’attitude rigide de ses interlocuteurs, la manière expéditive et rancunière avec laquelle TAI traitait l’ensemble de la critique, et ce qu’ils s’abstiendront de faire.Que les créateurs ne soient pas toujours d’accord avec toutes les opinions émises par les critiques de théâtre, rien de plus normal.Mais TAI déplore qu’il soit aussi devenu normal, principalement dans certains médias montréalais, d’exprimer ces opinions sur un ton sarcastique et méprisant, voire même insultant.La recherche du sensationnel et de l’événement à tout prix, qui tend trop souvent à classer les artistes dans les deux catégories majeures de géniaux ou pourris, fait dévier le dialogue que les gens de théâtre communiqué de presse, TAI a fait savoir la semaine dernière que les membres allaient encore bouder en 1992 la remise des Prix de la critique.Ce désaveu public de l’ensemble des pratiques critiques par un organisme qui regroupe 14 des compagnies théâtrales les mieux subventionnées au Québec conduit aujourd’hui l’AQCT à faire la mise au point suivante : 1.L'AQCT regroupe actuellement 28 membres qui oeuvrent dans une vingtaine de médias en tous genres et de toutes catégories.L’AQCT n’est pas une corporation et elle n’est aucunement habilitée à sanctionner le travail de ses membres qui y adhèrent sur une base volontaire.Chaque membre de notre association exerce son métier de manière indépendante, et relève d’un tentent d’avoir avec le public, le pervertit et substitue, dans le rôle de vedette de l’activité théâtrale, le critique à l’artiste.Les membres de TAI acceptent volontiers que les spectacles de théâtre soient soumis au jugement de critiques dont le métier est de rendre compte de leurs opinions sur l’art et la création, et ils reconnaissent d’emblée que la liberté de presse et de parole est un droit inaliénable.Ils constatent cependant, avec regret, que ce droit est trop souvent utilisé de façon abusive ou déplacée.2.L’AQCT trouve inadmissible le chantage qu’exerce TAI sur la profession critique en prenant pour cible de ses rancoeurs l’unique manifestaiton qui reconnaît annuellement les mérites des praticiens du théâtre montréalais en prenant en compte la totalité d’une saison.3.L’AQCT ne prétend pas et n’a jamais prétendu que la remise annuelle de ses prix permet d’identifier tous et chacun des spectacles méritoires d’une saison donnée, mais elle estime que sa sélection est légitime et crédible, et qu’une telle remise de prix contribue à donner une visibilité à l’Art théâtral et favorise le rayonnement de l’activité théâtrale dans son ensemble; 4.L’AQCT récuse la logique tordue par laquelle TAI s’évertue à lier l’exercice courant de la critique qu’elle prétend globalement méprisante, avec une remise de prix qui — c’est le moins que l’on puisse dire — affirme clairement que notre théâtre est vivant et que les critiques en apprécient un grand nombre de productions, tant par leurs commentaires publics que par leur votation libre et démocratique, lors de leurs délibérations annuelles pour désigner des finalistes et des lauréats dans 16 catégories de prix.5.L’AQCT déplore vivement la prise de position de TAI qui cherche à créer un climat de suspicion envers l’exercice de la critique théâtrale et qui veut encourager une attitude d’affrontement entre le milieu théâtral et les critiques.6.L’AQCT s’interroge sur le bien-fondé et sur la cohérence qui président à la décision des membres de TAI de boycotter la remise des Prix de la critique, alors que, par ailleurs, les mêmes théâtres continuent parallèlement de solliciter des entrevues ou des reportages auprès des divers médias qui emploient nos membres, et n’ont de cesse d’inviter ceux-ci aux premières de leurs productions.7.L’AQCT réaffirme le principe fondamental de la liberté d’expression et déclare avec force qu’il ne saurait être question de céder à quelque pression que ce soit qui viserait directement ou indirectement à contraindre la nécessaire confrontation des opinions et la libre expression critique, car notre association croit que le public est toujours à même de choisir à son gré ses sources d’information et parmi les évaluations critiques qui sont faites par l’un ou l’autre des médias, sans qu’il faille pour cela s’assurer de plaire à tout coup aux producteurs théâtraux en cause.En somme, l’AQCT procède depuis huit ans à une remise de ses prix qui n’a pas la prétention d’être suivie d’un appui unanime du public ou du milieu théâtral.La critique est là pour rester, avec ses prises de position plurielles, tantôt contradictoires, tantôt convergentes, parfois dures, le plus souvent accueillantes.(.)L’expérience et des études sérieuses sur le comportement du public en matière de choix d’activités culturelles montrent à l’envi que la critique n’est qu’un des canaux par lesquels les individus parviennent à se faire une opinion et décident, par exemple, de choisir ou non tel ou tel spectacle.Selon cette perspective, l’importance relative qu’a l’exercice de la critique dans le contexte contemporain convient parfaitement aux membres de l’AQCT.Comme toute société, notre collectivité ne constitue pas un ensemble lisse et homogène, et il est inévitable que les médias y fassent entendre des voix discordantes.Quels que soient les griefs que d’aucuns peuvent nourrir à l’endroit de la critique, il nous semble • disproportionné et inquiétant qu’une partie du milieu théâtral donne, comme le fait TAI, dans le réflexe' punitif à l’égard de l’AQCT.La ' production théâtrale et l’exercice de la critique en sol québécois partagent le même espace de libeçté d’expression.L’AQCT préfère penser que le théâtre et les médias ont tout à gagner à préserver cet espace contre toute tentation d’en restreindre le jeu démocratique, 1 même et surtout quand cela devient contrariant., Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 ¦ B-5 t ACTUALITE INTERNATIONALE Abimaël Guzman condamné à la prison à vie Deux des principaux lieutenants du Sentier lumineux reçoivent la même sentence LE MONDE EN BREF L’opposition gagne en Guyana fcÊORGETOWN (AFP) - Le Parti progressiste du peuple (PPP, opposition de gauche) est déjà assuré de 36 sièges sur 53 à t’assemblée nationale après les élections générales lundi en Guyana, alors que le dépouillement de 60 % des votes était effectué.Hier soir, la Commission électorale a déclaré le leader de l’opposition gagnant Ces résultats signifient la fin de 28 ans de règne du Congrès populaire démocratique (CPD), et marquent la victoire d’un homme, Cheddi Jagan, chef du PPP.Dans la précédente assemblée, le CPD avait 42 sièges, le PPP 8.Le CPD dirige la Guyana depuis 1964.Les derniers chiffres reçus de la Commission électorale fait état de 199 529 votes décomptés, dont 114 624 pour le PPP, soit 57,4 %, et 77 236 pour le CPD, soit 38,1 %- Il y avait 384 000 votants.Le président sortant Desmond Hoyte a rencontré hier après-midi son chef du protocole, et selon certaines rumeurs il envisage de démissionner.Lorsque les résultats seront définitifs, ce sera à M.Jagan de décider le beu et le moment de sa prestation de serment.Arrestation de 25 islamistes ALGER (Reuter) — Vingt-cinq activistes musulmans affiliés au Front islamique du salut (FIS, dissous), accusés de détention d’armes de guerre ou de meurtre de policiers, ont été arrêtés dans trois villes de l’est de l’Algérie, ont rapporté hier la radio et la télévision nationales.La police a précisé que 13 personnes avaient été arrêtées a Sétif, six à Constantine et six autres à JijeL Ces activistes seraient derrière le meurtre de plusieurs ¦ policiers ou s’apprêtaient à commettre des attentats.La .télévision a montré dans la soirée les , six personnes arretées à Jijel et ¦ leurs armes, dont un fusil d’assaut.Parmi elles figure un maire islamiste, qui a reconnu à la télévision avoir caché une arme achetée par un activiste employé dans sa municipalité.Clinton accroît son avance sur Bush LOS ANGELES (Reuter) — À moins d’un mois de l’élection présidentielle américaine, le candidat démocrate Bill Clinton dispose d’une importante avance sur le président George Bush ej te milliardaire Ross Perot, selon yn- sondage publié hier par le Los Angeles Times.48 % des personnes interrogées se disent prêts à voter pour le gouverneur de l’Arkansas, contre 34 % pour le président sortant et seulement 9 % pour Ross Perot, qui a fait son retour la semaine passée dans la course à la Maison- Blanche après l’avoir abandonnée en juillet.Un autre sondage effectué par la chaîne de télévision NBC ¦ donne la même avance à Bill Clinton, qui est crédité de 46 % des intentions de vote, contre 32 % a George Bush et 10 % à Perot.La marge d’erreur de ce sondage est de quatre pc.Le sondage du Los Angeles Times fait apparaître en outre que Bill Clinton jouit du soutien de nombreuses couches de la population dans la mesure où il devance George Bush chez les hommes comme chez les femmes, chez les Blancs comme chez les Noirs et dans tous les groupes d’âge, d’éducation et de revenus.Le sondage du Los Angeles Times montre aussi que Bill Clinton bénéficie apparemment du retour de Ross Perot.45 % des anciens partisans du milliardaire texan, avant le retrait de sa candidature en juillet, préfèrent maintenant le candidat démocrate, contre 24 % qui sont prêts à voter George Bush.Seulement 23 % de ces supporters du début font toujours confiance à Ross Perot.De l’argent pour Développement et Paix (LE DEVOIR) — Les Québécois ne sont pas restés sourds à l’appel lancé le 18 août en faveur des Africains touchés par la famine.Développement et Paix a fait savoir hier que 624 000 $ ont été reçus en 50 jours et que cet argent a directement été versé à des ong internationales présentes dans la quinzaine de pays affectés : Ethiopie, SomaÜe, Mozambique, etc.Ainsi, Caritas au Mozambique consacrera 100 000$ aux plus fragiles (orphelins, réfugiés de guerre et malade).L’organisation catholique irlandaise Trocair versera 150 000 $ aux programmes d’urgence et de reconstruction en Somalie.Développement et Paix continue d’acheminer les dons pour cette campagne spéciale.L’un des dons les plus touchants, siganle D & P, fut celui de la Maison du Père qui a remis à D & P la moitié des recettes de son épluchette de blé d’inde normalement destinée à financer ce havre pour itinérants.POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 LIMA (AFP) — Moins d’un mois après son arrestation, Abimaël Guzman, chef du Sentier lumineux, a été condamné hier, en même temps que deux de ses principaux lieutenants, à la détention à perpétuité pour < trahison » à l’issue d’un procès de dix jours devant des juges « sans visage » de la marine de guerre péruvienne.« Cette condamnation illustre la volonté du gouvernement d’en terminer avec le terrorisme », a souligné le premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Oscar de la Puente, cité par l’agence officielle péruvienne Andina.La législation antiterroriste adoptée en août dernier par le gouvernement laisse la possibilité aux avocats d’Abimaël Guzman et de ses deux lieutenants, sa compagne Elena Ipparraguirre et Walter Vargas Cardenas, de faire appel devant le Conseil de guerre d’abord, puis de BELGRADE (AFP) — Les négociations sur la démilitarisation de Sarajevo ont débuté hier dans la capitale bosniaque, alors que les forces serbes ont poursuivi leur offensive dans le nord de la Bosnie-Herzégovine pour parachever l’importante victoire militaire remportée la veüle avec la prise de Bosanski Brod, et que des combats faisaient rage au nord et au sud de Sarajevo.Le porte-parole de la Conférence internationale sur l’ex-Yougoslavie, Fred Eckhard, a annoncé à Genève le début des négociations sur la démilitarisation auxquelles participent les chefs militaires des belligérants.Aucun détail n’a été fourni sur la teneur de ces pourparlers.Sur le terrain militaire, la prise de Bosanski Brod, ville comptant autrefois plus de 30 000 habitants dont 41 % de Croates, 33 % de Serbes et 12 % de Musulmans, a conforté la position des forces serbes dans le bassin de la Sava, frontière naturelle entre la Bosnie et la Croatie où elles ont créé au gré des combats un corridor reliant à la Serbie les territoires sous leur contrôle dans l’ouest de la Bosnie et l’est de la Croatie.Il reste toutefois des poches mu-sulmano-croates notamment à Orasje, petit village à majorité croate à 50 km à l’est de Bosanski Brod, ainsi que plus à l’est à Brocko et Gradacac, et plus au sud à Maglaj.Les Serbes ont concentré leur force de frappe hier sur ces villes et ont lancé un raid aérien sur Maglaj, selon l’agence croate HINA.KOWEÏT (AFP) — L’opposition koweïtienne, qui vient de remporter les élections législatives, réclamait hier la formation d’un gouvernement représentatif et incluant des parlementaires, faute de quoi elle menaçait d’une confrontation entre le législatif et l’exécutif.Le premier ministre et prince héritier, cheikh Saad al-Abdallah al-Sa-bah, a présenté la démission de son gouvernement, composé de 21 membres, à l’émir Jaber al-Ahmed al-Sa-bah qui l’a accepté.Un nouveau gouvernement doit être formé dans les deux semaines, la séance inaugurale du Parlement étant prévue le 20 octobre.La formation du gouvernement est susceptible d’influer sur la majorité de l’Assemblée nationale.En effet, le cabinet peut, selon la constitution, comprendre un maximum de 16 ministres non parlementaires qui obtiennent automatiquement un droit de vote au Parlement, au même titre que les 50 députés élus lundi.L’opposition, composée essentiellement d’islamistes et de libéraux progressistes, a remporté 32 des 50 sièges de l’AsSemblee et exige que quelques ministres soient désignés parmi ses députés.« La composition du gouverne- LIBREVILLE (Reuter) - Le premier ministre français Pierre Bérégovoy s’est déclaré hier à Libreville, à l’issue du 17e sommet franco-africain, favorable à un « plan Marshall » en faveur de l’Afrique.« L’idée (d’un plan Marshall) est bonne.J’y suis prêt au nom de la France, mais nous ne pouvons pas faire cela tous seuls.Nous devons mobiliser les opinions publiques pour qu’elles exercent une pression sur leurs gouvernements », a-t-il dit lors de la conférence de presse de clôture du sommet.« J’ai la conviction qu’un tel plan serait bon pour les pays d’Afrique, mais serait bon aussi pour les pays d’Europe, d’Amérique, pour le Japon (.)», a poursuivi le chef du gouvernement français.Il a ajouté que le plan Marshall, se pourvoir en nullité devant le Conseil supérieur de la justice militaire, uivalent pour les forces armées ru viennes d’une cour de cassation.Le tout doit être terminé en moins d’une semaine, selon ce qu’a indiqué le président péruvien Alberto Fujimori, et devrait confirmer le verdict prononcé en première instance par la justice militaire, moins d’un mois après l’arrestation de Guzman le 12 septembre dernier dans une résidence tranquille de la banlieue sud de Lima.En dépit des efforts de leurs avocats, Guzman, Elena Ipparraguirre, considérée par la police antiterroriste comme le numéro deux du Sentier lumineux, et Walter Vargas Cardenas, qui assurait la liaison entre la direction nationale clandestine et le reste de l’organisation, semblent n’avoir aucune chance d’échapper à la peine maximale prévue par la législation du pays, la détention à perpé- À Bosanski Brod, de nombreux immeubles dont l’unique raffinerie de pétrole en Bosnie étaient encore en flammes hier.Le pont, dernière voie de communication du nord de la Bosnie avec la Croatie, a été détruit dans la nuit de mardi à hier par une violente explosion, acte que Serbes et Croates s’attribuent mutuellement.Soucieux par ailleurs de prévenir l’interdiction par l’ONU de l’espace aérien bosniaque, les leaders serbes de Bosnie se sont déclarés prêts à suspendre immédiatement les vols de leurs avions de combat à condition que les forces bosniaques n’en profitent pas pour avancer leurs positions.« Accepter éventuellement la suspension des vols de nos avions militaires équivaudrait à un acte de trahison », a estimé dans une interview citée par le journal Borba le général Zivomir Mikolic commandant des forces de l’air de la « République serbe » proclamée unilatéralement sur plus de 65 % du territoire de la Bosnie-Herzégovine.La cruauté de la guerre de Bosnie a conduit l’ONU pour la première fois de son histoire à instituer une commission d’enquête sur les crimes de guerre dans une résolution, espèrent ses auteurs, qui aura un effet dissuasif dans les Balkans et ailleurs dans le monde.La résolution demande au secrétaire général de l’ONU, M.Boutros Boutros-Ghali, de « constituer d’urgence une commission impartiale ment doit tenir compte des nouvelles données résultant au scrutin, autrement la confrontation sera inéluctable», a déclaré M.Yaqoub Hayati, membre de la Coalition des députés, un mouvement libéral qui a remporté dix sièges.« Les résultats du vote sont un message éloquent pour le gouvernement dont les candidats ont subi un échec cuisant » lors des élections, selon M.Hayati.Le gouvernement ne peut compter que sur 18 sièges.Pour sa part, un représentant de la Coalition islamique nationale (CIN, chiite), M.Nasser Sarkhouh, a souhaité que « le nouveau gouvernement comprenne des membres représentatifs des courants politiques du Ko-weit ».« Nous voulons un pouvoir exécutif en phase avec le législatif et avec la volonté du peuple », a ajouté M.Sarkhouh dont le mouvement islamiste a remporté trois sièges.Une telle cohésion entre le législatif et l’exécutif est également réclamée par les dix opposants indépendants élus lundi et dont la figure de proue est M.Ahmed al-Rabi.« Pour réaliser cette cohésion, il faut que le gouvernement soit constitué de quelques parlementaires », a-t-il déclaré à l’AFP.Selon M.Jassem Saadoun, un économiste réputé au Koweït, « le pre- lancé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis pour la reconstruction de l’Europe, avait été un succès.« Les pays qui l’ont refusé, sur les conseils du ’grand frère’ soviétique, on voit que cela ne leur a pas réussi », a-t-il dit.Dans leur communiqué final, les participants au sommet de Libreville lancent un appel au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale, dont Pierre Bérégovoy a critiqué à plusieurs reprises la politique en Afrique.Les participants « ont souhaité que les institutions financières intemaio-nales prennent davantage en compte le contexte particulier de l’Afrique », précise le document.Le premier ministre français a estimé que le FMI et la Banque mon- tuité.Guzman a écouté le verdict du tribunal militaire dans une cellule avec des grilles d’acier installée dans une enceinte divisée en deux par une glace sans tain séparant les inculpés et leurs avocats du tribunal.Les juges portaient des cagoules et utilisaient des micros déformant la voix.Dix cahiers volumineux constituaient le dossier principal de l’accusation contre Guzman.Pour les autorités péruviennes, Guzman est sinon l’auteur direct, du moins le responsable intellectuel des quelque 25 000 morts pour violence politique enregistrés depuis que le Sentier lumineux a déclenché sa < guerre révolutionnaire » en mai 1980.En 12 années de guérilla, l’organisation clandestine maoïste, considérée par les autorités péruviennes comme un groupe de « polpotiens intégristes », a multiplié assassinats de d’experts chargée d’enquêter sur d’éventuelles violations du droit humanitaire international en particulier sur des informations faisant état de -F tuerie massives + et de la poursuite du nettoyage ethnique » en Bosnie et ailleurs sur le territoire de l’ex-Yougoslavie.Un délai de trente jours a été donné aux États et institutions pour communiquer à la commission toutes informations en ce sens.Le mois dernier le département d’État avait fait état du massacre de 3000 Musulmans dans des camps de détention en Bosnie.Serbes, Croates et Musulmans s’accusent mutuellement d’atrocités.Une centaine de détenus musulmans a été libérée mardi du camp serbe de Bileca (sud est de la Bosnie-Herzégovine) sous les auspices du Comité international de la Croix rouge (CICR), a indiqué hier à l’AFP un responsable de cette organisation.L’ONU va déployer d’ici fin novembre en Bosnie entre 5000 et 6000 militaires esssentiellement de nationalité française, britannique et canadienne pour protéger les convois humanitaires pendant l’hiver, selon des sources diplomatiques à New York.Le Conseil de sécurité de l’ON U a adopté hier une deuxième résolution autorisant les forces de protection de l’ONU (FORPRONU) a superviser la démilitarisation de la presqu’île stratégique de Prevleaka en Croatie et revendiquée par la nouvelle Yougoslavie.mier ministre n’a pas intérêt à nommer un gouvernement qui ne coopère pas avec le législatif car une confrontation pourrait aboutir à la dissolution du Parlement ou du cabinet ».L’émir avait dissous en 1986 la précédente assemblée, élue en 1985, a la suite d’une crise entre le pouvoir exécutif et le parlement.Selon M.Saadoun, « une dissolution de la Chambre déplairait à la coalition occidentale (qui a libéré le Koweit de sept mois d’occupation irakienne en février 1991), très attentive au processus démocratique » dans cette monarchie arabe du Golfe, la seule à être dotée d’un parlement habilité à légiférer.« À l’inverse, une démission du gouvernement encouragerait l’opposition à revendiquer de nouveau la séparation de la charge du chef de gouvernement de celle de prince héritier», a ajouté l’économiste.Le rédacteur en chef du journal gouvernemental al-Siyassah, M.Ahmed al-Jarallah, écrivait pour sa part hier que « le nouveau gouvernement doit être aussi fort que l’Assemblée nationale.Nous voulons un cabinet qui ne soit pas impressionné par les palabres politiques » qui ont marqué la campagne électorale, a ajouté l’éditorialiste.diale jouaient un « rôle indispensable », mais qu’ils devaient agir en fonction du contexte social des pays africains.Estimant que la zone franc est « un facteur de stabilité économique et monétaire qui favorise une coopération exemplaire », les dirigeants français et africains « ont réaffirmé leur attachement au maintien de la parité existante entre le franc français et le franc CFA».Dans sa conférence de presse, Pierre Bérégovoy a lancé une nouvelle fois une mise en garde contre toute dévaluation, comme cela est régulièrement réclamé par les organismes financiers et les États-Unis.« Une dévaluation, pour réussir, exige un plan d’austérité d’une ri- responsables locaux, coups de mains contre postes de police et convois militaires, attentats contre les réseaux de communications et de distribution d’énergie, étendant peu à peu son champ d’action de la région d’Ayacucho, dans les Andes centrales, aux deux tiers du pays.Avec Guzman tombait une bonne partie des dirigeants de l’organisation, passibles comme leur leader, depuis l’adoption en août de la nouvelle législation antiterroriste, des tribunaux militaires et de la prison à vie.Après 15 jours de détention préventive dans les locaux de la brigade antiterroriste, le leader du Sentier lumineux avait été transféré le 29 septembre dans 111e de San Lorenzo, un bloc rocheux servant de base à la marine péruvienne en face du port de Callao, près de Lima.Le verdict, annoncé à l’avance par le chef de l’État péruvien, ne faisait BRIGHTON (Reuter) — Margaret Thatcher a jeté hier de l’huile sur le feu dans le débat sur la construction européenne en affirmant que le traité de Maastricht proposait « une vision dépassée » de l’Europe.Dans un article publié par le journal The European, qui coïncide avec son intervention devant le congrès conservateur aujourd’hui, la Dame de fer qualifie le traité de « camisole de force ruineuse » pour les intérêts de la Grande-Bretagne.« Maintenant que la Grande-Bretagne s’est retirée du SME, elle devrait se concentrer sur sa relance économique », affirme-t-elle.« Il est temps de définir nos priorités.Le gouvernement doit se rendre compte que Maastricht, comme le Mécanisme de change européen (MCE), appartiennent a une vision dépassée.Il est temps de définir une vision de l’avenir», ajoute-t-elle.Le premier ministre John Major, qui a fait de l’adoption par le Parlement du traité sur l’Union européenne une de ses priorités, est la première cible des attaques de Margaret Thatcher.La stratégie économique du gouvernement a été battue en brèche le mois dernier par la tempête qui a soufflé sur les marchés monétaires et qui a forcé le gouvernement à retirer la livre du Système monétaire européen (SME).Margaret Thatcher estime que la Grande-Bretagne aurait dû retirer la livre du SME bien avant la crise monétaire du mois dernier.C’est pourtant elle qui a placé la gueur absolue », a-t-il dit en précisant que dans ce cas les salaires devraient être réduits.Il a par ailleurs assuré que l’aide publique au développement de la France atteindrait 0,7 % du PIB en l’an 2000, contre 0,58 % actuellement.Il a ajouté que la création d’un fonds de conversion des créances des pays africains à revenus intermédiaires (PRI) était une « bonne idée car elle allie deux concepts: l’allègement de la dette et le développement ».Interpellé par un journaliste gabonais critiquant une « mesure tiède », il a déclaré : « Elle n’est pas tiède, elle est chaleureuse.C’est d’ailleurs l’état d’esprit de ce sommet ».Les participants ont « salué » dans le communiqué final la mise en oeu- aucun doute, en dépit des arguments invoqués par Guzman et rapportés par son défenseur, selon lequel il se défendait d’être un « terroriste ».« Guzman a expliqué qu’il était le chef et idéologue d’un parti politique, structuré, avec un cadre organique, congrès, présidence, comité central, bureau politique et commission permanente, et non d’une bande terroriste », a rapporté son avocat Alfredo Crespo, qui a en vain tenté d’obtenir le transfert du procès Guzman devant les tribunaux civils.Au plus tard mercredi prochain, la justice militaire en aura terminé avec le cas Guzman et transmettra le dossier aux tribunaux civils, où quelque 300 procès pour terrorisme attendent le chef du Sentier lumineux.Ces procès ne changeront pas grand chose au sort d’Abimaël Guzman, 58 ans, condamné à passer le reste de ses jours dans une prison péruvienne encore non déterminée.livre dans le Système en 1990, cédant aux demandes répétées de son chancelier de l’Échiquier de l’époque, John Major.Mais la Dame de fer, bien que très populaire auprès des militants du Parti conservateur et bénéficiant du soutien de certains de ses dirigeants, n’a plus d’influence sur la conduite des affaires du pays.Volant au secours de John Major dans un discours très combatif au congrès du Parti conservateur, le ministre du Commerce et de l’Industrie Michael Heseltine a lancé : « Nous n’abandonnerons pas notre politique, pas plus que nous n’allons perdre notre calme».Michael Heseltine a affirmé hier que le gouvernement britannique entendait rétablir un climat de confiance et qu’il n’avait pas l’intention de modifier sa politique économique.Michael Heseltine, qui jouit d’une grande popularité auprès des militants conservateurs de base, a également vanté les mérites d’une union européenne étroite, affirmant que c’était dans l’intérêt de la Grande-Bretagne.Les ministres qui se sont succédés à la tribune du congrès ont affirmé qu’il n’y avait pas d’alternative à des coupes sombres dans les dépenses de l’État.Le ministre de la Sécurité sociale Peter Lilley, dont le budget est de loin le plus important, a ainsi affirmé qu’il était indispensable de mettre un frein aux dépenses publiques pour donner un nouveau souffle à l’économie.vre de ce plan qui sera doté de quatre millianis de FF.Le président gabonais Omar Bongo a assuré que son pays comptait plusieurs projets, concernant notamment le réseau routier, pouvant entrer dans le cadre de ce fonds.Interrogé sur le peu de place accordé à la question de la démocratie au cours du sommet, il a ajouté que le processus était engagé et qu’il suffisait de le consolider.« Je n’ai pas à parler de démocratie, démocratie, démocratie», a-t-il lancé.Pierre Bérégovoy a expliqué que la France ne donnait pas « de bonnes et de mauvaises notes ».Il a estimé que la création d’un observatoire de la démocratie, réclamé parfois par les opposants, regardait « d’abord les Africains ».Les factions bosniaques entament des négociations sur le sort de Sarajevo S PHOTO AP Michael Heseltine a défendu hier le traité de Maastricht.Thatcher dénonce le traité de Maastricht L’opposition koweïtienne réclame un gouvernement représentatif Bérégovoy préconise un plan Marshall pour l’Afrique B-6 M Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.11 est préférable de téléphoner au bureau de l ofticier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation La Chambre dea huissiers du Québec CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT bE MONTRÉAL COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVIlÉ, NO: 500-02-005515-924.Crédit Industriel Desjardins Inc., Partie demanderesse, -vs- Maurice Gosselin, Parlie défenderesse, le 19iéme jour d'octobre 1992, à lOhOO, au 1695 Milan, Sl-Hubert, Oc, district de longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de: Maurice Gosselin, saisis en celte cause, consistant en: I télévision Sony app.21' KV-1972R el acc.; 1 vidéo VHS Philips et acc.; 1 ordinateur Commodore 1084 comprenant clavier, souris, imprimante, écran et acc.; I meuble à ordinateur 3 portes, blanc et en bois, 2 portes et acc.; 1 radio Samsung avec lecteur cassettes double et acc; l norloge avec pendule en bois et miroir fumé et acc.; et divers autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: MAURICE GAUCHER, huissier, »-3340.MAURICE GAUCHER & S, HUISSIERS.1505 Place de l'Hôtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, J3V5Y6.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE JOUETTE, COUR DÜ QUÉBEC.CHAMBRE PÉNALE, NO: 705-27-014371*907.Le Percepteur des amendes, Partie demanderesse, -vs-Pierre A.Parent, Partie défenderesse.Le l^ième jour d'octobre 1992, à llhOO, ou 26, /8ième Avenue, Bois-des-Filion, Qc, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Pierre A.Parent, saisis en celte cause, consistant en: 1 automobile Renault Médaille, noir, # plaque NXH 919; l automobile M.ZG.rouae^ int.noir, convertible.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informations: MICHEL DAIGNEAULT.huissier (514)471-8078.JACQUES LANCTÔT HUISSIERS.955 boul.Des Seigneur*, S-21, Terrebonne, Qc, J6W 3W5.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE JOUETTE, COUR DU QUÉBEC (CH.CIVILE), NO: 705-02-0011Q1 -924.COMMISSION DE LA SANTE ET DE LA SECURITE DU TRAVAIL, PARTIE DEMANDERESSE.-VS-LES MAÇONNERIES RAY-DAN INC., PARTIE DÉFENDERESSE.Avis public est par le présent donné que lev biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celte cause, seront vendus par autorité de Justice: le 22 octobre 1992, à 14h00, au no 998, LAPOINTE, A MASCOUCHE.Les dits biens consistent en: 1 camion Chevrolet Custom De luxe, diesel, 1 1/2 tonne 1987.Lesquels effets seront vendus pour araent oomptont ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, HUISSIER.BELANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.fél: 759-5556, Fox: 759-6235.Joliette ce 30 seolembre 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE JOIIEJTE, COUR DÜ QUEBEC, CHAMBRE PENALE, NO: 705-27-007641-910.Le Percepteur des amendes, Partie demanderesse, -vs-2636-2368 Québec Inc., Partie défenderesse.Le 19ième pur d'octobre 1992, à lOhOO au 288, Boul.des Fleurs, Blainville, Qc, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: 2636-2368 Québec Inc., saisis en cette, cause, consistant en: 1 Fax Panasonic noir IC; f ordinateur Heutt Rand ir (couleur): 1 el clavier; 1 filière Comonder grise, 2 tiroirs.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Informations: MICHEL DAIGNEAULT, huissier, (514)471-8078.-HUiSSŒRS, 955 JACQUES LANCTOT HUIS! .boul.Des Seigneurs, S-21, Terrebonne, Qc,J6W3W5.Province de Québec, District de Montréal, COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVILE.N0:500 02-031516-88,8.PIERRE L'HEUREUX & CIE (1963) LTÉE, Demanderesse, -vs- NORMAND GINGRAS.Défendeur, le 20 octobre, 1992, à 11H30 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 5205 rue Lavoisier, en la cité de Sl-léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en: 1 laveuse de marque Inglis, de couleur blanc; 1 sécheuse de marque Inglis de couleur blanc; 1 téléviseur de marque Sony avec accessoires, noir.El AUTREo BIENS SAISIS ÉN CETTE CAUSE.HUISSIERS, 397-9277.Ville lemoyne, le 5 octobre 1992.Province de Québec, District de longueuil, COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVILE.DIVISION DES PETITES CREANCES.NO: 505-32-001856-906, 505-32-001854-901.505-32-001853-903.MAURICÉ DËLISLE, Demandeur, -vs- GABRIEL LETOURNEAU, Défendeur.Le 20 octobre, 1992 à lOhOO de l'avant-midi, à la place d'affaires du défendeur, au no 205/ Boul.Lapinière # 106, en la cité Brossard, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette couse, consistant en: 1 dactylo Compact CAUSE.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIERRE TURGEON.huissier ÉTUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIES, HUISSIERS 466-2628.Ville Lemoyne, le 5 octobre 1992.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 2ième four de septembre 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ATLANTIC ENGRAVING LTD./GRAVURE ATLANTIC LTÉE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le 23ième jour de septembre 1992, sous le numéro 4544017.Le 28ième jour de septembre 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR MUNICIPALE, NO: X-00092015.Ville d'Anjou, Partie demanderesse -vs-Restaurant Miss Anjou, Partie défenderesse.Le 20ième jour d'octobre 1992, à 12h00, au 8500 Parkway, Anjou, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Restaurant Miss Anjou, saisis en cette cause, consistant en: 1 four à pizza Southbod el acc.; 1 réfrigérateur acier inoxidable 6 portes, environ 6' X 6' et occ.; 1 congélateur 6' X 3' et acc.; 1 réfrigérateur Vflung et acc.; 1 fourneau brun B5Q et acc.; I laveuse à vaisselle industrielle et acc.; 1 trancheuse pour viande Hobart el acc.j 1 four à frites et acc.et divers autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: NORMAND BOISSONNEAUIT.huissier, (514)461-3340.MAURICE GAUCHER & ASSOCIÉS, HUISSIERS.1505 Place de l'Hôtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, J3V 5Y6.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOUETTE, COUli MUNICIPALE.NO: 9100984/.VILLE DE REPENTIGNt, Partie demanderesse, -vs-BELIEAU, STEPHAN, Partie défenderesse.Le 21 octobre 1992.à lOhOO, au 578 Iberville, app.j0, Repentigny, Qc, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Belleau, Stephan, saisis en celle cause, consistant en: 1 automobile Toyota Tercel, beige, série JT/AL32H3F0283849 et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: GINETTE TESSIER, huissier, (514)654-6511, Fax: 654-0341, 1-800-363-0014.GAUCHER, TESSIER & ASSOCIES, HUISSIERS, 264 rue De Boisbriand.Repentigny, Qc., J6A 8A1.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT ST-FRANÇOIS, COUR CÂJ QUEBEC (CH.CIVIlE), NO: 450-02-000172-927.IA FINANCIERE PRETS-EPARGNE INC., PARTIE DEMANDERESSE, -VS- CIAUDE SAVARD, PARTIE DÉFENDERESSE.Avii public est par le présent donné que les biens, meubles el effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: le 22 octobre 1992, à 15h00, ou no 118, PLACE DE GALLES, A MASCOUCHE.Les dits biens consistent en: 1 four micro-ondes Kenmore, 1 télécouleur Sears, 1 divan et 1 fauteuil El-Ran, 1 tèlécouleur Zenith 26 po., 1 table et 4 chaises pour l'extérieur, 1 divan et 1 fauteuil, I causeuse.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offront et dernier enchérisseur DANY GRAND MAISON HUISSIER.BELANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fox: 759-6235.Joliette ce 30 septembre 1992.ARTAIN HOLDINGS INC.par acte daté le 15 septembre, 1992, et enregistré le 16 septembre, 1992 au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4542272 a vendu, cédé et transféré à SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE , LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE I FACTORS LTD.tous ses comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, crées dans le cours normal des affaires ou autrement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOUETTE.COU* SUPÉRIEURE, NO: 705-12-9939-900.OIPTVMU/, mM II UCTCINI./CXC JOC.AVIS public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: le 22 octobre 1992, à 1 lhOO.au no 2525 LEMANS, A MASCOUCHE.Les dits biens consistent en: 1 mini fourgonnette Plymouth modèle Voyageur 198/.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, HUISSIER.BELANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 30 septembre 1992.Province de Québec, district de Montréal.COUR DU QUEBEC.NO: 500-02-Ô13875-922.BRAULT ET MARTINEAU INC., Demanderesse, -vs-GINO DONATO.Défendeur, le 20 octobre 1992.à 1 lhOO de l'avant-midi, au domicile au défendeur, au no 2500, rue Pierre-Dupuy, #309, en la cité de Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en: 1 sofa-lit M-2124 Elron.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE VISÉ.MAURICE SIMARD, Huissier, 22, rue Ste-Agathe, Ste-Agothe-des-Monts.Tel: (819) j26-/707.Montréal, le 6 octobre 1992.Province de Québec, district de Montréal, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02-043289-912.AMEX BANK OF CANADA, Demandeur, -vs- DENIS FlllATRAULT.Défendeur, le 20 octobre 1992, à llhOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 3409 rue CHAMPLAIN, en la cité de MASCOUCHE, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: Four micro-ondes Toshiba et acc.aspirateur Electrolux 2100 et occ., téfécouleur RCA Colortrax et acc.ET AUTRES.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.FRANK ALBERTSON, huissier 352-5172.de l'étude: ALBElfTSON & ASS.HUISSIERS.Montréal, le 06 octobre 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE QUÉBEC, COUR DÜ UUVCKMIC, r«RIIC DEMANDERESSE, -VS- JEAN-GUY IAROSE & MANON COURTEMANCHE, PARTIE DEFENDERESSE.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: le 22 octobre 1992, à 12h00, au no 120, ANGELO, A LA PLAINE.Les dits biens consistent en: 1 automobile Dodge Aries 1988, 1 automobile Plymouth Sundance 1991.Lesquels effets seront vendus pour araent comptant ou chèque visé ou plus offrant et dernier enchérisseur.DANY G.RA ND MAISON, HUISSIER.BELANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 329) Tél: 759-5556, Fox: 759-6235.Joliette ce 30 septembre 1992.LEECRAFT INDUSTRIES, LIMITED par acta daté le 15 septembre, 1992, et enregistré le 16 septembre, 1992 au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4542275 a vendu, cédé et transféré à SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.tous ses comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, crées dans le cours normal des affaires ou autrement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION SYSTEMES STIC 11986) INC.Prenez avis que la compagnie SYSTEMES STIC (1986) INC.demandera à l'Inspecteur général des Institutions financières la permission de se dissoudre.SIGNÉ A A BROSSARD, ce 22ième jour de septembre 1992.ROBERT GOUYER, Président de SYSTEMES STIC (1986) INC.Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 20 septembre, 1989 par lequel Mondi Sportswear Inc.a transporté el cédé toutes ses dettes de livre présentes el futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal le 3 octobre 1989, sous le numéro 4203459.Banque de Montréal, le 5 octobre, 1992.Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 20 septembre, 1989 par lequel Shirmon Fashions Inc.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes el futures à la Banque de Montréal 6 litre de goranlle, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal le 3 octobre 1989, sous le numéro 4203460.Banque de Montréal, le 5 octobre, 1992.Cenbraide du Grand Montréal LE DON DE CHANGER L ALCOOL AU VOLANT SOCIÉTÉ DE L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION SUPER MINI GOLF EN FETE INC.PRENEZ AVIS que la compagnie SUPER MINI-GOLF EN FETE INC.demandera 6 l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre SIGNE: A Montréal, ce 6 octobre 1992 RÉAL MATHIEU Président de SUPER MINI-GOLF EN FETE INC.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 14 AOUT 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Desmeules Dodge Chrysler (1991) Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Laval, le 22ième jour de septembre 1992, sous le numéro 808621.Le 1 er jour d'octobre, 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est donné, conformément à l'article 1571 d du Code civil, qu'une convention de cession et transport général de toutes créances, comptes de livres, réclamations et demandes, actuels et futures, de 2819520 CANADA INC.ayant sa principale place d’affaires au 333 RUE CHABANEL OUEST , Montréal, Québec, H2N 2E7, en faveur de Banaue République Nationale de New York (Canada) datée du 19 août 1992, a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL, le 26 septembre 1992 sous le numéro 4536445.le 6 octobre 1992 BANQUE RÉPUBLIQUE NATIONALE DE NEW YORK (CANADA) CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL Na 500-12-207075-924 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) (Divorces) PRÉSENT Pfotonotoire adjoint JOCELYNE MORAVIA, Partie demanderesse ANDRÉ PIERRE, C Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Monsieur André Pierre de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10, rue St-Anloine Est, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'intention de Monsieur André Pierre, b'eu: MONTRÉAL Date: 2 octobre 1992 RÉALPLOURDE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500 02 029938-920 COUR DU QUÉBEC Chambre civile PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ÉQUIPEMENTS DE RESTAURANT RICHARD BERTRAND, Partie demanderesse PASQUALE CASALE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à PASQUALE CASALE de comparaître au greffe de celte cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie d'une déclaration el d'un bref d'assignation a été remise au greffe à l'intention de PASQUALE CASALE.b'eu: MONTRÉAL .Date: 5 OCTOBRE 1992.GILBERT CHAPADOS ME JEAN SAINT-PIERRE 7390 Saint-Denis Montréal, Québec H2R 2E4 277-3138.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02 028,554-926 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT NATIONAL TRUST, Partie demanderesse c.KEITH ASHMAN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné 6 KEITH ASHMAN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, A MONTRÉAL, dans les trente (30) jours de la date de la publication du Srésenl avis dans le journal Le Devoir.ne copie du bref d'assignation el déclaration a été remise au greffe 6 l'intention de KÈfTH ASHMAN, beu: Montréal Date: Le 1 er octobre 1992 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-207129-929 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT LUCIA ROJAS, Partie demanderesse OCTAVIO SOLDEVILLA, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à OCTAVIO SOLDEVILLA de comparaître au greffe de celle Cour situé au 1 est, rue I Notre-Dame, 6 Montréal, salle 1.100, j dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans j LE DEVOIR.| Une copie de la déclaration en j divorce a été remise au greffe à I l'intention de OCTAVIO SOLDEVILLA j beu: Montréal ] Date: 5 octobre 1992 MICHEL MARTIN, P.o.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-207034-921 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE IA FAMILLE) PRESENT | EMILY EMIUATACHIATIS, Partie demanderesse c SERGIO MAJUN LA ROSA CARMENATE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SERGIO MAI LIN | LA ROSA CARMENATE de comparaître au greffe de cette cour situé ou 10 St-Anloine est, Montréal, | Québec, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe 6 l'intention de SERGIO MAILIN LA | ROSA CARMENATE.1 beu: MONTRÉAL Date: 2 octobre 1992 RÉAL PLOURDE I ANGELO VELENTZAS ! AVOCATS-PROCUREURS 1 1255 RUE UNIVERSITÉ i SUITE 1406 | MONTRÉAL, QUÉBEC H3S3X1 TEL 861-3742.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL.NO.34-920708-011 G RÉGIE DU LOGEMENT LES STRUCTURES MÉTROPOUTAINES DU CANADA LTÉE, Demandeur Locateur VS PAUL GR1GORAKIS, Locataire PAR ORDRE DE LA COUR APAULGRIGORAKIS PRENEZ AVIS qu'une demande relative au non-paiement du loyer concernant la logement situé au 524, de Gaspé 6 Ile des-Soeurs, Verdun, Québec, a été déposée contre vous à la Régie du Logement au 4475 Bonnanlyne, à Verdun, P.Q.MONTRÉAL, le 2 octobre 1992 LES STRUCTURES MÉTROPOLITAINES DU CANADA LTÉE 1 PLACE DU COMMERCE SUITE 230 ILE-DES-SOEURS, VERDUN H3E1A4 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500 04-003399-921 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT Protonotaire adjoint DAME NOICILIA BONHÉUR, Requérante DAME MARIE-EDMONDE THEODAT, Intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à MADAME MARIE-EDMONDE THEODAT, de comparaître devant un Juge de la Cour supérieure siégeant dans et pour le district de Montréal, situé au 10, rue Saint-Antoine Est, à la salle 2.17, à 9h 15 du malin, le 13 novembre 1992.Une copie de la requête pour garde d'enfant a été remise au Grètfe à l'intention de Madame Mari#-Edmonde Theodat, intimée.MONTRÉAL, ce 2 octobre 1992.DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-024791-928 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJQNT ALUMINIUM UNIVERSEL INC.Partie demanderesse GESTION TRI STEI1A LTÉE ¦LE GROUPE CENTRIM' -g).MONIQUE PAUZE Partie défenderesse LE RÉGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE LAVAL Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à GESTION TRI STELLA LTÉE, de comparaître au greffe de celle cour situé au 10 Est, rue St-Anloine, à Montréal, Qc, salle 1.100.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation el de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de GESTION TRI STELLA LTÉE 'LE GROUPE CENTRIM'.beu: Montréal, Québec Date: 30 septembre 1992 RÉAL PLOURDE, Protonotaire adjoint.Me YVES L'ANGLAIS, Avocat 7630 Chateaubriand Montréal.ANRO ELECTRONIC INDUSTRIES LIMITED par acte doté le 23 septembre, 1992, et enregistré le 30 septembre, 1992 au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4546398 o vendu, cédé et tronsféré à SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.tous ses comptes de livres, créances, réclamations el demandes découlant de bute source, crées dans le cours normal des affaires ou autrement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.C/D COMMUNICATION DEVICES INC.par acte daté le 15 septembre, 1992, et enregistré le 16 septembre, 1992 au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4542273 g vendu, cédé et transféré à SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.tous ses comptes de livres, créances, réclamations el demcndes découlant de toute source, crées dans le cours normal des affaires ou autrement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS NO: 760-05 000575-926 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT BANQUE ROYALE DU CANADA, Partie demanderesse MARKS.KRAMER?Partie défenderesse -et- LE RÉGISTRATEUR DU BUREAU D'ENREGISTREMENT DE VAUDREUIL, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à MARK S.KRAMER de comparaître au greffe de celte cour situé au 180 rue Salaberry, 6 Salaberry-de-Valleyfield, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Un» copie des brefs d'assignation, déclaration el pièce P-4 ont été remises au greffe à l'intention de Mark S.Kramer.Lieu: Salaberry-de-Valleyfield Date: 2 octobre 1992 Sylvie bilodeau; pac.s.MES BYERS.CASGRAIN I, Place Ville-Marie Bureau 3900 Montréal, Qc AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que Robin Cornwell-Smith, sans empbl, domicilié dans la Cité et te District de Montréal, Province de Québec au 5545, ch.de la Reine Marte, app.«8, a déposé une cession le 2 octobre 1992 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22 octobre 1992 à 09h30 au bureau du syndic soussigné.Pour avoir te droit de voter, les créanciers doivent déposer entre mes mains, avant t'assemblée, tes preuves de réclamation et, au besoin, tes procurations.APPEL & CIE, INC.8yndb, Solange Tremblay, syndic désignée, 1 Westmount Square, Suite «200, Montréal H3Z 2P9.Tél.: (514) 932-4115.AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: • Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, Tél.286-1200 Fax: 286-8198 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL LOCALITÉ DE POINTE-CLAIRE COUR DU QUÉBEC Chambre Civile DIVISION DES PETITES CRÉANCES 181 boul.Hymus, 3e Pointe-Claire, Qc H9R 5P4 Il est ordonné aux intimés(es) ci-dessous mentionnés(8s) de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Des copies de requête ont été laissées au greffe de cette Cour à votre intention.Dossier* Requéranta(M) 520-32-000093-898 Uno Di Lulk) 520-32-000297-895 Marie Cousineau 520-32-000674-895 Margo A.Shum 520-32-000655-928 Pui Sze Lau 520-32-000755-926 Wei U Meng Pointe-Claire, le 2 octobre 1992 lnt)mé*.Vlciode 18/10 .PJ Québec, Fredericton' , i ’ y Halifax Vv// 1*4 ' ^Selnt John Sudbury .Montr4al Otta’J» 1945 10/5 New York___ 4J1/12 1 [ h) ! ) ËQ W>»l)JpB'on j mi.m 22/12 I mm.a wlndaof Sin Francisco 31/13 Denver Chicago (PCi Situation générale: du soleil et du temps doux pour l’ensemble des régions aujourd'hui.Sauf.Pour le nord-ouest Une crête barométrique sur le centre du Québec donnera du soleil sur tout le territoire jeudi à l'exception du nord-ouest qui connaîtra une journée nuageuses dû à l'influence d'un faible creux barométrique qui est quasi-stationnaire dans ces régions Les vents du sud favoriseront des températures douces principalement sur le sud-ouest.Une dépression située au nord du Texas approchera les Grands Lacs vendredi ce qui donnera des nuages et quelques averses sur le sud-ouest tandis que l'est s'ennuagera graduellement vendredi MONTRÉAL Brumeux par endrorts tôt le matin.Ensoleillé par la suite Doux Max.: 20.Demain: ennuage-ment le matin.60 % de probabilité d'averses par la suite Max.: 15.Venteux LEVER DU SOLEIL 7 h 01 COUCHER: 18 h 21 QUÉBEC AMU, ré—rvoSre CMtonga «I Onnàn: brumeux avec un peu de bruine le mtUn Nuageux avec édaircies et 30% de probabilité d'averaea par la suite Max 15 Demain: aversaa débutant le matin.Max.14 Témlecamtngue, Pontiac, Gatineau al Lièvre bru-maux per endroits le matin EnaoteiHé avec passages nuageux.Doux.Max 18.Demain averses débutant le main.Max.: 15.Laurantidaa brumeux par endroits le matin Enso- leillé avec passages nuageux par la suite Max 18.Demain: nuageux averses débutant l'après-midi.Max.: 14.Ottawa, Hud, Cornwall brumeux par endrorts 161 le matin.Ensoleillé par la suite Doux Max 20 Demain averses débutant tôt en après-midi.Max : 15 Venteux Trota-RMèrae, Drummondvttta, Estrte: brumeux par endrorts le matin Ensoleillé par la suite Doux Max 16 Demain ennuagement graduel 40 % de probabilité d'averses tard en après-midi Max 15 Venteux.Québec, Beeuce: brumeux par endroits le matin Ensoleillé avec passages nuageux par la suite Doux Max 16 Demain ensoleille le matin Ennuagement graduel en après-midi Max.14.Leo-Mnl-Jean ensoleillé avec passages nuageux Doux Max.: 15.Demain: passages nuageux le matin.Ennuagement en après-midi Max 11 La Tuque, Saguenay, réeerve faunique dee Lturen-Ud— brumeux par endroits I6t le matin Ensoleillé avec passages nuageux par la suite Doux Max 15 Demain: ennuagement graduel en après-midi Max 15.Chartevoti, RMère-du-Loup brumeux par endroits le mitin Ensoleillé avec passages nuaoeux per la suite.Doux.Max 14.Demain: ensoleillé avec passages nuageux Max 14.Rlmouaid, MatspédU, Saints-Anne des Monts, parc de la Qespésle, Gaspé, pare ForWon: brumeux par endroits le matin Ensoleillé avec passages nuageux par la suite Max 14 Demain: ensoleillé evec passages nuageux.Devenant ciel variable en après-midi.Max 14 Bat*-Com*au, Sopt-ll— brumeux par endroits le matin Ciel variable par la suite Max.12.Demain: ciel variable Max 12 Basse Cète-Nord, Anticosti, secteur t l'ouest de Blenc 8eblon: ensoleillé svec psssagee nuageux Max 10 Demain: ciel variable Max 12.Bectaur de Blanc SaUon: ensoleillé avec passages nuageux.Max 6 Demain: ciel variable Max 6 Source: Environnement Canada 131 1134 Contons de l'Est________ Terres/fermes A COMPTON, 35 acres zonés blanc, avec 2 étangs ensemensés Vue ponoramlque.95 000S nég 819-836-5050 CONQO A SHERBROOKE VENTE OU ECHANGE (OUTREMONT) 10 min, CÉGEP et Univ., 5 1/2,2 c c , fenêtres sur 4 côtés, secteur tranquille, quairié v«, vue rivére 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5 1/2 (r-de-ch ) ?s/sol, garage, libre, très propre, métro Crémozie, 304 Legendre ouest, 650$ 386-1025 (après 18h) ou 667-9391.BEAU PETIT S 1/2,209 Bernard ouest.Adj.Put, idéal ortSte 271-9232,731-5026 BOUL.ST-JOSEPH E.luxueux 5 1/2 chauffé, boseries, vitraux, bofcon 750$.521-4498.BOUL.ST-JOSEPH: Coquet, Joli 5 1/2 rénové, garage chauffé dspo 521-2752 BROSSARD Luxueux 4 1/2, style condo, tout Inclus, piscine Int.près Mail Champtain libre.700$.656-1874 C.D.N.• IACOMBE.Haut duplex, 7 péces, 2 s/oains, chauffé, 1 3005.739-1505 C.D.N., 71/2 , rue Moréchal, U de Mtl et métro 4 cc, poê'e/frgo, tav/vas, a/c, asp central, nov.739-7647 C.D.N.haut de duptax, entér rénové, 7 1/2.2 sales de bain, chauffé, équipé et gorage.13XS 737-9170, CHOMEDEY, coop d'habitation, 5 1/2,4 1/2, possibilité de rabat membres 682-8751 EDOUARD-MONTPEm/Stirling 2247,5 1/2, chauffé, équipé, très propre, stat inf.Libre Sail flexible 341-6148 ESPLANADE près Outremont.Grand 4 1/2, genre loft, entièrement rénové, rd.ch., 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1—Lallation.— Fleuve de France.2—Violemment.3—Nuance.— Reli- gieux.4— Tige supportant l’aviron.— En quel lieu?5— Lui.— Petite erse.— Oui.6— Étang.— Rédigée.7— Elle habite en Belgique.— Cube.8— Bordure de l’écu (Hérald).— Canard.9— Genre de nymphéa-cées.— Textile.10— Obstruction de l’intestin.— Femelle du sanglier.11— Inventent.— Arbrisseau à fleurs jaunes.12— Chardon épineux.— Certificat attestant l’existence d’un usage.Solution d’hier i ?3 4 i 6 7 • 9 10 11,12 .x IRÊ» Le Devoir, jeudi 8 octobre 1992 ¦ B-9 itr=^ Wfi?S3lf*- vS*2?.n • - ïTVs'/T?- .f £*\»ïv- Xr''/' mm®.*'»»»» / "////> imésvè "¦Ai PHOTO AP Tim*# L’ACTUALITE INTERNATIONALE Eltsine n’est pas à la hauteur, dit Gorbatchev La Géorgie tiendra des élections dimanche MOSCOU (Reuter) - L’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, dont les relations avec Boris Eltsine s’enveniment à nouveau, estime que son successeur au Kremlin n’est pas à la hauteur de sa tâche présidentielle.Cette attaque figure dans une interview publiée hier par le quotidien Komsomolakala Pravda, au moment où Mikhaïl Gorbatchev a refusé pour la deuxième fols de venir témoigner devant la Cour constitutionnelle russe, qui Juge les activités de l’ancien PC soviétique.Selon Valeri Zorklne, président de la plus haute instance judiciaire russe, un collaborateur de Mikhaïl Gorbatchev a confirmé par téléphone son refus de comparaître hier matin.La cour, qui lui a Infligé lundi une amende symbolique de cent roubles (30 cents), devait se réunir pour statuer sur son cas.Dans son interview, l’ex-présldent s'élève avec force contre la convocation de la cour et l’Interdiction qui lui est faite de quitter le pays, en se présentant comme le premier « re-fuznlk» de l’après-communisme.Mais il repart aussi à l’attaque contre Boris Eltsine, son ex-protégé devenu président en décembre, et juge nécessaire qu'un conseil national suprême assume les affaires de la Russie.« Le président n'est, de toute évidence, pas & la hauteur de sa tâche, affirme-t-il.Je ne souhaite pas qu'il perde la partie, mais il est en train de la perdre.Et, tous autant que nous sommes, les démocrates, nous ne devons pas perdre la bataille, il ne faut pas perdre la bataille des démocrates.» Boris Eltsine a déclaré mardi que le refus de comparaître de l'ancien numéro un soviétique dénotait un mépris flagrant des lois instituées alors qu’il était au pouvoir.Dans un article donné au quotidien italien La Stampa, Mikhaïl Gorbatchev assure ne pas souhaiter la démission du président russe.Il ajoute que la convocation de la Cour constitutionnelle vise à le discréditer et la compare à l'assassinat en 1934 de Serguei Kirov, dont Staline avait pris prétexte pour opérer une purge sanglante des milieux politiques.« Aucun avocat ne saurait me représenter devant le seul tribunal auquel j’aie à rendre des comptes, celui de l’Histoire », ajoute-t-il.La cour doit notamment se prononcer sur l’interdiction du PCUS, Destroyer russe en mission dans le Golfe d’après Reuter et AFP MANAMA (Reuter) — Le contre-torpilleur russe Amiral Vinogradov est entré hier dans le Golfe pour y surveiller l’application des sanctions de l’ON U contre l’Irak, a-t-on appris de source navale occidentale.Le destroyer lance-missiles se dirige vers Bahrein, où ses officiers doivent rencontrer demain des responsables des marines américaine, française et britannique.Les forces navales de l’ex-URSS avaient escorté des pétroliers et d’autres navires marchands dans les eaux infestées de mines du Golfe vers la fin du conflit Iran-Irak de 1980-88, mais en opérant séparément des marines occidentales.« Ce sont les premiers mouvements auquel ils participeront vraiment avec nous dans le Golfe », déclare-t-on de même source.Des bâtiments soviétiques s’étaient joints pour la dernière fois à des navires américains au Proche-Orient en 1984, à l’occasion d’une opération internationale de dragage de mines en mer Rouge et dans le Canal de Suez.Américains, Français et Britanniques patrouillent dans le Golfe depuis la fin de la guerre contre l’Irak, en février 1991, afin de surveiller l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.Par ailleurs, le président irakien Saddam Hussein s’en est pris violemment aux inspecteurs de l’ONU chargés du désarmement de l’Ifak, les qualifiant de « chiens errants », a rapporté hier la presse irakienne.Ces inspecteurs « dévorent la chair de l’Irak, tout en cherchant délibérément à porter atteinte aux valeurs morales de la direction (irakienne) et à l’identité de l’Irak », a déclare Saddam Hussein dans un discours prononcé lundi lors d’une réunion du parti Baas (au pouvoir à Bagdad).C’est la première fois que le président irakien critique aussi violemment les équipes d’inspecteurs de l’ONU.Sa déclaration est intervenue trois jours après l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution prévoyant la saisie d’avoirs irakiens gelés à l’étranger pour financer les activités de l’ONU en Irak et payer des dommages de guerre.Plus d’une quarantaine d’équipes d’inspecteurs des Nations unies se sont rendues en Irak, depuis la fin de la guerre du Golfe en février 1991, pour vérifier l’élimination des armes irakiennes de destruction massive.Le président irakien a enfin estimé que la zone d’exclusion aérienne dans le sud de l’Irak n’avait pas donné les résultats attendus en Occident.« Grâce à la colère des Irakiens, les agresseurs ont perdu tout espoir de réaliser les projets conçus par leurs esprits malades », selon lui.Le président russe, Boris Eltsine, et son ministre des Affaires étrangères, Andrei Kozyrev, à sa droite, ont rencontré hier & Moscou le chef de la diplomatie allemande, Klaus Kindel, au centre.par Boris Eltsine après le putsch manqué d’août 1991, des députés communistes ayant réclamé l'annulation de sa décision.Dans son interview à la Komso-molskaia, le père de la « perestroika » réitère son refus absolu de comparaître.« C’est une provocation contre la société, contre tlon et contre la Cour constitution nelle.Une Cour constitutionnelle doit m politique la constitu- s’appliquer à analyser les documents ' ‘ ' [ Jt 'J’— ' v T'* quoi s’occupe-t-elle aujourd'hui?De rHistolre.» Mikhaïl Gorbatchev se dit prêt à rencontrer Valeri Zorklne, mais en dehors du procès du Parti communiste.Beaucoup plus populaire à l’étranger que dans son pays, il a un programme chargé et a déjà dû re- Ejrter un voyage en Corée du Sud.e gouvernement italien a protesté officiellement mardi contre son maintien forcé en Russie, qui risque de l’empêcher de se rendre dans la du “point de vue Juridique (.) De péninsule la semaine prochaine.Par ailleurs, M.Eltsine a décrété hier l’attribution au gouvernement russe de l’ensemble des locaux de la fondation de l’ancien président Gorbatchev.Le bâtiment de cinq étages du Centre International pour la recherche politique et sociale est devenu la propriété de l’académie russe des Finances, a rapporté Itar-Tass.M.Eltsine autorisera par décret l’ancien président soviétique de louer 1000m2 de ces bâtiments à un prix à débattre.TBILISSI (AFP) - Les élections législatives auront bien lieu dimanche prochain en Géorgie en dépit de la grave situation militaire en Abkhazie (ouest de la Géorgie), a assuré hier à l’AFP le vice-ministre géorgien des Affaires étrangères, M.Malkhaz Ka-kabadze.« Nous sommes prêts pour ces élections », a-t-il souligné affirmant 9u’à son avis « elles auront bien eu».Ces élections, les premières en Géorgie depuis que ce petit pays du Caucase a recouvré l'indépendance à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique il y a moins d'un an, vont se tenir en pleine crise politico-militaire après la sévère défaite infligée dans le nord de l'Abkhazie mardi aux forces géorgiennes par les combattants abkhazes et les volontaires du Caucase du Nord, relèvent les observateurs â Tbilissi.« c’est un véritable Sedan géorgien que nous avons connu sur le terrain », commente Komeli Kakatchta, président de l'Association des étudiants en sciences politiques de la capitale géorgienne.Il estime que même si la situation actuelle en Géorgie est « extraordinaire » les élections se tiendront car il faut une légitimité au pouvoir.Toutefois selon M.Kakatchia, les élections n'auront pas lieu en plusieurs points du territoire géorgien : Ossétie (est), Mingrélle (sud-ouest de la Géorgie), fief des Zviadistes (partisans de l’ancien président Zviad Gamsakhourdla) en raison de l'insécurité qui y règne.De même, en raison des combats, le scrutin ne se déroulera pas au nord de l'Abkhazie, alors qu'il devrait néanmoins se tenir dans la région sud de cette république indépendantiste.Quelques 33 « blocs » ou groupes de partis vont participer aux élections en Géorgie.Selon les estimations de M.Kakatchia, le Bloc de la Paix (dirigé par Vakhtang Gogoadze, ex pro-com-munlstes et monarchistes) arrive en tête des intentions de vote, devant le Bloc du 11 Octobre (groupe des Li-s) et les béraux démocrates) lai les Verts (Ecologistes, présidé par Zourab Jvanla).Pour sa part, un haut fonctionnaire de l'entourage du vice-premier ministre géorgien Sandro Kavsadze a Indiqué à l'AFP qu’il était important que ce scrutin se tienne pour «l’avenir politique de la Géorgie».Commentant lu perte du nord de l'Abkhazie par les troupes géorgiennes, le haut fonctionnaire qui a requis l’anonymat a accusé les « forces réactionnaires en Russie d’être derrière ces événements».« On nous a trompés.Les forces du passé en Russie en veulent à Edouard Chevardnadze (président du Conseil d’Etat), quand 11 était ministre des Affaires étrangères de l’URSS, d’avoir retiré les troupes so iques d'Afghanistan et d'a permis la réuni! viétlques d'Afghanistan et d’avoir fication de l’Allemagne », a-t-il ajouté.Le haut fonctionnaire a également estimé que la Russie est « en train de se débarasser de la poudrière du Caucase du Nord (la Confédération des Peuples montagnards du Caucase du Nord en rébellion contre Moscou) en poussant les volontaires Tchétchènes vers l’Abkhazie».De son côté, le métropolite de Soukhouml et d’Abkhazie, le Père David, assure que la Géorgie « se trouve aux avant-postes de la chrétienté ».Selon lui, le conflit d’Abkhazie montre que « ce sont les Musulmans du Caucase du Nord qui cherchent à ouvrir une voie vers la Mer Noire ».C’est le temps de la récolte.C’est aussi le temps de prévoir et de rassembler vos économies pour acheter des Obligations d’épargne du Canada.Depuis 46 ans, elles représentent l’investissement favori de millions de Canadiens.Cette année, elles seront en vente du lundi 19 octobre au lundi 2 novembre.Vous pouvez acheter vos Obligations d’épargne du Canada à votre institution financière; mais n’oubliez pas quelles sont offertes pour un temps limité seulement.Alors, assurez-vous d’acheter les vôtres avant qu’il soit trop tard.VOICI SIX CARACTERISTIQUES TRÈS INTÉRESSANTES : 1.SÛRES.Les Obligations d’épargne du Canada sont entièrement garanties par le gouvernement du Canada.Elles constituent un placement sûr qui ne perd jamais de valeur.2.ENCAISSABLES EN TOUT TEMPS.Les Obligations d’épargne du Canada peuvent être encaissées en tout temps; vous avez donc toujours accès à votre argent.3.TAUX CONCURRENTIEL.Les obligations offrent un taux de rendement concurrentiel, surtout si l’on considère qu’elles sont encaissables en tout temps.Cette année, le taux d’intérêt sera annoncé à la mi-octobre.4.DEUX TYPES D’OBLIGATIONS.Quand vous optez pour les obligations à intérêt composé, l’intérêt est réinvesti automatiquement.Si vous choisissez les obligations à intérêt régulier, l’intérêt vous sera payé le 1er novembre de chaque année.5.À PARTIR DE 100 $.Les obligations à intérêt composé sont offertes à partir de coupures de 100 $, tandis que les obligations à intérêt régulier le sont en coupures minimales de 300 $.6.LES ACHETER.RIEN DE PLUS FACILE ! 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d’une déposition devant la Commission des forces armées du Sénat américain.Une prise de position lourde de sens.Le général MacKenzie lance des mises en garde au monde contre l’intervention militaire en Bosnie.Il estime qu’une escorte militaire de convois d’aide humanitaire serait un premier pas vers un enlisement, en concluant qu’il n’y a pas de solution militaire en Bosnie.Ces avertissements coïncident étrangement avec ceux des dirigeants serbes, intimidation et menaces en sus.Le général MacKenzie se fait connaître par ses déclarations stratégiques, militaires, politiques, sociologiques, ethnologiques, historiques et psychologiques sur cette guerre d’occupation qu’il qualifie, dans un bel euphémisme, de « civile >.Les trois quarts du territoire militairement conquis, des villes assiégées, l’arsenal de guerre complet — aviation, artillerie et blindés — ne trompent que les illettrés ou les gens de mauvaise En qualité de commandant des forces de l’ONU à Sarajevo, disposant du pouvoir et d’une tribune médiatique, il allait se faire valoir comme juge, créant la confusion autour de la nature et de la portée de son mandat.Il allait l’interpréter et l’appliquer sur le terrain à sa seule discrétion, sans que les autorités bosniaques puissent en connaître les détails.lin massacre en continu à deux pas des Casques bleus Dès la prise en charge des installations de l’aéroport de Sarajevo, nous savions, par la voix des médias, qu’il devait dégager un bon périmètre des forces serbes autour des pistes.Il n’en fit rien.Elles y sont demeurées proches des bâtiments et de la piste, à deux pas des Casques bleus.Informé et convié par les autorités bosniaques à se rendre au camp de détention au bout de la piste de l’aéroport, dans la localité de Kula, renfermant 500 à 800 personnes et par lequel 30 000 civils ont transite, le général avait répondu qu’il n’avait pas le mandat de le faire.Par contre, en vertu du même mandat, il avait supervisé des échanges de prisonniers.D’autres faits et gestes, analyses et jugements publics sur les parties en présence, allaient contribuer à la dégradation des relations entre le général et la présidence bosniaque, ainsi qu’entre le commandant, les Casques Sarajevo en ruines, fin août.bleus et la population de Sarajevo.Population qui, en mars, les avait pourtant accueillis avec des fleurs.Population qui a vite déchanté, constatant que les soldats ne s’aventuraient que rarement à l’extérieur de leur périmètre et de leurs véhicules.Traitant les agresseurs avec équanimité, évitant de les offenser en les nommant, tout en déversant sa mauvaise humeur sur les Bosniaques, le général MacKenzie s’attirait la réprobation populaire.Ses soldats, assistant passivement au massacre de la population, sans compassion apparente, il devenait évident aux résidents de Sarajevo que le mandat et l’action humanitaire des forces de l’ONU avaient été vidés de leur substance humaine.Duperie, duplicité, trahison.L’animosité culmine lorsque le général affirme que les Bosniaques se massacrent eux-mêmes pour apitoyer Î’ONU, afin de provoquer une intervention étrangère.Ce disant, il ajoute le mépris à l’insulte.Les griefs à son endroit se multiplient.La population mécontente l’accuse de parti pris et fait circuler une pétition, recueillant quelques milliers de signatures, qui demande le remplacement du général.Une complaisance transparente envers les agresseurs Au mépris des résolutions de l’ONU, il préfère récrire sur place sa propre version des faits et sa définition quant aux notions d’agresseur et d’agressé.Il commence par confondre les forces de l’ordre du gouvernement bosniaque avec les assaillants serbes, les traite uniformément de belligérants entre lesquels « on ne peut distinguer les bons des mauvais ».Prolixe en critiques envers les autorités bosniaques, il est d’une complaisance transparente envers les agresseurs serbes auxquels il ne fait allusion que par la dialectique des « responsabilités partagées».n nous fait part de ses recherches qui font état d’hostilités séculaires qui se confrontent dans un conflit inextricable.En affirmant que les deux côtés sont « animés d’une haine profonde », le général MacKenzie suscite la colère du président bosniaque Alija Izetbegovic qui le décrit comme un « homme ignorant », ne connaissant rien de la tradition proverbiale de tolérance, de convivialité entre musulmans, catholiques et orthodoxes, ni de l’ouverture historiquement pluraliste de la société bosniaque.Sa myopie l’empêche de voir que des Serbes de Sarajevo se battent aux côtés des musulmans et des catholiques, pour préserver ce modèle de société contre l’extremisme de la folie grand-serbe.La stratégie des assaillants serbes consiste à assiéger les Bosniaques, à leur couper les vivres, les soins, l’eau et l’électricité puis à les pilonner, bombarder pour les ensevelir dans les ruines de la cité.Entreprise stratégique conçue pour briser leur résistance par les armes et par la famine.Assez pour convaincre le général de l’inutilité de l’acheminement du ravitaillement aux 380 000 habitants de Sarajevo.Selon la logique du général MacKenzie, le rôle des soldats ne serait pas de risquer leur vie, ce qui serait plutôt celui des journalistes dans cette guerre où ils sont plus nombreux que les militaires à être tombés.Le courage et la bravoure, ils portent plutôt l’habit civil des journalistes (28 tués à ce jour), des secouristes et de la population bosniaque.Il faut rendre hommage toutefois aux quelques Casques bleus canadiens qui se sont portés au secours des victimes au mépris du danger, refusant l’alibi du mandat et sauvant l’honneur militaire.Faut-il s’étonner d’entendre notre général déclarer que la situation était pire à son départ qu’à son arrivée à Sarajevo ?En effet, l’offensive serbe s’est amplifiée, les morts et les blessés multipliés par milliers, la destruction de la ville avancée.Les fonctions du général MacKenzie s’achèvent à Sarajevo sur un bilan désastreux, tragique pour les Bosniaques.Le voilà en tournée européenne, américaine et canadienne.Le monde est à l’écoute des conseils d’un homme qui revient de la guerre couvert de médailles médiatiques.Il nous dévoile les enseignements de l’histoire en prévenant le monde qu’il ne faut pas menacer les Serbes, ni les acculer au mur, car cela se traduirait par un échec militaire des puissances mondiales et que les Casques bleus seraient pris en otage.Les ayant vus s’acharner sur les civils, il vante la férocité et l’invincibilité guerrière des Serbes.Impressionné, il tient à prévenir l’ON U et autres velléitaires dans un effort de dissuasion.C’est dire qu’il a fait sienne la prétendue puissance serbe, relevant du mythe et outil de propagande d’intimidation conçue à Belgrade par Milosevic, à l'image de son jumeau Saddam sur la fameuse « Mère de toutes les batailles » qu’il allait livrer à l’Occident.Son éloge de la lâcheté a séduit, avec soulagement, les chefs d’État et leurs militaires.PHOTO AP Le général canadien Lewis MacKenzie légalisation du butin territorial, des crimes, du génocide et de la partition de la Bosnie.Four ce faire, outre l’écrasement de la résistance par les armes de l’intérieur, il faut exercer des pressions militaires, politiques et humanitaires de l’extérieur.Le général MacKenzie y excelle.Puisque sur le terrain, les forces serbes n’arrivent pas à bout des dernières poches de résistance, il leur faut le concours d’intervenants qui ont d’autres moyens.La résistance bosniaque, une m menace ».Sachant les Bosniaques sans moyens de défense légitime, (300 chars d’assaut contre 2200 véhicules blindés, 70 000 soldats serbes contre 20 000 défenseurs artisanalement armés) l’ONU maintient son embargo sur les armes en destination de Bosnie.Cet embargo du Conseil de sécurité constitue à lui seul un crime contre l’humanité.Pour sa part, le général propose l’embargo sur les vivres et les médicaments, l’ultime recours qu’il conjugue avec les efforts des Serbes pour obliger les Bosniaques à plier, puisque la poursuite de l’acheminement de l’aide risque de rendre les musulmans plus déterminés à résister au compromis que l’armée serbe leur impose.Devant cet obstacle, il choisit d’ajouter la menace de la famine.D propose d’affamer la population désarmée afin de briser sa détermination de résistance.La purification ethnique peut s’accomplir plus rapidement en affamant ses ennemis.En son temps, Staline fit mourir par la famine des millions d’Ukrainiens.Le général MacKenzie s’est arrogé le pouvoir des décideurs politiques et diplomatiques, s’est abusivement servi de la tribune médiatique mondiale, sous le couvert du mandat onusien.La traduction littérale de l’extrait de sa déposition (cité en exergue) le discrédite : « (Ce serait) une erreur de menacer de recourir à la force, même si ce n’était que pour assurer la livraison d’aide, car cela risquerait d'approfondir (notre) implication militaire et pourrait rendre les Musulmans bosniaques plus déterminés à résister au compromis.» Préconiser la répression de la résistance bosniaque par la menace de la famine relève d’une stratégie morbide qu’il faut dénoncer publiquement.Le bilan qui précède découle de recherches et de compilations des déclarations du général MacKenzie rapportées dans les journaux écrits de l’Europe et de l’Amérique, à l’exclusion des journaux croates.Il couvre le trajet depuis son arrivée en poste à Sarajevo, son départ, de ses tournées, jusqu’à son retour au Canada, couronné par la sentence radicale reproduite du New York Times du 12 août dernier, dans laquelle il nous dévoile le fond de sa pensée.Cette matière touffue l’accable.La somme de ses propos soumise à une analyse chronologique fouillée dégage une constante dont la logique ne se dément pas.Ses dires et son raisonnement balisent rétrospectivement, explicitement et implicitement, une attitude défavorable aux Bosniaques.Les conseils qu’il prodigue aux experts de tout crin originaient d’une source tendancieuse, dépourvue d’objectivité.Comme la plupart des stratèges qui ont brandi l’épouvantail de la peur et de la démission pour décourager l’intervention, le général est démenti sur le terrain où les civils, pour l’essentiel, résistent avec des armes archaïques à la supériorité écrasante de l’arsenal de guerre serbe.Les Serbes ont raflé la majeure partie du territoire bosniaque sans substantielle défense, en recourant à la ruse byzantine pour désarmer les îlots de résistance, puis aussitôt entreprendre les massacres.Des propos repris par la propagande serbe On n’est nullement surpris de retrouver le nom du général MacKenzie dans une page de propagande payée par Serb Net Inc., dans le New York Times, selon laquelle la boucherie des civils devant une boulangerie de Sarajevo a été commise par les Bosniaques, et selon laquelle les victimes s’auto-assassinent pour gagner la sympathie internationale.Toutes les ressources sont mises en oeuvre pour dissuader une intervention militaire qui mettrait fin à la guerre et à l’agression en Bosnie.Tous les arguments y passent, de l’enlisement des forces armées au désastre militaire.Tout vise à décourager les puissances mondiales à porter secours à un peuple en danger de mort.Le général MacKenzie va plus loin : il recommande l’abandon militaire et humanitaire de la Bosnie.L’inaction et l’abandon ne servent qu’à la réalisation des objectifs serbes.L’attente, la temporisation, les palabres du fallacieux maintien de la paix en guerre ne servent qu’à cette fin : gagner du temps pour la partie serbe et leur solution qui progresse.Ainsi, lorsque le général affirme qu’il n’y a de solution que « politique », le facteur temps consacre la loi du plus fort jusqu’à l’entérinement officiel du fait accompli par les armes.Ce faire-semblant, ce laisser-faire épouse la stratégie meutrière de la Serbie, la conforte et l'encourage dans la poursuite de sa guerre de conquête, de massacres et de destruction afin de pouvoir terminer impunément son entreprise sinistre.Le général fait sien l’objectif, la pratique, les méthodes et l’option d’une Bosnie serbe ethniquement pure, la solution finale qui vise à parquer les survivants du génocide dans un ghetto.Le forfait commis, les Serbes demandent à leurs parrains de la CEE et de l’ONU, à Genève, la Sur le Québec, ils n’ont plus de pensée Un système est une réalité tronquée.Quand le théoricien, quand le raisonneur se trouve en présence d'une réalité complexe, non point seulement compliquée de complications, mais complexe de complexité, son premier mouvement, où il se tient, parce que c'est le mauvais, est de ne retenir qu’une partie de cette réalité complexe.— Charles Péguy Pierre Vadeboncoeur UN PROBLÈME posé contre la vérité des choses ne se règle jamais et l’on s’épuise interminablement à en rechercher les solutions.Celles qu’on prétend avoir trouvées font immanquablement problème à leur tour.Au Canada, les réponses fédéralistes successives posent chaque fois une nouvelle difficulté qui est encore la même.C’est que la vérité des choses, elle, ne cède pas.• Le fond des choses », disait de Gaulle.Le problème qu’il nous faudra résoudre n’a guère de rapport avec les formules, ententes et négociations fédéralistes depuis 30 ans et davantage.La réalité déborde de toutes parts ce cadre étroit.La chose qui marche le moins dans cette vieille histoire, c’est très révélateur, il semble que ce soit la conciliation.J’entends : une conciliation véritable, un échange, menant à du nouveau.De toutes les approches, la conciliation est celle que la réaction dominante refuse avant tout.La résistance de l’impérialisme canadien fige absolument la pratique du fédéralisme au Canada et continuera sans doute de le faire.Des signes de cet ordre rigide abondent invariablement.Comme ni l’institution, ni la pensée, ni la négociation, ni donc la réalité ne bougent, alors c’est tout le reste qui le fait.Les mystifications, les mises en scène et diverses dégradations en témoignent, y compris la menace, y compris les coups de force.Tout cela n’est que succédanés d'événements, puisqu’aucun événement vraiment réel ne se produit.Conférences sur conférences, acclamations plus ou moins soviétiques dans les appareils, tentatives répétées de conditionnement des masses, etc.Ce qui est faux, postiche, purement verbal, cela prospère, tenant lieu de ce qui n’arrive jamais.Un fédéralisme purement formel Mais, outre ces effets secondaires, la pensée fédéraliste canadienne elle-même est en cause, car elle est très pauvre de réalité.Je connais des gens qui n’ont pas inventé une idée depuis 40 ans, même dans le domaine de leur action.Leur esprit semble ne s’être jamais ressourcé, diversifié, complexifié, comme s’ils ne consultaient plus la réalité depuis ce temps, et singulièrement pas la réalité de notre peuple, au sujet duquel, en vérité, ils n’ont plus de pensée.De façon plus générale, d’ailleurs, le fédéralisme au Canada est une idée resserrée dans une orthodoxie intouchable, sans doute à cause du fait que, dans la fédération, il n’y a que deux P r arties, comme je l’ai déjà souligné, et que 'une d'elles, lourdement dominante et parfaitement déterminante, n’a pas la moindre intention de consentir à la révision de sa position privilégiée.Pour ces deux types de raisons, c’est avec une persistance singulière que docteurs et partis fédéralistes s’en tiennent, les premiers à leurs maigres définitions, les seconds à leur politique de béton.Le peuple que nous formons est, d’évidence, une profonde réalité.Il est en perpétuelle quête de réformes, de changements, de modifications de son statut, de modernisation radicale de ses rapports avec son voisin immédiat.Cela, et sa propre existence elle-même, d’ailleurs tout aussi singulière, indiquent déjà qu’il est besoin pour lui d’une autre pensée que celle que lui impose l’esprit de système et d’apriorisme.Il veut relever d’une pensée imprégnée des réalités de sa situation.Mais justement, dans ces quartiers, l’on ne se penche pas sur la condition de notre peuple, trop évidente pour être vue, je suppose, et trop complexe pour entrer dans les comptes de l’esprit de géométrie.Le fait québécois et l’insistance avec laquelle le Quebec manifeste sa profonde divergence n'attirent pas l’attention fédéraliste, comme une abondante matière sur laquelle méditer, ou comme une occasion objective de remettre en question des postulats.Que dire à ces fédéralistes ?Que leur suggérer pour qu’ils puissent au moins soupçonner le caractère essentiellement lacunaire de leur pensée ?De lire Péguy, peut-être, en effet.Ou Finkielkraut, qui vient de le réhabiliter.La peur ?Mais oui l i Hubert de Ravine! Spécialiste du troisième âge, l’auteur a notamment fait paraître Le défi de vieillir aux Éditions de l’Homme en 1991 O N PARLE décidément beaucoup des personnes âgées par les temps qui courent.En général, celles-ci ne nous empêchent guère de dormir mais, aujourd’hui, et pour une période limitée, on vole à leur secours quand on pense qu’elles ont été insultées, surtout si cela fait notre affaire qu’elles l’aient été.La forme utilisée par Diane Jules était maladroite, mais le fond est juste : quand le sentiment d’être isolé ou oublié prend la place, la peur se glisse en chacun d’entre nous, quel que soit notre âge.Il y a quelque chose de très ambigu dans ce courant subit d’intérêt pour des personnes qu’on laisse habituellement dans l’ombre et qui, pour la plupart, ne sont pas dupes de cette affection soudaine et très momentanée.Comme le remarquait si justement Yvette Brunet, présidente de l’Association québécoise de défense des retraités et pré retraités (AQDR), il est beaucoup plus insultant d’accepter en silence la déplorable condition économique et sociale d’un très grand nombre de personnes âgées, que de pousser de grands cris quand une personne en vue stig- grande peur des « petits vieux ».Mais parlons-en, de cette peur.Elle n’appartient nullement aux « petits vieux » mais à tous ceux et celles qui, peu importe leurs opinions politiques, ont subi leur lot de deuils et d’injustices.Beaucoup de personnes âgées ont vécu au cours des 30 dernières années un grand nombre de bouleversements, des cassures dans leurs habitudes, des adaptations rapides à des situations nouvelles.Il est alors surprenant qu’elles soient encore aujourd’hui, pour la plupart, pleines de vie et d’optimisme.Mais il est normal qu’elles craignent une atteinte possible à l'équilibre précaire qu’elles se sont difficilement construit.Quiconque, peu importe son âge, chemine dans le désert des épreuves et des deuils, aspire au calme de l’oasis.Et nous-mêmes, n’avons-nous donc jamais peur ?Peut-être réussissons-nous seulement à camoufler nos craintes, à les transformer en gestes de bravade, tandis que ces êtres de transparence et de simplicité que sont souvent les personnes âgées les expriment ouvertement.L’exclamation de Diane Jules a suscité une polémique de mauvais aloi.La forme n’a pas été adroite mais le fond est juste : quand le sentiment d’être isolés ou oubliés prend la place, la peur se glisse au fond de chacun d’entre nous, quel que soit notre âge.Pourtant, beaucoup d’aînés souhaitent se faire entendre et donner leur opinion.Ils accepteront volontiers de prendre des risques, lorsqu’ils sentiront que nous les accompagnons dans leur cheminement, que nous sommes solidaires de leur condition, que nous les associons à nos projets de vie.Pas avant.Quand un être humain se sent mis de côté, presque jamais consulté mais par contre | riodiquement courtisé, il risquera d’être amené à se désintéresser de tout, y compris des intérêts de son pays.Il est alors normal qu’il ait peur.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l'Information générale : Pierre Cayouette, Jean Chartier, Yves d'Avignon, Jean Dion, Jean-Denis Lamoureux, Loula-G L'Heureux, Bernard Morrlsr, Laurent Soumis, Guy Talllefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'Information culturelle : Michel Bélalr (directeur), Paule DesRivIères, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres); à l’Information économique : Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrlsac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'Information politique: Josée Boileau, Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste i Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantai Hébert (correspondante parlementaire A Ottawa), Jocelyn Coulon, Sylvlane Tramler (politique Internationale), François Brousseau (éditorialiste politique Internationale et responsable de la page Idées et événements); aux affaires sociales ; Paul Cauchon (questions sociales).Caroline Montpetlt (enseignement primaire et secondaire), Isabelle Paré (enseignement supérieur), Loui»-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Clément trudel (affaires Juridiques), Suzanne Marchand (adjointe i la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarle (secrétaire i la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire i la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lise Mlllette (directrice),Jacqueline Avril, Francine Glnaras Johanne Gulbeau, Lucie Lacroix.Christiane Legault, Lise Major (publicitaires), Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes) Johanne Brunet (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables)-, Florlne Cormier Céline Furoy Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Rosa, Linda - (secrétaire i l'administration), Raymonde Quay (responsable du financement privé).LE MARKETING ET 8ERVICE A LA LE Christlanne Beniamin (directrice), Monique Corbell (adjointe), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel enne Jean-Marc Ste-Marle (superviseur aux promotions des abonnements).Louise Paquette, Nathalie Thabet.LES ANNON- Thériault CLIENTÈLE Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marle (supervie.- CE8 CLA88ÉE8 ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté Françoise Coulombs Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Jean Laurin, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Olivier Spécial.Le DEVOIR Ml oublié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société é rMponaablIlté limitée, dont le siège social Ml situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II Mt composé et Imprimé par Imprimerie Oumont.7743 rua Bourdeau, une division d» ImprlmerlM Québécor Inc., 612 ouMt rue 8alnt-JacguM Montréal L'Agence P'MM Canadienne Mt autorisée à employer et é diffuser les Information» publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR Mt distribué par MMMoerlH Dvnamlaues division du Group» Québécor Inc , altuée au 775, bout Lebeau, St-Laurent.Envol de publication - Enraglitramanl no 0858 Dépôt légal Bibliothèque national» du Québec Téléphone général (514) 844-3381 .Abonnement» (514) 844-5738.LE DEVOIR (USPS = 003708) I» published dally by ILImprlmerle Populaire Limité», 211 ru» 8t-Sacr»ment, Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per yaar la S 439 00 USD Second Class Poitag» paid at Champlain N Y.US POSTMASTER : Mnd address changM to : Inaa, P.Q.Box 1518.Champlain, N Y 12919-1518
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