Le devoir, 10 novembre 1992, Cahier B
SOCIETE CAHIER Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 WÊÊÊÊ .' 1.Le démon de la facilité -Sx: Jocelyne Richer On /a croyait à l’abri des querelles linguistiques, la France.Pure laine de langue et de culture, elle était gauloise par atavisme et pour l’éternité.Erreur.Cédant sa place à l’anglais, la langue française perd un peu plus de terrain chaque jour, quand elle n’est pas carrément interdite de séjour.Une partie de l’intelligentsia monte aux barricades, et le gouvernement s’apprête à sonner la fin de la récréation.Voici le premier volet (d’une série de trois) d’un reportage qui fait le point sur la situation.PARIS - «On voit plus d’anglais aujourd’hui dans Paris qu’on voyait d’Allemand sous l’occupation.» Cinglante comme un coup de fouet, la comparaison est tombée de la bouche du philosophe et écrivain Michel Serres.On s’en doute, elle n’a pas plu à tout le monde.Dans la classe politique, on a jugé le rapprochement outrancier et d’un goût douteux.Mais d’autres intellectuels, après lui ont acquiescé, en ont même rajouté.Une partie de l’intelligentsia est aux abois: la France se mord la langue et passe à l’anglais.Vraiment?Ne faut-il pas être un petit peu fêlé, à tendance paranoïaque pour prétendre un instant qu’il puisse y avoir un problème linguistique dans un pays aussi homogène que la France?Pure laine l’Hexagone est une terre 100% francophone, fertilisée par une immigration de même nature.Et Paris, à ce qu’on sache, n’a pas connu sa bataille des Plaines d’Abraham.La France vit et vibre toujours en français, à mille lieues de la Louisiane.So what’s the point?Dans la grande entreprise, (’utilisation de l’anglais à tous les niveaux n’est pas seulement généralisée, mais souvent revendiquée.On la croyait française par atavisme, la France, et pour l’éternité.Mais ce n’est plus vrai.C’est là que réside le problème.On découvre une réalité qui laisse songeur, dès au’on gratte un peu le vernis: celle d’un pays qui choisit parfois délibérément de se ranger du côté du plus fort, cédant au démon de la facilité.one ran- A • PHOTO ARCHIVES L huro Disney ne respecte peut-être pas les lois pour ce qui est de l’accueil, de la signalisation et de la langue d’usage de ses castings members, mais ce parc d’attraction géant a attiré quelque 6 millions de visiteurs, Sylvester Stallone et Madonna obtiennent un succès fou en France, beaucoup plus important que celui de plusieurs vedettes locales.Si bien qu’aujourd’hui, l’Hexagi n’est certainement plus aussi fr cophone que les États-Unis et la Grande-Bretagne sont anglophones.La tendance lourde, dans plusieurs secteurs-clés de l’activité humaine -économie, relations internationales, culture, science - indique clairement que l’anglais gagne chaque jour du terrain, dans le coeur et la bouche des Français.En lieu et place de leur langue nationale.Il est cependant difficile de prendre l’exacte mesure de la situation, de constater avec quelle ardeur la France se mord la langue.Contrairement au Québec, qui, muni d’une règle à calculer, évalue, pèse et analyse l’espace propre à chaque langue, la France se moque éperdument de cette question.Le gouvernement pourtant prompt à célébrer la francophonie à travers le monde n’ a jamais jugé bon d’adopter une politique linguistique.L’organisme responsable du dossier, la Délégation générale de la langue française, a bien peu de moyens, et s’intéresse d’abord à la terminologie ou à la réforme de l’orthographe.Bref, il n’existe aucune donnée globale fiable, statistique ou étude, qui permette d’évaluer le phénomène dans son ensemble.La loi linguistique existante, malgré sa timidité, n’est pas appliquée.Pas étonnant d’ailleurs, quand on constate que l’administration publique du plus grand pays francophone du monde ne déteste pas ici et là, fonctionner en anglais.Des employés de l’État se voient carrément contraints de laisser leur langue à la maison.Le Cepremap, un centre de recherche appliquée et l’Insee, un institut de statistiques économiques sont passés à l'anglais, assure des fonctionnaires.Le Commissariat général du Plan (chargé de définir ou mettre en pratique les grandes orientations gouvernementales) a pour langue de travail «presque exclusivement l’anglais» dit Thierry Priestley chargé de mission.Réunions, productions d’études, de recherches, mémos, colloques, etc.: c’est le code admis.Enfin presque: il y a trois ans, le patron du Commissariat émettait une directive à tous les chefs de service les enjoignant de recourir à l’anglais dans toutes leurs communications écrites publiques.Un tollé a suivi, la directive fut annulée.Hauts fonctionnaires et diplomates en poste à l’étranger - in- cluant des pays francophones - mettent le président de la République en rogne chaque fois qu’on l’informe qu’un des représentants officiels du pays a communiqué, par écrit ou en public, avec ses interlocuteurs en anglais.Forte pression Selon Thierry Priestley, «la pression est devenue tellement forte dans l’administration publique que c’est devenu un critère de discrimination professionnelle, celui qui ne sait pas cet idiome n’a pas le droit à la promotion sociale».Le constat pourrait s’appliquer aussi bien au secteur privé.Technicien en informatique, Sébastien Magnat travaille à Paris dans une grande entreprise de télécommunications française.Il maîtrise mal l’anglais et dit voir son avenir bloqué.Réunions avec des clients étrangers, logiciels, documents, contrats, tout son environnement se transforme en parcours du combattant.«J’essaie de suivre le courant.On est contraints de s’adapter.Mais je vois bien que la qualité de mon travail diminue, à cause de ça.» Dans la grande entreprise, l’utili- Les yankees contrôlent de plus en plus l’espace culturel Jocelyne Richer L’anglomanie galopante observable en France n a d’égale que l’attrait exercé par la culture américaine, véritable aimant.«US corne home!», semble être le cri de ralliement à la mode.Obélix regarde pousser ses oreilles de Bugs Bunny, et Astérix, celles de Mickey Mouse.Sur grand écran, Hollywood domine comme jamais.Deux fois sur trois, quand un Français s’assoit dans une salle de cinéma, c’est devant une oeuvre américaine.Il y a dix ans à peine, deux fois sur trois, c’était devant un film français.Les succès de l’heure?Alien3, L'arme fatale 3, Terminator 2, Basic Instinct, Impitoyable ( Un forgiven ).Quelques exceptions récentes: Tous les matins au monde et Un coeur en hiver.Le phénomène, il est vrai, est mondial et la proportion de films américains est encore plus importante dans certains pays européens.: Sauf que l’industrie cinématogra-: phique française est la deuxième en 1 importance au monde, produisant chaque année quelque 150 longs i métrages, nécessitant des investis- sements de l’ordre du milliard de dollars.Par les temps qui courent, cette industrie tire la langue.Héros et modèles sont américains: on préfère Kim Basinger à Catherine Deneuve et Michael Douglas à Philippe Noiret.Dans les médias, le trentième anniversaire de la mort de Marilyn Monroe a fait plus de bruit que je décès d’Arletty.Le ministre de l’Éducation nationale et de la culture, M.Jack Lang, déclare que «ce qui menace une culture, c est fa faiblesse, et sacre du même souffle les Warren Beatty et Silve-ser Stallone «Commandeur» et «çhevalier» des Arts et des Lettres.Expansion freinée À la télé aussi, le succès porte le • label» yankee: les Santa Barbara et Wheel of Fortune ont pulvérisé les records.La nouvelle mode est aux «reality shows», genre «Dossiers mystères».En 1990, cependant, l’en-ouement pour l’Oncle Sam a été reiné: les stations de télévision doivent depuis diffuser au moins 60% d’émissions produites en Europe.Les propriétaires de chaînes privées sont furieux et multiplient les pressions pour abolir ces quotas qui les privent de bonnes vieilles séries américaines bon marché.Freinée dans son expansion à la télé, la culture US ne l’est pas sur le terrain.Désormais, on la produit sur place.L’arrivée de Mickey Mouse à deux pas de Paris, le printemps dernier, a causé tout un émoi alors qu’on inaugurait le parc d’attractions Euro Disney, qualifié de «Tchernobyl culturel» par la femme de théâtre Anane Mnouchkine.Le gouvernement français, alléché par les retombées économiques, a déroulé le tapis rouge au big boss de Disney pour que la France soit privilégiée à un autre pays (construction à grands frais d’infrastructures routières et de transport en commun, prêts à taux préférentiels, subventions, faveurs fiscales, etc.).Ce type d’équipement récréant, totalement étranger à la culture française ou européenne, est en passe de devenir l'attrait touristique numéro un.C’est du moins à cette tâche que s’attelle Michael Eisner, grand patron, pas peu fier des six millions de touristes qui ont déjà franchi le tourniquet.«La compagnie Walt Disney a beaucoup en commun avec la culture française», confiait récemment M.Eisner à une journaliste du Monde.Deux fois sur trois, quand un Français s’assoit dans une salle de cinéma, c’est devant une oeuvre américaine.Mickey Mouse semble avoir moins d’affinités avec la langue française, Euro Disney passant outre à la loi pour ce qui est de l’actuel, la signalisation, voire la langue d’usage de ses 12 000 «casting members».Et ce n’est pas tout: Euro Disney, qui occupe 1943 hectares à quelques kilomètres de Pans, projette construire un deuxième parc, consacré cette fois à la production ciné-matographiaue, et une «université Disney».Et aire que la France persiste à tenir la dragée haute à l’Amérique, qu’elle juge si puritaine, matérialiste, inculte.sation de l’anglais à tous les niveaux n’est pas seulement généralisée, mais souvent revendiquée.Efficacité, productivité, rentabilité ne souffrent, apparemment, aucune «entrave» d’ordre linguistique.Fleuron de la France industrielle, première en importance au pays.Élf Aquitaine, géant mondial de produits pétroliers et chimiques avec son cniffre d’affaires de 50 milliards $ et ses 52 000 employée est en fait à 51% propriété de l’État.Dans ses bureaux de Paris flotte un bilinguisme institutionnalisé: du message téléphonique enregistré au bulletin interne, en passant par les réunions, petites ou grandes.Chaque année, tous les patrons se réunissent pendant une semaine à Paris pour initier, tantôt en anglais tantôt en français, les jeunes recrues à la philosophie d’Elf Aquitaine.Autre exemple, Alcatel, une multinationale française ( 160 milliards de chiffre d’affaires, 213 000 employés à travers le monde, mais sur- tout en Europe).Au siège social, si-s gra phone au monde, on vous reçoit tué dans la plus grande ville franco- avec un sympathique «Alcatel, good moming».Oral ou écrit, le principal code commun entre employés, à Paris et avec les différentes filiales, demeure l’anglais.Les investisseurs français à l’étranger n’ont pas, eux non plus, la langue d’autrui dans leur poche, comme ces propriétaires de chaînes hôtelières, installés au Vietnam, qui servent leurs clients en anglais, pendant que les politiciens du Quai d’Orsay tentent de chanter la gloire de la langue de Molière dans ce pays de la francophonie.Le marché visé par l’Hexagone justifie-t-il cette situation?La France réalise en fait le tiers de ses échanges commerciaux avec trois pays d'Europe: l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Ês-pagne.Combien de Français parlent italien ou espagnol ?Entre un Parisien et un Milanais, les affaires se concluent dans le jargon de Wall Street, promu espéranto universel (certains parlent même désormais de l’espéranglais).Qu’il s’agisse d’un emploi à rayonnement local, national ou international, tout postulant a intérêt à considérer le bilinguisme comme une qualification requise, surtout à Paris.Dans ce pays qui compte trois millions de chômeurs, la concurrence est rude.De la secrétaire, à la vendeuse dans une boutique en passant par l’ingénieur et le cadre, la capacité de fonctionner couramment en anglais risque fort de constituer un atout décisif, voire une condition d’embauche.Il n’y a qu’à regarder les offres d’emploi publiées dans les journaux et les ma- gazines pour comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène marginal.Certaines offres d’emplois sont carrément rédigées en anglais.S’il est un domaine où la France a baissé les bras, c’est bien dans le monde scientifique.Pour justifier ce choix, on allègue que précisément on n’a pas le choix, puisque l’idiome universel de la science est l’anglais.«La science en français n’existe pas», a déjà dit le ministre de la Recherche et de l’espace, M.Henri Cu-nen.La domination est ici totale et incontestée.Comptant des scientifiques, des instituts et des centres de recherche parmi les plus réputés au monde, la France cherche, découvre et répand ses lumières à travers le monde en anglais.Les grands colloques scientifiques payés par les fonds publics, les publications originales, la rédaction des travaux de recherche, voire les mémos internes entre deux chercheurs ayant grandi à deux pas de la Tour Eiffel empruntent le langage de Newton.Au siège social d’Alcatel, situé dans la plus grande ville francophone au monde, on vous reçoit avec un sympathique «Good moming».Des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique ont dit avoir reçu des injonctions parce qu’ils refusaient de se conformer à la norme du tout-anglais.Ils ont tort, estime-t-on en haut lieu.Un scientifique qui agit ainsi se condamne à la marginalité, et nuit à la science française, explique Maxime Schwartz, directeur de l’institue Pasteur.«Publier en français serait au détriment de la science française» dit-il, parce que personne au monde n’y accorderait le moindre intérêt.Les célèbres Annales de l’Institut Pasteur n’ont en réalité de français que le titre.En un ans, la prestigieuse revue reçoit quelque 250 articles rédigés en français: 6%.Et ce, même si le choix de la langue est laissé au chercheur.Pour un scientifique, la notoriété est proportionnelle au nombre de citations dans les grandes revues et celles-ci sont anglophones.Voir page B-2: France B-2 M Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Passenger 57 7 h, 8 h 50 II: Constating Adult 7 h 10,9 h 10 III: Under Sieges 7 h 15,9 h 20IV: Mighty Dock I h- Or Giggles 9h BERRII: (849-3456) - Passager 571 h 30.3 h 30.* 5 h 30.7 h 30,9h 30 II: L'homme de ma del h 30.4 h 10.7 h 10.9 h 15 III: Héros 1 h 45.7 h.9 h 201V: Dr Giggles 4 h, 7 h, 9 h 30V: Blade Runner 1 h 30.3 h 50,9 h 30— Le côté obscur du coeur 1 h 30.4 h 15.7 h 10 BONA VENTURE I: (849-3456) - BROSSARO I: (849-3456) — Les escrocs 9 h 30- M.Baseball 7 h II: M.Samedi soir 7 h, 9 h 20 III: Héros 7 h.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)— Coeur de cowboy 7 h 05.9 h 25 2: M.Baseball 7 h— Les escrocs 9 h 3: Héros 7 h.9 h 30 4: M.Seined/ soir 7 h.9 h 30 5: Dr Giggles 7 h 30.9 h 35 6: Hirer Runs Through! It! h 05.9 h 35 CENTRE EATON 1: Mit- Under Siege 12 h 10.2 h 20.4 h 30,6 h 50.9 h 05 - Adultes consentants 12 h 25,2 h 35.4 h 45.7 h 05.9 h 20 T HeU-ralser 31 h.3 h.5 h, 7 h 05.9 h 15— Jeu de puissance 12 h 20, 2 h 30.4 h 40— Des souris et des hommes 61\ 55.9 h 10— LP.51 h 30.4 h, 6 h 30.9 h CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil (849-3456)— Night and the City 4 h 45.7 h.9 h 15 32: Johnny Stecchlno 5 h 30.7 h 30.9 h 35 3: IVMsrtond5h15.7h15.9h15 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl— The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10.9 h 30 CINÉMA LANGELIER 1: M.Baseball 7 h 05,9 h 152: Les escrocs7h— Candyman9h 25 3: Dr Giggles 7 h 15.9 h 25 4: Cuirassé en péril 7 h 05.9 h 05 5: Héros 7 h.9 h 20 S: Passager 577 h, 8 h 50 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: Mtl (288-1857)— lun mar The Player 12 h 30.17 h 15— Les meilleures Intentions 13 h 30.17 h.20 h 30— La lenétre 15 h 15.19 h 45— Nuit et lour 21 h 45 CINÉMA OMÉGA 1 : - Hellralser 3 7 h 30.9 h 302: 74928 h 3: Jeu de puissance! h 15— Le dernier dee Mohicans 9 h 30— 4: Cuirassée en péril! h 10.9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent.Mtl (843-6001) — Les plaques tectoniques 19 h.le 8 nov 13 h.19 h — Manufacturing Consent Noam Chomsky and the Media 21 h.le 8 nov 15 h.21 h (30 oct au 11 nov ) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- Briet History ol Time 3 h — Henry: Portrait ot a Serial KillerS h.9 h 45- Niqht on Earth 7 h CINÉMA QUÉBEC CINÉMA LIDO: - Héros 18 h 45.21 h 10- Passager 5719K 21 h 10— Coeur de cowboy h.21 h 10— Les escrocs 18 h 45— Dr Giggles 19 h.21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)- La belle histoire 13 h 30.20 h - Bladerunner 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30, jeu.12 h 30.14 h 45.17 h.21 h 30 GALERIES CAPITALE 1: (6282455)- Collège d'élite 9 h 20- Rock'N Nonne 7 h 20.- Passenger 677 h 10.9 h 10 — Le zèbre 7 h 20.9 h 20— Un coeur en hirer 7 h 05.9 h 25— Jeu de puissance7h05.9h 15- I4926h 10.9h 10 PLACE CHAREST: (529-9745)- Héros 13 h.16 h, 19 h.21 h 30- Dr Giggles 12 h 50.15 h 40.19 h 05,21 h 30— Le voleur d'entants 14 h, 16 h 45.19 h 20.21 h 45— Les escrocs 15 h 30.21 h 20- Mr Baseball 12 h 30.19 h - Mr Samedi soir 12 h 40,15 h 50.19 h 10.21 h 35- Le dernier des Mohicans 13 h 30.16 h 30.19 h 20.21 h 50— Coeur de cowboy U h.16 h 45.19 h 05— Cuirassé en péril 21 h 50— Passager 5712 h 30,14 h 50.17 h 05.19 h 25.21 h 20 PLACE QUÉBEC 1: (5254524)- Le maître de musique 6 h 45.9 h 15— Versailles rive gau-C7ie6h30.8h.9h30 STE-FOY 1 : (6580592)- Hellralser 3 7 h 10.9 h 20— Adultes consentants 7 h 05.9 h 15— 74928 h CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Mr Baseball 7 h 15,9 h 40 2: Sneakers 7 h.9 h 35 3: The Last ol the Mohicans 7 h- Mr Saturday Night 9 h 20 4: A River Runs Through It 7 h.9 h 30 5: Night and the City 7 h 10,9 h 20 6: Dr Giggles 7 h, 9 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— L'homme qui plantait des arbres/Jotro! 18 h 35— Le toulard de Smyme/L'eau vive 20 h 35 CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Fermé temporairement CINÉPLEX I: (849-3456) - M.Samedi soir3 h 30.7 h, 9 h 25 2: Johnny cure dent3 h 05.7 h 25- Le dernier des Mohlcansai 5 h 20.9 h 40 III: Les escrocs 3 h 35,7 h.9 h 25IV: Coeur de cowboyi h 25.7 h 05.9 h 20 V: Confessions d’un barjo 5 h.9 h 10- M.Baseball3 h.7 h 10 VI: Candyman5 h 10.9 h 10— Oeil public 3 h 10.7 h 10 VII: The Last ol the Mohicans 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15.9 h 20 VIII: The Best Intentions 4 h 30.8 h IX: Cuirassé en péril 3h15.5h20.7h25.9h30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Le voleur d'enlant2 h.5 h.7 h 20.9 h 40 II: La belle histoire 1 h 30.5 h.8 h 30 III: Après l'a-mour 2 h, 5 h 10.7 h 20,9 h 30IV: Sur la terre comme au ciel 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque.Mfl (283-8229)- L’Indien et la mer mi mer 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- His Girl Friday 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - M.samedi soir! h 05.9 h 15 DAUPHIN I: (849-3456) - Les meilleures Intentions 8 h 11 : Capitaine tracasse 7 h.9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - Under Sieges 7h30.9h3011: Hero7h- Candyman9h 20 DORVAL I: (631-8586) - Jennifer 86 h 30.9 h 15 II: Hellralser J 9 h 20— Mighty Ducks 7 h 111: Consenting Adults 7 h 10.9 h 25IV: Under Siege 7 h.9 h 20 DU PARC 1: (844-9470)- Under Siege 7 h 15.9 h 10 2: Under Siege 9 h 15— Hellralser 31 h 203: Conserri/ngAdu/ts7h10.9h15 DU PLATEAU 1 : (521-7870)— 149212 h.3 h.6 h.9 h 2: Hellralser 31 h 15.3 h 15.5 h 15.7 h 15.9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Of Mice and Men 6 h 30- 1492 9 h 05 2: School Ties 7 h 15,9 h 35 3: Le zébrai h 10.9 h 25 4: Passenger 57 7 h .9 h 5: Under Siege 6 h 50,9 h 10 6: Mighty Ducks 7 h 15.9 h 30 7: Hellralser 31 h 10, 9 h 25 8: Consenting Adult» 7 h, 9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)— A River Runs Through HI h 30.4 h, 7 h.9 h 20 2: Glengarry Glen Ross 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 35 3: Haro 1 h 45.4 h 15.7 h, 9 h 304: Husbands and Wives 2 h, 4 h 30,7 h.9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I:(671-6129)-Psssenger577 h.9h 102: Jennifers6h 15,9h3: Adultes consentants 6 h 50.9 h 05 IMAX: Vieux Porl de Montréal (4984629)- En direct de l'espace Le grand canyon version française: 10 h sauf le sam .13 h 30.15 h 15.17 h.19 h version anglaise: 11 h 45.20 h 45— Les Rolling Stones 22 h 30 les ven et sam IMPÉRIAL: (2887102) - 149212 h 45.3 h 30.6 h 15.9 h LAVAL : (6887776) - 1 : Ma vie est un enfer 7 h 20.9 h 40 2: Passenger 577 h 10.9 h 20 3: Under Siege 1 h 20.9 h 40 4: Les FeeMes 7 h, 9 h 10 5: Jennifer 66 h 50,9 h 25 6: Hellralser 31 h 20.9 h 30 7: 74926 h 10.9 h 108: Le libre 7 h.9 h 20 9: Adultes consentants 7 h 10.9 h 3010: Hellralser 31 h 20,9 h 4011 : Consenting Adults 9 h 15— Jeu de puissance 7 h 1512: Collige d'élite 7 h.9 h 10 LAVAL 2000 1 : (8493456)- Passager 57 7 h 25.9 h 20 2: Cuirassé en péril! U K,, 9 U10 LOEWS l:(861-7437) — 77>eLorer12h 10.2h20.4 h 35.7 h, 9 h 20 II: School Ties 12 h 15.2 h 30, 4 h 45.7 h 05.9 h 30 III: Jennifer 612 h 45.3 h 30,6 h 15,9 h IV: Of Mice end Men 12 6 06.2 h 35.5 h 05.7 h 20.9 h 40- V: Reservoir Dogs 12 h 30,2 h 45,5 h.7 h 10.9 h 30 OUIMETOSCOPE:(5288600) - Salle 1 / Want to Go Home 19 h 20— Le moine et la sor-clère 21 h 15— Salle 2 Le luge Fayard dit le shérif 19 h— Il était une lois dans Test 21 h OUTREMONT: (278FIUV0- PALACE 1: —Passenger 5712 h 25.2 h 20.4 h 30.7 h.9 h 05 II: Under Siege 12 h 40.2 h 50.5 h 10.7 h 25.9 h 40 III: Consenting Adults 12 h 10.2 h 20.4 h 40, 7 h 05, 9 h 20 — IV: Mighty Ducks 12 h 15,2 h 25.4 h 40.6 h 50.9 h.V: Hellralser 3 12 h 50.2 h 50.5 h.7 h 15.9 h 30 VI: Meet the Feebles 12 h 30.2 h 35,4 h 50.7 h 20 9h 40 PARADIS I: (354-3110)- Chérie l'ai gonflé le bébé 6 h 20— L'arme fatale 3 6 h 45— Jeux de guerre 1 h - Rock'N Nonne 8 h 10- Basic Instlnct9 h — Unité spéciale 9 h 15-Obsesslon fatale 10 h.PARISIEN I: (8683856)- Collige d'éMe I h, 7 h 20— C’est arrivé près de chez mous 3 h M.6 h 20,9 h 30 II: Indochine 1 h, 4 h 30.8 h III: Un coeur en hiver 12 h 30,2 h 40,4 h 50,7 h 10,9 h 201V: Leaét>re12 h 50.2 h 50,4 h 55.7 h.9 h 10 V: Ma r/e est un enter 12 h 30.2 h 45,5h.7h 15.9 h 30 VI: L amant 12 h 15.2 h 30.4 h 45,7 h 05.9 h 25 VII: 74922 h.5 h 30.8 h 30 PLACE ALEXIS NIHON 1^8493456) - Dr Gig-9les 1 h 30.4 h.7 h, 9 h 30 II: Candyman 2 h.4 h 30.7 h, 9 h 15.mer 2 h.4 h 30.9 h 15 III: Sneakers 1 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (8493456) - Passager 577 h.9 h 2: Dr Giggles 7 h 15,9 h 15 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (8493456)- 1: Mr Satniday Night 7 h 10.9 h 35 2: Husbands and Wives 7 h 05.9 h 30 3: Glengarry Glen Ross 1 h 15,9 h 20 4: Night In the City 7h.9h 25 5: A River Runs Throught It 1 h.9 h 35 6: Passenger 571)\ 15.9 h 15 7: Sneakers! h 05.9 h 30 LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mtl (274-3550) — Light Sleeper 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Hellralser 3 7 h 15.9 h 1511: Adultes consentants 7 h 10.9 h 20 III: Collige d'élite 7 h 10.9 h 25- IV: Les feebles 7 h.9 h 15V: Le libre 7 h 10.9 h 20 VI: 149261) 15.9 h 10 SUR SCENE AGORA DE LA DANSE: 840 est Cherrier.Montréal (525-1500)— Monlanaro Danse présente Non Angli Sed Angeli.du 10 au 14 nov à 20h BAR G.SHARP: 4062A St-Laurent.Montréal— Michael Browne, le 10 nov LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)- Gina Seram, les 11-12 nov à 22h 30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar 19h à 24h, mer au ven 17830 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h .sam à compter de 21h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur.lun.mar de 17h à 19h — Trio Billy Georgette, sam de 18h.à 21830— Le trio de Bernard Primeau.les dim.de 18830 à 24h LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 rue Le- moyne, Vieux-Montréal (2885508)— Kevin Dean.André White.Dave Laing, John Nugent et Alec WaF kmglon, les 12-1914 nov BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est Sl-Paul.Montréal— Jules Lavoie et Michel Durocher, les 12-13-14 nov à 208— Les Deux Pierrots: Le groupe L'Une et Alex Sohier, les 1914 nov à 20h.LA BUTTE ST-JACQUES: 50 rue St-Jacques.Monlréal (8491575)— Sarah Simon et Jean-François Poirier en spectacle, le 10 nov à 208— Plume en spectacle, les 12-1914 nov.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— • Avant la retraite • de Thomas Bernhard, m.en s Alexandre Hausvater, du 28 oct.au 12 déc., mar au ven à 208, sam.16830 et 21h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent.Montréal (8495447)— Le groupe de Ra-flock Nula d'Haiti, les 1811 nov à 228 CLUB PATRICE: 4171 St-Denis.Monlréal (844-4481)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste du lun.au sam.à 228 ESPACE GO: 5066 rue Clark.Montréal (271-5381)— < Les bonnes > de Jean Genet, m.en s.René Richard Cyr, du 13 oct au 14 nov.à 20h.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (5286582)— • Amenka • d'après Kafka, m.en s.Gregory Hlady, du 14 oct.au 15 nov., mar.au sam.à 20830, dim.à 168 LE GESU: 1200 Bleury.Montréal (7981245)- Frankenstein de Marc Labrèche et Richard Gohier.les 1811-12-14nov à20h.30 LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente • La résurrection d'Ursule > mise en oeuvre de Louise Saint-Pierre, m.en s.Daniel Simard, du 3 au 14 nov.à 20830 LE CIRQUE: 2112 St-Denis.Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun.et mar.é 21 h avec C.Pa-pasott et L.Soulier.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Jazz sur le vif en folie.Groupe Paulo Ramos, le 10 nov.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (2887211)— Le Théâtre du Gros Mécano présente • Jo et Gaia, la terre ¦ texte el m.en s.de Reynald Robinson, du 7 au 22 nov, les sam et dim à 15h.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Salle Multimédia.185 ouest Ste-Ca-therine.Monlréal— KAGEL Biennale 92 du NEM.du 5 au 14 nov — Rétrospective des films de Kagel.le 10 nov à 148 «208 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine.Montréal (259 8974)— Le Théâtre Parminou présente • Les bleus amoureux • création collective, dans une m.en s.de Maureen Martineau, du 22 oct au 14 nov.RESTAURANT CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent, Montréal (2891943)- Paul Buonasssi et Graham Chambers, les mar et mer.à 18h.RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Carlier.Monlréal (861-0188)— John Mc-Gale en spectacle, les mer à 21 h — Dave Gossage Quarlet, mer à 20830— L'Ensemble de Dave Turner, les ieu.à 20h 30, les ven.et sam.à 21830 SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy.Montréal— La Rose des Vents, le 10 nov.à 108 THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis.Monlréal (282-3900)— Joie, écrit el interprété par Pol Pelletier, les 1811 nov à 20h 30 THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Monlréal (8497306)— ¦ Opéra lou • spectacle de marionnettes, conception et m en s Vladimir Ageev, à compter du 3 oct, sam.et dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 Sl-François-Xavier, Montréal (2881229)— ¦ The Glass Menagerie .de Tennessee Williams, du 29 oct au 13 déc.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8497277)- « Nez à nez • spectacle conçu et écrit par Benoit Brière et Stéphane Jacques.du 23 nov au 19 déc THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de GentiDy.Longueur (670-1616)— Le Carré-Théâtre présente • Kushapatschikan ou la lente tremblante ¦ de Gilbert Dupuis, m.en s Alain Fournier, du 30 oct.au 21 nov, mar au sam.à 20h.LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente < Florence > de Marcel Dubé.m.en s.Janine Sutto, du 10 nov au 5 déc, mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (4185292183)— Le Théâtre Repère présente • Monsieur Bolduc • de Richard Fréchette, m.en s.Jacques Lessard, du 24 nov.au 12 déc, mar au sam.à 208 THÉÂTRE DE L’iLE: Hull- ¦ Fleurs d'acier.de Roberl Harlmg.m en s Hedwige Herbiet du 21 oct.au 28 nov — Espace René-Provost Le Théâtre Dérives Urbaines présente • Les états et empires de la lune ¦ de Cyrano de Bergerac, m en s.J P Tabet.du 28 oct au 21 nov MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MARDI 10 NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • concerto pour piano no 15 (Mozart) • concerti op.4 La Stravaganza nos 8-9-10-11 (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour deux violons BWV 1043 (JS Bach) • concerto pour violon BWV 1042 (JS Bach) • concerto pour clavecin et pianoforte (CPE Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 IFAMOUS PLAYERS IL'amant ï version française de THE LOVER CENTRE EATON 70$ SI» Catherine O ?(\ PARISIEN “«_»» 480 SI» Catherin» O W 1 30 4 00-6 30-9 00 12 15 2 30 4 45 7 05 9 25 Version o.anglaise au LOEWS M J m.vl f I m.^ I izæzxo «ac»p| 4 so r to-9 20*.PARISIEN “ii'» 480 SI» Catherin» O m 12 50-2 50-4 55-7 0 09 10 iHBimiUSElP ‘ = Tous soif» 7 109 20 Tous les soirs 7 109 25 STOSS' I S*»*.| | CENTRE EATON mm 705 SI» Catherin» O O ^ ^ ^ cacre S :i 1 version française .1UXT.T.MO) I T ous l«s soirs 7 00 9 20 Tou» lB« soif s 8 20 I INDOCHINE® PARISIEN 480 St» Catherin» O W 1 004 308 00 Auss^t^TERREBONNE C’EST ARRIVÉ H PRES DE CHEZ VOUS 1 003 00 5 00 7 05 9 15 [TT Tous les soirs 7 20 9 40 Tous Ibs son» 7 15 9 15 LONGUEUIL Oméga MMia Mail Mm Centre h Tous IBS soirs 7 309 30 En anglais aux PALACE.DU PARC, LAVAL.DORVAL et FAMOUS 0 Tous Ib» soirs 3 205 20030 IMAVIEEST UN ENFER [RESERVOIR DOGS* .I v.o^nglatse ¦ 1 I7 30Z «500-7 10930 H 17 30 ?45 5 00T_I9 9 30 lout w «on r ?Q9 «0 l-fc nm DOLBY STERÊÔ1 CfF LOEWS “Hiit 954 St» Calhenn» O W PARISIEN “i»« I CENTRE LAVAL"»”’' 480 St» cath»nn» O W | 1800 L» Corbusier ?La télévision du mardi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO O ïïiïfi^ Ce soir Marilyn g Comment ça va g Montréal P.Q.g Restez à l'écoule g Le Téléjournal Cl Le Polnt/météo/sport 23h20 / Millefeuille Cinéma (23h50) rrD WCAX (CBS) Burlington News News g Murphy g Brown Rescue 911 g Sinatra g News Forever Knight g n=r\ WPTZ(NBC) ^ Plattsburgh News News g Jeopardy ig Wheel ol g Fortune Quantum Leap g Reasonable Doubts Dateline NBC g News The Tonight Show g n CBMT(CBC) QJ Montréal 17h30/Newswatch On the road again g Market g Place The 5th Estate g News g Adrienne Clarkson Presents g Bangkok Hilton g Star Trek «BÏÏT1 Le TVA g éd.18 tires Jeopardy! Chambres en ville g La misère des riches II Le match de la vie g AdLib Le TVA Ç éd.réseau TVA g sports Mongraln de sel CE\ CFCF(CTV) Montréal Puise g Entertainment Tonight g Fighting Back! Quantum Leap g Roseanneg Room lor Two g Law & Order g News g ArsenloÇ Hall Show raTV5(Téfé «7 Francophones Nord-Sud Des chiffres et des lettres Journal deTFI Vision 5 Temps présent Frou-lrou Voyage en Nunaflk Spécial cinéma Embarquement porte no 1 Journal deFR3 an nr Passe- Partout Téféservlce Feu vert g Le monde en mouvement Rideau Téléservice Médecine apprivoisée es** Musique vidéo Fax: L'Infoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle Pertecto m Kff ’ News News g Star Trek ?The Next Generation Full g Hangln' with House Mr.Cooper Roseanneg Coach g Going to Extremes Ç News Nlghtlineg Married Ç with Children *“ 19h / Spotlight / Barney Bentall Fax Vidéonow rtTOx VERMONT (OjÎ) ETV(PBS) The MacNell/Lehrer Newshourg The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g Streets Smarts : How to avoid being a victim g The Suburbs Nova g fêD Montréal La guerre des dans Sonia Benezra Coup de foudre Cinéma : L'stolon bionique —Am.69 Avec Lindsay Wagner et Lee Majors Courage au coeur Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma: Ma Geisha WCFE 157J (PBS) ITN World News The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour g Nova g Frontline g A Six Voice Home Easlenders Masterpiece Theatre g ?France Certains gestes publics de scientifiques en ont quand même fait ti- Suer quelques-uns: le commandant 'ousteau, par exemple, qui a choisi l’anglais comme véhicule pour prêcher la protection de l’environnement lors du Sommet de la Terre, à Rio, en juin dernier, ou encore l’éminent linguiste Claude Flagère, du Collège de France, venu à Québec en septembre, au dernier congrès de l’ACFAC, présenter une conference sur les structures de la langue française.en anglais.D’aucuns soutiennent que le véritable test pour la langue française se fera dans les institutions communes européennes, une évidence depuis l’adoption récente du traité de Maastricht, cependant muet sur ce point.Pour l’instant, dans ces institutions réunissant les 12 pays participants (le Parlement européen et la Commision de Bruxelles), le rapport de forces semble profiter à l’anglais.Officiellement, le français et l’anglais sont les langues de travail, pendant qu’une armée de traducteurs s’affaire à présenter les textes dans toutes les langues des pays membres.Dans plusieurs services, on a cependant pris l’habitude de faire du français des documents des jours après la version originale anglaise.Rappel à l’ordre Le statut de deuxième ordre conféré au français au sein de la Commission a fait bondir le président de la République.Le sept juin 1990, il expédiait un rappel à l’ordre au président de l’organisme, Jacques Delors.«Une tendance existe aujourd’hui, dans certains services de la Commission, à convoquer des réunions d’experts appelées à ne travailler qu’en anglais, à diffuser appels d’offres, contrats-types ou documents de travail rédigés exclusivement en anglais.De telles pratiques ne sont pas admissibles, et la France continuera de s’y opposer», écrivait le président Mitterrand.Le hic, c’est que les Français -fonctionnaires en poste à Bruxelles, experts conseils, industriels - sont les premiers à commettre l’inadmissible.Exemple, le programme d’échange de technologies Euroka.Au début, écrit Jean De La Guénvière, auteur du Voyage à l’intérieur de l’eurocratie et journaliste au quotidien Le Monde, en poste à Bruxelles, on fonctionnait dans les deux langues.Mais rapidement «sous la pression des industriels, trouvant plus «productif» de ne pas s’embarrasser de considérations linguistiques, l’anglais l’a emporté.» Quand on pense qu’en 1963, le général de Gaulle avait refusé la Grande-Bretagne dans le marché commun, prétextant qu’elle serait le «Cheval de Troie» des Américains.Dix ans plus tard, les Anglais se joignaient au groupe,acceptant la condition posée par la France: Londres n’enverrait à Bruxelles que des hauts fonctionnaires bilingues.Ayant plus ou moins de succès, avec les fonctionnaires et les hommes d’affaires, le gouvernement se tourne vers la jeunesse pour étendre l’usage du français en Europe.Objectif, que les jeunes français et européens apprennent deux langues secondes, sécurisante alternative à l’«espéranglais».En principe, les écoliers français apprennent la langue seconde de leur choix.Dans les faits, pas fous, ils ont compris les règles du jeu et s’inscrivent à l’una-nimité aux cours d’anglais.Aujourd’hui, 53% d’entre eux disent baragouiner «correctement» la langue de Mickaël Jackson.Demain, en quelle langue vont converser ces adultes, entre Paris et Madrid ou Berlin?Plus que jamais, les jeunes évoluent avec aisance dans un environnement à tendance bilingue.On recourt à l’anglais, qu’on fait rimer avec audace, pour les séduire.Dans le métro, un panneau publicitaire géant les conjure de porter du Mess et sentence «Everything should be Mexx»: sur papier glacé, la chaussure de course Niko les exhorte: «Fais-toi l’Ukraine en Mountain Bike.Just do it!» Les enseignes commerciales sont à l’avenant.Ici pas de chichi extérieur-intérieur.«Welco-' me to Atomic City» offre ses fringues en plein coeur de Saint-Germain des Prés.Le jeune peut y dénicher le jeans Levi’s de ses rêves, avant de courir, monté sur ses Ree-bok, se lécher les doigts chez «Kentucky Fried Chicken».En rentrant chez lui, il pourra syntoniser la radio, qui laisse prati-, quement tout le champ des ondes, aux chansons anglo-saxonnes.La station à la mode chez les ados c’est Skyrock, Skyman, on l’aura deviné,, fait figure d’animateur-vedette.Ces.temps-ci, une des seules «natives» à imposer son timbre sur les ondes' est Vanessa Paradis.La Lolita' méga-star à la mini-voix a compris' le truc: son dernier album a été égratigné à New York, entièrement en anglais.Des gens comme Cabrel, Renaud, Bruel et compagnie, tournent plus souvent au Québec qu’en France.Télé et cinéma ne sont pas épar- ‘ gnés.Des cinéastes comme Annaud (L’amant) ou Beineix (Le grand bleu) tournent leurs films dans la langue parlée à Hollywood.«La langue du cinéma, c’est l’image»' soutient Jean-Jacques Annaud.Même constat pour les films et sé-, ries tournés pour la télévision:, Warburg, tiré du livre de Jacques.Attali, Riviera, qui a fait un flop.L’été passé, à la Sarbonne, se tenait : un colloque savant ayant pour thème: «Doit-on tourner les films en: anglais?».Mais la vraie question n’est-elle pas: une langue, ça sert à.quoi?Exprimer la pensée de l’indi- ; vidiu et l’identité d’un peuple, ou privilégier le véhicule de communication accesisble au plus grand, nombre?Demain: la résistance s’organise 200.bout Rene-Levesque oiiesl Imelro Place cl Armes an Place des Arts) Prix d entrée : 3 S (laxes Incluses) L INDIEN CT LA MER- du Complexe Guy-Favreau 1-hbf-iE pF L'HOMME Ri-ANC Prix (lu tlocumenlnire ?1 Festival mlernation.il du nouveau cinema et de la video Association québécoise des critiques de cinéma Au Cinéma ONF A SURVEILLER Ce soir à 19 h 30, la Société de biologie de Montréal vous convie à une conférence de M.Roger Gagnon intitulée : « Les échelles de grandeur dans l’univers », à la Maison de la culture la Petite Patrie, 6707 rue de Lorimier.Rens.: 872-1730.¦ Ce soir à 19 h 30, M.Jacques lleers, prof d'histoire médiévale à l'Univ.Paris-Sorbonne sera le conférencier invité des Belles Soirées de l’Univ.de Montréal, au Pavillon 3200 Jean-Brillant.Le thème sera : « Qui est Christophe Colomb ?Navigateur, aventurier et pirate ».343-6090.¦ Ce soir à 19 h 30, le Centre d’information sur les nouvelles religions présente une conférence donnée par M.Pierre M.Boucher intitulée : « Docteur Joseph Murphy, témoin et ministre d’une religion nouvelle », au sous-sol de l'église Maria Goretti, 360 rue Laurier à Beloeil.Ré-serv.: 382-9641.¦ La Chambre de commerce de Laval vous invite à un midi-causerie de M.Paul Delage Roberge intitulée : « Le commerce de détail est-il à la croLsée des chemins 7 », au Centre des congrès de Laval, 2440, Autoroute des Laurentides.Ré-serv.: Colette Archambault au 682-5255.ble ronde sur les responsabilités de l’État et du citoyen vis-à-vis la violence à la télévision et au cinéma, à l’Hôtel du Parc.Rens.: (418 ) 643-4695.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Monlréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; au Collège Vanier, Jake’s Cafeteria, 821, boul.Ste-Croix, de 9 h 30 à 16 h; à Kmploi et Immigration Canada, 305, boul.René-Lévesque ouest, de 9h 30 à 16h; à Santa Cruz, Centre Com-unitario, 60 rue Rachel ouest, de 14 h 30 à 20 h, et à Bedford, Centre Georges-Perron, 14 rue Corriveau, de 14 h 30 à 20 h.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir de 19 h à 21 h 30, le Centre d'étude Saint Germain vous convie à une conférence intitulée : « Les aptitudes et habiletés à acquérir pour devenir alchimiste», au CLC Lajeunesse, 7378 rue La-jeunesse à Montréal.274 4346.¦ Loire du cadeau et dîner de l’amitié des auxiliaires bénévoles, le dimanche 15 novembre entre 11 h el 16 h, à la cafétéria de (Hôpital Lasalle, 8585 Terrasse Champlain, angle Dollard, à Lasalle.Rens.: 366-7663 ou 366-4639.Ce soir à 20 h, la Société des écrivains canadiens présente une soirée « à livre ouvert » avec MM.Jean-Pierre Myette et Alexis Klimov, au restaurant la Vieille France, 50 rue St-Jacques à Montréal.671 7427.ai I,'Association des hommes séparés et divorcés, située au 4689 rue Papineau à Montréal, vous offre un service juridique sur place ainsi qu’un conférencier tous les mardis soirs de 18 h 30 à 21 h 30.Le mardi 10 novembre, le thème sera : « Une chance de se renouveler» avec M.A.Gauthier.5980471.¦ L’Institut de recherches et d’études féministes vous convie à un débat-midi sur le thème : « L’avenir du mouvement des femmes au Québec», le mercredi 11 novembre à 12 h 30, à l’UQAM, Pavillon Hubert-Aquin, local A-3025.Rens.: 987-6138.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Institut québécois de recherche sur la culture organise une ta- Ce soir à 20 h, l'Association québécoise1 des parents et amis du malade mental inc.vous invite à une réunion d'échanges, au pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame, salle 1 et 2.Rens.: 524-7131.¦ Les Conférences internationales Ivan-hoé sur la gestion des arts organisées par la Chaire de gestion des arts de l'École des Hautes Etudes commerciales de Montréal présentent, aujourd’hui de 15 h ' à 16 h 30, une conférence intitulée : « La ; décentralisation culturelle en France » prononcée par M.René Rizzardo, directeur de l’Observatoire des politiques cul ¦ turelles de Grenoble (France), au 5255, ave.Decelles, salle 3073.Rens.: Louise St-Pierre au 340-5629.Ce soir à 19 h 30, conférence de M.Luigi Burrogano, Maître Reiki, intitulée : « Au delà du massage », à l'auditorium de l’IIÔ- : Ici-Dieu, 3840 rue St-Urbain à Monlréal., Kntrée libre CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 M B-3 THEATRE /chronique THÉÂTRE Les diables de Kagel entre les mains de Denis Marleau Robert Lévesque DENIS MARLEAU persiste.Hier il mettait en scène les théâtres hétéroclites et iconoclastes de Tzara, Schwitters, Queneau et Jarry.Aujourd’hui le voici chez Mauricio Kagel, dont il vient de mettre en scène un objet bizarre, La trahison orale.Il y a chez ce metteur en scène brillant et travailleur une constance dans les coups qu’il signe.Le théâtre, selon Marleau, doit étonner, amuser, bousculer les habitudes d’écoute et relever de machines extrêmement huilées, réglées et efficaces, dans lesquelles les acteurs exultent d’énergie en propulsant un texte comme une balle.C’est un mécanicien des machines du verbe.Un expert en balistique verbale.Rappelez-vous l’Oulipo Show.Avec la musique et les textes sadico-naïfs de Mauricio Kagel, cet Argentin d’Allemagne à qui le Nouvel Ensemble Moderne (NEM), le Musée d’art contemporain, la Faculté de musique de l’Université de Montréal et l’Institut Goethe rendent hommage ces jours-ci, Denis Marleau a investi avec précision et bonheur ce théâtre musical que Kagel laboure depuis près de 20 ans.Le « théâtre musical », apparu en Avignon en 1969 avec Orden de Pierre Bourgeade et Girolamo Arrigo, est un genre encore « rare », difficile, qui compte peu d’oeuvres éclatantes, mais qui constitue une des voies de recherche pour ceux qui, en théâtre comme en musique, ne se contentent pas de l’acquis et veulent atteindre de nouvelles frontières dans l’expression.Hélas cette Trahison orale de Kagel dirigée par Lorraine Vaillancourt et mise en scène par Denis Marleau, qui est une franche réussite, n’était donnée que deux fois, ce dernier week-end au Musée d’art contemporain.Il est possible que le spectacle soit repris, ailleurs, plus tard.Il faudra s’y presser.Kagel, dans ces textes écrits au début des années 80, a fait l’exercice de se prendre pour une comtesse de Ségur qui aurait fréquenté le monde d’Edgar Allan Poe.Il imagine des contes et situations sur le diable et ces courts textes tournent tous au noir, toutes ces histoires sont l'envers des récits d’enfance.On y trouve un catéchisme du diable, en somme.De la sorcière au bûcheron, du pendu au dragon, trois récitants vont évoquer ces personnages et ces images de la peur et de la mort, dans un entrecroisement d’anecdotes que la musique (piano, violon, Contrebasse, trombone, percussions) Va précéder, amener, soutenir, Commenter, court-circuiter.: La trahison orale ou « la tradition orale » puisque les trois récitants représentent des formes et figures du conteur.Les comédiens Markita Boies, Gabriel Gascon et Alain Fournier se sont faits, avec une finesse de diables, les ihstrumentistes vocaux de ce théâtre musical qui demeure limité mais qui est soutenu par un humour coriace et fin.Markita Boies, comme toujours, est la suavité même.Gascon et Fournier ont l’aplomb des aigles, aux soirs de grandes messes noires.Avec eux trois, Denis Marleau est arrivé à orchestrer un ballet des entrées et des sorties où pas un instant l’ennui ne s’est glissé.Un exploit.PHOTO JACQUES GRENIER Denis Marleau Dans une saison théâtrale où l’on cherche désespérément les réussites, il faut souligner d’un trait un travail comme celui de La trahison orale, et espérer que ce spectacle soit repris.Rideau à Florence UNE ÉQUIPE de l'émission Rideau, à Radio-Québec, s’est rendu à Florence pour jeter un coup d’oeil au festival culturel dédié à Montréal.Festival Intercity, qui a eu lieu du 2 au 23 octobre dans la capitale toscane, présentait différentes manifestations théâtrales et chorégraphiques de Montréal; Alice Ronfard y a dirigé une production italienne de La Société de Métis de Normand Chaurette, Barbara Nativi, directrice de l’événement, mettait en scène une production italienne de Being at home with Claude de René Daniel Dubois.Ce soir, au petit écran de Radio-Québec à 21 heures, on verra le reportage fait sur place par l’équipe.Des extraits des spectacles, des entrevues, le pouls de l’événement.Gélinas et Beaulieu À CHAQUE MARDI, au réseau FM de Radio-Canada, à 11 heures, Gratien Gélinas et Victor Lévy Beaulieu s’entretiennent.Les deux dramaturges refont ensemble le chemin de l’auteur de Tit-Coq, celui qui peut se réclamer du titre de « père du théâtre québécois ».VLB interroge Gratien Gélinas sur son enfance, ses études, ses débuts à la radio, ses premières revues, la naissance du personnage de Fridolin, etc.Enregistrés chez M.Gélinas à Oka en février dernier, ces entretiens sont diffusés depuis mardi dernier; on en est au second épisode aujourd’hui, et il y en aura neuf autres d’ici le 29 décembre.Florence à Québec PREMIÈRE REPRÉSENTATION, ce soir au Trident de Québec, de Florence de Marcel Dubé.La pièce de Dubé, créée à la télévision en 1957 et à la scène en 1960 à la Comédie-canadienne, est cette fois reprise dans une mise en scène de Janine Sutto.La comédienne Simone Chartrand défend le rôle-titre, dans un décor et des costumes de Paul Bussières.La pièce de Dubé sera à l’affiche de la salle Octave-Crémazie jusqu’au 5 décembre.Un autre prix à Michel Tremblay Paule des Ulvièrej! LES ÉCRIVAINS Michel Tremblay, Hélène Rioux et François Charron ont été choisis lauréats des Grands Prix littéraires 1992 du Journal de Montréal.Dans la catégorie théâtre, le Journal de Montréal a honoré un auteur qui a déjà bon nombre de prix dans ses tiroirs mais qui est toujours particulièrement touché lorsqu’un organisme montréalais l'honore.Le Journal de Montréal souligne ici l’excellence de sa pièce Marcel poursuivi par les chiens, publié chez Le-méac et présenté au début de l’été au Théâtre du Nouveau Monde.« C’est une pièce sur la vengeance et sur le prix à payer pour la vengeance », disait alors l’auteur.Dans la catégorie prose, Hélène Rioux a gagné, pour son roman Chambre avec baignoire, publié chez Québec Amérique.Elle y raconte la vie sentimentale d’Éléonore, une jeune traductrice qui est forcée recourir à l'humour pour affronter les tragédies de la vie.L’ouvrage primé est le troisième roman d’Hélène Rioux.Comme son héroïne, l’auteur, qui habite Outremont, est traductrice.François Charron s’est mérité le prix de poésie, pour L'Intraduisible amour.M.Charron a déjà reçu le prix Émile-Nelligan en 1979, le prix Canada-Belgique en 1983 et le Grand Prix de poésie de la Fondation des Forges en 1990.Le recueil primé hier nous offre une poésie dépouillée, qui ne retient que l'essence des choses et des mots.Depuis 1972, le poète, qui est né à Longueuil, a publié plus de 25 titres, d’abord aux Herbes rouges puis aux Écrits des Forges, Le Dé Bleu, l’Arbre à paroles.Pour cette 13e édition des Prix, le Journal de Montréal a reçu près de 120 oeuvres, toutes publiées dans les 12 mois précédant le premier juin 1992.Les Grands Prix du Journal sont organisés en collaboration avec l’Union des écrivains québécois.Ils visent à encourager l’excellence des écrivains dans chacune des trois catégories.Les gagnants se méritent chacun 1500 $.Raymond Tardif, rédacteur en chef du Journal de Montréal, présidait le jury.André Beauvais et Gilles Crevier, deux membres de la rédaction du quotidien, et Michèle Mailhot et Yolande Villemaire, deux lauréates des prix, complétaient l’équipe.Avant d'arrêter leur choix, les membres du jury avaient d’abord identifié trois finalistes dans chaque catégorie : en prose, outre Mme Rioux, on y retrouvait François Gravel pour Les Rlackstones vous reviendront dans quelques instants et Élise Turcotte pour Le Bruit des choses vivantes.En poésie M.Charron se mesurait à Jean-Marc Desgents pour On croit trop que rien ne meurt et Hélène Do-rion pour Les États du relief.En théâtre, Marie Laberge avec Le Faucon et Anne Legault avec Contre d'hiver 70 étaient dans la course.Les trémolos de F écolo Jo et Gaïa la terre Texte et mise en scène de Reynald Robinson.Décor et costumes d'Yvan Gaudin.Musique de Robert Caux.Lumières de Louis-Marie Lavoie.Avec Lise Castonguay (lucie), Carol Cassistat (Jo), André Lachance (Joseph), Danielle Nolet (Maryam) et Serge Thibodeau (Jacob).Une coproduction du Théâtre du Gros Mécano (Québec) et de la section jeunesse du Centre national des Arts (Ottawa), présentée à la Maison Théâtre jusqu'au 22 novembre.Gilbert David S’IL EST UN THÈME, dans le théâtre destiné aux jeunes et ailleurs, en passe de devenir le refuge de tous les lieux communs, c’est bien celui de l’écologie.Voilà en effet l’une des rares idéologies à avoir survécu au grand balayage — souvent cynique, il est vrai — des années quatre-vingt.Comme de raison, les écolos, drapés dans le destin planétaire lui-même, n’entendent surtout pas à rire en ce qui concerne leur mission salvatrice.Et, en bonne logique politically correct, gare à ceux qui oseraient émettre des réserves sur leurs méthodes, pas toujours à l’abri du chantage et de la propagande : du moment que c’est pour votre bien, alors ! Doit-on s’étonner si Jo et Gaïa la terre, du Théâtre du Gros Mécano, se contente de réciter, la voix nouée par les trémolos, le petit catéchisme de la Paix Verte, sur fond de musique interstellaire et de projections galactiques ?Il n’est ni le premier ni ne sera probablement le dernier à servir à son jeune auditoire de 6 à 12 ans une parabole gentille et fleur bleue, qui reste béatement clouée au sol de la bonne conscience.Que raconte cette histoire, destinée à rejoindre le rayon des oeuvres bien-pensantes ?Lucie, une grand-mère disserte et un peu beaucoup inquiète, attend sur la berge le retour de son mari, Jacob, parti en mer.Soudain, une bourrasque de sable, que provoque le passage d’un hélicoptère, l’aveugle, ce qui fait basculer le récit dans le subconscient de la mémé, aux prises avec des appréhensions concernant tout et rien, et travaillée avant tout par le rêve d’avoir un petit-fils.L’histoire dans l’histoire sera l’occasion de mettre en Jo et Gaïa la terre, de Reynald Robinson.PHOTO JULES VIELLEMAIRf branle un discours écolo, puisqu’à travers le fantasme paranoïde de Lucie, va se mettre en place un scénario où figure en très bonne place la gestion moderne du temps, assimilée à de l’agitation pure et simple — comme celle qu’exhibera le couple de jeunes professionnels, trop occupés, suggère-t-on, pour penser à l’avenir planétaire.Puis, ce n’est pas pour rien que les montres se mettent à disparaître, que le couple de Joseph, fils de Lucie, et de Maryam donne naissance à Jonathan, un enfant — métaphore de la Terre — qui, pour arriver à respirer, doit être maintenu sous cloche, ou que le grand-père revient à terre avec les mains brûlées pour n’avoir pas voulu sauver un petit canard englué dans une nappe d’huile.Si la Terre est cet enfant à qui il faut donner la respiration artificielle, on apprend du même souffle qu’il ne peut exister que deux pauvres minutes pour sauver le petit canard et le vieux pêcheur, et pour soulager Gaïa, la déesse archaïque, de toutes les calamités polluantes.Au reste, ce n’est pas en déversant sur Jonathan) des tonnes de cadeaux qu’on pourra lui permettre de vivre au grand air, au sein d’un environnement qu’on souhaite remettre à l’état de nature édénique.Une fois revenue à elle, la grand-mère se retrouvera dans un monde plus rassurant où son fils et sa belle-fille se préparent candidement à avoir un bébé, alors que le grand-père a, de fait, été sauvé de la noyade, avec le canard qu’il avait voulu tirer des eaux, par un bon Samaritain qui s’avère être le pilote d'hélicoptère du début, prénommé justement Jonathan.Le spectacle peut alors finir dans une apothéose cosmique en levant la voile allégorique du navire terrestre, en invitant le public à tourner son regard vers l’immensité du ciel étoilé, pendant qu’à l’avant-scène continue de brûler une bougie qui, on s’en doute, représente l’avenir fragile de l’humanité.Fin du pensum.Même si, en l’occurence, le spectacle écrit et mis en scène par Reynald Robinson fait appel à des ressources de qualité, tant sur le plan du jeu qu’à celui du décor et de la partition sonore, c’est l’écriture démonstrative et lourdement appuyée de Jo et Gaïa la terre qui fait regretter que le Gros Mécano n’ait pas senti le caractère simpliste et franchement paternaliste de son discours.Aussi, l’auteur de cette fable passe-partout n’a-t-il pas grand-chose à dire, sinon à se laisser porter par l’air du temps et ses nombreux clichés, comme s’il avait jugé les enfants incapables d’être confrontés à un objet provocant, qui ne renonce pas par avance à une certaine complexité.Celle, tout bonnement, de la vie, polluée ou non.Car — n’est-ce pas là le défi permanent d’un art vivant ?—, ce n’est pas en frayant dans les eaux mortes du prêt-à-penser qu’un théâtre, quel qu’il soit d’ailleurs, prépare un avenir où les gens auraient appris à se méfier, entre autres, de visions réductrices.Folie et culture Sylvie Moisan MUSIQUE PHOTO JOSÉE LAMBERT La trahison orale, de Mauricio Kagel, avec Alain Fournier, sous la direction de Lorraine Vaillancourt.La musique au second plan Kagel, Biennale 92 du NEM Kagel, Mille huit cent quatre-vingt-dix-huit (1898) (1972-73), le Nouvel Esemble Moderne, dir.Lorraine Vaillancourt; Zwei akte (1988-89), Brigitte Sylvestre (harpe), Michael Rissler (saxophone).Jeudi 5 novembre, 5e salle.La Trahison orale (1981-83), musique de Mauricio Kagel, livret du compositeur basé sur des documents rassemblés par Claude Seignolle; coproduction artistique du NEM, de La Tarasque et du Théâtre UBU: mise en scène de Denis Marleau, avec Makita Boies, Alain Fournier, Gabriel Gascon et le NEM, dir.Lorraine Vaillancourt.Vendredi 6 novembre, salle multimédia du Musée d'art contemporain de Montréal.Carol Bergeron consacrée à mauricio kagel, la première biennale du Nouvel Ensemble Moderne (NEM) qui se poursuit jusqu’au 13 novembre, met en lumière quelques aspects de l’oeuvre et de la personnalité de l’une des figures dominantes de la création musicale de la seconde moitié du 20e siècle.Musicien d'abord, Kagel a, de son propre aveu, choisi un métier qui a essentiellement capable de s’adapter à des disciplines diverses: la composition, bien sûr, mais aussi le piano, la direction d’orchestre, la lutherie, l’animation, la pédagogie, la mise en scène, la comédie et la cinématographie.Né à Buenos Aires (Argentine) le 24 décembre 1931, il habite l’Allemagne depuis le milieu des années 50.À une autre époque, au 19e siècle par exemple, il eut probablement laissé sa marque dans le domaine de l'Opéra; aujourd’hui, sa démarche tient presque du paradoxe puisque d’un premier abord on serait tenté de le prendre pour un homme de théâtre.La théâtralité d’une oeuvre comme la La Trahison orale ne prime-t-elle pas sur la musique qui l’accompagne ?— On s’en passerait que le texte n'en souffrait pour ainsi dire point.Précisons qu’ici, le compositeur a élaboré son livret en s’appuyant principalement sur Les Evangiles du diable selon la croyance populaire, ouvrage de .Claude Seignolle qui rassemble des histoires extravagantes et des contes à faire peur puisés dans la tradition orale populaire.La création eut lieu, en français, au Festival d’automne de Paris de 1983.Bien que le tout soit présenté comme « une épopée musicale sur le diable », il demeure que le « musical », du moins dans sa composante instrumentale, passe au second plan.C’est ainsi que se sont imposées et la brillante lecture scénographique de Denis Marleau, et la formidable prestation d’un Gabriel Gascon, d’une Makita Boies et, dans une moindre mesure, d’un Alain Fournier: tantôt diables, tantôt humains, les trois récitants-acteurs apparaissaient et disparaissaient par un dispositif de portes latérales donnant sur des passerelles qui encadraient l'aire réservée aux sept musiciens et à leurs nombreux instruments.Captivé par ce qui se passait au premier plan, l’attention ne se portait guère à cette trame musicale plus prompte à accompagner, à décrire qu’a occuper son propre champs d'interprétation du texte.Cela dit, Kagel a-il d’abord cherché le moyen de divertir, qu’il a, de toute évidence, atteint son but: sa Trahison fait rire plus qu'elle ne fait peur, ce à quoi la musique n’est point étrangère puisqu’elle emprunte souvent un ton humoristique.À côté, Mille huit cent quatre-vingt-dix-huit (1898) — le titre fait allusion à la fondation de la Deutsche Grammophon qui commanda l’oeuvre pour marquer le 75e anniversaire de sa fondation — semble beaucoup plus abstraite et d’un intérêt moins évident.Pour ajouter à l’ennui de l’exécution, l’acoustique sèche de la Cinquième salle rendit terne la sonorité d’un ensemble instrumental pourtant diversifié dans ses combinaisons de timbres.Cela joua peut-être aussi sur le tonus du N EM qui fut nettement supérieur dans La Trahison orale.Au même programme, la harpiste française Brigitte Sylvestre et le saxophoniste allemand Michael Rissler animèrent magistralement le Duo « Zwei akte » dans lequel Kagel s’interroge sur la correspondance instrumentale de la féminité et de la masculinité.Entre la harpe féminine et le saxophone masculin, s’engagent des échanges très animés dont sens, sans être totalement lisible, n'est jamais obscure.La théâtralité n’échappe pas davantage, mais cette fois-ci, la musique suffit seule à lui faire prendre forme dans l’imaginaire de l’auditeur.Collaboration spéciale QUÉBEC — Les cahiers Folie/Culture et les festivals du même nom — le dernier eu lieu en 91 à Québec — ont pour objectif d’amener les gens à s’interroger sur la folie.Et conséquemment à modifier leur perception de la maladie mentale en les confrontant à des expériences innovatrices : c’est précisément ce qui s’est passé à Québec en fin de semaine dernière avec le lancement du dernier cahier Folie/Culture.Lors du spectacle entourant l’événement, le duo Les Bouches louches a fait mouche.Leurs textes sont percutants, remplis de trouvailles déconcertantes.Marie-Andrée Gagné et Nicolas Nissoda (!) écrivent et composent ensemble leurs chansons.Ça fait très « chanson française », voire même « cave de Saint-Germain-des-Prés » : rien à voir avec Roch Voisine, vous l’aurez deviné.Au micro, Pierre Carpentier, généreux, offre de la laine d’acier à ceux qui avaient acheté le cahier précédent.Son revêtement était fait de tôle et de feutre ; c’est que le thème en était l’enfermement.Or ce cahier a tendance à rouiller.Même le mien, que je conserve pourtant comme un objet précieux, est atteint.« Peut-on humainement parler d’une pauvreté intellectuelle comme de l’abandon biochimique de la connaissance du désir intellectuel, et de là enseigner la profusion de bases so-1 ciolocutées inférées dans l’expé- ' rience de la temporalité réclusive et béate du besoin de folie ?demande (sérieusement) Michel Viger dans son texte intitulé Conversation sur l'arme honnie des traquée.Voilà l’une des nombreuses questions qui se posent à la lecture du dernier cahier Folie/Culture.Entreprise de démystification et de sensibilisation, Folie-Culture attend ou plutôt espère une subvention pour organiser un prochain festival.« Aussi longtemps que notre angle de vision ne nous permettra de considérer que les a^œcts sordides reliés aux problèmes de santé mentale, il y a de fortes chances que notre attitude soit teintée d’une méfiance propre à nous enfermer dans nos préjugés».C’est pour lutter contre les préjugés qu’on envisage une programmation accessible et qui sera offerte au grand public.Ici encore l’expression artistique s’avère le moyen idéal pour élargir les horizons.Le dernier cahier Folie/Culture est en vente à la librairie Pantoute et dans différents Centre d’artistes à Québec, et chez Artexte, rue Saint-Laurent, à Montréal.Il fallait bien le mentionner, car la réalité et ses banales exigences, finit toujours par nous rattraper. B-4 U Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 CULTURE ET SOCIETE MUSIQUE Cocktail de vies antérieures Youssou N’Dour Au Spectrum, mercredi le 11 novembre à 20h30.Pascale Pontoreau CERTAINS L’ONT VU à Montréal U y a trois ans.D’autres l’ont distingué, de loin, pendant le concert pour la paix d’Amnesty International en 1988.D’autres encore ont peut-être eu la chance de le rencontrer chez lui, à Dakar.Pour tous ceux là, la chance d’apprécier une nouvelle fois un spectacle de Youssou N’Dour est inespérée.Parce que la frustration des mega tournées continentales vient du fait qu’elles ne laissent les artistes qu’un soir dans chaque ville, l’attente du public s’accroît avec les années qui le sépare de chacune des prestations.Et piour tous ceux qui ont déjà assisté à un show du Sénégalais Youssou N’Dour, le souvenir de la qualité — doux oeuphémisme ! — de la performance demeure très présent.Issu d’une famille de musiciens, Youssou apprend très vite, comme ses dix frères et soeurs, à chanter avec sa mère qui fraye dans le registre de l’opéra.Bien vite, il comprend que ce n’est pas son truc, pas plus que les musiques traditionnelles qui le bercent depuis sa naissance en 1959.Mais comme il se sent profon- dément africain, il opte pour un mélange musical qui jusqu’à présent demeure sa marque de commerce.Youssou N’Dour surprend d’abord par la profondeur et la précision de son timbre de voix.Chantant essentiellement en wolof (la langue nationale sénégalaise) sa langue maternelle qu’il privilégie, il n’hésite pas à titre expérimental à s’exprimer en fulani et en serer, deux autres langues sénégalaises, ou même en anglais ou en français, comme on peut l’entendre sur son dernier album Eyes Open.Quelque soit la langue qu’il emploie, Youssou N’Dour évoque surtout les traits de la culture africaine, ne voulant toutefois prendre aucune position politique — la Casamance est à feu et à sang depuis quelques semaines maintenant — et se contentant de rester avant tout musicien.En ce sens il partage l’origine griote de sa famille qui colportait l’information au long des chemins plus qu’elle ne prenait une position partisane.Griot d’un nouvel âge aux accents charismatiques, Youssou N’Dour ap-parait avec Bob Marley comme l’un des meilleurs fil conducteur de la culture musicale africaine.Généreux, populaire, le Sénégalais parvient à toucher le public qui le découvre pour la première fois autant que ses fans qui voient en chacun de ses concerts l’occasion de se baigner dans un nouveau « son » mondial.Un son dont la richesse n’a d’égal que l’amalgame musical dont il est le fruit.Pour le spectacle qu’il présentera à Montréal mercredi prochain et avec lequel il tournera pendant quatre semaines en Amérique du nord, Youssou N’Dour arrive avec les dix musiciens du groupe avec lequel il travaille depuis 1979, le Super Etoile de Dakar.Leur spécialité ?Le mba-lax, un rythme de percussions pratiqué surtout dans les régions wolof du pays.Mais comme Youssou est un jeune homme dans la trentaine, moderne, et tout et tout, il a pimenté son mba-lax où l’on retrouve une kyrielle de sons typiques d’Afrique de l’ouest — la kora, le xalam et les sept tambours traditionnels — d’instruments modernes, guitares électrique et flamenco, basses et autres qui fleurissent dans les groupe rock ordinaires.Le résultat est percutant.Tellement qu’un beau jour Peter Gabriel, de passage à Paris, assiste au concert extrait du premier album Nelson Mandela de Youssou et tombe sous le charme.Naîtront de ce coup de foudre une collaboration pour la tournée de l’album So de Gabriel en 1986, la tournée internationale d’Amnesty aux côtés de Sting, Springsteen et Tracy Chapman, et la production par Gabriel du premier microsillon de N’Dour sorti chez Virgin en 1989, The Lion.Les choses vont alors très vite.Brian Eno produit, un an plus tard, le second disque du Sénégalais, Set toujours chez Virgin.Et l’été dernier, Youssou qui tient à réaliser un album par an et qui n’était plus très satisfait du traitement qu’on lui réservait chez Virgin, se tourne vers le cinéaste Spike Lee qui vient de fonder l’étiquette 40 Acres distribuée par Columbia-Sony.Eyes Open, enregistré dans les studios personnels de Youssou N’Dour à Dakar est son quatrième album d’envergure internationale.Il compte 14 pièces inscrites dans la démarche musicale qui anime le chanteur depuis le début à laquelle s’est ajoutée la maturité.À l’écoute de ce disque dont il est assez satisfait, il compte dorénavant utiliser davantage le produit de ses expériences antérieures et ainsi conserver en priorité l’essence africaine de son travail plutôt que de se tourner vers d’autres voies.Parce que Youssou N’Dour vous promène sans répit du funk au rock à grand coup de Kora et sur fond de percussions endiablées, parce que sa voix résonne longtemps apres les spectacles qu’il présente, il vaut le détour.Et s’il n’y avait qu’un seul artiste africain à apprécier cette année, ce serait celui là ! Youssou N’Dour Un nouvel instrument pour les médecins : la BD santé PARIS (AP) — Pour la première fois, un ouvrage La santé dans les bandes dessinées (Ed.Frison-Roche) rassemble et commente toutes les images médicales qui foisonnent dans les bandes dessinées depuis leur origine.À l’affût d’idées nouvelles susceptibles de faciliter la diffusion du message sanitaire, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à l’origine du projet, s’intéressait depuis longtemps à l’expression du message par la bande dessinée, très cotée chez les jeunes.Médecins, infirmières, organisations humanitaires, hôpitaux, accidents, maladies; rien n’arrête les auteurs de bandes dessinées.Mais peut-on réellement se servir de la bande dessinée pour éduquer ?Pour beaucoup, son utilisation est vaine tant le message santé est didactique et moralisateur, contrastant avec la spontanéité de la bande dessinée.« Il ne s’agit pas d’éduquer le lecteur mais, au contraire, de raconter une histoire autour d’un thème qui nous préoccupe », a confié vendredi Philippe Videlier, chercheur au CNRS et co-auteur du livre.Ainsi en est-il de Jo, une bande dessinée réalisée il y a quelques mois, dans laquelle l’auteur suisse Derrib raconte l’histoire d’une jeune fille contaminée par le sida, ou encore des bandes dessinées de Rex Morgan qui tentaient de lutter contre la toxicomanie à la fin des années 40 aux Etats-Unis.Stabilité du marché de l’art DAVID NASH, qui dirige le département Impressionniste et Moderne de Sotheby’s, reconnaît que « le marché n’est pas substantiellement différent de l’an dernier », quand une toile sur deux seulement trouvait preneur.Les Japonais qui faisaient grimper les prix des tableaux en flèche il y a deux ans ne sont toujours as de retour et les marchands d’art court de cash restent absents des salles de ventes: leurs réserves sont remplies de toiles achetées au prix fort, avant la crise, et beaucoup ne se résignent pas à vendre à perte.« Le salut n’a qu’un visage : l’acheteur privé américain, le collectionneur qui achète par goût, pas par spéculation et qui peut espérer cette fois-ci faire des affaires.» EXPO-FOIRE INTERNATIONALE - MONTRÉAL DU 12 AU 16 NOVEMBRE 1992 HALL SUD - PLACE BONAVENTURE Pays invité: la Belgique HEURES D'OUVERTURE: du jeudi 12 au dimanche 15 novembre, de 11 heures à 21 heures, lundi 16 novembre, de 11 heures à 19 heures Entrée libre au public Entrée libre à l'art contemporain (ELAAC) est une réalisation de l’Association des galeries d'art contemporain (Montréal) 324, boulevard Saint-Joseph Est, Montréal (Québec) H2T 1J2 Pour information: (514) 843-3334 contempo H: !?! 'rUZZr*"* CORSE U Crfy4tns ELAAC MONTRÉAL 1992 * âà LtDr'on (WM: V'Il* (to Montréal OE Inc.Pas reposant mais.qui l’est ?Life In The Suicide Riots Jerry Snell Ambiances Magnétiques, 1992 Guylaine Marolst Collaboration spéciale DES OPÉRATIONS de purification ethnique serbes aux tueries de la Polytechnique et de Concordia, force est de constater que le monde n’est pas reposant.Le premier disque de Jerry Snell, « Life In The Suicide Riots», ne l’est pas non plus.Au moyen de 12 textes mis en musique par le Asshole Avenue Orchestra (Michel F.' Côté, Claude Fradette et Claude Vendette), le vétéran de la troupe Carbone 14 livre un propos caustique sur l’irascibilité de notre espèce.« J’ai voulu montrer la violence du pionde dans lequel nous vivons, mais avec plus d’émotion qu’on nous la présente dans les médias, confie l’artiste multi-disciplinaire.Mon expérience au cinéma m’a fait comprendre l’importance de la musique pour provoquer une émotion.Sans musique, un film n’a aucun impact».Lors de tournées et de voyages, Snell voit un monde miné par les con- flits sociaux et politiques, par la bêtise humaine.Plutôt que d’écrire des cartes postales peu réjouissantes à ses parents et amis, il couche son indignation sur papier.Résultat : quelques textes à mille lieues des rimes de Charles Trenet.« La mort est à l’extérieur de ma chambre Elle s’amuse dans le verre brisé Il y en a des milliers en dessous Avec des serpents qui se tortillent derrière leurs yeux» (Hope) Snell nous présente un univers en état d’urgence.L’artiste y jette parfois un regard sarcastique à la manière d’un Lou Reed face à New-York.On rencontre des personnages inquiétants dont l’assassin Edmund Kemper, on marche sur des cadavres et on prend ses vacances dans un camp de concentration (European Vacations).Et goodbye la distanciation, puisque Snell assure que tous les textes sont inspirés de faits véridiques.L’artiste prononce un violent réquisitoire contre les prêtres « aujourd’hui plus occupes à planter leurs crucifix dans le trou des petits garçons» (Preacher Bob).Si Snell était avocat de la couronne .Le comédien-acrobate de Vancouver, qui débarqua sur notre île en 1982 pour suivre des cours de mimé, passe donc au chant, ou plutôt au sprechgesang (rap du début du siècle ?) que pratiquait le Pierrot Lü-naire de Schonberg.Comme le voulait Brecht, Snell aborde le chant paY •l’art dramatique, la voix servant le rôle avant les notes.La musique délivrée par le Asî-hole Avenue Orchestra rappelle 16 travail de Kurt Weill par ses accent^ expressionnistes.La poésie corrosive de Snell défile sur un fond sonore morcelé, tapissé de blues, de rock et de free jazz.Depuis qu’il a commencé cette collection de textes, Snell a l’oeil ej.l’oreille sensibles à la violence.Il me montre un article relatant un fait divers qu’il vient de découper dans le quotidien montréalais The Gazette.En Allemagne, quatre jeunes néo-nazis sont entrés dans un centre d’enfants handicapés étrangers.Ils ont sauvagement battu les enfants.L’article précise qu’un récent sondagè révèle que 51 % des Allemands son! d’accord avec la sentence « L’Allej-magne aux Allemands».« Certains me disent que j’exagère avec la violence.Pour moi, il n’y i) qu’un pas entre ça et l’Allemagne nazie de la Deuxième Guerre mondiale.Je ne comprends pas que l’on puisse chanter des âneries du type « Je ne peux plus vivre depuis que tu m’as quitté » ».’ Banale, la peine d'amour, nous rappelle monsieur Snell, à côté des affres d’un camp de concentration.Comment ça va ?Comment être permissif tout eh étant ferme, « flyé » tout en étarit autoritaire, démocratique tout eh étant directif.Bref comment les eri-fants nous font devenir fous.Sixième et dernière émission sur l’éducation.(Radio-Canada, 1930) t Restez à l’écoute Deuxième épisode de ce documentaire sur les téléromans québécois, (Radio-Canada, 21 h) \ ?» t Le match de la vie La famille : des personnes qui s’oc-cupent d’un parent malade, des couples qui deviennent famille d'accueij et un portrait de la dynastie Gélinas.et de Mitsou qui en fait partie.(TVA, 21 h) I théâtre du nouveau monde j^crnce travi (ou L'ILLUSTRE AVENTURIER} mm ¦¦¦ ¦ mmI .DE MARIVAUX MISE EN SCÈNE DE CLAUDE POISSANT avec MICHEL BÉRUBÈ JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD HENRI CHASSÉ JULIE McCLEMENS CHRISTIANE PASOUIER LUC PICARD CATHERINE SANCHE PAUL SAVOIE El LOUISE VIEN-MAUFFETTE décor STÉPHANE ROY costumes FRANÇOIS ST-AUBIN (mages MICHEL BEAULIEU MUSIQUE GAÉTAN LEBOEUF coutures et maquiiuces ANGELO BARSETTI accessoires LUCIE THÉRIAULT ASSISTANCE A IA MIS! EN SCENE ET REGIE ALAIN ROY DU 17 NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE • MARDI AU VENDREDI : 20H, SAMEDI : 16H ET 21H ?Rideau Un reportage sur un festival de théâ-, tre de Florence où les Québécois ont été très présents, et un documentaire de Jean-Philippe Duval sur Réjean Ducharme.(Radio-Québec, 21 h) VPW tnm théâtre du nouveau monde Un» préunlotiofl d» 84, rue Sre-Gather** Ouest, Métro Plate-ms-Arts RÉSERVATIONS 861-0563 PRÉVENU ADULTE : 26 $ • 19 $ 60 ANS ET PLUS, ÉTUDIANT : 21 $ • 19 $ (si acheté avant le 17 novembre pour les représentations du 17 au 28 novembre) PROFITEZ DE NOS TARIFS DE PRÉVENTE ?Millefeuille La ville de Québec et ses auteurs., (Radio-Canada, 23 h 20) — Paul Cauchon L'ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 M B-5 EN BREF Irakgate à Londres LONDRES (AFP) : Trois ministres et un secrétaire d’Etat britanniques ont été nommément mis en cause hier par les avocats d’un chef d’entreprise, acquitté après avoir été accusé d’exportation illégale vers l’Irak de matériel pouvant avoir un usage militaire.Durant le procès, qui s’est conclu hier, les ministres Michael Heseltine (commerce et industrie), Malcolm Rifkind (défense), Kenneth CJarke (intérieur), et le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Tristan Garel-Jones, «ont cherché à dissimuler la vérité», décidant que certains documents ne devaient pas, «dans l’intérêt national», être portés à la connaissance de la Cour, selon le cabinet d’avocats Irwin (titchell.L’opposition travailliste et ibérale-démocrate a demandé ’ouverture d’une enquête judiciaire Complète sur la responsabilité du gouvernement dans cette affaire.Trois anciens responsables d’une société de machines outils, la société Matrix Churchill, avaient été pccusés par les douanes d’exportations illégales entre 1987 et 1990, mais ont été acquittés par : le tribunal londonien de l’Old Bailey faprès qu’il eut été établi que le gouvernement était au courant de eur commerce.Devapt la cour, ; ’ancien secrétaire d’Etat au Commerce Alan Clark avait expliqué qu’il avait lui-même conseillé à l’entreprise, pour qu’elle puisse obtenir les licences d’exportation nécessaires, de taire l’usage militaire potentiel de son matériel.Il a aussi été révélé que les exportations de Matrix Churchill, basée à Coventry (centre de l’Angleterre), avaient notamment servi de couverture à des opérations de renseignements.Un agent des services secrets était Venu, dissimulé derrière un paravent, témoigner devant le jribunal, affirmant avoir rencontré a plusieurs reprises à Bagdad un des responsables de la société, qui ui avait donné des renseignements ransmis par la suite aux autorités )ritannique8.Les Baltes dénoncent Moscou NÇW YORK (AFP) - Les chefs d’Etat des pays baltes ont dénoncé auprès des Nations unies la suspension du retrait des troupes russes de leurs territoires et menacé de saisir le Conseil de Sécurité.Dans une lettre publiée hier, adressée au secrétaire général de l’ONU, M.Boutros Boutros-Ghali, les présidents d’Estonie, Lennart Meri, de Lituanie, Vytautas Landsbergis, et de Lettonie, Anatolijs Gorbunovs, affirment que le maintien des troupes russes pourrait constituer «une grave menace pour la paix et la stabilité en Europe septentrionale».La suspension du retrait des troupes russes, annoncée le 29 octobre, «est en contradiction avec les objectifs de l’ONU, ainsi qu’avec les principes du droit international, et méconnait les obligations souscrites par la Russie dans la déclaration du sommet d’Helsinki, le 10 juillet» dernier, soulignent-ils.Les trois présidents ajoutent que cette question sera prochainement examinée par l’Assemblée générale de l’ONU, mais ils se réservent le droit de paisir le Conseil de sécurité «si cela s’avère nécessaire».Eyadéma soutient deux ministres limogés t»OME (Reuter) - Le président togolais, le général Gnassingbé Eyadéma, a apporté son soutien hier soir à deux ministres limogés peu auparavant par le premier ministre de transition, Joseph Kokou Koffigoh.Ce dernier a signé Jeux décrets relevant de leurs fonctions le ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité, Messan Agbeyome Kodjo, et celui de la Culture et de la Communjcation, Benjamin Komla Agbeka.A la télévision togolaise, par la voix de son pprte-parole Koffi Panou, le chef de 1 Etat a estimé que Koffigoh n’était pas habilité, aux termes des décisions de la Conférence nationale, à limoger des ministres sans son accord.«Aucune disposition (.) n’autorise le premier ministre à destituer par sa seule initiative et sous sa seule signature les membres du gouvernement», a-t-il dit, avant de renouveler sa confiance aux deux hommes et de les maintenir dans leurs fonctions.10 personnes tuées dans le Shaba KINSHASA (Reuter) - Des soldats zaïrois ont tué au moins 10 personnes au cours d’une expédition punitive la semaine dernière dans la province du Shaba, ont rapporté hier des témoins en provenance de la région.Ils ont affirmé que les assassinats ont été perpétrés par des soldats du 143e bataillon de l’armée zaïroise après le meurtre d’un lieutenant-colonel dans le village de Tshiande.Un communiqué de l’armée publié dimanche soir accuse des partisans de l’ex-premier ministre Nguza Karl-I-Bond d’avoir assassiné l’officier et son garde du corps qui s’étaient rendus au village pour tenter de désamorcer un conflit.6000 réfugiés vont bientôt quitter Sarajevo SARAJEVO (AFP) - La Croix-Rouge bosniaque a annoncé hier le début aujourd’hui de l’évacuation massive de 6000 résidents de Sarajevo en trois jours, la plus importante opération de ce type depuis le début du siège de la ville en avril.Cette évacuation aura lieu sans le concours des agences des Nations unies.Après trois tentatives infructueuses, la Croix-Rouge a averti les candidats au départ hier soir, par la radio et la télévision, du démarrage des autobus à partir de 09h00 locales (08h00 GMT).Vingt bus doivent partir aujourd’hui vers Belgrade, et 26 autres pour Split (Croatie).Ils doivent être suivis demain de 11 bus en partance pour la Tchécoslovaquie, 14 pour Split et 20 pour Belgrade, a annoncé Mme Pava Ba-ricic, responsable des évacuations à la Croix-Rouge.Le nombre des véhicules pour les convois de jeudi n’a pas été précisé.La troisième tentative d’évacuation, vendredi dernier, avait du être annulée devant l’opposition de l’armée.Celle-ci avait obtenu jeudi soir du président bosniaque Alija Izetbe-ovic un décret interdisant aux ommes âgés de 18 à 60 ans de quitter la ville à moins d’avoir obtenu un certificat d’invalidité ou de maladie de l’hôpital militaire.Mme Baricic a déclaré à l’AFP avoir reçu le feu vert présidentiel, et a affirmé que seul un petit nombre d’hommes de cette classe d’âge avaient dû être retirés des listes parce qu’ils n’avaient pas de certificats.Moins de 70 noms ont été rayés des convois à destination de Belgrade, a-t-elle indiqué à titre d’exemple.«Nous partons demain à moins que l’imprévisible ne se produise, mais nous avons toutes les autorisations», a déclaré le secrétaire général de la Croix-Rouge bosniaque, M.Pero Butigan.Comme on lui de- mandait ce qu’il entendait par l'imprévisible, il a répondu: «On ne sait jamais dans cette ville si on sera encore en vie le lendemain».Les convois ne seront pas escorté par la Force de protection des Nations unies, a annoncé le porte-parole de la FORPRONU à Sarajevo, Adnan Abdelrazek, responsable des affaires civiles.La FORPRONU répète depuis des mois qu’elle a mandat de protéger la capitale bosniaque, et pas de l’aider à se vider de ses habitants.Seul le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) aurait pu demander à la FORPRONU d’escorter les convois, et il a refusé de le faire.Selon les règles fixées par le HCR, l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance), seuls les enfants en danger de mort ne pouvant recevoir de soins adéquats sur place peuvent être évacués par le pont aérien humanitaire qui ravitaille Sarajevo.Une quinzaine d’enfants hospitalisés dans les hôpitaux de la ville devaient être évacués par cette voie mardi, pour être soignés en France.L’opération a été montée avec le concours de l’UNICEF par l’organisation humanitaire Médecins du Monde.Par ailleurs, la guerre continuera tant que le droit à l’autodétermination des Serbes n’aura pas été reconnu, a affirmé en substance le leader des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic à Belgrade où il venait d’exposer un nouveau «plan de paix» gelant les lignes de front actuelles.Au cours d’une conférence de presse, M.Karadzic a expliqué qu’il «n’avait pas l’intention d’imposer ses solutions aux Croates et Musulmans, qui peuvent, s’ils le veulent, vivre dans 5 ou 20 cantons, mais que les Serbes veulent, eux, vivre dans leur État en Bosnie».M.Karadzic a d’autre part proposé «un plan de paix» en sept points, élaboré dimanche à Bijeljina avec les chefs militaires serbes, qui prévoit le retrait des forces régulières croates de Bosnie, l’annulation de l’état de guerre proclamé par les autorités bosniaques, la cessation des hostilités «avec le maintien des lignes de front actuelles», le déploiement d’observateurs de la FORPRONU dans les unités des trois parties, la reprise des discussions politiques «face à face», la séparation des forces à Sarajevo avec patrouilles conjointes avec la FORPRONU et la remise en liberté des civils «gardés contre leur volonté dans les villes».Si son plan est rejetté, M.Karadzic a indiqué que les forces serbes «attendront la mise au point d’un nouveau plan convenant aux trois arties et dans l’intervalle défen-ront leur pays».Yasser Arafat nie tout durcissement de l’OLP mm / V Mikhaïl Gorbatchev étreint le chancelier allemand Helmut Kohl lors d’une cérémonie hier à Berlin.PHOTO AP Reagan et Kohl honorés Menaces contre le Liban Gorbatchev, BERLIN, Reuter - Mikhail Gorbatchev, Ronald Reagan et Helmut Kohl sont devenus hier citoyen d’honneur de la ville de Berlin, qui entend ainsi les remercier pour leur contribution à la chute du Mur de la Honte.Pour le troisième anniversaire de la chute du Mur, le chancelier Kohl et l’ancien président soviétique étaient présents, avec leurs épouses respectives, à la cérémonie qui s’est déroulée au Reichstag devant 1500 personnes.L’ancien président américain, âgé de 81 ans, était absent pour raisons de santé.Le certificat de citoyenneté a été remis à son émissaire, Fred Ryan.Ce statut permet à son détenteur de bénéficier de plusieurs privilèges dans la capitale de l’Allemagne ré- unifiée, comme la gratuité des transports publics et une concession gratuite dans un cimetière berlinois.«Ronald Reagan, Mikhail Gorbatchev et Helmut Kohl ont fait l’Histoire», a déclaré le maire de la ville, Eberhard Diepgen.Rita Suessmuth, présidente du parlement allemand, a elle aussi remercié les anciens présidents des deux superpuissances pour avoir contribué à la fin de la division de Berlin et de l’Allemagne, ainsi que le chancelier Kohl pour sa foi inébranlable dans la réunification allemande.En remerciant la ville de lui décerner cet honneur, il a souligné que cette cérémonie concluait un processus commencé il y a plusieurs années.«Je pense que cette décision met un point final à un chapitre important dans l’Histoire», a-t-il dit.Il a pu venir en Allemagne parce ue le gouvernement russe a levé imanche une interdiction de sortir du pays imposée en guise de sanction pour son refus de témoigner devant un tribunal en tant qu’ancien chef du parti communiste soviétique.Ronald Reagan, qui avait appelé Gorbatchev à abattre le Mur lors d’une visite à Berlin en 1987, a réaffirmé, dans un message, son soutien à l’organisation dans la ville des Jeux olympiques de l’an 2000.Helmut Kohl pour sa part a profité de cette occasion pour prier les Allemands de l’est comme de l’ouest de faire davantage d’efforts pour se comprendre les uns les autres.TUNIS (Reuter) - Yasser Arafat a cherché hier à édulcorer les propos d’un de ses principaux collaborateurs, qui avait exclu la veille qu’Is-raël conserve la haute main sur la Cisjordanie et Gaza durant la période transitoire précédant un règlement définitif au Proche-Orient.«Le mot autonomie ne figure pas dans le dictionnaire de l’OLP», avait déclaré Farouk Kaddoumi à Reuter après avoir vu à Damas un des diri-eants de l’alliance des fedayine ostiles aux pourparlers avec Israël.«Nous rejetons le plan d’autonomie (israélien).Nous le rejetons.Nous n’açcepterons qu’une chose, c’est un État palestinien», avait ajouté le chef au département politique de l’OLP.Dans une interview publiée le même jour par le journal Achark al Aoussat, le ministre des Affaires étrangères de l’OLP précisait: «S’il doit y avoir une période de transition, elle doit être supervisée par l’ONU, afin que le pouvoir soit transféré au peuple palestinien.» Dans les milieux diplomatiques, on avait vu dans ces propos un durcissement de l’OLP sur la question du statut provisoire des territoires occupés, à la veille de la reprise ce hier à Washington des négociations de paix.Prié de confirmer cette interprétation hier à l’occasion d’un entretien accordé au correspondant à Tunis de l’agence Reuter, Yasser Arafat s’est exclamé: «Non, non, non.» «Il s’est borné à expliquer comment nous voyons la période transitoire proposée par les États-Unis, lesquels n’ont pas parlé d’autonomie mais d’Autorité autonome provisoire palestinienne», a fait valoir le chef de l’OLP.Israël, pour sa part, dit ne pouvoir accepter qu’un conseil de notables élus dotés de pouvoirs strictement administratifs.A la fin du mois dernier, date d’expiration fixée par la conférence de paix de Madrid pour aboutir à un accord sur un statut transitoire, Yasser Arafat avait déjà fait valoir WASHINGTON (Reuter) - Les pourparlers de paix sur le Proche-Orient ont repris hier à Washington dans une atmosphère tendue, les Israéliens menaçant de rendre la vie impossible au Liban si Beyrouth ne fait rien pour empecher les attaques des fondamentalistes mqsulmans.A l’ouverture de la deuxième phase de la septième session des négociations, l’Israélien Uri Lubrani, qui dirige les négociations avec le Liban, a publié un communiqué au ton proche de l’ultimatum.La réunion entre les deux parties a duré 30 minutes.Après des tirs de roquettes dimanche par les combattants du Hezbollah sur le nord d’Israël et dans la «zone de sécurité» instaurée par l’État hébreu dans le sud du Li- que, devant l’impasse dans les négociations, l’ONU devait envoyer maintenant des observateurs dans les territoires occupés.«Il est important pour les Nations unies de jouer un rôle actif en ce qui concerne la supervision internationale des territoires occupés à la fin de la période (d’un an) prévue initialement pour les négociations», avait-il dit.«Maintenant que le délai d’un an pour conclure un accord a expiré le 29 octobre, sans que l’on constate de progrès, chaque jour qui passe sans accord doit être déduit de la période intérimaire», a-t-il estimé hier.Les Israéliens discutent depuis un an avec des négociateurs palestiniens téléguidés par l’OLP de la mise en place pour cinq ans d’une autorité provisoire palestinienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupées depuis 1967.Ces discussions, qui se sont déroulées essentiellement à Washington, n’ont pas fait de progrès notables, mais les deux parties ont réaffirmé, depuis l’élection de Bill Clinton à la Maison-Blanche, leur attachement à la poursuite du processus lancé par son prédécesseur George Bush.«Naturellement, je l’ai félicité», a confié Yasser Arafat à Reuter en brandissant la lettre dactylographiée de deux pages qu’il a mit parvenir au nom de l’OLP ce week-end au président élu, par le canal des négociateurs palestiniens à Washington.Il n’en a pas dévoilé la teneur, mais il a précisé qu’elle soulignait la nécessité d’appliquer la résolution 242 du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, de protéger les Palestiniens des territoires occupés et de reprendre le dialogue bilatéral entre l’OLP et Washington, rompu en mai 1990.Ce,tte suspension, à l’initiative des États-Unis, avait suivi le refus d’Arafat de condamner un raid manqué contre Israël par des fedayine du groupuscule d’Abou Abbas, alors membre du Comité exécutif de l’OLP.ban, Uri Lubrani déclare: «S’il n’y a pas de sécurité et de tranquillité de notre coté de la frontière, il n’y en aura pas non plus pour vous».Le chef de la délégation libanaise, Souhel Chammas, a rappelé que les militants du Hezbollah avaient tiré des roquettes après des raids aériens israéliens contre des villages libanais dans lesquels quatre personnes ont été tuées.«Le sang libanais perdu nous est très, très cher.C’est le sang libanais qui a coulé en territoire libanais et les victimes étaient des citoyens libanais à part entière.Israël est une puissance d’occupation.Tant qu’ils ne l’auront pas reconnu, nous regrettons de devoir dire que les pourparlers ne pourront pas progresser comme nous le souhaitons tous», a-t-il dit.Hun Sen prévoit une reprise de la guerre au Cambodge BANGKOK (Reuter) - La guerre civile pourrait reprendre au Cambodge, les Khmers rouges refusant toujours de se soumettre au plan de paix de l’ONU, a déclaré hier le pre-mier ministre cambodgien Hun Sen.Revenant d’une réunion de crise à Pékin qui n’a pas permis de débloquer la situation, il a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de sanctionner sans délai les Khmers rouges.«Actuellement, nous ne sommes pas en guerre mais si aucune mesure n’est prise immédiatement, la guerre pourrait recommencer», a dit Hun Sen à la presse à l’aéroport de Bangkok lors d’une escale sur le chemin de Phnom Penh.La réunion de crise a rassemblé ce week-end les quatre factions cambodgiennes, les ministres des Affaires étrangères de France et d’Indonésie - parrains de l’accord de paix signé il y a un an à Paris - ain- si que d’autres pays concernés.Les rebelles communistes refusent toujours d’envoyer leurs combattants dans des camps contrôlés par l’ONU où ils devraient déposer les armes.Ils dénient également aux Casques bleus le droit de pénétrer dans les zones entre leurs mains.Le gouvernement cambodgien et les deux autres factions rebelles ont accepté ces conditions.Les Khmers rouges justifient leur refus en affirmant notamment que des troupes vietnamiennes sont restées au Cambodge pour soutenir le gouvernement qu’elles ont installé à hnom Penh après avoir envahi le pays en 1978.Les 16 000 casques bleus de l’ONU déployés au Cambodge n’ont pourtant signalé la présence d’aucun soldat vietnamien.Les Khmers rouges veulent aussi être représentés au gouvernement avant même que se tiennent les élections prévues en mai prochain, exigence qui avait été rejetée avant meme la signature des accords de Paris.Khieu Samphan, qui était le lieutenant de Pol Pot lorsque les Khmers rouges étaient au pouvoir au Cambodge entre 1975 et 1979, s’est montré intransigeant à la réunion de Pékin.Lui aussi a envisagé une reprise de la guerre, tout en présentant d’éventuelles actions de son mouvement comme des opérations «d’autodéfense» contre des forces vietnamiennes.«La guerre a déjà commencé mais elle reste sous contrôle des forces de l'ONU», a dit Hun Sen.Depuis plusieurs semaines, l’Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC) a accusé les Khmers rouges d’avoir assassiné des villageois d origine vietnamienne, fait sauter des ponts importants et tiré sur des hélicoptères de l’ONU.Les ministres des Affaires étrangères français et indonésien, Roland Dumas et Ali Alatas, rendront compte de la situation d’ici dimanche devant le Conseil de sécurité, qui pourrait ensuite envisager de prendre des sanctions.Les deux hommes ont souligné que le processus de paix devait se poursuivre, avec ou sans les Khmers rouges, mais que le Conseil de sécurité devrait reformuler les accords de Paris au vu de la nouvelle situation.Des sanctions pourraient prendre la forme d’une fermeture de la frontière entre la Thaïlande et les ré- E'ons du Cambodge contrôlées par s Khmers rouges, pour empêcher les rebelles d’écouler leur production de pierres précieuses et de bois.Selon le chef de l’armée thaïlandaise, le général Wimol Wongvani-ch, une telle mesure serait sans effet tant la frontière est perméable.Il a ajouté que les Khmers rouges se débrouilleraient pour survivre d’une manière ou d’une autre.Hun Sen a souhaité de son côté que le gouvernement de Bangkok empêche les citoyens thaïlandais de traverser la frontière.Il compte rencontrer le premier ministre thaïlandais Chuan Leek-pai et son ministre des Affaires étrangères Prasong Soonsiri avant de continuer sa route vers Phnom Penh aujourd’hui.«J’aimerais que la Thaïlande s’adresse à un seul Cambodge et non pas à quatre Cambodges», a-t-il dit.«Il faut imposer des sanctions contre ceux qui violent la paix, tout comme dans le cas de Saddam Hussein», le président irakien.La semaine dernière, un responsable du régime de Phnom Penh a proposé que l’ONU autorise lep troupes gouvernementales à sortir de leurs cantonnements pour lutter contre les rebelles. B-6 M Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 L’ACTUALITE INTERNATIONALE PHOTO ASSOCIATED PRESS Ia‘ president Cesar Gaviria, à droite, à l’issue de la réunion du conseil de sécurité colombien, dimanche, * Les Nations unies entament la destruction d’armes irakiennes MANAMA (AFP) - La destruction des stocks irakiens de gaz moutarde, de quelque 500 tonnes au total, a commencé ces derniers jours sous contrôle des Nations unies, a annoncé hier à Manama un expert de l’ONU, M.Ron Manley.Les opérations de destruction, qui se déroulent sur le vaste complexe d’Al-Mouthanna (130 km au nord-ouest de Bagdad), vont durer près d’un an en raison des difficultés de manipulation de ces produits hautement dangereux, a précisé l’expert britannique à la presse.La destruction du gaz moutarde, un gaz de combat à base de sulfure d’éthyle qui représente environ les trois-quarts des armes chimiques irakiennes déclarées, est réalisée par incinération.Les équipements, très complexes, ont été mis au point par des experts internationaux et seront détruits une fois leur mission terminée.M.Manley, qui venait de passer une semaine à Al-Mouthanna, a indiqué que ce programme entre dans le cadre de l’application des résolutions sur l’élimination des armements irakiens de destruction massive, adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1991, après la guerre du Golfe.La mission de M.Manley et de son équipe - une demi-douzaine de spécialistes - était de donner le feu vert au fonctionnement de l’incinérateur installé à Al-Mouthanna.Celui-ci, testé depuis plusieurs mois, a été mis en route après "quelques derniers réajustements», a précisé l’expert.Le gaz moutarde entreposé dans des conteneurs pourra être détruit au rythme de 3 ou 4 tonnes par jour.Le travail est effectué par des Irakiens sous la supervision d’inspecteurs de l’ONU basés pour de longues durées dans le pays (trois ou quatre mois).Les experts s’attendent toutefois à de sérieuses difficultés pour la destruction des bombes et des obus contenant un gaz moutarde qui, avec le temps, s’est solidifié.Le "ra- mollissement» de cet agent nécessite de longues manipulations et risque de retarder l’échéance du programme.Ainsi, a précisé un expert de l’ONU, quelque 12 000 obus de 155 mm contenant du gaz moutarde sont entreposés à Al-Mouthanna.Pour l’instant, les experts ne peuvent détruire quotidiennement que 3 ou 4 obus.La destruction de quelque 140 tonnes de gaz innervants avait pu commencer en septembre dernier à Al-Mouthanna et se poursuit normalement, a par ailleurs précisé M.Manley.Al-Mouthanna, où travaillent en permanence une trentaine d’inspecteurs des Nations unies, est le seul' complexe conçu pour la destruction ' des armes chimiques en Irak.1 Celles-ci y sont systématiquement transportées de tous les coins du! pays.Seules les armes ayant été en- • dommagées sont neutralisées sur1 place en raison des dangers que comporterait leur déplacement.•v* m v‘,« vi** ' T* î * ?,w\vwvvl svWVVW^ tü f»s, * « «f V.** LE DEVOIR au 2050 De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A3M9 TÉLÉPHONES TÉLÉCOPIEURS Informations : 985-3333 Publicité : 985-3399 Service à la clientèle : 985-3355 Annonces classées : 985-3322 Avis publics : 985-3344 Rédaction: 985-3360 Publicité: 985-3390 Annonces classées : 985-3340 Avis publics : 985-3340 ass ROCK «DÉTENTE Gaviria veut isoler la guérilla BOGOTA (AFP) - Le gouvernement colombien, qui a décrété l’état d’urgence pour enrayer une offensive généralisé des guérilleros d’extrè-me-gauche, souhaite isoler entièrement la guérilla du reste du pays.Le président César Gaviria a annoncé dimanche soir dans un discours à la nation l’instauration pour 90 jours au moins de l’état d’urgence ("état de commotion interne», selon le terme colombien) alors que l’offensive de la guérilla, déclenchée à la mi-octobre, a fait au cours du week-end dernier au moins 50 morts, selon un nouveau bilan.L’état d’urgence donne des pouvoirs élargis à l’executif afin de régler, sans passer par le Parlement, les problèmes d’ordre public.En près de 40 ans d’existence les guérillas des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) et de l’ELN (Armée de libération nationale, guévariste) avec une soixantaine de fronts et près de 10 000 hommes, ont réussi à contrôler plusieurs départements.Dans les régions agricoles ou riches en pétrole, les éleveurs et les entreprises pétrolières ont été contraints, afin d’éviter les enlève- ments et les attentats, de verser aux guérilleros "l’impôt révolutionnaire», une forme de racket.Le président Gaviria a donc décidé d’instaurer un contrôle des comptes bancaires et a menacé de rompre les contrats passés avec des entreprises qui "financeraient» la guérilla.De même, il a indiqué que les fonctionnaires convaincus d’avoir pactisé avec les guérilleros seraient limogés.Pour parfaire ces mesures d’isolement de la guérilla, le président à également mis en garde la presse contre toute -apologie» de la guérilla.Affirmant qu’il ne souhaitait pas limiter la liberté de la presse le président n’en n’a pas moins indiqué qu’il chercherait la manière d’éviter «la diffusion de communiqués ou d’intérviews avec les délinquants».Même si le président Gaviria a annoncé un renforcement des effectifs des forces de l’ordre, il n’a pas parlé d’une augmentation des opérations militaires contre les guérilleros, difficiles à mener dans la mesure où elles font généralement de nombreuses victimes parmi la population civile.Cherchant à rallier la population à la lutte anti-guérilla le président a indiqué que «comme dans le cas de Pablo Escobar et de ses complices» des récompenses seront offertes pour toute information qui permettra la capture des chefs de la guérilla : Manuel Marulanda Velez dit «Tirofijo» pour les FARC et le curé d’origine espagnole Manuel Perez pour l’ELN.«Ce ne sont pas les armées qui gagnent ce genre de combats», a dit le président Gaviria en ajoutant : «ou bien nous faisons tous front contre la guérilla ou bien celle-ci continuera ses activités criminelles».Même si le président colombien n’a pas entièrement fermé la porte à de nouvelles négociations avec la guérilla, celles-ci semblent désormais impossibles à court ou moyen termes.Des négociations entre les guérilleros et le gouvernement avaient eu lieu fin 91 et début 92 à Tlaxcala (Mexique) sans que les deux parties puissent parvenir à un accord sur aucun des points en discussion et notamment un trêve dans les hostilités.Une conférence internationale » condamne la répression en Haïti PORT-AU-PRINCE (AFP) - Les organisateurs d’une Conférence internationale contre la répression et le soutien au peuple haïtien ont dénoncé, hier à Port-au-Prince, une «répression systématique allant d’actes d’intimidation à des disparitions pures et simples» dans le pays.Les responsables de ces assises, ui ont rassemblé vendredi et same-i environ 150 délégués haïtiens et étrangers venus des Etats-Unis, du Mexique, du Venezuela, des Antilles françaises et de l’île de la Dominique, ont estimé dans une résolution finale que la répression «continuait de plus belle» dans le pays.La résolution, rendue publique au cours d’une conférence de presse, souligne que des «dizaines de milliers de sympathisants du régime du président déchu Jean Bertrand Aristide - en situation d’exil forcé -avaient dû fuir la répression, alors que 40 000 autres avaient dû gagner l’exil».Elle dénonce également les tor- au boulot tures, bastonnades et arrestations arbitraires en particulier dans la paysannerie, où le rôle des «chefs de section» (agents de la police rurale) a été souligné ainsi qu’une «politique de terreur contre les ouvriers».Une des organisatrices de la conférence a estimé à «près de 12 000 tués» le nombre des victimes depuis le coup d’Etat militaire du 30 septembre 1991.(Le père Aristide a donné le chiffre de 2000 morts, des sources militaires une centaine alors 3u’Amnesty International a fait état e «centaines de tués»).Campagne internationale La résolution finale proteste également contre «la politique hypocrite et machiavélique des organisations et puissances internationales» -qu’elle n’a pas identifiées nommément - et annonce le lancement d’une «vaste campagne internationale pour le respect des droits humains et le retour à la démocratie» dans le pays.La presse haïtienne d’État a également été accusée «d’être aux ordres du gouvernement» et la presse privée «celle de la bourgeoisie», les organisateurs estimant que la presse «était muselée ou aux ordres».La principale personnalité étrangère à cette conférence était M.Ral- ph Schoenman, 59 ans, membre, américain du Comité international1 contre la répression (organisation basée à Paris), ancien responsable de la Fondation pour la paix de Bertrand Russel, du Tribunal contre là dette et du Tribunal contre les crimes de guerre au Viêt-Nam.M.Schoenman, qui a rendu hommage «au courage des participants 1 à la conférence», a souligné qu’ellé avait prouvé que le «peuple haïtien 1 n’était pas seul».Il s’est également livré à une très : violente attaque contre le Fonds monétaire international (FMI) et le 1 gouvernement américain, estimant oue le coup d’État (contre le prési-1 dent Aristide) «reflétait» leur politique.«L’assaut sur l’économie et la ré-; pression sont l’expression de cett^ politique» selon M.Schoenman qui s’en est aussi pris au premier ministre haïtien, M.Marc Bazin (centriste), qualifié «d’agent du FMI».) : Vendredi, lors de l’ouverture de la conférence, il s’était livré à une virulente attaque contre Pambassa- , deur des États-Unis en Haïti au moment du coup de force, M.Alvin P.Adams, l’accusant d’avoir participé lors de la guerre du Viêt-Nam «à ’opération Phénix, qui a fait' 100 000 morts» et le comparant à un «zinglin do» (en créole assassin pouvant éventuellement avoir un lien avec la politique).F L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 ¦ B-7 Mitterrand demande une réforme de la Haute Cour de Justice Moscou s’efforce d’aider les réfugiés ingouches PHOTO AP Une réfugiée ingouche a raconté hier les combats qui se sont déroulés entre rebelles ossètes et soldats russes.:• ' iti® ¦ nmH|| ¦ PARIS (Reuter) - Le président François Mitterrand a demandé hier une réforme de la Haute Cour de Justice mais il a estimé que tant que la constitution n’était pas réformée, celle-ci devait être appliquée.¦Je souhaite réformer la constitution.Mais je dis à ceux qui m’entendent et qui ne doivent pas en tirer la conclusion qu’on ne fera rien: tant qu’elle n’est pas réformée, la constitution, il faut l’appliquer», a-t-il déclaré au cours d’un entretien accordé à TF 1 et France-2.L’opposition souhaite traduire devant la Haute Cour de Justice l’ancien premier ministre Laurent Fabius et ses ex-ministres des Affaires sociales, Georgina Dufoix, et de la Santé, Edmond Hervé, qui étaient en fonction au moment de l’affaire du sang contaminé.Les députés ne sont pas parvenus jusqu’à présent à réunir la Haute Cour et Laurent Fabius a proposé de réformer la constitution afin de permettre de juger les ministres devant les mêmes juridictions que les citoyens ordinaires.François Mitterrand a jugé que les articles 67 et 68, qui instituent la Haute Cour, «sont deux articles boiteux, bâtards, mal fichus» car ils mélangent les crimes de haute trahison avec des incriminations de droit commun que tout autre Français peut avoir à connaître».Toutefois, a-t-il ajouté, «le devoir actuel consiste à élire les membres de la Haute Cour de Justice et à la faire fonctionner normalement jusqu a ce qu’une réforme soit adoptée».«Il faudra du temps sans doute et beaucoup de débat», a affirmé François Mitterrand.«Si une procédure se met en route, elle ne peut se mettre en route que selon les termes de la constitution», a-t-il souligné.François Mitterrand a ajouté qu’il ne lui appartenait pas «de décider qui est responsable, qui est cou- La tension est vive à Skopje SKOPJE (AFP) - La tension restait grande hier à Skopje où trois Albanais tués dans les affrontements de vendredi dernier avec la police ont été enterrés en présence d’environ 20 000 Albanais de souche de cette ancienne république yougoslave.D'importantes forces de police armées de kalachnikov quadrillaient la ville, où de nombreux Macédoniens craignent l’éclatement d’une guerre inter-ethnique après les heurts de la semaine dernière qui ont fait au total quatre morts (trois Albanais et une Macédonienne, tous tués par balles) et une trentaine de blessés (dont quinze policiers).•L’opération était bien préparée de la part des Albanais.Les extrémistes travaillent à la partition de notre pays pour rattacher une partie de la Macédoine à l’Albanie», affirme Ljubco, un technicien d’une quarantaine d’années.«Il y a trop d’Albanais à Skopje», ajoute-t-il.La capitale de la Macédoine compte plus de 600 000 habitants, dont environ 150 000 Albanais de souche, concentrés dans la vieille ville et le quartier de Bit Pa-zar où ont éclaté les incidents.La cohabitation est devenue difficile en Macédoine (2,3 millions d’habitants) où la minorité albanaise (entre 22 et 30r/ de la population, selon les estimations) affirme ne pas disposer de tous ses droits.Les trois Albanais, Safet Seifulai (32 ans), Shemsudin Ibrahimi (38) et Memish Suleiman (22), ont été enterrés dans la partie musulmane du cimetière de Skopje devant un drapeu albanais déployé (aigle noir bicéphale sur fond rouge), en présence du chef de la communauté musulmane de l’ex-Yougslavie reis-ul-ulema Jakub Selimoski et du président du Parti de la Prospérité Démocratique (principal parti des Albanais de Macédoine), M.Nevzet Halili.j Jakub Selimoski a lancé un appel ap calme aux Albanais réunis au ci-njetière parmi lesquels un très gfand nombre de jeunes.I «Il n’y aura aucun incident de nbtre part, mais nous craignons une provocation de la police», a indiqué iCYAF P l’un des organisateurs de l’enterrement qui n’a pas voulu être identifié.! Aucun policier n’était présent au cimetière alors que la ville était quadrillée depuis le début de la matinée par des membres des fèrces spéciales de la police casqués, équipés de kalachnikov, de masques à gaz et de grenades lacrymogènes.Le marché, situé dans le quartier de Bit Pazar, où avaient éclaté vendredi les incidents après une rafle de la police contre les trafiquants albanais étaient quasiment vide hier: marchands officiels et vendeurs à la sauvette avaient pour la plupart déserté la place en signe de deuil, pour aller suivre l’enterrement.pable et qui ne l’est pas».Mais il a constaté des «défaillances, des dysfonctionnements».«C’est aux Assemblées de prendre leurs responsabilités sur le problème de la Haute Cour et des éventuelles réformes constitutionnelles», a-t-il dit.«Je voudrais au moins que chacune des familles frappées sache u’un immense désarroi, une forme e solidarité nationale, une sorte de pardon de la nation à leur égard, leur est dû», a-t-il dit.11 a estimé qu’il fallait «prendre des décisions qui permettent soit de réparer le dommage, soit de corriger certaines situations matérielles, soit de corriger les erreurs et, le cas échéant, les sanctionner».Par ailleurs, il annoncé hier qu’il allait entreprendre une réforme pour «équilibrer et nettoyer» la constitution.«J’ai l’intention de faire des propositions sur cinq, six ou sept points de la.constitution», a déclaré le chef de l’État qui s’est cependant défendu de vouloir faire entrer la France dans «une Vie république».Les points concernés, a-t-il dit au cours d’une interview télévisée, sont la durée du mandat présidentiel, les relations entre l’exécutif et le Parlement, l’indépendance de la Justice, l’élargissement du champ du référendum et la saisine directe du Conseil constitutionnel.«Je ferai connaître mes propositions aux présidents des Assemblées, au président du Conseil constitutionnel et à telle ou telle personnalité dont l’avis me paraîtra utile», a expliqué François Mitterrand.«Ces personnalités seront saisies de mon projet avant le 30 novembre», a-t-il ajouté.«Ce projet devra ensuite être soumis à une procédure d’examen.Je souhaite, comme ça s’est fait en 1958, qu’un Comité constitutionnel consultatif se mette en place».VLADIKAVKAZ i AFP) - Une semaine après les affrontements inter-ethniques en Ossétie du nord (Russie), les fonctionnaires de l’administration provisoire instaurée par Moscou et les députés russes envoyés dans cette partie du Caucase s’efforcent de régler le problème des milliers de réfugiés ingouches, et d’établir un bilan des victimes.«Nous ne saurons sans doute jamais combien de personnes ont été tuées, mais il est certain qu’il y a eu des massacres», estime M.Evgueni Kim, un des dix députés russes arrivés jeudi dernier en Ossétie du nord (république autonome du sud de la Russie) et en Ingouchie voisine (qui a le statut de république depuis juin dernier).¦ Notre principal problème aujourd’hui est que les autorités ossètes ne veulent plus des Ingouches et que l’hiver approche» explique M.Kim, qui refuse toutefois le terme de «purification ethnique» pour qualifier l’action des Ossètes dans les villages ingouches.A travers les vitres sales du minibus du ministère russe de la Défense qui les emmène vers un village de montagne bondé de réfugiés, le groupe de parlementaires observe en silence des maisons ingouches détruites.Le gaz échappé des tuyaux continue de brûler comme des torchères.Officiellement le soulèvement, le 30 octobre, de la majorité ingouche de Prigorodny, une banlieue de la capitale ossète Vladikavkaz, et la violente repression par les troupes ossètes qui a suivi, ont fait au moins 150 morts.Mais hier il suffisait de marcher à travers les mines des maisons ingouches de Kartsa, à 5 km de Vladikavkaz, pour découvrir un bras sortant des décombres, un corps gisant sous un pont - identifié comme Ingouche car circoncis selon la tradition musulmane - ou bien des restes humains carbonisés dans un potager.De l’autre côté du ruisseau, le quartier ossète de Kartsa dont les habitants semblent sortir d’un long cauchemar est pratiquement intact.L’état des lieux va dans le sens des témoignages des réfugiés ingouches selon lesquels les troupes russes censées séparer les combattants ont bombardé les barrages ingouches avant de laisser agir à leur guise la garde nationale et les «auxiliaires» ossètes.«On peut estimer que les victimes se chiffrent par centaines et sont en large majorité ingouches», selon M.Boris Varava, qui dirige l’équipe médicale de l’administration provisoire.Après une semaine de travail, les autorités russes intermédiaires entre les dirigeants ossètes et ingouches sont parvenues à organiser l’échange de la plupart des «otages».L’inquiétude concerne aujoud’hui surtout les milliers de réfugiés ingouches qui s’entassent dans les baraquements de la division blindée russe, à l’entrée de Vladikavkaz.«Quand les forces ossètes ont commencé à mettre le feu à Kartsa, les Ingouches se sont réfugiés ici», raconte un officier de la division qui refuse de révéler son identité.Une semaine après, plus de 5000 hommes, femmes et enfants de tous âges s’entassent dans la garnison, hébergés sous des tentes.Ils ont été jusqu’à 10 000, selon les soldats.Quelque 60 000 personnes vivaient dans la région de Prigorodny avant les évènements.«Nous avons prévenu les Ossètes que s’ils tentaient quoi que ce soit, nous sortirions avec les chars», poursuit l’officier.Plus de 10 000 hommes du ministère de l’Intérieur et de l’armée russes sont déployés dans la région.La plupart des réfugiés refusent de s’exiler de Vladikavkaz, leur «capitale historique» d’où leurs pères avaient été déportés par Staline en 1944.L’administration russe qui cherche à préserver ses relations avec la direction ossète, tente tant que bien que mal de gérer les problèmes immédiats.Mais à terme, «cette guerre ne fait que commencer» estime un député.LE DEVOIR LES 20 JOURS DU THÉÂTRE À RISQUE ont été subventionnés par Communications Canada .E.I.C., le M.A.C., le M A I., le C.A.C.U.M et la C I D E C ?- STREET PEOPLE THEATRE PLAYING BARE Théâtre La Chapelle (514) 843-7738 ?-MÉCANIQUE GÉNÉRALE MÉCHANT MOTEL Théâtre d’Aujourd’hui (514) 282-3900 ?— ÉVÉNEMENT-PERFORMANCES D.Landry/A.-M.Richard/M.Tétreault 10 novembre 20h30 Foufounes électriques (514) 277-1110 A MONTREAL -MOMENTUM HELTER SKELTER Vous souvenez vous de Charles Manson?” 17, 18, 19, 20, et 21 novembre 21h00 Studio C-Ciné-Chectah (514) 277-1110 DECEMBRE -MARTINE CHAGNON LE VIVRE 19, 20, 21 novembre 20h30 22 novembre 15h30 ?Théâtre d’Aujourd’hui (514) 282-3900 NOVEMBRE — IL VA SANS DIRE ET LA MANUFACTURE Collaboration spéciale CABARET NEIGES NOIRES La Licorne (514) 523-2246 DU 17 AU 6 • Risquez l'aventure de plusieurs soirs 277-1110 AUSSI: STAGE de VOXTROT: Voix, gestuelle et musique(pour tous-tes) et ATELIER DU THÉÂTRE INCLINÉ ATELIER SPÉCIAL CONFÉRENCES Carte tousrisques 3 spectacles/30$ (taxes incluses) -PLURAMUSES CHAOS K.O.CHAOS Théâtre d'Aujourd'hui (514) 282-3900 THÉÂTRE DU 100e SINGE CRU Théâtre La Chapelle (514) 843-7738 ONE YELLOW RABBIT SERPENT KILLS Espace Tangente (514) 525-1500 m r j ^u * r é r.i A Maintenant vos petits paquets vont plus loin.Découvrez RPS, un nouveau service de messagerie terrestre pour le monde des affaires.Moins de paperasserie.Facturation par items.Un suivi constant, et une preuve immédiate de la livraison de vos paquets.Tout ça, gratuitement.Sans compter nos prix fixés sur le volume et notre service spécial pour les destinations les plus courues.Contactez le 1 800 762-3725, vos petits paquets seront fous de joie.mm Une compagnie des Services Roadway B-8 ¦ Le Devoir, mardi 10 novembre 1992 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RESIDENTIEL 100-150 Achat-vente èctange 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achat vente èchonge 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR DU LUNDI AU.VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou onnuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemoin.Téléphone: 286-1200 Télécopieur: 286-8198 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 Propriétés à vendre A AHUNTSIC - 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