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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 12 janvier 1993
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-01-12, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXIV — No 8 Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: -8.Détail page 4.Montréal, mardi 12 janvier 1993 Ce Parchemin RESTAURANT FRANÇAIS ouvert 24-25 et 31 décembre et 1er janvier 1333, rue Université, Montréal,Qué.844-1619 Toronto 85 cents 65e + tps + tvq Mi ., Nouvelle incursion irakienne au Koweït KOWEÏT (Reuter) — Pour la deuxième journée consécutive, des Irakiens ont pénétré hier en territoire koweitien pour y récupérer des équipements abandonnés dans leur débâcle de Ja guerre du Golfe.A la suite de ces violations répétées, considérées comme des provocations par les alliés de la guerre du Golfe, le Conseil de sécurité des Nations unies a exigé lundi soir que l’Irak restitue «immédiatement» à l’ONU les missiles et autres équipements militaires pris dimanche en territoire koweitien.Dans une déclaration lue en séance formelle par son président en exercice, M.Yoshio Hatano (Japon), le Conseil de sécurité a une nouvelle fois mis en garde Bagdad contre les L’ONU exige que Saddam restitue «immédiatement» les armes confisquées «sérieuses conséquences» qu’entraînerait la poursuite d’une attitude de défi à l’égard des Nations unies.Plus tôt en journée, à son arrivé.e au Conseil de sécurité, l’ambassadeur des Etats-Unis, M.Edward Perkins, estimait que le Conseil de sécurité disposait de «moyens» pour faire respecter ses décisions par les «résolutions appropriées».Comme on lui demandait s’il s’agissait de la force, M.Perkins a répondu: «Cela inclut probablement ce qui est nécessaire pour atteindre le but recherché».Le président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur japonais Yoshio Hatano, a déclarait pour sa part hier qu’il ne s’attendait pas à une utilisation de la force par les Nations unies, à la suite de l’interdiction des vols de l’ONU en Irak et des incursions irakiennes signalées en territoire koweitien.«Je pense que nous devons maintenir la pression sur l’Irak par d’autres moyens», a dit M.Hatano.«De nombreux ambassadeurs et moi-même voudrions essayer de persuader l’Irak de se conformer à nos demandes», a-t-il expliqué.Le secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, a déclaré qu’il souhaitait que le Conseil de sécurité apporte «une réponse très ferme» à l’Irak.«Nous ne pouvons pas admettre une telle violation et une telle menace envers un Etat membre des Nations unies, coqime le Koweit,» a-t-il déclaré à Bonn.A Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater, a déclaré que les États-Unis exigeraient que l’Irak «respecte» les modalités du cessez-le-feu de la guerre Voir page 4: Koweit Le problème de Joe Clark Il veut s’occuper de Constitution, Mulroney ne veut pas Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LOIN DE vouloir renoncer au dossier de l’unité canadienne, depuis l’échec référendaire du 26 octobre, Joe Clark a demandé au premier ministre Brian Mulroney d’élargir son mandat.Clark voudrait obtenir le mandat de revoir le fonctionnement de l’ensemble des institutions politiques du Canada.Mais son patron ne semble pas [tressé de relancer e débat constitutionnel.Selon des sources en haut lieu dans la capitale fédérale,cette _____ requête répétée du ministre aux Affaires constitutionnelles explique pourquoi le remaniement de la semaine dernière l’a laissé pour compte.L’idée de replon-;er d’une façon ou ’une autre dans le dossier constitutionnel d’ici aux élections rebute au premier ministre et à plusieurs autres membres de son gouvernement.Mais à ce jour, le ministre Clark ne s’est pas résolu à accepter une autre affectation.Au terme de plusieurs semaines de réflexion en Floride, il rentre en Alberta demain, où il doit annoncer d’ici la fin du mois s’il sera ou non candidat dans la prochaine campagne électorale.Entretemps, la discussion qui entoure le rôle de Clark au sein du Incapable de s’entendre avec son plus prestigieux ministre, Brian Mulroney n’est pas en mesure de donner suite à ses projets de restructuration majeure du cabinet.À moins de prendre sa retraite de la politique active, le ministre Clark constitue la clef de voûte de tout réalignement des forces ministérielles.ouvemement continue d’être dans impasse.Incapable de s’entendre avec son S lus prestigieux ministre, Brian lulroney n’est pas en mesure de donner suite à ses projets de restructuration majeure du cabinet.A moins de prendre sa retraite de la politique active, le ministre Clark constitue la clef de voûte de tout réalignement des forces ministérielles.Immédiatement après le vote du 26 octobre, l’équipe de Brian Mulroney avait d’autres projets en tête pour M.Clark.L’hypothèse de l’associer aux efforts économiques du gouvernement, principale priorité de l’après-référen-dum, avait alors été évoquée.Il avait même été question de créer pour lui un superministère des ressources humaines.Mais déjà à l’époque le ministre estimait que sa tâche n’était pas accomplie.«Nous ne - pouvons pas prétendre qu’il suffisait de dire non (au référendum).Nous avons des problèmes en souffrance», déclarait-il ainsi au Edmonton Journal dans une de ses premières entrevues post-référendaires.Depuis, Clark a soumis au premier ministre le projet d’un ministère qui se consacrerait aux questions d’unité canadienne dans un cadre beaucoup plus large que le contexte strictement constitutionnel de son Voir page 4: Clark BW5 PHOTO JACQUES NADEAU Les luttes des Juifs ultra-orthodoxes de Jérusalem ont trouvé écho hier à Montréal alors que plusieurs centaines de Juifs orthodoxes défilaient dans le centre-ville en pleine heure de pointe pour protester contre «les brutalités de la police israélienne» à Jérusalem.Nos informations en page 3.U agace gâchette François Brousseau A RROGANT et défiant un Zi jour, faussement conciliant jLjL.Il’ lendemain, avant de recommencer son petit jeu le surlendemain, Saddam Hussein prend un plaisir malin et vaniteux à jouer avec les nerfs des dirigeants occidentaux.Un brin puéril et passablement orgueilleux, son jeu de va-et-vient entre les provocations et les retraits partiels présente un défi à la nouvelle présidence américaine.Il est aussi une preuve supplémentaire de l’impuissance de la communauté internationale devant le nouveau désordre qui s’installe, et du vide des pouvoirs supposés du Conseil de sécurité de l’ONU, un syndicat de pompiers internationaux qui siège désormais presque à demeure dans la métropole américaine.Ces messieurs étaient d’ailleurs encore réunis hier soir à New York pour discuter du «cas Saddam».La «dernière» en date du miraculé de Bagdad — une audacieuse incursion dans ce Koweit dont une coalition mondiale sans précédent l’avait chassé à grands moyens il n’y a pas deux ans — n’est que le plus insolent de ses défis à répétition adressés au monde entier au cours des derniers jours.La semaine dernière, ce fut le déploiement d’une batteries de missiles sol-air dans la région sud interdite de vol; la semaine d’avant, des vols dans la zone interdite, puis le piégeage à l’explosif des camions d’aide humanitaire destinés aux Kurdes du Nord, le regroupement de troupes d’assaut à la lisière de ladite province kurde, etc.Comme il l’a déjà souvent fait, Saddam joue encore aujourd’hui avec le feu.Au jeu de la provocation, il s’est déjà — et comment — brûlé les doigts dans le passé.Mais le risque qu’il prend aujourd’hui apparaît mieux calculé et plus jouable que les précédents.L’incursion de «civils» irakiens non armés, traversant la frontière au nez et à la barbe des malheureux observateurs de l’ONU (encore et toujours eux!) et allant récupérer des armements oubliés lors Voir page 4: Saddam ¦Mû IWIinMIIMIWHMÛMMûûMMWWMBMMIMMIWIill 11111111 ill IW millllIIWmiliûWnûWWl Les angoisses de l’âme policière PHOTO JACQUES NADEAU » Dans leur travail, les policiers doivent développer une carapace.Mais, au-delà, il y a un être humain.Nullement insensible aux événements qu’il vit», dit le psychologue Normand Martin.Le policier qui a abattu Treyor Kelly n’est pas laissé seul à lui-même.S’il le désire, il peut obtenir l’aide d’un des deux psychologues que mettent à sa disposition le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) et Danny Year DEPUIS la création du programme d’aide en mars 1990, le psychologue Normand Martin peut être appelé jour et nuit auprès des policiers impliqués dans un événement violent.«C’est devenu la coutume», dit-il.Sur les lieux, il écoute les policiers, leur fait raconter l’événement.«La parole libère», croit le responsable de ce programme qui refuse toutefois de commenter son intervention après la mort de Trevor Kelly.En trois ans, le psychologue a procédé à une véritable révolution des moeurs au sein du SPCUM.Au-delà de ses interventions lors d’événements spectaculaires, M.Martin vient en aide quotidiennement aux policiers.Chaque année, plus de 200 policiers utilisent le programme d’aide, révèle Raymond Billette, trésorier de la la Fraternité des policiers.Fraternité des policiers de la CUM et membre du comité paritaire responsable des orientations du programme d’aide.L’an dernier, ils étaient 250 participants à ce programme.Le SPCUM compte quelque 4500 policiers.«Nos exigences à l’endroit des policiers sont très élevées, dit le psychologue.On leur demande d’être protecteurs, juges, travailleurs sociaux, psychologues.On leur demande d’être parfaits et de ne pas faire d’erreurs.Mais, comme tout le monde, ils en commettent.Le programme est là pour leur venir en aide».Dès le départ, le psychologue Martin a dû établir les bases d’une relation de confiance avec les policiers: discrétion absolue, anonymat requis.Discret, M.Martin l’est à l’extrême.Ses bureaux de consultation se trouvent dans l’est de Montréal, hors des murs du quartier général de la police.Le policier s’y Voir page 4: Angoisses mmmmm mnwTwiwn—iw INDE Les émeutes gagnent Bombay BOMBAY, (Reuter) — Les violences intercommunautaires en Inde se sont étendues hier aux faubourgs de Bombay, faisant 23 morts, mais le centre était revenu au calme grâce à la présence massive de l’armée.«La situation semble meilleure, mais en banlieue, dans certains quartiers épargnés jusqu’ici par les troubles, il y a maintenant des cas d’incendies criminels», a déclaré le chef de la police de Bombay, Voir page 4: Émeutes *F RENTRÉE CULTURELLE 1 RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le PARUTION le 23 janvier DANS 13 janvier 1993 LE DEVOIR » THÉÂTRE ® SPSCTAO! 9 CINÉMA « RADIO » Ls 9 jïjüiicyi s g âfiïi VISUELS » )AN§1 » TÉLÉVISION DIS0ÜES9 VIDÉO 1 I» i • Le Devoir, mardi 12 janvier 1993 Des chercheurs britanniques auraient découvert la cause de la maladie d’Alzheimer LONDRES (Reuter) — Des chercheurs britanniques estiment avoir découvert la cause de la maladie d’Alzheimer, d’après un rapport publié hier par la revue de neurologie Neuroreport.L’équipe est dirigée par le docteur Gareth Roberts, neurologue à l’hôpital universitaire St.Mary de Londres.Elle établit une relation entre l’apparition de la maladie et le processus de régénération des cellules nerveuses du cerveau, normal à partir de la cinquantaine.Le rapport observe que le nombre des cellules nerveuses du cerveau, ou neurones, diminue avec l’âge.Les neurones survivants ont alors tendance à compenser ce manque par un phénomène de croissance, afin de combler les vides laissés par les neurones morts.Ce processus de régénération est favorisé par la production de protéine précurseur amyloïde beta (BAPP).Or, une sécrétion excessive de celle-ci déclencherait la maladie d’Alzheimer.«La régénération est un processus naturel chez tout un chacunx, a déclaré hier le docteur Roberts à la presse.«Lorsque nous vieillissons, certaines cellules nerveuses meurent, mais celles qui survivent connaissent cette deuxième phase de croissance, ce qui nous aide pendant la période critique des dernières dé- cennies de la vie».«Il nous semble que cette régénération constitue une arme à double tranchant, car certaines personnes s’avèrent vulnérables à des quantités excessives de la protéine qui en facilite le processus.L’énorme majorité des cas de maladie d’Alzheimer en serait alors un malheureux effet secondaire».Le maladie a été identifiée en 1907 par le neurologue allemand Alois Alzheimer.C’est une affection dégénérative des cellules cérébrales entraînant une perte de mémoire et une détérioration générale des capacités intellectuelles.Le risque de la contracter augmente fortement avec l’âge.Entre 40 et 65 ans, elle touche moins d’une personne sur mille.Mais au-delà de 80 ans, la proportion passe à 20%.Si les découvertes de l’équipe Roberts sont avérées, la mise au point d’un traitement risque de s’en trouver accélérée.Les recherches ont été menées non seulement à St.Mary, mais aussi aux hôpitaux universitaires londoniens de Charing Cross et de Westminster, ainsi qu’à l’hôpital général de Newcastle upon Tyne.Les premières observations relatives aux niveaux de BAPP sont à mettre au crédit de Michael Nash, un étudiant en médecine de St.Mary.Robillard distribue 55 millions $ aux universités Les cinquante Saint-Pierrais accusés Ils devront demeurer en prison jusqu’au moment de leur enquête préliminaire Claude Türcotte CINQUANTE pêcheurs et hommes politiques de Saint-Pierre-et-Miquelon ont été accusés en cour terre-neuvienne hier de pêche illégale et ils seront détenus au moins jusqu’au moment de leur comparution demain pour cautionnement qu’ils ont d’ailleurs l’intention ferme de refuser.Ils devront donc demeurer en prison jusqu’au moment de leur enquête préliminaire dont la date n’a pas encore été fixée.On sait que la peine maximale pour la pêche illégale est de 750 000$; d’autres accusations, notamment pour obstruction à l’exercice de la justice, pourraient être portées.Ainsi, toutes les personnes à bord des deux chaluliers français ont refusé d’identifier les capitaines de ces bateaux.L’Agence France-Presse rapporte que pêcheurs et élus locaux saint-pierrais ont acquis la notification de cette inculpation avec calme et détermination.«On voulait aller en prison; on est prêt à aller jusqu’au bout pour obtenir la reconnaissance de nos droits de pêche», a déclaré un pêcheur, ajoutant avant de prendre la route de la prison qu’il ne «faut pas mollir et le moral est bon».Le député Gérard Grignon a pour sa part apporté la précision suivante: «Il n’est aucunement PRESSE CANADIENNE Le maire de Saint-Pierre, Albert Pen, avant sa mise en accusation.question d’une libération sous caution et d’en rester là, sinon on recommencera.Nous voulons que le gouvernement français saisisse cette occasion, ce climat de crise, pour que des experts français et canadiens soient nommés pour in- Isabelle Paré UN BAUME de 55 millions$ destiné à soulager les plaies du réseau universitaire a été alloué hier par Québec à dix universités.Cette somme, dévoilée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Mme Lucienne Robillard, fait partie du magot de 430 millions$ que le gouvernement entend investir d’ici juin prochain dans la construction et la réparation d’immeubles publics pour relancer l’économie québécoise.De ces 55 millions$, 77% iront aux universités de la région de Montréal pour revam-per leurs bâtiments désuets, agrandir leurs locaux ou améliorer leurs systèmes de protection et de prévention des incendies.L’Université McGill aura la part du lion de cette somme pour remettre en état ces toitures et ces ascenseurs (15 millions$).Ce montant vient s’ajouter aux subventions de 139 millions$ déjà prévues pour le réseau universitaire cette année dans le cadre du plan quinquennal du ministère.Les autres investissements annoncés en décembre dernier par le ministre Gérard D.Levesque portaient principalement sur i’alloca- • • .SUP PHOTO JACQUES NADEAU La ministre Robillard a annoncé, hier, que Québec distribuait 55 millions$ aux universités.tion de 100 millions$ pour la construction de deux autoroutes et des investissements de 240 mil-lions$ dans le réseau de l’éducation et de la santé et des services sociaux.La zec Bessonne décide de porter plainte Louis-Gilles Francoeur LA ZEC Bessonne a officiellement porté plainte hier auprès du Protecteur du citoyen, lui demandant d’obliger le ministère de l’Énergie et des Ressources (MER) à respecter la Loi de la conservation de la faune et les décrets gouvernementaux fixant les limites de ce territoire réservé à l’exploitation de la faune.C’est ce qu’a annoncé hier soir au DEVOIR le président de cette zone d’exploitation contrôlée (zec), M.Yvon Morand, en réaction à la vente par le MER de 15 terrains privés à l’intérieur de cette zec au cours des derniers mois, ce qui diminue d’autant son territoire sans que n’ait été amendé le décret définissant ses frontières.LE DEVOIR révélait hier ces ventes de terrains et faisait aussi état de 12 autres ventes à venir sur la zec Martin Valin, au Lac-Saint-Jean.En réalité, il ne s’agit pas d’un projet dans le cas de cette autre zec mais de 12 ventes bel et bien conclues avec, en plus, d’autres à venir, en nombre indéterminé.L’affaire, gardée sous le boisseau à Québec, est si sérieuse que le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) a obtenu du MER un moratoire sur toutes les ventes de terrains dans les zees jusqu’à plus ample évaluation de cette pratique, plus répandue que ce qu’on en disait hier.nouveau S:a-iw «S samed S Dar,s la section ' du Devoir econ°mique ^ndré Salwyn («"'aborateur spécial) Pour informe, J al) 16 pou's de i .n! Vre 60»0,ac,eurnsdUS,ri pAR Qui?Pc,URQUO| P°URqu|9 En effet, selon un dénombrement officieux de ces ventes, effectué récemment par le MLCP, pas moins de 28 terrains privés ont, par ailleurs, été vendus dans la zec Des Passes, 11 autres dans la zec La Lièvre, 16 dans la zec La Croche, 3 dans la zec Kiskissing, une dans la zee Borgia, deux et d’autres à venir au Rapide-des-Joachins et un nombre, pour l’instant indéterminé, dans la zec Rivière-Cap-Chat.Devant l’ampleur insoupçonné du phénomène, le président de la Fédération québécoise des gestionnaires de zees, M.Charles-Aimé Bouchard, a dit de ces ventes de terrains qu’il s’agissait d’une «privatisation des zees à petit feu» que son organisme combattra sans quartier.«Cette affaire est totalement inacceptable car le MER s’attaque au principe même de l’accès démocratique à la faune et aux forêts.Les zees ont été créées pour mettre fin à un régime de privilèges et les pratiques du MER tentent de les réintroduire par en arrière.Le MER a même le culot de jouer à l’autruche avec nous.Il nous a caché les faits que vous avez dévoilés hier.On ne se plaint pas d’avoir à lire votre journal, mais on pense que des changements de cette importance devraient d’abord se discuter avec nous, les premiers gestionnaires de ce patrimoine public.» «Cette affaire, en raison de son ampleur, deviendra une priorité de la fédération», poursuit M.Bouchard, qui l’inscrira à l’ordre du jour de la réunion de l’exécutif de sa fédération en fin de semaine.Quant au président de la zec Bessonne, il a expliqué que le MER avait offert à tous les détenteurs de baux à long terme, installés autour du lac Grand Wayagamac, en Mau-ricie, d’àcheter tout simplement les terrains loués de la Couronne par bail emphythéotique.Les prix demandés oscillent entre 6000$ et 20 000$, «une vraie machine à piastres pour le gouvernement aux dépens du patrimoine public et de la zec», explique le président de cet organisme.Incendie à l’aéroport de Québec: les enquêteurs embêtés SAINTE-FOY (PC) — Des chimistes du Laboratoire de police scientifique de Montréal seront à l’aéroport de Québec, aujourd’hui, afin d aider les enquêteurs de Sainte-Foy à déterminer les causes du violent incendie de dimanche soir qui a détruit un hangar dans lequel étaient entreposés un hélicoptère et plusieurs avions.«Nous n’avons encore aucun indice qui peut nous indiquer la source de cet incendie», a affirmé hier le lieutenant Luc Barrette, de la police de Sainte-Foy.Certaines sources laissent entendre qu’un problème d’origine électrique pourrait avoir été à l’origine du feu mais, pour la police, il ne s’agit encore que d’une hypothèse.Les pertes matérielles totalisent plusieurs millions de dollars.Pour annoncer dans la rubrique «INFORMATIQUE EN TÊTE» demandez Johanne Guibeau au 985-3399 ou 1-800-363-0305 R0BIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 65, Si Jacques.Montréal, OC H2Y 3X2 Fax 514)845-7874 Tél.: (514)98R*0-B»l»C J-a ma it xi it Jn tntanqtlria terpréter le traité de 1972 et qu’on puisse continuer à pêcher».Les Saint-Pierrais invoquent en effet le traité de 1972 leur reconnaissant des droits de pêche dans une partie des eaux canadiennes à partir de leur archipel.Ils veulent, par cette pêche illégale qu’ils viennent de faire, forcer une reprise des pourparlers entre les gouvernements de Paris et d’Ottawa.Selon eux, le ministre canadien des Pêches, John Crosbie, n’avait pas le droit de décréter unilatéralement le quota de pêche qui leur était destiné.Le ministre leur a octroyé un quota de 3310 tonnes, soit le septième de la part qui leur est habituellement donnée.Ces pêcheurs, qui disent avoir besoin de 12 000 tonnes pour fonctionner normalement, se sont vu interdire toute pêche dans les eaux canadiennes après avoir refusé aux pêcheurs terre-neuviens d’aller dans leur territoire pour y cueillir la pétoncle.Selon Victor Reux, conseiller économique à Saint-Pierre, chaque gouvernement devrait expliquer sa position et il affirme que la partie française est dans ses droits.M.Reux soutient que les fonctionnaires ont ignoré la méthode prévue pour régler les différends, laquelle consiste à nommer un expert de chaque pays à une commission spéciale.Les Français vont invoquer cet argument devant le tribunal.Par ailleurs, les fonctionnaires canadiens font valoir que le gouvernement fédéral peut imposer des quotas, si les négociations sont interrompues.A cela, M.Crosbie répond que le Canada ne peut pas offrir aux pêcheurs de Saint-Pierre-et-Mique-lon des poissons qui n’existent pas.Un moratoire de deux ans sur la pêche à la morue a été imposé sur fa côte Est de Terre-Neuve, ce qui a créé 20 000 chômeurs depuis le mois de juillet dernier.Les quotas ont été réduits de 70% dans certaines parties du golfe Saint-Laurent pour l’année en cours.«C/est pour cette raison que nous ne demandons pas la lune et que nous voulons faire notre part dans la préservation de la ressource.Nos gestes ne sont pas posés contre les geqs de Terre-Neuve et de Nouvelle-Ecosse», rétorque M.Regx.A Terre-Neuve, une telle remarque ne suscite pas tellement de sympathie, comme l’a dit le maire de Grand Bank, Rex Matthews, à la Canadian Press: «Nous demandons à ces gens d’être plus sensibles dans leurs discussions avec notre gouvernement fédéral et de ne pas s’attendre à recevoir davantage.En fait, nous pensons que l’offre qui leur a été faite est probalement un peu trop généreuse».Mais, à Saint-Pierre comme à Terre-Neuve, la pêche est la seule industrie.Environ 500 familles en vivent et depuis l’été dernier les sept bateaux de la flotte Interpêche restent à quai.Pour le moment, l’archipel reste dépendant de la pêche et de la bonne volonté du Canada.«C’est l’avenir de l’archipel qui est en jeu, a lancé M.Grignon, en pensant à Paris, Il faut savoir si l’on veut maintenir une possession française en Amérique du Nord ou non».EN BREF Un regroupement pour sauver Hibernia OTTAWA (PC) — Craignant pour l’avenir du projet Hibernia, un regroupement d’une vingtaine d’entreprises et d’associations ont démarré hier une campagne pour convaincre Ottawa de poursuivre le projet et même, si c’est nécessaire, d’y injecter des fonds supplémentaires.«On veut peut-être tordre le bras (au gouvernement), mais je dirais plutôt qu’on veut encourager le gouvernement à continuer avec le projet et s’assurer à un certain moment qu’il ne subisse pas une certaine faiblesse dans les genoux», a déclaré M.Pierre Franche (à droite, sur la photo), de l’Association des ingénieurs-conseils du Canada et porte-parole francophone du regroupement.Trente-deux dirigeants d’entreprises, de syndicats et d’associations participaient à la conférence de presse.Lancé en septembre 1990, le projet de forage pétrolier au large de Terre-Neuve devrait coûter 5,2 milliards$.Environ 1 milliard$ a déjà été dépensé.Les compagnies de location de véhicules inquiètes (PC) — LES COMPAGNIES de location de véhicules automobiles faisant affaire au Québec craignent que l’augmentation des saisies de leurs véhi-pour transport illégi ' île cules, pour transport illégal, enregistrées au cours des derniers mois ne fasse boule de neige et ne vienne gruger leurs profits.Dans les six premiers mois de 1992, cinq véhicules ont été saisis, selon des chiffres fournis par M.Robert Lalonde, vice-président du Regroupement des réseaux de loueurs de véhicules du Québec Inc.Cependant, depuis l’automne, 30 saisies de véhicules loués ont été faites pour transport illégal de marchandises.M.Lalonde estime que les compagnies de location subissent des pertes totalisant 2000 $ par véhicule saisi qui vont en frais légaux, en amendes et en perte d’usage.Sont membres du regroupement, les compagnies Tilden, Budget, Avis, Hertz, Thrifty, Via Route et Discount qui possèdent 90% (ou 13 500) des véhicules locatifs disponibles au Québec.Fortier renégociera le traité du saumon du Pacifique OTTAWA (PC) — M.Yves Fortier, ancien ambassadeur du Canada aux Nations unies, a été nommé, hier, négociateur en chef de l’équipe canadienne chargée de réviser le traité du saumon du Paci- - fique.Plusieurs chapitres du traité, signé en 1985 pour protéger les stocks de saumon de la côte Ouest, .“[ont maintenant caducs et doivent être renégociés.Agé de 57 ans, M.Fortier est celui qui a plaidé la cause du Canada devant le tribunal international d’arbitrage qui, l’an dernier, lui a donné raison dans une dispute de frontière avec la France au sud de Terre-Neuve.Le ministre des Pêches, John Crosbie, a dit miser beaucoup sur l’expérience de M.Fortier, au moment où les États-Unis adoptent «une position intolérable, exigeant des augmentations de leurs prises de poisson d’origine canadienne et des diminutions des prises canadiennes de poisson d’origine américaine».Décès en raison d’allergies: des mesures sont prises QUÉBEC (PC) — Le décès en 1990 d’une jeune fille de 11 ans qui avait ingéré des friandises contenant des arachides a engendré une série de mesures prises par différents intervenants du monde scolaire et médical pour éviter la répétition d’un tel accident.La jeune Lisa Straub était décédée après avoir absorbé des bonbons de marque MM.Elle était allergique aux arachides contenues dans le produit et a subi un choc anaphylactique qui a été fatal.Dans ses recommandations à la suite d’une enquête, la médecin coroner Linda Talbot suggérait que tous les enfants allergiques aux arachides soient clairement indentifiés lors de leur inscription dans les garderies, écoles ou camps d’été.La façon de traiter d’urgence de telles allergies devrait être enseignée non seulement à l’enfant allergique et à ses parents, mais au personnel scolaire et autres substituts parentaux, suggérait la coroner Talbot.Aussi, la Fédération des Centres locaux de services communautaires (CLSC) a-t-elle préparé un protocole par lequel les infirmières qui oeuvrent dans les écoles sont susceptibles de suivre de près le dossier des enfants dont la fiche-santé présente des problèmes particuliers d’aller-gie.Rae veut livrer la guerre à Mulroney TORONTO (PC) — Le premier ministre néo-démocrate de l’Ontario, M.Bob Rae, entend livrer une guerre sans merci contre le gouvernement conservateur à Ottawa, lors de la prochaine campagne électorale fédérale «Je ferai tout ce qui sera jugé nécessaire par l’organisation fédérale (du NPD)», a déclaré hier M.Rae à son entrée à la législature ontarienne.L’implication de M.Rae pourrait même dépasser le territoire ontarien et s’étendre à d’autres provinces canadiennes, bien que le gros de sa bataille sera livré en Ontario. Le Devoir, mardi 12 janvier 1993 M 3 Des Juifs orthodoxes manifestent en pleine heure de pointe Pierre O’Neill À L’AUBE de 1993, le Parti québécois entend tout mettre en oeuvre pour créer un consensus autour de la souveraineté.Et dans cette optique, consacrera ses énergies au rapprochement avec les anglophones et les communautés culturelles en 1993.jJJpns le plan d’action qui sera spumis au conseil national des 23 et 2f4 janvier à Québec, le bureau national du PQ précise: «Nous devons maintenir et même augmenter nos investissements en temps et en énergies afin d’établir un dialogue constant entre le parti et les groupes de citoyens qui perçoivent encore mal nos intentions.Les Québécois anglophones et les membres dos communautés culturelles doivent être rejoints par une approche ciblée».Un peu plus loin, les auteurs du document s’inquiètent de ce que «les membres des communautés culturelles connaissent bien peu de choses de notre programme et la majorité d’entre eux comprennent encore mal pourquoi nous voulons diviser leur terre d’accueil.Il faut rassurer ces gens qui sont venus chercher la sécurité économique et sociale au Canada».Déplorant que les membres des communautés culturelles ignorent tout des politiques que le gouvernement de René Lévesque a réalisées pour la reconnaissance et l’égalité deg chances de leurs communautés, les dirigeants péquistes comptent bien refaire cette image.«Ils ne connaissent ni notre programme, ni la place que nous leur réservons au sein d’un Québec souverain.Il nous appartient d’établir le contact, de les rencontrer, communauté par communauté, afin d’expliquer, écouter discuter, rassurer et convaincre».Formé des instances supérieures du parti, le bureau national est essentiellement composé des membres de l’exécutif national, des présidents régionaux et des responsables des commissions permanentes.Le conseil national de Québec regroupera en outre les parlementaires et les délégués des 125 associations de comté.Le plan d’action 1993 du PQ propose par ailleurs de faire une place de choix aux jeunes.Dès maintenant, il invite les militants à recevoir avec générosité les recomman- Caroline Montpetit LE MINISTÈRE de l’Éducation du Québec a lancé hier une série de messages publicitaires s’adressant aux parents des enfants du primaire et du secondaire, qui seront diffusés jusqu’au 28 février aux heures de pointe par les grandes chaînes télévisées du Québec.Sous le signe de l’humour, les messages visent à montrer aux parents que des gestes simples et concrets de même qu’un comportement attentif et affectueux peuvent exercer une influence positive sur le rendement scolaire des enfants.Ainsi, les messages publicitaires, qui seront diffusés au rythme de quatre ou cinq fois par jour, présenteront des enfants glissant à leurs parents «Mange bien si tu veux être en forme à l’école», «Oh, tu travailles bien, je suis fière de toi.», dations qui découleront du congrès que les jeunes péquistes tiendront en février.Entre-temps, le conseil national sera saisi d’une résolution visant à ce que le président du Comité national des jeunes soit dorénavant membre d’office du conseil exécutif national.Les dirigeants du PQ entrevoient 1993 comme une «année fascinante» qui offrira de multiples occasions de présenter à la population un projet de société «emballant», un 25ème anniversaire «dont chacune des étapes nous permettra d’approfondir nos réflexions et de voir jaillir les idées nouvelles».Dès le début de 1993, le conseil exécutif national rendra public un «Dors vite.il y a de l’école demain».Les messages seront diffusés dans le cadre d’émissions telles Chop Suey, Taquinons la planète, SRC Bonjour!.etc, pour ne parler que de celles diffusées à Radio-Canada.«Dans un style humoristique, les messages sont un clin d’oeil aux parents, un rappel de l’importance de participer davantage à la vie scolaire, d’encourager leur enfant, de valoriser l’école, de favoriser un milieu d’études adéquat», écrit la direction des communications du ministère.De façon générale, le ministère de l’Éducation inverse les rôles pour sensibiliser les parents aux responsabilités qu’ils doivent assumer auprès des enfants.Ainsi l’un des messages présentent des enfants de l'école primaire accompagnés de leurs parents, mais dans des rôles inversés.Un autre messages présente des adolescents document d’orientation en vue du congrès national de l’automne prochain.Un document ou l’on retrouvera l’essentiel du pourquoi et du comment de la souveraineté politique du Québec.En rappelant que la loi 178 (le recours à la clause «nonobstant») sera remise en question d’ici le 22 décembre, le plan d’action péquiste promet de faire preuve de vigilance.Dans la perspective des incontournables élections fédérales, le plan d’action du PQ réitère son intention d’offrir une collaboration solide et efficace au Bloc québécois et promet une plate-forme électorale «rafraîchissante» en vue des élections générales provinciales.dans l’exercice d’une profession d’adultes, chauffeur d’autobus, dentiste, juge.) La campagne publicitaire fait partie du plan d’action intitulé «Chacun ses Devoirs», annonpé l’an dernier par l’ex-ministre de l’Education du Québec, M.Michel Pagé, et visant la réussite scolaire du plus grand nombre d’étudiants.Le ministère espère ainsi amorcer un rapprochement entre les parents et les partenaires essentiels de l’école, soit, notamment, la Centrale de l’enseignement du Québec et la Fédération des commissions scolaires du Québec.La campagne de publicité sera diffusée par Tes quatre réseaux de télévision francophones, ainsi que par les stations locales de Québec, de Montréal, de Rouyn, de Trois-Rivières, de Sherbrooke, de Rivière-du-Loup, d’Ottawa, de Carleton et de Chicoutimi.Paul Cauchon LES LUTTES des Juifs ultra-orthodoxes de Jérusalem ont trouvé écho hier à Montréal alors que plusieurs centaines de Juifs orthodoxes défilaient dans le centre-ville en pleine heure de pointe pour protester contre «les brutalités de la police israélienne» à Jérusalem.Ces manifestants, tous Montréalais soutient le rabbin Abraham Perlmutter, répondaient à l’appel du Congrès central des rabbins des États-Unis et du Canada et ils s’en prenaient particulièrement au maire de Jérusalem, Teddy Kollak.Les manifestants, tous des hommes, portaient des cercueils et des pancartes arborant des slogans demandant au maire Kollak de «cesser d’employer des tactiques nazies sur nos frères juifs à Jérusalem», et ils empruntaient la rue Sherbrooke pour se diriger vers le Consulat d’Israël.Surpris, plusieurs spectateurs croyaient à tort que la manifestation portait sur le vandalisme perpétré contre des synagogues de la région montréalaise la semaine dernière.Cette manifestation s’inscrit dans un mouvement mondial de protestation contre «l’exhumation et la profanation d’un lieu de sépulture juif vieux de près de 2000 ans», situé à Jérusalem, et elle suit des manifestations semblables dans plusieurs villes en Amérique, en Australie et ailleurs.Selon le rabbin Wieder, porte-parole du Congrès central des rabbins, depuis 40 ans les archéologues israéliens ont exhumé en Israël près de 40 000 dépouilles, «d’innombrables os ont été sectionnés, disséqués, moulus et brûlés», mais les manifestations actuelles sont surtout liées à la construction d’une au- toroute près de Jérusalem, où les travaux d’excavation ont permis de découvrir de nombreuses tombes.Celles-ci sont considérées par les Juifs orthodoxes comme étant âgées de 2000 ans, ce qui est contesté par plusieurs archéologues.Comme la Loi juive interdit de toucher aux tombes des Juifs, le quartier MeaShearim, fief de l’intégrisme juif à Jérusalem, avait été le théâtre il y a deux semaines d’affrontements musclés entre la minorité orthodoxe et les policiers, affrontements qui ont entraîné l’arrêt des travaux et la vague de manifestations actuelles.Le Congrès central des rabbins compte plus de 275 membres, dont 12 sont domiciliés à Montréal, et il déclare représenter plus de 30 000 familles ultra-orthodoxes à travers le monde.Toutes s’opposent à l’État d’Israël en tant que gouvernement officiel.Le gouvernement israélien est aux prises depuis un certain temps avec ce type d’intégrisme juif qui a bataillé fort chez lui pour faire fermer les cinémas et interdire la circulation des véhicules le samedi, jour du Sabbat, pour tenter de faire interdire la publicité jugée trop «suggestive», etc.«Ce n’est pas la première fois que le gouvernement israélien se cache derrière la science et le progrès pour détruire les monuments aux morts», déclare clairement le rabbin Wei-der.Et pour ces ultra-religieux, les archéologues qui mènent actuellement les fouilles en Israël sont des «monstres» et des «profanateurs démoniaques».Au Congrès juif canadien, section Québec, on était un peu mal à l’aise hier devant ces manifestations.«Il s’agit d’un mouvement marginal qui ne représente absolument pas l’ensemble de la communauté juive», de dire Michael Crelinsten, directeur général du Congrès juif.Bourassa annule sa tournée en Europe Demain, il fera le point sur son état de santé et les étapes à venir André Bellemare Je lu Presse canadienne QUÉBEC — A la veille de son retour au Québec, le premier ministre Robert Bourassa a annulé la tournée européenne qu’il devait effectuer du 28 janvier au 10 février, a-t-on appris hier soir.«Cette tournée est difficilement conciliable compte tenu des examens médicaux que M.Bourassa doit subir dès le début de février» a indiqué hier soir Mme Sylvie Godin, attachée de presse du premier ministre.Le premier ministre Bourassa doit mettre fin à son séjour de repos à Miami et revenir à Montréal aujourd’hui.Demain, il est attendu dans la Vieille Capitale où il présidera une séance régulière du conseil des ministres.Demain, le chef du gouvernement çqncontrera les journalistes pour faire le point sur son état de santé et les étapes à venir.«M.Bourassa parlera un peu aux journalistes.il ne sera pas question de se donner en spectacle», a expliqué sa secrétaire de presse, Mme Sylvie Godin.Celle-ci a ajouté qu’aucun dé-veloppement nouveau n’est survenu ces derniers jours et que M.Bourassa continue de s’occuper de,s affaires de l’État.«Aujourd’hui, il a terminé la lecture d’un document sur les finances publiques.Le premier ministre se repose avec sa famille, mais il prend aussi le temps de voir aux affaires publiques», a ajouté Mme Godin qui a été assaillie d’appels téléphoniques toute la journée hier.Par ailleurs, un des proches conseillers du premier ministre, Jean-Claude Rivest, a expliqué hier que M.Bourassa ne souffre pas, qu’il mange bien et dort bien.«Il est en Le premier ministre Bourassa fera le point sur son état de santé demain.pleine possession de ses moyens et, si des décisions au plan politique doivent êtres prises, ce n’est pas maintenant qu’il va le faire», a précisé M.Rivest en faisant allusion aux rumeurs de toute sorte sur les possibilités de démission du premier ministre.Le chef du gouvernement québécois suscite néanmoins les plus vives inquiétudes et alimente toute sorte de conversations et de rumeurs depuis que les citoyens ont appris, vendredi denier, qu’il avait fait une rechute dans le combat qu’il livre à un cancer de la peau depuis une couple d’années.M.Bourassa a subi mercredi der- nier l’ablation d’une tumeur à la poitrine à l’Institut national du cancer, à Bethesda, au Maryland, avant de rejoindre sa famille en Floride.Son médecin, le Dr Steven A.Rosenberg, a indiqué que le premier ministre du Québec devra subir de nouveaux traitements et on n’écarte pas la possibilité qu’il soit soumis à des soins expérimentaux mis au point par l’équipe médicale du Dr Rosenberg.On parle du vaccin à l’Interleukine 2.On envisagerait alors l’hypothèse que M.Bourassa quitte temporairement ses fonctions de premier ministre si jamais il subissait cette thérapie.Car il devrait être hospitalisé quelque temps aux soins intensif^.A ce propos, la secrétaire de presse de M.Bourassa a dit qu’il ne faudrait pas dramatiser outre-mesure la situation.« Ce n’est que dans un mois que M.Bourassa doit aller subir des examens à Bethesda et là on décidera d’utiliser ou non le vaccin à l’Interleukine 2.S’il subit cette thérapie, il ne lui faudra que quelques jours pour se rétablir», a ajouté Mme Godin.La crème des pâtissiers canadiens se prépare pour la Coupe du monde Jean Dion LL NT A PAS de menu, mais s’il y en avait un, on ne pourrait pas se contenter de le lire.On le dévorerait.Soufflé aux pommes et calvados.Glace au chocolat et à la meringue puisses.Crème Suzanne.Savarin aux chocolat et trois fruits exotiques.Soufflé au nougat.Tuiles ajourées à la clémentine.Pendant que l’esprit, l’estomac sur ses talons, gambade dans les champs sucrés ae la création culinaire, trois pâtissiers s’affairent.: Ces maîtres de la gourmandise librement consentie, ce sont Serge Halbardier, Eddy Rosine et Johnny Jeulin.Représentants du Canada, ils tenteront de titiller — et de satisfaire — les papilles gustatives les plus sévères du monde et, ce faisant, d’arracher la Coupe du monde de pâtisserie qui aura à Lyon du 23 au 25 janvier prochain.Hier, le trio y allait d’une dernière répétition générale avant de rendre le chemin de la France, ne ultime occasion de peaufiner la présentation, et de la roder de manière à ce qu’elle puisse être menée à terme à l’intérieur des neuf épuisantes heures que durera la compétition.Et surtout de prouver aux chanceux qui se trouvaient '.P1 qu'il e neur en calories.Il s’agira de la troisième présentation de la Coupe du monde, qui a liéu à tous les deux ans.Le Canada avait pris la cinquième place en 1989 avant d’accéder au podium avec un troisième prix en 1991.Cette année, 17 pays sont attendus à l’événement.Les adversaires les plus redoutables des Canadiens: la France et le Japon, champions des deux premières éditions, et des forces montantes de la scène do la pâtisserie internationale comme Singapour et les États- Pi U sur place que le paradis existe et est comestible et à forte te- \ PHOTO JACQUES GRENIER Eddy Rosine (à l’avant), Serge Halbardier, Johnny Jeulin et leurs sculptures en lice à la Coupe du monde: la pâtisserie comme art, comme science, et comme motif très raisonnable d’oublier ses résolutions du Nouvel An.Unis.Mais «on y va pour finir premiers», affirme Serge Halbardier, 29 ans, le chef de l’équipe.Chacune des équipes doit pré- senter trois pièces entièrement comestibles mais dont la valeur reste essentiellement esthétique.Les trois Québécois ont opté pour la glace, le sucre et le chocolat, dans des représentations qui rappellent l’oeuvre d’un certain monsieur Gélin, peintre du XVIe siècle qui se distingua par ailleurs en inventant le procédé de feuilletage de la pâte.«L’ouvrage témoigne d’une reconnaissance de la profession tout en laissant libre cours à l’innovation», explique Halbardier.Ces véritables sculptures sont agrémentées de plats plus «conventionnels» qui, eux, devront passer le test gustatif: petits fours, entremets glacés, biscuits, soufflés, crèmes.«Si l’esthétique compte, c’est la dégustation qui importe le plus, dit Serge Halbardier.Il faut jouer avec les recettes rares sans pour autant exagérer.On pourrait proposer des mousses au chocolat avec curry ou gingembre, mais on courrait le risque de déplaire.C’est pourquoi nous avons préféré nous en tenir au naturel de la chose; on ne peut pas se permettre des parfums trop flyés.» En plus de talents culinaires indéniables, l’exercice requiert une dextérité manuelle qu’on ne soupçonnerait pas chez des pâtissiers: en plus du fouet et de la cuiller, on les a vus manier la scie à chaîne (!), le chalumeau et le fer à repasser, question d’élaborer la sculpture sur glace qui, depuis quelques années, est de plus en plus liée à l’exposition de pâtisserie.Toutes choses qui font déborder le domaine de la simple technique de cuisine et, de l’avis de ceux qui y oeuvrent, le consacrent à la fois art et science.Pas surprenant, quand les pâtissiers professionnels parlent de leur lieu de travail comme d’un «laboratoire».Et le résultat est tellement bon qu’on en vient, même si ce n’est pas poli, à écrire la bouche pleine.Le PQ veut consacrer ses énergies au rapprochement avec les anglophones et les communautés culturelles Une campagne publicitaire pour éduquer.les parents PLACE MINTO SUITE HÔTEL Ottawa tv 1 - m $ ill il! Ifii si ! !!;!»; 1 ii Tarif spécial en janvier " Toute suite luxueuse d'une chambre à coucher pour seulement par nuitée en occupation simple ou double Suites luxueuses avec cuisines complètes Service aux chambres et restaurants Piscine intérieure et centre de forme physique et de rajeunissement Réservez dès maintenant 1-800-267-3377 (613)782-2350 Facsimilé: (613) 232-6962 433 ouest, avenue Laurier, Ottawa (Ontario) KIR 7Y1 A deux pas de la colline parlementaire 4 B Le Devoir, mardi 12 janvier 1993 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Clark poste actuel.Il avait notamment en tête un réexamen du fonctionnement de l’ensemble des institutions politiques canadiennes.Dans l’entrevue qu’il a donnée en novembre à Edmonton, Joe Clark disait vouloir entreprendre de vastes consultations avec des experts pour faciliter la participation des Canadiens aux débats législatifs.Il parlait alors de ressusciter le concept des miniconférences au cours desquelles les principales facettes du dossier constitutionnel avaient été débattues l’hiver dernier.Selon le ministre, l’échec du référendum d’octobre rend urgent cet exercice.Il faut également, prône-t-il, rapprocher le gouvernement central des diverses régions du pays et examiner le rôle des médias.Sur un autre front, au moins un groupe d’autochtones, le Conseil national, réclame que Joe Clark soit officielllement mandaté comme ultime responsable des questions autochtones au sein du gouvernement canadien.«Ce dont le pays a besoin, c’est d’un ministre qui s’occupe de tous les autochtones», explique le président du conseil, Ron George, dans un communiqué.Ce qu’il y a décrit, c’est ni plus ni moins qu’un ministre-ombudsman pour les autochtones au sein du gouvernement.A la mi-décembre, Joe Clark a également entrouvert la porte à des aménagements administratifs pour satisfaire certaines des aspirations du Québec en matière de partage des pouvoirs.Dans la foulée du référendum, des ministres seniors comme Benoit Bouchard avaient pourtant catégoriquement rejeté cette approche.«Des ententes administratives par la porte d’en arrière, ça ne m’intéresse pas», affirmait ainsi le lieutenant québécois de Brian Mulroney à la mi-novembre.Quand est-ce qu’on va arrêter de dire NON une journée et de vouloir recommencer à dire à moitié OUI le lendemain?» Mais à son retour dans la capitale fédérale, Joe Clark entonnait un autre refrain.«La terre n’a pas cessé de tourner avec le référendum.Ce qui a cessé, c’est notre capacité de faire des arrangements dans un cadre constitutionnel», concluait-il sur le sens du vote négatif du 26 octobre.Comme Brian Mulroney, Joe Clark devra d’ici la fin du mois décider de la direction à donner à sa carrière.Entre-temps, il est toujours ministre des Affaires constitutionnelles.A ce titre, il mettra demain et jeudi certaines de ses nouvelles idées à exécution en participant à deux panels albertains, l’un sur les pratiques budgétaires du gouvernement fédéral et l’autre sur la Loi sur les jeunes contrevenants.?Émeutes Shreekant Bapat.Au moins 230 personnes ont trouvé la mort et plus de 700 autres ont été blessées dans des heurts entre Hindous et musulmans depuis mercredi dernier à Bombay et Ahmedabad, dans l’ouest de l’Inde, a-t-on estimé de sources médicales et proches de la police.Des bandes d’extrémistes hindous ont attaqué hier des maisons et des commerces tenus par des musulmans à Bombay.Des milliers de musulmans campent dans la gare principale de Victoria dans l’attente d’un train qui leur permettrait de quitter la région.«Rester ici signifie la mort pour nous», explique Abdul Razak, ui attend un train pour Lucknow, ans le nord du pays, où il a de la famille.Le ministre de la Défense Sha-rad Pawar a ordonné à l’armée de mettre un terme aux affrontements et a envoyé des renforts à Bombay, métropole de douze millions d’habitants.«La coupe est pleine.Je ne peux pas laisser détruire Bombay (.) J’ai ordonné à l’armée d’intervenir et de traiter sans ménagement les pillards et les incendiaires», a-t-il déclaré.La flambée de violence du weekend a entraîné la fermeture des banques, de la Bourse, des principaux marchés des matières premières et des commerces de Bombay, capitale commerciale de l’Inde.Malgré le déploiement de force dans les rues aes quartiers sensibles, les forces de l’ordre ont dû ouvrir le feu sur des émeutiers dans 24 endroits hier à Bombay.«Il y a des incidents qui relèvent de la folie.Je ne sais pas combien de temps cela durera», a déclaré le chef de la police.Quinze quartiers de la métropole ont été placés sous couvre-feu et 2800 personnes ont été arrêtées, a-t-il ajouté.La tension est très vive dans la ville depuis que des extrémistes hindous ont détruit le 6 décembre la mosquée d’Ayodhya, dans le nord de l’Inde.Cet incident avait déclenché des émeutes dans l’ensemble du pays qui avaient fait 1100 morts.Selon des observateurs, la dernière flambée de violence a été délibérément provoquée par des partis politiques hindous qui veulent contraindre le premier ministre P.V.Narasimha Rao à convoquer des élections anticipées.Mais hier, le gouvernement a obtenu que la Commission électorale repousse trois élections partielles prévues le 15 février.?Angoisses rend seul.Personne ne sait qu’il consulte le «psy».«Dans leur travail, les policiers doivent développer une carapace.Mais, au-delà, il y a un être humain.Nullement insensible aux événements qu’il vit», dit le psychologue, fort emphathique envers sa clientèle.Les problèmes de l’âme policière varient.Des simples écueils familiaux, un divorce, un enfant difficile, des problèmes directement liés au travail.«Tuer quelqu’un est l’un des cinq événements les plus stressants que peut vivre un policier», croit M.Martin.Les quatre autres éléments?La mort violente de leur partenaire de patrouille, tirer sur autrui, la perte d’un confrère par suicide et comparaître devant un comité disciplinaire.«Les policiers croient qu’ils sont du bon côté de la clôture.Ils détestent être mis en accusation», dit-il.LA METEO Accu-Weather® prévisions météorologiques^ * jusqu'à midi, te 12 janvier J, ^ y compris Ira hautes et butes if t| températures pour les villes, t Pende Beauoovpi wM_____ nueqee_____ nmyt ?G3 ^ M 00 AvereeeOege» Pluie VerqÉe» fWaéee Ne^e Bmm preeetoe HeiAepreMMt Maoed WW 9 Yellowknifo Churchll Edmonton John'* -L Winnipeg Sudbury Ottawa 28/19.Situation générale: la crête de haute pression qui a maintenu le sud du Québec sous le soleil continuera de garder son emprise, cette nuit et mardi.Il en résultera un ciel généralement dégagé pour l’ensemble des régions.Le seul changement significatif sera un réchauffement des températures qui rejoindront les normales de saison.Demain, un système dépres-sionnaire en provenance du centre des Etats-Unis aura déjà ennuagé le sud québécois Suivra par la suite de la neige et des vents vigoureux du nord-est.La bordure nord de cette neige ne dépassera pas la région de Québec, tandis que l’est restera ensoleillé.MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux.Max,: - 8 Vents de 15 à 30 Km/h en après-midi.Demain; 70 pour cent de probabilité de neige.Min : - 12.Max.: -10.Venteux QUÉBEC Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: - 11.Demain: Ennuagement.60 pour cent de probabilité de neige en après-midi.Min.: - 20.Max.: - 14.Venteux Abitibi, Témlscamingue et Réservoirs Cabonga-et- Gouin: ensoleillé le matin.Ciel variable par la suite.Max.: -13.Demain: Ennuagement graduel.Min.: - 25.Max.: -14.Pontiac et Gatineau-et-Lièvre et Laurentides: ensoleillé avec passages nuageux.Max.: - 10.Demain: Ennuagement.60 pour cent de probabilité de neige en après-midi.Min : -20.Max.: - 10.Ottawa, Hull et Cornwall; ensoleillé avec passages nuageux le matin.Ciel devenant variable en après-midi.Max.: -7.Demain: 70 pour cent de probabilité de neige.Min.: -12.Max.: - 9.Venteux.Beauce, Trois-Rivières et Drummondville: ensoleillé avec passages nuageux.Max : -11 Demain: Ennuagement.60 pour cent de probabilité de neige en après-midi.Min.: - 20.Max.: -14.Venteux, Estrie: ensoleillé avec passages nuageux le matin.Ciel devenant variable en après-midi.Max.: - 7.Demain: Neige.Min : - 16.Max.: - 9.Lac St-Jean, Saguenay, La Tuque et Réserve Faunique des Laurentides: ensoleillé avec passages nuageux.Max.: - 15.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Min.: - 26.Max.: - 18.Charlevoix et Rlvlère-du-Loup: ensoleillé avec passages nua- geux.Max.: - 12.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Min.: - 18 Max.: - 13.Rimouskl, Matapédla, Ste-Anne-des-Monts et Parc de la Gaspésie: ensoleillé avec passages nuageux.30 pour cent de probabilité d’averses de neige le long du littoral.Max.: - 12.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.30 pour cent de probabilité d’averses de neige le long du littoral.Min.: -19.Max.: -13.Gaspé et Parc Forlllon: ensoleillé avec passages nuageux.30 pour cent de probabilité d’averses de neige au nord de Gaspé.Max.: - 8.Vents de 15 à 30 km/h en après-midi.Demain ensoleillé avec passages nuageux.30 pour cent de probabilité d’averses de neige au nord de Gaspé.Min.: -19.Max : - 12.Baie Comeau et Sept-lles: Ciel variable.Max.: -14 Vents de 20 à 40 km/h.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Min.: - 27 Max.: -18.Basse Côte-Nord et Anticosti: Ciel variable Max : - 13 Vents de 20 à 40 km/h.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Froid.Min.: -24, sauf moins 18 sur rile d’Anticosti.Max.: - 17.Source: Environnement Canada 7 millions pour la recherche en informatique Claude Türcotte LE CENTRE de recherche informatique de Montréal (CRIM) a procédé hier au lancement d’une nouvelle division, appelée Centre de génie logiciel appliqué (CGLA) qui pourra consacrer 7 millions$ au cours des cinq prochaines années pour aider les entreprises à apporter des changements importants dans leurs processus de production de logiciels, afin d’augmenter la qualité et la fiabilité des produits offerts sur le marché mondial.Cet argent provient de certaines entreprises privées déjà impliquées dans le CRIM et de subventions gouvernementales, dont le premier investissement d’Innovatech Grand Montréal.Le CGLA aura comme objectif général d’augmenter la compétence des entreprises d’ici en génie logiciel jusqu’au niveau des normes internationales reconnues, de manière à assurer l’accréditation de ces clients auprès des gouvernements et des pays étrangers, ce qui leur permettra de maintenir et d’ac- croître leurs exportations.Le CGLA ne cherchera pas à faire compétition aux groupes existants dans le domaine des services conseils; son rôle sera de sensibiliser les entreprises à la nécessité de procéder à des changements, de contribuer à la formation de leur personnel et de servir d’agent catalyseur.«Le niveau de conscience doit atteindre tous les secteurs, sinon les entreprises vont se faire sortir du marché», déclarait hier M.Denis Roy, directeur du CGLA.Le domaine de l’aéronautique fut le premier grand secteur industriel à prendre conscience de l’importance de l’informatique, ce qui explique que les premières sociétés à participiez au CRIM en 1988 furent CAE Electronique, Canadair, Oerlikon Aerospace, Paramax et Spar.Actuellement, le CRIM compte une soixantaine de membres.L’intérêt pour l’informatique et la conception de logiciels hautement performants se propage de plus en plus, constate M.Roy, dans les pâtes et papiers, les transports, l’énergie, le secteur fi- nancier, etc.M.Michael Wilson, ministre de l’Industrie, des Sciences et de la Technologie, venu au lancement pour annoncer une participation fédérale de 2,8 millions$, a rappelé qu’en 1990 le total des revenus canadiens dans les technologies de l’information dépassait 40 mil-liards$ et que les exportations de ce secteur ont doublé de 1986 à 1991 pour atteindre 10 milliards$.Le ministre a fait mention de libre-échange nord-américain au marché mexicain qui atteint déjà 1,4 milliard$ et qui devrait augmenter de 30% dans les cinq prochaines années.Pour le gouvernement québécois, M.Daniel Johnson a fait part d’une subvention de 1 million$ provenant du fonds de 300 millions!^ dont dispose Innovatech Grand Montréal en vue d’investissements «porteurs d’avenir».Cet investissement est d’ailleurs le premier d’Innovatech.M.Johnson a profité de l’occasion pour laisser entendre que d’autres annonces d’investissements seront faites dans les prochains mois.M.Bernard Coupai, pdg d’Innonva-tech, a mentionné pour sa part qu’il s’attend à des investissements d’au moins 30 millions$ de la part d’In-novatech au cours des 12 prochains mois.De telles annonces devraient avoir lieu en février et en mars prochains.Par ailleurs, Mme Monique Lefebvre, pdg du CRIM, a déclaré qu’une proposition avait été faite aux universités québécoises pour mettre sur pied un programme de maîtrise professionnelle interuniversitaire en génie logiciel, un domaine où la main-d’œuvre aualifiée manque «cruellement», selon son expression.Aucune université n’a la masse critique suffisante pour offrir seule cette maîtrise et les neuf universités du Québec ont accepté de articiper au programme proposé, elon Mme Lefebvre, seulement quelques universités américaines offrent présentement une telle maîtrise, de sorte que le retard du Québec et du Canada à cet égard n’est pas considérable, bien qu’il n’y ait certainement plus de temps à perdre.Lors d’une consultation, le policier se confie, le psychologue le conseillera, lui donnera des trucs, pourra aider sa famille.Les causes des problèmes sont parfois les mêmes, les réactions des individus diffèrent, dit-il.Le psychologue est un témoin privilégié des mutations que connaît le travail policier.La réalité multiculturelle de Montréal, la violence urbaine croissante, des citoyens plus conscients de leurs droits, les policiers doivent s’y adapter.«Les policiers se sentent parfois impuissants».Brutes insensibles, montagnes de muscles, racistes, les policiers?Le psychologue connaît le sentiment que les gens — pas tous — entretiennent à l’endroit de ses clients.«Les policiers ne sont pas toujours aimés.Ils sont mal perçus.Les gens retiennent le caractère répressif de l’action des policiers.Une contravention, une arrestation.» Au fil des ans, les policiers auraient développé un sentiment d’ingratitude face aux citoyens.«Les citoyens n’engueulent pas un pompier.Un policier, ils n’hésiteront pas», explique M.Martin.En fait, M.Martin aime bien les policiers.Il les défend volontiers.Au cours des dernières années, diverses études canadiennes n’ont pas été tendres envers la santé psychologique des policiers.Selon elles, on trouverait ainsi un taux de suicide plus élevé chez les policiers que dans l’ensemble de la population.Selon M.Martin, fort d’une étude Elus récente, cela serait un mythe, asé sur des données insuffisantes.D’autres recherchent dévoileraient que les policiers tendent à battre plus souvent leur femme, ont plus souvent de problèmes d’alcoolisme, etc.Ces études marginalisent les policiers, déplore-t-il.«Toutefois, on y trouve des problèmes méthodologiques, dit-il.Il ne faut pas faire une recherche «sur» les policiers mais bien «avec» eux».De confidentiel, le programme d’aide au personnel policier gagnerait en popularité.«Bien souvent ce sont ceux qui se sont rendus en consultation qui en parlent à leurs collègues», dit Raymond Billette, trésorier de la Fraternité des policiers de la CUM.A partir de ce programme, le SP-CUM, en collaboration avec la Fraternité, songerait même à améliorer le processus de sélection des policiers.«En dégageant certaines constances dans les problèmes des policiers, on pourrait mieux préparer les jeunes recrues dans l’avenir», dit M.Billette.?Saddam de la débandade de mars 1991, viole évidemment l’esprit, sinon la lettre des nombreuses résolutions prises contre le régime irakien à la suite de la guerre du Golfe.Elle est,un gigantesque pied de nez aux États-Unis, à la France et à la Grande-Bretagne, qui ont servi la semaine dernière un ultimatum à Bagdad (sans prendre cependant la peine de se faire approuver par le Conseil de sécurité).Mais le président irakien sait pertinemment que le monde de 1993 n’est plus celui de 1990.Il mise sur la confusion et l’ambiguïté de la situation internationale ac- tuelle, aux antipodes du «monde en noir et blanc» que nous présentaient il y a trente mois les tenants de l’Alliance mondiale contre le Mal et pour le Droit, qui s’était alors déployée dans les sables d’Arabie sous commandement US.Souvenons-nous: il y avait alors une promesse — le Nouvel Ordre mondial — et une pierre de touche unique dans la définition de cet ordre — le sursaut contre l’ignominie irakienne au Koweit.Aujourd’hui, les Koweits se multi- Elient, des Somalies et des Cam-odges viennent s’y ajouter, et la belle unanimité de l’automne 1990 s’est dissoute dans le tumulte des famines et des conflits régionaux.Le «moment magique» de 1990-91 — aux résultats au demeurant bien mitigés — serait aujourd’hui bien difficile à reproduire.Deux ans après son écrasante défaite dans la «Mère de toutes les batailles», l’Irak veut profiter de ce désarroi et de cette absence de leadership international.Selon les mots de ses plus hauts officiels, Bagdad entend aujourd’hui «recouvrer sa souveraineté sur terre et dans les airs», y compris «jusqu’à l’extrême sud du territoire irakien» (sous-entendu: jusqu’au Koweit).Cette bravade verbale ne peut sans doute aller jusqu’à prétendre sérieusement reconquérir le Koweit.Mais elle vise à tester les limites du jeu actuel, à élargir toujours davantage la marge de manoeuvre de Bagdad, à desserrer l’étau de l’embargo qui frappe toujours l’Irak.Ce théâtre d’ombres militaires, ce jeu du «attrape-moi donc si tu peux», du chien qui mordille et se sauve à l’ultime moment, corres- gmd à l’infinie vanité du maître de agdad, avant même d’avoir une dimension «sérieuse» pour l’équilibre stratégique mondial.Aux yeux de sa population souvent terrorisée et à la face du monde, Saddam Hussein veut d’abord rappeler qu’il existe encore, qu’il est toujours au poste.Il veut savourer sa semi-revanche sur son vainqueur de 1991, et narguer jusqu’à la dernière minute un George Bush qui aura définitivement quitté la Maison-Blanche dans une semaine.Saddam Hussein veut aussi tester Bill Clinton.Si l’on se fie sur ses premières déclarations, ce dernier semble appuyer ses prédécesseurs dans le traitement de l’affaire irakienne.Mais qu’est-ce que cela veut dire au juste?Que Bill Clinton a aussi peu de vision que George Bush dans cette région du monde?Qu’il n’a pas plus que lui la moindre idée d’un traitement politique de la question des tyrannies régionales?Qu’il s’appuiera, comme ses prédécesseurs, une moment sur l’Iran contre l’Irak, puis le moment d’après sur l’Irak contre l’Iran, avant de faire un nouveau virage à 180 degrés, comme on a pu le constater tout au long des années 80?Certains signes laissent croire justement que le balancier tourne peut-être à nouveau, et que, vu de Washington, l’Iran pourrait bientôt redevenir la principale «source du mal» dans la région.La nouvelle radicalisation en cours à Téhéran, ainsi que la peur du vide et du morcellement qui suivrait un hypothétique après-Saddam, sont peut-être les meilleurs alliés du tyran de Bag- LE DEVOIR Renseignements.(514) 985-3333 Bureaux du l Administration.(514) 985-3333 DEVOID SONT l - ouverts VENDREDI l Avis publics.(514) 985'3344 DE9H00ÀJ6H30J Annonces C|ass^es.(514) 985-3344 Publicité.(514) 985-3399 numéro sans Irais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal .(514)985-3355 Extérieur ( sans Irais).1 -800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 2050, de Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3A3M9 Un tyran qui n’a sans doute pas fini de faire des émules, de taquiner les gâchettes occidentales et de s’en tirer toujours in extremis.?Koweit du Golfe.«Nous allons étudier cette question avec l’ONU et voir quelles actions doivent être entreprises, a-t-il dit.Il est clair au vu de ce raid au Koweit que Saddam Hussein continue» à tester les réactions des Étgts-Unis et des Nations unies.A Koweit, la mission d’observation de l’ONU Irak-Koweit (UNI-KOM), a précisé qu’environ 150 Irakiens avaient franchi la frontière koweïtienne et commencé à démonter cinq entrepots.«Ils n’ont pas le droit de faire ça.Le Conseil de sécurité a décidé que le retrait des biens irakiens ne pouvait être entrepris qu’après accord de 1UNIKOM et des Koweïtiens», a déclaré le porte-paro e de la mission, Abdellatif Kabbadj.Les Irakiens, en civil, sont entrés en milieu de matinée dans la partie koweïtienne de la zone démilitarisée séparant l’Irak de l’émirat.La force de l’UNIKOM, qui n’est pas mandatée par l’ONÜ pour recourir à la force, a assisté, impuissante, à la deuxième incursion irakienne dans la zone en moins de 24 heures.Des centaines d’ouvriers irakiens avaient déjà pénétré dimanche matin dans la zone démilitarisée et en étaient repartis avec des armes, notamment quatre missiles sol-sol Silkworm, abandonnées par les Irakiens en février 1991.L’UNIKOM a dit avoir été informée par les Irakiens qu’ils voulaient récupérer tout leur matériel abandonné côté koweitien de la zone démilitarisée d’ici le 15 janvier, date limite fixée par les Nations unies pour cette opération.Elle n’avait pas jusqu’ici donné son aval.A l’ONU, l’ambassadeur d’Irak, Nizar Hamdoune, a assuré que son pays avait été autorisé par l’ONU à retirer ses biens de la zone démilitarisée.«L’Irak coopère avec l’UNI-KOM depuis un certain temps sur un plan d’évacuation des biens irakiens de la zone démilitarisée», a-t-il dit à l’issue d’un entretien avec le président du Conseil de sécurité, le Japonais Yoshio Hatano.Les entrepôts démontés hier, qui sont situés à environ un km de l’endroit où les Irakiens ont effectué leur incursion de dimanche, n’ont toutefois pas forcément un rapport avec la guerre du Golfe, a précisé Abdellatif Kabbadj.La récupération par Bagdad de son matériel abandonné au Koweit viole la résolution du Conseil de sécurité adoptée le 3 novembre 1992 sur les armes qui se trouvent encore dans la zone démilitarisée et elle constitue une violation flagrante du territoire koweitien, a déclaré l’UNIKOM.«Environ 200 personnes, avec des moyens de transport lourds, ont franchi la frontière et emporté presque toutes les armes et les munitions, dont quatre missiles Silkworm, qui se trouvaient dans six bunkers situés du coté koweitien de la frontière», a déclaré Abdellatif Kabbadj.Leur nombre au cours de l’opération a pu atteindre un moment les 500, a-t-il déclaré par téléphone à Reuter.Plusieurs incursions de ce genre ont été rapportées ces derniers mois à la frontière entre l’Irak et l’émirat, mais celles de dimanche et lundi sont les plus spectaculaires.Elles se sont produites alors que la Maison-Blanche a annoncé que Bagdad s’était plié à l’ultimatum des Occidentaux exigeant le retrait des missiles sol-air déployés au sud du 32e parallèle.Bagdad nie officiellement avoir obtempéré.Les Alliés occidentaux de la guerre du Golfe ont décrété deux zones d’exclusion aérienne en Irak — une au nord pour protéger les Kurdes et une autre au sud pour protéger les populations chiites.Enfin, les autorités irakiennes ont réaffirmé hier leur volonté de recouvrer leur totale souveraineté sur l’ensemble de leur territoire.Lors de la visite d’une base aérienne, le ministre irakien de la Défense, Ali Hassan al-Madjid, s’est engagé à étendre «la souveraineté nationale à tout le territoire, dans les airs et dans les mers», rapportent les journaux de Bagdad.«Nous croyons en la capacité de nos combattants (.) de faire face à toutes les sortes de conspiration et d’agression militaire (.) jusqu’à ce que les Américains et les mercenaires déçus qui leur emboîtent le pas cèdent à nos justes exigences», a dit le ministre, un cousin du président Saddam Hussein.Les compagnies pharmaceutiques poussent les médecins à prescrire des médicaments coûteux OTTAWA (PC) — Les compagnies pharmaceutiques poussent souvent les médecins à prescrire de nouveaux médicaments particulièrement coûteux, alors que des produits déjà sur le marché, dont l’efficacité est comparable, se vendent beaucoup moins cher, conclut Joel Lexthin, un chercheur de Toronto, dans un article publié dans le dernier numéro du Journal de l’Association médicale canadienne.La tendance des médecins à prescrire ces nouveaux médicaments reste le principal facteur d’augmentation du coût des produits pharmaceutiques, explique M.Lexthin, un chercheur à l’hôpital de Toronto oui a réalisé une étude sur les coûts des médicaments défrayés par le gouvernement de l’Ontario.«C’est de cette façon que les compagnies pharmaceutiques gonflent leurs profits, a déclaré M.Lexthin, hier.Ils font la promotion de nouveaux médicaments et convainquent les médecins de les prescrire.» «Les consommateurs paient davantage et souvent ne sont pas mieux soignés, parce que les nouveaux médicaments ne sont paz meilleurs que les anciens.» Les médicaments génériques coûtent jusqu’à 80% moins cher que leurs équivalents brevetés.Ils contribuent à réduire les coûts de l’ensemble des médicaments remboursés par les gouvernements provinciaux, souligne M.Lexthin.En offrant de nouveaux produits dont les effets sont semblables à ceux de médicaments déjà existants, les compagnies pharmaceutiques peuvent contourner les règles du gouvernement fédéral qui régissent les prix des médicaments.Il est facile pour les médecins de se laisser influencer par la publicité portant sur certains médicaments dans des revues médicales.«Les compagnies pharmaceutiques dépensent deux fois plus en promotion de leurs produits qu’en recherche et développement», explique M.Lexthin.L’industrie pharmaceutique investit près de 300 millions$ au Canada, chaque année, en recherche et développement alors que plus de 700 millions$ sont alloués au marketing et à la promotion.L’étude de M.Lexthin est publiée au moment où le Sénat se prépare à tenir des audiences publiques en vue de l’adoption d’une loi qui prolongerait la durée du monopole deB médicaments brevetés sur le marché.Dans son étude, le chercheur de Toronto a noté de grandes différences entre les médicaments génériques et leurs équivalents brevetés.Le prix d’un médicament géné-ricjue peut être de 30% moindre que celui du breveté, a observé M.Lexthin.Et lorsqu’il y a compétition entre quatre fournisseurs d’un médicament générique et une compagnie titulaire de brevet, les prix entre les différents produits peuvent varier jusqu’à 80%.Les critiques arguent que le nouveau projet de loi gonflera les coûts des médicaments en excluant du marché plusieurs produits génériques moins dispendieux.A cela, le gouvernement réplique nue le Conseil de révision des prit) des médicaments brevetés, depuiê son établissement en 1987, a gardç les prix de ce type de médicament?sous le seuil de l’inflation.Les prix des médicaments n’on : pourtant cessé de grimper: les coût i totaux du programme de remboursement des médicaments du gou vernement ontarien ont plus quo doublé entre 1986 et 1991, passan.de 445 à 841 millions$.L’Association pharmaceutique du Canada, qui représente les cortipai-gnies de médicaments brevetés, eXr plique cette hausse par une augj-mentation de l’usage des médicaj-ments, et par les coûts de plus en plus élevés des frais de prescription! 4 ECONOMIE Le Devoir, mardi 12 janvier 1993 Les agents de bord de Nationair acceptent les recommandations du médiateur Alan B.Gold La compagnie et le syndicat pourraient se rencontrer dès cette semaine de façon informelle Gérard Bérubé .LES QUELQUE 450 agents de bord dq Nationair, en lock-out depuis 14 mois mais en négociations depuis 25 mois, ont accepté les recommandations du médiateur spécial dans une proportion de 72%.Le fossé s’élargit donc entre les deux parties, les recommandations salariales du médiateur ayant déjà été rejetées avec véhémence par Nationair.De ces 450 agents de bord, environ 200 auraient quitté leur emploi ou leur syndicat depuis le début du ;çppflit.,, Si les propositions portant sur les clauses normatives et les horaires d’équipage ont été qualifiées de compromis acceptables, les augmentations salariales proposées par Alan B.Gold sont tout simplement intolérables pour l’employeur et constituent désormais la seule pierre d’achoppement dans ce conflit.«Nous n’avons tout simplement as les moyens de payer ces ausses salariales», a lancé Daniel-'Yyes Durand, vice-président chez Nationair.Dans son rapport, déposé la semaine dernière, le médiateur spécial, Alan B.Gold, a recommandé des augmentations salariales moyennes de l’ordre de 33,7% sur trois ans pour les 450 agents de bord de Nationair en lock-out depuis le 19 novembre 1991.Selon l’ancienneté, les augmentations proposées pourraient varier entre 53,1% et 26,5%.Quant aux dernières offres de Nationair, déposées en juin dernier, elles portent sur une augmentation de 9% sur trois ans.«L’augmentation proposée par le médiateur forcerait Nationair à absorber des coûts additionnels de 4,4 millions$ sur la durée de la convention collective, devant expirer en 1995.» Nationair ne se le cache pas pour le dire.«Nous n’avons jamais atteint le seuil de rentabilité depuis trois ans.Nous prévoyons flirter avec la rentabilité cette année mais nous devons payer nos dettes», a insisté M.Durand, qui a ajouté: «il est fini le temps où l’on pouvait tout donner pour acheter la paix syndicale».Le porte-parole de l’entreprise accepte mal le fait que le médiateur — le deuxième nommé depuis le début du conflit — ait fondé ses recommandations sur l’échelle salariale pratiquée par Air Transat.«Contrairement à eux, nous ne sommes pas une entreprise pu- blique.Nous ne disposons même pas de marge de crédit.Nous ne pouvons également compter sur la présence d’un important actionnaire, en la personne du Fonds de Solidarité FTQ, un fonds qui appartient, de surcroît, au syndicat qui représente les employés d’Air Transat.» Surtout, les recommandations du médiateur sont loin de refléter le contexte dans lequel s’est embourbée toute l’industrie du transport aérien.«On congédie partout, chez Air France, chez Sabena, American, Delta, Air Canada et Canadien, alors que Nationair ne parle pas de licenciements parmi ses quelque 1300 employés.» Daniel-Yves Durand va plus loin.Les employés de Canadien viennent de concéder une réduction salariale de plus de 12% , de 14% la première année chez les pilotes Chez nous, les vice-présidents ont consenti des baisses salariales de l’ordre de 25% en 1991, les pilotes, de 17% et les agents de bord, de 10%.En 1992, les autres syndicats et les employés non-syndiqués ont accepté des gels salariaux.Nous ne pouvons ni justifier, ni absorber des augmentations d’une telle ampleur.» Le vice-président de Nationair parle de survie et de protection de 2000 emplois, directs et indirects.Richard Nolan, président de la division du transport aérien du Syndicat canadien de la fonction publique, parle, pour sa part, de recommandations «équilibrées et très réalistes dans le contexte actuel de l’industrie du transport aérien».Quant aux salaires que Nationair juge au-dessus de ses moyens, «les agents de bord n’ont pas eu d’augmentation depuis 1990.Et l’échelle proposée par le médiateur n’entre en vigueur qu’en janvier 1993, sans rétroactivité, sans compter le gel de§ échelons en 1994».A la fin de 1990, le salaire des agents de bord chez Nationair oscillait entre 16 000 et 22 000$, pour une semaine de travail de 70 heures.«La présente recommandation nous permet de nous rapprocher d’un salaire moyen décent.N’oublions pas, également, que M.Obadia, président de Nationair, s’est engagé publiquement à ne pas offrir plus bas qaAir Transat», a rappelé Richard Nolan.Chez Nationair, on se dit prêts à discuter d’ajustements raisonnables à la recommandation du médiateur Alan Gold.Un compromis est encore possible.Car même si Nationair a accepté globalement les recommandations du médiateur portant sur les clauses normatives, deux d’entre elles chatouillent l’entreprise, dont celle touchant les vacances selon l’ancienneté.Le coût additionnel de cette clause est évaluée à 1 million$, et à 3 millions$ s’il y a effet d’entrainement.«Certaines clauses normatives peuvent effectivement servir de monnaie d’échange», a reconnu Daniel-Yves Durand.La partie patronale a invité la contrepartie syndicale à une rencontre informelle en la présence du médiateur.Une telle rencontre entre les deux parties pourrait se tenir cette semaine et ce, même si la partie syndicale incite plutôt Nationair à procéder à un «réexamen sérieux des recommandations avec le juge Gold.Dès lors, nous serons prêts à rencontrer la compagnie en présence du médiateur pour négocier le protocole de retour au travail.» Daniel-Yves Durand insiste: «La balle est dans leur camp.Ce n’est pas nous mais plutôt la réalité économique, et financière de l’entreprise, qui ferment la porte.» Si nous donnons suite aux recommandations salariales du médiateur, a-t-il ajouté, nous aurions à vivre de graves problèmes au niveau de la survie.Pilon fait appel aux nouvelles dispositions de la Loi sur la faillite Les anciens propriétaires auraient forcé la chaîne de papeteries à poser ce geste Gérard Bérubé PRESSÉ par ses anciens propriétaires, la chaîne de papeteries Pilon a, fait appel aux nouvelles dispositions de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité dans le but d’accélérer sa restructuration «sans interférences excessives de l’extérieur».L’entreprise soumettra, d’ici la fin du mois, un plan de relance à ses quelque 4,00 créanciers, à qui elle doit environ 6 millions$.Jacques Solaux, directeur général de Pilon, division de Janpar Produits de bureau, a pris soin d’ajouter que les créances de 6 millions$ ne représentent pas des dettes «que rçous sommes incapables de payer».Tout au plus, a-t-il dit, «nous nous prévalons des nouvelles dispositions législatives et réglementaires en vigueur depuis le début de décembre afin de disposer de toute la liberté de manoeuvre pour mener à bien le processus de relance amorcé depuis plusieurs mois».Le recours à cette loi a été rendue nécessaire par les agissements, que l’on peut relier aux «interférences excessives de l’extérieur» mentionnées précédemment, de Can versai, propriétaire du siège social de Pilon à Laval.Canversal a commandé une comptabilisation du mobilier et de l’équipement de l’entreprise peu avant les Fêtes.Parmi les actionnaires de Canversal on retrouve les frères Pilon, qui ont vendu l’entreprise au groupe français il y a 18 mois.«Il s’agit d’un des éléments, et non le seul, qui nous a amené à poser ce geste», a précisé Jacques Solaux.L’édifice de Laval commande un loyer annuel de 3 millions$.La valeur marchande d’un tel bail serait moitié moindre.Il a été signé en 1988 et s’étend jusqu’à l’an 2008.Pilon occupe la totalité de la superficie «mais nous pourrions en utiliser beaucoup moins», soutient M.Solaux, qui a refusé d’imputer à la seule question d’une éventuelle renégociation du bail le recours à la protection de la Cour.(«Nous payons nos loyers rubis sur l’ongle», a-t-il insisté.Le propriétaire de l’immeuble se serait alors prévalu de l’une des clauses du bail, notamment celle lui permettant de percevoir certains loyers d’avance, pour effectuer une comptabilisation des éléments d’actif meublants.• «Il reste qu’au-delà de cet aspect du dossier, nous affichons des pertes d’exploitation que nous devons endiguer.La conjoncture actuelle est dominée par une érosion des marges bénéficiaires, ce qui nous force à envisager une rationalisation de notre structure de coûts.» La nouvelle loi sur la faillite et l’insolvabilité permet de gérer plus rapidement une relance.«Janpar pourra donc disposer de plusieurs semaines pour finaliser et formaliser son plan de réorganisation et de relance sans que son exploitation quotidienne en soit affectée.» Le cabinet Arthur Andersen exercera les fonctions de syndic.M.Solaux prévoit soumettre les détails du plan d’ici trois semaines.Toutes les créances en date du 22 décembre sont gelées mais les engagements contractés depuis sont respectés.Et Jacques Solaux d’ajouter: «Assuré du soutien du Groupe Lerycoqui a acquis Pilon il y a moins de deux ans , Janpar continue par ailleurs d’affirmer sa volonté d’être le leader au Canada.» Le groupe français Lyreco s’est engagé à appuyer financièrement l’entreprise, par l’intermédiaire d’une injection de capitaux, de prêts ou de cautionnement bancaire.Pilon continue à subir les contrecoups de la récession.«L’introduction de la TPS a eu pour effet d’abaisser nos prix de vente de 6%, a expliqué le directeur général.Nous devons également conjuguer avec moins d’espaces de bureaux occupées, et avec la multiplication des fermetures parmi les fabricants de mobilier de bureau, qui a effacé près de 30% de ce marché.» En fait, Pilon a subi une baisse de ses prix de vente de l’ordre de 15% en deux ans.De 100 millions $ en 1988, son chiffre d’affaires est tombé à 65 millions $ l’an dernier, pour une contraction de 35%.Pilon exploite un réseau de 30 magasins situés essentiellement au Québec, mais débordant également en Ontario et en Nouvelle-Écosse.Ce réseau de distribution, qui subit les contrecoups de la concurrence due notamment à l’arrivée des grandes surfaces, génère 30% de son chiffre d’affaires.Pilon évolue dans le créneau des PME et doit subir la concurrence de trois gros distributeurs au pays, dont Wilson et Today’s, cette dernière étant également une filiale, depuis avril dernier, du Groupe Lyreco, qui coiffe un chiffre d’affaires de 500 mil-lions$.Birks sous la protection de la cour Elle présentera un plan de réorganisation d’ici un mois Gérard Bérubé APRES AVOIR placé ses activités américaines sous la protection de la cour, l’an dernier, la plus que centenaire Henry Birks & Son a eu recours, hier, aux modalités de la nouvelle Loi sur la faillite et l’insolvabilité.Un plan de redressement sera présenté aux créanciers au cours des prochaines semaines, un plan qui prévoit une contraction de moitié de son réseau de distribution et l’arrivée d’un nouveau partenaire.Birks a poursuivi durant toute la journée hier les négociations simultanées auprès de trois investisseurs Létaux préférentiel tombe à 7 % Gérard Bérubé DEVANÇANT une baisse attendue, aujourd’hui, du taux d’escompte, les banques ont poussé plus à fond du côté de l’assouplissement du loyer de l’argent en abaissant à 7% leur taux préférentiel.Cette réduction de 25 points a été engagée par la Banque Royale, qui fut immédiatement suivie par les autres institutions bancaires.Elle a été suggérée par une remontée de près de 0,5 cents US du dollar canadien hier, en début de séance, ce qui pave la voie à une autre baisse — une septième en autant de semaines — du taux d’escompte de la Banque du Canada.Depuis trois semaines maintenant les banques prennent les devants en permettant à leur taux préférentiel de se confondre avec le taux d’escompte.Après avoir ouvert la séance à 78,46 cents US, le dollar s’est contracté quelque peu pour terminer, hier, à 78,25, en baisse de 0,28 cents US par rapport à la fermeture, vendredi.Ce comportement a permis d’accélérer le mouvement de baisse des taux d’intérêt au pays, mouvement confirmé par une remontée des cours obligataires, principalement dans l’intervalle du long terme.A très court terme, le taux de rendement sur les prêts au jour le jour est tombé à 6,75%, soit à un niveau similaire à celui sur les bons du Trésor à trois mois.Ce faisant, le taux d’escompte de la banque centrale pourrait être ramené aux alentours des 7% , comparativement à 7,27% la semaine dernière.potentiels.Un partenaire stratégique devrait être déniché incessamment et une alliance, sur le point d’être finalisée.Le contrôle de l’entreprise est en jeu et l’identité du «sauveur» devrait être connue dans les prochains jours.Plutôt avare de détails quant à l’identité de ce «chevalier blanc», Birks a préféré parler de synergie.«Les produits, les traditions, la philosophie de gestion et les valeurs qu’incarne l’investisseur stratégique sont semblables aux nôtres», a déclaré le président, Jonathan Birks.Parallèlement, Birks s’est placée sous la protection de la cour en vertu de la nouvelle Loi sur la faillite et l’insolvabilité.L’entreprise veut ainsi se donner le temps nécessaire à l’établissement d’un plan de redressement qui impliquera inévitablement la réduction de son réseau de distribution.Ce plan pourrait forcer la fermeture d’au moins 70 des 150 magasins exploités par l’entreprise.Employant 2400 personnes au début de 1991, Birks n’a pas voulu préciser le nombre d’emplois menacés.En 1991 (dernières données disponibles) Birks a subi une perte de 31 millions$, sur des ventes de 263 millions$.«La nouvelle alliance sur le point de se former, combinée à la fermeture des magasins non rentables, devraient permettre à la compagnie de survivre», a simplement déclaré Jonathan Birks.Aux prises à des parts de marché érodées et à des baux qui ne correspondent plus à la réalité économique, Birks entend revenir à ses activités traditionnelles et se concentrer sur ses magasins dits «de destination», conservant ainsi environ 80% de son chiffre d’affaires.L’entreprise n’a pu, ainsi, absorber le rachat de l’entreprise familiale, au début de 1990.Jonathan Birks a alors racheté la part de ses deux frères en mettant dans la balance le levier que représentait l’entreprise, ajoutant 100 millions$ à sa structure de dette.Avant les Fêtes, les Bijoutiers Peoples s’étaient également placés sous la protection de la nouvelle Loi sur la faillite, après avoir annoncé une perte de 15,2 millions$ au cours du premier semestre, qui s’ajoutait à la perte de 159,2 millions! subie au cours de l’exercice financier 1991-1992.Oeuvrant dans un marchés «ravagé depuis quatre ans», Peoples ne pouvait éviter la fermeture de ses 268 magasins.EN BREF Washington dit oui à KLM WASHINGTON (AP) — Le Département américain des transports a autorisé hier la compagnie américaine Northwest Airlines et la compagnie néerlandaise KLM à fusionner leurs services et à fonctionner comme une compagnie aérienne unique.Le département leur a donné l’autorisation définitive, assurant qu’elles ne violaient pas la loi antitrusts.Le département avait donné un premier accord informel le 16 novembre.Cette fusion est rendue possible par un accord «ciel ouvçrt» conclu en septembre entre les États-Unis et les Pays-Bas.Cet accord prévoit que les compagnies des deux pays auront un accès illimité au marché intérieur de l’autre pays.Priorité à la réduction du déficit US WASHINGTON (AFP) — Leon Panetta, directeur du budget désigné par le président-élu Bill Clinton, a déclaré hier que la priorité du nouveau gouvernement américain serait de réduire le déficit budgétaire, mettant au second plan les réductions d’impôts pour les classes moyennes.«La priorité numéro un est de mettre en place un plan de réduction du déficit, puis de définir un plan d’investissements et ensuite, en fonction de la situation, de se demander si nous pouvons faire davantage par une réduction des impôts», a déclaré M.Panetta lors d’une déposition devant la Commission des affaires publiques du Sénat chargée d’examiner sa nomination.Coup d’oeil boursier H -"¦1 m 1742,96 u -1,58 m 3310,18 ^ -1,59 - m ^ 3262,75 + 11,08 Ü ^ 78,25 + 0,25 m 327,50 - -1,70 Mises en chantier Nombre de mises en chantier (taux annuels dêsaisonnalisés) Décembre ’91 Décembre ’92 178 000 mises en chantier en décembre (En milliers) Fin d’année réjouissante pour la construction résidentielle d'après la Presse Canadienne APRÈS UN début d’année difficile, la construction domiciliaire au Québec a fini l’année 1992 sur une note optimiste.Les mises en chantier du mois de décembre (37 000) ont connu un saut de 27,6% par rapport au mois de novembre (29 000), sur une base annuelle corrigée des variations saisonnières, selon les dernières données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).«La reprise de l’activité de la construction résidentielle au Québec, sans le soutien des programmes, est sans doute le reflet du regain graduel de confiance des consommateurs et constitue une bouffée d’air frais pour l’industrie de la construction», note Mme Kim-Anh Lam, économiste régionale de la SCHL.Au plan national, les mises en chantier enregistraient une hausse de 3,5% pour s’établir à 178 000.Si la hausse de la construction domicilaire au Québec a été notable par rapport au mois de novembre, le niveau d’activité de décembre demeurait encore inférieur à celui de l’an passé, à la même période La région de Montréal a connu sa pire année depuis 1982.Les mises en chantier en décembre s’élèvent en effet à seulement 13 000 unités, en chiffres annuels corrigés des variations saisonnières, un niveau d’activité similaire à celui des mois précédents.Pour l’ensemble de l’année 1992, le volume total de construction se chiffre à 14 520 logements, soit une diminution de 19% sur 1991.Il s’agit d’une cinquième baisse annuelle consécutive et du plus faible niveau d’activité depuis 1982.Par comparaison, les mises en chantier de maisons unifamiliales détachées et des condominiums en appartement ont chuté respectivement de 25% et 24% l’année dernière.En raison de l’état lamentable du marché locatif, la construction de logements locatifs s’est replié de 21% en 1992, à la suite d’une baisse de 50% en 1991.Sur le plan géographique, l’île de Montréal a été le secteur le plus durement touché avec une baisse de 27% des mises en chantier totales, à près de 3300 unités.Après la pause des Fêtes, Tious avons hâte de vous revoir! Menu d'affaires 8l75$-9.75S Table d'Hôte (soir) 12.75 S - 19.75 S 9 Depuis 1862 (/ 1657, rue Sainte-Catherine Ouest Tél.: 932-6118 - Fermé le lundi Stationnement gratuit (1 h 30) garage du Faubourg (Entrée rue Guy) U C A T I O RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le 13 janvier 1993 PARUTION le 23 janvier DANS LE DEVOIR De la maternelle à l’université • Coups de barre et innovations pédagogiques.• Devant les controverses que soulève de plus en plus la qualité de l’enseignement au Québec et face aux problèmes du décrochage et des échecs scolaires, que fait le ministère pour apporter les correctifs qui s'imposent et pour encourager les innovations pédagogiques?• Qu'en pensent les enseignants, les parents et les étudiants?» Le système répondra-t-il davantage aux attentes suite aux diverses mesures anoncées comme, par exemple, l’augmentation du nombre d’heures de cours de mathématiques et de lecture obligatoire dans les cégeps?• Des questions préoccupantes auxquelles, par des analyses, des reportages et des entrevues, le cahier spécial du Devoir tentera de répondre. 6 B Le Devoir, mardi 12 janvier 1993 LES SPORTS £££?k rsm\ f PHOTO AP Montréal, l’éternelle insatisfaite Guy Robillard de la Presse Canadienne IL N’Y A SANS DOUTE qu’à Montréal qu’on voit ça: le Canadien occupe le premier rang de sa division et se retrouve troisième sur 24 au classement général, mais on n’entend que critiques et lamentations.Pis encore: même l’entraîneur doute.Jacques Demers vient en effet de déclarer qu’il se sent petit dans ses souliers et qu’il a l’impression de décevoir les partisans de son équipe: «Je sens que j’ai ma part de responsabilités dans nos insuccès», a-t-il déclaré à un quotidien montréalais, avouant même que son épouse le trouve déprimé.Insuccès?Son équipe est en tête, non?Mais Demers refuse la facilité et constate comme tout le monde que le Canadien joue mal et qu’il a encore mal joué malgré la victoire de 7-5 à Hartford.L’entraîneur, qui flottait sur un nuage quand son équipe a connu une série de 12 matchs sans défaite en octobre et novembre, commence à déchanter et dit réaliser que son sport a changé et que ce sont l’argent et l’individualisme qui priment.Le chaleureux entraîneur aux allures de chef-scout se plaint que le Canadien «ne forme pas vraiment une famille» et, de son propre aveu, il n’a pas compris pourquoi des joueurs, qu’ils vantaient encore récemment comme des modèles de bourreaux de travail, ne se soient pas défoncés par fierté quand ils ont affronté leur ancien entraîneur Pat Bums.Mais il n’est pas question de les punir par des entraînements sévères, même qu’hier l’exercice était facultatif.Les joueurs semblent beaucoup plus détendus que leur entraîneur et après le match de la veille, ils mettaient d’ailleurs l’accent sur la victoire plutôt que sur leur performance chancelante.Comme l’a rappelé Kirk Muller, qu’on ne peut certes accuser de laxisme, toutes les équipes ne connaissent-elles pas au moins une mauvaise passe en cours de saison?Et les joueurs se sont assez fait dire, même par Demers justement, que ce sont d’abord les séries éliminatoires qui comptent.Alors pourquoi critiquer actuellement?Parce que, estime l’entraîneur, l’équipe s’enligne mal pour les séries.Mais surtout, Demers vient de s’apercevoir qu’on a sans doute surestimé l’édition actuelle: Gilbert Dionne, Benoit Brunet et John,Le-Clair notamment, mais aussi Éric Desjardins, Patrick Roy, Brian Skrudland et Guy Carbonneau n’ont pas été aussi bons que prévu, tandis que Denis Savard a été ralenti par les blessures et, peut-être, l’âge.Sans compter Patrie Kjell-berg, à qui Demers avait accordé un poste régulier depuis Londres.Le Canadien peut-il aller loin dans les séries avec des trios formés de LeClair ou Brunet avec Skrudland et Ronan ou encore Ewen avec Carbonneau et Roberge?Autrement dit, si le problème en est un de personnel, c’est du côté de Serge Savard qu’il faut se tourner.Le Suisse Daniel Mahrer est capté en plein vol lors de sa descente victorieuse de la course Garmich-Parken-k ire lien, en Allemagne.Il a remporté cet événement de la Coupe du monde lundi.Football L’état du terrain n’est jamais plus important que le match IRVING, Texas (AP) — Jimmy Johnson a souvent répété à ses joueurs de ne jamais penser une semaine à l’avance.Il a sûrement péché par omission, dimanche.L’entraîneur des Cowboys de Dallas était tellement inquiet des conditions de terrain au Candlestick Park, où la finale de la Conférence nationale de la NFL sera présentée dimanche prochain, qu il a appelé San Francisco pour s’enquérir du sujet avant même la présentation du match de demi-finale entre les Eagles de Philadelphie et les Cowboys, dimanche.Dallas a éventuellement accédé à la finale en disposant de Philadelphie par la marque de 34-10.«C’est vrai, a admis Johnson.J’ai passé outre à une règle qui me tient à coeur.Mais j’étais convaincu que nous allions remporter ce match.Je voulais qu’on me mette à jour sur les conditions du terrain là-bas.A ce qu’on m’a dit, ce n’est pas très prometteur.«Nous allons peut-être devoir déverser de l’eau sur le nôtre pour le rendre plus semblable au leur.Nous voulons nous entraîner dans des conditions semblables.» Il y a 11 ans, les 49ers de San Francisco avaient disposé des Cowboys 28-27 en finale de conférence grâce à une passe de touché de dernière minute de Joe Montana à Dwight Clark.L’idée de patauger dans la boue n’inquiète cependant pas le meilleur demi à l’attaque de la NFL, Emmitt Smith, qui a inscrit un touché en plus d’amasser des gains au sol de 114 verges face aux Eagles.«Je me débrouille bien dans la boue, a-t-il précisé.J’ai eu l’occasion de disputer des rencontres dans des conditions climatiques difficiles au collégial et à l’université en Floride.» Le centre Mark Stepnoski a quant à lui précisé qu’il voyait d’un bon oeil que les officiels de la NFL soient chargés de superviser l’entretien du terrain.«Dans le match contre Washington, j’ai remarqué que les préposés au terrain réparaient les avaries de surface là où San Francisco se dirigeait et non pas derrière le jeu, a dit Stepnoski.Pour le reste, nous sommes parfaitement capables de nous débrouiller dans la gadoue.» Tous les joueurs des Cowboys caressent le rêve de jouer dans le Super Bowl.«Nous sommes à 60 minutes prêts d’une participation au plus grand match de football au monde, a déclaré le plaqueur défensif Tony Casillas.Il n’est pas question de changer d’objectif à ce moment-ci.» Les 49ers sont favoris par quatre points en prévision de cette finale de conférence qui mettra aux prises l’offensive primée du San Francisco à la défensive imperméable des Cowboys.Le quart-arrière des Cowboys Troy Aikman a déjà prouvé qu’il savait faire face à la pression des séries éliminatoires.A son premier départ en séries, il a orchestré 3uatre poussées qui ont résulté en es touchés, dont deux ont été le résultat de passes précises à ses receveurs.«Troy n’est peut-être pas spectaculaire ou démonstratif, mais il accomplit toujours le boulot qu’on lui demande, a commenté le demi inséré Jay Novacek.Il l’a d’ailleurs fait tout au long de la saison.» En début de match dimanche, Aikman a peiné quelque peu sous les conditions humides, mais il s’est ressaisi par la suite et se dit maintenant confiant de pouvoir affron-trer les intempéries du Candlestick Park.«C’était froid et humide dimanche, à Irving, mais je suis parvenu à surmonter ces inconvénients, a-t-il déclaré.Je me suis ajusté.» Aikman a complété 12 de ses 15 passes contre les Eagles et il n’a ni échappé le ballon ni été victime d’une interception, tout au long de la partie.«Je pense bien que Troy a répondu aux questions de tous les sceptiques dimanche, a commenté le receveur éloigné Michael Irvin.Il a contrôlé la partie.» Bruny Surin affrontera Ben Johnson TORONTO (PC) — À vos marques, prêts, partez! Après des jours de négociations, le sprinter montréalais Bruny Surin a accepté d’affronter Ben Johnson vendredi prochain aux «Spectator Games», une rencontre d’athlétisme en salle présentée à Hamilton.«Bruny a accepté de courir et son cachet a été ajusté en conséquence de la présence de Johnson à cette compétition», a consenti Sarto Blouin, l’agent de Surin, hier.Surin était considéré comme l’une des têtes d’affiche de la rencontre mais a menacé de se retirer lorsqu’il a appris que Johnson allait participer au 50 mètres.Le jeune Montréalais s’inquiétait de sa condition physique.Alors qu’il vient d’entamer sa saison, Johnson est déjà à l’entraînement sérieux depuis deux mois.«Je n’ai aucune objection à courir contre les têtes d’affiche en février ou en mars, a commenté Surin.Mais à ce stade-ci de mon entraînement, je dois faire attention.» L’agent de Surin a refusé de préciser les détails des négociations qui ont convaincu son protégé de revenir sur sa décision initiale.«Si nous avions su d’avance que Johnson serait de la compétition, a poursuivi Blouin, l’entraînement de Bruny aurait été modifié en conséquence.» Blouin a précisé qu’il ne doutait aucunement de la supériorité de Surin: «Mais à Hamilton, il faudra faire attention à l’Américain Jon Drummond, a-t-il dit.Dimanche, il a établi un record de piste dans le 60 mètres à Saskatoon.Il a couru la distance en 6,64 secondes.Johnson, lui, a été disqualifié après deux faux départs.» Quant à Surin, il a lui aussi établi un record de piste dimanche à Hanover (New Hampshire) en parcourant le 55 mètres en 6,17 secondes.Son plus proche poursuivant a franchi le fil d’arrivée en 6,43.LES ANNONCES CLASSEES 985-3344 EN BREF.INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat-venteéchange 160-199 Location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achat-vente-échange 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES toi H105 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30À 16H00 Pour placer, modifier ou annuler voire annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 985“3344 Télécopieur: 985"3340 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 160 H186 560___________________¦ 695 Entretien, rénovation Automobiles A BAS PRIX.Peinture, plâtre et réparations de tous genres.526-9614.569 Horticulture Pépinières TAILLE DES ARBRES et des fruitiers.C'est le temps! 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Quelqu’un.11- Conifère.— Pièce de maçonnerie dissimulant les angles d'un mur.12- Empereur.— Satellite.— Cérium.VERTICALEMENT 1- Troupe à cheval.— Platine 2- Prière — Pierre précieuse.3- Couper la corne du sabot avec la renette.— Recueil.4- Monarque.— Objet arqué.5- Hameau, — Tragédie lyrique de Quinault.6- Il fabrique du galon.— Chlore.7- Deux.— Sodium.— Edouard.— Col.8- Fabrication d'ustensiles ménagers.— À la mode.9- Donner par testament.— Sans vigueur.10- Te rendras.— Siège.11- Confession.— Ride.— Oui.12- Empester.— Trépigne.Solution d’hier i ?J 4 l 6 / « 9 to II 17 > |pjfi[c>!P.E|S[stojgj7i|/.|ei > ûPiS.' an.3 fi&.l INMSBMMrvir ¦
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