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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-01-19, Collections de BAnQ.

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SOCIETE CAHIER Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 Voyage au Temple de la bagnole PHOTO JACQUES NADEAU % K- : MIBOH 4 th Ht".A' r*çw«£,*» La cuvée 93 du Salon de l’auto de Montréal: des voitures complexes et puissantes qui contredisent les prétentions environnementales des fabricants Louis-Gilles Francoeur A-T-ON IDÉE d’ouvrir le 25e Salon de l’automobile à la mi-janvier, un matin où les moteurs turbo d’une ville entière n’arrivent plus à se dégeler malgré les savants calculs des ordinateurs de bord! Il y a de quoi compromettre la relance des ventes dans toute la région, me disais-je avec compassion, bien au chaud dans le métro qui m’amenait au Temple de la bielle et des carénages d’élite.Une deuxième déconvenue m’attendait d’ailleurs à l’entrée, dans ce qu’on pourrait appeler l’Allée des vendeurs du Temple, un endroit où on rencontre pêle-mêle des polices provinciales capables d’expliquer le système de points de démérite, un vrai fonctionnaire fédéral vantant avec convicl50tion les mérites du gaz naturel comme carburant, et des dizaines de vendeurs de cires antirouille et anti-taches, d’antibuées, d’anti-vols, de barres antiroulis et de phares antibrouillard.Le meilleur et le pire Le meilleur et le pire se voisinent.D’un côté, les étudiants en génie de McGill y exposent une voiture solaire époustouflante, faite d’aluminium, de kevlar et de Nomex, pendant que nos polytechniciens de l’Université ae Montréal et nos technologues de l’UQAM, l’autre versant de notre future élite, exhibent fièrement leurs formules 1, destinées à la prochaine course inter-universitaire, version hi-tech des boîtes à savon d’une jeunesse propulsée dans la nouvelle culture de Polyscope.On trouvait même dans cette Allée des vendeurs, au moins trois firmes qui vendent et installent des démarreurs à distance, un petit gadget qui réveille «Cocotte» dans son banc de neige pour qu’elle vous offre son haleine toute chaude de bon chien fidèle au lieu de laisser le froid vous mordre les rotules jusqu’à la moelle.«Nous en vendons moins à Montréal qu’ailleurs, m’a confié un vendeur, mais la percée commence.C’est un marché en pleine expansion.» Le bon monsieur, avec trois bagues en or, ne savait pas - et ne semblait pas vouloir savoir, tout comme ses clients émoustillés par le gadget - que le règlement sur l’assainissement de l’air dans la Communauté urbaine de Montréal interdit de laisser une voiture en marche plus de trois minutes hors de la voie publique.Le très cher aux triples anneaux recommande d’ailleurs avec le sourire entendu de l’expérience «un petit réchauffement de quinze minutes pour bien ramollir les sièges».Il ignorait, paraît-il, qu’un moteur pollue beaucoup plus quand il roule à froid, d’autant plus que le catalyseur est alors à peu près inopérant, et qu’un moteur se réchauffe, en réalité, plus vite et avec moins d’usure.en tirant la voiture.J’ai voulu tester sa foi inébranlable en lui demandant comment il réagirait si la CUM interdisait la vente de ces machins aussi polluants et anti-sociaux que des broyeurs à déchets! «J’amènerais, m’a-t-il dit, le policier qui m’arrêterait au premier Dunkin Donuts pour qu’il voit ses collègues chargés d’appliquer ce règlement laisser leur voiture en marche 20 minutes, le temps d’avaler deux ou trois beignes!» Vaincu, j’ai quitté l’Allée des vendeurs du Temple pour me remonter le moral dans la grande salle de montre avec, enfin, des mécaniques et des interlocuteurs qui prennent un peu plus au sérieux les consommateurs et l’environnement.Quand on a une bonne vieille Volvo de 12 ans et qu’on se retrouve au Jardin des merveilles, même en reportage, comment ne pas céder à la tentation de joindre l’utile à l’agréable.Et de flirter un peu sans aller jusqu’à l’infidélité.Je me mets donc en quête de ce qu’on pourrait appeler une mécanique fiable et sécuritaire, relativement simple à réparer, durable et la moins énergivore possible: comme dans la photo de la page centrale de.Protégez-vous\ Pour la carburation, devais-je découvrir, la simplicité n’est plus de mise.Je n’ai trouvé qu’un seul carburateur en levant pas moins de 25 capots.C’était une Lada.On ne voit plus que des injecteurs, des compres- seurs et des ordinateurs.Dans une Hyundai Excel, à moins de 11 000$, il n’y a que trois ordinateurs.J’ai ai compté sept sur une belle allemande.Prix moyen d’une remise à neuf d’un système de carburation?Souvent dans les trois zéros.Avec mon kit à 32$ pour refaire mon carburateur, je réalise à quel point un consommateur peut parfois torpiller la relance économique.Mon problème, c’est que je m’imagine mal à la pêche à Parent avec une panne d’alimentation.Exit la simplicité La simplicité est du passé, reconnaissent les vendeurs qui ajoutent qu’il est temps que je me mette à 1 âge des dispositifs anti-pollution et de la protection de l’environnement.Depuis 20 ans, l’appétit des voitures a diminué sensiblement.L’air est plus respirable aux coins des rue.Et le plomb, c’est pour les pêcheurs et leurs hors bord.Certes.Mais globalement, le parc automobile augmente tellement que le nombre de voitures annule l’économie réalisée par le perfectionnement de la carburation.La consommation globale de pétrole augmente d’année en année et les autos, plus légères, sont de plus en plus du type jetable plutôt que réparable.Or la fabrication de nouvelles voitures est fort énergivore, une pollution que nous ne sentons pas mais que la planète absorbe du côté de Détroit, en Europe ou au Japon.Des spécialistes estiment qu’une voiture robuste d’une tonne et demie aura glo-b a 1 e m e n t consommé moins d’énergie en 12 ans d’existence pour rouler ses 300 000 km qu’une petite voiture dite économique, légère et à injection, parce qu’il en aurait fallu trois pour faire le même kilométrage.Tous les manufacturiers parlent d’ailleurs d’environnement au 25e Salon, ce qui dénote une conversion mas- hhU IU JAGUUt5> NAUtAU Circulation dense sur la rue Sainte-Catherine.Mise en scène spectaculaire pour automobile hi tech au Salon de l’auto de Montréal.Des spécialistes estiment qu’une voiture robuste d’une tonne et demie aura globalement consommé moins d’énergie en 12 ans d’existence pour rouler ses 300 000 km qu’une petite voiture dite économique, légère et à injection, parce qu’il en aurait fallu trois pour faire le même kilométrage.sive dont les sceptiques prendront acte.Presque tous, en effet, annoncent enfin l’usage des systèmes de climatisation sans CFC, ce qui réjouira les défenseurs de la couche d’ozone.Le hic, c’est que les climatiseurs, un appareil énergivore destiné à l’élite, il y a dix ans,sont devenus aussi «standards» que la TPS.Alors 1 environnement.Les communiqués sur le retrait des CFC et l’utilisation croissante de plastiques recyclacles, étiquetés pour les démêler plus rapidement, ne mentionnent pas cependant que la course à la puissance a repris de plus belle.Une véritable escalade depuis trois ans, qui fait d’autant plus la fortune des manufacturiers que cette puissance a lancé l’industrie dans le hi-tech, dans le complexe, ce qui enchaîne les clients à l’ordinateur du manufacturier et explique que la part de la revente de pièces dans le chiffre d’affaires global grimpe plus rapidement que celle des ventes.Retour en force des V6 Les six cylindres réapparaissent en force et plusieurs quatre ont disparu des catalogues.Les trois et auatre litres deviennent la règle et l'automatique a repris la vogue d’antan.«C’est vrai, explique Richard Gauthier, le président du 25e Salon, qu’ôn assiste à une reprise véritable de la course à la puissance et que les voitures sont plus complexes que jamais.Mais les prix se stabilisent et la technique accroît la fiabilité, ce que reflètent les prix.Mais c’est ce que veulent les consommateurs nord-américains qui, une fois passé le choc pétrolier de la fin des années 70, ont redemandé aussitôt des Trans-Am qui faisaient 12 milles au gallon.» «C’est un peu comme maintenant., poursuit-il.La moyenne d’âge des voitures est passé à presque sept ans à cause de la récession.Mais si l’économie se purge efficacement et que les revenus remontent, le consommateur va recommencer à changer sa voiture à tous les 42 mois.Comme avant.Notre industrie en a besoin et c’est ce que les gens veulent.Ils sont sensibilisés à l’environnement, mais ils ne font pas le lien entre cette préoccupation et le choix d’une voiture.La voiture,-c’est encore d’abord une histoire d’amour.» C’est ainsi que j’ai pris la décision, au retour dans le métro, de rester fidèle à mon increvable.Quitte à me brouiller avec mon garagiste en 1993, qui rêve de la voir se disloquer.En Europe, les toxicomanes se liguent contre le sida LA TROISIÈME rencontre du réseau européen des groupes d’intérêts d’usagers de drogue (European Interest Group of Drug Users, EIGDU) s’est tenue en décembre à Vérone.Apparu en Hollande au début des années 80, ce mouvement a progressivement gagné toute l’Europe comme un moyen, pour les toxicomanes, de participer à la prévention du sida.Il touche depuis peu la France, où un groupe d’«auto-support des usagers de drogue» (ASUD) s’est créé au mois d’avril dernier.Né à Amsterdam avec l’apparition du premier Junkies Bond, les «syndicats d’usagers de drogue», ont, dès leur origine, mêlé la revendication d’un «droit à disposer librement de son corps», y compris en usant de substances toxiques, et un travail de prévention des risques liés à la toxicomanie.Ils ont ainsi contribué à mettre en place, aux Pays-Bas, le premier programme d’échange de seringues.Quasiment tous les pays d’Europe, depuis, ont vu surgir des groupes similaires.En Allemagne, les JES (Junkies, ex-iun-kies, substitutes) demandent aujourd’hui l’augmentation du nombre de centres de distribution de méthadone.En Grande-Bretagne, Mainliners diffuse un journal consacré aux moyens de réduire les risques liés à la prise de drogue (le safe use).Il conseille par exemple de n’utiliser que sa propre seringue, de casser l’aiguille avant de s’en débarrasser, et de ne jamais prendre de tranquillisants avant une injection pour ne pas risquer la surdose.En Italie, à Turin, les toxicomanes militants de Sidarca tiennent ouverte une ligne téléphonique et viennent en aide aux séropositifs.Les Belges auront bientôt leur propre groupe, baptisé CCLA (Citoyens comme les autres).«Tout le monde aujourd’hui a été gagné à l’idée que le meilleur moyen de faire de la prévention contre le sida, c’est de faire passer le message de l’intérieur», explique M.Abdalla Toufik, qui effectue une recherche financée par la Communauté européenne, sur les groupes d’auto-support.«Les homosexuels se sont auto-organisés.Les toxicomanes essaient de faire de même.Mais la pénalisation de la drogue rend le regroupement problématique.» La France n’a pas échappé à ce mouvement, bien que l’auto-support s’y soit développé de façon beaucoup plus tardive.Au mois d’avril dernier, sous le nom d’ASUD, une dizaine de toxicomanes ont décidé de se réunir en association.Ils se sont donné pour but de «participer à la prévention de la contamination par le VIH et de lutter contre les discriminations et la marginalisation des toxicomanes».Us ont d’ores et déjà, reçu 312 000 francs (environ 80 000 $) de l’Agence française de lutte contre le sida et diffusent gratuitement auprès des pharmaciens, dans les centres de soin et sur les lieux de trafic les deux premiers numéros de leur journal, ASUD, tiré à dix mille exemplaires.Ce groupe d’auto-support plaide pour une citoyenneté du toxicomane et pose ainsi la question de son statut: l’usager de drogue est-il un malade ou un délinquant?«Actuellement, en France, on n’accepte de parler à un toxico, de le considérer, qu’à partir du moment où il dit qu’il veut arrêter», affirme Philippe Marchenay, membre du groupe.«Nous, nous disons: «Faisons le contraire.Aidons le toxico à se réinsérer, et ensuite il pourra se détermi- ner.» Le groupe ne demande pas la légalisation de la drogue.Ses militants souhaitent une dépénalisation des produits de substitution qui permettraient, selon eux, à bon nombre de toxicomanes de se stabiliser: retrouver du travail, un logement, et finalement, «vivre» avec leur dépendance.A l’heure où l’on estime que 30% à 50% des 150 000 toxicomanes français utilisant des drogues par voie intraveineuse pourraient être séropositifs, l’émergence d’un nouvel acteur de prévention ne laisse pas indifférent, y compris du côté du ministère de la santé, qui envisage, pour le début de l’année, une rencontre avec les professionnels de santé afin de définir une ligne de conduite concernant la délivrance de produits de substitution.Le Monde O ütf) lui R Cl El' \F I Ri p, LA H E L N d RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le 22 janvier 1993 PARUTION Ie30 janvier DANS LE DEVOIR aborde 1993, sa 83e année, avec l’esprit et les moyens d’une nouvelle jeunesse.Tous le savent désormais, le journal a revu entièrement son contenu, refait sa structure financière et sa gestion, adopté une technologie de pointe, déménagé S6S pénates au coeur du centre-ville montréalais.À la fin de janvier, il proposera même une nouvelle image graphique, élégante et contemporaine, incarnation de tous ces changements qui recréent littéralement le journal.Le 30 janvier, LE DEVOIR offrira à ses lecteurs, pour marquer ce tournant, un cahier spécial en forme d’autoportrait.Il présentera ses artisans, ses méthodes de production, ses lieux, ses projets et expliquera LE DEVOIR comment une pareille ébullition respecte, nourrit et rajeunit la tradition et la vocation du quotidien fondé par Henri Bourassa, qui reste le symbole d’une presse libre, vive, indépendante.Le cahier du 30 janvier est donc un rendez-vous, que prépare toute l’équipe du journal avec sa directrice, Lise Bissonnette.Une riche histoire se perpétue.t B-2 U Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 CULTURE ET SOCIETE CINEMA CINEMA QUEBEC ASTRE: 849-3456) — Body of Evidence 7 h, 9 h, — Alive 6 h 45, 9 h 15— Scent of a Woman 8 h 10—Aladdin 6 h 30, — Bodyguard 9 h 05— Home Alone 2 6 h 45 BERRI : (849-3456) — Maman j'ai encore raté l’avion 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 25— Dracula, 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30— Une seconde chance 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Le garde du corps 1 h 40, 4 h 10, 7 h 10, 9 h 40— Les pilleurs 1 h 45,3 h 45,5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 BROSSARD : (849-3456) — Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 40— Le garde du corps 7 h, 9 h 35— Parfum de femme mar.6 h 45,9 h 45, lun.mer.jeu.8 h.CARREFOUR LAVAL : (849-3456) — Home Alone 2 7 h —Hoffa 9 h 30— Partum de femme mar.6 h 45, 9 h 45, mer.jeu.8 h — Chaplin 7 h 10, 9 h 45— Le garde du corps 7 h 15, 9 h 40— A Few Good Men 7 h, 9 h 30— Scent of a Woman mar.6 h 45, 9 h 45, lun.mer, jeu.8 h.CENTRE EATON : Mtl — Aladdin tous les jours 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— Jennifer 8 12 h 30, 3 h 15, 6 h 15, 9 h —Un monsieur distingué tous les jours 1 h 15, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15— Aladdin tous les jours 12 h 30,2 h 30,4 h 30,6 h 30,8 h 30, lun.et mer.12 h 30, 2 h 30, 4 h 30— Bodyguard tous les jours 12 h 45, 3 h 30, 6 h 20, 9 h 05— Distinguished Gentlemen tous les jours 1 h 30,4 h, 6 h 45,9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Chaplin 1 h 15, 4 h, 6 h 45,9 h 30— Dracula 1 h 30,4 h 30, 7 h 05.9 h 30— Toys 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 35, mer.jeu.2 h, 4 h 30,9 h 35 CINÉMA LANGELIER: Mtl — Le garde du corps 7 h, 9 h 30— Une seconde chance 7 h.9 h — Maman j'ai encore raté l’avion 6 h 45, 9 h— Chaplin 6 h 30, 9 h 15 — Des hommes d'honneur 6 h 45, 9 h 25— Parfum de femme 6 h 30,9 h 30 CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — La sentinelle lun.au jeu.4 h 30, 9 h 15— Maris et femmes .lun.au jeu.7 h — Léolo lun.au jeu.7 h 15 CINÉMA OMÉGA : (647-1122)— Aladdin 7 h— En toute bonne foi 9 h 30— Dracula 7 h, 9 h 30 — Un monsieur distingué 7 h 20, 9 h 30— L'amant 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA DE PARIS: (875-7295)— Matador 3 h.— Laws of Gravity 5 h — Wings of Desire 7 h — Woman on the Verge of a Nervous Breakdown 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) — Scent of a Woman mar, 6 h 45.9 h 40, lun.mer.jeu.8 h— Home Alone 2 7 h, 9h15— Hoffa 7 h, 9 h 30, mer.9 h 30— Nowhere to Run 7 h 15, 9 h 15 — A Few Good Men 7 h, 9 h 40— Chaplin mar.6 h 50, 9 h 35, lun.mer.jeu.8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) — mar Jules et Jim 18 h 35— Psycho 20 h 35 CINÉPLEX: (849-3456) — Maman j’ai encore raté l'avion 3 h 35, 7 h.9 h 30— A River Runs Through » 3 h 35.7 h, 9 h 25— The Best Intentions 4 h 30, 8 h— Gas Food Lodging 3 h 10, 5 h 20.7 h 30, 9 h 40— Home Alone 2 3 h 40, 7 h 05.9 h 35— C'est arrivé près de chez vous 3 h 10.5 h 10, 7 h 10.9 h 10— Toys 3 h 30, 7 h.9 h 30— La belle histoire 4 h 35.8 h 10— Hoffa 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Les nuits fauves 1 h 45, 4 h 30, 7 h 05, 9 h 40— Des hommes d'honneur 1 h 30, 4 h 15.7 h, 9 h 35— Le chêne 1 h 10, 3 h 30, 5 h 35, 7 h 40, 9 h 45 .mer.1 h 30, 3 h 30, 9 h 45— Malcolm X 1 h 30, 5 h, 8 h 30 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — Rashomon 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM)— Aladdin 7 h— Dracula 9 h.FAMOUS PLAYERS THE ÇRY1NG GAME ^ LOEWS 861-7437 954 Ste Catherine O.A CENTRE EATON «T™ 705 Ste-Catherine O.W C> STE-AOELE PINE • 24 rue Morjn "W 12 15 2 35-4 45-7 05-9 25 COUCHE TARD sam 11 35 12 40 3 25 6 15-9 20 Tous les sous 7 05 9 35 sam-dim 12 05-2 25 4 45-7 05-^35 vendredis 15 samedi ^ 15-10 00 dimanche a jeudi 8 00 9e MOIS! m INDOCHINE PARISIEN 480 Ste-Catherine O."W El CFP •- 0 , ” 11 PARISIEN 480 5le-Calherin« O.W CENTRE LAVAL r"-7™ 1600 Le Corbusier W C> STE-ADELE PINE - 24 rue Morin W 'S 30 4 00 6 30 9 00 Tous lessons 7 109 30 sam dim 12 20 2 30-4 50 7 109 30 COUCHE TARD sam 11 50 Tous les soirs 8 45 samedi 9 00 Vent d’Est Films et Cinéma Libre prés EST-CE AINSI QUE LES HOMMES VIVENT?un film de Guy Simoneau u an «orr en.'.étonnant et courageux' ".un lilm événement' le Devoir la Presse I un lilm simple, direct et sincère sur le malaise affectif [ de l'homme moderne' Voir r au Cinéma ONF, 496-6895 1564 St-Denis (métro Berri) mar.et mer.à 18h00, jeu.à 18h00 et 21h00, ven.à 18h00 DAUPHIN: (849-3456) — Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 30— Maman /' ai encore raté l'avion 7 h 10.9 h 25 DÉCARIE: (849-3456) —Distinguished Gentlemen 7 h 10, 9 h 25 — Aladdin 7 h, 8 h 50 DORVAL: (631-8586) — Aladdin tous les jours 7 h, 9 h.— Scent of Woman 6 h 30, 9 h 40— Home Alone 2 7 h, 9 h 25 — Forever Young 7 h 15, 9 h 30 DU PARC: (844-9470) — Leap of Faith tous les jours 7 h 10, 9 h 30— Bodyguard tous les jours 6 h 30, 9 h 10 — Distinguished Gentlemen tous les jours 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU: (521-7870) — Body 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30— Parfum de femme 12 h 30, 3 h 30.6 h 30,9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Dracula 7 h, 9 h 30— Forever Young 7 h, 9 h 25— Distinguished Gentlemen 7 h, 9 h 25— Bodyguard tous les jours 6 h 45.9 h 30 — Crying Game 7 h 05, 9 h 35— Leap of Faith 7 h 05, 9 h 35 — Aladdin 7 h 15, 9 h 15— Aladdin 7 h 15,9 h 15 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Hoffa 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 40— A Few Good Men 1 h 40, 4 h 15, 7 h.9 h 35, jeu.1 h 40, 4 h 15, 9 h 40—Lorenzo’s Oil 1 h 30.4 h 10, 7 h, 9 h 30—A Few Good Men 1 h 40.4 h 15, 7 h, 9 h 35— Home Alone 2, 1 h 25.4 h, 6 h 35.9 h 15 GREENFIELD: (671-6129) — Aladdin, tous les jours 7 h.9 h— Forever Young tous les jours 7 h 10,9 h 15— Jennifer86 h 50,9 h 15 IMAX: (496-4629) — L'homme et la bête et Les feux du Koweït fr.mar.au ven.et dim.10 h, 13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.sam.13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.version anglaise 11 h 45, 20 h 45— Les Rolling Stones at the Max ven sam.22h.30 IMPÉRIAL: (288-7102) — Body of Evidence 12 h, 2 h 10,4 h 30, 7h, 9 h 30 LAVAL: (688-7776) - Crying Game 7 h 20, 9 h 40—Aladdin 7 h.9 h.— Muppets Christmas Carol 7 h, —L'amant 9 h 10— Bodyguards h 30.9 h 10— Forever Young 7 h 20, 9 h 30—En toute bonne foi 9 h 10— Leap of Faith 7 h — Jennifer 8 6 h 50, 9 h 25— L'accompagnatrice 7 h 10, 9 h 30 — Aladdin 7 h 05, 9 h 05— Un monsieur distingué 7 h 10, 9 h 30 — Distinguished Gentlemen 7 h 20, 9 h 40— Une seconde chance 7 h 10.9 h 20 LAVAL 2000: (849-3456) — Maman j'ai encore raté l'avion 7 h 30, 9 h 45— Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 30 LOEWS: (861-7437) — Crying Game 12 h 15.2 h 35.4 h 45.7 h 05, 9 h 25 — Forever Young 12 h 10, 2 h 30,4 h 50,7 h 10,9 h 30 — Aladdin tous les jours 12 h 30, 2 h 40,5 h, 7 h 15,9 h 20— Leap of Faith 1 h 30,4 h, 6 h 30,9 h —The Lovertous les jours 12 h 10, 2 h 20, 4 h 35, 7 h, 9 h 15 PALACE: The Bodyguard tous les jours 1 h, 3 h 35, 6 h 20, 9 h.— Muppets Christmas Carol tous les jours 12 h 15, 2 h 15, 4 h 30, 6 h 30,8 h 30— Passenger 57 tous les jours 12 h 35, 3 h, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 — Distinguished Gentlemen tous les jours 12 h 20, 2n 45, 5 h 15, 7 h 45 — Distinguished Gentleman tous les jours 1 h 10, 3 h 35.6 h 05, 8 h 35 — Distinguished Gentleman 2 h, 4 h 25, 7 h, 9 h 25 PARADIS: (354-3110) — Capitaine Ron 6 h 15— Lune de miel à Vegas 6 h 15— Jeu de puissance 6 h 20— Cimetière vivant 2 8 h — Docteur Giggles 8 h 05— Hellraiser 8 h 15— Confessions perverses 9 h 50— Capitaine Ron 7 h 05— Cuirassé en péril 10 h — Héros 10 h 05 PARISIEN : (866-3856) — Indochine tous les jours 1 h.4 h 30, 8 h.— En toute bonne foi 12 h 15, 2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 20— Un coeur en hiver tous les jours 1 h 45, 4 h 15, 6 h 45, 9 h 15— L'amant 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 30— Indochine 1 h.4 h 30.8 h.— L’accompagnatrice 1 h 30, 4 h, 6 h 30,9 h — Le zèbre 1 h 10,3 h 15,5 h 20,7 h 25,9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Scent of a Woman 12 h 30.3 h 30, 6 h 30.9 h 30— Nowhere to Run 1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30— Home Alone 2 1 h 30.4 h, 7 h 15, 9 h 45, jeu, 1 h 30,4 h, 9 h 45 PLACE LONGUEUIL: (849-3456) — Maman j’ai encore raté l'avion 7 h, 9 h 25— Une seconde chance 7 h 10,9 h 30 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) — A Few Good Men 7 h, 9 h 35— Bodyguard 7 h 05— Hoffa 9 h 30— Forever Young 7 h 10, 9 h 30, lun.9 h 40— Aladdin 7 h 15, 9 h 10 — Scent of a Woman mar.6 h 50, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h.— Chaplin .mar.6 h 55, 9 h 45.lun, mer.jeu.8 h 10— Alive 7 h 05.9 h 35 RIALTO: (274-3550) — Glengarry Glen Ross 7 h 15— Johnny Stecchino 9 h 30 CINEMA LIDO: Un monsieur distingué 18 h 45,21 h 15— Maman j'ai encore raté l'avion 18 h 45— Une seconde chance 21 h 15— Des hommes d'honneur 18 h 40.21 h 15 — Body of Evidence 19 h, 21 h 15— Parfum de femme 18 h 30, 21 h 15 LE CLAP: (650-CLAP) —Malcolm X 13 h 45, 20 h 30 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — L'amant 7 h 10, 9 h 25— Aladdin 7 h 30, 9 h 40 — Maman /’ ai encore raté l’avion 6 h 45, 9 h 15— L'accompagnatrice 7 h, 9 h 15— Dracula 7 h„ 9 h 30— Le garde du corps 6 h 55, 9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)— Des hommes d'honneur 13 h, 15 h 45,19 h, 21 h 50— Un monsoeur distingué 14 h, 17 h, 19 h 40, 22 h — Dracula 12 h 15,15 h, 19 h 10, 21 h 40— Le garde du corps 13 h, 16 h 15, 19 h 20,21 h 50— Aladdin 12 h 25,14 h 25,16 h 30, 19 h, 21 h 05— Une seconde chance 12 h 30, 14 h 40, 17 h, 19 h 20, 21 h 35— Parfum de femme 12 h 15,15 h 20,18 h 45,21 h 45— Maman j’ai encore raté l'avion 13 h 30,16 h 15, 19 h 10,21 h 35 STE-FOY: (656-0592)—Jennifer B 6 h 40, 9 h 10 —Aladdin 7 h, 9 h— Un monsieur distingué 6 h 50,9 h 15 SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882) — Cari Tremblay, du 20 au 24 janv.à 22h.30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656) - Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.de 19h.30 à 24h.30, mer.jeu.de 17h.30 à 21h.30, ven.de 17h,30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle en permanence, du mer.au ven.à compter de 22h., sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste-chanteur, lun.mar.de 17h.30 à 19n.30— Le Trio de Billy Georgette, sam.de 18h.à 21h.30 — Le Trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.45à23h.45 BOÎTE À CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— Gilbert Lauzon et Alain Pelletier, du 21 au 23 janv.à 20h.— Les Deux Pierrots: Le groupe Lux et le groupe Red, les 22-23 janv.à 20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— «Célimène et le Cardinal» de Jacques Rampai, m.en s.Michèle Magny, du 27 janv, au 13 mars CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Jakob Pastorius Jazz, J.C.Cameroun, les 21-22 janv.à21h.30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorium, 255 est Ontario, Montréal (521-1002)— Les Grands Explorateurs présentent Le Mississippi de Alain De La Porte, les 20-21-22 janv., mer.20h., jeu.ven.19h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal — Les Productions Nuits d'Afrique présentent le Festival de musique et de danse du Maghrer, du 12 au 27 janv., les mar.et mer.19-20 janv.Aziza et son ballet Baladi, folklore tunisien CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481) - Jean-Claude Kamerun, basse, reçoit un pianiste, du lun.au sam.à 22h.COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT: Auditorium, 100 est de Gentilly, Longueuil (521 -1002)— Les Grands Explorateurs présentent Le Mississippi de Alain De La Porte, le 19 janv.à 20h.CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL: 100 est Notre-Dame, Montréal (873-4031)— Salle Gabriel-Cusson: Concert électroacoustique, classe de Yves Daoust, oeuvres de Settel, Normandeau, Stockhausen, Kupper, Dupras, Lamarche et Potvin, le 19 janv.à 17h.ÉGLISE UNIE DE MONT-ROYAL: 1800 boul.Graham, Montréal— L'Orchestre symphonique de Mont-Royal, solistes: Nathalie Paulin, soprano, Daniel J.Taylor, haute-contre, oeuvres de Mozart, Bach et Handel, le 25 janv.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— "Celle-là» de Daniel Danis, m.en s.Louise Laprade, du 12 janv.au 13 fév.ESPACE LA VEILLÉE: 1375 est Ontario, Montréal (526-7288)— Le Théâtre Ma Poule présente "Portrait de famille» de Denise Bo-nal, m.en s.Jean-Stéphane Roy, du 11 au 31 janv., mer.au dim.à 20h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Cabaret Théâtre avec Luc Proulx et son orchestre, du 8 janv.au 13 fév., les ven.et sam.à 24h.— Dialogues deux études théâtrales, «Corps à corps» et «Violoncelle et voix» textes et m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 19 janv.au 6 fév., mar, au sam.à 20h.30 LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— «Pour le bien de l'amère patrie» de Timberlake Wertenbaker, m.en s.Henri Chassé, du 6 au 30 janv.à 20h.30, dim.à 15h.LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658) - Snack' N Jazz, tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Papasoff et L.Soulier.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Le Théâtre Populaire du Québec présente «Les traverses du coeur» de Wendy Lilt, m.en s.Fernand Rainville, du 14 au 23 janv.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Le Théâtre Bouches Décousues présente «Un petit monstre» texte de Jasmine Dubé, m.en s.Claude Poissant, du 13 au 31 janv., les sam.et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Salle Denise-Pelletier: «Les aiguilles et l'opium» de et avec Robert Lepage, du 26 janv.au 20 fév., jeu.au sam, à 20h.Salle Fred-Barry: Le Groupe Multidisciplinaire de Montréal présente «Le nouveau monde» de Jean-Luc Denis et Élizabeth Bourget, m.en s.Jean-Luc Denis, du 6 janv.au 4 fév.à 20h,30 RESTAURANT CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent, Montréal (289-1943) - Buanassisi Chambers, les mar.et mer.à 17h.RESTO-BAR LES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188) — L'Ensemble de Dave Turner les ven.et sam.à 20h.30 THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis, Montréal (282-3900)— «Terre promise» coproduction des Deux Mondes et du Teatro Dell’Angolo, du 7 au 23 janv., mar.au sam.à 20h„ dim.à 15h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Montréal (845-7228)— Le Théâtre de la Récidive présente «Audience et vernissage» de Vaclav Havel, m.en s.Jean-Claude Côté, du 3 au 27 fév.à 20h.30 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xa-vier, Montréal (288-3161)— «Playboy of the West Indies» de Mustapha Matura, m.en s.Damir Andrei, du 5 au 31 janv.THÉÂTRE JEAN DUCEPPE: PDA.Montréal (842-2112)— «Yonkers» de Neil Simon, m.en s.Monique Duceppe, du mar.au ven.à 20h., sam.16h.30 et 21 h., dim.à 14h.30 THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— «Aux hommes de bonne volonté» de Jean-François Caron, m.en s.André Montmorency, du 25 janv.au 20 fév., mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Atelier d'accompagnement de Lorraine Prieur, oeuvres de Dompierre.Franck, Mahler, Rachmaninoff, Sandoval et folklores espagnols, le 19 janv.à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente «Les trois mousquetaires» d'après le roman d'Alexandre Dumas, m.en s.Gilbert Lepage, du 12 janv.au 6 fév., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente «La Corriveau» de Guy Cloutier, m.en s.Denise Verville, du 12 au 30 janv.THÉÂTRE DE L’ÎLE: Maison du Citoyen, Hull— «La Sagouine» d’Antonine Maillet, du 20 au 30 janv.A NOS BENEVOLES, AUX MÉDIAS ET À NOS DONATEURS.MERCI DE VOTRE M FONDATION DCS MALADIFS DU COEUR DU QUEBEC VOUS NOUS PERMETTEZ DE MIEUX LUTTER CONTRE L’ENNEMI NUMÉRO 1 et de votre générosité La télévision du mardi en un clin d'oeil J = sous-titré / codé ÊCm CBFTfR.C.) Montreal Ce soir Marilyn j Comment j ça va?Montréal P.Q.J Des fleurs sur la neige (2e/4) J Le téléjournal J Le Point / météo / sport 23h20 / Millefeuille Cinéma J (23h50) r q WCAX (CBS) ° - Burlington News News J Murphy j Brown Rescue 911 J An American Reunion: The 42nd Presidential Inaugural Gala J News Forever Knight J pTl WPTZ(NBC) Plattsburgh News News J Jeopardy! J Wheel of j Fortune! Quantum Leap J Reasonable Doubts J Dateline NBC J News The Tonight Show J «a CBMT(CBC) Montréal 17h30 / Newswatch On The Road Again j Market J Place The 5th Estate j News J Adrienne Clarkson J Presents The Big Battalions j (6e/6) Star Trek rri CFTM (TVA) ¦U Montréal Le TVA J éd.18 hres Jéopardy! Chambres en ville J La misère des riches II Le match de la vie J Ad Lib Le TVA J éd.réseau TVA Sports Loterie J Mongrain de sel rpj CFCF(CTV) Montréal Pulse J Entertain-j ment Tonight Fighting Back! Quantum Leap j Roseanne j The Jackie Thomas.J Law & Order J News J The Arsenio Hall Show J rn tvs (Télé Francophones Nord-Sud Des chiffres et des lettres Journal de TF1 Vision 5 Temps présent Frou-Frou Ashtam: Viens me.Spécial cinéma Embarquement porte 1 Journal de France 3 f17 CIVM(R.-Q) LLlJ Montréal Passe- partout Téléservice Feu vert J Le monde en mouvement j Rideau Médecine apprivoisée Téléservice (2) S?" Musique vidéo (14h) Fax: L'Infoplus Flashback VJ: Francis Bay En ligne: Dan Bigras Rock en bulle Musique vidéo 00 WVNY(ABC) Burlington News News J Star Trek: j The Next Generation Full House J Hanqirï with Mr.Cooper - Roseanne J The Jackie Thomas., j Civil Wars J News Nightline J Married.J with Children (qel Much Music 19h / Spotlight / Peter Gabriel Fax Vidéoflow Tqq ETV(PBS) °*5" Vermont The MacNeil-Lehrer j Newshour The Nightly Business.Crossroads Nova J Frontline J Americas J Cinéma: The Bells Go Down —GB 43 Avec Tommy Trinder et James Mason 35 TQS ~ °3- Montréal La guerre des clans Sonia Benezra Hockey / les Nordiques vs les Senators Courage au coeur Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra fc7 WCFE(PBS) ITN World : ° L Plattsburgh | News The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer J Newshour Nova j Frontline J A Public Voice.Governing America Eastenders Capital City Un festival entre deux descentes Thierry Boinet de 1'Associated Press AVORIAZ — Les derniers chasseurs d’autographes ont quitté Avo-riaz dimanche soir, apparemment satisfaits de leur fin de semaine.Dans la station les quelque 20 000 festivaliers se sont donc retrouvés dans une certaine intimité.Progressivement le festival va prendre son rythme de croisière: matinée de ski pour les sportifs, grasse matinée pour les couche-tard, après-midi sur les terrasses de restaurant ou dans les salles de projection.Il y en aura pour tout le monde.Seules les soirées sont communes: cocktails, réceptions, invitations, soirées privées etc.A ce rythme il faut aussi trouver le temps de visionner les films: une soixantaine en six jours.Dans le cadre de la compétition, les festivaliers ont découvert lundi: Action Mutante de l’Espagnol Alex de la Iglésia.L’action se passe en 2012 dans une société contrôlée par une riche élite.Seul grain de sable, un groupuscule s’acharne contre le système.Ce véritable commando de renégats handicapés décide d’en finir avec la société qui les a transformés en parias.Il décide de frapper un grand coup en enlevant la fille d’un richissime industriel le jour de son mariage.La rançon doit leur être remise dans l’unique bar de la planète: Axtu-rias, une terre désertique peuplée de mineurs qui n’ont pas vu une femme depuis 20 ans.Second long-métrage présenté lundi: Evil Dead III de l’américain Sam Raimi.Cette suite de l’Armée des ténèbres qui fait voyager le spectateur dans le temps se déroule en 1300.Ash, une tronçonneuse greffée sur un poignet, un fusil à l’autre main se retrouve aspiré par une spirale démopiaque.Il atterrit en plein Moyen-Age.Sa quête du livre de formules magiques qui peut le ramener dans son époque, se transforme rapidement en une croisade effarante contre l’Armée des ténèbres.Entre deux séances officielles, les festivaliers ont aussi pu découvrir Chérie, j’ai agrandi le bébé de Randal Kleiser (USA).Trois ans après avoir accidentellement rétréci ses enfants, Wayne reste toujours l’inventeur le plus incompris de la planète.Cette fois il agrandit accidentellement toujours, Adam son petit dernier âgé de deux ans.A SURVEILLER Vaccination contre le méningocoque pour les enfants de 6 mois à 20 ans, qui vivent dans les territoires de Baie d'Urfé, Beaconsfield, Kirkland, Pointe-Claire, Ste-Anne-de-Bellevue et Senneville, du 14 janv.au 26 fév.au C.L.S.C.Lac-Saint-Louis, 145 ave Cartier, Pointe-Claire, Pour rendez-vous composez le 697-4110— Le C.L.S.C.est à la recherche de bénévoles pour accompagner et aider le personnel infirmier dans certaines tâches cléricales.Tel.697-4110 poste 35 ¦ La Société Canadienne de la Croix Rouge a besoin de votre sang, vous pouvez faire un don au Centre des donneurs de sang au 2991 est Sherbrooke, du lun.au ven.de 9h.à 18h.— Collectes itinérantes le 19 janv.à l’université McGill, bâtiment du génie McConnell, 3480 rue Université, de 10h.à 17h,30— à la maison de l’éducation des adultes, gymnase, 25 chemin Chambly, de 10h.à 16h,30— Au sous-sol de l'église St-Jean-de-Matha, 6821 rue d'Aragon, Montréal, de 12h.30 à 20h,30 ¦ Dans le cadre de la Semaine internationale de I.Imprimerie, le Publicité-Club de Montréal en collaboration avec Les Artisans des arts graphiques de Montréal présente un déjeuner-causerie «L'avenir de l'imprimerie dans un monde électronique, avec Jean Neveu, président de Québécor et Rémi Marcoux président de Transcontinental GTC, le 19 janv.à l'Hôtel Méridien, grand salon, à compter de 11 h.45, Réservations au Publicité-Club de Montréal, 875-2565 ¦ La Maison de la culture La Petite Patrie vous invite à une conférence-diaporama «La Turquie des mille et une nuits», commentée par Marc Laberge, le 19 janv.à 19h.30 au 6707 De Lorimier, Mtl.Rens.: 872-1730 ¦ L’Association des femmes d'affaires du Québec vous invite le 19 janv.de 18h.à 20h.à la Galerie Michel Tétreault Art International, au 55 rue Prince à Montréal.Réservations: 273-4459 ¦ Inscriptions aux activités du Service des activités culturelles de l'université de Montréal, du 18 au 22 janv.de 9h.30 à 20h., au Pavillon J.A.DeSève, 2332 boul.Édouard-Mont petit, 2e étage, salles C-2521 et C-2524.Rens.: 343-6524 ¦ Lévesque Beaubien Geoffrion organise un séminaire d'information «Comment atteindre vos objectifs financiers» les 19-20 janv.à 19h.Réservations: 629-3111 Le Centre Elgar de l’île des Soeurs vous invite à une conférence de Jean-Claude Plàn-chard, historien, le 19 janv, à 19h.30, thème: Florence et le monde visible.Rens.: 765-7170 ¦ Anthropos vous invite à découvrir la Sagesse des Civilisations, avec une conférence audio-visuelle de Maurice Rhéaume, intitulée Les sept cavernes de la psychologie des profondeurs, le 19 janv.à 19h.30, au 6377 rue St-Hu-bert, Montréal.Rens.: 277-1378 ¦ Le Centre sportif Claude Robillard, situé au 1000 Émile-Journault, à Montréal, vous offre une série de cours que vous pouvez pratiquer en famille: jeux aquatiques, parenfant sage, mini-steps, workout, des pieds et des mains, l’inscription est en cours, nous offrons également des cours de réanimation cardiorespiratoire, pour plus de rens.communiquez avec le Centre au 872-6911 ¦ Le Centre de recherche en épidemiologie étudie actuellement sur la sclérose en plaques et les habitudes de vie, la nutrition et les antécédents infectieux, les personnes souffrant de cette maladie, dont le diagnostic a été posé depuis janv.91 sont priées de communiquer avec Marie-Claire Goulet de l'Hôtel-Dieu de Montréal au 843-2611 poste 4622.Cette étude est dirigée par le Dr Ghadirian, le Dr Morisset et le Dr Slobodan.Votre participation est essentielle à cette étude.¦ La Fondation des maladies du coeur du Québec a un urgent besoin de bénévoles pour préparer l’envoi postal annuel en vue de la campagne 1993, si vous disposez d'une matinée, d'un après-midi ou d'une journée entière par semaine, inscrivez-vous auprès de Tracey Abbey Taylor au 871 -1551.¦ Loisir Littéraire du Québec annonce ses ateliers de janv.et fév.sous les thèmes: Récit de vie, Formation d'animateurs, Vivre de l'écriture, Paroles sur mesure, Calligraphie, Lecture expressive, Prose et poésie, ces ateliers ont lieu au Stade Olympique et Pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM.Inscr.et Rens.: 252-3033 ¦ L'Orchestre national des jeunes du Canada annonce la date limite d’inscription qui sera du 18 au 22 janv.en vue de la session d'été 1993.Les candidatures seront acceptées jusqu'au début de la date mentionnée pour les auditions.Les musiciens intéressés doivent communiquer avec le bureau de L'ONJ au 1032 Bathurst, Toronto M5R 3G7.Téléphone: (416) 532-4470 Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MAROC IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT MOT PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C P 98,5, LONGUEUIL J4H3Z3 CODE POSTAI If I fPHONE COUPON OHI0INAI OBtlGATOIW PHOTOCOPIE REFUSÉE (1UESTI0N 0 HABILETÉ A COMPLÉTER 90 t 8,5 = LE DEVOIR À CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 *¦««• > i Iranian* ) 4M Xn» THEATRE/ chronique •Aix* ¦r' iVc au Wd«»mbi* nt la retraite TI-wmtvm ftcvnhjrd >» »X|»ii«a tmrnHm PHOTO JACQUES NADEAU Alexandre Hausvater, metteur en scène et directeur artistique des Productions L’Archipel.Alexandre Hausvater remporte un prix de mise en scène en Roumanie Robert Lévesque LE 11 JANVIER dernier, à Bucarest, le metteur en scène montréalais Alexandre Hausvater a reçu le prix de la meilleure mise en scène présentée en Roumanie, pour une adaptation de la pièce de Fernando Arrabal, (Des menottes aux fleurs, qu’il a signé et dirigé en décembre 1991 au Théâtre de l’Odéon dans la capitale roumaine.Etabli au Québec depuis vingt ans, où il a réalisé des dizaines de mises en scène au théâtre, dont le tout récent et acclamé Avant la retraite de Thomas Bemhard au Café de la Place, Alexandre Hausvater est né en Roumanie dans les années 50 et a quitté son pays au début des années 60.De 1884 à 1987, il a été le directeur artistique de la Quinzaine internationale de théâtre de Qqébec.A l’hiver 1991, lorsqu’il est allé à Bucarest pour créer cette adaptation de la pièce d’Arrabal, à l’invitation du directeur de l’Odéon, c’était la première fois qu’Hausvater travaillait dans un théâtre roumain depuis son départ au début des années 60.La chute du régime Ceaucescu, en décembre 1989, a changé beaucoup de choses dans la pratique théâtrale à Bucarest et plusieurs gens de théâtre, qui avaient choisi Pexil, y sont revenus travailler.Cette production de Des menottes aux fleurs a remporté un grand succès à Bucarest où elle est encore à l’affiche, à guichets fermés me dit-on.Elle a aussi obtenu des échos dans la presse française.Hausvater a adapté la pièce d’Arrabal à la condition de la Roumanie sous Ceaucescu.Son spectacle est aussi en nomination dans un concours européen où l’on devrait choisir les meilleures mises en scène de l’année.En 1993, Alaxandre Hausvater travaillera à nouveau au Théâtre de l’Odéon de Bucarest où il signera, en juin prochain, une mise en scène d’un spectacle qu’il va établir à partir d’une nouvelle de Mircea Eliade.Ce spectacle aura pour titre Chez les gitans, et devrait être présenté à Paris en 1994.Quant à ses projets montréalais, Alexandre Hausvater prépare une adaptation de la célèbre pièce inachevée de George Büchner, Woy-zeck, qui sera présentée à la Chapelle historique du Bon Pasteur à compter du 21 septembre 1993.Ce Büchner/Hausvater est une production de l’Archipel, la compagnie du metteur en scène.Godot sur la route.POUR LA PREMIERE FOIS depuis 13 ans le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) prend la route.C’est une rareté à signaler.Dans les années 50 le TNM avait à maintes reprises visité certaines villes du Québec, et l’un de mes beaux souvenirs est d’avoir vu Les trois farces de Molière avec Hoffmann, au Séminaire de Rimouski.Mais depuis le début des années 70, sauf pour l’expérience éphémère des «Jeunes comédiens» du TNM qui firent un peu de tournée canadienne avec un Quichotte mis en scène par Jean-Pierre Ronfard, le TNM est devenu une compagnie fixe, qui ne joue que dans sa salle montréalaise, sauf à l’occasion pour un saut au centre national des arts d’Ottawa.C’est donc, pour les amateurs de théâtre en province, une occasion à ne pas manquer de voir à l’oeuvre le TNM, et en particulier le TNM dans l’une de ses plus belles productions des récentes années, le Godot de Beckett dirigé par André Brassard, joué par un superbe quatuor de comédiens, Rémy Girard, Normand Chouinard, Jean-Louis Millette et Alexis Martin.La tournée débute à Ottawa ce jeudi le 21 janvier (8 représentations au Centre national des arts), et se poursuivra à Sainte-Foy (les 2,3 et 4 février, salle Albert-Rousseau), à Rimouski le 5 février à la salle Georges-Beaulieu, cette même salle où je découvris le TNM en 1957, puis à Shawinigan le 7 février, à Sherbrooke le 9, à Granby le 12, à Valleyfield le 13, à Longueuil le 19, à Sainte-Thérèse le 20, à Chicoutimi le 26, et à Baie-Comeau le 27.Une soirée Dubé.JEUDI SOIR, 21 février, lors de la première de presse de Les beaux dimanches de Marcel Dubé au Théâtre du Nouveau Monde, la direction du TNM organise une fête en l’honneur de l’auteur.La représentation aura lieu exceptionnellement à 19 heures, et à l’issue du spectacle toutes les générations de comédiens qui ont joué Dubé seront là, pour une réception dans le hall, en particulier ceux qui créèrent Les beaux dimanches en 1965 dans cette même salle qui s’appelait alors la Comédie-canadienne.De cette distribution d’il y a 28 ans, trois des onze interprètes de la pièce sont décédés, Denise Pelletier, Pierre Boucher et Jean Duceppe.Les autres seront là jeudi, Janine Sutto, Michelle Rossignol, Claude Préfontaine, Andrée Lachapelle, Roger Garceau, Maijolaine Hébert, Yves Létoumeau, et Richard Martin qui jouait le fils de 22 ans d’un des couples de la pièce et qui, en 1974, allait transposer la pièce au cinéma.C’est Louis-Georges Carrier, dans un décor de Jean-Claude Rinfret, ui avait mis en scène la création es Beaux dimanches.Le rôle que créa Duceppe sera tenu cette fois-ci par Gilbert Sicotte, celui créé par Janine Sutto sera défendu par Marie Tifo.Guy Nadon, prenant le relais dYves Létoumeau, jouera le rôle d’Olivier qui comprend une longue échappée politique qui avait secoué les salles de 1965.On lira samedi dans LE DEVOIR une entrevue avec le comédien Gilbert Sicotte, et un texte sur la pièce de Marcel Dubé.NOS CHOIX TÉLÉ Quand un évadé récidive The Fifth Estate nous parle du cas de Philippe Clément, qui s’est évadé de prison et a commis divers actes d’agressions sexuelles.(CBC, 20 h) ?Greenpeace a 20 ans Après 20 ans, le moment des bilans est venu.Le match de la vie trace le portrait de l’organisation internationale, aujourd’hui devenue une grosse machine.(TVA, 21 h) ?Et vive le nouveau président Bill Clinton ne fait pas les choses à moitié.De Landover, au Maryland, il se paie un somptueux gala d’entrée en fonction, avec une brochette d’invités incluant Barbara Streisand, Elton John, Aretha Franklin, Judy Collins, Fleetwood Mac, Bill Cosbie, Herbie Hancock, Wynton Marsalis.(CBS, 21 h) ?L’art et l’argent Marie-Christine Trottier nous parle de la collection d’oeuvres d’art de la Banque Nationale dont une partie est présentement exposée à la galerie de l’UQAM.Aussi, la pièce Les Beaux Dimanches, qui prend l’affiche prochainement au TNM, et la seconde partie d’un document sur Bergman.Radio-Québec, 21 h Paule des Rivières SRC abandonnera-t-elle René Lévesque?Paule des Rivières RADIO-CANADA et Télé-Métropole travaillent toutes deux sur des projets de série sur René Lévesque.Mais il y g de l’eau dans le gaz à la Société d’Etat qui n’est maintenent plus sûre de rien.Selon nos informations, Radio-Canada, qui envisage un docu-dra-ma dans le genre de la série Duplessis, merveilleusement incarné par Jean Lapointe à l’époque, éprouve des difficultés avec son scénario.L’écriture s’avère plus ardue que Erévue, l’homme difficile à cerner.es choses ne seraient pas si graves si Radio-Canada était seule dans la course mais elle est talonnée par Télé-Métropole.Et comme il est fort légitime de penser que Téléfilm Canada, organisme de soutien à la télévision sans lequel il est impossible de réaliser des séries d’envergure, ne distribuera ses largesses qu’à un seul produc- PHOTO PC ' ît o René Lévesque, au moment où il annonçait la tenue d’élections complémentaires après la démission de quatre députés péquistes, en 1985.teur, Radio-Canada se demande si elle peut reprendre le dessus.Le producteur de Télé-Métropole, Clauae Héroux, file de son côté à belle allure.Dès le départ, le producteur décidait que son livre de chevet serait le livre des mémoires de René Lévesque lui-même, Attendez que je me rappelle, paru en octobre 1986.M.Héroux a rapidement obtenu la collaboration de Mme Corinne Côté-Lévesque dont les suggestions seront d’autant plus précieuses que la série, qui fera huit heures, mettra l’accent sur la vie privée de l’ex-premier ministre québécois.Or, en dépit de sa cordialité et de sa chaleur, M.Lévesque est demeuré toute sa vie d’une pudeur exemplaire.Télé-Métropole espère présenter la série à l’hiver 1994.Le comédien qui jouera René Lévesque est déjà choisi mais M.Héroux ne veut pas dévoiler son nom avant que Téléfilm ne fasse connaître sa décision quant au financement.La série s’ouvrira sur l’enfance de M.Lévesque et retracera ensuite les grandes étapes de sa vie, incluant son expérience de correspondant de guerre.Mais toujours l’accent sera mis sur la vie privée de l’homme, ses réactions aux principaux événements qui ont marqué son parcours.«Nous ne voulions pas nous limiter à l’homme public, déclarait M.Héroux hier.Nous commençons avec un René Lévesque, qui a sept, huit ans, pour entrer graduellement dans les étapes importantes de sa vie».Sauf pour le René Lévesque du premier épisode, qui sera trop jeune, le comédien incarnera par la suite tous les âges de l’ex-premier ministre.Radio-Canada peut se rabattre sur sa série sur Pierre Trudeau, qui est presque terminée et doit être présentée cette année.Les deux projets ne sauraient toutefois être comparés, la série de trois heures sur Trudeau étant en grande partie constituée d’entretiens avec l’ex-pre-mier ministre canadien.THÉÂTRE La gaucherie triomphe parfois de la sensiblerie.Les traverses du coeur Une pièce de Wendy Lill, dans une traduction de Guy Beausoleil.Mise en scène de Fernand Rainville.Décor de Mario Bouchard.Costumes de Mérédith Caron.Éclairages de Stéphane Mongeau.Musique de Pierre Moreau.Avec Murielle Dutil (Katherine), Diane Lavallée (Claire), Julie Vincent (Kate), Jacques L'Heureux (Allan) et Louison Danis (Helen).Une production du Théâtre populaire du Québec (TPQ), à la Maison de la culture Frontenac jusqu’au 23 janvier, et en tournée au Québec du 29 janvier au 14 mars.Robert Lévesque COMME une portraitiste minutieuse et dévouée, la Canadienne Wendy Lill envisage ses pièces de théâtre comme autant de tableaux de femmes.Elle brosse de ses modèles, qu’elle prend dans la vie réelle, des images légèrement magnifiées, dans les luttes comme dans les malheurs que ces femmes traversent le coeur lourd mais la tête relevée.Ce sont des îcones que fabrique Wendy Lill, en somme, car il y a quelque chose de tout à fait religieux dans l’exécution de ces dévotionnels portraits de femmes.Après les effigies théâtrales d’une suffragette du début du siècle au Manitoba dans The Fighting Days, de religieuses ,chez les autochtones en Nouvelle-Écosse dans Sisters, d’une infirmière chez les Inuit dans The Occupation of Heather Rose, Wendy Lill est passée en 1988, avec Passage of the heart traduit par Guy Beausoleil sous le titre de Les traverses du coeur, au portrait peut-être moins social mais tout autant appliqué d’une figure ambigüe de l’univers littéraire canadien-an-glais, Elizabeth Smart.Une femme sans cause ni vocation, qui fut une grande amoureuse déçue, séduite et abandonnée par un poète anglais, Georges Barker, et qui devint une mère célibataire et récrivain d’un seul livre que sa famille d’Ottawa fit interdire; une femme qui avait quitté son milieu familial riche, bohème PHOTO ROBERT ETCHEVERY Jacques L’Heureux, Julie Vincent, Murielle Dutil et Diane Lavallée dans une scène de Les traverses du coeur au Théâtre populaire du Québec.}*—r solitaire, jardinière, buveuse de vin de groseilles, grand coeur et probablement malgré tout heureuse.et qui mourut en Angleterre en 1986.C’est un théâtre bien mince qui ressort de tout ce respect descriptif, de cette hagiographie doucereuse d’Elizabeth Smart; c’est le boulevard des bons sentiments qu’emprunte Wendy Lill, et c’est presque du roman Harlequin avec passages noirs qu’elle porte à la scène.Et c’est bien lourd, évidemment, farci des meilleures intentions du monde, arrosé de compassion, piqué de grands sentiments, bref une dinde de réveillon qui vous choque un estomac.ou vous endort.C’est difficile de comprendre pour- quoi une compagnie de théâtre québécoise s’intéresse aujourd’hui à ce type très particulier et fort dépassé du théâtre canadien-anglais.Judith Thompson, Brad Fraser, un théâtre dérangeant, actuel, on comprend; mais les mélodrames socio-amoureux de Wendy Lill?Le portrait de famille que dépeint Wendy Lill relève de la facture simpliste de ces vies de saint où l’entourage (ici la mère autoritaire de Katherine, et la fille révoltée de Katherine) n’est utilisé et mis en scène que pour faire ressortir la force tranquille, la grandeur fragile de la figure centrale.Dans la mise en scène de Fernand Rainville où cela nous est servi, la maladresse, au surplus, semble avoir été la règle de conduite.Tout est joué comme grossi, souligné là où il fallait alléger.Les tons et niveaux de jeu diffèrent selon les comédiens, c’est criard et cabotin avec Diane Lavallée, empesé et faux avec Jacques L’Heureux, fébrile et emporté avec Julie Vincent, poussif et sans force avec Murielle Dutil qui défend péniblement le rôle central.Aucune musique ne ressort (si ce n’est la trame musicale criarde et détestable de Pierre Moreau) d’un travail qui aurait été organisé, dosé, précis, et il apparait évident qu’il n’y a tout simplement pas de véritable «mise en scène» dans cette production où la gaucherie triomphe de la sensiblerie.La légende de Jimmy part en tournée Nanette Workman est la seule survivante de la distribution originale PHOTO ARCHIVES La distribution parisienne lors de la création de 1m Légende de Jimmy.QUEBEC (PC) — Chanter pour Nanette Workman, c’est toute sa vie.«Du rock ou de l’opéra, ça m’est égal, c’est de l'entertainment, affir-me-t-elle lors d’une interview.Je chante, je fais tout ce qui me plaît et tout ce que Luc Plamondon fait me plaît.» «Luc est un des rares qui sache écrire des chansons rock en français.Sa langue est poétique et facile à chanter.Je suis prête à travailler avec lui n’importe quand et j’espère bien qu’il va m’écrire quelques chansons pour mon prochain disque», confesse en riant celle pour qui l’auteur avait écrit, en 1982, les chansons du disque Chaude.Toujours dans le décor musical, la chanteuse est à écrire les musiques pour un disque qu’elle souhaite sortir à l’automne, ou au printemps suivant.Avec Fiori «J’ai toujours été présente grâce aux bars, aux spectacles et à Luc.Mon dernier album n’a pas tourné beaucoup.Il faut dire que c’était pas du tout commercial.Au moment d’écrire les textes avec Serge Fiori, j’étais enceinte et très heureuse, émotive et aussi très sensible.Je l’ai fait comme je le sentais, mais le prochain va être complètement différent.Ce n’est pas de vendre des disques qui est important.Si je voulais faire de l’argent, je ferais autre chose, lance-t-elle spontanément.Maintenant, mon fils Jessie a cinq ans.C’est le plus beau, le plus fin.Il va à la maternelle.» Nanette pourrait bien chanter en spectacle, l’été prochain, avec les Olds Friends, groupe qu’elle vient de former avec son frère.«On mélange toutes sortes d’affaires, des tounes à moi, des chansons du groupe et aussi du répertoire anglophone, des chansons des Rolling Stones, Bonnie Raitt que j’aime beaucoup, Z Z Top etc.» Par ailleurs La légende de Jimmy, l’opéra rock de Plamondon et de Michel Berger débute à Québec et devrait aussi y terminer sa course, aucune autre représentation n’est prévue.Version réduite Cependant Luc Plamondon envisage une version réduite, moins coûteuse, pour pouvoir présenter cet opéra rock en tournée au Québec.L’interprète de la diva, ce personnage tutélaire de James Dean, trouve «dommage qu’un si beau spectacle s’arrête là, comme ça.Les gens qui font un spectacle qu’ils aiment voudraient qu’il dure plus longtemps.Mais monter un show comme celui-là coûte très cher et ce n’est pas évident, les producteurs ont peur de s’embarquer, pour tourner en province.Il a fallu un an et demi de négociations avec la Place des Arts pour le monter au Québec.Luc va commencer à travailler une version réduite, pour la tournée.Jérôme Savary, metteur en scène, est tout à fait d’accord», confie Nanette.Tous pour un, un pour tous Seule chanteuse de la version originale, Nanette ne tarit pas d’éloges pour ses nouveaux partenaires de scène.«Presque tout est pareil comme à Paris, les décors, les éclairages, les talents aussi.Mais ce qui est différent, c’est que là, je ne fais pas juste jouer sur scène avec d’autres chanteurs, nous sommes vraiment devenus des amis.Luce (Dufault), j’avais travaillé avec elle l’été dernier, c’est une fille super.Yves Jacques adore chanter, il est fin, on s’aime beaucoup.Bruno Pelletier est merveilleux, un vrai artiste, il ne fait pas semblant.Il est très polyvalent, très souple.C’est un petit gars de Québec d’ailleurs, comme Yves et comme Luc.C’est presque des retrouvailles.J’ai déjà failli déménager à Québec, quand j’étais avec Pa-gliaro, mais on a réalisé que la business se fait à Montréal.Québec, c’est la plus belle ville au Québec.Moi je viendrais vivre ici juste pour les restaurants», ajoute la chanteuse, qui vit au Québec depuis maintenant 27 ans.» En fait La légende de Jimmy, même si elle révèle des éléments méconnus, ne s’inspire pas tellement de la vie de l’acteur James Dean, mais plutôt du mythe qu’il est devenu après sa mort.Dean, on le sait, s’est tué à 24 ans au volant de sa Porsche, le 30 septembre 1955 près de Salinas, en Californie, avant même la sortie de deux des trois seuls films dans les-quçls il a tourné.A Paris, La légende a tenu l’affiche six mois, au théâtre Mogador, avant d’être interrompue par la Querre du Golfe, à l’hiver de 1991.A Montréal, il y a eu une vingtaine de représentations l’automne dernier. B-4 ¦ Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 I \W.le telethon de la paralysie cérébrale POUR MIEUvVIVRE NOS DIFFERENCES LES G ET 7 FÉVRIER 1 993 DE 21 HEURES À 21 HEURES ASSOCIATION DE PARALYSIE CEREBRALE DU QUÉBEC INC.CULTURE ET SOCIETE ’un crypto-punk de l’après-guerre V A l’époque de la création, en 1948, les gens comme Tit-Coq étaient des bâtards ou, plus joliment, des enfants de l’amour.Tlt-Coq Texte de Gratien Gélinas, mise en scène de Ginette Guay.Avec Richard Aubé, Véronique Aubut, Jean-Jacqui Boutet, Simone Chartrand, Johanne Émond, Raymonde Gagné, Gaston Hubert, André Lachance, Martine Ouellet et Jules Philip.Théâtre La Bordée, 1143, rue Saint-Jean, jusqu'au 6 février.Sylvie Moisan QUÉBEC — Si l’on réécrivait cette pièce aujourd’hui, on ferait sans doute de Tit-Coq un de ces jeunes qui ont connu une vingtaine de foyers d’accueil en autant d’années.Sûrement «décrocheur», voire fugueur, il serait peut-être issu d’une famille monoparentale dont la mère est polytoxicomane.Pour tenter de recréer un univers englobant, vaguement familial, et pour combler son besoin d’appartenance, au lieu d’entrer dans l’armée comme le Tit-Coq de la pièce, il ferait peut-être partie d’une «gagne».Il serait peut-être même punk ou, pourquoi pas, Skin Head?Car c’est bien en cela que réside l’essentiel du propos de cette pièce, créée en 1948 : l’abandon et le manque d’amour, subis dès la naissance comme un opprobre, laissent des traces indélébiles dans le coeur de ceux qui en sont victimes.C’est ce qui explique la révolte de Tit-Coq.Et c’est parce que Ginette Guay, la metteur en scène, a su garder intact cet aspect des choses et nous en redonner à voir toute la profondeur, que la pièce conserve, malgré la dis- tance temporelle, son actualité.Tit-Coq est né à la crèche de parents inconnus, et fut élevé à l’orphelinat, chez les Soeurs Grises.Les gens comme lui, on les appelait des bâtards ou, plus joliment, des enfants de l’amour.Invité dans la famille de son ami Jean-Paul pour y passer le temps des fêtes, il tombe amoureux de sa jolie petite soeur, Marie-Ange.Il y découvre aussi, pour la première fois, les joies de la vie en famille.Désormais son avenir est tracé: il épousera Marie-Ange et héritera du même coup de toute une famille aimante.Mais à son retour de la guerre il apprend que l’infidèle Marie-Ange a marié un bon parti.Adieu veau, vache, cochon, couvée! En perdant sa belle, c’est toute une famille qu’il perd.S’il renonce à s’enfuir avec elle, qui est prête à abandonner son mari pour lui, c’est parce que la famille de Marie-Ange ne saurait accueillir en son sein le responsable de sa déchéance.Mais aussi, mais surtout, parce que les enfants qu’il aurait avec elle ne Eouïraient être, comme lui, que des âtards.Une des grandes richessees de la pièce de Gratien Gélinas réside dans la vivacité d’esprit qui l’anime tout entière et qui nous est retransmise ici avec aisance et brio par les comédiens.Certaines répliques sont d’un humour mordant.Jules Philip nous rend admirablement bien le tempérament fougueux de Tit-Coq auquel le personnage doit son surnom.Il nous donne à voir avec virtuosité ce côté rebelle de Tit-Coq mais nous révèle aussi avec beaucoup de finesse la vulnérabilité, souvent escamotée par son bagout.Simone Chartrand réussit quant à elle le tour de force de donner à Marie-Ange, un personnage de prime abord plutôt inconsistant, une intensité et une réalité tangibles.Elle est charmante dans son rôle de jeune fille «toute neuve» et pathétique lorsque qu’elle prend conscience qu’elle a gâché sa vie par frivolité.La tante Clara, jouée par Martine Ouellet, est une «vieille fille» bigote et acrimonieuse, juste assez caricaturale pour nous faire rire sans détonner dans l’ensemble.Elle nous livre un monologue tout à fait hilarant sur les joies et les peines de la vie d’une vieille fille.En laissant toute la place dans cette scène à la tante Clara, la metteur en scène a su l’utiliser efficacement, car par sa drôlerie elle détend le ressort dramatique au bon moment, tout en insistant sur la menace terrible 3u’était le célibat pour les filles ’alors.André Lachance, dans le rôle du père de Marie-Ange, est stupéfiant de naturel.Un vrai «mononcle» ou plutôt un vrai papa gâteau.Jovial et chaleureux, lorsqu’il reçoit ses enfants pour Noël à la maison familiale, il est si vrai que l’on serait tenté de chercher dans l’atmosphère l’odeur de la dinde qui rôtit.Il faut dire que décors et costumes, très réussis, contribuent largement à créer cet effet de réel, sans torp insister.Jean-Jacqui Boutet nous donne quant à lui un Padre bien falot.Son timbre de voix est monocorde et son jeu à l’avenant.Quant à Gaston Hubert dans le rôle de Jean-Paul; il grimace et se tortille sur la scène tel un pantin désarticulé, sans que rien pourtant ne justifie un tel débord-ment de contorsions.Son jeu est à ce point isupportable que son arrivée sur scène produit un vague malaise.La grande réussite de cette production est d’avoir su retenir, pour nous les restituer, toutes les forces vives du texte, avec intelligence et sans complaisance.On a préservé l’aspect sentimental, teinté ici de naïveté, en évitant l’écueil du mélo, pourtant menaçant.Après tout, l’amour c’est l’amour et il ne comporte pas de date de préremp-tion.L’humour et l’ironie gardent toutefois leur prérogatives.Car il y a de l’iconoclaste chez le Gratien Gélinas de l’époque et à entendre les plaisanteries de Tit-Coq sur le mariage, l’amour et même sur Dieu et la religion, on ne peut douter qu’il a dû choquer beaucoup de bien pensants de ce temps.Si la deuxième partie nous semble trop longue, sans doute est-ce à cause de l’accumulation dans le discours de valeurs du passé, omniprésentes et qui, de toute évidence, ne trouvent plus de résonances en nous.Ça finit par lasser.Mais ce n’est certes pas une raison suffisante pour nous détourner de ce très beau spectacle qui nous permet de renouer ou de découvrir avec bonheur un des textes fondateurs de notre dramaturgie.THÉÂTRE PHOTO ARCHIVES Gratien Gélinas posant, à plus de quarante ans d’intervale, devant la photo de Tit-Coq.Son héros, dont le nom donna son titre à la pièce qui est considérée comme un des ancêtres de la dramaturgie québécoise, est aussi vu dans la mise en scène de Ginette Guay comme l’archétype des mal adaptés d’aujourd’hui.La pièce est présentée au Théâtre de la Bordée, à Québec, jusqu’au 6 février Jack Nicholson lancé dans la course aux Oscars Ob Thomas de l'Associated Press LOS ANGELES — La course aux Oscars est lancée et Jack Nicholson, qui en a déjà eu deux, est bien placé cette année: il pourrait être nommé deux fois.D’abord dans la catégorie meilleur second rôle, pour Des hommes d’honneur, ensuite comme meilleur acteur, pour Hoffa, le film de Dany DeVito sur l’ancien chef du syndicat des camionneurs.Les nominations pour les Oscars seront connues le 17 février.La cérémonie elle-même aura lieu le 29 mars.En attendant, Nicholson a déjà été désigné meilleur second rôle par le National Board of Review et a reçu deux nominations pour les Golden Globes, qui seront décernés le 23 janvier.Clint Eastwood (récompensé par les critiques de Los Angeles et par la Çociété nationale des critiques).Également finalistes: Des hommes dnonneur de Rob Reiner, Chaplin de Richard Attenborough, Aladdin des studios Disney, Malcolm X de Spike Lee, Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, et Retour à Howards End de James Ivory.Dans la catégorie des films étrangers, le film français Indochine, de Régis Wargnier, semble avoir de bonnes chances.Denzel Washington, qui a interprété Malcolm X, pourrait lui aussi être en nomination.Parmi les autres nominations possibles pour l’Oscar du meilleur acteur, les spécialistes d’Hollywood citent Denzel Washington (Malcolm X), Jack Lemmon (Glengarry Glen Ross), Clint Eastwood (Impitoyable), Tom Cruise (Des hommes d’honneur), Robert Downey Jr (Chaplin), Steve Martin (Leap of Faith) et Robin Williams (Toys).Chez les actrices, c’est Emma Thompson qui se dégage déjà comme grande favorite, pour son rôle dans Retour à Howards End.Elle a déjà été récompensée par le National Board of Review, par la Société nationale des critiques, par l’Association des critiques de Los Angeles, par celle de New York, et figure dans les nominations pour les Golden Globes.Ses principales rivales devraient être Shirley MacLaine (Used People), Susan Sarandon (Lorenzo’s Oil), Mary McDonncl et Alfre Woodard (Passion Fish), Michelle Pfeiffer (Love Field), Geena Davis (Une équipe hors du commun) et Sharon Stone (Basic Instinct).Pour les nominations pour l’Oscar du meilleur film, on s’attend à une lutte entre The Player de Robert Altman (le préféré des critiques de New York) et Impitoyable de Jack Nicholson, parmi les nominations possibles pour l’Oscar du meilleur acteur.Réponses à tous ces pronostics le 17 février, lors de l’annonce des nominations.Si Nicholson est nommé deux fois, il deviendra le sixième acteur dans ce cas.Des cinq précédents, quatre obtinrent l’Oscar du meilleur second rôle, mais aucun celui du meilleur acteur (ou actrice).Ces cinq précédents furent: Fay Bainter en 1938, nommée pour la meilleure actrice dans White Banners et Oscar du second rôle pour L'insoumise; Teresa Wright en 1943, nommée pour la meilleure actrice dans Vainqueur du destin et Oscar du second rôle pour Madame Miniver; Barry Fitzgerald en 1944, nommé dans les deux catégories pour le même film, La route semée d’étoiles, mais vainqueur seulement de l’Oscar du second rôle; Jessica Lange en 1982, nommée pour la meilleure actrice dans Frances et Oscar du second rôle dans Tootsie; et Sigourney Weaver, nommée pour la meilleure actrice dans Gorilles dans la brume et pour le second rôle dans Working Girl, mais finalement, bredouille.Enfin une double nomination de Jack Nicholson porterait à 11 son nombre de nominations.Il y en eut six pour l’Oscar du meilleur acteur (Cinq pièces faciles 1970; La dernière corvée 1973; Chinatown 1974; Vol au-dessus d’un nid de coucous 1975, vainqueur; L’honneur des Prizzi 1985; Ironwecd, La force du destin 1987) et trois pour celui du meilleur second rôle (Easy Rider 1969; Reds 1981; Tendres passions 1983, vainqueur).Le record des nominations appartient toujours à Katharine Hep-bum, avec 12.La triste saga d L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 U B-5 EN BREF Toute la droite derrière Havel PRAGUE (AFP) — La coalition des quatre partis de droite au pouvoir à Prague a officiellement présenté hier au Parlement tchèque Vaclav Havel (56 ans) comme son candidat à la première élection présidentielle tchèque, rendant ainsi son élection pratiquement sûre.Le parti démocratique civique (ODS, conservateur) du premier ministre tchèque Vaclav Klaus et les trois autres autres partis de droite (ODA, KDU-CSL, KDS) formant la coalition gouvernementale ont désigné Vaclav Havel comme «le meilleur candidat possible» à ce poste, et disposent de 105 sièges sur les 200 du Parlement tchèque.Pablo Escobar déclare la guerre BOGOTA (AFP) — Le chef du Cartel de la cocaine de Medellin, Pablo Escobar, a déclaré la guerre au gouvernement colombien en annonçant hier la création d’un groupe terroriste qu’il dirigera personnellement et avec lequel il affrontera les forces de l’ordre les armes à la main.Pablo Escobar, évadé le 22 juillet dernier de sa prison de «luxe» d’Envigado (banlieue de Medellin), affirme dans sa lettre qu’il «ne lui reste aucune autre solution que de commencer une lutte armée» en raison «des méthodes barbares» utilisées par les forces de l’ordre contre lui et ses hommes.Depuis l’évasion d’Escobar plus de 1000 soldats et policiers ont été lancés à sa poursuite tandis que f)lusieurs de ses principaux ieutenants ont été abattus.Escobar a répondu en faisant assassiner depuis fin octobre dernier 78 policiers à Medellin et en organisant plusieurs attentats à la voiture piégée.Désir écologique PARIS (Reuter) — Harlem Désir, qui fut l’animateur du mouvement SOS-Racismp, a décidé de rejoindre Génération Ecologie.Sous le slogan «Touche pas à mon pote», Harlem Désir et SOS-Racisme ont été dans les années 1980 le fer de lance de la mobilisation contre l’exclusion et pour une France multiraciale.Il avait fondé une nouvelle, organisation — «Action-Egalité» — l’automne dernier.Son ralliement à Génération Ecologie constitue un nouvel indice de la montée de l’influence du mouvement écologiste.Ses deux branches, GE et Les Verts, ont obtenu près de 15% aux élections régionales du printemps dernier et espèrent faire leur entrée à l’Assemblée nationale grâce à un accord de candidatures communes pour les prochaines législatives.Neuf candidats aux élections sénégalaises DAKAR (Reuter) — Neuf dirigeants politiques, dont un indépendant, ppt officiellement annoncé leur candidature aux élections présidentielles sénégalaises du 21 février, a-t-on appris hier de source autorisée.C’est la première fois dans l’histoire du pays que l’on enregistre autant de candidatures pour des élections.Le président sortant Abdou Diouf (Parti socialiste) aura pour principal adversaire Abdoulaye Wade, du Parti démocratique sénégalais.Lés autres candidats en lice sont Abdoulaye Bathily (Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail), Iba Der Thiam (Convention des démocrates et patriotes/Garab-Gi), Landing Savane (And Jef/Parti africain pour la démocratie et le socialisme), Madior Diouf (Rassemblement national démocratique), Babacar Niang (Parti pour la libération du peuple), Aboubacry Dia (Parti africain des écologistes sénégalais) et Mamadou Lo (indépendant).Les dernières élections n’avaient suscité que quatre candidatures.Embûches pour bûcherons brésiliens BRASILIA (AFP) — Un juge fédéral de Brasilia a ordonné hier la fermeture des routes clandestines ouvertes par des entreprises d’extraction de bois dans les réserves indiennes du sud de l’Etat du Para (Amazonie orientale), a informé une organisation non gouvernementale, le Centre des Droits Indigènes (NDI).Le juge, Mme Silene de Almeida, a octroyé un délai de 10 jours aux entreprises de bois pour qu’elles retirent tous les campements et les employés qui travaillent à l’extraction de l’acajou des réserves Araweté, Apyterewa et Trincheira Bacaja.La Fondation Nationale de l’Indien (Funai-organe de tutelle des indiens) dispose, elle, de 10 jours pour installer des postes de surveillance à l’entrée des routes menant aux les réserves indiennes pour en empêcher l’accès aux personnes et véhicules non autorisés, selon Mme Almeida.Les Araweté et les Parakanan font partie des peuples indigènes qui ont le moins de contact avec les blancs.Ils s’opposent farouchement à la présence de bûcherons sur leurs terres, selon le Centre Oecuménique de Documentation et Information (Cedi).La coalition anti-irakienne se fragmente x PHOTO AFP A Bagdad, hier, des femmes pleuraient le décès d’un proche lors des bombardements de dimanche.Les Trois Grands de plus en plus isolés PARIS (AFP) — Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France apparaissent relativement isolés dans leur réponse militaire aux défis irakiens, ne pouvant compter, comme il y a deux ans, sur le large consensus suscité par l’invasion du Koweit.Vingt-neuf pays avaient participé à divers degrés à la coalition militaire conduite par les Américains qui avait libéré le Koweit en 1991.La riposte aux nouveaux défis du président irakien est cette fois le fait des trois principaux alliés, avec une aide discrète de l’Arabie Saoudite et le consentement de la Turquie.Dès mercredi, lors du premier raid d’avertissement au sud de l’Irak, les pays occidentaux avaient exprimé un soutien de principe aux alliés tandis que les pays arabes se montraient réticents, déplorant que la même détermination n’existe pas envers Israël et la Serbie pour faire respecter les résolutions de l’ONU.L’escalade avec le bombardement dimanche soir au moyen de missiles de croisière américains d’un site industriel de la banlieue de Bagdad a suscité une réprobation encore plus marquée dans le monde arabe.Le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa a répété hier que son pays était «soucieux de sauvegarder 1 intégrité territoriale et la souveraineté de l’Irak», appelant en même temps les dirigeants irakiens à mettre fin à «toute politique aventuriste»., A l’issue du premier raid, l’Égypte, qui avait largement participé à l’opération «Tempête du désert», avait appelé à «l’arrêt du recours à la force» contre l’Irak.La Ligue Arabe, dont le siège est au Caire, appelle dans un communiqué «la communauté internationale, incarnée par les Nations unies, à ne pas adopter une politique de deux poids, deux mesures».Une telle politique, selon le communiqué, «est de nature à discréditer la légalité internationale aux yeux de l’opinion publique arabe et islamique».La Ligue déplore «l’escalade militaire contre l’Irak ainsi que le bombardement d’installations civiles irakiennes dans la capitale de ce pays».A Amman, la presse s’est déchaînée contre le président George Bush, le traitant de «Néron de Washington», sans pour autant que la population exprime par des manifestations de rue - comme il y a deux ans - son soutien à l’Irak.La dénonciation du bombardement «d’installations civiles» est un leitmotiv dans la plupart des déclarations arabes.Moscou, après avoir exprimé un soutien prudent aux alliés mercredi, les critique cette fois ouvertement sur ce thème.Le gouvernement russe désapprouve les bombardements américains de dimanche à Bagdad et «regrette» qu’ils aient fait des victimes civiles, a déclaré hier Viktor Gogitidzé, responsable du département du Proche-Orient au ministère des Affaires étrangères.«C’est une chose de bombarder des bases militaires, mais c’en est tout à fait une autre lorsque les bombes touchent des cibles civiles», a-t-il dit.La Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement de l’Irak (UNSCOM) a pourtant apporté des arguments aux alliés en soulignant que l’usine visée - déjà contrôlée quatre fois- était capable avec ses machines de haute précision de «produire des composants pouvant servir à un programme d’armements».La Commission estime également que l’Irak ne remplit pas ses obligations avec les conditions posées aux déplacements des experts de l’ONU.Après que la presse se fut interrogée sur des réserves britanniques et françaises quant au type de riposte choisi par Washington, les alliés se sont sentis obligés hier d’affirmer leur identité de vues.De source informée française, on expliquait qu’à Londres comme à Paris on avait été initialement «surpris» par la soudaineté vendredi de l’ultimatum du président Bush à l’Irak mais oue les entretiens du weekend avaient éclairci la situation.Les présidents Bush et François Mitterrand se sont entretenus par téléphone samedi et dimanche, constatant leur «accord politique global sur l’attitude à adopter à l’égard de flrak et sur la nécessité de faire appliquer les résolutions des Nations Unies», selon le porte-parole du Quai d’Orsay, Daniel Bernard.De son côté, le ministre britannique de la Défense Malcolm Rifkind a déclaré que l’attaque de dimanche avait été effectuée «avec le plein soutien de la France» et a confirmé les propos du Premier ministre John Major qui avait affirmé dès dimanche soir «l’accord complet des alliés sur la nature et le moment» de l’attaque.Moscou s’éloigne des d’après AFP positions américaines MOSCOU — La Russie demande que le Conseil de sécurité de l’ONU soit saisis à nouveau de l’affaire irakienne et semonce l’administration Bush pour ne pas avoir agi avec l’accord explicite du Conseil en lançant dimanche une attaque contre un centre de recherche lié au programme nucléaire irakien au cours de laquelle deux civils avaient été tués.«La situation en Irak a atteint un point critique.Il y a des morts parmi la population civile, ce qui est particulièrement regrettable», a indiqué hier le ministre des Affaires étrangères russe, Andrei Kozyrev, dans une note remise lundi au Département d’Etat américain par l’ambassadeur de Russie à Washington, Vladimir Loukine.Deux membres du personnel de l’hôtel al-Rashif de Bagdad avaient été tués dans l’explosion d’un missile de croisière Tomahawk détourné de sa cible -selon le Pentagone- par la défense anti-aérienne irakienne.La note souligne également l’inquiétude du gouvernement russe pour la centaine de ressortissants de ce pays résidant à Bagdad.«Leur sécurité reste d’une importance capitale à nos yeux», affirme la note.«Nous partons avec fermeté du principe que la réaction aux actions de l’Irak doit être adéquate et découler seulement des mesures convenues», indique dans une déclaration officielle le ministère des Affaires étrangères (MID), qui laisse sous-entendre que Moscou estime ne pas avoir été suffisamment consulté par les autres puissances membres permanents du Conseil sécurité sur le bien-fondé des actions entreprises ces derniers jours.En même temps, la Russie n’omet pas de désigner Bagdad comme le principal responsable de l’aggravation de la crise.«La clé de la normalisation se trouve à Bagdad, qui n’a pas réagi aux nom- breux avertissements», rappelle le ministère dans son communiqué.« Mais Moscou, qui «regrette» les pertes parmi la population civile, affirme que «la situation autour de l’Irak a franchi un nouveau pas critique».Le responsable du Proche-Orient au ministère, M.Viktor Gogitidzé, avait déjà fait une déclaration «musclée» lundi matin, quelques heures avant la publication de la position officielle du MID.«C’est une chose de bombarder des positions militaire, mais c’en est tout à fait une autre lorsque les bombes touchent des cibles civiles», avait-il affirmé.La demande de réexamen de la situation en Irak par le Conseil de sécurité dénote du même coup la volonté de la Russie d’occuper à nouveau un rang diplomatique international qu’elle semblait avoir perdu ces derniers temps.Ainsi, les ministres des Affaires étrangères de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis ont très vite réagi lors de conversations téléphoniques avec M.Andrei Kozyrev lundi, en déclarant «apprécier nau-tement» la position russe sur la situation en Irak.De fait, le dernier coup d’éclat de l’actuel chef de la diplomatie russe datait de l’été dernier, quand il avait déclaré que la Russie s’associerait aux sanctions de l’ONU contre la nouvelle Yougoslavie (Serbie et Monténégro).Cette prise de position lui avait valu de très vives critiques de la part de l’opposition parlementaire, qui l’avait accusé de «lâcher les frères serbes», slaves orthodoxes.Et c’est également sur la question yougoslave que M.Kozyrev a repris l’offensive lundi, en estimant qu’une intervention internationale pourrait être évoquée en cas de rejet par les Serbes bosniaques, du plan de paix élaboré par les co-présidents de la Conférence de Genève Lord Owen et Cyrus Vance.Un Irakien à Amman.Josée Lambert collaboration spéciale AMMAN — Il est une heure du matin à Amman.Ali fait les cent pas.Ali ne dormira pas cette nuit.Ali est un marchand irakien aui se rend une fois par mois dans la capitale jordanienne pour y faire des affaires.Plus tôt, en cette soirée du dimanche 17 janvier, comme tous les Irakiens fréquentant ce petit café d’Amman, Ali a vu les feux au-dessus de Bagdad diffusés et rediffusés par CNN.Ses yeux sont restés accrochés sur les décombres provoqués par un missile américain sur l’hôtel Al-Rachid.Sa maison se trouve à proximité de cet hôtel; son épouse et ses trois plies s’y trouvent actuellement.Inquiet, Ali est reparti cette nuit vers Bagdad.Ali, c'est un pseudonyme.Car cet homme craint le régime de Saddam Hussein.Comme la majorité des Irakiens, Ali observe la loi du silence.La parole «rebelle» n'est en aucun cas tolérée dans son pays.Dans les rues d’Amman ce matin, un seul et même commentaire émerge de la voix des Jordaniens, des Palestiniens évacués du Koweit, des Irakiens en exil: «Pourquoi ces 40 missiles déversés sur l'Irak et aucune sanction réelle à l'endroit d’Israël, alors que l’ONU lavée sa résolution 799) vient de condamner l’évacuation de 415 Palestiniens vers le Sud-Liban?» Face à cette situation précise, soufPe un vent de profonde incompréhension à l’égard du «Nouvel Ordre» chez la majorité des Arabes du Proche et Moyen-Orient.Avant son départ pour Bagdad, Ali a tout de même ouvert la bouche.Comme la plupart de ses compatriotes, cet homme est en désaccord avec son régime.Mieux que quiconque, il peut parler des atrocités qu’a pertétrées le gouvernement irakien depuis l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, en 1979.Selon certaines estimations, plus de 2 millions d’irakiens sont morts ou disparus lors de la guerre Iran-Irak, lors de la guerre du Golfe et lors de la répression des récentes rébellions chiites et kurdes, au printemps 1991.Malgré tout cela, Ali tient à son pays et à sa souveraineté.«Je suis Irakien, me dit-il.Certes, nous considérons Saddam Hussein comme un ennemi pour notre propre peuple.Depuis deux ans, nous subissons les conséquences économiques de la guerre du Golfe.Mais notre président est Irakien.Entre l’ingérence américaine au sein de notre territoire et le régime de Saddam Hussein, nous préférons de loin notre tyran.Notre plus grand souhait est de choisir nous-même son successeur et ce, au moment opportun.Pour l’instant, nous continuerons à appuyer notre leader.Il y va de l’avenir et de l’autonomie de notre pays.» Hier, en Irak, ont commencé les célébrations commémoratives du second anniversaire de la «Mère de toutes les Batailles».En guise de protestation, sur la rue Àbou Nowas, des milliers d’irakiens et d’Irakiennes défileront aujourd’hui devant les bureaux de l’ONU à Bagdad.Croates et Musulmans se tirent dessus en Bosnie Les négociations en Haïti seront difficiles, prévient McDougall d’après PC et AFP LE CANADA est prêt à coopérer à l’envoi d’une mission civile en Haïti, a fait savoir hier la secrétaire aux Affaires extérieures, Mme Barbara McDougall.«Nous sommes prêts à coopérer au maximum de nos capacités à cette nouvelle initiative dont le premier objectif est de mettre un terme à la violence dans ce pays», a-t-elle déclaré au cours d’un point de presse.Les militaires haïtiens ont fait savoir dimanche qu’ils acceptaient un plan prévoyant l’envoi d’une mission civile pour le respect des droits de la personne et le retour de la démocratie.Il s’agirait d’une mission conjointe des Nations unies et de l’Organisation des États américains (OEA).Mme McDougall n’a pas précisé jusqu’où elle était prête à aller.BONN (AFP) — Plusieurs médecins allemands ont entamé hier une campagne contre le futur président de l’Association médicale mondiale, un ancien SS âgé de 76 ans qu’ils accusent d’avoir pratiqué l’euthanasie durant la Seconde Guerre mondiale.Le Dr Hans Joachim Sewering, interrogé hier chez lui à Dachau, près de Munich, a reconnu qu’il était entré à l’âge de 18 ans dans les SS en 1933, dès la première année de la dictature d’Adolf Hitler.Mais il a nié avoir été mêlé à la olitique d’euthanasie contre les andicapés mentaux organisée par Elle a toutetois reconnu qu’on était «encore loin d’un accord global».«Je crois que les négociations ne seront pas faciles.Pour le moment, l’embargo continue», a-t-elle ajouté.L’émissaire de l’ONU et de l’OEA, M.Dante Caputo, doit s’arrêter à Ottawa ce matin avant de se rendre à Washington.M.Caputo rencontrera Mme McDougall pour l’informer des derniers développements dans ce dossier.Elle compte sur cette visite pour discuter des prochaines négociations qui porteront sur la restauration du gouvernement du président Jean-Bertrand Aristide.Cependant, «si la situation ne change pas, un blocus naval pourrait être nécessaire», a-t-elle soutenu, répétant une suggestion faite précédemment par le premier ministre Brian Mulroney.les nazis durant la guerre.Pour le professeur Michael Ko-chen de l’Université de Goettingen, «un cas au moins» est formellement établi.Alors qu’il travaillait comme médecin à l’hôpital pour tuberculeux de Schoenbrunn, près de Munich, il a envoyé une fillette de 14 ans à Eglfing-Haar, qui selon les historiens, était un des centres pour l’euthanasie des handicapés en Bavière.Les documents qui le prouvent ont été publiés en 1978 par l’hebdomadaire Der Spiegel.Le journal allemand médical ZFA -Zeitschrift, fuer Allgemeinmedizin Par ailleurs, des élections législatives partielles pour la désignation de dix sénateurs et de quatre députés se déroulaient hier en Haïti.Les sièges de neuf sénateurs élus pour deux ans lors des élections générales de 1990 et dont le mandat est arrivé à terme ainsi que celui d’un sénateur décédé doivent être pourvus lors cette consultation, de même que ceux de uatre députés (un assassiné, un écédé et deux circonscriptions dans lesquelles aucune élection n’avait eu lieu en 1990).Ces élections sont organisées par le gouvernement du premier ministre allié aux militaires Marc Bazin.L’opposition au gouvernement considère ces élections comme «une farce arrangée d’avance» et a appelé directement ou indirectement à leur boycott, ainsi qu’à une journée «portes fermées» dans le pays.va publier dans son prochain numéro de février un appel à tous les médecins allemands pour qu’ils demandent par écrit à l’Association de revoir sa décision.«Il est impossible qu’un homme au passé aussi chargé puisse présider la plus grande asociation de médecins du monde», a déclaré le Professeur Kochen, qui a eu l’initiative de l’appel.Pour lui, c’est d’autant plus dommageable pour l’Allemagne que l’émergence du racisme et la xénophobie ces derniers mois ont déjà passablement noirci l’image du pays.BELGRADE (Reuter) — Des combats entre Croates et Musulmans, théoriquement alliés contre les Serbes, se sont intensifiés hier en Bosnie, à la veille d’un vote crucial des Serbes sur le plan de paix de la conférence de Genève.Des représentants des forces croates et du contingent britannique de la Forpronu ont fait état de violents duels d’artillerie et de mitrailleuses lourdes, ainsi que de combats au corps à corps, à Gornji Vakuf et dans les environs de cette ville multiethnique du centre de la Bosnie.«C’est une situation navrante.Il est difficile de voir la sortie du tunnel», a dit à Reuter par téléphone un porte-parole de la Forpronu depuis la zone où les anciens alliés se disputent des parties du territoire concerné par le plan de paix.À Zagreb, le président croate Franjo Tudjman a exhorté Musulmans et Croates de Bosnie à cesser de se battre pour ne pas faire le jeu des rebelles serbes.Il a dit avoir pressé le président bosniaque (musulman) Alija Izetbe-govic et le leader croate Mate Boban de pactiser afin de tenir tête à des combattants serbes mieux armés que les leurs.Les tensions islamo-croates, qui couvaient depuis longtemps dans l’ouest et le centre, ont tourné à l’affrontement la semaine dernière, lorsque les médiateurs de Genève ont proposé de faire passer une grande partie de la région sous contrôle croate en dépit de sa forte minorité musulmane.Le plan de paix répartit le pouvoir politique entre dix cantons en se fondant partiellement sur leur composition ethnique.Mais les Musulmans, majoritaires en Bosnie, ré- cusent ce déebupage en faisant valoir qu’il leur attribue la moins grande portion de territoire et entérine l’occupation serbe ou croate de plus de 80% de la République.Les combats se sont aggravés hier après que le commandant musulman des forces bosniaques, Sefer Halilovic, eut ordonné aux unités musulmanes de ne pas obéir au commandement croate dans trois secteurs voués en principe à une administration croate.«Il y a des combats à Gornji Vakuf pour l’uniaue raison que Halilovic maintient les ordres au’il a donnés.Il n’y a pas de ligne de front», a dit Veso Vegar, porte-parole du Conseil de défense croate (HVO), de son QG de Mostar.La radio croate a fait état de 12 Croates tués et de plus de 40 blessés depuis 24 heures à Gornji Vakuf, ville de 5000 habitants située dans le couloir de ravitaillement qui relie le centre de la Bosnie au sud-ouest de l’Herzégovine sous contrôle croate.Quelque 250 soldats britanniques y sont stationnés.Le porte-parole britannique de la Fropronu a dit que des combats avaient «éclaté à une assez grande échelle» au sud et au sud-ouest de la ville, ce qui laisse entendre qu’ils prennent de l’extension.Il a précisé qu’ils avaient gagné la localité de Prozor, d’où les forces du HVO ont expulsé les habitants musulmans l’an dernier selon des organismes humanitaires.La résistance de Sefer Halilovic à une série d’ultimatums du HVO exigeant la subordination des Musulmans en territoire croate, met en évidence l’extrême fragilité du gouvernement central mixte de la Bosnie, en guerre contre la minorité serbe Un ex-nazi peut-il diriger une association médicale?i Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Les États-Unis fêtent Clinton sans broncher WASHINGTON (AFP) — Pour la deuxième journée consécutive, le centre de Washington était transformé hier en une gigantesque kermesse du fait des festivités pour l’investiture de Bill Clinton, qui s’apprêtait à déjeuner avec un émigré grec plongeur dans un hôtel new-yorkais, un ancien membre d’un gang de Los Angeles et une cinquantaine d’autres Américains moyens.La crise entre Washington et l’Irak n’a entraîné pour l’instant l’annulation d’aucune cérémonie, bien que cette éventualité ait été un instant envisagée, selon un membre de l’entourage du futur président.Bill Clinton a finalement décidé de s’en tenir au programme initial pour ne pas envoyer à Saddam Hussein «un message que nous ne voulions pas lui envoyer», a ajouté ce responsable.«Ce qui est important, c’est que nous démontrons (à Bagdad) que nous sommes un seul pays: unité et continuité politique», a déclaré cet officiel.Après s’être adressé dans la matinée au corps diplomatique à l’université de Georgetown, où il a fait une partie de ses études, M.Clinton s’est ensuite rendu à l’université Howard, la plus grande université noire du pays, pour y commémorer l’anniversaire de la naissance de Martjn Luther King, journée fériée aux Etats-Unis.Le futur président devait ensuite présider l’un des événements les plus symboliques de ces cérémonies, qui traduit parfaitement son populisme: un déjeuner avec «les visages de l’espérance», une cinquantaine d’Américains dont M.Clinton avait croisé l’an dernier le chemin lors de sa campagne électorale.La liste des invités est très diversifiée: elle va de Demetrios Theofa-nis, un plongeur dans un hôtel de New York qui avait demandé il y a un an à Bill Clinton de «faire en sorte que les rues soient sûres pour (ses) enfants», à Charles Rachael, un noir de 28 ans qui a fait trois ans de prison pour meurtre et dirige maintenant un centre d’aide pour les jeunes délinquants de Los Angeles, en passant par Michael Quer-cio, un enseignant porteur du virus du sida, et Roger Kuttan, un jeune (18 ans) génie de la finance qui travaille à Wall street.«Faire venir ici tous ces gens est une manière de se souvenir qui l’a élu», expliquait en décembre au Washington Post Rham Emmanuel, codirecteur du Comité pour l’Investiture présidentielle.M.Clinton avait martelé dimanche le même thème tout au long de son voyage en bus vers Washington, l’idée étant de démontrer à l’Amérique profonde qu’elle a vraiment élu l’un des siens et qu’il gardera constamment à l’esprit les préoccupations des gens de la rue.Six jours d’horreur en Angola LUANDA (AFP) — La ville de Huambo, fief de l’UNITA au centre de l’Angola, a vécu six jours d’horreur, selon le récit qu’en a fait hier à Luanda une employée dans cette ville de l’antenne de la Croix Rouge Internationale (CICR), Isabelle Butticaz.Evacuée jeudi dernier par la route en compagnie des derniers employés des Nations unies encore sur place, Isabelle Butticaz, une Suissesse de 32 ans, est restée six jours enfermée chez elle, dormant dans le sous-sol de sa maison, au milieu du crépitement des balles, des tirs d’artillerie et de bombardements aériens, a-t-elle raconté.«Quand les combats sont trop forts, vous ne pouvez pas travailler.Vous essayez seulement de vous cacher et de vous protéger», a expliqué la jeune femme.Hormis le personnel local, cette mission comprenait cinq Suisses, trois Français et un Britannique, tous bloqués par les combats alors qu’ils se trouvaient dans différentes maisons de la ville.«L’hôpital de la ville ne fonctionne plus, le personnel médical ne pouvant plus travailler pour des raisons de sécurité», a précisé pour sa part Vincent Nicod, responsable de l’antenne du CICR à Huambo, selon lequel Mme Butticaz est une femme «particulièrement courageuse».Cette impossibilité de travailler, a souligné M.Nicod, signifie que «les blessés ne sont pas soignés et que certains meurent sans une quelconque possibilité d’assistance».Dure offensive contre les troupes gouvernementales LUANDA (AFP et Reuter) — Les soldats de l’UNITA (Union nationale pour l'Indépendance de l'Angola) ont lancé hier matin une offensive contre les troupes gouvernementales angolaises près de la ville de Soyo, dans le nord du pays.Située dans le nord du pays à l'embouchure du fleuve Congo, Soyo est la principale base arrière de l'exploitation pétrolière en Angola où travaillent plusieurs compagnies étrangères.Environ 200 Portugais et quelques centaines d'autres ressortissants étrangers auraient trouvé refuge à bord d'un navire mouillé au large de Soyo.Un communiqué de l'armée angolaise signale par ailleurs la recrudescence de combats dans la ville de Huambo, dans le centre du pays.La radio angolaise, captée dans l'île toute proche de Sao Tomé et Principe, a admis que l'UNITA contrôlait plusieurs faubourgs de Huambo, ajoutant que 10 000 combattants du mouvement rebelle entouraient la ville et la pilonnaient avec de l'artillerie lourde.Des sources proches de l'état-major des forces armées angolaises ont indiqué que les combats se poursuivaient hier et signalent l'intervention de commandos de l'armée zaïroise au côté des soldats de l'UNITA, ainsi que des mercenaires blancs.«Tous les services publics sont hors d’usage, l’eau et la nourriture commencent à manquer.La ville est paralysée», a expliqué M.Nicod.Selon un communiqué de l’UNI-TA diffusé à Abidjan, les forces gouvernementales ont été quasiment réduites à néant, dimanche après dix heures de combats meurtriers ayant fait plus de 500 morts et un nombre indéterminé de blessés.Pour évacuer son personnel de Huambo, l’ONU a dû obtenir l’accord des deux parties en conflit.Cette évacuation s’est faite en évitant de traverser le centre de la vil- le, ce qui n’a pas permis de se faire une idée de l’état des destructions, a précisé Mme Butticaz.Aussi, selon elle, il est actuellement impossible d’évaluer le nombre de morts et de blessés au cours de ces combats, qui ont fait fuir la plupart des 250 000 habitants de la ville.Mme Butticaz n’a pas caché le souhait de son équipe et d’elle-mêmq de regagner le plus tôt possible Huambo pour voir ce qui est possible de faire pour venir en aide à la population encore terrée dans la ville.Pour sa part, l’ONU a annoncé hier à Luanda avoir évacué la plupart de son personnel disséminé dans quarante bases à travers le pays, à l’exception de trente d’entre eux.Par ailleurs, le bureau de la représentante spéciale de l’ONU en Angola, Mme Margaret Anstee a fait diffuser un communiqué faisant état de l’impatience croissante du’ chef de l’UNITA, Jonas Savimbi, devant les difficultés rencontrées pour mettre sur pied une conférence en vue d’un cessez-le-feu.Mme Anstee, précise le communiqué, a reçu vendredi une lettre de Jonas Savimbi dans laquelle il faisait état de sa volonté de se rendre à une telle conférence, mais dans laquelle il insistait également sur la nécessité' d’aborder toutes les questions qu’elles soient militaires ou politiques.L’ONU avait espéré pouvoir organiser une telle conférence le weekend dernier à Addis Abeba.AVIS PUBLICS 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi VILLE DE MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES MAIN COURANTE SUR BORDURE EN BÉTON ET GARDE-CORPS PARC LINÉAIRE EN BORDURE DE LA RIVIÈRE DES PRAIRIES Des soumissions dans des enveloppes scellées portant isncription: «SOUMISSION — PARC LINÉAIRE — CONTRAT NO 531 » adressées à la soussignée à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord seront reçues jusqu'à seize heures trente (16h30), LE B/foRDI 9 FÉVRIER 1993 pour les travaux suivants: Contrat no 531 : Construction d’une main courante sur bordure en béton le long d'une piste cyclable et installation d'un garde-corps dans un parc linéaire en bordure de la Rivière des Prairies.Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les formules fournies par le directeur du génie de la ville.Ces formules de même que les plans et cahiers des charges seront obtenus au bureau du directeur du génie, monsieur Yvon Paquette, à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord.4243, rue de Charleroi.Veuillez noter que les heures de bureau sont les suivantes: 8h30 à midi et 13h30 à 16h30 du lundi au vendredi.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission au montant de 10% de la valeur totale de la soumission.Si un cautionnement de soumission est fourni, celui-ci devra être accompagné de lettres garantissant l'émission d'un cautionnement d'exécution et d’un cautionnement pour gages, matériaux et services.La ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertes à une assemblée du conseil LE 9 FÉVRIER 1993 à vingt heures (20h) à la salle des délibérations, 11155, avenue Hébert, Montréal-Nord.Donné à Montréal-Nord, ce 6 janvier 1993.le Greffier Me Hélène Simoneau CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-208877-930 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAME EVA EMMANUEL Partie demanderesse -c- MONSIEUR FERNAND MASSE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Monsieur FERNAND MASSE, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 10 est, rue St-Antoine, Montréal, salle 1.100, dons les trente (30) jours de la dote de la publication du présent avis dans Le Devoir Une copie de lo déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Monsieur FERNAND MASSE.Lieu: Montréal Date: 15 janvier 1993 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMÉRE ASSEMBLÉE Dans l’affaire de It faillite de : ALLAN LIBMAN 454 Route 329 Lantler (Québec) Filil Avis est par la présente donné que ALLAN LIBMAN a déposé une cession le 8 janvier 1993 et que la première assemblée dos créanciers sera tenue le 28 janvier 1993 à 11 h 00 au bureau du syndic, 1001 boul.De Maisonneuve O., Suite 950, Montréal, Québec, Montréal, ce 14 janvier 1993.LLOYD WOODFINE, C.A., SYNDIC FRACKT, PIRO & WOODFINE 1001, boul.De Maisonneuve O.Suite 950 Montréal (Québec) Tél.: (514) 282-6611 Transports Québec Québec a a a a APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d’offres qui suivent corespondent aux contrats de services auxiliaires (type A), de construction (type C), de déneigement (type D), de services professionnels (type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment (type S).À moins d'indications plus précises, pour les contrats de types C et D, sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d’affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée) et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrai. moins d'indications plus précises, pour les contrats de types A et P, seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d affaires au Québec et possédant les qualifications minimales requises décrites dans les documents d'appel d'offres sont admises a présenter une offre de services.Pour les contrats de types A et P, lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, Il doit être détenteur dune attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu’il s'engage à implanter un programme d'accès à l’égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ ou plus et s'adressant a un sous-contractant ayant plus de cent employés.Pour tous les types de contrats, on peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant la somme Indiquée a la rubrique ••coût du dossier» lorsque applicable.Ce coût incluant les taxes est payable en espèces, chèque visé ou mandat-poste a l'ordre du ministre des Finances et est non remboursable.Les intéressés peuvent obtenir les renseignements et les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est 20’ étage Québec (Québec) GIR 4Y9 Tél.: (418) 644-8848 MONTRÉAL Service des contrats Ministère des Transports OU 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage a accepter ni la plus basse ni toute autre soumission ou offre reçue.Le sous-ministre, Georges Lalande C Contrat no 6562-91-0432 Aménagement paysager déspaces verts au car refour des autoroutes 40 et 640, dans les municipalités de Charlemagne et Lachenaie, villes, M.R.C.L’Assomption, circonscription électorale de Masson Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 10 600 $ ou chèque visé: 5 300 $ Coût du dossier 20$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le mercredi, 10 février 1993 à 15h.alors que débutera l'ouverture des plis CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-208876-932 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAME MARTHE DÉSIRÉE BIKOMO Partie demanderesse -c- MONSIEUR JEAN-CLAUDE TURNIER Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à Monsieur JEAN-CLAUDE TURNIER, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 10 est, rue St-Antoine, Montréal, salle 1,100, dons les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Monsieur JEAN-CLAUDE TURNIER.Lieu: Montréal Date: 15 janvier 1993 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIl, COUR DU QUÉBEC (DIV.PTES CRÉANCES, NO: 505-32-000929-920.LOUIS LANGLOIS, • VS- JACQUEIIN ROSEMOND.le 29 janvier 1993, à I OhOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 400 Des Pinsons, en la cité de Longueuil, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: automobile Chevrolet Caprice, # série: 2G1AN69H6C1101015; magnétoscope VHS JVC avec acc., etc.Conditons: ARGENT COMPTANT ET/OU CHEQUE CERTIFIÉ.MICHELE P BERNIER, huissier, DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIER & MARTIMBAULT, HUISSIERS, 431, King George, Longueuil, Québec J4J 2V6.TEL: 647-6400.Longueuil, le 15 janvier 1993, Province de Québec, district de Montréal, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02-024117 926 AMEX BANK OF CANADA, Demanderesse, -vs- OVIDE PILOTE, Défendeur.Le 29 janvier 1993, à lOhOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 1020 rue Vaillant, en la cité L'Assomption, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 télécouleur de marque Lloyd's; I lecteur de disque compact CDP-360 de marque Sony; 1 lot de 25 disques compacts assortis; et autres.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.FRANK ALBERTSON, huissier 352-5172, de I etude: ALBERTSON & ASS., HUISSIERS.Montréal, le 15 janvier 1993 Avis legal Ville de Montréal Service des finances Gestion des recettes foncières RÔLE D'AMÉLIORATIONS LOCALES AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, nommée suivant les dispositions de l'article 1045 de la Charte de la Ville, que les rôles de cotisation pour la construction d'égouts, d'aqueducs, de pavage de rues, de trottoirs, de bordures, et de conduits souterrains, aux endroits suivants, ont été préparés et sont maintenant déposés en son bureau, Service des finances, 85, Notre-Dame Est, suite 1-200, où ils peuvent être vus et examinés par les parties intéressées, conformément à l'article 1048 de la Charte de la Ville, jusqu'au vendredi 29 janvier 1993, à 15h.ÉGOUTS 57e AVENUE De la 7e Rue vers le nord ARMAND-VANASSE RUE (575-4) De la rue Thérese-Giroux à la rue Jovette-Bernier (575-6 à 575-3) GABRIELLE-ROY RUE De la rue Germain-Charland à la 50e Avenue (là où requis) PIERRE-CHARBONNEAU AVENUE D'un point à l'ouest du Boulevard de l'Assomption au Boulevard de l'Assomption AQUEDUCS ARMAND-VANASSE RUE (575-4) De la rue Thérèse-Giroux à la rue Jovette-Bernier (575-6 à 575-3) GABRIELLE-ROY RUE De la rue Germain-Charland à un point à l’est de la 50e Avenue PIERRE-CHARBONNEAU AVENUE D'un point à l'ouest du Boulevard de l'Assomption au Boulevard de l'Assomption THÉRÈSE-GIROUX RUE (575-6) De la rue Yves-Thériault à la rue Arthur-Généreux (de la rue 575-5 à la rue 575-1) PAVAGE DE RUES ARMAND-VANASSE RUE (575-1) De la rue Armand-Vanasse à la rue Armand-Vanasse PROLONGEMENT DE LA RUE FINCHLEY RUE Du chemin Cleve (Hampstead) à la rue Tommy-Douglas VICTORIA RUE D'un point è l'est de la 82e Avenue 6 la rue J.-Omer-Marchand (229-233) TROTTOIRS ARMAND-VANASSE RUE (575-1) De la rue Armand-Vanasse à la rue Armand-Vanasse (côté est) PROLONGEMENT DE LA RUE FINCHLEY RUE Du chemin Cleve (Hampstead) à la rue Tommy-Douglas (deux côtés) VICTORIA RUE D'un point à I' est de la 82e Avenue à la rue J.-Omer-Marchand (229-233) BORDURES ARMAND-VANASSE RUE (575-1) De la rue Armand-Vanasse à la rue Armand-Vanasse (côté ouest) CONDUITS SOUTERRAINS ARMAND-VANASSE RUE (575-1) De la rue Armand-Vanasse à la rue Armand-Vanasse (deux côtés) ARMAND-VANASSE RUE (575-4) De la rue Thérèse-Giroux è la rue Jovette-Bernier (deux côtés) PROLONGEMENT DE LA RUE FINCHLEY RUE Du chemin Cleve (Hampstead) à la rue Tommy-Douglas (deux côtés) VICTORIA RUE D’un point è l’est de la 82e Avenue è la rue J.-Orner -Marchand (229-233) Les contribuables ayant des plaintes à faire contre lesdits rôles devront produire ces plaintes le ou avant la date et l'heure ci-dessus mentionnées et le vendredi 29 janvier 1993, à 15h, en son bureau, Service des finances, 85, rue Notre-Dame Est, suite 1 200, la soussi gnée entendra les intéressés au sujet desdites plaintes.La directrice, Thieu-Quan Hoang Service des finances 155, rue Notre-Dame Est Montréal, le 19 janvier 1993 Province de Québec, district de Montréal, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-05 011680-905.FIDUCIE CANADIENNE ITALIENNE, Demanderesse, -vs-2432-8510 QUÉBEC INC., défenderesse.Le 29 janvier 1993, à 10h30 de l'avant-midi, au lieu d'entreposage du défendeur, au no 8135 rue Langelier, en la cité Sl-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 réfrigérateur Hussmann Apen; 1 bar à salade Hussmann avec porte; et autres articles servant à un commerce.Condition: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, huissier, 514-352-5172, de l'élude: MACERA ET ASS.HUISSIERS, 3, St-Paul Ouest, 1er étage, Montréal, Qc, H2Y IY6, le 15 JANVIER 1993.Province de Québec, district de Montréal, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02 034288-923.LUIGI DE MICHELE ET AL, Demanderesse, -vs- GIOVANNI PALLOTTA, Défendeur.Le 29 janvier 1993, à I0h30 de l'avant-midi, à la PLACE D'AFFAIRES du défendeur, au no 11556, 5ième Avenue, en la cité de Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 bureau en métal et acc.; 1 bureau en bois et acc.; 1 photocopieur de marque Mita et acc.; et autres articles de bureau.Condition: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, huissier, 514-352-5172, de l'étude: MACERA ET ASS.HUISSIERS, 3, St-Paul Ouest, 1er étage, Montréal, Qc, H2Y IY6, le 15 JANVIER 1993.Province de Québec, district de Montréal, COUR MUNICIPALE, NO: A-001079573.VILLE DE ST-LÉONARD, Demanderesse, -vs- ALEXANDRE SERGE, Défendeur.Le 29 janvier 1993, à I0h30 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 6223 rue Val Marie, en la cité St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Renault modèle Alliance, de couleur bleue, immatriculée 836M500, série: 1XMDW9563EK152170.Condition: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, huissier, 514-352-5172, de l'étude: MACERA ET ASS.HUISSIERS, 3, St-Paul Ouest, 1er étage, Montréal, Qc, H2YIY6, le 15 JANVIER 1993.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, (CH.CIVILE), NO: 500-02-028699-929.ALEPIN, GAUTHIER, Partie demanderesse, -vs- GUY VEILLET, Partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 29 janvier 1993, à 11 hOO au 120, LYETTE, # 4, VILLE LASALLE, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de GUY VEILLET, saisis en celte cause, soit: Ameublement de bureau, système de son Sanyo avec accessoires etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.ÉRIC DION, huissier.ÉTUDE DE: PHILIPPE, TREMBLAY, DION & ASS., HUISSIERS, 165 rue Du Moulin, St-Eustache (Québec] J7R 2P5.(514)491-7575.St-Eustache, ce 18 janvier 1993.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-000545-937 COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT LES DÉVELOPPEMENTS ALEXIS NIHON LIMITÉE Partie demanderesse c- FRANÇOISE PONTHUS, -et- 4 LOUIS EL GEMAYEL, , -et- YASMINE LEYMARIE Parties défenderesses ASSIGNATION ' ORDRE esl donné à FRANÇOISE P0N~ THUS, LOUIS EL GEMAYEL ET YASMINE LEYMARIE, de comparaître au greffe .de' celte Cour situé ou 1 esl, rue Notre-Dame^ Montréal, salle 1.100 dons les trente (30), jours de la date de la publication du pré sent avis dans Le Devoir.Une copie du bref de saisie avant juge-' ment, de la réquisition, l'affidavit, des pièces, du procès-verbal de saisie et de la déclaration a été remise au greffe à l'intention des défenderesses FRANÇOISE PONTHUS, LOUIS EL GEMAYEL ET YASMINE LEYMARIE.Lieu: Montréal Date: 15 janvier 1993 _ MICHEL MARTIN, P.A/ PRENEZ AVIS que la compagnie 'LEÏ IMPORTATIONS MARCEL (1988) INC.' demandera incessamment à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre, Montréal, le 19 janvier 1993.NELUNADIVlTQ a BCZ.30010.F I* mardi 2 lévrier 1993 20782 BOtTES DE PAPIER REPROGRAPHIE Admissibilité : Place d'affaires eu Québec Garantie de aoumlaalon : 50 000$ (Soumission pertlelle acceptable) Prix du document : 251 (taxes incluses) Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal BCZ.30033.F !• mardi 2 février 1993 FMG20610.F la mardi 2 lévrier 1993 46909 RACCORDS SOUTERRAINS 2300 AMORTISSEURS DE VIBRATION Admissibilité : Plie* d'affaires au Québec Admissibilité : Plaça d'affaires au Québec Garanti» dt soumission : 200 000$ Garantie de soumisalon : 10 000$ (Soumission partialis acceptable) (Soumisalon partlalle accaptabls) Prix du documsnt : 25 $ (taxas Incluses) Prix du document : 25 $ (taxas Incluses) DDN.36704.A le mardi 9 lévrier 1993 Région S1-Laurent SERVICES D'ÉQUIPES POUR LE TIRAGE ET L'ENLÈVEMENT DE CABLES SOUTERRAINS DE RÉSEAUX DE DISTRIBUTION Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission 100 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) FLR.27099.A le mardi 9 lévrier 1993 Région Montmorency CONSTRUCTION SUR POTEAUX DE BOIS D'UNE LIGNE A 120 KV MEGANTIC/STORNOWAY Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 70 000$ LCP.28812.A le mardi 9 lévrier 1993 Poste Hampstead (Montréal) INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Postes Rockfleld (Lachlne) et Saraguay (St-Laurent) INSTALLATION ET MODIFICATION DES APPAREILS DE COMMANDE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 30 000$ Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (!*«•* Incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de8h30à16h30 à l’endroit suivant: HAE.27045.A le mardi 16 février 1993 Centrale Beaumont Comté de Laviolette CONSTRUCTION D'UN BATIMENT AU-DESSUS DES GROUPES TURBINES-ALTERNATEURS Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) HYDRO-QUÉBEC VICE-PRÉSIDENCE APPROVISIONNEMENT ET SERVICES Direction Approvlslonnemant de l'exploitation Service Acheta, Contrats et Surplua d'actif 140, boul.Crémazle, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P1C3 Pour renseignements: (514) 858-2830 À PARTIR DU 1ER MARS 1993, LE PRIX DE VENTE DES DOCUMENTS D'APPEL D'OFFRES SERA DE 25 A 125 $ (TAXES DE VENTE INCLUSES) DÉPENDANT DU NOMBRE DE VOLUMES ET OE DESSINS.LE MONTANT DU DOCUMENT D'APPEL D'OFFRES EST NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d’ollres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numérode téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actil René Cantin, ing.m Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 M B-7 • L’ACTUALITE INTERNATIONALE La I\irquie, courtisée et hésitante Tentés par l’Europe qui les encourage et les boude à la fois, les Turcs s'interrogent sur leur vocation asiatique Jean-Louis Andréani Le Monde ISTANBUL — «Entre l’Europe et la Turquie, c’est une relation d’amour-haine, de part et d’autre!» Président du groupe Alarko, Ishak Alaton est une personnalité à part, parmi les hommes d’affaires turcs, par sa liberté de parole comme par son itinéraire.Cet homme de soixante-cinq ans conduit fermement le visiteur jusqu’à une vieille photo, au mur d’un bureau d’où la vue s’étend sur la rive asiatique du Bosphore, et le pont suspendu qui relie les deux continents.«Le dix-neuvième siècle, 1952, vous n’étiez pas né!», plaisante l’homme d’affaires.Sur le cliché, pris il y a quarante ans en Suède, trois ouvriers en bleu de travail: Ishak Alaton est l’un d’eux.Le jeune émigré est alors soudeur.Aujourd’hui, il préside un conglomérat qui va des travaux publics à la pisciculture, et qui travaille avec Paris, Londres, Francfort, mais aussi Moscou ou Ashkabad.Ce descendant de juifs qui, chassés d’Espagne en 1492, trouvèrent refuge en Turquie, pratique toujours le judéo-espagnol.Parfait francophone, tout aussi à l’aise en anglais ou en suédois, il regarde des émissions françaises sur TV5, la chaîne francophone internationale.Autant dire que cet homme, chaleureux et attentionné, est bien placé pour évoquer les rapports de la Turquie avec l’Europe.La Turquie sera-t-elle un jour membre à part entière de la Communauté européenne?Seule certitude, le pays a entamé un rapprochement en particulier économique, probablement irréversible.Entre 1985 et 1990, les investissements provenant de la CEE ont été multipliés par plus de quinze.Pour l’année 1991, ces investissements ont représenté 54 % du total des investissements étrangers en Turquie.La même année, la CEE était le premier partenaire commercial de la Turquie : 43,8 % des importations provenaient de la Communauté, 51,8 % des exportations lui étaient destinées.Vers l’union douanière Le 9 novembre dernier, dix-neuf ans après la signature du premier accord entre la Turquie et la CEE, en 1963, l’Europe a décidé de franchir une nouvelle étape dans la coopération politique, économique, financière, technologique, avec Ankara.L’aspect le plus spectaculaire est la confirmation d’un engagement ancien: il s’agit de parvenir en 1996 à une pleine union douanière, ce qui suppose quelques efforts de la part des Douze et beaucoup de la part d’Ankara, qui devra démanteler progressivement tout un arsenal protectionniste.Si, conformément aux termes de l’accord du 9 novembre, l’union douanière entre dans les faits en 1996, la Turquie sera dans une position unique vis-à-vis de la CEE; elle sera en effet le seul pays à avoir des liens économiques aussi étroits avec la Communauté sans en être membre.Ankara est déjà dans une situation particulière: la suspension de l’assistance financière — décidée avec le gel de l’ensemble des relations avec la Turquie après le coup d’État de 1980 — reste, pour l’essentiel, en vigueur.Or la Communauté ayant considérablement élargi son champ d’intervention, la Turquie pourrait bien être le dernier pays de la région doté d’institutions démocratiques à ne pas bénéficier de l’aide de Bruxelles! Cette anomalie est à mettre sur le compte de la vieille animosité entre la Grèce et la Turquie, cristallisée autour de l’affaire de Chypre: si la présidence britannique des Douze, conformément aux souhaits de la plupart des Etats membres, a pu contourner l’opposition d’Atbènes pour parvenir à l’accord du 9 novembre, le veto grec empêche toute évolution sur le plan de la coopération financière.C’est d’ailleurs cette situation qui, après la conclusion de cet accord, a nourri la grogne d’une partie des milieux d’affaires: ces derniers craignent que l’économie turque ne soit pas prête à affronter si vite la liberté des échanges.Ainsi, l’influent Jak Kamhi, président du groupe Profilo holding, affirme-t-il que le gouvernement a Commis une «grosse erreur» en acceptant ce calendrier.Ce qui ne change rien à la volonté de ces même milieux d’affaires de s’intégrer pleinement dans l’espace communautaire où ils gravitent depuis si longtemps.En dix-neuf ans, la météo n’a pas toujours été au beau fixe entre Bruxelles et Angara.Trois ans après le coup d’Etat de 1980, le pays a commencé à revenir progressivement à la démocratie et a déposé, en avril 1987, une demande officielle d’adhésion.Au bout de deux ans, la commission a exprimé un refus poli, qui renvoie, sans en rejeter le principe, la perspective de l’adhésion à une date indéterminée, lorsque le pays aura comblé son retard économique et social, sans oublier la démocratisation et l’amélioration de la situation des droits de l’homme.1989 marque aussi le début de l’écroulement du bloc de l’Est.En même temps qu’elle doit se remettre du choc psychologique que lui cause le refus des Douze, la Turquie voit son rôle stratégique traditionnel de flanc sud-est de l’OTAN perdre beaucoup de son importance, même si elle prouve sa fidélité à l’alliance pendant la guerre du Golfe.Un nouvel espace s’ouvre à l’Est, dans le Caucase et en Asie centrale.La Turquie part à la découverte des nouvelles républiques musulmanes libérées par la dislocation de l’URSS, auprès de qui elle fait figure de géant, alors que pour les Douze elle est un pays encore en devenir, dont la démographie galopante les inquiète.Recherche d’identité Un nouveau débat s’ouvre au sein de la société turque, travaillée par un retour du religieux: le pays doit-il tourner le dos à l’Europe de l’Ouest qui décidément ne prendra jamais sa candidature qu’avec des pincettes, pour se ressourcer dans ce nouvel eldorado?«C’est l’un des sujets les plus controversés», admet Taner Baytok, directeur général au ministère des Affaires étrangères pour les relations avec la Communauté européenne.Les islamistes sont les plus ardents, mais pas les seuls, à penser que la Turquie doit centrer ses efforts sur les nouvelles républiques «soeurs».Cette argumentation, que certains éditorialistes reprennent à leur compte, ne laisse pas insensible le Turc moyen.«C’est une question de fierté», résume un observateur étranger qui croit à une «vraie inflexion» de la politique turque.«Officiellement, ils ont deux fers au feu, mais, d’un côté, ils savent qu’ils seront toujours humiliés, de l’autre, c’est le sultan qui revient à la tête de ses troupes.» «Réaction émotionnelle, corrige le professeur Celik Kurdoglu, directeur du conseil des relations économiques internationales, ça n’a pas de sens!» Un fonctionnaire turc renchérit en observant avec ironie que la société turque n’est pas «adulte» et réagit comme «un enfant à qui on a pris son jouet et qui en veut un autre».Les avis diffèrent sur les possibilités économiques offertes par ces nouveaux marchés.M.Kurdoglu observe que ces nouvelles républiques ne réunissent pas soixante millions d’habitants.Alors que M.Alaton juge au contraire qu’«il y a quelque chose d’énorme» dans ces pays.Les deux hommes se retrouvent cependant pour souligner que, parmi les héritiers de l’URSS, le principal marché reste celui de la Russie.Toutes ces incertitudes traduisent une interrogation permanente.«Nous sommes toujours à la recherche de notre identité, ajoute le même fonctionnaire, nous ne sommes pas tout à fait européens, nous venons d’Asie mineure, nous sommes musulmans, mais nous n’aimons pas les Arabes.» Face aux séparatistes kurdes Pour sa part, le gouvernement Demirel, comme ses prédécesseurs, a repris à son compte cette donnée structurelle de la politique turque qui pousse le pays à l’Ouest, tout en essayant d’exploiter les nouveaux atouts que lui confère sa position, au carrefour de plusieurs continents et de plusieurs cultures, entre l’Est et l’Ouest, entre le Sud et le Nord, entre l’Europe, l’Asie et le Proche-Orient.La nouvelle donne mondiale permet à la Turquie d’avoir aujourd’hui la politique que lui dicte sa géographie.Dans ses rapports avec l’Asie centrale, ses liens avec la Communauté sont précieux: «Si la Turquie n’est pas considérée comme un partenaire européen, elle a très peu de chose à offrir (aux nouvelles républiques musulmanes)» souligne M.Baytok.L’inverse est aussi vrai: «Les Turcs disent aux Européens: “Vous ne pouvez pas ne pas aller en Asie centrale: c est par nous que vous irez”.Pour eux, la relation avec l’Asie centrale est vraiment devenue la nouvelle frontière», résume un homme d’affaires français.Cette dimension explique, avec une certaine indulgence pour une démocratie renaissante, la discrétion des Occidentaux face aux dérapages et aux excès de la politique intérieure turque.Un diplomate occidental affirme, en privé, que les assassinats politiques, en particulier de journalistes, dont beaucoup sont attribués à la nébuleuse souterraine gravitant autour des forces de sécurité, sont une «honte».Un autre observe que la situation des droits de l’homme s’est plutôt détériorée depuis que Suleyman Demirel est premier ministre, contrairement à ce que ce dernier affirme avec constance, comme il l’a encore fait récemment à Istanbul, devant des journalistes turcs et de la CEE réunis pour une conférence commune.La (CHAINE."•4 ¦¦¦ KAZAKHSTAN ^TR,CHTHOfi6W fwjfkiîi «iiwfim K « / B - ¦Os rv.' A OUZBÉKISTAN TURKMÉNISTAN mmist TURQUIE EX-YOUGOSLAVIE CHYPRE 250 km ii.I m Turquie, a ainsi réaffirmé M.Demirel, n’est «pas loin» des critères occidentaux en matière de droits de l’homme, et seules les nécessités de la lutte contre le terrorisme du PKK imposent encore quelques limites.Face aux séparatistes kurdes, Ankara bénéficie du soutien des Etats-Unis et de l’Europe.Ainsi la France n’a-t-elle trouvé rien à redire à la récente opération militaire au nord de l’Irak.Cela ne suffit pas à justifier la confusion trop souvent entretenue — en dépit des dénégations officielles — entre le PKK et les populations du Sud-Est, la répression collective exercée contre les secondes au nom de la lutte contre le premier, les mauvais traitements infligés par la police.Dans certains milieux diplomatiques, on estime que la Turquie s’expose à de graves déboires si son gouvernement s’obs- tine à n’aborder le problème kurde qu’à travers une logique militaire, en refusant toute idée de solution politique.Tension avec l’Allemagne Malgré l’intensification des échanges, les relations des Douze avec la Turquie ressemblent parfois à un dialogue de sourds: les Turcs considèrent qu’il n’y a plus de problèmes politiques entre eux et l’Europe et rejettent les critiques sur l’état de la démocratie et des droits de l’homme; en retour, ils reprochent de plus en plus ouvertement à l’Europe de se comporter comme un «club» chrétien fermé, accusé de voir, à tort, un nouveau péril islamique se développer en Turquie, alors que l’Europe de l’Ouest aurait intérêt au succès de cette démocratie en pays musulman.Dans les relations bilatérales de la Turquie avec chacun des membres de la Communauté, c’est le mauvais état des rapports avec l’Allemagne qui attire l’attention, alors que Paris et Ankara se comprennent beaucoup mieux, surtout depuis la visite officielle de M.François Mitterrand en avril dernier, qui a donné aux relations bilatérales un nouvel essor.Comme si l’Histoire, avec le tropisme francophile de l’empire ottoman, vis-à-vis duquel 1 alliance germano-turque de 1914-1918 fait figure de parenthèse, revenait en force.Les raisons du froid avec Bonn, sont nombreuses et, pour certaines, anciennes: avec 1,8 million de Turcs sur son territoire, l’Allemagne a toujours été réticente à l’adhésion à part entière de la Turquie à la CEE.Les affaires intérieures turques, en particulier la question kurde, a des répercus- sions directes en Allemagne même, alors que les violences xénophobes outre-Rhin, qui ont notamment provoqué la mort d’une femme et de deux fillettes turques • dans l’incendie d’un foyer, attise les tensions.Enfin, et peut-être surtout, c’est la géopolitique qui sépare les deux pays depuis la réunification allemande.Il importe, souligne M.Baytok de «ne pas donner à l’Allemagne une chance de dominer l’Europe».Or, pour garder l’Allemagne «sous contrôle», la Turquie peut être utile, car «elle ne sera pas un hinterland allemand!» La montée en puissance de l’Allemagne est perçue par la Turquie comme une menace, même pour ses intérêts commerciaux: la percée de Bonn à l’Est ne va-t-elle pas jusqu’aux terrains de chasse turcs dans l’ancien bloc communiste?De plus, les Allemands sont implicitement tenus pour grande- ! ment responsables de la situation ¦ dans l’ex-Yougoslavie, où les Européens sont accusés de ne rien faire pour venir au secours des Musulmans bosniaques.La tension a le temps de retomber avant que l’adhésion de la Turquie à la CEE soit de nouveau à l’ordre du jour.Un calendrier — dix ans, quinze ans — est-il envisageable?La majorité de observateurs pensent que la question ne se posera plus dans les mêmes termes.D’ici là, la CEE aura inventé — pour gérer son élargissement — de nouvelles formes d’association, qui iraient comme un gant à cette Turquie compliquée, si proche et si lointaine.LES ANNONCES CLASSEES 985-3344 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL MARCHANDISES (suite) Achat-venfe-échange 320 Ameublement 100 Visites libres 335 Bois de foyer 101 Propriétés à vendre 350 Animaux 103 Condominiums et co-popriéfés 400-499 OFFRES D'EMPLOIS 105 Propriétés à revenus 401 Postes cadre et professionnel 115 Extérieur de Montréal 402 Éducation 120 Lourentides 405 Santé + serv.communautaires 121 Cantons de l'Est 408 Secteur culturel 125 Hors-frontières 401 Bureaux 130 Maisons de campagne 415 Secteur informatique 132 Chalets 420 Secteur vente 134 Terrres fermes 435 Restaurants et hôtellerie 135 Terrains 440 Services domestiques 150 Transactions diverses 455 Emplois partiels 151 Services immobiliers + saisonniers Location 500-599 PROPOSITIONS 160 App.et log.à louer D'AFFAIRES ET DE SERVICES 164 Condominiums à louer 501 Occasions d'affaires 165 Propriétés à louer 508 Services financiers 175 Maisons de campagne à 510 Comptabilité louer 512 Déclaration d'impôts 176 Chalets à louer 515 Informatique et bureautique 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 520 Préparation de C.V.Achat-vente-échange 522 Traitement de texte 201 Propriétés commerciales 523 Traduction, rédaction 203 Propriétés industrielles 529 Services professionnels 205 Espaces commerciaux 530 Cours 210 Commerces à vendre 540 Santé 220 Entrepôt (Vente-location) 542 Massothérapie 230 Gestion immobilière 543 Psychothérapie Location 544 Croissance personnelle 251 Bureaux à louer 546 Cartomancie, astrologie 259 Espaces comm.et ind.à louer 550 Voyages 275 Locaux à louer 555 Garderie 300-399 MARCHANDISES 560 Entretien, rénovation 301 Oeuvres d'art 564 Décoration intérieure 303 Antiquités 570 Terrassement, paysagistes 313 Ordinateurs 575 Déménagement 314 Bureautique 600-699 VÉHICULES 315 Téléphonie 675 Bateaux, yachts, voiliers 318 Mobilier de bureau et acc.695 Automobiles Appartements-logements à Espaces commerciaux à louer louer OUTREMONT: Bloomfield près Bernard, 3e.ensoleillé, 6 1/2.frais peint, Libre.700S/mois.495-1216 PLACE VERSAILLES 7235 PIERRE CORNEILLE Grond 2 1/2,3 1/2,4 1/2, chauffé, eou chaude, stat„ sauna, piscine ext.Face centre d'achats, près métro Radis- son 353-1900 PRES CENTRE-VILLE I MOIS GRATUIT Beaux logements: 3 1/2 -350$, 4 1/2 -440$.5 1/2 -460$, stat exf gratuit.Près métro 939-3624,937-6215 VAN HORNE PRES OUTREMONT Près métra.4 1/2 semi s/sol, 460$.2 c.c., t.propre, ensoleillé, poêle-frigo.389-6678.VILLE ST-LAURENT, Thompson 31/2-41/2, équipés, chauffés, près services.333-1402.Condominiums à louer ANGUS, condo neuf, 4 1/2,2 c.c., fermées, près métro, autobus, services, 625S/mois.622-7403.AUBAINE INCROYABLE! 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accessoires, 2762353 Bureaux à louer Bureaux meublés avec services Près métro Laurier 495-9292 MÉTRO LAURIER.6150 St-Hubert, r-de-ch.2000 à 3200 pi ca , libre 273-3147.SIMONNE MONET-CHARTRAND Simonne Monet-Chartrand est décédée à 2h30, le 18 janvier 1993, dans sa résidence, à Richelieu.Elle sera exposée mardi le 19 janvier de 14h00 à 17h00 et de 19h00 à 22h00, le mercredi 20, de 14h00 à 17h00 et de 19h00 à 22h00 à la Maison Darche, 258, rue Saint-Charles Ouest, à Longueuil.Les funérailles auront lieu à l'église Saint-Antoine de Longueuil, le jeudi à 11 hOO.On prie les gens d'envoyer des dons à l’UNICEF en lieu d’offrandes de fleurs.HORIZONTALEMENT I — Dynastie qui donna huit empereurs à Byzance.2— Tumeur charnue sur la gencive.— Gnon.3 — Apparence trompeu- se.— Monarque.4 — Lassantes.5— Neptunium.— Portier.6— Monument de la tribu.— Lieutenant.— Molybdène.7 — En quel lieu?.— Déguise la vérité, — Ville de la Syrie, 8— Métal.— Se rendra.9— Principe fondamental de la sculpture archaïque.10 — Consacré.— Azur.— Béryllium.II — Propre.— Chialer.12 — Variété de prune.— Quatre-vingt-dix.— Seul.VERTICALEMENT 1 — Agenda.— L'endroit le plus bas.2 — Pomme, — Avariée.3— Traitement.— Chose déshonorante.4 — Douleur.5 — Comme II faut.— Platine.6 — Senteur.— Qui peut être né.7— Issu.— Ytterbium.— Tissu léger.8 — Vrai.— État meilleur.9 — Abrégea.— Il habite Ankara.10 — Querelle.— Racaille.11 — Dévêtu.— Océan, — Belle-fille.12 — Qui est propre à l'évêque.Solution d’hier REARO B-8 M Le Devoir, mardi 19 janvier 1993 DES IDEES, DES EVENEMENTS s.Ifll \\T\\ ***%.»** .> v#B J4»-**»*.s '‘Hftdiin :fc iw *VV .VO** ¦tms.m THE NEW YORK TIMES-RICHARD DOWNS Téléfilm Canada: demi-succès?Malgré la volonté gouvernementale, les télédiffuseurs privés participent très peu au financement de la production indépendante Michel Saint-Laurent et Gaëtan Tremblay Respectivement agent de recherche et de planification et professeur au Département des Communications de l'Université du Québec à Montréal V ALA TOUTE fin des années soixante-dix, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) consacrait, par un superbe euphémisme, l’échec de la ca-nadianisation de la programmation télévisuelle en parlant de «(.) l’inaptitude relative des secteurs public et privé du système, à produire suffisamment d’émissions canadiennes originales de grande qualité et très populaires».Euphémisme qui, en fait, occultait deux réalités: l’incapacité du CRTC à mener à bien ce projet de canadianisation des ondes télévisuelles ainsi que les sérieuses réticences des télédiffuseurs privés envers un tel projet.Aussi le gouvernement canadien entreprit-il, quelques années plus tard, de modifier, sans véritable justification sinon en s’appuyant sur le simple constat du CRTC, la règle du jeu: désormais, les entreprises de télévision devaient confier une partie de leur production d’émissions à des maisons indépendantes et, aspect capital, participer au financement de ladite production.On confia même à la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (SDICC) le mandat de gérer ce nouveau type d’investissement.Qui finance qui?Selon nos calculs, effectués à partir des rapports annuels de Téléfilm Canada pour la période s’étendant de 1985 à 1992, il s’est officiellement dépensé près de 1,5 milliard de dollars pour la production indépendante d’émissions canadiennes.Téléfilm Canada a alors investi une somme de 472,2 millions $ tandis que l’ensemble des télédiffuseurs y allaient d’un montant de 212,2 millions $.L’écart reste grand entre le soutien étatique et le financement de sources télévisuelles privées.Le reste provenait de sources diverses telles que l’Office national du film, les sociétés provinciales de financement (SOGIC, SDICO, B.C.Film Fund, etc.), ainsi que d’investisseurs privés.L’apport monétaire du secteur public, autant francophone qu’anglophone est loin d’être négligeable: plus de 127 millions $ ou environ 60 % de l’investissement total des télédiffuseurs.Le financement des télédiffuseurs publics francophones se chiffre à 42,8 millions sur plus de 127 millions 134 %) et se caractérise par deux grandes phases: décroissance, puis augmentation.Ainsi, lors de la première phase qui va de 1985 à 1990, nous assistons à une chute notable: les sommes consacrées à la production indépendante passant de 7,5 millions à 2,9 millions $ Dans la seconde, qui comprend les années 1991 et 1992, le redressement est spectaculaire: on y investit respectivement 7,1 millions et 12,3 millions $.Du côté anglophone, le phénomène est parfaitement asymétrique: croissance soutenue entre 1985 et 1990 (de 10,6 millions à 17,7 millions$, soit une augmentation de 67 %!), puis deux baisses consécutives, en 1991 et 1992, qui établissent le budget réservé aux productions indépendantes à 12,9 millions $.Le secteur privé, dont la composante francophone représente 32 % ou 26,9 millions, n’a pas quant à lui subi les même tendances que sa contrepartie publique.En effet, de 1985 à 1990, l’investissement y est inégal, souvent à la hausse, parfois à la baisse, avec toutefois une caractéristique intéressante: la participation accrue des télédiffuseurs privés francophones a plus souvent qu’autre-ment atténué l’impact des diminutions enregistrées chez les privés anglophones.Francophones et anglophones Malgré cela, l’écart, en 1990, reste considérable: l’investissement anglophone (13,5 millions $) est pratiquement six fois supérieur à celui des francophones (2,3 millions $).A partir de ce moment, s’esquisse une nouvelle tendance: les privés francophones financent davantage la production indépendante si bien qu’en 1992, leur apport se chiffre à 7,1 millions alors que leurs homologues anglophones réduisent considérablement leur appui financier qui se situe, la même année, à 5,6 millions $.Ainsi, pour la première fois depuis 1985, se creuse un écart significatif en faveur des télédiffuseurs francophones.De cet aperçu des performances des secteurs public et privé se dégage une intéressante observation: malgré des débuts difficiles, le financement des télédiffuseurs francophones semble progresser.Ainsi, entre 1985 et 1992, il y a une augmentation notable des sommes versées par les télédiffuseurs publics (gain de 4,9 millions $ ou 65 %) et un bon plus que prodigieux de la contribution des télédiffuseurs privés (hausse de près de 6,3 millions $ ou plus de 700 %!).Du côté anglophone, après des débuts prometteurs, l’investissement des télédiffuseurs connaît un sérieux ralentissement: le secteur public, entre 1985 et 1992, a réduit son apport monétaire de 22 % (soit une perte d’environ 2,3 millions $) tandis que le secteur privé n’hésitait pas à y retrancher un montant considérable: 7,9 millions $ ou 58 %.Bref, les télédiffuseurs francophones investissent désormais, malgré un marché aux perspectives plus restreintes, plus d’argent (19,4 millions $) dans la production audiovisuelle indépendante que les télédiffuseurs anglophones (18,6 millions $).Dans ces conditions, pouvons-nous dire que l’objectif de la SDICC, devenue Téléfilm Canada, de faire participer les télédiffuseurs au financement d’une production indépendante nationale a été un succès?L’État, principalement fédéral, demeure l’acteur essentiel de sa propre politique.Il est indéniable que l’investissement dans la production d’émissions canadiennes, autant public que privé, autant francophone qu’anglophone, ne serait-ce que sur le plan quantitatif, a accru le répertoire national d’émissions télévisuelles face à l’imposante offre américaine; cet accroissement a aussi permis de rejoindre quelques portions d’auditoire plus importantes, surtout du côté anglais.Ceci est un faible gain.Autre gain également modeste est la participation accrue des télédiffuseurs francophones à la production audiovisuelle.En 1985-1986, le budget total de la production francophone s’élevait à près de 65,5 millions $; la participation de Téléfilm Canada se chiffrait alors à 23,7 millions $ (36,2 %) et celle des télédiffuseurs à plus de 8,3 millions $ (12,7 %).Aujourd’hui, le même budget est de 112,4 millions $, les subventions de Téléfilm Canada ayant progressé de 4,3 millions $, mais cette somme ne représente plus que 29,7 %.Quant à la part des télédiffuseurs, elle a été augmentée, entre 1985 et 1992, de 11,1 millions $ soit, en proportion, de 12,7 % à 20,7 %.Cet accroissement rejoint partiellement l’un des objectifs de Téléfilm Canada qui est de remplacer, tout en faisant preuve de réalisme économique, l’aide étatique par une présence plus active des milieux de la télévision.Gain modeste ou réussite partielle Nous parlons de gain modeste ou de réussite partielle car, sur le marché anglophone qui est le plus important, cet objectif est loin d’être atteint.En effet, de 1985 à 1992, Téléfilm Canada a diminué sa participation de 37,7 % à 30,9 %, bien qu’en chiffres absolus son aide passe de 42,4 à 45,8 millions $.Toutefois, les télédiffuseurs anglophones n’ont pa§ appuyé ce «désengagement» de l’Etat: sur un budget total de 147,9 millions $ pour l’année 1991-1992, ils n’ont fourni que 18,6 millions $ ou 12,5 %.Or, en 1985, leur contribution était de 24,2 millions $ ou 21,5 % du budget total de la production indépendante.Certes, il est indéniable que la nature de leur marché respectif influe sur le comportement des télédiffuseurs.Du côté francophone, malgré une situation économique difficile — sévères réductions budgétaires dans le secteur public, concurrence avivée par l’arrivée de nou- veaux canaux, chute des revenus publicitaires, etc.— les télédiffuseurs n’ont guère le choix: le marché ayant été façonné, ne serait-ce que par considération linguistique, de manière à ce que le public consomme des produits du cru, ils se doivent d’investir dans de tels produits afin de répondre aux goûts de leurs auditoires.Côté anglophone, la situation est autre: sans avoir connu de véritable crise économique, les télédiffuseurs semblent se désintéresser de la production indépendante.Deux questions se posent alors: serait-ce que l’ambitieux projet de la CBC, qui était de confier la moitié de sa production au secteur privé de l’audiovisuel, est en train de connaître un certain essoufflement?Serait-ce également que le secteur privé, à cause d’une très lente progression de l’écoute anglophone d’émissions canadiennes et de l’attrait toujours prépondérant des émissions américaines, juge son investissement peu rentable?Un fait demeure, et non le moindre: la faible participation des télédiffuseurs privés au financement des émissions produites par des maisons indépendantes.Un processus long et complexe Nous savons qu’une politique et un programme de subventions visant à développer une industrie privée canadienne de production télévisuelle, relèvent d’un processus long et complexe.Processus qui doit prendre en compte à la fois des traditions établies ou des comportements acquis ainsi que des facteurs socio-économiques sans cesse mouvants.Pourtant, après neuf années d’existence, dont six pour lesquelles nous avons des données relativement complètes, Téléfilm Canada ne semble guère avoir suscité l’enthousiasme des télédiffuseurs privés empêtrés, il est vrai, dans divers problèmes.Ceux-ci n’ont fourni qu’environ 6 % du budget total consacré aux productions indépendantes.Si nous, combinons les subventions de l’Etat, c’est-à-dire Téléfilm avec 32 %, et le financement fourni par les télévisions publiques — près de 9 % — nous arrivons alors au chiffre de 41 %.Et ce pourcentage n’inclut même pas les largesses, passées ou présentes, consenties par les gouvernements sous forme d’abris fiscaux et de crédits d’impôt.Bien que l’impact économique de ces mesures soit difficile à évaluer, il n’en reste pas moins, selon des sources bien informées du milieu audiovisuel, significatif.C’est donc dire combien grand demeure l’écart entre le soutien étatique et le financement de sources télévisuelles privées.En d’autres mots, l’État — principalement fédéral — demeure l’acteur essentiel de sa propre politique.Reformulons, version 1992, le constat initial du CRTC: •
de

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