Le devoir, 20 janvier 1993, Cahier B
SOCIETE CAHIER B Le Devoir, mercredi 20 janvier 1993 Le poison du paludisme Pour prémunir les voyageurs contre la maladie, les médecins québécois prescrivent de plus en plus la méfloquine, un médicament aux effets secondaires parfois virulents Louis Lafrance Collaboration spéciale LE PALUDISME tue, et bien.À chaque année, cette fièvre tropicale cause le décès de un à deux millions de personnes parmi les trois cents millions d’individus infectés.La situation est particulièrement grave en Afrique.Le paludisme y est responsable de 15% de la mortalité des enfants de moins de cinq ans.Malgré le nombre croissant de Québécois qui voyagent dans les zones endémiques, les ravages du paludisme passent largement inaperçus.Devant l’échec de l’élimination du moustique (l’anophèle) qui transmet le parasite aux humains, les intervenants insistent sur les mesures préventives qui vont de l’utilisation du moustiquaire à la prise régulière de médicaments.Les risques de la méfloquine Depuis vingt ans, l’apparition de souches résistantes à la chloroquine (Aralen) a incité les compagnies pharmaceutiques à proposer de nouveaux médicaments anti-paludéens comme la méfloquine (La-riam).S’il règne un consensus sur l’efficacité supérieure de la méfloquine, il y a présentement un débat sur l’utilisation et la toxicité de ce produit qui peut affecter le système nerveux.L’an dernier, la controverse sur la méfloquine est sortie des cercles restreints de la profession médicale grâce à l’émission télévisée La Course Destination-Monde.Le réalisateur de l’émission, Jean-Louis Boudou, rappelle qui «six des huit concurrents s’étaient plaints des effets secondaires de la méfloquine».Originaire du Lac St-Jean, Luc Gagnon est un coopérant du SUCO qui travaille à Djenné, une petite ville isolée du Mali.Après cinq mois de prise régulière de méfloquine, il a été victime d’hallucinations.«Tu peux être sûr qu’après une telle expérience, je me suis débarrassé du médicament», raconte-t-il.Pourtant, Djenné est située aux confins du Sahara.Pendant la moitié de l’année, il n’y a pas un seul moustique! La méfloquine est disponible aux États-Unis et en Europe.Denise Côté, de la Protection générale de la santé, qui relève du gouvernement fédéral, confirme que le Canada n’a pas encore délivré de permis de commercialisation pour ce médicament.Néanmoins, la méfloquine est distribuée dans les centres de médecine tropicale du pays.Ces derniers participent à l’évaluation du produit à l’intérieur d’un protocole d’investigation mis sur pied par le fabricant Hoffman-La Roche et approuvé par les autorités sanitaires canadiennes.Avant de recevoir de la méfloquine, chaque voyageur doit signer au préalable un formulaire de consentement.Dans la région de Montréal, l’Hôpital St-Luc et le Montreal General Hospital sont les seuls centres habilités à prescrire la méfloquine.Ces deux institutions reconnaissent les effets secondaires du nouveau traitement: étourdissements, troubles digestifs, cauchemars, problèmes visuels, maux de tête, insomnie, et dans des cas plus rares, confusion, perte de conscience et psychose.Divergences d’opinions Le docteur Gervais Fréchette, de l’Hôpital St-Luc, minimise ces effets secondaires: «Il y a environ 10% des gens qui éprouvent des effets secondaires qui sont pour la plupart mineurs.Quant au problème rare de la psychose, il résulte probablement d’une mauvaise évaluation des antécédents de la personne.» Dans la littérature scientifique, les chercheurs évaluent plutôt entre 20 et 25% le nombre d’individus qui subissent des conséquences de la médication.John McLean, directeur du Centre des maladies tropicales de l’Université McGill, affirme quant à lui que la méfloquine crée des effets secondaires chez 40% des utilisateurs.Selon ses dires, «de 2 à 5% des individus ont des problèmes graves qui peuvent justifier un arrêt du traitement».Une récente étude suisse indique que le traitement préventif à la méfloquine cause de passagers mais sérieux troubles neuTolo-giques et psychiatriques chez une personne sur mille.Les docteurs Fréchette et McLean légitiment l’utilisation de la méfloquine en comparant ses effets secondaires aux graves conséquences du paludisme.Selon M.McLean, cinq Canadiens sont décédés du paludisme depuis 1991.De plus, tous les médicaments anti-paludéens sont susceptibles de produire des effets indésirables.Les deux cliniques de voyageurs de Montréal s’inspirent grandement des travaux du Control Disease Center (CDC) d’Atlanta, qui affirme la présence de résistance à la chloroquine sur l’ensemble du l’Afrique noire.Cent mille voyageurs Cette conclusion est contestée par certains pays, dont la France.En bref, les Français affirment que la chloroquine est encore efficace et que l’utilisation de la méfloquine va créer de nouvelles souches de parasites de plus en plus résistantes à l’action des médicaments.Pour le docteur Fréchette, cet argument est manifestement faible.«Il y a 100 000 voyageurs qui vont en Afrique chaque année.C’est un trop petit nombre pour créer des souches résistantes», tranche le médecin de l’Hôpital St-Luc.Il n’empêche qu’au Sierra Leone, des chercheurs français ont enregistré des cas de patients résistant à la méfloquine.Le médecin français Pierre Thibaut dénonce la position du CDC d’Atlanta.De retour en France depuis peu, après quinze ans de pratique en médecine tropicale en Afrique, il explique que la chloroquine combinée avec de la paludrine offre encore une excellente protection contre le paludisme.«Notre expérience sur le terrain nous convainc que la majorité des cas rapportés de résistance à la chloroquine et à la paludrine sont plutôt liés à une mauvaise utilisation de ces deux médicaments», précise-t-il.Le docteur Thibaut s’inquiète pour la santé future des populations locales.«Il faut comprendre que la méfloquine est présentement notre seule munition de réserve contre le paludisme.Il est évident que la chloroquine va devenir de moins en moins efficace.Lorsque ce jour arrivera, que fera-t-on si on a laissé se développer des souches résistantes à la méfloquine?» Le recours presque systématique Le paludisme, qu'on appelle aussi la malaria, est endémique dans certaines régions chaudes et humides.Le gai (photo) n’y échappe pas.En Afrique, le paludisme est plus meurtrier que le sida.à la méfloquine n’est pas le lot de tous les médecins québécois.Le docteur Jacques Girard, du Centre du Sahel de l’Université Laval, partage la position française.«Nous ne sommes pas contre la méfloquine, il s’agit de bien évaluer les divers facteurs, opine-t-il.Si un coopérant s’en va vivre dans une ville, on lui proposera de la chloro- La grande Europe de l’audiovisuel Alain Woodrow L Le Monde A DATE SYMBOLIQUE du 1er janvier 1993 n’est pas seulement celle de l’entrée en vigueur de l’Acte unique européen.Elle marque, de deux pierres blanches, la route vers la grande Europe audiovisuelle: par le lancement de la chaîne d’information continue, Euronews, ainsi que par l’intégration de l’OIRT (Organisation est-européenne qui regroupe les radio-télévisions de l’ancien bloc communiste) dans l’Union européenne de radio-télévision (UER).Niché dans la banlieue verdoyante du Grand-Saconnex, le siège de l’UER à Genève ressemble aux bâtiments fonctionnels avoisinants des organisations qui ont élu domicile dans cette ville internationale.Acier, verre et béton froids, plantes vertes et précision suisse.C’est une affaire qui marche, à en juger par les travaux d’agrandissement, visibles de la fenêtre.«C’est une aile neuve, explique Jean-Pierre Julien, l’attaché de presse, où nous installerons bientôt l’Eurovision, dont le centre technique se trouve, pour des raisons historiques, à Bruxelles.» L’Eurovision est synonyme pour la plupart des téléspectateurs de «Concours de la chanson» ou de «Jeux sans frontières».Elle est beaucoup [)lus que cela.Ce carrefour international de ’image et du son est né, il y a presque quarante ans, ae la vision des pionniers de la télévision.En 1954, la retransmission de la Fête des narcisses à Montreux donnait le coup d’envoi de ce premier réseau international de télévision au monde.Déjà, quatre ans auparavant, la large couverture du couronnement de la reine Elizabeth et de la Coupe du monde de football avait prouvé que la diffusion transfrontalière n’était plus de la science-fiction.Grâce à la création, la même année, de l’UER.C’est à Torquay, petite station balnéaire au sud de l’Angleterre, que, le 12 février 1950, vingt-trois organismes de radio-télévision européens signaient l’acte constitutif de l’UER, remplaçant l’Union internationale de radiodiffusion, créée en 1925 mais disloquée par la guerre.Au fil des ans, l’UER est devenue une sorte de club d’entraide, de syndicat au service des pays les plus pauvres et d’agence mondiale d’images et de programmes.Elle se définit comme «une association internationale indépendante», dont l’objet essentiel est «de promouvoir la coopération entre ses membres en matière de programmes de télévision et de radio, et de défendre leurs intérêts dans ces domaines, y compris sous leurs aspects techniques et juridiques».Ses membres étant passés, en quarante ans, de 23 à 114, dans 79 pays, elle est aujourd’hui la plus grande association professionnelle de radiodiffuseurs au monde.Elle compte 60 membres actifs (dans 47 pays de la zone européenne de diffusion, qui s’étend de l’Irlande à la Turquie et de la Finlande au Maroc) et 54 membres associés dans 32 autres pays.Ses membres appartiennent, pour la plupart, au service public, sauf rares exceptions (comme le réseau britannique ITV ou la cnaîne privée française TF 1) acceptées selon des critères stricts: uen couverture nationale desservant la totalité de la population, une programmation diversifiée destinée à tous, y compris les minorités, et produite pour une part importante par la chaîne.L’assemblée générale, instance suprême de l’UER comprenant tous les membres, actifs et associés, élit le conseil d’administration.Quatre commissions spécialisées sont chargées par le conseil des secteurs télévision, radio, affaires juridiques et questions techniques.Les services permanents (deux cent cinquante personnes) sont dirigés par un secrétaire général, Jean-Bernard Münch.Le côté «club informel» de l’UER se traduit par une solidarité entre pays riches et pays pauvres.Les échanges les plus courants concernent les programmes sportifs, grâce à Eurosport (réseau créé par dix-sept membres de l’UER), et les sujets d’actualité (sept échanges par jour, soit dix-sept mille sujets par an).«En septembre prochain, annonce Henri Perez, directeur de la commission télévision, un réseau d’information continue, Permanent News Network, remplacera les échanges quotidiens à heures fixes pour fonctionner vingt-quatre heures sur ving-quatre.» «Last but nos least», L’UER est à la pointe du progrès technique.Une cinquantaine de groupes de recherche préparent l’audiovisuel de demain : la télévision haute définition, la radiodiffusion numérique, le Radio Data System (sélection automatique des fréquences), la télévision stéréoscopique (en trois dimensions), les images virtuelles.Avec des bureaux permanents à Moscou, à New York et à Washington, l’UER s’ouvre non seulement à l’Est, mais aussi au Nouveau Monde.quine et de la paludrine.Mais si un autre s’en va travailler dans une zone marécageuse du Bénin, on lui prescrira probablement de la méfloquine.» Il n’y a pas de solution automatique, ajoute-t-il.Il faut tenir compte des antécédents médicaux de la personne, de la durée du voyage, de la présence ou non de ressources médicales, des conditions de vie, des saisons des pluies, etc.Le docteur Girard estime que la majorité des médecins québécois n’ont pas une connaissance adéquate de la réalité africaine.«Les zones tropicales, c’est loin du Québec.» Améliorer notre culture médicale Il pointe du doigt la culture médicale qui amène le médecin à privilégier le médicament le plus puissant.«C’est normal, un médecin veut toujours faire le maximum pour son patient.Mais on ne tient pas compte qu’il existe plusieurs paliers de résistance à la chloroquine», déclare le chercheur.Cette même attitude excessivement prudente est présente parmi les organismes comme l’OMS et le CDC d’Atlanta.On connaît la judiciarisation de la société américaine et son impact sur la pratique de la médecine, rappelle le docteur Girard.«Le CDC veut éviter les poursuites, il conseille donc la méfloquine, le médicament le plus pujssant.» À l’évidence, la méfloquine ne fait pas l’unanimité, autant chez les chercheurs que chez les voyageurs.Renée Pelletier, médecin au Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), confirme qu’un nombre important de coopérants en Afrique abandonnent l’utilisation de ce médicament au cours de leur séjour.Richard Marcoux, chercheur au département de démographie de l’Université de Montréal, s’inter- roge sur la compétence de certains médecins de la clinique Santé-Voyage de l’Hôpital St-Luc.«Ce n’est pas sérieux de voir un jeune médecin s’excuser en disant que sa formation ne contenait pas beaucoup de cours sur les maladies tropicales», s’impatiente le chercheur.Il n’existe pas au Québec de spécialisation sur les maladies tropicales.Selon le docteur Girard, un médecin qui désire se spécialiser doit s’expatrier, de préférence vers les anciens pays colonisateurs, comme la France ou la Hollande.Somatisation?Florence et Richard, un couple de voyageurs, critiquent l’information qui leur a été communiqué à l’Hôjntal St-Luc.«C’était toujours nous qui devions poser les questions, dit Florence.On a eu l’impression de n’être que des cobayes qui devaient valider un nouveau médicament.La méfloquine est un médicament controversé, on devrait au moins le dire aux gens qui consultent.» Le démographe Richard Marcoux se souvient qu’au départ, la liste des effets secondaires ne l’avait guère inquiété.«On a tellement la mauvaise habitude de s’abandonner aux médecins.» Lors d’un séjour au Mali, il a rapidement ressenti de l’anxiçté et des problèmes d’insomnie.«À mon retour, j’ai fait part de mes symptômes.Le médecin m’a répondu que je somatisais!» Quelques semaines plus tard, il part pour le Rwanda.La poursuite des effets pénibles le convainc d’abandonner le traitement.De retour à Montréal à l’automne 1991, il demande à un médecin de la clinique de 1’Hôpital St-Luc de lui faire parvenir de l’information plus détaillée sur la méfloquine.Janvier 1993, il attend toujours.B 1! ïi i m < X O LE DEVOIR RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 RELANCE Date de tombée: le 22 janvier 1993 LE DEVOIR aborde 1993, sa 83e année, avec l'esprit et les moyens d'une nouvelle jeunesse.Tous le savent désormais, le journal a revu entièrement son contenu, refait sa structure financière et sa gestion, adopté une technologie de pointe, déménagé ses pénates au coeur du centre-ville montréalais.À la fin de janvier, il proposera même une PARUTION Ie30 janvier DANS LE DEVOIR nouvelle image graphique, élégante et contemporaine, incarnation de tous ces changements qui recréent littéralement le journal.Le 30 janvier, LE DEVOIR offrira à ses lecteurs, pour marquer ce tournant, un cahier spécial en forme d’autoportrait.Il présentera ses artisans, ses méthodes de production, ses lieux, ses projets et expliquera comment une pareille ébullition respecte, nourrit et rajeunit la tradition et la vocation du quotidien fondé par Henri Bourassa, qui reste le symbole d’une presse libre, vive, indépendante.Le cahier du 30 janvier est donc un rendez-vous, que prépare toute l’équipe du journal avec sa directrice, Lise Bissonnette.Une riche histoire se perpétue.m: B-2 B Le Devoir, mercredi 20 janvier 1993 CULTURE ET SOCIETE CINEMA CINÉMA QUÉBEC Fin de crise au MBA d’Ontario ASTRE: 849-3456) — Body of Evidence 7 h, 9 h, — Alive 6 h 45, 9 h 15— Scent of a Woman 8 h 10—Aladdin 6 h 30, — Bodyguard 9 h 05— Home Alone 2 6 h 45 BERRI : (849-3456) — Maman j'ai encore raté l'avion 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 25— Dracula, 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30— Une seconde chance 1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Le garde du corps 1 h 40, 4 h 10, 7 h 10, 9 h 40— Les pilleurs 1 h 45,3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 BROSSARD : (849-3456) — Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 40— Le garde du corps 7 h, 9 h 35— Parfum de femme mar.6 h 45 9 h 45, lun.mer, jeu.8 h.CARREFOUR LAVAL : (849-3456) — Home Alone 21 h —Hoffa 9 h 30— Parfum de femme mar.6 h 45, 9 h 45, mer.jeu.8 h.— Chaplin 7 h 10, 9 h 45— Le garde du corps 7 fi 15, 9 h 40— A Few Good Men 7 h.9 h 30— Scent of a Woman mar.6 h 45, 9 h 45, lun.mer, jeu.8 h.CENTRE EATON : Mtl — Aladdin tous les jours 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h — Jennifer 8 12 h 30, 3 h 15, 6 h 15, 9 h.—Un monsieur distin-.gué tous les jours 1 h 15, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15— Aladdin tous les jours 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 6 h 30,8 h 30, lun.et mer.12 h 30,2 h 30, 4 h 30— Bodyguard tous les jours 12 h 45,3 h 30, 6 h 20, 9 h 05— Distinguished Gentlemen tous les jours 1 h 30,4 h, 6 h 45.9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Chaplin 1 h 15, 4 h, 6 h 45.9 h 30— Dracula 1 h 30, 4 h 30, 7 h 05, 9 h 30— Toys 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 35, mer.jeu.2 h, 4 h 30.9 h 35 CINÉMA LANGELIER: Mtl — Le garde du corps 7 h, 9 h 30— Une seconde chance 7 h, 9 h — Maman j'ai encore raté l'avion 6 h 45, 9 h— Chaplin 6 h 30, 9 h 15 — Des hommes d’honneur 6 h 45, 9 h 25— Parfum de femme 6 h 30.9 h 30 CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — La sentinelle lun.au jeu.4 h 30, 9 h 15— Maris et femmes .lun.au jeu.7 h.— Léolo lun.au jeu.7 h 15 CINÉMA OMÉGA : (647-1122)— Aladdin 7 h— En toute bonne foi 9 h 30— Dracula 7 h.9 h 30 — Un monsieur distingué 7 h 20, 9 h 30— L’amant 7 h 20,9 h 30 CINÉMA DE PARIS: (875-7295)— Laws of Gravity 2 h, 7 h 15 — The Best Intentions 4 h.— Glengarry Glen Ross 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) -Scent of a Woman mar, 6 h 45.9 h 40, lun mer.jeu.8 h — Home Alone 2 7 h, 9 h 15— Hoffa 7 h, 9 h 30, mer.9 h 30— Nowhere to Run 7 h 15, 9 h 15 — A Few Good Men 7 h, 9 h 40— Chaplin mar.6 h 50, 9 h 35, lun.mer.jeu.8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) — The 39 Steps 18 h 35— Cinéma d’animation 20 h 35 CINÉPLEX: (849-3456) — Maman j'ai encore raté l’avion 3 h 35, 7 h.9 h 30— A River Runs Through It 3 h 35, 7 h, 9 h 25— The Best Intentions 4 h 30.8 h— Gas Food Lodging 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40— Home Alone 2 3 h 40, 7 h 05, 9 h 35— C’est arrivé près de chez vous 3 h 10, 5 h 10.7 h 10.9 h 10— Toys 3 h 30, 7 h, 9 h 30— La belle histoire 4 h 35, 8 h 10— Hoffa 3 h 45, 6 h 30.9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) -Les nuits fauves 1 h 45.4 h 30.7 h 05.9 h 40— Des hommes d'honneur 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 35— Le chêne 1 h 10, 3 h 30.5 h 35, 7 h 40, 9 h 45 , mer.1 h 30,3 h 30.9 h 45— Malcolm X 1 h 30.5 h, 8 h 30 DAUPHIN: (849-3456) — Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 30— Maman /’ ai encore raté l’avion 7 h 10,9 h 25 DÉCARIE: (849-3456) —Distinguished Gentlemen 7 h 10,9 h 25 -— Aladdin 7 h, 8 h 50 DORVAL: (631-8586) — Aladdin tous les jours 7 h, 9 h, — Scent of Woman 6 h 30, 9 h 40— Home Alone 2 7 h, 9 h 25 — Forever Young 7 h 15,9 h 30 DU PARC: (844-9470) — Leap of Faith tous les jours 7 h 10, 9 h 30— Bodyguard tous les jours 6 h 30, 9 h 10 — Distinguished Gentlemen tous les jours 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU: (521-7870) — Body 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Parfum de femme 12 h 30.3 h 30, 6 h 30, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Dracula 7 h, 9 h 30— Forever Young 7 h, 9 h 25— Distinguished Gentlemen 7 h.9 h 25— Bodyguard tous les jours 6 h 45, 9 h 30 — Crying Game 7 h 05, 9 h 35— Leap of Faith 7 h 05.9 h 35 — Aladdin 7 h 15, 9 h 15— Aladdin 7 h 15.9 h 15 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) - Hoffa 1 h 30, 4 h 15, 7 h.9 h 40— A Few Good Men 1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 35, jeu.1 h 40, 4 h 15, 9 h 40—Lorenzo's Oil 1 h 30.4 h 10, 7 h, 9 h 30—A Few Good Men 1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 35— Home Alone 2 1 h 25.4 h, 6 h 35,9 h 15 GREENFIELD: (671-6129) — Aladdin, tous les jours 7 h, 9 h— Forever Young tous les jours 7 h 10,9 h 15— Jennifer 86 h 50,9 h 15 IMAX: (496-4629) — L'homme et la bête et Les feux du Koweït fr.mar.au ven.et dim.10 h, 13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.sam.13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.version anglaise 11 h 45, 20 h 45— Les Rolling Stones at the Max ven sam.22h.30 IMPÉRIAL: (288-7102) — Body of Evidence 12 h.2 h 10.4 h 30,7 h, 9 h 30 LAVAL: (688-7776) — Crying Game 7 h 20.9 h 40— Aladdin 7 h.9 h.— Muppets Christmas Carol 7 h.—L’amant 9 h 10— Body-uard 6 h 30,9 h 10— Forever Young 7 h 20, h 30—En toute bonne foi 9 h 10— Leap of Faith 7 h — Jennifer 8 6 h 50, 9 h 25— L’accompagnatrice 7 h 10, 9 h 30 — Aladdin 7 h 05.9 h 05— Un monsieur distingué 7 h 10, 9 h 30 — Distinguished Gentlemen 7 h 20.9 h 40— Une seconde chance 7 h 10, 9 h 20 LAVAL 2000: (849-3456) — Maman j’ai encore raté l’avion 7 h 30.9 h 45— Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 30 LOEWS: (861-7437) — Crying Game 12 h 15, 2 h 35, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25 — Forever Young 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50,7 h 10, 9 h 30 — Aladdin tous les jours 12 h 30, 2 h 40,5 h, 7 h 15,9 h 20— Leap of Faith 1 h 30,4 h, 6 h 30.9 h—The Lover tous les jours 12 h 10, 2 h 20,4 h 35, 7 h, 9 h 15 PALACE: The Bodyguard tous les jours 1 h, 3 h 35, 6 h 20, 9 h.— Muppets Christmas Carol tous les jours 12 h 15.2 h 15, 4 h 30.6 h 30,8 h 30— Passenger 57 tous les jours 12 h 35.3 h.5 h.7 h 15, 9 h 30 — Distinguished Gentlemen tous les jours 12 h 20, 2 h 45, 5 h 15, 7 h 45 — Distinguished Gentleman tous les jours 1 h 10.3 h 35, 6 h 05.8 h 35 — Distinguished Gentleman 2 h.4 h 25.7 h.9 h 25 PARADIS: (354-3110) - Capitaine Ron 6 h 45— Le dernier des mohicans 6 h 55— Jeu de puissance 7 h.— Docteur Giggles 8 h 45— Cuirassé en péril 9 h.— Lune de miel à Vegas 9 h 15 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — Le jour se lève 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM)— Aladdin 7 h— Dracula 9 h.THE CRYING GAME ^ LOEWS 954 Sfe-Catherine O W CENTRE EATON 705 Ste-Catherme O.M (S 12 15 2 35-4 45-7 05-9 25 COUCHE TARD sam il 35 12 40-3 25 6 15 9 20 FAMOUS PLAYERS 8 697j“s Kl:, ?.ta r:iïxr P-.'*t*-«'PTCv Tous les soirs 7 05 9 35 sam-dim 12 05-2 25-4 45-7 05 9 35 OISüIlIlHSSS miiani'ii'iim-ra vendredi 0 15 samedi 7 15-1000 dimanche a jeudi 8 00 PARISIEN : (866-3856) — Indochine tous les jours 1 h, 4 h 30.8 h.— En toute bonne foi 12 h 15.2 h 30,4 h 45.7 h, 9 h 20— Un coeur en hiver tous les jours 1 h 45.4 h 15, 6 h 45, 9 h 15— L’amant 12 h 40, 2 h 50, 5 h 7 h 10.9 h 30— Indochine 1 h, 4 h 30.8 h.— L’accompagnatrice 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h — Le zèbre 1 h 10.3 h 15,5 h 20, 7 h 25.9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Scent of a Woman 12 h 30.3 h 30, 6 h 30, 9 h 30— Nowhere to Run 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Home Alone 2 1 h 30.4 h.7 h 15,9 h 45, jeu.1 h 30, 4 h, 9 h 45 PLACE LONGUEUIL: (849-3456) — Maman /' ai encore raté l'avion 7 h, 9 h 25— Une seconde chance 7 h 10, 9 h 30 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) — A Few Good Men 7 h, 9 h 35— Bodyguard 7 h 05— Hoffa 9 h 30— Forever Young 7 h 10, 9 h 30.lun.9 h 40— Aladdin 7 h 15, 9 h 10 — Scent of a Woman mar.6 h 50, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h.— Chaplin .mar.6 h 55, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h 10— Alive 7 h 05, 9 h 35 RIALTO: (274-3550) — Howards End 7 h — Sofia 9 h 40 CINÉMA LIDO: Un monsieur distingué 18 h 45,21 h 15— Maman j’ai encore raté l’avion 18 h 45— Une seconde chance 21 h 15— Des hommes d’honneur 18 h 40, 21 h 15 — Body of Evidence 19 h, 21 h 15— Parfum de femme 18 h 30, 21 h 15 LE CLAP: (650-CLAP) — Malcolm X 13 h 45, 20 h 30 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — L'amant 7 h 10, 9 h 25— Aladdin 7 h 30, 9 h 40 — Maman y" ai encore raté l’avion 6 h 45, 9 h 15— L’accompagnatrice 7 h.9 h 15— Dracula 7 h„ 9 h 30—Le garde du corps 6 h 55.9 h 30 • PLACE CHAREST: (529-9745)— Des hommes d'honneur 13 h, 15 h 45, 19 h, 21 H 50— Un monsoeur distingué 14 h, 17 h.19 h 40, 22 h — Dracula 12 h 15,15 h, 19 h 10, 21 h 40— Le garde du corps 13 h.16 h 15, 19 h 20, 21 h 50— Aladdin 12 h 25,14 h 25,16 h 30, 19 h, 21 h 05— Une seconde chance 12 h 30.14 h 40, 17 h, 19 h 20, 21 h 35- Parfum de femme 12 h 15,15 h 20,18 h 45,21 h 45— Maman j'ai encore raté l’avion 13 h 30,16 h 15.19 h 10, 21 h 35 STE-FOY: (656-0592)—Jennifer S 6 h 40, 9 h 10 —Aladdin 7 h, 9 h— Un monsieur distingué 6 h 50, 9 h 15 SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Cari Tremblay, du 20 au 24 janv.à 22h,30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656) - Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.de 19h.30 à 24h.30, mer.jeu.de 17b.30 à 2111.30, ven.de 17h.30 à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle en permanence, du mer.au ven.à compter de 22h., sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste-chanteur, lun.mar.de 17h.30 à 19h.30— Le Trio de Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30 — Le Trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.45 à 23h.45 BISTRO FLORESTA: 4670 St-Denis, Montréal (843-4177)— Tous les mer.Place Aux Poètes, animatrice Janou Saint-Denis, invités le 20 janv.Paul Chamberland et Alfredo Lavergne, à 21 h.BOÎTE À CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— Gilbert Lauzon et Alain Pelletier, du 21 au 23 janv.à 20h — Les Deux Pierrots: Le groupe Lux et le groupe Red, les 22-23 janv.à 20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— «Célimène et le Cardinal» de Jacques Rampai, m.en s.Michèle Magny, du 27 janv.au 13 mars CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Jakob Pastorius Jazz, J.C.Cameroun, les 21-22 janv.à 21 h.30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorium.255 est Ontario, Montréal (521-1002)— Les Grands Explorateurs présentent Le Mississippi de Alain De La Porte, les 20-21-22 janv., mer.20h„ jeu.ven.19h.CENTRE D'ESSAI DE.L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL: 2332 Édouard-Montpetit, Montréal— Présentation des films: Corpus Phobia de Denis Fortin et Betty de Claude Chabrol, le 20 janv.à 19h.et 21h.30 CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal — Les Productions Nuits d'Afrique présentent le Festival de musique et de danse du Maghrer, du 12 au 27 janv., mer.20 janv.Aziza et son ballet Baladi, folklore tunisien CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481) - Jean-Claude Kamerun, basse, reçoit un pianiste, du lun.au sam.à 22h.ÉGLISE UNIE DE MONT-ROYAL: 1800 boul.Graham, Montréal— L'Orchestre symphonique de Mont-Royal, solistes: Nathalie Paulin, soprano, Daniel J.Taylor, haute-contre, oeuvres de Mozart, Bach et Handel, le 25 janv.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271 -5381)— «Celle-là» de Daniel Danis, m.en s.Louise Laprade, du 12 janv.au 13 fév.ESPACE LA VEILLÉE: 1375 est Ontario, Montréal (526-7288)— Le Théâtre Ma Poule présente «Portrait de famille» de Denise Bo-nal, m.en s.Jean-Stéphane Roy, du 11 au 31 janv.mer.au dim.à 20h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum.Montréal (521-4191)— Cabaret Théâtre avec Luc Proulx et son orchestre, du 8 janv.au 13 fév., les ven.et sam.à 24h.— Dialogues deux études théâtrales, «Corps à corps» et «Violoncelle et voix» textes et m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 19 janv.au 6 fév., mar.au sam.à 20h.30 LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— «Pour le bien de l'amère patrie» de Timberlake Wertenbaker, m.en s.Henri Chassé, du 6 au 30 janv.à 20h.30, dim.à 15h.LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658) - Snack' N Jazz, tous les lun.et mar.à 21h.avec C.Papasoff et L.Soulier.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Le Théâtre Populaire du Québec présente «Les traverses du coeur» de Wendy LUI, m.en s.Fernand Rainville, du 14 au 23 janv.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Le Théâtre Bouches Décousues présente «Un petit monstre» texte de Jasmine Dubé, m.en s.Claude Poissant, du 13 au 31 janv., les sam.et dim.à 15h.MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm.Québec (418-643-2150)—Cinémusée: Moulin-Rouge de John Huston, le 20 janv.à 19h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Salle Denise-Pelletier: «Les aiguilles et l’opium» de et avec Robert Lepage, du 26 janv.au 20 fév., jeu.au sam.à 20h.— Salle Fred-Barry: Le Groupe Multidisciplinaire de Montréal présente «Le nouveau monde» de Jean-Luc Denis et Ëlizabeth Bourget, m.en s.Jean-Luc Denis, du 6 janv.au 4 fév.à20h,30 RESTAURANT CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent, Montréal (289-1943) - Buanassisi Chambers, les mar.et mer.à 17h.RESTO-BAR LES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188) — L'Ensemble de Dave Turner les ven.et sam.à 20h.30 SALLE PIERRE-MERCURE: 300 est de Maisonneuve, Montréal (844-2172)— Récital de Pierre Jasmin, pianiste, oeuvres de Beethoven, sur le thème La maturité, le 20 janv.à 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis, Montréal (282-3900)— «Terre promise» coproduction des Deux Mondes et du Teatro Déll'Angolo, du 7 au 23 janv., mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Montréal (845-7228)— Le Théâtre de la Récidive présente «Audience et vernissage» de Vaclav Havel, m.en s.Jean-Claude Côté, du 3 au 27 fév.à 20h,30 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xa-vier, Montréal (288-3161)— «Playboy of the West Indies» de Mustapha Matura, m.en s.Damir Andrei, du 5 au 31 janv.THÉÂTRE JEAN DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— «Yonkers» de Neil Simon, m.en s.Monique Duceppe, du mar.au ven.à 20h„ sam.16h.30 et 21 h., dim.à 14h,30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— «Les beaux dimanches» de Marcel Dubé, m.en s.Lorraine Pintal, du 19 janv.au 13 fév., mar.au ven.à 20h., sam.à 16h.et 21 h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— «Aux hommes de bonne volonté» de Jean-François Caron, m.en s.André Montmorency, du 25 janv.au 20 fév., mar.au sam.à 20h .dim.à 15h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Récital de chant, classe de Yolande Parent, oeuvres de Beethoven, Brahms.Debussy, Duparc et Mozart, le 20 janv.à 17h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente «Les trois mousquetaires» d'après le roman d'Alexandre Dumas, m.en s.Gilbert Lepage, du 12 janv.au 6 fév., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 rue St-Jean, Québec (418-694-9631)— «Tit-Coq» de Gratien Gélinas, m.en s.Ginette Guay, du 12 janv.au 6 fév., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente «La Corriveau» de Guy Cloutier, m.en s.Denise Verville, du 12 au 30 janv.THÉÂTRE DE L’ÎLE: Maison du Citoyen, Hull— «La Sagouine» d’Antonine Maillet, du 20 au 30 janv.9e MOIS! S INDOCHINE PARISIEN 480 Sle-Catherine O.m un riln de ELUDE.MILLER PARISIEN »•»» 480 St»-Cath»nn« O.^ 30 4 00-6 30 9 00 CENTRE LAVAL “J-™ 1600 Le Corbusier W o no Tous «es sons ^ 10-9 30 sam (jim 12 20 2 30 4 50 7 10-9 30 COUCHE TARD sam 11 50 Tous les soirs 0 45 samedi 9 00 SMCQ.Société de musique contemporaine du Québec QUÉBEC-NEW-YORK Robert Dick, flûte Robert Dick, V entun Shsidows, O R, Remember the Pelican, Greenhouse, Lookout, Further Don 71, Heart of Light, Re-1 Humiliations.Robert Morris, Raudra.Finalistes du concours Je la SMCQ : James Harley, Marc Hyland et Petar-K.Klanac, le gagnant sera annoncé au concert.Ji rni 21 Ja\vii;r 1991 A 20 l lia Ki:S Salle Pierre-Mercure 500, rue: nt Maisonneuve Est, Montréal - Métro Br.rri 19 $ /11,50 $ etudiants et aîné, taxes incluses ; redevance de L $ en sus.Jeunes de 15 ans et moins accompagnant un adulte : gratuit.En vente à la billetterie de la salle Pierre-Mercure — 844-2172 Signer ksi carte «le «Ion «r«»rganes.c’est |»onr la vie.LA FONDATION D1ANK IIF H F RT (514) 965.0333 La télévision du mercredi en un clin d'oeil J = sous-titré / codé mm CBFT (R.C.) Montreal Ce soir Marilyn J L'enfer e'est nous autres Sous un ciel variable J Enjeux J Le téléjournal J Le Point / météo / sport 23h20 / Cinéma: Napoléon —Fr.55 J Avec M.Morgan et D.Gélin (2e/2) fô-] WCAX (CBS) CAJ Burlington News News J Murphy J Brown Space Rangers j In the Heat of the Night J 48 Hours J News Dangerous Curves fc-] WPTZ(NBC) Plattsburgh News News J Jeopardy! j Wheel of j Fortune! Unsolved Mysteries j Seinfeld J Mad About You J NBC News Special J The Clinton Inaugural News The Tonight Show j R CBMT(CBC) m Montréal 17h30 / Newswatch The Wonder Years j Designing j Women The Nature of Things j News J Emilie j Codco j Drop The Dead Donkey Star Trek CRM (TVA) Montréal Le TVA J éd.18 hres Jéopardy! Loto-Quiz Hockey / les Devils vs le Canadien Benny Hill Le TVA j éd.réseau TVA sports Loterie J Mongrain de sel rpj CFCF(CTV) Montréal Pulse J Entertam- j ment Tonight Seinfeld J Unsolved Mysteries j (2e/2) Beverly Hills, 90210 J Civil Wars J News J Lottery News j The Arsenio Hall Show j rri TV5 (Télé Francophones Feu vert Des chiffres et des lettres Journal de TF1 Vision 5 Connaissance de la science De terre et de sang (2e/4) Le divan Le cercle de minuit Autant savoir Journal de France 3 (T7I CIVMIR.-Q.) LsJ-J Montréal Passe- partout Téléservice Le Clap Consommaction j Visa sanlé J L'obser- vateur Influences Téléservice fÔ?T| Musique Æyj plus Musique vidéo Fax: LTnfoplus Projection VJ: Denis Talbot Musique vidéo Rock en bulle Rockambolesque — Le Quiz I59I WVNY(ABC) -J Burlington News News J Star Trek: J The Next Generation The Wonder Years j ., Doogie j Howser, md Home J Improvement Coach j Going to Extremes J News Inauguration '93 [oc] Much Music 19h / Spotlight / Peter Gabriel Fax Vidéollow Iqô) ETV(PBS) Vermont The MacNeil-Lehrer j Newshour The Nightly Business.Dinner at Julia's National Geographic j Cinéma: Straight Out ot Brooklyn Am.90—Avec G.T Odom.J Presidency : Light Side.Cinéma: Masquerade — GB 65 Avec Jack Hawkins et Marisa Mell rôcj TQS tAPj Montréal La guerre des clans Sonia Benezra Coup de foudre Cinéma: La perfection fatale —Am.88 Avec Lauren Hutton et Perry King 24/24 Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma ferj WCFE(PBS) J Plattsburgh ITN World News The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer J Newshour National Geographic j The American Experience J Emmerdale Farm Capital City TORONTO (PC) — Deux années de crise financière, de mises à pied et de problèmes de toutes sortes sont arrivées à leur terme, cette semaine, avec la réouverture du Musée des beaux-arts de l’Ontario fraîchement rénové.Son directeur, M.Glenn Lowry, se réjouissait de pouvoir enfin montrer les résultats des travaux: un édifice comptant 30 nouveaux espaces d’exposition et 20 salles rénovées, ce qui en fait l’un des plus gros musées des beaux-arts de l’Amérique du Nord.Les rénovations, au coût de 58 niillions$, qui ont débuté dans la période économiquement faste de la fin des années 80, viennent mettre en valeur un trésor de 16 000 oeuvres couvrant 600 ans d’évolution de l’art jusqu’à et y compris l’art contemporain canadien, en incluant une spectaculaire collection d’oeuvres du passé artistique canadien et d’inestimables collections d’art autochtone.La réouverture du musée a été célébrée en grand, avec multiples réceptions pour ses donateurs, tournées de l’édifice à l’intention de journalistes de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne et des Etats-Unis, et entrée gratuite au musée offerte à la population pour toute la journée de dimanche.Les célébrations et les réjouissances contrastent avec le climat de crise financière de l’été dernier, une crise qui a obligé l’institution vieille de 93 ans à fermer ses portes pendant sept mois, au grand dam des milieux artistiques.La fermeture et les compressions de personnel devaient déclencher une vilaine dispute entre le musée et le gouvernement ontarien, qui finit par ordonner un examen des opérations du musée.L’examen du groupe de travail s’est soldé par un rapport affirmant que la gestion de l’institution était fondamentalement saine, et recommandant au gouvernement, déjà aux prises avec un lourd déficit, d’accroître ses subventions annuelles au musée.Les rénovations ont été financées à la fois par les différents paliers de gouvernement, qui ont fourni 20 millions$, et par des donateurs privés et au moyen d’activités de collecte de fonds qui ont permis de re-cueillir 27 millions$ — le reste étant encore à trouver.L’augmentation de 60 pour cent de la superficie d’exposition signifie que pour la première fois, l’institution peut donner un aperçu vraiment représentatif de ses collections, dont la majeure partie était généralement reléguée aux voûtes du musée.Le musée pourra désormais accrocher ses tableaux de maîtres aussi connus que Rembrandt, Degas, Gainsborough et Monet et exposer sa collection unique au monde d’oeuvres du sculpteur britannique Henry Moore.A SURVEILLER L’Association culturelle T.X.Renaud vous invite à une conférence de Mme Claire Villeneuve, ayant pour thème Leipzig et ses musiciens: Bach, Mendelssohn, Schuman, etc.le 20 janv.à 20h., à l'Auditorium Saint-Albert-le-Grand.Les Dominicains, 2715 chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal.Rens.: 332-4126 (de 17h.à 19h.jeu.) ¦ Les activités de l'Orchestre symphonique de Cammac, sous la dir.de Monique Martin, reprendront le 20 janv.à l'Église St-Charles Garnier, au 1191 est rue Sauvé, Montréal.Nous invitons tous les musiciens amateurs cordes et vents à se joindre à nous tous les mer.soirs de 19h.30 à 22h.¦ Vaccination contre le méningocoque pour les entants de 6 mois à 20 ans, qui vivent dans les territoires de Baie d'Urfé, Beaconsfield, Kirkland, Pointe-Claire, Ste-Anne-de-Bellevue et Senneville, du 14 janv.au 26 fév.au C.L.S.C.Lac-Saint-Louis.145 ave Cartier, Pointe-Claire.Pour rendez-vous composez le 697-4110— Le C.L.S.C.est à la recherche de bénévoles pour accompagner et aider le personnel infirmier dans certaines tâches cléricales.Tel.697-4110 poste 35— Soirée d'information sur la santé, sensibilisation des drogues pour parents et jeunes le 20 janv.à 19h.30 ¦ La Société Canadienne de la Croix Rouge a besoin de votre sang, vous pouvez taire un don au Centre des donneurs de sang au 2991 est Sherbrooke, du lun.au ven.de 9h, à 18h.— Collectes itinérantes le 20 janv.à l'université McGill, bâtiment du génie McConnell, 3480 rue Université, de 10h.à 17h.30— au Collège Édouard-Mont petit, 5555 Place de la Savane, St-Hubert, de 10h.30 à 16h.30— à l'École Alpha, 334 chemin de l’Académie, Ro-semère, de 15h.30 à 20h.30— à la Bibliothèque municipale.82 ouest boul.Seigneurial, St-Bruno, de 14h.à 20h.30 ¦ L'Association de la fibromyosite du Québec vous invite à une conférence de M.Pierre Bo-hémier.travailleur social, ayant pour thème: Exposé sur la gestion du stress par les personnes atteintes de fibromyosite.à l'École du Moulin, 120 boul.Laurentien, Repentigny, le 20 janv.à 19h,45, informations: 582-3075 ¦ L'Université de Montréal, département des arts et des sciences, vous invite à une conférence de Antoine Lipou, université de Brazzaville, sujet: les vocabulaires de spécialité dans la presse parlée congolaise, au Pavillon Lio-nel-Groulx, salle C-9019, 3150 rue Jean- Brillant, Montréal, le 20 janv.à 11 h.45.Rens.: 343-6220 ¦ L'Association des femmes d'assurance de Montréal vous invite à un déjeuner-conférence avec M.Serge M.LaPalme, président du Bureau d'Expertise des assureurs, sujet: Le leadership positif, le 20 janv.à 11 h.30, au Club Mount Stephen, 1440 rue Drummond, Montréal.Rens.: Mme Gibeau, 384-6450 ¦ Info-Femme vous invite à une conférence de Jo-Anne Vincent sur le régime épargne-retraite, le 20 janv.à 19h.au 8446A Hochelaga, Mtl.Rens.: 355-4529 ¦ Inscriptions aux activités du Service des activités culturelles de l'université de Montréal, du 18 au 22 janv.de 9h.30 à 20h., au Pavillon J A DeSève, 2332 boul.Édouard-Mont petit, 2e étage, salles C-2521 et C-2524.Rens.: 343-6524 ¦ Le Centre Christus vous invite à une session de lin de semaine sur les hymnes du sanctoral dans Prière du temps présent, avec Lorraine Caza, théologienne, les 23-24 janvier de 9h.30 à 16b., au 7400 St-Laurent, Mtl.Rens.: 737-7201 ¦ Lévesque Beaubien Geoffrion organise un séminaire d'information «Comment atteindre vos objectifs financiers» le 20 janv.à 19h.Réservations: 629-3111 ¦ Le Centre sportif Claude Robillard, situé au 1000 Émile-Journault, à Montréal, vous offre une série de cours que vous pouvez pratiquer en famille: jeux aquatiques, parenlant sage, mini-steps, workout, des pieds et des mains, l’inscription est en cours, nous offrons également des cours de réanimation cardiorespiratoire, pour plus de rens.communiquez avec le Centre au 872-6911 ¦ Le Centre de recherche en épidemiologie étudie actuellement sur la sclérose en plaques et les habitudes de vie, la nutrition et les antécédents infectieux, les personnes souffrant de cette maladie, dont le diagnostic a été posé depuis janv.91 sont priées de communiquer avec Marie-Claire Goulet de l'Hôtel-Dieu de Montréal au 843-2611 poste 4622.Cette étude est dirigée par le Dr Ghadirian, le Dr Morisset et le Dr Slobodan.Votre participation est essentielle à cette étude.Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MOT DATE DE PASSEPORT DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C P 98.5, LONGUEUIL J4H3Z3 NOM PRE NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAI TflfPMONI COUPON ORIGINAL OBI IGAfOlHI PHOfOCfH’lt REHJSEf_QUESTION I) IIAHIII II ÀCOMPli UH 'JO ?8,5 LE DEVOIR * r CULTURE ET SOCIETE l tv, I M— rini - • •— —TrTi Le Devoir, mercredi 20 janvier 1993 CINEMA / chronique • PHOTO BENOIT BARBIER lony Leung et Jane March dans The Lover (L'amant), de J.J.Annaud.Les Césars sont-ils solubles dans l’anglais?Alain Charbonneau DEPUIS UN PEU PLUS d’un mois, le fnilieu cinématographique français est le théâtre d’une polémique qui promet d’alimenter longtemps le débat, de plus en plus chaud, sur l’impérialisme linguistique de l’anglais et sur la menace qu’il constitue pour la langue de Molière.C’est le conseil d’administration de l’Académie des arts et des techniques du cinéma (ACCT) qui le premier a mis le feu aux poudres.A la mi-décembre, ses membres décident de modifier les règles de la rituelle course aux césars et de limiter à la seule catégorie du meilleur film étranger l’éligibilité des longs métrages tournés en langue étrangère par des réalisateurs français.L’initiative disqualifiait ainsi d’un seul coup L’amant de Jean-Jacques Annaud, Damage de Louis Malle, Lune de fiel de Roman Polanski, de même que certaines co-productions franco-anglaises, comme la pompeuse saga de la découverte de l’Amérique 1492.La levée de boucliers ne tarda pas.Peu de temps après qu’on eut rendu publique la décision du conseil, Claude Berri et Jean-Jacaues Annaud, respectivement producteur et réalisateur du misérable L'amant, démissionnent de F ACCT, tandis que Malle et Polanski dénoncent une règle qui selon eux lèse les comédiens et les techniciens français travaillant à l’ombre de cette nouvelle mondialisation du cinéma.Annaud, qui ne rate jamais une occasion de se taire, annonçait même avec fracas son exil prochain en Amérique où, du reste, il compte tourner son prochain film.Le 14 janvier, le conseil de l’ACCT baissait finalement à moitié pavillon devant ces pressions, plus mercantiles que véritablement éthiques, en décidant de n’appliquer son embargo qu’au seul César du meilleur film.Le compromis assurait ainsi aux Juliette Binoche, Gérard Despardieu, Louis Malle, et tutti quanti, des nominations aux titres de meilleure actrice, meilleur acteur ou meilleur réalisateur.L’affaire est pourtant loin d’être conclue, et le président d’honneur de l’Académie, Robert Enrico, qui est à l’origine de toute cette polémique, a déjà fait savoir qu’il n’en irait pas nécessairement de même l’an prochain.Signe des temps : après la littérature, ce sera peut-être au cinéma de servir de tremplin à une nouvelle défense et illustration de la langue française.Mais par delà la question de la langue, que conclure de cette mini saga, sinon peut-être que le cinéma est un peu plus une industrie aujourd’hui qu’hier, et que partant, il obéit un peu plus aux lois de l’économie et de sa mondialisation croissante.Chose certaine, elle est bel et bien révolue, l’époque où Renoir, forcé pendant la guerre de s’exiler en Amérique et de tourner en anglais, se plaignait des contraintes imposées par les structures de production hollywoodiennes et signait des films comme Salute to France.Aujourd’hui, le voeu profond des chantres de l’horrible qualité française, c’est de devenir des cinéastes exportables.Comment dès lors leur reprocher de fdmer en anglais?Car pour Annaud et Berri, il s’agit moins de faire du cinéma que de créer un produit culturel aseptysé, du prêt-à-filmer douteux avec public-cible et battage promotionnel à l’appui.Et comme de fait, les mots made in France se prononceront toujours mieux dans la langue de Shakespeare.Les cinémas du Canada L’ÉMISSION radiophonique française On efface tout, diffusée quotidiennement sur les ondes de France-Inter, a dépêché à Montréal trois membres de son équipe de production afin de réaliser une série de quatre émissions sur le cinéma d’ici.L’animatrice Brigitte Vincent, le réalisateur Gilles Gilles Davidas et l’assistant-réalisateur Philippe Cas-telbon utiliseront les installations de Radio-Canada pour transmettre en direct des entrevues réalisées avec des figures importantes de la vie culturelle québécoise, parmi lesquelles le scénariste et écrivain René-Daniel Dubois, les cinéastes Pierre Falardeau et Jean-Claude Labrecque, l’auteur-compositeur Michel Rivard et la comédienne Chloé Sainte-Marie.Cette série d’émissions spéciales s’inscrit dans le cadre de la rétrospective de films canadiens qui se tiendra à Paris, du 3 février au 7 juin, au Centre Pompidou.Intitulée Les cinémas du Canada, cette rétrospective, l’une des plus importantes en son genre, présentera plus de 145 longs métrages, représentatifs de la cinématographie canadienne des débuts à aujourd’hui.Les émissions d’On efface tout consitueront un parfait complément au cycle québécois, qui doit clore cette rétrospective.Regrettons seulement quelles ne soient pas rediffusées sur les ondes de Radio-Canada.Peinture et cinéma DU 6 AU 28 FÉVRIER, le Musée des beaux-arts de Montréal présente, en collaboration avec le consultant général de France, une série de 44 films sur l’art, réalisés par les meilleurs cinéastes, de Robert Hes-sens à Frédéric Rossif, en passant par Alain Resnais et Jean Eus-tache.Conçue par la Direction de la Communication du Ministère des Affaires étrangères et présentée une première fois au Centre Pompidou à Paris au printemps dernier, cette rétrospective comporte douze séances, abordant chacune un thème lié à un aspect ou un autre de l’art pictural : histoire, portraita, atelier, peintres-cinéastes, etc.L’événement constitue un panorama de l'évolution du cinéma consacré à la peinture et offre une occasion unique de se plonger à fond dans un continent méconnu du documentaire.Les projections auront lieu le samedi et le dimanche à l’Auditorium Maxwell-Cummings, 1379, rue Sherbrooke ouest.L’entrée est libre et un catalogue est disponible.Erratum UN LAPSUS s’est glissé dans la chronique de la semaine dernière, à propos du réalisateur de Est-ce ainsi que les hommes vivent?.Il fallait lire Guy Simoneau, et non pas Yves, comme il était écrit.Nos excuses au premier comme au second.NOS CHOIX TÉLÉ Marcel Dubé et Lucien Francoeur Julie Snyder reçoit Lucien Francoeur qui parlera chars et Marcel Dubé qui parlera de sa pièce Les Beaux Dimanches.En prime les téléspectateurs pouront regarder une famille de Parisiens regarder Les Filles de Caleb.(Radio-Canada, 19 II 30) ?Le Clap à Prague Pierre Therrien et son équipe visitent le studio d’animation Jiri Trnka de Prague, nommé ainsi en l’honneur du célèbre réalisateur tchèque.(Radio-Québec, 19 h 30) ¦fr -ft -A Eryeux Un reportage qui devait initiale- ment être présenté à l’automne mais qui semble avoir embêté Radio-Canada.jusqu’ici.Le sujet: la lutte contre les drogues et les enjeux de la légalisation.(Radio-Canada, 21 h) ?Le Divan Henry Chapier recueille les confidences du metteur en scène Jérôme Savary.(W5,22 h) ?Napoléon Deuxième partie du drame historique de Sacha Guitry avec Daniel Gélin et Raymond Pelfegrin.(Radio-Canada, 23 h 20) Paule des Rivières René, Gaston?Après Millefeuille Paule des Rivières L’AVENIR DE Gaston L’heureux, qui anime l’émission littéraire Millefeuille, n’est pas assuré.Radio-Canada, qui est présentement à revoir sa grille culturelle, envisage sérieusement de lui donner son congé, estimant qu’il n’est pas l’homme de la relance littéraire au réseau d’État.Pour l’instant, le patron du secteur socio-culturel du télédiffuseur public, M.André Ménard, se contente de souligner que -nous voulons donner plus de place à la littérature».Il a jonglé avec plusieurs formules pour l’automne prochain dont l’insertion d’un bloc culturel de trente minutes quotidien à l’automne.Mais il privilégie aujourd’hui une longue plage culturelle de deux heures, avec une heure ou 45 minutes consacrées exclusivement à la littérature en début d’émission.Cette seconde formule aurait un net avantage par rapport à l’émission littéraire actuelle qui ne dure que trente minutes et est constituée pourrait être retirée de petites tables rondes et petites entrevues qui, sitôt entreprises, sont interrompues parce qu’il faut passer à un autre thème ou, plus prosaïquement, présenter un message publicitaire.Mais l’expérience de Millefeuille, même si elle n’a pas attiré les foules délirantes, est probante et, selon M.Ménard, illustre -qu’il faut faire quelque chose dans le domaine littéraire».La popularité de l’émission a beaucoup fluctué, attirant tantôt 12 000 personnes, tantôt 30 000, voire même 50 000.Mais rien de spectaculaire.A 16 h le dimanche, les gens faisaient souvent autre chose.«Toutes sortes de gens écoutent l’émission, des étudiants, le monde en général, des vieux.Nous voulons travailler à partir de cela.Et si nous avons une heure, nous pouvons organiser des tables rondes de 20 minutes, avec trois ou quatre écrivains», poursuivait M.Ménard cette semaine.Une émission substantielle sur la littérature suppose nécessairement, estime M.Ménard, que tout ce qui est littéraire y est rapatrié, notam- de T horaire ment les 10 minutes que l’équipe de La bande des six consacre en moyenne par semaine à la littérature.-Nous révisons l’ensemble de la grille culturelle.Si nous enlevons des morceaux de La bande des six, la formule de tient plus», laisse tomber M.Ménard.Selon nos informations, mais cela M.Ménard ne le dit pas, Radio-Canada estime que M.L’Heureux ne sera pas l’homme de l’automne 1993.On lui reproche de ne pas avoir la crédibilité nécessaire.Aussi, il est désormais associé à un genre d’émission littéraire que Radio-Canada veut modifier.Même si, au départ, la Société d’État était tout à fait d’accord pour présenter une émission qui ne fasse pas trop sérieux, qui n’effarouche pas le téléspectateur.La Société d’État n’ignore pas que la compétition pointe à l’horizon.Télé-Métropole envisage la production d’une émission littéraire à l’automne et Radio-Québec annoncera dans quelques semaines qu’elle aura aussi sa propre émission littéraire.Lévesque: c’est confirmé Paule des Rivières COMME NOUS L’ANNONCIONS dans notre édition d’hier, Radio-Canada a confirmé qu’elle abandonnait le projet de réaliser une série sur René Lévesque.«Il n’était pas possible de réaliser, avec la pespec-tive historique qui s’impose, une série dramatique, quelques années après la mort de fanicen premier ministre, a déclaré hier Mme Michèle Fortin, directrice générale des programmes à la Société d’État.Après avoir tenté de vaincre des difficultés de scénario considérables (Radio-Canada travaillait avec la maison Rose Film et l’auteup Claude Fournier), la Société d’État en est venue à la conclusion que la distance manquait et qu’il valait mieux renoncer au projet.«L’on ne peut se permettre de ne pas le faire très bien, a encore expliqué hier Mme Fortin.C’est une partie de notre histoire à tous, depuis 25 ans».Il faut ajouter que Télé-Métropole a elle aussi son projet, qui va très bon train.Radio-Canada était poussée par le temps car elle ne pouvait se permettre ae soumettre sa demande de subvention à Téléfilm Canada trop longtemps après celle de sa rivale.En plus, si son projet n’était pas solide, elle risquait de le voir écarté, ce qui aurait été humiliant.Les explications fournies hier soulèvent plusieurs questions, notamment sur la distance que doivent ou ne doivent pas avoir les télévisions dans le traitement de sujets délicats.Mme Fortin a mentionné hier aux journalistes que le traitement de l’affaire Claude Morin dans une série sur René Lévesque posait notamment problème.«C’est récent.Quelle place cet épisode-là a-t-il eu dans la vie de M.Lévesque?Le traite-t-on avec les yeux du passé ou ceux d’aujourd’hui?» Télé-Métropole ne s’est pas posée ces questions existentielles.Sa série est prévue pour l’hiver 1994.Les trains et les Juifs au musée LA SOCIÉTÉ historique de Montréal (SHM) a inauguré hier une exposition intitulée «Savoir faire, l’Industrie ferroviaire à Montréal».Mme Lise Cadotte, présidente de la doyenne des sociétés d’histoire au pays et qui célèbre cette année son 135e anniversaire de fondation, a profité de l’occasion pour rappeler aux invités le mandat tacite qui lui fut donné à la clôture des célébrations Montréal ‘92, soit «de garder l’histoire de Montréal en tête et en fête».Elle a aussi souligné l’apport essentiel du Centre d’histoire de Montréal à la réalisation de l’exposition en cours ainsi que la participation du Musée ferroviaire canadien.Sous la coordonnation de Maria Boi-vineau, l’exposition «Savoir faire, l’Industrie ferroviaire» est ouverte au public jusqu’au 25 avril et sera du 2 mai au 17 octobre au Musée ferroviaire canadien à Saint-Constant.Les différentes pièces exposées font connaître le rôle de premier plan joué par l’industrie du chemin de fer dans le développement technologique et le processus d’industrialisation de Montréal.On souligne aussi l’importance du travail de milliers d’hommes et de femmes, plusieurs d’entre eux immigrants, pour le fonctionnement de cette industrie, vitale à la croissance de Montréal.Le public peut visiter cette exposition au 460 Place Jacques-Cartier.Au Musée McCord, l’exposition «La tunique aux couleurs multiples: deux siècles de présence juive au Canada» se poursuit jusqu’au 28 février et elle déménagera ensuite à New York et à Tel Aviv.L’exposition est découpée en trois thèmes intitulés «Où pouvons-nous vivre?», «Comment mettre nos ta-ents à profit?» et «Continuité et contributions».On s’intéresse ainsi à l’arrivée des immigrants et à leur besoin de se regrouper, à leurs facultés d’adaptation pour trouver du travail, à leur quête d’identité tout en contribuant au développement de la société canadienne.Un ouvrage intitulé «La tunique aux couleurs multiples» par l’auteur et historien torontois Irving Abella est disponible à la boutique du musée McCord.Regard neuf sur la peinture du grand siècle Le Nouveau né, une huile sur toile de Geaorges La Tour (1593-1652).Paule des Rivières LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS de Montréal propose un regard neuf sur le 17e siècle français, beaucoup plus exhubérant et complexe qu’on ne le croit.Il présente, à compter de demain et jusqu’au 28 mars, 116 tableaux provenant de 70 institutions françaises.C’est la première fois depuis 35 ans qu’une exposition synthèse consacrée à l’art français de ce siècle est présentée en Amérique du Nord ou en Europe.La dernière remonte à 1958 au Royal Academy de Londres.Depuis, les expositions ont surtout honoré des peintres individuels.Une exposition à New York avait bien, en 1982, réuni les tableaux du 17e siècle en terre américaine mais encore là, les oeuvres appartenaient à des colec-tionneurs et n’incluaient pas les grandes fresques d’Église, trop monumentales pour se permettre des voyages outre-mer mais indispensables à la compréhension du siècle de Pascal, Racine et Corneille.Les commissaires de l’exposition sont conservateurs aux musées Fabre de Montpellier et au musée des Beaux-arts et d’archéologie de Rennes.Ces deux institutions s’étaient empressées de répondre, il y a trois ans, au désir du directeur du MBA, M.Pierre Théberge, de monter une exposition sur le 17e.Les deux musées français ont tous deux une expertise de ce siècle et ils recevront à leur tour les tableaux cet été.Hommage à la province L’exposition se présente d’ailleurs comme un hommage aux musées de province et aux peintres de province.Elle met en valeur les chefs-d’oeuvre d’artistes célèbres tels que Nicolas Poussin, Georges de La Tour (dont le magnifique Nouveau-né), les frères Le Nain, Claude Lorrain mais aussi d’autres qui furent oubliés durant de longues années et ressuscitèrent à mesure que les historiens d’art les redécouvraient à travers des recherches plus approfondies.La direction des musées de France a d’ailleurs fourni un effort gigantesque de restauration.Près de la moitié des tableaux présentés à Montréal ont été restaurés.Pour une rare fois, expliquait, hier, Jean Aubert, conservateur en chef du musée de Rennes, le 17e siècle est présenté dans toute sa complexité, avec les étapes qui l’ont marqué.Nous sommes bien loin de l’époque où le siècle se réduisait à quelques grands noms ou à la seule période religieuse».La montée dy mysticisme et les efforts de l’Église afin de reprendre le terrain perdu au siècle dernier sont évidents dans les commandes de grandes fresques mais cette tentative désespérée du clergé devant une autorité chancelante ne représente qu’une des multiples vagues d’un siècle.Les visiteurs pourront constater également l’importance de l’influence italienne et notamment de Caravage sur les peintres français de ce siècle.Plusieurs d’entre eux ne passèrent-ilS pas de longues années à Rome, dans le Montparnasse italien d’alors?Puis, lentement, ils prirent leurs distances et retrouvèrent une identité propre, bien affirmée à la fin du 17e.Les organisateurs ont indu fort à propos un tableau de Claude François, dit Frère Luc, un prêtre récollet qui passa 15 mois à Québec, un des seuls en fait à avoir séjourné en Nouvelle-France.«Sa présence ici était fondamentale.Le Frère Luc est un chaînon majeur du siècle», déclarait hier Didier Priouil, conservateur des maîtres anciens au MBA de Montréal.L’on retrouve également un tableau gravé d’après Simon Vouet, Saint François de Paule ressuscitant un enfant mort peint pour l’Église de Minimes à Paris mais qui orne maintenant les murs de l’Église de Saint-Henri de Lévis.Ce tableau et toute une série d’autres furent saisis à la Révolution française mais furent ultérieurement envoyés au Québec vers les années 1820 lorsque deux hommes, les frères Desjardins, décidèrent d’en faire cadeau au Québec parce que la province les avait si aimablement hébergés lorsqu’ils avaient fiai la Révolution.Ce tableau a d’ailleurs longtemps été un modèle et une inspiration pour les peintres d’ici.Pour la première fois, il s’est refait une toilette et a été complètement restauré.Carrefour 92 affiche un bilan positif Robert Lévesque LES DIRIGEANTS du Carrefour international de théâtre de Québec recevaient la presse, hier, pour dresser un bilan de «Carrefour 92», la première édition qui a eu lieu en mai dernier d’un festival qui a pris presqu’au pied levé la relève de la défunte Quinzaine internationale de théâtre de la Vieille Capitale.Bilan que juge positif le président Sylvain Gagné, avec un déficit de 22 000$ que «compte tenu des délais que la corporation a eu pour préparer son premier festival, et compte tenu des problèmes majeurs que connaissait alors l’industrie du spectacle en matière de fréquentation» le conseil d’administration juge mineur.Carrefour 92 a reçu 450 000$ en subventions de Québec, d’Ottawa et de la Ville de Québec, et son chiffre d’affaires pour sa première année d’activités a été de 700 000$.On a aussi annoncé, hier, que toute l’équipe de Carrefour 92, les membres du comité directeur, Michel Bernatchez et Pierre MacDuff, le directeur général Bernard Gilbert, les administrateurs, restent en poste pour assurer la permanence de Carrefour dont la prochaine édi- tion aura lieu au printemps 1994.«Carrefour 92 était une édition de lancement, a-t-on précisé à Québec hier.Le prochain festival sera en quelque sorte le premier vrai Carrefour».C’est pour cela aue l’on travaille actuellement à l’élaboration d’un plan global de développement.On va tout remettre en question, le format du festival, son positionnement stratégique, sa mise en marché, son financement.On devrait connaître les résultats de cette réflexion à l’automne 93.L’équipe de Carrefour était fière d’annoncer, hier, que le spectacle le plus applaudi de sa première édi- tion, La Tragédie comique du Belge Yves Hunstad, va être présenté à nouveau, à l’automne prochain, dans une tournée de 15 villes du Québec, en plus de l’être à Québec et à Montréal.Ce spectacle a reçu en octobre dernier le prix du meilleur spectacle étranger décerné par l’Association québécoise des critiques de théâtre.On ne connaît pas encore les dates et les salles pour la tournée de La Tragédie comique, mais ce que l’on peut vous dire c’est que si ce spectacle passe près de chez vous ne le ratez pas.C’est une pure merveille.\ B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 20 janvier 1993 CULTURE ET SOCIETE Les Maîtres chanteurs de Wagner au MET Maurice Tourigny NEW YORK — Bon nombre de commentateurs et de musicologues soutiennent que Di Meistersinger Von Nürnberg est le véritable chef d’oeuvre de Richard Wagner (1813-1883).Les représentations, en cours au Metropolitan Opera jusqu’au 10 février, confirmeront peut-être les propos des experts auprès du grand public.James Levine, son orchestre et sa distribution donnent un spectacle d’une beauté musicale à couper le souffle même si l’aspect théâtral tombe dans le panneau dénoncé par Wagner.Composé après Tristan und Isolde et créé à Munich en 1868, Die Meistersinger a mijoté longtemps dans l’esprit du compositeur après une recherche exhaustive sur les véritables maîtres-chanteurs du Moyen Age et de la Renaissance allemande et sur leur art.L’opéra est une longue réflexion (près de 4 heures 30 de musique) sur la création, sur le respect des formes artistiques et sur l’émergence de nouveaux artistes qui viennent bouleverser la tradition et le confort de leurs pères.Le compositeur organise un jeu d’oppositions qu’il livre au public.D’abord une série d’oppositions évidentes: jeunesse (Walher) et maturité (Sachs), passion et mesure, inspiration et calcul (Beckmesser), etc.Ces confrontations se retrouvent bien sûr dans la musique: au formalisme stérile de Beckmesser et au motif pompeux et solennel des maîtres-chanteurs s’opposent le lyrisme et l’envol du chant de Wal-ther, le fameux Preislied.Ici encore, Wagner structure la partition de combinaisons de motifs musicaux, références aux personnages, aux idées et aux actions de son opéra.Anticonformiste Il est devenu impossible d’ignorer la critique du milieu musical et des commentateurs que Wagner propose dans son opéra.A la lumière de l’histoire, on comprend que Die Meistersinger est non seulement une fable sur la création mais carrément une charge de Wagner contre ceux qui crachaient sur ses opéras et sur son écriture complètement innovatrice.Wagner tourne en dérision le conformisme de son époque et le refus du changement en imaginant le ersonnage du greffier de Nurem-erg, Beckmesser, un maître-chanteur soucieux de protéger son pouvoir, étroit d’esprit et mesquin, qui va jusqu’à plagier le poème de Walther.C’est principalement par Beckmesser que Wagner investit Die Meistersinger d’un élément comique; mais il semble bien léger de qualifier l’opéra de comédie, comme on le fait encore couramment.Si Beckmesser tient de la farce, les autres personnages sont animés de forces franchement dramatiques et les chanteurs du Met évoquent à merveille les conflits et les qualités qui les définissent.La basse Donald McIntyre incarne Hans Sachs et ep traduit les nombreuses facettes.À la fois paternel, et protecteur, prêt à écouter et à comprendre la nouveauté, parfois exas- péré et emporté mais toujours capable d’introspection, Sachs est un rôle long et difficile.McIntyre révèle peu à peu la nature de Sachs et explose dans la Scène de l’acte III exposant la richesse de son personnage.Le ténor lyrique de Francisco Araiza rend brillamment la jeunesse, le désir et la passion de Walther.Le ténor mexicain conscient des dangers du rôle, fait preuve de prudence à l’acte I et ménage sa voix un peu légère pour Walther.Son interprétation atteint'un point culminant dans son long duo avec Sachs: le chanteur et l’acteur ici ne font qu’un et la dynamique avec McIntyre est magnifique.Ajoutez à ces deux vrais artistes Karita Mattila, la soprano finlandaise qui joue Eva, et l’équipe devient idéale.Mattila possède un soprano solide et puissant mais capable d’une finesse splendide.La voix d’une égalité rare dans tous les registres peut faire flotter des aigues au-dessus de l’orchestre mais peut aussi lancer des notes aux attaques nettes et d’une justesse impeccable.Son jeu en parfaite relation avec celui de ses collègues, souligne la jeunesse et l’empressement d’Eva.Beckmesser est chanté par le grand Hermann Prey qui sait toujours s’emparer du public et qui continue de faire preuve d’une musicalité irréprochable.Jan Hendrik Rootering chante Pogner, Lars Ma-gnusson incarne David aux côtés de la Magdalena de Birgitta Svenden.Vision «littérale» Wagnérien emballant, James Levine tient la barre de main de maître.Il parvient à nous garder captifs tout au long de la soirée et malgré certaines scènes plutôt longuettes.La sobriété et la retenue de son interprétation du Prélude en a surpris plusieurs, habitués aux excès «karajanesques des années 70».11 cisèle la partition comme un cristal et impose à l’orchestre le rythme du désir de Walther.Eblouissant! Le MET fait encore une fois appel à l’équipe wagnérienne habituelle: Otto Schenk à la mise en scène, Gün-ther Schneider-Siemssen aux décors et Rolf Langenfass aux costumes.Encore une fois, le trio s’applique à respecter les volontés et les indications du compositeur.Louable en soi mais ne serait-il pas temps d’offrir aux New-Yorkais une vision moins littérale des opéras de Wagner?La richesse thématique des Meistersinger suggère des millions de possibilités scéniques, pourquoi toujours s’en tenir au réalisme lourd et évident?Pourquoi ne pas essayer de mettre l’accent sur certaines idées clairement énoncées dans l’oeuvre?Bien sûr les ateliers du MET savent exécuter un décor imposant: la cathédrale gothique du 1er acte, la rue de Nuremberg du deuxième sont étonnantes de vérité et on l’apprécie mais.le théâtre doit-il devenir un musée dans lequel on répète des conceptions théâtrales déjà centenaires?Wagner lui-même ne souhaiterait-il pas voir des lectures plus neuves de ses opéras encore jeunes?Ceci dit, le MET ne manque pas le bateau quand il s’agti d’interprétation musicale.Les Caroline Montpetit LES FOUFOUNES électriques, ce bar de la rue Sainte-Catherine qui fut dix ans durant le célèbre rendez-vous de l’underground montréalais, a déclaré faillite et a fermé définitivement ses portes hier, au milieu de l’après-midi.À quinze heures hier, des scellés ont en effet été appliqués par les huissiers sur la porte du 97 Sainte-Catherine Est.«C’est autant la situation économique difficile que la désaffection du public montréalais pour les spectacles et l’inertie gouvernementale pour les petits producteurs indépendants qui obligent les productions Goliath et les Foufounes électriques à fermer boutique, a fait savoir en substance hier Sylvain Houde, directeur musical des Foufounes, par voie de communiqué.La dette contractée par Les Foufounes électriques tourne autour de 600 000$.Par ailleurs, M.Houde affirme qu’il est improbable que la brasserie Labatt, l’un des grands créanciers Les dieux de la danse Danse Cité fête ses dix ans Volet Interprètes III Interprétations de Lucie Boissinot, Marc Boivin et Jacqueline Lemieux.Chorégraphies d’Harold Rhéaume, Louise Bédard, Tedd Robinson, Marie Chouinard et Linda Rabin.Spectacle présenté par la compagnie Danse Cité du 20 au 31 janvier à l'Agora de la Danse avec deux soirées spéciales les 26 et 28 janvier.Valérie Lehmann DANSE CITÉ a décidé de frapper un grand coup.Pour montrer qu’il faudra désormais la compter au «•*> „ wsm I" i«|| mmi .-.'l I- ' 7 mmm mmmàm mm mm MMÉ mm WmM MONTREAL runs m surprise à voire corps.YMCA Guy-Favreau, 200, boul René Levesque ouest, 845-427/ Tél.: C’EST IA TÎIE OUI VA ÊTRE CONTENTE! En voyant les installations ultra-modernes du YMCA Guy-Favreau, votre corps, déjà ça lui monte a la tète Dans une ambiance relaxe ou travailler le physique remet le moral en forme, notre personnel spécialisé vous offre les conseils spécifiques a vos besoins.Piscine, gym, togging, salle d exercice, cours variés a horaires flexibles.avec l'abonnement, tout est inclus.Voici même un laissez-passer pour venir en faire un premier essai.__ __ __ __ _ Au YMCA, la surprise, •P A S S E “r! • Accès gratuit aux cours et aux installations.• Valable jusqu'au 31 janvier 1993.• Un laissez-passer par personne.• Ne donne droit qu'à une seule visite.• Une seule personne ne peut utiliser les laissez-passer qu'une seule fois.c'est que le corps s'amuse a être bien dans sa tète! Hwrea ifwwtMre Lundi au vendredi du OMIS à ZthOO du 0/H30 a 1/h00 daOShOOi 17M0 Foufounes sous scellés des Foufounes électriques, soit à l’origine de la saisie.Rappelant les dix ans d’histoire de cette -institution de la nouvelle culture», logée me Sainte-Catherine, M.Houde ajoutait hier en effet que toutes les réalisations des Productions Goliath et des Foufounes électriques, au cours des dernières années, n’auraient pas été possibles sans le -soutien indéfectible», de la brasserie Labatt, à chacun des événements organisés par la compagnie.Il souligne aussi que les différents paliers de gouvernement constituent présentement des créanciers importants des Productions Goliath et des Foufounes électriques.Selon M.Houde, ce sont les déficits encourus sur les spectacles présentés aux Foufounes, l’expansion physique du bar sur trois planchers et une terrasse, survenue au cours des cinq dernières années, qui ont rendu la situation financière de l’entreprise intenable, et ce «malgré les efforts déployés pour sauver la boîte et les emplois qui en dépendent».Les Productions Goliath et les Foufounes Électriques employaient en effet jusqu’à cent personnes en ¦été, ces dernières se répartissant entre le bar, l’administration, la promotion et la production de spectacles, l’entretien, et la sécurité de l’établissement.Selon le bédéiste Henriette Valium, de son vrai nom Patrick Henley, qui a travaillé durant sept ans aux Foufounes, autant comme graphiste que comme serveur, la fermeture du bar est d’abord et avant tout le produit d’une mauvaise gestion des affaires par son propriétaire et seul actionnaire, M.Normand Boileau.«Le lendemain de cette fermeture sera une journée des longs couteaux, dit le bédéiste, qui affirme d’ailleurs que les productions Goliath lui doivent encore quelque 600$.Cela laisse un arrière-goût, une telle institution qui ferme, parce que ce bar était un endroit unique au monde.C’était un lieu de passage, qui, par les spectacles qu’il présentait, faisait l’union entre l’Èurope et l’Amérique».Dans un communiqué retraçant l’histoire du bar de la rue Sainte-Catherine, M.Houde précise pour sa part que les Foufounes électriques ont procuré des sensations fortes durant dix ans à la faune alternative québécoise.«Mentionnons simplement le passage de Marianne Faithful et la découverte des Pixies, un groupe de Boston qui est désormais très connu dans le monde.Mentionnons également le passage de Nirvana, groupe américain qui a présenté un spectacle devant 350 personne du public des Foufounes.» Sylvain Houde signale que plusieurs artistes aujourd’hui fort célèbres ont fait leur premiers pas sur la scène des Foufounes.À ce chapitre, il cite Bootsauce, Jean Leloup, Cowboy Junkies, Vilains Pingouins, Tragically hip.Il rappelle l’envol de quelques groupes européens tel Front 242 ouïes Young Gods.Enfin, dit-il, les Productions Goliath et les Foufounes Électriques sont à l’origine de la mise sur pied de plusieurs événements culturels importants, comme la peinture et la bande dessinée produites en direct.M.Houde ajoute que les Foufounes ont développé, depuis 1983, un rayonnement international, en participant notamment au New Music Seminar de New-York, et aux Transmusicales de Rennes, en Bretagne.PHOTO YVES OUBI Jacqueline Lemieux dans Volet Interprètes III.nombre des institutions de danse contemporaine québécoise, la compagnie résidente de l’Agora organise (non pas une mais) deux soirées honorifiques la semaine prochaine.L’une se tient en hommage à tous les danseurs décédés du sida, au profit du Centre d’entraide Pierre-Hénault, le 26 janvier, et l’autre célébré le dixième anniversaire de la fondation de Danse Cité, le 28 janvier précisément, en présence de madame la sous-ministre des Affaires Culturelles, Michelle Cour-chesne.Bien évidemment, ces deux événements en cachent un troisième : la dernière édition du Volet Interprètes, qui propose sept prestations de Lucie Boissinot, Marc Boivin et Jacqueline Lemieux.C’est pour «inciter d’autres organisations et compagnies à participer à la lutte contre le sida que Danse Cité a planifié ce gala bénéfice», explique Jacques Duplessis, directeur de la compagnie.La nuit du dixième anniversaire sert, quant à elle, «de plate forme de lancement de la campagne de levée de fonds», pardon, «de partenariat corporatif».Danse Cité désire ainsi en appeller solennellement aux commanditaires, dénommés ici Amis, Grands amis, Très grands amis, à hauteur de la participation financière engagée.Un Ami de la Danse, par exemple, est «issu du milieu des affaires et verse 500 $ et plus», un Grand ami verse 3000 $ et plus.en guise de contribution à la création, à la promotion et à la diffusion de la danse.Les Amis de toutes catégories doivent bien entendu soutenir Danse Cité dans la poursuite de ses nombreux objectifs, favoriser la recherche, encadrer et former la relève, diffuser la danse d’auteur,.Jusqu’à présent, Danse Cité a réussi à convaincre seulement uatre Grands amis du bien-fondé e son mandat (en dehors des commanditaires et autres subvention-news officiels).Du point de vue du public et des spécialistes pourtant, Danse Cité a su se montrer fidèle à ses engagements envers la danse contemporaine.Ses six programmes alternés de création chorégraphique et d’interprétation reflètent particulièrement la mission de la compagnie.Les dernières représentations des volets Most Modem et Chorégraphes apparaissent à la fois représentatifs de Danse Cité elle-même, et de la danse contemporaine québécoise y compris la relève.Parler maintenant de la dernière édition du Volet Interprètes s’avère un peu tôt, il faudrait attendre la première (ce soir), mais jusqu’à aujourd’hui, Danse Cité, et particulièr- ment au cours des deux dernières années, n’a pas déçu.Le troisième Volet Interprètes se présente en outre comme un classique du genre.Selon la formule originale consacrée par la compagnie, les danseurs et danseuses retenus se sont choisis des chorégraphes avec qui ils ont réalisés différentes oeuvres.Dans le programme qui se déroule du 20 au 31, Lucie Boissinot, fort appréciée par les traditionnalistes un tantinet nostalgiques, parcourt le travail chorégraphique d’Harold Rhéaume.Marc Boivin, danseur très diversifié, connu ici et à l’étranger, retrouve Louise Bédard pour un solo et Tedd Robinson pour un trio.Jacqueline Lemieux, elle, l’aimée des chorégraphes montréalais, danse pour Marie Chouinard et Linda Rabin, Sans (presque) aucun doute, une découverte sera au rendez-vous de ce volet nouveau.Portera-t-elle sûr l’interprétation ?La chorégraphie ?l’effet symbiotique danseur-auteur ?Nul ne le sait encore.Chacun attend avec un brin d’impatience.La seule rencontre surprise assurée concernant Interprètes III, que l’on connaît déjà, se trouve être l’invitation réalisée à l’endroit de la présidente de la soirée du 28 janvier Madame Courchesne.Les dieux veillent-ils sur Danse Cité ?Ou les fées seulement ?Oliver Jones Dans les sillons d’Oscar Peterson d'après la Presse Canadienne OTTAWA— «Il n’y a pas de mal à ça, être comparé au meilleur pianiste de jazz au monde.» En entrevue Oliver Jones, 58 ans de Montréal, a le débit doux comme son doigté sur les 88 touches.«Je suis chanceux, raconte-t-il de son domicile de Montréal.Chanceux de poursuivre une si belle carrière.Chanceux d'avoir grandi dans les sillons d’Oscar Peterson.» Des références à Oscar Peterson, Oliver Jones n’en démord pas.Car cet homme lui a ouvert les portes d’un univers merveilleux, celui de la musique.Une belle histoire de famille a mené le jeune Oliver parmi les plus réputés pianistes de jazz au monde.«Nous avons grandi ensemble à St-Henri (quartier montréalais).Vous savez, deux pianistes noirs et de jazz à St-Henri, ce n’est nas fréquent.Daisy, la soeur d’Oscar, nous a tout enseigné, fit son frère Chuck s’est occupé de ma carrière au début», confie Jones, peu avant de donner un concert à Nepean, en banlieue de la capitale, avec le bassiste David Young et le batteur Bar-ry El mes.Mais avoir travaillé dans l’ombre d’Oscar Peterson fut-il une embûche à sa carrière?«Oscar, c’est toute une ombre.Non, mais sérieusement, c’est un honneur.Il a influencé tellement de musiciens de jazz dans le monde entier.Oscar a sa carrière, moi j’ai la mienne.Quand elles se croisent, c’est la fete, même si on ne performe plus souvent en duo.» La véritable chance d’Oliver Jones est survenue en 1980.Chez Biddle’s, rue Aylmer à Montréal, boîte de jazz de grande réputation.Vint ensuite le Festival international de jazz de Montréal.«Charles Biddle, en voilà un autre qui m’a donné un fier coup de main.Én m’ouvrant sa boîte, il m’a mis en contact avec les festivals.Et il m’a donné cette confiance qu’il me fallait pour jouer à l'extérieur.» Depuis, Jones vit dans les aérogares et chambres d’hôtel du monde.«Je parcours environ 250000 milles (400 000 km) par année.C’est du pays, ça mon ami.» Oliver Jones joue surtout en Europe — en moyenne 30 fois l’an en Angleterre — en Asie et en Afrique.«Quand même, je passe trois,mois par année au Canada et aux États-Unis et m’accorde deux à trois semaines de congé.» S’il est parmi les siens, il ne rate jamais l’occasion d’être près du Montréal Jubilation Choir, qu’il a fondé avec Trovor Payne il y a 10 ans.«Trevor fait un travail remarquable.Le Jubilation Choir, c’est plus qu’une chorale de gospel.Ç’est un ensemble qui fait du classique et qui chante dans plusieurs langues.J’en suis fier.» Scruter les collègues Il scrute aussi, à la loupe, le travail des anciens et nouveaux défendants du jazz à Montréal.«Géniale la musique d’Uzeb et ses musiciens.Et que dire du duo Donato-Caron, de Lorraine Desmarais, de François Bourassa.Sans compter les diplômés de l’Uniersité de Montréal, de McGill et de Concordia.Le problème, il n’y a plus de place pour jouer, sauf lors du festival de jazz.J’ai peur de les perdre un jour au profit des Etats-Unis.La pénurie de boîtes de jazz n'est pas propre au Québec.Jones est bien placé pour en parler.«Je donne une vingtaine de spectacles par année dans des boîtes de jazz.Les autres lors de festivals ou dans des salles de spectacles.Et je peux vous le dire, c’est comme ça, dans le monde entier.» I L'ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mercredi 20 janvier 1993 M B-5 EN BREF Les Haïtiens boudent les urnes PORT-AU-PRINCE (AFP) — Les élections partielles pour le renouvellement d’un tiers du Sénat haïtien ont connu une très forte abstention à Port-au-Prince et dans les principales villes de province, où les activités ont été très réduites, à l’appel de l’opposition qui a demandé le boycott du scrutin, ont constaté les observateurs.La participation dans les zones rurales n’est pas encore connue.En début de soirée, le Conseil électoral permanent (CDP) annonçait l’annulation du scrutin ddiïs le département de l’Ouest - où se trouve la capitale - en raison «d’anomalies sérieuses».A Port-au-Prince, seul avaient voté un très faible nombre d’électeurs, partisans des candidats en lice.Dans la capitale, comme dans les grandes villes de province, les écoles ont été fermées, les transports publics et privés très réduits et le commerce a été quasi-paralysé, notamment dans le centre.En revanche, l’administration a fonctionné, avec parfois des effectifs (déduits.J3ënombreuses irrégularités ont été signalées dans certains bureaux de là capitale et en province (votes Répétitifs, anomalies flagrantes dans les listes électorales) mais aucun incident majeur n’a été signalé, alors que l’armée assurait la protection du scrutin.Parmi les candidats les plus en vue, figuraient des responsables socialistes comme les sénateurs gprtants Serge Gilles et Arnold Antonin, le président centriste Sbrtant du Sénat, Déjean Bélizaire, ainsi que la responsable démocrate-chrétienne Marie-Denise Claude, ïïllé de feu le pasteu Sylvio Claude.Là police tchèque avec les Tziganes PRAGUE (Reuter) — Les autorités tchèques ont décidé d’envoyer 130 policiers en renfort en Bohème pour éviter des manifestations de violence contre les Tziganes.Leur nombre dans cette région proche de l’Allemagne a considérablement augmenté avec l’arrivée de Tziganes de Slovaquie, ce qui inquiète la population locale qui leur attribue 1 aggravation de la délinquance.La décision d’envoyer la police a été critiquée par des organisations humanitaires qui dénoncent l’absence de mesures sociales.
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