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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-01-30, Collections de BAnQ.

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' ¦it M & %t M i*Wf’ r ~ •» m 0$ ® Cinéma Pages 3-4 Théâtre Pages 5-6 Disques Pages 2-7-8 Arts visuels Page 12 ?En quête de public Montréal se paie trois orchestres permanents.Comment arrivent-ils à survivre?MARIE LAURIER LE DEVOIR La question n’est pas de savoir si trois orchestres permanents, c’est trop.Il s’agit plutôt de trouver les moyens d’amener davantage le public à fréquenter les concerts de musique classique.C’est du moins l’impression qui se dégage d’entretiens que nous ont accordés les directeurs généraux de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), de l’Orchestre Métropolitain (OM) et de I Musici de Montréal (1MM).Nous rencontrons aujourd’hui Robert Spickler de l’OSM dans le premier article d’une série qui se poursuivra lundi.Le problème: constituer une relève La récession n’explique pas à elle seule la désaffectation de l’assistance et bien qu’elle ait son importance, cette situation reflète certainement une nouvelle attitude sociale d’un public surabondamment sollicité par l’univers audio-télévisuel.Robert Spickler, directeur général de l’OSM, réfléchit sur ce phénomène.«Le consommateur dispose désormais d’une console de loisirs à domicile.Il n’a qu’à zapper devant un surchoix de vidéos, de films, de programmes, sans même se déplacer.Or, venir au concert exige un effort, surtout que la musique symphonique, n’a rien de visuel ni de théâtral, si bien que l’on peut l’écouter les yeux fermés.»Le problème n’est donc pas de convaincre ces fervents inconditionnels mais bien de celui de constituer une relève.Durant la dernière décennie, l’OSM a perdu 15% de ses abonnés, de 20 000 en 1980 à 16 500, ce qui nécessite évidemment une approche renouvelée dans la publicité et la promotion.Il dispose d’un budget annuel de 15 millions $, il fait face à un déficit accumulé de 2,4 millions!?.«J’ai donc dû ajuster mon mode de gestion en conséquence.Ainsi en 1991-1992 nous avons réussi à équilibrer notre budget de fonctionnement en réduisant le personnel de 36 à 31 employés, mais non l’effectif de nos 100 musiciens ni le nombre de nos 80 concerts réguliers.» Les musiciens contribuent leur part dims cette rationalisation des dépenses et la semaine dernière ils acceptaient un gel de salaire pour deux ans et une réduction de l’horaire de travail de 46 à 42 semaines par année.M.Spickler explique que 70% du budget de fonctionnement va aux artistes et à la musique proprement dite, il reste donc une faible marge de manoeuvre pour l’avenir et les impondérable, imaginer les moyens originaux d’attirer la clientèle: «La situation incontournable: j’ai 245 CKX) fauteuils à vendre pour remplir 80 concerts», remarque M.Spickler.Pour séduire ces «nouveaux publics», l’OSM a mis sur pied une nouvelle stratégie de marketing sous le signe de la souplesse et de la flexibilité.VOIR PAGE C-12: ORCHESTRE Les Noces de Cana, de Quentin Varin.PHOTO JACQUES NADEAU IÈCLE JEAN DUMONT Ce n’est pas tous les jours qu’un de nos musées met à l’affiche une exposition qui a toutes les chances d’être extrêmement populaire auprès du grand public.Et sans avoir eu pour cela à le flatter bassement.Mais, qui plus est, l’initiative du MBA a toutes les chances de plaire aux divers niveaux de public intéressés plus spécifiquement par les choses de l’art.L’exposition «Grand Siècle.Peintures françaises du XVIIe siècle dans les collections publiques françaises», présentée au Musée des beaux-arts *f= de Montréal jusqu’au 28 mars, va en elle-même, en tant qu’événement culturel, séduire autant que les oeuvres qu’elle expose.Et cela n’est pas un mince compliment à faire à ses concepteurs français, Michel Hilaire, conservateur du Patrimoine, chargé du Musée Fabre à Montpellier, Jean Aubert, conservateur en chef du Musée des beaux-arts et d’archéologie de Rennes, et Patrick Rainade, conservateur au même Musée.Sans oublier bien sûr ceux qui, au Musée des beaux-arts de Montréal, ont décidé d’accueillir cet évé j nement, non plus que Didier Prioul, ! conservateur de l’art européen au ! MBA, qui s’est chargé de sa présen- ! tation à Montréal.j La variété des pistes de réflexion \ offertes par cette exposition explique j en partie son succès.Certaines j d’entre elles, l’occasion par exemple j de remettre nos pendules à l’heure j dans la mémoire que nous avons gardée de l’histoire du XVIIe siècle français, pourrait même paraître hors d’intérêt pour un amateur d’art, I si ce dernier ne s’apercevait vite que | rien n’existe dans l’environnement I de l’art qui lui soit véritablement I étranger.j Un siècle de bouleversements 1 Nous avons trop souvent du 1 «Grand Siècle» une connaissance I simpliste, monolithique et scolaire, 1 aveuglée littéralement par l’éclat du 1 «Roi Soleil».Il s’en est pourtant 3 passé des choses dans ce siècle! 1 Rappelez-vous, sa naissance a mar- 1 qué la fin des guerres de religions.1 1608, c’était la fondation de Québec 1 et le début d’une belle aventure, 1 mais 1633 est l’année où Galilée a 1 dû abjurer sa théorie astronomique | devant les Pères de l’Église — E 1 persemuove — juste une année I avant que ne naisse l’Académie I française.En 1671, une conférence 1 de Champaigne à l’Académie des 1 beaux-arts, sur les mérites respec- ' J tifs du dessin et de la couleur, dé- 1 générait en une querelle féroce 1 mais, bien plus grave, 1685 voyait | révoquer l’Edit de Nantes qui, g quatre-vingt sept ans plus tôt | VOIR PAGE C-12: GRAND SIÈCLE SPLENDEUR DU GRAND ^ I.K I) K V 0 I H , S A M K I) I A (I .1 A X V 1ER I !) !) A JAZZ La Roxanne à Teddy TEDDY EDWARDS Blue Saxophone, Gitanes Jazz Productions Verve SERGE TRUFEAUT LE DEVOIR Qu’a-t-on fait clans la nuit du 23 juin 1991, à lh30 pour être précis et pour respecter le décalage horaire qui existe encore aujourd’hui entre Montréal et les environs de Los Angeles?Selon ce que nous enseigne notre agenda conservé malgré l’adversité du temps, on s’est emparé du téléphone.On a composé un long, un très long numéro, le genre U) chiffres.Ix> genre qui augure du bon genre.U sonnerie de cet engin a retenti deux fois avant que la voix grave, mais jamais tristounette, de M.Theodore Marcus Edwards dit Teddy Edwards réponde avec justesse au mot de passe préalablement convenu.Lequel?«Ici la face d’anchois.A vous.» Hey Man! Ovarreiou.C’est quoi le gag.C’est Zazie dans le désert de Mojave ou ben donc le saxo ténor qui a fait découvrir Tom Wails aux branchés de la modernité dite post.Hein?C’était bel et bien l’ami des clochards.L’auteur du suave Mississippi Lad.C’était la voix qui ayait dialogué avec Dexter Gordon sur le magique Blues In Teddy’s Flat peu de temps avant qu’on ne commence à jouer au couillon.Alors?On a le moral?On a la san-té.parce que quand on a la santé, le reste, et bien il paraît que c’est pas important.Réponse de Teddy: «On a les deux.J’ai 6(5 ans et je me sens en pleine forme.Je suis en train de tourner dans un film sur les sans-abris dans le désert proche de Los Angeles.Et puis je viens tout juste de réaliser l’un des mes rêves musicaux.J’ai enregistré des compositions originales avec une grande formation pleine de violons.Il y a même une harpiste.» Mais c’est pas vrai.Pas encore un qui va nous faire le coup des gros et bons sentiments fondus dans le sirop de la luxure.Qu’est-ce qui leur prend à nos corsaires de la note bleue?11 y a eu Charlie Parker.Puis il y a eu le Modem Jazz Quar- tet.Puis il y a Art Pepper.Ilya même eu Louis Armstrong.Imaginez! L’orphelin de La Nouvelle-Orléans corseté dans les violons de la tasse de thé.Autant de musiciens; autant d’expériences malheureuses.Passons.Passons et revenons à nos moutons.L’ami Edwards se produit au Festival de jazz.Une prestation dont on a conservé, à l’esprit, la facture sereine; la facture détachée des trivialités.Le temps passe et repasse.Enfin, cette production pleine de violonistes accompagnés d’une belle harpiste débarque.L’étiquette?Gitanes Jazz Productions filiale à 100% de la compagnie Verve, cette dernière étant affiliée au conglomérat Polygram.On écoute.On réécoute.On le réécoute souventes fois avant de vous en causer.Car on veut être sûr que l’on n’a pas attrapé la berlue.Parce qu’on veut être certain que l’on ne vous induira pas en erreur.Parce qu’on doit vous signaler que cette production de Teddy Edwards pleine de violons séduits par une belle harpiste est la meilleure production du genre «Gros matou animé de justes sentiments qu’on communique en usant des flonflons» pour convaincre Roxanne que l’on a pas une tête de moine.Il faut que vous sachiez que la Roxanne de Teddy s’appelle Lennox Lady.Qu’il nous en fait la description en 7 minutes et 28.Et que.Et qu’on va appeler l’ami Teddy à son domicile californien pour qu’il nous la présente.1-213-936.Le reste?Je me le garde.Non mais?Qu’est-ce que vous croyez.DISQUES CLASSIQUES Une perle qui vient du Moyen-Age JORDI SAVALL, INTERPRETE DE MARIN MARAIS: Premier livre (1686), pièces à deux violes; Astrée E-7769.Second livre (1701), pièces de viole; Astrée E-7770.Troisième livre (1711), pièces de viole; Astrée E-8761.Quatrième livre (1717), pièces de viole; Astrée E-7727.Cinquième livre (1725), pièces pour viole et récitant.Astrée E-7708.CAROL BERGERON Ceux qui on vu le film Tous les matins du monde se souviennent sûrement de Marin Marais qu’incarnent les Depardieu, père et fils.Bien qu’en retrait, le personnage s’oppose à Monsieur de Sainte Colombe (Jean-Pierre Marielle), le protagoniste du roman de Pascal Quignard qui inspira le cinéaste Alain Comeau.Si la fiction romanesque s’intéresse davantage au maître qu’au disciple, notre connaissance historique des deux musiciens nous incline cependant vers le second qui laissa une oeuvre importante qui témoigne à la fois de sa valeur et de sa supériorité.Précisons encore que cette supériorité s’exerça d’abord et avant tout dans le domaine de la musique de chambre et plus précisément dans celui de la viole de gambe pour laquelle Marais écrivit plus de 600 pièces.Quelle famille! Les musicologues s’accordent à dire que ce fils de cordonnier, né en 1656 — pendant le glorieux règne de Louis XIV— se fit reconnaître par son talent exceptionnel comme l’un des plus brillants gambistes que la France ait connus.«Ce n’est pas là mince compliment», soulignent Sylvette Milliot et Jérôme de La Gorce dans leur Marin Marais (édition Fayard, 1992) «si l’on se souvient que la viole, à peine éclose en Italie où le violon la supplante très vite, fleurit en Angleterre mais surtout en ensembles (les fameux «consorts of viols» qui comprennent de deux à six représentants de cette famille), et connaît en France son apothéose comme soliste.» La LE PHANTOM TIENT CES PUCES EN RÉSERVE * POUR VOUS.-, ava \ .'¦ V\.A m* ¦ x‘à v MISE À JOUR SUR LES BILLETS HORAIRE DE DU 2 FÉVR S REPRÉSENTATIONS 1ER AU 4 MARS REPRÉSENTATIONS EMPLACEMENT MAR.AU JEU 20 H VEND ET SAM 20 H SAM.14 H DIM 15 H MERC.14 H DU 2 EÉV AU 7 PARTERRE-AVANT/CORBEILLE LIMITÉ TRES LIMITE LIMITÉ DISPONIBLE PARTERRE CORBEILLE-ARRIERE DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE COMPLET BALCON DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE COMPLET DU 9 FÉV AU 14 PARTERREAVANT/CORBEILLE DISPONIBLE TRÈS LIMITE LIMITE DISPONIBLE PARTERRE/CORBEILLE-ARRIERE DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE COMPLET BALCON DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE COMPLET DU 16 FÉV AU 21 PARTERRE-AVANT CORBEILLE DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE PARTERRE/CORBEILLE-ARRIERE DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE TRES LIMITÉ BALCON DISPONIBLE DISPONIBLE DISPONIBLE TRES LIMITE OFFREZ LE PHANTOM POUR LA SAINT-VALETIN.TtePHA ÎYTÜM «f the( He ANDREW L L O Y D W E B B E R mis en scene par H A R O L JD P R I N C.E REPRISE POUR UN TEMPS LIMITÉ! MAINTENANT JUSQU'AU 4 MARS 1993 r> Théâtre Maisonneuve, CTO place des Arts, Montréal RÉSERVEZ UNE SOIREE AVEC EE PHANTOM (514) 790-2222 Billed egalement en vente au guichet de la l’Iace (les Arts et aux guichet» TickctMastcr (situe.» clan» certain» n,aga»in» de la Baie) Group» (20 et plu») téléphone-/.: (51-T) 874-9153 au Québec; (416) 925-7466 en dchor» du Québec Réservez une place de choix grâce à Avant-prcmiérc de American Exprès».Compose/ le (514) 790-0300.Version originale! I n anglais Uvet «les suri il res en français.PHOTO ARCHIVES Gérard Depardieu joue Martin Marais, dans Tous les matins du monde.musicologue Syvette Milliot est l’auteur d’une étude éclairante sur l’oeuvre de Marais.Faut-il redire que la viole de gambe ou basse de viole (les deux termes désignent le même objet) n’est pas l’ancêtre du violoncelle.Leur air de famille en fait tout au plus des cousins.Leur facture présente des différences appréciables et l’histoire les fit coexister pendant près de 300 ans, du 16e au 18e siècle.Sans remonter aussi loin qu’à l’époque de la cithare, disons que leur ancêtre commun serait la vièle médiévale qui engendra la famille des violons (violon, alto, violoncelle et contrebasse) et celle des violes (viola da braccio, bastarda, pomposa, d’amore, da gamba) plus riche de tailles, de tessitures et d’accords mais plus faibles en volume sonore — ce qui causa leur perte.Milliot précise toutefois que ces familles correspondent parfaitement à la musique polyphonique du 16e siècle, qu’elles interprètent en formation constituée, mais avec des emplois différents, en raison de leurs sonorités spécifiques.«Les «bandes de violons» font merveille dans les réjouissances bruyantes, données souvent en plein air, telles que fêtes et bals champêtres, aristocratiques et plébéiens, ou encore processions religieuses et défilés militaires.Au contraire, on faisait silence dans les salons pour écouter la douce sonorité des violes.De ce fait (détail important), leur répertoi- re gagnait en qualité, en raffinement.On les employait donc pour la musique savante.» Ainsi, la viole de gambe est-elle un instrument discret qui préfère les réunions intimes.C’est pour cela que Jordi Savall qui nous rend visite, cette semaine à Montréal, a choisi de se faire entendre trois fois dans des lieux plus petits (l’église Erskin and American et, ce soir, dans l’auditorium du Musée des Beaux-Arts), plutôt qu’une seule fois dans une grande salle, au Théâtre Maisonneuve ou à Wilfrid-Pelletier, Le célèbre interprète espagnol sera venu diriger quelques pages orchestrales extraites des opéras (au nombre de quatre, destinés à l’Académie royale de musique) que laissa Marin Marais en disciple respectueux de Jean-Batiste Lully, ce Florentin mort en 1687, plus Français que les Français.Mais surtout, nous aurons eu le privilège de l’entendre à nouveau jouer de la viole de gambe à laquelle il a redonné, par delà deux siècles d’oubli, toutes ses lettres de noblesses.Des questions de privilège Des pièces de Marais, bien entendu.Iii cependant, le choix ne semble pas facile à faire.On le voit par les disques que Savall lui-même a consacré à l’illustration des cinq volumineux recueils de suites pour une ou deux violes.Songez: le second livre contient la bagatelle de 142 pièces, le troisième, 134, et le cinquième, 110, rassemblées en petits groupes épou- sant, plus ou moins, le schéma de la Suite de danses (un prélude suivi d’une allemande, d’une courante, d’une sarabande et d’une gigue) à laquelle se greffent d’autres morceaux en forme de rondeau, de fantaisie ou de variation.Sans qu’il soit besoin de le préciser dans le titre, la viole soliste n’est pas seule.Comme cela se pratiquait à l’époque, elle est généralement entourée, soutenue par un clavecin, une guitare, un théorbe ou une autre viole.Autre habitude de temps qui peut nous paraître singulier: l’interprète n’est pas tenu de respecter l’ordre ou même la composition d’une Suite telle l’auteur l’a fait publier.Le choix s’effectue en fonction du public, du, moment, du lieu, des caprices ou des capacités techniques de l’exécu-, tant (puisque certaines pages son’ expressément destinées aux vio’-T listes amateurs).Ainsi, la reconstitution de cette musique laisse-t-elle place à la fantaisie du moment, à une certaine marge d’»improvisa-tion», au plaisir de s’adapter aux circonstances.11 va sans dire, que Savall s’est prévalu de ce privilège avec cependant un bonheur qu’il est difficile de mesurer, à moins de connaître la nature de ses choix.Pourquoi a-t-il préféré ceci à cela?Pourquoi s’est-il contenté d’illustrer chaque livre par un seul disque?Autre question sans réponse, puisque les textes de présentation n’abordent malheureusement pas ces problèmes.Aurait-il été sou- ! imitable d’envisager une intégrale?A celte dernière interrogation, sans,' doute peut-on avancer qu’à l’époque de l’enregistrement des extraits du second livre, en 1975, le répertoire n’était pas suffisamment connu pour qu’un éditeur prenne un tel risque.Pourquoi, par exemple, n’a-t-on retenu que trois des quatre Tombeaux (on entend par ce terme une transcription instrumentale des anciennes complainte?et déplorations vocales du Moyen-Age)?N’y figure point celui que Marais écrivit à la mémoire de Sainte Colombe , son maître de viole de gambe.Cela dit, ces disques me paraissent un élément essentiel de la collection de tout mélomane qui se respecte.La valeur du contenu musical autant que l’extraordinaire qualité de l’interprétation en font des documents irremplaçables.Comme à un vin millésimé, on y prend un goût que Ton voudrait faire durer à jamais.Savall nous communique sa passion pour la viole de gambe, une .passion qui nous révèle le merveilleux univers poétique de Marin Marais.mue danse Du 5 au 25 février 1993 Événement international présenté par Tangente et le Musée d’art contemporain de Montréal.La 3e édition de Ml e-Danse: met en relief les transformations et mutations de la nouvelle danse vers les arts visuels et l’art de la performance, et présente les toutes dernières créations d’artistes d’ici, des États-Unis, de la France et des Pays-Bas.[Billets] 15 $ (AOUtTES) 12 $ (ETUDIAMS/AiNfS) 40 $ (CARIE « DANSOPHILE » CHOIX DE 4 SPECTACLES) (disponible a Tangente et au Musée) [Réservations] 847-6212 (Musée o’art contemporain) 525-1500 (Espace Tangenie) 790-1245 (Réseau Admission) 5,6,7 février Espace Tangente, 20 h 30 LYNDA GAUDREAU [ouébec] Étude de 100: Nouvelle chorégraphie de Lynda Gaudreau pour une femme seule.Une performance troublante.HAROLD RHÉAUME [Québec] Ivre : Un homme et une femme, survivants d'un monde insensé, s’accrochent à leur seul espoir.l’instinct.Chambre:solo pour homme suspendu entre le désir et le desespoir face a sa solitude.9,10, Il février Musée d’art contemporain, 20h00 TRUUS BR0NKH0RST [Pays-Bas] Black Blossom : Première a Montréal de Truus Bronkhorst et d’une oeuvre pour 4 danseurs.Jeu de violence et de tendresse, combat et séduction.12,13,14 février Espace Tangente, 20 h 30 SUZANNE MILLER NH In the Flesh et Rebecca, Lilyan, Sarah -Œuvres pour femme seule; mythe de la création, langage et mémoires du corps, 16,17,18 février Musée d'art contemporain, 20 h 00 M0LISSA FENLEY [Étau-unis] Objects of Ceremony.- Dernière création de Molissa Fenley que le New York Times décrit comme « une sculpture vivante».19,20,21 février Espace Tangente, 20 h 30 IRÈNE STAMOU avec JENNIFER MACKLEM [ Québec | La Couleur de ma langue: Création pour femme seule.Mosaïque de diverses ra cines culturelles, émotions d'ailleurs et d’ici.LES PRODUCTIONS À REBOURS [Québec! Le Toit: Œuvre video sous forme (le récit dansant.Quatre danseurs nous transportent à la limite du rêve 23,24,25 février Musée d’art contemporain, 20 h 00 GRAND MAGASIN [France] Une exposition de fer-blanc: Première canadienne d’une œuvre-spectacle.Pascale Murtin el François Millier jonglent avec les mots et une multitude d'objets hétéroclites.pédagogues et directeurs (trices) d'écoles Ne tarde/ pai! Réserve/ dès aujourd'hui des places pour vos éfudi.«nts dans le Programme éducatif du l’h.iniom.I.'OITUL 1)1 T RANSPORT GRATUIT PAR AUTOBUS I XPIRL LI.IS » I VRILR 1993! Pour obtenir plus de deuils, telephone/ (514) «74-91 S3.MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL [ï a n g ® n 17] L E I) K V OIK, S A M E I) 1 3 0 .1 A X V IKK I !• it A C 3 >,',A *5' TPtsX t ¦'¦^ssv y liBJDLTLOUl.POUR ÊTRE LIBRE 'JES DE LA NATURE SEUL CONTRE LES .AFHÇHt LOU DIAMOND PHILLIPS ¦ ' i 1*1*1-; VOLTKK VHKON11- QUINN C l IASI Avic mu CINÉMA L’haleine de Soweto SARAFINA! De Darrell James Roodt, avec Leleti Khumalo, Whoopi Goldberg, Miriam Makeba, John Kani.Scénario: William Nicholson et Mbongeni Ngema.Paroles et musique: Mbongeni Ngema.Images: Mark Vincente.Afrique du Sud, 1992.115 minutes.Aux cinémas Loews, Du Parc et Pointe-Claire.FRANCINE LAURENDEAU Sarafina, c’est un spectacle musical politique conçu au lendemain de la répression de juin 1976 en Afrique du Sud.Plusieurs milliers de jeunes avaient manifesté contre une des conséquences de l’apartheid: l’enseignement exclusivement dispensé en langue afrikaans, La police avait sauvagement riposté, faisant deux morts, de nombreux blessés et des centaines d’arrestations.Après une longue gestation, c’était en juin 1987, au Market Theatre de Johannesburg; la création d’un spectacle musical à la mémoire de ces jeunes victimes de l'apartheid.Invitée au Lincoln Center, à New-York, la troupe remportait un succès immédiat et se produisait ensuite dans un théâtre de Broadway tandis qu’une seconde troupe entreprenait une tournée en Europe, en Australie et au Japon.Ce n’est cependant pas sur scène mais sur le grand écran du Festival de Cannes 1989, dans la section «Un certain regard», que j’ai eu la révélation de Sarafina, à travers le film de Nigel Noble, sorte de documentaire qui entremêlait des extraits du spectacle, des entrevues avec des protagonistes et la visite en coulisses de la grande chanteuse sud-africaine en exil Miriam Makeba venue féliciter ses compatriotes.Titre original: Voices of Sarafina.C’est un cinéaste sud-africain né à Johannesburg, Darrell James Roodt, auteur de quelques film dont 'Die Stick, véhémentement antimilitariste (présenté au Festival des films du monde 1988), qui réalise la dernière mouture, une véritable adaptation.Le scénario a été remanié, l’action située en 1986.Six nouvelles chansons ont été ajoutées à la musique originale et on est allé chercher deux vedettes noires: Miriam Makeba et Whoopi Goldberg.Le choix de la première alkiit de soi.Mais de la seconde?Disons que j’avais de forts doutes.Scénario remanié Sarafina (Leleti Khumalo) vit avec ses petits frères .chez un oncle ivrogne et brutal.A l’école Morris Isaacson de Soweto, elle voue un véritable culte à sa prof d’histoire (Whoopi Goldberg) qui, à travers les dates, enseigne à ses élèves l’amour de la liberté et de la démocratie.Ses autres admirations vont à Nelson Mandela, à qui elle adresse de vibrants soliloques, et à son père, mort au Mozambique.Sarafina en veut à sa mère (Miriam Makeba) d’être domestique chez des Blancs.«Que veux-tu, lui réponds celle-ci.Pendant que ton père jouait les héros au Mozambique, moi, j’avais et j’ai toujours quatre enfants à nourrir.» Douée pour la musique et la danse, la jeune fille rêve d’être la star d’un soir, à la fête annuelle de son école.Les répétitions vont bon train.Mais les incidents se multiplient, les vexations policières s’accroissent.Il y a des morts, des arrestations.Interrogée et torturée, Sarafina ne verra désormais plus les choses du même oeil.Mais contrairement au spectacle d’origine et au premier film, celui-ci l>eut s’offrir un happy end en évoquant la libération de Mandela et la régression de l'apartheid.Je ne m’y connais pas en mbaqanga, ces rythmes africains qui évoquent par moment le blues et le gospel.Une musique entraînante chantée et dansée par une distribution authentiquement sud-africaine.Miriam Makeba joue un rôle effacé qui prend une soudaine importance dans la séquence où sa fille vient lui demander pardon de l’avoir méprisée.Mais elle ne chante qu’une fois, ce qui m’a un |X‘u laissée sur ma faim.Par contre, j'avais tort de me méfier de Whoopi Goldberg.S'il lui est arrivé de faire le pitre dans des productions de deuxième ordre, cette comédienne peut tenir des emplois inhabituels, pour peu qu’on ait l’imagination de les lui confier.C’était le cas dans The Player, de Robert Altlman, où elle incarne une surprenante et désopilante policière.Ici, elle donne de la chaleur et de la noblesse à un personnage qui pourrait être conventionnel.Bien sûr, nous sommes loin de West Side Story)et de A World Apart, pour citer une solide comédie musicale admirablement chorégraphiée, et un drame politique et familial tout à fait bouleversant où l’Afrique du Sud est vue par une jeune fille, blanche il est vrai.Je n’ai pas envie de décortiquer ce film sympathique, énergique et généreux qui est une excellente façon de sensibiliser le public à ce qui s'est passé au pays de l'apartheid.En-voyez-y vos adolescents, si toutefois ils ne sont lias irrémédiablement vissés au petit écran.Ca les changera de Chambre en ville.Quand le cinéma perd le Nord AGAGUK Réal: Jacques Dorfmann.Scénario: Rudy Wurlitzer, Evan Joncs, d'après le roman d’Yves Thériaut.Avec Lou Diamond Phillips, Toshiro Mifune, Jennifer Tilly, Bernard-Pierre Donnadieu, Donald Sutherland, Qalingo Tookalak, Jobie Arnaituk.Image: Billy Williams.Musique: Maurice Jarre.ODILE TREMBLAY Avec Agaguk, Yves Théraut nous a donné en 58 un des plus grands classiques de notre littérature, une oeuvre de silence et de lenteur, d’une grande pureté de langue, que tous ces admirateurs pouvaient rêver de voir portée un jour à l’écran.Or les fans de Thériaut risquent d’être amèrement déçus.Ni le rythme fait d’immensités, de mythe et de blancheur sont présents dans ce film d’action, aux rebondissements excessifs destinés à vous faire sauter de votre chaise toutes les trois minutes.De plus, l’intrigue, les caractères de certains personnages (le père surtout), la fin ont été modifiés en profondeur.Par souci de vérité ethnologique parfois.L’auteur d'Agaguk fut à la fois un grand écrivain et un piètre ethnologue.(d’où les changements de noms et de circonstances-plus proches de la réalité inuit).Mais alors, il eut mieux valu créer une oeuvre nouvelle, en laissant reposer tranquille la prose de Thériaut.Du haut de ses 32 millions$, Agaguk, «Le film canadien le plus cher de notre histoire», n’est ni très canadien, ni très québécois puisque cette ço-production gigantesque Canada-Etats-Unis-France-Japon tire à hue et à dia en direction des quatre points cardinaux à la fois.En perdant hélas un peu le Nord.L’histoire se déroule pourtant dans l’Arctique québécois des années quarante, Agaguk (Lou Diamond Phillips), fils du chef de clan s’enfuit de son village après avoir tué un trafiquant blanc, et entraîne avec lui la jeune Igiyook (Jennifer Tilly), avec qui il vivra désormais isolé dans la toudra, mettant un enfant au monde et se battant contre les éléments pour survivre.Le film raconte les luttes et l’évolution intérieure du couple qui survit aux attaques de l’ours, puis du loup blanc, malgré les imprécations du père et ses trahisons, malgré la violence, le sexisme PHOTO MAI.OFIl.M La chasse à la baleine dans Agaguk, une des scènes les spectaculaires du film.La baleine a coûté 3 millions$.ter.Agaguk est truffé d’actions inutiles (et gratuitement violentes) qui s’enchaînent à la queue leu leu pour complaire au public américain frian.d de rebondissements.Au point de nous faire oublier l’intérêt de ces décors d’igloos, de ces images esquissées de chants de gorge féminins et de luttes masculines, de ces visions de toundra.Même la scène spectaculaire de la chasse à la baleine paraît écourtée.Quant au jeu des comédiens, je demeure en deçà de la vérité en alfir-mant qu’il n’enfonce rien.Lou Diamond Phillips reste en surface de lui-même, quoique dans une rare scène plus longue, celle de l’accouche-ment, lui et sa compagne parvient nent à nous émouvoir.Le Japonais ; Toshiro Mifune (si merveilleux dans ‘ l'univers de Kurosawa) est en Innu .tout bonnement désolant, son per-' sonnage du père d’Agaguk qui tenait un rôle secondaire dans le roman de Thériaut occupe ici le devant de la ‘ scène, (et de sombre vilain devient un héros).11 l’incarne avec des postures, une démarche et des mines de Samouraï.On s’attend à tout mo> ment à le voir se faire hanekiri.Les figurants et comédiens unfits, disparaissent dans le décor, tellement on leur a donné des rôles minuscules et inconsistants.En même temps, Aga-guk livre un message d’espoir, de ré- ; conciliation homme-femme, père- ' fils, Innus-Blancs certainement fort ' louable pour la jeunesse inuit, à qui pourtant ce film n’est inanifestement ' pas destiné.Le film le plus cher jamais tourné'1 au Québec (en anglais par un réalisateur français) a vendu son âme à l’Amérique.Que devient le classique de la littérature québécoise dans cette histoire?Où est Thériaut et son immortel Agaguk?Le film nous donne du moins l’occasion de nous replonger dans sa lecture.que commandent les traditions.Il y aura enquête policière de la justice blanche avec Donald Sutherland en inspecteur de GRC, retour au village et grande chasse à la baleine (animal qui a coûté trois millions$).Puis refuite vers la steppe sauvage et combat du héros confix le loup blanc qui le défigurera, mais que l’homme vaincra.Dans la plus pure tradition des grosses co-productions, le film est un melting-pot d’influences, dont l’américaine est bien sûr la dominante.Agaguk est un produit bâtard qui sue les compromis.Compromis devant tous les pays impliqués qui ont chacun fourni leur vedette.Ixu Diamond Phillips (qu’on a vu dans La Bamba) est un Américain qui est tout sauf Innu, un mélange de Chéyenne, de Chinois et d’Irlandais devient Agaguk.Sa compagne, une Canado-Américaine d’origine eurasienne, avec ses traits fins et jolis nous serine une fois de plus que la beauté a des normes occidentales et qu’un visage innu, tout en rondeur, ne saurait y aspirer.Quant au père du héros, le voici campé par nul autre que le Japonais Toshiro Mifune, acteur fétiche de Kurosawa, plus nippon que nature.Compromis par rapport à l’oeuvre de Thériaut qui a perdu et son propos et la pureté de sa forme.Compromis face au peuple innu qui tient le rôle de figurants dans un film portant sur son histoire.(On pense avec nostalgie au si beau film d’auteur du Russe Michal-kov Urga qui donnait la vedette à de vrais autochtones sibériens).Agaguk est une oeuvre commerciale qui a ses qualités.L’ennui, c’est qu’une mise en scène primaire et un montage ultra-rapide nous empêchent de les voir passer.Les dé- cors, les costumes sont souvent magnifiques (et authentiques.Le film avait un ethnologue-conseil en la personne de Bernard Saladin d’An-glure).Parfois, se déroule un rite étrange et très beau, Agaguk crachant de l’eau sur le phoque qu’il vient de tuer.Mais il ne nous est pas expliqué et disparaît sitôt apparu.Même chose pour les rites shamaniques qui nous intéressent sans nous retenir.Le rythme d’enfer du film composé essentiellement de scènes courtes ne permet pas de s’arrêter pour découvrir, pour goû- un HIM de JACQUES DORFMANN LOU DIAMOND PHILLIPS ‘AGAGUK” TOSHIRO MIFUNE JENNIFER TILLY BERNARD-PIERRE DONNADIEU , DONALD SUTHERLAND m\iiatùUDiHisi>mos m umulum BILLY WILLIAMS, B.S.C."msr/*/ WOLF KROEGER RUDY WURLITZER, DAVID MILHAUD YVES THERIAULT mmlZ MAURICE JARRE EVANJONES *£33*“ Cfpstair PRODUIT i PAR \ CLAUDE LEGER mrl,JACQUES DORFMANN , oété/Wakivik Jl/lr VFPSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE HUmmmm\mmmmmmmm / icLrrmÊÊÊtmÊmJ TERREBONNE «'«flST-JEAN mmmi 1071 Ch*m*n du C6t»»u » 6 ¦ Boil* à Film* w CARREFOUR DU NORD Sl-J#rom* ST-ADELE Cwmi Pin* ?GRAND PRIX DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE NAMUR al; UN FILM HI CAROLE LAGANIÉRE.Toot fAiT RbVP ûu'i iTfcooc^em |L£ L'ONT fAvT )L eKi A "Ta:Nr • prima Jilin , DÈS LE 12 FÉVRIER ! FAMOUS PLAYERS LOEWS 954 Ste-Calh*rin* O.A CENTRE EATON 705 Ste-Calherin* O.? LES PRODUCTIONS AIP OE MONTRÉAL 28 JANVIER FEVRIER Al II* ni' tic nous me nu la nouvelle (ompogme theolrale salle Denise-Pelletier 253-8974 LES BILLETS DE LA NCT SONT ÉGALEMENT DISPONIBLES AUX GUICHETS DU THÉÂTRE D'AUIOURD'HUI ET DE LA LICORNE Ecole des Hautes Etudes Commerciales Atfiliee a i Université de Montreal T/lfEfrD nni= Ll Gestion d’organismes culturels Pour bien gérer la culture, qu’il s’agisse du cinéma, des arts d’interprétation, des arts visuels, de l’édition ou de la bibliothéconomie.Un choix: le programme d’études supérieures spécialisées en gestion d’organismes culturels.Diplôme d’études supérieures spécialisées en gestion d’organismes culturels 2' cycle universitaire - 30 crédits -temps complet ou temps partiel Conditions d'admission • Diplôme ae 1" cycle universitaire, de préférence dans le domaine artistique, ou diplôme de l’École nationale de théâtre, du Conservatoire d'art dramatique ou du Conservatoire de musique, avec une moyenne d'au moins 70%, ou l'équivalent.• Expérience de travail pertinente d’au moins deux ans.Trimestre d’automne 1993 Date limite d admission Renseignements et formulaires: Bureau du registraire École des Hautes Études Commerciales 5255.avenue Decelles.Montréal (Québec) H3T1V6 Téléphone: (514) 340-6151 1" avril 1993 L'esprit d'entreprise T II É Â T K K Différemment «pure laine» Création du Cerf-volant, de Pan Bouyoucas, au Théâtre d’Aujourd’hui GILBERT DAVID La fièvre identitaire qui s’est emparée du Québec dans les années soixante et soixante-dix, à l’occasion de ce qu’on peut qualifier de véritable implosion culturelle, a favorisé un exorcisme collectif, dont le théâtre a été l’un des laboratoires privilégiés.Durant cette période, nos scènes ont connu en effet l’effervescence jubilatoi-re et souvent grinçante d’une dramaturgie par et pour les Québécois «pure laine».Tricotée moins serrée Passage obligé d’une société en crise, le traitement de choc auquel le théâtre de création a alors soumis les publics francophones, s’est pourtant fait «en famille», dans l’ignorance quasi totale de ce que vivaient parallèlement les autres communautés culturelles.Il y a bien eu ici et là les signes d’une présence dramaturgique autre, par exemple avec un Marco Micone, un Alberto Kurapel ou une Abla Fa-rhoud.Mais cela, il faut bien en convenir, est resté à l’état d’épiphénomène.Cette situation est peut-être en train de changer.L’évolution démographique des quinze dernières années, avec la baisse du taux de natalité des Québécois «de souche» et l’afflux sensible d’immigrants, annonce une société moins «tricotée serrée» que par le passé.Particulièrement à Montréal qui est, plus que jamais, une ville où se manifeste un incessant brassage culturel.Depuis 1988, le Théâtre d’Aujourd’hui, sous la direction de Michelle Rossignol, est parti à la découverte de Pan Bouyoucas verra sa l'expression dramatique première pièce en français de la population néo- jouée au Théâtre québécoise, à travers la d’Aujourd’hui.mise sur pied d’un comité de lecture et d’ateliers.Les fruits de cette démarche commencent à se faire sentir.Des textes de Sonia An-guelova, d’origine bulgare, du Chilien Miguel Rétamai, et de Wajdi Moua-wad, d'origine libanaise, ont été l’objet de lectures publiques entre le 11 et le 24 janvier, et le même Théâtre d’Aujourd’hui présentera, à compter du 5 février, une pièce de Pan Bouyoucas, intitulée U Cerf-volant, dans une mise en scène de Guy Beausoleil.Pan Bouyoucas est arrivé au Québec il y a trente ans.Il avait alors quinze ans et il avait suivi ses parents qui, bien que Grecs, s’étaient connus au Liban, peu après la lin de la Seconde Guerre mondiale.Il a grandi __________ dans un milieu très photo jacquks (îRENiKH cosmopolite, entouré de gens qui parlaient sept à huit langues, UNIVERSITE LAVAL Ecole des arts visuels MAITRISE EN ARTS VISUELS Programme de 45 crédits: 18 crédits rattachés aux cours théoriques, aux séminaires et ateliers, et 27 crédits au mémoire qui consiste en une présentation visuelle et un texte d'accompagnement.Maîtrise axée sur la pratique de la création en arts visuels, dont les principaux champs sont le pictural, le sculptural et le design graphique.Inscription à temps complet, au trimestre d'automne exclusivement.Capacité d'accueil du programme : dix personnes par année.Conditions d'admission Baccalauréat en arts visuels ou l'équivalent.Avoir conservé, pour l'ensemble de ses études de premier cycle, une moyenne égale ou supérieure à 3.5 sur 5.Posséder la maîtrise du français écrit et parlé et pouvoir lire l'anglais.Faire parvenir son formulaire de demande d'admission et son dossier universitaire au Bureau du registraire.pavillon Jean-Charles-Bonenfant, Cité universitaire.Québec.Canada G1K 7P4.Faire parvenir vingt diapositives, son curriculum vitae ainsi qu'une lettre d'intention au Comité d'admission et de supervision.Maîtrise en arts visuels.École des arts visuels, bureau 3412.pavillon Louis-Jacques-Casault.Université Laval; Québec.Canada, G1K 7P4.Quatre programmes au premier cycle Baccalauréat en arts plastiques Baccalauréat en communication graphique Baccalauréat en enseignement des arts plastiques Certificat / mineure en arts plastiques Date limite de réception des demandes pour tous les programmes : le 1er mars 1993 Renseignements : V Ecole des arts visuels Tél.: (418) 656-7631 FAX: (418) 656-7807 % DES LE 2 MARS THEATRE ST-DENIS 1 «1594 ST-DENIS «TEL.: 849-4211 •TICKETMASTER *4 HU-rM, MISE EN SCENE : DENIS BOUCHARD 3*t,3 tout en retrouvant la terre natale de ses parents durant les vacances annuelles.Pressentant l’imminence d’une guerre civile au Liban, la famille Bouyoucas décide, en 1963, d’émigrer au Canada.Une fois à Montréal, les nouveaux arrivLuits constatent que le jeune Pan ne peut poursuivre ses études en français parce qu’il n’est pas de religion catholique.Au tournant de la vingtaine, le Néo-Québécois choisit de s’orienter vers l’architecture, «mais plus j’en faisais, se souvient-il, plus j’écrivais».Un séjour d’un lui à New York pour y suivre un cours en design industriel ne l’empêche pas d'écrire un premier roman qu’il soumettra à Jacques Hébert, alors directeur des ditions du Jour.Il se rappelle de l’accueil chaleureux que lui avait réservé l’éditeur, qui l’encouragea à continuer d’écrire.Après avoir renoncé à l’architecture, il se tourne vers l’enseignement aux adultes qui cherchent à compléter leurs études secondaires, tout en continuant de s’adonner à l’écriture romanesque.Après la publication de deux romans, dont Une bataille d'Amérique aux ditions Quinze, une maison qu’il cofonde en 1975 en compagnie de plusieurs écrivains, il connaît une période de désarroi qui l’amènera à cesser d’écrire durant cinq luis.Le risque de la parole «métèque» En 1977, bientôt rejoint par sa femme et ses deux filles, il retourne en Grèce, à la recherche de ses racines.«Je m’étais perdu de vue.Je voulais comprendre d’où je venais et où j’allais.En ce sens, je faisais le même trajet que la société québécoise.Pourtant, une fois en Grèce, je me suis assez vite rendu compte qu’on ne me comprenait pas et que ce n’était pas là que je trouverais réponse à ma situation contradictoire de Québécois de culture grecque.» De retour à Montréal au début des années quatre-vingt, il se remet à l’écriture, publie des nouvelles policières, écrit des pièces radiophoniques, et travaille comme traducteur à la pige.C’est en 1989 que Bouyoucas connaît son premier succès à la scène avec une pièce en anglais, From The Main to Mainstreet, que produit le Centaur à Montréal et qui y garde l’affiche durant neuf semaines.L’auteur dépeint dans cette oeuvre la vie d’enfants d’immigrants, déchirés entre les valeurs qui dominent leur univers familial et la réalité moderne d’une grande ville.Retitrée Divided We Stand, la pièce est ensuite produite à Toronto par le Canadian Stage Company où elle obtient un succès comparable.Pour Le Cerf-volant, sa première pièce à être jouée en français, fauteur s’est penché sur la situation que connaît une première génération d’immigrants, aujourd’hui vieillissante.«La plus grande souffrance de l'immigré, c’est de voir qu’il a une mémoire qui ne lui sert plus à rien.11 ne se reconnaît plus dans ce qu'il voit autour de lui et il se sent dépasse''.J’ai souhaité avec ce texte faire la paix avec une génération sacrifiée el rendre sensible le fait qu’elle portail un rêve.» Du même souffle, il salue l’esprit de tolérance des Québécois, même s’il admet ne pas connaître de peuple qui ne soit pas xénophobe.«Il faut laisser le temps aux immigrants de s'intégrer el ne pas céder à )a pour de disparaître», conclut-il.I )ans la pièce de Bouyoucas, le public fera la connaissance de Dimitri, le personnage central, qui s’est mis dans la tête de tenir un siège sur le toit de sa maison d’Outrcmont, un peu beaucoup pour prendre la mesure de sa vie.A 55 ans, serait-il encore un étranger dans son propre pays?Rire : étranger à lui-même?Sa femme Stella, son frère Andréa, son fils Georges, et Céline, sa nouvelle l't jeune locataire francophone, seront mis de la partie, sinon pris à partie, tout au long de ce qui s'avérera être l’examen de conscience d’un homme qui a trop longtemps refoulé ses émotions.Celte comédie dramatique gréco-québécoise sera défendue par Jacques Godin, Michelle Rossignol, Lionel Villeneuve, Emmanuel Bilodeau et Dominique Quesnel.Une distribution prometteuse qui prend le risque d'une parole «métèque» et qui invite à visiter lame d’une communauté montréalaise que l’on cô-toie sans pour autant la connaître vraiment. K V 0 I R .S A M K I) I 3 I) .1 A X V 1ER I !l i» A irn T K I N E D l! DIS Q U E On ne badine pas avec le Texas! IHE MANY MOODS OF TEISCO DEI REY Teisco Del Rcy Texicalli J’arrive du Texas, et surtout d’Aus-tin, une vraie ville de rock’n’roll: pour moins d’un demi-million d’habitants, il y a 77 clubs, cafés et salles où des artistes, petits et grands, de tous genres, se produisent soir après soir.Le paradis.Même en janvier, en pleine saison morte, je ne savais plus où prêter l’oreille.On en reparlera.J’en ai ramené quelques artefacts, dont un compact absolument réjouissant de rock instrumental, un album de guitares à la façon des Ventures, des Tornadoes, de Duane Eddy, de Stevie Ray Vaughan (le grand héros d’Austin) et de Dick Dale: The Many Moods Of Teisco Del Rey.Teisco est un drôle d’oiseau: il signe une chronique sur les guitares étranges de l’histoire du rock dans le «Guitar 1’layer».Il en joue d’ailleurs une bonne douzaine sur l’album, de la Gui-torgan M-300 qui sonne comme un engin extra-terrestre de film de science-fiction à petit budget à la Da-nelectro double-manche.Dans le genre, c’est un régal.Tous les genres du rock instrumental y passent, du surf (The Wedge, une reprise de Dick Dale, «the king of surf guitar») au blues ( / Almost !j>st My Mind d’lvory Joe Hunter), du r’n’b de Chicago (Dimples cle John Lee Hooker) au psychédélisme (You’re Gonna Miss Me des 13th Floor Elevators, groupe-culte texan).Le guitariste Jimmy Vaughan (le grand frère de Stevie), l’harmonicis-te Charlie Musselwhite et le batteur des Ventures Mel Taylor prêtent main-forte à l’étonnant Teisco, un franc-tireur redoutable.D’ailleurs, au verso de la pochette, il pose devant Just Guns, une charmante boutique d’Austin.«Don’t mess with Texas», après tout, est le slogan officiel du Lone Star State.On ne badine pas avec le Texas! On peut commander The Many Moods Of Teisco Del Rey via Antone’s Record Store (2928 Guadalupe, Austin, TX 78705).HOPE OF DELIVERANCE Paul McCartney Parloplione (EMI) Importation Sur le chemin du retour, je me suis arrêté à Freehold, au New Jersey, ville natale de Bruce Springsteen, pèlerinage oblige.Le disquaire de l’endroit s’appelle Abbey Road Mucic Ltd.(écrivez au 30 E.Main St., Freehold, NJ 07728 pour son alléchante liste d’envoi), et la moitié de la boutique est consacrée, vous l’avez déduit, au matériel ancien et récent des quatre garçons dans le vent.N’avoir écouté que mon coeur, j’aurais supplié VISA d’augmenter ma limite de crédit, à genoux.Plus que raisonnable, je suis ressorti avec deux vidéos pirates (dont le tout nouveau tout chaud spectacle de Paul McCartney au Ed Sullivan 'Hieater de New York, qui sera diffusé en version tronquée dans les mois qui viennent à MTV et, si le directeur de la programmation Pierre Marchand y met du sien, à Musique-Plus), ainsi que le premier compact-simple issu du nouvel album de Macca, Off Die Ground.Importé d’Angleterre — le bon vieux Dutchy’s de la nie St-Laurant devrait l’obtenir incessamment — le disque contient quatre chansons: Hope Of Deliverance, extrait de l’album, et trois titres supplémentaires qui n’apparaîtront pas ailleurs, d’où mon intérêt.Première constatation, il n’y a pas D Les Arts du Maurier Ltée IH CAFÉ DE LA PLACE présentent du 27 janvier au 13 mars Une production de la Société de la Place des Arts de Montréal Andrée Lachapelle Albert Miliaire dans Célimène et le Cardinal de Jacques Rampai Mise en scène de Michèle Magny Scénographie de François Laplante Éclairages de Michel Beaulieu • Bande sonore de Richard Soly Du mardi au vendredi à 20 h, samedi 16 h 30 et 21 h.m mm* ¦¦ "¦¦¦¦ ' t DE SAMUEL BECKETT MISE EN SCENE ANDRE BRASSARD AVEC NORMAND CHOUINARD REMI GIRARD JEAN-LOUIS MILLEnE ALEXIS MARTIN MICHEL GOYETTE DÉCOR STÉPHANE ROY COSTUMES LUC J.BÉLAND g ÉCLAIRAGES MICHEL BEAULIEU MUSIQUE MICHEL SMITH KSS) îh ACCESSOIRES LUCIE THÉRIAULT RÉGIE ROXANNE HENRY M/ T" Cornell des Arls du Canada Office des tournées The Canada Council Touring Office En collaboration avec l'Office des tournées du Conseil des Arts du Canada TOURNEE QUEBECOISE 2,3 et 4 février o 20h STE-F0Y Salle Albert Rousseau (418) 659 6710 13 février à 20h30 VAUEYFIEID Salle Albert-Dumouchel (514) 373-9441 5 lévrier à 20h RIM0USKI Salle Georges Beaulieu (418) 7231880 18 et 19 février À 20H LONGUEUIL Théâtre de la Ville (514) 670 1611 7 février à 20h SHAWINIGAN Salle Philippe-Filion (819) 539-6444 20 février à 20h STE-THÉRÊSE Collège Lionel Groulx (514) 430-3120 9 février à 20h SHERBROOKE Salle Maurice O'Bready (819) 821-7742 26 février à 20h CHICOUTIMI Coop de Développement culturel (418) 459 3970 12 février à 20h GRANBY Théâtre Palate (514)375 2693 27 février à 20h BAIE-COMEAU Salle de Boic-Comeau (418) 295 2340 là de quoi reconquérir les palmarès.Ni grande ballade ni refrain immédiatement accrocheur, Hope Of Deliverance, avec son rythme vaguement latin, son «strumming» de guitare acoustique mi-Del Shannon (à la Runaway) mi-Gypsy Kings, et sa profession de foi d’éternel optimiste, est néanmoins un bel exemple de «l’effet McCartney»: après une dizaine d’écoutes, on fredonne l’air comme si on l'avait toujours connu et on se dit quelle n’est pas si bébète, après tout, cette sacrée rengaine.Cela dit, McCartney a changé depuis son Oratorio classique avec Cari Davis.Son besoin quasi maladif de multiplier les mélodies et les changements de tempo à l’intérieur d’une même chanson étant satisfait, voilà qu’il réapprend à faire simple.Allélouia.J’en veux pour exemple Big Boys Bickering, un country-folk linéaire à souhait, délicatement bercé d’accordéon, de guitares acoustiques et d’harmonies vocales, qui me ramène au McCartney «naturel» de Ram (1971).Moins notable, Long Leather Coat est un rock anodin comme Paul en commettait un ou deux par disque à l’époque où il sévissait sous la bannière de Wings.Kicked Around No More, en démo, devait être une semi-ballade pleine de potentiel.Emportée dans un raz-de-marée d’harmonies et d’arrangement trop luxueux, elle a peine à respirer.McCartney, la bête de studio, a encore frappé.Dans deux petites semaines, l'album! Sylvain Cormier SALTIHBANC0 René Dupéré/Cirque du Soleil BMG-Québec Il y a de ce bandes sonores de films qui deviennent inaudibles sans leur support visuel originel, et il y a de ces bandes originales de spectacles qui prennent une toute autre envergure dès qu’on les écoute dans le confort douillet de son salon.Avec Saltimbanco, René Dupé-ré, le grand manitou musical du Cirque du Soleil, a fait coup double.Non seulement l’album résonne en écho de la dernière présentation de la troupe québécoise aux oreilles du public d’alors, mais il vient damner l’âme de l’auditeur d’aujourd’hui.Hétérogène dans son style, d’une perfection clinique dans sa réalisation, Saltimbanco bouleverse autant qu’il séduit.Repris dans un ordre différent de celui du spectacle, les onze titres du disque se suivent sans jamais se ressembler.Du rock urbain de Barock et Urgence, on s’envole sur l'opéra éthéré II sogno di volare, seule chanson interprétée en Italien par Francine Poitras dont la voix s'élève avec charme et puissance.Les autres morceaux chantés — une première pour le Cirque — proviennent d’une recherche sur les différents phonèmes de langues africaines, Scandinaves et slaves.D’où cette incroyable énergie qui émane du disque.Comme si l'absence de vocables compréhensibles avait supplanté les frontières de l'entendement rationnel pour s’évader vers des émotions purement spirituelles.Saltimbanco demeure à ce titre un album brut et généreux qui vient chercher l’auditeur dans ce qu’il a de plus intime.lit l’on pourrait, comme dans un rêve, sacrer Horéré Uluindé hymne à l’Humain tant sa richesse est universelle.Pascale Pontoreau Ile spectacle de i *année SE DÉPLACE AU GESUi la salle historique splendidement reno «Un pur enchantement.» - Lysione Gagnon, la Presse , «le talent à l'état pur.» - Fron.o Nuoro, Journal de Mon,rent J «Une soirée remarquable.» • lu, Rousseau, louise forestier vingt personnages en quête d'une chanteuse conception et mise en scène Ma ___ lue plamondon ckac73am 11,12,13 février MIRA Lesv Salles Gesù les du 12(H), nie sic Bletirv Bill ets en vente au Spectrum et aux comptoirs Admission (commandes téléphoniques: 790-1245) ( + taxes et frais rie service).3 | ORCHESTRE! SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit présente LES CAUSERIES OSM Mardi 2 et mercredi 3 février à 1 Sh45 Hall central de la Place îles Ails lin collahoralion avec: cft> Place des Arts INVITÉS CETTE SEMAINE: Patrick Schupp Marc-André Hamclin LES CONCERTS GALA, Charles Dutoit, chef Marc-André Hamelin, piano Mardi 2 et mercredi 3 février, 20h00 CHOSTAKOVI K H: llamlei.opus 32 CHOSTAKOMTCH: Concerio pour piano no 2.opus 102 CHOSTAKOVITCII: Symphonie no 5.opus 47 ( umimimlitairi's: 2 liu iir: H PRATT & WHITNEY r- I CANADA BILLETS: 9.25$ 19,25$ 27,00$ 37,50$ LES GRANDS CONCERTS Bernhard Klee, chef Mardi 9 et mercredi 10 février, 20h00 TELEGLOBE BEETHOVEN: BEETHOVEN: Symphonie no 4.opus 60 Symphonie no 6 «Pastorale», opu ( ommaiulilairts: 9 lévrier: L Impériale BILLETS: 9,25$ 19,25$ 27.00$ 37,50$ Itl lïxrii'r: Bell yes Airnanches STANDARD LIFE ;o- Pascal Verrot, chef Kurt Nikkanen, violon % V 14 février LISZT: La Bataille îles lltins HUI ( Il Concerio pour \ iolon no I.opus 26 SAINT-SAËNS: Symphonie no 3 «avec orgue», opus 7S ( o-commamlitairc: BILLETS: 7,75$ 12.25$ 16,50$ cfb SALI I Wll I KID-I’LI.LLTILR I N VIA 11 \ I OSM K42-WI II M Mil II III IS 1)1 I \ 1*1 Ml DIS AKIS *42.2112 iciM.hu,- I’I.kc .les Arts en mim t I.E I) K V (t I lî .S A M F.I) I 3 U .1 A X V 1ER I !) !» 3 ï R T S DISQUES ROCK Ze grand slow romantique Un vrai de vrai, beurré épais, qui séduit toute l’Amérique I WILL ALWAYS LOVE YOU Whitney Houston Extrait de la bande sonore originale du film The Bodyguard Arista (BMG) SYLVAIN CORMIER Il fut un temps où l’on pouvait lancer une chanson le vendredi et, pour peu que le refrain soit accrocheur et le rythme dansant, on était à peu près assuré que l’Amérique entière la fredonnerait le lundi.C’était possible parce que la plupart des radios AM diffusaient, avec des variantes locales, le même palmarès de quarante, cinquante ou cent succès, à répétition, ad infinitam, jusqu’à ce qu’ils courent sur toutes les lèvres.Un tel matraquage avait certes quelque chose d’abrutissant, dans la mesure où l’on finissait par s’enticher de rengaines débilitantes qui s’insinuaient de force dans la conscience collective, mais le procédé avait aussi du bon.Quand Houng Dog, Satisfaction ou Hey Jude régnaient sur les classements, la jeunesse était en quelque sorte unifiée par ces chansons qui faisaient l’unanimité.Les titres les plus populaires marquaient leur époque, et constituaient pour l’Histoire une bande sonore absolument représentative.Tout le monde est DJ Aujourd’hui, c’est chacun dans son coin.Tes bébelles, dans ta cour.U' palmarès «Hot One Hundred» de l’hebdomadaire Billboard, la référence ultime jusqu’au milieu des années 80, ne correspond plus à aucun auditoire, mais à un no man's land de genres distincts qui ont chacun des radios et un public propres.En engouffrant des milliers de kilomètres de bitume ces dernières semaines sur les routes de l’Amérique, du Québec au Texas, je l’ai constaté plus que jamais: on peut faire le tour des tats-Unis en n’écoutant que du rap à longueur de journée, LA TRILOGIE DES TABLES LA BAIE DE NAPLES EAU DE COLOGNE LE CHANT DES SIGNES Texte et mise en scene joel DRAGUTIN LA BAIE DE NAPLES 18,19, 20, 27 février à 20h30 et 21 février à 13h EAU DE COLOGNE (en lecture) 21, 27 février à 16h LE CHANT DES SIGNES 21, 24, 25, 26 février à 20h30 et 27 février à 13h L'Espace libre est situé au 1945 rue Fullum VlT p (Métro Frontenac) j \ I Pour informations et réservations: (514) 521-4191 Le lundi 15 février 1993 à 20 h Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Brahms Ouverture tragique op 81 Mahler Lieder (Le Cor magiquei Bruckner Symphonie n’ 4 en mi bémol majeur.Romantique- Chef 'J orchestre Agnes Grossmann So' ote Gino Quilico bar/ton Agnes Grossmann Gino Quilico Chef o vr.Baryton Une présence Une invitation de Wg 6 n Salle Wilfrid-Pelletier 1 Place des Arts j»/// i|« 111 SI Kl Ml IKt )p()l 11 \P Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1,25 $
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