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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-03-06, Collections de BAnQ.

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Cinéma Page 3 Théâtre Page 5 Musique Page 6 Arts visuels Page 11 TÉLÉ Le goût amer de l’Histoire Les téléséries qui prennent l'affiche dans quelques jours baignent toutes deux dans Veau bénite.Et toutes deux portent un regard sur notre histoire.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Du côté de Radio-Canada, Sheha-weh, emprunte le sillon tracé par le film Dancing with the wolves qui réhabilite la culture amérindienne et laisse parler les premiers habitants dans leur langue.Shehaweh réécrit notre petit manuel d’histoire du Canada, avec une intensité dramatique rarement atteinte au petit écran.Le réalisateur Jean Beaudin a peut-être pris quelques libertés avec l’histoire rpais il n’a fait aucune concession émotive et les téléspectateurs ont, mardi prochain, un rendez-vous télévisuel exceptionnel.A Télé-Métropole, Richard Martin et Roger Cardinal ont concocté, à partir du roman Au nom du père et du fils, de Francine Ouellet, un télé-roman de 13 épisodes qui fera à coup sûr un tabac.Le «making of», lâ semaine dernière, a attiré 2, 3 millions de téléspectateurs.Tous les ingrédients qui font le succès de la recette s’y trouvent, à commencer par l’atmosphère «canadiana» qui a fait tant de millage au pays des téléromans québécois.Des vérités sans nuance Nous sommes sur la terre des Belles histoires des pays d'en haut, en 1888.Ici, les Indiens parlent français, Biche Pensive parce qu’elle est au couvent chez les bonnes soeurs, son père Gros Ours parce qu’il a appris le français à son arrivée au village de Saint-Bernard.Il a été chassé d’Oka par les Mohawks ennemis avec qui ils parlaient anglais.Son accent est donc différent de celui de sa fille.Mais «pour éviter les problèmes de sous-tires», les réalisateurs font parler le père et la fille en français.C’est plus simple pour le téléspectateur.Même si le mythe du bon sauvage est présent dans Au nom du père et du fils, l’histoire est d’abord axée sur la domination que le curé Alcide Pla-mondon, un fou de Dieu et un malade du pouvoir, exerce sur ses ouailles.Les femmes sont des machines à faire des enfants.Sans procréation, pas d’absolution.Nous sommes au temps des vérités sans nuance et tel est le curé du village, tout d’un bloc, dur comme les roches qu’il transporte sur son ingrate terre.Pierre Chagnon joue ici le rôle de sa carrière.La critique du curé s’exerce par l’entremise du beau docteur de Montréal qui s’installe au village.il ne craint ni le curé ni les foudres de Dieu.Il ne partage pas les vues du patron de la place sur la manière de soigner les habitants, à commencer par les femmes qui ont déjà cinq enfants.Dès le premier épisode, tous les éléments et contrastes de la série sont réunis, tous les conflits en puissance sont mis sur la table.L’auteur de Au nom du père et du fils est ravie parce que «nous sentons, dès les premières minutes de la série, que les gens construisent un bout de pays».Francine Ouellette rappelait d’ailleurs cette semaine que la colonisation des Laurentides avait été encouragée afin de contrer l’çxode massif des Québécois vers les Etats-Unis.VOIR PAGE C-2: TÉLÉSÉRIES E - M .Quel lien entre la beanté convulsive d’une toile de Francis Bacon et la peinture sur velours pratiquée à El Paso?Aucun.Sauf„que les balises de la création peuvent se tendre comme un élastique entre le chef-d’oeuvre absolu et le kitch élevé au rang des beaux-arts.Quel lien entre le grand sémiologue français Roland Barthes et la culture du vidéo-clip?^.ucun.Sauf que le premier se serait fait un plaisir, s’il était encore des nôtres, d’analyser cet épiphénomène de la danse populaire fin de siècle.S’il y a bien quelque chose que l’on ne peut reprocher à René Rozon, le fondateur et directeur du Festival International du Film sur l’Art, c’est bien l’absence d’inertie, l’éclatement des sens et la totale liberté qu’il affiche depuis onze ans maintenant dans une odyssée cinématographique qui gomme toute hiérarchie des genres pour drainer aujourd’hui un public de 10 000 fidèles dans un pèlerinage compulsif chronométré au quart de tour.Ix‘ FIFA, qui s’installe dans les cinq salles se partageant les projections (Goethe-Institut, Cinémathèque SUITE EN PAGE C-2: FIFA PHOTO HORST CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR j-£L itLuaC.IUT a \.f L O U T cil Lzz.hu.•fz.Cts.ctu.’iiî.ZtZLL±.LCJ Lu fi (zut OC.} t, zt’is.Q ciu /t-f )tZClrLÏ PRINCE FRI NCE HBil A1C C 2 I, K I) E V 0 I R , LES SA M EDI (> / I) I M ANCHE 7 M A R S 199 3 DISQUES CLASSIQU Garant: un compositeur découvrir E S LA MUSIQUE DE SERGE GARAN1 Etisembles instrumentaux sous la direction de Walter Boudreau, Pierre Boulez, Serge Garant, Howard Cable et Pierre Béluse; solistes: Louis-Philippe Pelletier, Louise-Andrée Baril, Claude Webster, Serge Garant (piano), Yolande Parent, Pauline Vaillancourt, Fernande Chiocchio, Mary Morrison, Marie iMferrière, Michel Ducharme (voix), André Moisan (clarinette), Guy Ijachapelle (percussion) , Alain Aubut (violoncelle).Doberman-Yppan, DO-133, coffret de 4 disques.CAROL BERGERON On peut affirmer que, six ans après sa mort, le compositeur québécois Serge Garant est bel et bien entrée dans le purgatoire de l’oubli.Le purgatoire et non le néant, car considérant la valeur de sa musique, un jour viendra, qui n’est peut-être pas si lointain, où la redécouvrant, on constatera qu’elle prit forme dans un langage trop complexe pour que les auditoires, qui les premiers l’entendirent, aient pu l’adopter spontanément.Des collaborateurs, des collègues et des mélomanes éclairés, peu nombreux furent ceux qui suivirent ce grand musicien dans son cheminement multiple de créateur, d’interprète (pianiste et surtout chef d’orchestre), de pédagogue (professeur d’analyse à l’Université de Montréal), d’animateur de l’émission radiophonique Musique de notre temps (de 1971 à 1986, à Radio-Canada), de directeur musical de la Société de Musique Contemporaine du Québec pendant les 20 dernières années de son vie.Avec le temps qui remet le public au diapason de l’oeuvre d’art, le souvenir de cette riche personnalité se sera cristallisé dans une musique qui pour l’instant semble encore très abstraite.Le moment venu, une page comme Chant d'amours (achevé en 1975) sera perçue comme un élan irrésistible, le cri du coeur d’un être sensible et raffiné qui n’était surtout pas que cérébralité.Pour en arriver là, il faudra réintroduire cette musique dans les concerts, il faudra s’y faire l’oreille par le disque.Or, sous l’étiquette Doberman-Yppan paraissait récemment une anthologie Garant qui a exigé trois années de préparation et qui rassemble ses oeuvres les plus signifiantes, notamment les trois Circuits, les trois Offrandes, Phrases, Jeu à quatre, Amuya.D’une importance capitale, ce document reprend, en l’enrichissant considérablement, l’idée (et certains enregistrements) de Y Anthologie de la musique canadienne (Radio-Canada international) qui, en 1978, avait consacré un volume (quatre microsillons) à ce compositeur du Québec.Destiné à mieux faire connaître ces pièces, le coffret Doberman les propose dans l’interprétation du compositeur ou des musiciens qui les ont travaillées avec lui.Le cas de Boulez (dans Circuit III) est une exception qui montre précisément que cette musique est appelée à sortir de nos frontières.En rapport avec cette anthologie discographique, l’éditeur Doberman prépare actuellement une édition imprimée de l’oeuvre du musicien — un travail rendu difficile par le souci relatif que Garant apportait à la rédaction de ses manuscrits.Cette délicate entreprise nécessite la collaboration de ceux, comme le pianiste Ixjuis-Philippe Pelletier ou le chef Walter Boudreau, qui ont connu le compositeur.Pour une meilleure qualité d’enregistrement, Doberman a fait refaire certaines mélodies que Garant, au piano, avait gravées en compagnie du ténor Jean-Paul Jea-notte.On peut toutefois se demander si l’authenticité du témoignage n’aurait pas valu qu’on le conserva.Par ailleurs, il est retrettable qu’il n’ait pas été possible de reprendre ces pièces pour piano où l’instrument utilisé sonne plutôt désaccordé.Avec le temps, le souvenir de cette riche personnalité se sera cristallisé dans une musique qui semble encore très abstraite.PHOTO: RADIO-CANADA Marie-Renée Patry et Marina Orsini dans la série Shehaweh qui évoque le calvaire amérindien.TÉLÉSÉRIES En ces temps là.SUITE DE LA PAGE C-l Dans Shehaweh, également, un pays est construit.Mais sans dentelle autre que celle des sottes courtisanes du roi de France.Les contours de la Nouvelle-France sont tracées avec le sang des Indiens, et toute leur histoire est concentrée dans le destin tragique de Shehaweh.Le scénariste Fernand Dansereau et le réalisateur nous donnent une belle leçon d’histoire à un moment où les autochtones n’ont pas tellement bonne presse dans le coeur des Québécois.Or, sans dorer la pilule, le tandem Dansereau-Beaudin rappelle quelques dures vérités sur la constitution de la Nouvelle-France.En proie à de terribles doutes, le sieur de Maisonneuve aura cette tirade: «Nous étions venus pour les aimer.Or, qu’avons-nous fait depuis 20 ans?Nous les tuons.Nous les avons tués par centaines».Mais le gouverneur est bien seul dans ses doutes et il sera renvoyé en France pour oser comprendre les Indiens.«C’est douloureux.Et je sais que nous restons sans défense tout au long de la série.Mais nous, disait M.Beaudin il y a quelques jours, on ne pas dit pas ceux-là ont raison.On dit qu’il faut s’ouvrir aux autres».«Je ne prétends pas faire de l’histoire, ajoutait-il, je fais de la création».En fait, au lieu d’une série de cinq heures, Beaudin aurait pu faire un film de deux heures et demie.Car c'est du cinéma qu’il nous offre, avec une magnifique photographie et une musique tout aussi belle.Annie Galipeau incarne Shehaweh enfant puis, au second épisode, Marina Orsini prend la relève.Dès les premières minutes, elle est faite prisonnière, battue et violée.Le ton est donné.Le calvaire n’aura pas de fin.Rien de tel dans Au nom du père et du fils où les excès du curé sont plus faciles à digérer.Parce qu’ils sont le fait d’un individu et non pas de toute une communauté.Parce que les règles du téléroman sont respectées à la lettre.L’on en donne juste assez au téléspectateur, mais pas trop.La tension est maintenue mais elle est soutenable.L’on ne sort pas des sentiers battus.Comprenons-nous bien cependant.Nous avons ici un téléroman de qualité, avec de bons comédiens et des réalisateurs — Richard Martin et Roger Cardinal — qui utilisent avec intelligence même les clichés les plus éculés.MUSIQUE DE JACQUES HETL LIVRET DE YVES BEAI CHEMIN DANS LES ROLES PRINCIPAUX JOSEPH ROULEAU COLETTE BOKY CRÉATION MONDIALE DE L'OPÉRA LE PRIX En collaboration au-c Drame lyrique contemporain pour X solistes.16 choristes el 36 musiciens Mise en scène: Larry Tremblay • Direction musicale: Miklôs Takàcs SALLE PIEKRE-MERCLRE, CENTRE PIERRE-PÉLADEAU.300 BOUL.DE MAISONNEUVE EST (MÉTRO BERRMQAM) Les 30,31 mars.I, 2,3, avril 20 heures et le 4 avril 14 heures 30 Matinées de l'Atelier d’Opéra de l'L'QAM les 6,7,8, avril à 14 heures 30 Billetterie Salle Pierre-Mercure : 987-6919 Renseignements : 9X7-4174 (tsto) O L Impériale nt™ Bell Orner DeSerres des art» * SRC du Canada .I BANQUE I NATIONALE MUSI en tête LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX L’ENSEMBLE ANONYMUS présente une nouvelle version de O Fortuna Le monde des Goliards ( I ÎOO - 1250) Cantate scénique Du 9 au 21 mars, 20 h, et les dimanches à 15 h 30 Chapelle historique du Bon-Pasteur, 100, rue Sherbrooke Est Billets en vente sur le réseau Admission et à la porte le soir des représentations Billets réguliers : 18$, étudiants el âge d’or : 13$ PRO MÜSICA Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec dans la Messe en si mineur HWV 232 de J.S.Bach, direction Bernard Labadie Le dimanche 21 mars, 20 h, salle Claude-Champagne Billets: 20$, I5$(ét, 10$), taxes ind„ en vente chez Pro Musiea, 3450, St-Urbain, X45-0532 QUEBEC-MONDE à la SMCQ Un cocktail d’oeuvres choisies par ROBERT LEROUX, percussionniste québécois émérite accompagné de ses amis.THIBAULT - PAGH-PAAN - STOCKHAUSEN et une création de ANTHONY ROZANKOVIC Réservations : 987-6919 Billets : 19$ / 11,50$ EN COLLABORATION AVEC O: DEVOIR ET COOPÉRATIVE 'LES NUAGES" AOMQ Association des organismes musicaux du Québec FIFA Privilégier l'oblique à la ligne droite SUITE DE LA PAGE C-l québécoise, Cinémas O.N.F., Elysée et Parallèle) a toujours privilégié l’oblique à la ligne droite, l’éclectisme à la banalité et le risque au conformisme.René Rozon ne s’embarasse ni des néo ni des post.Rozon qui est un électron fou visionne, cumule, engrange une image sublime, une note décadente, une ambiance surannée ou endiablée, un visage ravagé par l’angoisse, un style cosmopolite.Pour nous les restituer, une fois par an, sur grand écran, alors que le petit réduit ses chamades artistiques à une triste peau de chagrin.Maman parle des géants La llème édition quadrillée de ses thèmes suggestifs ( Carrefour de la création et Trajectoires qui regroupent les oeuvres en compétition, Point de mire, Miroirs de l’art, Paradis artificiels et le Temps retrouvé ) s’ouvrira avec La Joconde descendant un escalier de Joan Gratz, une mascarade visuelle épatante sur pâte à modeler illustrant les grands courants de l’art moderne.Elle précédera Le Jardin des ombres du québécois François Girard qui porte sur l’héritage architectural d’Ernest Cormier.Présidé cette année par Madeleine Gobeil, directrice de la Division de la promotion des arts et de la vie culturelle de l’UNESCO entourée du producteur, réalisateur et scénariste Eric Breitbart, du producteur québécois Roger Frappier dont le nom est associé aux films de Denys Arcand, du cinéaste d’animation à l’ONF, Pierre Hébert et du réalisateur d’origine britannique Adrian Maben, le FIFA rend hommage à ce dernier en présentant quelques unes de ses principales réalisations.René Rozon a toujours le don de pimenter son festival de quelques films salés, rigoureux, exploratoires, greffés à l’actualité ou de facture plus classique.«Parfois c’est l’aspect visuel ou le scénario qui influent mon choix car je peux programmer des films aux images éblouissantes même si le texte est plus ordinaire.Mais je sélectionne aussi, à l’inverse des films rares où l’on a très peu de documentation» explique t-il.Ainsi, dans la manne fertile qui nous est régulièrement proposée, on retrouve quelques fils conducteurs, des repères significatifs identifiant ce festival sans prétention post-hollywoodienne (starlettes-tapis rouge-limousines), véritale miroir de la production mondiale du film sur l’art actuel.Des témoignages émouvants: la céramiste Béatrice Wood, la maman des Dadaïstes mariée à Marcel Duchamp qui parle des géants qu’elle a rencontrés, Ray, Brancusi.et inoubliables: Roland Barthes qui se confie à la caméra dans un document regroupant des entrevues avec Derrida, Robbe-Grillet et Daney.Des univers majestueux: Joan Mitchell, une des grandes artistes américaines de la seconde génération de l’Expressionnisme abstrait.et ambitieux: l’opéra Oedipus Rex, l’oratorio de Stravinsky produit par le Festival Saito Kinen de Matsu-moto au Japon avec Jessye Norman dans le rôle de Jocaste.Une oeuvre méconnue et douloureuse: Charlotte Salomon, Charlotte, vie ou théâtre, qui produisit 769 tableaux avant d’être déportée à Auschwitz.ou caustique: l’étrange danois Kviurn, étiqueté peintre pornographique.Des pièces incongrues: la vision personnelle du cinéaste Ken Russell sur le compositeur tchèque Martinu.décapantes: Serge Gainsbourg, sa |»ésie, son ironie dans Serge Gainsbourg: France’s Secret Vice qui vont ravir ses fans et ceux de la pulpeuse B.B.qui n’a besoin de personne en Harley Davidson.ou lumineuses: Cornell et ses célèbres boîtes remplies d’objets.Spirale Parfois, ce sont quelques curiosités esthétiques qui vont attirer les cinéphiles.Comme les dessins érotiques et René Rozon, fondateur et directeur du Festival International du Film sur l’Art.provoquants de Tom of Finland dans Daddy and the muscle academy, une icône du monde gay dont l’imagerie a influencé Fassbinder, Mapplethorpe et Weber.Avec des entretiens de quelques acolytes bardés de cuir.Paris a eu son exposition sur André Bretoji au Musée national d’art moderne du Centre Georges Pompidou?Montréal verra le film réalisé dans cette optique alors que le maître du surréalisme renaîtra à travers des entretiens radiophoniques, des documents d’archiveset des images de films.L’art contemporain chinois est marginal ?Des artistes égalés le sort des limbes dans Encres ate Chine, Ming peint brutalement le portrait de Mao et le plus grand faussaire du monde, Dai-chien est proclamé le Picasso de la Chine dans Abode of illusion.La peinture sur velours, le Belzébuth des arts visuels?Ses tribulations sont sociales et mercantiles dans Black Velvet Art.L’autre cachet de cet événement ponctuel est infiniment caméléonesque alors que certains vont troquer leur rôle respectif pour passer devant ou derrière l’oeil de la caméra.Ainsi de la productrice et animatrice à la CBC de la célèbre émission qui porte son nom, Adrienne Clarkson qui a réalisé un premier film Artemisia ou l’histoire d’Artemisia Gentileschi, femnje-peintre du 17e siècle et (ç-ministe avant la lettre gagnant sa légitime cause après avoir été violée par un collègue de son père.De la plasticienne américaine Ida Applebroog qui faisait partie de l’exposition inaugurale du MAC (Pour la suite du monde ) <çt de sa fille Beth B.qui ont commjjs Belladonna, primé Meilleur vidéo expérimental à l’Atlanta Film et Videp festival en 1989, une oeuvre sur là cruauté synthonisant un texte die Freud, les paroles des victimes du bourreau nazi Mengele et du meqf-trier d’enfants Joel Steinberg.Saps oublier les incontournables focus sur une pléiade de réalisateurs chevronnés: Arcand, Kieslowski, Greenaway, Stone et le duo Merchant-Ivory dont le FIFA a dégoté les deux premiere films du réalisateur d'Howard’s Encf.Venice: Theme and Variations; T(ie Sword and the flute pénètrent les lieux qui ont inspiré les peintres de Venise et la miniature indienne.Et puis pour boucler la boucle qqi ressemble bien plus ici à une spirale, il faut voir ou revoir Francis Bacon, ce chat sauvage hanté par la mort déçé-dé au printemps 92 qui se raconte eji 1964 à Pierre Koralnik dans les sursauts-du cinéma-vérité.Un film prémonitoire (inséré dans un triptyque réunissant deux autres documente) et rare.L’artiste, méfiant, ne se prêtera plus jamais à la parade amoureupp d’une caméra aussi obsessive, scrutant sans relâche, ses gestes, sa fascination pour Cimabue ou Rembrandt, ses jugements provoquante et nostalgiques sur l’art et la vie.Une odyssée multidisciplinaire qui gomme toute hiérarchie des genres pour drainer aujourd’hui un public de 10 000 fidèles.LE PETIT BOIS MISE EN SCÈNE: RENÉ GAGNON, AVEC YVES SOUTIÈRE E S PAC E GO DU RI F! DU 7 MARS AU 3 AVRIt 1933 • 5066.RUE CIARK.RÉSERVATIONS 271 5381 OU RÉSEAU ADMISSION 790 1245 -;-L 1 i é c'r lO; UNI P«ÉKNWK)N Of r.,-.- v: C"-x>S * : .¦PW'.’ .: •» MM rmuu: i-kana uhninuk pliaient «swing kids», ados «freaks» de la fin des années 30, aux cheveux trop longs et aux vêtements trop grands, emportés par des rythmes barbares, ent dans des boîtes de nuit danser le swing, symbole de leur refus de l’ordre allemand et de leur soif de liberté.Le «swing», antidote au nazisme Danser sur Duke Ellington plutôt que de faire le pas de l’oie SWING KIDS Réal: Thomas Carter.Scénario: Jonathan Marc Feldman.Avec Robert Sean Leonard, Christian Baie, Frank Whaley, Barbara Hershey, Tushka Bergen, David Tom.linage: Jerzy Zielinski.Musique: James Homer.Etats-Unis ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Encore aujourd’hui, un air de swing a quelque chose de tellement entraînant que c’en est subversif, de tellement joyeux qu’il chasse toutes les pulsions et humeurs sombres.Duke Ellington, Cab Calloway, Django Reinhart h'ont pas fini de faire swigner les générations.A la fin des années 30, 'apportant des rythmes totalement nouveaux, sous forme de 78 tours, ils étaient lancés comme des bombes américaines sur l’Europe.Sur l’Allemagne aussi qui n’avait pas le coeur à rire mais apprenait à lever le bras en cadence pour saluer le Führer.Heil Hitler! Mais des ados, «freaks» du temps aux cheveux trop longs et aux vêtements trop grands, emportés par des rythmes barbares, allaient dans des boîtes de huit danser le swing, symbole de leur refus de l’ordre allemand et de leur soif de liberté.On les appelait les «swing kids».Ça c’est de l’histoire.Un entrefilet parcouru dans Une obscure publication al-lèmande suivi de quatre années de recherche devait inspirer au scénariste Jonathan Marc Feldman la trame de Swing Kids, premier film de l’Américain Thomas Carter.Cette fiction fort bien documentée et très crédible a été tournée à Prague en décors naturels.Elle nous est servie sur un rythme de swing endiablé, ficelée comme un vrai suspense, dont la tension monte avec fond d’horreur nazi, et l’amitié adolescente pour thème.i.« • À la vie, à la mort L’histoire se déroule en 1939.Les héros ont 17 ans.Peter (Robert Sean Leonard) et Thomas (Christian Baie) sont les meilleurs amis du monde et vont s’,éclater dans des dancings le soir.A la vie, «à la mort, se promettent-ils, comme ils promettent à Arvid, leur copain musicien Des scènes de danse superbes de légèreté qui s’opposent à la lourdeur des pas militaires.handicapé de l’épauler toujours.Mais les handicapés ne sont pas populaires dans l’Allemagne d’Hitler.Les joueurs de swings non plus.Arvid ne fera pas vieux os dans ce pays de fous.Le père de Peter, musicien classique, a été arrêté quelques années plus tôt par la Gestapo, laissant sa famille démunie de tout.Jusqu’à ce qu’un nazi ne prenne en charge la maman abandonnée.Un beau jour, Peter est poussé à entrer dans les jeunesses hitlériennes et son copain le suit.Mais on ne saurait impunément se placer sous le signe de la croix gammée.Il y a de nombreuses scènes violentes dans Swing Kids.Toujours justifiées cependant.La montée du nazisme se traduit au quotidien par les raclées que les SS donnent au petit musicien boiteux, par ce Juif poussé à se jeter à l’eau, par la femme battue par son propriétaire, par les descentes pratiquées dans les clubs de swing à coups de matraque, par les cours de morphologie donnés aux jeunes Allemands sur la diffférence entre profils juifs et aryens, par l’exhortation à ne pas considérer les Juifs comme des êtres humains mais comme une espèce autre et malfaisante, par l’invitation qu’on leur sert de trahir père et mère s’ils dévient de la ligne de pensée du parti.Cette montée de violence est bien étagée dans le film, entrecoupée de ces plages lumineuses que constituent les scènes de danses.Moments de pur plaisir, contrastant avec la folie de l’extérieur de plus en plus évidente, et où les acteurs «swinger» font des prouesses, soulevant leurs partenaires au-dessus de leur tête, les rattrapant de l’autre côté.Ces scènes sont superbes de légèreté pour s’oppo.ser à la lourdeur des pas militaires.Evidemment, les danseurs seront appelés à faire des choix, entre Hitler et le swing.En autant que l’on puisse choisir quoi que ce soit en ces temps troublés.Distribution disparate Bien sûr, Swing Kids aurait gagné en crédibilité s’il avait été tourné en allemand.Si aussi les acteurs avaient eu plus des têtes d’Européens de l’Est (la plupart d’entre eux sont Américains — mais il y a une Tchèque au visage intéressant Tushka Bergen, qui joue la petite amie de Peter, et quelques Anglais, ce qui produit une distribution un peu disparate).Le film parvient toutefois à maintenir sa cohérence.Thomas Carter, qui avait auparavant travaillé surtout en télé, se révèle un bon directeur d’acteurs.Dans le rôle princi- pal, Robert Sean Leonard (très remarqué dans Dead Poets Society), campe Peter, avec présence; et le charme de son regard asymétrique confère à son personnage une ambiguité trouble, qui ajoute au caractère un peu insolite du film.Insolite, mais non éclaté, Swing Kids aurait pu (avec bonheur) verser dans l’expressionisme à l’allemande.Le cinéaste n’a pas voulu ou pas osé, et choisi de conserver plutôt une facture conventionnelle, avec une finale guimauve donnant dans la propagande américaine.Le film est racheté par son rythme, sa musique, sa valeur historique, un bon jeu d’acteurs, des actions multiples et rebondissantes, et le fascisme déponcé vertement, comme il se doit.Avoir.Cinéma colombien Le prix des fleurs AH 0 U RS FEMMES El FLEURS Colombie, 1988,53 min.Réalisation Marta Rodriguez de Silva.Au Cinéma Parallèle du 5 au 7 man, I9h.CLÉMENTTRDDEL LE DEVOIR Des ouvriers se disent «programmés» pour s’occuper, dans les serres de la plaine de Bogota, de ces oeillets qui font l’envie des grossistes au marché d'Aals-meer, en Hollande.Ce que l’on sait moins, c’est que la beauté des fleurs a un coût: la santé des travailleurs et des travailleuses en horticulture (environ 60 000) forcés d’épandre des fongicides que n’acceptent pas les lois américaines et allemandes, par exemple.Il s’ensuit des cas de leucémie, d’épilepsie, des avortements, des bronchites, de l’asthme etc.U' documentaire colombien que l’on nous présente a été commencé par Jorge Silva (mort en janvier 1987) et complété par sa veuve, Maria Rodriguez.Derrière la candeur et la simplicité des témoignages recueillis l’on découvre un panorama accablant des conditions de travail dans une industrie qui mise avant tout sur la beauté et sur la fraîcheur.Comment ne pas y penser à deux fois avant d’offrir des fleurs venant de Colombie quand on se rend compte de l’exploitation qui règne dans ces grandes surfaces?Une grève suivie d’une occupation de quelques mois a donné un espoir de solidarité et de justice aux horticulteurs, mais le tout se termine par une expulsion brutale (l'armée charge les occupants).De ce film qui dénonce l’usage de produits toxiques dans le but de stériliser la terre (avant d’accueillir des semis importés des Etats-Unis) on retient surtout cette succession de visages féminins jeunes, vieillis prématurément dans une société qui semble sans pitié pour ces femmes qui doivent souvent consacrer presque 40% de leur revenu au loyer et dont ies frais de consultation au dispensaire grugent une partie importante de leur revenu.Avant d’offrir un bouquet de fleurs, il est désormais logique de se demander combien d’horticultrices y ont laissé leur santé, intoxiquées sans que vraiment la sécurité sociale puisse les empêcher d’abréger leurs espérance de vie.«Que les fleurs restent belles.et les femmes aussi» dit l’une de ces ouvrières dans un domaine qui constitue la troisième industrie d’exportation de Colombie.?Au même programme du Cinéma Parallèle: L'étrangère (Petunia Alves, Québec, 1993) et Femmes et sida.parlons-en (Québec, 1993), le premier sur les enjeux de l’adaptation et de l’intégration des nouvrelles arrivantes au Québec: le deuxième sur les difficultés d’accès à l’information sur le sida pour les femmes maliennes.La douleur est réelle Contribuez à vaincre la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, ces maladies inflammatoires de l'intestin qui peuvent frapper n'importe qui, n'importe quand.Soyez généreux Guy Richer Président d'honneur Fondation canadienne pour l'iléite et la colite Édifice Sun Life, 1155, rue Metoalfe, Bureau 41, Montréal (Québec) H3B 2V6 (514) 874-0095 No d’Enregistrement 0432922-11-13 Aumms.cEsrimm .GIlDOnROÏ MARTIN DRAINVIUE JASON BLICKER DENIS BOUCHARD RAYMOND BOUCHARD mNMNUEl MARIt JOS|ECRO« GUILLAUME LEMAY-THIVIERGE CARMIN IERl AN PIERRE POWERS GILBERT COMTOIS JACQUES DISPOS ERS MlCRAJl SARRAZ N MARGOT KIDDER - SUZETTE C0UIURE PIERRE SARRAZIN .— PERRIG0RRARA¦ BARBRAMATIS ¦ IRANÇOIS GILl VVESCIIAPUT RENE 0HASHI .DOUGLASGAN10N .PAUL ANDRE GUERIN.MILANKYMLICKA .CLAUDE BONIN PIERRE SARRAZIN JACQUES BQNIN SUZETTE COUTURE PIERRE SARRAZIN CLAUDE BONIN .GEORGES MIHALKA .M.iSANUcivÎM yHRILAAN v'tMuV «MIAMI t MllAVNG AlDAMI .MIRM’iJMi AOCl*SCA«.l 1» I’ • .M • 3 «1.3 vacantes air transit ALLIANCE VIVAT31M DÈS LE 12 MARS! LES AMOUREUSES, UN FILM SUPERBE, a toutes les chances de devenir LE FILM QUÉBÉCOIS I)E L'ANNÉE! - Paul TOUTANT - Monlréal Ce Soir J'AI ADORÉ! Suzanne LÉVESQUE - La Bande Des Six Sobre, émouvant et pertinent.Paul VILLENEUVE - Le Journal de Monlréal DEUX FEMMES EN OR PUR! Sensible, touchant, résolument contemporain.Un des meilleurs films tournés au Québec depuis un lustre.UN FILM À VOIR.Hugucttc ROBERGE • La Presse Louise PORTAL est émouvante et Tony NA RDI parfaitement irrésistible.w Francine LAURENDEAU - Le Devoir » Les Amoureuses un film 1 00 3 05-5 10 7 15 9 30 Tous 'es sous 9 05 COUCHE TARD sam il 1Q • VERSION O.ANGLAISE • v*n sam dim 1 00 3 00 5 10 7 20 9 JO Tous les sous 7 20 9 30 COUCHE TARD Sam 11 4Q CINEMA DO PARC 3575 Ave.du Parc HT ROY DUPUIS.ELISE CUILBAULT, ANDRÉE LACHAPELLE, GILBERT SIC0TTE un film de MICHEL LANGLOIS .roic/fp PARISIEN «66-3856 480 Ste-Calherine O.12 10 2 20 4 40 7 00 9 20 Te .s 'es sous 90 Wayne Dobie, allias «Mad Dog» (Robert De Niro) Thurman), ce qui mettra sa vie en péril.PHOTO UNIVERSAL CITY STUDIOS tombera amoureux de Glory (Uma Le poids de la reconnaissance HAD DOG AND GLORY De John McNaughton.Avec Robert de Niro, Uma Thurman, Bill Murray, David Caruso.Scénario : Richard Price.Image : Robby Muller.Musique : Elmer Bernstein.E.-U., 1993.ALAIN CHARBONNEAU Martin Scorcese avait été très impressionné par Henry : Portrait of a Serial Killer du réalisateur américain John McNaughton, qu’il considérait, avec raison d’ailleurs, comme le premier film le plus original de la dernière décennie.Aussi, quand Richard Price, le scénariste de Sea of Love, lui demanda conseil pour un réalisateur capable de donner forme à son dernier scénario, le réalisateur de Raging Bull pensa tout de suite à McNaughton, dont il souhaitait parrainer le passage dans les ligues majeures.Le mariage d’un producteur audacieux, d’un scénariste de talent, d’un espoir du jeune cinéma américain indépendant et de comédiens de stature était sur papier plutôt prometteur.Le résultat, lui, n’est guère convaincant.Mad Dog and Glory s’ouvre sur la rencontre improbable d’un flic, célibataire, un brin romantique et grand amateur des chansons de Louis Prima, et d’un mafieux bien nanti, pas très équilibré et stand up comic à ses heures.Leurs destins se croisent lors du braquage d’un dépanneur par un jeune voyou, qui a pris en otage le second — qui n’a pas froid aux yeux — et que le premier — qui a froid dans le dos — tente de ramener à la raison.Au lendemain de l’incident, Frank (Bill Murray) voudra, sur les conseils de son psychanalyste, témoigner de sa reconnaissance à Wayne (Robert de Niro) pour lui avoir sauvé la vie, en lui offrant en cadeau une jolie don-zelle (Uma Thurman) pour une durée d’une semaine.Remboursement obligatoire.Au Sur papier plutôt prometteur, Mad Dog and Gloiy donne un résultat, guère convaincant.cours des sept jours qu’ils vont passer ensemble, «Mad Dog», ainsi surnommé par ses pairs pour railler sa timidité notoire, et Glory vont bien entendu tomber amoureux l’un de l’autre.Si bien qu’échu le terme de leurs noces provisoires, ils voudront d’un commun accord résilier le contrat qui les lie à leur ange gardien.Lequel s’avérera aussi ange exterminateur à ses heures.Quand la maison de production repousse de mois en mois la sortie d’un film, comme c’est le cas ici, c’est qu’il y a en général anguille sous roche.Travaillé par l’univers de Scorcese, dont McNaughton digère mal l’influence, ce mélange un peu bâtard de comédie nostalgique, de romance et de thriller met 45 minutes à trouver le ton juste et 45 autres à le perdre.La mise en scène présente à mi-parcours de graves signes d’essoufflement et l’action frise le statisme dans le dernier tiers du film, où l’affrontement final entre De Niro et Murray n’en finit plus de finir et se dénoue en queue de poisson.Le tournage aurait, paraît-il, été repris en plein montage, ce qui pardonne rarement, et ici moins qu’ailleurs.Quant à l’interprétation, le scénario la rend difficile, incertaine même.Murray joue la carte de l’ambiguité et de Niro, celle de l’introverti et de l’amant maladroit, mais le contre-emploi ne passe pas.Coincée entre l’un et l’autre, Thurman se débrouille comme elle peut — elle est le plus souvent absente — dans le rôle instrumental de celle par qui la «gloire» doit arriver à un homme qui ne l’attend plus.Pour certains cinéastes indépendants, l’ingéniosité et l’originalité se perdent avec des moyens accrus et des devis plus élevés.McNaughton est de ceux-là.C’est dommage mais, d’une certaine manière, c’est encourageant pour le cinéma dit marginal, qui prouve ainsi qu’il ne peut survivre hors des cadres fauchés où il s’exerce d’habitude.NOMINATION « OSCARS POUR don): MEILLEUR FILM - MEILLEUR ACTEUR (Stephen Rea) Le film dont tout le monde parle SANS en donner le SECRET ) Un Jeu CfP Dangereux.' ^ «DEUX FOIS BRAVO!» - Siskel & Ebert « On sort de ce film secoué, surpris et enchanté.» - Georges Privet, VOIR 16 ANS + le cri des larmes m i «The Crying Game» PARISIEN 866-3856 H CENTRE LAVAL 480 Ste-Catherine O.'W 1600 Le Corbusier m Cx ûlCfP 12 15 ?30 4 45 7 05 9?* snm-dim 12 10 2 20 4 40 7 10 9 1 Tous l*s soirs 7 10 9 30 GOUCMf TARD,am il LOEWS 8«17«7 954 Ste-Catherine O."W VERSION O.ANGLAISE • m FAMOUS PLAYERS B89™09.5 «niMi ir cx COTE-DES-NEIGES84™ ?(DOLBY STEREO) Association culturelle T.X.Renaud CONFERENCES MERCRED110 MARS 20H.«Les grands pèlerinages médiévaux (Jérusalem, Vézelay, Mont-St-Michel)» par : Marie-Claude Déprez-Masson SAMEDI, 13 MARS, 14H30 «Théodora, impératrice de Byzance» par : Gilles Villemure MERCREDI, 17 MARS, 20H «Giacomo Puccini et l’art de l’opéra» par : Michel Brunette Auditorium St-Albert-Le-Grand 2715 Chemin de la Côte Ste-Catherine Entrée à droite par l'Institut de la Pastorale Métro : Université de Montréal ou autobus 129 Stationnement gratuit Renseignements : 332-4126 de17H À19H (lundi, mardi, jeudi) Billets : 7 S (abonnés : 4 S, étudiants : 3 $) LE DEVOIR DROGUES., PAS BESOIN! Regard de femme 01)1 LE TREMBLAY LE DEVOIR Femmes au travail, femmes entre elles, femmes sur le divan du thérapeute, femmes dansant, se confiant, riant, pleurant, souffrant.Depuis une vingtaine d’années, les femmes québécoises se mettent en scène au cinéma, tendant le miroir de leur condition dans une série de documentaires fragmentés.Les alentours du 8 mars sont l’occasion de projeter leurs oeuvres récentes ou plus anciennes.L’ONF dans sa nouvelle salle du 1564 Saint-Denis, y va d’une programmation spéciale cette semaine.Lundi, le 8, les films de femmes roulent sans discontinuer toute la journée.Ce sont pour la plupart des documentaires, genre qui, quoique porté par une grande tradition de qualité au Québec, connaît une mauvaise diffusion, quelques apparitions dans les salles spécialisées, des fois une simple demi-heure à l’horaire télé, une maigre couverture médiatique, puis plus rien.La fête des femmes permet donc de rendre justice à un médium mal aimé, injustement situé un pas derrière la fiction.Quoique ces dernières années, le vent tourne un peu, redonnant la faveur du public au «direct».En ce sens, Le Singe bleu d’Esther Valiquette qui reçut le prix du meilleur court métrage aux derniers rendez-vous du Cinéma Québécois «pour la justesse et la poésie d’un essai troublant sur les valeurs de la vie et la fragilité de l’existence individuelle et collective», a bénéficié tout de même d’un traitement de faveur puisque les journaux ont beaucoup célébré ce bijou de finesse et de sensibilité.Oeuvre d’art dans le perfectionnisme de sa facture, le film oppose deux tragédies, l’une personnelle, celle d’une femme contemporaine aux prises avec le sida, l’autre collective, la société minoenne engloutie en Grèce, 1500 ans avant Jésus-Christ ,sous la lave du volcan de Santorini.Une voix hors champ lie les deux destins, nous dit qu’un corps et une société vivent et meurent de la même façon, l’un aussi fragile que l’autre.Avec le rétro-virus du Sida dont on voit à l’écran les ravages cellulaires (présenté samedi, dimanche, lundi, jeudi).Dans le champ de la fiction cette fois, il faut revoir le bouleversant Mourir à tue-tête d’Anne-Claire Poirier, avec Julie Vincent et Germain Houde qui nous dit l’infinie horreur d’un viol et pousse ses conséquences tragiques jusqu’au bout.Le film, comme son thème, ne vieillit pas (vendredi dernier Janette Bertrand reprenait le thème du viol dans L’Amour avec un grand A, et frappe au coeur (mardi, jeudi) Que se disent deux jeunes amies au Québec, quand l’une est juive et Tunisienne, l’autre arabe et Libanaise et que l’atavisme de leurs haines culturelles les sépare?Mi-chka Saàl a rencontré des femmes et des hommes venus d’ailleurs, du Maghreb souvent, mais aussi d’Italie, des Antilles.L'Arbre qui dort rêve à ses racines est une intéressante réflexion d’immigrés sur le Québec, sur la nostalgie de la patrie perdue, sur l’intolérance d’une société craintive de perdre ses racines, sur la solitude, la peur, et neige qu’on découvre si froide et si hostile après une enfance au soleil (mardi, jeudi).i: i u \ \ Nos critiques de cinéma commencent cette semaine à coter f 1 certains films présentés en salles.Le mode d’évaluation est le suivant: ?•?: chef-d’œuvre A ?: très bon ?: bon ?: quelconque ?: très faible m air nq ùb [jjj pur cauchemar (.; un ci.LOVE FIELD ?De Jonathan Kaplan.Un film dra-matico-caustique, sans prétention i v mais non sans charme, qui recrée, à ! l’heure de l’assassinat de J.F.K, les:.tensions raciales de la société améri-\ caine sur fond d’esthétique kitch avec; une Michelle Pfeiffer à son meilleur.?Odile Tremblay ' >m ! IC .! isb DAMAGE ?’ ' De Louis Malle.Un film extrême-,, ment fort et concentré comme une bombe.Jeremy Irons, qui donne la réplique à Juliette Binoche dans cette histoire de coup de foudre torride et.; ; de liaison vraiment dangereuse, y est, magistral.Odile Tremblay .* c il L.627 ?De Bertrand Tavernier.Pleins feux à Paris sur le quotidien d’une 1 brigade des stupéfiants.Ce film-ré- | quisitoire qui dénonce par l’absurde, ; le système de justice français est aussi, vrai et plus puissant qu’un documentaire.Les policiers fraçais s’y sont reconnus.Une oeuvre violente, forte et { suprêmement honnête.Avec en pri- ( me: la griffe si souple de Tavernier.Odile Tremblay i V .T r r STRICKLY BALLROOM-?¦ ; Un «musical» australien qui mêle' les tangos lancinants aux flamencos/,, nerveux, et le disco du XXe aux valsé! du XIXe.Musique, amour, humour et satire aux rendez-vous.PETER’S FRIENDS \ ?De Kenneth Branagh.Excellente, croustillante et désopilante petite comédie de moeurs britannique, enfermant quelques couples contemporains plus ou moins décadents dans un château où leurs relations s’effritent.Servi sur un délicieux gratin d’humour anglais.FALLING DOWN ?7/2 Un Américain moyen sombre dans la folie, ce qui l’amène à prendre sa revanche sur une société qui alimente chez ses citoyens la névrose de la vie moderne.Une tragi-comédie intéressante, lestée d’un mauvais thriller mais servie par un Michael Douglas en grande forme.LES AMOUREUSES ?De Johanne Prégent.Un couple si défait tandis qu’un autre se forme.J; Un film attentif aux méandres du * coeur humain avec une Louise Porti sobrement émouvante et un Tony Nardi parfaitement irrésistible Francine Laurendeau.LES AMIES DE MA FEMME ?De Didier Van Cauwelaert.Comédiè française très très légère et plutôt vide racontant les déboires d’un mari (l’humoriste Michel Leeb) avec les amies trop envahissantes de son épouse.Traitement superficiel d’une bonne idée.Odile Tremblay SWING KIDS ?De Thomas Carter.Un film histo-i tique américain bien fait et bien documenté qui nous révèle que le swing pouvait être un antidote au fascisme sous l’Allemagne d’Hitler.Danse et airs de Cab Calloway, Duke Ellington, Django Reinhardt s’opposent, dé> risoires, à la violence nazie, qui mon\ te et qui éclate.Sur un jeu intéres-.sont de Robert Sean léonard.Odile Tremblay THE CRYING GAME.?De l’Irlandais Neil Jordan.U «thriller» surprise de l’année qui se retrouve en nomination pour une flopée d’Oscars et fait courir les foules.Il y a, comme on sait, un «secret» bien gardé constituant le pivot du film.Malgré des longeurs, (I)The Crying Game(I) a de ces retournements inattendus et piquants non dépourvus d’un charme vénéneux.En prime: un excellent jeu d’acteurs.Odile Tremblay < r LE DE V 0 I R .LES S A M EDI (i I) I M A X C Il E M A R S I !) !» 3 ?• ¦ ¦ THÉÂTRE Mener le théâtre par quatre chemins Le Théâtre Populaire du Québec complète sa 30e saison avec «Le Désir sous les ormes» d’O’Neill GILBERT DAVID Maryse Pelletier est à la barre du Théâtre Populaire du Québec depuis le 1er août 1992.Elle est ainsi devenue la septième personne, la deuxième femme et la première auteure dramatique à assumer la direction générale et artistique d’une compagnie qui a connu, depuis sa fondation en 1963, une évolution pour le moins cahoteuse, à l’image peut-être des milliers de kilomètres de route, pas toujours commode, que durent emprunter quelque 85 équipes de tournée en trente ans.-'Etabli à Montréal avec la mission d’apporter le théâtre aux quatre coins du Québec, le TPQ a commencé, sous la direction de Jean Valcourt, par offrir des pièces tirées avant tout du grand répertoire français.Durant six années, la compagnie itinérante a joué Corneille, Racine, Molière, Regnard, Marivaux, Beaumarchais, Musset, Feydeau, en poussant une pointe dans le répertoire moderne avec Pirandello et Anouilh.C’est, toutes proportions gardées, l’époque d’une approche classico-péda-gogique à la Vilar, marquée au sceau d’une volonté plébéienne de rendre accessible des pièces majeures du répertoire en régions.s ' Virage québécois Sous le mandat d’Albert Miliaire, de 1969 à 1972, le TPQ prend un brusque virage québécois.L’audacieux comédien et metteur en scène programme Loranger, Dufresne, Barbeau, Dubé, et il engage le collectif du Grand Cirque Ordinaire qui parcourt la province avec des créations incendiaires comme Tes pas tannée, Jeanne d'Arc?et Ten rappelles-tu, Pibrac, ce qui finit par provoquer son renvoi.Jean-Guy Sabourin lui succède et, durant quatre saisons, il maintient le cap sur la dramaturgie nationale, pratique abondamment lafcommande de textes de création, en réservait la petite part à des contemporains étrangère comme Arrabal et Wesker.'De 1976 à 1979, Jean-Yves Gaudreault s’éti remet à une formule plus sage qui juxtapose une pièce du répertoire québécois, une oeùvre du grand répertoire et une pièce étrangère contemporaine.Nicole Filion poursuit essentiellement cette politique jusqu’à sa démission en 1987, tout en recourant ponctuellement à la création de textes québécois et en donnant souvent un accent bou-levardier à ses programmations par le choix de.pièces d’auteurs français comme Guy Foisy, Alexei Arbouzov, Françoise Dorin, Marcel Achard ou Sacha Guitry.’Après la saison 1987-1988, Gilbert Lepage, PHOTO: JACQUES GRENIER Maryse Pelletier, directrice générale et artistique du Théâtre Populaire du Québec, confirme «la volonté du TPQ de contribuer au développement disciplinaire en régions, à la fois comme producteur d’un théâtre exigeant tout en étant accessible, et en tant que coproducteur associé à des compagnies régionales.» le nouveau directeur artistique, recentre peu à peu la programmation saisonnière du TPQ sur le théâtre québécois (répertoire et création), avec çà et là un Goldoni, un Tchékhov, un Miller, un Williams, et il a recours régulièrement à la coproduction de manière à faire face aux difficultés budgétaires de la compagnie.En 1991-1992, pour sa dernière saison à la tête de l’institution, Lepage avait choisi un classique de Michel Tremblay, Bonjour, là, bonjour, et deux créations d’auteurs québécois, Le Pays dans la gorge, de Simon Fortin, et Conte d'hiver 70, d’Anne Le-gault.Pour la saison en coure, Maryse Pelletier — qui a hérité, dit-on, d’une situation budgétaire rééquilibrée — n’a pas établi sa première programmation sur la lancée exclusivement québécoise de son prédécesseur.Une reprise de La Maison cassée, de Victor-Lévy Beaulieu, y côtoie en effet Les Traverses du coeur de la Canadienne Wendy Lill, et Le Désir sous les ormes, de l’Américain Eugene O’Neill (dans une traduction d’Yves Sauva-geau et Robert Ripps), qui prend l’affiche à la Maison de la culture Frontenac du 11 au 20 mars, dans une mise en scène de Martine Beaulne, avant d’entreprendre une tournée provinciale, du 23 mare au 9 mai.Livrer la marchandise C’est un secret de Polichinelle que les relations du TPQ avec les diffuseurs en régions n’ont pas toujours été au beau fixe.la compagnie de tournée a eu plus que sa part de navets et de productions académiques au fil des années — elle traîne notamment la triste réputation d’avoir joué Tchékhov de façon si excécrable qu’au seul nom du génial dramaturge russe les programmateurs régionaux se font aujourd’hui de glace.Plusieurs observateurs — dont je suis — en sont venus à se demander si le TPQ avait encore une légitimité artistique en tant que producteur et s’il ne fallait pas plutôt revoir la mission de l’organisme en fonction d’objectifs de diffusion qui viseraient à rendre enfin accessibles aux régions les meilleurs spectacles réalisés à Montréal et ailleurs au Québec.Maryse Pelletier n’en croit rien.«Le TIX) a toujours sa place dans le marché de l’offre et de la demande en régions.In réalité régionale est plus diverse et plus complexe qu'on ne le pense.Le développement culturel est très inégal d’une région à l’autre et notre compagnie essaie d’y remédier en offrant régulièrement de grandes oeuvres sur tout le territoire québécois.11 faut comprendre que le TPQ est considéré comme du théâtre à risque par les diffuseurs qui ont des budgets très serrés et qui ont tendance à choisir des spectacles dits sûrs.Nous jouons chacun des trois spectacles d’une saison dans 20 à 30 villes et nous rejoignons ainsi autour de 40,000 spectateurs par année.Notre présence régulière et fiable permet d’amener en province des pièces de qualité qui, autrement, n’y seraient jamais présentées.C’est le cas de la pièce d’O’Neill, qui est l’un des grands classiques de la dramaturgie américaine et qui sera jouée pour la première fois en dehors de Montréal.» A la suite d’une tournée de 45 jours, à l’automne, qui lui a donné l'occasion de prendre le pouls des diffuseurs en province, la directrice artistique se dit confiante de rencontrer les attentes des publics régionaux en donnant la priorité aux oeuvres du XXe siècle.«Les gens ont le goût d’entendre parler de ce qui se passe aujourd’hui, avance-t-elle.Il faut tenter d’échapper à la grisaille en choisissant des oeuvres denses, intelligentes et humaines, qui permettent de se poser des questions et qui aient une résonnance partout.» Sans rien dévoiler de sa prochaine programmation, Maryse Pelletier laisse entendre qu’elle donnera la vedette à la création et au répertoire québécois et étranger contemporain.«Le message de fond que j'ai passé, résume-t-elle, concerne la volonté du TPQ de contribuer au développement disciplinaire en régions, à la fois comme producteur d’un théâtre exigeant tout en étant accessible, et en tant que coproducteur associé à des compagnies régionales.» S’il n’en tient qu’à Maryse Pelletier, le TPQ est là pour rester.A condition, comme on dit, de livrer la marchandise.Sinon.«Il faut tenter d’échapper à la grisaille en choisissant des oeuvres denses, intelligentes et humaines, qui permettent de se poser des questions et qui aient une résonnance partout.» HISTOIRES À MOURIR D'AMOUR Un nouvel auteur, Yvan Bienvenue, réussit un coup sur deux dans ce programme double sur des restes humains assez identifiés; au bord d'une autoroute, dans une maison de campagne, des trios jouent des airs de cauchemar.À la salle Fred-Barry.-?- CÉLIMENE ET LE CARDINAL Culotté, l'auteur.Jacques Rampai imagine une suite au Misanthrope du grand Molière.Mais Jacques Rampai, s'il maîtrise le vers maîtrise moins le canevas.Il a pour lui deux acteurs de carrière, ici en pleine forme, Andrée Ijqchapelle et Albert Miliaire.À voir, pour eux.Au Ca/ë de la Place.-?- LOOK BACK IN ANGER j Une ènième reprise du classique de John Osborne, qui lança le mouvement des «jeunes hommes en colère» À Londres en 1956.Avec Aidan Devine dans le rôle de Jimmy Porter.Mais la mise en scène sans nerf de Maurice Podbrey ne rend pas justice .à la pièce.Au 'théâtre Centaur.• -?- LES BELLES-SOEURS Vingt-cinq ans après sa création ! au Rideau Vert, la Compagnie ' Jean-Duceppe produit une reprise de la première pièce de Michel Tremblay.Denise Filiatrault qui \ jouait Rose Ouimet en 68 signe la r mise en scène et réduit le grand • drame de Tremblay à un vaudeville superficiel.Un anniversaire raté.-•- LE PETIT BOIS Un texte remarquable d'Eugène ; Durif une scénographie sublime de Stéphane Roy, des éclairages magiques de Guy Simard, une première mise en scène réussie de René Ga- • gnon.Seul le comédien Yves Soutière fait problème.A l’Espace Go.Robert Lévesque (Sbncerts Dorothy Fralberg Julian Milkis piano clarinette violon Vladimir Landsman violoncelle Katherine Skorzewska Oeuvres de Messiaen et f.Milhaud Jeudi, 11 mars 1993, 20 h.Salle Redpath, Université McGill Entrée libre i .Ce concert est présenté grâce à une subvention spéciale du «Music Performance Trust Funds» obtenue par la Guilde des Musiciens du Québec.$ Club Aventure prtSMti TIBET.CHANTS, PRIERES, DANSES ET MLSIQI ES tmm COSCER1V 17-18-11) MARS 2011(10 ÉGLISE ST-JE AA BAPTISTE MMSES BILLETS EN VENTE AUX COMPTOIRS DU RÉSEAU ADMISSION 790- 1 245 21,700 NOUVEAUX BILLETS A VENDRE AUJOURD'HUI A MIDI ! iriTIIII DU 2 AU 27 MARS THÉÂTRE SI-DENIS1»1SW ST-DENIS‘TEL: 8#4211»T1CKETM(STER*TEL'790*1111 MISE EN SCÈNE : DENIS BOUCHARD 3-1.3 TF L E M A L N D U théâtre du nouveau monde D' ALBERT CAMUS MISE EN SCENE DE RENE RICHARD CYR avec KIM YAROSHEVSKAYA HAN MASSON ROBERT LALONDE LOUISE IAPRADE JACQUES GALIPEAU ET LES CONCEPTEURS LOU ARTEAU ASSISTANCE A U MISE Eli «EUE ET REGIE CLAUDE GOYETTE DECOR MÉRÉDITH CARON COSTUMES MICHEL BEAULIEU MICHEL SMITH MUSIQUE ANGELO BARSETTI MAQUILLAGES ET COIFFURES JEAN MARIE GUAY DU 9 MARS AU 3 AVRIL 1993 MARDI AU VENDREDI : 20H, SAMEDI : 16H ET 21H CAMUS EN MARS TNM CAMUS NCT VOTRE PASSEPORT EN MARS assistez à l'une des deux pièces de Camus et obtenez un tarif moitié prix adulte, pour l'autre production, sur présentation du billet LE MALENTENDU TNM 861-0563 CALIGULA NCT 253-8974 | TNM : TARIF REDU FT 30 MINUTES AVANT LE LEVER DU RIDEAU 20 $ (ARGENT COMPTANT SEULEMENT) théâtre du nouveau monde 84 Rut Sie-Caiherinl Oui i.Metro Plai l-dis Arts présente la matinée du mercredi 31 mars a H h et les matinées du samedi Photo Jeon Francois Beiube RÉSERVATIONS 861-0563 L E I) E V (HR, L E S S A M E I) I (i / I) I M A N C il E M A R S I 9 9 3 LA VITRINE DU DISQUE Le rock increvable et intemporel des Troggs ' Les Troggs, mettant en vedette Chris Britton, Reg Presley, Peter Staples et Ronnie Bond.THE IROGGS ARCHEOLOGY (1966-1976) 77te Troggs, Mini-coffret Fontana/Chronicles (Polygram) Quand on lui a dit que Michael Stipe et ses copains d’Athens, Georgia, R.E.M.pour ne pas les nommer, avaient repris son Love Is All Around, le vétéran chanteur des Troggs, Reg Presley, ne savait même pas que R.E.M.était un groupe de rock, encore moins le plus important groupe américain des années 90.Il croyait plutôt que c’était le nom d’une compagnie de disques, parce que ça sonnait un peu comme RCA L’histoire finirait là si Stipe n’avait pas relancé Presley, lui proposant d’enregistrer ensemble un nouvel album des Troggs.Ainsi naquit en 1992 l’excellent Athens Andover, liant à jamais les deux groupes et leurs villes d’origine respectives, deux trous perdus dont personne ne devait jamais sortir.Dire que les Troggs sortaient d’Andover dans les années 60, c’était comme dire que des hommes du Néanderthal sortaient de leurs cavernes.D’où leur nom, fort bien choisi, de Troglodytes, raccourci en Troggs pour que ça se retienne mieux, en référence aux petites bêtes de la mythologie qui vivaient dans des cavernes.Les habitants d’Andover étaient alors les Terre-Neuviens, les Belges, les têtes de turc des Britanniques.Des brutes épaisses, des simples d’esprit, tout justes bons à casser des pierres.Quand Wild Thing s’est hissé au sommet des classements internationaux, le chanteur des Troggs, Reginald Ball, rebaptisé Reg Presley avec le sans-gêne d’un Elvis Gratton, était briqueleur et s’attendait à le demeurer jusqu’à la retraite.Toute la carrière des Troggs, en cela, est un pied-de-nez au destin.Pas surprenant que le groupe existe encore.Les Troggs firent irruption sur la scène pop britannique au début de 1966 comme une poussée d’herbe à poux dans un champ de fleurs.Une femme à barbe dans un concours de beauté.Un éléphant dans une boutique de porcelaines.Lorsque les Sex Pistols enculèrent le disco en 1976, le choc fut à peine plus violent.Il faut se replacer dans le contexte de l'époque pour comprendre l’impact des Troggs, de leurs rengaines à trois accords et des obsessions sexuelles de Reg Presley.Au même moment, les Beatles s’ouvraient à la culture indienne, intégrant un sitar à Norwegian Wood (This Bird Has Flown), les Kinks ironisaient sur la vacuité d’un Well-Respected Man, et les Stones se pâmaient pour une Lady Jane médiévale.Les Troggs, eux, reluquaient les mini-jupes et chantaient, la morve au nez: «Your slacks are low and your hips are showin’ / When I’m with you I can’t control myself».Quand Jimi Hendrix reprit Wild Thing au Festival Pop de Monterey, tous les enfants-fleurs crièrent pourtant au génie.Un quart de siècle plus tard, la musique des Troggs, glorieusement minimale, n’a pas pris une ride.Leurs vieux albums s’arrachent à prix d’or.From Home (avec sa fabuleuse guitare distorsionnée qui résonne comme une abeille dans une boîte de conserve), I Just Sing, When Will The Rain Come,, Lost Girl, I Can Only Give You Everything et Cousin Jane pourraient avoir été enregistrés par les Ramones en 1979 et aujourd’hui même par n’importe quel groupe de rock alternatif.C’est vous dire à quel point la compilation The Troggs Archeology (1966-1976) vous attend de pied ferme, avec ses 52 titres redondants à souhait, son chic et passionnant livret, une brique et un fanal.RAVE ONII The Kentucky Headhunters Mercury (Polygram) Quand j’ai besoin de ma dose de rock’n’roll 100% proof, je sais où la trouver chez les chasseurs de tête du Kentucky.Deux ou trois rasades de leur tord-boyaux et je jure à tous les saints qu’Elvis se cache dans mon sous-sol à Montréal-Nord et que je le nourris de bonnes beurrées de beurre de pinottes avec des bananes.Il y a quinze ans, on aurait mis les Headhunters dans la même marmite de rock sudiste que Lynyrd Skynyrd et les Allman Brothers.Aujourd'hui, le country a le dos tellement large qu’il les abrite sans difficulté, même si Garth Brooks a l’air d’un pied-tendre à côté de ces «hillbillies» chevelus et bruyants qui tirent avant et posent les questions après.Ce qu’ils font avec le rockabilly de Carl Perkins (Dixie-fried), le bluegrass de Bill Monroe (Blue Moon Of Kentucky) et le jug-band music du Lovin’ Spoonful (My Gal) ne me rassure pas sur leur capacité de conduire un quatre par quatre dans les collines du Kentucky après neuf heures, mais ça ne m’en réchauffe pas moins le coeur.Sylvain Cormier MISERERE Zucchero, Polygram N*est pas le plus gros vendeur de disques en Italie qui veut! Il faut s’appeler Zucchero, avoir une voue qui évoque celle de Joe Cocker, un rock puissant et tellement inspiré qu’il séduit les meilleurs musiciens — le duo avec le ténor Pavarotti, qui donne son titre à l’album, déménage plus que de raison — et des textes en italien et en anglais qui lui ouvre toutes grandes les portes du marché nord-américain.Miserere qui n'est pas sans rappeler la «soûl» d’un Ray Charles, s’inscrit à mille lieues des vagues guimauves que l’Italie encense habituellement.Et comme Zucchero — Fornaciari de son patronyme — aime beaucoup travailler avec les grands, il a confié les paroles de ses chansons aux Bono, Elvis Costello et autres Frank Mus-ker pendant que même Ennio Mor-ricone faisait la queue en attendant que le «sucre» veuille bien enregistrer avec lui! L’album est percutant, tout en rythme et en choeur gos-pellien.Ça bouge et on en redemande! Pascale Pontoreau Le lundi 15 mars 1993 à 20 h Théâtre Maisonneuve Place des Arts Grieg Peer Gynt, Suite d orchestre n° 1.op 46 Concerto pour piano en la mineur, op 16 Sibelius Symphonie ri 5 en mi bémol majeur op 82 Chef d'orchestre Agnès Grossmann Soliste Stéphane Lemelin, pianiste Nous mettons tous / nos espoirs / vn en vous.I cqk# Merci de votre aide bénévole. La Fondation canadienne DU REIN JAZZ ET BLUES «Soufflé» génial; trombone «métroïde» DANCE OF PASSION Johnny Griffin, Antilles SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR De la constance, Johnny Griffin, saxophoniste dur né le 24 avril 1928 à Chicago, connaît toutes les déclinaisons.Que ce soit en grande formation ou dans le cadre d’une petite boîte perdue dans les fjords norvégiens, jamais l’auteur du Chicago Calling n’a baissé la garde.Son truc, son moto a toujours été: «faisons du bon au minimum.Pour le reste on s’en remet à la Providence».Cette prédilection ou plutôt cette maîtrise pour la constance trouve probablement son origine dans ce dénominateur si commun à tous les bipèdes qu’il intrigua le père Freud pendant des lunes.On a nommé le rêve.Dans cette affirmation, on vous l’assure, il n’y a aucune divagation.De cette conjugaison du rêve avec la musique, son dernier album, Dance of Passion sur étiquette Antilles, en est la parfaite traduction.Le morceau titre, soit cette «danse de la passion», Griffin en a composé la chorégraphie, en pleine nuit, dans le petit château provençal qui lui sert de logis permanent.Ainsi qu’il l’a confié au magazine JazzTimes, «la musique de Dance of Passion m’est arrivée dans un rêve.Il était trois heures du matin lorsque j’en ai entendu les sonorités que je me suis empressé de traduire sur mon piano et d’enregistrer.C’était comme si je m’étais éveillé dans une pièce où de belles femmes dansaient en silence.Toujours est-il que le lendemain, j’ai travaillé ce que j’avais entendu.» Peu après, cet homme aimant les difficultés musicales pour mieux en simplifier les substances, s’est dit quelque chose comme: «Pourquoi ne pas enregistrer cette pièce et quelques autres en compagnie d’un pro du tuba, d’un maître du trombone et d’un spécialiste du cor anglais.» Faire swinger un tuba et un cor anglais, pensez-y une seconde, c’est pas évident.Et comme John Arnold Griffin, ancien élève du dur mais efficace Captain Dyett de la DuSable High School, a une sainte horreur des interprétations fades, des pièces jouer sans aucune vie, il a ordonné à son pianiste Michael Weiss, un type aussi doué qu’il est discret, d’arranger le tout De lier ensemble des ingrédients disparates pour composer un soufflé, cette chose délicate entre toutes.Pour atteindre son but, ce grand, ce très grand saxophoniste, a fait appel au tromboniste Steve Turre, à Dave Bergeron pour le tuba, à John Clark pour le cor anglais, à Peter Washington pour la contrebasse et à Kenny Washington pour la batterie.Micheal Weiss, on s’en doute, était au piano.Tous ces messieurs, tous ces experts des instruments nommés se sont retrouvés les 29 et 30 avril 1992 au studio newyorkais de l’étiquette BMG pour enregistrer cette «danse de la passion», bien sûr, mais également six autres compositions du maître de cérémonie.Les titres?From Here To There, Make Up Your Mind, The Way It Is, Take My Hand, You’ve Never Been There, Dawn, et, pour clore le tout, un standard de Cole Porter, soit All Through The Night.L’ensemble frappe par la sobriété affichée par notre soliste qui, il faut le souligner, s’était taillé toute une réputation en croisant amicalement son ténor avec celui de Eddie Lockjaw Davis, Clifford Jordan, John Col-trane ou avec Dexter Gordon, 6on complice en bebop confectionné avec les signes inhérents de la dureté urbaine de New York.L’ensemble frappe encore par l’originalité des compositions, par le plaisir musical que les Turre, Wpiss et compagnie déploient avec une jgé-nérosité exemplaire, par la passion mais également, voire surtout, par ce goût pour la beauté qui jamais p’a quitté Johnny Griffin depuis qu’il accompagna Thelonious Monk isur Crépuscule For Nellie, un soir d,’au-tomne 1958 au Five Spot.Ce soir, notre Griffin a compris ce qui faisait la beauté de l'égérie du jazz.Aujourd’hui, et grâce à cet albunp, il nous en livre la sculpture.Griffin est proche du chefd’oeuvrç.EVERY ONE OF US n Ray Anderson, Gramavision Ray Anderson est sans aucun doute le plus aventureur des troirçbo-nistes.Il est un amant du risque.Il aime les précipices.S’il n’est pas le plus doué des maîtres de cet instrument, il est, sans l’ombre d’une hésitation, Ie plus original.Le plus éclectique.| Comme ses albums antérieurs, son p’tit dernier, Every One of Us sur Gramavision, est un fourre-tout agréable.Un exercice de style combinait le blues avec l’avant-garde, le dixieland avec le bebop, le gospel avec la politique.Ray Anderson est un enragé.En fait, il est un grand sensible.,5 En compagnie de Ed Blacwéll, le batteur du Something Else de Ornette Coleman, de Charlie Hadeq, le contrebassiste ayant musicalement traduit l’oeuvre de Raymond Chandler, et Simon Nabatov, le pianistq du dynamisme, Ray Anderson signe encore une fois une production qui ravira autant les amateurs de Free Jazz quç de blues anciens., A elle seule, sa transcription sonore d’une discussion entre Muddy Waters et Willie Dixon devrait ramener à la vie tous les esprits chagmis, tous les râleurs.Ray Anderson, j’en fait le pari, est un descendant de Raymond Queneau.Son album, c’es trombone dans le métro.Le saxophoniste John Arnold Griffin.madeleine arbour, s.d.i.q., d.i.c., designer en aménagement d'intérieur résidentiel • commerc/0/ .depuis 1965 / 266 est.rue st-paul, vieux-montréal h2y lg9 (514) 878-3846 Tess Imaginaire et le Musée d'art contemporain de Montréal présentent en collaboration avec Les Arts du Maurier Agnes Grossmann Chef 0 orchestre Une présence Une invitation de Bell Stéphane Lemelin Pianiste y/// l )R< III Si RI Mi l ROI’l11 11 \r un monde sans lin.Un spectacle multimédia d'anticipation suf la génétique et le pouvoir Création et mise en scène de Mario Boivin Dialogues de Jérôme Labbé Du 9 au 21 mars 1993 à 20 heures, dimanche à 14 heures Relâche le 15 et le 16 mars Musée d'art contemporain de Montréal Salle multimédia (métro Place-des-Arts) Adulte : 1 2$, étudiant et aîné : 10$, groupe de 10 personnes : 8$ Réservations : Musée d'art contemporain de Montréal (514) 847-621 2 n Théâtre Maisonneuve U U Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1,25 ${* taxes! sur tout billet de plus de 10 $ TESS IMAGINAIRE COMPAGNIE DE THÉÂTRE ET DE SPECTACLES Les Arts du Maurier Ltée -=r- W MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL L E I) K V DIR.I.E S S A M E D I (i / I) I M A X ( Il E M A It S I «I !l It (’ 7 ET 1 A ¦' 1 1 9 ^ — — — — ROCK Garder le contrôle, c’est rock and roll în ¦ ni-) •>b< •1(0 ii LES CO-IOCS En spectacle au Grand Café Les mercredi 10,17,24 et 31 mars.SYLVAIN CORMIER Quelque part entre le bunker syldave à'Objectif Lune et une fabrique de corned beef désaffectée, le vieux bâtiment de la rue St-Laurent a autant de caractère que ceux qui l’habitent.Pas de sonnettes, ni d'intercom.Pour se faire ouvrir la porte principale, il faut prévenir l’un des occupants à l'avance.Très post-nucléaire dans le genre, un endroit idéal pour un groupe de rock’n roll.L’immeuble est un monument à l’histoire des Co-Locs.*'' ’Une vieille connaissance occupe l’appartement d’à côté.Une éhanteuse, et pas n’importe laquelle: Cha Cha Da Vinci, la ' reine du rockabilly-bop au Québec, la Jenny Rock des an-: glos, la Wanda Jackson des années 90, un paquet de nerfs à • ' vif qui brasse les boîtes montréalaises depuis des années •avec son groupe au nom ronflant, Cha Cha & The Chain ." Gang.Au début des Co-Locs, l’excellent guitariste Louis Léger; officiait avec les deux groupes.; ' ' A l’étage du dessous, Là où les Co-Locs — le chanteur André (Dédé) Fortin, le bassiste Serge (Mononcle Serge) Robert, Patrick Esposito dit Napoli à liiarmonica, Mike Sawats-ky aux guitares et au saxo, Jimmy Bourgoing à la batterie — répètent en vue de leurs quatre mercredis au Grand Café, nichait il n’y a pas si longtemps l’unique Ray Condo, grand cowboy squelettique, sorte de missionnaire du western-swing de bas étage.Si Cha Cha est leur mère supérieure, ' Condo est en quelque sorte le père spirituel des Co-Locs, ne i, :9erait-ce que pour son mépris absolu des modes et des cou-' ^ants musicaux.;'H De fait, le tout premier spectacle des Co-Locs, c’était en première partie de Ray Condo & His Hard Rock Goners, en 1 ôctobre 1990, dans le cadre du Festival International Rock de Montréal.J’y étais, parmi une quinzaine de clients aussi 1 ' ravis qu’éparpillés dans le Tallulah, au dessus du Lola’s Para-: <)ise, toujours me St-Laurent.Les Co-Locs, parfaits inconnus, plus qu’approximatifs dans l’éxécution, y étaient déjà éton-' riants à plusieurs titres.Le tapriance de Dédé, les tendances " 'rockabilly-swing-r’n’b-jazz, l’énergie folle, la panoplie dTiar-1 fnonicas de Napoli, qui jouait comme un Français (de Perpi-{fnan, ai-je appris bien plus tard) qui a fantasmé toute sa vie sur les harmonicistes de blues, c’est-à dire diablement bien, ' ' et surtout le drôle de mélange entre les musiques qui balan-1 paient en même temps à la française et à l’américaine, et les ’ tfextes de Dédé, foncièrement québécois et absolument ; drôles, dans la lignée de Plume et du Charlebois de la grande époque (Fu Man Chu, Miss Pepsi): «Bonjour mon amour, 11 ’tu me croiras pas / J’ai vu la planète Terre, quels mauvais locataires / Faudrait casser leur bail avant qu’y, brisent toute / 1 Sans ça leur planète y’en aura pu pantoute!» A deux dans un 'Appartement, à cinq dans un groupe de rock’n roll, à quatre milliards sur la planète, on est tous des co-locs.Du Tallulah au New Orleans (me St-Laurent!), où les Co-’Locs lançaient mardi dernier un premier album, les étapes, éans être brûlées, ont été franchies rapidement L’industrie a pris conscience de leur existence quand ils ont créé l’événe-»U________________________________________________________________ ment à L’Empire des Futures Stars au printemps 1991.Grands favoris, presque assurés d'une participation à fa finale, ils ont été disqualifiés parce qu’ils refusaient d’ètre automatiquement liés à une compagnie de disques pendant sbc mois, règlement du concours.Et puis, tout a déboulé.BMG-Québec a signé les Co-Locs en mai.Ils ont enregistré l’album à l’automne.Le premier extrait Julie, a envahi les radios en décembre, et le clip correspondant — une fièvre d’images qui donne le vertige — a fait le tour des télés.Pour Fortin, tète pensante, porte-parole et mère poule des Co-Locs, c’est à partir de maintenant que ça se corse, que des pièces de l'échiquier commencent à lui échapper.Ça lui fait tout drôle.Depuis le début, il a réussi à tout contrôler, à imposer 1a façon de faire des Co-Locs à tous les échelons.L’Empire, les négociations avec BMG-Québec, l’album, le clip, la campagne de promo, il en a fait son affaire, s’impliquant à fond, ne négligeant aucun détail.«Je fourre mon nez partout parce je connais un peu mieux le système et que je veux tout faire pour que les gars conservent leur gagne-pain le plus longtemps possible.» Sans que ça paraisse trop, il a même détourné 1a plupart des sessions de photos à ses fins, suggérant des mises en scène aux photographes, devançant leurs désirs.Mais les médias?Comment être certain de bien se faire comprendre?Jusqu'à maintenant, le groupe n’avait suscité que des réactions, d’abord celles des spectateurs, et puis celles des bonzes de l'industrie.Voilà que les Co-Locs doivent composer avec des perceptions, aussi variables qu’incontrôlables.«Je voyais comment ça fonctionnait quand je travaillais pour la télé (il a été monteur à Télé-Métropole, entre autres métiers), mais là, j’en ressens les effets personnellement.Une fois que tu as été mal cité, par exemple, ou cité hors-contexte, ça ne se défait plus.En spectacle, des fois, ça escalade un peu, mais tout peut être récupéré.Si quelqu’un gueule, tu peux répondre: ’cout’donc, as-tu vraiment envie de faire 1a première partie?On peut te 1a laisser faire.Mais on ne peut pas répliquer comme ça dans les journaux.» «On ne va vraiment comprendre ce qui se passe maintenant qu’après-coup.Après le lancement, je vais réfléchir sérieusement à tout ça, pour être capable de savoir quand on en fait trop, si c’est une bonne idée de s’asseoir à côté de Jean-Pierre Coallier dans un talk-show, pour raconter quoi?Je ne sais pas encore comment faire de la promo sans créer un mythe épouvantable.C’est peut-être impossible de l’éviter.Si tu refuses de jouer le jeu, tu crées l’image d’un groupe qui refuse de jouer le jeu.L’important, c’est de ne pas laisser l’enthousiasme des médias monter le groupe en épingle et le détruire à court terme.» Ne pas laisser les Co-Locs entrer trop facilement dans l’écran.Faire en sorte que ça déborde, comme dans le clip de Julie, pour que l’on sache que l’essentiel a encore lieu en spectacle, que les Co-Ix)cs se veulent un groupe véritablement populaire, des amuseurs publics qui s’amusent à réfléchir et à jouer 1a musique qu’ils aiment, celle «qui vient du blues», comme chantait Johnny Hallyday.«Les dieux modernes sont à 1a télé», constate Fortin.Pas les Co-Locs.Pas encore.Ne prenez pas de chance, allez les voir sur scène avant, achetez l’album après, et n'ouvrez fa télé qu’ensuite.- {S» I! il I E U X R R E PERREAULT hi S'K I H «I * Ml r«r* | DU 10 AU 28 MARS 1993 À L'AGORA DE LA DANSE REPRÉSENTATIONS DU MERCREDI AU SAMEDI 20 H MATINÉES LES DIMANCHES 15 H UNE PRESENTATION DE LA EN COLLABORATION AVEC LE fuM.MK.N festival .Il w-Pn nui h mu u i i » LE DEVOIR darMe 840, GUERRIER EST MÉTRO SHERBROOKE 525-1500 ADMISSION 790-124S MARC BELAND MARTHE TURCEON ROBERT BROUIUETTE * LUC PICARD IEAN PETITCLERC PIERRE COLLIN LUC PROULX MARC LEGAULT FRANÇOIS PAPINEAU REYNALD ROBINSON WAJDI MOUAWAD MARTIN LAROCQUE PIERRE BENOiT SOPHIE VAJDA mise en scene BRIGITTE HAENTJENS assistance a la mise en'scene ALLAIN ROY scénographie STÉPHANE ROY costumes GINETTE NOISEUX éclairage MICHEL BEAULIEU conception musicale et musique originale CLAIRE GIGNAC assistance aux costumes MARYSE BIENVENU V maquillages ^ AHCELO BARSETTI mit BE R T C *L • >¦¦¦¦' v /.A M U S* 16,, mars; du_____ai 8 A V R .I L lo nouvelle compagnie theàirale LE^ÎÎÔt^^ANCT SONT ÉGALEMENT DISPONIBLES AUX CUICHETS DU THEATRE D'AUJOUROHI Jl ET DE LA LICORNE CAMUS EN MARS T N M CAMUS K C T VOTRE PASSEPORT EN MARS c J *< à ri ' SM PHOTO JACQUES GRKNIKR Dans le désordre, Dédé, Serge Robert, Patrick Esposito dit Napoli, Mike Sawatsky et Jimmy Bourgoing.14 m à ASSISTEZ À L'UN DES SPECTACLES ET OBTENEZ UN TARIF MOITIÉ PRIX ADULTE POUR L’AUTRE PRODUCTION.SUR PRESENTATION DU BILLET IM ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit Sfiriphonia EN DIRECT DU nComplexe W Desjardins SUR LES ONDES DE 92 MONTREAL’S 92.5 FM En collaboration avec: cft> Place des Arts présente LES CAUSERIES OSM Lundi S et mardi 9 mars à 18h45 Hall central de la Place des Arls INVITÉS CETTE SEMAINE: (îeorges Nicholson José Evangélista LES GRANDS CONCERTS Charles Du toit, chef Chantal Juillet, violon Lundi S et mardi 9 mars, 2<)hOO POULENC: l.c\ Hit lies, suite BARTOK: Concerto /unir violon no 2 BEETHOVEN: Symphonie no 7.opus 92 Commanditaires S mu l'INIM STRIH1E \ 1 (JKI1 IRAI ION M-1.1 W ! Xj IKI Ml, Kl (Jl MU.I * V ] 1 rdrtilMin drs i tn\r* paipuUim ItnM'dms o mars : r%yj a.«.immi h i < >«rst d.i BILLETS: 9.25S 19.25S 27.00$ 37,50$ .âU) LES MATINS SYMPHONIQUES METRO Charles Du toit, chef Chantal Juillet, violon Mardi 9 mars BARTOK: BEETHOVEN: 1111.1.ETS: 15.IISS (taxes incluscsl Concerto pour violon no 2 Symphonie no 7.opus 92 cfb SALLi: WILI’RID-PELI.I TIER EN VENTE À IOSM 842-9951 I T Al Xtil ICIIETS DE l.A PI.\CE DES ARTS: 842-2112 (taxes et redevance Place des Ans N.C 8 L E I) E V 0 I II , I, E S S A M E I) I (i / l> I M A N C II E 7 M A R S 19 9 3 AGENDA CULTUREL ASTRE: (849-3456) — Mad Dog and Glory 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 7 h, 9 h, ven sam.dern.spect.11 h— Homeward Bounds 6 h 10, sam.dim.1 h, 2 h 40, 4 h 20, 6 h— Untamed Heart 9 h 20, sam.dim.1 h, 5 h, 9 h 20, ven.sam.dern.spect.11 h 20— Amos and Andrew 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, ven.sam.dern.spect.11 h— Falling Down 7 h, 9 h 10, sam.dim.2 h 45,4 h 45, 7 h, 9 h 10— Army ol Darkness 7 h 45, ven.sam.dern.spect.11 h 20 BERRI : (849-3456) — L’enragé 1 h 55,4 h 20, 7 h, 9 h 25- Quelle famille 1 h 55, 4 h 15, 7 h, 9 h 20- Agaguk 1 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 30- Le Jour de la marmotte 1 h 45, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 40, 9 h 40— Partum de temme 8 h 30— Larmes fatales 1 h 45,3 h 30,5 h, 6 h 50 BROSSARD : (849-3456) — Chaplin 8 h, sam.dim.2 h, 5 h, 8 h— Des hommes d'honneur 9 h, sam.dim.4 h, 9 h— Les amoureuses 7 h, sam.dim.2 h, 7 h— Quelle famille 7 h, 9 h 20, sam.dim.2 h 15, 4 h 30, 7 h, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL: (849-3456) — Des hommes d'honneur 9 h 35— Les amoureuses 7 h 30, sam.dim.1 h 35, 3 h 35, 5 h 35, 7 h 30— Groundhog Day 7 h 05, 9 h 30, sam.dim.1 h 45, 4 h 20, 7 h 05, 9 h 30— Mad Dog and Glory 7 h 35, 9 h 40, sam.dim.1 h 40, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 35, 9 h 40— Fatale 7 h, 9 h 15, sam.dim.4 h 10, 7 h, 9 h 15— Des hommes d’honneur sam.dim.1 h 30— Quelle famille 7 h, 9 h 15, sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 15— L'enragé 7 h 15,9 h 45, sam.dim.1 h 35,4 h, 7 h 15.9 h 45 CENTRE EATON : Mil - Falling Down 7 h 45, 10 h— Aladdin 12 h 10, 2 h 10,4 h 05,6 h— Falling Down 12 h 20, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 45—Unforglven 12 h 50,3 h 30,6 der h 15, 9 h 05, ven.sam.dern.spect.11 h 40— Homeward Bound 12 h 30, 2 h 30,4 h 30.6 h 30, 8 h 30, ven.sam.dern.spect.10 h 30— Untamed Heart 12 h 35,2 h 45,5 h, 7 h 15,9 h 30, lun.et jeu.12 h 35, 2 h 45, 5 h, 9 h 30, ven.sam.dern.spect.11 h 35- Alive 12 h 45, 3 h 25, 6 h 10, 9 h, ven.sam.dern.spect.11 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Damage 5 h 20, “ n.air ' ' ‘ ' " 7 h 30,9 h 45, sam.dim.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45— Chaplin 4 h, 6 h 45, 9 h 25, sam.dim.1 h 15,4 h, 6 h 45, 9 h 25- Love Field 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30, sam.dim.1 h 30.3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30, excepté le 10 mars, 5 h 30,9 h 40 CINÉMA LANGELIER: Mtl - Le garde du corps 6 h 45, sam.dim.1 h, 6 h 45.ven.sam.dern.spect.11 h 40— Des hommes d'honneur 9 h 15.sam.dim.3 h 25, 9 h 15— Agaguk, 7 h 10, 9 h 25, sam.dim.1 h, 3 h 10, 7 h 10,9 h 25, ven.sam.dern.spect.11 h 30— Les amoureuses 7 h, sam.dim.1 h, 7 h, ven.sam.dern.spect.11 h 50— Parfum de lemma 9 h, sam.dim.3 h, 9 h— Quelle famille 7 h 05, 9 h 25, sam.dim.1 h 10, 3 h 30, 7 h 05, 9 h 25, ven.sam.dern.spect.11 h 40— Swing Kids 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 n 15, 9 h 20, ven.sam.dern.spect.11 h 30— L'enragé 7 h 10, 9 h 20, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30, ven.sam.dern.spect.11 h 40 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — Chaplin 1 .* -30- r ' h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30— Des souris et des hommes 1 h 30, 7 h— Le Grand bleu 3 h 45,9 h 10 CINÉMA OMÉGA : (647-1122)— Garde du corps 7 ‘ ‘ ' “ ' ' "-‘ 130— h, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h.9 h ; Maman j'ai encore raté l'avion 7 h.9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Larmes fatales 7 h 15,9 h 30, sam.dim.1 h, 2 h 45.4 h 30.7 h 15, 9 h 30— Le jour de la marmotte 7 h 25, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 25,9 h 30 CINÉMA ONF: (496-6895)— sam.Le récit d'A / Le singe bleu / Entre elle et mol 6 h 30— Rien qu'une petite ' petite chanson d'amour / C’est surtout pas de l'amour 8 h 30— dim.Le récit d'A / Le singe bleu / Entre elle et mol 1 h 30— Sabina / Women In The Shadows 3 h 30 CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001) — Amour, femmes et Ileurs 7 h h— Mad Dog and Glory 7 h 15, 9 h 15, sam.dim.1 -*1, 7 h 15, ‘ ‘ ‘ CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) - sam.DÉCARIE: (849-3456) — Amos and Andrew 7 h 30.GOETHE INSTITUT: (499-0159) - The Parly Nature morte 6 h 30 GREENFIELD: (671-6129) — Falling Down 6 h 30, 9 h, sam.dim.1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h— Retour au bercail 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10— Les survivants 9 h 05— Aladdin 7 h 15, sam.dim.1 h 15,3 h 15,5 h 15,7 h 15 IMAX: (496-4629) — L'homme et la bête et Les leux du Koweït mar.au ven.et dim.10 h, 13 h 30.15 h 15,17 h, 19 h sam.13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h— version anglaise mar.au dim.11 h 45, 20 h 45— Les Rolling Slones at the Max sam à 22h.30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Strictly Ballroom 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15,9 h 20 LAVAL: (688-7776) — Retour au bercail 7 h.9 h.ven.sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h, 7 h, 9 h, sam.dern.spect.11 h 30— Le cri des larmes 7 h 10,9 h 30, ven.sam.dim.12 h 10, 2 h 20,4 h 40, 7 h 10,9 h 30.sam.dern., spect.11 h 50— Les survivants 6 h 30, 9 h 10, ven.sam.dim.12 h 50, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 10, sam.dern.spect.11 h 40— Sommersby 7 h 15, 9 h 35, ven.sam.dim.12 h 35, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 35, sam.dern.spect.11 h 40— Falling Down 7 h, 9 h 20, ven.sam.dim.12 h 20, 2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 50— Fais-moi danser 7 h 20, 9 h 30, ven.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h 10,7 h 20, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 40— Le jour de la marmotte 7 h 10, 9 h 20, ven.sam.dim.12 h 40, 2 h 50, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 50— Amos and Andrew 7 h 20, 9 h 40, ven.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h 10,7 h 20, 9 h 40, sam.dern.spect.12 h— Sommersby 7 h 15, 9 h 35, ven.sam.dim.12 h 35, 2 h 45, 5 h.7 h 15, 9 h 35, sam.dern.spect.11 h 45— Swing Kids 7 h 10, 9 h 30, ven.sam.dim.12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 50— Maman j'ai encore raté l'avion ven.sam.dim.1 h, 4 h— Protecteur traqué 7 h 20.9 h 30.sam.dern.spect.24 h— Aladdin 7 h, 9 h, ven.sam.dim.12 h 30,2 h 40,4 h 50, 7 h, 9 h, sam.dern.spect.11 h 30 LAVAL 2000: (849-3456) — Agaguk 7 h 20.9 h 30, sam.dim.2 h 10,4 h 20, 7 h 20,9 h 30— Chaplin 8 h, sam.dim.2 h, 5 h, 8 h LOEWS: (861-7437) — Crying Game 12 h 15, 2 h 35, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25, sam.dern.spect.11 h 40— Sommersby 12 h 20, 2 h 45, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35, sam.dern.spect.11 h 45—Swing Kids 12 h 05,2 h 25, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 40, sam.dern.spect.11 h 55- Aladdin 12 h 30.2 h 40, 5 h, 7 h 15.9 h 20— Peter’s Friends 12 h 10, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 10,9 h 30 PALACE: — The Bodyguard 1 h 05, 3 h 45,6 h 45,9 h 10— Forever Young 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15, lun.1 h, 3 h, 9 h 15— Home Alone 2 12 h 30, 2 h 45, 5 h— Enchanted April 7 h 20, 9 h 25— The Temp 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30, jeu.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 9 h 30— Malcolm X 8 h— Toys 12 h 45, 3 h, 5 h 30- Dracula 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 20 PARADIS: (354-3110) — sam.Johnny Cure-Dent 1 h, 5 h 10— M.Baseball 1 h 05, 3 h 15— Les escrocs 1 h 10— Baisers mortels 3 h 10, 9 h 30— Candyman 3 h 30.11 h 15— Après l'amour 5 h 25.7 h 25— Adultes consentants 5 h 30, 9 h 15— Oracula 7 h 15, 11 h 30— Passager 57 7 h 30— Trespass 9 h 25.11 h 30— dim Johnny Cure-Dent 1 h, 5 h 30— M.Baseball 1 h 05, 5 h 15— Les escrocs 1 h 10— Dracula 3 h 10, 7 h 40— Après l’amour 3 h 15, 7 h 20— Adultes consentants 3 h 30— Candyman 5 h 30, 9 h 15— Passager 57 7 h 25— Trespass 9 h 20— Baisers mortels 10 h PARISIEN : (866-3856) — Fais-moi danser 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30— Les survivants 12 h 45, 3 h 30, 6 h 15, 9 h, lun.12 h 45, 3 h 30, 9 h— Cap tourmente 12 h 10, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20— Retour A Howard’s End 12 h 50.3 h 40.6 h 20.9 h 05— Retour au bercail 12 h 30,2 h 30, 4 h 30,6 h 30, 8 h 30— Le cri des larmes 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45.7 h 05,9 h 25- Indochine 1 h 50,5 h.8 h 15 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) - Amos and Andrew 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Army ol Darkness 1 h 45.3 h 30.5 h 15, 7 h, 9 h— Scent of a Woman 3 h 30, 6 h 30— Loaded Weapon 1 h 30.9 h 30 PLACE LONGUEUR: (849-3456) — L'enragé 7 h, 9 h 25, sam.dim.2 h 10, 4 h 45, 7 h, 9 h 25— Agaguk 7 h, 9 h 30, sam.dim.2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 30 CINÉMA DE PARIS: (875-7284)— L'enragé 6 h 55, 9 h 15, sam.dim.1 h 30, 3 h 35, 6 h 55, 9 h 15— Le jour de la marmotte 7 h 10, 9 h 20, sam.dim.1 h 15, 3 h 20, 7 h 10,9 h 20- Fatale 7 h 15,9 h 30, sam.dim.1 h 20, 3 h 30, 7 h 15, 9 h 30 — Retour au bercail 7 h, 9 h, sam.dim.1 h 10, 3 h 10.7 h, 9 h— Les survivants 6 h 45, sam.dim.1 h, 6 h 45— Chaplin 9 h, sam.dim.3 h 15.9 h CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) - Scent ol a Woman 7 h, sam.dim.1 h 30, 7 h— Army ol Darkness 9 h 50, sam.dim.4 h 30.9 h 50— A Few Good Men 7 h, 9 h 35, sam.dim.1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 25— Howard's End 8 h, sam.dim.2 h, 5 h, 8 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456) - Groundhog Day 7 h 20.9 h 30.sam.dim.1 h 30.3 h 25.5 h 20.7 h 20, 9 h 30— Howard’s End 8 h, sam.dim.1 h 40, 4 h 30, 8 h— Scent ol a Woman 8 h 10, sam.dim.1 h 35, 4 h 35.8 h 10— A Few Good Men 7 h, 9 h 35, sam.dim.1 h 40.4 h 20, 7 h, 9 h 35— Crying Game 7 h 05, 9 h 25, sam.dim.1 h 35, 4 h 10,7 h 05, 9 h 25— Mad Dog and Glory 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 25.5 h 20.7 h 20, 9 h 30— Sommersby 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 35, 4 h 05, 7 h.9 h 25 h 30, 3 h 25.5 h 20, 7 h 15, 9 h 15— Amos and Andrew 7 h 15, 9 h 15, sam.dim.1 h 30,3 h 25,5 h 20, 7 h 15.9 h 15— Groundhog Day 7 h, 9 h, sam.dim.2 h, 4 h, 7 h, 9 h Sitting in Limbo 6 h 35— Welcome to Canada / tWir First Winter 8 h 35— dim.Sur les scènes d'Orient / Acting Class 3 h— Gala 6 h 35— The Masculine Mystique 8 h 35 VERSAILLES: (353-7880) — Le jour de la marmotte 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 30,2 h 40,4 h 50, 7 h, 9 h 10, sam.dern.spect.11 h 20— Falling Down 7 h 10, 9 h 30.sam.dim.12 h 15.2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 55— Retour au bercail 6 h 50, 8 h 45, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 40, 6 h 50, 8 h 45, sam.dern.spect.10 h 45— Les survivants 6 h 40,9 h 20.sam.dim.1 h 10,3 h 40, 6 h 40, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 45— Sommersby 7 h 15, 9 h 35, sam.dim.12 h 20, 2 h 35, 5 h, 7 h 15, 9 h 35, sam.dern.spect.11 h 50— Fais-moi danser 9 h 05, sam.dern.spect.11 h 10— Aladdin 7 h 05, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h 05,7 h 05 CINÉPLEX: (849-3456) — Damage 3 h 30.6 h 45, 9 h 20.sam.dim.1 h 05, 3 h 30, 6 h 45, 9 h 20— Garde du corps 6 h 45, sam.dim.1 h 05, 6 h 45— Army ol Darkness 4 h, 9 h 20— Les amis de ma femme 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Le zèbre 3 h, 5 h, 7 h , 9 h sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Impardonnable 6 h 50, sam.dim.1 h 05, 6 h 50— Used People 3 h 30, 9 h 20— La belle histoire 4 h 35, 8 h 10.sam.dim.1 h 05, 4 h 35, 8 h 10— Salmonberries 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, sam.dim.1 h 10.3 h 10.5 h 10, 7 h 10, 9 h 10— Amos and Andrew 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10, sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10— Scent ol a Woman 4 h 30, 8 h, sam.dim.1 h, 4 h 30,8 h MUSIQUE CLASSIQUE COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) - Les amoureuses 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— L627 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15- Fatale 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45- Sommersby 2 h, 5 h, 7 h 15,9 h 30, excepté le 10 mars, 2 h, 5 h, 9 h 30 CONSERVATOIRE O'ART CINEMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — sam.Last Tango in Paris 7 h— Solaris 9 h 15—dim La gare de Biélorussie 7 h— Swept Away 9 h CRÉMAZIE: (849-FILM)— L’enragé 7 h, 9 h 15, dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 DAUPHIN: (849-3456) — Chaplin 8 h.dim.2 h, 5 h, 8 h— La vie fantôme 7 h, 9 h.dim.2 h 15,4 h 15,7 h.9 h ,61- 9 h 30.dim.1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30, 9 h 30-Falling Down 7 h, 9 h 15, dim.1 h 35, 4 h, 7 h, 9 h 15 DORVAL: (631-8586) — Falling Down 7 h 05, 9 h 30, sam.dim.12 h, 2 h 20,4 h 45.7 h 05, 9 h 30— Crying Game 7 h 15, 9 h 35, sam.dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 15.9 h 35- Aladdin 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Groundhog Day 7 h 10, 9 h 25, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 25 OU PARC: (844-9470) — Unforgiven 6 h 30, 9 h— Falling Down 7 h, 9 h 15— Strictly Ballroom 7 h 15.9 h 20 OU PLATEAU: (521-7870) - Relour au bercail 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Le jour de la marmotte 1 h 15, 3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: - Alive 6 h 45, 9 h 25.ven.sam.dim.1 h 30.4 h 15, 6 h 45, 9 h 25— Homeward Bound 7 h 10, 9 h 10, ven.sam dim.12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 10— Untamed Heart 7 h 10, 9 h 25, ven.sam dim.12 h 20, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 25— Falling Down 7 h, 9 h 35, ven.sam.dim.12 h 10, 2 h 25, 4 h 40, 7 h, 9 h 35— Crying Game 6 h 45, 9 h 30, ven sam dim.1 h 15.4 h, 6 h 45, 9 h 30— Sommersby 6 h 50, 9 h 30, ven.sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 50, 9 h 30— Swing Kids 7 h, 9 h 35, ven.sam.dim.12 h 45, 3 h 45.7 h.9 h 35- Unforgiven 9 h 15— Aladdin 7 h 05.ven.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h.7 h 05 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) -Groundhog Day 1 h 40, 3 h 40.5 h 40, 7 h 40.9 h 45— Howard's End 2 h, 5 h, 8 h— Mad Dog and Glory 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 35- A Few Good Men 1 h 30,4 h 05, 6 h 45,9 h 20 MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Une lune entre deux maisons de Suzanne Lebeau, m.en s.Gervais Gaudreault, une production du Carrousel, le 6 mars à 14 h AUBERGE SAINT-GABRIEL: 426 rue St-Gabriel, Vieux-Montréal (528-6789)— Souper-théâtre L'Étoffe et la dentelle, à 19 h MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT-PETITE PATRIE: 6707, avenue de Lorimier, Montréal (872-1730)— Pleins feux sur la marionnette: La vie cachée de la marionnette, une exposition iconographique rassemblant des documents, des écrits, des croquis et des interfacts associés aux spectacles des six compagnies participantes: Théâtre de L'Oeil, Le Matou Noir, le Théâtre de Zef, le théâtre de marionnettes de Magda Harmignies ainsi que le Théâtre san Fil, du 2 au 8 mars.Un débat sur l'Image de la marionnette aura lieu le 7 mars à 14 h 30.AUDITORIUM DU COLLÈGE IIONEL-GROULX INC: 100 rue Duquet, Ste-Thérèse (434-0387)— Ciné-Famille vous revient avec le film «Une ligue en jupons», une comédie dramatique réalisée par Penny Marshall, le 7 mars à 13 h 30 MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Une production du Théâtre du Quartier «Le pain à la bouche» inspiré du conte Hansel et Gretel des frères Grimm, du 24 fév.au 21 mars LES BEAUX ESPRITS: 2073 rue St-Denis, Montréal (844-0882)— Corbach, les 5, 6 et 7 mar.Tous nos spectacles commencent à 22 h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656) - Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.de 19 h 30 à 24 h 30, mer.jeu.de 17 h 30 à 21 h 30, ven.de 17 h 30 à 22 h— Le Trio de Charlie Biddle en permanence, du mer.au sam.à compter de 22 h— Billy Georgette, pianiste-chanteur, lun.mar.de 17 h 30 à 19 h 30— Le Trio de Billy Georgette, sam.de 18 h à 21 h 30 - Le Trio de Bernard Primeau, les dim.de 18 h 45 à 23 h 45— Artistes invités: Dennis Christianson - trompettiste, les 5 et 6 mars POUR LES ENFANTS ?BOÎTE À CHANSONS LES DEUX PIERROTS INC.104 St-Paul Est (861-1270)— Les Deux Pierrots: Groupe Ardea et Groupe Bandit Bandit, les 5, 6,12 et 13 mars à 20 h— Le Pierrot: Dany Pouliot et A.Pelletier, les 4, 5,6,11,12,13 et 14 mars AU CINÉMA AU CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)— Snack and Jazz avec Frederic Alari, Charles Palasoff, Serge Soulier et autres, tous les lundi et mardi à 21 h, pour les mois de mars et avril Aladdin: Capitol, Carrefour du Nord, Châteauguay, Dorval, Famous Players Pointe-Claire, Les Galeries Québec, Greenfield Park, Impérial Trois-Rivières, Impérial Joliette, Laval, Loews.Les Promenades Gat., Terrebonne, Versailles Maman, j'ai encore raté l'avion: Carrefour du Nord.Les Galeries Québec, Joliette, Laval, Lido, Oméga, LU al Jcan-Miiric Poupart Bon à tirer Jean-Marie Poupart Bon à tirer Un polar écrit d’une plume caustique.Un Poupart doux-amer enlevé avec une virtuosité inimitable.168 pages • 16,95 $ Boréal CLUB DI SALVIO: 3519 St-Laurent.Montréal (273- 4607)— District Six présente «Round Midnight, New ' zSw' .THÉÂTRE Jazz Swing», tous les mercredis soirs à 23 h ESPACE TANGENTE: 840 rue Cherrier.Montréal (525-5584)— Émergence â l’aube du temps doux: A Sacris, la cinquième production/production de Nadine Thouin, du 4 au 7 mars à 20 h 30 MAISON CHAPMAN: 8225 rue St-Hubert.Montréal (273-8138)— Diners-Concerts avec Louise et Érik, tous les samedis, du 6 au 27 mars à 19 h MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 350 Place Royale, Montréal (872-9150)— Tous les dim.programme Découvertes, atelier pour toute la famille, observation, jeux, expérimentation avec d’authentiques artefacts, de 10 h à 17 h LE PORT DE CHINE: 100 rue Principale, Ste-Agathe Sud (819-326-8939)— Les vend, et sam., Rob Adams, pianistes joue Gershwin, Berlin, Ellington LA CATHEDRALE CHRIST CHURCH: 1444 Union Avenue, Montréal (843-6577)— Divertissements: une série de récital.Un Trio de chambre comprenant Susan Pulliam, violon, Susan Lee, piano et Robert Slapcoff, percussion, le 6 mars à 17 h RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques- e Da Cartier, Montréal (861-0188) - L’Ensemble de bave Turner Quartet, les 5 et 6 mars à 20 h 30— «Jazz jam night pour étudiant», chaque jeudi nous réservons la place aux étudiants de musique des différentes universités montréalaise À QUÉBEC ?CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (872-5338)— Hors série avec Paul Berkovitz au piano, oeuvres de Schubert, Beethoven.Wagner, Liszt et Chopin, une réalisation de Frances Wainwright.le 8 mars à 20 h RESTO CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent, Montréal (289-1943)— Paul Buonassini au piano et Graham Chambers à la batterie, deux musiciens de blues, en spectacle à tous les mar.et mer.de 18 à 22 h CINÉMA CHAPELLE ST-LOUIS DE L'ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL: 4230 rue Drolet, Montréal (872-2266)— Robert Langevin, flûte, oeuvres de Provost, Marais.Jolivet et Bach, le 7 mars à 17 h SALLE PIERRE-MERCURE: 300 bout de Maisonneuve, Montréal (987-6919)— Montréal Danse présente A New-York par James Kudelka, les 4,5 et 6 mars à 20 h CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL: 100 rue Notre-Dame Est.Montréal (873-4031)— Salle Gabriel-Cusson: Journée de la musique de chambre: Concert gala, oeuvres d'Arnold.Fauré.Papineau-Couture, Poulenc et Schumann, le 6 mars à 20 h ORCHESTRE DE CHAMBRE MCGILL: 5459 Earnscliffe Avenue, Montréal (842-2112)— Concert de Richard Stoltzman avec l'Orchestre de Chambre McGill, sous la direction d'Alexander Brott, le 8 mars à 20 h, au Théâtre Maisonneuve.SALLE POLLACK: 555 rue Sherbrooke Ouest Montréal (398-4547)— Orchestre symphonique de McGill: Simon Streatfeild, chef invité, le 6 mars â 20 h— Choeur de flûtes de McGill, directrice Cindy Shuter, oeuvres de Bizet, Doppler, Quantz, Saint-Saëns.Shickle, Fauré, Hanel et Pachelbel, le 8 mars â 20 h CAFÉ OE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— ' , Ra SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— L’Opéra de Montréal présente Lucia di Lammermoor, de Donizetti, dir.d'orchestre Joseph Rescigno, m.en s.David Pfeiffer, les 6.10 et 13 mars à 20 h «Célimène et le Cardinal» de Jacques Rampai, m.en s.Michèle Magny, du 27 janv.au 13 mars CENTRE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-Lavallée, Montréal (526-3938)— De Profundis, adaptation théâtrale d'un texte d'Ivan Bielinski, m.en s.par Erick Daignault.Création collective regroupant six danseurs, deux comédiens, un violoncelliste et un violoniste, du 4 au 7 mars â 20 h Il É À T K E UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 ave Vincent d'Indy Montréal (343-6479)— Salle B484: Récital de flûte avec Barbara Bédard et Renée Lavergne au piano, oeuvres de Bach, Messiaen et Mozart, le 8 mars à 13 h— Récital de flûte avec Soma Duquette et Renée Lavergne au piano, oeuvres de Aitken, Bach, Dick et Mozart, le 8 mars à 13 h 45— Récital de chant -Classe de France Dion, oeuvres de Debussy.Donizetti, Fauré, Haendel, Mozart, Poulenc, Puccini et Verdi, le 8 mars à 17 h— Récital de flûte - Classe de Gisèle Millet, le 8 mars à 20 h ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— •Le petit bois» de Eugène Durif, m.en s.René Gagnon, du 2 mars au 3 avril LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— -Une chambre claire» de Tony Kushner, m.en s.Jean-Denis Leduc, du 23 fév.au 27 mars MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 rue Ontario est, Montréal (872-7882)- Mowgli.Patrick Quintal raconte à sa façon, en suivant les grandes ' "iplin lignes du roman de Kipling, les multiples aventures le ' de Mowpli.Spectacle produit par le Théâtre du Double signe, ou 3 au 27 mars ARTS VISUELS ATELIERS GALERIES ART & ARTE INC: 3886 rue St-Hubert, Montréal (281-8556)— Sol Inca, oeuvres de Juan Schneider, du 6 au 27 mars NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Salle Denise-Pelletier: Caligula d'Albert Camus, m.en s.de Brigitte Haentjens, du 18 mars au 8 avr.—Le malentendu, m.en.s.de René Richard Cyr, du 9 mars au 3 avr.— Salle Fred-Barry: «Histoires à mourir d'amour» du Théâtre Urbi et Orbi, texte Yvan Bienvenue, m.en s.Paul Lefebvre, du 11 fév.au 11 mars, mar.au sam.à 20 h 30 ATELIER A: 796A Champagneur, Ste 2.Montréal (272-3707)— Juxtapositions, oeuvres de Pandelis Tsakpinis, du 2 au 27 mars ATELIER GALERIE LES ÉDITEURS D'ART ASSOCIÉS: 113 ouest rue Laurier, Montréal (271 -7511 )— Estampes et gravures originales d'artistes québécois , De et étrangers: Pelletier, Derouin, Laliberté, Patry, Bergeron, Martineau, Riopelle et autres THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— «Look Back in Anger» de John Osborne, m.en s.Maurice Podbrey, du 4 fév.au 21 mars LE BALCON DES ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Oeuvres de Anne-Marie Bost, Littorio Del Signore, André L’Archevêque, Claude Théberge B-312 ÉMERGENCE INC: 372 ouest Ste-Catherine.suite 312, Montréal (874-9423)— Oeuvres de Geneviève Rocher, du 6 au 27 mars BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD: 303 boul.Beaconsfield, Beaconsfield (697-9040)— Les aquarelles de l'artiste Sofie Ployart, le 7 mars de 14 h à 16 h BIBLIOTHÈQUE FRASER-HICKSON: 4855 Kensington, Notre-Dame-de-Grâce (934-4690)— Une exposition d'aquarelles, oeuvres de Jane Desjardins, du 8 au 28 mars BIBLIOTHÈQUE MC LENNAN DE L'UNIV.MCGILL: Gravures européennes De Dürer à Daumier, du 8 fév au 30 avr.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE KIRKLAND: 17,000 boul.Hymus, Kirkland (694-4100)— Aquarelle et huile en harmonie, oeuvres de Linda Walsh et Liliane Partikian, du 2 au 30 mars MIREILLE BRISSET ART-ARTISTES: 1640 Sherbrooke ouest, Montréal (937-1761)— Exposition Louisa Nicol, oeuvres récentes, sur rendez-vous jusqu'au 21 mars LA CENTRALE: 279 rue Sherbrooke Ouest, Suite 311-D, Montréal (844-3489)— Jonestown Carpet, oeuvres de Laura Baird, du 6 au 28 mars LE CENTRE D'ARTS DENIS GAGNON INC.: 650 Crémazie Est, Montréal (381-4404) — Pol-Art, 7a' oeuvres de six artistes Polonais, du 7 au 17 mars, réouverture de la galerie dimanche 7 mars CENTRE CULTUREL DE POINTE-CLAIRE: 176 Bord du Lac (630-1254)— Omero sculptures récentes, .,idY oeuvres de David Moore, du 20 fév.au 4 avr.CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE A MONTREAL: 5151 chemin de la Cô Montréal (345-2605) Côte Ste-Catherine, Splendeur et destruction: la vie juive qui n'est plus, 1919-1945- Les enfants de d’ui l'Holocauste: legs d'une génération disparue- Visites guidées sur demande, des expositions, dim.au jeu.de 10h.à 16h.CENTRE DE DESIGN DE L’UQAM: 200.ouest Sherbrooke, Montréal— Oeuvres de Étienne Delessert, du 4 mars au 11 avr.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 Place d’Youville, Vieux-Montréal (872-3207) - Place aux Montréalais, photographies, caricatures, bandes vidéo sur les grandes périodes de l'histoire de la ville CHAMPIGNY: 4380 St-Denis.Montréal (844-2587)— Oeuvres de Lev Podolsky, jusqu’au 7 avril CIRCA: 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444, Montréal (393-8248)— En transit, oeuvres de Indira Nair, du 6 mars au 23 avr., du mere, au sam.de 12 h à 17 h 30 LES DOIGTS SALES: 4878 Henri-Julien, Montréal (844-9989)— Intentions partagées, oeuvres de Gérald Potvm et Pascale Bouchard, du 5 au 21 mars ESPACE TROIS: 5170 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Exposition du 25e anniversaire de l'atelier de gravure du Centre Saidye Bronfman, du 1er au 19 mars MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 rue Ontario est, Montréal (872-7882)— Pièce de théâtre: Théo, le 6 mars à 14 h GALERIE BROCARD: 2691 Curé Labelle, Prévost (1-224-4294) - Liquidation en permanence de Ayotte, Cosgrove, Masson, Riopelle et plus de 100 artistes canadiens, ven.au dim.de 10h.à 18h.MAISON DE LA CULTURE POINTE-AUX-TREMBLES: (Auditorium de la polyvalente Daniel-Johnson)— Une lune entre deux maisons de Suzanne Lebeau, m.en s.Gervais Gaudreault, une production du Carrousel, le 7 mars à 14 h MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT-PETITE PATRIE: 6707, avenue de Lorimier, Montréal (872-1730)— Studio 1 : Les contes merveilleux, L’Illusion, Théâtre de marionnettes, le 13 mars à 14 h 30— Salle Jean-Eudes: Jules Tempête, Théâtre de l'Oeil, le 14 mars à 19 h MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Une production du Théâtre du Quartier «Le pain à la bouche» inspiré du conte Hansel et Gretel des frères Grimm, du 24 fév.au 21 mars CINÉMA LIDO: (837-0234)- Fais-moi danser 1 h, 7 h, mar.mer.jeu.7 h— Agaguk 9 h 15— Chaplin 1 h, 6 h 30, mar.mer.jeu.6 h 30— Les survivants 9 h 15— Maman j'ai encore raté l'avion 1 h— Hoffa 6 h 30, 9 h 15, lun.1 h, 6 h 30, 9 h 15— L'enragé 1 h, 9 h 15, mar.mer.jeu.9 h 15— Parfum de femme 6 h 30— L'huile de Lorenzo 1 h, 6 h 30, 9 h 15, mar.mer.jeu.6 h 30,9 h 15 GALERIE LACERTE PALARDY: 307 ouest Ste- LE CLAP: (650-CLAP) — Agaguk 2 h 15, 7 h— L627 1 h 15,4 h, 6 h 45, 9 h 30 Catherine, ste 515, Montréal (844-4464)— Espace >— Espace 2: Oeuvres de 1: Oeuvres de Pierre Henry-Robert Savoie, du 6 au 27 mars GALERIES CAPITALE: (628-2455) - Aladdin 7 h 30.ven.sam.dim.1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30— Cap tourmente 9 h 25— Le cri des larmes 7 h 15,9 h 35, ven.sam.dim.12 h 45, 2 h 55,5 h 05, 7 h 15,9 h 35— L'enragé 7 h, 9 h 20, ven.sam dim.1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 20— Maman j'ai encore raté l'avion 1 h 45.4 h 10— Des hommes d'honneur 6 h 45,9 h 25— Retour au bercail 7 h, 9 h, ven.sam.dim.1 h, 2 h 55, 4 h 45, 7 h, 9 h— Le garde du corps 6 h 55, 9 h 30, ven.sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 6 h 55.9 h 30 GALERIE ELENA LEE: 1428 rue Sherbrooke Ouest.Montréal (844-6009)— Sculptures-meubles, '3 An- ' * “ oeuvres de André St-Cyr, du 2 au 23 mars GALERIE LIEU OUEST: 372 Sainte-Catherine ouest.#523, Montréal (393-7255)— Oeuvres de Thomas Renix.du 20 fév.au 27 mars PLACE CHAREST: (529-9745)— L'enragé 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 25— Fatale 1 h 45.4 h Quelle famille 1 h 30, 4 h, 7 h 10, 9 h 40- 40, 7 h 40, 10 h— Le jour de la marmotte 1 h 50,4 h 30, 7 h 20,9 h 35— Agaguk 2 h 30, 5 h, 7 h 35, 9 h 55— Parfum de femme 2 h.6 h 40, 9 h 40- Chaplin 2 h 20,6 h 45, 9 h 45— Sommersby 1 h 40,4 h 10,7 h 25.9 h 55 GALERIE MICHEL-ANGE: 430 rue Bonsecours, Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotte, Barbeau, Belief leur.Dallaire, Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard.Riopelle et autres, mar, au dim.de 11 h à 17 h GALERIE MONTCALM: Maison du Citoyen.25 rue Laurier, Hull (819-595-7488)— Oeuvres de l'artiste x-Lai joaillier Ghislaine Fauteux-Langlois et de l'artiste photographe Danièle Bourassa, du 4 mars au 11 avr.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 234 ouest St-Paul.Montréal (844-2133)— Peintres de la galerie: Delorme, Fournier, Schneider, Lajoie, Maltais, Zéro Zoo, sculptures de Poirier, Richard, Thomas GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente -Maison de poupée» d'Enrik Ibsen, m.en s.Lou Fortier, du 23 fév.au 20 mars GALERIE ROCHEFORT: 372 ouest Ste-Catherine, ste 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Martha b La Fleming et Lyne Lapointe, du 30 janv.au 27 mars THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking présente Bureautopsie, texte et m.en s Michel Nadeau, du 23 fév.au 20 mars GALERIE SKOl: 279 rue Sherbrooke ouest, Espace 311 A.Montréal (842-4021)— L'absence de statut, oeuvres de Chantal Bélanger, du 6 au 28 mars THÉÂTRE OE L'ÎLE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— «Le faucon» de Marie Labcrge, m.en s.Gilles Provost, du 3 fév.au 13 mars, mer.au ven.à 20 h, sam 18 h 30 et 21 h 30 GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke.Montréal (484-1488)- Sculptures de Liardi.bronzes de Stromberg, bois de C.Lemieux HAUT 3 IMPÉRIAL: 164 Crowie, Granby (372-7261)— Morceaux de vie.oeuvres de Lorrajqe Tanguay, du 24 fév.au 26 mars, mar.au ven.d4 h à 17 h HÔTEL DE VILLE DE UVAL: Hall d'entrée, Lav| Oeuvres de Denyse Beaudry-Leduc, jusqu'au 23 • YVES U ROUX ART CONTEMPORAIN: 5505 boul.St-Laurent, suite 4136, Montréal (495-1860)— Relour de découvertes 93, exposition collective, du 2 mars au 1er mai LA MAISON DU MEUNIER: 10897 rue du Pont.Montréal (872-5913)— Instants divers, oeuu sélectionnées des artistes inscrits au Répertoire < artistes en arts visuels de l'arrondissemé Ahuntsic-Cartierville, du 26 fév.au 21 mars MUSÉES MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 185,, 853, rue Sherbrooke ouest, Montréal (398-6748)— - •- -fév ouest Ste-Catherine, Montréal (847-6226) - La, I tableau, 220 oeuvres dé ta GALERIE MME ALONZO: 219 rue Prince-Arthur, Montréal (987-1265)— Femmes en art 93: Oeuvres de Natasha Wrangle, du 7 au 21 mars GALERIE D’ART LEONARD ET BINA ELLEN: 1400 ouest de Maisonneuve, Montréal— Sur la scène local: L'art de la région de Montréal au 20e siècle, oeuvres de la collection de l’Univ.de Mtl— Montréal: Un album de Photos: Photographies provenant de dépôts d'archives montréalais, du 8 mars au 17 avr.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St-Pierre.Montréal (845-6108) - Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin en permanence— Oeuvres sur toile dè Madeleine Tailleur, du 15 fév.au 28 mars.- Oi/vert du mar.au dim.de 11h.à 17h .MUSÉE .DES HOSPITALIÈRES DE L’HÔTEl-DIEITOE MONTRÉAL: 201 ouest ave des Pins, Montréal (849-2919)— Exposition permanente, l'histoire des origines de Montréal, celle de l’Hôtel-Dieu et des Hospitalières de Saint-Joseph, grâce aux objets et documents de sa collection, mer.au dim.de 13h.à 17h.GALERIE ARTS TECHNOLOGIQUES: 813 rue Ontario Est, Montréal (523-4830)— Diapause, une installation infographique de Richard Garneau, du 27 fév.au 3 avr.MUSÉE MCCORD D'HISTOIRE CANADIENNE: È90 ouest rue Sherbrooke, Montréal (398-7100)— Exposition d'appareils photographiques en tapis datant de 1845.Boîtes el soufflets, du 27 janv.aÏ27 juin— Exposition «Avec amour, du McCord», du 29 janv.au 13 juin 93—Exposition «L'art du savjir- dP12 vivre: les règles vestimentaires au XIXe siècle dflî fév.au 30 janv 94 GALERIE DU CENTRE COPIE-ART: 813 rue Ontario Est, Montréal (523-4830)— Une exposition des étudiantes et étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières, du 27 fév.au 3 avr.MUSÉE MARSIL: 349 Riverside Drive, St-Lamfcrt (671-3098)— Grande tenue, coup d'oeil surià collection de costumes, du 20 janv.au 28 mars ¦ GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372 rue Sainte-Catherine Ouest, Salle 418, Montréal (875-0071 )— Temps et enclume, oeuvres de Laurie Walker, du 27 fév.au 27 mars GALERIE COLBERT: 5196 rue Paré, coin Mountain Sights, Montréal (738-5209)— Oeuvres d'artistes québécois dont: Assier, Elce Barrette, Masson, Briansky, Hébert, Maurice Domingue, Carole Segal, Soulikias.Tiengo, sculptures de Wertheimer et Lorain, ouvert du mar.au dim.GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 Saint-Pierre, Québec (418-694-1303)— Quelques fidélités, oeuvres de Louis-Pierre Bougie, Catherine Farish, François-Xavier Marangue et François Vincent, du 21 fév.au 18 mars GALERIE HORACE: 74 Albert.Sherbrooke (819-821-2326)— Salle 1: Oeuvres de Colette Genest— Salle 2: Oeuvres de Joëlle Morosoli, du 5 au 28 mars GALERIE KASTEL: 1368 Greene Avenue, Westmount (933-8735) — Oeuvres de Kathleen M.Morris, Pierre Huot.Marc-Aurèle Fortin, Anna Noch, Serge Brunoni, Rose Wiselberg, Frank Nemeth et Lucienne Zegray.collection permanente MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE: 350 Place Royale, angle de la Commune, Montréal (872-9150) - Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, êltè historique - Vestiges, collection permanente d'artefacts, et animation - Du wampum à la cartÇ de crédit, Des couches et des couches d’histoire, expositions permanentes MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150)—Pavillon Baillargé:1er étagé: Cachots, bloc cellulaire conservé comme témoin dp la vie carcérale au temps de la prison de Québec-^ 3e étage: Edward et William Sutherland Maxwell, architectes— 4e étage: Tourelle du pavillon Baillargé: Oeuvre de David Moore— Oeuvre^de Françoise Sullivan, jusqu'au 6 juin—Pavillon Gémtd-Morisset: R.C.: Collection du Musée Art actuel, jusqu'au 14 mars— Collection du Musée art ancien religieux et art ancien profane jusqu'en 1994— 2e étage: La crise de l'abstraction au Canada,.Ips années 1950.MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue de l'Université, Haute-Ville, Québec (418) 692-2843— Sous la loupe du géologue, jusqu'au 28 mars-t Le Patrimoine religieux, jusqu'en avril— tb bibliothèque oubliée, jusqu'au 31 mai— Huit muiêes en un, Souvenirs d'Égypte, Marc-Aurèle DeToy Suzor Côté et Orfèvrerie, jusqu'en décembre maisons I> K L A C II I, T II H E MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal— Une traversée des apparences, portraits de L'Inde 19BO.photographies de Anne de Guise et Daniel Gauvin, du 24 fév.au 21 mars MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (872-7882)— Facette importlrte .J .(Il 2f des collections du Musée d'art de St-Laurent, fl» 26 fév.au 21 mars MAISON DE U CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 iul Monk, Montréal - Profil des années 50, photographies de Roméo Gariépy, exposition de In Cinémathèque Québécoise, du 14 janv.au 28 mars— Boîte: le Conseil des arts et textiles du Québec: fibre et papier, oeuvres réalisées à phrtir d'une boîte, du 18 fév au 28 mars MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755 Botrel, Montréal — Sérigraphies de Khadejha McCall, du 18 fév.au 21 mars— Tableaux do François Martin, du 27 fév.au 4 avril— Tur Mjlka.Exposition sur la communauté juive de Montréal, du 5 mars au 30 avr.GALERIE STORNAWAY: 1069 de Bleury, Montréal (878-9302)— Oeuvres de Charles Campbell, du 6 au 20 mars GALERIE V.A.V.: Université Concordia, 1395 boul René-Lévesque, Montréal (848-7434)— Oeuvres de Sara Morley et Deborah Vanslet, du 7 au 13 mars MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Portraits d'artistes, photographies de Yves Nantol, du 25 lév.au 2t mars— Dos après-midi sans bruit, photographies de Normand Rajotte du 2 mars au 11 avr.T OCCURRENCE: 911 rue Jean-Talon est, bureau 0| Montréal (495-3353)— «Vito Dumas», oeu récente de Pierre Bourgault, du 28 fév.au 28 mars:'!! OPTICA: 3981 St-Laurent espace 501, Montréal*' (287-1574)— Exposition-encan: encan et tirage, du ! 13 mars au 13 avr.uO VIEUX-PRESBYTÈRE: 15 rue des Peupliers.SafiA-i Bruno-de-Montarville (653-7872)— Exposition tfes-j oeuvres des artistes Marcelle Ferron et Deny^ Rumperlmayr, du 7 au 28 mars LA VILLA BAGATELLE: 1563 Chemin St-Louis, Siljyry', (418-688-8074)— Une rétrospective du peinjry.! québécois Benoît Simard, du 27 fév.au 28 mars 1 ‘ ( VU CENTRE D'ANIMATION ET DE DIFFUSION DE i!A PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie, Québec— Oeuvres de Sorel Cohen et de Brenda Pelkey, du 26 fév.aû 21 1 mars ¦ f ‘r'fj ITJJ1 il b Collection: second l- - collection du Musée, jusqu'au 25 avril— Bill Vrofa,' j du 22 janv.au 14 mars— Oeuvres de Josëphr1 Branco, du 12 fév.au 11 avril—Visites commentées > disponibles.Réservations: 847-6253 j ; [ [ MUSÉE D’ART SAINT-LAURENT: 615 boul.Ste-Ctoix; : St-Laurent (747-7367) - Arts anciens et traditipns artisanales du Québec, exposition permanente., j j.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 j ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Pavfllpq.Jean-Noël Desmarais: Construire:'un art, jusqu'au 2,' mai 93 - Un art de vivre: le meuble de goût'fr' l'époque victorienne au Québec, du 4 mars au.18 mai - Figures dans l’espace, jusqu'en avril 94,-u Toucher du bois, jusqu’au 26 sept.- Collection, Siecfe: permanente— Pavillon Benaiah Gibb: Grand Siècle:', peintures françaises du 17e siècle dans lès! collections publiques françaises, du 21 janv.ad 291 mars— Dessins d'anciens maîtres italiens de-)®[ collection de Jeffrey E.Horvitz, du 28 janv.au, ^1, ( mars MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100 rue Laurier, Hull— L’art inuit et la relève, jusqu'au,2,, mai— OPUS, la facture instrumentale au Canada, jusqu'au 18 sept.MUSÉE (CENTRE) CANADIEN D'ARCHITECTURE/1 1920 Baile, Montréal (939-7026) - Musée consactéà j l'art de l'architecture: 20.000 dessins et estampes de < maîtres, 120,000 livres.45,000 photographies, ainsi i que des fonds d'archives importants — Montr^j., ville fortifiée au 18e siècle.— Apprendre de toutes pièces, jusqu'au 25 avril MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Quéjbpc' ! (418-643-2158) - Objets de civilisation, expositlçrr permanente - La barque à voile, exposition i permanente - Mémoires, exposition permanente -Messages, exposition sur les moyens, ( communication entre les individus et les sociétés, en .permanence.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY: 280 rue Notre-, Dame Est, Montréal (861-3708)— À la découverte, des collections: Jacques Cartier par Théophile'' Hamel, jusqu'au 28 mars— La colonne Nelson, du 2 mars au 5 juillet I.K I) K V (MR.I.K S S ,\ M K I) I (i I) I M A X l Il K M A R S I !l !t R ('{) RESTAURANTS Le cru et le cuit HRlSTOPHE m ;e mm * Le Christophe offre une cuisine «réfléchie», reflet de la légère cuisine française PHOTO JACQUES GRENIER JOSÉE moi L.irr BLANCHETTE ?.Jnc Plusieurs choses différencient l’homme de la bête mais la plus significative, dirait Lévy-Straus, demeure la capacité pour le premier de faire cuire ses aliments.La découverte du feu n’a eu d’égale que l’invention du micro-ondes peut-être! Curieusement, la nouvelle cuisine a tenté une marche arrière en réinventant la roue en quelque sorte.Ce fut à nouveau la victoire du cru et la redécouverte de certaines pratiques primitives, tels ces poissons et viandes crus déguisant à peine nos basses pulsions carnivores.’ L’heure de gloire des sushi, des ceyiche au lait de coco, des tartares de saumon ou des truites roses à l’arête, des carpaccio et tartares de cheval semble être bel et bien terminée, en Amérique du Nord du moins.Il ne se passe pas une semaine sans qu’on ne nous rappelle de bien faire cuire nos hamburgers et de remplacer le sang par du ketchup Heinz comme dans les films d’hor-reqr.À ceux et celles qui voudraient alimenter leur hypocondrie naturel-lé, je recommande la lecture de A tab\e sans risque (éditions Stanké), une traduction américaine du best-seller Safe Food.Vous ne vous doutez même pas à quel point vous vivez dapgeureusement.Seuls les macrobiotiques (et encore!) échappent peut-être à la lente intoxication qui les fera mourir à petit feu.Ce livre terminé, plus rien de ce qui est comestible ne restera innocent.Curieuse entrée en matière, me dirçz-vous.Si je vous fais ainsi réfléchir c’est que le restaurant Christophe présente une «cuisine réfléchie».J’avoue préférer les natures impulsives et généreuses aux êtres pusillanimes et comptables, surtout ep fnatière d’art culinaire.Mais force rr^èst d’admettre que le soucis du détail et la chimie culinaire exigent ioip connaissance minimalement cérébrale de la cuisine.> Christophe s’est établi dans lfes mûrs du défunt Auvergnat, un res-tàùrant outremontois qui a connu ses heures de gloire du temps où la çr^me et les oeufs n’étaient pas taxés de tous les maux.Autant l’un —j- Le restaurant Christophe.se dépassait dans la grasse cuisine de province, autant l’autre fait dans la légère cuisine parisienne avec pour mentors les Guy Savoy, Roger Vergé et Bernard Loiseau (tous grands toqués français) de ce monde.Pour tout dire c’est presque de la cuisine de SPA et pour l’anecdote sachez que le chef a travaillé dans les cuisines de François Mitterrand pendant un an.On pourra reprocher bien des choses à Christophe Gef-fray (un nom à retenir!) mais surtout pas d’attenter à notre ligne.Problèmes de cuisson Le cadre a conservé ce petit quelque chose de très intime et de vaguement oppressant pour qui n’est pas porté sur le coude-à-coude et sur la conversation des tables voisines.Ce genre de maison mériterait un accueil et un service légèrement plus décontracté.En hors-d’oeuvre, le chef offre un sandwich de pomme de terre en friture garni de crème de bleu sur vinaigrette à l’huile de noisettes.Cet avant-goût donne le ton.Le potage réfléchi est un fumet de poissons au jus de moules tout ce qu’il y a de limpide, garni de moules, de poireaux, de chanterelles grises, de pommes de terre, de fenouil et de coriandre fraîche.Le tout est légèrement fade mais parfaitement diététique et al dente.Une autre entrée de la table d’hôte, le canolli de crevettes enroulé dans le vert de poireau, met en appétit sans bousiller les papilles.Toute de fraîcheur, de crevettes roses, de vert de poireau blanchi, de concassé de tomates (dans l’essence de crevettes caramélisée!) et de coriandre fraîche, cette entrée est succulente.Une entrée de la carte, le ragoût de champignons (trompettes de la mort, pied-de-mouton, girolles, chanterelles) et de foies blonds de pintade sur gros sel serait excellente si les foies étaient cuits.Je n’ai jamais souscrit à cette mode lancée par le chef Gérard Vié à son restaurant de Versailles et le foie «yaourteux» n’a aucune appétence à mes yeux.Et qu’on ne vienne pas me chanter que c’est une question d’évolution du goût! Ma mère m’a déjà fait le coup avec les choux de Bruxelles.Même défaut majeur avec cette papillotte de foie gras de canard au Pineau des Charentes.On découpe la papillotte de papier métallique à table et les délicats fumets s’en échappent pour mieux vous ensorceler.Malheureusement le foie gras est sous-cuit et plairait davantage à mon chat.Il repose sur un joli assortiment d’artichaut frais, de pomme de terre et de chou de Savoie humecté par l’arôme sucré du Pineau des Charentes.L’idée est excellente mais la cuisson devrait être retravaillée.Avec le lièvre rôti à l’aigre-doux de romarin, on retrouve un animal sauvage au goût très prononcé que le maître d’hôtel semble hésiter à recommander.On le comprend, compte tenu que le lièvre désossé puis farci et présenté en ballottine est encore cru au centre, donc carrément immangeable.Ce qui pouvait être matière de goût devient erreur technique avec ce gibier.Présenté sur des nouilles qui absorbent la sauce aigre-douce, ce lièvre est une déception d’autant plus forte qu’il a fallu l’attendre longtemps.La corbeille de pain (cuit celui-là) est tout ce qu’il y a de convenable et la carte des vins se veut concise.Par contre évitez ce Clos du Val ’90 (20$) dont nous n’avons pas abusé mais qui nous a laissé de cuisants maux de tête en souvenir le lendemain (trop de sulfites peut-être?).Ixs desserts sont peu nombreux mais soignés.Le prélat au chocolat est peu calorique et réussi le tour de force de nourrir l’imagination sans vous faire épaissir de la taille.Un sorbet au cacao tout à fait intense et succulent présenté dans une coupe au chocolat noir et un soufflé au ca-cao.encore coulant (au fait, le thermostat du four fonctionne-t-il?) font la paire.La table d’hôte propose un croquant de bananes sur caramel, fort joli et exotique.Un rectangle de pâte feuilletée dorée repose sur ce confit de bananes qui dort à son tour sur une nappe de crème anglaise au caramel opaque.Gourmandise ultime, ces mignardises maison d’exquise confection apportées avec le café.Truffes mortelles, écorces d’orange vives et tuiles aux amandes légères terminent ce repas en beauté.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 60$ avant vin, taxes et service.POUR: Une cuisine diététique et originale.La fraîcheur des ingrédients.Un cadre intime.Des prix abordables.Un jeune chef talentueux mais encore trop influencé par les excès de la nouvelle cuisine.CONTRE: Des ajustements à faire sur le plan des cuissons.Les remugles de tabac refroidi en provenance des cuisines.CHRISTOPHE 1231 rue Lajoie tél.277-6775 Fermé le dimanche et le lundi Ouvert le midi du mardi au vendredi.La télévision du samedi en un clin d'oeil ._ .4 = sous-titré / codé n CBFT (R.C.) 'WM Montreal Le télé-4 journal Scully rencontre Métropolis Hockey: le Canadien vs les North Stars Le télé- 4 journal Cinéma: Micki et Maude—Am.84 4 Avec Dudley Moore et Amy Irving Col WCAX(CBS) Burlington News News 4 Star Search Dr.Quinn, Medicine 4 Woman Miracles and other 4 Wonders Raven 4 News The Ed Sullivan Show rc-l WPTZ(NBC) Plattsburgh News News 4 Jeopardy! 4 Wheel of J Fortune!.Almost 4 Home Nurses 4 Empty 4 Nest Mad About You 4 Sisters 4 News Saturday Night Live «a CBMT(CBC) Montréal Kate & J Allie The Monarchy Front Page Challenge 4 Jubilee J Years Hockey: les Jets vs les Maple Leafs The 4 National The Country Beat (23h45) ffffl CRM (TVA) Montreal Cinéma: Deux flics à Downtown—Am.89 Avec Anthony Edwards et Forest Whitaker Cinéma: Cinquante-huit minutes pour vivre—Am.90 Avec Bruce Willis et William Sadler Top musique Le TVA éd.réseau, 4 TVA sports et loterie Ciné-lune (23h43) m CFCF (CTV) Montréal News 4 Hockey World Star Trek: (2e/2) J The Next Generation Katts & Dog J Bordertown 4 Counterstrike 4 The Commish 4 News 4 Lottery News Cinéma 12: Lean on Me m TV5 (Télé Francophones Rédacteurs en chef Dossiers justice Journal de France 2 4 Vision 5 Thalassa Sacrée soirée Le cercle de minuit (22h40) 23h40/Bon week-end Journal télé-suisse Cff] CIVM (R.-Q.) ILLI Montréal Viséo Omni J science Oxygèno J Ramp-Arts Avec un grand A j Parler pour parler 4 Cinéma: Babylone—Bel.90 J Avec Frédéric Deban et Marie Tifo forD Musique æhJ p|us Musique vidé (14h) Perfecto Voxpop ConcertPlus: 1992 Music Billboard Awards Musique vidéo fôôl WVNY(ABC) Burlington News 4 Why Didn’t 1 Think.Star Trek: (2e/2) J The Next Generation Family 4 Matters Cinéma: Innerspace—Am.87 4 Avec Martin Short et Dennis Quaid WKRP in J Cincinnati Baywatch 4 loel Much LfcOJ Music 19h / Whitney Houston Videoflow f33l ETV(pBS> Vermont The Lawrence Welk Show Peter, Paul & Mommy, Too J James Taylor Waiting Austin City Limits The Lonesome Pine Specials (23h50) (ôcl TQS IfJOJ Montréal Sports plus hockey Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma: Gremlins 2—Am.90 Avec Zach Galligan et John Glover Le Grand Journal 4 Sports Plus (22h45) 4 Passion plein air Cinéma: La fleur du mal Am.89—Avec Carre Otis 1571 WCFE (PBS) Plattsburgh 17h40/Con- versation.Sneak Previews The Editors McLaughlin Group Peter, Paul & Mommy, Too 4 Making News Survivors Cinéma La télévision du dimanche en un clin d'oeil 14 = sous-titré / codé BS CBR (R.C.) Montreal Le téléjournal 4 18h10 / Découverte Surprise sur prise 4 Cinéma: Cyrano De Bergerac—Fr.90 4 Avec Gérard Depardieu et Anne Brochet Le J Dimanche La météo Les sports Le Clap Ciné-Club (23h50) fo~l WCAX(CBS) Burlington News 4 Emergency Call 60 Minutes 4 Murder, she wrote 4 Cinéma: The Disappearance of Nora—Am.93 4 Avec Veronica Hamel et Dennis Chopra News 4 Designing Women 4 Night Court (23h45) 4 rcl WPTZ(NBC) Plattsburgh Broadcast: New York News 4 Star Trek: Deep Space Nine (2e/2) 4 I Witness Video 4 Cinéma: Passport to Murder—Am.93 4 Avec Connie Sellecca et Pavel Douglas The Untouchables 4 (1 ère/2) Cinéma: M.A.S.H.«S CBMT(CBC) Montréal The Magical World of J Disney (1 ère/2) The Road to Avonlea 4 The Gemini Awards News 4 Venture 4 Sunday Night.Sportsweekend CTï| CRM (TVA) Montréal L’événement (17h30) Star d'un soir Cinéma: Et si on le gardait?—Am.87 Avec Molly Ringwald et Randall Batinkoff Tête à tête Le TVA 4 TVA Sports Loterie Vision mondiale rnj cfcf (ctv) Montréal News 4 Travel Travel Towards 2000 The 4 Roseanne Simpsons 4 Cinéma: Big Business—Am.88 4 Avec Bette Midler et Lily Tomlin News 4 Entertain- 4 ment Tonight m TV5 (Télé Francophones L'école des fans Journal de France 2 Vision 5 7 sur 7 Frou-Frou Jamais sans mon livre Ramdam Dossiers de l’histoire Journal télé-belge fÏ7l CIVM (R.-Q.) ILU Montréal Deg rassi 4 National Geographic J Plaisir de lire 4 Cinéma: Les naufragés du Labrador Can.91—Avec lan leland et Jean Faubert Cinéma: La lectrice—Fr.88 4 Avec Miou-Miou et Maria Casarès 23h15 / Pause musicale Musique Plus Musique vidéo Unplugged: M.Carey Musique vidéo rnôt WVNY(ABC) iù==J Burlington News 4 Family 4 Works Life goes on 4 Day One 4 Cinéma: Platoon—Am.86 4 Avec Charlie Sheen et Tom Berenger Roggin's Heroes HBO Comedy Showcase fôïsl Much Music 19h / Whitney Houston Elvis - Good Rockin' Videoflow (33) ETV (p0S) Vermont Peter, Paul .(16h30) 18h40 / Barney in Concert Masterpiece Theatre: Henry V—GB.89 4 Avec Kenneth Branagh et Derek Jacobi Mystery! 4 America with D.Wholey foc] TQS Montréal Les routes du paradis Caméra 93 Cinéma: Pour toujours—Am.89 Avec Richard Dreyfuss et Holly Hunter Le Grand Journal 4 Sports 4 plus Cinéma: 37,2 le matin Fr.86—Avec G.Darmon |C7| WCFE (PBS) Plattsburgh The Ghostwriter Hour 4 (17h50) Israël: A Nation is Born with Abba Eban.The King & I: Recording A Hollywood Dream 21h10 / Great Performances 4 23h15 / Cinéma: Baby Face— Am.33 Avec Barbara Stanwyck et Donald Cook h * VINS Le vin papal On n’a plus les papes qu’on avait.Anciennement, les papes s’offraient des armées et des courtisans, construisaient des châteaux, de beaux jardins et de belles chapelles.Bien manger et bien boire étaient aussi du quotidien papal.La grande vie, quoi ! Et quand venait le temps de recevoir ou de célébrer, le festin pouvait prendre des proportions gargantuesques comme le rapporte John Livingstone-Learmonth dans son remarquable ouvrage The Wines of the Rhone (1) publié chez Faber & Faber : «Pour le mariage de sa grande-nièce, le Pape Jean XXII a servi, entre autres, 55 moutons, 690 poulets, 580 perdrix, 270 lapins, 8 cochons, 4 sangliers, 40 pluviers, 37 canards et 50 pigeons.» Pour arroser tout ça, il y avait le très célèbre vin d’Avignon, vin papal entre tous.C’est à Clément V que revient la paternité (si on peut employer ce terme) du vin d’Avignon.Bordelais d’origine et élu pape en 1309, Clément V préféra s’installer en Avignon plutôt qu’à Rome à cause des tensions politiques énormes entre la Papauté romaine et le Roi de France et de la guerre de clans religieux qui régnait en Italie.Qui le blâmerait d’avoir choisi la douce Provence ?Déjà amateur de bons vins avant son élection, il possédait un vignoble au sud de Bordeaux, dans les Graves, aujourd’hui bien connu sous le nom de Château Pape-Clément.L’hitoire raconte qu’il planta aussi des vignes autour de sa demeure en Avignon.Il mourut en 1314.Son successeur, Jean XXII fit quelques améliorations à la résidence papale officielle d’Avignon et construisit une résidence d’été à Chàteauneuf, à 15 km un peu plus au nord.C’est sur des ruines d’un ancien château que Jean XXII érigea son château neuf.U» village devint Chàteauneuf-du-Pape et son vin fort recherché quoique vendu sous le vocable de vin d’Avignon ou vin des Papes.Il faudra attendre le milieu du 19e siècle pour que le vin prenne le nom qu’on lui connaît aujourd'hui, üi gloire du vin d.Avi-gnon dura jusqu’au retour du Pape à Rome.Après quoi, il sombra dans l’oubli populaire.Du château de Jean XXII, il ne reste aujourd’hui que des ruines.La première appellation d’origine I.a grande popularité et la bonne réputation des vins de Châteauneuf-du-Pape sont l’oeuvre du Baron Le Roy, propriétaire du château Fortia.C’est en 1923 que ce dernier, avec la collaboration des vignerons de Châteauneuf-du-Pape, rédigea la première charte régissant la production de vins de qualité.Cette charte contenait essentiellement 6 recommandations, au sujet du terroir aptes à produire un vin digne du nom Châteauneuf-du-Pape, des variétés de raisins fies cépages), de la taille des vignes, des degrés alcooliques minimum (12,5°, qui demeure encore le niveau minimum le plus élevé en France), d’un pourcentage de raisins à déclasser lors de la vendange et d’une dégustation d’agrégation afin de garantir l’authenticité et la qualité du vin de Châteauneuf-du-Pape.C’est une oeuvre magistrale qui est à la base même des lois des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) qui régissent aujourd’hui le vignoble français depuis 1936 et qui ont éré copiées en Allemagne, en Italie et plus récemment en Espagne.Il n’est donc pas faux de dire que Château-neuf-du-Pape est la première appellation d’origine contrôlée puisque ces standards sont appliqués depuis 70 ans.C’est aussi l’appellation qui autorise l’usage du plus grand nombre de cépages.Les vignerons de Châ- N O K L MASS E A U E T PIERRE SÉGUIN ?teauneuf-du-Pape sont autorisés à planter jusqu'à 13 cépages différents pour élaborer le vin : grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, counoise, vaccarèse, terret noir et muscardin (cépages noirs) et la clairette, bourboulenc, picpoul et picar-dan (cépages blancs).Notez toutefois qu’il est rare de trouver les 13 cépages dans une bouteille aujourd’hui.La grande majorité des vignerons actuels utilisent les quatre premiers cépages cités pour l'élaboration du vin rouge de Chàteauneuf.Les grandes variations d’encépage-ment d’une propriété à une autre expliquent en partie les grandes différences qui existent entre les vins.Ces différences s’expliquent aussi par les variations entre les terroirs qui s’étendent sur plus d'une cinquantaine de communes.Finalement, la vinification vient ajouter cette touche personnelle du vigneron à son produit : cuvaison plus ou moins longue, chauffage du moût, macération carbonique, élevage en fûts ou en cuves.Toutes ces variables viennent peut-être compliquer les choses pour le néophyte mais cette diversité assure notre plaisir de goûter des vins bien faits, fidèles aux standards de l’appellation mais de styles différents.Millésime 1989 Depuis quelque temps, on n’entend parler que de grands millésimes au point où l’on se demande si tout ce chahut n’e^t pas que de la frime.Eh bien non ! A Châteauneuf-du-Pape, le millésime 1989 nous a donné des vins riches opulents, complets et de garde moyenne.Pour se faire une bonne idée de ces vins, nous en avons dégustés une dizaine issus de ce millésime.Voici nos notes de dégustation des vins disponibles à la SAQ.Domaine des Hautes-Pierres, Delas (M.V.) 25,97 $ Belle robe rubis soutenue.Nez épicé avec des arômes de cuir frais (comme si on entrait dans la boutique d’un cordonnier) et de mûre.Bouche plutôt austère et tannique.L’équilibre nous semble correct et permet d’entrevoir une évolution favorable dans une bonne cave.Prix correct.15,5/20 Domaine Grand Veneur, (M.V.) 24,97 $ Robe rubis moyen, assez soutenue.Nez discret, voire faible avec des notes iodées et de fruits secs tels les pruneaux.Bouche équilibrée mais sans ampleur.Bien.15/20 Domaine du Vieux Télégraphe, (M.V.) 30,41$ Robe bien foncée, jeune et soutenue.Nez pas très ouvert mais net.Parfums légers de cerise et d’épices.Bouche compacte et concentrée mais qui manque de charme en ce moment.Tout est là mais il faut y mettre le temps.Attendre impérativement jusqu’en 1996 pour commencer à le boire.16,5/20 Barbe-Rac, Chapoutier (M.V.) 72,04 $ Rubis foncé et bien dense.Nez marqué par le fût neuf, vanille, fumée, caramel.Bouche ample, onctueuse et bien tannique.Vin original, hors normes mais délicieux.On adore ou on déteste, Prix surréaliste.18/20 Il y a aussi le Château la Nerthe, (M.V.) 28,64 $ que nous n’avons pas dégusté mais qui a bonne réputation.(1) Disponible chez Renaud-Bray, 30$ ?RESTAURANTS* Ancienne adresse Nouveau restaurant Table d’hôte (midi et soir) Service rapide pour Forum et Théâtre À partir de 17h30 jusqu’à 23h00 2065, BISHOP 987-9586 %’ V V V i ï m g V y WWW Venez revivre de bons moments 5412 Côte des Neiges Tél.: (514) 735-3623 Cuisine française Vin • Bière • Spiritueux Ouvert du: lundi ou samedi I7W0 à 23800 («me !« dimanche 5064, rue Npineou rémvohoni 506.1780 «ha Goélette r 8551, boul.St-Laurcnt Tél.: 388-8393 14 ans déjà! Nous offrons avec le menu suivant : Entrées, au choix : cocktail de mer, escargots, salade de palmier, coquille.Plat de résistance, au choix ; steak au poivre, crevettes géantes, sole aux fines herbes, cuisses de grenouilles, veau florentine.Café ou thé.14.14 $/pcrs.Salle de réception disponibles.&SBSSSSBSS3S55SS C 10 L E I) E V OIK.L E S S A M EDI (j / I) I M A N C II E / M A K S I !» !» A ARTS CHRONIQUE Nouvelle approche au ministère des Transports NORMAND CAZELAIS Petite règle de trois: sans moyens de transport adéquats, tout déplacement est ardu, voire impossible; sans déplacements, il n’y a pas de tourisme; donc, l’avenir du tourisme est intimement lié au développement des transports.Et, en particulier, à celui de la route.Encore récemment, dans son livre Chronique de l’hospitalité hôtelière du Québec de 1880 à 1940, Henri-Paul Gar-ceau rappelait à quel point les croisières sur le Saint-Laurent, le train et surtout l’essor du circuit routier ont profondément influencé l’évolution du tourisme au Québec.Inutile d’insister sur le rôle-clé du ministère des Transports du Québec: la santé du tourisme québécois dépendra toujours de la qualité d’organisation de ces infrastructures.Or, avec son budget annuel de deux milliards $ et ses 10 500 fonctionnaires, ce ministère est «un géant endormi».L’expression est de Georges Lalande, sous-ministre des Transports depuis maintenant près de deux ans.Changement de philosophie «Depuis toujours, explique-t-il, il a été géré de façon centralisée et hiérarchisée.Le plus gros défi est de changer la philosophie de gestion, d’instaurer un bottom up management, de remettre, autrement dit, les décisions entre les mains des agents de première ligne — pas seulement en voirie mais dans tous les mandats du ministère — pour que la planification des interventions et la satisfaction des besoins se fasse à partir des régions.» Pour ce faire, l’appareil est soumis depuis quelques mois à une vaste réorganisation qui s’accompagnera d’une diminution, d’ici trois ans, de 3 000 postes dont 300 à des échelons de cadres intermédiaires et supérieurs.A ce moment-là, 60% du personnel devrait être en région et 40% au siège social, ce qui devrait également se traduire d’ici lors par des économies de 200 millions $ et par, la suite, de 100 millions $ par an, sur les coûts administratifs.«Autant d’argent, précise Georges Lalande, qui sera réaffecté aux infrastructures de transport et au support au développement socio-économique.» Quatre des six sous-ministres adjoints deviendront, sur place, les directeurs de grandes zones (Est du Québec, Québec, Montréal, Ouest du Québec) dont dépendront une vingtaine de directions territoriales.«Ce seront les régions qui définiront leurs plans de transport, y compris dans le domaine environnemental, poursuit le sous-ministre.Ainsi, ce sera la direction des Laurentides qui sera responsable des interventions du ministère autour de Mont-Tremblant où d’ailleurs nous referons la montée Ryan l’été prochain.Le plan de transport général, lui, sera conçu à Québec ainsi que les politiques et programmes d’ensemble, mais il sera entériné par le comité de direction composé du sous-mi-nistre en titre et des sous-ministres adjoints: le poids sera vraiment du côté des régions.Notre rôle à Québec sera d’être leur partenaire, de les soutenir, de supporter leur ac- tion.C’est la seule façon de survivre, sinon on va continuer de produire des modèles d’infrastructures de transport qui ne correspondent pas aux besoins du milieu.» Trois orientations stratégiques président à cette réorganisation: l’amélioration et la remise en état du réseau routier («dont profitera le tourisme»), l’intermodalité des modes de transport, le support au développement socioéconomique.L’intermodalité sera le bébé en quelque sorte d’une nouvelle créature, la Société québécoise des Transports où siègent, au conseil d'administration, des représentants de divers ministères (mais pas encore du ministère du Tourisme.) et de l’entreprise privée.«La STQ agira, souligne-t-il, comme un carrefour des principaux acteurs, un canal privilégié.Elle fonctionnera autour de deux grandes directions générales, terrestre et aérienne d’une part, fluviale et maritime d’autre part, prenant ici le relais du Secrétariat à la mise en valeur du Saint-Laurent Le ministère ne peut tout décider seul: avec sa structure légère, une dizaine d’employés, la STQ sera son dépisteur, le ministère lui fournissant en retour études et support.» Nouveaux outils Autre changement notable est cet apport au développement socio-économique.«Le ministère aura une approche plus proactive, celle de fournir des outils aux autres intervenants pour les aider dans leurs efforts.» là-dessus, Georges Lalande ne manque pas d’exemples.«Dans le domaine touristique, le ministère aménagera des bretelles pour améliorer Ja desserte des chutes Montmorency, il réaménagera L’Etape sur la route 73 dans le parc des Laurentides, il construira un pont sur le Saint-Maurice à Mattawin pour faciliter l’accès au parc de.la Mauricie.» 1 Mais, comme en toutes choses, les grands bouleversements commencent par des actions plus ponctuelles, plus modestes.Là aussi, des changements sont manifestes.Un: une entente de principe concernant l’affichage touristique et de services devrait être bientôt signée avec l’ATRAQ (les Associations touristiques régionales associées du Québec) qui en prendra la gestion.Deux: le ministère va garder les ponts couverts sous sa responsabilité et faire en sorte, grâce à un programme de mise en valeürj que ce patrimoine ne disparaisse pas dans la nature.Trois! le gouvernement du Québec va incessamment^ acquérir) via le ministère des Transports, l’emprise de l’ancienne voie ferrée du CP, de Saint-Jérôme à Mont-Laurier: «Lç protocole est prêt il ne reste qu’à le signer.» Une nouvelle m’a fait particulièrement plaisir.Voilé connaissez comme moi l’horrible affichage que les restaü1 rants McDonald ont implanté, sur l’autoroute des Laurén: tides, à la halte routière La Porte du Nord: «I»e contrât avec le ministère arrive à échéance cet été.Nous ferons en sorte d’y mettre, pour son renouvellement, des directives fort précises à cet effet.» Si c’est vrai, il y aura vraiment quelque chose de changé sous le ciel du Québec il EXCURSION y En collaboration avec les Belles Soirées de l’Université de Montréal, responsable du contenu culturel Dans l’intlmlti des grandes demeures VALLÉE DES ROIS ET ÎLE DE FRANCE du 2 au 13 juin 1993 en compagnie de Mme Marie-Claude Deprez-Masson Historienne et chargée de cours à l’U.de H.2 499 $ p.p.occ.double Demandez notre dépliant Possibilité de partage et prolongation de séjour X Permis du Québec * VOYAGES CARBIN (5 14) 728-4553.Relais et châteaux d’ici ¦ H :n « (il iii !>| * PHOTO JACQUES COULON L’Auberge Hatley, à North Hatley.Voyages Vincent Hone Les spécialistes des voyages de qualité tel.: 861-8222 980 ouest, rue Saint-Antoine, suite 101 NORMAND CAZELAIS Les Relais et Châteaux comptent quatre adhérents au Québec: l’Auberge Hatley dans les Cantons de l’Est, l’Hostellerie des Trois Tilleuls sur le bord du Richelieu, L’Eau à la Bouche dans les Laurentides et La Pinsonnière dans Charlevoix.Autant d’endroits qui, aux dires de leurs habitués, constituent la fine fleur de l’hôtellerie et de la restauration québécoises.Le compliment n’est pas dénué de fondements, loin de là.Ces lieux haut de gamme offrent en effet des prestations d’une qualité remarquable.A des prix qui, s’ils ne sont pas modestes, se comparent avantageusement à ceux des grands hôtels de villégiature.Réseau de maisons indépendantes, les Relais et Châteaux existent au- ü partir de m 1 1 m (uxes | I UÊ incluse tel.: 382-4131 30 ouest, rue Fleury, suite 200 jourd’hui dans une quarantaine de pays sur les cinq continents; ils regroupent 411 établissements offrant un ensemble de 13 000 chambres et appartements, qui ont réalisé en 1992 un chiffre d’affaires total de 1,3 milliards $US.Après avoir fait l’an dernier un sondage auprès de 7 000 grands voyageurs (frequent travelers) à travers les Etats-Unis, la maison Zagat leur a décerné, le 10 février, la première place, devant les chaînes Four Seasons et Ritz Carlton, pour ce qui concerne le taux de satisfaction.Beaucoup de chemin a été parcouru depuis l’apparition en 1954 des sept premiers Relais de Campagne, proposant «calme, confort et personnalité», sur le circuit Paris-Côte d’Azur, baptisé pour les circonstances la Route du Bonheur.Nés en fait en 1975 de la fusion des Relais de Campagne, des Châteaux-Hôtels et Relais Gourmands, les Relais et Châteaux ont depuis de plus en plus imposé leur label reposant sur leurs fameux cinq C: caractère, calme, charme, courtoisie, cuisine.C’est un peu ce que résumait le président, Régis Bulot, lors de l’inauguration du bureau de New York en février dernier «Dans ce contexte d’incertitude où des pays sont encore confrontés à la recherche de leur identité politique et même géographique, dans ce contexte où l’authenticité devient essentielle, les Relais et Châteaux s’atta- chent encore plus à préserver et à respecter la particularité de chacune de ses demeures dans le monde.Daps nos maisons, nos hôtes vont à la découverte d’une région, de ses spécialités et de son patrimoine.» Le rôle du bureau de New York, qui n’est pas destiné aux réservations, est de fournir toute l’information disponible sur le réseau et ses établissements' aibt médias, aux agences et au public en Général.Il complète ainsi le principal outil de promotion du groupe qu’est le Guidé international des Relais et Châteaux,'répertoriant tous les adhérents, photographies couleurs à l’appui, et distribué à plus de 12 millions d’exemplaires dans l’ensemble du réseau.En 1992, pour être fidèle à la répufej-, tion des Relais et Châteaux de ne pas vraiment faire comme les autres, lèè établissements du nord-est du coiîtx-nent, donc depuis The Lowell Hotel New York jusqu’aux établissements du Québec, donc dix en tout, ont jpjù1-blié un petit guide particulier.En nôir et blanc, sur un papier un peu chiné, dans un format oblong, Traveling thé North American North East présenté chacune des maisons sur un mode ini-pressionniste et décrit également ùfi circuit qui permet d’aller de l’une à l’autre en soulignant, çà et là, des liéük ou des événements à connaître de façon plus particulière.C’est ce qu’on appelle un esprit Pour annoncer dans cette rubrique contactez Johanne Guibeau (514) 985-3399 ou au I -800-363-0305 A LA DECOUVERTE DU QUEBEC MONTEREGIE-RIGAUD AUBERGE DES GALLANT : Les chevreuils sont arrivés ! Gâtez-vous - chambre luxueuse avec foyer, repas gastronomique, petit-déjeuner et pourboire, seulement 199 $ pour deux personnes, Sauna, salle d'exercices, ski de fond, ski alpin.Brunch champêtre à l'érable le dimanche 15,95 $.5 fleurs de Lys, 4 fourchettes.Certificat-cadeau à partir de 40,00 $.Réservations : 514-459-4241 (Montréal 451-4961), Direction 40 Ouest vers Ottawa, sortie 17.LANAUDIERE AUBERGE DE IA MONTAGNE COUPÉE : L'Évasion au Naturel à 1 hre de Mtl 50 ch et suites, pisc.int., saunas, bains t.d.et foyers.Salle à manger avec vue panoramique.Proie: du Tête à Tête HIVER-PRINTEMPS: idéal pour le ski.le patin et même la baignade en s'offrant tout autant un festin ’cabane à sucre ou gastronomique FORFAIT-SUCRÉ à partir de 56S/p./jr/occ.dble (1-800-363-8614) yyy?CHARLEVOIX oubcrqc ?ÊS FORTAITS : Prix exceptionnel en semaine et fin de semaine à partir de 65 S p p (P A M ) par jour, occ dbl 30 chambres toutes catégories Salle à manger [ISOn '^P^ée, ^ fleurs Oe lys et 4 fourchettes Piscine intérieure, saunas, Pain tourbillons, b: _ Boite à chanson Centre de santé-beauté Boutique a'ort.Au coeur du Baie St-Paul artistique.23.rue Saint-Jean-Baptiste.Baie Saint-Paul, (418) 435-2255.i Dans un haut-lieu de la gostronomie au Québec offrez-vous cette vaconce d'hiver dont vous avez toujours rêvé.Vue exceptionnelle sur le fleuve.Chambres romantiques et luxueuses, la majorité ovec Pain tourbillon et foyer.Skiez le Massif et Grand Fonds.Ski de fond, motoneige, cri talheou o chiens.P.A.M.à compter de 93 S pers.occ.d.toutes taxes et pourboires inclus.,0»- 418-665-373! QUEBEC MANOIR DU LAC DELAGE: À 5 minutes du centre de ski Stoneham.Chambres spacieuses et suites.Ski de randonnée, patinoire, glissade en tube.Piscine intérieure, sauna et bains tourbillons.FORFAIT NEIGE incluant : la chambre, le repas du soir, le petit déjeuner et la pratique des activités sportives.À COMPTER DE 76 $ (p.pers./jour/occ.double) FORFAIT SKI aussi disponible RÉSERVATIONS (418) 848-2551 ou 1-800-463-2841 VERMONT TUCKER HILL LODGE : Tucker Hill est une charmante auberge agrémentée d'une table hautement réputée, New York Magazine écrit qu'elle est «l'une des auberges les plus accueillantes qui soit, où que vous alliez».À deux minutes des pistes de ski de Sugarbush, les tarifs débutent à 89 S la nuitée en habitation double, comprenant le dîner pour deux et le petit déjeuner campagnard complet.Route 17, Waitsfield, Vermont 1-800-543-7841.RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS CHARLEVOIX / CAP A L'AIGLE LA PINSONNIÈRE: Sous un même toit: Un somptueux relais de campagne, un grand restaurant et une cave exceptionnelle.Piscine intérieure, sauna, centre de massothérapie et école d'équitation, À proximité du Mont Grand Fonds, Surveillez nos célébrations 15ième anniversaire, (418) 665-4431, télécopie: (418) 665-7156 LAURENTIDES HOTEL-RESTAURANT L’EAU-A-LA-BOUCHE : Ste-Adèle.Hôtel 5 fleurs de lys, 4 diamants CAA.Forfait Une autre Tentation 112 $ par personne, 1 nuit chambre-salon, souper, petit déjeuner, pourboire inclus, (taxes en sus) en occupation double.- Forfait SKI: À partir de 210 S par personne, 2 nuits - 2 petits déjeuners -1 souper Table d'Hôte - 2 jours de ski alpin - pourboire inclus (taxes en sus) en occupation double.Forfait Voyages de Noces, Anniversaire de mariage, Tél.sans frais de Montréal-centre 514-227-1416 ou 514-229-2991 MONTEREGIE / SAINT-MARC-SUR RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS : A St-Marc-sur-Richelieu.Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n'a qu'un seul désir :¦ satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231.ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY : Plein air et gastronomie dans un décor d'autrefois.Un relais pour les gourmets-gourmands, classifié 4 fourchettes, une cave à vin de plus de 300 étiquettes.Prix d'Excellence 1992, The Wine Spectator.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont plusieurs avec foyer et bain tourbillon.30 km de pistes de ski de randonnée à la porte de l'Auberge, ski alpin, promenade à chevaux en traîneau, équitation.Forfaits disponibles incluant les soupers, petits déj et service.Pour profiter au maximum des plaisirs de l'hiver, venez vous faire dorloter à l'Auberge Hatley (819) 842-2451 ANTICOSTI SEPAQ ANTICOSTI : Antidote, anti-routine, anti-stress, antipollution, antibruit.Découvrez cette île envoûtante Louez un chalet en bordure de mer ou laissez-vous gâter à notre pittoresque auberge au centre de Ile.Pour renseignement : 1-800-463-0863 (sans frais) ou 1-418-535-0156 (à Anticosti) OFFREZ-VOUS UN SEJOUR CHEZ LA FAMILLE DUFOUR BEAUPRE / MONT SAINTE-ANNE HÔTEL VAL-DES-NEIGES: Centre de villégiature de congrès situé au pied du Mont Sainte- , Anne, 110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure panoramique, saune, bain- < tourbillon, salle d'exercices, salles de réunion (12).Demandez nos avantageux forfaits : «Évasion à la montagne», «Coeur à coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Ski à la carte», «Cadeau».> etc.tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 827-5711.FAX (418) 827-5997, sans frais 1-800-.i 463-5250.HÔTE: 1-800-361-6162.,;> -[ ml BAIE SAINT-PAUL AUBERGE LA PIGNORONDE : Auberge à flanc de montagne avec vue magnifique sur le Saint-Laurent.27 chambres tout confort, fine cuisine, salle de réunions et de jeux, piscine intérieure panoramique, bar-détente, ambiance chaleureuse, etc.Demandez nos forfaits : «Évasion vers l'Art», «Coeur à Coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Ski Envoûtant», «Cadeau», etc.Tarifs eti forfaits spéciaux pour groupes.Tél : (418) 435-5505.FAX (418) 435-2779, sans frais 1-800-463-5250.HÔTE: 1-800-361-6162.-, ISLE-AUX-COUDRES -M HÔTEL CAP-AUX-PIERRES : Dans une ambiance familiale, 46 chambres et 52 motels tout confort, cuisine exceptionnelle, piscine intérieure et extérieure, billard, ping-pong, tournois sportifs, -soirées animées, folklore, ambiance familiale.Demandez nos forfaits : «Evasion dans Ile», «Coeur à Coeur», «Réunion d’affaires», «Val-des-Neiges-Cap-Aux-Pierres», «Douces Vacances», «Randonnées' en traîneau à chiens», «Cadeau», «Détente», «Pâques», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 438-2711.FAX (418) 438-2127, sans frais 1-800-463-5250.HÔTE : 1-800-361-6162 -U VIEUX-QUEBEC HOTEL CLARENDON : Construit en 1870, situé au centre des fortifications du Vieux-Québec, entièrement rénové, climatisé en ses murs le restaurant Charles Baillairgé, le plus ancien restaurant au Canada.93 chambres tout confort, cuisine raffinée, Bar L'Emprise où le jazz est à l'honneur, directement relié à un stationnement intérieur.Demandez nos avantageux forfaits dont le forfait «cadeau».Tél.: (418) 692-2480.FAX : (418) 692-4652 -1-800-463-5250.HÔTE 1-800-361-6162 MONT SAINTE-ANNE «__________f't .A cinq minutes du Mont Sainte-Anne combineTgastronomie et sports, [ /Yuheree lui v> amariné ) d'hiver au confort moderne de nos 3! chambres, la plupart avec foyer er —-;-—-' couette.Gagnant provincial du Grand Prix Québécois de la Gostronomie 1992.Forfait «Evasion» à partir 149,00 S p.pers.occ.double en basse saison Incluant : 2 nuits, un souper, 2 grcpds déjeuners, les pourboires, le service privé de navette â la montagne.Aussi forfait «Plein air et Affaires».Réservation (418) 827-5703 acceptons trais d'appel LE DEVOIR.LES SAMEDI (i 1) I M A X (' Il E M A RS I !» !» 3 C I ARTS VISUELS * Toute l’époque d’un trait Une remarquable exposition consacrée au peintre et dessinateur Honoré Daumier ARTS VISUELS •33' eut ; -3 h MAURICE TOURIGNY CORRESPONDANT À NEW YORK &a popularité de Daumier (1808-1879) dans la France du XIXe siècle était assez singulière: le peintre et dessinateur a réussi à rejoindre deux publics qui le vénéraient pour des raisons différentes.Les lecteurs de la presse à grand tirage célébraient Daumier pour ses cari-cjàiures et ses dessins humoristiques commentant l’ac-tj^Iité politique et décrivant le climat social.Les critiques et connaisseurs dont Beaudelaire, Delacroix et Corot voyaient en lui un artiste aux dons immenses et prophétiques dont la puissance ne résidait pas exclusivement en sa capacité de saisir les réalités du siècle.! p’est donc avec cette volonté d’illustrer les deux aspects depart de Daumier que le Metropolitan Museum de New Yqrk, en collaboration avec le Stadelsches Kunstinstitut de Francfort, présente jusqu’au 2 mai une collection de plus de rioccinc lifnArrmnMi'nr> nnnnndlnn Tl n’fwJi A~ 1 1ÛÜ dessins, lithographies, aquarelles.D s’agit de la première exposition d’une telle ampleur des dessins de Daumier.- e * • Une incroyable variété de tons Marseillais de naissance, Daumier arrive à Paris avec sa famille à l’âge de 8 ans.Il travaille dès son enfance pour aider à la situation financière impossible de son père.Vers 1822, il entre à l'atelier d’Alexandre Lenoir.D signe ses premières caricatures pour le journal La Silhouette vers 1829 et deux ans plus tard il est condamné à six mois de prison pour son Gargantua, une représentation irrévérencieuse de Louis-Philippe sous les traits du personnage de Rabelais, j De 1839 à 1843, Daumier publie trois à quatre carica-tu(çs par semaine dans le quotidien Le Charivari; il crée ajprs son personnage Robert Macaire, une espèce d’opportuniste soucieux de réussite sociale qui devient tour à tour avocat, médecin, banquier ou commerçant ( paumier passe de la satire de la vie bourgeoise parisienne à la caricature des célébrités politiques avec facilité; selon les habitudes de censure des politiciens en place, il se consacre à l’un ou à l’autre.En 1845, il entreprend SO, fameuse série Les Gens de justice, charge hilarante fpjntre le monde judiciaire montrant les avocats et les Juges au travail.Presque jusqu’à sa mort en 1879, Dau-mier se donne entièrement à son art Tantôt acclamé, tantôt bâillonné, l’artiste poursuit de front la pratique de la peinture, de la caricature et du dessin.L’exposition du Met divise l’oeuvre en six thèmes auxquels on a réservé autant de galeries.La première partie, qui contient un peu plus de vingt oeuvres, pourrait s’intituler, «Visages et caractères».D’un étonnant Portrait de jeune'fille (1833) d’inspiration réaliste, à un Vulcain (1853) hjipquerie de l’art classique, cette première tranche montre déjà l’incroyable variété de tons des dessins de fumier.Il sait rendre la violence de l’assassinat politique is Rue Transnonain, le 15 avril 1834 dans une lithogra-pme saisissante mais sait aussi faire rire avec Le Vetitre lé-' ^atifi assemblée de politiciens obèses roupillant seconde partie rassemble des oeuvres à thèses historiques.Des dessins remplis (le mouvement sur des sujets plus généraux comme L’Émeute et d’étonnants croquis à saveur mythologique comme L’Ivresse de silence (1^50) montrent la liberté et l’élan de la ligne, figées à diverses périodes de la vie de Daumier, ces oeuvres témoignent d’une constante souplesse de styles.Traitement de la ligne «Urbanité et domesticité» est le titre de la troisième.section de la collection.Ici encore la palette est variée.iD&n$ Monsieur, madame et bébé, Daumier mord à belles OeiUs dans la famille bourgeoise alors qu’il fait preuve de grande compassion dans une série d’oeuvres sur les Ybyageurs des omnibus.Intitulés selon la classe du wa-jon qu’ils décrivent, ces dessins au crayon conté ou au fusain observent avec finesse les attitudes des voyageurs et leurs attributs de classe.Une sous-section porte sur le monde de l’art et compte des aquarelles et des fusains magnifiques.Dénués d’accents satiriques, ces encres et dessins documentent la visite de l’atelier d’un artiste par un groupe d’acheteurs ou la contemplation d’une oeuvre par un amateur d’art IIArtiste en face de son oeuvre et Un amateur, montrant dans les deux cas un homme assis devant une peinture et une sculpture, expriment pourtant des émotions fort différentes.Grâce à des traitements habiles de la composition et de la ligne, le premier dessin traduit l’isolement et l’exigence de la création alors que le second est teinté du plaisir du collectionneur à regarder son bien.Il faut souligner la présence dans l’exposition de Ftsi-teurs dans l’atelier du peintre une oeuvre splendide à la gouache, à l’encre et à l’aquarelle prêtée par le Musée des Beaux-arts de Montréal.«Les Gens de justice» est sûrement de toute l’oeuvre de Daumier la période la mieux connue.Impossible de résister à ces images des gestes emphatiques des plaideurs, aux suggestions d’acoquinement des juges et des juristes, à la théâtralité de la cour, au ridicule des cos-tiimes pompeux, aux mines patibulaires ou fourbes ou hilares de tous ces acteurs en pleine représentation."«Les Saltimbanques» composent une section spécialement savoureuse de l’exposition, d’autant plus que le Met la juxtapose au théâtre légal.Chanteurs, acrobates, musiciens, clowns de toutes formes rendent à la fois la fantaisie et le plaisir de la foire mais laissent percevoir au spectateur la dureté de cette vie de voyages aux récompenses restreintes.Encore une fois, Daumier propose une vision de l’artiste empreinte de misère, de tristesse et de difficultés.Ix Déplacement des saltimbanques, L’Orgue de Barbarie, Saltimbanque jouant du tambour, La Parade contiennent une grande part de mélancolie.L’exposition se termine sur une série d’oeuvres inspirées de Don Quichotte et soulignant l’opposition du Don et de Sancho, le maigre et le rond, l’esprit et le corps, le rcv.e et la réalité.A ne pas manquer! Le corps, cette zone-frontière.r — : BARBARA MCGILL BALFOUR BARBARA MCGILL BALFOUR «Par Abrasion» Galerie Articule 15, rue Mont-Royal ouest, suite 105 Jusqu’au 14 mars 1993 ELLEN CANTOR «Son Désir» Galerie Lallouz et Watterson 372, rue Sainte-Caterine ouest Jusqu’au 20 mars 1993 MARIE-MICHÈLE CRON La prédilection formelle et idéologique qui entoure le corps comme enveloppe blindée ou perméable aux excitations saines et malsaines, semble devenir un phénomène crucial de cette fin de siècle.Alors que certaines performances dans les années soixante-dix, en travaillant directement sur lui, le voyaient déjà comme support de prédilection sensible révélateur des métamorphoses de l’appareil psychique, objet d’outrages charnels inséré dans cette frontière-limite entre la vie et la mort.Du corps-tube de Schofield, aux cuirasses de Morelli, des réceptacles cotonneux ou durs de Stevenson aux vêtements informels de Naomi London et aux robes amovibles de Jana Sterbak, toutes ces pratiques artistiques jettent un éclairage particulier sur ce moi-peau traversé de signes paradoxaux qui se dédoublerait, là, comme une autre coquille pleine de sens, un deuxième corps, une sorte d’extase née de la blessure de l’autre pour reprendre cette phrase de Michel de Certeau.Barabara McGill Balfour, s’inscrit dans cette thématique en exposant à la galerie Articule divers éléments dont une combinaison en luffa, de l’éponge végétale, rêche et raide comme un corset et suspendue à un cintre.Les notions de blessure, de maladie et de rétablissement se greffent à une réflexion sur la nature des substances à double-tranchant (émeri, pierre ponce) qui peuvent se retourner contre leur utilisateur même si manipulées à de§ fins thérapeutiques.A cela s’ajoute toute une panoplie d’objets qui évoque le seuil de la douleur et ses instances ainsi qu’un discours intelligent et ironique sur les patterns socio-culturels.Des textes sur la pathologie du toucher où se croisent un récit biographique et des petits dessins de cellules en référence à la recherche scientifique, des patrons de couture miniaturisés en éponge et en tissu, des pochettes en papier pour couturières habiles, métaphore des travaux essentiellement féminins, des photographies d’un pied où défilent les séquences crues d’un orteil blessé puis cicatrisé, du sang coagulé sur des plaques.Ce propos rusé et ironique se noie et se perd dans cette installation qui met à distance l’exploration d’une sensibilité exacerbée qui peut frôler le ridicule alors que l’on scrute avec insistance une zone corporelle châtiée par une petite plaie.Il est toutefois sauvé par ces mots de Proust que l’on retrouve ici: «Chaque être est détruit quand nous cessons de le voir».Chute paradisiaque Pour Ellen Cantor, le corps est une surface réversible, extrêmement tactile qui se dédouble dans les codes dictés et imposés par la parole masculine.Son exposition à la galerie Lallouz et Watterson (Susan Watterson qui a été directrice de Art Métropole à Toronto, co-propriétaire d’un galerie torontoise et qui a déjà travaillé au Conseil des Arts du Canada est maintenant associée à Samuel Lallouz) est rose-bonbon et kitch, d’un humour mordant.Qui fait mal aussi.Un voile cache dans la petite galerie un univers fantasmagorique et ü] La prédilection formelle et idéologique qui entoure le corps comme enveloppe blindée ou perméable aux excitations saines et malsaines, semble devenir un phénomène crucial de cette fin de siècle.Ht m % f| I mm ¦ViriM *i 'te I |V^ $ T v S si fcr.IV1-' , 14- V‘ .1 H 1 - ?.V 4R& SaV Y 3SM Ma Une vue générale de l’univers troublant d’Ellen Cantor.PHOTO JACQUES CRKNIEK \ C C K O C II I Galeries, musées, centres autogérés ou maisons de la culture; l’art s’accroche partout.En survol, voici les expositions qu ’il ne faut pas rater cette semaine CHEFS-D’OEUVRE DE LA PEINTURE FRANÇAISE Georges de la Tour décape le XVlIe siècle.Musée des beaux-arts.Jusqu’au 28 mars.Bill VIOLA Théâtre de l’ombre et de la lumière, Bill Viola éclaire la vie intérieure.Musée d’art contemporain.Jusqu'au 14 mars.CODES VESTIMENTAIRES Faites un tour dans le XIXe siècle où les codes vestimentaires dictaient les bons usages du vêtement.Musée McCord d'Histoire Canadienne.Jusqu'au 13 juin 1994.IMPRESSIONNISME Estampes en couleur de l'impressionniste d'origine américaine Mary Cassat: très rares.Musée des beaux-arts du Canada.Jusqu’au 9 mai.PAYSAGES DE L’ARMEMENT Jean-Pierre Gilbert vous a au doigt et à l’oeil.Galerie Graff.Jusqu'au 7mars.RÉSIDENCE D’ARTISTE À QUÉBEC Liz Magor rencontre Barbara Burckhart.Im Chambre Blanche.Jusqu'au 7mars.POUPÉES DE CIRE.POUPÉES DE SON Ellen Phelan, originaire de Détroit, peint des poupées dans une ambiance lugubre.Centre Saidye Bronfman.Jusqu au 17 mars.ART ÉROTIQUE Streap-teaseuse de luxe ou femme voilée: les stéréotypes féminins ont la vie dure avec Ellen Cantor.Galerie ImIIouz et Watterson.Jusqu'au 20 mars.SURRÉALISME Guy Borremans immortalise le surréalisme.Ses oeuvres sont subversives.Galerie Lumière Noire.Jusqu’au 28 mars.FEMMES-FORCE Martha Fleming et Lyne Lapointe installent un lieu de plaisir pour les femmes.Galerie Rochefort.Jusqu’au 28 mars.Marie-Michèle Cron L’art érotique de Cantor jubile dans la représentation de la liberté sexuelle féminine.sarcastique où une multitude d’effigies féminines, silhouettes en à-plat posées sur des socles divers, peintes de chaque côté de panneaux de bois ou sculptées en maillons infâmes, se présente sous des allures de bêtes de foire et de machines à produire du sexe.Lascives, primitives, ces Vénus érotica, insistent sur les délits discursifs de l’homme qui voit la femme comme un objet de récupération: paillettes, plumes, membres factices et allusifs couleur chair, peluche, velours, ponpons, clous, dentelle, bougies d’anniversaire, chaînes qui entravent le corps-esclave, c’est le Crazzy Horse Saloon des fantasmes scabreux, le Moulin Rouge transformé Le dictionnaire des archétypes féminins s’ouvre sur une pléthore d’images fortement connotées qui oscillent entre la femme-fleur pastelle et la poupée vaudou, entre la figure voilée islamique et la streap-teaseuse vulgaire — il en manque une et c’est peut-être voulu: la procréatrice, car c’est une fonction respectée — dans un assemblage de formes et de couleurs hétéroclites qui rappellent les luxures exhibitionnistes de Carry Leibovitz.Issu de la culture populaire, ramifié à celle du déchet, renvoyant aux grandes stases de l’histoire de l’art, de Picasso à Klimt, effleurant l’art africain traditionnel et plaqué sur l’art contemporain hongrois dans sa facture radicalement brute, l’art érotique de Cantor jubile dans la représentation d’une liberté sexuelle féminine, dans cette chute paradisiaque ou infernale de ces figurines sculptées et liées par un désir prohibé.On s’amuse certes et on rit, mais plutôt jaune, devant ce travail simple, ludique et formidable.Cir\Oî\ CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN INDIRA NAIR «EN TRANSIT» Du 6 mars au 3 avril Vernissage aujourd'hui à 14 h 00 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 Le centre d’exposition CIRCA remercie le Ministère des Affaires culturelles du Québec et le Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal PASSAGES et VERTIGES Julie Lefebvre GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN Mer.au dim.— 12h à 18h jusqu’au 14 mars, entrée libre.Conférence de Mona Hakim le 28 fév.à 14h (admission 5.00 $) — 1897, Dagenais O., Laval — 628-8684 — Remerciements à Emploi et Immigration Canada, ministère de la Culture du Québec et à Ville de Laval Juan Schneider SOL INCA Vernissage le 6 mars de 14 b à 17 b du 6 au 27 mars 1993 3886, rue Saint-Hubert, Montréal, H2L 4A5 Tél.: 281-8556 du mercredi au samedi de 12 h à 17 h 30 LA NOSTALGIE DU CONFORT Un art de vivre Le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec Les plus beaux meubles réalisés au Québec entre 1840 et 1000 : une véritable fenêtre sur un art de l ivre, où se côtoient élégance et raffinement, innovations et confort.* MUSIïH DHS BKAUX-AHTS ; |)H MONTH HA I.Du 4 mars au 16 mai 1993 Une exposition organisée conjointement avec le Musée Je l.f civilisation §R5/// cJm»©ia«0 1]$ CBC # SRC x SOLDE ANNUEL I.E I) E V 0 I R , L E S SAMEDI « / I) I M ANCHE 7 MARS 1993 4» M J,> < •Wv > -.<• BP.fSft '.9 «*» ** 2/ Le décor rocambolesque de Les «lofs de passe.PHOTO GUY BORREMANS Des poupées qui font grincer des dents Le plaisir pur de la photo «éclatée» GUY BORREMANS Galerie Lumière Noire 3575, Boulevard Saint-Laurent Suite 222.Jusqu'au 28 mars 1993 Ouvert les samedi et dimanche de llh à 17h Et la semaine sur rendez-vous au 845-1478.MARIE-MICHÈLE CRON Sa bibliographie pèse une tonne, sa démarche plastique son poids de désirs.A lui tout seul, Guy Borremans est le chantre par excellence de notre patrimoine artistique.Chef opérateur, cameraman, réalisateur aux talents divers, associé à l’émergence et à l’évolution du cinéma direct où il était aussi le faiseur d’images des Jutra, Groulx, Lamothe et Carie entre autres, Borremans avait exposé des photos sur le thème de la femme et de la machine en 1957 à l’Actuelle alors dirigée par Molina-ri et conçu en 1959 un premier court-métrage expérimental La femme image qui coudoyait l’esthétique perverse d’un Bunuel et l’imagerie fantastique d’un Delvaux.Fasciné depuis l’enfance par les appareils qui annoncent la photographie, multipliant les voyages, les expériences et les expositions — il a transcendé sur pellicule des portraits d’artistes telles que Luce Guilbeault ou Pauline Julien dans une exposition qui immergait le spectateur dans la décennie 56-65 du Québec — Borremans immortalise aujourd’hui les méandres insolites et batailleurs de l’amour fou surréaliste pour la mécanique érotique dans une petite exposition nichée à la galerie Lumière Noire.Elle-même dirigée par deux types accros et passionnés de ce mouvement-candélabre qui éclaire la nuit de ses obsessions avouées.Borremans immortalise aujourd’hui les méandres insolites et batailleurs de l’amour fou surréaliste pour la mécanique érotique.Le catéchisme surréaliste C’est le bonheur.Pur, maniaque.Toute la chair des rêves est trahie, dépecée ici par l’exploration délirante de l’inconscient qui ne s’autorise alors aucune censure.La beauté anachronique se tord et se convulse dans cette cérémonie fastueuse dans un souterrain que le petit ca-téchismé surréaliste délicieusement subversif prêchait, définition canonisée par le Dictionnaire abrégé du Surréalisme.Borremans réconcilie l’homme avec sa profonde nature tout comme ses prédécesseurs l’avaient établi dans le dérèglement des sens, le fantasme du toucher, le fétichisme, l’érotisme spectral.Des boîtes accrochées sur les murs deviennent métaphores de la camera obscura dans lesquelles complotent et s’amusent des objets trouvés investis de tous les délires permis.D’énormes clous rouillés suspendus telles des épées de Damoclès au-dessus de rouages complexes dont la configuration rappelle un projecteur, se font gibets de potence ou références illicites à cette industrie cinématographique soumise aux fluctuations financières de la précarité.Ailleurs, le jeu de mots percute le ciel alors que dans L’illusion charnue, un creux de coquillage emmitouflé dans un collier de perles fourmille de sons océaniques sous un morceau de bois étoilé, près d’une tête de poupon en caoutchouc qui cligne de l’oeil.Cette apparition du jouet décapité trace, en ellipse, toute une recrudescence de figures androgynes et féminines, jambes de mannequin de plastique chaussées de talons aiguilles Toute la chair des rêves est trahie, dépecée ici par l'exploration délirante de l'inconscient qui ne s'autorise alors aucune censure.rouge carmin jaillies d’une caisse oblongue, poupée sale et abandonnée sur le rivage et ramassée par l’artiste lors d’un séjour à la Baie James, barbie au regard fixe à la Cindy Sherman habillée d’une robe de mariée, corps 'désarticulé de marionnette qui tourne inlassablement dans le supplice de la roue.Extension de la statue, le mannequin dans la pensée surréaliste, charrie son cortège de rêves mécanisées à la Francis Picabia, Jacques Vaché, Arthur Cravan, Marcel Duchamp.Implanté dans un décor rocambolesque, il tisse des liens analogiques et discursifs avec des éléments épars.Main tenant un énorme insecte et fils à coudre de toutes les couleurs crachés d’une bouche qui convoquent Les mots de passe .Enormes cubes colorés et poisson séché, peut-être soluble qui invoquent Le legs de Job .Buste entr’ouvert comme une machine voyeuriste illumine une leçon sexuelle qui déroule l’interdit.Paume recouverte de piquants qui renvoie au Cadeau (1921) de Man Ray où une ligne de clous enfonçait sa plaie dans un fer à repasser.L’inconscient n’a pas de limites.Si la mémoire se flétrit comme une méduse endolorie et vieille, un livre jauni et cireux, le savoir s’effeuille sur des planches de cours de biologie qui voient se refléter dans une porte-miroir, des dessins du cerveau là où se loge l’imaginaire fructueux.Guy Borremans, quant à lui, n’en manque pas.Les références au passé antérieur, photographies de femmes pigées dans sa collection hété-romorphe, hantent parfois toutes ses oeuvres qui subliment, dans la grâce brutale des objets à fonctionnement symbolique, la grande aventure surréaliste.Ni ringarde, ni batârde.Mais écrite au noir anthracite de l’humour.du 2 au 21 mars 1993 20 % de rabais sur tous les livres et catalogues en librairie! Rabais supplémentaire de 10 % aux Amis du Musée LIBRAIRIE DU MUSÉE 1368, rue Sherbrooke ouest Montréal (Québec) (514) 285-1600, poste 350 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Ces réductions s'appliquent uniquement aux livres en stock b la librairie; elles ne sont valables ni pour les commandes spéciales ni pour les livres ou les catalogues à prix déjà réduit.Heures d’ouverture : mardi, samedi et dimanche de 11 à 18 h mercredi, jeudi et vendredi de 11 à 21 h VENTE AUX ENCHÈRES D'OEUVRES D'ART .m profit d’Attion-l Jiômfljje Québec le dimanche 14 mars 1993 à 14 h., à la Bibliothèque Gabrielle-Roy 350, rue Saint-Joseph Est, Québec Exposition : samedi 13 mars de 12 à 17 heures; dimanche 14 mars de 12 à 14 heures.C.Allard, L.Archambault, P.Béliveau, A.Bergeron, R.Bemier, A.Bertounesque, M.Bérubé, S.Blouin, M.Bois, J.Bouchard, J.Carignan, Y.Chabot, M.Champagne, M.Charbonneatt, J.Cloutier, M.Cloutier, P.Delarmoz, Y.Horion, B.Drouin, M.Dubois, A.Dumas, R.durand, O.Fortier-Auclair, J.Fournier, R.Gagnon, S.Gécin, M.Gélinas-Lévesque, V.Gottheim, G.A.Jackson, L.Jean, J.Jourdain, M.I.abbé, L.I.aperrière, C.Lapointe, H.I.arouche, S.Laurendeau, S.Laverdière, E.Lessard, M.Lizé, F.Mathieu, J.Mercader, S.Paquette, J.Pearson, L.Pelletier, P.Philippe, C.Picher, A.Riverin, M.Rivest, F.Robidoux, G.Robitaille, B.Rockwell, C.Roussellc, H.St-Arnaud, L.St-Hélène, M.St-Onge, R.Ste-marie, B.Simard, I).Tardif, M.-E.Tremblay, C.T.Truong, A.Vaillancourt, J.Vcnase, P.Vézina, M.Vogcl, et plusieurs autres.Pour informations : (418)529-7804, (418) 523-7117 DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec Les tableaux et oeuvres sur papier distillent un parfum anxiogène porté par des réflexions sur les rapports fille-mère, sur les liens ELLEN PHELAN i «From the Lives of the dolls» i Centre Saidye Bronfman t 5170, Chemin delà Côte-Sainte-Catherine Jusqu'au 17 mars 1993 MARIE-MICHÈLE CRON D> un sujet en soi banal, la poupée, et à partir de médiums traditionnels, la peinture, la gouache et l’aquarelle que l'es mythes, dans ce cas-ci, ancrent dans cette catégorie mièvre d’çu-vrage pour jeune fille rangée, Ellen Phelan arrive à synchroniser une oeuvre forte, dérangeante, qui persiste à affirmer ses corrélations avec un symbolisme pas si naïf que ça, bercé par lin réalisme troublant.On sort angoissé de l’exposition organisée par l’University Gallery de l’Université du Massachusetts à Amherst (conservatrice: Marge Goldwater)'.et présentée au Centre Saidye Bronfman.Les tableaux et oeuvres sur papier distillent un parfum anxiogène porté par des réflexions sur les rapports fille-mère, sur les liq’ns amoureux, sur les thèmes de l’auto-identification et de! la mémoire.Il y a ici quelque chose à la fois de vieux-jeu et de l’ordre du fantastique macabre dans le travail de cette artiste originaire de Détroit qui a participé à de nom- breuses expositions solos et de groupe dont Allegoriei of ¦ ¦ ~ - MOMA en 92, Modernism: Contemporaray Drawing au 1991 Biennale exhibition au Whitney Museum of American Art à New York en 91.Partie de sources post-mitii-malistes dans les années soixante-dix après une longue étape dans l’abstraction gestuelle, Ellen Phelan a parallèlement intégré à l’étude de la nature, cette série issue de sa collection de jouets.Après les pans de toiles pliés ien zig-zag et peints sur leur surfaces respectives, auxquels allaient se succéder des bas-reliefs, des chaises en bois amoureux.et des échelles camouflées de tissu, des formes en évan-tails monochromes calquées sur les proportions de son corps, des peintures sur plaque d’aluminium, l’artiète exécutera, entre autres, des paysages inspirées des grands maîtres naturalistes Whistler, Corot, Turner qui apporta une identité particulière à l’espace et à la lumière.tf Une fable obscène V.Les poupées apparues dans sa production au milieu des années quatre-vingt, figures enfantines qu’elle traite comme des paysages intérieurs, appliquent cette maxime de De Kooning : «La surface est une brève apparition».Fantômes ourlés de leurs ombres aquatiques, silhouettes floues surgies d’un fond livide, dans la gouache Baby and an old Man, le corps de l’enfant aux yeux fixes et aux membres grossiers, est disproportionné par rapport à cet homme en bleu, vigilant qui symbolise la mort.Même sensation devant l’aquarelle Matinee Idol où un visage masculin spectral qui rappelle les caricatures acides de Grosz apparaît en gros-plan, ignoble.Cette peur inconsciente devant l’inconnu puise sa force dans des icônes instables où des dégoulinures de peinture cassent la trop parfaite symétrie de la physionomie humaine.Dandy grotesque portant chapeau, personnages clownesques aux allures simiesques et aux lèvres rouges, monstres goyesques que l’on retrouve dans les toiles saturées de noirs qui révèlent d’anormales mises en scène.Ivrognes; famille de pantins embourgeoisés arrangés dans une obscène fable de Lafontaine alors qu’un lapin et une grenouille se font les métaphores des’figures emblématiques paternelle et maternelle.Toute la gamme des émotions y passe alors que certains tableaux empreints de théâtralité, ramènent quelques jouvencelles richement habillées qui évoquent les tableaux de Vélazquez.Dâns The Kiss: revenge, un cerne noir et épais délimite le corps d’une héroïne bafouée par un couple qui tombe sur le sol.Ces marionnettes ont une implacable rigidité cadavérique humaine.Même les images plus sereines, mère altière portant progéniture daïis des lieux brumeux, mettent mal à l'aise le spectateur qui s’inqiiiè-te devant cette intime friction entre la fiction et la réalité.Ellen Phelan nous glace le sang mais quelle artiste! en/te- &) ànc.650, Crémazie Est, Montréal tél.: 381-4404 F» O L - A R T REGROUPANT 6 ARTISTES POLONAIS(ES) ‘Barska • Berzoïvslq • Jalqièiec • Tiaseclçq • Skrzypek.• Zohak VERNISSAGE DIMANCHE LE 7 MARS DE 13h30 À 17H JUSQU’AU 17 MARS YVES GAUCHER Du 6 mars du 26 avril Galerie d'art Tél.: (819) 821-7748 M UNIVERSITE DE SHERBROOKE LALIBERTE oeuvres récentes rencontre avec l’artiste aujourd'hui à 15 h.jusqu’au 15 avril.WADDINGTON & GORCE 2/55 rue Mackay Montréal, Québec Canada //.?G 2J2 Tél: (514) H47-1112 Fax: (514)847-1113 I
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