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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-04-03, Collections de BAnQ.

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1.E I) E V 0 I R .L E S S A M E 1) I 3 E T 1) I M A X (’ Il E I A V R I l.I !> !» 3 ?LE DEVOIR ?i Cinéma Page C-3 Théâtre Page C-6 Musique Page C-8 Arts visuels Page C-14 Audiences du CRTC Des pistes mais pas d’action PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Où trouver l’argent nécessaire à la fabrication d’émissions canadiennes de qualité pour la télévision?Où trouver l’audace de concevoir des dialogues de plus de six mots?Ces questions ont habité «les audiences du siècle» du CRTC, sur la télévision de l’avenir, qui ont pris fin la semaine dernière.Et même si l’écheveau que doit démêler le président du CRTC, M.Keith Spicer, est avant tout technologique (satellites, compression numérique, fibre optique, télé à la carte, etc), il ne fait de doute pour aucun des 170 participants à ces audiences que le contenu canadien reste primordial.Pendant quatre semaines, tous les ténors, petits et grands, de la télévision ont défilé devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en plaidant pour leur paroisse.Les principaux acteurs ont, sans surprise, demandé plus d’argent.Le prétexte était tout trouvé: il faut contrer la menace américaine.Dans cette guerre verbale, la voix des câblodistributeurs s’est élevée au dessus des autres.Leur association est bien structurée, leur lobby est efficace et l’argent ne manque pas.Il nous faut des sous et des licences, disent-ils, pour développer notre système de transmission, de manière à contrer les centaines de canaux américains qui, au tournant de 1994, envahiront nos chaumières.Fort bien, ont répliqué plusieurs autres, dont Radio-Canada, mais encore faut-il pouvoir placer, sur cette nouvelle kyrielle de canaux canadiens, des émissions de qualité.Alors pourquoi, vous les câblodistributeurs, ne nous donneriez-vous pas un peu de vos nombreux sous?L’idée fait son chemin, même chez les câblodistributeurs.Le président de Rogers Cable a fait un pas dans cette direction pendant les audiences.Cela est fort bien, croit Jean-Guy Tremblay, de l’Université du Québec à Montréal, qui, avec son groupe de recherche sur la télévision, suit l’évolution du monde télévisuel depuis de nombreuses années.Mais attention, prévient-il, il faudrait s’assurer que l'argent déposé dans un tel fonds en vaille la peine.«Le président de Rogers Cable a parlé de verser l’équivalent du taux de rendement annuel de 100 mil-lions$, ce qui, au mieux, signifie 10 millions$.Des pinottes.Il faudrait qu’entre 30 à 35 millions$ soient versés chaque année pour permettre la production d’émissions de télévision canadiennes de qualité», croit M.Tremblay, qui a donné une entrevue au DEVOIR cette semaine.Le chercheur croit en outre que Téléfilm Canada pourrait très bien administrer un tel fonds.En ajoutant cette somme à celle dont les producteurs privés et publics disposent déjà, poursuit M.Tremblay, ce sont 100 millionsS qui seraient investis chaque année dans la production canadienne.Un minimum, à son avis.Car à l’heure du libre-échange, peu de groupes demandent au CRTC de fermer complètement la porte aux satellites américains.«Si on ne soutient pas les contenus, on se fera lessiver», commente M.Lacroix.Ce dernier travaille avec un autre professeur de l’UQAM, M.Gaétan Tremblay, associé au département des Communications de l’institution.Ils dirigent depuis de nombreuses années un groupe de recherche qui suit à la trace les changements dans le monde merveilleux de la télévision.Ils ont récemment effectué une étude sur les contenus de Radio- VOIR PAGE C-2: CRTC LES REMAKES, UNE EXCELLENTE SOURCE DE PROFIL POUR LE CINÉMA AMÉRICAIN • ! Deux actrices, une même histoire, Bridget Fonda et Anne Parillaud,' dans Point of No Return et Nikita ** ////• m E C Y C L A G CRÉATION Le retour de Martin Guerre est devenu Sommersby dans sa version américaine .Pas moyen de passer à côté.L’affiche publicitaire du film est placardée partout.Dans la seule région de Montréal, Point of no return et sa version française Sans retour ont envahi une vingtaine de salles de cinéma.L'actrice américaine Bridget Fonda y campe une criminelle à qui le gouvernement offre une riante alternative: la peine de mort, ou une carrière d’assassin au service de l’Etat.A prendre ou à laisser.Cette histoire vous dit quelques chose?Nikita de Ixic Besson, dont le film de John Badham est une copie conforme.Besson a reçu 1 million$ pour céder les droits de «remake» (le mot est francisé) de son thriller au producteur américain.Des «pinottes», quand on y pense.Le remake (d’ailleurs plutôt bien fait) est tellement fidèle à l’original que certaines scènes sont reprises séquence par séquence, plan par plan.Adaptation ou plagiat?Un cran de plus, et les actrices auront la même robe sur le dos.Mais, me demanderez-vous, pourquoi les Américains n’ont-ils pas misé sur le Nikita original pour s’éviter le trouble d’en inventer un nouveau?D’autant plus étonnant, ce remake, que le film de Besson cumulait tous les ingrédients propres à satisfaire les goûts du public américain: action, violence, amour, danger.Que voulez-vous de plus?«Quand Nikita a été diffusé aux Etats-Unis, les distributeurs ont fait 6 millions$ avec, explique le distributeur Didier Farré d’Action Film.Ils s’attendent à récolter 35 ou 40 millionsS grâce au remake et à rejoindre six fois plus de spectateurs.Sans compter que bien des pays préfèrent doubler des films américains qui se plient aux goûts du public, plutôt que de distribuer chez eux les versions originales.» Iæ remake paie.Il commercialise, il uniformise, il actualise, il ajoute un «happy end», et voilà.VOIR PAGE C-2: REMAKES Il y a de plus en plus de remakes au cinéma, un phénomène qui n’est pas nouveau mais qui s’intensifie.Quand le cinéma américain n’a pas d’idées, il achète celles des autres.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR HH t» mx mm» t* >* H ' V W*V w*v WM T:-/- xTxv PRINCE PRINCE TRAVERSES UN APPEL DE DOSSIERS EST LANCÉ AUX ARTISTES DÉSIREUX DE PARTICIPER Date de tombée pour le prochain TRAVERSES de juin : le 30 avril 1993 Renw^rtqméntî; ; 8?8-ART5 Stéphan BALLARD jean-Louis MORIN sculpture ROSS RACINE peinture Lucie ROBERT sculpture-objets du 20 mars au 18 avril 1993 7 jours/semaine, de 11 heures à 18 heures •1 I t il C 2 I.K K V U I I! .I.K S S A M K I) I A K T I) I M A X ( Il K I A V H I I.I II !) 3 CRTC Dépasser les phrases de six mots SUITE DE U PAGE C-l ?* • canada et de Télé-Métropole, leurs conclusions?D’abord qu’à travers une apparente diversité d’émissions, le pattern américain était abondamment copié.Ensuite, que 85% des émissions des deux grands réseaux étaient construites autour de plans-séquences proposant des phrases allant de trois à six mots.«Comme je dis à mes étudiants, cçtte contrainte permet de dire Je HÎC t’aime ou Je ne "Le pattern américain est abondamment copié par les télédiffuseurs locaux.t aime pas», remarque M.Lacroix.Il n’en a pas toujours été ainsi.Ix>s phrases étaient plus longues a la fin des années cinquante.11 faut aussi préciser que tous les producteurs et scénaristes ne succombent pas à la règle du 3-6 mots.Lise Payette, par exemple, s’avère beaucoup plus créative, ce qui ne l'empèche pas d’être très aimée.Mais M.Lacroix ne croit pas que l’amélioration de la programmation du petit écran suffise à assurer l’avenir de la télé d’ici.Il estime en outre que les eâblodistributeurs et les compagnies de téléphone, qui se bat-u;p,t présentement à coups de millions, devront réunir leurs énergies eLaccepter de partager les compé-tdfîfces.I,es prix d’utilisation du téléphone et de la télévision diminueraient sensiblement.sËn Grande-Bretagne, souligne encore M.Tremblay, Vidéotron et Bell Canada ont joint leur efforts pour installer un cable en fibre optique qflilransporte à la fois le téléphone et Id?éâble.«Pourquoi pas ici», deman-diM-il?REMAKES Un phénomène typiquement américain G PAS SI NOUVEAU OUE ÇA.Pas si nouveau que ça, le phénomène du remake, puisque dès 1938, John Crowd dans Casbah adaptait pour l’Amérique le fameux Pepe le Moko de Julien Duvi-vier.Dans les dédales d’Alger, on vit Charles Boyer se substituer à Gabin dans le rôle du mauvais garçon, (ce même film fit l’objet d’un second remake dix ans plus tard entre les mains de John Berry).En 1945, Fritz Lang avec Scarlet Street reprenait La Chienne de Jean Renoir racontant l’éternel mélodrame du pauvre homme dupe et amoureux entraîné dans le mal par une femme de mauvaise vie.Et bien sûr, il y a les thèmes classiques, les mythes inépuisables.On ne compte plus les re- makes de Tarzan et de Frankestein, ni d’ailleurs de Roméo et Juliette.Autre variante: la manière maison.Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, en 92, le réalisateur hollandais George Sluitzer faisait lui-même le remake de son film L'Homme qui voulait savoir.Sous le titre Vanishing, il venait adoucir la fin, polir les angles po.ur les besoins de la clientèle, resituer l’action aux Etats-Unis.Hitchcock en 56 avait donné lui aussi dans l’auto-remake, retournant son Homme qui en savait trop, datant de 1934, pour l’adapter au goût du jour.Al Pacino (ci-haut), remportait, lundi soir dernier, l’Oscar du meilleur acteur pour le rôle qu’il tenait dans le film Scent of a Woman, un remake de Parfum (le femme (à gauche) de Dino Kisi.Xenakis à Montréa Ne manquez pas I elûtnre une semniut Grand eoneerl Classique» du N LM "activités (exposition, concerts, laide ronde.) Information : (514) 343-5962 Grand concert Classique ïi vendredi lf> avril.21) heures Le Nouvel Ensemble Moderne • • » / , (parant Srrlsi m « .Xenakis M m I Sii I It* ( Humic ( iluiiiipiijziic.220 au*.?m i 1 20$/12$ (rtmliant: 1 - ItilIcMcrir |{rs<»au Vtlmi-'i CBC Stereo Montreal 93.5 direction Lorraine Vaillancourt Quintette Kya.Primant II Echange.Poliinpsest.Il aarg .\ invent-l)'lnd \.Ontrcniont dur I Al l) 7911-121.N CONCERTS DES GÉNÉRATIONS SUITE I)E LA PAGE C l Le phénomène est purement américain: les producteurs prennent un film européen à succès, (français le plus souyent, parfois italien), adaptent sa recette à la réalité culturelle des Etats-Unis, y greffent des têtes de stars hollywoodiennes connues, des décors familiers — l’Amérique contemporaine en général — et relancent le produit remâché, recraché au grand public.La formule permet de ne pas dépayser le spectateur américain, de ne pas l’embêter avec les sous-titres — que décidément il déteste — ni avec le doublage — qu’il déteste encore plus — et de satisfaire son ethnocentrisme.U* producteur, lui, réduit ses risques au minimum en recyclant une formule qui a fait ses preuves ailleurs.L’Amérique, si riche en techniciens, en acteurs et en argent sonnant est pauvre en scénaristes, en idées.Alors, pas si bête, elle recycle celles des autres.Un phénomène qui va s’intensifiant.Cette semaine, quand Al Pacino a cueilli son Oscar du meilleur acteur, l’Académie venait couronner sa prestation dans Scent of a woman de Martin Brest, remake de Parfum de femme de Dino Risi.Au début de l’année, Sommers-by apprêtait à la sauce américaine Le Retour de Martin Guerre du français Daniel Vigne, en modifiant et le lieu et le temps de l’action.La France du Moyen-Age cédait miraculeusement le pas à l’Amérique sudiste esclavagiste du siècle dernier.It?spectateur s’y reconnaissait.Ouf! Vol qualifié It?remake produit rarement des chefs-d’oeuvre, et les produits recyclés auront en général un vie plus courte que celle de leur modèle.Et pour cause.The Toy de R.Donner, c’était lourd, alors que Ij> Jouet, de Pierre Richard, c’était délicieux.N’empêche que ces secondes versions sont de bien meilleure qualité qu’auparavant.Al Pacino n’a pas eu l’Oscar pour rien, il crevait l’écran dans Scent of a woman.Quand au Nikita américain, il n’est pas très inférieur au film de Besson, tout compte fait.Mais règle générale, pour un cinéphile, le remake, c’est l’horreur.«Vol qualifié, s’écrie Anna Leroux, relationniste chez Cinéplex Odéon.Ils s’approprient la colonne vertébrale d’un film».«Réduction de la pensée d’un auteur», renchérit Léo Bonneville, rédacteur en chef de la revue de cinéma Séquence.«Bien sûr que je préfère les films originaux, affirme le cinéaste français Jean-Marie Poiré.Trois hommes et un couffin de Coline Ser-reau, c’est bien meilleur que Three Men and a Baby, l’insipide rema- ke qui en a été tiré.Mais comme on ne vend pas nos films en Amérique de toute façon, à quoi bon se battre contre le diable?Acceptons que nos bonnes idées soient réapprêtées.» Plusieurs producteurs américains ont approché Jean-Marie Poiré pour faire un remake de son hilarant Le père Noël est une ordure dans lequel Anémone et Thierry L’hermite se partageaient la vedette.Mais comme ils étaient sept scénaristes sur cette histoire, les négociations traînent en longueur.Comme des chasseurs de têtes En général, les choses doivent se dérouler plus rondement, car le succès d’un film est souvent lié à sa capacité de capter l’air du temps, de traduire un courant.les producteurs américains agissent comme des chasseurs de têtes, flairant, cherchant à s’alimenter à partir de succès attestés.Les Visiteurs du même Jean-Marie Poiré sortait en France au début de février.Depuis, cette .comédie grand public mettant en scène deux voyageurs du Moyen-Age égarés au XXe siècle pulvérise des records d’affluence.«Déjà, ils m’ont approché pour faire un remake.», de m’expliquer Jean-Marie Poiré.Pour l’instant, le cinéaste résiste.II trouve que les droits sont trop minimes, de l’ordre du million, (c’est la norme).Il attend aussi d’ayoir réalisé la suite des Visiteurs.«Après, on verra.» A cheval sur deux mondes, le Québec est en position de comparer.En tant que marché francophone, les films français sont distribués chez nous.En tant que marché nord-américain, on reçoit le remake, par la suite.Leqqel préférons-nous?«Ça dépend, répond Didier Farré.A l’époque, il a enregistré 120 000 entrées pour Nikita qu’il distribuait au Québec.Un gros succès, ici.«It“s cinéphiles des villes ont tendance à aimer mieux l’original.Mais en dehors de Montréal et Québec, le spectateur aime mieux les productions américaines où tout est expliqué.Il se casse moins la tête.» L’autre jour, a la sortie du cinéma où était projeté Point of no return, j’ai interrogé quelques spectateurs.Parmi ceux qui avaient vu l’original et la copie, tous ont dit préférer Nikita.Ils venaient au remake justement parce qu’ils avaient apprécié le Besson.«Après tout, m’a dit quelqu’un, au théâtre, on va bien voir des mises en scenes différentes d’une même pièce.» D‘ temps qu’un autre lui objecte que le remake, c’est pareil, que le scénario a été édulcoré, modifié pour le rendre inoffensif, le spectateur était déjà parti.«Les cinéphiles des villes ont tendance à aimer mieux l’original.Mais en dehors de Montréal et Québec, le spectateur aime mieux les productions américaines.» Orchestre Métropolitain Apis Erossmann.chef Oliver Jones, piano Stewart Goodyear, piano louis-Philippe Simard percussions sillets dlspuilles.10 $ J?/// ORf III SI RI Ml TROPOI ITAIN AGNf.S <,Rf >SNMANN ¦Iî; Til 3t tlj&r 31,# m il II Ies_ îliEI Alcan .•il: SPÇCTRUm IIS MARDI Et MERCREDI.20 il 21 AVRIL 1003 20 HEURES, AU SPECTRUM 01 MONTREAL m.vf i s .î i i Gesù LiXSIüiia JUSQU'AU 10 AVRIL A 20 H 30 1200, rue de Bleury, Montreal RÉSERVATIONS : 790-1245 L K I) K V 0 I R .i.K S S A M K D I K T I) I M A X (' Il K I A V R 1 I I (I !» A ARTS * C 1 N Ê M A Intelligence et humour pour traiter des travers de notre société PHOTO JACQUES GRENIER «Pour moi, c’est un tournant crucial.C’est rassurant d’avoir porté un rôle majeur sur tes épaules.Tu sais avoir les nerfs pour tenir six semaines de tournage, tu sais être prêt pour tout.» Un tournant pour Vincent Lindon Un rôle majeur dans La crise qui donne confiance O 1) I L K I.E TREM B LAY DEVOIR Vincent Lindon est un homme très nerveux qui bouge sans arrêt et dont le visage est agité de tics.Même qu’on se demande comment il parvient à s’en débarrasser en jouant.Et paradoxalement, c’est ce qui fait son charme, cette fragilité à fleur de peau, cette façon aussi de dire tout ce qui lui passe par la tête, s’avouant sensible, vulnérable.Il y a toujours quelque chose d’étonnant dans la façon dont les acteurs transmuent leurs angoisses pour les mettre au service d’un personnage.Dans Im Crise de Coline Serreau, comédie sociologique qui connaît un grand succès en France, — et qui a d’ailleurs remporté le César du meilleur scénario original —, Lindon porte le film sur ses épaules avec beaucoup de charisme, de présence, une vraie maîtrise et aucun tic.C’est le rôle le plus important de sa vie, un de ces emplois charnières qui transforment un acteur abonné à une certaine seconde zone d’ombre en une vedette de premier plan.«Pour moi, c’est un tournant crucial, dit-il.C’est rassurant d’avoir.porté un rôle majeur sur tes épaules.Tu sais avoir les nerfs pour tenir six semaines de tournage, tu sais être prêt pour tout.peut-être pour redescendre aussi vite que tu es monté.» Depuis toujours, il a été abonné aux personnages de bon grand frère.Gentil Lindon, dans II y a des jours et des haies et dans Im belle histoires, les deux derniers Lelouch.Gentil encore dans Un homme amoureux de Diane Kurys comme dans Quelques jours avec moi de Claude Sautet.Lindon est un vrai acteur de cinéma qui n’est à peu près jamais monté sur les planches.Ses débuts, il les a fait en 83 dans le film de Paul Boujenah Ix Faucon.Il était à Montréal cette semaine pour cette Crise qui sort dans nos salles.Un film qui entre dans la catégorie film de rédemption (le cinéma américain surtout nous inonde du genre, ces temps-ci).Rédemption impliquant des héros (masculins toujours) qui à travers une série d’épreuves redécouvrent le vrai sens de la vie et des valeurs (familiales).Ici, c’est le départ de la femme du personnage et la perte de son emploi qui le transforme peu à peu et le rend plus humain, lui qui ne voyait autrefois que son nombril.Abandonné avec les enfants, sans confident digne de ce nom — puisque ses amis ne pensent qu’à eux et qu’en ces temps difficiles, chacun a son lot de problèmes de toute façon.Victor (Vincent Lindon) a de quoi alimenter ses réflexions.Coline Serreau, la réalisatrice, n’en est pas à ses premières armes, côté comédie.Trois hommes et un couffin, c’était elle.Avec hi Ciise, sur le mode badin, elle cause de politique, d’hypocrisie sexuelle, d’hébétude sociale, de chômage, de racisme.À l’encontre des Visiteurs de Jean-Marie Poiré, Serreau nous offre ici une classique comédie française qui pose un regard satirique sur les moeurs contemporaines.Comme dans une bd de Lauzier.« La France a besoin de rire, me dit Lindon, et d’elle-mémc à part ça.La Crise, c’est un film de l’air du temps, peuplé de divorces, de familles reconstituées, de racisme, de chômage.» Lindon aime bien travailler avec des réalisatrices, à cause du rapport de séduction qui s’établit entre la cinéaste et l’acteur, créant un climat directif sur un ton léger.«Coline turns a demandé de jouer de façon exagérée, caricaturale, explique-t-il.Une comédie, il faut que ça carbure.» Quand on demande à Vincent Lindon si son personnage lui ressemble, il répond que oui, forcément «ne serait-ce que parce qu’il a mon physique, ma voix, mon regard, ma façon de me déplacer.Et puis, les acteurs aussi ne pensent qu’à eux.Même insécurité que le personnage, même besoin de plaire.» Dans La Crise, Vincent partage la vedette avec Michou (Patrick Tim-sit) dans un tandem classique clown blanc et Auguste.L’Auguste, c’est ce Michoux, un sans-abri simplet qui suit Victor comme un petit chien, l’un ayant besoin de l’autre et vice-versa.Lindon en était un peu jaloux «parce qu’il avait tous les moments drôles, les chutes, le beau rôle.».Le personnage central de Victor joué par Lindon est beaucoup plus nuancé, comme en retrait.Il reçoit les informations, il écoute plus qu’il n’agit.Un rôle très difficile à jouer, de l’avis de l’interprète.«Avec Victor, j’ai découvert qu’on pouvait se faire remarquer sans en faire trop, en utilisant le langage corporel plus que verbal.J’ai fait une thérapie à travers le film.» Lindon ne savait pas que Im Crise allait marcher si fort.Il a pris une chance.Il a gagné.En 92, (avant l’Arrivée des Visiteurs, le film a battu des records d’affluence en France.Ce qui ne signifie pas que l’acteur joue davantage pour autant.Au contraire, il s’inquiète de n’avoir pas tourné depuis sept mois.Le succès, c’est une arme à double tranchant dans ce métier-là.Des fois quand un comédien arrive en haut de l’échelle, le milieu ne sait plus très bien où le caser.Il y a comme un flottement.Comme une crise.U CRISE Écrit et réalisé par Coline Semait, avec Vincent Lindon, Patrick Timsit, Annick Alamé, Valérie Alane, Gilles Privât, Na noue Garcia, Christian Benedetti.Images: Robert Alazraki.Son: Guillaume Sciama, Dominique Dalmasso.Montage: Catherine Renault.Musique originale: Sonia Wie-der-Atherton.France, 1992.95 minutes.Au Complexe Desjardins.F R A N C I N E L A U R E N I) E A U Une rude journée pour Victor (Vincent Lindon).A son réveil, il trouve une lettre de sa femme qui lui annonce, sans explications, son départ définitif.A son bureau - il est conseiller juridique dans une grande firme -, il trouve une lettre de licenciement.On ne sait pas lequel des deux chocs est le plus dur.Son premier réflexe est de trouver une âme compatissante à qui raconter ses malheurs.Il va voir Paul, son meilleur ami.Il va voir la meilleure amie de sa femme.Et ainsi de suite.11 prend même le train pour aller chez ses parents qui habitent loin de Paris.Il suit sa soeur chez un député socialiste.En 1992, le pouvoir est encore à gauche.Mais partout où il vient réclamer du secours, chacun est pris dans ses problèmes et personne ne l’écoute.A part Michou (Patrick Timsit), un quasi-clochard rencontré dans un bar qui s’attache à ses pas dans l’espoir de se faire offrir un verre.Et balourd en plus.Et raciste.Mais peu à peu, presque par la force des choses, Victor se tourne vers ce chien fidèle et entreprend de l’éduquer pour en faire son secrétaire.Auparavant, pour mieux le connaître, il retrace son milieu familial et découvre, à son grand émerveillement, que Michou n’est pas bête du tout, qu’il a un coeur d’or et qu’il n’est vraiment pas raciste.Il découvre surtout son propre égoïsme qui, avant «la crise», l’empêchait de s’intéresser aux autres.Et il comprend enfin pourquoi sa femme l’a quitté.Je ne suis pas prophète mais je me demande dans quelle mesure il est inopportun que La Crise sorte exactement en même temps qu’une autre comédie française à succès, Les Visiteurs, de Jean-Marie Poiré, un film (pour une partie) d’époque, avec un château médiéval et des oubliettes, des téléportations et des effets spéciaux, bref un film assez gros et assez cher qui, sans être une superproduction, risque peut-être d’éclipser celui, moins ambitieux et plus intimiste de Coline Serreau.Ce serait dommage.Parce que La Crise, c’est du cinéma intelligent et drôle (ce qui ne va pas toujours de pair), c’est une histoire habilement écrite et finement interprétée, c’est une évocation saisissante des nouvelles réalités, des contradictions et des travers de notre société.Si le climat est très parisien, ces nouvelles réalités, ces contradictions et ces travers sont diablement universels.On s’y reconnaît parfaitement.Par exemple, le racisme.Il est beaucoup plus facile de ne pas être raciste quand on habite les beaux quartiers, à l’abri du chômage et de ) Prix de la critique internationale Prix de la meilleure contribution artistique Festival des Films du Monde ’92 ".a la beauté d’un été enchanté, l’émotion de l’enfance désillusionnée et la force des retrouvailles entre un père et son fils." Georges Privet, ELLE QUEBEC "Un film beau, touchant, questionnant avec les yeux de l’enfance, la gravité du temps qui passe!” I Jalbert, ECHO VEDETTES "Superbement beau!” Bill St John, MONTREAL DOWNTOWN Une scène de La crise, un film de Coline Serreau, avec Vincent I Jndon et Annick Alamé.la promiscuité.On peut alors discuter du mérite respectif des employées de maison noires, arabes ou portugaises.Ou encore la médecine.Vaut-il mieux être allopathe ou homéopathe?Vaut-il mieux pratiquer la médecine traditionnelle, c’est-à-dire recevoir de nombreux patients par jour, les bourrer de médicaments et se gagner ainsi beaucoup d’argent?Ou pratiquer une médecine plus préventive et plus douce, mais consacrer plus de temps à chaque patient, donc gagner moins?Ou encore la nourriture.Faut-il continuer à consommer du foie gras, de la viande rouge et de l’alcool, ou emprunter les voies saines de la macrobiotique?Ou encore la procréation.Est-ce bien raisonnable, chaque fois qu’on change de partenaire, de faire un nouvel enfant, sans songer à la complication du réseau qu’on est en train de créer?Réseau dans lequel l’enfant que votre partenaire actuel a eu avant de vous rencontrer est forcément le demi-frère de l’enfant que vous aurez ensemble, enfant qui sera la demi-soeur de i’enfant que vous aurez avec votre prochain partenaire, lequel partenaire aura déjà eu avant de vous rencontrer, deux enfants de deux ex.Vous me suivez?Voilà qui va donner du fil à retordre aux généalogistes de l’avenir.Mais la démonstration n’a rien de théorique.Ainsi, les problèmes pratiques qu’entraîne la complexité des relations entre ces familles sans cesse éclatées et reconstituées sont posés en une séquence tout à fait réjouissante dans laquelle une dizaine d’enfants se retrouvent pour partir ensemble en vacances d’hiver.Chaque fois qu’arrive un nouvel enfant, on explique à Victor éberlué le lien qui le rattache au groupe.Les dialogues sont étourdissants et livrés avec une spontanéité désarmante par des comédiens remarquablement choisis et aiguillés.Cela vaut pour tout le film.Ne ratez surtout pas La Crise.nioro MAIOITLM T APRES "TROIS HOMMES ET UN COUFFIN , LA NOUVELLE COMÉDIE DE COLINE SERREAU.des MILLIONS DE SPECTATEURS EN FRANCE ET ÇA CONTINUE.! CESAR MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL A SE TORDRE! — PREMIERE DU DEBUT À LA FIN, UNE CRISE DE RIRE!’ - FRANCE-SOIR MERCI COLINE SERREAU!.UN FULCURANT MORCEAU DE BRAVOURE-UNE MERVEILLE D HUMOUR, DE SATIRE ET DE TENDRESSE.’ le FIGARO VINCENT LINDON N LE CADEAU DE LANNÉE DU CINÉMA FRANÇAIS! IL Y A DES FILMS QUI AIDENT À VIVRE; LA CRISE’ EN FAIT PARTIE." - LE POINT EN CAS DE SURMENACE, COUREZ VOIR 'LACRISE T PATRICK TIMSIT paris match U CRISE \|.\l\ SARI* présente Vl\( liNT LINDON cl PATRICK TIMSIT dans un film de COUNT SURREAL MA CRISE' Scenario c! dialogues C01.INE SERREAI ¦1 \V« /MU>1 ANNIK NIANT CILIES PRIVAT MICHELE IAROQIE CHRISTIAN BENEDETTI NANOt'GARCIA CLOTHILDE MOLLET ISABELLEPl lll lACQI ES jËti, -¦* DIDIER FLAMAND MARIE-FRANCl SANTON Avec la participation de MARIA PACOME, de YVES ROBERT et de CATHERIN! Mll.KENINC, Imwpmdixl.mllsnL'ls SUIS SAUDI 01 HI.MSPK01M eUelV FVIlH HUIBClNDUnXllWIKA Mill t Un üpjitKi|U<«« *-u\U» .s ¦ S DOLBY BTEBEOl les Enfants du Dimanche un film de DANIEL BERGMAN d’après un scénario de INGMAR BERGMAN (“Les Meilleures Intentions”) ®CFGL IOS / IM THOMMY BERGGREN HENRIK LINNROS LENAENDRE JACOB IEYGRAE —, Scénario INGMAR BERGMAN Photographie TONY FORSBERG .m.m -*L Direction artistique SVENWICHMANN il/» Réalisation DANIEL BERGMAN oimiVimoN DÈS LE 9 AVRIL À NOS BENEVOLES, AUX MEDIAS ET À NOS DONATEURS.MERCI DE VOTRE FONDATION DLS MALADIES DU COEUR DU QUEBEC VOUS NOUS PERMETTEZ DE MIEUX LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉRO 1 et de votre générosité I.K I) K V (MK.I.K S S A M K I) I E T I) I M A X (' Il K I A V KM.I !» » K WW, mm mm 'fââmmt ¦.&&& .ïXy**§21 s* w v Isa fe£feii ?s: » V « .•* V* , v £,«éat- iwr '’*~~ ABwlHÉI 1 L-^,______ .,: '9KZ?*‘m*>* YRA OfMtBÂl ,4V,TÆ 1991 'mm* «Une belle occasion de RIrE sans se poser de questions.» •Rene Homier Roy, L'Actuaute Une comédie qui vous fera passer un EXCELLENT moment - caroie Ménard, nAjÇ Échos Vedettes r= «JS LE PLUS GRAND TRIOMPHE AU BOX OFF CE FRANÇAIS DEPU 510 ANS! Plus de 5 millions de spectateurs en 8 semaines A A cheval entre deux époques Jean-Marie Poiré est fier d’avoir redonné le cinéma de divertissement aux Français odile tremblay LE DEVOIR XT>en déplaise à Gilbert Rozon, à JfcN son musée, son festival, ses pompes et ses oeuvres, il n’y a pas juste le Québec qui se tord de rire.La France aussi voit un raz de marée hilarant déferler en ses terres.Celui-ci a pour nom Les Visiteurs et il constitue un phénomène.Pulvérisant les records français des dix dernières années, depuis le début de février, cinq millions de spectateurs se sont déjà rués sur la comédie.Pour rigoler un bon coup aux côtés d’un duo de voyageurs du passé, le public fausse compagnie à Dracula et à The Bodyguard, ce qui, dans la patrie de Molière est un comble, vous en conviendrez.Jean-Marie Poiré, le cinéaste du film gagnant, a un sourire fendu jusqu’aux oreilles.Et on comprend pourquoi.«Ça peut devenir le plus grand succès de l’histoire du cinéma en France», me dit-il en se frottant les mains.Jusqu’à maintenant la palme est entre les mains de Im grande vadrouille de Gérard Oury qui a drainé 17 millions de spectateurs.Mais c’était il y a trente ans, avant les vidéocassettes et le cinéma chez soi.•«En 93, on ne peut plus atteindre ces sommets-là», précise Poiré.Les Visiteurs est une comédie grand public qui chevauche deux périodes: la nôtre et le Moyen-Âge.Le film raconte comment à la suite d’un enchantement, Godefroy de Mont-mirail un seigneur du Moyen-Âge et son valet Jacquouille aboutissent dans notre époque de pollution et de pylônes, avec les malentendus, étonnements, gags qui s’ensuivent.Poiré est fou d’histoire, celle avec un petit h et celle avec un grand.Sa période.de prédilection est le Moyen-Âge.«Ça me plait cette époque où les rapports des gens étaient si simples, basés sur le sens du devoir, de Dieu.Mais attention! Je crois aussi aux droits de l’Homme qui sont notre affaire à nous.Autrefois, ça devait être atroce d’avoir une crise de dents.Mon fdm refuse de prendre position pour hier, contre aujourd’hui.Les deux temps ont leurs bons, leurs mauvais côtés.» Le projet des Visiteurs n’est pas né d’hier.À 17 ans, Jean-Marie Poiré avait écrit le scénario d’un court métrage racontant l’histoire du voyage dans le.temps d’un chevalier du Moyen-Âge et de son valet, par les soins d'un enchanteur catapulté au XXe siècle.Il l’a retrouvé dans ses tiroirs, confié à son scénariste et meilleur ami Christian Clavier, également acteur (il tient le rôle de Jacquouille).Mais tout le monde trouvait ça fou, l’idée d’un fdm en vieux français, chevauchant deux époques, avec des effets spéciaux en plus.C’était risqué.et cher.On l’évaluait à 15 millions$.Finalement, il a été tourné avec 12, dans les environs de Carcassone.Jean-Marie Poiré se veut le digne successeur des Femandel et de Funès.Pour les effets spéciaux, Poiré a d’abord pensé à s’adresser aux experts de Los Angeles, artisans de Terminator.Puis il a préféré prendre les meilleurs techniciens de Paris, plutôt qu’un sous-fifre à Hollywood.Ça donnera des effets étonnants, avec une sorcière dont la tête se dévisse, et un comédien qui se bat avec lui-même, avant de s’embrasser sur le nez.Pour Poiré, le cinéma, c’est de la tricherie, et il aime le mensonge: créer des faux donjons, changer des décors avec l’ordinateur, jouer avec des doubles plans, les techniques numériques et les effets spéciaux, c’est son truc.«J’adore le professionalisme du cinéma américain, dit-il.En France, on est handicapé par le manque de poignon.C’est pourquoi on traîne la patte côté technique.» «Mon spectacle préféré demeure la comédie», dit-il.Comme me l’affir- l’HOTO JAQUES GRENIER mait Raymond Devos un jour: ‘Si c’est pas drôle, c’est que c’est pas intelligent’.Tout le monde a vécu ses drames.On peut tout de même rire aux enterrements.L’humour, c’est un regard sur la vie».Poiré se veut le digne successeur des Fernandel et de Funès.Or depuis la mort du si désopilant interprète et cinéaste de Rabbi Jacob, aucune relève de l’Hexagone digne de ce nom ne s’était donnée pour man- dat d'amuser, tout simplement en faisant des films pour toute la famille, grand-mère et petit dernier compris.«On a abandonné le cinéma spectacle aux mains des Américains.avec les recettes qui vont avec.La "nouvelle vague" nous a causé du tort.Désormais, cinéma français signifie cinéma nombriliste.Les réalisateurs mettent le septième art au service de leur journal intime.Ils ne savent plus raconter une histoire.» Poiré se dit très fier d’avoir redonné le cinéma de divertissement aux Français.Précisons tout de suite que si Les Visiteurs "plaît au grand public, une bonne partie de la critique l’éreinte complètement.Mais Poiré confesse avoir l’habitude.Il a reçu des flop-pées d'injures pour ses plus grands succès: Le père Noël est une ordure, Us hommes préfèrent les grosses, Papy fait de la résistance.Le cinéaste conserve deux cahiers de presse, un petit, avec les coupures positives et un gros rouge avec les éreintements, qu’il intitule son bêtisier (parions qu’il y rajoutera l’exécution sommaire de notre critique Alain Charbon-neau).«Plus mes films ont eu la faveur du public, moins la critique les a appréciés.Et vice-versa.Mes meilleurs copains n’a jamais levé, mais la critique fut enthousiaste.» Le cinéaste a d’ores et déjà écrit la suite des Visiteurs.Parions qu'il aura moins de difficultés à financer le volet deux que le premier.m turn mnu pfHw» CHRISTIAN JEAN RENO Valérie LEMERCIER Dans un «m a* JEAN MARIE POIRÉ «aefp IIS NE SQHT PAS NES (Gaumont *'» fbamcoj;/ rnontrmj»! cKPi 96,9 FM PARISIEN 400 Ste-Catherine O."W I ?n m DOLBY STEREO I Dix ans, après le désopilant Le père Noël est une ordure, Jean-Marie Poiré récidive donc en signant Moyen-Âge des preux chevaliers et notre couillonne fin de millénaire.une comédie qui fait le pont entre le Des visiteurs qui tombent mal LES VISITEURS De Jean-Marie Poiré.Avec Jean Reno, Christian Clavier, Valérie Umercier et Marie-Anne Chazel.Scénario : Jean-Marie Poiré.Image : Jean-Yves U Mener.Fr., 1993.108 min.Présenté au Parisien.ALAIN CHAHBONNEAU En France, c’est l’événement cinématographique de l’année, peut-être de la décennie.Succès immédiat, records de box-office pulvérisés, bouche-à-oreille épidémique, couverture concertée des médias qui, du Nouvel Observateur au Libération, célèbrent en choeur la renaissance de la grande-petite comédie française a la Gérard Oury.Même les Cahiers du cinéma consacrent un pan de leur dernier numéro a ces Visiteurs pour lesquels le public français est massivement retourné en salle, en boudant tout aussi massivement les gros canons américains.C’est bien fait pour ceux-ci et c’est tant mieux pour ceux-là (les dits visiteurs), mais n’empêche: le film est nul.Il faut que la France ait le vin bien triste, et l’âme bien morose en ces temps de balayage électoral, pour s’esbaudir des aventures de Godefroy Le Hardi et Jacquouille La Fripouille.Dix ans après le désopilant Le père Noël est une ordure, Jean-Marie Poiré récidive donc en signant une comédie qui fait le pont entre le Moyen-Âge des preux chevaliers et notre couillonne fin de millénaire, entre le coq gaulois de la France d’hier et le drapeau tricolore de l'Hexagone d’aujourd’hui.Le scénario, conçu par le ci- néaste sur les bancs du lycée — qu’il n’aurait jamais dû quitter, catapulte en plein XXe siècle, façon Bach to The Future, un duo donquichottesque, formé d'un seigneur du XIle siècle (jean Reno) et de son fidèle écuyer (Christian Clavier).I-argués dans un décor de pylônes, de maisons privées et de châteaux convertis en hôtel de luxe, ces deux héros, échappés d’un film des Monthy Python, mèneront pendant leur affolant séjour une chasse épique aux moulins modernes, du macadam à l’eau courante, de la deux-chevaux au téléphone.Ils se frotteront à la bêtise de leur descendants directs, spécimens en voie de disparition de la haute aristocratie cpii se remettent relativement bien d’une révolution survenue deux siècles plus tôt.Godefroy flirtera avec la sosie de sa bien-aimée (Valérie Remercier), et Jacquouille rivalisera avec son arrière-arrière-arrière-arrière petit fils (Clavier bis), aussi snobinard et maniéré que son ancêtre est rustre et sans façon.Mais tandis que l’un fera tout pour retrouver la France qu’il connaît, l’autre se prendra d’une affection réelle pour la vie en démocratie et pour une donzelle clocharde, sans avenir ni passé (Marie-Anne Chazel, qui reprend le rôle qu’elle avait dans Le père Noël).On comprend pourquoi le film a fait un malheur de l’autre côté de l'Atlantique.Poiré fait flèche de tout bois, et avant d’être une corné die, son film est une boîte a message directement adressée à la nation française, où le clin Avant d’être une comédie, Les Visiteurs est une boîte à message directement adressée à la nation française, d'oeil politique avoisine le propos écolo.Us visiteurs (latte le Français dans le sens du poil, chatouille ses antécédents gaulois, éveille la graine de royaliste qui sommeille en lui et satisfait complaisamment le réac.inverti qu vitupère l’époque à voix basse à défaut de pouvoir la changer.D'où l’engouement aveugle de nos cousins.Aveugle, car l'humour des Visitcuis, lui, ne dépasse guère le gag de lycéen, ou le rire gras que provoque la vulgarité la moins rabelaisienne qui soit, rots de table ou haleine de cheval.Tout fier des 2300 plans qu’il a injectés dans l'entreprise (une moyenne d’un plan aux trois secondes) et qu’un montage bâclé empile sans bon sens les uns contre les autres, Poiré mène son histoire à un train d’enfer, qui laisse peu de chance aux gags d’exploser ni aux comédiens d'interpréter.Rien, en tout cas, qui permette d’épauler le comique inspiré des Bourvil ou De F unes, si une telle comparaison est encore possible.Bref, hors de France, point de salut pour Les visiteurs.Reste le phénomène, qui en dit long sur les besoins cinéphiliques du public hexagonal.Ou plutôt sur l'état d'esprit cpii règne là-bas.Les visiteurs tombe pile, à une époque d'inquiétude et de changement où les Français n’attendent probablement rien d’une comédie bien ficelée, mais beaucoup d’un film-concept, qui leur renvoie d’eux une image — quelle quelle soit — à laquelle se raccrocher.Pour le rire, on repassera.CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME Untilm oe CHRISTIAN VINCENT PARISIEN «hb 480 Ste-Catherine O."W 12 55-3 00-5 05 7 10-9 15 GAGNANT OSCAR du MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL le Cri des Larmes Drying EH (v.f.) «The Crying Game» .,?¦***£ | TrTTH3um PARISIEN “ 480 Ste Catherine O.'m • 12 15-2 30-4 45-7 00 9 15 Tous les soirs 6 45-9 20 Tous les soirs 7 10 9 30 sam dim 4 00 6 45 9 20 sam dim 12 10-2 20 4 40-7 10 9 30 COUCHE TARD sam 11 35 COUCHE TARD sam 11 50 • VERSION O.ANGLAISE .12 15-2 35 4 45-7 05 9 25 COUCHE TARD sam 11 40 LOEWS 954 Ste-Catherine O.w , Tous les soirs 6 45-9 30 Tous les soirs 7 15-9 35 -sam-d.m 1 15-4 00-6 45 9 30 sam-d.m 12:15-2 30-4 50-7 15 9 35 ?nmDOLBY STEREO] 'M12 1:2 f ¦ .—J STIMULANT ?1 /2‘ - John Griffin, THE GAZETTE " Un film qui fait chaud au coeur." - Francine Laurendeau, LE DEVOIR .PASSION FISH version o.anglaise CfP LOEWS “17«7 354 Ste-Catherine O."AC 12 45 330620900 ?DOLBY STEREO | COUCHE TARD sam il 30 v’VKV Orson Wells dans Touch of Evil, à voir eette semaine à la IpU'jl poJac 'I'.j Ja ormoluf J j ANS# •’ S : .;:::':'ÿÿ ¦ WB; .•; ,ry.: \ iv,! v :'C : • • •• ': > .iï’S/.’x’C** *-';> 'mam Max&Je rem PHILIPPE NOIRET Hydro-Québec LES FILMS PRÉSENTENT Une enfance à Natashquan " dure 74 minutes qui m’en ont paru une seule (.) Un tour de force, f • Franco Nuovo, LE JOURNAL DE MONTRÉAL fi V-NW ||,UIS0NDUCINEI,IA566-8782|ST-ADELE 229-7655 ILE DAUPHIN M9-FHMI ICmomà Pipe 163 King 0 Sherbrooke ART BERTRAND TAVERNIER '13 I ANS ?J 3T TUERA BIEN QUI TUERA LE DERNIER! ''Formidable! Il y a longtemps qu'on avait vu au cinéma, un film policier aussi maîtrisé.et réjouissant!" - Marc-André Lussier, CIBL-FM CHRISTOPHE LAMBERT JEAN-PIERRE MARIELLE Un film de CLAIRE DEVERS Scenario et adaptatif BERNARD STORA et CLAIRE DEVERS Dialogues BERNARD STORA D’après le roman de TERI WHITE “Les lamentations de jéremioh" - Editions Gallimard/Série Noire n CFGL Producteur exécutif CHRISTINE GOZIAN Musique PHILIPPE SARDE 93 IO s./ I M Une to-production US (KMS ALAIN SARD! TM DIMS PRODUCTION CRUPPO MMA Avec II prtkiption de CANAL.»I1BW ¦jf nni rxnnY trrrrtfifr mu CENTRE-VILLE ms-film 2001 Umvetssle.mclro UcGiH w 6 : chef-d’oemTe ?; ?très bon bon ?: quelconque ?: très faible ^ : pur cauchemar LA CRISE ?1/2 De Coline Sereau Le même jour, Victor (Vincent Lindon) est quitté par sa femme et il perd son emploi.Il cherche en vain une épaule pour pleurer mais personne n a le temps de l’écouter, chacun étant prisonnier de ses propres problèmes, ce qui nous vaut une savoureuse évocation des travers et des nouvelles réalités de notre époque.Le trait est juste, c’est finement dialogué et en plus, c’est drôle.Qui dit mieux?Francine Laurendeau H LE MAUDI! DE FRITZ LANG.Avec Peter Lorre et Ellen Widmann.1931.En collaboration avec le Conservatoi-| re, le Goethe-Institut propose au cours du mois d’avril, sous la bannière Crime, mystère et suspense dans le cinéma allemand.un hommage au Hlm noir germanique, des premiers films muets de Lmg et d’Adolf Gartner au dernier thriller existentiel de Rudolf Thome.Cette rétrospective s’ouvre avec le paradigme du genre, M Le Maudit, première oeuvre so-nore de Lang et ancêtre inégalé de nos serial killer actuels.La projection sera précédée d’une conférence de Sel h Feldman.doyen de la Faculté des Beaux-arts de l’Université d’York, sur les ••méchants et la ville dans le film noir allemand».(Au Conservatoire mardi le 6 avril à 19h00 en v.o.avec s.-t.a.) TOUCH Of EVIl d'Orson Welles.Avec Welles, Charlton Heston et Marlene Dietrich.1957.Ce Se film de Welles oppose deux policiers aux méthodes fort différentes — l’un américain et pourri jusqu’à la moelle, l’autre mexicain et incorruptible - qui mènent chacun de leur côté la même enquête sur un attentat à la bombe survenu à la frontière américano-mexicaine, l.e récit est en soi banal, mais comme toujours chez Welles, les faiblesses du scénario ne font que rendre plus éclatants encore le style et son infaillibilité.D’une exubérance et d’un baroque qui n’ont pas vieilli d’une ride.Touch of Evil rejoue en noir et blanc - à l’âge déjà avancé de la couleur - l’éternel conflit du Bien et du Mal.et élève le film de genre à la hauteur de la tragédie shakespearienne.(A la Cinémathèque jeudi le S avril à 18h35 en v.o.) LE PIRATE NOIR • d'Albert Parker, .-hvr Douglas Fairbanks et Hillie Dove.1926.Douglas Fairbanks au sommet de sa forme, élégant, acrobate, aérien, à la fois acteur et auteur du personnage qu’après Zorro et Robin des Bois, il interprète ici en parfaite osmose : le duc Michel, qui tombe entre les mains des pirates, occit l’un deux en combat singulier et se fera passer, sur le bateau des flibustiers, pour le Pirate noir.Outre scs qualités d’action, le film est reste dans l’histoire du cinéma comme le premier long métrage entièrement filme en Technicolor bichrome.Reste à savoir si la copie de la Cinémathèque fera honneur au célèbre procédé.(A la Cinémathèque québécoise vendredi le 9 avril à 18h35, muet avec accompagnement au piano).PASSION FISH ?1/2 De John Sayles.A la suite d'un accident, une actrice de la télévision new-yorkaise (Mary McDonnell) se retrouve paraplégique et sans raison de vivre.Elle va s’enterrer dans sa maison natale, en Louisiane où son attitude négative décourage les infirmières.Jusqu 'à ce que Cliantelle (Alfre Woodward) prenne en main la situation.Un film d’espoir et d’amitié, enluminé par la luxuriance des bayous et le pittoresque du folklore cajun.WARSZAWA ?1/2 De Janusz Kijowski.Après un saisissant préambule qui évoque le martyre des Juijs parqués dans le ghetto de Varsovie, un inconfortable triangle s'installe dans le huis-clos d’un appartement.Excellente mise en scène et bonne interprétation de Hanna Schygulla, Lamber{ Wilson et Julie Delpy.En français.A force de vouloir faire international, on a perdu la musique de langue polonaise qui seule aurait pu donner à ce film une complète authenticité.Francine Laurendeau DAMAGE De Louis Malle.Un film extrêmement fort et concentré comme une bombe.Jeremy Irons, qui donne la réplique à Juliette Binoche dans cette histoire de coup de foudre torride et de liaison vraiment dangereuse, y est magistral.Odile Tremblay LES AMOUREUSES ?De Johanne Prégent.Un couple se défait tandis qu ’un autre se forme.Un film attentif aux méandres du coeur humain avec une Louise Portai sobrement émouvante et un Tony Nar-di parfaitement irrésistible.Francine Laurendeau.SWING KIDS ?De Thomas Carter.Un film historique américain bien fait et bien documenté qui nous révèle que le swing pouvait être un antidote au fascisme sous l’Allemagne d’Hitler.Danse et airs de Cab Calloway, Duke Ellington, Django Reinhardt s’opposent, dérisoires, à la violence nazie, qui monte et qui éclate.Sur un jeu intéressant de Robert Seau Leonard.Odile Tremblay THE CRYING GAME.?De l'Irlandais Neil Jordan.U «thriller» surprise de Tannée fait courir les foules.Il y a, comme on sait, un «secret» bien gardé constituant le pivot du film.Malgré des longeurs, The Crying Game a de ces retournements inattendus et piquants non dépourvus d’un charme vénéneux.En prime: un excellent jeu d'acteurs.Odile Tremblay FLIRTING ?La morne existence du jeune Danny est transfigurée quand il tombe amoureux d'une élève du collège voisin, Thandiwe l’Africaine.Chronique de la vie dans un pensionnat australien en 1965 et éducation sentimentale à saveur clandestine, les professeurs ne plaisantant pas avec le règlement.Un film sympathique signé John Duigan.Francine Laurendeau HEAD FIXE ?Dr Christian Vincent.Quatre étudiantes en médecine s'exilent dans une villa de province pour préparer en toute quiétude teins examens de fin d'année.Le second film du réalisateur de (DIxi discrete!I) est un petit bijou d'ironie appliquée, send par de jeunes comédiennes venues de nulle part.A tain Charbonneitu Cinematheque.Maurice Pialat signe depuis 20 ans des oeuvres de fiction qui empruntent au documentaire son approche brute et brutale de la réalité.Un parcours atypique et exemplaire Rétrospective Pialat à la Cinémathèque ALAIN CHARHON NEAU Le parcours de Maurice Pialat est atypique dans le cinéma français contemporain, atypique et partant, exemplaire.Formé à l’école de la peinture, puis à celle du documentaire, le réalisateur de l’humain-trop-hu-main Van Gogh est passé tardivement à l’enseigne du long métrage, et ce n’est que tout dernièrement, à 60 tins passés, qu’il est enfin sorti de l’ombre et qu’il a connu autre chose qu’un succès destitue.Cinéaste exigeant et austère, réputé pour ses sautes d’humeur et ses prises de bec avec les acteurs, mit par un infatigable esprit de recherche et dominé par le sentiment qu’en bout de ligne, on ne trouve jamais ce qu’on cherche, Pialat signe depuis 20 ans des oeuvres de fiction qui empruntent au documentaire son approche brute et brutale de la réalité, quand elles ne détournent pas carrément les ressorts du cinéma-vérité au profit de la vérité du cinéma.Il est de ceux qui portent à leur comble la fusion et la confusion entre deux esthétiques que l’on dit contraires, imperméables.De là, ces lilnis qui, de L'enfance-nue à Passe ton bar d'abord, et de Uiitlou à Pidiee.embrassent leur sujet plus qu’ils ne racontent une histoire, et redonnent au réel une seconde chance contre la rhétorique des images.Des films qui misent gros sur le present du tournage, font large place à l’improvisation et nous restituent les sensations les moins coutumières et les plus futiles, en en reconduisant les vibrations, en en prolongeant le choc primitif.Des films qui ensemble forment un univers coherent ou la tristesse donne le la aux amours des uns et aux liens de famille des autres.Pialat aime citer la dernière phrase que Van Gogh a prononcée avant sa mort: -la tristesse durera toujours».On pourra se familiariser avec cette oeuvre marginale, et intègre jusqu’à l’arrogance, en suivant la rétrospective que lui consacre la Cinémathèque québécoise au cours des deux prochaines semaines.Au programme, les neufs films que le cinéaste a réalisé entre 1968 et 1991 et qui constituent jusqu’à nouvel ordre son oeuvre complète.Un court métrage sur la vie de banlieue, intitulé L'amour existe et réalisé en 1961, sera aussi projeté.Mais le clou de cette rétrospective reste la présentation des sept épisodes de La Maison des bois, un feuilleton télévisé qui dépasse largement les limites du genre et que certains considèrent même comme l’une des meilleures productions de Pialat.Réalisée pour le compte de FORTE et de la RAI.cette série évoque lus temps troubles de la première guerre mondiale en France à travers la vie d’un enfant confié par ses parents au garde-chasse d’un château de l’arrière-pavs.Un beau cas de télévision d’auteur, puisque tous les thèmes préférés de Pialat, qu’il s’agisse de l’adolescence, de la vie de famille, des rapports de couple, du pénible apprentissage de l’existence ou encore de l’expérience de la douleur et du désarroi, s’y trouvent déjà développés, exploités.Ix>s films, je le rappelle, sont présentés à la Cinémathèque, aux heures habituelles de projection, et la rétrospective entame aujourd’hui sa troisième journée d’activité— mais le moins connu et le plus intéressant restent à venir.Avis aux intéressés.11 est de ceux qui portent à leur comble la fusion et la confusion entre deux esthétiques que l’on dit contraires, imperméables. ÉGALEMENT DISPONIBLES AUX GUICHETS DU TH L B E R T CAMUS MARC BELAND MARTHE TURGEON ROBERT BROUILLETTE LUC PICARD IEAN PETITCLERC PIERRE COLLIN IUC PROULX MARC LEGAULT FRANCOIS PAPINEAU REYNA10 ROBINSON WAJOI MOUAWAD MARTIN LAROCQUE PIERRE BENOiT SOPHIE VAJDA mise en scene BRIGITTE HAENTJENS assistance a la mise en scene ALLAIN ROY scénographie STEPHANE ROY costumes GINETTE NOISEUX éclairage MICHEL BEAULIEU conception musicale et musique originale CLAIRE GIGNAC assistance aux costumes / MARYSE BIENVENU maquillages ANGELO BARSETTI # l G iÜIA In nouvelle tonipngnie'lheoirale salle Denise-Pelletier UNE PRODUCTION DE LA NCT SUPPLEMENTAIRES les 20, 21, 22, 23 et 24 avril co»W*î 7- 3 6 “7^ ESPACE LIBRE DU 23 MARS AU 10 AVRIL nombre di places limité ADMISSION : 790-1245 ESPACE LIBRE : 521-3391 — — - -A.Et i H + H ?- Jacques Lessard retrouve le modernisme du 17e siècle PHOTO MARC LAJOIE Jacques Lessard, directeur du théâtre Repère: «Nos associations avec Robert Lepage continuent.Nous ne travaillons pas qu’avec nos membres.Mais les changements sont aussi l’occasion d’un renouvellement et d’un ressourcement.» LES BILLETS DE LA NCT SONT TRE D’AUJOURD'HUI ET DE LA LICORNE CAMUS EN MARS THM CAMUS NCT VOTRE PASSEPORT EN MARS Le théâtre Repère présente Fuente Ovejuna, une importante oeuvre espagnole RÉMY CHAREST Nous sommes en 1476, en Espagne.Les royaumes de Castille et d’Aragon s’unissent pour mener à sa conclusion la longue lutte contre les musulmans.Dans la foulée de ces bouleversements politiques, le petit village de Fuente Ovejuna — Fontaine-aux-moutons — subit les abus de pouvoir du commandeur local, qui s’intéresse en particulier aux femmes.L’une d’entre elles en viendra d'ailleurs à mener une révolte des habitants contre ce seigneur oppresseur.Nous sommes en 1993, à Québec.Le théâtre Repère, sous la direction de Jacques Lessard, s’apprête à présenter à partir du 6 avril, au public du théâtre Périscope, Fuente Ovejuna, pièce de l’un des plus importants dramaturges espagnols, Felix Lope de Vega Car-pio, né en 1562 et mort en 1635, et prolifique auteur d’au moins 410 pièces de théâtre.Un travail d’envergure, ne serait-ce que par son équipe del6 comédiens, dont Lorraine Côté, Josée Deschênes, Marie Gignac, Antoine La-prise, Michel Nadeau, et Patrie’ Saucier.Une distribution en général assez jeune, dont l’énergie débordante n’a pas fini de faire travailler le metteur en scène: «Une gang comme ça, il faut une main de fer pour les tenir.Pour être sûr de tous les avoir, j’avais préparé des horaires de répétitions dès le mois de septembre!» Jacques Lessard avait aussi travaillé depuis belle lurette à l’adaptation de cette oeuvre d’un auteur qui l’amuse et qu’il admire à la fois: «Lope de Vega a eu une vie tumultueuse, et on le sent dans ses pièces: marié plusieurs fois, il finit par devenir prêtre à la fin de ses jours.11 n’est pas shakespearien, il n’a pas du tout les mêmes préoccupations.Il était très populaire à son époque, à plus d’un niveau.Dans un traité sur l’art de faire des comédies, il écrivait que comme le public paie, on est en droit de lui donner ce qu’il veut.Déjà ce débat-là, il y a 400 ans».«Un de ses grands mérites est d’avoir donné le sens du peuple dans ses pièces.Lope de Vega s’est attaché à présenter des situations très véridiques de la vie des classes populaires.Dans ces préoccupations comme dans son traitement, il est d’un modernisme étonnant.Il y a des discours, dans ses pièces, qu’on pourrait encore entendre dans les lignes ouvertes.Je cite presque textuellement: «Nous on paie les taxes, et eux, ils s’amusent»».Mais Jacques Lessard ne voulait pas, dans l’adaptation comme dans la production, pousser trop loin le modernisme de la pièce.«Il faut que les correspondances se fassent d’elles-mèmes, explique-t-il.Il y a tout le contexte espagnol du 16e siècle qui est très important dans le travail de Lope de Vega, un contexte qu’il ne fallait pas perdre».Ainsi, on soulignera plutôt les parentés d’époques par les costumes de Jean-François Couture, qui chercheront à rappeler ceux de pays souffrant aujourd’hui de tyrannies et de troubles politiques, en particulier l’Europe de l’Est et les Balkans.L’adaptation du texte cherche aussi à rapprocher le phrasé de celui d’ici, maintenant.Jacques Lessard a aussi ajouté un niveau au jeu des comédiens.Le spectateur assistera en effet à la représentation par une troupe itiné- rante de l’histoire de Fontaine-aux-Moutons.Ainsi, les changements de costumes se feront à vue et tout le travail sonore, dirigé par Bernard Bonnier, sera assuré par les comédiens eux-mêmes.«C’est un mécanisme simple qui permet d’expliquer rationnellement pourquoi on voit deux ou trois personnages incarnés par le même comédien, et donc de créer un univers théâtral complet et crédible.On verra bientôt si ça a vraiment marché».Quelques points de Repère Notons au passage une chose: Robert Lepage ne participe pas à cette production du théâtre Repère.Bien que son nom soit intimement associé à cette troupe, avec laquelle il a encore tout récemment produit les trois Shakespeare qui seront présentés à la prochaine édition du Festival de théâtre des Amériques, Lepage n’en est plus membre depuis 1989.Mais l’ombre de l’artisan principal des plus grands succès internationaux du Repère n’est toujours pas complètement disparue, malgré la vigueur et l’importance du travail accompli par ses autres membres.Le retour de Robert Lepage, à Québec, où il veut établir un centre de recherche et de diffusion multidisciplinaire, n’est d’ailleurs pas tout à fait étranger au remue-ménage en cours dans la troupe fondée par Jacques Lessard en 1980.Deux membres de longue date quitteront très bientôt la troupe, soit Richard Fréchette et Marie Gignac.Michel Bematchez, directeur administratif de la troupe, partagera désormais son temps entre le nouveau projet de Robert Lepage et le théâtre Repère.Des déplacements de personnel qui se font en bons termes: «Nos associations avec Robert Lepage continuent.Nous ne travaillons pas qu’avec nos membres.Mais les changements sont aussi l’occasion d’un renouvellement et d’un ressourcement.Nous accueillerons de nouveaux membres, recrutés largement chez les membres de la relève et, l’an prochain, nous passerons trois ou quatre mois à faire de la recherche, entre autres des ateliers sur le corps avec Danse Partout.C’est une des fonctions essentielles de la troupe, sur laquelle nous allons nous concentrer».«C’est certain que l’identification à Lepage a pu camoufler le travail des autres, mais on s’est habitué et on a décidé de laisser notre travail parler.Iæ théâtre Repère n’a pas été, comme d’autres, tué par le très grand succès d’un de ses membres, bien au contraire.La méthode des cycles Repère a commencé avant que Robert soit avec nous, et elle continue toujours à faire son chemin.Nous sommes beaucoup sollicités, un peu partout dans le monde, pour aller parler de la méthode.11 y a un travail auquel on croit, qui continue à évoluer et à faire vivre le Repère».Comme l’écrit Peter Brook en préface de son livre Points de suspension: «Pour qu’un point de vue d’une quelconque utilité, il faut s’y consacrer totalement.Pourtant, en même temps, une petite voix intérieure murmure: Hold on tightly, let go lightly».Il semble bien qu’il en est de même pour les points de Repère.Rémy Charest est journaliste indépendant Lope de Vega a eu une vie tumultueuse et finit par devenir prêtre à la fin de ses jours.O Les Arts du Maurier Ltée présentent Du 24 mars au 8 mai Une production de la Société de la Place des Arts de Montréal Les Meilleurs Amis de Hugh Whitemore Adaptation de Pol Quentin Mise en scène de Jean Faucher Avec Françoise Faucher, Gabriel Gascon, Gérard Poirier Scénographie de Véronique Borboën Éclairages de Michel Beaulieu • Bande sonore de Richard Soly Du mardi au vendredi à 20 h, samedi 16 h 30 et 21 h.ASSISTEZ À L’UN DES SPECTACLES ET OBTENEZ UN TARIF MOITIE PRIX ADULTE POUR L’AUTRE PRODUCTION.SUR PRÉSENTATION DU BILLET Théâtre du Café de la Place U U Place des Arts Réservations téléphoniques : 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1,25$ (+ taxes) sur tout billet de plus de 10 S.ETES-VOUS ALLES .CHEZ DERNIEREMENT m PLACE DES ARTS 1153 L E I) E VOIR.I.E S S A M E I) I 3 E T D I M A N C 11 E I A V R I L I 9 !» 3 T H É A T R E L’oeuvre intime de Michèle Magny C 0 La comédienne et metteure en scène monte sa toute première pièce au Théâtre d’Aujourd’hui GILBERT DAVID La comédienne et metteure en scène Michèle Magny voit ces jours-ci sa toute première pièce, Marina, le dernier rose aux joues, prendre l’affiche au Théâtre d’Aujourd’hui.Sous ce titre assez énigmatique, se cache la figure de Marina Tsvétaéva, une poète de la modernité russe née en 1892, qui allait connaître un destin tragique dans les soubresauts de l’Histoire affolée de son pays.Encore méconnue, Tsvétaéva est pourtant considérée comme l’un des grands écrivains de la première moitié du siècle.Contemporaine d’Anna Akhmatova, de Mandelstam et de Pasternak, elle traverse durement les premières années de la révolution bolchévique de 1917, alors que son mari est dans le camp opposé.Après avoir vécu en exil durant dix-sept ans, elle revient au pays de Staline en 1939, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.Deux ans plus tard, elle s’enlève la vie.Parmi ses recueils importants, citons Verstes en 1922 et La Tsar jeune fille en 1924.Michèle Magny a croisé la poète russe au moment où elle s’interrogeait sur le sens de sa vie professionnelle.«Marina Tsvétaéva a été une exilée.Autour de 1989, j’étais moi-même en crise.Je ne savais plus très bien où était ma place.J’étais toute le temps en porteà-faux, Je me demandais si j’appartenais au milieu théâtral et si, même, je voulais continuer d’en faire partie.J’étais à la recherche de mes racines profondes.La découverte de cette femme et de son écriture a été, pour moi, une grande source de vie.Et je me suis mis à fréquenter les bibliothèques pour lire tout ce qu’elle avait pu écrire.» De cette plongée dans la vie et l’oeuvre de la poète russe est né le projet d’une pièce.Plus ou moins consciemment, Michèle Magny ne tentait-elle pas ainsi de boucler l’une des boucles de son périple théâtral?En tant que metteure en scène, elle a en effet été associée à plusieurs pièces en forme de portraits de femmes: sa première réalisation à ce chapitre remonte à 1984 alors qu’elle mettait en scène La terre est trop courte, Violette Leduc (de Jo-vette Marchessault, avec Les Filles du Roy à Hull.L’année suivante, elle était responsable de la création au Quat’Sous à'Anaïs, dans la queue de la comète, une autre pièce de Marchessault à propos d’une écrivaine, Anaïs Nin.En 1986, elle montait au Café de la Place Sarah ou le cri de la langouste, une pièce qui se penchait sur la vie de la grande comédienne Sarah Bernhardt.Comme comédienne, on se souviendra qu’elle a joué dans La Nef des sorcières au TNM en 1976, dans la production française par Gabriel Garran de Quatre à Quatre, de Michel Garneau, en 1977, et dans Les fées ont soif, de Denise Boucher, en 1978 au TNM.Ces trois oeuvres n’ont pas pu ne pas marquer sa réflexion de femme artiste, engagée dans les questionnements féministes de l’heure.Aujourd’hui, avec sa propre pièce, Michèle Ma- gny est porteuse de nouvelles urgences et elle aimerait que le public aille à la rencontre du personnage de Marina Tsvétaéva comme on irait vers une femme qui a le plus grand respect des choses et des êtres.Une invitation au dépassement.«J’ai écrit mon texte comme une valse lente.Je ne voulais pas d’une écriture qui ne serve qu’à la reproduction du quotidien.Ce qui m’a intéressée, c’est la quête d’amour et de vie entre trois êtres qui seront écrasés par une Histoire qui se fait sans eux.» En s’inspirant du «roman théâtral» Histoire de Sonetchka et du journal de l’auteure russe, Magny a choisi un noeud dramatique qui centre son propos sur le besoin d’amour que Marina a eu toute sa vie, et sur son effroyable solitude, dans un dénuement matériel extrême.Dans le Moscou des studios d’art des années vingt, Marina fait deux rencontres troublantes: celles de Sonetchka, une jeune comédienne, et de Volodia, un jeune comédien, qui en viendront à se disputer l’exclusivité de sa forte présence.«Les acteurs qui vivent dans l’éphémère, veulent une part d’éternité que l’écrivain peut leur donner.Marina a une aura qui les attire.Elle a une vitalité hors du commun.Mais c’est quand elle écrit, comme elle le dit, qu’elle aime le mieux.Peut-être, d’ailleurs, qu’elle a préféré imaginer l’amour plutôt que de le vivre.Elle était incapable de se débattre dans le monde empirique.Toute sa vie s’est transformée en une écriture qui témoigne de son état d'exacerbation et de sa sensibilité toujours sur le qui-vive.Aussi ai-je eu le goût de faire connaître cet être d’exception qui m’avait personnellement aidée à vivre.» Pour l’accompagner dans sa démarche d'écriture, Michèle Magny a pu compter sur le soutien de Michelle Rossignol, la directrice artistique du Théâtre d’Aujourd’hui, qui a mis à sa disposition des conseillers dramatur-giques.11 lui a fallu élaguer dans une matière abondante qui faisait, au départ, un bon quatre heures.«On ne peut jamais savoir si c’est assez, avant d’en faire trop.Au début, j’étais cachée derrière Marina, j’étais pleine de censure et je n’osais pas avancer mes propres mots, à cause de ma trop grande admiration.Puis je me suis donnée des permissions et je me suis appropriée le personnage.A cet égard, Martine Beaulne, qui signe la mise en scène, a été d’une'grande disponibilité et elle m’a beaucoup poussée à aller plus loin dans mon écriture.» Pour cette dernière production-maison du Théâtre d’Aujourd’hui cette saison, la distribution qu’a réunie Martine Beaulne, est de celles qu’on ne pourrait que souhaiter à un auteur qui débute : Lise Guilbault (Marina), Anne Dorval (Sonetchka) et Emmanuel Bilodeau (Volodia) annoncent déjà une création sous le signe de l’intégrité, de la ferveur et de l’intériorité.Toutes choses essentielles pour porter jusqu’au public la vibrante parole d’un théâtre de l’intime.PI fr.3 1 , „«r» V «orW •A Gl ’>> «J Iwoui WHH «Autour de 1989, j’étais moi-même en crise.Je ne savais plus très bien où était ma place.» PHOTO JACQUES GRENIER Michèle Magny a croisé la poète russe Marina Tsvétaéva au moment où elle s’interrogeait sur le sens de sa vie professionnelle.a madeleine arbour, s.d.i.q., d.i.c.designer en aménagement d'intérieur ,essentiel • commerc/0/ depuis 1965 y 266 est, rue st-paul, vieux-montréal h2y lg9 (514) 878-3846 SlHIIII 1)1 1 CiRAM) Till A I Kl DI Ql I UK LE CLUB MUSICAL or OUE8[c I I S PRODUCTIONS MUSICALES s Y N A P s I « Une star du chain de première importance ».New York Pally Mars PRO MUS ICA Verdi et Rossini Le lundi 5 avril 1993 à 20 h Église Saint-Jean-Baptiste (angle des rues Rachel et Henri-Julien) Stabat Mater Chef d’orchestre: Agnès Grossmann Solistes: Claudine Côté, soprano I Lyse Guérin, soprano II Gordon Gletz.ténor Desmond Byrne, basse avec Le Choeur de l’Orchestre Métropolitain Agnès Grossmann Chef d’orchestre Dmitri A HvorostovsKy baryton w Le mardi 20 avril 1993, 20 h baryton If in Grand Théâtre de Québec Salle Louis-Fréchette RECITAL PIANO OUATRE MAINS G A B R_I_B_L_ T_A_^C H I N 0 B R UN__0_R_IG_U_T T 0 Le lundi 5 avril 1993.20 heures.Théâtre Maisonneuve de la P.D.A.«Ma Mère L’Oye» de Ravel, «Fantaisie en (a mineur» et «Divertissement à la hongroise» de Schubert, «leux d’enfants» de Bliet Billets : 20$, 15$ ( étudiants 10S | taxes Incluses Informations : Pro Musics, 3450 St-Urbain, 845-0532 - .> [il ; *¦ r i .r fONCiiu t» p u b i 1 f tif iNvtU pou» i«mio au ba» du cam or i* piaci o o n i «Il Ml | | H « t ON Plut ACHftt* tu» PlACf UN CAtW (»OUll »*OIO TOUT |N ICOU'A^f Il OUt *41 t N t A U COMMINU» tfi OIUV»n AU P»OG»AMM» DU CONCI\' I///I AIR FRANCE # SRC Rédio i Aéttftu FM Stéréo* n Théâtre Maisonneuve Réservations téléphoniques: CTO Plarp ries Arts 514 842 2112.Frais tic service.\J Hace Cies Arts Redevance de 1.25 S 0 taxes) sur tout billet de plus de 10 5.Une invitation de: JEAN-MARC P A il E I N 1 m\ B JBB a Js J «I l B H \ ] Parent rejoint le grand public dans une complicité rarement vue depuis i'aime son corps, j'aime l'allure qu'il a.les beaux jours-d'Yvon Oeschamps.¦ Paul Toulanl / MONTRÉAL CE SOIR Jean-Marc Parent, c'est le gars sympathique, attachant comme tout le monde aime.Il a intégré beaucoup de musique et des éclairages superbes.¦ Doris Synnott / NOUVELLES T.V.A.On peut dire que c'est un grand sociologue.¦ Marie-Ange Barbancourt / MUSIOUE PLUS Jean-Marc Parent n'a pas seulement le vent dans les vojji verbo-moteur surchauffé, ¦ Jocelyne I ¦ Suzanne Lévesque / LA BANDE DES SIX Écoute, je savais plus comment applaudir.Ce gars là fait un show à tomber sul'dos.¦ Michel Barrette / CKOI Un spectacle chaleureux plus drôle que ¦ Paul-Henri Goulet/J Il a le sens de l'nk»— -O sqS 1* mm g ms <28 ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN AGNÈS GROSSMANN /EDETTE EN DIRECT CKVL t pour lui.des numéros où on se retrouve, comme si on avait été élevé à côté de chez lui.¦ Valérie Letarte / NOUVELLES TOS min ?2*3*4*16*17 SHERBROOKE pas pour décapiter tous les tabous.1 Marie Labrecque / VOIR Jean-Marc Parent est tout à fait splendide.Le système de son et éclairages sont à vous couper le souffle! ¦ Johanne Lemelin / ALLO VEDETTES Son show est un «HIT» à tous les niveaux.Aucune fai| éclairages de Yves Aucoin, absolument génial! ¦ Reger Sylvain / HEBDO Vthr r\ Salle Wilfrid-Pelletier Réservations lelephnniques: e rrv f , A .514842 2112 Frais de service OU Place cies Arts Redevance de 1.75 S ( > taxes) sim tout billet de plus de 10 S et 18 AVRIL isSSUw Une picscnlnlioitrie .,t CROI 96.9 FM Si, * > n ir qi *•» S.^ SUZUKI I L K l> K V II I II , I.K S S A M K I) I K T I) I M A X ( Il K I A V IM I.I II II :i iMgw nm Jü .AVERTISSEMENT: Ce spectode contient des scènes suscepHUes de choquer certains spectateurs.PROFITEZ D'UN BON SPECTACLE QUAT’SOUS 100.AVE UES PINS EST MTI.Du 22 mars au 17 avril 1993 L’HOMME LAID de BRAD FRASER mise en scène de Derek Goldby traduction de Maryse Warda |IÉÉSgiE!SMii| avec Jean-François Beaupré.James Hyndman, Stéphane Jacques, Micheline Lanctôt, Macha Limonchik, Marie-Chantal Perron, Mario Saint-Amand ei les r.imsKpiKiirs Marie Bernard, Jean-Yves Cadieu*.David Gaucher.Claude Lemelm Stéphane Mongeau et Olivier Xavier Du mardi au samedi 20 h, dimanche 15 h RÉSERVATIONS : 845-7277 ADMISSION : 790-1245 & Hélène Pedneault Sylvie Tre ïens, on va se faciliter la vie.Butte Saint-Jacques 50, rue Saint-Jacques Ouest © Place d'Armes Réservations : (514) 748-7288 GEORGES Le bonheur d’un retour facultatif Gilles Valiquette propose un nouvel album pour le plaisir PIECES Gilles Valiquette Disques PGV (MUSICOR) SYLVAIN CORMIER I Quand on pénètre, par une ruelle derrière la rue Bourbonniè-re, dans le sous-sol de la petite mai-; son adjacente à son magasin d’ins-! truments MIDI, ce n’est pas le stu-1 dio d’enregistrement informatisé 1 qui s’impose d’abord au regard.Ce • Sont les artefacts des Beatles, soigneusement encadrés, qui accrochent immanquablement l’oeil: une Cevue rarissime de 1964, un mor-î ceau de tapisserie à l’effigie des .quatre garçons dans le vent, un ; magnifique poster de Lennon.Quand on entre chez Musitech-nic, au quatrième étage d’un bâtiment luxueux du boulevard René-,'Lévesque qui abrite également les •istudios de CJMS, le décor du lobby ne signifie en rien au visiteur qu’il se trouve dans une véritable 1 école dédiée à la Conception sonore assistée par ordinateur .De fait, 'C'est l’immense murale du Yellow MSubmarine et des quatre cartoons -psychédéliques des Beatles qui saute à la figure dès que l’on franchit Je seuil, et qui laisserait plutôt'croire à un quartier général de 1 :fart club.^'"Dans l’un ou l’autre endroit, pourtant, on est dans l’univers pro-Téissionnel de Gilles Valiquette, JHbmme d’affaires accompli, pion-'hïèr québécois de l’implantation 'dés ordinateurs — les systèmes SEL — dans l’industrie du disque et du spectacle, fondateur d’un collège spécialisé dans le domaine, auteur-compositeur-interprète majeur des années 70, et beatlema-niaque invétéré qui s’assume.L’ayant rencontré pour la première fois à un spectacle de Ringo Starr à Toronto, c’est d’abord en fan que je le connais.Quand on se revoit, avant de parler de lui, c’est plus fort que nous, on cause Beatles.A-t-il entendu tel récent bootleg?Et le dernier single de McCartney, est-il sorti en copie canadienne?Aujourd’hui, Valiquette est si confortable avec sa beatlemanie qu’il ose ce qu'il n’aurait jamais osé en début de carrière: la laisser filtrer dans son oeuvre musicale.A la toute fin de Mets un peu de soleil dans notre vie.le premier extrait de Pièces, son premier album de nouveau matériel en 13 ans, lui et ses amis choristes Pierre Bertrand et Monique Fauteux refont le coup de la finale de Good Day Sunshine (vous savez, la phrase qui se répète en écho).Le clin d’oeil est évident, et voulu comme tel.«Je n'ai plus peur de ne pas être complètement original.J’aime les Beatles, on le sait, et ça se sent.Je ne le cache plus.» De la même façon, Dans la belle province, avec sa litanie de villes québécoises, ses ««hivers qu’on a passés ensemble à Chicoutimi»» et ses «filles qu’on a rencontrées près de Montmagny»», est clairement le pendant local du Back In The USSR, le clin d’oeil des Beatles aux Beach Boys rendant hommage à Chuck Berry.«Les Américains en tete STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL i‘ BACH : Cantates pour le temps pascal ^"'Cantates BWV 4, 6, 67 et le motet Jcsn nieine Freucle Of' Solistes : Daniel J.Taylor, alto.François Panneton, ténor, Alain Duguay, basse, avec le choeur et l'ensemble instrumental du Studio sous la direction de Christopher Jackson Le dimanche 4 avril.20 h.Église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement, 500, rue Mont-Royal Est.Montréal (métro Mont-Royal) Informations et réservations : 843-4007 PRO MUSICA Gabriel Tacchino.pianiste Bruno Rigutto.pianiste Récital piano quatre mains Ma Mere L'Oye de Ravel.Fantaisie en fa mineur et Divertissement à la hongroise de Schubert, Jeux d'enfants de Bizet Le lundi 5 avril, 20 h.Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Billets : 20S.15S lét.10S).taxes inc!., en vente chez Pro Musica, 3450, St-Urbain.845-0532 SOCIETE PHILHARMONIQUE DE MONTREAL CONCERT TRADITIONNEL DU VENDREDI SAINT REQUIEM DE CHERUBIN! Adagio et fugue en do mineur de Mozart CHOEUR DE L’UQAM et ORCHESTRE DE LA S.P.M.Direction : MIKLOS TAKACS Le vendredi 9 avril à 20 h.en l'église Saint-Jean-Baptiste Billets 20S.en vente à la Place des Arts : 842-2112 et par le réseau Admission: 790-1245 (plus frais de service) AOMQ Association des organismes musicaux du Québec EN COLLABORATION AVEC i.k devoir ET COOPÉRATIVE V'LES NUAGES" PHOTO LUC PILON «Indépendamment de ce qui va se passer avec cet album, je sais que je vais en faire d’autres et c’est l’essentiel.» nomment constamment leurs villes dans leurs chansons.J’ai pensé que nous y avions droit, nous aussi.» Valiquette se fait plaisir, et il le sait.Le bonheur de lancer un neuvième album, après si longtemps, tient à ce que toute l’opération est profondément facultative.Après tout, même si les vieux fans qui le croisaient à l’occasion lui réclamaient de nouvelles chansons, rien ne l’obligeait vraiment à se commettre: ses entreprises l’occupaient et le satisfaisaient, sa place dans l’histoire du rock québécois était unanimement reconnue, il n’avait jamais cessé d’écrire des chansons et de les enregistrer en privé, et il y avait toujours quelque nouveau disque de McCartney à se procurer.La vie était tellement pleine, de fait, qu’elle méritait une récompense.Un autre album, par exemple.«J’avais tout simplement le goût de le faire.Indépendamment de ce qui va se passer avec cet album, je sais que je vais en faire d’autres, et c’est l’essentiel.Ça me surprend d’aimer encore la musique à ce point.Di réception, pour la première fois de ma carrière, est une considération secondaire.Si on aime mes nouvelles chansons, tant mieux.Mais qu’on ne les aime pas est également très plausible.Moi-même, j’entends tous les jours plein de chansons que je n’aime pas.» Cependant, une fois prise la décision de renouer avec l’avant-scène, Valiquette a organisé son retour comme s’il fondait une nouvelle PME.Rigoureusement.Avec un plan d’action en trois phases.Première étape: ««régler le catalogue»», faire le tour du jardin, histoire de rappeler au souvenir les grands et petits moments du passé, d’où le remarquable mini-coffret paru à l’automne dernier, Où est passé le temps?, avec son lot d’inédits, de succès d’avant-hier que personne n’avait oublié (Je suis cool, La vie en rose, Samedi soir, Fais Attention, Quelle belle journée), et de trouvailles (dont les su- perbes Un et Mes amis s’en vont, uniques pour les harmonies vocales de Pierre Bertrand, Serge Fiori et Richard Séguin).Deuxième étape: «balancer le catalogue avec du neuf».Dont acte.Pièces est un bijou de musique pop intemporelle, plus beatlesque dans l’esprit que dans la forme, un mélange habile de refrains instantanément familiers (Les routes de l’ennui, Ensemble) et de ballades délicates et introspectives (Une pièce dans la nuit), un album simplifié à l’extrême, au sens positif du terme.«Au niveau des arrangements, tout ce que je ne peux pas chanter me dérange.Mon but n’est pas de créer des tourbillons de notes, comme des tours de magie.Un enregistrement est universel quand les gens peuvent s’y retrouver, quand on leur laisse de la place.C’est ce qui rend les chansonniers universels.» Un album où la chanson prime souvent sur le chanteur, où la beauté des harmonies vocales de Bertrand et Fauteux, par exemple, justifie leur place prépondérante au mixage.««Vocalement, je me vois comme en groupe.Je ne voulais pas qu’ils chantent derrière moi, mais avec moi.Les plus belles sonorités, pour moi, ce sont les voix, et je trouve qu’en général, aujourd’hui, on ne les utilise pas assez.Chanter en harmonie, quand les timbres se marient, c’est un kick incroyable.» Troisième étape: remonter sur scène.«Le but ultime de l’aventure», avoue Valiquette.Mais il pose déjà ses conditions.««Je ne suis pas prêt à partir en tournée.Un show agréable pour quatre dont je pourrais me passer, non merci.Rien ne m’y oblige.Mes seuls critères, c’est d’être fier de ce que je fais et d’être confortable en le faisant.» Fntretemps, ne le cherchez pas le 6 juin.Il sera au C.N.E.Stadium à Toronto, au nouveau spectacle de McCartney.Revenir en force, c’est bien beau, mais il ne faut pas perdre le sens des priorités.Société Philharmonique de Montréal CONCERT TRADITIONNEL DU VENDREDI SAINT Sous le haut Patronage du Consul Général d'Italie DOIT.MASSIMO BFRNARDINELLI Cherubini cw ut mineur Adagio et Fugue de Mozart Choeur de l’Université du Québec à Montréal — 250 chanteurs Orchestre de la Société philharmonique de Montréal Direction MIKLOS TAKACS ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (angle Rachel et Henri-Julien) VENDREDI 9 AVRIL 2()H()() Admission 20 S Billets en vente: l’Iace des Arts 842-2112 Réseau Admission 700-1245 (plus trais tie service) Si disponibles à l’église le soir du concert.la Semaine de la dramaturgie y 5 H m « ¦ ¦ « CT IV A — — «-I « IV x^ 1 « / ï A « « ^-1 « G "\ A x-k M M -X-».x-l « O Lundi 5 17h (Tsar et Dr ma d’Isabelle Doré mise en lecture : Isabelle Villeneuve avec Julie Vincent 20h30 Réver comme on respire de Jérôme Labbé mise en lecture : Michel Monty avec Éric Cabana, Marie Charlebois, François Papineau, Marc-André Piché, Luc Proulx et Johanne Marie Tremblay du 5 au 1 O avril 1993 Une production du Cead en collaboration avec La Licorne Mardi 6 17h Trou de ver de Bernard Slobodian mise en lecture : Jean-Claude Côté avec Stéphane Jacques et Yvan Ponton 20h30 Alphonse de et avec Wajdi Mouawad mise en jeu : Alexis Martin LA LICORNE RESTAURANT-THÉÂTRE 4559 PAPINEAU Laissez-passer obligatoires 523-2246 Mercredi 7 17h L’Allergie de Benoît Pelletier mise en lecture : Luce Pelletier avec Jean-François Blanchard, Mireille Brullcmans, Anne-Marie Desbiens et Margaret McBrearty 20h30 Lancelot du Lac ou le Destin amoureux de Maric-Renée Charcst mise en lecture : Danielle Lépinc avec Stéphane Blanchette, Normand Canac-Marquis, Jean-François Casabonnc, Frédérique Collin, David la Haye, Marie-France Lambert, Manon Lussier, Pierre-Yves Lemieux et Brigitte Poupart Jeudi 8 17h Bisous, conte de ma banlieue de Michel Duchesne mise en lecture : Jean-Frédéric Messier avec Céline Bonnier, Guy Jodoin, Claude Laroche, François L’Ecuyer, André Montmorency et Lise Roy 20h30 Natures mortes de Serge Boucher mise en lecture par l’auteur avec Norman Helms, Dominique Qucsncl et Benoit Vermeulen Vendredi 9 17h Apatrides de et avec Abla Farhoud 20h30 Une histoire de cul d’Elizabeth Bourget mise en jeu : Martine Bcaulne avec Denise Charcst, Henri Chassé et Marie-France Marcotte 22h30 L’Humour au noir de Iyouise Bombardier, Jasmine Dubé, André Ducharmc, Carole Fréchette, Daniel Gauthier, Gabriel Gauthier, Denis Giguère, Louis-Dominique I jvigne, Suzanne Lcbcau et Pascale Rafle montage : Maric-Renée Charcst mise en jeu : Johanne Fontaine avec Marie-Hélène Gagnon, Louis-Georges Girard, Michel Lapcrrièrc, David Ugris, Elyse Marquis, André Robitaillc et Lise Roy Samedi ÎO 13h30 Les Rois fainéants * de Jacques Benoît direction d’atelier : Daniel Simard avec Yvon Bilodeau, Gary Boudrcault, Richard Lalanccttc, Marie-France ïambert, Roger I-arue, Jean-Denis Leduc, Pierre Lcgris, Wajdi Mouawad, Jacinthe Potvin et Denis Roy ' Atelier ouvert sur invitation 17h Loup blanc de Gilbert Turp laboratoire dirigé par Serge Dcnoncourt avec F.mmanucl Bilodeau, Louise Bombardier, Annick Charlebois, Martin Dion, Dominique Iaduc, Marie Michaud, Luc Morisscttc, Louise Saint-Pierre et Sylvain Scott L’ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL prêtante LES JEUNES VIRTUOSES Chef d’orchestre: ALEXANDER BROTT CONCERT DU VENDREDI SAINT ENTRÉE LIBRE HAYDN “LES SEPT DERNIÈRES PAROLES DU CHRIST’ Commentaires: Le Très Rév.Michael Pitts HANDEL: Concerto pour orgue g Soliste: Gérald Whealer LE 17 AVRIL À 20 H [8 Commandtité par une amie anonyme.CATHÉDRALE CHRISTCHURCH (entre Eaton et la Baie) I.K I) K V 0 I It .I F S S A M K I) I I) I M A \ (' K I A V It II 3ARTS V I T R I N E D U DISQUE A« Spectrum Un inqualifiable détournement de légende vivante MY WORLD Ray Charles Warner Quand un Luther Vandross, un Pea-bo Bryson ou un Kenny G (l'horripilant saxophoniste à la crinière frisée, chouchou de Bill Clinton) dilue sa sauce dans les programmations de syn-thés, on ne s’en formalise pas.Au contraire, on n’attend pas autre chose de ceux-là qu’un polissage excessif, qu’une obsession de la perfection sonore, qu'une éradication systématique de tout ce qui accroche l’oreille, de tout ce qui pourrait potentiellement émouvoir l’auditeur.On ne s’attend à rien de plus d’une telle engeance parce qu’on la sait profondément artificielle, dénuée de substance, dépourvue des ingrédients indispensables à la concoction d’une sauce le moindrement consistante.Mais qu’un réalisateur aussi aguerri que Richard Perry, dont l'illustre feuille de route témoigne qu’il a déjà su tirer le meilleur d’une Carly Simon (You’re So Vain) ou d’un Ringo Starr (Photograph, You're Sixteen), gâche aussi grossièrement le retour sur disque de Ray Charles en l’enterrant sous des claviers, des basses et des batteries pré-fabri-quées qui prennent toute la place clans le mixage est non seulement honteux, mais carrément répréhensible.Le résultat est consternant.Je n’aurais jamais cru ça possible avant d’entendre My World: du Ray Charles sans âme! Sous prétexte de Le blues au pétrole de Albert Collins et Johnny Copeland donner un son moderne à sa musique pour la faire connaître à une nouvelle génération (quelle utopie!), Perry a momentanément éteint le feu sacré de Brother Ray.Demie, c’est comme si une immense tempête de neige avait enseveli le Krakatoa en pleine éruption.lit où la lave devrait couler et tout emporter sur son passage, la bise souffle, glaciale.Cela dit, avant de frapper un iceberg, j'exagère un peu.De fait, il y a au moins le tiers des pièces qui sont entièrement jouées sur des instruments non-pro-grammés, où l’on retrouve le Ray Charles capable de donner les bleus à un prêteur sur gages en moins de deux notes — notamment, des versions bien senties du Still Crazy After All These Years de Paul Simon et de la splendide A Song For You de Leon Russell —, mais l’absence générale de chaleur humaine est d’autant plus irrecevable qu'il s’agit, justement, de l’incomparable Ray Charles, du roi des lamentations dont la Georgia On My Mind a fait brailler Gerry Boulet, Billy Joel et John Lennon comme des veaux abandonnées par leurs ruminantes mamans.Quand je compare, c’est plus fort que moi, je m’insurge.Un Ray Charles n’a que faire de la technologie moderne, même s’il ne le sait pas lui-même et qu’il était sans aucun doute en accord avec Perry dans cette déplorable entreprise de réactualisation, même s'il lui plait de s’entendre chanter sur des rythmes Aide aux artistes professionnels ANNÉE 1993-1994 Domaines: arts visuels, arts de la scène, variétés, création multidisciplinaire et multimédia, arts médiatiques, création littéraire et métiers d’art Les artistes professionnels des domaines des arts, des lettres et des métiers d’art sont invités à soumettre un projet donnant droit à une bourse dans le cadre du programme d’Aide aux artistes professionnels.Les projets doivent répondre aux critères de l’un ou l’autre des quatre volets suivants: • soutien à la pratique artistique, • perfectionnement, • ressourcement, • recherche-innovation.Les artistes possédant sept années de pratique professionnelle au Québec ou à l'étranger et dont certaines œuvres ont été diffusées dans des lieux réputés au Québec ou lors d’événements majeurs sur le plan national ou international sont admissibles aux bourses de type «A».Les artistes possédant au moins deux années de pratique artistique au Québec ou à l’étranger et dont certaines œuvres ont été diffusées dans un contexte professionnel au Québec sont admissibles aux bourses de type «B».Dates limites d’inscription • Projets de longue durée (quatre à douze mois): - bourses de type «A» ou «B»: 1CI mai 1993.• Projets de courte durée (quatre mois ou moins): - bourses de type «A»; 1er mai, 1" août, 1er novembre 1993 et 15 janvier 1994; - bourses de type «B»: 1e' mai, 1e’septembre 1993 et 15 janvier 1994.On peut se procurer la brochure d’information sur le programme et le formulaire d’inscription à la direction du ministère de la Culture de sa région ou à la Direction de l'aide aux artistes, aux arts visuels et aux métiers d’art, à Québec, au (418) 644-7188 ou (418) 644-2581.M Domaines: architecture, architecture de paysage et urbanisme Les professionnels des domaines de l’architecture, de l’architecture de paysage et de l’urbanisme sont invités à soumettre un projet donnant droit à une bourse dans le cadre du programme d’Aide aux artistes professionnels.Le programme offre à ces professionnels la possibilité de faire une recherche personnelle axée sur le langage plastique et ne découlant pas d'une commande.Les candidats et candidates doivent avoir à leur actif au moins deux ans de pratique professionnelle.Le montant des bourses peut atteindre 25 000 $ selon la nature et la durée du projet et selon l’expérience du candidat.Dates limites d’inscription • Projets de longue durée (quatre à douze mois): 101 mai 1993.• Projets de courte durée (quatre mois ou moins): 1e' mai et 1er novembre 1993.On peut se procurer la brochure d’information sur le programme et le formulaire d’inscription à la direction du ministère de la Culture de sa région Pour toute information supplémentaire,s’adresser à la Direction de l’aide aux artistes, aux arts visuels et aux métiers d’art, a/s de Danielle Blanchet, à Québec, au (418) 644-7188.Avis important: L'entrée en activité du Conseil des arts et des lettres étant prévue pour l'automne 1993, le ministère de la Culture assume entre temps la gestion des programmes d’aide et l'inscription des demandes de subventions I Gouvernement du Québec Ministère I de la Culture Québec U El El El ' -1 ¦ ‘-ï-rï-,- - ‘ "-v WPLr '•-'••• va?»».:*, u;», - ' •-* •' J ' sg-fêi v, ' % - - -, hip-hop (comme sur l’insupportable TU Be lliere).L’art d’un Ray Charles est aussi intemporel que ses emotions.qui ne sont jamais mieux servies que lorsqu’elles sont dévoilées dans la plus grande nudité possible.Pour enregistrer du Ray Charles, l’approche devrait aller de soi, la même depuis bientôt quarante ans: voix et piano en avant, et le reste — cordes, cuivres, orgue, choeurs, section rythmique — en sourdine.Ce qui m’irrite le plus, c’est que Perry a réuni pour l’occasion autour du Genius Of Soul des accompagnateurs de très haut niveau qu’il sous-utilise de façon criminelle: Billy Preston, vieux complice de Ray de retour à l’orgue Hammond B-3, la puissante Mavis Staples aux choeurs, le batteur exceptionnel Steve Gadd (sur une seule pièce, quel gaspillage!), et même Eric Clapton, dont l’excellent solo au milieu de None Of Us Are Free s’insinue à grand’peine au travers des rythmes maehiniques.Dites-donc, il n’y aurait pas une loi qui punisse le détournement outran-cier de légende vivante?FREEDOM OF CHOICE: Yesterday’s new wave hits as performed by today's stars Artistes divers Caroline Records/Virgin (Capitol-EMI) Déjà, il y a un mois, je posais la question: le retour aux années 80 est-il amorcé?Eh bien, pour les dix-huit jeunes groupes de la scène plus ou moins alternative qui participent à cet hommage aux héraults du new wave, le courant musical post-punk du début des années 80 qui réconciliait la musique pop avec des arrangements simples de guitares et de claviers, on y est depuis un bon moment, et on y batifole gaiement.Il y a là-dessus, comme il se doit, des horreurs et des merveilles, des bizarreries et des évidences, des surprises et des bêtises.D’une curieuse lecture acoustique du Hero Worship des B-52’s par le Peppermint Green Light à une version absolument méconnaissable du Wu-thering Heights de Kate Bush par les très culottés inconnus de White Flag, on s’amuse ferme.Costello, Blondie, The Go-Go’s, Devo, Split Enz, The Human League, Soft Cell, ils y passent tous et n’en ressortent pas intacts.Jusqu’aux sacripants de Sonic Youth qui s’en prennent violemment à Ça plane pour moi.Avez-vous idée de l’état de santé mentale d’une génération qui se souvient avec nostalgie de Plastic Bertrand?Sylvain Cormier SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR A Chicago, ils ont les plus gros abattoirs du monde, le plus gros aéroport au monde, le plus haut edi-lice au monde, la plus grande bourse agricole au monde.C’est le royaume du dollar vert et de Michael Jordan.A Chicago, ils sont gros.D’autant, que cette ville est l’unité de lieu des «kings» des notes sales et lourdes qui, une fois enfilées les unes dans les,autres, donnent le blues.A Houston, ils ne sont pas aussi gros qu’à Chicago.Mais ils ne sont pas petits.De leur banlieue, ils envoient satellite après satellite, histoire de permettre aux quidams de Brossard, Tokyo ou Saint-Cucufa de choisir entre une centaine de canaux TV.S’ils n’ont pas Jordan, ils ont par contre Akeem Olajuwon.Sa moyenne?25,2 points par match.A Houston, ils siphonnent du pétrole.Et pas à peu près.Paraît qu’ils sont si amoureux du pétrodollar, qu’ils piquent même les huiles qui gigotent dans le sous-sol du Delta du Mississippi, situé dans l’état voisin, la pauvre htuisiane.Quand le cours des titres pétroliers prend une «dro-pe», tout dégringole sauf le blues qui s’avère donc une valeur refuge.Quand avant, pendant et après la Deuxième guerre mondiale, les damnés du coton firent leurs baluchons avec l’espoir de bouffer autre chose que des topinambours, ils avaient le choix entre deux destinations.Vous avez gagné, il s’agissait de Chicago ou Houston.Pendant que Willie Dixon, Muddy Waters el leurs petits copains longeaient le Mississippi vers Chicago, Johnny Copeland et Albert Collins échappaient à la monotonie du bleu horizon en s’installant à Houston.Ce soir, ils s’installeront sur la scène du Spectrum.Si Muddy et ses complices de la ville des vents sont les «pros» du blues en béton, sachez que Copeland et, surtout, Collins, sont les alchimistes du blues huileux.Des dérivés sonores du blues pétrolifère, ces deux-là maîtrisent d’autant mieux les secrets, qu’un Louisianais leur en a expliqué les exercices de style qu’en bons Texans ils se sont empressés de pomper.Qu’un Loui-sianais transmette à deux Texans, les bas-côtés du blues du Texas, il y a là quelque chose d’oulipien que l’aimable Raymond Queneau aurait apprécié.Le nom du Louisianais en question?Gatemouth Brown.C’est lui Albert Collins et son comparse Johnny Copeland, alchimistes du blués huileux, feront vibrer leur quincaillerie sur les planches du Spectrum ee soir.qui, selon les confidences recueillies auprès de mister Copeland de son domicile newyorkais, a fait la leçon de chose sur la manière Texas à nos deux lascars.Après Blind Ix-mon Jefferson, Texas Alexander et 'T.Bone Walker, mais avec Lightnin’ Hopkins, Gatemouth Brown est l’un des as du blues texan qui aura trouvé en Albert Collins son joker et en Johnny Copeland son as de pique.Comme c’est souvent le cas, Albert Collins a connu plus d’un succès d’estime dans les années 50 avant de sombrer dans les dédales de l’inconnu avant que des p’tits blancs californiens en fassent leur mentor pour qu’à nouveau son nom recommence à circuler.C’est Canned Heat, les p’tits blancs, et leur On 'The Road Again, qui ont remis notre Collins en selle.Du jour au lendemain, Collins devint pour les Canned Heat, Allman Brothers et autres Big I folding Company, ,1a référence en matière de guitare.A un point tel, que gênés par le succès qu’ils récoltaient sur la peau de Collins et des autres, nos p’tits blancs l’invitèrent à faire les premières parties de leurs shows.Mais voilà, lorsque le blues des blancs-becs sombra corps et biens dans les volutes épaisses du «Flower Power», A.Collins disparut de la carte.Tout au long des années 70, Collins se cantonna en Californie où, à son tour, il expliqua à Robert Cray les us et coutumes du blues à la sauce épicée.Puis, il y eut le big-band.Son big-band.Un big-band sans Can- ned Heal.Un big-band blues sur,son propre blues., <-•, Avant qu’on ne conjugue le teqips taristq.qe avec les années 80, le guita l’incision, du boogie endiablévd11 funk épais, enregistra pour Alligator un album intitulé Frosbite qui eqUrn tel impact sur le monde du blu,es, donc sur le monde dit du commun des mortels que, par la suite, trpute une série de productions défilèrqqL C’est là, c’est grâce à lui, querpjp-sieurs zigotos réalisèrent enfin,qne k' blues, contrairement à ce qu’oq finne encore trop fréquemmenL qvo-lue au rythme des jours et des nuijs.C’est lui qui signa le blues de la Master Card, de la «Master Charge» répondeur téléphonique, des hfj meurs très modernes de sa fer comme des humeurs post-modem^ de sa fille.En compagnie du phoniste A.C.Reed, Albert Colli( nous contenta, sur scène comme i distille, tout au long des années 801 EK).C’est au cours de cette périotj riche en rebondissements constïnjj qu'il invita Jolmny Copeland et: bert Cray à faire un tour de blues profita surtout à notre ami Copelat qui, après des années dans la dècli repris avec une fréquence ajustéejà son immense talent les routes q blues qu’il aime explorer aveirtljjs jazzmen comme Archie Shepp du Byard Inncaster.Il y a quinze jours, on a savouré chaque minute des blues du dollar vert de l’ami Jimmy Rogers.Ce soir, c’est le tour des blues du pétrodollar ^¦1 ¦ J = sous-titré / codé CBFT(R.C ) Montreal Le télé- J journal Scully rencontre Le coeur de dire Hockey: le Canadien vs les Islanders Le télé-J journal Cinéma: Il y a des jours.et des lunetjJ11 Fr.90—Avec G.Lavin et P.Chesnair '! | fô~| WCAX(CBS) L-=-J Burlington 17h / Basketball: NCAA.Demi-finale du championnat masculin Raven J News The Ed Sullivan Show !J p • rc~l WPTZ(NBC) L-5J Plattsburgh News News J Jeopardy! J Wheel of J Fortune! Almost J Home Nurses J Empty J Nest Mad about You J Reasonable Doubts J News Saturday Night Live >; <1 U— ffS CBMT(CBC) Montréal Saturday Report J Front Page Challenge J Jubilee Years J Hockey: les Devils vs les Maple Leafs The J National The Country Beat !! (23h45) I! m CFTM (TVA) Montréal Cinéma: Hairspray—Am.88 Avec Ricki Lake et Leslie Ann Powers Cinéma: Les Dieux sont tombés sur la tête—Af.S.81 Avec Marius Weyers et Sandra Prisloo Top musique Le TVA, éd.réseau J TVA sports et loterie Ciné-lune:,: Silverajlp ;; CCT CFCF(CTV) Montréal News J Hockey World Star Trek: J The Next Generation Katts and Dog ?Bordertown ?Counterstrike J The Commish J News J Lottery News Cinéma là| [I - m TV5 (Télé Francophones Archéologie Dossiers justice Journal de TF1 J Vision 5 Thalassa Sacrée soirée Le cercle de minuit Bon week-end Journal ',! télé-suissél fÏ7l CIVM (R.-Q.) Li-CJ Montreal Viséo Omni J science Oxygène J Ramp-Arts Parler pour parler j Cinéma: Comédie!—Fr.87 j Avec Jane Birkin et Alain Souchon Points de vue J Consommaction ?JJ 1 Il I iiJ Ion) Musique Plus Musique vidéo (14h) Perfecto Voxpop ConcertPIus/Paul McCartney Musique vidéo JD (99) WVNY(ABC) Burlington News Why Didn't I Think.Star Trek: J The Next Generation The Young Indiana Jones Chronicles J The Commish J WKRP in J Cincinnati Baywatch J j fÔKl Much Music 19h / Hunters & Collectors Videoflow I! fi • I f33l etv(pbs) IvïU Vermont The Lawrence Welk Show Austin City Limits All Creature Great & Small May to December Waiting for God The Dame Edna Experience! The Righteous Brothers 21 st Anniversary Reunion Cinéma: 'I The Raven foci TQS 03 Montréal Sports plus hockey Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma: Chasseur blanc, coeur noir—Am.90 Avec Clint Eastwood et Jeff Fahey Le Grand Journal J Sports plus J Passion plein air Bleu nttit: Boleroj; .: (57I WCFE(PBS) Plattsburgh Gardens of the World.Sneak Previews The Editors McLaughlin Group Keeping up Appearances The Good Neighbors Van Der Valk Red Dwarf Survivors J Cinéma: Mr and Mrs Smith Am.44—Avec C.Lombard ¦ LA TELEVISION DU DIMANCHE EN UN CLIN D'OEIL J = sous-titré / codé CBFT (R.C.) Montreal Le téléjournal J 18h10 / Découverte Surprise sur prise J La course Destination Monde (GALA) J 21 hi 5/Le Dimanche J Dossier: Le français au "primaire; état d'urgence" La météo Les sports Le Clap Cinéma: Lacombe Lucien ?Fr.74—Avec P.Biaise psn WCAX (CBS) 1 J ' Burlington News J Emergency Call 60 Minutes J Murder, She Wrote J Cinéma: A Place to be Loved—Am.93 J Avec Richard Crenna et Rhea Perlman News J Designing Women J Night Court (23h45) J rcD WPTZ(NBC) Plattsburgh Broadcast: New York News J Star Trek: Deep Space Nine J I Witness Video J Diana: Her True Story (1 ère/2) J The Untouchables J Cinéma ff» CBMT(CBC) Montréal The Magical World of J Disney The Road to Avonlea J The Nature of Things J News J Venture J Sunday Night.Sportsweekend Cffl CFTM (TVA) Montréal L'événement (17h30) Star d’un soir La soirée de la Griffe d'Or 1993 Tête à tête Le TVA J TVA sports Vision mondiale TO CFCF(CTV) «« Montréal News J Expos '93 For Better or For Worse.Teddy Bears Picnic J Seinfeld J America's J Funniest.Diana: Her True Story (1 ère/2) J News J Entertain- ?ment Tonight m TV5 (Télé Francophones L’école des fans Journal de TF1 J Vision 5 7 sur 7 Frou-Frou Ex Libris Ramdam Les Dossiers de l’histoire Journal télé-belge fÏ7l CIVM (R.-Q.) LÜJ Montreal Degrassi J Retour à Samarkand J Plaisir j de lire Cinéma: Échappement libre—Fr.64 Avec Jean-Paul Belmondo et J.Seberg 21h40 / Cinéma: Camomille—Fr.87 Avec Rémi Martin et Monique Chaumette 23h10 / Pause musicale forD Musique pins Musique vidéo fônn WVNY(ABC) (==J Burlington News J À communiquer Cinéma: The Ten Commandments—Am.56 J Avec Charlton Heston et Anne Baxter Roggin's Heroes HBO Comedy Showcase foe) Much L—Music 19h / Spotlight: Erasure Elvis - The Early Years Videoflow (QÔ] ETV(PBS) Vermont The Ghostwriter Hour J Wild J America Naturescene Nature J Masterpiece Theatre j At The River ¦ I Stand Mystery! J America with 1 D.Wholey (ôF] TQS Montréal 14h / Téléthon Jean Lapointe Sport plus J Cinéma: Le couteau sous gorge—Fr.87 (57) WCFE (PBS) Plattsburgh The Ghostwriter Hour J Maestro Is Your Number Up?Your Backyard Garden Garden Spring Edition The Cholesterol Challenge: Can you Cut it?Cinéma: Silvia Scarlett—Am.36 Avec Katharine Hepburn et Cary Grant CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME LE I) E V 0 1 R , 1.E S SA M EDI 3 ET DI M ANCHE 4 AVRIL 1 !) 9 3 I '.fil DONNEZ* t-ioi DES AILES Société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lévesque, Montréal (Québec) H3H 2R5 Tél.: (514)937-6171 DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec mouvement au pluriel et en couleurs Le mini-festival Ascendanse aura su faire la preuve de sa nécessité VALÉRIE LEHMANN Ascendance.Un mot qui touchera toujours l’univers de la chorégraphie à travers le monde.Ascendance.Une appellation qui contient toutes les formes, toutes les origines, tous les couleurs de la danse.Ascendance.Un nom rêvé pour une série de spectacles et de rencontres.Ascendances, en ce début de printemps, signifie un nombre presque infini de variations autour du corps en mouvement.D’abord, Ascendanse constitue le titre d’une série thématique.Organisée conjointement par Tangente et l’Uqam, ce micro-festival met l’emphase sur la création contemporaine en danse d’origine multi-ethnique.Pendant trois semaines, spectacles et conférences axés sur les danses contemporaines indienne, africaine, espagnole se sont succédés dans le avillon de l’Agora de la danse.Déjà ien entamée, cette série multiculturelle se termine dimanche avec la dernière de la pièce de Geneviève Dussault et d’Augustin Rioux.L'idée de mettre sur pied un tel événement trottait depuis plusieurs années dans la tête de Dena Davida, directrice artistique de Tangente.« A quelqu’un qui me demandait s’il s’agissait d’un acte politique choisi, j’aj répondu que ma condition de libérale-démocrate ne constituait pas une découverte récente.Mais, trêve de plaisanterie, je pense que, pour la ville de Montréal aujourd’hui, mettre en scène les créateurs de toutes origines représente un impératif culturel.Les immigrants parmi nous changent nos manières de vivre au quotidien et de penser la vie.Par ailleurs, en danse post-moderne, perdure une «tradition» qui consiste à toujours regarder les autres chorégraphes et à se nourrir des danses d’ailleurs.Les danses japonaise ou balinaise fascinent les créateurs.Plus récemment, la danse folkorique s’incrit au coeur de chorégraphies modernes.Enfin, un nombre croissant d’auteurs choisissent la culture comme contenu et forme de leurs oeuvres.Une série comme Ascendance puise donc sa légitimité dans ces différents aspects, parfaitement complémentaires.» Si le mini-festival de Tangente a effectivement su mettre en évidence les métissages culturels en danse, et en cela constitue une réussite, il a perdu — ce qui semblait inévitable — plus d’un spectateur tant la diversité et l’intérêt chorégraphique des oeuvres présentées les rendaient insaisissables au commun des mortels.Comment en effet cheminer un même soir entre la danse actuelle mongole, la danse classique de l’Inde, la danse mexicaine et le Kata-khali sans se questionner sur leur valeur créative?Dena Davida, qui a bien compris cette difficulté et tient à renouveler une expérience qui fut fructueuse pour les étudiants, les diverses communautés représentées et le grand public, ne possède pas encore la réponse.Elle-même constate qu’une telle série soulève des questions singulières, comme «dans ce type d’oeuvres, où se situe la différence entre innovation et adaptation?» A l’autre bout de la métropole, Ascendance se décline en terme d’ap- prentissage du métissage des techniques artistiques.Voulant sans doute montrer combien l’assimilation de la «transculturalité», qui n’est pas tâche facile, se révèle source de créativité, les étudiants du département de danse de l’Université Concordia proposent des journées portes ouvertes.Avant de tourner dans les différentes Maisons de la culture de Elle, pendant ce mois d’avril.Pour découvrir un pan de la multiculturalité canadienne, il n’y a pas; plus engageante initiative.A moins que l’ascendance promise par le spectacle Feux , composé par Rafik Sabbag, ne se révèle particulièrement puissante.En représentation à l’Agora de la danse la semaine prochaine, cette chorégraphie inspirée de poèmes soufis, devrait, elle aussi, traiter de transculturalité .En outre, puisqu’il s’agit de mysticismes datant du Xe siècle, les questions de l’actualisation et de l’innovation en danse, posées par dena Davida, tombent à pic.Enfin, ascendance — quel mot rêvé pour la danse — peut se traduire en termes littéraires.La revue Jeu le prouve.Par la publication des Vendredis du corps, sous-titrés Le corps en scène, vision plurielle, voici enfin venu «un vrai livre» actuel sur la danse d’ici, comme il en existe peu.Onze «artistes et théoriciens», selon la définition d’Aline Gélinas, coordinatrice de l’ouvrage, ont rédigé douze textes libres sur le corps québécois en scène.De quelle ascendance s’agit-il là?Disons, pour parodier le petit Larousse, d’un courant aérien dirigé de bas en haut.un mouvement rêvé pour la danse.POUR OBTENIR DES CANDIDATES ET DES CANDIDATS DE QUALITÉ, UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU JOURNAL LE DEVOIR PHOTO JEAN-PIERRE TALBOT Geneviève Dussault interprète Les folies d’Espagne, une chorégraphie réalisée en compagnie d’Augustin Rioux, dans la série Ascendanse.SAISON 93-94 1)C4 A+44 |]cU! Les Grands Concerts LES TROYENS • BERLIOZ PLUS L'Intégrale des symphonies de Brahms et.LA PRISE DE TROIE 5 et 6 octobre Charles Dutoit Deborah Voigt Gary Lakes Gino Quilico Catherine Dubose Claudine Carlson Choeur de l'OSM-Iwan Edwards LES TROYENS À CARTHAGE 12 et 14 octobre Charles Dutoit Françoise Pollet Gary lakes Catherine Dubosc Jean-Luc Maurette Jean-Philippe Courtis John Mark Ainsley Choeur de l'OSM-Iwan Edwards Midori, violon Concerto pour violon, op.61 de Beethoven Yo-Yo Ma, violoncelle Symphonie concertante de Prokofiev David Zinman.chef Symphonie no I de Brahms Roger Norrington.chef Symphonie no .4 de Brahms Charles Dutoit, chef Symphonie no 2 «Résurrection» de Mahler Emanuel Ax, piano Concerto pour piano no 9, K.211 «Jeune homme» de Mozart Chantal Juillet.violon Concerto pour violon de Berg Yuri Bashmet.alto Concerto pour alto de Schnittke Charles Dutoit.chef Le Sacre du Printemps de Stravinski Les Concerts Gala ES Martha Argerich, piano Concerto pour piano no / de Beethoven Louis Lortie, piano Concerto pour piano no 2 de Rachmaninov Yefim Bronfman.piano Concerto pour piano no 2 de Bartok Jean-Marc Luisada.piano Concerto pour piano no 2 de Beethoven Æ\sr, a c7?G O La cuisine exquise du Cercle au prix exceptionnel de 19,95$.Le soir, le menu table d'hôte propose une sélection de trois services.Nous recommandons également notre nouveau menu à la carte à partir de 8,50$ offert le midi et le soir.Jusqu'au 9 mai, vous courez la chance de gagner un weekend de rêve.Un weekend à New York, à l'hôtel «Four Seasons».(Transport aérien inclus! Un weekend à Montréal, à l'hôtel Le Quatre Saisons.Laissez-nous votre carte d'affaires à chacune de vos visites.Réservez en appelant Eugénia, 284-1110.hmhn0Ê0ü M FourSaosorw 1 totH Le Quatre Saisons * MONTREAL GUIDE 1 II EK 1050 ouest, rue Sherbrooke Montréal (Québec) H3A 2R6 Téléphone: (514) 284-1110 Télécopieur: (514) 845-3025 WE PREMIÈRE CANADIENNE Chef-d'oeuvre lyrique interprété en version de concert pur les musiciens et le choeur de POSAI, et 24 solistes de renom, sons lu diivction de Charles Dutoit.Shlomo Mint*.violon • Concerto pour violon de Mendelssohn Zoltan Kocsis.piano Concerto pour piano no I de Liszt DEMANDEZ NOTRE BROCHURE Abonnements et renseignements: 842-9951 rmm ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles Dirrorr i LE DEVOIR.LES SA M E I) I 3 E T D I M A N (' Il E I A V RII.1 !) 9 3 EXCURSION La route du chocolat NORMAND CAZELAIS Chez nous, qu’il soit précoce ou tardif, Pâques est toujours le signe que le vrai printemps est arrivé.Autrefois, voici bien des lunes, lorsqu’on était jeune quoi!, nos mères ne nous laissaient aller en souliers dehors qu’à Pâques.Avant, nous disaient-elles, c’était prématuré, même si la neige avait disparu depuis longtemps des trottoirs.Un rhume est si vite attrapé.Et puis, un rhume, ça obstrue les papilles gustatives.Sans elles, adieu! les délices du chocolat.On peut toujours se passer des cloches de Pâques: on sait qu’elles vont retourner à Rome; mais ne pas goûter aux créatures du cacao, est-ce possible?Je vous propose donc pour le week-end prochain — qui est long, comme chacun sait — de suivre quelques pistes de la route des chocolats de Pâques.Je vous avertis tout de suite: c’est une route qui ne finit jamais et se réinvente d’année en année.Pour ma part, je préfère la prendre que d’attendre chez moi l’arrivée des lapins et bonbons enruba-nés.Chacun ses gâteries.¦ Mystic est un hameau à l’écart de la 235 sur la route de Bedford, quelques maisons tout au plus, des chapelles protestantes, un cimetière et une auberge-restaurant logée dans un ancien magasin général.L'Oeuf {229, chemin Mystic, JOJ 1Y0, 514-248-7529) est tenu par un maître-chocolatier qui sert aussi dans la salle encore empreinte de ce charme d’antan des oeufs en maurettes et des glaces- maison.¦ Le salon de thé Aux petits lapins (55, route 132, Saint-Simon, GOL 4C0, 418-738-2354) n’ouvre que durant l’été.Les voyageurs et vacanciers qui fréquentent le Bas-Saint-I-aurent se doivent de connaître un endroit aussi agréable.Consolation, la boutique, elle, est ouverte toute l’année: chocolat au lait, amer, mi-amer, praliné, à la crème, oeufs, moulages, alléluia! ¦ Rue Valiquette à Sainte-Adèle, presque au coin de la côte de la rue Morin, la Chocolaterie Marie-Claude ( 514-229-3991) a ses habitués qui y sirotent doucement leur café en attendant d’acheter leur chocolat: c’est difficile de ne pas faire autrement, une fois qu’on a succombé une fois.¦ La Cabosse d’Or (973, rue Ozias-Leduc, Otterburn Park, J3G 4S6, 514-464-6937), sous l’enseigne du chocolat belge, s’est vite fait une renommée: lauréat en 1993 du Grand Prix régional du tourisme dans la catégorie Accueil et service à la clientèle.Nombre de communautés contemplatives vendent du chocolat pour subvenir à leurs besoins.Voici quelques suggestions: ¦ A Joliette, les Moniales bénédictines (488, rue Saint-Charles-Borro-mée nord, 514-753-5192): chocolat brun et au lait; tous les jours, la vente se fait par un petit comptoir en tourniquet; ¦ A Saint-Romuald, XAbbaye cistercienne (2686, rue de l’Abbaye, G6W 6Z2) écoule sur place le chocolat fabriqué par les religieuses du lundi au samedi, de 9h à midi et de 13h30 à l$h.; ¦ A Mont-Laurier, XAbbaye des Moniales bénédictines (819-623-3780) propose chocolats et produits à base lait de chèvre; ¦ L'Abbaye cistercienne d’Oka (514-479-8361), bien connue pour son fromage, ouvre aussi ses jardins aux promeneurs et sa chapelle à qui veut s’y recueillir; à la boutique (de 9h30 à llh30, de 13 à 16h30, du lundi au vendredi, et de 9h à 17h le samedi), il y a du chocolat, bien sûr.C H R O N I Q U E Le ski sur la bonne pente?NORMAND CAZELAIS Le week-end dernier, les impacts de la récession étaient moins évidents sur les pentes: les skieurs, indifférents en apparence aux dangers des rayons ultra-violets, se pilaient littéralement sur leg planches sous le soleil printanier.A Mont-Tremblant, ils étaient quelque 10 000 et le village de Saint-Sauveur-des-Monts, quant à lui, ressemblait, en fin d’après-midi, aux plus beaux bouchons du rond-point Décarie.Malheureusement pour les stations de ski alpin du Québec, on sait que la saison ne fut pas à cette image.La situation serait plutôt à la déprime: le nombre de jours-skieurs plafonne et même décline, alors que ne dérougissent pas les traites à payer pour couvrir les investissements dans la fabrication de neige artificielle, l’éclairage des pistes, l’installation de nouvelles remontées mécaniques, l’amélioration de l’entretien des pistes, etc.Tout à leur contentement, ces heureux skieurs ne devaient pas se poser de graves questions de cet ordre.Ni se préoccuper des effets que leur activité favorite pouvait avoir sur l’environnement.Je ne voudrais pas faire oeuvre d’éteignoir de concuspiscence, mais les faits sont là: fondamentalement sain et anodin en apparence, le ski alpin peut s’avérer un agresseur environnemental d’une surprenante virulence.Voyons ailleurs.Dans les Alpes, par exemple, son lieu de naissance.Dans son édition d’avril 1992, Panda, publication bimestrielle du Fonds mondial pour la nature (World Wide Fund for Nature), a consacré un article rappelant que ces montagnes, près de 190 ans après l’organisation de la première fête des bergers à In- terlaken en Suisse le 17 août 1805, attirent bon an mal an 50 millions de visiteurs, dont évidemment un grand nombre de skieurs.Pour les accueillir, d’importantes infrastructures ont fait leur apparition: 405 000 kilomètres de routes et de voies ferrées, des parkings, des hôtels, appartements, condominiums et chambres d’hôte pour supporter 250 millions de nuitées annuelles, 40 000 pistes de ski et 14 000 remonte-pentes de tout gabarit (pour une capacité totale d’un million et demi de skieurs à l’heure).Sans compter tout ce qu’il faut pour assurer, même si ce n’est que pour des pointes se résumant à quelques semaines ou à quelques mois tout au plus, l’approvisionnement en eau, l’écoulement et l’épuration des eaux usées et le traitement des déchets.Sans compter également la coupe des arbres qui affaiblit la protection naturelle contre les avalanches, les éboulements et glissements de terrain et qui, avec l’accumulation des constructions et installations de tout genre, transforme les paysages.Sans compter les gaz d’échappement qui contribuent aux pluies acides, les sels d’épandage qui attaquent végétation et eaux souterraines.Bref, aux yeux de l’Union mondiale pour la nature (UICN), les Alpes constituent la zone montagneuse la plus menacée du monde et, selon l’Agence forestière suisse, la moitié de ce qui y reste de forêt est malade, abîmée ou mourante.Chez nous, le tableau peut sembler moins noir; — ce qui ne veut pas dire plus vert.A part en effet le corridor de la vallée de la rivière du Nord, de Saint-Sauveur à Sainte-Adèle et par-delà, par le sillon de la 117, jusqu’à Val-Morin et Sainte-Agathe, il n’existe pas ici de concentrations analogues.Que ce soit dans les Cantons de l’Est, la Mauricie ou la région de Québec, les stations de ski se répartissent sur des espaces plus distendus.N’empêche que le ski alpin y draine ses cohortes d’adeptes.Et, en parrallèle de ses retombées bénéfiques sur l’emploi et l’économie, ses impacts moins reluisants sont similaires: circulation congestionnée, envahissement des destinations, construction à flanc de montagne, densification domiciliaire, spéculation, déboisement et érosion, pression sur les services publics d’aqueduc, d’égout et de disposition des déchets, augmentation des taxes et de la pollution, hausse des valeurs foncières et du coût de la vie, transformations sociales et culturelles.La seule référence connue à une telle problématique est l’étude de la firme Sotar, toujours novatrice, sur l’aménagement de la station du Massif de Petite-Rivière-Sainte-François où un chapitre porte sur des «considérations environnementales».Jusqu'ici, la législation environnementale n’a pas exigé des promoteurs des études d'impact en bonne et due forme.Le projet de règlement sur l'évaluation environnementale^ié à la Loi sur la qualité de l'environnement) déposé à l’Assemblée nationale en décembre dernier par le ministre de l’Environnement du Québec promet à ce sujet certains changements puisque y serait soumis «tout projet de construction ou d’agrandissement d’équipements, de structures ou d’infrastrutures à des fins récréotouristiques à l'extérieur du milieu urbain sur une superficie de dix hectares et plus».11 n’existe jusqu'ici aucune étude d’ensemble sur ce qui ixunrait s’appeler les effets environnementaux cumulatifs du ski alpin, depuis les heurts que font subir les skieurs à la végétation ambiante et au milieu animal, jusqu’à la demande en eau douce pour la fabrication de neige artificielle, depuis la pollution atmosphérique jusqu'aux structures d'organisation du territoire]^ L’exercice ne serait certes pas inutile^ il aiderait, comme l’illustre l'exemple* européen, une meilleure intervention économique.Et sûrement une pluSï longue vie au ski.Y-, \ t .1 LH 11111993 dits VII V A IJ US MtUYilV inc.h A Café-couette AUBERGE LA RAVEAUDIERE Laissez-vous gâter à la Raveaudière, élégant relais de campagne loyaliste -8 chambres, dont 3 avec salles de bain privées, incitant aux rêves les plus doux.Petit déjeuner servi à la chambre ou à la salle à manger.Brunch dominical optionnel.85 $ à 130 $ pour 2 personnes par nuit.Tél.: 819-842-2554 En collaboration avec les Belles Soirées N?' de l’Université de Montréal, responsable du contenu culturel ' Dans l’intimité des grandes demeures VALLÉE DES ROIS ET ÎLE DE FRANCE du 2 au 13 juin 1993 en compagnie de Mme Marie-Claude Deprez-Masson Historienne et chargée de cours à l'U.de M.2 499 S p.p.occ.double Demandez notre dépliant Possibilité de partage et prolongation de séjour Permis du Québec ^VOYAGES CARBIN (S 14) 728-4553% HÉBERGEMENT en région FRANCE Location dp villas on d'appariements.La douceur d'un chez-soi.Vivez en France comme chez vous.Quelle que soit la saison, vous pouvez vivre «à lu française» en louant une villa, une maison de campagne ou un appartement.Et pour découvrir la France ù son meilleur, nous vous proposons une voiture Renault selon la formule achat-rachat.Pour renseignements: VACANCES FRANÇAISES 5390,15e ave, suite 201 Montréal, Qe HIX 3G2 Tél.(514) 727.3305 LES SOIRÉES EN MUSIQUE, RNÊE! ¦imb ’ < ij F -.r ¦>l|'>r rh LfriMl /lltfll / '.! 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Utl /' l,[< 1 r* i 4 il) ¦ i.i.IqUi, )Biv Tél.: 861-2485 • Fax : 861 -829^;j|tf I IVrmi» tin OiioImt) ni» IM ) -'M ' RELAIS & CHATFAUX LA FINE FtEIJR DES MAITRES HOEEUERS CHARLEVOIX / CAP À L’AIGLE LA PINS0NNIERE: Lauréat régional de lo gastronomie, Grands prix du Tourisme 93.Forfait de Pâques «GRANDE RÉSERVE GOURMANDE» incluant 2 couchers, 2 petits déjeuners, un repas table d'hôte et un grand menu dégustation concocté par nos Chefs invités MM.Bonardi et Gallinotti, de la célèbre Ecole Hôtelière de Tain L'Hermitage.Vins servis par M.Bouchet, expert sommelier du même lycée.Activités: Salons des vins et produits fins, conférences culinaires et vinicoles, cours de cuisine.À partir de 220 S par pers.occ.double, service inclus.Forfait 3 nuits aussi disponible (418) 665-4431.télécopie (418) 665-7156.LAURENTIDES HÔTEL-RESTAURANT L’EAU-À-LA-BOUCHE Ste-Adèle Hôtel 5 fleurs de lys, 4 diamants CAA.Forfait «Une autre Tentation» 112 $ par personne.1 nuit chambre-salon, souper, petit déjeuner, pourboire inclus, en occupation double (taxes en sus).— Forfait SKI: À partir de 210 S par personne, 2 nuits - 2 petits déjeuners -1 souper Toble d'Hôte • 2 jours de ski alpin - pourboire inclus, en occupation double (taxes en sus).Forfait Voyages de Noces, Anniversaire de mariage.Tél.sans Irais de Montréal-centre 514-227-1416 ou 514-229-2991 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St Marc sur Richelieu Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n'a qu'un seul désir : satisfaite.Lauréat national «Mérite de la Restauration».Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231.ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Plein air et gastronomie dans un décor d'autrefois.Un relais pour les gourmets-gourmands, classifié 4 fourchettes, une cave à vin de plus de 300 étiquettes, Prix d'Excellence 1992, The Wine Spectator.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont plusieurs avec foyer et bain tourbillon.30 km de pistes de ski de randonnée à la porte de l'Auberge, ski alpin, promenade en traîneau à chevaux, équitation.Forfaits disponibles incluant les soupers, petits déj.et service.Pour profiter au maximum des plaisirs de l'hiver, venez vous faire dorloter à l'Auberge Hatley.SPÉCIAL D’AVRIL : SEMAINE : 25 % de rabais sur forfaits durant la semaine, soit du dimanche au jeudi incl, Week-end : 10 % de rabais sur forfaits de 2 nuits.(819)842-2451 M O N T É R É G I E - R I G A U D AUBERGE DES GALLANT Venez goûter au printemps.Dans le parfum de la nature qui s'éveille, le fumet ravissant de nos plats s'harmonise magnifiquement au décor somptueux du sous-bois où chevreuils, écureuils et oiseaux s'ébattent joyeusement! 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It 1 ) T 0 RESTAURANTS VINS Chronique secrète PHOTO JACQUES NADEAU L’entrée du restaurant thaïlandais Lao Thaï.Des retrouvailles avec Vientiane Signe du dégel, les restaurants thaï bourgeonnent dans un pays où il y a davantage de poteaux de téléphone que d’érables en vie.Le 12 février dernier, le Royal Thaïe et le Lao Thaï voyaient tous les deux le jour dans le même quartier, c’est-à-dire Outremont et ses affluents.Le premier donne dans la cuisine sino-thaï-nippone, tandis que le second allie plutôt les spécialités du Laos à celles du Siam.Les nombreux fidèles du défunt Vientiane à Côte-des-Neiges seront ravis d’apprendre que leur restaurant thaï préféré s’est refait une beauté et s’est déplacé vers l’est, angle Parc et Fairmount.Boun Nhong et son mari Noloth, le chef cuisinier, sont revenus à la restauration après onze mois d’arrêt comme on revient au pays après un trop long hiver.La salle désormais immense et le décor en toc racheté à La Baie, qui s’en est servi un temps pour enjoliver ses vitrines, mettent désormais en valeur une cuisine qui, trop longtemps, a vivoté dans l’ombre d’un local miteux où la magie opérait tout de même chaque fois.Parmi la manne de nouveaux resr taurants thaï à déferler, peu réussissent à offrir une cuisine authentique avec tout le piment et tous les parfums voulus.Lao Thaï est un des rares à livrer l’essence d’une cuisine indomptable et son menu, aussi long que le fleuve Chao Phraya, risque (l’en perdre plus d’un(e) à travers les méandres de la confusion culinaire.Mais à vaincre sans péril on triomphe sans boire.Dans la centaine d’items proposés, les classiques du Vientiane font un retour triomphant avec la salade de mangue verte à la sauce de poisson, les soupes épicées aux fruits de mer, poissons ou poulet, les ragoûts au lait de coco, cari vert et «basilique» (sic) thaïlandais, les pinces de crabe à la sauce épicée ou les moules au basilic épicé.Parmi les nouveautés s’inscrivent les Paniers d’or, sortes de petites corbeilles de pâte frite garnies de légumes et de chair de crabe à la sauce aigre-douce, épicée.Même engouement, sur un autre registre, pour les moules à la sauce aux trois saveurs.Servies tièdes dans leurs coquilles, ces moules baignent dans une vinaigrette sucrée qui les tient au chaud.Parmi les nombreuses salades, celle aux calmars à la citronnelle est arrosée de sauce de poissons et garnie d’oignons crus, de menthe et de coriandre fraîche.La dose de piment est juste (c’est-à-dire conforme à ce qu’on retrouve en Asie du sud-est) mais autour de moi on réclame de l’eau à cor et à cri sans savoir que cela n’éteindra pas l’incendie.Un peu de sucre, une bouchée de riz ou une gorgée de bière seraient plus indiqués.Avec le boeuf au cari «musulman» aux oignons, citrouille et lait de coco épicé, on a ajouté quelques légumes comme des choux de Bruxelles, des pommes de terre et des carottes.Le ragoût bien relevé est servi dans une soupière et la sauce imbibe le riz collant («sticky rice») présenté, lui, dans des petits paniers de couleur.Nouveau plat également, le poulet aux mangues allie la saveur douce et la couleur orangée du finit fétiche au lait de coco, à une bonne dose de piment et aux lanières de poulet tendre.Superbe de simplicité.Les cuisses de grenouilles à l’oignon et basilic sont toutes simples, pairées avec les poivrons rouges et verts et la sauce au poisson pimentée qui relève le tout avec passion.Mes copines au palais susceptible y ont à peine touché, persuadées qu'on essayait d’attenter à leurs vies.Pour ma part, rien ne me réjouit davantage que cette charge de citronnelle, de coriandre, de cari, de basilic poivré ou sucré, de piments, de reflux lacrymaux et de parenthèses Kleenex.Au rayon des desserts, on souhaiterait trouver davantage que des fruits de conserve.Les rambutans farcis aux ananas en boîte sont rafraîchissants et les graines de basilic dans le lait de coco sucré sont garnies de morceaux de cantaloup frais et font oublier un peu l’insoutenable intensité de cette divine cuisine.Un repas pour trois personnes vous coûtera environ 50$ avant bière, taxes et service.POUR: Le retour en force d’un des plus authentiques restaurant thaï en ville.De nouveaux plats et des associations originales.Un décor de circonstance, mi-mystique, mi-toc.On rapporte les restants à la maison.CONTRE: L’éclairage un peu trop violent et la musique trop «musak».LAO THAÏ 5179 avenue du Parc, tél.277-2608 Ouvert tous les soirs et le jeudi et vendredi midis.Les chroniqueurs de vin font un drôle de métier: déguster de nombreux vins, parfois plusieurs dizaines (et pas toujours très bons) chaque semaine, se concentrer sur chaque verre, prendre des notes pour faire part de nos trouvailles et de nos commentaires.Dans notre cas, nous tentons sans répit de dénicher le bon rapport qualité/prix, le meilleur vin à l’intérieur d’une catégorie donnée, pour le bon plaisir des lecteurs du Devoir et pour nous mêmes bien entendu, car il ne faut pas perdre de vue que nous sommes des amateurs et des consommateurs comme vous et que charité bien ordonnée commence toujours par soi-même.Mais voilà à force de parler des bons vins, la demande pour ces bouteilles augmente sans cesse au point que si nous n’avons pas fait quelques réserves avant publication, la trouvaille devient très difficile à retrouver.Les amateurs de Sauternes et autres vins doux (sucrés) vivent aujourd’hui la même difficulté.Il y a quelques années, les vins sucrés se vendaient très mal.La mode étant aux vins secs, les grands vins liquereux trouvaient difficilement preneurs même à des prix très bas.Nous étions au paradis: de grands vins à petits prix.Mais les vinophiles sont bavards et peu avares de recommandations.La conséquence était prévisible: les aubaines se font de plus en plus rares et même les vins deviennent de plus en plus difficiles à dénicher.Simple question d’offre et de demande.Voyez les grands Sautâmes, ils sont maintenant très chers et rares.A cause de qui?Des amateurs qui sont de plus en plus nombreux à apprécier ces nectars divins aux parfums de pêche, d’abricot, de miel et de noix de coco.Et c’est à eux que s’adresse cette chronique et nous les implorons de n’en glisser mot à personne.Ça doit rester entre nous.Les autres vous n’avez qu’à repasser, il n’y a déjà pas assez de vin pour tout le monde et ils sont bien assez chers alors on a pas besoin de vous pour faire augmenter la demande sur ces vins à production limitée.Les Sauternes 89 La production des vins de Sauternes est une belle histoire de pourriture.anoblie.La matière première nécessaire à leur production n’est pas constituée de beaux raisins sains et gorgés de jus, mais de fruits desséchés atteints d’une pourriture dite noble.En gros, le phénomène ressemble à ceci.Sous l’action d’un champignon microscopique, le «Botrytis cinerea», qui s’attaque au raisin sans le faire éclater, ce dernier perd surtout de l’eau, de l’acidité et un peu de sucre.Cette dernière composante augmente cependant son importance relative par rap- port au poids total du fruit qui devient très concentré, presque pâteux.Les moûts qu’on en tire ensuite sont très riches de sorte qu’après vinification, il reste encore beaucoup de sucres naturels dans le vin.Selon le millésime, l'attaque du Botritys sera plus ou moins marquée et les vins de style très variés.Récemment Bordeaux a connu trois excellents millésimes consécutifs (88, 89 et 90) en Sauter-nais, ce qui est rarrisime.Nous avons goûté plus tôt ce mois-ci une jolie sélection de Cnts classés de Sauternes issus du millésime 1989.11 s’agit d’un millésime caractérisé par l’opulence et la puissance.les plus puristes pourraient lui reprocher un léger manque de finesse et de vivacité.On trouvera la plupart des vins aux Maisons des vins et dans les succursales régionales de la SAQ.S’il n’y a pas d'indication de prix, c’est que le produit n’est pas disponible.Château Doisy-Daëne, 15$.Un vin élégant et raçé comme toujours.Robe dorée pâle.Nez fin de fruits exotiques.Bouche souple, ronde, délicatement boisée et bien équilibrée.Doisy-Daëne n'est jamais un gros vin, c’est le style de la maison.16,5/20 Château Broustet, 51$.L’antithèse du vin précédent, Broutet est rarement fin et à parfois tendance à la lourdeur.le vin est plein et riche mais manque d’âme.Cher pour la qualité.15,5/20 Château Dosy-Védrines, 61$.C’est un vin que l'on ne voit pas souvent et qui à la réputation de faire des vins très corrects.Le millésime 89 de Védines fera parler de lui.Robe riche et dorée.Nez prenant d’abricot, de miel et de noix de coco (ce parfum provient des fûts neufs utilisés en cours d’élevage).Très bien équilibré, ample et généreux.Un vin superbe.Prix mérité.18/20 Château Rieussec, 87$.Robe dorée, soutenue.Nez fermé mais net avec les notes habituelles de miel, de melon et de vanille.Si le nez reste discret, la grande puissance de ce vin se révèle en bouche: opulent, gras et très long.Bien caractérisé par le style «Rieussec» et le millésime.Un peu de patience (1998-2010) sera récompensée.18/20 Château Lafaury-Peyraguey, 86$.Une autre grande bouteille.Depuis quelques années, les vins de Lafaury-Peyraguey sont tous simplement époustouflants et le 89 est dans le ton.Robe soutenue, dorée.Nez prenant d’orange confite, de crème brûlée, de none de coco, de miel.Et la bouche qui n’en finit plus.Une merveille.19/20 Château Climens.Dommage que ce vin ne soit pas disponible sur le marché québécois car il s’agit d’un très grand Sauternes qui offre toujours une belle finesse et une concentration exemplaire.Tout ce qui est sorti des chais de Climens depuis 1976 est exemplaire et mérite d’être acheté.Dans un millésime puissant et riche comme le 89, Climens reste parfaitement équilibré et raçé avec des saveurs élégantes de miel, de fruit de la passion et d’ananas.19/20 Un dernier mot: le millésime 90 s’en vient et les vins de Sauternes sont encore superbes mais rappelez-vous: motus et bouche cousu sinon pas de vin pour vous! E S T A 11 R.A N T S 09 i s Ancienne adresse Nouveau restaurant Table d'hôte (midi et soir) Service rapide pour et après Théâtre et Hockey 987-9586 « f 11 Venez revivre de bons moments 5412 Côte des Neiges Tél.: (514) 735-3623 ¦m » K K mft- BOURGOGNE POUR INFORMATION (514) 286-5488 TÉLÉCOPIEUR (514) 286-1139 m A MOINS DE 8,50 avant taxes LA GEILLAEMIERE ENCÉPAGEMENTS: GAMAY ASPECT VISUEL: Rouse vif léser ASPECT OLFACTIF: Fin et discret ASPECT GUSTATIF: Plein, harmonieux, fruité et lésèrement tanique ACCORD VIN ET METS: Le Macon Supérieur La Guillaumière accompasne très bien charcuteries, foies de veau, viandes blanches rôties ainsi que les fromases moyennement relevés CONSERVATION: 2 ans PRODUIT DU FRANCE VIN ROUGE RED WINE Æn^JPÉKŒURo \appellation é'àfdcorv supérieur contrôlée> , g£) ~Ù>Æ ) I uillaumièro 12,2% alc./vol.A m & Û 1 i SÉLECTIONNÉ PAR THORIN.71570 PONTANEVAUX FRANCE #015958 EN EXCLUSIVITE DANS LA PLUPART DES SUCCURSALES DE LA Prix sujet à changement sans préavis n Société des alcools du Québec ji d) ot> iclai or l tJ (ig -ri mltj M3 - 30 OC lü'J n I -rrrr — Int t il i ont jv*î-a t'3 ¦ Hl 1*7 8,39 + 0,58 TPS +0, 72 TVQ = 9,69 total » L E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 3 E T 1) I M A N C II E l A V R I L I I) 9 3 a.14 L’astucieux jeu d’illusion JOSEPH BRANCO.Musée d’art contemporain, 185, rue Ste-Catherine ouest, jusqu’au 11 avril 1993.o'i ¦:'j MO NA HAKIM L?installation de Joseph Branco, , ,Nature morte, présentée au Musée d’art contemporain jusqu’au 11 avril, prolonge la démarche coutumière de cet artiste taxée de formaliste.Nulle place pour l’intention de.l’artiste, encore moins pour l’expérience du spectateur.De cette école esfhétique, Branco en retient la ri-guçiir de la composition, la redéfinition du rôle de la peinture à travers ses, mécanismes comme en regard de l’espace fictionnel de représentation., Or la comparaison s’arrête là.L’installation murale, à priori minimale, et froide, fait preuve paradoxalement d’une grande sensibilité.Ce rapport au sensible pose les jalons d’un formalisme renouvelé, sans poqr autant évacuer sa portée critique^ tjans la salle du musée réservée à la Série Projet, un enchaînement linéaire de quadrilatères et de formes circulaires monochromes est ponctué,de quatre objets de verre (appareil photo, couteau, verres), disposés sur trois étagères.Les quadrilatères s’apparentent à des toiles tendues sur châssis, mais sont en fait des ob-je^tableaux moulés en une seule piècp, sans cadre, recouverts d’une résine tantôt chromée, glacée ou goudronnée.Même proposition dans les formes circulaires figurant de,grandes assiettes de quatre pieds de [fjamètre, construites à partir d’un mopje unique, présenté à l’état brut.Avec la sagacité qu’on lui connaît, Braflco procède par des jeux d’illusion, questionnant les limites du cadre, la surface du support comme la relation des motifs au tableau.Ici, le procédé de moulage joue en trom-pe.l,’peil et sert bien le propos de l’ar-tistç, le moule étant par définition la ¦ : jHHPS » ij» éiH i flï i iWnWff-""' t PHOTO MARIO BELISLE Élément pour une nature morte-caméra, une des oeuvres de Joseph Branco exposées au Musée d’art contemporain.reproduction exacte d’un modèle.Ce que Branco perd en travail d’instinct, il le gagne en astuce.De ses réflexions très cartésiennes, l’artiste parvient avec finesse à nous intégrer dans l’engrenage de leurs mécanismes.Pour ce faire, le spectateur doit donc entretenir une proximité avec les oeuvres: examiner la surface et les rebords, prélever les textures, évaluer les nuances et les degrés d’illusion et considérer les lieux physiques de l’exposition.A cet 20 MARS-18 AVRIL 5190 ST-LAURENT effet, le mur est volontairement craquelé autour d’une des oeuvres comme si, par les motifs, il en était son prolongement.De la même manière, l’alignement des objets exposés borde l’espace du spectateur, circulant dans les lieux comme un sujet cadré.C’est précisément à partir de ces coordonnés que réside la perspicacité du procédé critique de Branco.La simple participation du visiteur réussit à entretenir les tensions contenant/contenu, support/surface, cadie/hors-cadre.Tout cela par l’en-.mi de surfaces bidimensionnelles (mis à part les objets de verre).La courbure plus ou moins pro- noncée des pièces carrées et des assiettes (peut-être même des cibles), contredit la planéité chère au modernisme qui, au lieu de tenir le regar-deur à distance, l’attire par une succion en creux.En utilisant le thème de la nature morte, Branco récupère encore une fois ce que le modernisme rejetait avant tout, soit la référence à un objet identifiable.On peut pousser plus loin la réflexion que Branco porte sur l’histoire de l’art et sur la façon dont il récupère la symbolique des objets déposés sur la table des natures mortes hollandaises, objets relégués ici au plan frontal.Attardons- nous plutôt sur la manière dont ces objets qui, issus de notre quotidienneté, arrivent subtilement à abolir la frontière entre l’observateur et l’objet à observer, empruntant alors le territoire du sensitif.Une dame (néophyte en la matière) confia avoir aisément saisi le sens de l’exposition malgré l’austérité première de la composition.«On dirait que l’artiste a dressé la table de façon à ce que les accessoires ne soient plus à notre portée mais plutôt l’inverse.En fait c’est nous qui sommes au menu».Ne serait-ce que pour avoir suscité cette réflexion, Joseph Branco a réussi un tour de force.Un événement d’importance du 3 au 24 avril Denis Juneau Espace 1 œuvres récentes Espace 2 œuvres anciennes vernissage 7 avril de 1 7h à 19h en souscription Sérigraphie de L.Bellefleur (pastorale — tirage de 100 — oeuvre 42 X 50 cm — 30 couleurs — 350,00 S taxes comprises) GALERIE LACERTE^PAIARDY ASSOCIÉS 307, rue Ste-Catherine ouest, porte 515 Montréal H2X 2A3 Métro Place des Arts 844-4464 DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec '¦.Musée McCord PLUMES ET PACOTILLES Une exposition sur ^les symboles de l'indianité Sj 26 mars au 23 mai 1993 90, rue Sherbrooke ouest, Montréal (514) 3987100 Hues d'ouverture : tnar mer ven lOh-18 h 4«ju 10h - 21 h (entréelibre 18h - 21 h); ïHsam dim 10 h - 17h; fermé le lundi Kites commentées : mar jeu 11 h et 14 h Write t ipouium e U nryam\ét par le Centre culturel Wc/odlarui.et mite fncmulaiirm par le Mutée n/yalde !'Ontario PICASSO - SUTHERLAND - PICASSO AURA - PICASSO - DE KOONING - PIC MO-BACON-PI UTHERLAND - PIC OON1NG - PICASSO 1CASS0 - SAURA - PICASSO - DIX 00N1NG - PICASSO DK-PICASSO-BACON-PICAS! 0 - SUTHERLAND - PICASSO-£ KOONING-PICAS ON - PICASSO - SAU! ¦ DK - PICASSO - R PICASSO - SUTHE1 KO - SAURA - PICAS! - DK - PICASSO - Bi ICASSO - SAURA - PICASSO - DE KOONING - PICASSO - SUTHERLAND -I CORPS CRUCIFIÉS Picasso en colère sur le chemin de Guernica.Cri du coeur contre la barbarie, le linge du Christ se confond avec la muleta du torero.Jusqu'au 16 mai 1993 Pavillon Jean-Noel Desmarais 1380.rue Sherbrooke ouest Autobus 24 ou station de métro Guy-Concordia Information (514) 2854600 U Crucifixion II3XI ©PaMo Picasso 1933/ Vtsf An Droit xi'auteur inc MUSÉF.I)FS B FAUX-ARTS IJF MONTRÉAL cjnis^iano A C C K O C II 1 Galeries, musées, centres autogérés ou maisons de la culture; l’art s’accroche partout.En survol, voici les expositions qu’il ne faut pas rater.RADIUM C’est une nouvelle galerie dans l’est de la ville.Avec une exposition du Portugais Miguel Rebelo.1355, rue Sainte-Catherine est.Jusqu'au 14 avril.PH010 NAIURE Une installation conjointe de Bob Verschueren qui recrée des paysages au sol et d’Ariane Thézé qui présente des cibachromes.Dazibao.Jusqu’au 11 avril.CORPS CRUCIFIÉS Une exposition intimiste et dévastatrice où le tandem Picasso-Bacon nous bouleverse.Musée des beaux-arts.Jusqu’au 16 mai.CODES VESIIMENTAIRES Rien d’inspirant dans votre garde-robe?Faites un tour dans le XIXe siècle où les codes vestimentaires dictaient les bons usages du vêtement.Musée McCord d’histoire canadienne.Jusqu’au 13 juin.FEMMES DE LA BIBLE Ève, la Reine de Saba, Rahab: les peintures de Nathalie Marauda revisitent les grandes figures féminines de la Bible.Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce.Jusqu'au 25 avril.DE L’UNE À L’AUTRE Rencontres entre les arts visuels et l’écriture: dix femmes dialoguent intensément.Maison de la culture Mercier.Jusqu'au 18 avril.IA NATION Quelle en serait la définition la plus apropriée?Les artistes répondent.Galerie Articule.Jusqu’au 25 avril.IA PEINTURE PARLE Louise Robert fait parier la peinture.Volubile et discrète, douce et nerveuse.Galerie Graff.Jusqu’au 10avril.PARCOURS PHOTOGRAPHIQUE Joyeux ludion, Serge Tousignant présente 20 ans de création.Prolifique.Musée du Québec.Jusqu'au 24 mai.Marie-Michèle Croit AncIrée V Ézi N A OEUVRES RÉCENTES du 4 au 14 AVRil L'ARTiSTE SERA PRÉSENTE DiMANcljE 4 AVRil tfj/afs-iLs.d czrf-xt ds ISou^ainuL^E 4511 Sr-DiNis MoniréaI H2J 2L4 TÉ.: 845-2400 LAURENT PILON 18 mars - 18 avril GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN Mer.au dim.- 12h à 18h, entrée libre.Conférence de Mona Hakim en présence de Laurent Pilon le 4 avril à 14h (admission 5,00 S) - 1897, Dagenais 0., Laval - 628-8684 - À NOTER: l’exposition de CLAIRE BEAULIEU et LISETTE LEMIEUX est reportée à l'automne prochain, soit du 9 septembre au 10 octobre 1993.Remerciements à Emploi e! Immigration Canada, ministère de la Culture du Québec et à Ville de Laval - INSTALLATION PROGRESSIVE DE SCULPTURE JAPON FRANCE CANADA DU 10 AVRIL AU 10 JUIN IlMMtïïmk M / AU CENTRE D'EXPOSITION de BAIE-SAINT-PAUL UNE EXPOSITION PROGRESSIVE • •• KENJI HORIUCHI ••• JACQUELINE GUILLERMAIN ••• PAUL LACROIX ET VOUS LE CENTRE D'EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL <” L E I) E V OIK.LES S A M E I) I 3 E T 1> I M A X (' Il E I A V ML 1 !» !» 3 C 15 ARTS VISUELS Petits romans et petites nouvelles sur des mémoires lointaines \ I • | t tnpy mm tiSS.ipfjUü m i '•-.‘ ¦ y MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Geneviève Cadieux, La Filure, au choeur des corps (détail), 1990 Installation photographique, 225 X 658,5 cm Coll.: Musée du Québec Photo i Louis Lussier LA NOSTALGIE DU CONFORT Un art de vivre Le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec LOUISE ROBERT Galerie Graff 963, rue Rachel est Jusqu’au 10 avril 1993 ARIANE THEZE.BOB VERSCHUEREN Galerie Dazibao 279, rue Sherbrooke ouest, espace 311-C Jusqu’au 11 avril 1993 MARIE-MICHÈLE CRON Dans les marges des livres écornés, les phrases en pattes de mouche, les ratures, les points d’interrogation d’un stylo bille insistant, biaisent le regard de celui qui veut s’abandonner à une première lecture, l’obligeant à s’arrêter, à réfléchir, à reprendre le fil de l’histoire perdu entre ces lignes multiples.Le texte se fait polyphonique, pluri-voque.11 n’y a plus ici un seul auteur évadé de sa tour d’ivoire, mais un autre anonyme qui l’interroge ou le houspille dans le coin d’une page, et nous qui buvons toutes ces paroles comme un nectar ennivrant et très sucré.Les toiles de Louise Robert sont des petits romans, ses dessins, des petites nouvelles, qui racontent non pas un air du temps fragile et précaire, mais des mémoires à la fois lointaines et proxémiques-sélectionnant et associant des images, des souvenirs, des mots glanés dans des dictionnaires, des conversations intimes ou publiques, des rêves.Nous qui passons si peu de temps devant une oeuvre, voilà que l’artiste rusée nous coince dans une démarche qui n’a cure des effets de mode passagers, insistant depuis plus d’une décennie, à revisiter les codes de la peinture, à ouvrir ses limites hypothétiques, à extrapoler sur le décalage et les accointances du geste pictural et graphique.Louise Robert fait parler la peinture, y associe un autre langage qui découpe le réel, mots isolés de leur contexte initial, repris, ajourés, ciselés et dont Une oeuvre d’Ariane Thézé.le centre s’étire et se ramifie dans des lieux ambigus.Là se liguent les points de litige et les affinités électives entre des plans abstraits colorés et enjoués et des figures reconnaissables poétisées et miniaturisées qui continuellement, se cèdent la place et la parole, l’un lorgnant le territoire de l’autre et vice-versa dans le dialogue incessant de fragments discursifs amoureux.Alors que dans les oeuvres sur papier exposées à la galerie Graff, collages intimes égratignés par une écriture vacillante et volontairement maladroite, les gribouillages révélateurs et bavards éparpillent le sens dans tous les sens, leur destin jusque là hasardeux, s’imprime et s’incruste discrètement dans les tableaux.Des lettres droites et stoïques ralentissent la lecture dynamique de champs chromatiques peints nerveusement par le geste physique qui les a déposés ici, et dans des lucarne qui font respirer la matière, apparaissent des objets formant paysages en soi, signes empathiques que l’on s’aproprie jalouse- L’artiste rusée nous coince dans une démarche qui n’a cure des effets de mode passagers.ment.Une chaise attend, rêveuse d’un corps qui va s’y asseoir.Mais le mot qui la désigne, perdu dans la toile, la ramène à son identité triviale.Nous sortirions tout à l’heure il serait tard, écrit l’artiste, tensions inquiètes au conditionnel dans la vision saccadée des choses qui tente d’échapper à l’emprise du temps.Ailleurs, puisque ailleurs il y a, une porte très très bleue renvoie à un rectangle perché en haut de la toile où se détachent deux pots de fleurs, rappels sémantiques et iconographiques de cette phrase gorgée de souvenirs «Pour les vacances nous allons aux petites pointes une plage dont je n’ai plus jamais retrouvé le nom sur la carte».Mémoire un peu rouillée qui se fige dans de larges pans de blanc envahis de gris.Avec Louise Robert, la peinture n’a pas finit de se dépeindre dans les lieux les plus significatifs et les pro- fondeurs les plus troublantes.L’un et l’autre, l’un dans l’autre, l’un contre l’autre.A Dazibao, Bob Ver-schueren étale sur le sol, ses paysages cueillis dans les sous-bois et les forêts, land-art minutieusement encadré et découpé au cordeau et dont l’éphémérité organique accuse la dégradation naturelle des éléments.Ariane Thézé dispose sur le mur 24 photos couleur sur cibachrome d’un arbre exotique dont la parfaite symétrie déjoue le leurre de deux prises de vue légèrement divergentes.Tête en bas, racines au ciel, les branches fourmillent et contaminent dans un heureux duel, les oeuvres de Bob Verschueren.Une installation photographique et sculpturale où de la confrontation antinomique entre les deux pratiques artistiques, naissent des préoccupations similaires qui seront renouvelées ce mois-ci à la galerie Contretype de Bruxelles.Les toiles de Louise Robert sont des petits romans qui racontent des mémoires à la fois lointaines et proxémiques.la poétique de Bob Verschueren, un artiste d’origine belge, rappelle celle de l'allemand Wolfgang Laib qui tamise du pollen de noisetiers ou de pissenlit et qui les transforme en rectangles vaporeux d’une intense et précieuse luminosité.Verschueren a déjà immortalisé sur pellicule les traces de ses at- ' 1 rangements minimalistes végé: : taux.Ariane Thézé qui a été ré-1 ¦ cemment invitée, en tant qu’artiste en résidence à l'École Nationale de photographie d’Arles, a déjà posé sur le sol dans Atnnésis, 1990 ùtt cercle de pigment bleu, et inversé des images de bord de mer.Ici, la nymphe écho veut faire ses ravages mais nul mirage ne vient abîmer son visage.Les photos dé ' ' Thézé, lisses, vivantes et auk nuances mordorées, laissent s’en« chevêtrer en de multiples plans-sé- PU quences, les ramages feuillus, pen-' chés comme une lourde chevelure, touchant presque les polders géométriques de Verschueren au tracé aussi précis que l’oeil de l’Autre qui va chercher l’angle le plus juste, le * détail le plus précis.Les inom-brables feuilles pilées jaunies et” sèches des Laureiltides côtoient des racines d'osmonde qui parsèment la toundra; de minuscules squeletted > organiques essaient de garder lfr| tête haute.Des jeux chromatiquéfr; entre les surfaces sombres ét claires, mates et austères des terres ‘ de feux, et la lumière quasi-divine qui perce à contre-jour les branches' ' de l’arbre, de la prolifération du ml-" croscopique en une vision panoramique, de la multiplication des points de vue qui nous incitent à fai- ‘ re tour et détour, l’espace de la galerie se contracte démesurément sous le poids et le lyrisme d’une nature et ! d’une photographie segmentées ejU ramenées à leur épine dorsale.Danp1 l’entre-deux, la vie rejoint la mort.A moins que cela ne soit l’inverse.Vertigineux.PHOTO JACQUES GREN1KK Brèches, entrelacs, continuités, foisonnement des propos et des formes.Il y a de tout cela dans ces démarches respectives qui semblent surgir de la même main — et pourtant une certaine rupture formelle entre les deux nous prouve aussi et à la fois le contraire — tant elles s’embrassent l’une l’autre en un effet miroir et non pas Méduse, dans un processus illimité d’accumulation, de stratification, de correspondances et de rebondissements autour d’un même objet de curiosité; la quintessence de la nature et son apropriation par le geste culturel qui ramasse, emmagasine et dispose (Verschueren) ou qui aopuie sur le déclencheur de l'appareil photo (Thézé).Découvert il y a quelques années à la galerie Trois Points et la Maison de la culture Mercier, et tout récemment au Musée de Rimouski où il exposait, GENEVIÈVE'| CADIEUX Les plus beaux meubles réalisés au Québec entre 1840 et 1000 : une véritable fenêtre sur un art de vivre, où se côtoient élégance et raffinement, innovations et confort.i M MUSItH l)HS BI* AUX-ARTS 1 # l)H MONTRÉAL Du 4 mars au 16 mai 1993 Une exposition organisée conjointement avec le Musée île la civilisation ggff -Zjff CBC # SRC Eadweard Muybridge.Panorama de San Francitco pri» de California Street Hill, planche* 7 et 8 d’un panorama en treize partie» (1878).EADWEARD MUYBRIDGE ET LE PANORAMA PHOTOGRAPHIQUE DE SAN FRANCISCO, 1850-1880 Du 31 mars au 25 juillet 1993 dans les grandes salles Cette exposition met l’oeuvre de Muybridge en contexte en faisant appel à des images de San Francisco réalisées entre 1850 et 1880, époque où la ville connaît une croissance phénoménale.Les pièces présentées dans cette exposition sont tirées de la collection de photographies du CCA et de collections publiques et particulières des Etats-Unis.Les expositions suivantes sont également présentées : Images de villes idéales : Les expositions universelles Du 17 mars au 1er août 1993 Les croquis de voyage de louis I.Kohn Du 19 mai au 29 août 1993 Les salles d’exposition et la Librairie sont ouvertes du mercredi au dimanche.Information : (514) 939-7026.1920, rue Baile; Montréal, Québec, H3H 2S6 Stations de métro Guy-Concordia et Atwater.Stationnement disponible.CCA Centre Canadien d'Archltecture/Conadlan Centre for Architecture Musée et centre d’étude voué à l'architecture et son histoire t SCULPTURE AFRICAINE de qualité — Achat et Vente ^(514)481-1609 Maîtres Québécois Peintures, œuvres sur papier, sculptures jusqu’au 29 avril 1993 1 WADDINGTON & GORCE 2155 rue Mackay Montréal, Québec Canada H JG 2J2 Tél.: (514) H47-1112 Fax: (5141847-1113 DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec LE CORPS DANS TOUS SES ÉTATS Les week-ends, participez à nos ateliers de création.Gratuit avec le billet d'admission.4/s$ Ouvert du mardi au dimanche : 1 lh à 18h mercredi : 1 1h à 21 h (gratuit 18h - 21 h) Métro Place-des-Arts Renseignements : 847-6212 Tarifs réduits pour aînés, étudiants, groupes, familles. K) I.K I) E V II III , I.K S S A M E I) I 3 E T I) I M A N C II E 1 A V K I I.I !J 9 3 ¦ .' : ' : -'V'.cô/ÎLSo^ v:Ci?; ; : • • :;at ; >/ vW.r.sSv: .*- %sj?4S' H#- 'a’ ¦¦¦ ' •.¦ ’L;:***.J- :•) -7»: ' vi*.SU ¦ ;*;'Â Ü s» ii mm & f .fiSfe-K; j, «r*!: ¦ mmSÊmfh çs JStt A&'Sv ‘ •¦: • • - •¦/ A-> • *- - : m* <5&À- Une St eXtravagaNte .épQpée dE l'huMour Hn [0.: s«C®ra nif ilk DANS QUATORZE MISES EN S( UN VOYAGE DE D OPHISTIQUEE! R.ï’-''f:::'c ¦ ‘Jr*<» £ MET-,t*S Lundi : INFOMUSEE ; 845 4000 r;yA.;r .:s*m un nouveau BILLETS EN VENTE SUR LE RÉSEAU ADMISSION 790 1245 ?1 800 361 4595 ET AU GUICHET DU MUSÉE AUX HEURES D'O Jeudi : lOh à mi ¦¦ni ¦ ¦ idredi : lOhàl .' J,s e: I0hà I pour r/re m m IIP»® aw3& ¦'¦¦¦ v.m ¦ ¦ BU mm 2111 BOULEVARD SAINT-LAURENT ¦fi¥ —— POUR ALLER AU MUSEE, PRENDRE LE METRO ET LAUTOBUS, C’EST INTELLIGENT.&STCUM Mil «Cîi TÉLÉVISION ckoi 96,9 FM l^l Bureau fédéral de développement régional (Québec) l+l Communications Canada Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Ville de Montréal ¦üil ta UMttU imaiotMUre du patrimoine ertMtetmtal «•Montréal
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