Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1993-05-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
V „ -?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR 1 N I) E X jpjpfiSL Les Actualités.A4 Idées .At) 'vsMïïm Agenda culturel .B8 Ix Monde .B3 Annonces classées .H2 Montréal .A3 Avis publics, B4 Mots croisés.HI Météo Culture Ht) Politique .A6 nuageux Économie.A7 Ixs Sports ,.H7 Max.: 14 Éditoriul A8 Société .HI Détails en B2 Les nationalistes dans le brouillard Les leaders du MQF cherchent encore comment mobiliser les foules contre le projet de loi 86 JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les forces nationalistes du Québec avancent «dans le brouillard» et elles cherchent encore comment mobiliser les foules dans le dossier linguistique, reconnaît le porte-parole du Mouvement Québec français et ardent militant nationaliste, Guy Bouthillier.Lundi soir, 2000 personnes se réunissaient au parc Lafontaine à Montréal pour protester contre le projet de loi 86 sur la Charte de la langue française déposé par le gouvernement libéral.Officiellement, les leaders nationalistes se disent ravis de ce nombre, «au-delà de ce qu’on espérait», a soutenu hier M.Bouthillier lors d’une entrevue téléphonique avec LE DEVOIR.Après tout, dit-on, l’événement s’est tenu seulement quatre jours après que le gouvernement Bourassa eut déposé son projet de loi.Mais en 1988, en plein coeur de décembre, il avait suffi de trois jours pour organiser une manifestation de 15 000 personnes contre le jugement de la Cour suprême invalidant l’affichage unilingue français.Interrogés plus à fond, les principaux leaders admettent leurs difficultés d’organisation.«C’est sûr qu’on marche sur des oeufs et qu’on y va au VOIR PAGE A-10: NATIONALISTES Sang neuf ou chair à canon?Chantal Hébert Si au Québec, on va parfois au front libéral comme à l’abattoir, il en est tout autrement du reste du Canada où l’écurie libérale affiche à peu près complet.Actuellement, le parti libéral a déjà 200 candidats sur 295 sur la ligne de départ en vue de la prochaine élection.Proportionnellement, il reste plus de places à combler au Québec que n’importe où ailleurs.Un tiers des vacances sont en territoire québécois.Ailleurs, on s’arrache les places.écemment, un député du Manitoba a même utilisé l’analogie peu élégante de «chiens en chaleur» pour décrire l’ardeur qu’on met à briguer une investiture libérale dans certains coins du Canada ces temps-ci.Ce qui est certain, c’est que les libéraux flairent le pouvoir.Jusqu’à 100 des députés qui siègent actuellement au Parlement fédéral ne se représenteront pas, mais seulement cinq libéraux, en comptant John Turner, ont manifesté cette intention.Et, on a presque envie de dire.dommage.Car cela signifie qu’à de très rares exceptions près, les plus fringants des poulains libéraux, et il y en a plusieurs, sont voués à servir de chair à canon au parti.C’est particulièrement, mais pas exclusivement, le cas des femmes.À Toronto, les libéraux ont ainsi déniché deux candidates de marque au sein des communautés culturelles.Jean Augustine administre les 150 000 logements sociaux de la ville-reine.Maria Minna est présidente du Congrès national des italo-canadiens.Mais, pour se rendre à Ottawa, la première devra affronter Patrick Boyer, un député bien établi qui brigue le leadership conservateur.La seconde a hérité aune circonscription néo-démocrate au fédéral comme au provincial.En Colombie-Britannique, la principale vedette des libéraux s’appelle Hedy Fry.Ce médecin, originaire de Trinidad est l’ancienne présidente de l’association médicale de la Colombie-Britannique.Cette femme forte du parti libéral affrontera rien de moins que Kim Campbell.Au Québec, Angéline Fournier est l’une des candidates les plus articulées dénichées l’équipe Chrétien.En octobre dernier, elle était parmi les membres de Cité Libre qui avaient tenu tête à Pierre Trudeau lors de son apparition à la maison du Egg Roll.Comme ses consoeurs ontariennes et de la Colombie-Britannique, Angéline Fournier a hérité d’un comté difficile.h\ circonscription de Saint-Hubert est un siège que le Bloc Québécois compte bien garder grâce à la députée Pierrette Venne.À Windsor, la fille de l’ancien ministre Eugene Whelan fera la lutte au néo-démocrate Steven Langdon, celui-là même qui manifeste tant de nervosité à l’égard des politiques im- Populaires de son parti à Queen’s ark ces jours-ci.A Toronto, Allan Rock, un avocat prestigieux, trésorier du Barreau canadien affrontera Michael, Wilson, s’il décide de se présenter à nouveau.Doug Peters, économiste en chef de la banque Toronto-Dominion fera la lutte au conservateur Bob Hicks dans Scarborough Est.Et à Calgary, un terrain particulièrement à pic pour les libéraux, le parti a déniché Bob Blair, un ancien p.d-g de Nova Corp, et Bill Richards de Dome Petroleum.Enfin, les libéraux s’en remettent à l’éminent professeur Edward McWhinney, conseiller constitutionnel aussi bien de Robert Bourassa que de Bill Davis, pour leur garder la circonscription de Quadra en Colombie-Britannique.A bien des égards, le parti libéral a payé cher certains de ces candidats qui redorent son image.Dans certains cas, Jean Chrétien leur a fait une place à la force du poignet.En attribuant lui-même des comtés contestés, il s’est parfois aliéné d’influents membres des communautés culturelles et même des militants de longue date.Malgré tous ces efforts, le peloton libéral fourmille de vétérans.Parmi les députés qui se représentent, pas moins d’un quart ont été élus pour la première fois en 1980 ou avant.Beaucoup des soi-disant nouveaux candidats sont en fait d’anciens en quête d’un autre tour de piste.En Saskatchewan et en Colombie-Britannique, par exemple, l’investiture libérale a attiré d’anciens chefs provinciaux aux états de service aussi lointains que peu distingués.«Mes vétérans sont utiles et ils ne veulent pas partir parce qu’ils savent qu’ils vont gagner.C’est cela la différence entre mes vétérans et ceux des conservateurs», affirme Jean Chrétien.Dans cet esprit, hier, le chef libéral a promis à ses candidats, réunis à Ottawa pour trois jours, qu’ils y reviendraient dans 17 semaines pour former le gouver-i nement.Il faudra une victoire libérale éclatante en Ontario et ailleurs pour que le vrai sang neuf que l’équipe Chrétien a attiré de peine et de misère finisse par couler dans les veines d’un éventuel gouvernement libéral.À de très rares exceptions près, les plus fringants des poulains libéraux sont voués à servir de chair à canon au parti.Et c’est particulièrement le cas des femmes.LE MONDE Le code de la nationalité contesté en France PAGE A-5 LES ACTUALITÉS Les «tablettes» de la fonction publique PAGE A-10 L'ÉCONOMIE Le Bloc dévoile son manifeste PAGE A-6 Chapleau innove Les ordinateurs et les appareils de traitement digitalisé de l’image dont est équipé Le Devoir permettraient à nos pupitreurs de retoucher les photos à l’infini, d’effacer une verrue gênante d’un visage, de rajouter ou d’effacer des personnages, bref, de tricher.Ils ne le font pas, évidemment.Le DEVOIR adhère, en ces matières, aux normes d’éthique professionnelle les plus exigeantes.Mais notre caricaturiste, Serge Chapleau, reluquait scanners, écrans et claviers depuis quelque temps.Hier, il a abandonné plumes et crayons, et s’est permis une forme à peu près inédite de caricature dans les journaux: la modification électronique d’un polirait du docteur Camille Laurin.Ix> résultat, étonnant, de son travail peut être apprécié en page A-9 Nationair officiellement en faillite Obadia crie au meurtre GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Robert Obadia a crié au meurtre, à l’«assassinat d’un succès», devant une salle bondée de créanciers peu sensibles au mélodrame que tentait de jouer le président de la défunte Nationair, refusant de reconnaître le rôle de victime qu’il entendait se donner.Le discours d’adieu, pathétique, a sonné faux aux oreilles de cet employé qui n’espère plus un rebourse-ment de près de 3000$ en salaires non versés.11 n’a pas fait couler de larmes sur les joues de cet autre employé, laissé en plan au Maroc, qui a dû débourser de sa poche près de 2000$ en frais de séjour pour revenir au pays par ses propres moyens.Cet autre créancier, une PME qui venait de perdre 500 000$ dans l’aventure Nationair, ne pouvait que demeurer insensible au dernier souffle de nostalgie et d’indulgence du président déchu.Et cette propriétaire d’une petite entreprise de service, qui se dirige vers une faillite personnelle, a failli se faire prendre au piège de la sympathie, avant que Robert Obadia ne vienne confirmer l’enrichissement de sa fortune personnelle par le versement de généreux dividendes.Nolisair, détentrice de la marque de commerce Nationair, a été déclarée officiellement en faillite hier, laissant derrière elle un passif de 83,6 millions$.Le syndic espère tout au plus récupérer de la liquidation des éléments d’actif les fonds nécessaires au remboursement du fisc, épargnant ainsi une attaque de Revenu Canada et de Revenu Québec contre les avoirs personnels de Robert VOIR PAGE A-10: NATIONAIR Leadership conservateur Bouchard lance un pavé dans la mare CHANTAL HÉBERT DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA v A jouer avec des concepts comme le ticket modérateur, les gouvernements vont détruire le régime canadien d’assurance-maladie, a prévenu hier le ministre fédéral de la Santé Benoît Bouchard.«Ce n’est pas en taxant la maladie, en rendant plus difficile aux plus démunis l’accès à ce régime qu’on assume nos responsabilités envers les citoyens», a déclaré le ministre dans un réquisitoire sans équivoque contre l’adoption de mesures destinées à éliminer la gratuité des services de santé.«On semble dangereusement prendre des raccourcis», a-t-il ajouté au sujet de ceux qui prônent de telles mesures pour tenter de contrôler les coûts de la santé.Prononcé à quelques pas de la Colline parlementaire, devant plusieurs intervenants dans le secteur de la santé, le discours de Benoît Bouchard, un de ses derniers à titre de ministre fédéral, avait toutes les allures d’un avertissement adressé en particulier aux aspirants au leadership de son parti.Aussi bien Jean Charest que Kim Campbell ont manifesté récemment une certaine ouverture à l’égard du ticket modérateur.Le premier est disposé à envisager une VOIR PAGE A-10: BOUCHARD Valser dans le métro , A PHOTO JACQUES NADEAU C’ETAIT LA FETE de la musique dans le métro hier, mais doublement une fête pour le clarinettiste soliste de l’Orchestre Métropolitain Christopher Hall et de sa fiancée Johanna Kramer qui ont dansé de façon endiablée la polka et plus tendrement une valse de Strauss, en pensant à leur mariage qui sera célébré demain.L’Orchestre Métropolitain donne un autre concert ce soir à la station McGill.(Nos informations en page A-3).Le syndrome du sabot de Denver La moitié des peines purgées au Québec le sont pour des amendes impayées ISABELLE PARÉ LE DEVOIR VOIR PAGE A-10: SABOT La loi c’est la loi, dit la fameuse maxime.Suzanne Poirier, citoyenne de Lachine, qui risque 14 jours de prison pour n’avoir pas rendu trois livres à temps à sa bibliothèque locale, n’est pas seule à l’avoir appris par la méthode dure.La moitié des peines purgées au Québec le sont par des citoyens ayant contrevenu à une jungle de règlements, parfois totalement loufoques.À défaut de payer un ticket ou une amende à temps, nombreux sont ceux qui se retrouvent le pied pris dans un engrenage judiciaire irréversible, écrasant parfois toute logique sur son passage.En 1988, Bernadette Slosmanis, une résidente de Westmount, s’est retrouvée en prison pour avoir laissé son épagneul attaché sans surveillance près du court de tennis où elle disputait un match.Devant son refus obstiné de payer pour une infraction quelle jugeait «bébête», l’huissier s’est présenté chez elle, accompagné de deux agents qui l’emmenèrent manu militari au poste de police le plus près.«C’est un règlement stupide.Dans d’autres villes, il y a des règlements qui obligent à attacher les chiens plutôt que de les laisser errer», avait protesté l’emprisonnée.Autre cas quelque peu burlesque, celui d’un enfant albertain traîné devant les tribunaux en 1990 pour avoir sucé négligemment un bonbon dans un autobus municipal.Un règlement local interdisait la consommation d’aliments dans les transports publics.Le juge avait mis fin rapidement au procès trouvant que ce cirque relevait de l’acharnement légal à l’endroit du petit criminel en culottes courtes et ridiculisait l’ensemble du processus judiciaire.Plus que l’application robotisée et sans nuance des règlements, d’autres citoyens, des bons diables sans mauvaise foi, se retrouvent parfois pris à la gorge parce qu’on pourrait surnommer le syndrome du sabot de Denver.Un avocat travaillant à la Cour municipale racontait hier qu' il n’est pas rare de voir des i I) E V 0 I R J E II I) I M A I I !) !) 3 mk -~W.;says depuis quelques mois jxiur se réfugier au Ghana ou au Bénin.Dans ce climat, dit la I jgue dœ droits et liber-tés, il est de mise de dénoncer l’initiative unilatérale du général Eyadéma d’appeler à des élections présidentielles et législatives en juin et juillet de cette année.en bref À QUI LE YVON?LE DEVOIR — Le premier ministre Robert Bourassa a suggéré hier au chef du Parti québécois d’adopter la philosophie de son ministre Yvon Pi-cotte et de «faire confiance en l'avenir» plutôt que de «s’acharner à être pessimiste».M.Parizeau lui a rétorqué que «l’inquiétude des gens à l’égard de leur avenir est parfaitement validée par les statistiques» et que le gouvernement devrait faire autre chose que «de regarder passer le train, être jovialiste et recevoir des Yvons».Ces Yvons sont des trophées que le ministre Yvon Picotte devrait remettre, le 6 juin, à des invités de marque, lors du Gala des Yvons, org;i-nisé en l’honneur de son 20e anniversaire de vie politique.LE DEVOIR en faisait état hier.M.Parizeau a sou|> çonné que M.Bourassa recevrait alors un «Yvon d’or».Ije premier ministre a cru «lire entre les lignes» du discours de M.Parizeau que ce dernier «aimerait être éligible».Il ajoute que «ses chances sont minces».M.Parizeau s’appuyait sur des statis tiques selon lesquelles le revenu des familles au Québec, qui représentait 97,5% du revenu moyen canadien en 1971, ne représente plus en 1991 que 90,2% et reprochait au gouvernement d’accumuler les échecs au plan économique.-*- JELINEK DANS LE CAMP CHAREST LE DEVOIR—Le penseur chez Campbell, le faiseur chez Charest.Michael Wilson, le ministre qui a conçu la TPS, s’est rallié au camp Campbell lundi.Mais hier, son collègue Otto Jelinek, qui avait mis la Limeuse taxe en place, a plutôt choisi le camp Charest.Cette divergence d’opinion entre les principaux coéquipiers de la saga de la TPS a constitué un des derniers épisodes de la chasse aux appuis ministériels en vue du congrès au leadership conservateur de la mi-juin.C’est parce que Jean Charest est un candidat de «substance», a expliqué le ministre du Revenu national en annonçant son choix.Comme Michael Wilson, Otto Jelinek avait envisagé de briguer lui-même la direction du parti.Sa décision de militer pour Jean Charest constitue un coup dur surtout pour le troisième candidat de la course, l’Albertain Jim Edwards, qui a vu, au cours des derniers jours, ses minces espoirs d’appuis au sein du cabinet se dissiper au profit des deux meneurs de la course.Identifié à la droite du parti, Otto Jelinek, était un des principaux espoirs du camp Edwards à ce chapitre.Jusqu’à présent, c’est dans une proportion de deux contre un que les membres du cabinet fédéral se sont ralliés au camp Campbell par rapport à celui de Jean Charest.Mais certains, parmi les plus gros canons du conseil des ministres, comme Benoît Bouchard, Joe Clark, Don Mazankowski, Harvie André et John Crosbie, ont préféré ne pas afficher de préférence.-?- UN OUTIL UNIQUE POUR LES SÉROPOSITIFS La Société canadienne de l'hémophilie vient de lancer un outil unique.pour les personnes séropositives, «Etre mieux en mangeant mieux, le Guide d'alimentation à l'intention des personnes ayant le VIH».Cet frousse consiste en une cassette vidéo de 40 minutes et un guide d'alimentation de près de 200 pages, qui fournissent aux personnes séropositives des informations pratiques sur la nutrition.Ira guide explique comment tirer des aliments tous les éléments nutritifs dont on a besoin, traite de la préparation sécuritaire des aliments et fournit même des recettes.On donne également aux personnes séropositives des solutions aux différents problèmes liés à leur état, comme la perte d'appétit, les nausées, la diarrhée, etc.La trousse a été écrite et réalisée par la diététiste Sheila Murphy, avec Michèle Cosset-te du CLSC Centre-Ville et Hélène Laurendeau.Les personnes vivant avec le VIH peuvent obtenir gratuitement le guide en contactant le Centre national de documentation sur le sida, et en juin elles pourront emprunter le vidéo dans les bureaux de l'Office national du film.-?- HYUNDAI FORCÉE DE REMBAUCHER UN EMPLOYÉ Bromonl (PC) — Congédié parla compagnie Hyundai en mars 1991, Serge De Lafontaine pourra reprendre incessamipent le chemin de l’usine de Bromonl.A moins que- le constructeur automobile n’en décide autrement.I je commissaire du Travail, Gérard Bois-clair vient en effet d’ordonner à l’entra prise1 de réintégrer son ex-employé.Ce sont les Travailleurs canadiens de l’automobile qui se sont chargés de rendre cette décision publique.«L1 commissaire a jugé que les motifs de congédiement allégués par Hyundai n’étaient que des prétextes et que la véritable cause était plutôt le fait que Serge De Lafontaine sollicitait activement ses collègues pour adhérer au syndicat», a indiqué Claude Beauclair, coordonnateur au service de recrutement des TCA-Québec. L E I) E V DIR, L E .1 E U I) I I m a I Ml .'J Peut-on se payer le luxe de supprimer une de ces marches?PHILOSOPHIE AU COLLEGE C.P.385, Suce.St-Martin, Laval, Qc, H7V 3P6 I.E I) E V 0 I R .L E .1 E I! I) I I 3 M Al I !) !) 3 00.IM flections complémentaires dans Portneuf Un consultant peu connu sera candidat libéral « Un sondage donne le PQ gagnant MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un consultant en gestion inconjiu du public, et tout nouveau militant libéral, M.Eric Dorion, portera les couleurs du PLQ à l’élection complémentaire dans Portneuf, qui aura lieu le 5 juillet.Agé de 32 ans, M.Dorion désire «poursuivre j’oeuvre de M.Michel Pagé, adaptée à la réalité d’aujourd’hui», dit-il au cours d’un entretien avec LE DEVOIR, hier.' ^’ex-ministre Pagé, aujourd’hui p.d-g de la papetière Donohue, a représenté Portneuf à l’Assemblée nationals'durant 20 ans.' M.Dorion a été désigné candidat libéral hier soir, ans opposition, lors d’une assemblée d’investiture ^ps un club de golf, à Saint-Basile.Des ministres lient présents, dont M.Robert Bourassa.1 affrontera le candidat péquiste Roger Bertrand, 45 àhè, président de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Québec.M.Bertrand était vice-président de la commission Rochon.Un sondage réalisé par le PQ auprès de 700 per- Ses dans le comté, du 3 au 5 mai, donne le parti de ues Parizeau gagnant par 49,9% contre 40,3% au libéral.Ce sondage montre que 65% des citoyens ortneuf sont insatisfaits du gouvernement Bouras-sa.candidat Dorion voit dans ce sondage l’indication ' «qu’il va falloir travailler pour gagner».Il signale que le cpiip de sonde a été fait avant sa propre investiture.Le PQ n’a jamais réussi à faire élire un candidat dans ; comté depuis sa fondation en 1970.En 1989, M.'a’gé avait recueilli 70% des suffrages et une majorité .^e.10 500 voix., .Le Parti libéral est toujours très actif dans le comté, ïr a réussi à dépasser de 7% l’objectif qui lui avait été fixé pour la campagne de financement 1992 en re-.pjtqiljant auprès des électeurs quelque 42 000 $.^ric Dorion a frayé durant quelques années avec le ti conservateur fédéral, un parti pour lequel il a ces-de militer en 1987.Il a été attaché politique du prési-nt du Conseil du trésor fédéral, M.Gilles Loiselle, irant quatre mois en 1990.Il n’avait jamais milité ur les libéraux.Il est père de trois enfants, dont des qtaeaux âgés de quatre ans, et un fils de six ans.' Lors de l’investiture de son candidat, en mars, M.ÎParizeau prévoyait qu’après les victoires péquistes lors 'des deux dernières complémentaires (dans Montmo-cy en 1991 et dans Anjou en 1992), une victoire pé-ste dans Portneuf allait lancer le message qu’il est gent de se débarrasser de ce gouvemement-là»., r JLors de la victoire du péquiste Pierre Bélanger, dans Afijou, M.Parizeau y avait vu le signe que «le Québec è'st prêt à voter pour la souveraineté».:"Dans une étude publiée en 1981, puis actualisée en 71(87 dans la revue Recherches sociographiques de l’Université Laval, Louis Massicotte conclut que les élections partielles au Québec sont de bons thermomètres, ën; ce sens qu’elles sont devenues le lieu d’expression
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.