Le devoir, 22 mai 1993, Cahier A
Vol.I.X X X I V No 118 T I* S T v g LE DEVOIR LIVRES La science-fiction on l'imagination au pouvoir PAGE D-l M 0 N T R K A L .L E S S A M EDI 2 2 K I) I M A N ( Il K 2 A M Al I !» il A f> < A II I E R S LES ARTS Le théâtre abstrait et naïf de Bob Wilson PAGE C-l SPORTS Le retour du soccer professionnel à Montréal PAGE B-12 .A O S + L'ÉCONOMIE Bell, le géant couvert d'opprobre PAGE B-l «Je voudrais voir la mer.» Le budget Levesque Le syndrome de la banane Sous l’amour de la nature, l’égoïsme féroce Catherine Leconte Tout le monde connaît le syndrome NIMBY, «Not In My Back Yard» , qui s’est vite répandu en français sous l’appellation «Pas dans ma cour».On a pu en observer les symptômes dans divers quartiers de Montréal, avec des variantes: «Pas d’incinérateur dans mon bout d’île», «Pas de grand jeu de nuit sur mes vieux murs», «Pas d’ex-détenus dans ma rue».Nouveau et amélioré, et né lui aussi aux Etats-Unis, voici venir le syndrome BANANA: «Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anybody» («Ne construisez absolument rien à proximité de qui que ce soit»).On doit cette fière devise à des environnementa-listes de Boulder, au Colorado.Sous leur pression, la ville a adopté en février dernier un moratoire sur l’octroi de tout nouveau permis de construire.Boulder, à 30 km au nord de Denver, au pied des Rocheuses, est un centre industriel de haute technologie et héberge le principal campus de l’Université du Colorado.Sa population a plus que doublé depuis 1960, malgré divers règlements municipaux visant à limiter le développement.Du fait de ces restrictions, ses quelque 90 000 habitants ont déjà le douteux privilège de payer en moyenne 122 000$ pour une maison unifamiliale dont le prix moyen n’est que de 79 000$ à l’échelle nationale.Mais une bonne partie d’entre eux semblent prêts à mettre le prix fort pour éviter d’avoir à endurer de nouveaux voisins.On imagine déjà les ravages que fera le «syndrome de la banane» chez les riverains du lac Memphrémagog.par exemple, ou les montagnards des Laurentides.Les premiers symptômes sont déjà apparents.Qu’on se souvienne des états dame qu’exprimait récemment, sur les ondes de Radio-Canada, l’humoriste Clémence Desrochers, originaire de Sherbrooke et propriétaire de longue date d’un chalet près d’Austin.«C’est le paradis ici», confiait-elle à un journaliste.«J’espère que ça va rester comme ça toujours et qu’on ne sera pas trop, trop envahis.» Expliquant que l’engouement des riches Montréalais pour le lac a multiplié condos, marinas et gros bateaux au détriment de la tranquillité des premiers riverains, elle reconnaissait qu’«on ne peut pas empêcher les gens d’aimer les mêmes choses qu’on aime et de venir s’installer ici», pour terminer —en riant— par un cri du cœur nettement moins généreux: «On est assez!» Effet, comme au Colorado, de l’affluence, les prix de l'immobilier et les taxes foncières se sont envolés.Les rôles municipaux évaluent à 562 300$ la maison de Mme Desrochers et à 523 300$ celle, à Magog, du politologue Daniel Intouché.Cet autre vieil habitué de la région n’hésite pas, lui non plus, à dénoncer, dans le magazine Affaires Plus les nouveaux venus qui troublent sa quiétude.Et de vitupérer contre les autorités municipales qui ne font rien pour les tenir à l’écart alors quelles devraient «vendre Magog comme un lieu privilégié.» Privilège: le mot est lâché, bien qu’il soit politiquement plus correct de l’habiller de nobles soucis de préservation de la nature ou de la qualité de la vie.Si la banane est désonnais un syndrome, l’écologie est «un virus qui va faire énormément de dégâts», prédisait l’an dernier, dans nos pages, le philosophe et sociologue français Marcel Gauchet.«Si on veut comprendre la dérive actuelle, où la démocratie perd son sens politique, c’est dans l’écologie qu’il faut chercher le réacteur du processus», disait-il.Elle réduit le monde à «un univers qui ne serait fait que de droits des individus et du marché» et serait régi par la logique suivante: «Il y a la planète et moi, et tout le reste est peuplé d’emmerdeurs qui me polluent.» Autre penseur iconoclaste, l’économiste américain Julian Simon affirme depuis près de 10 ans qu'écono-miquement, cette logique ne tient pas debout.Dans un livre intitulé «L’Homme, notre dernière chance», il soutient que les ressources naturelles sont aussi illimitées que l'ingéniosité humaine: plus la population mondiale augmente, plus elle tend à trouver de nouvelles solutions pour satisfaire ses besoins à moindre coût.Recyclage et conservation sont selon lui des absurdités économiques, des valeurs élitistes qui ne servent qu’à protéger les privilégiés et à leur permettre de criçr: «Stoppez tout, j’ai ce qu’il me faut!» A l’échelle de la planète, ce raisonnement mène à la misère et au niveau municipal, nous a-t-il expliqué, «les coûts ne sont pas minces.Vos adeptes de la banane auront peut-être les Montagnes Rocheuses pour eux tout seuls, mais par habitant, ils paieront plus cher pour un niveau de services communautaires moindre.» Pour les très riches, évidemment, ce n’est pas un problème.«Les multi-milliardaires de la côte Est ont réussi, au début de siècle, à bloquer tous les projets électriques dans la vallée de l'Hudson parce qu’ils ne voulaient pas voir leurs propriétés défigurées par des lignes à haute tension.C’est vieux comme l’humanité: jadis, le roi faisait décapiter le paysan qui avait coupé un arbre sur ses terres.» INDEX Les Actualités.A2 Agenda culturel.CH) Annonces classées .118 Les Arts.Cl Avis publies.116 ¦Economie.111 Éditorial.AK) Idées.Al 1 livres.1)1 Le Monde.A7 Montréal.A3 Mots croisés.B10 Politique.A5 D's Sports.1112 Météo Ciel variable Max.: 16 Détails en B10 PHOTO JACQUES NADEAU DANS LE GRAND MAT du Pélican, le marin Christian Jean ne verra probablement pas la mer.Mais ceux qui voudront voir sur quel genre de navire d'Iberville faisait ses exploits, pourront dès aujourd'hui visiter la réplique de son bâtiment amarrée dans le Vieux-Port de Montréal.Les détails en page A-3.mm i liai Les anglos sont-ils à Pagonie?Ils étaient 300 anglophones de Montréal, mardi soir, réunis à l’invitation d’Alliance Québec dans une petite salle d’un hôtel du centre-ville.Motif: la première de The Rise and Fall of English Montreal, une production de l’Office national du film.Un portrait sombre et résolument pessimiste de l’avenir de la minorité d’expression anglaise, qui suscite déjà un certain débat au sein même de la communauté.Avec le dernier film de William Weintraub, les anglophones de Montréal ont maintemuit leur Disparaître.PHOTO JACQUES GRENIER Sérieux, le discours de William Weintraub sur la communauté anglophone l’est, mais l’homme ne manque pas d’humour pour autant.Il tient donc à faire les précisions suivantes: a) «J’espère qu’on ne remarquera pas trop que c’est The Gazette que j’ai sous le bras»; et b) «Cette bâtisse derrière moi n’est pas ma résidence secondaire de Westmount».JEAN DION LE DEVOIR William Weintraub, 67 ans, cinéaste depuis des lunes, n’a rien de l’anglophone caricatural, frustré jusqu’à la moelle, prêt à monter aux barricades pour pourfendre la loi 101 et rappeler que la bataille des Plaines d’Abraham, ce sont les Anglais qui l’ont gagnée.Il confie plutôt prendre plaisir à aller dans l’est de Montréal pour y parler français, même s’il le fait «comme une vache espagnole».Mais il admet que, s’il était plus jeune, il quitterait le Québec demain matin.Peut-être même ce soir.«Mais je ne le ferais pas pour des raisons politiques.Ce serait par pur égoïsme.Parce que les chances pour un anglophone de se trouver un bon emploi, par exemple, sont bien meilleures ailleurs au Canada.» Reprenant le thème de l’exode massif des anglophones du Québec, The Rise and Fall of English Montreal brosse un tableau catastrophique de la situation de la minorité linguistique.Il montre quantité de jeunes de toutes origines qui feront leurs valises sitôt leurs études terminées, et de moins jeunes victimes de l’ultime affront: l’interdit public dont est frappée leur propre langue, dans leur propre pays.VOIR PAGE A-12 : AGONIE La grogne monte d’un cran «Budget du désespoir», affirme Parizeau LE DEVOIR La vague de critiques déclenchée jeudi par le dépôt du budget Levesque a monté d’un cran, hier.Certaines des mesures annoncées par le ministre des Finances sont dénoncées, y compris de l’intérieur de l’appareil gouvernemental, pour leur «indécence», leur caractère «déplorable» et leur «manque de courage».Au rang des décisions les plus contestées, on retrouve le plafond annuel de 75 millions$ imposé au Fonds de solidarité des travailleurs du Québec et la ponction d’un milliard de dollars à même le fonds de stabilisation de la Soçiété de l’assurance automobile du Québec.A la SAAQ, on s’en est vertement pris à la volonté de M.Levesque de réaffecter les réserves dont elle dispose, un geste «indécent et carrément immoral» dont on a promis qu’il ferait l’objet d’une contestation «formelle et énergique» de la part de la direction.L’organisme a accusé Québec d’«ingérence» qui la placerait «dans un état de dépendance à l’égard du gouvernement».Au Fonds de solidarité de la FTQ — appuyé dans sa critique par les autres centrales syndicales CSN et CSD —, le président du conseil d’administration, Louis Laber-ge, a relevé que le gouvernement «se tire une balle dans le pied» en se privant d’importants revenus générés par les emplois que contribue à maintenir le Fonds.De son cote, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a critiqué l’ensemble du budget comme étant celui «de la résignation, du renoncement et du désespoir».Il a notamment relevé que le gouvernement libéral avait perdu une belle occasion de récupérer 1 milliard$ en refusant de s’attaquer au travail au noir dans la construction, à la contrebande de cigarettes et aux vidéo-pokers.Nos informations en page A-5.LE DEVOIR ne sera pas publié le lundi 24 mai.La langue fourre-tout Le débat sur la langue va dans tous les sens MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La consultation sur le projet de loi 86, modifiant la Charte de la langue française, a donné lieu, depuis mardi, à un étalage disparate de préoccupations qui vont de l’avenir du «peuple québécois» à la pédagogie des langues secondes.Les échanges, on le sait, ont souvent été acrimonieux.Les «colonisés» morigénant les «intolérants réactionnaires».Mais ils ne laissent présager aucune intention du ministre Claude Ryan de modifier substantiellement ce projet de loi qui, notamment, permet l’affichage commercial bilingue.Iœs témoignages des huit organisations ayant compa-VOIR PAGE A-12 : DÉBAT Les urnes du défi Les Cambodgiens sont déterminés à voter malgré les menaces des Khmers rouges JOCELYN COULON LE DEVOIR Malgré la menace des Khmers rouges de saboter le déroulement des élections, les Cambodgiens ont bien l’intention de se rendre aux unies pour choisir leur premier gouvernement démocratiquement élu depuis plusieurs décennies.Le scrutin s’ouvre demain et doit se dérouler jusqu’au 27 mai sous la protection de 15 000 Casques bleus des Nations unies.Après des attaques contre les Casques bleus et des massacres de Vietnamiens, les Khmers rouges ont encore fait monter la tension hier.Iœ porte-parole des communistes cambodgiens.Mak Ben, a déclaré que son VOIR PAGE A-12 : CAMBODGE 1 LE DEVOIR, LES SA M EDI 2 2 ET DI M A X C II E 2 S M Al I !) !) S LES S Des grèves sans coups de mouchoir Le Syndicat canadien de la fonction publique adopte son plan d'action TV/Tontréal(PC) — Le Syndicat canadien de la fonction iVlpublique (FTQ), dont 80 000 des 90 000 membres sont menacés par le gel des salaires, vient d’adopter un plan d’action qui prévoit notamment des journées de grève a être tenues au moment jugé opportun.«On ne fera pas des grèves et de la mobilisation à coups de mouchoir», avertit M.Gilles Charland, directeur adjoint du SCFP-Québec.Le plan d’action en 12 points a été adopté à l’unanimité, hier, au cours d’une assemblée extraordinaire d’un millier de délégués à Montréal.Il sera soumis, la semaine prochaine, aux membres des syndicats locaux affiliés au SCFP.«Ja-mais, de toute l’histoire du SCFP, nous n’avons reçu une attaque frontale tout le monde en même temps», lançait le directeur québécois du SCFP, M.Henri Massé, à l’ouverture de l’assemblée.Les moyens de pression prévus au plan d’action doivent être exercés au cours des prochaines semaines, c’est-à-dire avant l’adoption du projet de loi, prévue pour la mi-juin.Comme les conventions collectives du SCFP ne viennent pas toutes à échéance en même temps, il est difficile de dire quand pourraient avoir légalement lieu ces journées de greve.Interrogé sur la légalité de ces jours de grève, M.Massé a répliqué: «Nous, on pense à ce qui est légitime.» Un autre moyen de pression lourd du plan d’action prévoit que les membres du SCFP pourraient bien prendre leurs journées de congé sans solde tous ensemble.Le Conseil du Trésor menace en effet d’imposer trois joprs de congé sans solde à l’ensemble des employés de l’Etat, afin de récupérer l’équivalent de un pour cent de la masse salariale.Ironiquement, le SCFP propose donc à ses membres de les prendre tous ensemble.Bouliane donne des leçons à la SAAQ Le coroner a été acquitté d'avoir conduit son véhicule sans permis DANNY VEAR LE DEVOIR Acquitté d'une accusation d’avoir conduit son véhicule sans permis, le coroner Marc-André Bouliane accuse à son tour la Société de l’assurance-automobile du Québec d’être inefficace dans sa gestion des permis de conduire.«Je ne suis pas le seul conducteur qui se retrouve sans permis sans le savoir.Des milliers et des milliers de conducteurs automobiles roulent sur les routes du Québec alors que leur permis est suspendu.La SAAQ a un système de contrôle inefficace», a dit le coroner Bouliane.Au Palais de justice de la Malbaie, hier, la Cour du Québec a acquitté le coroner Bouliane de l’accusation d’avoir conduit son véhicule sans permis qui pesait contre lui.Le juge Jean-Paul Aubin a décidé que la SAAQ n’avait pas informé adéquatement le coroner de la suspension de son permis de conduire.Les problèmes de permis de conduire du coroner Bouliane remontent au 1er janvier 1992.Cette nuit-là, vers lh, un patrouilleur de la SQ à la Malbaie arrête le coroner Bouliane parce qu’il dépassait la limite de vitesse permise sur cette route.Après vérification, le policier découvre que le permis de conduire du coroner est suspendu depuis mars 1991.En vertu du Code de la sécurité routière, un conducteur peut voir son permis sus- photo archives Marc-André Bouliane: ses problèmes de permis de conduire remontent à janvier 1992.pendu pour ne pas avoir payé une amende.C’est ce qui était arrivé au coroner Bouliane qui n’avait pas payé des contraventions émises à Montréal en 1991.Le coroner sans peur et de nouveau sans reproche devait acquitter 132$ qu’il a payés le 11 février 1992.«Je suis d’accord avec ce principe: un conducteur peut voir son permis suspendu s’il ne paie pas ses amendes.Mais encore faut-il l’appliquer et informer les gens!», a expliqué au DEVOIR le coroner Bouliane en déplorant le «show de la SAAQ» et le coût de toute cette histoire.Courrier recommandé Devant la Cour du Québec, la SAAQ soutenait qu’elle avait transmis son avis de suspension de permis par courrier recommandé en mars 1991.Me Bouliane soutenait qu’il n’avait jamais reçu l’avis de suspension de permis de la SAAQ.Selon le juge Aubin, il revenait à la SAAQ de tout mettre en oeuvre pour que le coroner Bouliane obtienne cet avis.Or, la SAAQ n’a pu démontrer hors de tout doute raisonnable qu’elle avait bel et bien transmis un avis de suspension au coroner Bouliane, a-t-il décidé.Toujours dans cette affaire, la Commission d’accès à l’information du Québec a nommé un enquêteur pour étudier une plainte que le coroner Bouliane a déposée à l’endroit de la SAAQ.Plus tôt cette semaine, le coroner avait demandé à la Commission de faire enquête sur un communiqué que la SAAQ a émis aux médias en avril dernier.Dans ce communiqué, la SAAQ rendait publiques des informations sur le dossier personnel du conducteur Bouliane.Ce faisant, la SAAQ a dévoilé des informations confidentielles sur son compte, juge le coroner.Pollution du Saint-Laurent Le fleuve récupère mais certains poissons agonisent LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Rimouski — Alors que le fleuve semble récupérer quelque peu sur le front de la contamination, le sort de plusieurs espèces importantes au plan commercial, comme le poulamon, l’anguille et l’éperlan atteint un niveau de précarité sans précédent.Ce bilan, contradictoire en apparence seulement, pourrait d’ailleurs être beaucoup plus important et toucher d’autres espèces, selon le seul inventaire historique dont dispose la province, soit la «pêche» de l’Aquarium de Québec, dont l’existence même est d’ailleurs menacée.Cette pêche, située en face de l’aquarium dans le fleuve, l’alimentait en spécimens et l’alimentait en poisson-fourrage.C’est le seul portrait historique qui donne sur 20 ans, pour un endroit précis avec une méthode identique, un portrait des populations de poissons du Saint-Laurent.La situation qui s’en dégage est inquiétante à plusieurs points de vue, notamment parce qu’on voit les captures passer de 50 000 prises en 1971 à environ 10 000, et même moins, au cours des cinq dernières années, ce qui semble indiquer une baisse draconienne de la productivité générale de la principale artère de l’écosystème provincial.Du moins à cet endroit, faute de données supplémentaires pour corroborer ou infirmer cette hypothèse faite par plusieurs chercheurs.Les espèces les plus menacées, d’après les chiffres de l’Aquarium, sont le poulamon, l’alose, l’éperlan et la perchaude.Sauf pour la per-chaude, fort abondante autour de Montréal, les chiffres de l’Aquarium sont confirmés par plusieurs autres chercheurs quant au sort du poulamon et de l’éperlan , deux poissons de l’estuaire, et pour l’anguille.C’est dans cet estuaire que, selon d’autres études présentées cette semaine, vont se sédi-menter les contaminants des Grands Lacs et du fleuve qui ne se déposent pas au fond du fleuve.En même temps que certaines espèces périclitent, surtout des espèces anadromes La migration des anguilles est 81 fois plus faible en 1992 qu’en 1985.Je suis patient Tu es patient Il est patient.Nous sommes Infirmières ! (qui vivent en mer mais se reproduisent en eau douce), d’autres comme la barbue, le doré, le suceur rouge, l’achigan et le grand corrégo-ne voient leur population augmenter.Mais ce que les quelques études disponibles laissent entrevoir, c’est que plusieurs espèces, dont celle de l’anguille, chutent de façon draconienne.La migration des anguilles, mesurée à Cornwall, est 81 fois plus faible en 1992 qu’en 1985.Les anguilles «canadiennes», qui vivent en mer avant de se reproduire dans les tributaires du fleuve ou des Grands Lacs, sont interdites de vente dans plusieurs pays parce que contaminées notamment au mirex.Ce cousin du DDT n’a jamais été ufilisé dans la province mais uniquement aux États-Unis et dans les Grands Lacs.Le sort du poulamon n’est guère mieux.On le sait par la pêche de l’Aquarium, dont les prises sont passées de 5000 en 1971 à 0, ou presque, au cours des dernières années.En coupant de la glace Les études d’Yves Mailhot, du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche (MLCP) — c’est son grand-père qui a découvert en coupant de la glace pour sa boucherie que les «petits poissons des chenaux» frayaient en hiver dans la Batiscan» — portent à penser que le «crash», qui a littéralement décimé cette espèce en 1988-89, est attribuable notamment à la baisse du volume d’eau dans le fleuve au moment durant la fraie.Québec, dit-il, va tenter de faire rejeter plus d’eau par les m.D'ici le premier juin, plus d'un million de Québécoises et de Québécois recevront les soins attentifs de quelque 44 000 infirmières du Québec.Il fout du coeur pour être infirmière.Du coeur tout court, mois surtout du coeur à l'ouvrage.Il faut savoir se tenir debout.Les infirmières veulent négocier avec le gouvernement.Elles ont besoin de votre pression, de la pression que vous pouvez exercer auprès du gouvernement pour négocier les conditions de travail qui leur permettront de vous offrir de meilleurs soins.Appuyez les infirmières dans leurs négociations pour votre santé.Composez sans frais le , 1-900-645-SANTE 7 2 6 8 Votre appel sero automatiquement mis en mémoire et compilé.gestionnaires des Grands Lacs à cette période critique de l’année.Mais il ne peut expliquer pourquoi une proportion surprenante des poissons, soit 5 à 6%, affichent des lésions de îa peau, énormes dans certains cas, et que près de la moitié de tous les poissons avaient l’hiver dernier des problèmes de cécité.Leur cornée devient opaque, totalement même pour 25% des individus.L’éperlan, un poisson-fourrage tout aussi apprécié par les humains, est lui aussi en chute libre.Le MLCP tente de recoloniser les rivières avec des oeufs de la souche locale, ce qu’il ne peut faire avec une autre espèce en déclin, le barrayé, qui a totalement disparu du fleuve et de l’estuaire.Mais pendant que se précipite le sort de ces espèces, des signes d’amélioration se pointent timidement.On trouve, par exemple, moins de contaminants dans les anguilles et dans les bélugas, une population en voie de consolidation ou de faible augmentation.Mais ce timide début d’amélioration ne donnera de répit qu’à long terme, expliquent les chercheurs, dans la mesure où la lutte à la pollution se doublera d’une politique musclée de prévention et restauration des écosystèmes affligés.Les calculs de contaminants qui s'accumulent dans le chenal laurentien, au fond de l’estuaire et du golfe Saint-lMurent, sont les suivants, contrairement à ce qui a été publié mercredi: 170 tonnes de mercure, 465 kg de BPC, 84 kg de DDT et 19 kg de HCB.Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme en bref ?CLARK NOMMÉ À CHYPRE Nations unies (Reuter) — Le ministre des Affaires constitutionnelles et ancien premier ministre Joe Clark a été désigné, hier, émissaire du se-çrétaire général de l’ONU à Chypre.Agé de 54 ans, il remplace l’Argentin Oscar Camilion, qui a regagné son pays il y a quelques semaines pour prendre le portefeuille de la Défense.Joe Clark a été premier ministre conservateur de 1979 à 1980.Il a également été ministre des Affaires étrangères.Selon un porte-parole de l’ONU, il présidera dès la semaine prochaine des pourparlers entre le président Glafco Cferides et le leader de la minorité turque Rauf Denktash.PRIX RÉDUITS POUR CERTAINS PATIENTS (LE DEVOIR) — Les résidants des hôtelleries de la Fondation québécoise du cancer pourront maintenant être hébergés à prix réduit, grâce à une entente avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.Ainsi il en coûtera maintenant 13$ par jour pour les résidants hébergés dans ces hôtels, plutôt que 35$ comme c’était le cas jusqu’ici.La Fondation québécoise du cancer a mis sur pied deux hôtelleries en 1988 afin d’héberger les personnes des régions éloignées qui doivent subir des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie.On trouve un hôtellerie à Fleurimont en Estrie, de 22 places, et un autre à Montréal, situé tout près de l’hôpital Notre-Dame et comptant 50 places.L’hébergement comprend trois repas par jour et le transport vers l’hôpital pour recevoir les traitements.Ces hôtelleries ont été construites grâce à une levée de fonds effectuée en 1987, qui avait permis d’amasser .! plus de deux millions.QUATORZE MILLIONS DE SÉROPOSITIFS Genève (AP) — L’Organisation mondiale de la santé estime à 14 millions le nombre des personnes porteuses du virus du sida dans le monde et avertit qu’il pourrait atteindre 30 à 40 millions à la fin du siècle.Un rapport souligne que l’Afrique sub-saharienne est la plus touchée avec huit millions de personnes infectées.«Les villes d’Afrique centrale et orientale sont les plus affectées avec près d’un adulte sur trois, mais le virus suit de plus en plus les routes et les cours d’eau vers la campagne et s’étend au sud et à l’ouest de l’Afrique».«La tendance la plus alarmante de l’infeC-tion par le HIV se situe dans le sud et le sud-est de l’Asie où l’épidémie se répand dans certaines zones aussi rapidement quelle l’a fait il y a une décennie dans l’Afrique sub-saharienne», dit le rapport.ATTENTION AU SOYALAC! Ottawa (PC) — Santé et Bien-être Canada avise les consommateurs de s’abstenir d’utiliser la formule de soya pour nourrissons en poudre dc: marque Soyalac, en boîtes de 400 grammes et portant le numéro de lot NO 94 / W5310 / 923081 en-dessous de la boîte.Des bactéries de type salmonelle ont été détectées dans ce lot, ce qui pourrait causer une sévère intoxication alimentaire.On conseille aux consommateurs de vérifier leurs réserves de formules pour nourrissons et de retourner toute boîte non entamée au point d’achat.CESSATION D'ACTIVITES STOCK DE PLUSIEURS MILLIONS DE DOLLARS TOUT DOIT PARTIR RAPIDEMENT! TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX Parvizian Masterpieces, le plus grand marchand de tapis d'Orient aux Etats-Unis depuis plus de vingt-cinq ans, fermera les portes de son magasin de Montréal.Parvizian a toujours joui d'une solide réputation pour la qualité de son service, le choix offert est le meilleur rapport qualité/prix.Le stock à liauider dépasse plusieurs millions de dollars.La collection comprend de magnifiques Kashan, Nain, Esfahan, Heriz, Sarouk, Hamedan, Mahal, Serapl, Tabriz, etc.Profitez de ce solde de cessation d'activités pour vous offrir un splendide tapis d'Orient noué main à un prix incroyablement réduit.——¦“ MBS* Nous étudierons toute offre raisonnable cPafwziai\ cTYIasterpicces 1 826, rue Sherbrooke Ouest Montréal 939-8906 Dimanche au vendredi, 10 h - 20 h; samedi, 10 h - 17 h.» t à 828991 1- E l> E V 0 1 15 , I, E S S A M E I) I 2 2 E T I) I M A X (’ Il E 2 A M Al I !) !> A A 3 -?LE DEVOIR «—- MONTRIAL -;-i—.àL, .;• - msm PHOTO JACQUES NADEAU Çes hirondelles à front blanc ont accroché leurs nids de terre séchée à une colonne de soutien du Palais de la civilisation.Comme elles le font depuis bien des printemps.L’an prochain, elles devront toutefois déménager et laisser la place à la clientèle du nouveau casino de l’île Notre-Dame.Vol au-dessus d’un casino Les hirondelles hantent le Palais de la civilisation Heureux qui comme Le Pélican .Le musée flottant est ouvert au public PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Pélican, la reproduction du célèbre vaisseau de d’Iberville qui vient de s’installer dans le Vieux-Port de Montréal, ouvre ses portes au public aujourd’hui.Mais ce musée flottant demeure largement à compléter, puisque la reconstitution intérieure du vaisseau, actuellement inexistante, doit s’étaler sur une période de cinq ans.Le public pourra tout de même avoir une idée de la vie maritime en Nouvelle-France: une équipe d’animateurs habillés en costume d’époque racontera aux visiteurs la vie sur le bateau et le contexte historique du XVIIe siècle.Cette histoire du Pélican est une véritable saga, autant au XVIIe qu’au XXe siècle.Le vaisseau original avait été construit à Bayonne en 1693.C’était un navire dit de troisième rang, qui jaugeait 500 tonneaux et qui était armé d’une cinquantaine de canons.Le roi Louis XIV avait demandé à Pierre Le Moyne d’Iberville de reprendre le Fort Nelson, sur la Baie d’Hudson, un important poste de traite des fourrures qui venait de tomber aux mains des Anglais.D’Iberville prit la mer avec trois vais-seaux et, alors que les deux autres se prirent dans les glaces, le Pélican arriva seul en septembre 1697 devant les trois vaisseaux anglais qui gardaient le fort, pour remporter la bataille.Abîmé, le bateau fut ensuite abandonné sur place.Trois siècles plus tard Trois cents ans plus tard, dans les années 60, David M.Stewart, passionné d’histoire militaire, conçut le projet de reconstituer le célèbre vaisseau.Ix> projet fut temporairement abandonné parce qu’il s’attaqua à la construction d’une réplique de la Grande Hermine de Jacques Cartier pour l'Expo 1967.le projet refit surface en 1983.La construction commença à La Malbaie et ne se déroula pas sans heurts, alors que le vaisseau, que plusieurs voulaient voir flotter comme un véritable voilier-école, croupit plusieurs années, avant d’être complété l’année dernière aux chantiers maritimes AMI.à l’ile-aux-Coudres.La réplique (en fait il s’agit d’une' interprétation des vaisseaux de l’époque, puisqu’on ne dispose d’aucun plan du Pélican réel) fait 51 mètres, et se promener sur le pont principal donne une bonne idée dç ce que devait représenter la vie à bord, alors que 250 personnes s’y entassaient pendant des mois! Pour donner une idée de son ampleur, on y compte 47 kilomètres de cordages, et en remontant le fleuve Saint-Laurent de Québec à Montréal ces dernières semaines il a fallu enlever un section du mât principal de 170 pieds, qui ne passait pas sous le Pont Jacques Cartier.Le projet, piloté par la Fondation McDonald-Stewart, a coûté 7,2 mil-lions$, dont 2,5 millionsS du ministère fédéral des Communications, la majeure partie de la somme étant fournie par la Fondation.On cherche du financement pour compléter le projet d’ici cinq ans, car on veut reconstituer à l’intérieur certains éléments comme la cuisine, la chambre de d’Iberville, et plusieurs pièces d'armement.Les détaillants en alimentation n’avalent pas les taxes sur les produits du tabac DANNY V EA R I.E DEVOIR Elles sont plus de deux cents.Elles nichent à l’extérieur du Palais de la civilisation, virevoltent et planent au-dessus des ouvriers qui s’affairent à compléter les travapx d’aménagement du casino de l’île Notre-Dame pour l’automne prochain.Depuis des années, des hirondelles à front blanc viennent hanter le Palais de la civilisation — ses flancs et ses colonnes de soutien sont couverts des nids «inversés», caractéristiques de ces oiseaux migrateurs.En mars dernier, une firme spécialisée a effectué un recensement des nids accrochés à la structure du Palais de la civilisation.En tout, 232 nids d’hirondelles à front blanc et 9 nids de pigeons biset ont été relevés.Maintenant qu’on aménage un casino, ces oiseaux sont un peu moins les bienvenues au Palais de la civilisation.Avec le casino de «classe internationale» qui y logera, on souhaite éloigner un peu ces volatiles.«Avec leurs fientes, les hiron- delles salissent les fenêtres et la structure extérieure du Palais.Elles risqueraient de déplaire à la clientèle du casino», explique Marc Forget, ingénieur estimateur de Décarel, firme responsable du chantier.Toutefois, Loto-Québec, responsable du projet casino, a appris qu’il n’est pas simple de déplacer ces gentils volatiles.Depuis 1917, les hirondelles sont une espèce protégée en vertu de la Convention et de la Loi sur les oiseaux migrateurs.Ne déplace pas une hirondelle qui veut.Un permis du Service canadien de la Faune est essentiel.En mai, cet organisme fédéral avait accordé un permis autorisant la destruction des quelque 240 nids du Palais de la civilisation.Les travaux d’aménagement ont cependant tardé.Loto-Québec, responsable du projet casino, et le responsable du chantier, ont ainsi reporté la destruction des nids à l’automne, une fois que les hirondelles auront migré vers le Sud.D’ici le printemps prochain, un nouveau logis leur sera construit.Trois condominiums d’hirondelles, érigés au bout d’autant de piliers, se- Le Rhode Island fait mentir Bourassa CATHERINE LECONTE LE DEVOIR Un projet de vente d’électricité d’Hydro-Québec à l’État du Rhode Island, que le premier ministre Bourassa présentait la semaine dernière comme un signe que la conjoncture s’améliore pour les exportations américaines de la société d’État, avait en fait été tué dans l’oeuf trois jours auparavant par les acheteurs potentiels.Hydro-Québec a bien offert à la Rhode Island Public Utilities Commission (PUC) un contrat de vente de quatre ans débutant dès cet automne et portant sur 250 mégawatts (l’énergie ferme et de puissance garantie, soit la forme la plus sûre —et la plus chère— d’approvisionnement qu’elle puisse offrir à un client.Mais le 11 mai dernier, soit trois jours avant que M.Bourassa n’en fasse miroiter la perspective lors de son voyage au Vermont pour la Conférence des gouverneurs de Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, le président de la PUC, James Malachowski, avait clairement et très publiquement rejeté cette offre.Témoignant le 11 mai devant une commission parlementaire du Rhode Island, M.Malachowski expliquait qu’il y a actuellement surcapacité de production d’électricité dans la région, et que le contrat proposé par Hydro pourrait déstabiliser financièrement les compagnies qui distribuent l’électricité aux consommateurs du Rhode Island.Ce même 11 mai, M.Malachowski rencontrait Bernard Guertin, délégué commercial aux marchés externes d’Hydro-Québec.Le lendemain, les deux parties émettaient localement un communiqué conjoint indiquant que la PUC «a analysé l’offre récemment faite par Hydro-Québec et a établi qu’elle ne correspond pas aux besoins actuels du Rhode Island», parce que son prix «n'est pas économique pour le Rhode Island en cettp période de surplus de capacité».A Hydro-Québec, on indique que le bureau du premier ministre avait connaissance, le 14 mai, de ce communiqué.I-e communiqué laisse cependant la porte ouverte à des négociations «à long terme» et annonce que des discussions «pour évaluer si un contrat pour une certaine quantité d’énergie seulement, avec puissance interruptible, ou un autre type de vente, seraient envisageables».ront .aménagés de l’autre côté du lac des îles.Le plan d’eau devrait éloigner les hirondelles du casino.Divers procédés seront utilisés pour empêcher les hirondelles de nicher sur les flancs du Palais.«Tout sera prêt pour le retour des hirondelles en mai prochain», dit l’ingénieur Forget.«Il s’agit maintenant de savoir si les hirondelles s’installeront dans leur nouvelle demeure», conclut-il.Le casino de l’île Notre-Dame doit ouvrir ses portes le 1er octobre prochain.(PC) Les dirigeants de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) n’ont pas l’intention d’accepter sans mot dire l'inaction du gouvernement du Québec et du Canada qui, dans leur dernier budget respectif, ont maintenu les taxes sur les produits du tabac.Il reste au directeur général de l’ADA Michel Gadbois, à mener une consultation auprès du conseil d’administration et des membres du regroupement avant de déclencher des moyens visant à faire pression sur les gouvernements pour les forcer à abaisser les taxes.Il n’est pas exclu qu’une action soit entreprise avant la fin de la commission parlementaire québécoise.Les détaillants en alimentation prévoyaient que le ministre des Finances Gérard I).Levesque annonce dans son budget de cette semaine une baisse de taxes sur les produits du tabac, baisse qui serait entrée en vigueur en même temps que la réciprocité fédérale.En conférence de presse, il y a un mois, l’ADA avait dit que des recours devant les tribunaux étaient à l’étude et que les détaillants songeaient à retenir les taxes perçues sur la vente des produits du tabac, dans le but d’amener les gouvernements à bouger.M.Gadbois disait hier que ces moyens et d’autres plus radicaux étaient plus que jamais d’actualité.Le gouvernement du Québec accuse des pertes de revenus de 210 millionsS cette année et prévoit qu’elles seront de 360 millionsS l’an prochain, a signalé M.Gadbois.«Plus le gouvernement attend pour rétablir le prix des produits du tabac à un niveau réaliste et compétitif avec celui de la contrebande, plus il sera tenu directement responsable de la hausse de criminalité dont nos commerces sont victimes.», a-t-il fait valoir.PUBLI-REPORTAGE L’Art de vivre en ville la solution pour les familles qui veulent vivre en ville avec des adolescents «On a trouvé le moyen d’offrir plus d’espace et plus d’intimité aux familles qui aimeraient vivre en ville, même avec des adolescents».C’est ce qu’affirme l’équipe d’architectes qui a conçu le projet Alexandre-DeSève à l’est du centre-ville, Ce projet intéressera particulièrement les familles avec des adolescents qui ne veulent pas s’éloigner de la ville, ou encore celles qui veulent y revenir.Bien souvent, ces familles désirent se rapprocher des collèges, des universités, des équipements culturels, et surtout, du transport en commun.Ici, sur Alexandre-DeSève, le métro Papineau est à cinq minutes, les commerces de base sont tout à côté sur la me Ontario.La me Ste-Catherine et le parc Lafontaine sont accessibles à pied.Ce quartier dynamique offre également une multitude d’activités culturelles; on y retrouve entre autres, plusieurs théâtres.De l’espace pour chacun Cinq des huit logements de ce projet sont construits sur deux niveaux où alternent les espaces communs et les espaces individuels.Pour quatre de ces logements, on a pensé aux adolescents en prévoyant des salles de séjour et, dans certains cas, des salles de bain spécialement pour eux.Pour répondre aux besoins d’intimité des occupants, chaque logement possède une terrasse extérieure privée qui sert de tampon entre l’aire des parents et l’aire des enfants.Ces terrasses sont positionnées de telle façon que personne ne peut voir ce qui se passe chez le voisin.On a aussi évité le grand hall qui sert d’entrée commune.Ici, chaque logement possède sa propre entrée privée.Les huit copropriétaires partagent tout de même une cour intérieure privée.Un projet gagnant Ce projet s’est mérité un premier prix lors du concours d’architecture L'An de vivre en ville lancé par la Ville de Montréal la Société d'habitation du Québec et la Société canadienne d’hypothèques et de logement.Les projets gagnants, primés par le jury du concours L'An de vivre en ville, ont été soumis à des constructeurs qui ont la responsabilité de les réaliser.Celui de la me Alexandre-DeSève sera réalisé par le Groupe immobilier C.Gazaille.Cette entreprise, l’une des plus importantes au Québec, possède un intérêt marqué pour les innovations résidentielles.Pour obtenir de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec le constructeur aux numéros suivants: Groupe immobilier C.Gazaille: 695-2823 Bureau des ventes: 962-5461 LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 E T 1) I M A X C IIE 2 S M Al 1 !) !) S les :: s Hydro-Québec au Top 10 new-yorkais La société d’Etat est le 4ème plus gros client des lobbyistes CATHERINE LECONTE LE DEVOIR Hydro-Québec était l’an dernier le 4ème plus gros client des lobbyistes inscrits auprès de la Ville de New York.Et n’eût été d’une erreur dans la déclaration qu’elle a fournie à la Commission du lobbying de l’État de New York — erreur pour laquelle la Commission a réclamé, et attend toujours, des explications — Hydro-Québec aurait décroché la 9ème place au palmarès des plus gros clients des lobbyistes actifs auprès des autorités de l’Etat.Aucune organisation environnementale ,ou autochtone n’apparaît dans le «Top 10» de l’État de New York ni le «Top 12» de la Ville de New York.Toute personne ou compagnie qui touche plus de 2000$ par an d’une tierce partie pour faire en son nom du lobbying auprès des autorités et agences gouvernementales de la ville de New York, doit s’inscrire auprès du greffe municipal et déclarer çhaque trimestre les sommes qui lui sont vçrsées.A Albany, la Commission du lobbying de l’État de New York fait les mêmes obligations aux lobbyistes qui plaident la cause de leurs clients auprès des autorités (bureau du gouverneur, Sénat et Assemblée législative) et agences de l’État.Ën outre, les clients eux-mêmes doivent remplir leur propre déclaration auprès de la Commission.En 1992, la firme Amrep Solutions (dont le siège est à New York et qui est dirigée par l’ancien chef du département de la protection de l’environnement de la Ville de New York, Harvey Schultz) a déclaré à la Commission avoir touché 191 660$US d’Hydro-Québec pour des activités de lobbying auprès sur «toutes matières relatives à la réglementation des compagnies d’électricité».Une autre firme de lobbying, Maggie Boepple et associés, située à Albany, a de son côté déclaré à la Commission avoir touché d’Hydro-Québec 100 000$US aux mêmes fins.Au total, Hydro elle même aurait donc logiquement dû déclarer avoir payé 291 660$US, ce qui l’aurait placée qu 9ème rang des plus gros payeurs recensés par l’État fie numéro un au classement a payé 514 444$US).Mais elle n’a déclaré que 100 ooosus.Devant cette incohérence dans les déclarations, «nous avons renvoyé sa déclaration à Hydro-Québec en leur demandant de rectifier leur omission», nous a expliqué la responsable du service, Kathleen Barnhart, et dans l’attente d’un réponse, Hydro n’a pu être incluse dans le palmarès annuel.Amrep Solutions a par ailleurs déclaré au greffier de la Ville de New York avoir touché 191 660$US d’Hydro-Québec pour son lobbying auprès des autorités municipales, ce qui la classe au 4ème rang du palmarès local 1992, dont le champion est le magnat de l’immobilier Donald Trump (447 145$US).Près d’un millier de nouveaux médécins Le ministère de la Santé publie son plan triennal CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec prévoit l’ajout de 800 médecins en poste, dans l’ensemble des régions du Québec, d’ici les trois prochaines années.C’est ce que révèle le dernier plan triennal du ministère, sur l’effectif médical au Québec, qui doit s’échelonner de 1993 à 1996.Dans l’ensemble, selon le rapport du ministère, il semble que les régions soient plus dépourvues en termes de spécialistes, tandis, que la région de Montréal présente pour sa part des besoins réels en omnipratique.En effet, dans la région de Montréal-Centre, qui compte 27,5% de la population provinciale, on fixe l’objectif de croissance sur trois ans à 48 médecins, soit une décroissance de 48 spécialistes en poste, et une croissance de 92 omnipraticiens.Pour ce qui est de la région de Québec, elle se voit imposer, dans le rapport du ministère, une décroissance de 53 spécialistes, sur une période de trois, sans augmentation de son lot d’omnipraticiens.Selon le ministère, cette région offre en effet une concentration de médecins aussi forte que celle de Montréal, alors que la surconsommation de soins de santé y est plus élevée.L’examen du graphique, dit le ministère, démontre en effet que, dans fous les regroupements de médecins (incluant les omnipraticiens 1, l’installation d’effectifs médicaux «dépasse largement la moyenne provinciale».«L’offre de services amène une surconsommation généralisée, lit-on dans le rapport du ministère au sujet de la région de Québec, sauf dans les spécialités médicales de niveau local, et dans les spécialités supra-régionales.La surinstallation de spécialistes est particulièrement forte en santé communautaire.» Les objectifs du ministère sont conçus notam- ment en fonction du niveau d’atteinte des objectifs visés de 1990 à 1993, et de l’impact des «activités particulières sur une disponibilité additionnelle de médecins dans les établissements des régions universitaires».Pour leur part, selon le rapport du ministère, les régions de la Montérégie, et de la Maurice-Bois-Francs, se voient octroyées le plus grand nombre d’omnipraticiens et de spécialistes pour la période 1993-1996.En effet, en fonction des prévisions, la Mauricie Bois-Francs se verra octroyés 111 médecins sur trois ans, soit 68 spécialistes et 43 omnipraticiens.Pour la Montérégie, on prévoit l’apport de 160 médecins, soit 76 spécialistes et 84 omnipraticiens.Une région comme Laval, par exemple, dépendante de Montréal, mais qui pourrait dans un avenir prochain, être autonome à 50% en ce qui a trait aux soins de courte durée, aura un objectif de croissance de 24 médecins, soit huit spécialistes, et 16 omnipraticiens.Port-Cartier n’a pas perdu tout espoir L’occupation de l’usine a pris fin pacifiquement hier DOMINIQUE TREMBLAY COLLABORATION SPÉCIALE C’est hier vers 16hl5 que les exemployés des Cascades à Port-Cartier ont été expulsés de leur usine à la suite d’une injonction émise par la Cour.La police municipale de Port-Cartier a pris possession des lieux pacifiquement.Les occupants, au moins une trentaine, portant un oeillet blanc — «la pureté»* dit l’un deux — ont dignement accueilli les policiers et les ont invités à rentrer.Le maire de la petite ville nord-cô-tière sise entre la mer et la forêt, M.Anthony De Troio a paru soulagé de savoir qu’il n’y aurait aucune poursuite.En fait, toute la mairie paraissait de fort bonne humeur hier midi après avoir entendu le premier ministre, M.Robert Bourassa, leur annoncer qu’il était prêt à rencontrer M.De Troio en début de semaine pour discuter du projet de relance CP 1993 Succursale B Ottawa.Ontario Kl P IB2 AVIS PUBLIC « Une nouvelle relation entre les autochtones et les non-autochtones du Canada, l'autodétermination pour les peuples autochtones [.], l'autosuffisance pour les autochtones, et la guérison personnelle et collective des autochtones et de leur collectivité.» - Tiré de Au coeur du dialogue, document de réflexion n" 2 de la Commission royale sur les peuples autochtones (avril 1993) Ces éléments clés du changement seront débattus par des dirigeants communautaires autochtones et non autochtones, des représentants d’organisations et de groupements divers, et de simples citoyens, dans le cadre d’audiences que la Commission royale sur les peuples autochtones tiendra à : l’hôtel Bonaventure Hilton 1, Place Bonaventure, Montréal (Québec) du 25 au 28 mai 1993 Ces audiences permettront aussi d’aborder d’autres questions intéressant votre collectivité.Les résultats de ces discussions auront un effet déterminant sur les recommandations finales de la Commission.Chacun a le devoir de s’informer.Pour plus de renseignements au sujet de nos audiences : ¦ (613) 943-2020 Des mémoires pourront être déposés lors de ces audiences.Pour tous renseignements à propos de la Commission royale sur les peuples autochtones, composez l’un des numéros suivants, sans frais : ¦ 1-800-387-2148 (cri, inuktitut, ojibwa) ¦ 1-800-363-8235 (français, anglais, chipewyan) Dëne Dédliné TadAnjthensi ha, Nighak'althër Nedhé, Dcne NjréMis des Portcartois.Il s’agit peut-être là d’une première victoire pour les travailleurs, la population et son maire.Mais cet espoir repose en entier sur une décision de la Cour quant à la requête de la ville de Port-Cartier en vue de bloquer la vente des raffineurs de l’usine à une société américaine pour la somme de 6 millions$.Une telle décision permettrait à la ville et au Comité de relance de l’usine de pouvoir faire une offre supérieure au syndic.Le maire De Troio reproche au syndic d’avoir accepté la première offre venue sans que la ville ne puisse renchérir.Le maire soutient mordicus qu’il peut s’associer avec «des investisseurs québécois et américains», dans la relance de l’usine et que ces mêmes investisseurs américains, désirent acheter la pâte fabriquée à Port-Cartier.Il entend former une coopérative, à l’exemple de Tembec.Selon l’analyste financier Robert Léopold, de BBM —James Caple, le marché pour la pâte chimico-thermo-mécanique est saturé et souffre entre autres du relèvement des quo- tas de papiers recyclés devant servir à la fabrication de papier aux États-Unis.Néanmoins, le Comité de relance compte rentabiliser l’usine par l’ajout de deux scieries, ces scieries produiraient des copeaux qui pourraient être utilisés à peu de frais pour de la pâte, tout en créant 120 emplois.De plus, la forêt ne manque pas à Port-Cartier.De l’avis de M.Léopold, cette matière première fournit une pâte de «la meilleure qualité au monde».Pour la population de Port-Cartier ce projet est presque vital.«Le cri d’alarme’qu’on lance aujourd’hui, c’est pour mes jeunes», a confié une mère de famille dont le fils a tenté de se suicider il y a trois semaines, comme deux autres jeunes de l’endroit.«Nos jeunes aujourd’hui n’acceptent pas d’aller sur le bien-être à 20 ans».Voilà qui explique la mobilisation de toute la population pour sauver l’usine.Quand la mer se retire, tous savent quelle reviendra.Mais si les raffineurs de l’usine partent, ils ne reviendront jamais.Un remboursement inconstitutionnel?La Cour d’appel est saisie de la question des dépenses électorales remboursables DANNY VEAR LE DEVOIR Les candidats des nouveaux partis fédéraux et ceux de mouvements marginaux pourront-ils ou non se voir rembourser la moitié des dépenses qu’ils encourront lors des prochaines élections?La Cour d’appel entendait cette semaine l’appel d’un jugement de la Cour supérieure sur cette question.En fait, la Cour d’appel doit décider de la constitutionnalité d’une disposition de la Loi électorale du Canada qui accordé à un candidat ayant obtenu plus de 15% des votes un remboursement de la moitié des dépenses encourues lors d’une élection.En août dernier, la Cour supérieure a déclaré inconstitutionnel ce seuil de 15% parce qu’il brime le droit de vote des citoyens canadiens et leur droit de se présenter comme candidat.Pourquoi?«Avec cette décision, les nouveaux partis pourraient bénéficier de fonds supplémentaires», a expliqué Daniel Payette, candidat défait du NPD dans le comté de Beauhar-nois-Salaberry lors des élections fédérales de 1988 auquel cette décision a donné raison.Dans cette décision, le juge John Gomery soutenait que le seuil de 15% limite le droit des électeurs d’être bien informé des enjeux d’une élection.Pourquoi?Le seuil de 15% peut décourager la participation d’un candidat sérieux aux élections fédérales, disait-il.Sans fortune personnelle, un candidat qui prévoit recevoir moins de 15% des votes se préoccupera nécessairement de son budget de dépenses.En ce sens, croit le juge, un candidat marginal sera freiné dans sa campagne: ayant peu d’espoir d’obtenir la moitié du remboursement de ses dépenses, le candidat marginal consacrera moins d’argent à sa campagne électorale que ses opposants.En Cour d’appel, les avocats du Procureur général du Canada ont rejeté cet argument.Dans les faits, selon eux, le candidat Daniel Payette avait été amené, son appui oscillant autour des 10% et des 12% tout au long de la course, à dépenser un peu plus dans l’espoir de récolter 15% des votes.Le Procureur général a soutenu' que «le seuil de 15%» n’est pas une mesure négative (elle ne vise pas h décourager les candidatures frivoles) mais bien une mesure positive (elle vient confirmer un appui populaire).L’avocate de Daniel Payette a défendu la décision du juge Gomery.La Cour d’appel a pris l’affaire en délibéré.Elle devrait rendre sa décision d’ici la prochaine élection fédérale prévue à l’automne.Trois choix s’offrent à elle: maintenir la décision de la Cour supérieure, rétablir le seuil de 15% ou éliminer complètement la disposition prévoyant un remboursement des candidats.Élections Canada a déjà affirmé que cette décision, si elle était maintenue, pouvait coûter quelque 5 millions^ de remboursement aux candidats marginaux des élections antérieures.Dans son rapport remis en février 1992, la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis politiques avait recommandé que le seuil de 15% soit carrément éliminé.La Commission affirmait que les seuils constituent un obstacle à certains candidats.Depuis, Ottawa étudie un projet de réforme électorale qui prévoil, notamment, le maintien d’un seuil, de 15% pour qu’un candidat soit éligible à un remboursement des dépenses.Le NPD lâché par les travailleurs de l’auto Oshawa, Ont.(PC) — La plus grosse section du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile rompt ses attaches avec le Nouveau parti démocratique.Les syndiqués de General Motors membres de la section 222 des TCA à Oshawa, près de Toronto, en Ontario, ont voté par une forte majorité — 5731 voix contre 1270 — pour le retrait de tout appui financier au par-ti.Quelque 23 000 travailleurs avaient le droit de participer au voté en indiquant s’ils voulaient ou non que leurs cotisations syndicales, soient envoyées au NPD, qui dépend énormément de l’appui du mouvé-ment ouvrier.La décision fera perdre quelque 40 000$ par an au NPD.Parlez-vous russe?Moscou (PC) — Le prochain Canadien à voyager dans l’espace pourrait avoir le.russe comme langue de travail, en vertu de l’entente signée vendredi par l’Agence spatiale canadienne et son pendant russe.Cette entente établit un cadre général pour une collaboration des deux pays et crée un groupe de travail chargé de négocier la participation d’un astronaute canadien à une mission à bord de la station spatiale Mir au début de 1996.L’accord a été paraphé par le directeur de l’Agence spatiale canadienné; Roland Doré, et son homologue russe, Yuri Koptev.L’astronaute canadien Robert Thirsk, a déclaré hier; qu’une participation à une mission à1 bord de la station Mir serait pour ldi «l’ultime défi», une chance de représenter le Canada.O'P/'A^Oë' o‘a/b
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