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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1993-06-19, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V 0 I li .L K S S A M EDI I !» E T 1) I M A X (' Il E 2 (t .1 I' I X I !» !» 3 LES AUTOCHTONES r Sfr-WV I.-ORIGNAL-.TOILE DE LA PEINTRE AMÉRINDIENNE VIRGINIA BORDELEAU Québec est prêt à l’autonomie des autochtones «L’autonomie gouvernementale est un prérequis aux règlements des drames sociaux-économiques qui les confrontent» — Christos Sirros JEAN-MARC SALVET Les négociations entre le gouvernement québécois et le Conseil Atikamekw-Mon-tagnais vont bon train.Qualifiées de «globales», les discussions ont trait aux revendications territoriales des deux nations, à des questions liées à l’autonomie gouvernementale ainsi qu’à la constitution d’un fonds de développement économique.Le rapport du négociateur mandaté par Québec devrait être remis au Conseil des ministres d’ici le 30 juin prochain.Christos Sirros, ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, devra alors déterminer les recommandations qu’il adressera au gouvernement dans ce dossier.Un bail emphytéotique pourrait éventuellement être signé entre les parties, lequel éviterait l’extinction des droits ancestraux des 16 000 Monta-gnais et Attikameks.Si elle devait se concrétiser, cette entente, qui a l’ambition de définir «un nouveau contrat social» avec les Monlagnais et les Attikameks, s’ajouterait à celles déjà conclues avec les Naskapis, les Cris et les Inuit.Depuis la signature de la Convention de la Baie James et du Nord québécois en 1975, les Cris et les Inuit du Québec bénéficient de droits particuliers sur de vastes territoires.Il en est de même pour les Naskapis depuis la signature de la Convention du Nord-Est québécois en 1978.Le gouvernement a également engagé ce qu’il dit être une «pré-négociation» avec les Cris afin «d’actualiser» la convention signée il y a 15 ans.Estimant avoir été lésés, les représentants cris, Matthew Coon Corne et Romeo Saganash en tête, s’en disent de plus en plus insatisfaits.Parallèlement à ces pourparlers, le ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec caresse toujours le projet de déposer une politique générale sur l’autonomie gouvernementale des peuples autochtones.D’abord prévu pour l’automne dernier, le document devrait finalement être prêt d’ici l’automne prochain.Le projet avait été mis entre parenthèses à la reprise des discussions constitutionnelles ayant abouti à l’entente de Charlottetown.11 a été réactivé dans la foulée de l’échec référendaire d’octobre dernier.L’essentiel de cette politique s’articulera autour de la mise en oeuvre de «l’autonomie gouvernementale autochtone», affirme Christos Sirros.On y retrouvera des indications sur les façons de concrétiser les 15 principes adoptés en 1983 par le Conseil des ministres du gouvernement québécois et portant sur les droits des autochtones.Mais aussi des éléments concrets sur les juridictions pouvant être exercées par les nations autochtones sur leurs territoires.L’objectif est d’en arriver, par le biais d’ententes négociées avec les différentes nations, «à leur prise en charge dans le cadre de la mise sur pied de gouvernements autonomes autochtones», déclare M.Sirros.«Ce n’est pas seulement en versant de l’argent ou en décrétant nos propres solutions que nous réglerons les graves problèmes que ces nations vivent, dit-il.L’autonomie gouvernementale est un prérequis aux règlements des drames sociaux-économiques qui les confrontent».Le 27 mai dernier, l’Organisation internationale du travail rendait public un rapport qui, tout en reconnaissant les efforts déployés au Canada pour améliorer la situation des autochtones, déplorait les profondes inégalités prévalant entre eux et les autres Canadiens.Selon l’agence internationale, les tragiques taux de mortalité infantile, de suicide chez les jeunes, de chômage ou de violence familiale sont autant de symptômes d’une discrimination de fait.Deux mois plus tôt, Max Yalden, le président de la Commission des droits de la personne, y était allé de commentaires semblables.Tout en affirmant considérer la situation des autochtones meilleure au Québec que partout ailleurs en Amérique du Nord, Christos Sirros attribue une bonne part de leurs drames actuels au fait que leurs valeurs et leur mode de vie ont été fortement perturbés.Il y a seulement 50 ans, les Inuit et les Amérindiens du nord du Québec menaient une vie semi-nomade, se déplaçant d’un campement à l’autre pour chasser et pêcher.La plupart ont dû se sédentariser très rapidement.La vieille Loi sur les Indiens, inspirée des mentalités du siècle dernier, n’échappe pas au courroux du ministre.Elle a enfermé les Amérindiens dans un rôle de sujétion.«Je ne connais pas d’autres groupes dans la société qui sont des sujets devant être administrés par les gouvernements», dit-il.Christos Sirros souhaite la disparition de cette «loi coloniale pour toutes les nations».Il faut, dit-il, la remplacer par des ententes définissant les futures relations entre les paliers supérieurs et les nations concernées et déterminant les responsabilités de chacun.VOIR PAGE E 4: AUTONOMIE La Journée des autochtones Ce lundi, 21 juin, sera, pour la troisième anée consécutive, la Journée nationale des peuples autochtones du Québec.Les Premières nations du Québec et du Labrador avaient fait cette demande d’une Journée nationale québécoise en 1982, mais ce n’est que le 21 juin 1990 que l’Assemblée nationale du Québec avalisait la proposition et décrétait la Journée nationale des peuples autochtones.Elle revêt cette année un caractère plus spécial étant donné non seulement les négociations en cours au Québec vers l’autonomie gouvernementale des autochtones, mais pareequ’elle coincide avec l’Année internationale des populations autochtones décrétée par l’Organisation des nations unies qui se propose, dès l’automnbe prochain de publier une Déclaration univeselle des droits des autochtones.LE DEVOIR a choisi cette occasion pour publier ce cahier spécial qui fait entre autres le portrait des diverses nations autochtones du Québec, des négociations qu’elles mènent avec les deux gouvernements, de leur culture et de la richesse de leurs expressions artistiques, linguistiques et spirituelles.Les tragiques taux de mortalité infantile, de suicide chez les jeunes, de chômage ou de violence familiale sont autant de symptômes d’une discrimination de fait.Une autonomie à géométrie variable Dans ses applications concrètes, les principes d’autonomie gouvernementale auxquels souscrit le ministre Christos Sirros, varieront d’une nation à l’autre.«L’autonomie ne pourra pas être la même pour les Mohawks vivant sur la rive sud de Montréal que pour les Montagnais de Shefferville», dit-il.Les réalités socio-économiques et culturelles sont différentes d’une communauté à l’autre.Au Québec, 6 848 personnes forment officiellement la population inuit et 53 814 la population amérindienne.Ce dernier chiffre ne comprend que les Amérindiens au sens de la Loi sur les Indiens.En plus de ces données, les dernières statistiques disponibles font état d’environ 40 000 personnes qui, au Québec, se déclarent autochtones et vivent hors des réserves.Les Inuit constituent un groupe particulier, tant par leur origine que par leur culture.Mais les dix nations amérindiennes diffèrent aussi entre elles par la liuigue, les coutumes et le mode de vie.Numériquement, la nation amérindienne la plus importante au Québec est celle des Mohawks avec 12 229 personnes.Viennent ensuite les Montagnais (11 828 personnes), les Cris (10 557), les Algonquins (6537), les Attikameks (3880), les Micmacs (3723), les Hurons-Wendat (2519), les Abénaquis (1618), les Naskapis (475) et les Malé-cites (272).D ER Gouvernement Cl ER du Québec En ce 21 juin, Jour national des peuples autochtones du Québec, nous tenons compte d’une réalité qui a, dès nos débuts, contribué à façonner la société que nous avons bâtie sur ce continent.À l'aube du 21ième siècle qui se pointe à l’horizon, nous amorçons une nouvelle relation avec les premiers habitants de ce coin de terre.Nous avons la responsabilité de bâtir ensemble cette relation moderne axée sur le développement harmonieux de notre Québec d'aujourd’hui.Le ministre délégué aux Affaires autochtones, Christos Sirros L E I) E V 0 1 R , L E S S A M EDI I I) E T 1) I M A X C II E 20 JUIN I 0 0 Québec MESSAGE DU PREMIER MINISTRE Au nom du gouvernement du Québec, il m'est très agréable de saluer bien chaleureusement les membres des communautés autochtones, en cette journée nationale qui leur est consacrée.\ Alors que le monde célèbre l'Année internationale des populations autochtones, le 21 juin revêt une signification particulière et constitue une juste reconnaissance de l'apport des premières nations.Partie intégrante de notre cheminement collectif, cet héritage a emprunté diverses formes à travers les siècles et demeure aujourd'hui encore le reflet fidèle de traditions riches et diversifiées.L'année 1993 doit être avant tout une occasion de mieux faire connaître ces communautés au sein de la population québécoise.Inspirés du thème retenu par l'Organisation des Nations Unies, il nous faut nourrir cette volonté de rapprochement pour jeter les bases d'un nouveau partenariat.Notre gouvernement a déjà franchi plusieurs étapes de ce processus et entend poursuivre ses efforts dans la réalisation de cette tâche de première importance.En cette journée bien spéciale, j'invite donc l'ensemble des Québécois et Québécoises à concourir à cet objectif de progrès et à oeuvrer avec nous au développement d'une relation empreinte d'ouverture, de respect mutuel et de confiance en l'avenir.Robert Bourassa Québec 1993 I.K I) E V ü I R , I.E S S A M EDI I !l E T 1) I M A X (' Il E 2 (I .1 U I X I (I II 3 IC 3 : JS AUTOCHTONES*- La situation des autochtones ne cesse de s’améliorer au Canda Certaines statistiques navrantes en font encore des citoyens de seconde zone \ i ÉRIC THIBAULT Foi du ministère des Maires indiennes et du Nord canadien (MAINC), le portrait socio-économique des autochtones prend des couleurs d’année en année.Le gouvernement fédéral affirme qu’il multiplie les dépenses pour favoriser le développement des Premières Nations, mais sa plus grande préoccupation touche des questions beaucoup plus complexes, telles le règlement des revendications territoriales autochtones, l’autonomie gouvernementale ou la révision de la Ii>i sur les Indiens.Selon les données du ministère, les conditions de vie des autochtones s’améliorent en raison des pouvoirs accrus conférés aux Premières Nations et à des dépenses fédérales plus élevées.Les sommes injectées dans les affaires autochtones ont doublé au cours des huit derniers exercices financiers.En 1984-1985, elles s’élevaient à 2,7 milliards!?; les nouvelles prévisions budgétaires annoncées en avril dernier font grimper ces chiffres à 5,3 mil-liards$.Les dépenses prévues pour l’année en cours marquent une augmentation de 7% par rapport à celles de l’an dernier, au moment même où Ottawa entend se serrer la ceinturq.I-e ministre d’Etat aux Maires indiennes et du Nord canadien, M.Pierre H.Vincent, se montre satisfait des progrès qu’ont permis de réaliser les mesures de son gouvernement.«Nous devons continuer d’être généreux car les besoins des autochtones sont pressants, surtout en matière de santé et d’éducation.Par contre, ces derniers devront bientôt réaliser que le pays traverse présentement un contexte de restrictions budgétaires.Certains programmes gouvernementaux ont d’ailleurs subi des coupures», Les indices démontrent clairement que la situation des Amérindiens progresse, notamment aux chapitres de la santé et de l’éducation.La qualité des soins de santé s’y est considérablement améliorée: on prévoit que l'espérance de vie des Indiens inscrits des deux sexes entre 1976 et 1991 augmentera de 10 ans.Le bulletin en matière d’éducation présente également de meilleures notes.Ije taux de fréquentation des élèves des réserves (de 6 à 15 ans) est passé de 87,6% en 1985-1986 à 91,4% en 1990-1991.Le nombre d’élèves aux niveaux élémentaire et secondaire a augmenté d’environ 1,8% par année, passant de 80 466 en 1981-1982 à 96 594 en 1991-1992.Le MAINC assure qu’un contrôle accru des Premières Nations sur certains leviers administratifs y est pour beaucoup.Par exemple, le nombre d’écoles administrées par les bandes a plus que doublé, passant de 159 en 1981-1982 à 312 en 1990-1991.C’est dire que 44% des étudiants autochtones de l’élémentaire et du secondaire fréquentent des écoles sous la juridiction administrative des bandes.«De plus en plus, les autochtones gèrent eux-mêmes les fonds qui leurs sont alloués, précise le ministre.En fait, ceux-ci gèrent maintenant environ 75% des montants qui leur sont versés par le gouvernement.I,a proportion du budget du MAINC consacré aux frais ad- ministratifs s’en trouve abaissée».Toutefois, certains indices de la qualité de vie des autochtones sont plutôt pathétiques.Le taux de suicide des Indiens inscrits est le double de celui de l’ensemble de la population canadienne.Même chose pour les Indiens vivant dans les réserves qui reçoivent de l’assistance sociale.I.e taux de logements surpeuplés dans les réserves est environ 16 fois plus élevé que dans l’ensemble du Canada.Celui des autochtones n’ayant pas atteint la 9e année s’élève à près du double de la moyenne nationale.Au surplus, le taux d’emploi des autochtones dans les réserves se situe à environ la moitié de celui de l’ensemble du Canada.Un bilan sur lequel M.Vincent reste évasif.«Nous verrons comment nous pouvons pallier les problèmes en fonction des coûts qué'nous pouvons assumer comme gouvernement.L'éloignement de plusieurs réserves ne facilite pas les solutions.» La Commission royale sur les peuples autochtones, dont le rapport final est prévu à l’automne 1994, tente de trouver des solutions de rapprochement entre les deux peuples dont les relations ont été pour le moins assez tendues depuis quelques années.Des enjeux comme l’autonomie gouvernementale autochtone et la révision de la ü)i sur les Indiens y seront sérieusement abordêq.De l’avis du ministre d’Etat, la modification de cette loi «trop paternaliste et dépassée» se trouve au coeur du débat.«Il faut d’abord corriger l’inefficacité de la Loi sur les Indiens, avance-t-il.C’est d’ailleurs la seule chose qui fasse l’unanimité chez les deux parties.C’est capital pour favoriser une meilleure prise en charge par les autochtones et faciliter leurs actions sur les plans légal, économique, social ou culturel».En ce sens, M.Vincent préconise un travail d’équipe afin de mieux satisfaire aux attentes des autochtones.«Nous n’entendons pas imposer une nouvelle loi et rendre 600 000 autochtones mécontents.Ces derniers doivent d’abord s’entendre sur ce qu’ils veulent.Les chefs des nations travaillent actuellement sur ce point et nous attendons leur dossier», De même, il espère que le processus complexe de règlement des nombreuses revendications territoriales se déroulera sans embûches et qu’on parviendra à s’entendre sur la totalité de ces revendications.L’objectif principal du règlement vise à clarifier les droits des groupes autochtones à l’égard des terres et des ressources par des négociations et des ententes afin de faciliter la croissance économique des autochtones et de contribuer à l’expansion de leur autonomie gouvernementale.«Nous devons régler ces litiges qui flottent depuis 100 ans.Il faut donc établir quels sont leurs territoires selon les droits ancestraux et négocier un partage en fonction des réalités d’aujourd’hui».Le ministre croit que la ratification des accords avec le Conseil des Indiens du Yukon et de la Fédération Tungavik du Nunavut est un exemple de succès et une preuve que les peuples autochtones et les non-autochtones peuvent s’asseoir à la même table et s’entendre.Les sommes injectées dans les affaires autochtones ont doublé au cours des huit derniers exercices financiers pour atteindre 5.3 milliards$.Les futurs autochtones en toge A la faculté de droit de l’Université d’Ottawa Neuf jeunes autochtones du Québec se sont inscrits cette année au programme pré-droit qui se déroule à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa du 25 mai au 16 juillet.Ce programme de préparation aux études de droit vise à assurer aux autochtones un meilleur accès aux Facultés de droit ce qui n’a pas toujours été possible dans le passé pour des raisons d’ordre culturel ou linguistique.Cinq nations sont représentées cette année par les personnes suivantes: Nathalie Sioui, Mélanie Vincent, Niva Sioui et Lucie Falar-deau, Huronnes de Wendake; Nancy Jourdain et Johanne I.alo, Innues de Malioténam et le La Ro- maine, respectivement; Anouk Créé, Mohawk de Kanesetake; Valérie Chaussé, Algonquine de Ma-niwaki; Eddy Jenniss, Malécite de Québec.Ces personnes souhaitent s’inscrire en septembre aux facultés de droit de l’Université Laval ou de l’Université d’Ottawa afin d’y entreprendre le programme régulier de trois ans menant au diplôme en droit.Financé par le ministère fédéral des Maires indiennes, le programme pré-droit est ainsi offert pour une quatrième année.Déjà, deux personnes du premier groupe, celui de 1990, ont obtenu leur diplôme en droit lors de la collation des grades de l’Université d’Ottawa le 5 juin: il s’agit de Sylvie Picard, Hu-ronne de Wendake et d’Armand Mckenzie, Innu de Schefferville.Maryse Picard, Huronne de Wendake, a également obtenu son diplôme en droit à la même occasion.En 1994, le programme pré-droit sera offert du 24 mai au 15 juillet.L’on peut obtenir une brochure décrivant le programme de façon détaillée en communiquant avec le professeur Jean-Paul Laçasse à l’adresse suivante: Faculté de droit, Université d’Ottawa, Ottawa, Ontario, KIN 6N5, téi: (613) 564-7059, télécopieur: (613) 564-9889.pars La situation des Amérindiens progresse, notamment aux chapitres de la santé et de l’éducation ¦PP* Cahier spécial LES AUTOCHTONES Mise en pages : Réal Bouvier Pubucité-Vente: Francine Gingras Christiane Legault Jacqueline Avril Lucie Lacroix Gyslaine Côté Brigitte Cloutier Publicité-Production: Micheline Tuigeon Ce cahier spécial est édité par le journal LE DEVOIR sous la responsabilité de : Guy Deshaies, directeur des publications spéciales Institut culturel el éducatif montagnal: (ICEM) Innu-aitun mak-katshishkulamatinanut (ICEM) La nation moniagnaise vous invile à prendre coniaci avec sa culture millénaire en celte Année internationale des populations autochtones.Procurez-vous les articles suivants: • affiches • cassettes audio • rapports divers • récit du Père Jean Fortin, 1954-1980.15$ • album d'aquarelles «André Voilant», 25 $ • libre et cassette «Apprenons le montagnais».25 $ • collection de vêtements sports Pour commander ou obtenir le catalogue: ICEM.40 rue Chef-Françols-Gros-Louls, C.P.3(x> Wendake OC GOA 4V0 tél.: 418-843-0258 lélécop.: 418-843-7313 5*—37 JTfÂJ *À(rV(j James Bay Créé Communications Society Société des Communications Cries de la Baie James La voix de la nation crie The voice of the créé nation Lac Mistissini (Québec) Tél.: 418-923-3191 G0W 1C0 Téléc.: 418-923-2088 RENCONTRE avec (l'Immain véritable) Pleine lune d'été 1993 27 juillet au 2 août ms Ce rassemblement au rythme amérindien vous permettra de découvrir les richesses du peuple amérindien: artistes, leaders, sages, guérisseurs partageront leur mémoire et leur savoir à travers le quotidien: causeries, jeux, expéditions en forêt, musiciue, repas, danses, feux, etc.Voilà ce que nous vivrons lors des 6 jours de l'Anisn-na-bé.Le SAMEDI 31 jUILLET, de midi à minuit, sera une journée «contact» avec festin makusham et en soirée un spectacle animé avec danses et tambours ainsi qu'une exposition d'art et d'artisanat.Sur réservation.Pour les enfants de 8-14 ans 2 camps d'immersion culturelle d'une semaine du 6 au 18 juillet.Jeux, artisanat, contes et légendes, canoë, baignade, et plus ! Hébergement en longue maison et teepee.Renseignements et réservations: 819-688-3463 i CENTRE DE SANTÉ PUBLIQUE DE QUÉBEC (CHUL) Depuis plus de quinze ans, le Centre de Santé publique de Québec (CHUL) est heureux de collaborer au développement des services de santé au Nouveau-Québec 2050 Bout René Lvesque, ouest Ste-Foy, QC.G1V2K8 Tél.: (418) 687-1090 Fax: (418) 681-5635 CENTRE D'ÉTUDES AMÉRINDIENNES (3LPI UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI Le Centre d'études amérindiennes est un secteur spécifique au service des Amérindiens inscrits aux différents programmes offerts par l'Institution.Ce secteur est dévolu non seulement à l'administration des dossiers, mais surtout pour répondre aux besoins et attentes des communautés, par le développement de nouveaux programmes.Notons qu'une attention spéciale est donnée à l'encadrement, à l'accueil et au support des étudiants.OBJECTIFS GÉNÉRAUX • préparer et développer des programmes de formation; • dispenser des activités d'enseignement; • développer des projets de recherche en étroite collaboration avec les communautés amérindiennes, et en publier les résultats dans la collection Tekouerimat.Canadat Programme national tie perfectionnement ties Autochtones (P\P\) Saliez-vous que :__________________________ le gouvernement fédéral est le plus grand employeur au Canada ?la Commission de la fonction publique du Canada recrute des candldal(c)s stes en comptabilité.Informatique, génie, secrétariat, travail de bureau et beaucoup d’autres sphères d'activité ?la Commission de la fonction publique du Canada oITre un programme qui favorise le recrutement et la formation des Autochtones ?« avez-vous.: ly*:*;"':'- & comment vous Inscrire aux programmes oiïcrls par la I Commission de la fonction publique du Canada ?T SI vous avez répondu « NON » à l'une de ces questions.* contactez RON MURRAY, conseillerai! Programme national « de perfectionnement des Autochtones (PNI’A), qui se fera 1 un plaisir de vous fournir toutes les Informations vous ; permettant d’entreprendre une carrière prometteuse dans » la fonction publique du Canada.Appelez dès maintenant î Ron Murray Commission de la fonction publique du Canada Complexe C.uy-Eavreau 200, houl.Rcné-I.cvesquo ouest, IF étage, tour ouest Montréal (Québec) 112/, l\4 Téléphone : (514) 2R3-3386 Télécopieur : (514) 2B3-63H0 Nous souscrivons au principe de l’épuité en matière d'emploi.This information is available in English.¦ jél ¦ Commission de la fonction publique Public Service Commission du Canada of Canada E 4 I- E l> E V 0 I H , L E S S A M EDI I !» E T I) I M A N (' Il E 2 0 .1 II I N I !» !» 3 , E S A U T 0 C II T 0 N E S Le ministre délégué aux Affaires autochtones, Christos Sirros, AUTONOMIE Les autochtones apprécient Christos Sirros SUITE DE LA PAGE E 1 Ces dernières années, la question autochtone s’est hissée au rang des préoccupations internationales.Les peuples autochtones veulent redevenir les artisans de leur propre Histoire.L’esprit du temps reconnaît qu’il faut veiller à la préservation et à l’enrichissement de leur patrimoine culturel.C’est d’ailleurs avec cet objectif que l’ONU doit publier l’automne prochain une Déclaration universelle des droits des peuples autochtones.Depuis les années 60, les premiers habitants du Québec sont unanimes à revendiquer sans relâche plus d’autonomie, des territoires plus grands ainsi que la sauvegarde de leur culture et de leur identité.Le ministre reconnaît l’impatience grandissante de plusieurs nations.«Mais les dossiers sont complexes», soupire-t-il.Il rappelle que Québec discute depuis 13 ans avec les Attikameks et les Monta-gnais.Le processus a parfois été retardé en raison des espoirs placés par les nations autochtones dans les négociations constitutionnelles.Et souvent aussi en raison du flou artistique entourant la portée du concept d’autonomie gouvernementale.Christos Sirros est un ministre apprécié chez les communautés autochtones.On loue régulièrement ses initiatives.Comme celle d’amener, le 1er juin dernier, une dizaine de députés libéraux et péquistes visiter les communautés de Ma-timekosh et Kawawachikamach, près de Schefferville, afin de leur faire saisir «la réalité autochtone».Max Gros-Ixmis, de la nation Huronne- Wendat, a d’ailleurs déjà déclaré que les autochtones ne doutaient pas de la bonne foi du ministre Sirros, mais qu’ils jugeront les actions du gouvernement du Québec en temps et lieu.«Les dossiers sont caractérisés par beaucoup de méfiance de part et d’autre», corrige le ministre, tout de même satisfait d’une telle marque de confiance à l’endroit de sa personne.«L’un des problèmes que je rencontre est aussi parfois d’amener les autochtones à participer au processus de négociation sans qu’ils empruntent les voies de la contestation et de la confrontation.» Pour l’heure, le ministre s’inquiète surtout du fossé qui va grandissant pntre autochtones et non autochtones.A l’instar de René Dussault, co-président de la Commission royale sur les peuples autochtones, il estime que les relations entre les deux groupes, après s’être détériorées, ne s’améliorent que trop lentement.Il est temps de surmonter les rancunes accumulées depuis l’échec de l’accord du lac Meech et celles laissées par la crise d’Oka et les campagnes menées tambour battant à New-York et Genève contre le développement hydroélectrique de la Baie James.En cette année internationale des populations autochtones, le ministre Sirros invite les autochtones et les autres Québécois à faire preuve de bonne volonté.«La réalité autochtone ne doit pas être réduite à des problèmes comme celui de la contrebande de cigarettes, affirme-t-il.Chacun d’entre nous a la responsabilité individuelle de dépasser «les perceptions» véhiculées par les images télé ainsi que celle de ne pas favoriser la discrimination».Prenant bien soin de départager les torts, le ministre ajoute qu’il aimerait voir des leaders autochtones dénoncer plus souvent certains comportements délinquants ou certaines déclarations intempestives en provenance d’autochtones.Cela aiderait à combler le fossé qui, à force d’incompréhension et d’ignorance mutuelles, continue à diviser les autochtones et les autres Québécois.Hydro-Québec et les autochtones : à la recherche de l’équilibre « TAes ententes globales qui sont ?JLJde vrais pactes sociaux M sont, à notre avis, la meilleure façon de s’assurer que nos - concitoyens autochtones participent à part entière à l’avenir '• de la société et, par la même .occasion, de mettre fin au climat de confrontation qui a trop " souvent marqué nos rapports.C’est la meilleure façon de parvenir à la réconciliation visée par la Commission.» Voilà l’un des messages principaux qu’a livré M.Armand Couture, Président et chef de l’Exploitation d’Hydro-Québec, à la Commission royale sur les peuples autochtones lors des audiences publiques tenues récemment à Montréal.Dans son mémoire à la Commission, Hydro-Québec fait cinq recommandations portant sur les grands enjeux des rapports entre autochtones et non-autochtones.Ces enjeux sont la nécessité d’établir un pacte social, l’autonomie gouvernementale, la cohabitation territoriale, l’environnement et le développement économique.En ce qui concerne l’autonomie gouvernementale, M.Couture a déclaré : « Nous souscrivons naturellement à cet objectif, à condition qu’il se réalise dans le respect des lois et règlements du pays ou d’une manière qui soit compatible avec ceux-ci.» Le président et chef de l’Exploitation, qui a été l’un des artisans de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, a de plus noté que plusieurs formes d’autonomie gouvernementale autochtone existent au pays depuis de nombreuses années.« 11 est donc étonnant, a-t-il dit, que ce principe soulève encore autant de difficultés, mais c’est sans doute parce qu’il demeure mal défini.» Abordant l’enjeu environnemental, M.Couture a insisté sur l’importance qui doit être accordée à cette question.« Ne serait-il pas possible que la protection de l’environnement devienne un élément central de convergence plutôt qu’une source de conflit ?» Pour obtenir une copie du mémoire d’Hydro-Québec ou pour toute autre information à ce sujet, vous pouvez communiquer avec la Direction des Relations publiques, 680, rue Sherbrooke ouest, Montréal H3A 2M7.Tél.: (514) 289- 5775.?« Ne serait-il pas possible que la protection de l’environnement devienne un élément central de convergence plutôt qu’une source de conflit ?» ?t Entretenir des relations suivies avec les nations autochtones du Québec Manouane, Kuujjuaq, Waswanipi, Betsiamites et Kangirsttk ne sont que quelques-unes des 55 communautés où vivent les 11 nations autochtones du Québec.Par sa présence sur l’ensemble du territoire, Hydro-Québec est l’un des chefs de file de l’économie québécoise.L’entreprise favorise l’achat de biens et de services dans chaque région et elle recommande l’embauche delà main-d’oeuvre locale.Appliquée aux communautés autochtones, cette politique se traduit par d’importantes retombées économiques.Les autochtones participent à la fois aux travaux de construction et à l’exploitation.Les contrats accordés par Hydro-Québec peuvent viser autant l’aménagement de routes, de campements et d’aéroports, comme le déboisement et l’érection de lignes de transport et de distribution.La 12e ligne de transport, liant La Grande-3 à un poste situé près de Québec, a notamment permis à des entreprises montagnaises, atikamekw et cries d’exécuter des travaux importants.Les entreprises autochtones acquièrent ainsi l’expérience qui leur permet de répondre à d’autres appels d’offres pour des trasaux semblables.Des ententes durables qui prévoient des avantages à long terme L’aménagement des ressources hydrauliques de la baie James a été l’élément déclencheur des négociations qui ont abouti à la signature de la Convention de la Baie-Jaines et du Nord québécois.En vertu de cette convention et de nombreuses ententes ultérieures, les Inuit, les Cris et les Naskapis ont reçu plus de 500 millions de dollars d’Hydro-Québec et des gouvernements du Canada et du Québec.Ces ententes prévoyaient également la mise sur pied de sociétés autochtones dotées tic budgets cpti ont permis la création et l’exploitation de plusieurs entreprises, notamment Air Creebec, Air Inuit, la Compagnie de Construction Cris et Distribution d’énergie crie.Elles jouent un rôle important dans l’exploitation et la réalisation de projets d’Hydro-Québec : de 1989 à 1991.par exemple, Hydro-Québec a accordé des contrats de plus de 5,5 millions à Air Inuit et 108 millions à la Compagnie de Construction Cris.iwm 0 L'équité en emploi par la formation Ci plupart des emplois d’exploitation exigent une formation spécialisée.Les Crise! IIydro-Québec ont donc mis sur pied un programme de formation désigné -Horizon 1986-1996- par le biais de la ( lonvention de la Baie James et du Nord québécois et de la Convention Ci Grande 1986.Hydro-Québec Son but est de permettre aux Cris d’acquérir la formation pour occuper, d’ici 1996, 150 postes permanents liés à l’exploitation du complexe La Grande.Pour tenir compte des difficultés qu’éprouveraient les Cris à fréquenter des institutions éloignées, dans les régions urbaines du sud du Québec, Hydro-Québec a construit un centre de formation à LG-3.Quelque 50 Cris participent à des cours de formation rémunérés en vue de devenir électriciens ou mécaniciens d’appareillage, ou encore employés de bureau.—— Évaluation environnementale et mesures d'atténuation : une participation soutenue Le service Environnement d’Hydro-Québec, | mis en place en 1973, regroupe 200 employés permanents et fait appel à un nombre encore plus grand de conseillers indépendants.A ce jour, Hydro-Québec a consacré plus de 250 millions de dollars aux études environnementales et aux mesures d’atténuation et de mise en valeur relatives à la phase I du complexe La Grande.Hydro-Québec a mis au point, avec les communautés autochtones, des mécanismes qui lui permettent d’intégrer à ses études des impacts environnementaux les connaissances particulières fies autochtones, leurs valeurs et leurs opinions.Ges renseignements, conjugués au savoir qui découle du programme unique de suivi du complexe La Grande, mis en oeuvre il y a plus de 15 ans, permettent à nos spécialistes d’élaborer des mesures d’atténuation qui satisfont les besoins réels des communautés autochtones.0 Energie et environnement : la protection de la planète mm commence ici Au cours des 20 dernières années, le Québec a réalisé des progrès remarquables en termes d'efficacité énergétique.En 1992, la consommation d'énergie fies Québécois est à peu fie chose près la même qu’en 1971.L’utilisation fie l’énergie renouvelable est, après la conservation, le meilleur moyen d’assurer le développement durable.Et l’hydroélectricité est-la meilleure source d’énergie renouvelable.L’électricité comptait pour 20 % du bilan énergétique du Québec flans les années 70, comparativement à 11 % en 1992.Parallèlement, l'utilisation fies combustibles fossiles ( butait radicalement, tout comme l'émission des gaz causant reflet fie serre et les précipitations acides.Gette amélioration est attribuable à l'utilisation poussée que fait le Québec de ses ressources hydrauliques, qui lui fournissent 95 % de son électricité.Par exemple, les émissions fie gaz carbonique (( X )*>) pat habitant aux Elals-l 'nis et ailleurs au ( lanada sont le double fie celles constatées au Québec.Il en va de même ties gaz causant les pluies acides : bioxidc sulfurique (SOg) et fies oxydes d’azote (NOx).Ges effets positifs à l’échelle fie la planète découlent directement fin choix collectif que fait le Québec d'aménager ses ressources hydrauliques.¦___rtp rivièrGS Les rivières et lac s oci upem une place importante flans la vie fie tous les Québécois, autochtones et non-aulof htoues.Le mandat d'I Iydro-Québec, qui est d'alimenter plus fie 3 millions de clients en élet trii ité, est donc assorti d'une responsabilité de taille, soit d'utiliset fie façon optimale les ressources hydrauliques propres et renouvelables du Québec et, en même temps, assuret l’équilibre tic l'e< osvslème pour les générations à venir.a Hydro-Québec Les Cris et Hydro-Québec concluent une entente sur des projets à la baie James I Ait tout début fie l’Année internationale fies > peuples autochtones, Hydro-Québec, le Grand f Conseil fies Gris (du Québec), ainsi que les communautés cries de Ghisasibi et de Wemindji ont signé le 8 janvier dernier la Convention La Grande (1992)-Qpimisco\v.Gette convention prévoit fies compensations financières, fies travaux remédiateurs et d’autres mesures pour faciliter les activités traditionnelles et permettre à l’entreprise de poursuivre certains projets de la phase II du complexe La Grande, dans la région de la Baie-James.La compensation atteint 50 millions (indexés), dont 15 millions ont été versés sur-le-champ à des fonds communautaires et 35 millions (indexés) seront échelonnés sur 50 ans.De cette dernière somme, quelque 8 millions sont versés à un nouveau fonds désigné, en cri, le fonds « Indoho ».Ce verbe signifie se déplacer et exploiter le territoire.Le fonds est destiné à favoriser la chasse, la pêche et le trappage.« Les Cris et Hydro-Québec peuvent parfois trouver des solutions à des problèmes concrets.» de déclarer le Grand Chef Matthew Coon Come lors de la signature.Communication et coopération : un nouveau cadre Les mécanismes de communication permanents et améliorés, prévus dans la Convention La Gratifie ( 1992)-Opimiscow, renforceront la coopération entre Hydro-Québec, la nation crie et certaines communautés cries.Ensemble, les Gris, I Iydro-Québec et sa filiale la SE15J pat ticiperont a I optimisation des mesures remédiait ices pout lesquelles 25 millions ont déjà été prévus dans les budgets fie construction.I .a Société ( Ipimiscnw-Sotruf est creee, pour une période fie 50 ans, pour surveiller la mise en oeuvre fies mesures remédiatrices.Son conseil fl administration est composé d'un nombre égal de représentants fies ( Iris et d’I Iydro-Québec.I n autre comité permanent, ayant aussi une reptésenla-lion égalé ( Iris-I Iydro-Québec, surveille la mise en oeuvre iS 3 r- ' i- Elles savaient ce qu'elles voulaient.Un groupe de femmes d'tvujivik au Nouveau Québec exhibent fièrement leur diplôme qu'elles ont obtenu ie 11 mai dernier La responsable du programme d'enseignement au préscolaire et au primaire en milieu nordique, la professeure Gisèle Mafieux, les accompagne.Elles ont complété leurs études dans leur village: Maggie Angiyou, Siaja tyailuk.Qumaq Kanarjuak et Siaja Mark.L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a simplement voulu avec elles! Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue 42, tuo Mgr Rhônumo Est, case postale 700.Rouyn Notanda.Québec J9X 5E4 Téléphone (819) 762 0971 Le béluga : un avenir à protéger 1*1 Pê£hes Fisheries Porvarlnf ¦ et Oceans and Oceans vydl lfLLlfl Il E NUI I) O K 1 () N président de la Commission de toponymie du Québec En 1908, le Bulletin du parler français au Canada publiait, sous le titre de L'invasion des noms sauvages , une allocution d’un fonctionnaire provincial, Eugène Rouillard.On devine l’orientation d'un discours coiffé d'un tel titre.Elle constituait un véritable réquisitoire contre les noms amérindiens.11 les jugeait «de digestion laborieuse, rébarbatifs, antipathiques, barbares».Il leur reprochait d’«écorcher le tympan avec leur allure antédiluvienne».A la même époque, un abbé, du nom d’Henri Simard, Qui égrenait plutôt des noms de gares, tenait des propos du même ordre.Il écrivait : «Feuilletez les horaires de compagnies de chemins de fer.et vous constaterez avec épouvante que la majorité des stations sont décorées de noms sauvages choisis parmi les plus repoussants et les plus rébarbatifs.» A la décharge, bien partielle, de Rouillard et de Simard, il faut dire que cette attitude était bien présente dans la mentalité de l’époque.Mais celle-ci a malheureusement porté ses tristes fruits car.dès 1912, la Commission de géographie du Québec, organisme chargé d’officialiser les noms géographiques de la province, préconisait de «n’accepter qu’avec la plus grande circonspection les noms sauvages».Effectivement, durant la période qui a suivi, époque heureusement révolue mais qui a tout de même duré quelques décennies, on a fait la vie dure à la toponymie amérindienne et un nombre impressionnant de noms de lieux autochtones a, c’est le cas de le dire, été rayé de la carte.Le toponymiste Jean Poirier estime à 15 000 le nombre de noms amérindiens disparus après avoir figuré sur des cartes géographiques jusqu’à la fin du XIXe siècle.Cartographes et administrateurs ont donc apporté leur collaboration à celte oeuvre de nettoyage qui, si elle s’était poursuivie, aurait constitué un véritable génocide toponymique.On a donc procédé, dans le premier tiers du XXe siècle a des substitutions massives de noms, qui ont contribué à éliminer 80% de la toponymie amérindienne en usage aux siècles précédents.Quels étaient donc les arguments contre les noms amérindiens ?1- Ils sont difficiles.Est-il argument plus subjectif ?Y a-t-il quelqu’un qui ne trouvera pas quelque peu difficile de mémoriser ou inême-de prononcer un nom d’une langue qu’il ne connaît pas?Et pourtant, on s’est bien habitué à des appellations comnje Chicoutimi, Saskatchewan, Shawinigan, Anticosti?A l’inverse, pas besoin de fouiller dans les dictées de Bernard Pivot pour trouver des noms de lieux difficiles pour les non-francophones.Pourrions-nous tous orthographier correctement des noms comme Preissac, Lie Montausier, Chatelraux?Pensons seulement au nom Saint-Laurent, qui demande douze lettres pour représenter trois syllabes.Pour nous, c’est simple ; pour un allophone, non.Tout est relatif.2- Les noms amérindiens sont longs.N’oublions pas que les langues amérindiennes sont des langues agglutinantes qui accumulent dans un même mot plusieurs éléments qui, dans les langues romanes par exemple, constituent des mots différents.Ainsi, le nom montagnais Kanjaskwijast sipis , paraît long ; en fait, il est constitué de deux mots qui se traduisent par «le ruisseau de la petite pointe boisée», c’est-à-dire non moins de sept mots en français! Non seulement, la difficulté des langues et des noms amérindiens est-elle relative, mais elle demeure aussi subjective.Car qui prétendra qu’un nom comme Saint-Jaeques-le-Majeur-de-Wolfes-town est facile pour quiconque n’est pas francophone, ou même Québécois?Rappelons ce nom, aujourd’hui heureusement raccourci, qui oscillait entre le pittoresque et le ridicule : Coeur-Très- Pur-de-la-Bienheureu-se-Vierge-Marie-de-Plaisance.3- Ixs noms amérindiens sont changeants.C’est vrai.Ou du moins, cela a été vrai.Ce phénomène tient, entre autres, au fait qu’il existe au Québec une grande diversité de langues et de dialectes amérindiens.Ix nom Québec est un mot abénaquis ou micmac; l’endroit s’appelait autrefois Stadaconé, nom iroquois.Et aujourd’hui, les Dans notre toponymie, les noms d’animaux sont omniprésents : les Lac à la Truite et Lac Caribou sont légion.La toponymie amérindienne, c’est tout naturel, partage cet intérêt pour la faune et on trouve aussi des noms comme : Lac Alikamekw (poisson blanc) ou Lac Amiskw (castor).Mais il est intéressant de noter que les langues autochtones permettent souvent, avec une économie de sons, une precision dont ne dispose pas le français, et cela, tant au niveau des aspects descriptifs que relationnels.Ainsi, l’Indien attikamek ne se contentera pas du simple équivalent de Lie Castor ou Lie à la Carpe ; il dira Manowan (là où on ramasse les oeufs de mouettes).11 précisera le sexe de l’animal : Lac Aiapew (lac de l’orignal mâle), Lie Onitcanew (lac de l’orignal femelle).PHOTO JACQUES NADEAU Aujourd’hui les «noms sauvages» sont remis à l’honneur chez les autochtones.Ci-haut des jeunes Mohawks à leur école de Kahnawake.Le toponymiste Jean Poirier estime à 15 000 le nombre de noms amérindiens disparus après avoir figuré sur des cartes géographiques jusqu’à la fin du XIXe siècle.Montagnais nomment la ville : Wepistukujat.Mais le caractère instable des noms de lieux amérindiens est autant le fait des Blancs que celui des autochtones; en effet, les explorateurs, les arpenteurs et les cartographes, ignorant les langues amérindiennes, ont écrit les noms autochtones au son, selon leur oreille et leurs habitudes phonétiques.4- On ne devrait pas officialiser des noms dont on ne connaît pas la significalion.Cette proposition a du sens et aurait empêché d’apposer sur des cartes officielles des dénominations aussi ridicules que Notre-Dame-de-Koartac, nom qui résultait de l'action de bonnes âmes qui avaient voulu récompenser les Pères Oblats de leurs bons offices dans le Nord québécois en sanctifiant les noms inuits; mal leur en prit lorsqu’ils apprirent que Koartac signifiait «vers intestinaux».Notre-Dame-des- Vers-Intestinaux! Ces arguments, et bien d’autres, ont été invoqués pour éliminer dans la mesure du possible les noms de lieux autochtones.Cette volonté de remplacement, d’ailleurs, ne date pas d’hier.Elle hantait déjà les premiers arrivants européens.Jean Poirier cite à cet égard une note bien révélatrice de la volonté des découvreurs et missionnaires.Dans sa Relation 1663-1664, le père Jérôme Lile-mant relate : «.nous arrivasmes au Lie de Manikoua-gan.et que nous appellerons le Lac de S.Bamabé».Cette époque est révolue.Aujourd'hui, le Guide toponymique du Québec , énonce clairement la politique adoptée et appliquée par la Commission de toponymie : «Dans les régions habitées ou fréquentées par les populations autochtones, la Commission accorde une attention particulière à la toponymie des Amérindiens et des Inuit dans la dénomination des lieux.»Cette politique a porté ses fruits.En 1969, le Québec ne comptait officiellement que 400 noms de lieux d’origine amérindienne et inuit.Moins de 25 ans plus tard, grâce à une politique d’inventaire systématique qui s’est d’ailleurs développée en étroite collaboration avec les communautés autochtones, le trésor toponymique officiel du Québec compte maintenant plus de 10 000 noms géographiques autochtones officiels.Ixur nombre a donc augmenté de plus de 800%.Au moins à ce chapitre, on peut affirmer que les relations entre indigènes et eurogènes ont été positives et fructueuses.Mais au-delà de la couleur phonétique de cette toponymie, se déploie un message éloquent, celui que les autochtones inscrivent depuis des millénaires dans cette inépuisable mémoire collective qu’est la toponymie.Les noms de lieux amérindiens, en effet, lorsque étudiés avec minutie, recèlent une foule de renseignements sur les peuples autochtones du Québec et du Canada, sur leur répartition géographique, sur leurs mouvements, leurs relations avec le territoire, leur conception du monde, leurs croyances, leurs craintes.Quelques exemples.En montagnais, il existe une vingtaine de mots différents pour traduire le mot français «lac», selon que l’étendue d’eau est profonde ou pas, que l’eau est claire ou pas, selon que des herbes y poussent ou non, selon que le lac est encaissé ou à fleur de plaine.11 existe même un terme spécifique pour désigner un lac dont les bords restent pris de glace tard au printemps (opwatan ).Plus important encore : les noms de lieux autochtones donnent souvent des indications qui orientent les activités de chasse : Lie Kapipon Ami (lac où le poisson fraye pendant l’hiver), Baie Piciw Minikanan (baie où le lynx va manger des bleuets).La toponymie consignera d’ailleurs non seulement l’espèce chassée, mais aussi la méthode employée : Lie Masko Ponapanan (endroit où l’on chasse l’ours avec un hameçon caché dans un appât), Lie Mateiskan (lac aux mauvais os ; référence à la scapulomancie ?), Rivière Kinoce Wapanan (rivière où on prend les brochets avec des lignes donnantes).La toponymie constitue justement une des ressources auxquelles ils puisent et dans lesquelles ils consignent leur expérience du terrain.Témoins, des noms comme :Weymontachi (là d’où on peut voir loin), Lac Kasakito-hikatek (lac accessible en canot par la rivière).Bien au fait des voies invisibles de circulation, si l’on peut dire, les Amérindiens en connaissent aussi les difficultés, les dangers.On rencontre ainsi, dans la région de Manoua-ne, des noms comme : lac Akwatokw Kasakitc (lac de la souche immergée), lac Kamiwapiskitecik (là où il y a risque de frotter le canot sur les roches).Ces quelques exemples illustrent bien le raffinement dénominatif qui caractérise la toponymie amérindienne et réfutent magistralement l’évaluation qu’en faisaient des âmes peut-être bien intentionnées, mais bien ignorantes de la réalité, comme Eugène Rouillard ou l’abbé Henri Simard.Si tant de noms amérindiens ont cohabité, sur notre territoire, avec une toponymie française -anglaise aussi- durant maintenant près d’un demi-millénaire, on se doute bien que, comme pour le sang, il y eut des juxtapositions, mais aussi des mélanges, des interinfluences fort importantes.La variété de ces interinfluences entre la toponymie eurogène et autochtone illustre bien le caractère vivant, dynamique, de cette dimension du langage qu’est la toponymie.Puisqu’elle est une mémoire collective, rien détonnant quelle enregistre les échanges, les emprunts, les incompréhensions réciproques.La toponymie est donc aussi un miroir qu’il importe de consulter en se demandant si on a assez porté intérêt au trésor toponymique amérindien et inuit et si on lui a assez rendu justice pour avoir raisonnablement et collectivement la conscience tranquille à cet égard.Aussi, une comparaison objective de ce que recèlent les toponymies indigène et eurogène de notre pays ne permettrait-elle pas un peu plus de respect et d'humilité?r^crT K>Lr Dix ans de développement dans le Nord québécois Amorcée en 1983, à la suite d'une entente Canada-Québec, la construction d'un réseau de douze aéroports dans les villages inuit est maintenant terminée.Transports Québec, maître-d’ceuvre du projet, a relevé les défis posés par la rigueur du climat, la courte saison d’été, la nature du sol et l’isolement.ON VA DE L'AVANT Transports I Québec La population autochtone profite désormais d'un service régulier, efficace et sécuritaire de transport des passagers et des marchant dises.Parce que là-bas.c'est l’avion qui sauve des vies, livre les denrées essentielles et contribue au développement .des communautés.Aéroports nordiques 1983-1993 8 I- K l> K V (MH, I.K S S A M K |) | I) I M A X ( II I !) !) I !l K T Il K .1 ü I N Royal Commission on Aboriginal Peoples Commission royale sur les peuples autochtones UN MESSAGE DE RÉCONCILIATION DE LA COMMISSION ROYALE SUR LES PEUPLES AUTOCHTONES Chers concitoyens; Chères concitoyennes; Même si vous n'en avez peut-être pas tout à fait conscience, vous serez touchés d'une façon ou d'une autre, toutes et tous, par les travaux de la Commission que j'ai l'honneur de coprésider.C'est pourquoi je profite de cette journée de solidarité avec les peuples autochtones pour vous rappeler le mandat de notre commission, vous faire part de l'état de nos travaux et vous inviter à vous y intéresser.Créée à la fin de l'été 1991 par le gouvernement du Canada, la Commission royale sur les peuples autochtones remettra ses conclusions et ses recommandations dans un peu plus d'un an, à l'automne de 1994.Elle aura disposé d'environ trois ans pour mener à bien un mandat très vaste, touchant à tous les aspects de la relation entre autochtones et non-autochtones au Canada et, bien sûr, au Québec.En bref, ce mandat consiste à amorcer une réconciliation entre les autochtones et les non-autochtones et à favoriser l'élaboration d'un projet de société commun en établissant une nouvelle relation fondée sur la confiance, la compréhension et le respect mutuels.À la suite de nombreuses audiences publiques de la Commission dans les différentes régions du Canada, nous avons constaté que certains éléments clés se dégageait des propos tenus par nos différents interlocuteurs en vue de jeter les bases d'un avenir commun.Le premier est la relation nouvelle qui devra reposer sur trois autres éléments, soit: l'autodétermination, l'autosuffisance et la guérison.Le retour à la santé physique, mentale et spirituelle est essentiel pour que les communautés autochtones puissent progresser vers les objectifs de l'autosuffisance, soit la capacité de subvenir à ses propres besoins, et de l'autodétermination, celle de maîtriser son avenir.Quelque 2 000 personnes ont participé à ce jour aux audiences publiques tenues par la Commission dans près d'une centaine de localités à travers le pays.Toutefois; nous avons besoin d'entendre davantage la voix des non-autochtones et en particulier celle des Québécoises et des Québécois.Nous voulons savoir comment vous envisagez la construction de notre avenir commun, l'élaboration d'un nouveau contrat social entre autochtones et non-autochtones.Certaines associations représentatives des forces vives du Québec nous ont fait part de leur point de vue; d'autres ont manifesté l'intention de nous rencontrer l'automne prochain lors de notre dernière série d'audiences publiques.Par ailleurs, toute personne intéressée est invitée à nous communiquer ses idées sur la question de la relation entre autochtones et non-autochtones.Notre adresse et nos numéros de téléphone sont indiqués ci-dessous.C'est avec fierté que la Commission royale sur les peuples autochtones souligne cette journée nationale de solidarité avec les peuples autochtones d'autant plus que Tannée 1993 leur a été consacrée au niveau international.Au nom des commissaires Paul L.A.H.Chartrand, Viola Marie Robinson, Mary J.Sillett, l'honorable Bertha Wilson et du coprésident Georges Erasmus, je vous invite tous et toutes, autochtones et non-autochtones du Québec; à vous pencher sur la question de nos relations et celle de notre avenir commun.Ensemble, nous pouvons préparer un avenir meilleur.René Dussault, j.c.a.Coprésident Dënc Dédliné radânjthensi ha, Nighak'althër Nedhé, Dëne NiréMis d'P^AP^' A o‘a Vbr'LV*.x>c Royal Commission on Aboriginal Peoples I UC pr t>PL* > b «.OA P"VCx "Ho.&
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