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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-09-18, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V OIK, I, E S S A M EDI IS E T I) I M A X (' Il E I O S E l‘ T E M K K K I !l !) :t ?LE DEVOIR * Cinéma Page C3 Opéra Page C5 Musique Page C6 Arts visuel Page CIO DANSE Le Festival de nouvelle danse, mode d’emploi Le Festival International de Nouvelle Danse fera ses premiers pas dans une dizaine de jours, le 29 septembre à 20h30 très exactement.La danse actuelle y est particulièrement bien représentée cette année à travers seize compagnies originaires d’Europe et d’Amérique du Nord.Mais comment choisir «ses» spectacles parmi les quarante-cinq représentations à l'affiche?VALÉRIE LEHMANN Cela sera votre premier Festival international de nouvelle danse?Vous avez décidé de vous mettre à la danse actuelle, histoire de respirer la culture contemporaine ou vous trouvez l’affiche du Find 93 si allumeuse que vous ne pouvez résister à la tentation de vous glisser parmi les festivaliers.Après avoir feuilleté le programme-synthèse, vous voilà bien pantois.N’hésitez pas.Si vous voulez vous payer un seul spectacle initiatique de valeur internationale, foncez acheter un billet pour DV8 Physical Theatre ou la compagnie Ultima Vez, invitée une troisième fois au Find.Vous allez adorer ou vous allez détester, mais vous vous en souviendrez.Si vous coincez sur le concept du spectacle total, préférez la troupe de l’Américain Bill T.Jones, tout aussi engageante et engagée que ses consœurs européennes, mais de facture plus orthodoxe quant au travail du mouvement et de la mise en scène.Quel que soit le choix que vous opérerez parmi ces trois possibilités, vous serez bien servi pour une toute première fois.Si vous avez déjà rencontré la nouvelle danse internationale, lors des précédents festivals par exemple, et que vous recherchez une vision unique de la danse actuelle, du ja-mais-vu-jamais-venu-jamais-vaincu, courez voir The Michael Clark Company, le spectacle d’ouverture du Find 93.la danse de ce jeune créateur britannique — mondialement reconnu — est intrigante, empreinte à la fois de violence et d’élégance, conguguant avec virtuosité académisme et innovation.Si vous aimez les bleus à l’âme, poussez votre cerébralité jusqu’à Sonatas 555 de la Belge Michèle Anne de Mey, une chorégraphe de l’esprit qui sait rester douce jusque dans les courses effrénées et qui s’amuse des musiques classiques comme nulle autre semblable, fin 1991, sa surprenante Sinfonia Eroica avait séduit bien plus que les mélomanes Montréalais.Si vous vouez un culte à la science-fiction et à la poésie érotique, précipitez-vous à l'une des deux représentations du Sacre du Printemps de Marie Chouinard.Après le superbe Trous du Ciel, cette créatrice locale formidablement excentrique a décidé de récidiver.une expérience de groupe réussie.Si vous, vous sentez à l’aise dans les ballets architecturaux, si vous aimez respirer le mouvement structuré, dans une version sérieuse ou VOIR PAGE C-2: FESTIVAL Dans la vraie vie, elle s’appelle Clémence et donne des spectacles d’adieu PHOTO JACQUES GRENIER DE RETOUR APRÈS IA (MÉNO)PAUSE Clémence DesRochers En spectacle au Monument National du 21 septembre au 2 octobre, à 20h.SYLVAIN CORMIER Pincez-moi, quelqu’un.Mais oui, c’est bien elle.Mademoiselle Sainte-Bénite en personne, entre le bord du fleuve et une grande tour de condos à l’île des Sœurs.C’est logique pour une grenouille de bénitier, me dis-je, de vivre à l’Ile des Sœurs.Elle a bien changé depuis que j’avais sept ans.Mademoiselle Sainte-Bénite.Elle n’a plus du tout l’air d’une vieille fille, et elle n’est plus entourée de chiens et de chats.Je n’ai pas osé lui demander ce que Grugeot, Délicat, Chatonne et le vieux Sourdine étaient devenus, de peur qu’elle me dise qu’ils sont morts.C’est une drôle de peur, parce que je sais pertinemment qu’ils ne mourront jamais.La preuve, c’est qu’on peut les voir dans la nouvelle série de vidéocassettes de la SRC.Mademoiselle Sainte-Bénite a d’ailleurs bien hâte de revoir ses amis et de leur dire à nouveau: bonjour et me voici! Je vais vous confier un secret.Mademoiselle Sainte-Bénite n’a jamais existé pour de vrai.C’était un personnage que la gentille et jolie dame en face de moi incarnait.Son vrai nom, c’est Clémence.C’est ainsi que tout le monde l’appelle, même si son nom au complet, c’est Clémence DesRochers.I,e même nom de famille que son père, évidemment, qui se prénommait Alfred et qui était un grand poète, ce qui est beaucoup moins évident.Elle aussi, à sa façon, est une grande poétesse, ce qui est encore plus improbable quand on a eu un grand poète pour père.Bon, arrêtons les frais, je ne vous ferai pas tout l’article sur ce ton-là.Deux paragraphes en chemin, et j’épuise déjà.C’était simplement pour que vous sentiez à quel point Clémence, pour moi, sera toujours un peu Mademoiselle Sainte-Bénite, quoi quelle dise, quoi qu’elle écrive, quelque nouveau spectacle d’adieu qu'elle propose, y compris De retour après la (méno)pause, le show quelle amorce mardi prochain au Monument National et VOIR PAGE C-2: CLÉMENCE Mademoiselle Sainte-Béni is alive and well à File des Sœurs Dans le cadre du Mois de la Photo à Montreal 1993, Michel Tetreault Art International présente i f- mois DE LA * C • ' ' ' P HOTO for intérieur ' JWO’KCWGMWWWWHWWWWWWWOWWWWWWC d’automne Claude Bélanger Lisa Moser Usa Streifler du 26 août au (Québec) (Etats-Unis) (Regina) 26 septembre 1993 7 jours / semaine, de 1 I heures à 18 heures 8 7 8 - À R T S 55 P RI N CE TRAVERSES' Nathalie Caron Ceorg Mühleck Les eaux mortes, forme brève cibachromes tirés de photographies, tricots et poèmes Interconnexions copigraphiques Du mercredi au dimanche, de midi à 17 heures 8 7 8 - A R T S Michel Tétreault Art International remercie le ministère de la Culture pour sa participation du 4 septembre au 3 octobre 1993 „ Une exposition présentée exceptionnellement au STUDIO CORMIER 3450.SAINT-URBAIN L K I) E V OIK, L E S S A M EDI IK E I' I) I M A X C II E IDS E I’ T E M U II E I » 9 S Info et réservations:'^ 861-4036 i Comptoirs ADMISSION Tél: 790-1245 Avec : Nobmand Canac-Mabquis Mai|o«ie Smith ei Jocelyn BEiiubE Martin Dion Robert J.A.Paquette DU 8 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE vU LICORNE lus «on mm DU MARDI AU SAMEDI 20 H Dimanche 15 h Dtcor et accessoires : Richard Lacroix Costumes : Jean-Yves Cadieux Éclairages : AndrE Rioux Environnement sonore : Bernard Bonnier Direction gestuelle : Jocelyne Montfetit RESTAURANT THÉÂTRE IU« HUI MAMCAU 523-2246 LA MORI DES ROIS JF.AN SANS TERRE ET SA MÈRE ALIENOR D’AQUITAINE Du 21 septembre au 2 octobre à 20h00 F'M Oll4tKKItltV1 Avtf ® MONUMENT-NATIONAL : 82, DOUL.SAINT-LAUWCNT métro Place d'Armes texte ROBERT CLAINC mise en scène JEAN ASSELIN avec ERANÇOISE FAUCHER, BENOÎT DAGENAIS, FRANCINE ALEPIN, JACQUES LE BLANC et SILVY GRENIER adaptation musicale Silvy Grenier scénographie Ÿvan Gaudin, éclairage Colette Drouin conte pour enfants de | présenté par le Adaptation et mise en scène: Raynald Michaud • Musique: Normand Dubé • Narration: Gilles Vigneault f Au Gesù, (1200, rue de Bleury, Montréal) t 16 septembre, 19 h, 17 septembre, 20 h, 18 septembre, 15 h et 20 h, SÊÊ 19 septembre et 25 septembre, 15 h Une collaboration du Théâtre de Zef, des Productions Musi-Scène lnc„ et du Centre de Créativité du Gesu.IV1 N I B U S ESPACE LIBRE y AU 25 SEPTEMBRE Espace libre 521-4191 Admission 790-1245 L’humour se porte à merveille CLEMENCE Avec Clémence, il y a autant de perceptions que de spectateurs SUITE DE LA PAGE 1 qu’elle jure à tous les Dieux être le dernier des derniers (si je compte bien, c’est le huitième au revoir à la scène de Clémence, qui en détient le record loin devant Charles Trenet et Georges Guétary).Une première impression ne s’efface jamais.Et ce qui étonne chez Clémence, c’est la quantité effarante de premières impressions quelles a suscitées.En plus de 35 ans de carrière, elle a montré tellement de facettes d’elle-même que les gens ont eû, de génération en génération, mil-ld façons de l’aborder et d’entrer dans son monde.Mille voies d’accès plus ou moins éloignées de l’essentiel, les one-woman shows de ses chansons et monologues, mais qui finissent toujours par y mener.Tôt ou tard.A tous les soirs, quand elle de-nlande aux gens qui assistent à son spectacle pour la première fois de lever la main, il y a toujours une forêt de bras qui se brandissent.• Et Dieu créa Clémence 11 en est ainsi depuis le début.11 y a d’abord eu la famille et les amis, cèux qui l’ont connue gamine et déjà frondeuse, quand elle inventait des spectacles dans le carré de sable de l’arrière-cour chez les DesRochers à Sherbrooke.11 y a ceux qui ont l’Agathe des Plouffe inscrite à jamais dans le code génétique.Et il y a ceux qui passaient leurs soirées sur la rue CYescent à la boîte à chansons Chez Bozo en 1959 et qui n’en revenaient pas de la voir tenir tête aux autres Bozos, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillée, Hervé Brousseau et Raymond Lévesque.«C’était bien intéressant d’être la seule fille, rappelle la principale intéressée.C’était bon pour moi, parce que je désirais d’autant plus sortir de l’ombre et me faire remarquer que j’étais au milieu de quatre gars brillants et imbus d’eux-mêmes.En plus, il y avait les kicks.Moi, j’avais un kick sur Jean-Pierre.Par contre, je ne couchais pas: j’agaçais.11 y avait les conflits, aussi.Entre Jean-Pierre et Raymond Lévesque, ça bardait.Mais ça s’use vite, un groupe.On n’est pas fait pour vivre à cinq.» Les points d’ancrage ne sont pas seulement nombreux, il sont incroyablement diversifiés.11 s’en trouvera certains qui ont vu Clémence pour la première fois à La Boîte à surprise, une autre émission [jour enfants de la SRC, où elle était Béatrice de Beau-Pied-Bel-Oeil.D’autres ont fait sa connaissance par ses livres de poèmes, de nouvelles et de monologues, par ses exjxisitions de dessins (au style merveilleusement enfantin), par les émissions en tous genres qu’elle a animé ou co-animé à la télé, de Rolande et Robert en 1958 aux populaires L'rouvailles à Clémence en 1976.Ou alors via le succès inespéré au palmarès d’une chanson à la fois touchante et rigolote, Les gens aiment mieux Mireille Mathieu, en 1975, voire par le spectacle-hommage que la dite chanson inspira à Renée Claude en 1980, Moi, c’est Clémence que j’aime le mieux.Sans oublier Notre Clémetice, la remarquable biographie d’Hélène Pedneault (Ed.de l’Homme, 1989).D’autres encore auront franchi les portes de l’une ou l’autre des trois boîtes qu’elle ouvrit dans les années soixante (on la surnommait «l’ouvre-boîte»), où elle monta des revues célèbres en leur temps: U monde sont drôles, avec Gilbert Chénier et Yvon Deschamps, qui tint l’affiche pendant l’été de l’Expo à Li boîte à Clémence, son petit établissement du Vieux-Montréal («J’appelais les journalistes, je collais les affiches, je faisais tout à la main.La loi des débuts, c’est merveilleux!»), ou alors Les Girls, la revue dite féministe quelle présenta en 1969 au Patriote à Clémence avec «une autre gang trop belle pour ne pas être éphémère»: Louise Latraver-se, Paul Bayard, l’idole du moment Chantal Renaud et une certaine Diane Dufresne qui y rencontra un certain François Cousineau.Pour une seule et même Clémence, il y a autant de perceptions que de spectateurs.Et pas seulement des positives.«Il n’y a pas deux personnes qui me connaissent de la même façon, commente-t-elle.Si tu • savais tout ce qu’on me dit.Les chauffeurs de taxi, les pêcheurs sur le lac (le majestueux Memphréma-gog, où elle jiasse le plus clair de ses étés en bande avec ses amies Edith Butler et Denise Bombardier).En général, on sait très peu de choses de moi.Des bribes.Ah, je vous ai vue à la télévision, c’était ben bon.Mais ils ne se rappellent pas ce que je disais.Un pêcheur me dit: vous êtes agressive.Je lui demande: pourquoi vous dites ça?Ah, il dit, je vous ai déjà rencontré dans un couloir à Radio-Canada.J’avais l’air bète, donc je suis une fille agressive.11 y a des mo- ments où on se dit que ce serait bien si les gens se taisaient un peu.» Elle a prononcé la dernière phrase tout doucement, avec un petit rire à la fin pour en atténuer la charge.La ronde d’entrevues des derniers jours l’a vidée.Elle en a visiblement jusque là des questions qui se répètent, des «journalistes paresseux» qui lui demandent ce qui lui reste à accomplir à l’aube de la soixantaine.«Les entrevues m’ennuient.J’aime les conversations, les rencontres.L’événement, ce n’est pas moi.C’est nous deux.C’est toi qui n’est jamais venu ici.Je suis curieuse, moi aussi, de savoir avec qui je parle.En spectacle, c’est pareil.Je parle à quelqu’un.» Clémence, en tous temps, est consciente de l’autre.C’est probablement pour ça qu’on l’aime, parce quelle abolit la distance, parce quelle voit le public autant que le public la voit.Les yeux dans les yeux, sans filtre, sans vedettariat.Et sans filet.Une telle variété de perceptions et une telle réciprocité dans les rapports, forcément, ne vont pas sans risque.«Le public, c’est vraiment mon partenaire, et la qualité d’écoute n’est jamais la même.Il y a des soirs où je suis très très nourrie, et d’autres où je suis attendue, où ce n’est pas généreux au départ, où l’attitude, c’est fais-moi rire.Le spectacle, c’est une joute incroyable.Tous les soirs, j’entre en scène en étant inquiète.Mais je ne suis jamais assez inquiète pour ne pas le faire.Il y a trop de moments intenses et beaux.» Mademoiselle Sainte-Bénite peut retourner à ses animaux.Clémence s’occupe des humains.PASCALE PONTOREAU On dira ce que l’on voudra, l’humour demeure le produit artistique le plus populaire au Québec.N’en déplaise aux grincheux! Montréal en a acquis un ambitieux Musée.pour rire, unique en son genre.Le dernier Festival Juste pour rire a accumulé des profits de 50 000$.Stéphane Rousseau a accueilli plus de 130 (XK) personnes en moins d’un an et Jean-Marc Parent s’offre deux soirées au Théâtre du Forum.Un quidam aurait dit un jour : «les acteurs on les respecte, les humoristes, on les aime».La sentence populaire se vérifie largement ces dernières années.Les maîtres de l’humour, d’Yvon Deschamps à Daniel Lemire, de Clémence Desrochers à Marie-Lise Pilote, sont les coqueluches du public.Pour sa onzième édition, le festival de Gilbert Rozon qui fonctionne avec un budget de 5,9 millions de dollars, a vu trainer quelque 550 0(X) badauds autour des scènes extérieures et plus de 75 000 zygophiles se sont dilatés la rate -moyennant deniers - pendant les spectacles en salle.Mais qu’est-ce qui peut bien provoquer un tel engouement?La récession, le manque de valeurs, la grisaille et la morosité seuls draineraient des milliers d’aficionados.Plus capable de se redresser devant le quotidien, chacun va se plier en deux devant les simagrées d’un comique.Michel Rivard disait récemment, lors de l’émission québécoise clone de Frou-Frou, qu’il évitait maintenant d’intervenir entre ses chansons à grand coup de monologue sarcastique et absurde, parce qu’on était noyé dans une surenchère qui nous faisait rire de tout et de rien.Pourtant, l’humour, ça paye! Les supplémentaires se multiplient, les amuseurs publics croulent sous les couronnes de lauriers.Parmi les cinq artistes qui tiendront la scène de l’humour cet automne, quatre sont en nomination pour des prix au gala de l’Adisq.Stéphane Rousseau rivalise même avec les Colocs et Luce Dufault à titre de «Découverte de l’année».D’ailleurs, fort du succès de Madame Jigger, du voisin BBQ, et de ses imitations de Michael Jackson, le LaSallois le plus jeune des humoristes en vogue, revient dès le 21 septembre au Théâtre Saint-Denis.Stéphane Rousseau donnera encore quelques 150 représentations à travers la province.«C’est presque du fonctionnariat, on a tellement les mots en bouche.C’est moins fatigant, je peux laisser une plus grande marge à l’improvisation.» Les reprises s’orneront d’un nouveau per: : sonnage macho-musclé-huilé, d’une : imitation de Mario Pelchat et d’une refonte des éclairages.Un rôle de, composition pour Stéphane Rousseau qui aimerait bien, sous peu, se casser la voix sur un disque.sé;; rieux! ,, \ Daniel Iœmire le suit de près.Du 5 au 9 octobre, l’oncle George arpentera les planches du théâtre Saint-Denis avant de prolonger sa tournée en région.L’ambitieux Jean-Marc Parent, en-core sous le choc de sa virée noctur-;• ne au festival Juste pour rire, revient^ lui aussi pour deux supplémentaires1 de son spectacle éponyme, les 24 et, 25 septembre au Théâtre du Forum: 11 000 spectateurs en puissance! Du ' jamais vu au Québec.D’ailleurs, Purent offre un spectacle inclassable, Véritable «raconteur» public comme .il se définit, il parle, beaucoup, il interpelle les spectateurs.Le Forum , était un rêve pour cet adepte du Ca: nadien, de Genesis et de Jethro Tull qu’il a admirés dans l’aréna de la rue ' Sainte-Catherine.Rêve qui est deve-' nu réalité depuis que Jean-Marc Parent se produit lui-même aidé de son7 agent.«J’adore le marketing, le business, les ruses.Ça nous fait énormément plaisir de côtoyer les grosses boites de production et de réussir aussi bien qu’eux alors qu’on est juste deux gars dans la trentaine.Ça marche parce qu’on a des idées et que certaines idées remplacent bien des centaines de milliers de dollars.Au moins je fais ce que je veux.» Au registre des nouveautés, le public montréalais pourra apprécier dès le 21 septembre, au théâtçç Olympia, le duo Patrice «Détecteur de mensonges» l’Écuyer et Bernard Fortin dans «Jacques et Normand;'' Sans protection».Après le succès de leur premier spectacle, Merci beaucoup, les deux interprètes du texte de Johanne Seymour partent à la recherche du bonheur indissociable, selon eux, des problèmes qui entachent le rapport hommes-femmes., «C’est un clin d’oeil à toutes lés thèses actuelles sur la difficulté de, vivre en couple, spr les hommes per- ! dus», explique l’Écuyer qui, comme* son acolyte, vit avec la même compagne depuis belle lurette.Im seule humoriste et imitatrice;' au Québec présentera sa soixantaine de personnages aux invités du, théâtre du Gésu dü 27 au 30 octobre et du 4 au 7 novembre.Claudine Mercier a toujours adoré chanter.Consciente qu’elle ne pourrait jamais faire carrière dans le métier, elle a préféré plagier les vedettes, jusqu’à les rendre plus vraies que' nature.De Sonia Benezra à Sœur Angèle, de Julie Masse à Claire La-, marche, la jeune femme tombe véri-j tablement «amoureuse» de l’imagç! des personnages populaires au point de choisir de les imiter.Depuis, six mois, elle a donc élaboré son premier «one-woman-show», véritable : spectacle-concept qui laisse une place de choix à la vidéo, aux costumes' et aux décors.Enfin, pour tous ceux qui voient' dans la prestidigitation un summum de quétainerie, Alain Choquette vous convie du 28 septembre au 3 octobfé à sa «Première apparition» au Théâtre Saint-Denis.S’il n’entend pas réinventer la magie, Choquette compte bien revaloriser l’image de marque de cet art qu’il pratique depuis sa tendre enfance.le sourire aux lèvres! FESTIVAL SUITE DE LA PAGE 1 joyeuse, prenez un billet pour les Adieux de Jean-Pierre Perreault ou pour Chronicles of a simple life des Dancemakers de Toronto.Si la danse signifie pour vous rencontre avec les corps, ou si, dims votre langage imaginaire, post-modernité se conjugue avec intimité, alors vous avez le choix entre les solistes Anna-miri Van der Pluijm, Angels Margarit, Paul-André Fortier, et les compagnies d’Hélène Blackburn ou de Jonathan Burrows.Si vous êtes en quête de «danses d’auteurs», Le Ballet du Far-gistan et la Shobana Jeyasingh company vont combler vos espoirs.Dans le cas où vous recherchiez absolument deux spectacles totale-inent différents en terme de style de danse, prenez un voyage pour DV8 et Michèle Anne de Mey, Clark et Ultima Vez ou, pour rester en famille entre Québécois, Chouinard et Perreault.Mais vous pouvez aussi associer un gros show à un petit solo, pour changer d’ambiance.Enfin, si, après lecture de ce mode d’emploi du Find .vous vous trouvez incapable de choisir, rassurez-vous.l’avant-Fmd se déroule au cinéma Parallèle, où, du 17 au 26 septembre, à 19 heures, un programme choisi de vidéos de danse (différent chaque jour) vous propose de découvrir une bonne partie des chorégraphes invités en 1993.Texte de Pierre Lecris et Cary Cilmore Mise ce seine : MARTINE BEAULNE ou Saint-Laurent 82 I.K I) E V OIK, 1.E S SA M E I» I 18 E T I) I M A X CME I ü S E I' T E M K II E I II II '•’> MTS CINÉ M A TRUE ROMANCEJÀ COEUR PERDU) De Tony Scott, avec Christian Slater, Patricia Arquete, Dennis Hopper, Val Kilmer, Gary Oldman, Brad pitt, Christopher Walken.Scénario: Quentin Tarantino.Images: Jeffrey L.Kimball.Montage: Michael Tronick etChristian Wagner.Musique originale: Hans Zimmer.USA, 1993.Version originale: les cinémas Eaton, Dorval, Du Parc, ImvoI, Pointe-Claire et Versailles.Version française: au Parisien.FRANCINE LAURENDEAU C'iarence (Christian Slater) est un /jeune célibataire romantique m K V (III!.1.K S S A M K l> I 1 8 K T I) I M A X (' Il E MIS E I’ T V.M 15 I! E I II II A O P É R A La soprano Karina Gauvin gère bien sa carrière «Tous les espoirs sont permis à cette chanteuse de 27 ans» Le public aura l’occasion la semaine prochaine de faire connaissance avec une chanteuse au talent fort prometteur.Deux concerts gratuits pour le constater.MARIE LAURIER LE DEVOIR La chance sourit à la jeune soprano québécoise Karina Gauvin.Cela dit sans exclure son immense talent reconnu par les nombreux prix qu’elle a remportés récemment dans des concours locaux et internationaux.Le dernier en titre, celui de Guelph en Ontario en 19*32 lui a valu une bourse d’étude en Ecosse d’où elle revient.En compagnie du directeur de l’Orchestre de chambre de la Royal Scottish Academy of Music and Drama (RSMD), Philip Ixxlger.Ce dernier était membre du jury à Guelph et, séduit par la voix de Karina, il a immédiatement offert à la lauréate un séjour de perfectionnement dans son pays.«Tous les espoirs sont permis à cette chanteuse de 27 ans», affirme M.Ledger, grand admirateur de Benjamin Britten (1913-1976) qu’il a connu personnellement et dont il se fait fort de diffuser la musique.L’ensemble de Glasgow, l’une des quatres écoles royales de musique en Grande-Bretagne, fait présentement une tournée de concerts dans l’est du Canada, et Karina Gauvin est la soliste invitée.Cette dernière chantera Les Illuminations, poèmes de Rimbaud sur une musique de Benjamin Britten.Le programme comprend également des oeuvres de Mozart, de Bach et de Tchaikovsky.Détail non négligeable pour cette occasion de faire connaissance avec la chanteuse: l’entrée est libre.Tout comme la veille, soit le 22 septembre, alors que Karina Gauvin sera l’invitée du 5e concert annuel de la Fondation Abbé Charles-Emile Gadbois (FACEG) dont elle fut une des premières boursières en 1989.Cet événement a lieu à la Maison mère des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, 4873 avenue West-mount.La soprano interprétera des oeuvres de Joseph Quesnel et de Gabriel Fauré.Diplômée du Conservatoire de musique de Montréal où elle a obtenu un premier prix en 1992, Karina Gauvin a reçu l’essentiel de sa formation avec Marie Daveluy.Elle a remporté l’année dernière la première place à la National Vocal Competition du Guelph Spring Festival ainsi que le prestigieux prix Maggie Teyte de Londres.Cette dernière distinction lui valait un premier récital au Coven.t Garden en mai dernier.A Glasgow elle a étudié avec la cantatrice Pamela Bowden et poli son répertoire avec le réputé pianiste anglais Roger Vi-gnoles.«Je me considère favorisée, confiait au DEVOIR la chanteuse depuis Toronto où elle poursuit sa tournée avec le RSMAD.Cette chance de travailler du Britten avec Philip Ledger qui connaît de ce compositeur toutes les subtilités musicales et vocales «Il importe dans ce monde de spécialité de canaliser son talent pour qu’il soit toujours le reflet de la personnalité de l’artiste» reste une expérience qui me servira pour toute ma carrière.Avec lui, j’apprends à créer l’ambiance qui a inspiré Britten.» Le répertoire de Karina Gauvin reste cependant celui du soprano léger et ce n’est pas elle qui s’aventurerait à chanter du Verdi.«Je connais mes limites mais aussi mon potentiel, dit-elle avec assurance.Ma voix convient bien aux mélodies de Fauré, Mozart, Schubert et Wols, par exemple et je les travaille pour toujours les rendre de mieux en mieux, ce qui suppose une compréhension du texte en conformité avec la beauté de la musique.» «J’ai bien conscience de faire un métier précaire, car il y a beaucoup de sopranos, ajoute-t-elle.Aussi est-il essentiel de connaître ses forces et ses faiblesses et d’user de prudence dans le choix de son répertoire.Bref il importe dans ce monde de spécialité de canaliser son talent pour qu’il soit toujours le reflet de la personnalité de l'artiste, sans aller au-delà de ses limites.» D’autres engagements sont prévus ces prochains mois au calendrier de la soprano: «Je vais chanter avec Les Violons du Roy, avec le Quatuor Québec et je ferai un récital de musique française à Québec et à Gatineau», nous précise celle qui adore interpréter le rôle-titre de L'Enfant et les sortilèges de Ravel.Claveciniste de carrière et chef d’orchestre, les enregistrements de Philip Ledger avec le Choeur du King’s College à Cambridge où il était directeur de la musique et organiste de 1974 à 1982 sont bien connus des mélomanes.Il a aussi enregistré plusieurs disques avec des artistes tels que Janet Baker, Benjamin Britten, Paul Tortellier et Pinchas Zuchennan et il a dirigé de nombreux, concerts en Europe, au Japon, aux Etats-Unis et en Australie.Diplômé de Cambridge, il me rappelle qu’il fut l’invité de l’Expo 67 à Montréal avec le English Chamber Orchestra avec lequel il a été associé pendant plus de trente ans.Depuis ce temps il est revenu à diverses reprises au Canada, particulièrement à Toronto.Karina Gauvin connaît ses limites mais aussi son potentiel.NOUVELLE-SÉRIE DE SUPPLÉMENTAIRES Anne Sylvestre «Notre sorcière bien-aimée» - u pressa mm 1993 23, 24 et 25 septembre 1993, 20h au Gesù (1200, rue de Bleury, Montréal) Au piano: Philippe davenet “Aussi grande que Barbara, Brassens ou Brel, que Le Forestier ou Higelin., sensible, intérieure, poétesse et musicienne, ciselant aussi précieusement ses textes que ses musiques.» - télérama En vente aux comptoirs Admission ou par téléphone au 790-1245 à WltÇOVTF E2 louder i UM « de armor» Gesù ¦ PQO MUSIC A GERHARD OPPITZ pianiste Lauréat du Concours international de musique de Montréal 1976 Le lundi 20 septembre 1993, à 20 heures PROGRAMME Schubert ! Sonate t-n sol majeur, op 78, D.894 Impromptus, D.946 Brahms : Deux Rhapsodies, op.79 Variations et fugue sur un thème de Haendel, op.24 (thème à 25 variations) Billets: 21 $, 16$ (étudiants 10$) taxes incluses DnnffV* rQHCPt’iP • A 18h30, avant le concert, le public est invité au * Calé de la Place, où le hautboïste et musicologue Michel Duchesneau commentera les oeuvres inscrites au programme, l/entrée est libre et gratuite et on peut y acheter un casse-croûte Iroid.celanese ^ Hoechst Productions Musi-ScÉne Corporation Arts, Etc.O Théâtre Maisonneuve U U Place des Arts Réservations téléphoniques : 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1,25$ (+ taxes) sur tout billet de plus de 10 $.ALEXANDER IIROTT Chef il'orrhe-tre fomhiti-ur ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef crorelwslre-foniluleiir: ALEXANDER IIR()TT Chef d'orchestre associé: lUIlilS UIJOTT 8 CONCERTS CONNAISSEURS avec des solistes de renommée internationale Lundis soirs, 20 li BONS SIEGES ENCORE DISPONIBLES SAISON 1993-94 27 *r|)t4>iul>r«‘ 93 III K VI K E MAIS! UN N EU V E DENIS BROTT //lin tirs nirillrurs violoncrllistrs canadiens ¦ Concerto de Boccherini l m ilitions Rococo de Tchaikovsky Hydro Québec 25 octobre 93 TI IÉÂTR E M AI SON N EU V E CHRISTOPHER PARKENING Guitariste de renommée internationale• Concertos de Ciulin ni et Rodrigo B novembre 93 SALLE WILFRID PELLETIER HAKAN HARDENBERGER / A t f- Brillant jeune trompettiste» j- .Èi,1; ¦ Concertos tie \ ivaldi et lluydn STANDARD LIH F3 (> décembre 93 SALLE WILFRID PELLETIER NADJA SALERNO SONNENBERG l ioliniste de réputation mondiale Concerto no 3 de Mozart 4* BANQUE I AURI NIH NM 7 février 91 SALLE WILFRID PELLETIER LOUIS QUILICO \otre baryton extraordinaire» 1 ri a tie Mozart Il Maestro di Capella de Cimarosa Les Arts du Maurier Liée 21 mars 91 THÉÂTRE MAISONNEUVE VIKTORIA MULL0VA, violon Virtuose russe- Concerto en ré mineur de Memltdssohn Le printemps » des Saisons tie Vivaldi Ut avril 94 THÉÂTRE MAIS!)NNEl VE CONCERT BACH ISRAELA MARGALIT, piano Spécialiste ,/e Ihirli Concertos pour piano en ré mineur et fa mineur KRM IQNUIM FOODS 16 mai 91 SAI.I.E WILFRID PELLETIER ITZHAK PERLMAN Le Cranti 1 ioloniste MO/ART: Concerto pour violon no.3 K.210 \iltigioen mi majeur K.261 Hondo en do majeur K .373 O ScotinMcLeod Inc.ABONNEZ-VOUS DES MAINTENANT ET EVITEZ LA TPS.LA T\\> ET LA REDEVANCE V LA PEAGE DES ARTS Billet* *imph** 'li«ponihles liens dialogiques entre l’icône et le son, un élément important des productions actuelles avec Paysages sonores et image vidéo dans une rencontre dirigée par Stephen Vitiello qui a collaboré avec Nam June Paik; * la vidéo, instrument qui exprime un monde muet, musical et qui sondé' l’intimité ou la mémoire avec Ermeli-ne Le Mezo qui viendra en discuter ¦’ lors du séminaire Montage et compo-1 sition dans la vidéo de création; les Nouvelles tendances que défendront; Michael Maziere, directeur du Dindon Video Access, et Christine Ross, ' jirofesseur au département d’histoire de l’art de l’Université McGill et cri-1 tique d’art à Parachute dans l’examen des préoccupations culturelles des artistes vidéo eurojiéens et nord-américains sur leur territoire respectif ainsi que des facteurs qui contribuent a l’essor de la production des tendances vidéo (accès à la technologie, enseignement et possibilités de.financement) ou le rôle des nou vcllcs technologies dans les arts actuels par l’artiste torontois Robin Len.Mais encore, des pièces vidéographiques russes, rares, ramenées de Moscou par Katherine Liberovs-kaya; le théâtre électronique du poète italien Gianni Toti, projet fondé sur la synthèse de toutes les esthé-sies, fusion de tous les arts et de toutes les techniques.Toti, il faut le rencontrer.Il a 72 ans, il connaît l’histoire, il est a la fois écrivain, romancier, essayiste, metteur en scène et en 1988, il créa l’opéra vidéo Squeezangzaum inspiré de l’univers poétique du russe Khlebnikov.Une mine d’or.Nota Bene: Le 22 septembre à 19h30, il y a entrée libre pour la soirée d’ouverture.Les programmés détailles de lit manifestation sont distribues à Champ Libre.On lient également s'informer auprès d'Info-public (987-0197).Entrée libre jiourles: rencontres et la vidéothèque: 4,00$; pour lin programme, 10,00$ pour une journée complète, 30,00$ pour le passeport et 20,00$ pour les étu (liants. I I II I V (I I \\ .I K S S A M K I) I IN K T I) I M A X < Il K I !l S !• I’ T K M II II K I !l !l A ARTS VISUELS L’esthétisme à outrance de l’image PIERRE CHARRIER Martin Boisseau Galerie Trois Points 307, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 555 Jusqu au 25 septembre NATHALIE CARON Georg Mühleck Michel Tétrault Art International Studio Cormier, 3450, nie Saint-Urbain Jusqu'au 3 octobre MO NA HAKIM La photographie est peut-être parmi toutes les disciplines artistiques la plus sujette aux pièges de l’esthétique outrancière de l’image.Prouesse technique, cadrage congru, richesse des contrastes, excès de réalisme, sont autant de procédés contribuant au jeu de la séduction.Les photographies de Pierre Charrier, exposées à la galerie Trois Points dans le cadre du Mois de la photo, ne font pas exception à la règle.Avec des nus sculpturaux, des noirs plus noirs que les ténèbres et'des blancs plus blancs que réel, Charrier fignole ses sujets en excluant les demi-mesures.Mais al-teqtion, son sens aigu de l’esthétis-mé pourrait bien être chez lui une arme à deux tranchants.S’il n’eût été photographe, Pierre Charrier aurait certainement développé des dons pour la sculpture.Ses modèles taillés au couteau, adoptait les poses stylisées des statues grecques, trahissent sa propension au culte de la beauté classique.Les nus féminins juchées sur des colonnes antiques, simulant des Aphrodite en porteuse d’eau et des Artémis en position d’attaque, n’ont rien, avouons-le, pour nous déplaire.Idem pour les nus masculins dont les : corps olympiens rappellent les Apollon ou autres colosses à la Michel-Ange.La rigueur avec laquelle l’artis- te crée par ailleurs des contrastes d’ombre et de lumière intensifie reflet ronde-bosse, propulsant quasiment les sujets hors de leur support à deux dimensions.Bien que les ligures aux connotations historiques nous soient rassurantes, elles gravitent non moins dans un climat extrêmement dramatique.Omniprésence de noirs intenses, images incisives d’individus armés d’un poignard, présence trouble de natures mortes, constituent des moments de tension semblables à des actes d’une tragédie théâtrale.Tout dans le travail de cet artiste est affaire de mise en scène.Que ce soit par la juxtaposition de double ou triple images antagonistes qui nous obligent à décoder l’intrigue, ou encore par les poses étudiées des personnages préalablement maquillés d’un enduit, plâtreux pour les uns, fuligineux pour les autres.La virtuosité technique de Charrier est ici exemplaire.Or elle n’est pas sans attirer démesurément notre attention.En outre, cette obsession du méticuleux et de l’impeccable engendre une atmosphère aseptisée qui tend à nous tenir bien loin du contenu des oeuvres.Il ne faudrait pas se limiter toutefois à cette première impression.11 y a quelque chose de faux, d’immatériel, d’irréel dans ces images léchées (A pures.Et c’est précisément ce paradoxe qui suscite ici le plus d’intérêt.Chaque ligure semble en position de précarité, soumise a l’arme insidieuse de la technique photographique moderne.Une arme capable de biaiser toutes images idéales, toutes notions de réalisme, toutes tentatives de séduction.Une arme sous laquelle les sujets empruntés ici a l’histoire de l’art pourraient crouler comme des statues de sel du haut de leur podium.La nature morte n’évoque-t-elle pas elle-même fragilité, futilité et illusion, propres à ce fine l’on nomme sa «vanité»?S’il n’eût été photographe, Pierre Charrier aurait certainement développé Ties dons pour la sculpture.On n’a qu’a regarder ses modèles taillés au [couteau, adoptant les poses stylisées (les statues grecques.Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture Muson et centre d etude vont» a l'arc hdocture et son histoire À la découverte de Rome: Rira ne,>e et oev eontenifwraino Du 17 août 1993 au 2 janvier 1994 % : > / * TT , ¦ t < ?U* ' * ’" - A.TJ » t* v- ; Giovanni Battista Piranesi t antnism
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