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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-10-16, Collections de BAnQ.

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J LE DEVOIR Vol.I.X X XIV - N » 2 3 !) LES ARTS Survol de l'oeuvre de Miro à New York PAGE C-l M 0 N T II E A I.I.E S LIVRES Les Montagnais, au delà des clichés PAGE D-l S A M E I) I I (i E T I) I M A N ( Il E 17 OC T 0 II II E L'ÉCONOMIE Converge, le mot clé en télécommunication PAGE B-l I !> !» 3 ."> CA II I E IIS 1.3 OS + TI'S + TVQ LE MONDE Mandela-de Klerk, prix Nobel de la Paix PAGE A-9 Le St-Laurent, guéri ou en rémission?Louis-Gilles F rancoeur L«| eau du Saint-Laurent est meilleure et les / poissons sont moins contaminés, affirmaient jeudi les porte-parole du ministère québécois de l’Environnement qui décer-f naient, du coup, une médaille de performance a leur programme d’assainissement des eaux.Mais qu’en est-il au juste de la santé du Saint-Laurent?Est-ce qu’on assiste à sa guérison ou à la rémission d’un mourant?Et, puisqu’on y est, qu’en est-il de la capacité professionnelle du docteur ministériel et des critères derrière son diagnostic?La gestion environnementale des grands écosystèmes aquatiques, comme les Grands Lacs, s’inspire aujourd’hui d’une vue globale de leurs fonctions principales.Ces bilans de santé reposent, par conséquent, autant sur la façon dont on exploite leurs ressources vivantes que sur l’état de leurs composantes physiques, comme l’eau, l’air et le sol.La Commission mixte internationale, ses principaux organismes conseils ainsi que les Etats ou provinces affiliés adoptent de plus en plus une façon de diagnostiquer leur milieu comme s’il s’agissait d’un organisme vivant, avec des fonctions maîtresses et d’autres secondaires, plutôt qu’à partir d’une approche anthropomorphique, c’est-à-dire axée sur les besoins des exploitants humains.Au Québec, les villes ont été construites sur les principaux sites de reproduction des espèces fluviales, situées aux embouchures des rivières.Ixs marais et les berges, d’autres milieux essentiels à la reproduction et au développement des organismes vivants, ont été systématiquement détruits par l’urbanisation, l’agriculture, le réseau de transport.Les ports, les écorces de pitounes et la terre arable des champs ont enrayé la dynamique biologique des estuaires.Et le régime hydrique du bassin versant du Saint-Laurent et de ses tributaires a été chambardé par la coupe forestière, qui a diminué la capacité de stockage du sol en eau, par les barrages fluviaux et hydroélectriques.Le dérèglement a atteint son apogée avec la construction de la Voie maritime, génératrice d’une nouvelle vague de destruction des rives et de remise en liberté des sédiments contaminés qui s’y accumulent.Privées de la plupart de leurs aires de reproduction et d’alimentation, les espèces ayant survécu à cette destruction se sont Le MENVIQ relrouv^es depuis deux générations avec la pollution, génératrice de nou-attend encore veaux problèmes de reproduction pour les espèces touchées mais aus-sa révolution si de problèmes de santé pour les consommateurs humains.Des es-culturelle pèces vivantes disparaissent maintenant du fleuve.D’autres, comme les anguilles, le poulamon et le béluga, ont perdu en un demi-siècle entre 80 et 90% de leurs effectifs.Globalement, le système fluvial aurait perdu la moitié environ de sa productivité biologique, si on se fie à certains indicateurs.Dans cette histoire de la civilisation en vallée lauren-tienne, la pollution ressemble au microbe de la grippe en train de contaminer un malade extrait d’une collision avec un train.Certes, le microbe peut être mortel.Mais la science environnementale écosystémique exige maintenant que le docteur ministériel s'active d’abord à garder en vie le cœur, les reins et le foie du fleuve avant de chercher dans sa panoplie le meilleur remède contre l’intoxication du sang.Or, c’est à peu près ce à quoi s’attardent les recherches du ministère de l’Environnement du Québec (MENVIQ) sur la qualité de l’eau et des contaminants dans les chairs des poissons.On y comprend que nous pourrons boire une eau moins contaminée et manger des poissons plus salubres.Mais cette vision anthropomorphique de l’environnement, qui confond notre sécurité avec la santé de l’écosystème fluvial, s’explique par le retard technologique et politique du MENVIQ en gestion environnementale, en comparaison avec ses voisins du Sud, voire simplement d’Environne-ment Canada.Le MENVIQ attend encore sa révolution culturelle en matière de connaissance et de gestion des écosystèmes, même s’il en est le responsable officiel.Bâti sur une culture de génie civil et d’administrateurs professionnels, il applique des normes et gère des programmes.Ix problème vient du fait que l’environne^ ment est sensé se porter mieux quand les objectifs de ces programmes sont atteints, ce qui ne veut pas dire que l’environnement s’en porte mieux.Il est difficile d’imaginer de sa part une gestion plus globale, car le MEN Vît) n’a ni les programmes de connaissance, ni les effectifs pour faire ce travail.11 n’a pas la moitié des biologistes et le dixième de la culture écosystémique du ministère du Ixisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP).A sept ans de l’an 2000, le Québec confie encore l'environnement au MENVIQ, la faune au MLCP, et une partie des espèces aquatiques à l’Agriculture.Imaginer dans un tel contexte un embryon de gestion intégrée de l’environnement, comme le recommandait la commission Brundtland, doublée d’une approche écosystémique à la nord-américaine, oiif ' ‘ relève de la fiction politique et administrative.1 N I) E X Ia's Actualités .A4 Éditorial .Al» Agenda culturel Idées .Al 1 Cl 2s livres .1)1 Ann «tas clWi si 11 ( ) le Monde .A7 les Arts .Cl Montréal .A3 Avis publics .KK Mots croisés.Kl» Économie .Kl Politique .A5 Météo Ciel variable Max: 15 Détails en B8 Lucien Bouchard au DEVOIR Sondage CROP-LE DEVOIR V»-; #**.* 4^r ¦ ¦ » > î -J.: ; PHOTO JACQUES NADEAU «Nous serons en mesure d'imposer des choses, car le Parti libéral, s'il forme le gouvernement, ne voudra pas tomber», dit Lucien Bouchard «Je n’ai jamais été conservateur» Bouchard penche à gauche et écarte toute alliance avec le Reform Party Le vrai pouvoir?Les Québécois sont profondément divisés entre le goût du pouvoir et le rêve d’une opposition souverainiste PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les Québécois favorisent majoritairement le Bloc québécois, mais ils sont divisés à parts égales sur la question de savoir si ce comportement électoral sert les meilleurs intérêts du Québec.Un sondage CROP-LE DEVOIR, réalisé entre le 7 et le 13 octobre, indique que les Québécois sont partagés entre le goût d’être représentés au pouvoir et celui de dépêcher à Ottawa une opposition souverainiste musclée.«Selon-vous, qu'est-ce qui est le plus important dans l’intérêt du Québec: avoir beaucoup de députés dans le parti qui formera le prochain gouvernement ou avoir beaucoup de députés du Bloc québécois?».Les deux options que proposaient les sondeurs de CROP ont recueilli exactement la même proportion des opinions exprimées (38%).Claude Gauthier, le vice-président et directeur de la recherche chez CROP, ne voit pas de contradiction entre l’intention de vote bloquiste des Québécois et cette impression que leurs intérêts seraient aussi bien servis en VOIR PAGE A 12: POUVOIR HAÏTI Washington opte pour la manière forte Clinton dépêche six destroyers pour faire respecter un quasi-blocus autour de Vile PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, écarte toute comparaison entre lui et le Reform Party, et il veut s’écarter au maximum de son passé dans le gouvernement Mulroney.«Je ne suis pas conservateur, je n'ai jamais été conservateur, (même) si j’en ai eu l'étiquette», lance-t-il, en s’indignant qu’on veuille couper dans les programmes sociaux.Dans une entrevue accordée hier au DEVOIR, Lucien Bouchard a ainsi voulu bloquer toute hypothèse d'alliance avec le parti de M.Manning, l’autre force régionale montante au Canada, au moment où les sondages indiquent que l’opposition officielle à Ottawa pourrait être formée du Bloc ou du Reform, face à un gouvernement libéral mi- noritaire, ou majoritaire de peu.Lucien Bouchard a également indiqué qu’il n’entendait pas négocier autre chose que la souveraineté pour les Québécois: il ne s’est pas montré intéressé par la démarche du groupe de Jean Allaire, et il refuse de proposer au Canada toute forme d’association avant que les Québécois n’aient clairement exprimé leur désir de souveraineté lors d’un référendum.«Je sais très bien qu’il n’y aura pas de proposition qui viendra du Canada anglais, soutient-il.Tant qu’il n'y aura pas de référendum sur la souveraineté, où les Québécois diront oui, les Canadiens anglais ne bougeront pas».Lucien Bouchard entend donc se rendre à Ottawa pour faire œuvre de péda- VOIR PAGE A 12: BOUCHARD Washington (AFP) — Les États-Unis ont opté hier pour la manière forte vis-à-vis des dirigeants militaires haïtiens, en dépêchant six destroyers pour faire appliquer à partir de lundi un quasi-blocus de Tile et en envisageant pour la première fois l’intervention de troupes américaines dans Tile.A New York, le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à adopter aujourd’hui un projet de résolution autorisant l'arraisonnement et l’inspection de tous les navires naviguant en direction d’Haïti pour faire respecter l’embargo pétrolier et militaire réimposé cette semaine par les Nations unies, selon des diplomates.Au cours d’une réunion de consultations hier soir à New York, un consensus général s’est dégagé parmi les quinze membres du Conseil en faveur du projet de résolution présenté par les Etats-Unis, ont ajouté les sources.Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, le président Bill Clinton a annoncé, outre l’envoi de ces six bâtiments, qu’une compagnie d’infanterie, stationnée sur la base américaine de Guantanamo (sur la côte est de Cuba) était prête à intervenir à tout instant, «afin d’assurer la sécurité des Américains à Haïti».«Des intérêts américains importants sont en jeu à Haïti», a souligné M.VOIR PAGE A 12: HAÏTI Les conservateurs ont les bleus Le clan Campbell ne comprend pas pourquoi le ciel lui tombe sur la tête JEAN DION LE DEVOIR La scène se déroule au centre-ville de Toronto.Un groupe obscur baptisé «Canadians for Responsible Government Spending» a loué pour deux semaines un panneau-réclame, sur lequel on aperçoit un dessin fantaisiste de Jean Chrétien accompagné d’une inscription en gros caractères: «Le Parti libéral a récemment été incapable de payer 180 17(3$ d’intérêts sur sa carte de crédit.Et Jean Chrétien pense qu'il peut gérer les finances du Canada?» Entre deux assemblées partisanes, la caravane électorale de Kim Campbell fait un détour pour que celle-ci puisse se faire photographier devant l’affiche — ce qui n’était pas prévu à l’horaire officiel.La première ministre descend de l’autobus, serre la main du responsable du groupe et observe le panneau pendant quelques secondes.L’air de se demander ce qu’elle fait là, visible- ment mal à Taise, elle marmonne quelques phrases avec un sourire emprunté puis remonte illico dans l'autocar.Et les journalistes, mi-amusés mi-cyniques, d'ajouter cette «activité» impromptue à la liste des bizarreries qui marquent la tournée de la leader progressiste-conservatrice.A quoi veut-elle en venir au juste?En soi.l’événement est banal.Mais il illustre bien le désarroi dans lequel a sombré une campagne dont les organisateurs ne savent plus à quel saint se vouer.Les conservateurs ont rajusté cent fois leur tir depuis quelques semaines, avec des résultats mitigés, voire carrément catastrophiques.Aujourd’hui, ils sont promis à Tune des plus spectaculaires déconfitures de l’histoire politique canadienne et à la relégation au rang de parti marginal.Que s’est-il donc passé pour qu'on en arrive là?Sur quelles peaux de bananes a bien pu glisser celle qui, il VOIR PAGE A 12: CAMPBELL PHOTO CP Depuis quelques jours, Mme Campbell refuse systématiquement d'aborder les questions relatives à la campagne avec la presse «nationale».i i 4 J G I L L E MARCOTTE Coups de patins Au fur et à mesure où l’animateur de la rencontre de presse les désignait, ils s’avançaient sans cérémonie, s’alignaient côte à côte à gauche du micro, saluaient brièvement l’assemblée: Frédéric Blackburn, un genre de «catogan» lui effleurant la nuque; les frères Gagnon, Sylvain, l’ainé, un anneau accroché à l’oreille, Marc, le cadet, une queue de cheval lui tombant en bas des omoplates; Denis Moureaux, les cheveux dénoués aux épaules, puis.oups! en voilà un, la brosse, la cravate au cou, dont le nom m’échappe, je le regrette bien, mais enfin.mon oeil était resté accroché au reste brochette.C’est comme rien, me disais-je, on est à la veille d’apporter les guitares et la batterie.C’était qui ces gars-là?Un groupe rock ou quoi?Mais non.Pas du tout, mais alors là, pas du tout.C’était des athlètes.Même d’assez grands athlètes.Des patineurs de vitesse, capables de donner des grands coups et qui, contrairement aux nageurs au coco rasé, peuvent manifestement performer dans leur sport en toute pilosité.Ils participent aujourd’hui, avec bien d’autres, à une compétition (ijenyergure qui réunit des patineurs des Etats-Unis, de la Norvège, de la Suède, du Japon, de la France.: Oui, oui, je sais.Bien sûr il y a au Forum ce soir la veillée Canadiens-Nordiques, premier rendez-vous pire laine de la saison.On en espère lé cadeau de quelques heures palpitantes, comme seuls ces croisements de la flanelle et du fleur de lys peuvent en offrir.D’accord! Mais quand même: attention! Les hockeyeurs ne sont pas les seuls patineurs à donner leur show en ville aujourd'hui.Il y a aussi ces autres, ceux et celles à grandes lames, qui se produisent a l’aréna Michel-Nor-mandin, à deux pas du Centre-Claude Robillard.Une grosse affaire.Il y aura dans cet amphithéâtre à peu près toute la crème canadienne du patinage de vitesse, qui est majoritairement québécoise.Des jambes qui en ont dedans, mes amis.On en reverra d’ailleurs plusieurs parmi celles-là, aux Jeux de Lilehamer en février prochain, dont certaines ont de bonnes chances de nous faire frissonner un brin dans nos salons, comme le brave Guillaume, le serein Bruny et quelques autres l’ont fait a Barcelone il y a deux étés.L’histoire est classique.Comme c’est chaque fois le cas a l’approche du grand cérémonial des Jeux olympiques, des noms, des visages d’athlètes d’ici, s’apprêtent a émerger un instant de l'anonymat On se prépare dans les média a rogner sur les états d’âme de Mathieu Schneider et les bobos à l’épaule de Kirk Muller, pour faire un peu d’espace à ces maniaques qui suent, pour la plupart dans l’ombre, depuis bien des années.Comme ces «ti-clin» et ces «don-zelles» vîtes sur leurs patins, dont certains ont quand même déjà commencé à se faire un nom.Nathalie Lambert, vous connaissez?Puis Sylvie Daigle, 30 ans, la doyenne, étudiante en médecine, cinq fois championne du monde, qui s’était éclipsée depuis un an et qui tente un retour pour les prochains Jeux?Puis Frédéric Blackburn et les frères Gagnon, tous trois de Chicoutimi, médaillés probables à Lilehamer, comme quoi les bleuets ne sont pas tous dans les tartes.D’autres y seront aussi qui feront jouer et rejouer le «O Canada» en Norvège cet hiver, car c’est dans cette discipline que la récolte des fameuses médailles s’annonce la plus abondante.Des athlètes intéresssants à observer.D’autant plus, l’auriez-vous deviné, que pas un seul joueur de hockey professionnel n’arriverait sur 500 metres (quatre tours et demi tours de patinoire) a rivaliser avec ces athlètes, qui des fois n’ont pas même vingt ans.Marc Gagnon, 18 ans, ne ferait qu’une bouchée de n’importe quel Glorieux ou Nordique.La longiligne Nathalie Lambert, championne mondiale, perdrait le grand Mario Lemieux dans la brume.Autre technique, autres patins, bien sûr.Ça vous donne quand même une petite idée.Les non-sédentaires qui auraient envie de voir ces marchands de vitesse de près, n’ont donc qu’a se rendre à l’arena Michel-Normandin.Ça commence a midi et ça ne coûte pas une cenne.Bonne nouvelle pour les autres — belle initiative à souligner incidemment — les caméras de Radio-Canada seront a l’affût pour diffuser en direct les finales des principales épreuves, a compter de 14h30.1.K 1) K V II I II , 1.K S S A M K I) I I (i H T I) I .M A X C II K 17 O C T 1) H H K I i) !) ;j B 1 I -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS Tournoi de tennis en salle de Tokyo Rusedski ajoute Chang à son tableau de chasse Le jeune Québécois, qui a inscrit la plus importante victoire de sa carrière, jouera en demi-finale contre l Américain Todd Martin aujourd’hui BASEBALL SÉRIE MONDIALE Samedi Philadelphie à Toronto, 20h22 Dimanche Philadelphie à Toronto, 20h22 Mardi Toronto à Philadelphie, 20h14 Mercredi Toronto à Philadelphie, 20h14 Jeudi Toronto à Philadelphie, 20h14 (si nécessaire) Tokyo (PC et AFP) — Greg Rusedski, de Pointe-Claire, a remporté la plus grosse victoire de sa carrière, hier, quand il a surpris l’Américain Michael Chang 4-6, 6-3 et 7-6 (8-6) en quarts-de-finale du tournoi en salle de Tokyo.Le tennisman de 20 ans, classé 130e au monde, a réussi 61 pour cent de ses services contre Chang, le no 7 mondial et la troisième tête de série du tournoi.Rusedski affrontera en demi-finale aujourd’hui l’Américain Todd Martin, le 10e favori, vainqueur surprise du Suédois Stefan Edberg.«Son service puissant m’a fait mal», a révélé Chang, qui a été battu au bris d’égalité 8 points à 6, après avoir gâché quatre balles de match à 6-5 en sa faveur sur service adverse.Mais c’est Rusedski qui a finalement eu le meilleur Neuvième ace Rusedski, dont les parents ont hypothéqué leur maison pour financer ses débuts professionnels, menait 5-2 lors du bris d'égalité mais Chang a remonté à 6-4.Il s’est finalement assuré la victoire avec son neuvième ace.«Jamais je n’avais battu un joueur aussi bien classé», jubilait le jeune tennisman québécois.J’ai été vraiment chanceux cette semaine, ayant remporté tous les bris d’égalité.J’espère que ça va continuer.Je suis très heureux de mon jeu.» Plus tôt cette semaine, Rusedski a battu le no 10 mondial, Richard Krajicek, et le no 19 mondial, Wayne Ferreira.Avec Stefan Edberg, Boris Becker, Michael Chang et Andrei Medvedev, ce sont les quatre premières têtes de série qui ont roulé vendredi sur le court en supreme du tournoi de tennis de Tokyo, épreuve de I'Atp Tour dotée de 1.000.000 de dollars.Martin en deux sets Edberg (N.l) a été battu en deux sets par l'Américain Todd Martin, 16-ème joueur mondial.«Todd a pris plus de risques que moi et a su saisir sa chance», admettait le Suédois qui n’avait pu exploiter qu’une des quatre balles de break qu’il s’était procurées.Toujours mené, Edberg s’est finalement incliné 64,64.Malgré vingt aces, Becker (N.2) a été victime de l’Américain Ivan Lendl, 33 ans, tenant du titre.Lendl, qui connaît l’année la plus noire de sa carrière avec neuf éliminations au premier tour, semble relancé par ce tournoi qu’il a déjà remporté quatre fois.Vainqueur 6-3, 1-6, 7-6, l’ancien numéro un mondial s’est imposé au tie-break du troisième set, 7 points à 2.Quant à l’Ukrainien Andrei Medvedev (N.4), il a été battu en deux sets, 7-5, 6-1, par le Néerlandais Paul Haarhuis, 62-ème mondial.Après cette hécatombe, Lendl (N.9), le mieux classé des rescapés, est devenu le favori pour la victoire finale.Pour y parvenir, il devra d’abord vaincre, en demi-finale, Haarhuis, avant de se mesurer au vainqueur de l’autre demi-finale entre Rusedski et Martin.t Entre les Nordiques et le Canadien La rivalité est bel et bien revenue GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Maintenant que les Nordiques sont de retour au niveau du Canadien, «il n’y a pas de doute, la rivalité est revenue, a affirmé Vincent Damphousse à la veille des deux premiers matches de la saison régulière entre les deux équipes du Québec.Et comme ils sont jeunes et nous aussi, on est là pour longtemps, du moins je l’espère, de sorte que ça va juste s’intensifier», a expliqué le joueur du Canadien.Ils en ont pour longtemps à se détester, s’il faut en croire Damphousse, car depuis les dernières séries éliminatoires, «tu vois que les gars commencent à s’haïr et ne s’aiment pas la face.» Cela dit, et malgré les incidents des matches hors-concours, Damphousse ne croit pas que l’on va revenir aux folies d’un passé pas si lointain: «Ça ne sera pas aussi vicieux, prédit-il, parce que les unités spéciales prennent trop d’importance; dans les matches hors-concours, ça ne comptait pas», Auparavant, Jacques Demers avait parlé dans le même sens en disant que le coup de la frustration passée, il ne songeait plus à rappeler Donald Brashear ou Gerry Fleming comme il en avait manifesté l’intention, et ce, même s’il prévoyait du jeu robuste.Des gros mots Après le deuxième match en deux soirs à Québec, Demers et Pierre Pagé s’étaient lancé de gros mots qui n’étaient pas sans rappeler l’époque Jacques Lemaire-Michel Bergeron, Pagé allant jusqu’à parler de «tactique de bouffon comme celle d’utiliser Mario Roberge contre nos bons joueurs.» «J’ai dit à ce moment-là que je n’avais rien à ajouter et je n’ai toujours rien à ajouter, a commencé par dire Demers hier; mais comme il ne peut se contenir longtemps, il a aussitôt ajouté: J'ai regardé le vidéo et ce n’est pas vrai que j’ai ajouté Roberge contre leurs meilleurs joueurs.Mais quand j’ai vu Tony Twist patiner 30 pieds pour courir après Lyle Odelein.Je ne dis pas qu’Odelein est un saint, mais.» Demers n’a pas voulu en dire beaucoup plus sur les Nordiques, affirmant qu’il n’a pas à commenter ce qui se passe à Québec.Au sujet des six buts en infériorité numérique accordés à New York, il a commenté très succinctement: «Ils vont sûrement s’ajuster.» Sautes d’humeur fréquentes Nolan file un mauvais coton ROBERT LA F LA MME PRESSE CANADIENNE Québec — Owen Nolan file un mauvais coton par les temps qui courent.Ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour les joueurs du Canadien.Le bouillant Irlandais s’est encore donné en spectacle, hier, a l’issue de la séance d’entrainement.Assis sur la glace pendant une dizaine de minutes, il n'aurait guere prisé les propos que lui a adressés Sherry Bassin, l’adjoint du directeur général Pierre Pagé.Nolan a lancé son bâton dans les gradins avant de se diriger a toute vitesse dans le vestiaire.On ne se préoccupe plus des sautes d’humeur de l’immature attaquant fort talentueux dans l’entourage de l’équipe.Les journalistes ont voulu interroger Nolan qui a refusé: 'Je ne parle à personne aujourd’hui», a-t-il marmonné.Pagé avait mentionné, la veille, que Nolan et Valeri Kamensky «n’étaient pas encore montés a bord du train».Une façon polie de dire que les deux joueurs, qui formaient un quatrième trio avec lain Fraser, hier, a l’entrainement, ne fournissent pas l’effort.L’entraîneur a été moins dur à l'endroit de Nolan, hier, après avoir revu le match contre les Rangers de New York: «Il a disputé une excellente première période avant d’être malade.Owen n’est pas dans son assiette.Il est aux prises avec des maux de ventre depuis quelques jours», a-t-il souligné.Quant a la saute d’humeur qu’il a faite, Pagé a simplement dit: «Owen, c’est Owen.Il pique des crises plus souvent que les autres joueurs.» PORTE-VÉLO «ALMAS» EM VENTE CHEZ: PHOTO AP Greg Rusedski redouble d’effort pour retourner la balle à Michael Chang qu’il finira par vaincre à la surprise de tous.COURSE AUTOMOBILE Villeneuve participera à la série Indy l’an prochain Le fils de Gilles embauché par l’écurie Forsythe-Green Indianapolis (PC) —Jacques Ville-neuve de St-Cuthbert, le fils du légendaire Gilles Villeneuve, participera au championnat de la série Indy la saison prochaine.L’écurie Forsythe-Green a en effet confirmé, hier, qu’elle inscrira une voiture dans cette série en 1994 avec Villeneuve comme pilote et l’appui financier de Player’s.Gagnant de cinq courses et détenteur de sept positions de tête, Ville-neuve a été couronné recrue de l’année du Championnat nord-américain de Formule Atlantique en 1993.«À 22 ans, Jacques est l’un des pi- lotes les plus prometteurs que j’ai eu l'occasion de diriger, a confié Barry Green, copropriétaire et gérant de l'écurie.Pour lui, chaque circuit était nouveau cette année.Il apprend rapidement et s’améliore à chaque semaine.Enfin, il possède ce don de pouvoir préparer et ajuster la voiture, ce qui est de première importance en Formule Indy.» Villeneuve nourrit de grandes ambitions et il lui tarde d’entreprendre la prochaine saison: «Cette première saison en sol nord-américain m’aura permis de me familiariser avec ses intervenants et ses circuits», a-t-il dit.HOCKEY LIGUE NATIONALE HIER NY Rangers 5 Buffalo 2 Philadelphie 3 Washington 0 Detroit 3 Toronto 6 Boston à Anaheim Jeudi Chicago à Winnipeg, Pittsburgh 2 Tampa B.3 20h05.Ottawa 4 Floride 5 St.Louis à Dallas.Hartford 6 Chicago 2 20h05.Calgary à San José, Vancouver à Edmonton., 22h35.20h05.Edmonton à Los Boston à San José.Angeles, 22h35.22h35.Aujourd'hui Calgary à Los Angeles.1 New Jersey à NY Isl., 22h35.19h05.Dimanche Hartford à Pittsburgh, Tampa Bay en Floride,.s 19h35.18h05.y NY Rangers à Phi., Calgary à Anaheim, 19h35.22h05.Buffalo à Washington, Lundi 19h35.Detroit à Buffalo, ‘ Ottawa à Tampa Bay, 19h35.19h35.Montréal à Ouébec, Québec à Montréal.19h35, 20h05.Dallas à Chicago, 20h3$.Toronto à Detroit, Edmonton à Winnipeg, 20h05.20h35.CLASSEMENT Conférence de l'Est Section Nord Pi 9 P n bp bc pis Hartford 5 3 2 0 18 16 6 Pittsburgh 6 3 3 0 16 18 î Boston 4 2 1 1 15 12 ¦'5 Montréal 5 2 2 1 16 14 5 Québec 4 1 2 1 19 22 3 Buffalo 5 1 4 0 16 23 2 Ottawa 3 0 2 1 14 17 1 Section Atlantique New Jersey 4 4 0 0 21 12 8 Philadelphie 5 4 1 0 21 13 8 NY Rangers 6 4 2 0 26 19 8 Floride 5 2 2 1 15 15 5 NY Islanders 4 1 3 0 11 16 Tampa Bay 4 1 3 0 8 11 .2 Washington 6 0 6 0 14 33 0 Conférence de l'Ouest Section Centrale Toronto 5 5 0 0 26 12 10 St.Louis 3 3 0 0 17 10 6 Dallas 4 1 1 2 15 16 4 Chicago 5 1 2 2 14 18 A Winnipeg 4 1 2 1 16 18 ¦ 3 Detroit 5 1 4 0 19 29 2 Section Pacilique Calgary 4 4 0 0 15 5 8 Los Angeles 5 3 1 1 28 19 ! 7 Edmonton 5 2 2 1 16 15 S Vancouver 3 2 1 0 10 8 4 Anaheim 3 1 2 0 9 14 2 San José 4 0 4 0 7 16 0 lê \à.LES MENEURS B P Pts Gretzky LA 3 8 11 Oates, Bos 4 6 10 M Messier, NYR 4 5 9 Leetch, NYR 3 6 9 Stevens, NJ 2 6 8 Sundln, Qué 1 7 8 a + Gilmour, Tor 0 8 8 Modano, Dal 5 2 7 Shanahan, StL 5 2 7 Fedorov, Det 3 4 7 Tikkanen, NYR 4 3 7 1,4, EN BREF ?O’NEAL ET LE DREAM TEAM Washington — Shaquille O’Neal, jeune vedette du basket-ball professionnel américain, pourrait faire appel auprès du Comité olympique américain pour obtenir une des deux places restantes dans la «Dream Team II» qui disputera le Mondial 1994 à Toronto.«Shaq», 21 ans, n’a pas été retenu dans l'actuel groupe de dix en raison d’un conflit d’intérêts entre sa Fédération et la société Pepsi qui détient ses droits de marketing.Selon le règlement, O’Neal peut demander l’arbitrage de l’USOC.^£e ., cjogis Cuisine raffinée Provençale el mêdifétanéenne Service rapide pour forum et théâtre à partir de 17 h 30 et jusqu à 23h 2065, BISHOP 987-9586 SIMPLE H ESTHÉTIQUE, m uivvuk pièce A li fou ROBUSTE H LÉGER, non rreombnnt, fiole I manipuler & Pour REMISAGE de tout vélo (homme et femme) modèle ordinaire à lurueui Dam garage, remue, evcalier, etc Sur tout mur bon, gyp»e, brique, pierre, béton, etc Intérieur et/ou erténeur vélo monfréol 5100 ouett.N'f*re-[J«me Montréal VII 7612 'ôuiicaT 1749 Saml-Dmii Mar (réel M21121 472 RoUnd-Thrmen.l/nguruil 442 1121 r -\ SUSPEND le vélo «u mur i 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