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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-10-23, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.LXXX IV - No 2-15 MONTH K AL, LES SAMEDI 2:5 ET DIMANCHE 21 (M'TOlillE 100» L'ÉCONOMIE PME: un dénominateur commun, la flexibilité PAGE B-1 LIVRES ^ Jean Genet: les prisons, les hôtels et la vie PAGE D-l CA II I KH S- 1.3 OS + TI'S + TVQ L'ÉCONOMIE L'ogre Fassbinder PAGE C-l LE MONDE Somalie: Boutros-Ghali ouvert au dialogue PAGE B-10 PERSPECTIVES La France en panne C h r i s t i a n R i o n x CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS CA est par Londres et sur British Airways 7 que la chanteuse Marie-Denise Pelletier, récipiendaire du prix Francovision à Paris, a dû regagner Montréal cette semaine.Quant a Yasser Arafat, il est arrivé jeudi, en catastrophe, au Bourget dans un climat qui devait lui rappeler sa Palestine.Mais la plupart des voyageurs d’Air France n’ont pas cette chance.Quand ils ne marchent pas des centaines de mètres avec leurs valises sur le dos, ils patientent des heures dans des aérogares bondées, à moins qu’ils se retrouvent à Lille, Bruxelles, Marseille ou dans un sinistre hôtel d’aéroport.Hier, les vols des compagnies étrangères reprenaient tant bien que mal à Roissy alors que CRS et grévistes d’Air France continuaient de s’affronter à Orly à coups de gaz lacrymogènes et de neige carbonique.Iæ ministre des Transports annonçait qu’il rencontrerait les manifestants dans son bureau de l’Arche de la Défense, ce qui n’empêchait pas ces derniers d’investir le poste de péage de Senlis, sur l’autoroute Paris-Lille, et de laisser les automobilistes passer sans payer.Les grévistes n’ont pas occupé les pistes comme ils l’avaient fait la veille pour empêcher les avions de décoller — une première en France depuis mai 68! —, mais ils ont tout de même bloqué l’autoroute Al pendant deux heures.«C’est l’anarchie», dit le directeur général d’Air Canada à Paris, Claude Morin.Mercredi, 200 passagers d’Air Canada ont été hébergés à Roissy.Jeudi, aux premières lueurs du jour, 650 ont été transportés dans 15 autocars vers Bruxelles où ils ont décollé à 15h.Ix>s vols de Roissy ont été transférés au terminal T9 habituellement réservé aux charters.Claude Morin évalue les pertes de sa compagnie à plus de 100 000$ , mais exclut tout recours contre les aéroports de Paris contrairement a Lufthansa qui étudié cette possibilité.«On veut notre pognon», crient les grévistes.La colère est à son comble chez les «rampants» (les employés au sol), qui ont le sentiment d’être les seuls à faire les frais des mesures de rigueur.Pendant que les «volants» (les employés de bord) jouissent de primes salariales négociées il y a longtemps, magasiniers, bagagistes et petits salariés voient leur salaire réduit de 10 à 20 % (selon que les chiffres viennent de la compagnie ou des syndicats).Alors qu’Air France perd 16 millions de dollars par jour et que certaines entreprises de fret menacent de fermer, le conflit risque de s’étendre dès mardi aux per-sonnels d’Air Inter et des aéro-Bntish Airways ports qui ont déposé des avis de grève.Les paysans de la Coordination rurale iront quant à eux soutenir les grévistes la semaine prochaine.Une vingtaine de grands patrons français ont donc lancé hier un appel au calme, rappelant que «la grève d’Air France, c’est la France en panne»., Le prêtre du consensus, le premier ministre Edouard Balladur, pourra-t-il éviter le pire?Il a demandé à son ministre des Transports, Bernard Bosson, de réexaminer son plan de restrictions qui prévoit des économies de 30% pour les personnels et la suppression de 4000 postes pour 1994.\jp ministre affirme que ses objectifs sont «irrévocables» et qu’il est tout au plus prêt à «assurer la justice dans la répartition de l’effort».Les leaders syndicaux, eux, demandent son retrait pur et simple.Plus fondamentalement, le conflit d’Air France est le Les coûts d’Air France sont supérieurs de 30% à ceux de symptôme de la profonde crise qui ébranle le transporteur aérien français qui a perdu 1,3 milliards en 1993, creusant la dette de la compagnie à près de 5 milliards de dollars.En France, le trafic aérien a reculé de 7,7% au début de l'année alors qu’il progressait en Grande-Bretagne et en Allemagne.C'est au-dessus de l’Atlan-tique-Nord, où la déréglementation a forcé une guerre des prix, qu’Air France enregistre ses pertes les plus dramatiques.Sa part de marché a chuté à 31% Pas surprenant, donc, que la direction d’Air France envie son concurrent British Airways qui a encaissé l’an dernier 4(X) millions$ en profits.M;iis pour en arriver là, la première compagnie européenne a dù se séparer de 40% de son personnel (23 000 personnes) depuis 10 ans.D.‘s coûts d’Air France sont supérieurs de 20 à 30% à ceux de British Airways et de 40 à 50% à ceux des meilleures compagnies américaines, disent certains analystes.Au printemps, René Iapautre, ex-j trou d’UTA et proche du RPR (le parti d’Edouard dur), critiquait le président d’Air France, Bernard Attali, de n’avoir fait que le strict le minimum en matière de suppression de postes (2500 en 1992 et 1500 en 1993).La marge de manœuvre d’Air France e^t donc des plus minces.D’autant plus qu’en 1991, l’Etat a versé 460 millions$ à Air France et que la société d’Etat aura bientôt besoin d’un autre milliard de capitaux frais.Même si le ministre des Transports a affirmé qu’il n’était pas question de privatisation dans l’immédiat, les grévistes se doqtent que cet argent ne pourra pas toujours venir de l’État.C’est donc dans l’effroi que patrons et grévistes réalisent aujourd’hui que rien ne va plus.INDE X Les Actualités.A4 Idées.Al 5 Agenda ndturel.C 12 livres.1)1 Classées.1)15 l-e Monde.Bit) Les Arts.CT Montréal.A3 Météo Avis publics .1)14 Mots croisés.1)13 Ensoleillé Économie.lit Élections.A5 Max: 8 Éditorial.Ai l L's Sports.1)16 Détails en B 14 Chretien rabroue Rizzuto Le sénateur libéral a promis des emplois aux candidats perdants PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le chef libéral Jean Chrétien n’a pas perdu de temps hier pour rabrouer son principal organisateur au Québec, le sénateur Pietro Rizzuto, après qu’il eut promis d’user de son influence pour dénicher des emplois aux candidats libéraux qui perdraient leur élection.«Nous allons tout faire ce qu’on peut pour aider les candidats libéraux défaits», a confié M.Rizzuto, au cours d’un petit déjeuner de presse avec quelques journalistes triés sur le volet hier.Ce projet d’offrir une récompense politique aux libéraux sacrifiés n’avait pas préalablement reçu l’imprimatur du chef du parti, qui a vivement réagi aux propos du sénateur.En tournée à Toronto, M.Chrétien a déclaré: «Il n’y a personne qui est autorisé à promettre quoi que ce soit à qui que ce soit.Aujourd’hui, il n’y a aucune décision de prise, il n’y a pas un ministre de nommé.11 n’y a rien.Je serai premier ministre si je gagne l’élection de lundi, et mardi, on verra ce qu’on fera» a-t-il dit aux journalistes.«Mais il n’y a personne qui est autorisé à parler en mon nom sur aucun de ces sujets-là.C’est-tu assez clair?» Avec le franc-parler et la spontanéité qui le caractérisent, Rizzuto, le directeur de la campagne électorale du DEC au Québec s’est engagé à prendre le téléphone, dès mardi matin, pour s’assurer que les candidats défaits seront récompensés pour les sacrifices qu’ils ont faits, les efforts qu’ils ont consacrés a la cause de leur parti et à VOIR PAGE A 1(5: RIZZUTO L’HISTOIRE D’UNE CAMPAGNE i La reine déchue ou la descente aux enfers de Kim Campbell PAGE A 5 Le parcours du souverainiste Lucien Bouchard, sa foi, ses émotions, ses contradictions -h-1 PAGE A 6 La partie gratuite de Jean Chrétien On parlait de le cacher, cette semaine il pavoisait.PAGE A 7 Supermanning Le populisme pour cimenter une idéologie hétéroclite PAGEA 11 Chassez le naturel L’éditorial de Lise Bissonnette PAGEA 14 PHOTOS PC Dans le dernier droit de cette campagne, Jean Chrétien a voulu, pour les Ontariens, interpréter hier le sens du vote des Québécois, tandis que Kim Campbell, elle aussi à Toronto, invitait les électeurs à penser à l’avenir de leurs enfants et du Canada.Lucien Bouchard soutenait à Montréal que le Canada anglais (démocratie oblige) devra accepter le verdict québécois.Nos informations en page A 12.La campagne de Serge Chapleau PAGE A 10 La diplomatie américaine en crise Opposition du Congrès, dissension au Pentagone, désapprobation de l'opinion et scepticisme des Européens, Bill Clinton ne cesse d’encaisser des coups Le président américain Bill Clinton se rendra à Moscou en janvier pour une rencontre avec le président russe Boris Eltsine.Ce sommet américano-russe se tiendra un mois après les élections législatives prévues en Russie pour le 12 décembre.L’annonce de ce sommet a été faite au moment où la diplomatie amérieitine recule sur plusieurs fronts et est attaquée de toutes parts.SYLVIANE TRAM 1ER LE DEVOIR Un président américain voit sa politique étrangère régulièrement mise en cause, tour à tour par le Congrès, le Pentagone, l’opinion et les pays alliés.Lorsque tout cela arrive en même temps, cela ressemble fort à une crise de la diplomatie américaine.Opposition du Congrès, dissension au Pentagone, désapprobation de l’opinion et scepticisme des Européens, le président Bill Clinton a encaissé des coups pleuvait! de tous ces hori- zons la semaine dernière.Le plus percutant était sans doute la charge menée par l’influent magazine britannique77»c Economist, qui s’est déchaîné contre l’équipe de conseillers présidentiels en matière de politique étrangère, et qui demandait rien de moins que le limogeage du chef de la diplomatie américaine, Warren Christopher, «le temps est venu de se demander si les gens en fonction sont à la hauteur», dit l’hebdomadaire.Décrivant M.Christopher comme un homme «discret à en être invi- VOIR RAGE A 16: CRISE Budget de la CUM La plus importante décroissance depuis 23 ans MARTINE TURENNE LE DEVOIR La Communauté urbaine de Montréal a rendu publiques, hier, des prévisions budgétaires à la baisse pour l’année 1994.«Je crois que nous répondons ainsi aux demandes pressantes des citoyens et des municipalités, soucieuses de ne pas accroître leur fardeau fiscal», a dit le président du comité exécutif de la CUM, Michel Hamelin.Les prévisions sont en baisse de 0,7% par rapport à 1993.C’est la plus importante décroissance depuis 23 ans.Elles s’établissent à 1,144 milliards, comparativement à 1,153 milliards l’an dernier, soit une diminution nette de 7,9 millions$.Les 29 municipalités de la CUM VOIR PAGE A 16: CUM B l(> !• K I) E V (lin.I.E S S A M E 1)1 2 » K T I) I M A X < Il K 2 I 0 (' T 0 15 H E I 9 9 3 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS G I L L E MARC O T T E ?Crêpage de chignon Le hockey, notre auguste sport national, tient aussi, sans doute lavez-vous remarqué, du Théâtre des Variétés.Quelques scènes déjà sont passées directement à l’anthologie.D’illustres lapsus, comme par exemple celui de Bernard «Boom Boom» Geoffrion qui, permutant les consonnes de «bursite», avait expliqué devant les caméras de télé que le mytérieux mal qui le tenait à l’écart du jeu était rien de moins qu’une «surbite».La perle jaunit toujours dans les archives de Radio-Canada.Une autre, dans un autre registre, vient de s’ajouter à la collection.Eh oui, que dire, mes amis, de ce rare spécimen de crépage de chignon, de cette querelle de fond d’aréna qui a fait se prendre aux gros mots l’entraîneur du Canadien et celui des Nordiques?Ouf! Ajoutez la Poune, déguisée en arbitre, qui vient calmer les belligérants, une Rousse à la main et c’est en masse pour passer au prochain BYE, BYE! Dès le premier aller-retour Montréal-Québec donc, (Forum samedi dernier, Colisée le lundi), la chicane a pogné entre Demers et Pagé.On s’est pris aux gros mots pour des petits riens, ce qui est un peu l’essence du burlesque.L’incident, d’abord amusant, n’est quand même pas tout à pas tout fait insignifiant.11 en reste quelques informations sur les protagonistes.Voyons voir.Les faits d’abord.Le Canadien gagne au Colisée lundi, Pagé remplace son gardien Fiset en début de deuxième par le tout jeune Thibault, qui arrive a fort bien se tirer d’affaire.Après le match, Patrick Roy, en réponse a une question anodine d’un journaliste, dit que oui Thibault a bien joué mais qu’on ne peut pas vraiment le juger sur cette performance parce que dans les circonstances il n’avait pas à supporter le fardeau de la pression.Le Canadien menait alors 3-0.Les propos de Roy sont rapportés à l’entraineur des Nordiques, qui pique une de ses p’tites crises en disant en gros que Roy était un ignorant, qu’il était tanné comme bien d’autres à travers la ligue, y compris certains chez le Canadien, de l’entendre s’ouvrir la trappe a tort et à travers et que somme toute il apprécierait qu’il se la ferme une fois pour toutes.Bon.Mal lui prit quand le pacifique Jacques Demers, prenant conaissance le lendemain des réflexions de son homologue, se porte comme un père-poule a la défense de son cerbère.Comme si on l’avait flageolé: y a personne qui va insulter mes joueurs, Pagé tu devrais commencer par te regarder, tu sais pas ce que tu dis la plupart du temps, patati patata et puis, bang! la droite au menton, la gaffe totale: tu sais même pas «coa-cher».Si ç’avait été le cas le Canadien n’aurait pas battu les Nordiques en séries le printemps dernier, apres avoir perdu les deux premiers matchs.Ouch! Dans le sketch, c’est là la Poune arriverait.Dans la vraie affaire, c’est le bout qui était de trop.Pagé réplique, replante Roy de plus bel — on veut juste plus l’entendre, qu’il se la ferme —, puis remet Demers à sa place.Alors le grand boss placide du Canadien, Serge Savard lui-même, sort des coulisses et on sent le poids de son autorité tranquille peser sur la nuque de son coach bien-aimé.«Je ne renie pas mes paroles mais je n’aurais pas dû dire que les Nordiques auraient peut-être gagné contre nous s’ils avaient eu un autre instructeur que Pagé.Je m’excuse de l’avoir dit et je promets ne ne pas recommencer», se repent Jacques De-mers à la radio, à la satisfaction de S.S.la province a sûrement compris que Roy est assez vieux pour se défendre lui-même, que Jacques De-mers s’est fâché noir pour bien peu.Et c’est tant mieux: apres avoir ressuscité la sainte-flanelle, apres le miracle de la coupe Stanley, sans com liter les dévotions a Sainte-Anne de Beaupré, on commençait a se demander si notre homme n’était pas en route vers la sainteté.Ix-s paroles qu’il a retirées semblent pourtant être l’essentiel et a vrai dire la seule chose a retenir de ce vaudeville: Pagé a manqué le bateau le printemps dernier, au lieu de trouver quelqu’un d’autre a qui passer le gouvernail, il reste la, impuissant à faire ramer son monde a l’unisson.Bonnes gens de Québec, va quasiment falloir vous en mêler, ça dort au Colisée.n* Seulement deux équipes ont comblé un retard de 3-1 L’histoire contre les Phillies Toronto (AP) — L’histoire ne favorise pas les Phillies de Philadelphie qui cherchent à délier la loi des probabilités en remportant la Série mondiale cette année.Philadelphie tentera de poursuivre sa remontée face au Blue Jays de Toronto, ce soir au SkyDome, lors du sixième match de la finale.Mais historiquement, seulement cinq équipes ont réussi à combler un déficit de 3-1 pour remporter les honneurs de la Série.L’exploit est toutefois réalisable: Pittsburgh l’a réussi contre Wa- shington en 1925; les Yankees de New York l’ont fait contre les Braves de Milwaukee en 1958; Detroit a battu St.Ixniis en 1968; Pittsburgh a eu le dessus sur Baltimore en 1979; et Kansas City a surpris St.Louis en 1985.Chuck Tanner, qui a dirigé les Pirates en 1979, sait de quoi il parle dans ces situations-là.Son secret?«Il s’agit de jouer chaque manche comme si c’était la dernière de la Série, prétend Tanner.11 faut tenter le tout pour le tout sans se préoccuper des conséquences.» Rusedski surprend le 19e joueur mondial PRESSE CANADIENNE Pékin (PC) — I.e Québécois Greg Rusedski a poursuivi sa lancée victorieuse en sol asiatique en surprenant.hier, le second favori de l’Omnium en salle de Pékin, le Suédois et 19e joueur mondial, Magnus Gustafsson.Martelant 21 aces, l’athlète de Pointe-Claire a une fois de plus brillé dans les moments cruciaux et a signé un gain in extremis de 7-5, 4-6 et 7-6 (7-2).Pour une deuxième semaine consécutive, il a atteint la demi-finale d’un tournoi du circuit IBM-ATP Tour.Son prochain adversaire sera l’Américain et 34e meilleure raquette professionnelle, Brad Gilbert.Menant par 3-0 dans la dernière et ultime manche, Rusedski a été témoin d’une remontée spectaculaire du Suédois.Ce dernier a tout d’abord égaler la marque à 3-3 en brisant deux fois le service du Canadien et a ensuite pris les devants par 54.Acculé au pied du mur, Rusedski a fait preuve d’une force de caractère hors du commun au 10e jeu, volant le service du vétéran de 26 ans, 10e selon l’ATP en 1991.Le Québécois a finalement signé, au bris d’égalité, une quatrième victoire en neuf jours contre des athlètes classés parmi les 20 premiers du classement international et qui ont tous déjà flirté avec le 10e échelon mondial.Passé maître dans l’art de remporter des rencontres par bris d’égalité au troisième set, le gaucher de 20 ans en était à sa quatrième victoire du genre à ses six derniers matches.Trois de ses victoires ont été enregistrées aux dépens de Chang (7), Krajicek (10) et Gustafsson (19).Outre les quelque 10 000$ américains en bourses, la performance de Rusedski en Chine lui vaut au moins 91 précieux points ATP et une place presque assurée parmi le top 60.Une nouvelle chance s’offre Chabot entend profiter de la situation MARC I) ELBE S PRESSE CANADIENNE Un mois à peine après avoir quitté Montréal mécontent, Frédéric Chabot est heureux de revenir même s’il reconnaît que ses chances de se faire valoir seront très limitées.Rappelé de Las Vegas jeudi pour seconder Patrick Roy en l’absence d’André Racicot, le gardien de 25 ans s’est présenté avec l’intention de tirer le meilleur parti de ce séjour dans la grande ligue: «Je ne suis pas un gars qui regarde en arrière, a-t-il laissé entendre, lui qui avait exigé une transaction après avoir été rétrogradé à l’issue du dernier camp d’entrainement.J’étais extrêmement déçu au camp car je n’avais pas eu ma chance, mais tout cela fait partie du passé.Aujourd’hui, je suis content de revenir ici, de retrouver ce groupe de joueurs sympathiques.Mon objectif est de contribuer aux succès du Canadien.» L’entraîneur Jacques Demers, qui lui avait donné raison la veille, a réitéré son intention de l’utiliser au moins une fois: «J’aimerais tellement lui permettre de disputer une rencontre, a dit Demers, sincere comme toujours.Mais tout dépendra de la durée de l’absence de Racicot.» Chabot s’est entraîné avec ardeur en compagnie de ses coéquipiers, hier midi, et il n’a rien laissé paraître de sa fatigue, lui qui débarquait a peine de l’avion apres un voyage de plus de sept heures: «Je devais quitter las Vegas en début d’après-midi (jeudi) mais le vol a été annulé, a-t-il expliqué.Il m’a fallu attendre le vol de 23 h 00 et je suis arrivé à 9 h 00 ce matin (hier) après une escale à Detroit.lorsqu’il a été informé de son rappel, il prétend ne pas avoir été surpris: «J’attendais cet appel depuis un an, a-t-il d’abord dit avec amusement.J’avais pris connaissance de la blessure d’André en écoutant les informations mais j’ignorais si son absence durerait longtemps.» Même si Les Kuntar se veut le gardien d’avenir de l’organisation à Fredericton, Chabot affirme qu’il a fait ses preuves et que cette opportunité pourrait lui permettre de prendre un nouveau départ et relancer sa carrière.L’athlète d’Hébertvil-le-Station s’est retrouvé à Dis Vegas, dans la Ligue internationale, à la suite d’un échange de bons procédés avec le Canadien.BASEBALL SÉRIE MONDIALE Samedi Philadelphie 5, Toronto 8 (Toronto mène 1-0) Dimanche Philadelphie 6, Toronto (La série est égale 1-1) Mardi Toronto 10 Philadelphie 3 (Toronto mène 2-1) Mercredi Toronto 15.Philadelphie 14 (Toronto mène 3-1) Jeudi Toronto 0, Philadelphie 2 (Toronto mène 3-21) Samedi Philadelphie à Toronto, 20h14 Dimanche Philadelphie à Toronto, 20h22 (si nécessaire).HOCKEY LIGUE NATIONALE HIER NY Islanders 3 Philadelphie 4 Pittsburgh 4 Buffalo 2 NY Rangers 1 Tampa Bay 4 Los Angeles 3 Washington 6 Boston à Edmonton Mardi Floride au New Jersey, Toronto 7, Hartford 2 19h35.Vancouver 5, Boston 4 Winnipeg à Philadelphie, Pittsburgh 3, NY 1st.2 19h35.Anaheim 4, NY Ran.2 Anaheim à Montréal, LA.2, Floride 2 20h05.St.Louis 4, san José 1 Toronto à Tampa Bay, Mercredi 20h05.Montréal 5 Dallas 2 Boston à Calgary, Québec 5 Hartford 2 20h05.New Jersey 4 Anaheim 0 Detroit à Chicago, L.A.4 Tampa Bay 3 20h35 Calgary 5 Edmonton 3 Vancouver à San José, Jeudi 22h35.Toronto 4 Floride 3 Dimanche Dallas 6 Ottawa 5 L, A.à NY Rangers, Detroit 6 Winnipeg 2 19h35.Québec 2 Chicago 3 Wash, à Edmonton, Vancouver 6 Calgary 3 20h05.San José 2 St.Louis 5 San José à Vancouver, Samedi 22h05.Ottawa à NY Islanders, Lundi 19h05.Anaheim à Ottawa, Buffalo à Hartford, 19h35.19h35.Dallas à Detroit, St.Louis à Pittsburgh, 19h35 19h35.Washington à Calgary, Dallas à Québec 21 h35 19h35.CLASSEMENT (partie à Edmonton non-comprise) Conférence de l'Est Section Nord Pi g P n bp bc pis Pittsburgh 9 6 3 0 28 25 12 Montréal 8 4 3 1 27 23 9 Québec 8 3 4 1 33 33 7 Boston 7 2 2 3 21 19 7 Hartford 8 3 5 0 25 33 6 Buffalo 8 1 7 0 25 37 2 Ottawa 5 0 4 1 20 27 1 Section Atlantique New Jersey 6 6 0 0 31 15 12 Philadelphie 7 6 1 0 29 19 12 NY Rangers 9 4 5 0 32 31 8 Tampa Bay 8 3 4 1 22 20 7 Floride 8 2 3 3 23 24 7 Washington 8 2 6 0 24 39 4 NY Isles 7 1 6 0 19 30 2 Conférence de l'Ouest Section Centrale Toronto 8 8 0 0 39 18 16 St.Louis 6 5 1 0 26 17 10 Dallas 8 4 2 2 32 29 10 Winnipeg 7 3 3 1 25 27 7 Detroit 8 3 5 0 32 37 6 Chicago 8 2 4 2 20 26 6 Section Pacifique Los Angeles 9 5 3 2 45 34 12 Calgary 8 5 2 1 29 24 11 Vancouver 6 5 1 0 24 17 10 Anaheim 7 2 3 2 16 23 6 Edmonton 8 2 5 1 24 29 5 San José 7 0 6 t 11 26 1 E N B R K F ?TALBOT INSCRIT 71 MURFREESBORO (FC) — Le Québécois Stéphane Talbot a franchi avec succès le premier tournoi de qualification de Murfreesboro au Tennessee pour l’obtention d’une carte de la PGA.Talbot a joué 71, hier, pour totaliser 284 coups, quatre sous la normale.Seulement 36 des 96 participants pouvaient accéder au prochain tournoi de qualification.-?- FERRI MEILLEUR JOUEUR DE L’IMPACT (FC) — Ix défenseur Patrice Ferri, ex-joueur de l’Olympique lyonnais, a été nommé le joueur par excellence de l’Impact de Montréal, en 1993.11 a été préféré au gardien Fat Harrington et a l’attaquant Grant Needham, le meilleur pointeur de l’équipe avec 15 points, six buts et trois passes.Harrington, lui, a conservé la deuxieme moyenne de buts alloués (1.35) dans le circuit.Ferri a mérité le trophée Giuseppe Saputo, remis au joueur le plus utile a l’équipe.Il a également été choisi dans l’équipe d’étoiles de l’American Professionnel Soccer Ix-ague.En 1841 minutes, Ferri a marqué deux buts et obtenu cinq passes.Il a entrepris 20 matchs.?JORDAN CONVOITÉ Moscou (AI') - Si Michael Jordan met fin a sa retraite, il y aura un poste pour lui.en Ukraine.Titt, la premiere équipe d’Ukraine a appartenir à des intérêts privés, a en effet invité le jeune retraité des Bulls de Chicago a aller jouer dans ce pays, question de stimuler les assistances.Malgré un camp médiocre Fraser se signale quand ça compte ROBERT LAFLAMME PRESSE CAN AD IL N N K Québec — On a davantage parlé du contrat cl ’lain Fraser que d'iain Fraser lui-même depuis qu’il a joint les rangs des Nordiques en août dernier.Ixi situation changera cependant si Fraser joue comme il l’a fait cette semaine contre les Whalers de Hartford et les Blackhawks de Chicago.L’attaquant de 24 ans a connu un camp d’entraînement médiocre.Son contrat de deux ans a quelque peu semé la zizanie chez les joueurs parce qu’il est assuré de toucher son plein salaire d’environ 225 000$ par saison peu importe qu’on le retourne ou non dans les rangs mineurs.N’eut été de cela, c'est sans doute avec l’équipe-école de Cornwall qu’il aurait commencé la saison.On pensait que les dirigeants des Nordiques perdraient patience a la suite de sa contre-performance lors du match d’ouverture à Ottawa.Il avait été sur la glace lors des deux premiers buts des Sénateurs.Mais les blessures à Owen Nolan et Claude Lapointe lui ont fourni la chance de se ressaisir.«Je suis heureux de mériter la chance de jouer sur une base régulière.C’est ce que je voulais», a affirmé Fraser qui a marqué une fois en plus d’amasser deux aides dans les deux derniers matchs en plus d’exceller en défensive.L’entraineur Fierro Fagé, qui a dû répondre a plusieurs questions sur Fraser pendant le camp d’entrainement, se réjouit du réveil de l’Onta-rien qui a passé les dernières saisons dans l’organisation des Islanders de New York: «Il n’accomplit rien d’exceptionnel mais il fait tout bien.Il est fiable, a commenté Pagé.Il excelle sur les mises en jeu en plus d’évoluer aux trois positions à l’attaque.Il ne déployait pas la même intensité durant les séances d’entraînement.» PORTE-VELO «ALMAS» wi!.7r:.Tn:ir,T V sZàZ'.n’z SIMF1T rt ESTHÉTIQUE, m une vuir pièce.A U fou ROBUSTE et LÉGI R, mu en ombrant, facile a manipuler ** r REMDAGI .!• • - .—fUlLThu!« .rtc Sur tout mur bow, mw, bri OT*.i 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