Le devoir, 29 novembre 1993, Cahier A
LE DEVOIR Vol.I.X X XIV - N (• 2 7 (i M 0 X T R K A L .L E L I! X D I 2 il X (I V E M 15 15 K I il il :5 6 f> c + T PS + T V Q / T o r o n I o >S 5 c PERSPECTIVES Des ponts entre les voies Des médiateurs se chargent de maintenir le dialogue entre péquistes et allairistes M i c h e! Venne L’ENTREVUE Gustavo Gutiérrez, théologien engagé PAGE B 1 Une autre «patate chaude» pour Johnson Après la santé et la construction, la réforme du Code du travail pourrait mettre le gouvernement dans l’embarras CULTURE Michel Jonasz: «L'inspiration, c'est comme une femme» PAGE B 8 LES ACTUALITÉS Le PQ a un programme et le fait savoir PAGE A 2 Le trafic est lourd sur l’autoroute à voies multiples de la souveraineté.Si lourd que des bonnes âmes se sont proposées récemment pour y prévenir les collisions, veiller au respect des droits de passage et des limites de vitesse.Ces entremetteurs ne forment pas un mouvement concerté.Les tractations sont informelles, au téléphone ou à l’occasion de déjeuners privés.LE DEVOIR a pu identifier au moins deux courants, dont les protagonistes préfèrent, pour le moment, rester dans l’ombre.En premier lieu, il y a des souverainistes de longue date mais qui n’ont pas, ou n’ont plus, de fonction officielle au PQ ni ailleurs.Ces missionnaires-là cherchent à construire des ponts entre les voies, malgré la méfiance qui les sépare.Et à maintenir un dialogue dans le respect mutuel des tendances respectives du Parti québécois d’une part et de ceux que l’on identifie à la troisième voie, d’autre part, les Jean Allaire, Mario Dumont et Jean-Guy St-Roch.Leur but est double: ¦ favoriser le maintien d’un courant souverainiste en dehors du Parti québécois et qui aura un rôle crucial à jouer lors du référendum pour convaincre les souverainistes tièdes ou autres confédéralistes de voter OUI à la souveraineté, tout en veillant à ce que ce courant ne nuise pas aux chances du Parti québécois de prendre le pouvoir aux élections, par la création d'un nouveau parti, Lt réélection des libéraux de Daniel Johnson empêcherait la tenue du référendum promis; ¦ éviter les déchirements irrémédiables entre les factions, les esclandres, les attaques publiques des uns contre les autres, comme celles des Jean Allaire et Mario Dumont contre le Parti québécois.Ils essaient de calmer le jeu.Ensuite, il y a des gens qu’on appelle, faute de mieux, des nationalistes modérés notamment des gens d’affaires, qui se demandent s’il y a, pour eux et d’autres libéraux déçus, bleus nostalgiques ou étapistes impénitents, une plate dans le PQ de Parizeau, comme il y en avait une dans celui de René Lévesque et de Pierre Marc Johnson.Ils ont entamé récemment des démarches discrètes auprès du futur président de la république laurentien-ne, dans un but fort simple: sans renier son credo, que M.Parizeau soit plus attentif aux aspirations et inquiétudes des modérés.Si Lucien Bouchard a toujours gardé le contact avec eux, Parizeau leur donne l’impression de les ignorer.Ils attendent de lui des signes tangibles qu’ils sont nécessaires pour les combats à venir.Sans quoi ils resteront sous leur tente, non seulement pour les élections, mais pour le référendum.En outre, la contre-performance de M.Parizeau le soir des élections fédérales, son envolée triomphale, excessive, vue à la télévision, a désarçonné ces modérés.Elle a désarçonné également maints militants péquistes.Ixs répondeurs téléphoniques du parti et de l’aile parlementaire ont été assaillis pendant dix jours par des partisans fâchés de voir leur chef «en faire trop».«Ce n’était pas son soir; ce n'était pas sa victoire.» L’affaire a même été discutée à huis clos, entre le leader péquiste en Chambre Guy Chevrette et les 12 présidents régionaux du parti.Dans certains coins, on se promettait d'évincer Parizeau à la première occasion.Des rumeurs ont été ravivées concernant les ten- Que Parizeau se montre plus attentif aux modérés tâtions de «la bande à Bernard» (Landry) à organiser un putsch.Ix’s plus déçus souhaitaient que leur chef tombe malade et soit contraint de démissionner.Mais la raison l'a emporté.On n’évince pas un chef à dix mois au plus des élections, surtout qu’il est vu compétent et capable de diriger la transition.Les uns se consolent en se disant que pour le référendum, Parizeau ne sera pas seul sur les tribunes.Et que le Bloc québécois du charismatique Lucien Bouchard aura un rôle essentiel à jouer.Ix?conseil national du parti, le 11 décembre â Québec, devrait être l'occasion de consolider son leadership.Le Parti québécois observe ces mouvements avec une certaine sympathie.Des députés servent d’interface entre le parti et ces intermédiaires, notamment Guy Chevrette et le jeune député André Boisclair.Mais avec une certaine réserve également.On ne sait trop ce que veulent les modérés.Où ils veulent aboutir?Vont-ils créer un parti?Alors on est prudent.Il a été question, peu après la publication du rapport du groupe Réflexion Québec, que M.Parizeau fasse une sortie et tende la main à ces gens-là.Puis on s’est ravisé.Pour éviter de paraître hégémonique.Il faut que ces gens-là puissent se définir eux-mêmes.On a choisi à la place la stratégie des petits pas.L’appui du chef du parti, il y a quelques jours, à un allairiste comme éventuel candidat péquiste dans Argenteuil en est un exemple.Jeudi dernier, à Québec, M.Parizeau a admis qu’il avait commencé à évaluer l’impact d'un parti de la troisième voie après la parution du manifeste du groupe Réflexion Québec.Mais que maintenant, il regarde les choses évoluer», et il juge qu’elles «évoluent très bien».Il constate que beaucoup de gens voient de bonnes idées dans le manifeste, sans pour autant souhaiter la fondation d’un parti pour les diffuser.En outre, il ne «pense pas» qu’un parti de la troisième voie puisse empêcher le PQ de prendre le pouvoir.Il suggère de «laisser les choses évoluer encore».I N D K X les Actualités.A2 Agenda culturel.lit) Am*s dansées At Ads publics.I$2 Culture.liK Économie.lî.'i Éditorial.A<> Entrevue .ni Idées .A7 Météo .H2 le Monde .A5 Mots croisés.A4 Religions .It2 les Sports .H5 Météo Ciel variable Max.2 Détails en 152 SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le ministre du Travail, Normand Cherry, est de nouveau dans l’eau chaude, cette fois avec son projet de loi 116 qui, à compter de janvier, n’imposera plus de limite à la durée d’une convention collective au Québec.La CSN s’insurge contre ce projet de loi et entreprend cette semaine une campagne pour bloquer le projet gouvernemental.En plus de chambarder les règles de maraudage, il permettra aux employeurs de se présenter à n’importe quelle table de négociation et demander la signature d’un contrat de travail de 5,10 ou 15 ans.Depuis 1964, aucun gouvernement n’avait osé modifier le plafond de trois ans liant patrons et syndiqués.Le projet de loi 116, déposé pourtant le 10 novembre dernier à l’Assemblée nationale, est passé complètement inaperçu.I.a CSN a attaché le grelot hier en se lançant dans une bataille qui risque de se terminer devant les tribunaux.C’est un autre dossier chaud pour le successeur de Robert Bourassa, M.Daniel Johnson.Ce dernier a fait savoir hier soir que, devant les menaces de manifestations contre le projet de loi 148 (décret de la construc- tion), il annulait les visites prévues aujourd’hui dans la Mauricie dans le cadre de sa campagne à la succession de Robert Bourassa.Quant à la CSN, outre l’occupation des bureaux de ministère du Travail, elle est à mettre au point quelques manifestations, dont une devant les bureaux du premier ministre Bourassa, tout en examinant avec ses avocats la constitutionnalité du projet de loi 116.En invoquant une situation financière difficile, les aléas de la conjoncture économique ou l’instabilité des VOIR PAGE A 8: TRAVAIL Le remblayage tue la vie dans le St-Laurent LOUIS-GILLES FRANCOEU R LE DEVOIR La reproduction et l’alimentation de centaines d’espèces vivantes du Saint-Laurent sont aujourd’hui menacées par la destruction de 685 km de milieux humides côtiers, entre 1950 et 1978, en raison du remblayage à des fins de construction domiciliaire, agricoles et de transport.C’est ce que révèle le premier bilan des agressions humaines à l’écosystème fluvial, que vient de publier le Plan d’action Saint-Laurent PASL) sous le titre Le Saint-Laurent: milieux de vie diversifiés.A la disparition de ces milieux humides, s’ajoutent les «modifications» apportées à 20 856 ha de fonds marins entre Cornwall et Havre Saint-Pierre, dont 12 463 ha sont des milieux en eau peu profondes.Le dragage des ports et du chenal maritime et le dépôt de déblais sur le fond du fleuve dépassent en importance les dommages causés par le remblayage des fonds marins.Dragage et déblais ont détruit plus de 12 000 ha alors que le remblayage en a détruit 4573.Le rapport n’est pas tendre à l’égard des conséquences de la navigation maritime, qui a justifié le creusage d’un canal de 11 mètres de profond au fond du Saint-Laurent dans les années 50 pour amener jusqu’aux Grands Lacs les navires dont profitait le port de Montréal.Non seulement le dragage du chenal augmente-t-il la turbidité de l’eau, mais il provoque d’importants changements bathymétriques dans le fleuve, y diminue la teneur en oxygè- VOIR PAGE A 8: REMBLAYAGE Comme en 14-18 A PHOTO AP VETU D’UNE PEAU de mouton, ce soldat de Bosnie pourrait bien apparaître dans un album de la guerre de 14-18, qui a d’ailleurs commencé dans cette région du monde.Celui-ci se trouve près de Mostar où les soldats serbes exercent un contrôle sur les convois de ravitaillement des Nations unies.Autres informations en page A 5.Le Parti civique fait salle comble 600 militants participent au couronnement de Clément Bluteau KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Près de 600 militants du Parti civique de Montréal ont participé hier au couronnement de leur nouveau chef, Clément Bluteau.Beaucoup plus qu’un congrès au leadership dont l’issue était connue depuis trois semaines, ce rassemblement visait à fouetter les troupes en vue des élections de novembre 1994.D’ailleurs, la grande partie de l’après-midi d’hier a été monopolisée par un «motivateur» venu stimuler les supporters du Parti civique de Montréal (PCM) à coup de pensée positive et de lois menant au succès.Exposée dans un français approximatif, cette thérapie a insufflé de l'enthousiasme aux participants.Quelques minutes plus tard.Clément Bluteau était accueilli en champion sur l’air du film Rocky.Les militants, debout, pancartes à la main, scandaient le nom de leur candidat à la mairie montréalaise.M.Bluteau a tenu à décocher quelques flèches à ses adversaires et futurs adversaires.«Ils vivent sur une autre planète.Ils parlent de dollars alors que nous autres, on parle de piastres.Us mettent la toiture avant les fondations.Le Parti civique, c’est pour les gens du peuple», a-t-il lancé, provoquant de chauds applaudissements.M.Bluteau a profité de ce congrès pour présenter 23 des 51 candidats qui feront la lutte pour accéder à l'hôtel de ville.Pour la plupart il s’agit de petits commerçants, d’agents immobiliers et de quelques VOIR PAGE A 8: CIVIQUE Les questions de Monsieur Culture Nouveau titulaire du «Patrimoine canadien», Michel Dupuy ne se pose pas que des questions de gros sous Michel Dupuy, nouveau responsable des dossiers culturels canadiens.A Ottawa, ces jours-ci, tout le monde attend la hache.Celle que devra tôt ou tard manier Paul Martin pour tenter d’arracher quelques économies et juguler un déficit aux proportions ahurissantes.Diuts ces circonstances, le nouveau ministre du Patrimoine canadien.Michel Dupuy.a pu susciter des espoirs lorsque, il y a quelques semaines.il déclarait à propos des industries culturelles qu'il fallait «continuer à les faire vivre, à les encourager et à en faire naître d’autres».D’aucuns en ont conclu un peu rapidement que les arts, les communications, la culture échapperaient d'emblée au couperet.Aujourd’hui, M.Dupuy recommande cependant la prudence.«On m'a mal interprète si j'ai dit que nous allions augmenter les budgets.Ce que je dis, c’est comment pourrions-nous ne pas reconnaître les besoins de ces industries?Comment pourrait-on ne pas souhaiter leur croissance?Je me suis empressé de dire qu’au point de vue des gros sous, je devrai d’abord en parler avec les Collègues de la trésorerie», a déclaré le ministre lors d'une entrevue qu’il accordait au DEVOIR, vendredi dernier, à son bureau de Hull.Car s’il refuse d’«aborder l’avenir des industries culturelles par le goulot d’étranglement financier», M.Dupuy avertit quand même qu’«il faut être réaliste».«Je sais qu’il existe des contraintes.Nous allons traverser des années très difficiles.Mais je ne serais pas nécessairement pessimiste.On doit penser en termes de stratégie globale.» Economiste, haut fonctionnaire et diplomate de carrière, Michel Dupuy assure que les milieux culturels ont reçu un allié lorsque Jean Chrétien lui a confié, au début de novembre, le portefeuille du Patrimoine canadien.Cette grosse' boîte, créée l’été dernier lors de la restructuration du cabinet effectuée par Kim Campbell, regroupe l’ancien ministère des Communica- VOIR PAGE A 8: CULTURE I.K I) E V Oil!.I.E L I' X I) I 2 II X 0 V E M I! U K I II II II | $jj£PP£ W'mm ; u ¦ Il a souligné que le volume des échanges entre le Québec et les Etats-Unis représentait 35% du commerce entre les Etats-Unis et le Mexique et qu’ils étaient beaucoup plus importants que le,s échanges commerciaux entre les Etats-Unis et le Brésil ou le Chili qui veulent, eux i aussi, devenir membres de l’ALENA.Jacques Parizeau, qui ne ferme pas la porte à la mise en place de nouveaux organismes entre le Québec-souverain et le Canada anglais «au fur et à mesure que leur mauvaise volonté s’estompera», en a profité pour tourner en ridicule la proposition de Jean Allaire qui souhaite le maintien de liens politiques avec le reste du Canada.Le chef péquiste affirme que les anglo-canadiens n’accepteront pas «de chambarder leur vie politique» pour mettre en place un troisième palier de gouvernement, «un parlement commun avec-un gouvernement supranational».M.Parizeau, qui, pour une rare fois, s’en est tenu à un texte rédigé d’avance, a laissé à Louise Beaudoin le soin d’attaquer les libéraux.Elle a accusé le prochain premier ministre, Daniel Johnson, «de se promener avec une hache à la main.Ne vous trompez pas, a-t-elle lancé, Marc-Yvan Côté accomplit les basses oeuvres de Daniel Johnson.» Elle a également accusé le ministre du Commerce international, John Ciaccia, de se servir des maisons du Québec à l’étranger pour créer «de véritables nids de patronage.» Louise Beaudoin soutien que M.Ciaccia s’apprête à nommer le député de Marquette, Claude Dauphin, à la tête de la délégation du Québec à Boston et le soupçonne de vouloir installer un autre libéral à Paris.Elle rappelle que John Ciaccia a nommé d’anciens ministres libéraux à New-York et Mexico, soit Reed Scowen et Gérard Latulipe.(Autres informations sur le troisième parti en page A4) Procurez-vous sans tarder le nouvel Hydro-Guide.Absolument gratuite, cette brochure vous explique non seulement comment calculer votre consommation d’électricité, mais en plus, elle répond à bien d’autres de vos questions.Que ce soit pour savoir qui est responsable de l’électricité consommée dans un local vacant, pour connaître les règles de sécurité à observer avec l’électricité, ou tout simplement pour poser le bon geste en cas d interruption de courant, consultez Hydro-Guide.Peu importe le sujet, Hydro-Guide vous aide à comprendre les différents services d 1 lydro-Québec.Hydro-Guide, un outil précieux qui démystifie les facettes de l’utilisation quotidienne de l’électricité.Pour vous le procurer, remplissez le coupon-réponse ci-joint, ou composez.ÉNERGIE a Montréal ou 1 800 ÉNERGIE partout ailleurs au Québec.->M I PHOTO JACQUES NADKAl Jacques Parizeau en compagnie de son épouse Lisette Lapointe, hier.dans ce débat à deux, ce sont les autres (entendre les Américains) qui nous protègent.Le Québec, a souli- gné le chef péquiste, n’est pas un facteur négligeable pour le commerce américain.» BERNARD PLANTE LE DEVOIR La possibilité de la création d’un troisième parti politique au Québec force le Parti québécois à préciser son programme.Le chef du parti, Jacques Parizeau, va développer, au cours des prochains mois, plusieurs des thèmes du programme du PQ.Hier, alors qu’il prenait la parole à l’assemblée d’investiture de l’ex-délé-guée générale du Québec a Paris, Louise Beaudoin, dans le comté de Chambly — elle était seule en lice — , M Parizeau a reconnu que certains commentaires faits par Jean Allaire et Mario Dumont «portent à réfléchir sur le sens de l’action politique que nous menons.» Le chef péquiste n’accepte pas que MM Allaire et Dumont disent du Parti québécois qu’il n’a pas de projet de société: «Ils oublient rapidement 25 ans de réflexion.» M.Parizeau va donc saisir les occasions que lui offrent les assemblées d’investiture de son parti pour rappeler «à nos concitoyens les objectifs que nous poursuivons, le type de société que nous voulons construire, les valeurs qui guident nos espoirs.» La candidate du PQ dans Chambly à la prochaine élection, Louise Beau-dqin, qui fera la lutte à la ministre de l’Education, Lucienne Robillard, a souligné, elle aussi dans son allocution, que son parti était porteur «d’un véritable projet de société.» Elle a demandé aux militants «de ne laisser personne dire le contraire, ni M Dumont, ni M Allaire.» Mais celui qui a laissé échapper le plus clairement sa nervosité, devant ia possibilité de la création d’un troisième parti politique au Québec, c’est le vice-président du PQ, Bernard Dindry.En coulisse, il a associé cette entreprise à du «sabotage» et à de la «mesquinerie».Il a ajouté que «c’est sûr que les libéraux vont mettre de l’argent là dedans, c’est leur seule chance de s’en sortir.» Le Parti québécois développe concrètement, sur le terrain, la stratégie énoncée dans un document interne pour contrer Jean Allaire et Mario Dumont.Le rapport qui s’intitule Un Québec responsable — LE DEVOIR qui en a obtenu copie en faisait état dans ses pages vendredi dernier — fixe deux grands objectifs: démontrer que le PQ a un véritable projet de société et que rien ne justifie la création d’un troisième parti politique.Le premier geste concret de cette stratégie, Jacques Parizeau l’a fait, hier, à l’école polyvalente de Saint-Bruno sur la Rive-Sud de Montréal, alors que 300 partisans assistaient à 1 investiture de Louise Beaudoin dans la circonscription électorale de Chambly.Pour l’occasion, le chef péquiste a développé un chapitre de la vision des relations internationales d’un Québec souverain, en insistant sur les dimensions économiques et commerciales en Amérique du Nord.M Parizeau a soutenu que l’ouverture du marché nord-américain, le libre- échange, permettrait au Québec, nouvellement souverain, d’être à l’abri du chantage que le Canada anglais pourrait êfre tenté d’exercer contre le nouvel Etat.1a> libre-échange assure, selon lui, le volet 'association» du concept de souveraineté-association développé par René Lévesque: «Quand régnera, dans toute l’Amérique du Nord, un régime de libre circulation des biens, des services et des capitaux, une partie, le Canada anglais, ne pourra imposer à une autre partie, le Québec, des obstacles que le traité interdit».Le chef péquiste a ajouté «que ADRESSE PROVINCE CODE POSTAI HYC 93-113 L 3 Je désire obtenir cette brochure en français J| en anglais _| a’ Hydro-Québec l.e meilleur de nous-mêmes La contrebande de cigarettes, un dossier brûlant pour Québec Québec (PC) — Le commerce de cigarettes de contrebande est devenu un dossier politique controversé que le gouvernement libéral semble être incapable de régler.Le Parti québécois a marqué des points quotidiennement à l'Assemblée nationale, embarrassant les libéraux.Les Québécois ont vu récemment à la télévision des images de Mohawks vendant impunément des cigarettes de contrebande sur le bord d’une route.Ils ont également vu un Blanc faisant la même chose à Jonquiére, mais cet individu a été arrêté.Cela a amené l'opposition péquiste à soutenir qu’il y a deux systèmes de justice, et les libéraux ont eu l’air peu disposés ou incapables de passer a l’action.«Si ce n’est pas résolu bientôt, cela pourrait être une question importante lors des prochaines élections», prévoit Claude Gauthier, de la firme de sondage CROP de Montréal.Une bonne partie du commerce des cigarettes dp contrebande, qui proviennent des Etats-Unis, passe par les communautés autochtones d’Oka, de Kahnawake et d’Akwesasne, où les ventes sont en plein essor.Mais le souvenir de l’affrontement d’Oka en 1990 entre les autochtones, la Sûreté du Québec et l’année est encore frais dans les mémoires des libéraux, et le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan a exclu la possibilité d’encercler les réserves pour étouffer la contrebande.Le gouvernement croit que cela causerait un autre conflit qui ne servirait qu’à transférer le commerce illégal ;i d’autres contrebandiers.«Cela ne va pas disparaitre avec des actions militaires ou policières», a déclaré le ministre du Revenu Raymond Savoie.Le gouvernement du Québec perdra environ 400 millions$ en revenus provenant des taxes cette année; sa crédibilité a également été touchée.Selon le critique péquiste Francis Dufour, le gouvernement a amené les contrebandiers de cigarettes à croire qu’ils peuvent se moquer de la loi et obtenir un traitement spécial.Dégâts importants au CNRC Ottawa (PC) — Les dégâts sont évalués a plus de 2 millions$ a la suite d’un incendie qui s’est déclare dans deux laboratoires du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à Ottawa, hier matin.L’incendie s'est déclare peu avant 8 h hier matin, selon le chef du service des incendies d’Ottawa, Paul I >i-jguer.«la s flammes étaient visibles de partout et il y avait énormément de fumée», a indiqué le chef Diguer.«Il nous a fallu plus d’une heure pour maîtriser le feu, car les laboratoires contenaient beaucoup d'équipements au laser très sophistiqués.Il fallait aussi composer avec la présence de produits chimiques, on voulait éviter les risques d’explosion».O totoquObej m Numéro complémentaire R ESULTATS I d (| u GAGNANTS LOTS Tirage du 6/6 3 968 965,90 $ 93-1 1-27 5/6+ 9 96 896,60 $ 5/6 329 2 120,50 $ 4/6 17 975 74,40 $ 19 44 46 3/6 345 504 10,00 $ Vente totales 20 597 412 ,oo $ Prochain gros lot (approx,|:2 400000,00 $ Prochain tirage 93-12-OI Tirage 93-11 du 27 GAGNAN rs 8 23 34 36 38 40 28 Numéro complémentaire MISE-TÔT 17 30 36 37 GAGNAN IS LOT 43 1 162.R0 { 6/6 O 1 OOO 000,00 $ 5/6+ 1 25 967,50 $ 5/6 16 1 082,00 $ 4/6 1 162 69,50 $ 1 9 438 5.00 $ Ventes totales 907 746,00$ Gros lot ,T r lingue tirage 1 OOO 000,00 $ EQtra Tirage du 93-1 1-27 NUMÉROS 844549 44549 4549 549 49 9 LOTS 100 000S I 000 $ 250 $ 50 S 10 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Lei modalites d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette J S dernière a priorité.ROBIC DE PUIS 1892 AGENIS DE BREVETS ET MARQUES l’RomaioN dis puons ni pnopmnt intellectuelle I K.I R ROBIC RICHARD AVOCATS '>'• ST JACQIIIS MONTRÉAL QUÉBEC II2V3X?14 I : I lil |5U|88H<0*8*W 1 " "i.nliln .lr i Inl.mcilCiln L’agriculture québécoise recrute en France Lorient (AP) - Une étape en Bretagne, une en Vendée, une en Auvergne: deux délégués du ministère de l’Agriculture du Québec viennent de visiter la France, à la recherche d’investisseurs pour des exploitations agricoles, à la recherche aussi d'ex-, ploitants prêts à s’investir pour que la terre québécoise produise, plutôt que d’être abandonnée à la jachère ou à la friche.Aux trois rassemblements organisés pour des rencontres avec le monde rural hexagonal, les émissaires québécois ont vanté (à travers exposés, projections de diapositives, contacts particuliers) les atouts des créations d’exploitations agricoles au Québec.Sans doute, ils ne s’y attendaient d’ailleurs pas, les deux délégués de l’agriculture québécoise n’ont-ils pas enregistré d’adhésion au cours de leurs journées d'information en Erance.Mais ils savent qu’ils ont ouvert la réflexion chez des candidats virtuels qui ne demandaient qu'à être convaincus.Il est plus que probable que des demandes d’agrément vont être envoyés dans les semaines qui viennent.lx-s «sergents recruteurs» ont dit fonder de sérieux espoirs sur des candidatures bretonnes.Iti Bretagne, il est vrai, a vu partir pour les terres ou les bois du Québec et d’autres provinces du Canada des milliers de ses enfants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.C’est à Gourin (Morbihan) que s’est tenu le rassemblement Bivtagne-Québec.Un choix qui ne doit rien au hasard, l'émigration vers l’Outre-Atlan-tique étant considérée depuis le début du siècle comme une seconde religion dans la |M‘tite ville ((MX) habitants) où nue grande et élégante statue de la liberté trône sur la place publique.Comment prendre le métro ces jours-ci PRESSE CANADIENNE Ia Société de lrans|x>rt de la communiante urbaine île Montréal rappelle aux voyageurs qui utilisent le métro qu’en raison d’un manque de dis|X)itibili lé de ses voitures, elle se voit dans l’obli galion de réduire la fréquence de son service aux heures de |x)inte du matin et du soir.( )n conseille aux usagers d'emprunter le métro 15 minutes avant ou 15 minutes ;t| ires k tir I ttnaine habituel.Votre facture D’ÉLECTRICITÉ VOUS DONNE DES frissons ?Le PQ va rappeler haut et fort son «projet de société» La création éventuelle d'un troisième parti force le Parti québécois à préciser son programme I) K V 0 .r x h X 0 V 1: M I?I! K CÉDEZ À LA TENTATION! Rendez-vous en page A-05 ! ' Election complémentaire du 13 décembre dans Laval-des-Rapides Oui, c’est un sale temps pour les politiciens Les électeurs manifestent désormais ouvertement leur cynisme et leur désabusement S T É P II A N E B A I L LA R G E O N LE DEVOIR ET PC Les candidats péquiste et libéral qui s’affrontent dans l’élection complémentaire qui doit avoir lieu le 13 décembre dans Laval-des-Rapides s’entendent sur au moins un point: c’est un sale temps pour les politiciens.Il y a bien sur la grisaille d’automne, cette déprimante pluie froide et drue qui tombait encore hier sur le sud du Québec.Mais il y a surtout un cynisme et un désabusement généralisés, qui frisent le mépris, qu’un grand nombre d’électeurs manifestent ouvertement.«Les gens ne croient plus aux promesses et pensent qu’on entre en politique pour faire la piastre», confiait hier Serge Ménard, le candidat du Parti québécois, dans sa petite permanence de la rue Cartier, entre deux séances de porte à porte.Un peu plus à l’ouest, sur la même rue, dans ses propres locaux, son adversaire libéral surenchérissait: «üi population ne veut entendre parler que des problèmes économiques, du chômage, de la place faite aux jeunes.Le reste, les politiciens, les questions constitutionnelles, ça les écœurent».Mais même s’ils s’entendent sur le cynisme ambiant, il serait difficile d’imaginer deux candidats plus différents.Me Serge Ménard, le candidat péquiste de 52 ans, est un avocat criminaliste réputé à travers la province pour avoir défendu des causes célèbres, celle du policier Allan Gosset, du chanteur Claude Dubois et d’anciens felquistes.C’est aussi un nouveau venu en politique active, parachuté dans le comté par Jacques Parizeau.Par contre, le libéral Raymond Mouette, (54 ans, habite le comté depuis 28 ans, fait du bénévolat depuis des années, est membre de son parti depuis trois décennie.Self-made-man, commerçant, il a même œuvré chez les libéraux fédéraux.Jusqu’à maintenant, la campagne est restée calme et polie, un contraste avec la campagne municipale cpii a eu lieu en novembre a Laval.Ménard et Mouette ne se sont adressé aucun coup bas; les panneaux routiers de chacun sont encore nets.Expérience et racines Le libéral Monette mise clairement sur son expérience et ses racines dans le comté.«Mon but principal, c’est d’aider les citoyens, répète-t-il.Je le fais depuis 28 ans.Ix*s gens savent que je ne les laisserai pas tomber demain.» «Je ne fais pas d'autre promesse que de défendre les intérêts de mes électeurs avec le même acharnement que j’ai mis à défendre mes clients», dit pour sa part Me Ménard.Bâtonnier du Barreau du Québec en 1986-87, il a enseigné le droit à l’Université de Montréal et a notamment dirigé le comité chargé d’élaborer la transition du Québec vers un Etat souverain, si jamais les Québécois choisissait cette voie dans un avenir rapproché.Candidat-vedette, certes, il ne joue pas cette carte.Quand il cogne à la porte d’un électeur, il admet franchement: «C’est ma première expérience en politique, qu’est-ce que vous avez a me dire?Je vous écoute.» I ne lois sur deux, après avoir versé leur fiel sur la politique, les gens parlent d’emploi, do la pauvreté et de ses répercussions sociales.Ils s’intéressent aussi aux problèmes du transport en commun et au manque de lits d’hôpitaux.Les lavallois se font promettre un métro sur l’ile, d’élection en élection, ce qyi fait que les électeurs n’osent plus y croire.A cause de la crois sauce démographique rapide, la région a aussi besoin d'un autre hôpital.La Cité de la santé, un hôpital moderne, vient toutefois d'être agrandie.L’élection complémentaire dans I-aval-des-Ra-pides a été rendue nécessaire par le départ du député libéral Guy Bélanger, qui a claqué la porte en critiquant la partisannerie stérilisante.I.a-val-des-Rapides a aussi été représenté à l'Assemblée nationale par l’ex-ministre Bernard bmdry, du Parti québécois.Le comté compte 35 423 électeurs, dont 84% de francophones.C’est le moins fortuné des cinq comtés de Pile Jésus, qui abrite essentiellement des quartiers résidentiels et des commerces.Quatre autres candidats ont présenté leur candidature pour les partis du NPI), de la Réforme, de la Renaissance et du J’en peut pus (sic).HIOTO ROBTRT SKINNER Serge Ménard faisant du porte-à-porte hier ppp®g PHOTO ARCHIVES Michel Venne u'.Prix de journalisme Judith Jasmin Mention spéciale à Michel Venne Québec (LE DEVOIR-PC) — La mention spéciale dans la catégorie écrit du prix de journalisme Judith Jasmin est allée à Michel Vepne, du DEVOIR, pour le dossier L'Etat sait tout sur les atteintes à la vie privée commises par les gouvernements.iœ grand prix Judith Jasmin a été décernée lors du dernier congrès de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ), tenus en fin de semaine à Québec, à l’équipe de journalistes d'enquête de The Gazette, William Marsden, Rod Macdonell et Andrew McIntosh pour une série d’acticles sur la fénéantise des juges de la Cour municipale de Montréal, le fruit d’une enquête journalistique qui a duré trois mois.En outre, la mention spéciale dans la catégorie média électronique a été remise a Pierre Trotier, de la radio de Radio-Canada, pour son reportage sur des usines insalubres au Québec.Autre prix remis lors de ce congrès, le Jules Fournier, décerné par le Conseil de la langue française, est allé à la journaliste pigiste Genevieve Picard pour la qualité de sa langue.Enfin le prix Mireille Linctôt, qui récompense les jeunes journalistes, a été remis à Madeleine Roy de la television de Radio-Canada pour son reportage sur le sang contaminé diffusé à Enjeux.Un mention spéciale a souligné la qualité d’un reportage sur les indiens navajos signé par Johanne Fauteux du Taint.Au cours d’une assemblée plénière hier, les membres de la FPJQ se sont penchés sur l’opportunité d'entamer le deuxième quart de siècle d’existence de l'organisme en accouchant finalement d’un premier code d’éthique officiel.Après 25 ans de discussions, d’intentions et d’ébauches de projets sur la question, la FPJQ aura à disposer d'une proposition en ce sens lors de son assemblée générale annuelle d’avril prochain, à Montréal, et ce, dans l’espoir avoué de freiner la forte tendance actuelle à la coexistence de deux groupes de journalistes: ceux qui informent, qui critiquent, qui dérangent et ceux qui amusent, qui divertissent, qui rassurent les annonceurs.Esquissé par Ixiuis Falardeau, président du Syndicat des travailleurs de l’information de hi Tresse et vice-président de la Fédération nationale des communications (FNC), ce portrait de la situation a été approuvé par le président de la FPJQ.Alain Saulnier, lors de la plénière qui clôturait son congres de trois join's, hier avant-midi, au C bateau Frontenac, à Québec.In proposition d’un code d’éthique a été dûment formulée par Marc- François Bernier, Au Journal de Québec, au bout de deux heures de vives discussions auxquelles ont assisté environ 200 journalistes.Plus de 420 journalistes ont cependant participé en tout ou en partie à ce 25e congrès annuel, l’une des plus fortes aliluenees de l'histoire de la FPJQ.Mairie de Montréal Aujourd’hui à l’École des HEC Pas pour l’instant, dit Liza Frulla LOUIS-GIL LES F R A N C O E U R LE DEVOIR La ministre de la culture du Québec, Mme Liza Frulla, ne vise pas la mairie de Montréal, «pour l’instant» du moins.C’est ce qu’elle a déclaré hier à l’émission Droit de regard, sur les ondes de Radio-Québec.La ministre de la Culture précise qu’elle a avisé, jeudi dernier, la direction de son association de comté de sa décision de continuer de travailler au sein du cabinet provincial.«11 y a des défis énormes (à Montréal), reconnaît-elle.Mais les défis importants sont à Québec.Ma tête est vraiment à Québec avec le cabinet.» Mme Frulla ajoute qu’elle se sent bien dans l’équipe en train de se constituer autour de M.Daniel Johnson qui est, à son avis, «probablement un des plus méconnus» des ministres en raison, notamment, des exigences fort particulières de ses fonctions a la direction du Conseil du Trésor.Elle reconnaît d’ailleurs que ses relations avec M.Johnson ont été parfois tumultueuses: «En tant que président du Conseil du Trésor, nous en avons eu des bonnes ensemble», dit-elle, en se référant vraisemblablement aux discussions sur les crédits de son ministère.«On va découvrir, ajoute-t-elle aussitôt, quelqu'un qui est un peu différent de ce qu'on connaît.» Mme Frulla n’a, à aucun moment, durant cette entrevue dirigée par la journaliste Anne-Marie Dussault, fermé définitivement la porte à une éventuelle candidature à la mairie de Montréal, «un gros défi» qui ne la tente pas «pour l’instant».Le Parti Egalité s’en prend aux «rêves nationalistes» LIA LÉVESQUE P R E S S E C A N AI) I E N N E Le nationalisme et les lois linguistiques ont coûté cher à l’économie du Québec et le Parti légalité veut que ça change.Quelque 75 délégués du parti étaient réunis, hier, dans un centre communautaire du quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal pour élaborer les ix> litiques économiques du parti.Pour le chef du parti, M.Keith Henderson, il est clair que «le gouvernement du Québec gaspille l’argent des contribuables».Au premier chef, il cite les «rêves nationalistes» de la Caisse de dépôt et placement, ainsi que les délégations du Québec à l'étranger, l’existence d’un ministère des Affaires intergouvemementales canadiennes et, évidemment, les lois linguistiques qui font fuir les capitaux.«Les rêves péquistes sont les cauchemars des contribuables», disait-il en anglais, dans son discours d’ouverture du congrès.«Et si vous cherchez de l’aide du côté des libéraux du Québec, regardez dans votre dos.» M.Henderson met bien des politiciens dans le même panier.«Lucien Bouchard, Jacques Parizeau et Robert Bourassa, nous ne pouvons plus nous payer votre présence.C'est le temps que quelqu’un le dise», a lançe le chef.Parmi les résolutions adoptées par les congressistes, plusieurs font référence à la langue ou au nationalisme québécois, même si le congrès portait sur les ixilitiques économiques.Ainsi, on a adopté un texte demandant que l’information touristique sur les panneaux soit en anglais, en français et dans d’autres langues si nécessaire.On a répété les résolutions qui existent déjà dans le programme du parti, qui demandent que «la province de Québec soit déclarée officiellement bilingue» et que «la langue de l’éducation puisse être librement choisie par tous les Québécois».La Caisse de dépôt, vue comme un instrument nationaliste, a été prise à partie.Une resolution appuie le principe de limiter les pouvoirs d’intervention de la Caisse et propose que le PE étudie différents moyens pour y arriver, dont la privatisation de la caisse, sa division en unités plus petites et autres moyens.Martin donnera l’heure juste sur Ottawa (PC) — Il est fort peu probable que le ministre fédéral des Finances Paul Martin ait de bonnes nouvelles à livrer à ses homologues des provinces qu'il rencontrera mercredi fi Halifax.Ces derniers attendent avec anxiété une révision généreuse des paiements de transfert du fédéral, mais M.Martin ne pourra que constater avec eux l’impossibilité de répondre à leurs attentes.M.Martin devrait lever le voile sur ses intentions dès aujourd’hui alors qu’il doit prononcer un discours fort attendu devant les étudiants de l’Ecole des hautes études commerciales de l'Université de Montréal.Il devrait alors non seulement donner l’heure juste sur le déficit mais aussi des indications sur ce qu’il juge nécessaire de faire.Et là encore, il serait surprenant d'y entrevoir quelque largesse à l’égard des provinces.Le fédéral est prisonnier d’un cercle vicieux nourrissant un déficit de plus en plus monstrueux.Celui de 1993-1994 atteindrait un sommet inégalé de 45 milliards.?, selon les dernières prévisions du ministère des Finances.Les revenus du gouvernement central sont en baisse, le chômage et la mauvaise performance de l’économie font grimper ses dépenses et le financement de la dette de 465,3 milliards?ne cesse de gruger son budget de fonctionnement.Au mieux, Paul Martin pourra-t-il geler à leur niveau actuel les versements du fédéral aux provinces.Au cours de la campagne électorale fédérale, le leader libéral Jean le deficit Chrétien n’a d’ailleurs jamais entrou- } vert la porte à un rehaussement du soutien financier du fédéral aux pro- ; vinces.[ «On verra», disait-il en ajoutant que j son gouvernement établira pour les • cinq prochaines années un program- , me de financement stable.C’est déjà tout vu, semble-t-il.«Il va falloir donner une poussée à ’ l'économie et couper dans les dé- ; penses gouvernementales», disait j Paul Martin en dévoilant à Ottawa, il ?y a quelques jours, l’ampleur du défi- \ eit 1992-1993.Au 1er avril dernier, le ; budget du gouvernement central s’est soldé par un trou de 40,5 mil- ' liards?, le déficit le plus important jamais enregistré par le fédéral.L'avenir n’est guère réconfortant: le déficit constaté aux six premiers mois de l’exercice financier 1993-1994 est de 20,7 milliards$, indique l’édi- ; don de novembre de la Revue financière annuelle du ministère des Fi- J nances.Cela représente une hausse ; de 2,2 milliarçlsS par rapport à septembre 1992.A ce rythme, il pourrait grimper jusqu’à 45 milliards$ en 1993-1994.Le déficit de 1992-1993 représentait 5,9% du PIB (la valeur totale de la production des biens et services au Canada).En 1991-1992, le déficit représentait 5,1% du PIB.Le gouvernement libéral veut réduire ce ratio à 3%.Cet objectif et l’hémorragie budgétaire du fédéral imposeront donc au ministre Martin une révision de l’ensemble des finances de l’Etat et des coupes dans les dépenses du gouvernement.Un homme peut changer le monde.un homme didéeo, de ténacité.FÉLICITATIONS Monsieur Lionel Boulet, Récipiendaire du Prix Armand-Frappier 1993 Vous avez permis au Québec d accéder à une place incomparable au sein île la recherche internationale.Les 330 chercheurs et ingénieurs du Centre de recherche d 1 lydro-Québec — Varennes et Shawinigan — honorent un homme de vision.ip mm i SVNDICflT PBOF6SSIONNCI DCS SCICNTIFIQUCS DC L’IR€Q INC.120 pages (4,95 $ L'A M M É E I I AP I E A.LJ présentation d*.P/ern iiourgauh o cC LU 111 J (L « Chapleau tire sur les beaux, les grands, les puissants, comme cela doit être quand on a un reste de conscience, de respect et de moralité.Ou un reste de courage.» Pierre Bourgault (extrait de la préface) | p |)pyo||3 BORÉAL I.K I) K V U I li .I.E I.V X I) I 2 !) X 0 V E M II R K | R !) :i LES ACTUALITES Lyne Jacques invite Mario Dumont à suspendre son projet de parti MICHEL VEN NE • DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC * ÎT a présidente du Forum Jeunesse •*.L/du Bloc québécois, Lyne Jacques, 24 ans, prie instamment Mario Dumont de suspendre son projet de créer un parti politique de la troisième voie.Car ce parti fondé sur un projet ^politique ambigu et irréaliste, selon ,Mme Jacques, «risque de priver les jeunes de sa génération de la chance de se faire un pays», dit la jeune militante, dans une entrevue au DEVOIR.«Mario, ne nous prive pas d’un es-• poir», dit cette ancienne militante li-bérale qui a quitté le PLQ, comme - Mario Dumont, âgé de 23 ans, .lorsque Robert Bourassa s’est rangé •derrière Charlottetown pour renier .le rapport Allaire, en août 1992.La création d’un parti qui, comme .Mario Dumont, prône la souveraine-• té du Québec mais dans le but de .former par la suite une confédéra-; ,tion avec le Canada — «vouloir la .souveraineté sans trop la vouloir», , dit-elle —, va «semer la confusion» et «mêler les gens», soutient la présidente des jeunes du Bloc québécois.Si un parti ayant cette approche présentait des candidats aux prochaines élections, cela peut «faire la différence dans des comtés cruciaux», dit-elle.Or la réélection des Mario Dumont.PHOTO ARCHIVES libéraux empêcherait la tenue du référendum sur la souveraineté promis par le PQ.C’est l’avenir bloqué.En déclarant, la semaine dernière, que l’élection de Daniel Johnson serait un moindre mal, Mario Dumont fait comme s’«il ne voulait pas réaliser son programme, ajoute-t-elle.Car ce programme ne peut être réalisé que dans un Etat souverain».L’option véhiculée par M.Dumont dénote «une méconnaissance du Canada anglais», soutient Mme Jacques.«Les Canadiens ne sont pas confédéralistes.Si Mario Dumont avait vendu Meech en 1990 au reste du pays, il le saurait, dit-elle.Ça paraît qu’il n’est jamais sorti du Québec.» «Désillusionnée» Cette Beauceronne militait au Parti libéral fédéral en 1990.Elle faisait partie de l’équipe de Sheila Copps dans la course au leadership.Elle a fait le tour du Canada avec la tournée Copps et pour faire la promotion de l’accord du lac Meech.C’est là qu’elle a été «désillusionnée», déçue par le rejet par le reste du pays des cinq «minimes demandes» du Québec.C’est là qu’elle a perdu espoir d’une révision du régime fédéral.Proposer une confédération, «c’est faire fi de 30 ans de négociations infructueuses».Mme Jacques déplore la manière dont Mario Dumont adresse ses critiques au Parti québécois.«Il parle de choses qu’il ne connaît pas», dit- elle.Le PQ et Jacques Parizeau «ne sont pas dogmatiques», dit l’ex-libé-rale.«Ils sont conscients qu’ils ne peuvent pas faire la souveraineté à eux seuls.» Elle comprend les préjugés tenaces qui influencent les gens comme Mario Dumont.Elle les entretenait elle-même avant de pénétrer le monde et de se frotter à la culture de ce parti, durant le référendum sur Charlottetown.«Je ne faisais pas confiance à M.Parizeau.» Mais dès qu’elle a travaillé avec les péquistes, elle a «trouvé une ouverture».Et trouvé aussi des péquistes qui, comme elle, étaient venus à la souveraineté après avoir cru au renouvellement du fédéralisme.«Ce n’est pas péché au PQ d’avoir été fédéraliste», dit-elle.Si le PQ reste à leurs yeux rébarbatif, elle leur suggère de passer par le Bloc québécois de Lucien Bouchard.Dans lequel militent nombre d’anciens libéraux déçus, dit-elle.Ce parti fait la preuve qu’on peut être souverainiste sans être péquiste.Mais le Bloc, pas plus que le PQ, n’a velléité hégémonique.Et Mario Dumont, comme d’autres peuvent préférer organiser leur propre véhicule.Mais si Dumont veut fonder un parti distinct, et qu’il est en même temps souverainiste, «qu’il permette au PQ de prendre le pouvoir».Il fondera son parti après, dit-elle.«Qu’il le fonde dans le contexte d’un Québec souverain.» TÉL.: 9 85-3 3 4 4 ANNONCES CLASSEES 985-3340 LES ANNONCES CLASSEES VENDREDI DE 8 H 3 0 À 1 6 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal H2Y 3S6 REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location [ 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location • 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES Eï DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIÉTÉS À VENDRE ¦ AHUNTSIC Cottage semi-détaché, 8 pieces, garage chauffé Pres metro et rivière Rue paisible.217,0005 Par propre) 387-9512, * T1UTREM0NT, cottage 3 c.c., bureau ' entrée privée, idéal profess., rénové , ,, .1992,295.Q00S Pas d'agent.843-4429 I I I I CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS CANTONS DE L’EST CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS 10FTS Ljves et Voluptés insonorisés : -700 à 3 000 pi.ca , stat.mt, terrasse , - 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sous la garde de la SPCA.sont hébergés dans un refuge secours où ils reçoivent l’attention et les soins médicaux nécessaires.Certains d'entre eux souffrent de problèmes de santé ou de problèmes de comportement les rendant non-éligibles à être placés en famille d’accueil Pour les autres qui sont de bons candidats, nous sommes à la recherche de familles responsables pouvant les accueillir pour une période de temps indéterminée et leur offrir affection et bons soins La SPCA pourvoicra aux besoins en nourriture et litière, assurera le suivi vétérinaire et fournira les médicaments Il serait préférable que les familles voulant faire de l'accueil aient de l’expérience avec les animaux Toute personne ou individu désirant s’inscrire comme famille d'accueil pour les animaux de saisies sera visité au préalable par l’inspecteur responsable du projet «Familles d’accueil» AIDEZ-NOUS A COMBATTRE LA CRUAUTÉ Téléphonez des aujourd'hui à la • • SPCA et demandez L/ne Duhaime au 73S-27II, local 236 ^ ~ LAGACÉ-LALONDE, ANGELE Au Centre hospitalier Champlain de Be-loeil.le 27 novembre 1993 à l'âge de 85 ans est décedée Mme Gérard Lagacé demeurant à Saint-Hilaire.Mère de Monique (Guy Désilels), Marc (Marie Bis-ailton).Odette.Gilles (Noella Coulombe).grand-mère de Michel, Marie-Claude.Liette, Barbara.Julie.Bruno, Véronique, arnère grand-mère de Jean-Simon.Selon les volontés de la défunte, elle ne sera pas exposée.Les funérailles auront lieu lundi le 29 novembre à 14 heures en l'église de Saint-Hilaire el de là au crémalonum Le jardin de la vallée du Richelieu Prière de ne pas envoyer de Heurs Des dons au Centre hospitalier Champlain.221 rue Brunelle.Beloeil seraient appréciés.DF rection funéraire, Maurice Demers Inc.Beloeil A Montréal, le 26 novembre 1993, à l'âge de 81 ans sept mois, est décédée Soeur Rachel Lagueux.S S Lambert, native de Lévis.Soeur Lagueux a fait profession a la Congrégation de Notre-Dame de Montréal en 1939 Elle laisse dans le deuil outre sa famille religieuse M Mme Robert Lagueux (Andrée Lalramboise), de Ste-Foy.Qué Mme Veuve Bernard Lagueux (Denise Leblanc), de Montréal.Irère el belles-soeurs de la délunte, ainsi que de nombreux neveux et nièces Exposée à la Maison-mère le 28 novembre de 14h à 21 h.Les funérailles auront lieu le 29 novembre.à 14h.en la chapelle de la Mai-son-mere, 4873, avenue Westmounl L'inhumation se fera au cimetière de la Cole-des-Neiges Direction Alfred Dallaire Jean-Talon.SŒUR RACHEL LAGUEUX, S.S.LAMBERT À Montréal, le 26 novembre 1993, à l'âge de 81 ans sept mois, est decédée Soeur Rachel Lagueux, S S Lambert, native de Lévis Soeur Lagueux a fait profession a la Congrégalion de Notre-Dame de Montréal en 1939 Elle laisse dans le deuil outre sa famille religieuse M Mme Robert Lagueux (Andrée La-framboise), de Ste-Foy, Qué Mme Veuve Bernard Lagueux (Denise Leblanc), de Montréal, frère et belles-soeurs de la délunte.ainsi que de nombreux neveux el nieces.Les funérailles auront lieu le 29 novembre.a 14h.en la chapelle de la Mai-son-mere, 4873, avenue Westmount L'inhumation se lera au cimetière de la Céte-des-Neiges Direction Alfred Dallaire Jean-Talon GODIN.RITA COOPER A l'Hôpital St-François d Assise, le 25 novembre 1993 à l'âge de 78 ans est décédée dame Rita Cooper, épouse de Monsieur Clovis Godin Elle demeurait a Beaupré La famille recevra les condoléances è la résidence lunéraire: Wilbrod Roberl 8 Fils, 11241, ave Royale, Beaupré, au-jourd hui, jour des funérailles, de 9h00 à 10h40 Le service religieux sera par la suite célébré à 11 h en l'église de Beaupré er de là.au crmeliere paroissial Elle laisse dans le deuil outre son époux et ses entants, Madeleine (Jean-Jacques Dubeaul, James (Micheline Bn-sebois), Louise el Pierre ses petits-enfants Cynthia et Jennifer Godin, ses sœurs: Estelle (feu AdélArd Giguere) el Helen, ses beaux-lreres el belles-sœurs de la famille godin.Jeanelle (leu Lionel Tremblay), Lucille Georgette (Marcel Ralte), Claire (leu Jean-Marc Bégin), Victor (Rita Côté).Denise (Raymond Fournier), ainsi que plusiuers cousins, cousines, neveux, nieces et amis(es) Si désiré, condoléances par lax: 661-9715 SCOTT.MARIAN (NÉE DALE) Est décédée paisiblement dans son sommeil a sa résidence de Montréal, le 28 novembre 1993.à l'ôgo de 87 ans Elle laisse dans le deuil son fils Peler Dale el sa belle-fille Rona Kabalzmck, ainsi que ses pelits-ontants Cassie, Mika el John Scott Elle laisse également sa sœur Anna el son Irère Clunio Los funérailles auront lieu en la chapelle de l'Université McGill, 3520 University, le lundi 29 novembre a 14 heures.Un service commémoratifs se tiendra au McGill Faculty Club, situe nu 3450 McTavish.le 13 décembre a 15 houios Remerciements spéciaux a tous ceux qui ont rendu ses derniers mois plus agréables Selon ses rtermeros volontés, pnoro de ne pas envoyer de Heurs Dos dons peuvent èlre laits au Canadian Peace Alliance, 555 rue Bloor Ouest suite 5, Toronlo M5S 1Y6 Bob Rae a galvanisé hier ses troupes.PHOTO PRESSE CANADIENNE Rae reprend du poil de la bête Il a réussi à écarter les critiques sur son leadership Toronto (PC) — Le premier ministre néo-démocrate de l’Ontario, Bob Rae, a réussi à écarter les critiques portant sur son leadership en fin de semaine, lors d’une importante réunion du conseil provincial du NPI).Non seulement M.Rae a fait battre une résolution demandant que son leadership soit remis en question dès ce printemps, mais il semble avoir réussi à mettre de côté les problèmes internes qui animent son parti depuis l’adoption de l’impopulaire contrat social ontarien.Ces problèmes sont d’autant plus graves qu’ils ont provoqué une rupture avec le mouvement syndical ontarien plus tôt cette semaine.I^ors du discours de clôture qu’il a livré devant ses militants hier matin, M.Rae a reçu un accueil extraordinairement chaleureux.Il a galvanisé ses troupes en vantant les succès de son gouvernement — toutes les mesures dites «de gauche», comme la loi sur les relations de travail, les garderies, l’équité en emploi — et en invitant le parti à se tourner vers l'avenir, soit les prochaines élections, prévues pour le début de 1995.«Nous disposons de 18 mois pour travailler avec les gens, les rassembler et pour passer à travers les difficultés que nous avons connues», a déclaré M.Rae devant un auditoire de 300 dé-légués.Il a livré une attaque virulente contre l’opposition libérale et conservatrice à Queen’s Park, disant que ces deiix partis n’avaient pas de solutions solides et crédibles aux problèmes économiques qui accablent l’Ontario.«Gardons la tête haute, parce que nous avons fait de notre mieux, et nous l’avons fait de façon plus juste que d’autres (au pouvoir) l’auraient fait.(.) Vraiment, quand on se regarde, on se console.» La performance de M.Rae devant ses militants en fin de semaine était importante, dans la mesure où son gouvernement a été secoué par plusieurs crises la semaine dernière.Il a notamment perdu l’appui officiel de la Fédération du travail de l’Ontario (FIT)) qui, lors de son assemblée annuelle, a décidé de retirer son soutien au Nid) à moins que ce dernier ne mette fin à la législation sur le contrat social dans le secteur public ontarien.Cette rupture historique est un coup dur pour le NPI), dont la base est syndicaliste.La langue divise à nouveau Sault-Ste-Marie SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Devenue tristement célèbre en 1990 pour s’être proclamée unilingue anglaise, la municipalité de Sault-Ste-Marie vient de replonger dans le débat linguistique.Deux groupes de citoyens — l’un francophone, l’autre anglophone — ont en effet décidé de s’adresser à la cour provinciale de l’Ontario pour faire invalider la fameuse résolution par laquelle le conseil municipal a décidé que la seule langue de travail et de la vie courante à Sault-Ste-Marie serait l’anglais.Les citoyens disent avoir tout essayé depuis 1990 pour convaincre le conseil municipal de retirer cette résolution qu’ils jugent raciste: ils ont manifesté devant l’hôtel de ville, ils ont envoyé des lettres au maire Joe Fratesi, ils ont fait du lobby.Mais le maire Fratesi — qui, entretemps, a été réélu avec une écrasante majorité — n’a rien voulu entendre.Si bien que les deux groupes, dans un ultime effort pour faire valoir les droits des francophones, ont décidé d’emprunter la voie légale.Les groupes essaieront de convaincre le tribunal que la résolution outrepasse les pouvoirs accordés à toute municipalité en vertu de la loi municipale de l’Ontario.Autrement dit, ils prétendent que Sault-Ste-Marie n’a pas la compétence légale nécessaire pour déterminer le statut d’une langue.les grou|X‘s s’a|>-puieront entre autres sur un jirécé-dent créé en 198(i à Kapuskasing, une autre ville du nord de l’Ontario, l-à-bas, la conseil municipal a essayé, |iar le biais d’un règlement municipal, de proclamer que le français et l’anglais avaient le même statut, les mêmes droits, les mêmes |)rivilèges.Dans cette cause, la cour provinciale a jugé que la ville n’avait |>as le jxm-voir de donner un statut aux langues.A Sault-Ste-Marie, le conseil municipal a l’intention de contester farouchement cet argument légal.Kn entrevue à la Bresse Canadienne, le maire Joe Fratesi a déclaré que l’affaire n’était plus pour lui une question de politique linguistique mais bien une obligation de défendre les comjjétences légales de sa ville.«Si nous n’avons plus le droit de proclamer des positions avec nos résolutions, que fera-t-on?Que dire des villes qui se proclament zone non-nu- cléaire?» a-t-il lancé.Intraitable, M.Fratesi refuse carrément de discuter de la substance de la cause: «La question de l’unilinguisme anglais de notre ville a été réglée une fois pour toute, je n’y reviendrai pas».Au journal local, le maire a surenchéri: «Ceux qui ne sont pas contents (de cette résolution sur l’unilinguisme anglais) ont trois choix: l’accepter, changer le gouvernement ou quitter la ville».C’est ce genre d’attitude que les groupes déplorent le plus, au-delà de la question légale.Quant à lui, l’avocat du groupe francophone, Me Yvon Renaud, a relaté plusieurs incidents qui se seraient produits à Sault-Ste-Marie depuis l’adoption de la résolution, dont le suivant: «J’étais avec des amis dans un restaurant et nous discutions en français.Des gens assis à côté de nous nous ont fait remarquer que si nous voulions parler français, nous ferions mieux de déménager au Québec».«I-a résolution de Sault-Ste-Marie fait ressortir le racisme chez les gens», poursuit Me Renaud.L’autre groupe qui conteste cette résolution est composé d’anglophones de Sault-Ste-Marie, des gens qui, lors de la polémique de 1990, avaient formé un groupe appelé CALM (Citizens Against the Language Mplion) pour contester la résolution.A la tête de ce groti|)e, se trouve le Dr Robert Damato, un professeur de littérature anglaise à l'université Al-goma.Fn entrevue, le Dr Damato explique que s’il a choisi de faire une requête séparée de celle de Me Renaud, c’est pour faire comprendre aux gens que ce ne sont |>as seulement les francophones qui s'opposent à la résolu lion de Sault-Ste-Marie.«Cette résolution est inutile, sème la discorde, nuit au tourisme et à la ré potation de notre ville», a-t-il déclaré.De fait — et le maire l’admet lui-mêmi—, la résolution n'a rien changé dans les services que donne la vil le.File est strictement symbolique.M.Fratesi a expliqué le contexte dans lequel elle a été votée, en janvier 1990: «Il y avait l’entente du lac Mee ch et le bill 8 en Ontario qui garantit des services en français dans les bu remix du gouvernement provincial Nous voulions faire eom|>rentlre qu’a Sault-Ste-Marie, les choses se pas saient en anglaise! que cela ne changerait lias».M.Fratesi croit avoir l'appui de la jiopulation.C:/C I- I- l> K V fini.I.j; I.|- \ |) I ¦> j) X () v K M B B K I !t !l 3 A .r) le devoir M.Izetbegovic PERSPECTIVES Les factions bosniaques restent sur leurs positions Sarajevo (AFP) — I.es leaders des belligérants affichaient des positions inconciliables à la veille de l’ouverture à Genève, à l’initiative des Douze, d’une réunion élargie sur la Bosnie, censée relancer le processus de Eaix interrompu en septembre dernier, alors qu’un bom-ardement a fait cinq morts et cinq blessés, hier à Sarajevo.Le président bosniaque Alija Izetbegovic a indiqué à la presse, avant de quitter Sarajevo hier pour Genève, que l’aide humanitaire serait sa «première priorité» et qu’il demanderait que la force puisse être utilisée pour la protection des convois humanitaires en Bosnie-Herzégovine.Un grand convoi d’aide humanitaire est cependant arrivé hier à Sarajevo, apportant notamment le premier chargement de fuel dans la capitale bosniaque depuis près de quatre mois, a annoncé Ray Wilkinson, un porte-parole du HCR (Haut commissariat des Nations Unies aux Réfugiés).Le convoi avait été bloqué plusieurs jours par les Serbes bosniaques à Zvomik (nord-est de la Bosnie-Herzégovine, à la frontière avec la Serbie).M.Izetbegovic a par ailleurs indiqué qu’il demanderait un renforcement des sanctions contre Belgrade si les Serbes refusent de rendre des territoires aux Musulmans.Il entend également réclamer l’instauration d’un embargo contre la Croatie si les Croates lui refusent une sortie sur la mer Adriatique au niveau de Neum.Interprète des positions officielles, Radio-Belgrade, a estimé hier «inacceptable» que l’action humanitaire ait à Genève la priorité sur l’effort d’arrêter la guerre et que la levée de l’embargo soit liée à l’arrêt de toutes les hostilités.«La Yougoslavie ne pourra non plus accepter l’exigence de l’Union européenne, soutenue par les Etats-Unis, (lue la solution finale à la crise en ex-Yougoslavie soit tributaire du règlement du prétendu problème du Kosovo, du Sandzak et de la Voivodine» (provinces serbes pluriethniques), a ajouté le commentateur de la radio officielle.S’exprimant à la même radio, le leader des Serbes bosniaques, M.Radovan Karadzic, a exclu hier la possibilité de rétrocéder aux Musulmans 3 à 4 pour cent de territoires supplémentaires en échange d'une suspension progressive des sanctions infligées par l’ONU à la Serbie et au Monténégro.M.Karadzic a accusé les organisateurs de la réunion d’aujourd’hui de «préparer un nouvel acte d’accusation» contre les Serbes et de «chercher à dresser les Serbes uns contre les autres».Samedi, M.Karadzic avait fait part à l’agence serbe bosniaque de son intention de réclamer pour les Serbes bosniaques 64% des territoires de la Bosnie-Herzégovine (contre les 52% que leur accordent le plan Owen-Stolten-berg alors qu’ils en contrôlent 70%).la Croatie, qui sera représentée par son président, M.Franjo Tudjman, s’opposera pour sa part à une Bosnie-Herzégovine «unitaire», a indiqué le chef du cabinet présidentiel, M.Jure Radie, cité hier par la radio croate.Les Croates bosniaques refusent d’être «des citoyens de second rang», a déclaré M.Radie, soulignant que la Bosnie-Herzégovine peut demeurer un «sujet de droit international» <à condition quelle soit constitutée de «trois républiques ou entités dotées chacune de sa propre souveraineté».Sur le terrain, cinq personnes ont été tuées et cinq autres grièvement blessées hier dans un bombardement sur le centre de Sarajevo, a-t-on appris de source hospitalière.E N BREF ?APPEL À LA RÉCONCILIATION Nairobi (AFP) — I.a veuve du président burundais Mel-chjor Ndadaye, assassiné lors d’une tentative de coup d’Etat le 21 octobre, a lancé un appel à tous les Burundais pour qu’ils déposent les armes et cessent les tueries, a rap-l«)rté samedi soir Radio Burundi, captée par les services d’écoute de la BBC.La radio a par ailleurs indiqué qu’une dizaine de personnes avaient été tuées depuis vendredi au cours d’affrontements (huis le quartier de Ngagara, (huis la banlieue de Bujumbura.Dans son appel, Mme Laurence Ndadaye a demandé aux Hutus, aux Tutsis et aux Twas, les trois ethnies présentes au Burundi, de «déposer leurs couteaux» et de faire preuve de patriotisme.«Il est plus facile de détruire une nation que de la construire», a-t-elle dit, en leur demandant de s’unir pour «reconstruire un Burundi nouveau».Ixs funérailles du président Ndadaye et de six autres personnalités assassinées lors de la tentative de coup d’Etat, prévues le 29 novembre, ont été reportées au 6 décembre, en raison de l’insécurité et de la tension qui prévalent encore dans le pays.IL FAUT TUER RUSHDIE Tunis (Reuter) — lx- numéro un de la révolution libyenne, le colonel Kadhafi, estime que non seulement il faut tuer l’écrivain Salman Rushdie, mais que son roman "Ix's Versets sataniques» doit être pilonné.«Je n’appelle pas personnellement à l’exécution de l’auteur de ce livre parce que cela, l’ayatollah Khomeini l’a déjà fait, mais ce que je demande, c’est la destruction du livre lui-même», a déclaré Kadhafi dans un communiqué diffusé samedi soir par l’agence de presse libyenne Jana.Il critique les «chefs d’Etat chrétiens» qui ont rencontré Rushdie GAIDAR NEGOCIE DES ALLIANCES Moscou (Reuter) — le premier vice-premier ministre russe, Egor Gaidar, a annoncé hier que sa formation, le Choix de la Russie, avait entamé des négociations avec d’autres partis pour faire échec aux opposants aux réformes lors des élections législatives du 12 décembre.Principal artisan des réformes économiques, Egor Gaidar a déclaré à l’agence Interfax que le Choix de la Russie allait effectuer des sondages dans les circonscriptions pour voir s’il y a un risque que le vote en faveur des réformes se disperse sur plusieurs candidats et donne fi nalcment la victoire à l’opposition.LE MOPE GAZA E T J É R I C H O Rabin veut un accord détaillé avec l'OLP Un membre du Fatah est tué par des soldats israéliens Jérusalem (AFP) — Le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, a insisté hier pour parvenir à un accord détaillé avec les Palestiniens sur le retrait israélien de la bande de Gaza et la région de Jéricho en Cisjordanie.«L’essentiel est.qu’il n'y ait aucune ambiguïté sur les modalités d’application de l’accord», a déclaré M.Rabin lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, laissant entendre qu’il était moins important d’arriver à un arrangement à la date prévue du 13 décembre, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Aux termes de l’accord signé le 13 septembre entre Israël et l’OLP, l’armée israélienne doit entamer son retrait de Gaza et de Jéricho le 13 décembre.Des négociations doivent reprendre en principe demain en Egypte entre Palestiniens et Israéliens pour parvenir à un accord sur les modalités de ce retrait.M.Rabin avait récemment affirmé que «le 13 décembre n’est pas une date sacrée.C’est un objectif, mais si cela doit prendre un peu plus de temps, ce n’est pas grave dans la mesure où cela peut éviter des malentendus».«Nous n’avons pas l’impression que la négociation traverse une véritable crise.Il y a des difficultés, mais c’est normal», a déclaré pour sa part aux journalistes le ministre israélien de l’environnement, Yossi Sarid, à l’issue du conseil des ministres.«Je suppose que nous parviendrons à un accord d’ici le 13 décembre.Mais l’essentiel c’est que le retrait israélien qui doit commencer après cette date soit terminé le 13 avril», a-t-il ajouté.Le conseil des ministres israélien a été consacré aux problèmes principaux sur lesquels achoppent les négociations israélo-palestiniennes: la délimitation exacte du futur district autonome de Jéricho, ainsi que la, question du contrôle des postes-frontières avec l’Egypte et des ponts sur le Jourdain, selon la même source.te PHOTO AP Le leader de l'OLP, Yasser Arafat, et sa conseillère, Hanane Ashraoui, ont donné une conférence de presse hier à Helsinki, en Finlande.Du côté palestinien, on souligne l’importance du problème des prisonniers.Un responsable de Cisjordanie occupée, M.Zyad Abou Zyad, a annoncé qu’il suspendait sa participation aux négociations avec Israël pour protester contre le maintien sous les verrous de douze mille Palestiniens.Lors d’une conférence de presse à Jérusalem-est, il a accusé le gouvernement israélien de ne pas remplir ses engagements de libérer en masse les prisonniers palestiniens.«Je suspends ma participation pour protester contre la manière dont Israël traite cette question», a-t-il déclaré.«Il était entendu qu’Israël libérerait progressivement tous les prisonniers même si cela n’était pas stipulé expli- citement dans l’accord entre Israël èt • l’OLP du 13 septembre», a-t-il-préci-sé.« • Le chef de l’OLP Yasser Arafat avait affirmé samedi à Stockholm qu’Israël procède à un «véritable sabotage» des pourparlers.Par ailleurs, des soldats israéliens ont abattu hier un membre des «Faucons du Fatah», bras armé de la principale composante de l’OLP, et blessé un autre (huis la bande de Gaza occupée, a-t-on annoncé de sources palestiniennes.Le Palestinien, dont l’identité n’a pas été précisée, a été tué lors d’un échange de tirs entre un groupe des «Faucons du Fatah» et des militaires dans le camp de réfugiés de Khan Younés, a-t-on ajouté de mêmes sources.Ce décès porte à 1144 le nombre de Palestiniens tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens depuis le début de l’Intifada en décembre 1987, selon un décompte établi par l’AFP à partir de sources palestiniennes et israéliennes.Enfin, le président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat, a déclaré hier, lors d’une conférence de presse à Helsinki, que les négociations de paix entre Israël et l’OLP se poursuivraient, la centrale palestinienne tenant à leur «donner une nouvelle chance».Après avoir affirmé samedi à Stockholm qu’Israël procédait à «un véritable sabotage» des pourparlers, qui se trouvaient, selon lui, «dans l’impasse», M.Arafat a ajouté hier que l’OLP était restée en contact avec Israël au cours de dernières 24 heures.ULSTER Des protestants réclament la démission de Major ondres (Reuter) — Les protestants nord- irlandais partisans e la ligne dure ont exigé hier la émission du premier ministre, John Major, et du secrétaire à l’Irlande du Nord, Patrick Mayhew, après la révélation de contacts entre Ixmdres et l'IRA.Le chef de gouvernement britannique, par la voix de son porte-parole, a défendu l’attitude de Londres.«Il aurait été irresponsable pour un premier ministre d’ignorer l’IRA alors qu’elle venait vers nous en disant qu’elle voulait mettre fin à la guerre et mettre fin à la violence».Patrick Mayew a estimé hier qu’il aurait été impardonnable de ne pas répondre aux ouvertures de paix dans un conflit qui a fait 3000 morts en 25 ans.«J'ai des responsabilités et avant tout la responsabilité de chacune des vies en Irlande du Nord», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.Il a ajouté qu'il ferait une déclaration à la Chambre des communes aujourd’hui et publierait la correspondance avec l’IRA.Mais les révélations sur l'existence de contacts secrets entre le gouvernement et le Sinn Fein, aile politique de l’IRA, risquent de faire échouer les efforts de John Major pour mettre fin au conflit en Ulster, en déclenchant la fureur des protestants.Les unionistes ont accusé le premier ministre d’avoir menti en affirmant qu’il ne négocierait jamais avec des «terroristes», qui, en 1984, ont failli éliminer le gouvernement lors d'un attentat à la bombe à Brighton.«Sir Patrick a menti publiquement et ouvertement au peuple d'Irlande du Nord», a déclaré Peter Robinson, vice-président du Parti unioniste démocratique.«La seule chose que Sir Patrick puisse faire, c’est de démissionner», a-t-il ajouté.«Major est exactement dans la même position».Pour les unionistes, le risque est grand de voir Londres sacrifier leurs intérêts au profit d’un accord avec les républicains.Ces révélations ne font toutefois que confirmer ce que beaucoup suspectaient depuis longtemps, c’est-à-dire que Londres avait approché l’IRA.Le gouvernement a souligné que ces contacts ne s’étaient jamais déroulés à un niveau officiel et qu'il ne s’agissait pas de négociations.John Major n’a pas le sentiment d’avoir trompé le parlement, ont ajouté des responsables, en rappelant les termes de sa déclaration du 18 novembre: «S’ils nous adressent un tel message, nous somme prêts à les écouter, et il serait irresponsable de ne pas le faire».Mais John Major s’était alors gardé de dire que l’IRA avait franchi le pas depuis le mois de février.L’annonce de ces contacts a été faite samedi soir par le secrétariat britannique à l’Irlande du Nord, qui a pris de court la publication par l’Observer d’un article affirmant l’existence de contacts que le gouvernement avait jusqu’ici démentis.L’IRA, selon le gouvernement, a contacté Londres en disant quelle souhaitait mettre fin à sa campagne de violences.«Le gouvernement a répondu à la demande de conseil de l’IRA.La réponse réaffirmait dans un message privé ce que le gouvernement a toujours dit en public.A savoir qu’il fallait avant tout un arrêt véritable de la violence».Martin McGuinness, militant du Sinn Fein, a de son côté invité hier la Grande-Bretagne à parler ouvertement.«Arrêtez l’hypocrisie et recon-naissez-nous», a-t-il dit à la BBC.«Le gouvernement britannique doit comprendre au'il ne peut plus dicu-ter avec nous dans l'arrière-salle».SOMALIE Aidid et Mahdi ne vont pas à Addis-Abeba Mogadiscio (Reuter) — Deux chefs de clan somaliens, le général Mohamed Farah Aidid et son rival Ali Mahdi, ont annoncé hier qu’ils n'assisteraient pas à la conférence des Nations unies sur la Somalie, présentée comme la réunion de la dernière chance pour ramener la paix.Le porte-parole d’Aidid a déclaré à la presse que ce dernier n’irait pas aujourd’hui à Addis-Abeba parce que huit de ses partisans restent détenus par les casques bleus déployés en Somalie.Aidid est ouvertement hostile aux Nations unies depuis que ses partisans ont été accusés de la mort de 24.casques bleus pakistanais en juin.L’ONU avait ensuite lancé contre lui une chasse à l’homme qui a été inters rompue le mois dernier.Deux délégués de l’Armée nationale somalienne de Mohamed Farah Aidid iront toutefois dans la capitale éthiopienne mais ne s’asseoiront pas à la même table que les représentants de l’ONU, a ajouté le porte-parole.Four sa part, Ali Mahdi, rival d’Aidid, a lui aussi annoncé qu’il ne participerait pas à la conférence mais y envers rait des représentants.Cette conférence, prévue sur trois jours, vise à réconcilier les factions somaliennes et obtenir leur soutien aux efforts humanitaires de l'ONU.Elle devrait réunir cinq représentants de chacune des 18 régions somaliennes et deux délégués de chacune des 16 factions politiques.L’Onusom, opération des Nations unies en Somalie, a en outre convié 18 hommes d’affaires somaliens à y participer.La conférence, présidée par le sous-secrétaire géhéral de l’ONU aux affaires humanitaires, Jan Eliasson, accueillera aussi des représentants des organisations de l’ONU, des institutions humanitaires et des Etats qui financent l’aide en Somalie.Echec des négociations sur la démocratisation de Hong Kong Hong Kong AFP) — La Chine et la Grande-Bretagne se préparaient hier à un affrontement à propos de Hong Kong après l’échec de leurs pourparlers sur une démocratisation de la colonie britannique avant son retour sous le contrôle de Pékin prévu pour 1997.Le gouverneur de Hong Kong, Chris Patten, a déclaré que l’administration britannique déciderait d'un plan d’action dans les prochains jours après qu’une 17e session de négociations achevée samedi à Pékin eut échoué à rapprocher les points de vue.Pour la première fois, les deux parties n’ont même pas convenu d’une nouvelle rencontre, après quelque huit mois de discussions débutées en avril.«Je continue d’espérer que nous puissions nous entendre», a déclaré M.Patten, dont les propositions d’une démocratisation de la vie politique locale, à l’automne de l’an dernier, sont à l’origine de la polémique.U* ton n’est pourtant pas à l'optimisme dans la colonie.«Nous n’avons pas besoin d’attendre», estimait hier l'indépendant et influent journal Ming Pao.«Les gens de Hong Kong peuvent maintenant juger par eux-mêmes.Ils ont été trahis à la fois par les Chinois et les Britanniques», a-t-il écrit.On s’attend à ce que la Grande-Bretagne abandonne les négociations quand M.Patten aura consulté l’éxéculif de Hong Kong et reçu le feu vert du premier ministre britannique, M.John Major.Ixs analystes politiques prévoient qu’il introduira ensuite son projet de réformes devant la législature locale, peut-être dès le mois prochain.M.Patten a refusé hier de continuer ce scenario mais il a laissé entendre qu’une action unilatérale était sa principale option.«Notre patience s’amenuise, c’est compréhensible, et nous allons examiner comment aller de l’avant avec calme et modération», a-t-il dit.«Nous n’aVons pas été capables de nous entendre sur les choses simples, alors vous pouvez imaginer que le fossé sur les grands dossiers reste considérable».Ut principale pierre d'achoppement est l’exigence de I.ondres que tous les législateurs qui seront élus en 1995, et notamment les adversaires du régime communiste, puissent aller au bout de leur mandat de quatre ans après la rétrocession à la Chine deux ans plus tard.Pékin a averti que si M.Patten faisait adopter ses réformes sans son accord, la Chine dissoudrait le parlement local en 1997 et organiserait de nouvelles élections avec ses propres critères.15 morts au Cachemire Srinagar (AFP) — Les autorités indiennes ont envoyé hier des renforts dans la ville de Sopore au Cachemire, où des affrontements entre soldats indiens et séparatistes musulmans ont fait 15 morts samedi, a indiqué la police.Un premier groupe de six personnes, parmi les séparatistes qui s’étaient retranchés pendant un mois dans la mosquée d’Hazratbal, près de Srinagar, avant de si1 rendre le 16 novembre, a d’autre part été libéré sous caution dimanche, a-t-on appris de même source.menu Àf m ~ **© C/ ç Les conseillers en vin de la ^ Société des alcools du Québec t ous offrent l'occasion unique de vous suggérer les meilleurs vins ou spiritueux qui accompagneront parfaitement votre menu de Noël.Ainsi, pour la réussite de votre repas du temps des Fêtes, envoyez votre menu de Noël détaillé par télécopieur ou par la poste à l'adresse suivante: Société des ai.cooi.s m Québec Concours menu de Noël 905, avenue de Lorimier Montréal H2K 3V9 Télécopieur: (514) 86-t-3-t00 D'ici Noël, couo recevrez, fuir la (u>ete.la li, 9 X (I V E M B R E I !» B A A 7 1 I) E E S Les mots de la science La couverture de l’information scientifique et technique s’est améliorée depuis 20 ans, mais tout n’est pas gagné CLAIRE CHABOT Présidente Association des communicateurs scientifiques n octobre 1992, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science (MESS) décidait d'abandonner, en catimini, le concours de journalisme scientifique, les Bourses Fernand-Seguin, pour le remplacer par un concours de vulgarisation qui s’adresse aux professeurs d’université, aux chercheurs et aux étudiants de 2e et 3e cycles.Le MESS considère aujourd’hui qu’il y a suffisamment de journalistes couvrant la science et que les scientifiques eux-mêmes devraient voir à informer le grand public de leurs travaux.Longtemps on se rappellera de Fernand Seguin pour nous avoir ouvert les yeux sur l’univers de la science.Il ne fut pas seulement apprécié pour ses talents de vulgarisateur mais aussi pour son esprit critique; il n’hésitait pas à s’insurger publiquement contre les tentations de la diffusion des sciences qui consiste à donner une image toujours favorable de l’activité scientifique et de ses praticiens, et à combattre tout ce qui constitue une critique des orientations de la recherche.Comprendre le mode d’emploi Selon lui, les journalistes scientifiques, plus sensibles aux attentes du public, ne se sont pas satisfaits de servir de simple courroie de transmission entre les connaissances scientifiques et le public consommateur.Ils sont devenus réticents à servir les relations publiques de la science sans remettre en question les conséquences sociales des travaux et des priorités de la pratique scientifique.«La science, aujourd’hui, est devenue trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants», écrivait Fernand Seguin dans U cristal et la chimère.Nous vivons dans un monde magique ou il suffit de presser un bouton pour entendre la voix d’un être cher à 4000 kilomètres de distance, de prendre une pilule pozur gérer notre conception, de suivre la guerre en direct.Il ne s’agit pas de comprendre et de pouvoir reproduire la technologie dont on se sert quotidiennement, mais d’en comprendre le mode d’emploi, de mieux connaître les risques, de faire un choix éclairé pour ne pas en devenir des esclaves consentants.Ix* journaliste scientifique Nicolas Witkowski, directeur du livre L’état des sciences et des techniques, rappelle que «le rationalisme frileux affiché par bon nombre de chercheurs contribue à générer des sous-cultures pseudo-scientifiques et à susciter l’émergence d’attitudes irrationnelles.La dictature éclairée des experts ne fait encore qu’une place symbolique au débat démocratique.Enfin, ces déséquilibres ne peuvent être réduits que par une information scientifique de qualité.» «La science, aujourd’hui, est devenue trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants», écrivait Fernand Seguin dans Le cristal et la chimère.I è b r e physicien anglais Stephen Hawking, auteur du best-seller.Une brève histoire du temps, reprend aujourd’hui à son compte.Selon Prigogine, les outils classiques sont conçus pour mettre à jour des lois naturelles immuables, et si les physiciens de haut niveau en viennent à ces conclusions, c’est parce que leurs outils mathématiques sont adaptés à leur idéologie.Quelle importance dans nos vies de gens ordinaires?Le monde a t-il été créé ou a-t-il toujours existé?Notre destin est-il prévisible ou pouvons-nous agir sur notre vie?La réincarnation est-elle possible ou le temps est-il irréversible?Notre conception du monde ne prend plus sa seule source dans les dogmes religieux mais dans ce qu'en disent les savants.Autant savoir que la science est une accumulation de savoirs incomplets où l’idéologie sert quelquefois de conclusion hâtive.Pas seulement sur les bancs de l’école La culture scientifique ne s’acquiert pas seulement sur les bancs d’école.Heureusement! Ceux qui, depuis des lustres, se sont lancés sur le marché de l’emploi, savent qu'il existe de nombreux moyens d’être à l’écoute des développements scientifiques et technologiques: livres, magazines spécialisés, journaux, télévision, radio, films et musées.Des scientifiques talentueux et des journalistes scientifiques contribuent à soutenir l'intérêt pour la science dont le public est friand.Pourtant, la place des sciences dans nos quotidiens et nos médias électroniques est bien étroite à côté des exploits rapportés Et l’énergie solaire?Le rôle du communicateur scientifique est de faire connaître les tenants de cette confrontation et de tenter d’expliquer leurs effets et leurs implications pour le public, mais aussi de mettre à jour les motivations des orientations de la recherche scientifique.Pourquoi si peu d’efforts de recherche sur l’énergie solaire?Doit-on opter pour le TGV au Québec?Comment expliquer que les populations du tiers monde meurent de maladies infectieuses et parasitaires sans que les chercheurs occidentaux s’en préoccupent?Durant son récent passage au Québec, le célèbre Prix Nobel, Ilya Prigogine, rappelait, à l’occasion de l’ouverture du Festival international du film scientifique du Québec, que la recherche scientifique n’est pas exempte d’idéologie.À ceux qui croient à la pureté de la science et à la sainte objectivité, en prennent pour leur rhume.Donnant l’exemple des physiciens et de leur conception du temps, il rappelait qu’Einstein soutenait que le temps n’est qu'illusion, une conception que le cé- Nou-veau phénomène: les chercheurs négligent de plus en plus la déontologie scientifique s’adressant aux médias pour annoncer les résultats de leur recherche avant même qu’ils ne soient l’objet d'une communication devant leur pairs.Ce qui ressemble de plus en plus à une entreprise de relations publiques peut sans doute mener à des échecs lamentables, comme ce fut le cas de la fusion à froid, mais ce procédé, qui va à l'encontre même de la démarche scientifique, a des conséquences néfastes.Les résultats d’une science hyper-spécialisée ne peuvent être critiqués par les non-initiés; ils doivent être confrontés à ceux qui sont habilités pour en faire une étude rigoureuse.des Glorieux et des analyses des dernières déclarations intempestives de nos élus.Dans une étude sur la perception de la po pulation sur le développement des sciences, et de la technologie au Québec, réalisée pW le Centre de recherche en gestion de l'UoL.! versité du Québec à Montréal, en 1990, les deux tiers des 1513 répondants affirment, qu’ils ne reçoivent iras assez d'information1 • scientifique dans les médias.L’Association des communicateurs scientifiques.un organisme voué à l’amélioration de l’information scientifique et technique destinée au public, a réalisé une enquête, en 1992, pour le Conseil de la science et de la technologie du Québec.Ix's patrons de médias y avouaient la difficulté pour eux d’intégrer la couverture de là science à cause de leur culture d’entreprise et du manque de ressources, admettant du même coup qu’ils ne sont pas disposés à transférer les ressources nécessaires.Par ailleurs, les communicateurs scientifiques s’entendaient pour déplorer le manque d’analyse et de mise en perspective des informations véhiculées dans nos grands médias.La science et la technologie touchent l’ensemble de nos activités; les données scientifiques peuvent nous aider à orienter nos choix comme citoyens, mais elles ne sont pas la panacée magique pour résoudre des problèmes très complexes qui mettent en jeu des aspects sociaux.Sommes-nous obligés de choisir entre la pollution du fleuve et les fermetures d’usine?Comment pouvons-nous agir devant des risques de santé au travail?Quels choix énergétiques le Québec devrait-il faire?Y a-t-, il trop ou pas assez de recherches sur le sida?Le concours de journalisme scientifique avait été créé, en 1981, par le ministère de la Science et de la Technologie pour encourager la relève chez les communicateurs scientifiques professionnels.Il récompensait annuellement trois lauréats par un stage en journalisme scientifique.Le rapport fourni par l’ACFAS sur la carrière des lauréats 1981-1990 de ce concours est d’ailleurs éloquent: 17 des 21 lauréats travaillent maintenant en communication scientifique.Si tout le monde s'entend pour dire que la couverture de l'information scientifique et technique s'est améliorée depuis les 20 dernières années, il faut se rendre à l’évidence que tout n'est pas gagné.En encourageant la profession de commu-nicateur scientifique, le public ne peut que mieux connaître la merveilleuse aventure intellectuelle qu’est la science tout en participant aux enjeux qu’elle dessine pour notre avenir.Désormais, science, technologie, économie, culture, santé et environnement sont des mots indissociables.Désormais, science, technologie, économie, culture, santé et environnement sont des mots indissociables.L • É Q II I 1* E I) u 1> E VOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’informa-tion générale et métropolitaine Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur, Louis-Guy L’Heureux, Jean-Pierre Lcgault, Caroline Montpe-tit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt, Laurent Soumis, Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)’, A l’information culturelle: Mi chel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (Livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Trem blay; A l'information économique: ( iérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; A l’information internationale: I ran çois Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Sylviane Tra-mier, ClémentTrudel; A l'information |x»li tique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles I-esage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire à Québec)’, Serge Chapleau (caricaturiste); A l’information sportive Yves d’Avignon; Denise Babin, Rachel Du-clos (commis), Marie-Hélène Alarie (serre taire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).Li Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Serge Laplan te (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).L\ DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Lacava.L\ PUBIJCTTE hide hnsonneault (direc trice), Jacqueline Avril.Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Francine Gingras.Johanne Guibeau.hide Lacroix.Christiane Lcgault, (publicitaires), Micheline Turgeon (commis).Michèle Bouchard (secrétaire), Ghislaine la fleur (réceptionniste) L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Car mel (coordinatrice des services comptables) .Morine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Da nielle Ponton.Danielle Ross, Linda Ilièi iaiilt (adjointe à l’administration) LF MARKF TING HT SKRV1CK À IA CLIKNTKLF Christian!»* Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle h’clerc-Vcnne.Jean-Man Ste Marie (superviseur aux promotions des abonnements).IA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informa tiques et de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantara, Sylvain Darcy, Richard DesCormicrs, Caroline Des Rosiers.I ynda Di Cesare, Marie-Josée lludon, Michael Schneider, Marie France Turgeon (coordon nattier), Christiane Vaillant, l-cs annonces classées et avis publics Yves Williams (superviseur), Dominique Charbonnier.Mai lène Côté, Sylvie Laporte.Pierrette Rons seau, Micheline Ruelland I F t ONSF.Il DU DKVOIR INC.Pierre Bourgie (presi dent).IA FONDATION DU DFVOIR Marcel Couture (président), Rogei Boisvert (viceprésident et directeur général).Raynion de Guay (responsable du financement prive) La violence faite aux femmes Pour en finir avec la guerre des chiffres Selon Roch Côté, même le Code criminel prend des peccadilles pour des crimes.Qu’est-ce qui mérite l’appellation de violence pour lui?MARIE MOI SAN Chercheurs Conseil du statut de la femme -.;— 1 y a quelques jours, LE DEVOIR ti- I trait -Kink' la guerre des chiffres» à la suite de la publication des résultats de i’euquètc de Statistique Canada.L’organisme internationalement reconnu pour la qualité de ses recherches, et au-dessous de tout soupçon de «biais féministe», mettait en relief l’ampleur du phénomène de la violence faite aux femmes.Il apportait ainsi une continuation scientifique à ce que le mouvement des femmes répétait depuis plusieurs années.11 tirait également des conclusions semblables à celles que des enquêtes de moindre envergure avaient déjà fait connaître dans des cercles souvent trop restreints: la violence faite aux femmes n’est ni rare, ni marginale, elle est le lot de nombreuses femmes de tout âge et de toute catégorie sociale.Emis donc, les débats sur les chiffres, on allait enfin pouvoir reporter toute l’attention sur la prévention et sur les services à développer.Mais c’était sans compter avec la réaction d’irréductibles comme Roch Côté qui, envers et contre tout, refusent d’admettre l’ampleur et la gravité de la violence contre les femmes.1 )éjà en 1990, M.Côté avait tourné en ridicule la proportion d’une femme sur dix victime de violence conjugale, citée par des organismes de femmes.Aujourd’hui, il récidive, cette fois en accusant Statistique Canada d’avoir employé une défini tion trop «élastique» de la violence faite aux femmes: «L’enquête rerenie de Statistique Canada couvre indistinctement du terme de violence des gestes dont la gravité varie aux extrêmes» (LE DKVOIR, 21 novembre 1993).Selon M.Côté, c’est ce vocabulaire abusif qui explique les taux plus élevés de violence rapportes par Stat Can comparativement à trois autres recherches qu’il cite.Ce faisant, M.Côté compare allègrement des IMiimucs et des oranges.I .es deux premières enquêtes sur lesquelles il s'appuie portaient sur la victimisation et la criminalité au Canada et n’avaient pas pour but de mesurer spécifiquement la violence contre les femmes.Des chercheurs ont démontré que les femmes considèrent rarement la violence dont elles sont victimes comme des crimes, en particulier la vio lence commise par un conjoint ou un amoureux: il est donc inapproprié d’évaluer la violence commise par un conjoint ou un amoureux; il est donc inapproprié d’évaluer la violence qu’elles subissent en les interrogeant dans le cadre d’une recherche sur les actes criminels qu’elles ont subis (voir L Kennedy et D.Dutton, 1989).Quant à l’autre recherche citée par M.Côté, elle a été réalisée aux Etats-Unis en 1985 par Strauss et Gelles et portait uniquement sur la violence d;uis la famille, plus particulièrement sur la violence conjugale.L’enquête de Statistique Canada dépasse pour sa part la violence conjugale et s’attarde à mesurer l’ensemble de la violence sexuelle et de la violence physique subie depuis l’âge de 16 ans.l’as étonnant alors que les résultats diffèrent! M.Côté dit que Statistique Canada retient des «peccadilles» parmi la liste des actes violents sur lesquels les femmes ont été interrogées.La liste des actes de violence conjugale examinés par StatCan est cependant la même, avec quelques adaptations mineures, que celle utilisée dans l'étude de Strauss et Celles que M.Côté cite en exemple.Les adaptations apportées par Statistique Canada ont eu ]xnir but de restreindre la définition de certains actes violents retenus par Strauss et Celles; ainsi, à la question visant à savoir si le conjoint avait déjà lancé quelque chose â sa femme.StatCan a spécifié: «(quelque chose) qui aurait pu vous blesser M.Côté répondrait probablement que tous les chercheurs dans le champ de la violence faite aux femmes, comme StatCan, pèchent par le même excès et mesurent indifféremment des peccadilles et des actes graves.Pourtant, Statistique Canada a pris grand soin de distinguer les différentes formes de violence et si on arrive à des taux globaux de violence, on connaît aussi la prévalence de chaque acte pris séparément StatCan a exclu des analyses rendues publiques récemment toute la dimension du harcèlement sexuel et de la violence psychologique, qui font pourtant partie de l’univers de la violence subie par les femmes.Les femmes violentées par leur conjoint disent souvent que c’est la violence psychologique qui a été la plus destructrice et qui a laissé chez elles le plus de traces.In violence psychologique est cependant plus difficile â mesurer, et Statistique Canada a choisi de rendre d’abord publics seulement les résultats portant sur les actes de violence physique et sexuelle qui pourraient donner lieu à des poursuites criminelles.Qu’à cela ne tienne! Pour M.Côté, le Code criminel «charrie» lui aussi.D' Code criminel prend des peccadilles pour des crimes.Qu'est-ce qui mérite alors l’appellation de violence pour M.Côté?Devrait-on revenir au «bon vieux temps» où les agressions sexuelles n’existaient pas et où seul le viol avec pénétration était un crime?la seule violence conjugale digne de ce nom serait-elle le meurtre conjugal, aux conséquences indéniables et définitives et qui.incidemment, fait des victimes essentiellement parmi les femmes?Il est clair que les actes mesurés par Statistique Canada renvoient à des degrés différents de violence.Même les gestes qui paraissent ixnit-ètiv k's moins graves, à savoir ceux où une femme est «poussée, empoignée, bousculée» pur son conjoint, n’en sont pas moins des actes inacceptables de contrôle et de domination.De plus, selon Karen Rogers de Statistique Canada, de tels actes viennent rarement seuls: ils M.Côté dénonce le gommage de la misère; il y contribue pourtant en n’acceptant d’en retenir que les formes extrêmes et les plus manifestes.s’accompagnent la plupart du temps d’autres manifestations plus graves.L’enquête de Statistique Canada révèle que pour prés des deux tiers des femmes qui ont subi ou qui subissent de la violence d’un conjoint il ne s'agissait pas d’une incident unique ou isolé.Plus du tiers des femmes qui ont vécu de la violence conjugale ont craint pour leur vie, et 44% ont subi au moins un acte de violence impliquant l’utilisation d'une arme.Quarante-cinq pour cent des actes de violence conjugale ont entraîné des blessures physiques.Pourtant seulement 26% des victimes de violence conjugale ont porté plainte à la police.Dans 86% des cas, les actes de violence conjugale ont eu des conséquences émotives pour les femmes comme la colère, la peur, la méfiance, la perte d’estime de soi, la dépression ou l’angoisse.La violence contre les femmes n'a rien d’anodin.M.Côté prétend que les rapports de force font partie de l’expérience humaine.C’est malheureuî sement vrai, et plus encore pour les femmes.De là à considérer la violence comme normale ou acceptable, il y a une marge.M.Côté dénonce le gommage de la misère, il y contribue pourtant en banalisant la violence laite aux femmes, en n’acceptant d’en retenir que les formes extrêmes et les plus manifestes.«L’expérience réelle de la violence demeure une chose rare dans la vie des gens», dit-il.Sur quoi M.Côté s'appuie-t-il pour affirmer une telle chose, particulièrement dans le cas des femmes?Est-ce parce qu’aucune collègue ou amie ne lui a jamais confié avoir vécu de la violence?Parmi les répondantes de Statistique Canada qui avaient subi des actes violents, 22% n’en avaient jamais parlé à personne.A personne.Et ceux qui mettent sans cesse en doute la réalité des expériences de violence vécues par les femmes ne sont probablement pas les meilleurs confidents! Entre l’intuition de M.Côté sur la rareté de la violence contre les femmes, et les données de Statistique Canada, le choix semble cependant clair quand il s’agit de connaître l’ampleur du problème. ?LE' Québec honore huit citoyens Les Prix du Québec soulignent leur contribution dans les domaines culturel et scientifique MARIE LAURIER LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a proclamé solennellement hier soir au cours d’une émission spéciale à Radio-Québec les noms des huit lauréats aux Prix du Québec, reconnaissant ainsi leur contribution au développement de la société québécoise dans les domaines de la culture et de la science.Ce sont les cinq artistes suivants: la comédienne Monique Mercure, prix Denise-Pelletier pour les arts d’interprétation, l'écrivain Gilles Hénault, prix Athanase-Da-yid pour la littérature, Armand Vaillancourt, prix Paul-Emile Borduas pour les arts visuels, la muséologue Carmen Gill-Casavant, prix Gérard-Morisset pour la conservation du patrimoine.Le cinéaste Francis Mankiewicz, décédé le 14 août dernier, avait déjà été choisi en juin au titre de lauréat du prix Albert-Tessier pour le cinéma et la comédienne Monique Spaziani est venue le recevoir à sa place.Les trois personnalités du monde scientifique sont les suivantes: le professeur Gérard Bouchard, prix Léon-Gé-rin pour les sciences humaines, le chercheur lionel Boulet, prix Armand-Frappier pour la création ou le développement d’institutions de recherche, le docteur Brenda Milner, prix Wilder-Penfield pour le domaine biomédical.Exceptionnellement, aucune candidature soumise n'a été retenue pour le prix MarieVictorin en sciences naturelles.Les ministres de la Culture et de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Science, üza Frulla et Lucienne Robillard présidaient la remise des distinctions à chacun des lauréats qui ont été présentés par Andrée Lachapelle et Pierre Therrien.Voici un bref profil de chacun d’eux dans l’ordre de présentation d’hier, en attendant le portrait plus détaillé que LE DEVOIR en fera dans son édition de samedi prochain, 4 décembre.‘Monique Mercure fait carrière depuis plus de trente ans au théâtre, au cinéma et à la télévision, en plus d'être une musicienne accomplie comme violoncelliste.Elle a interprété les plus grands rôles du répertoire de la dramaturgie, des téléromans et du cinéma québécois et son talent a été reconnu par de nombreux prix et de multiples décorations.Depuis deux ans elle dirige l’École nationale de théâtre.‘Gilles Hénault poète,écrivain, critique d'art, journaliste, a un parcours littéraire impressionnant.Né en 1920, il passe son enfance à Montréal et en autodidacte curieux, il s'instruit par la lecture et fréquente assidûment les bibliothèques et découvre ses auteurs favoris; Montaigne, Villon, Beaudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Éluard.En 1939, il devient journaliste et sera le directeur de la section des arts au DEVOIR de 1959 à 1961.De 1966 à 1971, il assume la direction du Musée d’art contemporain tout en poursuivant parallèlement ses travaux d’écriture commencés en 1941 par la publication d’un premier poème intitulé L’Invention de la roue, ce qui lui confère instantanément la réputation d’initiateur de la poésie moderne au Québec.‘Lionel Boulet professeur, premier récipiendaire du nouveau prix Armand-Frappier, a fondé en 1967 l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) et il a fait d’inestimables recherches universitaires et industrielles en génie électrique, et aussi dans le domaine des accumulateurs, de l’hydrogène, de l’énergie éolienne, de la fusion, des électrotechnologies et des plasmas industriels.Né à Québec en 1919, il a fait carrière dans l’enseignement à l’Université Laval, tout en tissant de nombreux liens professionnels avec les chercheurs des universités du Canada, des États-Unis et de l'Europe.On le considère comme un bâtisseur du Québec dans le domaine de la recherche et du développement en sciences physiques.‘Francis Mankiewicz, cinéaste, a appris en juin dernier, avant sa mort survenue prématurément le 14 août, qu'il était le lauréat, à 49 ans du prix Albert-Tessier.Cela dit, le jury ne croit donc pas enfreindre le règlement voulant qu'il ne soit pas accordé à titre posthume.La comédienne Monique Spaziani a symboliquement reçu le prix hier en sa mémoire.Mankiewicz était avant tout un auteur de films et on lui doit un premier chef-d’oeuvre en 1978, Us Bons débarras selon le scénario de Réjean Du-charme.En 1987 il réalisait Les Fortes tournantes avant de poursuivre sa carrière à Toronto dans des conditions plus favorables.Mais c'est au Québec qu'il laisse son plus précieux héritage cinématographique.‘Carmen Gill-Casavant, muséologue, a passé la majeure partie de sa vie à Mashteuiatsh (Pointe-Bleue), une réserve en bordure du Lac Saint-Jean.Après ses études et un séjour aux États-Unis elle revient pour y fonder en 1977 le musée amérindien, sauvegardant ainsi les patrimoines des Premières Nations et mettant en relief la culture des Amérindiens.Le musée est devenu un important attrait touristique régional et depuis quinze ans, il attire des clientèles de plus en plus nombreuses.‘Gérard Bouchard, démographe, chef de file dans le domaine de l’histoire sociale, s’intéresse depuis plus de vingt ans à l'étude des populations et à leur reproduction dans une perspective historique.Il a publié de nombreux travaux de recherche sur les régions, posant de façon inédite des problèmes décisifs relatifs au peuplement rural, aux migrations, aux changements culturels.Né en 1943 à Jonquière, il a étudié la démographie a Paris avant d’entreprendre une carrière d’enseignant a l’Université du Québec à Chicoutimi.Il est présentement directeur du Centre interuniverisaire de recherche sur les populations (SOREP).Selon Fernand Dumont, Gérard Bouchard se situe «au tout premier rang des historiens contemporains du Québec» et sa renommée déborde cette frontière.‘Armand Vaillancourt, sculpteur, est né le 3 septembre 1929 à Black Lake, dans les Cantons de l’est, le 15e d’une famille de 16 enfants.Il fait ses études secondaires à Ottawa et durant son adolescence, il exercé différents métiers, entre autres mineur avec son père, scaphandrier et a 17 ans il s’engage comme matelot dans la marine marchande pour défrayer ses études qu'il fera à l’École des beaux-arts de Montréal.Dès sa première création, L’arbre de la rue Du-rocher (1958), Vaillancourt fait éclater les normés de la sculpture et des arts de son époque et devient un personnage légendaire.Parmi ses oeuvres, on note un monument contre la guerre à Chicoutimi (1959), L’Humain, une sculpture commandée par l’École des arts et métiers d’Asbestos, une autre pour le Palais de justice de Québec, El Clamor, à Santo Domingo, la sculpture-fontaine pour l’Embarcado Plaza de San Francisco (1967-1971).Dans son abondante production, il a réalisé une cinquantaine d’oeuvres monumentales et audacieuses.‘Brenda Milner, psychologue, est la première lauréate du tout nouveau prix Wilder-Penfield.Elle a créé la neuropsychologie, cette nouvelle science qui relie les sciences du comportrement, de l’étude du cerveau et de la fonction des facultés cognitives.En combinant les aspects expérimentaux et cliniques en un seul champ, Dr Milner a donné à cette discipline son contenu et son caractère exceptionnels, soulignent ses collègues de l'université McGill où elle enseigne.Née en Angleterre, elle a commencé sa carrière académique en 1944 à l’Institut de psychologie de l’Université de Montréal.En 1952, elle poursuit sa carrière à McGill et tout récemment elle a reçu la chaire honorifique Killam de l’Institut neurologique de Montréal.Elle a publié des articles remarqués sur la mémoire en collaboration avec son maître, le Dr Wilder Penfield.CIVIQUE Tous nommés TRAVAIL Le Québec se démarque SUITE DE LA PAGE 1 avocats.On ne compte que cinq femmes dans l’équipe actuelle.Aucun d’entre eux n’a eu à faire face à une assemblée d’investiture.Ils ont tous été choisis par Clément Bluteau, conjointement avec le conseil général du PCM.L’un des districts électoraux où le PCM n'a pas encore de candidat est celui représenté par la présidente du comité exécutif de la Ville, Léa Cousineau.Flanqué de ses 23 candidats, Clément Bluteau a criti-I qué sévèrement l’administration Doré-Cousineau qui, se-“Hon lui, «est en train d'appauvrir de façon alarmante» Montréal.«Le triste bilan des sept dernières années se traduit par un abus de taxation que nos contribuables ne peuvent plus assumer», a déclaré M.Bluteau qui a même accusé le RCM d’avoir trahi les Montréalais.M.Bluteau a également rappelé que le cheval de bataille du PCM sera l’économie.Il a tendu la main aux gens d’affaires qui sont descendus dans la rue au cours de la dernière année pour «crier au secours à une administration qui fait la sourde oreille».«Nous ferons en sor- te que les acteurs de cette relance économique soient avec nous, côte à côte», a indiqué un Clément Bluteau qui affichait beaucoup d’assurance.M.Bluteau a pris quelques engagements, notamment de réduire le conseil municipal à 35 élus (plutôt que 51), d’imposer un moratoire sur la création de sociétés para-municipales, d'installer des élus a la tète de ces organismes, d’abolir la surtaxe et de mettre l’accent sur les patrouilles policières à pied et à vélo.La promesse électorale la plus étonnante est la mise sur pied d’un mécanisme de révision qui permettrait à 51% des électeurs de remercier de ses services, après 18 mois, un politicien qui ne remplirait pas son mandat à leur satisfaction.Cette clause de rappel est également prônée par le Reform Party.Appelé à commenter la possibilité d'alliance avec certains candidats a la mairie qui se multiplient depuis quelques semaines (entre autres Jérôme Choquette, Pierre Bourque et Claude Beauchamp qui se lance officiellement en politique municipale ce midi), M.Bluteau a dit que «le Parti civique est toujours ouvert aux propositions» et qu'il est prêt à mettre de l’eau dans son vin.REMBLAYAGE eoi îles SUITE DE LA PAGE 1 ne et augmente celle en matières organiques.I>e dragage remet aussi en suspension des sédiments contaminés.Quant au passage des bateaux, leurs vagues provoquent, selon le rapport fédéral, une intense érosion des rives, particulièrement dans la région du lac Saint-Pierre.En plus d’avoir provoqué l’artificialisation des rives sur des dizaines de kilomètres, elles détruisent les herbiers et frayères qui restent.Cette activité du gouvernement fédéral n’a jamais fait l’objet d’une évaluation publique de ses impacts.La compilation des captures de poissons par la pèche expérimentale de l’Aquarium de Québec, le seul film historique disponible sur l’abondance relative des especes aquatiques du fleuve, indique que plusieurs populations de poissons ont chuté dans des proportions supérieures à 90% depuis une génération, dont le poulamon, le béluga et l’esturgeon.Dans le golfe, le déclin des pêcheries a non seulement atteint des proportions alarmantes pour les espèces, mais leur rareté frappe durement les communautés humaines qui en dépendaient jusqu’ici.L’agriculture occupe une place prépondérante avec le développement urbain dans la destruction des milieux humides fluviaux, qui servent d’aires de reproduction ou d’alimentation aux différentes espèces en plus d’épurer l’eau gratuitement.L’activité agricole, selon ce bilan du PASL, est responsable de 40% de la destruction des 685 km de milieux humides côtiers.Ils ont été remblayés ou asséchés pour la plupart.Entre Cornwall et Matane, 3643 ha de milieux humides ont disparu entre 1950 et 1978, dont 75% avant 1965, ajoute ce bilan du PASL.la construction de l’autoroute de Beauport a détruit a elle seule 400 ha.Mais c’est dans la région de Montréal, ou le remblayage sauvage des rives à des fins domiciliaires — et pour la construction des îles d’Expo 67 — a atteint un sommet inégalé: on y a détruit en 25 ans près de 5000 ha dans des zones essentielles à la survie de plusieurs espèces.Le dernier inventaire des milieux humides effectué le long du Saint-Iaurent indique qu’il en reste 48 245 ha, dont 32 000 au lac Saint-Pierre et 11 000 au lac Saint-François.Depuis une semaine, il faut obtenir la permission du sous-ministre de l’Environnement pour y intervenir, même sur des terrains privés.Les milieux riverains utilisés par les oiseaux migrateurs (700 000 oiseaux par année) sont cependant plus vastes car cette catégorie englobe les milieux humides d’une zone d’environ 10 km de chaque côté du fleuve entre Cornwall et Tadoussac: il y reste 86 920 ha d’her- biers, marais et marécages, pour la plupart des terrains privés.On trouve dans ce corridor la moitié des espèces fauniques et de la flore du Québec.Des 246 plantes vasculaires que le PASL entend protéger en priorité, 108 sont associées à ces milieux humides et 82 s’y reproduisent exclusivement.En 1989, indique le bilan fédéral, 11% de cette bande riveraine élargie était construite ou constituée de sols nus, disponibles a cette fin.L’agriculture a artificialisé 44% de cette bande riveraine élargie (10 km), dépassant maintenant en surface la zone boisée, qui totalise 40% du total.On compte d’autre part dans le fleuve 601 îles, qui offrent une protection exceptionnelle a la faune ailée et aquatique, malgré l’intérêt croissant des promoteurs a leur endroit.Pour les chercheurs du Centre Saint-Laurent, «ces pertes de milieux humides sont considérées comme significatives puisque ces milieux sont essentiels au maintien des écosystèmes».Ces données, dont l’horizon remonte a 1950, n’incluent pas la construction antérieure des villes et villages aux embouchures des estuaires fluviaux.Ces endroits, choisis pour leur facilité d’accès par voie d’eau, étaient en général des sites de fraie et d’alimentation de première importance pour la biomasse fluviale.Le rapport signale que les especes déplacées par ce développement anarchique ne survivent généralement pas ailleurs, contrairement à la croyance populaire.Les poissons et les especes ayant survécu a la disparition de leurs assises biologiques reçoivent maintenant 250 000 tonnes de déchets liquides, chimiques et dangereux, chaque année, sous forme d’huiles, de graisses, de solvants, d’acides, de cyanures et de métaux.Environ 60%) de ces déchets proviennent de la région de Montréal et de la Rive-Sud (Montérégie).Ces substances peuvent non seulement tuer les populations en zone de forte concentration mais leur dispersion ne les empêche pas de provoquer des malformations congénitales et de réduire la capacité de reproduction des espèces survivantes.L’agriculture intensive, note le rapport, engendre pour sa part une forte érosion.Ses rejets d’engrais et de pesticides sont tout aussi meurtriers pour les espèces.Même la villégiature est mise au banc des accusés par le rapport car elle chasse une partie de la faune des milieux boisés.Elle a aussi des impacts sur les rives, en raison de la construction des quais.Et les propriétaires de tout terrain sillonnent les berges et les plages sans souci de la végétation, voire des nids, ce qui menace la survie du pluvier siffleur aux fles-de-la-Madeleine.SUITE DE LA PAGE 1 marchés, des centaines, voire des milliers d’employeurs, croit Gérald Larose, tenteront de faire avaler aux employés des contrats de travail de longue durée compre-nant des conditions minimales de travail.D’autre part, lorsqu'une entreprise réussira à s’entendre avec ses employés sur un contrat de 7 ans, il deviendra impossible pour les syndiqués affiliés à une centrale de joindre les rangs d’une autre avant la sixième année et demie.Quand le contrat sera de six ans, aucun maraudage ou changement d’allégeance ne pourra être possible avant le deuxième trimestre de la cinquième année.Si le contrat est de cinq ans, statu quo pendant quatre ans et demi.Et ainsi de suite.En forçant les travailleurs à demeurer, malgré leur volonté, au sein de la même association syndicale durant une aussi longue période, le Québec se démarque de toutes les provinces canadiennes.Car de telles dispositions n’existent nulle part ailleurs, les travailleurs canadiens étant libres d’adhérer à l'association de leur choix au moins une fois tous les trois ans.Très mauvaise nouvelle donc pour les spécialistes du maraudage, ces opérations quasi guerrières qui permettent à une centrale de faire des gains sur ses concurrents en lui arrachant des membres, a force d’arguments ou de démagogie.Mauvaise nouvelle surtout pour les syndicats à la santé financière fragile, ou qui perdent par centaines des membres en raison des fermetures d'usine.Autant de cotisants qui seront très difficiles à remplacer, compte tenu de la prolifération des syndicats indépendants, et des nouvelles règles de maraudage prévues dans le projet de loi 116, • Après avoir procédé à un examen minutieux de ce pro- jet, la CSN vient de lancer ses premières flèches en direction du ministre Cherry, l'accusant de rayer d’un trait 30 ans de pratiques syndicales et de mettre en danger l’existence des droits de négociation et d’association.«En théorie, explique Gérald Larose, ce projet de loi vise à rassurer les employeurs et les investisseurs étrangers.En échange de leurs millions, on leur promet la lune et la paix industrielle.Sauf que c’est le contraire qui risque de se produire».«Car comment pensez-vous que les travailleurs réagiront — advenant une reprise économique ou tout autre changement majeur —, si leurs conditions de travail, salariales et normatives sont gelées pour 10 ans?» En faisant du zèle?«Exactement, quoi d’autre?demande Larose.Si les entreprises s’obstinent à ne vouloir apporter aucun changement à une entente à long terme — bien que ce serait leur droit, la convention étant légale et signée —, les tra-vaileurs n'auraient d’autre alternative que de pourrir le climat de travail pour obtenir plus de justice.Brillant comme projet de loi».Actuellement au Québec, une cinquantaine de conventions collectives ont une durée de vie de plus de trois ans.Celles-ci ont été scindées pour respecter le Code du travail, mais toutes signées dans le cadre d’un sauvetage d’entreprise, ou d’un programme majeur de restructuration.Dans chaque cas, les syndiqués obtenaient des avantages supplémentaires ou des droits et garanties qui en faisaient de véritables partenaires de l’entreprise.«Ce qui est a mille lieues de l’objectif poursuivi par le projçt de loi 116», indique Gérald I^arose.«Étant à l’origine de plusieurs ententes de longue durée, la CSN est bien placée pour démontrer quelles sont les réponses à des situations exceptionnelles.Elles sont possibles parce que librement consenties.Non imposées par le Code du travail».CULTURE Identité nationale SUITE DE LA PAGE 1 fions, le Secrétariat d’Etat, le Sport amateur et les Parcs nationaux.«la vie intellectuelle et la culture ont toujours occupé une place extrêmement importante dans ma vie», raconte le ministre.Fils de Pierre Dupuy, autrefois doyen du corps diplomatique canadien et commissaire général d’Expo 67 — «le plus grand festival artistique qu’on ait jamais connu» —, il se souvient de ses visites au musée du I.ouvre étant enfant.Boulimique de lecture, adepte de musique classique, il a même publié jadis un roman, un «péché de jeunesse», dit-il avec un sourire.Bref, «la culture, c’était dans la maison».Une culture dont le ministre parle avec affection et qu’il est «extrêmement heureux» d’avoir, aujourd’hui a défendre et a promouvoir au nom de l’Etat canadien.Sur son rôle à cet égard, il a d’ailleurs des idées bien arrêtées.De son ministère, il dit ainsi que «ce qui en a amené la formation, c’est l’idée d'une identité nationale».Michel Dupuy n’est pas sans savoir que cette question de l’identité nationale fait toujours, au Canada, l’objet de controverse.A l'heure des régionalismes, c’est pire.Dans la dernière campagne électorale, le Reform Party a défendu le principe de la décentralisation et d’une plus grande maîtrise d’oeuvre des provinces en matière culturelle.Il y a quelques semaines, Lucien Bouchard parlait du Patrimoine canadien comme de «l’euphémisme fédéral pour désigner la culture canadienne, qu’on définira sur le dos de la culture québécoise».A cet égard, le ministre tient a éviter les querelles, mais il tient aussi a ce qu’Ottawa garde sa place.11 dit avoir une «vision très ouverte» des choses.-Très franchement, je ne crois pas qu’on doive faire de la politique quand ou-a une vision comme celle que j’ai de ce que c’est que la culture.Ceux qui veulent faire de la politique peuvent le faire, c’est bien sûr.Vous pouvez prendre un livre de recettes de cuisine et faire de la politique avec, parler de juridictions.Mais, finalement, est-ce que ça fera un bon repas?», demande-t-il.«Puisque nous avons un pays qui comprend différents paliers de gouvernement, le bon sens c’est que les paliers de gouvernement travaillent ensemble.Parce que finalement, c’est toujours la même communauté, c’est toujours le même contribuable qui paie les taxes, et les paliers de gouvernement sont là pour le servir et non pas pour provoquer des tiraillements de bureaucrates.» Surtout, aurait-il pu ajouter, quand l’argent se fait rare.Dans le secteur de la culture et des communications, les conservateurs ont procédé à des restrictions budgétaires draconiennes: 10% de moins pour le Conseil des Arts et Téléfilm Canada, 250 millions$ de moins au cours des trois prochaines années pour Radio-Canada.Michel I )upuy ne veut pas s’avancer de manière précise sur ces dossiers.Tout au plus rappelle-t-il l'engagement du «livre rouge» libéral de doter les grandes institutions culturelles d'un budget «pluriannuel stable».Question de leur permettre de savoir où elles s’en vont, parce qu’«un des problèmes, c’est l’incertitude budgétaire».Mais un questionnement de fond devra avoir lieu avant qu’on s’attarde aux problèmes strictement pécuniaires.«Prenez Radio-Canada, par exemple.Il faut se demander quel genre d’institution nous voulons.Est-ce que nous voulons une ins ‘ publique, ou est-ce que nuUo .lion commerciale?Ce n’est plus la même maison selon que vous prenez une direction ou l’autre», dit M.I )upuy.le ministre arrive aussi en poste au moment où la culture et sa «mondialisation» font l’objet de débats passionnés.Le secteur a été protégé dans les deux accords de libre-échange signés par le Canada, mais il est toujours sur la table de négociations au GATT.M.Dupuy s’en préoccupe.«les dispositions d’exception pour la culture insérées dans PALE et F ALENA ne sont pas parfaites, mais elles sont sages.Nous devons travailler pour obtenir au moins la même chose au ( îATT.Nous ne sommes pas les seuls à penser ainsi; la France, par exemple, se pose les mêmes questions.les technologies de communication progressent a un tel rythme que cela crée des problèmes.» LE DEVOIR LES BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS (514) 985 3333 ADMINISTRATION (514) 985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans Irais) • 1.80 0-46 3-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 71130 À I6H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E É1AGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS let numéros de téléphone suivants sont valables poui le seivite do livraison par camelot et pour les abonnements postaui Montréal (514) 985 3355 !>: DEVOIR eut publié par I.K DEVOIR Int dont le siege social eut situé au numéro 207) dr Bleury.He étage, Montréal, (Québec).H.iA tMO II • s! imprimé par I- Imprimerie Québécor informations publiées dans IJ*.DEVOIR.IJ*.DEVOIR est distribué par Messageries Dynamique», division du (troupe Québécor Inc .1,'juI LU* m >t Luirent l.nv .le puh!i< dion LiSalle, 774 1 de Hnurdeau.division «le Imprimeries Québécor Int .012 ouest rue Saint Jacques, Montréal I ’Agen* *• Press** Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les Enregistrement no DH’.m Depot légal Bibliothèque nationale «lu Québec I éléphoiie général (b 14) ‘»H.S TtT'l, service a la 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