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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-02-21, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 0 Vol.L X .X XVII N o M (I N T II K A I.I.E M E R (' R E I) I 2 1 ¥ K V II I E K I il il I 2 1 K E V H IKK I II II II L E S A C T U A LIT E S Remboursements aux producteurs privés d’électricité 3,5 millions versés en trop ?LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Ly Association professionnelle des ingénieurs > gouvernementaux du gouvernement du Québec (APIGQ) a demandé à la commission d’enquête sur la production privée d’électricité au Québec de fouiller deux dossiers dans lesquels Hydro-Québec aurait peut-être remboursé en trop plus de 3,5 millions à des promoteurs.Il s’agit des projets de cogénération qui devaient s’implanter dans les villes d’Alma et de Windsor.Hydro-Québec s’était engagée par contrat envers ces compagnies en décembre 1993 alors que les règles de l’appel d’offres connu sous le nom d’APR-91 ne l’exigeait aucunement, selon l’APIGQ.C’est la ministre de l’Energie et des Ressources, Lise Bacon, qui avait forcé la main d’Hydro-Québec en lui intimant de signer les contrats même si la société d'Etat entrait dans une période de surplus.Les clauses de remboursement ne devaient s’appliquer qu’aux dépenses encourues dans la préparation des projets.La société d’Etat a finalement remboursé 3,06 millions à La Société de cogénération Alma inc.et 5,5 millions à Windsor Cogénération inc.Le projet d’Alma appartenait à Dynamis Envi-rotech et Zurm Industries (Penn.) alors que WC est la propriété conjointe de Dynamis et de Westinghouse Canada inc.Dynamis regroupe des personnalités connues du monde des affaires comme Michel Gaucher, ex-président de Steinberg, et Michel Côté, ex-ministre conservateur qui a démissionné après avoir été mêlé à un projet immobilier controversé dans le Vieux Port de Québec.Devant les fortes réclamations de ces promoteurs et leur divulgation, Hydro-Québec a demandé à la firme Samson Bélair Deloitte & Touche de les vérifier.Après avoir analysé ces rap|)orts, qui ont incité Hydro à rembourser 8,5 millions aux promoteurs en cause, l’association des ingénieurs gouvernementaux a décidé de porter l’affaire devant la commission d’enquête.Le président de l’APIG, Gaétan Lefebvre, soutient dans sa lettre à la commission qu’Hy-dro a remboursé les deux projets au taux de 30 $ du kilowatt même si ce taux était réservé aux sociétés ayant signé des contrats d’approvisionnement, ce qui n’était pas le cas ici malgré les «garanties» obtenues par les promoteurs.11 y a une différence, soutient l’APIGQ, entre des contrats contenant des obligations réciproques et des pénalités et des garanties.Si Hydro avait tenu compte de cette différence, précise M.Lefebvre, elle aurait réduit son paiement de 4,2 millions.D’autre part, selon l’APIG, la firme de vérificateurs comptable a identifié dans son rapport des dépenses non vérifiées pour une valeur de 4,8 millions, dont des salaires à MM.Gaucher et Côté.Hydro n’a pourtant réduit pourtant ses paiements que de 1,2 millions, note le porte-parole des ingénieurs.Finalement, le rapport des vérificateurs ne tient pas compte du travail réellement effectué, ce qui était pourtant le principe du système de remboursement Les ingénieurs gouvernementaux ont calculé que les dépenses d’ingénierie réellement faites comptent à peine pour 20 % des réclamations dans le cas d’Alma et pour 37 % dans le cas de Windsor.Les compensations, s’indigne M.Lefebvre, sont versées sans égard à l’avancement réel des projets: dans le dossier d’Alma, les études environnementales n’étaient même pas réalisées.Conventions collectives au primaire et au secondaire Les enseignants proposent des économies de 100 millions PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les enseignants du primaire et du secondaire sont prêts à couper 100 millions dans leur convention collective.et ils préviennent le gouvernement qu’il n’est pas question de couper plus.Trois grandes associations représentant quelque 85 000 enseignants ont rendu publiques hier les propositions faites la veille au gouvernement québécois, concernant un montant de 100 millions qui pourrait être récupéré à même leur contrat de travail.Le principal effort des enseignants porterait sur le non-paiement de deux journées pédagogiques, ce qui permettrait de récupérer 31,4 millions.La Fédération des enseignants et enseignantes de commissions scolaires (affiliée à la CEQ), l’Association provinciale des enseignants protestants et la Provincial Association of Catholic Teachers livraient ainsi une «commande» qui leur a été passée l’automne dernier.On se rappelle que lors de la négociation du renouvellement de la convention collective, négociation qui avait été assez houleuse, les enseignants avaient convenu en octobre dernier, à la veille du référendum, d’une entente de principe avec le gouvernement, qui bonifiait leur régime de retraite et qui leur accordait de petites augmentations salariales (1 % d’augmentation en 1996-97,1 % en 1997-98, et un montant forfaitaire ce printemps représentant 0,5 %).En échange, les enseignants s’engageaient à trouver un montant de 100 millions, à récupérer à même leur convention collective.Les syndicats d’enseignants voulaient ainsi bloquer une demande gouvernementale d’augmentation du temps d’enseignement, ou du nombre d’élèves par groupe (ce qui aurait eu comme effet d’abolir des postes d’enseignants).Les enseignants ont fait leurs devoirs, et ils proposent donc maintenant au gouvernement québécois l’hypothèse suivante, qui permettrait de récupérer 100 millions: ¦ suspension d’une clause qui prévoit le versement de primes de séparation (3 millions); ¦ utilisation d’une partie du budget des mesures de résorption ou de recyclage (3 millions); ¦ modification de la clause traitant des jours de congé de maladie monnayables (14 millions); ¦ suspension de la prime pour les responsables d’école (1,8 million); ¦ versement du salaire en 26 versements plutôt que 24 (12 millions); ¦ suspension du financement du perfectionnement (10 millions); ¦ suspension de la fonction de chef de grou- CAM R Y 748 mois" / sj&ji SB Camry •Radio AM/FM stéréo haut de gamme à 4 haut-parleurs • Direction à crémaillère avec assistance variable •Volant inclinable • Essuie-glace à balayage intermittent •Système de retenue supplémentaire à coussin gonflable côtés conducteur et passager •Ancrage pour siège de bébé •Verrous de protection pour enfant à l’arrière • Réglages du siège arrière, divisé 60/40 • Rétroviseurs extérieurs à télécommande assistée • Moteur 4 cylindres de 2,2 litres à 16 soupapes •Transmission automatique 4 rapports à surmultipliée •Programme de location à long terme Solution Toyota basé sur le modèle Camry OX BG12KP-AA, vendus au détail aux clients admissibles pour un bail de 48 mois avec option d’achat.Un comptant de 1100$ est exigé (taxes en sus).Coût total du bail 16355,04$ (frais de transport et de préparation exclus), immatriculation, assurance et taxes en sus.Premier versement de 299$ + 20,93$ (TPS) + 20,80$ (TVQ), soit 340,73$ et dépôt de sécurité de 350$ requis au moment de l'achat.Les montants de l'option d’achat et du bail sont fixés en fonction d’un maximum de 96000km.Des frais de 7ÿ le kilomètre supplémentaire seront calculés.Sur approbation de crédit de Toyota Crédit Canada Inc.Offre valable jusqu'au 29 février 1996.Photo pour fin d’illustration seulement.Voyez votre concessionnaire Toyota pour tous les détails.Votre concessionnaire ® TOYOTA El rMm ?El mm •Kl VOTRE CONCESSIONNAIRE BOUCHERVILLE CHATEAUOUAY LACMUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENDONT st-jErôme IHAWINIGAN TROII'RimtREl Toyota DwN CMIeiugujy Toyott Latfwte Toyota CnoOeAuto lens Toron GaOnel Repwtgny Toyon Toron St-Jért™ Uunoe Toron TroR-RMOns Toron 655-2350 692-000 562-6662 623-3511 7457777 501-3540 Cette tactique de harcèlement, ajoutée aux derniers attentats spectaculaires de FETA, et le fait que l’organisation détient, pour la premièfe fois de son histoire, deux otages en même temps sont autant de signés qui sont interprétés, ici, comme l’expression d’une radicalisation de mouvance indépendantiste basquq.Malgré la vague sans précédent dé mobilisation en Espagne contre lé terrorisme et les menaces d’interdiü-tion qui pèsent contre Heiri Batasuna (HB), l’aile politique de FETA aucun changement n’est visible à l’horizon.Karmelo Landa, l’un des dirigeants de HB, souligne: «L’expérience ratée de la trêve en Irlande nous incite à être très prudents.» Quant aux récentes poursuites judiciaires déclenchées contre son mouvement il estime quelles sont uniquement à mettre sur le compte de la «surenchère électorale entre un Parti socialiste en crise et une droite néo-franquiste» avant les législatives du.3 mars.Pour l’heure, Herri Batasuna organise la réplique à ceux qui tentent de lui ravir le «monopole de la rue».Samedi prochain, HB tiendra un meeting dans le stade de football de San Sebastian, qui compte près de.cent mille places.4 9 A1C I.K I) K V 0 I l( I.E M K H (' It K l> I 2 I F K V H I K II I II II il t « A / M 0 NI) G A II RIE R E S \^\ rii U) F E S S10 N S À la veille dea élections en Israël David Lévy crée un parti centriste Les élections législatives anticipées israéliennes et la première élection du président du Conseil au suffrage universel auront lieu le 29 mai.Cette date a été fixée d’un commun accord par le Parti travailliste de Shimon Peres et le Likoud de Benjamin Netanyahu au terme d’une semaines de tractations serrées.La date des élections, qui sera soumise à l’approbation de la Knesset aujourd’hui, est traditionnellement fixée par le parti au pouvoir après consultation de l’opposition pour ne pas donner l’impression de forcer la main à cette dernière.Les sondages accordent à Peres entre 47 et 49 % alors que Netanyahu recueille entre 29 et 35 %.Tel-Aviv (AFP) — L’ancien ministre israélien des Affaires étrangères David Lévy a annoncé hier qu’il avait créé un nouveau parti politique qui participera aux élections législatives de mai prochain.Le parti «Guesher» (Pont), de coloration sociale et centriste, «constituera un lien à tous les niveaux, aussi bien social (entre les différentes couches de la population), que politique (entre les tendances de droite et de gauche)», a déclaré M.Lévy au cours d’une conférence de presse à Tel-Aviv.M.Lévy qui a rompu il y a quelques mois avec son parti, le Likoud, dont il a longtemps été le numéro deux, est toujours officiellement député à la Knesset de cette principale formation d’opposition de droite.Il est également candidat au poste de chef du gouvernement, qui pour la première fois sera élu au suffrage universel direct lors du prochain scrutin.David Lévy Vocation centriste Soulignant la vocation centriste de sa formation, M.Lévy a déclaré: «quel que soit le parti qui sortira vainqueur du scrutin, nous serons prêts à constituer une coalition gouvernementale avec lui».Sa candidature personnelle et les préparatifs pour la création de sa liste ont divisé ces derniers mois la droite et précipité la fusion récente du Likoud avec un parti d’extrême droite, le Tsomet.Les sondages donnent M.Lévy perdant, avec 5 % des intentions de vote, loin derrière l’actuel premier ministre Shimon Peres et le chef du Likoud, Binyamin Netanyahu.Ses chances peuvent augmenter s’il bénificiait du soutien du parti ultra orthodoxe sépharade (juifs orientaux) Shass.Selon lui, le Shass l’a assuré qu’il l’appuierait «sans aucune contrepartie de sa part».Concernant les chances de sa liste, M.Lévy s’est montré optimiste, estimant qu’elle pouvait obtenir sept à dix des 120 sièges du parlement.«Potentiellement, nous pou- vons même espérer avoir l’appui de 20 % des électeurs encore indécis», a-t-il ajouté.Sur le plan politique, M.Lévy a affirmé qu’il acceptait les accords d’Oslo, entre Israël et les Palestiniens, comme des «faits accomplis» car, a-t-il expliqué, «il faut respecter les engagements internationaux».Il a toutefois pressé le gouvernement de «définir ses objectifs ultimes» dans ses pourparlers avec les Palestiniens.«Pour l’heure, a-t-il affirmé, personne ne sait exactement où va Israël face aux exigences palestiniennes de retour aux lignes de 1967, de Jérusalem-esf comme capitale d’un Etat palestinien et du droit du retour» des réfugiés palestiniens.i 91 de Jerusalem «Rien n’est clair dans la position israélienne et le concept d’autonomie a été remplacé par celui de souveraineté», a-t-il déploré, en accusant M.de s’engager «dans un Peres champ de mines».S’en prenant également à son ancien parti, il a reproché à son dirigeant de «ne pas savoir quoi proposer».Sur la question de Jérusalem, que le Likoud a choisie dimanche pour lancer sa campagne électorale en accusant M.Peres de vouloir diviser la ville, M.Lévy a appelé le chef du gouvernement à «proclamer solennellement du haut de la tribune de la Knesset que Jérusalem demeurera la capitale souveraine d’Israël».Dans le domaine social, il a épinglé la politique du «laisser faire» qui, selon lui, «permet aux riches de s’enrichir et contraint les pauvres à s’appauvrir».Se faisant l’avocat «de la solidarité et de la patience face aux extrémistes de droite et de gauche», il a fait état d’un million de pauvres en Israël, dont 300 000 enfants, et indiqué que 4 % seulement des enfants scolarisés dans les villes de développement parvenaient au niveau du baccalauréat.E N BREF ?RWANDA: PROCES POUR GÉNOCIDE Arusha (Reuter) — Les premiers procès des Rwandais accusés d’avoir pris part au génocide de près d’un million de personnes en 1994 pourraient commencer en avril, a déclaré un responsable du tribunal mis en place par les Nations unies.«Bien qu’il soit difficile de savoir exactement quand le premier procès aura lieu, car il suppose emmener les suspects à Arusha, les premiers procès pourraient commencer en avril», a déclaré à des journalistes, Andronico Adede, le greffier du tribunal.Selon lui, la construction d’une prison pour les suspects du génocide à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, où siège le tribunal, sera terminée à la fin du mois de mars.Lundi, le tribunal a indiqué qu’il avait inculpé deux Rwandais détenus en Zambie pour leur participation supposée dans le génocide d’un million de Tutsis et de Hu-tus modérés.SCRUTIN INVALIDE EN POLOGNE Varsovie (Reuter) — Le taux de participation au référendum sur les privatisations en Pologne s’est établi à 32,4 %, nettement en-deçà des 50 % nécessaires à sa validation, selon les résultats officiels publiés hier.«Le référendum n’est pas de caractère contraignant», a déclaré Wojcoech Laczkowski, le chef de la Commission électorale nationale.Aux termes de la loi, plus de la moitié des 28 millions d’électeurs polonais devaient participer au scrutin pour que le gouvernement soit contraint d’élaborer des lois tenant compte du référendum, décrété en décembre 1995 par l’ex-président Lech Walesa au nom de Solidarité.Lech Walesa et Solidarité voyaient en ce scrutin l’occasion de créer une grande classe de petits propriétaires qui se serait répartie 4000 entreprises publiques et de nombreux autres biens immobiliers et fon- Professeur-e régulier-ère Département de design Design et stylisme de mode La personne retenue œuvrera dans le cadre de l’École supérieure de mode de Montréal.SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement au premier cycle dans le domaine de la formation en design et stylisme de mode et supervision de stages • Recherche et création en design et stylisme de mode • Services à la collectivité : participation active aux projets de développement de l’École supérieure de mode de Montréal EXIGENCES • Maîtrise dans le domaine ou dans un domaine connexe et quatre années d’expérience professionnelle pertinente OU • Exceptionnellement, un diplôme de premier cycle dans le domaine ou dans un domaine connexe et cinq années d’expérience pertinente OU • Exceptionnellement, huit années d'expérience professionnelle pertinente ET • Compétence éprouvée et reconnue par le milieu, dans le domaine ou dans un domaine connexe • Capacité éprouvée de faire de la recherche ou de la création pertinente au champ d’étude • Maîtrise du français parlé et écrit LES ATOUTS SUIVANTS SERONT CONSIDÉRÉS : • Expérience d’enseignement, dans le domaine visé, au niveau universitaire ou dans des écoles de formation professionnelle reconnues • Capacité de travail en équipe • Maîtrise de l’anglais et d’autres langues DATE D’ENTRÉE EN FONCTION : 1" juin 1996 L’Université a adopté un programme d'accès à l’égalité en emploi pour les professeures et un programme d’équité en emploi pour les femmes, les membres des minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées.Conformément aux exigences relatives à l’immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyens-nes canadiens-nes et aux résidents-es permanent-es.TRAITEMENT : Selon la convention collective SPUQ-UQAM Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitæ détaillé en français, daté et signé, incluant trois lettres de recommandation, AVANT LE 1CR AVRIL 1996, 16 h 30, à M.François Giraldeau, directeur, Département de design, UQAM, CP.8888, succursale Centre-Ville, Montréal (Québec) H3C3P8.Téléphone : (514) 987-3179; télécopieur : (514) 987-7717 L’UQAM une force .novatrice m Université du Québec à Montréal Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou • , 1 -800-363-0305 télécopieur 985-3390.' ;v Doyenne des universités canadiennes et des universités francophones * en Amérique, l’Université laval appuie le progrès et l’ouverture de la société en alliant formation de qualité et développement du savoir.APPEL DE CANDIDATURES Faculté des sciences de l’administration Nomination de la doyenne ou du doyen L’Université Laval sollicite des candidatures pour combler la vacance du poste de doyenne ou de doyen de la Faculté des sciences de l’administration et invite toute personne ou organisme à faire des suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat au poste à pourvoir.Le mandat d’une durée de quatre ans peut, après évaluation et consultation, être renouvelé une fois.QUALIFICATIONS GÉNÉRALES: — être professeure ou professeur agrégé ou titulaire ; ou être titulaire d’un Ph.D.dans une discipline des sciences de l’administration ; ou posséder une expérience remarquable dans le domaine de l'administration ; — démontrer une compréhension profonde du contexte socio-économique actuel et prévisible et une attention aux besoins de la société en matière de formation de diplômés et de nouvelles connaissances à développer; — avoir de la vision quant aux rôles présents et futurs d’une faculté des sciences de l’administration et une claire conscience des objectifs qu’elle doit poursuivre ; — avoir un profond désir de promouvoir l’excellence de l’enseignement et de la recherche à la Faculté des sciences de l’administration; — avoir la capacité de promouvoir des consensus autour d’objectifs clairs et d’engager l’ensemble du personnel de la Faculté dans la poursuite de ces objectifs; — démontrer une capacité à exercer un leadership dans la conception, la gestion et l’évaluation des programmes d’études et dans la promotion de la recherche; — posséder les habiletés relationnelles et les aptitudes à la communication propres à l’établissement et au maintien de rapports féconds avec les collègues, les professeures et les professeurs ainsi que les autres membres du personnel enseignant, le personnel administratif, les associations étudiantes et professionnelles, la direction de l’Université et les divers partenaires de la Faculté et de l’Université; — être capable d’être attentif aux besoins des étudiantes et des étudiants ; — avoir le goût et la capacité de mettre en évidence et de faire valoir, sur les scènes québécoise, canadienne et internationale, les forces de la Faculté des sciences de l’administration et ses réalisations ; — posséder une bonne maîtrise du français et de l'anglais écrit et parlé.Le Conseil d’administration doit procéder à la nomination du doyen ou de la doyenne de la faculté au plus tard à la séance du 19 juin 1996 et la date d’entrée en fonction est fixée au 11 août I996.Les candidatures ainsi que les propositions de candidature et les suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat doivent être soumises par écrit et reçues, au plus tard le 8 mars 1996.au bureau du président du Comité : Monsieur Michel Gervais.Recteur Président du Comité de nomination Université Laval Cité universitaire (Québec) GIK7P4 l MVKRSITE LW AI IE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR la Faculté des sciences de l'administration L'L’mvtnrté Laval applique un programme d'a ni destinée en pnonté aux cifcncnnev et ciloyc Première et seule faculté de langue française agréée par l'American Assembly of Collegiate Schools of Business.1.'ASSOC IA IIOX DI S PILOTES DE HHOl SSI DU QUEBEC recherche un(e) assisum(c) conrractuel(ellc) en vue d'une expansion de sa revue La Brousse.Nature de la fonction Sous l'autorité du rédacteur en chef, rédiger des articles en plus de participer 1 la mise en page et à l'envoi de la revue.Qualifications I ris bonne connaissance de l’aviation récréative au Québec, expérience reconnue en rédaction/reportages aéronautiques, bilingue (parlé et écrit), expérience d’un logiciel de traitement de texte courant, être capable de faire de bonnes photos.Qualifications additionnelles désirables l icence de pilote d’avion, expérience de la mise en page par ordinateur, bonne connaissance des logiciels AmiPro, CorelDRAW, Wordperfect et de I informatique en général.Exigences Posséder son propre équipement informatique (ordinateur, PC48(> minimum, odem), téléco ' * “ ‘ i — i.-i-\ imprimante, mi Montréal.Conditions Travail à temps partiel.ilécopieur et caméra adéquate, être situé dans la région de Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au Secrétariat de l'Association des pilotes de brousse il l'adresse suivante avec la mention sur l’enveloppe: ; Contractuel IA BROUSSE , 8295 bout.Gouin est, Montréal (Québec) HIE 2P5 H à repli*.En accord avec les exigences do i canadiens et aux réxidenlex et rendons permai irmsière de rimimgralicn du Car rntvdo Cjfudi ucctie offre Notaire Niveau supérieur Relevant de l'avocat responsable des affaires civiles, vous travaillerez de façon autonome ainsi qu’en équipes multidisciplinaires.Vous fournirez une expertise juridique de haut niveau reliée au droit immobilier, au financement d’entreprise, à la documentation contractuelle civile et commerciale de même qu’à la réglementation de type municipal.Titulaire d’une licence en droit (LL.L.) et d’un permis de pratique émis par la Chambre des notaires du Québec, vous comptez dix années d’expérience pertinente.Une expertise à titre de conseiller juridique au sein d'une entreprise est un atout.De plus, vous devez posséder les qualités et compétences suivantes : capacité d’analyse et de synthèse des situations juridiques complexes; créativité dans l’élaboration de solutions; bonne communication; entregent; autonomie professionnelle.Lieu de travail : Place Bonaventure Entrée en fonction : avril 1996 Rémunération : selon la convention collective du Syndicat des professionnelles et des professionnels de la STCUM Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitæ au plus tard le 6 mars 1996, 16 h 30, en indiquant le numéro de concours SEC-CON 96-001-0, à Micheline Renaud, Secrétariat et Contentieux, 800, rue de La Gauchetière Ouest, bureau F-2300, Montréal (Québec) H5A 1J6 La STCUM offre des chances égales d'emploi.ROFESSIONS 0 STCUM Directeur ou directrice des Etudes Résolument engagé dans l’évolution du réseau de l’enseignement collégial, le cégep du Vieux Montréal est à la recherche d'un directeur ou d’une directrice des études.Une personne responsable de la qualité de la formation Sous l’autorité du directeur général, le directeur ou la directrice des études est responsable de la gestion, du développement et de l’évaluation des programmes offerts à l’enseignement régulier, en formation continue, en formation aux entreprises ainsi qu’à l'Institut des Métiers d’art.À l'enseignement régulier, près des deux tiers des étudiants sont inscrits au secteur technique.Le directeur ou la directrice est aussi responsable de la gestion, du développement et de l’évaluation des services de soutien à l’enseignement et à l'apprentissage.Une personne dévouée à la création de synergie Pour assumer ses responsabilités, le directeur ou la directrice des études doit entretenir des rapports étroits avec de nombreux partenaires: des réseaux d’enseignement secondaire et universitaire, du monde de l’entreprise et de la culture, du réseau collégial, particulièrement dans la région montréalaise.À l’interne, il ou elle voit également à l'animation des enseignants, des professionnels non-enseignants, des employés de soutien et des cadres, en vue d'atteindre des standards de qualité toujours plus élevés.Une personne qualifiée • Formation universitaire, du second cycle de préférence • Dix ans d'expérience dans le domaine de l’éducation, comprenant une expérience en pédagogie et attestant une connaissance intime de la condition enseignante • Au moins cinq ans d’expérience dans des fonctions de gestion • Une connaissance profonde de la situation de l’enseignement collégial, dans ses différents volets de formation: au secteur technique, au secteur préuniversitaire, à la formation continue et à la formation aux entreprises • Une vaste expérience dans des fonctions faisant appel à des qualités de leadership, d’animation et de communication • Une excellente maîtrise du français Prière de faire parvenir votre curriculum vitæ, avant le 8 mars 1996, à : Concours Direction des études a/s du directeur général Cégep du Vieux Montréal 255, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X1X6 V CÉGEP DU VIEUX MONTRÉAL PROCHE.01 VOUS • PROCHE DE TOUT A 8 I.K l> K V 0 I II .I.K M K II C il K l> I K K V II I K II I II II I I !» il II I.E l> E V U I R IDEES PHOTO ARCHIVES Gérard-Marie Boivin Il fait toujours beau quelque part La famille de Gérard-Marie Boivin dit merci pour les nombreux témoignages DOMINIQUE BOIVIN -evant le grand nombre de Dvœux de sympathie que ses neuf frères et sœurs ont reçus de partout au Québec et d’ailleurs à la ¦-.JJ suite du décès de Gérard-Marie Boivin, survenu récemment, la famille adresse ses remerciements à tous ceux qui lui ont transmis leur message.«Ici Gérard-Marie Boivin qui, au nom de toute l’équipe, vous dit au revoir et à demain.» Combien de fois, à l’instar de bien des auditeurs et des téléspectateurs, nous, de la famille, n’avons-nous pas entendu cette formule prononcée avec le ton chaleureux et cordial accompagné du sourire invitant de notre frère?Cômbien de fois l’un ou l’autre des membres de notre famille ne s’est-il pas fait aborder par l’un ou l’autre membre de son fidèle et, ô combien, quasi innombrable auditoire afin de prendre un peu mieux de ses nouvelle,s, comme on le fait d’un ami très cher?Parfois et grâce à l’entente complice que Gérard-Marie avait réussi à établir avec eux, nous apprenions aussi des nouvelles fraîches, et médiatisées, de membres de notre famille éparpillée sur l’ensemble du territoire québécois.Gérard-Marie a réussi à se faire adopter par une bien belle deiixième famille qu’il aimait et qui le lui rendait tout autant.Les Boivin et les leurs ne portent manifestement pas seqls le deuil.Là famille Boivin tient à remercier chaleureusement le public, la confrérie journalistique, nos amitiés, nos infinies et nos proches.Avec la délicatesse des dires qu’on nous a adressés et avec les gestes d’hommage empreints de respect à sa mémoire dont on â fait preuve à notre endroit, les gens ont su nous réconforter et adoucir la peine de cette séparation définitive.Ce mot de sa famille se veut aussi une ,adresse de sympathies à ceux qui lui ont été fidèles, qui l’ont alimenté et nourri et qui ont tissé de si belles amitiés.Venu de loin, de la dernière destination de ce grand amant des voyages, nous avons reçu ce «topo» de fermeture, qui vient bien de lui.Essentiellement, Ce Soir, il nous indique, comme Repères, cette pensée qui l’a animé vers la fin de sa trop courte vie: «Il fait toujours beau quelque part.Ici Gérard-Marie Boivin qui vous dit au revoir.» Au revoir et adieu, Gérard-Marie! L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yaka-buski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relec-teurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoît Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coition, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill.Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottatva).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)', Serge Chapleau (caricaturiste)', A l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis).Lt Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Implante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PU-IIIJOIE laide Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur./Iris publics et annonces classées), Jacqueline Avril.Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Le-gaùlt, Suzanne Miscevic, Jacques A Nadeau.Mifheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie I-aporte.Pierrette Rousseau.Mitheline Tutgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Yves Boutliiet-te (controleur), Dany Dépatie (adjointe ô l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jcanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction); Florine Cormier.Céline Fumy.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.UK MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L’Heureux.Use Iachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur de la technologie et des approvisionnements).Michael Schneider et Marie France Turgeon (direction de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard DesCormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Ix-sage.Michék- Malenfant.Christian Vien.Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Ihthaime (président) LA FONDATION DU DEVOIR Mar cri Couture (président).Roger Boisvert (ricr-prcsidmt exécutif cl directeur general).La politique du «crois ou meurs» Souverainistes et fédéralistes ont choisi la voie de la polarisation, créant, consciemment ou inconsciemment, une dynamique de conflit Politologue Ancien conseiller au programme et membre de l’exécutif du Parti québécois de 1982 à 1987 n a beau être souverainiste et croire que la meilleure solution réside dans la construction de deux Etats souverains, cela ne doit pas nous aveugler au point de ne pas réaliser qu’à l’heure actuelle, si nous devions procéder à la mise en place d’un Québec souverain, cela se ferait dans les pires conditions, compte tenu de l’état agressif de l’opinion publique au Canada anglais et des appareils politiques.Dans un tel contexte, il est évident qu’il n’y aurait pas de négociation sur le partenariat.Le partage de la dette et la possibilité réelle de tentatives de sécession concernant le territoire québécois nous amèneraient au bord d’une rupture explosive.L’attitude actuelle des dirigeants souverainistes qui posent comme condition essentielle à l’ouverture de toute négociation avec le Canada anglais, la reconnaissance au préalable de la nation ou du peuple québécois — entendu comme souverain — revient, dans les faits, à refuser toute négociation, tout dialogue, et à fermer la voie à toute possibilité de compromis.Le gouvernement du Parti québécois et le parti semblent bien engagés sur la voie de non-retour.Obnubilés par les résultats du dernier référendum, beaucoup de souverainistes croient que le taux de progression de l’option souverainiste par rapport au référendum de 1980 va se poursuivre et que la victoire finale est à portée de voix.Aucun dirigeant péquiste n’a encore eu, tant il est difficile de gérer un parti idéologique à cause unique, le courage de nuancer cette croyance en faisant remarquer aux militants que le résultat de 49 % est dû en bonne partie à des facteurs circonstanciels, et donc aléatoires, liés à des stratégies électorales comme toute consultation populaire.On peut être fédéraliste sans pour autant adopter un modèle absolu, rigide et symétrique et faire des déclarations potentiellement incendiaires en accréditant l’idée, donc en l’encourageant, de la partition du Québec selon, quoi qu’en disent certains, des lignes de divisions territoriales ethniques.On applique ici une règle aussi vieille que l’existence des médias de masse qui consiste à associer, en les superposant, une situation future et hypothétique à un événement largement et ré-pétitivement médiatisé.Conséquemment, la seule évocation d’une possible partition du Québec va ramener à la surface les images déchirantes de la Bosnie.On voit se dessiner ici la thématique en trois volets de la future campagne référendaire du NON.L’axe négatif, celui de la peur, qui ne sera pas celle des catastrophes économiques mais celle, bien modulée, de la partition territoriale du Québec explicite dans le cas des communautés amérindiennes et implicite dans le cas des communautés anglophones.Et les deux axes positifs, soit celui de la souplesse du fédéralisme (décentralisation et reconnaissance de la société distincte) et celui de la rentabilité économique du fédéralisme canadien en termes de péréquation et PHOTO JACQUES GRENIER Le fond du décor de Radio-Canada pour l'émission spéciale sur le référendum du 30 octobre 1995.«Obnubilés par les résultats du dernier référendum, beaucoup de souverainistes croient que le taux de progression de l’option souverainiste par rapport au référendum de 1980 va se poursuivre et que la victoire finale est à portée de voix.» Actuellement, la souveraineté se ferait dans les pires conditions, compte tenu de l’état agressif de l’opinion au Canada anglais et des appareils politiques.des transferts fédéraux.Mais on a beau avoir en main à Ottawa des sondages qui démontrent la peur que suscite au Québec la partition de la Bosnie et en voir sur le plan tactique des avantages électoraux, cela ne peut pas justifier de la part de ces dirigeants politiques de telles prises de positions.Il semble bien que les deux camps ont choisi la voie de la polarisation et de la radicalisation.Les classes politiques, tant au Québec qu’au Canada, ont opté pour la confrontation.Tous se préparent au match final.Il n’y a pas de place au compromis.C’est la logique du «crois ou meurs», du no man’s land.Ils ont ainsi créé, consciemment ou inconsciemment, une logique et une dynamique de conflit, dont ils espèrent à terme contrôler les tenants et aboutissants, sans dérapage.Voyons cela de plus près.Les appareils politiques à Ottawa et à Québec oublient un certain nombre de réalités et de données fondamentales.¦ En politique, rien n’est plus dangereux que la rigidité de ceux qui croient avoir raison.Surtout, lorqu’il s’agit de questions aussi émotives et explosives que les rapports concernant des communautés nationales.On ne joue pas impunément à exacerber le nationalisme et les questions ethniques.Les nationalismes, ce sont comme des bêtes sauvages: leurs réactions sont imprévisibles, incontrôlables et instinctives.Et croire qu’il sera toujours temps pour les politiques de contrôler les passions qu’ils ont suscitées, c’est faire preuve au mieux de présomption et au pire d’irresponsabilité.L’histoire récente démontre que lorsqu’une entité politique s’engage sur la voie d’une partition mutuellement acceptée et sans tension, cela aboutit, dans le meilleur des cas, à une séparation complète et pacifique comme en Tchécoslovaquie.Et dans les cas extrêmes, à la Bosnie.D’une manière ou d’une autre, comme le soulignait si justement le politologue Jacques Lévesque, l’éclatement d’un Etat multinational induit toujours une dynamique de «fission» qui se répercutç immédiatement à l’intérieur des nouveaux Etats qui en sont issus.Le Québec ne fera pas exception à la règle.Nous devrions l’envisager immédiatement et prendre des mesures concrètes d’apaisement.¦ Le débat actuçl se polarise autour du concept de nation.A ce propos, il convient de faire deux remarques.Que le conflit constitutionnel se résume fondamentalement à la question de l’existence et à la pérennité de la nation canadienne et de la nation québécoise comme si ces deux identités étaient des réalités tangibles, absolues et éternelles.Face à cette conception absolue et statique des nations, faut-il rappeler que, comme toute chose, les peuples et les nations évoluent et changent.L’idée qu’ils se font d’eux-mêmes, de leur identité, de leur nationalité, se transforme.Nous sommes ici dans le domaine mouvant du sentiment identitaire.Désormais, le sentiment d’appartenance se compose au pluriel.On peut tout à la fois se sentir parisien, français et européen ou encore napolitain, italien et européen.A l’opposé, les tenants de la conception absolue de la nation canadienne ou québécoise nous proposent une représentation jacobine, rigide où la nation est «une et indivisible».B Revenons aq fondamental à savoir que les structures des Etats, leqr configuration (fédération, confédération, Etat unitaire) existent pour les citoyens, pour les besoins des gens et non pas le contraire.Et que les notions de souveraineté, de nation et de peuple sont des concepts relatifs et non absolus.B Dans nos sociétés démocratiques, la fonction des systèmes politiques est de régulariser les conflits pour qu’ils n’engendrent pas la violence.Toute stratégie politique de rapports de force a pour but de créer et de réunir les conditions propices aux compromis et non le contraire.En sachant que tout compromis ne se termine jamais par la victoire totale de l’une ou de l’autre partie.B Nos systèmes politiques sont-ils à ce point rigides, notre classe politique inconsciente ou incompétente, que nous ne puissions arriver à des ententes satisfaisantes?Après les conflits israélo-palestiniens et d’Afrique du Sud qui sont en voie de règlement et sans commune mesure avec le nôtre, le Québec et le Canada seraient-ils les seules sociétés à ne pas être en mesure d’établir un processus de gestion de crise?Quel que soit le résultat du prochain référendum, il sera impératif pour le Canada comme pour le Québec de maintenir un dialogue rationnsel, sans dérapage émotif.Faut-il rappeler ici que l’objectif de nos gouvernants n’est pas d’éliminer les maux et les passions des gouvernés mais plutôt de les atténuer et de les pacifier, si possible.Des conventions collectives pour cadres Depuis toujours, cette catégorie d’employés a été tenue à l’écart du processus de négociation de ses conditions de travail JEAN PERRON Président de la Confédération nationale des cadres du Québec et directeur général de l’Association des cadres des collèges du Québec es cadres.On les perçoit parmi les mieux nantis de notre société, on leur fait porter les responsabilités des patrons et des dirigeants, et pourtant, on n’hésite pas à s’en défaire aussitôt que pointe à l’horizon l’orage des compressions budégtaires.Pourquoi ces salariés, dont la plupart effectuent pour- L tant un travail digne d’éloges, sont-ils si peu considérés, professionnellement et socialement?La question oblige à se tourner vers le passé, vers des façons de faire qui ont, petit à petit, miné la crédibilité des cadres.Prenons par exemple l’insécurité d’emploi.Issue des changements qui se retrouvent aux différents paliers de l’entreprise — structures chambardées, qualifications périmées, changements d’affectation répétés, etc.— elle constitue une menace permanente qui trop souvent se transforme en une triste réalité: ce n’est pas sans raison qu’un nombre croissant de cadres sont perpétuellement à la recherche d’un nouvel emploi.Pourtant, c’est fondamentalement pour ses compétences que l’on embauche un cadre qui, paradoxalement connaît de plus en plus de difficultés à exercer son rôle de trait d'union entre les employés et l’employeur.Ce rôle était traditionnellement associé à ses fonctions et lui conférait un statut clair et incontesté au sein de la structure hiérarchique de l'entreprise; la dévalorisation de ce rôle ajoute à son inconfort et rend sa position encore plus fragile.Au Québec, bien que la législation (Loi des syndicats La pratique est même établie de déterminer les conditions d’emploi des cadres à partir des gains des syndiqués! professionnels ou Loi des compagnies) permette aux cadres de se regrouper au sein d’associations professionnelles, elle ne contraint nullement l’employeur à négocier et à convenir d’une entente collective de travail avec ses cadres.C’est pour corriger les incongruités de cette situation, notamment, que les associations de cadres se sont unies dans la Confédération nationale des cadres du Québec (CNCQ) et qu’elles lui ont confié, entre autres mandats, celui d’obtenir, pour l’ensemble des cadres du Québec, un régime de relations de travail complet qui puisse s’appliquer spécifiquement aux cadres de tous les secteurs.En effet, depuis toujours semble-t-il — et contrairement aux autres groupes de salariés syndiqués —, les cadres ont été systématiquement tenus à l’écart du processus de négociation de leurs conditions d’emploi.Alors que le salarié détermine ses conditions de travail avec le concours de la force syndicale, le cadre, pour sa part, n’a personne pour le représenter et négocier en son nom des conditions de travail qui lui soient propres, c’est-à-dire correspondant vraiment aux fonctions qu'il occupe au sein de l’entreprise.Au fil des ans, la pratique s'est même établie de déterminer les conditions de travail des cadres à partir de ce que les syndiqués avaient obtenu! Ainsi, à la remorque, en quelque sorte, des travailleurs syndiqués relativement à la détermination de ses conditions de travail, le cadre possède ce que l’on pourrait appeler un «statut dérivé», ce qui ne lui rend guère justice, il faut bien l’admettre.En outre, bien que le cadre doive préserver son autonomie en tant que salarié distinct sa fidelité va également à l’employeur.Dans ce sens, il est inadmissible que les cadres se réclament de la même unité de négociation ou de la même centrale syndicale que celle à laquelle appartiennent les employés qui sont sous leur responsabilité.Cette situation conflictuelle deviendrait vite intolérable, à la fois pour le syndiqué, pour le cadre et pour l’employeur.Cela ne signifie nullement que les cadres n’ont pas des aspirations et des besoins similaires à ceux des salariés qui sont sous leur responsabilité, bien au contraire.Cependant, les préoccupations des cadres et leurs relations privilégiées avec l’employeur les placent dans une situation tout à fait spéciale par rapport à celle des autres employés salariés, d’où la nécessité de développer un régime de relations de travail distinct.C’est l’ensemble de ces propositions, compilées sous forme de requête, que la CNCQ présentait récemment au Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre.L’intégration de ces propositions au Code du travail ferait des cadres de tous les secteurs des salariés à part entière, au sens du Code du travail.Parallèlement à l’objectif on ne peut plus raisonnable d’obtenir un régime de relations de travail adapté aux cadres, la CNCQ s’efforce de contribuer à redorer le blason de ces personnes, à leur accorder le pouvoir de s’exprimer, afin que les cadres ne soient plus considérés comme de simples pions sur l’échiquier sociopolitique et qu’ils puissent participer aux grands débats publics qui tracent la voie de l’an 2000, si proche.Après tout ne sont-ils pas des experts?Pourquoi notre société devrait-elle se passer de l’expertise de ces hommes et de ces femmes qui œuvrent pour le mieux-être de leur collectivité?Et lorsqu’on y réfléchit un peu, les cadres, de par leurs fonctions stratégiques dans l’entreprise, ne sont-ils pas bien placés pour aider nos entreprises, tant gouvernementales et paragouvemementales que privées, à remettre le Québec dans la voie de la prospérité?* » * 1 A 10 I, K I) K V OIK, I.K M K It < il K I) I 21 F K V It I K It I 0 II (I LE ACTUALITES Partition: Paris appuie PRESSE CANADIENNE Paris — Contrairement à ceux qui brandissent au Canada, la menace de la partition d’un éventuel Québec souverain, le gouvernement français croit en l’intangibilité des frontières.Selon des sources concordantes, le ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette a rappelé hier au ministre québécois des Relations internationales Sylvain Simard que ce principe était, depuis le congrès de Vienne (1814-1815), «une des bases de la politique étrangère française».Les deux ministres se sont rencontrés en tête-à-tête hier au Quai d'Orsay avant de coprésider (c’était une première) la 54e réunion de la commission permanente de coopération franco-québécoise.La stratégie des souverainistes et le houleux débat sur la partition (M.de Charette aurait parlé de «dépeçage») ont été évoqués.En conférence de presse, M.de Charette n’a toutefois pas voulu se mouiller.«Nous n’avons pas porté de jugement sur la situation politique intérieure au Canada ou au Québec», a-t-il dit.Québec U est clair que la France, fidèle à sa politique de «non-ingérence, non-indifférence», n’a pas l’intention de se mêler publiquement de cette affaire.Les souverainistes ne le souhaitent pas non plus, indique-t-on du côté québécois, mais ils auraient accueilli avec une évidente satisfaction les propos du chef de la diplomatie française.Celui-ci a de nouveau montré hier qu’il nourrissait désormais une évidente sympathie pour les péquistes, à l’image du président Chirac qui a multiplié les gestes à leur endroit depuis le référendum.BILAN DORVAL Le MQF craint le pire SUITE DE LA PAGE 1 quelques hauts fonctionnaires.Simultanément, pour colliger les données et réaliser le bilan, la ministre mettait sur pied un «groupe technique», formé de fonctionnaires et d’experts, dont Michel Plourde, chargé de la rédaction du rapport.Il y a déjà plusieurs semaines que le groupe technique a transmis son bilan au comité interministériel.Insatisfait de la description de la situation, le comité interministériel p entrepris de le modifier et s’est mis à la réécriture.A l’époque, Marcel Masse avait fixé au début de janvier la publication du bilan.Le Devoirs, appris que l’échéance a été repoussée à la fin mars.Du côté du gouvernement, l’on fait valoir que le bilan du groupe technique avançait des interprétations abusives et manquait de neutralité.«Il faut que le document soit le plus complet, le plus précis et le plus à jour possible», a expliqué au Devoir un haut fonctionnaire, soulignant notamment que certaines études n’avaient pas été intégrées au rapport du groupe technique.Le comité interministériel a d’ailleurs convoqué le rédacteur du document-synthèse, Michel Plourde, et lui a exposé ses griefs.Informés de l’opération de révision amorcée par les sous-ministres, les dirigeants du Mouvement-Québec-Français ont discuté le coup à leur dernière réunion.Ils poursuivront la discussion demain soir et jugeront des mesures à prendre pour sensibiliser l’opinion publique.Le président du MQF, Guy Bouthiller, croit savoir que le comité interministériel est en train de faire subir «un traitement spécial» au bilan du groupe technique, pour l’édulcorer, le rendre inodore et incolore.«Cela m’inquiète, parce que c’est un travail qui a été fait très sérieusement.Le problème linguistique est sérieux et ce n’est pas vrai qu’on peut voir uniquement la vie en rose.» De l’avis de M.Bouthiller, si les griefs du comité interministériel sont fondés, s’il a identifié des failles sérieuses, qu’il soumette le rapport à l’examen d’experts in-dépendants ou qu’il le publie.«Pourquoi ne nous montre-t-on pas la première version.» Quoi qu’il en soit, le MQF craint le pire et se prépare à sonner l’alarme.Les récentes interventions de leaders souverainistes lui font croire que le gouvernement prépare peut-être un virage pour satisfaire la minorité anglophone.«On est en train de laisser les esprits s’adapter à l’idée du séparatisme linguistique à Montréal», dit Guy Bouthiller, qui promet que le MQF fera tout pour mobiliser les Québécois pour contrer cette nouvelle offensive contre le français.SUITE DE LA PAGE 1 hier l’urgence de la situation.«Les conclusions de nos études et de nos analyses sont claires et démontrent que nous pouvons tirer profit de la nouvelle réalité du transport aérien mais, qu’à l’inverse, nous risquons beaucoup si nous ne pouvons nous adapter.» En d’autres mots, a-t-il ajouté, «le nouveau contexte du transport aérien confirme que le statu quo compromettrait l’avenir de nos aéroports et aurait un impact négatif sur le développement économique de la région.Le statu quo est donc inacceptable.» Hier grand défenseur du statu quo perpétuant la réputation de centre aéroportuaire cul-de-sac accolée à Montréal, M.Auger a reconnu hier, au cours d’une conférence de presse devancée de 24 heures, que cette dualité aéroportuaire constituait désormais «une menace à l’existence des vols intercontinentaux, Montréal risquant à moyen terme de perdre plus de la moitié de ceux-ci.[Cette dualité] nous empêche de profiter pleinement de J’entente “ciel ouvert” [entre le Canada et les Etats-Unis] et de la nouvelle politique sur les vols internationaux étant donné l’absence de correspondances rapides en raison de l’actuelle division des vols entre Dorval et Mirabel».Le statu quo menace également la survie de destinations transatlantiques qui ont particulièrement besoin d’un apport de passagers en .correspondance venant du Canada et des Etats-Unis.«Enfin, le statu quo rend notre trafic intercontinental vulnérable aux assauts des “hubs” [plaques tournantes] américains.» En vue de corriger le tir, le conseil d’administration d’ADM a ainsi approuvé un plan prévoyant cette nouvelle vocation des deux aéroports montréalais devant entrer en vigueur en avril 1997.Vouloir faire de Dorval une importante porte d’entrée nord-américaine impliquera un investissement de 185 millions, d’ici 1999, dans la réalisation des aménagements nécessaires pour accueillir les vols internationaux.Ces plans prévoient la construction d’une jetée internationale pouvant accueillir huit gros porteurs, l’agrandissement de la salle des arrivées, l’ajout de 3100 nouvelles places de stationnement et l’emplacement, sous l’aérogare, d’une gare ferroviaire pour desservir par la suite les trains de banlieue et les trains «intercité».Cet investissement additionnel, qui s’ajoute aux dépenses d’investissement de 190 millions déjà prévues pour les deux aérogares (ces derniers investissements devant créer 855 emplois), sera financé par l’introduction, dès octobre prochain, de frais d’amélioration aéroportuaire ajoutés au prix du billet aux passagers en partance de Dorval.Ces frais additionnels varieront entre 5 $, 7,50 $ et 10 $, selon que la destination est canadienne, américaine ou internationale.Au chapitre des retombées, ADM chiffre à 840 le nombre d’emplois créés au cours des trois années dédiées aux travaux de construction.Quant aux retombées dites durables, ADM prévoit l’addition de 650 000 passagers, en sus de la croissance normale attendue d’ici l’an 2000, ce qui devrait créer 600 emplois permanents.Pour Mirabel, un aéroport qui n’attire à peine que 2,5 millions de passagers malgré sa capacité de 10 millions et dédié désormais aux vacanciers et au tout cargo, on insiste sur l’importance de le maintenir en activité.«Nous ferons en sorte que par la réduction des charges aéroportuaires et la qualité des aménagements, il devienne l’aéroport le plus avantageux pour les transporteurs et les passagers grand tourisme.» Les transporteurs utilisant Mirabel bénéficieront d’une réduction des frais d’atterrissage, d’une révision à la baisse de la politique tarifaire sur certains services et de l’installation de nouvelles passerelles d’embarquement.Dans le tout cargo, ADM procédera à l’agrandissement de l’aire de manœuvre et à l’implantation, en concertation avec le milieu, d’une zone franche «qui aura pour effet de stimuler l’activité import-export de la région».Si le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a réagi violemment à cette décision en brandissant le spectre de la perte de 5000 emplois directs on estime, chez ADM, que ce couperet pourrait toucher 10 % des employés de Mirabel.Aux représentants syndicaux rencontrés hier, on a parlé d’une ponction variant entre 10 et 15 % découlant de la rationalisation, devant être effective dans 14 mois.M.Meilleur a promis de poursuivre le combat et de tout mettre en œuvre pour renverser cette décision, par une intervention politique et ce, malgré fappui évident du propriétaire des sites: Ottawa.ETHIQUE SUITE DE LA PAGE 1 seoir à leurs positions politiques tout simplement parce qu’ils servent d’administrateurs à temps partiel — et non rémunérés — à des organismes publics.«Je n’ai jamais été impartial de ma vie», a tonné dans une entrevue hier M.Godbout, qui siège aux conseils d’administration de, entre autres, la Caisse de dépôt et placement et de la Société de développement industriel du Québec.«Sérieusement, mon travail de représentant à la FTQ, c’est de défendre les intérêts des membres, de critiquer un certain nombre de choses.» Dans une lettre envoyée à la commission permanente des Institutions, qui a ouvert hier une consultation publique sur le projet de loi 131, la FTQ se dit «prête à admettre que les règles doivent s’appliquer aux personnes siégeant dans les organismes gouvernementaux, mais pas au point d’abdiquer sa liberté d’expression, de défense et de représentation de ses membres».Alors que M.Godbout exige le retrait pur et simple de ce projet de loi «tellement tordu», M.Dufour, qui lui aussi siège à de nombreux organismes de l’Etat — dont la CSST et la Société québécoise du développement de la main-d’œuvre — serait disposé à l’accepter à condition que le gouvernement y apporte des modifications importantes.Il est essentiel, par exemple, que le gouvernement exempte des dispositions de la loi des administrateurs à temps partiel, sinon il ne pourra plus «compter tous les administrateurs dont il se priverait».Ironie du sort, l’adoption du projet de loi 131 priverait également le gouvernement péquiste de l’appui public de quelques-uns de ses plus fervents alliés souverainistes, dont celui de M.Godbout et ses vis-à-vis aux autres centrales syndicales, ainsi que celui du président du conseil d’administration d’Hydro Québec, Yvon Martineau.Au grand dam du chef de l’opposition Daniel Johnson, M.Martineau a déclaré l’année dernière au Devoir qu’il était souverainiste et qu’«on [allait] le savoir».Or, l’article 6 du projet de règlement qui accompagne le projet de loi 131 concernant l’éthique et la déontologie stipule que «l’administrateur public est tenu de faire preuve de neutralité politique dans l’exercice de ses fonctions et de réserve dans la manifestation publique de ses opinions politiques».Selon Jacques Bourgault, professeur d’administration publique à l’UQAM, il s’agit quelque peu d’un «remède de cheval».«Pour que ce soit clair, il faudrait que la loi fasse la distinction entre les gens qui siègent à temps plein [comme M.Martineau) et ceux qui le font à temps partiel, parce que ces derniers ont des responsabilités qui sont d’un tout autre ordre», soutien M.Bourgault, qui estime qu’entre 1200 et 1600 administrateurs publics à temps partiel seraient visés par cette loi.«On peut se demander s’il est raisonnable dans une société libre et démocratique d'empêcher les gens de manifester un engagement politique alors qu’il siègent à temps partiel dans un organisme public où ils contribuent soit pour amener leur expertise soit parce que le groupe qu’ils représentent a un intérêt» dans les dossiers traités par l’organisme.C’est le cas notamment de M.Dufour, qui en tant que membre des conseils d’administration de la CSST et de la SQDM, se dit obligé de représenter les positions de ces membres — la grande entreprise — sur les grandes questions de formation et de conditions de travail abordées dans ces deux instances.Le président du CPQ trouve également à redire aux articles du règlement qui le contraindraient à respecter la nature confidentielle des dossiers traités par les organismes qu’il administre et à «divulguer par écrit toutes les offres sérieuses d’emploi qui risquent de le placer en conflit d’intérêts» par rapport à l’organisme.En tant que porte-parole du patronat, M.Dufour dit devoir constamment consulter ses membres sur les dossiers abordés par la CSST et la SQDM.Il se demande si cette consultation serait interdite par le devoir de confidentialité que lui imposerait le projet de loi 131.Pour sa part, le protecteur du ci-' toyen Daniel Jacoby a également critiqué hier l'article 6 sur la neutralité politique des administrateurs.Une telle obligation devrait être «balisée afin de tenir compte de la réalité de certains conseils».Sinon, a poursuivi Me Jacoby, certains membres de ces instances comme MM.Dufour et Godbout «ne pourront pas respecter cette norme sans manquer à leur mandat».MM Godbout et Dufour disent tous deux avoir de la difficulté à croire que le gouvernement aurait délibérément voulu les faire taire en les soumettant aux mêmes règles d’éthique que, les grands administrateurs de l’Etat.«J’espère que ça a été fait par un manque de rigueur et non pas par un manqué de respect», a tranché le président de la FTQ.Un projet de loi «écrit un peu rapidement», renchérit le porte-parole du CPQ.CHINE «Les statistiques officielles disent une chose.La réalité est autre.» SUITE DE LA PAGE 1 du Printemps de Pékin converti au capitalisme, voici Han Dongfang l’ouvrier, le cheminot, le chantre des syndicats indépendants.Le «miracle économique chinois», dit Han, est largement un leurre.Un leurre qui cache une misère économique croissante et une exploitation économique qui n’est balisée par aucune loi autre que celles du marché et de l’arbitraire étatique.Les taux de croissance phénoménaux (10,15,20 %) dont On nous rebat les oreilles ne disent pas toute la réalité, loin s’en faut Dans ces usines d’assemblage électronique ou de textile de Shenzen et de Canton, régnent, selon Han, des conditions de «capitalisme primitif pire que celui du 19e siècle en Occident».Sur les traces de Lech Walesa, Han rêve d’organiser un mouvement ouvrier indépendant en Chine.Mais ce cheminot qui a exercé son métier de 1984 à 1989, a du chemin à faire avant d’y arriver.Organisateur d’une très éphémère Fédération autonome des travailleurs de Pékin, détruite après deux semaines d’existence au printemps 1989, fugitif après le funeste 4 juin de la même année, il a été placé en tête de la «liste noire» des dissidents les plus recherchés, avant de se constituer volontairement prisonnier.Il dut ensuite subir, 22 mois durant, les mauvais traitements typiques des geôles chinoises — où il attrapa notamment la tuberculose —, avant d’être libéré et d’aller se faire soigner aux Etats-Unis.Depuis 1992, bloqué à la frontière, persona non grata dans son propre pays, il s’est installé à Hong-Kong, d’où il publie le China Worker’s Bulletin («Bulletin des ouvriers de Chine»), dans lequel il centralise les informations disponibles sur les mouvements syndicaux indépendants et les répressions anti-ouvrières dans l’Empire du Milieu.Han a manifestement en tête l’exemple polonais.A la fin des années 70, avant même l’éclosion du mouvement Solidarité à l’été 1980, des syndicats indépendants s’étaient mis en place un peu partout en Pologne, embryon d’une contestation sociale et même politique qui fera trembler sur ses bases le pouvoir communiste d’alors.avant de renverser carrément le pouvoir huit ans plus tard.«Oui, c’est vrai, admet-il, le mouvement Solidarité m’a inspiré.Nous voulons protéger les intérêts des ouvriers au niveau de l’entreprise, c’est fondamental pour nous.» Han reconnaît qu’une telle action «a des aspects politiques», tout en insistant pour dire qu’il ne veut pas d’un mouvement qui lutterait pour le pouvoir politique.L’idée, typique de «Solidarité 1» (1980-81), d’un mouvement syndical qui resterait scrupuleusement en-deçà de l’action directement politique, lui est très chère.«L’expérience polonaise me dit que lorsque le syndicat prend îe pouvoir, il risque de se détacher des ouvriers.» On n’en est pas là en Chine, il s’en faut de beaucoup.En attendant, ce jeune homme dans la trentaine prend son bâton de pèlerin et parcourt le monde pour faire connaître sa cause.Le miracle économique chinois est un vaste leurre, croit Han Dongfang, qui pense que les taux de croissance phénoménaux qu’on lit sur la Chine du Sud, ne reflètent pas la réalité vécue par la grande majorité des quelque 150 millions d’ouvriers chinois.«Les statistiques officielles disent une chose.La réalité est autre», pense-t-il.Han, qui doit s’exprimer demain à Toronto lors d’un colloque (organisé par le Centre des libertés et des droits démocratiques d’Ed Broadbent) sur les rapports entre le commerce et les droits de la personne, rapporte quelques faits méconnus qui composent l’envers du «miracle économique chinois».¦ Quelque 10% des 150 millions d’ouvriers chinois doivent endurer des retards appréciables dans le paiement de leurs salaires.On sait qu’en Russie et en Ukraine par exemple, ce problème est devenu explosif dans les mines.¦ Tous les jours, des milliers d’ouvriers chinois font grève sans que le monde n’en soit informé, très souvent pour cette raison du non-paiement de leurs salaires.Ces mouvements de protestation, pour la plupart spontanés et sans lendemain, sont réprimés sans ménagement.¦ Par exemple, à Paicheng dans le Nord, quelque 20 000 ouvriers du textile ont cessé le travail en mai 1995.Les pouvoirs locaux ont dépêché 10 000 policiers et soldats pour forcer le retour immédiat au travail.¦ Entre 40 et 50% des entreprises publiques sont déficitaires et menacées de fermeture, ce qui propage l'angoisse du chômage.¦ Le travail forcé, notamment des prisonniers, fait partie du quotidien des entreprises de la Chine du Sud.Cela est particulièrement vrai, dit Han, dans les joint-ventures.Tout cela devrait faire réfléchir les hommes d’affaires — y compris des Canadiens — qui affluent en Chine pour y faire de l’argent.«Je n’ai rien contre les hommes d’affaires qui veulent faire de l’argent.Mais je leur conseille de réfléchir à l’éthique, à la morale des affaires.Peut-on fermer les yeux sur le travail forcé, sur le travail des enfants?Chez vous, vous avez des lois contre ça.Chez nous, rien.» Celine Simard, dir.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe 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