Le devoir, 18 mars 1996, Cahier B
Agenda culturel Page B7 Culture B8 Économie Page B2 Planète Page B4 Les sports Page B5 Télévision Page B7 ?LE DEVOIR ?I.E l> E V (I I It .I.E I.H N I) I I K M A II S I !> Il II L'ENTREVUE I O 11 R 1 A F A N A SS II V La tentation du fatalisme russe Le recteur d’université jette un regard désabusé sur Vaprès communisme ANTOINE ROBITAILLE Depuis des siècles, la tentation a été forte, en Occident, de dépeindre la Russie comme un pays voué à l’autoritarisme, déterminé par une sorte de gène social qui sécrète naturellement un pouvoir fort, anti-individualiste, dominateur et par surcroît impérialiste.Le Français Custine, aristocrate libéral du siècle dernier, dans ses Lettres de Russie, a souligné et analysé ce trait de l’Empire des tsars.Mais, faisait-on remarquer durant la guerre froide, «le réquisitoire custinien pourrait s’appliquer à l’URSS de Brejnev».De nos jours, on se sert de Custine pour expliquer plusieurs aspects de la Russie post-communiste de Eltsine.Bref, à travers ses révolutions tapageuses (1905,1917,1991), une remarquable continuité traverserait l’histoire de Russie: l’atavisme autoritaire.Rares sont les Russes qui usent ouvertement de cette interprétation fataliste pour expliquer, à l’étranger, leur pays.Mais, est-ce le finit d’un désabusement?est-ce le regard lucide et réaliste de l’historien?toujours est-il que Iouri Afanassiev, intellectuel et homme politique russe, star de la perestroïka, donne l’impression d’y adhérer.Lui, ancien apparatchik, donc notable du régime communiste, métamorphosé à la fin des années 80 en compagnon de lutte de Sakharov, Elena Bonner et Eltsine, a laissé tomber la politique active après trois ans seulement.«Faire de la politique, ça vous oblige à mentir, je n’aimais pas ça.» Il a aussi rapidement laissé tomber Eltsine et ceux qui ont pris le pouvoir lors de l’effondrement de l’URSS.«Eltsine, malgré ses intentions initiales, a dû, pour conserver le pouvoir — c’est devenu primordial chez lui —, se plier aux volontés de trois forces sociales réactionnaires que sont le complexe militaro-industriel, le complexe agricole et la bureaucratie, l’ancienne nomenklatura».Le résultat?«La Russie n’est pas encore un pays démocratique, c’est un pays en voie de démocratisation, mais rien n’assure qu’elle y arrivera», nuance-t-il.Pour l’instant, il qualifie le régime politique russe d’«oligarchie autoritaire, collectiviste, du genre Amérique latine».Le tableau que dresse Afanassiev, aussi noir qu’il puisse être, comporte bien certaines zones claires: «Même si ça sent le pourri dans notre pays à l’heure actuelle», la «tempête purificatrice de 1991» a pu laisser des traces fondamentales.Et il y va d’une énumération: «la libre circulation des personnes, la liberté de presse, les élections libres, le pluripartisme, l’embryon d’économie de marché», bien qu’à l’état précaire, «tout ça existe en Russie actuellement».:Mon peuple vit par les mythes», déclare Afanassiev.Lourd passé À tout prendre, l’historien résume à un paradoxe fondamentales les raisons du surplace actuel de la Russie, et par conséquent de son désabusement.La Russie, comme il l’a écrit dans Foreign Affairs en 1994, a eu le don, dans ce siècle, de libérer «les forces vitales d’une époque».Mais devant la tourmente, elle a historiquement eu le réflexe de se tourner vers ses vieilles habitudes traditionnelles.En 1917, la révolution bolchevique a fait trembler le monde.Mais en Russie, le socialisme tant espéré par les «organisations d’ouviers» à l’ouest s’est mué, une fois installé au pouvoir, en un pouvoir totalitaire.Le monde s’est trouvé bouleversé par les événements de 1917.Mais, affirme Afanassiev, «la Russie est restée, dans ses fondements, la même.La primauté du collectivisme, par exemple, était un trait russe fondamental, que les Communistes ont simplement systématisé.Depuis plus de 40 générations, la vie russe n’a pas été fondée sur la liberté individuelle, mais sur une série de règles contraignantes».Aujourd’hui, pour «nous débarrasser de nos côtés asiatiques, conclut notre auteur, il faut développer une tradition de propriété privée».Un grand doute L’historien croit que la même logique a opéré à la fin des années 1980, avec la fin de l’URSS.La force vitale de l’époque, libérée par le Russie, «a réunifié l’Allemagne.La Hongrie, la République tchèque et la Pologne se tournent tranquillement vers l’Europe communautaire.Partout, on a redéfini beaucoup de choses, poursuit-il, les concepts, les fondations économiques et sociales et les structures politiques.La fin de l’URSS a plongé le monde dans un doute considérable».«Chez nous, affirme Iouri Afanassiev, malgré les remises en question, nous sommes tentés par nos vieux démons.» Malgré certains progrès du côté de l’individualisme, par exemple, «l’impulsion vers la propriété privée a été stoppée».Par exemple, «depuis l’arrivée de Eltsine au pouvoir en 1993,300 000 petites fermes avaient pris naissance, mais leur nombre ne cesse actuellement de décliner incapables qu’elles sont de survivre, écrasées par la compétition injuste des fermes d’Etat».L’économie russe n’est pas actuellement une économie contemporaine, aux dires d’Afa-nassiev.Elle est retardée, passéiste et les matières premières (le gaz, le pétrole, les métaux), traitées par des technologies dépassées, en sont la base.Son industrie militaire est difficilement convertible.Les prix ne sont pas vraiment fixés par un marché.C’est pour cela, ajoute-t-il qu’elle sera longtemps dépendante de l’étranger.Et Afanassiev poursuit son déprimant tableau: «pour vouloir être propriétaire, il faut vouloir travailler, prendre des risques, avoir des responsabilités».Or le peuple russe, affirme Afanassiev, n’a pas cette habitude.L’historien en rajoute: «Le peuple russe aux moments cruciaux de son histoire, a presque toujours pris des décisions irrationnelles», déplore-t-il, racontant du même souffle qu’il a été chassé d’une tribune par des vétérans militaires, chez T* _______»______________________________ Iouri Afanassiev estime que les Russes doivent aller à la source des problèmes et non trouver des boucs émissaires.PHOTOS PAUL LAI.1BERTÉ «La Russie est un pays en voie de démocratisati on; mais rien n’assure qu’elle y arrivera.» qui il était allé prononcer une conférence: «ils ne toléraient pas que je leur rappelle que la Russie n’est pas entrée en guerre en 1942.Mais qu’elle a fait front avec Hitler.Qu’à partir de 1939, il y a eu la guerre avec la Finlande, l’annexion des pays Baltes, le partage de la Pologne, etc.Mais eux, refusaient d’entendre cela.» Il déplore aussi que l’on élève des statues à des personnages comme le maréchal Ju-kov qui a ordonné que l’on place 40 000 soldats à l’épicentre d’une explosion nucléaire, pour évaluer les réactions humaines à de telles déflagrations.À la racine du problème, il y a donc le nationalisme, qui fait qu’au «lieu de chercher la source des problèmes en nous-mêmes, on désigne des boucs émissaires.L’historien donne plusieurs exemples: à une époque, on a pointé du doigt les peuples du Caucase.Avant cela Lénine et les Bolcheviques.On a aussi blâmé les anciennes républiques soviétiques.On leur reproche de nous avoir exploités.Et les Juifs! L’antisémitisme, en Russie, est toujours présent, avec des sommets et des creux de vague.» C’est sans compter cet impérialisme latent, en Tchétchénie et Tadjikistan, dont Afanassiev a vu le retour avec désolation.Selon lui, dans ces conflits, Eltsine s’est conduit d’une façon encore plus brutale que Gorbatchev dans les pays Baltes.Le pessimisme d’Afanassiev lui a valu plusieurs dénonciations en Russie.Du côté des nationalistes Slavophiles à la Jirinovski, d’abord, où l’on disait qu’il était un traître à la Russie.De l’autre côté, celui des démocrates, on lui a rétorqué qu’il faut être patient, que le développement d’une société civile ne se fait pas en cinq ans.Même Soljénitsyne a écrit que «la construction juste et raisonnable de la vie publique est une tâche d’une extrême difficulté et ne peut être réalisée que très progressivement, au moyen d’une série d’approximations et de tâtonnements successifs».Dans les pays Occidentaux, il ne faut pas oublier, rappelle encore Soljénitsyne avec raison, que «cette tâche est inachevée».L’espoir: les jeunes et la mémoire Pour Afanassiev, l’espoir de la Russie réside dans sa jeunesse.«À en juger d’après mes étudiants, je me dis que la Russie a peut-être un bel avenir.Us veulent être des professionnels, ils veulent avoir des carrières; non plus dans le sens bréjnevien du terme parce qu’ils sont apolitiques.Ils apprennent des langues étrangères et vont étudier à l’étranger.» La jeunesse.C’est sans doute ce qui explique qu’Afanas-siev consacre maintenant l’essentiel de son temps à l’éducation.Recteur de l’Université d’État des sciences humaines de Russie, institution qu’il a contribué à fonder, il travaille maintenant à la restauration de l’histoire et des sciences humaines, disciplines particulièrement dévastées par les 75 ans de soviétisme.«Aujourd’hui, il s’agit pour nous de rendre au peuple russe sa mémoire.» D’où la publication prochaine d’une Histoire de Russie en 6 tomes, qui tente de corriger les effets du révisionnisme communiste sur l’enseignement de l’histoire.Actuellement, Afanassiev ne participe à la vie politique que par l’entremise d’émissions de télévision, de radio et par la publication de textes dans les journaux.Et même s’il est préoccupé par la montée de Ziouganov et des néo-communistes —Jirinovski?«il plafonne», répond-il—, il serait surprenant, à 62 ans, de le voir réapparaître sur la scène politique.«Les intellectuels doivent à un moment donné trouver leur niche hors de la profession politique.» Mais il faut dire que Iouri Afanassiev a déjà beaucoup donné du côté de l’engagement.Son passé est impressionnant.Avec Sakharov, il a participé à la fondation de la société Mémorial, organisation vouée à la défense de la mémoire des victimes du stalinisme.Il a aussi été membre du fameux Groupe interrégional, un groupe qui rassemblait des parlementaires de l’opposition démocratique.En octobre 1989, un sondage le place parmi les trois personnages politiques les plus populaires de Russie.Il est aussi l’auteur de quelque 400 publications, dont de nombreuses études sur la méthodologie de l’histoire.Plusieurs de ses ouvrages sont des pièces importantes de l’histoire de la pérestroïka: La seule issue.Sakharov et 33 intellectuels soviétiques en lutte pour la pérestroïka (Flammarion, Paris, 1988).Cette lueur à l’Est, Paris-Moscou aller-retour, recueil d’entretiens avec Jean Daniel, (Maren Sell, Paris, 1989) et un livre touchant de réflexions sur le destin de son pays: Ma Russie fatale: réflexions d’un historien engagé (Calmann-Lévy, Paris, 1993).A.R.DOMINOS Flammarion Plus de 100 titres dans la collection.Consultez le catalogue chez votre libraire.Un exposé pour comprendre Un essai pour réfléchir LES SECTES >ANS LH \ DOMINOS Flammarion en collaboration avec Le Devoir vous offre la chance de gagner, par tirage au sort, ces 3 livres (10 tirages).Retournez le coupon à : Dominos / Le Devoir 375, avenue Laurier Ouest Montréal, Qc H2V 2K3 Nom_______________________________________________ Adresse___________________________________________ _________________________ Code postal_____________ \ i i 18-3-96 B 2 I.K |1 K v 0 I It , I.K I.I' NUI I K M A It S I il il il LE' ECONOMIE Date Heure Lieu 19-03-96 14h45 Calgary 19-03-96 16h00 Toronto 19-03-96 16h00 Toronto 20-03-96 10h00 St.John's 20-03-96 10hOO Montréal 20-03-96 10hOO Toronto 21-03-96 13h30 Calgary 21-03-96 16h30 Toronto 22-03-96 10h00 Toronto 22-03-96 10hOO Vancouver 22-03-96 11 hOO Montréal CETTE SEMAINE A LA BOURSE Semaine du 17 au 23 mars 1996 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Liquidation World Inc.Hummingbird Communications Ltd.MOS Health Group Limited Conpak Seafoods Inc.Malofilm Communications Inc.PMG Financial Inc.Petroleum Corporation Home Products Inc.Bearing Power (Canada) Limited TSI Telsys Corporation Novéder Inc.OFFRE EN ESPÈCES BIONAIRE INC.(ION) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société RC ACQUISITION INC.(une filiale indirecte en propriété exclusive de la RIVAL COMPANY) a fait une offre en espèces visant à acquérir toutes les actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée au prix de 2,25 $ pour chaque action ordinaire de BIONAIRE INC.soumise.Date d'échéance: Le 1er avril 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 25 mars 1996 OFFRE EN ESPÈCES CONSOLIDATED PROFESSOR MINES LIMITED(CPF) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société ROYAL OAK MINES INC.a prolongé son offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée au prix de 0,80 $ pour chaque action ordinaire de CONSOLIDATED PROFESSOR MINES LIMITED soumise.Date d’échéance: Le 29 mars 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 22 mars 1996 BRENDA MINES LTD.(BND) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société BRENDA ACQUISITION INC.(une filiale en propriété exclusive de NORANDA INC.) a fait une offre en espèces visant à acquérir toutes les actions ordinaires en circulation (qui n'appartiennent pas déjà à NORANDA INC.) de la société susmentionnée au prix de 21,00$ pour chaque action ordinaire de BRENDA MINES LTD.soumise.Date d'échéance: Le 3 avril 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 27 mars 1996 RFC RESOURCE FINANCE CORPORATION(RFC) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société COMINCO LTD a fait une offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée au prix de 1,55 $ pour chaque action ordinaire de RFC RESOURCE FINANCE CORPORATION soumise.OFFRE EN ACTIONS SOLSTICE NATURAL RESOURCE CORP.(SNRC) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société CUBACAN EXPLORATION INC.a fait une offre en actions visant à acquérir la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée à raison d’une action ordinaire de CUBACAN EXPLORATION INC.pour chaque action ordinaire de SOLSTICE NATURAL RESOURCES CORP.soumise.Date d’échéance prévue: Le 1er avril 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 25 mars 1996 ÉMISSION DE DROITS DE SOUSCRIPTION NORCAN RESOURCES LTD(NRE) Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet de réorganisation, la société mentionnée ci-dessus prévoit émettre des droits de souscription à raison d’un droit pour chaque action ordinaire détenue.Ainsi, deux droits de souscription plus 0,15 $ permettent de souscrire à une action, ordinaire de NORCAN RESOURCES LTD.Date de clôture des registres: Le 18 mars 1996 Date d’échéance: Le 9 avril 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 2 avril 1996 I.M.P.INDUSTRIAL MINERAL PARK MINING CORP.(IME) Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet de réorganisation, la société mentionnée ci-dessus prévoit émettre des droits dé souscription.L’émission ne sera offerte qu’aux actionnaires de la Colombie- Britannique.DIVIDENDE EN ACTION ET EN ESPÈCES IVACO !NC.(IVA.PR.E)(IVA.PR.F)(IVA.PR.G)(IVA.PR.H) Valeurs: actions privilégiées de deuxième rang de séries 1,2,3 et série 4 échangeables Modalités: La société IVACO INC.a déclaré des dividendes, qui seront versés sous la forme d’une combinaison d’espèces et d’actions privilégiées de deuxième rang de série 5.Ces dividendes sont payables le 1er avril 1996 aux porteurs inscrits à la date de clôture des registres du 13 mars 1996, à l'exception du dividende sur l’action de série 4, qui sera payé le 15 avril aux porteurs inscrits à la date de clôture des registres du 1er avril.OMISSION DE DIVIDENDE AVENTURE ÉLECTRONIQUE INC.(AVN) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société mentionnée ci-dessus, sauf avis contraire, ne versera plus de dividendes sur le titre en rubrique à compter de la date normale de versement du dividende en avril.RACHAT TOTAL D’UNE ÉMISSION DALMYS (CANADA) LIMITED Valeurs: actions ordinaires actions sans droit de vote de catégorie C Modalités: Les actions ordinaires et les actions sans droit de vote de catégorie C de DALMYS (CANADA) LIMITED ont été converties en actions privilégiées rachetables au gré de la société, et que chaque action privilégiée rache-table au gré de la société a été rachetée à un prix de 0,25 $.Date de clôture des registres: Le 8 mars 1996 FUSION MSV RESOURCES INC.(MSV) ATLAS CORPORATION Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet de réorganisation, les sociétés mentionnées ci-dessus prévoient fusionner leurs activités et ce, selon un taux de deux actions ordinaires d'ATLAS CANADA INC.(nouvelle unité d’ATLAS CORP.) pour chaque groupe de trois actions ordinaires de MSV RESOURCES INC.détenues.Les actions d’ATLAS CANADA INC.seront échangeables en actions ordinaires d’ATLAS CORPORATION à raison de une pour une au gré des actionnaires.Date de l’assemblée: à déterminer Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d’information, pourrait s'avérer incomplet.Tout s’arrange pour les gars des vues Le Groupe Coscient récolte les fruits d’une stratégie axée sur la croissance CI.AllDK TURCOTTE LE DEVOIR Le Groupe Coscient, qui annonçait la semaine dernière la signature d’une très importante entente avec Ellipse Programme, filiale du puissant groupe européen Canal-t-, récolte les fruits d’une stratégie de développement tout à fait axée sur la croissance, un objectif qui ne peut être atteint qu’en se tournant résolument vers les marchés internationaux.L’entente avec Ellipse a une valeur de 100 millions de dollars au cours des trois prochaines années, dont la moitié reviendra à une nouvelle filiale de Coscient, baptisée Cactus Animation, pour la production de quatre séries d’animation qui sont déjà en préparation.Deux d’entre elles sont produites à partir de Montréal: l’une porte sur les romans d’aventure Bob Morane de l’auteur belge Henri Vernes, de qui Coscient a obtenu, il y a deux ans, les droits totaux (films et tous les produits dérivés imagi-.nables, y compris gilets, lasses, etc.).André Bélanger, un producteur qui possède 26 années d’expérience dans le cinéma et la télé, dont 14 ans comme producteur délégué dans des séries d’animation à succès — Spirou, par exemple —, sera président de Cactus Animation, qui créera 80 emplois.L’entente avec Ellipse, producteur de séries d’animation très connues (Babar, Tintin) pourrait être prolongée bien au-delà des trois ans et des 100 millions annoncés.Débuts modestes Né avec un très modeste investissement de 10 000 $ pour un film scientifique à l’Université du Québec à Trois-Rivière (UQTR) en 1978, Coscient a connu depuis une évolution et une croissance spectaculaires.Les deux fondateurs, Richard Laferrière, qui était alors étudiant en biologie, et Laurent Gau-dreau, qui s’occupait'de l’audio-vi-suel à l’UQTR, se sont rapidement Deux acquisitions importantes en 1994: celle de Films Allegro et celle de Productions S.D.A.tournés vers la production télévisuelle, essentiellement au début pour la nouvelle station Quatre-Saisons, qu’ils ont d’ailleurs accompagnée dans ses hauts et ses bas.En 1993 arrive un partenaire majeur, Yves Moquin, un entrepreneur qui avait bâti Transmo, éditeur de magazines connus (Femmes plus, L'Essentiel, etc.), qui fut acheté par Québécor en 1989.En 1993, M.Moquin injecte cinq millions dans Coscient, ce qui lui donne le chapeau de président du conseil et de chef de la direction.La mission est alors clairement établie: devenir la plus importante maison de production au Québec.Dès 1994, deux acquisitions importantes surviennent: celle de Films Allegro, spécialisé dans le long métrage pour le marché américain et par voie de conséquence mondial; celle de Productions S.D.A.qui fait des téléséries comme Scoop, Omer-ta, Innocence, et des émissions pour la jeunesse.Ces transactions coûtent près de 14 millions et sont payées en partie comptant et en partie par un échange d’actions.«Il a fallu apprendre à vivre ensemble et à vivre de façon cohérente et structurée», rappelle M.Moquin.Car, avec les actifs sont venus des ressources humaines habituées à travailler en solo.La fusion des trois entitées principales aurait donné en 1994 un chiffre d’affaires de 40 millions, si l’exercice avait porté sur 12 mois; les états financiers montrent 28 millions pour une année écourtée.En 1995, le Groupe Coscient a déclaré des revenus de 69,6 millions et un léger bénéfice de 579 000 $; pour l’exercice financier qui prendra fin le 31 juillet prochain, le chiffre d’affaires atteindra 80 millions.Pour 1997, M.Moquin prévoit toucher le plateau des 100 millions.Quoi qu’il en soit, entre 1994 et 1996, Coscient aura doublé son volume d’affaires.Les dirigeants de Coscient ont dû aussi relever le défi de la croissance.PHOTO RADIO-QUEBEC Le Grouppe produit de tout: Sonia Benezra, La Guerre des clans, Omni Science avec Claire Pimparé (ci-dessus).TASSE Taué & Associés, Limitée d'affaires REIAIS & CHATFAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HOTELIERS ESTRIE NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La Table d’Or».Un relais pour les gourmets-gourmands.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer, balcon et bain tourbillon.Forfait conférence incl.3 repas, 2 pauses-café, la salle de conférence et service.150 S p.p.occ.simple/jour ou 125 S p.p.en occ.dble/jour.Tél.: (819) 842-2451 Fax.: (819) 842-2907 SAINTE-ADELE LAURENTIDES HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d'Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski."* Spécial Forfait d'affaires *" du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d’audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTEREGIE à S AI NT-M ARC-SU R-LE-RI CH ELI EU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 Yves Moquin, président du conseil et de chef de la direction du groupe Coscient.Pour appuyer ces acquisitions, on a voulu en 1994 procéder à une émission publique d’actions pour un montant de 15 à 20 millions; mais le moment fut mal choisi et tout fut annulé, sauf le paiement de 500 000 $ en frais; le déficit de l’exercice fut de 111 000 $.Le groupe a dû se débrouiller avec les moyens du bord, se serrer la ceinture et développer des mécanismes d’économie, ce qui en définitive fut peut-être un mal pour un bien.«Nous avons aujourd’hui des structures administratives qui répondent mieux aux exigences du marché international», explique M.Moquin, en notant que 53 % des revenus de cette année proviennent de la clientèle internationale; l’an prochain, cet apport extérieur sera rendu à 65%.Le Groupe Coscient comprend à son siège administratif une petite équipe de 73 personnes, qui voient aux aspects légaux, budgétaires et financiers.Il y a sous eux les bannières de production qui fournissent du travail à 1024 pigistes (réalisateurs, techniciens) et 4300 artistes (comédiens, animateurs, musiciens, figurants).La moitié des- coûts d’exploitation de cette entreprise provient de la rémunération de la main-d’œuvre.M.Moquin rend hommage aux associations et corporations de tous ces artistes et artisans, qui, dit-il, sont «très sensibles au phénomène international», de telle sorte qu’il ne semble pas y avoir de difficultés majeures quant aux tarifs exigés et consentis.«Il y a une bonne collaboration et un respect mutuel», ajoute-t-il.Le Groupe Coscient a pratiquement fait le plein sur le marché québécois avec des émissions vendues à tous les réseaux, y compris TV5, Canal Famille, Canal D, Télé-Ontario.C’est à Télé-Métropole que sa présence est la plus faible.En fait, Coscient produit plus de 1000 émissions par année pour 700 heures de diffusion.Il produit de tout: Sonia Benezra, La Guerre des clans, Omni Science avec Claire Pimparé, qui est maintenant distribué à travers le monde dans 117 pays et 22 langues, dont le chinois.Yves Moquin constate qu’au Québec, son entreprise, celle des autres et les réseaux de télé eux-mêmes assument 80% de la production* alors que le Canada anglais ne fait que 20% de ce qu’il diffuse localement.Il y voit un dynamisme qui finit par déborder à l’étranger; il donne en exemple Surprise sur prise.Coscient a lui-même produit récemment Screamers avec Columbia et Fudji Film comme partenaires.Ce film destiné au marché de la vidéo et la télé payante a quand même été perçu par les partenaires américain et japonais comme pouvant être présenté en salle; ils y ont mis alors un budget de 15 millions en publicité?, c’est-à-dire autant que ce qu’il en avait coûté pour faire le film.La ré« action du public américain fut «honnête», dit M.Moquin.«Nous pourrions avoir facilement un chiffre d’affaires de 150 millions, mais le problème c’est d’avoir leS équipes; il faut prendre le temps de les développer», affirme M.Laferrière, président et chef dé Coscient se l’exploitation.Coscient 8 aussi Disney comme parte-prépare à naire dans certains projets; il discute pour faire de Bob solliciter le Morane, en plus des films , d’animation, des séries capital pour d’une heure et des télése* ries de 90 minutes.un montant Présentement, 72 % du , „ t capital-actions du Groupe ae /,o Coscient est détenu à Tin- millinrm terne- c’est-à-dire Par les 1 trois principaux parte- enne fnrmp naires et une petite partici- pation de Cogeco; 10 % des d'actions actions sont sur le marché libre et le resté appartient à des institutions.La Caisse de dé« pôt et placement du Québec détient une débendure de un million; elle sera bientôt remboursée.Toutefois, Coscient se prépare à solliciter le capital pour un montant de 7,5 millions, sous forme d’actions privilégiées convertibles! «Notre compagnie sera de plus en plus publique», avance M.Moquin, bien que Coscient soit déjà inscrit en bourse.Ce qui l’intéresse, ce sont les institutions intéressées à faire des investissements stratégiques dans le secteur des communications.Au mbins deux institua tions s’apprêtent à répondre à son invitation.Il faut penser à l’avenir, M.Moquin, qui a l’expérience du regroupement dans les magazines) est convaincu que le même phénoj mène va survenir dans la production privée de cinéma et de télévision, en ajoutant ce commentaird révélateur: «Et j’espère que c’est nous qui allons acheter».fjjjül «Ml Afrique du Sud (rand) 0,3688 Hong Kong (dollar) 0,1827 Allemagne (mark) 0,9264 Indonésie (rupiah) 0,00061 Australie (dollar) 1.0980 Italie (lire) 0,000905 Barbade (dollar) 0,7097 Jamaïque (dollar) 0,0375 Belgique (franc) 0,046466 Japon (yen) 0,01289 Bermudes (dollar) 1,3854 Mexique (peso) 0,2047 Brésil (real) 1,4827 Pays-Bas (florin) 0,8556 Caraïbes (dollar) 0,5252 Portugal (escudo) 0,00936 Chine (renminbi) 0,1702 Royaume-Uni (livre) 2,0854 Espagne (peseta) 0,01146 Russie (rouble) 0,000292 États-Unis (dollar) 1,3638 Singapour (dollar) 1,0004 Europe (ECU) 1,7600 Suisse (franc) 1,1831 France (franc) 0,2705 Taïwan (dollar) 0,0516 Grèce (drachme) 0,00598 Venezuela (bolivar) 0,00487 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL J A1C i.Y I» K V (I I It .I.K I.f X It | IK MV It S I It tl li B 3 E C 0 N 0 11 IE tl.ASS K A I FAIR K S La stratégie de l’autre Château E st-il possible de faire sa place au soleil, quand on est petit à côté de grandes sociétés commerciales qui au Canada, ajout de nouveaux avantages (appels locaux et déjeuners gratuits, repas sur les soupers, télécopies local» Norm u n ^Q\J^ MORT DE LA YOUGOSLAVIE Deuxième épisode d’une exceptionnelle série sur les événements qui ont mené au drame yougoslave.Ce soir, il est question des nationalistes croates.RDI, 2Oh 0MERTÀ Plus que trois épisodes.Il est normal que d’ici au dénouement final, les choses se compliquent.Ainsi, Scarfo est dans l’eau chaude après la mort de Vincenzo.Radio-Canada, 20h MODE D'EMPLOI Il est question de travail à l’étranger, de faillite personnelle, et d’attitude vis-à-vis le travail à la pige.Radio-Québec, 20h ENJEUX L'ex-journaliste Charles David, qui avait été nommé ministre du gouvernement Cédras en Haïti, explique son parcours.Aussi, un reportage sur les bingos.Radio-Canada, 21h PAULE DES RIVIÈRES ggtëJÉIil flleJCBO ¦GD m (3D ica Bêtes pas bêtes plus Watatatow Que le meilleur gagne Ce soir Les Couche-tôt 4 et demi.Omertà - La Loi du silence Enjeux/SOS Bingo; Charles David: un parcours surprenant; CLSC: un virage serré Le Téléjournal Le Point/ Etat de santé (22:24) Nouvelles du sport/ La Météo (23:25) Politique provinciale (23:45) /En toute liberté (23:52) les v 5 j : 6 : oo O [ 9.3 IjjîDOIJâD fldD Claire Lamarche / Mieux vaut l'abstinence.(16:00) Mongrain Le TVA Piment fort/ Serge Grenier, Mario Jean, Bruno Landry Chasse aux trésors Soif de vivre Alerte à Malibu Les Machos Le TVA chaBada/Pat Céline Bonnie rick Bruel, r Le TVA Sports / Loteries (23:52) / Pub (23:57) Sag os d® pgD SD Le Monde de David le gnome La Princesse astronaute Mais où se cache Carmen Sandiego?Passe- Partout La Maison de Ouimzie Le Québec aujourd'hui L'Afrique de toutes façons Mode d'emploi Pignon sur rue Option Educat ion On n'est pas né d'hier Points de vue 0BJ CD 36) haRTÏl f35l f49l Écoute-moi (16:00) Le Grand Journal Guerre des clans Flash / Céline Dion seaQuest, gardien des océans Cinéma / UN CRIME DANS LA TETE (5) avec John Candy, Mariel Hemingway Besoin d'amour/Le groupe Daran Grand Journal Sports Plus Sports Plus extra/ Bernard Fortin pSoo Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch City Beat Fresh Prince of Bel-Air The Nanny Mr.Bean This Hour Has 22 Minutes Straight Up CBC News News Star Trek 0® Newsday/Rockburn &.Q Inside Qc 000 Ü3 iCQ Oprah (16:00) Home Videos Home Improv.Newsline Wheel of.Jeopardy! Melrose Place Murphy Brown Good Company High Incident CTV News Nightline J.Larroquette Ellen Pulse Roseanne Seinfeld Puise E.T.Simpsons Beverly Hills, 90210 ïcd 0(13) mm Ricki.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy! Second Noah High Incident Murder One News Nightline (23:35) Family Matters E.T.Roseanne Mutant League Baywatch News Roseanne Home Videos 0C3D gm Fresh Prince The Simpsons Seinfeld News CBS News E.T.The Nanny Almost Perfect Murphy Brown Good Company Chicago Hope The Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! B® Gargoyles _ Jeopardy! Inside Edition NBC News Home Improv.Wheel of.Fresh Prince Brotherly Love Cinéma/THE ULTIMATE LIE avec Kristin Davis, Blair Brown The Tonight Show (23:35) IjcioD Cheers Live at Five American Jrnl Extra 00D gdz) Wishbone C.Sandiego Bill Nye Newshour Nightly Bus.Northern Railroads: Vermont & Her Neighbors N.Hampshire | Pike's Peak by Rail (21:40) .Train (22:15) Cinéma/THE GENERAL (1) C.Sandiego Bill Nye Wishbone ITN News Nightly Bus.Newshour Motorweek Previews Nunsense EastEnders .Before Death |q) The Young an d the Restless Global News Current Affair E.T.Beverly Hills, 90210 Murder One Chicago Hope Global News Sportsline .School Bus Polka Dot Bananas/Tots Wishbone Bill Nye Vista: Deep Probe Expeditions Studio 2 Kavanagh Q.C.: True Commitment Lifeboat (22:15) | McMan.(23:05) Journeys fl (UE) Fabulous Sdo 1s Babe Transworld Sport International Sportsdesk Inside Sports Hockey / Sabres - Canadiens Hockey/Blues - Kings Sports 30 Mag Golf SPGA HiJRDS Curling junior (14:30) Monde à ski Pêche Safari Sports 30 Mag 0(TV5) Pyramide Journal suisse Visions/Gour.Des Chiffres.Studio Gabriel Journal FR2 Faits divers Bas les masques /J'ai fait un bébé toute seule | Paris Lumières| Journal belge Studio Gabriel Visions Gadget Schtroumpfs Télé-pirates Premières Fois Ciel d'Afrique StUdiO (18:56) I HCmB Musique vidéo (16:00) La Courbe Planète Rock Les Bombes 1 x5 Rock Velours | Musique vidéo El (MM RapCity The Wedge Power 30 Daily R.S.V.P.I SuperHitVideo Fax Spotlight Big Ticket: Best of SnowJob '95 SnowJob '96 (22:10) Fax Spotlight HsT i Née pour être libre (16:00) Soleil trompeur (17:40) Mère indigne (20:15) Au-delà de la loi Ciné.(23:40) Woodpecker | Doug Flintstones Casper Felix the Cat Goosebumps Are You Afraid Anti-Gravity Hidden City Tarzan Madison Neon Rider l Snowy River: N lcGregor Saga ^StEO) i Meilleur gagne Le TVA Piment fort Watatatow Horaire TVI Les Machos Horaire TVI chaBada Mm Jrnl FR2 (16.00) | Aujourd'hui/.soi cio-économique.Euronews Au travail! Monde ce soir Capital Actions Reportages / .Yougoslavie (2/5) Le Téléjournal Maisonneuve.1 ! Conf.socio-économique du Qc Le Canada.Sport ¦CD) Mission (16:00) Le Saint Animalier: sanc.sauvages (4/7) D'un Pôle à l'autre (3/8) Toutankhamon Force brute Les Envahisseurs Cinéma / LA Fl LIÈRE.(3) AU PETIT ÉCRAN HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS (4) H.-K.1987.Drame fantastique de C.S.Tung avec Leslie Cheung, Wong Tsu Hsien et Wo Ma.Un jeune collecteur ¦ d’impôts naïf s’éprend d’une belle fantôme qu’un monstre contraint d’attirer les hommes qui lui serviront de pâture.Canal D 13h THE GENERA* (1) É.-U.1926.Comédie de B.Keaton et C.Bruckman avec Buster Keaton, Marion Mack et Glen Cavender.Un mécanicien de locomotive récupère son engin volé par des soldats nordistes.PBS 23h -?- LA FILIÈRE FRANÇAISE (3) (Die French Connection) É.-U.1971.Drame policier de W.Friedkin avec Gene Hack-man, Roy Scheider et Fernando Rey.Deux policiers new-yorkais dépistent une importante affaire de contrebande de drogue.Canal D 23h -?- UN HOMME QUI ME PLAÎT (4) Fr.1969.Comédie dramatique de C.Lelouch avec Annie Girardot, Jean-Paul Belmondo et Maria Pia Conte.Un musicien français venu travailler à un film aux États-Unis s’éprend d’une compatriote.TQS minuit (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.C0B I.K I) K V 0 I II .i.K I.I! N I) I I H M A l< > I il il II B S Le devoir CULTURE M II S I Q II E CLASSIQUE MARIO CLOUTIER ?Dang Thai Son à Pierre-Mercure La chaîne culturelle FM de Radio-Canada et la société du Centre Pierre-Péladeau présentent un récital du pianiste de réputation internationale Dang Thai Son ce soir à 20h à la salle Pierre-Mercure.Cette soirée de la série des Radio-Concerts sera entièrement consacrée à des œuvres de compositeurs russes: Tchaikovski, Scriabine et Prokofiev.Né à Hanoi en 1958, Dang Thai Son a étudié dans sa ville natale avant de perfectionner son art en Russie.Sa carrière prend son envol en 1980 lorsqu’il devient le premier pianiste d’origine asiatique à remporter le 1er prix du prestigieux Concours Chopin de Varsovie.Etabli à Montréal depuis 1991, il s’est produit dans plus de 30 pays, faisant de lui l’une des personnalités vietnamiennes les plus connues dans le monde.Dang Thai Son a joué avec les plus grands orchestres sous la direction de chefs comme Neville Mariner, Mariss Jan-sons, Adam Fisher, Vladimir Spivakov et Jiri Belohlavek.PHOTO BERNARD BOHN Le pianiste de réputation internationale Dang Thai Son OSMRSO L’Orchestre symphonique de Mont-Royal présentera le Requiem de Mozart lundi prochain à 20h à l’église Saint-Joseph de Mont-Royal.Avec le Chœur de Mont-Royal, on entendra Louise Marcotte, soprano, Nadine Goffoy, mezzo-soprano, Nils Brown, ténor et Simon Fournier, basse.L’OSMRSO sera sous la direction de son fondateur et directeur artistique, Jacques Faubert D’autre part, le 8e Concours de l’OSMRSO se tiendra les 5 et 19 mai prochains au Conservatoire de musique de Montréal.La compétition s’adresse aux musiciens qui étudient ou résident sur le territoire de la CUM.Ils peuvent s’inscrire dans les catégories chant (30 ans ou moins) et instruments à vent (25 ans ou moins).Des bourses seront décernées aux finalistes et la date limite d’inscription est le 29 mars.Le printemps aux jardins La Maison des jardins de Sainte-Dorothée nous offre une soirée de littérature et de musique vendredi et samedi prochains.Accompagnés de Pierre Parent à l’harmoni-ca et de Louis Bemier au piano, les comédiens Geneviève Rioux et Vincent Gratton liront des textes sur le thème de l’érotisme du printemps.La nouvelle programmation de la Maison s’annonce tout aussi chaleureuse avec la pianiste de jazz Lorraine Desmarais (20 avril), le duo Denis Brott, violoncelle, et Glen Montgomery, piano (4 mai), un trio de l’OSM formé par Rolf Bertsch (piano), Garry Russel (violoncelle) et Johannes Jansonius (violon) les 7 et 8 juin.Et tenez-vous bien, le grand pianiste canadien, André Laplante, s’arrêtera à Laval, entre Winnipeg et New York, les 17 et 18 mai.On peut réserver seul ou en groupe au 629-1572.L’OSM et le cinéma Mardi et mercredi soirs, l’OSM présente un spectacle «multimédia» qui comprend la projection du film de 1908 L’Assassinat du Duc de Guise et l’interprétation de son accompagnement symphonique composé par Camille Saint-Saëns.Sous la direction de Charles Dutoit, l’orchestre tentera ainsi de faire revivre l’ambiance des salles de cinéma du début du siècle.Les frères Rivinius au LMMC Dimanche prochain au Ladies’ Morning Musical Club, on présente le duo formé de Gustav Rivinius, violoncelle, et de Paul Rivinius, piano.Le programme comprend des compositions de Beethoven, Lutoslavski, Debussy, Jana-cek et Chostakovitch.À Québec Guylaine Girard, soprano, et Alexandre Malenfant, baryton-basse, accompagnés au piano par Louise Delisle Bouchard, seront les artistes invités du prochain concert Opera Séria présenté au café-spectacles du Palais Montcalm mercredi soir à 20h30.Le programme varié comprend notamment des œuvres de Delibes, Bizet, Bellini, Verdi, Puccini.Par ailleurs, le Club musical de Québec célébrera ses 105 ans avec plusieurs vedettes de la scène classique lors de la prochaine saison.Au menu: la pianiste Martha Argerich et le violoncelliste Mischa Maisky, la mezzo-soprano Jennifer Larmore, l’ensemble Les Arts florissants, le pianiste Grigory Sokolov, le choeur d’hommes Chorovaya Akademia, le pianiste Evgeni Kissin et la formation Musicians from Malboro.renseignements: 1-418-683-5544.Musica Nova Enfin, un mot sur un concert de l’ensemble de musique contemporaine Musica Nova (en quatuor) vendredi soir à l’université Bishop.Ils nous proposent un véritable tour du monde avec des œuvres de compositeurs russe, polonais, hongrois, canadien et de Toru Takemit-su, décédé récemment CINÉMA CONCERTS CLASSIQUES Umbrellas double gagnant du FIFA Le film sur les artistes Christo et Jeanne-Claude remporte le grand prix et le prix du public SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le trio composé de Albert Mayles, Henry Corra et Graham Weinbren sort grand vainqueur de la 14e édition du Festival international du film sur l'art en ayant remporté à la fois le grand prix de cet événement ainsi que le prix du public pour le documentaire de 81 minutes qu’ils ont consacré aux artistes Christo et Jeanne-Claude.Intitulé Umbrellas, le film de Mayles-Cor-ra-Weinbren retrace ou plutôt suit la mise en place, artistique évidemment, de centaines de parasols bleus dans une vallée située au Japon et plus de mille autres, mais jaunes et non bleus, dans le désert californien.Président, animateur, cheville ouvrière de ce Festival, René Rozon a expliqué qu’à son avis les prix remportés devaient beaucoup à la maîtrise comme à l’immense expérience du principal auteur de Umbrellas, soit Albert Mayles.Ce dernier est «l'un des deux ou trois plus importants documentalistes américains».Cette réputation d’artiste du documentaire, Albert Mayles la doit notamment au film, Gimme Shelter, que lui et son frère avaient consacré à la tournée des Rolling Stones en 1970.C’est à cette occasion que Mayles avait imprimé sur pellicule, l’assassinat d’un spectateur par un membre des Hells Angels.Le prix du jury est allé à la réalisatrice Teri Wehn-Damish pour le film Robert Morris: The Mind/Body Problem.Cette production de 47 minutes, est en quelque sorte la mise en scène filmée d’une performance conçue et réalisée par Morris en 1964.Cette performance consistait à mimer une Site californien de Umbrellas, une Mance.conférence donnée par l’historien d’art Erwin Panofsky.D’origine américaine, Wehn-Damish est installée en France depuis 1975 où elle a travaillé abondamment pour la .télévision publique.Le prix du meilleur essai a été accordé à Thierry Spitzer pour le documentaire qu’il a consacré au peintre, l’immense peintre, Pierre Soulages.Artiste amoureux de la couleur noire, Soulages livre à la faveur de ce film ses impressions sur la peinture, la lumière et la vie.Amorcé à Pékin en 1993, ce film a été conclu il y a quelques mois à peine.Spitzer compte à son actif un documentaire intitulé Les Ateliers de Picasso.PHOTO WOLFGANG VOLZ ©CHRISTO, 1991 intervention de Christo et Jeanne- Outre le Grand prix et le Prix du public, les Américains ont remporté le Prix du meilleur film éducatif pour Reclaiming The Body: Feminist Art In America que signe Michael Blackwood et le Prix du meilleur reportage pour Jim Dine: A Self-Portrait On The Walls réalisé par Nancy Dine.C’est la première fois depuis l’existence de ce Festival que des artistes américains remportent autant de prix.En tout, les organisateurs de ce Festival auront proposé 162 films provenant de 24 pays.Même si les subventions accordées à cet événement ont été diminuées, et risquent encore de l’être, M.Rozon a assuré qu’il y aurait une quinzième édition.THÉÂTRE "Y* f' • , ' v V?- ' -v* SOURCE SALLE FRED-BARRY Alain Fournier, Aubert Pallascio, Diane Ouimet et Anne-Marie Desbiens, un un quatuor d’acteurs qui mettent leur talent et leurs efforts à faire d’une pièce longuette un diable de bon show par moments.Oedipe dans la boue COMME CHEZ LES GRECS De Steven Berkoff.Mise en scène: Bernard Lavoie.Traduction-adaptation: Louise Ringuet.Décor et costumes: Pierre Cardinal.Eclairages: Stan Kwiecien.Bande sonore: Benoît Rousseau.Avec Anne-Marie Desbiens, Alain Fournier, Diane Ouimet et Aubert Pallascio.A la salle Fred-Barry du mercredi au samedi à 20h30 jusqu’au 23 mars.HERVÉ GUAY Il est une petite salle, tout à l’est de la ville, qui n’a rien de spécial.Le grand théâtre à côté duquel elle est située lui fait de l’ombre.Si on n’a pas de voiture, il faut prendre le métro jusqu’à Papineau et par la suite l’autobus 34 pour s’y rendre.C’est loin et c’est une salle d’essai.Pour la dernière semaine, on y présente un remake malpropre d'Oedipe Roi, qu’on aurait dû amputer d’un bon tiers, peut-être davantage.Mais les acteurs jouent devant des sièges vides.comme s’il y avait quelqu’un à chaque place.Avec l’énergie du dernier soir.Nous sommes à Fred-Barry.La pièce en question, c’est Comme chez les Grecs.Un texte ordurier de Steven Berkoff, qui n’est pas plus mauvais que bien d’autres.Et chacun sait qu’il n’y a guère plus drolatique que les ordures pour une large partie du public québécois.On n’a qu’à penser au succès télévisuel de La petite vie.Pour quinze dollars seulement, vous avez l’équivalent de quatre ou cinq émissions de suite.Mais en vrai, en direct, en personne.Et si le cœur vous en dit, vous pourrez par surcroît profiter du siège vide voisin pour vous étendre.Steven Berkoff est un auteur britannique qui a connu un succès de scandale.Il a transposé dans la boue Sophocle mais aussi Eschyle, Kafka et Edgar Allan Poe.Ses textes sont de longues éjections tantôt scatolo-giques, tantôt d’un lyrisme aux images un peu convenues.Il épice le tout d’une critique sociale, disons pour être poli: intempestive.Enfin, vous aurez compris que la nuance n’est pas son fort.Toujours est-il qu’au pays de Léolo et de Plume La-traverse, la charge parait un peu répétitive, souffre, comme diraient les Anglais, d’un parfum de «déjà-vu», pour tout dire, n’a pas l’effet escompté.Parfaitement injuste A mon avis, c’est parfaitement injuste.Ce spectacle a beau avoir ses défauts, il y a là tout ce à quoi un amateur de théâtre est en droit de s’attendre.Il y a surtout un quatuor d’acteurs qui mettent leur talent et leurs efforts à faire d’une pièce longuette un diable de bon show par moments.Des moments qui valent pleinement le droit d’entrée demandé: une fraction de ce que vous devrez payer si tant est que vous souhaitiez contempler les nouvelles bannières du Canadien au Centre Molson.Une comédienne en particulier brûle les planches.Vous vous mordrez les doigts de ne pas l’avoir vue.Retenez ce nom: Diane Ouimet.Trois rôles, elle interprète.Comme cela arrive souvent lorsque les budgets sont hauts comme trois pommes.Sa maman est un morceau d’anthologie, sa sphinge un cri dans le désert, sa serveuse la cerise sur le sundae.Qu’on pardonne un peu mon emportement, mais ma critique d’aujourd’hui est aussi un plaidoyer.Certains ont attribué la faiblesse du spectacle à la traduction-adaptation, à la mise en scène, à je ne sais quoi encore.Ni Bernard Lavoie ni Louise Ringuet n’ont à rougir de leur travail.Au contraire.Mais que se passe-t-il pour que le public montréalais, qui a fait les beaux jours de l’Es-kabel et de tout un bric-à-brac de petites troupes novatrices et désorganisées, boude un spectacle comme celui-là?La récession frappe-t-elle à ce point?Le risque n’est-il plus permis qu’il faille attendre la perfection avant d’acheter un billet de théâtre?J’enrage de penser qu’on laisse performer pour des fantômes une équipe qui s’investit de la sorte.Virtuosité et musique à l’honneur CIC/HCGIll ].S.Bach: Partita no 2 pour violon seul en ré mineur, BWV1004; S.Prokofiev: Sonate pour violon et piano en fa mineur, op.80; B.Bartok: Rhapsodie pour violon et piano no 2; M.Ravel: Tzigane.Lara St.John, violon; lx>uise-Andrée Baril, piano.Salle Pollack, le 14 mars 1996 ENSEMBLE ARION G.F.Haendel: Cantates Mi Palpita il cor et Dietro l’orme fugaci; Sonate en trio en fa majeur, op.2 no 4; Airs: Künft'ger Zeiten eitler Kummer et Dos zittemde Glanzen des spielen-den Wasser; Sonate pour flûte et basse continue en mi mineur; Ouverture d’Alessandro Severn; Airs De’miei schermi par fer la vendetta (ext.de Rodelia), Dall'ondoso periglio (ext.de Jules César) et Sa bramate d’amar (ext.de Xerxès).Catherine Robbin, mezzo-soprano; Ensemble Arion.Salle Redpath, les 15 et 16 mars 1996.FRANÇOIS TOUSIGNANT Fin de semaine marquée de deux beaux moments.D’abord, une découverte: le récital de la jeune violoniste Lara St.John.Faire une première partie avec la plus célèbre Partita de Bach montre l’ambition de la jeune artiste.On l’attendait dans la Chaconne — avouons-le, on ne va entendre cette Partita que pour cette dernière et sublime page.C’est déjà très mûr, plein de respiration et de souffle qu’une verdeur technique vient agrémenter d’une solidité remarquable.La place est prête pour la «profondeur», c’est-à-dire à l’évolution artistique; dans la foison d’idées entendues jeudi soir, Lara St.John trouvera bientôt des lignes de force directrices qui combleront les plus difficiles oreilles.Son interprétation actuelle laisse quand même plus qu’admiratif.La deuxième partie du programme restera dans les mémoires comme ce genre de récital marquant qui sert de référence.Tout au long de ces trois œuvres archi difficiles, techniquement et musicalement parlant, la violoniste domine l’instrument.Elle lui est tellement supérieure que, parfois, celui-ci a de la difficulté à répondre adéquatement à ses sollicitations et à ses exigences.Ne serait-ce que pour ces raisons-là, elle mérite un meilleur violon.Y a-t-il un mécène quelque part qui.C’est quand on parle de musique qu’on arrive à la force de l’impression.Le duo formé avec Louise-Andrée Baril est de premier ordre.Les deux artistes sont coquines: dans toute cette musique parfois noire, parfois emportée, souvent ironique, la communion d’esprit et de pensée est remarquable.Non seulement la sentent-elles ensemble, elles en partagent en plus la même vision et la même urgence de réalisation.L’oreille, le cœur et l’intelligence sont ravis, stimulés.L’esthétique de ces trois partitions retrouve sous Jeurs doigts sa brûlante nécessité.A la sortie, on marche longtemps longtemps pour se souvenir et revivre toutes ces émotions.Virtuosité vocale Après cette virtuosité instrumentale, Arion et ses invités nous proposaient la virtuosité vocale baroque: un concert Haendel.Menu varié de pièces moins «populaires» et alternance de moments vocaux et instrumentaux.Construction intelligente, qui soutient l’intérêt de bout en bout.Catherine Robbin est plus qu’une grande voue: c’est une incroyable artiste.Elle joue sa ligne avec une conviction et un engagement sans exagération, mais loin de la retenue!.Œil qui s’enflamme ou s’enrage dans les moments de colère, lèvres qui tremblotent de déception amoureuse, bras qui implorent de doute, cette petite mise en scène sert d’écrin à une technique sûre mise au service d’un timbre chaud et puissant, rendant plausible ce qui ne pourrait rester qu’exercice de style ou de virtuosité.Quelques flottements minimes ne sont ici pas graves, mais se remarquent d’autant que le reste frôlait ce qu’on aurait envie d’appeler perfection.Arion était à son meilleur: classe, style et élégance.Certains moments sont à souligner, comme le Menuet de la sonate en mi mineur: du son pour le plaisir du son! Ou encore les trois derniers mouvements de la sonate en trio, magnifique dialogue où la flûtiste mène discrètement ses partenaires.Je comprends maintenant pourquoi Arion a ses fidèles: quand on entend ce niveau d’excellence, on ne peut plus s’en passer.J’oublie de dire que tous jouaient sur des instruments d’époque?C’est que dans ce contexte, cela n’a aucune importance: peu importe le médium, chez Arion on fait d’abord de la musique.Et on la fait bien.4 l i i I
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