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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-04-13, Collections de BAnQ.

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19 10 FONDE Vol.I.X X XVI - N O S 7 FORMES L'homme qui voulait «raccommoder» sa ville PAGE D 8 ?M (I N T II K A I.I.K S S A M EDI I II K T D I M A N C ME II A V KM.I !» !» (I I C A II I K II S - I .!» 7 S ?T I* S ?T V Q LIVRES Les ailes (VAlessandro Baricco PAGE 1) 1 LE MONDE C'est l'escalade entre Israël et le Hezbollah PAGE C 8 LES ARTS Le World Stage Festival: coup de théâtre à Toronto PAGE B 1 PERSPECTIVES La saga des mets casher L’indignation s’est à nouveau emparée de The Gazette parce qu’une fonctionnaire de l’Office de la langue française a osé demander à deux chaînes d’alimentation à grande surface de se conformer à la Charte de la langue française.L’objet de leur courroux: la francisation de l’étiquetage des mets casher en pleine Pâque juive.C’est la saga qui reprend.En 1982, les importateurs s’étaient pourtant engagés, avec l’appui du Congrès juif du Canada, à franciser l’étiquetage.Ils n’en firent rien.Hier, 14 ans plus tard, l’OLF et le Congrès juif ont décidé de reprendre les «négociations», formant un groupe de travail pour tenter de régler le différend.(Nos informations en page A 7.) ans ses mémoires publiées en 1994 {Au service du Québec - Souvenirs, au Septentrion), l’ancien président de la Commission de protection de la langue française, Gaston Cholette, raconte la petite histoire d’une «saga inachevée», celle de l’étiquetage en français des produits casher vendus au Québec.Une fonctionnaire de l’OLF vient de ressusciter maladroitement cette affaire épineuse à un moment bien mal choisi, en faisant remarquer à des épiciers — comme c’est son devoir, à la suite d’une plainte — que les produits casher vendus dans leurs magasins n’étaient pas conformes à la loi 101.Il y avait longtemps que cette histoire, qui avait commencé en 1976, avait été oubliée.Cette année-là, la Régie de la langue française, instituée par la loi 22, était intervenue auprès de la chaîne Steinberg afin de faire appliquer le règlement en vigueur depuis 1967 qui exigeait la présence du français dans l’étiquetage des produits alimentaires.Le Congrès juif canadien était entré en scène avec les importateurs et leurs avocats pour réclamer que ces produits soient exemptés de l’application de la loi.La Régie suspend alors son enquête et s’en remet au pouvoir politique.Le même scénario se répétera pendant des années, la patate chaude bondissant des mains de la Régie à celles d’un ministre, puis à l’Office, puis au Conseil de la langue française, puis au bureau du premier ministre.Le 19 septembre 1980, l’Office prend position et refuse d’exempter les produits casher, et ce pour des raisons d’équité envers les fournisseurs qui se conforment à la loi, envers les 20 % de juifs qui sont francophones, et envers les autres communautés ethniques du Québec.L’OLF note entre autres que la consommation de produits casher s’étend au-delà de la pratique religieuse.L’année suivante, un dialogue s’établit entre la Commission de protection de la langue française et la communauté juive qui débouche sur une entente conclue en mai 1982 avec la Ligue pour les droits de l'homme B’Nai B’rith du Canada, le Congrès juif canadien et les importateurs.Ceux-ci conviennent que le coût de l’étiquetage en français serait minime.Un communiqué approuvé par les représentants de la communauté juive précise que tout le monde s’est mis d’accord «dans un climat de respect mutuel et de compréhension».La francisation serait graduelle, sur six mois, sans exclure la présence d’une autre langue.Cependant, The Gazette y voit «une mauvaise odeur d’intolérance religieuse» et part en campagne contre l’accord.En janvier 1983, la commission fait un inventaire et se rend compte qu’aucun progrès n’a été accompli.S’ensuit une série de négociations entre la communauté juive et le gouvernement De guerre lasse, en 1986, le CLF recommande de faire une dérogation aux règles de l’étiquetage dont auraient bénéficié les produits casher.Le règlement proposé aurait exempté de l’application de la loi «les produits alimentaires importés dont la fabrication obéit à des préceptes religieux dont l’observance est surveillée par une autorité religieuse et dont un équivalent de remplacement, obéissant aux mêmes préceptes et étiqueté conformément à la loi, est introuvable sur le marché québécois».La recommandation du Conseil n’a pas de suite.L’Etat préfère fermer les, yeux sur ces produits importés essentiellement des Etats-Unis et dont l’étiquetage ne contient généralement aucune indication en français.Le conseil ne recommandait pas cette nouvelle exception de gaieté de cœur.Dans son rapport, il disait préférer «le respect librement consenti de la loi».Pendant tout ce temps, y compris cette année, la pratique religieuse de la communauté juive n’a jamais été le moindrement entravée.Le bon côté de l’affaire, c’est que la discussion oubliée sur une exemption pour les produits cashers va reprendre.L’OLF n’est pas fermée à l’idée mais note que ces mets sont vendus à longueur d’année, qu’ils sont disponibles dans des magasins à grande surface et non seulement dans des boutiques spécialisées.On trouve parmi ces produits du jus d’orange aussi bien que des boissons gazeuses.Et lorsque des bouteilles de Coca-Cola reviennent d’Israël sous surveillance rabbinique, elles sont, paraît-il, étiquetées en français.Pourquoi pas aussi lorsqu’elles viennent de New York?Mi ch el Venue ?W INDEX MÉTÉO Agenda .1)7 Avis publics.CIO Classées.Cil Culture.B1 Economie.Cl Éditorial.A10 Le monde.C8 Mots croisés.Cil Les sports.C12 Montréal Ensoleillé.Max: 9 Dimanche: neige et pluie.Max: 9 Québec Ensoleillé.Max: 6 Dimanche: nuageux avec éclaircies.Max: 7 Détails en C 10 Le PLC enterre la société distincte Dans le nouveau lexique de Stéphane Dion, le Québec devient «foyer principal de la culture et de la langue françaises en Amérique» PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Proclamant l'urgence pour le gouvernement Chrétien de lancer une réforme «profonde et innovatrice» du fédéralisme, les libéraux fédéraux du Québec préconisent l’enterrement du concept de société distincte pour le remplacer par «la reconnaissance que le Québec est le foyer principal de la langue et de la culture françaises en Amérique».Cette proposition constitue le cœur de la résolution-synthèse que la commission politique du PLC-Québec, présidée par l’ancien ministre Serge Joyal, soumettra aux membres du conseil général du parti, réunis en fin de semaine à Saint-Hyacinthe.Dans ce projet de réforme, dont te Devoir a obtenu copie, reviennent sans cesse les mots-clés «urgence», «harmonie», «concertation», «respect» et «souplesse».On y plaide notamment en faveur de l’élimination des chevauchements, de l’adaptation aux priorités provinciales des programmes à frais partagés, du droit de retrait avec pleine compensation financière, du réaménagement des pouvoirs et de l’adaptation du fonctionnement du fédéralisme aux particularités des provinces, particulièrement à la spécificité du Québec.Ce texte inédit a été rédigé à partir des idées mises de l’avant par un certain nombre d’associations de comté, dont celui de Saint-Laurent-Cartierville, représenté à la Chambre des communes par Stéphane Dion, le ministre chargé du dossier constitutionnel au sein du gouvernement, dont on dit que la contribution a été déterminante.En tournée dans l’Ouest, il a d’ailleurs été le premier à indiquer clairement sa préférence pour le remplacement de la notion de société distincte.Le conseil général est composé essentiellement de VOIR PAGE A 12: DISTINCTE L’économie sociale à l’œuvre ppH* PHOTO JACQUES GRENIER ?**»* ',V' LES ATELIERS Les Recycleurs ont récupéré 6000 tonnes de vieux vêtements Tan dernier.On voit ci-des-sus plusieurs jeunes travailleurs embauchés pour le tri des vêtements à l’entrepôt de la rue Fullum.C’est l’économie sociale en action, le réseau parallèle de réinsertion des jeunes travailleurs en difficulté.Cet atelier à but non lucratif prend de l’expansion et va ouvrir dix centres régionaux de récupération sous peu et'embaucher 600 jeunes.La revente de ces vêtements ou de fibres de vêtements a permis à ces ateliers de verser 500 000 $ à des groupes communautaires en 1995.Nos informations en page A3.«On est les cousins pauvres du cinéma» Alerte au documentaire! Les cinéastes de ce genre mal aimé se réunissent ce week-end à l’UQAM pour se définir face à la télé, pour évaluer leurs perspectives d’avenir ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Si vous zappez dimanche soir à 20h jusqu’au canal D, vous aurez droit en primeur à L’Aventure des Compagnons de saint Laurent, dernier documentaire de Jean-Claude Labrecque racontant l’histoire de ces compagnons, compagnie-berceau de notre théâtre, dirigée jadis de main de fer par le mythique père Legault.Il s’agit d’une première au Québec en matière d’ententes entre télédiffuseurs puisque Radio-Canada et le Ca- nal D ont investi conjointement dans sa production.Lorsqu’un documentaire est lancé aujourd’hui, c’est que la télévision se trouve de la partie.Le Canal D, Radio-Québec, Radio-Canada et TVA constituent parfois des rampes de lancement pour les films hors du créneau de la fiction.Ce qui ne signifie pas que les œuvres d’auteur y aient vraiment trouvé des interlocuteurs convaincus.Le petit écran leur oppose VOIR PAGE A 12: DOCUMENTAIRE Au Québec, la production documentaire se révèle, disons-le, souvent bien meilleure et plus riche (et quatre fois moins chère) que la moyenne de nos films de fiction.Hélas, elle passe en flèche sur les grands écrans (lorsqu’elle y passe) Jean-Claude Labrecque: «En fait, le petit écran est très fermé.» POLITIQUE Pierre-F.Côté poursuit Monique Simard La députée plaide non-coupable à une accusation de manœuvres électorales frauduleuses PAGE A 9 La France, une machine à fabriquer des clandestins Les lois françaises en sont arrivées à «fabriquer» des immigrants illégaux: le cas d'un jeune Québécois CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Y van Poulin n’a pas vraiment le profil du Maghrébin que l’on croise dans les rues de Belleville, un quartier populaire de Paris.Né à Lévis, sur la rive sud du Saint-Laurent, diplômé en histoire de l’art, ce Québécois de 33 ans a pourtant goûté depuis peu à la médecine que l’on réserve à ces milliers d’étrangers que l’on cherche par tous les moyens à bouter hors de France depuis l’adoption des lois Pasqua en 1993.Certes, Yvan Poulin n’a pas croupi dans les cellules humides du «dépôt» de la préfecture de police, ni occupé l’église Saint-Ambroise comme viennent de le faire 75 fa milles africaines pour exiger qu’on leur donne des papiers.Même que chaque matin, il quitte son appartement douillet de la banlieue de Boulogne-Billancourt pour les coquets bureaux du ministère français de la Culture, où il travaille depuis cinq ans.Pas vraiment la galère, quoi! N’empêche qu’à cause du resserrement des lois sur l’immigration, il est sur le point de perdre son emploi et pourrait se voir forcé, lui aussi, de quitter le pays où il habite, étudie et travaille depuis neuf ans.La lettre qu’il a reçue en octobre dernier du ministère du Travail est claire: il n’y a plus assez d’emplois en France pour les Français, donc pas question qu’il vienne occuper l’un de ces précieux boulots.On prend même la peine de préciser que, dans son domaine, il y a 44 demandeurs pour chaque emploi disponible.Passionné d’histoire de l’art et d’archéologie, Yvan rêvait de déterrer des vases gallo-romains plutôt que de compter les boulets de canon anglais sur les plaines d’Abraham.Il est donc arrivé en France, comme tant d’autres, grâce aux programmes d’échange d’étudiants de l’Office franco-québécois pour la jeunesse.Il a termi- VOIR PAGE A 12: CLANDESTINS LES ACTUALITÉS Le dernier droit de la course au rectorat de l’UQAM La course au rectorat de l’UQAM entre dans son dernier droit la semaine prochaine avec la consultation des professeurs, des étudiants et des employés.En mai, l'université «populaire» pourrait choisir entre Paule Leduc et Florence Junca-Adenot, deux technocrates pur jus venues des machines administratives.Et d'un côté comme de l'autre, la rectrice a promis de se faire «correctrice» pour corriger les erreurs, ramener à la règle et réorienter l’institution.Mais rien n’indique encore laquelle deviendra la femme de la situation de crise.¦ Lire notre reportage en page A 5 I m Les meilleurs ^ vêtements de age et d’aventure au mondé 'TôuTes Zes Vass/Ons MèmAtt~ À QUEBEC Une lli.stoh c (l'cnnom Réaménagement de la partie nord Inquiétudes syndicales au Musée des beaux-arts MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Le syndicat des employés du Musée des beaux-arts de Montréal s’inquiète de réaménagements apportés à la partie nord de l’édifice par la direction.Les syndiqués ont reçu des avis de déplacement cette semaine qui signifieraient l’abolition de quatre postes, selon le vio “-president du syndicat, François Ruffo-Pinard.contacté par Le Devoir hier en fin de journée.' «On s'interroge sur la sécurité des oeuvres, du personnel et du public dans la partie nord, a-t-il indiqué.Des services de billetterie et de sécurité seront déplacés, de la partie nord à la partie sud.ce qui entraînera inévitablement des accrocs et un surcroît de travail, comme si nous en avions besoin présentement.C’est une situation inquiétante.» Un porte-parole du musée, Maurice Boucher, soutient toutefois que les réaménagements annoncés re-présentent une procédure tout .1 fait normale.«Il n’y a pas d’abolition de postes.Il s’agit de réaffectations internes qui surviennent toutes les fois qu’il n’y a plus d’exposition temporaire dans la partie nord du musée.Comme l’exposition sur < )rias Leduc termine le 19 mai, les employés de la billetterie et de la sécurité sont simplement déplacés dans la partie sud.» Pour l’instant, aucune exposition temporaire n’est prévue dans la partie nord avant celle du mois d’octobre sur le Groupe des sept, üi collection permanente du musée est toujours accessible dans cette partie du musée, mais l’accès est gratuit.Cependant, le vice-président du syndicat, François Ruffo-Pinard s’en tient à sa version des faits.Selon lui, s'il ne s'agissait que de réaffectations temporaires d'employés et de modi fications d’horaires, le syndicat au-1 ait son mot à dire et n'accepterait pas de tels changements.«Nous avons en notre possession des lettres provenant du directeur administratif, Paul Lavallée, qui font clairement état de l’abolition de quatre postes, dont deux négociées en échange de concessions syndicales l’an dernier, au contrôle nord et la fermeture du poste de travail le soir.Dans l'histoire du musée, le contrôle n’a jamais été fermé.» Il ne comprend pas que la direction du musée abandonne la salle de contrôle de la partie nord, pourtant récemment rénovée avec de nouveaux ordinateurs au coût de 5000 $.Il croit la sécurité menacée dans cette partie puisque reliée à la partie du sud par un système qui ne serait pas encore en place.En outre, M.Ruffo-Pinard indique que les relations de travail au Musée des beaux-arts se détériorent depuis un bout de temps déjà.Il rappelle Par ici la visite i Ce printemps, offrez-vous les saveurs toutes fraîches de Québec, à prix populaire.Humez l'air du fleuve dans le Vieux-Port ou musardez joyeusement dans les rues étroites du Vieux-Québec.Le printemps vous appartient.Puis, laissez-vous envahir par la fièvre créative en visitant les nombreuses galeries d'art ou en goûtant les œuvres des expositions importantes dans les musées et les centres d'artistes.Enfin, lorsque l'appétit vous gagnera, vous serez invité à passer à table pour l'événement.Le Carrefour des vins et de la fine cuisine du Québec.Du 25 au 28 avril au Manège militaire de la Grande Allée.Dégustations de vins prestigieux, démonstrations culinaires, dîner gastronomique et brunches «Québec à table».Informations et réservations : (418) 522-0603.K(M)ln LmunE LE MANOIR LAFAYETTE 661, Grande Allée Est Québec (Québec) 1 800 363-8203 CHATEAU BELLEVUE 16, rue Laporte Vieux-Québec (Québec) 1 800 463-2617 HÔTEL CHATEAU LAURIER 695, Grande Allée Est Québec (Québec) 1 800 463-4453 Les restaurants : Aux Anciens Canadiens, Le Louis-Hébert, Le Patrimoine.139$ tout inclus, par personne, pour 2 jours (min.2 personnes).2 nuits à l’hôtel de votre choix.Stationnement sur place.Déjeuners complets (type continental, au Château Bellevue).2 soupers table d’hôte pour 2 personnes.Les taxes et les pourboires sont inclus.Disponible les 7 jours de la semaine.Tout est inclus excepté les boissons alcoolisées.2 billets gratuits pour le Carrefour des vins et de la fine cuisine.Valide jusqu'au 17 juin 1996.HÔTEL QUALITY SUITES 1600, rue Bouvier Québec (Québec) G2K1N8 (418) 622-4244 Suite à partir de 80$ / 2e nuit à 50 %.Valide les weekends (vendredi, samedi et dimanche) jusqu’au 16 juin 1996 sur disponibilité seulement.\!.inf»ir hôtel manoir victoria \|c,°r|a 44 Côte du Palais Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 Téléphone : 1 800 463-6283 Internet : www.clic.net/manvic Chambre à partir de 75$ en occ.simple ou double.777,., AUBERGE SAINT-ANTOINE 10, rue Saint-Antoine Québec(Québec) G1K4C9 Téléphone: (418) 692-2211 Chambre à partir de 109$ pour 2 personnes.Chambre classique.LE CHATEAU FRONTENAC •“ACIFIOUr 1, rue des Carrières Vieux-Québec (Québec) G1R 4P5 Téléphone : 1 800 441-1414 .(418) 692'3861 105 $ occ.simple ou double avec 10 % de rabais dans les bars et restaurants.Sur disponibilité.Valide jusqu'au 16 mai 1996.1100, boul.René-Lévesque Est Québec (Québec) G1K 7M9 Téléphone: (418)647-2411 1 800 447-2411 Tarif d’hébergement à partir de 85$ (par nuit, occ.simple ou double, plus taxes, selon disponibilités).Nombreux forfaits disponibles : Moussaillon, Bateau-mouche, Elvis Story, Retour à l'histoire, Romance, Escapade.HOTEL RAMADA QUÉBEC CENTRE-VILLE 395, rue de la Couronne Québec (Québec) G1K7X4 (418) 647-2611 1 800 267-2002 Chambre à partir de 69 $.l’Aristocrate f/tnlanralion (0i 3100, chemin Saint-Louis ® Sainte-Foy (Québec) G1W1R8 Téléphone : (418) 653-2841 1 800 463-4752 Chambre 69$ en occ.simple ou double.Journal et jus à votre porte le matin.Restaurant La Fenouillière, une des meilleures tables de la région de Québec.Valide jusqu'au 15 mai 1996.LOEWS LE CONCORDE 1225, place Montcalm Québec (Québec) G1R4W6 1 800 463-5256 99$ par soir, pour deux, plus taxes.Musée, Gîte et Couvert 1 chambre en classe hospitalité.2 petits déjeuners buffet au restaurant Le Café.2 droits d'entrée au Musée du Québec.Valide jusqu'au 19 mai 1996.Ne s'applique pas aux réservations de groupes.CHÂTEAU BONNE ENTENTE 3400, chemin Sainte-Foy Sainte-Foy (Québec) G1X1S6 1 800 463-4390 Chambre à partir de 69$ Centre de santé • Relaxarium.Valide jusqu'au 16 juin 1996.En collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Québec métropolitain, la Ville de Québec, Videre et Tourisme Québec.Office du tourisme et des congrès de la Communauté urbaine de Québec 1 800 363-7777, poste 644 Internet : http://www.quebec_region.cuq.qc.ca que le syndicat de 185 membres avait obtenu un vote de grève à 75 % avant les dernières négociations qüi ne se seraient finalement pal?conclues à la satisfaction de la direction, selon lui.«Il y a de moins en moins de postes professionnels au musée puisqu’on a perdu six conservateurs en un an.Malgré le fait que le MBA est l’un des plus importants au Canada, c’est celui qui fonctionne avec le moins d’employés.Et, étrangement, ; la nouvelle mesure touche cinq des ; huit officiers du syndicat.» EN HR E F ?LE HARCÈLEMENT N’EXISTAIT PAS Ottawa (PC) — Un tribunal des droits de la personne a rejeté une plainte de I discrimination déposée par un employé d’origine indienne contre un superviseur d’Air Canada.Daljit Dhanjal, de Pierrefonds, affirmait que le superviseur Guy Goodman l’avait insulté plusieurs fois au sujet de sa race et de sa religion.Il a expliqué qu’il avait été transféré à un autre poste après l’incident et obligé de prendre une retraite anticipée.M.Goodman a témoigné qu’il avait chanté un jeu de mots inoffensif au sujet de l’explosion d’un appareil d’Air India en 1985.Lorsqu’il a été confronté par M.Dhanjal, il a dit qu’il s’était excusé et admis que la chanson était de mauvais goût Le tribunal a trouvé que la plainte de M.Dhanjal n’était pas fondée, qu’il s’agissait d’un incident isolé et que M.Dhanjal n’avait pas été victime de harcèlement LE MAIRE DE GODBOUT DÉMISSIONNE Baie-Comeau (PC) — Le maire de Godbout, sur la Côte-Nord, Eric Deschênes, âgé de 54 ans, vient de remettre sa démission après un premier ' mandat de quatre ans.M.Deschênes, affirme avoir pris cette décision après que sa résidence d’été eut été complètement détruite par un incendie qui aurait été allumé par une main criminelle • la semaine dernière.Depuis qu’il est ! maire, Eric Deschênes dit avoir été la cible de menaces de la part d’une poignée d’individus qui seraient en désac-, cord avec ses prises de position concernant le développement de la rivière Godbout PERMIS D’ALCOOL RETIRÉS .[T (PC) — Sept établissements licencies de la région de Montréal et du Sague- \ nay viennent de se voir imposer des,, suspensions de permis dans le cadre.,, de l’opération Alko visant à contrer la *; possession d’alcool de contrebande.La Régie des alcools a annoncé hier 1 qu’elle leur avait imposé des suspen- ' sions de permis pour des périodes va- ',' riant de trois à 180 jours.L’opération Alko, menée depuis janvier 1995 par u les corps policiers du Québec, a permis à la Régie de révoquer six permit ' et d’imposer plus de six mille jours dé’ suspension de permis à 267 bars, restaurants et épiceries.Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des 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sensible à leur son.Dans un communiqué remis en début de soirée hier, Bernard Landry a précisé qu’il venait de transmettre à Paccar une lettre proposant «une approche globale d’analyse du problème et des voies de solution pouvant mener à la réouverture de l’usine sur des bases nouvelles».Cette proposition «vise notamment à explorer un terrain d'entente entre l’entreprise et le syndicat sur des engagements fermes à long terme de la part de chacun».On souligne dans la dépêche que le gouvernement du Québec a échangé jeudi soir, pendant plus d’une heure, avec quatre représentants de Kenworth-Paccar.«Cette rencontre a permis de faire le tour de la situation sans qu’aucun résultat concret n’ait pu être dégagé.Elle a permis de constater que la situation est sérieuse et complexe.» Toutefois, M.Landry se garde bien d’entretenir l’espoir, mais «les échanges ont autorisé les parties à pousser plus loin leur dialogue».Une rencontre, qualifiée d’exploratoire, a également eu lieu hier matin entre les représentants des Travailleurs canadiens de l’automobile et ceux des minis- tères de l’Économie, du Travail et de la Métropole.Une grande absence a été remarquée, celle du représentant du gouvernement fédéral.«Nous sommes terriblement déçus de cette absence et du peu d’importance qu’on semble accorder à ce dossier à Ottawa», a déclaré Luc Desnoyers, vice-président de la FTQ.Manifestation à Ottawa Cette exaspération face à un immobilisme apparent d’Ottawa a conduit quelque 200 à 250 grévistes de Kenworth à étendre, hier, leur manifestation à la colline parlementaire dans le but de sensibiliser Ottawa à une intervention rapide.La veille, un même nombre de travailleurs avaient manifesté sur la voie de service de l’autoroute 40 devant les locaux du concessionnaire Kenworth à Saint-Laurent, bloquant la circulation pendant 90 minutes et forçant l’intervention de la brigade anti-émeute de la Sûreté du Québec.Mercredi, cette même escouade avait été appelée à intervenir afin de disperser les 300 manifestants qui entravaient la circulation sur l’autoroute des Iüurentides.Parallèlement, on a resserré les rangs devant l’usine de Sainte-Thérèse par crainte de voir Paccar commencer à y retirer ses’équipements avant la date officielle de fermeture, le 15 juin.Les craintes sont réelles.Une équipe chargée du démantèlement des installations de production serait déjà à l’œuvre et l’entreprise américaine a obtenu hier une injonction visant à interdire les piquets de grève devant ses installations.Au fédéral, le dossier Kenworth a pourtant été, remis entre les mains de Martin Cauchon, secrétaire d’Etat au Bureau fédéral de développement régional (Québec).«M.[Bernard] Inndry a fait un appel mercredi, puis jeudi, des appels que M.Cauchon n'a jamais retournés», a expliqué le conseiller du vice-premier ministre, Raynald Bemier.L'annonce, mardi, de la fermeture de l'usine de Sainte-Thérèse ayant pris tout le monde par surprise, «nous sommes engagés dans une véritable course contre la montre.Nous avons immédiatement tenté d’établir un contact avec M.Cauchon pour savoir si le fédéral était partie prenante (à l’opération de sauvetage].Nous voulions amorcer le dialogue.11 n’a pas répondu».M.Bernier ne met toutefois pas en doute la volonté d'Ottawa de participer à une éventuelle proposition de relance de i’usine.«A défaut de vaines tentatives de contact sur le plan politique et ministériel, c’est au niveau des fonctionnaires que la collaboration du fédéral va se faire.» line usine à moderniser Profitant de leur marche devant le parlement fédéral, les travailleurs ont invité Ottawa à examiner la possibilité d’adopter des mesures de rétorsion contre Paccar si l’entreprise devait maintenir sa décision de fermer ses installations à Sainte-Thérèse pour rapatrier cette activité à sa nouvelle usine, située sur la côte Ouest américaine.On est revenu à la charge en suggérant l’imposition d’une taxe douanière sur les camions vendus par la multinationale au Canada.Insistant sur l’intérêt d’Ottawa dans ce dossier, le ministre fédéral du Travail, Alfonso Gagliano, a promis, au terme d’un tête-à-tête avec le président de la FTQ, Clément Godbout, de s’impliquer activement.Il s’est engagé à jouer un rôle actif dans ce dossier et à examiner les modalités de l’ALENA pouvant être mises à contribution, le cas échéant.Québec a donc pris les devants rapidement en établi* sant une première communication, jeudi, avec la direction de Paccar à Seattle.On s’active également autour de l’élaboration d’un plan prévoyant une marche arrière de Paccar et le maintien de ses activités à Sainte-Thérèse en retour d’une participation financière fédérale-provinciale, à la modernisation de l’usine.Une proposition pourrait être soumise à la multinationale dès le début de la semaine prochaine.«Ce dossier est très difficile, La probabilité de réussir n’est pas énorme, a soutenu Raynald Bemier.On place toute notre énergie dans ce plan A, impliquant j effectivement un volet de modernisation.» A l’instar de; l’opération menée dans le dossier Nova Bus, complétée, en 1994 par l’arrivée de Bombardier dans l’actionnariat du fabricant d’autobus urbains, la contribution fédérale-provinciale soutenant la modernisation de l'usine Kenworth s’inscrirait dans le cadre de l’Entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement économique des ré-, gions.i Si on épuise toutes les possibilités de ramener 1 intérêt de Paccar, Québec va s'en remettre alors au plan B pré-1 voyant une intervention du Fonds de solidarité des tra-1 vailleurs de la FTQ avec l’aide d’un partenaire, qui reste j à dénicher.Le nom de Volvo circule déjà à titre de repre- : neur éventuel «mais nous n’en sommes pas encore là, ! loin de là!», prend-on soin d’ajouter afin de ne pas alimen-: ter indûment un quelconque espoir.«D’autres possibili-; tés, comprenant toutes sortes de variantes dont une s’ar- ; ticulant autour d'une reprise avec moins d’employés, se-j ront alors examinées.Mais ce scénario B [qui n’est également pas garant de succès] prendra plus de temps», a renchéri le conseiller de Bernard Landry.Fermeture de l’hôpital général de Lachine La Régie se réjouit de Fabandon des poursuites ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dès le lundi 22 avril, les 266 employés de l’hôpital général de Lachine, qui fermera ses portes après 80 ans d’existence, seront déployés vers d’autres hôpitaux de la métropole.Après s’être butée au refus de l’hôpital de fermer ses portes, la Régie ré-giôhale de la santé et des services sociaux de Montréal s’est réjouie hier de la décision du conseil d’administration de respecter l’échéancier proposé par le ministre de la Santé, Jean Rochon, et d’abandonner toute procédure judiciaire pour y faire échec.Une porte-parole de la Régie a d’ailleurs indiqué hier qu’un lieu de travail a déjà été désigné pour les 266 employés de l’hôpital détenant la sécurité d’emploi, dont le redéploiement s’amorcera dès le lundi 22 avril.Jeudi, le conseil d’administration de l’hôpital général de Lachine a finalement décidé de se ranger à la décision du ministre de la Santé, compte tenu qu’une bonne partie de la clientèle avait commencé à délaisser l'institution depuis le 1er avril.Plus encore, la peur de nuire aux chances des employés de se trouver un poste dans d’autres hôpitaux en retardant une fermeture devenue presque inévitable a pesé lourd dans la décision d’abandonner les actions entamées pour contester la légalité de la fermeture décrétée par Québec.Dès l’automne dernier, l’hôpital général de Lachine avait fait connaître son intention de faire invalider par la Cour le verdict de fermeture de la Régie.Mais le 26 mars 1996, l’hôpital était débouté devant la Cour supérieure.La Cour d’appel s’était dit prête à entendre une requête en sauvegarde le 19 avril prochain, le jour même prévu pour la fermeture.Bref, le temps a joué contre l’hôpital qui, bousculé par les échéances, n’a eu d’autre choix que d’obtempérer à la décision de la Régie.Les admissions à l’hôpital, sauf à l’urgence, sont interrompues depuis le 8 avril et l’urgence fermera ses portes le lundi 15 avril prochain à minuit.Depuis hier, les services de dialyse et de médecine nucléaire sont transférés à l’hôpital du Lakeshore.Dès la fin de semaine prochaine, quelque 27 000 foyers de Lachine, Saint-Pierre et Dorval recevront un dépliant d’information sur les services médicaux disponibles sans rendez-vous dans le secteur.Huit cliniques et le CLSC du Vieux Lachine ont été ciblés pour répondre aux consultations médicales non urgentes.Pour les urgences, les habitués de l’hôpital général de Lachine sont invités à se présenter à l’hôpital du Lakeshore, au Centre hospitalier de Lachine, à l’hôpital général de La-Salle, à l’hôpital de Verdun, à l’hôpital Royal Victoria ou à l’hôpital général de Montréal.Découvrir sa voix bec Henri Bergeron Henri Bergeron, présentateur et animateur à la télévision de Radio-Canada pendant plus de 33 ans.Atelier dînitiation Date: samedi le 4 mai 1996 Durée: 8 heures • de 9h à 17h Inscription: 1000’ • Coût: 80°°’ pi»rr® Dans un cadre détendu, expérimentez la parole publique.: Une initiation qui permet d'apprendre à contrôler son trac L" Iqfin d'intervenir devant un groupe avec plus d'assurance.514-524-3561, Thérèse chaput ¦ POSTE 400 Le Centre de Formation Populaire en collaboration avec l'Association d'Économle Politique (AEP) la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Ligue des droits et libertés (LDL) vous invite à la conférence publique de M.Guy Roustang, intitulée VERS UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL uy Roustang est directeur de recherche au CNRS, surtout connu pour avoir écrit avec Bernard Perret l'essai "L'économie contre la société” (1993).Tout dernièrement il a signé avec Jean-Louis Laville, Bernard net, Bernard Eme et Daniel Mothé un manifeste pour réinventer un nouveau contrat social: “Vers un nouveau contrai SQClûF’t paru aux Éditions Desclée de Brouwer.MERCREDI, le 17 AVRIL 1996, à 19h30 BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 1700 ST-DENIS Contribution volontaire R.S.V.P.: 842-2548 Horaire contesté techniciens ambulanciers (R.E.T.A.B.- m, > PHOTO JACQUES GRENIER RASSEMBLEMENT DES J LES AMBULANCIERS demandent que l’on modifie leur semaine de travail, qui les prévoit à l’horaire de pemanence 24 heures sur 24, sept jours d’affilée.Ils doivent être disponibles sur appel.Habituellement, ils vont chercher 40 malades par semaine en ambulance.Au niveau salarial, les ambulanciers réclament l’échelle Marois de 1985, qui situait leur salaire entre celui des infirmières auxiliaires et celui des infirmières.Depuis 1990, le taux de salaire du personnel ambulancier ne correspond plus à cette échelle.Le recyclage des vieux vêtements a de l’avenir LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Recycler les vieux vêtements n’est plus seulement une activité écologique mais deviendra une source de financement accessible à tous les groupes environnementaux et communautaires de la province qui le désireront en plus de créer plusieurs emplois chez les jeunes en réinsertion.C’est ce qu’ont annoncé hier les ateliers Les Recycleurs, un organisme sans but lucratif auquel Québec a confié, d’autre part, la mise en place dé dix centres régionaux de récupération et de recyclage de vieux vêtements.Les Recycleurs ont récupéré en 1995 quelque 6000 tonnes de vieux vêtements, soit l’équivalent de 600 camions à déneigement remplis de tissus de toutes sortes à ras bord.La revente de ces vieux vêtements ou des fibres des plus mal en point a permis aux ateliers Les Recycleurs de verser 500 000 $ à divers groupes communautaires l’an dernier et de venir en aide à 600 jeunes en difficulté sur le marché du travail.Le directeur général de cet organisme, Serge Paquette, a déclaré hier au Devoir qu’il s’attend à acheter pour 1,5 million de dollars de vieux vêtements en 1996 auprès des différents orga- nismes communautaires du Québec.Cette somme pourrait être encore j plus importante car le prix de 75 C du ; sac vert (15 livres) sera bientôt porté à ; 1 $.L’organisme crée un emploi pour ! un jeune en difficulté par 20 tonnes de vieux vêtement récupérées.M.Paquette précise qu’il ne faut pas confondre la création des dix centres régionaux de récupération avec le programme Force, annoncé hier, lequel repose sur l’achat garanti des éventuelles cueillettes communautaires.La création des dix centres régionaux sur le modèle des ateliers Les Recycleurs est financée, de son côté, par les programme de main-d’œuvre provinciaux, une initiative du député péquiste Gilles Baril qui a permis de venir en aide à 600 jeunes l’an der-1 nier.Le programme Force est différent j Mis sur pied par les ateliers Les Recycleurs, il offre formation, publicité et expérience d’organisation aux groupes communautaires qui veulent lancer leur campagne de récupération ou un kiosque.Le produit des cueillettes est acheté par Les Recycleurs, qui en revendent une partie à ! des organismes communautaires qué- ; bécois et une autre à des pays étran- ; gers, alors que le reste est déchique- ; té et recyclé sur le marché des ! fibres.« T E 5 4129, rue Saint-Denis Montréal 849-0559 4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 1327, Greene W8$tmount ; 937-0446] Des lunettes pour être vu.OLIVER PEOPLES LOS ANGELES 4 jgÊEÉMI Lourde tâche PHOTO JACQUES GRENIER COLLEGE FRANÇAIS ¦MMi COLLÉGIAL .SESSION DE L' Vl lOiVlNE 19% PAVILLON PRINCIPALE mni Sg3F AUX ÉTUDIANTS DE SECONDAIRE V Si vous avez l’intention de poursuivre vos études au niveau collégial dans un collège privé pour accéder à l'université de votre choix, le COLLÈGE FRANÇAIS vous of fre les programmes du secteur général collégial I et II ( DEC ) INS CRIPTI O N S EN * SCIENCES DE LA NATURE : * sciences de la santé * sciences pures et appliquées SCIENCES HUMAINES : * profil général * profil administration LETTRES : * lettres et langues SPORTS - ETUDES ‘H OC K E Y : junior Moj eu r CoIlegia.l Majeur.Juni.or A * FOOTBALL ; Collegial AA îouch-baM féminin Collegial A • SOCCER : Collegial AA ' ‘ BASKET ; Collégial AA .INSCRIPTIONS : 185 av.FAIRMOUNT O.Montréal v RENSEIGNEMENTS ou.PROSPECTUS : 495 2581 CE PORTEUR de cannettes traverse la rue de Bleury, à l’angle du boulevard de Maisonneuve.On voit déjà les pommiers bourgeonner derrière ce porteur des temps modernes.À l’arrière-plan, les usines de vêtements partiellement converties en galeries d’art du quartier de la Place des Arts et du Musée d’art contemporain de Montréal.PRÉ-MATERNELLE : à plein temps MATERNELLE : à plein temps PRIMAIRE : bain linguistique (CARTERVLLE-MONTRÉAL -LONGUEUL) SECONDAIRE I - Il - III - IV - V ( MONTRÉAL - LONG DEUIL ) I.K S S A M K I) I I A K T I) I M A N (' Il K I 4 A V K I I.I » H II 0 N T II E \ Saint-Eustache obtient une injonction temporaire contre Fautodrome Huit courses particulièrement bruyantes seront interdites, ce qui est bien insuffisant au goût du comité de citoyens LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La municipalité de Saint-Eustache vient d’obtenir une injonction interlocutoire, qualifiée de «maigre victoire» par des citoyens, contre l’auto-drome de cette ville, jugé trop bruyant par plusieurs citoyens qui pestent depuis des années contre les pétarades diurnes et nocturnes des stock cars et autres «minounes» de même acabit.C’est en août 1994 que cette municipalité a requis une injonction permanente contre l’autodrome qui contrevient systématiquement, à son avis, à son règlement municipal antibruit.L’injonction temporaire, que vient d’accorder la juge Nicole Du-val-Hesler, vise à assainir temporal rement la situation des voisins en attendant un verdict sur la demande d’injonction permanente et la conclusion des nombreuses poursuites intentées il y a deux ans par la Ville contre l’autodrome devant la Cour municipale.L’injonction accordée par la juge Duval-Hesler interdira huit courses particulièrement bruyantes du fait qu’elles regroupaient des voitures munies de «cylindres spéciaux» pour attirer un public vraisemblablement peu soucieux du sort de ses tympans.Le jugement n’interdit aucune des courses régulières qui irritent les citoyens depuis des années, la magistrate étant d’avis que sa décision ramènera les bruits «à un niveau tolérable sans trop affecter la rentabilité de l’entreprise pendant la durée de l’instance».L’injonction accordée obligera d’autre part les propriétaires de super bikes à se conformer aux règles de l’Association sportive motocycliste, qui impose un maximum de 106 décibels à 50 % du régime du moteur, mesuré à quelques pieds de la moto.La norme provinciale sur le bruit, citée dans le jugement, impose un maximum de 70 décibels jour et nuit en zone industrielle.«Dans un territoire zoné pour fins d’habitations, on tolère 50 décibels le jour et 45 décibels la nuit.» La juge Duval-Hesler porte d’autre part un jugement négatif sur les mesures de bruit effectuées par Saint-Eustache dans la prépara- tion de cette cause et qui doivent servir éventuellement de preuves dans la discussion de l’injonction permanente.Selon le magistrat, les mesures de bruit effectuées par les consultants embauchés par la Ville sont entachées d’un «manque de rigueur».Refusant de se prononcer sur la valeur scientifique des méthodes utilisées par les consultants de Saint-Eustache, le jugement en rejette en bloc les résultats «même s’ils n’ont pas été contredits par d’autres mesures».Le comité de citoyens créé pour lutter contre le bruit de cet autodro-me n’a pas accueilli avec joie ce jugement qui, selon son porte-parole, Gérald Renaud, «règle le cas de huit courses mais pas l’essentiel du problème: on n’impose même pas le respect des normes en vigueur, comme le demandait la Ville, ce qui aurait été un strict minimum en l’occurrence» M.Renaud conteste plusieurs «faits» allégués par la juge Duval-Hesler comme appui à son jugement, dont le fait que la piste de course est en activité depuis 1964.Selon M.Renaud, il y a eu interrup- tion d’activité pendant des années, ce qui modifie sensiblement, à son avis, la question des droits antérieurs.Mais le porte-parole des citoyens mobilisés contre le bniit est particulièrement inquiet du jugement porté contre les mesures effectuées par les consultants de Saint-Eustache, qui pourraient menacer une partie in> portante de la preuve au moment de la discussion sur l’injonction permis nente et au cours des procès pour infractions contre la réglementation municipale.M.Renaud est aussi inquiet d’un passage du jugement qui assimile les améliorations successives apportées à la réglementation municipale antibruit à un procédé de harcèlement «taillé sur mesure pour piéger les intimés [l’autodrome] plutôt que pour protéger la communauté en général des bruits excessifs».Enfin, le comité de citoyens estime que la Ville a fort mal défendu le dossier en omettant de présenter une preuve pour démontrer qu’on avait porté atteinte à un droit garanti en vertu de l’article 19.1 de la Loi de l’environnement, comme l’indique le jugement.L’enquête sur l’achat d’électricité Un fonctionnaire est forcé de s’expliquer ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE La commission d’enquête sur la production privée d’électricité vendue à Hydro-Québec a cherché à savoir, hier, si un fonctionnaire du ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICSp s’était adonné ou non à la promotion d’un projet privé.Ce fonctionnaire, Joseph Moffatt, aurait tenté d’influencer Hydro-Québec, le ministère de l’Environnement, la municipalité et la population de Franklin.Le projet en question auquel le fonctionnaire et ingénieur a prêté son concours est celui de l’usine de gazéification devant brûler des pneus usagés à Franklin, au sud-ouest de Montréal.«Vous êtes-vous limité à prêter assistance ou avez-vous fait la promotion pour le projet de Samuel Archie Thompson?», a demandé à quelques reprises le procureur de la commission, Richard Shadley.Ce dernier a interrogé le témoin sur quelques agissements pouvant dénoter un parti pris en faveur du projet de M.Thompson.Ainsi, il a été démontré que le fonctionnaire Moffatt avait accepté de participer à une assemblée publique pour donner de l’information technique à titre de représentant du gouvernement.Il a dû se raviser face à l’intervention du comité de citoyens de Franklin auprès du supérieur de M.Moffatt.Le comité faisait valoir que M.Moffatt manquait de neutralité.Pour sa défense, M.Moffatt a expliqué que son rôle au MICST consistait à soutenir les entreprises en leur fournissant des renseignements ou en les dirigeant vers des personnes utiles.Le fonctionnaire, un ancien d’Al- can, Price Brothers et SNC, a également dû s’expliquer sur son intervention auprès d’Hydro-Québec, à la demande du promoteqr, visant à convaincre la société d’Etat d’abandonner son exigence de faire faire des tests techniques sur la technologie, japonaise envisagée.A la demande du promoteur, M.Moffatt a écrit à Hydro-Québec et a rendu compte de son voyage au Japon.Il a insisté sur la sécurité de l’approvisionnement en pneus usagés pour la durée prévue du contrat, soit 25 ans.Le fonctionnaire indiquait que l’usine projetée brûlerait deux millions de pneus par an alors qu’il y en avait six millions au moins dans trois dépotoirs au Québec et que, par ailleurs, les sites ontariens et américains en contenaient jusqu’à trois milliards.M.Moffatt s’est défendu d’avoir ainsi suggéré l’importation de ces pneus pour alimenter l’usine du promoteur Thompson.Le fonctionnaire a aussi écrit à un entrepreneur en construction de Montréal qui cherchait du financement pour investir dans le projet de M.Thompson.Sur papier à entête du ministère, M.Moffatt soutient que des études récentes démontrent le sérieux de la technologie de gazéification et mentionne qu’Hydro-Qué-bec ainsi que les autorités municipales et gouvernementales «ont été contactées».«Vous n’ignorez pas le poids d’une lettre d’un fonctionnaire sur du papier gouvernemental», lui a lancé le procureur de la commission.«C’est une partie de notre travail d’aider des entreprises à voir le joup>, a répliqué M.Moffatt.A aucun moment lors de son té1 moignage, Joseph Moffatt n’a regardé les personnes qui l'interrogeaient Il ne tournait même pas la têtè quand celles-ci déclinaient leur nom et celui de leur organisme.Anglais tangua seconde Programmes d'immersion - Été 1996 Pour garçons et filles de 14 à 17 ans et pour adultes de tout âge.Programma pour jaunas Session* de trois semaines 23 juin au 13 juillet 14 juillet au 3 août • Beau campus au coeur de l'Estrie • Programme établi depuis 17 ans • Cours et activités en anglais • Résidences modernes • Sessions axées sur le développement de la communication orale 1UAÛ- Programma pour adultes Sessions de six jours 26 au 31 mai 30 juin au 5 juillet 7 au 12 juillet 14 au 19 juillet Champlain Regional Collage Lennoxville (Qc) J1M2A1 Tél: (819)564-3684 Télécopieur: (819)564-5171 AnLn E N ?ALGÉRIEN TOUJOURS DÉTENU (Le Devoir) — Une brève audition n’a pas permis hier à Mc Anka Olario de faire sortir de sa détention à Parthe-nais un Algérien que le Canada a décidé d’évincer.Noureddine Bedj aurait pu être remis en liberté sous caution, mais l’arbitre chargé de l’entendre a choisi la voie expéditive, dit l’avocate et il a même fait expulser cavalièrement sœur Fabienne Lebel qui voulait prendre la parole pour expliquer les dangers que pourrait courir M.Bedj si on va jusqu’au bout de la décision déjè prise par Immigration Canada de BREF • O ?l’expulser.M1’ Olario a tout de même déposé une demande de permis rési-' dence pour raisons humanitaires, sans grand espoir cependant Une pétition avait circulé, demandant à la mi-; nistre Lucienne Robillard de ne pas ; retourner en Algérie ce citoyen qui y a déjé été menacé et torturé, mais la ministre se trouve à l’étranger et on craint que, de Parthenais, on ne mène rapidement Noureddine Bedj à un aéroport pour y prendre l’un des vols ¦ vers l’Algérie.! ¦ -?- r: I SEMAINE DES EMPLOYÉS DE BUREAU EN*©- m > m e vous jure L au a i e e.Ça y est! Vous êtes tombé boitement amoureux de cette belle chaîne ôtéréo.Mais un doute vouô assaille.Pourrez-voui compter iur sa haute-bidélité?N'ayez crainte, cette chaîne vouô rendra bien votre amour de la musique sans aucune distortion.Vous pourrez donc vous rendre en toute tranquilité chez Fillion où l'on vous unira pour le meilleur et pour le prix.Ç g bonnes raiôonô d’acheter chez Filllon ) Service-conseil pour vous orienter vers le meilleur achat.Livraison, installation et démonstration à domicile gratuites.Réparation ou remplacement en cas de débaut de babrication.Service d'aide et de dépannage par téléphone.Centre de réparation sur place avec techniciens qualibiés.Prêt d'appareil à nos clients en cas de panne.Garantie du meilleur prix : remboursement de la dibbérence.plus io%.4 salles de démonstration audio-vidéo.Ouvert le dimanche.YAMAHA l’en&emble Cnceintes à 2 voie».Fabrication canadienne.Energy Pro 1.5.Lecteur de dtaquea compacta de type carrouael à cinq CD.Technologie S-bit 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I I :i K I I) I M A X « V \ It I I.I H H U lx*s deux candidates au rectorat se ressemblent L’UQAM à l’heure du choix Paule Leduc STÉPHANE MAILLA KG EO N LE DEVOIR A hauteur de curriculum vita*, Paule Leduc ou Florence Junca-Adenot, les deux battantes qui cherchent actuellement à se faire élire au rectorat de PUQAM, se ressemblent comme deux volumes de la même encyclopédie des affaires universitaires.L'une croule sous les diplômes, l’autre aussi.Toutes deux ont enseigné, dans les années 70, avant d’être absorbées par de grosses machines administratives, où e » 5l,nt toui°urs actionné les plus hautes manettes.Mme Junca-Adenot est restée fidèle à l’UQAM, où elle a etc vice-rectrice aux communications puis à l'administration et aux finances, un poste quelle occupe depuis 13 ans.Llle est naturellement perçue comme la candidate de 1 intérieur de cette institution qu’elle a largement contribué à loger dans un campus moderne de plusieurs centaines de millions de dollars.Mme Ix*duc, elle, a choisi la filière gouvernementale: sous-ministre de plusieurs ministères québécois (Affaires sociales, Relations internationales, Affaires culturelles.), elle a ensuite dirigé le Conseil de la recherche en sciences humaines du Canada (1988) et le Conseil des arts du Canada.Elle est maintenant vice-présidente de l’Université du Québec et représente donc la candidate de l’extérieur de l’UQAM.Mmes Leduc ou jun-ca-Adenot, c’est donc blanc bonnet, bonnet blanc?«Nous avons le choix entre la continuité de l’intérieur ou de l'extérieur», répond Gilles Thérien, professeur au département d’études littéraires de l’UQAM depuis plus de 25 ans.En fait, même leurs programmes se recoupent, comme on peut s’en rendre compte avec les textes publiés aujourd’hui dans la page «Idées» du Devoir, où l’une propose «une vision pour l’UQAM» tandis que l’autre veut «promouvoir une nouvelle vision de l’université».Au delà des détails, dans l’ensemble, l’idée fondamentale, défendue par les deux gestionnaires-visionnaires, est de faire face aux multiples crises qui affectent l’université en général et l’UQAM en particulier, en commençant par les compressions budgétaires.En entrevue, les candidates répètent aussi inlassablement qu’il faut agir et vite.«Il faut réinventer et repositionner notre institution dans un monde et une réalité en transformation, dit Florence Junca-Adenot.Le défi de mobilisation est aussi grand aujourd’hui que celui qu’a connu l’UQAM dans ses premières années, alors que tout était à bâtir.» «Le défi, c’est de se recentrer, dit pour sa part Paule Leduc.11 nous faut une véritable dynamique du changement qui soit réaliste, dans le sens où elle tiendra compte des contraintes, visionnaire, dans le sens où elle dépassera ces limites, et collective, pour que l’on soit sûr de réussir tous ensemble.» Bref, d’un côté comme de l’autre, la future rectrice promet de se faire «correctrice», en ce sens qu’elle veut tout aussi bien supprimer les défauts, ramener à la règle et réorienter la machine.Gérer la décroissance Chacune promet d’abord de «gérer la décroissance» et de «faire autant, sinon plus, avec moins».En cinq ans, de 1993 à 1998, l’UQAM aura perdu 25 % de son budget.Cette année seulement, 23 millions seront retranchés des quelque 239 millions initialement prévus au compte des dépenses.Le rôle essentiel de l’institution est également sous examen.Mme Leduc veut imposer un «retour essentiel à la formation», notamment en imposant un «retour aux sources de l’université qui doit développer la capacité de synthèse et l’esprit critique des étudiants».L’objectif est de former de meilleurs citoyens, ajoute-t-elle, déplorant la tendance des dernières années à ne se concentrer que sur une formation «de type instrumental».Son adversaire parle en plus de «la nécessité de ne pas perdre de vue la nécessaire fonction de recherche et de création».Les deux candidates se sont aussi franchement prononcées contre les projets de «hiérarchisation» des universités, qui forceraient l’UQAM à se concentrer sur le premier cycle en laissant aux autres universités québécoises le soin de former des maîtres et des docteurs.Tas étonnant, donc, qu’il soit impossible de démar- quer l’une ou l’autre prétendante.«Je n’ai aucune idée de ce qui va se passer et je ne voudrais pas faire de prédictions: pour moi, les deux candidates semblent nez à nez», dit Simone I-andry, présidente du SPUQ, le syndicat des «professeurs et professeures» de l’université.Elle précise aussi que la position officielle de son organisme est de n’appuyer aucune candidate.11 est tout de même bien connu que beaucoup de professeurs auraient souhaité attirer une candidature de prestige avec une forte tendance académique.Celle du sociologue Guy Rocher par exemple, qui allie une exceptionnelle carrière de chercheur et d’enseignant à une solide expérience de gestionnaire.Mme Landry refuse de commenter.«Tout ce qu’on demande, c'est que le comité de sélection de l’université ne prenne une décision que si une préférence significative est clairement exprimée en faveur d’une des deux candidates, se contente-t-elle d’ajouter.Dans le cas contraire, il faudra retourner aux appels de candidatures.» Le processus le permet.Cette technique de sélection, très complexe, a des arrière-goûts de primaires américaines, version diète.Le conseil d’administration a ou vert le jeu en décembre dernier, après la démission de Claude Corbo, qui n’avait lui-même reçu qu’un timide appui (52 %) du corps professoral, le noyau dur du collège électoral.En janvier, le comité de sélection a rencontré les quatre candidats qui se sont manifestés et n’en a donc retenu que deux.Durant toute la semai ne prochaine, du 15 au 19 avril, le comité de sélection organise une nouvelle grande consultation auprès d’environ 1220 personnes et groupes de la grande «communauté uqamien-ne», les 977 professeurs bien sûr, et 122 cadres, mais aussi 37 chargés de cours, 47 délégués des associations étudiantes et dix autres des associations de diplômés, des membres du consei’ d’administration et des représentants des syndi- PHOTO JACQUES GRENIER Florence Junca-Adenot cats d’employés de soutien.Un problème de fond «Le problème de fond de notre institution, c’est sa culture consensuelle», juge d’ailleurs le professeur Thérien, «Notre structure de pouvoir, cette espèce de cogestion, n’a jamais bougé depuis les origines.Ce qu’il nous faudrait maintenant, c’est quelqu’un de très ouvert qui croit que la meilleure façon de faire bouger les choses, c’est de tout réexaminer.» Il cite plusieurs exemple de blocages, de la structure des modules («devenue factice mais à laquelle personne ne veut s’attaquer») à la protection des programmes («qui ne meurent presque jamais»), en passant par l’autoévaluation des professeurs, Dans ce sens, M.Thérien juge que les problèmes budgétaires sont loin d’être les pires.«Nous avons toujours été sous-financés et nous avons déjà subi des compressions importantes au début des années 80», rappelle-t-il en regrettant bien davantage la sclérose généralisée de son institution.«Il n’y a pas de ligne de pouvoir académique, poursuit-il.On manque d’idées à la haute direction et au syndicat de cette université.Je veux dire d’autres idées que celle de couper.» «La pensée critique a de plus en plus de difficulté à trouver sa place à l’université», rajoute le professeur Stephen Schecter, du département de sociologie de l’UQAM.Premier candidat au rectorat à s’être manifesté au début de l’année, son programme se résumait en une formule-choc: «Il faut que les étudiants étudient, que les professeurs professent et que les administrateurs administrent.» Le comité responsable de la sélection des éventuels successeurs de Claude Corbo a écarté M.Schecter en mars dernier.On n’a pas voulu de ce recteur-correcteur critique, très critique.Le professeur avoue s’être un peu désintéressé du détail de la course depuis quelques semaines, mais il tire quand même une leçon générale de ce processus, leçon qu’il va d’ailleurs livrer vendredi prochain dans une conférence prononcée alors que se terminera la période de consultation.Il veut y rappeler qu’il est devenu très difficile de modifier le cours des choses, même dans une démocratie, même dans une institution comme l’université.«Le blocage existe non seulement parce que l’esprit technocratique s’est généralisé, mais aussi parce que plus personne ne croit à la possibilité d’insuffler un sens, dit M.Schecter.C’est même vrai pour les intellectuels critiques — d’autant plus que leurs analyses les amènent à désenchanter le monde encore plus et à faire preuve d’encore plus de cynisme.» Commerce et droits de la personne peuvent aller de pair C'est du moins Vopinion défendue par Pierre Sané, secrétaire général d’Amnistie internationale CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR T es forces démocratiques du Nigéria n’oublieront ja-^i_>mais la passivité complice de Shell» qui a refusé de faire jouer son influence auprès du régime du général Sani Abacha, comme l’y invitait Amnistie internationale (AI), afin d’éviter qu’on ne pende l’écrivain Ken Saro-Wiwa et d’autres leaders ogonis.Le secrétaire général d’AI, Pierre Sané, pense que c’est un mythe de croire que des sociétés comme Shell, qui produit 90 % du pétrole nigérien, ne s’impliquent pas en politique: gardent-elles vraiment le silence sur les lois touchant la fiscalité et l’environnement, s’interroge-t-il tout en plaidant que «il n’y a pas à choisir entre commerce et défense des droits de la personne»; les deux ont intérêt à aller de pair.Sur le rôle du monde des affaires, du FMI, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce, a dit hier celui qui chérit le titre d’activiste et qui ne veut surtout pas se poser en prédicateur, Amnistie ne suggère aucunement que ces gens devraient s’abstenir d’investir, mais plutôt qu’ils doivent utiliser leurs investissements à des fins de protection des droits de la personne.Invité du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), Pierre Sané a traité de «Commerce, droits de la personne et politique étrangère» devant une centaine de convives provenant tant des ONG que du corps consulaire et des milieux d’affaires.L’axe central de son plaidoyer, il l’a voulu réaliste: celui qui entend prospérer n’a pas intérêt, finalement, à s’entêter à faire affaires dans un pays où la répression, à moyen terme, engendrera instabilité et rébellion.Si Amnistie ne parlait plus aux gouvernements de pays où se commettent des violations des droits, ce sont environ 150 pays qui seraient ainsi mis de côté.«Nous ne nous prononçons pas sur l’application de sanctions», répète le secrétaire général d’Amnistie qui rappelle que la finalité de toute activité économique «ne peut être que la promotion du bien-être universel».Pierre Sané a consacré une bonne part de son intervention à la Chine, ce cinquième de l’humanité qui, globalement, devient un marché attrayant avec sa croissance phénoménale (491 milliards d’investissements à la fin de 1994 et un PNB de 500 milliards par an).Mais c’est aussi un pays où d’innombrables Chinois expérimentent quotidiennement le déni de leurs droits fondamentaux: «un système où l’arbitraire règne et où la violation du droit international prend la forme de détentions arbitraires massives, de torture, de procès sommaires» et de recours fréquent à la peine, de mort L’un des symboles d’une Chine qui aspire à un Etat de droit est Wei Jingsheng, qui en est à sa deuxième condamnation pour avoir osé ajouter à la doctrine officielle des quatre modernisations une cinquième qui porte sur «démocratie et droits de la personne».Lors d’un bref échange de vues avec l’auditoire, M.Sané a cité le Rwanda comme exemple de dégradation apportée par l'impunité, car le Rwanda, «c’est une histoire de massacres», tandis que «jamais quelqu’un n’a été appelé devant les tribunaux» pour répondre de ces massacres.Cet exemple lui sert à réitérer son appui à un Tribunal pénal international (TPI) qui, précisément cassera une tradition d’impunité de tortionnaires «n’ayant qu’à se retirer dans des fermes».Amnistie, a également dit son secrétaire général, documente et dénonce toutes les violations des droits, elle indique des redressements, combat l’impunité et ne serait satisfaite qu’à l’avènement d’un «ordre mondial fondé sur la jouissance de tous les droits pour tous».premier pour accéder à Internet mNo QTUV i 1800 773-21-21 Le service Sympatico, la façon la plus simple d'accéder à Internet.Offert en français ou en anglais.Ligne d'assistance 24 heures sur 24, 365 jours par année.SERVICE INTERNET POUR TOUS" Solutions globales I mmam am DEVOIR ¦'• ¦¦ : ¦¦:¦¦•••' ¦ • ' • •> • -.V • < ¦ Üffl * i
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