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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-11, Collections de BAnQ.

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Rester (tons la course ¦ Un cahier spécial sur le congrès de l'ACFAS Vol.1, X X X V 1 - No III M 0 N T 11 É A !.L K S SA M EDI II K T 1) 1 M A N C II E 1 2 M Al 1 » 9 ( 5 C A II 1 E R S - 1.D 7 S + TPS ?T V Q LES ARTS L’avenir dure longtemps; Images du futur aussi PAGE B 1 ^ t • FORMES Au secours 4 du Vieux-Montréal PAGE D10 MONTRÉAL En santé, les mises à pied se conjuguent au féminin PAGE A 3 ?LIVRES Christiane Duchesne: tout le plaisir d’écrire PAGE I) 1 PERSPECTIVES À Montréal, tout baigne Silence dans les rangs! À Montréal, tout va bien.C’est nickel.Il n’y a aucun problème.Pas de pauvres, pas de chômage, pas d’itinérants, pas de faillites, pas de nids-de-poule.Ceux qui aperçoivent cela, qui s’en attristent ou s’en émeuvent, ont l’esprit mal tourné.Ils ont des têtes mal faites.Car à Montréal, tout baigne.À preuve, aucune mesure particulière concernant Montréal «c’est toi ma ville!» n’a été prévue dans le budget Landiy.Avec cet unanimisme qui lui est si coutumier, le milieu montréalais des affaires a récemment multiplié, par l’intermédiaire de ses ténors et coup sur coup, des interventions publiques logeant toutes à l’enseigne du catéchisme positiviste.Des discours tendant tous à tordre le cou à la critique.La critique à venir, même si elle devait s’avérer lucide, bien balancée.Par anticipation, on cherche à l’invalider, la critique.A pourfendre les idées qui oseraient s’appuyer sur la réalité, sur les faits.Sur l’état des faits.La dernière en date de ces interventions nous vient d’André Bérard, président de la Banque Nationale.A son avis, «ce n’est pas tout le monde qui voit Montréal dans un état de morosité.Il faut d’abord travailler sur l’état d’âme des gens».On le répète, «il faut d’abord travailler sur l’état d’âme des gens».Auparavant, c’est Jean-Claude Scraire, président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui visa le blanc et tua le noir.Le 29 avril, à Montréal, il a martelé: «La métropole serait menacée des pires maux, selon cer-t'ins.[.] Si notre verre n’est pas plein, reconnaissons tout de même qu’il n’est pas vide.Il faut bien admettre que si l’on se compare aux autres pays industrialisés, nous faisons partie du peloton de tête.» Avant M.Scraire, il y a eu l’intervention de Pierre Brunet, président de Lévesque Beaubien Geoffrion.Qu’a-t-il dit?«11 souffle présentement sur Montréal un vent malsain de déprime.Aux yeux de plusieurs, Montréal est devenue une ville morose.[.] Montréal n’est pas à l’article de la mort, loin de là.Montréal a du cœur et du cran.La ville surmontera ses épreuves pour peu que nous soyons prêts à l’appuyer, au lieu de chercher malicieusement les moyens de l’enfoncer toujours plus profondément dans le bourbier.» ! Antérieurement à tous ces discours, à toutes ces interventions, on a pu entendre Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Industrie et au Commerce, faire une sortie contre ces personnes qui, paraît-il, dépensent leur salive à descendre Montréal en flammes.En substance, Mme Dionne-Marsolais a expliqué que le déclin de Montréal était une vue de l'esprit Fichtre! Or donc, il n’y a pas de problème.En fait si, il y a un os, un écueil.Lequel?Des gens critiquent alors qu’il n’y a pas lieu de le faire.Mais qui sont-ils, ces gens qui osent critiquer?Jamais, jamais dans ces interventions, ces mauvais esprits, ces empêcheurs de,tourner en rond ne sont identifiés, ne sont nommés.A cet égard, c’est mystère et boule de gomme.En revanche, ces interventions ont été l’occasion pour leurs aqteurs de constituer l’inventaire de tout ce qui va bien.A Montréal, on est dynamique, on est fort.Et tant pis si le nombre de sans-emploi est plus élevé qu’il y a dix ans.Et tant pis si la diffusion de la pauvreté est aujourd’hui plus prononcée qu’auparavant En réalité, ces discours, parce qu’ils se conjuguent avec la langue de bois comme avec la langue de coton, sont des prétextes à l’autojustification davantage qu’à l’autosatisfaction.Pourquoi davantage?Pourquoi cette distinction?Parce qu’on appréhende d’être mis dans l’obligation de faire quelque peu son autocritique.Car au pouvoir, on n’y est pas depuis hier, mais bien depuis cinq, dix, vingt ans.Prenons par exemple l’intervention du président de la Caisse de dépôt II y est question de l’implantation éventuelle d’un centre bancaire international.Il y a dix ans tout juste, l’histoire nous l’enseigne, il en fut abondamment question.Il y avait eu tout un débat à la Chambre des communes et un paquet de lois et règlements.Depuis, rien.Historien de l’économie à l’UQAM et co-auteur de La Pensée économique depuis Keynes, Gilles Dostaler a noté que ces discours logeant à l’enseigne du «tout va bien» sont en fait «une croyance aveugle dans le fait que le marché, donc l’entreprise privée, va régler tous les problèmes.On veut que l’État se retire de pratiquement toutes les sphères d’activité sociales et économiques.Pour eux, ce monde sans état est le seul monde possible.On ne peut rien y changer».Ainsi donc, après la fatalité de l’histoire, nous serions tous les victimes ou les témoins de la fatalité économique.C’est comme ça, il n’y a rien à faire.La science économique est devenue une science exacte.Qu’elle soit encore rattachée au département des sciences humaines est une illusion.C’est le vieux pari de Pascal, cette histoire.Vous ne croyez pas en Dieu?Mettez-vous en position de prière, il va débarquer.Serge T ru ffa u t ?INDEX Agenda .D9 Ans publics.C8 Classées.02 Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.-M2 Le monde_____A10 Mots croisés.C12 Les sports .04 M É T É 0 Montréal Pluie.Max; 14.Dimanche: 70 % de probabilité d’averses.Max: 15.Québec Nuageux et pluvieux.Max: 14.Dimanche: risque d averses.Max: 16 Détails en C 12 Le droit à la sécession Ottawa et Québec sur le pied de guerre Allan Rock évoque la «primauté du droit» Le gouvernement Bouchard n}exclut pas pour intervenir dans la cause Bertrand le déclenchement d'élections précipitées JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Dans un geste qu’il veut strictement technique mais qui pourrait avoir des répercussions politiques immenses, le gouvernement fédéral a choisi d’intervenir dans la poursuite intentée par l’avocat Guy Bertrand visant à faire déclarer illégale une éventuelle accession unilatérale du Québec à l’indépendance.En agissant ainsi, Ottawa prétend n’avoir qu’un but: s’opposer, en démontrant qu’elle est «fondamentalement erronée», à la position que défendra le gouvernement du Québec, à savoir que la requête Bertrand est irrecevable puisque la Constitution et les tribunaux canadiens n’ont pas compétence sur les questions afférentes à l’accession à la souveraineté par des voies démocratiques.La décision fédérale a été rendue pu- blique hier par le ministre de la Justice, Allan Rock, qui, conscient de ce qu’elle pourrait être perçue par les Québécois comme une ingérence intolérable dans leur droit à décider eux-mêmes de leur avenir, a enfilé trois paires de gants blancs pour en expliquer le sens.«Il ne s’agit pas d’une intervention afin d’appuyer M.Bertrand dans l’action qu’il a intentée.Il ne s’agit pas non plus d’un acte politique.Il s’agit d’un acte strictement juridique, une intervention sur un point de droit très précis et très important», a-t-il déclaré.VOIR PAGE A 14: ROCK Allan Rock KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Au moment où les avocats du gouvernement fédéral plaideront devant la Cour supérieure l’illégalité d’une déclaration unilatérale de la souveraineté du Québec, le premier ministre Lucien Bouchard réunira ses ministres lundi matin pour formuler une riposte à cette intervention, riposte qui pourrait inclure le déclenchement d’élections précipitées.M.Bouchard a annulé une visite à Maine, prévue hier, pour consacrer toute Jacques Brassard pact» de la décision d’Ottawa qui, selon le premier ministre, «met directement en cause le droit des Québécois de décider librement et démocratiquement de leur avenir politique».Bien que les tenants du gouvernement Bouchard se soient gardés hier de préciser les gestes que fera Québec dans le sillage de l’annonce du ministre fédéral de la Justice, Allan Rock, un affrontement semble inévitable sur la question de la préséance ou non de la Constitution dans la démarche souverainiste.«Pour nous, il est clair que la démocratie prime sur les dispositions de nature constitutionnelle», a tranché hier le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard.Dans la «hiérarchie des valeurs [.], la première valeur, c’est la démocratie.Et selon nous, en vertu du droit international, c’est également cela qui prime».VOIR PAGE A 14: BOUCHARD Heurts à Hong-Kong WP **0-} _’.L Lire en page A 12 Véditorial de Lise Bissonnette: La provocation PHOTO AP ENVIRON 200 demandeurs d’asile vietnamiens se sont évadés hier à l’aube d’un centre de détention de Hong-Kong abritant 7600 personnes.Cent cinquante policiers arrivés en renfort ont aidé le personnel pénitentiaire à reprendre le contrôle des lieux.Au total, 19 000 Vietnamiens sont enfermés dans des centres du territoire britannique qui doit revenir sous souveraineté chinoise le 1" juillet 1997.La plupart d’entre eux doivent être rapatriés dans leur pays avant juillet prochain, date à laquelle s’arrêteront les subventions de l’ONU pour ces camps.La loi 101 sera renforcée Louise Beaudoin soumet ce matin aux militants une version corrigée du «bouquet de mesures linguistiques» PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le gouvernement Bouchard soumettra aujourd’hui aux représentants de la base militante péquiste une version corrigée du bouquet de mesures linguistiques.La loi 101 sera modifiée et renforcée.La ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, responsable de la Charte de la langue française, rencontre ce matin à Montréal les membres du Bureau national du parti, qui regroupe les membres de l’exécutif national, les présidents régionaux et les présidents des comités nationaux.Le nouveau projet gouvernemental que Mme Beaudoin proposera aux dirigeants péquistes s’inscrit dans le prolongement de la turbulente réunion du conseil national du 27 avril dernier.Il prévoit plusieurs modifications à la loi 101, dont le rétablissement de la Commission de protection de la langue française, qui sera chargée de veiller au respect des dispositions de la loi, notamment en pe qui concerne l’affichage commercial public.À l’issue d’un tumultueux débat, le premier ministre Bouchard était venu à bout de la résistance des péquistes de la région de Montréal, en faisant adopter de justesse (103 voix contre 85) un amendement qui visait à bonifier le bouquet de 40 mesures mises de l’avant le 3 avril.L’on y recommandait au gouvernement d’attribuer VOIR PAGE A 14: LOI 101 + Francis Ford Coppola, président du jury du Festival de Cannes Vite, très vite ! «J’ai toujours eu envie d’y aller sans avoir un film à présenter, sans me ronger les sangs» L’homme va vite, très vite.Et pas seulement dans sa décapotable, qui fonce d’un studio d’enregistrement californien à l’aéroport Francis Coppola termine à Cannes un périple «qui correspond aux différentes facettes de [sa] vie».HENRI BÉHAR LE MONDE ew York: une journée consacrée à la postsynchronisation de son dernier film./ocÆ, avec Robin Williams.Londres: à titre privé, en famille.Paris: parce qu’il s’y arrête à chaque fois.Bourgogne: parce que, propriétaire de vignobles dans la vallée de Napa, près de San Francisco fies vins Niemans-Coppola ont figuré sur la carte du restaurant parisien d Taillevent), il y a été intronisé, le mercredi dernier, membre d’une confrérie des vins de Bourgogne.Cannes enfin, où il préside le jury du 49e Festival international du film.Ensuite, il se remettra à l’écriture du scénario de The Rainmaker, dont le tournage commencera à l’automne.«À plusieurs reprises, Gilles Jacob [le délégué général du festival] m’avait invité à présider le jury.Je n’avais jamais été en mesure de le fai-N ^ re.Cette fois, la conjoncture était favorable: bien que je sois en train de terminer mon film avec Robin Williams, il m’était possible de m’échapper en confiant le prémixage à d’autres.Un créneau de 15 jours qui tombait VOIR PAGE A 14: COPPOLA ¦ Autres informations sur Cannes, page A 5 » I.K I) K V 0 I It I.K S S A M KOI II K T II I M A X (' Il K 12 M Al Ml II II \ *¦> LES ACTUALITES Le caporal Purnelle demande l'aide du juge Le sous-officier pourrait faire face à une cour martiale JOCELYN COULON LE DEVOIR Ie caporal Michel Purnelle a fait -/.parvenir au président de la Commission d’enquête sur la Somalie, le juge Gilles Letourneau, une lettre pathétique où il informe le magistrat de sa crainte de subir des violences physiques à la suite de ses déclarations contre les dirigeants des Forces armées canadiennes qu’il accuse de «cômiption» et de «lâcheté».jjne source anonyme a fait part au Devoir du contenu de la lettre de trois paragraphes que le sous-officier a envoyée par télécopieur jeudi matin au jugé.Dans sa missive, le caporal écrit qua «de nouveaux éléments venant de ta part de sources fiables m’ont avi-sé;Qu’il y a eu demande d’intimida-tioüs et de représailles physiques à môn égard».«Ne pouvant préparer une défense adéquate, je suis vulnérable à ce que je qualifie d’abus de pouvoir, poursuit-il.[.] Je me savais d’avance condamné lorsque j’ai mis les pieds à la Commission d’enquête mais je n’avais pas imaginé autant les conséquences.» À la fin de sa lettre, le caporal réclamé l’aide du juge Létoumeau.«Je me seps très seul face à un destin auquel je ne peux me défiler et j’ai besoin d’aide.Je vous demande au nom de la justice d'assumer le bien-être financier et moral de mon épouse et de ma petite fille.» Hier matin, le caporal Purnelle a été informé par son commandant de bataillon, le lieutenant-colonel Jacques Momeault, qu’il avait recommandé aux autorités militaires que le sous-officier soit déféré devant une cour martiale.Les Forces armées reprochent au caporal d’avoir accordé sans permission des entrevues à des médias et de s’être absenté de son travail sans autorisation.Il y a trois semaines, le caporal Purnelle accordait plusieurs entrevues aux médias sur le contenu d’un livre qui doit paraître aux Editions Liber, intitulé Une armée en déroute.Dans cet ouvrage, le caporal dénonce l’absence de leadership au sein des Forces armées canadiennes et accuse ses dirigeants de corruption et de carriérisme.Invoquant la Loi sur la défense nationale, les Forces armées accusent le caporal de «conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline» et de «désobéissance à un ordre».Le procès-verbal d’accusation dresse la liste des cinq entrevues que le PHOTO ARCHIVES Michel Purnelle caporal a accordées aux médias et qui contreviendraient aux règlements sur la diffusion de renseignements sur des sujets militaires.Les deux autres accusations portent sur un même incident, soit le fait de s’être absenté de son travail sans permission pour se rendre aux bureaux de la Commission d’enquête sur la Somalie.Le 26 avril, le sous-officier devait se rendre à Ottawa pour livrer à la commission des documents concernant les événements qui se sont déroulés dans ce pays en 1993.Quatre Somaliens ont alors été tués par des soldats du Régiment aéroporté du Canada.Selon le capiüüne Jocelyn Laroche, de la base de Valcarlier, le caporal Purnelle — qui devait rencontrer son commandant — n’a informé ses supé>-rieurs de son intention de se rendre à Ottawa que quelques minutes avant son départ.Pendant que les autorités vérifiaient auprès de la commission si le caporal était bien demandé à Ottawa, celui-ci a quitté la base pour se diriger vers l’aéroport.Les militaires sont allés le cueillir là-bas, a dit le capitaine Laroche.Le caporal a été ramené à la base où il a rencontré son commandant comme prévu initialement Ordonnance écrite La commission avait été informée la veille que le caporal voulait témoigner.Le 26 au matin, la commission a informé verbalement les supérieurs de Purnelle qu’elle voulait le rencontrer.Lorsque le juge Gilles Létoumeau a appris que le caporal avait été mis en état d’arrestation il a émis sans délai une ordonnance écrite stipulant que la commission voulait entendre le caporal.Celui-ci a été libéré et s'est finalement présenté devant le juge.Le capitaine Laroche a déclaré que les autorités de la base n’ont jamais empêché le caporal de se rendre à Ottawa.«Au contraire, nous avons réservé les billets d’avion pour le caporal», a-t-il dit.Ixi lettre du caporal Purnelle et la décision des autorités militaires de porter des accusations contre le sous-officier auraient poussé le juge Létoumeau à lancer jeudi après-midi une vigoureuse mise en garde contre les Forces armées.Après avoir déclaré que le caporal Purnelle avait «fait preuve de beaucoup de courage en sortant des rangs et en venant témoigner aux audiences publiques de la Commission», le juge Létoumeau a souligné que la décision des Forces armées envoie un message contradictoire aux soldats qui possèdent peut-être des informations pertinentes.«Ce message contraste grandement avec les exhortations officielles qui [.] sont faites aux soldats de collaborer par tous les moyens possibles à la réalisation du mandat de la Commission», a dit le juge.Devant le sort réservé au caporal Purnelle, le juge Létoumeau a dit qu’il surveillait de près l’évolution de la situation.«Nous nous ven-( rons peut-être dans l’obligation de la commenter dans notre rapport, si nous jugeons qu’une injustice a été commise.» Par ailleurs, le commandant de l’armée de terre pour la région du Québec, le major-général Roméo Dallaire, a défendu la décision des autorités militaires de recommander la constitution d’une cour martiale pour le caporal Purnelle.«Nous n’avons jamais eu l’interi-’ tion d’intimider le caporal, a dit le; général.Ce sous-officier a commis' des infractions aux règlements militaires.Il doit maintenant en répondre.C’est une question de disci-’ pline.Les ordres doivent être res-' pectés.» Le général Dallaire a tenu à pré-' ciser que le caporal Purnelle pourrait éviter la cour martiale si lui ou" le chef de l’armée de terre, le général Maurice Baril, en décidaient aif-trement.Si le caporal Purnelle est déféré devant une cour martiale et est reconnu coupable, il risque la déten-' tion, la rétrogradation ou uile1 amende.— mm?f mm#?* ^m.Avec trois jeux et trois façons Je gagner - à la diagonale, à la verticale et à l'horizontale - Machines à sous p peut vous faire remporter Jes sous Jes hidous.0 loto-québec Collision de deux hélicoptères Quatorze soldats américains tués ; Ch ASSOCIATED PRESS , Camp Lejeune (Caroline du Nord) — Quatorze soldats j américains ont été tués, tôt hier, dans la collision de deux hélico1 ptères des Marines, a annoncé le Pentagone.L’accident, qui a fait aussi deuk blessés graves, est survenu lors dés ’ 1 j manœuvres anglo-américaines bap- " tisées «Purple Star», se déroulant près des côtes de la Caroline du' isi'i é le'11 Nord.M Uidentificatioij V des soldats tués va se révéler difficile, un y 'i* incendie ayant' 1 ' Ai *1 Mil y y éclaté au moment de l’impact SI Les deux appareils, soit un Séa' ’ Knight CH-46 et un Cobra AH-1,' sont entrés en collision au-dessus d’une zone marécageuse, la nuit et; j par visibilité réduite, non loin de là ' ¦ base des Marines de Camp Lejeune.La Maison-Blanche avait fait’ état, dans un premier temps, de 16 morts mais un porte-parole du corps des Marines, au Pentagone, a confirmé que le bilan s’établissait à 14 morts.Les deux blessés sont le pilote et le copilote de l’hélicoptère CH-46.Le pilote est dans un état critique, le copilote, moins gravement atteint, ; ' ' est dans un état stationnaire.L’identification des soldats tués 11 va se révéler difficile, un incendie ayant éclaté au moment de l’impact.En mars dernier, l’état-major de6;'i Marines avait décidé d’interrompre j deux jours durant tous les opéra- | fions aériennes mineures, pour ré- ; évaluer les mesures de sécurité ; entourant les vols, après une série J de catastrophes inexpliquées.Depuis le début de 1996, les Marines ont subi neuf accidents aé- I riens, entraînant la destruction fi> j taie de six appareils ainsi que la ; mort de cinq membres d’équipage.; Jeudi encore, un hélicoptère ; gros porteur, de type Sikorsky CH- ! 53E, s’était écrasé lors d’un der- ! nier vol de vérification, dans le Connecticut, tuant les quatre personnes à bord.L’appareil devait re«* • j joindre un régiment de Marines à ; j Quantico, en Virginie, chargé notamment d’assurer des missions : de soutien et de transport pour là*” Maison-Blanche.Le Centre canadien international Lester B.Prarson poor ta formation en maintien de la paix The Lester B.Prêt ion Canadien International Peacekeeping Training Centre NOUVEAU COURS EN FRANÇAIS LA COOPÉRATION INTERDISCIPLINAIRE! Le Nouveau partenariat du maintien de la paix en pratique Date: 3- M |uin 1996 But: Le but du cours est de fournir aux membres des disciplines directement ou indirectement Mes au rruintien de la paix les connaissmees nécessaires pour leur permette de travailler efficacement dans le cadre du ‘Nouveau partenariat du maintien de la paix".Pour phis d lnformatlon.contacter: Le Secrétaire général.Code 35 Le Centre de formation Pearson Parc Cornwallis.B.P.100 Oementsport.N E.Canada.BOS ICO T4I.: 1902) 638-8611 Fax: (902) 6388888 Email regtsoareppc cdnpeacekgepfog-nsca a 4 ss= M Al III II (i A 3 L K l> K V II I 11 , I.K S S A M EDI II K T l> I M A X ( II K I -?LE DEVOIR « MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La Gaucheüère Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN tel : (514) 861-4489 •Des boucles il oreilles A faire river .Louise Beaudoin et le budget Réforme de la santé «On passe de la parole aux actes» Les mises à pied se conjuguent au féminin Familles séparées et travail de nuit sont le lot de plusieurs mères MARIO CLOUTIER LE DEVOIR a ministre de la Culture et des .-/Communications, Louise Beau-c oin, était rayonnante au lendemain c u discours du budget de son collègue aux Finances, Bernard Landry.«Je pense qu’on passe véritablement de la parole aux actes dans le domaine de la culture et des communications, affirme-t-elle.Déjà, ce qu’annonçaient les crédits était presque miraculeux, je rends hommage à Bernard Landry.Il croit à l’importance de la culture.Pour moi, c’est l’addition de toutes les mesures qui est intéressante.» La plus surprenante d’entre elles demeure sans doute la décision de passer par Loto-Québec afin d’apporter une aide accrue à l’OSM.Le ministre des Finances a annoncé qu’une cojnmandite spéciale de la société d’Etat, dont le montant sera annoncé plus tard, serait allouée à l’orchestre.«Dans le cas de l’OSM, a tenu à préciser Louise Beaudoin, il n’y avait pas d’alternative avec un déficit accumulé de 5,5 millions de dollars.Cette somme dépassait largement la capacité du ministère de payer.On les aidait .'ou ils fermaient.A partir du moment où ils ont commencé à s’en sortir en faisant des efforts de redressement avec le marketing et la publicité, nous avons pensé qu’il était important pour Montréal et cet ambassadeur culturel qu’est l’OSM de trouver une aide supplémentaire.» La ministre dit ne pas craindre que cette mesure ouvre la porte à d’autres demandes semblables du milieu culturel et des organismes musicaux en particulier.«J’essaie de trouver des façons d’aider tout le monde.Nous faisons du cas par cas.Les Grands Ballets ' canadiens ont eu droit à 250 000 $, et le TNM, à près de 750 000 $, je crois.Ne.puisant pas dans les ressources du ministère pour l’OSM, cela n’enlèvera rien aux autres orchestres.» Par ailleurs, le Fonds de l’autoroute de l’information, maintenant responsabilité de son ministère, passe d’un premier montant de 50 millions, déjà engagés, à 60 millions pour les trois prochaines années.Les modalités des programmes seront annoncées en juin par la ministre mais, déjà, 52 projets ont bénéficié de ce fonds.«Dans le premier fonds, précise Louise Beaudoin, la moitié des sommes est allée dans les infrastructures, comme chez Cogeco et Vidéotron.Un montant de sept millions a également servi à brancher les 965 bibliothèques du Québec.Désormais, l’investissement va porter sur les contenus: culture, éducation, santé et loisirs.Mais toujours en français», a-t-elle insisté.Du côté du Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC), Québec versera 1,5 million pour administrer le fonds, en plus des cinq millions de la SODEC.«Il s’agit d’un montant supplémentaire, indique Mme Beaudoin, qui ne sera pas pris à même le budget de la SODEC.Il n’est pas question de donner d’une main et de retirer de l’autre.» Lors de son discours du budget, Bernard Landry a aussi précisé que les resserrements en matière d’impôt sur le revenu, du côté des frais de représentation des professionnels et des entreprises, ne toucheraient pas aux abonnements à des concerts, opéras, spectacles de danse et de théâtre.«Il s’agit là d’une mesure indirecte et incitative intéressante pour stimuler la vente de billets des compagnies artistiques», selon la ministre Beaudoin.Elle souligne que le ministre Landry a conclu sur la culture en parlant de la langue et en promettant une somme additionnelle de cinq millions pour la mise en œuvre de mesures, déjà annoncées, pour accroître les moyens requis pour la défense et l’illustration du français.Pour ce qui est du dossier du Musée du Québec, qui disait manquer de ressources financières plus tôt cette semaine, Louise Beaudoin s’attend là aussi à un effort de rationalisation.«Je m’engage à m’asseoir avec le directeur général John Porter pour trouver des solutions qui affecteront le moins possible les programmes.» Un revers pour Carcajou Laval (PC) — L’escouade Carcajou a subi un revers, hier, alors que le juge Pierre Pinard de la Cour supérieure a ordonné l’arrêt des procédures contre trois hommes arrêtés par Carcajou le 6 décembre dernier relativement à un complot projeté pour exécuter trois membres des Dark Circles, un groupe de motards associé aux Rock Machine.Le juge Pinard a indiqué que Carcajou s’était placée au-dessus des lois dans cette affaire.Yves Gagné, Guy Majeau et Normand Lor-tie étaient soupçonnés, selon ce qui a été allégué, de complot pour assassiner Louis-Jacques Deschênes, Paul Porter et Richard Lagacé.Selon l’avocat du trio, M'Léo-René Maranda, le juge s’est rendu à l’évidence que Carcajou a refusé de se conformer à une décision de la Cour suprême qui oblige la poursuite à dévoiler des informations à tout accusé afin que ce dernier puisse évaluer la cause et se préparer à une défense pleine et entière.Dans cette affaire, Gagné avait déjà été libéré.Les deux autres l’ont été hier.Anglais langue seconde Programmes d’immersion - Eté 1996 Pour garçons et filles de 14 à 17 ans et pour adultes de tout âge.Programme pour jeunes Sessions de trois semaines Du 23 juin au 13 juillet Dü 14 juillet au 3 août • Peau campus au coeur de l'Estrie • Programme établi depuis 17 ans • Cours et activités en anglais • Résidences modernes • pessions axées sur le développement de la communication orale A Programme pour adultes Sessions de six jours 26-31 mai 30 juin au 5 juillet 7-12 juillet 14-19 juillet Champlain Regional College Lennoxville (Qc) J1M2A1 Tél: (819) 564-3684 Télécopieur: (819) 564-5171 A I AA J5L AA A CONFERENCE PUBLIQUE MONDIALISATION, EXCLUSION SOCIALE ET CITOYENNETÉ AVEC RICARDO PETRELLA Collaborateur du Monde Diplomatique Membre fondateur du Groupe de Lisbonne Professeur à l’Université de Louvain, Belgique Ex-dir.Programme FAST (prospective et évaluation de la science et technologie) à la Commission des Communautés européennes MERCRED115 MA11996 à19h30 Université du Québec à Montréal Pavillon Judith-Jasmin Local J-M400 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM ISALLE MARK-GÉRIN-LAJOIE Contribution suggérée 5.00 S (2.00 S sans emploi) isée par la Ligue des droits et libertés et Solidarité populaire Qu avec la collaboration des Services aux collectivités UQAM R.S.V.PJ 514-849-7717 et 514-598-2000 PHOTO ARCHIVES Le grand branle-bas de la réforme de la santé est souvent synonyme d’enfer pour bien des femmes.ïïïfîl i| Iifimmrkmm nndncocr • 0‘S?1 "• };‘V ,> Grâce au coupon-rabais du Solde Kanuk, vous profiterez pendant le Solde d entrepôt Kanuk cfe25S derate Ion fui acJut fan* ôt 250 S et pks («art tues) OU de 50 S de ratuis lors f ni achat KjiA de 500 $ et pks (arant tues).tafcJ» du 8 u 13 mai &ti Han*.4S.ne RxM est i Mwtrêi.Ui sai awon-rafc* wr adat IW «mit 13 ni K.KANUK Obtenez Obtenez 50$ de rabais 25$ de rabais \'M\ TOUT KANUK Leëousoi Tombouktoi le puB Polartek rég.101 $ Le Pro: , ré&317$*l Lfe Patrouille^ : rèj LIQUIDATION - COU GRIS ou SABLE Le sac à dos Le pantalon Désert II rég.99 $ Le parka imperméable microporeux Parapluie : rég.376 $ DU 8 AU 13 MAI Equipez-vous pour les vacances! Réfugiés Le Canada est-il vraiment une terre d’accueil ?Immigration Canada est un «ministère à deux faces», accuse une coalition d'organismes humanitaires CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Au nom de la Coalition pour le respect universel des droits humains, sept personnes impliquées dans des organismes préoccupés par le traitement réservé aux réfugiés ou aux demandeurs du statut de réfugié accusent Immigration Canada d’être un «ministère à deux faces».Le pouvoir, dans ce ministère, serait largement exercé par des non-élus; bien des décisions y seraient prises en contradiction avec «un système qui prône la transparence et qui pratique l’intolérance», accusent les signataires d’un communiqué émis jeudi soir.Hier, une porte-parole du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration disait avoir pris connaissance de ce communiqué très tardivement et que, sans doute, elle pourrait en commenter le contenu (six pages) vraisemblablement lundi.Marie-Hélène Paquin, du Comité d’aide aux réfugiés, M'Stewart Ist-vanffy, Jean-Claude Bernheim (Office des droits des détenu(e)s), Antonio Lorté et Peter Vorias, de la ligue antifasciste mondiale, Me Mylène Forget, de l’Assistance para-légale, et Carlos Suarez, du Centre américain multiethnique, s’attaquent dans ce communiqué à un «comité de l’ombre» chargé de conseiller la mi- nistre Lucienne Robillard.Les signataires font état de cas troublants où des personnes en voie d’expulsion sont droguées pour mieux assurer la «réussite» de l’opération — ce fut le cas de la Zaïroise Bitha Munsi, enceinte, expulsée le 23 février 1994.Les auteurs mettent en doute l’objectivité d’une enquête que la ministre a confiée à M.Richard Saint-Louis qui se retrouve «juge et partie» puisqu’il est à la fois le maître d’œuvre des expulsions à partir de Mirabel et le sage auquel on demande de se prononcer sur des abus dont ses subordonnés seraient les auteurs! Le groupe dénonce le sort réservé à des Algériens visés par des ordonnances d’expulsion: Noureddhine Bedj, mis à bord d’un avion de Swissair le 14 avril, aurait été menacé par l’agent d’escorte du ministère, Marcel Campeau.M.Bedj aurait finalement été déporté en Mauritanie et sa santé laisserait à désirer, confiait il y a quelques jours au Devoir sœur Fabienne Lebel, qui a pu s’entretenir avec des proches de M.Bedj en Algérie.Plus grave est le cas de Sadi Bousslimani, que cinq agents et gardiens sont allés cueillir au Centre de détention Saint-Jacques.Menotté aux pieds et aux mains après avoir été malmené, placé à bord d’un vol d’Air France (l’infirmier de Parthe- nais a témoigné de «marques de doigts imprimées dans son cou»), M.Bousslimani fut finalement ramené à Parthenais.Une autre tentative sera faite pour l’expulser.Les sept signataires parlent aussi de «l’affaire payante» que constitue pour le ministère le dépôt de toute requête pour motifs humanitaires (formulaire 114-2).Chaque requête signifie le versement de 500 $; et si cette requête est déposée en fin d’après-midi, le refus étant signifié le lendemain dès l’ouverture des bureaux, qui au juste a étudié la requête et suivant quels critères, se de-mande-t-on?En somme, le comité ad hoc estime qu’entre la théorie de l’examen attentif de toute requête, en conformité avec les engagements pris par le Canada, et la réalité du traitement des individus impliqués, il y a une pratique qui selon les signataires «permet de camoufler, de justifier et de légitimer des abus de pouvoir, le recours à des actes illégaux, une culture bureaucratique foncièrement raciste et xénophobe, sous couvert de mécanismes humanitaires qui officiellement accordent aux individus le droit d’être entendus et défendus, alors qu’en fait ces mécanismes ne sont devenus qu’une parodie servant à maintenir une image internationale de “terre d’accueil”».Petites centrales hydroélectriques Les rivières intouchées le resteront Le MEF demande aux Ressources naturelles de s’en tenir à des projets impliquant d’anciens barrages LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) estime que le ministère des Ressources naturelles (MRN) ne devrait proposer aucun projet de petites centrales hydroélectriques ailleurs que sur les sites de vieux barrages désaffectés et dangereux et, en plus, à la condition que le nouvel ouvrage ne menace ni la vie aquatique, ni son exploitation.C’est ce que révèle la liste des «Exigences et critères environnementaux et fauniques à prendre en considération par le MRN dans le choix d’un site pour la mise en exploitation d’une petite centrale».Ce document a été déposé hier devant la commission d’enquête sur la production privée d’électricité, laquelle a d’ailleurs appris avec satisfaction que le conseil des ministres du Québec avait autorisé mercredi le prolongement de ses travaux jusqu’à la fin d’octobre, soit la proposition faite par les commissaires à la fin de l’année dernière.Le mandat aura été prolongé deux fois avant que Québec n’accepte que la commission se rende au bout de son plan de travail.Les quelque 60 projets de petites centrales privées de la province ont été lancés sans que l’Environnement ou les responsables de la faune n’aient eu préalablement un mot à dire sur l’importance des sites pour les espèces qui y vivent.Il fut donc décidé l’an dernier au MEF de mettre au point une grille visant à déterminer les écosystèmes à protéger avant que le MRN ne se lance dans un nouveau programme dévastateur.Selon ce document, déposé hier par le MEF, Québec doit «éliminer les projets localisés sur des sites naturels n’ayant fait l’objet d’aucun aménagement hydroélectrique».En clair, on ne touche pas aux rivières intouchées.Un représentant du MEF, Guy Boucher, a expliqué qu’il est primordial de sauvegarder les cours d’eau naturels, dont la valeur patrimoniale et environnementale exige qu’ils soient les derniers mobilisés pour la production d’énergie.Le MEF a donc proposé aux Ressources naturelles de s’en tenir désormais à la mise en exploitation des «sites d’anciennes centrales désaffectées» et tout particulièrement ceux qui posent des problèmes de sécurité, d’instabilité ou de dégradation du milieu.Même dans le groupe des ouvrages désaffectés, ajoute le document du MEF, il faut exclure les sites où on retrouve des espèces menacées ou susceptibles de le deve- nir, ce qui était le cas de la centrale projetée dans les rapides de Chambly, où se retrouvent les derniers suceurs cuivrés.Il faut aussi exclure, selon cette grille environnementale, l’idée d’implanter des petites centrales dans les sites ayant une vocation de conservation, comme les sanctuaires de pêche, les grandes frayères, etc., surtout s’ils sont déjà protégés ou priorisés par des lois et règlements en vigueur.Le MEF propose par ailleurs d’exclure tout projet qui I aurait pour effet d’assécher ou de détourner un cours I d’eau au point de ne pouvoir y maintenir une vie aquatique normale, ce qui fut le cas de la centrale de Saint-Hyacinthe, où le sanctuaire à poissons s’est retrouvé littéralement à sec.Selon le MEF, il faut aussi éviter d’exploiter des centrales sur des sites qui présentent une forte diversité biologique ou dont l’altération pourrait accentuer la vulnérabilité globale d’une espèce.Enfin, il ne faudrait pas toucher aux sités a désaffectés qui sont fortement utilisés pour des I «activités de prélèvement», c’est-à-dire pourla I pêche sportive, commerciale ou d’alimentation.| Les travaux de la commission portaient hier I sur le projet d’exploitation des rapides de I Chambly, qui pouvait accentuer la survie du Su- I ceur cuivré, une espèce de poisson en voie de I disparition, dont le seul site de reproduction I connu se trouve au pied de l’ancienne centrale.I Le ministère estimait déjà en 1991, année du 1 lancement officiel du programme des petites I centrales, qu’il aurait fallu des années de re- I cherche au promoteur pour déterminer si son projet pOu- j vait menacer les derniers suceurs cuivrés, une espèce i dont la protection était jugée prioritaire par le Fonds | mondial pour la nature et le Plan d’action Saint-Laurent | (fédéral-provincial).Même si l’Environnement demandait clairement aux f Richesses naturelles de «surseoir à ce projet», le MRN est allé de l’avant et l’a octroyé à Janin.Devant le tollé j soulevé par la nouvelle menace qui pesait sur cette es- S pèce menacée, le projet a finalement été annulé com- j plètement.Le projet menaçait par ailleurs les anguilles, ! une autre espèce durement touchée, dont 5 % de la re- | production se concentre dans le Richelieu.Le site dé la centrale, qui abrite une importante populatiomde j truites, est fréquenté intensément en été par la La-quaiche argentée, un poisson anadrome, qui remonte de la mer pour frayer à cet endroit, ce qu’ignorait le MEF jusqu’à ce que la chose lui soit signalée par des pêcheurs sportifs., * La commission d’enquête pourra, tel que souhaité, poursuivre ses travaux jusqu’à la fin d’octobre Finances publiques Le Québec est sur la bonne voie, dit Desjardins LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Desjardins loue la prudence du ministre des Finances Bernard Landiy, qui s’est donné «un léger coussin» grâce à ses prévisions de croissance conservatrices, ce qui rend l’atteinte de ses objectifs encore plus crédible.Québec est «sur la bonne voie».Dans son analyse élaborée du budget du Québec, la Direction des études économiques du Mouvement Desjardins qualifie le budget Landry de prudent, crédible et réaliste.L’économiste Simon Prévost croit que le gouvernement Bouchard s’est donné toutes les chances d’atteindre ses objectifs de réduction du déficit, au moins pour les deux premières années de son plan de quatre ans.Chaque variation de 1 % des taux d’intérêt par rapport aux prévisions du budget ajoute ou retranche au déficit une somme de 150 millions de dollars.De même, chaque variation de 1 % de la croissance économique par rapport aux prévisions du ministre Landry ajoute ou retranche au déficit la somme de 235 millions.Le Québec a plus de chances que l’Ontario d’atteindre ses cibles à moyen terme En misant sur une croissance économique relativement faible et des taux d’intérêt plus élevés, le ministre Landry s’est donné un coussin, une marge de manœuvre que M.Prévost évalue à 250 millions.En fait, Québec pourrait même toucher plus de revenus que prévu et avoir moins à dépenser qu’il ne l’appréhende en 1996-97, soutient l’économiste Prévost.Le ministre Landry s’est en effet basé sur de plus fortes réductions que prévu dans les paiements de transfert fédéraux.Desjardins juge d’ailleurs que par la voie qu’il a choisie, le Québec a plus de chances que l’Ontario d’atteindre ses cibles à moyen terme.Québec privilégie la voie de la réduction de ses dépenses et s’attaque à son déficit avant de réduire les taxes et impôts, comme l’a fait cette semaine le ministre des Finances de l’Ontario.«A notre avis, en procédant ainsi, il a plus de chances d’atteindre ses cibles budgétaires à moyen terme, surtout si une récession se pointe à l’horizon.Néanmoins, il ne faut pas négliger à court terme la perte de compétitivité fiscale du Québec qui en découle.» REGALADO A REÇU L’AVIS D’EXPULSION (PC) — Victor Regalado, ce réfugié salvadorien qui vit au Québec depuis 14 ans sans statut officiel, a reçu hier matin un avis du gouvernement fédéral lui ordonnant de quitter le Canada.Mais une fois à l’extérieur du pays, il pourra effectuer une nouvelle demande d’immigration.M.Regala-do habite le Québec depuis 1982: Il à été accepté comme réfugié mais a par la suite été jugé inadmissible au : Canada pour des raisons de sécurité qui demeurent secrètes.Son avocat; ML Noël St-Pierre, a bon espoir que' i d’ici 30 jours son client aura réglé les formalités pour sa demande du statut de résident permanent qui lui 1 permettra de revenir au Canada.' :1 UN NOUVEAU SOMMET DE LA TERRE?Ottawa (PC) — Les ministres de l’Environnement des pays du G7 souhaitent la tenue d’un nouveau Sommet de la Terre.Les ministres, qui terminaient vendredi une réunion de deux jours à Paris, ont unanimement ex-; horté les leaders du G7 à assister à., une conférence sur l’environnement l’année prochaine, date du cinquième anniversaire du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro.«De l’avis de tous, l’année prochaine semble être le moment propice pour raviver l’esprit dq Rio», a déclaré le ministre de l'Enyf: ronnement Sergio Marchi au cours d’une interview depuis Paris.KANUK SOLDE D’ENTREPOT KANUK 485 RACHEL EST À MONTREAL DU MERCREDI S MAI AU 13 MAI 20 À 0 0 SIEGES DE SÏÏLES EN MUtlSIEt MASSIF PATIIIES A l ANCIENNE Hâtez-vous pour un meilleur chou! LA GALERIE ART SELECT INC.6810, St-Denis Montréal (Québec) H2S 2S2 Tél.: (514) 273-7088 Fax : (514) 270-8679 — LE DEVOIR.LES SAMEDI I I ET DIMANCHE 12 MAI l»»« LES ACTUALITES FESTIVAL DE CANNES PHOTO AP 1^ :•••¦ !.Le passage de Dustin Hoffman a constitué l’événement de la journée, hier à Cannes.Un peu de sérieux , Après l'humour, des drames humains à l'affiche sur la Croisette r* i t À l'École d'ét d'anglais de l'Université de Sherbrooke Get été J'apprends l'anglais! Du 30 juin au 3 août Cours - Ateliers - Excursions et plus encore.Date limite d’inscription : 31 mai 1996 Exigence : avoir terminé son secondaire 1 -800-667-0904 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE JEAN-MICHEL COMTE ASSOCIATED PRESS ) v.i J Cannes — Après l’humour, l’humanisme.Le Festival de -Cannes, qui avait débuté par une co-imédie, s’est intéressé hier à des .choses plus graves et plus sérieuses: .-les relations entre parents et enfants, Je terrorisme, la difficulté de commu-jtiquer, le temps qui passe et fait mal, le ménage derrière lui.iEn sens inverse, le ciel commence •à se montrer plus souriant: le soleil .est réapparu sur la Croisette après Jes orages qui avaient mouillé la cérémonie d’ouverture jeudi soir.Et Dûs-fin Hoffman en a profité pour voler la vedette aux films en compétition.> iL’interprète de Tootsie, en marge du festival, a tenu une conférence de presse dans un grand hôtel pour annoncer qu’il allait s’investir dans des .productions de films indépendants à petit budget.Il n’est à Cannes que pour quelques jours, mais il aura le temps d’aller un peu au cinéma: amoureux du cinéma européen, il assistera ce soir (samedi) à la présentation officielle du film français Comptent je me suis disputé.d’Arnaud Dfesplechin, le jeune réalisateur de Ta Sentinelle.Le second film en compétition samedi sera Po Di Sanfui, du réalisateur de Guinée-Bissau Flora Gomes, mais l’autre attraction de ce soir sera îà séance de minuit: Spike Lee, l’un I des habitués de Cannes, y présente-i ra hors compétition son dernier film Girl-6, une comédie avec notamment Naomi Campbell.Bousculade assurée parmi les photographes.Sérieux et émouvants ¦Mais en attendant ce premier wepk-end cannois, la compétition hier a donc présenté deux films sérieux et émouvants: Secrets et mensonges, du Britannique Mike Leigh, et.La Seconde Fois, de l’Italien Mim-mo Calopresti.•Il y a trois ans, lors de sa venue à Cannes pour Naked, Mike Leigh avait remporté le prix de la mise en scène et le prix d’interprétation masculine pour un acteur inconnu, David,Thewlis.Cette année il est bien parti pour récidiver puisque beaucoup de ceux qui ont vu Secrets et • mensonges font déjà de l’actrice prin-* cipale l’une des favorites pour le prix d’inteiprétation féminine: là encore, il s’agit d’une comédienne peu renommée, Brenda Blethyn, mais très connue au théâtre et à la télévision en Grande-Bretagne.Elle interprète de façon extraordinaire le rôle d’une femme de 43 ans, déprimée, un peu à la dérive, qui a abandonné à l’âge de 16 ans sa fille à la naissance: sans la voir, et sans savoir que ce bébé était de couleur noire, née d’une liaison sans lendemain.Vingt-sept ans après, cette fille noire qui vient de perdre ses parents adoptifs décide de savoir qui était sa mère.Le premier choc passé — la fille n’imaginait pas, elle non plus, que sa mère puisse être blanche —, toutes deux vont apprendre à se connaître.Mike Leigh décrit avec délicatesse, de manière à la fois crue et humaniste, avec un jeu d’acteurs à l’improvisation très travaillée, les difficultés de vivre et de communiquer entre les différents membres de la famille: la mère, son autre fille de 20 ans, son frère, sa belle-sœur, et donc sa nouvelle fille.Tout cela est simple et touchant, presque mélodramatique, mais jamais lassant malgré presque deux heures et demie de film.Le plus court La Seconde Fois, lui, est le film le plus court de la sélection (lh20), et également le seul premier film en compétition.Un professeur de Turin (Nanni Moretti) rencontre par hasard une ancienne terroriste (Valeria Bruni-Tedeschi) qui, douze ans plus tôt, avait tenté de le tuer.Elle purge une peine de 30 ans de prison en semi-liberté: elle travaille dans un bureau le jour et rentre à la prison tous les soirs.Il l’aborde — elle ne l’a pas reconnu — et tente de trouver une réponse à la question qui l’obsède: «Pourquoi moi?» Le temps qui passe n’a pas tout effacé, là aussi les difficultés de communiquer n’expliquent pas tout, et entre les deux va se construire une relation simple et complexe à la fois, à l’image du film, sobre et sans prétention politique: «Ces deux personnages, qui étaient des symboles, commencent à se reconnaître en tant qu’individus», explique le réalisateur Mimmo Calopresti.«Il ne s’agit plus seulement de l’ex-terroriste et de sa victime, mais de deux êtres humains.» C’était bien là la couleur de ce vendredi cannois, pour les deux films en compétition: ce que sont, qu’ont été et que vont devenir de simples êtres humains.DÉCLARATION POUR LA DÉFENSE DU RÉSEAU COLLÉGIAL Les organisations syndicales du réseau collégial estiment que la formule actuelle des cégeps doit être maintenue et soulignent: • la pertinence du choix historique du Québec de créer un ordre intermédiaire d’enseignement entre le secondaire et l’université; • la contribution significative du réseau collégial à la cohérence structurelle de l’enseignement supérieur québécois; • l’importance du maintien des deux filières de formation préuniversitaire et technique du réseau collégial; • la nécessité d’offrir, au cégep, une formation large polyvalente; • le rôle majeur du réseau collégial dans le développement de l’accessibilité aux études supérieures, dans l’accroissement de la scolarisation —particulièrement celle des femmes— et dans l’amélioration de la mobilité sociale; • l’apport inestimable du réseau des cégeps au développement socio-économique et culturel des régions et à l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire; • le caractère indispensable des fonctions d’aide à l’étudiant, d’orientation et d’encadrement que doivent assumer les cégeps dans le dispositif scolaire québécois; • le dynamisme exceptionnel dont ont su faire preuve les cégeps en matière de recherche pédagogique et d’enseignement.Les organisations syndicales du réseau collégial déclarent que les cégeps doivent poursuivre leurs efforts d’adaptation en vue du développement cohérent de ce réseau d’enseignement et afin de répondre aux besoins de la société.Il s’agit notamment de: • maintenir le cap sur des objectifs exigeants en matière d’accessibilité et de réussite tels qu’ils sont proposés par le Conseil supérieur de l’éducation: accroître de 60 % à 70 % la probabilité d’accès d’une génération aux études collégiales et accroître de 36 % à 60 % la probabilité d’accès au diplôme d’études collégiales; • accélérer la valorisation de la filière de formation technique par un ajout de places pour répondre à la demande et pour inciter les femmes à s’inscrire à des programmes associés à des métiers non traditionnels tels les programmes de la famille des techniques physiques; • poursuivre les travaux d’harmonisation des programmes dans le but de créer une véritable filière continue en formation professionnelle et technique; • relancer les travaux afin d’assurer un meilleur arrimage entre les ordres d’enseignement et de faciliter le cheminement des étudiants; • améliorer les mesures d’encadrement pour permettre aux cégeps de s’adapter à la diversité de leur clientèle et mettre en oeuvre une véritable stratégie de la réussite; • permettre un perfectionnement pédagogique et disciplinaire continu et d’assurer une implantation efficace et cohérente des nouvelles technologies d’information et de communication.Les organisations syndicales du réseau collégial affirment que les cégeps ont assumé plus que leur part de compressions budgétaires et rappelent que: • les compressions budgétaires des cinq dernières années se sont effectuées dans un contexte de croissance soutenue des clientèles; • l’impact de ces compressions a été d’autant plus important que la croissance de clientèle a été particulièrement marquée en formation technique, un secteur plus coûteux en raison des équipements exigés; • au cours des deux dernières décennies, selon les données de la Commission des États généraux, l’effort financier du gou- vernement pour les collèges a diminué en termes relatifs, si l’on se fie au pourcentage du PIB que représente la dépense par élève; • les cégeps ont multiplié les frais de toutes sortes des étudiants pour compenser le manque à gagner résultant des réductions des dépenses gouvernementales à l’enseignement collégial; • les administrations des collèges ont aboli des postes chez le personnel de soutien et chez le personnel professionnel et ont accru la précarité afin de restreindre leurs dépenses; • le non-remplacement des employés absents s’est traduit par un alourdissement de la tâche pour l’ensemble du personnel et par une réduction de services directs aux élèves; • les enseignantes et enseignants ont subi une hausse importante de leur tâche en raison de l’implantation de la réforme de l’enseignement collégial; • les enseignantes et enseignants ont accepté de contribuer à l’effort de réduction des dépenses publiques à l’occasion des dernières négociations; • le personnel professionnel et le personnel de soutien subiront, dès l’an prochain, une large part des compressions budgétaires annoncées à l’occasion de l’adoption des crédits.Les organisations syndicales du réseau collégial considèrent irréalistes les compressions budgétaires envisagées pour les deux prochaines années et dénoncent: • la mise en place par le gouvernement fédéral du nouveau programme de Transfert social canadien qui s’accompagne de compressions importantes au chapitre de l’enseignement supérieur; • l’ampleur des compressions budgétaires envisagées par le Conseil du trésor pour faire face au désengagement du fédéral et pour réduire la dette publique, car ces compressions constituent une menace directe pour : - l’intégrité du réseau collégial; - la qualité de la formation dispensée; - le niveau et à la qualité des services; - l’offre de formation en région; - la gratuité des études; - l’accessibilité aux études supérieures pour la population adulte; - le maintien d’un climat de travail propice à la réussite des études; - les conditions de travail du personnel des cégeps.En conséquence, les organisations syndicales du réseau de l’enseignement collégial demandent au gouvernement: • de réduire substantiellement les compressions envisagées pour les prochaines années; • d’adopter un moratoire sur la création de tout nouveau cégep sans toutefois s’opposer à la conversion de collèges privés en établissements publics et exigent l’adoption de solutions alternatives moins coûteuses qui permettraient de répondre aux besoins de la population sans menacer la survie des autres établissements et les services directs aux élèves; • d’envisager d’autres avenues tels la révision de la fiscalité et le développement d’une réelle politique c}e l’emploi pour atteindre ses objectifs budgétaires.COALITION SYNDICALE POUR LA DÉFENSE DU RÉSEAU COLLÉGIAL CEQ Fédération des enseigantes et enseignants de cégep (CEG) Fédération du personnel professionnel des collèges (CEQ) Fédération du personnel de soutien (CEQ) Fédération autonome du collégial CSN ?FTQ Fédération nationale des enseigantes et enseignants du Québec (CSN) Fédération des employées et employés de service public (CSN) Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) +¦ u489iiS8SI***t?fc AGENCE JÉL A CHRYSLER Wlft W CANADA QQO ¦• — ¦ Commanditaire officiel de l éouioe olvmpiQue canadienne ft ft- ft, ft ft ''w" 'h §' I & c|ry§ler -canada est Iièfe d| commanditer l’équipe olympique canadienne, car nous retrouvons chez les athlètes les mêmes qualités que nous ftk ft ft.* H Æ m m ft ft & ’ ftft 4r^ftk & tt ?EXIGEONS DES MILLIERS DE CANADIENS QUI FABRIQUENT NOS VOITURES: TALENT, FIERTÉ, ET LE DÉSIR D’ALLER TOUJOURS PLUS VITE, PLUS HAUT, ET D’ÊTRE ENCORE PLUS FORT POI rr LVItfïilDN'DKv' ^Profitez4 s de nos tarifs ^hors saison L / fur //isfohr’ d'amotn Applaudissez! .Le soleil printanier célèbre i le tableau vivbnt.de Québec! Ici, la passion culturelle se È retrouve au hasard des rue's étroites du Vieux-Québec .Ou dans la vie de quartier dia-| Vieux-Port.Laissez-vous charmer par le spectactè de 4'architecture, les .tableaux des innombrables gai4ri.es et les œuvres magistrales ¦ expositions d'^^HHl s musées et dejo centres d'artistes.Enfi^( vivez pleinement votre passion pour le théâtre en participant à l'événement.Le 3e Carrefour international de théâtre.Treize productions pour 50 représentations à l'affiche.Du 8 au 21 mai.dans 10 salles de la région de Québec.Informations et billetterie : (418) 692-3030.A4e/l/FA/7 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT IMPRIME RAISON OU TEXTE SUR C0N0 GRIS Oil DE L’unité nationale, passion du «capitaine Canada» Tobin s’en est ouvert à ses homologues des Maritimes PRESSE CANADIENNE la Chambre de commerce et d’industrie du Québec métropolitain.0ffite du «* d" cnn*r” dt 1 800 363-7777, pOSte 644 la Ville de Québec, Videre et Tourisme Québec.d* Q«bec Internet: http://wWW.quebeC_regiOn.CUq.qC.Ca Pierre Pettigrew Pettigrew accuse les souverainistes de s’approprier les symboles et le nom de la société québécoise Leur projet, teinté de «duplessisme», est donc basé sur l’exclusion, conclut-il PHOTO ARCIIIVKKS PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Ia* ministre fédéral de la Coopération internationale et responsable de la francophonie, Pierre Pettigrew, a décelé des relents de duplessisme dans l’attitude des souverainistes, qui n’hésitent pas à s’approprier les symboles et le nom même de la société québécoise pour servir leur cause.«Cette appropriation oblige les gens à se définir non pas en fonction de leurs choix et objectifs politiques, mais en fonction de leur identité», a-t-il déclaré.«Vous savez, a-t-il précisé au cours d’une entrevue, les relents de duplessisme n’ont pas complètement disparu de notre société.Moi, je préfère le beau nationalisme qué- bécois qui inclut tous les Québécois, indépendamment de leurs origines.Ce que les communautés culturelles ne veulent pas, finalement, c’est la séparation du Québec du reste du Canada.» S’adressant, hier, à une cinquantaine de membres de la Commission régionale des aînés du Parti libéral du Canada (section du Québec), M.Pettigrew a même affirmé que le nom «Parti québécois» est ni plus ni moins qu’une autre appropriation condamnable et antidémocratique.«Je trouve, a-t-il dit, que le nom d’un parti devrait définir ses objectifs politiques et non pas monopoliser le nom d’une société.Je trouve cela antidémocratique.» M.Pettigrew y est allé d’une explication plus précise au cours d’une entrevue après son discours.Æ» fl mmÊWW m êffî JS?< ¦¦ «En donnant à leur parti, a-t-il dit, le nom de la société, ils obligent les gens qui ne partagent pas leurs objectifs politiques à nier leur identité québécoise.» Le ministre et député de Papineau-Saint-Michel a souligné que c’est lors de sa récente campagne électorale qu’il a été frappé et «blessé» par cette situation lorsque des gens l’informaient qu’ils allaient voter pour lui «en insistant pour me dire qu’ils n’étaient pas québécois».«Je comprends que quelqu’un affirme qu’il n’est pas libéral et qu’il ne partage pas cette idéologie, a-t-il poursuivi, mais je dis que c’est absolument indécent et peu respectueux des gens de les forcer à nier leur identité québécoise parce qu’ils ne partagent pas l’objectif politique de la sécession du Québec.» Cette appropriation, selon M.Pêt-tigrew, démontre que «le projet sbu-verainiste est basé sur l’exclusion parce qu’il monopolise le nom même de la société».Par ailleurs, le ministre estime qu’être libéral signifie être ouvert aux changements.Quant au nationalisme des libéraux, comme celui dès années 1960 par exemple, il est encore de loin le modèle le plus acceptable «parce qu’il est assembleur; [c’est celui] dans lequel il y a des anglophones, des gens de la communauté italienne et de religion juive»; «C’était un nationalisme québécois large, a soutenu M.Pettigrew, qui a libéré le Québec de la Grande Noirceur.Je trouve important que le nationalisme québécois puisse être revendiqué par tous les Québécois et non pas qu’il soit monopolisé pâr un mouvement souverainiste qui est par définition diviseur.» Charlottetown — Le «capitaine Canada» a lancé un appel en faveur de l’unité du pays, hier, alors qu’il participait à la rencontre des premiers ministres des provinces.de F Atlantique, dans la capitale de l’Ile-du-Prince-Edouard.Premier ministre de Terre-Neuve, Brian Tobin a fait valoir que les Canadiens devraient retrouver toute; la ferveur exprimée à Montréal quelques jours avant la tenue du référendum sur l’avenir du Québec, en octobre dernier.«C’est un travail difficile, un travail qui n’est pas agréable, qui demande beaucoup d’énergie», a déclaré M.Tobin, qui avait contribué l’automne dernier à l’organisation du ralliement qui avait réuni des milliers de gens à Montréal.«Mais il est nécessaire que nous nous adressions maintenant et de façon collective à nos compatriotes canadiens de la province du Québec», a-t-il ajouté.M.Tobin s’est excusé auprès de ses homologues de l’Atlantique d’avoir choisi leur rencontre sur la coopération économique pour parler de sa passion pour l’unité canadienne.«Mais si nous voulons que notre région prospère, nous devons faire un effort.Plus que toute autre région, notre avenir est inextricablement lié à celui du Canada», a-t-il fait valoir.En refusant de s’engager à renouveler le fédéralisme, les Canadiens jouent le jeu du premier ministre québécois Lucien Bouchard, qui n’attend que l’occasion propice pour tenir un autre référendum sur la souveraineté, a-t-il soutenu.Les remarques de M.Tobin ont pris le pas sur les nouveaux pouvoirs de taxation que trois provinces de l’Atlantique ont obtenus en acceptant d’harmoniser leurs taxes de vente avec la TPS fédérale.Ce faisant, Terre-Neuve, le.Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse ont en effet obtenu le droit d’avoir recours à trois types de taxation pour combler leur manque à gagner: une taxe à taux fixe, une taxe sur les actifs des entreprises et une taxe sur la niasse salariale.Personne, parmi les quelque 150 gens d’affaires ayant participé à une séance de questions-réponses de 45 minutes avec les premiers ministres, ne les a interpellés au sujet des nouveaux pouvoirs de taxation.Cela a surpris le premier ministre néoécossais John Savage, qui s'attendait à être interrogé au sujet de la nouvelle taxe sur les sociétés.tJ ~r o a, u Tbr • r li -S ! i 1 ) n ¦> ¦i 5 -( -s r B T H ¦X 8! a a Rpr Vf LE MANOIR LAFAYETTE ÉHPMB II MOOIR 661, Grande Allée Est -¦iï’ -=- fi DftïtnE Québec (Québec) mm 1 800 363-8203 Château Êurier CHÂTEAU BELLEVUE 16, rue Laporte Québec (Québec) 1 800 463-2617 HÔTEL CHÂTEAU LAURIER 695, Grande Allée Est Québec (Québec) 1 800 463-4453 Les restaurants : Aux Anciens Canadiens, Le Louis-Hébert, Le Patrimoine.139$ tout inclus, par personne, pour 2 jours (min.2 personnes).2 nuits à l’hôtel de votre choix.Stationnement sur place.Déjeuners complets (type continental, au Château Bellevue).2 soupers table d'hôte pour 2 personnes.Les taxes et les pourboires sont inclus.Disponible les 7 jours de la semaine.Tout est inclus excepté les boissons alcoolisées.Valide jusqu au 17 juin 1996 HÔTEL QUALITY SUITES 1600, rue Bouvier Québec (Québec) G2K1N8 (418) 622-4244 Suite à partir de 80$ / 2e nuit à 50 %.Valide les weekends (vendredi, samedi et dimanche) jusqu'au 16 juin 1996 sur disponibilité seulement.hôtel manoir victoria \lctorla ^ Côte du pa|ajs Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 Téléphone : 1 800 463-6283 Internet : www.clic.net/manvic Chambre à partir de 95$ simple ou double.en occ.rrToi auberge SAINT-ANTOINE 10, rue Saint-Antoine Québec (Ouébec) G1K 4C9 Téléphone (418) 692-2211 Chambre à partir de 109$ pour 2 personnes.Chambre classique.@ LE CHÂTEAU FRONTENAC HOttll CANAOIIN Meinour 1, rue des Carrières Vieux-Québec (Québec) G1R 4P5 Téléphone : 1 800 441-1414 •fflCfr (418)692'3861 105 $ occ.simple ou double avec 10 % de rabais dans les bars et restaurants.Sur disponibilité.Valide jusqu'au 16 mai 1996.1100, bout René-Lévesque Est Québec (Québec) G1K 7M9 Téléphone: (418) 647-2411 1 800 447-2411 Tarif d'hébergement à partir de 85$ (par nuit, occ.simple ou double, plus taxes, selon disponibilités).Nombreux forfaits disponibles : Moussaillon.Bateau-mouche.Elvis Story.Retour à l'histoire.Romance.Escapade.HOTEL R AM ADA QUÉBEC CENTRE-VILLE 395, rue de la Couronne Québec (Centre -Ville) G1K7X4 (418)647-2611 1 800 267-2002 Chambre à partir de 69$.BEST WESTERN iW/r iôiiwmft L'Aristocrate !/ti‘ilimritlm (W 3100, chemin Saint-Louis ® Sainte-Foy (Québec) G1W1R8 Téléphone : (418) 653-2841 1 800 463-4752 Chambre à partir de 69$ / 2e nuit à 50 %.Journal et jus à votre porte le matin.Restaurant La Fenouillière, une des meilleures tables de la région de Québec.Valide jusqu'au 15 mai 1996.LOEWS LE CONCORDE 1225, place Montcalm Québec (Québec) G1R4W6 1 800 463-5256 99$ par soir, pour deux, plus taxes.Musée, Gîte et Couvert 1 chambre en classe hospitalité.2 petits déjeuners buffet au restaurant Le Café.2 droits d'entrée au Musée du Québec.Valide jusqu’au 19 mai 1996.Ne s'applique pas aux réservations de groupes.CHATEAU BONNE ENTENTE 3400, chemin Sainte-Foy Sainte-Foy (Québec) G1X1S6 1 800 463-4390 Chambre à partir de 69$ Centre de santé • Relaxarium Valide jusqu au 16 |um 1996. I.K It K V OIK.I.K S S A M K I) I II K I I) I NI A \ t II K I 2 M Al I » !» »! A 0 LE DEVOIR POLITIQUE Durant les huit mois qui ont précédé le référendum Ottawa a accordé 37174 certificats de citoyenneté au Québec La hausse a été de 50 % de mars à octobre 1995 JEAN CHARTIER LE DEVOIR L> émission de certificats de citoyenne-r té à des immigrants reçus s’est intensifiée au Québec en octobre 1995 mais le phénomène s’était déjà manifesté au printemps 1995 — les chiffres doublant en trois mois — et l’effort s’est accru en chiffres absolus, à la suite d’une restructuration du ministère de la Citoyenneté ,et de l’Immigration à Montréal en juin dernier, durant les trois mois qui ont précédé le référendum.C’est ce que révèlent une série d’entrevues et un examen détaillé des chiffres de 1995 par rapport à 1994.L’analyste du ministère fédéral de l’Immigration et de la Citoyenneté, John Oliver, estime que 1,’effort d’émission de certificats de citoyenneté se fait sentir habituellement au Cours de la deuxième moitié de l’année.En 1995, l’effort est dénoté dès mars, avril et mai, et le phénomène connaît une nouvelle ampleur en août, septembre et octobre.Le 1er juin 1995, une nouvelle direction régionale de la Citoyenneté a été mise en place au Québec avec mandat de disposer de toutes les demandes pendantes, puis d’informatiser le service.Une poussée extraordinaire se fait alors sentir pour l’émission de certificats de citoyenneté à des immigrants montréalais.Un tel certificat précède l’émission d’un passeport mais il permet de s’inscrire sur la liste électorale.Inversement, à la fin, soit en novembre et décembre 1995, il y a eu un arrêt de la machine; pourtant, il s’agissait des deux mois les plus importants en 1994.La machine s’est stoppée net le 1er novembre 1995.On a mis toute la pression pour informatiser dès lors le service montréalais.Rétrospectivement, à compter du printemps 1995, Citoyenneté et Immigration Canada, au Complexe Guy-Favreau, a nettoyé tous ses tiroirs des demandes manuelles faites depuis deux ans et demi.C’est ce qui ressort des propos tenus par la directrice régionale à l’époque, Jeannine Aumond.La poussée du printemps Un examen des chiffres fournis par l’attaché de presse du ministre de la Citoyenneté et l’Immigration, Benoît Chi-quette, mène aux résultats suivants.De mars 1994 à mars 1995, le nombre d’immigrants reçus est passé de 2062 à 3966; d’avril 1994 à avril 1995, l’effort a haussé la barre de 1356 à 2854; puis, de mai 1994 à mai 1995, on a augmenté de 2036 à 3812 le nombre de certificats émis.On constate donc au printemps un premier effort soutenu doublant le nombre d’immigrants recevant leur certificat de citoyenneté au Québec.Interrogé à ce sujet, le spécialiste de Citoyenneté et Immigration à Montréal, Robert Saint-Louis, précise: «Il y a des gens qui sont au Canada depuis 25 ans et qui n’étaient pas citoyens canadiens; tout à coup, ils ont décidé de le devenir.» En juin et juillet, on ne sent pas de mouvement particulier par rapport à l'année précédente.C’est à ce moment-là que la restructuration entre en vigueur.En effet, de juin 1994 à juin 1995, le nombre de nouveaux certificats passe de 3800 à 3808, et de juillet 1994 à juillet 1995, on régresse légèrement de 4000 à 2748.On peut en déduire qu’il y a eu un effort particulier au printemps, une réorganisation, puis une nouvelle poussée impressionnante à la fin de l’été.En effet, à nouveau, d’août 1994 à août 1995, le nombre de certificats de citoyenneté augmente de 2972 à 4124; en septembre 1994, il y avait 4864 certificats émis en regard de 4472 en 1995; et en octobre, c’est le coup de massue final, avec 3598 certificats en 1994 contre 11 290 en 1995.Le chiffre triple.Pour les huit mois, de mars à octobre globalement, on passe de l’émission de 24 688 certificats de citoyenneté à 37 174.Il y a un accroissement au-delà de 50 % des certificats émis durant les huit mois qui ont précédé le référendum par rapport aux huit mois correspondant de 1994.Restructuration On évoque la restructuration du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration à Montréal pour expliquer la chose.La directrice régionale de juin 1995 à avril 1996, Jeannine Aumond, vient d’ob- tenir une promotion; elle avait succédé à Graziella Mousseau et elle vient de céder sa place à Patricia Burquette, qui vient de Uicolle.Entre-temps, elle a mis à jour les arriérés de 30 mois au 30 octobre 1995.Son assistante, Gaétane Schembre, fait valoir: «On est devenus plus efficaces au Québec que dans les autres provinces.» En novembre et décembre, le phénomène s’est inversé.En 1994, il s’était agi des deux principaux mois de l’année.Cette fois, la machine s’est mise au point mort.En effet, le ministère de Sergio Marchi a délivré 4782 certificats en novembre 1994 mais 1128 en novembre 1995.En décembre 1994, le nombre de certificats atteignit 5195 tandis que 737 certificats ont été délivrés en décembre 1995.On a coupé les moteurs.C’était mission accomplie.La poussée de la toute fin de l’année 1994 est considérée comme une situation normale par les analystes du ministère.Mais en novembre 1995, on a fait autre chose: on avait disposé de toutes les demandes manuelles de citoyenneté et on est passé à l’informatisation.Puis, au début de 1996, on a expédié 10 000 formulaires à des immigrants reçus en 1993, de sorte qu’on est maintenant en avance.Les demandes sont traitées de manière informatique depuis le début de 1996.On considère que Montréal a pris de l’avance dans l’émission de certificats de citoyenneté à des immigrants au Canada.Les péquistes de FUniversité Laval réclament un nouveau mode de scrutin PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les péquistes de l’Université Laval demandent au gouvernement Bouchard d’adopter le mode de scrutin proportionnel et d’accorder le droit de vote aux jeunes de 16 ans.Dans le mémoire qu’ils présenteront mardi à la commission parlementaire sur la réforme électorale, les jeunes péquistes de cette vénérable institution s’appliquent à démontrer que si le scrutin uninominal majoritaire à un tour est un gage de stabilité parlementaire, son application intégrale aboutit régulièrement à des distorsions entre le pourcentage des Ils ont f.i \ longuement réfléchi à l’état de la démocratie r ; au Québec votes recueillis par un parti et le nombre de sièges qui lui sont attribués à l’Assemblée nationale.A leur avis, la solution à ce problème passe par le changement, celui d’opter pour la représentation proportionnelle personnalisée.Issue de ce nouveau mode de scrutin, l’Assemblée nationale comprendrait toujours 125 députés, dont 75 élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour et 50 députés élus dans le cadre de circonscriptions régionales à déterminer et avec répartition selon la méthode de Hondt.Dans un deuxième temps, le Parti québécois de l’Université laval propose d’abaisser à 16 ans l’âge minimal requis pour voter.Cette démarche apparaît logique aux auteurs du mémoire, qui font valoir que les jeunes de 16 ans peuvent commencer à travailler et conduire une voiture dès l’âge de 16 ans, tout comme refuser d’être adop- tés.Ces jeunes péquistes disent avoir longuement réfléchi à l’état de la démocratie au Québec.Ils en concluent que ses racines plongent profondément au cœur de la terre québécoise.Ils soulignent néanmoins que même en bonne santé, un arbre a besoin de soins pour survivre et grandir.Voilà donc quelques-uns des remèdes qu’ils suggèrent pour guérir les «maux qui tentent de s’attaquer à l’arbre de la démocratie»: ¦ définir avec davantage de précision la notion de domicile dans la loi électorale et porter de six à douze mois, la durée domiciliaire nécessaire pour avoir droit de vote au Québec; ¦ exiger des électeurs hors Québec qu’ils signent une déclaration assermentée où ils déclareraient leur intention de revenir au Québec, tout en sachant que s’ils ne reviennent pas au Québec dans les deux années suivant leur départ, ils perdront leur statut d’électeur; ¦ remplacer le stylo destiné à marquer le choix de l’électeur sur le bulletin de vote par un tampon du même type que ceux utilisés dans les jeux de bingo; ¦ interdire aux entreprises ayant contrevenu à la loi électorale, à leurs filiales comme à leurs gestionnaires, de signer des contrats avec le gouvernement ou de bénéficier de subventions; ¦ émettre une carte d’électeur; ¦ porter de cinq à 20 ans la durée de la perte des droits électoraux d’une personne reconnue coupable de fraude électorale; ¦ dans la redéfinition de la carte électorale, ajouter deux critères: le respect des limites des régions administratives et le respect des limites des Municipalités régionales de comtés.Le Reform perd sa «modérée» Le départ de J an Brown amplifie la crise de la formation de Preston Manning Ottawa (PC)—Jan Brown, la «modérée» la plus en vue du Parti réformiste, a décidé de claquer la porte dejla formation.«Je me sentais de plus en plus inconfortable au sein du groupe.Il n’y avait plus d'atomes crochus», a expliqué hfer matin la députée, qui représente la circonscription de Calga-ry-Sud-Est.' Elle siégera désormais comme indépendante à :1a Chambre des communes.Il y a trois jours.Mme Brown avait été suspendue du caucus réformiste par le chef Preston Manning en même temps que deux autres députés, à qui on reprochait des propos racistes et homophobes.Selon M.Manning, Ja faute de Mme Brown eist d’avoir critiqué publiquement le p;u1i en le ixrignapt comme un groupe d’«extié-mistes», ce que la démissionnaire conteste.A s6n avis, il est difficile à l’heure actuelle pour les modérés de se sentir à l'aise dansjle caucus du parti.Ainsi, ses positions en faveur des droits des femmes récoltaient très peu sin
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