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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-25, Collections de BAnQ.

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FONDE E N 19 10 "TT i ¦M —— HBmmM ^ ~ mmmu mm iHnflMMl Vol.L X X X V 1 - N o 1 2 2 M O N T 11 É A 1.1.1 î S S A M E I) 1 2 5 K T D 1 M A N C II K 2 li M Al 1 !» il 1 c A II 1 E 11 S - 1 .il 7 S ?T 1* S + T V g LIVRES Pauline à la page PAGE D 1 ;vj SH LES ACTUALITÉS Feu vert à la sous-traitance PAGE A 2 «•» ivr CBC MONTRÉAL ^ Aéroports: Québec étale # les «lacunes» d’ADM PAGE A 3 ' m LES ARTS L'histoire cachée des femmes dans le cinéma au Québec PAGE B 1 PERSPECTIVES Les colas dans Fespace Depuis quelques jours, les astronautes à bord de la navette spatiale Endeavour, dont le Canadien Marc Garneau, procèdent à de nombreuses expériences sur la fabrication de cristaux ou l’effet de la gravité sur des mollusques.Pourtant, derrière cette apparente façade scientifique, la mission de la navette cache des intérêts commerciaux qui conditionnent de plus en plus le développement des programmes spatiaux dans le monde.La guerre des colas que Coke et Pepsi se sont livrée dans l’espace en début de semaine l’illustre de façon spectaculaire.-W undi, alors que les astronautes d'Endeavour s’amusaient à manœuvrer le bras spatial canadien, les cosmonautes de la station russe Mir , ne perdaient pas une minute à déployer dans —l’espace une réplique géante du nouveau modèle de cannette de Pepsi Cola.La diffusion de cette scène a fat le tour du monde, pour le plus grand désarroi du concurrent Coke.En effet, le lendemain du coup publicitaire de Pepsi, les astronautes d'Endeavour ont effectué une discrète expérience financée par Coke et portant sur les performances d’un distributeur spatial de soda.L’essai a échoué, la fontaine à soda devant servir à étudier les mélanges eau-gaz en apesanteur n’ayant pas fonctionné.Finalement, jeudi soir, après des heures de travaux, le distributeur a été réparé.Si Pepsi a remporté une manche contre son plus féroce concurrent, les vrais gagnants de cette guerre du cola sont ceux qui gèrent les programmes spatiaux russe et américain.Pour vanter son produit, Pepsi a donné aux Russes un chèque de sept chiffres alors que Coke a investi plus de quatre millions de dollars pour tester son distributeur spatial dans une navette de la NASA.Mais il n’y a pas que Coke qui paie pour la «recherche» spatiale.Des compagnies privées ont fabriqué plusieurs des laboratoires installés à bord d'Endeavour.De plus, 90 % des expériences scientifiques qui se déroulent dans le vaisseau auront des retombées commerciales dans des domaines aussi variés que les disques lasers, la fibre optique, les semi-conducteurs, les détecteurs infrarouges et le matériel de communications.Cette tendance à la commercialisation des vols spatiaux Jocelyn Coui on ?n’est pas nouvelle, mais elle s’accentue.C’est que les budgets consacrés à la conquête de l’espace sont en réduction un peu partout dans le monde.Si les dépenses mondiales annuelles pour l’espace ont atteint quelque 60 milliards de dollars en 1993, elles diminuent depuis.Au Canada, le budget spatial passera de 450 millions en 1993 à 230 millions en 1998.Aux Etats-Unis, le Congrès, dominé par les républicains, a imposé une restructuration de la NASA qui prévoit l’élimination de milliers d’emplois et une réduction du,budget de l’agence de plus de 35 % entre 1995 et 2000.A l’inverse, les coûts de l’exploration spatiale augmentent.Chaque lancement de navette entraîne une dépense d’environ 500 millions de dollars, le double du prix d’il y a dix ans.Le grand projet de construction de la station orbitale internationale Alpha, qui doit commencer l’an prochain, a lui aussi doublé et est maintenant estimé à quelque 40 milliards de dollars.Devant le désengagement progressif des pouvoirs publics et l’augmentation des coûts, les grandes agences spatiales ont, depuis quelques années, revu en profondeur leurs projets.La station Alpha est épargnée mais les autres programmes sont bouleversés.Ainsi, les vols habités sont moins nombreux et axés sur des expériences scientifiques à connotations commerciales.Les programmes de construction de satellites militaires sont réduits alors que ceux concernant les satellites civils sont confiés au secteur privé.Un effort est fait pour réduire la masse des satellites et procéder à leur lancement grâce à des lanceurs classiques — des fusées et non la navette.Tout est entrepiis pour attirer de nouvelles sources de financement Et s’il faut pour cela taire une place à Coke et à Pepsi dans l’espace, pourquoi pas?Il n’y a là rien de mal.Après tout, plusieurs grands événements culturels et sportifs sont commandités par le secteur privé sans que cela n’affecte la qualité des spectacles ou la performance des artistes et des athlètes.Tous y trouvent leur compte: ces événements font leurs frais alors que les commanditaires bénéficient d’une publicité inégalée auprès de millions, sinon de milliards — dans le cas des Jeux olympiques — de spectateurs.Il ne faudra donc pas se surprendre si on aperçoit un jour des astronautes en combinaisons couvertes de logos publicitaires, comme celles des cou- reurs automobiles.La conquête de l’espace ne sera jamais une affaire rentable.Cette nouvelle frontière reste encore un vaste continent qu’il faut mettre en valeur grâce à des investissements à long terme.C’est une exploration qui draine d'immçnses ressources humaines et matérielles que seuls les Etats sont en mesure de mobiliser.Avec l’appoint, de plus en plus important, du secteur privé.INDEX Agenda .B10 Lea Arts.Cl Avis publics.C9 Classées.CIO Economie.Cl Éditorial.-410 Le monde.-48 Mots croisés.C10 Les sports .02 MÉTÉO Montréal Ensoleillé.Max: 18.Dimanche: de! variable.Max: 17 Québec Ensoleillé.Max: 14.Dimanche: del variable.Max: 16 Détails en C 4 mm PHOTO JACQUES GRENIER Le monde municipal tire son épingle du jeu Le lac-à-V'épaule Québec-municipalités fait progresser la discussion sur les fusions et les relations de travail BRIAN MYLES LE DEVOIR Pointe-du-Lac — Le gouvernement du Québec et les deux unions des municipalités sont arrivés à un consensus fragile hier sur le dossier de la fusion, au terme du lac-à-l’épaule du monde municipal.La question litigieuse des relations de travail dans les municipalités, à l’heure de la privatisation et du partenariat, a largement pris le dessus dans les débats entre le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, et les représentants de l’UMQ et de l’UMRCQ au cours des deux jours de ce sommet Au terme de discussions que M.Trudel a qualifiées de «fortes» et «viriles», les deux unions et le ministre sont convenus de saisir du dossier nul autre que le premier ministre Lucien Bouchard.M.Trudel a promis d’organiser bientôt une rencontre au sommet entre le président de l’UMQ, Gilles Vaillan-court, son homologue de l’UMRCQ, Jacinthe B.Simard, et le premier ministre.Il sera surtout question des articles 45 et 46 du Code du travail — auxquels les employés municipaux tiennent mordicus — lors de cette rencontre.Pour les municipalités, les articles 45 et 46 limitent les possibilités d’offrir des services en partenariat avec le secteur privé.«Nous avons tellement convaincu le ministre de nos difficultés que notre ministre va maintenant s’adresser directement à M.Bouchard», s’est réjoui Gilles Vaillan-court, président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).Le maire de Montréal, Pierre Bourque, qui a déjà réclamé l’intervention de Québec pour l’aider à mater les cols bleus, s’est également montré satisfait de progrès VOIR PAGE A 12: ÉPINGLE Construire sur des ruines Quand les canons se taisent, faut-il laisser les bulldozers détruire ce qui a été épargné?C’est la question qui se pose dans des villes comme Sarajevo, Beyrouth et Grozny.Le premier réflexe a toujours été d’effacer toute trace de combats.Mais cette politique de la table rase est aujourd’hui contestée.¦ À lire en page D10 Un homme qui a marqu Montréal et sa culture Le fisc fignole ses méthodes de soustraction Québec recouvrera ses créances à même ce qu'il doit aux citoyens -t MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le projet de loi 36, présenté le 15 mai à l’Assemblée nationale, instaure un système de compensation obligatoire destiné à faciliter pour le gouvernement le recouvrement des dettes contractées à son égard par des citoyens et des entreprises, quelle que soit la nature de la dette.L’instauration de la compensation obligatoire nécessiterait l’assouplissement des règles relatives à la protection des renseignements personnels pour faciliter l’échange de renseignements entre ministères.Le projet de loi prévoit d’ailleurs que cette procédure de compensation échappe à l’application de certains des garde-fous instaurés par la Loi sur l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels pour protéger la vie privée des citoyens.Ce système permettra au contrôleur des finances de retenir un paiement dû à unç personne ou une entreprise par un ministère, un organisme public, une commission scolaire ou un hôpital, si cette personne a une dette envers un ministère ou un organisme du gouvernement.Le paiement, au lieu d’être versé à la personne ou l’entreprise concernée, serait versé au fonds consolidé du gouvernement en guise de remboursement de la dette.Donnons un exemple: un peintre est embauché par un hôpital pour repeindre les murs des chambres.L’hôpital doit lui verser un premier paiement de 1000 $.L’hôpital VOIR PAGE A 12: FISC Le fier Jackie Robinson Il y a 50 ans à Montréal, il devenait le premier joueur de race noire de l’histoire du baseball majeur Qui Pierre Gang Le cinéaste québécois est allé «faire le cute» à Cannes, son Sous-sol sous le bras MARTIN BILODEAU » Il rentre de Cannes, où son premier long métrage, Sous-sol, était présenté dans le cadre de la Semaine de la critique.Et des critiques, il en a eu: «surtout des bonnes», dit-il, faisant référence aux compliments de L’Humanité et de Variety.Mais Le Monde, avec quelques phrases incendiaires, a laissé quelques cicatrices dans la mémoire de Pierre Gang: «C’est pas cool.Cannes.C’est dur.Tes fier d’être là parce que t’as un film à offrir, mais la partie n’est pas gagnée d’avance.» Attablé devant ce gars sympathique et volubile, force est de constater que Pierre Gang n’a pas encore la diplomatie prudente des vieux routiers.Qu’en restera-t-il après le deuxième film qu’on lui souhaite de tourner prochainement?Entre-temps, Sous-sol distille un lourd malentendu psycho-sexuel: «Mon film parle de sexualité et de mort.Dans un sous-sol, tu ne peux pas t’épanouir; tu es sous terre, au niveau des morts.» Celui qui n’a jamais lu Freud VOIR PAGE A 12: GANG Gang: «Dans un sous-sol.tu ne peux pas t'épanouir.» MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Eté 1946.Match après match, les Royaux de Montréal, une équipe de la Ligue internationale de baseball, attirent des foules de plus de 20 000 curieux — un score qui fait rougir d’envie les Expos, la première équipe de l’histoire du baseball à être dirigée par un hispanophone, Felipe Alou — qui viennent voir la sensation de l'heure, Jackie Robinson.Le premier joueur de race noire à signer un contrat avec une équipe de baseball majeur allait cet été-là mener son équipe au championnat de la Ligue.Lors d’un match de juillet, un mécanicien de descendance afro-américaine de Saint-Henri amène son fils de 12 ans au stade de la me de Lori-mier pour la première fois de sa vie.Il faut se souvenir que des gens de race noire à Montréal, en 1946, il y en avait peut-être 10 000 ou 20 000.Les spectateurs regardent souvent en leur direction lorsque Jackie Robinson, qui fut avant tout un joueur d’avant-champ, fait des bons coups, plusieurs cette joumée-là.Le garçonnet est heureux; c’est un sportif, il joue lui-même au basket et au baseball.À la fin du match, un spectateur francophone s’approche du père en posant la main sur la tête du fils.«On aura peut-être un jour un autre Jackie Robinson ici à Montréal?» L’homme n’avait pas tort, mais il ne se doutait pas que l’adolescent allait briller sur plusieurs scènes internationales, non pas comme athlète, mais en tant que pianiste.Son nom est Oliver Jones.«À 12 ans, se rappelle le réputé musicien de jazz, je ne comprenais rien à l’importance de la présence de Jackie Robinson dans une équipe de baseball professionnel.Je n’étais même pas certain que mon père comprenait quoi que ce soit à ce sport Mais je n’oublierai jamais le regard qu’il avait ce jour-là: c’était le regard d’un homme fier de sa race.Je suis heureux d’avoir partagé ce moment VOIR PAGE A 12: JACKIE Le pianiste Oliv er Jones: «L’occasion de rêver.» I.K l> K V 0 I R , I, K S S A M K I) I 2 S K T I) I M A N C II K 2 U M Al II) Il (I LES ACTUALITES Les ententes conclues dans la nuit de jeudi à vendredi Feu vert à la sous-traitance à la CBC Près de 40 % des bulletins de nouvelles pourront être produits à l’extérieur PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR EN BREF ?MÉRIDIEN: LA CSN VEUT UN MORATOIRE (Ix* Devoir) — La CSN, dans une* tentative de* sauvegarder les emplois de 350 syndiqués travaillant à l’hôtel Méridien, a offert un moratoire de 15 jours dans l’espoir que lundi «on n’assiste pas à un retour 20 ans en arrière» si la disparition du Méridien se conclut par une «attitude totalement irrespectueuse des droits» par la société propriétaire de l’hôtel, Place Desjardins inc.Ix* président de la centrale syndicale, Gérald Larose, a, avec la présidente de la Fédération du commerce, Lise Poulin, précisé lors d’un point de presse que le mouvement syndical vise une fédération de caisses populaires (celle de Montréal et de l’Ouest du Québec) qui serait en rupture avec la philosophie générale du mouvement Desjardins.Quant au fait d’inciter les syndicats à retirer leurs fonds et placements des caisses populaires et de les transférer à des caisses d’économie, «nous n'avons pas fait le calcul» des sommes impliquées, a dit M.Larose, mais «je connais plusieurs syndicats qui ont là des sommes substantielles» pouvant dépasser quelques millions de dollars, mais le repérage de ces comptes ne commencera vraiment que lundi matin.La direction du secteur anglais de la SRC a obtenu le feu vert pour accroître considérablement la sous-traitance au cours des prochaines années, en confiant davantage d’émissions au secteur privé.En revanche, elle a, au terme d’une séance marathon de négociation avec ses syndicats, consenti à une amélioration du statut de plusieurs milliers d’employés, qui auront une sécurité d’emploi relative.Les ententes entre la SRC et les représentants de ses 7000 employés à l’extérieur de Québec et de Moncton, survenues dans la nuit de jeudi à vendredi, auront permis d’éviter une grève prévue pour hier, dont les syndiqués ne voulaient pas et qui aurait fait perdre des millions en revenus publicitaires à la direction.«Nous sommes heureux.Nous sommes sur la bonne voie, que l’on parle d’objectif financier ou d’ob- jectif de flexibilité», a résumé, hier, le président de la SRC, Perrin Beatty, à peine 12 heures après le dénouement d’un incroyable marathon de négociation qui a conduit à la résolution des nombreux points litigieux entre la SRC et ses quatre syndicats d’employés.La SRC veut récupérer 35 millions d’ici 1998 dans les conventions collectives (ce montant inclut les contrats des employés de Québec qui ne sont pas représentés ici ).Du côté syndical, la vice-présidente de la Guilde canadienne des médias (3500 journalistes, producteurs), Lise Lareau, a qualifié l’entente de satisfaisante en ajoutant que les syndicats avaient fait des concessions en raison du difficile climat économique.Même si la SRC a modéré certaines de ses exigences, la direction de la SRC n’en a pas moins opéré une brèche importante en matière de sous-traitance.Ainsi, à l’avenir, près de 40 % des émissions de nouvelles et près de 50 % des émissions d’affaires publiques pourront être produites à l’extérieur.Présentement, la grande majorité de ces émissions sont produites à l'interne.En ce qui a trait aux émissions de variétés et de culture, le taux de production externe pourra passer de 35 % à plus de 60 %.Des émissions de radio pourront également être produites à l’extérieur.Pour faire avaler l’amère pilule de la sous-traitance, la direction de Radio-Canada a accepté de donner le statut d’employé permanent à des centaines d’employés contractuels, dont le contrat était renouvelé d’année en année mais qui n’avaient aucune sécurité d’emploi et qui n’avaient souvent que peu d’avantages sociaux.Mais cette clause n’est pas le pactole car la di- rection pourra toujours mettre ces employés à pied en invoquant des raisons économiques.\xt SRC aura désormais, à l’avenir, des plans d’assurance dentaire et médicale moins attrayants.Radio-Canada a aussi consenti par ailleurs à certaines autres concessions à forte incidence financière.Des exemples?Non seulement le temps payé à salaire et demi après huit heures est maintenu mais le temps payé à salaire double après 12 heures est introduit pour les techniciens.Ces derniers ont toutefois abandonné certaines clauses indéfendables comme la prime de séparation pour l’employé qui part sans être mis à pied, simplement pour aller travailler ailleurs, les compensations pour les repas escamotés pour cause de travail ainsi que celles versées aux techniciens devant travailler en heures supplémentaires sans qu’ils, j en aient été avertis dans les délais : exigés.Patrons et syndiqués du secteur , français, à Montréal, ont suivi de près les négociations, en dépit du ; fait que les pourparlers ne prendront leur envol qu’à l’automne, à.l’exception de ceux avec les réali-sateurs.L’une et l’autre parties ne : manqueront pas d’invoquer le pré- ! cèdent anglais lorsque cela fera leur affaire.11 reste que l’approche québécoise est totalement différente de celle privilégiée à Toronto.Enfin, commentant le suspense : qui a précédé la conclusion des di- ’ verses ententes dans la nuit de jeu- ' di à vendredi, le président de la SRC, M.Beatty, conclut qu’après un an et demi de négociation dite raisonnée (qui aura coûté 2 mil- j lions), l’imposition d’une échéance ; traditionnelle, en l’occurrence la menace de grève, aura donné des résultats.Radio-Canada a de son côté consenti à des concessions à forte incidence financière A Imprimer Recharge http://ww H-*’Aft mil ~— Æ& wwfcpè r : t*4 .'æ; «r* r&t «s j «% Èjtj mtâ - ftc* *4 «*.***«» «ttjr "AU 7»i .«fcf-fei W »»|> Vjrç pstf 409 4*» m» #»*.»**> •/•wbwsww»-*' - P&k *">4'( -»i Htl.Ki f .4*$ ,««•» Rajoutez-vous quelques bras droits en faisant clic ! 170 Chercher / i \ j ' *»’/ ii I ( il I i- i ;i) !> I i If Ü’H r ; » I f|H •r) \ @ Le service RNIS Z@PUC de Bell Abonnez-vous avant le 2 juillet 1996 et économisez 119$ sur les frais d'installation*.'Les frais d'installation en deçà du point de démarcation doivent être déboursés par le client.Adaptateur de terminal RNIS requis.Offert là où la technologie le permet.Avec le service Z@P, la ligne résidentielle haute performance RNIS de Bell, vous vous entourez de bras droits fiables et sécuritaires.Grâce à ses deux voies de transmission, vous pouvez, entre 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P T O OLIVER SPKCT mmm ?ip !iæ5É$ *xy:s4i iwf ; Le transfert des vols internationaux A Dorval Le plan d’ADM ne plaît pas du tout au gouvernement Bouchard Québec ne peut empêcher le début imminent des travaux à Dorval, mais ne garantit pas d’améliorations au réseau routier KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC \ A la veille de l’amorce des travaux de réaménagement à l’aéroport de Dorval, le gouvernement Bouchard a livré hier une dénonciation à peine voilée du plan des Aéroports de Montréal visant à rapatrier les vols internationaux de Mirabel.Le ministre des Transports, Jacques Brassard, a affirmé que la décision d’ADM «souffre de nombreuses lacunes», soulevant surtout des inquiétudes quant à l’impact sur l’Environnement et sur la survie de Mirabel.Il a précisé que Québec ne s’engage aucunement à apporter des améliorations au réseau routier que nécessiterait un achalandage accru à Dorval.Dans un communiqué de presse rédigé sur un ton réprobateur, le ministre Brassard — qui refusait toute entrevue hier — a dit déplorer l’attitude «irresponsable, cavalière et inacceptable» du gouvernement fédéral, dont relève ce dossier.Ottawa s’en serait simplement lavé les mains, ne se préoccupant aucunement de l’ensemble des impacts du projet d’ADM, qui ouvrira Dorval à des vols internationaux dès avril prochain.Constatant que Québec «ne possède aucun pouvoir d’intervention» pour empêcher ADM d’aller de l’avant avec son plan, M.Brassard a sommé Ottawa de ne pas nier sa responsabilité envers les résidants des Jacques Brassard Basses-Laurentides.Ayant déjà été «bousculés» par le gouvernement fédéral lors de la construction de Mirabel il y a vingt-cinq ans, ces derniers ne devraient pas être «pénalisés une deuxième fois pour sa seule erreur».Le 25 avril, M.Brassard avait demandé à ADM de reporter de 30 jours — en l’occurrence jusqu’à aujourd’hui — une décision finale, prétendant que le gouvernement n’avait pas suffisamment d'information pour compléter sa propre analyse du projet.Mais bien qu’il ait dit hier représenter maintenant la position du conseil des ministres et du caucus péquiste, le point de vue de M.Brassard ne ferait pas l’unanimité au sein du gouvernement Bouchard.ADM prétend jouir de l’appui de la plupart des députés péquistes de la région montréalaise, dont le ministre d’Etat à la Métropole Serge Ménard et le vice-premier ministre Bernard Landry.«Nous n’avons pas pris une décision politique.Nous avons pris une décision de marketing, a affirmé un porte-parole d’ADM, Michel Fréchette.Nous n’avons pas tranché entre Dorval et Mirabel.Ce n’.est pas une décision géographique que nous avons prise.C’est une décision d’affaires, point.» Le délai de 30 jours demandé par M.Brassard étant écoulé, ADM entend entreprendre dès lundi les travaux qui mèneront à l’ouverture d’une jetée internationale temporaire à Dorval pour accueillir les premiers passagers internationaux en avril prochain.Il s’agit dans un premier temps de devis et de plans d’architectes, pour ensuite procéder à des appels d’offres.Mirabel fragilisé Outre l’absence d’étude d’impact environnemental, M.Brassard a souligné «la fragilité de la nouvelle vocation de Mirabel» comme centre de services tout cargo et de vols nolisés pour mettre en relief les lacunes du projet d’ADM.Il a repris les conclusions d’une étude commandée par son ministère en 1994 auprès de SNC-Livalin qui estimait que «le manque de rentabilité des services tout cargo pour le fret général indique que ce secteur ne doit pas servir de pierre angulaire pour l’élaboration des stratégies de développement du fret aérien».Quant à la désignation de Mirabel comme «zone franche», exemptant de douanes les marchandises en provenance de l’étranger à condition qu’elles repartent ensuite vers un autre pays, les analyses du ministère fédéral de l’Industrie et du Commerce sont «peu concluantes» sur les retombées économiques d’un tel statut, selon M.Brassard.Selon ce dernier, l’effritement de la distinction entre les services aériens réguliers et nolisés soulève la possibilité d’une réduction sensible des activités de nolisement à Mirabel.En fait, «plusieurs des transporteurs consultés par le ministère des Transports ont souligné qu’ils prévoyaient la fermeture de Mirabel à Le ministre Brassard regrette qu’Ottawa ne se soit aucunement préoccupé de l’ensemble des impacts du projet d’ADM plus ou moins long ternie».Pour sa part, M.Fréchette a insisté pour dire que des études d’impact environnemental ne sont aucunement indiquées parce qu’il ne s'agit pas d’un «agrandissement» de Dorval.«D’aucune façon nous n’augmentons la capacité de l’aéroport», a-t-il indiqué.La capacité de Dorval est fixée par Transports Canada à 77 mouvements — décollages et atterrissages — à l’heure.Actuellement, il n’y a que 47 mouvements aux heures de pointe, a soutenu M.Fréchette.Et dans l’hypothèse où tous les transporteurs internationaux quitteraient Mirabel pour Dorval, on n’ajouterait que 22 mouvements additionnels répartis sur 18 heures.Bien qu’il se soit dit déçu du refus du ministre Brassard de s’engager à entreprendre des améliorations routières, M.Fréchette nie que le rapatriement des vols internationaux à Dorval entraînera des engorgements aux abords de l’aéroport, les vols internationaux étant répartis essentiellement en dehors des heures de pointe.«De toute façon, les travaux identifiés comme devant être faits le sont depuis 1984, indépendamment des aéroports [.].Là, le ministre nous annonce maintenant qu’il ne le fera pas tout de suite.Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les Montréalais, mais ça fait douze ans qu’on attend de toute façon», a-t-il tranché.TOULCH fpF m?" - ¦ Æ v 1327, Greene Westmount - w 937-0446 4129, rue Saint-Denis Montréal 849-0559 4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 T‘FORCE PHOTO JACQUES GRENIER Le maire de Montréal, Pierre Bourque, et le ministre d’État des Ressources naturelles et responsable du développement des régions, Guy Chevrette Déveioppement économique Quinze millions destinés aux petites entreprises ISABELLE HACHEY LE DEVOIR I, Le gouvernement du Québec et le Conseil régional de développement de File de Montréal (CR-DIM) ont annoncé hier que des investissements de l’ordre de 15,4 millions de dollars seront effectués dans la métropole afin de favoriser son développement économique.Comme pour illustrer la solidarité dont ils entendent faire preuve pour revitaliser l’île de Montréal, quatre ministres du gouvernement québécois et le maire de la ville, Pierre Bourque, se sont réunis pour faire cette annonce devant une centaine de représentants de petites entreprises montréalaises.Les PME étaient d’ailleurs à l’honneqr, hier, alors que le ministre d’Etat des Ressources naturelles et responsable du développement des régions, Guy Chevrette, a voulu faire comprendre que son gouvernement ne les avait pas oubliées.«Vous êtes habitués à de grands projets où on sort tambours et trompettes» pour annoncer la création de centaines d’emplois, a dit M.Chevrette.Mais subventionner les petites entreprises constitue «une façon pour le milieu de prendre en main son développement écpnomique», a déclaré la ministre d’Etat de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel.Par le moyen de différents programmes, les subventions seront en effet réparties dans une centaine de projets et de petites entreprises.«Il faut que les gens comprennent que Montréal, c’est un cœur, pas un trou de beigne», a lancé le.maire de Montréal, Pierre Bourque, faisant allusion à l’exode des Montréalais vers les banlieues.Tout en se disant confiant que les investissements annoncés hier pourront motiver les gens à demeurer sur l’île, le maire a exprimé à quelques reprises son sou- hait d’accéder rapidement à l’équité fiscale.Selon le maire, plus que la qualité de vie, ce sont les taxes trop élevées qui poussent les gens à fuir la ville.Guy Chevrette était du même avis: «Les vrais arguments ne sortent jamais.C’est l’argent, le nerf de la guerre.» Montréal doit réduire ses taxes pour que les gens ne soient plus tentés «d’aller dormir à bon marché à l’extérieur de la ville», a dit le ministre.Par ailleurs, le CRDIM et le gouvernement québécois ont annoncé des investissements de 250 000 $ chacun pour aider au démarrage du Technopole Angus, dans le quartier Rosemont.Ce projet vise à développer, sur le site des anciens Ateliers Angus, un parc industriel regroupant uniquement des entreprises spécialisées dans le secteur des nouvelles technologies environnementales.Le Technopole permettra «d’assurer le développement industriel en milieu urbain», a commenté la ministre déléguée à l’Industrie et au Commerce, Rita Dionne-Marsolais.Le Secrétariat au développement des régions (SDR) a investi 1,35 million dans les neuf corporations pour le développement économique et communautaire (CDEC) de Montréal.La Ville y a investi 900 000 $, et le Fonds de solidarité de la FTQ devrait également contribuer, avec une subvention de 2,25 millions.Les CDEC pourront ainsi offrir des garanties de prêt de 5000 $ à 50 000 $ à des organismes locaux.Selon Mme Harel, ces subventions permettront le développement des quartiers les plus défavorisés de Montréal.Sans vouloir avancer un chiffre précis, le ministre d’Etat à la Métropole, Serge Ménard, a tout de même estimé qu’entre 2000 et 3000 emplois pourraient être créés grâce aux investissements annoncés.DE LA FUMEE «ORDINAIRE» Laval (PC) — La Direction de la santé publique dans la région de Laval a fait savoir, hier, que la fumée dégagée par l’incendie d’une usine de fabrication de peinture, jeudi, n’était pas plus toxique que celle d’un feu de foyer.L’organisme précise que la fumée avait cependant les mêmes caractéristiques irritantes pour les voies respiratoires que la fumée «ordinaire».Cet avis de la Direction ré- gionale de la santé publique s’est appuyé sur des analyses environnementales qui tiennent compte de la nature et de la quantité des produits présents sur le site.L’organisme invite toutefois les personnes qui habitent le périmètre évacué à vérifier l’intérieur de leur logis pour la présence de suie.Le cas échéant, un nettoyage des murs intérieurs ainsi que des meubles avec de l’eau et du savon est suggéré pour éviter tout risque d’irritation des voies respiratoires.Vou jeunesse 0o V/» fait croWe" ef?Jence d'eS?[Campagne annuelle de Jeunesse au Soleil J Veuillez émettre votre chèque ou mandat à: Jeunesse au Soleil, 4251 St.Urbain, Montréal.QC H2W1V6 Tél.: (514) 842-6822 H______________________________________________,______________________ |N0M B VOMDEl POUR LIS FAMILLES.Votre contribution permet de garder ouverte la banque de nourriture de Jeunesse au Soieil, 365 jours par année.Beau temps, mauvais temps, les montréalais dans le besoin auront toujours un endroit où ils seront aidés.| Ci-joint la ! I Nnm A» 11 J , Numéro de ADRESSE VILLE Chèque Mandat MasterCard Merci de votre appai.1 BODEFO50 LE DEVOIR ?REAL ROGER ROY Horloger hijouiier 9J5, la Lîduchrtlèrv Ouest f Montreal IBB 2M>) J Siège social du CN M « 5 1 4.861 .4489 Zodiac La montre ipori ?or .«r.llonc. AWMWI.W I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K l> I K T I) I M A N (' 2 II M AJ I II î) Il LES ACTÏÏA Congrès à l’action politique Le RCM procède à son autocritique Le parti politique montréalais ne se trouve pas suffisamment présent dans le cœur des Montréalais \i- V BRIAN MYI.ES LE DEVOIR Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) dresse un bilan mi-figue mi-raisin de son action au cours des deux dernières années.Le RCM estime en effet être suffisamment visible à l’hôtel de ville dans le rôle de l’opposition officielle mais reconnaît son manque de présence comme parti politique dans les quartiers montréalais.i Dans le cadre du congrès à l’action politique qui se tient aujourd’hui, le RCM, qui se présente comme «la «seule alternative valable» à l’administration Bourque, devrait adopter une série de propositions pour accroître sa présence dans le cœur des Montréalais.«La notoriété du RCM en tant que parti politique ne semble pas avoir progressé», est-il justifié dans les documents d’orientation du congrès.’ Le RCM se prépare par ailleurs à une course au leadership, question de dénicher un candidat solide à la mairie en vue des élections de 1998.C’est ce que Louise Roy, la présidente du parti, appelle le début de la «deuxième période».«La première période, nous l'avons déjà gagnée, même si on n’avait pas l’avantage de la glace», dit-elle, faisant référence au passage du RCM dans l’opposition officielle, en novembre 1994, après la victoire de Vision Montréal.Mme Roy trace un bilan «très positif» de l’action du RCM à titre de parti d’opposition officielle.«On a fait un travail cohérent et dans l’intérêt des Montréalais.» La présidente du RCM estime que son parti a suscité suffisamment de doutes sur «l’intégrité et la compétence» de l’administration Bourque.«Il y a un vide et un silence à l’Hôtel de Ville.On a constaté que la crédibilité du maire en souffre.» Le congrès à l’action politique permettra par ailleurs au parti d’élaborer les esquisses d’un «projet de ville» pour faire de Montréal la métropole du Québec, «par sa vitalité économique et sa créativité».Il est aussi question de revendiquer un pacte fiscal pour Montréal et de favoriser l’implication des jeunes au sein du parti, qui compte 1200 membres.Les membres du conseil exécutif du parti doivent par ailleurs être reconduits dans leur fonction au terme du congrès, avec Louise Roy comme présidente.Le RCM tiendra un autre congrès, cette fois sur le programme, en 1998.«Ce sera le début de la troisième période, avec les élections», dit Mme Roy.Le Canada refuse l’asile politique à 141 Chiliens AFP, LE DEVOIR Q antiago — L’ambassadeur chi-•cjplien au Canada, Rodrigo Diaz Albônico, a fait savoir hier que 141 .Chiliens qui avaient demandé l’asi-ië politique au Canada après leur arrivée en territoire canadien seront expulsés.: J Le diplomate, dans un entretien , téléphonique avec le ministère chilien des Affaires étrangères, n’a pas précisé la date prévue pour -cette expulsion, laquelle est du ; ressort des autorités canadiennes, ; saisies récemment d’environ 3000 ï demandes de citoyens chiliens qui ï sollicitaient l’asile politique.•: A Montréal, jeudi, un comité ad hoc pour les réfugiés chiliens a ma-; nifesté devant la Commission d’immigration et du statut du réfugié, ¦ èt sa porte-parole, Brunilda Reyes, ; à dénoncé une procédure accélé-: rée des auditions de Chiliens can-, didats au titre de réfugié, ce qui l Hsque selon elle de porter préjudi-* ce aux véritables réfugiés dans le ; flot récent de ressortissants arri-;yés à Mirabel pour y demander ; asile.Le 11 mai, les Chiliens dans leur ensemble avaient pris connaissance de cette arrivée massive de leurs compatriotes au Canada, lorsque le ministère des Affaires étrangères a émis l’opinion qu’il n’existait «aucune raison, aucune menace, aucune situation qui empêche les Chiliens de vivre dans leur pays».Durant les 17 ans de la dictature d’Augusto Pinochet, des milliers de Chiliens ont cherché refuge dans plusieurs pays mais depuis 1990 s’est amorcé un retour en force de ces exilés, après la prise de pouvoir par un civil, Patrico Aylwin.Des diplomates affirment que le groupe de Chiliens arrivé tout récemment au Canada agit plus pour des motifs économiques que politiques, mais les manifestants, jeudi à Montréal, laissaient entendre que la répression existait toujours au Chili, que les tortionnaires s’y trouvaient toujours en place tandis que le Canada ne s’intéresserait qu’à l’aspect économique de ses relations avec ce pays latino-américain.LASER * RIDES lin NOUVEAU traitement au laser atténue vos rides SANS CHIRURGIE • Vous donne une peau plus ferme et un air plus jeune.• Adoucit en plus les cicatrices d’acné et les taches.• Est généralement court et sous anesthésie locale.• Un ordinateur rend le laser plus précis et plus sécuritaire.Recevez gratuitement votre livret d’information.Visualisez le résultat attendu sur l’ordinateur «image».(5i4) 935-9906 Le Centre de chirurgie esthétique Dr N.Fanous, 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différence de traitement pour deux membres d’un couple, et le point de vue de l’équipe du Service de la citoyenneté au Complexe Guy-Favreau.Il n’a pas été possible d’obtenir une entrevue de l’un des juges de la Citoyenneté impliqués.JEAN CHARTIER LE DEVOIR Isabelle Simon enseigne au Collège Marie-de-France: «J’étais scandalisée des procédures, vous savez.» Elle n’en revient pas encore de la façon dont on remettait les certificats de citoyenneté à Montréal en octobre 1995.Son mari Fabrice non plus.«C’était à l’image de Montréal, ville multiethnique, à l’image de l’immigration à Montréal.Ils savaient que ces gens-là, des hispanophones, des Asiatiques, des personnes du Moyen-Orient, des immigrants d’Europe centrale, allaient être fédéralistes.J’ai eu une impression bizarre.On n’est pas dupes, vous savez.On voyait bien que c’était pour faire pencher la balance d’un côté.» Elle mentionne qu’en France, il n’y a pas d’examen de la sorte.«Le code de nationalité est précis, on ne donne pas la nationalité comme ça.Je n’ai pas eu l’impression que le Canada est un pays.Aux Etats-Unis, il y a une identité américaine.Pas ici.C’est un peu dérisoire.» Isabelle Simon est arrivée avec son mari le 6 septembre 1992.Elle a contacté les autorités d’immigration Canada, trois mois avant l’échéance, en juin 1995.On lui a répondu de faire sa demande fin août et que cela prendrait six mois pour avoir son certificat Et on lui a expédié un petit guide sur les lois du Canada, la Constitution, les dates, l’histoire.Il fallait apprendre ces données-là En fait, elle a été convoquée plus tôt soit le 22 septembre 1995.La personne qui l’a reçue lui a semblé peu dupe des agissements des autorités fédérales.«En temps normal, cela prend plusieurs semaines, m’a t-elle dit» Isabelle Simon a passé son examen avec cinquante personnes et on l’a fait revenir «pour la grande cérémonie du 18 octobre», pour «le serment à la reine».Elle a pu s’inscrire sur la liste électorale à temps pour voter.Le processus en février 1995 Valérie Lehmann est journaliste.Elle a passé son examen plus tôt le 7 février 1995.«Ce n’était pas le même processus.C’était une entrevue, un examen oral individuel.On m’a demandé si le drapeau canadien étai,t jaune et blanc ou rouge et blanc.A moins d’être débile, on réussissait.En trois minutes, c’était fait» Au début 1995, on avait déjà changé la procédure.«C’est drôle, dit-elle, on m’a dit qu’il y a trois ans, le test était difficile.Plusieurs personnes me l’ont dit.Le test n’était pas le même en 1995.» Elle a passé son examen en février mais elle n’a obtenu son certificat de citoyenneté que le 13 juillet «Dans la salle, sur 100 personnes, dit-elle, on comptait dix Blancs au maximum.Je n’ai rien contre les autres nationalités mais c’était flagrant Beaucoup d’Asiatiques.Très peu de français parlé.A côté de moi, la dame changeait de nationalité, elle pleurait.Ça faisait cirque.» En France, elle dit qu’il lui aurait fallu remplir 18 000 papiers.«C’est l’enfer.Ici, une formalité toute simple, ça fait classe de primaire.On vous lit une phrase à moitié en anglais, à moitié en français.Et on vous remet solennellement l’épinglette du Canada.» Philippe Curien, son compagnon, PHOTO JACQUES NADEAU Véronique Droulez, Bruno Ricca, Valérie Lehmann, Philippe Curien et Christine Dumazet sont devenus citoyens canadiens juste avant le référendum.Ds témoignent des procédures de délivrance des certificats de citoyenneté.«Ça avait l’air d’une mascarade», dit Christine Dumazet a fondé une compagnie pour les travaux d’alpinisme.Il a été traité différemment, car il n’était pas là en février.Il est devenu citoyen canadien le 15 octobre 1995, après avoir mis deux minutes au lieu des 45 prévues pour répondre au questionnaire.«L’examen, c’était du style: indiquez la capitale du Canada, le nom du premier ministre.» Autour de lui, des Mauriciens, des Hindous, des Roumains, des Polonais, très peu de francophones.«Ç’avait le côté pressé, improvisé des petites saynètes.Les certificats de certifi- cat étaient prêts et il fallait chanter j ïô Canada.» Philippe n’a pas discuté avec | d’autres immigrants.Leur langue | était différente.«La prestation de j serment à la reine, moi, comme républicain, ça me choque un ppu, c’est sûr; ça fait bizarre.» Lui appsi a vu des personnes qui ne parlaient I ni français, ni anglais obtenir leur ) certificat de citoyenneté canadienne.Il n’a pas eu à revenir comme Valérie Lehmann pour obtenir’son certificat.C’était le processus du deux dans un.La Citoyenneté reconnaît avoir liquidé tous les dossiers en souffrance avant le référendum i I «On peut contester le processus, mais vous ne pouvez pas dire: il y a eu des illégalités» JEAN CHARTIER LE DEVOIR Les règlements sur la citoyenneté avaient été modifiés en juin 1994.Par conséquent, l’entrevue individuelle d’un immigrant reçu avec un juge de citoyenneté n’était plus de mise au cours de 1995, explique la directrice à la Citoyenneté à Montréal, Patricia Birkett.On a pu éliminer tous les arriérés accumulés en douze mois de l’automne 1994 à l’automne 1995.La limite au nombre d’immigrants reçus convoqués en même temps à un examen avait trait à la grandeur de la salle.On l’a d’abord fixée à 50 personnes, puis on l’a accrue quelque peu.Ensuite, on a loué une salle plus grande, l’amphithéâtre au sous-sol du Complexe Guy-Favreau, contenant 200 personnes.En outre, en septembre et octobre, les quatre juges à la citoyenneté en poste à Montréal, Mmes Caron, Pageau, Fafard et Rakovitch, ont obtenu l’aide de six juges à la Citoyenneté d’autres provinces, de Nouvelle-Ecosse et de l’Ontario.«C’est une pratique courante, la mise en disponibilité», fait valoir la gérante des cours aux agents, Louise Vinette.«Ces juges de citoyenneté ne sont pas des avocats.Ils sont chargés d’évaluer la connaissance du Canada qu’ont les candidats.» Cela s’est fait par un examen écrit tout au long de l’année 1995 et l’immigrant reçu a droit à un interprète si nécessaire.L’attaché de presse du ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, Benoît Chiquette, précise à ce sujet: CAMP WABIKON île Temagami Le camp international pour filles et garçons de 6 à 17 ans • PROGRAMME COMPLET • EXCURSION EN CANOT • PERSONNEL BILINGUE • APPRENTISSAGE DE L'ANGLAIS • PROGRAMME DE FORMATION (16-17 ans) Service d'autobus de Québec, Montréal, Ottawa et Toronto Pour recevoir notre dépliant « et une liste de références du Québec (416) 483-3172 CAMP WABIKON 48 Delhi Avenue, Toronto (Ontario) M5M 3B7 5 «La connaissance de la langue n’est pas déterminée par l’examep écrit mais par le juge, par la suite.» A l’examen, l’immigrant peut donc se faire aider par un interprète, sans que cela ne nuise à son appréciation de la connaissance du français ou de l’anglais.Il n’y a qu’un seul examen et il porte sur les connaissances du Canada tirées de la brochure bilingue Regard sur le Canada.Le taux de succès est de 97 %, partout au Canada.La personne n’a pas un examen de français, ni d’anglais.Mme Birkett précise: «Même si elle n’a pas une connaissance sophistiquée de l’anglais et du français, cela n’est pas un empêchement.Si la personne ne peut pas converser, elle va chez le juge.» Benoît Chiquette ajoute à ce propos: «On peut contester le processus, dire que la loi n’est pas assez sévère, dire que les règles sont trop laxistes mais vous ne pouvez pas dire: il y a eu des illégalités.» Et sans sourciller, il dit: «Oui, il y a eu des efforts durant la période référendaire pour que tous aient droit de vote, mais il s’agissait de gens qui s’étaient qualifiés auparavant Le ministre est très à l’aise avec ce qui a été fait.» Louise Vinette, l’adjointe de la directrice du bureau de la Citoyenneté Montréal précise encore: «On a essayé toutes sortes d’affaires; on a décidé d’essayer les auditions de groupe et les prestations de serment à la suite en septembre.» A Toronto, il y avait 30 mojs de retard dans l’examen des cas.A Montréal, ce délai était de 12 mois de retard «pour le traitement» et de 15 ifi'ois «pour l’attente».«On considère quid 80 % des immigrants reçus de 1992-ent dû soumettre leur candidature en 1995 et que 97 % de ceux-ci ont été acceptés», mentionne Patricia Birkett.«(’pur nous, dit l’attaché de presse du ministre de la Citoyenneté, Benoît Chiquette, sans preuve d’irrégularité, sans illégalité, il n’y a pas d’histoire.» Patricia Birkett, une anglophone qui était responsable de la citoyenneté au poste de Lacolle au moment du référendum, a été choisie à son nouveau poste tout récemment par le directeur régional de la Citoyenneté et de l’Immigration pour le Québec et les Maritimes, Richard Andersonj' le grand patron de l’Immigration et de la Citoyenneté montréalaise.Quant à l’affectation des juges supplémentaires, elle relève du juge en chef de la Citoyenneté à Ottawa, Elisabeth Wilcock.C’est elle qui a affecté dix juges à la Citoyenneté à Montréal au cours des deux mois qui qnt précédé le référendum au lieu,des quatre habituels.Il n’a pas été possible de la joindre, ni d’obtenir l’autorisation d’interviewer un juge de la citoyenneté montréalais.DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Dr Pierre Arès, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.q 1832 Sherbrooke ouest.Montréal, Qc H3H 1E4 Té!.: 939-2600 _ C/line Simard, Commission d’enquête sur les petites centrales Le promoteur Lajoie nie s’être servi de ses entrées à Québec LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le promoteur local du projet de petite centrale sur la rivière Ouiatchouan dans le parc provincial de Val-Jalbert, au Lac-Saint-Jean, l’homme d’affaires Pierre Lajoie, a soutenu hier qu’il n’avait jamais utilisé ses entrées auprès des ministres libéraux de l’époque pour faire avancer son projet dans l’appareil gouvernemental.Témoignant hier devant la commission d’enquête sur la production privée d’électricité, Pierre Lajoie a maintenu durant quatre heures qu’il s’était contenté «d’informer» et «d’expliquer» son projet à Gaston Blackburn, député de Roberval et ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP), et à Lise Bacon, alors ministre de l’Energie et des Ressources.L’agenda personnel de M.Lajoie pour les années 1989 et 1990, dont la commission a obtenu copie dans les poursuites pour fraude qui ont frappé cet homme d’affaires depuis, contient sept fois de nom du ministre Blackburn et une fois celui de Mme Bacon.Le ministre Blackburn avait accepté de participer en septembre 1990, avec le gratin municipal, à la conférence de presse consacrée à l’annonce du projet.Le ministre était responsable de la Société des éta- blissements de plein air du Québec (SEPAQ), laquelle devait céder ses terrains pour rendre possible ce projet de 40 millions de dollars.C’est le même ministre qui devait présenter au cabinet le décret autorisant la cession des biens de la SEPAQ si cet organisme voulait s’éviter ou éviter au promoteur de faire face à l'enchère ou à l’appel d’offres public prévu à la loi.Mais Pierre Lajoie affirme qu’il n’a jamais discuté de cette question éminemment stratégique pour son projet avec le ministre.Il soutient même qu’il ne savait pas que la loi prévoyait un processus d’appel public, dont il pouvait uniquement être exempté par le ministre qu’il connaît si bien qu’il pouvait l’avoir au bout du fil presque une fois par mois.Pierre Lajoie a été président de l’Association libérale du Québec dans les années 70 et conseiller de Robert Bourassa.Il était associé dans MCQ Hydro-Canada, le promoteur officiel de la centrale de Val-Jalbert, à l’ancien Solliciteur général du Québec, Fernand Lalonde.En 1995, M.Lajoie a été condamné pour fraude aux dépens de la société LMB Experts et LMBDS Sidam pour une somme de 2,4 millions.Sa cause est inscrite en appel.Il devra faire face à d’autres accusations criminelles, l’automne prochain, en rapport avec l’utilisation de fonds d’institutions locales.if 1 mW* IHUlfASM Rues réserves aux cyclistes toute la matinée, dimanche _ (jusqu'à 13h30 pour !,W! les mes en fin de paicouis) TOUR DES ENFANTS C’EST DIMANCHE, à compter de 9h, que la 5’ édition du Tour des enfants aura lieu.On s'attend à ce que 10 000 enfants de 6 à 12 ans prennent le départ au parc Jarry pour une randonnée\de 22 kilomètres.En moins de de,ux heures la plupart d’entre eux auront tenniné le parcours et participeront à une grande fête où parents et amis pourront se joindre à eux.Le Tour des enfants réunira quelque 45 OOO personnes au parc Jarry jusqu’à 15h30.Pour la cinquième année consécutive, le Tqur des enfants versera à l’UNICEF’50 cents sur chaque inscription.Grâce à ce don, l’UNICEF pourra acheter des vélos pour les intervenants en santé primaire de Madagascar qui, aitisi, pourront parcourir villes et villages et prodiguer leurs soins aux enfants et à la population de l’île.Us enfants seront appelés à écrire ou à dessiner «Une pensée d’amour pour les enfants du monde».Le trajet suivra le boulevard Saint-Laurent, le boulevard Gouin, la 7' avenue et le boulevàrd Rosemont.«P NE MANQUEZ PAS LA FIN DE L’EMISSION LE • Placement solide; • Taux d’intérêt garanti pour un an, ajusté annuellement au marché jusqu’à l’échéance ; • Encaissables en tout temps.Et maintenant.• Gérées par Placements Québec; • États de compte trimestriels qui remplacent les certificats ; LA PREMIERE ANNÉE • Remboursées et versées directement dans votre compte, généralement en 24 heures, sur un simple coup de téléphone ; • Transférables dans le nouveau Régime d’épargne-retraite du gouvernement du Québec CREER).En vente JUSQU’AU 1er JUIN dans toutes les institutions financières, chez les courtiers en valeurs mobilières, les intermédiaires en assurance et directement chez Placements Québec au 1 800 463-5229.Québec DD a a PLACEMENTS QUÉBEC Notre intérêt à tous L’émission des nouvelles Obligations d’épargne du Québec tire à sa fin.Ne la ratez pas! C’est dans votre intérêt.Et dans l’intérêt de tous les Québécois! I, K I) K V 0 I R .I- K S S A M K I) I 2 5 V.T R I M A N (' Il K 2 II M A I I !) !» (I A (> Le POLITIQUE Romanow reproche à Ottawa de trop parler de sécession PRESSE CANADIENNE Ottawa — Il est contre-productif de parler, dès maintenant, de la négociation des règles de sécession, estime le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, «Ce ne doit pas être au cœur de nos discussions.En parler laisse l’impression que ces prédictions peuvent se réaliser.Ces idées tendent à être mal interprétées et à générer des propos incendiaires», a-t-il dit hier en marge de l’assemblée annuelle du Conseil canadien pour le développement social.M.Romanow réagissait aux propos récents du premier ministre Jean Chrétien et de son ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion.M.Chrétien a indiqué que la question référendaire, le résultat et les conséquences devraient être négociés avec Ottawa.M.Dion a précisé que le fédéral et les provinces devraient s’entendre sur des «règles mutuellement acceptables» pour encadrer un éventuel processus de sécession.M.Romanow veut bien qu’on explique aux Québécois les conséquences d’une sécession, mais il n’est pas sûr que le moment soit bien choisi.«Ce serait imprudent de la part du fédéral, dont c’est la responsabilité Sondages Chrétien tente de justifier sa baisse de popularité PRESSE CANADIENNE Charlottetown — Le premier ministre Jean Chrétien a minimisé hier les mauvais résultats d’un sondage après avoir fourni ses propres explications au sujet d’une des raisons qui ont apparemment entraîné sa baisse de popularité — les plaintes au sujet de la TPS.«Je ne me base pas sur les sondages pout accomplir mon devoir», a lancé M.Chrétien à l’issue d’un entretien privé avec le premier ministre de l’île-du-Prince-Edouard, Catherine Callbeck.«Je fais mon travail.Notre situation est encore assez bonne.» Le sondage effectué par Gallup Canada a révélé que, pour la première fois depuis que M.Chrétien est devenu premier ministre en 1993, moins de la moitié des Canadiens interrogés approuvaient sa façon de gouverner, soit 47 %.Par contre, 36 % de la population juge qu’il ne s’acquitte pas bien de sa tâche.En tout, 1003 personnes ont été consultées dans le cadre de ce sondage dont la marge d’erreur est de 3,1 points de pourcentage 19 fois sur 20.Il a été effectué du 6 au 13 mai, au moment où le gouvernement faisait face à la controverse au sujet des droits des gais, des changements à l’assurance-chômage et de la taxe sur les produits et services.Plus tôt, dans une école de Char- Ce week-end à Calgary juridique, constitutionnelle et morale, de ne pas réfléchir à ce qui pourrait arriver dans le cas [d’une sécession], ce que je refuse de voir comme inévitable.Je ne pense pas, par contre, que l’articulation du plan B, à l’avance, aide l’atteinte de notre principal objectif», a-t-il ajouté.Il croit toutefois que le gouvernement fédéral doit répondre aux souverainistes chaque fois que c’est nécessaire, d’où son appui à l’intervention fédérale dans la cause Bertrand.«Je pense qu’on peut intervenir tout en gardant l’accent sur le plan A, qui est le mien», a confié celui qui fut l’allié du premier ministre Jean Chrétien au moment du rapatriement de la Constitution, en 1982.A son avis, Ottawa n’a pas forcé la note et n’a fait que réagir au moment opportun.Malgré son appui au plan A, il reconnaît que la reconnaissance constitutionnelle de la société distincte ne peut se faire rapidement, l’opinion publique au Canada anglais n’étant pas prête à faire ce pas.«Les mots, la substance et le moment sont des éléments clés», a-t-il dit.Une des pistes de solution, pour l’instant, serait de faire primer la coopération entre les différents paliers de gouvernement, en particulier dans le domaine social, a indiqué M.Romanow aux membres du Conseil.La droite veut regrouper ses forces Intellectuels, hommes d’affaires et politiciens participent à une conférence axée sur une alliance des réformistes et des conservateurs JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Cf est un peu beaucoup la question à 64 000 $: la droite canadienne peut-elle unir ses forces afin de reprendre le pouvoir dans un délai raisonnable?Et si oui, comment?Le débat, qui touche peu le Québec plus enclin à se diviser sur la «question nationale» qu’en fonction de l’axe idéologique droite-gauche, fait des vagues dans le reste du pays, au point d’être au cœur d’une importante rencontre qui se déroule ce week-end à Calgary.Intitulée Winds of Change, la conférence a lieu à l’instigation du chroniqueur David Frum, le nouveau maître à penser de l’école conservatrice — au sens non partisan du terme —, défenseur des grands principes qui font s’agiter la droite: austérité budgétaire, resserrement des programmes sociaux, désengagement de l’État, ordre et sécurité, etc.Plusieurs dizaines de personnes, journalistes, universitaires, gens d’affaires, des politiciens inscrits à titre individuel aussi, y prennent part.Plusieurs dizaines, mais pas Jean Charest ni Preston Manning, ceux-là mêmes qui, pourrait-on croire, sont les principaux intéressés.Car les participants ne font pas mystère de leur préoccupation première: la perspective que les libéraux fédéraux profitent du fractionnement de la droite organisée pour se maintenir au pouvoir indéfiniment.Dans quelques provinces — notamment en Ontario et en Alberta —, la droite a déjà le vent dans les voiles; le courant est d’ailleurs tellement fort que des gouvernements d’autres étiquettes que conservatrice, comme le N PD en Saskatchewan ou même le PQ au Québec, ont adopté des stratégies économiques qui les en rapprochent.Mais sur la scène fédérale, la traversée du désert risque d’être longue.Aussi croit-on qu’une alliance, voire une fusion, des partis conservateur et réformiste s’impose.Depuis qu’elle a été évoquée par le premier ministre albertain Ralph Klein, il y a quelques semaines, l’idée a fait l’objet de nombreux commentaires.Mais elle a été rejetée par les deux formations concernées pour plusieurs raisons, à commencer par de profonds désaccords sur les questions de l’unité nationale ou de la justice sociale.Absence du PC Le Parti conservateur a refusé de s’associer à la rencontre de Calgary en invoquant son radicalisme.De fait, pour plusieurs, l’approche de droite en vogue est, au deià de la popularité de certains thèmes comme la réforme fiscale ou la sécurité publique, calquée sur le modèle néoconservateur américain qui fait bien peu de place aux notions de solidarité ou de compassion inhérentes au Canada.En outre, Hugh Segal, l’un des penseurs du PC et ancien conseiller de Brian Mulroney, qualifiait cette semaine la tentative d’union des deux partis de «très naïve».Leurs racines n’ont rien en commun, a-t-il souligné, et mettent en opposition les approches extrêmes et modérées.Cela est d’autant plus vrai que les sympathisants conservateurs seraient pour une bonne part enclins à appuyer les libéraux si une alliance voyait le jour.Quant au Parti réformiste, il n’a Commissions scolaires linguistiques Québec proposera «sa» solution d’ici un mois lottetown, M.Chrétien a transformé une question sur l’intégrité politique en une défense de l’incapacité des libéraux de tenir leur promesse électorale d’abolir la taxe qu’abhorrent les Canadiens.«C’est toujours une question d’interprétation», a soutenu le premier ministre devant un auditoire de quelques centaines d’étudiants qui l’ont accueilli chaleureusement après qu’on leur eut accordé une heure supplémentaire pour casser la croûte.«Nous n’aimions pas la TPS et nous nous sommes battus contre elle dans l’opposition, mais ensuite nous avons pris le pouvoir et la taxe était là et nous avions donc un problème à résoudre.Je ne crois pas que nous ayons manqué à notre parole.» M.Chrétien a dit qu’il n’a pas profité de sa rencontre avec Mme Callbeck pour exercer des pressions sur le gouvernement de l’île afin que ce dernier imite les autres provinces de l’Atlantique et harmonise sa taxe de vente avec la TPS en avril prochain.«Nous n’obligeons personne», a déclaré M.Chrétien, qui a aussi effectué des visites de style campagne électorale à Vancouver et Calgary cette semaine.«Nous croyons qu’il est souhaitable d’avoir un système de taxe national dans le but de simplifier les choses pour tout le monde.» PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement québécois fera connaître d’ici un mois la façon dont il tentera d’implanter des commissions scolaires linguistiques au Québec, en remplacement des commissions scolaires confessionnelles qui existent depuis 1867.C’est ce qu’a indiqué hier la ministre de l’Education, Pauline Ma-rois, alors qu’elle était interpellée à l’Assemblée nationale par le député libéral de Marquette, François Ouimet.La ministre Marois a reconnu toutefois qu’aucune des trois voies d’action envisagées ne sera facile.La confessionnalité des commissions scolaires de Québec et de Montréal est en effet inscrite dans la Constitution canadienne, et les changements constitutionnels sont difficiles à effectuer depuis 1982.Ces trois voies de solution sont: I l’abrogation de l’article 93 de la Constitution canadienne qui officialise la présence de commissions scolaires confessionnelles, c’est-à-dire catholiques et protestantes, dans les villes de Québec et de Montréal; I une modification constitutionnelle à l’article 93, mise de l’avant par les juristes Jean-Pierre Proulx et José Woehrling; la mise en place d’un régime mitoyen tel que proposé par un comité qu’a présidé par l’ex-recteur de l’Université Concordia Patrick Kenniff.Dans ce régime, les com- La ministre Pauline Marois.missions scolaires ne seraient plus confessionnelles mais des services seraient assurés aux parents de foi catholique ou protestante.La ministre rendra donc public d’ici la fin de juin son plan d’action et le calendrier d’implantation des commissions scolaires linguistiques.«Nous sommes en voie de terminer les consultations, de finaliser les analyses juridiques et les analyses politiques», a-t-elle dit.Il y a un large consensus québécois en faveur du remplacement des commissions scolaires confessionnelles par des linguistiques.Mais la Commission des écoles catholiques de Montréal s’objecte à la disparition de son caractère confessionnel et a promis de saisir les tribunaux de toute tentative gouvernementale pour un changement constitutionnel.Quant au porte-parole de l’opposition, François Ouimet, député de Marquette, il estime que le Québec refuse de s’entendre avec Ottawa à ce sujet, car cela démontrerait que le fédéralisme peut fonctionner.«Le gouvernement hésite à aller dans la voie d’une modification constitutionnelle parce que cela viendrait démontrer que son option de souveraineté n’est pas fondée et que le fédéralisme canadien peut être renouvelé», a dit le député Ouimet.A Ottawa, Claude Péloquin, porte-parole du ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion, a soutenu qu’Ottawa serait prêt à agir rapidement dans ce dossier advenant une demande du Québec.PHOTO PC de l’Éducation Équité salariale La Commission des droits blâme Ottawa PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Commission canadienne des droits de la personne estime que le refus du gouvernement fédéral de conclure une entente avec ses employés dans le dossier de l’équité salariale ouvre la porte à des problèmes de même nature dans le secteur privé.Le président de l’organisme, Max Yalden, a longuement expliqué hier que le gouvernement devait servir d’exemple à d’autres employeurs, relativement à l’objectif visant à éliminer l’écart salarial qui persiste entre hommes et femmes.La commission a demandé cette semaine à un tribunal des droits de la personne d’enquêter sur une querelle chez Bell Canada à propos de l’écart salarial opposant les hommes et les COLLOQUE SUR L’iNTERMODALiTÉ DES SYSTÈMES TERRESTRES DE TRANSPORT femmes dans cette entreprise.«Le fait que le gouvernement fédéral s’oppose à l’équité salariale depuis si longtemps constitue un exemple pour les autres employeurs, donnant le message que c’est correct d’agir de la même façon et de recourir aux tribunaux.Nous déplorons ce genre de conflit et de climat de confrontation», a pour sa part déclaré Paul Durber, le responsable du dossier à la commission.pas pris position officiellement sur Winds of Change même si plusieurs de ses députés se sont rendus au rassemblement.Au bureau de M.Man- ; ning, on dit vouloir attendre de prendre connaissance des conclusions de la rencontre avant de se prononcer.Les prochaines élections fédérales approchant, il est donc peu probable que la droite y présente un front unifié.Ëntre-temps, les efforts de chacune des formations visant à attirer les militants de l’autre se poursuivront en coulisses.Mais au delà des considérations stratégiques qui peuvent en freiner provisoirement l’essor, le fait même que la droite ait le vent en poupe n’Oest pas sans susciter des inquiétudes.Ainsi, devant un programme qui propose «le sacrifice de la classe moyenne», le NPD s’est-il fait fort de dénoncer «la remise d’une plus grande partie du Canada entre les mains.de quelques riches privilégiés» et les discussions «élitistes» qui ne visent rien d’autre qu’à «sabrer les salaires, privatiser tout ce qui bouge et tuer l’assurance-maladie».EN BREF ?t< ) r BOUCHARD RECEVRA HARRIS 'bi (Le Devoir) — Le premier ministre 1 Lucien Bouchard accueillera jeudi prochain à Québec son homologue ontarien, Mike Harris.Il s’agit d’une première rencontre entre les deux chefs, qui portera sur «les accords bilatéraux, commerciaux et économiques» entre les deux provinces, a- -t-on fait savoir hier au cabinet du pre-1 mier ministre.Pour l’instant, le dossier constitutionnel ne figure pas à l’ordre du jour, a-t-on ajouté.COLLENETTE EXIGE UN RAPPORT * I : Ottawa (PC) — Le ministre de la Défense David Collenette a demandé à ' son ministère de lui fournir un rapport au sujet d’allégations selon lesquelles des blessures subies par des' soldats canadiens en Bosnie n’ont pas été signalées convenablement.«D’après ce que je crois comprendre, et ceci n’est pas une réponse définitive parce que j’ai demandé des renseignements supplémentaires, il semble qu’il y ait eu une certaine inconsistance dans la façon de signaler fies blessures)», a déclaré M.Collenette au cours d’une interview avec la Presse Canadienne depuis Tokyo.Un reportage de la CBC a indiqué jeudi soir que le capitaine Robert Kennedy, qui était rédacteur en chef d’un périodique de l’armée, avait demandé au ministère de la Défense l’année dernière de lui fournir une liste des morts et des blessés en Bosnie et l’avait publiée II a reçu des1 appels téléphoniques, des messages par télécopieur et des lettres de sol- : dats qui avaient été blessés en Yougoslavie mais dont le nom ne figurait pas sur la liste.MISE AU POINT DANS L’AFFAIRE BERTRAND (PC) — La Presse canadienne a rapporté jeudi, le 23 mai, que le juge Robert Pidgeon, de la Cour supérieure, avait rejeté une requête en injonction interlocutoire de Mc Guy Bertrand.Il aurait fallu lire que le juge Pidgeon avait refusé de fixer au 17 juin l’audition d’une requête en injonction interlocutoire présentée par M1' Bertrand.IFS DIMANCHE 9JITX.MARDI 11 JUIN' ci MERCREDI 12 Jl IN 201100 Invité spécial : M.Fred Salvucci, ing.Center for Transportation Studies Massuchusetts Institute of Technology Vendredi 31 mai 1996 8h30 à17h00 Hôtel Radisson des Gouverneurs 777, rue Université Montréal Réservation et information : Transport Québec Tél.: (514) 932-8008 Fax : (514) 932-2024 Avis public Ville de Montréal Rappel d'échéance 1er juin 1996 Catégories de taxes municipales • Taxes foncières • Taxes locatives (taxe d'affaires et taxe d'eau et de services) et spèciales Le 2e versement du compte de taxes municipales de l'exercice financier 1996 doit être fait au plus tard le 1er juin 1996.afin d'éviter les intérêts et la pénalité.Les comptas da taxas municipales sont payables è la plupart des caisses populaires ou des banques.Servies des finances et du contrôla Le 25 mai 1996 Accès Montréal première ligna H V »IK.I, E S S A M K I) I 2 5 K ï I) I M A N C Il K 2 (I M Al I II II II A C T l! A LIT E S Bouillon de culture au Québec Les Français seront bien informés, estime Pivot RÉMY CHAKEST CORRESP.ONDANT A QUEBEC Au lendemain de l'enregistrement de son Bouillon de culture québécois, Bernard Pivot et son réalisateur Michel Hermant ressortaient pleinement satisfaits d’une aventure qu’ils avaient «abordée avec beaucoup d’appréhension».Lors d’un point de presse, hier matin, l’animateur confiait qu’il «ne croit pas avoir travaillé autant à aucune autre émission», lui qui sentait tout le défi de venir dans un pays étranger aux rapports culturels complexes avec la France.Pivot se satisfait d’ailleurs de plusieurs points.«Les Français vont être informés de beaucoup de choses.Jusqu’au mot “souverainiste”, par exemple, que je ne connais- sais pas et donc, que les Français ne doivent pas connaître.» Même chose pour la présence des anglophones Neil Bissoondath et Joan Fraser: «En France, on pense que le Québec n’est peuplé que de francophones.Ce sera une information, ça aussi, pour les Français.» L’idée de bien communiquer la réalité québécoise était d’ailleurs au centre des préoccupations de Bernard Pivot lors de la sélection des invités: «Ils n’ont pas été choisis parce qu’ils étaient nécessairement les meilleurs journalistes, écrivains ou gens de spectacle, mais parce qu’ils avaient un sens de la communication, qu’ils pouvaient donc faire partager des idées, des réalités du Québec aux Français.Nous avons eu quelque chose de très cohérent, avec une part de chance.Deux jour- nalistes, deux écrivains, deux personnes issues du spectacle, avec des opinions contrastées de chaque côté.L’échiquier des souverainistes était très diversifié.» Soulignant au passage quelques moments forts, notamment les commentaires sur la visite de De Gaulle en 1967, dont des extraits sont présentés en fin d’émission, Pivot s’est également dit agréablement surpris par les critiques «selon moi méritées» qui ont été formulées à l’endroit de la France.«En France, ce sera une leçon, un petit peu», concluait pour sa part Michel Hermant.Rappelons que l’émission, une des deux sorties annuelles à l’étranger pour Bouillon de culture, sera présentée à l’antenne de Radio-Québec le 2 juin, avant sa diffusion sur France 2, le 7 juin.Harmonie retrouvée à la CSN Le débat sur la réforme des structures est bien engagé CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR ¦ i Si la CSN était un orchestre entiché de Ravel, elle jouerait à satié-témn Boléro des structures d’ici à son prochain congrès ordinaire, en mai 1999, quitte à se livrer alors à un grandiose finale.Au podium, hier, alors que tirait à sa fin le 58u congrès qui coïncidait avec le 751' anniversaire de la centrale — l’album souvenir a pour titre La CSN au cœur de son temps —, le chef Gérald Larose a momentanément senti que la partition entérinée par le comité exécutif quant aux réformes de structures des fédérations subissait des modulations de taille.Habilement, il a laissé se produire un rajustement du diapason, quitte à reconnaître par la suite que le congrès «a fait un choix judicieux».Harmonie retrouvée?Tout le monde le souhaite et l’on pourrait un jour voir naître la (super) Fédération de la santé et des services sociaux.Tous devraient entretemps se plier à des discussions sur la recomposition «éventuelle» des fédérations que la CSN veut faire passer de neuf à sept.La très puissante Fédération des affaires sociales (FAS) devra vivre avec la volonté très forte d’autonomie de professionnels qui n’ont pas nécessairement envie de se joindre à elle — plusieurs délégués l’ont laissé entendre hier, tant du côté des professionnels que de celui du Secteur professionnel des techniques médicales (SPTM) et du groupe d’infir- CSN 58e congrès mières de Sainte-Justine.Le président de la FAS, Louis Roy, se fait rassurant: «Nous ne sommes pas ici pour répéter les erreurs du passé mais pour les corriger.» Il faut rappeler qu’il fallut plusieurs années de palabres à la CSN avant que le nombre de conseils centraux ne soit réduit, passant de 22 à 13.Les frontières entre les associations sur une base industrielle et celles qui épousent un contour professionnel ne sont pas toujours aussi claires que le supposaient certains documents transmis aux congressistes.L’on se demande encore où, dans l’organigramme remodelé, pourront loger les garderies, le Syndicat des professeurs de l’Université du Québec, etc., compte tenu de l’orgueil que met depuis longtemps la CSN à ne retenir personne et à s’adapter à ce que désire la base plutôt qu’à centraliser les décisions au sommet.Il fallut qu’un, «visiteur» au congrès, Jacques Desmarais, professeur à l’UQAM, se pointe au micro (il n’y avait pas un droit strict) pour que soit solennellement versée au débat une phrase tirée de la déclaration de principes de la CSN, qui date de 1970 et qui, hier, venait à l’appui du camp du «libre choix», lequel craint les annexions non conformes aux aspirations des intéressés: (les travailleurs) «ont le droit de s’associer librement sans aucune contrainte extérieure et de constituer des syndicats de leur choix».Et voilà l’ordre du jour établi en partie pour une durée de trois ans, même si les intéressés s’engagent tous à rendre «attrayantes pour tous» les modalités de services proposées.En après-midi, avant l’ajournement qui s’est produit peu après 17h, les 1290 délégués officiels et 295 délégués fraternels, venus de 896 syndicats, ont approuvé sans débat les projets de résolution sur l’économie solidaire en plus d’assister à la prestation de serment du «nouvel exécutif» qui ne comporte aucune nouvelle figure, sauf celle de Michel Lessard qui a accédé à la trésorerie il y a quelques mois seulement.Du côté du service d’information de la CSN, l’équipement informatique était déjà emballé depuis plusieurs heures et réexpédié rue de Lorimier où le travail de routine reprend lundi pour ce service qui compte pour 4 des 25 millions de dollars prévus pour les «services d’appui» au cours des 36 prochains mois.Construction Les moyens de pression pourraient reprendre dès lundi PRESSE CANADIENNE Montréal — Les moyens de pression, excluant pour le moment la grève générale, pourraient reprendre dès la semaine prochaine sur les chantiers de construction résidentielle du Québec.La CSN-Construction, qui représente environ 20 % des ouvriers dans ce secteur, a clairement lancé un mot d’ordre à cet effet pour lundi.Ce sera «lundi et, mardi, une coche de plus», résumait hier M.Olivier Lemieux, président de la CSN-Construction.A la FTQ-Construction et au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction — la coalition qui représente la majorité des ouvriers — le comité de stratégie se réunira mardi pour décider des actions à prendre, précisait au cours d’un entretien Yves Paré, de la FTQ-Construction.En entrevue, le président-directeur général du Conseil provincial, Maurice Pouliot, disait s’attendre, lui, à ce que les ouvriers adoptent des moyens de pression «au cours des prochains jours».Mais «est-ce une urgence que ça se fasse lundi?» demandait-il à voix haute.fes négociations sont au point mort avec l’association patronale de ce secteur.l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec.Même depuis le dépôt du rapport du conseil de médiation, même après que le ministre du Travail eut invité les parties à retourner à la table de négociation, ces derniers jours, aucun rapprochement n’a été constaté, aucune séance de négociation n’a été prévue.La FTQ-Construction et le Conseil provincial disposent encore du mandat de grève qu’ils avaient obtenu et exercé, en mars dernier, avant la trêve.Cette trêve avait été négociée pour permettre justement au conseil de médiation de faire son travail, en réinstaurant la paix sur les chantiers de construction résidentielle.n 'liSTE Mariage D’Arthur Quentin et Bleu Nuit • Documentation sur demande au Tel.: (514) 843-7513 1-800-303-7513 Fax: (514) 843-9418 Pour chats seulement! On doit bien nourrir son chat.une , saine alimentation se traduit par : » une meilleure espérance de vie • des maladies moins fréquentes ¦ une digestion plus facile et une litière plus propre Chois Montréal Clinique vétérinaire pour chats Charles Bradley D.V.M.[g] 1830.me Sherbrooke o.out (514) 939-2287 A LE CONSEIL DE LA VIE FRANÇAISE EN AMÉRIQUE présente Victor C.Goldbloom Commissaire aux langues officielles sujet: -L’usage du français au Canada - situation et perspectives-Date: Le samedi 1er juin 1996 Heure: 12 h Endroit: Auberge Universel, 5000 rit Sherbrooke Est, Montréal Rencontre d'information et d'échange sur l’avenir de la Francophonie en Amérique du Nord Déjeuner et conférence: 30 $ Renseignements: (418) 692-1150 (Mme Lise Nadeau > RSVP avant le 29 mai Chaque entant on adolescent a ses raisons suivie un cours de cuisine! Imaginez votre enfants préparant le repas! Au menu: Soupe Minestrone Champignons farcis au gratin Lasagne aux 3 fromages et à la Riccota Salade César Sorbet Tropical C'est maintenant devenu possible grâce aux cours de cuisine pour enfants et adolescents offerts par l'École de cuisine Philippe Mollé.Ces sessions de 15 heures sont offertes du lundi au vendredi, à raison de 3 heures chaque jour.Laissez votre enfant connaître les grandes bases de la cuisine, les coupes de viande, volaille et légumes, différentes sauces, pâte et connaissance des produits à travers plus de 15 recettes que les enfants effectueront avec un chef de renom! Les programmes de cours sont spécialement adaptés pour deux groupes d'âge, soit de 8 à 12 ans et de 13 à 17 ans.• Le coût du cours, 200.00$, comprend les aliments, les manuels de techniques et recettes, et la malette contenant deux couteaux et le tablier.Les parents, la dernière journée de cours, dégusteront les mets préparés par les enfants.Date des sessions: 2 juillet 1996 au 6 juillet 1996 8 juillet 1996 au 12 juillet 1996 15 juillet 1996 au 19 juillet 1996 22 juillet 1996 au 26 juillet 1996 29 juillet 1996 au 2 août 1996 5 août 1996 au 9 août 1996 12 août 1996 au 16 août 1996 19 août 1996 au 23 août 1996 Enfants de 8 à 12 ans, de 9 heures à midi.Adolescents de 13 à 17 ans, de 13 heures à 16 heures.AL.École de cuisine Philippe Mollé 360, rue du Champ-de-Mars, Vieux-Montréal - 514.393.81.11 ':A 8 I, K I) E V 0 I It .I, E S S A M E I) I 2 5 E T I) I M A N C II E 2 (I MAI I il I) (I LE DEVOIR LE MONDE K N B R E F ?TANSU CILLER LÂCHE f-i LE GOUVERNEMENT |! Ankara (Reuter) — Le parti de Tansu ! ! Ciller a annoncé qu’il avait décidé de he plus soutenir l’alliance conservatrice turque au pouvoir à Ankara mais que ses ministres resteraient à leur 1 '¦ poste jusqu’à la formation d’une nouvelle coalition.«L'exécutif du parti a décidé de retirer son soutien au gouver-1 nement», a déclaré Tansu Ciller à l’is-*1 àue d’une réunion des instances diri-' géantes du Parti de la juste voie * '!(DYP).«Le DYP commencera à tra- • voilier de toute urgence à la formation d'un gouvernement de majorité.Jus-'! qu’à la formation du nouveau gouver-' nement, nos ministres resteront en pla-1 ¦' ce», a-t-elle ajouté.Mais la question de la formation d’un gouvernement re-'} groupant le DYP et les islamistes res-1 te ouverte.La coalition actuelle avait ! été formée pour bloquer les isla-"fnistes arrivés en tête aux élections de décembre dernier.tav, -?- i> L’INDE NUCLÉAIRE ARCHÉOLOGIE INVOLONTAIRE Qlayle (AFP) — Un site archéologique a été mis au jour dans un village du Sud-Liban à la suite des bombardements de la région en avril par l’armée israélienne.L’aviation israélienne a bombardé le village de Qlay-lé, à une quinzaine de kilomètres au sud de Tyr, notamment la colline où, selon la légende, serait enterré le prophète Nabi Omran, père de la vierge Marie.Une des bombes a creusé un trou de cinq mètres de profondeur, révélant des mosaïques couvrant le sol et les pans d’une citerne d’eau de deux mètres de hauteur, datant de l’ère byzantine, selon ces experts.Une quinzaine d’ouvriers du département libanais des Antiquités ont entamé lundi des fouilles sur le site, espérant retrouver les vestiges d’une ancienne église.-?- SIMÉON II DANS SON PAYS RUINÉ New Dekhi (AFP) — Le gouveme-¦'.* ment nationaliste hindou d’Atal Be-v hari Vajpayee a souligné hier qu’il •s‘,pourrait «réexaminer» la politique ' nucléaire indienne et doter le pays *s d'armes atomiques.«Notre engagement en faveur de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique est bien r connu.Mais si cela s’avère nécessaire à la lumière de nos intérêts nationaux, notre politique nucléaire sera réexaminée», a déclaré le président indien Shankar Dayal Sharma.Il lisait devant le Parlement un discours préparé par le nouveau gouvernement.L’Inde a fait exploser une bombe atomique en 1974 mais ne fait pas officiellement partie des puissances nucléaires.:ip 1(.‘ -?- ÉPREUVE DE FORCE EN BIRMANIE Bangkok (d’après Le Monde) — Plus de dix mois après la levée de son assignation à résidence, Mme Aung San Suu Kyi, chef incontesté de l’opposi-¦’ tion, entend pour la première fois forcer la junte de Rangoon à lever le masque à l’occasion d’un congrès de '' teon parti, la Ligue nationale pour la ' démocratie (LND), prévu à son domi- ¦ die ce week-end.L’occasion: le sixième anniversaire d’élections générales organisées par les militaires et au ¦ cours desquelles, au grand dépit des généraux, la LND avait emporté 392 : sièges sur 485.Cette assemblée n’avait jamais été autorisée à se ré-, unir et avait été remplacée par une j Convention nationale désignée par la junte.Le pouvoir militaire,, connu sous le nom de Conseil d’Etat pour la restauration de la loi et de l’ordre 1 (SLORC), a réagi en arrêtant déjà, selon l’opposition, près de 200 délégués au congrès de la LND.Sofia (AFP) — Le roi Siméon II, qui retrouve aujourd’hui sa terre natale après 50 d’exil, va découvrir un pays plongé dans le chaos, privé de pain et d’essence, et où les criminels opèrent en toute impunité.«Siméon trouvera un peuple découragé, pris de panique pour survivre au quotidien», écrit le journal Standard à la veille de la visite «privée» du roi en Bulgarie qu’il avait dû quitter à l’âge de neuf ans, expulsé par les nouveaux maîtres communistes en novembre 1946.Même le président de la République Jeliou Jelev se déclare horrifié par la situation.«Ce qui se passe chez nous est beaucoup plus dramatique qu’une crise ordinaire.Le pays est au bord de la faillite.La situation risque de devenir incontrôlable», a-t-il confié au journal 24 Tchassa.-?- GALINDO EMPRISONNÉ Madrid (AFP) — L’incarcération du général Enrique Rodriguez Galindo, figure emblématique de la lutte antiterroriste, relance l’affaire des «escadrons de la mort» antibasques et inquiète une bonne partie de la classe politique espagnole.La détention du général Galindo, décidée jeudi par la justice, a fait l’effet d’un coup de tonnerre en Espagne.En accusant ce général de la Garde civile de détention illégale, torture et assassinat, la justice s’est attaquée à un véritable symbole de la guerre menée depuis une vingtaine d’années contre l’ETA Galindo, 57 ans dont 26 passés au pays basque, est l’officier le plus décoré de la Garde civile.Il a démantelé une centaine de commandos de l’organisation séparatiste basque et, à son actif, figure en particulier l’arrestation en 1992 à Bidart des principaux dirigeants de l’ETA de l’époque.Montréal est l’hôte du premier colloque international sur la proposition de créer un nouveau corps d’intervention civile : j Les Casques blancs ORGANISÉ PAR : Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal LES MERCREDI 19 ET JEUDI 20 JUIN 1996 HÔTEL CROWNE PLAZA MÉTRO CENTRE 505, RUE SHERBROOKE EST MONTRÉAL (QUÉBEC) Participation de représentants et d’experts d’Argentine, des États-Unis, de France, de Suède et des Nations-Unies.¦ Le mercredi 19 juin 1996 9 h 00 Le concept des « Casques blancs » 10 h 30 Coordination de l’aide humanitaire : aspects politiques et diplomatiques 14 h 30 Coordination de l’aide humanitaire : déploiement sur le terrain ¦ Le jeudi 20 juin 1996 8 h 30 Coopération militaire et civile en situation de crise 11 h 00 Table ronde : Les « Casques blancs » : A-t-on besoin d’une nouvelle forme d’intervention 7 15 h 15 « Casques blancs » et ingérence humanitaire : quel avenir ?¦ Information et inscription INSCRIPTION : 150 $ (avec repas), 90 $ (sans repas) ÉTUDIANTS À TEMPS COMPLET : 110 $ (avec repas), 50 $ (sans repas) (Les taxes sont incluses dans tous les prix) Téléphone : (514) 987-6781 Télécopieur : (514) 987-8502 La France, l’Algérie et la Centrafrique L’ensemble de la classe politique, ainsi que les représentants des communautés musulmane et chrétienne de France, ont exprimé leur horreur et leur impuissance après l’assassinat des sept moines enlevés fin mars en Algérie, dont la mort était hier tenue pour certaine par le gouvernement français Par ailleurs, en Centrafrique, Paris semble contrôler bien davantage la situation qu’en Algérie.Les troupes françaises ont dispersé hier de nouvelles manifestations de Centrafricains hostiles à l’intervention de l’Hexagone et entrepris elles-mêmes des négociations directes avec les mutins.On annonçait hier soir à Bangui, pour ce matin, une manifestation d’appui au président Ange-Félix Patassé.Paris totalement démuni face à l’intégrisme algérien Paris (AFP) — La tragédie de l’assassinat des sept moines français par le Groupe islamique armé (GIA) laisse une nouvelle fois la France impuissante face à un conflit qui ensanglante depuis plus de quatre ans son ancienne colonie.Le ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette a déclaré hier que les ravisseurs des religieux portaient «une effroyable responsabilité» et que «jamais ces crimes ne seront effacés de nos mémoires».«Et la mémoire de la France est longue», a-t-il prévenu.Pourtant, au-delà de ces menaces voilées de représailles, Paris apparaît démuni face au plus radical des mouvements armés algériens qui a fait de la France une de ses cibles privilégiées.Le GIA accuse Paris de permettre le maintien au pouvoir de la «junte» par son aide «inconditionnelle, politique, économique et militaire» et avait ordonné le départ de tous les étrangers en 1993.La première réaction du gouvernement français a ainsi été d’appeler «solennellement» tous les Français à quitter l’Algérie, une injonction rituelle faite après tous les assassinats de Français en Algérie, au nombre aujourd’hui de 39.S’il était définitivement confirmé, l’assassinat des religieux constituerait le plus important massacre de Français en Algérie depuis 1993.Un degré supplémentaire a été franchi par les autorités françaises qui ont demandé à tous les ressortissants français de quitter le pays, y compris aux religieux et sans faire référence aux habituelles «personnes dont la présence n’est pas indispensable».Les Français restés en Algérie sont estimés à environ un millier, pour la plupart des «pieds noirs» âgés ou des religieux, cibles faciles pour les islamistes armés.Sur les 39 Français assassinés, 14 sont des religieux.Les religieux, encore récemment, étaient au nombre d’environ 300.Si les plus exposés, notamment dans l’ouest du pays, ont été regroupés, il est difficile de savoir s’ils sont nombreux à avoir suivi les injonctions du gouvernement français ou s’ils ont choisi, envers et contre tout, de rester pour «témoigner de leur foi».Une mission de commando?Après l’enlèvement des sept religieux dans leur monastère deTibéhirine, près de Médéa (sud-ouest d’Alger), Paris avait renoncé à monter une opération de commando pour récupérer les moines, une telle mission apparaissant vite impossible, politiquement et techniquement, dans cette région montagneuse, fief des islamistes, où les caches sont très nombreuses.En dépit de nombreuses rumeurs et après un silence de plusieurs semaines, le gouvernement français avait également affirmé ne mener aucune négociation avec le GIA, qui s’était adressé directement à M.Chirac pour proposer un échange de «prisonniers».«Il n’y a pas eu de négociations d’aucune sorte.R n’y a pas eu de tractation», a réitéré hier un porte-parole français.Paris en a ainsi été réduit à «faire confiance» aux autorités algériennes, en insistant néanmoins sur la «responsabilité» de cellesci pour «assurer la sécurité» des sept religieux.Qu’est-ce que le GIA?Un groupe en armes pour la «réislamisation» de VAlgérie ALI HABIB LE MONDE Le Groupe islamique armé (GIA) n’a pas, une nouvelle fois, démérité de sa sinistre et sanglante réputation.Sans autre idéologie que la «réislamisation» forcée et primaire de la société algérienne retombée, selon eux, dans la période anté-islamique, les militants du GIA ont fait de la dérive terroriste la plus jusqu’au-boutiste, leur méthode de combat et de la rédemption par le sang, la catharsis nécessaire à «tous les ennemis de l’Islam».Fondé au début des années 90 dans la clandestinité, le GIA dont le sigle est apparu pour la première fois en septembre 1993, s’est rapidement imposé comme le fer de lance intransigeant de la lutte armée islamiste contre un pouvoir militaire jugé «impie».Il comprendrait en son sein des «afghans», anciens combattants algériens de la guerre d’Afghanistan contre l’occupation soviétique: un noyau dur qui, à son tour, a recruté, parmi les jeunes, les plus résolus à en découdre avec le pouvoir.Laissés-pour-compte des banlieues déshéritées d’Alger et des grandes villes, membres de familles touchées par la répression, ou adeptes d’une violence-exutoire, forment le gros des troupes: vraisemblablement, à peine plus de 2000 du plus radical des mouvements islamiques armés algériens.Le GIA serait «éclaté» en petites unités ayant chacune un «émir» à sa tête, extrêmement mobiles et hermétiquement cloisonnées les unes par rapport aux autres, sur le modèle des cellules du Front de libération nationale (FLN) qui fit ses preuves lors de la lutte d’indépendance.Implantées surtout dans l’est et le centre, ces unités se déplacent cependant d’un bout à l’autre du territoire au gré des aléas et des accrochages, abandonnant les zones rurales pour se replier dans les banlieues populaires, leur véritable vivier.Le nombre limité des individus d’un même groupe serait un atout efficace pour échapper aux ratissages des forces de sécurité, pour passer entre les mailles des dispositifs antiterroristes et perpétrer impunément leurs attentats.Cependant, le GIA reste pour l’essentiel un mouvement armé dont personne ne peut avec certitude donner l’exact organigramme ou détailler les infrastructures.Y a-t-il un seul GIA ou plusieurs groupes hétérogènes se réclamant commodément de ce sigle?Des zones d’ombres trop importantes entourent le rival de l’Armée islamiste du salut (AIS), branche armée de l’ex-Front islamique du salut (FIS) pour que l’on ne puisse penser que ce qu’il est communément admis d’appeler la «nébuleuse» du GIA ne cache pas en son sein des groupes armés aux horizons et objectifs divers: islamistes, bandits «desperados», policiers infiltrés.La violence imputée au GIA sert trop de gens en Algérie pour qu’il en soit, apparemment, autrement.Pour beaucoup d Algériens, certains attentats, parmi les plus spectaculaires, dont on aurait fait endosser la paternité au GIA, n’auraient rien à voir avec cette organisation clandestine armée.Reste cependant qu’il existe bien un noyau dur du GIA composés d’islamistes convaincus de la justesse de leur lutte contre la «junte», déterminés, «en guerre avec tous les groupes sociaux à l’intérieur du pays, et avec tous les États à l’extérieur», comme l’écrit Séverine Labat, dans Les Islamistes algériens.Entre les urnes et le maquis (Seuil, 1995), poursuivant, sans état d’âme, leur objectif de restauration du Khalifat par la lutte armée et quel que soit le sang versé.Le GIA a revendiqué un grand nombre des attentats qui ont ensanglanté le pays et la plupart des assassinats d’étrangers.D s’est attribué la paternité du détournement, le 24 décembre 1994, d’un Arbus d’Ar France sur l’aéroport d’Al-ger et la sanglante attaque suicide contre le commissariat central de la capitale qui avait fait, le 30 janvier 1995, 42 morts et près de 300 blessés.Il serait aussi l’auteur de l’assassinat de l’iman Ab-delbaki Sahraoui, en juillet 1995, à Paris, et de la vague d’attentats qui a frappé la capitale française à la même période.Opposé à «toute trêve, tout dialogue et toute réconciliation avec le pouvoir», il combat les intellectuels, les journalistes, les hommes politiques, les «apostats» et s’est juré d’éliminer «de la terre d’Algérie, les juifs, les chrétiens et les mécréants».Cette morbide dérive terroriste n’épargne pas, non plus, les autres groupes islamistes armés et notamment ceux de TAIS, que le GIA voudrait réduire à merci, à défaut de les enrôler sous sa bannière de la vraie guerre sainte (djihad).Un projet d’unification entre les deux mouvements rivaux a fait long feu au printemps 1995, provoquant trahisons et règlements de compte.L’assassinat, en novembre, de deux importants dirigeants de la guérilla, Mohamed Saïd et Abderrahmane Redjam, ainsi que d’une vingtaine de leurs partisans, transfuges de FAIS, aurait définitivement rompu le consensus minimal qui existait entre eux.«Crime impardonnable», selon un dirigeant de l’ex-FIS.Ce crime aurait déjà porté atteinte à la mobilité sur le terrain des groupes qui se réclament de Zitouni, toujours mystérieusement insaisissable, et qui se déchireraient pour prendre la direction du mouvement Groupe terroriste unifié ou nébuleuse éclatée?Témoin à charge dans le confessionnal.Une confession religieuse peut-elle être utilisée en preuve par la justice?Un procureur de l’Orégon semble penser que oui, et cela scandalise le Vatican, qui s’est élevé avec force contre une telle pratique qui met le religieux et le spirituel au servie du pouvoir séculier.En dernière heure, on apprenait hier que les pouvoirs publics ont accepté de ne pas utiliser, dans une affaire de meurtre, une bande magnétique enregistrée secrètement dans un confessionnal.Washington (AFP) — L’enregistrement de la confession d’un détenu soupçonné d’un triple meurtre ne sera pas utilisée par la justice et sera scellé, a-t-on appris hier auprès du procureur du comté de Lane, dans l’Oregon.Cette mise sur écoute, à l’insu du prêtre catholique et du détenu qui se confessait le 22 avril à travers une vitre dans la prison d’Eugene, a provoqué la colère du Vatican qui a demandé la destruction de la bande, dans une lettre remise mardi à l’ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, Raymond Flynn, par le cardinal secrétaire d’État Angelo Sodano.Le procureur Douglas Hareleroad, qui avait ordonné l'enregistrement, expliquant à l'époque que Conan Wayne Hale, 20 ans.était soupçonné d'un triple meurtre et qu'en prison seules étaient illégales les écoutes d’un détenu avec son avocat, a affirmé dans un communiqué qu’il «avait eu tort d’autoriser cette écoute», même si elle est «légale et éthique», et précisé que la bande serait «scellée» et qu’il ne l’utiliserait «d’aucune façon».«Je présente mes excuses au père Mockaitis et à ceux qui se sont sentis offensés», a-t-il ajouté, expliquant que son seul but avait été, à travers ces écoutes, de «savoir la vérité sur un triple meurtre».«Nous apprécions les excuses prononcées par le procureur, mais il n’a pas dit que la bande serait détruite, et nous nous battrons jusqu'à ce que nous obtenions cette garantie, ainsi que la garantie que cela ne se reproduira pas», a déclaré le porte-parole de l'archevêché Bud Bunce.Dans son courrier, le Vatican a rappelé que «l'excommunication est prévue pour les confesseurs qui trahissent le pénitent» et que tous ceux qui ont eu connaissance des péchés confessés sont «également tenus au secret».Pour le Vatican, le secret de la confession est sacré Mais à Bangui, c’est l’armée française qui tire les ficelles Bangui (AFP) — La France a pris les choses en main à Bangui où, après avoir aidé les forces loyalistes centrafricaines à rétablir l’ordre, elle a engagé depuis jeudi des négociations directes avec les mutins.Celles-ci ont repris directement hier matin entre le général français Bernard Thorette et le porte-parole des insurgés, le sergent Cyriaque Souké.Après deux jours de violents affrontements, attaque contre la radio mercredi repoussée grâce à l’intervention des légionnaires français, manifestation anti-française jeudi à l’issue de laquelle le Centre culturel français a été pillé et incendié, la situation est redevenue plus calme hier matin dans la capitale centrafricaine.«Cette nuit nous avons juste vu quelques balles traçantes dans le ciel et ce matin entendu quelques tirs du côté du kilomètre cinq», un quartier populaire dans la partie ouest de la capitale, a indiqué par téléphone un habitant de Bangui.«Des patrouilles de l’armée française font respecter le couvre-feu», a-t-il ajouté, précisant qu’on ne voyait dans les rues que des véhicules de l’armée française et des mutins, circulant à bord de véhicules dont ils .se sont emparés.«Ils sont armés, a dit ce témoin, mais contrairement aux jours précédents, ils ne tirent pas en l’air.» Les habitants circulent à pied, taxis et autobus étant absents et ne s’éloignent guère de chez eux.La plupart des magasins sont fermés et des propriétaires de magasins ou d’entreprises ont organisé des systèmes de surveillance avec leurs employés pour éviter les pillages.Une «première prise de contact» entre les représentants des mutins et le général Bernard Thorette, qui commande l’opération Almandin 2 des forces françaises en Centrafrique, a eu lieu jeudi soir, indique-t-on de source militaire française.Cette première rencontre, a indiqué un porte-parole militaire français, a «permis à tout le monde de donner ses positions».Les discussions se poursuivaient hier au camp Béal où les forces françaises ont établi leur PC et où les représentants des mutins, l’adjudant Isidore Dokodo et le sergent Cyriaque Souké, sont chaque fois acheminés par hélicoptère.Ces contacts ont lieu en présence de représentants de la hiérarchie catholique, mais le gouvernement centrafricain n’est pas partie prenant^ à ces négociations, selon un responsable de la présidence, car il y a «rupture des discussions avec les soldats rebelles depuis mercredi» — soit après leur attaque contre la radio.«Des putschistes et des rebelles» Ils sont alors devenus, aux yeux de la présidence, des «putschistes et des rebelles» et non plus des mutins, puisqu’ils «ont demandé la démission immédiate du président Patassé», a fait valoir ce conseiller.Aucune indication n’a été donnée sur la nature des discussions entre les mutins et l’officier supérieur français.Jeudi, le ministre français de la Coopération Jacques Godfrain, évoquant l’éventualité de tels contacts, avait affirmé qu’ils seraient d’ordre «strictement tactique».Cette reprise des choses en main par les forces françaises intervient alors que le ministre français de la Défense Charles Millon se dit «préoccupé par le climat d’anarchie qui est en train de dominer».La France doit «assumer les accords qu’elle a conclus», a-t-il dit, faisant référence aux accords de défense qui existe avec la Centrafrique, comme avec d’autres anciennes colonies françaises sur le continent L’autre volet de la mission de l’armée française à Bangui consiste à assurer l’évacuation des ressortissants français et étrangers.Les soldats français, qui ont reçu jeudi une vingtaine de véhicules blindés, poursuivent les opérations A’-extraction » des personnes encore bloquées dans les différents quartiers de la capitale, pour les acheminer vers l’aéroport Outre des Français.14 Allemands et une trentaine de Soudanais, ainsi que leurs ambassadeurs respectifs ont été récupérés par les légion- n ai res. I.K I) K V 0 I H .I.K S S A M K l> I A K T I) I M A N (' Il K 2 II M Al I II II II M 0 NI) A !) Clinton-Dole, le niveau baisse / Echange viril sur l'homosexualité et l'avortement D’APRÈS AFP Washington — Homosexualité, avortement: ces thèmes obsessionnels de la politique américaine ' sont revenus, cette semaine, hanter le .président Bill Clinton, et lui ont fourni i’ocasion d’un échange de propos acerbes avec son rival Bob Dole.üi scène s’est produite jeudi à Milwaukee, lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Helmut Kohl, qui a assisté sans mot dire à cette scène peu diplomatique.Le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a justifié hier l’attitude de M.Clinton par ce qu’il a appelé «des attaques personnelles vicieuses» et «un assaut coordonné» de la part des républicains contre «la moralité du président».La colère de M.Clinton a été pro-• yoquée par un discours de M.Dole quelques heures plus tôt, dans lequel il avait pourfendu une récente décision du président de mettre son veto à un texte de loi qui visait à interdire une forme d’avortement tar-djf très controversée, qui consiste à ;, percer un trou dans le crâne du fœ-, tus pour en siphoner ensuite le cer-vèau.M.Clinton avait justifié son veto en affirmant que cette méthode était parais nécessaire, dans des cas rarissimes, pour sauver la vie ou préserver la santé de la mère.' M.Dole a estimé jeudi que M.! Clinton avait «repoussé trop les limites ’de la décence», l’accusant d’être «sans ' vision morale».Touché au vif, le président a défendu sa position et décrit M.Dole comme quelqu’un qui «vit et respire pour .diviser les A méricains».Vit » Les républicains sont aussi parvenus cette semaine à placer la Maison-Blanche sur la défensive à propos d’un autre sujet délicat, le statut des homosexuels.Les tribunaux d’Hawaii examinent actuellement un texte de loi visant à rendre légaux les mariages homosexuels.Les républicains ont immédiatement introduit au Congrès un texte réaffirmant qu’un mariage ne peut unir que des personnes de sexes différents et stipulant que la loi votée à Hawaii, si elle voit le jour, n’aura aucune valeur juridique dans le reste du pays.Le dilemme du président L’entourage de M.Clinton estime que le but des républicains est de mettre en difficulté le président en le plaçant devant un dilemme: ou bien il appuie l’initiative républicaine et mécontente l’influente communauté homosexuelle, ou bien il la rejette et ressuscite dans le public l’image qui était la sienne durant la première moitié de son mandat, celle d’un homme «de gauche» aux valeurs très éloignées de celles de l’Américain moyen.Le piège a partiellement fonctionné, puisque la Maison-Blanche a fait savoir cette semaine, après de longues tergiversations, que M.Clinton signerait le texte des républicains sur les mariages homosexuels s’il était voté.«Ce n’est pas vraiment une question qui agite le pays», a lancé jeudi M.Clinton, qui a accusé ses adversaires de vouloir «dresser un groupe d’Américains contre un autre».«Je vais faire tout ce que je peux pour empêcher cette élection de dégénérer», a-t-il dit.' Karadzic protégé des poursuites?Sarajevo (AFP) — Les Occidentaux se sont défendus hier qu’un ac-! | cbrd négocié avec Belgrade et Pale sur le sort du leader des Serbes de , Bosnie Radovan Karadzic qui a conservé son poste de «président» lui permette d’échapper à la justice inter-; ' nationale.1 «L’arrangement qui a été conclu à propos de Radovan Karadzic est qu’il ¦ reste à l’écart de la scène publique., ’ Nous n’avons pas conclu d’accord qui tricherait avec la justice», a déclaré un porte-parole du bureau du haut repré-.sentant civil en Bosnie, Cari Bildt.«Il n’y a aucun accord, les criminels de guerre doivent être en prison», a Renchéri le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, alors qu’il se ’ trouvait à Madrid.La Maison-Blanche a également affirmé ne pas avoir connaissance d’un éventuel marché qui permettrait à Radovan Karadzic et au chef militaire des Serbes de Bosnie, le général Rat-ko Mladic, de ne pas être inquiétés s’ils adoptaient un profil bas.Selon un article du New York Times, un tel marché aurait été proposé par le président Slobodan Milosevic au coordinateur américain pour la Bosnie, John Kornblum.Washington aurait «catégoriquement rejeté» cette offre, selon des responsables américains.Bildt s’est récemment rendu à plusieurs reprises à Belgrade pour y rencontrer Milosevic, et à Pale afin d’obtenir une mise à l’écart de Karadzic qu’il considère comme un président «illégitime».S USISJSfSISMüMfSMSISISISISfSISMSJSJSJSiBMl 0 1 I ü= i i LES ENCANTEURS ET LIQUIDATEURS WÉMÈK I S Le nom de confiance en encans PAR ORDRE DU CRÉANCIER 1 i DANS LA LIQUIDATION DE i i a GHAEM PERSIAN RUGS i 1 BAY STREET ET YORKVILLE, TORONTO k fi3 § NOUS AVONS REÇU LE MANDAT DE VENDRE À L’ENCAN TOUT LE STOCK i 1 DE TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX AFIN DE PAYER LE CRÉANCIER.I I •1 L’encan aura lieu dimanche, le 26 MAI 1996, À 14 h.L’inspection i débute à midi et se poursuit durant l’encan, au SQUARE 1 ja DÉCARIE, 6900, BOULEVARD DÉCARIE, à Montréal.| LES ACHETEURS NE PAIERONT PAS DE TPS ni de prime de i 1 10%.La taxe sera payée par le créancier.k ü UNE GRANDE SÉLECTION DE TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX 1 ja AUTHENTIQUES, NOUÉS À LA MAIN, PROVENANT DE i m GRANDS CENTRES DE TISSAGE TELS QUE : Tabriz, Isfahan, l § Qum, Kashan, Mashad, Bidjar, Sarough, Ardebil, Heriz, Karache, i I Afshar, Baktiari, Senneh, Balouchi, Turquie, etc.PLUS des pièces de 0 h collection anciennes et des pièces signées, ainsi que des tapis de m 0 1 1 dimensions et des teintes variées, en soie ou en laine, allant de 2’ x 3’ jusqu’à 17’ x 11’.Wémèk § M 1 CONDITIONS DE PAIEMENT: EN ESPÈCES, VISA, MASTERCARD, AMEX.1 0 g RAFRAÎCHISSEMENTS SERVIS SUR PLACE.STATIONNEMENT GRATUIT.1 i POUR PLUS DE PRÉCISIONS, COMPOSEZ LE 731-8339 1 0 1 L’électorat de l’ex-lJRSS aux élections israéliennes Sharanski, le «Russe» qui monte 450 000 électeurs déchirés entre la gauche et la droite PATRICE CLAUDE LE MONDE Jérusalem — Shimon Peres ou Be-nyamin Netanyahou?U* Likoud ou les travaillistes?A moins d’une semaine des élections générales, une seule chose paraît pratiquement certaine: Nathan Sharanski sera ministre.Quel que soit le vainqueur de l’élection directe du premier ministre, ou la couleur politique de la coalition qui gouvernera le pays au cours des quatre prochaines années, l’ancien refuznik d’Ukraine en sera.D’abord parce que les sondages créditent Yisraël Baalya, le parti qu’il a créé en mars, de cinq à sept sièges à la Knesset, ce qui en fera l’un des pivots de la prochaine majorité.Ensuite, parce que rien, dans le programme de cette formation, n’est de nature à effrayer l’une des deux grandes formations qui se partagent les faveurs des trois quarts de l’électorat depuis 30 ans.Novice en politique certes, mais déjà très habile, l’ancien «prisonnier de Sion».Condamné, en 1977, en Union soviétique, à 13 ans de réclusion pour espionnage et activités antisoviétiques, il fut libéré, en 1986, lors d’un échange de détenus Est-Ouest.Dix ans plus tard, le voilà sur le point de détenir un maroquin.Joli parcours.«En 1986, raconte-t-il avec humour, ce fut le triomphe de ma vie.J'étais un héros, tout le monde m’aimait.Aujourd’hui, me voilà parti pour devenir un autre de ces sales politiciens.» «Yisraël Baalya», en hébreu, est un joli petit jeu de mots qui signifie à la fois «l’Israël qui monte» et «l’immigration en Israël».Pas de tromperie sur l’étiquette: Nathan Sharanski n’a effectivement qu’une idéologie: «Le sionisme.» Ou plutôt, dans une société qui paraît si tentée par une normalisation à l’occidentale — ce qu’il déplore —, que l’on y évoque de plus en plus fréquemment l’entrée du pays dans une ère «postsioniste», M.Sharanski préfère parler de «nouveau sionisme».Son objectif numéro un est clairement affiché: «Puisque notre existence au milieu du monde arabe dépend largement du facteur démographique, nous voulons au moins un million de Juijs russes supplémentaires en Israël.» Et en l’absence d’une remontée très spectaculaire de l’antisémitisme en Russie, la condition sine qua non pour atteindre cet objectif, c’est évidemment «l'amélioration substantielle» des conditions d’accueil en «terre promise».D’où un programme politique très nettement centré sur l’économie — «démantèlement des cartels d'Etat, privatisation des entreprises publiques, élimination des excès bureaucratiques» —, et la réforme en profondeur d’un système éducatif «qui encourage la médiocrité».Au-delà de la personnalité célèbre et chaleureuse de l’ancien refuznik.nul doute que c’est avec cet argument que le Baalya peut séduire 30 ou 40% de la masse russo-israélienne.Vote utile Plus de 450 000 électeurs, dont 200 000 nouveaux votants: voilà la clientèle potentielle du premier «parti russe» de la Knesset.M.Sharanski n’aime pas qu’on le nomme ainsi et il est vrai qu’un ancien Canadien, le professeur Zvi Weinberg, numéro six sur la liste du Baalya, n’est pas russe mais simplement russophile et russo-phone.N’empêche que toute la propagande se décline uniquement dans la langue de Pouchkine.En bon tacticien, M.Sharanski n’a pas souhaité se prononcer en faveur de l’un ou l’autre des deux candidats à la présidence du gouvernement.Les sondages disent que les «Russes» d’Israël sont à peu près équitablement partagés entre M.Peres et M.Netanyahou.En 1992, une forte majorité, mécontente des conditions d’accueil qui leur avaient été ré- servées par le gouvernement de Yitzhak Shamir, avait voté travailliste.Pourtant, plus conservateurs que la moyenne des Israéliens de souche plus ancienne, l’idéologie du Liko.ud les séduit a priori plus que celle des amis de Shimon Peres.Mais comme aucun des deux partis n’a jugé utile de placer plus d’un ou deux candidats «russes» à des places d’éligibles sur leurs listes et quq le nouveau système électoral permet,de voter pour un homme, sans forcément élire ceux de son parti, les, «Russes», comme les «Arabes», les «Ethiopiens» et les «hommes en noir» les religieux, vont pouvoir à la fois voter utile, c’est-à-dire pour ceux qui défendront leurs intérêts spécifiques, et voter plus «politique» à l’occasion de la désignation directe du premier ministre.La paix, dans tout cela ?Yisraël Baalya est pour, comme tout le monde.Mais, précise son programme, «le peuple juif possède un droit inaliénable sur la terre d'Israël» (Cisjordanie et Gaza compris, s’entend).«Le statut de Jérusalem unifiée, en tant que capitale de l’État juif, n’est pas négociable» et le parti «est opposé à l’établissement d’un État palestinien».Et M.Sharanski de souligner: «Nous soutenons les Juifs qui veulent s’établir sur la rive occidentale du Jourdain.Im terre d'Israël appartient à tous les Juifs.» Notamment, évidemment, à ceux de l’ex-URSS.Ex-rcfuznik et futur ministre.Le programme du nouveau chef de gouvernement italien Romano Prodi promet un vrai fédéralisme Rome (Reuter) — Le président du Conseil italien, Romano Prodi, a promis hier d’engager son gouvernement de centre-gauche sur la voie d’une réforme fédérale, au moment de le soumettre au vote de confiance du Parlement.Le gouvernement a obtenu hier sans surprise la confiance du Sénat, où la coalition de l’Olivier détient la majorité, par 157 voix contre 139 et une abstention.Il doit encore se soumettre au vote de confiance de la Chambre des députés, dont les 630 membres se réuniront pour un débat de trois jours sur cette question à partir de mercredi prochain.La tâche du gouvernement devant la Chambre basse devrait être un peu moins aisée, dans la mesure où la coalition de l’Olivier n’y détient pas, comme au Sénat, la majorité absolue.Le président du Conseil devra donc compter sur la bonne volonté des 35 élus des communistes orthodoxes de Refondation communiste pour obtenir les voix nécessaires à son investiture.Le cabinet doit en effet obtenir la confiance des deux chambres avant de commencer à gouverner.Devant le Sénat, Romano P.rodi a appelé l’opposition à se joindre à lui pour moderniser le système de gouvernement et l’administration publique hyper-centralisée.Une réponse aux sécessionnistes de la ligue du Nord ¦ i à fvtt&i PROMOTION DINOVALIANO de rabais sur toute la collection 562, Notre-Dame, Saint-Lambert, route 132, sortie Notre-Dame 923.52.11 «Si l’opposition ne veut pas prendre part au dialogue, nous agirons seuls.Il n’y a aucun doute là-dessus», a déclaré Romano Prodi aux 315 membres de la Chambre haute.Le président du Conseil a donné pour priorité à son gouvernement de mettre en place une réforme des institutions fédérales, rendue urgente par les vélléités sécessionnistes de la Ligue du Nord.«On a dit que le programme de mon gouvernement ne prévoyait qu’une décentralisation administrative.Je peux vous assurer qu’il va bien plus loin que cela», a insisté Prodi.«Le gouvernement est favorable, non seulement à un fédéralisme fiscal, mais encore à une réforme fédérale de l’Etat», a-t-il expliqué.L’une de ses premières préoccupations sera de trouver une réponse aux propositions de la Ligue du Nord, qui s’est prononcée en avril en faveur d’une scission du nord et du sud de l’Italie sur le modèle de la République tchèque et de la Slovaquie.Comme le chef de la Ligue au Sénat, Francesco Peroni, l’avait laissé entendre, ses 27 élus n’ont pas voté la confiance, hier, les propositions du gouvernement Prodi en faveur du fédéralisme étant selon eux «minimales, insuffisantes et rétrogrades».Rornano Prodi, qui souhaite que l’Italie remplisse les critères de convergence européens dçs 199$, a pour sa part affirmé que l’Etat-proyi-dence devait être rationalisé et réformé, mais pas démantelé.ROGER ROY HORLOGER BIJOUTIER 935 ouest, rue Lagauchetière, Montréal H3B 2M9 SIÈGE SOCIAL DU C/M TéL: 861-4489 Q OMEGA The sign of excellence LE LIEN ENTRE LE PASSE ET LE FUTUR Omega Seamastcr Professional.Chronomètre automatique en acier et or 18 et.Etanche jusqu'à 300 m.Swiss made since 1848.Pour notre plus grand solde de l'année nous vous offrons des rabais phénoménal sur toutes nos plus grandes marques.Ne ratez pas cette occasion unique de vous 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Jean-Robert Sansfaçon Avec la remise d’un second rapport de médiation en moins d’un an, une autre étape vient d’être franchie dans le pénible processus de négociations opposant les syndicats de la construction aux employeurs du secteur résidentiel.Devant l’éventualité d’une reprise de la grève suspendue à la fin mars, les deux parties ont la responsabilité de mettre de l’eau dans leur vin pour en venir rapidement à une entente.D epuis la décision du gouvernement du Parti québécois de «reréglementer» le secteur de la construction résidentielle, les négociations piétinent.Selon la nouvelle loi, chaque secteur de la construction doit désormais négocier la plupart des conditions qui lui sont propres.Ce qui n’est que le gros bon sens, mais De 75 000 en 1987, on ne construit plus que 22 000 unités résidentielles par annee qui se heurte tout de même à une foule d’obstacles.Dans notre petite histoire contemporaine des relations de travail, l’industrie de la construction n’est jamais parvenue à régler ses problèmes.Chaque fois qu:une grève, toujours marquée par le vandalisme et la menace, menaçait de faire subir des torts à l'économie, le gouvernement intervenait pour imposer un retour au travail et un décret tenant lieu de convention collective.Tel le fameux chien de Pavlov, syndicats et patrons ont donc pris la vilaine habitude de ne pas négocier sérieusement, préférant plonger le Québec dans une crise avec la certitude que le tout se terminerait par la promulgation d’un décret tout neuf, toujours serti de gains salariaux intéressants.Avec les années, ce régime paternaliste jde relations de travail est devenu aussi (folklorique qu’inadéquat.Surtout pour les milliers de petites entreprises du secteur résidentiel incapables d’offrir à leurs employés les mêmes conditions que sur les grands chantiers industriels.C’est pour faire face à cette situation que le précédent gouvernement libéral déréglementa entièrement la construction de huit logements et moins, replaçant les entreprises et leurs employés sous la seule juridiction du Code du travail comme n’importe quelle autre PME.Plus de cartes de compétence (sauf pour l’électricien et le plombier), plus de syndicalisation obligatoire et encore moins de négociations à l’échelle de la province.Lors de la campagne électorale, les péquistes firent la promesse d’assujettir à nouveau le secteur résidentiel au décret, ce qu’ils s’empressèrent de faire à leur arrivée au pouvoir.Mais au lieu de profiter de ~lanouvelle loi 46 pour marquer clairement la différence des conditions de pratique dans le secteur' résidentiel, par exemple en se contentant d’exiger des ouvriers qu’ils détiennent une formation adéquate sans leur imposer une syndicalisation obligatoire et des négociations nationales, la ministre Louise Ha-rel força le retour aux conditions des anciens décrets.Ce faisant, elle venait de promulguer des hausses de salaire prohibitives par rapport à la situation d’un marché déréglementé, alors même que l’industrie traversait une crise économique majeure dont elle n’est toujours pas sortie.Heureusement, la loi 46 reconduit la décision du gouvernement précédent de permettre des négociations différentes d’un secteur à l’autre de l’industrie, y compris pour le secteur résidentiel à nouveau assujetti.Par contre, la loi place dans un même panier les projets de construction de maisons unifamiliales et ceux d’immeubles de plusieurs logements qui demandent une expertise plus poussée, tout comme i consommateurs.elle omet volontairement de clarifier qui pourra voter lors des assemblées sectorielles.Depuis un an, les milliers de petits entrepreneurs du secteur résidentiel regroupés à l’intérieur de leur association, l’APCHQ, tentent maladroitement d’obtenir des grands syndicats de la construction qu’ils acceptent pour leurs membres des conditions différentes des autres ouvriers de l’industrie.Au cœur du litige, il y a la flexibilité des salaires.Les patrons veulent pouvoir réagir rapidement aux conditions du marché, alors que les grandes organisations syndicales s’opposent farouchement à l’idée de consentir des conditions variables selon la région, la taille de l’entreprise, sa situation financière ou l’expérience de chaque ouvrier.Loin d’être ridicule ou même exceptionnelle, cette demande patronale tient au contraire de là logique propre à cette industrie, comme à bien d’autres.En fait, elles sont de plus en plus rares les entreprises où la rémunération ne tient pas compte de l’expérience des individus, de leur compétence individuelle ou de leur rendement.Qui osera prétendre qu’il est équitable de verser le même salaire à un menuisier sans expérience ou peu fiable qu’à un vieux routier responsable et autonome?Là où les syndicats voient de l’exploitation, n’importe quel ouvrier qualifié et productif y trouvera la possibilité de faire reconnaître ses talents et ses capacités à leur juste valeur.En ne discutant même pas de cette question dans son rapport, le conseil de médiation a raté l’occasion de faire avancer la réflexion quant au rôle de la rémunération dans la vie des entreprises et du travail.Reconnaissons par ailleurs le pas considérable franchi par la partie syndicale qui accepte désormais que plusieurs règles s’appliquent-différemment quand il s’agit de construire des maisons de moins de deux étages et de cinq logements.Ce que la loi 46 n’a même pas voulu reconnaître, les syndicats eux-mêmes trouvent aujourd’hui que cela a du sens.Entre la demande de flexibilité presque parfaite des salaires dont les patrons ne veulent pas démordre, et l’uniformité intégrale recherchée par les syndicats, il y a cette ouverture à des conditions variables selon le type de construction résidentielle par laquelle patrons et syndicats devraient se faufiler.La grève ne doit pas reprendre dans le secteur moribond de la construction résidentielle.De 75 000 en 1987, le nombre d’unités construites en une année est tombé à 22 000.C’est tout dire.La loi 46 de Mme Harel, qui a choisi de reporter du mois de janvier au printemps l’échéance du droit de grève dans tous les secteurs de l’industrie (autre belle affaire!), pourrait avoir pour conséquence de bloquer tous les projets de construction de la province d’ici quelques semaines.Malheureusement, il faut «faire avec».du moins pour la présente ronde de négociations.Le temps presse, la saison des travaux est déjà fort avancée, il faut s’asseoir et discuter.Non plus sur la base des décrets du passé, mais sur celle plus réaliste des exigences de l’industrie et de ceux qui la font vivre, ouvriers, entrepreneurs et Un fédéralisme rentable?Je voudrais commenter le texte du ministre Stéphane Dion {Le Devoir, 10 mai 1996) concernant la rentabilité du fédéralisme.Le gouvernement fédéral, en abandonnant le financement de la recherche en fusion, privera le Québec d’un centre canadien de R-D.Or, les membres de ce même gouvernement s’accordent à dire que le développement économique à long terme d’une nation est étroitement lié à l’investissement en R-D.Doit-on en déduire que l’objectif du fédéral est de freiner l’essor économique dujQuébec?$elon M.Dion, le Québec bénéficierait des retombées des ventes hypothétiques des réacteurs CANDU aldrs que toute la R-D dans ce domaine est effectuée en Ontario.Le ministre ne mentionne pas que l’On-laiio a pu développer toute une infrastructure en recherche nucléaire grâce à un financement de plusieurs milliards de dollars provenant exclusivement du gouvernement fédéral.Pourquoi investir encore dans le développement d’un nouveau réacteur, le CANDU 9, et comment l’exporter alqrs que le Canada lui-même ne s’en équipera pas?Dans ces conditions, le Québec préférerait certainement participer aux certitudes du développement plutôt qu’aux possibles retombées de 4000 hommes/années à 100 millions de dollars, suivant les chiffres du ministre.Peut-on croire ces chiffres de M.Dion qui pense faire de la haute technologie avec des salaires moyens de 25 000 $ par année?Qui.parmi les ministres et députés libéraux a Ottawa, prendra la défense d'un centre québécois perfor-mânt en R-D financé sur une base LETTRES -?- partagée (un dollar du Québec pour chaque dollar du fédéral), mais que la décision unilatérale du gouvernement fédéral fera disparaître?Alain Côté Longueuil, 17 mai 1996 Un travail mal compris.Après un séjour dans votre beau pays, très touché par la chaleur et la générosité de l’accueil que nous avons reçu, je pars bien triste.J’ai assisté à un événement très important pour le théâtre contemporain: Les Sept Branches de la rivière d’Ota.J’ai trouvé ce travail remarquable mal compris et méprisé par Le Devoir.Robert Lepage et ses collaborateurs se sont mis courageusement devant une tentative immense et profondément nécessaire.Ils cherchent à créer un théâtre où la réalité terrifiante et incompréhensible de notre époque, ainsi que les petits détails insignifiants mais tellement importants de nos quotidiens, s’expriment à travers une recherche de langage théâtral où la technologie actuelle puisse et servir et soutenir l’humain.Quelle tâche! Quelle splendide ambition! Oui, dans une telle démarche, il y aura toujours des inégalités, du travail à faire, des longueurs.Et alors?Comment votre critique a-t-il pu passer sous silence le travail d’une virtuosité et d’une sobriété exemplaires de tout un groupe d’acteurs, en ne réservant que pour deux artistes exceptionnels l’adjectif tiède d’«efficace»?Là, j’oserais mettre mon expérience professionnelle en jeu contre la sienne.Pas de profondeur?Heureusement, il n’y a pas de lourds discours littéraires.C’est par des touches discrètes et des suggestions propres à l’art du théâtre que de graves questions sont évoquées.Je crois que monsieur le critique doit faire gaffe à ne pas joindre l’illustre compagnie de ceux qui ont assassiné les pièces de Tchékhov, celles de Beckett, ainsi de suite.Surtout, il faut reconnaître que la création est un acte fragile.Le découragement devient facilement destruction.Peter Brook Metteur en scène Mai 1996 .et une critique dramatisée M.Brook, croyez-moi bien désolé d’avoir assombri votre séjour chez nous.Que nous divergions d’opinion sur Les Sept Branches de la rivière d’Ota me déçoit moi aussi.Permet-tez-moi pourtant de m’étonner que vous vous portiez à la défense de Robert Lepage en attribuant à mes propos une acidité qui m’est étrangère.Je crains par exemple que vous ne dramatisiez, en employant les mots «méprisé» et «destruction», l’attitude que j’ai adoptée à l’égard de cet événement.Je suis convaincu d’avoir critiqué ce spectacle avec tous les égards qu’il méritait même si je ne lui ai pas réservé les éloges que je me suis permis à l’endroit du vôtre.Bien sûr, j’ai peur parfois de compter parmi ceux qui ont été injustes envers les hommes de théâtre de mon époque.Mais j’aime trop le théâtre et je sais trop la relativité de mon propre point de vue pour penser un seul instant que les lecteurs du Devoir prennent mes modestçs avis pour des chèques en blanc.A vrai dire, je me considère plutôt honoré que vous ayez accordé de l'attention à mon travail.Robert Lepage et ses collaborateurs peuvent se compter heureux qu’un homme de votre notoriété vienne spontanément à leur rescousse.Hervé Guay f£Çt,VAl» PoP .Lh éRoSSÉ CAMZ.- x _ i vMftirti UïoNWCt 4 se réjouit des fortes connotations oedipiennes de son film mais avoue en même temps ne pas être parti de ce fait précis: «J’ai écrit cette scène très freudienne sans savoir que ça deviendrait le sujet de mon film, pour lequel j’ai d’abord imaginé un décor.» Un décor composé presque exclusivement d’un appartement dans le sous-sol d’un immeuble montréalais et d’un cimetière de l’autre côté de la rue.Le lieu et ses balises fixés, Gang a enfin brodé l’histoire et inséré des personnages dans un univers qu’il a voulu tissé de métaphores.Un univers dominé par le personnage de René (Richard Moffat), un gamin de 11 ans qui, à l’aube de l’Exposition universelle de Montréal, en 4967, aperçoit accidentellement ses parents en pleins ébats sexuels.Au matin, le père (Daniel Gadouas) est découvert mort dans son lit, aux côtés d’une mère éplorée, jouée par l’excellente Louise Portai, judicieusement prénommée Reine dans le film.René reste cependant convaincu qu’il a été, la veille, témoin d’une mise à mort.Dès lors, il refuse de grandir, de glisser vers l’âge adulte.Les amants successifs de sa mère (dont Roch, joué par Patrice Godin), les épivardages de son frère et de sa sœur, l’affection qu’il éprouve pour sa voisine apparemment pure (Isabelle Pasco) le confortent dans sa volonté de résister à l’emprise du temps.Inscrit dans ce passé récent avec force détails, le récit épouse le regard du gamin, qui d’ailleurs pourrait être le fils ou le petit frère de Pierre Gang tellement leur ressemblance physique est saisissante: «Je me suis reconnu en lui», explique-t-il, sachant sans doute que cet alter ego entretient un malentendu quant à la nature autobiographique du récit: «Mon film n’est pas autobiographique dans son histoire mais il l’est dans son cadre et dans son émo- tion», résume celui qui a vécu 12 ans dans le sous-sol d’un immeuble à appartements.Sous-sol parle de mort, de la mort dans l’âme comme de la mort physique.Cette mort est suggérée, mythifiée, pendant que la sexualité libérée des personnages qui gravitent autour de René l’enserre peu à peu comme un étau: «Ce récit ne pourrait pas avoir lieu aujourd’hui, où les enfants sont beaucoup plus à l’aise avec les questions d’ordre sexuel: aussi, ils sont entourés de photos de Madonna, d’images explicites qui inondent la télévision», explique le cinéaste contemporain du petit René.Tout en enclavant son histoire entre deux repères historiques très fortement inscrits dans la mémoire collective des Québécois (Expo 67 et les Olympiques de 1976), Pierre Gang a paradoxalement brouillé les pistes temporelles: «Je voulais illustrer le blocage psychologique de René par la métaphore du corps figé dans le temps», explique-t-il.La littérature onirique sud-américaine, notamment celle de Gabriel Garcia Marquez, l’aurait inspiré dans la mise en place de ce climat surréaliste, auquel contribue par ailleurs l’étrange rajeunissement de Reine qui, d’épouse aigrie, devient avec le temps une maîtresse épanouie, rajeunie.Des influences, des références, on en retrouve dans le film de Pierre Gang, qui dit pourtant ne pas aimer les citations.Bien qu’amoureux fidèle du cinéma de John Cassavetes, c’est Toto le héros, de Jaco Van Dormael, et Distant Voices, Still Lives, de Terrence Davies, qu’il a pris pour modèles.Pour la sensibilité des regards d’enfants posés sur le monde qui les entoure, pour l’imaginaire.Que l’on compare son cinéma à celui de Jean-Claude Lauzon — à cause, notamment, de l’obsession de son personnage central et du climat paranoïaque dans lequel baigne son film — ne le flatte pas du tout: «Je trouve le cinéma de Lauzon trop plastique», dit-il avant de clore sur le sujet en disant: «De toute façon, j’ai écrit mon scénario bien avant qu’il fasge Léolo.» A écouter Pierre Gang, on devine qu’il éprouve des sentiments plus vifs, des affinités plus électives avec les acteurs qu’avec ses homologues cinéastes.Sa direction d’acteurs, très subtile dans J’te demande pas le ciel, son court métrage précédent, témoigne ici d’une véritable poigne de fer.Car Pierre Gang se décrit comme quelqu’un d’exigeant.Sa passion pour les comédiens, qu’il aime intuitifs avant tout, il l’a vécue, comblé, auprès de Louise Portai: «J’ai écrit le personnage pour elle; c’était très généreux de sa part de s’abandonner au rôle comme elle l’a fait» — un rôle qui aurait aussi bien pu convenir à Gena Rowlands, que Pierre Gang admire beaucoup et aimerait diriger dans un de ses filrfis.«Le petit m’a demandé plus de travail.J’ai eu peur, au départ, parce qu’il n’avait pas d’expérience de co- médien.Mais sa grande intelligence compense largement», de même que la contribution de la comédienne Joanne-Marie Tremblay, qui a suivi le jeune Moffat pendant tout le tournage, répétant quotidiennement avec lui les scènes du lendemain.Pierre Gang veut continuer à faire du cinéma.Il a travaillé à la télévision (il a réalisé La Ruée vers l’art) et avoue ne pas être trop pressé d’y retourner.«J’aimerais cependant faire des publicités [pour vivre], ou peut-être une minisérie [pour tourner].Car il faut tourner pour être bon.J’ai 38 ans et je ne trouve pas ça jeune.» Pierre Gang évoque, avec une envie pas du tout cachée, des cinéastes comme André Téchiné ou Atom Egoyan, qui parviennent à faire un film tous les deux ou trois ans.«Ici, au Québec, c’est différent.Il faut mettre du temps avant de tourner un film.C’est bien beau d’aller faire le cute à Cannes, mais ça ne me rapporte pas nécessairement des contrats instantanés.» JACKIE «Les Noirs canadiens ont toujours eu plus de possibilités que ceux qui vivaient aux États-Unis» SUITE DE LA PAGE 1 avec lui.» Avec le recul, Oliver Jones croit, comme plusieurs, que Montréal a joué un rôle important dans la reconnaissance des droits civiques des athlètes noirs en Amérique du Nord.L’accueil de Jackie Robinson et de sa famille dans la métropole québécoise représentait un pas important vers ce qui allait devenir le mouvement d’émancipation des Noirs américains dans les années 60.«Jackie Robinson était notre idole, dit-il.Un peu plus tard en 1946, je l’ai rencontré dans la rue avec des copains.Il m’a serré la main.Quelqu’un a pris une photo, mais je ne l’ai plus.C’était un grand athlète qui a donné à plusieurs jeunes hommes noirs l’occasion de rêver.Il nous a montré qu’il fallait tenter notre chance et avoir des buts dans la vie.» Un homme qui ne manque pas de buts dans la vie, c’est Abe Limonchik, le président du comité organisateur du 5fr anniversaire de la venue de Jackie Robinson à Montréal.Conseiller du RCM de 1982 à 1994, militant en faveur de l’implantation du TGV au Québec, ce fils d'immigrants ukrainiens avait 13 ans à l’époque des Royaux.«J’étais très sportif et j’allais assister aux matchs dans les bleachers parce que c’était gratuit J’avoue qu’il m’arrivait de manquer l’école à l'occasion.Tout le monde ne comprenait pas l’enjeu en 1946, mais Jackie Robinson faisait l’unanimité chez les amateurs de baseball.Sa venue à Montréal a marqué la ville et sa culture.Cela démontre que nous étions à l’avant-garde dans le domaine des relations interethniques.Depuis longtemps, Montréal est une ville ouverte sur le monde.» Selon Oliver Jones, le sport et la musique ont toujours représenté des éléments unificateurs dans la culture montréalaise.«Il y avait parfois des préjugés au niveau individuel, mais les Noirs canadiens ont toujours eu plus de possibilités que ceux qui vivaient aux États-Unis.C’était très difficile aussi pour les Canadiens français à l’époque.» , A bras ouverts Jeudi, Rachel Robinson, la veuve de Jackie, se disait heureuse d’être de retour «chez elle» à Montréal, «une ville où l’on se sentait en sécurité, qui nous a toujours traités avec respect et qui nous a accueillis à bras ouverts».Mais la présidente de la Fondation Jackie Robinson, qui attribue des bourses à de jeunes Afro-Américains dans le but de les aider à terminer leurs études, évite la complaisance.«Montréal était la ville idéale pour nous en 1946, permettant à Jackie de se concentrer sur le baseball et de devenir le joueur qu’il est devenu.Mais il y a encore des problèmes dInjustice 50 ans plus tard.Il faut considérer le présent sans cynisme, ni pessimisme, mais en se retroussant les manches parce qu’il y a beaucoup de chemin à faire.Garder l’esprit de Jackie vivant, c’est l’utiliser à bon escient et agir.» Après l’hommage de la Ville de Montréal jeudi et celui des Expos hier, l’UQAM et l’Université Concordia présentent aujourd’hui le symposium Jackie Robinson.Un professeur américain viendra discuter de l’héritage laissé par Jackie Robinson, mais on pourra également entendre des communications sur la discrimination, l’égalité et les lois, ainsi que des témoignages sur le racisme dans les sports et dans les affaires.«Le combat pour la démocratie et l’égalité n’est jamais terminé, explique le conseiller de la CUM en matière de relations interculturelles et interraciales qui prendra la parole au symposium, Linton Gamer.Montréal a beaucoup changé au cours des dix dernières années en recevant de plus en plus de communautés culturelles sur son territoire.» Selon lui, la discrimination à Montréal depuis 1946 s’est déplacée de l’individuel à l’institutionnel.«Les dirigeants ont été dépassés par la venue massive des immigrants.Notre défi, comme société, est maintenant de donner l’exemple, d’établir des programmes et de trouver des leaders politiques représentatifs.En un mot, démontrer le dynamisme de la diversité.Montréal en a besoin.» PHOTO JACQUES NADËAU Rachel Robinson, la veine de Jackie: «Garder l’esprit de Jackie vivant, c’est l’utiliser à bon escient et agir.» IIS BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ (514)915 3399 télécopie» (514)915 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 (514)985 3344 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 9S5A355 télécopie» (514) 985 3390 Eilérienr (sans (rais) 1 800 463-7559 fTyiwqi ttqpr.Mootv*ai.IQaéfcrr).H3A3M9 Dm 06
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