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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1996-07-18, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L XXXVII - No 1 6 6 ?PERSPECTIVES Numéro 1 dans un monde mal foutu Le Canada se classe en 1996, pour la quatrième fois en sept ans, au premier rang du palmarès des pays du monde, établi selon un indicateur du développement humain par un organisme des Nations unies.Le rapport publié hier montre toutefois que ce premier rang est aléatoire.Il indique que le Canada, tout en restant en tête, est l’un des trois seuls pays industrialisés à s’être appauvri depuis 10 ans.Surtout il signale que le Canada est le premier pays d’un monde mal foutu où l’écart entre riches et pauvres augmente.Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publie depuis 1990 un rapport annuel sur le développement dans le monde.Dans ce rapport, l’indicateur composite du développement humain classe les pays sur une échelle de mesure qui combine trois éléments: l’espérance de vie à la naissance (qui donne la mesure de l’état général de santé de la population), le niveau d’éducation et le pouvoir d’achat.En 1992 et en 1995, lors des deux plus récentes batailles référendaires, les premiers ministres canadiens Brian Mulro-ney et Jean Chrétien ont utilisé la première position du Canada dans cette liste de 174 pays pour favoriser l’unité nationale en affirmant que le Canada est «le meilleur pays au monde», celui où la qualité de vie serait la meilleure.Or, à la lecture du rapport 1996 comme des précédents, on constate que cette première place doit être relativisée.1) D’abord, l’indicateur a été conçu surtout pour mesurer les progrès dans les pays en voie de développement.Il est de peu d’utilité pour comparer les pays industrialisés entre eux.L’écart entre le premier rang et le 20e, .occupé par l’Italie, n’est que de 37 points çur mille.A peine 11 points séparent le Canada des Etats-Unis qui sont au 2e rang.En fait, l’indicateur ne montre qu’une chose, soit que le Canada fait partie du peloton de tête des pays les plus développés.Est-il premier ou sixième?Ce palmarès n’est pas assez éclairant pour le détermiqer.En outre, cet écart entre le Canada et les Etats-Unis vient du fait que l’on attribue au Canada 100 points sur 100 pour l’une des variables utilisées pour calculer l’indicateur, soit le taux de scolarisation.Les Américains récoltent 96 points.De même, le Canada comme 25 autres pays se voit attribuer la note de 99 points sur cent au chapitre de l’alphabétisation.Le rapport nous apprend pourtant que 24 % des adultes au Canada, contre 17 % aux Etats-Unis, n’ont pas terminé leurs études secondaires.En outre, une étude réalisée en 1989 par Statistique Canada montre que 16 % des Canadiens adultes sont des analphabètes fonctionnels.D’autre part, le Canada bien que premier, n’est que septième au monde en termes de pouvoir d’achat de ses habitants.Il est sixième pour la participation des femmes à l’activité économique et politique.Il est huitième pour ce qui est de la répartition des revenus entre les classes sociales.Les 20 % de Canadiens les plus riches détiennent sept fois plus de revenus que les,20 % les plus pauvres.Ce rapport est de neuf aux Etats-Unis, de quatre au Japon.Le Canada se range par ailleurs au troisième rang mondial pour ce qui est du nombre de crimes par 100 000 habitants reliés au trafic de la drogue.Il détient le septième plus haut taux de chômage parmi les vingt premiers pays au monde.2) Deuxièmement, si le Canada se classe premier, il figure parmi les trois seuls pays industrialisés dans le monde, avec la Finlande et l’Islande, côtoyant le Burundi et le Bénin, dont la situation économique «se dégrade depuis dix ans ou plus».En clair, les Canadiens sont plus pauvres qu’ils ne l’étaient durant la décennie quatre-vingt.3) Enfin, si le Canada est premier de classe, ce qui reste en soit incertain, il est premier d’un monde où, selon le rapport du PNUD, les inégalités ne font que s’accroître.«Si les tendances actuelles se poursuivent, écrit le PNUD, les disparités économiques entre les pays industrialisés et les pays en développement ne seront plus seulement inéquitables mais deviendront inhumaines.» Voici quelques chiffres: le quart de l’humanité est plus pauvre aujourd’hui qu’il y a 15 ans; il y a dans le monde 358 milliardaires dont la fortune dépasse à elle seule celle de 2,3 milliards de personnes qui composent 45 % de la population mondiale; 80 % du monde se partage 15 % de la richesse.Plus d’un milliard d’habitants n’ont pas accès aux services de santé et d’éducation, ni à l’eau portable ou à l’alimentation dont ils auraient besoin.Il est vrai que 15 pays ont une croissance économique exponentielle, surtout en Asie.Mais cette croissance, selon le rapport, est dans bien des cas sans création d’emplois, sans égard aux plus pauvres, sans démocratie, sans racines culturelles ou sans avenir.Le Canada est premier d’un monde où, selon le rapport du PNUD, les inégalités ne font que s’accroître Michel Ve une ?INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.B6 Culture.BS Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.-45 Mots croisés.B6 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Venteux.Max: 28 Québec Ensoleillé.Venteux.Max: 27 Détails en B 4 M O N T R É A L .L E ,! E II I) 1 I 8 J l! I L L E T 1 !) 9 (i 8 8c + TP S ÉCONOMIE Coca-Cola absorbe Naya pour 161 millions PAGE A 5 MONTRÉAL ^ Le Dr Saint-Laurent acquitté par Vun, radié par Vautre PAGE A 3 + T V (J / T o r o ii I o LES RÉGIONS Pas de montgolfières dans ma cour! PAGE B 1 1S Baril dénonce le «manque grave» de leadership militaire Un 747 de la TWA explose en vol Le chef de l’armée de terre ouvre deux enquêtes et annonce qu’il punira 34 officiers et soldats JOCELYN COULON LE DEVOIR r Ebranlé par les récentes révélations sur les bavures de soldats en Bosnie, le chef de l’armée de terre canadienne, le lieutenant général Maurice Baril, a mis en doute hier «la qualité du leadership» militaire et annoncé des mesures pour rétablir la crédibilité de l’institution.Le général a choisi de frapper fort pour éviter que cette affaire en Bosnie ne prenne les dimensions du scandale somalien.Il a annoncé deux mesures: la tenue au sein de l’armée de terre d’une enquête en profondeur sur le comportement «inacceptable» de certains soldats envoyés comme Casques bleus en Bosnie en 1993 et 1994; et la création d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur la source de ce comportement, «le manque grave et généralisé de leader- ship» au sein de l’institution militaire.Il existe une «preuve claire» que des soldats canadiens ont commis au cours de leur mission en Bosnie des actes répréhensibles, allant de la violence à l’endroit de patients hospitalisés à l’hôpital de Bakovici à des cas d’«inconduite sexuelle» avec des infirmières de l’établissement, a déclaré le lieutenant général Baril VOIR PAGE A 8: BARIL N' ew York (Reuter) — Un Boeing 747 de la compagnie TWA à destination de Pains avec 249 personnes à son bord a explosé en vol et s’est abimé dans l’Atlantique, peu après son décollage de l’aéroport new-yorkais John F.Kennedy hier soir, ont déclaré les garde-cotes, ajoutant qu’il n’y avait aucun survivant.Steve Sapp, porte-parole des garde-cotes interviewé par CNN, a déclaré que ses services avaient dépêché des volontaires mais qu’«il n’y a aucun survivant».Cet accident, qui s’est produit vers 8h30, survient à l’avant-veille de l’ouvertu- VOIR PAGE A 8: TWA wmm , , PHOTO JACQUES NADEAU UE LIEUTENANT GENERAL Maurice Baril a fait son entrée hier dans une salle de la base de Saint-Hubert sous les regards des membres de son état-major.Il existe, a-t-il dit, une «preuve claire» que des soldats canadiens ont commis au cours de leur mission en Bosnie des actes répréhensibles.WBm, L.*vr; .'f'-'-'mmmm 0*W Renaud-Bray est sauvé Le Fonds de solidarité met la main sur 49 % des actions; Champigny se sent floué JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le Fonds de solidarité de la FTQ a réussi un coup de maître en acquérant 49 % des actions des librairies Re-naud-Bray pour un investissement de 1,7 million.Cette transaction survient après que 160 créanciers sur 170 eurent approuvé lors d’une deuxième assemblée mouvementée le paiement de 30 cents pour chaque dollar de dette.L’affaire Renaud-Bray trouve ainsi son dénouement Depuis quatre semaines, les négociations autour de Renaud-Bray ont connu de multiples rebondissements, mais les trois derniers jours en ont laissé plusieurs pantois, dont les frères Talbot, propriétaires des librairies Champigny.Ceux-ci se sont sentis floués par la nouvelle entente et ils n’ont pas manqué de le montrer à plusieurs occasions hier matin lors de l’assemblée des créanciers.En fait, le vent a tourné vendredi dernier, selon les informations obtenues par Le Devoir.Le Fonds de solidarité s’est rendu compte qu’il serait très difficile d’en arriver à un investissement dans la fusion bien ficelée des librairies Renaud-Bray et Champigny le 17 juillet, date de l’assemblée des créanciers de Renaud-Bray.Dès lundi, une proposition a été faite en bonne et due forme à Pierre Renaud pour un investissement du Fonds VOIR PAGE A 8: RENAUD-BRAY CULTURE Festival d’Avignon: aux sources de R%j|és l’Occident es^s PAGE B 8 Le pays de mon père Mais pourquoi arrives-tu si tard, Mathilde?Nous publions le quatrième chapitre du voyage au pays de Trois-Pistoles auquel Victor-Lévy Beaulieu convie les lecteurs du Devoir tous les jours jusqu’au 27 juillet -4- VICTO R- LÉVY BEAULIEU Au milieu de la nuit, la tempête se déchaîne.Je rêve mollement, ma tête appuyée contre celle de Samm.Mon esprit fatigué ne s’arrête sur rien, faisant ces sauts de puces tout au fond de ma mémoire: dans la rue Notre-Dame des Trois-Pistoles, une flèche est lancée et frappe dans l’œil gauche celui qu’on appelle Ti-Gus parce qu’il est idiot et mange la morve qui lui coule du nez; derrière la maison, les cochons de Job Horton grognent, la tête passée entre les planches de l’enclos; sur le vieux pont de fer de Tobune, le train roule, ébranlant la nuit de son vacarme.De simples fragments, sans liens entre eux, comme toutes ces photos qui recouvrent les murs de l’appartement du vieux Ter-rebonne.C’est fugace et peut-être sans aucune signification.Puis il y a ce cri, si soudain et si terrifié que je bondis de ma chaise, traverse la cuisine et ouvre la porte de la chambre de mon père.Il est assis par terre à côté du lit et crie: — Mathilde! Il faut que tu viennes, Mathil- de! Je ne serai jamais capable de m’endormir si tu ne viens pas! Je voudrais dire à mon père que Mam ne peut pas l’entendre parce qu’elle est morte, il y a dix ans déjà, dans les douleurs infinies de ce cancer qui lui a dévoré le ventre.Mais les mots ne sortent pas de ma bouche.Je m’accroupis devant mon père, mets les mains sur ses épaules, et c’est aussi froid que la mort Je dis: — Pa, je suis là.Tu n’as donc plus besoin de crier.— Je savais que je pouvais compter sur toi, Mathilde.Mais pourquoi arrives-tu si tard, Mam?Ce n’est pas à moi que mon père s’adresse, mais à sa propre mère.Par quelle aberration de son esprit mon père les confond-il toutes les deux, seulement parce qu’elles ont porté le même prénom de Mathilde et qu’il les a aimées autant l’une que l’autre?Je dis: — Mam n’est pas ici.Et grand-mère Mathilde non plus.Je suis Abel et je vais t’aider à remettre ton pyjama.Plus cher, plus gros, plus chaud Pour les Jeux, la petite Atlanta a qoulu se faire colossale.A n'importe quel prix.Il y a six ans, Atlanta et son directeur du Comité olympique Billy Payne réussissaient à force de sourires, de poignées de mains et des dollars de la réussite commerciale à secouer le mouvement olympique: devancer Athènes pour la présentation des Jeux du centenaire n’était pourtant pas une mince tâche.Depuis, la métropole géorgienne sans grande histoire crie à qui veut l’entendre que les XXVIe Jeux olympiques de l’histoire moderne seront les plus grands.YVES D’AVIGNON LE DEVOIR oca-Cola achète les Jeux du Centenaire.» En ma-^ V-/ tière d’aphorismes, on ne pouvait trouver mieux.En 1990, Melina Mercouri, actrice-ancienne députée-membre de la délégation grecque, avait tout simplement dit tout haut ce que plusieurs ne cessaient d’évoquer.Depuis ce jour, Atlanta a littéralement embouteillé le mouvement olympique pour faire de la rencontre sportive quadriennale un événement ultraspectaculaire, une VOIR PAGE A 8: MATHILDE VOIR PAGE A 8: ATLANTA A' 8 ' l K I) K V 0 I H , I, K ¦) K Ü 1) I 18 J U I L l K T I !) !) (i — ===-?LE DEVOIR ?-^- ACTUALITES RENAUD-BRAY Les frères Talbot ont dressé TWA Une énorme boule de feu SUITE DE LA PAGE 1 re des Jeux olympiques d’Atlanta.Le président Bill Clinton, aussitôt prévenu de la catastrophe, s’est déclaré «profondément affecté».«Le président a été informé de cet événement que nous avons appris.Il en est profondément affecté et nous suivons de près l’évolution de la situation», a déclaré hier soûle porte-parole de la Maison-Blanche, Mike McCurry.«D’importantes recherches ont été lancées et les efforts des secours sont en cours.Nos pensées et nos prières vont vers ceux qui se trouvaient à bord du vol 800», a-t-il dit.Le vol 800, à bord'duquel se trouvaient 217 passagers et 32 membres d’équipage, s’est abimé à 24 kilomètres au sud de l’ilot de Shinnecock, au large de Long Island.Les garde-cotes ont lancé des recherches pour tenter de retrouver des survivants.Des débris et des corps ont été presque immédiatement retrouvés dans le secteur de l’accident.La station de télé WABC TV a rapportée que, d’après des témoins présents dans le secteur, il y aurait eu une explosion et une énorme boule de feu serait apparue au large de la cote.Un témoin a vu quelque chose se rompre en deux, un autre a déclaré que cela ressemblait à l’explosion en vol de la navette spatiale Challenger.Selon cette chaîne, des canots de sauvetage auraient été aperçus dans l’eau.Le pilote d’un avion privé a déclaré avoir assisté à l’accident : «Nous volions à 2600 mètres environ et nous regardions quand nous avons aperçu des feux d’atterrissage puis un énorme boule de feu, la plus énorme boule orange que j’ai jamais vue, et un instant plus tard, des morceaux incandescents sont tombés directement dans Teau».Prié de confirmer si l’explosion avait bien eu lieu en l’air, il a été catégorique: «Oui, en l’air.Alors que les morceaux atteignaient l’eau, nous avons vu la mer s’éclai-rer(.)et les fragments ont continué à brûler un bon moment».BARIL SUITE DE LA PAGE 1 » au cours d’une conférence de presse.pn janvier dernier, le commandement de la base militaire de Valcartier avait démenti les accusations portées par le personnel de cet hôpital pour handicapés mentaux contre des membres du 12e Régiment blindé du Canada.«Aucune activité criminelle n’a été relevée», avait alors indiqué le brigadier général Christian Couture, ajoutant .que l'affaire était «classée».¦ Le général Baril a déclaré que l’affaire avait été rouverte dès janvier dernier lorsque «les enquêteurs de la police militaire ont reçu de nouvelles informations sur des comportements inacceptables qu’auraient eus des soldats du 2e bataillon canadien, le CANBAT 2, à l’hôpital de Bakovici».«Je suis particulièrement peiné de devoir vous aviser qu’il existe une preuve irréfutable d’inconduite de la part de soldats canadiens», a-t-il dit devant une salle bondée d’officiers de la base de Saint-Hubert Selon le général, les actes reprochés aux soldats canadiens «comprennent des abus d’alcool, de l’inconduite sexuelle, des activités de marché noir, des allégations de violence contre des patients, des troubles d’ordre général, y compris la non-assistance à un Serbe de Bosnie gravement blessé, la perte d’une mitrailleuse et la possible modification de registres d’opérations pour dissimuler ces manquements».Le commandant de l’armée de terre a dit que des actions «radicales, claires, justes et équitables» seront menées dès les prochaines semaines pour corriger la situation et «empêcher que de tels incidents ne se reproduisent».Des mesures disciplinaires seront prises dans un premier temps à l’encontre de 34 officiers et soldats impliqués dans cette affaire, a indiqué le général Baril.«Tout officier ou sous-officier ayant eu un comportement inacceptable sera relevé de son poste de responsabilité», a-t-il précisé.Le général a souligné que les enquêtes de la police militaire sur les incidents à l’hôpital bosniaque n’avaient pas été menées «avec ardeur» et que l’une d’entre elle avait été «différée pour uhe période excessive de temps».Le général a donc tenu à élargir le débat sur les incidents de Bakovici, en ordonnant la création d’une commission d’enquête sur les lacunes du commandement, du leadership et de la discipline au sein du camp des Canadiens en Bosnie en 1993 et 1994.Elle aura aussi pour mandat de faire la lumière sur «l’absence apparente de direction ferme de la part du leadership supérieur pendant le processus d’enquête».Le général Banl attend des recommandations de cette commission d’ici 3 mois.«Je n’aurai aucune tolérance envers ceux et celles qui ne sont pas à la hauteur de la confiance que la nation et lès soldats qu’ils servent leur portent», a-t-il dit Au cours de la conférence de presse, l’officier supérieur a déclaré, à l’intention de ses soldats et du grand public, qu’on ne pouvait «expliquer tous les problèmes auxquels nous faisons face en blâmant les médias.La situation n’est pas une création des médias», a-t-il dit De plus, il a ajouté que les critiques formulées à l’endroit du leadership militaire par le caporal Michel Pur-nelle étaient en partie justifiées.«Il avait partiellement raison, parce que je viens de dire la même chose que lui, a dit le général Baril.Cela ne veut pas dirp que j’approuve co qu’il a dit dans son livre.Mais, oui, nous avons un problème à travers le Canada dans notre armée.» Le caporal Pumelle a publié en mai dernier un livre vi-triolique sur les Forces armées.Intitulé Une armée en déroute, l’ouvrage dénonce l’absence de leadership au sein des Forces armées et accuse ses dirigeants de corruption et de carriérisme.Le 24 mai, les Forces armées suspendaient le caporal pour avoir publié son livre sans l’autorisation des autorités militaires.Mardi, le sous-officier de la base de Valcartier, a reçu son renouvellement de suspension jusqu’au 31 juillet et une liasse de documents sur lesquels entendent s’appuyer ses supérieurs pour réclamer son renvoi de l’armée de terre à la mi-août SUITE DE LA PAGE 1 dans ses seules librairies tandis que la Société de développement des entreprises culturelles était avisée par lettre que le Fonds de solidarité reste disposé à discuter du regroupement des deux entreprises.Mais hier matin, les frères Talbot ne l’entendaient pas ainsi.Ils considéraient avoir perdu la bataille de la fusion et ils ont dressé un barrage d’objections, en alliance tactique avec les avocats de Québécor, pour obtenir un délai d’un mois qui permette de négocier une nouvelle offre de regroupement de Champigny avec Renaud-Bray et une proposition concordataire améliorée aux créanciers.Raymond Talbot a déclaré au Devoir qu’il avait réuni 1 million, avec la SODEC, pour un nouvel investissement, mais que Pierre Renaud n’a pas signé le document soumis par Champigny.Celui-ci a laissé flotter l’indécision jusqu’à la veille de l’assemblée des créanciers et il préfère payer des débentures à 12 % d’intérêt, selon les dires de Raymond Talbot.En fait, c’est Raymond Bachand, le vice-président exécutif du Fonds de solidarité, et Pierre Lampron, le président de la SODEC, qui ont convaincu la salle des créanciers qu’il fallait accepter l’offre hier, car ils étaient allés au bout des analyses financières.«Si l’assemblée n’accepte pas notre proposition, elle expire d’elle-même, a déclaré Raymond Bachand.On a commencé à 20 cents [au dollar de dette] et on est monté à 25 cents.Les autres entreprises capitalistes resteraient à 25 cents.Sous les pressions du syndic, on a accepté de monter à 30 cents.Mais ça ne sera pas avec immense valse du dollar, où rien n’a été laissé au hasard.Contrairement à Athènes et aux autres candidates de mérite, Atlanta était pourtant lom d’offrir le charme spectaculaire de l’Acropole, ni son vénérable âge.Au mieux, Atlanta, une agglomération de trois millions d’habitants, était reconnue comme la capitale aéroportuaire du sud-est américain, à peine plus vieille que les jeux modernes eux-mêmes.Atlanta signifiait aussi les sièges sociaux du géant Coke et de la chaîne télévisuelle TBS, une circulation routière intimidante et un climat chaud et humide à la mi-été.Pourtant, les gestionnaires du projet Jeux du Centenaire, Billy Payne et le Comité d’organisation des Jeux d’Atlanta espéraient dès 1990 que, malgré la construction-modification de plusieurs sites de compétitions — un marathon de six ans pour peaufiner tous les préparatifs nécessaires —, Atlanta puisse être d’aisance normale tel un vulgaire embouteillage.de boisson gazeuse.A ce titre, Atlanta s’y connaît.Ce qui est d’ailleurs plus en vue à Atlanta, à quelques heures des cérémonies d’ouverture, c’est cette gigantesque bouteille de boisson gazeuse sise près du grand stade et le non moms géant chapiteau aux couleurs de General Motors.Atlanta vibrera sous les dollars du capitalisme.Dans un premier temps, les autorités proposent l’érection d’un stade olympique de 83 100 sièges au coût de 209 millions de dollars (!).Structure olympique qui sera convertie sinon refaite à moitié pour accueillir les Braves d’Atlanta et leurs 45 000 amateurs au lendemain des cérémonies de clôture.En tout, Atlanta a à sa disposition 20 sites sportifs pour accueillir 197 nations (un premier record) composées de 10 700 athlètes.De ce nombre, 3779 seront des femmes, une hausse de 40 % par rapport à 1992 à Barcelone (2708) .L’Afrique détient la plus forte délégation avec 52 pays, suivie de l’Europe (48), l’Asie (43), les Amériques (42) et l’Océanie (12).Les Etats-Unis auront la plus forte participation avec 1065 athlètes.Hormis le stade olympique (cérémonies d’ouverture et de clôture et toutes les épreuves d’athlétisme), Atlan- MATHILDE Du seuil SUITE DE LA PAGE 1 — Mêle-toi de tes affaires! rétorque mon père.Je ne bougerai pas d’ici tant que Mathilde ne viendra pas me border comme elle le fait toutes les nuits.Mon père parle avec une voix que je ne lui connaissais pas.Elle rient de loin, de cet an premier des choses alors que le monde se formait à peine dans la rue Vézina des Trois-Pistoles: la grand-mère Mathilde et le grand-père Antoine venaient à peine de se marier et le fils aîné était venu tout de suite, si frêle qu’on l’avait fait baptiser dès sa naissance parce qu’on ne croyait pas qu’il survivrait.Il avait grandi pourtant mais dans l’insatisfaction du grand-père Antoine.Quel intérêt pouvait bien représenter un enfant incapable de manier les tenailles, les fers et le feu de forge, et qui appréhendait le moment où les grandes portes de la boutique de forge s’ouvriraient sur les énormes chevaux ruant dans les boxons, hennissant, l’œil mauvais, leurs babines retroussées sur deux terribles rangées de dents?Je m’approche de Samm et de mon père.Je ne comprends plus rien de ce que sa voix dit, elle chiale trop, elle est trop chargée de terre noire.— Apporte de l’eau et des serviettes, me dit Samm.Ton père a besoin d’être lavé.Je vais trouver facilement le savon et les serviettes, de même que la bassine que je remplis d’eau chaude.Dans la salle de bains, les choses sont à la même place que lorsque toute la famille rivait ensemble, dans une propreté et un ordre que ma mère avait établis avec ingéniosité pour que chacun ait l’impression de pouvoir profiter des rares moments où, se retrouvant seul avec soi-même, il était enfin possible de prendre la véritable mesure de son corps.On restait le plus longtemps qu’on pouvait dans la salle de bains, on regardait son sexe se dresser, on le caressait, debout sut cette petite chaise devant le miroir, heureux parce que personne ne pouvait plus vous surprendre.Je mets la bassine, le savon et les serviettes par terre, je dis à Samm: — Laisse-moi t’aider.Mais mon père se renfrogne tout de suite: il croit encore que c’est sa mère qui le dodiche, il ne veut pas que ça cesse, il a besoin de ces jambes contre lesquelles il a appuyé son dos, il a besoin de ces mains qui se promènent lentement dans ses cheveux et sur sa nuque.Elles seules peuvent mettre fin à la peur des chevaux d’enfan- nous qu’on aura plus cher.» Le vice-président du Fonds de solidarité a fait savoir qu’une autre proposition dans un mois pourrait signifier un investissement de 1,2 million seulement et 15 % de rendement sur les débentures car l’inventaire se détériorera entre-temps.En réalité, des négociations se sont poursuivies tard lundi soir et jusqu’à minuit mardi soir.Mercredi matin à huit heures, Pierre Renaud a dû obtenir l’accord des locateurs pour un règlement, sinon l’offre du Fonds de solidarité était nulle et non avenue.Le président de la SODEC, Pierre Lampron, est venu dire à la suite de Raymond Bachand: «Nous avons travaillé avec acharnement à une fusion et nous en sommes arrivés à la proposition Renaud-FTQ.Si la question porte sur une bonification de l’offre, je dirai, pour être intervenu en faveur du passage de 20 cents à 30 cents, je ne crois pas que ce soit possible d’obtenir davantage.» Par la suite, Me Michel Sylvestre, mandaté par Communications Québécor, a réclamé un vote demandant un délai de 30 jours pour qu’on élabore une nouvelle offre mais il a été débouté par les autres créanciers.Il est revenu à la charge et en conséquence, 10 créanciers représentant 778 000 $ de dettes ont voté contre l’offre concordataire de remboursement.Ils ont été largement battus, à 85 % des montants impliqués.En conséquence, les créanciers recevront 10 cents par dollar de dette maintenant, 10 cents en avril 1997, cinq autres cents en avril 1998 et cinq cents en avril 1999.Un distributeur expliquait les choses ainsi : «Moi, je n’ai pas de librairie.Je veux que les librairies conti- ta dispose du Colisée Alexander (boxe), du Centre aquatique (natation, nage synchronisée, plongeon et waterpolo), du Fulton County Stadium (baseball), du Georgia Dome (basketball et gymnastique), du centre sportif de l’université Georgia State (badminton), du Centre mondial des congrès de la Géorgie (escrime, handball, judo, tennis de table, haltérophilie et lutte), du College Morehouse (préliminaires du basket), du College Morris Brown (hockey sur gazon), du Centre olympique, du Village olympique à l’Université Georgia Tech (14 000 athlètes et entraîneurs) et du Colisée Omni (volleyball).En plus, les athlètes s’illustreront à l’extérieur de la ville-même sur les rives de Lake Vanier (aviron, canoë-kayak), à Wolf Creek (tir), à Stone Mountain (tir à l’arc, cyclisme, cyclisme sur route et tennis), à Conyers (sports équestres, vélo de montagne), à Athens (soccer) à Columbus (soft-ball) et à Savannah (yachting) .Durant la période du 20 juillet au 4 août inclusivement, Atlanta remettra 1933 médailles dont 604 d’or dans 28 disciplines dont trois nouveaux sports (softball, volleyball de plage et vélo de montagne) et plusieurs nouvelles épreuves (14).La première médaille sera accordée à un tireur.On sait aussi déjà que près de deux millions d’humains visiteront ou marcheront dans les rues d’Atlanta du 19 juillet au 4 août, achèteront près de 11 millions de billets au coût moyen de 38,93 $ pour assister aux différentes épreuves (si ce n’est déjà fait), créant des retombées de l’ordre de 5 milliards US.Marcheront?On dit déjà que les moyens de transport sont à éviter dans la capitale olympique.Aussi, plus de trois milliards de Terriens regarderont durant des périodes diverses le déroulement des Jeux à la télévision, pour lesquels NBC a p^yé 456 millions de dollars pour les droits de diffusion aux Etats-Unis.Les nombreux dangers Voilà pour la partie connue.A quelques exceptions près, toutes les installations sont prêtes pour la quinzaine.En fait, tout est presque parfait.Mais on devine que l’histoire olympique ne s’écrit pas toujours sans anicroches, voire événements disgracieux.ce.Je m’éloigne jusqu’à l’embrasure de la porte d’où je regarde Samm frotter le vieux corps souillé qui se laisse faire.Il n’y a plus de réalité, tout s’est mis à flotter, c’est étrange et sans références, comme les images d’un film se déroulant dans une extrême lenteur.Une fois mon père dessouillé, Samm l’habille d’un pyjama puis lui dit: — Charles, il faut maintenant venu te coucher.— Seulement si tu restes encore un peu avec moi.Seulement si tu me promets de m’accompagner demain quand Pa va me demander d’aller voir les chevaux dans la boutique de forge.—Je ne t’abandonnerai pas, dit Samm.Elle lui tient la main et l’entraîne lentement vers le lit Il finit par s’y laisser tomber et respire très fort avant de fermer les yeux.— Chante, demande-t-il.Je ne pourrai pas m’endormir si tu ne chantes pas.Samm ne connaît aucune des chansons d’enfance de mon père et celles qu’elle a retenues de son passé n’ont de sens que dans cette langue montagnaise que sa mère lui a apprise pour éloigner les corneilles entrant la nuit dans sa chambre, envoyées là par son père.Il avait perdu son travail à l’usine de papier et ne faisait plus que boire, emporté dans le monde fou de ces grandes corneilles noires qu’il apprivoisait et qu’il rêvait de rendre guerrières afin de les lancer à l’assaut du monde blanc.Mais l’alcool ingurgité faisait un cauchemar de son rêve: il libérait alors les corneilles, elles prenaient possession de la maison, elles entraient dans la chambre de Samm et, toutes les nuits, c’était comme si la fin du monde survenait Samm se réfugiait sous le lit, mettait ses mains dans son visage et chantait jusqu’à l’aube pour ne pas être tuée par les corneilles.— Il faut que tu chantes, redit mon père.Sinon, je vais encore mouiller mon lit et la peur va revenir.Du seuil de la porte où je me tiens toujours, je me mets à chanter.Ça vient de loin en moi, d’avant même le premier souvenir d’enfance, là où la mémoire familiale s’est formée toute seule.Il n’y avait alors que le monde des navigateurs, celui des grandes voiles flottant dans le vent, celui de l’eau et des marins s’en allant vers elle, les étoiles comme des clous plantés dans le ciel pour que la mer ne bascule pas et fasse de la beauté avec la mort.Cette chanson-là que je fredonne, elle vient du grand-père Antoine quand le souper terminé, il s’assoyait dans la berçante, attirait ses enfants vers lui, les prenait sur un barrage d’objections nuent.Et tous les petits distributeurs pensent comme moi».Ce n’est pas seulement ce qui leur sera payé qui compte pour les fournisseurs mais les affaires qu’ils feront à l’automne et à l’hiver; ils étaient inquiets auparavant.Si les librairies Renaud-Bray avaient fermé, de nombreux éditeurs et distributeurs auraient été exposés encore plus au grand froid du prochain hiver.Le syndic Jean Robillard a précisé que si l’offre concordataire de 30 cents au dollar était refusée, les créanciers se partageraient des miettes, à savoir moins de 10 cents au dollar; on se demandait dans les corridors si un groupe d’entreprises préférerait cette option, voter non, et mettre en faillite Renaud-Bray.En plus, coipment vendre à Renaud-Bray-FTQ par la suite?A l’inverse, les propriétaires de Champigny étaient outrés que Pierre Renaud ait accepté un remboursement d’intérêt de 12 % par an au Fonds.«Ça va nécessiter des marges de 35 ou 40 % en librairie.C’était un suicide pour nous d’accepter la proposition du Fonds de solidarité.Ça reste hors de question.Avec notre proposition, Pierre Renaud n’aurait pas eu à rembourser 12 % d’intérêt», a-t-il dit au Devoir.Quant à la SODEC, elle devra réparer les pots cassés avec Champigny qui a eu les dents trop longues, de l’avis de plusieurs observateurs.«Ils voulaient toujours plus.» La SODEC a des prêts totalisant 1,4 million en cours auprès de Champigny et elle était prête à convertir une partie de ceux-ci en capital-actions dans la nouvelle entreprise fusionnée.Mais, tout est tombé à l’eau.Aujourd’hui, pour la SODEC, tout est à reprendre à zéro.La température est certes, pour l’heure, la principale inquiétude des organisateurs d’Atlanta.En été, la température moyenne au centre d’Atlanta est de 88 degrés Faren-heit, accompagnée d’un taux d’humidité très élevé.Mais les spécialistes de la météorologie, qui disposent dans leur carquois des ordinateurs sophistiqués et dont la marge d’erreur est parfois nulle (!), estiment que le thermomètre oscillera très souvent au-delà de la moyenne estivale.A un point tel que le marathon, prévu à la dernière journée des compétitions, a été déplacé au calendrier pour se mettre en branle à 7 heures.Les spécialistes des quelque 42 kilomètres seront accompagnés d’une multitude d’infirmiers qui feront le trajet en autobus.On a multiplié les endroits pour s’abreuver le long du parcours et il paraît même que l'eau sera offerte gratuitement aux spectateurs à certains endroits.Voilà pour le temps.Mais comme tout le monde le sait, la climatologie est loin d’être la science la plus exacte.Côté sécurité, inutile de dire que Jes organisateurs souhaitent éviter un second Munich.A cet égard, se grefferont à la police municipale 2500 qfficiels fédéraux, 11 000 militaires et 900 agents du FBI.A la suite des récents attentats terroristes (au World Trade Center et à un édifice fédéral dans l’Oklahoma), cette menace,a été maintes fois étudiée.D’autant plus que 175 chefs d’Etat ou dignitaires visiteront Atlanta durant la durée des Jeux et qu’un nombre record de journalistes (plus de 15 000) seront sur place pour suivre les événements.L’ACOG estime que tout devrait se dérouler sans problème, ayant déboursé des dizaines de millions de dollars pour assurer la protection de tout le monde.Si le terrorisme est une menace en soi, d’autres problèmes secondaires pourraient faire rage.C’est le cas du centre de contrôle antidopage d’Atlanta.s’il est accrédité.Ce sera le plus high-tech des «installations» antidopage.On le dit capable de déceler le moindre produit proscrit de la charte olympique, même s’il est quantitativement absent lors de tests antérieurs.Mais les Russes ont critiqué avec véhémence le fait qu’ils n’aient pas encore pu le visiter.Quand le premier non-américain désigné au podium «testera positif», ça pourrait être encore plus chaud.ses genoux et jouait avec eux.Puis, voulant les endormir, il leur faisait entendre ces mots anciens, trop exotiques pour qu’ils aient un sens, sinon dans le jeu des couleurs qui les matachaient Samm a ajouté sa voix à la mienne.Ça devient pareil à la légèreté du vent quand il s’élève sur la mer, passe au travers des épinettes noires et vous chatouille la peau, plein d’odeurs apaisantes.Les yeux fermés, mon père a mis le pouce dans sa bouche et dort, délivré du monde des photos et des fantômes qui y rôdaient — Tu veux que je reste auprès de lui?demande Samm.— Il ne se réveillera plus du reste de la nuit.On peut donc le laisser seul.Je suis loin d’être certain de ce que je viens de dire.Mais j’ai besoin de me retrouver ailleurs que dans la chambre, j’ai besoin de faire le point avec Samm.L’un devant l’autre, nous nous assoyons par terre dans la cuisine, laissant nos yeux s’habituer à la ténèbre.Puis je dis: — Même quand Mam est morte, je ne me suis pas senti aussi dépossédé.— Tu l’aimais moins que ton père et tu n’as jamais eu de projets avec elle.Tu vivais loin de tout ce qu’elle pouvait bien représenter, tu ne pouvais pas entrer dans ses souffrances.Je n’ajoute rien aux paroles de Samm.Ce que je pourrais dire ne représenterait pas grand-chose par rapport à ce que je sens, ça ne rendrait pas compte de l’image qui m’obsède: mon père nu et souillé, assis par terre au milieu de sa chambre et chialant parce que la peur des vieilles photos jaunissantes l’a terrorisé.Je dis: — Quand mon père nous l’a demandé tantôt, nous aurions dû partir tout de suite.Nous aurions dû simplement partir.J’ai à peine le temps de terminer ma phrase que la voix de mon père se fait entendre: — Pour partir, ça serait en effet le meilleur moment Je suis d’ailleurs prêt depuis longtemps.Pourquoi restez-vous là assis par terre?Nous tournons la tête vers la porte de la chambre de mon père.Il est là dans l’embrasure, habillé des mêmes vêtements qu’il portait quand nous sommes arrivés.Il sourit, tout son long corps osseux rayonnant de vie.Je dis, ma voix comme chargée de terre noire: — Je ne comprends plus rien.Pa, il faut que tu nous expliques parce que je ne comprends plus rien.ATLANTA Deux millions de visiteurs, trois milliards de téléspectateurs SUITE DE LA PAGE 1 de la porte où je me tiens toujours, je me mets à chanter LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITE AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 ' télécopieur (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 LE DEVOIR est pubBé p informations publias da tage.Montréal, i i du Groupe Qu est laval.En* ?pubücatk rLaSal n-Enreg* 43 de Bourdeau, drvisioi nt no 0658.Dépôt s Quebec les numéros de téléphone wivials sont vilibles pour le service de livraison par camelot et pour les aboaeeaeots postaux SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8HOO A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 r Inc., 612 ale du Qué hd.L’Agence Presse Ci (514) (514) 41 I I.E I) E V 01 H , I.E .1 E I! I) I IS .1 II I I, I.K T I !> !) (i B7 CULTURE THÉÂTRE Michel Marc Bouchard sans frontières / De Venise à Edimbourg, de Bruxelles à Sydney, le dramaturge québécois est maintenant joué partout PRESSE CANADIENNE De Berlin à Edimbourg, de Vancouver à Santa Cruz, Michel Marc Bouchard est de plus en plus joué à l’étranger.Le dramaturge québécois a à son actif vingt pièces, soit à peu près une par année de carrière.La plupart éditées, quelques-unes laissées à plus ample examen, certaines à l’oubli.«Plus on avance dans ce métier, plus on se sent fragile, vulnérable.On doit se renouveler et c’est dur.Le plus important au théâtre, c’est ce qui échappe à l’auteur, qui ne doit pas craindre d’aller vers des zones inconnues, obscures», explique-t-il.Les œuvres de Michel Marc Bouchard occupent un large registre.Tragédies, comédies, pièces jeunes publics, pièces sérieuses ou fantastiques, il est animé d’un appétit de genres peu commun.Originaire de Sacré-Cœur-de-Marie, au Lac-Saint-Jean, il voyage.par l’entremise de ses œuvres.La diffusion Québec de son théâtre en dehors du Québec a connu une explosion en mars dernier.Pendant que le Théâtre Touchstone, de Vancouver, présentait Les Muses orphelines et une lecture du Voyage du couronnement, le Théâtre Traverse, d’Edimbourg, en Ecosse, faisait lecture des Muses.La pièce est prisée; en attestent les succès remportés par une production romaine, l’automne dernier, et par les représentations de la version du Théâtre d’Aujourd’hui données en avril à Bruxelles, dans le cadre des Francophonies théâtrales.Si l’Europe en avait surtout pour Les Muses orphelines, la Californie elle, après Florence, Paris, Melbourne, Sydney et les principaux centres du Canada anglais, découvrait les Lilies,production des Feluettes.Dans un Etat où Hollywood est reine, le metteur en scène Sam Lovett a monté la pièce avec un appréciable succès à Santa Cruz.Le Voyage du couronnement a connu lui aussi ses retentissements.Avant Toronto, en janvier, et Vancouver, endroits où les auditoires et la critique, de l’avis de l’auteur, ont situé la pièce dans de plus justes perspectives qu’à Montréal, «où le climat référendaire en biaisait le contenu et la rendait anecdotique», h PHOTO LES DEUX MONDES Alain Fournier dans L’Histoire de l’oie, l’un des succès traduits de Bouchard.Florence, l’enfant chérie de la Renaissance, en avait reçu une lecture publique qui ne l’a pas laissée indifférente.Donnée au plus fort de l’opération anti-corruption «Mani pulite», cette histoire d’un mafieux montréalais d’origine italienne se mêlant à une élite québécoise en route vers le couronnement d’Elizabeth II et sacrifiant sa progéniture à ses viles ambitions a secoué son auditoire toscan.Il y a eu aussi la récente création allemande de L’Histoire de l’oie, par les ensembles berlinois Carrousel et Homunkulus.Précisons que des versions anglaise et espagnole spront jouées prochainement aux Etats-Unis, dans la mise en scène de Daniel Meilleur.Santa Fe, Portland, Phoenix et Chicago constituent quelques haltes parmi d’autres où le Théâtre des Deux Mondes défendra la pièce.Enfin, le théâtre comique de MMB respire lui aussi la santé.Metteur en scène des plus influents au Canada anglais, Bill Glasco a traduit Les Grandes Chaleurs et montera la pièce à Kamloops, en Colombie-Britannique, l’an prochain.Donnée entre autres par le Cercle Molière de Saint-Boniface (Manitoba), l’hiver dernier, cette comédie a été vue jusqu’ici par 120 000 spectateurs.Créée l’été dernier, à la Fenière, Le Désir fait pour sa part l’objet de quelques reprises dans nos théâtres d’été, au Festival Molière Charlevoix, entre autres.Enfin, le Théâtre des Hirondelles, à Saint-Mathieu-de-Belœil, présente cet été Les Entreprises amoureuses, une nouvelle mouture d’une comédie créée en 1986, L’Amour à l’agenda.Ceci dit, l’auteur affirme avoir un peu perdu sa flamme comique, ces temps-ci.«J’aimerais réinterroger le genre dans un sens moins boulevardier, plus sous les angles de la modernité et de l’émotion.C’est quand même étonnant ce qui se passe au Québec, en théâtre: on rit l’été, on pleure l’hiver.C’est un phénomène unique au monde.» Michel Marc Bouchard caresse l’ambitieux projet d’un triptyque sur la mort.Il sera question «de la beauté de la mort, de sa vérité, mais aussi de la lâcheté et de l’abandon auxquels elle donne lieu».Sting au Centre Molson L’abeille bourdonne toujours MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Comment en vouloir à Sting?Malgré un dernier disque très moyen et des chansons qui ne lèvent pas plus en scène que sur DC, comment pourrait-on lui en vouloir?Malgré des textes qui se prennent de plus en plus au sérieux et qui disent la douleur et la souffrance avec des mots fétiches comme chute, oeil, âme et confusion.Malgré un décor tout en panneaux qui sont autant d’écrans illustrant bêtement chaque chanson.Malgré tout, donc, Sting a célébré la messe rock comme il se doit hier au Centre Molson avec roulements de tambours d’introduction, montée graduelle du «drame», enfilade de tubes, sans oublier l’incontournable chanson romantique qui allume briquets et allumettes dans l’assistance.Le message final du spectacle, tiré de sa chanson An Englishman in New York, va si bien à l’ex-Police: «Be yourself no matter what they say».11 était lui-même le Sting: star internationale de la musique pop et père de famille qui doit payer ses «bills», artiste et commerçant.Et les gens en redemandaient.Surtout les anciennes tounes.Parce que les nouvelles, ils les fait presque dans la chronologie du disque: The Hounds of Winter, I Hung my Head, Let Your Soul Be Your Pilot.Poseur, comme sur la pochette du dit disque, il a quelque chose à dire.Puis, surprise, il invite un spectateur à monter sur scène pour entonner avec lui le refrain de sa chanson country sur le divorce, I’m so Happy I Can Stop Crying.Yannick, 22 ans, s’acquitte très bien de sa tâche au L / Sting: à quand le retour de The Police?PHOTO JACQUES NADEAU point de se mettre à imiter la reine de la ruche lui-même.Peu à peu, la foule prend vie, les musiciens aussi, un trio plutôt apathique heureusement additionné de deux souffleurs qui jouent aux cheerleaders.L’explosion survient un peu plus loin avec le premier succès, If You Love somebody.Le bonheur est à sa comble quand c’est The Police qui revient hanter les fans.Pour qui a aimé Les Policiers et leur reggae de blancs, pour qui a aimé l’incursion du musicien-moustique dans le jazz et autres musiques noires, incluant le gospel et un solo de rap par le saxophoniste.Pour qui a été piquée un jour ou l’autre par l’aiguille de l’abeille, le «fun » était dans la place.Imaginez, le beau blond a même chanté Roxane, Synchronicity et; ën rappel, Every Breath You Take.Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi, jusqu’à la fin, le Centre Molson allait prendre l’allure d’une marée humaine en liesse; La foule jubilait, chantait, dansait.Même le chanteur y allait de quelques pas de danse et autres pitreries joyeuses.Comment lui en vouloir?Sting avait visiblement du plaisir hier soir.Bref, l’abeille tombe, pour paraphraser Mercury Falling, mais elle bourdonne toujours.LA POLICE EN EST En collaboration avec les autorités municipales, la police de Québec tentera de renouer le dialogue avec les jeunes de la ville en parrainant l’avant-première québécoise du film Ferrovipathes (Trainspoting), du britannique Danny Boyle, le jeudi 25 juillet au cinéma de Paris.Les billets pour cette représentation spéciale seront remis aux jeunes de la place dYouville et dans les maisons de jeunes par les policiers de Québec.EN BREF ?Natalie Choquette présentera son spectacle Diva, ou une espèce en voix.de disparition du 31 juillet au 3 août au studio du Centre national des arts.Dans ce spectacle, présenté avec succès au Québec et en Europe, Natalie Choquette incarne 14 divas plus grandes que nature, de Bianca Castafiore à Hara Kiri Teka-wana et à La Fettucini.NATALIE CHOQUETTE À OTTAWA DUTOIT ET L’OSM AU PARC AHUNTSIC L’Orchestre symphonique de Montréal et Loto-Québec présentent un concert au parc Ahuntsic, le vendredi 19 juillet à 20h.Ce concert champêtre, devenu l’un des rendez-vous de l’été, mettra en vedette le trompettiste solo Paul Merkelo dans la très populaire pièce de Purcell, Trumpet Voluntary.Egalement au programmefie la soirée: Von Suppé, Aroutounian, ' Delibes, Thomas, Moussorgski, Balakirev et Strauss, Josef et Johann.Par ailleurs, l’OSM présentera son Marathon Mozart Plus demain à la basilique Notre-Dame.Pendant toute une journée, le public pourra assister à, une répétition et plusieurs concerts gratuits qui culmineront en soirée avec la présentation du concert de la série, avec le pianiste Louis Lortie.V n f L I".mi & J J J 1% H U O' MARIO CLOUTIER ATLANTA 1996: PRÉLUDE À ATLANTA, DERRIÈRE L'IMAGE Émission spéciale de 90 minutes sur les coulisses des 200 heures de reportage en direct sur les Jeux d’Atlanta.SRC, 19h30 LES JEUX OLYMPIQUES, L'ENVERS DE LA MÉDAILLE Troisième de trois reportages d’Alain Gravel sur les Olympiques: ce soir, les Jeux de 1976 à Montréal.RQ, 20h RDI, 20h POINTS DE VUE Portrait du scientifique canadien Gerald Bull devenu marchand de canon et assassiné en 1990.TARATATA Sting était à Montréal hier et il y a quelques mois à cette émission française en compagnie de Youssou N’Dour.TV5, 20h30 jjfcütltlüîfll OCDOQ coœo GDOICÎE CO Cinéma/ ETRANGES COMPAGNONS DE LIT (4) avec Rock Hudson (15:00) Seinfeld Watatatow Ce soir CD (6) CD CD Un Fleuve aux mille voix (18:30) B Les Chansonniers de Gloucester (18:30) L'enfer c'est nous autres Atlanta 1996 Passeport Le Téléjournal Le Point (22:25) Météo/ Nouvelles du Sport (23:02) Cinéma /LE GRAND CARNAVAL (4) avec Roger Hanin, Pnilippe Noiret OCDCD OOŒJ Bassos (40) Alerte à Malibu Côté Cour avec Métro / Marcel Leboeuf Le TVA Scènes de rue / Pierre Légaré, Pauline Martin Beverly Hills, 90210 Cinéma/LA GRANDE CLASSE (5) avec Christopher Reid, Christopher Martin Le TVA Le TVA Sports/ Loteries (22:49) Cinéma/LES COPAINS D’ABORD (4) avec William Hurt, Tom Berenger (22:55) asasd® do) (2D Albert, le 5e mousquetaire Madame Pepperpote Don Quichotte Rémi Monde merveilleux de Disney Montagne Points de vue Cinéma /LA DISCRÈTE (3) avec Fabrice Luchini, Judifh Henry Cinéma / MANIKA, UNE VIE PLUS TARD (5) avec Julian Sands, Ayesha Dharker (22:41) GOGJŒD ED (35) (49) Touftoufs et Polluards Le Grand Journal Guerre des clans Sur les quais /C.Jasmin, v.Bolduc, D.LaHaye Besoin d'amour/ Myriam Bédard Triplex Cinéma / MAUVAISE RENCONTRE (4) avec Susan Lucci, Tim Matheson Le Grand Journal Sports Plus Cinéma/ CASANOVA (4) (2/2) oo CD Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch Health Show Wayne & Shuster's Olympics Athens to Atlanta: The Olympic Spirit CBC News News Golden Girls Newsday B Inside Qc CD OS CO Oprah (16:00) Home Videos Home Improv.Newsline Wheel of.Jeopardy! Due South [Tekwar ER CTV News Nightline Roseanne Seinfeld Puise E.T.Friends Seinfeld I Caroline.City Pulse CD m (22) Sally.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy! High Incident Cinéma/THE COMMISH: REDEMPTION (5) avec Michael Chiklis, Theresa Saldana News Nightline (23:35) Family Matters E.T.Roseanne .Pet Shop Star Trek: Next Generation News Funniest Home Videos News / Roseanne CD (U Fresh Prince Simpsons Seinfeld News CBS News E.T.Wynona: Revelations CBS Reports: The Last Revolutionary 48 Hours News The Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! CD OS Gargoyles Inside Edition Jeopardy! NBC News Home Improv.Wheel of.Friends Mad about You Seinfeld 3rd Rock from the Sun ER The Tonight Show (23:35) Cheers (16:00) Live at Five Inside Edition American Jrnl Extra - E.T.ED (57) Wishbone Kratt’s Créât.Bill Nye Newshour Nightly Bus.Burt Wolf This Old House Hometime Mystery! / Rumpole Mr.Bean George Burns On the Waterways C: Sandiego Bill Nye Wishbone ITN News Nightly Bus.Newshour American Experience: FDR Family Legacy Fresh Fields Charlie Rose ID EU The Young and the Restless | Global News A Current Affair E.T.Friends Mad About You Seinfeld 13rd Rock.Traders Global News Sports Join In! Bookmice Dudley Eric's World Turning Infologic Wine Course Studio Human Edge A Backward Glance Markings dN) Golf / Omnium britannique (15:30) Sportsdesk Baseball/Tigers - Blue Jays Sportsdesk @bD Football / Rough Riders - Argonauts (15:00) Vélo montagne Sports 30 Baseball / Expos - Mets Sports 30 Mag RDS Motorisé m Pyramide Journal suisse Visions/Gour.Les Z'amours Boite mémoire Journal FR2 L'île de la quarantaine Taratata/Sidamag (21:45) Paris Lumières I Journal belge I Visions.40 Degrés (23:15) ŒD Débrouillards Télé-pirate Schtroumpfs Ma sorcière.d’étoiles (MB M.V.(16:00) Solidrok La Courbe Planète Rock Les Bombes 1x5 VidéoPlus Box-office Musique vidéo (MM) VideoF.(12:00) RapCity The Wedge Daily R.S.V.P.SuperHitVideo Fax Spotlight The Partridge I VideoFlow Fax Spotlight SB La Fille de d'Artagnan (15:20) Passe oublié L'Ultime Conspiration (19:10) Camilla Double Suspicion (22:35) SSl Wishbone Rugrats The Rintstones Rupert Santo Bugito Pink Panther Are You Afraid Anti-Gravity Captain Power Tarzan Heartbeat.Rough Guide Catwalk ®0D JmlFR2(i6O0) Aujourd'hui Euronews Au travail! Monde ce soir Capital Actions Les Jeux olympiques (3/3) Le Téléjoumal RDI à l'écoute Olympica Le Canada aujourd’hui CD Cinéma / HIGH SOCIETY (4) avec B.Crosby (1600) Destination Danger Kilomètre-heure Objectif Aventure Biographies/Ted Bundy Force brute Les Champions y CINEMA AU PETIT ÉCRAN MAUVAISE RENCONTRE (4) (The Woman Who Sinned) É.-U.1991.Drame policier de M.Switzer avec Susan Lucci, Tim Matheson et John Vemon.Soupçonnée de meurtre, une femme mariée ne peut prouver son innocence qu’en avouant son infidélité.TQS 20h30 LA DISCRETE* (3) Fr.1990.Comédie de mœurs de C.Vincent avec Fabrice Luchini, Judith Henry et Maurice Garret.Un écrivain entreprend de séduire une jeune femme avec l’intention de l’abandonner ensuite brutalement et de transcrire l’aventure dans un roman.RQ 21h LES COPAINS D'ABORD (4) (The Big Chili) Ê.-U.1983.Drame de mœurs de L Kasdan avec William Hurt, Tom Berengeret Jeff Goldblum.Un groupe d’amis qui a vécu la contestation se reforme à l’occasion de l’enterrement d’un camarade.TVA 23h LE GRAND CARNAVAL (4) Fr.1983.Comédie dramatique de A.Arcady avec Roger Hanin, Philippe Noiret et Fio- ; na Gélin.En novembre 1942, ! le maire d’un village algérien et son ami cafetier décident de ti- ; rer parti de l’arrivée des troupes: américaines.SRC 23h30 (1) Chef-d’œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable. I, E I) I'l V 0 I a , I- E ¦! E 11 I) 1 IS ,1 II I l, l, E T I !) !) (i H 8 -?LE DEVOIR ?- CULTURE Michel de l’erreur MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Michel Muller a raté sa vocation.Cet ancien étudiant en génie et professeur de mathématiques voulait dessiner des fusées, des piscines, des avions, le voilà humoriste au Festival Juste pour rire.Il a ouvert la série Coups de cœur européens hier au Cabaret du Musée Juste pour rire avec son spectacle Surtout pas d’fleurs, 75 minutes d’humour noir sur des sujets des plus réalistes.Ce drôle de petit monsieur, aux yeux de cocker et aux oreilles retroussées, a donc troqué sa table à dessin pour la table de torture.Il est passé d’une erreur de parcours à l’horreur de la vie en un tournemain et sans regrets.«Même si je l’ai fait pendant trois ans, c’était pas mon truc l’enseignement, fait-il, pince-sans-rire.Je virais la moitié des élèves dès le départ pour avoir une plus petite classe.Quand je suis parti, ils ont dit on se doutait bien que vous n’étiez pas professeur.» Celui qui dit être à la scène ce que Sempé est à la BD a connu un début de carrière fulgurant En 1993, il tente sa chance dans une soirée d’amateurs , à Paris.Il fait un sketch et un autre.Bientôt on lui demande un spectacle d’une demi-heure, puis d’une heure.«En six mois, j’étais programmé à Paris.J’ai eilsuite fait des tournées en France.Un producteur m’a engagé au Splendid et je viens de terminer au Café de la gare.» Voila ce qu’on appelle les ligues majeures de l’humour en France.En novembre, le jeune homme se produira d’ailleurs à la Potinière, une salle de 400 places.Et son spectacle n’est pas encore prêt! «C’est la télévision qui m’a projeté I sur le devant de la scène et m’a permis ce démarrage.Après mon passage à Canal Plus, 80 réservations étaient prises pour le .spectacle qui commençait une demi-heure plus tard.Tout a commencé là.» Muller, à l’horreur Ce début de carrière n’a rien de particulier en France, selon lui.L’humour vient souvent par accident, mais il ne croit pas faire partie d’une «nouvelle vague» française.En humour, la France ce n’est pas le Québec.«Mais on s’habitue à votre accent, je pourrais bien repartir avec», ajoute-t-il.On a écrit en France qu’on avait deux choix face à son spectacle: en rire ou se tirer une balle dans la tête.Michel Muller ne fait pas de quartiers.Il dit faire dans le «hard», dans tout ce que la société peut présenter de pire.«L’air de rien, j’arrive et je dis des trucs horribles.Je ne suis pas un animateur de variétés.Au début, les gens n’osent pas rire.Souvent, ils rient très fort et puis ils se disent: je n’ai pas le droit de rire de ça.» Par goût de la provocation plus que par cynisme, l’humoriste présente des personnages et des situations qui frôlent parfois le tragique.Du SDF à l’interne dans un hôpital débordé, de l’avocat qui défend un tueur d’enfants au type qui passe son anniversaire tout seul, Michel Muller possède une galeries de personnages qui frôlent le pathétique.Mais, attention, c’est un vrai spectacle d’humour! «Il y a un décalage qui permet de rigoler.On voit bien que ce n’est pas vrai Tout ça est une erreur.Ce qui esterai, par contre, c’est qu’à côté de mon spectacle, celui de Johnny Hal-lyday, ce n’est rien.Je suis là avec mon équipe de 25 personnes, dont quatre masseurs et six danseuses.» Sérieusement, Michel Muller travaille avec deux coauteurs, Christophe Bergeronneau et Sophie Pin-cemaille.Comédienne de profession, la jeune femme signe également la mise en scène.Il y aura des bougies et du gâteau sur scène, mais pas de danseuses.Michel Muller sera présent lors du deuxième gala du festival demain soir au Théâtre Saint-Denis.Dimanche et lundi, il présente son spectacle complet au Cabaret du boulevard Saint-Laurent FESTIVAL JUSTE POUR RIRE AUJOURD’HUI AU FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Premier gala en français ce soir à 19h30 au Théâtre Saint-Denis 1.Yvon Deschamps anime et reçoit Mario Jean, Yvon et M.et Mme Gen-dron, Mimi Mathy, Pierre Légaré, Natalie Choquette, Laurent Ruquier, Marc Dupré, Gary Kurtz, Tap Dogs, Michel Barette et trois surprises! La télé sera là.Ce qui n’est pas surprenant mais SQUvent encombrant.Dans la série Coups de coeur européens, le festival présente Cuche et Barbezât, un duo de Suisses romands qui se posent nombre de questions existentielles dans,un spectacle intitulé Chienne de vie.A 20h, au Cabaret du Musée Juste pour rire.Pendant que les séries Le Monde selon Dieu (Espace Go, 20h), Tap Dogs (Monument National, 20h) et Francofou (Cabaret, 23h) se poursuivent, plusieurs spectacles sont présentés dans le Vieux-Port Le grand Martin Petit est à l’Agora Craven A à 20h; les gogo boys espagnols à roulettes, Boni & Caroli, à la scène Pepsi à 20h.L’Affaire Tournesol, qui se décrit comme une poutine camembert concarnée, à la scène music-hall Labatt Bleue à 21h; le clown et magicien, Belge et Espagnol, Pépé, à File Danone à 21h; et le groupe français Las Patatas Espantadas, sur la scène Pepsi à 22h.WTttiV IORCHES’ DEMOi •RM CHARLES DUTOIT MARATHON MOZART PLUS Une journée de concerts gratuits Une présentation de LES ARTS du Maurier Basilique Notre-Dame JEUDI 18 JUILLET 9h45 RÉPÉTITION PUBLIQUE DU CONCERT DU SOIR Charles Dutoit, chef Louis Lortie, piano l Cn^9ri,r>d 12h30 CONCERT SUR LE PARVIS DE LA BASILIQUE Charles Dutoit, chef Ensemble à vent Huit musiciens de l’OSM 1 ApPo«e s*nd*''°tr, 'Sen»UsioUe* sur /„ ’SlclUe Parvis i I3h30à I7hOO I7h30à I8h30 CINQ CONCERTS DE MUSIQUE DE CHAMBRE Petits ensembles formés de musiciens de l’OSM En cas de pluie, le concert aura lieu à l'Intérieur de la basilique où nourriture et rafraîchissements sont interdits.Information s 842-3402 PHOTO NICU DAN GELEP Purcarete n’est pas inconnu au Québec.En 1993, il recevait un prix de l’Association des critiques du Québec pour le Titus Andronicus dont on voit ici une scène lors du Festival de théâtre des Amériques.Aux sources de POccident En montant Les Danaïdes, Purcarete et ses 100 comédiens roumains reconstituent en français le plus vieux drame du monde CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DU DEVOIR EN AVIGNON Il faut d’abord prendre l’autocar qui vous emmène dans la garrigue à 20 km d’Avignon.Il faut ensuite passer deux contrôles, puis descendre un chemin de pierres blanches vers la carrière Redland de Boulbon.Là, au milieu de la pierre concassée, dans ce théâtre naturel au pied de la falaise creusée dans le roc, des comédiens donnent le plus vieux drame du monde.Le festival d’Avignon ne pouvait pas laisser passer son 50e anniversaire sans présenter la plus vieille pièce de théâtre du répertoire européen qui soit parvenue jusqu’à nous: Les Danaïdes.On a réservé pour cela un lieu inauguré par Peter Brook dans les années 80 et fait appel à Silviu Purcarete, un Roumain qui n’est pas inconnu au Québec puisqu’il a reçu en 1993 un prix de l’Association des critiques du Québec pour son Titus Andronicus présenté au Festival de théâtre des Amériques.Mais la grande caractéristique de cette production monumentale, c’est qu’elle met en scène 100 jeunes Roumains, recrutés dans les écoles de théâtre de Roumanie, qui jouent les 50 tilles de Danaos et les 50 fils d’Egyptos.Et encore, Purcarete a réduit le nombre des personnages puisque, dans la pièce d’Eschyle, chaque jeune fille a au moins une suivante.Mythe fondateur de la Grèce antique, et donc de l’Europe, Les Danaïdes racontent l’histoire de 50 vierges qui trouvent refuge à Argos, la plus vieille ville de Grèce chantée par Homère, où les accueille le roi Pélasgos.Poursuivies par les fils d’Egyptos à qui elles ont été données de force, elles seront contraintes à l’hymen et en profiteront pour assassiner, sur ordre de leur père, leur amant.Seule l’une d’entre elles désobéira, elle deviendra la mère de la Grèce.On est toujours surpris de redécouvrir comment un auteur antique a pu, il y a plus de deux millénaires, composer un texte d’une telle actualité.C’est du moins ce que Purcarete s’attache à démontrer avec un certain succès dans cette production où les images flamboyantes, les jeux de foule et l’érotisme font ressortir les thèmes les plus actuels de l’œuvre quitte à jeter un peu d’ombre sur le tragique proprement dit.Le metteur en scène représente les filles de Danaos sous les traits d’immigrantes voilées de bleu qui cherchent asile leur valise sous le bras.Comme des réfugiés algériens ou bosniaques, elles affrontent la fureur des hommes et sont même confrontées à la démocratie puisque le roi d’Argos consulte ses sujets avant de les accueillir.Purcarete a choisi de faire des Danaïdes un drame érotique où les rapports entre les sexes sont au premier plan.La représentation des satyres, de l’hymen et de la fécondité donnent à cette entreprise qui puise dans l’imaginaire slave un petit côté fête païenne qui fait plaisir à voir.Purcarete qui dirige depuis peu le Centre dramatique du Limousin, à Limoges, tenait absolument à ce que le spectacle soit monté dans une autre langue européenne que le roumain.Le français, qui conserve beaucoup d’adeptes en Roumanie, s’est imposé rapidement.«La plupart des jeunes étudiants recrutés ont appris le texte comme une musique, dit-il.[.] on peut être déçu si on s’attend à la perfection de la langue.C’est du français parlé par des étrangers, pas une leçon d’élégance.» Les défis de Purcarete Un autre défi attendait aussi Purcarete.Celui de faire des deux chœurs les personnages principaux de la pièce comme dans les plus anciennes tragédies.Les répliques des dieux, interprétés par quelques-uns des meilleurs comédiens roumains, ne servent en effet qu’à introduire ou commenter l’action qui repose essentiellement sur les 50 filles et les 50 garçons.Comment peut-on travailler avec 100 comédiens?«C’est un chiffre qui permet encore d’avoir des rapports humains», dit le metteur en scène qui après avoir d’abord opté pour la polyphonie a préféré faire scander les vers d’Eschyle par 50 personnages à la fois.En réalité, Purcarete a reconstitué la trilogie d’Eschyle puisque seule la première partie (Les Suppliantes) nous est parvenue.On présume qu’elle était suivie de deux autres pièces, Les Egyptiens et Les Danaïdes, elles-mêmes suivies d’un drame satirique.Purcarete a entièrement rebâti le texte en puisant dans les vers des autres pièces d’Eschyle.Il en résulte une véritable «mosaïque».La mise en scène des Danaïdes, ajoute Purcarete fut «une aventure plus vaste que le spectacle lui même.Dans notre voyage à travers l’Europe, les comédiens ont dû traverser des frontières où ils n’ont pas toujours été accueillis avec plaisir».Les douanes italiennes, qui n’ont pas la générosité de Pélasgos, ont refusé d’accorder des visas, obligeant la troupe à faire un détour par l’Allemagne pour rejoindre Avignon.Pendant deux mois, les comédiens ont répété à Craiova, en Roumanie, avant de présenter leur spectacle à Vienne, Amsterdam et Avignon.Ils seront bientôt à Rome et à Paris.En rejouant la plus vieille tragédie du monde, le festival d’Avignon voulait rappeler à l’occasion de ses 50 ans que ce n’est pas très loin de là, sur les bords de la Méditerranée, qu’est né l’art dramatique européen.Avec Purcarete, on pourrait dire que c’est peut-être au fond le théâtre qui a créé l’Europe.LE FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Tap Dogs: des kangourous à claquettes STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le spectacle-événement de la quatorzième édition du Festival Juste pour rire (FPJR), était présenté hier soir au Monument National de Montréal.La compagnie des danseurs australiens Tap Dogs a martelé la scène plus que centenaire du boulevard Saint-Laurent pendant une heure quinze et a tenu promesse en présentant un show diablement original, fait de force, de rythme et de bruit.Et c’est quoi au juste?Essentiellement des bottes débloquées.Une sorte de révision débridée des classiques de Gene Kelly et Fred Astaire par des enfants gavés de Jean-Pierre Perreault et de Gregory Hines, de Village People et d’AC/DC.Les musiques de grand-papa des années 40 et 50 sont ici remplacées par le plus que rock et le très heavy produit en direct par deux musiciens, quand les six danseurs eux même ne battent pas le sol ou les boîtes à sons à coup féroces de bottillons, en lieu et place de souliers vernis.Tap Dogs renouvelle son genre, comme le Cirque du soleil a repoussé les limites du sien.Le décor lui-même est industriel, et même résolument postindustriel, micros et gadgets électroniques compris.Cette complexe machine en acier, avec rideau de tôle galvanisée, câbles, échelles, poulies et échafaudages, Robert Lepage lui-même ne la renierait pas.Les danseurs s’y suspendent et s’y cqntorsionnent, et ne cessent jamais de marquer le pas.A un moment, un des danseurs, tape même du pied au plafond, suspendu la tête en bas, comme une mouche! Tap Dogs, c’est aussi, à l’évidence, un maximum d’hommes dans un minimum de vêtements.Cette fois, les Levis coupés et les T-shirts moulants (quand il y en a) se substituent aux complets amples et aux chemises blanches.Ce qui amplifie l’effet musclé, viril et franchement macho produit par ces kangourous à claquettes, directement sortis d’une pub pour Nautilus made in Australia, ou encore d’une version entièrement masculine de West Side Story.Les Juliettes (et leur Roméo) qui iront, pourront contempler les plus belles gambettes de gars et les plus torrides torses de l’hémisphère Sud déchaînés à l’extrême, sueur en sus.On le comprend donc: la force de ce spectacle, c’est sa force.Brute et brutale.La danse à claquettes est une danse autant audible que visible et elle atteint ici ses limites, surtout dans les portions groupées, d’une parfaite cacophonie organisée.On touche aussi à quelques moments plus intimes, pendant les solos et les duos, où les virtuoses rivalisent de finesse.Cela dit, on se demande ce que ce show fait là?Pourquoi l’avoir présenté au FJPR plutôt qu’au Festival de Nouvelle Danse?On trouve un début de réponse dans le plaisir enjoué et communicatif qui se dégage du groupe.On en déniche une autre dans quelques scènes loufoques, comme celle de la danse dans l’eau, avec bottes de caoutchouc s’il vous plaît, qui arrose les premières rangées à qui l’on a tout de même la gentillesse de fournir des imperméables de fortune — c’est le -tap dans l’eau» quoi.Et puis, c’est bon, excellent même, et on se demande finalement pourquoi on pose une telle question.Tap Dogs a été créé en janvier 1995 par Dein Parry, un mécanicien australien, qui danse et chorégraphie le spectacle.En quelques mois à peine, leur spectacle de ruelle (de luxe) a été propulsé sur la scène internationale, de Londres à New Yonc.L’arrêt momentané montréalais s’inscrit d’ailleurs dans le cadre d’une grande tournée nord-américaine qui ramènera les Australiens sur Broadway l’hiver prochain.Ces ressorts du Sud reviendront donc peut-être ici.On le souhaite.EN BREF ?LE CIRQUE DU SOLEIL EN FLORIDE Walt Disney World et le Cirque du Soleil ont conclu une entente à long terme pour l’installation de la multinationale du cirque québécoise à Lake Buena Vista en Floride.Un théâtre de 70 000 pieds carrés sera construit sur le site du Walt Disney World Resort et la première du spectacle permanent du Cirque du Soleil en Floride aura lieu lors de l’hiver 1998.Il y aura deux représentations par jour, cinq jours par semaine, mettant en vedette 70 artistes.—-?- BALLET AU PARC LAFONTAINE Les Grands Ballets canadiens donnent à nouveau cette année une série de cinq spectacles gratuits dans l’enceinte à ciel ouvert du Théâtre de la verdure du parc Lafontaine.Du 7 au 11 août, les danseurs de la compagnie se produiront dans un programme de quatre ballets aux langages allant du classicisme pur à l’avant-garde audacieuse.Ce programme a été élaboré par le directeur artistique Lawrence Rhodes.-?- MUSIQUE DE CHAMBRE À OTTAWA Le Festival de musique de chambre d’Ottawa annonce sa troisième saison, du 26 juillet au 8 août, qui offrira 59 concerts durant 14 jours.Ce festin musical présenté au centre de la capitale nationale ouvrira avec un ensemble de renommée mondiale: le Quatuor à cordes Tokyo.Parmi les autres musiciens mis en vedette, on retrouvera la pianiste Angela Hewitt, le violoniste Charles Treger, la soprano Donna Brown, le baryton Kevin McMillan et le Quatuor à cordes Penderecki.-?- DESCHAMPS RESTAURATEUR Le comédien Yvon Deschamps s’est porté acquéreur du Manoir Rouville-Campbell, à Mont Saint-Hilaire.Le comédien a indiqué qu’il souhaitait acheter le manoir «depuis toujours» en raison de son architecture et de l’histoire qui y est rattachée.L’acquisition du manoir permettra à l’artiste, qui est âgé de 60 ans, d’effectuer un retour à l’hôtellerie et à la restauration.-?- INVESTIR ICI Les compagnies de câble et de téléphone et les distributeurs par satellite devraient injecter pas moins de 5 % de leurs revenus provenant de la radiodiffusion dans la production d’émissions canadiennes de haute qualité.C’est ce qu’a indiqué l’Association canadienne des radiodiffù-seurs (ACR) dans un mémoire qu’elle a déposé devant le CRTC.Selon l’Association, si 1,5 % de la contribution du secteur du câble était redirigée vers les canaux communautaires, comme le recommande le CRTC, l’industrie de la programmation canadienne perdrait 40 millions de dollars par année.-?- NOUVELLE SÉRIE DE VLB (PC) — Le tournage de Bouscotte, la nouvelle série de Victor-Lévy Beau-lieu, débute le mois prochain dans la région de Trois-Pistoles, avec en vedette Gilbert Sicotte.Jean-Louis Millette et Sylvie Drapeau feront aussi partie de la distribution.-?- MISE EN VENTE (PC) — Le domaine de Germaine Guèvremont sera mis en vente.Propriétaires de l’île et des deux maisons depuis 1986, Jeanne et François Gélinas, qui ont gardé intact le mobilier, ouvraient la maison au public pour visites durant l’été dès 1989.Mais le domaine de l’île au Pé, dans la municipalité de Sainte-Anne-de-So-rel, connu sous le nom de Musée des maisons de Germaine Guèvremont, fera l’objet d’une vente aux enchères le lundi 9 septembre, à l’Hôtel des encans de Montréal.Les propriétaires seraient ravis de trouver parmi les acheteurs un nouveau mécène susceptible de participer à son tour à la conservation de ce coin du patrimoine québécois.-?- ODERRA ET LE CINÉMA (PC) — Comme au cinéma: c’est le spectacle proposé par Danielle Oder-ra les 9 et 10 août à la Butte Saint-Jacques, à Montréal.Ce concert comprend une trentaine de chansons relatant les grands moments du cinéma français, québécois et américain.
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