Le devoir, 7 septembre 1996, Cahier E
L E I) E V 0 I II , I.E S S A M E I) I 7 E T I) I M A N C II E 8 S E I* T E M II II E I !» !» (i cahier spécial 3 E 13 ai T3 ES NADEAU LE DEVOIR Les conséquences! de l'analphabétisme sont dramatiques.Il existe un lien direct entre la pauvreté et un niveau d'alphabétisation trop faible: 64 % des personnes analphabètes ont un revenu inférieur à 15 000 $ par année, et 50 % gagnent .moins de 10000 $.CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE ^eurs problèmes sont nombreux et ils fusent cjatoutes parts.Pas facile de remplir unjdemande d’emploi, de déchiffrer un panneau d’information, de signer son nom sur une carte d’assurance-maladie lorsqu’on ne sait ni lire ni écrire.Les analphabètes sont en marge des activités économiques, culturelles et sociales.Un phénomène embarrassant, voire scandaleux dans un pays industrialisé comme le nôtre.On ne s’entend guère sur la définition de l’analphabétisme, pas plus d’ailleurs que sur la façon de cerner et de mesurer le problème.Par fierté d’abord, les personnes concernées ne veulent pas qu’on les identifie comme analphabètes.Afin de cacher leur handicap, les analphabètes développent un sens de l’observation et une débrouillardise remarquables.Par exemple, ils mémorisent les tâches à accomplir au lieu de les écrire, ou encore ils prétendent avoir oublié leurs lunettes et, par conséquent, de ne pas pouvoir lire.Outre cet aspect, le concept même de l’analphabétisme a évolué: Jadis, on mesurait la capacité de lire, d’écrire et de compter selon le niveau de scolarité.Le niveau minimum d’alphabétisme correspondait à la 4e année et le niveau fonctionnel à la 9 année.Cette évaluation ne tenait pas compte des personnes qui détenaient un diplôme d’étude secondaire et qui ne maîtrisaient pas bien la lecture, ni des personnes qui pouvaient lire et écrire malgré un niveau de scolarité peu élevé.Selon Mary J.Breen, «lire ne se limite plus à décoder l’alphabet; c’est un moyen d’arriver à une fin — d’atteindre des objectifs personnels et de se connaître soi-même.» {Promouvoir l’alphabétisation, c’est améliorer la santé, Forum national sur la santé, juin 1996).Pour l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), un analphabète est quelqu’un incapable de lire et d’écrire un exposé simple et bref en rapport avec sa vie quotidienne, de déchiffrer le nom d’une rue ou de signer un chèque (analphabète de base ou complet).De son côté, un analphabète fonctionnel est un individu dont les aptitudes à lire, à écrire et à compter ne lui permettent pas de se tirer d’affaire dans la vie courante.«Ces personnes ont de la difficulté à exercer de façon autonome les activités nécessaires pour bien fonctionner dans la société», expose Murielle Gagné-Ouellette, présidente de la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français.Sont analphabètes fonctionnels, par exemple, les personnes âgées, les jeunes décrocheurs ou les allophones qui ne maîtrisent pas suffisamment la langue pour comprendre un article de journal ou écrire un mémo à leurs collègues, ou qui ne connaissent pas assez le calcul pour prévoir les taxes sur les vêtements au magasin.En 1987, une étude nationale menée par Southam News pour évaluer le degré d’analphabétisme au Canada a indiqué qu’il y avait 28 % d’adultes analphabètes complets et fonctionnels au Québec, dont 23 % à Montréal.Ces pourcentages variaient sensiblement avec l’âge.Ces analphabètes complets et fonctionnels représentaient 16 % des adultes de moins de 35 ans, 27 % des 35 à 54 ans et 47 % des 55 ans et plus.Cette étude n’incluait pas les personnes de moins de 18 ans, de même que les allophones ne parlant ni français ni anglais et les autochtones qui vivent dans des réserves.En 1989, une enquête menée cette fois-ci auprès des personnes de 16 à 69 ans par Statistique Canada a tracé un portrait plus nuancé de la situation.Cette enquête a établi quatre niveaux de compétences en lecture.Les personnes interrogées devaient, par exemple, lire la date d’expiration de leur permis de conduire, un horaire d’autobus, un tableau leur permettant de déterminer si elles avaient droit à certains avantages sociaux et une carte géographique.Dans l’ensemble, plus d’un Canadien sur trois éprouve de la difficulté à déchiffrer les documents que nous utilisons tous les jours.Bon nombre d’entre eux ne seraient pas considérés comme analphabètes, car ils savent lire et écrire.C’est également dans l’Est et dans les provinces de l’Atlantique qu’on retrouve le taux le plus élevé d’analphabétisme.Avec 19 % d’adultes qui savent à peine lire, le Québec affiche le plus haut taux d’analphabètes après Terre-Neuve (24 %).Près de 900 000 Québécois adultes ont des aptitudes en lecture extrêmement limitées et plus d’un million se classent au troisième niveau.Ces derniers peuvent accomplir des tâches simples et lire des textes en autant que le message soit clair.Au Québec, selon une étude publiée par la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) en 1992, les francophones sont également moins alphabétisés que les anglophones, avec un taux de 24,1 % d’analphabètes contre 14,5 %.Bien qu’inquiétant, ce phénomène n’a rien d’étonnant, dit Serge Wagner, professeur en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et spécialiste en alphabétisation en français.«Des facteurs culturel?, historiques et économiques expliquent cet écart Etant donné l’attitude des anglophones envers l’éducation, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture a toujours été plus poussé que chez les francophones.Leur statut socioéconomique est plus élevé.» Memmage à cdfa, et ceux qui ïdèmt k défi de i ’alphdâiHitm L'importance de l'éducation dans un monde en mutation LES ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES DE LA FÉDÉRATION AUTONOME DU COLLÉGIAL 1259, rue Berri • Bureau 400 « Montréal (Qc) H2L 4C7 • Tél.: (514) 848-9977 - Télécopieur : (514) 848-0166 ; l #1H® ; .,'i WJ*' r: SEb pu ATION C i Montréal, bur< (613) 749-533Î DUR L’ALPHABETISATION E 2252 Courrier électronique : alpha@fcaf.franco J J/J a/jj£md3r dü J'ijida Sy/v/e Boudreau, apprenante au Centre d’éducation populaire de l Estrie à Sherbrooke et récipiendaire du prix de la Francophonie en alphabétisation 1996.EN ALPHABETISATION, yii tippr-iiid ù lira, Ù kztlts â| Ù SyiiJpiüf 311 ffUHSilliJ I.K I) K V 0 I It .I.!•: S S A M E D I 7 E T D I M A N ¦ une vaste collection de matériel sur l’enseignement de l’alphabétisation et la formation des immigrant(e)s en langues secondes > un sendee de prêt gratuit pour quiconque habite en Ontario Un centre de ressources et d’information pour les gens qui s’intéressent à l’alphabétisation des adultes et à l’enseignement des langues officielles aux immigrant(e)s en Ontario On vous attend! Venez nous voir ou donnez-nous un coup de fil.Téléphone: (416) 397-5902 1-800-463-7880 ATS: (416) 397-5901 Télécopieur: (416) 397-5915 Alphacom: alphaont Coordination des services francophones Téléphone: (416) 397-5913 > l’accès électronique gratuit au catalogue informatisé d’Alpha Ontario de n'importe où en Ontario > des sendees de référence et d’information offerts par des bibliothécaires d’expérience > des mini-collections sous prêt pour une durée de quatre mois > des collections régionales de plus de 1000 items en dépôt pour un an à dix-huit mois >• Alphabase, une base de données sur les organismes et les programmes en alphabétisation et en enseignement des langues aux immigrant(e)s en Ontario ___ __.Le Centre de ressources pour .— l’alphabétisation et T i ?l’enseignement des langues Alpha.21.chemin Park Ontario Toronto (Ontario) M4W2X1 i I, !•: I) E V 0 I It .I.E S S A M EDI 7 E T I) I \| A N (' Il E S S E I' T E M B It E I !l 9 do: me les dai pu ma se çai ] 25 sei çai do: 10( qir ri’a co 14 A il n ( d prc de I imi fra qu.et (C ten leu coi de I CC Le; de piq leu «N ph; grt rec poi ce dai L’a nai ph; le 1 adr 1 M.plu n’o Ils ne ce brc et i ma ie r s’il< ph; I plu tio I i » I.!•: I) K V l 11 .I.K S S A M K I) I 7 U T I) I Al A N (' Il K S S K |* T !• M I! I! K | il !) (| ALPHABETISATION Double handicap Les allophones analphabètes le sont à la fols dans leur langue d’origine et dans celle du pays d’adoption média M U l T I R O M Mot A P»>< CD-ROM MULTIMEDIA Mystère à l'usine : ''¦'•A.: ftiiei i>af)t i» tunînr ficiiHinn’i rt ii BtrtjWfiriyillItViii'i Beaulai t Plon du rei-de-dioui Bulio 5; Un talon secret Brun» n»M« 9.96 * 6 latiuiancr -rhdmaqr a tnaqtif >rtn«>«r Rnlcilnt payr plut de 40 ?d impôt tedO'Al.loin'* travailla loujourt 40 hauiat par i*tnom*.LuifA'.rr, OOOQDe (tpriauna.pian» au tu» l>»««itrr (jour sarsssnsa ¦ rognn "Ê/ûrio apparu*»» Un jeu d'aventurés pour découvrir qu'apprendre peut être .agréable, facile, stimulant et gratifiant.Mac Ordinateur, 6 meg Système 7 Moniteur 256 couleurs Lecteur CD-ROM PC 486, 8 meg Windows 3.1 Moniteur 256 couleurs Lecteur CD-ROM 2X RACHEL DUCLOS COLLABORATION SPÉCIALE Configuration minimale l Détachez •t conservez ce rein e N AS.2 7.Î «% 357 f Nom «te l e nplnvé 1 |s «a •>' ' * i£*\ .4WPé«*n ^h v v3» \ V /rrM^fC *s*^‘ • il r-,A 7% il l ® } T V w • J*ï -*« feÉ** M: ¥/¦ ¦ te?Lire une circulaire d’épicerie n’est pas à la portée de toutes les personnes âgées, éprouvent des difficultés liées à la lecture ou à l’écriture.PHOTO JACQUES NADEAU Les trois quarts d’entre elles Le courage de recommencer A n'importe quel âge, apprendre à lire peut transformer l'existence RACHEL DUCLOS COLLABORATION SPÉCIALE f La liste d’épicerie de Jeannine Williams a toujours été une véritable œuvre d’art: pas de mots, mais le dessin d’une banane, d’une pomme.De jolies esquisses qui cachaient un handicap majeur, car Mme Williams ne savait ni lire ni écrire.Absolument rien .sauf son nom.Elle n’a jamais fréquenté l’école.A quelques jours de sa première rentrée scolaire, sa mère est tombée malade.La petite Jeannine, âgée de sept ans à peine, a donc été chargée de tous les travaux ménagers et des soins à donner à sa mère.Jamais elle n’a pu apprendre à lire.D’ailleurs, sa mère ne le jugeait pas nécessaire.Que sa fille sache écrire son nom était suffisant.Il est difficile d’imaginer la vie sans la connaissance des mots, des lettres.Impossible de trouver une adresse, pas moyen de lire les noms de rue.Comment trouver le bureau du médecin?«Je savais qu’il était à côté de la pharmacie, dit Jeannine.Il ne fallait pas qu’il déménage.» Et au restaurant, la situation peut être très embarrassante.C’est ainsi que, pendant une dizaine d’années, Jeannine allait régulièrement manger avec des copines.Personne ne s’est jamais douté qu’elle ne pouvait pas lire le menu: elle commandait toujours la même chose.Débrouillarde comme pas une, elle n’avait jamais réellement vu l’importance de savoir lire et écrire.«Je ne me rendais pas compte de mon ignorance, raconte-t-elle, et quand on me demandait si ça me dérangeait de ne pas savoir lire, je disais que non.» Pour coudre et broder, elle fabriquait ses propres patrons puisqu’elle n’arrivait pas à déchiffrer les instructions de ceux qu’elle aurait pu acheter.Elle a commencé des cours d’alphabétisation il y a sept ans, soit à, 45 ans, parce que l’aide sociale l’y a obligée.A contrecœur.Mais ça n’a pas duré.Elle a attrapé la piqûre des lettres.«J’ai mordu là-dedans.Je me suis mise à étudier, à composer et à lire des livres.Ce sont des choses extraordinaires.» Depuis, elle passe au moins trois heures par jour à lire.Apprendre à lire lui a donné confiance en elle-même.Car savoir lire, c’est acquérir un vocabulaire qui facilite l’expression orale.«Avant, je ne savais pas comment parler aux gens.Je me disais: “Ils vont rire de moi.” Maintenant je me sens plus sûre de moi.Si j’ai un problème, je sais comment agir.» comme j’étais analphabète, je ne pouvais trouver mieux.» Il avait les compétences nécessaires pour occuper certains postes.Mais il y avait toujours des choses à lire ou à écrire.On a ainsi plusieurs fois refusé de l’engager.Jamais il n’a caché à ses futurs patrons sa méconnaissance des lettres, question d’éviter les malentendus.«Je les avertissais que s’ils m’engageaient, ils ne pourraient pas ensuite me renvoyer pour ça.» Un jour, il en a eu assez des «petits salaires».Il était d’ailleurs en chômage et désirait devenir conducteur de machinerie lourde.Mais voilà, il aurait eu beaucoup à lire pour suivre le cours, passer les examens, et il en était incapable.Il est donc allé suivre des cours d’alphabétisation.Deux ans plus tard, il n’est plus obligé d’attendre sa femme ou de courir chez sa mère lorsqu’il reçoit une lettre.«Quand, au travail, un poste est annoncé, je peux maintenant le lire.» Toute une délivrance parce qu’il est toujours délicat d’avouer aux collègues de travail son incapacité à lire.Normand rêve maintenant, à 39 ans, de quitter son emploi qu’il n’aime pas pour acquérir sa propre entreprise, comme un dépanneur, histoire d’être son propre patron.Les personnes âgées peu alphabétisées sont plus souvent victimes de la pauvreté et des mauvais traitements Une délivrance • Normand, qui préfère que nous taisions son nom de famille, travaille dans une petite menuiserie.Il a laissé l’école à 13 ans sans savoir lire ni écrire.Depuis, il a fait à peu près tous les métiers imaginables, du moins ceux où les lettres et paperasses ne sont pas nécessaires.«J’ai fait n’importe quoi, dit-il, même nettoyé des poulaillers.» Il a aussi été livreur, un métier qui demande normalement un minimum de lecture.Il se dirigeait dans les rues en reconnaissant les maisons.Inutile de dire que si Normand avait habité Montréal, ç’aurait été difficile de se repérer.«Les emplois que j’ai occupés, comme celui que j’ai maintenant, ce n’était pas le gros chiard, dit-il, mais Les jeunes aussi Martin Bédard, 17 ans, a fait toute sa scolarité de niveau primaire sans apprendre à lire ni à écrire.A la suite d’une opération et d’un an de coma, il aurait eu besoin de redoubler certaines années.Mais on a continué à le faire passer à l’année suivante, malgré ses échecs.Arrivé en première secondaire, il a joint les classes spéciales, sans apprendre davantage.Après quatre ans, il n’était pas plus avancé.Il pouvait lire par syllabes mais demeurait incapable de comprendre les mots.Difficile pour un adolescent de ne pas savoir lire ni écrire.Ça gruge la confiance en soi.«Je me sentais à part, dit Martin, ça m’empêchait même de travailler.» H a laissé l’école et joint l’organisme La Boîte à lettres, de Longueuil, qui s’occupe d’alphabétiser des jeunes.Depuis, il a repris confiance en lui.Il se débrouille bien en lecture et en écriture.En janvier prochain, il commencera son secondaire, pour ensuite, espère-t-il, étudier en électronique.«J’ai plus appris en un an et demi qu’en quatre ans de polyvalente, dit-il.Je sais maintenant que je peux faire ce que je veux, c’est super.Avant, même si je voulais, je ne pouvais pas.» Annie Prudhomme, une de ses collègues de La Boîte à lettres, a elle aussi 17 ans.Elle a laissé l’école après que la directrice lui eut dit qu’elle ne serait jamais bonne à l’école.Elle avait quinze ans.Elle arrivait difficilement à lire et sa confiance en elle était sérieusement ébranlée.«Lire, je n’aimais pas ça, dit-elle.J’étais capable mais il y avait des mots que je ne comprenais pas.» Après deux ans d’alphabétisation et de cours de mathématiques, elle est maintenant presque prête à commencer son secondaire à l’éducation aux adultes.Ensuite, elle veut aller au cégep.Celle qui n’aimait pas lire a appris.«Avant, je lisais rarement, dit-elle.Maintenant, je lis beaucoup de romans.Je me sens beaucoup mieux dans ma peau.Maintenant je serais capable d’écrire des textes.» Jamais trop tard ! j On ne trouve aucun programme d’alphabétisation adapté aux besoins spécifiques des aînés DENYSE PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Te suis un analphabète autodi-dacte, raconte Jean-Jacques, 60 ans.Je n’ai jamais aimé l’école mais j’ai toujours apprécié l’instruction.J’ai quitté l’école de réforme à 15 ans sans savoir lire ni écrire.J’ai gagné ma vie comme technicien en réparation d’appareils ménagers.Chaque fois que j’avais à compléter une facture, je ressentais une souffrance indescriptible.J’apprenais des choses difficiles avec tout mon cœur.Mais je savais bien que je restais un ignorant.surtout aux yeux des gens qui déçouvraient mes difficultés.» A 33 ans, il va à l’éducation des adultes.La directrice lui explique, le plus chaleureusement du monde, qu’il n’est décidément pas bâti pour s’installer dans ce système.«Mais il faut que je m’instruise pour vivre! Une petite bouchée à la fois: s’il y en a trop, je panique!» Ce qui l’amène, à 58 ans, à entreprendre un premier cours en alphabétisation «hors système», au Centre d’écriture et de lecture Clé-Montréal.Paulette, qui a laissé l’école en sixième année, se souvient de cette religieuse qui lui répétait qu’elle ne ferait jamais rien de bon dans la vie parce qu’elle était trop lente.«J’aurais aimé poursuivre mes études, mais ma mère a eu besoin de mon aide.J’ai commencé comme couturière dans une manufacture à l’âge de 14 ans.Je sais déchiffrer (es écrits simples et écrire au son.» A 50 ans passés, Paulette s’est offert le luxe d’apprivoiser la grammaire et l’orthographe.parce qu’elle aime la composition.D’autres profitent au contraire de i occasion d’apprendre.Louise Miller, rattachée à la Fédération des travailleurs du Québec, a longtemps côtoyé des personnes âgées dans les cours en alphabétisation.«Elles étaient là par plaisir et non par obligation.La plupart avaient connu des difficultés qui les avaient obligées à remettre à plus tard des choses qui leur tenaient vraiment à cœur.Elles reprenaient le temps perdu.» La connaissance de la lecture et de l’écriture a aussi des répercussions dans les mille et un aspects de la vie quotidienne.Le rapport de La Voix rappelle en effet que l’alphabétisation «aide ces personnes à se maintenir en santé, à trouver le médecin ou le service qui conviennent, à suivre le traitement approprié, à prendre de façon correcte les médicaments prescrits et à réagir efficacement en cas d’urgence.» Voilà qui contribuerait au maintien des personnes âgées à domicile, tout en soulageant les domaines de la santé et de la sécurité sociale, soumis aux aléas des compressions budgétaires.Pourtant, «aucun des nombreux programmes d’alphabétisation offerts aux adultes francophones dans le système scolaire n’est adapté aux besoins spécifiques des aînés», estime La Voix.professeurs et rapprocher cet enseignement de leurs besoins spécifiques: déchiffrer une prescription, effectuer des opérations bancaires, lire un livre de messe.» Des gens tels que le curé, les préposés à l’accueil ou les travailleurs sociaux pourraient les convaincrehle s’inscrire à ces programmes taillés sur mesure.Le recrutement se feçpit auprès des regroupements de per- sonnes âgées (clubs de l’age ailes Les personnes âgées peu alphabétisées sont plus souvent victimes de la pauvreté et des mauvais traitements d’or, centres de jour, cent d’accueil) ou en distribuant des circulaires comme l’a fuit Clé-Montréal.«En la lisant, j’ai eu enyie d’apprendre, surtout pour corriger mes fautes», explique Paulette, qui avouéSie pas comprendre les jeuffes décrocheurs: «Ils ont des professeurs à la mode.7et beaucoup moins de devoirs que dans notre temps!» «Ça m’a demandé un effort énorme, ajoute Jean-Jacquqs.Mais j’ai reçu bien des diVi-rofes- Une triste réalité Paulette et Jean-Jacques ne sont pas les seuls de leur génération à avoir eu du fil à retordre avec l’instruction.En 1992, dans un document intitulé L’Alphabétisation des adultes au Canada: résultats d’une étude nationale, Statistique Canada soulignait que 75 % des francophones âgés de 55 à 69 ans avaient «un niveau de maîtrise de la lecture et de l’écriture qui ne leur permet pas d’effectuer certaines des tâches courantes de la vie quotidienne».Pas surprenant lorsqu’on sait qu’avant 1985, dans de nombreux secteurs de l’économie, les employeurs réclamaient rarement un diplôme aux travailleurs manuels; qu’au Québec, l’école obligatoire jusqu’à 16 ans remonte à 1943; et que de 1912 à 1923, l’enseignement du français était interdit en Ontario.Dans la présentation d’un projet-pilote en alphabétisation des aînés, dont la gestion a été confiée à La Magie des lettres, de Vanier, le Réseau canadien des aîné (e) s, La Voix, rappelle que le revenu des personnes âgées peu alphabétisées est en général faible.Elles sont plus exposées à être victimes de mauvais traitements, d’accidents ou de fraudes.«Certaines sont totalement dépendantes de leur entourage pour quantité de choses de la vie», ajoute Gilles Léonard, consultant indépendant qui a enquêté sur l’analphabétisme pour la Commission scolaire des Laurentides.«J’en ai rencontré pour qui l’analphabétisme était devenu un mode de vie.Souvent bénéficiaires de l’aide sociale, elles sortaient peu et se contentaient d’écouter les informations à la télévision sans toujours les comprendre.Elles se disaient qu’après tout, elles avaient vécu comme cela 50 ou 60 ans sans trop de difficultés et ne voyaient pas de raisons de changer.» Gérontagogie «La “gérontagogie” reste en bonne partie à créer, confie en effet Colette Lacroix, de La Magie des lettres.L’approche pédagogique devra être en harmonie avec ce que l’on sait de l’influence du vieillissement sur le fonctionnement des personnes plus âgées, au plan sensoriel, intellectuel et affectif.Il faudrait avoir si possible des personnes de leur âge comme dendes de ça.Notre pr< seur, Carole, a une sorte de vocation, de souplesse, ùn art de la pédagogie, une capacité de nous accueillir tels que nous sommes, de sorte qùe nous nous sentons bien là-dedans,f Les groupes de Carole Doréyçle Clé-Montréal, comprennent des jeunes adultes et des personnes plüs âgées.«Ces dernières sont râvifcs d’avoir la possibilité d’apprendre, souligne-t-elle.Découvrir la grammaire leur donne du pouvoir sur fus mots.De plus, le contact entre jfs générations est très stimulant.Les plus jeunes apprennent beaucoupjle l’expérience de leurs aînés.De vçjir ces gens écorchés par le système scolaire commencer de nouveaùx cours constitue une belle leçon çle courage et de persévérance; detix valeurs qui semblent bien peu répandues de nos jours.» -wr X PHOTO JACQUES NAbjyJiU En 1992, Statistique Canada soulignait que 75 % des francophones âgés de 55 à 69 ans avaient «un niveau de maîtrise de la lecture et de l’écriture qui ne leur permet pas d’effectuer certaines des tâchas courantes de la vie quotidienne» Le problème des travailleurs L'analphabétisme fonctionnel toucherait jusqu'à un travailleur sur deux dans le secteur manufacturier DENYSE PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Dès 1989, le Conseil du patronat du Québec estimait les coûts directs de l’analphabétisme en milieu de travail à près de un milliard de dollars pour les entreprises québécoises.La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) parle aujourd’hui d’un taux d’analphabétisme fonctionnel oscillant entre 22 % et 48 % chez les cols bleus de l’ensemble des secteurs manufacturiers, notamment là où il y a des chaînes de montage.La construction, l’industrie textile, celle du transport routier, les mines, la forêt et les pêcheries, où, historiquement, savoir lire et écrire ne figurait pas dans les critères d’embauche, sont affectées par le même phénomène, qui touche peu le secteur des services, à l’exception de l’entretien ménager.Malgré cela, de nombreux employeurs ont longtemps considéré la situation comme un moindre mal.En effectuant certaines recherches pour la commission scolaire des Laurentides, le consultant indépendant Gilles Léonard a vu, notamment dans les moulins à scie, des employeurs qui protégeaient leurs vieux employés en remplissant pour eux les formulaires requis ou en modifiant les tâches pour les garder à leur service.Mais c’est là l’exception.Nécessité faisant loi, il aura fallu que l’accroissement de la concurrence et la mondialisation des marchés encouragent l’introduction de nouveaux équipements et entraînent des changements sur le plan de l’organisation du travail pour que le problème soit pris au sérieux.Avant 1985, ces secteurs réclamaient rarement des diplômes aux nouveaux employés; ils exigent aujourd’hui un secondaire 5.L’analphabétisme empêche plusieurs travailleurs manuels d’accéder à des emplois moins pénibles Un grave handicap «Si l’analphabétisme handicape les personnes qui cherchent du travail, il empêche aussi celles qui sont en poste d’obtenir des promotions ou d’accéder à des emplois moins pénibles», fait remarquer Louise Miller, conseillère syndicale au service de la recherche de la FTQ, qui l’a engagée il y a quelques années pour mettre sur pied un programme d’alphabétisation en entreprise.L’analphabétisme peut également affecter la santé et la sécurité.Un rapport du Secrétariat national à l’alphabétisation précise que ces personnes courent plus de risque d’avoir un accident industriel ou agricole et qu’elles sont plus susceptibles de se tromper dans le choix ou le transport de matières dangereuses.Malgré cela, il y a aussi de la résistance au changement chez les employés.«On peut comprendre que seulement 10 % de ceux et celles qui sont à moins de cinq ans de la retraite aient envie de fournir les efforts requis, poursuit Mme Miller.Chez les autres, il y a la gêne et la honte d’avouer leur condition et la crainte du changement, même s’ils peuvent améliorer leurs conditions de travail et leur vie de tous les jours.» Patrons et employés doivent souvent être poussés à bout pour réagir.La crise dans le domaine des pêcheries a amené le gouvernement du Nouveau-Brunswick à concevoir une campagne publicitaire pour encourager les travailleurs à chercher du travail dans d’autres secteurs.«On a alors pu mesurer l’ampleur de l’analphabétisme dans la péninsule acadienne, explique Liette Rousr sel, coordonnatrice en alphabétisation au ministère de l’Enseignement supérieur et du Travail.Quantité de gens avaient gradué un peu par charité, sans posséder les connaissances requises.On a vu la même chose du côté des bûcherons.Ça n’a pas été facile pour personne: en plus de faire face a une crise d’ordre social, les gens affrontaient une crise d’identité personnelle.N’empêche que plusieurs se sont tournés vers l’alphabétisation.La campagne a aussi contribué à convaincre les employeurs qu’ils avaient tout à gagner à ce que leur personnel sache lire et écrire.» Une implication personnelle «Le plus souvent, souligne Donald Lurette, formateur au Centre d’alphabétisation de Prescott (CAP), en Ontario, les gens s’inscrivent pour des raisons davantage personnelles que professionnelles; ils veulent être plus indépendants, aider les enfants dans leurs travaux scolaires.Le milieu de travail doit se montrer très flexible et le syndicat très concerné par la qualité de vie de ses membres pour que l’expérience donne des résultats satisfaisants.Les travailleurs doivent se sentir très à l’aise.» Depuis 1991, le CAP a lancé trois programmes en entreprise taillés sur mesure.«Le recrutement nécessite un certain savoir-faire pour éviter de blesser ou dTuimilier les gens», souligne Yvan Comeau, chercheur à l’Université Laval, dont l’analyse de ces cas paraîtra le 9 septembre.On les a donc invités à des soirées d’information.Chez Ivaco, où on fabrique du fil d’acier selon des procédés de plus en plus complexes, les formateurs du CAP ont visité l’usine et suivi le processus de transforma- tion du métal, afin de situer les ouvriers dans leur contexte et donner l’apprentissage en conséquence.JS «On a voulu offrir aux ouvriers un vocabulaire connii.développer leur confiance en soi, valoriser leurs activities de production et leur parler sécurité au travail, tel qjSe demandé par les dirigeants de la compagnie, poursuit; jjl.Comeau.Peu à peu, ils ont eu le désir d’échanger s«r d’autres thèmes, comme les événements de l’actualüé concernant l’entreprise.Le syndicat désirait quant à fin une formation générale orientée vers le développemait de la personne et de ses compétences.» Le CAP a obtenu de bons résultats: un travailleur^ devenu contremaître; un autre a réussi un examen de^è curité nautique et participé à un recueil de textes; deux d’entre eux ont suivi une formation plus poussée eUn plupart se sont montrés plus ouverts aux changemefJJs parce qu’ils ont davantage confiance en eux-mêmes.L£s quelques travailleurs qui avaient abandonné leur formation en cours de route à cause de problèmes personnes l’ont poursuivie et complétée dès que cela a été possiblg.Louise Miller mentionne elle aussi un taux de satisfaction et de réussite très intéressant.«Les gens nous disent que ça augpiente leur confiance en eux et leur moti- vation, dit-elle.A court terme, ça n’a peut-être pas d’efjtts directs sur la productivité, mais ça influence le climat le travail.Depuis 1990, les employeurs n’ont jamais hésiSà renouveler l’expérience lorsque nécessaire et les sytjfli-cats ont pris l’habitude de négocier des conditions de fai -mation permanente et de formation de base plus étoHe lorsque besoin était.» JJ Voilà qui permettra d’outiller les gens pour mieux j)i re face aux nombreux changements encore à venirjji cluant la formation continue: elle deviendra sembler-ifle lot des travailleurs de demain.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ .L E 1) E V 0 1 11 , L E S S A M : i) i 7 E T 1) 1 M A ( C II E S s E 1* T E M I?Il E 1 II II II • E 7 LES ORGANISMES MEMBRES DE LA FONDATION QUÉBÉCOISE POUR L’ALPHABÉTISATION Montréal Accueil chez Frédéric, de la Société St-Vincent Alpha les Écores Centre D.É.B.A.T.Montréal Centre Alpha-Sourd >.ft '¦ - • ' .; • ' -'J., ’t Centre d'éducation des adultes de LaSalle Centre de formation communautaire de Huntingdon t Centre de lecture et d’écriture Clé-Montréal ; Collège Frontière ' - ; • .t • .'¦ ¦ o ¦ Collège Frontière de l’UQAM Comité d’éducation des adultes La Petite Bourgogne Commission scolaire Chomedey de Laval Commission scolaire Saint-Jean:sur-Richelieu Commission'scolaire Ste-Croix La Jarnigoine I X’Atelier des lettres .L’Écrittot de Saint-Hubert .* , .; ï • .‘ ; Lettre en Main Literacy Partners of Quebec U ¦ .Tour de Lire Inc.Extérieur de Montréal ABC Lotbinière ; - Alpha-Laurentides Inc, Association des projets spéciaux de Témiscamingue Centre A.W.Gagné, Commission scolaire de Sept-îles Centre d^alphabétisation populaire de Beauce Centre d’alphabétisation de Jon.quière > Centre d’alphabétisation du comté Roberval Centre d’Éducation populaire autonome du Centre-Mauricie ' .1 * • ' Centre de formation Saint-André, C.S.Abitibi Collectif de Recherche Pédagogique Comité Alphabétisation Bas Saint-Laurent Commission scolaire Charlesbourg Commission scolaire de Lévis-Bellechasse .Commission scolaire des Falaises Commission scolaire Lac Témiscamingue Commission scolaire Outaouais:Hull • .‘ -¦ - .* • ." ’ • • • • • La C.L.É.Centre de lecture et d’écriture % Lettres Vivantes Regroupement de Bouche à Oreilles Regroupement des Centres d’Alphabétisation Mot à Mot Nous acceptons les dons pour la ligne INFO-ALPHA.de la difficulté ont lire, autour de vous?Fondation québécoise pour 'Alphabétisation 1265, rue Berri, suite 740, Montréal (Québec) H2L 4X4 Tél.: (514) 289-1832 Téléphonez a la ligne INFO-ALPHA .tS,0PuumESf.Équipe interrégionale en alphabétisation 3575, boulevard Saint-Laurent, bureau 535 Montréal (Québec) H2X 2T7 Téléphone : (514) 974-7000 poste 173 Télécopieur : (514) 287-9108 Uli U*UiU.l Uiiudiui Le regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec 5040, boulevard Saint-Laurent, bureau 1, Montréal (Québec) H2T 1R7 277-9976 Nous remercions nos partenaires qui partagent l'essence même de notre mission.Aider les gens à communiquer.Association des Optométristes du Québec -h QUELLE CHANCE.VOUS LISEZ! Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador et Association régionale de la côte ouest Terre-Neuve 265, rue Duckworth Saint-Jean (Terre-Neuve) A1C 1G9 tel.(709) 722-0627 téléc.(709) 722-9904 cour.élec.edemers@calvin.stemnet.nf.ca cour.élec.tTtnl@franco.ca Société éducative de l’île-du-Priiice-Édouard 48, chemin Mill, G.P, 159 Wellington (île-du-Prince-Édouard) GOB 2E0 tél.(902) 854-3010 téléc.(902) 854-3011 cour.ejec.aucollette@wellington.ccsne.hs.ca Fédération d’alphabétisation du Nouveau-Brunswick C.P.189 Richibouctou (Nouveau-Brunswick) E0A 2 MO tél.(506) 523-7374 téléc.(506) 523-7715 Le collectif de recherche pédagogique 1432, avenue des Pins Sillery (Québec) G1S4J5 tél.(418) 682-0262 téléc.(418) 681-6097 Fondation québécoise pour l’alphabétisation 1265, rue Berri, suite 740 Montréal (Québec) H2L4X4 tél.1 800 361-9142 téléc.(514) 288-7071 Regroupement des groupes populaires en alphabétisation au Québec 5040.boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1R7 tél.(514) 277-9976 téléc.(514) 277-2044 Réseau national d’action éducation femmes 208-435, boul.Saint-Laurent Ottawa (Ontario) K1K2Z8 tél.(613) 741-9978 téléc.(613) 741-3805 Regroupement des groupes francophones d’alphabétisation populaire en Ontario 2, rue Carlton, bureau 1711 Toronto (Ontario) M5B 1J3 tél.(416) 591-7855 téléc.(416) 591-7443 Pluri-Elles, Centre 674, rue Langevin Saint-Boniface (Manitoba) R2H 2W4 tél.(204) 233-1735 téléc.(204) 233-0277 cour.élec.murielle@cafenet.mb.ca Service fransaskois d’éducation aux adultes Collège Mathieu Gravelbourg (Saskatchewan) SOIT 1X0 tél.(306)648-3129 téléc.(306) 648-2295 cour.élec.cm.sfea@sasknet.sk.ca Centre éducatif communautaire de l’Alberta 8406,91e Rue Edmonton (Alberta) T6C 4G9 tél.(403) 468-1582 téléc.(403) 465-8760 Éducacentre 1575,7e avenue ouest Vancouver (Colombie-Britannique) V6J1S1 tél.(604) 736-6112 téléc.(604) 736-4661 cour.élec.educacentre.com Alpha-Yukon C.P.5205 Whitehorse (Yukon) YIA4ZI tél.(403) 668-2663 téléc.(403) 668-3511 cour.élec.francoyk@yknet.yk.ca Les Francophones qui apprennent à lire vous saluent.2 nUi SRsflg IKI I' Ir~:.'.* mHHbMI ¦B33 SORDUAt AUI IMINV RI-UQAM Il KUUI wÊ/tim- DE MAISONNEUVE ¦M' RUE BASSET SQUARE «ÀY*T;LOUIS Square Saint-Louis RUE DE MALINES RUELLE SAINT-LOUII SQUARE RUf or lAVERS RIQAUD AV.TARA MAIL RL ACE SAINTE f AM ILLE >»• lEwasa IC HS RUE BOUSQUET BEAUDRY L* -V \ Promenade, l’art dans la ville reçoit un appui financier essentiel de la part du Conseil des Arts du Maurier.Nous sommes aussi très reconnaissants au Service de la culture et au Service des parcs de la Ville de Montréal pour la collaboration exceptionnelle dont nous avons bénéficié.Nous remercions les artistes et tous les partenaires publics et privés qui rendent cette Promenade accessible à tout le monde.Daniel Buren «PROMENADE, l’art dans la ville» im- septembre — 24 novembre une présentation LES ARTS du Maurier Robert Prenovault Promenade, l’art dans la ville est un nouveau volet des Cent jours d'art contemporain de Montréal.Il a pour but de faire découvrir des œuvres qui occupent l’espace public extérieur, des œuvres que le public a l’occasion de côtoyer régulièrement sans trop savoir qui est derrière.Pour y remédier, le temps des Cent jours, des personnes-ressources sont à la disposition des visiteurs désirant parcourir le circuit en groupe.Ce volet entend, par la même occasion, souligner les initiatives positives du gouvernement du Québec dans le cadre de son programme d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement (programme dit «du i%»), de la Ville de Montréal dans le cadre de son programme d’Art public, ainsi que les initiatives personnelles d’artistes.Par ailleurs, Les Cent jours en profite pour ajouter certaines œuvres à ce volet.lOCELYNE ALLOUCHERIE Melvin Charney Andrew Dutkewych Ludcer Cerdes Michel Goulet Michel Goulet Armand Vaillancourt Gilbert Boyer UN sont A MAKSlllLl Its P1.RNICRS JOl’VS DE RIMBAUD INSCRITS SUR UN MUR PI I MOPITAI DE IA CONÇTPTION
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.