Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1996-09-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR Vol.L XXXVII - N 2 I 2 MON T R.E A l E M E R.C II E I) I II S E I’ T E M II II E !) !) (i S 8 T I» S T V Q T o r o n I o 18 Jocelyn Coulon PERSPECTIVES Bonne nouvelle pour la Bosnie Une présence militaire pour les deux prochaines années serait un gage de paix et de stabilité Les nouvelles de Bosnie ne sont pas très bonnes ces jours-ci.Pourtant, le plan que concocte actuellement l’OTAN, qui porte sur le maintien d’une présence militaire internationale pour les deux prochaines années, a toutes les apparences d’un gage de paix et de stabilité.Quel que soit le résultat des élections générales en Bosnie samedi, il semble maintenant de plus en plus évident que ce pays se fractionnera en deux, peut-être même en trois entités plus ou moins indépendantes, dans quelque temps.D’ailleurs, dimanche dernier, Cari Bildt, le haut représentant civil en Bosnie, ne disait pas autre chose lorsqu’il déclarait que «la guerre en Bosnie, comme ailleurs, a été une lutte pour le pouvoir et le contrôle du territoire.La paix doit être celle du pouvoir et de la terre partagés».Il faut donc en tirer les conclusions et passer à une autre étape: celle du maintien sur place d’une force multinationale qui permettra aux deux ou trois entités de reconstruire leur société civile, leur système politique et leur économie dans un environnement stable et paisible.Certes, le danger de «chypriotisation» de la Bosnie \M‘HP.est bien présent.Comme les Casques bleus, qui sont déployés dans cette petite île de Méditerranée depuis 1964, les troupes multinationales pourraient rester encore longtemps en Bosnie.Mais c’est là un risque que la communauté internationale doit prendre.Ce risque, il se discute déjà dans les officines de l’OTAN, à Bruxelles, et dans les capitales des grandes puissances, de Moscou à Washington.Il porte sur une présence militaire internationale en Bosnie après la fin du mandat actuel de la Force d’interposition de l’OTAN (IFOR), qui vient à échéance le 20 décembre prochain.L’accord de Dayton a confié à l’OTAN des tâches militaires considérables pour rétablir la paix dans ce pays des Balkans.Quelques jours après la signature de l’entente, à Paris le 14 décembre 1995, plus de 60 000 soldats de l’OTAN et de 15 autres pays, dont 20 000 Américains, ont pris la relève des Casques bleus de l’ONU qui étaient déployés en Bosnie depuis trois ans.Cette force de frappe impressionnante s’est rapidement installée sur le territoire bosniaque et a imposé un cessez-le-feu qui n’a connu aucune violation majeure depuis un an.Ce n’est pas rien, étant donné la complexité de la mission est bien présent ciu’avait re?ue l’IFOR.Elle devait, r entre autres, patrouiller plus de 1000 kilomètres de frontières internationales et intérieures, superviser la réunification de Sarajevo et une quarantaine d’échanges territoriaux, séparer les forces et assurer leur retrait dans des zones clairement définies.Tout cela a été réalisé avec soin.Le travail de la force multinationale a tellement impressionné les Occidentaux que ceux-ci estiment maintenant qu’elle devrait rester sur place encore au moins deux ans.Cette présence répondrait à deux objectifs de la diplomatie internationale.D’abord assurer une certaine stabilité dans le pays en attendant de convaincre les parties d’accepter une proposition française portant sur l’organisation de nouvelles élections législatives à la fin de 1998.Puis empêcher toute reprise des hostilités entre Serbes, Croates et Bosniaques jusqu’à ce que chaque camp soit en mesure de dissuader l’autre — par les armes ou par des alliances diplomatiques — de l’attaquer.Selon les informations qui circulent au siège de l’OTAN, la force qui remplacerait l’IFOR compterait quelque 25 000 soldats provenant de l’Alliance atlantique et de pays aussi divers que la Jordanie, le Pakistan ou la Malaysia.Grosso modo, la nouvelle force conserverait les positions que l’IFOR occupe déjà sur l’ensemble du territoire bosniaque et se ferait doter d’un mandat de surveillance similaire à celui que l’on retrouve dans les missions traditionnelles des Casques bleus.Ce plan sera analysé par les ministres de la Défense de l’OTAN lors d’une réunion en Norvège à la fin du mois et formellement adopté par l’ensemble des pays impliqués en Bosnie lors d’un sommet à Paris à la mi-octobre.Il reste maintenant à convaincre les Américains de demeurer sur place.L’an dernier, le président Bill Clinton avait imposé aux républicains une présence des «boys» en Bosnie en promettant de les retirer au bout d’un an.Mais les signaux qu’envoie Washington depuis quelques semaines indiquent que les Etats-Unis ne veulent pas laisser s’effondrer le processus de paix dans ce pays en se .retirant trop vite.Hier, le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires européennes, John Komblum, a déclaré devant le Sénat que «les élections [de samedi] ne sont pas la fin du processus de paix» mais qu’elles constituent la base d’une nouvelle étape qui imposera aux Etats-Unis et à ses alliés «d’autres missions de sécurité» dans ce pays.C’est là une opinion qui est partagée par le candidat républicain Bob Dole, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle pour la Bosnie.Le danger de «chypriotisation» de la Bosnie INDEX METEO Agenda .Bll Avis publics.B4 Petites annonces.46 Culture .B12 Économie .Bl Éditorial .48 Le monde .47 Mots croisés.BIO Les sports.46 Montréal Ciel variable.Max: 23 Québec Nuageux avec éclaircies.30 % de possibilité d'averses.Max: 20 Détails en B10 L'ÉCONOMIE La tension monte chez les pilotes d’Air Canada PAGE B 1 LE MONDE Assassinat de l’archevêque du Burundi PAGE A 7 POLITIQUE Bouchard assistera à l’assermentation de Roux PAGE A 4 Bouchard démet Martineau Le numéro un d’Hydro-Québec occupait trop de place GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Yvon Martineau a répondu à l’invitation du premier ministre en remettant, hier, sa démission.Le président du conseil d’Hydro-Québec a annoncé qu’il tirait sa révérence dans une lettre laconique, sans attributs ni formalités, émise la veille de la nomination du successeur de Benoit Michel au poste de président et directeur général.Ce départ ne peut être relié, dit-on, à l’impasse qui persiste dans les négociations mais bien à la trop grande place que s’était appropriée M- Martineau au sein de la société d’Etat.On ne veut plus de direction bicéphale à Hydro; on veut y installer un président du conseil qui accepterait de jouer un rôle plus effacé et laisser le plein contrôle des opérations au président.Visiblement atterré, M.Martineau n’a émis qu’un bref commentaire par la voie d’un communiqué particuliè- rement monocorde.«Hier après-midi, à vos bureaux de Montréal, j’ai appris de Jean-Roch Boivin [conseiller spécial de Lucien Bouchard] que vous souhaitez maintenant que je quitte les fonctions de président du conseil d’administration d’Hydro-Québec.Je cesse donc d’exercer ces fonctions à 20h aujourd’hui [hier]», a-t-il écrit dans une lettre remis au premier ministre Lucien Bouchard.M.Martineau tient à partir la tête haute en ne retenant aucune allocation de départ.Ce geste a été fait moins de deux mois après le congédiement de Benoit Michel, alors président-directeur général d’Hydro-Québec.Démis de ses fonctions par le conseil d’administration, M.Michel avait répondu par une longue lettre publiée dans certains médias, dans laquelle il reprochait la confusion des rôles VOIR PAGE A 10: MARTINEAU Yvon Martineau Godard persiste et signe PHOTO ARCHIVES Jean-Luc Godard affirme avoir pitié de ses compatriotes qui copient les Américains «parce qu’ils manquent d’argent» et des Américains «parce qu’ils manquent d’idées».Pour le meilleur et pour le pire ODILE TREMBLAY ENVOYÉE DU DEVOIR À TORONTO Je ne sais pas si Jean-Luc Godard se considère comme un pur dinosaure, mais il semble persuadé d’appartenir à un monde bel et bien révolu.Le noyau dur des Jacques Rivette, François Truffaut, Eric Rohmer et lui-même, qui ont bu le meilleur cinéma à la mamelle de la Cinémathèque française d’Henri Langlois, cette génération de critiques qui cherchèrent et parvinrent à réinventer ensuite le cinéma français, relève, estime-t-il, d’une époque engloutie.A ses yeux, la télé, l’invasion des productions «Les images ont changé.Elles sont faites pour être regardées et oubliées simultanément» américaines ont irrémédiablement changé la donne et la façon d’aborder le septième art.Le réalisateur d’À bout de souffle et de Pierrot le fou, au visage austère d’éternel intello, a su livrer hier une vraie performance oratoire (malgré son anglais hésitant) aux journalistes massés en conférence de presse au festival de Toronto.Son dernier film (présenté d’abord à Venise), For Ever Mozart, vient d’être lancé dans la Ville reine, ce qui nous vaut sa présence.Mais, ironie du sort, ce Godard qui se déclare plus intéressé par les films que par leurs auteurs Québec aux prises avec 334 projets de porcheries LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec arrive difficilement à lancer une consultation publique crédible sur l’industrie porcine, promise depuis des mois par le ministre de l’Environnement et de la Faune (MEF), David Cliche, parce que ce dernier est aux prises avec rien de moins que 334 projets de construction ou d’agrandissement de porcheries, qu’il doit légalement faire cheminer.C’est ce que Le Devoir a appris de sources bien informées, qui ont eu accès à une compilation de i l’ensemble des projets «actifs» dans les directions régionales du MEF.Ort estime à la haute direction de ce ministère qu’il est illusoire de penser que le public accordera la moindre crédibilité à une consultation publique sur l’expansion de cette ^ , industrie polluante si, au même moment, les 334 projets de s construction ou d’agrandissement WM# sont approuvés l’un après l’autre.La direction du MEF jongle présentement avec deux solutions.Il faudrait instituer par une loi spéciale un moratoire sur l’ensemble des projets de porcherie, comme Québec l’a fait l’an dernier pour geler les projets de sites d’enfouissement avant de lancer la grande audience générique sur les déchets.Le gouvernement pourrait d’autre part se contenter de modifier les normes du Rè- »§ VOIR PAGE A 10: PORCS MONTRÉAL Pacte fiscal: Montréal hausse la barre à 100 millions Supplique de parents à bout de souffle Mobilisation pour la réouverture de l’école Peter Hall VOIR PAGE A 10: GODARD 30 ans d’oubli Qu’adviendra-t-il du théâtre Corona ?Barricadé jusquà mi-hauteur, le théâtre Corona témoigne encore une fois de notre paresse à l’égard de l’histoire.Cela frit presque 30 ans qui porte la même camisole de force, soi depuis que la Ville en a hérité.Depuis] quatre ans, un producteur montréalais, tente de le faire revire.Mais il abandon-' nera son projet s’il n’a pas obtenu de réponse did la mi-octobre lire nos reportages, pages A 2 et A 3 Appel aux défenseurs de la démocratie L’opposition socialiste et les mouvements antiracistes exigent l’interdiction du FN AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — L’opposition socialiste.des mouvements antiracistes et de grands quotidiens ont violemment dénoncé hier le dirigeant français d’extrême droite Jean-Marie Le Pen qui a affirmé croire dans «l’inégalité des races».Henri Emmanuelli, ancien patron du Parti socialiste, a exigé l’interdiction du parti de M.Le Pen, le Front national (FN), estimant «qu’il s'agit d’un impératif moral et juridique» face à une «telle provocation».Le Mouvement contre le racisme et l’antisémitisme (MRAP), parmi d’autres associations antiracistes, a aussi annoncé qu’il allait engager des poursuites judiciaires contre le chef du FN.M.Le Pen, 68 ans, avait recueilli 15 % des votes des Français à la présidentielle de 1995.Il avait fait part fin août à ses partisans, lors d'une réunion publique, de son credo dans «l’inégalité des races».«Notre modèle de civilisation est bien supérieur à celui de ces peuplades qui voudraient aujourd’hui nous coloniser», avait-il dit dans une évidente référence aux immigrés arabes ou noirs.Lundi, M.Le Pen avait récidivé, estimant que «l’inégalité des races» était une «évidence».«Je ne fais qu’exprimer ce que pense tout le monde», avait-il poursuivi, déclarant qu’«aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche».L’affirmation raciste de M.Le Pen intervient alors que le premier ministre gaulliste Alain Juppé vient de lancer l'idée d’une réforme du mode de scrutin qui aurait pour effet une entrée en force du FN à l’Assemblée nationale lors des élections de 1998.Pour M.Emmanuelli, «ce racisme affiché et revendiqué est incompatible avec les principes fondamentaux de notre Constitution et de notre législation», et il estime que «la démocratie a le devoir de lancer une déclaration de guerre officielle» au FN.Le mimstre gaulliste de l'Intérieur, Jean-Louis Debré, avait déjà qualifié samedi «d’élucubrations» la premiè- VOIR PAGE A 10: LE PEN Jean-Marie Le Pen A 2 I, K I) I'.V Oil!.I.!¦: M v.IL (I I! K |) I II S lî I1 T |{ M I! I! E I !» !» LI! S A C T U A LIT lï S EN BREF ?TRÂN: MARTIN PRÊT À INTERVENIR (Le Devoir) — Au terme d’un bref entretien, lundi à Sainte-Foy, avec le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, un représentant du Groupe de travail pour la libération de Trân Triêu Quân a affirmé que le ministre s’était engagé à «intervenir personnellement» auprès du premier ministre Jean Chrétien afin de le convaincre de faire des démarches supplémentaires.Le Groupe de travail soutient que M.Martin a également promis de presser Lloyd Ax-worthy, ministre des Affaires étrangères, et Pierre Pettigrew, responsable de la Francophonie — lequel doit effectuer une visite à Hanoi en octobre en prévision du Sommet de la francophonie — de faire évoluer le dossier.«Reconnaissant le désarroi de la famille et l’importance de faire diligence dans ce dossier», poursuit le Groupe de travail, le ministre Martin s’est engagé à représenter la famille de M.Trân auprès du premier ministre.Il a été impossible de faire confirmer ces informations hier au cabinet du ministre Martin.Lock-out à l’école Peter Hall DRAMES FAMILIAUX: SIX VICTIMES (PC) — Deux drames familiaux ont fait six victimes, trois enfants et,trois adultes, lundi soir, au Québec.A Sainte-Foy, un homme de 40 ans, Bruno Leclerc, aurait tué son fils de 13 ans, Jean-François et sa fille de 11 ans, Christine, à l’aide d’un fusil de chasse avant de s’enlever la vie.La mère des entants était absente.Elle revenait d’une promenade lorsqu’elle a entendu des coups de feu dans la résidence familiale, rue Beaudelaire.Après avoir vainement tenté d’entrer dans la maison, Mme Leclerc s’est rendue chez çin voisin pour alerter les policiers.A Baie-Comeau, un homme de 43 ans, René Gaumont, aurait retourné son arme contre lui après avoir tué son ex-conjointe, Françoise lirette, 44 ans, et son fils, Laurent, 19 ans.La tragédie est survenue vers 21h30, alors que le forcené s’est rendu à l’appartement où habitaient son exconjointe et son fils.L’homme serait passé aux actes à la suite d’une violente dispute.L’adolescent a été tué d’un coup de couteau à l’abdomen tandis que l’homme et la femme sont morts par balles.Françoise lirette oeuvrait comme animatrice au Centre des femmes l’Etincelle, de Baie-Comeau.A la suite de sa séparation, Mme lirette avait déménagé de Montréal à Baie-Comeau il y a quelques années parce qu’elle craignait son ex-conjoint Supplique de parents à bout de La ministre de l’Éducation renvoie la balle à son collègue souffle du Travail PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les parents de l’école Peter Hall n’en peuvent plus: l’institution privée qui accueille 400 enfants lourdement handicapés est fermée depuis le mois de juin, en lock-out, et plusieurs parents supplient la ministre de l’Education de rouvrir l’institution puisqu’ils sont obligés de s’occuper de leurs enfants eux-mêmes depuis le début de la rentrée scolaire.Au cabinet de la ministre Pauline Marois, on fait valoir que le problème en cause ici relève strictement du ministère du Travail.Une interprétation vivement contestée par l’opposition officielle.L’école Peter Hall, privée mais entièrement subventionnée par Québec, reçoit à Saint-Laurent quelque 400 enfants handicapés physiques et intellectuels.Dans le cadre d’une négociation qui avait commencé à l’été 1995, les rapports entre la direction et les employés se sont aggravés en juin dernier et la direction de l’école plaçait 122 employés en lock-out à la fin juin, deux jours avant la fin officielle des classes.Parmi les effets de ce lock-out, on note que les employés ont été privés d’assurance-chômage.Certains ont même reçu leur paye de vacances aussi tard que la semaine dernière.Selon les informations diffusées en juin, la direction de l’école cherchait à récupérer plus de 500 000 $ auprès de ses employés pour faire face à des compressions gouvernementales évaluées à 700 000 $.Cette évaluation est contestée par l’Alliance des professeurs de Montréal, qui regroupe les employés de l’école et soutient que les compressions à l’école n’atteindront pas plus de 150 000 $.La direction de l’école cherchait particulièrement à convaincre les employés de réduire leur salaire.lu semaine dernière, le ministère du Travail est intervenu pour nommer un médiateur, et les négociations se sont poursuivies de façon intensive ces derniers jours.Mais les enfants sont toujours à la rue, et une centaine de parents et d’enseignants manifestaient hier midi devant, les bureaux de la ministre de l’Education à Montréal pour demander la réouverture de l’école.Visiblement, l’atmosphère est tendue.Un porte-parole des parents, Albert Malette, a en effet raconté hier que les parents avaient demandé au directeur de l’école, Victor Elbert, s’il s’engageait à ne pas exercer de représailles envers les parents qui demandaient la levée du lock-out.«Il a refusé de nous le promettre», a déclaré M.Malette.Les parents demandent l’intervention de la ministre parce que celle-ci «a l’obligation de dispenser des services à ces enfants», a dit M.Malette.La direction de l’école a mis sur pied une garderie pour venir en aide aux parents, mais ceux-ci font valoir que cette solution ne convient pas à tous et n’offre pas les services dont leurs enfants ont besoin.Au cabinet de la ministre de l’Éducation, on faisait valoir hier qu’il s’agit d’un problème qui concerne le ministère du Travail.«Nous sympathisons beaucoup, mais c’est un problème de relations de travail, a affirmé Christiane Mivil-le-Deschênes, porte-parole de la ministre.La seule implication que nous avons, c’est de transférer des sommes à des commissions scolaires, qui sont des entités autonomes.» Le porte-parole de l’opposition, le député libéral François Ouimet, est en désaccord.jr\ ry % y*) 7% .¦ m PHOTO JACQUES GRENIER Devant le ministère de l’Éducation, hier midi à Montréal, des enfants de l’école Peter Hall accompagnaient leurs parents pour demander la réouverture de l’institution.«Nous ne sommes pas devant une situation d’entreprise privée, dit-il.Il s’agit ici d’élèves qui proviennent de commissions scolaires, assujetties au ministère de l’Éducation.C’est trop facile de s’en laver les mains.La loi accorde des pouvoirs à la ministre pour qu’elle puisse intervenir, et je ne peux concevoir qu’une école financée à 100 % par les fonds publics relève de quelqu’un d’autre.La ministre doit obliger l’école à rouvrir ses portes, ce qui n’empêche aucunement la négociation.» Cette crise s’ajoute à certains événements conflictuels des dernières années.Ainsi, à l’automne 1992, des parents de l’école contestaient les orientations de la direction, à qui ils reprochaient de couper dans les services éducatifs.Victor Elbert avait alors fait valoir qu’il s’agissait d’un petit groupe de mécontents.Deux ans plus tard, l’école portait en appel une décision de la Commission d’accès à l’information qui la sommait de rendre publics ses états financiers, à la demande d’un ancien parent qui voulait obtenir plus d’information sur la gestion de l’institution.Il semble que cette cause soit toujours pendante.Ën juin dernier, dans la foulée du lock-out, un juge de la Cour supérieure émettait une injonction envers l’Alliance des professeurs pour lui interdire de contacter les parents dë l’école.La direction de l’école avait obtenu cette injonction en soutenant que l’Alliance déformait des faits concernant l’école auprès des parents.t r Etats généraux sur l’Education Revaloriser l’histoire nationale québécoise Le Québec doit être Vunité de mesure de l’enseignement de l’histoire, affirme Jean-Claude Germain M BAPE mm V l S Projet d'établissement d'un centre de démonstration de nouvelles technologies reliées à la gestion des déchets intégrant un lieu d'élimination à Chicoutimi par Services Environnementaux AES inc.Audience publique (2e partie) Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) invite les personnes, groupes et municipalités intéressés à faire connaître leur opinion sur le projet d'établissement d'un centre de démonstration de nouvelles technologies reliées à la gestion des déchets intégrant un lieu d'élimination à Chicoutimi par Services Environnementaux AES inc.à se présenter à l'audience publique qui aura lieu à l'Hôtel Le Montagnais, à Chicoutimi, à compter du 23 septembre 1996 à 19 heures.La commission du BAPE entreprendra alors la deuxième partie de l'audience réservée à ce projet.Lors des séances, la commission entendra toutes les personnes qui auront déposé un mémoire ou qui auront signalé leur volonté de faire connaître de vive voix leur opinion sur le projet.Les mémoires, bien identifiés au projet d'établissement d'un centre de démonstration de nouvelles technologies reliées à la gestion des déchets intégrant un lieu d'élimination à Chicoutimi par Services Environnementaux AES inc., devront être transmis au secrétaire du BAPE, de préférence avant le 18 septembre 1996, au 625, rue Saint-Amable, 2' étage, Québec (Québec), GIR 2G5.A la fin du mandat, le BAPE remettra au ministre de l'Environnement et de la Faune un rapport qui rendra compte des constatations et de l'analyse de la commission.Par la suite, le ministre fera ses recommandations au Conseil des ministres, lequel autorisera intégralement le projet, imposera certaines modifications et conditions à sa réalisation, ou le refusera.Coordonnées de l'audience Hôtel Le Montagnais Place des Congrès 1080, boulevard Talbot Chicoutimi Les séances débuteront le 23 septembre 1996 à 19 heures.PAUL LE CAUCHON DEVOIR L> enseignement de l’histoire, c’est t bien beau, mais encore faut-il bien définir ce qu’on enseigne: les États généraux sur l’éducation devraient insister pour d’abord revaloriser l’histoire nationale du Québec.C’est le message que voulait livrer hier une coalition pour la promotion de l’histoire au Québec, qui regroupe une cinquantaine d’organismes et d’associations intéressés au développement de l’histoire (dont les départements d’histoire de quelques grandes universités et plusieurs sociétés historiques régionales) ainsi que des organismes comme la Société Saint-Jean-Baptis- te et l’Union des écrivains québécois.Le porte-parole de cette coalition, l’écrivain Jean-Claude Germain, a déploré que la question de l’enseigne-rpent de l’histoire ait été évacuée des États généraux sur l’éducation, dont les assises nationales se tenaient la semaine .dernière.«Les États généraux n’ont pas discuté de l’enseignement de l’histoire, explique M.Germain, parce qu’ils tiennent pour acquis que le rapport Lacourcière fait consensus.Mais ce n’est pas le cas.» Le rapport du groupe de travail sur l’histoire, présidé par l’historien Jacques Lacourcière, a été publié ce printemps et prône une importante revalorisation de l’histoi- re dans les écoles québécoises.Les membres de cette coalition partagent tout à fait l’idée d’une telle revalorisation et applaudissent à l’analyse menée par le groupe de travail.Mais les conclusions du rapport ne font pas consensus dans la communauté des historiens puisque Jean-Claude Germain ajoute que les recommandations du rapport «évacuent la notion d’histoire nationale».L’histoire nationale, ce serait l’histoire du Québec dans ses rapports avec le Canada, explique-t-on.Le professeur Robert Comeau, de l’UQAM, abonde dans le même sens.«Le rapport Lacourcière est très politiquement correct, lance-t-il.On ne veut pas dire trop fort que les Québécois francophones sont majoritaires au Québec.Il y a énormément de recommandations qui vont dans le sens;1 d’une ouverture aux minorités ethniques et aux Amérindiens, et c’est bien, mais il y a une peur d’affirmer l’histoire nationale telle qu’elle est.» ., La coalition demande donc aux États généraux non seulement d’in- ' sister sur la revalorisation de l’histoire mais aussi de recommander l’étü-1 de de l’histoire nationale.«Dans l’enseignement de l’histoire, le Québec doit être l’unité de mesure, ajoute Jean-Claude Germain.Le danger actuellement, c’est qu’on forme des élèves très forts en préhistoire, qui connaissent tout des dinosaures au primaire mais qui ne connaissent rien à l’histoire du Canada.» Disponibilité de l'information Tous les documents déposés lors de la première partie de l'audience (tenue du 26 au 30 août 1996) et les textes de toutes les interventions de cette première partie peuvent être consultés aux locaux du BAPE à Québec et à Montréal et aux endroits suivants : Bibliothèque municipale de Jonquière 2850, place Davis Université Laval Pavillon Jean-Charles-Bonenfant Sainte-Foy Bibliothèque publique de Chicoutimi 155, rue Racine Est Bibliothèque municipale de Ville de La Baie 1911,6* Avenue Université du Québec à Montréal Bibliothèque centrale 1255, rue St-Denis La documentation relative au projet reste disponible jusqu'à la fin du mandat de la commission.Aux bureaux du BAPE de Québec et de Montréal, elle demeure disponible en tout temps.Pour obtenir d'autres renseignements, veuillez vous adresser à M"* Marielle Jean, en composant le (418) 643-7447 ou, sans frais, le 1 800 463-4732.Le secrétaire du BAPE, Jean-Cloude Dallaire I Gouvernement du Québec Bureau d'audiences publiques | sur l’environnement Québec Les meilleurs vêtements de voyage et d’aventure au monde.m iTT f m 7Fl Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d’entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 IIR GRATUITEMENT 1-800-465-4249 Affaire somalienne officier supérieur s’emploie défendre le colonel Labbé HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un officier supérieur a témoigné hier que le colonel Serge Labbé, le commandant de la mission canadienne en Somalie, était «incapable» de dire qu’il avait «hâte de voir son premier Somalien mort».Le lieutenant-colonel Steve Moffatt, qui était au quartier général de la Force interarmées du Canada à Mogadiscio en 1993, a indiqué qu’il n’avait jamais entendu le colonel Labbé employer cette expression.«Tout est possible.Je ne pense pas que le colonel I.abbé soit capable de faire une telle déclaration», a-t-il avancé.Pour la deuxième journée d’affilée, le leadership du commandant Labbé a été mis à rude épreuve par la commission d’enquête, qui a cherché à comprendre les origines de commentaires racistes à l’endroit des Somaliens, de même que les règles touchant les conditions de détention des prisonniers.Impatient devant les réponses incomplètes de Moffatt, le président de la commission, le juge Gilles Létoumeau, a demandé au témoin comment il pouvait être aussi catégorique au sujet des commentaires du colonel Labbé alors qu’il ne se souvenait pas d’autres incidents ou conversations.«Dans ce cas-ci, au meilleur de ma connaissance, ces mots n’ont jamais été prononcés», a répondu Moffatt sans broncher.Craignant l’usage abusif des armes ou que les soldats aient trop peur de s’en servir pour se défendre légitimement, le colonel Serge labbé avait réuni en janvier 1993 tous les officiers supérieurs au quartier général à Mogadiscio pour faire le point sur les règles d’engagement.C’est là où, selon certains témoins, il aurait dit qu’il avait «hâte de voir son premier Somalien mort».Moffatt a caté-goriquemenDiié cette version des choses.Selon Moffatt, labbé avait rappelé que les soldats pouvaient tirer en légitime défense, pour protéger un autre militaire de la coalition des Nations unies ou défendre la périmètre de sécurité qu’ils protégeaienL la situation était très tendue dans les rues de Mogadiscio, a précisé Moffatt.Un Américain avait tué un jeune Somalien parce qu’il tentait de voler ses lunettes de soleil.Moffatt a raconté qu’il avait failli tirer un jeune âgé de 11 ans, armé, qui avait accosté son véhicule.Il avait pointé son arme au visage du jeune et était sur le poirtt d’appuyer sur la détente quand il s’était aperçu qu’il s’agissait d’un jouet.Le lieutenant-colonel Moffatt a aussi signalé que I.abbé n’avait jamais promis de récompense au premier soldat qui abattrait un Somalien, comme le soutiennent no-' tamment le chauffeur de Labbé, le caporal Richardson-Smith, de même que le major Lloyd Gillam.Selon la version de Moffatt, c’est lui-même qui a parlé d’une caisse de champagne au colonel Labbé à bord de l’avion qui les transportait à Mogadiscio les 11 et 12 décembre 1992.Très nerveux face à la mission dangereuse; qui les attendait, Moffatt avait lancé un défi: le premier qui pourrait deviner la date de retour ou qui survivrait à la première salve de coups de feu devait «acheter une caisse de champagne» pour les deux.Moffatt a été interrogé par la police militaire le 7 fô-l vrier 1995.Il a parlé brièvement de cet entretien à Labbé’ vers la fin de février, ce qui a surpris le juge Létoumeau.«Pourquoi faut-il extraire ces renseignements de vous comme un chirurgien?», a-t-il lancé, excédé.Pour sa part, Labbé, qui n’a pas encore témoigné devant la commission d’enquête, a nié avoir dit qu'il avait hâte de «voir son premier .Somalien mort».Quant aux commentaires racistes à l’endroit des So-maliens que plusieurs appelaient les «Smttfiy», cela n’était pas très courant, a souligné Moffatt.«Pour moi, cela indiquait des moments de stress et non des sentiments bien enracinés de racisme et d’antagonisme à l’endroit du peuple somalien.» «Au quartier général [à Mogadiscio], la seule personne qui l’ai dit, c’est moi, et je n’en suis pas fier», a-t-il avoué.Puis; du même souffle, il a ajouté qu’il soupçonnait que «la plupart des officiers, à un moment donné ou à un autre, avaient prononcé ce mot au moins une fois».Quant au colonel I.abbé, Moffatt a témoigné qu'il nt* souvenait pas avoir entendu le terme «Smufty» de la bouche du colonel «en ma présence».4 L K I) E V 0 1 R .L E M E R C R EDI II S E I’ ’I' E M B H E I !) !) IS A 3 LE DEVOIR MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, U Cauchetièrc Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN S 514.861.4489 Zodiac SWISS • 1112 La montra sport par oxcollenco Pacte fiscal Montréal hausse la barre à 100 millions La Ville veut réduire le fardeau fiscal de ses habitants de 5 % KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Au nom de sa spécificité de métropole et des responsabilités financières qui s’y rattachent, la Ville de Montréal vient de hausser ses exigences face au gouvernement du Québec et aux municipalités avoisinantes.Montréal réclame un pacte fiscal annuel de 100 millions de dollars plutôt de 60 millions comme en juin dernier.Cette somme récurrente abaisserait le fardeau fiscal des Montréalais de 5 %.C’est à cette conclusion qu’est parvenu le maire Pierre Bourque, qui comparaissait hier devant l’importante Commission sur la fiscalité et le financement des services publics.Le maire Bourque a dressé un sombre bilan de Montréal, de ses difficultés financières, de la pauvreté et du chômage qui s’y sont incrustés.Dans ce contexte, Montréal ne doit plus payer seul la facture, soutient le maire Bourque.Québec et les banlieues doivent apporter leur contribution.Ainsi, M.Bourque a ressorti l’idée de taxer les banlieues ,de la grande région métropolitaine.A ce chapitre, le maire s’est montré plus que pessimiste quant à la participation volontaire des banlieues, notamment en ce qui a trait à la future commission métropolitaine de développement, envisagée par le ministre de la métropole.«Ça sera difficile d’avoir une nouvelle structure à moins que le gouvernement comprenne l’enjeu et tranche», a indiqué M.Bourque aux commissaires.«La solution passe par une concertation avec les banlieues.Il faut qu’elles reconnaissent qu’elles se sont développées grâce à Montréal», a répété M.Bourque.La Ville veut une entente avec Québec pour 1999.«Si on s’entend avec Québec dans une stratégie à moyen terme, je pense que les contribuables montréalais vont souffler.Pour venir s’installer ici, les gens ont besoin de savoir que leur compte de taxes n’augmentera pas de 30 %.» Le maire montréalais a également profité de la tribune de la commission pour exposer brièvement d’autres mesures pouvant servir de levier pour les finances de la ville centrale.Il a ainsi réitéré sa demande d’une plus grande flexibilité dans les relations de travail avec, en toile de fond, le conflit avec les cols bleus, qui semble s’éterniser.Pour la nième fois, des assouplissements de la part des syndicats sont réclamés pour favoriser le nouveau partenariat tant souhaité par l’administration municipale.De plus, les traditionnelles demandes de Montréal développées sous la précédente administration refont surface.11 s’agit d’une compensation pour les installations olympiques, les services spécialisés de police et le transport scolaire.La Ville de Montréal voudrait également recevoir le paiement des en-lieux de taxes sur les immeubles gouvernementaux des réseaux de la santé et de l’éducation supérieure.De plus, on recherche une participation financière de Québec au déficit d’exploitation des équipements dont le rayonnement est national.Même chose du côté de la banlieue pour les installations et infrastructures à caractère régional.Vient s’ajouter à ce tableau l’ambition du maire de resserrer le budget de la municipalité à environ 1,5 million, une réduction de près d’un demi-million.«Il faut que l’on maintienne la tendance à la baisse pour les dépenses de la Ville pour les prochaines années sans affaiblir notre capacité à donner des services.» Aussi, on a pu assister à un revirement concernant le partage de la taxe de vente.Après avoir dénoncé l’ex-maire Jean Doré pour cette demande à Québec, M.Bourque la fait sienne.Le maire espère voir ses demandes prises en considération par la Commission sur la fiscalité et le financement des services publics, dont le rapport doit être rendu au gouvernement en octobre, en vue du sommet économique du premier ministre.BOURQUE SE JUSTIFIE (Le Devoir) — Dans le contexte de compressions et d’efforts financiers exigés à la fonction publique, le maire Pierre Bourque justifie les augmentations salariales accordées à 22 des 51 conseillers municipaux siégeant à l’une des trois commissions municipales par une surcharge de travail.«Ils [les conseillers] voulaient tous déserter les commissions.[.] C’est un travail supplémentaire qui n’a nen à voir avec le travail de base de conseiller», a affirmé hier le maire Bourque.Lundi prochain, le conseil municipal devrait adopter une résolution haussant jusqu’à 6 % la masse salariale globale des élus municipaux.EN BREF ?san voulant qu’elle envisage de fermer les hôpitaux Fleury et Jean-Talon, à Montréal.Ces propos du critique libéral en matière de santé ont été tenus dans le cadre d’une émission radiophonique.A ce jour, aucune modification au plan original de réorganisation n’a été envisagée, soutient la Régie.Selon l’organisme, les rumeurs véhiculées par M.Marsan au sujet de la fermeture d’autres hôpitaux dans la région de Montréal ne sont pas fondées.FERMETURES DÉMENTIES (PC) — La Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a apporté un démenti, hier, aux propos du député libéral Pierre Mar- CORPS REPECHES (PC) — Les corps de deux plongeurs de Repentigny disparus depuis dimanche dans le lac Saint-François, à la hauteur de Valleyfield, ont été localisés en fin d’après-midi, hier.La Sûreté du Québec croit que les deux hommes, âgés respectivement de 33 et 41 ans, ont été emportés par l’eau qui traverse le barrage Côteau-3.Le courant avait plaqué les deux cadavres contre une porte du barrage que la SQ a dû ouvrir pour les dégager.C O N T R A S T E S • Centre sportif multifonctionnel • Pour tous les goûts et tous les âges • Salle d'entraînement moderne • Devenez membre ou inscrivez-vous à une activité mm 0 :o ANS' nun \AVEC VOUSL 2100, Édouard-Montpetit [§] Édouard-Montpetit 343-6150 Trente années d’oubli Barricadé depuis les années 60, le théâtre Corona témoigne de notre paresse à l’égard de l’histoire SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le Grand Central est un antiquaire pour riches ayant pignon sur la rue Notre-Dame, à six pas de la rue Vinet, soit passablement à l’ouest de la rue Guy ou, si l’on préfère, à l’est du Marché Atwater.Autrement dit, le Grand Central est en plein cœur du quartier des antiquaires.Sur son flanc droit, il y a Antiquités Clément Beaulé, un antiquaire pour plus ou moins riches.Sur son flanc gauche se trouve le Musée de Frère Sergente Palmerino qui, dans sa vitrine, a affiché ceci: «Articles religieux si na pas besoin donnez le anouici.Merci».Cet émule du frère André, qui a pris soin de signaler dans un coin que «Frère = André», fabrique des chapelets toute la journée.En face, de biais pour être exact, il y a le dépanneur Bebitte, qui a collé une eqseigne signalant qu’il est À louer.À proximité, il y a le magasin Cash, un magasin de pauvres.Tout aussi à proximité, il y a Pierre St-Jacques Antiquaire et d’autres antiquaires.C’est au centre de cette séquence urbaine que se trouve le Théâtre Corona.Il est barricadé jusqu’à mi-hauteur.Le reste de la façade?Soit elle est soutenue par de grosses pièces de bois, soit elle est bancale.Bref, le Corona témoigne encore une fois de notre paresse à l’égard de l’histoire.Car cela fait près de.30 ans, 30 ans qu’il porte la même camisole de force, soit depuis que la Ville en a hérité au terme des années 60.A cet égard, il faut préciser avec Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal, que si c’est bel et bien la Société immobilière du patrimoine architectural (SIMPA), société paramuni-cipale, qui est légalement propriétaire depuis 1989 du Corona, il n’en reste pas moins qu’antérieurement, c’était une autre division ou société municipale qui en était propriétaire.Bref, les organismes municipaux utilisent le Corona comme on use d’une balle de ping-pong depuis 30 ans! Aujourd’hui, il est enclavé par la Brasserie Bravo sur sa gauche et par le Plombier Noiseux sur sa droite.Pendant des années et des années, ce dernier s’est servi du Corona comme entrepôt pour ses bains, sur pieds ou pas, ses toilettes et ses tuyaux.Si cette fonction a été abandonnée, l’avenir du Corona n’est pas pour autant assurée.On s’explique.En 1992, soit quatre ans après être devenu proprio du Corona, la SIMPA organise enfin un appel d’offres.Des projets présentés, elle en retient un.Celui que confectionna alors Robert Vinet.Il est producteur d’artistes.Il s’occupe notamment de Diane Dufresne et Gilles Vigneault.Son but, son projet consiste à redonner éventuellement au Corona sa fonction d’origine.Il souhaite le transformer en une salle de spec- INTERET NATIONAL ET RESPONSABILITÉS INTERNATIONALES: SIX ÉTATS FACE AU CONFLIT EN EX-YOUGOSLAVIE (1991-1995) Guérin Universitaire 222 pages 22,95 $ Alex Macleod et Stéphane Roussel Le conflit en ex-Yougoslavie, qui a fait plus de 250 000 victimes de 1991 à 1995, est, de loin, le pire qu’ait connu l’Europe depuis 1945.Malgré les drames humains qu’a engendrés cette guerre et en dépit de son impact direct sur la sécurité internationale, les grandes puissances semblent avoir réagi tardivement, et de mauvaise grâce, par des demi-mesures essentiellement destinées à soulager leur conscience et celle de l’opinion publique.GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 | Télécopieur: (514) 842-4923 PHOTO JACQUES NADEAU C’est dans l’état délabré ci-dessus que végète le théâtre Corona depuis 30 ans, soit depuis qu’il est la propriété de la Ville de Montréal.tacles de 800 à 850 sièges tout en respectant le cachet d’origine.Coût de cette opération?Entre 2,5 et trois millions.Là, on fait un aparté.C’est obligé.On se promène en direction est, et 500 mètres plus loin, on tombe sur quoi?La construction d’un centre sportif au coin de Notre-Dame et des Seigneurs.Une construction avancée.Une construction qui, une fois achevée, aura coûté 7,2 millions.Soit plus du double que le maximum prévu pour le Corona.La comparaison est boiteuse?C’est vrai.Quoique.Lorsqu’on retourne dans les environs du Corona, lorsqu’on emprunte la rue Workman, la rue du prolo située au nord de Notre-Dame, on arrive au parc Vinet, qui est en fait un parc de baseball que l’on transforme en pati- noire l’hiver.Incidemment, il fait face à la bibliothèque Georges-Va-nier, installée dans l’ancien hôtel de ville de la municipalité Sainte-Cuné-gonde.Bref, tout cela pour signaler que pour ce qui est des installations sportives, ce coin de Saint-Henri n’est pas totalement dépourvu.On retourne au Corona.Directeur général de la SIMPA, Renaud Paradis a expliqué que concernant ce dossier, une demande de subvention avait été déposée auprès des Services de l’habitation, soit la division qui administre un budget de 1,6 million prévu pour la restauration des salles de cinéma.Sur ce front, le maximum que pourra obtenir le Corona est de 500 000 $.Alors, histoire évidemment de partager le risque, une demande d’aide financière auprès du fédéral a été formulée par Germain Prégent, conseiller de Saint-Henri et membre du comité exécutif de la Ville.Si l’un accepte, l’autre acceptera.Et M.Vinet complétera le financement.Bref, en un mot comme en mille, tout le monde attend.Le problème, c’est que cela fait maintenant quatre ans, quatre ans que M.Vinet attend que les uns comme les autres se décident.Et comme la patience a des limites que les politiciens semblent ignorer, M.Vinet a prévenu que si d’ici la mi-octobre il n’a pas obtenu des réponses, il abandonnera son projet.«S’ils le désirent, ils pourront le transformer en bowling», a conclu M.Vinet.C’est vrai que le bowling, Montréal en manque.Et pas à peu près.0 Commission sur la fiscalité et le financement des services publics AUDIENCES PUBLIQUES AUDIENCES PUBLIQUES ET FORUMS DES CITOYENS La Commission sur la fiscalité et le financement des services publics est en tournée à travers plusieurs régions du Québec.Elle tient des audiences publiques à Montréal les 10, II, 12, 13, 17, 18, 19, 20 et 21 septembre 1996, à l’hôtel Crown Plaza, Métro Centre, 505, rue Sherbrooke Est, Montréal, salles Van Gogh et Renoir.LA PAROLE EST À LA POPULATION LORS DES DEUX FORUMS DES CITOYENS QUI SUIVRONT LA TENUE DES AUDIENCES PUBLIQUES DES 12 ET 19 SEPTEMBRE À I9H30.Vous êtes invités à assister aux audiences et à vous faire entendre aux FORUMS DES CITOYENS.Une occasion unique vous est ainsi offerte de vous exprimer sur des sujets connus tels: les impôts et taxes au Québec: les services gouvernementaux comme la santé, l’éducation, la justice: la situation des riches et des pauvres dans la société; l’évasion fiscale, le travail au noir, la fraude: les paradis fiscaux; le chômage chez les jeunes; les subventions aux entreprises; les meilleures façons de créer des emplois.Votre présence et, surtout, votre opinion comptent pour nous.AUDIENCES PUBLIQUES : Les 10, 11, 12, 13, 17, 18, 19, 20 et 21 septembre FORUMS DES CITOYENS : Les 12 et 19 septembre à 19h30 Pour obtenir de plus amples informations, veuillez communiquer avec le Secrétariat de la Commission au numéro (418) 643-2485.Québec I.V.I) H V 0 I |{ .I.H M V.H (', U \i I) | Il S V.I* T E M H H E I !» !» »» A 4 Ut de là réservé collective de sang Ci roupe sanguin 1 B- 83% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 524-6724 POLITIQUE Le Québec sera absent de l’agence nationale du sang La province intégrera la question du sang à son propre système de santé, explique Jean Rochon à Toronto MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Toronto — Le Québec ne veut pas participer à la nouvelle agence nationale que le gouvernement fédéral et les autres provinces canadiennes vont créer pour gérer l’approvisionnement en sang au pays.Le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, a rappelé, hier, que la santé était un domaine de compétence provinciale.Il a affirmé que pour des raisons d’efficacité, le Québec voulait intégrer toute la question du sang à l’intérieur de son propre système de santé.Il s’est cependant dit ouvert à une collaboration avec la nouvelle agence nationale.M.Rochon participait hier à une rencontre des ministres de la Santé des dix provinces canadiennes et des territoires pour étudier certaines questions communes, à commencer par la question de l’approvisionnement en sang.La rencontre a débuté lundi matin pour se poursuivre hier avec l’arrivée du ministre fédéral de la Santé, David Dingwall; elle se terminera ce matin.C’est en avril dernier que les ministres de la Santé ont résolu de s’attaquer à une refonte approfondie du système canadien du sang.Cette initiative s’imposait en raison notamment des révélations découlant de l’enquête du juge Horace Krever sur le sang contaminé.Le ministre Dingwall et les autres ministres de la Santé, à l’exception de M.Rochon, ont annoncé en fin de journée, hier, qu’ils mettront en place, d’ici un an, une nouvelle agence nationale qui devra gérer tous les aspects du système de sang.Ils ont soutenu que cette entité sera administrée de façon plus efficace et plus responsable que le système actuel, et qu’elle disposera d’une certaine autonomie face aux gouvernements.Cela fait maintenant 50 ans que la Croix-Rouge recueille et distri- Jean Rochon bue le sang au Canada.L’Agence canadienne du sang a été créée en 1991 pour financer la Croix-Rouge à partir de fonds provenant des pro- vinces, mais les relations entre l’agence et l’organisme ont été plutôt difficiles.La nouvelle entité viendra remplacer l’Agence canadienne du sang.Par contre, la Croix-Rouge pourrait encore jouer un rôle dans îe nouveau système si elle accepte de respecter les normes extrêmement sévères que la nouvelle agence fixera, a précisé le ministre Dingwall.Des discussions auront lieu bientôt entre des représentants des gouvernements et les administrateurs de la Croix-Rouge à ce sujet.Le ministre Rochon s’est dit tout à fait en accord avec les principes directeurs de la réforme, soit la sécurité des réserves de sang, l’intégration du système, une meilleure définition des responsabilités et une plus grande transparence.Il a cependant affirmé qu’un nouveau système centralisé ne constituait pas la meilleure façon d’arriver à ces résultats.«Nous sommes assurés que les citoyens seront mieux servis s’il y a une très bonne intégration des produits du sang dans le système de santé, un peu comme sont intégrés les médications ou les autres produits dont ils ont besoin», a-t-il affirmé.Il a indiqué qu’il pourrait y avoir des ententes de collaboration entre le Québec et l’agence nationale, comme il en existe dans bien d’autres domaines.«Ce sera d’autant plus facile que nous aurons un système bien organisé et efficace», a-t-il déclaré.Le ministre Dingwall a bien accueilli la defection du Québec, soulignant que la province s’était basée sur des informations solides pour prendre cette décision et qu’elle s’était montrée prête à coopérer.Il a insisté sur l’importance de poursuivre les discussions avec le gouvernement québécois pour éviter les dédoublements.Les ministres des provinces ont egalement annoncé, hier, qu’ils n’étendraient pas le programme d’assistance aux personnes qui ont contracté 1 hépatite C à partir de transfusions contaminées mais qu’ils reporteraient à plus tard la date limite pour demander une assistance en vertu du programme visant les personnes infectées par le VIH.Visite du gouverneur de la Pennsylvanie Éprouvante rencontre pour Lucien Bouchard PIERRE O’NEILL LE DEVOIR l Peu à peu, les Américains se font à l’idée que le Canada est un pays souverain, plus vaste que le leur.Mais le Québec, lui, n’apparaît même pas sur la carte géopolitique du gouverneur de la Pennsylvanie.De passage à Montréal dans le cadre d’une mission économique, Tom Ridge a rendu visite hier au premier ministre Lucien Bouchard.A l’issue de cette rencontre, devant la presse, il a parlé avec abondance du Canada et de la profonde amitié qui lie les représentants politiques des deux pays.Le nom du Québec a été une fois effleuré, et encore, c’est parce que les journalistes ont interrogé le leader politique républicain sur les velléités souverainistes de la province canadienne.Dans la documentation que son entourage a mis à la disposition de la presse, «la province de Québec» y figure au même titre que d’autres orga-, nismes.la Chambre de commerce de Montréal et la Chambre de commerce de Toronto, dont les dirigeants auront aussi droit à des entretiens privés.A ses côtés, l’air penaud, soucieux de démontrer qu’il ne souffre d’aucun complexe d’infériorité, le premier mi-riistre a fait référence à l’importance des discussions sur le tourisme et la technologie biomédicale, et il a évoqué !a possibilité d’une entente économique «entre nos deux Etats, le Québec et la Pennsylvanie».Le;; deux chefs politiques ont échangé sur l’option souverainiste du Parti québécois.Le gouverneur a une fois de plus fait grimacer le premier ministre quand il ; s’est montré défavorable à l’idée de la souveraineté, lais-1 sant entendre en outre qu’il ne revient pas seulement aux Québécois de décider.«Comme voisins du Canada, : nous souhaitons que cette nation continue d’être forte.C’est dans notre intérêt de conserver le même genre de relations que nous avons eues dans le passé.Ce sont des affaires internes et nous allons laisser les Canadiens déterminer leur avenir.» Entre les deux hommes, la question de la souveraineté ne fut que légèrement abordée au cours de cette rencontre qui a essentiellement porté sur le dossier économique.En conférence de presse, le gouverneur a longuement insisté sur le fait que les importations et exportations entre la Pennsylvanie et le Canada se chiffrent à 5,3 milliards.La grande part des exportations (77 %) revient à l’Ontario, alors que le Québec n’a qu’une mince pointe de la tarte (10,8%).Même si le gouverneur n’a eu de bons mots que pour le Canada, M.Bouchard ne lui en a pas tenu rigueur et l’a plutôt aspergé de compliments.L’un et l’autre carburent aux principes et objectifs de la même école socioéconomique, celle du néolibéralisme.Tom Ridge est non seulement un républicain mais il est de l’extrême droite du parti.Il incarne la fine pointe de la lame du couteau.En Pennsylvanie, il a mis la hache dans les budgets de la : santé, il a diminué les avantages fiscaux des personnes âgées, il coupé dans les budgets de l’éducation, il a privatisé des prisons et des écoles.Ses adversaires politiques ; l’ont suivi jusqu’à Montréal pour le dénoncer et certains d’entre eux, armés de pancartes, ont manifesté hier devant l’édifice de l’Hydro-Québec.11 lltlli m mmJIg”» ».,/• ¦ K PHOTO JACQUES NADEAU S’il a eu plusieurs fois l’occajiion de grimacer, Lucien Bouchard a aussi gratifié de quelques sourires son hôte, Tom Ridge, gouverneur de l’Etat de Pennsylvanie.Disant avoir constaté que lui et Lucien Bouchard ont la même vision de la société, Tom Ridge a eu cet éloquent commentaire à propos des réformes qu’il a mises de l’avant en Pennsylvanie.«Si vous êtes célibataire, en santé, que vous n’avez pas d’enfiints et que vous ne travaillez pas, ne comptez pas sur l’État pour vous aider.» Assermentation de Jean-Louis Roux Le premier ministre y sera MICHEL HEBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Après avoir laissé planer le doute sur sa présence, le premier ministre Bouchard a mis fin au suspense hier et assistera à l’assermentation du lieutenant-gouverneur du Québec, le sénateur et comédien Jean-Louis Roux, jeudi.Mais ce geste ne signe pas la fin de la guerre froide entre Lucien Bouchard et le protégé de Jean Chrétien.Contrairement à la coutume, le premier ministre ne prendra pas la parole lors de la cérémonie, prévue non pas au somptueux Salon du Conseil législatif mais plutôt au minuscule Salon du président de l’Assemblée nationale.Il est connu que Lucien Bouchard n’a jamais prisé la nomination de l’ex-vedette du téléroman Comoran au poste de représentant de la reine d’Angleterre à l’Assemblée nationale du Québec.Lorsque le premier ministre Jean Chrétien a fait connaître le successeur de Martial Asselin, en août dernier, M.Bouchard a froidement réagi: «Ce n’est pas mon choix, je n’ai pas été consulté», avait-il déclaré sèchement.La coutume veut que le gouvernement fédéral propose une liste de candidats au gouvernement du Québec.Brian Mulroney s’était entendu avec Robert Bourassa qui avait apprécié la nomination de M.Asselin, en août 1990.Cette fois, Jean Chrétien a imposé un candidat à Lucien Bouchard.Au conseil national du Parti québécois, à Trois-Rivières, samedi dernier, ce dernier a associé le choix de l’ex-comédien des Ploujfe à «la politique du pire, la politique du pourrissement».«Il a nommé comme lieutenant-gouverneur du Québec un des partisans du NON qui a tenu les propos les plus extrêmes au sujet des souverainistes et de leur chef», a lancé Lucien Bouchard aux troupes péquistes.M.Roux s’est illustré durant la campagne référendaire de 1995 en comparant la montée du séparatisme québécois au nazisme allemand durant les années 1930.Alors que les commissions régionales sur la souveraineté tenaient des audiences publiques à travers le Québec, le,sénateur libéral avait menacé de quitter le Québec advenant une victoire du OUI au référendum.î, Pas étonnant qu’une petite guerre diplomatique ait germé à l’Assemblée nationale à l’approche de l’assermentation de Jean-Louis Roux.Le premier ministre Bouchard te nait, semblet-il, à ce que cette cérémonie soit tenue sous le sceau de la modération.Plus de 200 invités devaient participer à cette cérémonie mais il sera impossible d’en accueillir autant.Le 261' lieutenant-gouverneur du Québec prêtera serment d’allégeance à la reine d’Angleterre devant le juge en chef de la Cour d’appel du Québec, Pierre Mi-chaud, au tout petit Salon du président de l’Assemblée nationale, demain à 16h.La cérémonie sera présidée par le secrétaire général et greffier du Conseil exécutif Michel Carpentier.M.Roux, qui respectera ses actuels contrats théâtraux, recevra un salaire annuel de 92 200 $, et contrairement au gouverneur général du Canada, Roméo Le-Blanc, il devra payer des impôts.Rhéaume renonce à suivre Galganov en terre new-yorkaise PRESSE CANADIENNE Gilles Rhéaume, du Mouvement souverainiste du Québec, n’ira ; finalement pas à New York pour fai-: re contrepoids au militant anglophone Howard Galganov.Son groupe «a décidé de ne pas participer à cette entreprise délirante, périlleuse, grotesque, burlesque, vulgaire et peu civilisée».Donner la riposte à M.Galganov équivaudrait à lui donner de l’importance.M.Rhéaume estime de plus qu’en traitant les souverainistes de «bâtards», lors d’une entrevue au service anglais de la Presse canadienne, M.Galganov s’est abaissé à un niveau que lui ne veut pas atteindre.«M.Galganov a qualifié hier deux millions et demi de Québécois de bâtards» parce qu’ils ont voté OUI au dernier référendum, a déploré M.Rhéaume.Celui-ci trouve d’ailleurs «raciste» le mot «bâtard» utilisé par M.Galga- nov, qui fait référence à un croisement entre races différentes.M.Galganov est carrément «quelqu’un de dangereux», qui «ne sait plus ce qu’il dit ou qui le sait trop», croit M.Rhéaume.Il le soupçonne d’être «sous l’effet d’une ivresse médiatique» devant le tollé qu’il a soulevé avec sa croisade, d’abord linguistique puis antisouve-rainiste.Le président et le vice-président du Mouvement souverainiste du Québec ont rencontré la presse hier, à Montréal, pour annoncer la décision finale de leur groupe, qui venait tout juste d’être prise.Pendant quelques jours, le MSQ a jonglé avec l’idée de se rendre à New York pour donner l’autre côté de la médaille.M.Galganov veut défendre à New York et Washington la cause des Anglo-Québécois, en plus d’expliquer son opposition au projet souverainiste.Si le MSQ revient sur sa décision de se rendre aux États-Unis, c’est d’abord pour ne pas ali- menter la polémique lancée par M.Galganov, mais aussi pour des raisons techniques.Il aurait voulu s’adresser aux gens dans la même salle que M.Galganov et celui-ci refusait.De plus, organiser un tel voyage est coûteux.M.Rhéaume demande d’ailleurs à M.Galganov où il prend son argent pour financer une campagne de cette envergure et se demande si Ottawa n’y contribuerait pas par la bande.«Qu’il mette sa comptabilité sur Cahier spécial | 21 septembre 1996 ^LE DEVOIR ^ T Tombée publicitaire: le vendredi 13 septembre 1996 Les entretiens J 4- icques jCartier la table.» Le vice-président du MSQ trouve même que la croisade de M.Galganov nuit à «l’honneur du Québec et du Canada» sur la scène américaine.Il estime que M.Galganov ne représente pas la majorité des anglophones du Québec.M.Rhéaume commentera quand même les propos de M.Galganov, mais il le fera jeudi à Montréal.Il note d’ailleurs que ce sont les journalistes qui lui ont demandé de commenter.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ A1^A I.K H E V OIK.I.K M E R (' R E I) I II S K I’ T E M K K K I !» !» (1 •POLI TI (1U li • Equité salariale Les syndicats en ont assez et réclament justice Ils dénoncent l’approche statistique «farfelue» de l’Industrie et du Commerce MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Excédées par les opinions divergentes au sein même du gouvernement Bouchard dans le dossier de l’équité salariale, les centrales syndicales demandent à rencontrer le premier ministre Lucien 'Bouchard dans l’espoir de mettre un terme aux ¦ études et consultations de tout acabit pour «siffler la fin de la récréation» et «rendre justice» aux travailleuses québécoises.La CEQ, la CSN et la FTQ réagissaient hier aux ; prises de position des ministres Bernard Landry et Rita Dionne-Marsolais, le week-end dernier, en ce ' qui concerne l’éventuelle facture de la loi sur l’équité salariale." Alors qu’une étude interne menée par le ministère de l’Industrie et du Commerce — dont les conclusions ont été rendues publiques samedi dernier — estime que la loi sur l’équité salariale pourrait coûter 2,5 milliards de dollars aux employeurs et même se traduire par des pertes d’emploi, ce qui a secoué les ministres concernés, les prévisions de la ministre d’Etat de l’Emploi et responsable du dossier, Louise Harel, ne dépassent pas le cap du milliard de dollars.En marge dq conseil pational du Parti québécois, le ministre d’Etat de l’Économie et des Finances, Bernard Landry, de concert avec la ministre de l’Industrie et du Commerce, Rita Dionne-Marsolais, avaient promis samedi des «assouplissements» au projet de loi 35 dans le but d’éviter d’éventuelles pertes d’emploi.«Nous savons que Bernard Landry est un ministre pesant au sein du gouvernement mais nous espérons que le poids des Québécoises soit tout aussi important», a affirmé Henri Massé, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), précisant que les coûts avancés par le ministère de l’Industrie et du Commerce, commentés par M.Landry, étaient «nettement exagérés».La présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), Lorraine Pagé, a qualifié l’approche statistique du ministère de l’Industrie et du Commerce de «farfelue», ajoutant que les chiffres exposés dans l’étude ne reposaient «sur aucune observation réelle de la vraie «Nous évaluons les coûts de l’équité salariale à 600 ou 700 millions», dit Marcel Massé, de la FTQ vie».«Certains ministres semblent oublier que l’engagement de procéder à l’adoption d’une loi sur l’équité salariale n’est pas récent, a rappelé Lorraine Pagé.Il s’agit d’un engagement adopté par le Parti québécois, répété à maintes reprises et qui, à notre avis, engage toute l’aile parlementaire et tous les ministres.Certains ministres doivent sérieusement se demander s’il?font partie de ce gouvernement ou non.A un moment donné, il faut se sentir lié par la ligne de son parti, et si on n’est pas capable de s’y soumettre, on se démet.» Le projet de loi, qui pourrait vraisemblablement être adopté avant janvier 1997, prévoit une période de quatre ans pour effectuer des études, en plus d’un délai supplémentaire de quatre ans pour l’application de la loi, ce qui pousse à 2004 l’année où toutes les entreprises assujetties à la loi devront s’y soumettre.«Il faut remettre les pendules à l’heure et se dire que lorsqu’on a décidé de se fonder une société établie sur l’égalité entre les sexes et qu’on s’aperçoit que cette égalité n’est pas atteinte dans la rémunération, il n’y a plus de débat qui tienne.C’est l’heure de la justice pour 52 % de la population», a affirmé Mme Pagé._ Les centrales syndicales estiment que l’exercice de l’équité salariale ne nuira pas à l’économie tel que certains l’ont maintes fois avancé mais qu’il contribuera plutôt à alimenter l’activité économique, augmentant le pouvoir d’achat des femmes.«Nous évaluons les coûts de l’équité salariale à 600 ou 700 millions de dollars environ», a expliqué M.Massé, de la FTQ.Selon les représentants syndicaux, l’écart entre les chiffres qu’ils avancent et les prévisions de cette étude du ministère de l’Industrie et du Commerce est attribuable à une mauvaise lecture de ce que prévoit la loi.«L’étude est réalisée comme si dès le lendemain de l’adoption de la loi, les employeurs devaient verser l’ensemble des correctifs salariaux, a expliqué Claudette Carbonneau, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Or, nous savons que la loi prévoit un étalement possible sur quatre ans après quatre ans d’étude.» Réforme de l’habitation Les desseins de Québec suscitent une levée de boucliers NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le projet du gouvernement péquiste de couper dans le logement social et d’abolir le remboursement de l’impôt foncier a été unanimement dénoncé hier.Tant l’opposition à l’Assemblée nationale que les groupes populaires préoccupés par les questions de logement ont qualifié «d’inacceptable» le projet de politique du ministre Rémy Trudel, dont les grandes lignes Dont été rendues publiques.Dans un communiqué conjoint, les députés libéraux Nicole Loiselle (Saint-Henri-Sainte-Anne) et Robert Le-Sage (Hull) accusent Lucien Bouchard de «ne rien comprendre au problème de la pauvreté».«Sous le couvert d’une politique globale de l’habitation, on renie aujourd’hui le droit des gens d’avoir accès ; à un logis convenable», écrit le député LeSage.Mme Loiselle déplore pour sa part que l’abolition du remboursement d’impôt foncier irait chercher 133 millions dans la poche de plus de 700 000 familles parmi les plus démunies du Québec.«Ces personnes ont besoin d’un coup de pouce, pas d’un coup de poing», affirme la députée Loiselle.Pour sa part, le chef de l’Action démocratique et député de Rivière-du-Loup, Mario Dumont, accuse le gouvernement péquiste de venir chercher encore plus d’argent ¦ dans les poches des Québécois «qui croulent déjà sous un fardeau fiscal très élevé».M.Dumont accuse le gou-: vernement d’être «obsédé par ses vieux démons et de multiplier les mesures qui nuisent à l’économie».Par ailleurs, des groupes qui œuvrent pour le développement du logement social au Québec ont accusé le gouvernement «d’appauvrir davantage les plus démunis et d’abandonner ses responsabilités en matière de logement social».Ces groupes sont le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la Fédération des locataires de HLM, la Confédération des coopératives d’habitation, le Regroupement des comités de locataires du Québec et l’Association des groupes en ressources techniques (AGRTQ).Ces cinq groupes trouvent impensable que le loyer dans les HLM puisse augmenter jusqu’à 100 $ par mois.Il s’agit d’augmentations «brutales», même si elles étaient étalées sur cinq ans, croient ces groupes populaires.Par ailleurs, l’abolition du remboursement d’impôt foncier aurait pour effet de pénaliser plusieurs familles dont le revenu moyen se situe autour de 17 000 $, notent-ils.On se dirige «vers des finances saines mais vers une société malade».Ces groupes demandent une consultation immédiate de la part du gouvernement avant que de tels gestes ne soient fait.Quant au premier ministre Lucien Bouchard, il a brièvement réagi hier lors d’une rencontre avec le gouverneur de la Pennsylvanie, Tom Ridge.Devant les journalistes, M.Bouchard a soutenu que le budget du gouvernement est en préparation et qu’aucune décision finale n’a encore été prise dans le dossier de l’habitation.Affaire Airbus Un avocat fédéral soutient que l’entourage de Mulroney est à l’origine de la fuite “i PRESSE CANADIENNE > to Un avocat fédéral a laissé entendre que l’entourage de Brian Mulroney était à l’origine de la fuite qui a abouti à la poursuite en diffamation de 50 millions intentée par l’ex-premier ¦ ministre et reliée à l’affaire de la vente dès Airbus à Air Canada.- L’avocat Claude-Armand Sheppard ¦ a’fait cette allégation dans des documents déposés lundi en Cour supérieure du Québec dans le cadre de la .défense d’Ottawa contre l’action en •• justice de M.Mulroney.-t > Le porte-parole de M.Mulroney, Luc Lavoie, a démenti la déclaration de M1 Sheppard.Il a qualifié la fuite de diversion et accusé Ottawa ri’ag-: graver le tort causé à l’ancien premier ministre par les premières allégations.Les documents fédéraux, qui s’inscrivent bien dans la ligne de défense déjà établie, soutiennent aussi qu’Otta-wa ne peut être tenu responsable de la publication d’un document non officiel.La poursuite est fondée sur une lettre qui allègue que M.Mulroney a reçu jusqu’à cinq millions en pots-devin à la suite de la vente, en 1988, de 34 appareils Airbus à Air Canada pour la somme de 1,8 milliard.M.Mulroney a nié tout méfait tout comme les deux autres personnes nommées dans l’affaire, à savoir l’homme d’affaires Karlheinz Schrei-ber et le lobbyiste Frank Moores, un ancien premier ministre de Terre-Neuve.La lettre du ministère fédéral de la Justice, écrite en allemand, demandait l’aide des autorités suisses pour obtenir l’accès aux comptes bancaires afin de relever toute preuve éventuelle de méfait.Le 18 novembre 1995, un article du Financial Post signé par le journaliste Philip Mathias fit état de l’affaire Airbus, mais le reporter refusa ensuite de révéler ses sources et nia que la fuite fût l’oeuvre de quelqu’un de l’entourage de M.Mulroney.L’ancien premier ministre a déclaré que lorsqu’il a appris l’existence de la lettre il a demandé qu’on la traduise de l’allemand.Mais les documents de Mr Sheppard indiquent que la traduction de M.Mulroney était identique au document cité par M.Mathias.Les avocats de M.Mulroney soulignent qu’il ne servirait à rien d’interroger M.Mathias parce que les fuites ont commencé dès que la lettre de la GRC est parvenue à une banque suisse.Les documents fédéraux déposés lundi constituaient une réponse à l’équipe Mulroney qui avait accusé en juin le ministre de la Justice Allan Rock d’avoir poussé la GRC à ouvrir une enquête.Vice-recteur ou vice-rectrice à l'enseignement et à la recherche FONCTIONS Sous la responsabilité immédiate de la rectrice, vous préparerez les politiques de l'université en matière d'enseignement et de recherche, et en assurerez l’application.Cette tâche comprend l'organisation, le développement et la coordination des fonctions enseignement et recherche, les nominations aux postes de direction dans ces secteurs et la gestion des budgets qui y sont dévolus, ainsi qu'une collaboration à l'administration des conventions collectives des personnels enseignants.En plus de diriger les organismes d'enseignement et de recherche et leurs services, vous ferez rapport au Conseil d'administration des recommandations de la Commission des études, dont vous serez membre de droit.Enfin, vous assurerez la représentation institutionnelle concernant les questions d'enseignement et de recherche aux divers comités du réseau de l'Université du Québec, à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, au ministère de l'Éducation et aux organismes gouvernementaux.EXIGENCES Titulaire d'un doctorat, vous devez avoir une expérience d'enseignement à tous les cycles ainsi qu'une expérience en recherche reconnue par les pairs.Il vous faut aussi une connaissance des structures académiques et administratives de l'UQAM, du réseau de l'Université du Québec et de l'ensemble du réseau universitaire québécois.Ayant déjà occupé un poste au sein d'une équipe de direction, vous avez souvent démontré votre capacité de traiter avec efficacité des situations urgentes et particulièrement délicates.Outre un entregent et un leadership exceptionnels, vous possédez la vision et les compétences nécessaires pour vous engager dans un important mouvement de transformation au sein d'une organisation complexe.TRAITEMENT Selon la politique salariale des cadres supérieurs de l'UQAM DATE LIMITE Votre candidature, accompagnée d'un curriculum vitæ, devra être reçue avant 17 heures, le 20 septembre 1996, à l'adresse suivante : M" Jacques Durocher, secrétaire général, Université du Québec à Montréal, C.P.8888, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8.L’UQAM une force .novatrice »! Université du Québec à Montréal CARRIERES ET PROFESSIONS Établissement collégial public du Suroit, le Collège de Valleyfield offre des programmes de formation pré-universitaires et techniques à plus de 2 000 élèves en formation initiale et à près de 2 000 autres en formation continue ou sur mesure.Collège de Valleyfield Directrice ou directeur DES ÉTUDES ET DES SERVICES AUX ÉTUDIANTS Relevant du directeur général, vous vous occuperez des questions d’ordre académique et pédagogique, dirigerez les Services des études et les Services aux étudiants en plus de coordonner et contrôler les activités qui s’y rattachent.Dans un contexte exigeant de renouveau en enseignement collégial et de relance du secteur de la formation continue, vous assurerez la concrétisation du plan de développement des programmes et collaborerez à la réalisation de la mission du Collège.Entouré(e) d’une équipe dévouée, vous aurez la responsabilité de la qualité de la formation dispensée par le Collège, de même que de l’organisation de l’enseignement.Enfin, vous présiderez la Commission des études, siégerez au conseil d’administration et serez membre du comité de direction.En plus d’offrir la capacité d’exercer un leadership de concertation dans un contexte de rationalisation des ressources et de faire preuve d’une gestion transparente et participative, vous saurez établir des liens productifs avec l’ensemble des intervenants au Collège.Pour ce faire, vous devez posséder une formation universitaire de second cycle, de préférence, ou de premier cycle complétée par une formation en gestion.Cette formation est rehaussée de cinq années d’expérience pertinente dans le milieu collégial, de préférence dans une fonction d’enseignant(e), et de trois années dans un poste de gestion.Une bonne maîtrise du français écrit et parlé vient compléter vos compétences.L’échelle de traitement applicable se situe entre 53 924$ et 71 718$.Si vous reconnaissez l’impact de la formation et que ce défi vous intéresse, nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vitæ en toute confiance, accompagné d’unelettre justifiant votre Candida' ture, avant 16 h le 23 septembre 1996, au : Collège de Valleyfield, Bureau du directeur général, Concours DE, 169, rue Champlain, Valleyfield (Québec) J6T 1X6.POSTE NO 1 PROFESSEURS PROFESSEUR DE MUSICOLOGIE THÉORIQUE À 50% D’UN TEMPS COMPLET DESCRIPTION DU POSTE Enseignement de cours de base d’analyse et écriture au premier cycle en collaboration avec les professeures et les professeurs en place.Direction de thèses, de mémoires et d’essais selon les champs de compétence.Direction de projets de recherche dans le domaine.Développement d’instruments pédagogiques faisant appel à l’informatique EXIGENCES Ph.D.complété ou sur le point de l’être.Publications dans des revues spécialisées.Conférences dans des congrès de sociétés savantes.Intérêt prononcé pour la pédagogie au niveau universitaire, manifesté par une expérience et des réalisations pertinentes.Maîtrise des principaux outils informatiques appliqués à la musique et intérêt manifeste pour le développement dans ce domaine.Capacité d’enseigner aux trois cycles dans les champs d’intérêt propres à la candidate ou au candidat.Capacité de travailler en équipe.Capacité de travailler en français.DATE PRÉVUE D’ENTRÉE EN FONCTION : le 1" août 1997 TRAITEMENT : selon la convention collective en vigueur DATE DE CLÔTURE DU CONCOURS : le vendredi 15 novembre 1996 POSTE NO 2 PROFESSEURE, PROFESSEUR DE JAZZ-MUSIQUE POPULAIRE (CLAVIER) À 75% D’UN TEMPS COMPLET DESCRIPTION DU POSTE Enseignement aux trois cycles, travaux de recherche, de création et d’interprétation et encadrement d’activités pratiques.Fonction particulière : élaboration et implantation de la mention jazz-musique populaire telle que mentionnée dans le programme de baccalauréat en musique, et animation de l’ensemble des études dans le domaine (en collaboration) EXIGENCES Doctorat pertinent ou l’équivalent, profil de carrière important, bonne connaissance du français et de l’anglais, intérêt prononcé pour la pédagogie, maîtrise des principaux outils en informatique appliquée à la musique, capacité de travailler en équipe DATE PRÉVUE D’ENTRÉE EN FONCTION : le 1" août 1997 TRAITEMENT : selon la convention collective en vigueur DATE DE CLÔTURE DU CONCOURS : le vendredi 1" novembre 1996 Pour les deux postes, faire parvenir votre candidature accompagnée de votre curriculum vitae à : Monsieur Raymond Ringuette, directeur École de musique Université Laval Cité universitaire (Québec) G1K 7P | UNIVERSITE i LAVAL U SAVOIR DU MONDE PASSE PAR 10 École de musique En vertu de son Programme d'accès à l'égalité, l'Université Laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants à l'engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l'Immigration du Canada, cette offre est destinée < "tgâÊÈ-’* s et aux résidentes et résidents permanents du Canada.en I.V.I) K V 0 I H .I.K M K 11 c 11 K I) 1 II S 15 I* T E M 11 II E I !» !) (i LE DEVOIR LES SPORTS BASEBALL LIGUE NATIONALE Lundi New York 6 Floride 1 Chicago 3 Montréal 1 Colorado 4 Houston 2 San Diego 6 Pittsburgh 5 Los Angeles 7 Cincinnati 2 St.Louis 6 San Francisco 2 Hier St.Louis à San Francisco Floride à New York Montréal à Chicago Philadelphie à Houston Atlanta au Colorado Cincinnati à Los Angeles Pittsburgh à San Diego Aujourd'hui Floride (Rapp 6-15) à New York (Isringhausen 5-13), 13h40.Montréal (Fassero 14-9) à Chicago (Swartzbaugh 0-0), 14h20.St.Louis (Alan Benes 13-8) à San Francisco (O.Fernandez 7-13), 15h35.Philadelphie (Williams 6-12) à Houston (Darwin 9-11), 20h05.Atlanta (Neagle 14-7) au Colorado (Wright 3-2), 21h05.Cincinnati (Smiley 12-12) à Los Angeles (Valdes 12-7), 22h35.Pittsburgh (Cordova 2-7) à San Diego (Tewksbury 10-10), 22h35.(Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dill Atlanta 86 56 .606 — Montréal 78 65 .545 81/2 Floride 70 75 .483 171/2 New York 64 80 .444 23 Philadelphie 58 86 .403 29 Section Centrale St.Louis 78 66 .542 — Houston 76 69 .524 21/2 Cincinnati 73 71 .507 5 Chicago 72 71 .503 51/2 Pittsburgh 59 83 .415 18 Section Ouest San Diego 80 65 .552 — Los Angeles 79 64 .552 — Colorado 73 71 .507 61/2 San Francisco 59 83 .415 191/2 Meilleur deuxième Los Angeles 79 64 .552 — Montréal 78 65 .545 1 Houston 76 69 .524 41/2 LIGUE AMERICAINE Hier New York à Detroit, 19h05.Californie à Cleveland, 19h05.Milwaukee à Boston, 19h05.Chicago à Baltimore, 19h35.Texas à Toronto, 19h35.Oakland au Minnesota, 20h05.Seattle à Kansas City, 20h05.Aujourd'hui New York (Key 10-10) à Detroit (Lira 6-12), 19h05.Californie (Finley 13-14) à Cleveland (McDowell 10-9), 19h05.Milwaukee (Eldred 3-3) à Boston (Wakefield 12-12), 19h05.Chicago (Alvarez 15-8) à Baltimore (Krivda 2-4), 19h35.Texas (Burkett 3-1 ) à Toronto (Flener 2-1 ), 19h35.Oakland (Adams 3-2) au Minnesota (Radke 9-14), 20h05.Seattle (Moyer 11-2) à Kansas City (Linton 6-9), 20h05.HOCKEY Philadelphie n’a pas la fièvre de la Coupe du monde BILL BEACON PRESSE CANADIENNE Philadelphie — Il n’y a aucune bannière annonçant la finale de la Coupe du monde dans les rues de Philadelphie et, sur les trottoirs, on ne parle que de l’écrasante défaite des Eagles face aux Packers de Green Bay, lundi soir.L’engouement pour la Coupe du Monde de hockey est plutôt inexistant à Philadelphie.Mais ce fut aussi le cas à Montréal, la semaine dernière, lorsque le Canada a défait l’Allemagne en quarts de finale devant seulement 13 000 personnes dans un amphithéâtre de 21361 sièges.«Les gens doivent apprendre qu’il s’agit d’un événement formidable», a dit le porte-parole de la LNH, Arthur Pincus.Ou ils se demandent s’il s’agit vraiment d’un événement formidable, digne successeur de l’ancien tournoi de la coupe Canada.Pendant que les États-Unis conservaient une fiche de 3-0 dans le tournoi à la ronde et dans l’attente de leur match demi-finale contre la Russie, on avait peine à savoir que la Coupe du monde était en marche à Philadelphie.Les actualités télévisées locales n’en faisaient même pas mention et, certains jours, les journaux de Philadelphie consacraient quelques paragraphes dans le bas d’une page intérieure.Meilleur au bar du coin Avec des matchs présentés sur trois réseaux câblés, aucun d’entre eux disponible pour un vaste auditoire, le bar le plus proche est souvent le meilleur endroit pour surveiller les matchs disputés ailleurs.Et encore là, seuls quelques visiteurs Suédois et Canadiens suivent attentivement le hockey.L’intérêt s’est accru considérablement depuis que les États-Unis ont entrepris la finale deux-de-trois contre le Canada, mais on se demande toujours si ce tournoi s’est révélé un succès.«Nous estimons que c’est un début prometteur, a prétendu Pincus.Nous espérons que l’intérêt va grandir avec les prochaines éditions.Mais ce n’est pas le moment idéal de l’année.Les Internationaux américains étaient en cours, la NFL commence tout juste sa saison, c’est le cas aussi des collèges.Même à Vancouver, nous avons eu la concurrence du Molson Indy.» Si la coupe Canada était l’affaire d’Alan Eagleson, la Coupe du Monde est menée conjointement par la Ligue nationale, l’Association des joueurs et la Fédération internationale.Les trois parties se rencontreront à l’issue du tournoi et évalueront si des changements sont nécessaires à l’avenir.S’il y a un domaine qui ne suscite aucune,plainte, ce sont les assistances aux États-Unis, qui ont été excellentes.Donovan Baily contre Michael Johnson La confrontation attendra Toronto (PC) — L’homme le plus rapide au monde n’est pas pressé de se mesurer à l’Américain Michael Johnson.Le sprinter canadien Donovan Bailey a révélé, hier, qu’il espère éventuellement courir contre Johnson, mais il a précisé qu’une telle confrontation n’aurait pas lieu avant l’année prochaine.«Je pense que nous courerons l’un contre l’autre un jour.mais ça ne se produira pas en 1996», a mentionné l’athlète d’Oakville à la télévision.Bailey a souligné qu’il faudra du temps — et les bons commanditaires — pour présenter convenablement cette rencontre au sommet.Le sprinter a ajouté qu’il «remporterait facilement la victoire».Lundi, une compagnie de promotion californienne avait annoncé qu’un duel Donovan Bailey-Michael Johnson pour une bourse d’un million était finalisé à une exception près.«Il faut arriver à convaincre Donovan Bailey d’accepter l’offre», a dit Jim Butler, de la firme Loon Promotions de Santa Clara, en Californie.La course serait disputée sur 150 mètres et présentée au SkyDome de Toronto, le 6 octobre.«Nous espérons boucler l’affaire mercredi ou vendredi au plus tard», a précisé Butler.Mais Bailey a mis un bémol à l’enthousiasme: «On ne peut pas vraiment organiser quelque chose de semblable avec un si court délai.» Paul Donovan, un porte-parole de Flynn Sports Management qui représente les intérêts de Bailey, s’est dit sceptique de voir le projet se matérialiser, précisant que Bailey «n’a plus de jus» à ce stade de la saison.Un communiqué émis par la compagnie de Butler prétend que Johnson «a signé un accord de principe pour participer à ce duel».La semaine dernière, au tenue de la saison d’athlétisme à l’extérieur, Johnson avait pourtant affirmé qu’il ne s’attendait pas à affronter Bailey cette année.Bailey détient le record du monde sur 100 mètres en un temps de 9,84 secondes; Johnson détient le record sur 200 mètres en 19,32.Ni l’un ni l’autre n’ont déjà couru sur 150 mètres en compétition.«C’est une initiative intéressante pour notre sport et c’est important, a conclu Bailey.Mais ce ne sera pas cette année.» Camp d’entraînement du Canadien Rucinsky heureux de reprendre le collier GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE C> était au tour de Martin Rucinsky de faire sa rentrée au Centre Molson, hier, et il était déjà sur la glace avec ses coéquipiers 11 jours après l’élimination surprise de la République tchèque contre l’Allemagne en Coupe du monde.Celui-ci semblait visiblement heureux à la fois d’être de retour avec ses coéquipiers et de son nouveau contrat de deux ans.«J’ai connu une bonne saison (c’était sa première) et je voulais demeurer avec le Canadien», a-t-il répété.Et il espère aussi continuer de jouer avec son ami Vincent Dam-phousse, qu’il a tenté de rejoindre au cours de l’été.Rucinsky a aussi entendu parler du projet de Mario Tremblay (déjà remis en question.) de compléter le trio avec Stéphane Richer et il n’avait rien contre cette suggestion, au contraire.«C’est un grand joueur.Je me rappelle ses saisons de 50 buts avec le Canadien et il a aussi connu de bonnes saisons au New Jersey.Il est très fort, il a un bon lancer et c’est un bon patineur.» Rucinsky refuse de se fixer des objectifs personnels mais il se dit pleinement conscient que les attentes seront élevées à la suite de sa campagne de 29 buts, dont 25, et 60 points, en seulement 56 matchs avec le Canadien.«Mon rôle sera de mari' quer des buts et d’amasser quelques points, mais je suis préparé à ça.» En voilà un à qui la pression fait moins peur qu’à Vladimir Malakhov., il Rucinsky semble complètement remis de sa vilaine blessure à un get) nou survenu au 80‘ match de la derti nière saison.«J’ai disputé huit; matchs (dans le cadre de la Coupe; du Monde).Ce fut un bon test.» M Le désastre tchèque u Mais que s’est-il donc passé avec, l’équipe tchèque, qui a été surclas-ti sée par la Finlande, la Suède et-même l’Allemagne?«C’est la question qu’on me poseï tout le temps mais j’imagine queq c’est la bonne question, a admis Ru- , cinsky.On n’a pas formé une équipe, on était plutôt une bande de joueurs i individuels et ça ne peut pas fonc-o tionner.C’a donné les résultats que; vous avez vus.» ( )3 Quant à expliquer pourquoi on n’a pu former une équipe, Rucinsky,.avait peut-être sa petite idée, mais il n’a pas voulu se mouiller: «Ce n’est i pas à moi de parler.» p EN BREF ?RALF SCHUMACHER CHEZ JORDAN?Ralf Schumacher, frère cadet du double champion du monde, devrait rejoindre l’écurie de Formule 1 Jordan la saison prochaine, rapporte le quotidien Bild.Actuellement, leader du championnat de Formule 3000, Ralf Schumacher, 21 ans, devrait signer un contrat avec l’écurie britannique avant le Grand Prix du Portugal, prévu le 22 septembre à Estoril.«Nous annoncerons un accord lors de la course à Estoril la semaine prochaine», a dit Willi Weber, gérant de Schumacher.Ralf Schumacher inté- n ressait également l’écurie McLaren-Mercedes qui l’avait employé corn- .: t me pilote-essayeur.Mais, selon Bild/; Ron Dennis jugeait le jeune pilote :u trop inexpérimenté.>n -?- jjj NEDVED DEVANT LA JUSTICE M L’enquête préliminaire de Peter >b Nedved, des Penguins de Pittsburgh, a commencé, hier, devant urne; tribunal de la région de Vancouver.;;; Le joueur est accusé d’agression kj sexuelle._______________: m 985-3344 LES PETIÏES ANNONCES 'P F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat-vente-échange 160-199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIÉTÉS A VENDRE A AHUNTSIC Chic, paisible, domaine St-Sulpice.près CEGEP Ahuntsic, Centre Claude Ro-billard.Cottage 3 c.c., loyer, garage.382-9201.COPROPRIETES AU COEUR OU VIEUX-LONGUEUIL Cottage-condo jumelé, 1992.Impeccable, avec 3 chambres.Réal Courte-manche, Re/Max Longueuil Inc., 651 - 8331.BORD DE L’EAU, ILE DE MAI, Bois-briand, 12 min.Métropolitain.Résidence prestigieuse, 32 000 p.c., 4 c.c.+ bureau, 4 s.b.+ sauna, foyer, gar.double + gat.quadruple au s.s,, pisc.490 000$.Proprio: 437-9754.CARTIERVILLE-O.Bungalow, 3 c.c., 2 s/bains, s/s fini, garage, patio, près écoSes, 145,000$.336-0136 LAVAL, bungalow, 4 c.c., piscine ext., fi-nanc.par prop.Jacques Y.Lefebvre, Les Imm.Kronos Inc., Ctr Imm.Agréé.973-1616.LAVALTRIE (3/4 hre Mtl) Charmante petite maison au bord du fleuve, 3 c.c piscine creusée, terrain exclusif.165,000$.586-1721._________ LONGUEUIL, collectivité ‘85, gar double, pisc.creusée, grand terrain, coin.Éval.municip.210 000.demande 184 000$.546-2734.ST-BRUNO.Cottage semi-dét., 4 c.c s/sol fini, pl.bois franc.Grand terrain, prêts services 441-2459.ST-LAMBERT.Cottage rénové par architecte.Fenestration exceptionnelle, cachet européen, foyer, 4 ch.Agents s'abstenir.257,000$ 672-2920 (après my _______________________________ CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS C ON.Idéal ped à terre Spacieux 31/2.rénové.Seulement 49.000$ J Pilon 484-3971 Trans-Action Mont-Royal Courtier LOFT LE MARQUETTE 1200 p.c .grandes fenêtres, plafond 146".bos, ardorse.ncx dmahsé aiar-me.balcon, garage 154900$ 522-1813.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit üü SS 2Z GITES, SÉJOURS El COUETTE/CAFÉ INSTRUMENTS DE MUSIQUE GITE DU BOUT DU MONDE Couette/calé, luxe, calme et volupté, sur l'un des plus beaux sites des Iles de la Madeleine.(418) 969-4196______ A PARTAGER PETIT PIANO A QUEUE SAMICK1980, impeccable, 6,500$.679-6823._ ANIMAUX APPARTEMENTS-LOGEMENTS A LOUER APPARTEMENTS-LOGEMENTS A ILE PERROT Vue superbe du fleuve, 11 pièces, 2 foyers, pour personne seule, tout inclus (femme de ménage, jardinier, garage), 1050 S/mois 425-3633 CHATONS ABYSSINS ET SOMALIS.Couleur bleue, lauve et roux.3 et 4 mois.Enregistrés, vaccinés.671-1146.BILLETS de saison de hockey (2 paires), section Le Club.Billets et contrat à vendre.486-7220 (après 20h.).____________ SECTEUR CULTUREL CHANTECLERC Pour les amants du golf et du ski, voici l'occasion rêvée d'acquérir un condo au pied du Mont Chanteclerc.Une c.a.c., mézzanine, bain tourbillon, loyer et terrasse.Prix à discuter.Renseignements: 381-3116.LE MAT DU STADE OLYMPIQUE Dans votre salon.Oui c'est vrai et ce luxueux condo ( 2 c.c.) vous l'offre gratuitement!.Prix très abordable.SUZEL HÉBERT, 489-0038 Groupe Sutton Centre-ouest Crtr.Imm.OUTREMONT, grand 7 1/2 d'époque, très ensoleillé, rénové, insonorisé, calme, près Launer.Privé: 270-9577.PRES UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.Spacieux, super éclairé.Impeccable 3 1/2.Doit vendre, 79,000$ négo.J.Pilon, 484-3971.Trans-Action Mont-Royal Courtier.ST-HUBERT 3 c.c.piscine creusée, court tennis, autobus centre-ville.59,000$, nég.678-6591.CANTONS DE T’EST BORD LAC TROUSERS en forêt, prox.parc Ortord.Deux maisons jumelées.225,000$.200X300 (514)539-5309 COMPTON Très beau verger Résidence en pierre 1989 Kiosque sur chemin passant.Vue formidable vers l'ouest.285K Coin Services Immobiliers, (514) 2634663 PRES D'ORFORD Lac des Français.196 pi.bord de reau.luxueuse rés-den-ce.4 cc.loyer, planchers bois franc, toit cathédrale, oarage.Vue sptentMs, en* droit de rêve.Unique.175 000$ Carmen Poisson (819)346*1303.(819)563*3000 La Capitale Estrie Inc.MAISONS DE CAMPAGNE MAISON ANCESTRALE meublée.4 cc.pseme creusée, terrain 52.000 p.c.Ih.-Mü 60000S (514)721-7097 I / UIC1 tllt/i PLATEAU, luxueux haut triplex, équipé, foyer, bain tourb., 2 c.c.+ bureau séparé, 3 s.de b., poss.meublé.1,500$ = BUREAUX À LOUER I un Htnnlni 9 s) 1595, rue Rachel Fist 1 1/2*2 1/2 • 3 1/2 1 MOIS GRATUIT Immeuble tranquille Terrasse INFORMATIONS 522-5651 Géré par «ACMON ADJ.H.E.C.ET HOPITAUX, charmant 3 1/2 chauffé, eau chaude, poêle et frigo.480$.733-6020.ANJOU 5 1/2, h-duplex, entrée lav./séch., élec.Libre nov, ou déc.500$/m.(n.c.) 352-8628 C.O.N.Rue Gatineau.31/2 chauffé, eau chaude, cuis./frigo.Près UdeM, 500$/mois, 767-4878 ou 345-0974 CENTRE-SUD.4 1/2, cuis /frigo inet.450$/m.527-7295/527-3332.CONDO STYLE VICTORIEN, luxueux, 3 1/2 meublé ou non, garage, foyer, pisc.A vendre ou à louer.6444)141.DECELLES - PRES U.DE M.Grand 31/2.2e.chauffé, poêle/lrigo.clair, propre, calme.Cession bail, libre 1er ocl 545$.Soc 342-0197.LONGUEUIL (VIEUX).Cottage s -dét.8 pces, chauff.élec.cours privée, abri auto, 11/2 s.b., écoles, bus 870$/m.651-2343_____ MELROSE/MONKLAND 4 f/2.5 1/2.chauftés eau chaude, rénovés, grands 486-5700.596-0299, voir concierge 4315 Melrose.»20 OUTREMONT 50 W.llowdale.2 1/2.3 1/2.4 1/2, ascenseurs, chauffé 849-7061 OUTREMONT.Luxueux 31/2 meublé, grand, derm s -s tout md foyer, tour-Mon 600$ 2714577.PIE IX, face au Jardm Botanique Rez-de-jardin.style loti.1 c.c.fermée ?atelier Mur de brique, barn toutMton.terrasse grandes fenêtres Beienwtnne-ment 600$ Oct ou nov 7272511 négo.Nov.279-5251.RUE CHERRIER.Beau 4 t/2 chauflé.véranda, laviséch.Pas d'aninaux, libre 1er octobre.900$/m.522-3992.VILLERAY, 4 1/2, tranquille, propre, éclairé.Très bien situé, près du marché J.-Talon et de 3 métros.948-2251.CONDOMINIUMS À LOUER PRES HOPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT, très beau, spacieux, lumineux 51/2,2 chambres, 2 salles de bains, 2 stationnements intérieurs, grande terrasse.micro-ondes et lave-vaisselle encastrés.sauna, piscine ext., tout contort.Libre 1er juillet.110OS/mois, non-chaul-té.Possibilité d'achat.Jour: 985-3336: soir 388-2704.PROPRIETES A LOUER A MONTREAL NORD, bungalow.5 pièces, s.-s.fini, gar, chaufl.air, échang.(fair.900$/m.3254)890.BERRI/LAGAUCHETIERE style VKrtO-nen.Sur 2 étages.2000 p c.rénové, loyer, poète/fngbo, lavJvaiss.cours int.gar.1250$/m.393-8707,768-1888 STE-ADELE.SAISON SKI Maison moderne meublée, loyer.4 c.c.3 s/b.gar.intégré.A côté goN Alpine.5 min.de ski alpin.1200$/m.(514)229-7408 HORS FRONTIERES ÀLOUER BRUXELLES centre.app leh.mezza-rune, meublé ou non, rénové.3 étecîros.moisanr T ii Pour recevoir une carte de don d’organes ou faire un don.n hésitez pas a contacter LA FONDATION DIANE HÉBERT (514) 965-0333 I.fc IS V 0 I R , l R M E R C R EDI II S E P T E M B R E I !» !» (i LE n h.'DijoUteiLE GAMBARD \ cnte i't wrvicc technique 630-A, rue Catlieart.Montréal, centre-ville 866-3876 BIJOUTIER AUTORISE ROLEX JU PERSPECTIVES Débâcle Les États-Unis et la CIA ont enregistré un sérieux revers au Kurdistan AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Chassés du nord de l’Irak, les Etats-Unis ont enregistré un coup sévère dans leur tentative d’organiser la résistance irakienne au régime du président Saddam Hussein, estimaient hier les observateurs.La débâcle dans le Kurdistan irakien, où les Kurdes ont été laissés à la merci de la police secrète irakienne, tandis que les militaires américains et la CIA se sont repliés en Turquie, est le deuxième revers pour les efforts américains contre Saddam depuis l’été, rapportait hier le Washington Post.Plus de 100 dissidents irakiens et officiers associés à un groupe financé par la CIA et basé en Jordanie, ont été arrêtés et exécutés en juin par la sécurité irakienne, affirme le quotidien citant des sources gouvernementales américaines.Ces opposants irakiens, des civils et des militaires, étaient membres de l’Entente nationale irakienne, groupe qui a été infiltré par des agents irakiens de la sécurité en juin dernier, selon le Washington Post.La CIA avait commencé à soutenir l’Entente nationale irakienne au printemps dernier, après avoir échoué dans une tentative identique avec le Conseil national irakien (CNI, organisation basée à Londres), selon les mêmes sources.La CIA aurait dépensé des millions de dollars pour soutenir l’Entente nationale et le CNI.Les combats entre Kurdes avaient incité la CIA à concentrer ses efforts financiers sur l’Entente nationale, qui lui semblait plus à même de réussir car composé de sunnites, le groupe religieux dominant en Irak, selon le Post.Le CNI a virtuellement disparu depuis l’opération militaire de Bagdad contre l’enclave kurde au nord du pays, fin août.Alors que des milliers de Kurdes fuyaient vers la frontière, des responsables américains ont clairement fait savoir que les États-Unis n’avaient pas l’intention de prendre partie dans les combats du nord de l’Irak, menés le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), soutenu par Saddam Hussein, contre l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), une autre faction kurde appuyée par l’Iran.Reprise en main Ce conflit permet à Saddam Hussein de remettre la main sur une partie de l’Irak qui échappait à son contrôle depuis la fin de la guerre du Golfe.Selon les observateurs, la réponse américaine — frappe de missiles limitées et extension de la zone d’exclusion aérienne dans le sud de l’Irak — est un échec clair pour les États-Unis.La commission militaire de coordination américaine a quitté Zaklio dans le nord de l’Irak pour Incirlik, en Turquie le 3 septembre, le jour où les États-Unis ont lancé leurs premiers tirs de missiles contre l’Irak, selon des sources officielles au Pentagone.Un groupe de membres de la CIA basés au nord d’Er-bil se sont enfuis avant l’attaque irakienne contre cette ville le 31 août, selon le Washington Post.Les membres du Congrès national irakien avaient été prévenus à l’avance de cette attaque et avait largement le temps de s’enfuir, selon un haut responsable cité par le Post.Mais une centaine d’entre eux ont été arrêtés à Erbil par les forces de sécurité irakienne allant de maison en maison en possession de listes pour procéder à ces arrestations, selon des informations en provenance de la région.Nombre d’entre eux auraient été exécutés.Quelque 200 autres membres du CNI seraient terrés dans la localité de Salahuddine, au nord d’Erbil.Les responsables américains ont clairement fait comprendre qu’ils ne devaient compter que sur eux-mêmes.• .j ¦ ¦ ¦¦¦ .-¦ - - ¦ .EN BREF ?NON AUX MARIAGES HOMOSEXUELS Washington (AFP) — Le Sénat à majorité républicaine a voté hier par 85 voix contre 14 un projet de loi controversé, notamment soutenu par les ultraconservateurs, qui interdit toute reconnaissance au niveau fédéral des mariages homosexuels.Déjà adopté à une très large majorité par la Chambre des représentants en juillet dernier, ce texte, intitulé «Loi de défense du mariage», définit pour la première fois sur le plan fédéral le mariage comme une union ne pouvant concerner exclusivement qu’un homme et une femme.Il a également pour effet d’exclure les couples homosexuels du bénéfice d’avantages sociaux (retraite, impôts, assurances santé) accordés aux côuples hétérosexuels.COLOMBIE: DÉMISSION DU VICE-PRÉSIDENT Bogota (AFP) — Le vice-président colombien, Humberto De La Calle, qui a démissionné hier, a déclaré qu’il était convaincu que l’argent de la drogue avait financé la campagne électorale du président Ernesto Samper.M.De la Calle a estimé que M.Samper devrait quitter lui aussi ses fonctions.En renonçant à ses responsabilités de vice-président, Humberto De La Calle a rejoint l’opposition au gouvernement Samper, dont il se tenait déjà à distance depuis deux ans.Sa démission fragilise la situation du président Samper, contesté depuis juillet 1995, quand l’un des collaborateurs de sa campagne, le trésorier Santiago Medina, avait avoué avoir reçu six millions de dollars des trafiquants de drogue du cartel de Call -?- PRIX NOBEL ET «SANS-TERRE» Brasilia (AFP) — Le prix Nobel de la Paix Adolfo Pérez Esquivel (Argentine) a justifié hier dans la capitale brésilienne l’occupation des grandes propriétés rurales (haciendas) par les paysans sans terre, du fait que «il existe beaucoup de terres concentrées dans peu de mains».Cette déclaration fut faite à l’occasion d’une manifestation de quelque 300 familles en plein centre de Brasilia; les paysans sans-terre ont mis fin hier au camp qu’ils avaient installé U y a un mois en guise de pression pour accélérer l’adoption d’une véritable réforme agraire.Selon les statistiques officielles, 1 % des propriétaires terriens accapare 46 % des terres arables alors que qautre millions de ! producteurs disposent d’à peine 3 % de la terre disponible.Victoire des alliés de Saddam Hussein au Kurdistan Entre exode et amnistie Les Kurdes d'Irak ont fui vers l'Iran par milliers par crainte de représailles La victoire du chef kurde rallié à Bagdad Massoud Barzani dans le nord de l’Irak a été célébrée comme un triomphe pour le président Saddam Hussein, qui cherche à reprendre le contrôle de cette région.La défaite de l’UPK, accusé de séparatisme par Bagdad, et le revirement du PDK, dont la réconciliation avec le gouvernement est devenue claire en août dernier, sont considérés par Bagdad comme la première étape en vue de restaurer la souveraineté irakienne sur le nord du pays.Sairan Ban (Reuter) — Le président Saddam Hussein a décrété une amnistie générale en faveur des Kurdes du nord de l’Irak et a levé l’embargo de Bagdad sur les activités de leurs zones autonomes, hier, au moment où des dizaines de milliers de Kurdes s’enfuyaient vers l’Iran.Le leader irakien a pris ces mesures un jour après que le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), mouvement de Massoud Barzani soutenu par Bagdad, eut annoncé qu’il contrôlait tout le Nord irakien après la défaite militaire de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), faction adverse dirigée par Djalal Talabani.Souleima-nieh, dernier bastion de l’UPK, est tombé lundi.Le ministre des Affaires étrangères Mohamed Said al Sahaf a annoncé l’amnistie à la télévision après une réunion du Conseil de commandement révolutionnaire (CCR) présidée par Saddam Hussein.Un présentateur a ensuite donné lecture d’instructions du président levant les restrictions affectant les mouvements de personnes et de marchandises en direction ou en provenance des zones kurdes.Les Kurdes étaient soumis à un double embargo — les sanctions commerciales de l’ONU appliquées à l’Irak pour son invasion du Koweït en 1990 et les restrictions imposées par Bagdad aux déplacements de personnes et aux activités commerciales de leurs zones autonomes.On s’attend que la levée des sanctions intérieures rapproche de Bagdad les Kurdes du Nord, protégés jusqu’ici par des avions américains et autres basés dans le sud de la Turquie.Des dizaines de milliers de Kurdes ont fui le nord de l’Irak en direction de l’Iran de crainte que Saddam Hussein n’en reprenne le contrôle après la victoire de ses alliés.Des responsables de l’aide humanitaire ont toutefois signalé que des convois de Kurdes avaient fait demi-tour après avoir pris le chemin de la frontière ira- nienne, apparemment convaincus que les troupes de Bagdad n’interviendraient pas contre eux.«Des centaines de véhicules et peut-être des milliers de personnes» reviennent de la frontière iranienne, a dit Stafford Clarry, chef des opérations humanitaires de l’ONU à Souleimanié.Abdullah Mohamed, Kurde de 45 ans revenu hier avec sa femme et ses sept enfants deux jours après s’être enfui, a dit: «Si la frontière reste fermée et que la ville reste calme, ils reviendront en masse.» Massoud Barzani, lui, a proposé une amnistie «à tous les dirigeants et membres de l’UPK» vaincue par ses combattants.«Le parti [PDK] a demandé à tous ceux qui ont quitté la ville [de Souleimanieh] de rentrer dans leurs foyers», dit un communiqué.Dix mille réfugiés au moins ont fui le Nord irakien pour la frontière iranienne et des responsables de l’ONU ont dit en attendre 75 000 à Sairan Ban, l’un des quatre principaux points de passage entre les deux pays.Appel à l’aide Téhéran, évoquant un risque de tragédie humanitaire, a réclamé une aide internationale en affirmant que près de 200 000 Kurdes irakiens étaient massés à sa frontière.La frontière étant fermée à Sairan Ban, des milliers de personnes entassées dans des centaines de véhicules étaient bloquées dans des embouteillages sur une route reliant la frontière à Penjwen, ville irakienne distante de 30 km.Des combattants de l’UPK en fuite ont rejoint ces réfugiés.Les autorités de Téhéran ont assuré aü* HCR que les réfugiés pourraient entre'T.en Iran en cas de situation de détresse.‘ Radio-Téhéran a dit que des milliers de familles dépourvues de vivres et de médicaments attendaient de pouvoir passer eff Iran à l’est de Souleimanieh et que «des dizaines de milliers» d’autres étaient massées plus au sud.Les autorités iraniennes leur fournissent une assistance mais sont: dépassées par l’ampleur de la tâche, a-t-elle souligné.L’Iran héberge déjà plus de deux millions de réfugiés, dont 1,5 million d’Afghans, ce qui représente un record mondial.Hosseini a dit que son pays n’en ae-: cueillerait d’autres qu’en cas d’urgence et prônait la mise en place de camps du côté irakien de la frontière avec une aide internationale.En 1991, deux millions de Kurdes avaient gagné les montagnes de l’Iran et de la Turquie pour fuir les troupes de Bagdad.Un million étaient allés en Iran, d’où la plupart ont regagné l’Irak après la création de zones protégées par les alliés.PHOTO AP Criant victoire devant un portrait de leur leader Massoud Barzani, des partisans du PDK célèbrent leur victoire à Souleimanieh.Violences politico-ethniques L’archevêque du Burundi a été assassiné Porté disparu depuis trois jours, Mgr Ruhuna avait dénoncé l’esprit de vengeance ujumbura (AFP) — L’archevêque du Burundi, MKr Joachim Ruhuna, un Tutsi, a été assassiné lundi dans le centre c u pays par des rebelles hutus, a affirmé hier à l’AFP l’armée burundaise, citant le témoignage d’un diacre.«Un diacre est arrivé sur les lieux de l’attaque à 17h50 lundi.Il a trouvé les corps de l’archevêque et d’une sœur en train de brûler dans la voiture de l’archevêque», a dit un des porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Isaïe Nibizi.Selon lui, il y avait avant l’attaque sept personnes dans la jeep: l’archevêque, deux religieuses, le chauffeur, une femme comptable et deux lycéennes.Selon l’armée, dominée par la minorité tutsie, l’attaque a été menée par la rébellion hutue, très active dans cette province de Gitega.La rébellion pour sa part dément, et accuse l’armée d’avoir assassiné le prélat de l’Église catholique burundaise, âgé de 62 ans.«Le diacre a retiré les corps de l’archevêque et d’une des sœurs du véhicule et est parti chercher de l’aide.À son retour, le corps de l’archevêque avait disparu.Il ne restait que le corps de la sœur», a ajouté le porte-parole.«Le diacre n’a pas vu d’autre corps.Les autres personnes ont peut-être été prises en otage», a-t-il déclaré.Selon un autre porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Longin Minani, trois corps ont ensuite été retrouvés, ceux des deux religieuses et de la femme comptable.Il n’a pas précisé où ni dans quelles circonstances.Il s’agit de l’assassinat du plus important dignitaire religieux depuis que le Burundi a plongé dans une spirale de violences politico-ethniques, en octobre 1993.«Nous n’avons aucun intérêt à la disparition d’une personnalité aussi constructive», a déclaré à l’AFP de Bruxelles Jérôme Ndiho, porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD, principal mouvement rebelle).«Contrairement au reste de la hiérarchie catholique burundaise, fortement protutsie et discriminatoire, Mgr Ruhuna était un homme de réconciliation qui n’avait pas hésité au cours des derniers mois à condamner les tueries de l’armée», a-t-il assuré.L’évêque de Bujumbura, Msr Simon Ntamwana, a condamné «cette agression très grave contre l’Église et la communauté chrétienne».Le primat était «très modéré, recherchait le dialogue et la fraternité.C’était l’homme de l’Evangile, il ne faisait pas de politique», a-t-il ajouté, rappelant qu’il avait échappé à une embuscade de la rébellion en septembre 1995.L’archevêque du Burundi, à l’instar de nombreux religieux, avait «souvent été menacé», a-t-il ajouté.M8r Ruhuna avait appelé en juillet dernier les «criminels à revenir à Dieu et de-mander pardon».Dans un entretien diffusé hier soir par Radio Burundi, le primat de l’église catholique avait demandé aux familles des victimes des violences de «ne pas se venger», car «se venger et tuer, c’est l’ennemi de Dieu».Le terme de «criminels» désigne habituellement les rebelles hutus en guerre contre l’armée, dominée par la minorité tutsie.«Le commandement de Dieu, qui nous empêche de tuer, est une loi naturelle.Tout homme, même s’il n’est pas baptisé, porte ce commandement dans son cœur», avait-il ajouté.Drogue douce Pontage coronarien pour Boris Eltsine «Cannabis municipal» Les contradictions du système néerlandais ALAIN FRANCO LE MONDE La Haye — «Fume du haschisch ou de l’herbe pour le plaisir, mais pas pour évacuer ton stress et tes incertitudes.On ne règle pas ses problèmes avec un joint»: l’avertissement est lisible sur une notice explicative délivrée avec tout achat dans l’unique coffee-shop de Delfzijl, au nord des Pays-Bas.Ce local, au 25, Oude Schans, coincé entre la bibliothèque et un café, abrite Paradox, une fondation de vente de drogues douces créée par la municipalité avec une avance de 75 000 florins (50 000 dollars).Dans ce pays qui tolère depuis vingt ans la consommation et la vente en petites quantités de drogues douces, qui compte 750 000 à un million de fumeurs réguliers ou occasionnels de joints, l’heure n’est plus depuis longtemps à la diabolisation du cannabis et de ses dérivés.Les Néerlandais les considèrent comme des produits d’agrément ou des stimulants, au même titre que le vin, l’alcool ou le café, dont il ne faut surtout pas abuser.En outre, certaines municipalités sont confrontées à la multiplication des coffee-shops.ce qui entraîne parfois des débordements et des troubles à l’ordre public.«Créons donc nos propres lieux de vente, obligeons les autres à fermer, de façon à contrôler le trafic et la consommation».ont pensé plusieurs municipalités.A Delfzijl, De Corner, un coffèe-shop privé, a ainsi dû fermer ses portes au moment où Paradox ouvrait les siennes.Aujourd’hui, quatre villes disposent de cof- fee-shops municipaux: Delfzijl, Zoetermeer, Heerhugowaard et la pionnière, Bussum.Cette cité tranquille de 30 000 habitants a inauguré, il y a quatre ans, la fondation Pyramide et son «point de vente contrôlé de produit dérivés du cannabis», sans subventions de la mairie mais à la demande du conseil municipal.Pyramide vend ses produits au prix du marché et respecte à la lettre les règles qui prévalent aux Pays-Bas: pas d’affichage, pas de transactions supérieures à cinq grammes, pas de troubles de l’ordre public, pas de vente aux mineurs et, bien sûr, pas de drogues dures.«Il nous arrive de demander une pièce d’identité à un jeune dont nous doutons de l’âge», affirme Willem Panders, responsable de Pyramide.Le gouvernement vient de mettre au point un projet de loi interdisant la présence même de mineurs dans les coffee-shops.Ceux-ci pourraient aussi être interdits à proximité des écoles.«Nous faisons des bénéfices, mais tout est réinvesti, explique Willem Panders; notre objectif n’est pas de gagner de l'argent, mais d’informer.Nous voulons que les gens aient conscience de ce qu’ils consomment.» Pyramide emploie un fournisseur attitré.Celui-ci achète son herbe à de petits producteurs néerlandais et son haschisch à de petits passeurs.«C’est illégal», reconnaît Willem Panders.La multiplication des coffee-shops municipaux met en avant les contradictions du système néerlandais, coincé entre l’envie de légaliser purement et simplement le commerce des drogues douces et le souci de tenir compte des autres Etats européens, la France en tête, peu enclins à adopter une approche aussi radicale.Produit d’agrément ou stimulant au même titre que le vin, l’alcool ou le café Maître du Kremlin Moscou (AFP) — Le président Boris Eltsine, qui doit subir prochainement un pontage de l’aorte coronarienne, entend rester le maître du Kremlin durant son congé et gardera le contrôle du bouton nucléaire, a annoncé la présidence hier.Cette annonce confirme la réticence du chef de l’Etat, évoquée par plusieurs observateurs politiques, à considérer sa maladie comme «une faiblesse» passagère l’obligeant à confier à un autre responsable les rênes du pouvoir.Le docteur Iouri Perov, médecin de l’administration présidentielle, a confirmé mardi que Boris Eltsine allait subir fin septembre «un pontage de l’aorte coronaire», intervention lourde qui nécessite une ouverture du thorax et une longue période de convalescence.Boris Eltsine a décidé que, durant son congé, le premier ministre Viktor Tchemomyrdine, que la Constitution charge d’assurer l’intérim en cas d’incapacité prési dentielle, serait «consulté» par les ministères des forces armées (Défense, Intérieur, Services de sécurité, et gar-de-frontiçres) «sur toutes les questions exigeant l’accord du chef de l’État».Mais M.Eltsine garde «le contrôle du bouton nucléaire» et «reste le chef suprême des années», a précisé un porte-parole du Kremlin.L’opération qui consiste à faire une dérivation du flux sanguin sur une ou plusieurs artères coronariennes va le tenir loin des affaires publiques «jusqu’en ’janvier», selon la presse nationale.Or, les dossiers en suspens sont nombreux et souvent conflictuels, comme celui que chapeaute le général Alexandre Lebed, sur l’instauration de la paix en Tchét-.chénie et qui trouve beaucoup d’adversaires au sein même de l’équipe présidentielle.Mais le président se considère apte à assumer le pouvoir, et a préféré ne pas déléguer ses responsabilités.Le général Lebed, secrétaire du Conseil de sécurité russe, avait demandé vendredi au président Eltsine de passer officiellement les commandes au premier ministre.Anatoli Tchoubaïs, chef de l’administration présidentielle, avait répondu que cette passation ne devait être que très brève: «quelques heures», et au maximum «un ou deux jours après l’opération».D1C I, K I) K V OIK.I.!¦; M li It (! It li I) I II S E I* T K M |{ R |J | |) !) (i E D I T 0 R I A L Réfugiés: accélérer la procédure Michel Ve n ne À partir du 1er novembre, Ottawa assumera le coût des soins de santé prodigués aux candidats au statut de réfugié comme c’est le cas dans toutes les provinces.C’est très bien et c’était normal.Mais cela ne règle rien.Le problème avec le système de reconnaissance du statut de réfugié au Canada n’est pas là; il concerne la durée des procédures.n demandeur d’asile vivant au Québec coûte à l’État quelque 16 000 $ par année en soutien financier de toutes sortes.Facture totale pour l’année dernière: 138 millions.Ottawa en finance le tiers.Mais dans les autres provinces, le fédéral assume en plus le coût des soins de santé.Désormais, le Québec sera traité sur le même pied.Mais la facture ne sera réduite que d’un maigre six millions.En voyant ces chiffres, d’aucuns auraient voulu un geste radical.Qu’on ferme les frontières à ces personnes qui exploiteraient la bonasserie des Canadiens, qu’on leur coupe les vivres, l’aide sociale et le reste en espérant qu’ainsi notre territoire leur semblera moins attrayant.Évidemment, ceux-ci se trompent puisque le problème n’est pas là.Depuis certainement une vingtaine d’années, la source du mal est connue.Ottawa met trop de temps à déterminer si un ressortissant étranger qui en fait la demande a le droit à l’asile politique.Le délai d’attente pour que son cas soit entendu à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié est de 11 mois.Actuellement, une bonne quinzaine de milliers de personnes attendent leur tour.Et lorsque la décision tombe et qu’elle est négative, la multiplication des recours et des procédures, jusqu’en cour fédérale, prolonge à deux ans ou trois ans leur séjour.Quand quelqu’un a vécu dans un pays pendant deux ans, y a mis un ou deux enfants au monde, a peut-être décroché un emploi, a refait sa vie, il est trop tard pour l'expulser, même s’il s’agit d’une personne qui a abusé des lois.La solution est donc de réduire les délais.Un réfugié, c’est une personne qui est victime de persécution religieuse, raciale ou politique dans son pays.Or, l’an dernier, la majorité des revendicateurs du statut de réfugié arrivés au Québec provenaient de pays où s’applique la règle de droit.Des demandeurs ne répondent manifestement pas aux critères.Il doit exister des méthodes convenables et justes pour déceler sans délai leur imposture.La ministre fédérale Lucienne Robillard propose de ramener les délais à six mois.C’est encore trop long.Quand, dans les circuits internationaux, on saura qu’un revendicateur de statut de réfugié est retourné chez lui au bout d’un mois, plutôt que deux ans, si son cas n’est pas fondé, nombreux seront ceux qui préféreront s’abstenir d’un tel périple sans pour autant que cela ne décourage les personnes dont la vie est réellement menacée s’ils ne fuient pas à l’étranger.En écourtant les délais, on réduit les coûts.On réduit aussi l’attente et l’angoisse qui l’accompagne pour ceux qu’on accueille et qui ont besoin de notre aide, de notre réconfort et de s’intégrer à leur nouvelle société.En même temps, on assure la crédibilité du système.Une crédibilité essentielle pour éviter que ses errements ne provoquent xénophobie et égoïsme.Six mois, c’est encore trop long.Le travail des ados Je an -Robert Sansfaçon Siï======1 aluons l’entente intervenue cette semaine entre la CEQ et le Conseil du patronat pour inviter les éducateurs, les parents, les entreprises et les adolescents eux-mêmes .— à prendre conscience de certains risques pour la santé et la réussite académique du travail rémunéré pendant l’année scolaire.Par cette «politique», on veut faire accepter par tous des balises plus restrictives que celles contenues dans la loi, comme d’interdire l’embauche de jeunes de moins de 13 ans, le travail de nuit pour les moins de 16 ans et le travail aux heures de classe, ainsi que de limiter le nombre d’heures à 15 par semaine.Il était temps que les grands patrons, toujours prompts à se scandaliser des interventions de l’État dans leurs affaires, reconnaissent que leur responsabilité à l’endroit de la jeunesse va au delà de ce qui est écrit dans les lois.Reste à vérifier si les engagements pris de bonne foi par leur représentant, Ghis-lain Dufour, seront suivis par les membres dont certains n’ont que faire des politiques sociales quand elles ne sont pas imposées.Cela étant dit, si on se fie à une étude du ministère de l’Éducation intitulée Étudier et travailler, la situation n’est pas aussi dramatique que l’annonce de cette semaine peut le laisser croire.Selon cette étude, le travail fait désormais partie de la vie des jeunes, sans que cela nuise à la réussite scolaire de ceux qui n’en abusent pas (moins de 21 heures par semaine); on constate même une influence positive chez ceux qui font entre une et dix heures par semaine.On n’observe pas non plus de différence quant au nombre d’heures consacrées à l’étude.En fait, il semble que ce soit surtout la télévision qui fasse les frais du travail rémunéré des jeunes: qui s’en plaindra?C’est l’excès qu’il faut combattre, et non le travail rémunéré lui-même.Que tous les employeurs s’engagent à ne pas faire travailler un adolescent plus de 20 heures, et un jeune de moins de 16 ans plus de 15 heures, et une bonne partie du problème serait réglée.Quant à défendre l’embauche des moins de 13 ans, encore là, tout en applaudissant à l’initiative, il faut replacer le problème dans une juste perspective: le Québec n’est pas l’Inde! S’il est vrai que 28 % des jeunes de 12 ans travaillent au cours de l’année scolaire, dans la presque totalité des cas il s’agit d’emplois qui collent parfaitement à leur âge: garde d’enfants, camelot, animation en loisir, etc.D’où le «travail de nuit» chez certains, puisque l’enquête classait ainsi les jeunes qui sortent de chez le voisin à minuit ou qui se lèvent pour distribuer le journal avant 6h du matin.Les employeurs qui méritent d’être dénoncés existent bien, on en retrouve dans la restauration, mais c’est aussi aux parents d’y voir.Là où le travail rémunéré des jeunes est peut-être le plus insidieux, c’est lorsqu’il empiète sur les heures de classe des adolescents, un phénomène que l’on retrouve souvent dans les commerces de détail (restauration rapide, boutiques des centres commerciaux, etc.) et les services.Ça aussi, il faut y mettre fin.Que font les jeunes avec cet argent?D’abord, disent-ils, l’argent gagné leur permet d’acquérir plus d’autonomie.Ensuite, de faire face à leurs propres dépenses souvent devenues trop élevées (ou capricieuses?) pour recevoir l’aval immédiat des parents.Dans certains cas (30 %), l’argent gagné est nécessaire au budget familial et sert à payer les frais de transport, les vêtements et même les articles scolaires du jeune.Mais le poste budgétaire le plus élevé chez 70 % d’entre eux, ô surprise! c’est l’épargne.Maintenant que les patrons ont donné leur aval à une sorte de charte du travail des adolescents de moins de 16 ans, il faudra que se multiplient partout dans les villes et les quartiers des ententes écoles-parents-employeurs, comme ce fut le cas à Saint-Jérôme.Tant que l’école ne reprendra pas la première place dans la tête de tous les adultes, il sera bien difficile pour les éducateurs de convaincre les jeunes d’en faire autant Petite lettre à Son Excellence «S’il n’y avait pas de Pologne, il n’y aurait pas de Polonais!» — Ubu roi En somme, disait à sa façon Jean-Louis Roux, les Québécois sont indignes du Québec.La meilleure manière de se sortir de ça, c’est que le Québec n’existe pas.Si l’indépendance se réalise, si un Québec bourré de Québécois parlant mal parvient à exister, alors le lieu devient carrément infect et Roux déguerpit comme il l’a dit.Mais tant qu’il y a le fédéral, ça ne sent pas trop mauvais et Roux non seulement ne s’en va pas mais il joue le premier rôle dans ce pays dégueulasse.Il présidera l’Assemblée nationale de cette nation de pouilleux.Il se présentera devant eux après leur avoir souligné ce qu’ils sont réellement, une honte quoi, et leur avoir dit ce qu’ils inspirent, le mépris quoi.Cela se passera LETTRES -?- dans les meilleures formes, en souriant comme il se doit quand au contraire soi-même on n’est pas rien.Cela sera beau.Un triomphe, comme on dit dans le métier.Une première, d’ailleurs, une vraie première.Car où a-t-on vu qu’on imposât par exprès comme vice-roi à une population insultée son insul-teur?Au théâtre, Excellence! Au théâtre, où en effet, toujours, l’arbitraire et la bêtise sont ainsi dénoncés.Pierre Vadeboncœur Montréal, 5 septembre 1996 Passer par la caisse Il y a quelques semaines, j'ai répondu à l’invitation de ma nièce d’aller la visiter dans sa nouvelle maison, en banlieue nord de Montréal.Pour m’y rendre, j’ai scribouillé les indications qu’elle me donnait au téléphone: «Tourner à droite au deuxième feu, tourner à gauche après le restaurant, tout droit jusqu a la station-service, en face de la Caisse populaire.» À ce point, elle ajoute pour me rassurer: «Tu ne peux pas la manquer, elle est aussi laide que toutes les autres caisses.» Je m’y suis bien retrouvé, ses indications étaient tout à fait justes et j’ajoute, avec regret, que son commentaire sur l’apparence de nos caisses, je le partage entièrement.Je n’en ai jamais fait part à quelque directeur de caisse avec qui je fais affaire, mais la réplique de M.Béland, publiée dans Le Devoir, me fait regretter de ne pas l’avoir déjà fait.Si, d’une part, je suis très fier de ce qu’est devenue cette institution financière de chez nous, j’ai par ailleurs franchement honte de l’apparence physique de la quasi-totalité des caisses qu’il m’a été donné de voir.Même si cela me valait d’être taxé de prétendu expert, je le répète: quand ils ne me laissent pas indifférents, les édifices des caisses populaires Desjardins me font honte.Michel (iauvreau Montréal, 15 août 1996 U liWWibétiï î>£ AWfet'Al.-/ ^ (,0 U //mPoPTanT v T)£\j£LoPP£fc é K v\ÇA V* iff O La peur de gouverner C e week-end, M.Bouchard remettait en veilleuse la souveraineté et redéterrait la stratégie du «bon gouvernement».Faisant fi de l’approche de M.Parizeau voulant qu’on soit souverainiste «avant, pendant et après» les élections, il avance qu’un «bon» gouvernement serait garant d’une victoire référendaire quelque part au début du XXL siècle.Si seulement c’était vrai.En 1980, cette «stratégie» n’avait pas sauvé le OUI malgré des circonstances nettement plus favorables.Primo, nous n’étions pas en crise économique.Secundo, l’équipe de Lévesque avait des politiques progressistes et imaginatives alors que les compressions actuelles s’attaquent aux plus démunis et vont ralentir une activité économique déjà précaire.Tertio, Québec défendait le français alors que M.Bouchard semble plus préoccupé par les «insécurités» des anglophones.Bref, le gouvernement Lévesque «gouvernait» vraiment et bien, et il a quand même perdu en 1980.Tandis que M.Bouchard ne «gouverne» pas clans le sens politique du terme.Il «administre» les compressions sans contrepartie et il semble «gouverné» lui-même par une crainte de déplaire à ses adversaires sur les questions sociales et linguistique.C’est comme s’il croyait que telle est la seule façon de se gagner les fédéralistes dits «mous».Comment peut-on croire que l’érosion prévisible de la popularité du gouvernement et de M.Bouchard gagnera le moindre appui supplémentaire à la souveraineté?Si M.Lévesque a échoué avec un gouvernement fort et progressiste: comment croire à une victoire du OUI une fois que la population aura subi les pleins effets du virage à droite de M.Bouchard et de son laisser-faire linguistique?Se pourrait-il qu’au delà des «stratégies», cela soit la pensée réelle du premier ministre?En ce cas, il y a peu d’espoir que Québec se ressaisisse, surtout si le malaise ambiant chez les souverainistes — qui se traduit pour le moment par un silence méditatif — perdure.Mais c’est au nom d’une présumée «unité» que M.Bouchard demande carte blanche.Ce week-end, il parlait de la déstabilisation dont le Québec est victime.Flairant un piège, il proposait comme riposte l’inertie pour ne pas «diviser» les troupes.Mais c’est ce même ramollissement des positions du PQ sur les questions de la langue, de l’économie et de la souveraineté que visent les «déstabilisateurs».Pourquoi?Parce qu’ils savent que ces reculs pourraient démobiliser peu à peu une part non négligeable des militants du PQ et des souverainistes.Ils usent de la langue comme premier test pour faciliter la défaite de ceux qui appuient les positions traditionnelles du PQ.C’est cela le «piège» du fédéral et des leaders anglos! Avec son refus d’agir, M.Bouchard s’engouffre dans ce piège et risque d’y entraîner son parti et son option.L’argument de l’unité ne tient que si l’on répond à la question suivante: faire l’unité pour quoi et autour de quoi?Si l’objectif demeure la souveraineté, le progrès social et le français, il est urgent de rompre cette attitude passive.Car M.Bouchard demande, au nom de l’unité, que les souverainistes acceptent la dilution des principes fondamentaux du mouvement qui avaient pourtant assuré le 30 octobre leur quasi-victoire.Comment comprendre que M.Bouchard refuse de garder le cap sur des positions qui ralliaient un nombre croissant de Québécois et qu’il défendait à l’époque?Samedi, M.Bouchard prononçait un discours où le mot «autonomie» se retrouvait 12 fois et le mot «souveraineté», cinq fois seulement.Or, le Québec est déjà «autonome».Là n’est pas la question pour un souve- rainiste.Cette «mise en veilleuse marquerait-elle un retour à l’époqiv johnsonnienne?D’où le scepticism et la froideur que l’on ressentait dai les corridors du conseil national.Pendant ce temps, la langue se.de révélateur.Car la guerre à finir -la vraie — est contre les souvent nistes eux-mêmes, ces «bâtards-là comme Galganov les aurait décrit avec hargne.Galganov n’a rien à fa re des contradictions de M.Bon chard sur la langue.Il n’a cure de c que M.Bouchard ait, en 1988, ap puyé la clause «nonobstant» poui protéger l’affichage unilingue aloi qu’il laisse maintenant entendre que l’utiliser serait antidémocratique! Ou qu’il rejette la juridiction des coin dans la cause Bertrand mais accepte le charcutage de la loi 101 par ce mêmes tribunaux.Si certains y perdent leur latin.Galganov, lui, garde le cap sur l’affai blissement des positions des souve rainistes.C’est pourquoi il fera se choux gras du «compromis» que M.Bouchard proposait ce week-end sur la langue.Pendant que les franco phones assisteront impuissants à la bilinguisation de Montréal que ce «compromis» n’empêchera pas, le modus vivendi et la conjugaison des ’ «deux insécurités» auxquels M.Boù chard s’entête à croire seront dé-; truits sans pitié par les leaders anglos et Ottawa.Résultat: dans quelques mois, les francophones se-1 ront aussi en colère que le sont le^ anglophones et ce, sans qu’on ait protégé le français pour autant.Pourquoi?Parce que M.Bouchard choisit l’inertie devant des adversaires qui s’activent.Est-ce là «gouverner*?Face aux déstabilisateurs qui avancent, il recule.Un «repli» se voulant «stratégique», mais qui laissera le champ libre aux fédéralistes.Pen dant que ces derniers demeurent en période référendaire, M.Bouchard se croit en période «gouvernementale».L’histoire démontre pourtant que face aux assauts répétés d’un advdr saire, un acteur politique n’a que deux possibilités: agir résolument ou ne rien faire.Et la même histoire nous enseigne que ceux qui sont de> meurés passifs ont été vaincus.A P R 0 P 0 S -4- .du rendement de la TVQ Le rendement financier de la TVQ en 1996 est estimé à 4634 millions.Trois types d’agents économiques supportent le poids de la TVQ: ¦ les ménages, les organismes de bienfaisance et les organismes à but non lucratif, qui paient 81,4 % de celle-ci; ¦ les entreprises, dont la TVQ payée sur les intrants représente 14,2 % du produit de cette taxe; ¦ les organismes publics, qui défraient 4,4 % du produit total de la TVQ.La TVQ est principalement prélevée sur des fournitures de biens de consommation (74,8 % du produit to-: tal).Les montants de TVQ perçus sur les fournitures de services et les dépenses de construction représentent chacun 12,6 % du produit de la TVQ.Fiscalité et financement des services publics Gouvernement du Québec, 1996 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAIJX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Direelcnr artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.me de Bleory, 9*étage, Montréal (Qnébee) HSA 3M9.Tel.: (514) 985-3333 LE DEVOIR I.fi l> fi v (IIM.I.K M K lî ( |{ K I) I II S K I' T K M H H K I !» !» 6 IDEES Clinton contre Saddam ou le cynisme à l’œuvre Les explications données par Washington ne résistent pas à l’analyse des faits PHOTO AP Un missile Tomahawk est lancé sur l’Irak dans la nuit du 3 septembre dernier à partir du croiseur américain Shiloh.Mfi PIERRE BEAUDET Directeur d’Alternatives, réseau d’action et de communications pour le développement international e tir des missiles américains contre l’Irak durant la nuit du 3 août a été justifié par les Etats-Unis d’une manière qui apparaît bien douteuse.On aurait voulu selon le Pentagone «empêcher l’Irak de déstabiliser la région», «affaiblir le régime militaire irakien», «donner un avertissement à Saddam Hussein» et «protéger les Kurdes irakiens» contre les récentes incursions de l’armée irakienne dans les zones lourdes dites «autonomes».Or toutes ces explications résistent difficilement aux faits.L’Irak ne représente pas une menace Le régime de Saddam Hussein aujourd’hui n’est que l’ombre de lui-même.Sans aviation, sans capacité technologique réelle du point de vue ! militaire, avec une armée aux proies ; aux dissensions, l’Irak n’a tout sim-| plement pas la capacité de menacer ; qui que ce soit.Même à Baghdad, le centre du pouvoir de Saddam, l’insécurité prévaut.En effet, des cen-j taines de milliers d’irakiens sont | confinés à la misère, au chômage et ] aux trafics en tout genre, en bonne ^ partie à cause de l’embargo imposé contre l’Irak par les États-Unis et ses alliés.Dans le sud et l’est du pays, l’armée n’a pas la capacité d’assurer l’intégrité des frontières irakiennes.La réalité est que le pouvoir irakien est aux abois.Les récentes manoeuvres de l’armée irakienne contre les régions kurdes reflètent moins des velléités guerrières que l’instabilité qui prévaut dans les zones autonomes.Le paradoxe est que la persistance de Saddam repose en bonne partie sur le fait qu’il n’y a pas d’opposition crédible.Certes, beaucoup d’irakiens espèrent le renversement de Saddam, mais ils se méfient en même temps de ce qu’ils perçoivent comme un projet pour dépecer l’Irak en plusieurs entités, qui deviendraient autant de minis territoires autonomes sous l’influence de l’Iran (pour ce qui est du sud et de l’est du pays), de la Turquie (au nord) ou de la Jordanie (au sud et à, l’ouest), tout cela sous l’égide des Etats-Unis au bout de la ligne.Les mouvements d’opposition les plus solides fies organisations kurdes au nord et l’opposition intégriste établie parmi les chi’ites irakiens du sud) ne semblent pas, selon l’information disponible, être totalement indépendants des «protecteurs» étrangers.Ces organisations, à quelques exceptions près, ne sont pas non plus crédibles du point de vue d’un projet de démocratisation qui représenterait une véritable alternative au régime de Saddam, puisqu’ils préconisent eux-mêmes, à des degrés divers, des variantes d’une même perspective autoritaire.Cette absence d’alternative réelle est également bien comprise par les États-Unis et ses alliés régionaux, qui craignent effectivement que le renversement de Saddam ne mette au monde quelque chose qui pourrait être encore plus déstabilisant pour la région.C’est d’ailleurs cette motivation qui avait mené le Pentagone à stopper le démantèlement de l’armée irakienne en 1991 au moment de l’opération «Tempête dans le désert».Les stratèges américains avaient en effet conclu que la meilleure option était de maintenir Saddam au pouvoir, mais un Saddam émasculé militairement et discrédité politiquement et c’est effectivement ce qui est survenu par la suite.Cette situation est exactement la même aujourd’hui.Les gesticulations de Saddam ne sont qu’une farce macabre, pendant que son pays ne cesse de sombrer dans la déchéance la plus totale.Apssi, prétendre comme le font les États-Unis qu’il faut encore une fois «donner une leçon» à l’Irak dans ce contexte est une autre façon de participer à cette comédie.Se battre jusqu’au dernier Kurde Quant à la deuxième raison invoquée par Washington pour justifier la nouvelle attaque contre l’Irak, elle apparaît encore,plus hypocrite.Depuis 1991, les États-Unis ont créé une situation où le nord de l’Irak e§t effectivement en sécession avec l’Etat et sous la protection militaire américaine.Par contre, Washington, de concert avec ses alliés dans la région, notamment la Turquie, refusent d’appuyer les Kurdes dans leur lutte pour l’autodétermination.Dans le cas des Kurdes irakiens, cette politique aboutit à créer une situation où il n’y a pas véritablement d’État, donc ni de stabilité et de développement.Dans le cas des Kurdes turcs, cette même politique aboutir à un feu vert pour permettre à Ankara de réprimer dans le feu et dans le sang les revendications kurdes.Depuis 1991, cette répression contre les Kurdes de Turquie s’est sensiblement aggravée.Des milliers de villages frontaliers avec l’Irak ont été «vidés» par l’armée.Des populations ont été brutalisées, leur bétail tué, leurs propriétés détruites.Autour de la ville de Mardin et au nord de Diyarbakir, plusieurs villages ont été carrément détruits.Selon l’Association des droits humains de Turquie, 137 villages (sur 399) dans la seule province de Tu-neeli ont été détruits.Plus de 125 000 personnes (soit 80% de la population locale) a ainsi été évacuée de force.Parallèlement, l’État turc a verrouillé toute possibilité d’opposition légale, en condamnant à de lourdes peines de prison les députés kurdes.La recherche d’une solution juste au problème kurde n’est donc pas dans la logique américaine actuelle.Si tel était le cas, non seulement Washington s’opposerait à la répression turque, mais il aiderait les Kurdes irakiens (et Iraniens) à imposer un règlement politique avec les États de la région, y compris l’Irak.Cette politique serait, à long * terme, la seule voie vers un règle- ; ment de la question.La logique de la guerre Pour revenir à la question de dé- j; part, quels sont donc les vrais mo-;{l tifs de Washington?De toute évi-T dence, il y a la logique électorale.?j Comme le gouvernement Pérez qui |j quelques jours avant les élections| israéliennes espérait gagner); quelques votes sur le dos du peuple jj libanais (d’où le massacre perpétré par l’armée israélienne à Cana’a dans le sud du Liban), M.Clinton ; fait sa campagne électorale au détriment de l’Irak.Cette tactique cynique s’inscrit cependant dans une stratégie à, plus t long terme.Depuis 1991, les États- ; Unis se sont efforcés de verrouiller l’ensemble du Moyen-Orient, sous ' prétexte de contrer Saddam.L’objec-tif de l’opération «Tempête dans le .désert» n’était pas tellement, comme .elle le fut justifiée à l’époque, de rétablir les frontières du Koweït, mais ’ d’imposer une présence militaire américaine directe, et d’assurer le contrôle des Etats-Unis sur les ri- , chesses pétrolières de la région.Plusieurs pays européens, notamment " la France, ont depuis bien compris " ce qui était derrière la stratégie amé- ; ricaine, d’où leurs réticences ac- ' tuelles à endosser les nouvelles at- \ taques contre l’Irak ou à appuyer les menaces de Washington contre l’Iran.L’équité salariale: coercition ou liberté du marché ?Contre les méthodes coercitives CLAUDETTE .1 O B I N Présidente de la Ligue des femmes du Québec .ni adame la ministre responsable Mde la Condition féminine et de l’Emploi, Louise Harel, permettez que je vous entretienne d’équité salariale dans une pers-—_ pective historique qui pourrait aidera viser juste.Par exemple, Eleonore Roosevelt, décédée en 1962, pensait que la libération des femmes passait par le retour au foyer, ce pour quoi elle a milité très sincèrement, alors que se terminait l'effort de guerre qui avait mis les femmes au travail dans les arsenaux et dans les chaînes de montage.Le baby-boom est là pour le prouver, le retour au foyer a effectivement eu lieu.L’avant-garde libérale dont elle et son mari se piquaient de faire partie maintenait la barre assez bas sur certaines causes: ainsi, à l’inauguration du célèbre monument de Lincoln à Washington, en 1936, les Roosevelt trouvaient tout naturel que les invités soient installés dans deux sections distinctes: White and Colored.L’armée des USA n’a d’ailleurs été désé-grégationnée qu’en 1947, année où on força également la marine américaine à accepter son premier Noir — Truman avait besoin du vote des Noirs et l’élection de 1948 s’en venait.Vers 1950, Sandra O’Connor, qui allait devenir bien des années plus tard première femme juge à la Cour suprême des USA, s’est fait refuser un poste dans un bureau d’avocats, malgré son diplôme, parce qu’elle ne tapait pas à la machine.Un peu plus tard, en 1957, lorsque la Ligue des femmes du Québec fut fondée, elle regroupait des femmes — la plupart des femmes au foyer — dont les maris étaient en grève.La modestie de leur situation a porté nos membres à valoriser pragmatisme et réalisme, car ceux qui vivent modestement ressentent les mauvais coups plus vite et plus profondément que les autres.Par réalisme, les Québécoises doivent reconnaître que c’est beaucoup plus le militantisme de Martin Luther King aux USA et les lois promulguées par Lyndon Johnson que l’action locale qui a fait baisser ici la discrimination, les femmes se sont retrouvées les grandes gagnantes quand la discrimination positive a été votée pour démanteler les catégories étanches qui faisaient obstacle à la mobilité au travail et en société.Saviez-vous que c’est une pénalité de plusieurs millions imposée à AT&T — le système téléphonique américain — qui a incité les des de téléphones canadiennes à déchirer, il y a à peine une vingtaine d’années, leurs listes de salaires où les hommes gagnaient tellement plus cher que les femmes, à tâche égale, qu’un subalterne se retrouvait souvent avec un salaire supérieur à celui de sa patronne?Nous serions mal venues d'ignorer que.vers 1963.la mise en marché des contraceptifs oraux par une cie pharmaceutique américaine Tant que nos voisins américains n’ont pas de loi sur l’équité salariale, ne perdez pas votre temps- Louise Harel, ministre responsable de la condition féminine et de l’emploi.a fourni une solution pratique au besoin aigu que les femmes avaient de contrôler leur destinée biologique.De plus, l’effet d’entraînement des petites annonces dans les quotidiens offrant ouvertement des allers-retours par autobus vers des cliniques d’avortement américaines aux Montréalaises qui ne voulaient pas suivre les directives du code criminel canadien, après 1972 a beaucoup fait pour que les services offerts ici deviennent ce qu’ils sont devenus.Pour en revenir à nos moutons, c’est-à-dire à la condition faite aux femmes sur le marché du travail en 1996, j’espère vous avoir convaincue que l’écart entre le Québec et les USA est une donnée à ne jamais perdre de vue pour quiconque prétend cerner la réalité et l’influencer.Comme un cycliste dont la piste côtoie une voie carossable pour poids-lourds, le Québec n’a pas tellement plus de marge de manoeuvre que l’espace que les Américains veulent bien nous consentir, dans maints secteurs et la tendance va aller en s’accroissant, sans aucun doute.Tant que nos voisins américains n’ont pas de loi sur l’équité salariale, Madame la ministre, ne perdez pas votre temps et notre argent avec l’approche coercitive.Prenez plutôt un rythme et un modèle qui reconnaissent que le chemin parcouru par les femmes depuis 1962 est plus que réjouissant.Félicitons-nous aussi de ce que les progrès enregistrés ici depuis 15 ans, quand on compare les salaires des femmes et des hommes, soient supérieurs à ceux de l’Ontario, même si l’administration Rae a multiplié les mesures pour promouvoir l’équité salariale.En revanche, nous ferions mieux de prouver notre attachement au traitement équitable des femmes en corrigeant au plus tôt l’erreur indéfendable — ici comme à l’étranger — que fait Québec en subventionnant, à l'abri de la clause nonobstant, des écoles où on enseigne des idéologies qui veulent les femmes voilées, ra-séqs, traitées en juments poulinières.A la Ligue des femmes du Québec, nous dénonçons cet état de fait depuis un certain temps comme en fait foi notre lettre du 28 mars 1994: «Finie la clause dérogatoire» adressée au premier ministre du Québec.M.Daniel Johnson (copie ci-jointe).Madame la ministre, c’est là-dessus que nous devons travailler tout de suite et sans relâche.Les priorités d'abord.Des lois imaginaires à ïappui de préjugés PIERRE-ANDRÉ JULIEN Directeur de la Chaire Bombardier, UQTR Mi I M.Ponton de l’AMQ et Dufour du Conseil du patronat invoquaient, il y a quelques jours, les «lois du marché» pour critiquer fortement le projet de .Mme Harel sur l’équité salariale, tentant ainsi de montrer que ceux qui appuient ce projet peuvent presque s’attendre à ce que le ciel leur tombe sur la tête en allant ainsi à l’encontre de principes économiques inaltérables.Or ces supposées lois n’existent que dans la tête de ceux qui recherchent quelques arguments d’autorité pour mieux appuyer supporter leur philosophie libérale sinon leur préjugés.L’idée que l’économie générerait des lois remonte au XIX'' siècle alors que l’on croyait que la nature pouvait nous indiquer des règles au-dessus du pouvoir des hommes, au même titre que certaines lois naturelles comme la pesanteur ou l’électro-magnétisme en sciences physiques.Ces règles devaient remplacer le droit royal antérieur hérité de Dieu et géreraient ainsi nos comportements.Il en serait ainsi par exemple de la loi de l’offre et de la demande que l’on enseigne encore malheureusement dans les cours d’économie sans expliquer qu’elle constitue plutôt une simplification d’une réalité autrement plus complexe que les comportements automatiques qu’elle peut laisser supposer.C’est pourquoi, le Prix Nobel d’économie, Herbert Simon, avance l’idée que la recherche des prix sur le marché par la confrontation de l’offre et de la demande pourraient être remplacés par l’analyse du comportement des firmes: ainsi les prix s’expliqueraient beaucoup plus par le développement de leur capacité de production et de leurs comportements agressifs sur le marché.Si l’économie pouvait engendrer de telles lois incontournables, on ne pourrait critiquer les politiques de la Banque du Canada qui, d’après un nombre grandissant d’économistes, non seulement erre systématiquement en n’agissant qu’en fonction d’une inflation zéro, quel qu’en soit le coût en chômage, mais est la première responsable de la longue récession de 1990-1993.Ainsi le chômage très élevé des dernières années et la baisse des revenus réels des ménages au Canada, pourtant à l’encontre d’un très grand nombre d’économies industrialisées y compris les Etats-Unis, relèveraient de comportement normal de la Nature.Cette loi s’énoncerait à peu près ainsi: plus on diminue l’inflation, plus on permet d’augmenter la productivité qui en retour finit par créer de plus en plus d’emplois.Des travaux récents, par exemple ceux de Cameron, Hum et Simpson de l’université du Manitoba, montrent qu’il n’y a aucune relation entre ces trois variables et que la lutte à l’inflation du Canada peut très bien accélérer le processus de déflation et être une cause majeure du chômage au Québec ou ailleurs.Il en est de même des politiques de rationalisation d’un très grand nombre de multinationales qui ont licencié des milliers d’employés dans les dernières années au nom d’une supposée règle que si on diminue la masse salariale, les profits augmentent automatiquement.Ces politiques ont au contraire eu des effets pervers certains.D’une part, les rationalisations ont entraîné des licenciements d’employés formés de façon coûteuse par l’entreprise, en particulier un bon nombre qui ont profité de leur retraite anticipée pour orienter leur dynamisme ailleurs.D’autre part, elles ont découragé un très grand nombre d’employés qui sont restés («à quand mon tour?») ou ont développé chez eux des comportements ultra conservateurs («ne rien faire pouvant conduire à quelque erreur me désignant pour la prochaine vague de licenciement.»), ce qui a bloqué tout dynamisme dans l’entre prise.Les résultats montrent après quelques années que les profits ont continué la plupart du temps à chuter.Pourtant il y a d’autres façons d’augmenter les profits, telle celle d’utiliser les employés momentanément en surplus pour développer de nouvelles idées ou de nouveaux marchés, comme on continue de le faire chez Bombardier.M.Dufour affirme qu’on a la preuve que les lois du marché ne peuvent que jouer contre tout règlement sur l’équité salariale, puisque là où existait une telle loi, comme en Ontario, l’écart salarial entre homme et femmes a augmenté.Mais cette supposée preuve ne veut rien dire et pourrait aussi bien s’interpréter en disant que sans cette loi, l’écart aurait encore plus augmenté.Par exemple, les supposées lois du marché ont permis au milieu du XIX' siècle dans tous les pays présentement industrialisés que le travail des enfants se généralise, au même titre qu’il l’est actuellement dans plusieurs pays en développement.On sait que ce travail conduit souvent à de l’esclavage et de la prostitution généralisée de mi- neurs comme on vient de le rappeler au ! premier congrès mondial «contre l’exploitation sexuelle d’enfants à des fins commer- j ciales» à Stockholm.Ainsi, dans les années ; 1870, des milliers d’enfants de 5 à 8 ans tra- ! vaillaient dans les mines de charbon en An- ' gleterre à pousser les chariots de minerais.! Comme ces enfants ne remontaient à peu près jamais à la lumière du jour, ils deve- ; naient aveugles.Les premières lois contre , ce travail éhonté étaient peu appliquées, ‘ puisque si les parents signaient, on pouvait passer outre; et comme le salaire minimum était tellement faible, un grand nombre de parents n’avaient pas de choix.Ce n’est qu’à la fin du siècle dernier, quand les lois ont commencé à se généraliser et à avoir des dents, que les choses ont changé rapidement.Il en sera de même pour l’exploitation des enfants actuellement aux Indes, en Thaïlande, en Malaisie ou au Brésil, quand la communauté internationale prendra des mesures sérieuses, au-delà des belles déclarations.Loin de moi de considérer l’équité salariale au même titre que le problème de , l’exploitation des enfants.Mais ce que je dis, c’est que le marché n’a rien à voir avec les grands changements sociaux de ce ' siècle ou du siècle dernier, comme la fin de ^ l’exploitation des enfants ou l’amélioration généralisée des autres conditions de travail à cause des lois, mais aussi des luttes syn- , dicales constantes.Nous viyons dans des économies régulées et si l’État ne fait pas ' des règlements pour changer les choses, -ce seront les grandes entreprises qui fini- 4 ront par imposer leurs règles.Comme l’a y bien montré l’économiste William Ouchi, le marché est tout simplement un ljeu de pouvoirs, lieu régulé en partie par l'État Si 3 celui est absent sur le marché, d’autres < prennent sa place en poussant leurs inté- .rêts, que cela mène à la drogue, à l’exploi- , tation ou à la discrimination de toutes , sortes.Dans ce problème de l’équité salariale, '[ ont peut bien dire que ce n’est pas le ¦ temps, ou qu’on atteindrait mieux les objectifs avec des mesures un peu plus incita- i fives, comme l’avançait Jean-Robert Sanfa-çon jeudi dernier.On peut avancer des chiffres pour dire que la discrimination est partout et n’est pas plus importante entre les hommes et les femmes, comme le disait Jacques Boucher, vendredi, chiffres qui peuvent toutefois être très bien contredits.Mais affirmer que cette équité recherchée va à l’encontre de toutes les règles économiques, c’est défendre ses préjugés -à la manière des incantations du vaudou en appelant à la rescousse des lois qui n’exis- 1 tent pas.] Les supposées lois du marché ont permis le travail des enfants au XIXe siècle L’ÉQUIPEDU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard.Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francceur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Mytes.Isabelle Paré.Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information) ; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon.Pierre Cayouette, Mario Cloutier.Pâule des Rivières.Louise Leduc.Benoit Munger, Odile Tremblay.à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac.Claude Lévesque.Serge Truffaut.Claude Turcotte: è l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable).Francois Brousseau (éditorialiste).Jocelyn Coulon.Clément Trudehà l’information politique: Pierre O'Neill.Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Ven ne (correspondant parlementaire à Québec); à l’information sportive: Yves d’Avignon: Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Isabelle Hachey.Marie-Claude Petit (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICfTÉ CT LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril.Jean de BiBy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Cdté.Marlène Côté.Christiane legault.Jacques A Nadeau.Guylaine Oueüet Micheline Ruelland (puNiataires); Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux.Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon: Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsaNe de la production).Claudine Bédard.Johanne Brunet.Danielle Camara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christian Vïen.Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne I.aboute (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte.Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Ra-chclle Ledetv-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Danv Dépade (adjointe à l'administration et responsable des ressources humaines).Nicole Carmel (respon- I sable des services comptables).Jcanne-d'Arr Houde (secrétaire à la direction); Céline Furoy.Ghislaine Laileur.Nathalie Pettier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Duhahne (président) LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (rice-présidcnt exécutif et directeur général) A 10 I, K I) E V 0 I li .I- K M V.H C H K I) I I | s K 1> T |( M |{ R K | !) !) lî -?LE DEVOIR «-—- ACTUALITES PORCS MARTINEAU Le courant ne passait pas entre le président et Chevrette SUITE DE LA PAGE 1 glement sur l’évaluation des impacts environnementaux de façon à envoyer les gros projets en audiences publiques, ce qui laisserait passer les projets dits «de petite et moyenne envergure».Les 334 projets formellement déposés au MEF pour approbation équivalent à une capacité de production de 20 090 «unités animales», soit l’équivalent d’environ 100 000 nouveaux porcs.Une «unité animale» (UA) équivaut aux rejets solides et liquides d’un bovin, ou de cinq porcs adultes mâles, de quatre truies ou de 25 cochonnets.Exactement 122 des 334 projets portent sur des agrandissements ou des constructions de moins de 100 unités animales alors que 47 touchent des productions allant de 100 à 200 UA Ensemble, ces 169 projets de petite et moyenne envergure représentent 11 913 unités animales ou environ 55 000 mâles adultes.Les 59 autres projets visant l’établissement de porcheries de 200 à 600 UA totalisent 18 177 UA, soit 52 % de plus que les petits et moyens projets réunis.C’est la Montérégie qui détient le championnat des nouveaux projets avec 93 demandes.La région administrative Mauricie-Bois-Francs a pour sa part détrôné, cette année avec 71 nouveaux projets, la région Chaudiè-re-Appalaches où l’on en dénombre 60.Les agriculteurs et les «barons du cochon», une expression utilisée au MEF pour désigner les six ou sept grandes familles qui dominent cette industrie, avaient présenté ensemble en 1994 quelque 179 projets de construction ou d’agrandissement En 1995, leur nombre grimpait à 185.La vaste majorité des projets proposés antérieurement ont été approuvés par le MEF même si la Montérégie et la région Chaudière-Appalaches sont aux prises avec des surplus importants de fumier, ce qui engendre des rejets de phosphore et d’azote nocifs pour les écosystèmes et la santé publique.Les producteurs utilisent les failles du règlement en place, qui définit sur une base municipale les territoires saturés ou en excédent.Ils s’installent donc dans les petites municipalités non officiellement en surplus à l’intérieur des régions qui le sont, ce que le MEF ne peut contester avec ses inventaires vétustes qui remontent à 1988.Selon les informations obtenues, le MEF serait d’ailleurs incapable de dire combien de porcs ont vu le jour au cours des dernières années au Québec grâce à ses propres autorisations, personne n’ayant encore effectué une telle compilation.C’est par une étude globale, divulguée il y a quelques mois par Le Devoir, que le MEF a appris que la capacité des sols agricoles à absorber le phosphore et l’azote était dépassée à peu près partout Devant cette situation, le titulaire du MEF songerait à contourner son propre Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) — décapité depuis près de deux ans — au profit d’une consultation qui regrouperait des producteurs, des écologistes et les grands du monde municipal, sur le modèle que David CJiche avait soufflé à son collègue de l’Énergie, François Gendron, il y a deux ans.Selon les informations obtenues, le ministre aurait éliminé l’idée d’un moratoire sur la production porcine, qui nécessiterait un projet de loi.Il aurait plutôt opté pour ramener de 600 à 200 unités animales le seuil à partir duquel une audience publique est exigée pour un projet En clair, Québec laisserait passer les projets de petite taille, généralement des fermes familiales en recherche de rentabilité, et les «moyens», auxquels la nouvelle norme de 200 unités animales permettrait d’élever jusqu’à 1000 porcs ou même 5000 cochonnets, ce qui commence à ressembler à une «méga-porcherie».Les modifications réglementaires envisagées par la direction du MEF ajouteraient un autre «verrou» pour décourager les producteurs qui morcellent artificiellement leurs projets afin de leur éviter un examen public.Le MEF songe à cette fin à exiger une distance réglementaire minimale entre toutes les porcheries.On a vu à Saint-Charles-de-Belle-chasse surgir deux porcheries sur un même terrain, à moins de 150 mètres de distance.Les deux projets considérés ensemble auraient dépassé la norme de 600 UA et auraient été obligés de soumettre le projet à une étude d’impacts et à une audience publique.Morcelés par des incorporations différentes, les deux projets ont été approuvés sans problème par les fonctionnaires du MEF.Le système d’assurances sur le revenu en vigueur dans le milieu agricole a permis aux producteurs d’empocher une subvention de 20 $ sur chaque porc vendu 30 $ en 1994, une subvention globale de 45 millions dont une grande partie a profité à des consommateurs.étrangers.SUITE DE LA PAGE 1 au sein de la haute direction de la société d’État en décriant la direction bicéphale qui avait pris forme sous l’action d’un président du conseil s’appropriant la responsabilité des fonctions stratégiques.Ce geste a été fait, de plus, la veille de la nomination d’un successeur à M.Michel.Le candidat retenu par le gouvernement Bouchard sera nommé aujourd’hui.C’est un candidat qui va plaire, promet-on, qui ne vient pas d’Hydro et qui ne porte aucune étiquette politique.«11 a exercé des fonctions importantes même sous les libéraux», prend-on soin d’ajouter de sources ayant requis l’anonymat.Ce sera quelqu’un dont l’image ne pourra être remise en question ou associée à une quelconque partisanerie politique.Il est doté d’une forte personnalité et il exigeait, avant de passer au sein de la société d’Etat, que la situation qui a poussé MM.Martineau et Michel au duel soit corrigée.Si Jacques Parizeau — M.Martineau était l’homme de l’ex-premier ministre alors que Benoit Michel était surtout le choix de Guy Chevrette — voulait placer un personnage fort à la tête du conseil d’Hydro, la nouvelle volonté gouvernementale veut confiner désormais le président du conseil dans un rôle plus effacé, «plus à temps partiel», de manière à laisser au p.-d.g.toute la marge de manœuvre possible.Si elle a une commande immédiate à rencontrer, celle de réduire de 198 millions ses charges d’exploitation et de dégager un bénéfice net de 516 millions cette année, Hydro doit, surtout, effectuer un virage à 180 degrés.Elle doit modifier de fond en comble sa culture organisationnelle et se doter de la souplesse nécessaire, au prix de plusieurs milliers d’emplois perdus s’il le faut, pour affronter le vent de déréglementation qui balaie l’industrie de la distribution d’énergie en Amérique du Nord et pour placer Hydro en position concurrentielle dans le segment de la distribution.Enfin, ce n’était plus un secret pour personne que la chimie ne passait pas entre Yvon Martineau et le ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette, à qui on a confié le mandat de «brasser la cage» d’Hydro.Yvon Martineau devrait donc retourner à temps plein à ses fonctions au sein du cabinet Martineau Walker, et ce, au moment où les négociations avec la partie syndicale sont engagées dans un sprint final.Après plusieurs reports d’échéance de la médiation, les discussions seraient encore loin de l’entente négociée exigée par M.Chevrette.On croit que le départ de M.Martineau, même s’il n’est pas lié à l’impasse qui persiste, pourrait faire activer les choses.Quant au successeur de Benoit Michel, plusieurs noms ont circulé hier.On pense, entre autres, à André Delisle, qui assure actuellement l’intérim à la direction de la société d’État, et à François Geoffrion, ancien sous-ministre de Lise Bacon.On nous assure, de sources proches au dossier, que ce ne sont pas eux.GODARD «Il ne faut pas démontrer mais suivre un mouvement» SUITE DE LA PAGE 1 s’est fait davantage interroger sur lui-même et son passé que sur sa dernière œuvre.Nul ne venait vraiment rencontrer le cinéaste de For Ever Mozart, film très ésotérique, difficile et inégal.Chacun entourait Godard, le mythe vivant, le précurseur, l’icône.Il sait que son étoile a pâli, qu’une autre énergie s’est emparée du septième art, affirme même que tout son groupe s’est jadis trompé en croyant naviguer sur une Nouvelle Vague.«Elle n’ouvrait pas sur une ère nouvelle maig annonçait en fait le commencement de la fin.» A son avis, cette fameuse Nouvelle Vague qui s’est élevée au milieu du siècle procédait encore des idéaux du XIX1 siècle qui avait découvert la photographie.Et la seconde partie du XXe siècle l’a engloutie.Sans illusions, Jean-Luc Godard, mais sans compromis aussi, lui qui n’a jamais cédé aux modes, aux influences, persiste à faire du Godard, pour le meilleur et pour le pire.Il affirme avoir pitié de ses compatriotes qui copient les Américains «parce qu’ils manquent d’argent» et des Américains «parce qu’ils manquent d’idées».«Je continue pour ma part à regarder le cinéma de la même façon qu’autrefois, précise Godard, mais ce n’est plus le même monde car il se trouve désormais privé d’espoir.» «Les images ont changé.Elles sont faites pour être regardées et oubliées simultanément.Elles n’ont plus d’impact.A la télé, on regarde des scènes insoutenables de Sarajevo, et elles s’évanouissent illico du champ mental.Le cinéma hollywoodien procède du même phénomène.Ses images sont purement instantanées mais omniprésentes, alors.Quand je regarde ce que les Américains font dans ma maison du cinéma français, je tremble sur les conséquences de leur action à Sarajevo.» Quand il parle de François Truffaut, son compagnon d’armes des beaux jours des Cahiers du cinéma et du raz-de-marée de la Nouvelle Vague, il évoque un tribun, un dialecticien de haut vol dans la lignée de Diderot, bien supérieur, à ses yeux, comme penseur et critique que comme cinéaste.Le réalisateur des 400 Coups et de Jides et Jim lui est apparu plein de compromissions, recherchant le succès à tout prix, assez commercial en fait.Godard met cette attitude sur le compte du côté parvenu de Truffaut, issu d’un milieu pauvre, qui a tâté de la prison et pour qui la réussite sociale représentait une revanche sur la vie.Godard, né dans une famille riche et heureuse, estime n’avoir jamais ressenti le besoin du succès et trouve même un côté pernicieux et corrupteur au triomphe social.«Je fais du cinéma pour le transformer en quelque chose de vivant, résume-t-il.C’est mon seul but.Cela dit, le départ de Truffaut a beaucoup nui au cinéma français.Il était notre porte-drapeau, notre bouclier, le champion de la cause.En France, le gouvernement commence à soutenir notre septième art national.Mais nous évoluons comme dans un hôpital, seuls survivants à avoir conservé une industrie cinématographique face au géant américain.» Le cinéaste se dit toujours allergique à toute forme d’intention au cinéma.«Il ne faut pas démontrer mais suivre un mouvement.» Dans For Ever Mozart, une voix hors champ dira: «C’est d’ailleurs ce que j’aime au cinéma: une saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière, sans explications.» For Ever Mozart, film en quatre actes essentiellement irrésumable, met en scène de jeunes Français qui partent monter On ne badine pas avec l’amour de De Musset dans un Sarajevo sous les bombes.S’y greffent un réalisateur en panne de scénario, la complexité des rela- tions humaines et des réflexions souvent intéressantes sur le cinéma.Il affirme n’avoir pas voulu émettre quelque réflexion que ce soit sur le drame bosniaque mais avoir simplement dit «Action!» et laissé le mouvement glisser sur la pellicule.Et le film montre en même temps un septième art à la croisée des chemins, qui se cherche.Jean-Luc Godard ne va plus souvent s’asseoir devant les grands écrans.IÎ habite en banlieue de Genève, où l’on ne projette que des films américains.«Ét faire soixante kilomètres pour aller voir Demi Moore, et soixante autres pour en revenir, j’avoue que c’est trop.» La veille, Godard, devant une salle pleine qui bravait l’heure tardive pour voir son dernier film et rencontrer l’auteur, a oublié un instant se trouver en territoire anglophone pour lancer en français un coup de chapeau à son ami disparu Patrick Straham, le «Bison ravi», Québécois d’adoption qu’il a gardé dans son cœur.«Je me souviens», a déclaré le cinéaste français en faisant observer une minute de silence à sa mémoire.Plus tôt dans la journée, en présentant un film de McLaren à travers un dialogue avec l’assistance, Godard s’est rappelé également son passage au Québec, ses amitiés et ses affinités avec les Jean-Claude Lefebvre, les Pierre Perrault, les Gilles Groulx.«J’étais un cousin de l’ONF.» En cette veille du XXIe siècle, les œuvres de Godard n’ont plus l’impact de ses précédentes, ni la distribution, ni l’audience.Mais devant sa glace, le cinéaste n’a pas l’impression de faire du sur-place.«On vieillit, on continue, on rajeunit.Mes films sont mieux préparés qu’avant, en somme.Je fais plus attention à la qualité de la distribution, commençant tout juste à pouvoir faire des films en entier.Auparavant, il s’agissait souvent de moments de cinéma, mais les films trébuchaient.Je tiens un peu mieux la distance et c’est tout.» Des entreprises promettent de réduire leurs émissions de gaz LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE C7 est sur une base de volontariat, et non par réglementation, que le ministère de l’Environnement demande aux entreprises et organismes de stabiliser, voire de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.Hier, des entreprises des grands secteurs comme l’aluminium, la forêt, le pétrole et les produits chimiques ont d’ailleurs remis au ministre de l’Environnement et de la Faune David Cliche leur engagement écrit à stabiliser ou réduire leurs émissions de ces gaz.Le ministre lançait par le fait même le programme EcoGESte — «GES» pour «gaz à effet de serre» — qui consiste à enregistrer ces mesures volontaires prises par les entreprises et organismes québécois.Le plan d’action québécois a pour objectif de stabiliser au niveau de 1990 les émissions de gaz à effet de serre, et ce, d’ici l’an 2000.I,e Québec fait bonne figure comparé au reste du Canada, grâce à l’hydroélectricité.Au cours d’une rencontre avec plusieurs dizaines de représentants de groupes intéressés à l’en- vironnement, le ministre Cliche soulignait que «c’est au Québec que les émissions de C02 par habitant étaient les plus basses en 1990», soit 9,4 tonnes par habitant.Volontaire Québec a toutefois choisi la voie du volontariat plutôt que la réglementation pour convaincre les entreprises et les organismes de stabiliser ces émissions de gaz à effet de serre.Le ministre Cliche s’explique: d’abord il serait «très difficile de réglementer ces secteurs-là» puisque maintes activités humaines et industrielles peuvent produire des gaz à effet de serre.De plus, «nous nous sommes engagés dans une démarche de partenariat», explique le ministre, ce qui suppose qu’on veut travailler ensemble et «éviter les solutions mur à mur» qui ne donnent pas toujours les résultats escomptés.M.Cliche croit qu’avec le volontariat, îe Québec peut atteindre les mêmes objectifs qu’avec l’approche réglementaire.Il garde toutefois la porte ouverte: «Si, dans deux ans, les objectifs ne sont pas atteints, on avisera à ce moment-là.» Des représentants de secteurs industriels visés ont symboliquement remis au ministre leur engagement volontaire par écrit.Une lettre d’intention doit d’abord être émise, suivie d’un plan d’action spécifique.Ensuite, l’entreprise doit faire un suivi pour vérifier si elle stabilise effectivement ses émissions de gaz à effet de serre.Le ministre Cliche prend soin de préciser que ces entreprises font affaire avec un laboratoire accrédité et indépendant.En plus, le ministère fera ses propres vérifications «de temps à autre».Les émissions de gaz à effet de serre proviennent de plusieurs sources, comme le transport, la production d’énergie, ainsi que diverses activités industrielles et agricoles, de même que l’élimination des déchets.Des groupes intéressés à l’environnement et au transport en commun, présents à la rencontre, manifestaient déjà un scepticisme certain face au succès futur de mesures volontaires.LE PEN Un «seuil vient d’être franchi» SUITE DE LA PAGE 1 re déclaration de M.Le Pen sur l’inégalité des races.Tout en repoussant une interdiction du FN, un député centriste de la majorité, Renaud Dutreil, a estimé que M.Le Pen ne «fait que démontrer qu’il existe une inégalité dans l’abjection, le grotesque et l’énorme».Pour le chef du Conseil des institutions juives de France (CRIF), Henri Hadjenberg, le propos de M.Le Pen «met en danger la démocratie» en France.«On n’avait pas entendu ce discours dans toute l’Europe depuis 1945», a-t-il estimé.Les quotidiens influents Libération et Le Monde ont souligné que M.Le Pen avait tenu un de ses propos les plus clairement racistes parmi d’autres dérapages sanctionnés par la justice.Sous le titre «Un parti raciste en France», Le Monde, dans un éditorial, estime que «le racisme reven- diqué par M.Le Pen rappelle que le Front national n’est pas un parti comme les autres», lançant un appel à la mobilisation de «tous les défenseurs de la démocratie».Le quotidien communiste L'Humanité estime qu’un «seuil vient d’être franchi dans la propagation du racisme».M.Le Pen avait fait l’unanimité contre lui en déclarant en juin que l’équipe de France de football, où joueurs blancs et noirs se côtoient, n’était pas nationalement correcte parce qu’elle comportait «des joueurs venus de l’étranger».Le FN s’est enraciné sur les thèmes de la sécurité et du chômage.Il contrôle trois grandes mairies dans le sud-est de la France mais n’a pas de sièges de député.Plus d’un quart des Français admettaient au printemps dernier leur sympathie pour les idées du FN, selon un sondage réalisé pour Le Monde.JDr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) LipOSUCCÎon (Anesthésie locale) Greffes de cheveux au laser Traitement des rides au laser •Collagène •Varices *Obésité 1832.Sherbrooke Ouest,'Montréal (Québec) Ilôll I E4 Tel.: (514) 955-6616 Fax: (514) 955-2104 DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Dr Pierre Arès, D.M.D.k Guylaine Brouillette, D.D.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 4 PUBLICITÉ (514)985-3399 / téléeottieiir (514)985^3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 lu niaéios de téléphone Minais soflt valables peer le service de livrelsM par camelot et peer les ibeaaeeeals peslaei.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-33551 télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax ÏNTÉGRATEUR- VOLUMATEUR La Micro-Greffe 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H IE4 (Métro Guy) Tél.: (514) 935-6616 Céline Simard, (Hr.consultante • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un résultat permanent LEL ¦ge social est «tué au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H IA 3M9.Il est imprimé par les Imprimrrir Québécor L rst distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900 bout St-Martin ouest laval.Envoi de publication - 43 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 oue st rue Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les ttrement no 01158.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.