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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-09-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR PERSPECTIVES Une «retraite» bienvenue À plusieurs reprises depuis décembre dernier, le juge Jean Bienvenue avait eu la possibilité de s’excuser et de s’amender.En persistant, même après l’humiliante sanction de ses pairs, il avait démérité de ses éminentes fonctions.Seule la perspective de perdre sa plantureuse pension semble l’avoir ramené, bien tardivement, au bon sens.Avec raison, les propos outranciers et intolérants du magistrat de la Cour supérieure, de même que son attitude provocatrice, au terme ' d’un procès pour meurtre à Trois-Rivières, avaient suscité réprobation et indignation.Au point où les ministres de la Justice et des groupes portent plainte contre lui.Dès lors, M.Bienvenue a refusé de faire amende honorable, se justifiant et prétendant que ses «vérités» — sur les femmes, les gamps nazis et les juifs—étaient irréfutables.A la fin de l’hiver, le comité de cinq membres du Conseil canadien de la magistrature a tenu de longues audiences à Québec.Les plaignants et le magistrat fautif ont pu s’expliquer en long et en large.Là encore, invoquant sa mère et ses professeurs jésuites, le juge n’a manifesté ni regret ni remords, encore moins de ferme propos.Du bout des lèvres, ses, excuses ne portaient pas sur le fond mais sur la forme.À quatre contre un, les pairs du juge Bienvenue en ont recommandé, en juillet, la destitution.Sentence inédite et terrible que celle de ses propres collègues, estimant que le magistrat n’a pas manifesté une «bonne conduite» et que le public aurait raison de s’inquiéter de son manque d’impartialité.Prétextant la nécessité de défendre sa réputation, pourtant fort amochée par cette affaire sans précédent au Québec, le juge s’accroche, récidive en quelque sorte, donne à ses détracteurs des motifs supplémentaires de le vilipender sur la place publique.Tant et si bien que le Conseil canadien de la magistrature doit étudier et disposer du rapport de son comité d’enquête.M.Bienvenue aurait pu s’y défendre directement, il a préféré s’en tenir à une longue plaidoirie écrite, mettant en parallèle ses peccadilles et la nécessité de préserver jalousement les prérogatives de la magistrature.Cette fois, trois juges en chef du Canada sur quatre — 75 % — ont carrément recommandé au ministre fédéral de la Justice d’entreprendre les procédures de destitution de M.Bienvenue.Ce n’est qu’à la suite de cette ultime menace du Parlement — Communes et Sénat — que le magistrat prend sa «retraite».Ce qui lui permet, notamment, de toucher sa pleine pension de plus de 100 000 $ l’an.Ce rappel n’est pas inutile.Il y en a qui prétendent que le magistrat n’a pas eu l’occasion de se défendre de façon adéquate.Ce qui est inexact.En fait, confronté à ses critiques et aux plaignants, M.Bienvenue s’est comporté comme s’il était incompris et lui-même victime d’injustice.Devant les médias, à l’enquête et devant ses pairs.Il s’en tire à bon compte, finalement, opinent d’autres, n’étant nullement sanctionné et bénéficiant d’une retraite plus que confortable.Sur ce point, toutefois, il faut noter que la sanction de ses pairs et de l’opinion publique est une terrible déchéance.Il aurait été impensable, en pareil cas, de changer les règles du jeu en bout de course.La critique la plus délicate vient de M.Bienvenue et de certains de ses collègues, pour qui l’exercice pathétique qui prend fin porte atteinte à l’ensemble de la magistrature.Celle-ci doit certes rester au-dessus de tout soupçon, mais son indépendance et sa neutralité sont battues en brèche si les groupes de pression font la pluie et le beau temps, opinent-ils.Ce qu’ils oublient, c’est que la magistrature, si honorable soit-elle, n’est pas une caste d’intouchables murés dans une tour d’ivoire.Elle ne doit pas être à la merci de l’opinion publique, volatile et changeante.Elle ne peut non plus en faire fi impunément L’indépendance judiciaire vise à situer le magistrat au-dessus de la mêlée ou du litige; elle ne fait pas de lui un pamphlétaire ou un polémiste qui fait étalage impunément de ses états d’âme et de ses préjugés.Le juge, garant de l’égalité de tous devant la loi, n’est pas un procureur de la Couronne ou de la défense.S’il fait preuve de parti pris, il outrepasse ses fonctions.Que ça leur plaise ou non, les faits et gestes des juges sont désormais scrutés à la loupe, soumis à une impitoyable transparence.Certains s’y adaptent, bon gré mal gré.Mais des dinosaures ont de la difficulté à prendre en compte les mentalités et exigences nouvelles d’une société qui se veut accueillante, ouverte et tolérante.Ainsi que le souligne Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec, la «démission» de M.Bienvenue est la fin heureuse d’une pénible histoire qui a duré trop longtemps.Ce geste envoie un message important au public canadien: la magistrature est capable de se réglementer et on peut lui faire confiance.L’affaire Bienvenue fait ressortir un autre point important Le mode de nomination, de discipline et de sanction des juges reste désuet Entre la réprimande et la destitution, par exemple, pas de moyen terme, adapté à la gravité de la faute.Là aussi, la magistrature doit vite passer du lfr au 2Ÿ siècle! Les juges ne sont plus une caste d’intouchables Gilles Lesage ?MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé le matin.Nuageux.Ciel variable Max: 15 Min: 1 en après-midi.Max: 16 Min: 4 Détails en B 4 INDEX Agenda.B 7 Le monde.B 6 Annonces.A 4 Les sports.B 5 Avis publics.B 5 Montréal.A3 Culture.B 8 Mots croisés .A 4 Économie.B 2 Politique.A 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 Idées.A 7 ÉCONOMIE Baisse rafraîchissante des taux hypothécaires, page B 2 MONTRÉAL Les partis d’opposition pourraient s’unir contre Bourque, page A 3 LE MONDE Eltsine sera opéré, mais pas avant six à huit semaines, page A 5 La cour accorde à Monique Simard «le bénéfice du doute» Le Directeur général des élections songe à en appeler de l’acquittement PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Acquittée d’une accusation de manœuvre électorale frauduleuse, Monique Simard pourra réintégrer aujourd’hui même le caucus parlementaire.Le tribunal lui accorde «le bénéfice du doute».Mais la députée péquiste de La Prairie n’est pas sortie de l’auberge.Le Directeur général des élections songe sé- rieusement à en appeler du jugement de la Cour du Québec, où les libéraux ont déposé une nouvelle accusation, celle d’avoir voté illégalement Ressuscitée d’une série noire d’événements, Mme Simard était ravie hier à son arrivée à son bureau de comté.«Je suis contente, je suis très très contente», a-t-elle déclaré aux journalistes, alléguant qu’elle pourra dorénavant s’acquitter de sa tâche avec plus d’efficacité, tant à l’Assemblée nationale qu’auprès de ses électeurs.Elle était égale- ment réjouie d’avoir reçu cet appel téléphonique du premier ministre Bouchard, qui l’a invitée à joindre les rangs du caucus.«Elle pourra reprendre dans l’honneur sa place parmi les députés de notre parti», a confirmé plus tard M.Bouchard en soulignant son dynamisme et son engagement social.D’autre part, les libéraux étaient déçus du jugement et VOIR PAGE A 8: SIMARI) Le droit à l’autodétermination Québec ne sait trop sur quel pied danser Le gouvernement Bouchard pourrait aller se battre contre Ottawa en Cour suprême MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Léger changement de ton à Québec hier.Le caucus ministériel semblait divisé sur la possibilité de suivre Ottawa en Cour suprême pour y débattre du droit à l’autodétermination du Québec au regard de la Constitution canadienne.D’abord, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes Jacques Brassard a affirmé que la position de son gouvernement ne devrait pas changer si Ottawa s’adressait au plus haut tribunal au pays.Le ministre des Finances, Bernard Landry, a ensuite indiqué que la décision revenait au ministre de la Justice, Paul Bégin, et ce dernier a avoué qu’il ne l’avait pas encore prise.Bref, si le gouvernement québécois ne considère pas Guy Bertrand comme un adversaire valable, il est davantage tenté par un match juridique avec son vis-à-vis fédéral.Pour le ministre Bégin, il est clair qu’Ottawa veut empêcher par tous les moyens le peuple québécois de décider de son avenir.Il n’a donc pas exclu la possibilité de suivre Ottawa en Cour suprême.«On prendra une décision quand on connaîtra la position complète du gouvernement fédéral et les questions po-sees à la Cour.» Cependant, sur le * au* Begin fond, le gouvernement québécois persiste et signe: la question du statut politique du Québec passe par l’électorat et non par la cour, quelle qu’elle soit.C’est ce qu’ont indiqué les ministres Jacques Brassard et Sylvain Simard à leur entrée au conseil des ministres.Pour l’un et l’autre, les points de vue de l’extérieur, d’Ottawa ou de Washington, ne changent rien à la position du gouvernement du Parti québécois.Le ministre Jacques Brassard voit ni plus ni moins dans la décision éventuelle d’Ottawa d’aller en Cour suprême pour clarifier les questions juridiques sur la sécession du Québec qu’une poursuite du plan B.«C’est la preuve que ce qui prévaut dans les officines fédérales, c’est toujours le plan B.Les partisans de ce plan dominent à Ottawa.Mais la position du Québec demeure inchangée.Que ce soit un juge de la Cour supérieure ou de la Cour suprême, c’est mie question qui demeure démocratique.C’est la décision du peuple qui compte.» Le ministre Brassard ne croit pas non plus que les re- VOIR PAGE A 8: QUÉBEC ¦ Chrétien affirme qu’Ottawa n’a encore pris «officiellement» aucune décision, page A 4 Les autres n’en veulent pas PHOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR La grande majorité des désinstitutionnalisés habitent Pointe-aux-Trembles parce que Anjou, Saint-Léonard et autres villes n’en voulaient pas.La folie a un quartier Il y a 133 centres d’accueil à Pointe-aux-Trembles: ils abritent plus de patients que Louis-Hippolyte-Lafontaine La femme entre deux âges qui trottait sous la pluie emprisonnait de son bras gauche un ours en peluche très usé.À moins de cinq minutes près, elle aurait croisé le petit homme arrondi qui, les bras ballants, les bras en mouvement, arpentait la rue Notre-Dame d’un pas cahotant, hésitant.Elle et lui sont des désinstitutionnalisés.Où les a-t-on aperçus?À Pointe-aux-Trembles, chef-lieu du Québec des personnes qui souffrent d’avoir des nœuds dans la tête.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR A l’çgard (le Pointe-aux-Trembles, l’Etat, l’État d’hier et d’aujourd’hqi s’est toujours montré pingre.A preuve, le monument aux morts érigé sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste, à une centaine de pieds du fleuve, est un coup double.Sur le côté droit d’une maigre masse de granit, on a inscrit: «Souvenez-vous VOIR PAGE A 8: FOLIE 1914-1918»; sur le côté gauche, on a gravé: «Souvenez-vous 1939-1945».Sur le dernier et troisième côté de cette masse, car jl s’agit d’une masse triangulaire, on a écrit: «Érigé grâce à de généreux donateurs», et notamment Prosper Boulanger.Sur la superficie restante, cet État qui n’a pas même daigné débourser un sou pour souligner ce que les ISRAËL Un air d’intifada En Cisjordanie, la «guerre des pierres» donne lieu à un affrontement entre l’armée israélienne et la police palestinienne D’APRÈS AFP, REUTER ET LE MONDE Jérusalem —Jérusalem-Est ainsi que les territoires occupés par Israël en Cisjordanie ont repris, hier, l’air qu’ils avaient entre 1987 et 1993: un air d’intifada, de «révolte des pierres», de guerre larvée voire ouverte entre Palestiniens et Israéliens.Avec, toutefois, un élément nouveau: un affrontement en bonne et due forme entre des forces armées en uniforme appartenant aux deux camps.Manifestations, grèves, affrontements, morts et blessés par centaines: la tension, qui était palpable depuis des mois, notamment à la suite de l’élection de la droite natio- naliste à Jérusalem, a finalement explosé au cours des deux derniers jours.C’est à Ramallah, la ville universitaire du nord de la Cisjordanie.que les pires affrontements se sont déroulés, hier.Des affrontements très durs qui ont opposé, pendant cinq heures, l’armée israélienne aux civils palestiniens — air connu ne rappelant que trop le passé — mais également l’armée israélienne à la police palestinienne, ce qui est entièrement nouveau.Bilan: au moins sept morts et 310 blessés du côté pales-VOIR PAGE A 8: INTIFADA PHOTO REUTER I * ¦ P, ¦ C’est à Ramallah, la ¦ville universitaire du nord de la Cisjordanie, que les pires affrontements — ils ont duré cinq heures — se sont déroulés.778313000672 EN BREF Procès en cour martiale Somalie: rumeurs de fêtes Ottawa (PC) — Des rumeurs faisant état de petites fêtes et de consommation illimitée d’alcool au quartier général ont soulevé la colère de certains soldats du Régiment canadien aéroporté en Somalie, a raconté hier un officier.Le major Charles Pommet a déclaré aux commissaires de la Commission d’enquête sur la Somalie que ses hommes devaient respecter la consigne de deux bières par jour chacun et qu’ils rechignaient parce que les rumeurs qui circulaient au sein du régiment permettaient de croire que de pareilles limites n’avaient pas cours au quartier général.M.Pommet commandait le 1er commando, une sous-unité importante de (Aéroporté postée à un kilomètre du quartier général de la base, elle-même située à l’extérieur de la ville de Belet Uen.«On était convaincu que ces gens [du quartier général] avaient tout le loisir de fêter et de consommer beaucoup d’alcool, tandis que je m’efforçais de maintenir un contrôle serré sur la consommation d’alcool», a-t-il dit Quand on lui a demandé si les rumeurs étaient véridiques, il a répondu qu’il n’en savait rien.«C'estpossible.» Il a ajouté que les commérages lui causaient des problèmes avec ses soldats.La fonction publique en crise Ottawa (PC) — Soumise à des compressions importantes, la fonction publique fédérale pourrait, paradoxalement, avoir des problèmes de recrutement au cours des prochaines années.«En raison du profil démographique actuel de la fonction publique, il pourrait y avoir [dans les prochaines années] des problèmes de relève aux niveaux les plus élevés», écrit-on dans le rapport annuel de la Commission de la fonction publique du Canada, rendu public hier.D’ici l’an 2005,70 % des cadres œuvrant au sein du gouvernement seront en âge de prendre leur retraite.En outre, les effets de cette saignée auront été amplifiés par les compressions récentes imposées à la fonction publique fédérale, puisque 45 000 postes auront été abolis entre 1995 et 1998.Pour remplacer les compétences disparues, des programmes de recrutement «très bien ciblés» seront mis sur pied dans les prochaines années afin d’attirer des diplômés d’université, des professionnels spécialisés et des cadres supérieurs.Lorraine Pagé critique l’AHQ (Le Devoir) — La présidente de la CEQ, Lorraine Pagé, a battu en brèche hier la proposition de l’AHQ de sabrer dans les conditions de travail des employés, à l’occasion de l’ouverture du congrès de l’Union des infirmières et infirmiers de la CEQ.«Dans un contexte où les travailleurs et les travailleuses de la santé vivent déjà d’importants bouleversements qui engendrent chez eux une profonde insécurité, les propos tenus par l’AHQ sont une preuve d’insensibilité et d’irresponsabilité flagrantes», a déclaré Mme Pagé devant les délégués des 2600 infirmières affiliées à la CEQ.Selon Mme Pagé, l’AHQ choisit la mauvaise cible en pointant les travailleurs du réseau de la santé, qui ne gagnent pas des «salaires mirobolants», alors que la rémunération des médecins et le coût des médicaments sont passés sous silence.La CEQ croit que la solution au sous-financement du réseau de la santé passe plutôt par une révision de la fiscalité et le développement de l’emploi.McLean démissionne Toronto (PC) — Le président de l’Assemblée législative ontarienne, Al McLean, a démissionné hier.Il l’a fait «à regret», a-t-il fait savoir, pour ne pas déranger davantage la Chambre, tout en se disant innocent des allégations de harcèlement sexuel qui pèsent contre lui.La lettre de démission de M.McLean a été lue à voix haute à Queen’s Park hier, la veille du jour où les députés devaient débattre d’une motion visant à l’écarter de son poste.M.McLean a expliqué son départ par le souci de ne pas nuire davantage à la Chambre et au travail de ses collègues des différents partis.Il s’était jusqu’à présent toujours refusé à partir, ne serait-ce que temporairement, le temps que l’affaire soit résolue.Dans sa lettre, il se dit convaincu qu’il sera innocenté.Son avocat, Martin Teplitsky, a souligné que M.McLean «n’a pas démissionné parce qu’il est coupable.Il a démissionné [.] parce qu'on lui a fait subir beaucoup d’injustice».La nouvelle de sa démission est survenue au moment où les députés commençaient à lire le rapport d’un enquêteur indépendant sur les allégations de harcèlement sexuel faites par l’ex-conseillère spéciale de M.McLean, Sandi Thompson.Une poétesse veut soutenir le caporal Purnelle Louise Larouche crée un fonds de défense pour défrayer les avocats qui plaideront la cause du jeune écrivain militaire Le caporal Michel Purnelle, qui subira son procès en cour martiale, pourra compter sur un fonds spécial, créé par une auteure de Québec, pour assurer sa défense.L’objectif est de recueillir environ 25 000 $ auprès des citoyens pour venir en aide à Purnelle.JOCELYN COULON LE DEVOIR Une auteure de Québec, Louise Larouche, a lancé hier un fonds pour la défense du caporal Michel Purnelle, ce sous-officier de la base de Valcartier qui subira un procès en cour martiale pour avoir violé les règlements militaires sur le devoir de réserve des soldats face aux médias et pour avoir quitté son poste sans permission.Au cours d’un entretien téléphonique avec Le Devoir, la poétesse d’une cinquantaine d’années a déclaré qu’elle était choquée de voir avec quel acharnement les Forces armées tentaient d’intimider le jeune caporal et c’est pour cette raison qu’elle a décidé de lui venir en aide.«A chaque fois que l’armée annonçait de nouvelles sanctions contre lui, dit-elle, je savais que M.Purnelle devait être bien seul.Je me suis alors demandé ce que je pouvais faire pour lui.Après plusieurs contacts avec ce militaire, j’ai décidé de créer ce fonds.» Le Fonds pour la défense du caporal Michel Purnelle s’est donné comme objectif de recueillir environ 25 000 $ pour couvrir les coûts des avocats du caporal lors de son procès en cour martiale, qui devrait se tenir au début décembre.Si le cas devait se rendre jusqu’en Cour suprême, le Fonds lancera une nouvelle souscription de 100 000 $.«Il m’apparaît important de défendre le caporal Purnelle parce qu’il représente une voix qui s’élève au sein des Forces armées pour le respect de la liberté d’expression», dit Mme Larouche, qui a déjà publié plusieurs ouvrages de poésie.Depuis plusieurs mois, le caporal Purnelle subit les foudres de la hiérarchie pour ses déclarations controversées sur le système militaire canadien.Au début de mai, les Forces armées ont porté sept accusations de «conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline» et de «désobéissance à un ordre» contre le sous-officier de la base de Valcartier.Elles lui reprochent d’avoir accordé sans permission des entrevues à des médias et de s’être absenté de son travail sans autorisation.Dans la première affaire, le caporal Purnelle est accusé d’avoir commenté auprès des médias son livre vitriolique, Une armée en déroute, sur la corruption au sein des Forces armées et le carriérisme des chefs, qu’il a publié sans l’autorisation de ses supérieurs.Dans la deuxième affaire, le militaire est accusé d’avoir quitté, le 26 avril dernier, son poste sans autorisation pour se rerçdre à la Commission d’enquête sur la Somalie à Ottawa.A cette occasion, le caporal avait remis aux commissaires une photo où apparais- sait un aumônier militaire, Mark Sargent, surveillant des' Somaliens ligotés.Le caporal Purnelle a servi au sein du ; Régiment aéroporté du Canada et a participé à la mission.canadienne en Somalie de décembre 1992 à juillet 1993.A la fin mai, le caporal Purnelle a été suspendu de ses fonctions et ses supérieurs l’ont avisé qu’il ferait face à une cour martiale.Puis, en juillet, le militaire recevait un avis l’informant que ses supérieurs voulaient l’expulser des Forces armées.Son cas était donc référé devant un Conseil de révision de carrière, qui a le pouvoir de l’expulser.Toutefois, la Commission d’enquête sur la Somalie a fait savoir au chef d’état-major, le général Jean Boyle, qu’elle n’appréciait pas que le caporal Purnelle soit jugé par le Conseil de révision et qu’elle demandait qu’il subisse un procès en cour martiale.Dans une lettre adressée à la commis- ; sion le 11 septembre dernier, les autorités, militaires ont acquiescé à cette demande et décidé de retarder toutes procédures visant à expulser le sous-officier jusqu’à ce qu’une cour martiale décide de son sort.Rejoint à son domicile en banlieue de Québec, le caporal s’est dit heureux de l’initiative de Mme Larouche.«Je suis très touché, a-t-il dit.C’est une femme qui a beaucoup de courage.» Fonds pour la défense du caporal Michel Purnelle, C.P 31123, Sainte-Foy, Québec, G1V 4W6.«Le caporal représente une voix qui s’élève au sein des Forces armées pour le respect de la liberté d’expression» Des organismes dénoncent les propos «racistes» de Raymond Villeneuve Mère enceinte toxicomane La Cour suprême est saisie du cas PRESSE CANADIENNE MARIE-ANDRÉE C H O UINARD LE DEVOIR Réagissant à la récente sortie «raciste» de Raymond Villeneuve, des organismes de défense des droits des minorités s’inquiètent du nombre grandissant d’attaques dirigées contre la communauté juive et demandent à Lucien Bouchard d’amender la Charte des droits et libertés de façon à «interdire les publications ou déclarations haineuses».«Nous demandons à M.Bouchard de modifier la Charte des droits et libertés de la personne pour empêcher de faire circuler du matériel haineux ou de faire des déclarations Hâbleuses qui peuvent provoquer des actes discriminatoires», a expliqué hier Robert Lib-man, directeur de la région du Québec pour B’nai Brith Canada, l’un des trois organismes — avec la Ligue des Noirs du Québec et le Centre de recherche-action sur les relations raciales — outrés par les propos publiés par Raymond Villeneuve.Comme le rapportait la Gazette plus tôt cette semaine, l’ancien felquiste désormais à la tête du Mouvement de libération nationale du Québec, Raymond Villeneuve, aurait prévenu la communauté juive qu’elle s’exposait à une éventuelle «confrontation» dans un Québec indépendant si elle continuait de voter massivement pour l’unité du Canada.M.Villeneuve aurait incidemment qjouté qu’Alliance Québec et le Parti Egalité ont été fondés par des juifs et que «ça continue aujourd’hui avec [Howard] Galganov».Robert Libman estime qu’il s’agit là d’une incitation à la violence et que sans une disposition précise de la loi, il est impossible de poursuivre M.Villeneuve devant les tribunaux pour ce type d’offense.Robert Libman estime d’ailleurs qu’une série d’événements récents (l'Office de la langue française et les produits casher, Normand Lester et l’Hôpital général juif, le chef du Bloc québécois demandant au Congrès juif canadien de se dissocier des propos de Howard Galganov) démontrent clairement que la communauté juive est la cible d’attaques répétées juxtaposant religion et appartenance ethnique à opinion politique.Alliance Québec dépose une plainte au SPCUM Raymond Villeneuve s’est aussi attiré les foudres d’Alliance Québec en tenant des propos «que l’on doit prendre au sérieux» lors d’entrevues radiophoniques, selon le président de l’organisme, Michael Hamelin.Une plainte a d’ailleurs été déposée par Alliance Québec à la police de la Communauté urbaine de Mpntréal relativement à ces entrevues.A partir des transcriptions d’entrevues, les policiers détermineront si les propos sont bel et bien de nature haineuse et «s’ils constituent une menace qui justifie une poursuite», explique le commandant Normand Couillard, responsable des relations publiques à la police de la CUM.M.Villeneuve aurait affirmé à Pierre Pascau, sur les ondes de CKVL, que les Stephen Scott, JCeith Henderson, les gens du Parti Egalité et d’Alliance Québec «nous ont considérablement provoqués au cours des années».«Ça pourrait leur arriver, rapportait la Gazette hier, peut-être des bombes, mais il y a des moyens plus simples comme des cocktails Molotov, oui.» «Nous réagissons au fait que M.Villeneuve parlait de l’utilisation de la violence, explique M.Hamelin.Notre nom a été utilisé d’une façon [sérieuse], et essentiellement nous voulions que les policiers puissent voir la transcription et qu’ils jugent s’il y a lieu [d’intenter des poursuites].» L’attachée de presse de Lucien Bouchard a expliqué que «le premier ministre réitérait sa position en ce qui a trait aux propos de M.Villeneuve, qu’il trouve tout à fait inacceptables».«Il y a moyen de faire la souveraineté du Québec dans le respect de toutes les communautés, et des propos comme ceux-là vont complètement à l’encontre de cette idéologie», a expliqué Marthe Laurence, qui a précisé que la Commission des droits de la personne a également été saisie d’une plainte au sujet du même individu.«Ce n ’est pas la première fois que des organismes demandent que la Charte des droits soit modifiée mais cela relève d’un domaine tellement difficile à juger, a poursuivi Mme Laurence.Comment peut-on juger si des propos incitent au ridicule [tel que le formulent les trois organismes dans leur requête] ?» Winnipeg — Une agence de protection de l’enfance a décidé de porter en appel devant la Cour suprême du Canada une décision rendue par un tribunal manitobain qui ne protégeait pas le fœtus d’une mère toxicomane.Une avocate représentant les Services de l’enfance et de la famille de Winnipeg a annoncé hier qu’elle avait demandé la permission d’en appeler de la décision rendue récemment par la Cour d’appel du Manitoba.Les cinq juges ont en effet décidé à l’unanimité que les tribunaux ne pouvaient pas empêcher la femme enceinte de respirer de la colle et des solvants hallucinogènes malgré le tort que cela pouvait causer à son enfant à naître.«C’est le genre de cause à laquelle s’intéresse la Cour suprême, c’est une affaire qui soulève une question d’importance nationale», a déclaré Elizabeth Sellick, l’avocate qui représente l’agence.L’agence espère que l’appel, si la Cour suprême accepte de l’entendre, pourrait être entendu avant la naissance du bébé, prévue pour décembre.Mais même s’il ne l’était pas, la cour pourrait toujours décider d’entendre la cause parce qu’il s’agit d’un sujet d’une portée considérable, a soutenu M' Sellick.Et même si les tribunaux sont réticents à se prononcer dans des causes portant sur une question déjà résolue, ce principe de droit n’est pas toujours suivi, a-t-elle ajouté.Elle a cité en exemple le cas de Chantal Daigle, une Qué-bécoise qui avait demandé à se faire avorter pendant que le père essayait de l’en empêcher en ayant recoure à la justice.«Même si elle s’était déjà fait avorter, la Cour suprême a néanmoins jugé bon de rendre une décision sur la question.» Dans cette cause-là, la plus haute cour du pays avait annulé une injonction qui empêchait Mme Daigle d’interrompre sa grossesse.A Winnipeg, la mère enceinte a promis de cesser d’inhaler des solvants pendant toute la durée de sa grossesse.La femme, dont le nom n’a pas été divulgué, a déjà trois enfants — dont deux sont nés souffrant des effets de sa toxicomanie.Ils ont tous été confiés aux services de protection de, l’enfance.La Cour d’appel du Manitoba a statué que la loi ne lui permettait pas d’obliger la femme à se soumettre à un.traitement «Si les droits de l’enfant à naître doivent être recon- ’ nus, ces droits ne peuvent être protégés qu’en enfreignant ceux, de la mère», a stipulé le juge Kerr Twaddle.SALON DU LIVRE ANCIEN I il etfcuaM* GRAND CHOIX DE LIVRES ANCIENS ET RARES, ILLUSTRÉS, PREMIÈRES ÉDITIONS, BELLES RELIURES,CARTES, ESTAMPES.^ “ y ANCIENS ET RARES, ILLUSTRES, fa vsSMmP' ' - "-* #iir i y i «Bjg 11/9 L f—KJ 1- ! 19 9 6 Samedi: midi à 18h / Dimanche: 11 h 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artistes pour les coopératives d’artistes, qui accroissent de 20 % la plusvalue de l’immeuble en s’y établissant Ces personnes ou ces groupes de personnes auront droit au remboursement de toutes les taxes la première année.La deuxième année, les subventions sur la taxe foncière seront de 50 % et de 100 % pour les autres taxes.D’autres subventions, d’une valeur moindre, suivront au cours des années subséquentes.Le second type de subventions, un remboursement de la taxe sur les immeubles non résidentiels seulement s’applique à tous les autres cas.Le Vieux-Lachine est présentement un quartier désuet, où la population vieillit Le site exceptionnel, sur le bord du fleuve, devrait selon les autorités de la ville, inciter les artistes à s’y établir.Appui aux prisonniers chinois (Le Devoir) — En guise d’appui aux prisonniers d’opinion en Chine, Amnistie internationale organise demain une marche qui partira à 18h30 du square Saint-Louis pour aboutir au Quartier chinois.Une marche semblable est prévue à Ottawa, le même soir; elle partira du square Daly, jouxtant le Château Laurier, pour se diriger vers l’ambassade de la République de Chine, rue Saint-Patrick.D’autres groupes locaux d’Amnistie se chargent d’organiser des événements symboliques pour protester contre le maintien en prison de milliers de prisonniers d’opinion dans ce pays qui n’en reconnaît officiellement que 2678, ce qui ne comprend pas tous les autres citoyens «emprisonnés pour des motifs politiques, mais condamnés pour d’autres motifs».L’événement coincide avec la fête des Lanternes, occasion chaque année pour les familles chinoises de se rassembler et de célébrer.Des bougies seront disponibles, au prix de 1 $, pour les marcheurs qui désirent se joindre aux manifestants.Il y aura aussi signature de pétitions, musique et discours—la section anglophone, à Ottawa, compte notamment sur son directeur, Roger Clark, et sur le président de la Fédération pour une Chine démocratique, Michael To.Gentry: le jury délibère (Le Devoir) — Le jury a amorcé ses délibérations, hier au Palais de justice de Montréal, dans le procès pour meurtre de Raymond Gentry.Ce dernier est accusé du meurtre prémédité du jeune Charles Gagné, poignardé l’hiver dernier dans un dépanneur d’Outremont.Les membres du jury ont demandé au juge les définitions par écrit de meurtre prémédité, non prémédité et homicide involontaire.Ce sont là les trois verdicts qui pourraient être rendus contre Gentry.Dépanneuses incendiées (Le Devoir) — Deux dépanneuses ont été incendiées hier soir dans le secteur sud-ouest de Montréal.Personne n’a été blessé lors de ces incidents mais l’un des véhicules est une perte totale.Une bataille de territoire entre les compagnies de remorquage serait à l’origine de ces méfaits.Aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.Affaire Suazo: reprise de l’enquête (Le Devoir)—L’enquête publique du coroner Anne-Marie David sur les causes et les circonstances du décès de Martin Omar Suazo, mortellement atteint d’une balle lors de son arrestation par des policiers du SPCUM, reprendra à compter de lundi au Palais de justice de LavaL Ijors de ces audiences, le coroner David entendra notamment divers experts en intervention policière ou en intervention de véhicule suspect du Service de police de la Communauté urbane de Montréal (SPCUM) et de l'Institut de police du Québec.Martin Suazo a été atteint à la tête par un projectile provenant de l’arme d'un agent du SPCUM, le 31 mai 1995, lors de son arrestation.la victime, accompagnée d’un homme et d’une femme, venait de voler quelques vêtements dans une boutique quand les policiers font pris en chasse.Les forces de l’opposition pourraient s’unir Le RCM est perçu comme le seul parti municipal capable de déloger Pierre Bourque La campagne électorale montréalaise est commencée.Le maire Pierre Bourque l’a déclaré deux fois plutôt qu’une au cours des dernières semaines.Les élus de l’opposition fourbissent leurs armes, quitte à reluquer la bannière du voisin.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) apparaît comme le seul parti municipal capable de déloger le maire Pierre Bourque aux yeux de l’autre parti d’opposition à l’hôtel de ville, la Coalition démocratique-Montréal écologique.«Peut-être, on peut rêver.Mais on ne peut pas être irréaliste au point de penser que dans la situation actuelle, on peut déloger Bourque ou être plus fort que le RCM», a affirmé hier au Devoir le chef de la Coalition démocratique-Montréal écologique, Sam Boskey.Cette étonnante déclaration du conseiller de Décarie suscite de nombreuses questions, notamment les raisons pour maintenir un parti représenté à l’hôtel de ville par deux élus, dont le confrère de M.Boskey, Marvin Rotrand.«On maintient un parti parce que ça représente une certaine tradition, un certain nombre d’idées.[.] On contribue au débat; on peut l’influencer.On représente les in- térêts et les opinions d’un certain pourcentage de Montréalais [5,9 %].C'est important que leur voix soit entendue», explique Sam Boskey.Selon sa logique, les intérêts des Montréalais pourraient toutefois mieux être servis par le RCM.Pour le conseiller indépendant Michel Prescott, les élus de l’opposition doivent éviter l’éparpillement car «il ne faut pas sous-estimer Bourque».Joint au téléphone, M.Prescott s’est dit intéressé à réintégrer les rangs du RCM.«Le RCM, avec son histoire, ses qualités et ses défauts, a une longueur d’avance puisque c’est un parti qui a des racines, qui a généré des déceptions mais qui peut se rafraîchir.Le RCM pourrait donc être cette nouvelle coalition», estime le conseiller de Jeanne-Mance.M.Prescott ne voit toutefois pas d’un bon œil le possible retour de Jean Doré aux commandes du RCM.Selon lui, ce parti doit être dépoussiéré et se remettre en question pour rejoindre les véritables préoccupations des citoyens.Sur ce dernier point, le chef du RCM à l’hôtel de ville, le conseiller André l^avallée, se dit d’accord.«Le RCM est capable de se donner un plan d’action adapté à la réalité montréalaise.Un RCM qui ne sera pas renouvelé ne sera pas une alternative valable», soutient-il.M.Lavallée jette un regard critique sur les huit ans d’exercice du pouvoir de l’administration Doré dont il a fait partie.«L’administration municipale de 1986 à 1994 s’en remettait aux paliers gouvernementaux supérieurs en ce qui concerne l’économie et l’emploi.Il y a pourtant eu un travail impor- tant au niveau du développement du centre-ville.Maintenant, l’économie et l’emploi doivent être au cœur du programme du RCM», dit André Lavallée.Il n’est pas question de fusion pour l’instant, mais à deux ans des prochaines élections municipales, déjà les forces d’opposition tentent un rapprochement pour mener bataille contre Vision Montréal, le parti qui a mené au pouvoir Pierre Bourque.Le maire Bourque se dit lui-même en élection, ce qu’il a d’ailleurs réitéré mardi alors qu’il dressait son bilan à mi-mandat.«On constate une certaine communauté d'intérêts.Il est clair que sur un grand nombre de dossiers, on partage les mêmes critiques.Mais les liens restent ponctuels, pas structurels», précise Sam Boskey.ir*» - ?WAIN SHIELi ?C2RRUTI 188 ?HOLLAND &SHÏRRY ?SCABAL ?DORMEUIL ÏLLE FM iADIO-CANADA Tiadio-C du C^entte \etts «•)) -^jbétadeau 30 septembre -20 h uvie ,me1vh-Laporte.Nathalie Lemieux Pierrette Rousseau, Micheline Tiugeom Francme OueDet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arse- nault (directeur des app table).Evelyne Lai Me des services comptables).Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la die ni executif et dit I.E I) E V OIK, L E .1 Ë U 1) I 2 (i S E l> T E M K K E I I) !) li ?ACTUALITES PHOTO REUTER SUR LA PLACE ROUGE, hier à Moscou, par une fraîche journée d’automne, un petit groupe de femmes a manifesté contre l’industrie de la fourrure.Les manifestantes faisaient partie de l’Association pour le traitement éthique des animaux.La Russie, elle, est l’un des principaux pays exportateurs de fourrure en Europe.Des positions irréconciliables.EN BREF Un voleur distrait Bangkok (Reuter) — Suriya Umphuphorn s’est réfugié mardi dans les toilettes de ce qu'il croyait être un temple bouddhiste pour compter son butin.Le voleur à la tire de Bangkok venait de dérober un portefeuille.Hélas, il ne s’agissait pas d’un temple, mais d’un commissariat de police.Les policiers, intrigués par l’occupation prolongée de leur salle de bain, ont fait irruption et arrêté le malfrat, qui a été emprisonné.DEMAIN + Le plaisir des promenades d’automne La saison estivale est terminée, place à celle des promenades.Dépassées, les promenades?Rien n’est moins sûr.A lire demain dans la page Plaisirs.Les amoureux du livre convergent de leur côté à Montréal dans le cadre de deux événements réunissant les libraires des livres anciens et les relieurs d’art livres habillés de peau de grenouille, recouverts de plexiglas, rares, épuisés, dédicacés par d’illustres personnages convergent dans la page À Voir.Puisqu’il est question d’histoire, celle du canal Rideau fait l’objet de la chronique Tourisme, histoire de redécouvrir l’un des éléments les plus précieux du patrimoine ontarien.Daniel Pinard percera quant à lui le mystère des sauces marinara, ar-rabiata, puttanesca et amatriciana.Erratum Une erreur technique a entraîné hier l’amputation d’un paragraphe du texte intitulé «Vers un nouvel affrontement patronal-syndical».Le passage manquant, à la suite du quatrième paragraphe, se lisait comme suit: «Il faut que les employeurs, le gouvernement et les syndicats reconnaissent que la réduction du temps de travail constitue une voie d’avenir pour la création d’emplois, affirme Henri Massé, secrétaire général de la FTQ.On est d’accord avec l’idée des mesures volontaires, mais il faut être prudent si on ne veut pas que la réduction du temps de travail pour les uns entraîne une plus grande précarisation des nouveaux emplois créés.» Nos excuses.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.le Devoir Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.EU Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-3634)305 (sans frais) Avis publics (514) 985-3344 Petites annonces (514) 985-3344 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du hindi au wmrdi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue de Bleury.9* étage.Montréal.(Québec).H.1A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor LaSaDe.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc, 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Lavai Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légaL BibBotheque nationale du Québec.Harris veut réduire la taille de la législature La réforme diminuerait la représentation des Franco-Ontariens MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Toronto — Dans le cadre de ses efforts de compressions budgétaires, le gouvernement Harris veut réduire le nombre de députés en Ontario de 130 à 103, ce qui aura pour effet de réduire la représentation des francophones à la législature ontarienne.Le problème se posera surtout dans le nord de l’Ontario, a déploré le critique libéral en matière d’affaires francophones, le député d’Ottawa-Est, Bernard Grandmaître.Le député néo-démocrate de Cochrane-Sud, Gilles Bis-son, a affirmé que si le projet de loi proposé par le gouvernement conservateur devait être adopté, la région perdra trois des six circonscriptions qui étaient à forte proportion francophone.Sa propre circonscription disparaîtra.Une partie de son territoire fera partie d’une circonscription géante, Timmins-Baie-James, qui sera, selon ses propres termes, «plus grande que la plupart des pays d’Europe».L’autre partie ira rejoindre la circonscription de Timiska-ming-Cochrane.Un porte-parole du premier ministre ontarien Mike Harris, Paul Rhodes, a affirmé que le gouvernement conservateur n’avait pas eu l’intention de réduire la représentation des francophones.«C’est un effet secondaire», a-t-il déclaré.Il a rappelé que les conservateurs avaient promis de réduire le nombre de députés afin de diminuer les coûts de la législature ontarienne.Pour ce faire, le gouvernement Harris a tout simplement proposé de remplacer la carte électorale actuelle par la carte électorale du gouvernement fédéral pour l’Ontario.Cette carte compte maintenant 103 circonscriptions.M.Rhodes a cependant refusé de dire si l’effet secondaire en question, la disparition de circonscriptions francophones, était malheureux.«Nous n’avons pas étudié les impacts spécifiques de la redistribution», a-t-il affirmé.Outre la circonscription de M.Bisson, deux autres circonscriptions à forte proportion francophone disparaîtront, avec l’amalgamation de Nickel Belt et Sudbury-Est et celle de Port-Arthur et Lake Nipigon.Le député néo-démocrate a affirmé que même si certaines de ces circonscriptions n’étaient pas représentées actuellement par un francophone, elles étaient quand même importantes parce qu’elles constituaient un terrain favorable pour des élections ultérieures.«Si nous avons moins de comtés francophones, nous avons moins de chances de faire élire des francophones», a-t-il déploré.M.Grandmaître a indiqué que la menace pesant sur les francophones était moins critique dans le reste de l’Ontario.La région d’Ottawa-Carleton, qui compte une grande partie des francophones ontariens, ne perd qu’une circonscription, Ottawa-Rideau, et encore, c’est probablement celle qui comporte la moins grande proportion de francophones.SIMARD «C’est du burlesque», dit le directeur général du PLQ SUITE DE LA PAGE 1 même un peu furieux.Le directeur général du PLQ ne peut s’expliquer comment le juge Falardeau a pu en arriver à cette conclusion après avoir lui-même trouvé «difficile à croire» la version de la députée péquiste.«C’est tout croche cette affaire-là.C’est du burlesque», a déclaré Serge Mardi au Devoir, rappelant que Mme Simard a d’abord contesté la victoire du libéral Robert Thérien dans Bertrand, qu’elle n’a pas attendu le jugement, qu’elle s’est présentée dans La Prairie et qu’elle a déménagé dans Outremont.A son avis, la députée péquiste n’a plus de crédibilité et devrait démissionner.C’est en avril dernier que le Directeur général des élections a émis contre Monique Simard un constat d’infraction, alléguant qu’elle avait fait une fausse déclaration: «A Outremont le 6 septembre 1995, elle a apposé sa signature sur une fiche de recensement qui contenait un renseignement qu’elle savait être faux ou inexact, à savoir que: le 1er septembre 1995, elle était domiciliée dans la municipalité d’Outremont depuis 12 mois.» Le procès de Monique Simard n’aura duré qu’une seule journée, soit le 29 août.Dans un premier temps, le juge Falardeau confesse son scepticisme: «Il peut paraître pour le moins bizarre qu’une candidate défaite à une élection ne se soit pas souciée de l’exactitude des renseignements de sa fiche de recensement, compte tenu des problèmes qu’elle avait vécus lors de la contestation de son élection, l’année précédente.Cependant, rien ne nous permet de rejeter sa version, compte tenu du fait qu’elle n’est pas contredite.» «Difficile à croire» Faisant référence longuement à la jurisprudence et à l’interprétation qu’il faut tirer du vocabulaire utilisé par le législateur, le magistrat fonde son jugement sur la nécessité de la preuve de l’intention pour entraîner une déclaration de culpabilité.Il écrit: «Même si la version de Monique Simard peut paraître difficile à croire [.] Compte tenu de l’unique version des faits en preuve au dossier à l’effet qu’elle a signé la fiche de recensement sans la lire et partant, sans savoir ce qui y était inscrit à l’exception de sa date de naissance, la cour ne peut qu’entretenir un doute raisonnable quant à l’intention de la défenderesse et l’en faire bénéficier.» Le Directeur général des élections a eu une première réaction rapide, puis il s’est ravisé.Avant même qu’il ait pris connaissance du jugement, son bureau annonçait un communiqué pour la fin de l’après-midi.Mais après une lecture attentive du document, il a déclaré: «Je me pencherai là-dessus au cours des prochains jours en compagnie de mes conseillers juridiques.» Ce qui laisse croire qu’il a constaté les faiblesses du jugement, qu’il y a vu la possibilité de gagner sa cause en appel et de sauver ainsi la réputation de l’institution qu’il préside.Il fera connaître sa décision d’ici à la fin de semaine.QUÉBEC SUITE DE LA PAGE 1 cours aux tribunaux ou autres avis extérieurs puissent influencer le vote à un futur référendum sur la souveraineté.Il a rappelé qu’une décision démocratique des Québécois en faveur de la souveraineté serait suivie de pourparlers avec le reste du Canada.«Le droit à la sécession n’existe pas dans la Constitution actuelle et ce n’est pas codifié dans les lois internationales, a-t-il reconnu.Qu’il y ait un flou juridique, c’est relativement secondaire puisque c’est la question de démocratie qui prime.» Le ministre des Finances, Bernard Landry, a pour sa part donné un cours de politique aux journalistes, citant professeurs, écrivains et Maurice Duplessis pout soutenir que les décisions de la Cour suprême vont généralement dans le sens de l’idéologie fédérale.«Malheureusement, le gouvernement du Canada n’a pas encore réalisé ce fait fondamental qui est que les Québécois et les Québécoises forment une nation.Et les nations démocratiques décident de leur propre sort par le vote.Le peuple et le territoire sont reconnus et clairs.Cette question relève donc du droit international et non du droit national canadien.» Selon lui, un tribunal nommé entièrement par le gouvernement canadien, appliquant des lois qui ne sont pas applicables à un peuple se prononçant sur son avenir, nuit à la cause du gouvernement fédéral aux yeux de l’électorat.Ni lui ni le ministre des Relations internationales, Sylvain Simard, ne s’inquiètent des conséquences de la présentation de quatre experts américains devant un sous-comité de la Chambre des représentants hier.«C’est un point de vue de l’extérieur comme le serait celui de la Cour suprême», a noté M.Simard.FOLIE 6 % de la population de Pointe-aux-Trembles est désinstitutionnalisée SUITE DE LA PAGE 1 vieux d’ici ont accompli pour les vieux d’ailleurs, cet Etat pourrait ajouter une formule du genre: merci à la population de Pointe-aux-Trembles pour services rendus.Car les gens de Pointe-aux-Trembles (PAT) ont accepté ce que les gens de bien des ailleurs ne voulaient pas et ne veulent toujours pas.Quoi donc?La présence au sein de leur quartier, présence physique s’entend, de personnes souffrant de maladies sévères ou persistantes, soit ces personnes que l’on appelait, dans l’ancien temps, les fous.Désinstitutionnalisation aidant, l’inventaire immobilier du quartier comprend pas moins de 133 centres d’accueil.133 centres réservés aux femmes et aux hommes habités par ces maladies sévères et persistantes qui se soignent à Louis-Hippolyte-Lafontaine.En tout, ces centres rassemblent environ 1000 personnes.Et alors?.C’est tout simple: 1000 désinstitutionnalisés sur un total de 1200 demeurent à PAT.Autrement dit, la grande majorité des patients liés à Louis-H.-Lafontaine, plus important pour ne pas dire seul hôpital psychiatrique de la région montréalaise, ont fait de ce quartier leur point de chute.Ils sont là, très nombreux et non trop nombreux.Ils sont en tout cas plus nombreux dans ce quartier qu’à l’hôpital.Psychiatre à Louis-H., le docteur Raymond Morris-sette, qui incidemment a communiqué les chiffres cités plus haut, a souligné que cette institution comptait désormais 975 patients en son sein contre 3500 au début des années 80 et 6000 au début des années 60.Tous ces chiffres mis en équation, toutes les données permettant de traduire l’état de la situation révèlent que 6 % de la population de Pointe-aux-Trembles est désinstitutionnalisée.Ce 6 %, selon Henri Dorvil, professeur de travail social à l’UQAM et membre du Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention de l’Université de Montréal, ce 6 %, donc, signifie que PAT est de tous les centres urbains du Québec celui où il y a le plus de.vous savez quoi.Il y en a d’autant plus qu’ailleurs que la toile de fond géographique de PAT et des environs, des environs proches, n’est pas une toile mais un grillage.Il y a dans ce quartier une trame ou un axe de l’enfermement plus imposant, plus concentré qu’ailleurs au Québec.Lorsqu’on fait les rues et les terrains vagues du coin, on tombe sur la prison Rivière-des-Prairies, qui avoisine l’Institut Pinel, lui-même pas si éloigné de Cité des Prairies, un centre pour jeunes délinquants que l’on appelait maison de redressement il n’y a pas si longtemps.Toujours pour les jeunes, il y a Boscoville, le Mont-Saint-Antoine.Bref, le coin est grillagé et pas à peu près.Et le coin est comme ça parce que les gens du coin ont fini paç s’y faire alors que les autres n’ont jamais voulu s’y faire.A ce propos, le docteur Morrissette a constaté récemment qu’une résistance de la part des résidants de Saint-Léonard s’était fermement manifestée concernant l’implantation éventuelle de patients.L’hypocrisie À ce propos encore, Henri Dorvil a rappelé qu’Anjou était plus hypocrite.Comment cela?«Ils ne veulent même pas que les malades fréquentent les centres de loisirs municipaux pour, par exemple, jouer au bingo ou au billard.» Il y a cet aspect culturel de l’hypocrisie, mais il y a aussi, voire surtout, l’aspect économique de l’hypocrisie en question.Car cet axe de l’enfermement fait travailler, donc vivre, des gens de Saint-Léonard comme d’Anjou.Incidemment, il faut noter, selon le docteur Morrissette, que Louis-H.est l’un des principaux employeurs si ce n’est le principal employeur de Pointe-aux-Trembles.Utilisée comme porte d’entrée du quartier, l’économie permet en tout cas de constater, selon les mots de M.Dorvil, que «le malade mental est toléré dans les quartiers populaires, certains milieux de vie où sa présence constitue un avantage économique, et il est refoulé dans les quartiers rési- dentiels ou huppés qui ne tirent aucun avantage de sa présence».La conséquence financière du syndrome «pas dans ma cour» s’est soldée par le fait, le fait en dur, le fait palpable, que la valeur de la maison de PAT est de 15 000 $ à 20 000 $ en dessous de celle d’Anjou, Saint-Léonard et autres quartiers du coin, selon les calculs d’André Théo-ret, patron de Remax de la Pointe.Evidemment, comme le coût d’acquisition d’un bien immobilier est moins élevé qu’ailleurs, cela attire tout naturellement les «investisseurs» en centre d’accueil.Qui plus est, il faut confier que pour chaque patient, le patron d’un centre, a précisé M.Dorvil, reçoit 600 $ par mois, non imposables.«En phase de mobilité sociale ascendante, les individus hébergent chez eux des malades mentaux par humanisme mais aussi pour améliorer leur condition économique.» Bref, on a assisté à l’émergence d’une «industrie» de la folie.Le problème, selon Colette Paul, conseillère municipale de PAT, c’est «qu’on atteint la saturation.Les gens du quartier aimeraient que ce soit mieux encadré.En fait, ce qu’ils veulent, ce sont des centres rassemblant dix ou douze patients chacun et non vingt ou vingt-cinq comme c’est le cas de la grande majorité d’entre eux.Car il ne faut pas oublier qu’en plus des centres officiels, il y a des foyers clandestins».Physiquement, ces centres sont généralement situés sur des rues commerciales ou semi-commerciales.Il y en a beaucoup, beaucoup moins dans les enclaves résidentielles.Il y en a donc sur des rues comme Sherbrooke.Et alors?C’est de toute beauté.C’est McDo et Pizza Hut, c’est mini-putt et motel exigeant 17 $ pour la sieste (sic).C’est le développement urbain conçu par l’homme normal.Si normal qu’on s’est dit que le Musil, le Robert Musil, c’était quand même quelqu’un.Pourquoi donc?Parce qu’il avait observé ceci: «L’homme ordinaire a toutes les maladies mentales.Le fou n’en a qu’une, c’est là son drame.» INTIFADA «Quand on a vu ce massacre, on a répliqué» SUITE DE LA PAGE 1 tinien, selon l’OLP Le directeur de l’hôpital de Ramallah, Shaouki Harb, a dit s’attendre à d’autres décès.L’armée israélienne a eu, pour sa part, neuf blessés dans ses rangs, doijt trois sérieusement atteints.A Bethléem, immédiatement au sud de Jérusalem, forces israéliennes et palestiniennes se sont également tiré dessus.Les affrontements ont fait au moins quatre blessés du côté palestinien, dont un sérieusement atteint A Jérusalem-Est, des Palestiniens, au nombre desquels figuraient des personnalités ayant rang de ministre dans le gouvernement de l’Autorité palestinienne, ont été rudoyés par des policiers alors qu’ils tentaient de tenir un sit-in devant la prte de Damas.«À Jérusalem, ils ne nous autorisent même pas à nous asseoir par terre, a déclaré à l’AFP Hanane Achraoui, ministre palestinienne de l’Enseignement supérieur.Elle a ajouté: «Ils essaient de créer des faits accomplis qui sapent les fondations mêmes de la paix.» A Ramallah, les affrontements ont commencé à coups de pierres et de bouteilles.De jeunes Palestiniens manifesr taient leur colère contre l’armée israélienne.Ce furent ensuite les coups de feu de Tsahal, l’armée israélienne.Des blessés, des cris, des insultes.La police palestinienne, qui avait tenté jusque-là de contenir les manifestants en lançant des appels au calme, a finalement pris position derrière des habitations ou des véhicules et a tiré, à son tour.Ce fut l’engrenage.«Quand on a vu ce massacre, on a répliqué», a déclaré à Reuter un responsable des forces de sécurité palestiniennes.Les soldats israéliens étaient postés dans les collines alentour ou sur les toits.«Revenez, donnez à nos forces une chance de remplir leur devoir national», répétaient des haut-parleurs dans les rues de Ramallah, jonchées de pierres et de douilles de cartouches.Des manifestants ont alors entonné d’anciens chants révolutionnaires appelant au djihad, la guerre sainte contre Israël.Le tunnel de la discorde C’est le percement d’un nouvel accès au tunnel qui se trouve sous l’esplanade des mosquées, à Jérusalem-Est, qui a provoqué cette nouvelle flambée de violence.Le président palestinien Yasser Arafat a parlé à ce sujet de «crime contre les droits, les biens et les sentiments religieux des Palestiniens».Les Palestiniens estiment que ce percement fait partie d’un plan général de judàïsation de la vieille ville de Jérusalem.Le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, a rétorqué depuis l’Europe, où il se trouve en voyage de travail, que ce tunnel a été réalisé «pour le bénéfice de tous, chrétiens, juifs et musulmans».Selon lui, «le présenter comme une attaque contre les liera saints musulmans est totalement infondé et disproportionné par rapport à la réalité».Israël soutient que le tunnel se trouve à l’extérieur de l’esplanade sacrée et affirme que son ouverture se fera au bénéfice de tous, vu l’afflux de touristes quelle entraînera.Le responsable des sites religieux juifs, Oded Wiener, a déclaré que «l’ouverture du tunnel n’a pas de motivations politiques».En tournée à Paris et à Londres, M.Nétanyahou a rencontré le président français Jacques Chirac et le premier ministre anglais John Major.A Paris, un porte-parole de la présidence a déclaré, à propos des travaux sur le tunnel de Jérusalem, que «cette initiative ajoute un nouveau et regrettable facteur de tensions entre Israéliens et Palestiniens».A Jérusalem, les démolitions de maisons palestiniennes ont repris depuis quelques semaines, tandis que la colonisation juive rampante du quartier musulman gagne du terrain chaque jour.L’explosion d’hier ne représentait que le point culminant d’une tension ascendante depuis le début de l’été, dont l’affaire du tunnel n’a été qu’un déclencheur.L’initiative du gouvernement a suscité de nombreuses protestations en Israël même et à l’étranger.L’ancien ministre travailliste du Tourisme.Uzi Baram, a qualifié l’ouverture du tunnel d’acte «imbécile», rappelant que les précédents gouvernements israéliens avaient, à trois reprises, déçidé d’y surseoir à cause du risque d’embrasement.A Washington, le département d’Etat a implicitement critiqué Israël pour sa décision et souhaité que le calme revienne rapidement dans les territoires.De Beyrouth, le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a appelé à la reprise de l’intifada.La Ligue arabe et plusieurs Etats arabes ont également protesté contre le percement du tunnel.Même la Jordanie, un Etat en bons termes avec Israël, a émis une protestation officielle contre les dernières initiatives israéliennes.A10A
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