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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-11-02, Collections de BAnQ.

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I.!•: I) K V ont.I.E S S A M li I) I 2 K T I) I M A N C II E » N O V E M H K E I II !» Il irmrm obert Lepage cinéaste de la méfiance SyPvLN, ll|g§|1 8 WP-' à» mm VOUS de l.i à m nouvelle chanson Salle a u avec e Dan Bigras, — Luce Dufault.Rioux, Micheline Scott et plusieurs autres! 855, boni, de la Gappe htrp:/Avwvi.?mnimage.ca/clients/garineaiiAnaison.hnn Réservations ! (819) 243-2525 Producteur : Maison de la culture de Gatineau Diffuseur officiel : CBOF90,7FM LE DEVOIR F NT CBQF 90 FM COMM RÉGIONAL Ot DtVtLOrnMLMT DC L OüTAOUAlS LeDroil •\^pîuSmj âwiv Plaza la Chaudière L’apprentissage du détachement Acclamée l’été dernier au prestigieux festival d’Avignon, la plus récente pièce de Normand Chaurette, Le Passage de l’Indiana, sera enfin présentée à Montréal au TNM Andrée Lachapelle, la grande dame de la scène québécoise, avoue son admiration sans bornes pour l’écriture de Normand Chaurette dont elle apprécie avant tout la très grande musicalité.De son personnage de Martina North, Andrée Lachapelle dit avoir appris le détachement.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR En Avignon, l’été dernier, des gens arrêtaient Andrée Lachapelle dans la rue pour la remercier.Quand elle s’est pointée à la représentation des Maîtres anciens, un critique du Monde l’a apostrophée et lui a soufflé: «Madame, Le Passage de l’Indiana est le plus beau spectaçle que j’ai vu cette année au festival.» A n’en point douter, l’accueil sans pareil qu’a réservé Avignon à la pièce de Normand Chaurette, Le Passage de l’Indiana, est un événement historique, non seulement pour la dramaturgie d’ici mais pour la culture québécoise dans son en-serpble.À quelques jours de la première montréalaise, on pourrait croire que les quatre acteurs attendent sereinement les acclamations, portés par le doux souvenir du Tinel de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon! Or il n’en est rien.Ils sont terrifiés, angoissés.Décidément, les artistes ne s’en sortent jamais.«On se dit que, quand les gens s’attendent à trop, ils ressortent souvent en disant: “c’était donc ça’’.», soupire Andrée Lachapelle, fébrile.Les pièces de Normand Chaurette, on le sait, se racontent difficilement.On ne résume pas un poème.Or Chaurette est peut-être le plus «poète» de nos dramaturges.Faisons quand même un effort.Le Passage de l’Indiana se déroule dans le milieu littéraire.La pièce met en scène deux éditeurs et deux auteurs aux prises avec une histoire de plagiat Dans son plus récent best-seller, le jeune romancier Eric Mahoney (Marc Béland) — était-ce vraiment lui — a repris un passage entier — 83 lignes — d’un livre de Martina North (Andrée Lachapelle), une écrivaine célèbre et établie.Parce quelle se sent dépossédée, cette Martina North réagira par la colère.Son éditeur, Frank Caroubier (Jean-Louis Millette) et celui du jeune auteur, Dawn Grisanti, (Julie McClemens) tenteront de dénouer le conflit.Deux drames amoureux s’entrecroiseront et s’ajouteront à l’intrigue.Andrée Lachapelle connaissait déjà de l’intérieur l’écriture unique de Nor- VOIR PAGE B 2 : LACHAPELLE ROBERT SKINNER LE DEVOIR La chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 Théâtre Page B 6 Disques classiques Page B 8 Danse Page B 9 Télévision Page B 10 À Québec Page B 10 Vitrine du disque Page B 11 Jazz et blues B 11 -* LE DEVOIR ?L ODILE TREMBLAY LE DEVOIR obert Lepage s’attrape au m vol, dans un bondissement d’un jour entre Stockholm, 0 Londres et Paris.Saltim- jS banque des temps mo- dernes, créateur en ébulli-"V tion, la planète est pour lui || une grande scène, l’espa- ce/temps une notion élas-§ tique, le quotidien s’enfer-| me dans une valise.Drôle ^ de globe-trotter, farouche- ment enraciné dans la ville de Québec, son état-major contre vents et marées.Drôle de Québécois, au physique un peu extraterrestre, androgyne et mystérieux.Il répond à tout, vous échappe quand même, appuyé sur son quant-à-soi, poli, prudent, précis mais lisse et glissant comme une anguille.Pour l’heure, on cause cinéma, car Lepage accompagne Le Polygraphe qui sort vendredi dans nos salles.Le film, adapté de sa pièce du même nom, entremêle drame policier et intrigue psychologique, au moment où un jeune homme est soupçonné du meurtre de son ancienne blonde, et subit le test du détecteur de mensonges.Entre théâtre et cinéma Sautant à cloche-pied entre théâtre et cinéma, ce créateur tous azimuts prend aujourd’hui la mesure du fossé qui sépare ces deux arts.«Le cinéma établit un rapport intime entre le spectateur et le personnage, alors qu’au théâtre, le public vient rencontrer un collectif d’artistes et s’attend à voir les ficelles.À l’écran, il faut les cacher et l’acteur doit disparaître derrière son personnage.Le cinéma commande une humilité de réalisateur étrangère au metteur en scène de théâtre.» Ça le VOIR PAGE B 2: LEPAGE Adapté de la pièce du même nom, Le Polygraphe qui sort vendredi dans nos salles entremêle drame policier et intrigue psychologique 1, !¦: I) K V I) I It , 1, K S S A M K I) I 2 E T I) I M A N C II E B N 0 V E M I» H E I I» !» « Conseil des Arts du Canada The Canada Council GCNSE1L > DESARI3F X'QLlBL ¦IIP L’AMOUR.LA GUERRE.LE DESTIN Drame musical Michel Robidoux Les deux Grondes tWmmh’Pf-’¦ .s"’" .: .m Depuis 1973, ie Théâtre des Deux Mondes se consacre à 4a création eLà_une recherche ° qui a donné lieu à plus de ° 3S00 représentations dans près de 200 villes des pays suivants :Québec et Canada, États-Unis, Mexique, • Honduras, Portugal, France, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Écosse, Irlande, Suisse, Italie, Australie, Allemagne, Danemark, Japon, Hong-Kong, Viêt-Nam, Australie, Côte-d'Ivoire et Zaïre.Dirigée aujourd'hui par Daniel Meilleur, Monique Rioux et Michel Robidoux, la compagnie a créé ‘tu cours des dernières années les spectacles l’Histoire de l'oie, Terre promise / Terra • promessa (avec les Italiens du Teatro dell'AngolQ), Les nuages de terre (avec les' Africains du Ki-Yi Mbcick -théâtre) et Rosemondc.Au moment d'entreprendre sa 24e saison, la compagnie est fière d'inaugurer un nouveau centre de production et de diffusion dans un quartier montréalais peu choyé au plan culturel, d’offrir aux v ; artisans de théâtre un lieu adapté à la recherche et à la création, et de permettre au public d'avoir accès à des spectacles dans des conditions appropriées.Les directeurs des Deux Mondes sont fiers d'avoir fait en sorte qu'Pin nouveau’théâtre voie le jour dans la cité, un nouveau lieu destiné â l'art et aux choses de l'esprit,*et contribué ainsi,o 0â leur manière et â leur s mesure, à construire l'avenir.Merci aux partenaires publics qui ont rendu possible ce projet ou qui interviennent dans le soutien des activités des Deux Mondes.Une femme et un homme tentent de sauver leur amour et de se soustraire à l'Histoire alors que leur pays bascule dans le cauchemar d'une guerre fratricide qui broie les destins individuels.Mise en scènerDantel Meilleur - — -f— Musique et environnement so,nore:Michel Robidoux Conseiller à la dramaturgie et textes:Normand Canac-Marquis Avec:Noëlla Huet, mezzo-soprano.Réal Bossé et Caroline Lavigne Conception visuelle:Daniel Meilleur et Yves Dubé.Vidéo:Yves Dubé Lumière:Don Franklin.Costumes:Jill Thomson Du 5 novembre au 8 décembre 1996 (du jeudi au samedi à 20 heures, lé dimanche à 15 heures) SPECTACLE INAUGURAL DU NOUVEAU Théâtre des Deux Mondes 7285.rue Chabot (entre les rues Papineau et de Lorimier.au nord de la rue Jean-Talon, métro Fabre).Prix des billèts:15 $ (étudiants:10 $) Réservations:(514) 593.4417 LACHAPELLE Un juste retour des choses SUITE DE LA PAGE B 1 mand Chaurette, elle qui fut la Duchesse d’York dans Les Reines au théâtre d’Aujourd’hui, la même pièce que l’on montera qn mai 1997 à la Comédie-Française.A la lumière de son expérience dans Le Passage de l’Indiana', son admiration pour le dramaturge n’a fait que croître.«Ce qui me plaît, c’est la musicalité de son écriture.En fait, Chaurette est un compositeur.Et comme j’aime la musique plus que le théâtre, je m’y retrouve aisément.Comme la musique, son écriture me coupe le souffle ou, au contraire, me le redonne.J’admire aussi sa profondeur.En même temps, il a beaucoup d’humour.C’est une écriture intelligente, sans concessions, sans faux attendrissement.» Une expérience déstabilisante Venant d’Andrée Lachapelle, cette litanie de compliments a du poids.Car en 45 ans de théâtre, elle en a vu d’autres.De fait, elle a défendu plus de 80 rôles, portée par les mots de Tchékhov (son auteur préféré), Molière, Jean Genet, Tennessee Williams — elle fut Blanche Dubois dans Un tramway nommé désir à l’Atelier, à Paris, en 1975 —, Henri Ibsen, Marcel Dubé et Michel Tremblay.Martina North n’est pas son premier rôle d’écrivaine.Elle avait interprété Anaïs Nin dans Anaïs dans la queue de la comète de Jovette Marchessault, en 1985, au QuafSous.Ce qui force l’admiration, chez Andrée Lachapelle, c’est qu’après toutes ces années, elle consente à se lancer dans une expérience déstabilisante comme celle du Passage de l’Indiana.Il lui fallait beaucoup de courage pour y plonger.«Martina North est une femme cérébrale, une écrivaine, une femme de tête, une intellectuelle, une femme qui passe son temps à analyser les choses.C’est le contraire de ce que je suis.Il me fallait enlever tout le lyrisme que je projette, dans la vie et sur scène, pour entrer dans la peau de ce personnage.Ce fut parfois difficile.Denis Marleau a beaucoup travaillé.Cela a été un travail ardu mais ça m’a apporté beaucoup.On prend parfois des habitudes avec les années et il est bon que quelqu’un ose nous les montrer du doigt.Moi, je suis portée à me laisser aller dans l’émotion.Denis Marleau voulait, au contraire, plus de retenue.Le texte de Chaurette est très littéraire.Or le metteur en scène voulait justement que ce ne soit pas livré de façon littéraire, que ce soit la tête qui fonctionne.Cela demande une approche différente de celle qui prévaut généralement au théâtre.Il ne fallait plus approcher le personnage de façon psychologique.C’est précisément ce que j’aime du théâtre, ce qui nous déstabilise, ce qui nous amène à nous remettre en question, à nous dépasser.» De cette Martina North, Andrée Lachapelle avoue avoir appris le déta- chement.«Il y a plusieurs lectures possibles de cette pièce.C’est bien sûr un suspense autour d’un plagiat.Il y a aussi tout un questionnement sur l’identité.Belle matière pour les psychologues! Quand un être est tellement obsédé par un autre, il devient cette autre personne.Et puis, pour moi, le passage de l’Indiana, c’est aussi le passage de la vie, cette recherche profonde du bien-être.Pour en arriver à trouver la paix et la sérénité, il faut atteindre un état de détachement total.C’est précisément ce qui arrive à Martina North.Elle est d’abord en colère, révoltée.Puis elle apprend progressivement le détachement, elle renoue avec une expérience de dépossession vécue au début de sa vie.Il y a aussi dans cette pièce toute une réflexion sur la création.Chaque œuvre est une renaissance.Qu’un jeune auteur comme Normand Chaurette comprenne à ce point le processus de la vie, cela m’impressionne.» Plus que jamais, on l’aura compris, le théâtre demeure ce qu’il y a de plus important dans la vie d’Andrée Lachapelle.«Je refuse bien des choses pour m’y consacrer.Jamais je ne m'empêcherai de faire du théâtre.C’est ce qui m’enrichit, me nourrit, fait que j’avance.C'est le théâtre qui nous sauve, nous les rêveurs.Et le théâtre est plus fidèle que tout le reste.A l’âge auquel on arrive, on a envie de se consacrer à l’essentiel.» C’est sûrement le théâtre, aussi — et l’amour des siens et du public — qui la gardent si belle et si généreuse.Qu’elle soit partie prenante de la plus belle aventure théâtrale des dernières minées n’est sûrement pas un hasard.C’est un juste retour des choses.JEAN-FRANÇOIS BERUBE «J’ai voulu ponctuer mon année avec un texte à mon goût, où j’ai écrit un beau rôle pour Andrée Lachapelle», confiait récemment Normand Chaurette.m Patrimoine Canadian Canadian Heritage Ville de Montréal Mintatéra daa Affaira* étrangères at du Commerce international Department ot Foregn After* and international Trade Canada Ministère de la Culture et daa Communications ?Ministère daa Relations Internationa Isa LEPAGE Le comédien dramaturge cinéaste se sent de plus en plus libre derrière la caméra aux prouesses picturales.Plus ça avance, moins je me sens obsédé d’effets,» A l’origine du Polygraphe: un fait divers vécu dans l'horreur, drame humain dans lequel Iœpage fut aspiré, alors qu’à Québec une de ses grandes amies, France Lachapelle, était sauvagement assassinée.L’enquête piétinait.Robert Lepage et plusieurs de ses amis durent subir le test du détecteur de mensonge, avec toute la charge d’angoisse et de suspicion que le procédé suscitait.Cette aventure inspira un film à Yves Simo-neau, Les Yeux rouges, au grand dam de Robert Lepage qui trouvait qu’il était trop tôt pour s’exprimer sur le sujet, alors que le coupable n’était pas encore découvert et que la charge émotive pesait sur chacun, comme une chape de plomb.«Je doutais de ses intentions», avoue-t-il.Plus tard, Lepage a monté sa pièce Le Polygraphe qui revenait sur l’affaire, pièce qui lui apparaît aujourd’hui un brin naïve, trop collée au réel.«J’y suis tombé dans le piège que je reprochais à Yves Simoneau: le manque de recul et de vision sur un événement qui nous avait traumatisés.Mais le temps a passé, et mon film s’est détaché de l'événement initial, a pris son propre envol.Le Polygraphe s’attache avant tout à décrire un climat.».«On vit dans une société de méfiance, précise le cinéaste.Il y a des gardiens de sécurité partout.A l’aéroport de Londres, on te pose des questions infinies, les chiens arrivent.L’acceptation de cette méfiance s'installe et mon film voulait la dénoncer.On s’imagine qu’une enquête policière a pour but de jeter la lumière sur un événement obscur, mais sa technique première est d’instaurer la méfiance, d’entretenir le brouillard de la suspicion.Les gens ne sont plus capables de se parler directement.Ça prend un téléphone, un fil, des magnétoscopes.On n’a pas vu ces instruments d’immiscer dans nos vies.Moi qui ai toujours prôné la technologie, j’y vois aujourd’hui bien des pièges.Le Polygraphe les observe.» Un gars de clan Globe-trotter ou pas, le cœur du dramaturge est à Québec où sa Caserne, centre de création et de ' production cinématographique, est en train de ; s’ériger in abs- ' tentia du grand : manitou du projet toujours par1 monts et vaux.«Mais dès janvier, c’est promis, je m’installe à Québec pour un bon bout de temps, j’arrête de courir.» On verra bien.Vous lui parlez de Québec, il s’enflamme.Sa ville, il en est amoureux comme au premier jour.Quand il tourne là-bas, Confessionnal et Polygraphe, il s’émerveille encore du nombre et de la beauté des lieux qui restent à exploiter visuellement et dont il voulait ici rendre le surréalisme.«Cette omniprésence de la nature, : de la lumière, ce rapport étroit au fleuve, aux Laurentides m’inspire.» 11 est fier des scènes tournées sur les remparts, avec la petite neige fine qui accepta de tomber, comme des sons recréés en studio, des bruits de pas, du vent et de la voix des acteurs saisis sans l’arrière-fond sonore des bruits de la ville.C’est un gars de clan, Lepage.Marie Brassard appartient à sa troupe théâtrale.Il est heureux de la faire connaître à l’écran.«Ça amène des nouveaux visages.» En même temps, il apprécie son intelligence, sa créativité.«Dans mon équipe d’acteurs, je cherche avant tout des créateurs, des gens générateurs d’idées susceptibles d’enrichir le film, explique-t-il.Peter Stormare et Maria de Medeiros, présents dans Le Polygraphe, sont connus du public grâce au cinéma, mais ils sont d’abord des gens de théâtre, souples et polyvalents.Le Suédois Peter Stormare a beaucoup travaillé avec Bergman à la scène.Moi je les ai connus à travers mon expérience théâtrale.J’aime mêler des acteurs de partout et profiter de l’étincelle, du dynamisme de leur rencontre.» Il n’en a pas fini avec le cinéma, Robert Lepage, mais ne lorgne pas du côté des films à gros budgets (Le Polygraphe a récolté un modeste 4,1 millions).«Trop d'argent restreint la liberté de création, estime-t-il.Or, c’est cette liberté qui m’intéresse.Je tourne pour avoir du fun.Ma carrière n ’est pas en cause.Je fais autre chose dans , la vie.Alors accep{er trop de ; contraintes, non merci! A me produire ! moi-même, je gagne la possibilité de ¦ mettre mon nez dans tous les aspects ¦ d'une œuvre, sans qu'elle ne soit trop dénaturée.En fait, ce qui m'agace au cinéma, c’est de ne pas pouvoir rajuster le tir après la première.Au théâtre, on améliore le produit, mais pour un film, en Amérique du moins, la guillotine de la version finale vous torqbe dessus.» A son horizon prochain: un one man show à la scène, la gestion de sa Caserne et une trilogie de longs métrages pour la télé dont il ne veut pas commenter le sujet mais qui seront du pur Lepage éclaté.S’arrêter?Impossible.Dès janvier, c’est promis, je m’installe à Québec pour un bon bout de temps, j’arrête de courir» SUITE DE LA PAGE B 1 fatigue, le culte hollywoodien du vedettariat, Lepage.Il trouve que l’interprète occupe trop d’espace et n’a plus le droit de changer, de se couler dans la peau d’un autre, mais doit vendre sa binette trop connue.Le dramaturge devenu cinéaste estime avoir pris de |a graine depuis son Confessionnal.A travers ce second long métrage, il eut l’impression d’être moins enfermé dans un carcan dans un scénario, de vivre une libération.Marie Brassard, l’actrice principale et membre de vieille date de l’écurie théâtrale Lepage a coscénarisé avec lui le texte.Mais avant chaque tournage, les gens apportaient leurs idées, changeaient des répliques, improvisaient parfois.«J’ai découvert cette technique avec Denys Arcand, sur le tournage de Jésus de Montréal, explique Lepage: celle d’arriver avec un scénario élaboré puis de lancer sur le plateau: “Maintenant qu’est-ce qu’on fait?” A ses côtés, j’ai appris que le cinéma n’était pas une affaire rigide, mais une expérience spontanée.Le Polygraphe fut une aventure complètement débridée.On a pris des chances, des risques, alors que sur Le Confessionnal, trop appliqué, je tournais ce que j’avais promis de tourner.Dans Le Polygraphe, je me suis davantage concentré sur l’aspect humain, en renonçant aux numéros de réalisateurs, CBDlM Conseil régional de développement de llle de Montréal CONSEIL DESERTS COMMUNAUTÉ JP&A DCMON1 r*ÉAL fO I.K I) K V 0 I H .I.K S S A M K 1) I 2 K T I) I M A \ C II K 3 N 0 V K M II H K I il il (i B $ LW aérogare s’appelait Saint-Étienne-Bouthéon, avec une fanfare sur la piste, et du champagne, pour accueillir un vol d’écrivains.En face de l'hôtel, la gare s’appelait Chateaucreux, pour accueillir les tortillards.Avant même d’avoir mis les pieds au Grand Café de Lyon, j’étais faite, reprise du virus imparable de la province française, envieuse des «m’sieurs dames» qu’on salue en poussant la porte battante sur la place de l’Hôtel de ville, qui sont l’ordinaire de la patronne à strict chignon gris et de la serveuse accorte en noir et perles, sous un haut plafond déco, devant d’immenses miroirs juste assez défraîchis.Vous auriez été là, je vous aurais offert l’apéro autour des tables en formica, il y trônait des roses.Ce soir-là, vers dix-huit heures, trois jeunes gens ont fait irruption parmi les habitués.Oublieux des bruits de la machine à café comme des causeries autour du zinc, ils ont lu pendant vingt minutes des extraits du dernier et sans doute premier ouvrage de leur copine, Virginie Despentes, 25 ans, qui venait de publier un polar aimablement intitulé Baise-moi, où on flinguait aussi souvent, me semble-t-il, qu’on commettait la chose.L’air du temps, l’écriture à l’avenant.Le monsieur à béret qui jasait pluie et soleil avec la patronne ne semblait pas autrement ému, non plus que le vieux couple attablé devant son panaché quotidien.Surréaliste, cette scène qui a fait mon bonheur par hasard se répétait dans pas moins de quatorze cafés et bistros aux alentours, et ce n’étaient là que notes liminaires de la grande Fête du livre de Saint-Etienne, avec ses expos, débats, chapiteaux qui changent la vie de cette ville ouvrière de 200 000 habitants, en octobre chaque anpée.L’histoire veut que la Ville de Saint-Etienne, qui organise elle-même cette fête fort courue des écrivains auxquels on dore la vie sur tranches, soit ainsi fondatrice de l’événement Le temps des livres, qui multiplie aujourd’hui par centaines, au même moment dans toute la France, la célébration de la lecture.L’énorme bottin des événements coordonnés par le Centre national du livre compte quelque 5000 manifestations, sans prétendre être exhaustif.Des cafés aux écoles, des hôpitaux aux radios, le bouquin est roi.Dans la capitale, même la Régie autonome des transports parisiens (RATP) s’y était mise: elle célébrait l’année Malraux en affichant dans les wagons et couloirs du métro des dizaines de citations saisissantes sur la culture, et invitait à des lectures à bord de bus des années trente baptisés «poètes, poètes»! Tout cela sans compter les artères mêmes de l’événement, les librairies où écrivains et lecteurs s’apprivoisaient tous les soirs.Aménagé cette année à l’intérieur du Temps des livres, Le Temps du Québec a permis à dix-huit auteurs québécois de sillonner Paris et province, de s’émerveiller devant des auditoires attentifs et intéressés à ce qui pourrait n’étre, pour eux, que «petite» littérature vaguement exotique.Dans un chatoyant reste d'été qui rendait même les Parisiens souriants, les groupes débordaient dans les rues devant la I jbrairie du Québec et la Librairie canadienne où nous portions chaque soir nos débats.Tandis que mes collègues allaient et revenaient de Concarneau, de Rouen, de Vénissieux, de Bourg-lès-Valence, ma semaine s’est achevée à Dourdan, petite ville capétienne de 10 000 habitants à soixante kilomètres de Paris, dont il faut bien sûr que je vous dise quelle est jumelée à Lac-Mégantic, que sa place s’appelle l’esplanade du Québec, mais surtout que le maire, Yves Tavernier, socialiste français et souverainiste québécois par association cordiale, a un adjoint culturel à plein temps, qui dispose d’un budget de 400 000 $ (non, je ne les méprends pas pour des francs).Bref, je n’ai pas de thèse à vous proposer cette semaine, parce qu’il faut se garder d’en élaborer autour du pur plaisir.Bien que le fait d’arpenter la France y ait ajouté, nous connaissons le même ici, d’un Salon du livre à l’autre, qu’on s’y retrouve en écrivain ou en lecteur.Nous pourrions sans doute nous inspirer du temps français des livres, pour synchroniser nos propres temps, élargir les lieux de fête, les multiplier, inspirer notre terne STCUM, égayer; nos hôpitaux, animer nos écoles, et même convertir nos municipalités.Mais l'important, c’est la ferveur que l’écrî-.ture et la lecture suscitent toujours, et qui nous comblent.; Je sais bien qu’il y a une part d’illusion dans les static, tiques qui indiquent une croissance constante des publica-, fions, des achats de livres, de la fréquentation des bibiio.thèques et librairies.Tous les livres ne sont pas littérature et les guides automobiles ou astrologiques font plus facile-, ment grimper la recette que les romans ou les essais.Mais les fêtes du livre, qui réunissent tous les genres dans leurs.capharnaüms, qui ne font pas trop de distinctions de classes, me semblent d’abord une sensuelle et rassurante fête du papier.De sa couleur, de son odeur, de sa texture,.bientôt de son usure entre nos mains.Quel autre objet, proposé à la vente manipule-t-on autant?C’est décidé, j’ai eu ma phase Internet et je ne cesserai pas de parcourir, l’autoroute pour autant, mais je me range résolument dans le camp de ceux qui croient à la vie éternelle de l’imprimé.J’en suis si sûre que je vous offre l’apéro et la lecture au Grand Café de Lyon, en octobre, dans un siècle ou deux.Lise Bisson nette ?i* » » »» » r * Le cours magistral 160 musiciens de l’OSM et de l’Orchestre symphonique McGill s’unissent le temps d’un concert anniversaire Pour la première fois, les deux orchestres seront réunis sur la scène de la salle Wilfrid-Pelle-tier demain.Les chefs respectifs des deux formations, Timothy Vernon et Charles Dutoit se relaieront au pupitre.Devant eux: 160 musiciens, élèves et professeurs, réunis en un même cours magistral.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Les étudiants de la faculté de musique membres de l’Orchestre symphonique de McGill se préparent depuis près d’un mois à l’événement de clôture des célébrations du 175e anniversaire de leur université.Hier, à la Place des Arts, Charles Dutoit a répété, seul avec eux.Aujourd’hui, les deux formations seront ensemble sur scène pour la générale.Les étudiants seront en pays de connaissance: pas moins de 26 musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal leur enseignent déjà à McGill.En fait, sur scène, ils seront environ 100 musiciens de McGill et 60 de l’OSM, une affluence rare à la salle Wilfrid-Pelletier.Nerveux, les jeunes?«Les étudiants trouvent surtout très stimulant d’être assis à côté de leur professeur et veulent être à la hauteur.Loin de leur faire sentir qu’ils n’ont pas leur place, les musiciens de l’OSM donnent aux jeunes quantité de conseils», a observé Timothy Vernon.Bon an mal an, les 50 ensembles de musique de McGill donnent quelque 450 récitals dans les salles Pollack, Redpath et Clara-Lichtenstein du campus.Parmi les plus cotés: l’Orchestre symphonique de McGill, dont les membres sont choisis par audition, et l’Ensemble de jazz de McGill, qui a produit quatre disques compacts sur étiquette McGill Records.Niveau d’excellence Même s’il doit se renouveler au rythme des nouvelles inscriptions et des diplômes de ses musiciens, l’Orchestre symphonique de McGill a su maintenir au fil des ans un haut niveau d’excellence.En 1988, son disque avec Maureen Forrester lui a valu une nomination pour un prix Juno.Un an plus tard, l’Orchestre symphonique de McGill devenait le premier orchestre d’une université canadienne à se produire au Carnegie Hall de New York.On l’a aussi invité SOURCE UNIVERSITE MCGILL conjointe d’extraits de L’Anneau du Nibelung, de Wagner), avant de céder la place à Charles Dutoit qui dirigera la suite Tableaux d’une exposition de Moussorgski (orchestrée par Ravel).En bref ¦ (Devant l’impossibilité d’obtenir une importante subvention d’une de ses sources traditionnelles, le Concours international de musique de Montréal (CIMM) se voit obligé d’annuler le concours international de chant qui devait avoir lieu du 26 mai au 9 juin 1997.Toutefois, les membres du Conseil d’administration se pencheront sur les moyens à prendre pour assurer la présentation des prochains concours.Fondé en 1963, le CIMM consacré aux disciplines du violon, du piano et du chant compte parmi ses lauréats Angela Cheng, Gidon Kremer, Garrick Ohls-son, Jean-Claude Pennetier, Ivo Pogo-relich, Richard Raymond et Vladimir Spivakov.¦ En plus de codiriger le concert conjoint de l’Orchestre symphonique de McGill et de l’OSM, Charles Dutoit donnera à llh, au Centre Pierre-Péladeau le premier des trois concerts commentés au programme cette année.La Symphonie fantastique, de Berlioz sera à l’étude demain.Pour Dutoit, cette journée chargée est sa dernière avec l’Orchestre symphonique de Montréal puisqu’il s’absentera de son pupitre jusqu’au 18 février.L’Orchestre symphonique McGill en concert à Carnegie Hall au Lincoln Centre à New York, au Roy Thompson Hall à Toronto, au Centre national des Arts à Ottawa et au Grand Théâtre de Québec.«Encore aujourd’hui, McGill a la réputation d’être vieille, anglophone et riche, note le maestro Timothy Ver-non.C’est de moins en moins vrai: aujourd’hui, un nombre grandissant de francophones fréquentent la faculté de musique et les répétitions se passent souvent dans les deux langues.Riche?McGill, comme les autres universités, souffre aussi des compressions», rappelle M.Vernon.Si la Faculté a notamment dû composer l’an passé avec une ponction de 260 000 $ dans son budget, les anglophones de Montréal compensent régulièrement par des dons, pratique très ancrée dans la tradition de cette communauté.Ainsi, en 1977, par exemple, la faculté recevait un don anonyme de 200 000 $ pour l’acquisition d’un orgue à la salle Redpath (le campus compte d’ailleurs deux orgues Casavant).En 1996, les dons et bourses ont permis de décerner des bourses totalisant près de 200 000 $ aux quelque 700 étudiants que compte la Faculté (dont 5 % viennent de l’étranger et environ 21 % sont francophones).«Pour les étudiants étrangers, une formation à McGill — qui ne coûte qu’une fraction des frais de scolarité des grandes universités américaines — est une très bonne affaire» juge M.Ver-non.En plus d’occuper le poste de directeur artistique du Pacific Opera, M.Vernon est fréquemment appelé à diriger des orchestres et des opéras à travers le Canada.Cet été, par exemple, il a dirigé l’Orchestre symphonique de Montréal.«Mais il n’y a rien que je préfère plus que d’enseigner à ces jeunes.Ils sont encore idéalistes et pour eux, rien ne compte davantage dans leur vie que la musique.Ils ont encore le sens de l’aventure, pour eux, rien n’est routine, tout est découverte.» Dimanche, Timothy Vernon dirigera l’OSM et l’Orchestre symphonique de McGill dans une prestation SOURCE UNIVERSITY MCGILL Timothy Vernon LOUISE Le Théâtre de La Manufacture présente RUES ÜE Laurin, Laplante Avocat* (g) J-K- .(fcum) L Impénale UuiHmi» MISE EN LECTURE avec NICOLE LEBLANC LATRAVERSE MARC LEGAULT MAUDE GUÉRIN GENEVIÈVE LAVIGNE JOËL MARIN WIDEMIR NORMIL DANIELLE PANNETON CLAUDE PRÉGENT ROBERT VÉZINA et ABU FARHOUD Mise en scène de FERNAND RAINVILLE LE 11 et 12 NOVEMBRE 1996 lundi et mardi J 20h LE 17 ET 18 NOVEMBRE 1996 dimanche à 15h et lundi à 20h RÉSERVATION : ^ (514)523-2246 LA LICORNE \ TARIF : S10.00 4559.rue Papineau.Montréal Concert-vedette de l’OSM Les Concerts Gala Mardi 5 et mercredi 6 novembre 1996 Van Dam chante Mahler [•KHI GRCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles purorr Mon orchestre José van Dam a été le Maître de musique à l’écran.Son art a traversé toutes les frontières, Sa voix aux sensibilités extrêmes a ému les mélomanes les plus avertis.Billets 0SM: 842-9951 Place des Arts: 842-2112 Mahler Sieben Lieder aus letzter M Mahler Symphonie no 1, «Titan» Yoel Levi, chef José van Dam, baryton 20 h 00, Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Tarif étudiant offert JOSE VAN DAM Admission: 790-1245 Place aux Mozart de Pan 2000 Les Nouvel Ensemble moderne accueille sept compositeurs de musique actuelle LOUISE LEDUC LE DEVOIR Ils viennent d’Australie, de Chine, d’Allemagne, du Canada, d’Argentine, de Suède et des Etats-Unis.Leurs parcours font déjà de jolis curriculum vitae\ des bourses, des doctorats à Harvard, des œuvres jouées par des orchestres symphoniques de leur pays, des stages à l’étranger.Sur papier, ce sont des petits génies, les petits Beethoven et Mozart de l’an 2000.L’événement est inusité: sept compositeurs de moins de trente ans, venus de tous les continents, déferlent sur Montréal cette semaine avec dans leurs valises les partitions d’une œuvre inédite.Pour la créer, ils auront à leur disposition le Nouvel Ensemble moderne qui consentira au cours du prochain mois quelque 90 heures de répétitions publiques.«Ça ressemble en fait à des Jeux olympiques, explique le président du jury, le compositeur John Rea.Les concurrents sont en compétition les uns contre les autres et se côtoient en même temps pendant tout un mois.» Choisis parmi quelque 200 candidats, les sept finalistes espèrent donc être des trois lauréats dont l’œuvre sera diffusée sur les ondes de la chaîne culturelle FM de Radio-Canada.La plume aussi De vrais jeux olympiques, donc, avec trois gagnants et un mois essoufflant en perspective.En plus des 90 heures de répétitions publiques, le NEM et les compositeurs invités devront participer à des mini-forums d’analyse, des débats, des tables rondes et, bien sûr, au concert.Bref, ce n’est pas le Club Med! Ils auront donc, en plus de faire valoir leur musique, à disserter un peu sur leur vocation.Déjà, par l'intermédiaire de textes de présentation remis aux journalistes, ils se montrent pleins de promesses.«Le compositeur contemporain doit lui aussi tenir compte du musicien et de l’auditeur, c’est-à- dire qu’il doit écrire une musique què l’interprète puisse jouer et le public apprécier.La difficulté est de concilier tous les éléments dans, je dirais, Than monie», soutient le candidat An Chengbi d’origine chinoise.Logique, mais combien de créateurs — compositeurs et choréf graphes — gardent bien en tête cèt objectif?Si leur musique reste à découvrir; ces jeunes hommes (mais où êtept vous, les filles?) semblent savoir mat nier la plume.Ainsi, le Canadien chôi: si, Inouk Demers explique dans son texte que «l’idée d’un chef-d’œuvre est un phénomène caduque à une époque où la transplantation et la recontextualisation des valeurs rendent impossible tout aboutissement d’une tradition, d’un mouvement.La quête de la nouveauté, quant à elle, me semble un phénomène trop éphémère qui risque de toute façon de s’autocultiver et ainsi devenir commun».¦ ¦_ Qui est-il, Inouk De-; mers?Un guitariste classique et un' compositeur né en 1970 et dont les œuvres — pour soliste, musique de chambre ou orchestre —,ont déjà été, jouées aux Canada, aux Etats-Unis et en Belgique.Il a aussi reçu une formation en théâtre, en chant choral; (avec l’OSM sous la direction de Iwan; Edwards) et il fait présentement un' stage d’un an à l’université de San-Diego.Bien qu’ils viennent d’horizon dj-; vers, la couleur musicale de leuSri pays respectif ne sera pas très évi-î dente pour les spectateurs.«Cep jeunes ont beaucoup voyagé, ont étfa nourris de différents courants.Ce', qu’ils ont composé n’aura rien à voir avec le folklore», promet le président du jury John Rea.Dédié au regretté compositeur québécois Serge Garant et parrainé par l’UNESCO, le Troisième Forum du NEM se tiendra à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.Les répétitions publiques et le gala de clôture du 30 novembre ont lieu à la salle Claude-Champagne.De vrais jeux olympiques avec trois gagnants et un mois essoufflant V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT MOLIÈRE Guillermo de Andrea Rémy Girard Guylaine Tremblay Linda Sorgini , Alain Zouvi I ! Edgar Fruitier * I Violette Chauveau Ghyslain Tremblay Jean-Pierre Chartrand Stéphane Brulotte Reynold Robinson louis Champagne Fidelle Boîssonneault Alexandrine Latendresse concepteurs: Daniel Castongoay François Barbeau ^ Michel Beaulieu Catherine Gadouas Jean-Marie Guay BANQUE LAURENTIENNE du 12 novembre au 7 décembre réservations : 844-1793 groupes : 527-31 hUp://www.scoopner.ca/rideauverf Hydro K Québec I.K I) V.V OIK.I, K S S A M E D I 2 E T I) I M A X ( Il E » N O V E M IM! E I !• !» I» B I CINÉMA Une puissante ombre tordue SOURCE FOX SEARCHLIGHT PICTURES Al Pacino et Winona Ryder dans Looking for Richard.LOOKING FOR RICHARD Réalisation et scénario: Al Pacino.Avec Al Pacino, Estelle Parsons, Alec Baldwin, Kevin Spacey et Aidan Quinn.A l’Égyptien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Al Pacino, célèbre oscarisé de Scent of a Woman et acteur chevronné s’il en est, fait ses premiers pas de réalisateur.Mieux vaut tard que jamais.D’autant plus qu’il le fait avec passion et pour la bonne cause.La cause en question étant son amour pour Shakespeare, qu’il a eu envie de faire partager à ses compatriotes.Amour pour Shakespeare, mais surtout pour Richard III, le roi sanglant qui assit son pouvoir sur l’assassinat de tous ses rivaux et périt sur un champ de bataille après avoir crié en vain: «Mon royaume pour un cheval!» Ce personnage, comme la structure complexe de la pièce, apparaissaient à Al Pacino comme une sorte de défi et il s’est élancé à leur suite.Looking for Richard est un mélange de genre éclaté et ludique qui allie le making-of du film à une enquête de rue sur Shakespeare auprès des passants dont les connaissances se réduisent à peu de choses: «To be or not to be», et encore.S’y entremêlent les témoignages de shakespeariens, la pièce Richard III elle-même, en costumes, avec Al Pacino dans le rôle-titre, les commentaires des acteurs qui répètent leurs rôles et expliquent avec passion les caractéristiques de leurs personnages.Le tout s'entrecoupant, s’enchevêtrant, les siècles se chevauchant à travers des recoupements parfois vertigineux; le New York moderne succédant aux châteaux anglais où ce roi maudit perpétue ses crimes pour gagner ou garder :1a couronne.Le film a été tourné à :New York, Montréal (certaines scènes de rues ainsi qu’une incursion de l’équipe au café Méliès), mais aus-Isi en Angleterre avec arrêt à Stratford .upon Avon, dans le berceau du grand Will, et au Globe Theatre de Londres, où les pièces de Shakespeare étaient jouées au XVIIe siècle et dont Pacino appelle les pierres à en évoquer le souvenir.On peut reprocher à Al Pacino un certain cabotinage, comme cette tendance à se mettre absolument partout, dans chaque plan ou presque, narcissique jusqu’au bout des ongles, fasciné par son image, laissant peu d’espace aux autres, les Sir John Gielgud, Sir Derek Jacobi, Kenneth Branagh, Vanessa Redgrave et compagnie.Tous ces grands shakespeariens invités à parler du grand Will n’auront pas le crachoir longtemps.Ils sont passionnants pourtant, mais leurs commentaires sont un peu courts.Pacino se veut la grande et unique vedette de l’histoire.Avec sa casquette à visière ou sa cape de roi maudit, il offre en pâture toute la palette de ses talents d’acteur.Looking For Richard s’avère aussi et peut-être avant tout un Looking for Al Pacino.Cette réserve faite, l’ensemble est vraiment dynamique, remarquablement bien monté surtout, nourri d’alternances, de rythmes brisés, d’audaces de formes.La passion shakespearienne éclate et se joue d’elle-même, souvent humoristique, en des paliers multiples qui s’emboîtent comme un jeu de tiroirs.Rien d’académique dans cette mosaïque chatoyante où Pacino nous invite à explorer les méandres noirs de l’âme humaine à la suite de Shakespeare, qui fut à ses yeux le plus profond aventurier de l’âme humaine.Dans ce film ludique, la performance de Al Pacino en Richard III apparaît particulièrement impressionnante.En espèce de gnome bossu, de prince noir, torturé, habité, au regard de fièvre, il entre dans la peau du personnage avec une vraie maîtrise, assisté il est vrai par de grands interprètes, dont Alec Baldwin en Clarence, Kevin Spacey en Buckingham, Aidan Quinn et Richmond et Winona Ryder en Lady Anne.Mais Pacino les écrase de son charisme, de son ombre tordue et puissante.Et ce mélange d’art classique et de modernité de forme, ces allers-retours entre temps et espace sont certainement la manière la plus originale de remettre Shakespeare au goût du jour en convainquant les jeunes notamment que son œuvre n’a pas vieilli et que le grand Will parle aussi d’eux-mêmes.À préciser cependant que ce film dans sa version originale anglaise est parfois difficile à saisir pour des oreilles francophones et que des sous-titres se seraient imposés.0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 cinéma libre présente,auCINEMA PARALLELE du vendredi 1er au lundi 4 novembre à 21h30 supplémentaires le week-end à 17h30 SéLA VOISINE CINEMA PARALLELE 3682, St-Laurent Tel 843-6001 suivi de de Diane Poitras avec Dulcinée Langfelder et Jean Maheux LA DEROUTE de Rodrigue Jean chorégraphie de Tedi Tafel suivi de du vendredi 1er au jeudi 7 novembre a 19h30 supplémentaires le week-end à 1 5h30 ^ It L'ESCORTE de Denis rx Langlois U "tendre et ironique.rafraîchissant" Eric Fourianty, VOIR du mardi 5 au jeudi 7 novembre a 21h30 LE Désordre magique .de tous les jours de Bénédicte Deschamps *** en Compétition Officielle au Festival de Manheim CONFESSIONS it de Denys Lortie i° 0 0 0 0 0 0 ".Confessions de nuit-bien ficelé et sans prétention-beaux moments d'émotions" L.Blanchard, Journal de Montréal Un gros clip de deux heures, rien de plus ROMEO AND JULIET De Baz Luhrmann.Avec Leonardo DiCaprio, Claire Danes, Brian Denne-hy, John Leguizamo, Pete Postiethwài-te, Paul Sorvino, Diane Venora.Scénario: Craig Pearce, Baz Luhrmann.Image: Donald McAlpine.Montage: Jill Bilcock.Musique: Nellee Hooper.Etats-Unis, 1996,120 minutes.Au Faubourg (v.o.) et au Béni (v.f.).MARTIN BILODEAU Au cours des dernières années, plusieurs cinéastes ont transposé les pièces de Shakespeare dans un univers contemporain ou, du moins, étranger à celui dans lequel elles ont été créées.Histoire, sans doute, de montrer à quel point les thèmes chers au grand Will sont universels et hors du temps.Or, passé ce constat, rares sont ceux qui ont encore quelque chose à dire.C’est là le problème du réalisateur australien Baz Luhrmann, qui nous avait donné le sympathique et inoffensif Strictly Ballroom et qui livre ici un Romeo and Juliet facile, vulgaire, décérébré, rempli d’effets-chocs, qui enserre les acteurs dans l’étau des décors délirants et enterre les vers de Shakespeare sous un amas inconsistant de thèmes musicaux à la mode.L’horreur faite film, sauf qu’ici, ce n’est pas l’Halloween que nous célébrons mais bien une des plus grandes tragédies de l’histoire de la dramaturgie.Une tragédie dont Luhrmann implante l’action dans une ville imaginaire baptisée Verona Beach, sorte de futur immédiat, décadent, médiatisé à outrance, qui ressemble à un Disneyland sous les bombes ou à un Sarajevo sous les décombres.Une ville que le réalisateur filme à vol d’oiseau pour montrer la grandeur de sa décadence, remplie qu’elle est d’icônes religieuses vandalisées et de statues de la Sainte Vierge érigées au milieu des cendres.Un monde divisé par les Ca-pulet aux torses huilés et les Montai-gu aux jeans serrés, les premiers, blancs, les seconds, basanés.Les affrontements impitoyables des deux clans font siffler les balles et voler les postillons, sous le regard haineux des patriarches Capulet (Paul Sorvino) et Montaigu (Brian Dennehy).Dans sa volonté inexplicable de provoquer, Luhrmann transforme les personnages secondaires: Tybalt (John Leguizamo) en mercenaire, Mercurio (Harold Perrineau) en drag queen, Capulet en mafioso bisexuel, etc.Romeo, joué avec beaucoup de conviction par Leonardo DiCaprio — un acteur idéal pour le rôle —, et Juliette, interprétée par Claire Danes, sont heureusement sauvés de ce massacre qui met exagérément en perspective la pureté de leur cœur.Luhrmann réserve ainsi aux deux amants quelques belles scènes — dont celle de leur rencontre, mémorable — qui font toutefois regretter qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’un film aussi insignifiant, qui évoque tous les fléaux de ce siècle sans en parler vraiment.Les guerres ethniques, l’omniprésence de la télévision, la violence urbaine et la déroute spirituelle ne sont que des repères contemporains que le réalisateur laisse nonchalamment sur le bas côté de sa route jalonnée de vains effets de mise en scène, qui obéissent aux volontés d’un scénario superficiel — que Luhrmann co-signe avec Craig Pearce — dont l’intrigue n’est que prétexte à célébrer l’esthétique racoleuse d’Oliver Stone (on pense surtout à Natural Born Killers), à répéter les fusillades sophistiquées de Quentin Tarantino, à faire joujou et à dilapider de gros sous.Romeo and Juliet, c’est rien de moins qu’un gros clip de deux heures.Et rien de plus.La suite événementielle de la célèbre tragédie est.respectée, mais les scènes charnières sont délaissées pour privilégier un rythme effréné.Le récit avance donc sans la réflexion qui met en perspective les agissements des personnages.Ainsi, les deux amoureux convolent devant le père Laurence (Pete Postle-thwaite, excellent) avec une désinvolture qui ne tient pas compte du poids de leur trahison.Aussi, Shakespeare fait précéder le suicide de Juliette d’une longue tirade que Luhrmann a évacuée pour précipiter sa mort.Et la conclusion du film, ici bienvenue.Enfin, les véritables puristes n’ont pas besoin de voir le film pour en condamner le projet.Les autres, ceux qui sont à même d’apprécier Romeo et Juliette à travers toutes ses variations, de West Side Story de Robert Wise à Rami et Juliette d’Erik Clausen, du ballet de Prokofiev à l’opéra de Bellini, comprendront très rapidement que Baz Luhrmann n’en propose aucune lecture personnelle, aucune vision artistique nouvelle.Lire le texte de Shakespeare à l’envers serait tout aussi original, et bien moins coûteux.i !• SOURCE TWENTIETH CENTURY FOX Leonardo DiCaprio et Claire Danes dans Romeo and Juliet.À ' L ’ È CR A N ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon quelconque ?: très faible : pur cauchemar LILIES (LES FELUETTES) ?1/2 Le réalisateur canadien John Greyson a relevé avec élégance et audace le pari de transposer à l’écran la pièce de Michel Marc Bouchard, Les Ve-luettes.Cette tragédie, qui se déroule dans le Roberval du début du siècle, récit de l’amour entre deux jeunes hommes ruiné par la jalousie d’un troisième, fait la part belle au texte de Bouchard, toujours superbe, tout en créant un univers imaginaire purement cinématographique.Au Faubourg (v.o.a.), Berri (v.f.).M.B.MICROCOSMOS ?1/2 Un magnifique documentaire donne la vedette à des insectes.Signé Marie Pérennou et Claude Nuridsany, sur des images magnifiques et une musique envoûtante, il montre un peuple de l’herbe pas si loin de celui des hommes, qui aime, travaille, agresse.Quelques numéros clés: la balade du scarabée sacré avec sa boule de crottin et la grande étreinte nuptiale des escargots.Au Centre Eaton.O.T.GET ON THE BUS ?1/2 Spike Lee livre un portrait très nuancé de la communauté afro-américaine masculine à travers ce récit racontant le périple d’une dizaine d’hommes qui traversent le pays en autobus pour répondre à l’appel lancé par le leader Louis Farrakhan.Dans ce huis clos sur quatre roues, le réalisateur remet en question les intérêts individuels et collectifs à travers une série de duels.Un manifeste tranquille, troublant, mis en images avec simplicité et originalité.Au Carrefour Laval, Centre-ville.M.B.JUDE ?1/2 Du Britannique Michael Winterbot-tom, une adaptation.de Jude l’obscur de Thomas Hardy.A la manière Ivory, un très émouvant pas de deux entre des amoureux illégitimes condamnés par le puritanisme de l’Angleterre victorienne.Une caméra de clairs-obscurs, une interprétation sensible surtout du côté de Kate Winslet (une des héroïnes de Sense and Sensibility), un climat lancinant, un très beau film.O.T.UN AIR I)E FAMILLE ?1/2 Cédric Klapisch adapte à l’écran la pièce d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, sur le thème éternellement percutant de la famille castratrice.On sent un peu la source théâtrale mais la distribution magistrale (surtout Bacri dans la peau du fils mal aimé), des répliques de très haut vol, un humour noir savoureux sauvent entièrement la mise.Au Complexe Desjardins.O.T.“FAMOUS PLAYERS*- ANGRIGNONéi® ¦fi Un filin i Je CLAUDE NURIDSANY MARIE PERENNOU A mmê DANS LA VEINE DES FILMS ÉPEURANTS UN HLM DE GABRIEL PELLETIER AV t C ISABELLE CYR * ROBERT BROUJLLETTE •*- YVES PELLETIER .jj fRANCE CASTEL G11D0R ROT RAYMOND CLOUTIER, SYLVIE s POTY1N j DIANE ® LAYALLlE MARIO Sr-AMAND UNE COMEDIE $1 HORRIBLEMENT |1 ROM A NT fQJJ É \\ 4 îÆ fP, UNE PRODUCTION DE NICOLE ROBERT Le paie lurassiqae, c’esl dans votre corn que ça se passe »Film extraordinaire qui entraîne les spectateurs dans un sidérant voyage vers un monde inconnu.» -Daniel Rioux, Journal de Montréal ?Des images uniques au monde -Bill Brownstein, The Gazette BANDE ORIGINALE DU FILM MICROCOSMOS DISPONIBLE CHEZ AUVIDIS/TRAVELLING microcosmos y § Le peuple de l’herbe mbPC fSi^l * I-FAMOUS PLAYERS 1 CS CENTRE EATON a>© 1 1.SSÏ.| Chanten 6t PATRICK BOURGEOIS -Swing la ligne- mi Sand» QUjlnale du lllm -XARMIMA- anponlMt pauoiil 13 AKS + G/a (enfin Tir5ÔÜ5Y STEPEQ.FAMOUS Pt-AYEMS I ¦SITUE EATONS© I S3 3?M ’ 1.1b à 20b30 jeu vcn 11h à 17h30 sam et dim INFO-FESTIVAL : 288-4200 avec Fabrice LUCIJINI Bernard TAPIE Alessandra MART1NES Pierre ARDITI U»T ATTPTJ Ophélie WINTER ^LUUUn Tlcky HOLGADO Mode d’emploi Le Af° 1 du hox-office français LE FILM DES INCONNUS BERNARD CAMPAN PASCAL LEGITIMUS DIDIER BOURDON UN HÉROS TRÈS DISCRET Réalisation: Jacques Audiard.Scénario: Alain Ix?Henry et Jacques Audiard d’après le roman de Jean-François Deniau.Avec Mathieu Kasso-vitz, Anouk Grinberg, Sandrine Ki-berlain, Jean-Louis Trintignant, Albert Dupontel.Image: Jean-Marc Fabre.Musique: Alexandre Desplat.Au Complexe Desjardins.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On savait déjà que Jacques Audiard était un cinéaste à surveiller.Et son premier film Regarde les hommes tomber révélait une des voix les plus intéressantes de la relève du cinéma français.Avec ce second long métrage Un héros très discret couronné du prix du meilleur scénario à Cannes, Audiard révèle la maîtrise d’un réalisateur chevronné.Maîtrise d’un scénario brillant, d’une direction d’acteur menée de haute main, d’un regard fascinant sur les vérités et mensonges d'une époque obscure qui ouvrait la porte à toutes les mystifications.Adapté du roman de Jean-François Deniau, le film est le portrait d’un imposteur (Mathieu Kassovitz), un rien du tout qui change d’identité au sortir de la Seconde Guerre mondiale, plaque tout: mère abusive et épouse (Sandrine Kiberlain), pour s’immiscer dans la peau d’un personnage imaginaire.Il deviendra un ex-héros d’une résistance qu’il n’a pas vécue, convainquant tout le monde de hauts faits imaginaires, perdant sa propre identité au détour, engoncé dans des mensonges sans fin alors qu’il se voit catapulté haut gradé dans la zone d’occupation française en Allemagne et supervise les exécutions des traîtres français à la patrie.Mathieu Kassovitz n’est pas seulement un cinéaste de grand talent.Dirigé par d’autres, il s’avère également Mathieu Kassovitz est un acteur capable de prendre toutes les apparences.J.M.LEROY — SYGIVjA un acteur souple comme un chat, capable de changer d’apparence, de registre, de jouer ici tout en demi-tons un personnage trouble et troublant.Le comédien n’en fait jamais trop et réussit à créer un personnage entre deux eaux, quasi candide, jamais immonde, presque sympathique.Le film ne sera jamais une dénonciation du mensonge mais presque son apologie par la bande.«La vraie vie est ailleurs», disait Rimbaud.Dans un monde inventé parfois, surtout si le climat s’y prête, si pas grand-monde n’a envie que leur propre vérité éclate au grand jour.La France de la libération fut aussi une France amnésique qui cherchait à faire oublier ses petites trahisons, ses lâchetés, dont le héros ici incarne les dérobades.Son destin éclaire tous les autres et un pan d'histoire collective est soulevé à travers son cas individuel.Gravitant autour de ce personnage mirage et quasi éthéré, deux femmes: l’épouse incarnée par la toujours vibrante, juste et émouvante Sandrine Kiberlain, et la maîtresse, fantasque et noire que joue ici Anouk Grinberg dans un registre plus monolithique.S’insèrent aussi les silhouettes de résistants, souvent drôles et pathétiques.Car le film ne sombre jamais dans le drame, garde les couleurs de la comédie même au milieu des mystifications les plus révoltantes, et la mise en scène d'une grande sobriété au délire contrôlé, satirique est orchestrée d’une main sûre.Le film est porté par ce scénario tout en souplesse, glissant d’une scène à l’autre saris jamais accrocher ni décrocher, comme une démonstration sans faille du pouvoir de l’illusion.Mathieu Kassovitz y a apporté cette dimension d’innocence qui absout tous les crimes, nivelle vérités et mensonges, et laisse le spectateur dans des limbes où-te réel n’a pas plus de valeur que l'illusion, où tout se justifie.Jacques Audiard, une fois de plus a visé à l’essentiel, drôle et fin, toujours subtil, gardant le cap sur son climat d’ambiguïté, habile, brillant, il s’impose comme un des cinéastes majeurs de la nouvelle Nouvelle Vague française.FAMOUS PLAYERS CINEPLEX ODEON MAISON DU CINEMA VERSAILLES CENTRE-VILLE g> J- SHERBROOKE ".MERVEILLEUSEMENT DYNAMIQUE et drôle avec une tendresse qui déborde de partout.fîlîSSOIÏÏ Donne le goût de la vie!” ' ~ ~ - Louise Blanchard, LE JOURNAL DE MONTRÉAL MALOFILM DISTRIBUTION h cherche Hchat Cédric1 Klapisch CINEPLEX ODEON 1 CINÉMA FINE CINÉMA 9 FLEUR QE LYS COMPLEXE DESJiROMS * æ | STE-ADELE * GATINEAU * v t.TROIS-RIVIERES * & ?CXX3EJ5H) ".décapant et hilarant.Encore PLUS DRÔLE que LES VISITEURS!" - Paul Villeneuve, LE JOURNAL DE MONTRÉAL "Une COMEDIE JOUISSIVE, CHALEUREUSE et BORDÉLIQUE.IRRÉSISTIBLEMENT DRÔLE CRÉDIBLE, CRUELLE et TONIQUE; - Georges Privet.VOIR 0CKoi MALOFILM DISTRIBUTION CINEPLEX ODEON BERRI «s.© LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6» CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON LAVAL (Carrefour) G CINEPLEX ODEON LASALLE (Place) & FLEUR DÇ LYS TROIS-RIVIERES 6.:'ïï-x* smMaà «SUPERBE, SPECTACULAIRE!» New York Film Festival « Michel Marc Bouchard relève le défi cinématographique de ce grand rêve Shakespearien ! » Martin Bilaleau, LE DEVOIR Prômlr arec lu i4ltihuru!u*t Je COCKBtTRtra WCFGL 105.7 fm îfpiplipp jr.QUINZAINE DES REALISATEURS - CANNES 96 •% |V; .GAGNANT • PRIX DE LA CÉf!rfDER*.TIt)N DES CINÉMAS D'ART ET D'ESSAI ^ FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FRANCOPHONE - NAMUR 96 > k - *} FOIS GAGNANT BATARD D'OR DU MEILLEUR FILM, DU MEILLEUR ACTEUR ET PRIX DU PUBLIC |C ^ GAGNANT - GRAND PRIX DU FESTIVAL DE POTSDAM - Allemagne ij?«MATHIEU KASSOVITZ EST LE METEORE DU NOUVEAU CINEMA FRANÇAIS!» • .LE NOUVEL OBSERVATEUR Le film qui a reçu plus de louanges que tout autre film à Cannes en 1996.«NOUS AVONS AIMÉ À LA .FOLIE.» ont déclaré dans Le Film Français Claude Baignicres Jean-Jacques Bernard Maurice Huleu Monique Pantel LE FIGARO PREMIÈRE NICE-MATIN FRANCE-SOIR Michel Pascal Philippe Rouyer Jean Roy Pierre Vavasseur LE POINT POSITIF L'HUMANITÉ LE PARISIEN NOMINATIONS AUX GENIE incliumt MEILLEUR HLM • MEILLEUR REALISATEUR • MEILLEURS ACTEURS « UN FILM REMARQUABLE D'UNE SIMPLICITÉ BOULEVERSANTE Lysiane Gagnon, LA PRESSE « UN ÉBLOUISSEMENT TOTAL : Une oeuvre d'une grande force !» THE WALL STREET JOURNAL « UN TORRENT D'ÉMOTIONS, une vie stupéfiante ! La révélatio de Cannes s'avère un film très important.» Gérard Lefort, LIBÉRATION « UN DUO EXCEPTIONNEL : UN GRAND FILM !» Johanne Despins, Bon Matin - SRC « JÉRÉMIE RENIER, UN ADOLESCENT PRODIGE !» Jean-Michel Frodon, LE MONDE « UNE VRAIE RÉVÉLATION ! » LE POINT Jérémie RENIER Olivier GOURMET Assita 0UEDRA0G0 La MESS Un film de Luc et Jean-Pierre DARDENNE DES LE 8 NOVEMBRE! ALLIANCE de Michel Marc Bouchard v.f.de Lilies un film de John Greyson je GAGNANT if FESTIVAL O FS FILMS DU MONDE T/ FILM CANADIEN LE PLUS POPULAIRE V.PRIX TÉLÉFILM CANADA AU MEILLEUR FILM CANADIEN V FESTIVAL DE LOCARNO jü PRIX DU MEILLEUR JEUNE RÉALISATEUR -JOHN GREYSON FESTIVAL DE BLOIS ÜT GRAND PRIX DU PUBLIC votsKmrMNÇAiu • CMËPLEX OCéoh 1 BERRUse 1 | cmCpiex ooéoN i FAUBOURG «as PATRICK GODEAU ALICELEO et LUMIERE présentent MATHIEU KASSOVITZ ANOUK GRINBERG SANDRINE KIBERLAIN UN FILM DE JACQUES AUDIARD $3) GAGNANT MEILLEUR SCÉNARIO-CANNES 96 PRIX DU PUBLIC - FESTIVAL INTERNATIONAL DE QUÉBEC unHÉROS TRES DISCRET Les vies les plus belles sont celles qu’on invente.?tDL-'- CINEPLEX ODEON CINEPLEX ODEON COMPLEXE DBJUims +®j I LAVAL (Galeries) ?CINEPLEX ODEON ALLIANCE BOUCHERVILLE * s ! H NOV K M II K E I !l !l I! B 6 I.E I) E VO I I! S I) H SC É N E LE CRYPTOGRAMME Cette première mise en scène de Denise Guilbault est proprement éblouissante, bien appuyée qu’elle a été dans tous les domaines.Il faut dfre que Marc Labrèche et surtout Elise Guilbault sont dans une très grande forme.Et à leurs côtés, Louis-Philippe Davi-gnon-Daigneault, à ses débuts lui aussi, s’en tire fort bien.Il s’agit de plus d’un beau texte de David Mamet, dans un registre plus feutré que ce que j’avais vu de lui jusqu’ici.A mon avis, le spectacle à voir à Montréal par les temps qui courent Le Quat’sous, c’est petit, dépêchez-vous de réserver en composant le (514) 845-7277.LES COMBUSTIBLES C’est la guerre.Un professeur, son assistant et une étudiante en sont réduits à se demander quels livres brûler pour combattre le froid.C’est en peu de mots ce que raconte cette pièce d’Amélie Nothomb.Mais même avec un argument qui ne manque pas d’intérêt ce texte souffre de ne pas avoir été écrit expressément pour le théâtre.De plus, à la mise en scène, René Richard Cyr en a trop demandé à des dialogues qui, pour être de brillantes conversations de salon, ne font pas nécessairement un matériel malléable pour une distribution.Le décor de Claude Goyette pèse aussi sur ce spectacle.Dans ce contexte, ni Jean Besré ni Jean-François Casabonne ni même Céline Bonnier n’arrivent à faire décoller cette pièce qui tient l’affiche de l’Espace Go jusqu’au 16 novembre.JOIE Pol Pelletier reprend une fois de plus Joie, un solo quelle a créé en 1992 et qu’elle n’a cessé de jouer un peu partout depuis.Ce spectacle lui a aussi valu le prix de la meilleure comédienne de la part de l’Association québécoise des critiques de théâtre cette année-là.Pour le jouer autant qu’elle veut, elle a élu domicile au 55, rue Prince, dans le Vieux-Montréal.On y rappelle notamment l’aventure du Théâtre expérimental des femmes.En plus d’une performance d’actrice et de conteuse comme on en a rarement vu sur nos scènes, il s’agit d’une passionnante autobiographie théâtrale, digne d’une artiste qui n’a jamais accepté les compromis.L’HOMME AUX TRÉSORS Cette création, venue d’Abitibi-Témis-camingue, a remporté deux Masques en 1995: celui du meilleur texte original (Marie-Louise Nadeau) et celui de la meilleure actrice de soutien (Isabelle Drainville).Curieusement, néanmoins, c’est surtout à cause de la mise en scène enlevée de Jean-Stéphane Roy que ce spectacle séduit.Son parti pris de tourner en farce ce conte théâtral convient parfaitement à cette histoire de petit menuisier débarquant dans un village minier.L’Homme aux trésors peut aussi compter sur un quatuor d’acteurs polyvalent et plein de ressources.Menée tambour battant, cette comédie villageoise, qui respire la santé, jette une bouffée d’air frais sur un automne théâtral quelque peu tristounet.Dépêchez-vous, ce n’est à l’affiche de La Licorne que jusqu’au 9 novembre.OCÉAN Deuxième volet de la Trilogie des histoires qu’interprète, signe et met en scène Pol Pelletier, Océan en est aussi le versant plus intérieur.Le spectacle s’ouvre sur le départ de l’actrice du Théâtre expérimental des femmes et se termine sur la mort de sa mère.Cette dernière scène est une des plus belles qu’il m’ait été donné de voir au théâtre, toutes productions confondues.Pol Pelletier évoque aussi au cours de ce spectacle solo sa quête spirituelle auprès d’un gourou en Inde.D est difficile de déterminer ici qui, du texte, des gestes ou de la voix, fait de ce solo une expérience si forte tant tout concourt au succès de cette autobiographie dramatique.Chose certaine, cette actrice ne laisse jamais redescendre la tension dramatique.Découvrez par la même occasion le 55, rue Prince, dans le Vieux-Montréal, lieu où la trilogie a installé ses pénates tant que le public s’y montrera le nez.Hervé Guay IP» texte de P«ormand Chaurajte ¦SSKa.SKS& avec «arc Bélaori gjgîâSKr WHIotte .UNE ( lu ATI ON -4 AVI(;,\ojy ¦¦'•ne mise en scène '(bilieuse et (i’jiue dia-,, -JLr ; )•»* ly.À l’aube de son 25' anniversaire, la compagnie de théâtre les Deux Mondes inaugurera le 4 novembre prochain son tout nouveau centre de production et de diffusion situé rue Chabot, à Montréal, en plein cœur du quartier Villeray.La naissance de ce nouveau lieu de théâtre sera marquée par la 21‘ création de la compagnie, Leitmotiv, un drame musical théâtralisé à partir de la musique et de l’environnement sonore imaginés par Michel Robidoux et mis en scène par Daniel Meilleur.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR En mal de rayonnement international, animé par l’obsession de la compétitivité et de l’excellence, le milieu des affaires québécois devrait prendre exemple sur le milieu de la culture.Le parcours de la compagnie des Deux Mondes (autrefois le Théâtre de la Marmaille), à ce chapitre, est exemplaire.Fondée en 1973 par Daniel Meilleur, France Mercille et Monique Rioux, la compagnie a créé depuis une vingtaine de spectacles et donné plus de 3500 représentations sur cinq continents.L’œil collé sur la feuille de route de Robert Lepage, on a trop souvent tendance à oublier l’extraordinaire succès international de la compagnie que dirige Pierre MacDuff.Traduite en quatre langues, Histoire de l’oie de Michel Marc Bouchard est présentement jouée en anglais à Brighton, en Angleterre.La troupe fera cap dans les prochains mois sur Arnhem (Pays-Bas) puis Hong-Kong et Manille.Daniel Meilleur et Michel Robidoux reviennent quant à eux d’Arhus, au Danemark, où le spectacle Terre promise Terra promessa a fait un malheur.Et ça se poursuit ainsi depuis vingt ans, presque discrètement, loin des clameurs des médias, en France, au Portugal, au Japon, au Vietnam — ils ont été la première troupe occidentale à se produire g Hanoi après la guerre — aux États-Unis et au Mexique.Leur spectacle L’Umiak (1982) a été présenté dans le Grand Nord québécois bien avant qu’il soit de bon ton de s’intéresser aux Inuits.Le village global Sans déroger à sa mission première qui est la recherche, la compagnie des Deux Mondes a compris longtemps avant les autres que le Terre est un village global, que l’imaginaire et les grands questionnements et de l’âme et de la théâtralité relèvent de l’universel.Petit train va loin.C’est justement le train et son riche univers mythique qui ont inspiré le musicien Michel Robidoux pour le nouveau spectacle Leitmotiv que l’on créera le 4 novembre prochain au tout nouveau Théâtre des Deux Mondes.«Le train représente le rêve, l’angoisse, la marque de l’homme dans la nature, la guerre, la colonisation.La gare, ce lieu où tous les destins s’entrecroisent, a également quelque chose de très poétique», dit-il.Il a profité de ses nombreux voyages pour capter, à l’aide d’un magnétophone miniature, divers sons de train que l’on retrouvera dans l’environnement sonore de Leitmotiv.Le spectacle conjuguera la musique, le jeu, le chant, le théâtre, l’opéra et la vidéo.Fait inusité, Leitmotiv est né de la musique de Michel Robidoux.C’est donc à partir de la musique que l’on a imaginé la partie vidéo et tout le reste.Et ce n’est qu’à la toute fin de l’entreprise de recherche que l’on a sollicité le conseiller à la dramaturgie et aux textes Normand Ca-nac-Marquis.«C’est l’histoire de la destruction de deux corps et deux âmes.Nous sommes en temps de guerre.Un homme et une femme s’aiment — on peut imaginer les amants de Sarajevo — et tentent de sauver leur amour et de se soustraire au conflit fratricide qui bouleverse le pays.La femme, Rosa, quittera son pays, son amant et son enfant.Cinquante ans plus tard, son enfant la retrouve, à Montréal, et entreprend de remonter le fil de son histoire», raconte Daniel Meilleur.La contribution de Normand Ca-nac-Marquis a été originale.Il a imaginé une dizaine de lettres, celles que les deux protagonistes se seraient adressées.A partir de cette correspondance, on a conçu le texte de cette pièce où il est question de la vie et de la mort, du réel et de l’imaginaire, de la guerre et de la poésie.Les comédiens Réal Bossé et Caroline Lavigne, de même que la mezzo-soprano Noëlla Huet, donneront vie à ce spectacle qui, selon Michel Robidoux, nous rappelle les consé- quences de l’intolérance à travers la rencontre de trois imaginaires.Aller vers les gens Pour le directeur général de la compagnie des Deux Mondes, Pierre MacDuff, il est quelque peu absurde d’entendre un certain contre-discours voulant qu’il y ait trop de lieux de théâtre à Montréal.«On a longtemps déploré l’insuffisance de lieux de théâtre à Montréal et, au moment même où les compagnies s’en donnent enfin, on s’interroge sur le bien-fondé de ces investissements.Je crois, au contraire, qu’il n’y a pas assez de lieux de théâtre.» De voir un théâtre rue Chabot, au cœur du quartier Villeray, étonne.La compagnie s’y est installée pour des raisons économiques, bien sûr.Une pareille salle au centre-ville aurait coûté dix fois plus.Mais il y a davantage, ajoute Daniel Meilleur.«Nous voulons vraiment aller vers les gens.Nous voulons entrer dans la cité.Nous souhaitons accueillir d’autres compagnies, des jeunes compagnies, des gens qui partagent notre passion pour la recherche et qui travaillent dans le même esprit que nous.Nous allons aussi offrir des ateliers.Pourquoi, par exemple, ne pas former une troupe de théâtre amateur avec des gens du quartier?» Les premiers pas en ce sens ont été faits cette semaine.On a invité les voisins de la rue Chabot à assister aux avant-premières de Leitmotiv et ils ont répondu avec enthousiasme.A l’aube de ses 25 ans, le Théâtre des Deux Mondes ne semble pas à bout de souffle.Loin de là.Comment expliquer sa longétivité?«Par notre acharnement à nous consacrer d’abord et avant tout à la recherche, ce qui nous amène nécessairement à nous renouveler», répond Daniel Meilleur.Après des succès internationaux comme Histoire de Voie et Terre promise, le Théâtre des Deux Mondes inaugure sa nouvelle salle avec une création, bien sûr.YVES DUBÉ I „7«senfa, ' A05"6650» Une production du Théâtre de Sable pour les enfants de 4 à 9 ans Du 16 octobre au 3 novembre 1996 Vendredi, lernov.à 19 h 30 Samedi et dimanche, 2 et 3 nov.à 11 h, 13 h, 15 h COMPLET Texte et mise en scène : Gérard Bibeau • Conception visuelle : Josée Campanale • Avec : Martin Genest et Agnès Zacharie (-y Attention! û Ce spectacle est présenté à l’Espace La Veillée £ 1371, rue Ontario Est, Montréal fa BANQUE NATIONALE le Keve de LA- MAISON THEATRE présente tn t \ i * ' %.*« Réservations : 288-7211 Laissez-vous charmer par une parole aussi envoûtante que It chant des sirènes et partez pour des contrées insoupçonnées.de Christophe Colomb de RËJEAN DUCHARME • Adaptation et mise en scène DU 5 AU 10 NOVEMBRE 1996 théâtre d'aujourd’hui 3900,rue St-Denis, Métro Sherbrooke, RÉSERVATIONS 282-3900 MARTIN FAUCHER • avec MARKITA BOIES >*» < **I***S|.EX-LIBRIS album pop rock KIM YAROSHEVSKAYA album enfant ROBERT CHARLEBOIS artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec PIERRE LÉGARÉ album humour MARIE-JO THÉRIO interprète féminine LES FRÈRES À CH’VAL révélation de l’année, album rock, groupe de l’année DAN BIGRAS interprète masculin, spectacle auteur/compositeur/ interprète, auteur ou compositeur, album rock , «ave % nomination pievvfc V-©9aV JEAN-PIERRE FERLAND interprète masculin, spectacle auteur/ compositeur / interprète, scripteur, metteur en scène DANIEL LAVOIE interprète masculin, auteur ou compositeur, chanson populaire, spectacle auteur/compositeur/ interprète, album populaire, réalisateur de disque, arrangeur.\mm mrcir l’KSMNOMINAT I.K I) K VOID.I.!•: S S A M K I) I K I I» I M A N C II K ; \ l) V !•: M 1$ Il V.I II il li US IC OF Sa ri Les WVi/Ofis du Roi/ Henni tel Labadte .J 6«^saa du rega lauréate du Prix d'auteur ties 5" Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis (Paris) France spectateur se reconnaît en face ile ces êtres multiples (pi 'incarnent des danseurs d'une justesse exemplaire, autant dans le peste (pie dans l'interprétation.» ¦Voir (Montréal) Kit), t tll KKIl U Ml I RO SIII RBROOKI 525-1500 ADMISSION."W-12 iS • JltBAMJtit lAURtNTHNNI LA ¦ CHAÎNE CULTURELLE FM www.radio-canada.com >Wc%; cendue du Cl f! Le Nouvelhste La magie des Salle Pierre-Mercure le mercredi 6 novembre 1996 - 299 Ctni,, 300 BOUt.DE MAISONNEUVE EST, MÉTRO B E R R I - UQÀM ________________BILLETS / 987-69 1 9____________- ORCHESTRE CHAMBRE R É A man WiPsepeiwey violoncello CHANNEL CLASSICS CCC >«96 Paolo Giacometti fortepiano FRAN Z.-Arpcggionc Souille C H 0 R B R f ySomuimisppns 137 h a r m o ny m us i c t tt n e r jfdSIIMi PHILIPS Théâtre Maisonneuve Place des Arts R4.*scrv.ilHiit:;l>'li'|ihoMK|uirs ; >11842 2112 filn^tlc servir».1 ’ y,mJhJ .’IiSs ; SI II totlllUMili Louise Bédard Danse en coproduction oveç L'Agora de la danse 7-8-9,14-15-16 novembre à 20h ¦ L'AGOli DE II DANSE I I I III I I I ¦ a i ¦ i ¦ a Quatre remarquables transcriptions De Bach à Bartok, de Québec à Berlin, la récolte est riche d’interprétations fascinantes CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ L E S du Maurier présentent En l’honneur du bicentenaire de naissance de Franz Schubert Le 4 novembre 1996, ci 20 h ANDREAS SCHMIDT, baryton RUDOLF JANSEN, pianiste A» programme: Le cycle Die Schône Müllerin (La Belle Meunière).INFORMATIONS : PRO MUSICA, tel.845-0532 Billets : 25 S, 18 S.(étudiants : 10 S) redevance en sus & Lufthansa a.kcanaua Consulat general d'Allemagne FRANÇOIS T O U SIG NA N T MUSIC OF BACH’S SONS .¦Carl Phillipe Emmanuel Bach: Symphonic en mi bémol majeur Wq 179.•Wilhelm Friedmann Bach: Ouverture en sol mineur (précédemment attribuée à Jean Sébastien Bach BWV 1070): Sinfonia en fa majeur.F.67.Jo-llann Christoph Friedrich Bach: Sinfonia en ré mineur: Jean Chrétien Bach: symphonie en sol mineur, op.6, n° 6.1rs Violons du Roy Dir.: Bernard Labadie.Dorian DOR-90239 Bernard Labadie part à la découverte d’un répertoire hybride qui fait office de chaînon manquant entre la «sinfonie» baroque et la symphonie classique.Jean Chrétien et Garl Philippe Emmanuel Bach ont eu une importance et une réputation très imposantes en leur temps, transformant le langage et les formes de léur père.Quand au fils aîné de Bach, Wilhelm Friedmann, sa vie est restée plus secrète et misérable.I.Des deux premiers compositeurs, on entend une musique qui utilise (es ressorts de l’écriture galante encore parfois combinés avec des techniques plus baroques, La musique se feinte souvent d’une énergie débordante, voire hachée et échevelée, Symptôme du mouvement Sturm uhd Drang qui déferlait alors sur une partie de l’Europe.C’est ici que Labadie et ses musiciens sont à leur meilleur.La vigueur est parfois presque excessive; la joie de faire cette musique en virtuoses donne alors un éclat original.La petite troupe des Violons du Roy n’a en effet pas de grande puissance et c’est par la brillance et la précision maniaque du jeu des instrumentistes que le chef compense le manque de poids.Le grand avantage de cette approche est de garder la trame sonore toujours transparente et de souligner sans ostentation les divers rythmes dè danse.: Le disque est fort bien enregistré et le livret vous en fera connaître plus sur cet espèce de trou noir de l’histoire de la musique entre deux époques plus connues.Cela augmente l’intérêt.WISPELWEY - SCHUBERT Franz Schubert: Sonate en la mineur pour arpeggione et piano, D 821; Trois sonatines pour violon et piano op.137 (D.384,385 et 408) (transcription de Pieter Wispelwey).Pieter Wispelwey, violoncelle; Paolo Giacometti, pianoforte.Channel Classics CCS 9696 Les passages de Pieter Wispelwey ne laissent pas le mélomane montréalais indifférent.Cet artiste a le don rare de séduire et de convaincre, réunissant dans une même personnalité artistique un technicien hors pair et un musicien accompli.Un nouveau disque intéresse alors davantage.Les trois Sonatines de Schubert pour violon — a l’origine, mais elles sont ici transcrites par Wispelwey pour son instrument — révèlent un tout autre charme que celui qu’on leur connaît au violon.La personnalité plus chantante et plus chaude du violoncelle permet des contrastes jusqu’à présent inouis.Un bel exemple en est le mouvement lent de la première sonatine: si le violon montre gauchement les lignes d’accompagnement en basse Alberti, lorsqu’on les entend au violoncelle, elles retrouvent leur véritable signification et sonnent avec encore plus d’effet.De manière générale, il faut dire aussi que cette musique était encore écrite pour piano et violon.Ce dernier instrument a donc alors souvent un rôle musical subordonné.Par contre, au violoncelle, la perspective change et une unité plus convaincante s’établit.On pense même entendre une nouvelle œuvre.Ces «petits» Schubert se transforment alors en vrai Schubert.Auparavant, la célèbre Arpeggione, magnifique de naturel et de plaisir.On y regrette cependant encore plus une chose, à savoir le pauvre piano-forte sur lequel joue Paolo Giacometti.Rien pour nous faire aimer cet instrument même bien joué — car musicalement pariant, le «pianiste» se hisse à la hauteur de violoncelliste.La sonorité ne nous fait quand même pas oublier qu’on entend ici une belle paire, de la bien belle mu- sique faite avec amour.Cela est très contagieux.C’est, après tout, ce qui importe.AGNUS DEI Musiques chorales sacrées de Barber, Fauré, Palestine, Mozart, J.S.Bach, Rachmaninov, Elgar, Côrecki, Mendelssohn et Allegri.Chœur de New College d’Oxford.Dir.: Edward Higginbottom.ERATO 0630-14634-2 Offrez-vous ici un montent de détente un peu facile mais combien agréable.De l’arrangement de Barber de son célèbre Adagio pour quatuor à cordes en Agnus Dei jusqu’à l’inévitable Miserere d’AUegri, la musique transporte effectivement dans un monde d’harmonie intérieure (c’est le concept même à la base du disque).Il y a aussi des découvertes, rien de très très choquant rassurez-vous: le type de langage musical choisi par Edward Higginbottom est très conservateur et va séduire même les plus rébarbatifs au XX' siècle.Elgar et Côrecki ne sont pas des innovateurs de langage.C’est donc le sentiment de prière pour ici paix qui se dégage de l’enregistrement.Le chœur du New College, Oxford est d’une intonation sans faille, ce qui nous vaut un Barber et un Palestrina de grande classe.La diction française est un peu molle dans le Cantique de Jean Racine de Fauré, qu’on écoute néanmoins avec grand intérêt dans l’arrangement de John Rutter pour cordes et harpe.On croit reposer sur les ailes d’un ange.En plus, on sent une réelle sincérité émaner du disque.On traite le livret — absolument magnifique — comme une sorte d’objet d’art avec ses photos de piliers, d’arches et de voûtes du gothique anglais.Si vous avez un ami qui n’arrive pas à se réconcilier avec le monde, offrez-lui ce disque.Vous serez étonné des pouvoirs de la musique, qui peut encore adoucir les mœurs.LEILA JOSEFOWICZ SOLO Béla Bartôk: Sonate pour violon seul, BB 124; Fritz Kreisler: Récitatif et scherzo-caprice, op.6; Eugène Isaye Sonates pour violon seul en ré mineur, op.27 n° 3, et en mi mineur, op.27 n" 4; Niccolô Paganini: Introduction et variations sur «Nel cor più non mi sento» de «La Molinara» de Paisiello; Heinrich Wilhelm Ernst: Les Roi des aulnes, op.26, grand caprice pour violon seul d’après le lied éponyme de Schubert Leila Josefowicz, violon, Philips 446 700-2 La jeunesse est ardente et audacieuse.«Froid aux yeux, connais pas» semble nous dire Leila Josefowicz avec son deuxième enregistrement.Elle s’attaque — de plus conservateurs diraient qu’elle ose s’attaquer — à des monstres de virtuosité et des monstres de musique.Commençons donc par la virtuosité.Je ne connaissais pas ces variations de Paganini, comme cet arrangement de cirque instrumental du Roi des aulnes.Que dire de plus que c’est époustouflant, à couper le souffle et à s’en effondrer sur sa chaise?Il faut l’écouter deux fois pour le croire, Leila Josefowicz transforme la virtuosité en musique, tout un événement et toute une performance.C’est encore la virtuosité électrisante qui ressort de l’audition de la fulgurante Sonate pour violon seul de Bartôk.Toutes les difficultés sont effacées et l’intelligence du contrepoint y est très grande.I>a violoniste excelle à tous ces exploits d’écriture, ces effets étourdissants et poignants.On sent que, quelque part, on tient la une grande vision de l’œuvre.l’ourlant, il me semble que tout cela est trop policé, trop bien mis en place.L’impression de risque, de lil tendu à se rompre ou de désolation s’amenuise.Peut-être l’expérience du concert apporterait-elle un autre éclairage?C’est tout de même plus que recommendable et Sir Yehudi doit être plus que ravi d’entendre ainsi rendu ce qu’il a commandé et qui lui a été dédié.!m .Jç Trm Sapranm .un clin d’oeil aux trois célèbres ténors ! Au programme : Mozart, Cilea, Donizetti, Puccini, Bizet, Offcnkacli, Saint-Saëns, Gounod, Delibes et autres.DA Place aux jeunes auteurs! Première de quatre soirées consacrées à l'événement théâtral " 38 " : 38 auteurs de moins de 38 ans se sont inspirés de 38 œuvres dramatiques de Shakespeare pour écrire 38 contes joués par 38 comédiens.Musiciens Diane Labrosse et Jean Darling.Présentation : Yvan Bienvenue.Animation : MICHEL GARNEAU.LES DÉCROCHEURS.D'ÉTOILES Vendredis 8, 15, 22 et 29 novembre à 22 h 10 EVA, l'une des plus belles voix de la chanson francophone, se raconte en deux entretiens à Hélène Pedneault.QUI ÊTES-VOUS?Lundi 4 et mardi 5 novembre à 9 h En reprise à 22 h 10 La violoniste CHANTAL JUILLET, l'ORCHESTRE PHILHARMONIQUE ROYAL DE LIÈGE sous la direction de PIERRE BARTHOLOMÉE dans un concert de la C.R.P.L.F dédié à Arthur Grumiaux.Au programme : Métamorphose [création] de Joachim; Poème élégiaque op.12 d'Ysaye; Tzigane de Ravel; Symphonie op.24 de Vierne.LA GRANDE ÉVASION Vendredi 8 novembre à 13 h POL PELLETIER, sa trilogie, sa vision du théâtre.Winston McQuade l'accueille à COUP DE THÉÂTRE Dimanche à 12 h 10 RADIO-CANADA CÉLÈBRE SES 60 ANS et vous offre une programmation spéciale tout le week-end.Soyez à l'écoute! Samedi 2 et dimanche 3 novembre Yuh Turovsky Directeur artistique Philippe Magnan 1ST Radio-Canada i haine culturolle FM PENDERECKI Sinfometta per archi MARCELLO Concerto en ré mineur pour hautbois et cordes PASCULLI Fantaisie sur des thèmes de l’opéra I Vcspri Sialiani de Verdi VERDI Quatuor en mi mineur (version pour orchestre à cordes) NÊ?RTEL |j&~ 'NOR.iHEM TELECOM Commawlililre principal SSS.rue Sherbrooke Ouest Billets: 23.00$ 19.50 S 10.00$ Taxes incluses 982€6037 sa Grands Ballets Canad aux auditions année scolaire 1997-1998 .PROGRAMME DANSE - ÉTUDES INTÉGRÉES "rm .SÿÏÏg?5 itesS:?, «N *1 vJoltf Ecole Supérieure de Danse du Québec Vers une carrière professionnelle ¦ B » ROUF ELEVES DE 10 A 18 ASS Samedi le 16 novembre Niveaux primaire et secondaire Inscription: Louise Maurice (514) 849-4929 Fax: (514) 849-6107 4816, rue Rivard, Montréal (Québec) H2J 2N6 linscnption est obligatoire 5 jours ouvrables avant la date d audition.Pour ceux qui ne peuvent se présenter à la date prévue, il est possible d'auditionner au moyen d'un document vidéo.Une des trois grandes écoles de formation professionnelle en danse classique au Canada, t'ESDQ est la SEULE institution au Québec à détenir un permis du ministère de l'Éducation.L'ÉSDQ est affiliée à L'ÉCOLE LAURIER de la CECM et au CÉGEP DU VIEUX-MONTRÉAL.Hébergement familial et aide financière disponibles.:e Portai désarma" touchant.P BemaWiei.La Pi®9*6 mlàropposémxfbmertuj vio» r»sx corne^ff*°2eSè*èmtèeaè™ c.TTXTC: TERRENCE MCNALLY • TRAnOfTION: MICHEL DUMONT ET MARC GREGOIRE • MIT EN TÔC: MARC GREGOIRE iVEC: LOUISE PORTAL, MARCEL LEBOEUF ET LA VOIX DE MICHEL DUMONT une production nu théâtre nu bclvédère rvi O ArTABBP AM rt MBVCMBDC _ .& ets en vente a la PdA 514 842-2112 DU 8 OCTOBRE AU 9 NOVEMBRE Du mardi au samedi 20 h fi Cinquième salle Reseau Adrmssion 514 842-2112 0 U Place des Arts - 514 527-3644 Vente de-groupes ' 514 527-3644 Redevance et (ras de serve es.Du Québec à la Belgique Louise Bédard fouille les rapports homme-femme, en reprise à L’Agora MICHAEL SLOBODIAN Harold Rhéaume et Michèle Rioux, deux des interprètes de la chorégraphie de Louise Bédard.sur une scène à malienne mais se donne à voir, sans retenue, sur quatre côtés.L’intimité créée par ce huis clos, où le spectateur demeure toujours a proximité de l’interprète, permet de recevoir l’œuvre directement, sans aucune interférence.Le résultat, aussi proche de l’expérience que du voyeurisme, est fort intéressant.Dans une succession de solos, de duos, de trios et de mouvements de groupe, la pièce imaginée par Louise Bédard réalise un mariage touchant d’amour et d’humanité, à travers une large panoplie de «personnages» sexués.Ici les hommes sont des hommes, les femmes sont des femmes, et les rapports entre les deux communiquent l’ambiguïté inhérente aux échanges entre les deux sexes.La palette des comportements adoptés par les interprètes, de la tendresse à la violence en passant par la folie et la sensualité, n’en finit pas de nous renvoyer une image multiple de l’être humain et de la société.\ja Belgique, un soir seulement Toujours pleine d’idées et de projets, Ginette Prévost, connue sous le nom de La Femme 100 têtes, reprend cette année sa formule quatre spectacles.Pour marquer le coup d’envoi de cette série Danse, édition 1996-1997, la flamande Karin Vyncke présentera un spectacle solo intitulé Wiiiteniacht (Nuit d’hiver).Pour son premier passage au Québec, la chorégraphe n’offrira qu’une seule représentation, soit le 9 novembre prochain, au Théâtre de la Ville de Lon-gueuil.L’événement, qui s’inscrit clans le cadre d’une collaboration entre La Femme 100 têtes et le Dans in Kor-trijk en Belgique, est donc à inscrire à l’agenda dès maintenant.Les collaborations du genre n’étant pas si fréquentes au Québec, le spectacle vaut le déplacement.Peu connu ici, Karin Vyncke possède néanmoins une réputation internationale.Formée chez des maîtres tels que Grotowski en Pologne et Maguy Black à New York, elle a dansé dans des créations de Reinhild Hoffman et Gérard Bohner au Bremer-Tanztheater, en Allemagne, et pour Maguy Marin en France, tous des créateurs attirés par les dynamiques du théâtre.Avec une telle expérience, il n’est pas étonnant de retrouver dans le travail de Vyncke l’omniprésence d’une dimension théâtrale.De même, pour cette chorégraphe dont les œuvres s’étalent maintenant sur plus de dix ans, la relation entre la musique, la danse et le texte tient une place importante dans l’ensemble de sa création.S’inscrivant directement dans cette lignée, Wiiiteniacht, inspirée de trois poèmes de l’écrivain russe Boris Pasternak conservés ici dans leur version originale russe, s’installe sur une musique signée Victor Kissine.Par le moyen d’un univers minimal, intimiste, et d’une thématique qui no" touche de près, l’hiver, la chorégraphe explore la solitude et la liberté à travers les images d’un combat hivernal contre le froid intense et la neige.% A noter Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur les rouages de la création chorégraphique, ou encore sur l’univers artistique de l’une et l’autre de ces artistes du corps, l’Agora de la danse organise une rencontre avec Ijouise Bédard le 7 novembre, tout de suite après la représentation.Pour sa part, Tangente a invité Karin Vyncke à venir donner une conférence-démonstration le vendredi 8 novembre à 12h30.Pendant que l’Agora de la danse présente en reprise, du 7 au 16 novembre, Dans les fougères foulées dit regard de la Montréalaise Louise Bedard, La Femme 100 têtes lance sa série Danse avec Wiiiteniacht, une œuvre solo de la chorégraphe flamande Karin Vyncke, le 9 novembre seulement au Théâtre de la Ville de Lon-gueuil.lion où elle s’était donné comme défi de créer trois pièces successives: une première sur l’univers masculin, Les Métamorphoses clandestines (1991), une seconde sur la psyché féminine, Vierge noire (1993), et une troisième sur les deux univers mélangés, intitulée poétiquement Dans les fougères foulées du regard (1995).Cette dernière, étonnante dans sa diversité de mouvements et d’attitudes physiques ANDREE MARTIN Au mois de mai 1995, la chorégraphe Louise Bédard présentait pour la première fois Dans les fougères foulées du regard, une œuvre pour six danseurs: Marc Boivin, An-neBruce Falconer, Jacqueline Lemieux, Luc Ouellette, Harold Rliéau-me et Michèle Rioux.Avec ce sextuor, elle complétait un cycle de eréa- et émotionnelles, sera présentée en reprise du 7 au 16 novembre à l’Agora de la danse.Sans aucune interférence Depuis sa toute première présentation à l’Agora, cette œuvre a fait son bout de chemin.Finaliste des 51' Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis en France, elle vaudra à la chorégraphe Louise Bédard le prix d’auteur.En fait, la précision et le caractère unique de cette pièce ne pouvaient que séduire les jurés de ce prestigieux concours de chorégraphie.Contrairement aux deux créations précédentes, Dans les fougères foulées du regard n’est pas présentée MICHAEL SLOBODIAN Dans les fougères foulées du regard.Au palmarès des En nomination pour le PRIX DE LA MEILLEURE MEILLEURS MEILLEUR SPECTACLE COMÉDIENNE SPECTACLES DE L'ANNÉE (k rAssndatkm qudiccotsc dam 4 journaux* par r\ssociatinn qucbccoisc des critiques de tlwtrr'St à sa création en 1W5.des critiques de thcâfrr •%.Sole, vereion finale Oc6a.w, première version Oc, version expérimentale - en création avec la collaboration spéciale de Aviram, artiste sculpteur René Donais, artiste graveur L'AVENTURE SE POURSUIT ! Joie ^1, 2, 5, 6, 7,15,16 novembre à 2o h et les dimanches 3 et 17 nov.à 16 h Océan ^8, 9,12,13,14 novembre à 2o h et dimanche 10 nov.à 16 h Au 55 Prince 55, nie Prince, Vieux-Montréal (coin Wellington) Métro Square-Victoria Billetterie: 876-1155 Billets : 22 $ • Étudiants : 15 $ Forfait Joie et Océan : 30 S •Prix de groupe disponible sur demande Texte et interprétation : Pol Pelletier mise en scène - Joie : Gisèle Sallin et Pol Pelletier mise en scène - Océan : Pol Pelletier Scénographie : Claude Goyette Lumières : Sylvie Morissette Costume de Joie : François Laplante Costume d'Océan : Meredith Caron Musique de Joie : Robbi Finkel Conseillère dramaturgique pour Joie : Gisèle Sallin • Conseillères et conseiller a la mise en scène pour Joie : Isabelle Villeneuve.Brigitte Heantjens et Jordan Deitcher • Conseiller à la mise en scène pour Océan : Jordan Deitcher • lumières : Louise Lemieux Poie : 4 premières versions) Caroline Ross Poie : S' version.Océan : version expérimentale) • Chorégraphies de Joie : Danielle Hotte.Paul Bertrand et Pol Pelletier.The Canada Council Conseil des Am du Canada B 10 L E 1) E V 0 I a , 1.E S S A M EDI 2 E T I) I M A N C II E 3 N 0 V E M II R E I 0 !) mI ddlUlMMftTituMHtrtil ImlaipiMl / ¦¦•rri-UQAM Billets: 12,50 $ (taxon et redevance en sue) en vente au (514) 987-6919 ou 1-800-361-4595 La vie, la mort, etc.Claude Poissant remonte Le Champ, la pièce de Louise Bombardier créée lors des Coups de Théâtre La télé politically correct par des climats successifs et par des épisodes relativement détachés les uns des autres.Une contrainte qui a conduit Claude Poissant à laisser beaucoup de liberté et d’ouverture à la psychologie des personnages et à l’interprétation des événements.On aura préféré laisser les enfants vivre la pièce à leur façon, les laisser défricher eux-mêmes leur propre champ.La facilité du jeune public à prendre les faits tels quels, la réception au premier degré qu’ils réservent au théâtre — leur naïveté, d’une certaine façon — deviennent pour le metteur en scène un avantage: «D’une certaine façon, le vécu est une tare.L’expérience peut être tout à fait nuisible.C’est merveilleux de pouvoir être à l’âge où l’on peut mélanger le sucre et le sel sans trouver que c’est mauvais.» La Bordée revivra Le milieu du théâtre de la Capitale peut respirer le théâtre de la Bordée, paralysé, tout au long de l’été et de l’automne, par de graves difficultés financières et des querelles internes, reprendra ses activités dès le mois de janvier, à la suite de l’établissement d’une entente concordataire avec les créanciers et la signature d’un nouveau bail avec le propriétaire des lieux.L’entente évitant la faillite est survenue le 24 octobre dernier, à la suite des efforts acharnés du comité de survie de la Bordée, qui avait travaillé autant pour trouver des appuis du côté du Conseil des arts et lettres du Québec que pour négocier avec les créanciers ou pour récolter la somme de 50 000 $ auprès des organismes culturels, des membres de l’Union des artistes et du public en général.Cette somme aura été un élément crucial de l’opération puisqu’elle montrait aux intervenants le degré d’importance accordé au dossier et surtout parce qu’elle constituait une somme supérieure à ce que la liquidation des actifs aurait permis d’amasser.Le syndic a ainsi recommandé aux créanciers d’accepter le montant offert et évité que tout soit à reprendre à zéro pour assurer l’existence d’un théâtre de répertoire populaire à Québec.Les créances totales de la Bordée s’élevaient à plus de 167 000 $.Après paiement du loyer et des impôts fédéral et provincial (les créances privilégiées), la somme restante sur les 50 000 $ offerts ne représentait plus, pour les quelque vingt autres créanciers, que 5 % des sommes dues.Mieux que rien du tout, en d’autres termes.Quelques documents juridiques restent à signer pour rendre le tout officiel.Selon Rychard Thériault, vice-président de l’UdA à Québec et membre du comité de survie, tout cela devrait être fait incessamment et le nouveau conseil d’administration de la Bordée devrait donc annoncer sa demi-saison de programmation la semaine prochaine.Les répétitions sont déjà engagées pour le spectacle du mois de janvier et un second spectacle prendra l’affiche à la fin mars.Le propriétaire du théâtre, Antoine Dali, ayant déjà pris des mesures pour occuper les lieux, deux spectacles de troupes françaises seront également présentés en mars, hors de la saison de la Bordée.Si elle représente une bonne nouvelle, la relance de la Bordée aura également fait des victimes.L’équipe qui avait dirigé ce théâtre depuis sa fondation, il y a vingt ans, avec Jean-Jacqui Boutet en tête, ne fait plus partie de la Bordée nouvelle, qui aura donc à se refaire une identité.Guy Corneau en conférence à Montréal PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Des enfants sont assis sur des bols de toilette; d’autres s’amusent à attraper des souris blanches par la queue.D’autres enfin courent dans les corridors d’une école à vélo.Stop.Pas sur mon écran.La tété nage en pleine rectitude politique et les émissions pour enfants y goûtent! «Dans les années cinquante, se rappelle le directeur des émissions jeunesse à Radio-Canada, Michel Lavoie, y en avait de la nourriture qui revolait à la télé! Aujourd’hui, nous sommes plus sensibles.Il y a beaucoup de lobbys et tout le monde est un expert [pour juger ce qu’il faut ou ne faut pas montrer aux enfants].» Dans ce contexte de pression des parents, il est le premier à reconnaître que les modèles proposés au petit écran sont dans l’ensemble «conserva-teurs ou assez prudents».Mais Radio-Canada ne fait pas exception avec son comité d’évaluation des émissions; tous les scénarios sont scrupuleusement lus à Télé-Québec.Dans le secteur privé, Canal Famille scrute aussi les émissions et se réserve le droit contractuel de suspendre toute émission de tout producteur qui ne ferait pas son affaire.Prenons l’émission La Bande à Frankie, destinée aux 9-12 ans, qui échoue régulièrement à l’examen des évaluatrices zélées de la Société Radio-Canada et doit donc, à ce moment, retrancher de nombreuses séquences prévues.Les jeux avec les animaux sont bannis, tout comme tout comportement vaguement délinquant ou vulgaire.Le réalisateur voulait mettre un sac en plastique à l’écran?Enlevez cet objet que je ne saurais voir.«Nous n’avons pas à montrer des comportements dangereux», rétorque Michel Lavoie.Mais revenons quelques années en arrière.Il y avait pourtant des émissions pour enfants avant que l’obsession de la rectitude politique ne vienne ralentir les ardeurs et, trop souvent, apporter la grisaille à l’écran.Sol lui-même rappelait récemment avec sa douce ironie qu’il ne répugnait pas, dans le temps, à se jeter par la fenêtre avec son comparse Gobelet sans que le taux de suicide ne monte en flèche le lendemain.Que s’est-il donc passé?Certes les tabous sont nombreux au pays des émissions pour enfants.La nourriture, par exemple, ne doit jamais être manipulée.Demandez à André Robitaille, l’animateur de la défunte et très bonne émission Vazimolo, qui a eu l’audace de presser une orange avec une perceuse dans un sketch.Ce ne fut pas très apprécié, pas plus que ne le fut une scène dans laquelle il piétinait un sac de biscuits avant de les manger.Mais son irrévérence la plus remarquée à Radio-Canada fat une cigarette non allumée qu’il se mit au coin de la bouche, dans un sketch parodiant Humphrey Bogart Autocensure «Les limites s’appuient trop souvent sur des théories», dit André Robitaille.D y a quelque temps, une auteure avait imaginé qu’une petite fille munie d’une baguette magique et voulant faire apparaître des fleurs fasse pousser, par erreur, des vis.Mal lui en prit! Et si quelque garnement se piquait d’aller fouiller dans l’atelier de son papa pour y jouer avec des vis?On le voit, ce petit raisonnement peut couper l’herbe sous le pied à plus d’un auteur.«Le mouvement de rectitude politique amène les producteurs à s’autocensurer», estime Jean Tourangeau, qui produit entre autres Pignon sur rue, montrant à l’écran des vrais Thomas Graton et Yves Soutière.jeunes vivant leur vraie vie.L’année dernière, la direction de Télé-Québec avait refusé une scène dans laquelle on voyait deux jeunes filles entrer dans un sex shop où le vendeur leur expliquait le fonctionnement d’un appareil quelque peu bizarre.La direction de Télé-Québec a jugé que la scène banalisait un certain comportement sexuel et plaçait les femmes dans une position de victime, même si les femmes avaient pris l’initiative de la visite et même si, elles, rigolaient Le té-lédiffaseur a également, l’an dernier, mis son holà à une autopromotion de cette même émission montrant les jeunes fumant un petit joint Pour sa part, le producteur de la Bande à Frankie (pas bonne), de Wa-tatatow (bonne) et du défunt Club des cent watts préfère laisser aux télédiffa-seurs le soin de couper des séquences plutôt que d’encourager des réflexes d’autocensure chez les scénaristes.Les nombreux interdits découlent, à son avis, des pressions que font les parents auprès des télédiffuseurs.«Nous devons être plus prudents», dit-il.En fait, il est d’avis que le Club des 100 watts, mise en ondes en 1988 et officiellement interdite aux parents, ne pourrait voir le jour aujourd’hui.Les 9-12 ans pouvaient suivre, entre autres, la vie de la famille Vachon, spécialisée dans les mauvaises manières, dont les membres n’hésitaient pas à se gratter la tête avec une fourchette et ne se lavaient jamais.«Nous sommes dans une période où les parents effectuent un léger virage à droite et veulent que la télé réussisse là où ils n’ont pas réussi.Des parents prêtent à la télé un rôle qu’elle n’a pas.C’est la relation aux parents (non à la télé) qui fait qu’un enfant est équilibré», rappelle M.Morin, à juste titre.«Les parents veulent que la télé s’occupe de leurs enfants», observe aussi la sociologue Monique Caron-Bouchard, qui fait de la recherche en télévision auprès des jeunes depuis 20 ans.Mais il faudrait d’abord, rappelle-t-elle, que les adultes sachent quelles valeurs ils désirent transmettre.Et qu’ils les mettent en pratique à la maison.Toutes les personnes interrogées, à commencer par Mme Caron-Bouchard, insistent sur l’importance de ne pas confondre les groupes d’âge: l’enfant de trois ou cinq ans ne fait pas la distinction entre la fiction et la réalité, alors que ses aînés la font Moins de garçons Mais comme les petits regardent parfois les émissions des grands, les télés publiques ne prennent pas trop de risques.C’est ce qui explique que Watatatow, pour les ados, présentée à 17h, est beaucoup plus «parent proof» cette année.«Les 6-11 sont là à cette SOURCE CANAL FAMILLE heure», explique le directeur des émissions jeunesse à la SRC.Récemment, Carmen Bourassa, créatrice de Passe-Partout et aujourd’hui productrice de l’émission Pin Pon (Canal Famille), destinée aux 3-5 ans, s’excusait presque d’avoir deux hommes en guise d’animateurs plutôt que l’habituel «petit couple».En effet, l’égalité dans la représentation des sexes a elle aussi atteint des sommets au cours des dernières années.La raison du couple homme-homme est cependant fort simple: les garçons n’apprécient pas la télé autant que les filles.C’est également la raison qui a poussé une autre productrice, Diane England, à choisir un homme pour animer Allô Prof.(Télé-Québec).Cette désaffection des garçons n’est pas innocente.Dans plusieurs émissions, on a brossé, conséquence de l’obsession des modèles féminins positifs, des filles super dynamiques, qui côtoient des garçons super ennuyeux.Pas très inspirant! Et surtout pas de violence, encore que ce mot prend un sens différent selon l’interlocuteur.La directrice de Canal Famille, Monic Lessard, n’en peut plus des statistiques d’un organisme comme Parsijou qui calcule le nombre de coups de fusil qu’un enfant voit et entend pour chaque heure de télé regardée.Elle trouve ces chiffres d’un ridicule consommé compte tenu de ce qu’à son avis la violence inexpliquée ne peut être mise dans le même sac que la violence dont on montre les conséquences néfastes à l’écran.Mais plutôt que le mot «violent», Mme Lessard parle d’émissions agressantes.Elle aime Yogi même si un des protagonistes y porte fusil mais elle ne diffuse ni Batman ni Spi-derman, qu’elle qualifie d’émissions «beding, bedang», de dessins animés «agressants».Elle fait aussi une différence entre le dessin animé qui, à son avis, permet une distanciation, et les émissions avec de vrais personnages.Sur ce point, les avis sont très partagés.Pour l’auteur Michèle Poirier, un salutaire retour du balancier pointe à l’horizon.Mme Poirier a participé à l’écriture des premiers Passe-Partout il y a 20 ans et elle coécrit Pin Pon cette année, qui s’adresse à la même clientèle des 3-5 ans.«Dans les premiers Passe-Partout, sentais qu’il fallait passer par les adultes et parler de tous les trucs angoissants, comme l’écologie par exemple; il fallait conscientiser l'enfant.» Aujourd’hui, dit Mme Bourassa, nous tentons de donner aux enfants de la tendresse, un peu de fantaisie et, à travers les animateurs, une présence chaleureuse.mente Claude Poissant.Il n’y a vraiment rien d'Internet là-dedans.» De plus, par le peu de place qu’y occupent les répliques, presque effacées dans l’écriture de Bombardier par de longs pans de descriptions et d’actions silencieuses, le texte pourrait aussi passer très facilement pour un scénario de film.Pour le metteur en scène, les images de cinéma suscitées par la pièce en devenaient presque un obstacle: «Je ne trouvais pas le moyen de me débarrasser du film que j’avais en tête.Se retrouver sur scène, avec les moyens limités d’une petite compagnie, devenait problématique.Ce n'est qu'au moment où j'ai accepté ce que j’étais en train de faire sur scène que j’en ai trouvé la poésie propre, que les choses se sont mises à tomber en place.» Le pouvoir d’évocation Au lieu de penser à ce que la pièce aurait l’air dans un décor extérieur, Poissant se tournait donc vers l’épuration et l’évocation, tout en mettant en route un travail d’interprétation assez original.La rencontre des trois personnages étant celle de trois mondes, chacun des acteurs devait travailler de façon complètement différente: «Dans le rôle du gnome, un personnage près de l’animal, le travail de Paul-Patrick Charbonneau partait du corps pour ensuite arriver au sens.Dans celui de l’enfant, Sébastien Delorme devait d’abord travailler le sens, vu qu’il s’agit du personnage moteur de tout le spectacle.Jack Robitaille, quant à lui, devait trouver le moyen de camper le chasseur, un personnage qui ne parle pas, en mettant en ordre une séquence dramatique.Le SOURCE LE GROS MECANO Sébastien Delorme, Jack Robitaille et Paul-Patrick Charbonneau.personnage est très sombre comparativement à ce que Jack joue habituellement, mais ça permettait de lui faire faire quelque chose de différent et de s’assurer que le chasseur ne soit pas tout noir, rébarpatifet apeurant.» A cela s’ajoute un travail avec des marionnettes, un monde de plus à ajouter à l’assemblage.En une heure de spectacle, là où le texte en permettrait aisément le double, le récit prend forme RÉMY CHAREST CORRESPONDANT A QUEBEC Il était loin d’être évident, pour Claude Poissant, de savoir comment il allait bien pouvoir mettre en scène Le Champ, la pièce que Louise Bombardier avait confiée au théâtre du Gros Mécano.Reçue très chaleureusement à sa création, lors des Coups de Théâtre de mai dernier, et présentée en représentations publiques, les 3 et 9 novembre, dans le cadre de la.saison de théâtre jeunesse des Gros Becs, la production aura toutefois posé nombre de défis à l’équipe de création.Le texte de Bombardier est en effet un cas assez singulier dans le théâtre jeunesse.On y voit un enfant aux pieds meurtris arriver, au fil d’une errance mystérieuse, dans un champ où il fait la rencontre d’un chasseur sombre et colérique et d’un gnome amical mais sauvage, tandis qu’une guerre sans but et sans nom se rapproche sans cesse du champ, quelle semble dévorer graduellement.Pas que Le Champ soit la seule pièce de théâtre pour enfants à traiter de sujets difficiles, mais rarement aura-t-on vu un traitement aussi vif et direct de la guerre, de la mort, de la nature qui sôuffre, du mal de vivre.Travaillé dans le silence et la lenteur, animé par une poésie remarquable aussi, marqué par les thèmes de l’amitié et de l’altruisme, Le Champ n’est vraiment pas tiré d’un cru standard.«C'est une pièce qui n’a rien à voir avec le théâtre présent, com- LES HOMMES ET LEUR MÈRE: Sous l’emprise du • dragon maternel • 12 novembre, 20h Sortir de Imposte tissée de frustration et de culpabilité LE DRAME DES BONS GARS ET DES BONNES FILLES: Du conflit à la créativité 19 novembre, 20h Exprimer son potentiel créateur audetà des complexes parentaux Guy Corneau LJ^arnour enÆuerre Le psychanalyste Guy Comeau, auteur du best-seller Père manquant, fils manqué, présente plusieurs conférences publiques issues de son deuxième livre, L’amour en guerre, qui vient de paraître aux Édition l’Homme.L’AMOUR EN GUERRE: Le couple est-il possible’ PRÉSENTATION 5 NOVEMBRE, 20« Relever le défi de l'intimité i l’aube de l'an 2000 '3% • -3 * -p dm Conservatoire d’art dramatique de Montréal Studio-théâtre Jean-Valcourt 100, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications BOMBES d’Olivier Choinière Mise en scène de Cari Béchard du T'au 9 novembre 1996 20 heures (relâche le 3 novembre) Réservations : (514) 873-5813 Entrée : 6,00 $ (dons versés au fonds de secours des élèves) Québec I.K I) E V OIK, I.K S S A M K I) I K T I) ! M A N (' Il K A N O V E M II II K I !) Il (i VITRINE DU DIS (} U E Qui veut des vidéoclips sans images ?SYLVAIN CORMIER GENERATION + 1986 Artistes divers Audiogram/MusiquePlus (Sélect) Les événements, la musique et l’album d’une décennie, dit la pub.Dix doubles albums de vingt titres pour célébrer les dix mis d’activités de la chaîne de télévision MusiquePlus, rassemblant les chansons francophones et anglophones liées aux vidéoclips majeurs de chaque année, avec un livret résumant les faits marquants de l’année en question.Génération + 1986, la première de ces compilations proposées conjointement par MusiquePlus, la compagnie de disques Audiogram et le distributeur Sélect, trois acteurs majeurs de la scène musicale québécoise, paraît ces jours-ci.Les neuf autres volumes s’étaleront sur autant de mois.Drôle d’idée, quand même.Dix fois quatre-vingt-dix minutes de vidéoclips sans images.Autant dire un couteau sans lame auquel il manque le manche.En version CD+, ou CD «enhanced», comme dit le jargon, c’est-à-dire en version augmentée d’une portion cédérom contenant les clips (ou, du moins, des extraits), on aurait un peu mieux saisi le principe de la série.Mais en portion audio seulement?Vous me direz qu’on les a en tête, les images des clips, en écoutant les chansons.Justement On n’a même que ça.La musique est secondaire, accessoire.Ce qu’il y a de pervers avec la génération du vidéoclip, c’est que les chansons ne renvoient plus à des images personnelles, à des tranches de vie, mais aux images du clip correspondant, fixées à la rétine par pure répétition.Ecouter Génération + 1986, c’est comprendre que la plupart de ces chansons ne pourront plus jamais exister en dehors de leurs illustrations vi-cjéoclippées.Elles y sont piégées, à Me.Ecouter Everybody Have Fun Tonight de Wang Chung ne me dit rien de ma vie en 1986 mais fait ressurgir inévitablement le fameux clip qui donnait mal aux yeux.Pareil pour le Walk Like An Egyptian des Bangles, qui n’a pas de raison d’être en dehors du clip où tout le monde se prenait pour Amonbofis, mon maître.On constate que les vidéoclips ont surtout servi à occulter la fonction de base des chansons populaires, qui est d’ajouter une bande sonore à la vie des gens: à l’infinie variété de l’expérience humaine, on substitue depuis dix ans un clip unique.Heureusement qu’il y a encore des spectacles.D’où l’absurdité d’une compilation audio.Pierre Marchand, directeur des programmes à MusiquePlus et concepteur du projet, a voulu créer avec Génération + une collection de disques nostalgiques, semblable à celles que colportent Dick Clark, Rolling Stone ou Time-Life en infopubs à la télé de fin de soirée: il n’a pas compris que son médium ne peut être nostalgique que de lui-même, et que ces compilations (elles-mêmes réductrices et sans grand intérêt) s’adressent à un public de l’ère pré-MTV, dont le rapport au disque est foncièrement différent.Il est intéressant de constater, à ce titre, que la moitié francophone de la cuvée 1986 de MusiquePlus résiste mieux à l’écoute: les J’te cherche partout (Richard Séguin), Mistral gagnant (Renaud) ou L’Arrivée du tour (Alain Bashung) ont d’abord et surtout vécu des vies de chansons, et n’ont pas été trop stigmatisées par leurs clips respectifs.Morale: achetez donc plutôt les albums correspondants de Renaud, Bashung et Séguin.Ils vous dureront une vie.TO THE BONE The Kinks Konk/Guardian Ray Davies était dans nos parages il n’y a pas si longtemps, à Toronto, à Boston, livrant dans le cadre d’une soirée en solo quelques extraits de sa brillante autobiographie non autorisée (sic\) intitulée X-Ray, entre des versions acoustiques de ses admirables chansons.Montréal n’était pas sur le chemin.On aurait pourtant eu grand intérêt à découvrir ou redécouvrir Davies, l’un des plus fascinants et pertinents personnages de l’histoire du rock britannique, génial chroniqueur du monde qui l’entoure, moins célébré mais tout aussi méritant que les John Lennon, Pete Townsend et autres Roger Waters.Si on n’aura pas l’homme, on a tout de même un nouvel album du groupe qu’il a fondé avec son frérot Dave au début des années soixante: les Kinks.C’est baptisé To The Bone, et c’est à gruger tranquillement.Nourrissante consolation: ça regorge de moelle.J’ai déjà louangé ce disque, enregistré devant public en 1994 dans quelques salles d’Angleterre (dont le studio jiersonnel des Kinks), paru l’année suivante en Europe mais pas en Amérique, faute de contrat de disques.Je l’avais déniché en copie importée, dans sa version courte, qui résumait I album double de départ en un seul.C’était déjà formidable, surtout pour les splendides relectures des chansons de la période dandy du Swinging Dindon 1966-1968 (Waterloo Sunset, %Jl Autumn Almanac, Death Of A Clown, See My Friends, Tired Of Waiting).Le voilà enfin disponible chez nous en un double album de vingt-neuf titres — dont une nouveauté, la chanson-titre, mais sans Autumn Almanac, curieusement omise — qui permet un tour fort complet du jardin des p’tits gars de Muswell.Muswell, précisons-le, est un bled perdu de l’Angleterre, l’équivalent des villages du fin fond des collines aux Etats-Unis, d’où la chanson Muswell Hillbillies, ode des Kinks à leurs origines consanguines.Le choix des titres est extrêmement conséquent: les Kinks démontrent d’éclatante façon qu’ils sont le groupe britannique ultime, les réunissant tous, aussi mélodiquement pop que les Beatles (Waterloo Sunset, Celluloid Heroes), aussi résolument rock que les Who (You Really Got Me, All Day And All Of The Night, Give 'The People What They Want), aussi irréductibles que les Stones (I’m Not Like Everybody Else, Dead-End Street), aussi décadents que les jeunots d’Oasis (Lola, Dedicated Follower Of Fashion).Ces titres sont donnés dans le désordre le plus anarchique, bien à l’image des Kinks: les époques se télescopent sans gêne, et les contrastes entre les douces ballades acoustiques et les assauts de guitares malpropres sont souvent abrupts.C’est volontaire.«Pour éviter que l’auditeur s’installe dans un mode d’écoute facile», explique Ray Davies dans le livret Géniaux et voyous, c’est ça, les Kinks.?NOW I GOT WORRY The Jon Spencer Blues Explosion (Matador/Capitol) Si vous avez manqué le passage de Jon Spencer Blues Explosion, hier soir, au Cabaret, vous avez raté l’occasion de voir ce que serait le blues si on l’inventait aujourd’hui.Avec son trio sans basse — deux guitares héroïques et une batterie ardente —, Jon Spencer distille en effet une musique qui a tout le côté rebelle des origines du blues, celui qui faisait rougir les bien-pensants, pas celui des marchands de guitare.Mais l’ex-leader du groupe-culte Pussy Galore a aussi le sens du métissage et de l’expérimentation qui tra- vaille la musique pop au coips depuis quelques années: le funk avec le punie, la soul sur le blues-rock trépidant.On l’a appelé un «Elvis from HeW>.On penserait aussi à un Beck plus dur de la note, aux emprunts blues des Rolling Stones.Le New-Yorkais Spencer offre d’ailleurs la personnalité sulfureuse d’un Mick Jagger sauce punk.Septième disque du Blues Explosion, Now I Got Worry commence sur un cri primai syncopé, galope sur des blues sauvages, travaille un son résolument sale et violent, pleins de bruissements et d’effets, puis nous prend au détour avec un sens du groove irrésistible.Crâneur au possible — «Kiss my ass, because your girlfriend still loves me», lance-t-il —, Spencer a aussi un sens de l’humour considérable, qu’il partage sur la chanson Chicken Dog (qui se termine sur l’air de Funky Town!) avec le vétéran rockeur Rufùs Thomas, 76 ans, auteur, il y a des lunes, des premier succès de la maison Sun Records.Respectueux des anciens sous leurs airs iconoclastes, les Blues Explosion donnent aussi un coup de chapeau, surf?.L Got Blues, à un autre septuagénaire du blues, R L.Burnside, auquel ils ont servi de groupe sur le récent album A Ass Pocket of Whisky.Présentées par des musiciens moins forts en gueule, bon nombre de chansons du JSBE frôleraient le ridicule avec les râles désordonnés du chanteur et leurs dissonances groovy.Mais cette explosion de blues (gros accent sur explosion) est animée d’une énergie tellement irrésistible qu’elle peut rendre presque n’importe quoi convaincant.C’est ce qu’on appelle avoir du charisme.Et avoir du charisme jusque sur un disque, ce n’est pas donné à tout le monde.Rémy Charest PA LM A R E8 ?ï> I S 1 J E S Oampigny Classique 1.LES MUST, VOLA, ARTISTES DIVERS, AN ALERTA 2.OPÉRj\ POUR DEUX, DUBEAU/MARION, ANALEKTA 3.MONTSÉGUR, LA NEF, ALLEGRO - 4.TUTTO PAVAROTTI, LUCIANO PAVAROTTI, PGS 5.CINEMA CLASSICS, ARTISTES DIVERS, EMI_____ 4 95 S 16,95 5 17,9,5 18,"* 24,95» Jazz /Blues { International 1.VOYAGE, DUPÉRE/VELLE, MCA - 2.MEMORIA, PETRU GUELFUCCI, MUSICOR _ 3.NIGHT TO NIGHT, GEOFFREY ORYEMA, EMI 4.HOMMAGE À PIAZZOLLA, GIDON KREMER, WARNER 3.TERRA EAR, BEVINDA, MUSICOR - 16,"* 17,"* 16 95 * IS,99* 18,9,5 Pop Francophone 1.LIVE, ABBITTIBBI/DESJARDINS, BMC.-1- 15,95 » 2.LA MÉMOIRE DES BOITES /I CHANSONS, ARTISTES DIVERS, MUSICOR - 24,"$ 3.QUA TRE SAISONS DANS LE DÉSORDRE, DANIEL BELANGER, SELECT 17," * 4.40 CHANSONS D OR, CHARLES AZNAVOUR, EMI __________________ 25,"* 5.DANGER.FRANÇOISE HARDY, EMI-15."* Anglophone 1.NEW BEGINNING, TRACY CHAPMAN, WARNER 2.SPIRTTCHASER, DEAD CAN DANCE.PGS 3.FALLING INTO YOU, CÉLINE DION, SONT' - 4.MERCURY FALLING, STING, PGS - 5.BACKSTREET BOIS, BACKSTREET BOYS, BMG 16,"» 16,"» 16,"» 18,"» 15,"* (y ^ kV* MARGUERITT V< Richard Gré, ANALEK XANT l’aire TA JAZZ K T B L U E S Vieillir en beauté SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Il n’y a pas à dire, mais il y en a qui vieillissent bien.Très bien même.D’autres, ils sont légion, vieillissent mal.Ils évoluent comme des manches.De quels gens parle-t-on?De ces gentlemen british qui, dans les années 60, étaient des stars du cirque sexe, drogues, etc.Côté face, il y a le pathétique.Il y a ces vedettes qui n’arrivent pas à se détacher des années 60.Quoi, par exemple, de plus cradingue qu’Elton John?Quoi de plus boy-scout que Paul McCartney?Bref, beaucoup des messieurs-dames qui ont fait dans l’animation culturelle il y a trente et vingt ans de cela demeurent aujourd’hui plantés devant la porte de la maturité.Heureusement, ce n’est pas le cas de tous.Parmi cette génération de British, il y en a qui ont l’intelligence de bifurquer pour mieux conserver en eux l’affection musicale.On pense à Charlie Watts qui s’est payé, dans le bon sens du terme, un orchestre de jazz pour son plaisir à lui avant ce plaisir qu’on dispense aux autres.Il y a Ray Davies, le chanteur des Kinks qui fut le chroniqueur, le sociologue des années 60-70, qui fait actuellement une tournée en solitaire, histoire de réciter des poèmes et de lire des extraits de bouquins écrits par des auteurs qui lui sont chers.Entre les deux, celui qui a le mieux témoigné, par le moyen de chansons évidemment, du déclin de l’empire britannique, chante quelques-unes de ses compositions.Lorsqu’il ne fait pas cela, il monte un documentaire sur Charles Mingus.Il y a aussi Eric Clapton qui, après quelques passages à vide, a décidé de retourner là où il avait laissé John Mayall.En clair, il fait plus que jamais dans le blues.Il fait tellement dans la chose qu’il n’enregistre pratiquement plus ses compositions.Il y a également Paul Jones, l’ex-chanteur de Manfred Mann, qui, lui, fait dans l’histoire du blues et du jazz pour le bénéfice de la BBC.Il y a Alan Price, le pianiste-organiste des Animais, qui fait dans le trio iUOSt: acoustique.Il y a Eric Bur-don, la voix de ces années-là, la voix des Animais, qui s’est acoquiné à Alvin Lee, l’ex-guitariste de Ten Years After, l’ex-guitariste le plus rapide du monde, à Boz, l’ex-bassiste d’Alexis Korner et de King Crimson, et à Aynsley Dunbar, ex-batteur des Bluesbreakers et de Frank Zappa.Bref, il y a tous ces messieurs désormais vieux en âge qui font dans le blues et rien que dans le blues avec un tel bonheur que lorsqu’ils causent aux revues british de blues, ils se disent plus heureux que jamais.En tout cas plus heureux que dans les années 60 et 70.Un respect évident Il y a donc tout ça.Et il y a aujourd’hui.Et aujourd’hui, nous sommes gâtés.Du moins, c’est ce qu’on croit mono al.lnon monlMon tfvat'Kln faim» lüllMcm Mou HtcJrau Voilà que depuis quelques jours à peine, on nous propose deux nouveautés blues-jazz confectionnées par deux types qui furent de gros canons de la variété.Il y a Ginger Baker, ex-batteur de Cream, qui vient de signer un album de jazz pour l’étiquette Atlantic en compagnie du contrebassiste Charlie Haden et du guitariste Bill Frisell.Et il y a surtout Van Morrison qui, en compagnie de Géorgie Fame, organiste ayant joué notamment dans le groupe Colosseum, et du pianiste américain Ben Sidran, a consacré tout un album à.Mose Allison.Cela s’intitule Tell Me Something, sur étiquette Verve, nom dé diou! Ah! Mose.Dans l’histoire de la musique américaine, Mose Allison restera probablement comme le littéraire du genre.Chez lui, les mots sont toujours devant.Faut dire, pour mieux faire comprendre, qu’Allison est un fou littéraire.Il a dit plusieurs fois qu’il s’inspirait autant de William Faulkner et de Mark Twain que de Sonny Boy Williamson, Muddy Waters et Mississippi John Hurt.A vrai dire, c’est plus complexe que cela.Mose Allison est né le 11 novembre 1927 à Tippo, petite bourgade située dans le Mississippi, soit 1,’État de la poussière et du coton des Etats.Son père était pianiste de ragtime.Sa mère était sensible aux arts.Ceci fait que très tôt, on lui a fait suivre des cours de piano.Passons des années et des années pour retrouver Allison dans le New York des années 50.Plus précisément dans ce Greenwich Village alors occupé par la beat generation.Allison est alors un pianiste de jazz accompagnant les saxophonistes Al Cohn et Zoot Sims d’abord, Stan Getz ensuite.Et, à ses temps perdus, donc les temps précieux, il passe son temps à écouter du Bartôk, du Hindeminth, du Scriabine, du folklore tzigane.Bref, il peaufine sa culture musicale.Cela fait qu’entre Sonny Boy Williamson, William Faulkner et Bartôk, Mose Allison nous propose des chansons, des blues, des jazz,; d’une singularité, d’une rare originali-: té.Et c’est là qu’on retourne à cet album de Van Morrison.On y retourne pour signaler que nos bonshommes, soit ces British qui ont fait de Allison le sujet du jour, ont confectionné leur truc en prenant un soin extrême à ne pas dénaturer l’art d’Allison.Ils ont travaillé les chansons avec un respect évident.Jamais Morrison et ses copains ne font dans l’enflure.Autrement dit, jamais l’orchestration n’est riche.Autrement dit, toujours, l’orchestration fait écho ou colle aux choix originaux d’Allison.La seule addition que se sont permi-, se nos British s’appelle l’orgue.Dans tous les morceaux sauf un, on entend la B-3 de Géorgie Fame.On entend juste ce qu’il faut pour prêter aux pièces de Allison une atmosphère churchy absente dans les enregistrements de l’époque.Question programme, notre bande a puisé exclusivement dans les morceaux écrits entre le milieu des années 50 et celui des années 60.Soit; des pièces qui s’intitulent One of These, Days, You Can Count On Me, le délicieux If You Live, Was, Look Here, City Home, No Trouble Livin’, Benediction, Back On The Corner, Tell Me Something, I Don’t Want Much, News Nightclub et Perfect Moment.Le résultat tient en un mot: splendide.Ce que Ginger Baker nous propose — Falling Off The Roof sur Atlantic — est très original.Ce batteur au style, fier prend un malin plaisir, en compà- ¦ gnie de Haden et Frisell, à interpréter; des pièces aussi connues que le A»; Privave de Charlie Parker ou le Bem-sha Swing de Thelonious Monk par lè biais de la déconstruction.C’est urr jazz passablement moderne, parfois: avant-gardiste, qui vient de prendre: place dans les bacs des disquaires.C’est très rafraîchissant.Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un bon disque.En bleu et noir H Le vendredi 8 novembre, l’Association de jazz de Montréal, organisme sans but lucratif, produit un premier spectacle.En fait, il s’agira du spectacle inaugural de cette association fondée par des bénévoles.Afin de requinquer une scène musicalç [ amorphe, il a été décidé de présenter le trio de la pianiste Lorraine Desmarais, le quartet de Sonny Greenwich ainsi que le quartet de Jean Derome et Normand Guilbeault.Où?A la salle Marie-Gérin-Lajoie à l’UQAM.Le prix?10 $ pour les membres, 15 $ pour les non-membres.Et comme il s’agit d’un gros show, on en reparlera au cours de la semaine.¦ Au Campus mercredi, on propose l’un des gros noms, l’un des meilleurs invités de la série, soit Magic Slim.A 4 $ seulement, c’est une aubaine.RED HOT & RIO Artistes divers PGS 4380, rue .Saint-Denis 844-2587 Mail Champlain 465-2242 -F m % ¦ i - M !?$&.que jamms .icc le SIGNE '• Ltc^PEBS'STe! ,|U«3oSSb«e CM tournée ~ soLEN50U«
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