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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1996-11-13, Collections de BAnQ.

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FONDÉ EN 19 10*- v » I.X X XVII N " 2 (i 5 MON T REA I.E M E 11 (' R E I) I 13 N 0 V E M B R E I !) !) (i S 8 c T l‘ S T v g / T 0 11 0 X T (I I $ PERSPECTIVES Fidel, encore et toujours L’Assemblée générale de l’ONU a condamné hier, à une très large majorité, l’embargo «unilatéral» des Etats-Unis contre Cuba, et a demandé l’abrogation de la loi Helms-Burton qui «porte atteinte» à la liberté du commerce international.Une résolution sur «la nécessité de lever le blocus [.] appliqué à Cuba par les États-Unis» a recueilli 137 voix en séance plénière de l’Assemblée générale.Cette prise de position fait directement écho à celle émise la veille par le VL Sommet ibéro-américain, qui s’est achevé cette semaine au Chili.Quoi?Fidel Castro embrassant, 37 ans plus tard, la démocratie pluraliste et les élections libres?Oui, tel est l’incroyable résultat, passé presque inaperçu, du VIe Sommet ibéro-américain qui s’est achevé mardi à Vina del Mar, au Chili.Mais en échange de cette concession historique qui ne reste qu’un engagement de papier, le Lider mâximo a obtenu un bel appui de 23 pays dan,s sa lutte à l’obsessionnel boycottage économique des Etats-Unis.«Je n’ai rien contre ton pays, mais tout contre ton régime.» C’est ainsi que le chef du gouvernement espagnol, le conservateur José Maria Aznar, s’est adressé à Fidel Castro dimanche soir lors du dîner inaugural du sommet ibéro-américain, qui s’est conclu par une déclaration sur la démocratie pluraliste, sur la lutte au trafic des stupéfiants, sur l’union économique régionale et, bien entendu, sur les inévitables «défis de la mondialisation».Une fois de plus, la question des rapports entre «Cuba la communiste» et l’ensemble des pays latino-américains, passés en masse à la démocratie et au libre marché depuis 15 ans, a dominé la sixième réunion de famille annuelle des pays latinos des deux rives de l’Adantique.Mais si Fidel — pourfendeur rituel de la «cochonnerie capitaliste» et de son «simulacre démocratique» — a dû faire une concession historique à ses cousins de culture et adversaires idéologiques, il a obtenu en échange une grande récompense: la dénonciation à l’unisson du gouvernement américain, dans ce qu’il est convenu d’appeler «la triste affaire Helms-Burton».Washington voit ainsi s’étendre — une fois de plus par les temps qui courent — son isolement sur divers fronts: sur celui des représailles anticubaines, mais aussi au Zaire (où les Américains se faisaient encore prier, hier après-midi) et sur la réélection de Boutros Boutros-Ghali à la tête de l’ONU (qu’ils sont les seuls à ne pas accepter).En effet, la célèbre loi Helms-Burton — cette législation américaine qui, au nom de la lutte au diable castris-te, entend harceler quiconque ose faire du négoce avec La Havane — a été yne clouée au pilori par cette assemblée de 23 chefs d’Etat et de gouvernement, issus très majoritairement de la droite libérale latino-américaine.Cette dénonciation très forte des outrances anticas-tristes américaines a suscité une réaction immédiate de Washington.Le sous-secrétaire d’Etat Jeffrey Davidow a exprimé, dès hier, l’espoir que «les critiques à l’égard de la loi Helms-Burton ne puissent pas être interprétées par Fidel Castro comme un soutien à sa dictature, qui reste l’une des pires du monde».Si l’on en juge par les échanges à Vina del Mar, marqués par le mélange d’un esprit bon enfant (avec les blagues, les tutoiements et les échanges de cravates à table) et d’oppositions exprimées sans ménagement, ce souci peut être écarté sans problème.Aq contraire, pour prix d’une aussi forte dénonciation des Etats-Unis, le «mouton noir» cubain a dû subir plus que sa part de pressions.L’attaque de José Maria Aznar contre Castro ne fut en effet que l’une de ces salves idéologiques qui ont mis cruellement en exergue le caractère de plus en plus anachronique de «l’exception cubaine» dans l’ensemble latino-américain.Pour la première fois de sa vie — et sans qu’on ne puisse préjuger de l’effet concret de tels mots dans une déclaration diplomatique —, Fidel Castro a en effet apposé sa signature au bas d’un document qui fait explicitement l’éloge de la «démocratie pluraliste».Il y est question d’ «élections libres, périodiques et transparentes», à’«indépendance des pouvoirs», de «représentation des minorités», de «liberté de réunion et d’association», de «plein accès à l'information».Autant d’incongruités potentiellement révolutionnaires au pays des barbudos.Un point, donc, pour Fidel Castro, mais également un point pour ses adversaires.Un Fidel qui, malgré sa demi-victoire, a paru à Vina del Mar nettement moins combatif que par le passé, parlant lentement et pesant ses mots.Un Fidel qui accuse, sans aucun doute, le poids des ans et celui d’une terrible usure politique.L’année prochaine à Caracas, cette rencontre désormais rituelle portera principalement sur «les valeurs éthiques de la démocratie».A l’heure où l’obsession néolibérale, largement diffusée en Amérique latine, fait parfois oublier l’éthique du partage économique, se pourrait-il enfin que l’on fasse pour une fois, à l’occasion de ce septième rendez-vous, le procès d’autre chose que la sempiternelle «exception cubaine»?François Br ou s se au ?MÉTÉO Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.30% de probabilité Max:-1 Min:-8 d’averses de neige.Max: 0 Min: -8 Détails, page B 4 ->J Ul I N Agenda .B6 Annonces .B 6 Avis publics.B 4 Bourse .B 3 Culture .B 8 Économie .B 2 Éditorial .A 6 E X Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Télévision.B 7 CULTURE Téléfilm préfère Brault à Falardeau, page B 8 ÉCONOMIE Croissance, récession ou «croissance récessionniste» ?page B 1 MONTRÉAL Peacekeepers à Kanesatake: Perreault confirme, page A 3 Le consensus du Sommet s’effrite H «Faites-nous des suggestions», dit Bouchard H «La balle est dans votre camp», répliquent les centrales syndicales MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le consensus du Sommet sur l’économie et l’emploi est en train de s’effriter devant l’affrontement imminent entre le gouvernement Bouchard et les employés de l’État sur la question de la réduction des coûts de main-d’œuvre, l’une des solutions privilégiées par Québec pour l’assainissement des finances publiques.«Faites-nous des suggestions», lance Bouchard.«La balle est dans votre camp», répliquent les centrales syndicales.Dans le coin droit, le cabinet Bouchard compte bientôt «montrer l’exemple» en décrétant une baisse du salaire des parlementaires.Dans le co,in gauche, les syndicats représentant les employés de l’État rejettent toute réouverture de leurs conventions signées il y a un an.Hors de l’arène du Sommet sur l’économie et l’emploi, la méfiance règne entre les alliés circonstanciels, qui se regardent maintenant en chiens de faience.Les coûts de main-d’œuvre — avantages sociaux et or- ganisation du travail — des employés de l’État représentent 58 % des dépenses courantes du gouvernement.Sur des compressions de près de trois milliards, imposées par un plan d’austérité visant à atteindre le déficit zéro en l’an 2000, les coûts de main-d’œuvre représentent un montant supérieur à un milliard.«Tout cela est sur la table», a confirmé hier le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard.«On étudie plu- VOIR PAGE A 8: SOMMET La journée mondiale du prix littéraire JACQUES NADEAU, LE DEVOIR La romancière québécoise Marie-Claire Blqis a reçu hier le prix du Gouverneur général du Canada pour son roman Soifs paru aux Édition du Boréal.Marie-Claire Blais remporte le prix du Gouverneur général Nancy Houston se contente du «Goncourt des lycéens» De Paris à Montréal, la saison des prix littéraires bat son plein.À chaque année, à la mi-novembre, les écrivains, ces êtres de silence et de solitude, entrent brièvement dans la lumière médiatique avant de retomber dans l’oubli.Cinq écrivains ont été couronnés hier.Marie-Claire Blais a remporté le prix du Gouverneur général, Pascale Roze a raflé le Goncourt, Nancy Huston se console avec le «Goncourt des lycéens», Yvon Rivard a reçu le grand prix de la Ville de Montréal et Boris Schreiber a gagné le Renaudot.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR La romancière québécoise Marie-Claire Blais a reçu hier le prix du Gouverneur général du Canada pour son roman Soifs paru aux Édition du Boréal.C’est la troisième fois que la romancière reçoit cette distinction.Elle avait remporté le prix du Gouverneur général en 1968 pour Manuscrits de Pauline Archange, puis en 1979 pour Le Sourd datis la ville.Le jury a décrit ainsi Soifs: «Un baroque sombre, parfois funèbre, rassemble ici les vivants et les mourants, les violents et les sages, les assoif fés du monde.Mais c’est la soif du verbe qui prend tout le livre et vous laisse, inassouvis.» Encore porté par l’euphorie de son triomphe à Avignon et l’accueil chaleureux qu’on lui réserve à Montréal ces jours-ci, le dramaturge Normand Chaurette aura désormais une raison de plus de célébrer.On lui a attribué hier le prix du Gouverneur général pçur Le Passage de l’In-diana paru chez Leméac Éditeur/Actes Sud-Papiers.VOIR PAGE A 8: PRIX Cégeps: de la cote Z à la cote R à la cote B ?¦ Lire notre reportage, page A 4 Le Bloc, cheval de Troie des péquistes insatisfaits de Bouchard ?MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Bloc pourrait-il être le cheval de Troie de certains militants péquistes insatisfaits des orientations prises par leur chef Lucien Bouchard?La députée bloquiste de Rimouski-Témiscouata, Suzanne Tremblay, en a bien peur et craint d’en être victime.Jeudi dernier, Régis Beaulieu, un jeune péquiste de Ri-vière-du-Loup qui étudie à l’Université du Québec à Ri-mouski, a annoncé qu’il voulait briguer l’investiture bloquiste et déloger Mme Tremblay.Même si elle a l’appui de la députée péquiste locale, Solange Charest, Suzanne Tremblay refuse de prendre cette bataille à la légère.Mais ce qui la choque, c’est d’avoir le sentiment d’être la cible d’un petit groupe de péquistes qui cherchent à donner une leçon à Lucien Bouchard.«Ce n’est pas innocent.Ils essaient d’atteindre M.Bouchard en se disant: puisque vous voulez prendre le contrôle sur le PQ, on va prendre le contrôle sur le Bloc et on va vous imposer des virages que vous n’aimerez peut-être pas trop», avance-t-elle comme hypothèse.La députée de Rimouski ne serait pas la seule dans la ligne de mire de ces militants péquistes.Un autre jeune envisage de faire la lutte au député de Matapédia-Matane, René Canuel.Des organisations du PQ se prépareraient aussi à présenter leur propre candidat pour arracher l’investiture à d’autres députés bloquistes, a appris Suzanne Tremblay grâce aux confidences d’amis péquistes.Certains pensent que le président de la commission politique du Bloc, Daniel Turp, est le premier à avoir goûté à cette médecine.M.Turp est candidat à l’investiture bloquiste dans Beauharnois-Salaber-ry, où le député sortant, Laurent La-vigne, a décidé de ne pas se représenter.Candidat-vedette du Bloc lors des dernières élections partielles, il doit toutefois faire la lutte à André Daoust, un adjoint de M.Lavigne et de Serge Deslières, député péquiste de Salaberry-Soulanges.Malgré les pressions, M.Daoust tient bon, avec l’appui de M.Deslières et de son organisation.Daniel Turp, qui a la confiance des péquistes de l’autre section du comté, refuse de voir cette bataille comme un VOIR PAGE A 8: BLOC f «Ils essaient d’atteindre M.Bouchard en se disant: puisque vous voulez prendre le contrôle sur le PQ, on va prendre le contrôle sur le Bloc», dit Suzanne Tremblay Zaïre Le général Baril dirigerait la force d’intervention 10 000 soldats d’une douzaine de pays participeraient à l’opération JOCELYN COULON LE DEVOIR Frustré par la lenteur de la communauté internationale à intervenir au Zaïre, le Canada a proposé de mettre sur pied une force d’intervention multinationale qui sera dirigée par le lieutenant-général Maurice Baril.Au cours d’une conférence de presse, hier à Ottawa, le premier ministre Jean Chrétien a indiqué que le Canada avait offert de mettre sur pied une force d’intervention multinationale et qu’une douzaine de pays avaient accepté d’y participer.La force d’intervention pourrait être compo- sée d’environ 10 000 soldats, dont 1500 Canadiens.M.Chrétien a toutefois refusé de confirmer si un officier canadien dirigera la force.Cependant, Le Devoir a appris de sources sûres à Ottawa et à New York que le chef de l’armée de terre, le général Maurice Baril, sera nommé commandant de cette force dès que les Nations unies auront adopté une résolution en autorisant la création.Selon des diplomates à New York, la résolution pourrait être adoptée dès demain ou vendredi.La force multinationale ne devrait pas être une opération dirigée par l’ONU mais simplement sanctionnée par elle, ce qui devrait satisfaire les États-Unis, qui refusent de- puis plusieurs années de voir l’organisation internationale diriger des forces multinationales.Dès lors, la nomination d’un Canadien à la tête de la force ne poserait aucun problème.Hier à Washington, un porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon, a déclaré qu’*««e des questiom qui devront être VOIR PAGE A 8: FORCE Lire aussi en page A 5 iGoma gagnée par la crainte du choléra 778313000665 .A~2 I, E I) E V 0 I R .L E M E R C I! EDI I » N 0 V E M H R E I 0 II li MAXIMUM renez e Prince I E N B R E F » La Défense montrée du doigt Ottawa (PC) — Si le ministre de la Défense Doug Young est mécontent de la lenteur des travaux de la Commission d’enquête sur la Somalie, il n’a qu’à s’en prendre à son propre ministère, a déclaré hier le président de l’enquête.M.Young a dit à maintes reprises au cours des dernières semaines qu’il souhaitait que l’enquête sur le malheureux déploiement du Régiment canadien aéroporté en Somalie en 1992-93 termine ses audiences d’ici le 31 mars.Le ministre a expliqué qu’il ne voulait pas se lancer en campagne électorale avec l’enquête encore en train de siéger.Ces déclarations ont été citées hier par deux avocats à l’enquête.Ils se sont plaints au sujet de ce qu'ils ont décrit comme «le pouvoir en place.fourrant son nez politique dans les travaux de cette commission d’enquête».Gilles Létourneau, le président de la commission, a indiqué qu’il n’allait pas se laisser bousculer.Il a montré du doigt le ministère de la Défense quv a traîné les pieds lorsque la commission lui réclamait des documents, ce qui a contribué à allonger le processus.À la rescousse de Dingwall (PC) — La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac vient à la rescousse du ministre fédéral de la Santé David Dingwall, craignant que le gouvernement Chrétien soit tenté d’atténuer la portée du projet de loi sur le contrôle du tabac.In coalition et l’Association pour les droits des non-fumeurs ont dit craindre que l’industrie du tabac intensifie ses pressions sur le caucus des députés libéraux fédéraux, afin que le projet de loi attendu soit édulcoré, reporté ou mis au rancart.François Damphousse, un porte-parole, avoue carrément que le ministre de la Santé David Dingwall «a besoin d’aide».Le ministre, selon eux, est prêt à aller de l’avant avec son projet de loi mais l’industrie du tabac fait un lobby constant auprès des députés et ministres du gouvernement fédéral.Citernes en feu San Juan Ixhuatepec, Mexique (Reuter) — Plus de 3000 personnes ont dû être évacuées dans la nuit de lundi à hier de la ville de San Juan Lxhuatepec, près de Mexico, où'tes pompiers continuent de lutter contre l’incendie de trois citernes à essence.Au moins 14 personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, dans l’explosion d’une citerne, survenue lundi après-midi.Un employé de la Pe-troleos Mexicanos (Pemex) a succombé hier à ses brû-lutîeè.L’accident s’est produit dans un site de stockage de la’Femex alors que des employés de la compagnie nationale réparaient la valve d’un citerne renfermant l’équiva-lent.de 80 000 barils de carburant.La cause exacte de l’explosion n’a pas encore été déterminée.Le feu s’est propagé aux citernes attenantes.Les 3000 personnes évacuées ont passé la nuit dans des abris temporaires ou chez des amis.Les autorités ont recommandé aux écoles d’annuler les activités de plein air, en raison de la toxicité de la fumée, et demandé aux femmes enceintes, aux bébés et aux personnes âgées de rester chez eux.Perreault se tait (PG) — Le ministre québécois de la Sécurité publique Robert Perreault a refusé hier de commenter les informations diffusées lundi à la télévision selon lesquelles la Sûreté du Québec n’a pas respecté ses contrats avec certains délateurs.Le ministre Perreault a rappelé que les individus qui sê.disent lésés ont porté leur cause devant les tribunaux, ce qui l’oblige au silence.Pour le reste, il faudra, a dit le ministre, attendre les conclusions de l’enquête publique sur les.'méthodes d’enquête de la Sûreté du Québec décrétée le mois dernier./1* » , Episode de la guerre des gangs Québec (PC) — Un autre épisode de la guerre des gangs de motards s’est conclu de façon expéditive, hier après-midi; à Québec, quand Dany Lizotte, une relation des Hell’s Angels, a plaidé coupable à une accusation d’homicide, involontaire concernant la mort de Gilles Fournier, unrproche des Rock Machine.Le cadavre de Fournier avait été retrouvé à la fin de septembre enterré dans un rang) à Frampton.Au moins 349 morts dans une collision aérienne en Inde New Delhi, Inde (AP) — La collision en plein ciel entre un Bœing-747 saoudien et un avion kazakh dans la région de New Delhi aurait coûté la vie hier soir aux occupants des deux appareils, soit au moins 349 personnes, selon un bilan des autorités indiennes.Si ce chiffre se confirmait, cet accident serait la troisième catastrophe aérienne la plus grave de l’histoire de l’aviation civile.Quatre heures après l’accident, seulement quatre ou cinq corps avaient été retrouvés et transportés dans un petit hôpital local.Les recherches se poursuivaient dans le noir.Après la collision, les deux appareils sont tombés près de la localité de Charkhi Dadri, située à l’ouest de la capitale indienne.Selon le directeur général de l’aviation civile indienne, H.S.Khola, le vol saoudien, à destination de Dahran et Djeddah avec 312 personnes à son bord, avait décollé à 18h33 de l’aéroport international Indira Gandhi.Sept minutes plus tard, il aurait percuté l’avion kazakh qui était en phase d’approche pour l’atterrissage.Ce dernier transportait apparemment 39 personnes.«H y a eu un éclair et deux traînées de flammes sont tombées vers le sol», a raconté un témoin.TT't ëiU' -2 3 J Les insolences d’un Galganov Le héraut du bilinguisme s’apprête à franchir un pas de plus dans la provocation Le Père Noël défile en ville En direct de la rue Sainte-Catherine Un Père Noël vraiment dans le vent.Une audace qui décoiffe.Une bouffée d'air frais dans la magie de Noël.Onze nouveaux tableaux à vous couper le souffle! 13h Howard Galganov, le héraut du bilinguisme par qui la polémique est arrivée, n’a pas fini de faire parler de lui.Vendredi de la semaine prochaine, le 22 novembre — le jour même où s’amorcera le Congrès plénier du Parti québécois —, il ouvrira à Montréal une boutique dont toutes les affiches, en contravention de la loi, feront place égale au français et à l’anglais.À l’exception, par dérision, de la principale, qui sera aussi sa raison sociale: «Presque pure laine».Mais qu’est-ce qui fait donc courir ce héros pour les uns, démon pour les autres, hurluberlu pour d’autres encore?Une mère monoparentale, assistée sociale, atteinte de la sclérose en plaques, lutte pour que le Bétaséron soit classé médicament gratuit.Autre reportage: les services d'aide aux Néo-Québécois.CSN: cinq temps d'un mouvement La CSN a 75 ans.De la Grande Noirceur à l'aube de l'an 2000, elle a été de tous les combats.CSN: cinq temps d'un mouvement présente en cinq épisodes cinq batailles vues par cinq réalisateurs.C'est l'histoire d'hommes et de femmes qui ont osé relever la tête.Troisième épisode.JEAN DION LE DEVOIR Au bout du fil, la voix est posée, sereine même, en étonnante rupture avec l’image du croisé intransigeant qu’il a lui-même contribué à créer en se prêtant au jeu de la sensation médiatique.Il a été traîné dans la boue, il dit être la cible «de haine, d’animosité, d’injures et de menaces» à sa famille, mais, si cela «n’est pas une façon de vivre», il n’en démord pas pour autant.«Des gens m’ont traité de monstre, d'autres d’extrémiste.Je ne sais que leur répondre.Si le fait de revendiquer des droits égaux fait de vous un extrémiste, alors je suis très extrémiste», explique-t-il d’un ton égal.Howard Galganov, 46 ans, n’a laissé personne indifférent lorsque, il y a six mois, il a sauté à pieds joints dans le grand bourbier linguistique québécois.Manif à Pointe-Claire en faveur du rétablissement de l’affichage commercial bilingue, campagne de boycottage qui a forcé plusieurs chaînes à réviser leur position, expédition à New York dont il affirme qu’elle fut un succès même si l’auditoire américain n’était pas au rendez-vous, car son but, avoue-t-il, était de faire un coup d’éclat dans les médias canadiens.Ces mêmes médias, dont les francophones à qui il reproche d’abondamment discourir sur sa personne sans jamais lui parler, il compte les accueillir dans dix jours à la «boutique de cadeaux» — vêtements, cartes de souhaits, artisanat amérindien — qu’il inaugurera à un endroit qu’il tient encore à garder secret; tout au plus confie-t-il que l’établissement aura pignon sur rue à Montréal, dans un quartier où francophones et anglophones se retrouvent en nombre à peu près égal, et qu’il a déjà contracté un bail à long terme, preuve qu’il ne s’agira pas d’une frasque mort-née.Ce faisant, il veut «attirer l’attention des Québécois francophones sur le caractère injuste et ridiade d’une loi qui crée deux catégories de citoyens».Martyr en puissance?Howard Galganov s’en défend bien.Provocateur?L’homme affirme sincèrement ne pas vouloir voir de briques aboutir dans sa vitrine.Mais il espère, en revanche, que la Commission de protection de la langue française — la «police de la langue» réinstituée par le projet de loi 40 — lui paiera une petite visite.Alors s’amorcera sa campagne de désobéissance.«S’ils me poursuivent, je ne me défendrai pas, dit-il.Je ne défendrai pas mes droits parce qu’ils sont inviolables.S’ils me mettent à l’amende, je ne la paierai pas.Si un tribunal m’ordonne de comparaître, je vais le défier.Je résisterai jusqu’à ce qu’ils me jettent en prison.» «Par ailleurs, s’ils m’ignorent, ce sera l’aveu que la loi est injuste et inapplicable.» Pour justifier ses actes, Howard Galganov explique sa certitude que le fossé va grandissant entre les communautés linguistiques du Québec et que la faute en revient à la politique d’«exclusion culturelle», dont les règles sur l’affichage qui veulent rendre invisible le fait anglais ne sont qu’un symptôme, que met en œuvre le gouvernement.«Pendant 250 am, nous avons vécu ensemble en égaux et en amis.By a eu des injustices des deux côtés.Mais nous n’avom jamais eu une situation où on se détestait.Ça commence à être le cas, et ça m’inquiète», souligne-t-il.Quand on lui fait remarquer que, justement ses gestes sont de nature à attiser la discorde entre francophones et anglophones, M.Galganov réplique qu’il n’est pas opposé à la promotion et à la protection du français.Il note qu’il est favorable à un enseignement bilingue intégral «même dans les écoles anglaises», que «pratiquement tous» les anglophones du Québec peuvent communiquer en français et que les Québécois devraient prendre conscience de leur héritage multiple au lieu de chercher à «détruire l’autre culture».JACQUES NADEAU, LE DEVOIR Howard Galganov brandissant une photo de la ministre Louise Beaudoin peu avant sa randonnée new-yorkaise.«Je ne vois pas le Québec comme la dixième province de langue anglaise, dit-il.Je veux seulement vivre ici en tant que citoyen égal aux autres.Je vais au théâtre Saint-Denis, j’applaudis le Canadien, je mange de la poutine, j’écoute Céline Dion dam les deux langues, je lis La Presse.Je lis aussi Le Devoir, parce que tout le monde m’envoie un fax lorsqu’on y écrit quelque chose de méchant sur mon compte.! Mais les séparatistes me font sentir de tnoim en moim chez moi ici.» À cet égard, Howard Galganov, qui ne fait pas dans la dentelle lorsqu’il est question des souverainistes—il les a récemment traités de «bâtards» —, ne se gêne pas, lui dont on révélait il y a trois mois qu’il avait fait partie dans les années 1960 d’un organisme extrémiste juif interdit en Israël, pour qualifier la société québécoise de carrément«radsfe».«J’aime ma province, j’aime ma ville, et je n’ai aucune autre raison de demeurer ici que le fait que j’aime demeurer ici.Il n’y a rien du Québec que je n’aime pas, sauf le racisme.Quand moim de 1 % des non-francophones sont embauchés par la fonction publique du Québec, c’est du racisme.Quand à peine 2 % des effectifs de la Ville de Montréal, pour 45 % de la population, sont non francophones, c’est aussi du racisme.» Alors, héros, démon ou hurluberlu?Aux gens de juger, a convenu M.Galganov lui-même lors de l’entretien.Mais avec, en guise de conclusion, un message aux francophones en forme de supplique.«Pouvez-vous imaginer vivre dans une société où le gouvernement non seulement ne vous protège pas, mais essaie en plus de vous faire mal?Mettez-vous à notre place.» LES FORCES TRANSNATIONALES Guérin Universitaire 408 pages, 46,95 $ André Donneur La fin du XXe siècle est caractérisée par le rôle toujours plus actif joué par les forces transnationales, c’est-à-dire les organisations internationales non gouvernementales et les entreprises transnationales.Dans la première partie de cet ouvrage, nous analysons les diverses Internationales de partis politiques.La deuxième partie est consacrée aux organismes socio-économiques.La troisième partie traite des Églises et des organisations religieuses.Dans une quatrième partie, nous faisons un panorama des autres organisations internationales non gouvernementales.En conclusion, nous évaluons le rôle et l'influence des forces transnationales dans le système international.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 î Télécopieur: (514) 842-4923 à* I.K I) K V 0 I II , L E M E R (' Il EDI I :i X V E M H II E I il !l (i a 3 MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La Gauchetière Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN tél.: (514) 861-4489 Une police autochtone à Kanesatake ?Perreault confirme SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le ministre de la Sécurité publique Robert Perreault a confirmé hier qu’il avait bel et bien l’intention de permettre aux Mohawks de Kanesatake de créer, dans quelques mois, leur propre service de police.Réagissant aux propos tenus, hier dans Le Devoir, par le maire de la paroisse d’Oka, Yvan Patry, qui s’oppose au projet, le ministre a tenté de rassurer tout le monde en indiquant que les citoyens de la région n’ont nullement à s’inquiéter.«Si tous maintiennent le climat de sérénité qui prévaut aux discussions, écrit-il dans un bref communiqué, nous aboutirons nécessairement à un projet qui fera l’affaire de tous.» Dans un entretien au Devoir, la chef de cabinet du ministre, Isabelle Demers, a cependant refusé de préciser l’étendue du territoire qu’aurait à patrouiller cette police autochtone (l’une des inquiétudes du maire Patry), indiquant que cela «ne donne rien de garrocher sur la place publique Pareille information».«Il est prématuré, dit-elle, de parler de ça à ce moment-ci car les discussions à ce sujet sont loin d’être terminées.» Pourtant, le négociateur en chef du ministère de la Sécurité publique dans ce dossier, Régis Larrivée, a déjà confirmé au Devoir, vendredi, que Québec, Ottawa et le conseil de bande avaient déjà réussi à s’entendre «pour délimiter avec précision le territoire qui sera desservi par cette police autochtone».Sur un ton rassurant, le ministre Perreault explique dans son communiqué qu’en raison «de la bonne collaboration du chef James Gabriel et du climat serein qui existe à la table de négociations», il est confiant d’en arriver à une entente «qui satisfera toutes les parties».Rien n’est moins sûr.Car lors d’un entretien lundi, le maire d’Oka (une de ces parties justement) a clairement indiqué qu’il s’opposait à la création de cette police autochtone (dans quelques mois) aussi longtemps que le gouvernement fédéral n’aura pas au préalable accordé aux Mohawks de Kanesatake «une assise territoriale bien précise» (ce qui pourrait prendre des années).Or, là-dessus, l’attaché de presse du ministre Perreault, Alain Leclerc, a répondu du tac au tac: «On ne sait pas ce qu’on va faire pour concilier tout cela.» Et la raison est simple: c’est impossible.Car de l’aveu même d’Eric Maldoff, qui dirige les négociations sur l’assise territoriale des Mohawks de Kanesatake (une discussion qui dure depuis 1990), il est «absolument certain» qu’aucun règlement sur cette question ne surviendra «dans quelques semaines ou dans quelques mois».À cela, le ministre Perreault répond simplement qu’il se penchera «sur cette question de près», expliquant par ailleurs aux citoyens d’Oka et de sa paroisse qu’ils n’ont absolument rien à craindre du projet de police autochtone car «les policiers [autochtones] devront posséder les qualités requises d’agents de la paix [.]», en plus d’être «soumis aux mêmes règles de déontologie policière que tous les autres corps de police au Québec».CHRISTIAN GUAY, LE DEVOIR Au fond des puisards, on trouve de tout: des hockeys, des sacs en plastique, des huiles usées, du gravier, des feuilles.Tout ce qu’il faut pour faire du béton.Il faut préciser que dans la division du travail effectuée il y a une bonne dizaine d’années, les privés ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas se taper les ruelles.Faut les comprendre.Un privé qui ne fait que les grandes artères peut nettoyer de 100 à 110 puisards par jour.A 9 $ chacun, ça fait entre 900 et 990 $ la journée.Or, les artères comme les rues commerciales sont plus faciles à nettoyer que les rues et ruelles des quartiers.Faute de temps, faute d’argent, on ne dispose plus de tout le temps nécessaire au récurage des 84 000 puisards du réseau montréalais.En toile de fond, on précisera que la municipalité emploie 60 égoutiers.Pas plus, pas moins.L’alchimie de tout ce qui précède — mélangée, il ne faut pas l’oublier, à la pluie de vendredi dernier — s’est traduite par ceci: la Ville a reçu 378 appels téléphoniques.173 d’entre eux étaient liés aux problèmes inhérents aux refoulements d’égouts.173 inondations en une journée, c’est 173 blues low, down and dirty.Vendredi dernier, il a tellement plu qu’un record a été enregistré.Un record de flotte, mais aussi un record d’appels téléphoniques.De la part de qui?De personnes ayant subi divers dommages parce que des puisards étaient pleins à ras bord.Pleins de pluie mais aussi d’huiles souillées, de crottes de chiens, de bâtons de hockey, de batteries d’automobiles.On en passe des vertes et des pas mûres, l’essentiel se résumant à ceci: c’est bouché.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR istoire de mettre en ordre les informations récoltées, il faut débuter avec ce règlement municipal qui stipule que tout propriétaire d’un spécimen de la race canine est obligé, du moins s’il se sent des obligations envers la société, de ramasser les «trucs» de son animal.Beaucoup, voire énormément de propriétaires de quatre pattes gros et petits, méchants ou gentils, récupèrent effectivement la chose.Jusque-là, ça baigne.Tout est bien.Tout irait bien s’il n’y avait pas un os.Lequel?On enferme la chose dans un sac en plastique.Après quoi, qu’on poursuive la promenade ou qu’on réintègre le foyer, on aperçoit une entrée d’égout en flanc du trottoir ou une grille de puisard sur la chaussée.Que fait-on?On jette le sac et son contenant.C’est là que le problème commence.Parce que si la chose est biodégradable, le sac, lui, ne l’est pas.Une fois en bas, il prend une nouvelle fonction: il fait tapis.Il arrête le gravier.Il stoppe les feuilles.11 fait barrage à bien des matières ou objets.Petits taquins Maintenant, ça va se compliquer.Car au fond des puisards on trouve plus souvent qu’on ne l’imagine, ainsi que l’a confié Richard Imbeault, du Syndicat des cols bleus, des bâtons de hockey.Parfois, les petits qui jouent dans les ruelles aiment bien taquiner les bambins en balançant leurs hockeys à travers la grille des puisards.L’un dans l’autre, le sac en plastique plus le bâton CCM ou Koho constituent un frein au reste.L’automne, soit la saison des feuilles qui se mettent en veilleuse, ce cocktail s’avère d’une efficacité d’autant plus prononcée qu’il y autre chose.Il y a pire.Avant de nommer le pire, de le montrer du doigt, faut signaler que le réseau montréalais est comme les autres réseaux urbains.Il se compose de grandes artères, de rues commerciales, de rues de quartier et de ruelles.C’est dans les ruelles, soit dans les zones grises, que le pire sommeille.On a nommé l’huile d’auto, l’huile usée, l’huile vandale.Richard Imbeault a confié que dans les ruelles, des gens ou certaines personnes faisaient leur vidange d’huile juste au-dessus de l’entrée du puisard.Pire, un col bleu qui n’a pas voulu dévoiler son identité a assuré qu’un garagiste voisin de chez lui avait pris l’habitude de verser dans le puisard des environs ses huiles usées.Soit dit comme ça en passant, un seul litre d’huile usée suffit à contaminer toute l’eau d’un lac long d’un kilomètre.Mais encore?Dans l’histoire qui nous occupe aujourd’hui, il faut retenir que l’huile usée a le don d’accélérer le mécanisme de compaction des déchets ou détritus.L’huile n’a pas son pareil pour lier le tout.Surtout, surtout lorsqu’il y a des feuilles.Tout d’abord, il faut savoir que soulever une grille est un jeu d’enfant.Au propre comme au figuré.Toujours est-il que dans les ruelles, parfois, le citoyen n’hésite pas à rassembler les feuilles tombées au fond du puisard.Et dans les rues?Comme toutes les feuilles n’ont pas encore étaient mises au rancart, il y en a pas mal qui se sont regroupées au fond des égouts.Mélanger tous ces ingrédients ensemble et vous obtenez un béton d’une bonne tenue.D’une texture appréciable.Maintenant, tenez-vous bien, car en bas, dans l'underground du déchet, la nature des choses étant ce qu’elle est, elle se fabrique à certaines périodes de l’année un béton sacrément solide.Un béton du genre costaud.Grâce à quoi?Le gravier.Avant, dans l’ancien temps, l’hiver on semait du gros sel, du calcium.L’inconvénient, c’est que cela rongeait les tuyaux comme les autos.On a opté pour le gravier et un mélange de sable et calcium.Lorsque le printemps arrive, la neige fond et conduit de facto dans les caniveaux tout ce magma.Et c’est ainsi qu’on obtient la totale.On obtient un béton assez efficace.C’est tellement efficace, donc tellement compact, qu’il faut un pic pour briser le tout.Mieux, il faut tout d’abord utiliser un système de caméra pour être en mesure d’établir un verdict plus juste des bobos qui frappent notre système d’égouts, long, incidemment, de 30 kilomètres.Entre le printemps dernier et les inondations de la semaine dernière, on rétorquera qu’il y a une marge de quelques mois.Et que, de fait, on doit avoir eu le temps de tout nettoyer et ainsi d’avoir rayé de la carte, celle des égouts, le maudit gravier.Tss tss.Le problème, c’est que c’est pas ça.Les privés s’en mêlent C’est pas ça à cause de ceci: les puisards des grandes artères et des rues commerciales sont nettoyés entre le 15 avril et le 15 juin par des entreprises privées.Ces dernières sopt payées 9 $ par puisard aspiré et lavé.Evidemment, c’est du CQFD économique, plus elles en font, plus elles gagnent d’argent.Et alors?Grosso modo, ces entreprises prennent moins d’une minute à faire le boulot.Elles passent avec des camions qui, sans qu’on ne soulève la grille, aspirent d’abord et envoient de l’eau ensuite.Et comme ces camions n’aspirent pas tous les déchets, et qu’ensuite ils envoient de la flotte, on pousse plus loin, soit jusqu’aux coudes ou raccordements, qui se trouvent toujours au milieu de la chaussée, tout le gravier et le sable non aspirés.Ça, c’est de la technique.Un col bleu assure qu’un garagiste voisin de chez lui avait pris l’habitude de verser dans le puisard des environs ses huiles usées Bouchons souterrains Les puisards ont d’excellentes raisons de déborder.Et les citoyens, de se plaindre.Vote unanime (Le Devoir) —Après Côte-Saint-Luc la semaine dernière, la municipalité voisine de Hampstead, en banlieue ouest de Montréal, a adopté lundi une motion prévoyant la tenue d’un référendum sur le maintien de la ville au sein du Canada dans l’hypothèse où le Québec ferait sécession et où Ottawa ne tiendrait pas sa propre consultation pancanadienne avec une question «juste et claire».Lors d’une séance à laquelle ont assisté plus de 200 résidants, la résolution pilotée par le conseiller Anthony Housefather a été entérinée à l’unanimité moins une voix.A Beaconsfield, le conseil municipal, saisi d’une proposition semblable, a décidé de consulter les autorités des autres villes de l’ouest de l’île et de soulever la question à la Conférence des maires de banlieue avant de prendre une décision.Tout sur les études (Le Devoir) — L’outil essentiel pour savoir où l’on va: le Service régional d’admission du Montréal métropolitain vient de faire paraître trois briques de 300 à 400 pages chacune, qui recensent tous les programmes des études collégiales, de l’éducation aux adultes au cégep et des études universitaires pour 1997.Ces livres proposent pour chacun des programmes analysés les définitions et objectifs, la nature exacte du travail, les préalables pour s’y inscrire et la liste des institutions qui offrent le programme.EN BREF Option Laval recrute (Le Devoir) —Trois nouveaux candidats ont rejoint les rangs du parti politique municipal Option Laval hier.Il s’agit de Marie-Josée Bonin, Carole Filiatreault et Jean-Paul Therrien.Le chef du parti, Jean Riz-zuto, a souligné que les trois candidats pressentis aux élections municipales de novembre 1997 étaient «très impliqués au sein de la com- munauté lavalloise».Mme Bonin, une architecte, est présentement à l’emploi du Service des immeubles de la Ville de Montréal.Vice-présidente d’Option Laval, elle a été défaite lors du dernier scrutin à Laval.Mme Filiatreault est pour sa part vice-présidente déjà Commission scolaire des Mille-Îles.Enfin, M.Therrien, un jeune retraité, a travaillé pour Hydro-Québec jusqu’en 1992.!! mm LipOSUCClOn (Anesthésie locale) îiiii Greffes de cheveux au laser mil Traitement des rides au laser Yfm •Collagène •Varices *Obésité ff uni SÉANCES DE SIGNATURE =UI»I,4*]1K1i WL-11 il «J t-MB.l2MLMSilaUllttài4siUliSUîA| René MarceI Sauvé Géopolitique et avenir du Québec 14h à16h 19h à 21h Sr CécÜe Huot, c.N.d.Wilfrid Pelletier, Un grand homme, Une grande oeuvre 14hà 16h BernarcI Jasivhn De l'éducation 19h à 21h NîcoIe ThibAuh La grammaire, moi, je la comprends 14hà17h Sr Cécüe Huot, c.N.d.Wilfrid Pelletier, Un grand homme, Une grande oeuvre 14hà16h SylvAÎN RiviÈRE 101 poètes en Québec Les mangeux de morues Poèmes Sur la tête de l'eau Les faits et diets de Cabert à Pierrot L'errance est aussi un pays Figures de proue Le bon Dieu en culott’ de v’Iours La s'maine des quat’jeudis La lune dans une manche de capot 19h à 21h PÎERRE MÉîhÉ Dictionnaire Dumos 19h à 21h René MarceI Sauvé Géopolitique et avenir du Québec 12h à15h SylvAÎN RiviÈRE 101 poètes en Québec Les mangeux de morues Poèmes Sur la tête de l’eau Les faits et diets de Cabert à Pierrot L'errance est aussi un pays Figures de proue Le bon Dieu en culott' de v'Iours La s'maine des quat'jeudis La lune dans une manche de capot 14hà16h ÀNdRÉ LEfebvRE De l’enseignement de l'histoire 19h à 21h MarîE'NoëIIe UpOÎNTE ET ÉrÎC LAjoiE Fleurdelisé, Histoire du Québec en B.D.16h à 21h AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL STANDS 803-805-807 GUÉRIN, éditeur ltée, 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 8424923 I.K I) E V OIK.I.V.M K It ( K K I) I I It X O V K M It It K I !» !» II i—¦¦¦ ' i—.-.REVUE DE LA PRESSE ANGLOPHONE De salaires et de «snowbirds», P de séparation i et d’honnêteté GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Québec devrait couper dans ses coûts salariaux, titre sans ambages The Gazette pour son éditorial d’hier.Il en est à peu près temps, se réjouit le quotidien montréalais.«Cela aurait dû être fait il y a des années déjà.Si ce n’était de l’absence d’action de l’ancien gouvernement libéral, avant l’élection de 1994, suivie de la générosité flagrante du gouvernement péquiste à ses amis syndicaux, dans la foulée référendaire, ç’aurait sûrement été fait.Non seulement le gouvernement n’a-t-il rien fait pour irriter les fonctionnaires, il leur a accordé une hausse de 1 % deux mois avant le référendum du 30 octobre.» A vrai dire, Québec n’a pas le choix.Il y a déjà eu des compressions, mais d’autres sont nécessaires, encore plus draconiennes.The Gazette souhaite ardemment que le gouvernement Bouchard ait le courage de les prendre.«Ces décisions ne seront pas populaires avec ses alliés référendaires.Les Québécois n’ont tout simplement plus les moyens de payer des taxes plus élevées pour réparer les erreurs gouvernementales.» ¦' Pourtant, dans un autre éditorial, lundi, le même quotidien montréalais presse Québec de ne pas écorcher les «snowbirds», ainsi qu’on appelle les milliers de chanceux qui’vont passer la saison hivernale en Floride et autres Etats ensoleillés.Le ministre Jean Rochon est mal inspiré de vouloir réduire de 500 $ à 100 $ par jour les frais médicaux remboursés à ces Québécois.A vrai dire, les «se-V.iprs» malades en Floride coûtent moins cher au régime de santé.Ils vont dans le Sud pour leur santé, précisément.Il y a là moins de grippes et moins de marches glacées sur lesquelles se fracturer une hanche.«La faiblesse du système de santé québécois à protéger les contribuables à l’étranger constitue à l’évidence une incitation à émigrer tout à fait et à payer des taxes ailleurs [.] Le Québec est justifié de traquer les abus commis par des non-résidants, mais il n’a rien à gagner à nier une couverture équivalente aux “oiseaux des neiges” qui vivent et paient des taxes au Québec.M.Rochon devrait réviser sa décision.» L Dans The Telegraph Journal, de Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), le columnist Giles Gherson écrit que le spectre de la séparation est en train de faire mourir Montréal.Les gros investisseurs le ressentent avec acuité.Les dirigeants d’entreprise, qui peuvent aisément se payer des billets pour déménager où bon leur semble, tentent vivement d’échapper à cette brisure.Dans l’ébullition de l’Amérique du Nord, Montréal tombe hors de la spirale, alors que Toronto, Calgary, Vancouver et Ottawa se tirent fort bien d’affaire, opine le chroniqueur de Southam News.«L’ironie des difficultés de Montréal vient de ce que la province qui a embrassé avec le plus de ferveur le libre-échange nord-américain pour échapper aux griffes de l’Etat canadien se, trouve maintenant tout à fait non préparée et sans concordance avec la force puissante de l’intégration continentale.A 1ère du marché sans frontières, le désir du Québec de créer un État-nation à la mode de 1950, plein de lois, de règlements et de taxes, laisse Montréal dans le noir», conclut Gherson.il faut créer une nouvelle dynamique en faveur d’une commission nationale des valeurs mobilières, plaide The Financial Post en éditorial.Qe projet traîne dans les limbes depuis des mois, note ce quotidien torontois.Le désaccord entre les provinces et le |aible leadership d’Ottawa l’ont menacé de gel.Les négociations ont été difficiles.Le Québec, surtout pour des raisons politiques, ne veut rien à voir à faire avec un organisme canadien.Quelques provinces de l’Ouest, surtout la Colombie-Britannique, s’inquiètent de ce que la nouvelle commission soit établie à Toronto et soit en conséquence insensible aux conditions locales du marché.“= Scepticisme The Financial Post se réjouit de ce que les discussions aient repris, mais il reste sceptique.«Après tout, on négocie depuis au moins deux ans, avec toutes sortes de détours.Toutefois, la vigueur nouvelle est de bon augure.L’enjeu est trop grand pour que les politiciens gaspillent cette chance.» D’un bout à l’autre du pays, par ailleurs, il est encore largement question des interventions de Jacques Parizeau dans le débat politique, ainsi que de la démission de Jean-Louis Roux.Autant l’ancien premier ministre est l’objet de vives critiques pour son intolérance et son manque d’honnêteté — pour reprendre des titres d’éditoriaux — autant le Jieutenant-gouverneur démissionnaire est louangé pour sa dignité et son courage devant l’adversité qui le frappe de plein fouet On en profite encore, évidemment dans le ROC — Rest of Canada.— pour relever l’antisémitisme rampant des Québécois francophones (glorifié par l’abbé Groulx) et dénoncer le nationalisme ethnique de leurs élites traditionnelles.-* LE DEVOIR *- POLITIQUE Des députés applaudissent.des journalistes Malgré une certaine morosité, la presse parlementaire célèbre ses 125 ans Les journalistes n’en ont pas l’habitude.Généralement, on les accuse de tous les maux.Mais hier, députés et ministres ont applaudi les correspondants parlementaires à Québec.MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Bouchard a parlé du rôle E V 0 I R , I.E M K R C U K DI I IS NO V K M li R E I I) I) (i 1 ÂCTÎIA LÏTÉS EN BREF LE MONDE Landry sans reproches.à deux ans Québec (PC) — Le vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry, a raillé le quotidien torontois The Globe and Mail, hier, faisant valoir que ce dernier avait enquêté sur ses activités pendant la Deuxième Guerre mondiale.Né en 1937, M.Landry n’avait que deux ans lors du déclenche ment du conflit «Dans la foulée de l’affaire Roux, ils ont fait toutes sortes de conjectures», a raconté M.Landry à son arrivée à la séance hebdomadaire du conseil des ministres.La mère du ministre a notamment été interrogée sur le passé de son fils.«Ma vieille mère, qui a 86 ans, a répondu au Globe que j’étais né en 1937et que pendant les années 40, j’étais un enfant modèle.Elle était fière de moi et elle l’est encore», a déclaré M.Landry.La semaine dernière, le lieutenant-gouverneur Jean-Louis Roux a démissionné après avoir avoué qu’il avait porté une croix gammée sur son sarrau d’étudiant alors qu’il fréquentait l’Université de Montréal, en 1942.Il joue les Lazare Port-Elizabeth (Reuter) —Après deux heures d’immobilisme, Talayi George Sogcwe s’est redressé, tel Lazare, puis est sorti de son cercueil — au grand effroi de l’assistance —, se sentant rassuré par l’avalanche d’éloges funèbres.Le :vert sexagénaire a confié qu’il avait «simplement voulu savoir ce que les gens diraient de lui après sa mort».«Je suis persuadé qu’ils ont bien dit la vérité et non des bêtises comme c’est souvent le cas en pareilles circonstances.» Sa mise en scène macabre à Zwide, une cité noire de Port-Elizabeth, lui a coûté un millier de dollars — le double du salaire moyen local —, mais il gardera le cercueil, au cas où.Salinger remet ça .Boston (Reuter) — Le journaliste et ancien porte-parole du 'président John Kennedy, Pierre Salinger, est resté hier sur ses positions et a maintenu que le Boeing 747 de laTWA détruit en vol le 17 juillet au large de New York avait été touché accidentellement par un missile tiré d’un navire de la marine américaine.«Si j’ai fait une erreur, ce serait ma première erreur depuis les années 1930 ou le début des années 1940», a-t-il affirmé.Il doit rencontrer dans la journée des responsables du FBI à New York, mais aucun communiqué n’est prévu à l’issue de cet entretien.Les autorités américaines ont déjà catégoriquement rejeté la thèse de Pierre Salinger, qualifiée par le directeur du FBI à New York, James Kallstrom, de «non-sens total, pur et simple».Plages en péril Sydney (Reuter) — Les plages australiennes, réputées être parmi les plus belles du monde, sont menacées par le déversement d’égouts en tous genres.Selon un rapport de la Fondation australienne de surf publié hier, 141 collecteurs d’égouts déversent chaque jour pas moins de trois milliards de litres d’eaux usées dans l’océan.Un quart des 7300 plages que compte ce pays-continent sont polluées par des rejets tels que seringues usagées, produits pesticides utilisés dans les jardins et excréments d’animaux.Emballages de produits alimentaires, sacs en plastique et mégots de cigarettes jonchent aussi 80 % des plages.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.El Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Agenda culturel (514)985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis 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sieurs hypothèses pour maintenir la hauteur de la barre budgétaire.L’an passé, nous avons atteint nos objectif et nous les maintenons cette année.Nous discutotis avec les syndicats pour y arriver.» De ce côté toutefois, le discours est tout autre.La semaine dernière, lors d’un mini-sommet après le Sommet, le premier ministre Bouchard et quatre membres de son cabinet (Bernard Landry, Jacques Léonard, Pauline Marois et Jean Rochon) ont rencontré les dirigeants des trois centrales syndicales (CSN, FTQ et CEQ) qui regroupent les employés de l’État.Annoncée depuis un mois par M.Bouchard, qui avait alors habilement renvoyé la balle de la réduction du temps de travail dans le camp des syndicats, cette convocation portait sur un exposé des problèmes budgétaires du gouvernement On a aussi demandé aux chefs syndicaux de faire des suggestions, ce à quoi ils ont répondu par la négative.On veut bien discuter de réduction de la semaine de travail, mais pas dans un cadre serré, si près de l’échéance du prochain budget du gouvernement.Aucune autre réunion entre le gouvernement et les syndicats n’est d’ailleurs prévue à court terme.«Le gouvernement nous demande de faire notre part, souligne le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, mais on l’a déjà faite.On a travaillé très fort sur l’organisation du travail depuis deux ans.Dans le do- maine de la santé seulement, nous avons 12 ententes signées sur la réductiçn de la semaine de travail à quatre jours sans pleine compensation financière, mais ces projets sont bloqués dans la machine gouvernementale depuis un an.Ils pourraient pourtant avoir un effet d'entraînement si ces expériences fonctionnaient bien.Alors, quand le gouvernement vient nous parler de la réduction du temps de travail.» Réduction du temps de travail À l’échelle de l’ensemble des employés de l’État, la réduction de la semaine de travail représenterait des économies de plus de 500 millions au gouvernement.Pour atteindre un milliard, le gouvernement Bouchard se penche donc sur la possibilité de restreindre également les avantages sociaux, comme les congés rémunérés et les surplus actuariels.Pour ce qui est des salaires, le premier ministre Bouchard a déclaré il y a un mois que l’augmentation de 1 % accordée l’an dernier était raisonnable et qu’il pensait plutôt à des solutions alternatives.Mais devant l’absence de mesures concrètes, les syndicats sentent la soupe chaude.«Devant des réductions de 5 % ou d’un milliard sur la masse salariale, affirme Lorraine Pagé (CEQ), ce n’est pas en réduisant la semaine de travail qu’on va y arriver.Le gouvernement avait l’occasion de mener des discussions depuis un an et il s’est traîné les pieds.Une chose est certaine: du côté syndical, nous n’avons pas le mandat de discuter d’hypo- thèses de travail que le gouvernement ne nous a pas encore présentées.Il faut faire les choses dans l’ordre.Qu’ils nous présentent des projets en premier lieu et nous en parlerons à nos; membres.» A la CSN, même son de cloche.Si on s’intéresse à la réduction de la semaine de travail, on soutient cependant qu’il n’est pas question de rouvrir les conventions collectives et de couper des postes.Depuis le Sommet sur l’économie et l'emploi le président Gérald Larose_ suggère au gouvernement d’augmenter ses revenus plutôt que de ne regarder que la colonne des dépenses.«Et ne touchez pas aux conditions de travail et aux salaires, prévient Henri Massé.Ils ont été gelés pendant cinq ans et les dernières augmentations négociées sur trois ans représentent 2,5 %.Nos syndiqués ont subi une perte de pouvoir d’achat de 5 %.Il y a des limites.» Par ailleurs, le ministre des Finances, Bernard Landry, a confirmé hier matin que son gouvernement songeait à réduire les salaires des élus de 5 %, de même qu’à un montant d’un milliard à sabrer dans les coûts de main-d’œuvre, mais il ne s’inquiète pçis de la fin de non-recevoir opposée par les employés de l'État «Ily a des discussions qui commencent par un “non” et qui débouchent sur autre chose, soutient-il.À la différence de 1982 [lors de la réouverture des conventions collectives par le gouvernement Lévesque], aujourd'hui, on se parle.» PRIX BLOC SUITE DE LA PAGE 1 Dans la catégorie «études et essais», le jury a récompensé un observateur de longue date de la société postmoderne, Michel Freitag, pour Le Naufrage de l’université — Et autres essais d’épistémologie publié par Nuit blanche éditeur/Éditions La Découverte.Gilles Tibo a quant à lui reçu le prix du Gouverneur général, dans la catégorie «littérature de jeunesse — texte», pour Noémie — fe Secret de madame Lumbago (Éditions Québec/Amérique), tandis que le poète acadien Serge Patrice Thibodeau recevait pareil honneur dans la catégorie «poésie» pour son recueil Le Quatuor de l’errance suivi de fa Traversée du désert, publié aux Éditions de l’Hexagone.Christiane Teasdale et Linda Gaboriau (traduction) sont les autres élues de la cuvée 1996.Mme Gaboriau, a-t-on appris hier, signera sous peu la traduction anglaise du Passage de l’Indiana de Normand Chaurette.Guy Vanderhaeghe (The Englishman’s Boy, MacLelland & Stewart), John Ralston Saul {The Unconscious Civilization), E.D.Blodgett, Colleen Wagner, Paul Yee et Eric Beddows sont les lauréats du côté anglophone.Le Gouverneur général du Canada, Roméo LeBlanc, a offert à chacun des gagnants un exemplaire de leur livre relié par le maître relieur Pierre Ou-vrard, de même qu’un chèque de 10 000 $.Plus de 1093 ouvrages, dont 485 de langue française, ont été soumis cette année aux divers jurys.Le directeur du Conseil des arts du Canada (CAC), Roch Carrier, a profité de cette soixantième cérémonie de remise des prix du Gouverneur général pour rappeler que les investissements du CAC demeurent importants malgré les temps difficiles.«Nous investissons 22 millions par année, toutes disciplines confondues, dans la région de Montréal.Il est urgent que ceux qui ont bénéficié de notre soutien disent haut et fort que le Conseil des arts du Canada est une institution essentielle», a-t-il dit Nancy Huston n’a pas le Goncourt Ainsi donc, la romancière canadienne Nancy Huston n’aura pas eu le Goncourt.Le plus prestigieux des prix littéraires de France est allé à Pascale Roze pour Le Chasseur zéro.Dans ce premier roman, Pascale Roze raconte «une obsession, celle du pilote kamikaze qui a tué son père durant la guerre du Pacifique, et aussi la quête de ses propres origines».Attirée vers l’écriture par Marguerite Duras, Pascale Roze est, comme JACQUES NADEAU, LE DEVOIR Le grand prix du livre de jVlontréal a été décerné à Yvon Rivard pour Le Milieu du jour paru aux Éditions du Boréal.elle, née en Indochine.Favorite jusqu’à la fin, Nancy Huston ne sort toutefois pas de l’aventure tout à fait bredouille.Son roman Instruments des ténèbres lui a valu un prix dont elle est «très très fière»: le «Goncourt des lycéens».«Je n’étais pas sûre de vouloir le prix Goncourt.Je crois qu’il est important pour un écrivain de ne pas être trop lotigtemps au centre de l'attention.Les écrivains ne doivent pas se prendre pour quelqu’un.Ils ont besoin de n’être personne pour être un peu tout le monde.Le Goncourt, c’est très envahissant.La lumière, les feux de la rampe, je ne me sens pas faite pour ça», a-t-elle confié au représentant de la Presse canadienne à Paris.Pendant que le Tout-Paris littéraire courait le Goncourt, Montréal n’était pas en reste.Le maire de Montréal Pierre Bourque et la responsable de la culture Johanne Lorrain ont décerné le grand prix du livre de Montréal à Yvon Rivjird pour Le Milieu du jour paru aux Éditions du Boréal.Ce roman se veut une «chronique d’un hom- me qui se cherche tantôt au plus haut, tantôt au plus bas de lui-même», embourbé entre deux amours.Yvon Rivard a reçu une bourse de 10 000 $, la promesse que Québec Loisirs publiera une édition «club» de son roman et le privilège de faire l’objet d’une série de lectures publiques.Né en 1945, Yvon Rivard est l’auteur de trois romans dont Les Silences du corbeau (Boréal, 1986) et d’un recueil de textes, Le Bout cassé de tous les chemins (Boréal, 1993).Professeur de lettres et de création littéraire à l’université McGill, Yvon Rivard a découvert de nombreux talents.Ying Chen {La Mémoire de l’eau, L’Ingratitude) est l’un de ses anciennes élèves.Longtemps considéré — de son propre aveu — comme un «écrivain pour écrivains», Yvon Rivard sourit à l’idée de voir son œuvre atteindre un plus large public.Pour clore cette journée de prix, le Renaudot a été décerné à l’écrivain Boris Schreiber pour Un silence d’environ une demi-heure.SUITE DE LA PAGE 1 affrontement entre deux partis frères.Il pense qu’il s’agit plutôt d’un combat entre les tenants d’une candidature locale et les partisans d’une personne extérieure connue pour son implication nationale.Serge Deslières est du même avis.Le directeur général du Bloc, Clermont Côté, admet que des militants ont ouï dire que des individus se préparent à briguer les investitures bloquistes, mais il refuse d’y voir une stratégie concertée.Jusqu’à présent, un seul des dix candidats choisis par le Bloc a fait face à une contestation, soit Gilbert Filion, dans Chicoutimi.Et dans son cas, il s’agissait d’une bataille entre bloquistes.Dans tous les autres cas, les députés ont été élus par acclamation.Deux autres assemblées sont prévues pour la fin novembre et le début décembre, et elles s’annoncent sans histoire.Reste à savoir ce qui surviendra lors des autres assemblées, en particulier celles qui doivent choisir des successeurs aux députés qui ne se représentent pas.En plus de M.Lavigne, trois d’entre eux ont choisi de quitter Ottawa à la fin de leur mandat, soit Philippe Paré (Louis-Hébert), Michel Daviault (Ahuntsic) et Jean-Marc Jacob (Charles-bourg).M.Côté rit à l’idée que le PQ puisse prendre le Bloc pour son club-école mais il souhaite franchement que la décision des deux jeunes du Bas-du-Fleuve ne se transforme pas en «épidémie».Comme Mme Tremblay, il est convaincu que la direction du PQ n’a lancé aucun mot d’ordre du genre.«Le.PQ a mis le Bloc au monde sur le plan organisationnel», rappelle-t-il, et depuis la mi-juin, le chef péquiste Lucien Bouchard répète que son parti travaillera à faire réélire les bloquistes.Le président du comité national des jeunes péquistes, Frédéric Dubé, soutient qu’aucune directive n’a été donnée.Violent séisme au Pérou Lima (Reuter) — Quelque 300 mineurs sont bloqués dans une galerie souterraine d’une mine d’or qui s’est partiellement effondrée lors du violent séisme qui a ébranlé hier la cote méridionale du Pérou, faisant sept morts et 500 blessés.Le colonel Lucio Corpuera, responsable de la protection civile à Lima, a annoncé que la mine se trouvait à 500 kilomètres au sud de la capitale péruvienne.La secousse tellurique, d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter, a été ressentie durant une minute à Lima.Mais la plupart des dégâts sont concentrés autour de la ville de Nasca, à 460 kilomètres au sud de la capitale, où près de 40 % des habitations ont été endommagées.Cinq personnes ont péri à Nasca, un homme a succombé à une crise cardiaque dans la ville voisine d’ica et une femme âgée de 60 ans est morte à Acari.Selon le Centre américain de surveillance géologique, l’épicentre de la secousse était situé à 100 kilomètres au sud-est d’ica.Elle est survenue à 17h GMT.Plusieurs mines se sont effondrées sous le choc dans la région d’ica et la province voisine d’Ayacu-cho.FORCE SUITE DE LA PAGE 1 résolues, s’il y a une force internationale, est de savoir qui va la diriger.Une chose est claire, elle ne sera pas dirigée par les Nations unies».Plus tôt dans la matinée, le secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, a confirmé à Rome que le Canada avait accepté de diriger la force multinationale que plusieurs pays africains voulaient voir commandée par un pays neutre.«Le fait que la force soit sous commandement canadien et le fait que plus de douze pays y participeront prouvent que la force sera réellement multinationale et neutre», a-t-il dit Le général Baril était à Washington hier pour discuter avec des officiels américains des modalités de la mise sur pied, du déploiement et du commandement de la force.Le mandat de la force a déjà été défini dans une résolution adoptée samedi dernier par le Conseil de sécurité.Dans ce document, il est spécifié que les États membres doivent prendre «les dispositions voulues pour permettre le retour immédiat des organisations à vocation humanitaire et l'acheminement dans la sécurité de l’aide humanitaire destinée aux personnes déplacées, réfugiés et civils en danger dans l’est du Zaïre, et pour contribuer à créer les conditions nécessaires au rapatriement librement consenti des réfugiés en bon ordre et en toute sécurité».Le général Baril sera aux Nations unies aujourd’hui où il doit rencontrer M.Boutros-Ghali.Les deux hommes se connaissent très bien puisque l’officier supérieur canadien a agi comme conseiller militaire du secrétaire général de juillet 1992 à juillet 1995.A cette époque, il planifiait et dirigeait toutes les missions de maintien de la paix de l’ONU.Après avoir décrit la situation catastrophique dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de réfugiés rwandais et burundais au Zaïre, M.Chrétien a déclaré que la communauté internationale avait «le devoir moral d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard».Le prçmier ministre a souligné qu’il avait téléphoné à 16 chefs d’État et de gouvernement depuis vendredi soir, jour où le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution définissant le mandat d’une force multinationale mais n’autorisant pas son déploiement au Zaïre.«Je suis frustré» par cette non-décision du Conseil de sécurité, «frustré par les excuses, frustré par le manque d’action», a-t-il dit M.Chrétien a déclaré qu’il avait informé ses interlocuteurs que «le Canada [était] prêt à contribuer à la mise sur pied d’une force multinationale d’intervention militaire pour permettre d’apporter des secours d’urgence et de l’aide humanitaire dans la région de l’est du Zaïre» et que son pays était «disposé à diriger cette mission».Selon des sources diplomatiques à Ottawa et à New York, au moins 12 pays ont accepté la proposition canadienne et accepté de participer à la force.M.Chrétien a souligné que «la force aurait besoin d’entre 6000 à 8000soldats» pour être efficace et que, déjà, les contributions étrangères permettraient de mettre sur pied une force de «8000 à 10 OOO soldats».Il n’a donné aucune indication sur le nombre de soldats canadiens qui participeraient à l’opération mais des sources militaires à Ottawa ont indiqué qu’un grand total de 1500 militaires pourraient joindre la force.Outre le Canada, la France, l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, le Mali, l’Éthiopie et plusieurs autres pays africains se sont montrés intéressés à joindre la force qui pourrait être remplacée plus tard par une mission de Casques bleus de l’ONU.M.Chrétien a indiqué qu’une «participation américaine est vitale pour le succès de l’opération» au Zaïre et qu’il devait s'entretenir de la question avec le président Clinton hier soir.A Washington, des porte-parole de l’administration américaine ont indiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise par le président.Toutefois, des sources diplomatiques ont indiqué hier que les Américains fourniraient un appui logistique et auraient pour mandat de contrôler l’aérodrome de Goma et le pont aérien vers cette ville zaïroise frontalière du Rwanda.M.Chrétien a déclaré que «le Canada pourrait déployer dans la région quelque 350 soldats dans les 48 heures après l’adoption d’une résolution» autorisant la ipise sur pied d’une force.Ces soldats proviendraient de l’Équipe militaire d’intervention en cas de catastrophe (DART), créée en juin dernier.Cette équipe est composée de soldats toujours prêts à se déployer rapidement pour mener des opérations de secours d’urgence pendant une période pouvant atteindre 40 jours.Selon des sources militaires à Ottawa, le gouvernement canadien n’a pas l’intention d’offrir des bataillons d’infanterie pour joindre la force multinationale.Il est prêt à fournir un quartier général pour la force ainsi que des unités de logistique, de transport, de communications et de sécurité, dont le personnel pourrait totaliser 1500 personnes.Déjà, le Canada dispose de 1200 soldats en Bosnie, de 700 soldats en Haiti et de 250 soldats sur les hauteurs du Golan, au Proche-Orient A10A
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