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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-04-14, Collections de BAnQ.

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Agenda Page B 7 Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 5 LENTREVUE L E I) E V 0 I R .I.E I, [J N I) I 14 A V RII.I !) !> 7 Michel Gervais La faculté de s’indigner Le recteur sortant de l’Université Laval est tiraillé entre la fierté et l’inquiétude PHOTOS CLÉMENT ALLARD Michel Gervais: «Alors même que s’accélèrent la révolution technologique et la transformation d’une économie de plus en plus axée sur la connaissancee et la matière grise, les progrès du Québec risquent d’être détruits en quelques années si on continue de couper trop vite et trop fort dans les subventions, sans contreparties adéquates.» À bas le défaitisme et la flagellation collective Fier de ce qu'il a fait depuis dix ans comme recteur de l’Université Laval, Michel Gervais cède à l’inquiétude quant à l’avenir immédiat, non seulement de la vénérable institution de la capitale mais de l’enseignement supérieur au Québec.GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Michel Gervais se défend de faire un bilan mitigé, même s’il sonne l’alarme depuis plusieurs jours dans des entrevues médiatiques, à la veille de céder, au début de mai, son poste prestigieux à François Tavenas.11 tente d’atténuer la rigueur de son jugement envers le gouvernement, tout en estimant qu’il y a péril en la demeure universitaire.Prenant le relais de Jean-Guy Paquet, en mai 1987, il a continué de mettre l’accent sur le développement des études avancées et de la recherche.«La progression est fulgurante.» Les subventions pour la recherche sont passées de 25 millions à 125 millions l’an, et le nombre de professeurs subventionnés est passé de 600 à 1100.Autre indice de succès: le nombre de doctorats est passé d’une centaine, il y a une dizaine d’années, à 133 l’an dernier, ce qui place Laval dans le peloton de tête canadien à ce titre.Comme son prédécesseur, M.Gervais a également mis l’accent à la fois sur le transfert et le partenariat technologiques, ainsi que l’implication de l’université dans son milieu régional.Cela se manifeste par le Parc technologique, l’incubateur d’entreprises, la recherche appliquée, la restructuration nécessaire de l’économie de la capitale, à cause de la diminution rapide de la fonction publique et parapublique.Depuis des années, ce sont les PME qui créent 80 % des emplois, note le recteur sortant; comme il continuera d’en être ainsi, l’entre-preneuriat mis au point à Laval prendra encore plus d’expansion.Quant à la qualité de l’enseignement, l’ex-professeur de théologie opine qu’elle se maintient au plus haut niveau.Et contrairement à la rumeur, les diplômés éprouvent peu de difficultés à se trouver du travail dans leur secteur, à moyen terme, y compris ceux que l’on dit traditionnels, en droit par exemple.Il y a donc lieu d’être fier, résume-t-il.Jusqu’à l’an dernier, il l’était même de la santé financière de Laval.Non seulement elle n’était pas déficitaire (contrairement à d’autres institutions de haut savoir), mais elle avait dégagé un surplus accumulé de cinq millions.Or, voilà que des compressions gouvernementales tous azimuts — terriblement égales pour tous — remettent gravement en question un équilibre D'agile et précaire.M.Gervais sait bien que les compressions sont inévitables, nécessaires même.Laval a fait sa grande part.Mais il en a contre le fait que — contrairement aux entreprises privées — le gouvernement y va à l’aveugle, sans continuer d’investir dans des secteurs prioritaires.C’est ça qui lui fait mal et le porte à rugir.Depuis 1960 et la Révolution tranquille, plaide-t-il, c’est l’investissement massif dans l’éducation qui a permis au Québec de se «sortir du trou».En tout et pour tout, il y a 40 ans, il y avait moins de 2000 étudiants à Laval; il y en a presque 20 fois plus cette année, en apprentissage sérieux, compétent et à la fine pointe des connaissances.C’est cette priorité qui est en danger, alors même que s’accélère la révolution technologique et la transformation d’une économie de plus en plus axée sur la connaissance, la matière grise, s’insurge M.Gervais.«Ce n’est pas rien, ces progrès uniques.Mais ils risquent d'être détruits en quelques années si on continue de couper trop vite et trop fort dans les subventions, sans contreparties adéquates.» Depuis quelques années, le recteur sortant de Laval préconise une hausse graduelle des frais de scolarité, non pour le plaisir d’augmenter les revenus, mais pour compenser, du moins en partiç, la diminution des subventions gouvernementales.A ce jour, il était même favorable à une augmentation modulée selon les facultés et les programmes.Toutefois, à la suite de critiques formulées par des collègues (dont l’ancien sous-ministre Pierre Lucier, depuis peu président de l’Université du Québec), il reconnaît à son tour que cette mesure pourrait sonner le retour de l’élitisme de naguère au Québec.En raison de leurs coûts plus élevés, certains programmes seraient réservés aux riches, d’autres aux moins fortunés.Ce qui va tout à fait à l’encontre de l’immense effort de démocratisation et d’accessibilité entrepris il y a près de 40 ans.«Il vaut mieux, confie M.Gervais, se reprendre par la fiscalité après les études que par les frais pendant les études.» Cependant, il ne comprend pas que le gouver- nement, tout en diminuant les subventions, empêche une hausse graduelle des frais de scolarité.S’ils avaient simplement été ajustés au coût de la vie, dit-il, ils seraient présentement de quelque 2700 $ l’an, et personne n’y trouverait à redire.C’est comme pour le lait, un cent le litre à la fois, ça se prend mieux qu’une hausse brutale.Une très forte hausse pour tous en même temps serait très difficile à prendre.M.Gervais rappelle que les libéraux avaient prévu d’augmenter graduellement les frais jusqu’à atteindre la moyenne canadienne.Cela n’a pas été fait.C’est devenu un horizon fuyant avec les compressions dans les autres provinces (en Ontario et en Alberta surtout).Et le gouvernement péquiste a tout gelé à nouveau, pour une durée indéfinie, au moins pour le mandat actuel, déplore le recteur sortant de charge.En quoi est-ce si important?Tandis que le gouvernement réduit son financement de façon substantielle, les dépenses continuent d’augmenter, et les universités n’ont pas d’autres sources de revenus.Comment combler les trous si elles ne peuvent hausser les frais des étudiants, qui ne contribuent présentement que pour 15 % au budget global de Laval?Malgré tout, insiste M.Gervais, l’université ne s’est pas croisé les doigts.Elle a privatisé, fusionné, diminué les dépenses administratives, cherché de nouvelles clientèles, accru la collaboration et les échanges avec les autres universités, développé des spécialités spécifiques.Il donne quelques exemples: l’observatoire astronomique du mont Mégantic (Laval-Université de Montréal), le centre d’études québécoises (Laval-UQAM-UQTR), l’océanographique (La-val-UQAR).M.Gervais note à cet égard que s’il y a un milieu où la collaboration et le partage des tâches devraient prévaloir, c’est bien à Montréal.Sur l’île même, pratiquement dans le même comté, il y a quatre universités (deux françaises, deux anglaises) et trois écoles supérieures (Poly, HEC, ETS).Par exemple, si les nombreuses bibliothèques universitaires mettaient leurs ressources en commun, l’institution montréalaise serait sûrement la meilleure au Canada.Ailleurs au Québec, à Québec notamment, c’est plus difficile et plus compliqué, pour la bonne et simple raison qu’il n’y a qu’une université.Il ne saurait être question de fusion ou de regroupement de services, pour les achats par exemple.Au surplus, son implantation dans la capitale attribue des fonctions supplémentaires à Laval, qu’elle assume d’ailleurs du mieux qu’elle peut.A preuve les transferts technologiques, l’aide à la reconversion économique, les échanges avec les musées, le retour dans le Vieux-Québec (abandonné par Laval il y a un demi-siècle).De même, le droit administratif s’est beaucoup développé, ainsi que le département de science politique: dans l’un et l’autre cas, les experts de Laval sont fréquemment consultés.Très sévère envers le gouvernement, M.Gervais n’en reconnaît pas moins que l’université doit réviser des pratiques.En sciences humaines, par exemple, on a peut-être trop mis l’accent sur les spécialités alors que le besoin de formation générale et plus polyvalente se fait sentir.Autre exemple.Les cours à options ont proliféré d’une manière telle qu’il faut revoir cette luxuriance, sans nier l’utilité d’offrir des choix aux étudiants.Le recteur sortant croit beaucoup, par ailleurs, à la décentralisatiop, des responsabilités, des budgets et des décisions.A la condition que l’on apprenne plus à se faire confiance ef à pratiquer la véritable autonomie.Un exemple.A l’École de musique (EMUL), après évaluation, on a aboli six postes, mais on en a ouvert un autre pour un artiste en résidence.Tout en accentuant fortement la collaboration et les échanges avec le Conservatoire du Québec et les cégeps.D’un secteur et d’une institution à l’autre, U faut établir des passerelles et des équivalences.Toujours au sujet de la fichue rationalisation, M.Gervais estime qu’il y a lieu de vérifier si des économies sont possibles dans l’ensemble du réseau.C’est d’ailleurs le mandat du comité d’études, présidé par Léonce Beaupré, qui se penche en priorité sur les quatre secteurs suivants: sciences religieuses (théologie), communications, génie et musique.Pas facile de trouver l’équilibre, tenant compte de la nécessité d’universités régionales en bonne santé, et qui contribuent si fortement au développement de leur territoire, de l’Abitibi à la Gaspésie en passant par Hull, Chicoutimi et Trois-Rivières.A la fois fier et triste — inquiet, à la mesure de sa fierté —, M.Gervais se préoccupe surtout de l’avenir.Le danger menace, s’il y a d’autres compressions, alors que la masse salariale accapare 80 % des dépenses.Où va-t-on couper?Parmi les professeurs?On ne peut réduire à l’infini, il faut quand même un minimum pour attirer les meilleurs candidats et les retenir, pour l’enseignement et pour la recherche.Autrement.A 52 ans, Michel Gervais s’apprête à quitter l’Université Laval, où il a passé presque toute sa vie adulte.En excluant ses études doctorales (en théologie, à Rome), il y a séjourné pendant près de 30 ans, comme étudiant, professeur, administrateur, vice-rec-teur et, finalement, recteur pendant dix ans.Pas surprenant que le fait de terminer son deuxième mandat de cinq ans avec un déficit de près de 20 millions, alors qu’il s’est toujours fait un point d’honneur de ne pas tomber dans le rouge, le contrarie au plus haut point Et qu’il le manifeste avec vigueur.Car pour lui, l’éducation est «la seule solution et notre vrai projet rassembleur», ainsi qu’il le clamait il y a tout juste un an, devant la Chambre de commerce de Sainte-Foy.Il ne met pas en doute le défi de l’assainissement des finances publiques et la nécessité que tous y participent Ce qui le préoccupe, toutefois, c’est la priorité à l’éducation et l’objectif de la scolarisation optimale.Globalement le bilan du Québec est extrêmement positif, et le système d’éducation est loin d’être un échec collectif, comme le prétendent des observateurs chagrins.«Comme citoyen, comme Québécois, comme père de famille et comme une personne ayant consacré plus de 25 ans de sa vie au service de l'éducation au Québec, je suis excédé par les attitudes défaitistes, les jugements négatifs inconsidérés, la tentation de la “table rase”, les encouragements à la morosité et l’autoflagellation collective.» Ce qui ne l’empêche pas de constater failles et lacunes, notablement en matière de connaissance déficiente du français écrit et parlé, en formation professionnelle négligée, en taux d’abandon extraordinairement élevé, et autres déficiences notoires.Mais l’investissement en éducation reste une nécessité vitale: «Plus votre niveau de formation est élevé, plus grandes sont vos chances de trouver un emploi et plus votre niveau de rémunération a la chance d’être élevé.«Vraiment, l’éducation demeure pour nous la seule solution.C’est sur elle qu’à l’instar de nos parents et de nos ancêtres, nous devons fonder nos plus grands espoirs.Et au moment où l’on a soif d’un projet de société et où l’on est en quête de projets enthousiasmants et rassembleurs, il me semble que nous sommes ici en présence de l’objectif le plus susceptible de rallier l’ensemble de la population et, en particulier, de nous faire dépasser le stérile clivage entre les générations.» La société québécoise est-elle toujours prête à payer le prix de l’accessibilité et de la scolarisation optimales?M.Gervais espère que les débats se fassent dans un climat libéré de la démagogie et empreint d’une certaine hauteur de vues.Et les réponses ne seront pas individuelles ou imposées d’en haut, mais collectives et partagées.Quant à lui, il prendra son temps pour définir sa prochaine carrière, hors de l’enseignement à Laval.H a eu des offres, notamment pour diriger une institution universitaire en Ontario, d’autres du secteur public fédéral, mais il ne veut pas y penser avant de passer le flambeau à M.Tavenas, au début de mai.Pas question de retraite ni de politique active.Avec six enfants, de 14 à 24 ans, dont cinq encore à la maison — «et sans savoir si nous serons deux ou 12 pour le souper», rigole-t-il — Michel Gervais a encore du pain sur la planche.Officier de l’Ordre du Canada (dont il porte la rosace à la boutonnière) et de l’Ordre national du mérite de France, ce théologien de haut vol suivra probablement l’exemple de ses deux prédécesseurs laïcs à Laval, Larkin Kerwin et Jean-Guy Paquet, recyclés dans les secteurs péripublic et privé.G.L.«Le bilan du Québec est extrêmement positif et le système d’éducation est loin d’être un échec collectif, comme le prétendent des observateurs chagrins.» s y publicitaire: 2 6 avril 1 99 7 n d i < a I i s m e 18 avril 1997 le vendredi » Tombée LE DEVOIR D1A B 2 L E I) E V 0 I H .L E L II N DI 14 A V R II, 19 9 LE E (! 0 N 0 MIE Date Heure Lieu 15-04-97 09h00 Vancouver 15-04-97 10hOO Vancouver 15-04-97 10hOO Toronto 15-04-97 15h00 Calgary 15-04-97 16h30 Toronto 16-04-97 10hOO Vancouver 16-04-97 10hOO St.John’s 16-04-97 10h30 Edmonton 16-04-97 10h30 Vancouver 16-04-97 11 hOO Montréal 16-04-97 11 hOO Rimouski 16-04-97 15h00 Montréal 16-04-97 16li30 Toronto 16-04-97 16h30 Toronto 17-04-97 09h00 Calgary 17-04-97 10hOO Toronto 17-04-97 10hOO Calgary 17-04-97 10hOO Toronto 17-04-97 10h30 Calgary 17-04-97 11 hOO Montréal 17-04-97 11 hOO Toronto 17-04-97 14h00 Toronto 18-04-97 09h00 Regina 18-04-97 09h00 Calgary 18-04-97 09h15 Montréal 18-04-97 10h00 Toronto CETTE SEMAINE.A LA BOURSE Semaine du 13 au 19 avril 1997 ASSEMBLÉES ANNUELLES Nom de la Compagnie Gwil Industries Inc Placer Dome Inc Sonora Gold Corp ¦ Amber Energy Inc Polyair Inter Pack Inc Harmac Pacific Inc l\lew/Tel Enterprises Limited NOVA Corporation Pacific Forest Products Limited Leroux inc (Acier) Québec-Téléphone Rolland inc Fairfax Financial Holdings Limited Latingold Inc EnerMark Income Fund Canadian Agra Foods Inc ' PanCanadian Petroleum Limited Toromont Industries Ltd Petrorep Resources Ltd IFL (Canada) Limitée Suncor Inc Lindsey Morden Group Inc IPSCO Inc Quest Oil & Gas Inc M-Corp Inc Falconbridge Limitée OFFRE EN ESPÈCES WASCANA ENERGY INC Valeur: action ordinaire Modalités: La société CANADIAN OCCIDENTAL PETROLEUM LTD a fait une offreen espèces par l’entremise de sa filiale en propriété exclusive CXY HOLDINGS LTD visantl’acquisition de la totalité des actions ordinaires en circulation (y compris les droits qui y sont associés) de la société susmentionnée.Choix A: espèce; 20,50 $ par action ordinaire de WASCANA soumise MERFIN INTERNATIONAL INC(MIP) Valeur: action ordinaire Modalités: La société BUCKEYE ACQUISITION INC a fait une offre en espèces visant l’acquisition de toutes les actions ordinaires (et des droits de pilule empoisonnée qui y sont associés) en circulation de la société susmentionnée selon les modalités suivantes: Choix A: espèces; 6 $ pour chaque action ordinaire de MERFIN soumise.Date d’expiration: le 15 avril 1997 LABRADOR IRON ORE ROYALTY INCOME FUND(LIF.UN) Valeur: part de fiducie Modalités: Date de clôture des registres : le 31 mars 1997 La CDS créditera les adhérents le 25 avril 1997 Taux: 0,25$ (Intérêts: 0,20$ et dividende: 0,05$) OFFRE EN ACTIONS AMISK REGIONAL INVESTMENTS INC.(»AMiSK»>)(AS.A) Valeur: action ordinaire catégorie A Modalités: Le GROUPE FOREX INC.A fait une offre en actions visant l’acquisition de la totalité des actions de catégorie A de la société susmentionnée.Choix A: actions; 2,30$ payable à l’émission d’actions de catégorie B de FOREX, selon le cours fait moyen pondéré de ces actions pour la période de 30 jours ouvrables se terminant le 19 avril inclusivement pour chaque action de catégorie A d’AMISK soumise.REMBOURSEMENT TOTAL D’UNE ÉMISSION PROVINCE DE QUÉBEC Valeur: obligation 10,25 % 4 mai 2001 Taux: 100 % du capital Date de remboursment: le 4 mai 1997 REGROUPEMENT D’ACTIONS BORALEXINC Valeur: action catégorie A Modalités: La société susmentionnée regroupera ses actions à raison d’une nouvelle action de catégorie A de BORALEX INC pour chaque groupe de dix actions de catégorie A de BORALEX INC détenues.Echange des positions: le 8 avril 1997 NEWCOURT CREDIT GROUP INC.Valeur: action ordinaire Modalités: 7 l’occasion d’un projet préliminaire, la société susmentionnée prévoit diviser ses actions à raison de 2 pour 1.BERKLEY PETROLEUM CORPORATION Valeur: action ordinaire Modalité: 7 l’occasion d’un projet préliminaire, la société BERKLEY PETROLEUM CORPORATION prévoit diviser ses actions à raison de trois pour une.Date de l’assemblée: le 3 juin 1997 j BIOCHEM PHARMA INC.(BCH) ! Valeur: action ordinaire I Taux: Deux pour une; une action ordinaire additionnelle pour chaque action ! ordinaire détenue.Date de clôture des registres: le 7 avril 1997 i CHANGEMENT DE DÉNOMINATION SOCIALE FSPI TECHNOLOGIES CORP.Valeur: action ordinaire Modalités: 7 l’occasion d’un projet préliminaire, la société susmentionnée prévoit poursuivre ses activités sous la raison sociale de JOBNET CORPORATION.Date de l’assemblée: le 21 mai 1997 RICH COAST RESOURCES LTD Valeur: action ordinaire Modalité: La dénomination sociale de la société a été changée pour: RICH COAST, INC.TIMBUKTU GOLD CORP.Valeur: action ordinaire Modalités: Lors d’un projet préliminaire, la société susmentionnée prévoit poursuivre ses activités sous la raison sociale de MARCHMONT GOLD CORP.Date de l’assemblée: le 2 mai 1997 REGROUPEMENT D’ACTIONS ET CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE NCC MINING CORPORATION(NC) Valeur: action ordinaire Modalités: 7 l’occasion d’un projet préliminaire, la société susmentionnée prévoit poursuivre ses activités sous la raison sociale de BMA MINING CORPORATION.Elle regroupera ses actions à raison de jusqu’à une nouvelle pour dix anciennes.Date de l’assemblée: le 24 avril 1997 Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.Une femme au gouvernail Logistec, une entreprise au service de l’industrie des transports maritimes, vogue bien CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Madeleine Paquin, «la fille du fondateur», devenait présidente et chef de la direction de Logistec le 1er janvier 1996.Un an plus tard, l’entreprise déclarait une augmentation des revenus de 38 % pour atteindre le sommet record de 118,6 millions.Encore plus spectaculaire était la croissance de 48 % du bénéfice net.Fallait-il y voir une conséquence direc- T W 77 Madeleine Paquin n’a que 34 ans et entend démontrer que la lucidité n’a rien à voir avec l’âge te de l arrivee de cette femme à la présidence?«Pas du tout», répond-elle avec empressement et fermeté, voulant bien établir qu’elle n’a pas l’intention de tomber dans le piège de l’auto-congratula-tion, ni dans celui du pouvoir qui parfois monte à la tête de certains.Mme Paquin n’a que 34 ans et entend démontrer que la lucidité n’a rien à voir avec l’âge.Elle explique sa nomination au poste de président simplement.Après la mort de son père, il y a huit ans, on a fait l’expérience d’un président venu de l’extérieur de l’entreprise, mais le mariage, dit-elle, n’a pas bien fonctionné.On a ensuite cherché à l’interne et trois ou quatre noms ont été retenus, dont le sien, par le comité de rémunération.«On m’a choisie en somme parce que j’étais Madeleine Paquin: «On m’a choisie en somme parce que j’étais plus facile à remplacer.» plus facile à remplacer que le candidat le plus sérieux qui était Serge Du-breuil, le président de la principale filiale du groupe et celle qui génère le plus de revenus.Il joue un plus grand rôle que moi», avoue-t-elle.Mme Paquin n’est quand même pas une novice.Après des études à l'Université Western de, London en Ontario et aux Hautes Etudes commerciales à Montréal, elle a occupé à partir de 1984 diverses fonctions importantes au sein de l’entreprise fondée par son père à Québec en 1952.Elle refuse donc tout autant d’attribuer sa nomination à la présidence au seul fait qu’elle soit la fille du fondateur, qui n’a pas eu de fils, mais trois filles.Suzanne qui précède Ma- d'affaires ST-S AUVEÜR-DES-MONfTS LAURENTIDES r HÔTEL e oaint-ï>auveur Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au coeur du village de Saint-Sauveur.200 magnifiques chambres et 10 salles de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 57,00 $/pers./nuit, occ.double, incl.petit déjeuner, chambre catégorie supérieure, stat.int., 2 p.café, équipement AV de base, frais de service.Forfait Formation également disponible (100% admissible au projet de Loi 90) 1-800-361-0505 .^Hôtellerie.Champêtre Auberges et Hôtels du Québec LE RÉSEAU AFFAIRES - NATURE LAC ETCHEMIN CHAUDIÈRE-A PPA LACHES ^ oMwitu MANOIR LAC ETCHEMIN Situé sur les rives du Lac Etchemin à 1 heure de Québec.44 chambres, cuisine régionale, 3.5 étoiles, salles de conférences, ski et golf.Printemps: forfait réunion 106,00 S/pers.occ.simple, 3 repas, 2 pauses et salle.Membre Hôtellerie Champêtre S AINT-ANTOINE-DE-TILLY 1-800-463-8489 r !| a* MM Une auberge tout confort pour les gens d’affaires, sise au bord du fleuve, à 15 min.des ponts de Québec; 32 chambres, 4 salles de conférences, cuisine 4 Diamants (CAA), salle d’exercices/jeux et clinique santé-beauté, forfait réunion 119,95 $/pers.occ.simple incl.3 repas, 2 pauses, salle et audio visuel; spécial santé-beauté pour les conjoint(e)s.St-Antoine de Tilly, Lotbinière Réservations: 1-888-862-6647 REIAIS & CHATFAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HOTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES HÔTEL L’EAU A LA BOUCHE Gourmet Magazine: “ 1996 Americas Top Tables Award" Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, b Table d'Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d’affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 S par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d'audio-visuel et service.Tel.sans frais de Mil: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE S AINT-M ARC-SUR-LE-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu Une hostellene paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration*.5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 TASSÉ Tassé & Associés.Limitée deleine de 11 mois n’a pas toujours fait carrière au sein de Logistec, ce qui explique peut-être pourquoi on a préféré Madeleine pour la présidence.Nicole la cadette n’a que 27 ans.Toutes trois travaillent maintenant dans cette entreprise constituée en société ouverte depuis 1969.Une présence dans 24 ports Logistec est d’abord et avant tout une société de services maritimes, lesquels génèrent 103 de ses 118,6 millions de revenus.Il y a surtout Logistec Arrimage, que dirige M.Du-breuil et qui a pour mission d’assumer des fonctions d’opération de terminus maritimes et de transbordement dans 24 ports du Saint-Laurent, des Grands Lqcs, de la côte est du Canada et des Etats-Unis.Dans le passé, de petites entreprises familiales assuraient ces services dans chaque port.Avec le temps, les navires ont beaucoup grossi; les technologies de manutention ont évolué et sont forcément devenues plus coûteuses, ce qui a provoqué le regroupement des petites firmes.Logistec a joué un rôle prédominant dans l’évolution de cette industrie.Dans Test du Canada, Logistec détient une part de 35 à 40 % du marché en utilisant des appareils très spécialisés et choisis en fonction de critères d’efficacité et de coût le plus bas à la tonne pour la manutention d’une grand variété de denrées, mais surtout les produits forestiers, les fruits, les véhicules-moteurs, les grains, les grands projets (pat-exemple SNC Lavalin pour le transport de pièces d’équipement d’usines, de métro, etc.) et bien sûr les conteneurs, lesquels n’en demeurent pas moins la partie la moins intéressante pour Logistec, puisque dans ce cas le plus gros du travail est fait par d’autres.Représentant des navires étrangers Agences maritimes Nortec, une société dans laquelle Logistec détient une participation de 50 %, est une autre composante très caractéristique de cette entreprise.Ces agences représentent des armateurs et exploitants de navires étrangers.En fait, plus de 99 % des cargaisons en provenance d’outre-mer sont confiées à des compagnies qui n’ont pas de bureaux en Amérique du Nord.Logistec assure pour le compte de cette clientèle les services de vente, de contrôle, de gestion, de comptabilité et répond à tout autre besoin particulier, comme celui de trouver un médecin pour un matelot malade.Les agences maritimes de Logistec représentent ainsi près de 200 clients des quatre coins du monde, mais la plus grande partie des contrats proviennent d’une trentaine de compagnies dont les navires fréquentent les ports nord-américains sur une base régulière.Logistec détient également une participation de 50 % dans Transport Nanuk, qui possède deux navires bail tant pavillon canadien et qui en été parcourent les eaux du Grand Nord pour ravitailler les communautés arctiques.Le reste de Tannée, ces navires peuvent être loués; cet hiver par exemple, il y en a un qui est affrété par une compagnie du golfe du Mexique, mais l’autre repose dans lé port de Montréal.En environnement Enfin, depuis cinq ans Logistec possède Sanexen, une filiale spécialisée dans la gestion des BPC et qui possède aussi une expertise dans la réhabilitation de sites par voie biologique.Cette diversification s’explique d’abord par la filière familiale, c’est-à-dire par la volonté d’un groupe d’employés de racheter cette petite entreprise de décontamination.Dans le groupe se trouvait le cousin de Madeleine Paquin, le fils de Jacques Paquin, qui agit comme président du conseil de Logistec depuis la mort de son frère.L’équipe de Sanexen était jeune et n’avait pas l’argent pour effectuer, l’acquisition.Logistec est alors deve-, nue le partenaire financier.En 1996, cette filiale a augmenté ses revenus de 62 % pour atteindre 15,7 millions.' Mme Paquin mentionne que l’objectif consiste maintenant à doubler ce chiffre d’affaires pour envisager ensuite la conversion de Sanexen en so-, ciété ouverte.Présentement Sanexen compte 60 employés, dont 20 universitaires et 40 techniciens, qui ont fait leurs preuves sur le site hautement contrôlé et médiatisé de Baie-Comeau.Globalement, Logistec fournit du.travail à 300 employés non syndiqués et fait appel au cours d’une année a des milliers de débardeurs qui nef sont toutefois pas des employés permanents de l’entreprise et qui exercent leur métier en vertu d’une certifi-; cation géographique.Le cadre des relations de travail est! moins rigide aux Etats-Unis, mais Logistec a tout de même dû conclure! une entente de partenariat avec les’ débardeurs de New Haven et Bridge-,' port au Connecticut qui avaient déci-, dé de devenir propriétaires des installations portuaires.Il a fallu 18 mois de négociations' pour en arriver à une entente valable' pour 10 ans et qui prévoit une exclusi-’ vité de partenariat l’un envers l’autre., La forte montée des résultats en, 1996 s’explique en partie par la mise en marche de plusieurs projets à la fin de l’exercice précédent; ce flux de reJ venus se maintiendra en 1997, ce qui, ne veut pas dire que les taux de crois-, sance seront aussi élevés qu’en 1996.Quoi qu’il en soit, Mme Paquini explique que la stratégie générale! consiste à diversifier les activités.D’une part, il faut chercher à profi-j ter des exportations canadiennes,' d’autre part, miser aussi sur les, importations de produits étrangers, particulièrement dans les^ ports américains.La stratégie prévoit par ailleurs, une expansion géographique, de manière à offrir à un même bateau les services dont il aura besoin à ses visites dans plus d’un port.Un navire peut dans un même voyage: faire trois arrêts sur la côte de TAt-’ lantique, afin d’avoir une pleine car-, gaison pour sa traversée de l’océan.Logistec n’est pas présente dans; certains des plus grands ports, tels ceux de New York et de Boston, pas plus qu’on ne la retrouve sur la côte du Pacifique.Mme Paquin ne cache pas que l’entreprise essaie depuis longtemps de s’installer dans le port de Vancouver, où il y a déjà trois ou quatre entreprises rivales qui font tout pour lui barrer la route.La solution sera de trouver par eux un partenaire ou alors faire une acquisition, si l’occasion se présente., Avec l’énorme poussée économique ; en Asie, la présence de Digistec sur, la côte du Pacifique pourrait devenir vitale pour assurer sa croissance à long terme.LES DEVISES ETRANGERES Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique duSud (rand) 0,3287 Hong Kong(dollar) 0,1856 Allemagne (mark) 0,8127 Indonésie (rupiah) 0,000606 Australie (dollar) 1,1389 Italie (lire) 0,000850 Barbade (dollar) 0,7137 Jamaïque (dollar) 0,0443 Belgique (franc) 0,04020 Japon (yen) 0,01108 Bermudes (dollar) 1,4124 Mexique (peso) 0,1904 Brésil (real) 1,3560 Pays-Bas (florin) 0,7426 Caraïbes (dollar) 0,5317 Portugal (escudo) 0,008440 Chine (renminbi) 0,1740 Royaume-Uni (livre) 2,2756 Espagne (peseta) 0,00997 Russie (rouble) 0,000250 États-Unis (dollar) 1,3982 Singapour (dollar) 0,9920 Europe (ECU) 1,6253 Suisse (franc) 0,9770 France (franc) 0,2415 Taïwan (dollar) 0,0521 Grèce (drachme) 0,005430 Venezuela (bolivar) 0,00301 Guyane (dollar) 0,01017 m D1C I.K I) E V 0 I 1$ .L E I.I! N I) I I I A V It I L I !l !) 7 ?ECONOM B 3 TOURISME D’AFFAIRES Le marché des E.-U et le Canada LW économie canadienne est vis-* çéralement collée à celle des I Etats-Unis, situation que la signature de l’ALENA a encore accentuée.Chez notre voisin tout-puissant, les dépenses touristiques ont suivi de près l’évolution du produit intérieur brut (PIB) au cours des dernières décennies, augmentant de 5,5 % par année entre 1980 et 1994 tandis que le PIB croissait en moyenne de 6,6 % durant la même période.«C’est pour cette raison que les perspectives à court terme de l’économie américaine présentent un intérêt particulier pour le Canada», écrit la Commission canadienne du tourisme No rm a n il Cazela i s mm (CCT) dans un document publié en décembre dernier et intitulé Programme des réunions d’affaires et des voyages de motivation.Soulignant que la croissance économique y a connu un rythme «impressionnant» en 1996, la CCT s’attend à une reprise de la demande liée à une plus grande confiance des consommateurs, à une hausse de l’emploi et à une prospérité «correspondante» des entreprises dont les bénéfices devraient se maintenir aux alentours du record de 40 ans enregistré en 1995.Conclusion: la valeur élevée du dollar américain «devrait favoriser les voyages au Canada», y compris les voyages d’affaires.La CCT rapporte des prévisions de croissance modérée (de l’ordre de 2,5 %) et de faibles taux d’inflation.Toutefois, le secteur des réunions d’affaires et des voyages de motivation (RAVM, dans le jargon de la Commission) «n’en profitera pas nécessairement»: le National Outlook Forum de la Travel Industry Association y prédit en effet une croissance de 2 à 3 % des voyages d’entreprises cette année, en raison d’une hausse des tarifs aériens dès la fin avril, une fois que le Congrès aura voté la taxe annoncée sur les billets ou sur les passagers.En 1995, malgré des réductions budgétaires et des compressions de personnel, le marché des réunions d’affaires a représenté 37,4 milliards US, 7,4 % de moins que le record de 40,4 milliards de 1993.«Il est clair, note la CCT, que ce marché subit, comme beaucoup d’industries, l’influence des tendances qui se manifestent dans l’économie»-.les dépenses totales y ont augmenté de 19 % au cours de la dernière décennie, tout en affichant des alternances de hausses et de baisses tous les deux ans.Revenons à 1995 où, observe la CCT, la situation a varié d’un segment de marché à l’autre.Ainsi, les dépenses reliées aux congrès ont atteint un niveau record de 16,7 milliards US, accaparant 45 % des dépenses consacrées aux réunions d’affaires.Les réunions d’associations ont engendré des dépenses de 12 milliards (14,3 milliards en 1993) alors que les dépenses des entreprises ont totalisé 8,6 milliards, deux milliards de moins qu’en 1993.Le nombre de voyages de motivation a connu, quant à lui, une hausse «remarquable» de 53 %, passant de 60 200 en 1993 à 92 000 en 1995.«Cette augmentation constituerait, selon la Commission, une réaction aux mesures de compression, les sociétés essayant de motiver et de garder leurs employés restants.» Pour le Canada, tout ceci signifie beaucoup.Sa part dans le marché américain des réunions d’affaires fut de 1,1 milliard canadiens en 1995, 7,9 % de plus qu’en 1994; rappelons que, dans ce cas, la moyenne de croissance annuelle se situe entre 4 et 5 %.Et, bien que les dépenses totales consacrées aux réunions d’affaires aient diminué entre 1993 et 1995, les recettes qu’y a enregistrées le Canada ont continué à augmenter, atteignant 670 millions US, soit 1,8 % du marché.Aux yeux de la CCT, le Canada «n'a pas accès à tout le marché américain des réunions d’affaires» (37,4 milliards US) qui n’est pas «vraiment ouvert par suite de la politique «Achetez américain»», de la volonté de bien des entreprises à être et à paraître
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