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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1997-07-10, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 19104- LE DEVOIR V (i L .L X X X V I I I N " I fi 2 M 0 N T II K A I.L K .1 E UDI I 0 .1 U I I- L E T I !M) 7 S 8 0 + T I* S + T v g / T 0 H 0 N TO I $ PERSPECTIVES L’un encaisse, l’autre pas Un peu après les États-Unis, le débat de fond sur les relations entre le sport de spectacle et les finances publiques est arrivé avec ses gros sabots au Québec.Et le chemin à parcourir promet d’être long: plus on avance dans ce dossier, moins les choses semblent claires.Je a il D i o ii On laissera à d’autres le soin de commenter par le menu détail l’embrouillamini qui entoure actuellement l’Hippodrome de Montréal.Disons seulement qu’il es,t étonnant de voir autant de gens s’étonner de ce que l’État soit disposé à consacrer de ses propres deniers à une pareille entreprise.Le jeu, après tout, est devenu la première industrie de cette province, le nerf de la lutte au déficit, la vache à lait du fonds consolidé.Le prêchi-prêcha ambiant de la vertu ne vaut pas tripette lorsque le vice rapporte, et le fric, dit-on, est inodore.Mais il y a quand même de quoi se laisser gagner par une insidieuse perplexité.D’abord, soulignons un fait: lors de leur dernière conférence de presse visant à annoncer le projet de modernisation de l’Hippodrome, les responsables des courses de chevaux ont martelé le message voulant que leur domaine d’activité n’est pas qu’un autre stratagème conçu pour vider le gousset du contribuable, mais bien «une industrie, un jeu, un sport».Un sport.On se place donc volontairement sur le même pied que les Expos de Montréal qui, ô coïncidence, sont eux aussi en campagne de financement.Or, qu’a dit le ministre délégué à la grande ville, Serge Ménard, il y a quelques jours?Que pas un sou public ne serait investi dans un éventuel stade de baseball au centre-ville.Plus: que même une aide indirecte était hors de question, le marché des loteries et autres taxes parallèles étant déjà saturé et toute création d’une nouvelle loterie n’amenant qu’un déplacement des sommes pariées.Et pourtant, pourtant, comme chantait Aznavour, le réaménagement de l’Hippodrome, au coût de 25 millions de beaux dollars, sera financé parles profits des loteries vidéo exploitées sur le site pendant une période de 15 à 20 ans! Il ne s’agit pas de dire que les Expos devraient avoir droit à une aide gouvernementale, mais d’être consé-quçnt.Pourquoi l’un encaisserait et l’autre pas?A cet égard, la confusion est totale.Les explications tardent à venir, tout comme la guerre des chiffres et la polémique entourant l’impact économique réel d’un nouveau stade de balle suscitent un débat complètement stérile.Cela dit — et peut-être est-ce dû au flou artistique savamment entretenu par les autorités compétentes —, le contribuable lui-même ne fait pas preuve de la plus grande limpidité.Un sondage publié samedi dernier nous a montré toute l’étendue de son ambiguïté.Ainsi, 68 % des répondants au sondage affirment que les Expos devraient s’engager à construire leur nouveau stade «sans aucune aide directe ou indirecte des gouvernements».Jusque-là, pas de problème.Mais les choses se gâtent lorsqu’on apprend que 80 % des mêmes personnes interrogées sont d’avis que les Expos devraient «se contenter d’un financement strictement privé» pour la construction du stade.C’est donc dire, à moins qu’il y ait là des subtilités qui nous échappent, que 12 % des gens — plus d’une personne sur neuf — pensent que l’argent devrait provenir uniquement du secteur privé mais n'écartent pas une aide publique! On se croirait en période référendaire avec ces supporters du OUI qui sont persuadés que, dans un Québec indépendant, ils continueront d’envoyer des députés à Ottawa.Et ce n’est pas tout.A une autre question du sondage, 20 % seulement des répondants indiquent qu’ils seraient disposés à participer à une «taxe volontaire» pour financer le nouveau stade.Cependant, 45 % déclarent que, non seulement ils en accepteraient le principe, mais qu’ils dépenseraient de leurs propres sous dans une «loto-Expos».Doit-on conclure que, dans l’esprit du quart de la population, une loterie n’est pas une taxe volontaire?Bien entendu, les sondages valent ce qu’ils valent, et les résultats de celui-ci, au delà de leur caractère contradictoire, restent discutables.Enclins à ce qu’il est convenu d’appeler la suspicion olympique, les Québécois, et plus particulièrement les Montréalais, sont moins que prêts à appuyer tout de go l’injection de fonds publics dans des projets d’infrastructures sportives — il est d’ailleurs probable qu’ils auraient la même réaction dans le cas de l’Hippodrome de Montréal.Et il est autant permis de mettre en doute ces conclusions-ci qu’on l’a fait pour l’étude effectuée par les Expos, dont l’échantillonnage était pourtant de beaucoup supérieur et qui montrait la réelle possibilité de tripler, de 6000 à 18 000, le nombre d’abonnements saisonniers si un stade au centre-ville était érigé.Dans de pareilles circonstances, difficile d’engager une discussion fructueuse.Mais l’atmosphère serait certainement davantage à la sérénité, et à la clarté dont l’absence est si criante, si le discours était uniforme.Si on ne renvoyait pas dos à dos le baseball et les services de santé pour mieux faire des petits cadeaux ailleurs.M E T E ü Montréal Ensoleillé et venteux.Max: 24 Min: 11 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 20 Min: 10 Détails, page B 4 INDEX Agenda.B (i Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Economie.B 2 Idées .A 7 Le monde.A 5 Ix‘s sports.B 5 Montréal.A3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 ÉCONOMIE Le p.-d.g.d'Apple démissionne, page B 2 LE MONDE Le Rwanda reconnaît avoir armé Kabila, page A 5 CULTURE Le luthiste Nigel North et le cadeau de Bach, page B 8 Le gouvernement est invité à faire le ménage dans sa propre gestion L’UMQ veut se défiler, accuse Québec — -^ -7- ^ Le ministre Léonard rejette la contre-proposition des municipalités MARIO CLOUTIER KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement rejette la contre-proposition présentée par l’Union des municipalités du Québec qui tente ainsi, accuse Québec, de ne pas participer à l'assainissement des finances publiques.A son entrée hier au Conseil des ministres, le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, a été on ne peut plus clair.Il oppose un non catégorique aux 14 propositions de l’Union des municipalités (UMQ).Tout en recon- naissant que certaines de ces mesures, qui touchent exclusivement le champ d’action gouvernemental et non municipal, pourront aider Québec à équilibrer son budget l’an prochain, M.Léonard a précisé qu’elles ne sauraient effacer l’actuelle facture de 500 millions, non plus que l’échéancier.«Il n’y a pas de proposition concrète quant aux 500 millions que nous demandons aux municipalités à titre d’effort pour réduire le déficit du gouvernement du Québec et de l’ensemble de la société québécoise.Pratiquement tous les autres secteurs ont fait leur contribution», a soutenu le ministre Léonard.L'UMQ a dévoilé hier sa contre-proposition, exigeant du gouvernement qu’il fasse d’abord le ménage dans sa gestion avant d’imposer un effort jugé déraisonnable aux municipalités.La solution de l’ÜMQ totalise 412 millions d’économies dans les dépenses gouvernementales.Le tiers des mesures (140 millions) concerne la diminu- VOIR PAGE A 8: UMQ ¦ Lire aussi l’éditorial de Michel Venne: L’UMQ se discrédite, page A 6 Nez papillon * ZAC JACQUES NADEAU LE DEVOIR UN CECROPIA — le plus grand papillon du Québec — accroché à son nez, Pierre Veilleux, un éleveur et expert en matière de papillons, s’est tenu coi, hier, à l’occasion de l’ouverture de la volière de l’Insectarium de Montréal.Jusqu’au 1" septembre, quelque 500 papillons, d’une vingtaine d’espèces, y virevolteront en toute liberté au milieu des plantes fleuries et des visiteurs ébahis.Un habitué, M.Veilleux collectionne les papillons depuis l’âge de 6 ans.16e édition du Festival mondial de folklore Les mille et un visages de Drummondville CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Sur la petite place de Drummondville, les velours noirs, le lin rayé et les paillettes brodées dans un voile de soie noué sur la tête ne passent pas inaperçus.Pourtant, Maria Nichalaki, confortablement drapée dans son costume de danseuse grecque, semble ici tout à fait à son aise.Avec son groupe de danseurs folkloriques, venu de Grèce, elle a déjà visité à plusieurs reprises l’Italie, la France et l’Irlande.Originaire de l’île de Salamis, en Grèce, venue au Québec avec une troupe de 35 danseurs et musiciens pour présenter une prestation de danse dans le cadre du Festival mondial du folklore de Drummondville, elle ne tarit plus d'éloges quand il s’agit de parler de son pays natal.En Grèce, Maria Nichalaki étudie pour devenir dentiste, ce qui ne l’empêche pas, comme les autres membres de la troupe, de consacrer six heures par semaine à la danse folklorique grecque.La quasi-totalité des quelque 600 artistes qui se produisent au Festival mondial du folklore de Drummondville sont en effet des amateurs.Et sur leurs visages, pendant leurs performances, rayonne toujours une indicible fierté WT-w % ¦JH M VOIR PAGE A 8: FOLKLORE R1AZ LAKHANISKY CENTRE JAPONAIS DE IA PHOTO Devant la rivière Saint-François, le chamane du groupe folklorique de la république de Sakha, en Russie, brandit son tambour, après avoir donné une prestation avec sa troupe, au Festival mondial de folklore de Drummondville.POLITIQUE Pensions alimentaires: une soixantaine de plaintes par mois Lire notre reportage, page A 4 Croyant le micro fermé Chrétien égratigne Clinton La politique étrangère américaine au service + de considérations électorales?Le premier ministre vide son sac HELEN BRANSWELL PRESSE CANADIENNE Madrid — Aguerri comme peut l’être Jean Chrétien, un politicien se gardera de propos inconsidérés devant un microphone.Mais c’est justement ce qu’a fait M.Chrétien, hier, à la réunion de l’OTAN, quaqd il a critiqué le donnant, donnant politique en usage aux États-Unis.M.Chrétien bavardait avec son homologue de la Belgique, Jean-Luc Dehaene, devant un micro bel et bien ouvert «Dans votre pays et dans mon pays, tous les politiciens seraient en prison», a glissé le premier ministre canadien à son collègue rigolard, au sujet des desiderata de certains législateurs américains.«En fait, ils vendent leur vote.Ils vendent leur vote.Vous VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN LIRE AUSSI H Les exclus de l’OTAN cherchent consolation auprès de l’Union européenne, page A 5 H L’éditorial de François Brousseau: Hégémonie américaine, page A 6 Ottawa reste les bras croisés face à l’évolution du sida La Société canadienne du sida lance un appel à Vaction La mortalité attribuable au sida a commencé à diminuer, mais l’infection au VIH, elle, continue de s’étendre, touchant de nouveaux segments de la société, en particulier les femmes, les jeunes et les autochtones.Ce visage changeant de la séropositivité requiert de nouvelles réponses et un financement stable des initiatives.Les groupes qui luttent contre cette maladie veulent par conséquent que les libéraux mettent immédiatement en œuvre leur promesse électorale de renouveler la Stratégie nationale sur le sida.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Lors du dépôt du dernier budget fédéral, les chercheurs et les organismes qui luttent contre le sida ont eu un nœud dans l’estomac.Ottawa annonçait de nouveaux engagements en matière de santé, mais rien pour combattre le sida.Leurs représentants talonnaient pourtant le gouvernement depuis un bon moment afin qu’il renouvelle la Stratégie nationale sur le sida, un programme quiquennal de 203,5 millions devant prendre fin le 31 mars 1998.Ne sachant à quoi s’attendre après cette date, certains groupes ont mis leurs nouveaux projets sur la glace.Les chercheurs y goûtaient déjà puisque le gouvernement fédéral VOIR PAGE A 8: SIDA 778313000672 L K I) E V 0 I |{ , I.E .1 E U I) 1 I 0 .1 II I I.I.E T M> !) 7 A 2 •LES ACTUALITES- Passager éjecté A PAULO WHITAKER REUTERS DES ENQUETEURS inspectaient le fuselage éventré d’un Fokker-100, hier, peu après qu’une explosion eut causé la mort d’un passager, qui a été aspiré hors de l’appareil.Le Fokker de la compagnie aérienne TAM était en route pour Sao Paulo, au Brésil, lorsque l'explosion s’est produite.Six autres personnes ont été légèrement blessées.Il s’agit du deuxième incident impliquant un appareil Fokker-100 de la TAM à survenir au cours des huit derniers mois.En novembre, un avion semblable s’est écrasé au décollage, tuant 98 personnes.Le «débit réservé» des Chutes-de-la-Chaudière Québec pourra réduire les exigences imposées à Innergex La commission Doyon, qui avait accusé les ministères de l’Environnement et des Richesses naturelles de «complaisance» envers les promoteurs, avait recommandé à Québec de prévoir dans ses futurs certificats d’autorisation une clause l’autorisant éventuellement à revoir à la hausse les normes de «débit réservé», c’est-à-dire la quantité d’eau qui doit couler dans les chutes sans passer par les turbines.En autorisant le projet la semaine dernière, Québec s’est donné le pouvoir de revoir effectivement le débit réservé, mais uniquement., à la baisse! LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Conseil régional de l’environnement de la région de Québec (CRERQ) a demandé hier au gouvernement Bouchard de modifier le décret d’autorisation du projet Innergex aux Chutes-de-la-Chaudière parce que le décret de la semaine dernière ne correspond pas aux recommandations du BAPE et de la commission Doyon puisqu’il permet d’abaisser éventuellement le débit réservé dont Québec a fait grand cas pour justifier son approbation.Le décret 894-97 fait effectivement état de la volonté du gouvernement de respecter une recommandation de la commission Doyon l’enjoignant de prévoir une révision des débits réservés.Mais cette ouverture, que la commission exigeait du gouvernement pour améliorer l’état des cours d’eau dont le harnachement serait jugé socialement rentable, se limitera, selon la «Condition 3» du décret, à «autoriser un débit minimum moindre dans la mesure où cette diminution sera justifiée par la politique de débit réservé et de débit minimum en cours d’élaboration ainsi que par les études spécifiques appropriées».«Le décret n’a même pas prévu que le gouvernement pourrait augmenter ses exigences en matière de débit réservé, ce qui montre bien où le gouvernement se dirige, a déclaré hier le porte-parole du Conseil régional, Alexandre Turgeon, alors que c’est exactement le contraire que recommande la commission Doyon.» Le rapport de la commission Doyon précise explicitement à la page 483 que la norme actuelle dite du «Q2x 7», soit les deux plus bas étiages de sept jours consécutifs, «est un mode d'évaluation dont le résultat demeure somme toute peu exigeant quant au débit réservé».Depuis, certains s’ingénient au MEF à contourner ce verdict de la commission pour justifier une réduction du «Q2x 7» au profit des producteurs d’électricité.«Certains carriéristes pensent recréer l’illusion de la norme Q2x 7 par la construction de petits bassins alimentés par des pipis de barrage», s’est exprimé hier un biologiste du MEF, à qui la «Condition 3» du décret semble donner raison.«On a dit à Innergex que ce serait un mauvais moment à passer, de quelques années tout au plus, le temps que les écologistes oublient le dossier», raconte la même source.Le Conseil régional de l’environnement a par ailleurs dénoncé un autre oubli du MEF et du gouvernement Bouchard, soit d’exiger par décret l’installation d’une jauge publique de façon à permettre aux citoyens de contrôler eux-mêmes le respect des débits réservés.Le MEF a exigé la mise en place d’une jauge publique dans plusieurs autres dossiers, mais la commission Doyon a déploré son absence dans d’autres pour des motifs de conservation et de transparence.Dans le dossier Innergex, le gouvernement s’est contenté de demander au promoteur de soumettre régulièrement son propre bilan de conformité aux débits réservés imposés par décret.Le décret ne prévoit pas la divulgation de ces informations.Le Conseil régional de l’environnement de Québec a enfin accusé les ministériels du gouvernement Bouchard de s’être «laissé berner par les arguments frivoles et erronés» du ministre des Richesses naturelles, Guy Chevrette, lequel a prétendu que le gouvernement pourrait être poursuivi s’il refusait le projet.i [A.' « offre d'une durée limitée Programmes de location et de financement au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de crédit par Toyota Crédit Canada Inc.Immatriculation, assurance et taxes en sus.‘Offre valable pour les modèles 1997 Tercel AC51LM-CA.Premier versement de 224,49$ et dépôt de garantie de 225$ exigibles au moment de la livraison.Basée sur un maximum de 96 000 km.Des frais de 7«/km s'appliquent pour les kilomètres excédentaires.‘ ‘Offre de financement de 3,5% applicable sur tous les modèles Tercel 1997.tCette offre de climatiseur est applicable seulement sur la location d'un modèle Tercel 1997 neuf.Photo aux fins d'illustration seulement.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire TOYOTA mm ES fill ?BOUCHERVILLE CHÂTEAUGUAY J0LIETTE LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-HYACINTHE STE-AGATHE SOREL TROIS-RIVIÈRES Toyota Duval Chlteauguay Toyota Joliette Toyota Vimont Lexus Toyota Chassé Toyota Toyota Pie IX Angers Toyota Toyota A Automobile Trois-Rivières Toyota 655-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 329-0909 774-9191 Ste-Agathe Pierre Lefebvre 374-5323 BR0SSARD GATINEAU LACHINE LONGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN 326-1044 742-4596 VALLEYFIELD Brossard Toyota Toyota Gatineau Spnei Lexus Toytta Longueuil Toyota Houle Toyota Fairview Toyota Déry Toyota STE-THÉRÉSE TERREBONNE G Couillard A 445-0577 568-0066 634-7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 Blainville Toyota Automobiles Automobiles CANDIAC HULL LACHUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTIGNY st-jérOme 435-3685 L G Léveillé 373-0850 ÆÊL flk, «r ¦ ¦ ¦ -w- ¦ vvJ Candtac Toyota V*a Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota Gabriel Repentigny Toyota Toyota St-Jérôme SHAWINIGAN 471-4117 VERDUN THVOTA 659-6511 776-0077 562-6662 623-3511 748-7777 581-3540 438-1255 Mauricie Toyota THURSO Woodland Toyota 1UYU 1 A CHAMBLY |LE PERRÛT LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST EUSTACHE ST LÉONARD 539-8393 Auger Frère 761-3444 ChamWy Toyota Île PerrOt Toyota Chomedey Toyota Alix Toyota Toyota Centre-Ville Toyota St-Eustache St-Léonard Toyota 985-2218 658-4334 453-2510 687-2634 376-9191 935-6354 473-1872 252-1373 P3l PROTECTION i k EXTRA-ATTENTIVE direction assistée • banquette arrière à dossiers rabattables 60/40 • essuie-glace à balayage intermittent • appuie-têtes à l'arrière • télé enjoliveurs de roue complets • télécommande d'ouverture du coffre • télécommande d'ouverture du panneau de réservoir boîte manuelle 5 vitesses • moulures protectrices latérales • montre numérique • rétroviseurs jumelés à télécommande par mois/ location mois* ou financement à l'achat Spécial climatiseur 16,95V par mois transport et préparation inclus \ en bref Chirurgie correctrice risquée (Le Devoir) — Le Conseil d’évaluation des technologies de la santé du Québec estime que la chirurgie correctrice de la myopie par laser, appelée kératectomie photoréfractive, ne doit plus être considérée comme un traitement expé-rimental mais qu’elle laisse poindre encore de nombreuses questions.Dans son avis, le Conseil estime que cette intervention ne doit pas être considérée comme une nécessité médicale, compte tenu de la proportion importante d’effets secondaires rapixrrtés chez certains patients.Parmi ces effets, rapportés surtout chez les gens affectés d’une myopie importante, on note le plus souvent une mauvaise vision nocturne due à la présence d’un halo ou une souscorrection de la myopie nécessitant une nouvelle intervention.Dans l’état actuel de développement de cette technique, le Conseil estime que le port de verres de contact ou de lunettes demeure plus approprié.Un bémol toutefois: de nouvelles techniques sont maintenant en développement, et le Conseil prévoit émettre un autre avis sur le sujet en 1998.Plante de l’espoir (Le Devoir) — Un tout nouveau médicament utilisé pour traiter les récidives du cancer des ovaires vient d’être ap prouvé au Canada.le Dr Joseph Ayoub, éminent cancérologue du CHUM, a souligné hier que l’Hycam-tin, produit à partir d’une plante asiatique, «procure ata patientes un espoir et améliore leur qualité de vie».Comparées femmes traitées au Paclitaxel, un dérivé du Taxol, les patientes traitées à l’Hycamtin, à la suite d’un échec lors d’un premier traitement aux médicaments traditionnels, ont survécu plus longtemps que celles traitées au Paclitaxel.Le cancer de l’ovaire, très mortel, est la première cause de décès par cancer gynécologique au Canada et affecte 2200 Canadiennes chaque année.Approuvé en seulement quatre mois par la FDA aux Etats-Unis, l’Hycamtin est considéré très prometteur |x>ur traiter le cancer du poumons à petites cellules, la leucémie et les lymphones.Ce médicament fera bientôt l’objet d’études comme traitement de première ligne contre la tumeur ovarienne.Inventaire des fermes porcines Longueuil (PC) — L’inventaire de toutes les fermes porcines québécoises, première étape du plan agroenvironnemental de cette production, est maintenant complété.lit Fédération des producteurs de porcs du Québec se réjouit de ce que plus de 95 % des producteurs aient participé à cet inventaire qu’elle supervise.Elle y voit ‘ht preuve de la volonté réelle du milieu d’adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement’.Au total, près de 2600 entreprises ont été visitées au cours des quatre derniers mois.Les quelque 120 producteurs qui n’ont pas été rejoints seront contactés à nouveau au cours des prochains mois.Coup d’État dénoncé (Le Devoir) — Les quelque 120 participants à une session de formation pour militants des droits de la person-ne, organisée par la Fondation canadienne des droits de la personne, ont adopté mardi, à Montréal, une résolution unanime condamnant le coup perpétré par Hun Sen au Cambodge.Parmi les victimes recensées lors des affrontements qui ont forcé le co-premier ministre, le prince Ranariddh, à fuir le pays, on signale deux militants des droits, membres de l’Association des droits de l’homme Khmer Kamott-chéa Krom, MM.Da etThy.Réunis au collège John Abbott, ces militants provenant de 45 pays terminent demain leur formation.Dans la résolution sur le Cambodge, on rappelle la nécessité de respecter le résultat des élections de 1993 et de rechercher une solution pacifique à ce conflit.Une autre ONG canadienne, le CECI (Centre canadien d’étude et de coopération internationale), a déjà contribué à la consolidation d’une ligue des droits active au Cambodge (ADHOC, Association des droits de l’homme au Cambodge) par l’envoi d’une juriste, M‘ Diane El-kas, qui a séjourné là-bas deux ans.Manning se met au français (PC) — I n leader réformiste Preston Manning passera la majeure partie du mois d’août en classe, au Québec, |xwr y potasser son français.Son porte-parole, Larry Welsh, a précisé que les détails du séjour québécois de M.Manning restent à préciser.M.Manning a déjà suivi des cours de français, mais il n’est toujours pas à l’aise dans cette langue.Ainsi, au cours du débat des chefs en fiançais, pendant lit dernière campagne électorale, il s’était contenté de lire des déclarations d’ouverture et de clôture en français et avait répondu aux questions en angkiis.Avec ses (50 sièges à la Chambre des communes, le Parti réformiste forme l’opposition officielle, mais M.Welsh n’a pas voulu dire si M.Manning se sent maintenant tenu de parler couramment l’autre langue officielle du Canada.i « I.E I) E V (MR, I, E .1 E l! R I I J U I L I.E T I !) !) 7 A 3 ?LE DEVOIR *-— MONTREAL La course à la mairie est lancée Le président de la SDI, Louis Roquet, est l’un de ceux qui tâtent le terrain La gestion du maire Pierre Bourque suscite un enthousiasme électoral.Tant et tellement que des groupes de réflexion et d’organisation politique se sont mis en action autour de personnalités montréalaises pour déloger le maire de Montréal de son siège aux élections prévues en novembre 1998.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Au delà des rumeurs, aussi nombreuses que farfelues, des gens travaillent activement au remplacement du premier magistrat montréalais.Sur la liste des candidatures qui se profilent avec un certain sérieux, on retrouve le président de la Société de développement industriel du Québec, Louis Roquet, la députée libérale Liza Frulla et l’homme d’affaires Daniel Fournier.Louis Roquet Une coalition de gens provenant de divers milieux (des affaires, syndical et politique), qui souhaitent pour l’instant ne pas être identifiés, tâtent le terrain pour évaluer les appuis de Louis Roquet dans une course à la mairie.Vérification faite, des échos favorables arrivent autant du gouvernement provincial que du fédéral.Quelques réunions exploratoires ont eu lieu pour entamer des discussions sur les conditions à remplir pour mener M.Roquet à la tête de la plus importante ville du Québec.Ses organisateurs ne tarissent pas d’éloges envers ce- lui que le premier ministre Lucien Bouchard a choisi comme chef de la mission économique qui sera menée en Asie en novembre prochain.En plus de son travail à la Société de développement industriel (SDI), M.Roquet a une connaissance pointue du monde municipal puisqu’il a assumé la direction générale de la Communauté urbaine de Montréal de 1990 à 1994 avant de passer à la Ville de Montréal.Il a toutefois reçu son congé de Pierre Bourque dès l’arrivée de ce dernier au pouvoir.M.Bourque avait fait campagne en 1994 en dénonçant la lourdeur bureaucratique de l’administration de Jean Doré.Son premier geste fut donc de décapiter le fonctionnaire le plus puissant au sein de la municipalité.Dur retour des choses, Québec vient récemment d’exiger que Montréal revienne à une gestion dirigée par un directeur général.Ironiquement, dans le curriculum vitae de M.Roquet, qu’avait remis l’ancienne administration municipale lors de son embauche, Louis Roquet est identifié entre autres comme un expert en redressement d’entreprises.Il est actuellement en vacances et n’a donc pu être joint.Liza Frulla La députée libérale Liza Frulla apparaît depuis longtemps comme l’une des candidates potentielles à la mairie de Montréal.Elle ne cache pas son intérêt, mais sa décision de se lancer ou non sur la scène municipale n’est toujours pas prise.A titre, officiellement, de porte-parole montréalaise au sein du caucus libéral, Mme Frulla s’est montrée particulièrement critique depuis trois ans face à tous les dossiers qui touchaient la Ville de Montréal.En 1995, lors de la première expérience publique du maire Bourque au Parlement de Québec, expérience jugée désastreuse politiquement, Mme Frulla s’était interrogée à voix haute à savoir si les Montréalais avaient «élu un sauveur ou un monstre».Mais le seul véritable boulet de Mme Frulla demeure sa participation au love-in des Canadiens hors Québec à la Place du Canada lors du référendum d’octobre 1995.Si elle pouvait compter sur la sympathie des milieux culturels, ce sentiment semble s’être effrité depuis ce temps.Son apparition aux côtés du premier ministre Jean Chrétien a irrité des nationalistes.Daniel Fournier Une autre candidature potentielle circule depuis quelques semaines, celle de l’ex-propriétaire du magasin haut de gamme Ogilvy, Daniel Fournier.Selon les informations recueillies par Le Devoir, c’est l’homme d’affaires Bernard Magnan, celui-là même qui avait soutenu avec vigueur la candidature de Pierre Bourque en 1994, assumant même le poste de président fondateur du parti Vision Montréal, qui a entrepris de soupeser les chances de son nouveau poulain.Ni M.Fournier ni M.Magnan n’ont pu être joints hier.Pour ces trois candidats potentiels, une question majeure demeure en suspens: se présenteront-ils à titre d’indépendants ou emprunteront-ils un véhicule politique et, si oui, lequel?Le poste est occupé, jusqu’à preuve du contraire, au sein de Vision Montréal dont la crédibilité a été fortement amochée depuis sa fondation en 1994.Quant au Rassem- blement des citoyens de Montréal (RCM), l’arrivée récente d’un nouveau président à la tête du plus vieux parti politique montréalais (Michel Lemay) laisse entrevoir d’éventuels changements.Le RCM a besoin de'se refaire une image; les huit ans de pouvoir ont semé l’amertume.A moins qu’un troisième parti naisse avec les difficultés que cela comporte au plan de la crédibilité.Deux conseillers du RCM semblent par ailleurs avoir l’intention de tenter leur chance dans la course à la mairie.Il s’agit de Thérèse Daviau et de Michel Prescott.Mme Daviau est la chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville et M.Prescott s’est récemment joint au RCM après avoir été élu sous cette bannière en 1982 et l’avoir reniée en 1990, mécontent du leadership de Jean Doré.M.Prescott est entouré dans ses velléités de quelques personnes, dont l’attaché politique du député bloquiste Bernard Bigras, Richard Filiatrault et d’une militante RCM de longue date, Louise Latour.«C’est un rassembleur que ça nous prend.Le prochain maire doit pouvoir faire le pont entre les jeunes et les vieux, les différentes ethnies, les anglophones et les francophones», a expliqué M.Prescott.En outre, plusieurs personnalités ont vu leur nom rebondir à l’hôtel de ville à la faveur des problèmes qui surgissent au sein de l’administration Bourque.Notons entre autres le tandem composé de la ministre péquiste Louise Harel et l’ancien bras droit de Robert Bourassa, Pierre Bibeau (actuellement président de la Société du parc des Iles, donc sous l’autorité de M.Bourque), les candidatures de l’ancien ministre libéral fédéral Francis Fox et du directeur du Service de police de la CUM, Jacques Duchesneau.Chose certaine, Pierre Bourque aura de la concurrence.a rue 277, av.Laurier Ouest •'270-6154 413, St-Jacques Ouest, Centre de Commerce Mondial • 844-9125 GRANDE VENTE 50% à60% SUR TOUTE La MARC II an cl isE pRiNTEMpS'ÉTÉ 277, av.Laurier O.383, St-Jacques O.5 107, av.du Pare Centre de Commerce Mondial 277-7558 281-7999 Le syndicat ébruite un cas d’agression à l’Institut Pinel Un patient a attaqué une infirmière à larme blanche le 28 juin ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Une infirmière de l’Institut Philippe-Pinel a été agressée à l’arme blanche par un bénéficiaire; deux patients ont été blessés et sept autres employés ont subi des chocs nerveux le 28 juin dernier lors d’une tentative de meurtre.La direction a entamé une enquête sur cet événement grave, que le syndicat attribue quant à lui à un laisser-aller dans les mesures de sécurité.Cette agression, qui a été rendue publique hier par le syndicat des employés de l’Institut Pinel, un hôpital psychiatrique spécialisé dans le traitement des malades jugés dangereux, a créé tout un émoi dans l’établissement.L’agression est survenue le samedi 28 juin à llhlO, au moment où une infirmière, accompagnée d'un intervenant, franchissait la porte sécuritaire donnant accès à la salle des bénéficiaires.Elle a été traînée de force par ce dernier, qui avait confectionné une arme blanche avec des bouts de métal récupérés d’une table de ping-pong.Durant l’agression, deux autres bénéficiaires ont été blessés en tentant de maîtriser l’agresseur, et sept autres employés, étant intervenus à la suite du déclenchement de la sonnerie d’urgence, ont été admis à l’hôpital pour des chocs nerveux.Le président du syndicat, Marcel Girard, a rendu l’affaire publique hier parce qu’il estime que la direction a fait preuve de laxisme dans les mesures de sécurité.Plus encore, ce dernier juge que la direction banalise cet événement et se contente d’effectifs réduits à certains moments de la semaine.«L'évaluation de la dangerosité du patient, qui est hospitalisé depuis au moins deux à trois mois, n’était pas connue du personnel.En plus, il n’y avait qu'un employé sur le plancher pour accompagner l’infirmière, alors qu’il y en a deux habituellement.Notre crainte, avec les compressions qui s'en viennent, c’est qu'on en vienne à épurer le personnel du côté sécuritaire», a affirmé hier M.Girard, président de la section locale 2960 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).Du côté de la direction, Paul-André Lafleur, directeur adjoint des services professionnels, surpris du dévoilement de cet accident, a dit que l’événement n’était pas pris à la légère, mais considéré de façon «très sérieuse» par la direction.«Toutes les mesures sont prises pour qu’un tel événement ne se reproduise pas.Est-ce que des choses auraient pu être faites pour prévenir cette agression?Au terme de l’enquête, nous le saurons, et il faudra tirer des leçons de cet événement», a-t-il dit hier.Ce dernier a démenti qu’un manque de personnel soit à l’origine de cette agression et a rejeté tout lien entre les compressions budgétaires et l’accident.Quant aux victimes, il affirme que toutes ont été contactées par un membre de la direction et qu’une offre d’aide post-traumatique leur a été faite.«Certains n’ont pas jugé bon de faire connaître tout de suite leurs besoins.Deux ont déjà réintégré leur travail», a-t-il dit, en réponse aux critiques du syndicat quant au délai encouru pour apporter une aide psychologique aux victimes.H n’est pas question, du moins pour l’instant, de changer les pratiques infirmières, notamment l’administration directe de médicaments aux patients par le personnel infirmier.«Nous sommes d’abord un hôpital, et pas une prison, où des gens ont besoin d'un contact humain plus que par une lucarne.Malheureusement, il y aura toujours des événements exceptionnels dans un hôpital qui reçoit 600 patients dangereux chaque année.» La mission Pathfinder La technologie montréalaise sur Mars PRESSE CANADIENNE Cf est une firme de haute technologie de Montréal qui a conçu les radio modems qui permettent au robot mobile Sojourner et à son vaisseau porteur de communiquer entre eux sur Mars.Le radio modem a été conçu et livré par Dataradio inc., une firme qui compte une cinquantaine d’employés à Montréal et uqe quinzaine d’autres à Atlanta, dans l’État de Géorgie.«Nous sommes très heureux du déroulement de la mission jusqu'à pré- sent, a déclaré le directeur du marketing de Dataradio, Allen Mendelsohn.Nos appareils fonctionnent certainement très bien.» Lors d’une entrevue réalisée hier, M.Mendelsohn a précisé que la NASA avait effectué des recherches «afin de trouver les modem appropriés et disponibles pour ce genre de mission».Les radio modems — le robot mobile et la sonde Pathfinder en ont un chacun — envoient et reçoivent les informations à une vitesse pouvant aller jusqu’à 9600 bits par seconde.Ils sont fabriqués par une division de la socié- té Motorola.Les instructions sont transmises par radio modems entre le vaisseau porteur et le robot mobile pendant que les transmissions avec la Terre se font séparément par microondes par l’entremise de Pathfinder.Les radio modems fabriqués pour la sonde Pathfinder et le robot Sojourner ont été modifiés légèrement pour les protéger de l’environnement spatial rigoureux.Sur Terre, les radio modems sont utilisés notamment dans les voitures de police pour vérifier le permis de conduire d’un automobiliste.Chant inaugural JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA SOPRANO Christine Bourdon et le ténor Perry Carestrari ont entonné un air d’opéra, hier, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Place Hydro-Québec.Aménagé à l’angle des rues Sainte-Catherine et Clark, adjacent au Théâtre du Nouveau Monde et à proximité du siège social d’Hydro-Québec, l’espace sera consacré à la tenue d’événements culturels.Les artistes de toutes les disciplines sont invités à y présenter leurs œuvres gratuitement.Plusieurs musiciens s’y produiront, entre autres, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal, début août.NOUVEAUTE LES PLUS GRANDES HISTOIRES D’AMOUR DE TOUS LES TEMPS Guérin / Littérature 274 pages, 24,50 S Caria Casalegno Auteure Ce livre parle d’amour de la première à la dernière page.Amour littéraire, humain, passionnel, spirituel, entraînant dans l’abîme, élevant jusqu'au ciel.Comme le rappelle Caria Casalegno dans son Introduction, les Grecs avaient trois mots pour exprimer les différentes nuances de l’amour, et le troisième n’atteint sa vraie signification que dans l’expérience chrétienne.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adr.Internet: http://www.guerin.qc.ca d 0 I < t Nil) SOLDEE 50 % sur marchandises printemps/été Rouge à Levres (exclusif au Québec) LAUNDRY ^ SHEIU SEÛAL cHiuLiiuinono 1 PARIS Votre Hoir PARIS British Airways annule ses vols PRESSE CANADIENNE Une grève de ses agents de bord: obligé hier la compagnie Britisfh Airways à annuler des centaines de vols, dont ceux de Montréal, Toronto et Vancouver, immobilisant des milliers de voyageurs.Près de 8500 syndiqués de l’association des agents de bord des lignes aériennes britanniques ont débrayé pour une période de 72 heures, une initiative qui devrait coûter, ont-ils estimé, environ 460 millions $ CAN à la compagnie.Au Canada, l’annulation de tous lés vols de British Airways au départ de Montréal, Toronto et Vancouver a laissé en plan environ 3000 voyageurfe.Air Canada et Canadien International ont ajouté des vols à destination de Londres pour tenter de combler la demande supplémentaire des passagers de British Airways pris au dépourvu.; Les voyageurs ont pu obtenir dés places à bord de vols ultérieurs ou auprès d’autres transporteurs.Quelques-uns ont obtenu un remboursement,'a indiqué une porte-parole de British Airways, Honor Verrier.Air Canada ajoutera un vol par jour à destination de Londres, à partir de Toronto, et Canadien en ajoutera deux par jour.A eux deux, les transporteurs prévoient accommoder un millier de passagers supplémentaires pendant les trois jours qe l’arrêt de travail.mais deux sous-vêtements suffiront pour vos voyages aux quatre coins du monde! 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I I.I, K T I «I «I 7 A 4 =-?LE DEVOIR ?POLITIQUE Pensions alimentaires Une soixantaine de plaintes par mois Le Protecteur du citoyen complète une enquête sur l'ensemble du régime Le ministre délégué au Revenu, Roger Bertrand, soutient que les problèmes d’implantation du système de perception automatique des pensions alimentaires seront réglés à l’automne.Pendant ce temps, le nombre de plaintes augmente au bureau du Protecteur du citoyen.>" MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC A yant reçu depuis janvier une l\soixantaine de plaintes par mois, plus que dans tout autre secteur, le Protecteur du citoyen est en train de compléter une enquête sur l’ensemble du système de perception automatique des pensions alimentaires.Cette enquête sera rendue publique d’ici la fin du mois de juillet.Plus de plaintes surviennent de la région de Montréal et de l’ouest de la province que de Québec, de l’est et du nord.Elles portent principalement sur les nouveaux jugements de divorce survenus depuis le mois de janvier.Egalement, ies récriminations des créancières de pensions alimentaires portent sur les dossiers des mauvais payeurs, dont ceux qui ont été transférés du ministère de la Justice au ministère du Revenu.«Une soixantaine de plaintes par mois, c’est beaucoup comparativement aux autres secteurs où nous recevons des plaintes», indique la responsable des communications au bureau du Protec- teur du citoyen, Dominique Bouchard.A ce sujet, le ministre délégué au Revenu, Robert Bertrand réplique que seulement 25 plaintes par mois aboutissent finalement aux bureaux de son ministère.«Si le Protecteur du citoyen, au terme de son examen, peut faire des suggestions nous pennettant d'améliorer encore davantage ce système, on le fera.» Réagissant à la manchette du Devoir d’hier, le ministre Bertrand avait un message à livrer aux créancières qui attendent toujours leur chèque de pension alimentaire en raison de l’implantation du régime de perception automatique.«On ne ménage aucun effort pourfai-rç en sorte que leur pension soit versée.Egalement, il ne faut pas penser, parce qu’on est dans un régime facilitant la perception des pensions alimentaires, que tous les problèmes vont se régler automatiquement.Il demeure des problèmes de perception importants dans certains cas qui font en sorte que ça va peut-être prendre six, sept, huit mois avant de toucher le premier sou.[.] Les moyens que peut mettre le ministère du Revenu pour justement procéder à cette perception sont certainement beaucoup plus forts que les moyens qu’une créancière normale a à sa disposition.» Selon les déclarations des créan- cières faites au Protecteur du citoyen, les délais de paiement atteignent présentement jusqu’à six mois à Montréal et sont de deux à quatre mois à Québec.Malgré cela, le ministre délégué au Revenu croit toujours que le système atteindra sa vitesse de croisière à l’automne.«Notre performance ne cesse de s’améliorer, à preuve le nombre de dossiers en pré-traitement qui est passé de 13 000 en début d'année à 8000», a-t-il déclaré à sa sortie de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.M.Bertrand a tenu à préciser que le système ne connaîtra pas de ralentissement durant l’été puisque les équipes de soir seront maintenues.11 a ajouté que les délais moyens d’attente étaient de quatre mois à Montréal et d’un mois à Québec.En raison de cet écart, certains dossiers en pré-traitement ont été transférés de Montréal à Québec.M.Bertrand estime par ailleurs que le nombre d’employés œuvrant dans ce système est suffisant.«Les quelque 20 millions consacrés au système de perception des pensions alimentaires m’apparaissent être suffisants pour passer cette période d’implantation.Nous verrons en période de croisière à réévaluer les besoins au niveau du budget.À ce moment-ci, ce qui semble davantage important c'est dé faire en sorte que les ressources mises à contribution produisent à leur plein rendement.» M.Bertrand cite les difficultés rencontrées par ses employés quand vient le temps de retracer des débiteurs qui ont quitté le Québec ou de faire payer ceux qui utilisent tous les moyens legaux disponibles jxiur retarder le paiement des pensions alimentaires.Roger Bertrand U entente sur la main-d’œuvre ne finira pas sur une tablette Ottawa et Québec croient pouvoir conclure le protocole de mise en œuvre pour le 30 septembre MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA accord de principe sur la formation de la main-' d’œuvre, conclu à la veille des élections fédérales entre Ottawa et Québec, ne devrait pas, comme les ententes précédentes, finir sur une tablette.Selon André Gladu, sous-ministre adjoint pour la région du Québec au ministère fédéral du Développement des ressources humaines, et Michel Noël de Tilly, sous-ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité, les discussions sur le protocole de mise en œuvre de l’entente ¦de principe se poursuivent rondement et devraient permettre de respecter la date butoir du 30 septembre fixée par les deux gouvernements.¦ Le texte signé le 21 avril dernier par les premiers ministres Jean Chrétien et Lucien Bouchard prévoit qu’Ot-tawa versera au Québec 2,7 milliards de dollars sur cinq ans afin de permettre à la province de concevoir et de gérer les programmes de réinsertion au marché du travail offerts aux sans-emploi à partir de 1998.L’accord, d’une durée minimale de cinq ans, prévoit aussi le transfert de 1084 fonctionnaires fédéraux vers l’administration publique québécoise.Jean Chrétien avait aussitôt parlé d’une «entente historique» et d’une preuve tangible de la détermination de son gouvernement «de renouveler la fédération, étape par étape, dans la stabilité et l’intérêt de tous les Canadiens».Lucien Bouchard avait rétorqué qu’il ne s’agissait que d’une «entente de type administratif», et ce après 30 ans de revendications.Selon lui, il s’agissait seulement d’une première étape vers le contrôle complet de cette juridiction par le Québec.Durant la dernière campagne électorale, le Bloc québécois se faisait un devoir de rappeler que les deux gouvernements n’avaient conclu qu’une entente de principe et que rien ne garantissait que ça irait plus loin.Il en voulait pour preuve le sort réservé à un accord vaguement similaire, signé en 1993 par les premiers ministres Robert Bourassa et Kim Campbell.L’entente n’avait eu aucune suite aux lendemains de la victoire des libéraux de Jean Chrétien.Cette fois, les choses s’annoncent différentes.Une demi-douzaine de groupes de travail ont été mis sur pied en mai pour discuter des conditions qui gouverneront le passage des employés fédéraux à la fonction publique provinciale, des aspects financiers de l’entente, du cadre d’imputabilité, de l’intégration des données informatiques et ainsi de suite.Depuis la mi-mai, une table centrale de discussion supervise le travail dans le cadre de réunions hebdomadaires.«Nous croyons être en mesure d’arriver à la fin septembre avec la conclusion de l’entente de mise en œuvre.[.] Les discussions sont plus détaillées que celles qui ont entouré la négociation de l’accord de principe.Il s'agit vraiment d'une discussion entre deux administrations afin de voir comment mettre l’entente en œuvre», d’indiquer M.Gladu.Personne ne fait état de difficultés insurmontables ou de divergences sur le fond, les enjeux politiques ayant été résolus lors de la première négociation.On évoque plutôt, à ce stade-ci, des pépins occasionnels de nature technique qu’il revient aux fonctionnaires de résoudre.M.Noël de Tilly parle avec amusement de «poutine opérationnelle».«Chaque semaine, les choses avancent avec régularité et il n'y a pas de difficultés particulières.Il y a quelques points techniques sur lesquels les gens se butent, mais ils les résolvent.Je pense bien qu'on devrait normalement être en mesure d'avoir conclu une entente pour le 30 septembre», résume-t-il.«Notre job, en bon québécois, c’est de faire en sorte que ça marche.Je n 'ai pas de raison de croire, à ce moment-ci, qu 'on ne sera pas capable de livrer la marchandise», renchérit André Gladu.Il convient toutefois que le menu est chargé et le temps limité.Si tout se poursuit ainsi, l’intégration des employés fédéraux à la fonction publique québécoise commencera en janvier, et on connaîtra en avril 1998, début de la nouvelle année financière, les véritables mesures actives de mise en valeur de la main-d’œuvre.présente ses incontournables Cahiers de la rentrée tombée Ne manquez pas notre cahier spécial rentrée d u b I i c i t a i r vendredi 8 août Llî DEVOIR publié le 16 août prochain! manquez pas notre cahier spécial LE DEVOIR publié le 23 août prochain! août entree LE DEVOIR e ma publié le 6 septembre prochain! I.E I) E V 1)111, I.E .1 E 1! I) I I 0 -I II I I.I.E T I !) !) 7 A 5 ?le: ?-= LE MONDE A r K I Q U E C E N I KALE Dans un entretien publié hier par le Washington Post, le ministre rwandais de la Défense et homme fort du pays a livré ce qui constituait jusqu’alors un secret de Polichinelle: l’État tutsi a organisé et armé la rébellion de Laurent Kabila qui a provoqué la chute du maréchal-président Mobutu de l’ex-Zaïre.REUTER Washington — Paul Kagamé, ministre rwandais de la Défense et homme fort de Kigali, a reconnu cette semaine que le régime rwandais avait organisé, armé et soutenu la rébellion de Laurent-Désiré Kabila qui a provoqué en un peu plus de sept mois la chute du maréchal-président Mobutu Sese Seko.Kigali n’a jamais caché qu’il partageait les objectifs des rebelles de Kabila.En revanche, les autorités rwandaises démentaient jusqu’alors s’être directement impliquées dans la crise zaïroise en fournissant hommes et armes à la rébellion.La présen- ce de combattants s’exprimant en kinyar-wanda — la langue rwandaise — et, après la victoire finale, les manifestations dans Kinshasa pour réclamer le départ des «soldats étrangers» ne laissaient pourtant guère de place au doute.Dans un entretien publié hier par le Washington Post, Paul Kagamé confirme ce que l’on savait de longue date.11 précise même que les troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) ont été entraînées et armées par le Rwanda avant même le début de leur insurrection, en octobre dernier.«Le récit de Kagamé laisse à penser que la guerre, qui a débuté dans l'est du Congo [ex-Zaïre] à proximité des frontières du Rwanda et de l'Ouganda, a été planifiée au Rwanda, et que, de même, le plan de destitution de Mobutu a été préparé à Kigali», écrit le quotidien.Selon Kagamé, les forces rwandaises ont participé directement à la prise d’au moins quatre villes de l’actuelle République démocratique du Congo: la capitale, Kinshasa; le centre de la production de cuivre, Lubumbashi; la ville stratégique de l’ouest du pays, Kengé; et Kisangani, centre de négoce du diamant et de l’or.La question des massacres Ijs ministre rwandais de la Défense, qui fut l’un des architectes de l’arrivée au pouvoir des Tutsis à Kigali après le génocide dont fut victime leur communauté en 1994, dément en revanche que les massacres de réfugiés hutus rwandais qui se trouvaient dans l'est du Zaïre lors du soulèvement Kabila d’octobre aient été planifiés.Kagamé n’exclut pas la possibilité de comportements individuels atroces dans les rangs des forces essentiellement tut-sies de Kabila.Mais il rappelle avoir réclamé aux Nations unies et aux pays occidentaux la démilitarisation des camps de réfugiés où coexistaient les populations civiles, qui avaient fui le Rwanda de peur de représailles, et les anciens militaires et miliciens, auteurs du génocide de 1994.«Je crois profondément que les responsables des Nations unies tentent en ce moment de rejeter sur nous la responsabilité de leurs propres erreurs», dit Paul Kagamé.«Leur échec, leur incapacité à agir dans l’est du Zaïre est la cause directe de ces problèmes.Et lorsque ces choses leur éclatent au visage, ils s'en défaussent sur nous.Ce sont des gens qui ne veulent être que juges et que personne ne peut juger», poursuit le ministre rwandais.L’opposition kényane persiste L’université de Nairobi ferme après de nouveaux heurts MATTHEW BIGG REUTER Nairobi — Les autorités kenyanes ont fermé hier l’Université de Nairobi à la suite d’un nouveau défilé d’étudiants dans le centre de la ville.Les jeunes manifestants avaient bloqué, quelques heures plus tôt la principale artère de Nairobi, à une heure de très grand trafic, répondant à l’appel des partis d’opposition kenyans qui réclament des réformes constitutionnelles et démocratiques depuis près d’une semaine.Les policiers, en tenue anti-émeute, ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour prendre d’assaut le campus sur lequel résident, en temps normal, près de 19.000 étudiants.«Malgré l’appel au calme du 8 juillet [.], la situation a continué à se détériorer.Im fermeture de l’Université de Nairobi prend effet immédiatement», a déclaré le vice-président de l’UoN, Francis Gichaga, dans un communiqué.Un millier d’étudiants ont tenté de s’opposer à la fermeture, chantant et manifestant sur le campus.Des unités de la police anti-émeute ainsi que des membres de la General Service Unit (GSU, unité paramilitaire) patrouillaient sur le campus principal et dans les rues du centre ville de Nairobi.De source hospitalière, on indique qu’un étudiant a été transporté dans le coma à l’hôpital Aga Khan après avoir été roué de coup et frappé à la tête par les policiers qui tentaient d’évacuer le campus.Au même moment, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Nairobi, des étudiants manifestant en faveur des réformes se sont heurtés aux forces de police.Sur le campus de Kabete, les manifestants ont incendié un bus et un véhicule officiel.Les policiers ont du battre en retraite.Selon des témoins, les étudiants de l’Université de Nairobi manifestaient hier matin après la publication d’une information faisant état de la mort de 1 Démocratie buissonnière sur le campus KHALIL SENOSI, ASSOCIATED PRESS quatre des leurs.Selon un article publié dans le quotidien Daily Nation, les étudiants auraient succombé aux coups des forces de sécurité lundi, au cours de violents affrontements.La confirmation des ces quatre morts porterait à 13 décès le bilan des heurts de lundi, les plus importants depuis 1991, quand les manifestants avaient forcé Daniel arap Moi à accei> ter des élections multipartites.La police, par la voix de son porte-parole, Peter Kimanthi, a démenti les informations du Daily Nation qui seraient «un pur mensonge».Démenti policier Interrogé au téléphone par Reuters, Peter Kimanthi a déclaré vouloir clarifier les informations publiées par la presse.Il a expliqué que seulement deux étudiants auraient trouvé la mort lundi, lors d’incidents qui n’auraient aucun rapport aux manifestations.L’un des étudiants est décédé de causes inconnues, selon Kimanthi, à l'hôpital de Kenyatta et l’autre a trouvé la mort dans un accident de la route.Des partis d’opposition, des groupes religieux et de défense des droits de l’homme regroupés au sein du Comité exécutif de la convention nationale (NCEC) ont appelé à des nouvelles manifestations dans la journée, en marge d’un sommet régional organisé à Nairobi pour discuter du conflit soudanais.Iæs partisans des réformes réclament l’abrogation de six lois datant de l’époque coloniale réglementant notamment les réunions publiques.Ils demandent aussi le libre accès aux médias, en particulier à la radio, et un amendement de la loi électorale.Le président Moi, âgé de 73 ans, a déclaré qu’il ne pouvait procéder à des amendements constitutionnels avant les élections législatives et présidentielle dont la date n’a pas encore été fixée.Selon la plupart des observateurs, Daniel arap Moi est en mesure de remporter largement ces élections étant données les divisions au sein de l’opposition.Finances électorales EN BREF Clinton admet avoir aidé John Huang AGENCE FRANCE-PRESSE Élargissement de l’OTAN A PUE de panser les plaies des déçus YVES CLARISSE REUTER Madrid — Heureux élus ou exclus de la première vague de l’élargissement de l’OTAN tous les pays de l’Est tournent désormais leurs regards vers l’Union européenne, qui risque bien de devoir compenser les espoirs déçus.Les dirigeants de l’Alliance atlantique ont fait mardi, sous la pression des Etats-Unis, le choix d’un élargissement limité à trois pays (Pologne, Hongrie et République tchèque) en 1999, malgré le plaidoyer des alliés européens emmenés par la France en faveur de l’adhésion rapide de la Roumanie et de la Slovénie.Neuf pays restent donc dans l’incertitude et ce n’est pas le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) inauguré hier, une sorte de salle d’attente avant l’adhésion, qui répondra à leur souci de combler un vide de sécurité.Pour les États-Unis, la réponse et claire: c’est à l’Union européenne de panser les plaies des déçus — provisoires ou à plus long terme — en leur ouvrant ses portes, afin d’éviter le choc du «double non» (à leur candidature à l’OTAN et à l’UE).«Il y a d'énormes pressions américaines pour que nous accueillions rapidement de nombreux pays», souligne le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères.Du coté des candidats, on confirme que l’adhésion à l’Union européenne reste une priorité absolue, surtout pour les exclus de la première vague de l’élargissement de l’Alliance.«Nous rappellerons aux États-Unis que la Slovénie devrait être intégrée dans l'OTAN», a déclaré le premier ministre Slovène Janez Drnovsek au sommet de Madrid.«Mais maintenant il est important que nous parvenions à devenir membres de l’UE, ce qui est beaucoup plus important pour l'économie».Et aussi beaucoup plus cher et beaucoup plus risqué pour l’Union européenne, qui craint de voir son budget exploser et sa cohésion se diluer sous l'impact de cet élargissement.Le débat fait d’ailleurs rage en ce moment au sein même de la Commission européenne, qui doit présenter le 16 juillet ses avis sur le choix des dix pays de l’Est qui devraient faire partie du peloton de tête de l’élargissement vers 2002.Aux termes d’un accord passé avec la Grèce, les négociations d’adhésion s’ouvriront de toute manière en janvier 1998 avec Chypre dans l'espoir d’obliger les deux communautés de l’île à se réconcilier pour bénéficier de la manne communautaire.«La Commission est profondément divisée», souligne un commissaire européen sous le couvert de l’anonymat.Selon des sources communautaires, le commissaire européen aux Relations extérieures, Hans van den Broek, traditionnellement proche des thèses américaines, se dit favorable à l’adhésion rapide de cinq pays: Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovénie et Éstonie.Ces pays, estime-t-il, respectent à peu près les critères politico-économiques fixés par les dirigeants en 1992.Seules la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, la Lituanie et la Lettonie seraient donc provisoirement écartées.Mais la majorité des commissaires se veulent beaucoup plus prudents, soulignant que le récent sommet d’Amsterdam n’est pas parvenu à un accord sur les réformes institutionnelles nécessaires pour éviter la paralysie de l’Union élargie.Certains soulignent même que, dans ce cadre, il serait irresponsable de laisser ne serait-ce qu’un seul pays adhérer, avant de reconnaître que c’est politiquement impensable.Des promesses ont en effet été faites et le président français Jacques Chirac a répété pas plus tard que jeudi à son homologue tchèque Vaclav Havel que l’objectif était l’an 2000, même si cette échéance est jugée irréaliste à la Commission.La plupart des commissaires prônent dès lors d’ouvrir les portes de l’UE aux trois pays qui entreront dans l’OTAN en 1999, ce qui permettrait de faire l’économie de réformes institutionnelles qui ressemblent à un casse-tête.D’importants problèmes Mais ce choix pose d’importants problèmes.La Pologne est en effet loin de présenter des performances économiques aussi impressionnantes que la Slovénie ou l’Estonie et les Quinze contrediraient leur volonté de se baser sur des critères objectifs s’ils faisaient deux poids, deux mesures.Quelle que soit l’issue de ce débat sur la taille de son premier élargissement, les Européens risquent de devoir payer presque seuls l’addition, y compris de l’ouverture de l’OTAN.Si l’administration américaine estime le coût de la première vague d’adhésion à l’OTAN à quelque 30 milliards de dollars sur dix ans, elle entend ainsi limiter sa contribution à deux milliards de dollars au maximum sous le prétexte que le Congrès risquerait autrement de ne pas ratifier l’élargissement En outre, même si une poignée de pays seulement rejoint l’UE à court terme, les Quinze devront compenser en espèces sonnantes et trébuchantes la déception des exclus.«Autrement, nous déstabiliserions ces pays», estime un diplomate, alors que tous les pays européens veulent limiter leur contributions au budget communautaire afin de respecter les contraintes du pacte de stabilité pour l’euro.Pourparlers inter-chypriotes AGENCE FRANCE-PRESSE Trourbeck — Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a ouvert hier des pourparlers inter-chypriotes sur la réunification de Chypre, en appelant les deux parties à s’engager dans un «nouveau partenariat» afin de mettre lin à 23 ans de division de l’île.«Je pense avec conviction que ce qu’il faut maintenant, c’est explorer, sans autre délai, des solutions spécifiques et concrètes» pour Chypre, a déclaré M.Annan au cours de remarques préliminaires.Le président de la République de Chypre Glafcos déridés et le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash ne s’étaient pas rencontrés depuis 1994.Les pourparlers doivent se dérouler jusqu’au 13 juillet dans une résidence isolée à Troutbeck (150 kilomètres au nord de New York), à l’écart de la presse.Madrid — Le président Bill Clinton a reconnu hier à Madrid être intervenu en faveur de John Huang, l’homme au centre du scandale du financement de la campagne électorale démocrate de 1996, afin qu’il obtienne un poste de collecteur de fonds au Parti démocrate.Le président a indiqué avoir rencontré M.Huang en 1995 et l’Américain d’origine chinoise lui aurait alors exprimé son «intérêt» à aider le Comité national du Parti démocrate (DNC) à rassembler les fonds nécessaires à la campagne.«Je pense avoir sans doute dit à quelqu'un qu'il [Huang] voulait travailler pour le DNC», a déclaré M.Clinton lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’OTAN à Madrid.Interrogé pour savoir pourquoi il était prêt à aider M.Huang, le président a répondu qu’il le connaissait depuis l’époque où il était gouverneur de l’Arkansas.«La plupart des gens en ce monde ne se portent pas volontaires pour vous aider à collecter de l'argent, c’est nonnalement une lourde responsabilité.Alors, quiconque se portant volontaire, j’aurais virtuellement proposé le nom de n 'importe qui au parti», a ajouté M.Clinton.Ije président a encore affirmé ne pas se souvenir d’autres faits liés à l’embauche de M.Huang.Mardi, à l’ouverture des auditions publiques au Sénat sur le financement illégal de la campagne électorale de 1996, le sénateur John Glenn avait déclaré que M.Huang était prêt à témoigner en échange d’une «immunité partielle».M.Huang est également soupçonné d’avoir livré à l’étranger des informations confidentielles, récoltées notamment par la CIA et concernant plus particulièrement la Chine.Ancien responsable au Département du Commerce, M.Huang fut également employé du groupe Iippo, un conglomérat indonésien.Il a recueilli 3,4 millions de dollars en l’espace de neuf mois au profit des démocrates qui ont depuis remboursé une bonne moitié de ces avoirs.Nouvelles accusations contre Raul Satinas Mexico (AFP) — De nouvelles accusations ont été portées hier contre Raul Salinas, frère de l’ex-président Carlos Salinas de Gortari.Lorsqu’il était haut fonctionnaire, selon le Procureur général de la République, Raul Salinas aurait blanchi 13,5 millions de dollars US.Cette accusation s’ajoute à celles de falsification de documents et de complicité intellectuelle dans le meurtre de José Francisco Ruiz Massieu (ex-beau-frère de Salinas) qui occupait le poste de secrétaire général du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel).Le PRI a subi un recul important lors des élections de dimanche dernier, perdant la majorité absolue à la Chambre des députés tout en demeurant le premier parti du pays avec 38,8 % des voix.Selon le Procureur général, de janvier 1991 à avril 1992, l’accusé a profité de son poste à la Conasupo (régie d’aide sociale) pour effectuer ces virements bancaires, ces dépôts ou autres transactions dans des comptes bancaires enregistrés à son nom ou au nom de personnes proches, ou même sous de faux noms.D’autres pays tels les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Suisse enquêtent présentement sur les liens présumés de Raul Salinas avec des narcotrafiquants.Hong-Kong: arrestation d’immigrants illégaux Hong-Kong (Reuter) — Les gardes-frontières chinois ont arrêté plus de 300 personnes tentant de s’introduire dans le territoire de Hong-Kong depuis la province de Guangdong au cours des semaines précédant et suivant la rétrocession, a annoncé hier l’agence China News Service.Par ailleurs, le chef de la police chinoise a promis de renforcer les contrôles entre la Chine communiste et la nouvelle Région administrative spéciale (RAS) de Hong-Kong.Selon l’agence de presse, la police de la province de Guangdong a arrêté, entre le 23 juin et le 7 juillet, neuf «têtes de serpent», surnom donné aux passeurs d’immigrés illégaux, et plus de 300 personnnes dont 12 enfants qui tentaient d’entrer à Hong-Kong par voie de mer ou de terre.Dans un article publié par le quotidien China Daily, le ministre de la sécurité publique chinois, Tao Siju, a appelé hier à des contrôles plus stricts aux frontières de Hong-Kong et de Macao, souhaitant que des liens étroits soient développés entre la police de Chine communiste et ses collègues de Hong-Kong.De nombreux candidats à l’immigration pensaient qu’une amnistie serait prononcée dans la RAS après la rétrocession et voulaient en bénéficier.Au cours des quatre premiers mois de 1997,7406 immigrés illégaux ont été arrêtés à la frontière.Express de minuit Istanbul (Reuter) — Huit personnes ont été tuées dans la prison de Metris, à Istanbul, où des détenus se sont révoltés contre leurs conditions d’incarcération avant d’être maîtrisés par les forces de l’ordre, ont annoncé hier les autorités sanitaires de la ville.Les informations en provenance de la prison font état en outre de onze blessés.Les détenus insurgés de Metris ont pris en otage mardi soir un responsable de l’administration et mis le feu à leurs cellules.Ce sont des prisonniers de droit commun, et ils n’ont formulé aucune demande politique, a annoncé l’agence anatolienne de presse.La gendarmerie avait repris le contrôle de la majeure partie des quartiers concernés par l’émeute à 7h30, a poursuivi l’agence.La télévision turque a diffusé des images de leur intervention musclée.Quelque 1200 détenus sont incarcérés dans la prison de Metris, construite pour 700 prisonniers.Holocauste: réparations élargies New York (Reuter) — Le gouvernement allemand a accepté de reprendre les négociations avec les organisations juives sur l’élargissement du versement des réparations aux victimes de l’Holocauste, y compris dans les pays de l’ex-bloc communiste, a annoncé hier le Congrès juif mondial (CJM.Cette évolution intervient après des mois de critiques formulées contre l’Allemagne pour avoir limité les.versements d’indemnités aux survivants du génocide, tout en étendant le bénéfice des pensions de guerre à des milliers d’anciens SS à travers le monde.Un porte-parole du CJM a déclaré que les négociations débuteraient à la mi-aout à Bonn.Elles porteront sur l’assouplissement des conditions requises pour bénéficier de ces indemnités.Actuellement, une victime doit etre restée un minimum de six mois dans un camp de concentration ou 18 mois dans un ghetto pour recevoir une pension.Depuis le début des art-nées 50, le gouvernement allemand a versé 50 milliards de dollars de réparations aux survivants de l’Holocauste.Un: fonds d’indemnisation a été créé en 1993 après la réunification allemande pour compenser le refus de l’ex-Allemagne de l’Est d'indemniser les victimes d’Hitler.Il concerne les personnes qui n’avaient pas été indemnisées au préalable.Israël et l’OLP renouent Jérusalem (Reuter) —Yitzhak Mordechai, ministre israélien de la Défense, et le négociateur palestinien Nabil Chaat se sont rencontrés hier pour examiner les moyens de reprendre les négociations bilatérales, totalement interrompues depuis quatre mois, apprend-on de source diplomatique.Un millier d’étrangers ont été évacués du Cambodge ASSOCIATED PRESS Phnom Penh — Un millier d’étrangers ont été évacués de Phnom Penh hier et ce en dépit du retour au calme dans la capitale cambodgienne.L’accalmie paraît en effet on ne peut plus précaire alors que des combats sont signalés en province.Par ailleurs, des membres de la famille du prince Norodom Ranarridh, premier premier ministre exilé, ont tenté de fuir le pays.Quatre jours après le coup de force de second premier ministre Hun Sen, qui a évincé du pouvoir samedi le prince Ranariddh, des combats se poursuivaient dans le nord-ouest du pays entre les deux factions.Après s'être réfugié en France, le prince Ra- nariddh s’est envolé hier soir pour New York afin de demander l’aide de Washington et des Nations unies.Quelque 400 ressortisants de Singapour et un demi-millier de Philippins ont été évacués de Phnom Penh par avion.La fille «préférée» du roi Sihanouk, la danseuse de ballet Norodom Bopha Devi, ainsi que plusieurs proches du prince Ranariddh, se sont présentés à l'aéroport international de Pochentong pour profiter des évacuations d'étrangers.On ignore s’ils ont pu quitter le pays.Mais dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères de Singapour a annoncé hier qu'un des fils du prince Ranariddh et d’autres ressortissants cambodgiens se trouvaient sur son territoire.En dehors de Phnom Penh, les troupes restées fidèles au prince Ranariddh ont lancé une contre-attaque sur la ville de Siem Reap, dans le nord-ouest du pays, d’où ils avaient été chassés la veille par les soldats d’Hun Sen.Théâtre de violents combats au cours de la guerre civile des années 80, cette région abrite les célèbres temples d’Angkor.Malgré le calme apparent dans la capitale, la chasse aux opposants semble battre son plein.Chau Samba-th, un proche du prince Ranariddh, est mort hier dans des circonstances mystérieuses à Phnom Penh.Son nom figurait sur la liste des quatre opposants recherchés par les nouveaux maîtres du Cambodge, à côté de celui d'Ho Sok, apparemment victime mardi d’une exécution sommaire.A1C L E I) E V 0 I II , I.E .1 E i: I) I I l> .1 U I I.L E T 10 9 7 A 6 EDITORIAL Hégémonie américaine François Brousseau Dans sa peu diplomatique gaffe de Madrid, où il a dit, en aparté au premier ministre belge Jean-Luc Dehaene — et ne se croyant pas écouté — tout le mal qu’il pensait des politiciens et du système politique américains, Jean Chrétien a implicitement mis le doigt sur un problème fondamental des relations internationales contemporaines: tout le monde, sans exception, est-il oui ou non obligé de se plier en tout et pour tout aux exigences américaines?e sommet de l’OTAN qui vient de s’achever à Madrid a apparemment permis de réparer l’injustice historique dont ont souffert, après la guerre, les Polonais, les Hongrois et les Tchèques, alors que leurs racines occidentales étaient coupées et qu’ils étaient forcés de s’allier militairement aux Soviétiques.se tenir debout face à Washington?Mais cette réparation historique cause immédiatement d’autres injustices, objectives autant que subjectives.Elle fait des mécontents et des blessés, et l’on comprend parfaitement, aujour-d’hui, l’insatisfaction de Bucarest et de Europe peut-elle Ljubljana, capitales de la Roumanie et de Slovénie, de n’avoir pas fait partie de la première «charrette» d’admissions à l’OTAN.Une décision que les Américains ont imposée aux Européens, malgré la volonté des Français, des Italiens et des autres qui voulaient inviter immédiatement ces deux pays à se joindre au «saint des saints» dé jà sécurité occidentale.Être admis dans l’OTAN, c’est un peu comme gagner à la loterie.Il fallait voir, comme l’a rapporté Antoine Char dans ces pages, la vériable frénésie pro-oc-cidentale qui a saisi les Roumains au cours des dernières semaines.Elle avait à vrai dire quelque chose de pathétique et d’humiliant Être dans l’OTAN, c’est être moins minable, c’est être quelqu’un: cela vaut toutes les supplications, toutes les courbettes.Bien entendu, tout n’est pas puéril dans cet empressement extraordinaire des Polonais, des Tchèques et des Roumains.Ils ont des raisons historiques, tout à fait fondées, de craindre les Russes.Ils ont payé chèrement, par le passé, l’abandon dont ils furent victimes.Et ils ont acquis la conviction — juste ou erronée — que le parapluie de l’OTAN constitue, aujourd’hui, la meilleure façon de prévenir une répétition funeste de l’Histoire.Mais l’effet pervers de ce développement — encore inimaginable au début de la décennie — pourrait être de réveiller l’ours paranoïaque qui sommeille peut-être à l’Est, et de braquer les Russes d’une façon insoupçonnée, plutôt que de les tenir en respect II y a du poker, gros poker dans cette décision américaine dictée par une certaine volonté expansionniste.Du poker et de l’improvisation.Car depuis 1989, l’OTAN souffre d’un problème, d’un énorme problème d’identité, que ne diminue en rien son apparent triomphe tous azimuts.Qu’est donc cette organisation?Quel est son but dans la vie?On a beau, aujourd’hui, claironner que Moscou n’est plus l’ennemi, on sent bien que ce discours lénifiant est une grosse salade mal servie.Ou bien il n’y a réellement plus d’antagonisme, et alors on invite tout le monde.Ou bien il y a encore de telles choses que des intérêts contradictoires, des zones d’influences, des peurs justifiées.Alors on improvise l’inclusion de nouveaux membres, qui ne fait que déplacer les lignes de fracture.A l’intérieur même du club occidental constitué, la question principale qui ressort de ce pénible exercice est plus simple.Qui peut arrêter les Américains?Peut-on s’opposer, ne serait-ce que minimalement, à leurs dix volontés?Peut-on prendre une seule décision qui ne respecte pas à 100 % leurs desiderata} Et finalement, à qui la faute pour cet état de choses?Dans l’affaire de l’élargissement «à trois ou à cinq», où neuf «oui» fies Européens de l’Ouest) et un «non» fies Américains) ont quand même fait au total «non», l’Europe et le Canada ont pris leur trou.Dans l’affaire du commandement Sud de l’OTAN, que la France réclame pour l’Europe, Paris s’apprête également à prendre son trou.Même sur le théâtre européen, ce sont les boys d’outre-Atlantique, et les boys seuls, qui doivent décider.Aux Européens, les Américains disent: «C’est nous les patrons, ou bien on s'en va.» La menace isolationniste reste forte au Congrès de Washington qui est le seul, comme l’a relevé Jean Chrétien, à pouvoir tenir en respect le président des États-Unis.Et les autres de répondre, en ordre dispersé: «Non, non, pitié, pitié, restez, restez!» Pourtant, si on regarde les chiffres, l’économie, la qualité comme la quantité des populations, il est évident que les autres Occidentaux — Européens en tête — pourraient objectivement discuter d’égal à égal avec Washington.Mais pour cela, il leur faudrait pour commencer un peu plus d’estime de soi.Et qu’ils sachent se serrer les coudes lorsque la situation l’exige.On n’en est — hélas! — pas là du tout.UUMQ se discrédite Michel Venue L es dirigeants de l’Union des municipalités du Québec ne sont pas sérieux.Ils peuvent être choqués de la décision de Québec de leur refiler 500 millions de dépenses nouvelles.Mais leur façon de renvoyer la balle au gouvernement sans faire eux-mêmes la moindre contribution frise l’indécence.Nous l’avons déjà écrit dans cette page, et malgré ce qu’en disent les maires montés sur leurs grands chevaux, la marge de manœuvre existe dans les municipalités: surplus dans les caisses de retraite, surplus budgétaire, faible productivité et conditions salariales généreuses dans les grandes villes.L’assiette foncière n’est pas exploitée à son maximum non plus dans les plus petites localités.Sans parler des gains possibles par la mise en commun de certains services, voire la fusion pure et simple.Québec veut épargner 500 millions par an en refilant aux villes des dépenses (principalement le transport scolaire) équivalentes.La réponse de l’UMQ: que Québec fasse d’abord le ménage chez lui en réduisant les dépenses de la province de 412 millions.Et de proposer des mesures d’économie qui, soit sont de l’ordre de la pensée magique (comme celle de réduire les chevauchements entre Québec et Ottawa), soit ont déjà été envisagées par le gouvernement pour faire face aux compressions des deux prochaines années, comme la remise en question de l’existence de certains organismes publics.L’UMQ rit des Québécois en additionnant des pommes et des oranges.L’union municipale aurait pu mettre en cause le bien-fondé des solutions retenues à Québec pour atteindre le montant requis.Le transport scolaire est-il la meilleure solution?Peut-être pas.Ça se discute.Mais l’UMQ ne discute pas.Ne propose aucune solution de rechange qui soit de son ressort.À regarder l’insignifiance des propositions municipales, on ne peut que conclure que la sortie de l’UMQ, hier, est un aveu d’impuissance d’une fédération divisée.Une bravade pour cacher l’absence d’imagination et de volonté de faire autrement afin de livrer aux contribuables, dont ces maires se disent les défenseurs, la main sur le cœur, des services municipaux moins coûteux.Un peuple non négociable D est peut-être inutile de tenter d’identifier et de fixer un «niveau raisonnable» d’acceptation du projet souverainiste vis-à-vis les fédéralistes, mais il en va tout autrement vis-à-vis de l’opinion internationale sur laquelle les stratèges comptent pour le légitimer.Dans ce contexte, il appartient aux souverainistes d’en fixer un, de le faire reconnaître à l’avance et de rechercher sans plus tarder des appuis au niveau international, en priorité évidemment auprès de ceux dont les sympathies sont connues ou présumées.Pour ma part, je suggère que ce minimum soit celui de la moitié de la population.plus une voix ce qui constituera à la fois une majorité simple et absolue, celle d’un peuple non négociable.Pour atteindre ce but, il aurait fallu lors du dernier référendum auquel 94 % des électeurs ont participé, 52,6 % des suffrages exprimés.Pour fins d’illustration, avec une participation de l’électorat de 100 %, il suffirait d’obtenir 50 % des voix.plus LETTRES -?- une pour avoir gain de cause alors qu’avec une participation moyenne de 75 %, il faudrait recueillir les deux tiers des votes pour obtenir l’accord recherché.Il est acquis depuis longtemps que tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes.Si l’on tente de nier ce droit, il n’y a qu’une façon d’en démontrer l’existence: c’est de l’exercer et de laisser dire.Le temps sera alors venu pour les uns de se donner un pays et pour les autres de s’en choisir un.Raymond Beaugrand Saint-Lambert, 23 juin 1997 Avez-vous remarqué.Avez-vous remarqué tout le faste avec lequel on a célébré le Canada cette année?Avez-vous remarqué comme la campagne des petits drapeaux de notre Sheila nationale semble avoir porté fruits, l’unifolié n’ayant jamais été aussi florissant dans cette Great City of Montreal where we can speak more and more fluently english?Avez-vous remarqué ce «Canada» géant, tout de rouge flamboyant, qui trônait en plein milieu du Vieux-Port et devant lequel les touristes se faisaient fièrement photographier?Avez-vous remarqué comme notre premier ministre martèle inlassablement cette fameuse déclaration de l’ONU selon laquelle on vivrait «dans le meilleur pays au monde»?Avez-vous remarqué comme on monte sans cesse le volume des messages qui s’adressent au bon peuple francophone (souverainistes durs-mous ou autres confondus) afin que ce dernier rentre dans le rang du multiculturalisme une fois pour toutes alors qu’on brandit sans vergogne, par ailleurs, le spectre d’une partition inévitable dans l’éventualité où les Québécois oseraient s’affirmer avec encore plus de force lors d’un prochain référendum?Avez-vous remarqué comme les Canadiens tous azimuts semblent nous aimer de plus en plus amèrement depuis leur fameuse manifestation d’amour spontanée à laquelle ils semblent avoir définitivement découvert une lutte à finir from coast to coast?Avez-vous remarqué que même Sa Majesté la reine se mêle de nous faire la morale lorsqu’elle s’adresse à nous, petit peuple de Bleu Poudre?Suis-je parano?Robert Campeau Montréal, 2 juillet 1997 LrtoMMÊ Gui Pt-ANTAit Hi AR8RC5- 1 k t 'Il R m REPRISE Le don de la langue -1 e ne songe meme pas a J m’en défendre, j’aime parler anglais.Pas mal d’expressions idiomatiques en cette langue me viennent —= - aisément.Ayant choisi, adolescent, de gagner mes études, ainsi qu’on le dit joliment, j’ai vite appris à baragouiner les quelques mots qui m’étaient indispensables pour faire commerce avec des gens qui en faisaient usage.Par la suite, j’ai lu, j’ai vu des films, je suis allé à l’étranger.Tout cela pour dire que je ne détesterais pas mieux connaître l’anglais.Il n’empêche que je suis rapidement agacé si, pénétrant dans une boutique du centre-ville, on m’accueille avec un retentissant «Hi!» en guise de bienvenue.Comme si en cette ville de Montréal seul l’anglais avait droit d’exister.Autour de nous, pas de doute, on a le don de la langue.Peu m’importe alors que le visage du commis soit ouvert ou renfrogné, je mets les voiles sans plus tarder.Tant pis pour moi si je ne pourrai faire l’acquisition de la paire de mocassins que j’ai vue en vitrine et qui me faisait envie.Il est même des jours où ce genre de volte-face m’est agréable.Je me sens alors un peu vindicatif, facilement irritable, je porterais des flambeaux.Mais ce n’est pas mon état coutumier.Habituellement, quand je sors de chez moi, c’est habité par les meilleurs des sentiments.Je ne cherche la guerre d’aucune manière.Mais la trouve.Comment se fait-il qu’il soit devenu si problématique de communiquer en français en cette ville?Je ne dis pas que les commis incriminés refusent de me servir dans ma langue.La plupart du temps, ils sont parfaitement capables de me comprendre et d’employer les mots essentiels de la conversation.Mais leur Gilles Archambault ?«Hi!» signifie d’entrée qu’en utilisant le français vous êtes en quelque sorte hors norme.L’être marginal, c’est vous.Encore heureux que le commis ne s’appelle pas Lafortune ou Belisle et qu’il n’ait pas estimé du plus haut chic d’avoir recours à l’anglais.Parce qu’il vous trouve l’air d’un touriste ou qu’il estime que parler français est un peu ringard.Tourner les talons n’est pas chose aisée.Le geste signifie que vous déclinez une invitation.Si on a de la politesse une certaine conception, on ne se sent pas fier de rebrousser chemin.Pourtant, répondre à ce «Hi!» par un geste d’acceptation est encore pire.Vous vous en voudrez jusqu’au lendemain de cette soumission.D’autant que bon nombre de ces boutiques affichent à tout propos des drapeaux unifoliés qui démontrent hors de tout doute où leurs propriétaires se logent.Ce sont eux qui en quelque prochain référendum importeront à pleins cars et à pleins avions des «amis» venus d’ailleurs.Pas de doute, ces gens ont le don de la langue.Pourquoi, pour eux, s’épuiser à dire «Bonjour» alors qu’un «Hi!»fait si bien l’affaire?M’afflige bien plus toutefois l’acceptation de cet état de choses par trop des nôtres.Par certains indices, il semble bien que nous redevenions des Canadiens français après avoir été pendant un génération des Québécois.Cette loi 101 qui énerve tant les éditorialistes de The Gazette est tellement bafouée qu’on s’étonne qu’on la maintienne encore.De ceux qui s’indignent de son sort déplorable, on dit sottement qu’ils sont des «purs et durs».Autre belle manifestation de notre état de colonisés.Que va-t-on penser de nous?Il y a deux ou trois mois, me ren- dant à une succursale de la Société des Alcools, je fus étonné de constater qu’on y avait réglé le poste de radio à la station Mix 96.Le commis me répondit qu’on en usait ainsi parce qu’en plein centre-ville c’était l’anglais qui donnait le ton.«La plupart de nos clients parlent cette langue», me répondit-il, satisfait.Derrière moi, sept clients parlant français.L’occasion était trop belle.11 en a rougi.Nul doute, je ne retournerai pas en sa boutique.Je ne prise pas tellement les affrontements.Même expérience dans une Caisse populaire.La caissière devant qui je m’étonne qu’on y syntonise CHOM FM ne comprend pas mon indignation.Quand je lui représente que dans ces conditions je pourrais tout aussi bien transiger avec la Banque Royale ou avec la Banque de Montréal, elle m’invite à le faire en toute insolence.Une façon bien à elle, et insouciante, de dire «HH».Qu’en pensent les autorités des Caisses populaires?Ayant depuis longtemps enterré Alphonse, sont-elles trop préoccupées à rationaliser leurs opérations pour se mêler d’affaires de ce genre?Estiment-elles qu’il n’y a pas de péril en la demeure et qu’il n’importe pas tellement de livrer un message plutôt qu’un autre?Je ne le saurai probablement jamais.Je sais toutefois que s’il est sot de prétendre qu’il est difficile d’utiliser le français à Montréal, il est juste d’avancer que si on a certaines exigences il faut être prêt à une lutte constante.Rien n’est acquis.Peut-être est-ce pour cette raison qu’il est si lénifiant d’aller à l’étranger.Là-bas seulement, on peut vivre sans être sur un pied de guerre, sans être agacé par des irritants sans nombre.Il y a aussi l’autre solution.Tout laisser faire, être des veaux.C’est bien plus facile.Et puis, pourquoi pas, répondre par un «Hi!» complaisant.Le moyen de vivre vieux.et bafoué.Et Canadien français.A PROPOS -?- .de recettes publicitaires à la télé La radiodiffusion de télévision hertzienne est assez simple: la station de télévision émet un signal radio qu’une antenne de télé capte et des téléspectateurs regardent l’émission diffusée.Pour l’essentiel, le côté économique de la radiodiffusion privée est assez simple lui aussi.Les diffuseurs ne peuvent facturer le service qu’ils fournissent au téléspectateur fie divertissement), alors ils font payer le service qu’ils rendent à d’autres entreprises (la publicité présentée à des clients potentiels).En 1995, les annonceurs ont acheté pour plus de 1,4 milliard de temps d’antenne, ce qui représente 94 % des recettes totales déclarées par les stations de télévision privées.Cependant, depuis quelques années, les recettes publicitaires n’augmentent plus.Les ventes de temps d’antenne télévisée ont quasiment stagné entre 1989 et 1995, puisqu’elles n’ont aug- menté que de 5 % après inflation.Parallèlement, l’emploi a reculé de 3 % et les bénéfices nets avant impôts ont chuté de 167 % en deux ans (à - 75 millions en 1991), avant de remonter à 92 millions en 1995.Les radiodiffuseurs attribuent souvent la majeure partie de leurs ennuis à l’avènement de la télévision payante et des services de télévision spécialisée tels que Musique-Plus, le Réseau des Sports, le Réseau de l’Information, le Canal Famille et le Canal D.Mais le déclin de la radiodiffusion classique avait été amorcé avant le lancement de la télévision payante et des chaînes spécialisées.En fait, il avait commencé 20 ans plus tôt.Cameron W.Stout, Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, printemps 1997.LE DEVOIR FONDE PAR E N R I B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER 1010 Directrice LISE BIS S 0 N N E T T K Rédacteur c n chef BERNARD DESCÔTE AIIX Vice-president, finances et administration FRANÇOIS T II 0IIIN Directeur de l'information CLAUDE B E A U R E (IA RI) Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEKER, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 2 0 50, rue de Bleu ry, !)' clage, Montréal (Québec) IIS A 3M 9.Té I.: (5 M ) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS 1.K I) !•: V 0 I R , I.K .1 E l! I) I I 0 .1 I! I I.I.E T I !» !l 7 IDÉES U art malade de sa critique On ne fait trop souvent que paraphraser les intentions de Vartiste et donner aux œuvres un vernis intellectuel ou littéraire ÉRIC GAGNON Sociologue uvrez au ha- Osard une revue d’art visuel et vous ne manquerez pas d’être étonné.On y tient de curieux discours, souvent difficiles à comprendre — on _________________les croirait volontairement obscurs —, parfois maniérés, quelquefois militants, toujours très convaincus.Mais surtout, des discours qui donnent le curieux sentiment de n’entretenir qu’un lointain rapport avec les œuvres qu’ils sont censés commenter.Pour tout dire, des critiques qui se suffisent à elles-mêmes, mettant ainsi l’art à l’abri de toute critique.Il est vrai qu’il n’est pas aisé d’écrire sur l’art et que si celui-ci présente quelque intérêt, c’est de nous porter ailleurs, au delà de lui-même.On comprend également que la critique veuille sortir des jugements simples: j’aime, j’aime pas, c’est beau, ça m’a plu, etc.Mais c’est pour y substituer un discours visant à conférer à l’art une justification politique ou morale: un discours nourri de sciences humaines, d’histoire et de philosophie, au reste pas toujours bien digérés, avec les lourdeurs d’estomac que cela occasionne.Un échantillon: «L'ouverture du travail de [X] à la périphérie de l’art, par le biais de la représentation du mur (agent de claustration psychologique) serait, pensons-nous, le vecteur du projet de cette artiste vers la sphère des affects.» Ou encore, à propos d’une exposition de portraits photographiques: «Il est moins question de vouloir imiter le modèle masculin que d’ébranler certains présupposés et surtout manifester l'appropriation d’un nouveau territoire consacré à un espace de désir différent, lequel échapperait à l'opposition masculin-féminin.» Par coquetterie, on agrémente souvent son texte de citations de Barthes, Benjamin, Lyotard, Beaudelaire, et pour les plus distingués, Kant.Ix-s œuvres auxquelles ces textes nous introduisent sont censées «questionner» notre identité, «ébranler» nos certitudes et nos convenions ou «interroger» une pratique (souvent l’art lui-même).En fait, on paraphrase les intentions de l’artiste, dont les œuvres se révèlent ainsi n’être que des illustrations de ses idées politiques ou de ses phantasmes.Et la critique, en donnant aux œuvres un vernis intellectuel ou littéraire, légitime tout cela comme une démarche critique exemplaire.Pour ceux qui trouvent que l’art et les artistes aujourd’hui ont la fâcheuse tendance à s’enfermer dans un tête-à-tête avec eux-mêmes, regardez la critique! Elle n’a même pas besoin des œuvres pour exister.Et pour la raison très simple qu’elle ne veut rien juger.Ce discours a pour effet, sinon pour objectif, d’éviter de juger l’art.On nous demande plutôt de juger les idées de l’artiste sur la société, sur les rapports hommes-femmes, sur les préjugés ou les mœurs; idées que ces œuvres sont censées illustrer.On évite ainsi de se demander si l’œuvre est réussie, et si justement elle doit viser à ARNOLD ROTH THE NEW YORK TIMES iV «s o"° 9 v C JjlTSS» 0°t O-O I 1.0 - (J - O i ,CO°0° ,0 c .'a n C C _ V m "•U n/Wl wm mm autre chose qu’exprimer, illustrer ou contester des idées.L’art devient une entreprise purement intellectuelle (narcissique ou militante), tendance que la critique supporte, car elle y trouve le début et la justification de son commentaire.La critique est l’expression, sous une forme snob et souvent inélégante, de la crainte généralisée du jugement, perçu comme une menace à la singularité, à la subjectivité, à la création, à la liberté.Le problème tient peut-être à la mission que l’art s’est fait confier: être source de vérités, tenir tête au conformisme et à la bureaucratisation, défendre la subjectivité et changer les valeurs.En l’art, on a mis de trop grandes espérances U-J.Goux), on en attend beaucoup trop, et pour ne pas être déçu, on en exagère les résultats.Mais peut-être la critique traduit-elle simplement une paresse, à l’exemple de ces artistes pour qui la spontanéité et l’inédit suffisent à la création.Comment dès lors aborder les œuvres?En commençant peut être par chercher ce qu’elles nous font voir du monde, si tant est que l’artiste s’intéresse à autre chose que lui-même.Dépassé ou trop limité comme objectif?Certainement moins étroit, en tout cas, que l’idéologie ou les états d’âme de l’artiste, quel qu’il soif.A ceux qui ont des doutes sur ce que la critique d’art parfois légitime, cette même critique, frileuse et repliée sur elle-même, répond en criant au scandale.Toute véritable critique est appelé «réaction» (si, si, certains emploient le mot, et sans rire!).Juger des œuvres, pourtant célébrées, comme médiocres, c’est, pensent-ils, condamner l’art contemporain dans son ensemble.Derrière ces faux paravents, peut-être ont-ils l’intuition que c’est la critique d’art qui est condamnée pour avoir légitimé tout et n’importe quoi.L’actuelle critique d’art mine les arts visuels contemporains en le mettant à l’abri d’une véritable critique.En refusant de distinguer, et en refusant de juger, en ne prenant aucun risque, en étant paresseuse et en ne soumettant l’art à aucune exigence.Ce qui menace l’art, ce n’est pas la «réaction» des esprits suppo-sément conservateurs qui assassinent de futurs Mozart, menacent la reconnaisance des nouveaux Van Gogh, mais plutôt le confort dans lequel sa critique l’entretient.Imaginons ce que serait pareille complaisance — car c’en est — dans d’autres domaines.Certes, il n’y a pas qu’en art que l’on rencontre la médiocrité: architectes, ingénieurs, scientifiques et socio- logues sans talent ni vocation se rencontrent trop fréquemment, et c’est même devenu dans ces milieux un refrain banal.Mais que deviendraient les sciences, par exemple, où l’on se plaint déjà qu’il se publie trop souvent des nullités, si elles étaient «servies» par une critique semblable à celle dont les artistes bénéficient?Non, ce n’est pas à l’art contemporain que je m’en prends, et je vous épargne les atermoiements de l’amateur d’art déçu et floué.Ne m’ont pas déçu nombre d’artistes de talent, jeunes et moins jeunes, connus et moins connus, dont j’ai apprécié les œuvres ces dernières années: Julien Babin, Lucie Lefebvre, Lucienne Cornet, Pierre Bourgeault-Legros, pour n’en nommer que quelques-uns.Les plus floués, ce sont ceux que flatte la complaisance.Le rapport de la Commission d’enquête sur les événements de Somalie L’affaire Dreyfus, les cadavres en plus La seule politique du gouvernement libéral concernant la Défense est celle de l’autruche YVES CLOUTIER Montréal vec le dépôt du rapport de la com- A mission d’enquête sur les agissements de l’armée canadienne en Somalie, nous pouvons désormais tenir pour certaine l’évidence qui u==J crevait les yeux depuis des années, à savoir que, si les coupables avaient été châtiés, au moins pour la forme, les responsables, eux, étaient et resteront impunis.Nous savons maintenant que la piétaille des Forces armées canadiennes est constituée, dans une proportion inconnue, de mercenaires cruels, excités à la haine des civils en général, et des non-Blancs en particulier, par un entraînement stupide et une mentalité de groupe primitive qui déshonore ceux et celles qui exercent leur métier humainement.Nous savons maintenant que le corps des officiers voit ses rangs souillés par la présence de carriéristes sans scrupules, de têtes brûlées incontrôlables et de fieffés incapables à qui ont ne confieraient même pas un jeu de Risk ou de Battleship.Nous savons maintenant que le gouvernement libéral est dépourvu de la plus infime vision constructrice concernant la Défense nationale et que sa seule politique est celle de l’autruche.La réaction d’olibrius du soi-disant ministre Eggleton en est la preuve la plus accablante.Ce dernier n’est par ailleurs vraisemblablement qu’un vulgaire barbouze, un fantoche; il est clair que c’est le bureau du premier ministre qui tire les ficelles dans cette affaire, qui requiert des capacités de dissimulation, d’hypocrisie, de mensonge, de désinformation, d’orchestration et de mise en scène bien supérieures à ce que l’on retrouve au ministère de la Défense nationale, véritable temple élevé à la gloire de l’impéritie et de la médiocrité.Quel est le bilan de cette sombre histoire?Des morts, des torturés, des condamnés, un homme intègre (denrée rare et précieuse), le caporal Purnelle, brisé par la nomenclature, des responsables qui ne sont imputables à personne et la pérennité telle quelle de la satrapie nommée Défense nationale.Combien de temps un pays démocratique digne de ce nom doit-il tolérer qu’une organisation destinée à le servir échappe non seulement à tout contrôle, par inexistence de volonté politique et absence de mécanismes appropriés, mais également aux préceptes les plus fondamentaux qui régissent la société civile?L’affaire somalienne, c’est l’affaire Dreyfus, des cadavres en plus et la justice en moins.En effet, qui voudrait de la justice, de la vérité dans ce royaume de bien-pensants repus et contents?Le mercredi 2 juillet 1997, un jour sombre comme les autres dans «le plus meilleur pays du monde».Après le décès de Gérard Pelletier Hommage à un humaniste • Un intellectuel au sens le plus : j profond du terme » H JEAN MALAVOY ’.il '"1 ' Directeur général du Bureau !Tj régional des artistes visuels “ ’’ de l'Ontario (BRAVO) J ai senti la présence d’André Laurendeau dans la' paisible église de Saint-Léon de Westmount où, le 27 juin dernier, nous rendions un dernier hommage à Gérard Pelletier.Je pensais à cette phrase de Fernand Dumont sur Laurendeau: «Il fut le meilleur témoin de nous-mêmes.» Il transmuait sans cesse l’histoire, même en son cours le plus banal, en.un drame: pour en faire voir les en-, jeux et suggérer des engagements' (préface de Ces choses qui nous arrivent, HMH, 1970).Cela va si bien à' Gérard Pelletier.Intellectuel au sens, le plus profond du terme, Gérard Pelletier aura été, comme biurendeau,, de tous les combats du côté de la jus-; tice, de la liberté et de la culture.De1 la culture, ils y voyaient la source prés mière de toute civilisation.Donc, être; cultivé, c’était s’intéresser à tout ce qui élève la vie.Etre cultivé, c’était s’intéresser à tout : I ce qui élève ; la vie ' J’ai rencontré Gérard Pelletier en 1975.J’étais alors professeur de français pour le Dryden Board of Education, dans le Nord-Ouest ontarien.J’avais fondé avec mon ami Roger Boisvert le ’ Club français Les Coureurs des bois de Dryden.Gérard Pelletier s’intéressait à nous, à nos activités «subver» sives», afin de promouvoir le français dans ce fin fond cju bout du monde.H était secrétaire d’Etat du Canada.Pour lui, le Club français de Dryden avait: une importance considérable.Nous allumions une lumière de plus dans la francophonie, et cela comptait.Gérard Pelletier nous voyait comme un feu de position, si petit soit-il, dans ce vaste espace francophone.Toute la francophonie canadienne lui doit beaucoup.Il nous a toujours mis la barre très haute.11 savait que le fait français au Canada ne pourrait s’affirmer que dans le rayonnement.Il nous prévenait des dangers que notre langue ma-*; ternelle soit confinée à la visite nostaL gique d’un musée littéraire.Gérard Pelletier savait aussi qua concevoir une politique canadienne,; c’est bâtir un casse-tête.Mais loin de l’angoisser, la création de ce casse-tête l’intéressait.C’était un défi à sa mesure.Dans toutes ses actions, il cherchait moins à convaincre qu’à comprendre.Il respectait beaucoup' ceux et celles qui ne pensaient pas comme lui.Très bon motivateur, Gé rard Pelletier al- Concevoir une politique canadienne, c’est bâtir un casse-tête + lait chercher le meilleur des gens.Il avait une foi lumineuse qui lui permettait d’aller au fond des êtres et des choses.Il n’aimait pas les solutions instantanées.Il n’était pas pressé.Il savait que les succès et les renommées qui naissent d’un instant meurent d’un instant.Il n’acceptait pas que le Tiers-Monde soit les trois quarts du monde.Que huit personnes sur dix ne participent pas au grand mouvement de progrès matériel, social et humain.Que tant d’enfants meurent de faim chaque jour.Que les femmes soient encore si souvent asservies et les médias muselés.Des amis et collaborateurs de Gé’ rard et Alec Pelletier ont fondé aq sein du Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI) — que Gérard Pelletier a présidé dé 1986 à 1991 — un fonds qui portera leur nom pour la mise en œuvre de projets sur la contribution des femmes à la société, la liberté d’expression, l’indépendance des médias, l’action pour la démocratie.C’est une excellente initiative qui continuera bien la ixmsée de ce grand humaniste qui nous offrit toute sa vie, comme journaliste, politique ou diplomate, tout autant une esthétique qu’une véritable éthique de l’exception.' L ’ É Q U I P E DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Omis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Paul Cauchon.Jean Chartier, Jean Dion, Louis-GUIes Francceur.Kathleen Lévesque.Caroline Montpetit.Brian Myles, Isabelle Paré.Clément TYudel, Serge Truffaut : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Ducloset Christine Dumazet (relecteurs) ; jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette.Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre leuaull Benoit Montrer Odile Tremblay ; A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Dutrisac, Jean Pichette, Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque '¦ A l'information politique : Pierre O'Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) : Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).la documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Demme, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint) lacqueline Avril Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland (publicitaires) ; Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet.Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À IA CLIENTÈLE lohanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lalleur, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). I, E I) E V 0 I It , I.E .1 E U I) I I 0 .1 11 I I- I.E T I !) !) 7 " Mi a LITIS UMQ «Il riy a rien d'incongru à faire appel au gouvernement fédéral» JEFF VINNICK REUTERS de saumons étaient au tra- DEUX PÊCHEURS vail, hier, sur la rivière Fraser, près de Vancouver La saison de pêche commerciale du saumon s’ouvrait, hier, au Canada comme aux Etats-Unis, et sera permise 12 heures par jour, malgré l’échec des deux pays à en venir à un accord.La reine déchue Reconnue coupable de voies de fait, Miss Canada doit renoncer à son titre PRESSE CANADIENNE St-Jean, T.-N.— Danielle House a dû renoncer au titre de Miss Canada international, hier, après avoir été reconque coupable de voies de fait contre une femme.Le juge Greg Brown, de la cour provinciale de Terre-Neuve, lui a imposé une sentence suspendue et l’a placée en probation pour un an.«Je suis désolée pour ce qui s’est passé ces derniers mois», avait déclaré la jeune femme, visiblement secouée, au juge, avapt la lecture de la sentence.A l’extérieur du tribunal, l’ex-Miss Canada et son avocat, Richard Rogers, ont fait part de leur intention d’inteijeter appel du jugement «Je suis très surprise et mécontente de la décision, a commenté Danielle House.De toute évidence, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais.» Le juge Brown a dit qu’il avait trouvé Annalee Gosse crédible quand celle-ci a raconté au tribunal que l’accusée lui , avait donné cinq coups de poing au cours de trois incidents ’ distincts, dans un bar universitaire, le soir du 18 octobre.La jeune femme a dû être traitée pour une fracture du nez, deux yeux pochés et une contusion à la tempe.Depuis peu, Annalee Gosse, une étudiante en chimie, fréquentait l’ex-petit ami de Danielle House, Steve Taylor.Danielle House a admis à la police et pendant le procès qu’elle avait été peinée par la rupture et la nouvelle relation amoureuse de son ex-ami.Le règne de Mme House devait venir à échéance le 11 août, date à laquelle sera élue une nouvelle Miss Canada à Toronto.Mais la directrice générale du concours a indiqué qu’elle n’avait pas d’autre option que de demander à Mme House de rendre sa couronne immédiatement après sa condamnation.PRÉCISION Au sujet de Noverco Contrairement à ce que nous écrivions dans notre édition d’hier, Noverco (dont le principal actif est Gaz Métropolitain) n’est pas, à proprement parler, une filiale çl’Hydro-Québec mais bien un placement.La société d’Etat détient une participation de 41 % dans Noverco et des options sur un bloc représentant une participation additionnelle de 9 %.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9.Ed Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone " (514) 985-3344 Par télécopieur / (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Ije Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I^aval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 tion des chevauchements entre les gouvernements fédéral et provincial.«On veut que le gouvernement collabore avec le fédéral.Il y a une situation d’urgence», a lancé le président de l’UMQ, Mario Laframboise.L’UMQ sort des boules à mites la demande de regrouper la perception des impôts sur le revenu des particuliers.On propose également d’éliminer des chevauchements aux ministères de la Culture (43 millions), du Revenu (70 millions), de l’Environnement (21 millions), du Transport (70 millions), de l’Industrie et du Commerce (31 millions) et de l’Agriculture (26 millions).La proposition de l’UMQ donne l’impression que l’organisme réclame l’ouverture de discussions constitutionnelles.«Ce qu'on demande au gouvernement du Québec, c’est de se battre pour obtenir ses droits de gérance», a expliqué M.Laframboise.La première vice-présidente de l’UMQ, la mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, a renchéri.«Il n'y a rien d'incongru à faire appel au gouvernement fédéral.[.] On vit dans un système fédéral où les gouvernements doivent travailler ensemble pour soulager les contribuables.» L’UMQ montre également au gouvernement d'autres voies pour épargner.Ainsi propose-t-on que Québec utilise obligatoirement les locaux gouvernementaux disponibles avant de procéder à une nouvelle construction d’immeubles.Le Vérificateur général du Québec faisait état de pertes de 70 millions dans la gestion de neuf contrats gouvernementaux, souligne l’UMQ.SUITE DE LA PAGE 1 de représenter leur terre d’origine.La trentaine d’artistes, musiciens et danseurs provenant de la république de Sakha, en Russie, s’exercent pour leur part jusqu’à sept heures par jour.Enveloppées de cuir brodé, certaines femmes portent leurs cheveux noirs tombant jusqu’aux genoux et dodelinent de la tête tandis que les hommes battent du tambour.Les danseurs s’inspirent d’une culture très ancienne, vouée au culte du cheval et teintée de chamanisme, de certains peuples de Sibérie.En république de Sakha, les températures peuvent baisser en hiver jusqu’à-60 °C, et les danses traditionnelles célèbrent les espoirs qu’amène le printemps.Vêtus comme d’anciens gardiens de troupeaux, les danseurs illustrent d’anciens contes ou d’anciennes coutumes de chasse iakoutes, des chants chamaniques et des jeux traditionnels.Dans un roulement de tambour, par exemple, deux petits enfants, habillés en petits Sibériens, semblent se livrer un combat sans merci sur scène.I,a fin du numéro nous démontrera qu’il s’agit en fait d’un seul et même homme déguisé, luttant contre lui-même.«Ni le christianisme ni l'empire soviétique n’a réussi à détruire notre culture», dit Gennadi Baishev, directeur artistique de la troupe, à l’aide d’une interprète qui traduit du russe au français.Selon M.Baishev, qui a effectué des recherches sur la culture iakoute pour dessiner les chorégraphies, le peuple iakoute aurait originellement vécu au centre de l’Asie, avant de se déplacer vers la Sibérie aux IX', X- et XL siècles.Aujourd’hui, en république de Sakha Cette dernière évalue à 55 millions les économies que le gouvernement pourrait réaliser en gérant efficacement des programmes sociaux tels que l’aide juridique, la sécurité du revenu et les prestations de vieillesse.Vraisemblablement, Québec n’a guère apprécié que l’UMQ veuille lui faire la leçon sur la façon de gérer les fonds publics.Dans un long communiqué, le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, et son collègue Jacques Léonard ont rétorqué que la proposition de l’UMQ «ne contribue pas à la recherche de solutions propres à assurer un nouveau partage des responsabilités entre le gouvernement et les instances locales».Les municipalités doivent faire porter leurs efforts sur les compressions de dépenses, la rationalisation des opérations et des mesures touchant les coûts de main-d’œuvre, conseille le ministre Léonard.Il a rappelé que le temps presse.La somme de 500 millions, pas plus, pas moins, doit se matérialiser d’ici le 1er janvier 1998, puisque les budgets municipaux seront discutés au cours de l’automne.La coalition des syndiqués du secteur municipal s’est interposée dans ce débat politique.Le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Gilles Char-land, estime que ni le gouvernement ni les municipalités n’ont fait tout le ménage qu’ils avaient à faire dans leur cour.M.Charland a réitéré la proposition syndicale d’épargner en procédant à des fusions municipales, à des regroupements de services ainsi qu’à une réorganisation du travail négociée avec les syndicats.Pour le moment, a dé- (on l’appelait jusqu’en 1990 la Iakoutie), on enseigne à la fois le russe et le iakout dans les écoles.Quelques minutes après le numéro iakoute, c’est la troupe chinoise qui envahira la scène, avec ses étonnants danseurs effectuant des bonçls surprenants dans les airs.Suivra la Roumanie et puis l’Egypte, avec ses femmes voilées et ses musiques aux consonances arabes.Prodigieusement coloré, regroupant une foule de cultures lointaines, le Festival mondial de folklore de Drum-mondville change depuis 16 ans, pour quelques semaines, la face de cette petite ville située en plein cœur du Québec.L’événement a d’ailleurs pris naissance, selon son directeur général Maurice Rhéaume, à une époque où le magazine humoristique Croc se plaisait à faire de Drummond-ville la ville la plus ennuyeuse et la plus ridiculisée du Québec.Le groupe drummondvillois Les Makinaws (qui veut dire, en langue indienne, chemise rouge à carreaux), s’était alors produit à Dijon, en France, et avait rapporté l’idée du festival de folklore.Avec l’aide des gouvernements provincial et fédéral, le premier festival a finalement vu le jour en 1982.Certaines troupes invitées par le festival en profitent pour se déplacer plus loin, vers Victoriaville par exemple, pour donner des spectacles.Pierrette Croteau a pu ainsi y discuter avec le groupe bulgare durant la soirée de lundi.«Iss danseurs que nous avons rencontrés vivent de la pèche durant l’année, raconte-t-elle.Ils ne font pas plus de 90$ durant la saison touristique et 50$ par mois en saison régidière.» Et les échanges culturels vont parfois plus loin.L’an dernier, le spectacle de clôture du festival avait pour thème les ploré Gilles Charland, les municipalités sont «campées dans leur stratégie de tirer tous azimuts, contre le gouvernement et contre les syndicats» plutôt que de chercher à négocier.Outre sa contre-proposition, l’UMQ maintient sa revendication d’avoir la capacité de sabrer les salaires des employés municipaux.Mais le gouvernement a démontré peu d’enthousiasme à légiférer pour forcer des compressions de 250 millions dans les conditions de travail des fonctionnaires.«Si, en bout de ligne, le gouvernement nous dit qu’il n’a pas trouvé le mode d'emploi [de notre offre], il pourra au moins comprendre que, nous non plus, on n’a pas trouver le mode d'emploi pour absorber sa facture de 500 millions», a fait valoir Andrée Boucher.Mais le gouvernement rappelle que les municipalités peuvent utiliser leurs surplus et réserves budgétaires qui totalisent 684 millions actuellement.Aussi, le ministre Léonard souligne qu’il existe, dans les 91 régimes de retraite d’employés municipaux, des excédents de provisions actuarielles de 222 millions.Le gouvernement Bouchard a également proposé aux municipalités de mettre sur pied des mesures de financement temporaires, de 250 millions, pour les villes qui auraient besoin d’étailer l’effort budgétaire sur plus d’un an.«Tous les dispositifs sont en place pour éviter d’augmenter les taxes du contribuable», assure le président du Conseil du trésor.rencontres produites par cet événement culturel.Ainsi, grâce au festival, une Drummondvilloise et un Mexicain sont aujourd’hui parents de trois enfants, un Roumain a désormais élu domicile à Montréal.«Il y a aussi des amours de festival, raconte Suzanne Hamelin, bénévole au centre d’hébergement.Cela pleure beaucoup à la fin.» Jusqu’à dimanche prochain, donc, les quelque 35 000 Drummondvillois auront droit à leur bain de culture mondiale annuelle.L’événement a attiré 230 (MK) visiteurs l'an dernier, on espère en accueillir 20 (XX) de plus cette année.Les groupes, qui ne peuvent revenir avant cinq ans, sont sélectionnés plusieurs années d’avance.«On échange de la documentation sur les troupes avec d'autres festivals», dit M.Rhéaume.Alors que l’Europe tient de nombreux événements du même genre, le Festival mondial de folklore de Drummondville est le plus gros en Amérique du Nord.Toutes les troupes, qui provenaient cette année de 21 pays différents, logent d;ins la polyvalente Marie-Rivier, où des chambres ont été aménagées dans les salles de classe.Dans les cuisines, le chef doit faire avec les petites habitudes de chacun: du riz à presque tous les repas pour le groupe de Chine, pas de porc pour les musulmans, plusieurs végétariens provenant de l’Inde, etc.Des médecins embauchés pour l’occasion soignent les entorses, les brûlures aux pieds des danseurs.Mais il faudrait plus que ces petites blessures pour freiner l’ardeur des chanteurs et des danseurs qui se regroupent, le soir, au sous-sol de l’école, pour danser encore, tous ensemble cette fois, aux rythmes des musiques du inonde moderne.Avec Presse canadienne CHRETIEN «C’est ça qui est incroyable!» SUITE DE LA PAGE 1 voulez que je vote pour l’OTAN?Alors n’oubliez pas ce pont dans ma circonscription.C’est ça qui est incroyable!» La conversation en fiançais est survenue alors que les chefs de gouvernement attendaient le président Bill Clinton, en retard d’une demi-heure à une cérémonie de signature d’un accord entre l’Ukraine et l’OTAN.Selon la présidence américaine, le gouvernement espagnol, craignant des problèmes de circulation, avait demandé de reporter le départ de M.Clinton.Or il appert que tous ces dirigeants n’ont appris qu’au bout de 20 minutes d’attente que le chef de la Maison-Blanche serait en retard.Le visage marmoréen du chancelier Helmut Kohl, d’Allemagne, hochant la tête de désapprobation, était à ce moment plus éloquent que tous les discours.Assis sur une tribune prévue pour la cérémonie, les chefs de gouvernement bavar- daient en attendant.Le micro placé devant lui captait les paroles de M.Chrétien, qui furent enregistrées par la télévision publique d’Espagne.Une grande partie des propos étaient inaudibles, mais MM.Chrétien et Dehaene exprimaient clairement leur incrédulité de constater combien les impératifs de la politique intérieure américaine pouvaient déterminer la politique étrangère des grandes puissances et, en fin de compte, les affaires planétaires.Les remarques des deux hommes peuvent avoir été provoquées par la frustration largement ressentie [ors de ce sommet devant la manière des Etats-Unis de traiter la question du nombre de nouveaux membres de l’OTAN.La majorité des pays membres souhaitaient l’entrée de cinq pays, mais M.Clinton, craignant que le Sénat à Washington refuse une telle addition, avait annoncé, dès la semaine dernière, que l’OTAN s’en tiendrait à trois admissions (la Pologne, la République tchèque et la Hongrie).«Tout cela pour des raisons politiques à court terme, pour gagner des élections», répétait Jean Chrétien au dirigeant belge.Jean-Luc Dehaene attribuait ce choix au poids des communautés polonaise, tchèque et hongroise aux États-Unis et disait avoir suggéré à la Roumanie (refusée comme la Slovénie) d’y envoyer plus d’immigrants.Juste avant de quitter Madrid pour des vacances européennes, M.Chrétien a commenté son impair diplomatique, en réponse à la question de savoir s’il en avait assez de voir le Sénat américain imposer ses priorités.«C'est une réalité de la politique américaine, a noté M.Chrétien.Si le premier ministre du Canada vous dit: “Je vais le faire", il peut le faire.Mais il [Bill Clinton] vous dira: “J’aimerais le faire, mais je ne suis pas sûr que j’en ai le pouvoir”.C'est frustrant pour tout le monde et pour lui aussi.» Dion appuie Ralph Mein Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral a exprimé hier un appui prudent à une proposition visant à inscrire la question de l’unité nationale à l’ordre du jour de la prochaine conférence annuelle des premiers ministres provinciaux.Le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a accueilli favorablement l’initiative du premier ministre albertain Ralph Klein, qui a proposé de se faire le porte-parole d’un regroupement influent de gens d’affaires à la réunion des premiers ministres.«Nous appuyons tout ce qui pourrait améliorer la possibilité d’obtenir une reconnaissance du Québec susceptible d’aider l’unité nationale», a dit M.Dion.SIDA «On ne peut pas se permettre de se traîner les pieds SUITE DE LA PAGE 1 n’acceptait plus de soumissions pour de nouvelles recherches réalisées dans le cadre de la stratégie.D a Mu attendre l’élection pour voir les libéraux annoncer leur intention de prolonger la stratégie jusqu’en 2003 et de maintenir le niveau de financement à un peu plus de 40 millions par année, pendant cinq ans.Réunis à Hull pour leur assemblée générale de cinq jours, les représentants de la Société canadienne du sida ont enjoint hier le gouvernement fédéral de concrétiser sa promesse dès maintenant.«Il faut que la stratégie nationale soit mise en place aussi rapidement que possible, pas seulement à la fin mars de 1998.Le fragile réseau d’organismes communautaires approche du moment où il devrait faire ses demandes de financement pour Tannée 1998.On ne peut pas se permettre de se traîner les pieds.Sans la poursuite de la stratégie, on verra des brèches s’ouvrir dans le réseau des services existants [.] et une perte de l’expertise acquise», a déclaré le président du conseil, Brian Huskins, en conférence de presse.Le nouveau ministre de la Santé, Allan Rock, a tenté de convaincre M.Huskins, mardi, au cours d’une conversation téléphonique, de la détermination de son gouvernement, mais la SCS reste visiblement sur ses gardes.Elle veut des garanties dès maintenant et refuse d’attendre le prochain budget fédéral.«L'histoire du gouvernement libéral nous a appris que la route entre une promesse électorale et un programme concret peut être piégée», de dire le directeur général de la SCS, Russell Armstrong.La Société reconnaît toutefois l’ouverture du ministre à l’endroit des droits des homosexuels.Alors qu’il était ministre de la Justice, M.Rock a fait amender la Loi canadienne sur les droits de la personne pour interdire toute discrimination sur la base de l’orientation sexuelle.Évolution nouvelle de la maladie Les tergiversations du gouvernement affectent non seulement les chercheurs, qui ne peuvent entreprendre de nouveaux travaux depuis un an, mais aussi les groupes communautaires et les services de santé qui font face à de nouveaux besoins nés d’une évolution nouvelle de la maladie.Des segments de la population qui étaient peu touchés auparavant affichent en effet des taux croissants d'infection, augmentant d’autant la demande pour des services insuffisants.En 1995,19,5 % des nouveaux séropositifs étaient des femmes, comparativement à 10 % au cours de la décennie précédente.Les autochtones, eux, représentent 17 % des nouveaux cas d’infection alors qu’ils ne forment que 4 % de la population canadienne.L’usage de seringues non stérilisées, des relations sexuelles précoces et non protégées ainsi que la surreprésentation en mi- lieu carcéral expliquent en partie cette «épidémie» mais, contrairement au reste de la population, ils n’ont pas de services dans leurs communautés, confie Kevin Barlow, du Réseau autochtone sur le sida.Chez les jeunes, filles et garçons, homosexuels et hétérosexuels, la prévention fait cruellement défaut, comme le démontrent les statistiques.Les jeunes de moins de 25 ans représentent plus de la moitié des quelque 3000 nouveaux cas d’infection dépistés chaque année.Andrew Boxer, un jeune qui travaille auprès de ses pairs dans la région d’Ottawa, explique que les programmes existants visent surtout les adultes.Les jeunes sont peu sensibles aussi aux témoignages d’adultes qui pourraient être leurs parents.Peu connaissent un proche ou une personne de leur âge qui ait souffert ou soit mort du sida.Ils ne se sentent pas concernés.De plus, plusieurs écoles refusent toute campagne de sensibilisation.Et même lorsque des ressources existent, comme dans la communauté gaie, elles sont victimes d’un financement faible et instable.Une enquête réalisée auprès de travailleurs de premières lignes a permis à la SCS de constater, l’hiver dernier, que la précarité des emplois et le manque de ressources expliquaient en partie le fort roulement de personnel au sein de ces orga-nispies.A cela s’ajoute le fait que, si moins de gens meurent du sida, un plus grand » nombre de personnes vivent plus longtemps avec la maladie grâce à la découverte de nouvelles thérapies.Malheureusement, ce progrès nuit aux efforts de prévention.Le public tend à voir ces thérapies comme des cures alors qu’elles ne font que prolonger la vie des gens infectés ou malades.Tous ces changements devraient pousser le gouvernement à annoncer sa décision bientôt, croit Brian Huskins, car les groupes et les chercheurs doivent poursuivre le travail en cours, comprendre l'évolution nouvelle de la maladie et répondre aux besoins suscités tout en sachant que les ressources, elles, n’augmentent pas.«Un de nos défis [avant de distribuer de nouveaux fonds] est d’examiner la stratégie rapidement et d’établir nos nouvelles priorités sans affecter les services existants», ajoute-t-il.Selon lui, ce processus prend du temps, d’où la nécessité d’agir dès maintenant.La stratégie permet de financer, entre autres, des activités de prévention, des programmes de formation du personnel et d’amélioration de la qualité de vie des malades, des travaux de recherche et un réseau pour les essais cliniques.Il n’y a que ce dernier volet qui a eu droit à un répit, le gouvernement ayant annoncé, (jeu après le budget, qu’il en assurerait le financement jusqu’à l’an 2000.Santé Canada estime qu’environ 50 000 Canadiens ont contracté le VIH jusqu’à présent.La plupart n’ont toutefois pas dévelo]> pé le sida.FOLKLORE Le soir; au sous-sol de l'école, on danse encore A1C
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