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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1997-09-03, Collections de BAnQ.

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^ FONDE EN 1910 LE DEVOIR V o I.XXXVIII N ° I !) 9 M 0 N T R É A L , L K M E II C II E I) I 3 S E I» T E M II R E 19 9 7 8 8c + T P S + T V (J / T 0 II 0 N T 0 1 $ Jocelyn Cou Ion PERSPECTIVES Soubresauts linguistiques Au moment où le Québec souligne le vingtième anniversaire de la loi 101, trois pays d’Afrique — l’Algérie, le Nigeria et le Rwanda — adoptent des dispositions linguistiques pour le moins surprenantes en ce qui a trait à la place du français dans leur société.Le résultat n’est pas nécessairement encourageant pour l’avenir de la langue de Molière.ans un effort pour ressusciter et renforcer la culture nationale, le gouvernement algérien appuie sur l’accélérateur pour s’assurer que l’arabe soit la seule langue utilisée à tous les niveaux de la vie publique.La loi sur la langue nationale est assortie d’une réglementation draconienne.Elle impose entre autres des amendes très sévères pour quiconque «signe un document rédigé dans une autre langue que la langue arabe, pendant ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions officielles».Si l’arabisation de l’Algérie n’a rien de contestable, on peut se demander ce qu’il adviendra alors du français qui a cours dans ce pays depuis plus de 150 ans.En effet, le français n’est pas la langue seconde que le pouvoir veut promouvoir auprès des Algériens.Dans une entrevue accordée au quotidien The Toronto Star, publiée il y a quelques jours, le ministre de l’Education déclare que c’est l’anglais qui a la préférence du gouvernement.Si le français «demeure une langue très utilisée en Algérie», pour reprendre une expression d’un diplomate algérien, tout indique que le gouvernement ne fera plus rien pour la soutenir.Juste au sud de l’Algérie, au Nigeria, c’est le contraire qui se produit.Le géant de l’Afrique veut se mettre au français.Au début de l’année, la junte militaire a annon-* * * cé qu’elle entendait faire de la langue de Molière la langue seconde de ce pays multilingue mais dont l’idiome commun est l’anglais.Cette annonce a de quoi faire saliver la Francophonie.Le regroupement de pays, dont plusieurs n’ont du français qu’une utilisation, pour le moins limitée, ne peut que se réjouir de voir un Etat de plus de 100 millions de personnes le rejoindre et ainsi grossir les rangs des locuteurs francophones, dont le nombre a plutôt tendance à stagner.Mais en y regardant de plus près, la décision nigériane apparaît d’abord et avant tout comme une opération politique qui sera sans lendemain.On soupçonne en effet la junte militaire de promouvoir le français uniquement dans le but de snober les membres du Commonwealth, qui ^’apprêtent, lors de leur sommet à Edimbourg, en octobre prochain, à condamner le régime putschiste pour ses violations des droits de l’homme.Plus concrètement, cette décision linguistique risque d’être impraticable sur le terrain.Des experts ont calculé que le Nigeria devrait embaucher au moins.15 000 professeurs de français pour la mettre en application.Où les trouver?Comment les payer?Voilà autant d’obstacles que le Nigeria devra franchir pour réaliser ce beau rêve.Au Rwanda, les deux langues officielles étaient jusqu’à tout récemment le kinyarwanda et le français.Mais voici que le nouveau gouvernement en poste depuis l’été 1994 a ajouté l’anglais.La raison est toute simple.Les nouvelles élites tutsies, qui occupent le pouvoir, ont passé 35 ans en exil dans les pays anglophones limitrophes avant de revenir chez elles à la faveur d’un conflit où la France a été accusée d’avoir armé l’ancien gouvernement hutn, responsable du génocide.Rien pour inciter les nouveaux dirigeants éduqués en anglais à renforcer les liens avec la Francophonie.Au contraire.Kigali développe des relations très étroites avec les régimes anglophones de la région et n’hésite pas à s'ingérer dans les affaires intérieures de certains voisins.Ainsi, la victoire de Kabila, au Zaïre, est en partie le résultat de l’aide de l’armée rwandaise «anglicisée» et de miliciens ougandais.Cela n’a pas manqué de faire naître la rumeur voulant que l’anglais sera bientôt une des langues officielles à Kinshasa.La nouvelle a été rapidement démentie, mais l’exemple rwandais plane toujours au-dessus des Zaïrois.Que faut-il penser de ces soubresauts linguistiques sur le continent africain?Une chose, pour l’instant: la langue française est en plein recul, et rien — surtout pas les éphémères et irréalistes projets nigérians — ne semble arrêter le processus.L’attrait de l’anglais n’est pas la seule cause de cette chute.Méditant sur l’avenir du français en Afrique, un commentateur du journal La Nation, de Cotonou, au Bénin, écrivait récemment que ce ne sont pas «les discours ni les génuflexions des prébendes de la Francophonie qui feront la pérennité de la langue française en Afrique, mais les œuvres des écrivains africains».Il soulignait hélas que ces œuvres étaient «systématiquement rejetées en France», mais traduites en anglais.«Et si nous sortions de la Francophonie?», disait-il.Il semble que certains pays soient déjà engagés dans cette voie.La langue française est en plein recul en Afrique METEO Montréal Nuageux sj) avec éclaircies.Max: 17 Min: 10 Québec Ciel variable.Max: 16 Min: 8 Détails, page B 4 INDEX Agenda B 6 Le monde .A 5 Annonces B 6 Les sports .B 5 Avis publics.B 4 Montréal .A3 Culture B 8 Mots croisés.B 4 Economie B 1 Politique .A4 Éditorial A 6 Télévision .B 7 www.ledevoir.com ÉCONOMIE La face cachée du redressement japonais, page B1 LES ACTUALITÉS L'analphabétisme progresse au Québec, page A 2 MONTRÉAL Bourque souhaite exporter le savoir-faire municipal, page A 3 Paccar écarte le Fonds de la FTQ La société américaine préfère maintenant financer par ses propres moyens la relance de Kenworth ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La multinationale Paccar se passera du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) pour la relance de l’usine Kenworth de Sainte-Thérèse.Paccar, qui doublera la capacité de production envisagée et haussera le coût de la modernisation de l’usine Kenworth de 53 millions de dollars, tel que prévu à l’origine, à environ 105 millions, préfère maintenant écarter le fonds syndical du montage financier et assurer par ses propres moyens le financement de cette relance.«La compagnie a fait savoir qu’elle investirait elle-même.Ils ont décidé de se financer autrement.C’est ce que je comprends», a indiqué, hier, le président de la FTQ, Clément Godbout.Dans l’entente dévoilée en décembre dernier, qui avait demandé des mois d’âpres négociations et qui a connu un dernier développement cet été, le Fonds de solidarité accordait à l’usine un prêt de 26,5 millions à un taux mini- mum de 7 %.Les gouvernements de Québec et d’Ottawa consentaient, pour leur part, un prêt sans intérêt de 13,5 millions.En outre, le gouvernement effaçait une dette de 4,5 millions contractée par l’usine.Le solde de l’investissement total de 53 millions, soit moins de dix millions, était assumé par Paccar.Le président de la FTQ a qualifié d’«attristante» la décision de Paccar de se passer de l’engagement du Fonds de VOIR PAGE A 8: KENWORTH De chasseur à gibier / % FRANÇOIS MORI ASSOCIATED PRESS Le paparazzi Jacques Langevin, mis en examen à la suite du décès de Lady Di, présentait l’une de ses photographies au président Jacques Chirac il y a un an.Langevin et six autres chasseurs d’images ont été inculpés hier d’«homicides et blessures involontaires» et de «non-assistance à personne en danger» par un juge français.Ils risquent des peines de trois à cinq ans de prison et des amendes variant entre 70 000 et 115 000 $.Diana, femme traquée, femme tuée À la suite du décès tragique de Lady Diana, une vague de commentaires et de réactions a déferlé dans les médias à travers le monde.Le Devoir publie aujourd’hui deux réflexions parues dans le quotidien français Le Monde.La première vient de Nadia Khouri-Dagher, journaliste et responsable du prix Presse 1997 de l’Association des femmes journalistes.La deuxième provient d’Alain Hamon, directeur de l’agence de presse Credo.NADIA KHOURI-DAGHER Une princesse est morte.Une femme est morte.Lady Diana a été tuée par les paparazzi, par la presse à scandales, a-t-on dit.Mais Lady Diana a peut-être été tuée par vous, par moi, par nous.Car cette mort tragique doit nous amener à nous poser cette question: avons-nous vraiment changé dans la manière de juger les femmes — et ce qui les identifie le plus en tant qu’êtres sexués: leurs amours — depuis le temps de Flaubert?Lady Diana n’est-elle pas morte parce que, à l’heure où des femmes sont devenues cosmonautes, chirurgiennes ou chauffeurs de bus, une paire de seins nus et les Avons-nous vraiment changé dans la manière de juger les femmes depuis le temps de Flaubert?amours d’une mère restent encore les plus vendeurs des sujets?Pourquoi, alors même qu’elle ne faisait plus partie de la famille royale, Lady Di continuait-elle d’attirer davantage les photographes illicites que son ancien époux, le prince Charles?Pourquoi étaient-ce les seins de Diana — ou les cuisses ou les épaules ou les jambes ou les bras ou n’importe quel bout de chair nue — que les paparazzi étaient avides de traquer, plutôt que les fesses nues du prince Charles?Pourquoi cette autre ancienne princesse royale, Sarah, a-t-elle subi la même traque médiatique après son divorce, alors que la vie amoureuses de celui qui avait été son époux, le prince Andrew, ne recevait pas VOIR PAGE A 8: DIANA Un mauvais procès ALAIN HAMON La mort de trois personnes sera toujours un drame, quels que soient leur âge, leur notoriété, leur condition sociale.Après celle de Diana, de son compagnon et de leur chauffeur — ay fait, quel âge avait ce dernier?Etait-il marié?Avait-il des enfants?Nous le dira-t-on?—.quelques-uns commencent à ouvrir le procès de «certains» photographes et d’«une certaine presse».Qu’est-à-dire?Serait-ce qu’il y aurait «une bonne presse» (dont, par parenthèse, on notera qu’elle ne satisfait pas toujours un lectorat en Ceux qui, dans nos rangs, s’offusquaient hier, ont profité eux aussi du sujet Diana baisse régulière) et «une mauvaise» (mais qui vend, donc qui a des lecteurs.)?Faudrait-il que les acheteurs de la seconde se voient finalement imposer une information convenue ou qu’on ne leur donne pas ce qu’ils réclament?D’ailleurs, toutes les formes de presse, un jour ou l’autre, font leurs choux gras des grands bonheurs et des petits malheurs des têtes connues de ce monde.La vérité, c’est qu’une fois encore, lorsque les journalistes français s’interrogent sur eux-mêmes, le débat est faussé.Dans le cas qui nous préoccupe, l’important n’est pas de savoir si des reporters doivent ou ne doivent pas suivre, dans les rues d’une ville, VOIR PAGE A 8: PROCÈS Sept paparazzi sont mis en examen, page A 5 ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette, page A 6 LES ACTUALITÉS Tiger ensorcellera-t-il le Royal-Montréal?¦ À lire, page B 5 La question partitionniste devant la Cour suprême Guy Bertrand a gain de cause MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA L) avocat Guy Bertrand a eu gain de cause.La question : controversée de la partition du territoire québécois sera soulevée devant la Cour suprême du Canada.Rien ne garantit toutefois qu’elle sera tranchée.La cour a autorisé l’avocat de Québec, à la mi-juillet, à ajouter des coupures de journaux et une quarantaine de résolutions municipales à saveur partitionniste au mémoire qu’il a présenté dans le cadre du renvoi fédéral sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance.Le plus haut tribunal du pays permet ainsi à M.Bertrand de soulever la question de la partition lors de sa plaidoirie qui pourrait avoir lieu, au plus tôt, en décembre.Les autres intervenants pourront lui répondre, mais rien ne les y oblige.La Cour demeure, elle aussi, libre de trancher ou non ce volet du débat En fait la seule obligation du plus haut tribunal du pays est de répondre aux questions posées par le gouvernement fédéral, à savoir si le droit canadien et le droit inter- VOIR PAGE A 8: PARTITION Guy Bertrand Enfants du ciel, grand prix des Amériques Le prix spécial du jury va à Homère, portrait de l’artiste dans ses vieux jours ODILE TREMBLAY LE DEVOIR En accordant hier soir, lors d’une cérémonie à la Place des Arts, le prix des Amériques aux Enfants du ciel de l’Iranien Majid Majidi, le jury du 21' FFM présidé par Jacqueline Bisset en a pris certains par surprise.Ce film iranien, malgré sa dynamique, sa fraîcheur, paraissait à certains calqué sur la formule iranienne de l’heure: un cinéma avec des enfants, collé au petit quotidien des milieux défavorisés, ne renouvelant guère la cinématographie nationale.N’empêche que le public s’est montré d’accord avec le jury puisque le prix Air Canada accordé au film le plus populaire lui a également été décerné, en plus du prix œcuménique et d’une mention de la Fipresci.Triomphe, donc, de l’œuvre iranienne hier soir.Le remarquable et brillamment dialogué Homère, portrait de l'artiste dans ses vieux jours de Fabio Carpi a récolté le grand prix spécial du jury, celui du meilleur scénario (et le prix de la critique Fipresci), tous honneurs hautement mérités tant ce film rigoureux et intelligent, porté par une performance de Claude Rich, appelait les récompenses.VOIR PAGE A 8: FFM LE FESTIVAL DES FILMS Dü MONDE Lire aussi en page B 8 I Passage réussi, un portrait d’Alan Rickman 778313000665 ;,A 2 L E I) E V (III!.I.K M E It C It E I) I :$ S E P T E M B It E I !» !l 7 L’analphabétisme gagne du terrain au Québec ?LES ACTUALITÉS* Le Congrès mondial de l’eau, à Montréal La baie de Missisquoi ternit l’image du Québec et du Canada Denis Paradis invite les Etats-Unis à saisir «l’urgence d’en arriver à une solution» pour décontaminer cette portion du lac Champlain Le Canada et le Québec se font une image de marque de leurs eaux limpides à l’étranger.Une image quelque peu égratignée, hier, à l’inauguration du neuvième Congrès mondial de l’eau, qui s’ouvrait dans la métropole.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Ils sont de plus en plus nombreux à quitter l’école avant même de maîtriser les rudiments du savoir comme , la lecture et l’écriture.Déçus de la perspective de sacrifier temps et éner-: gie à des études qui ne conduiront | peut-être nulle part, ils rejoignent allé-! grement les rangs croissants des | analphabètes québécois.Et dans la ; quasi-totalité des cas, ils ne saisiront | jamais l’occasion de compléter leur ! formation de base en français et en ! ; mathématiques.( I^s analphabètes de tous âges se ! ! comptent au nombre de 1 300 000 au ! I Québec cette année.En 1992, ces sta-; ; tistiques étaient de 900 000.Le phéno-; 'mène est donc en croissance.Et seu-I 'lenient 2 % d’entre eux sont inscrits à U des activités qui leur permettraient de ; » sortir de l’ignorance.; ; ; C’est ce qu’on dévoilait hier au lancement du fonds d’aide à l’analphabé-i vtisme, mis sur pied cette année par la I -Fondation québécoise de l’alphabétisation.Le fonds vise à fournir des bourses aux personnes ou aux groupes qui présenteront des projets de soutien aux analphabètes dans leur démarche pour chercher de l’aide.Puisque la fondation n’offre pas de formation, ces projets, qui seront approuvés par un comité d’attribution des bourses, pourront prendre la forme de services de garde, de services de transport pour se rendre aux cours, de formation de groupes vivant des problématiques particulières comme celle des mères adolescentes, etc.Selon Mehran Ebrahimi, chargé de cours aux HEC et qui s’est spécialisé dans l’étude comparative des systèmes d’éducation dans différents pays du monde, la situation du Québec en la matière est déplorable.«Cela se compare à la situation des pays du Tiers-Monde», dit-il, lui qui offre un soutien bénévole à la cause de la fondation.Si le Canada est l’un des pays au monde qui dépense le plus dans son système d’éducation, dit-il, il s’alourdit d’une bureaucratie inefficace, qui souffre aussi d’une planification «marchande et affairiste».A titre de comparaison, Cuba, l’Allemagne et le Japon comptent sur des taux d’analphabétisme quasi inexistants.Ici, les statistiques concernant l’analphabétisme sont affligeantes.On dit qu’un enfant québécois sur quatre court le risque de devenir analphabète.De l’ensemble des analphabètes québécois, 51 % gagnent moins de 10 000 $ par année.La pauvreté, avec le manque de valorisation de l’éducation, et un certain manque de souplesse de l’école traditionnelle, est un facteur majeur qui mène à l’ignorance.Chez les jeunes, la situation est aussi alarmante.10 % des jeunes Canadiens de 16 à 25 ans sont incapables d’effectuer des opérations arithmétiques simples, selon les données de Statistique Canada.10 % ne peuvent utiliser l’information contenue par exemple dans un formulaire de paie, une demande d’emploi ou un horaire de transport.11 % sont incapables de comprendre l’information contenue dans les journaux, comme les éditoriaux ou les manchettes, les ouvrages scientifiques, etc.Pourtant, les exigences posées par le milieu de travail sont grandissantes.Au Québec, depuis 1990, selon M.Ebrahimi, 300 000 emplois exigeant une scolarité inférieure ont disparu, remplacés par 350 000 emplois nécessitant des diplômes collégiaux ou universitaires.«À ce rythme, d’ici l’an 2000, 70 % de la main-d'œuvre québécoise n 'aura pas reçu de formation professionnelle structurée et le nombre d’analphabètes ira grandissant», conclut-il.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le représentant du gouvernement fédéral délégué à l’inauguration du neuvième Congrès mondial de l’eau, Denis Paradis, député de Brome-Mis-sisquoi, a invité hier, du h^ut de cette prestigieuse tribune, les Etats-Unis à saisir «l’urgence d’en arriver à une solution» pour décontaminer la baie de Missisquoi, sur le lac Champlain, engluée d’algues vertes en raison d'un excès de phosphore.Parlant des problèmes et des conflits soulevés par les besoins en eau un peu partout dans le monde, le député de cette région venait déclarer que «l'interdépendance des problèmes doit nous amener à regarder l'interdépendance des solutions».Mais quittant soudainement le terrain des principes, celui qui venait accueillir au nom d’Ottawa les 1200 délégués des quelque 100 pays représentés à ses assises internationales dans la métropole devait soudainement appliquer cette logique au cas du lac Champlain, qui baigne les deux pays et son comté.Il devait aussi inviter le commissaire Pierre Béland, de la Commission mixte internationale, qui venait de proposer la CMI comme modèle de gestion de conflits en matière d’eaux internatio- nales, à appuyer les doléances de la population riveraine de la tête du lac Champlain, aux prises une fois encore avec la prolifération des algues vertes.En marge de cette conférence, où le Québec et le Canada vantent la qualité de leurs eaux et l’expertise de leurs gestionnaires privés et publics, le député Paradis s’est publiquement indigné de ce que les 3000 habitants de la municipalité de Bedford soient actuellement privés d’eau depuis 12 jours en raison de l’engluement spectaculaire de la baie.Mais le député fédéral devait plaider aussitôt pour que les Américains s’attaquent à un aspect secondaire du prpblème, soit la jetée construite par les Etats-Unis, il y a 35 ans, au lieu de construire un pont au-dessus de la baie.Cette jetée agit actuellement comme un barrage qui retient le phosphore rejeté par les rivières canadiennes et américaines, qui rejettent d’importantes charges de phosphore d’origine agricole et municipale.L’enlèvement de la jetée et son remplacement par un pont, un projet d’une valeur globale de 35 millions, ouvrirait la baie et réduirait son taux de phosphore par effet de dilution.Le député Paradis se dit conscient du fait que cette solution apporterait plutôt un répit à la baie et qu’elle n’aurait pas l’effet permanent d’une attaque en règle contre les causes du problè- me, une attaque qu’il préconise mais en pointant tout le monde à la fois afin de ne braquer personne en particulier.Il pointe ainsi certaines villes, comme Philipsburg, qui ne traitent pas encore leurs eaux usées.Le bassin de la baie de Missisquoi abrite des deux côtés de la frontière un certain nombre d’établissements d’élevage agricole, dont les fumiers sont évidemment riches en phosphore.Mais cette région est surtout une région de cultures intensives, notamment pour le maïs, ce qui pourrait en faire le détonateur d’une éventuelle guerre des engrais chimiques, après celle du porc.Habile politicien, le député semble vouloir éviter à tout prix une remise en question de l’usage massif des engrais chimiques et des pesticides à l’échelle provinciale: il préconise plutôt une éventuelle «réglementation régionale», si tous en conviennent! L’ancien ministre de l’Environnement fédéral, Sergio Marchi, a mis sur pied l’an dernier, raconte-t-il, une «table de concertation» où se retrouvent, côte à côte avec Ottawa, Québec, les agriculteurs, les municipalités et même un observateur du gouvernement américain.La décontamination temporaire de la baie de Missisquoi par l’enlèvement de la jetée, devenue le bouc émissaire de cette pollution régionale, a même été inscrite à l’agenda de la dernière rencontre au sommet entre le président Bill Clinton et le premier ministre Jean Chrétien, a précisé M.Paradis.S’il souhaite l’appui de la CMI dans ce dossier, le député Paradis ne veut pas saisir officiellement la commission, de crainte d’imposer au dossier un trop long détour.Il préfère, à ce stade-ci du moins, une «solution bilatérale» et plus précisément que Washington débloque rapidement les 35 millions pour le remplacement de la jetée par un pont Les difficultés rencontrées par les riverains dans la baie de Missisquoi donnent, en réalité, une petite idée des défis auxquels s’attaque le neuvième Congrès mondial de l’eau.Le thème du congrès, «Perspectives sur les ressources en eau au 21' siècle, conflits et opportunités», aborde de front les pénuries, la pollution, les besoins en irrigation, en production hydroélectrique, et les impacts environnementaux de ces facettes de l’activité humaine.Le président du comité organisateur de la conférence, Aly M.Shady, devait résumer l’urgence de solutions viables en termes lapidaires: «Les eaux douces de la planète sont dans une situation très précaire en cette fin de siècle, a-t-il dit.Plus de 300 millions de personnes font face à des pénuries chroniques d’eau et des centaines de millions d'autres vivent sous la menace constante des inondations ou des sécheresses sévères.Plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à des eaux salubres et le double, deux milliards, sont tout à fait démunies en matière de services sanitaires.Cette situation provoque la mort de millions de personnes chaque année.La pollution frappe par ailleurs la majorité des grandes rivières de la planète.En réalité, la situation est non seulement alarmante mais d'autant plus préoccupante que la conscience de ces problèmes est loin de correspondre à la gravité des problèmes.» ?CARRIERES ET PROFESSIONS* Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ) Directeur/trice général/e Fondé en 1986, le RCAAQ est une association sans but lucratif regroupant 54 centres d'artistes sur l'ensemble du territoire québécois et constitue une force majeure dans le développement des arts visuels actuels.C’est un organisme qui travaille au développement des centres d’artistes en plus de défendre leurs droits.Le/la directeur/trice général/e est responsable de la gestion quotidienne et de la supervision des employés.Elle/il est appelé/e à représenter le RCAAQ.La rédaction de demandes de subventions, de rapports et de mémoires fait également partie de ses tâches régulières.La personne retenue devra posséder une formation universitaire, une expérience de trois à cinq années dans la gestion d’un organisme culturel et démontrer sa capacité à travailler en étroite relation avec un conseil d’administration et à diriger une petite équipe de travail.Elle doit posséder une parfaite maîtrise du français oral et écrit.Entrée en fonction: 6 octobre 1997 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec 3995, rue Berri, # 100, Montréal (Québec) H2L 4H2 au plus tard le vendredi 19 septembre à 17h.MÉDECINS POSTES AVANTAGEUX POUR MÉDECINS INTÉRESSÉS À TRAVAILLER À MONTRÉAL, QUÉBEC, CHICOUTIMI, RIVIÈRE-DU-LOUP ET VAL D’OR AU SEIN D’UNE ÉQUIPE MULTIDISCIPLINAIRE «v Rémunération R.A.M.Q.C Privilèges pour le dépassement de 50 patients par jour O Avantages pour médecins payé(e)s à 70 % C Frais de bureau équivalents à 7 % C Possibilité d’association C Excellentes conditions de travail RENSEIGNEMENTS Dannie Beaulieu: (514) 491-0030 France Pomerleau: (418) 653-1564 OMBUDSMAN Sous l’autorité directe du Conseil d’administration et conformément au règlement n” 16, l’ombudsman reçoit les plaintes des membres de la communauté universitaire qui se croient lésés par les mécanismes administratifs de l’Université ou victimes de discrimination ou de toute autre forme d’injustice concernant leur personne, leur état ou l’exercice de leurs fonctions dans les cas où tous les autres mécanismes réguliers normalement à leur disposition ont été préalablement épuisés sans succès (conventions collectives, protocoles de travail, règlements de l’Université, etc.).L’ombudsman peut agir à titre de médiateur en cas de conflits entre des personnes ou des groupes, à la demande des officiers de l’Université.De manière à assurer son impartialité complète, l’ombudsman n’est membre d’aucun syndicat ou association d’employés de l’Université.Un contrat de travail quinquennal établit ses conditions d’emploi.EXIGENCES Les candidates et candidats doivent : • être titulaires d’un diplôme universitaire de 2* cycle • posséder 15 années d’expérience reconnue • posséder les qualités suivantes : jugement, diplomatie, réceptivité • avoir une connaissance appropriée des structures académiques et administratives de l’Université du Québec à Montréal, du réseau de l’Université du Québec et de l’ensemble du réseau universitaire québécois.TRAITEMENT Selon la politique salariale des cadres de l’Université du Québec à Montréal.L’UQAM souscrit à un Programme d’accès à l’égalité des femmes en emploi.DATE LIMITE Votre candidature, accompagnée d’un curriculum vitæ complet, doit parvenir avant 17 heures, le 8 septembre 1997 à M.Daniel Hébert, directeur du Secrétariat des instances, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL, C.P.8888, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C3P8.L'UQAM: tout pour réussir Université du Québec à Montréal r L’Université de Moncton, fondée en 1963, est une université de langue française.Elle regroupe trois constituantes situées dans les principales régions francophones du Nouveau-Brunswick, soit à Edmundston, à Moncton et à Shippagan.L’Université sollicite des candidatures pour le poste suivant : Vice-rectrice ou \ice-recteur Cnil re mihn silaiie Saint-I.ouis-Maillcl Fonctions : L’objectif premier de ce poste est l’administration, la planification, le développement et la supervision du personnel et des biens de la constituante d’Edmundston.Vous serez le premier administrateur de la constituante.Sur le plan hiérarchique, vous relèverez directement du recteur et le représenterez au sein de cette constituante.Vous assisterez, sur votre campus, les vice-recteurs, le secrétaire général et les autres administratrices et administrateurs du réseau dans l’accomplissement de leurs tâches respectives.En outre, vous aiderez le recteur dans l’administration de l’Université et plus particulièrement dans celle de la constituante.Vous transmettrez également au recteur les recommandations de la constituante et le tiendrez au courant des activités et des projets en cours.Qualifications : Toute personne intéressée à soumettre sa candidature doit, de préférence, être titulaire d’un doctorat ou de l’équivalent.Les personnes ayant une maîtrise jumelée à une grande expérience en gestion ainsi qu’à une bonne connaissance du milieu universitaire et de son fonctionnement seront également considérées.De plus, vous maîtrisez la langue française, tant à l’oral qu’à l’écrit, et êtes en mesure de vous exprimer de façon satisfaisante en anglais.Mandat, traitement et entrée en fonction : Il s'agit d'un mandat de cinq ans débutant le 1" janvier 1998.Le traitement est établi selon la formation et l’expérience.Veuillez faire parvenir, avant le vendredi 3 octobre 1997, votre curriculum vitæ détaillé, un dossier professionnel complet ainsi que le nom et l’adresse de trois personnes pour références au Cabinet du recteur, Université de Moncton, Moncton (Nouveau-Brunswick) E1A 3E9.UNIVERSITE DE MONCTON Un accent, sur le savoir A Ce poste est offert également aux femmes et aux hommes.Conformément aux exigences relatives à l’immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents seulement.ARRIÈRES R O F E S S I O N S le Devoir Pour réservation publicitaire, composez 985-331 6 ou 1 -800-363-0305 télécopieur 985-3390 Transplantation pulmonaire refusée L’hôpital Laval reconnaît qu’il manquait de personnel PRESSE CANADIENNE Québec — L’hôpital Laval, à Sainte-Foy, reconnaît que c’est le manque de personnel médical qui l’a contraint, il y a un mois, de refuser d’effectuer une transplantation pulmonaire.Le directeur des services professionnels de l’hôpital Laval, le Dr Julien Veilleux, admet que l’établissement n’a pu procéder à l’intervention chirurgicale parce que l’équipe de spécialistes de Toronto qui supervise les transplantations était en vacances.M.Veilleux affirme aussi qu’il y avait des receveurs compatibles sur la liste d’attente de rétablissement De son côté, Québec Transplant a indiqué qu’un des deux poumons offerts à l’hôpital Laval n’avait pu être utilisé.Les démarches effectuées auprès d’autres centres de greffes au pays sont demeurées vaines.Le vice-président de la CSN, Roger Valois, avait dénoncé cet incident lun- di et demandé l’intervention urgente du ministre de la Santé, Jean Rochon.C’est M.Rochon qui avait annoncé l’automne dernier le transfert du programme de greffes pulmonaires de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, au centre hospitalier de Sainte-Foy.Cette décision avait d’ailleurs soulevé la colère des patients en attente d’une greffe qui étaient soignés à Montréal, de même que ceux de l’hôpital Notre-Dame, qui avait réussi à développer une expertise dans le domaine.L’hôpital Laval est tout de même devenu, depuis la mi-janvier, le centre de transplantation pulmonaire au Québec.Mais faute de médecins possédant une expérience suffisante dans le domaine, on a fait appel à des spécialistes ontariens pour encadrer le travail de l’équipe médicale de Laval.Et plusieurs mois après la mise en place du programme, aucune transplantation n’y a encore été effectuée.E N Refonte de la charte montréalaise (Le Devoir) — Le conseil municipal de Montréal a décidé de créer une commission spéciale pour procéder à la refonte de la charte, soit la loi constitutive de la Ville de Montréal.Au cours des prochains mois, une consultation publique sera organisée.La commission devra faire rapport au plus tard le Ier février prochain.Ces travaux découlent d’une décision du gouvernement du Québec de ne pas accéder à la demande du maire Pierre Bourque de modifier les pouvoirs des instances municipales mais plutôt d’enclencher des travaux de refonte.Le maire Bourque avait fait cette revendication après que la Cour supérieure eut statué en janvier dernier que le maire de Montréal ne peut révoquer des membres de son comité exécutif.Accord de coopération (Le Devoir) — L’École du Louvre de Paris et l’Université de Montréal viennent de signer un accord de coopération qui leur permettra de multiplier les échanges dans le domaine de la muséologie.Cette entente permettra à des étudiants québécois d’obtenir des crédits d’une grande école française et donnera l’occasion à des étudiants français d’acquérir une expérience nord-américaine.Dans le cadre de cette entente, des étudiants québécois et français pourront mener des projets d’études dans une des BREF deux institutions et dans différents musées.Un programme de séminaires et de conférences conjointes est établi pour trois ans.Congrès international aux HEC (Le Devoir) — C’est à l’École des hautes études commerciales (HEC) que se tiendra demain et vendredi le huitième congrès annuel de l’Association francophone de gestion des ressources humaines, une association scientifique qui tient ses assises pour la première fois à l’extérieur de l’Europe.Les participants proviennent des grandes écoles de gestion et des instituts d’administration de France, de Belgique, de Suisse et du Québec, et plus de 142 communications sont prévues au programme.Sauvetage au mont Saint-Hilaire (PC) — Les pompiers ont secouru hier un adolescent de 17 ans qui était porté disparu depuis lundi soir, au mont Saint-Hilaire, en Montérégie.L’adolescent était parti faire une excursion avec trois camarades au mont Saint-Hilaire, dans un secteur interdit appelé la falaise Dieppe.Il est resté coincé à un endroit où il ne pouvait plus descendre.Le travail des pompiers a duré plusieurs heures.L’adolescent n’a pas été blessé mais a souffert du froid.i 4 < L E I) E V 0 I R , L E M E R C R E I) I :) S E I1 T E M R R E I !M) 7 A » -?LE DEVOIR - - MONTREAL Gestion de l’eau Bourque souhaite exporter le savoir-faire municipal Le maire croit même possible de vendre de Veau aux villes de la rive nord et de la rive sud LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le maire de Montréal, Pierre Bourque, entend désormais mettre en valeur les services municipaux responsables de la gestion de l’eau dans sa ville afin de vendre leur expertise à l’étranger et l’eau qu’ils produisent aux «villes de la rive nord et de la rive sud» et aux autres voisines de l’île qui ne s’abreuvent pas encore à la méga-usine Des Baillets.M.Bourque a fait ces déclarations en marge du Congrès mondial sur l’eau, qui débutait hier dans la métropole où les délégués ont été accueillis par le premier magistrat.Le Devoir a voulu savoir comment le maire de Montréal réagissait aux propositions de Québec, divulguées vendredi dernier en vue du débat de l’automne sur l’éventuelle politique provinciale de l’eau.Dans ce document, Québec dit vouloir écarter définitivement la privatisation des services d’eau de sa métropole et même toute cession partielle des responsabilités.Le gouvernement veut préserver l’expertise des services municipaux montréalais, qui exploitent depuis 25 ans une des plus importantes usines de filtration au pays, pour la vendre aux autres grandes villes assoiffées du monde.Réagissant à cette proposition gouvernementale inscrite à l’opposé du projet de privatisation qu’il avait lancé, il y a presque deux ans, le maire Bourque s’est dit «tout à fait d'accord avec ça».«Il ne s'agit pas de privatiser, a-t-il poursuivi.Mais on peut faire des partenariats avec le secteur privé et vendre notre expertise», notamment dans les pays d’Amérique latine.M.Bourque a poursuivi en disant que Montréal entend revoir ses coûts de production et de distribution, inciter ses citoyens à faire des économies et «faire un meilleur marketing pour éventuellement conquérir des marchés».«Nous pourrions notamment vendre à d’autres villes, a ajouté le maire de Montréal, y compris à des villes de la rive nord et de la rive sud.Ce serait mieux que de construire de nouveaux équipements», en raison des «équipements de haut calibre».«On pourrait produire plus, a renchéri M.Bourque, qui vend déjà de l’eau à plusieurs villes voisines.Mais il faudrait revoir notre mise en marché» si on veut stimuler cette production pour la rendre rentable.Sans donner plus de détails, le maire de Montréal mentionne qu’«éventuellement, Charlemagne» pourrait devenir une première cliente hors de l’île.Pierre Bourque, qui a fait partie de plusieurs délégations à l’étranger avec des firmes d’ingénierie d’ici, estime que le concours de Montréal est souvent déterminant pour elles car les villes ont tendance à faire confiance à une autre ville, a-t-il dit, qui peut alors introduire ses «partenaires».Le maire Bourque semblait quelque peu amer d’avoir perdu le siège social du Conseil mondial de l’eau, qui verra le jour officiellement ce matin en marge des travaux du neuvième Congrès mondial de l’eau.Ce conseil s’établira à Marseille.Le prochain défi, auquel il s’active, consistera à obtenir le Secrétariat permanent de l’ONU sur la désertification, une question intimement liée à la gestion de l’eau.Bonn est actuellement le principal concurrent de Montréal avec des arguments de poids, comme l’offre gratuite de locaux et du secrétariat au futur organisme.Montréal, précise son maire, misera plutôt sur la masse critique d’organismes internationaux comme le Secrétariat sur l’eau, d’universités, d’institutions et de firmes spécialisées dans ce domaine, la sécurité et la qualité de vie de sa ville.Il dit compter sur l’appui actif d’Ottawa et de Québec dans ce dossier.«Plantage de preuves» dans l’affaire Matticks La commission Poitras s’intéresse à l’auteur de «l’idée» ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE La commission d’enquête sur la Sûreté du Québec s’est demandé, hier, si la direction de ce corps policier a cherché à savoir si l’un des responsables des perquisitions menées chez le clan Matticks, en mai 1994, n’avait pas comploté pour qu’un document incriminant les Matticks se retrouve parmi les documents saisis.Des questions à ce sujet ont été posées au directeur général adjoint Gilles Falardeau qui a supervisé les enquêtes internes sur les irrégularités policières commises dans la foulée de l’affaire Matticks.L’enquête interne a démontré qu’un document incriminant saisi en matinée à un endroit a été acheminé au quartier général de la SQ en mi-journée et que ce même document a été retrouvé lors d’une perquisition complétée en après-midi.«Il a fallu que quelqu'un apporte les documents à ce dernier endroit», a expliqué M' Richard Masson, procureur de la commission.Après avoir affirmé que l’inspecteur-chef Francis Pelletier avait enquêté là-dessus, M.Falardeau a indiqué que le responsable de la perquisition qui a permis de retrouver le document incriminant, en après-midi, était l’agent Mario Morrisette.«Il a refusé de rencontrer l’inspecteur-chef Pelletier et de répondre à ses questions», a ajouté M.Falardeau.«Il n'était qu'un simple agent.Qui a eu cette idée?», a demandé M Masson.M' Daniel Rochefort, qui représente les officiers de la SQ, a prié les membres de la commission de ne pas permettre cette question, faisant valoir que M.Falardeau n’était pas le témoin approprié pour y répondre.UNE S PERLES .DÉE des nus CULTIVEES «v 1- V" V' X \ Le plus grand choix au Québec.•v % T Perla rta i «s V.H «4 v X du mil a Perles Noires de Tithiri égolensenr disponibles.à partir de UtfiKJ f LE PARCHEMIN N* -‘v .1.- - DEPUIS 19 6 6 Nos diamants et pierres précieuses sont sélectionnés par le laboratoire Gemmologique du Canada.Mezzanine, MÉTRO Berri UQAM, 1500, rue Berri Montréal 845-5243 sans frais 1-800-667-6878 La commissaire Louise Viau a indiqué qu’il importait de savoir si la direction de la SQ, en l’occurrence le coordonnateur Falardeau, avait cherché à trouver l’auteur de cette idée.M.Falardeau a expliqué que le rapport policier soumis au procureur de la Couronne avait conclu qu’il y avait eu «plantage» de preuves, mais qu’il serait impossible de démontrer qui en était l’auteur.«Qui a fait le transit du document?S'est-on interrogé là-dessus?», a insisté M’’ Masson.«Morissette était soupçonné», a répondu M.Falardeau.«Mais il était un simple agent.D’ou venait l’idée?», a demandé M' Masson.«Il est évident que l’agent Morissette a fait plusieurs appels téléphoniques et qu’il est sorti de l'appartement où se déroulait la perquisition pour faire certains appels.A ce sujet, les gens du centre d’opération [Mario Laprise, Robert Auger, Michel Boulerice] ont été interrogés», a signalé M.Falardeau.«Leurs souvenirs étaient très mitigés sur qui avait pris les appels de Morissette et ce qui avait été discuté», a-t-il ajouté.M' Masson devrait revenir sur ce point aujourd’hui.Par ailleurs, sans en tirer de conclusion pour l’instant, Me Masson a mentionné que des 12 dossiers dérobés au juge Bonin — chargé d’enquêter sur les entraves subies par les enquêteurs de la SQ sur les ratés de l’affaire Matticks —, aucun ne lui avait été transmis par M.Falardeau.Finalement, c’est aujourd’hui que le conseil des ministres devrait annoncer sa décision quant à la demande de prolongation présentée par la commission Poitras.Celle-ci demande de poursuivre ses travaux jusqu’en juillet 1998, ce qui constituerait un ajout de sept mois au calendrier initial qui fixait l’échéance au 30 novembre 1997.démonstratj & M
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