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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1997-09-06, Collections de BAnQ.

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5' WVp.I &S33® .i rXvv!aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans I.e Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 lieutenant-colonel dans l’armée américaine, elle secrétaire dans un bureau de l’armée à Bangkok.Ayant failli périr à plusieurs reprises, Earl gardera toujours un souvenir aigu de la guerre, et c’est en l’honneur de son meilleur ami là-bas, Nguyen Phong, un soldat de l’armée du Sud-Vietnam surnommé Tiger en raison de sa fougue, que son fils sera officieusement rebaptisé.Ce n’est qu’à 42 ans, à son retour aux États-Unis, que le paternel Woods joue au golf pour la première fois, sur un terrain de l’armée.Aussitôt, il a la piqûre.Mais à l’époque, l’adhésion aux clubs de golf, la pratique de la discipline elle-même sont encore largement réservées aux Blancs.Autant par attrait pour le sport que par dépit — et volonté d’éliminer les barrières raciales —, Woods décide donc que son fils sera un grand golfeur.Cette intention ne relèverait évidemment que du vœu pieux si Earl Woods n’avait un enfant prodige entre les mains.Encore dans sa poussette, Tiger observe pendant des heures son père claquer des balles sur un matelas installé dans le garage du domicile familial.Avant même de marcher, il sait manipuler les bâtons.A deux aqs, toujours en couches, il arpente déjà les allées avec Earl.A trois ans, sa maîtrise est renversante: dans des compétitions, il bat régulièrement des enfants de 10 et 11 ans.Un jour, il joue neuf trous et rapporte une carte de 48! Avant même d’avoir cinq ans, il réussira un premier oiselet, négociant en deux coups un trou de 91 verges à normale 3.La télévision ne tarde pas à remarquer le phénomène.Tiger passe à Good Morning America, à That's Incredible!.Au Mike Douglas Show, où on l’invite à un concoure amical de putts avec le comédien et grand golfeur devant l’Éternel Bob Hope, le petit, qui n’a que trois ans, montre qu’il n’a pas que du talent, mais aussi de l’audace et de la prescience: «Un jour, je vais battre Jack Nicklaus et Tom Watson», lance-t-il.Au fil des ans, les succès s’accumulent, à en devenir redondants.En 1991, à 15 ans, il devient le plus jeune golfeur de l’histoire à remporter le championnat junior amateur des États-Unis, exploit qu’il répète les deux années suivantes.En 1994, il décroche le titre national de champion amateur, qu’il conserve en 1995 et 1996, devenant le seul à jamais avoir réussi le triplé.Ce faisant, Tiger Woods aide l’Université Stanford, où il étudie, à remporter le championnat de golf de la NCAA II pourrait y poursuivre sa formation, mais la pression se fait de plus en plus forte [jour qu’il passe chez les pros, notamment celle des médias qui lui posent la question à chaque détour et des commanditaires qui lui font miroiter d’alléchants contrats.Ses parents ont toujours prôné la vertu des études mais, en même temps, l’ont constamment laissé libre deges décisions, y compris celle de jouer au golf.FiijbaodWK)96, c’est chose faite.Le Tigre devient profes-sionnètêfaniserit comme tel au Greater Milwaukee Open.Quelcftfflptcmaines plus tard, le fracas de son entrée dans le granamonde prend son sens avec des victoires au las Vegas Invitational et à la classique Disney.Parallèlement, il forme une société avec son père afin de gérer sa nouvelle fortune assurée par Nike, mais aussi par Titleist, Rolex, American Express et d’autres dont il devient porte-étendard.En décembre, Sports Illustrated le consacre athlète de l’année, choix d’autant plus percutant que le sprinter Michael Johnson vient tout juste de survoler les Jeux d’Atlanta.Cette année, sa première saison complète sur le circuit, a confirmé les attentes.Vainqueur de quatre tournois, dont le prestigieux Masters — une carte record de -18, 12 coups devant son plus proche rival! —, Woods domine à ce jour plusieurs catégories de la PGA, dont celle des bourses avec des rentrées de 1,95 million.Et le jeune homme semble conserver un calme qui n’a d’égal que ses ambitions.«Je veux seulement être moi-même», racontait-il encore cette semaine; mais cela ne l’a pas empêché de dire, lui dont certains ont comparé un peu abusivement l’influence à celle qu’eut Jackie Robinson en son temps, qu’il pouvait contribuer à changer la société autant qu’un Muhammad Ali.La barre est haute.Financièrement, toutefois, l’impact est là.La PGA s’attend à des revenus records pour 1997, sans parler des futurs droits de télévision.Partout où Woods passe, les assistances sont en hausse.Et selon le magazine Fortune, Nike devrait enregistrer cette année des revenus de 180 millions pour sa seule section golf, une hausse de 60 % par rapport à 1996; tout ça parce qu’un homme de 21 ans tirbo-re en permanence le swoosh.Tiger Woods a tout de même soulevé des questions.Ainsi, s’il a créé une école de golf à l’intention des jeunes Noirs en Floride, il reste que son principal bailleur de fonds continue d’exploiter des sweatshops, ces usines aux conditions de travail à la limite de l’inhumanité, en Asie du Sud-Est.De même, il ne semble pas avoir aimé les tentatives de récu|)ération de son statut à des fins de promotion raciale, aussi nobles fussent-elles; un quart Noir, un quart Chinois, un quart Thaï', un huitième Amérindien et un huitième Blanc, il persiste à dire «je suis Américain, c'est tout».Dans le passé, plusieurs jeunes merveilles sportives, de Jennifer Capriati à Mike Tyson, ont mal tourné à la suite d’une gloire trop vite obtenue.Mais ce Tigre ne semble pas de papier et, pour le moment, paraît avoir la tête suffisamment froide pour éviter ce piège.On verra bien, mais retenons la candeur: «Imaginez, disait-il l’an dernier, j'ai 20 ans et je fais ce que j’aime le plus au monde.» Et, aurait-il pu ajouter, fort bien payé pour le faire. C 14 I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M V.I) I (i V.T I) I M A X (’ Il K S K I’ T K M It It K I «I it 7 -» LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU Lèse-ex-majesté En ce jour de deuil interplanétaire où environ 200 milliards d’humains — allez savoir, le chiffre gonfle sans cesse comme un cœur gros — se sont branchés sur le câble ou les oreilles de lapin pour réfléchir à la mort, cette grande faucheuse qui nous rend fous égaux, comme l’a si justement dit B.Derome, la politesse recommanderait que nous nous tenions à l’écart de toute controverse.Mais que voulez-vous, le sport, c’est la vie qui continue.De toute manière, si scandale il y a, le bal aura été parti ailleurs qu’ici.En Ecosse, particulièrement, et le coupable pour fins d'opprobre public n’est ni un paparazzo, ni un patron de presse, ni un chauffeur resté insensible aux enseignements d’E-duc’alcool, ni même une famille royale sourde aux appels de son peuple.Le coupable s’appelle Jim Farry.Il est directeur de la Fédération écossaise de football (SFA).Mercredi, il a insisté pour que le match de qqalifica-tion pour la Coupe du monde Ecosse-Bélarus, initialement prévu pour aujourd’hui, ait lieu quand même.Imaginez.Un crime de lèse-ex-majesté.En Grande-Bretagne, le samedi est la journée du foot.Mais tous les clubs se sont entendus pour observer une trêve à l'occasion des obsèques de la princesse — les stades auraient certainement été vides de toute façon.Le cricket fait aussi relâche.Seuls sont à l’œuvre les athlètes britanniques se produisant à l’étranger, notamment au US Open de tennis et aux championnats du monde d'aviron, en France.Farry a donc, c’était couru, déclenché un tollé.La presse britannique a parlé de «fureur publique».Trois des joueurs vedettes de la sélection écossaise, Ally McCoist, Gordon Durie et Andy Goram, ont annoncé qu’ils ne joueraient pas.Le premier ministre Tony Blair s’est même joint au concert en pressant la SFA de demander à la Fédération internationale de football de remettre le match à demain.Ce qui fut finalement fait Mais dans les histoires de morale, et Dieu sait que les pharisiens prompts à pointer le doigt en ont vociféré un coup cette semaine, une solution ne suffit pas.Il faut accuser, lyncher, obtenir des têtes.Ça fait du bien par en dedans.Dont acte.Le législateur Jimmy Hood: «La nation entière est en colère.Si ce n’est pas un cas de démission, qu’est-ce qui en est un pour la SFA?» Donald Findlay, le vice-président des Glasgow Rangers, premier club d’Ecosse, a pour sa part exigé la tenue d’une enquête.«Cette histoire a mis le pays en colère et dans l’embarras.Nous avons droit à des explications complètes, honnêtes, franches et détaillées.» Quant à Farry, il a refusé de coiffer le bonnet d’âne.«Je ne vois aucune raison de présenter des excuses.Ni de démissionner», a-t-il répliqué.Vous savez quoi?Si ça se trouve, Jim Farry est un renégat, un sans-cœur et un égoïste.Ou pire encore, un séparatiste.?C’est confirmé: le vénérable Gordie Howe, 69 ans, fera un «retour au jeu» avec les Vipers de Detroit de la Ligue internationale de hockey, le 3 octobre prochain.Il réalisera ainsi son vieux rêve, et celui de sa charmante épouse Colleen, de jouer au hockey professionnel dans six décennies différentes.Grand bien lui en fasse.Au printemps dernier, Howe avait failli faire un tour de piste avec le Crunch de Syracuse de la même LIH, mais le projet avait été abandonné parce que le Crunch, éventuel gagnant de la coupe Turner, était alors en pleine course aux séries.Nous avions alors eu l’occasion de souligner le ridicule de la chose.Cette fois, au delà du geste lui-même — il ne fera qu’une seule présence sur la patinoire —, ce sont les propos de M.Howe et de sa douce moitié qui nous éclairent sur la haute estime dans laquelle ils tiennent les amateurs de sport «Ce n’est pas un retour au jeu», a-t-il dit Ah bon?On pensait pourtant que.«Ce ne sera pas le Gordie Howe d'autrefois», a-t-il dit.Tiens donc.«Le sport n’est pas que du sport.C’est vraiment du show-business.Vrai?», a-t-elle dit.Le cirque aussi, madame.Mais le clou reste la réponse que M.Howe a servie au reporter qui lui demandait s’il ne craignait pas que cette apparition nuise à son image: «Non, non.Ce qui a terni mon image, c'est l’argent que j’ai gagné.J’ai obtenu autant d’argent en quatre ans avec Houston [les Aeros, de l'Association mondiale] qu’à mes 18 dernières années avec Detroit.» Il y en a, à commencer par Carl Brewer, qui ont dû avaler leur café de travers en lisant cela.Ancien défenseur des Leafs et des Wings, Brewer était l’un des leaders du mouvement d’«émancipation» des joueurs de la LNH dans les années 1960.Dans Net Worth, il raconte combien les exigences salariales démesurément basses de Howe — il acceptait parfois un coupe-vent des Wings comme boni de signature — avaient retardé pendant des années l’établissement d’un semblant de justice financière entre joueurs et propriétaires au hockey professionnel.Apparemment, l’homme se sent encore coupable d’avoir été payé à sa juste valeur au crépuscule de sa glorieuse carrière.Il n’a pas changé.Petite vie.?C’est la fin d’un monde.Jeudi, le réseau de télévision Fox, filiale de l’empire du richissime Rupert Murdoch, a paraphé une entente de principe visant l’achat des Dodgers de Los Angeles.Prix: 350 millions de beaux dollars américains.Un record de tous les temps, une somme de 177 millions supérieure à ce que Peter Angelos avait versé fl y a quatre ans pour acquérir les Orioles de Baltimore.La fin d’un monde, parce que les Dodgers sont la dernière équipe du baseball majeur à être détenue par une de ces grandes familles qui contrôlaient la balle depuis la nuit des temps.Dans ce cas-ci, les O'Malley, acquéreurs de la franchise en 1950 et qui avaient bouleversé le monde du sport en 1957 en la sortant de Flatbush, à Brooklyn, pour lés verts (comme les billets) pâturages de l'Ouest.Le processus se poursuit donc.Les grands empires, par ici les millions, le déséquilibre entre les riches et les autres.Avons comme l’impression qu’il y a des Dodgers qui n'auront pas trop à craindre, au cours des années à venir, d’avoir du mal à payer l’épicerie.?Les Jeux olympiques d’été de 2004 auront donc lieu à Athènes.C'est un peu tard, après les chances manquées de donner au berceau de l’olympisme soit les Jeux du centenaire, soit ceux de l’an 2000.Le CIO a aussi perdu une foutue belle occasion de faire entrer un peu d’air frais en donnant ses premiers Jeux à l’Afrique (Le Cap) ou à l’Amérique du Sud (Buenos Aires).Mais peut-on s’attendre à autre chose d’un organisme censé représenter la jeunesse de toutes les nations mais qui a amendé ses propres règles pour permettre à un aristocrate de 77 ans de demeurer à la présidence?Je a n Dion ?Omnium de golf canadien BASEBALL Talbot s’accroche, Woods pas Malgré une contre-performance de 76, le golfeur de Belœil s’est qualifié pour les deux derniers parcours FRANÇOIS LEMENII PRESSE CANADIENNE A Ile Bizard — Stéphane Talbot s’est qualifié en vue des deux derniers parcours de l’Omnium de golf canadien, hier, malgré une contre-performance de 76-143, neuf coups de plus que la veille, tandis que Tiger Woods échouait.«Une ronde difficile, a admis Talbot.Les conditions étaient plus compliquées qu’hier [jeudi].C’était plus venteux.On n'a réussi qu’un seul “birdie" à trois», a-t-il précisé en parlant de ses compagnons de jeu Larry Silveira et Philip Jonas.S’il a été presque impeccable lors du premier tour, le golfeur de Belœil a été moins solide, hier.«J’ai fait une erreur mentale au 14' trou.Ça m’a coûté un double-bo-guey», a-t-il déploré.Comme la veille, Talbot, qui a fait la une de presque tous les journaux québécois, a reçu l’appui du public.«J’ai bien apprécié la réaction de la foule, a-t-il dit Faut dire que je m’y attendais un peu après l’accueil de jeudi.Mais ça fait toujours plaisir.» Talbot n’était pas un golfeur abattu après sa ronde.Il n’avait aucune attente avant le tournoi même si, inconsciemment, il songeait à éviter la coupure.Il estimait que sa semaine serait un succès s’il parvenait à se qualifier en vue des 36 derniers trous.Fin de parcours pour Woods Une page d’histoire du golf s’est écrite, hier, au club Royal Montréal.Pour la première fois de sa carrière, Tiger Woods a raté la coupure d’un tournoi.L’édition 1997 de l’Omnium de golf canadien était le 26" tournoi auquel il prenait part depuis ses débuts professionnels il y a 13 mois.Woods a joué un deuxième parcours de 76, soit six coups de plus que la veille.Il a raté sa qualification en vue des rondes du week-end par un coup alors qu’il a commis un boguey au 18" et dernier trou.Il a en- voyé son coup de départ dans l'herbe longue, puis son deuxième coup en bordure du vert, encore une fois dans l’herbe longue.Son roulé d’une vingtaine de pieds s’est arrêté à la gauche de la coupe.Malgré son décevant résultat, Tiger n’était pas amer.Il a plutôt réagi avec classe, parvenant même à sourire, «je pense avoir assez bien joué.Jamais je n ’ai ressenti de frustration.Ma balle s’est retrouvée dans l'herbe longue à cinq reprises même si elle avait d’abord touché l’allée.Ce sont des choses qui arrivent.» Tiger savait dès le 16 trou qu'il était en sérieuses difficultés, lui qui a entrepris son parcours en commettant un boguey-triple au premier trou.«Au 16' trou, j’ai constaté que 68 joueurs se trouvaient déjà à plus cinq ou mieux, je devais réussir au moins un birdie d’ici la fin.C’est ce que j’ai fait au 17.Mais ce boguey au 18 est venu tout gâcher.» Malgré son élimination, Woods s’est dit enchanté par le parcours du Royal Montréal.Pleins gaz LUCA BRUNO ASSOCIATED PRESS xtf.R* SSSt\ JACQUES VILLENEUVE file sur le circuit de Monza au volant de sa Williams-Renault.Il a réalisé hier le deuxième meilleur temps des essais libres du Grand Prix d’Italie de Formule 1 en 1 min 24 s 837.Son coéquipier Heinz-Harald Frentzen a littéralement survolé la piste avec un chrono record de 1 min 23 s 991.Le meneur au classement des pilotes, l’Allemand Michael Schumacher, a pris le 73" rang.À Monza, Schumacher et Ferrari s'attendent à vivre une course difficile.Les tracés rapides conviennent si bien aux Williams-Renault, une écurie au sein de laquelle l’optimisme régnait d’ailleurs hier.La saison pourrait se jouer à Monza si jamais demain le Québécois devait subir un nouveau revers et Schumacher réaliser un énième exploit.Les Expos battent les Phillies 7-1 PRESSE CANADIENNE On devait certes célébrer la semaine de la République dominicaine au Stade olympique.Henry Rodriguez qui claque deux circuits mardi, Carlos Perez qui blanchit les Phillies le lendemain, Pedro Martinez qui bataille ensuite pour le trophée Cy Young et voilà qu’hier, c’était au tour du jeune Vladimir Guerrero de jouer les héros et conduire les Expos à une victoire de 7-1 contre les Phillies de Philadelphie.Guerrero a exécuté deux bijoux de jeux défensifs, puis il a donné le ton en attaque avec un circuit de deux points, son 11" de la saison.Il a aussi claqué un simple, déclenchant une poussée de trois points en quatrième manche contre l’ancien des Expos, Mark Leiter (9-15).Rodriguez a certes ajouté son grain de sel avec un double et un triple et a produit un point.Et Doug Strange, venu dans le match par mesure défensive en huitième, a claqué un circuit de deux points contre le releveur Ken Ryan.L’autre grand héros de ce 71" gain des Expos a été le jeune droitier Mike Johnson.Il a connu sa plus longue sortie de la saison quand il a limité les Phillies à quatre coups sûrs en sept manches.Il a mérité sa deuxième victoire en quatre décisions et n’a jamais vraiment été ennuyé.Il a même retiré dans l’ordre les 10 premiers frappeurs à l’affronter.Il a retiré trois frappeurs sur des prises et n’a donné aucun but sur balles.Vraiment un départ de grande qualité.FOOTBALL DE LA ENÈFFEL LIGUE NATIONALE Jeudi Philadelphie 6 Montréal 4 Cincinnati 5 Pittsburgh 2 St.Louis au Colorado, remis, pluie Houston 14 San Francisco 2 Atlanta 8 San Diego 7 Hier N.V.Mets 3 Cubs de Chicago 8 Philadelphie 1 Montréal7 Pittsburgh 6 Cincinnati 8 St.Louis au Colorado Floride à Los Angeles Atlanta à San Diego Houston à San Francisco Aujourd'hui Pittsburgh à Cincinnati, 13h05.St.Louis au Colorado, 15h05.N.V.Mets à Cubs de Chicago, 16h05.Houston à San Francisco, 16h05.Floride à Los Angeles, 16h05.Philadelphie à Montréal, 19h35.Atlanta à San Diego, 23h05.Demain Philadelphie à Montréal.13h35.Pittsburgh à Cincinnati, 14h15.N.Y.Mets à Cubs de Chicago, 14h20.St.Louis au Colorado, 15h05.Floride à Los Angeles, 16h05.Atlanta à San Diego, 16h05.Houston à San Francisco, 16h05.Lundi Cubs de Chicago à Cincinnati, 19h35.Philadelphie à N.Y.Mets, 19h40.Floride à Los Angeles, 22h05.Section Est G P Moy.?iff Atlanta 87 53 .621 — Floride 83 55 .601 3 New York 76 62 .551 10 Montréal 70 69 .504 161/2 Philadelphie 54 82 .397 31 Section Centrale Houston 72 68 .514 — Pittsburgh 69 72 .489 31/2 St.Louis 65 74 .468 61/2 Cincinnati 62 76 .449 9 Chicago 57 83 .407 15 Section Ouest Los Angeles 78 62 .557 — San Francisco 76 64 .543 2 Colorado 70 70 .500 8 San Diego 66 75 .468 121/2 LIGUE AMÉRICAINE Hier Milwaukee 7 Boston 1 White Sox de Chicago 11 Cleveland 1 Anaheim 1 Detroit 6 Baltimore à N.Y.Yankees Texas 1 Toronto 5 Seattle au Minnesota Oakland à Kansas City Aujourd'hui White Sox de Chicago à Cleveland, 13h05.Anaheim à Detroit, 13h05.Milwaukee à Boston, 13h05.Baltimore à N.Y.Yankees, 13h05.Texas à Toronto, 16h05.Seattle au Minnesota, 20h05.Oakland à Kansas City, 20h05.Demain Milwaukee à Boston, 13h05.Texas à Toronto, 13h05.Anaheim à Detroit, 13h05.Baltimore à N.Y.Yankees, 13h35.Seattle au Minnesota, 14h05.Oakland à Kansas City, 14h05.White Sox de Chicago à Cleveland, 20h05.Section Est G P Moy.Dlfl Baltimore 86 51 .628 — New York 79 59 .572 71/2 Boston 67 73 .479 201/2 Detroit 66 73 .475 21 Toronto 65 74 .468 22 Section Centrale Cleveland 72 63 .533 — Milwaukee 70 68 .507 31/2 Chicago 69 70 .496 5 Kansas City 57 80 .416 16 Minnesota 57 81 .413 161/2 Section Ouest Seattle 77 63 .550 — Anaheim 74 66 .529 3 Texas 67 73 .479 10 Oakland 54 86 .386 23 UAssociation nationale : nouveaux chefs et vieilles têtes Il y a onze nouveaux instructeurs dans la Enèffel.De mémoire de vieil admirateur de Torn Landry, on ne se souvient pas d’un remaniement de matière grise aussi important.Plus du tiers des équipes ont, si l’on peut dire, un nouveau visage à leur tête.Plus de la moitié de ces nouveaux visages, soit six, vont arpenter la ligne de touche des terrains de la Nationale, une association pourtant réputée plus forte que sa rivale.De ces six nouveaux visages, quatre (Ditka, Reeves, Ross et Vermeil) sont en fait de vétérans instructeurs recyclés.Le moment était sans doute venu, pour plusieurs équipes médiocres, de sortir la guillotine, mais tout ce brouhaha est aussi un signe des temps.La pression de gagner des matchs et de l'argent est devenue telle que les propriétaires n’hésitent pas à changer d'instructeur-chef — quand ce n’est pas de ville —, à la moindre complication.À cet égard, le cas le plus patent est celui des 49"' de San Francisco.Examinons cette semaine les forces en présence dans la Nationale.Et astiquons nos pronostics.Section est 1.Washington (?).Vous pouvez appeler cela «momentum» si vous voulez, ou plus simplement «progression», mais la feuille de route de Norv Turner à Washington laisserait tout mathématicien rêveur: trois victoires en 1994, six en 1995, neuf l’an dernier.Logiquement les Redskins visent une fiche de 12-4 cette année.Ça semble irréaliste pour une équipe dont la défensive a terminé au 28" rang en 1996.Qu’à cela ne tienne.Un nouveau coordonnateur défensif — Mike Nolan, qui arrive de chez les Giants où il a fait un travail plus que décent —, une infusion de joueurs en provenance du repêchage et du marché des joueurs autonomes (19 des 53 joueurs actifs dimanche dernier étaient nouveaux), et un peu plus de chance — les Redskins ont perdu trois matchs au dernier jeu l’an dernier — devraient permettre la progression anticipée.Une inter- rogation toutefois: Gus Frerotte a-t-il l’étoffe d’un leader?2.Dallas (?).Une équipe solide aux postes clés.Troy Aikman a fait la paix avec son instructeur et Michael Irvin semble plus motivé que jamais.Mais Emmitt Smith tarde à retrouver sa forme d’antan et la ligne offensive est vieillissante.La défensive a perdu trois partants de l'an dernier.Autre handicap pour le paisible amateur: un instructeur-chef haïssable à souhait et maintenant armé.3.Philadelphie (?).L’absence de vrais leaders tant à l’attaque qu’à la défensive empêche les Eagles d’aller plus loin que la première ronde éliminatoire.Les lignes défensives et offensives demeurent suspectes et Ricky Watters, une tête forte.4.New York.Un nouvel instructeur-chef, Jim Fassel (ex-coordonnateur à l’attaque des Cards de l’Arizona), un bon repêchage et une atmosphère moins lourde devraient permettre aux Giants de commencer à penser à l’avenir.5.Arizona.La stagnation même.Section centrale 1.Green Bay (?).C’est le favori d’un peu tout le monde — et de nous-même — pour répéter son exploit de l’an dernier.Les Packers ont potentiellement la meilleure attaque et la meilleure défensive de la Enèffel.Leur calendrier est relativement facile, leurs grands rivaux de la Nationale (sauf peut-être Dallas) paraissent moins forts et Favre (77 matchs consécutifs) ne se blesse jamais.Une saison de 14-2 ou 15-1 est à leur portée.Le problème?Les joueurs eux-mêmes ont commencé à parler d’une saison exceptionnelle.2.Tampa Bay (?).A surveiller.Après 14 saisons perdantes de suite, la terre promise est en vue.Le prophète a pour nom Tony Dungy.Il est Noir, articulé et calme (le contraire de Mike Ditka).Il aime le jazz.Mais plus important pour notre propos, il a réussi à nous faire croire que Trent Dilfer pouvait lancer un ballon ovale.3.Detroit.Bobby Ross, le chef nouveau, est meilleur que Wayne Fontes, le chef antérieur.Mais le quart Scott Mitchell sera égal à lui-même, c’est-à-dire imprévisible.4.Minnesota.Une équipe destinée chaque année à sauver les meubles.Et qui y réussit généralement.5.Chicago.Quand un instructeur à sa cinquième année à la barre déclare que l'équipe est (encore) en reconstruction, vous avez un problème.Section ouest 1.Caroline (?).Une bonne équipe qui a perdu quelques joueurs autonomes importants.Et un peu vieille pour compter sur la progression naturelle de ses joueurs.Va profiter de la faiblesse de ses rivaux immédiats.2.San Francisco.Une équipe vieillissante qui se tourne vers un instructeur-chef sans expérience.La décision de laisser partir Elvis Grbac pour garder un Steve Young très fragile n’apparait pas très sensée.Celle d’engager Steve Mariucci, qui n’a jamais obtenu mieux qu’un poste d'instructeur des quarts-arrières dans la Enèffel et dont la fiche comme instructeur universitaire est de 8-8, ne l’apparait pas davantage.Nous assistons, selon toute vraisemblance, à la fin d’une dynastie.Merci Jerry Rice.3.Los Angeles.Une jeune équipe qui se tourne vers un vieux de la vieille, de retour après 14 ans comme analyste à la télévision.Mais Dick Vermeil est un fin psychologue et pourrait avoir une influence bénéfique sur certains joueurs turbulents.Beaucoup de potentiel à l’offensive.4.Atlanta.En obtenant les pleins pouvoirs en matière footballistique, Dan Reeves espère faire à Atlanta ce qu’il n’a pu faire à New York: atteindre le seuil de la respectabilité.5.La Nouvelle-Orléans.Dès le début du camp d'entraînement, Mike Ditka, un autre vieux de la vieille rongé par la passion du jeu, déclarait vouloir mettre l’accent sur l’attaque terrestre.Verriez-vous les choses d’un autre œil si vous aviez Heath Shuler au quart?(N.-B.: (?) indique un participant aux éliminatoires: (?) indique un finaliste d'association.) La semaine prochaine: l’américaine.rosa Kd videotron.ca FOOTBALL Ligue Nationale de Football Dimanche.31 août Cincinnati 24 Arizona 21 Detroit 28 Atlanta 17 Dallas 37 Pittsburgh 7 Miami 16 Indianapolis 10 Minnesota 34 Buffalo 13 St.Louis 38 N.-Orléans 24 Tennessee 24 Oakland 21 (P) New York Giants 31 Philadelphie 17 N.-Angleterre 41 San Diego 7 Jacksonville 28 Baltimore 27 Denver 19 Kansas 3 New York Jets 41 Seattle 3 Tampa Bay 13 San Francisco 6 Washington 24 Caroline 10 Lundi.V septembre Green Bay 38 Chicago 24 Demain Buffalo à New York Jets, 13h.Caroline à Atlanta, 13h.Cincinnati à Baltimore, 13h.Tennessee à Miami, 13h.Minnesota à Chicago, 13h.N -Angleterre à Indianapolis, 13h.San Diego en Nouvelle-Orléans.13h.San Francisco à St.Louis, 13h.Tampa Bay à Detroit, 13h.Washington à Pittsburgh, 13h.Denver à Seattle, 16h.Green Bay à Philadelphie, 16h.New York Giants à Jacksonville.16h.Dallas à Arizona, 20h.Lundi Kansas City à Oakland.21 h.Conférence américaine Section Est G P N Moy pp Pc Miami 1 0 0 1.000 16 10 N.-Angleterre 1 0 0 1.000 41 7 N.Y.Jets 1 0 0 1.000 41 3 Buffalo 0 1 0 .000 13 34 Indianapolis 0 1 0 Section Centrale .000 10 16 Cincinnati 1 0 0 1.000 24 21 Jacksonville 1 0 0 1.000 28 27 Tennessee 1 0 0 1.000 24 21 Baltimore 0 1 0 .000 27 28 Pittsburgh 0 1 0 Section Ouest .000 7 37 Denver 1 0 0 1.000 19 3 Kansas City 0 1 0 .000 3 19 Oakland 0 1 0 .000 21 24 San Diego 0 1 0 .000 7 41 Seattle 0 1 0 .000 3 41 Conférence nationale Section Est Dallas 1 0 0 1.000 37 7 N.Y.Giants 1 0 0 1.000 31 17 Washington 1 0 0 1.000 24 10 Arizona 0 1 0 .000 21 24 Philadelphie 0 1 0 Section Centrale .000 17 31 Detroit 1 0 0 1.000 28 17 Green Bay 1 0 0 1.000 38 24 Minnesota 1 0 0 1.000 34 13 Tampa Bay 1 0 0 1.000 13 6 Chicago 0 1 0 Section Ouest .000 24 38 St.Louis 1 0 0 1.000 38 24 Caroline 0 1 0 .000 10 24 Atlanta 0 1 0 .000 17 28 N.-Orléans 0 1 0 .000 24 38 San Francisco 0 1 0 .000 6 13 Robert Sa I e 11 i ?
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