Le devoir, 19 décembre 1997, Cahier A
DEVOIR PERSPECTIVES Duplessisme à la française Le socialiste Henri Emmnnuelli se voit forcé de quitter la vie politique pour avoir toléré des pratiques illégales dans le financement de son parti.Ce jugement représente en France une petite révolution qui consacre l’indépendance de la justice.Mais il rappelle l’époque où les partis politiques se finançaient au mépris des lois.es plus vieux se souviendront du mode de financement des partis politiques avant que le Québec se dote d’une loi draconienne et exemplaire sur le sujet.Eh bien, c’est dans ce contexte de financement occulte et de caisse noire qu’il faut situer le jugement rendu cette semaine à l’encontre d’un des principaux dirigeants socialistes français, Henri Emnianuelli.Cet ancien secrétaire du Parti socialiste vient d’être condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 francs d’amende et deux ans de privation de droits civiques.En clair, cela veut dire qu’Henri Emmanuelli évitera la prison mais qu’il ne pourra être élu pendant quatre ans.Il a donc immédiatement démissionné de ses mandats de député, de président du conseil général des Landes et de président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.Henri Emmanuelli ne subit rien de plus que le sort de n’importe quel député québécois forcé de démissionner parce qu’il a enfreint la loi.Mais en France, où les privilèges politiques sont ancrés dans les habitudes, l’affaire ne va pas de soi.Alors que l’étanchéité entre la justice et le pouvoir politique est d’invention récente et encore imparfaite, cette condamnation est accueillie avec stupeur aussi bien à gauche qu’à droite.Un tollé presque unanime s’est Christian élevé de la classe politique contre Riaux la décision rendue non par un mais par trois tribunaux français ?depuis 1995.La sanction avait d'abord été prononcée par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, avant d’être confirmée par la Cour d’appel de Rennes et enfin par la Cour de cassation.Ce tollé s’est étendu jusqu’au premier ministre Lionel Jospin, qui a exprimé ses «sentiments de tristesse, de solidarité personnelle et de sympathie chaleureuse» envers l’accusé.Henri Emmanuelli n’aurait pas bénéficié personnellement des sommes prélevées, entonnent les caciques socialistes.Le Figaro, quotidien de droite, renchérit: «Cet homme ne s’est rendu coupable d’aucun enrichissement personnel.» Comme si le vol à main armée pouvait être toléré en autant qu’il serve à des œuvres de charité.En adoptant une loi pour contrôler le financement des partis politiques, les socialistes avaient en 1990 amnistié la plupart des actions illégales commises jusque-là.Cette amnistie avait provoqué une défaite cinglante du PS aux législatives de 1993.Mais la loi comportait des trous, notamment en matière de trafic d’influence.Le jugement qui frappe Henri Emnianuelli est le résultat d’une procédure engagée depuis 1991.Les tribunaux ont estimé que le trésorier du Parti socialiste ne pouvait tout simplement pas ignorer le système qui permettait de financer son parti.Le mécanisme a depuis longtemps été mis au jour.Urba, une société-conseil fictive à la solde du Parti socialiste, percevait des ristournes sur l’octroi de contrats lucratifs par les mairies.30 % de ses recettes prenaient la direction des coffres du PS.En mars 1997, Henri Emmanuelli avait reconnu être «conscient qu’il y avait eu des abus de biens sociaux».La Cour d’appel de Rennes avait considéré que l’accusé (avec le président d’Urba) «déterminait [.] le montant et la nature des dépenses qui seraient prises en charge par Urba» et «connaissait le caractère frauduleux du mécanisme de collecte de fonds».On nage en plein duplessisme.«Pourquoi lui et pas nous?», se demandent aujourd’hui les députés de toutes tendances.Il est généralement admis que tous les partis politiques français ont largement eu recours à ce type de manœuvres pour renflouer leur caisse.Des enquêtes sont d’ailleurs en cours sur la plupart d’entre eux, du RPR au Parti communiste.Mais la surprise est d’autant plus grande qu’Henri Emmanuelli est loin d’avoir la réputation d’un politicien corrompu.C’est même lui qui a doté le PS des structures de financement plus transparentes imposées par la loi de 1990.Il ne restait à Henri Emmanuelli qu’un recours possible: la grâce présidentielle.Après l’avoir envisagée, les socialistes ont finalement jugé l’exercice trop risqué.Emmanuelli a préféré démissionner.Quelle image aurait offert un président de droite et un gouvernement de gauche s’entendant comme larrons en foire pour désavouer les décisions de trois tribunaux?Et cela, .alors qu’on attend toujours la réforme promise par Lionel Jospin, destinée à renforcer l’indépendance des magistrats?A trois mois des élections municipales, une grâce présidentielle aurait fait le lit du Front national.Le parti de Jean-Marie Le Pen ne fonde-t-il pas une grande partie de sa popularité sur la corruption des élites?Les socialistes semblent donc avoir appris de leurs erreurs passées, lœs députés français découvrent du coup qu’ils ne sont pas à l’abri des nombreuses enquêtes en cours sur le financement des partis politiques.Enquêtes qui risquent de faire tomber encore plusieurs têtes.Montréal Faible neige intermittente.Max: 1 Min: -6 Québec Faible neige cessant en après-midi Max: -2 Min: -6 Détails, page A 6 1 N 1) K X Agenda .B H U- monde .A7 Annonces.B 5 Les sports.B 5 Avis publics .A fi Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés .A fi Économie.A 8 Politique .A 5 Éditorial .A 10 Télévision B 10 www.ledevoir.com ÉCONOMIE Le consortium UBI met fin à ses activités, page A 8 PLAISIRS La pérennité réconfortante des traditions, page B 1 POLITIQUE Rapport Joli-Cœur: Brassard reste à l'écart, page A 5 Harel bonifie le régime d’aide sociale Les jeunes assistés sociaux devront entreprendre un «parcours» vers l’emploi MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Ce sont finalement 60 millions de dollars que la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, a réussi à soutirer du Conseil du trésor pour améliorer sa réforme, de l’aide sociale, déposée hier à l’Assemblée nationale.A cette somme, Mme Harel ajoute 17 millions, servant à l’implantation des parcours pour l’emploi qui sont au cœur de la réforme, ce qui représente un total de près de 80 millions sur les 180 millions que pense économiser le gouvernement l’an prochain en raison de la baisse du nombre de familles à l’aide sociale.Les améliorations à la sécurité du revenu comprennent 1.une prestation spéciale de 500 $ lors d’un retour en emploi (il en coûtera 20 millions au gouvernement): 2.l'abolition de la pénalité de 100 $ par mois pour 14 000 familles monoparentales qui partagent un logement (16 millions); 3.l’augmentation des revenus de travail permis pour 40 (XX) ménages—jusqu’à 222 $ par mois pour une personne seule et 287 $ pour un couple (dix millions); 4.l’augmentation La réforme ne règle pas le problème de la pauvreté, fulmine Françoise David ¦ Lire nos informations, page A 12 de 100 $ par mois du revenu permis en raison du versement d’une pension alimentaire pour un enfant de moins de cinq ans (11 millions); et 5.l’augmentation de la valeur nette d’une maison de 60 0(X) à 80 (XX) $ (trois millions).La réforme Harel demeure toutefois imprécise pour l’instant sur les parcours vers l’emploi qui seront mis à la dis|x>si-tion des bénéficiaires de l'aide sociale.Les jeunes qui refusent d’y prendre part risquent une pénalité de 150 $ par mois et une saisie de leur chèque de prestations en cas de non-paiement de loyer.L’opposition libérale qualifie d’ailleurs le projet de loi de «régime coercitif» qui crée de nouvelles VOIR PAGE A 12: AIDE SOCIALE Seul dans la tourmente JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE TUMULTE des derniers jours au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a inquiété les malades.Tenant dans sa main gauche sa confirmation de rendez-vous pour une échographie, René Plaisance avait l’air songeur, hier matin, assis devant l’hôpital Notre-Dame.Au même moment, les grévistes de cet établissement participaient à une assemblée générale houleuse au terme de laquelle ils ont consenti, par une faible majorité, à retourner au travail, sous la menace de sanctions exceptionnelles.ÉCONOMIE Hausse des tarifs téléphoniques locaux Les consommateurs du Québec et de l’Ontario débourseront en moyenne 2,57 $ de plus par mois pour bénéficier du service local de téléphone à compter du 1" janvier 1998.C’est ce qu’a décidé hier le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunations canadiennes (CRTC).Cette hausse coïncidera avec l’entrée en vigueur de la concurrence dans la téléphonie locale.L’augmentation accordée constitue de fait un plafond, ce qui fera en sorte que les tarifs locaux seront gelés pour les quatre prochaines années.Ils pourront toutefois être ajustés selon l’inflation.Le CRTC a voulu ainsi baliser l’arrivée de la concurrence dans ce secteur.¦ Lire nos informations en page A 8 Oui, Jean Doré a changé Le «Doré nouveau» carbure au partenariat entre les administrations publiques et l'entreprise privée Jean Doré est de retour.Toujours avec sa passion pour Montréal et son style prolixe, mais aussi avec un nouveau discours politique sous le bras.Le Doré nouveau carbure au partenariat entre les administrations publiques et le secteur privé.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Naguère accusé d’avoir alourdi l’appareil municipal, voilà que l’ancien maire de Montréal change son fusil d’épaule et en prône la réduction.Le redressement des finances de la métropole en dépend, a soutenu hier Jean Doré en entrevue au Devoir.«La comptabilité publique est organisée de telle sorte qu’on ne connaît pas les véritables coûts des opérations de la ville.Il est incontournable et essentiel de réduire la taille de l'appareil municipal.[.] On doit savoir ce que ça coûte.Une fois qu’on aura tous les mêmes chiffres, on peut se poser la question: comment rendre les mêmes services à moindre coût?Qui fait quoi et comment?», estime M.Doré.Mardi dernier, ce dernier conviait «les forces vives montréalaises» à se regrouper dès janvier pour «définir un plan de match».Vraisemblablement, cette éventuelle coalition sera appelée à débattre d’une collaboration plus étroite à DORE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Doré admet ses erreurs du passé.11 se dit par ailleurs très préoccupé par la débâcle de Montréal et espère contribuer à sa relance.Les grévistes de Notre-Dame rentrent à contrecœur «Ce n'est que partie remise», jurent les leaders, syndicaux.JUDITH LACHAPELLE MARIO CLOUTIER LE DEVOIR \ A contrecœur ou non, les 1700 membres du Syndicat des travailleurs du pavillon Notre-Dame ont repris le chemin du travail à minuit hier soir, vingt-quatre heures après leurs collègues de l’Hôtel-Dieu.L’heure est maintenant à la reprise des négociations entre les parties, qui se rencontrent ce matin au Conseil des services essentiels.Les syndiqués du pavillon Notre-Dame devaient décider hier matin en assemblée générale de la poursuite ou de l’interruption de la grève illégale entreprise mercredi.Au terme d’une assemblée houleuse, 366 syndiqués ont voté pour le retour au travail, contre 309 autres qui préféraient poursuivre le débrayage illégal.Face à la menace du gouvernement d’utiliser des mesures extrêmes pour forcer le retour au travail des employés, le syndicat a recommandé à ses membres de voter VOIR PAGE A 12: GRÉVISTES Finie Père des fermetures d’hôpitaux La Régie injectera 80 millions pour s’attaquer aux délais d’attente et aux engorgements des urgences ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Lf ère des fermetures d’hôpitaux et des pertes d’emploi ' semble bel et bien terminée à Montréal.Dans son nouveau plan de services pour l’an 2001, la Régie de la santé de Montréal injectera plutôt 80 millions d’argent neuf pour donner un coup de barre dans les urgences et éliminer les délais d’attente pour les patients cardiaques et cancéreux.Après trois ans de chambardements, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a annoncé ni plus ni moins le début d’une trêve prolongée dans le milieu de la santé montréalais.Après avoir bouleversé les structures, c’est aux services que s’attaquent les nouvelles propositions de la Régie pour 1998 à 2001.Hier, le directeur général de la Régie, Marcel Villeneuve, a dévoilé un plan qui prévoit l’injection de quelque 110 millions d’ici trois ans pour améliorer la facilité d’accès et les délais d’attente de plusieurs services de santé.VOIR PAGE A 12.HÔPITAUX 778313000689 ¦ * ¦ ¦ « .gn—m, jEr»r ¦¦::; ¦'•¦ ^ ”f3 EN BREF L’avenir est incertain pour rAbitibi-Consolidated Québec (PC) — Même si la compagnie s’apprête à moderniser ses équipements, l’avenir restera incertain pour l’usine de Kénogami de la papetière Abitibi-Consolidated, au Saguenay-Lae-Saint-Jean.Selon le premier ministre Lucien Bouchard, «une épée de Damoclès pèse sur cette usine» qui, munie d’équipements datant d’une autre époque, produit un papier qui n’est plus concurrentiel sur les marchés internationaux.Interrogé à l’Assemblée nationale hier, M.Bouchard a confirmé que les négociations portant sur l’avenir de cette usine étaient difficiles et qu’il n’a pu prendre d’engagement formel quant au maintien de son exploitation à long terme.Le député d’Argenteuil démissionne Québec (PC) — Trois ans à peine après avoir été élu député libéral de la circonscription d’Argenteuil, le D'Régent Beaudet a décidé, pour des raisons strictement personnelles, de quitter la vie publique.En remettant officiellement sa lettre de démission au président de l’Assemblée nationale, hier, le Dr Beaudet a souligné le côté enrichissant de son passage au Parlement, au Parti liberal et dans la vie publique auprès de ses électeurs.Le démissionnaire a été à tour de rôle critique de l’opposition officielle des affaires médicales, de l’industrie et du commerce et finalement du travail.En 1995, le Dr Beaudet a présidé la campagne de financement du Parti libéral «pour assurer la défense de notre pays au référendum».Le député a remercié le chef du PLQ Daniel Johnson, ses collègues, tant du gouvernement que de l’opposition, «au contact desquels j’ai pu m’enrichir de tout un bagage de connaissances et surtout partager mes souhaits et mes inquiétudes pour le peuple québécois».Chrétien: éliminer le déficit d’abord Ottawa (PC) — Le Canada doit dépenser à la mesure de ses moyens, estime le premier ministre Jean Chrétien.Même si le gouvernement est en bonne voie d’éliminer son déficit, pas question de faire des dépenses folles, a-t-il déclaré dans des entrevues de fin d’année accordées à Radio-Canada et TVA, ainsi qu'aux réseaux anglais, CBC, CTV et Global.Au cours de la conférence des premiers ministres, la semaine dernière à Ottawa, les provinces avaient réclamé à l’unisson qu’Ottawa réinvestisse ses surplus budgétaires dans les programmes sociaux existants avant d’en créer de nouveaux.Mais M.Chrétien ne bronche pas: le fédéral aura éliminé son déficit l’an prochain, sinon cette année, a-t-il répété, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs.«Les gens, avant d’être rendus là, ils veulent la dépenser [l’argent] avant qti 'on l’ait.Rendons-nous là d’abord.On sera définitivement là l'an prochain», a-t-il expliqué.Requête en accréditation (Le Devoir) — Un syndicat affilié à la FTQ vient de déposer une requête en accréditation pour les 135 employés du centre CIBC-Visa à Montréal.Le syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB-FTQ), qui parle au nom des 1650 syndiqués de la Banque Lauren-tienne, est aussi présent dans une centaine de caisses populaires et d’économie Desjardins.Il compte aussi des membres dans d’autres institutions financières et des compagnies d’assurances.Un autre syndicat affilié à la FTQ (Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce) a aussi obtenu l’accréditation pour d’autres groupes, à la CIBC d’East-Angus, tandis qu’il a le mandat de négocier au nom des employés de Visa Desjardins à Montréal.d 0 I ( 5 ¦ N» SOLDE L’accident d’avion à l’aéroport de Fredericton Le pilote a voulu reprendre de l’altitude Pendant la manœuvre, l’aile droite de l’appareil a heurté la piste PRESSE CANADIENNE Fredericton — Le pilote de l’appareil d’Air Canada qui s’est écrasé à Fredericton mardi soir a tenté une ultime manœuvre au dernier moment en tentant en vain de reprendre de l’altitude, mais l’avion s’est quand même posé en catastrophe dans les bois entourant l’aéroport, causant des blessures à la plupart des 39 passagers.D’après les premiers éléments d’information recueillis par les enquêteurs dépêchés sur place, la boîte noire de l’appareil indique que le pilote, au moment de l’atterrissage, a changé d’idée et tenté à la dernière minute de redresser l’avion pour effectuer une nouvelle approche.Mais quelques secondes plus tard, l’aile droite de l’appareil touchait la piste, entraînant l’écrasement de l’avion qui transportait 39 passagers et trois membres d’équipage.Personne n’a été tué dans l’accident, mais les blessés étaient nombreux.Neuf passagers étaient toujours à l’hôpital hier, dont un dans un état critique, ayant les deux jambes fracturées.«Pour une raison quelconque, l’équipage n'était pas satisfait de l’approche et il a entrepris de reprendre de l’altitude pour recommencer parce que le pilote a jugé qu'il n’était pas prudent de poursuivre ses manœuvres d'atterrissage», a indiqué hier l’enquêteur en chef du Bureau de la sécurité des transports du Canada, Joe Jackson.«Ce que nous savons, c’est qu’il a entrepris la manœuvre d'approche initiale plutôt à basse altitude et que l’avion a heurté le sol au moment où la manœuvre d’approche avait été entreprise», a-t-il ajouté.M.Jackson a ajouté que les enquêteurs espéraient pouvoir s’entretenir avec le pilote de l’appareil, hier.À première vue, la boîte noire ne laisse croire à aucun problème d’ordre mécanique.Selon M.Jackson, l’approche de l’appareil de type Regional Jet vers la piste d’atterrissage devait être une manœuvre de routine.Cependant, le pilote avait reçu l’instruction de refaire les manœuvres d’approche s’il change ait d’avis au moment d’effectuer l’atterrissage.L’aéroport de Fredericton ne dispose pas d’une tour de contrôle, mais il existe quand même un service d’informations météorologiques 24 heures sur 24.Le soir de l’accident, le ciel était obscurci par un brouillard épais.Le président du Bureau de la sécurité des transports du Canada, l’ex-ministre conservateur Benoît Bouchard, s’est rendu hier sur les lieux pour apprécier l’étendue des dégâts.Il s’est dit impressionné par le fait que, malgré la force de l’im-p-intv.H-uil :i «h rôuktpr t ne nas subir tron de dérâts Centre de Commerce Mondial \ 844-9125 Un important projet agricole échappe à la Beauce PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Ix1 ministre québécois de l’Agriculture, Guy Julien, a vainement tenté d’empêcher le Groupe Breton, de Saint-Bernard-de-Beau-ce, d'investir 24 millions de dollars au Nouveau-Brunswick.C’est le député de Beauce-Nord, Normand Poulin, qui a demandé au ministre, hier en Chambre, de préciser les mesures qu'il a prises pour tenter de faire profiter le Québec de cet investissement alors que le propriétaire de l’entreprise agricole, Christian Breton, a lui-même affirmé qu'il aurait choisi le Québec s’il s'était davantage senti appuyé par le ministère de l’Agriculture.«Il y a eu des rencontres avec le Groupe Breton, a expliqué M.Julien.Mais il s'agit là de décisions internes de l'entreprise.» Le ministre a expliqué que l’argument voulant que le ministère néo-brunswickois soit plus accueillant et les règlements moins astreignants était douteux puisque même la Fédération des agriculteurs francophones du Nouveau-Brunswick «est à la recherche des meilleurs moyens pour améliorer la cohabitation entre les producteurs agricoles et les ruraux suite à la levée de boucliers provoquée par un projet d’installation de porcherie dans le nord du Nouveau-Brunswick».«Nous, a précisé M.Julien, on l’a fait, le débat social sur ces questions.Im loi 23 sur le droit de produire a été adoptée, de même que les grandes I orientations gouvernementales » jusqu a de rabais sur toute notre marchandise 277, av.Laurier O.270-6154 L’incendie de l’édifice des Commissaires du port de Montréal L’essentiel de la structure est intact JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ix feu a endommagé la toiture et le dernier étage de l’édifice des Commissaires du port.Bâtiment emblématique du Vieux-Montréal, l’édifice des Commissaires du port a été la proie d’un incendie qui, heureusement, si l’on peut dire, a causé des dégâts seulement à la toiture et au dernière étage de l’immeuble.L’essentiel de la structure est demeuré intact.L’incendie s’est déclenché tard mercredi soir au dernier étage de cet immeuble situé rue de la Commune, à deux pas du complexe résidentiel 1 McGill.De ce que l’on sait pour l’instant, le feu a été provoqué par un éclat de métal chauffé dans le cadre des travaux de rénovation en cours.On se rappellera que cet immeuble a été acheté il y a quelques mois de cela par Daniel Langlois, président de Softimage, qui voulait y installer les bureaux de sa fondation après rénovation complète de l’endroit.Pendant une quinzaine d’années, l’édifice des Commissaires du port fut utilisé à des fins d’entreposage seulement.Selon Dinu Bumbaru, directeur de Héritage Montréal, «le bâtiment ayant été négligé pendant plus de douze ans, il va sans dire qu’il s’est dégradé».A la suite de cet incendie, il va falloir refaire la toiture, la coupole ou dôme, et réparer évidemment tous les dommages provoqués par l’eau utilisée, on s’en doute, par les pompiers.Fleureusement, cet incendie a eu lieu au moment où l’on venait d’amorcer les travaux de restauration.Selon M.Bumbaru, cet édifice, dessiné par l’architecte Alexander Hutchinson et inauguré en 1875, est «un bâtiment victorien de très haute qualité.Non seulement il y avait cette tourelle dans laquelle on avait incrusté les armoiries du port et de la ville mais, en plus, l’intérieur est très fourni en moulures et boiseries.» Cela étant, cet immeuble symbolisa pendant des années et des années le pouvoir.Celui que les commissaires détenaient sur les activités portuaires.En terminant, signalons que l’édifice des Commissaires est le deuxième édifice conçu par Alexander Hutchinson à passer au feu cette année.Il y a plus de deux mois, la Fonderie Ives & Allen, faute d’avoir été protégée ou classée par les autorités supposées s’occuper de cela, a été totalement détruite.La qualité de vie à Montréal, c'est de pouvoir déambuler en toute quiétude dans ce décor magnifique qui va du fleuve à la montagne, quelle que soit l'heure de la journée.C’est aussi de constater à quel point les nombreux corridors de notre incroyable ville «souterraine» regorgent de biens et services de toutes sortes.Comme d'autres Montréalais et Montréalaises qui ont beaucoup voyagé, j'apprécie cette grande liberté de mouvement que l'on ne retrouve pas ailleurs.Madeleine Arbour Madeleine Arbour et associés VIA VIA Rail Canada LA) JÜUU-JU] Canada au MONTREAL c'est toi Wlflvillel Pont Victoria -?LE DEVOIR - MONTREAL Les autobus de la STRSM ne passent plus L’impasse subsiste entre le CN et Ottawa au sujet des travaux de réparation à effectuer Les autobus ne roulent plus sur le pont Victoria depuis ce matin pour des raisons de sécurité invoquées par le CN.C’est l’impasse totale entre Ottawa et le CN: ni l’un ni l’autre ne veulent débourser les 46 millions de dollars nécessaires pour la réfection du pont.À-; &/*¦ ¦ r , mm m BRIAN MYLES LE DEVOIR Le Canadien National (CN) coupe «le» pont avec la Société de transport de la rive sud de Montréal (STRSM) à compter d’aujourd’hui.Le pont Victoria, que l’on dit en piètre état, est en effet interdit aux autobus et autres véhicules lourds depuis ce matin.Environ (500 usagers de la STRSM sont affectés par cette mesure de sécurité prise après que des ingénieurs du CN et des experts externes ont constaté l’état de délabrement des tabliers latéraux du pont.Entre-temps, l’impasse persiste entre le CN et Ottawa, qui ne s’entendent pas sur la juste répartition des coûts de réfection des voies de circulation, évalués à 4(5,7 millions.La ligne 55 assurera désormais la liaison entre Saint-Lambert et le centre-ville de Montréal (1000, rue de la Gauchetière) via le pont Champlain.Le trajet prenait normalement 52 minutes; il en prendra maintenant 58 pour l’aller du matin et 62 pour le retour du soir.L’autobus effectuait dix départs le matin et autant le soir à 11 minutes d’intervalle.Il y aura maintenant huit départs au lever du jour et huit autres au coucher du soleil, a toutes les 15 minutes.La STRSM estime que ce détour lui occasionnerait un débours additionnel de 80 000 $ si le pont Victoria devait être fermé une année entière.Au cœur du litige?Une divergence dans l’interprétation de l’entente signée par les deux parties en 1962, régissant l’entretien et la réparation de la partie routière du pont Victoria.Le gouvernement fédéral refuse d’assumer la totalité des coûts des travaux.Le ministre des Transports, David Collenette, a offert 6,3 millions.Il a invité le CN à accepter l’arbitrage commercial, une proposition fermement rejetée.Ottawa «peut bien prétendre qu’il y a divergence, dit Jean-Pierre Ouellet, chef de la direc-•Mon des affaires-juridiques au CK.-Ma is ce qui est curieux, c’est que ça fait 35 ans qu'il se conforme de façon re- ligieuse à ce contrat-là.Il n’y a jamais eu de dispute sur son obligation de payer».M.Ouellet craint que le recours à l’arbitrage commercial provoque une «glissade» du débat.«O.J.Simpson a été acquitté; c’est la preuve que le processus judiciaire glisse parfois», lance-t-il.M.Ouellet ne s’en cache pas: la proposition d’arbitrage inspire la peur au CN.«Une cause sûre, ça n ’existe pas.Il y a toujours un risque, et on ne veut pas le courir » Le Canadien National est aujourd’hui une entreprise privée cotée en Bourse et dont le but avoué est de faire des profits.Elle est révolue l’époque où le transporteur, sous la tutelle de l’Etat, devait assumer une mission sociale.Or, dit Jean-Pierre Ouellet, le simple fait d’accepter l’arbitrage contribuerait à inquiéter les marchés financiers.La valeur des actions du CN en souffrirait grandement.«Nous, on est persuadés qu’on a raison, soutient M.Ouellet, aussi persuadés qu’un gars qui se présente à la banque avec un chèque certifié tous les vendredis depuis 35 pus.» À Ottawa, l’attaché de presse de David Colle-nette, Stéphane Corbin, a réitéré la volonté du ministre de recourir à l’arbitrage commercial.«Chaque jour où le CN refuse de passer à l’action, c’est un jour de retard de plus dans les travaux», a dit M.Corbin.Ce dernier a invité le CN à commencer les travaux avec les 6,3 millions qu’Ottawa est prêt à consentir afin de ne pas pénaliser davantage les usagers du pont.«Si on a tort, alors on paiera le reste.On demande seulement l’opinion objective d’un tiers parti qui peut trancher.» Le CN a annoncé la semaine dernière la fermeture définitive du pont Victoria pour les automobilistes à compter du 1" mars prochain.Près de 40 000 voitures • passent et repassent sur les tàbliers latéraux du peint jour après jour.JACQUES NAOEAU LE OEVOIR A partir d’aujourd’hui, les autobus et les véhicules lourds sont interdits sur le pont Victoria.Moyens de pression Collège des médecins regrette le geste des obstétriciens PRESSE CANADIENNE Le Collège des médecins déplore que des patientes soient utilisées comme moyen de pression dans le cadre du conflit qui oppose les obstétriciens et gynécologues et le gouvernement québécois.Le Collège, qui est la corporation professionnelle qui représente l’ensemble des médecins, estime que, jusqu’à présent, les moyens de pression «utilisés actuellement» par les gynécologues et obstétriciens «ne mettent pas en péril la qualité des soins obstétricaux ni la santé des mères et des enfants à naître».Il promet cependant de rester vigilant et «n’hésitera pas à intervenir s’il a des raisons de croire que la protection du public est mise en péril».Afin de protester contre la hausse de leurs primes d'assurance-responsabilité, les gynécologues et obstétriciens menacent de ne plus payer ces primes à compter du 31 janvier, ce qui les rendra inaptes à procéder aux accouche- ments.Déjà, depuis le 1(5 décembre, ils n’acceptent plus de nouvelles grossesses.Une entente concernant ces primes d’assurance-responsabilité a été négociée avec la Fédération des médecins spécialistes, qui représente l’ensemble des médecins spécialistes, mais cette entente ne satisfait pas encore les gynécologues et obstétriciens.Dans un communiqué diffusé hier, le Collège des médecins explique qu’il a rencontré l’Association des obstétriciens et gynécologues afin de «discuter des responsabilités et devoirs des médecins envers leurs patientes».Le Collège dit s’être assuré, dans ses discussions avec l’Association, que «toutes les mesures d’urgence nécessaires» seraient prévues et respectées si des moyens de pression plus poussés étaient mis à exécution.L’Association des obstétriciens et gynécologues s’est engagée à transmettre un plan d’action à ce sujet au Collège des médecins.urècfes Gadeauæ JJ!)raine SP < irt religieux- 10% DE RABAIS ' S A C T Ü ANTES La tragédie de la mine Westray ^ t La Nouvelle-Ecosse s’excuse auprès des familles des victimes PRESSE CANADIENNE Stellarton, N.-É.— Lç gouvernement de la Nouvelle-Écosse a présenté officiellement ses excuses hier aux familles des victimes de la tragédie de Westray, qui avait entraîné la mort de 26 mineurs en 1992.Le gouvernement provincial se garde bien cependant, par ces excuses, d’assumer quelque responsabilité légale que ce soit relative à l’explosion survenue dans une mine le 9 mai 1992, a précisé le ministre des Travaux publics, Don Downe.Du même souffle, le ministre s’est engagé à donner suite aux 74 recommandations formulées par la commission d’enquête qui s’est penchée sur la tragédie.Joignant le geste à la parole, il a annoncé que Albert McLean et Claude White, deux inspecteurs de la mine où l’explosion s’est produite, et qui ont joué un rôle central dans le déroulement des événements, ont été congédiés.«Au nom de la province, je présente officiellement mes excuses relativement au rôle, quel qu’il soit, que le gouvernement ait pu jouer dans cette tragédie.Nous sommes profondément désolés pour le désastre Westray.Cela n’aurait jamais dû se produire.Mais si on ne peut pas changer le passé, nous pou- vons changer le futur», a-t-il affirmé hier en conférence de presse.Faisant preuve de suspicion, des membres des familles des victimes ont dit considérer que le ministre Downe semblait porter un soin excessif au choix des mots utilisés pour présenter ses excuses.De toute façon, les familles entendent poursuivre le gouvernement pour obtenir une compensation financière à la suite de cette tragédie.«Ils ne nous laissent pas le choix», a déclaré Isabel Gillis, qui s’est retrouvée veuve après l’explosion de 1992.Ce qui reste de la mine vaut entre un et cinq millions de dollars et sera vendu, les sommes ainsi acquises devant être vraisemblablement versées au fonds de compensation pour perte d’emplois à la centaine de mineurs qui se sont retrouvés au chômage lorsque la mine a fermé ses portes après le désastre.Parmi les actions entreprises par le gouvernement pour faire en sorte que ce type de tragédie ne se reproduise plus, notons le fait qu’il entend rédiger «des lignes directrices claires quant à la responsabilité ministérielle», et préciser le partage de responsabilité entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial quant à l’inspection des mines.UNIVERSITE SAINT-PAUL uv FACULTÉ DE THÉOLOGIE PROFESSEUR OU PROFESSEURE DE PLEIN EXERCICE EN THÉOLOGIE AVEC SPÉCIALISATION EN ÉTHIQUE Poste conduisant à la permanence La Faculté de théologie est à la recherche d’un professeur ou d’une professeure de théologie avec spécialisation en éthique.(Nomination sujette à l’approbation du budget au rang de professeur adjoint).Exigences: • Doctorat en théologie.• Bilinguisme: Français, Anglais (La personne aura à enseigner principalement en français).• Le/la candidat(e) doit posséder: i) des compétences en théologie morale; ii)des connaissances des approches et des méthodes dans l’histoire de la théologie morale catholique; iii) une connaissance des problématiques (questions et des débats) contemporaines dans le domaine de l’éthique.• Priorité sera donnée à une personne dont le dossier lui permet d’être rapidement admise à l’École des études supérieures et de la recherche.Fonctions: • Enseignement aux trois cycles [B.Th.; M.A.; L.Th.; Ph.D.(Th.); D.Th.j.• Élaboration d’un programme de recherche propre à son champ d’engagement et direction de travaux de recherche aux études supérieures.• Accompagnement intellectuel des étudiant(e)s.• Participation aux comités de la Faculté.Traitement : Salaire et possibilité de promotion selon les normes de l’Université.Entrée en fonction.Le 1 "juillet 1998.Les candidat(e)s doivent acheminer leur curriculum vitae, des relevés de notes officiels, une liste de leurs publications et trois (3) lettres de recommandation d’ici le 31 janvier 1998 à: M.le Doyen de la Faculté de théologie Université Saint-Paul 223, rue Main, Ottawa (Ontario), Canada Kl S 1C4 Conformément aux exigences présentes en matière d’immigration au Canada, cet avis de concours s’adresse aux personnes de citoyenneté canadienne et aux personnes INTER PARES WORKING FOR CHANGE.AMONG EQUALS OEUVRER POUR LE CHANGEMENT.ENTRE EGAUX Inter Pares, une organisation canadienne de justice sociale, crée des liens avec des groupes du tiers monde et appuie des programmes de développement communautaire.Inter Pares travaille aussi à sensibiliser le public canadien et à faire des pressions politiques pour favoriser la compréhension des causes, des effets et des solutions aux problèmes de pauvreté dans le monde.Le personne d’inter Pares forme une équipe de gestion coopérative qui s’appuie sur le principe de parité — parité de salaire et de responsabilité.Tous les membres du personnel partagent le travail administratif et participent à la collecte de fonds.Inter Pares est à la recherche de deux personnes pour remplir les postes de coordonnateur ou coordonnatrice des relations avec les donateurs et d’agent ou agente de programme.Coordonnateur ou coordonnatrice des relations avec les donateurs La personne devra coordonner le travail de ses collègues pour le développement et la mise en oeuvre des stratégies de collecte de fonds et des relations avec les donateurs.Agent ou agente de programme La personne devra planifier, développer et gérer un programme d’activités avec des partenaires du tiers monde et en lien avec de nombreux groupes et individus au Canada.L’agent ou l’agente de programme devra également élaborer des stratégies pour revendiquer la justice et l’équité au niveau national et interna-tionafà travers de nombreuses activités telles la représentation politique, l’organisation de rencontres et tournées, la recherche et l’analyse, la rédaction de documents divers et la recherche de fonds.Qualités requises La personne postulant à l’un ou l’autre des deux postes devra: Être bilingue, avec une excellente maîtrise du français écrit et parlé.Posséder des compétences en gestion financière.Être capable de travailler en équipe, et être capable de travailler sans supervision directe.Avoir la flexibilité de travailler à des heures irrégulières, et être prête à voyager.Posséder des connaissances en coopération internationale et/ou dans le domaine de l’action sociale au Canada.Maîtriser des logiciels courants y compris le traitement de texte et une base de-données.Posséder une connaissance de l’espagnol serait un atout.Salaire et conditions Tous les membres du personnel d’inter Pares reçoivent le même salaire de 37,904 S, de même que des bénéfices marginaux généreux.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae accompagné d'une lettre indiquant les raisons qui les motivent à faire leur demande à Inter Parcs, avant le 16 janvier 1998, et en précisant le poste convoité, au Comité de sélection, Inter Parcs, 58 rue Arthur, Ottawa, ON, K1R7B9.Les «secrets» du Conseil du trésor Les libéraux exigent en vain l’analyse du plan Paillé M I C H E L H E B E R T PRESSE CANADIENNE Québec — Parce que le Conseil du trésor n’a pas l’habitude de livrer ses secrets, l’analyse qu’il a faite du plan Paillé restera, elle aussi, secrète.«Tout le monde sait que ces documents sont confidentiels.Ils l’ont toujours été et ils le resteront», a tranché le ministre Jacques Léonard en réponse aux questions des libéraux, qui demandaient hier l’analyse faite par le Conseil du trésor d’un mémoire du ministère de l’Industrie et du Commerce portant sur le plan Paillé.Instauré à la fin de 1994 pour réparer les dégâts causés par la récession, ce programme d’investissements aura coûté 140 millions de dollars au gouvernement depuis sa création.Selon les estimations du MIC, il aurait par ailleurs entraîné des revenus de taxation de 200 millions.Le plan Paillé, du nom de l’ex-mi-nistre Daniel Paillé, a permis la création de 35 (X)() emplois et généré des investissements de un milliard, ont soutenu tour à tour le premier ministre Lucien Bouchard et le ministre des Finances Bernard Landry.Mais Daniel Johnson jugeait hier que le nombre de faillites des entreprises nées de ce programme était suffisamment élevé, environ 3500, pour justifier la divulgation de l’analyse faite par le Conseil du trésor.«Qu'est-ce qu’il attend pour publier l’étude d'un plan qui a privilégié un nombre incalculable de situations loufoques, d’idées farfelues, simplement pour des raisons postélectorales et préréférendaires?», a-t-il lancé au premier ministre.Lucien Bouchard a d’abord répété que les études du Trésor ont, de tout temps, été considérées comme des «confidences de l’Etat».Et, sur un ton plus agressif, il a ajouté que «le rapport de création d’emplois du plan Paillé par rapport à l'argent investi est infiniment meilleur que celui des contrats secrets qui ont failli mettre Hydro-Québec en faillite».Bernard Landry a renchéri en disant que «le précédent gouvernement [libéral] a coulé un milliard [de la Société de développement industriel], généralement pour des grandes compagnies, souvent pour des gens de leur idéologie politique et des gens qui n’avaient pas besoin de ça comme planche de salut pour partir dans la vie».Des propos qui ont fait exploser de joie les banquettes ministérielles.Sarcastique, Daniel Johnson a comparé la réaction de ses vis-à-vis à celle des spectateurs du Cirque du Soleil.Une remarque qui a plongé Bernard Landry dans ses souvenirs.«Moi, je me souviens très bien comment est né le Cirque du Soleil.Il est né d'une subvention discrétionnaire de quelques dizaines de milliers de dollars d'un grand premier ministre du Québec qui s'appelait René Lévesque.«Nous avons une tradition d’aider les petites entreprises d'espoir et non pas de gaver vos amis engraissés par les milliards de la SDI», a ajouté le ministre Landry, qui mit ainsi fin au débat sur le plan Paillé.La « grippe du poulet », nouvelle menace pour la santé ?DIDI KIRSTEN TATLOW ASSOCIATED PRESS Hong-Kong — Après la vache folle, la «grippe du poulet»?S’il n’y a aucune preuve de risques d’épidémie de cette maladie, qui depuis plusieurs jours fait trembler Hong-Kong, des indices semblent pour la première fois démontrer la possibilité d’une transmission d’une personne à l’autre.Ces six derniers mois, la grippe du poulet a affecté au total sept personnes et tué deux enfants à Hong-Kong.Ixi maladie, causée par le virus H5N1, touche normalement les oiseaux, en particulier les volailles.Mais depuis quelques mois, elle est parvenue à franchir la barrière d’espèce pour s’attaquer à l’homme.Trois cas suspects récemment déclarés inquiètent les scientifiques.Un petit garçon de deux ans et une fillette de trois ans, tous les deux cousins d’une enfant de cinq ans qui avait contracté le virus, ont été hospitalisés.Si la piste du H5N1 se confirme, ce serait la première fois que plusieurs membres d’une même famille sont touchés, renforçant ainsi les craintes d’une possible transmission humaine.Autre élément inquiétant: quelque 65 personnes en contact avec des malades de la grippe du poulet ont développé des symptômes de grippe, mais tous s’en sont remis.Il est encore trop tôt pour dire s’ils ont été infectés par le H5N1, souligne le Dr Margaret Chan, directeur des autorités sanitaires de Hong-Kong.Toutefois, le Dr Chan n’exclut pas «l’existence de deux modes de transmission», à savoir du poulet à l’homme et de l’homme à l’homme.L’émergence d’une telle souche mutante pourrait donner lieu à un véritable scénario catastrophe.Les vaccins anti-grippaux actuellement disponibles sont sans effet sur le virus, et il faudrait six mois au minimum pour élaborer un traitement efficace.En outre, cette maladie est très contagieuse.Voyageant par avion, chemin de fer ou bateau, elle pourrait débarquer en Europe au début de l’année prochaine.Confronté au nouveau virus, Hong-Kong a décidé de prendre le taureau p:ir les cornes.Les autorités locales ont annoncé le renforcement des contrôles sanitaires dans les élevages et les marchés de volailles.Une vaste campagne de prévention doit être lancée et un numéro vert d’information sur la maladie mis en service.La lutte contre la grippe du poulet enregistre des avancées.Des médecins de Hong-Kong ont ainsi annoncé hier avoir élaboré une nouvelle méthode plus rapide de détection de la m;üa-die, consistant à prélever et à examiner au microscope des excrétions nasales.Le résultat de ce test devrait être connu en un ou deux jours, au lieu d’une à deux semaines comme auparavant Par ailleurs, les deux plus grands marchés de volailles de l’ancienne colonie britannique ont rouvert hier, après trois jours de fermeture pour cause de désinfection.Les ventes auraient baissé de 70 % à 80 %, selon la radio de Hong-Kong.En avril, 4500 poulets ont succombé au virus H5N1 dans des élevages hong-kongais, et des cas isolés ont été signalés en novembre et en décembre.Ix>s experts n’ont pas encore pu mesurer l’ampleur de la maladie en Chine continentale, d’où sont importés 75 % des poulets vendus à Hong-Kong.CARRIERES ET PROFESSIONS I UNIVERSITE I LAVAL LE SAVOIR OU MONDE PASSE PAR ICI POSTE DE PROFESSEURE, PROFESSEUR D’ÉDUCATION MUSICALE Fonctions - Enseignement en éducation musicale aux 1“, 2e et 3e cycles en collaboration avec les professeures et les professeurs en place - Coordination et développement des stages au primaire ou au secondaire - Direction de thèses, mémoires et essais en éducation musicale - Direction de projets de recherche dans le domaine Qualifications - Doctorat en éducation musicale ou l’équivalent - Expérience de recherche en application des théories contemporaines d’enseignement et d’apprentissage de la musique au primaire ou au secondaire - Intérêt prononcé pour la pédagogie musicale à tous les niveaux d’enseignement - Expérience d’enseignement de la musique dans le système scolaire et à l’université - Maîtrise des principaux outils informatiques appliqués à l’éducation musicale - Publications dans des revues spécialisées - Conférences dans des congrès de sociétés savantes - Capacité de travailler en équipe - Capacité de travailler en français Date de clôture du concours : le vendredi 27 février 1998 Date prévue d’entrée en fonction : le 1" août 1998 Traitement: selon les normes de la convention collective en vigueur Faire parvenir avant le 27 février 1998 votre demande ainsi que votre curriculum vitae à l’adresse suivante: Monsieur Raymond Ringuctte, doyen Faculté de musique Université Laval Québec (Québec) G1K 7P4 Faculté de musique En vertu de son Programme d’accès à l’égalité, l’Université Laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants à l’engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l’Immigration du Canada, cette offre est destinée en priorité aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents du Canada.arriéres^ Professions Pour réservation publicitaire, composes 985-3316 ou 1-800-363-0305 télécopieur 985-3390 AVIS D’APPEL DE CANDIDATURES PROTECTEUR UNIVERSITAIRE L’Université Laval sollicite des candidatures pour combler la vacance au poste de protecteur universitaire et invite toute personne ou organisme à faire acte de candidature ou à proposer des candidatures.Le mandat d’une durée de cinq ans peut, après évalua- tion et consultation, être renouvelé une fois.Fonctions de la personne occupant le poste de protecteur universitaire Le protecteur est garant de la justice et de l’équité du traitement des membres de la communauté univer- sitaire.Il a pour fonctions principales d’accueillir les plaintes et les.demandes d’information et de conseils.de faire enquête lorsqu’il le juge nécessaire et de transmettre ses recommandations aux personnes ou aux organismes intéressés.Il a aussi pour fonction de contribuer à l’amélioration des pratiques universitaires de justice et d’équité, notamment par l'information de la communauté universitaire et par la formulation de modifications aux politiques et règlements.Travaillant en toute indépendance, cette personne ne se rapporte qu’au Conseil universitaire et au Conseil d’administration auxquels elle fait rapport annuel- lement et auxquels elle peut en tout temps soumettre des rapports spéciaux.Exigences • avoir personnellement un sens profond de Injustice et de l’équité; • disposer d’une grande capacité d’écoute et être capable d’entendre toute personne et tout grief en toute objectivité ; • être capable de travailler de façon très autonome ; • pouvoir maintenir la confidentialité la plus totale sur les cas individuels traités ; • pouvoir communiquer avec les différents intervenants avec beaucoup de tact et de discrétion ; • avoir une grande connaissance des principes fonda- mentaux des droits de la personne ; • être capable d’analyser les situations avec rigueur, objectivité et indépendance d’esprit ; • disposer d’une expérience pertinente ; • maîtriser le français et l’anglais écrits et parlés.Le protecteur doit posséder une excellente formation générale de niveau universitaire, et une connaissance du milieu universitaire serait un atout.Le traitement sera établi selon les normes en vigueur.Le Conseil universitaire et le Conseil d’administration doivent procéder à la nomination du protecteur univer- sitaire au plus tard en avril 1998.Les personnes faisant acte de candidature doivent joindre à leur curriculum vitae un texte d’environ 1 OCX) mots expliquant en quoi elles sont aptes à remplir cette fonction et comment cette nomination se situerait dans l’évolution de leur carrière.Les candidatures et les propositions de candidatures, accompagnées d’un curriculum vitae, doivent être soumises par écrit et parvenir au plus tard le 29 janvier 1998 au bureau du président du Comité : M.François Tavenas Recteur Pavillon des sciences de l’éducation, local 1656 Université Laval Québec (Québec) GIK7P4 BLE UNIVERSITÉ MLAVAL L'Université Laval applique lin programme d'équité en emploi qui prévoit que la moitié des postes i combler le seront par des femmes. LE DEVOIR POLITIQUE Le renvoi fédéral devant la Cour suprême Brassard ne prête aucune oreille aux arguments de «l’ami de la cour» Me Joli-Cœur estime que le plus haut tribunal du pays n’a pas le pouvoir de juger de la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance La Cour suprême du Canada devrait refuser de s’immiscer dans le débat très politique entourant une éventuelle déclaration unilatérale d’indépendance, soutient l’ami de la cour, André Joli-Cœur.Si elle décide d’aller de l’avant, elle devrait reconnaître que rien n’interdit un geste semblable et que le principe de l’état de fait demeure le seul valable pour juger de la réalisation ou non d’une sécession.MANON CORNELLIER MARIO CLOUTIER LE DEVOIR La Cour suprême du Canada n’a pas le pouvoir ni l’obligation de répondre à des questions «politiques», «théoriques» et «prématurées» comme celles que lui a soumises le gouvernement fédéral dans le renvoi sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance.Mais si elle décide d’y répondre, elle devrait conclure que rien n’interdit la sécession, tant en droit canadien qu’international, soutient l’avocat André Joli-Cœur dans son mémoire remis hier à la Cour suprême.M.Joli-Cœur agit dans cette affaire comme amicus curiae, ou «avocat ami de la cour», c’est-à-dire qu’il a été mandaté par le tribunal pour donner la réplique aux arguments du gouvernement fédéral et ainsi pallier le refus du gouvernement du Québec de se faire entendre.Ottawa a demandé à la Cour, en septembre 1996, de déterminer si le gouvernement du Québec ou l’Assemblée nationale pouvait, en vertu du droit canadien et international, déclarer unilatéralement l’indépendance de la province et, en cas de conflit entre les deux systèmes juridiques, lequel devrait avoir préséance.Québec a refusé d’intervenir dans cette cause, car il estime que l’avenir du Québec est une question politique que seule la population peut trancher.L’avocat québécois propose à la cour d’établir d’abord si elle a juridiction pour trancher un litige hypothétique de ce genre.A son avis, ce n’est pas le cas, surtout en ce qui a trait au droit international.Et même si elle l’avait, elle devrait refuser de répondre aux questions posées car, dit-il, elles touchent, entre autres, «directement à l’origine et à l'existence d’un Etat [.] des questions purement politiques, exclues de la juridiction des tribunaux».Si la cour décide quand même de répondre, il l’invite à reconnaître le droit à la sécession unilatérale du Québec en vertu du principe de «l’effectivité», un principe qu’il dit intrinsèque au droit britannique et implicitement inclus dans le préambule de la Constitution de 1867.Citant Alain Pellet, l’actuel président de la Commission du droit international des Nations unies et un des cinq experts consultés par la Commission des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté ep 1992, M.Joli-Cœur souligne que «l'E- tat nouveau ne trouve nullement la justification juridique de son existence dans le consentement de l’Etat dont il est issu, mais dans le simple fait qu’il existe et qu'il exerce effectivement et pacifiquement les fonctions étatiques, c’est-à-dire dans le principe d'effectivité».Toujours selon M.Pellet, qui taille en pièce un des avis juridiques d’Ottawa et à qui M' Joli-Coeur a sollicité un rapport, «la sécession est un fait politique, et le droit international se contente d’en tirer les conséquences lorsqu’elle aboutit à la mise en place d’autorités étatiques effectives et stables».Le mémoire touche au cœur du débat entre Ottawa et Québec.M' Joli-Cœur fait en effet écho à la position du ministre québécois Jacques Brassard, qui a toujours insisté sur le contrôle effectif du territoire comme critère déterminant de l’accession à la souveraineté.Invité à commenter les premiers extraits parus dans les journaux, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a fait référence à ses lettres récentes qui soulignent les difficultés que pose l’approche de M' Joli-Cœur.«Il faut savoir ce que ça veut dire concrètement, [l’effectivité].Ça veut dire qu’un gouvernement s'efforce d’imposer son monopole légal sur le territoire.Il admet qu’il n’a pas d'autres arguments juridiques que celui de vouloir imposer son monopole juridique sur le territoire.En démocratie, ça ne s’est jamais fait.» Brassard ne veut rien entendre Malgré une position défendue similaire à la sienne, le gouvernement du Québec a rejeté ipso facto le factum de l’avocat André Joli-Cœur.«L'ami de la cour n ’a pas de légitimité pour parler au nom du peuple québécois, pas plus qu’au nom du gouvernement du Québec.Nous n'avons pas l’intention de lui reconnaître une quelconque légitimité, ce qui aurait pour effet de donner une certaine légitimité à un processus qui ne doit pas en avoir», a déclaré le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard.11 ne met toutefois pas en doute la crédibilité de l’expert international, Alain Pellet.Il soutient que son ministère n’a par ailleurs eu aucun contact avec ce dernier au cours des dernières semaines.Québec tient véritablement à se tenir le plus loin possible de tout le processus amorcé par le gouvernement fédéral.«Il s’agit d’une question politique, et la solution ne peut être que politique.Le gouvernement fédéral, en embrigadant la Cour suprême dans une question politique, utilise la cour pour des fitis qui ne sont pas la sienne.[.] Aucun décret, aucune loi fédérale, aucune décision de quelque tribunal que ce soit ne peuvent remettre en question ou discréditer de quelque façon que ce soit ce droit des Québécois de décider de leur avenir», a insisté le ministre.La Cour suprême a prévu entendre cette cause en février, mais le décès subit du juge John Sopinka risque de chambouler les plans du tribunal.Le juge en chef Antonio Lamer a déjà clairement indiqué qu’il voulait que cette affaire soit étudiée par un banc complet de neuf juges.Le temps qu’il faudra pour remplacer M.Sopinka déterminera si la cour peut respecter son échéancier.Bégin dépose le projet de loi sur le captage des eaux souterraines par les embouteilleurs LOUIS-GI LLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a introduit hier un projet de loi à l’Assemblée nationale qui imposera éventuellement un moratoire sur le captage des eaux souterraines aux seuls embouteilleurs commerciaux, qui utilisent moins de 1 % des eaux extraites des nappes aquifères annuellement.Le projet de loi, qui sera rétroactif à la date de son dépôt, soit hier, a toutefois peu de chances d’être adopté avant la fin de la session parlementaire, laquelle interviendra normalement aujourd’hui.En effet, le projet de loi ayant été déposé après le 15 novembre, le ministre ne pouvait hier l’ajouter à la liste des projets de loi dont le gouvernement forcera aujourd’hui l’adoption en imposant le bâillon, un exercice en voie de devenir une des traditions de la première institution démocratique de la province.Pour faire adopter son projet de loi, le ministre Bégin devra obtenir l’accord de l’opposition, un accord qui lui sera vraisemblablement refusé, comme l’annonçait récemment au Devoir le critique en matière d’environnement, Christos Sirros.Les libéraux, a expliqué M.Sirros, s’insurgent contre le fait que le projet de loi ne protège pas vraiment les nappes souterraines en imposant un moratoire à tout nouveau projet de captage important, qu’il soit le fait d’une ville, d’un agriculteur, d’une entreprise ou d’un embouteilleur.Et le projet du ministre Bégin laisse cheminer pour fins d’approbation une dizai- ne de projets majeurs actuellement à l’étude dans son ministère.Le ministre Bégin, de son côté, n’assigne aucun objectif de protection proprement dit à son projet de loi, annoncé en marge du Symposium sur l’eau la semaine dernière, à l’occasion de ce qui ressemblait à un dérapage bien involontaire du premier ministre, Lucien Bouchard, dans une de ces attaques en meute (scrum) dont les journalistes de l’électronique sont friands.M.Bégin a rappelé que les projets récents des embouteilleurs ont soulevé plusieurs frondes dans les milieux ruraux, souvent attisées en sourdine par des agriculteurs qui ne veulent pas perdre leur monopole sur cette ressource locale souvent menacée par leurs propres pratiques.Selon le ministre, «le présent projet de loi vise à éviter que ce type de prélèvement [par les embouteilleurs] de la ressource hydrique puisse nuire au débat qui sera tenu lors de la consultation publique à venir».Pour le président de l’Association des embouteilleurs d’eau du Québec, Pierre Rivard, ce projet de loi aura un effet rétroactif même s’il est adopté en mars prochain lors de la prochaine session si l’opposition empêche son adoption aujourd’hui.Pour les embouteilleurs, non seulement le gouvernement s’attaque indûment à ia seule industrie qui pousse pour une généralisation des normes de captage, ce qui lui crée des ennemis en milieu agricole, mais il lui fait un tort considérable en la montrant du doigt dans le public comme si elle menaçait la ressource, ce qui est plutôt le cas de certains de ses adversaires.Chasse à l’orignal Bégin songe à accorder des privilèges sans précédent aux pourvoyeurs Le Parti québécois a «déclubé» à la fin des années 70 les territoires publics de chasse et de pêche, à l’exception des rivières à saumon, fief des intouchables de l’élite économique continentale.Mais depuis, Québec ne cesse d’empiéter sur cette réforme historique, basée sur les principes de l’accès démocratique aux territoires publics et sur l’égalité des chances dans la récolte de la faune.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les gestionnaires des zones d’exploitation contrôlée (ZEC), les mandataires bénévoles de Québec dans l’exploitation de la faune sur les territoires publics ainsi que la Fédération québécoise de la faune (FQF) ont fait savoir au ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, qu’ils s’opposent avec la dernière énergie à ce qu’il modifie le Plan de gestion de l’orignal pour accorder des privilèges sans précédent aux pourvoyeurs de la province et à leurs clients généralement mieux nantis.Récemment, le ministre Bégin annonçait au congrès des pourvoyeurs qu’il envisageait d’autoriser sur leurs territoires la chasse à l’orignal pendant la période du rut des orignaux, une période où les mâles sont particulièrement vulnérables à l’imitation de l’appel des femelles, une technique efficace sur de longues distances qui permettra aux chasseurs des pourvoiras d’écrémer avec des armes à feu les territoires publics voisins une ou deux semaines avant les autres chasseurs.Il y aura cependant une consultation publique si le ministre donne suite à son projet par voie de règlement.I>a chasse pendant le rut, qui intervient autour du 20 septembre, n’est actuellement permise qu’aux seuls archers, qui voient beaucoup d’originaux mais arrivent difficilement à les abattre en raison des limites de leur art.Seule la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), qui gère la chasse dans les réserves gouvernementales, est autorisée à accueillir des chasseurs à la carabine pendant le rut.Mais ce privilège n’est pas lié à la richesse car les places disponibles sont tirées au sort, ce qui ne sera pas le cas dans les pourvoiries, où l’on peut pratiquement acheter une place permanente comme client régulier.Plusieurs ZEC des Laurentides et de l’Outaouais ont écrit au ministre Bégin pour lui faire part de leur indi-gnation et'de celle de leurs membres devant la «rupture du pacte social» que constitue pour les chasseurs le Plan de gestion de l’orignal.Ce plan a édicté des règles de prélèvement plus sévères pour augmenter le cheptel.11 se termine l’an prochain et son successeur doit faire l’objet d’un nouveau débat public.Les ZEC estiment que ce plan ne peut moralement être modifié sans l’accord de tous les acteurs qu’il touche, d’autant plus que la mesure envisagée par le ministre Bégin vise à octroyer un privilège controversé aux pourvoyeurs, lesquels n’ont pas participé au débat sur le Plan de gestion de la faune et ont retardé son adoption d’un an, a expliqué au Devoir Suzanne Hatin, vice-présidente de la Fédération des gestionnaires de ZEC.Selon Mme Hatin, les clients des pourvoyeurs vont pouvoir «caller» les orignaux des territoires publics, ce qui équivaut à étendre de cinq à dix kilomètres le territoire public accessible aux commerçants de la faune.Cette «privatisation en douce» des territoires publics va s’effectuer aux dépens des chasseurs qui vont utiliser ces territoires deux ou trois semaines plus tard, ajoute Mme Hatin, un privilège aussi injustifié au plan de l’éthique que si Québec autorisait les pourvoyeurs à pêcher sur la fraie dans les rivières qui traversent leur territoire.Même si Québec entend imposer aux pourvoyeurs un quota de récolte basé sur leurs résultats historiques, ajoute la porte-parole des ZEC, cela équivaut à effacer la surexploitation de certains territoires par le jeu des moyennes et à assurer à leurs clients un taux de succès plus élevé que par le passé en leur accordant un premier droit de récolte.De son côté, le président de la Fédération québécoise de la faune (FQF), Claude Gauthier, a accepté le «dépôt du projet des pourvoyeurs pour fins d’examen durant le débat sur le prochain plan de gestion» sans reconnaître le privilège réclamé par les pourvoyeurs et la modification au Plan de gestion en cours de route.M.Gauthier souhaite d’ailleurs que «personne ne soit tué en raison de cette mesure» qui permettra à des chasseurs armés de carabines de chasser sur les pourvoiries à côté des archers en tenue de camouflage dans le territoire voisin, lesquels vont devoir subir une rupture de l’équilibre traditionnel des chances.Assemblée nationale Prise de bec au sujet de la pauvreté PRESSE CANADIENNE Québec — L’opposition libérale a accusé hier le gouvernement de ne rien faire pour mettre fin à l’appauvrissement des familles québécoises alors que le premier ministre Lucien Bouchard fait porter le blâme aux précédentes administrations libérales.Au cours d’une période de questions musclée, le chef de l’opposition Daniel Johnson a demandé au chef du gouvernement ce qu’il a l’intention de faire pour ralentir l’appauvrissement des familles qui, selon les principaux indicateurs économiques publiés par Statistique Québec, ont vu leurs revenus diminuer à leur plus bas niveau depuis 1992, passant de 24 000 $ à 23 821 $ en 1997.Dans le reste du Canada, pour la même période (de 1992 à 1997), le revenu familial est passé de 24 000 $ à 24 394 $.«Est-ce que le premier ministre pourrait nous dire s’il va assurer aux Québécois un revenu comparable à ce qui se passe ailleurs?, a demandé M.Johnson.Est-ce qu'il peut nous indiquer quels gestes concrets il entend poser pour améliorer la situation des familles québécoises?» «Tout le monde sait qu’au Québec, à l'époque où les libéraux dirigeaient le gouvernement, il fallait une réforme de la santé, une réforme de l'éducation, qu ’il fallait redresser les finances publiques, contrôler le déficit et les dépenses.Ils n’ont rien fait», a répliqué M.Bouchard.«C’est à nous que cette tâche a été imposée, a-t-il renchéri.Nous assumons cette responsabilité avec des succès qui ne sont pas aussi considérables encore que ceux que nous aurons l’année prochaine.» rand concours de JOURNALISME LE DEVOIR VOUS QUE LE JOURNALISME INTÉRESSE ET QUI ÊTES INSCRIT À TEMPS COMPLET DANS UN CÉGEP OU UN COLLÈGE DU QUÉBEC, VOILÀ UNE OCCASION D'AGIR.Pour saisir celte chance de mesurer vos aptitudes et - qui sait?- de faire vos débuts dans un grand journal, il s'agit de rédiger un article critique d'au moins 800 mots, sur une manifestation sociale ou culturelle d'ici: rassemblement populaire, événement sportif, film, livre, pièce de théâtre, ou autres.% A retenir: • Votre participation à ce concours peut s'insérer dans le cadre de vos cours.• La date limite des envois de textes au journal Le Devoir est le 20 mars 1998.• La remise des prix aura lieu en mai 1998.% A gagner: L'un ou l'autre de plusieurs prix: • La publication de votre article dans Le Devoir • Une bourse d'étude • Un ordinateur • Un dictionnaire Votre professeur de français vous en dira davantage sur les modalités de participation.I,\ Fondation dit Devoir «fe-AQPF \ X Aiwiijiinn quebeume profrwuro cl profritrurt ilr fran^it 1-800-267-0947 FO RT' IO\N ZRGUÉRINtrr lv 6 fi nr if loto-québec a Hydro Québec DICI Lut ( l.i 'ICI s I ! ROM R I Ithtttt Jt Tt 1 * * gu f I.K 1) H V I) ! Il .I.V.V K X I) It K DI ID I) K (' K M It It K MM» 7 Téléphone: 985-3344 A \J \ 0 I) IT D I f P 0 Sur Internet: Télécopieur: 985-3340 il Y l Ü I U I) L l V U www.offres.ledevotr.com U MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max *| HMH min JJ max -2 -11/-6 SS-14/-8 VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE O Températures : MAX / MIN -12/-15» Goose Bay -6/-12^J 'Blanc Sablon ~ u -»¦ 1 * * ¦ -17/-23 La Grande IV Sept-îles Gaspe ¦ -1/-5 îles de la Madeleine Rivière-du-Loup F* -3/-13 i •6/-10 • Chicoutimi / fe.Québec .wj s.-2/-11 1 Chibougamau -8/-21 ¦ Lever 7h30 Coucher 16h14 ¦ -2/-14~ 0/-14 ¦ Trois-Rivières f 8k 1/-7 si Montréal ¦* * * Val d'Or ¦ 1/-12< .Sherbrooke ** * * Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 2 mm “11 max -7 Aujourd'hui Ce Soir Samedi 0 min -10 SS max “1 -17/-8 SS-17/-7 Dimanche Lundi -13/-3 SS -9/-2 Avis public Service du greffe Règlements Avis est donné que le conseil, à son assemblée du 11 décembre 1997, a adopté les règlements suivants: 97-219 Règlement sur les taxes (exercice financier de 1998) 97-220 Règlement sur les crédits de taxe et les subventions aux artistes professionnels des arts visuels et des métiers d’art (exercice financier de 1998) 97-221 Règlement sur les tarifs (exercice financier de 1998) 97-222 Règlement modifiant le Règlement sur les cabines téléphoniques extérieures et les postes de téléphone (C-1) 97-223 Règlement modifiant le Règlement sur les droits exigibles pour la signalisation touristique commerciale (D-6) 97-224 Règlement modifiant le Règlement concernant les taxes spéciales sur les commerces, occupations et activités (T-3) 97-225 Règlement sur les taxes d'améliorations locales (exercice financier de 19981 97-226 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Promenade Masson pour la période du 1er janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-227 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Plaza Saint-Hubert pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-228 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Promenade Fleury pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-229 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Carrefour du Plateau Mont-Royal pour la période du 1” janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-230 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Place Sainte-Catherine pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-231 Reglement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Plaza Monk pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-232 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Promenade Ontario pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation 97-233 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Société de développement du Quartier latin pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1998 et imposant une cotisation Règlements Avis est donné que le conseil, à son assemblée du 15 décembre 1997, a adopté les règlements suivants: 97-234 Règlement permettant d'occuper le domaine public avec une structure en tréfonds (garage souterrain), sous le tournebride de la rue Alexandre-de-Sève 97-235 Règlement sur la fermeture comme rue des lisières de terrain situées dans l’ancienne emprise de la voie de service du boulevard l’Acadie, entre les rues Antonio-Barbeau et Chabanel 97-236 Règlement sur la fermeture de parties de rues situées au sud-est du boulevard Maurice-Duplessis 97-237 Règlement sur la fermeture de parties de ruelles situées au sud-ouest de l'avenue Armand-Chaput 97-238 Règlement sur la construction, la modification et l'occupation d'un bâtiment sur un terrain situé à l’intersection de la rue Sherbrooke et de l'Autoroute 25, au nord de la rue Joseph-Daoust 97-239 Règlement sur la fermeture comme rue des parties en tréfonds des lots et des parties de lot situées sous l’emprise de la rue Mansfield, au nord de la rue Saint-Antoine élargie 97-240 Règlement sur l'occupation, par le CENTRE COMMUNAUTAIRE DE LOISIR DE LA CÔTE DES NEIGES, du rez-de-chaussée du bâtiment portant les numéros 4605 et 4607, rue Bouchette 97-241 Règlement sur l'occupation, par l'ÉGLISE EVANGELIQUE DE LA NOUVELLE ALLIANCE, du rez-de-chaussée et du sous-sol du bâtiment portant le numéro 2530, rue Bélanger Est 97-242 Reglement sur la démolition d'un bâtiment existant et la construction d'un bâtiment sur un emplacement situé au 2160, boulevard Décarie 97-243 Règlement sur la démolition d’un bâtiment existant et la construction d'un bâtiment sur un emplacement situé au 5500, boulevard Décarie 97-244 Règlement sur la démolition d'un bâtiment existant et la construction d’un bâtiment sur un emplacement situé au 7675 et 7685, boulevard Saint-Michel 97-245 Règlement sur la démolition d'un bâtiment existant et la construction d'un bâtiment sur un emplacement situé au 7575, boulevard Décarie 97-246 Règlement sur l'occupation, par TRÊVE POUR ELLES INC., du bâtiment portant le numéro 5083, rue Adam 97-247 Règlement sur l'occupation, par la JOUTHEQUE DE VILLERAY, du rez-de-chaussée du bâtiment portant le numéro 8524, rue Berri 97-248 Règlement modifiant le Reglement sur la démolition des bâtiments existants et sur la construction et l'occupation d'un ensemble de bâtiments sur le site délimité par la rue Jean-Talon, le chemin Canora et l'avenue Trenton (97-025) 97-249 Règlement sur le certificat d'occupation et oertains permis 97-250 Règlement sur les subventions à la rénovation des fondations de bâtiments résidentiels 97-251 Règlement abrogeant le Règlement sur la subvention à la modification du raccordement du service électrique de certains bâtiments (S-6) Montréal, le 19 décembre 1997 Le greffier, M* Léon Laberge AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 1997 ainsi que les 1er et 2 janvier 1998.Nos bureaux seront fermés.RÉSERVATION ET MATÉRIEL Publication des mercredis 24 et 31 déc.: les lundis précédents avant 9h Publication des samedis 27 déc.et 3 janv.: les lundis précédents avant tOh Publication des lundis 29 déc.et 5 janv.: les mardis précédents avant 14h Publication des mardis 30 déc.et 6 janv.: les mercredis précédents avant 12h Téi: 985-3344 Fax 985-3340 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-12-239527*975 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MICHEL MARTIN MARIA PIA RAIMONDO Partie demanderesse c.CARLOS ALBERTO ESCOBAR RANGEL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné A CARLOS ALBERTO ESCOBAR RANGEL de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame Est.à Montréal (Québec), salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie Déclaration en divorce, affidavit, déclaration de l'avocat, avis au défendeur relatif à la contestation, certificat du greffier, avis de dénonciation des pièces, a été remise au greffe à l'intention de CARLOS ALBERTO ESCOBAR RANGEL.Lieu: MONTRÉAL Date: 17 décembre 1997 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Artlcto 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 9028-1122 QUÉBEC INC., personne morale légalement constituée ayant ses siège social et principale place d’affaires au 5369, boulevard Industriel, en la ville de Montréal-Nord, district de Montréal, province de Québec, opérant sous la raison sociale de Elie Sports Canada.Avis est par les présentes donné qu'une cession de biens a été déposée par la compagnie précitée le 9* jour de décembre 1997 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6' |our de janvier 1998 è 9 h 30, au bureau du séquestre officiel sis au 5, Place Ville-Marie, 8‘ étage à Montréal.GROUPE PIGEON & ASSOCIÉS SYNDIC INC.France Pigeon, c.g a.6455, RUE JEAN-TALON EST BUREAU 900 MONTRÉAL, P.Q.H1S3E8 TÉL.: (514) 899-7733 TÉLÉC.: (514)899-7727 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-239442-977 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT DAME JOHANNE WALLACE Partie demanderesse -c- M.I0AN BLAGA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.I0AN BLAGA, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention M.I0AN BLAGA.Lieu: Montréal Date: Ce 11 décembre 1997 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-12-239421-971 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT CESAR ELIAS YACTAYO LIVANO Partie demanderesse -c- GISELATAIPE PARCO Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à GISELA TAIPE PARCO, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, (Québec), salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce, a été remise au greffe à l'intention de GISELA TAIPE PARCO.Lieu: Montréal Date: 10 décembre 1997 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-239371-978 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT DELOURDE LAPLANTE Partie requérante -c- LYONEL LARECHE Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à LYONEL LARECHE, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'intention de la partie intimée, LYONEL LARECHE.Lieu: Montréal Date: Ce 04 décembre 1997 MICHEL MARTIN, G.A.Greffier adjoint PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-239499-977 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT MARIA FEMIAAGNAR alias BLESILAAGNAR Partie demanderesse -c- VILLAMOR P.AGAMATA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à VILLAMOR P.AGAMATA, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention VILLAMOR P.AGAMATA.Lieu: Montréal Date: Ce 15 décembre 1997 MICHEL MARTIN, G.A.AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que, à la suite du décès de MARTHE DOZOIS, en son vivant domiciliée au 8500, Marie-Victorin, Brossard, Québec J4X 1A1, survenu le neul (9) septembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept (1997), un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Maurice Dubreuil, le 15 décembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept (1997), devant Me Maryse Daousl, notaire, faisant affaires au 6049, boulevard Auteuil, Brossard Qc J4Z 1N4, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Maryse Daoust, notaire, faisant affaires à l'adresse ci-dessus.DONNÉ CE 15 décembre 1997 MAURICE DUBREUIL, liquidateur TANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-013958-973 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT BELL CANADA Partie demanderesse -c- SYLVIE LEDUC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SYLVIE LEDUC, de comparaître au greffe de cette AVIS PUBLIC Outremont AVIS PUBLIC est par les'présentes donné par la soussignée,' assistanté-greffière de la ville d'Outremont, que lors de sa séance régulière tenue le 1er décembre 1997, le conseil de la municipalité lui a ordonné de procéder, conformément aux articles 512 et suivants de la Loi sur les cités et villes (L.R.Q., chapitre C-19), à la vente des immeubles décrits ci-dessous le jeudi 22 janvier 1998 à 10 heures à la salle des délibérations du conseil de l’hôtel de ville d'Outremont situé au 530, avenue Davaar à Outremont.Ladite vente sera faite à l’enchère publique sans aucune garantie et sujette à toutes les servitudes grevant ces immeubles.Toute personne intéressée à enchérir sur l'un ou plusieurs des immeubles mis en vente à cette occasion devra immédiatement en acquitter le prix en espèces ou sous forme de traite bancaire, sans quoi l’immeuble sera immédiatement remis en vente.Les immeubles mis en vente lors de la vente pour défaut de paiement des taxes imposées à leur égard sont les suivants: 1° 864-878, avenue Querbes savoir un immeuble constitué du lot n° 404 de la subdivision du lot originaire n° 33 (33-404) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal du district de Montréal, matricule: 9542-94-1884 propriétaires: Nicole Côté, Camille Bernier; 2° 755, avenue Stuart savoir un immeuble, constitué de: a) le lot n° A02 de la subdivision du lot originaire n° 5106 (5106-A02) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal du district de Montréal; b) le lot n° 201 de la subdivision du lot originaire n° 5106 (5106-201) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal du district de Montréal; c) tous les droits indivis, rattachés aux parties exclusives dans les fractions communes, tel qu'établis dans la déclaration de copropriété enregistrée à Montréal sous le n° 3586903 étant connues et désignées comme étant les subdivisions 1 et 2 dudit lot n° 5106 (5106-1 et 2) auxdits plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal du district de Montréal, matricule: 9541-89-5834-001-0004 propriétaire: Jean-Guy Robert; 3° 860, avenue Dollard savoir un immeuble constitué de la partie exclusive, identifiée et décrite ci-après, savoir: a) le lot n° 101 de la subdivision du lot originaire n° 6326 (6326-101) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal du district de Montréal; b) des parties communes composées: - du lot n° 1 de la subdivision du lot originaire n° 6326 (6326-1) auxdits plan et livre de renvoi officiels, comprenant la totalité des parties communes situées à l’extérieur de l’édifice: - du lot n° 2 de la subdivision du lot originaire n° 6326 (6326-2) auxdits plan et livre de renvoi officiels, comprenant la totalité des parties communes situées à l’intérieur de l’édifice; tel que le tout se trouve présentement sans exception ni réserve, matricule: 9541-69-0034-001-0001 propriétaire: Micheline St-Jean; 4° 1804, avenue Lajoie savoir un immeuble connu et désigné comme étant la partie sud-ouest du lot n° 235 de la subdivision officielle du lot originaire n° 44 (44-235 partie sud-ouest) au cadastre officiel de la paroisse de Montréal du district de Montréal, bornée au nord-est par une autre partie dudit lot n° 44-235, au sud-est par le lot n° 44-236, au sud-ouest par le lot n° 44-238, et au nord-ouest par le lot n” 44-4-1 (avenue Lajoie); mesurant 54’ de largeur (front sur l’avenue Lajoie), par 59’ de profondeur, et contenant en superficie 2 596 pi.ca.) le tout en mesure anglaise, matricule: 9541-62-2764 propriétaires: Michel Ewert, Marie-Claire Pelletier; 5° 1606-1610, avenue Ducharme savoir un immeuble constitué du lot n" 308 de la subdivision officielle du lot originaire n” 38 (38-308) aux plan et livre de renvoi du cadastre officiel de la paroisse de Montréal du district de Montréal, matricule: 9541-48-5912 propriétaire: Richard Lyonnais; MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 m ® ¦ ¦ ¦¦ i , .¦.¦ y i t1 i ¦ .:B ¦ ¦ ¦ ¦ HORIZONTALEMENT Cour situé au Palais de Justice de Montréal.1 est, Notre-Dame, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de SYLVIE LEDUC.Montréal, ce 11 décembre 1997 MICHEL MARTIN, G.A.Officier autorisé AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie THERATECHNOLOGIES R&D INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 17 décembre 1997 ANDRÉ deVILLERS Président et secrétaire AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 2320-8457 QUÉBEC INC.(Matricule 1143111699), ayant son siège social au 5830.de la Roche à Montréal, Québec H2S 2C6, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la Province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 17 décembre 1997 ARAM OULOUSIAN Procureur de la compagnie DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation PELLEMON INC.ayant son siège social au 8000, boulevard Décarie.Montréal, (Québec) Canada H4P 2S4 demandera à l'Inspecteur général des instilulions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Montréal, ce 17 décembre 1997 LOUISE PELLETIER DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation LES CONSULTANTS PELLEMON INC.ayant son siège social au 8000.boulevard Décarie.Montréal.(Québec) Canada H4P 2S4 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Montréal, ce 17 décembre 1997 LOUISE PELLETIER AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie NUNZIO LOBASSO INC.ayant son siège social au 7380, bout.Henri-Bourassa est, Anjou, Montréal, Québec H1E 1P2 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 16 décembre 1997 Me OLINDO MARANDOLA, Avocat Procureur de la compagnie 1- Insecte lépidoptère.— Coté du navire sous le vent.2- Commode.— Salle où se pratiquent les arts martiaux.3- Traversin.— Court.4- Enseigner.— Élytre.5- Cheveu.— Conjonctivite granuleuse.6- Brame.— Amphitryon.— Tantale.7- Rognon.— Promé-théum.— Issu.8- Prénom féminin.— Paresseux.9- Ruisselet.— Tomber du ciel.— Centimètre.10- Rapière.— Silex retouché par les forces naturelles.11- Ériger.12- Seul.— Sot.— Racaille.VERTICALEMENT 1 - Meuble.— Quittance.2- Manque de force.— Fustanelle.3- Qui porte des poils (Bot.).— Dans.4- Pâté de maisons.— Président du Portugal de 1976 à 1986.5- Lipide phosphoré.— Terbium.6- Colonie de hérons.7- Flair.— Puisard.8- Refus.— Pied de vigne.— Prophète hébreu.9- Ampère-heure.— Évoluer.10- Oiseau passereau.— Pareil.11- Calendrier illustré.12- Engin spatial.— Guêpe.Solution d’hier I 2 3 4 S 6 7 B 9 10 11 12 I Opération URGENCE Haiti 1 900 565-PGL20 don automatique de 20 i par téléphone, 18 ans et plus 1 900 565 PCL10 don automatique de 10 l 1 900 565-PCL50 don automatique de SO I Merci.fondation: 6° 551, avenue Rockland savoir un immeuble ayant front sur l’avenue Rockland, mesurant 30’ de largeur par 102' de profondeur, mesures anglaises et plus ou moins et constitué de: a) une partie du lot n° 148 de la subdivision officielle du lot originaire n° 38 (ptie 38-148) des plan et livre officiels de la paroisse de Montréal, mesurant 17’ de largeur par 102’ de profondeur, mesure anglaise et plus ou moins; bornée en front, au sud-ouest, par l’avenue Rookland, -en arrière, au nord-est, par une ruelle, du côté nord-ouest par le lot n° 38-149 et de l’autre côté au sud-est par le résidu dudit lot n° 38-148.b) une partie du lot n° 149 de la subdivision officielle du lot originaire n° 38 (ptie 38-149) des plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal mesurant 13' de largeur par 102’ de profondeur, mesure anglaise et plus ou moins; bornée en front, au sud-ouest, par l’avenue Rockland, en arrière au nord-est par une ruelle, du côté sud-est par le lot n° 38-148 et de l’autre côté au nord-ouest par le résidu dudit lot n° 38-149.avec une maison dessus construite et dont le mur sud-ouest est mitoyen et toutes dépendances y attachées, matricule: 9641-04-0121 propriétaire: Raymond Beaule; 7° 6128-6132, avenue Durocher Certain emplacements composed of: 1st: 6122-24-26 Durocher 2nd: Part of resubdivision 25 of subdivision 7 of original lot # 32 (32-7-ptie 25) on the Official Cadastre for the Municipality of the Parish of Montreal, Registration Division of Montreal, bounded to the North-Est by lot # 32-7-22 (Durocher Avenue), to the South-East by another part of lot # 32-7-25 hereinabove described, to the South-West by another part of lot # 32-7-25 (lane) and to the North-West by part of lot # 32-7-26 hereinafter described all on said Official Plan and Book of Reference for the Municipality of the Parish of Montreal, and measuring 25' in width in its North-East and South-West lines by a depth of 92’ in its North-West and South-East lines and containing an area of 2300 sq.ft; the south-eastely boundary of the said emplacement being situated at a distance of 25’ to the North-West of the division line between lots # 32-7-24 and 32-7-25 on the said Official Plan and Book of Reference.With the three storey brick triplex thereon erected bearing civic numbers 6128-6130-6132 Durocher Avenue, the north westerly and south easterly walls are mitoyen, matricule: 9642-14-5919 propriétaires: Ephraim Reich, Samuel Fishman; 8° 584, chemin de la Côte-Sainte-Catherine et 3-5, avenue Beloeil savoir un immeuble constitué de: a) le lot n° 1 de la resubdivision officielle du lot n° 49 de la subdivision officielle du lot originaire n” 12 (12-49-1) aux plan et livre de renvoi du cadastre officiel de la paroisse de Montréal du district de Montréal; b) le lot n° 2 de la resubdivision officielle du lot n° 49 de la subdivision officielle du lot originaire n“ 12 (12-49-2) aux plan et livre de renvoi du cadastre officiel de la paroisse de Montréal du district de Montréal, matricule: 9641-02-2256 propriétaires: Mohamed Ouali Kacimi, Mourad Kacimi; 9° lot avenue Durocher Une lisière de terre située en la ville d'Outremont, province de Québac, connue et désignée comme étant l'extrême partie nord-ouest du lot numéro 47 de la resubdivision du lot numéro 2 de la subdivision officielle du lot numéro 32 (32-2-P47), aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal, division d'enregistrement de Montréal mesurant trois pieds et cinq dixième de pied (3.5') dans ses lignes nord-est et sud-ouest sur toute la profondeur dudit lot, soit cent quatre pieds et cinq dixième de pièd (104.5') dans ses lignes nord-ouest et sud-est; et bornée ladite lisière comme suit, savoir: au sud-est par un résidu dudit lot dont elle fait partie, au sud-ouest par le lot 33-132, au nord-ouest par le lot 32-2-48 et au nord-est par le lot 32-2-41 (rue Durocher), ces lots étant tous du même cadastre, matricule: 9641-99-5705 propriétaire: Alain Paquette; Toute personne intéressée peut distraire un ou plusieurs de ces immeubles de ladite vente pour défaut de paiement des taxes en payant auprès du trésorier de la municipalité la totalité des arrérages de taxes dues à l'égard de cet(ces) immeuble(s), capital, intérêts et frais, au plus tard le 22 janvier 1998 à 9h59.DONNÉ à Outremont, ce dix-neuvième jour du mois de décembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.L’assistante-greffière de la municipalité, Lucie Tousignant, avocate I.E I) K V 0 I R , I.E V E N I) I! EDI I !» I» E (' E M U H E I !» A LE DEVOIR LE MONDE Aide au développement L’ONU se mobilise contre El Nino Chasse aux criminels de guerre présumés La SFOR arrête trois Bosno-Croates Les États-Unis vont garder le commandement de la force en Bosnie AGENCE FRANCE-PRESSE Genève — Les agences des Nations unies sont mobilisées pour éviter que El Nino, une anomalie climatique aux effets dévastateurs, ruine leurs efforts en faveur des pays en développement.«Enfant terrible» du couple at-mosphère-oeéan, El Nino assèche les puits ou inonde les semences, ruinant les économies de pays que l’ONU aide à émerger.L’Assemblée générale doit adopter incessamment à New York une résolution appelant les agences de l’ONU «à œuvrer au sein d’un mécanisme de coopération pour réduire l'impact négatifd’El Nino».37 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique centrale sont déjà confrontés à des difficultés liées à El Nino qui assèche l’Afrique australe et une partie de l’Asie alors qu’il entraîne des inondations meurtrières en Somalie ou au Soudan.Les premières récoltes ont été affectées en Amérique centrale et dans les Caraïbes.L’Organisation pour l’alimentaion et l’agriculture (FAO) craint que les conditions climatiques plus sèches prévues dans les prochains mois n’affectent également la seconde campagne.IA FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM), installés à Rome, ont demandé 9,4 millions de dollars pour nourrir 323 000 personnes au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua, au Panama et au Salvador.Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a reçu 20 demandes d’assistance depuis l’apparition de ce phénomène qui doit perdurer avec la même intensité au premier trimestre prochain, avant un retour à la normale mi-1998.Dans certains pays à l’économie moribonde, les effets sont si sévères qu’ils peuvent faire craindre des risques de troubles sociaux et ruiner les efforts des dernières années, prévient le PNUD à Genève.Selon Larry DeBoice, responsable du service des urgences au PNUD, les rendements des récoltes de café, de riz, de sucre et d’agrumes en Amérique latine et en Afrique de l’Est et australe «seront excessivement faibles» en raison de la sécheresse qui est «la conséquence économiquement la plus ruineuse d'El Nino.» L’assèchement des fleuves entraîne également des problèmes pour l’acheminement des marchandises et diminue la production hydroélectrique affectant le secteur minier et les industries en aval en Afrique australe.Le PNUD s’inquiète aussi de l’effet sur l’environnement attribuant à El Nino l’intensité des feux de forêts en Indonésie et en Malaisie.«Cela a affecté le tourisme jusqu’en Thaïlande», selon le PNUD.Au Kenya et en Ouganda, le manque de pluie a réduit la maturation des semences et maintenant la récolte est hypothéquée par de fortes pluies.Le PAM a établi un office régional au Mozambique pour analyser l’impact régional du phénomène.Cette agence estime à 27 millions le nombre de personnes «plus particulièrement à risque» en Afrique du Sud, Lesotho, Swaziland, Zimbabwe, Malawi, Mozambique, Zambie et Botswana.La «cuvée 1997-98» d’El Nino risque d’avoir ia force de celle qui laissa 2(XX) victimes, des centaines de milliers de sans-abris et 13 milliards de dégâts en 1982-83, a prévenu l’Organisation météorologique mondiale (OMM).Elle est aujourd’hui mieux armée pour traquer avec ses bouées et satellites El Nino lorsqu’il perd la boussole sur près de 10 000 kilomètres de long dans un réservoir tel .que le Pacifique.On [X'ut désormais savoir quand El Nino amènera la pluie au Pérou et décider de planter du riz en attendant les années sèches pour reprendre la production de coton.Dans le Nord-Est du Brésil, qui avait dû renconcer en 1982 à 80 % des récoltes, on a planté des semences plus résistantes.Au Kenya, on se préoccupe d’avoir plus de médicaments anti-malaria les années rendues humides par El Nino.Prévenue à temps d’une sécheresse liée au phénomène, l’Organisation mondiale de la santé a pu empêcher le développement d’une épidémie de choléra dans le sud-est de l’Afrique.EN BREF Le froid tue en Europe Varsovie (AP) - Vingt-six jjersonnes sont mortes de froid au cours des quatre derniers jours en Pologne, a annoncé hier la police.Iii vague de froid polaire qui touche l’Europe de l’Est depuis lundi a également fait 20 victimes à Bucarest, ces deux derniers jours, selon le directeur de la morgue de la ville, Vladimir Belis.Les victimes sont des sans-abri.La température dans la capitale roumaine est tombée sous les moins 18 degrés dans la nuit de mercredi à hier.Dans le reste du pays, des records de froid ont été battus, avec des températures de moins 20 degrés.En Pologne, les plus basses températures ont été atteintes tôt mercredi dans la ville de Zubraczow, avec moins 28 degrés.Un syndicaliste mexicain est libéré après neuf ans Mexico (AFP) — Un syndicaliste mexicain qu’Amnistie Internationale considérait comme un prisonnier politique, a été remis en liberté mardi soir après près de neuf ans de détention.Joaquin Hernandez Galicia, dit La Quina, avait été incarcéré 40 jours à peine après le début du mandat de Carlos Salinas de Gortari (janvier 1989) et devait purger une peine de 13 ans.Un fort détachement de la police judiciaire et de l’armée avait, dit-on, trouvé dans le domaine de Im Quina, dans l’Etat de Tamaulipas, un stock d armes (dont 200 mitrailleuses) et de munitions.On accusa ce leader moral des syndiqués du pétrole de «corruption».Hernandez s’est dit victime d'une conjuration et entend se consacrer à sa famille.Les armes de fabrication israélienne, selon ce que rappelle un article du quotidien Im Jornada, auraient fait partie d’un stock vendu à l’armée mexicaine, sans qu’on ait vraiment établi que c'est Quina qui les avait entreposées chez lui.Une bombe fait 5 morts à Alger Madrid (Reuter) — Une bombe a fait cinq morts et deux blessés mercredi au passage d’un car d’ouvriers à Alger, rapportait hier le quotidien El Watan.Cette bombe, qui a explosé dans le quartier Eucalyptus, est la deuxième à faire des victimes en l'espace d'une semaine: vendredi dernier une bombe explosait dans une habitation de la capitale algérienne, tuant trois membres d’une milice pro-gou-vernement, les «Patriotes».La semaine dernière, en outre, les autorités ont désamorcé deux bombes, dont un véhicule piégé, toujours dans Alger, selon la presse.On craint des troubles sociaux dans certains pays Les arrestations, effectuées dans la région de Vitez, ont déclenché des manifestations chez les Croates de Bosnie.Les hommes arrêtés sont accusés d’avoir massacré des civils musulmans en 1993.NEDIM DERVISGEGOVIC REUTER Sarajevo — Deux Bosno-Croates recherchés pour crimes de guerre ont été arretés dans la nuit de mercredi à hier en Bosnie par des éléments néerlandais de la SFOR, et transférés hier aux Pays-Bas pour être jugés par le TPI.L’un des deux suspects, Vlatko Kupres-kic, a été blessé lors de l’interpellation à son domicile.Atteint par au moins trois balles, il a été opéré avant d’être transféré aux Pays-Bas où il a été remis au Tribunal pénal international de La Haye.Le même jour, le président Bill Clinton, attendu en Bosnie dimanche pour inspecter les troupes américaines avant Noël, a annoncé la poursuite de la présence des forces américaines en Bosnie au-delà de la date butoir de juin prochain.Bill Clinton a dit que les Etats-Unis devaient garder le commandement de la force mais que leurs alliés européens devraient assumer une part plus grande de son coût.Le ministre allemand de la Défense, Vol-ker Réhe, a jugé ces restrictions justifiées et a précisé que l’Allemagne s’efforcerait si né cessaire de maintenir ses effectifs de 3(XX) hommes à leur niveau actuel pour permettre une réduction de la présence américaine.Les arrestations ont déclenché des manifestations des Croates de Bosnie.Elles ont été saluées par les capitales occidentales mais la Russie a accusé la SFOR d’avoir outrepassé son mandat.De source proche de l’OTAN, on déclare que l’arrestation des deux hommes est intervenue près de Vitez dans le centre de la Bosnie, vers minuit.La police croate a ra|> porté que tout le village de Santici avait été bouclé par la SFOR pendant l'opération au cours de laquelle la maison de Vlatko Ku-preskic a été détruite.L’épouse du suspect a dit à l’agence croate Hina qu’une quinzaine de militaires de la SFOR avaient enfoncé la porte d’entrée et des portes-fenêtres à l’aide d’explosifs.L’autre suspect, Anto Furundzija, a été ar-rêté sans résistance devant son domicile et il a été transféré au centre de détention de Scheveningen, près de la Haye.Les deux hommes sont accusés d’avoir, aux côtés de six autres Croates, perpétré un massacre en avril 1993 dans le village d’Ali-mici, au cours duquel 103 civils musulmans, dont 33 femmes et enfants, ont péri.Les six autres accusés (Miijan et Zoran Kupreskic, Dragan Papic, Marinko Katava, Drago Josi-povic et Vladimir Santic) se sont rendus d’eux-mêmes en octobre et ont tous plaidé non coupables.la radio bosniaque a diffusé une déclaration de la SFOR (Force internationale de stabilisation de la paix) invitant les Croates à rester calmes après l’arrestation des deux hommes.Quelques heures plus tard, un groupe important de Croates a manifesté à Vitez et la SFOR a empêché un groupe de Croates mécontents de se rendre jusqu’au domicile d’un des deux interpellés.Le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Javier Solana, a téléphoné hier au président croate Franjo Tudjman pour lui demander de prévenir toutes représailles croa-to-bosniaques.Apparemment soucieux de désamorcer les tensions, Javier Solana est attendu aujourd’hui en Bosnie, dit-on dans l’entourage de l’OTAN.Le 10 juillet dernier, un suspect bosno- serbe avait été tué et un autre arrêté par des troupes britanniques de la SFOR, à Prijedor.Cette opération avait été vivement condamnée par les dirigeants bosno-serbes ainsi que par la Russie.Hier, Moscou a accusé le contingent néerlandais d'avoir outrepassé son mandat.Un porte-parole russe a souligné qu’à l'évidence l’opération avait été préparée à l’avance et que le recours à la force pour interpeller des criminels de guerre présumés est exclu par le Conseil de sécurité de l’ONU.la SFOR est autorisée à arrêter les suspects si elle les rencontre par hasard dans le cadre de ses taches.Mirza Hajric, collaborateur d’Alija Izetbe-govic, président de la présidence collégiale bosniaque, a salué les arrestations.«J’invite les principaux gouvernements du monde à un effort supplémentaire pour faire en sorte que Radovan Karadzic et Ratko Mladic soient arretés avant tous les autres.» Cependant, Vladimir Soljic, président de la fédération croa-to-musulmane, a jugé les arrestations «inutiles et brutales».A ce jour, le TPI a inculpé 78 suspects, essentiellement des Bosno-serbes.Deux ont été reconnus coupables et condamnés, et 18 sont en détention aux Pays-Bas.Ix-s autres sont toujours en liberté.CORÉE DU SUD Kim Dae-jung remporte l’élection présidentielle La crise financière a dominé la campagne Le vainqueur (à gauche) est un vétéran de l’opposition.* i ASSOCIATED PRESS Seoul — Rescapé des prisons de la dictature, Kim Dae-jung, 73 ans, a remporté hier l’élection présidentielle en Corée du Sud.La victoire de cette figure symbolique de la démocratie est la première d’un candidat de l’opposition lors d’un tel scrutin.Selon une estimation de la chaîne de télévision KBS, qui porte sur 89 % des bulletins, Kim Dae-jung, déjà quatre fois candidat à la présidentielle, a obtenu 40,3 % des suffrages, contre 38,6 % au candidat du pouvoir, Lee Hoi-chang.Arrivé en troisième position, Rhee In-je n’a recueilli pour sa part que 19,3 % des voue.Avant même la proclamation des résultats officiels, qui n’était pas attendue avant vendredi matin, M.Lee a reconnu sa défaite.«J’accepte solennellement la volonté du peuple et le résultat de cette élection, a-t-il déclaré.Je coopérerai pleinement avec le vainqueur.» Dans ce pays où la démocratie est toute jeune et le devoir électoral pris très au sérieux, le taux de participation était de 80,6 %, supérieur aux prévisions, mais moins que les 81,9 % enregistrés en 1992, selon la Commission électorale.Les premiers résultats officieux donnent raison aux observateurs, qui escomptaient un duel plutôt serré entre les deux principaux candidats.La victoire de Kim Dae-jung, vétéran de l’opposition en Corée du Sud, est une grande première dans un pays géré par l'armée jusqu’à l’élection, en 1992, de Kim Young-sam, le président sortant.C’est en tous cas la première fois dans l’histoire de ce «dragon» asia- tique, onzième puissance économique mondiale, que l’inquiétude face à la crise financière est le thème central de la campagne électorale, au lieu de la question des relations avec la Corée du Nord.Signe de ce désarroi, 20 % des 33 millions d’électeurs n’avaient toujours pas fait leur choix à la veille du scrutin: «Je n’aime aucun des candidats, mais je voterai pour celui qui peut sauver l’économie», résumait une femme au foyer, interrogée quelques heures avant l’ouverture du scrutin.Les principaux candidats, s’ils ont tous promis de rétablir l’économie, n’ont pas offert de solutions concrètes.De fait, c’est le Fonfs monétaire international (FMI) qui a pris en main le destin du pays.En échange d’un plan de sauvetage sans précédent d’un montant de 57 milliards de dollars, Séoul a accepté de se plier à l’austérité: ralentissement de la croissance, hausse des impôts et des taux d’intérêt, suppression d’emplois.D’ores et déjà, des centaines de sociétés ont mis la clé sous la porte, et le chômage est en hausse, tout comme les prix.Dans les rues de Séoul, habituellement en fête à cette époque de l’année, on n’entend pas un seul chant de Noël.P R O C H E - O R I E N T Washington accentue la pression Clinton pourrait rencontrer séparément Nétanyahou et Arafat AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — A la fin d’une année noire pour le processus de paix au Proche-Orient, les Etats-Unis ont fait monter la pression sur les dirigeants palestiniens et israéliens en les conviant à des rencontres séparées avec le président Bill Clinton en janvier à Washington.Après avoir rencontré hier le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou à Paris puis le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat à Londres, le secrétaire d’Etat Madeleine Albright a annoncé à la presse qu’elle «allait recommander» à Bill Clinton de les recevoir séparément pour tenter «de surmonter les divergences» qui paralysent depuis près de dix mois les négociations entre Palestiniens et Israéliens.Elle a précisé que MM.Nétanyahou et Arafat avait «donné leur accord de principe» à ces rencontres, dont la date reste à fixer.Tourner la page Reconnaissant que «1997 n’avait pas été une bonne année pour le processus de paix», elle a ajouté: «Fl appartient ata dirigeants [palestiniens et israéliens] de prendre les décisions nécessaires pour s’assurer que 1998 sera une bonne an- née».«Nous voulons maintenir un sentiment d'urgence», a-t-elle souligné.Elle a estimé que les deux parties «faisaient avancer les choses» et qu’il était désormais temps pour eux de rencontrer le président.Mme Albright a cependant refusé de donner le moindre détail sur d’éventuels progrès.Elle a au contraire constaté que «des écarts importants demeuraient» entre les deux camps.En novembre, Bill Clinton n’avait pas daigné recevoir M.Nétanyahou, alors en visite aux Etats-Unis.Cette rebuffade avait été largement interprétée comme un geste d’irritation face à l’intransigeance du gouvernement de droite israélien.«Notre prévision est que Nétanyahou et Arafat n’iront pas voir le président sans avoir longuement réfléchi à des mesures supplémentaires qu'ils pourraient prendre» pour relancer leurs négociations, a expliqué ensuite un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat.Mme Albright n’a pas obtenu hier de M.Nétanyahou les précisions qu’elle attendait sur l’ampleur du retrait de l’armée israélienne de Cisjordanie que le gouvernement israélien envisage, alors qu’elle espérait un plan de retrait «sérieux et significatif».M.Nétanyahou a confirmé après la rencontre qu’il ne lui avait présenté ni proposition chiffrée ni «carte spécifique» montrant les limites du redéploiement prévu parce que son gouvernement reste profondément divisé sur ce dossier.Lutte au terrorisme L'Autorité palestinienne a par ailleurs accepté un plan détaillé, émanant des Israéliens et des Américains, de lutte contre les militants islamistes, a indiqué ce matin un haut responsable palestinien, M.Tayeb Abdel Rahim.L’accord, obtenu lors de rencontres avec des responsables de la sécurité israélienne ces derniers jours, «protège les intérêts palestiniens», et «prend en compte la sécurité mutuelle des Israéliens et des Palestiniens», a-t-il ajouté.Un responsable israélien a cependant refusé de considérer que le plan était parachevé.«Je ne peux pas dire que nous avons finalisé l’accord.Mais nous poursuivons nos efforts pour définir les obligations des Palestiniens en ce qui concerne la lutte anti-terrorisme», a-t-il dit à l’AFP sous couvert de l’anonymat.Fujimori se fâche contre son commandant en chef YVES-CLAUDE LLORCA AGENCE FRANCE-PRESSE Lima — Le président Alberto Fujimori a pris ses distances avec le chef d’état-major des armées, le général Nicolas Hermoza Rios, alors que l’union de l'opposition poursuit sa campagne contre tin plan de «fraude électorale» pour la réélection du chef de l'État en l’an 2000.Le maintien à son poste du commandant en chef «est à l’étude», a sèchement déclaré le président Fujimori mercredi soir, après avoir laissé entendre, le matin même, que le généra] Hermoza avait surévalué son rôle dans la libération des otages de Lima, séquestrés par un commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA).Interrogé par le journal El Comercio sur son absence à la présentation officielle du livre du général relatant l’opération de libération des otages le 22 avril dernier, le président Fujimori a eu une réponse cinglante : «Non, je n'ai pas lu le livre.Ils ne m’ont pas avisé de sa présentation et s’ils l’avaient fait, je n’y serais pas allé».II a ainsi rappelé avoir personnellement «conçu» l’opération de libération dés otages séquestrés durant 126 jours par le commando du MRTA d;ms la résidence de l’ambassadeur du Japon.Considéré comme un «succès militaire» pour sa préparation minutieuse, l’assaut des unités d’élites avait fait 17 morts, les 14 membres du MRTA, l’un des 72 otages et deux officiers.I;e général Hermoza n’est pas intervenu dans la phase de préparation, en collaboration étroite avec l’énigmatique conseiller des services de renseignement (SIN) Vladimiro Montesinos.«Il est intervenu seulement dans l’exécution et les répétitions» de l’assaut, a affirmé le président.Comme le conseiller Montesinos, le général est la bête noire de l’opposition.Les deux hommes ont renforcé leurs positions au sein de la hiérarchie militaire, après le «nettoyage» dû à la crise des otages, plusieurs officiers supérieurs, notamment dans la police, étant remerciés.Des rumeurs persistantes à Lima évoquent aujourd’hui une forte lutte d’influence entre Vladimiro Montesinos et le commandant en chef, lequel aurait ainsi perdu le soutien indéfectible du président depuis sa nomination à la tête des armées en 1990.Ces dissensions, les premières exposées publiquement depuis sept ;uis de pouvoir du président Fujimori, s’ajoutent à une crise politique aiguë.lx?s sessions du Parlement sont suspendues depuis la semaine dernière.L’opposition, jusqu’à présent unie, dénonce un plan de «fraude électorale» en faveur d’une réeléction du président Fujimori |X)ur un troisième mandat de 5 ans en l’an 2000.L’opposition, de gauche comme de droite, multiplie les manifestations et tente de rassembler 1,2 million de signatures nécessaires pour l’organisation d’un referendum qui interdirait la réélection présidentielle.Butler accuse l’Irak de multiplier les cachotteries REUTER Nations unies — Richard Butler, le chef de la Commission des Nations unies sur le désarmement de l’Irak (UNSCOM), a déclaré hier au Conseil de sécurité de l’ONU que l’Irak avait accru le nombre de sites interdits d’accès aux inspecteurs et continuait de dissimuler des informations concernant ses programmes d’armement.En réponse, l’ambassadeur américain Bill Richardson a réclamé un accès inconditionnel à ces sites pour les inspecteurs de l'ONU, ajoutant qu’il travaillait à la rédaction d’une résolution qu'il proposera aux quinze membres du Conseil.L’ambassadeur britannique Sir John Weston est allé dans le même sens en se déclarant déçu que Bagdad ait ajouté «autant de réserves et de conditions» inacceptables selon lui, lors de la récentè viste de Richard Butler en Irak.Prié de dire s'il envisageait une intervention militaire, il a précisé qu'aucune option n'était exclue.Londres et Washington devraient toutefois avoir du mal à obtenir une action ferme du Conseil de sécurité, les dispositions de la Russie, de la France, de la Chine et de l’Égypte étant moins hostiles à l'égard de Bagdad.Pour l’ambasadeur russe Sergeï Lavrov, il est difficile de concilier le respect de la souveraineté irakienne et la nécessité pour l’UNSCOM d'accéder à tous les sites, mais il s’est dit confiant de trouver une solution au problème. A 8 I.!•: I) K V 0 I R , I.K V K N l> H K I) I I !> I) K (' K M 15 I! K I «I !» LE DEVOIR ECONOMIE Abus dans la gestion passée des filiales Les craintes de Nouveler se confirment GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Nouveler s’apprête à effacer l’une des pires périodes de son histoire et à redémarrer sur de nouvelles bases.Poursuivant son grand nettoyage, la filiale de la société d’Etat, mise sur pied afin de commercialiser les découvertes issues de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, vient de recevoir les résultats préliminaires de cet exercice juricomptable commandé le 31 octobre afin de passer au peigne fin la façon de faire de ses filiales.Les craintes se vérifient la plupart des dirigeants des filiales auscultées se sont comportés comme des entrepreneurs ne se souciant pas des capacités financières de l’entreprise.En d’autres mots, ces dirigeants comptaient, sans retenue, sur l’apport de fonds sans réserve de Nouveler.La plus récente illustration a certes été cette partie de bras de fer entre Hydro-Québec et H MS Energie, alimentée par un rapport accablant faisant ressortir la gestion et l’utilisation de la petite caisse particulièrement «discrétionnaire» de l’ancien dirigeant et co-action-naire de HMS.Mais cette façon de faire n’était pas un cas isolé.On ne compte plus les histoires d’horreur frappant les nombreuses filiales composant cette nébuleuse qu’était devenue Nouveler.On pense à l’affaire M3i, du moins cette M3i qui a fait couler beaucoup d’encre en 1994.Mais des émules de M3i, de cette M3i d’avant le plan de redressement appliqué au début de 1996, il y en avait une pelletée au sein du portefeuille de filiales de Nouveler.La couverture médiatique grandissante, faisant ressortir de présumées irrégularités dans la gestion de ces participations, a forcé le ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette à lancer, l’an dernier, un appel au grand nettoyage, un appel pressant partagé par la nouvelle direction d’Hydro-Québec.Ce travail revient à Jean-René Mar-coux, dont le mandat consiste à procéder au nettoyage et à remettre Nouveler sur les rails.Le 31 octobre dernier, M.Marcoux a confié à Coopers & Ly-brand le mandat d’effectuer une étude détaillée ad hoc des participations de Nouveler.Le travail de vérification juricomptable visait à déterminer le bien-fondé des allégations et à identifier toute irrégularité qui pourrait avoir été commise dans la gestion de ces entreprises.Deux groupes de filiales ont été constitués.Les entreprises où il y avait ur- gence de procéder ont été placées dans le groupe A.Il comprend Famic, Utilisoft, Technologies 2000, Teqsim et Q-Mar.Le groupe B, là où il n’y a pas d’urgence, abrite Argo-Tech Productions, Technologies M4 et Auxilium.«Tant qu'à faire le ménage, vaut mieux regarder partout», a souligné M.Marcoux.Tout le travail doit être complété vers la mi-janvier.Mais déjà les résultats préliminaires font ressortir cette absence de contrôle, le laxisme et le manque de rigueur dans l’octroi des contrats des dirigeants de l’époque, la multiplication des conflits d’intérêts entre les dirigeants et des fournisseurs, les dépenses injustifiées, les dépenses personnelles remboursées par l’entreprise, les pratiques administratives peu orthodoxes et l’absence de politique en matière d’achats et de dépenses.Abus dans les comptes de dépense et manque de rigueur dans l’octroi des contrats étaient généralisés.Sans équivoque En résumé, le rapport préliminaire serait sans équivoque: il y a eu des abus dans la plupart des filiales examinées, des abus inacceptables pour toute entreprise, et davantage lorsque l’actionnaire est un organisme public.Coopers & Lybrand doit poursuivre plus à fond son exercice de vérification.«S’il y a eu une période noire pour Nouveler, ce sont bien ces années 1994-1995», a soutenu le nouveau président de Nouveler, Jean-René Marcoux.Car on parle bien de faits et gestes survenus dans le passé, à des périodes d’avant 1996, dans un contexte de chambardements, de tiraillements ou de jeux politiques au sein de la haute direction d’Hydro-Québec.Depuis, nombre de ces filiales sont soit disparues, soit redressées puis relancées, avec des partenaires dans la majorité des cas.L’assainissement du portefeuille de filiales, et des filiales elles-mêmes, est commencé depuis un an.«Je dirais qu’il y a eu trois ou quatre pommes pourries qui ont eu une influence sur d’autres.Je ne crois pas qu’au terme de l’exercice juricomptable, il y aura matière à poursuites au criminel.Mais nous devons aller jusqu’au bout, en tirer les leçons et apporter les correctifs», a ajouté M.Marcoux, qui rappelle ceci: «Au cours de cette période sombre, Nouveler pouvait injecter jusqu'à cinq millions de dollars en avances de fonds à sa filiale sans droit de regard, et sans contrôle sur le conseil d’administration, comme c’était le cas avec HMS.Tout ça, c’est fini.Nouveler n’est plus une vache à lait.» Schneider est vendue à un géant américain Kitchener (PC) —Les membres de la famille Schneider ont accepté de vendre Schneider Corp.à la plus grosse compagnie américaine de mise en marché du porc, dans un transfert d’actions évalué à 185 millions de dollars.lotc _________ Tirage du 97-12-17 2 5 9 10 22 35 Numéro complémentaire: 27 GAGNANTS LOTS 6/6 2 874 192,00$ 5/6+ 10 52 451,50$ 5/6 362 1 159,10$ 4/6 17 720 45,40$ 3/6 292 051 10,00$ Ventes totales: 14 260 618$ Prochain gros lot (approx.): 2 200 000$ mimiwr Tirage du 97-12-17 5 10 20 29 33 36 I Numéro complémentaire: *] 9 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 2 25 000,00$ 5/6 19 500,00$ 4/6 1 098 50,00$ 3/6 19 113 5,00$ Ventes totales: 543 778$ Egtra Tirage du 97-12-17 NUMÉROS LOTS 075632 100 000$ 75632 1 000$ 5632 250$ 632 50$ 32 10$ 2 2$ L’avenir de la société de 107 ans était incertain depuis le début de novembre, alors que le rival de toujours de Schneider, Maple Leaf Foods Ltd., tentait de l’acquérir pour 129 millions.Maple Leaf a amélioré son offre à environ 150 millions, la semaine dernière, mais le conseil de direction de Schneider l’a rejetée.Smithfield Foods, de Norfolk, en Virginie, achètera toutes les actions en circulation de Schneider, chaque action de Schneider étant cotée à la moitié de la valeur des actions d’une nouvelle société incorporée, filiale à part entière de Smithfield.La famille Schneider, qui contrôle plus de 70 % des actions votantes de l’entreprise de Kitchener, a déclaré hier avoir conclu une «entente irrévocable» sur l’offre de Smithfield, qui permettra aux actionnaires de Schneider de réaliser un gain hors taxe.L’entente doit être approuvée par le gouvernement américain avant que les actionnaires ne puissent se prononcer.Par la suite, la compagnie deviendra une division de Smithfield.Le modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Reiîmâns (CANADA) LIMITÉE CLASSE A NON VOTANTES Dividende No 153 Avis est donné par la présente, qu’un dividende trimestriel en espèces de 1M par action a été déclaré pour les actions de classe A non votantes de la société; lequel dividende est payable le 30 janvier 1008, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 16 janvier 1008.ORDINAIRES Dividende No.104 Avis est donné par la présente, qu’un dividende trimestriel en espèces de 13to-Québec et la Banque Nationale ont, de plus, engagé des frais à titre de fournisseurs de contenus.Quelque 87 fournisseurs, qui ont pro- m m V.ft.V T JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ix projet UBI avait été lancé en grande pompe, au mois de janvier 1994.posé 130 services différents, ont pris part à ce «laboratoire», a précisé Vidéotron.Hydro-Québec, qui mène une expérience d’autogestion de l’énergie avec 4(X) foyers, continuera d’utiliser le système UBI jusqu’au terme de la présente saison de chauffage au printemps.Pour la plupart des partenaires, UBI «s'inscrivait dans une démarche de recherche et de développement», fait valoir Vidéotron.«Le test nous a démontré que l’architecture de notre réseau avait la fiabilité et la robustesse pour supporter la vidéo, les requêtes Internet, le modem-câble, sans accident de circulation», a souligné Mme Morin.Au siège social d’UBI à Montréal, il ne restait que quatre personnes, qui perdent leur emploi, tout comme le responsable des communications d’UBI au Saguenay, tandis que les «sept ou neuf» techniciens qui travaillaient au projet chez Videoway «se retrouveront un poste ailleurs» dans l’organisation, a mentionné N B R Québec investit dans EXFO (Le Devoir) — Le ministre délégué à l’Industrie et au Commerce, Roger Bertrand, a annoncé hier la participation du gouvernement du Québec à un projet d’investissement de 14,6 millions, qui entraînera la création de 545 emplois en cinq ans.Cet investissement est réalisé par un des principaux fabricants mondiaux d’équipement pour fibre optique, la compagnie EXFO de Vanier.La contribution gouvernementale, qui pourra atteindre 2,82 millions, sera accordée en vertu du Fonds de développement industriel.«Ce projet entraînera la création de 545 emplois d’ici cinq ans, lesquels viendront s’ajouter aux quelque 275 que compte actuellement l'entreprise», peut-on lire dans lp communiqué.Exfo Ingénierie Electro-Optique se spécialise dans la conception, le développement et la fabrication d’équipement de test et de mesure pour fibre optique.Depuis sa création, en 1985, l’entreprise est devenue un leader mondial dans son domaine, affichant une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 60 %.Telesat devra réduire ses tarifs, ordonne le CRTC (Le Devoir) —Telesat Canada devra réduire de 7 % ses tarifs applicables aux services sur voies radiofréquences à compter du 1er janvier 1998.Cette décision annoncée hier par le CRTC fait suite à une demande de la compagnie de plutôt majorer ses tarifs de 10,2 % pour l’année 1998.Cette baisse aura pour effet de réduire les coûts d’utilisation des satellites pour les radiodiffuseurs et les fournisseurs de services en télécommunications.L’ONE approuve la demande d’IPL (Le Devoir) — L’Office national de l’énergie a approuvé une demande déposée par Pipeline Interprovincial (IPL) relativement au projet de renversement de sa canalisation 9, un oléoduc de 832 kilomètres de longueur qui s’étend entre Montréal et Sarnia.IPL et un groupe de raffi-neurs de l’Ontario ont élaboré le projet de renversement de la canalisation 9 pour que le pétrole brut importé au Canada grâce aux installations de Portland Pipe Line Conjuration et de la compagnie Les Pipe-Lines Montréal puisse être transporté d’est en ouest, soit de Montréal vers les grands centres de raffinage de l’Ontario.CGI a été très payante pour Téléglobe (Le Devoir) — Téléglobe a annoncé hier la mise en vente, sur le marché secondaire, de ses quelque 10,5 millions d’actions du Groupe CGI qu’elle détenait depuis la fin octobre.Ces actions sont offertes au prix unitaire de 24 $, soit l’équivalent de 48 $ compte tenu du fractionnement deux pour un des actions de CGI, survenu le 15 décembre.Téléglobe avait obtenu ces actions à la suite d’une transaction, annoncée le 23 octobre dernier, qui faisait passer le groupe Systèmes d’information d’assurances de Téléglobe entre les mains de CGI pour une contrepartie de 140 millions dont 120 millions versés sous la forme d’actions.C’est donc dire qu’en deux mois, Téléglobe aura réalisé une plus-value de 112 %, ou 132 millions, sur sa participation de 18,5 % dans CGI.La SGF, le Fonds de solidarité et Sofinov investissent dans le magnésium PRESSE CANADIENNE La Société générale de financement, le Fonds de solidarité des travailleurs et Sofinov ont investi 30 millions pour favoriser l’implantation d’une industrie de la transformation du magnésium au Québec.Cette mise de fonds initiale permettra de mettre sur pied la Société de développement du magnésium, une société en commandite qui investira dans des projets de transformation prometteurs.«Ims projets dans le secteur primaire, comme celui de Magnola, garantissent une source de matière première considérable au Québec, a déclaré le président du conseil et chef de la direction de la Société générale de financement du Québec (SGF), Claude Blanchet Avec la société, nous irons un peu plus loin en implantant une base industrielle solide, qui favorisera l'émergence d'entreprises de transformation du magnésium.» Ix Québec compte actuellement une importante usine de production de magnésium, celle de Norsk Hydro, à Bécancour.Au début du mois de novembre, un consortium comprenant notamment Noranda a annoncé la construction d’une usine de magnésium de 720 millions à Asbestos.L’usine Magnola produira son magnésium à partir de résidus miniers d’amiante.Grâce à cette nouvelle capacité de production, le Québec pourra produire 30 % de tout le magnésium produit dans le monde.En conférence de presse, M.Blanchet a déclaré que le Québec devait éviter ce qui s’est passé au niveau de l’aluminium, un métal qui était surtout transformé à l’extérieur des frontières.Les choses ont changé depuis, et la SGF a commencé à investir dans des projets de transformation de l’aluminium.«Nous aurions dû commencer bien avant», a déclaré M.BlancheL Il a affirmé que le magnésium était un produit promis à un bel avenir.Il sera de plus en plus utilisé dans le monde, notamment dans le secteur de l’automobile.Alors que l’augmentation de la demande totale pour le magnésium primaire devrait tourner autour de quatre [jour cent par année, la demande de magnésium pour le moulage sous pression de pièces structurales pour l’industrie automobile devrait augmenter de 12 % par année.Ix magnésium est de 36% plus léger que l’aluminium et de 77 % plus léger que l’acier, ce qui permet de produire des automobiles plus légères et donc de diminuer les besoins en carburant.«Il faut y être», a lancé M.BlancheL La Société de développement du magnésium cherchera notamment à favoriser l’entrée de PME québécoises dans la transformation du magnésium en facilitant le transfert de technologie.Il pourra être question d’attirer au Québec des firmes étrangères qui ont de la difficulté à se développer ailleurs, a déclaré Denis Dionne, le président de Sofinov, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Il s’agira également de piloter et d’exploiter des innovations technologiques issues de centres de recherche, et de développer des applications structurales. 1.K I) K V (I I It I.E V E X I) It EDI I II I) E < E M It It E I !> !l ?A J) Marchandises industrielles, produits forestiers et énergie Les exportations subissent un recul important Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,3064 Allemagne (mark) 0.8037 Arabie Saoudite (riyal) 0,3944 Australie (dollar) 0,9762 Barbade (dollar) 0,7426 Belgique (franc) 0,03981 Bermudes (dollar) 1.4412 Brésil (real) 1,3152 Caraïbes (dollar) 0,5427 Chili (peso) 0,00335 Chine (renminbi) 0,1780 Égypte (livre) 0,4324 Espagne (peseta) 0,00983 États-Unis (dollar) 1,4261 Europe (ECU) 1,6307 France (franc) 0,2398 Grèce (drachme) 0,005373 Hong-Kong (dollar) 0,1894 Inde (roupie) 0,0383 Italie (lire) 0,000847 Jamaïque (dollar) 0,0443 Japon (yen) 0,01085 Liban (livre) 0,000962 Mexique (peso) 0,1882 Pays-Bas (florin) 0,7336 Philippines (peso) 0,0376 Pologne (zloty) 0,4183 Portugal (escudo) 0,008169 Rép.dominicaine(peso) 0,1004 Rép.tchèque(couronne) 0,0429 Roumanie (leu) 0,000183 Royaume-Uni (livre) 2,3752 Russie (rouble) 0,000247 Singapour (dollar) 0,8720 Slovaquie (couronne) 0,0426 Slovénie (tolar) 0,008776 Suède (couronne) 0,1899 Suisse (franc) 1,0171 Taïwan (dollar) 0,0455 Tanzanie (shilling) 0,00246 Thaïlande (baht) 0,0326 Venezuela (bolivar) 0,00292 PRESSE CANADIENNE ET AGENCE FRANCE-PRESSE La vigueur commerciale du Canada a été quelque peu érodée en octobre par un recul important des exportations de marchandises industrielles, de produits forestiers et d’énergie, révèle Statistique Canada.I^es exportations ont atteint 25,07 milliards, un glissement de 0,6 %, tandis que les importations ont crû de 2,7 % pour s’établir à 24,5 milliards.Tous les secteurs ont connu une hausse des importations, sauf celui de l’énergie.Le surplus commercial du Canada, qui était de 1,37 milliard en septembre, a donc atteint son plus bas niveau depuis décembre 1993, soit 581 millions.Mais les chiffres couvrant la période de janvier à octobre 1997 indiquent un déclin encore plus inquiétant.Le surplus pour ces dix mois est de 19,37 milliards contre 35,46 milliards pour la même période en 1996.Selon Statistique Canada, trois événements expliquent un tel glissement.D’une part, les importations de machinerie et d’équipements ont grimpé en flèche depuis mai 1996, à la suite d’investissements massifs dans les entreprises canadiennes.D’autre part, l’importation accrue d’appareils de fabrication européenne a gonflé le déficit commercial avec les pays de l’Union européenne.Enfin, la crise financière qui a secoué les marchés asiatiques commence à montrer ses effets sur l’économie canadienne.Alors que les exportations vers les États-Unis ont maintenu leur croissance cette année, le marché japonais s’est refermé depuis décembre 1996.Achats à l’étranger Par ailleurs, le Canada semble vouloir acheter de plus en plus à l’étranger.Ainsj, son surplus commercial avec les États-Unis était de 2,05 milliards en octobre contre 2,54 milliards le mois précédent.Pour les dix premiers mois de l’année, le surplus commercial avec notre voisin américain atteignait 26,6 milliards, alors qu’il était de 33,4 milliards au cours de la même période en 1996.La balance commerciale canado-japonaise pour le mois d’octobre est restée la même, à 80 millions.Les duc premiers mois de l’année se sont conclus par une balance commerciale de 3,06 milliards favorable au Canada, en baisse par rapport aux 4,3 milliards de la même période en 1996.Le déficit commercial avec l’Europe s’est élargi.De septembre à oc- tobre, il est passé de 608 à 837 millions.Il était de 496 millions en août.Ce déficit commercial se chiffre jusqu’à présent à 6,3 milliards, alors qu’il était de 2,8 milliards au cours des dix premiers mois de 1996.Aux États-Unis, la crise asiatique n’a pas encore de répercussions sur le déficit commercial, qui s’est contracté de 13,7 % en octobre, mais cela n’est que partie remise, estimaient hier les analystes.«Les effets de l’appréciation du dollar n'ont simplement pas eu le temps de se faire sentir», affirme ainsi Edward Graham, économiste de l’Institut d’économie internationale à Washington.Les chiffres du mois d’octobre, publiés hier, représentent des commandes passées avant que la crise financière en Asie ne devienne sérieuse, explique-t-il.Les statistiques d’exportations et d’importations ne prennent en compte que les marchandises qui franchissent physiquement la douane.line situation qui ne durera pas Le déficit commercial s’est réduit à 9,69 milliards, contre 11,2 milliards en septembre.La croissance économique aux États-Unis a continué d’alimenter les importations, qui ont atteint un record à 89,7 milliards de dol- lars (+0,4 %).Mais les exportations ont également crevé un plafond, à 80 milliards (+2,4 %).Cette situation ne devrait pas durer, s’accordent à dire les analystes.«Au début de l'année prochaine, avant la fin du premier trimestre, nous allons enregistrer une très nette détérioration» du déficit commercial, avertit Brian Hoorigan, de la firme de services financiers de Boston Loomis and Sayles.Quatre cadres d’entreprise sur cinq aux Etats-Unis s'attendent «à un important ralentissement des exportations» américaines à cause de la crise qui affecte les débouchés en Asie et de la relative cherté du billet vert, selon une étude de l’association nationale du secteur manufacturier (NAM).Si les perspectives ne semblent guère réjouissantes sur le front de l’Asie du Sud-Est, elles ne paraissent pas plus roses avec le Japon.Le déficit commercial américain avec le Japon, souci permanent de Washington, a encore augmenté en octobre, se creusant de près d’un milliard en un an à 5,87 milliards.Avec la Chine, le déficit américain a légèrement augmenté sur un an, mais il a reculé par rapport à septembre.11 s’établit à 5,19 milliards en octobre contre 5,52 milliards en septembre et 4,89 milliards en octobre 1996.95 millions Corel subit une perte Toronto (PC) — À l'issue de l’une de ses pires années financières, la société Corel prévoit une perte de 95 millions pour son dernier trimestre de 1997.Mais la prochaine année sera celle de la reprise pour le fabricant de logiciels, qui a rationalisé son système de distribution et qui propose de nouveaux produits et des perspectives de ventes prometteuses, estime le président-directeur général, Michael Cowpland.Ce dernier s’est dit persuadé que les nouveaux produits de Corel conçus avec le langage Java et répondant aux besoins des internautes sauront prendre une part du lucratif marché de;?logiciels, dominé par Microsoft.A la Bourse de Toronto, le titre de Corel a perdu plus de 11 % de sa valeur, glissant de 2,87 $ à 2,54 $, un autre camouflet pour ce litre qui s’est déjà échangé à 10,95 $.Corel prévoit des ventes nettes d’au plus 44 millions, ce qui ne suffira pas à combler les pertes encourues par la désuétude des logiciels et les retours de marchandise.Son logiciel le plus connu, WordPerfect, a connu des ventes faibles au cours des neuf premiers mois de l’année, ce qui lui a occasionné des pertes de 137,1 millions pour les deuxième et troisième trimestres.Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.(000) (S) (%) La Bourse de Montréal Montréal XXM WÊt 3347,40 Toronto TSE 300 I 6594,94 New York Dow Jones 786,50 Dollar 1 $ canadien 70,120 us Or à New York 287,20$us XXMdndice du marché 19109 3347.40 -29.42 -0.9 XCB:Bancaire 6381 6275.07 -53.70 -0.8 XCO:Hydrocarbures 2895 2594.74 -12.04 -0.5 XCM:Mirtes et métaux 9340 2163.89 -17.86 -0.8 XCF:Produits forestiers 1531 2274.24 -23.58 -1.0 XCLBien d'Équipement 4285 3238.84 -26.68 -0.8 XCU:Services publics 6525 3561.45 -36.93 -1.0 La Bourse de Toronto TSE 35 25757 353.01 -2.42 -0.7 TSE 100 45102 400.46 -2.40 -0.6 TSE 200 26631 396.34 +0.37 0.1 TSE 300 71734 6594.94 -30.55 -0.5 Institutions financières 7236 8283.75 -68.45 -0.8 Mines et métaux 5818 3761.42 -19.53 -0.5 Pétrolières 13287 6499.35 +18.52 0.3 Industrielles 8947 4727.22 +10.82 0.2 Aurifères 11769 6127.18 -99.44 -1.6 Pâtes et papiers 3589 3898.13 + 13.77 0.4 Consommation 3714 10273.80 -163.92 -1.6 Immobilières 297 2737.06 -13.79 -0.5 Transport 3689 8046.69 -109.43 -1.3 Pipelines 796 6812.37 +56.33 0.8 Services publics 6510 6058.87 -67.79 -1.1 Communications 2512 12837.48 -21.69 -0.2 Ventes au détail 2134 5705.93 +19.07 0.3 Sociétés de gestion 1427 9029.64 -45.12 -0.5 La Bourse de Vancouver Indice général 32080 595.45 +2.37 0.4 Le Marché Américain 30 Industrielles 63426 7846.50 -110.91 -1.4 20 Transports 10044 3173.77 -61.42 -1.9 15 Services publics 7323 265.19 -0.69 -0.3 65 Dow Jones Composé 80793 2563.80 -35.36 -1.4 Composite NYSE * 501.69 -4.90 -1.0 Indice AMEX * 664.87 -6.41 -1.0 S&P 500 * 965.54 -2.50 -0.3 NASDAQ * 1523.19 -24.18 -1.6 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) TSE 35 INDEX 6726 35.90 35.40 35.55 •0.30 -0.8 TSE 100 INDEX 3186 40.60 40.15 40.30 -0.20 -0.5 POCO PETR LTD 2860 12.40 11.55 12.10 +0.70 6.1 BCE INC 2526 45.45 44.75 44.90 -0.45 -1.0 HYAL 2302 1.00 0.49 0.53 -1.67 -75.9 PLACER DOME INC 2157 18.05 17.20 17.40 -0.15 -0.9 AIR CANADA 2046 15.20 14.85 14.90 +0.05 0.3 BARRICK GOLD CP 1965 27.05 26.00 26.15 -0.20 -0.8 WESTMIN RES LTD 1815 5.55 5.45 5.50 - CDN IMPERIAL BK 1706 45.90 45.10 45.60 -0.20 -0.4 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) ($) ($) m CAE INC 1830 11.15 10.85 11.15 +0.10 0.9 METHANEX CP 1119 11.75 11.75 11.75 -0.10 •0.8 REPAP ENTR INC 897 0.14 0.12 0.13 -0.01 -7.1 BARRICK GOLD CP 688 27 05 26.05 26.15 -0.20 -0.8 INCO LTD 551 26.25 25.45 25.60 -0.40 -1.5 BANK OF MONTREAL 524 63.75 62.55 62.95 -0.75 -1.2 AVENOR INC 503 21.00 20.25 21.00 +0.95 4.7 CAMECO CP 487 42.25 40.50 41.95 +0.95 2.3 TRIZEC HAHN CP SV 473 33.60 33.35 33.50 -0.20 -0.6 NATL BANK OF CDA 461 23.90 23.30 23.85 +0.05 0.2 DECISION-PLUS Salon Épargne-Placements 98 Comment optimiser votre rendement sur les marchés boursiers?Venez nous rencontrer et voyez comment par le biais de votre ordinateur et de notre logiciel VISION vous pourrez mieux percevoir les tendances du marché pour ainsi investir au bon moment.Dotez-vous des bons outils et vous aurez le contrôle sur vos décisions.Salon Épargne-Placements 98 et VISION de Decision-Plus Québec: Montréal: du 22 au 25 janvier du 30 janvier au 2 février Centre des Congrès de Québec Place Bonaventure chuté?Suivez leur remontée Ions les samedis dans LE DEVOIR La Bourse de Montréal Ces titres, transiqés hier, sont présentés en ordre alphabé- Titre 52 dern.sem.Haut Bas Clfit.Var.tique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens .Les Haut lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires 1.050 0.500 4700 0500 0.500 0.500 •0.500 sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Mont- iChesbar 2,150 0.820 63100 1.100 0.950 1000 ?0.050 réal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote fCimStL.a 14.500 9.500 751 14 13.000 13000 13.000 ?0500 subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements Cinram 58.000 31.200 657 35 51.250 51.250 51.250 -0.100 spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées fClearnt.a 24,650 15.500 10.250 10.250 z50 100 45 16.100 15.500 16.100 15,500 16.100 15.500 dont le dernier dividende n a pas encore été verse; u= unite fCog.Cabl 13.000 8 500 13390 16 13.000 12.800 12.800 •0.150 de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de fCogeco 11.800 7.100 19819 10 11.350 11.200 11.300 ?0.100 souscription (warrant); z= lot brisé.jColeraine Cominco 0.750 41.250 0.130 19,700 109500 42510 20 0.160 21.400 0.150 21000 0.160 21,000 ?0.020 jCon Abit, 0,750 0.150 16750 0,220 0.200 0200 52 dern.sem.ciot.Var.|Con Oas 0.270 0.070 16262 0.080 0.070 0.080 Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas IConsoltex 5,500 1.650 2000 12 4,250 4.200 4.250 ?0.050 5 350 2,750 1200 19 3.150 3.100 3.100 -0.050 B fCoscien.b 4.750 2,300 6400 2.950 2.820 2.820 ?0.020 Cott 18.250 9.500 1550 28 13100 12.950 13.050 ?0,200 0,850 2400 1.400 1,400 1.400 Crestar 30.500 19.350 102335 23 20.450 20.050 20.100 -0.100 ABL Can, 1.800 20 •0.100 1,470 0.160 35000 0.230 0.200 0.230 ?0.010 AOS 14,250 7,050 8300 7,300 7,050 7,050 DTM Info 6.250 1,450 9400 27 6.200 5,850 6.000 jAFCAN 0.440 0,200 15000 0.250 0.250 0,250 -0.050 4.850 2,750 4600 15 3.950 3.900 3,900 AGRA 14.500 9.000 40400 9,250 9,250 9.250 +0,250 0.500 0,280 282908 2 0,365 0.350 0.360 •0,005 lAbcourl 0,470 0,100 13000 0,230 0.225 0,230 ?0,030 27,000 9 700 2043 10 23.250 22,600 23.250 ?1.250 Abitibi-C 28.700 17,700 33718 18.700 18,150 18.690 ?0.450 26.150 22,400 514 25.000 25.000 25.000 fAeterna 14,350 3.500 103016 4,750 4.600 4.750 ?0.050 6.100 0,300 121800 0.420 0.360 0,360 •0.020 Agmco E 20.200 6250 14108 8,100 7,550 7,550 -0,550 4.040 2,100 4700 2.410 2.300 2.400 •0.250 lAgritek 1,750 0.500 10000 9 1.300 1,250 1,250 -0,050 0.500 0.010 4000 0.030 0.010 0.030 Air Canda 15.400 5.900 289631 7 15,200 14,850 14.900 ?0.050 1,500 0.300 13500 0.370 0.325 0.370 lAiiCan A 14.400 5,200 76500 7 14.050 13.950 13.950 ?0.150 4.750 1,500 19500 3,000 2.550 2.700 -0,150 Alta energ 35.500 26.050 5225 11 27.550 27.100 27,100 ?0.100 31.750 20.500 30797 10 22.800 22.550 22.700 Alcan Alu 55,500 37.250 12830 16 39,700 39.000 39,050 -0.450 23.000 11,500 1000 14 18.500 18.500 10.500 •0,450 IjAlgene 3 850 1.080 27234 1.200 1.080 1.200 -0.600 14600 5.000 28000 14.500 14 500 14.500 Algo Sr.1 5,000 3,530 100 4.000 4.000 4.000 13.500 8850 26012 10.100 9 900 10 000 •0.100 AliCT.wt 10,000 2.250 3124 9,500 9,400 9,400 •0.200 21.000 17.800 5525 20.500 20,000 20,000 AlliForest 36.500 22.750 550 37 23.450 23,450 23.450 ?0.400 34 600 22.500 10393 15 23.600 23.000 23.500 ?0.400 lAltavista 1.740 0.400 5000 0,450 0.450 0.450 ?0,050 IDorel.B 37,000 17,100 900 19 34.500 34 500 34.500 Amalg.ln voir plus bas 3,740 3.600 3.650 •0,090 Oylex 9.500 3,500 200 6 5.900 5.900 5.900 •0.200 Amisco 7000 3,550 7830 Dylex.Wt 4.500 0.410 2000 1.450 1.300 1.300 Amisk.A 2.690 1,050 15107 1,300 1.250 1.300 ?0,150 jDynacor 1,150 0,150 19250 0.200 0180 0.190 jAngl.Swis lAppal 1,700 0.300 15000 0,350 0,310 0.350 0.980 0,350 0.170 131500 0,450 0,210 0,190 0,210 ?0,020 E F lArmistc Asbestos 30.000 4 550 1405 24 26.000 26 000 26.000 ?0,250 Ashton 8.000 1,000 400 5,150 5.050 5,050 -0,150 10,800 2.850 142400 4110 3.500 3.500 •0.460 lAtco 1 33,250 23,250 11390 13 32.750 32.650 32,650 -0.100 jEcudor 1,550 0,160 14400 0,250 0,240 0,250 ?0.040 Athabasca voir plus bas fEdpbra.A 26.750 22.800 1050 18 25.800 25.350 25.700 ?0,100 lAugyva 0.200 0,065 32000 0,070 0.065 0,070 4 720 2.000 5100 3.850 3.700 3.750 •0080 jAungmor 1490 0,080 60000 0,110 0.110 0.110 ?0.020 EnerMark voir plus bas jAurizon 2.350 0.570 16500 0.720 0.680 0,680 ?0.030 Avcorp 5,150 2600 634 23 3,600 3,600 3.600 •0.010 lEspalau 1.600 0.300 36500 0.400 0,310 0.360 ?0.060 Avenor 29.500 19.600 503075 21.000 20.250 21,000 ?0.950 Espalau.A 12,500 8.500 1300 11.000 11.000 11.000 •1.500 Aventure 2,000 0.420 27109 0,450 0.420 0.420 -0,030 lExplogas 0.720 0.010 201422 0.045 0.035 0,040 Axcan 15.500 10.250 3861 14.200 14.000 14,200 ?0,100 23,250 16.050 500 17 18.000 18,000 18.000 •0.200 BC GAS 28.000 19.700 3402 16 27.800 27.650 27,750 -0.100 23.400 16.000 7746 17 18.200 17.950 18.150 ?0.150 BC Telec 46 000 27.800 162939 20 45.250 44.150 44.150 •1850 3,700 1.650 407 2,950 2.950 2.950 BCE Inc.48,050 30.770 130308 21 45.450 44,750 44,850 -0.500 FRI Ltd 7,700 5,250 1000 14 6.800 6 750 6.750 BCE S.Wt voir plus bas iFairstar 2,490 0.290 35800 0,450 0.370 0,370 •0.030 BCE Mbi 51.500 35.750 1566 48 37,000 36,300 36,700 ?0.700 32,950 17.050 149975 20 18.000 17,650 18.000 ?0.050 Bgr.pm A 19.350 9.500 1000 12 10,050 9.900 10.050 ?0,050 Fi.Desj.s1 18.500 15.500 800 18.000 18.000 18.000 Bgr.wt.a 4 650 2.000 700 2.300 2.200 2,300 ?0.200 jFieidex 0.550 0.100 10000 0.190 0190 0.190 IBMTC.a 16,250 7.600 400 12 15.750 15,750 15,750 •0,250 Finning 20,550 13,320 41732 14 17,700 17.250 17.500 •0.200 BPIII.U voir plus bas fFst Mr A 25.750 16.750 300 9 20.400 20.400 20.400 ?0.100 B.tmp.sr15 27,850 25.250 1100 26,400 26.400 26,400 •0.100 voir plus bas Bq.Laur 32.000 18.450 15425 11 29.000 28.000 28.250 •0,900 FirstPr us voir plus bas Bq la ir 19 750 15,600 4770 19,000 18,000 18.000 -1.000 iForex.a 7,000 3.400 4000 18 4.000 4,000 4.000 Bque Nat 25,150 13.300 461966 13 23,900 23,300 23.850 ?0,050 IForex.b 6.500 3.570 293100 3.750 3 700 3,700 -0.050 Bq.na.sr10 30.000 27.750 8630 29.200 28.750 29.200 ?0.200 Fortis Inc 42.550 31.300 1733 18 42.500 42.100 42100 •0.100 Bq.na.sr11 29.500 26.850 1000 28.250 28.250 28.250 ?0,100 4.500 1 150 1400 3.750 3.750 3.750 ?0,100 BquNat.no 12.500 10.250 200 11.700 11,700 11,700 IFourSeas 59.000 24,900 1110 40 41.150 40.400 41000 ?0.650 BquNat.nk 10.950 8.050 2000 8.450 8.450 8 450 -0,150 Frhold.UN voir plus bas BquNat.nt 13,800 10.400 2200 13,600 13.600 13.600 •0.050 iFreewcan 1,220 0.300 29750 0.400 0.350 0.400 ?0,050 Bq.na.srl 2 28.350 25.500 500 15 27.000 27,000 27,000 •1.250 Bq Royale 82.500 46150 65183 77,250 76 000 76.050 H Bq.Ry.srJ 29.950 27,600 500 28,600 28.350 28.350 -0.250 A Bq.Ry.srF 29.500 27.300 1750 27.650 27,600 27.650 ?0.150 Bq.Ry.srG 29.550 27,250 1500 27.400 27,400 27.400 ?0,050 IGtc.tra.A 13.400 9.100 2200 14 12.950 12.850 12,850 ?0.050 Bq.Ry.srH 31.850 30.000 1845 30.800 30.700 30,800 ?0.100 GTC.tra.B 13.300 9.250 100 14 12.750 12.750 12.750 -0.050 Bq Ry.srl voir plus bas Gaz.Metro voir plus bas Bq, T-D 55.200 34,250 22975 15 54,200 53.750 53.950 Genec.srl 0.300 0.060 z400 0.100 0.100 0.100 Blmp.sr9 28.800 26.400 100 27.150 27,150 27.150 Genecan 0.100 0.020 Z100 0.020 0,020 0.020 Bq.C.Imp 47.400 28 500 17857 13 45.900 45.100 45.500 -0,150 fGentra 5.550 2.180 9780 16 5.300 5.200 5.200 -0.100 Bque Mil 67,400 42.350 524088 13 63.750 62.550 62.950 •0,750 iGeoNova 0.790 0.140 12500 0.200 0.190 0190 ?0.010 BMO Sr4 29.350 27.300 800 27.350 27.300 27.350 ?0.050 iGiobai 1.650 0.750 1000 35 0.900 0.900 0,900 BMO sr2 voir plus bas Global Eq 3.600 2.480 16500 168 3450 3.350 3.350 •0.050 Bq.N.Ecos 69 300 44.500 22428 11 65.750 64.950 65.100 •0.450 fGIdcrp.A 11.850 4 000 1150 5200 5.000 5.000 ?0100 B NE Sr9 30.100 27.000 3600 29.000 29,000 29.000 iG.Briar 0.390 0100 1000 0,140 0.140 0.140 ?0.005 B NE Sr6 29.850 27,500 2000 29,250 29,250 29.250 -0,100 G Kmght 6.600 2.250 15500 3.500 3.250 3.300 •0.250 B NE Sr7 30.550 28.000 500 29700 29,700 29,700 -0,250 Goodfellw 12,750 5.500 600 8 10.000 10.000 10000 Barrick 39.950 21.500 688605 27.050 26.050 26,150 -0.200 iGolhs 2,010 0.300 3000 0.500 0,500 0.500 Barington 6,600 3.900 5400 24 4,100 4.050 4.050 ?0.150 G.W.Iiteco 37.650 19800 219079 20 37.000 37.000 37.000 Baton 24.000 7,000 100000 171 24,000 24.000 24.000 g,w.hf7.75 30650 28.650 700 29.250 29.000 29 000 •1.350 Beau Can 4,100 2,400 10753 19 2 850 2.800 2.830 ?0.020 jGreenhop 1,400 0.160 6800 0200 0.200 0.200 Behavr.A 7,750 1.100 4300 1,750 1,450 1,750 ?0.550 iGreensh 0.600 0.100 13500 0.150 0.120 0.150 fBehavr.B 7.600 0.850 114200 1.350 1.200 1.300 ?0,100 Grilli A 0.920 0.200 29300 0.300 0,200 0.200 •0.050 Bell Inti 31.450 19.900 4035 20.650 20.300 20.300 •0.450 Grilli B 1.000 0.150 30375 0250 0.150 0,170 •0.100 (Bennett 6.850 1.000 4450 5000 4,810 4950 -0.050 Gulf Res 13,700 9350 6700 15 10.000 9 900 9.900 •0.200 Bentall 24.500 15.000 2450 29 23,450 23.050 23.450 •0.050 Gulf.R.p.a 4.840 3.950 25600 4150 4 050 4.150 ?0.110 Benvest 2.950 1.750 800 16 2.200 2,200 2.200 ?0,200 jHaemacr 5.000 1.750 25200 3.400 3.250 3.400 •0,100 Bestar 2.900 0.650 6275 16 2.700 2.650 2.700 -0,050 Harmac 15.500 7.750 850 10.150 10.150 10,150 -0.350 Biochem 45.000 21.250 314309 49 35,750 33750 34.000 •1.850 Hartco 13.750 6.500 1600 16 13,250 13.000 13,250 ?0.250 Biomira 8.750 2.750 29575 3.350 3.000 3,350 ?0.350 Hawker 5.400 2.250 633 2450 2.350 2,450 ?0.200 iBiomche 1,530 0,520 4000 0,650 0.650 0.650 jHebron 1.170 0.060 48000 0.190 0.150 0.150 -0.070 Bocenor 2.500 1300 1000 15 1.650 1.650 1.650 (Helix Hr 2.050 1.700 3500 1.920 1.850 1.920 ?0.070 Boliden.ir 8500 3.100 2000 3 3.200 3.100 3,100 -0.200 Heroux 6 000 3,000 1486 30 4.250 4000 4.250 ?0.050 Bomb A 34.000 23.650 1125 25 29,900 29,500 29,500 -0,200 Hollingr.U 13.150 11.400 700 4 12100 11850 12.000 ?0.300 IBomb B 34 000 23.400 51947 25 29,900 29.500 29600 •0.200 Hubbard 3.200 1.500 22500 8 2150 2.000 2050 ?0100 Boralx.A 7,800 4.100 2280 45 5.500 5.400 5.400 H Bay Co 38.000 22.700 2230 32.650 32.400 32.400 ?0.150 tB Bnck.A 5,700 2.150 500 10 4.800 4,800 4.800 -0,350 H Bay it 19.750 12.100 300 14.400 14.400 14.400 ?0.400 ifirex 0.700 0,050 146000 0.085 0,070 0.080 ?0.250 Bruncor 46.000 28.000 1570 18 44.500 44,000 44.000 I J C D IPL Ener, 63.500 38.550 3610 20 63.400 62.500 63.400 ?0.850 IPL Inc.A 16.900 10.050 2200 15 13.500 13.250 13.400 ?0.600 C-MAC 23.000 9.400 5778 25 18.500 18,300 18.300 -0,250 jlTEC 2.400 0.650 600 0650 0650 0.650 CAE Inc.13.100 10.100 1830541 23 11.150 10.850 11.150 ?0,100 |ITI Educ 12.250 2.230 11250 8900 8.450 8 450 •0.250 ICCUn.B 19.250 14.000 4025 14 16,500 16,000 16.000 ?0.400 llcon 0.950 0.300 33000 0400 0.310 0.390 (CGI Gr.A 27 850 2.200 247568 119 24.050 22,600 23.750 •1.300 ideal Mti 4.300 2.700 3050 8 3.750 3.750 3.750 •0100 CT Fin.54,500 30,500 390 12 54,350 54.000 54.000 ?0,250 imasco.itd 54.000 31.700 2210 15 51.900 50.500 50.650 •1.100 Cabano 2.000 0.550 41000 1.290 1,250 1.290 ?0,010 Imper.Oil 90.350 59800 24923 21 89.700 89.300 89.300 -0050 {Caldera 2.050 0.260 23050 0,500 0,420 0,500 ?0.090 flmpr.Qbr 27,500 20,150 4950 15 23.400 23.050 23.050 ?0.050 Call-Net 29.500 17 900 200 60 22.150 22.150 22.150 ?0.150 Imutec 1.250 0.940 1000 0950 0950 0.950 -0.030 ICall-N.B 29.750 16.250 10000 59 22,500 22.000 22.000 •2.500 InMedia 4,500 1.000 156 1300 1.300 1.300 *0.050 iCvalley.a 2,990 1.600 6295 1.900 1.810 1.900 Inco.Pr.E voir plus bas iCambiex 1.600 0.180 12000 12 0.230 0,230 0.230 ?0.010 Inco.VBN 34.000 15,200 3100 36 17.700 16 450 17.250 ?2.000 Cambior 22.000 6.700 135015 63 9.350 8.600 8.600 -0.650 Inco Lld 51.450 24.400 551780 54 26.250 25.450 25.600 -0.400 Cambridg 16 700 9.250 267150 14.100 14,000 14.100 ?0,050 jlnt Data 0.750 0.260 2120 1 0.350 0 350 0.350 Cameo 6,750 3 800 1600 14 4.800 4.750 4.800 ?0.050 Intrawest 26.200 19.000 500 18 21.500 21.500 21,500 ?0,750 Cameco 60.000 40.000 487203 23 42.250 40,500 41,950 ?0.950 InvGrp 48.500 23.650 407 34 44.550 44,550 44.550 ?0.050 CampR.wt 0500 0 060 2000 0 090 0090 0.090 Irwin Toy 5.800 4.650 1500 42 5.500 5 400 5.400 -0,050 Camp Res 1320 0,520 19100 0.600 0.580 0.580 •0.030 flvaco A 6.250 2.250 1000 4000 4.000 4.000 ?0.250 ICanCap.p 26.450 25.000 2200 26.300 26,050 26.050 •0.250 Ivaco.srl 24.000 16,200 700 20.900 20.000 20 900 •0.350 iCanaco 0350 0.050 49000 0.140 0.125 0.140 -0.005 ivaco.srS 26.000 21.000 z80 24.050 24.000 24.050 Can.F.ir 17,450 10.000 500 10.200 10.200 10.200 ?0,200 lvaco.sr4 32.500 25.500 z50 27 500 27.500 27.500 Cdn Nat 79.050 47.650 39500 17 69.100 68.000 68 850 ?0.650 (JAG.Min 1,650 0.200 16230 0390 0.310 0.350 CdnOxy 40.750 21.700 106248 23 31.950 31.600 31.600 •0.100 fJean.Ct.A 17.950 9.850 7475 14 16.200 15.800 15 800 -0.300 CP Ltd 43,750 31800 81785 11 38.150 37.400 37.400 •0.450 Jordan 9.800 7.350 1800 34 9.800 9.700 9.800 ?0.100 Can Resll voir plus bas 30.500 •1.000 32.000 21.050 145 18 30.500 30.500 K tC Tire A 31.500 21000 7200 17 29.650 28.600 29.100 -0.650 L 1C Utilit A 41,250 29.850 3064 15 41.250 40.950 40950 •0.050 5 700 3.650 41200 11 4 000 3.950 3.950 -0.050 Kaufel.B 4.800 2.500 950 4.250 4.100 4.100 ?0.100 0.560 0.210 20000 21 0.250 0.210 0.210 •0.040 »LGS Inc 17.500 3.850 2671 123 16400 15 950 15,950 •0.450 3600 1910 1226 8 3.350 3.350 3.350 llabphrm 7.250 2.500 10100 3.250 3.000 3.000 -0,050 7.500 3.350 2148 24 7.400 7.400 7.400 ?0.100 tlrgCan.p 46 000 26.950 252 13 40 000 40,000 40.000 ?1,650 11,500 7 650 12446 21 10.150 10.000 10.100 LatargeCo 46.000 27,500 300 11 39.000 39.000 39.000 ?0.500 29,150 23.500 200 14 26.300 26,300 26.300 •0,200 tlaidlaw 22 850 15,700 18791 7 19150 18.850 18950 -0.200 1.930 0.065 32607 0.130 0.110 0.110 •0.030 Laidtw.ir 13.700 8,900 56800 10,000 9.850 9.850 -0.400 (Chateau 13,250 5.500 200 11 12,000 12,000 12.000 ?0.250 ILapVerA 6 500 4 000 3300 10 5.250 5.200 5.250 52 dern.sem.52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas ciot.Var.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas ciot.Var.Lap.Ver.B 6 450 4.100 800 9 5.250 5,250 5,250 fLasond a 19500 16.000 7660 16 19.500 18.500 18.500 •0,700 ÎS T Leader 1 1.950 0.350 66920 1800 1.750 1800 •0.050 Legacy.ir 6.250 5,850 4500 6,150 6.100 6.150 ?0,050 Legacy,un voir plus bas (SAMSys 2,730 0.350 8500 1000 1.000 1.000 fLeroux B 5.250 4.000 18100 7 5.000 4.800 4.950 SNC-Lav 19 000 11.000 61435 13 11400 11.000 11.250 ?0.250 LBL.inc 1.500 0400 2400 3 0.700 0.700 0.700 ?0.040 SR.telcom 9.450 5.050 10400 30 7.350 6,750 7.200 ?0.600 iLexam 1.250 0,280 42081 0,940 0.900 0 940 ?0.040 tSt.Sauv.a 0.950 0.600 z400 17 0.850 0.850 0.850 (Line Isld 1.100 0.250 35500 0.800 0.250 0,250 •0,570 1San.Fr,B 15.500 5.500 2140 15.500 14.500 14 500 iLithos 2900 0.250 414060 0.880 0.700 0,770 ?0.090 Sam Mo a 1.850 1.010 4000 12 1.170 1.150 1,150 ?0.020 Loblaw 27.050 14.050 1275 33 27,050 26.800 27.050 ?0.800 Saputo 27.500 19.000 64874 16 23.000 22.500 22.750 •0.250 Loewen 56.550 31.500 4015 64 34.250 34.000 34.100 ?0,100 iSaturn.S 8.750 3.000 8900 30 3.200 3.000 3.000 •0.350 iLog.G.Inf 1.600 0,900 20200 25 1.000 0.940 1.000 ?0.060 Seagram 58.050 44.100 16115 25 44 900 44.400 44.700 ?0.400 Londn.SrA 25.000 23.000 500 24 850 24,850 24.850 (Schgold 0.650 0300 2000 0.550 0,550 0.550 -0.010 iLoubel 0.700 0,120 357500 0,160 0.120 0,140 •0.010 Sears Can 25,750 10,000 153247 19 19.800 19,500 19.750 ?0.250 iLyonLake 0880 0.160 159275 0.330 0.270 0,330 ?0.060 ISemitec.a 5.150 0.800 31900 0.960 0.900 0.900 ?0020 jSharpe 3.900 1.000 61500 11 1,400 26.000 1,280 26.000 1.350 26.000 ?0.030 •0800 N Shell Can 28.900 17.000 100 M Shermag 17.550 10.150 3200 38 17.000 17.000 17.000 •0.100 Shirmax 5.000 1.500 100 7 3,750 3.750 3,750 •0 250 IMPACT 3,750 2.150 5000 3.100 3,000 3,000 •0,100 Sico 16.500 8.000 9962 19 16.500 16,050 16.050 •0.050 MSV.Un 0.640 0.120 107956 0.150 0.150 0.150 •0.005 S-Beaud.4.800 3.500 300 11 4150 4.150 4.150 •0.200 MaBaie 0.350 0.150 3500 0.260 0,230 0.230 •0.080 iSmos 0.600 0,280 57000 0.350 0.320 0.350 ?0.010 Maax 14.750 8.750 5200 15 12 900 12.750 12 850 •0.050 Small Fry 8 850 5800 700 12 8 850 8,750 8850 ?0.250 McM Bldl 21.700 14,150 82300 15.250 15.000 15.000 ?0.500 Sodisco 0.170 0080 24800 0.080 0.080 0080 Mackenzie 21.500 8 850 2780 27 18.000 17.900 17900 •0.250 Southam 29,000 18.900 2400 19 27.000 26.500 26,500 •0400 Macyro 0.600 0200 13000 0.350 0,300 0,330 ?0,010 iSpec.prm 10.250 10.000 2000 10100 10.100 10100 fMagna A 101.200 68.250 4670 12 93.750 93.400 93.500 •0.200 StLaurent 25,000 14,550 795 17.75Q 17.450 17.450 (Matartic 0.520 0,180 1500 0.230 0.180 0,180 •0.050 Stelco A 13,350 7,200 4220 7 8.850 8.800 8.850 Malet Que 2,550 0.850 96700 1.000 0950 0.950 Stela Jone 2.250 1,300 5000 21 2,100 2.100 2,100 Mam Tel 17.250 13.150 255100 14 16,900 16.700 16.800 ?0.200 iStrat.Val.5.000 1,750 15028 3.400 3.110 3.200 Mam.lR 11,250 7.250 29292 10,850 10.600 10.850 ?0.350 iStrex 0.950 0,100 32667 0.120 0,120 0.120 •0.030 Mple Leaf 17.500 9.150 300 30 16.000 15.750 16.000 ?0.400 Slrongco 17,500 9,800 3769 12 14.950 14.550 14.950 ?0.350 fMarit Tel 36,750 22.650 400 18 36.000 35.300 35,300 •1,050 (Sulliden 4000 1,150 14300 2.250 2,010 2.200 -0.050 Marleau 7.950 3,800 166 4,150 4.150 4.150 ?0.050 SunMedia 13.650 13,350 101000 13.450 13 400 13.400 •0,100 1,700 0.750 31800 5 0.820 0.780 0.780 •0.040 Suncor 54,600 27,500 1880 28 50.250 50.000 50.200 ?2.000 iMcWatter 3.570 1,050 5666 28 1.100 1.050 1,100 iSundust 4.000 0.300 27000 0.450 0.350 0.360 •0.090 (Melkior 2.000 0,250 92500 0.450 0.390 0,400 ?0.050 TD Div voir plus bas 0,500 •0.050 Memotec 8.950 0,800 20736 1.500 1.400 1.500 jTSITelsy 2.750 0,500 4500 0,550 0,500 0,800 0.150 17500 0,180 0.180 0.180 ?0.020 TVXGold 12.250 3.200 102800 4,250 3.950 3.960 •0.120 Methanex 14.400 11.050 1119600 14 11.750 11.750 11,750 -0.100 Talisman 55.100 37,500 600 51 42.750 42.750 42,750 ?0,150 17050 10.200 162766 12 15.100 14.750 15 000 ?0.200 jTandem 1.940 0,250 17500 0.650 0.620 0.650 •0,010 15.300 5.600 4300 12,650 12.500 12,600 ?0.050 Tarragon 17,650 11.200 100500 16 11.300 11.200 11.200 •0.600 1.000 0,300 9343 51 0.670 0.620 0.660 ?0 040 Techmire 0.950 0.250 z200 0.710 0.710 0.710 ?0.550 18.750 8.000 23700 10.050 9.800 9.950 Techmlab 10.000 7.400 2030 28 9.800 9.300 9,800 4.950 2.900 4000 66 3.500 3.310 3.310 ?0,010 Teck A 33.000 18.000 700 43 21,250 20,750 21.250 ?1.250 Mdlnd.wal 23.600 11.250 10500 10 19,750 19.700 19.700 ?0.100 (Teck B 34 500 17.950 66260 40 20000 19,700 20.000 ?0100 0.300 0.035 10000 0.070 0.050 0.070 ?0.035 Teklogix 21900 2.350 100 13 2.500 2.500 2.500 ?0.150 jMDuNd 2.000 0.450 7200 0.750 0.750 0.750 ?0.020 Teknor 10.750 4.250 3000 21 5.000 4.750 4.750 -0150 14.600 0.700 9506 0,850 0,800 0.850 ?0,050 Telco,Cap 15.800 11.850 10150 15.700 15.400 15.400 •0.100 1.360 0.240 66578 0.280 0.240 0,240 •0,010 ITelco.Pr 26,250 25.500 1050 22 25.500 25.500 25.500 -0.300 3.450 0.300 180800 0.350 0.335 0.350 (Tel Mt B 34,000 16.000 500 32.750 32.750 32.750 Mitel.Corp 12,950 6350 259361 24 10,850 10.600 10.800 ?0,050 Teteglobe 56,000 37.500 300 23 47.000 46.500 46,500 Mitel 2.00 26.500 25.300 400 25,500 25.500 25.500 (Telek.Av 2.500 0,500 2000 20 0,600 0.600 0.600 27.500 20.850 48951 48 26.700 26.400 26,500 •0,200 ITelmobile 29.900 14.300 1560 20.000 20.000 20.000 Moore Multfnd.ir 31.350 11.000 20.300 8.350 7825 • 500 15 21.000 8.450 20.300 8.450 20.300 8,450 •1.200 Telus Tembec.A 34.000 14.050 19,100 7.250 50642 18495 13 33.600 7.350 33.000 7.250 33.100 7.300 •0.800 •0.050 (Murgor (NAR Res Nce Div.U Nce nrgy iNamex Nation.sea Newcastle Newcourt NfldL 5.50 jNiocan (Nora exp Nor.Forst 0.850 0.250 3,750 0.550 voir plus bas voir plus bas 3.850 1.050 9.800 5.050 voir plus bas 55.050 23.500 10.000 8.750 1,100 0.500 2.400 0.600 10.450 7.250 80000 9200 0.310 3.700 0.280 3.500 0.300 3.700 ?0.020 Theratech ThomCor 6.250 3.700 39800 26450 8450 6400 29 4,000 37.850 3,900 37,450 3.900 37.450 •0.550 1000 z25 2950 400 19500 2000 3394 10 59 2.300 7,500 47.800 10.000 0.550 1.100 7,550 2.100 7.500 47,750 9.500 0,500 1.090 7.500 2.300 7,500 47.750 10,000 0.500 1,100 7.550 ?0.300 -0.100 •0,040 •0.150 Timinco jTiomin Tolgeco jTom fTorstr B TrAlta.Co.TrCan PI T.Can.P.U Transat TriaxDv.ir Trimark fTrizHahn TriHa.wtA (Troymin 4.300 4.400 0,860 0.500 50,000 21.900 31,700 30.650 13.400 2,750 1150 0.440 0,200 31.750 15100 22.900 25,400 7,800 1900 4500 900 15361 1200 6505 24880 15750 21160 39 5 21 16 17 16 3.500 1,200 0.650 0.300 50.000 21.900 31.700 28.750 12.800 3.500 1,180 0,650 0.250 48.750 21.750 31.250 28.600 12,700 3.500 1.180 0.650 0.300 50.000 21.750 31.500 28.750 12.750 ?0.300 •0.020 ?0.060 ?1.700 -0.050 ?0.400 •0.050 ?0.050 Noranda Norcen (Normab Normandy Nor Tel 33.400 19.950 1.550 14.050 155,500 22.600 13.500 0.400 12.450 83.500 17925 5230 1000 1700 d8361 28 21 33 24.900 16.100 0.520 13.750 127.500 24.350 15.800 0.520 13.650 125,000 24.750 15,800 0,520 13.650 127,500 ?0.450 •0.200 ?0.030 ?0.650 •0,300 84.000 39,000 37.800 27.950 8.800 4.800 1.330 0.500 3052 473062 3812 45500 45 65.600 33.600 6.700 0.620 65.100 33,350 6.650 0,590 65,100 33.500 6,650 0.620 •0.400 •0,200 -0.200 Northgate 1.290 0,900 1875 95 0,950 0,950 0.950 ?0.030 IT z Northstar 13.850 8.500 100400 10 8.850 8.700 8.850 •0.100 NovaCorp 14.150 10,450 30821 13 13.600 13.450 13.500 fUAP.In.A 17.750 14,100 1150 14 16.950 16.500 16.500 -0.250 N,S,Power 17.150 13.750 10067 17 16,950 16,900 16.900 •0.150 6,200 4,750 3200 4.950 4,750 4.900 (Noveder 1.650 0,270 42040 0.450 0.400 0.450 ?0.060 35.600 27,100 200 41 32.500 32,500 32.500 ?0.550 jNovic 6.050 4.250 10335 23 4,500 4.400 4,500 36 000 27.000 565 40 32.250 32.250 32.250 ?0 800 Numac 7.100 5.250 1900 31 5.500 5.400 5.500 ?0.150 6.200 3.450 8100 4.000 3,450 3,990 ?0,390 iNymox 15.750 6.000 3200 9.800 9.250 9.250 •0.150 lUmgoid 1.050 0.400 28500 1.050 0.950 1.050 +0.200 O P IV.Houtte 25.250 13.380 60178 37 24.200 23.950 24,000 -0,250 jVantex 0380 0.200 600 0.200 0.200 0,200 13.000 5.400 5064 9,000 ?0.050 3.700 1.360 179000 1850 1550 1.650 +0050 O&Y Prop 14 8.700 8.800 1,800 0.300 13500 0,320 0,320 0.320 -0.080 |0 Donnell 17.250 7,650 2310 12.100 12 000 12,000 •0.050 27.750 19.250 600 19 27,000 27,000 27.000 ?0.250 fOcel.Enb 9.200 6.200 3300 38 7.200 7,100 7.200 •0.150 1.430 0,350 6000 15 0.600 0,600 0.600 +0.080 Olco.A 0.900 0.330 1000 0.450 0,450 0.450 ?0.010 0.400 0.050 29000 7 0.070 0.050 0.070 ?0.010 |0rb ex.A 0.650 0.120 15500 0.150 0,130 0,130 •0.020 12.800 9,300 61800 6 12.550 12.500 12 550 (Orex exp 0.320 0.050 24300 0.070 0.060 0.060 13.600 11.000 2000 18 12.500 12,500 12,500 •0.750 lOrezone 1.350 0.210 5000 0,270 0.270 0.270 ?0.030 0.850 0.125 124000 0.155 0.135 0.135 -0.015 {Orleans 2.850 1.810 10000 2.200 2150 2,150 -0.250 3.500 1.350 30055 1.990 1.700 1.800 +0,100 jOrmico 0410 0.060 11000 0.080 0.070 0.070 ?0.010 3 800 0.900 16000 0 900 0.900 0.900 fOsha A 26.200 18.750 680 18 25.000 25.000 25,000 ?0.500 Westburne 18.500 12,150 1000 14 15,750 15.750 15,750 ?0.250 |Pac,Tiger 1.500 0.750 24530 1.000 0.900 0.900 ?0.150 Wesicoast 33.450 22.700 4072 18 32.950 32.900 32 900 -0.050 |Pan Amr 1.000 0.145 58600 0.170 0.160 0.160 iWstrnPac 5,300 0.310 97300 0350 0,310 0.350 Paprboard 6500 3.550 5300 5,500 5.000 5.000 ?0.250 WestStar 45.250 26 000 360 13 30 300 30.000 30.300 Peerless 2.900 1.060 16500 2.000 1.900 1.900 •0.100 Westr 1U Pegasus 11.850 0,600 14000 0.780 0.650 0.780 ?0.080 Westrll u voir plus bas fjPegaz.a 1.140 0.230 5000 0.350 0.350 0.350 (X-Cheqr 1,160 0.100 z200 0.120 0.120 0,120 Pengr.ir 12,450 9,200 2000 9500 9.500 9.500 ?0,300 lYorbCIA 0,300 0.110 6250 0.125 0,125 0.125 Perkins P 7.550 6.000 200 11 6.800 6.800 6800 •0 050 20 265 594 Petro Can 29 500 18.900 14220 21 25.650 25.100 25.100 FONDS AMÉRICAINS Philip 27.400 17.000 209125 17 20.700 18.550 19 000 •1.700 Bq.Ry.srl 29.750 27.250 1500 27.400 27,400 27.400 PhoemxLS 13.200 7.000 3800 79 9,550 9.500 9.500 •0.150 BMO sr2 27.600 25,750 600 26.350 26.350 26.350 PlaDome 31.350 14 950 430696 18.000 17.200 17,500 -0.100 Inco.Pr.E 56.950 47.750 745 101 48.250 48000 48.000 ?0.050 (Plexmar 0.820 0,210 123000 0.330 0.330 0.330 ?0.050 total des ventes : 2 845 Poco Petr 15.400 10.500 17000 27 12.250 11.750 12250 ?1,000 OBLIGATIONS (en milliers) PCS Inc.122.100 99 000 d875 16 116 000 115.750 116.000 ?0.600 cForex 8% 105 000 96.000 8 100.000 99 000 99.000 fPowr Cr 51.000 26,500 33325 20 49.950 49 550 49800 •0100 cLeroux 8% 115.000 99 000 d3 105.300 105.250 105,300 ?0.050 Power.Fin 49550 23.900 3870 19 48.950 48150 48 450 -0.450 cScoBooms 102 000 100.000 d20 101.000 101,000 101.000 ?0250 Premier.a 2.050 1.350 500 25 1.750 1.750 1,750 cTD hybrid 100.000 98 950 234 99 700 99450 99,700 ?0 400 tPremiu.a 16.900 10.350 200 16.400 16.400 16,400 ?0200 total des ventes : 265 500 fPremi pr 16 350 14.950 200 15.750 15.750 15,750 •0.250 PRODUITS FINANCIERS DÉRIVÉS |Pro-0r 1350 0.200 1000 0300 0,300 0.300 ?0.050 PEAC et SPEC iProcolor 1.500 0.080 43489 0.110 0.110 0.110 BCE S.Wt 21,550 6.750 800 18400 18.400 18400 •0.250 Promatek 2.300 0400 6300 8 1800 1.750 1.750 •0050 TDO.v 19 000 18 500 3000 19 000 19 000 19 000 Provigo 9,000 5.300 18030 10 8.600 8.400 8.450 •0.150 total des ventes: 3 800 8.000 ACTIONS PAYÉES PARTIELLEMENT 6,200 ?0.050 Q R TnaxDv.ir 6.150 5500 6,200 6,150 total des ventes 5 500 UNITÉS EN FIDUCIE QuebecTei 29.650 22.600 37822 17 29500 29.100 29.250 Athabasca 27.600 18.300 27140 10 23.150 22.750 23,000 ?0.050 QuebecoA 32.500 22.550 3150 13 26.850 26.800 26.850 •0.150 BPI II.U 9,100 7.400 1000 7600 7.500 7,600 ?0200 fQuebecoB 32.400 22.600 72048 13 26.750 26.500 26600 •0.100 Can Resll 10.750 8.800 1000 23 8.850 8.850 8.850 ?0.050 RPMTec 1.250 0950 3000 1.100 1.100 1.100 •0150 EnerMark 7600 5800 77451 11 6.000 5.900 5.950 fRadio A 20.250 7.250 400 26 19 750 19 750 19.750 ?0250 EnpFnd.G 5 500 3.500 36170 3600 3.500 3500 •0 090 (Radisson 1.980 0.250 13000 0.300 0.250 0.300 FirstPrem 30.500 26.500 600 6 29.000 28.500 28.500 -0.700 fRammkr 6.050 3650 2500 14 4.400 4.350 4.400 ?0.050 FirstPr us 25.950 21.000 2200 24.750 24.500 24.700 ?0.250 RangerOil 14.950 9.300 100207 9550 9,500 9.500 Frhold UN 11900 9150 12050 39 9250 9.150 9.250 Renaisnce 50.000 28,950 z33 25 29300 29.300 29300 Legacy un 10.100 9.700 8300 9 850 9800 9 800 ?0.050 (Repap 4 200 0100 897828 0.140 0.120 0.130 •0.010 Nce Div.U 5.800 4.200 26618 4 350 4 250 4.350 Richelieu 12.750 7.500 850 15 12.750 12.250 12,750 +0,250 Nce nrgy 9.550 7,050 2500 7500 7,350 7 350 •0.200 RiChmont 7.000 2 750 13621 22 3.150 3020 3020 -0.030 Newcastle 21000 17.050 3240 18.000 17.800 18.000 ?0.300 iRobex 2.000 0.350 2321 0.450 0,400 0450 ?0050 Templ.em 15.350 12.900 551 13.050 13 050 13,050 -0,350 tRCanteib 30000 12.750 150410 13.500 13 300 13300 ?0.150 Westr 1U 11.050 8,300 1700 10 8.450 8.300 8.450 TRogerC B 11.150 6.050 3000 7.150 7,050 7.050 ?0.250 Westrll u 10.700 7.900 6350 14 8.450 8250 8.450 ?0.050 Rolland 7.520 2.220 1260 16 6.400 6.250 6.400 total des ventes: 206 87C Royal.Avi 6.650 2.070 20248 16 5.950 5 850 5.850 •0.100 UNITÉS PARTAGEES fRoyal G, 43.500 23 000 z80 29 34 650 34.650 34.650 (Amalg.ln 10,250 8,700 2950 9600 9.500 9.600 ?0.200 Royal.Lpg 4,100 2 500 3900 14 3050 2,950 2.950 •0.050 Gaz.Metro 19.500 16150 35395 14 17.950 17.000 17.950 ?0.200 (RoyalStd 1,500 0.500 5000 0.500 0.500 0,500 total des ventes : 38 345 A 10 L K I) K V (tin.I.K V E ,\ I) K EDI I !» I) E C E M It It E I !» !» 7 ÉDITORIAL \ A la recherche d’un souffle Lise Bisson nette La naissance d’une institution culturelle est toujours une bonne nouvelle et le projet de loi sur la Grande Bibliothèque du Québec, présenté mercredi par la ministre de la Culture, Louise Beaudoin, est l’heureux signe que l’État entend demeurer le levier central d’importants développements, malgré les forces qui veulent désormais le confiner aux rôles de soutien.Mais le texte de la loi souffre néanmoins de l’humeur étriquée des temps.ien que le projet de GBQ ait fait l’objet d’un assez long examen en commission parlementaire durant l’automne, la loi 403 est une traduction fidèle du rapport Une grande bibliothèque pour le Québec, présenté au gouvernement en juin dernier par un comité que présidait un ancien ministre pé-quiste des Affaires culturelles, Clément Richard.Malgré un mandat qui lui donnait toute latitude, le comité s’est fixé d’étroites balises et y est demeuré; au lieu d’étudier tous les scénarios possibles, il s’est comporté en simple groupe de tra-vail, qui examine les façons d’arrimer des établissements existants, la Bibliothèque nationale du Québec et la Bibliothèque centrale de Montréal, dans un nouvel immeuble dont la taille et les services répondent mieux aux besoins collectifs que les maigres installations actuelles.Le projet de loi porte la marque de cette timidité, qui fut celle de M.Richard devant tout équipement culturel quand il était ministre: la mission de la future GBQ manque d’ambition, et les perspectives de développement supplémentaire sont inexistantes.Le gouvernement, qui a adopté sans réserve les vues du comité Richard, dispose de quelques excuses.La commission parlementaire s’est constamment perdue dans des chemins de traverse, intéressée à tout sauf au concept même de la GBQ.Des groupes du milieu du livre sont venus saluer le projet bien bas et féliciter la ministre et le premier ministre, si heureux de voir se profiler un grand projet qu’ils craignaient de le mettre en danger en le critiquant.Des groupes du milieu municipal sont venus disputer àprement les futurs budgets de fonctionnement et défendre les bibliothèques montréalaises de quartier, aujourd’hui affamées par le maire Bourque; ces questions exigeaient certes les réponses et engagements de la ministre mais elles passaient à côté du sujet principal.Des groupes du milieu universitaire sont venus donner leur bénédiction altière ou aimable au projet, soulagés qu’on ne cherche pas à les y associer.Des groupes d’usagers de la Bibliothèque nationale sont venus s’inquiéter de son envahissement par les hordes du grand public.Et l’opposition officielle, désireuse de démolir la chose sans avoir l’air barbare, a expédié au front son spécialiste des théories fumeuses, le député Pierre-Etienne Laporte, qui s’est enfui du côté des bibliothèques à puces, vaste Nintendo de la culture sans livres dont, paraît-il, les êtres intelligents devraient rêver.Bref, le concept mis de l’avant par le comité Richard est passé comme courriel, à peu près personne ne s’y étant intéressé.C’est donc celui qu’on retrouve dans le projet de loi 403 et qui n’est tout de même pas dénué de vertus.La GBQ, dit le texte de loi, «a pour mission d’offrir un accès démocratique à la culture et au savoir et d'agir à cet égard comme catalyseur auprès des institutions documentaires québécoises, contribuant ainsi à l’épanouissement des citoyens».A quoi s’ajoutent les sous-objectifs suivants: «valoriser la lecture et l'enrichissement des connaissances, promouvoir l’édition québécoise, faciliter l’autoformation continue, favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, renforcer la coopération et les échanges entre les bibliothèques et stimuler la participation québécoise au développement de la bibliothèque virtuelle».Le message le plus clair, ici, est le rôle «grand public» de la future GBQ, qu’on ne saurait évidemment contester.Passé ce seuil élémentaire, la plupart des autres missions assignées à la nouvelle institution sont soit floues — que veut dire être un «catalyseur» auprès d’autres institutions?— soit reflets de préoccupations certes politiquement correctes et désirables, mais de caractère annexe.L’éducation permanente, les bonnes relations interculturelles, la santé de notre édition, la niche québécoise sur l'autoroute de l’information, relèvent en premier lieu d’autres ministères ou missions gouvernementales et leur apparition au fronton de la «mission» de la GBQ souligne la dispersion du concept, expédié dans toutes les directions à la mode.C’est que la préoccupation principale du rapport Richard est plus proche de la simple convivialité que d’un véritable souci «d’offrir un accès démocratique à la culture et au savoir».Certes la loi prévoit que la GBQ soit d’abord une bibliothèque, donc un lieu où l'on peut lire, enrichir ses connaissances, se former.Mais conformément aux valeurs festivalières de notre culture, tout se passe comme si la bibliothèque devait s’excuser aussitôt de ce rôle traditionnel et se «vendre» surtout comme un lieu d’animation, de services spécialisés branchés, capables aussi bien d’aider les chômeurs en recherche d’emploi que d’initier les adultes aux joies de l’Internet, en plus de servir de vitrine à notre génie technologique et d’aider à la progression des autres bibliothèques.Mais le rapport de la GBQ «à la culture et au savoir» reste indéfini; il ne passe pas, ou bien peu, par la culture et le savoir eux-mêmes, c’est-à-dire par leur développement.A part offrir aux chercheurs «l’accès aux collections spécialisées», fonction qui sera héritée de la Bibliothèque nationale, la GBQ n’a aucune mission particulière touchant l’étude et la recherche.On doit comprendre qu’elle ne «catalysera» surtout pas les institutions d’enseignement, notamment les collèges et universités de Montréal, qui garderont jalousement la clientèle étudiante de leurs bibliothèques.On devine, derrière les suggestions d’activités que contient le projet de loi, une peur bleue d’intimider le grand public si la GBQ ressemblait trop à une oasis oil trouver le temps, les ressources et le climat du développement intellectuel.Il faut que ça saute.C’est une caricature que d’assimiler la future GBQ à un cybercafé, comme certains de ses critiques le font, mais elle paraît tentée par leur atmosphère.L’un des antidotes à cette tentation serait, en revoyant le texte de loi touchant la mission de l’institution, d’ouvrir une fenêtre sur des développements ultérieurs, pour l’instant absents.Comme la bibliothèque sera vraisemblablement sise au Quartier latin, au cœur d’un lieu d’étude et de culture, pourquoi son concept ne serait-il pas évolutif, ouvert à la création éventuelle d’une véritable cité des arts, de la littérature, de la communication, qui comprenne des volets de formation et de recherche, peut-être même repris des universités qui ont tendance à négliger de plus en plus leur vocation culturelle pour privilégier l’enseignement professionnel?Ce serait, d’ailleurs, bien plus conforme au concept originel, celui d’une «Très Grande Bibliothèque du Québec», que le comité a amputé du «très» pour sacrifier au climat frileux du déficit zéro et pour respecter la taille prévue de l’édifice.Mais puisqu’on ne cesse de nous seriner que les sacrifices n’auront qu’un temps, que le temps des projets n’est pas révolu pour l’éternité, il serait intelligent de les prévoir et de demander à la future GBQ de les planifier.C’est le souffle et l’élan qui manquent à ce projet de loi, et qu’il pourrait parfaitement se donner.La Loi sur la Grande Bibliothèque souffre d’un concept trop timide et limité.Souverainistes et séparatistes Dans une analyse intitulée «Naître, c’est se séparer», publiée dans Le Devoir du 29 novembre dernier, l’écrivain Bruno Roy s’étonne du fait quWves Michaud, un libéral devenu souverainiste, refuse d'être étiqueté comme «séparatiste».Curieux, car M.Roy est un fin psychologue.Il écrit que les fédéralistes, plutôt que de parler de «souveraineté», parlent de «séparation» ou de «divorce» pour l’effet psychologique que cela crée chez les électeurs (soit l’image culpabilisante et traumatisante d’une rupture ou d’un échec).Par malheur, M.Roy n’est pas un fin sémanticien, car il semble ignorer que le mot «séparatiste» évoque aussi de la violence.En effet, journaux, radio et télévision nous assomment régulièrement avec les actes barbares et meurtriers commis par des organisations dites "séparatistes».Je donne un exemple tiré du Journal de Montréal du 2 décembre 1997.On y écrit que les »séparatistes» basques ont «assassiné plus de 760 personnes depuis 196H».M.Roy devrait s’intéresser à l’actualité internationale et commettre LETT RES -?- une nouvelle analyse dans un an.Il verra bien qu’il n’y a pas de telles organisations «séparatistes» au Canada.Peut-être même qu’il finira par comprendre pourquoi les souverainistes refusent d’être associés à des organisations extrêmement violentes.Amy Robinson Trois-Rivières, 3 décembre 1997 Choyés de l’univers En cette période des Fêtes, il serait bon de prendre conscience que six milliards de personnes vivent sur cette planète et que des semblables, en grand nombre, vivent dans des conditions périlleuses.Il serait bon de porter à la réflexion qu’ici, des gens meurent de trop boire d’alcool et que là-bas, des humains meurent de ne pas avoir assez d’eau.Qu’ici, des gens meurent de trop s’emplir le ventre et que là-bas, des humains meurent de ne rien avoir dans l’estomac.Qu'ici, des gens achètent des pilules coupe-faim et que là-bas, des humains cherchent désespérément un peu de pain.Qu’ici, de jeunes gens se tuent pour des riens et que là-bas, de jeunes humains sont tués pour des riens.Qu’ici, des enfants braillent parce qu’ils n’ont pas le dernier jouet à la mode et que là-bas, des enfants travaillent comme des esclaves, sans mot dire, sous le joug, prisonniers.Qu’ici, des gens se droguent pour fuir la réalité et que là-bas, des humains réussissent à assumer leur dur quotidien.Qu’ici, des gens ont construit et vendu des mines antipersonnel pour là-bas, et que là-bas, on ne se doute pas qu’ici on se fait des règlements, des amendes pour qui ne ramasse pas les excréments de son chien; on a horreur de mettre les pieds là-dessus! Qu’ici, au nom de l’Halloween, on imite les cris d’horreur et les bourreaux et que là-bas, au nom d’Allah, on massacre des humains de sang-froid.Qu’ici, on n’apprécie pas notre pays et que là-bas, les humains sont fiers de leur terre aride.Qu’ici, les gens font la gueule pour un rien et que là-bas, les humains gardent le sourire malgré tout.Ici, souvent, les gens créent leur propre malheur et là-bas, les humains voient le bonheur dans la moindre étincelle.Nous sommes les choyés de cet univers, mais nous ne le réalisons pas.De quoi nous plaignons-nous au juste?N’oublions jamais nos frères et sœurs qui vivent de «l'autre côté».Pierre Viau Saint-Eustache, 25 novembre 1997 B I fil 1- BL ' fil M fil 1 I ri 13 sûr-SI 171 >1 c«y ul* 44 (WoTfi Et si nous changions de masque ?J' assistais il y a quelques années à une soirée au cours de laquelle on décernait un prix.Trop de monde pour moi, mais enfin, j’étais présent.De cette sorte de cérémonie, je ne retiens d’habitudg que la tête couronnée.A moins d’être un abonné des hommages ou un dissimulateur de première, le lauréat a toujours un air de béatitude.Il semble dire que trop, c’est trop, mais ne proteste que faiblement.D’ailleurs, on ne souhaite pas qu'il se mette à se dénigrer.Du haut de sa tribune, il a un devoir de noblesse.L’homme que l’on nimbait de lauriers semblait sortir d’un nuage.Mon héros était aimable.Et on l’aimait tout autour.Ce qu’on a pu en dire, de belles choses pendant cette soirée! Pour un peu, on aurait souhaité ajouter sa petite contribution.Le récipiendaire aurait fini par demander grâce et supplier qu’on n’envoie plus de fleurs et qu’on fasse plutôt un don à l’œuvre caritative de son choix.Mais il y avait un os.Le chapelet d’hommages — sincères ou non, comme c’est l’usage —, on l’avait récité sur un ton presque uniment familier.Que l’on m’entende bien, je serais plutôt pour une approche simple, fraternelle, dépourvue de subtilités protocolaires.Mais la familiarité me gêne.J’avais l’impression, au bout d’un certain temps, d’assister à un banquet de clôture d’un congrès de parti ou à un de ces dîners d’apparat où les invités en smoking paraissent aussi à l’aise que je le serais en costume de ballerine.On y faisait des blagues d’une insondable subtilité, on s’interpellait Gilles Archambault ?traction.Bref, on était familier.La familiarité engendre-t-elle forcément le mépris, comme on le prétendait naguère?J’avancerais plutôt qu’elle a en elle beaucoup d’énergie et qu’elle se reproduit à une vitesse foudroyante.Qu’est-ce qu’on ne faisait pas ce soir-là pour provoquer le rire gras, i’adhésion facile?On vou-soyait le héros, mais au fond on le tutoyait.Afin de ne pas paraître engoncé, on tombait (moralement) la veste avant même d’avoir été invité à le faire.On était entre nous.La belle excuse.En famille, était-on si relâché, frôlait-on la vulgarité avec autant de gourmandise?De l’enfilade des hommages, je crois bien n’avoir retenu que les mots d’acceptation de l’homme dont on célébrait les accomplissements.Pas leur contenu, plutôt insipide, mais la réserve civilisée du locuteur me rassérénait.Moins timoré, je me serais approché de lui après la cérémonie pour lui dire qu’il méritait mieux que cette mascarade.Des témoignages plus intimes, mieux sentis, pas vulgaires, loin de ces complaisantes simagrées.On lui avait rendu hommage, certes, mais d’une façon qui n’était pas la sienne.Se trouvait à mes côtés un invité peu bavard.J’avais tout de même fini par apprendre qu’il prenait l’avion pour Milan le lendemain.Il m’avait confié qu’il n’en revenait pas de la chaleur de cette réception, de l’aspect détendu de la soirée.Il nous trouvait bons vivants, ouverts, pas compliqués pour deux sous.Les soirées de première à la Scala étant tellement collet monté, il faisait bon respirer un autre air.Montréalais dans l’âme, que j’ai en un langage codé proche de Tabs- naïve, j’avais commencé par être flatté du commentaire.Il avait raison, mon Milanais — j’avais tout faux, il était Catalan et vivait à Turin —, nous ne,sommes pas mauvais coucheurs.A l’exclusion des Français, que nous méprisons aussi fermement que les organisations d’anciens combattants et les partition-nistes du West Island, nous sommes accueillants.Le cœur grand comme un autobus, nous aimons tous ceux qui aiment le sirop d’érable, la poutine préparée par des Grecs, les galas télévisés et les livres de recettes de sœur Angèle.Il semblait tellement emballé, mon faux Italien, que je n’ai pas osé modérer son enthousiasme.Je me suis retenu de lui dire qu’il m’arrivait de souhaiter que l’image que nous projetions de nous-mêmes soit parfois moins familière.Que cet occasionnel compagnon de table reconnaisse en nous de joyeux drilles un peu lourdauds ne me comblait pas d’aise au fond.J’aurais désiré qu’il ait une conversation avec le héros.Seul à seul, loin de cette manifestation.J’aurais aimé aussi qu’il sache qu’en dehors de cette kermesse, la plupart des orateurs étaient parfaitement estimables.Si seulement ils n’étaient pas convaincus de la nécessité de mimer les enfants attardés, de poser en amateurs de grosses blagues, d’utiliser une langue molle et imprécise.Mais nous sommes redoutables quand nous avons conscience d’être en nous, de faire nombre, quand nous nous sommes donné la permission d’avoir recours aux mots et aux usages de la tribu.Qui nous aime nous suive, sem-blons-nous dire alors.Qn nous suit, très souvent, mais comme on suit des jeux d’enfants auxquels on ne comprend rien au fond.Je préférerais un autre masque, vous dis-je, celui de la familiarité bon enfant est ébréché.A P H, 0 P 0 S .de la croissance de remploi L’emploi a augmenté de 189 (XX) en 1996, ce qui représente une hausse par rapport aux 99 (XX) emplois enregistrés en 1995.Les gains chez les femmes adultes (110 000) ont dépassé ceux des hommes adultes (99 000).Toutefois, tous les gains réalisés par les hommes ont pris la forme d’emplois à temps plein, tandis que les deux tiers de ceux réalisés par les femmes ont pris la forme d’emplois à temps partiel.Le nombre d’emplois détenus par les 15 à 24 ans a diminué de 20 000 au cours de l’année.la croissance de l’emploi n’a pas été uniforme partout au pays, le Québec et les provinces de l’Atlantique ayant enregistré des pertes, tandis que l’Ontario et les provinces de l’Ouest ont noté des gains.L’emploi et le revenu en perspective, printemps 1997, Statistique Canada, dans Tendances sociales canadiennes, été 1997.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B 0 U R A S S A LP.10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TH0UIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAY0UETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON, ROLAND YVES CAIUGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 2 050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal (Québec) USA 3M9.Tel.: (5 I 4 ) 985-3333 FAIS CE QUE D 0 I S K I) E V (Mit.I.K V K N 1) K EDI I !» K ( E M K lî E I !» !» A II IDEES La Grande Bibliothèque du Québec Un concept rassembleur Un équipement moderne, efficace, dont la collection sera des plus complètes: voilà ce que les Montréalais gagnent en définitive LOUISE BEAUDOIN Im ministre de la Culture et des Communications résume les motifs justifiant le projet de Grande Bibliothèque du Québec au moment de la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale.a Grande Bibliothèque du Québec est un projet nécessaire si l’on veut que cesse cette situation où l’on empile les ressources documentaires québécoises sans que les citoyens puissent y avoir accès.Les connaissances gisant à ’abandon sur des tablettes sont des connaissances mortes.C’est ce qu’une quasi-totalité des intervenants est venue dire, récemment, devant la Commission parlementaire chargée de scruter notre concept original.Ceux-ci représentaient, rappelons-le, non seulement le milieu du livre et des bibliothèques, mais une gamme très diverse d’intervenants venant de tous les secteurs.Pourquoi un tel appui à la Grande Bibliothèque pour laquelle nous présentons un projet de loi?Parce que le concept de GBQ résout plusieurs problèmes discutés depuis 15 ans au moins, en même temps qu'il crée un élan en faveur de la lecture, voie privilégiée vers la culture.D’abord, il règle le problème de diffusion des collections de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ), mais aussi de celles de la Bibliothèque centrale de Montréal (BCM).11 dote Montréal d’une institution nécessaire à une métropole culturelle.Mais il faut le souligner: la GBQ rayonnera hors de la région de Montréal puisque, dans une perspective de partage des ressources, elle aura des activités propres à soutenir l’ensemble des bibliothèques du Québec.On l’a dit, la GBQ sera une «tête de pont».Au delà des problèmes précis quelle règle, la GBQ s’inscrit dans une approche globale à l’ère de l’infor- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications du Québec mation et du savoir.Une ère où la lecture, la formation et la transmission des connaissances seront à la base de la vitalité des sociétés.Questions et réponses Bien sûr, nous devions, dans la préparation de l’actuel projet de loi, prendre en compte certaines des inquiétudes et des appréhensions exprimées pendant la commission.Une de celles-ci porte sur la mission des deux institutions qui contribueront à la GBQ: la BNQ et la BCM.Soyons clairs: même si elles mettent en commun une partie de leur fonction de diffusion, chacune des deux institutions aura son identité propre.La BNQ conserve tous ses mandats, sa mission de conservation de développement d’expertise, à l’exception précisément de celui de diffusion du patrimoine, confiée par entente à la GBQ.Pour sa part, la BCM, en confiant ses collections à la GBQ, pourra enfin les exploiter de façon optimale.Rappelons aussi que le protocole d’entente à intervenir entre le gouvernement du Québec et Montréal traitera de la contribution financière de la Ville au fonctionnement de la nouvelle institution et des services qu’offrira la GBQ aux bibliothèques de quartier.Grande, pas titanesque! Le coût de construction de la GBQ (75 millions de dollars) ne semble nullement extravagant si on le compare avec celui d’autres équipements.Pensons à la rénovation du Casino de Montréal (150 millions) ou ces constructions sportives du secteur privé comme le Centre Molson (environ 200 millions) et l’éventuel stade de baseball (environ 250 millions).Pour ce qui est des dépenses de fonctionnement, de 25 millions, elles ne commenceront à courir pleinement qu’après l’ouverture de la GBQ, prévue pour 2001.A ce moment, l’objectif du déficit zéro aura été atteint.Au reste, «Grande Bibliothèque» ne signifie pas «titanesque».Comparer est instructif, ici encore.Si l’on construisait la GBQ selon les normes utilisées pour la bibliothèque centrale de Québec, en proportion de la population, la GBQ devrait être de deux à deux fois et demie plus grande (de 00 000 à 75 000 m2)! Est-ce à dire que l’on ne respectera pas les normes dans le cas de la GBQ?Aucunement.L’absence de services de préparation des documents et l’utilisation des nouvelles technologies permettront une rationalisation considérable de l’espace.Tout le monde y gagne Un équipement moderne, efficace, dont la collection sera des plus complètes: voilà ce que les Montréalais gagnent en définitive.Sans compter que leur effort financier, au chapitre du fonctionnement, sera identique, voire inférieur, à ce qu’ils paient déjà pour la BCM.La construction de la GBQ ne pourra donc pas influer négativement sur la situation financière des bibliothèques de quartier à Montréal.De toute façon, le niveau exact de la contribution montréalaise sera déterminé, non pas unilatéralement par le gouvernement, mais selon le protocole d’entente qui sera établi avec la Ville après consultations publiques.Sur le budget des bibliothèques publiques du Québec, l’impact de la GBQ sera nul.Je me suis formellement engagée à ce que cet investissement ne se fasse pas au détriment des autres bibliothèques publiques.J’,ai affirmé à plusieurs occasions que l’Etat a un rôle important à jouer dans leur développement.J’ajouterais que, comme par le passé, nous assumerons cette responsabilité, en concertation avec les municipalités, premiers responsables de Le coût de construction de la GBQ (75 millions) ne semble nullement extravagant si on le compare avec celui d’autres équipements Réplique à un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon Pourquoi les infirmières se tairaient-elles ?Personne mieux que les infirmières ne possède l’expertise pour juger des soins infirmiers GYSLAIN E DESROSIERS Présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec nspiré sans doute par Omertà, Jean-Robert Sansfaçon, dans son éditorial du 6 décembre dernier («Im guéguerre des infirmières», Le.Devoir, page A 10), décrit les infirmières comme de vulgaires «bagarreuses de ruelle».Le dossier que la profession a rendu public ces jours derniers a été prestement écarté du revers de la main par Jean-Robert Sansfaçon.Il a curieusement servi à attaquer la crédibilité des infirmières et, plus particulièrement, celle de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.Alors que les infirmières font, pour la première fois, une sortie publique d’envergure pour exposer l’état actuel des soins infirmiers après trois ans de réforme et de besogneuse collaboration au virage ambulatoire, la «dénonciation est trop forte, pour être jugée recevable» et ne serait qu'un «discours d’épouvante» qui n’a pour motif que de faire triompher le corporatisme infirmier.La crédibilité des infirmières M.Sansfaçon oppose la crédibilité des infirmières aux propos du Dr Rochon, de l’Association des hôpitaux du Québec et de la Fédération des CLSC du Québec, qui, semble-t-il, sont mieux informés sur les impacts au chevet des malades des efforts budgétaires de 1,9 milliard.M.Sansfaçon nous concède du bout des lèvres que la situation des patients de soins de longue durée puisse être troublante.Qui mieux que les infirmières pos- sède l’expertise pour juger des soins infirmiers?M.Sansfaçon va jusqu’à remettre en cause l’impartialité de la directrice des soins infirmiers qui, selon lui, «boycotte systématiquement» les infirmières auxiliaires.Comment peut-il aipsi juger sans procès, sans preuve?A cét égard, il endosse d’emblée le discours des grandes centrales syndicales qui veulent protéger les postes des employés généraux.Pourtant, la Loi sur les infirmières et les infirmiers et la Loi d’organisation des services de santé ont confié aux infirmières la responsabilité de planifier, d’organiser et de contrôler les soins infirmiers et de juger du personnel de soutien que les infirmières requièrent.M.Sansfaçon remet en cause nos lois?Qui donc serait moins partial que les infirmières, selon lui?Le directeur des finances?Le directeur des ressources humaines?Lorsqu'une infirmière met de l’avant un programme de soins qui permet de réduire le temps de séjour, donc d’économiser, mais qui exige pour les jours d’hospitalisation résiduels une plus grande intensité de soins, et par conséquent une augmentation de la présence d’infirmières, elle est en plein «power trip», mais pour les autres professions, cela s’appelle la collaboration au virage ambulatoire ou la recherche d’excellence.Les directrices de soins infirmiers sont en voie de disparition au Québec.On modifie leurs fonctions pour qu’elles occupent des fonctions dites «staff».Ce faisant, il n’y aura plus personne à la régie de l'établissement pour parler des malades et des compressions budgétaires qui affectent les soins.M.Sansfaçon dispose de la question de l’organisation des sojns infir- Imbh J P«SSSK«i ARCHIVES LE DEVOIR Gyslaine Desrosiers, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec miers dans le système de santé en quelques lignes, alors que dans toutes les provinces canadiennes et aux Etats-Unis, des experts ont mis en relief les éléments décisionnels les plus importants, notamment dans un des plus réputés rapports (1996) de l’Institute of Medicine, organisme associé au National Academy of Sciences et conseil aviseur au gouvernement fédéral américain.Ce rapport, qui repose sur des recherches touchant des milliers d’hôpitaux, a démontré que le taux de mortalité en milieu hospitalier est statistiquement relié à cinq facteurs principaux, dont le taux d’infirmières et leurs qualifications.Ainsi, lorsque l’on considère le devenir du CHUM sur la question de l’organisation des soins infirmiers, ne faudrait-il pas se demander si nous aurons à Montréal un hôpital affilié à l’Université McGill, conforme aux normes nord-américaines de soins infirmiers, et un autre, conforme aux desiderata des employés généraux?Les vrais enjeux Nous avons mis en évidence le phénomène de la désassurance des soins infirmiers et leur privatisation, dernier bastion professionnel à être rattrapé par la désassurance.D’autres avant nous ont sonné l’alarme.Au cours des deux dernières années, l’Ordre professionnel des diététistes du Québec a documenté la malnutrition des personnes âgées hébergées, les orthophonistes, la réduction notable de leur présence en milieu scolaire; l’Ordre des physiothérapeutes du Québec a démontré le taux de privatisation croissant de l’accès aux services des physiothérapeutes; en fait, malgré les répercussions cliniques très graves pour les clientèles, l’accès aux services de réadaptation physique n’est pour ainsi dire possible que pour les citoyens ayant des assurances privées.Quant aux soins infirmiers, les régimes privés ne les prévoient même pas car l’État devait y pourvoir.N’est-il pas temps au Québec de réfléchir à celte iniquité sociale autrement qu’en termes de compressions de budgets des hôpitaux et de déficit zéro?Les trois régimes d’assurance (maladie, hospitalisation et médicaments), non intégrés, sont à certains égards désuets.Est-il indécent d’en réclamer la révision?Le Conseil de santé et du bien-être a déjà mis de l’avant l’importance de fusionner les régimes d’assurances.Mais peut-être que les sujets discutés sur la place publique par les infirmières manquent de rectitude politique.Les infirmières devraient-elles retourner à leurs chaudrons — oups! —, à leurs seringues, et surtout ne pas leur fonctionnement.Le printemps dernier, par exemple, nous accordions une somme supplémentaire de cinq millions à l’achat de livres, portant à 15 millions notre effort financier global sur ce plan.Nous confirmions récemment que ce montant de cinq millions devenait récurrent.La politique de la lecture et du livre Un projet de politique de la lecture et du livre sera bientôt présenté pour consultation.la GBQ sera partie intégrante de celle-ci, bien que, d’abord et avant tout, elle résolve des problèmes précis de diffusion que nous devrions corriger de toutes façons.Opter dès aujourd’hui pour la GBQ n’a donc rien de prématuré.En formulant l’engagement global du gouvernement envers la lecture, nous pourrons compter sur cette nouvelle et solide institution, un navire amiral de la lecture.La politique de la lecture et du livre sera rendue publique avant l’adoption du projet de loi sur la GBQ.Quant à la numérisation, elle recèle des possibilités certes extraordinaires, mais n’élimine pas le besoin de se doter d’un lieu physique.Elle pose pour l’instant de sérieux problèmes techniques et juridiques qu’il faudra clarifier.Dans le «bouillon de culture» actuel, qui bouleverse tous les domaines touchant de près ou de loin l’information, l’éducation, le savoir et la culture, la donne semble changer quotidiennement! Aussi, ai-je adhéré à la proposition du CRIM à l’effet de constituer un comité qui précisera la place des nouvelles technologies dans le projet de GBQ.Un tel comité nous permettra de prévoir le plus précisément possible une stratégie d’alliance entre le livre et les nouvelles technologies.La présentation du projet de loi annonce l’acte de naissance de cette institution nécessaire qu’est la GBQ, projet porteur dans notre société à la veille du nouveau millénaire.se mêler des virils débats sur les régimes d’assurance-santé?Une «audace», comme nous l’a fait remarquer un député en commission parlementaire, que l’OlIQ a eu en allant discuter du régime d’assurance-médicaments.La protection du public Quant aux autres aspects de notre conférence de presse, tel le manque de transparence du système sur les indicateurs qualitatifs, les taux de décès, de réadmissions, de chutes, de plaies de lit, ou encore le problème de protection du public dans les centres d’hébergement sans aucune réglementation, ils ne vous apparaissent pas conformes au mandat de protection du public d’un ordre professionnel.Pour ce faire, à l’instar de Diuis Roy, président de la FSSS-CSN, M.Sansfaçon réclame l’intervention du président de l’Office des professions du Québec pour nous bâillonner en s’appuyant sur la documentation produite par cette centrale.Ainsi, le corporatisme d’une grande centrale syndicale apparaît, aux yeux de M.Sansfaçon, hors de tout soupçon.Mais les ordres qui visitent les établissements publics et qui sont témoins de pratiques professionnelles en déclin, consécutives à des décisions administratives, doivent se taire, s’en laver les mains et faire porter à leurs membres l’odieux des erreurs commises.Actuellement, trois Etats américains ont adopté des lois dites de protection des patients (Patient Safety Act) pour éviter que les administrateurs n’aillent trop loin dans les coupes de personnel.Un ordre professionnel au Québec qui réclame l’équivalent serait-il indûment corporatiste?I.a loi du silence s’est installée dans le système de santé.Jusqu’où les infirmières doivent-elles accepter que leur profession soit dénaturée?« Éducation, emploi, revenu Une combinaison encore gagnante PIERRE BEAULNE Economiste à la Centrale de l’enseignement du Québec ui s’instruit s'enrichit.» C’était le slogan des années 1960, qui accompagnait la vaste réforme du système d’éducation.Aujourd’hui, bien des jeunes doutent que ce soit encore vrai.Le marché du travail s’est resserré, les perspectives d’emplois stables, valorisants et bien rémunérés sont plus incertaines.Sans nier ces réalités, j’aimerais soumettre quelques observations socioéconomiques sur les liens entre l’instruction, l'emploi et les revenus afin d’encourager les jeunes à persévérer diuis leurs études.Selon les données de Statistique Canada pour 1995, les personnes au Québec qui ont complété des études secondaires ou engagé des études postsecondaires bénéficient d’un revenu annuel moyen qui est 1,4 fois plus élevé que celui des personnes ayant huit années d’instruction ou moins, soit 22 456 $ comparativement à 16 082 $.U‘s personnes qui détiennent un diplôme universitaire bénéficient, pour leur part, d’un revenu annuel moyen qui est 2,4 fois plus élevé, soit 38 817 $.Sur 20 ans, ces écarts représentent 127 500 $ de plus chuis le premier cas et 455 (XX) $ de plus chuis le second cas, ce qui n’est pas négligeable (Répartition du revenu au Canada selon la taille du revenu, Statistique Canada, 13-207, t.49).Les liens entre l’éducation et l’emploi sont tout aussi marqués, sinon davantage.Sur les 2,2 millions de Québécois âgés de 15 ans et plus qui n’ont lias complété d’études secondaires, seulement 39 % ont participé au marché du travail en 1996.De cette maigre fraction, 17,9 % étaient en chômage, si bien que seulement 691 000 personnes de cette catégorie ont occupé un emploi.C’est moins que le tiers.Il faut rappeler, cependant, que les personnes moins scolarisées sont aussi les personnes les plus âgées et que celles-ci sont moins susceptibles de faire partie de la population active.Sur les 2,9 millions de personnes qui ont complété des études secondaires ou engagé certaines études postsecondaires, 74 % ont participé au marché du travail en 1996.Chez celles-ci, le taux de chômage s’établissait à 11 %.Sur les 745 000 personnes titulaires d’un diplôme universitaire, 82 % étaient actives sur le marché du travail en 1996.Seulement 6 % de celles-ci n’ont pu trouver d’emploi.On peut également ajouter qu’en 1995, sur les 428 900 adultes aptes au travail et prestataires de l’aide sociale, 351 000 n’avaient pas complété d’études secondaires, soit 82 % de la clientèle.Parmi les nouveaux prestataires de l’aide sociale entre 1990 et 1995, deux sur trois ont entre neuf et douze ans de scolarité.Il y a un grand nombre de jeunes parmi ceux-ci, plus vulnérables sur le marché du travail, mais la majorité de ces nouveaux prestataires est composée de personnes âgées de 30 à 44 ans (Perspectives professionnelles et potentiel d'intégration au marché du travail des prestataires aptes, MMSR, mars 1997).Certains ont dit que la crise du chômage, de l’exclusion et de la pauvreté était essentiellement une crise du travail non qualifié.Les observations précédentes accréditent ce ixiint de vue.Si la situation du marché du travail s’est détériorée pour tous depuis quelques années, les reculs ont été bien plus importants pour les personnes les moins scolarisées.LE COURRIER I) E NOS L E C T E U R S Le Devoir est heureux d’accueillir dans cette page les analyses et les qommentaires de ses lecteurs.Étant donné la réponse enthousiaste de ces derniers, nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus.Nos correspondants sont invités à joindre à leur envoi une disquette pour faciliter et accélérer la saisie de leurs propos.Sauf lors de situations d’urgence, la transmission par télécopie n’accélère pas la publication, au contraire.La longueur des textes ne devrait pas dépasser 1000 mots, ou 70(H) caractères.Vous pouvez aussi utiliser le courrier électronique: re-daction@ledevoir.com É Q U I P E D U I) V O R IA RÉDACTION Journalistes i\ l’information générale Caroline Montpetit, Brian Myles (politique municipale).1 (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; néma) ; A rinfnrinalion économique : Gérard Bérube (adjoint i politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire < daetion) ; Judith Lachapelle, Marie-Claude Petit (commis), publics cl appels d'offres), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte TION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, (responsable).Evelyne Labonté (responsable à la promotion c—.-., , , lion) ; Céline Furoy.( Ihislaine I alleur, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LA FONDATION Dl 1 DEVOIR Marcel Couture (president), Roger Boisvert (vice-president exécutif et directeur general).i A 12 I.K I) K V U I I! .I.K V K N I) I! K DI I ! I) E ( E M I! Il K I D il 7 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES HÔPITAUX Les assistés sociaux fulminent SUITE DE LA PAGE I En priorité, la Régie veut sabrer de façon draconienne dans les délais pour obtenir des services surspécialisés comme la chirurgie cardiaque, la neurochirurgie, la chirurgie orthopédique, les cataractes, la radio-oncologie et la déficience intellectuelle.Autant de services où les délais actuels sont jugés inacceptables.«8200 personnes sont en attente pour subir une opération ophtalmologique, dont la majorité sont des cataractes.Et 1200 se sont ajoutées dans la dernière année seulement.Il9 faut augmenter le temps disponible en salle d’opération», a insisté hier M.Villeneuve.Plus encore, 351 personnes sont toujours en attente d’une chirurgie cardiaque.Confrontée à une crise majeure en chirurgie cardiaque en juin dernier, la Régie avait dû injecter in extremis 600 000 $ pour opérer des centaines de malades durant l’été.Malgré une réduction de 30 % de patients en attente, beaucoup reste à faire.Le plan vise l’élimination de cette liste et veuf garantir aux patients une intervention en moins d’un mois.A l’heure actuelle, il faut quatre à six semaines, selon l’hôpital, pour subir une opération cardiaque.Pas moins de 1900 familles sont aussi en attente de services en déficience intellectuelle depuis trois à cinq ans.Douze millions seront versés pour accroître les soins à domicile et dans les CLSC destinés à cette clientèle vulnérable.«C’est le secteur où nous avons constaté les problèmes les plus importants.Il faut faire un sérieux redressement», a insisté M.Villeneuve.Par ailleurs, la Régie entend aussi donner un coup de barre pour éliminer les débordements épisodiques qui persistent dans quatre ou cinq hôpitaux de Montréal et éradiquer les attentes de plus de 48 heures.En santé mentale, 9,5 millions sont prévus pour accroître les services dans la communauté et remplacer la disparition de 120 lits dans les hôpitaux.Les services de prélèvements devraient être rendus accessibles dans tous les CLSC, et la Régie veut aussi offrir des services médicaux de première ligne de 8h à 22h, sept jours sur sept, dans tous les territoires.Enfin, on veut doubler le nombre de places en centres d’hébergement offrant plus de 2,5 heures de soins aux personnes âgées.Au total, c’est 18,4 millions de plus que recevront les CLSC pour donner plus de services.Le budget global de la Régie atteindra trois milliards l’an prochain, soit 105 millions de moins que l’an dernier.Le président du conseil d’administration de la Régie, Conrad Sauvé, a résumé l’idée maîtresse du nouveau plan triennal en soutenant que la priorité était maintenant de donner «les services à la bonne vitesse».«Le défi des trois prochaines années sera celui de l'accès et de la réduction des délais.R n'y a pas de programme massif défaisions, pas de fermetures, donc on va vers une période de stabilité beaucoup plus grande», a-t-il dit, ajoutant que, tout au plus, de 500 à 600 postes pourraient être affectés par ces changements.Quelque 7500 employés avaient été affectés par le plan 1995-1998 qui prévoyait la fermeture de sept hôpitaux.Pour réaliser son plan, la Régie devra toutefois trouver 50 millions.Car des 110 millions nécessaires pour améliorer les services, seulement 30 sont acquis, provenant de -f-réallocation des budgets existants, et 30 autres millions, dont 12 seront puisés à même les fonds prévus par le budget Landry pour des projets d’économie sociale, alors que 18 millions ont été promis par le ministre Rochon pour éponger les coûts du système l’an prochain.«C’est évident que le 50 millions n’est pas dans nos coffres.Mais s’il y a un consensus sur cette priorité, les efforts pour trouver ces sommes seront faciles», a indiqué Marcel Ville-neuve, ajoutant que Montréal pourrait aussi avoir sa part d’une enveloppe nationale prévue par le ministre Rochon pour les services surspécialisés.Un des pans importants du plan concocté par la Régie, soit le regroupement des services administratifs, d’entretien, de buanderie et d’alimentation du réseau de la santé montréalais, pourrait apporter une réponse à ce trou de 50 millions.On estime à 80 millions les sommes qui pourraient être économisées, soit 10 % du budget annuel des dépenses administratives et de soutien, à la suite du regroupement de services.Les 2300 départs à la retraite d’employés de ces secteurs survenus l’été dernier permettront d’effectuer ces fusions sans entraîner de pertes d’emplois.Mais toutes ces propositions devront passer l’étape de la consultation populaire avant de voir le jour.Comme en 1995, des organismes et des experts seront entendus en mars prochain sur ce plan directeur, et le conseil d’administration livrera un plan revu et corrigé à la fin mars, sur le regroupement des services, et fin avril, sur l’amélioration des services.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) L* Devoir ont publie du lundi au samedi par !>• Devoir Inc.dont le sir%r social est situé au 2050, rue de Bleury, îf étage, Montréal, (Québec), MUA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal L'agence Bresse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Int., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.«Une victoire de la ligne dure néolibérale» NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — La réforme de l’aide sociale ne réglera pas le problème de la pauvreté, contre laquelle il faudra continuer la lutte, a averti hier Françoise David.Mme David, qui est porte-parole de la Coalition nationale sur l’aide sociale en tant que présidente de la Fédération des femmes du Québec, a noté que la mesure comprenait quelques «bonifications».«Mais on est loin d'avoir résolu la lutte à la pauvreté.On devra continuer la bataille de plus belle», a dit Mme David, quelques heures après le dépôt à l’Assemblée nationale du projet de loi réformant l’aide sociale.La porte-parole a décrit son groupe comme «pas très enthousiaste» à l’endroit de la réforme.Jean-Yves Desgagnés, coordonnateur de la Coalition, a signalé pour sa part qu'on «connaît désormais les vraies couleurs du Parti québécois, avec l’introduction de l’obligation de “parcours” pour les jeunes de 18 à 24 ans».M.Desgagnés a parlé d’une «•victoire de la ligne dure néolibérale».11 affirme que «la réforme n’apporte pas de réponse à la question de la pauvreté» et déplore que «dans le texte même de la loi, l’aide sociale n’est pas décrite comme un droit».«Mme Harel vient d’achever l’œuvre du ministre Pour-beau», a-t-il conclu, dans une allusion à la réforme que le précédent gouvernement libéral avait apporté à l’aide socia- le en 1988, sous la direction du ministre André Bourbeau.Du côté de l’opposition libérale, le porte-parole Russell Copeman, député de Notre-Dame-de-Grâce, a déploré que le gouvernement n’ait pas investi beaucoup d’argent neuf dans l’aide sociale, où il a coupé plus de 400 millions depuis trois ans.«Comment peut-on prendre au sérieux une réforme qui n’injecte pas des sommes substantielles pour améliorer le sort des personnes qui sont sur l’aide sociale?», a dit le député Copeman.Il a noté également que le régime devient coercitif pour les jeunes.«Tous les experts indiquent que les régimes coercitifs ne sont pas efficaces.» Le député de Notre-Dame-de-Grâce a également relevé le fait qu’une tranche de 100 $ de la pension alimentaire ne sera plus déduite du chèque de la bénéficiaire lorsqu’un enfant est âgé de moins de cinq ans.«Cela ne s'appliquera qu'à des familles dont les enfants ont moins de cinq ans.Dès que l’enfant a six ans, les pensions alimentaires sont comptées comme revenus de travail.Cela va contre toute définition d’équité que je connaisse», a dit M.Copeman.Le Parti libéral est actuellement sans proposition précise en matière d’aide sociale, mais le député Copeman a promis que, lors de la prochaine campagne électorale, sa formation politique aura des «engagements clairs» en cette matière et qu’ils seront respectés par un éventuel gouvernement libéral./ DORE «Il faut mettre de Vordre dans notre baraque» SUITE I)E LA PAGE 1 créer entre Montréal et le milieu des affaires.M.Doré s’engage dans une voie délicate.Les termes «partenariat», «privatisation», «impartition», «concession» et autres «affermage» ont soulevé un important tollé à Montréal depuis un an et demi.Le maire Pierre Bourque y voyait la solution d’avenir pour Montréal.Il a vite remballé ses quelque 45 projets qui devaient permettre de réduire de 15 à 20 % les dépenses municipales.Cette volte-face fut principalement générée par le controversé dossier de l’eau.D’emblée, Jean Doré écarte toute possibilité de privatiser le réseau d’aqueducs et d’égouts.De toute évidence, il mesure l’ampleur de la bataille que cette possibilité a suscitée dans la population et les médias.11 maintient toutefois que le partenariat pourrait dégraisser Montréal.«Pour moi, c’est clair qu’il peut y avoir des activités qui ne sont pas essentielles à la Ville, comme reconstruire des moteurs, rechaper des pneus et le service de serrurier.Montréal était un régime autarcique.Il fut un temps où les cols bleus ne pouvaient installer que ce qui était fabriqué par eux, des tables à pique-nique aux poubelles.Cette ap-proche-là ne peut pas donner la vérité des coûts parce que tout est dilué dans l'organisation», explique-t-il.Cette nouvelle position l’entraîne d’autant plus sur un terrain glissant qu’au même moment où il se dit prêt à servir à nouveau les Montréalais, il est demeuré à la tête d’un consortium privé.Ce dernier est composé de la firme d’ingénierie SNC-Lavalin — une des entreprises qui ont démontré beaucoup d’intérêt à ce que la Ville de Montréal se déleste de certains services —, de Desjardins, de la Banque Nationale et d'une entreprise américaine, Cubic.Jean Doré reconnaît que sa situation est malaisée.Mais il se montre tranchant devant ce que d’aucuns appellent le complot de SNC-Lavalin pour installer dans un but intéressé Jean Doré à la mairie.«Je suis un libre-penseur et je vais continuer à réfléchir par moi-même.J'ai toujours eu les deux mains libres», dit-il.Pour Jean Doré, le partenariat, ce sont des économies, une façon d’améliorer la position concurrentielle de la Ville et de favoriser le développement économique.Il considère que l’administration montréalaise ne pourrait aller de l’avant en faisant fi des syndicats.M.Doré les défie d’ailleurs de démontrer ce qu’ils ont toujours soutenu, soit que les fonctionnaires pouvaient être aussi efficaces que ceux du secteur privé.Et cette démonstration sera possible si le coût de chaque service municipal est établi.Plus largement, le Vérificateur général du Canada, Denis Desautels, qui a analysé les risques de la privatisation, écrivait dans ses rapports d’octobre et décembre derniers «que les risques inhérents aux cessions sont moindres quand le processus est réalisé en deux phases».M.Desautels estime que le gouvernement — qui pourrait très bien être la municipalité — doit d’abord isoler l’activité â être cédée pour en connaître la véritable valeur et passer ensuite à l’action.Déjà, le Service des finances de la Ville a entrepris l’année dernière de créer un Fonds de gestion de l’eau, ce qui pourrait permettre de réclamer davantage aux municipalités approvisionnées par Montréal.Jean Doré souligne également que le travail qui incombe aux politiciens montréalais pourrait se concentrer sur la direction politique, l’administration de bien des fonctions pouvant être assumée plus efficacement par des gestionnaires de métier.«Peut-être faudrait-il garder les élus dans le rôle essentiel qui est le leur, soit de fixer, avec leur légitimité démocratique, les priorités et les enveloppes qui y sont rattachées», soulève-t-il.Chose certaine, pour être pris au sérieux par Québec, alors que Montréal réclame un pacte fiscal, «il faut d’abord mettre de Tordre dans notre baraque», dit-il.Malgré cette nouvelle vision, Jean Doré a-t-il vraiment changé?«Généralement, quand tu as fait des gaffes, le propre de n’importe qui, c’est d'en tirer des leçons.On peut faire confiance parce que les gens ne recommencent pas deux ou trois fois les mêmes erreurs, à moins d’être complètement stupide», fait-il valoir.Il se dit préoccupé par la débâcle de Montréal et cherche à rallier les milieux d’affaires, culturels et communautaires autour d’une action commune.«Si je n’ai pas ces conditions-là\ je ne peux pas réembarquer et ramer à contre-courant, surtout avec l’impact négatif de ce que je représente.Je suis parfaitement conscient de ça.Dans des sondages, il y a 53 % de la population qui m’appuient mais aussi 47% qui ne m'appuient pas.Je lis les sondages comme tout le monde», admet Jean Doré.Queen’s Park fera relâche jusqu’en mars Toronto (PC) — La session de la première législature du gouvernement ontarien a pris fin hier, après deux ans et demi consacrés à mener à bien des réformes majeures et à sabrer dans les dépenses comme jamais auparavant.Ce n’est qu’en mars prochain que le parlement se réunira à nouveau, pour entendre le discours du trône.Depuis leur prise de pouvoir en juin 1995, les conservateurs de Mike Harris ont mis en place un régime d’austérité, axé essentiellement sur l'élimination rapide du déficit, obligeant ainsi les Ontariens à se serrer la ceinture.La méthode Harris s’est traduite par des compressions budgétaires de plusieurs milliards de dollars, entraînant des bouleversements importants dans les institutions de la province, dont la fermeture d’une trentaine d’hôpitaux, la refonte des structures scolaires et la création d’une méga-cité à Toronto.En matière de relations de travail, le gouvernement Harris a employé là aussi la manière forte, modifiant les lois du travail, se mettant à dos pratiquement tous les groupes de travailleurs.GRÉVISTES Gérald Larose dénonce vivement les méthodes de Québec SUITE DE LA PAGE 1 pour la résolution, La responsable de l’information, Christiane Robidoux, explique que les membres ont choisi un «repli stratégique».«Avec des attaques de cette taille-là, c’était impossible à contrer.Nos revendications sont toujours jugées justes et doivent être réglées», a-t-elle indiqué en révélant que ce n’était que «partie remise».Plus tôt en journée, le conseil des ministres avait décidé de mettre son poing sur la table et d’utiliser les recours de la loi 160, en plus de mesures supplémentaires, pour forcer, le retour au travail des syndiqués.À partir de minuit hier, eu égard à la loi 160, les syndiqués qui ne seraient pas retournés au travail s’exposaient à perdre une année d'ancienneté par journée de débrayage.Ix* gouvernement considérait également la possibilité d'adopter une loi spéciale avant la fin de la session, décrétant des mesures supplémentaires de pénalité envers les grévistes récalcitrants.Le procureur général Serge Ménard a expliqué pour sa part que les mesures pénales comprises dans la loi 160 seront utilisées contre les syndiqués et les syndicats qui auront débrayé illégalement «J’ai demandé à mon ministère d'examiner toute la preuve disponible quant aux infractions qui ont été commises à Notre-Dame et à THôtel-Dieu.» Ainsi, les syndiqués étaient passibles de nouvelles amendes, prévues à la loi, qui vont de 50 a 125 $ par jour pour les salariés, de 6075 à 30 350 $ pour les dirigeants syndicaux et, dans le cas des associations de salariés ou syndicats, de 24 300 à 121 4(X) $.Ixi président de la CSN, Gérald larose, a vivement dénoncé les plans du gouvernement et sa méthode pour forcer le retour au travail.«Je trouve totalement démesuré, que le gouvernement dégage un arsenal terrifiant comme, celui de la loi 160 et celui du spectre d'une loi spéciale pour faire en sorte qu’un syndicat renonce à l'application d’une entente qu’il a signée avec son employeur», a-t-il déclaré en conférence de presse en fin d’après-midi.M.larose a également rappelé que la source du conflit venait d’un «vieux problème réglé au mois de mai».«S'il [le gouvernement] avait dégagé 1 % de la même vigueur à l'endroit de la direction, on est convaincus que le problème aurait été réglé.» La directrice du CHUM, Cécile Cléroux, s’est dite «déçue» de voir les employés rentrer à reculons au travail et a dit «espérer que dans les prochains jours, ils réfléchiront aux conséquences des gestes qu’ils ont posés».Même s’ils ont évité les graves conséquences de la loi 160, les grévistes écoperont quand même de sanctions administratives.Tel qu’indiqué hier, les sanctions administratives — figurant aux sections deux et trois de la loi 160 — contre les 3000 syndiqués du CHUM comprennent une journée de salaire par journée de débrayage, eq plus de la non-rémunération des journées de débrayage.Egalement, les hôpitaux cesseront de retenir l’équivalent de 12 semaines de cotisations syndicales sur la paie des grévistes.Par ailleurs, les poursuites des établissements hospitaliers pour outrage au tribunal, qui seront entendues lundi prochain, pourraient mener à d’autres amendes et même à des peines d’emprisonnement, à la discrétion de la cour.En fin de course, le ministre Rochon avait servi le message suivant aux syndiqués du réseau de la santé: «Il m’apparaît très important pour qui que ce soit dans le système de ne pas se mettre dans une position de mettre en otages les patients.» La CSN et la Fédération de la santé et des services sociaux estiment pour leur part que la balle est dans le camp patronal.«Il est du devoir du gouvernement et de la direction du CHUM de démontrer sans équivoque une volonté de régler les problèmes.» La ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, a déposé hier un projet de loi qui a reçu un accueil peu enthousiaste de la part de la Coalition nationale sur l’aide sociale.AIDE SOCIALE Les prestations de base ne seront pas indexées SUITE I)E LA PAGE 1 iniquités sans «argent neuf-.Les groupes de défense des bénéficiaires de l'aide sociale ont également critiqué vivement la réforme Harel (voir autre texte ci-contre) qui, à leurs yeux, «ne règle pas le problème de la pauvreté».La ministre Harel considère toutefois que sa réforme est prête à passer la rampe.La députée de Sherbrooke, Marie Malavoy, qui a présidé un groupe de députés du Parti québécois qui réclamaient plusieurs adoucissements à la réforme, semblait également satisfaite des améliorations obtenues même si l’absence d’une indexation des prestations demeure une amélioration souhaitable, selon elle.«Si on avait les moyens, l’indexation serait peut-être une bonne chose.Mais ce dont on s’est rendu compte, c’est que le coût de l’indexation était tel qu’il fallait choisir.» Et tout le monde a opté, dit-elle, pour des mesures concrètes telles qu’annoncées.Ces nouvelles améliorations annoncées par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité résultent donc d'une baisse considérable de 30 000 ménages inscrits à l’aide de dernier recours.De 475 000 en 1996, on prévoit que le nombre de ménages passera à 445 en 1998.Le MES calcule une économie de six millions par 1000 ménages, soit un total de 180 millions.Les économies pressenties n’ont cependant pas fait reculer la ministre Harel sur un point majeur de la réforme: la responsabilisation des jeunes bénéficiaires.Ainsi, les jeunes âgés de 18 à 24 ans devront s’inscrire dans un parcours vers l’emploi, à défaut de quoi ils se feront imposer une pénalité de 150 $ par mois.Autre difficulté ini|x>rt;mte à l’horizon pour la réforme Harel: les parcours vers l’emploi, üi ministre n’a pas pu préciser hier le nombre de parcours qui seront, le Ici- avril 1998, mis à la disposition des 36 000 jeunes admissibles qui n’ont pas de contrainte à l’emploi.Mme Harel s’est voulue rassurante à ce sujet en précisant que sans parcours disponible, les jeunes n’auraient pas à subir de pénalité.Elle estime qu’il est prématuré de donner le nombre de parcours qui seront disponibles puisque des pourparlers doivent avoir lieu entre le gouvernement et ses partenaires du marché du travail.Pas de garantie, donc, mais une mise en garde.«La garantie absolue qu 'ils ont, a souligné Mme Harel en par-lant des jeunes bénéficiaires, c'est que s’ils n 'ont pas de formation, ils vont toujours rester sans emploi.Le taux de chômage des jeunes qui n'ont pas terminé leur secondaire III est de 35 %.[.] le passeport du prochain siècle, c’est la formation, et il faut secouer cettç espèce de résignatimi de se dire: ça ne vaut pas la peine.» A la base de la réforme, on retrouve tout de même un grand effort de simplification.Les quelque 80 barèmes existants passeront à sept et l’aide financière sera regroupée à l’intérieur de trois programmes: l’assistance-emploi, ia protection sociale et l’aide aux parents pour leurs revenus de travail (APPORT).L’assistance-emploi s’adresse aux personnes capables de travailler mais qui présentent des contraintes temporaires ou sévères à l’emploi.Leur prestation mensuelle de base sera de 490 $.Elle est augmentée d’une allocation de 100 $ pour contrainte temporaire à l’emploi et de 209 $ pour des contraintes permanentes.Une allocation de 120 $ sera de plus versée pour les personnes s’insérant dans un parcours vers l’emploi.In protection sociale s’adresse aux personnes de 55
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.