Le devoir, 18 février 1980, lundi 18 février 1980
QUE DOIS ( Vol.LXXI — No 40 Passages nuageux.Maximum de - 4 à -*7.Montréal, lundi 18 février 1980 25 CENTS | Jlblb dans sa poche mais qu’oi Un dernier appel.* .i üsis L.e chef libéral, M.Pierre Trudeau, a terminé sa campagne électorale il vote ce matin.Ce soir, comme au dernier scrutin, il en attend les ré-en participant hier à une fête de patineurs à Toronto.Il vote ce matin sultats à Spruce Grove, Alberta'.QuanLau chef néo-démocrate, M.à Montréal, puis gagne Ottawa, où il passera la soirée.Le premier Ed Broadbent, il a passé sa dernière journée de campagne à Toronto, ministre sortant, M.Joe Clark, a déjeuné hier midi avec ses candidats Ce matin, il se rend dans son comté d’Oshawa, où il va voter, puis de la région de Toronto, avant de voler vers Calgary, puis Jasper, où prendre connaissance de l'issue de l’élection.(Photolaser CP) .en attendant le verdict par Rodolphe Morissette C’est aujourd’hui que les Canadiens mettront un point final à la guerre de sondages que se sont livrée jusqu’au dernier jour de la campagne électorale de 66 jours les grandes maisons spécialisées dans les enquêtes touchant les intentions de vote des 15.4 millions de Canadiens inscrits sur les listes électorales.Les derniers sondages, publiés ce weekend, manifestent peu d’unanimité et laissent ouvertes trois possibilités pour le soir de l’élection: un gouvernement libéral majoritaire, un gouvernement libéral minoritaire et un gouvernement conservateur minoritaire, l’Ontario pouvant trancher la question ce soir vers 22 heures.La saison hivernale, clémente à souhait, n’aura finalement nui en rien aux 1,489 candidats (un record) qui ont voulu porter leur message aùx électeurs.Ceux-ci éliront aujourd’hui 281 députés sur 282, car le décès, la semaine dernière, du candidat créditiste dans le comté québécois de Frontenac, M.Nelson Lessard, entraîne le remise de l’élection dans cette circonscription au 24 mars.Les 68,000 bureaux de scrutin seront ouverts aujourd'hui dans les dix provinces et deux territoires canadiens de 9 à 20 heures.• La refonte de la carte électorale, avant le scrutin de mai dernier, qui ajoutait sept comptés nouveaux en Ontario et neuf dans l’Ouest (contre un seul de plus au Québec et un de plus dans les provinces de l’Atlantique), ouvre désormais la possibilité qu’un parti prenne le pouvoir sans faire élire au Quebec plus d’un ou deux députés.La chose s’est avérée l’an dernier.Lors de la défaite du gouvernement minoritaire conservateur de M.Joe Clark, le 13 décembre, sur une motion présentée par le NPD et appuyée par le Parti libéral, les conservateurs avaient 136 sièges aux Communes, les libéraux 114, les néodémocrates 27 et les créditâtes cinq.Les deux derniers sondages, publiés ce week-end, celui de l’Institut canadien d’opinion publique (Gallup) et celui commandé par le réseau CTV, rendent difficiles les prédictions.Le premier accorde une avance de 20 points de pourcentage aux libéraux sur les conservateurs (48% à 28%), tandis que le second, qui révèle un Le PQ n’exclut pas des élections dès l’automne par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Les militants du Parti québécois doivent se préparer, en plus de la campagne référendaire du printemps, à affronter une campagne électorale dans les mois qui suivront, car il n’est pas exclu que des élections générales soient déclenchées à l’automne.C’est du moins ce qu’a déclaré le premier ministre Lévesque devant les membres de son parti reunis au cours du week-end à Québec en conseil national dans le but de préparer leur stratégie référendaire.M.Lévesque tout comme la présidente de la campagne de financement, Mme Lise Payette, ont en effet souligné aux militants qu’un effort spécial devrait être fait pour cette campagne de financement, les fonds amassés devant servir tant à la campagne référendaire qu’à une possible élection générale qui pourrait survenir avant la fin de 1980.Le Parti québécois a été élu, rappelons-le, le 15 novembre 1976, de telle sorte que le mandat traditionnel de quatre ans vient à échéance à l’automne.La perspective d’une élection ne devrait donc pas surprendre, si ce n’est que le premier ministre et son ministre des Affaires intergouvemementales ont à plusieurs repri- ses ces deux dernières années évoqué la possibilité d’aller jusqu’au mandat légal de cinqans, comme l’a fait le premier ministre Trudeau à l’occasion de son dernier mandat.Chaque fois qu’il était question d’attendre l’automne de 1981 pour aller en élections, le gouvernement Lévesque évoquait la nécessité d’entreprendre, dès après le référendum, les négociations avec le Canada anglais.Des élections tardives pourraient alors constituer l’occasion, ou pour faire rapport des négociations, ou pour se faire renouveler le mandat de négociations obtenu au référen-Voir page 18: Le PQ La commission d’enquête a reçu l’aval de Washington NATIONS UNIES (d’après Reuter et AFP) — Les États-Unis ont donné leur accord à la composition de la commission de cinq membres qui sera chargé d’enquêter sur les crimes présumés du chah, a déclaré un porte-parole de l’ONU.M.Kurt Waldheim, secrétaire général de l’ONU, attend maintenant l’accord de l’Iran, avant d’anrioncer officiellement la désignation de la commission, a ajouté le porte-parole.On attendait son communiqué hier en fin de journée ou aujourd’hui.De source informée, on avait annoncé vendredi que la commission comprendrait des représentants d’Algérie, au Bangladesh, de France, de Syrie et du Venezuela.Mais hier, on apprenait que la personnalité bengalie désignée, l’ancien président Abou Said Chowdnury, était souffrante.Il sera remplacé par une personnalité du Sri Lanka.On ne connaît pas encore l’identité du représentant de ce pays.Les autres membres de la commission seront l’Algérien Mohammed Bedjaoui, représentant de son pays à l’ONU, le juriste français Louis-Edmond Pettiti, qui est jugé a la Cour européenne des droits de l’homme, le conseiller aux affaires étrangères du président syrien, M.Adib Daoudi et l’ancien ambassadeur vénézuélien à Washington, M.Andres Aguilar.La désignation de la commission fait partie des dispositions envisagées pour amener à la libération des otages américains séquestrés depuis 106 jours à Téhéran.Par ailleurs, une condamnation, par une commission internationale de juristes, de l’ex-chah d’Iran et du soutien américain apporté à l’ancien souverain ne suffira pas a assurer la libération des otages américains retenus à Téhéran, a déclaré hier à Téhéran le président de la République islamique iranienne, M.Abolhassan Banisadr.Le président iranien, qui s’est exprimé après une réunion du conseil révolutionnaire, a une nouvelle fois indiqué que la libération des otages dépendait de l’acceptation par les Etats-Unis de trois conditions: ¦ qu’ils reconnaissent être intervenus pendant le règne du chah dans les affaires intérieures iraniennes; ¦ qu'ils renoncent à toute ingérence si- Volr page 18: La commieeion taux extrêmement élevé d’indécis (40%), affiche une avance de dix points seulement pour les libéraux, ce qui n’exclut pas nécessairement l’hypothèse d’un gouvernement conservateur minoritaire (voir les détails en page 18).Au scrutin au printemps 1979, 76.2% des électeurs (ils étaient environ 300,000 de moins qu’aujourd’hui) s’étaient présentés aux urnes: 40% d’entre eux appuyaient les libéraux, 36% les conservateurs, 18% de NPD et 4.5% (25 des Québécois allant voter) les créditistes.On peut s’attendre à une bonne participation électorale aujourd’hui, puisque la température s’annonce particuliérement clémente sur l’ensemble du territoire canadien.Les quatre chefs des principales formations politiques votent aujourd’hui dans leur circonscription respective: M, Joe Clark, premier ministre sortant, dans sa partie ae High Alberta, où il doit être encore ce soir: M.Pierre Trudeau, dans son comté de Mont-Royal, à Montréal;.M.Ed Broadbent, à Oshawa, Ontario, et M.Fabien Roy, à Saint-Georges-de-Beauce, Québec.Libéraux et conservateurs ont des candidats dans toutes les circonscriptions; les néo-démocrates en ont partout, sauf dans deux comtés au Québec; les créditâtes présentent 80 candidats, dont 54 (pour les 74 sièges en élection aujourd’hui) au Québec.Quelques autres partis marginaux sont officiellement enregistres, c’est-à-dire présentent un minimum de 50 candidats au Canada.Le Parti communiste marxiste-léniniste du Canada en a 175; le Parti rhinocéros en présente 121, dont la plupart sont concentrés au Québec; le Parti libertarien a 58 candidats; l’Union populaire, ce mouvement séparatiste restreint au Québec, 54; le Parti communiste du Canada conteste 52 sièges.Enfin, le Parti communiste ouvrier (marxiste-léniniste), une formation non officielle (il s’agit de l’ex-Ligue communiste), présente 29 candidats; le Parti national en a quatre en Ontario; enfin, on compte 75 candidats indépendants.Si c’est le budget conservateur, présenté le 11 décembre aux Communes par le ministre des Finances, M.John Cros-bie, qui a provoqué la chute du gouvernement en Chambre deux jours plus tard, on ne pourrait pas dire que le même bud- !;et aura défait le Parti conservateur au-ourd’hui, s’il arrivait qu’il perdît le pouvoir.L’image des chefs — et la tournure «présidentielle» que donne à la campagne la couverture qu'en font les médias, notamment électroniques — aura joué cette fois-ci comme ce fut le cas en mai dernier.Une fois que M.Pierre Trudeau eut annoncé, en novembre dernier, qu’il céderait sa place à un nouveau leader libéral lors du congrès de leadership de ce parti prévu pour le mois de mars, les conservateurs ne craignaient plus d’etre défaits en Chambre avant le printemps prochain.Forts cependant des sondages qui les donnaient pour gagnants, les libéraux n’hésitaient point à renverser le gouvernement et M.Trudeau revenait sur sa décision de prendre sa retraite, non sans reporter celle-ci à quelques années, soit d’ici la prochaine élection fédérale.Les Voir page 18: Dernier appel élections 80 » Provinces Partis 1974 1979 Pronostics Québec* ' LIB.60 67 (75) CRÉD.11 6 CONS.3 2 NPD 0 0 Ontario LIB.55 32 (95) CONS.25 57 NPD 8 6 Nouvelle- CONS.8 8 Écosse LIB.2 2 (11) NPD 1 1 Nouveau- LIB.6 6 Brunswick CONS.3 4 (10) IND.1 0 NPD 0 0 lle-du- CONS.3 4 Prince-Édouard LIB.1.0 (4) NPD 0 0 Terre-Neuve LIB.4 4 (7) CONS.3 2 NPD 0 1 Manitoba CONS.9 7 (14) LIB.2 2 NPD 2 5 Saskatchewan CONS.8 .10 (14) LIB.3 0 NPD 2 4 Alberta CONS.19 21 (21) LIB.0 0 NPD 0 .0 Colombie- CONS.13 19 Britannique LIB.8 1 (28) NPD 2 8 Yukon & Ter- CONS.1 2 • ritoires du LIB.1 0 Nord-Ouest NPD 0 1 (3) CANADA** LIB.141 114 (282) CONS.95 136 NPD 16 26 CRÉD.11 6 IND.1 0 •Le Québec n'a à élire que 74 députés sur 75.En raison du décès du candidat du Crédit social dans le comté de Frontenac, l’élection y a été remise au 24 mars.••En 1974, les Communes ne comptaient que 264 sièges.Le nombre de sièges indiqué pour chaque province dans la colonne de gauche répond à celui de la nouvelle carte électorale de 1979.¦ Le retour d’Anton Innauer Anton Innauer, l’enfant terrible du ski autrichien, a réalisé un exploit en gagnant l’épreuve du tremplin de 70 mètres.¦ Record au 1,000 m La Soviétique Natalia Petruseva a établi un nouveau record olympique au 1.000 m en patinage de vitesse.Sylvia Burka a terminé 7e et a ainsi perdu tout espoir de médaille à Lake Placid.¦ La Pologne à l’aide L'équipe de hockey du Canada, défaite par la Finlande, passera au second tour du tournoi à la condition que la Pologne remporte ses deux prochains matchs.Le Suédois Thomas Wassberg a glané la médaille d'or au 15 km en l'emportant par un centième de secondes seulement devant le Finlandais Juha Mieto.page 12 et 13 ____________/ ¦ Moser-Proell au rendez-vous L’Autrichienne Annemarie-Moser Proeil n’a pas raté son rendez-vous olympique en remportant la descente féminine devant Hanni Wenzel et Marie-Thérèse Nadig.La Canadienne Kathy Kreiner a terminé cinquième.¦ Le 15 km par un souffle JEUX OLYMPIQUES D’HIVER LAKE PLACID ( V cm 6/36 GROS LOT $100,000.vendredi NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 10 14 1 19 1 25 | 26 | 34 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 1 PRIX $512,583.00 5 SUR 6 125 $1,371.80 4 SUR 6 5666 $84.00 5 SUR 6+ 2 .$57,157.50 NO complementaire S APPLIQUANT SEULEMENT| AU 5 SUR 6 ?C 23 ) VENTES TOTALES $1,984,643.00 ^ \ TIRAGE 946 NUMERO POSSIBILITE DE 528631 3 GAGNANTS DE *50, OOO.28631 27 GAGNANTS DE *5, OOO.8631 279 GAGNANTS DE $250.631 2781 GAGNANTS DE *50.- 31 27810 GAGNANTS DE *5.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN ) 393 2 ¦ Le Devoir, lundi 18 février 1980 élections 80 surveiller ce soir L’Est par François Barbeau QUAND les bureaux de scrutin fermeront lundi au Québec, les résultats des élections dans les sept circonscriptions de Terre-Neuve seront déjà connus, et il y a fort à parier que rien n'aura changé politiquement dans cette province ou les changements sont lents à venir.On aurait pu croire au début de la campagne que les conservateurs tireraient profit des rumeurs a’or noir et des engagements du premier ministre, M.Clark, de donner à la province pleine et entière juridiction sur ses richesses naturelles sous la mer.Les conservateurs détiennent déjà deux sièges à Terre-Neuve; celui de Saint-Jean-Est, où M.James McGrath a été réélu en mai, pour la sixième fois, et avec une majorité de plus de 12,000 voix, et celui de Saint-Jean-Ouest, où le minitre des Finances, M.James Crosbie, dont le discours du budget a provoqué les élections, l’a emporté en mai avec plus de sept mille voix.Tous les deux seront encore députés le 19, même si les Terre-Neuviens, qui payent déjà bon prix pour le pétrole, ont peu prisé que M.Crosbie leur impose une taxe d’accise de 18 cents le gallon d’essence dans son discours du budget.Les allégeances résisteront à cette surtaxeé Les libéraux, dont la campagne s’est déroulée sous l’oeil bienviellant et scrutateur de M.Don Jamieson, sont assurés de garder leurs quatre sièges, même si dans Bonaviata-Trinity-Conception le Nouveau Parti démocratique leur a livré une lutte acharnée, du même calibre que celle qu’il a livrée dans Grand Falls - White Bay - Labrador.Le NPD, quant à lui, conservera sans difficulté le siège de Humber - Port-Ste-Barbe qu’il avait remporté pour la premiere fois aux partielles d’octobre 1978 et conservé en mai.Le député, M.Àlphonsus «Fonse» Faour est bien secondé et ne bougera pas.En Nouvelle-Ecosse, le NPD, en plus de conserver le siège de Cap Breton - East Richmond, remporté en 1974 par le père Andy Hogan, est en voie d’infliger une défaite au député libéral sortant, M.Russell MacLellan dans Cap Breton The Sydneys.Les organisateurs du sympathique et très irlandais candidat dans cette circonscription ouvrière, M.Ed Murphy, sont à même de constater un effritement de l’appui au candidat conservateur et estiment qu’il sera suffisant pour leur permettre de battre la majorité de 846 voix du député liberal.D’autres luttes intéressantes se livrent en Nouvelle-Ecosse, notamment celle qui oppose dans Halifax l’expremier ministre de la province, M.Gerald Regan, pour le parti libéral, et le député conservateur sortant, M.George Cooper, dont la très mince majorité dé 15 voix le 22 mai lui a valu le surnom de «Balayage» en anglais «Land slide».Des sondages effectués par le Parti libéral dans Halifax montrent que M.Regan a une bonne avance sur son adversaire, ce qui confirme d’autres sondages réalisés cette fois par les étudiants de Kings University.Ce dernier sondage donnait 43% de l’intention de vote à M.Regan, 25% à M.Cooper et 19% à la candidate du NPD, Mme Alexa McDonough.Dans Annapoli* Valley-Hants, où la lutte devrait théoriquement se dérouler entre les représentants des deux principaux partis, on laisse entendre que le député conservateur sortant, M.Pat Nowlan, fait face à une farouche opposition, de la part du candidat néo-démocrate, M.Bob Levy, j ( Des figures bien connues du Parti conservateur ont la vie moins dure, par exemple le président du parti, M.Robert Coates, qui se présente dans Cumberland-Colchester et M.Elmer MacKay, ministre de l’Expansion économique, dans Central Nova.Dans South West Nova, la libérale Coline Campbell cherche à reprendre le siège que lui avait ravi le conservateur Charles Haliburton en mai, et on lui concède d’excellentes chances de retourner à Ottawa.Dans rîle-du-Prince-Édouard, les conservateurs, croit-on, sont en train de perdre trois des quatre sièges qu’ils détiennent.Seul M.Mel Gass, dans Malpeque, est assuré d’une réélection, disent les gens qui suivent les choses politiques de près dans cette île mieux connue pour ses huîtres et ses pommes de terre que pour ses hommes politiques.Même le secrétaire d État du Canada et ministre des Communications, M.David MacDonald, qui siège aux Communes depuis 1965 et n’a accédé au cabinet qu’il y a huit mois, tomberait victime d'un courant libéral qui remuerait d'autres provinces du pays.Son camarade conservateur et cousin de la circonscription voisine, M.Wilbur MacDonald, perdrait le siège qu’il représente depuis mai 1979 à un autre MacDonald, Daniel J.cette fois, ancien ministre des Affaires des anciens combattants.Ce dernier, terrassé par une crise cardiaque avant la tenue des élections de mai dernier, n’avait pu faire campagne et avait été battu par 247 voix seulement.On compte 80,000 électeurs environ à l’Ile-du-Prince-Édouard et 82% d’entre eux se sont prévalus de leur droit de vote la dernière fois.Le Parti conservateur avait obtenu près de 53% des voix, les libéraux 40% et le NPD un peu plus de six pour cent.Au Nouveau-Brunswick, comme ailleurs, on trouve que les élections sont bien ternes.Mais les gens des provinces n’osent s’avouer que la politique est devenue pour eux un sport national.La preuve, explique-t-ils, c’est que dans la circonscription de Moncton, par exemple, nous avons presque toujours élu un député qui se trouvait dans l’opposition.On verra lundi si la tradition sera brisée: le député libéral, un pasteur protestant avantageusement connu peur son émission de télévision, menait il y a un moment d’une bonne longueur sur son adversaire sur les hustings et dans les ratings, le candidat conservateur Dave Lockhart animateur d'un «talk show» à la télévision.Autour des candidats et des presque candidats et des exdéputés se tisse une longue histoire d’hôtel de ville, de rivalités politiques profondes et de clans bien retranchés.Le Nouveau-Brunswick en entier se compose de deux clans politiques, les libéraux, au nord de la province, Acadiens francophones et catholiques, et les conservateurs, dans le sud de la province, anglophones loyalistes.B 8 B ¦ ¦ a.¦:-jv ¦ ¦ ¦ • • • • ¦ • la a a a a ¦ • B ¦ B B ¦ ¦ • • • ¦ ¦ ¦ ¦ • I II ¦ • • ¦ ¦ ¦° " ¦ ¦ ¦ B B B 8 8 .IBIS III II ¦ ¦ 9 • Il ¦ ¦ • ¦ • Il II • ¦ ¦ • Charlottetown l.-P.-E.Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSBZI Xihêh ilfiix, une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres Xaun finir Int-.1440.rue Sainte-Catherine o., bureau 512._______Du lundi au vendredi, de I3h à 2lh.SEUL?SEULE?Québec • ¦ ¦ • «il ••¦¦¦I ¦ a a a a rm.wm u ¦ ¦ B P a l i ill ¦ • Halifax ¦ « a a a a a a * a a a a a a a a a a a a j i a a a a par Rodolphe Morissette EN plus de l’évolution du vote de protestation, notamment à Montréal, une dizaine de comtés en province sont à surveiller au Québec ce soir.Le Parti libéral, aui remportait 67 comtés (sur 75) en mai dernier, paraît talonné par le Crédit social dans Kamouraska/Rivière-du-Loup, puis par les conservateurs dans Gaspé et dans Berthier-Maskinongé.Les créditistes, de leur côté, risquent de perdre aux mains des libéraux les cinq sièges qu’ils détenaient à la dissolution des Chambres: Beauce, Abitibi, Roberval, Rimouski et Bel-lechasse.Quand aux conservateurs, qui ont trois comtés seulement — Joliette, Missisquoi et Lotbinière, les libéraux pourraient leur enlever les deux derniers et, au pire, tous les droits.LES COMTÉS LIBÉRAUX Kamouraska/Rivière-du-Loup: Avant l’élection de mai, cette portion du territoire québécois était divisée en deux comtés, celui de Kamouraska-Témiscouata et celui de Rivière-du-Loup.Le premier était représenté par un crédi-tiste, M.Charles-Eugene Dionne, et le second, par un libéral, M.Rosaire Gendron.Le remaniement de la carte électorale les a fusionnés, non sans accorder le Témiscouata au nouveau comté de Rimouski.Aussi les deux députés sortants rivalisaient-ils au dernier scrutin dans le nouveau comté et le libéral l’emportait par 2,759 voix.M.Dionne revient à l’attaque cette année et se promet de déloger M.Gendron.Le premier n’a point cessé de faire campagne depuis le printemps dernier.Il a acheté 18 émissions de télévision de 15 minutes sur les postes locaux pour augmenter ses chances dans la très libérale Rivière-du-Loup.Enfin, la présence d’un candidat conservateur beaucoup moins important que celui de Tan dernier pourrait ramener à M.Dionne les quelque 3,000 voix qui lui manquent pour l’emporter.Témiscamingue: La lutte n’est pas serrée ici comme elle pouvait l’être Tan derryer, alors que le libéral, M.Henri Tou- signant, l’emportait sur le créditiste, M.Gilles Caouette fakirs député sortant), par 852 voix.La modification de la carte électorale infligeait au libéral, au départ, un déficit de plus de 11,800 voix.M.Tousignant veut consolider sa victoire cette année.Son adversaire est M.Roger Bureau, secrétaire du député créditiste de Rouyn-Noranda à l’Assemblée nationale, M.Camil Samson.La lutte véritable se fait entre MM.Tousignant et Samson sur la place publique.L’intérêt premier de ce comté tient surtout à l’évaluation qu’on pourra faire ce soir du phénomène créditiste dans sa patrie d’élection, si longtemps dominée par M.Réal Caouette.Gaapé: Ce comté n’a jamais été fidèle au Parti libéral.Il était conservateur de 1958 à 1962, puis de 1965 à 1968.Le candidat conservateur, M.Paul Arsenault, avait talonné le député libéral sortant, M.Alexandre Cyr, par 3,033 voix le printemps dernier.Beaucoup de libéraux sont insatisfaits de leur candidat et M.Arsenault pourrait hériter de leurs suffrages.M.Cyr est député depuis 1968, sa majorité accuse un déclin constant depuis lors et les conservateurs, qui travaillent ici de pair avec l’Union nationale, misent beaucoup sur cette circonscription.Berthier-Maaklnongé: L’an dernier, les conservateurs comptaient enlever le siège aux libéraux, mais le député sortant, M.Antonio Yanakis, le conservait en faisant passer sa majorité de 6,946 à 9,750 voix.Cette année, c’est le ministre conservateur au Développement économique, M.Robert-René de Cotret, qui rivalise avec M.Yanakis.Jusqu’à récemment, le comté paraissaitjierdu pour les conservateurs, mais un sondage local, pratique au début de février, y révélait une lutte fort serrée: M.Yanakis jouierait de 35% des intentions de vote contre 30% pour M.de Cotret, alors gue presque 30% des électeurs seraient indécis.Mercredi, M.de Cotret promettait, au nom de son parti, des subventions de Tordre de $40 millions pour divers projets de la région montréalaise.C’est également dans son comté que le chef conservateur, M.Joe Clark, terminait sa campagne ce week-end.LES COMTÉS CRÉDITISTES Beauce: Le chef national du Crédit social, M.Fabien Roy, paraissait assuré de garder son siège de Beauce il y a un mois.Mais son rival libéral, M.Normand Lapointe, un tribun qui n’est pas sans ressembler à M.Roy, a réussi à se faire connaître de la population en menant une campagne très ef- Saint-Jean ficace.Au point que le chef créditiste a dû se replier dans son comté mercredi pour n’en plus sortir.M.Roy y décrochait une forte majorité de 9,577 voix en mai sur le député libéral sortant, M.Yves Caron.Le nouveau candidat libéral, qui était l’organisateur en chef du nouveau député libéral provincial de Beauce-Sud.M.Hermann Mathieu, à l’élection partielle de novembre n’avait pas la victoire dans sa poche ce week-end; mais M.Roy guère davantage.Abitibi: M.Armand Caouette avait été élu pour la première fois en 1974 et sa victoire d’alors, transposée sur la nouvelle carte électorale, lui donnait une majorité de presque 2,900 voix.En mai dernier, il a porté celle-ci à 5,824 voix, toujours sur le libéral.Cette année, un nouveau candidat, M.René Gingras, défend les couleurs libérales.La lutte est intéressante, comme dans tous les comtés créditistes, mais plusieurs observateurs libéraux de cette région éloignée du Québec concédaient déjà jeudi la victoire au créditiste Armand Caouette.Ce comte immense, qui s’étend des frontières de l’Ontario à la région de Roberval, comprend, dans la direction inverse, la distance qui sépare ses villes principales de Val-d’Or et d’Amos, au sud, et le détroit d’Hudson, au nord-est de la baie du même nom.Roberval: Le fief de M.Charles-Arthur Gauthier, créditiste au long cours (1962-1980), semble en danger, du moins à première vue.M.Gauthier voyait, en mai, sa majorité de 3,319 voix sur le libéral fondre à 1,905 seulement.Les libéraux voulaient donc porter le coup fatal cette fois-ci, en lui opposant le maire de Dolbeau, Mme Suzanne Beauchamp-Niquet, qui fait une campagne aussi voyante que M.Gauthier se montre discret et réserve.Le clan libéral du comté est cependant assez divisé et M.Gauthier pourrait en profiter une nouvelle fois.Rimouski: La lutte est très serrée entre le député créditiste sortant, M.Eudore Allard (élu en 1972 et réélu depuis), et l’aspirante libérale, Mme Eva Côté.L’an dernier, celle-ci se classait deuxième, à 109 voix seulement de la victoire.Gé-Suite page suivante Pour une fourrure de qualité, M.L-P McComber Depuis cinquante ansr au service du public et toujours à votre disposition.400 ouest.bout Kde Maisonneuve.Suitec400 Montreal.Québec H3A 1L4 1 (514 ) 845-9857 Seuls les membres de la Corporation professionnelle des évaluateurs agréés du Québec peuvent porter le titre d'évaluateur agréé (e.a.) 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candidat néo-démocrate, M.René McDonald, de voix qui alors nuiraient à M.Allard ou à Mme Côté.Au regard des chiffres, tout peut arriver et voici en vérité une lutte à quatre, dont deux seulement, la libérale et le creditiste, sont dans la course.Bellechaste: Lutte souterraine ici, entre M.Adrien Lam-bert, député créditiste sortant (depuis 1968), et son rival libéral, M.Alain Garant, qui, à 27 ans, est de 40 ans son cadet.M.Lambert, ses parents et ses amis mettent à profit l’habituel «telephone arabe», tandis que M.Garant a l’air de l’emporter suivant les critères courants des campagnes efficaces.L’age des candidats semble jouer un rôle parmi l’électorat.Les majorités de M.Lamtiert s’amenuisent toujours.De 1,981 en 1974 (nouvelle carte électorale) elle est passée à 1,118 en mai.Il est fort possible que la vague rouge soit ici dévastatrice.LES COMTÉS CONSERVATEURS Joliette: Voici le château-fort, non point conservateur, mais personnel, de M.Roch LaSalle, ministre des Approvisionnements et Services dans le gouvernement sortant de M.Clark.Il siège dans Joliette depuis 1968.La nouvelle carte électorale lui aurait donné un avantage de 6,192 voix sur le libéral en 1974; sa majorité était de 5,494 voix le printemps dernier, M.LaSalle a toujours joui du vote péquiste du comté (environ 10,000 voix) et il pouvait compter sur la les divisions chroniques des libéraux fédéraux et provinciaux du comté.Son image de marque, le service de ses commettants reste néanmoins son premier atout.Cette année, cependant, les libéraux ont oublié leurs chicaces, unifié leurs troupes et livré une bataille extrêmement efficace.Leur candidat, M.Gilles Râtelle, un avocat de Joliette, a forcé M.LaSalle à faire des pieds et des mains pour garder son comté.Aux dernières nouvelles, cependant, les libéraux ne prenaient guère Joliette pour acquis.Mlssisquol: Ce comté détenu par M.Heward Grafftey depuis 1958 (sauf pendant les années 1968-1972) n’est pas vraiment conservateur.M.Grafftey y est régulièrement réélu en raison de son dévouement.On apprécie ses traits sympathiques.Le feu rouge s’est cependant allumé l’an dernier: la majorité de 5,427 voix de M.Grafftey en 1974 (sur le libéral) a fondu à 1,815 votes.Le nouveau titre de M.Grafftey — il est wansville, peut enlever de nombreuses voix au député sortant dans les villes de Cowansville et de Farnham.Dans la région de Magog, à l’autre bout du comté, M.Grafftey ne saurail être sûr au terrain.Le comté peut facilement passer aux libéraux.Lotbinière: Voici un comté presque assuré aux libéraux, où le candidat de cette formation, M.Jean-Guy Dubois, un avocat de Victoriaville, devrait profiter de la division nouvelle du vote créditiste consécutive au passage du député sortant, M.Richard Janelle, du Crédit social au Parti conservateur.Contrairement aux autres comtés créditistes, celui-ci était plutôt libéral dans sa grande section rurale qui gravite autour de Sainte-Croix, près de Québec, et sympathique aux candidats créditistes dans les villes de Victoriaville et d’Arthabaska.Mais le vote «créditiste» était en l’occurrence un appui personnel à feu André Fortin, qui a rejailli par la suite sur l'adjoint de ce dernier, M.Janelle.Cependant, M.Janelle aura probablement changé de parti trop vite; quelques années comme député du parti au pouvoir lui auraient conné une chance.Quand au candidat créditiste, M.Rolland Beaulieu, il fait une lutte courageuse.En somme, les libéraux peuvent espérer porter leur députation de 67 à 71 ou 72 en ravissant Bellechasse et Rimouski, Missisquoi et Lotbinière, voire peut-être Beauce.C’est l’hypothèse optimiste, qui prend pour acquis qu’ils conserveront Gaspé, Berthier-Maskinonge et Kamouraska-Rivière-du-Loup.Les créditistes garderont vraisemblablement Abitibi et Ro-berval, ainsi que Te comté de Beauce.Un peu de chance leur conserverait Rimouski et y ajouterait Kamouraska.Quant aux conservateurs, Joliette paraît assez sûr et, dans la meilleure hypothèse, ils enlèveraient Berthier et Gaspé aux libéraux.Leurs candidats vedettes dans Méganuc-Compton, M.Fernand Grenier, dans Shefford, M.Armand Russell, dans Labelle, M.Marcel Masse, et dans Saint-Hyacinthe, M.Marcel Danis, contribueront sans doute à y augmenter le vote conservateur; mais leurs chances de l’emporter ne sont pas sérieuses.Enfin, la nature et la direction du vote de protestation au Québec est à surveiller.Ce vote négatif s’exprimait en partie sous la forme d’un appui au Crédit social, notamment à Montréal, où celui-ci n’est pas implanté, puis comme un appui au Parti rhinocéros.Les Rhinos avaient recueilli 61,913 voix au Québec en mai, dont 46% dans les 25 comtés de Montréal, où le Crédit social obtenait 86,420 voix (17% de son total québécois).La déception de maints Québécois devant l’allure d’une campagne électorale d’hiver qui, en vérité, fut surtout menée dans d’autres provinces, pourrait également se traduire par une augmentation du vote néo-démocrate.Les derniers sondages donnaient à entendre en effet que le NPD, qui n’a guère fait campagne dans la province, y doublerait son vote de 5% de mai dernier.Ontario par Claude Turcotte DEPUIS le printemps dernier, alors que l’Ontario jouait comme maintenant un rôle tout a fait déterminant dans le choix du gouvernement, la situation électorale dans cette province n’a pas sensiblement changé, de telle sorte que les points chauds se situent dans les mêmes régions, voire dans les mêmes comtés.D’abord et avant tout il faut avoir un oeil sur tout le sud-ouest, cette grande région urbaine et industrielle: les agglomérations de Toronto, Hamilton, Niagara, Guelph, Kitchener, London, Windsor et les villes-dortoirs ou les petits centres industriels satellites qui relient presque sans brisure ces villes les unes aux autres.Elles élisent 63 députés.Dans plusieurs des comtés de cette région les changements d’humeur ont été réguliers depuis une dizaine d’années, mais les luttes y ont toujours été serrées en dépit des courants et des contre-courants, de l’influence des médias et de la qualité de tel ou tel candidat.Malgré tout, il y a dans le groupe des circonscriptions qui servent de baromètre ou du moins qui attirent davantage l’attention.Le comté de 3t.Paul’* au coeur de la ville de Toronto est le premier exemple gui vient à l’esprit.Les candidats libéral et conservateur, MM.Ron Atkey et John Roberts, l’un ministre conservateur, l’autre ex-ministre libéral, se disputent le comté depuis 1972.Au cours des trois dernières élections la majorité au vainqueur (deux fois conservateur, une fois libéral) n’a pas dépassé 3.1%.Cette fois, à cause de l’avance libérale indiquée par les sondages et certainement aussi à cause de l’attitude manifestée par M.Atkey au sujet du déménagement de l’ambassade en Israël, on çroit généralement queM.Roberts sera réélu.C.B Lib 1 PC 19 NPD 8 Man.Lib 2 PC 7 NPD5 Ont.Lib 32 PC 57 NPD 6 Représentation des partis à la dissolution Le 14 déc.1979 PC 136 Lib 114 NPD 27 CS 5 Total 282 Il y a à l’intérieur de la région métropolitaine six autres comtés où la majorité le printemps dernier se situait en deçà de 4%, dont Beeches, traditionnellement néo-démocrate, qui a élu un conservateur la dernière fois.Le NPD a de sérieux espoirs de reconquérir cette circonscription.Willowdale en banlieue nord de la ville se range aussi dans cette catégorie.Étant donné la valeur du candidat libéral, M.James Peterson, et la composition socio-économique (classe moyenne à l’aise) on avait porté une grande attention à ce comté.Il semble que les libéraux ont de bonnes chances de gagner cette fois.Le NPD se fait menaçant, dit-on, dans trois ou quatre comtés torontois, notamment dans Scarborough-Ouest, où M.John Harney est encore le candidat de ce parti.Les néodémocrates doivent également être pris au sérieux dans Etobicoke-Lakeshore, qui a pourtant élu un libéral depuis 1968.Enfin il y a aussi dans le Toronto métropolitain le comté de Rosedale, ravi aisément par M.David Crombie lors des élections complémentaires de l’automne 1978 et des générales du printemps 1979.Mais on sait que M.Crombie par suite d’une crise cardiaque fut inactif jusqu’au début de cette semaine.Pendant ce temps son adversaire libéral, Ann Cools, a mené une campagne avec beaucoup de détermination et une grande assurance, si bien que les derniers sondages indiquaient que la majorité confortable du ministre conservateur avait baissé considérablement.À Hamilton, on raconte que l’ancien ministre libéral John Munro se fait menacer par le candidat néo-démocrate.La dernière fois la lutte avait été très serrée entre les trois partis, ce qui peut vouloir dire maintenant qu’une partie significative des votes que perdent les conservateurs profiteraient au NPD.Ce phénomène semble exister du reste dans'ur.assez grand nombre de comtés ontariens.Les stratèges de ce parti affirmaient récemment faire une lutte très sérieuse dans plus de 20 comtés de cette province.À surveiller aussi le comté de Hamilton-Mountain qui a toujours voté du bon bord, c’est-à-dire qui ne s’est jamais retrouvé dans l’opposition.En 1979 le candidat conservateur a gagné avec une majorité de 3,985 voix.Dans la péninsule de Niagara, où les libéraux connaissent une remontée, on sera certainement curieux de voir si M.Bryce MacKasey parviendra à se faire élire.On sait que jusqu’à maintenant il avait fait sa Carrière politique au Québec avant de devenir momentanément le président d’Air Canada.Lincoln est un comté qui a voté conservateur depuis 1972 et on le considère à la veille du scrutin comme un cas douteux.À London, où il y a quatre circonscriptions, les libéraux conserveront les deux sieges qu’ils détiennent déjà, mais ils pourraient reprendre London-Middlesex aux mains des conservateurs.Les comtés de la région de Windsor ont été fidèles aux libéraux Herb Grey et Mark MacGuigan depuis 1968, mais le NPD y arrive bon deuxième depuis un certain temps.M.Grey semble à l’abri de toute défaite mais son voisin MacGuigan a les néo-démocrates sur les talons.Au printemps sa majorité n’avait été que de 4.5%.À l’est de Toronto dans Peterborough qui était jusqu’à l’an passé le fief de l’ex-ministre libéral Hugh Faulkner, une femme, Celia Sutherland, vedette locale de la télé, ne mé-nage aucun effort pour redonner ce comté à son parti, ce qui paraît un objectif réaliste.Mais Peterborough Daigne dans une mer conservatrice.Il sera donc intéressant de surveiller les résultats.Dans le nord de la province, le NPD qui y est déjà bien implanté constitue dans plusieurs circonscriptions le plus sérieux concurrent des libéraux, particulièrement dans Cochrane et Timmins.Toutefois les libéraux y ont toujours été vainqueurs.À Thunder Bay, que vient de quitter l’ex-ministre libéral Robert Andras la lutte se fait plus dure; encore ici c’est le NPD qui se situe au second rang.Encore plus dramatique sans doute est le combat que le NPD livre à M.John Reid, un autre ex-ministre libéral dans la circonscription de Kenora-Rainy River.Au printemps M.Reid n’a remporté la victoire qu’avec 949 voix de majorité ou 2.9%, ce qui était une chute considérable par rapport au résultat des élections antérieures.Outre M.Atkey qui est en danger dans St.Paul’s, on a dit peu de choses des ministres conservateurs au cours de cette campagne, sauf que M.Michael Wilson serait très fort dans Etobicoke-Centre et ce à cause de ses qualités personnelles.Enfin dans la région d’Ottawa on portera certainement attention à Mme Jane Pigott qui après avoir été battu par M.Jean-Luc Pepin dans Ottawa-Caneton tente sa chance cette fois dans Ottawa-Centre où pourtant son collègue Robert de Cotret s’était fait battre; en 1979.Sudbury Hamilton Ottawa Sudbury*: Ottawa London cironto Imilton London#** Toronto L’Ouest par Daniel Raunet et Rodolphe Morissette EN Alberta, il est difficile de s’attendre à autre chose qu’à une victoire des conservateurs dans les 21 circonscriptions de la province, malgré des marges qui s’annoncent un peu moins écrasantes que d’habitude.L’ancien ministre libéral Jack Horner a très peu de chances de refaire surface dans Crowfoot.Avec un handicap de 19,255 voix, la question est de savoir s’il aboutira ou non au Sénat.Les comtés à surveiller se trouvent essentiellement dans la moitié nord de la province.Le retrait de M.Gerald Balwin dans Peace River donne quelques espoirs au candidat néo-démocrate Earle Guertin, qui se présente dans une région qui élit le seul député provincial du NPD.Dans le comté voisin d’Athabasca, le départ du conservateur Paul Yewchuk permet aux deux partis d’opposition de revendiquer sa succession.Du fait de l’importance du vote indigène dans la région, les libéraux ont choisi comme candidat une personnalité soutenue par les chefs indiens, M.Chuck Knight, tandis que les néo-démocrates ont opté pour une personnalité proche des organisations métisses, M.Harry Daniels.Dans Edmonton-Ouest, les libéraux présentent contre M.Marcel Lambert un de leurs anciens députés fédéraux, M.Hugh Harries, un «libéral à la Lougheea», toujours prêt à prendre la défense du pétrole de sa province et impatient de voir partir M.Trudeau.Le succès de sa formule sera un bon indice des chances de résurrection du parti libéral en Alberta.Les libéraux affichent également un certain optimisme dans Calgary-Cantre où ils espèrent que les déboires du conservateur Harvie Andre, écarté du cabinet pour une affaire de conflit d’intérêt, auront un effet bénéfique sur les résultats de leur candidat George Ho Lem.YUKON La situation est plus intéressante dans l’unique circonscription du Yukon, où le ministre des Travaux publics M.Eric Nielsen, est menacé par un candidat libéral de valeur, l’ancien maire de Whitehorse et ex-commissaire du territoire, Mme lone Christensen.M.Nielsen représente les milieux d’affaires favorables à un développement rapide du Yukon, tandis que Mme Christensen s’oppose au statut quasi firovincial accordé par les conservateurs au territoire et pose e règlement des revendications indiennes en préalable à toute modification de la situation.Mme Christensen a cependant mené une campagne peu vigoureuse, ce qui pourrait lui nuire le jour du scrutin.COLOMBIE-BRITANNIQUE À l’ouest des montagnes Rocheuses, la situation est très instable.Les conservateurs, de l’avis général, auront du mal à conserver leurs 20 sièges (sur un total de 29).L’affaiblissement du sentiment anti-Trudeau devrait permettre aux libéraux d’enregistrer des gains, en voix sinon en sièges, tandis que les difficultés provinciales des créditistes donnent de bonnes chances au NPD, qui a déjà huit sièges dans cette province, d’améliorer ses positions.La bataille la plus intéressante se déroulera dans Vancouver-Centre, le seul siège libéral à l’ouest de Winnipeg, où les trois partis sont pratiquement à égalité.M.Art Phillips ne l’avait emporté que de 85 voix en mai sur sa rivale conservatrice, l’économiste Pat Carney, et le candidat néodémocrate Ron Johnson a lui aussi des prétentions fondées.Il ne serait pas impossible que, lundi soir, on soit obligé de recourir, comme la dernière fois, à un recomptage.Une lutte à trois s’annonce également dans Kamloops-Shuswap, comté enlevé aux liberaux par les conservateurs par plus de 6,500 voix en mai dernier.Le député sortant, Don Cameron, n’est pas particulièrement dynamique et les libéraux espèrent que leur candidat Malcolm Bryson pourra reconquérir le fief de l’ancien ministre Len Marchand.Les néo-démocrates sont également en excellente position avec un candidat modéré, M.Nelson Riis, un échevin qui avait reçu le pourcentage de voix le plus élevé aux élections municipales.Pour les libéraux de la Colombie-Britannique, l’objectif principal est de conserver Vancouver-Centre et de reconquérir certains de leurs comtés perdus en 1979, et au premier chef, Vancouver-Est, avec l’ancien député d’origine chinoise Art Lee.Simma Holt semble moins bien placée pour reprendre Vancouver-Kingsway à l’avocat néo-démocrate Ian Waddeil.Mme Holt s’est aliéné une partie importante de l’électorat chinois et on murmure que l’état-major libéral se passerait volontiers de ses services.Par contre, dans North Vancouver-Burnaby, l’ancien chef du parti libéral provincial, M.Gordon Gibson, est mieux placé pour reconquérir un siège passé aux conservateurs en mai dernier.Les libéraux comptent également sur la circonscription de Skeena, mais malgré une marge de 610 voix, il serait surprenant qu’en l’absence d’Iona Campagnolo ils reprennent la région de Prince Rupert aux néo-démocrates.Le NPD aborde le scrutin avec optimisme en Colombie-Britannique, espérant conserver ses nuit sièges et enregistrer quelques gains aux dépens des conservateurs.Ceci pourrait facilement se produire dans Cowichan-Malahat, sur l’île de Vancouver, un comté qui recoupe partiellement l’ancien fief de M.Tommy Douglas.Les conservateurs sont également en danger dans Kootenay-East-Revelstoke ou le NPD présente l’ancien maire de Revelstoke M.Syd Parker, mais moins menacés dans Kootenay-West, également choisi comme cible par les néo-démocrates.Enfin, les conservateurs eux aussi espèrent améliorer leurs positions.Outre Vancouver-Centre qu’ils comptent ravir aux libéraux, ils visent trois comtés néo-démocrates.Bien qu’il y ait peu d’indice dans ce sens, ils se disent en bonne Suite â la page 7 tm Fiducie du Québec Le Plan d'épargne-retraite Dépôts garantis.12’ 12** 2 ans intérêts payés annuellement aucuns frais 5 ans intérêts payés annuellement La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, vous offre un grand choix de Plans enregistrés d'épargne-retraite parmi lesquels figure le Plan Dépôts garantis.Le capital et les intérêts sont entièrement garantis.Il n'y a aucuns frais d'adhésion, d'administration ni de fermeture.Le dépôt minimum n'est que de $500.Pour obtenir le nouveau guide 1980 des Plans enregistrés d'épargne-retraite ou pour tout autre renseignement, venez ou téléphonez-nous.v Montréal: Complexe Desjardins (514) 281-8840 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-6840, poste 8840.Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres (514) 668-5223 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-3803.Québec: Complexe Centre-Ville, Sainte-Foy: (418)653-6811 De l'extérieur, sans frais: 1-800-463-4792.Institution inscrite à la Régie de l'assurance dépôts du Québec Nos bureaux seront ouverts: Du 4 février au 20 février jusqu'à 18 heures Les 21 et 22 février jusqu’à 21 heures.Du 25 février au 29 février jusqu'à 21 heures.Les samedis 16 et 23 février de 9:30 heures jusqu'à 15 heures.La Fiducie du Québec.pour un choix de Modes d'épargne §5 desjardins SOUPER-CAUSERIE DE L’ACTION NATIONALE sous la présidence d’honneur de M.et Madame Jacques Parizeau, ministre des Finances CONFÉRENCIER: PIERRE BOURG AU LT “Plébiscite 1942 — Référendum 1980” Animateur: Georges D’or HÔTEL WINDSOR CARRÉ DOMINION MONTRÉAL VENDREDI, 7 MARS 1980 À 19:00 H on se procure les billets: '¦ iy Chez Jean Genest, 82 ouest, rue Sherbrooke: 845-8533 2) Chez Patrick Allen, 8915, rue St-Urbain: 384-6651 Un billet: $25.Dix billets (pour une table): $250.Prix de présence: deux billets d’avion à Mexico, via [ICO \ Montréal, lundi 18 février 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l’information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Pour ne plus perdre son vote AUX élections fédérales de mai, 76.2% des inscrits sont allés voter, ce qui n’est pas déshonorant pour la démocratie parlementaire et se situe dans la bonne moyenne.Cette fois, 82% des citoyens consultés par voie de sondage ont exprimé ces jours derniers leur intention bien arrêtée de seprésenter aujourd’hui au bureau de scrutin.Iln’est pas sûr
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