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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 15 mars 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-03-15, Collections de BAnQ.

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la meteo: Dégagement graduel avec vent modéré du nord-ouest de 30 à 50 km/h.Maximum -2.Aperçu pour dimanche: beau.C Vol.LXXI — No 63 Montréal, samedi 15 mars 1980 25 CENTS culture & société Fernand Leduc Paule Baillargeon C’est avec l’économie et la modestie des moyens que Paule Baillargeon a réussi à terminer un deuxième film: La Cuisine rouge.Dans une entrevue au DEVOIR la comédienne et réalisatrice raconte comment il est possible de travailler dans la marginalité et de créer en comptant ses «cennes».— page 19 Signataire du Refus global.Fernand Leduc se définit comme un peintre «impressionniste».Avec ses «Microchromies» exposées au Musée d'Art contemporain et qui représentent son cheminement artistique des dix dernières années.Leduc a désormais pris comme sujet de ses tableaux la lumière elle-même.— pages 19 et 29 ¦ Après la querelle des invités, la neige perturbe le symposium de Laval — page 2 ¦ Une entente de principe intervient à Petrofina — page 3 ¦ Regard sur la mode estivale — page 4 ¦ L’aide au Cambodge est mieux distribuée — page 6 ¦ Les relations se détériorent entre Moscou et Belgrade — page 7 ¦ Un compromis acceptable: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ L’élection scolaire oubliée: un commentaire de Lise Bissonnette ¦ Entre le OUI et le NON: un commentaire de Michel Roy paga 16 * 'M tÜÉI 0 p| lliiii 'V * 4 En pleine grève des cols bleus, les automobiles ont été aux prises hier avec la seule vraie tempête de neige à s’abattre sur la métropole cet hiver.Quelques déneigeuses du service des Travaux publics ont tenté au cours de la journée de dégager les principales artères, notamment le boulevard Dorchester.En soirée, le syndicat des employés manuels a annoncé qu’il était prêt à déneiger les rues si l’administration municipale mettait l’équipement à sa disposition.(Photo Jacques Grenier) «Sauvetage» de la réforme de la fiscalité Montréal réduit de 15 cents le taux de la taxe foncière Des pourparlers de dernière heure entre l’administration municipale et le ministre des Affaires municipales ont permis au président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, d’annoncer hier au Conseil municipal une réduction générale de la taxe foncière.Cette réduction pourrait valoir entre 14 et 15 cents du $100 d’évaluation foncière et faire passer le taux de la taxe foncière de $3.25 à $3.10 pour tous les contribuables montréalais.L’administration municipale a pu obtenir ce résultat en rétablissant sur les immeubles commerciaux et industriels évalués à $100,000 et plus une surtaxe de 43.5 cents.«Le gouvernement du Québec a enfin reconnu notre point de vue», a dit M.Lamarre en annonçant les modifications au budget de la ville.«Il nous avait toujours promis des revenus supplémentaires de $60 millions.Il était clair que nous n’y parviendrions pas et il l’a reconnu».Lorsqu'il avait rendu public le budget de 1980, M.Lamarre avait tenu des propos sévères à l’égard de la réforme de la fiscalité municipale.L’administration municipale ne parvenait pas à alléger significativement le fardeau fiscal des petits contribuables alors que tous les propriétaires de gros immeubles bénéficiaient de l élimination de toutes les surtaxes.La réforme de la fiscalité municipale profitait aux banlieusards, laissait entendre M.Lamarre, mais ne devenait pas rentable pour les Montréalais.La réforme donnait dans un cul-de-sac parce qu’elle ne reconnaissait pas la situation Voir page 18: Montréal Cols bleus: le rapport est mal accueilli La Ville de Montréal et le syndicat des employés manuels ont tous les deux demande une rencontre avec le médiateur afin d’obtenir des précisions sur un rapport que ni l’une ni l’autre partie n’ont accueilli avec enthousiasme.En fin d’après-midi hier, les dirigeants de la section locale 301 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) faisaient savoir qu’ils allaient recommander le rejet de ce rapport de médiation à l’assemblée générale de leurs membres prévue pour dimanche matin au Cégep du Vieux-Montréal.Au Conseil municipal, M.Yvon Lamarre, président du Comité exécutif, a indiqué que le règlement proposé com- Eortait des recommandations coûteuses.’administration municipale ne révélera sa position qu’après avoir obtenu des explications supplémentaires.Le comité de négociations des 5,450 employés manuels active sa recommandation en soulignant les imprécisions du rapport du médiateur, l’absence de textes précis et d’un protocole de retour au travail.«Dans les circonstances, connaissant l’attitude de la Ville de Montréal et de la CUM depuis le début de la présente négociation, le syndicat ne pourrait risquer d’accepter quoi que ce soit sans que des textes précis fassent l’objet d’une entente.» «Par ailleurs, ajoute le communiqué syndical, le comité de négociations en est venu à la conclusion que le rapport Dési-lets ne tient pas compte de 1 ensemble des revendications syndicales et que des points majeurs demeurent encore en suspens».La déclaration du président du Comité exécutif laisse entrevoir une déception à l’égard du rapport du médiateur.«Une étude approfondie du rapport du médiateur quant à ses implications d’ordre fonctionnel et d’ordre financier porte à conclure que l’application des recommandations sera évidemment coûteuse pour les véritables employeurs que sont les citoyens de Montréal».Voir page 18: Cois bleus L’équipe de boxe des USA anéantie VARSOVIE (d’après AFP et Reuter) —, 87 personnes, dont 19 membres de la délégation américaine de boxe amateur, ont trouvé la mort hier dans la catastrophe de l’Ilyouchine - 62 de la com- œ polonaise LOT qui s’est écrasé à port d’Okecie, à Varsovie.Il s'agit de la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation civile en Pologne.L’avion, portant le nom de Copernic, le grand astronome polonais du Xve siècle, a heurté les remparts d’un petit camp militaire situé dans l’enceinte de l’aéroport.Sous le choc, l’appareil s’est scindé en deux parties.La queue est restée en dehors des fortifications.Le fuselage a poursuivi sa course pour exploser à nnté-rieur du fort à proximité d’un rideau d’arbres.Tous les 77 passagers et les 10 membres d'équipage ont été tués sur le coup.La catastrophe, dont on ignorait les causes, n’a pas fait de victimes parmi les militaires.Selon des témoins oculaires, la déflagration a été extrêmement violente.La cabine centrale de l’avion a été entièrement déchiquetée.Dans un rideau de flammes et d’épaisse" fumée noire, des débris de l’appareil ont été projetés dans un rayon de 300 mètres.L’ifyouchine, vol 10-016, assurait la liaison New-York-Varsovie.Cette catastrophe dépasse en ampleur celle qui a eu lieu en 1969, lorsqu’un Antonov-24 de la LOT a heurté le flanc d’une montagne au sud de Cracovie provoquant la mort de 53 personnes.À l’epo-que, des bruits avaient circulé, selon lesquels l'appareil avait été détourné par un pirate de l’air.Ils n’ont jamais été confirmés officiellement.En 1973, un autre Antonov-24 de la même compagnie s’est écrasé à l’atterrissage sur l’aéroport militaire de Goleniow, à proximité de Szczecin, dans le nord-ouest du pays.Parmi les 18 victimes, figuraient les ministres de l'Intérieur de Tchécoslovaquie et de Pologne, MM.Voir page 18: Équipe Carter décrète une taxe sur l’essence et limite l’usage des cartes de crédit M.Jimmy Carter WASHINGTON (d’après AFP et AP) — Le président Carter a lancé, hier, au peuple américain un cri d’alerte contre l’inflation, qu’il a appelée «un symptôme de détresse économique».Au cours d’une allocution radiodiffusée, le président a annoncé un certain nombre de mesures d’austérité qui n’auront pas, a-t-il ajouté, d’effet immédiat sur la hausse du coût de la vie, qui atteint actuellement un rythme annuel record de 18 à 20 pour cent.Le nouveau programme de lutte contre l’inflation prévoit notamment un budget équilibré pour la première fois depuis 12 ans, une taxe pour la conservation de l’énergie de 2,6 cents par litre d’essence et une réglementation visant à limiter l’usage des cartes de crédits.L’équilibre du budget pour l’année 1981 est la pièce centrale du nouveau plan du president américain visant à réduire le taux d’une inflation qui s’aggrave aux États-Unis.Il entraînerait la réduction des dépenses publiques à $14 milliards et une augmentation des revenus de $13 milliards par rapport aux estimations qu’il a soumi- ses au Congrès en janvier.Les nouvelles propositions prévoient un surplus oudgétaire de $13 milliards, le premier depuis 1969 et le plus important depuis 1948.Parmi les autres mesures, on relève: — La réduction du déficit prévu cette année de $40 milliards en retirant deux milliards des dépenses publiques et en accroissant les revenus de trois milliards.— L’application d’une taxe pour la conservation de l’essence de $4.62 par baril de pétrole brut importé.Elle toucherait les consommateurs à partir du 15 mai prochain sous la forme d’une taxe supplémentaire de 2.6 cents par litre d’essence et provoquerait une augmentation des revenus fédéraux de trois milliards de dollars cette année et de dix milliards l’année prochaine.Le programme recommande aussi: ¦ au bureau fédéral des réserves, d’imposer des restrictions sélectives à la croissance des prêts à la consommation, en limitant dans un premier temps l'usage des cartes de crédit; ¦ de prélever des impôts sur les intérêts et le paiement des dividendes, une mesure qui pourrait accroître les revenus fédéraux de trois milliards de dollars l’an prochain.Le président Carter a également réaffirmé son opposition à des réglementations sur les salaires et les prix en ajoutant qu’il continuerait de compter sur des programmes de limitation volontaire.Le discours du chef de la Maison-Blanche intervient après trois semaines de négociations fiévreuses avec le Congrès pour mettre au point un plan capable de ralentir l’inflation qui semble encore s’accélérer.De hauts responsables admettaient cependant hier qu’en lui-même, le nouveau programme n'aura pas d’impact immédiat.En fait, confiaient-ils, la nouvelle taxe sur l’essence augmentera le chiffre de la hausse des prix d’un demi-point cette année, mais ces mesures étaient nécessaires pour réduire la consommation globale d’énergie.«Le gouvernement fédéral doit cesser de dépenser de l’argent que nous n’avons pas et d'emprunter pour faire la différence», a dit M.Carter.«Toute notre société doit essayer encore plus Voir page 18: Carter La notion d’égalité a dominé la deuxième manche du débat référendaire De notre correspondant parlementaire QUÉBEC — Quel est le meilleur moyen d’en arriver au régime politique qui respecte le mieux l’égalité des deux peuples fondateurs du Canada?Est-ce la souveraineté-association que propose le gouvernement du Parti québécois ou le renouvellement du fédéralisme que défendent ses adversaires libéraux?Cette question, que l’électorat québécois devra trancher au cours des prochains mois, a été au coeur de la deu- xième semaine de débats sur la question référendaire qui s’est terminée jeudi soir à l’Assemblée nationale.Le thème de l’égalité, résumé dans le premier paragraphe de la question soumise à l’examen de l’Assemblée, aura en effet occupé une large part des discours de la trentaine de députés péquistes et libéraux qui se sont partagés les trois derniers jours de débats.Trois journées où la discussion fut certes plus rude que lors de la première semaine, particulièrement à cause des attaques repétées des péquistes contre le livre beige libéral, mais trois jours de débats de bonne tenue où chacun des intervenants a réduit au minimum les charges ad hominem et s’est plutôt concentré sur la valeur intrinsèque des arguments invoqués de part et d’autre.Avantagés par leur supériorité numérique et la cohérence qu'une équipe de fonctionnaires .politiques a soigneusement introduite dans tous leurs discours, les péquistes avaient choisi cette semaine de disséquer les propositions de réforme constitutionnelle adoptées par le congrès libéral des 1er et 2 mars derniers.Ils ont tenté de montrer que ces propositions ne respectent pas le principe de l’égalité énoncé dès les premières pages du livre beige.Rendus plus agressifs par le dernier sondage CROP donnant une avance de 11 points à la thèse fédéraliste, les députés ministériels avaient en effet décidé de porter l’attaque directement dans le camp ennemi en souhaitant démontrer que les propositons libérales renient les positions traditionnelles du Québec et perpétuent l’inégalité politique des Qué-Voir page 18: Notion Après le succè^ de la Gestalt Dùns l int imité de • Fritz Péris ]**£?%>* Voici enfin révélée la vie scandaleuse de son maître.¦ Un tirage Stankg vous attend aux librairies: • Scorpion (Terrasses et Anjou) • Hachette (554, rue Ste-Catherine est) • Flammarion (1243, rue Université) las éditions internationales slain stanké 2100, rueguy montréal 935-7452 2 B Le Devoir, samedi 15 mars 1980 Après la querelle des invités, la neige vient perturber le symposium de Lava! sur «le choix» QUÉBEC — Comme la cerise sur le gâteau, la tempête de neige qui s’abattait hier sur la Vieille capitale a contribue à politiser encore plus qu’il ne l’était déjà depuis 24 heures le symposium préréferendaire portant sur «le choix» entre le OUI et le NON et qui, organisé par un groupe de l’Université Laval, se voulait d’entrée de jeu le témoin d’une réflexion de type aussi universitaire que possible.La chose avait très mal commencé.Dès la mi-décembre, le Comité de réflexion politique (un groupe d’étudiants de l’Université Laval), en collaboration avec le département de Science politique de l’institution, préparait le symposium qui serait présidé par M.Léon Dion, politicologue rattaché à la même université, et s’assurait de la participation, pour la soirée d’ouverture - - de jeudi soir, du vice-premier ministre du Québec, M.Jacques- P.osent plutôt Me —-lt Hl„,ucllu uc la LU„i„„5- Yvan Morin (délégué par le premier ministre, invité d’abord) et slon constitutionnelle du parti; mais les organisateurs de l’évé-du chef de l’opposition, M.Claude Ryan.Fin décembre ce der- nemcnt tiennent à avoir un élu libéral aux côtés de M.Jacques- Yvan Morin, sans compter que Me Langlois est pris ailleurs ce soir-la.gard du projet de renouvellement du fédéralisme canadien soumis par la commission Pepin-Robarts il y a un plus d’un an.À la fin de février, M.Ryan annonce qu’il n’est pas question qu il participe au symposium.Les étudiants qui l’organisent ne prennent pas sa réponse pour définitive.Même M.Dion renonce a donner un coup de fil a M.Ryan afin d'exercer quelque pression a cette fin.M.Dion pense en effet que M.Ryan prendra lui-meme l’initiative de l’appeler.Nenni.Les organisateurs de la rencontre poursuivent leurs démarches auprès de représentants du bureau du chef libéral à Québec pour persuader ce dernier ou d’etre lui-même présent au symposium ou d’y déléguer quelqu’un de la députation libérale.Car pour la soirée du jeudi soir, on voulait deux représentants politiques élus.Les liberaux pro-Raynoid Langlois, le président de la commis- [1a /ill no rt I « m nîn 1 /\ar«n M • — « i — 1)1 ' du chef de l’opposition, M.Claude Ryan.Fin décembre, ce der nier manifestait son intérêt pour le symposium prévu.Entre-temps, les événements se gâtent.M.Léon Dion, quelques heures avant le congrès d'orientation libéral de la fin février, donne une oonférence de presse au cours de laquelle il prie les congressistes libéraux de rejeter le livre beige préparé par la commission constitutionnelle du Parti libéral du Quebec et qui contient son projet d’une «nouvelle fédération canadienne».l’intervention du politicologue a lieu quelques jours après la parution, dans LE DEVOIR, a’une série d’articles signés par lui et qui font un procès sévère du livre beige, notamment en re- Par-dessus la tête du chef de cabinet de M.Ryan, les étu-djants tentent de convaincre quelques députés libéraux, dont MM.Fernand Lalonde, Robert Lamontagne et Mme Solange Chaput Rolland, de prendre la place de leur chef, mais rien n’y fait.Et jusqu’au dernier moment, les organisateurs du symposium annoncent, dans leur publicité largement distribuée, que M.Claude Ryan doit y donner jeudi soir un exposé sur le fédéralisme renouvelé.Publicité fallacieuse que n’ont pas manqué de dénoncer rageusement les représentants libéraux et leur chef Montréal affiche un surplus de revenus de $38.5 millions À la fin d'un exercice financier de huit mois seulement, en 1979, la ville de Montréal avait perçu une somme de $38.5 millions en revenus excédentaires sur ses prévisions du printemps.Cette somme provient en bonne part des credits non dé- pensés, de la compression des dépenses et d’un accroissement des revenus de la Ville à même ses sources de revenus habituels.Le comité exécutif de la ville de Montréal a résolu cette semaine de disposer immédiatement d’une partie de cet excédent de revenus pour payer des dépenses supplémentaires imprévues en 1979.Ainsi, l’administration municipale compte-t-elle payer entièrement sa part du déficit de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal de 1979.Les modifications dans le mode de financement du transport en commun et la réforme de la fiscalité municipale ont obligé les villes de la CUM couvertes par le réseau de la CTCUM à effectuer une opération de rattrapage.Pour la ville de Montréal, la note s’élève à $37,747,898.L’administration municipale a puisé dans ses revenus excédentaires une somme de $20.7 millions pour le déficit de la CTCUM et trouvera les $17 millions manquants ailleurs dans ses crédits ordinai- res* Lès autres dépenses supplémentaires encourues en 1979 que la Ville paie avec ses revenus excédentaires comprennent une somme de $413,955 au fonds de l’Administration générale, $1,822,536 aux services récréatifs, $274,661 aux services culturels, $1.5 aux immobilisations, $7.2 millions aux actifs immobilisés (a-meublement, machinerie, terrains et bâtiments) et $212,033 aux autres gouvernements.L’administration municipale a placé en réserve une somme de $6.3 millions provenant de crédits encore disponibles de $413,955 au budget des dépenses contingentes, de $274,661 au budget des services culturels, de $1.5 million au budget des immobilisations et de $4,2 millions au budget des achats d’actifs immobilisés.Des revenus excédentaires de $38.5 millions constituent un résultat hors de l’ordinaire au terme d’un exercice financier de huit mois seulement.Au cours des dernières années, les surplus versés au budget de l’année suivante ont pu varier entre $250,000 et $7.6 millions.Dans le budget de 1980, l’administration municipale a versé un surplus du tonds général de $3.9 millions.Dans son budget de 1979, l’administration municipale avait prévu des revenus de $561.302,400 dont $441,562,200 provenant de sources locales (taxe foncière, taxe d’eau et de services, taxe d’affaires, .avoir sa maisonnette àLaCité Nous vous offrons tout le luxe de nos superbes maisonnettes à deux paliers.Au premier: cuisine avec lave-vaisselle, 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LaOtê Z 1.16 passager par auto Dans chaque millier de véhicules entrant à Montréal les jours ouvrables, on ne retrouve qu’environ 1,160 personnes, y compris les chauffeurs, pour un taux de covoiturage de 1.16.C’est une des données présentées lors du congrès de l’Association québécoise du transport et des routes (AQTR), par M.Ottavio Ga- lella, ex-directeur général de cet organisme et maintenant président de la firme Traffix Consultants.Celle-ci s’intéresse principalement au marché québécois.À l’échelle du Québec, a-t-il affirmé, une augmentation de seulement 10% du taux de covoiturage, proche de celui de la métropole, permettrait une économie de 50 millions de Gros succès de librairie CANADIENNE RICHARO BASTIEN : les éditions la presse BON DE COMMANDE par Richard Bastien Richard Bastien relève avec beaucoup d'à-propos les nombreuses contradictions du péquisme et fait porter son analyse sur quelques formes de fédération dans les pays industrialisés.Dorval Brunelle, LE DEVOIR Le livre de Richard Bastien recèle une ample et substantielle matière à refis* ion, notamment en vue du référendum du printemps prochain.Cyrille Felteau, LA PRESSE en vente partout 168 pages $7.95 A retourn.r aux édition.La Praaaa, 7 rua Salnt-Jaequaa, Montréal, P.O.H2Y 1K9.Vaulllax ma taira parvanir: ( ) La aolutlon canadianna $7.95 NOM: .„.cl-lolnt cnèque « , mandat-po.t.j payable aux ÉDITIONS LA PRESSE ADRESSE ou portar è mon compta: VlaaChargaxili.Maatar Charger.Prov.:.Code postal: • Tél.: Finalement, jeudi soir, les libéraux n’avaient aucun représentant à la soirée d’ouverture et seul M.Jacques-Yvan Morin y a livré un exposé, sur le projet de souveraineté-association de sa formation politique.Les libéraux n’avaient pas renoncé pour autant à participer aux trois ateliers de travail d’hier, puis à la séance plenière qui devait avoir lieu ce matin.Dans la nuit de jeudi à vendredi, cependant, une impressionnante tempête de neige rend presque impraticables les rues de Québec.Ceux qui le peuvent se rendent au campus de l’université.Pourant, les organisateurs de la rencontre, qui avaient prévu un protocole d’interventions et d’exposés fort minutieux et prévoyaient une stricte discipline destinée à équilibrer les interventions partisanes entre elles, d’une part, et les apports de style plus «monographique», sinon plus impartial, des universitaires, de l’autre, ont été pris au dépourvu par les absences, ici d’un représentant du OUI, et là d’un tenant du NON.Ainsi, dans l’atelier politique, il était prévu que le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, expose les motifs véritables de la souveraineté-association après l’exposé de M.Claude Forget, député libéral de Saint-Laurent, sur les avantages du fédéralisme et les méfaits de la thèse droits, licences, permis, etc.) L’exercice financier de 1979 a été le premier au cours duquel l’administration municipale a mis en marche son programme de compression des dépenses et le dernier avant la réforme de la fiscalité municipale.Dans ce contexte, elle prévoyait payer une somme de $20 millions en guise de contribution au déficit de la CTCUM pour l’année 1978, les municipalités payant toujours leur part du déficit du transport en commun une année en retard.L’opération rattrapage oblige la ville de Montréal à verser dès l’année 1979 une somme supplémentaire de $37.7 millions.En deux exercices financiers', la ville de Montréal a payé $57.7 millions pour le transport en commun, presque autant que la contribution de $56 millions qu’elle prévoit dans son budget de 1980.En intégrant l’opération rattrapage dans son budget, la CUM avait offert aux villes de payer immédiatement leur part du déficit de la CTCUM ou d’emprunter en leur nom une somme équivalente.La ville de Montréal n’a pas voulu augmenter ses dettes qui comptent pour 23.7% de ses dépenses ($213.1 millions) en 1980.litres d’essence par an.Traffix Consultants propose aux administrations publiques et aux entreprises des mesures incitatives au covoiturage.Pour M.Galella, ce sont surtout la réduction, et même la suppression, du péage des autoroutes et des ponts, la mise de côté de voies spéciales et un traitement préférentiel dans les parkings.Mais retenu par les congères, M.Forget n’a pas pu se rendre au campus avant 11 h.Las d’attendre son arrivée, les participants ont prié M.Morin de livrer son exposé en une demi-heure — ce que ce dernier accepta à condition de jouir d’un droit de réplique si M.Forget devait faire enfin acte de présence.La chose se produisit, M.Forget parla durant 55 minutes, le droit de réplique fut accordé, mais les représentants libéraux s’en scandalisèrent.’ Au même moment, l’atelier politique fut la scène d’un débat passionné, qui fit dire à M.Forget que le symposium même n’était qu’un «traquenard» et que le Parti liberal offrirait bientôt à ses organisateurs une riposte d’une grande vigueur sur la place publique.Parallèlement, les organisateurs du symposium, constatant que le débat équilibré qu’ils avaient désiré tournait au vinaigre, annulèrent la plénière prévue pour aujourd’hui et les esprits surchauffés se refroidirent autour d’une table garnie de fort bonnes choses, puis la rencontre se termina par des échanges officieux entre les invités et la centaine des 225 participants inscrits qui se trouvaient emmurés à l’université par l’intempérie.La discussion qui agita i atelier consacré à la politique hier midi portait sur un point du livre beige libéra! qu’avait soulevé Me Pierre Patenaude, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Moncton.Constatant en effet que le projet de fédéralisme renouvelé des libéraux permettrait au fédéral d’agir unilatéralement «lorsque, à cause de circonstances exceptionnelles, l’intégrité ou la sécurité de i’IStat canadien ou d’une province est menacée» (recommandation 69 du livre beige), Me Patenaude, un spécialiste en droit constitutionnel, concluait qu’une clause pareille permettrait au gouvernement fédéral de «mettre hors-la-loi tout parti du Québec qui prendrait le pouvoir et prônerait l’indépendance de cette province».Et if ajoutait qu’il pourrait en aller de mî ,ie «du Parti acadien, qui demande la création d’une nouvelle province, acadienne».Me Patenaude, après avoir soulevé maintes autres critiques fondamentales à l’endroit du projet libéral — notamment aux chapitres des droits linguistiques relatifs à la langue d’enseignement, de la culture, des communications, de l’assurance-chômage et du développement économique, conclut que pareille option «encourage à voter OUI au référendum».En guise de réplique, M.Claude Forget a déclaré que la uiste.clause suspecte n’avait pas cette signification et que les inter- r- - -— i—-.>ign._„-IulcI- ventions unilatérales «exceptionnelles» mentionnées au chapitre des pouvoirs du gouvernement central visaient plutôt un autre genre de circonstances spéciales, telle la guerre ou d autres fléaux.Il oublia, du reste, de rappeler que le congrès liberal d’il y a 15 jours avait entériné le principe du droit des Québécois a l’autodétermination politique.Un autre constitutionnaliste, Me Gérard Beaudoin, professeur à l’Université d’Ottawa et ex-membre de la commission Pepin-Robarts, ne par- ude.tageait guère les craintes de M.Patenaude.Quant au président du symposium, M.Léon Dion, il avait sou-lébat plus rigoureusement symétrique entre partisans blanc du gouvernement sur haité un débat plus rigoureusement sy et critiques respectivement du livre bk.v „„ ___ la souverainete-association et du livre beige dies libéraux sur le fédéralisme renouvelé.Mais les représentants libé'aux ne s’engageaient, pour la plupart, qu’avec hésitation dans la défense de leur propre projet, s’appliquant plutôt à défendre le fédéralisme en general et à critiquer 1 approche péquiste, conformément à 1 essentiel de leur stratégie référendaire.M.Dion a annoncé jeudi qu’il se prononcera publiquement pour le OUI ou pour le NON — ou peut-être pour l’abstention, d’ici quinze jours.AVEZ-VOUS UNE BONNE IDEE : .il 'N- « Si:**: SK '' ¦ ; J glisi lill® s; N ' " -V - fofcfcv?- Si vous oeuvrez au sein X d’un organisme A but non lucratif, voici enfin le coup de pou "X ce dont vous aviez besoin pour concrétiser l’un de vos projets.Le Programme fédéral Jj|| d’emplois d’été pour les jeunes vous offre la possibilité d’em ® | baucher au moins trois étudiants pendant six è dix-huit semaines.A la faveur de cette nouvelle formule, les projets présentés devront absolument fournir aux étudiants la possibilité d’acquérir une expérience de travail pratique qui, en même temps, devra profiter à la communauté.Renseignez-vous auprès de votre Centre d’Emploi du Canada ou votre bureau local du Développement de l’Emploi et présentez votre projet d’ici le 28 mars 1980.Faites vite, nous attendons vos bonnes idées! NOUS FINANÇONS LES BONNES IDEES! 14 Emploi el Employment and Immigration Canada Immigration Canada /°l 1H Canada ) G Le Devoir, samedi 15 mars 1980 ¦ 3 Lévesque invite à passer aux actes en votant pour l’égalité entre deux nations par Pierre April (PC) — Appels à la solidarité québécoise non partisane, dévoilement de listes contenant les noms des nouveaux adhérents à l’option souverainiste, analyse de la situation économique avec ou sans gouvernement fédéral, revue des arguments des adversaires et propos rassurants sont autant de sujets qu’a abordé, hier, le iremier ministre du Québec, René Lévesque, En tournée preréiérendaire, M.Lévesque a passé la journée à se frayer un chemin dans une sérier.se tempête de neige, à rattraper des retards et à parler d'une voix qui ressemblait à celle de ses bons moments d’animateur à la télé, puisqu’il soignait une mauvaise grippe.Pour le premier ministre et chef du comité-parapluie du i’abord le «geste ffi OUI, il y a d’i historique et unique» que les Québécois se préparent à poser.Aux membres du club de l’âge d’or de Mascouche, M Lévesque a signalé que le moyen était maintenant venu «pour que par respect pour le passé, en l’honneur du présent et en pensant à l’avenir, on cesse (récrire de beaux principes sur papier et de passer aux actes en votant pour l’égalité de fait entre les deux nations canadiennes»., _ À cet auditoire de personnes âgées, il a parlé de Maurice Duplessis, «le premier ministre québécois qui a crié jusqu’en 1959 pour qu’Ottawa rende au Québec son ‘butin’ et qui est finalement mort sans que son rêve se réalise.» Il leur a rappelé les slogans de M.Jean Lesage, «maître chez nous», celui de M.Johnson, «égalité ou indépendance» et la «souveraineté culturelle» de M.Robert Bourassa avant de les rassurer sur le sort qu’un gouvernement souverainiste réserverait aux pen- sions de vieillesse.«Ne craignez-rien, a-t-il dit, au lendemain du référendum, les pensions de vieillesse continueront de venir d’Ottawa, du moins jusqu’au terme de la négociation.» Par la suite, a-t-il rappelé, le gouvernement du Québec les reprendra à sa charge sans les altérer.Plus tard, à Sainte-Thérèse, M.Lévesque s’est entretenu avec une centaine de représentants des conseils munici- Eaux de la région des Basses aurentides.L’occasion était belle, selon lui, pour parler des nombreux engagements du programme péquiste réalisés depuis 1976 par son gouvernement.La loi du zonage agricole, la réforme de la fiscalité municipale, la santé et la sécurité des travailleurs et l’assurance-automobile sont, semble-t-il, des sujets de fierté du gouvernement québécois.Devant ce qu’il considère comme des gestes législatifs très positifs, le premier ministre a profité de l’occasion pour s’en prendre à l’attitude négative du Parti libéral du Québec et surtout de son chef, M.Ryan.«Les mêmes qui disent NON à la question référendaire sont Claude Gariépy Gariépy accusé de deux meurtres Claude Gariépy a comparu, hier, sous deux chefs d’accusation de meurtre au premier degré à la suite de la mort violente d’un garçon de cinq ans et d’une fillette de quatre ans, portés disparus au cours de la semaine dernière après avoir été vus jouant dans leurs voisinages respectifs.fixée à jeudi prochain.Le Gariépy, âgé de 22 ans, n’a pas présenté de plaidoyer; l’enquête préliminaire a été fixée procès aura lieu devant juge et jury.L’avocat de la défense, Me Alain Mélançon, n’a pas demandé de libération contre cautionnement et a indiqué, hors cour, qu’aucune démarche en ce sens n’était prévue pour le moment.Selon le chef d’accusation, la police allègue que Gariépy aurait causé la mort de Shirley Bourdon, le 6 mars, et de Yannick Geoffroy, le 12 mars.Le prévenu s’est présenté en cour vêtu d'un chandail et d’un blouson de cuir.Il semblait être égratigné ou coupé sous l’oeil droit.La comparution devant le juge André Chaloux, de la Cour des sessions, a duré un peu plus d’une minute.La défense aura le droit de demander à la cour, à l’enquête préliminaire, que Gariépy soit soumis à un examen psychiatrique pour déterminer s’il est mentalement en état de subir un procès.Me Mélançon a laissé entendre que ses collègues et lui, du bureau d’aide juridique de Montréal, décideront, après d’autres entretiens avec leur client, s’ils demanderont l’examen psychiatrique.Le travail doit reprendre mercredi chez Pétrofina et Joseph Elie Ltée ceux qui ont dit non à l’assurance-automobile, à la réforme de la fiscalité municipale et à la loi du zonage agricole, des mesures réclamées depuis des décennies.» Selon M.Lévesque, «cette attitude démontre bien la décadence d’un tel parti politique et de son chef».Toujours à Sainte-Thérèse, M.Levesque a rendu visite aux ouvriers de l’usine Ken-worth.Là, il a parlé de la loi anti-scabs, «qui n’est pas parfaite, mais qui est tout de même un premier pas important» et de la loi sur la santé et la sécurité des travailleurs.Interrogés par des ouvriers sur ce qui se passerait si les Québécois votaient OUI et que les autres gouvernements refusaient ensuite de négocier.M Lévesque a répliqué que V.Lesage avait déjà dit que la eine ne négocierait jamais avec ses sujets et «pourtant, ¦n est bien placé, et vous le sa-ez, pour aire que le gouvernement doit depuis ce temps Le lock-out, qui a débuté le 10 décembre à la compagnie Pétrofina ainsi qu’à sa filiale Joseph Elie Ltée, prendra fin mercredi prehain à la suite d’une entente de principe intervenue hier après-midi avec les Travailleurs unis du pétrole.Cette entente de.principe crée un précédent dans la mesure où c’est la première fois qu’un raffineur canadien introduit dans une convention collective une clause d’indexation des salaires.Cette mesure avait été suggérée par les deux médiateurs, MM.Courchesnes et Vanier, dans un rapport qu’ils ont soumis non seulement à Pétrofina et au distributeur Joseph Elie mais aussi aux raffineurs Shell et Texaco, eux aussi aux prises avec un conflit de travail sur les mêmes questions.Réunis jeudi soir en assemblée, les syndiqués de Pétrofina ont rejeté une proposition de leurs négociateurs, qui leur suggéraient de soumettre les trois questions encore en litige à un tribunal d’arbitrage.Les syndiqués ont préféré se pencher sur la contre-proposition formulée au début de la semaine par Pétrofina, qui leur demandait d'interpréter de façon limitative une recommandation des médiateurs portant sur la sous-traitance.En retour, la compagnie acceptait d’accorder une clause d’indexation plus universelle que celle suggérée par les médiateurs de même qu’elle se montrait plus libérale que les médiateurs sur le calcul de la rétroactivité.Finalement, la formule de la compagnie fut acceptée avant le délai imparti, soit hier midi.Les syndiqués de Pétrofina ont consulté leurs collègues de Shell et Texaco, avec qui ils formaient un front commun, avant d’accepter la proposition de leur employeur.Fortement intéressés à ce qu’un syndicat réussisse à poser un précédent dans l'industrie pétrolière sur la question de l’indexation, les travailleurs de Shell et Texaco ont indiqué leur accord avec le règlement proposé par Pétrofina.C’est alors que l’entente de principe fut officialisée et communiquée à la partie patronale.Les compagnies Texaco et Shell ont émis des réserves jusqu’à présent sur la question de l’indexation car leurs employés américains, au nombre de plusieurs dizaines de milliers, vont commencer à négocier bientôt leur prochain contrat de travail.Shell craint d’être moralement obligée d’accepter au Québec le «pattern» créé chez Pétrofina et de devoir l’étendre ensuite aux USA.Son siège social to-rontois ainsi que le centre de décision américain suivent l’évolution du conflit avec attention.Les syndiqués de Pétrofina, afin de marquer leur appui à leurs collègues de Shell et Texaco, ont accepté de hausser à leur profit leur cotisation syndicale de $50 par semaine pour la durée du conflit.L’entente intervenue hier chez Pétrofina sonne le glas des nombreuses poursuites intentées par les deux parties devant le Tribunal du travail.Les deux parties se poursuivaient pour négociation de mauvaise foi et le syndicat y avait accusé d’autre part l’employeur de ne pas reconnaître ses représentants à la table de négociation.Le syndicat avait d’autre part amorcé une série de poursuites en riposte aux infractions constatées par un enquêteur gouvernemental, chargé de vérifier l’application des dispositions anti-scabs dans les raffineries.Le protocole de retour au travail annule toutes ces poursuites devant le Tribunal du travail.Les deux parties ont aussi convenu de passer l’éponge sur toutes les demandes d’injonction et poursuites connexes.La compagnie a d’autre part accepté de ramener à $50,000 une poursuite de $500,000 intentée à la suite d’une grève illégale en 1975.Ce remboursement débutera en février, l’an prochain, à raison de $500 par mois.Les deux parties ont aussi réglé à l’amiable un épineux COURS DE MATHÉMATIQUES Enseignement par correspondance Quelque soit le-genre diétudèsd'ans.lesquelles vous êtes engagés, nous pouvons vous, Offrir une garantie absolue.dé réussite .Des institutions et des associations aussi prestigieuses que les suivantes font appel à nos services: • l’A.E.P.(École Polytechnique) • l’A.E.C.Ù.H.E.C.(Hautes Études Commerciales) • Collège Jean-de-Bréboeuf Les résultats obtenus par nos étudiants témoignent de la qualité nettement supérieure de notre mode d'enseignemènt.» 1 w Pour renseignements: Les Éditions Campus Inc.tél.: 271-2141 L’hôpital Fleury réclame une hausse de budget pour laisser ses lits ouverts L’hôpital Fleury vient de réclamer une augmentation de son budget global de fonctionnement afin d’éviter des fermetures massives de lits en période estivale.Il demande également auprès du gouvernement une solution immédiate au surnombre des malades chroniques qui empêche actuellement ce centre hospitalier de fournir des soins aigus et de courte durée aux 160,000 citoyens de son secteur géographique.Comme solution immédiate et à court terme, nous apprenait hier le Dr Reynald Dutil, président du Conseil des médecins et dentistes, le conseil d'administration vient d'auto- /T % Toutes ces obligations ont été vendues.Cet avis est publié seulement à titre d’information.Nouvel emprunt Janvier 1980 - r AQUITAINE COMPANY 0F CANADA LTD.EMPRUNT DE U.S.$ 30.000.000 117*%> - 1980-1985 >- -< SOCIÉTÉ GÉNÉRALE BANQUE BRUXELLES LAMBERT S.A.DOMINION SECURITIES LIMITED MANUFACTURERS HANOVER LIMITED ORION BANK LIMITED SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE BANQUE S A.riser l'addition de 38 lits pour l’été prochain, ce qui équivaut à un déficit de $170,000 que l’on espère voir éponger par le ministère des Affaires sociales.Le Dr Dutil a rappelé hier que cette décision, pour «hasardeuse» qu’elle soit, s'inscrit dans l’objectif de l’hôpital Fleury de fournir des soins efficaces et de qualité aux patients.Au cours des trois dernières années, soit de 1976 à 1979, cet hôpital spécialisé de 250 lits affectés aux soins aigus et de courte durée, a dû se résoudre à fermer des lits, entre juin et septembre, tout en voyant le nombre de malades chroniques s’accroître considérablement, de 25 à 80.Cette situation n’est plus tolérable, ont tour à tour fait valoir le Dr Dutil et la présidente du conseil d’administration, Mme Denise Turenne-Thibault.«C’est la vocation même de l’hôpital Fleury et la qualité des soins dispensés qui risquent de s’altérer et de diminuer», ont-ils dit.Le Conseil des médecins et dentistes veut bien souscrire aux objectifs formulés récemment par M.Denis Lazure, à savoir qu’il faut mettre de l’ordre dans les urgences et ouvrir progressivement tous les lits actifs, mais il exige pour ce faire un budget spé-cial de fonctionnement, à court terme, et une hausse du budget global de fonctionnement à long terme.Il est actuellement ae $14 millions et à force de réprimer ies dépenses pour se soumettre aux directives du MAS et au plan de redressement budgétaire, Fleury a réussi à récupérer $1.2 million en trois ans.Il y a là cependant un paradoxe.puisque l’urgence de Fleury est l’une des plus achalandées du secteur nord-est de Montréal: 930 nouveaux patients chaque semaine et l’obligation d’en détourner le tiers vers d’autres institutions, faute de places, et l’été cette proportion est encore plus grande.Car, rappelle le Dr Le Canada enverra un observateur à Genève OTTAWA (AFP) - Le Canada enverra un observateur à la réunion Internationale de Genève, où seront examinées, lundi et mardi, les possibilités d’organiser les Jeux olympi- - de 1980 ailleurs qu’à ______>u.a-t-on appris hier au ministère des Affaires extérieures.Le représentant canadien sera M.James Hutchings Taylor.sous-secrétaire a’état-adjoint aux Affaires extérieu- Sï problème d’ancienneté qui avait d’abord été tranché en arbitrage durant la dernière convention collective.Les deux parties ont finalement convenu d’établir une liste d’ancienneté qui résout le problème posé par la fusion ' ' de la de deux départements à .suite d’une innovation techni que permettant de simplifier 1 ancien processus de production.Entre-temps, la centrale des Travailleurs unis du pétrole a décidé d’intensifier son boycottage des produits Shell et Texaco et d’activer ses poursuites contre ces deux compagnies afin de permettre l’instauration d’un rapport de force susceptible de faire démarrer les négociations dans ce secteur.Il a souligné que M.Kyan îvait lui aussi dit qu’il ne serait jamais candidat au leadership libéral et pourtant, deux mois plus tard, il était é u chef de cette formation politique.«Ne perdez jamais de vue, a-t-.dit, qu’il est tout à fait normal et logique que les autres gouvernements affirment qt ils ne négocieront jamais la so jverainete-assoeiation, c’est ui e question de stratégie référé idaire, mais après cette inapt rtante consultation popu-laire, leur attitude, j’en suis convaincu, changera.» 1 Mus tard, à Samt-Eustache, il i repris chacun de ses arguments devant un autre audi-tioie à qui l’on a présenté de noi veaux adhérents à la thèse souverainiste.Dutil, entre juin et septembre Fleury accueille de véritables cas urgents, les admissions électives étant déférées à l’automne.Les cas de chirurgie mineure qui ne nécessitent Pas d’hospitalisation et que leury a été un des premiers hôpitaux à adopter comme politique continuent d’être traités.Durant l'été, la situation devient particulièrement difficile en raison des fermetures de lits - 76 en 1976, 97 en 1977, 89 en 1978, 85 en 1979 — ce qui est inadmissible pour un petit hôpital de la taille de Fleury dont l’urgence est constamment encombrée.L’ouverture en 1978 de la Cité de la santé de Laval n’a pas sensiblement réglé ce problème, comme on l’avait espéré.L’achalandage des urgences des petits hôpitaux périphériques est un phénomène qui s’explique par la migration des citoyens vers les banlieues.Ces chiffres sont éloquents: dans les grands hôpitaux de Montréal, qui ont un total de 5,315 lits, il y a eu 7,729 visites à l’urgence en 1979 alors que dans les petits hôpitaux spécialisés en soins de courte durée, qui contiennent un total de 2,189 lits, il y a eu presque autant de visites à l’urgence, soit 7,212.Mme Denise Turenne-Thibault estime que le ministère des Affaires sociales devrait reconnaître la situation particulière que vit l’hôpital Fleury et par le fait même augmenter le budget global afin d’offrir des services à longueur d’année.Plusieurs démarches ont déjà été entreprises auprès des représentants politiques locaux, MM.PatriceLaplante, député du comté de Bourassa et Guy Tardif, ministre des Affaires municipales et député du comté de Crémazie.Des représentants du ministère des Affaires sociales sont déjà sensibilisés à ce dossier présenté officiellement à Québec le 25 février dernier.Le gouvernement libéral de M Pierre Elliott Trudeau n’a pas emboité le pas au gouvernement conservateur de M.Joe Clark après les éleçtions du 18 février pour préconiser un boycottage des Jeux de Moscou si les troupes soviéti- 3ups ne se retiraient pas Afghanistan.En outre, on souligne officiellement à Ottawa que le Canada poursuit son rôle de médiateur entre les États-Unis et l’URSS Université de Montréal Faculté des sciences de l’éducation Section d’administration scolaire Maîtrise» professionnelle en administration scolaire (programme d’études de 2ème cycle - 45 crédits) Objectifs La maîtrise professionnelle vise à développer chez l’étudiant ies habilités qui pourront le rendre plus ap e soit à diriger une organisation d’éducation (ou une unité dans cette organisation) soit à participer à l’administration de celle-ci.Complémentairement à cette orientation générale, l’organisation du programme permet aussi à un étudiant qui le désire: d’approfondir un domaine de l’administration (et en particulier la gestion pédagogique et la gestion des ressources humaines) de se spécialiser dans l’analyse c es politiques en éducation ou dans la planification en .éducation de se préparer plus spécifiquement à oeuvrer à un niveau ou l’autre du système d -nseignement le pré-scolaire et le primaire, le secondaire, le collégial ou l’universitaire A qui s'adresse la maitrire?Aux cadres qui oeuvrent dans une organisation d'éducation ou aux personnes qui.sans être cadres, participent à l’ad nmistration d’une organisation d'éduc* ion A toute personne qui veut se pr parer a devenir cadre dans une organisation d éducation ou qui veut se préparer à partit iper à l’administration de son organis ation A toute personne intéressé» à l'administration de l'éducation « (La Section dispense aussi son pre gramme de maîtrise dans le milieu Le proçr imme s'adresse alors aux cadres d ) commissions scolaires avec lesq telles des ententes sont conclues) Scolarité Elle peut se faire à temps partiel ou à p A HWood 1000 149 140 140 -10 HatleighA 1100 $5% 5% 5% HatleighB 300 $5% 5% 5% + 'A Hawker 3175 $17% 17 17-1 Hayes D 837 $9% 9% 9% HedwayA 2200 $5% 5% 5% Highfield 2750 345 335 345 +5 HolIngerA 480 $43% 43 43 - % HBeyMng 7030 $27 26% 27 - % HBayCo 22881 $28% 28 28%- % HBCpr 1319 $19 18% 19 + % HB Oil Gas 5278 $119 115% 118 -1% Hu-Pam 13500 82 78 78 -2 Husky 011 4202 $85 83 84% - 1 Hydra Ex 21400 105 90 95 -15 I AC 7167 $9% 9% 9% ITLInd 200 310 310 310 lUIntl 8600 $15 14% 15 Imasco 1225 $45% 45 45%+ 'A ImascoAp 1500 325 320 320 -10 ImpOIIA 32115 $49'A 47% 48'A-l'b ImpOIIB 10028 $48 48 48 Inco 110470 $30% 29'A 30 - 'A Inco7.85 600 $20 20 20 - 'A Indal 66332 $12% 12 12%+ % Indusmin 190 $18% 18% 18%+ % I nails 200 $14% 14% 14% - % InlandGas 250 $14 14 14 Inland G p 100 $10% 10% 10%+ % InlndGlOp z40 $25 25 25 Inter-City 1850 $21'A 20'A 21'A Intrmetco 100 $13 13 13 - % IBM 433 $70% 70 70 IntMogul 711 $8'A 8'A 8'A IMogulA 300 $14'b 14% 14%+ % Inti Thom 1800 $11% 11 I1%— 'A IntprPIpe 4855 $16% 16% 16%+ 'A Ipsco 1450 $28 27 27 - % InvGrpA 425 $19 19 19 + % Irwin Toy 100 291 291 291 +1 Ivaco 1700 $20% 19% 19%- % JQRes 7900 150 146 150 Jannock 500 $12 11% 11%- % JannockS 700 $11'A 10% 1114 + 'A Jannockw 1300 $5% 5% 5%- 'A Jorex Ltd 60100 115 105 110 - 8 Joutel 19600 185 176 183 + 3 Kaiser Re 16317 $33% 32 33%+ % KamKotla 13650 $7% 7 7'A- 'A KapsTran 30478 138 130 138 Kelly DA 500 $7% 7% 7% KelseyH 200 $27 27 27 + 'A Kerr Add 12600 $17% 17 17% - % KAnacon 6000 100 95 95 —5 LaLuz 600 $8 8 8 — % LabattA 14700 $21% 21% 21% - 'A LabMin 200 $46 45 46 + % Lacana 18400 $8% 8 8'b- % Lacanaw 6500 $6% 5% 6 - % LaidlawA 1300 $6 6 6 LaidlawB 2600 $6 5% 6 + 'A Ldl 9% 100 $9% 9% 9% LaidlawS 200 $7% 7% 7% LOntCem 100 $5% 5% 5% LShore 341 $7 6% 6%+ % LasitrKm 7000 235 215 220 -10 Laurasla 27500 114 110 114 - 6 LauFinp z28 $10'A 10'A 10'A Lava Cap 2925 $7'A 6% 67b— % Leigh Inst 3200 $8% 8'A 8%+ % Liberian 500 $7'A 7'A 7'A- 'A LLLac 2267 $7 6% 7 - Va LobCoA 2900 415 405 415 +10 LobCoB 1500 415 415 415 +10 LobCopr z50 $25% 25% 25% Lochlel 17900 $6'b 6'/* 6%- 'A LyttonM 1100 70 70 70 -7 MDSHelth 1546 $8% 8% 87b- % MICC 10842 $12 12 12 - % MICC A 240 $23% 23% 23%+ % MICC8% 1000 $19'A 19'A 19’A + «A MiccSp 3000 $27 25'b 27 + % MPGInvA 200 $12% 12% 12% - % MSZRes 31100 310 255 305 +20 MTS Inter 100 100 100 100 MclanHA 200 $24’A 24'A 24'A- % MB Ltd 17633 $29'A 28% 29’A Madeline 5426 250 220 240 -10 Madsen 1250 185 184 184 - 1 Magnason 200 265 265 265 Maanetcs 2800 163 155 163 +2 Malslinl 600 $5 lb 475 5 MajstcWH 68250 $6 5% 6 Man Bar 31204 270 250 270 Maritime 1984 $23'A 22% 22% - % MartimAp 400 $8 8 8 MarkSpnc 200 $7 7 7 — 'A MassFer 15200 $10'A 10% 10'A+ % Mas F A 1300 $22 21% 21% - 'A Mas F B 700 $21% 21 21 - % Matchan 55800 77 68 77 -3 Me Adam 6400 90 87 90 —3 McGrawH 100 $8'b 8% 8'b- 'A McIntyre 1264 $78 75'A 77%-1% McLaghln 8500 $12% 11% ll’b- % McLghl9p 300 $19 18% 18% - % McLghllOp 100 $13 13 13 Melcor 400 $14 14 14-1 Mentor 12800 $6% 5% 5%- % Mercantil 1400 $16'A 16 16 MerlandE 18725 $26 25% 25'b- % Mldcon 1300 275 265 275 +15 Mlnrl Res 53333 350 325 350 + 5 Mitel Corp 7780 $19% 18% 18% - % MolsonA 950 $28% 28% 28% - % Mon Inv 100 $11 11 11 MonencoA 500 $12'b 11% 12%+ % MonetaP 300 100 100 100 Mtl Trust 400 $21% 21% 21% + % Moore 15486 $34% 34 34% - 'A MtnStates 4150 $11% 11% 11%- % Murphy 11108 $27 25% 26 - 1 NBCook 1200 $7% 6% 6%- % Vanta* Haut Baa Farm Ch.NBUMine 12050 360 340 345 -25 NatBkCan 4863 $11 10% 10%- % NatDrug 500 $12 12 12 NatPete 46850 370 330 360 -15 NatSeaA 100 $15 15 15 + 'A NatTrust 2500 $20 20 20 -1 Nemco 16850 305 292 295 -15 Neomar 2604 415 390 390 -40 NBTel 413 $18% 18% 18% - 'A NBTel1J5 487 $19% 19% 19%- % NKelore 51100 56 51 53 -7 NProvidD 2100 60 60 60 N Que Rag I 5850 $6 5 6 +1 NSen 115400 73 66 70 -5 NYorkOll 11300 310 285 300 -15 NfldLPA 350 $20% 20 20 - % NfldTel 10072 $11% 11 11 NfldTe975 200 $19'A !9Vb 19'A— % NfldTe885 100 $19 19 19 Newnor 21000 38 36 38 - 2 Nick Rim 22200 55 50 52 -3 NobleM 3300 210 201 201 - 9 NorAcme 22200 98 87 93 -7 Noran 183782 $26'A 25% 26'A Norbaska 22200 78 73 75 -3 Norcen 26648 $34% 34'A 34% - % Norcen B 100 $20 20 20 Norcn288 200 $61 61 61 Norlex 31000 46 42 43 NCOils 300 $22 22 22 + % Nor Tel 4827 $43% 42% 42% Northgat 4650 $11 10% 11 - % Nthld 123300 135 120 129 -7 NSSavngs 8332 $9’A 9 9 - Va NowscoW 1365 $49% 48 49'b- % Nu-WstA 20070 $16% 16 16 - % Nu-Wstp 400 $14% 14% 14% Nu-Wst9p 100 $17% 17% 17% - % NufortRes33766 116 100 114 - 5 Numac 12280 $42 40% 41'A-1'A Oak wood P25970 $20% 19'A 20% - % Obrien 31400 310 295 310 Ocelot A 200 $30 29 30 -2 Ocelot B 12585 $30'A 29% 30% - 'A Okanagan 300 $19% 19 19 - % OkanAp 100 $12% 12% 12% Onaping 17550 $5% 5% 5% + % Oshawa A 1320 $7% 7% 7% Osisko 49500 70 60 65 -2 PacCoper 8700 410 395 395 - 5 PacNthG 100 $9 9 9 - 'A PacNth6% z50 $16% 16% 16% PagePet 3507 $26% 25'b 26'A- % PagePet7 2300 $14 13% 13% - 'A PagurianA 1900 460 445 445 -25 PalomaP 4047 $6% 6% 6%- % PamourA 10650 $12% 11% 12'A+ % PancanaA 1750 485 480 485 +10 PancanaB 250 490 490 490 +10 PanCentr 37616 270 242 265 -10 PanCan P 800 $75'A 75'A 75'A- % PangoGId 700 155 155 155 Parlake 3800 279 270 270 -10 PeBenO 5500 320 300 320 +10 Peerless 430 $6% 6>A 6%+ % Pembina 10250 $11'A 11 11%-% Pennant 52850 300 290 295 - 5 Penningtn 1100 $6 6 6 + % PJewlA 10805 $12 11% 12 + Va Petrofina 1835 $49% 49 49'b Petrofinar 57440 124 110 120 + 5 Petrol 3800 $10% 10% 10% - 'A PeytoOils 800 $22 21% 22 + 'A PhonixOil 1800 $7'b 6% 7'b+ % Photo Eng 500 $35% 35 35 -1 Pine Point 6930 $42 38% 41 +2’A Place G 23850 405 375 395 -15 Placer 6965 $61 55% 60 Plysr840 200 $24 24 24 - % Pomlnex 30800 212 1 95 212 +11 Ponder 1000 230 225 225 -6 PopShops 1400 170 165 165 - 5 PowrCorp 3500 $15'A 15 15% - 'A Prado Exp 3000 145 140 145 - 8 Precamb 2000 $5'A 5 5%- % PreTrst 215 $62% 62 62% + % QMGHldg 46294 $5% 5% 57b Qasar Pet 3550 $6% 6% 6% QueSturg 19500 $5 465 490 -10 QueTel 100 $21% 21% 21% - 'A Ram 8795 $20 18% 19% + % Ram wt 2400 $14% 14 14»A- 'A Rchmn 1325 $14% 14'A 14% Ranger 13350 $28'A 27% 27'b - % Rayrock 8350 355 335 350 -25 Redpath 1150 $16% 16% 16% + 'A Redstone 51400 186 155 170 -20 ReedPapA 7915 $9% 9% 9'b- % R Sth A 27600 $8% 8% 8% + % Reichhold 18280 $13% 12'A 13 - 'A Reich7’Ap 6300 $17 16'A 17 - % ReitmanA 14900 $15% 15% 15% Resservie 23000 $11% 10% 11%+ % Reveistk 500 $10 10 10 + »b RevnuPrp 27270 193 175 180 - 5 RileysD 125 178 178 178 - 1 RioAlgom 1480 $33'A 33 33 - % Rio8.5 11035 460 460 460 Rolland 600 $8% 8% 8'b- % Roman 500 $56% 53 56% - % Rothman 450 $21 21 21 + % Rothm2p 2750 $12 11% 12 Royal Bnk 15293 $42% 42 42%+ Va RyTrscoA 6999 $13 12% 13 Ruprtlnd 39800 $6% 5'A 6%+ % RusselA 14870 $19 18% 19 +1% RusselB z20 $18% 18'b 18% Russel9% 800 S17'A 17 17 - % Russel170 700 $15% 15% 15% St Fabien 53500 60 56 59 -2 SandwellA 400 $11% 11% 11% Sceptre 32025 $12% 12% 12%+ % Sceptre w 10450 $7'A 6% 7%- % Scintrex 800 $7% 7% 7% ScotPaper 1200 $14% 14% 14% - % Scot York 2700 $5% 5% 5% Scotts z25 $7'A 7'A 7’A ScottsC 1025 $7% 7% 7'b+ «A 1000 lSv) laiawMKeiaa En dents de scie Les cours ont fluctué en dents de scie, hier à Wall Street, où l'indice des industrielles clôture à 811,68 en hausse de 2.13 points.L’activité a été calme et a porté sur 35,39 millions d'actions.Les opérations spéculatives avant le discours du président Carter sur les questions économiques, ont constitué le plus gros de l'activité.Le relèvement du prime rate à 18.50% s'est par ailleurs généralisé En clôture, le nombre des baisses dépasse celui des hausses.865 contre 614 et 398 valeurs sont inchangées.La plupart des compartiments clôturent irrégulièrement, notamment l'aerospatiale, les chimiques, et les compagnies aeriennes.Baisse des pétroles avec Royal Dutch à 771-4 en baisse de 2 7-8 points.Union Oil of California à 49 en baisse de 2 3-8 points.City Services gagne 2 1-4 points à 91 1-4.Parmi les valeurs canadiennes cotées à la Bourse de New York, McIntyre Mines perd 3 à $64, Genstar 7-8 à $23 7-8, Dome Mines 1 à $59 3-4 et Seagram's 1 à $401-4.Par contre, Hiram Walker gagne 1-4 à $28 1-4, Massey Ferguson 1-8 à $8 7-8 et Bell Canada 1-8 a $15 1-2.Cour* fournis par la PRESSE CANADIENNE Vanta* Haut Baa Farm.Ch.ACF In 7 167 35% 35 35%-1% AM Intl x186219% 17% 19%+2% AS A Ltd 1385 42% 40’b 42%+ 'A Alcan 5 1065 52% 52% 52%- % AMegCp 5 23 23% 23% 23%.Alla Lud 4 38 28% 28% 28%- % AllfsCh 4 478 27'A 26% 26%-1 Alcoa 4 1114 60% 58% 60%+ 'A A max 7 547 46% 46 46'A-1% A Hess 4 1489 49% 48'A 48%—1% AmAir 3 232 9% 9% 9%— % ABrnd 5 139 61% 60'A 61%+1 Am Can 5 650 29%d29% 29'b- % A Cyan 9 2237 32% 30% 31%+1% AmEIPw 7 598 16% 16'A 16%+ Va AmExp 5 603 26% 25% 26 .A Home 10 1272 24 23% 23% Am Mot 4 439 7% 7 7%— % A Stand 5 703 50% 50 50%+ Vb Am TT 6 3069 47% 46% 47%+ % Amp Inc 11 107 37'A 36% 37'A+ 'A Ampex 12 486 25% 24% 25%+ % ArmcoSt 6 212 28'A 28 28% ArmstCk 5 745 13% 13% 13%+ Va Asarco 4 3709 38% 36'A 37%- % AtlRlch 9 1589 90'A 89 I9'A- % AvcoCp 2 466 20% 20 20'b+ % AvcoPf 3 53 53 53 Avnetln 7 203 28% 27% 27% Avon 8 867 33% 32 32'b+ % Bâche 4 140 11% îl'A 1l%+ % Bakrlnt 18 270 60 59% 59%- 'A BaxtTr 11 1770 38% 37% 37%- % Beckmn 14 167 26 25% 25%- % BelHow 9 110 24% 24 24% Bell Can 34 15% 15% 15%+ % BenfICp 4 141 18% 17% 18%+ »A BethStl 4 301 22% 22'b 22%+ % Black D 8 385 19% 19% 19%- «A Boeing 7 1435 59'A 58% 58%- % Bols Cas 5 381 30% 30% 30'b- % Borden 5 298 21% 21 21H- 'A BorgW 5 101 V 35% 35%- % BosEd 6 65 19% 19'A 19%.BrlstM 9 477 32% 31% 31%+ 'A Brnswk 6 927 13% 13% 13%- % BucyEr 71022 19% 18% 19%+1% Burl Ind 6 204 16'A 15% 16'A+ % Burrgh 9 449 66% 66 66%- % CBS 6 580 45% 45 45'b- 'A C PC Int 8 320 58% 57% 58'b- 'A CampRL 503 32% 31 31%- % CamSp 7 89 28 27% 27’b- % CdnPac 282 37’A 36% 37 -1 CapCIt 10 54 44% 44'A 44%+ % Carling 11 224 6% 6% 6H- 'A Citrpî 9 760 49'Ad48H 49 - 'A Celanese 5 95 44% 44% 44% CheseM 4 464 37% 36% 36%- % Chessle 4 110 27 26% 26% ChrlsCff 9 50 20% 20% 20'b+ % Chrysler 883 8% 7% 7%- % Cltlcrp 4 898 18% 18% 18%+ % Cities Sv 7 338 91% 88 91'A+2'A Clark Eq 4 239 32 31% 31%- % Clark 011 4 469 41'A 38'A 41'A+1% Clorox 5 234 8% 8% S%+ % Coca Col 91049 30% 29% 29%.ær 6 399 12% 12% 0 46 30’A 29% ComËn 9 206 94% 54% Comwt 7 141 39% 34'A Con Ed % 421 20% 20% ContCp 4 190 24% 23 ConOp S 504 26*d26% C on Dot Coop in 7 10 507 110 51% 70% 41% 70 CopwCp 4 9 ;•% 18 Cran* 7 121 40% 19% CrnCk 5 22 29 34% CrZtll 0 654 41% 40 CurtW 6 79 22 22% D»rt In 5 149 31% 37% DataGan 13 479 42% 61% Dot* Tor 9 244 29% «'A D**r* 61296 31% 31% D**tor 9 14 23% 23'A Vente* Haut Bas Farm Ch.Seagram 3230 $47hone (officiellement francophone) à uest, Saint-Dominique, la blanche his-nophone à l’est.Le bilinguisme ¦éole-français) dont il s’agit ici n est pas iposé de l’extérieur mais plutôt interne a nation haïtienne.Même s’il est limité x zones urbaines et à certaines couches ciales, et réservé à des occasions parti-lières, l’usage du français n’a jamais par Pascal Mallet été, selon Lofficial, un phénomène «étranger» à ,1a société prodonde ee ses cinq millions de compatriotes.Il n’a jamais non plus, à vrai aire, été généralisé.C’est là, du reste, que réside la difficulté.D’où, pour l’auteur, la nécessité d’éviter les simplifications tentantes mais abusives auxquelles recourent les deux camps engagés dans la querelle du créole et du français.L’anthenticité passe par la vérité historique, estime-t-il.D'où aussi, à notre avis, la nécessité de ne pas tomber dans la facilité de l’analogie «anglais-français», langue dominatrice, face au «créole-joual» langue dominée, qui ne serait qu’un décalque québécois de la situation haitienne mal comprise.Le créole, d’après plusieurs linguistes, constituerait la dernière langue romane.Qu’elle soit en formation comme l’affirment d’autres spécialistes, ne lui enlève pas sa filiation.Ni d’ailleurs son statut, qui n’a rien à voir avec celui d'un parler mixte, au contraire du jouai ou du chiac de Moncton (N-B).Cette parenthèse fermée, suffit-il de rappeler la proximité phonétique et lexicale du créole et du français — thème très disputé qui fait l’objet d’une «bataille» où l’idéologique l’emporte souvent sur la linguistique — pour démontrer que leur enseignement simultané est souhaitable?Pour autant qu’elle soit prouvée cette «facilité» d’apprentissage du français ne cache-t-elle pas une «difficulté» sociale majeure?Langue de l’élite, le français n'est peut-être pas spontanément considéré par la majorité des Haïtiens comme langue étrange et étrangère, mais il joue un role de sélection que Te latin, hier, et l'anglais ou les mathématiques aujourd’hui, assurent sous nos latitudes.Expert pédagogue, Lofficial a écrit deux livres en un: la première partie, qui aborde le sujet sous l’angle universel, s'adresse aussi bien à ceux qui ne sont ni Haïtiens ni grammairiens.Dans ces chapitres consacrés à la réhabilitation du français et du créole, nul besoin, en effet, de connaissances théoriques.La seconde partie, en revanche, passionnera davantage les éducateurs familiarisés avec la technique du langage.Ceux qui ignorent les rudiments de la phonétique risquent de se perdre dans le champ sémantique, dans ce paysage un peu inquiétant de mo-nèmes et autres morphèmes.Cela dit, cet ouvrage ne présente pas de difficultés excessives, car le plaidoyer de Lofficial ne souffre d’aucune ambiguité.D’une part, énonce-t-il, l’usage du français n’est pas obligatoirement anti-national, d’autre part le créole est une langue à part entière, la langue des Haïtiens.Mais en leur commune destinée, les deux sont marquées par le sous-développement de l’île.Afin d’en sortir, La redondance marxiste par Claude Lagadec Jean-Marc Piotte, Un parti pris po-tique, Essais, Montréal, VLB Éditeur, 979, 250 pages.OMMENT peut-on être Persan?de- mandait autrefois le Français qui n’en avait jamais vu.Comment eut-on être militant marxiste?demande ujourd’hui le Québécois qui en a vu uelques-uns.Car l’époque est aux bilans, en mar-isme, et le dernier ouvrage de Jean-Jarc Piotte y invite par la réimpression de 17 textes divers, dont 6 parus dans la Revue Parti pris de 1963 a 1968, 5 dans la revue Chroniques, et 2 au DEVOIR.Le plus attachant est sans doute l’introduction inédite qui présente l’ouvrage et où l’auteur, qui raconte un peu sa vie, avoue sa surprise de constater, à la relecture des textes de la période Parti pris, qu’il n’était pas marxiste comme il le croyait alors, mais bien nationaliste.Sa surprise est aussi la nôtre.C’est ce genre de recul qui justifie la réimpression de textes qui supportent mal d’être privés de leur actualité.C’est souvent le sort réservé aux textes journalistiques, mais il s’y ajoute dans le cas présent l’inconvénient propre aux textes marxistes, d’aujourd’hui comme d’hier, il s’agit de les développer ensemble, même si priorité est donnée au créole.Une réforme véritable ne saurait cependant se limiter au domaine pédagogique: ainsi Lofficial s’attache-t-il à expliquer pourquoi l’orthographe du créole doit etre avant tout fonctionnelle et sa syntaxe stabilisée.Au moment où il proposait l’instruction scolaire de base en creole, les projets de réforme en Haïti ne l’envisageaient que dans le cadre de l’alphabétisation des adultes.Les mesures plus progressistes ne considéraient l’enseignement en créole des écoliers que comme un simple palier vers le nirvana linguistique: le bon usage du français, le plus classique.Il semble que les intentions officielles aient changé depuis en faveur d’une créolisation active.Quoi qu’il en soit, TOfficial pense que la défense et la valorisation du français en Haïti passent justement par l’émancipation et la promotion du créole.Autrement dit, la place du français en tant que langue de culture et de technique ne serait définitivement assise qu’une fois la valeur du créole en tant que langue nationale reconnue et son statut enfin officialisé.La diglossie — expression linguistique du sous-développement — doit céder la place au bilinguisme institutionnel.Quand introduire le français?Du point de vue pédagogique, notre auteur constate qu'il n’est ni possible d'enseigner le français comme langue maternelle en lieu et place du créole, ni de l’enseigner comme langue étrangère, alors que la plupart des Haïtiens en auraient, selon lui, une connaissance diffuse et passive certes, mais réelle.Allant jusqu’au terme logique de son affirmation que «le bilinguisme devient la contrepartie nécessaire de l’émancipation des langues nationales», Lofficial s’interroge: pourquoi T «autre langue» d’Haïti ne serait-elle pas «l’anglais plutôt que le français» qui depuis longtemps lui a cédé le pas dans les cénacles internationaux.C’est que, considère-t-il, ce raisonnement ne prend en compte que des facteurs extérieurs à la réalité haïtienne.L’ «efficacité» dont se réclament les partisans de l’anglo-américain est réduite à peu face aux arguments suivants: 1— le français présente sur le plan international des avantages analogues à ceux de l’anglais pour une nation non in-dustrialisée; J 2— en dehors des arrière-pensées néo-,'-.colonialistes des uns ou des complexes des autres, la francophonie ne peut être que bénéfique et stimulante par les , échangés et les contacts qu’elle suscite; ,< 3— il existe dans la communauté francophone, des pays noirs africains auxquels sont rattachés les Haïtiens tant par leurs origines que par la similarité de leur,, lutte contre le sous-développement; 4 4— enfin, l’emprise américaine dans j l’économie et la politique haïtiennes ne' 4 mérite pas que lui soit sacrifiée en plus la spécificité culturelle d’Haïti (voyez Porto-Rico).,rj Ainsi, le bilinguisme créole-français est-il souhaitable.Et la querelle des «an- -J ciens» et des «modernes» sur la place res- !.pective des deux langues historiques d'Haïti n’a que trop duré.?De l’issue de cette «fausse» dispute, i dont une fois de plus la langue impériale américaine pourrait profiter, dépend en r quelque sorte que le Canada francophone { et son aire linguistique soient ou non tota- a lement isolés et sans correspondant dans l’hémisphère américain.Alors, vivent le créole ET le français?Problème conti- ! nental, question du présent.,-q qui est leur taux extrêmement élevé de redondance.Je me suis tapé pendant un an et demi la lecture de La Forge, avec le sentiment très net que le contenu proprement journalistique, informationnel, tendait résolument vers zéro.Je ne savais rien de plus en fermant le journal qu’avant de l’ouvrir.Et si l'on m’avait donné d’avance les trois premières lignes de n’importe quel article., je pouvais très bien le composer moi-meme en sa totalité sans fatigue aucune.Le texte marxiste standard, surtout dans les journaux, ne m’apprend strictement rien que je sache déjà, et ceux de Piotte y font rarement exception.Il réitère la théorie plus qu’il ne renouvelle la connaissance.C’est ennuyeux.Université du Québec à Trois-Rivières COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA CULTURE POPULAIRE AU 20e SIÈCLE 22-25 avril 1980 Principaux thèmes: aspects historiques; problèmes théoriques et méthodologiques pour l’étude de la culture populaire; loisirs et culture de masse; milieux culturels et contre-culturels; développement culturel.Conférenciers invités: Robert Muchembled (France), Jean-Guy Daigle (Ottawa), Fernand Dumont.Rudolf Rezsohazy (Belgique), Thomas Kando (États-Unis), Marcel Fournier, Raymond Ledrut (France), Marcel Rioux et quelques autres.Au programme: cinq sessions de conférences, deux débats publics, une dizaine d'ateliers de communication et de discussion, des événements culturels.Pour s'inscrire à l'avance (frais d'inscription de 40 S, avant le 1er avril), ou demander le programme préliminaire, prière d'adresser toute correspondance à: Gilles Pronovost Colloque international sur la culture populaire Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, Trois-Rivières, Qué- G9A 5H7 Tél.: (819) 376-5341 Congrès Juif Canadien Région du Québec En vue d’élire les Officiers du Congrès Juif Canadien, Région du Québec, et d’entériner les délégués en vue de l’Assemblée Plénière 1980 du Congrès, une réunion se tiendra le MERCREDI, 26 MARS 1980 à 19 H 45 à la Synagogue Chevra Kadisha B’nai Jacob, 5237 Avenue Clanranald.* Nous donnons ci-dessous la liste des Officiers, telle que proposée par le Comité des Nominations de la Région du Québec: Président Président du Comité Exécutif: Vice-Présidents: Secrétaire: Trésorier: Vice-Président National de la Région du Québec: Frank Schlasinger Flora Naglis Morton Bessner Rosa Finestona LouZablow Miriam Garvia Morty J.Cohan Dorothy Raitman D’autres nominations ont été reçues pour les postes suivants: Président: Secrétaire: Joseph Y.Nadler David August Un poste de Vice-Président demeure vacant.Des nominations par écrit pour cette fonction seulement doivent parvenir au Congrès Juif Canadien.1590 Tfranue Docteur Penfield.Montréal.Qué.H3G 1C5.Mercredi, 19 mars 1980 à 16 H 30 au plus tard.Afin qu’elle soit acceptée, la nomination doit être signée par dix membres de la Région du Québec, en règle avec l’Appel Juif Unifié, et doit comporte' le consentement et la biographie du candidat.POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS, VEUILLEZ S’IL VOUS PLAIT APPELER Mme Penni Kolb eu numéro suivant: 931-0381.>SA'Li^uiû\K IQoMîk 7870 FLEURICOURT - ST-LÉONARD, QUÉ.H1R 2L3 EfttC UPMANN À 1e grand Ivre pratique j delà j 50 TECHNIQUES DE MÉDITATION Arthur RUBINSTEIN À travers une foule | d'anecdotes, de personnages et de photos, l’histoire de la passion , ^inconditionnelle pour la musique ^t pour la vie d’un grand maître) Êd.De Messine Le grand livre pratique de la^ DIVINATION Pour expérimenter, et pratiquer, tous les procédés de divination qui.de la logique du raisonnement au don de voyance, permettent de prévoir l'avenir.Êd.de Vacchl LOUIS PAUWELS DELA , së'RÉNiTË 50 techniques DE MEDITATION Un guide de la méditation à travers les âges pour découvrir toutes les pratiques millénaires encore utiles aujourd'hui Êd.France-Amérique La Pratique de la' CONCENTRATION Enseigné par un maître de renommée mondiale, l'apprentissage de la méditation Zen qui mine à un véritable art de vivre.Êd.France-Amérique Dictionnaire des \Æ& BON DECOMMANDE ?Amur RaMattaia $24.95 ?Lé |ranl livré pratiqai da la liviaatlaa .$14.95 ?50 iéduiQHi 4a aWibtiM .$11 95 ?Laynli^aaéa la éanciatnliaa .$11.96 ?LAyaraatltuia da la sériaiti .$ 6.95 ?Dictiannaira das ¦alt caabayanlai .$29.95 L’APPRENTISSAGE DE LA SÉRÉNITÉ Le livre le plus important de Louis Pauwala traite du grand j art d’être heureux.Il a reçu le prix Chateaubriand.Êd.France-Amérique Dictionnaire des MOTS CONTEMPORAINS" Le dernier-né des Usuela du Robert regroupe des centaines de mots et expressions nouvelles que les dictionnaires n'ont pas encore enregistrés.Ls Robert FRANCE-AMÉRIQUE 'FRANCE-AMERIQUI NOM .ADRESSE.CI-JOINT $.?chèque ?mandat 170, Benjamin Hudon, Montréal H4N 1H8 Tél .331-8507 1 Rilke Les cahiers de Matte LaturMs As**** Dans la collection de poche “Points” une nouvelle série Points-roman Jacques Godbout *4 , Salut Galarneau ! ~4 André Schwarz-Barl Le dernier des Justes Luc Estang , L’horloger du Cherche-Midi $5.25 Jean Cayrol Je vivrai l’amour des autres (d> S 5.25 R.M.Rilke Les cahiers de Malte Laurids Brigge (d) $ 6.25 Tahar Ben Jelloun Moha le fou sC Moha le sage (s)$4.50 Güfiter Grass Le tambour ;$7.5o Jean-René Huguenin La côte sauvage $ 4.50 André Schwarz-Bart Le dernier des Justes (t) S 6.25 G.Tomasi di Lampedusa &-Le Guépard (d>s5.25 ê,Tom Wolfe Acid test s 6.25 Le Devoir, samedi 15 mars 1980 B 21 CULTURE ET SOCIETE Claude Beausoleil Une modernité comme allant de soi D 'EMBLÉE corps dissocié une marque» sold out ou plutôt sold in, le texte se meut le long de ses nervures et les sens coquetè-lent (molotov).Parler de la nouvelle écriture en empruntant son langage ne peut mener qu’à produire un nouveau texte de même nature.Il demeure pourtant que cette écriture sollicite le lecteur et non seulement remet en question toutes ses habitudes de lecture mais peut aussi le conduire à s’interroger sur l’arrière-scène, la chambre noire d’où fusent ces tracés de couleurs.Car les nouveaux poètes écrivent aussi pour être lus, mais sans aller jusqu’à faire des compromis devant l’institution littéraire qui les porte ni d’ailleurs devant le sens.par Noël Audet Contradiction admirable et connue et acceptée comme telle, parce que d’autres sens s’écriront toujours dans les marges, en marge du sens attendu et continuellement bloqué, déçu.Cette lecture se range donc parmi les plus exigeantes qui soient, parce que, on l’a ait souvent, c’est la conscience lisante qui récrit le texte.Il y a dans l’abondante production de Claude Beausoleil une remarquable continuité, et son dernier livre, La Surface du paysage (1) met a.nu la stratégie et les mécanismes de cette écriture.La stratégie: Que vise l’écriture de Beausoleil?Surtout à dérouler le sens.De la même manière que les écritures dites formelles des Her- .N peut presque tout pas-cne Le cahier «•l nuirai «i I Cl ETE du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer ¦ Nous rappelons à nos correspondants que les lettres adressées à «Culture et Société» doivent être sK gnées et comporter, de manière lisible, les nom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.( 1 ticher et par conséqüent v'^ caricaturer: les oeuvres n’ayant pas une beauté hors* de toute atteinte et même des chefs-d’oeuvre.Faites l’expérience, par exemple, avec Beethoven.C’est facile: ta-ta-ta-tam.Debussy l’appelait par dérision le Sourd.N’importe qui peut se moquer de Verlaine, de Claudel; il suffit de détourner subtilement l’attention de leur oeuvre pour la fixer sur leur manière.À la manière de.On n’a qu’à refuser le sens et les signes sensibles du sens pour ne laisser passer que la gesticulation.Regardez un orchestre sans l’entendre: quoi de plus ridicule que quatre-vingts individus aux mines graves s’agitant par petits gestes courts et mesquins, comme des fous — pis, comme des débiles?C’est grotesque.Qui échappe à peu près au danger d’être moqué?Mozart, Bach, Racine, par exemple: des cas rares, des puretés inviolables.La parodie est en bonne partie le procédé utilisé par François Hébert pour son éreintement (1) du livre de Michèle Lalonde édité chez Seghers-Laffont.Disons d’abord une chose: madame Lalonde n’est tout de même pas responsable de ce que M.Jac-que Cellard a écrit à son sujet clans Le Monde.Si quelqu’un dit de vous que vous etes grand, il vous expose, le fussiez-vous; mais comme il est certain que vous n’êtes pas l’un des trois ou quatre grands auteurs français du siècle ou même de la période, il vous accable, à votre corps défendant, en vous louant de cette façon.Eh bien tant pis! ce n’est pas plus grave que ça.Mais pour en revenir au livre de madame Lalonde, ce que François Hébert en dit globalement est assez injuste.Sa critique est du bon pamphlet et je ne nie pas les droits de la moquerie: le sarcasme, dans la vie littéraire, est quelque chose de sain et de tonique, en tout état de cause.Mais cette fois, je refuse.La littérature «d’intervention» dont il s’agit est drue, elle est éloquente commë un discours sur la place, elle est politique, elle est! .elle est bes rouges ou de la nouvelle barre du jour, bien qu’avec des différences.Beausoleil prend le langage comme signal et non plus comme signe, c’est-à-dire que tout l’effet (ou l’effort) consiste à retraverser le mot en tant que sonorité malléable pour éviter l’imposition d’un sens, la dictature du sens.Il s’agit bien de «défoncer» tous les schèmes appris, de tous ordres.«ce qui différencie le Texte de la notion périmée de Littérature est que ce rapport au sens bien que présent, commis et concret n’est pas abusivement privilégié.Dans le Texte on élimine un certain challenge du climax sémantique.(.) au profit d’une conjoncture modulant des réseaux à tous les niveaux sensibles».(p.144) Cette démarche ou cette visée n’en est évidemment pas une de destruction gratuite, puisqu’elle cherche au contraire à produire plus de sens, des réseaux de sens mais déliés des contraintes socio-linguistiques habituelles et surgis du seul contact immédiat avec n’importe quel objet.Le sujet s en trouve décentré, éclaté.Or il y a des degrés dans l’évitement du sens et Claude Beausoleil les pratique à peu près tous dans son dernier livre, du texte magma de mots brisés d’où émerge tout a coup un sens glacé, au presque-recit de cir constances («Des circonstan- ces donc», p.57-67) où un narrateur devient sujet et laisse voir sa démarche.Les mécanismes: L’ouverture du sens se produit d’a- bord par les bouleversements syntaxiques.Dès la première partie du livre, qui en comporte huit, nous sommes en face de proses massives, sans ponctuation, rythmées par la lecture elle-même, c’est-à-dire par les groupes de significations qu’on y instaure a mesure: «et le jeu rapplique ici comme secousse phonique et la répétition tisse il la car on s’en distancie atteint non pas tout le monde mais il atteint.» (p.11) Ce «il la» erratique pourrait bien également se lire: il (le jeu) la (la parole) tisse (répétition non reprise du mot tisse).Mais à réduire ainsi le sens, c’est-à-dire à en chercher un seul, on frôle le sacrilège et mieux vaut tout de suite restaurer la possibilité de plusieurs sens parallèles et tous également actifs.Les autres procédés de lutte contre le sens attendu: la digression, omniprésente; l’anacoluthe ou suspension de la phrase; la parenthèse; le tiret; le mot effacé et sa place vide; la citation vide entre guillemets; la parenthèse à l’intérieur du mot qui indique deux lectures possibles; le mot fracturé, livré incomplet «(les couloirs rêvent enc)»; le calembour: la poly tic, et bien d’autres jeux d’encre et de typographie.Tout cela, encore une fois, dans le but de fragmenter l’écriture comme le corps du monde, et d’attirer l’attention sur sa matérialité, son absence de signification préétablie.Comme la musique contemporaine qui re-coupe le même son vingt fois pour en tirer une nouvelle forme, cette écriture redistribue le matériau linguistique pour dresser un inventaire de sensations du réel, presque toutes en rapport avec le texte.«s'arquer au milieu crise signal mixé .sur le « » des lettres (encre/miroir) le texte s’écrit sur» (p.80) Modernité?Bien sûr.Car si l’on cherche à situer ce courant dans l'histoire, on est tenté de dire, un peu à la manière de Goldmann, qu’il représente directement, malgré lui, la crise culturelle occidentale où, pour des raisons économiques et idéologiques, le sens est perdu pour le sujet individuel (je ne dis pas qu’il faille le pleurer).C'est un univers coupé de toute signification et livrant ses objets pêle-mêle comme des signaux opaques que l’on reçoit plus ou moins fortement selon la quantité d’énergies qu’ils dégagent ou d’attention qu’ils mobilisent.Point.C’est la fin des théologies.La folle du logis (d’autres parlent de schizoïaie) mène le bal.Et il faut admettre que Beausoleil, avec d’autres, maîtrise fort bien les données de cette écriture et de ce monde: il est tout entier à son écoute, ne défend aucune idéologie, à part celle-là, ne revendique rien, ne regrette rien.À ce titre, son écriture est exceptionnellement juste: elle donne à lire une réalité contemporaine fissurée, comme dans un miroir.Pourtant, si ce courant est massivement important aujourd’hui, il n'est pas le seul.D'autres tentent encore de communiquer leur expérience du même univers, mais à partir d'un sujet bien centré cette fois, qui n’en produit pas moins son plaisir ou son désarroi.Ces auteurs retardent-ils?Rien n’autorise à le dire.Ainsi, chez le même éditeur paraissait en même temps un recueil de J.-J.LeTourneux intitulé significativement Pylônes, ou l’auteur tente au contraire d’inscrire sa marque contre le glissement continu du monde.Il en sera question dans une prochaine chronique si le S.O.S.des objets et des choses ne me laisse pas pantois.PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE Défense de Michèle Lalonde par Pierre Vadèboncoeur pas l’oublier, d’une période où la harangue était partout, jusque dans les actes et dans les actes violents.Je ne vois pas comment on peut invoquer contre cette oeuvre une définition de la poésie qui ne s’applique justement pas au cas, ni blâmer le langage de l’auteur sans aiguiller subrepticement le propos ailleurs que là où il doit se situer; autrement dit, sans introduire des critères n’ayant rien à voir avec l’oeuvre — un autre goût, un autre besoin.S’il y a quelque chose d’excessif dans ces proses et dans ces vers, c’est par rapport à un certain esprit politique atrophié, hélas trop répandu, faisant lui-même un esprit de mort qui ne fut pas étranger au drame d’Hubert Aquin, soit dit en passant — en attendant d’autres drames.Cette différence de ton se sent, surtout depuis cinq ou six ans, mais nous savons bien, au fond, que les interpellations de madame Lalonde, ce ne sont pas elles qui manquent leur but, c’est plutôt nous, par rapport à elles, qui manquons le nôtre.Les faits, leur bruit, ne sont pas à la hauteur.Notre âme, au plus profond d’elle-même, peut l’etre au contraire: je ne l’ai jamais plus vivement ressenti qu’à une représentation de Dernier Recours, autre oeuvre de Michèle Lalonde, il y a deux, ans.Notre société gomme T âpreté, la gravité de sa propre condition.Par conséquent, les textes dont il s’agit, naguère au diapason du discours général, peuvent paraître en ce moment un peu gratuitement oratoires.J’incline à penser qu’une part de la méprise en tout cas vient de là.Mais la suite de l’histoire nous fera rencontrer à nouveau, un jour ou l’autre, «Panneaux-réclame», «Speak White», «Territoire intérieur», «La prise de la paro- le», etc.Ils ne tiennent d’aucun esprit sceptique, un peu en vogue ces temps-ci.J’accorde que le livre de Michèle Lalonde n’a pas l’intériorité inattaquable et puissante de Miron, mais Miron constitue-t-il une raison pour démolir Lalonde?Qu’est-ce qu’on y gagne?Note 1 «Des dazibaos à Outremont?» Liberté, no 127, janvier-février 1980.HHh 1600 rue BERRI, suite 3022 o /% j?01 © Berri-DeMontigny Réédition dans la nouvelle collection MMÉothèque poemes choisis Émile Nelligan 176 pages, $3.95 En rappel dans la même collection La chasse-galerie Légendes canadiennes par Honoré Beaugrand 112 pages, $3.50 les éditions tides ¦ 235 est.bout Dorchester 1 Montréal H2X 1N9 I (514)861-9621 BERNARD BRIZAY LE PATRONAT AMÉRICAIN ou LA MORT DU LIBÉRALISME par Bernard BRIZAY Le Business détient le pouvoir aux États-Unis.L’idée ne parait pas souffrir de discussion.° • Et s’il n’en était plus ainsi?une enquête mené par l’auteur, lui permet d’avancer que le monde du Business, menacé depuis une dizaine d’années par tous les défis que lui lancent des fractions de plus en plus importantes de la société, et miné par ses propres erreurs, et en particulier ses manquements à l’éthique, a d'ores et déjà perdu le pouvoir.Ce livre recense les faiblesses structurelles et idéologiques de la communauté des affaires aux États-Unis et les défis que lui lancent les forces hostiles du public, de la presse, des consommateurs, des écologistes et des minorités sociales, et surtout du monde politique et du personnel gouvernemental.Prix de l’ouvrage $43.20 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRIE lyriquement politique; ; d’ailleurs, fl ne faut a 22 U Le Devoir, samedi 15 mars 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ les carnets de Jean Ethier-Blais JE veux célébrer la rencontre de Paul Toupin et de François Rozet.Un créateur et son interprète.L’autre soir, à la télévision, François Rozet créait le rôle du comédien agonisant malgré lui dans la pièce de Toupin: Son Dernier Rôle.Le texte est du meilleur Toupin, froid en apprence, procédant par répliques affirmatives, avec soudain des échappées vers la pure sensibilité.Un personnage principal, celui du comé- dien qui a connu tous les succès, aimé toutes les femmes, s’est bercé de l’illusion de son immortalité, qui parle comme écrivait Molière, de ces comédiens qui croient que le texte de Mérimée qu’ils viennent de citer est d’eux et d’eux seuls; le viril acteur qui porte le poids de toutes les civilisations, depuis Sophocle jusqu’à Dario Fo.En somme, un personnage assez ridicule.Mais touchant parce qu’il est tout d'une pièce et que les vagues de la vie viennent se briser contre lui.C’est un roc.Il n’est pas suprêmement intelligent, mais il s’est frotté à tant de gens et de situations, il a à ce point macéré dans les expériences de la scène et de la ville, qu’il a acquis, au cours des ans, une étonnante épaisseur humaine.Cet homme est donc loin d’être un sot.Il s’attache à certaines valeurs qu’on appelle aujourd’hui traditionnelles, une façon d’être faço avec les humains, le respect de la religion, le culte de la beauté et du langage.En un mot, notre comédien, qui va bientôt mourir, à sa façon de bravade, fait le tour de cette question qui n’est pas sans importance: la vie.Et il ne la trouve pas belle.On dit que les hommes, dans l’instant où ils vont affronter la mort, se voient tels qu’ils furent.La pièce de Paul Toupin est cette prise de conscience.Les personnages qui entourent le vieillard («ce beau jeune vieillard» comme dit Molière) symbolisent des aspects de sa vie: la gloriole de la journaliste, le triomphe de la mode dü jeune prêtre accentuent le coté frelaté des vies entièrement consacrées au plaisir des autres.Pages riches, drôles et mélancoliques à la fois, sans mépris de l humanité et cependant sans flagornerie.Toupin garde son sang-froid devant ce destin.Il aurait pu donner dans le pathos.Il l’évite et son texte est constamment comme en-dessous.Cette technique d’écriture dramatique, qui est parfaite pour la télévision, permet a l’interprète de remplir le champ entre les pa- roles et la sensibilité qu’il s’agit d’exprimer.François Rozet, inutile de le dire, a pressé le citron de main de maître.Le rôle avait été conçu en fonction de son registre.Devrais-je écrire: de ses registres?Tout y passe, la tendresse, l’horreur de la solitude, la crainte des autres, le besoin d'aimer, le désir de grandeur, le souci de conserver la pose, et, en vol plané au-dessus de chaque mot et de chaque attitude, la mort.François Rozet a su faire ressortir la complexité d’un homme que rien ne prédisposait à jouer son dernier rôle en tragique et en ironie.Dans un vieux film de Fellini, I Vitel-loni, un cabot d’autrefois marche dans le vent au bord de la mer avec un jeune niais.Vittorio de Sica fut ce cabot.Dans sa démarche même, dans la façon dont les pans de son manteau lui battaient les cuisses, dans son regard soudain perdu, on reconnaissait la présence de la camarde.Il en allait ainsi l’autre soir dans les jeux de physionomie de François Rozet.Racontait-il sa vie?Parlait-il d’un autre?Il faut être un comédien im- mense pour donner une réalité telle à un personnage de cabot.Un cabot qui réfléchit, chose rarissime.J’ai vu François Rozet pour la première fois, pendant la dernière guerre (mais qui après tout sera pas la dernière) dans un film français à la bobine éculée: Notre-Dame de la Mouise.Il était un jeune prêtre.La beauté et l’intelligence de son regard et de ses traits, l’élégance de sa personne, la perfection de son jeu me sont restés dans l’esprit.Il avait déjà ce sourire spirituel qui sait traduire les nuances du sentiment et de la pudeur.Quelle chance que François Rozet ait choisi de vivre parmi nous! Depuis près d’un demi-siècle, il donne à nos auteurs et à nos comédiens l’exemple d’un talent extrême qui repose sur la probité dans le travail.Toupin est venu d’Espagne assister aux répétitions.Il m’a raconté le détail de cette mécanique fragile et perfectionnée, à laquelle M.Jean Faucher apportait des soins infinis d’équilibre; il m’a surtout décrit Rozet insistant pour terminer une scène difficile alors même qu’il savait qu'elle ne passerait pas à l écran; les reprises, les sautes d’humeur, et soudain la tête qui se dresse, les mots qui percutent et le drame qui prend son envol.C’était, me disait Toupin, comme assister à une naissance.Il se sentait détaché de son propre texte.Les personnages vivaient.¦ Connaissez-vous Griboé-dov?C’est un écrivain russe du début du dix-neuvième siècle.Il est passé à la postérité pour avoir écrit une comédie, qui est à l’origine de la littérature russe moderne: Le Malheur d'avoir trop d'esprit.Griboédov, militaire pétersbourgeoise; il participa à la conjuration des dé-cembristes.On l’arrêta, on l’interrogea.Très curieusement, on le relâcha.Son premier poste d’ambassadeur (il avait trente-quatre ans) fut en Perse; à Téhéran, il négocia un traité entre la Russie et le Gouvernement du Chah.Les négociations furent pénibles, le clercé chiite étant reconnu pour son intransigeance.Les ayatollahs se liguèrent pour rendre la vie difficile aux né- gociateurs: promesses réitérées et démenties, aucun respect de la parole donnée, utilisation d'éléments douteux pour créer des manoeuvres de diversion, attentats contre l’ambassade et menaces de prises d’otages.C’était en 1829, à Téhéran, cela ne vous rappelle rien?Le nom de l'ayatollah principal n’est pas passé à l’histoire.Griboédov, dans son ambassade, était en butte à mille haines, au centre d’intrigues incompréhensibles même à un Slave.Un jour, manifestation devant 1 Ambassade; les protestataires agissaient de façon spontanée, bien sûr.Griboédov est tué, décapité; sa tête attachée à une lanière est traînée de parles rues de Téhéran; les Russes ont fait de lui un héros national.Le scénario est le même que celui auquel nous assistons depuis un an.À la place des Russes, les Américains.Mais en Afghanistan, ce sont les Russes.Au lieu d’écouter les nouvelles, pourquoi ne pas penser à la leçon de Griboédov?Son destin d’autrefois se déroule au présent.Du neuf dans les archives de Trotsky LES archives de Léon Trotsky que l’Université Harvard conservait sous scellé depuis 40 ans, apportent indéniablement du neuf à l’Histoire et forceront la relecture de plusieurs chapitres de l’histoire de l’URSS, de T Allemagne, de l’Internationale Socialiste, de la Révolution Chinoise et de maints événements qui préoccupent encore l’opinion.Sans avoir tout compulsé, des 17,500 documents qui formaient la partie «fermee» des archives de Trotsky — vendues en 1940 à 1 université américaine, à condition que ne soit pas mise en danger l’existence de collaborateurs ou informateurs de Trotsky, par leur dévoilement prématuré — l’historien Pierre Broué a suffisamment consulté, en deux mois, cette somme de documents nouveaux pour affirmer que l’on y puise une foule de renseignements sur, notamment, le dernier mois d’existence du Parti communiste allemand (entre l’accession de Hitler à la chancellerie et l’incendie du Reichstag, en 1933) et sur l’existence d’un «bloc d’opposition» politique anti-stalinien dès la fin de 1932, à l’intérieur de l'URSS.Pas question pour Broué, «directeur scientifique» de l’Institut Léon-Trotsky (Paris) et qui a déjà publié chez Jul-liard en 1964 (Collection Archives, no 10): Les Procès de Moscou, d’accréditer la thèse de l’accusateur public A.Vichinsky suivant lequel existait, piloté de l’étranger par Trosky et par son fils Sedov, un «cçntre terroriste trotskiste-zinovieviste».Ces archives récemment ouvertes, souligne Broué, prouvent «bel et bien qu’il existait en VIENT DE PARAITRE dérives Littérature /érotisme /prostitution Des analyses de E.Voldeng sur la poésie féministe (celle des Bersianik, Boucher, Cixous ou Gagnon), de L.Armantier sur l’oeuvre de la poétesse vietnamienne HXH (une écriture subtile, érotique et “féministe'' avant le mot), dé M.-A.Savané sur la prostitution en Afrique (un document dépassant largement le cadre de ce continent); et de magnifiques poèmes et nouvelles de HXH, Francine Saillant et Jocelyne Boisvert.Aussi, c'est avant tout la place des femmes dans diverses sociétés qui est ici analysée.72 pages de textes $3.00 Voir Un numéro thématique de la revue Dérives pour questionner le regard, nos façons de voir le corps (Patrick Fougeyrollas), un certain cinéma (Pauf Warren), ces arts visuels (Jean Tourangeau).Explorer nos regards par les poésies plastique (Gonzalo Millan) et expérientielle (Joëlle de la Casinière), la photographie (Camille Maheux, Carlos Ferrand).Et enfin des réflexions d’artistes sur leurs pratiques en art contemporain (Pierre Gosselin, Serge Murphy, François Charron).96 pages de textes, de photos et d'illustrations $5.00 BON DECOMMANDE Veuillez m’expédier: ?exemplaire(s) Littérature/érotisme/prostitution (Dérives 22) ?exemplaire(s) Voir (Dérives 20-21) ?Un abonnement d'un an à la revue Dérives: 5 numéros à partir de.?Canada, $12.00 ?Etranger, $15.00 ?Institution tous les pays.$20.00 Ci-joint un chèque ou mandat de $.Nom et adresse-.dérives Faits» parvenir ce bon at votre paiement A: C P.398, Suce.M., Montréal H1V 3M5 10% Livres scientifiques techniques et scolaires 10% Sciences humaines: psychologie, philosophie histoire, géographie fl, SURLE5 (0 LIVRES D’ART 20% Littérature générale française et québécoise 20% Littérature de jeunesse de POCHE 40 , Rég Spéc.Simple 2 95 1.75 Double .3 75 2.25 -Triple 4 50 2.70 Quadruple 5 50 3.30 Quintuple 5 95 3.60 Art 6 50 • 3.90 Cuisine 5 75 3.45 20 % Sur les collections de poche.J'ai Lu - Folio Idées P B.P Microcosme - Points 10-18 - G-F.Club des masques Marabout.Q.S.J.Médiations.Champs LIBRAIRIE LÉMEAC 371 Laurier Ouest Montreal H2V 2K6.Té* : 273-2841-2842 Angle Laurier et Parc Autobus: 50.51.80.128.129 1» Les prix de LA PLÉIADE sont calculés au taux du 24-1-80 à 2920.4 • de 9h a ?1 h * s Les prix peuvent changer sans préavis.*c1e °1' ! ' h ‘ b H[r îfÀl : ¦ a M a URSS», en 1932, un «bloc d’opposition» formé de zino-vievistes, de trotskistes, du groupe Sten et d’anciens «ca-pitulards» (Vichinsky imputait a ce soit-disant «centre terroriste» l’assassinat de Kirov et autres machinations contre l’URSS).Entre le réquisitoire d’un inconditionnel stalinien comme Vichinsky, devant un tribunal militaire qui obtint la peine de mort, en août 1936, contre Kamenev, Zinoviev, Evdokimov et 13 autres «conjurés» et la réalité qui est susceptible de sourdre d’une présentation scientifique d’archives comme entend le faire l’Institut Léon-Trotsky — on a publié à ce jour 6 volumes des écrits de Trotsky, dans une série qui en comptera 30 — existe une marge que Pierre Broué a tenté de délimiter, fin février, à l’UQAM où il était l’invité du Département de science politique.L'historien, qui professe à l’Institut d’Études Politiques de Grenoble, a précisé en entrevue que les archives de Harvard posent un immense problème de classification, en partie solutionné par le Français Jean van Heifenoort.Tant de pseudonymes utilisés par les correspondants de Trotsky dans la correspondance; tant d’allusions codées pour dérouter quiconque d’intercepter les «directives» en provenance de Trotsky; l’existence, parfois, de rapports à l'écriture microscopique (format d’une boîte d'allumettes) ont contribué à créer un casse-tête pour les meilleurs connaisseurs de l’histoire du mouvement ouvrier et du monde communiste.Broué et son équipe ont tout de même identifié certains documents à paternité restée incertaine, allongé la liste des pseudonymes pouvant être reliés avec certitude à tel ou tel personnage.En échange, Harvard autorisa Broué à consulter des collections satellites, en provenance notamment du Mexicain Octavio Fernandez qui confirme, semble-t-il, la part discrète jouée par Trotsky auprès du général mexicain Mujica (sous le président Lazaro Cardenas) dans la nationalisation du pétrole, en 1938.L’architecte de l'Armée Rouge que fut Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotsky, demeure, quarante ans apres sa mort un danger pour la bureaucratie soviétique.Les jeunes soviétiques iront pas encore l’occasion, rappelle Broué, de se faire une idée exacte du rôle de Trotsky dans la victoire des Bolchéviks, dans la Révolution d’Octobre (Trotsky ne figure pas au «Musée de la Révolution» de Léningrad, souligne Pierre Broué qui s’en dit «ahuri»).Du nouveau fonds Trotsky révélé par Harvard, il faut savoir qu’il nous parvient en cinq langues: russe, allemand, anglais, français et espagnol; qu il ne saurait remplacer certaines pertes subies par Trotsky ou ses fondés de pouvoir: lors d’un incendie accidentel en Turquie (1931); en juillet 1933, lorsqu’une partie des documents confiés à son fils Sedov disparait (c’est de Berlin que Sedov coordonnait un réseau anti-stalinien) et prendra de l’importance lors-qu’éclatera en 1936 le premier Îirocès de Moscou; en ban-ieue de Paris, le 7 novembre 1936, souligne Broué, se produit un vol dans un entrepôt et l’on constatera que les cambrioleurs ont laissé de côté l’argent pour faire main basse sur des documents reliés aux archives de Trotsky qui trouvera asile en 1937 au Mexique et y sera assassiné en août 1940 par un agent stalinien du nom de Mercader (mort en octobre 1978).L’historien français tire de ses recherches à Harvard confirmation de l’importance primordiale, dans l’oeuvre de Trotsky de la correspondance.Acculé à expédier à des journaux et éditeurs (américains pour la plupart) des écrits «alimentaires», Trotsky aurait aimé se consacrer à une histoire de la Révolution Espagnole; illustration de ce pôle déterminant qu’est sa correspondance, ce que Trotsky écrit sur les nationalités, il le puiserait en grande partie dans un échange avec des Ukrainiens vivant au Canada.L’Institut Léon-Trotsky, qui a déjà publié quatre cahiers Léon-Trotsky (le troisième portant sur les Procès de Moscou dans le Monde) n’est relié à aucune formation trotskyste en particulier, tient à rappeler Pierre Broué et aucun des collaborateurs n’y est rémunéré.Les fonds proviennent principalement du petit-fils de Trotsky, Esteban Volkov (dont LE DEVOIR reproduisait les confidences, recueillies par Maria Antonietta Mac-ciocchi — le 16 novembre 1978).«Nous avons besoin de lecteurs» pour que dure l’Institut, dit son directeur scientifique, toujours ouvert lorsqu’il s’agit d’identifier des lettres, de décrypter des pseudonymes, de corriger des erreurs de traduction ou de compléter des citations, souvent tronquées, que Ton répand en les attribuant à Léon Trotsky.À Harvard, Pierre Broué fut quelque peu surpris de ne pas voir les historiens se bousculer aux portillons.Celui que la version officielle soviétique relie à des agents de la Gestapo, celui qirune commission américaine présidée par le philosophe John Dewey a déclaré «Non coupable» après la tenue d’audiences publiques dans les années ’40 ne mériterait-il pas attention plus suivie?Broue fait miroiter des es pro «Cahii nés éditions des «Cahiers», entre autres sur l’attitude que tient l’exilé face aux sociaus-tes américains.Créditant Trotsky d’une «puissance de pensée franchement ahurissante», d’une générosité qui rendait inquiet son entourage à l'approche des fins de mois, Broue hésite à se servir du terme «prophète» à propos de Trotsky — comme le fit Isaac Deutscher — mais insiste sur les vues fort cohéi entes de Trotsky face à la menace hitlérienne et au péril que Hitler représentait pour tout le mouvement ouvrier européen.Pierre Broué parle volontiers de certaines erreurs de Trotsky, de «certains rythmes courts» de son oeuvre.À son auditoire de l’UQAM, il disait que l’édition des oeuvres de Trotsky était certes un «capital pour le combat» mais qu’il fallait se garder de donner une forme theologique à des écrits marxisants.Trotsky aurait, à plusieurs reprises, recommandé aux socialistes américains de préserver leur unité et d’empecher les scissions.Sur l’ensemble des documents de Harvard, dont il rapporte en France bon nombre de dossiers qui pourraient bien «aller plus loin que ce que je crois présentement», l’historien affirme qu’il serait idiot de se servir, comme projectiles (en polémique), de Suite è la page 35 Vient de paraître vs" originale de GIU£S VIGNEAULT AUX 3 CINÉMAS! LAVAL 1 - CENTRE LAVAL 668 7776 486 STE CATHERINE 0 866 3856 PLACE VERSAILLES 353 7880 Le PARISIEN 1 B VERSAILLES! ï?J Armand est gentil et tendre.Son copain le méprise et l’exploite parce qu’il le trouve trop indulgent envers les femmes (avec ces animaux-là, un homme, un vrai, n’est jamais assez grossier ni assez brutal).Son chambreur, lui, prend cette douceur pour un penchant à l'homosexualité.Quant aux femmes, c’est selon.Elles s’en amusent puis le laissent.Ou, si c’est plus sérieux, se reprennent.Comment en effet Thérèse (Andrée Pelletier), femme au foyer tout ce qu’il y a de plus conventionnel et de plus démuni, épouse à la fois choyée et délaissée d’un jeune cadre dynamique (Gilles Renaud), pourrait-elle sérieusement envisager un instant de refaire sa vie avec l’ouvrier qui replâtre son sous-sol, si charmant soit-il?Entre le mélodrame et la bouffonnerie, Micheline Lanctôt a choisi pour raconter cette histoire la voie, plus subtile, de ce que, faute de mieux, j’appellerai la comédie légère.C’est un film gai, enjoué, cruel sans en avoir l’air, qui, par exemple, fustige au passage certains comportements masculins type.J’ai parlé du copain d’Armand.Le mari de Thérèse, lui aussi, sait y faire avec les femmes.La sienne se permet de rêver?Qu’à cela ne tienne! Il va l’emmener avec lui à Hull et lui faire deux, trois petits en ligne, elle n’aura plus le temps de s’ennuyer.(En anglais, on dit: «Keep them barefoot and pregnant».) Mais la satire n’est pas au vitriol et tout cela se déroule sur un ton léger.Car il s’agit d’un film sans prétention.Micheline Lanctôt a su circonscrire et maîtriser son sujet avec une sobriété assez rare pour une première oeuvre.Cette économie de moyens n’exclut pas l’inven- tion, bien au contraire.Les deux premières séquences (la lecture d’une lettre d’Armand par sa mère, quelques photos et le départ précipité d’une jeune femme emportant enfants et bagages) sont, par exemple, une entrée en matière originale et très cinématographique qui résume parfaitement le premier malheur conjugal d’Armand.Si la réalisatrice- scénariste - dialoguiste utilise fort à propos l’ellipse, elle sait aussi s’attarder et la séquence de rupture avec la cegépienne, dans la remontée mécanique d’une station de métro, est un très joli morceau.Contrairement à la plupart des acteurs réalisateurs cités plus haut, Micheline Lanctôt ne s’est pas attribué de rôle dans son premier long métrage.La direction de comédiens est intelligente et sensible.Jocelyn Bé-rubé, Andrée Pelletier et Gilles Renaud sont les personnes et il serait trop long ici de nommer tout le monde car il ne faudrait oublier aucun rôle secondaire.Mentionnons tout de même Janette Bertrand et cette courte scène où elle passe de l’effarement total au fou rire inextinguible.La musique de François Lanctôt ponctue efficacement l’action, un peu trop systématiquement peut-être.Armand aura connu une première déception amoureuse à Rimouski et une deuxième à Québec.Mais c’est à Montréal qu’il découvrira la véritable solitude.La chanson de Gilles Vigneault boucle admirablement la boucle en soulignant la dimension sociale de l’histoire d’Armand, Gas-pésien déraciné qui, fasciné par le mirage urbain, erre inlassablement d’une ville à l’autre, d’une désillusion à l’autre.(Aux cinémas Parisien, Laval et Versailles.) «GAGNANT DE 2 OURS D’ARGENT AU FESTIVAL DE BERLIN .l'un des plus importants films de la saison.Il ne faudrait pas le manquer.» • — Serge Dusseoult, La Presse - 1—-#=— Un film de cRamer cWcrncr cTùsstnnder “u MARIAGE de cTHARIA^RAUlSC av.c Hanna Schvgulla V F do ( DIE E HE DE R MARIA BRAUN ) le DAUPHIN 2 8#m.: 7.20 - 9.30.12.SO - 3.00 - S.BEAUBIEN PRES D IBERVILLE 721 6060 0.30.Sam.-Dim 10 - 7.20 m* m Guy Simoneau, réalisateur de «Plusieurs tombent en amour» POUR LaCité 2 SAMEDI & DIMANCHE: 1.00, 3.00 5.00, 7.00, 9.05.SEMAINE: 7.0ol 3575, AV.DU PARC 844-2829 9 05.7 prix DI l'ACADÉMIE CANADIENNl Coupable davoir aimé la vie., .Condamnée pour lavoir vecue passionnément.CDRDELI/H JEAN BEAUOIN ¦ ¦¦ uyn* «cnxwiM LOUISE PORTAL le DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060 DAUPHIN: Sam.: 7.20 - 9.30.Sam.-Dlm.: 1.00 - 3.10 - 5.15 - 7.20 - 9.30.WOODY ALLEN UN GÉNIE COMIQUE ! 1IM "MANHATTAN" LA PROFONDEUR DE "INTÉRIEURS::.L’HUMOUR DE "ANNIE HALL” r l4 ‘ Si vous voulez rire aux larmes, voyez Manhattan ans ' — Bemoroi»"' RTL 1— — "MANHATTAN” ON EN SORT BOULEVERSE Du grand art a base d'émotions - jean Paul Enthoven Le nouvel Obsei vatem münIAtiaii [vinstON française] WOODY ALLEN DIANE KEATON MICHAEL MURPHY MERYL STREEP ANNE BYRNE CRÉMAZIE: Sem.: 7.20 - 9.20.Sam.-Dim.: 1.20 - 3.20 -5.20 - 7.20 - 9.20.Ss^ CREMAM ^3^ ST-JEAN CAPITOL DE L’INNOCENCE À L'EXPÉRIENCE AVEC IES FEMMES DE 30 ANS.lesFeirimesà20ans sont jolies: Â30 ans elles sont belles.et expérimentées.18ans Adulte H§fflflMEflUXFEmmE$.CD 'UN CERTA IN
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