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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 mars 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-03-27, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXI — No 72 .Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 10.Montréal, jeudi 27 mars 1980 LUNDI, MARDI, MERCREDI: de9H.â5H.30 JEUDI, VENDREDI: DE 9H.à 9H SAMEDI: DE 9H.â5H 8955, BOUL.ST-LAUfitNT MONTREAL TEL: 384-8760 57 '/s Aeurei fiat 25 CENTS » de $500 millions à l’Education ¦ L’opposition réclame une enquête publique ¦ Parizeau attend le rapport du vérificateur Le «trou QUÉBEC — Le gouvernement de M.René Lévesque ne croit pas opportun de déclencher une enquête publique sur le «trou» de $500 millions découvert dans le financement des commissions scolaires, du moins pas avant que ne soient connues les conclusions du rapport final du vérificateur général de la province.C’est ce qu’a indiqué hier le premier ministre en réponse aux questions de l’opposition officielle qui, devant le sérieux de cette affaire, réclamait la tenue d'une telle enquête publique.Dans son discours sur le budget mardi soir, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, avait confirmé l’existence de ce «trou» de $500 millions, qualifiant lui-même l’affaire de «crise de premier ordre».Cette crise l’obligeait à ajouter un montant de $210 millions à son budget pour le rendre conforme à la réalité des coûts de l’enseignement primaire et secondaire.Elle l’obligeait également à préparer un programme de coupures au budget du ministère de l’Éducation afin de rembourser $300 millions empruntés par les commissions scolaires ces trois dernières années, emprunts qui n’avaient jamais été prévus par le ministre des Finances.Selon les explications de M.Parizeau la situation qui s’est produite est le fruit d’un système budgetaire pour les commissions scolaires inadéquat et dépassé, et de l’absence au gouvernement de contrôles budgétaires appropriés.Ce système avait amené l’ancien gouvernement à accumuler un déficit de $500 millions en 1976 parce que d’année en année les coûts de l’enseignement ne pouvaient être évalués précisément.L'actuel gouvernement, après avoir effacé ce déficit, avait cru pouvoir mieux apprécier les besoins financiers des commissions scolaires et les prévoir avec plus d’exactitude.Selon le système de vérification comptable des commissions scolaires, celles-ci ne pouvaient fermer leurs livres qu’avec trois ans de retard si bien que le ministre des Finances devait prévoir les besoins financiers de celles-ci à partir d’estimations et de projections établis sur des états financiers consolidés datant déjà de trois ans.En plus de l’imprécision inhérente à ce système, le ministre a découvert que ces états financiers consolidés étaient faux parce qu’ils reflétaient des données inexactes sur le nombre de professeurs, sur leurs qualifications et sur le nombre d’étudiants.Depuis trois ans, en conséquence, le gouvernement prévoyait des subventions aux commissions scolaires qui étaient moindres que les emprunts que celles-ci effectuaient pour se financer à court et moyen terme, d’où le «trou» de $300 millions pour les années passées et de $210 millions pour cette année.Pour l’instant, M.Parizeau ne veut faire porter de responsabilité précise à qui que ce soit.La faute en incombe tant aux commissions scolaires et au ministre de l'Éducation qu'aux services de contrôle du conseil au Trésor et du ministère des Finances.Sa première réactiori aura d’abord été de changer le système budgétaire des commissions scolaires pour qu’une telle Voir page 18: Enquête ¦ Une nouvelle grève aux Postes paraît inévitable, selon le syndicat - pa0« 2 ¦ L’UQAM n’admet plus d’étudiants en recherches Culturelles -page 4 ¦ Ottawa aide 2,000 petits propriétaires de maiSOnS —pages ¦ La capitale du Tchad ravagée par la guerre Civile —page 6 ¦ Les géants de l’indus- trie américaine en difficultés _ page 9 ¦ Le pari d'un budget audacieux: un éditorial de Michel Nadeau — page 16 Le Conference Board révise à la baisse ses prévisions La croissance de notre économie sera nulle en 80 par Michel Vastel OTTAWA — Le Conference Board du Canada a prédit hier Soir que «l'économie canadienne entre dans une longue période de très lente croissance» et même que cette croissance sera nulle en 1980.C’est une chute dramatique des expor- Ryan: pas de conseils à recevoir QUÉBEC — Visiblement ennuyé par ce qui se dit à son sujet dans la capitale fédérale, le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, a affirmé hier que personne ne viendrait lui dicter la conduite à suivre dans la préparation de la campagne référendaire du NON.«Notre échéancier n’a rien de commun avec ce qui peut venir de l’extérieur; nous allons continuer nos préparatifs de la manière dont nous en avons déjà décidé», a expliqué hier M.Ryan en réponse aux journalistes qui voulaient lui faire commenter l’intention des députés libéraux fédéraux de s’impliquer directement dans la campagne référendaire, tant à l’intérieur qu'à l’extérieur du comité-parapluie du NON.Ces derniers auraient décidé, au cours d'un caucus tenu mardi à Ottawa, de ne plus attendre le PLQ pour se lancer dans la campagne référendaire., Selon eux, M.Ryan a pris trop de retard à mettre sur pied son organisation et les députés libéraux fédéraux devront se lancer sans tarder dans la bataille, que ce soit ou non sous l’autorité du comité-parapluie prévu par la loi 92 sur les consultations populaires.Les modalités de cette action seront dé-Voir page 18: Ryan tâtions d’automobiles et de pièces, et du bois de construction aux États-Unis qui sera principalement responsable de cette «croissance zéro».Le Conference Board — qui avait prédit un taux de croissance de 0.7% pour cette année il y a trois mois — a dû réviser à la baisse ses prévisions en raison de «la détoriation de la conjoncture mondiale et de l’économie américaine en particulier».Le taux de croissance réelle avait été de 2.9% en 1979 et de 3.4% en 1978.Cette année, le Produit national brut n’augmentera pas plus que le taux d’inflation, lui même situé à 9.7% pour 1980, comparativement à 9.1% l’année dernière.Le Conference Board précise d’ailleurs que, pour établir cette prévision, il n’a programmé qu’une hausse de $1 le baril de pétrole brut au Canada.Si, comme on le prévoit, cette hausse est plus élevée en juillet, le taux d’inflation dépassera les 10% et il est possible que le Canada termine l’année avec un taux de croissance inférieur à zéro.Grâce à une faible progression de la population active, le taux de chômage devrait, quant à lui, n’augmenter que ae quelques dizièmes de points, à 7.8% comparativement à 7.5% l’an dernier.La récession économique qui frappera le pays réduira d'autant les recettes du gouvernement fédéral à qui le Conference Board prédit un déficit record de $12.4 milliards cette année.Grâce à une augmentation des prix du gaz exporté, le déficit de la balance des paiements pourrait se maintenir à $5.3 milliards.Un tel déficit, estime le Conference Board, obligera la Banque du Canada à continuer d aligner ses taux d’intérêt sur ceux des g.anaes banques américaines.Les taux au Canada devraient continuer de croître jusqu'au milieu de l’année et amorcer ensuite une diminution, plus rapide pour les taux à court terme que pour les taux à long terme.Les prévisions du Conference Board sont les plus pessimistes encore produites cette année.Dans son budget de décembre.le ministre des Finances, M.Voir page 18: Économie mmm ¦ fc a* ***** .*«&**.Un j S- tî5llSw, Vi ~ Le OUI aura son Q.G.sur Saint-Denis Le Parti québécois entreprendra sous peu une série de grandes manoeuvres organisationnelles préparatoires à l’entrée des tenants du OUI dans la bataille référendaire.Dès le début d’avril, les groupements associés au parapluie du OUI seront tous regroupés au sein du même comité central d’organisation.Permanents et bénévoles du PQ quitteront le secrétariat national de l’avenue du Parc à Montréal pour aménager dans le nouveau quartier général du OUI, qui aura pignon sur rue Saint-Denis, au sud du boulevard Maisonneuve.En fait, les hauts stratèges du PQ ont déjà amorcé la mise en place de l’arsenal référendaire.Les dirigeants du comité national du OUI se préparent à signer un bail de location qui leur permettra d’occuper la totalité cfe l’ancienne Ecole poly- technique, un édifice de pierres grises inauguré en 1905, situé à proximité de l’église Saint-Jacques et de l’Université du Québec.Le nouveau quartier général du OUI logera notamment les stratèges, organisateurs, animateurs et propagandistes du comité parapluie, ainsi que plusieurs conseillers politiques du bureau du premier ministre dont M.Michel Carpentier, rapatriés à Montréal pour la durée de la campagne référendaire.On y aménagera en outre les bureaux du président du parti, M.René Lévesque.D’ici quelques semaines, le PQ aura recruté plus d une cinquantaine de nouveaux employés, en f>lus des collaborateurs dont il s'assurera es services sur une base bénévole.Au total, les effectifs du parti dépasseront une centaine de personnes pour la durée de la campagne.De là l’urgence d'aménager dans des locaux plus spacieux.* Le quartier général du OUI abritera en outre: les membres du CASA, comité anglophone pour la souveraineté-association.le MÉOUI, qui concentre ses efforts à l'adhésion du milieu étudiant à la cause indépendantiste, ainsi que les comités d’action spécifiquement chargés de la conversion des artistes, des femmes, des syndicats, des professionnels, des hommes d’affaires et des Néo-Québécois.Même si l'essentiel de l’état-major du comité du OUI sera centralisé à Montréal, les stratèges référendaires du OUI ont prévu la mise sur pied d’une structure régionale.De sorte que l’on retrouvera des bases d’opération dans treize régions, chacune sous le patronage d’un ministre du cabinet Lévesque.À l'instar des propagandistes du OUI, Voir page 18: OUI i La victoire de Kennedy servirait surtout Reagan WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — La campagne électorale américaine est repartie aujourd’hui, au Wisconsin et au Kansas avec une animation renouvelée par les victoires inattendues du sénateur Edward Kennedy dans les élections primaires de New York et du Connecticut.Le président Jimmy Carter conserve sur son rival une avance de l'ordre de deux contre un dans la course aux délégués à la convention nationale du parti démocrate.Mais les deux défaites cuisantes qu’il a subies, mardi, rappellent que, à quatre mois de la convention, rien n'est encore dé finitivement joué.Les commentateurs politiques américains s'accordaient, nier, a estimer que la surprise spectaculaire provoquée par Ted Kennedy à New York profitait surtout à Ronald Reagan, le favori des candidats de l’opposition républicaine.Selon eux, les résultats étonnants des primaires de mardi confirment que le président Carter est redevenu vulnérable.Les sondages d'opinion ont déjà révélé qu’il avait commencé à perdre le soutien populaire qu’il avait momentanément acquis grâce aux crises successives d'Iran et d’Afghanis-Volr page 18: Kennedy M.Edward Kennedy M.Jimmy Carter M.Ronald Reagan Raynauld: le déficit accru frise l’irresponsabilité QUÉBEC — S’il avait été au pouvoir, le Parti libéral du Québec aurait tenté de réduire les dépenses gouvernementales et, en cas d'échec, n'aurait pas hésité à augmenter les impôts plutôt que d’accepter un déficit de l’ordre de celui contenu dans le budget de M.Jacques Parizeau.Voilà ce qu’a affirmé nier le député d’Outremont et critique financier du Parti libéral du Québec, M.André Raynauld, au cours d’une conférence de presse destinée à faire connaître les réactions de son parti au budget déposé mardi par le ministre des Finances du Québec.Pour l'essentiel, M.Raynauld s*en est pris au déficit de $2.3 milliards que laisse apparaître ce budget.Selon lui, ce déficit, qui représente une augmentation de $700 millions par rapport à celui enregistré lors du dernier exercice financier, est complètement inacceptable et frise même l'irresponsabilité.«Le gouvernement péquiste est en voie d’acculer la province à, la faillite.Ce n'était pas le temps d’accumuler un tel déficit et de prévoir pareils emprunts à un moment où les taux d'intérêts sont si élevés et que le dollar canadien est à ce point faible sur le marché international», a dit M.Raynauld M.Raynauld a souligné que l'administration libérale s’était toujours montrée beaucoup plus prudeùte à cet égard en rappelant notamment que, de tous les budgets présentés par le gouvernement Bourassa, le déficit gouvernemental n’avait jamais dépassé 7% des revenus de la province alors que cette année, il atteint 15.5% des revenus.Le critique financier du PLQ a précisé que s’il avait eu à rédiger ce budget, il n'aurait pas du tout procédé de cette façon et qu'il n'aurait pas hésité à haus- ser les impôts des citoyens si c'eut été là la seule façon de diminuer le déficit.«J'aurais eu le courage de hausser les impôts et d'expliquer à la population qu on ne peut pas vivre continuellement au-dessus de ses moyens», a affirmé M.Raynauld sous le regard ahuri de son chef, M.Claude Ryan, qui l'avait accompagné pour cette conférence de presse Prenant soudainement conscience de l’effet d’une telle déclaration à la veille de la campagne référendaire, le député libéral a ajouté quelques instants plus tard qu’il aurait également pris soin en premier lieu de comprimer les dépenses publiques.A cet égard, M.Raynauld estime que c’est cette augmentation de dépenses, qu'il fixe à 14% par rapport à l'an dernier.qui est responsable en grande partie de l'accumulation d'un déficit de $2.3 milliards.Selon lui, une telle augmentation des dépenses est injustifiable dans le contexte financier actuel et ne fait que démontrer ue le gouvernement a perdu le contrôle e l'administration publique.Il rappelle à ce sujet que le gouvernement de l'Ontario réussit d'année en année à comprimer à 8% le taux d'augmentation de ses dépenses et estime qu il n'y a aucune raison pour que le Québec n'en fasse pas autant M Raynauld s'en est également pris au caractère présumément expansionniste du budget Parizeau Selon lui, ce budget ne permettra pas de stimuler l'économie québécoise parce qu'il risque d’être contrebalance par un budget plus restrictif au niveau fédéral.«Si le Québec avait vraiment voulu stimuler l'économie et créer des emplois, il auijait dû harmoniser son budget aux poli- tiques fédérales.Or, le prochain budget du gouvernement central risque fort d'être restrictif puisque les autorités canadiennes vont d’abord avoir à l’esprit la nécessité de protéger la valeur du dollar sur le marche des changes», a-t-il dit.«Il nous aurait fallu un budget nettement plus rigoureux.Il faut accepter les limites de l’action gouvernementale dans le cours de l'économie Ce n'est pas le Québec qui va stabiliser l'économie canadienne», a ajouté M.Raynauld.Dans cette perspective, le député libéral estime que ce budget, ne va qu'augmenter l'inflation sans vraiment réduire les impôts des contribuables.A ce sujet, M.Raynauld a expliqué que le budget Parizeau contenait en réalité une hausse d'impôts puisqu’il n'indexe Voir page 18: Raynauld le nouvel album de Greg ACHILLE TALON ET L’AGE INGRAT une cathédrale de gag».gargouille comprise! DAKOAUt> CDtTEU* % 1 2 M Le Devoir, jeudi 27 mars 1980 Une nouvelle grève aux Postes paraît inévitable, estime le syndicat OTTAWA — D’ici trois semaines, un mois peut-être, il y aura une grève aux postes, c’est inévitable, selon le président du Syndicat des postiers du Canada, M Jean-Claude Parrot.Le processus de conciliation qui s’est engagé hier, à Ottawa ne réglera rien mais permettra aux 23,000 postiers de franchir inexorablement toutes les étapes jusqu'à celle de la grève legale.Lors d'une entrevue au DEVOIR, M.Jean-Claude Parrot n’a pas caché qu’il sait fort bien qu’il risque de se retrouver de nouveau en prison s'il y a une grève, lui, qui vient tout juste de purger deux des trois mois d’emprisonnement qui lui ont été imposés pour avoir incité ses membres à défier la loi spéciale.«C’est le prix que je dois ^>1, a-t-il souligné.Il se dé-lien d’être un martyr ou un héros, mais simplement quelqu'un qui fait son boulot correctement et qui défend une «cause juste».Une entente entre le gouvernement fédéral et les postiers est-elle impossible?M.Parrot est convaincu qu’il est possible de régler le problème une fois pour toute.Le nouveau ministre des Postes, M.André Ouellet aussi.Les deux affirment leur bonne volonté, mais est-ce suffisant?Depuis 1974, les Le président du syndicat des postiers, M.Jean-Claude Parrot, à son quartier général (Photolaser CP) dans la capitale fédérale.postiers n’ont pas signé une seule convention collective sans avoir recours à la grève et chaque année les relations entre les deux parties deviennent plus tendues.En octobre 1978, le gouvernement libéral n’a pas hésité à présenter une loi spéciale or- donnant le retour au travail des postiers qui venaient de déclencher, à peine 14 heures plus tôt, une grève légale.La loi spéciale qui forçait le retour au travail des postiers imposait une convention collective de l’arbitre nommé par le gouvernement, l’ancien juge en chef de la cour d’appel du Québec, M.Lucien Tremblay.C’est ainsi qu’au mois de mars 1980, les postiers sont en conciliation et reprennent les mêmes demandes formulées en 1978 et au cours des années précédentes La plupart des points en litige ne sont pas nouveaux puisqu’ils se rapportent à la question de l’introduction des changements technologiques aux Postes et aux problèmes qui s’ensuivirent.Le ministre des Postes; M.André Ouellet, a indiqué au DEVOIR, qu’il ne voit pas pourquoi le fédéral ne pouvait en venir à une entente avec les postiers alors que les négociations avec les facteurs ont été conclues à la satisfaction de tous.Il est vrai que les négociations ont toujours été plus faciles avec les facteurs.Ils sont moins militants mais leurs conditions et horaires de travail défient toute comparaison.Alors que les facteurs travaillent le jour, à l’extérieur sans grande surveillance, les postiers, ont vu la nature de Le compte à rebours du référendum Les deux comités provisoires du OUI et du NON sont formés Les deux grands comités provisoires du OUI et du NON sont maintenant formés.L’un et l’autre définissent, d'ici le week-end, les règles de fonctionnement qu’ils adopteront au début de la semaine prochaine, en même temps que chacun recrute les «vedettes» qui en feront partie.Suivant la Loi sur les consultations populaires, les deux camps du OUI et du NON ont jusqu’à ce soir pour former leur comité provisoire respectif, qui forme l’embryon de chacun des deux grands comités nationaux qui entreront en action dès que les brefs référendaires seront émis par le directeur général des élections (au plus tôt le 9 avril).Chacun des deux comités provisoires est formé des seuls députés de l’Assemblée nationale, suivant qu'ils ont opté pour le OUI ou pour le 1 Tous les députés péquistes le député ae Lotbinière, Rodrigue Biron, ex-chef de l’Union nationale, forment le comité provisoire du OUI, tandis que celui du NON est composé des députés libéraux et des trois députés indépendants, MM.Camil Samson, William Shaw et Rodrigue Tremblay.Le directeur général des élections, M.Pierre Côté, doit annoncer aujourd’hui qu’il convoquera les deux comités provisoires la semaine prochaine — lundi pour le comité du NON et un autre jour, pour ceux du OUI, à des réunions au cours desquelles l’un et l’autre comité adoptera les règlements qui régiront les deux comités permanents.L’objet de ces règlements' a-t-on pu comprendre hier, est d’établir le nombre de personnes qui formeront les comités nationaux, la fréquence des réunions que ceux-ci tiendront, le type de coordination qu’on y fera des activités de l’un et Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente SESSION PRINTEMPS (MAI-JUIN) Admission et inscription 31 mars Renseignements: 343-6090 OlUîY Hln grand soleil 204 satellites un monde de services • 204 chambres climatisées xtont 6 suites luxueuses et 27 appartement^ avec cuismetto Toutes avec then , postal â contrôle individuel et télécouleur • Stationnement gratuit • Amphithéâtre avec équipement audio-visuel télécommande Un 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libéral du Québec, qui dirigent ce comité national, réservent huit ou neuf sièges aux députés libéraux fédéraux, trois aux conservateurs et le NPD en aurait un, pour autant qu’il consent à travailler sous ce parapluie.Mais le chef national de cette formation, M.Ed Broadbent, a donné à entendre mardi qu’il n’en ferait pas partie.Les libéraux fédéraux ne récrimineront pas, semble-t-il, au sujet du nombre de sièges qui leur seront dévolus sur le comité.C’est du moins ce qu’a déclaré au DEVOIR la semaine dernière M.Marc La-londe, ministre fédéral de l’Energie, qui a noté que les libéraux fédéraux s’appliqueront «plutôt» à exercer «toute leur force politique réelle» sur le terrain même des comtés.Le comité du NON comptera également une demi-douzaine de responsables de l’action politique (communications, organisation, contenu politique, etc.), de même que des personnalités nationales ou régionales qui s’affichent pour le NON.En l’occurrence, des personnes comme le sénateur Jean Marchand, MM.Maurice Bellemare, ex-député unioniste de Johnson, ou Jacques O’ Bready, maire de Sherbrooke et président de l’Union des municipalités, sont pressenties.Mais le recrutement piétine un peu.Chez les tenants du OUI, on s’applique, d'ici le week-end, à choisir une quarantaine de personnalités diverses qui, outre les 67 députés péquistes à l’Assemblée nationale, formeront le comité national du OUI.On devrait en rendre publique la liste la semaine prochaine.On recherche, en l’occurrence, essentiellement un éventail aussi diversifié que possible de personnes qui ont (ou vont) adhérer au OUI.D'abord, autant d’hommes que de femmes; ensuite, des représentants de toutes les professions ou métiers; enfin, des gens de toutes les régions du Québec.On est actuellement à convaincre d’en devenir membre les personnes de réputation qui, comme MM.Jean-Paul L’Allier et Kevin Drummond, ont indiqué leur option.On ne prévoit pas, du moins à l’heure actuelle, chez les tenants du OUI, que des groupes affiliés fassent partie du comité national: des groupes comme le Mouvement des étudiants pour le OUI ou le Regroupement des Montréalais pour le OUI, etc.cesseront d’exister, prevoit-on, dès l’émission des brefs et s’intégreront d’emblée au parapluie du OUI.Enfin, les deux comités se donneront la semaine prochaine un nom.On ne prévoit ici que fort peu d’originalité.Les noms examinés actuellement sont des tournures équivalant à «Regroupement/Rassemblement des Québécois pour le OUI/NON».La pollution de la Yamaska: 17 dénonciations jusqu’ici QUÉBEC (PC) — Le ministère de l’Environnement a reçu, de la part de citoyens, 17 dénonciations assermentées au sujet de la pollution de la riviere Yamaska et 15 de ces affidavits ont entraîné des poursuites.«Continuez à nous envoyer des affidavits, car c'est ça qui nous sert de bases de preuves pour entamer des poursuites», a déclaré hier le ministre de l’Environnement, M.Marcel Léger.Le problème de la pollution de la rivière Yamaska a été longuement débattu hier à l’Assemblée nationale dans le cadre du débat du mercredi.Ce jour est réservé au débat de motions inscrites au feuilleton par des députés.Le débat de mercredi soir a porté sur une motion inscrite par le député unioniste de Saint-Hyacinthe, M.Fabien Cordeau.La motion se lisait comme suit: «Que cette Assemblée est d'avis que le gouvernement accélère son programme d’épuration des eaux de manière a ce que tous les citoyens puissent bénéficier le plus rapidement possible d’une eau potable ae bonne qualité, notamment dans les regions du Québec où ceux-ci en sont prives à l'heure actuelle.» M.Cordeau n'a pas manqué de soulever la question de la Yamaska, la rivière la plus polluée du Québec et qui baigne Saint-Hyacinthe, ainsi que les problèmes que suscite pour cette ville l'épuration des eaux de la rivière.Quatre industries de la région viennent d'en arriver à une entente avec le ministère au sujet de la dépollution de la rivière, a révéle M.Léger.Il s'agit de l'Agropur, de la Slack, de la Burlington et de la H St-Jean.Ces entreprises ont toutes accepté les conditions de dépollution.De plus, 26 autres entreprises sont sur le point de le faire.Il n’y a que quelques éleveurs de porcs qui sont la cause du problème, a déclaré le ministre qui a conclu: La majorité des riverains veulent participer à la dépol-iution de la riviere Yamaska, a affirmé M.Léger, qui a rappelé que le gouvernement était prêt à aider les dépollueurs mais qu'il se préparait à pénaliser les pollueurs.15ème SAISON! PROGRAMME D’IMMERSION ANGLAISE POUR GARÇONS ET FILLES DE 4 A 13 ANS B5i ÉQUITATION NATATION TREMPOLINE CAMP DE JOUR GREEN ACRES* Noua allons chercher las enfants vers 8h.30 la matin at laa ramenons à la maison vers 16h.30 Pour une brochure explicative gratuite, téléphonez 488-9148 • Le camp est situé à environ 15 à 20 minutes au nord de Montréal.• Le transport quotidien à domicile est fourni dans plusieurs secteurs de la ville • Vaste série d’activités incluant la natation, ies sports, l'artisanat expression dramatique, sciences naturelles, équitation.• Une bonne occasion d’apprendre l’anglais au contact de 300 enfants Anglophones.* marqua dépoMts Québec leur travail évoluer d’année en année.Ils sont désormais plus encadrés et en raison de l’automatisation du travail plusieurs d’entre eux doivent travailler le soir ou la nuit.De plus, M.Parrot a tenu à rappeler qu’au sein de la fonction publique il n’v a plus personne qui travaille 40 heures par semaine, sauf les postiers, qui, une fois de plus, espèrent obtenir cette année, la semaine de 35 heures.Le nombre d'heures de travail est intimement relié à la question de la sécurité d’emploi et là encore, les postiers demandent des garanties.Cette question touche les clauses sur l’emploi d’aides occasioned non syndiqués.À ces questions s’ajoutent les demandes économiques, les primes et les vacances mais elles n’ont pas été abordées cette annee, lors des quatre premières réunions de négociation aux mois de novembre et décembre 1979.Le ministre des Postes, M.André Ouellet, a répété qu’une entente est possible, le négociateur en chef M.Roy Moffett aussi, mais les deux ont refusé d’en dire plus long sur les points en litige affirmant qu’ils ne voulaient pas révéler leur stratégie.M.Moffatt a quand même été un peu plus volubile que le ministre en précisant que le fédéral n’avait so.nis aucune demande aux (Xis tiers et que des 98 réclamations qui avaient été déposées à la table de négociation par le syndicat, 65 touchaient le normatif.Il n’a pas caché qu’il aurait bien aimé aborder les clauses tout de suite, «parce que c’est une vieille stratégie qui consiste à essayer d’acheter une entente», a-t-il dit.En 1975, après une grève illégale, le ministre des Postes de l’époque, M.Bryce Macka-sey, était intervenu directement et avait dirigé la négociation avec les postiers, qui ont gardé un très bon souvenir de cette intervention.Le président du Syndicat des postiers estime que si M.Ouellet s’impliquait directement dans la négociation ou à tout le moins s il confiait un mandat assez large aux négociateurs, les événements prendraient une tournure beaucoup plus positive.M.Ouellet n’a pas rejeté cette suggestion, mais estime que les négociateurs du ministère des Postes et du Conseil du Trésor ont tous les pouvoirs nécessaires pour en arriver à une entente.M.Ouellet a cependant l’intention de commencer à s’intéresser à la question de la transformation du ministère des Postes en société de la couronne.Son prédécesseur libéral, M.Gilles Lamontagne, avait déposé un projet de loi en ce sens et les conservateurs favorisaient cette solution bien qu’ils n’aient pas eu le temps d’en faire un grand sujet de préoccupation.«Je veux m’assurer que cette idée répond bel et bien aux demandes des employés des Postes», a-t-il dit en précisant qu’il rencontrerait sous peu des représentants de tous les syndicats et associations qui regroupent les 63,000 employes.Ce ne serait cependant qu'après la transformation du ministère en société qu’il serait possible de penser à la cogestion comme l'ont suggéré certains députés libéraux de la région de Montréal pendant la campagne électorale.Les postiers réclament depuis longtemps que les Postes soient administrées par une société de la couronne, ce qui améliorerait les relations de travail, compte tenu que les employés ne seraient plus assujettis à la loi de la fonction publique mais bien au code de travail canadien.par la Prasaa Canadienne ¦ Le m6tro régional: Ottawa n’a pas répondu Le gouvernement fédéral n’a toujours pas répondu à l’offre de Québec de convertir en métro régional le train de banlieue du CN qui dessert Deux-Montagnes.C’est ce qu’a expliqué hier le ministre des Transports, M.Denis De Belleval, en répondant à l’Assemblée nationale à une question du député de Deux-Montagnes, M.Pierre De Bellefeuille.Selon M.De Belle-val, ce «vieux dossier» n'a pas évolué depuis deux ans parce que «Le Canada ne répond plus» aux suggestions du Québec.Le ministre a soutenu que l’inertie du fédéral dans ce dossier lui rappelait celle du gouvernement d’Ottawa dans l’affaire Laprade, dans la construction de Mirabel, dans le dossier Nordair, dans le «trou» de la Place Guy-Favreau à Montréal et dans la construction d’un centre de données fiscales à Jonquière.¦ La loi 9 pourrait s’appliquer partiellement La proclamation immédiate de la nouvelle loi électorale pour qu’elle s’applique à la tenue du référendum entraînerait des difficultés pratiques quasi-insurmontables.Mais en agissant rapidement, il serait possible de proclamer l'entrée en vigueur de certains articles de la Loi 9, de façon à ce qu’ils s’appliquent aux référendum.C’est ce qu’explique le directeur général des élections Pierre-F.Côté dans une lettre adressée au premier ministre et que M.René Lévesque a déposée hier à l’Assemblée nationale et dont ii a lu des extraits.M.Côté a expliqué qu’il avait préparé le déroulement du référendum en établissant un calendrier référendaire computé à partir de l’adoption de la question.Mais il serait encore temps d’envisager la proclamation des articles 94 et 101, concernant, le premier, les heures de votation, et le deuxième, la façon de marquer les bulletins de vote.Mais l’application de ces articles entraînerait la nécessité d’amender la loi sur les consultations populaires.¦ La CTCUQ hausse ses tarils La Commission de transport de la Communauté urbaine de Québec (CTCUQ) vient de décréter une hausse de tarifs qui s’appliquera à compter de samedi aux usagers du transport en commun qui ne possèdent pas de laissez-passer.Le tarif général en monnaie exacte passera ainsi de $0.50 à $0.60 alors que les clients privilégiés, c’est-à-dire les personnes âgées et les étudiants, devront débourser $0.30 au lieu de $0.25.Le prix du laissez-passer mensuel demeure cependant gelé à $18.00 pour les adultes et $9.00 pour les étudiants.Cette mesure est contenue dans le budget de fa Commission de transport pour l’année 1980, qui a été entériné, mardi soir, par le conseil d’administration de la Communauté urbaine de Québec (CUQ).Le président de la Commission, M.Léonce Bouchard, a expliqué que cette «modification» avaitpour but d’inciter plus de Québécois à devenir des passagers réguliers des autobus, tout en permettant à la CTCUQ de se prévaloir au maximum des avantages de la réforme du finanoement instaurée par le ministère québécois des Transports.Selon M.Bouchard, fa nouvelle politique de tarification permettra à la Commission de transport de toucher pas moins de $21.90 sous forme de subventions pour chaque laissez-passer vendu.Le budget de la CTCUQ pour 1980 s’élève à $37 millions, ce qui représente une augmentation de 10,8 pour cent par rapport à 1 annee dernière.|&nîOU#0UËBEC Venez nous voir! Un accueil courtois, sympathique, des maîtres-bouchers compétents et dynamiques Un soin particulier à votre attention.Le souci de la perfection Toujours et encore comme par le passé L’enjeu: Prix et qualité une seule adresse: 807 est, rue Laurier (métro station Laurier) 272-4065/86 Livraison é domicile 26 années de soins gastronomiques Merci ! Cette semaine.POITRINE DE VEAU FARCIE qualité «Anjou Québec » Sachez l’apprêter! Obtenez une recette appropriée. 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Dr Jacques Genest, directeur de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, a revendiqué hier le retour des médecins dans tous les comités et structures où se prennent les décisions en matière de santé publique.L’éminent chercheur parlait à titre personnel devant la commission Hall chargée d’analyser en profondeur le malaise qui existe présentement dans les différents régimes de santé des provinces canadiennes.Le juge Emmett Hall préside cette enquête qui tient des auditions a Montréal depuis trois jours.Il es accompagné de Mlle Alice Girard, une infirmière à sa retraite qui fut la première doyenne de la Faculté de nursing de l’Université de Montréal.Les médecins ayant été laissés pour compte dans la réforme de la santé et l’instaura- La gravité des accidents du travail diminue au Québec Le nombre des accidents du travail qui laissent une incapacité permanente chez la victime oscillait autour de 8,000 par année depuis une décennie au Québec mais il a brusquement baissé à «seulement» 1:,715 en 1979, révèle le dernier rapport annuel de la Commission des accidents du travail rendu public hier.- En outre, le nombre de décès provoqués par des maladies ou des accidents du travail a aussi diminué presque de moitié pendant cette même année, révèle le rapport./.«Nous sommes absolument incapables, pour le moment, d’expliquer des variations d'une telle ampleur dans les statistiques mais nous sommes très heureux de constater que la gravité des accidents du travail semble diminuer à travers le Québec,» a déclaré hier ÎaO DEVOIR le président de la T, M.Robert Sauvé, Déjà, pendant l’année, js avions constaté que nos penses d’indemnisation pôur des incapacités permanentes ne suivaient pas la courbe prévue, a-t-il ajouté.Cependant, l’ampleur de la diminution nous a quand même surpris et nous avons fait vérifier soigneusement les chiffres ayant dé les publier.» ¦Chose certaine, a-t-il dit, cqla ne tient pas à un taux de refus plus élevé qu’à l’ordinaire de la part des fonctionnaires qui doivent évaluer les cas puisque le Québec a présentement le taux de refus le plus bas au Canada.Il a aussi expliqué que le ¦;q>port annuel vient à peine d’etre confectionné.Les données statistiques sont tellement fraîches qu’on n’a pas erfcore eu le temps d'expliquer convenablement le phénomène, dit-il.À première vue, il semble y avoir une baisse générale de la gravité des accidents, comme le confirment à la fois la diminution du nombre de cas mortels et le petit nombre des incapacités permanentes graves.Malgré cet aspect encourageant, le tableau des accidents du travail reste extrêmement sombre: le nombre total des accidents signalés à la CAT a augmenté de 20% en deux ans tandis que le coût de l’indemnisation des victimes et de leur réadaptation a pratiquement triplé en trois ans, dépassant maintenant le demi-milliard de dollars par année ($561 millions en 1979).Là encore, M.Sauvé a tenu à souligner au DEVOIR que l’augmentation du nombre d’accidents du travail «déclarés» ne signifie pas automatiquement une augmentation du nombre réel d’accidents.«A chaque fois où la commission fait des saisies de livres, des compagnies dans une région donnée, on constate une hausse dans le nombre d’accidents déclarés», a-t-il dit.Selon lui, il y a plusieurs cas où les syndicats et les employeurs sont de mèche pour dissimuler le nombre réel d’accidents du travail.En 1979, les 326,000 accidents du travail recensés ont causé 124 décès.À la fin de l’année, 37,000 Québécois recevaient des rentes de la CAT.De ce nombre, environ 6,500 étaient des veuves ou des orphelins dont le conjoint ou le parent a perdu la vie au travail au cours des dernières années.La Commission des accidents du travail a dépensé cette année un peu plus de $7 millions pour favoriser la réadaptation sociale et le retour au travail des victimes d’accidents, une facette relativement nouvelle de ses activités.L'essentiel de ses fonds ont cependant servi à des activités plus traditionnelles, notamment à payer les traitements médicaux des travailleurs accidentés ($386 millions), à payer les indemnités d’incapacité temporaire ou permanente et de décès ($319 millions) et à défrayer des prestations diverses ($67 millions).Erj outre, la CAT administre présentement l’aide aux victimes d’actes criminels.Depuis l’entrée en vigueur de cette loi, en mars 1972, la Commission a distribué environ $15.6 millions à ces vioti- Robert Sauvé présidera la CSST L’actuel président de la Commission des Accidents du travail, M.Robert Sauvé, sera président-directeur général de la prochaine Commission de la santé-sécurité du travail (CSST), responsable de l’application de l’importante réforme prévue à la loi 17 adoptée à la veille de Noël, a annoncé hier le ministre d’Etat au Développement social, M.Pierre Marois.Outre cette nomination, M.Marois a aussi annoncé l’identité des quatre vice-présidents de cet organisme.Ces derniers en seront en quelque sorte les cadres essentiels mais contrairement à M Sauve, ils ne siégeront pas au conseil d’administration avec les sept représentants patronaux et les sept représentants des travailleurs dont l’identité n’a pas encore été dévoilée.À la vice-présidence, M, Lionel Bernier sera responsable de l’indemnisation et M.Jean-Louis Bertrand de la prévention.M.Gilles Néron assumera la direction des nouveaux services d’inspection unifiés et M.Gilles Masse dirigera l’administration Tous les vice-présidents et le président de la nouvelle Commission de sante-sécurité du travail proviennent de la Commission des accidents du travail qui devrait bientôt disparaître.mes de violence criminelle.Simplement en 1979, elle a reçu près de 800 demandes d’indemnisation de ce genre et 80% ont été jugées recevables.Parmi les 671 demandes acceptées, 263 étaient reliées à des voies de fait avec lésions corporelles, 121 à des vols qualifiés et 76 à des homicides.Le ministre responsable de la santé au travail, M.Pierre Marois, a souligné hier que l’augmentation constante du nombre d’accidents du travail démontre une fôis de plus la nécessité d’un virage radical en ce domaine.Il doit d’ailleurs rencontrer aujourd’hui l’Association des manufacturiers canadiens qui est justement réunie en colloque à Montréal sur le thème de la santé-sécurité du travail.Les droits du locataire en 80 Le Service de l’information de la Commission des services juridiques vient de publier une nouvelle brochure intitulée Les droits du locataire en 1980.Cette brochure de 48 pages explique la loi de conciliation entre locataires et propriétaires: (durée du bail - délais d’avis - fixation de loyers - les dispositions de la loi relativement aux: chambres, maisons de chambres, habitations à loyer modique, terrains pour maisons mobiles, etc.Elle contient aussi des exemples de formules qui doivent être remplies soit par le propriétaire ou par le locataire lorsque ceux-ci s'adressent à la Commission des loyers pour obtenir différents services.Pour obtenir un exemplaire gratuit, il faut s'adresser à un bureau d’aide juridique ou écrire à: Commission aes services juridiques.Service de l’information, C.P.123, Suce.Desjardins, Montréal H5B 1B3.tion du régime de l’assurance-maladie au Québec, il n’est Pas étonnant qu’apres dix ans on puisse détecter un «malaise» évident dans ce domaine, a soutenu le Dr Jacques Genest.Il a comparé le fonctionne-ment du système de l'assurance-maladie à celui d’une «industrie» où la bureaucratie, le fonctionnarisme et les pouvoirs administratifs tiennent les médecins à l’écart, et cela depuis le début de la réforme en 1970.«On entretient une méfiance incompréhensible à l'endroit des médecins et des infirmières qui pourraient pourtant apporter une contribution plus que valable à l’organisation des services de la santé, eux qui en sont les principaux acteurs», a affirmé le Dr Genest.En déplorant l’absence des médecins dans les différents comités où ils devraient avoir droit au chapitre, le directeur de l’Institut de recherches cliniques a étayé ses propos de nombreux extraits de textes, d’analyses et de communications de différents intervenants à des colloques et congrès tenus ces dernières années sur la réforme de la santé.Il a cité entre autres l’intervention de Me André Desgagné, président de l'Office des professions du Québec, qui admettait au’après huit ans du régime d’État rendant les services et les soins de santé accessibles à tous «l’état de santé des Québécois est resté le même».«On est en droit de s’interroger sur l’efficacité de cet appareil», concluait Me Desgagné.Cette attitude inadmissible d'écarter les médecins et les infirmières des différents endroits où se prennent les décisions contribue à les démobiliser et il est à craindre qu’ils ne démissionnent vraiment de leur mission sociale et professionnelle si rien ne c Fiducie du Québec Le Plan de participation aux bénéfices.un plan d'épargne-retraite à même les bénéfices de votre entreprise La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, vous offre un excellent complément à votre plan enregistré d'épargne-retraite et un autre moyen de différer l’impôt.Dans le cadre de ce système, un employeur peut déposer au plan, chaque année, une partie da ses profits à son nom et au nom de certains employés.Ces contributions sont déductibles du revenu imposable de l'entreprise.Les sommes accumulées dans un plan de participation différée aux bénéfices au nom d'un employé ne deviennent imposables qu’au moment où celui-ci les touche.Lee P.P.D.B.de la Fiducie du Québec La Fiducie du Québec offre deux types de plans de participation différée aux bénéfices.La différence entre ces deux plans se situe au niveau des véhicules de placement.Le Plan à Gestion de la Fiducie du Québec investit les contributions de l’employeur dans les Fonds Desjardins ou dans des Dépôts Garantis ou encore combine les véhicules selon les instructions de l'employeur.Le Plan à Gestion autonome permet à l’employeur de choisir lui-même les véhicules de placement à l’intérieur des contraintes prévues par la loi.Si vous désirez plus d’information au sujet de ce véhicule de placement, communiquez avec l’une de nos succursales Modes d'épargne et demandez qu’on vous fasse parvenir notre dépliant explicatif ainsi que la marche à suivre pour la mise sur pied d’un tel plan.Montréal: Complexe Desjardins (514) 281-8834 De l’extérieur, sans frais: 1 800 361 6840, poste 8834.Laval: Place Val des Arbres (5141 668-5223 De l’extérieur, sans frais: 1 -800-361 -3803.Québec: Complexe Centre-Ville, Sainte-Foy (4181 653 6811 De l’extérieur, sans frais: 1-800-463-4792.La Fiducie du Québec.pour un choix da Modes d'épargne vient corriger cette lacune, a commenté le Dr Genest qui s’exprimait alternativement en français et en anglais.Le chercheur a évidemment fait surtout la critique du régime qui existe au Québec et, a une question du iuge Emmett Hall, il a répondu que ses nombreux contacts avec ses collègues des autres provinces le portent à croire que sa réflexion est valable également pour les autres provinces canadiennes.Divers organismes de bénévoles se sont présentés devant la commission Hall hier matin pour réclamer un soutien plus grand de la part des professionnels de la santé, de même qu’une collaboration plus effi- cace.Mme Hélène Saint-Hilaire, directeur de l’Association canadienne de la santé mentale, section du Québec, estime que les familles et les parents ayant à faire face à des situations difficiles à cause de la maladie d’un des leurs ou de leurs proches devraient avoir toute l’aide requise pour faire face à ces problèmes.Une mère de famille de huit enfants dont une fille de 28 ans, schizophrène depuis sa tendre enfance, a témoigné des nombreuses difficultés qu’elle a connues, de l’immense solitude des parents d’enfants atteints de déficience mentale légère.Personne ne nous aide vrai- ment.a-t-elle dit, et les professionnels du milieu psychiatrique ignorent les efforts que nous faisons pour rééduquer et réhabiliter nos enfants, alors qu’on nous encourage à les maintenir dans leur milieu naturel » Aussi Mme Mabel Dufresne a-t-elle fondé en 1979 un organisme qui regroupe les parents et amis du malade mental.Il existe un nombre incroyable de groupes bénévoles d’entraide a Montréal: 271 qui seront bientôt répertoriés pour le bénéfice de tous les citoyens.Les audiences publiques de la commission Hall se terminent aujourd'hui à Montréal.Guerre ouverte entre les docteurs Lazure et Roy Les propos tenus par le Dr Augustin Roy devant la Commission Hall mardi ont profondément irrité le Dr Denis Lazure, ministre des Affaires sociales, et l’on peut dire que la guerre est ouverte désormais entre les deux nommes.Le Dr Roy a cité des chiffres sur le financement du régime de santé au Québec en tenant compte de Ta répartition de ces sommes entre le fédéral et le Québec.Selon M.Lazure, ces «déclarations sont irresponsables».Reprenant les chiffres cités la veille par M.Roy, des «chiffres qui n’avaient pas été vérifiés», il a tenu à les corriger.Le coût annuel de l’assurance-hospitalisation était, en 1978-1979, d’un peu plus de $2 milliards dont seulement $861 millions provenaient du fédéral, a dit M.Lazure.En ce gui a trait à l’assurance-maladie, le régime coûtait, en 1978-1979, quelque $820 millions dont $296 millions provenaient d’Ottawa.«Le gouvernement du Québec assume la balance du coût et les déclarations de M.Roy sont irresponsables», a indiqué le ministre qui soupçonne le président de la Corporation aes médecins d’être davantage «un chef négociateur» (les médecins négocient présentement avec le gouvernement), qu’un président d'un ordre professionnel chargé de veiller sur la santé des Québécois.Il lui reproche également d’avoir été approché par «tous les partis politiques imaginables» pour se porter candidat.La réplique de M.Roy ne s’est pas fait attendre.Dans une entrevue téléphonique, il a déclaré au DEVOIR que la réaction de M.Lazure «est indigne de celle d’un ministre responsable» et que les chiffres qu’il a cités ont été vérifiés auprès de la Régie de l’assurance-maladie du Québec la veille même de son intervention devant le juge Emmett Hall.«Ce sont des chiffres officiels contrôlés par la HAMQ» et portant sur le budget de l'année courante, a-t-il rétorqué.M.Roy estime que c’est plutôt M.Lazure qui tente de brouiller les pistes et qui n’a pas vérifié ses sources d'information.Tout en se défendant d’avoir des ambitions politiques, le président de la Corporation des médecins est d’avis que le ministre des Affaires sociales n’a pas aimé son témoignage «à quelques mois du référendum».«Il suffit de mentionner le mot fédéral pour que M.Lazure voit «rouge», a commenté M.Roy.On n’est pas obligé, à cause du référendum, de cesser de parler de simples transferts monétaires du fédéral au provincial».'£) desjardins 35e CONGRÈS DES RELATIONS INDUSTRIELLES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL 14 ET 15 AVRIL 1980 Château Frontenac, Québec Les conditions minimales de travail: un choix politique (.)?PROGRAMME DIMANCHE 13 avril 1980 16 h 30 à 20 h 30 Inscription (Salon Verchères) 17 h à 21 h Rencontre des congressistes (Salon Rose) LUNDI 14 avril 1980 MARDI 15 avril 1980 8 h 30 Inscription Président de séance: Président de séance: Viateur LAROUCHE, directeur, Rodrigue BLOUIN, directeur.École des relations industrielles, Département des relations industrielles.Université de Montréal, Montréal Université Laval, Québec 9 h Les conditions minimales de travail: 9 h Allocution d'ouverture leurs conséquences économiques?Jean-Guy PAQUET, recteur.Université Laval, Pierre FORTIN, prolesseur.Departement Québec d’économique.Université Laval.Québec 9 h 15 La Loi sur les normes du travail: continuité.9 h 45 Le nouveau régime: une alternative à modernisation ou rupture?l’option syndicale?Jean BERNIER, professeur, Bernard SOLASSE, prolesseur.Département des relations industrielles.Déparlement de sociologie, Université Laval.Université Laval, Québec » Québec 9 h 45 L'économie générale de la nouvelle loi: 10 h 30 Pause café une mise à jour de la Loi du salaire minimum?11 h Commentaires - Période de discussion Jean-Louis DUBÉ, professeur.Faculté de droit.Ghislain DUFOUR, vice-président, j Université de Sherbrooke Conseil du patronat du Québec Montréal 10 h 30 Pause café Marcel PEPIN, président, 11 h Commentaires - Période de discussion Michel POIRIER, responsable des études et Confédération mondiale du travail, Montréal Après-midi publications juridiques, Centre de recherche et de statistique sur le marché du travail.Ministère du Président de séance: travail et de la main-d'œuvre, Québec Gérard DION, professeur.Léonce E ROY.avocat.Fortin.Roy et Associés.Département des relations industrielles.Québec Université Laval, Québec Après-midi 14 h Table ronde - Le droit nouveau: en deçà ou au-delà des attentes?Président de séance: J -Marc BÉLIVEAU, président, Gérard HÉBERT, Commission du salaire minimum, Québec Ecole des relations industrielles, Eileen SHEA.Au bas de l'échelle, Montréal Université de Montréal.Montréal Roger CARBONNEAU, vice-président.14 h Les conditions minimales de travail: Centre des dirigeants d'entreprise.Montréal Claire BONENFANT, présidente, une réponse aux besoins des non-organisés?Conseil du statut de la femme.Québec Michel PELLETIER, professeur, Département de sciences juridiques, UQAM.15 h 15 Pause café Montréal 15 h 45 Les sociétés néo-libérales et la transformation 14 h 30 Période de discussion du rôle de l'État dans la détermination des 15 h Pause café conditions de travail Jean-Daniel REYNAUD.professeur, 15 h 15 Les recours en exécution: accessibilité et Conseil national des arts et métiers.Paris réalisme?18 h Cocktail André C CÔTE, prolesseur, Faculté de droit, Université Laval, Québec 16 h Commentaires - Période de discussion Jean-Guy FRENETTE, directeur du service de la recherche Fédération des travailleurs du Québec, Montréal N.fl.Toute annulation reçue après le Théodore GOLOFF, avocat.Massicotte.Sullivan, 3 avril 1980 entraînera une retenue Lagacé, Goloff et Bilodeau, Montréal de 120 pour trais d'administration Pour toute information vous adresser à: Congrès des retenons industrielles Communications / Sciences sociétés Pavillon De Koninck, bureau 3448 Université l.avel Québec Q1K 7P4 Téléphone: (418) 688-2832 ou 656-2438 4 B Le Devoir, jeudi 27 mars 1980 r m Deux cas de brutalité à l’endroit d’Haïtiens Après trois jours d’audience, la Commission de police du Québec a mis un terme nier à son étude portant sur des événements survenus le 20 juin dernier et au cours desquels des policiers de la Communauté urbaine de Montréal et des citoyens d’origine haïtienne avaient été confrontés.Des derniers témoignages entendus hier, dont huit provenaient de policiers qui ont participé aux incidents, deux cas precis de brutalité ont été signalés à l’endroit d’Haïtiens, mais les commissaires, le juge Denys Dionne et M.Pierre Laforest, auront fort à faire pour déterminer si, comme l’ont prétendu les plaignants, des propos racistes avaient aussi été tenus à leur endroit par les membres des forces de l'ordre.Depuis le début de l’enquête, tous les policiers qui ont déposé ont été unanimes à affirmer que jamais ils n'avaient tenu de propos racistes, pas plus qu’ils avaient entendu certains de leurs confrères en proférer.A la fin de l’enquête, le procureur de la CPQ, Me Robert Monette, a fait déposer la transcription des conversations radiophoniques, enregistrées lors des événements du 20 juin 1979.Il ressort de celles-ci que les propos racistes y apparaissant provenaient de citoyens qui appelaient la police pour lui demander d’intervenir au parc Sainte-Bernadette ou encore à l’angle de la 19e Avenue et de la rue Bélanger.A la suite d’une partie de soccer entre Haïtiens, plusieurs d’entre eux avaient formé différents groupes où ça discutait fort et où certains se seraient bousculés.Appelés sur les lieux, les policiers avajent demandé à tous de circuler mais ils avaient rencontré de la résistance, tout en se faisant dire notamment qu’ils étaient des racistes, parce (qu’ils ne demandaient pas la même chose à des Blancs se promenant dans le parc.Quatre arrestations avaient résulté de cet affrontement et ce sont ces quatre personnes qui ont porté plainte à la CPQ.Hier, témoignant avec la protection de la loi, l’agent Gilles Laurin a reconnu être celui qui avait asséné un coup de lampe de poche sur la tête de Molière Théard.Le témoin a expliqué qu’au moment où il s apprêtait à entrer dans le restaurant «Chez Marlène», où Théard venait d’être arrêté, il est arrivé face à face avec ce dernier.«Comme Théard était poussé par l’arrière et qu'il avait les bras élevés, j’ai cru qu'il allait me frapper ou sauter sur moi et j ai réagi en levant ma «flashlight» de bas en haut et je sais que je l’ai attrapé à la tête», a-t-il explique.L’agent Laurin a reconnu avoir été suspendu trois jours pour ce geste, en plus d’avoir écopé d'une autre suspension de 12 jours pour avoir fait une fausse déclaration au comité de discipline de la police, devant qui il avait d'ailleurs reconnu sa culpabilité aux deux accusations.Quant à l’agent André Deguire, il a reconnu s'en être pris à Max Mascary, alors que celui-ci était interrogé par son confrère, l’agent Rémi Gauthier.«Mascary était très agressif et il refusait de répondre a toute question.Je l’ai averti de répondre aux questions qu’on lui posait et, au lieu d’obéir, alors que nous parlions très fort tous les deux, il s’est tourné vers moi et a fait le geste de s’avancer Aussitôt, je l’ai touché à la gorge de ma main droite et je l’ai collé au mur», a précisé l'agent Deguire, tout en notant qu'il n'avait jamais fait semblant de vouloir l’étrangler.Pour ce geste, le policier a été reconnu coupable par le comité de discipline de la police de ta CUM et fut suspendu une journée.C’est dans quelques mois que les com- missaires Dionne et Laforest devraient être en mesure de soumettre leur rapport sur ces événements au ministre de la Justice.¦ Sept ans de prison pour viol Un immigrant d’origine yougouslave, Zi-vomir Petrovic, âgé de 33 ans, a écopé hier d’une sentence de sept ans d’emprisonnement pour viol devant le juge François Beaudoin, de la Cour des sessions.C’est à l’issue d’un procès de quelques jours, qui s’était terminé le 28 février dernier, que le prévenu avait été reconnu coupable du crime, perpétré sur la personne d une fille de 20 ans.Sous prétexte d’amener sa victime au restaurant, alors qu’il ne la connaissait que depuis une semaine à peine, Petrovic avait réussi à convaincre celle-ci de le rejoindre à son domicile, où devait se trouver un autre couple.Mais dès l’arrivée de la jeune fille, Petrovic avait invité le couple a quitter les lieux.Une fois seul avec elle, il devint violent, frappant de ses mains la jeune fille au visage, tout en lui intimant l’ordre de se soumettre à ses bas instincts.Celle-ci n’eut d autres choix que celui d’obéir puis, usant de prétextes, elle réussit à quitter l’appartement pour porter plainte à la police.L’accusé, n en est pas à ses premières armes criminelles.En 1975, il dut répondre d’accusatjons d’intimidation et de menace, toujours à l’endroit de femmes, puis il fut reconnu coupable d’un premier viol, commis dans des circonstances semblables au dernier crime pour lequel il vient d’être condamné.Il avait bénéficié de la clémence de la Cour pour les premières offenses et reçut une sentence de trois ans de prison pour le viol précédent.Ce que le juge Beaudoin trouve aggravant dans |a présente cause, c’est que ce crime a été commis deux jours avant son procès pour le premier viol.Aux yeux du magistrat, Petrovic représente un danger certain pour la société et que, face à son astuce naturelle servant ses bas instincts et son intelligence supérieure, le tribunal croit que la protection du public et l’exemplarité doivent prévaloir.Mais memesi le crime est d’une gravité pouvant entraîner l’emprisonnement à vie, le juge Beaudoin note que c’est l’individu et non le crime comme tel qu’il veut punir, en tentant de le décourager de commettre d’autres crimes et de dissuader tous ceux qui seraient tentés d’imiter Petrovic.¦ Procédures contre André Larivlère Si la Cour supérieure y consent, la Corporation professionnelle des médecins du Québec intentera sous peu des procédures contre le «psychanalyste» Andre Larivière.Une demande en ce sens a été soumise à ce tribunal au motif que Larivière a, de façon répétée, illégalement pratiqué la médecine, contrairement aux règles de l'art.La CPMQ allègue en outre que Larivière a déjà été condamné à deux reprises à $300 d’amende, ou à défaut à 30 jours de prison, pour pratique illégale de la médecine et qu'il continue toujours à agir de la sorte.La CPMQ demande également à la Cour supérieure d’émettre un bref d’injonction permanente, qui ordonnerait à Larivière, ainsi qu'à ses représentants ou employés de ne pas exercer illégalement la médecine, soit en posant des actes ayant pour objet de diagnostiquer ou traiter des maladies chez ùn être humain, soit en donnant des consultations médicales, en prescrivant des médicaments ou des traitements ou en pratiquant la radiothérapie.VIEUX MONTRÉAL 15 ouest, rue Notre-Dame À i m ied Espaces à bureaux a lu U CM Espaces à studios Espaces d’entreposage "A Jusqu'à 24,000 pi.ca.Une gestion 282-9166 gîsLan ÎITÊE/LTD SERVICES IMMOBIUERS/REAL ESTATE SERVICES Sécurité aquatique QSSni 'VltàllDS Le plus beau salon qu'il malt *t« donné cia voir (Francine QRIM ALDI) Radio Canada DÉJÀ 104,650 VISITEURS VENEZ AUJOURD’HUI MÊME.Stade Olympique - Lundi au vend.: 13h A 22h - Sam.A Dim.: 10h A 22h.ET ADMIREZ: — Le Vidéodisque.— Le sauna incroyable dans lequel II pleut ou fait soleil en musique stéréo.— La mousse isolante, qui remplit les murs dans tous les coins, sous vos yeux.— Le bain en coeur qui bouillonne par air forcé.LES MAISONS VRAIMENT QUÉRÉCQISES.¦N COLLABORATION AVBC LA BftASSBRII MOLSON.L’UQAM n’admet plus d’étudiants en animation et recherche culturelle ¦x 315 Reed Par A 700 *9% 9% 9% Royal Bank 754 *40% 39% 40% R Tree A 633 *12% 12% 12% Abcourt Abitibi Copper BelglumStandard Berncam Bromînco Carling Copper Chib Copper 3 bconsDaering Vantas Haut 40 200 3000 IS 1000 700 260 1000 4000 5000 65 15 300 45 20 14 Bas 200 IS 65 IS 250 45 20 14 Desour '000 44 42 Desplna 1500 32 32 Fit Con Gold 2000 25 25 Genstar 100 $31% 31 Hanson Mines 2000 15 IS Kingswood Expl 6000 320 21 Mandarin 2000 50 50 Portfield 4000 20 20 Rochelom 2000 75 75 Sclntllore 200 200 200 SouthDufault 14000 72 22 dwestQue 10000 ISO 132% Roy TMpr Russell A ShellCan SherWm SllStack SparCap Stafrd StelnbgA Tallsmn TeleC 100 *9% 9% 9% 500 *18% 18% 18% 9400 $33% 32 32 550 *15 IS 3875 *8% 8 2000 21 21 IS -25 +9 + % -15 +2 + 5 -5 - % + % + % -1% - % -1% 21 330 22 172 16 19 1800 345 330 200 *22 22 14500 172 160 ____ 5000 *16 16 Tele Met B 5500 *19 19 Tot Pet A 4850 *25% 25% 25% Tot Pet wt 1700 *15% 15% 15% Tr Can PL 500 *22% 22% 22% Tru»tGenCa503 *17% 17% 17% TurboB 400 *21 21 21 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200 205 -15 9550 105 100 100 - 5 2016 $7 6% 7 + % 1200 $8% 8% 8% + % 600 $6% 6 6% + % Afrique du Sud Afrique Française Allemagne-Ouest Antilles Anglaises Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Hong Kong Inde Israël Italie Jamaïque Japon Mexique Norvège Nouvelle- Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Venezuela Hand Franc CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Livre Lire Dollar Yen Peso Couronne Dollar Escudo £ Sterling Couronne Franc Bolivar 1 4725 005426 6292 4425 1 2948 06818 1 1995 03909 2013 01687 1 1906 3110 2713 02947 5757 2350 1479 02910 001356 6707 004788 05211 2338 1 1323 02357 26187 2709 6640 2775 Le dollar canadien Le dollar américain a clôturé, hier, en baisse de 1-20 et cotait tl 1905 face à la devise canadienne La livre sterling a baissé de 2 20 à $2 5899 A New York, le dollar canadien a gagné 1-25 à $0 8400 mais la livre a perdu 1.65 à 12 1765.Cours de l’or Cours de clôture de l'or, en devises américaines, sur les principaux marchés mondiaux avec, entre parenthèses.les cours de la Journée précédente: Londres — $506.50 ($538 50); Paris — $519 30 ($551 30); Francfoit - $51799 ($546 06); Zurich - $504.50 ($542.50); Hong Kong - $527 95 ($540.96).Cours de l’argent Handy and Harman of Canada cotait l'argent-métal.hier, i $19 073 l'once de troyes et $613.20 le kilo, en regard de $2 790 l'once ht $732 70 le kg la veille Ces cours sont en dollars canadiens.Norcen NorcenB Norcn288 Norlex NCOpr N Canada NorCt785p 22324 $32% 31% 32 200 $20 20 20 5000 $58 14040 40 z20 $40 140 105 100 $18% 58 58 36% 39 40 40 105 105 + 5 18% 18% - 3 NorTel 12630 $38% 38 38 Northgat 4890 $9% 9% 9% Northld 46800 125 115 115 - 6 NSSavngs 1200 $8% 8 8 NowscoW 900 $49% 47 47 -2 Nu-WstA 3540 $16 15% 153/4- Va Nu-Wstp 300 $14% 14'/4 14'/4- % Nu-WstBp 100 $16 16 16 - Va NufortRes 1700 108 105 105 + 3 Numac 3500 $35% 33 33%-1 % OP IA 300 $40 40 40 OakwoodP 8750 $18% 173/4 17% - % Obrien 14800 269 258 260 OcelotA z 155 $27% 27% 27% Ocelot B 15030 $26% 25% 26 - % Okanagan 260 Onaping 6400 OshawaA 4670 Osisko 10000 PCLIndust 200 PacCoper 1100 PacNthG 1800 PagePet 18161 PagePet7 5700 $12 11% *l%+ % PagurianA 6500 440 440 440 PalomaP 11400 $5% 5% 5% PamourA 4100 $11 10% 11 PancanaA 3025 445 425 425 -10 PancanaB 700 455 450 455 + 5 PanCentr 14200 240 210 210 -20 PanCanP 6240 $69'/a 67 683/4+ % PangoGld 2200 120 120 120 Parlake 4463 260 255 255 +10 4800 320 285 320 +30 700 $5% 5% 5%— % PeBenO Peerless Pembina Pennant Penningtn 600 $6 Petro Sun 600 355 Petrofina 1632 $49 Petrofinar11286 85 Petrol 1200 $9 5600 $10% 10% 10% 36767 267 260 265 5% 5% - % 350 355 + 5 48'% 49 + % 80 85 +5 8% 9 - Va LE GROUPE COMMERCE Compagnie dassurances M.Yves Graton Monsieur Guy St-Germain, Président du conseil, Président et chef de la direction a le plaisir d’annoncer l'élection de M.Yves Graton au conseil d'administration de Le Groupe Commerce Compagnie d'assurances.M.Yves Graton est Président et chef de la direction de UAP Inc.et membre du conseil d'administration de la Société générale de financement du Québec et de Artopex Limitée.Vente» Haut Bas Farm.PeytoOils 3460 $22% 22% 22% Ch.Va 3 % 5 1 Va -10 Phonix Oil 450 $7 7 7 Phnx r 16354 31 26 26 Pine Point 875 $37% 37 37 Place G 4600 340 340 340 Placer 1250 $56% 55 55 PlysrB40 200 $23% 23% 23% Pomlnex 21400 185 171 178 PopShops 13200 160 150 150 PowrCorp 7424 $14 13% 133/4+ % PowC43/4 3476 $28% 27Va 27% - % Prado Exp 3000 125 116 116 - 9 Precamb 16300 485 460 465 + 5 Premiere 100 $17 17 17-1 Provigo z57 $293/4 293/4 293% QMGHIdg 40900 485 450 450 -35 -25 i — % + Va i- % 5 ig 4 QasarPet 4400 $53/4 5% 5%- QueSturg 9305 475 450 450 Ram 7500 $183/» 17% 17%-Rchmn 1780 $12% 113/4 12 Ranger 42880 $26 24% 24% - Rayrock 7200 310 300 300 ¦ Readers D 1200 $8% 8% 8% Redlaw 3800 150 150 150 Redpath 602 $16% 15 15 —1% Redstone 21900 1 75 170 1 70 ReedPapA 4200 $9% 9% 9'% + Va R Sth A 400 48 8 8 - % Reichhold 325 $123/4 12% 123/4+ % Reich7% p 3000 $16% 16% 16% Reitman 100 $14% 14% 14'% *19 19 19 + '* ReitmanA 100 $16 16 16 + % Weldwod 2600 $20'/a 20 20 - '/a $5'* 495 495 -17 Resservie 4825 $10% 93* 9 Va Va Wstburne 1100 $30 29% 29% - % $7% 7% 7% Revelstk 2955 $9 9 9 — % WcoastPt 2035 $24 24 24 59 56 56 - 2 RevnuPrp 7900 180 175 180 + 2 WcoastT 2920 $13 12% 12% - % 460 460 460 -30 RileysD 100 175 175 175 — 5 Wcost8%p 100 $46 46 46 345 340 345 + 10 RIoAlgom 3510 $30 29% 29% + Va Wcoastw 10038 435 400 405 -20 $9 8'/: 9 Rio8.5 12200 450 440 440 — 10 Westeel 200 $24% 24 Va 24% - % *22% 21 21 — 1 Va R Little 1000 200 200 200 WBcasA 100 $13 13 13 Rolland 400 $8% 8 8% + % Roman 4090 $48% 46'% 48 +1% RonaldFd 335 $23 22% 23 - 1 Rothman 50100 $20 20 20 - % RothmAp 125 $72 72 72 —1 Rothm2p 850 $12% 12 12 Royal Bnk 6291 $40'% 39% 40 + % RylT&M 100 RyTrscoA 37788 Ruprtlnd 7000 RusselA 2101 Russell70 700 St Fabien 15500 StLCemA 400 Sceptre 22725 $11% 11% 11% + Sceptre w 13966 $7% 6% 7 + SchneldpB 500 $15’% 15'% 15'% — Scintrex 1400 $6% 6'% 6'% Scot York 2740 $5% 5% 5%- Vantaa Haut Baa Farm.Ch.Scotls 160 $6 6 6 — Va ScottsC z 60 $6% 6% 6% Seagram 10190 $44 43% 43% - % SelkirkA 1100 $22 21% 22 +1% ShawPipe 650 $18% 18% 18% - % SnelICan 17051 $33% 32 32 -1% Sherritt 5000 $14 13% 13% - % SilvanaMn 1400 *7% 7% 7%- Va Silvmq 10500 56 53 55 +1 SilverwdA 144 $12% 12% 12% SilverwdB zl3 $13 12% 13 SimcoEri 2200 310 310 310 S Sears A 4795 $7% 7 7 S Sears B 300 $7% 7% 7%+ % SklarM 3100 200 195 200 SkyeRes 7500 $10 9% 9% SkylIneH 1800 485 450 480 +30 SlaterStl 200 $16 16 16 SlatSteelp 200 $12% 12% 12% Sogepet 2800 155 155 155 - 1 Southm 100 $32 32 32 + % SparAero 1220 $8 7% 7%- Va SparAerop 200 $16’% 16% 16%+ % Spooner 34300 159 150 155 +3 StBrodcst 350 $11% 11% 11% - % StelcoA 15390 $27% 27% 27%+ % SteepR 1400 460 450 450 -10 Stelnbglnc 891 $22 22 22 StuartHse 900 315 315 315 StuartOil z35 $9% 9% 9% SudCont 5700 165 160 160 -10 SulpetroB 6425 $16% 16% 16% - % Sulivan 1700 325 305 325 +10 Sunbrst E 6500 59 56 58 +2 Suncorpr 200 $26 25% 25% - % Tara 100 $13% 13% 13%+1% TeckCorA 3311 $16% 15% 16% Teck Cor B 36372 $14% 13% 133* Teledyne 100 $10 10 10 TexCan 1130 $81 79% 79% - % Txsglf 545 $42 42 42 ThdCGInv 500 $17 15% 15'%-1 % ThomNA 8200 $15% 15% 15% Thom N pr 100 $38 38 38 —2 Tombill 5000 110 110 110 - 5 Tor Dm Bk 11143 *25% 25% 25% - % TDRItyp 1600 $18 18 18 Torstar B 200 $21 21 21 - % TotalPet 29463 $26'% 243* 24%- % TotalPAp 1780 $45% 44'% 44'%- % TotIPetw 17900 *16 15% 15%- Va TradersA 1817 $113* y\\/7 n%— Va TrlO % 400 $9% 9'% 9'%+% Trade7'%p 500 *33 33 33 -1% TrCan Res 15040 $8% TrnsMt 1328 $11 4700 $6 8% 8%- % 103* 11 + % 53* 6 + % 6077 $22% 22% 22% - % 150 $27'% 27% 27'%- '% 1000 $45 45 45 450 $19'% 19% 19%+ Va 100 $22% 22% 22% - Vt 19500 46 42'% 45+3 - % TrnsWst TrCanPL TrCanBpr TrCan D p Trlmac Trc 9.12 TrinChlb TrlnityRes17825 $93* 8% 9 TrizecCrp 124 $29 29 29 Tru-Wall 700 130 130 130 + 5 TurboCIA 700 $20% 20% -20% - % TurboCIB 7050 $203* 20% 20% Turbo8% 594 $24 24 24 Turbow 3000 $15% 15 15 - % Ulster Pet 33565 $5 % 495 495 -17 UnicoA z 191 390 370 385 Unico B z41 395 395 395 UnCarbid 435 $30'% 30'% 30'%+ % UGasA 47015 $10% 10% 103* UGas83* 3350 $223* 22% 22% - % UnionOil 9000 $39'% 38'% 38% UnAsbstos 3250 $63* 6% 6%+ % UCdnShar 1300 $18'% 17'% 17'%-1% UCanso 2650 $19% 18 18 - % 314 $23'% 23% 23% UnCorp UKeno UnReefP USiscoe UW OG VGMTrsco 1140 VSServ 1100 4965 $373* 35 4000 105 103 12725 $15'% 15 10550 435 410 $7 7 $7% 7 Va 35 103 15 410 7 7 Va - 2 + 2 % Venpower 6000 200 200 200 VerstICor 420 $23% 23 23 - % VerstICorp 1200 $12% 12% 12%- % VerstICw 1500 $8 7% 8 Vestgron 1900 $17% 17% 17%+ Va yillcentre 600 $9 8'% 8'%- % VulcanInd 3000 $14'% 13% 14'%+ % Wafrbord 700 400 400 400 WajaxA 100 $19 19 19 WalkGW 35230 $33% 33 33%+ % WalRedkp z40 475 475 475 Wardair 2200 375 360 360 - 5 Wrintn 22100 124 120 120 +4 WestMIne 3860 $17'% 16'% 16'%- % Westfield 1900 380 375 375 +20 Weston 3100 $25% 25 25% Wstn 4%p 150 $55% 55% 55% - Va Wilanour 200 475 475 475 + 5 Wilco 12000 88 82 85 8450 $5% 5% 5% $9 9 9 - 1 Win-Eld 1300 84 83 83 + 1 $12'* 12 12'* + Va Windfall 5000 108 106 106 - 3 $5% 5'/a 5'/a — % Wood reef 59500 71 66 66-4 $18% 18% 18’/a WoodwdA 650 $243* 24'* 24'*- ’/a $16 15% 15% + % Wrlwld 500 $17 17 17 -T* 55 52 55 + 4 YkBear 6035 $11 10% 10% $26 26 26 + % ZellersA 1420 $9 8'/a 8% — % ISIViWtSBMt Moins six points Nouvelle baisse des cours, hier à Wall Street, où l'indice des industrielles clôture à 762,11, en baisse de 5,72 points.L’activité a été modérée et a porté sur 37,34 millions d’actions.La Bourse avait tenté un redressement en début de séance, l’indice gagnant jusqu'à 5 points une heure avant la clôture.Mais les ventes bénéficiaires et les liquidations ont plus tard renversé la tendance.Finalement, le nombre des baisses l'emporte de peu sur celui des hausses, 770 contre 735 et 371 titres sont restés inchangé?Chute des chimiques avec American Cyanamid à 24 3-4 en baisse de 3 1-4 points, et Allied Chemical à 42 1-4 en baisse de 2 7-8 points; de l'aérospatiale avec Boeing à 51 1-8 en baisse de 5 points, et General Dynamics à 65 1-8 en baisse de 3 1-4 points; des pétroles avec Mobil à 59 5-8 en baisse de 4 3-4 points, et City Services à 88 1-2 en baisse de 2 points.Parmi les valeurs canadiennes cotées à la Bourse de New York, McIntyre Mines cède 2 1-2 à $46, Dome Mines 1 à 58 et Campbell Red Lake 5-8 à 30.Par contre, Alcan gagne 1-4 à 511-4.Canadian Pacific 1- 4 à 31 3-4 et Genstar 1-4 à 22 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vent#» Haut ACF In 6 99 31% AMI nil ASA Ltd Alcan AlleyCp Al Ig Lud Allis Ch Alcoa Amax A Hess AmAir ABrnd AmCan 189 838 399 4 38 4 50 4 233 4 732 7 976 31361 5 293 5 139 89 16% 41% 51% 19% 26% Bas Farm.Ch.30% 31'*+1 15% 16 - % 40% 40%—1% 50% 51'*+ % 19'% 19%+ '% 25% 25%— '% 26 d24% 24'*-1 % 58% 56% 57 + '% 43% 43% 8% 61 28 42% 42%+ % 41% 41 %— % 8% 8%— % 60'% 60%+ % 27% 28 Dexter 8 30 22% 22V.Digital E 13 4712 60% 58^ Disney 11 519 42% 42 DrPeppr 9 348 10% 10* 116 59 % 58 4 8 13 12* 7 1621 30% 29* 5 2422 34% 33* 17 330 27% /e— % McGrH 8 175 25'* 24% 25 Mclntyr 109 50'/a 46 46 —2% Merck 12 982 63J* 62 62 - % Merr Lyn 6 577 19% 18% 183*.MGM 9 448 173* 163/4 16%— % MidRos 7 225 25 24'* 24'*- '* MinMM 9 856 48% 47'* 47%+ % Mobii MobilH 13 40 Mohas 7 120 6 5819 663* 59% 59%-4.1% 7 % 1%.7%+ '% Monsant 5 341 49% 48% 48%- '% Motrola 10 960 51'% 50 50 + % 6 955 58 % 56% 56%-1 % 11 812 36'% 35 NCR NLInd NatDist NatGyp 35 + % 6 231 24% 23% 23%+ % 4 52 17% 17% 17%+ % Norflk W 4 31 f 25% 24% 25'%+ '% Nor Tel Norgte Northrp Nor Sim Nucor OccPet OutbM 1774 32% 31% 31%— 192 7% 7'/a 7%— 7 357 47% 46% 46%+ % 5 989 11% 11’/a 11 Va- % 50 35 % 34% 343*+ % 3 1422 23% 223* 22%-9 73 lO'/a dl0'% 10'%— Rdg Bat 11 308 33 Mois Prix Vof.C ouv.Ferm.Titre AbPrc My 22% Ab Prc Ag 17% jab Prc Ag 22%' Alt GA My 30 Alt GA Ag 25 Alt GA Ag 32% Alt GA Nv 27% Alt GA Nv 30 Alcan My 25 My 30 My 30 p My 32% My 35 Ag 27% Ag 30 Ag 30 p Ag 32% Ag 35 Ag 37% Nv 32% Jn 50 Jn 55 Jn 60 Jn 65 Sp 45 Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Aqutin Aqutin Aqutin Aqutin Aqutin Aqutin Aqutin Aqutin Asama Sp 50 Sp 55 Sp 60 Ap 20 Asama Ap 22% Asama Ap 22%p Asama Ap 25 Asama Ap 25 p Asama Ap 27% Asama Ap 23%p Asama Jy 20 Asama J y 22'% Asama Jy 25 Asama Jy 25 p Asama Jy $7% Asama J y 30 Asama J y 32'% Asama Oc 20 p Asama Oc 22'% Asama Oc 25 Asama Oc 32%p BellCanMy 17’% Bell Can My 20 Bell Can Ag 20 Bell Can Ag 22’% Bell Can Nv 17'% Bell Can Nv 20 Bell Can Nv 22% BrscnAMy 27%K Br sen A Ag 22'% Brscn A Ag 25 Br sen A Ag 27'% BrscnANv 32'% JBkMtl My 19% Bk Mtl My 19%p BkMtl My 24% Bk Mtl Ag 19% BkMtl Ag 24% BkMtl Ag 27Va BkMtl Nv 27’% BP Can Ap 40 BP Can Jy 50 BP Can Jy 55 BPCanOc 45 BP Can Oc 50 BowValAp 32'% BowValAp 35 BowValAp 35 p BowValAp 40 BowValAp 45 BowValAp 45 p Bow Val Ap 50 BowValAp 50 p Bow Val Ap 55 Bow Val Ap 60 BowValAp 60 p Bow Val Jy 35 Bow Val Jy 40 Bow Val Jy 45 Bow Val J y 50 Bow Val Jy 55 Bow Val J y 60 Bow Val Jy 65 ibowValOc 50 Bow Val Oc 55 Bow Val Oc 60 CBth A Ap 15 CGas Jn 30 C Gas Sp 27% C Gas Sp 30 C Im B De 22%p C Im B De 25 C Im B De 25 p CP Ltd My 30 CP Ltd My 3 p CP Ltd My 40 CP Ltd My 40 p CP Ltd My 50 CP Ltd Ag 35 CP Ltd Ag 40 CP Ltd Ag 40 d CP Ltd Ag 50 CP Ltd '• " CP Ltd CP Ltd Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Oc 45 Oc 50 Oc 55 Dom M Ap 55 Dom M Jy 65 D Pete Ap 45 D Pete Ap 50 D Pete Ap 55 D Pete Ap 55 D Pete Ap 60 D Pete Ap 60 D Pete Ap 65 D Pete Ap 65 D Pete Ap 70 D Pete Ap 70 D Pete Ap 75 D Pete J y 45 DPete J y DPete J y DPete J y DPete Jy DPete Jy DPete J y DPete Jy DPete Jy DPete Jy DPete J y DPete Jy D Pete J y D Pete Oc 55 D Pete Oc 55 D Pete Oc 60 D Pete Oc 65 D Pete Oc 70 D Pete Oc 70 D Pete Oc 75 D Pete Oc 80 DPete Oc 80 D Pete Oc 85 Gulf C My 95 Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C My 95 MylOO MylOO MyllO MyllO My120 Myl20 Myl30 My130 Myl40 Gulf C Myl40 Gulf C Myl50 Gulf C Myl50 Gulf C My160 Gulf C Myl70 Gulf C My170 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Yourcenar vient de l’y rejoindre.Saluons Técnvain sérieux et appliqué, féru d'hellénisme et dont les meilleures oeuvres, parfois assez sombres, sont: Les Mémoires d'Hadrien, l’Oeuvre au Noir et A lexis.Deux très grands écrivains qui sont à la fois américains et français, et qui savent prouver que le français est bien une langue internationale, en littérature comme ert technique.V._________________________________________________________J î I 16 U Montréal, jeudi 27 mars 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l'information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Le pari d’un budget audacieux MOINS de trois mois avant le jour du référendum, le budget déposé mardi soir par M.Jacques Parizeau a été rapidement commenté à travers les prismes du oui et du non.Mais il faut aller au-delà de la simple analyse politique; les mesures proposées par le ministre des Finances correspondent-elles à la situation des finances publiques et à la conjoncture économique au Québec dans l’ensemble nord-américain?¦ Un déficit de $2.2 milliards est-il acceptable?Voilà la question de ce budget.L’analyse économique post-keynésienne répondrait oui.Par des dépenses accrues, l’État doit réanimer l’économie lorsque celle-ci devient anémique.Le budget de M.Parizeau commande cependant une interprétation plus nuancée.Le déficit s’explique en bonne partie par l’effort de remise en ordre des finances publiques dans des pans entiers de l’administration québécoise.Il aurait été facile de rendre aux comptables la quiétude qu’ils désirent.Il suffisait de maintenir la tradition de glisser sous le tapis quelques centaines de millions de comptes à payer au 31 mars pour inscrire «0» au poste «Autres comptes».On aurait pu aussi réduire les besoins d’emprunt en repoussant, comme c’était la pratique, les contributions au déficit actuariel des caisses de retraite des fonctionnaires.Une autre astuce aurait été de fermer les yeux sur les pratiques de certaines commissions scolaires qui empruntaient en fin d’exercice pour camoufler des dépassements budgétaires.On revient ainsi à un écart négatif de l’ordre du milliard de dollars.Mais M.Parizeau a choisi un moment assez opportun pour débus-uer ces malformations financières, héritées e décennies de négligence et d’absence de tradition administrative rigoureuse à Québec.Il est difficile de trouver des fondements aux accusations d’ «irresponsabilité» à l’endroit du ministre des Finances en ce qui a trait à la gestion des coûts de la main-d’oeuvre.Les diminutions successives de l’effectif de la fonction publique et le résultat des dernières négociations dans ce secteur montrent une certaine volonté de garder la main sur les brides.Mais il faudra continuer de réduire !a croissance des dépenses courantes dans les domaines publics et parapublics.Il faut là comme ailleurs enregistrer des gains de productivité.Chose certaine, les contrôles doivent être raf- finés.Il est renversant de découvrir, comme ça, un beau matin, un «trou» de $300 millions dans les budgets des commissions scolaires.Des mécanismes de vérification sont à revoir sérieusement.De l’autre côté, si le principe de l’autonomie administrative demeure louable en soi, il devra être accompagné d’un peu plus de responsabilité.¦ Le ministre des Finances a choisi de faire certains cadeaux aux contribuables.Environ $260 millions.Certains ont dénoncé ces «mesures socialement attrayantes» et n’ont vu là qu’une machination pré-référendaire.Il est difficile de juger les motifs derrière les gestes des hommes politiques.Mais là encore, il faut voir la réalité.La baisse de 3% des taux d’impôts, la disparition de la taxe de vente dans le secteur du meuble et du textile et l’indexation partielle des exemptions sont loin d’être un luxe pour les contribuables.L’ensemble des salariés nord-américains ont connu une perte sensible de leur pouvoir d’achat depuis trois ans.Une fois enlevée l’inflation, le «take home jpay» d’un travailleur moyen américain, selon l’édition d’hier du New York Times, a glissé de la base de $100 en 1967 à $92.70 et a $84.85 le mois dernier.Les travailleurs font ainsi leur part dans la lutte contre l’inflation; il ne faut pas leur retirer un modeste répit que leur accorde le gouvernement.M.Parizeau aurait pu cependant assortir ces abattements de conditions précises pour en circonscrire l’impact au Québec.Il est évident qu’une partie de ces diminutions fiscales servira à l’achat de biens fabriqués ailleurs.Dans cette veine, un crédit pour la restauration de logements ou l’achat d’une maison aurait eu des effets peut-être plus importants.Mais, en n’accordant pas l’indexation complète comme c’est le cas ailleurs au Canada, le gouvernement se garde ainsi un outil précieux d’orientation fiscale.Les manufacturiers de meubles et les fabricants de textiles profiteront de l’élimination de la taxe de vente annoncée hier.Une indexation complète n’aurait pas permis cette largesse.Il faut dire en passant que le ministre amasse au passage un certain capital politique.Le président d’un organisme d’affaires soutenait hier que «le budget ne prévoit rien pour atténuer le fardeau fiscal des cadres à revenus élevés».Pareille affirmation ne peut s’expliquer que par une lecture trop rapide du document.La diminution du quart de l’impôt sur les successions, la création de fonds de forage minier — un abri fiscal par excellence — et les assouplissements sur les prêts à taux avantageux consentis aux entreprises s’adressent à un groupe très particulier de contribuables.Si on ajoute à cela l’épargne-actions, il faut reconnaître que les malheurs des cadres québécois par rapport à leurs collègues des autres provinces deviennent surtout politiques.Il faut souhaiter qu’un fonctionnaire au ministère des Finances trouve cinq minutes pour faire les calculs afin de bien montrer publiquement, par la suite, que l’écart n’est pas aussi démesuré que certains l’affirment.¦ La critique du relèvement de 12% à 13% de la taxe sur les profits des moyennes et grandes entreprises n’est pas une «mesure difficilement acceptable».La plupart des autres provinces affichent des taux supérieurs et les investissements ne sont pas taris à ces endroits.En plus du secteur de l’habitation, le budget a oublié également des mesures spécifiques pour favoriser certaines activités manufacturières.L'absence de programmes dans le domaine des textiles poussera les firmes québécoises à investir ailleurs les profits spectaculaires réalisés l’an dernier.La loi 48 sur les dégrèvements fiscaux aurait pu être étendue à des domaines précis pour inciter lès compagnies à investir davantage au Québec.¦ M.Parizeau a joué la carte de la stimulation par le déficit.Cet effort ne donnera de résultats que si les autres gouvernements environnants font de même.Il faudra attendre les budgets de MM.Miller, à Toronto et MacEachen à Ottawa pour voir la stratégie de ces derniers.Pour sa part, Québec tente de contrer les effets de la récession qui s’amorce aux États-Unis.L’ampleur du déficit demeuie acceptable.Toutefois, s’il devait se répéter, le phénomène deviendrait inquiétant.Mais il ne faut pas glisser dans la panique.Les Québécois demeurent les principaux créanciers de cette dette.Le gouvernement n’a pas hésité à utiliser un outil à sa mesure pour réveiller une économie malade.Il faudra voir maintenant l’impact de cette stratégie.À ceux qui voient surtout des «friandises référendaires» dans ce budget, rappelons qu’il faut plus que du bonbon pour convaincre les Québécois d’une option constitutionnelle.Michel NADEAU MâMteinigfctiaia L’avocat-berger par Rolande Allard-Lacerte Qu'est-ce qui pousse certains jeunes à prendre une année sabbatique — quand ce n’est pas une retraite anticipée — avant même de se lancer sur le marché du travail?Qu’est-ce qui pousse ces adolescents et jeunes adultes sur toutes les routes du monde avec un mince baluchon où tout leur avoir se résume en quelques paires de bas et deux ou trois chemisettes?Pourquoi partent-ils comme le petit mousse de la chanson, là où le vent les emporte, choisissant d'emblée l'univers plutôt que le coin de terre familier?Qu'est-ce qui a bien pu inciter un jeune avocat québécois, au lendemain même de son admission au Barreau du Québec, à opter pour l'aventure, à mettre le cap vers les antipodes, ses racines en bandoulière, puis à devenir berger en Nouvelle-Zélande?À troquer allègrement la toge contre la houppelande du berger (imagine-t-on un juge échangeant son maillet contre une houlette?); à trimer dur tout le jour puis à consigner à la chandelle, le soir, ses expériences quotidiennes dans un journal de l’autre bord.du monde?Parti avec un havresac léger (parce que les rêves, ça ne pèse jamais lourd) Pierre vit en quelque sorte dans la toupie à remonter le temps du magicien Mandrake.Il gagne son pain, son sel et son gigot en travaillant dix heures par jour, sept jours par semaine.Sa tâche con- siste à «rapailler» les moutons avant l’hiver qui s’annonce.(Avril, en Nouvelle-Zélande, ce n’est pas avril au Portugal!) Le hasard de la route l’ayant conduit à un petit bled de 200 habitants, Godley Peaks, Tekapo, il a offert ses services à un éleveur fermier afin de pouvoir continuer, les prochains mois, à cueillir des îles, des émotions et des images.La besogne ne manque pas, il faut au plus tôt ramener à la bergerie 10,000 moutons éparpillés à leur gré, dans les montagnes, un vaste pâturage de 58,000 âcres.À tout Québécois fier de ses origines, le mouton doit rappeler un symbole national tombé en désuétude, voire répudié depuis quelques années et il imagine peut-être que le seul souvenir de cet emblème peut lui tenir lieu d’expérience quand il décide de s’improviser berger.Et c’est ainsi qu'avec cinq chiens spécialement dressés («sheep dogs») le patron propriétaire, l’homme engagé à temps plein et l’avocat québécois sont montés dans une jeep, et, par des chemins cahoteux, ont longé une rivière desséchée pour atteindre un refuge de montagne éclairé à la chandelle.«Quelle formidable expérience.Nous voici à plus de dix milles de la maison, elle-même à 14 milles du plus proche village.Pas de radio, pas de télévision, pas de voiture, pas de journaux, pas de téléphone.Juste du feu.Ce matin, on s’est levé à 5.30, il faisait nuit.Le soleil ne se lève qu’à 7 h.C’était formidable de se réveiller à la chandelle, d’allumer le poêle à bois pour se faire à manger.Aucun bruit (sauf bien entendu ceux de la nature) ni pollution, rien que le crépitement du feu.J’avais l’impression de vivre ce que mes grands parents ont vécu.«Vers six heures, en pleine nuit, nous sommes partis avec les chiens vers la montagne Les phares de le jeep faisaient fuir les lapins, cerfs et autres animaux.Je me croyais dans un autre monde.Au cours de l’avant-midi, on a réussi à rassembler plus de 2000 moutons.On n’a pas pu travailler cet après-midi à cause d'une tempête de vent et de pluie.Il est très difficile de faire avancer un troupeau de moutons si le vent souffle par derrière, ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas.«Les moutons avancent sans problème s’ils vont contre le vent.Essayer de les faire marcher quand le vent les pousse c’est peine perdue.On reste alors au camp (près du poêle à bois car il fait un froid de canard) et on attend au lendemain.» Les moutons n’avançant qu’à vent contraire, cela ne va-t-il pas à l'encontre de toutes les légendes et idées reçues sur la passivité, la docilité de ces bêtes «suiveuses»?Que penser alors des moutons de Panurge?Des moutons suivant soi-disant aveuglément un quelconque démiurge?Que de préjugés s’effilochent comme laine à peine tondue! Les moutons rentrent à la bergerie ou vont à l’abattoir mais à contre-courant.Il leur faut des obstacles, un vent contraire.Combien sont riches en symboles ces aventures narrées par l’avocat-berger s’apercevant que le mouton se montre récalcitrant si le vent le pousse dans la bonne direction.Cela n'expliquerait-il pas certains comportements électoraux jugés erratiques ou irrationnels de la collectivite francophone du Québec?Ne sommes-nous pas, au fond, des pamphlétaires, des «polémiqueux» qui ne veulent pas vaincre sans péril?Si nous élisons presque aveuglément certains chefs forts serait-ce pour mieux leur tenir tête ensuite, nous permettre d’avancer?N’avons-nous pas, instinctivement, besoin de ramer contre vents et marées?Il importerait moins de gagner que de se battre?À l'instar des moutons de la Nouvelle-Zélande, s’il faut aller à la tonte ou à l’abattoir, ce serait en luttant jusqu’au dernier bêlement?Avant de passer la main aux journalistes, les Québécois ont longtemps confié leur destinée collective aux avocats.Et le jeune avocat berger en Nouvelle-Zélande, Pierre, dont je vous entretiens c’est, permettez-moi de vous l’avouer — la transparence étant bien à la mode aujourd'hui — mon fils.À la lueur de ces nouvelles données sur le comportement des moutons, il conviendrait peut-être de songer à réhabiliter notre emblème national le 24 juin prochain?Ce qu’on appelle stratégie.par Pierre Vadeboncoeur Quelques années ont suffi pour introduire une pratique politique originale, en établir fermement le modèle et démontrer la validité des principes d’action qui la sous-tendent.Il est rare qu’un mouvement politique arrive en si peu de temps à se doter de l’équivalent d’une profonde tradition.On sait assez que les mouvements nouveaux cèdent facilement à toutes sortes de sollicitations plus ou moins échevelées et parfois complètement farfelues.• Cela n'a pas été le cas ici, malgré quelques épiphénomènes sans importance.Il est évident qu’un solide bon sens a existé dès le départ et ne s'est guère démenti depuis.Une pratique politique s’est trouvée à porter une idée nouvelle et à lui frayer un chemin toujours plus large.Mesure-t-on vraiment la complexité et aussi la (décision de cette démarche?sa va-eur?Celle-ci a consisté dans l’accompagnement soutenu d’une idée d’avenir par une opinion démocratique qu’on avait souci d’attendre et de lier à l’événement.Une part de l’opinion publique constituait sans cesse à mesure la base agrandie qu’il fallait pour l’étape qui devait suivre.De cette manière, cetie base allait elle-même s’élargissant.Le mouvement ne se développait pas par le haut, en quelque construction fragile; il s'étendait au contraire dans ses racines et c’est en partie pourquoi il a résisté jusqu’ici à de terribles secousses.Chaque adhésion, de proche en proche, avait généralement quelque chose d’irreversible chez l’individu; elle ne constituait pas un apport éphémère et circonstanciel mais un acquis.Cette volonté de ne rien faire sans le concours d’une base démocrati- que suffisante pour le réaliser avait un corollaire obligé: c’est que chaque geste, chaque parole, aevaient pénétrer, sans precipitation, sans extrapolation, par la grande porte de l’assentiment personnel.Les idées, qu'ejles vinssent du mouvement souverainiste ou de ses adversaires, ren- contraient alors, si je puis dire, de nouvelles moeurs politiques.Les gens, étant assurés d'avance du res- pect de leur libre arbitre, certains que leur volonté propre ne serait ni surprise ni forcée, s’ouvraient davantage, devenaient davantage accessibles à une discussion dégagée, positive.C’est dans ce climat très consciemment voulu que le concept de souveraineté-association a acquis droit de cité et continue de progresser.L’adversaire se trouvait lui-meme amené bon gré mal gré à par- { ticiper à l'exercice dialectique proposé, donc à exposer, dans les deux sens du mot, ses idées.C’est la démocratie.Les idées circulent; en circulant, elles finissent par accrocher quelque part.D'où une conclusion inattendue: dans ce climat, comme il est impossible de stigmatiser a priori une idée, un concept, mais puisqu'il faut au contraire les discuter, je tiens qu’à chaque fois qu’un adversaire prononce le mot souveraineté pour le combattre, en réalité il le met, si j’ose dire, sur le marché.Il y a également ceci, qui est facteur d’ouverture, d’ailleurs nécessairement lié au projet du mouvement: par sa nature, celui-ci n’appelle pas des partisans au sens étroit du mot, il appelle un peuple.Quand on dit aujourd'hui que le référendum dépasse d'assez haut les partis, on n’exprime qu’un constat, vérifiable indépendamment de cet événement particulier.Il y a quelques conclusions à tirer de tout cela, par exemple les suivantes.Que la pratique politique dont j'ai parlé a rendu possible la constitution d'un bloc assez massif de citoyens pour qu’on puisse maintenant dire qu’il possède des gages de durée, à l’échelle d’une époque en tout cas.Que rien n’est plus fort qu’un peuple qui avance à son rythme et non à celui que certains voudraient.Que rien n’est plus difficile à tourner qu’un front aussi étendu et qu’une conviction s’établissant de la sorte.Le mouvement souverainiste a trouvé en marchant son modèle de démarche; il avait un but, il a découvert en même temps une méthode, qui est plus qu’une méthode.Ce qu’on appelle ici «stratégie» est en réalité plus que cela.Il ne s’agit déjà plus de ce mot trop spécial pour désigner le phénomène observe.Ce dont il s’agit, c’est de nature des choses, sur laquelle la «stratégie» souverainiste, par authenticité autant que par habilité notez-le, a fondé sa pratique.Il y a ici une remarque à ajouter: jamais il ne faudra lâcher la proie pour l’ombre.Quoi qu’il advienne.S’en tenir au contraire à cette jeune mais profonde tradition de patience, de persuasion véritable, de respect du réel.Événements, surprises, victoires ou revers?Que rien de cela n’entraîne, ne fùt-ce qu’un moment, l’oubli de notre expérience, qui est unique.Contre vents et marées.Contre toutes les tentations.D'ailleurs, la tradition dont je parle, non seulement est-elle efficace, mais, à sa faveur, quelque chose d’important progresse aussi: une tolérance, un humanisme, dont il est indispensable que le pays continue de s’imprégner.C£ BUD&T fttoiiéAO'.U&KIO I Mise au point de l’ANEQ Je me-dois, au nom de l’Association nationale des étudiants du Québec, de réprouver fortement l’article paru dans votre édition du samedi 15 mars.Cet article est entaché de graves erreurs nous causant un sérieux préjudice.Cet article n’est pas cligne d’un journaliste professionnel, car il n’a pas su vérifier les informations parues dans l’article visé.1) Jacques Beaupré, secrétaire général de l’ANEQ n’a pas «survécu» comme le dit l’article.Mais il n’était simplement pas visé par cette motion de non-confiance.2) Les démissionnaires ne sont pas Jules Pruneau, André Paquet et Paule Duchesne.Ces personnes ont été élues temporairement pour combler les postes des trois démissionnaires: André Chabot, André Rémillard et Jean Latraverse.De plus, les quatre (et non pas trois) nouveaux élus ne le sont pas comme membres de l’exécutif mais comme délégués à l’exécutif pour y exercer certaines charges inhérentes à une association nationale.3) Ce ne sont pas les délégués régionaux qui ont voté cette motion de non-confiance mais les associations locales qui ont donné des mandats clairs à ceux-ci pour voter cette motion.4) En 4e colonne, 3e paragraphe le: «mais ces remises en question internes n’empêchent pas l’ANEQ de se manifester» cause un grand tort à l’ANEQ.La forme employée laisse sous entendre que la position du conseil central de l’ANEQ a peu de poids et de valeur.Comment en effet, à la lecture de la 1ère partie de cet article peut-on croire au sérieux de la position d’une association vivant avec des problèmes de la façon dont ils sont décrits dans l’article visé.Or, cette démarche est on ne peut plus sérieuse et, j’en suis persuadé, sera reprise par la majorité des étudiants aux prises avec ce grave problème, c’est-à-dire des coûts supplémentaires que les étudiants ne peuvent combler; ce sont des emplois d’été que ces étudiants n’auront pas.Ces emplois sont pourtant nécessaires à la poursuite de leurs études.En reléguant au second point le but de la conférence de presse, le journaliste n’a pas rempli son rôle d’informer la population d’un sujet aussi sérieux et important que celui des conséquences pour les étudiants de la grève dans les cégeps.(.) Sachez que le mouvement étudiant, de tout temps a vécu des problèmes internes, conséquence de la situation à la- Un OUI à notre mesure J’ai plusieurs raisons de dire OUI au référendum, mais voici les deux principales: ¦ je me dis que les peuples doivent être comme les individus: plus ils reculent le moment d’assumer leurs responsabilités, plus ils deviennent irresponsables avec ce que cela entraîne de problèmes so- ciaux et économiques; ¦ je veux offrir à mes enfants une tour à construire, mais une tour qui soit à leur mesure et dont ils seront les propriétaires au lieu d’une tour de Babel qui appartiendra toujours aux autres.L.FAUCHER.Longueuil, 20 mars quelle les étudiants font face: désorganisation dans certains cas, roulement continuel, individualisme, etc.Il est facile d’attaquer le mouvement étudiant mais c’est faire fi de ces réalités.L’ANEQ travaille énormément à faire de sa campagne sur le programme une reus-site.C’est par cette campagne échelonnée sur plusieurs mois, par un processus démocratique que l’ANEQ se rapprochera encore plus de sa base et sera d’autant plus représentative.(.) La motion de non confiance visait justement, de l’avis de ceux et celles qui se sont prononcés en faveur, à régler un' des éléments de l’éloignement de l’ANEQ d’avec sa base.Ce geste ne raffermira pas à lui seul l’ANEQ, nous en sommes conscient, mais c’est un pas en avant.Jacques BEAUPRÉ, Secrétaire général de l’ANEQ.’ Lauzon, 17 mars ¦ Je regrette l’erreur com- ' mise dans l'énumération des.étudiants démissionnaires et > vous remercie de l'avoir portée d l'attention du DEVOIR.* Quant aux motifs gui m'ont amenée à accorder plus• d’importance aux dissensions internes de l'ANEQ qu’à ses revendications, d’ordre financier au lendemain de la grève dans les cégeps, libre d vous de les criti-' quer: personne n’aime voir les tiraillements de son asso-1 dation étalés dans les jour- ~ naux.Je maintiens que l'information était pertinente, vu l'importance numérique de l’ANEQ.Il est par ailleurs de notoriété publique que.depuis quelques années, une crise n’attend pas l’autre au sein du mouvement étudiant.Tant mieux si l'ANEQ parvient d un état de maturité qui la rendra efficace Paule DES RIVIÈRES L’entreprise privée, prisonnière aussi Je voudrais témoigner mon empathie à M.Lagadec pour la perspicacité dont il a fait preuve dans son article «L’université privée prisonnière d'un autre âge», publié dans LE DEVOIR du 10 mars.A mon avis, il se trouve à rétablir le lien entre l’université et le monde du travail, car sa remise en question touche les fondements mêmes de l’éducation, puisque le problème qu’il soulève existe également dans l’entreprise privée.Je parle ici de l’absence de courage chronique, endémique face à la responsabilité d’assumer ses choix, ses objectifs et ses décisions personnelles (et je cite M.Lagadec: «Mais au niveau de son propre milieu de travail, il montre tous les signes d’une volonté sans faille de tenir son grand-père par la main jusqu’à la fin de ses jours».J’aimerais croire que ses collègues (comme les miens) ne sont pas directement responsables de cette situation, et qu’elle est imputable à la confusion qui règne dans leur univers mental entre leur «moi-même» et leur rôle de professeur, de chef de département, de vice-doyen ou de doyen.Mais je dois malheureusement conclure qu’ils sont aussi serviles que ceux qui représentent la structure intermédiaire de l’entreprise privée (chefs de service et autres), et qu’ils n’ont pas le courage de leurs convictions: ils sont trop bien nourris par le système pour le critiquer réellement.Pour revenir au lien entre l’université et le monde du travail (et pour leur épargner le drame de se confronter eux-mêmes), on doit constater que l’Université reproduit malheureusement et inexorablement ce genre de bonhomme qui n’a jamais osé dire «non» à papa et à maman qui lui payaient ses études et qui ne dit toujours pas «non», car son employeur (son nouveau papa) lui paye son beurre.L’universitaire vénère et déifie l’objectivité et le scientifique et une fois dans le monde du travail, vénère et déifie le rationnel et la logique.Cet ordre de chose est parfait pour ceux qui contrôlent, et uniquement pour eux, car ainsi la subjectivité et l’émotivité, sources de tous les maux et de toutes les calamités à leurs yeux, ne peuvent ni se développer ni s’ex- » primer ni, du même coup, • causer un surcroît de maux de I tête aux véritables détenteurs de pouvoir.CT est pourquoi je crois qu’il est temps que l’on cesse de se traiter mutuellement «d’intel- * lectuels brumeux» et de «pragmatiques crapuleux» et , que T’on realise que le même cancer nous ronge: l’absence de courage personnel et l’absence de direction personnelle, lesquels sont trop souvent assimilés au compromis formulé par l’être adulte et mature.Jacques DE GUISE, avocat *, Montréal 13 mars «Être ou ne pas être», that is the Question! Pouvoir être un peuple autonome, libre de régir seul ses lois, ou au contraire ne pas l’être et demeurer assujetti à un pouvoir central qui légifère et administre pour nous; voilà le problème qui nous est posé pour la première fois.Dans quelques semaines, après plus de deux cents ans de luttes et d’attente, un porte-voix va être donné aux Québécois et aux Québécoises leur permettant de dire, bien haut et bien clair, s’ils veulent vraiment retrouver leur sou- veraineté perdue, s’ils veulent librement d’une association avec le reste du Canada.Confiante de contribuer à la récupération de notre souveraineté, de nos droits et de notre identité menacée; au matin du référendum je m’engage ici, à répondre par un OUI à l’autonomie et à l’association qui devront être négociées au meilleur des intérêts du Québec.Mimi D’ESTÉE Montréal, 22 mars LE DEVOIR est publie par I Impr.-merie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 il est composé et imprimé par l Imprimerie Dumont mcorpo-rôe dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boiv.n.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser L.VDEVOIRa,i0n8 publlées dans ABONNEMENT Édition quoi.-d'®n"® 57000 Paf année six mois $38 00.trois mois $27 00 A I etran- ?er $75 00 par annee.su mois 11 00 trois mois- $29 00 Éditions du samedi S19 par année Édition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de i abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) y I Le Devoir, jeudi 27 mars 1980 plus grand touche les impôts sur le revenu des particuliers: l’effort du Québec Au-delà de ce montant, le contribuable québécois paie plus cher que celui de l Ontario équivaut, en effet, à 160% de la moyenne nationale tandis que celui de l’Ontario n’est que de 76%.Si l’on ne tient pas Le PQ pense accorder de grandes faveurs en promettant aux fonctionnaires fédéraux demeurant dans la région ou- compte de l’assurance-santé, financée au 01 taouaise de les intégrer dans la fonction publique québécoise.C’est à voir.par Fernand Bourret Syndicaliste durant plusieurs années, ancien directeur de l’hebdomadaire de la CSN, chargé de recherches dans les années soixante à la permanence du Crédit social, journaliste au DEVOIR, l’auteur est aujourd'hui fonctionnaire dans la capitale fédérale.EN définitive, ce que demande le Parti québécois, c’est l’autorisation de négocier la souveraineté du Québec avec le gouvernement canadien ou les autres provinces (C’est une première ambiguité), puis ensuite l'association du Québec souverain avec le reste du apys (fédéral sans doute) parce que les autres provinces ne seront pas souveraines (une autre ambiguïté).De plus, le PQ propose la libre circulation des personnes et des biens entre les États associés ainsi que l’utilisation du même système monétaire.C’est comme si un conjoint demandait le divorce à l’autre puis, une fois la rupture consommée, lui proposerait ensuite d’entrer dans son logement et d’en sortir à sa guise, de coucher avec lui, de jouir de tout ce que l’autre a de bon, d’en profiter comme bon lui semble.En définitive, le PQ veut que le Québec contrôle son commerce extérieur, ses importations et ses exportations, son immigration, tout le champ de la fiscalité sur le territoire québécois, tout le secteur de la sécurité sociale, de la santé, du travail, celui des relations internationales ainsi que la défense du territoire.En définitive, selon les désirs péquistes, le Québec serait un État dote de tous les attributs d’un pays souverain.C’est cela la souveraineté.IL y a quelques semaines, un article, par ailleurs intéressant, publié par LE DEVOIR et ayant trait au prochain référendum, titrait: «Avant le tournoi des frères ennemis».Ce titre, évocateur de la chevalerie d’autrefois, alors qu’il s’agissait surtout d’une lutte d’adresse et de prestige, n’est pas sans laisser une impression de mélancolie.Se pouiTait-il qu’une consultation populaire de l'importance de celle qui s’annonce, la première de sa nature depuis toujours, pourrait devenir une cause de division au point de faire des Québécois des frères ennemis?Pourtant il s’agit de l’avenir d’un peuple.Face à la lutte politique qui s’engage, les Québécois, comme ilôt francophone d’à peine six millions, perdus dans un océan de plus de deux cent millions d’anglophones, ce petit peuple est-il tellement assuré de sa survivance qu’il puisse se payer le luxe de s’affaiblir lui-même par des divisions intestines aussi néfastes qu’injustifiées?LE problème le plus grave auquel l’Iran ait à faire face aujourd’hui tient à sa composition ethnique.Quarante-deux pour cent seulement de sa population parle le persan, unique langue officielle du pays.A l’ouest vivent cinq millions de Kurdes; au nord-ouest, au nord-est et au sud-ouest, quatorze millions de Turcs (presque autant pour les.quinze millions de Persans, eux-mêmes minoritaires en Iran); à l’est et au sud-est, près d’un million de Baloutches; au sud-ouest, plus d'un million d'Arabes (1) Le nombre de Turcs vivant dans le pays est, on le voit, presque égal à celui des ’ t, la fa Persans.Et cependant, est interdite.Sans doute les pays voisins langue turque y ois ¦ Réflexions sur le référendum La période référendaire représente l'occasion et la nécessité d’une introspection profonde et globale.Je me sens bouleversé.Ce n’est pas l’existence de ma patrie, le Québec, qui est en jeu, mais bien les fondements de mon pays que j’aime, le Canada.J’avoue humblement avoir peur: c'est que l’euphorie de la souveraineté à la portée de la main cache une dépression inévitable qui a été terriblement ignorée jusqu'à maintenant.Je ne veux pas délaisser ce compagnon fidèle, quelquefois cruel, mais qui a eu le mérite d'être tout simplement là lors de l’abandon encore plus cruel de notre mère-patrie.Le jour du référendum, je voterai NON avec fierté et espoir.Pierre PARENTEAU Sainte-Julie, 23 mars Après'cela, le Québec voudrait obtenir la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux sur tout le territoire du reste du Canada et du Québec.Mais a-t-on seulement songé comment il serait pratiquement impossible d’assurer cette libre circulation des personnes, des biens et des capitaux sur cet ensemble de territoire si le Québec possède lui-même le contrôle de son immigration et de son commerce extérieur?En effet, si c’est le Québec qui contrôle les entrées et les sorties à ses frontières entre les États-Unis, par exemple, et entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, comment pourra-t-il empêcher les personnes et les biens en provenance de ces pays de sortir du Québec, de ne choisir le Québec que comme port d’entrée en Ontario et dans le reste du Canada si, comme le prétend le PQ, il n’y aura pas de frontières entre le Québec et le reste du Canada?Se trouve-t-il quelqu’un capable de croire un seul instant que le reste du Canada va s’accommoder d’une telle situation?Impensable.Si le Québec contrôle lui-même les entrées et sorties de capitaux, de biens et de personnes,avec le reste du monde, il devra également ériger des frontières entre le reste du Canada ou bien ce sera le reste du Canada qui érigera ces frontières entre lui et le Québec.LE CONTROLE DE LA MONNAIE éga .To attribut de la souveraineté.Toute participation du Québec à l’élaboration des politiques et du fonctionnement de la Banque centrale et cela, même à titre de partenaire égal avec le reste du Canada, ne permettra pas au Québec de contrôler son propre crédit, d’avoir ses propres politiques monétaires car toute politique monétaire sur un territoire donné ne peut être qu’une et indivisible.Tout traitement différent des politiques monétaires dans une région du territoire ne peut avoir que des conséquences désastreuses et néfastes pour l’une ou l’autre des régions.Peut-on supposer, par exemple qu’il soit possible d’établir un taux d’escompte different de 10% à Ottawa et de 8% à Québec ou vice-versa?On assisterait alors à une rentrée ou une fuite des capitaux dans une capitale ou l’autre.Ce serait l’anarchie monétaire.Le Québec n’as pas le choix.Il doit prendre en main le contrôle de sa monnaie ou bien en laisser le contrôle aux autres.On est souverain ou bien on ne l’est pas.Au cours de la période fiscale 1979-1980, le Québec aura reçu du gouverne- ment du Canada $1,265,700,000 en transferts fiscaux en espèces, dont les paiements de péréquation; il aura également reçu $1,201,400,000 en paiements en espèces pour le financement de programmes établis, dont l’assurance-hospitalisation; il aura aussi reçu $791,700,000 en autres paiements en espèces, dont le régime d’assistance publique, soit un total de $3,258,800,000 de transferts en espèces.Durant la même période, le Québec aura également reçu d’Ottawa $1,540,300,000 en transferts d’impôt, ce qui constitue un grand total de $4,799,000,000 en espèces plus transferts.Voilà des sommes additionnelles que le Québec devra aller chercher dans les goussets des contribuables québécois puisque Ottawa ne lui fera plus de versements en espèces ni de transferts d’impôt.Le PQ répond qu’il n’en coûtera pas un cent de plus aux Québécois puisqu’il n’auront plus d’impôt à verser à Ottawa.Cela est encore une affirmation gratuite.Le gouvernement du Québec est un gouvernement plus dispendieux que les autres gouvernements, que celui de l’Ontario, par exemple, tandis que le rendement des impôts est inférieur au Québec à celui de l’Ontario.Une étude récente de Judith Maxwell et de Gérard Bélanger pour le compte de l’Institut de recherohes C.D.Howe: Impôts et dépenses au Québec et en Ontario: une comparaison, nous démontre clairement que l’effort fiscal par habitant au Québec se trouve le plus élevé du Canada si l’on prend le chiffre 100 pour base en l’année 1977-78.L’étude montre que, d’une façon générale, les taux d’imposition sont plus élevés au Québec qu'en Ontario.L'éoart le Québec par l’impôt et en Ontario par des primes individuelles, l’ensemble des 29 taxes considérées place le Québec à 129% de la moyenne nationale et l’Ontario à 98%.Il ressort en outre des données que «le Québec perçoit de ses sources propres les mêmes revenus par habitant que l’Ontario.Ces revenus sont augmentés par les paiements de péréquation qui portent les revenus par tete au Québec a 111 pour cent de ce qu’ils sont en Ontario».Il en découle que le Québécois moyen paie plus cher en impôts que celui de l’Ontario et qu’il devra payer encore plus cher en devenant souverain et assumant tous les services dispensés actuellement par le gouvernement d’Ottawa.La raison, c’est que le Québec dispose d’une assiette fiscale bien inférieure à celle de l’Ontario.L’indice d’effort fiscal est de 26% plus élevé au Québec qu’en Ontario.L’IMPOT SUR LE REVENU Au Québec, le contribuable imposé à titre de personne seule (et il s’en trouve beaucoup et ce nombre va en augmentant du fait du nombre grandissant de femmes au travail, ce qui oblige souvent les couples à faire deux déclarations) paie davantage, quel que soit son revenu.L’écart varie de 4% a 16% de plus qu’en Ontario chez les contribuables gagnant de $7.500 à $25,000.Les contribuables mariés ayant deux enfants à charge paient moins au Québec s’ils gagnent moins de $17,000.Faut-il obéir à la consigne référendai re de son parti?par Emile Poissant Avocat-conseil dans l’une des plus grandes études de Montréal, l’auteur a été admis au Barreau en 1923.fait conseiller du roi en 1945, nommé syndic puis élu premier conseiller du Barreau et bâtonnier du Barreau de Montréal en 1965 et 1966.Professeur d’éthique professionnelle à la Faculté de Droit de l’Université de Montréal de 1953 à 1968, Me Poissant, qui aura 80 ans le 15 avril, est encore présent six jours par semaine à son bureau.Il a écrit cet article pour LE DEVOIR; Dans les ciroonstances, est-ce faire oeuvre utile que de rechercher la ou les causes possibles de semblable division entre compatriotes?Qu’il y ait dans notre province des citoyens, plus ou moins nombreux et pour toutes sortes de raisons, sincèrement satisfaits de la situation politique actuelle du Québec et par voie de conséquence opposés à tout changement constitutionnel, la chose est certaine.De ces compatriotes il y a lieu de respecter l’opinion à laquelle ils ont droit.Cependant, il semble bien qu’il s’agit là d’une infime minorité.À preuve, tous les partis politiques, sans aucune exception, sont d’accord à la fois pour reconnaître le droit du Québec à son autodétermination et pour trouver que le Québec n’est pas traité comme il le devrait par la constitution actuelle, de même que pour réclamer des changements substantiels.Mais là paraissent s’arrêter l’union et la confraternité des Québécois en ce domaine de la politique de leur province.Quelle serait donc la cause de cette mé- sentente entre compatriotes à peu près tous au fond du même avis quant à l’essentiel?Si l’on fait abstraction à la répulsion timorée de certains à tout changement d’importance, éternelle source de passivité, il ne paraît y avoir qu’une pri-noipale cause et c’est l’excès de partisa-nerie politique.Il s’agit là d’un état d’esprit qui, consciemment ou non, est de nature à faire passer l’intérêt du parti avant celui de la nation et d’ainsi sacrifier ce dernier.Il est normal pour tout citoyen d’être membre d’un parti politique, mais cela à un degré variable.En effet, faire partie de l’un ou de l’autre de ces groupements, ce n’est pas nécessairement y être inféodé au point de croire, d’admettre et de soutenir tout ce que son parti peut prôner.Semblable conviction ou état d’esprit, poussé et généralisé à l’extrême, rendrait vaine toute élection future, aucun électeur n’étant justifié de changer de parti.C’est ainsi que notre démocratie deviendrait celle des pays totalitaires.L’on doit se rappeler en effet que le parti Le problème des ethnies en Iran comme tel, n’a trop souvent pour seul ob-jeotif que celui de prendre ou de garder le pouvoir.Les partis sont nécessaires en régime démocratique, mais encore faut-il se souvenir qu’aucun n’a le monopole de la vérité.Voter contre son parti ou changer de parti, ce n’est pas faire acte de trahison,' comme certains sont portés à le croire, mais plutôt et souvent faire acte de bon citoyen.Par ailleurs l’on peut rester fidèle à son parti tout en ne partageant pas toutes et chacune de ses vues.Au sujet du prochain référendum, il semble bien que cette question du pouvoir à prendre ou à conserver, ne devrait être et demeurer qu’une arrière-pensée lointaine pour tout électeur.Ce qui doit primer, c est l’avenir bien compris du peuple québécois, compte tenu que ce vote au référendum ne sera en soi qu’un pas en avant, une orientation, mais importante, dans un sens ou dans l’autre.En effet, il appartiendra aux experts en la matière de matérialiser avec plus ou moins de bonheur le désir alors exprimé par la population.Mais peut-on se rendre compte si, par son option, l’on agit en partisan plutôt qu’en citoyen éclairé?Meme s’il n’y a rien d’absolu dans un domaine aussi spéculatif que celui des mobiles humains, il semble que le critère pourrait se résumer de la façon suivante.Si.dès le départ et sans réflexion ni discussion aucune, je fais mienne l’opinion proposée par mon parti, sans meme considérer celle du parti opposé, lequel suivant moi est toujours dans l’erreur, je me conduis dès ce moment-là en partisan et non en citoyen raisonnable.Avec semblable mentalité, si par mal- heur elle allait se généraliser, il est bien à craindre que le débat référendaire cesse d’être objectif.Alors et pour se donner bonne conscience, le partisan s’en prendra à l’adversaire, il mettra sa bonne foi en doute, s’il ne va pas jusqu’à le dénigrer.Dès ce moment-la, il y a grand risque que l’émotion fasse place à la raison, que les gros mots remplacent les arguments et que le débat perde toute sérénité, exposant ainsi les Québécois à devenir les frères ennemis dont il est question plus haut.C’est ainsi que l’on pourra oublier l’essentiel ou tout au moins s’en éloigner pour ne s’en tenir qu’à l’esprit de parti.Que le prochain rédérendum soit pour le Québec un événement de suprême importance, nul n’en peut douter.À preuve il a donné lieu à une loi spéciale, il a fait l’objet d’un déoat extraordinaire de plusieurs semaines, les médias d’informations nous ont inondés et continueront de nous inonder de leurs commentaires, sans parler des sondages qui iront se multipliant.En semblables circonstances, se contenter de suivre aveuglément les directives de son parti, sans s’arrêter au problème lui-même ou à son enjeu, c’est cesser d’agir en citoyen éclairé, c’est faire passer son parti avant sa propre communauté.Face au problème actuel, est-il déraisonnable d’espérer et de souhaiter que le peuple du Quebec, oublieux pour une fois de ses divisions partisanes, mais se rappelant son passé et songeant à son avenir, trouve le moyen de dire éloquemment qu’il n’est pas satisfait du statu quo politique actuel de sa province et qu’il en veut l’amélioration.Prenons le cas de deux contribuables dont les revenus sont les mêmes, mais l’un réside à Hull, l’autre à Ottawa et travaillant tous deux à Ottawa.Le contribuable québécois, parce que les exemptions personnelles sont plus élevées au Québec, aurait un revenu imposable de $18,665.Selon la table d’impôt, il doit au Québec la somme de $3,821.00 alors qu’il doit au gouvernement d’Ottawa $3,107 00, soit un total d’impôt de $6,928.00.Le même contribuable résidant en Ontario a un revenu imposable de Î19.985.D’après la table, l’impôt fédéral a payer est de $3,795 tandis que l’impôt à payer à l’Ontario est de $1,834, soit un total de $5,629.Le contribuable résidant au Québec et gagnant le même salaire que celui qui réside en Ontario paie un total de $1,299 de plus en impôt que celui de l’Ontario.Et si l’on soustrait la somme de $480 par année pour les frais de l’OHIP en Ontario, la différence nette en faveur du contribuable ontarien reste de $819 par année.Mais ce n’est pas là tout le prix que doit payer le résident québécois, car il faut ajouter au moins l’assurance-automobile ainsi que les frais d’immatriculation qui sont plus élevés au Québec qu’en Ontario.Si l’on ajoute à cela les frais de transport à assumer pour se rendre au travail ainsi que les frais de stationnement, le contribuable québécois, s’il dénémageait à Ottawa pourrait se payer le luxe d’un logement de plus de $450 par mois, sans débourser un cent de plus qu’il ne le fait actuellement.L’AMOUR DU QUÉBEC ET DU CANADA Il faut aimer le Québec pour accepter ces sacrifices.Mais cet amour n’est pas aveugle.Que devrons-nous payer quand le Québec devra se donner une armée, une marine, une aviation?Que devrons-nous payer quand le Québec établira son système postal, augmentera le nombre de ses fonctionnaires, établira des ambassa des partout, entretiendra la Voie mari time, subventionnera les chemins de fer absorbera sa part de la dette nationale s’occupera exclusivement des Indiens versera des pensions aux personnes â-gées, assumera au complet les coûts de P assurance-hospitalisation ainsi que ceux des allocations familiales, administrera les douanes et l’accise, etc.?J’aime aussi le Canada.Mes ancêtres sont venus au Canada au milieu du 17e siècle.Ils ont défriché, bâti, construit, lutté et essaimé.Leurs descendants se trouvent à Québec, à Montréal, aux Trois-Rivières, dans les Bois-Francs, à Joliette, dans l’Outaouais.Ils ont remonté le fleuve, traversé les rivières et conquis du territoire, jusque dans les Prairies où mes oncles et mon père ont arpenté les vastes plaines remplies de blé.Ils ont cru dans leur pays, dans ses richesses et n’ont voulu se replier dans la réserve qui coise où veut nous enfermer le PQ.Je ne veux pas considérer mes frères et mes cousins de l’Ontario, du Manitoba comme des étrangers.Un Canadien, digne du sang français qui coule dans ses veines, veut se trouver chez lui de Terre-Neuve à Vancouver.Pour cela, il faut se battre parfois, revendiquer ses droits ou les maintenir.C’est pourquoi il ne faut pas s’embarrer au nord de l’Outaouais.Je me sens égal aux autres Canadiens et non inférieur comme le prétendent les péquistes.Je me satisfais d’avoir à Québec un gouvernement à majorité canadienne d expression française et je me félicite d’avoir à Ottawa un gouvernement dans lequel les deux peuples fondateurs se retrouvent sur un pied d’égalité avec 73 députés du Québec sur un total de 146.Je me satisfais de cette égalité et c’est pourquoi c’est avec le coeur et c’est avec la tête que je vais voter NON.>as par Yasar Geyikdagi L’auteur est professeur au département de finance de la Faculté de commerce de l'Université Concordia.ont-ils aussi leurs minorités mais leur problème est moins aigu: la population de la Turquie est turque à 90% et celle de l’Iraq à 80% arabe tandis que celle de l’Iran n’est persane qu’à 42%.Depuis l’Islam, l’Iran était gouverné par des dynasties non-persanes (turques pour la plupart) qui avaient accordé une liberté linguistique totale aux différentes ethnies.Les Britanniques, suite aux conflits majeurs qui les avaient opposés à la Turquie pendant et après la première guerre mondiale, décidèrent de mettre fin à l’Etat multinational qu’était alors l’Iran pour en faire un Iran réellement persan qui pourrait rivaliser avec la Turquie.C’est la raison pour laquelle ils mirent au pouvoir un certain Reza et l’incitèrent au chauvinisme persan.En 1925 donc, Reza Pahlavi fonde sa dynastie, poussé par les Britanniques à centraliser le pouvoir en supprimant l'autonomie relative qui était celle des régions non-persanes depuis des siècles.Naturellement, le gouvernement ne put empêcher les différentes ethnies de communiquer cûv Cette situation dura jusqu'en 1945, au moment où les Turcs en Azerbaïdjan et les Kurdes au Kurdistan se proclamèrent républiques indépendantes grâce à l’appui de l'Union soviétique.Sous la pression anglo-américaine, les Russes retirèrent, en mai 1946, leur appui aux Turcs d’Azerbaidjan et aux Kurdes qui se retrouvèrent dès lors soumis à la dictature de Mohammad Reza, le fils de Reza qui lui avait succédé en 1941.Le pouvoir central devint dès lors extrêmement répressif et l’Azerbaidjan et le Kurdistan furent morcelés.Telle est la situation de nos jours encore.Et rien n’a changé depuis la chute du Chah en février 1979.D’après le nouveau président Banisadr, l’autonomie des régions n’est pas acceptable parce qu’elle mènerait à la sécession.(2) Mais une telle étroitesse d’esprit des dirigeants iraniens pourrait mener le pays à ta guerre civile et l’Iran à la division.C’est a Tabriz, en Azerbaïdjan, qu'éclata la première révolte contre le Chah; elle ne fut matée qu’au prix de centaines de morts et de blessés.Quelques mois plus tard, tout le pays se soulevait jusqu’à la chute du Chah.À peine installé au pouvoir, Khomeini et les siens reviennent sur leurs promesses de démocratie et d'autonomie; ils trompent non seulement les non-Persans mais aussi les Persans.Quoique les peuples de l’Iran, Persans inclus, se soient toujours montrés tolérants à l’égard des autres cultures, Khomeini — au nom d'une politique chiite islamique — poursuit une politique chauvine, raciste et opportuniste, celle précisément qui avait fait du Chah le jouet des puissances étrangères avant de provoquer sa chute.La clique qui gouverne actuellement l’Iran connaîtra sans doute le même sort.Pour obtenir le soutien d’une grande puissance, seul moyen de surmonter les difficultés internes, les dirigeants seront amenés à faire à cette puissance de nombreuses concessions qui entraîneront un mécontentement général et la chute du gouvernement.Déjà, les ethnies se rebellent contre le pouvoir central.Seule solution pour que l’Iran conserve son territoire actuel: donner l’autonomie régionale aux ethnies au sein d’une fédération basée sur l’égalité ethn.que, la démocratie et l'harmonie.Cette politique, et non le chauvinisme, l’hypocrisie et l’opportunisme, profitera au peuple iranien, persan ou non-persan.NOTES 1) Ahmad Faroughy.«Le pouvoir islamique face aux aspirations autonomistes en Iran», Le Monde Diplomatique, Février 1980, pp.8-9.2) «Les revendications des groupes autonomistes perdurent en Iran», Le Devoir, 20 février 1980 La Banque Royale vous offre un intérêt de 13%%* sur un placement minimum de $1000.Grâce aux certificats de placement RoyMor, vous pouvez faire fructifier votre argent tout en choisissant les termes qui vous conviennent.Il y a des certificats â compter de $1 OOO, en tranches de $100 et les échéances varient de 1 â 5 ans.Selon le mode de placement choisi, les intérêts vous sont versés annuellement, semestriellement, ou même, mensuellement.Exemple: $4000 placés à 13%% pour une période de 3 ans vous rapportent un montant global de $1 650 réparti en versements annuels atteignant en moyenne $550 chacun.La Banque Royale garantit, sans conditions, capital et intérêts.C’est en plein le temps de faire un bon placement.Renseignez-vous â une succursale de la Banque Royale.*Ce taux peut changer sans préavis BANQUE ROYALE ( ; t 18 M Le Devoir.Jeudi 27 mars 1980 iRffAtaua»: Prévision» Environnement Canada V St-Jean Yellowknife Goose Bay Port Harrison RAFALES hurchill Quebec ^Lomomon / ^Vancouver j, \c°ij8a .Thunder 2 ** ^ - - 2.LW.nmpeg Great Falls .Minneapolis
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