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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 9 avril 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-04-09, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXI No 81 Montréal, mercredi 9 avril 1980 la fïtétéo: Généralement nuageux, averses, vent modéré.Maximum 16.Aperçu pour demain: averses.25 CENTS Téhéran envisage de déclarer l’état d’urgence PARIS (d’après AP et AFP) — Le conseil de la révolution iranienne a envisagé hier de déclarer l’état d’urgence économique et un programme d’austérité, à la suite des sanctions prises la veille par le président des États-Unis, dont les plus spectaculaires sont la rupture des relations diplomatiques et rembargo commercial quasiment total.Le président iranien, M.Abolhassan Banisadr, a déclaré notamment à la population: «Si vous voulez vivre, il faut produire et travailler.» Ces propos inquiets contrastent avec ceux de l'ayatollah Khomeiny, qui a affirmé que les sanctions annoncées par le président Carter n’auraient aucun effet sur le sort des 50 otages de l’ambassade américaine — détenus depuis 157 jours — et constituent un «bon signe», car elles signifient que le gouvernement américain a perdu tout espoir de restaurer son contrôle sur l’Iran.Les gouverneurs de province se sont réunis en session extraordinaire avec le conseil de la révolution et ont proposé de déclarer l’état d’urgence.M.Hassan Ha-bibi, porte-parole au conseil, a déclaré qu’une guerre sainte pour des restrictions était a l’étude.Ce programme comprendrait une limitation de la consommation et un blocage des salaires.Il faut que les Iraniens se rendent compte qu’en prenant cette dernière série de représailles économiques et diplomatiques, le président Carter parle sé- rieusement, a déclaré M.Banisadr dans une interview à la radio de Téhéran.«Je le dis au pays: c’est une guerre.Je vous avertis, si vous voulez vivre, il faut produire et travailler.» Le communiqué publié à l’issue de la réunion du conseil élargi déclare notamment que «le gouvernement américain se sert de l’affaire des otages pour justifier les attaques ouvertes lancées contre notre pays.» «Le président américain essaye d’utiliser cette affaire pour masquer les intentions impérialistes de son gouvernement.Nous savons, et les événements de l’année passée l’ont clairement montré, que la question essentielle pour le gouvernement américain n’est pas la détention des otages, mais la révolution islamique.» Le communiqué ajoute qu'une epreuve de force décisive est maintenant engagée entre l’Iran et un gouvernement agressif et cupide.«En Iran même, les mercenaires et les éléments contre-révolutionnaires à la solde de l'Amérique vont aller encore plus loin dans leurs projets destructeurs et vont essayer d’imposer un blocus total à la nation iranienne,» poursuit le communiqué.L’ayatollah Khomeiny a également lancé un appel aux «nobles pays islamiques», pour qu’ils se débarrassent du président égyptien Sadate et du président irakien Saddam Hussein.On sait que le président Sadate a accueilli l’ex-chah et que le différend qui oppose le gouverne- ment du président Hussein à Téhéran s’est aggravé ces jours derniers.Radio-Téhéran a déclaré qu’à la suite des nouvelles sanctions annoncées par Washington et des incidents avec l’Irak, les bases aériennes et navales du Golfe persique avaient été mises en état d’alerte.La radio a annoncé que les gardiens de la révolution avaient été rappelés dans les îles de Fars, Bushehr et Knarg et que les Iraniens s'étaient déclarés prêts à se battre et faire le sacrifice de leur vie.Le président Abolhassan Banisadr a lancé hier soir, dans un discours radiodiffusé, un appel à l’unité du peuple iranien à qui il a demandé de participer à une «marche gigantesque à travers tout le pays vendredi prochain» pour soutenir l’action gouvernementale.Entre-temps, les Etats-Unis ont demandé à tous leurs alliés, «y compris la France», de s’associer rapidement aux mesures prises par le président Jimmv Carter pour isoler l’Iran, a confirme, hier, le département d’Etat.Le porte-parole du département d’É-tat, M.Hooding Carter, a déclaré que Washington «espère que ses amis et alliés comprendront la sagesse d’une approche commune».Une action concertée contre l'Iran, «qui a rejeté toute possibilité d'une solution négociée de l’affaire des otages américains de Téhéran, fera comprendre aux Iraniens la gravité de la situation», a-t-il ajouté.Voir page 10: Téhéran En consultation avec ses alliés Ottawa songe à d’autres mesures contre Téhéran par Michel Vastel OTTAWA — Tout en félicitant le président des États-Unis, M.Jimmy Carter, pour «la diplomatie et la maîtrise de soi» dont il a fait preuve dans son traitement de l'affaire iranienne, le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, a déclaré hier que le Canada était en pourparlers avec ses principaux alliés, et qu’il«envi-sage l'application éventuelle d’autres mesures envers l'Iran si ce pays continue de défier la coutume et le droit internationaux en gardant prisonniers les diplomates américains».Le bureau du premier ministre a annoncé que M.Trudeau avait été informé, jeudi soir dernier, de l’intention du président Carter de rompre les relations diplomatiques des États-Unis avec l’Iran et d'adopter d’autres mesures de rétorsion.Dans une longue lettre remise au président Carter au cours du week-end, M.Pierre Trudeau dit «comprendre la décision du président Carter et le sentiment d’outrage que celui-ci ressent face à l’incarcération continue des otages sans dénouement prévisible à court terme».Le président des États-Unis a annoncé lundi soir que toutes relations diplomatiques seraient interrompues avec l’Iran, laissant 24 heures aux diplomates iraniens pour quitter la capitale américaine.Le président Carter annonçait en outre un embargo presque total sur les exportations américaines vers l’Iran ainsi qu’un inventaire des avoirs iraniens aux Etats-Unis afin de dédommager les otages, leurs familles et d'autres plaignants.Tant dans l'entourage du premier ministre que du secrétariat d’Etat aux Affaires extérieures, on laissait entendre hier soir que les pays consultés par le Canada appartiennent notamment au groupe des Sept — Allemagne de l’Ouest, Grande-Bretagne, Italie et Japon, en plus des États-Unis et du Canada — auxquels quelques pays comme la Nouvelle Zélande et l’Australie ont été ajoutés, compte tenu des relations étroites du Canada avec eux.Les pourparlers se font surtout via les ambassades canadiennes à l'étranger mais il ne semble pas qu'une décision soit prise au moins avant que le président Carter n'arrive à une phase encore plus sévère de mesures de rétorsion contre l’Iran.On précise d’ailleurs que le président Carter n’a pas formellement demandé au Canada de prendre des mesures contre l’iran.Pour l’instant, le Canada ne peut entreprendre d'actions bien spectaculaires.L'ambassade du Canada à Téhéran est fermée depuis le 28 janvier 1980, alors que les diplomates canadiens fuyaient Téhéran en compagnie de six diplomates américains recueillis dès les premiers jours de la crise.Depuis le rapatriement de tout le corps diplomatique canadien, les relations d'affaires sont quasi interrompues et les livraisons de pétrole avaient été coupées, par l'Iran, dès le mois de décembre.Le premier ministre M.Trudeau, a rappelé hier que «l'ambassade du Canada à Téhéran ne sera rouverte qu après la libération des otages» américains.Entretemps, c'est l'ambassade du Danemark à Téhéran qui se charge des quelques affaires consulaires en cours et les visas d’immigration vers le Canada ne sont accordés, sur rendez-vous, que par l'ambassade du Canada au Koweit En fait, depuis deux mois, seuls quelques étudiants qui avaient déjà terminé toutes les formalités administratives avant la fermeture de l’ambassade canadienne en Iran ont été accueillis au Canada.On n’évoque pas non plus à Ottawa, pour l’instant, la possibilité d'expulser les diplomates iraniens en poste à Ottawa Ils ne sont que trois de toute manière alors Voir page 10: Ottawa Articles religieux tPeimatail & fêoùitaille 60 ouest, rue Notre Dame 845 3194 Spectacle de patinage La Mauricie reçoit les médaillés d’URSS CAP-DE-LA-MADELEINE - Six médaillés de l’URSS aux Jeux d’hiver de Lake Placid en patinage artistique s'exhiberont samedi et dimanche dans un spectacle de patinage organisé par le club Cendrillon à l’aréna Jean-Guy Talbot de cette petite ville de la Mauricie.Les organisateurs de ce spectacle annuel avaient adressé des invitations à des patineurs d’URSS ces trois dernières années, et ils ont été comblés de joie en apprenant par télégramme que leur demande avait enfin été reçue, et qu'ils auraient le plaisir de recevoir des jeudi soir à Mirabel nuis autres que les patineurs Irina Rodnine et Aleksandre Zaitsev, médaillés d’or en couple aux Jeux d’hiver de 1980 à Lake Placid, les médaillés d'or en danse Natalia Linichuk et Gennadi Cherkasova et les médaillés d’argent en danse Marina Cherkasova et Sergei Shakhrai.Joint par téléphone hier soir, le président du club Cendrillon, M.Jean-Claude Germain, a expliqué d’une voix calme qu'après toutes ces invitations, demeurées sans réponse, les organisateurs avaient tout simplement invité, après les Jeux de Lake Placid, les grands champions.L’invitation a été formulée auprès des représentants de l’URSS à Ottawa, qui n’étaient pas tout à fait ignorants de l'existence du club Cendrillon puisque le conseul de l’URSS avait assisté 1 an dernier à dajx des spectacles organisés chaque année à cette époque.L'aréna Jean-Guy Talbot peut recevoir 952 personnes assises et 400 Voir page 10: Mauricie Blakeney prédit l’échec du projet du Parti québécois Le premier ministre de la SaJltche-M.Allan Blakeney, s’est dit con- wan vaincu Le Comité des Québécois pour le NON faisait connaître hier à Montréal les noms de ses 300 membres et son manifeste commun en faveur du maintien du lien fédéral.Entourent le président du Comité.M.Claude Ryan.trois des quatorze autres membres de l’exécutif.MM Gérard-D Lévesque Jean Chrétien et Michel LeMoignan (Photo LE DEVOIR) hier que la souveraineté-association prônee par le Parti québécois était vouée a l’échec, parce qu’on croit à tort qu’il est possible de réaliser en même temps la souveraineté politique du Québec et l’association économique avec le Canada.Le comité du NON sera accessible gratuitement à tout Québécois À son tour le Comité des Québécois pour le NON s’est formé hier.Il ne comprend point 60 membres comme prévu initialement, mais 300 membres et tout Québécois pourra en faire partie.Le Comité pour le NON, provisoire jusqu’à hier et formé à ce titre des seuls députés libéraux et indépendants (moins M.Rodrigue Biron) de l'Assemblée nationale, s'est réuni hier à Montréal afin d’arrêter sa structure et d’approuver le texte d'un manifeste commun, endossé par les diverses formations politiques fideles au fédéralisme qui composent le Comité.Il importe de noter que deux représentants élus seulement représentent au Comité du NON la députation fédérale, soit le ministre de la Justice, M Jean Chrétien, et le président de la Chambre des communes, Mme Jeanne Sauvé.Quelques sénateurs en sont également, dont le président du Sénat.M.Jean Marchand, MM.Jacques Flvn et Arthur Tremblay (conservateurs), Cari Goldenberg et Mme Yvette Rousseau (libéraux).D'ici à quelques jours, les dirigeants du* Comité du NON inviteront le president et l'organisateur en chef du comité équivalent dans chacun des 110 comtés du Québec à faire partie d’emblée du grand corps national.Enfin, tout électeur désireux d’en devenir membre pourra le faire gratuitement dans son comté en faisant la demande d'une carte d’adhésion.Le Comité s’est donné hier un exécutif de 15 membres.Le président, M.Claude Ryan, est entouré de trois vice-présidents, MM.Gérard-D.Lévesque, leader de l'opposition officielle à Québec, Michel LeMoignan, chef intérimaire de l’Union nationale, et Camil Samson, chef des Démocrates-créditistes.Les autres membres de l’exécutif sont MM Jean Chrétien, Jean-Claude Danse-reau, président du Parti libéral du Canada.section Québec, Alex Paterson, coprésident du Comité d’action positive (un groupe d’unité canadienne) Mme Thérèse Lavoie-Roux, MM.Julien Gias-son et John Ciaccia, députés libéraux à Québec, Serge Fontaine, président de l’Union nationale et députe de Nicolet-Yamaska, Claude Dupras, représentant du Parti conservateur du Canada, Mme Sheila Finestone.directrice des Services de protection de la jeunesse de la région de Montréal, le Dr Augustin Roy, p.-d.g.de la Corporation des médecins du Québec, M.Louis Rémillard et l’agent officiel, M.Jean Pierre Roy.Les deux anciens premiers ministres libéraux du Québec, MM.Jean Lesage et Robert Bourassa, ne font pas partie du Comité des Québécois pour le NON.Ils s'en expliqueront publiquement et conjointement au cours d’une rencontre avec la presse à Québec la semaine prochaine.Parmi les «personnalités» publiques qui font partie du Comité, notons quelques artistes: Paul Berval, Jehane Benoît, Émile Genest.Claire Gagnier, Jeanine Beaubien, Edouard Remy, Claude Blanchard, Jacques Desrosiers (Patof), Yolande Dulude, Nicole Germain.Diane Juster, Robert Lapalme, Jérôme Lemay Voir page 10: Comité Pour M.Allan Blakeney, un vote affirmatif au référendum ne signifiera pas que les neuf autres provinces voudront négocier l'association.Au contraire, plusieurs Canadiens diront: «Ils se sont prononcés en faveur de la souveraineté.Tant mieux et bonne chance».Devant le Board of Trade de Montréal, M.Blakeney a déclaré qu’il appartenait aux Québécois seuls de décider de leur avenir politique, mais il les a mis en garde contre la tendance à penser que l’association économique pouvait se faire.Tout d’abord, a expliqué le premier ministre de la Saskatchewan, aucun gouvernement n’a le mandat de négocier avec le Québec.Le gouvernement fédéral ne peut pas représenter le pays, parce que la moitié des députés sont du Québec et ne siégeront plus aux Communes.Et «les gouvernements provinciaux n’ont pas le mandat ou l’autorité pour s’occuper de questions essentiellement nationales».Voir page 10: Blakeney fcltKÉMlM Queen’s Park reconnaîtrait la validité du OUI mais la souveraineté-association ne serait pas une solution de rechange pour Davis ¦ Débrayage des médecins internes et résidents de 12 hôpitaux.— page 2 ¦ La CTCUM desservira le West Island en novembre.— page 3 ¦ Le Nicaragua devant les défis de la reconstruction.— page 5 ¦ L’appel aux femmes: un éditorial de Lise Bis-sonnette.— page 8 ¦ Québec OSE pour un autre douze mois.— page J1 ¦ Les 10,000 commencent à désespérer à La Havane.— page 14 par Patricia Dumas TORONTO — Bien qu'il soit convaincu que les fédéralistes gagneront la bataille référendaire, le premier ministre de l'Ontario, M William Davis, «ne pourrait refuser de reconnaître la validité d'un vote pour le OUI”.Par contre, M.Davis a expliqué, au cours d'une entrevue accordée au DEVOIR, que «quel que soit le résultat du référendum, la souveraineté-association ne sera jamais une alternative pour l’Ontario.Je ne peux tout simplement pas le concevoir.Je vois, comme alternative, d'importants changements constitutionnels Je dis aussi souvent et aussi clairement que possible que le statu quo n'est pas l'alternative à la sou vera i neté-associa tion ’ '.Pourtant, il ne faudra pas s'attendre à ce que l'Ontario publie un ensemble de propositions de réforme constitutionnelle comme l'ont fait l'Alberta, la Colombie- Britannique et le Québec, et comme le feront bientôt la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve.M.Davis parle de "positions'' de l'Ontario par opposition à un ensemble de propositions et considère que les posi-de I .sequ depuis qu’il a pris le pouvoir en 1971 les II dit même que les propositions des autres provinces «sont de bien des façons semblables à celles de l'Ontario ", M.Davis voit deux dimensions dans la participation de sa province au débat sur la réforme constitutionnelle: “D'un côté, mon gouvernement a fait connaître ses positions au cours des conférences sur la constitution: et d'un autre côté mon gouvernement a rendu disponibles à toutes les autres provinces les rapports de notre Comité consultatif de la confédération.En fait, de nouvelles propositions présentées récemment dans une province soeur ressemblent beaucoup aux rapports de notre comité consultatif».M Davis a refusé de dire de quelles nouvelles proposé tions il était question, prétendant en souriant qu’il ne se souvenait pas de quelle couleur était le livre.Ce qui est important pour l'Ontario dans le processus de réforme constitutionnelle c'est que «personne ne s'y engage avec des points de vue durs et arretés.Nous devrons faire des concessions mutuelles».Le premier ministre de l’Ontario tient pour fondamentale dans les discussions futures la redistribution des richesses: «Je veux qu’on reconnaisse que lorsque la formule de péréquation a été établie il y a quelques années, ou du moins le principe, le concept des revenus en provenance des ressources naturelles n'y a pas réellement été inclus, parce qu'à ce moment-là ils ne semblaient pas vraiment importants.L'escalade dans les prix du gaz et du pétrole a, je crois, mené à une situation où l'approche traditionnelle n’est plus appropriée au Canada.C’est un problème fondamental que je continuerai Voir page 10: Queen's Park Rôtisserie près de Sc\int-Denis Bill Davis 2 ¦ Le Devoir, mercredi 9 avril 1980 ¦ Douze nouveaux CLSC Douze nouveaux Centres locaux de services communautaires seront implantés au cours de la prochaine année dans des régions rurales et semi-urbaines.Ce sont les Conseils régionaux de la santé et des services sociaux (CRSSS), de concert avec le ministère des Affaires sociales qui déterminent les lieux d’implantation de ces CLSC.LE DEVOIR a appris de source autorisée qu'ils seront situés à Amqui et Sainte-Anne-des-Monts, Alma et Dolbeau, Saint-Pascal-de-Kamouraska.Thetford-Mines, Sainte-Marie-de-Beauce.Charlebourg, Témiscouata, Bois-Francs (Vic-toriaville), Saint-Jovite, Sainte-Agathe et Berthier.Les fonds nécessaires à la création de ces CLSC ont été prévues au dernier budget du ministre des Finances, soit $3,3 millions.Une somme équivalente a été également prévue au budget Parizeau pour améliorer les services d’un certain nombre des 81 CLSC existants.¦ Campagne de l’AQDM: «Donnez l’heure» L'Association du Québec pour les déficients mentaux (AQDM) tiendra sa campagne de souscription et d’information du 21 au 24 avril sous laprésidence de Me Jacques Mongeau, président général de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec.Durant ces trois jours, les responsables tenteront de sensibiliser le public sur les besoins des quelque 186,000 personnes déficientes mentales du Québec, d’une part, et recueilleront des fonds nécessaires à la recherche et à la réalisation de programmes de recherche et d'amélioration de la vie, d’autre part.Sous le thème «Donnez l'heure» dans le sens de prendre le temps requis pour se renseigner sur la déficience mentale, l’AQDM espère rejoindre particulièrement les enseignants en leur fournissant la documentation pertinente qu’ils pourront diffuser à leur tour à leurs élèves et leurs étudiants.Plusieurs groupements et organismes ont assuré les organisateurs de la campagne de leur collaboration: outre la Fédération des commissions scolaires.The Quebec Association of Protestant School Boards, Les institutions d'enseignement privé élémentaires et secondaires, la Fédération des caisses populaires Desjardins, le ministère de l'Éducation, Radio-Québec, les Postes du Canada.Loto-Québec et plusieurs médias d’information.¦ Nouveaux services d’urgence dentaire Les dentistes du Montréal métropolitain offrent à la population un service dentaire d'urgence disponible tous les samedis et dimanches, de 9 h à 17 heures.Pour en bénéficier, il suffit de composer 376-6757 et un message enregistré indiquera les noms et numéros de téléphone des dentistes disponibles.Le client communique lui-méme avec le dentiste de garde dans sa région et si nécessaire, un rendez-vous est fixé.Une affiche annonçant le service a été distribuée auprès de 2.200 médecins omnipraticiens.650 dentistes.625 pharmaciens ainsi que dans une trentaine d’hôpitaux, de Centres de services sociaux et de CLSC établis sur le territoire comprenant l'ile de Montréal, l'ile Jésus et les villes de la Rive-Sud.Le service est approuvé par l’Association des chirurgiens dentistes du Québec.m À la recherche de sujets «migraineux» Deux chercheurs de McGill sont à la recherche de femmes â-gées entre 20 et 55 ans chez qui un neurologue a posé un diagnostic de migraine pour participer à un programme thérapeutique de recherche fondé sur de nouvelles méthodes de rétroaction biologique et de techniques de relaxation.Il s'agit de MM Michael Feuerstein et Hal Myers, de l’Institut Allan Memorial qui poursuivent leurs travaux sur les caractéristiques psychophysiologiques des femmes migraineuses.Leur but est de mettre au point un mode de traitement efficace qui tienne compte des aspects physiologiques et psychologiques du mal de tète de type migraineux.Les femmes qui ne souffrent jamais de maux de tète peuvent également participer à ce projet.Les chercheurs espèrent que la comparaison des réactions entre les deux catégories leur permettra de déterminer comment différents facteurs de stress agissent chez une personne donnée pour déclencher une migraine.La participation au programme se fait essentiellement sur une base volontaire L’équipe de recherche offrira cependant aux femmes atteintes de migraine une évaluation globale de leur iroblème.de même qu’un programme thérapeutique visant à leur enseigner comment venir ahout de leurs maux de tête.Les femmes non atteintes recevront une évaluation globale de leurs réactions au stress.Renseignements: M.Feuerstein au 392-4701 ou M Myers au 842-1231.poste 1625-1627 ¦ Manoir McDonald: $70,000 en un jour! La campagne d'un jour menée le 26 mars dernier dans tous les établissements McDonald du Québec a permis à la Fondation des amis de l’enfance de recueillir $70, i23 qui serviront à la réalisation du Manoir Ronald McDonald.Cette résidence sera destinée aux parents d'enfants atteints de maladies sérieuses et traitées a l’hôpital Sainte-Justine.Selon le président de la fondation, M.Jacques Baribeau, les travaux de construction pourraient commencer dès le mois d'août prochain.On sait que les concessionnaires McDonald du Québec se sont engagés a verser une somme de $500,000 pour mener à terme la construction du Manoir Ronald McDonald, érigé tout à côté de Sainte-Justice Le manoir, avec ses 20 chambres et salons aménagés en style résidentiel, ouvrira ses portes vers la fin de 1980 pour accueillir en priorité les parents d enfants traités dans l’institution et résidant à l’extérieur de Montréal.¦ Terminologie des rentes de retraite Le 29e cahier de l’Office de la langue française porte sur la «Terminologie des rentes de retraite» et est l'œuvre de Louis-Paul Béguin, titulaire de la chronique «Au fil des mots» au DEVOIR, et Lucien Forgues, spécialiste en études linguistiques à la Sun Life du Canada «La terminologie particulière des rentes de retraite se doit d être claire et précise, souligne M Gill Fortier, président de la Régie des rentes du Québec dans l’avant-propos du 29e cahier.Elle doit également être exacte.«La normalisation suggérée dans le cahier permettra à tous les rédacteurs de ce domaine d’utiliser le même vocabulaire, un progrès très intéressant au plan linguistique ¦ Déprimés anonymes: un nouveau groupe Le CLSC Saint-Hubert a mis sur pied une association d’entraide pour personnes déprimées et veut regrouper à travers le Québec ceux et celles qui ont déjà vécu une dépression nerveuse et qui s en sont sortis, et d'autres qui sont actuellement aux prises avec l’angoisse, la perte de confiance en eux-mêmes.le sentiment que la vie est pénible Pour renseignements 676-7761 ¦ Prévention de l’empoisonnement chez l’enfant Le ministère des Affaires sociales et le Centre de toxicologie du Québec ont lancé récemmqpt un diaporama intitulé «La prévention de l'empoisonnement chez l’enfant».Ce diaporama d'une durée de treize minutes illustre les dangers auxquels sont exposés les jeunes enfants à la maison On y observe deux bambins explorant une maison d apparence anodine mais qui contient pourtant des pièges fort dangereux pour-les touUpetits On dénombre pas moins de 10,000 cas d’empoisonnement chez les jeunes enfants chaque année au Québec Us sont reliés à l'ingestion de substances toxiques comme les produits d'entretien ménager, les médicaments, les herbicides, les pesticides, etc Le diaporama a été réalisé par la Direction des communications du ministère des Affaires sociales, en collaboration avec le Centre de toxicologie du Québec dont le directeur, le Dr Albert N'antal, qui en a conçu le scénario Des copies du diaporama seront expédiées sous peu aux trois centres anti-poison du üuébec et aux 32 départements de santé communautaire.Un dépliant egalement intitulé «La prévention de l'empoisonnement chez l'enfant» est disponible gratuitement pour le grand public On peut l’obtenir en écrivant au Service de la production, direction des communications, ministère des Affaires sociales, 845.avenue Joffre.Québec.GIS 3L8 Au téléphone (418; 643-1640 f, 5 mois de prison à l’ex-felquiste Alain Allard » L’ex-felquiste Alain Allard, maintenant âgé d’une trentaine d’années, a écopé hier d'un total de cinq mois de prison, dont trois mois d’inca-cération franche, et de 60 jours de prison, à être purgés de façon discontinue à raison de 30 fins de semaines, débutant la première fin de semaine suivant la date d’expiration de sa première sentence.Le 15 février dernier, soit quelque temps après son retour d’exil à Cuba, où il avait séjourné une dizaine d’an-nees.Allard avait reconnu avoir déposé deux bombes de fabrication domestique, le 14 octobre 1968, l’une au Club de Réforme, où se réunissaient des membres du Parti libéral, et l’autre au Club Renaissance, lieu de rencontre des membres de l’Union nationale.Dans les deux cas, l’engin n’avait pas explosé.Allard avait reconnu être l’auteur d’un autre attentat à la bombe, le 22 septembre 1968.dans un magasin de la Société des alcools, rue Sherbrooke est, où, cette fois, la détonnation s’était produite mais n’avait causé que de légers dégâts.Le 15 février dernier, se référant à un jugement rendu par le juge en chef Yves May-rand.de la Cour des sessions, dans le cas de Jean-Pierre Charette.qui avait reconnu être le complice de Allard dans ces attentats, le procureur de la Couronne, Me Jean-Pierre Bonin, parlant de la parité des sentences pour un même délit, a suggéré une sentence suspendue dans les deux car où les bombes n’ont pas explosé et un emprisonnement de six mois (comme avait eu Charette) pour le crime où des dommages ont été causés.Quant à Me Pierre Poupart, qui représentait Allard, il avait réclamé une sentence suspendue pour les trois délits, faisant valoir que la situation de son client était différente de celle de Charette, étant donné que son épouse, qui est Cubaine, n’avait pas encore le statut d’immigrante reçue et que de la laisser à son soft pourrait lui causer certains ennuis, de même qu’à leur fillette de cinq ans qui n’a pas la citoyenneté canadienne.En imposant sa sentence hier, le juge Jacques Lessard a souligné que le plaidoyer de culpabilité de Allard ne portait pas sur un incident unique, mais sur la répétition du même acte, ce qui correspond à la récidive.Selon lui, chaque offense criminelle doit donc comporter distinctement une sanction selon que les circonstances justifient l'appréciation.«C’est dans les modalités de celles-ci que le tribunal, dit-il, croit parvenir à l'imposition de peines qui soient les plus justes et les plus équitables, tout en évitant de stigmatiser l’accusé au point de le rejeter au banc de la société, ce qui en soit serait contraire à l’intérêt public même.Tout en répondant aux critères impératifs des sentences, celles envisagées et imposées ici sont de nature à permettre à l’accusé d’assurer à court terme la subsistance de sa famille et d’éviter l'expulsion de leur pays d’adoption.Au surplus, de conclure le juge Lessard, l'impérieuse nécessité de réconcilier l’accusé avec la société à laquelle il accepte maintenant de s’intégrer me conduit vers une solution où, sans qu'il y ait divergence de vue à l'égard de toutes autres décisions de ce même tribunal, la justice peut être valablement rendue.» Dans le cas où la bombe a explosé, la sentence est donc de 90 jours de prison, en plus d'une ordonnance de probation de deux ans, et pour les deux autres chefs d’accusation, 30 jours d’emprisonnement pour chacun, à être purgés consécutivement à raison de 15 fins de semaine pour chacun.% m m* ;V J '¦-3R Ce citoyen de Beaver Dam (Wisconsin), après le passage d'une tornade, a pu réintégrer ce qui restait de sa maison mobile et découvrir que le téléphone fonctionnait encore.Il en a donc profité pour appeler sa compagnie d'assurances afin d'y faire la réclamation d’usage.(Photolaser AP) Les médecins internes et résidents en journée d’étude dans 12 hôpitaux Quelque 650 médecins internes et residents de douze hôpitaux universitaires francophones de Montréal tiennent aujourd’hui une session d’étude de douze heures pour protester contre la lenteur des négociations.Demain, ce sera au tour de 150 de leurs confrères de Sherbrooke de déclencher un arrêt de travail et vendredi, celui des 375 membres de la Fédération des médecins internes et résidents du Québec (FMIRQ) dans la région de Québec.Les négociations des 1,800 médecins internes et résidents avec l’Association des hôpitaux de la province de Québec (AHPQ) et le ministère des Affaires sociales (MAS) sont interrompues depuis le 11 mars dernier.Le litige porte principalement sur le dossier salarial et les horaires de travail.Selon Danielle Bombardier, directeur administratif de la FMIRQ.cette catégorie de salariés est la moins bien rémunérée du secteur hospitalier, compte tenu du nombre d’heures consacrées chaque semaine aux tâches quotidiennes et aux gardes ae soir et nuit.Ce travail s'accomplit dans les centres hospitaliers à vocation d’enseignement universitaire Le CTC va être tolérant envers la FTQ (McDermott) OTTAWA (PC) - M.Dennis McDermott a reconnu, hier, que le Congrès du travail du Canada se montrait plutôt tolérant à l’égard de la Fédération des travailleurs du Québec.à cause principalement du climat politique dans cette province.«Nous n'avons pas besoin d’un affrontement avec le Québec, particulièrement à ce Quelles mères célibataires font quoi?TORONTO (PC) - Les adolescentes issues de familles dont les parents sont séparés ou divorcés et qui deviennent mères célibataires ont tendance à garder leurs enfants tandis que les mères célibataires dont le milieu familial est plus stable donnent léurs enfants en adoption.C’est ce qu'affirme M.Benj-min Schlesinger, professeur en travail social à l'Université de Toronto, considéré comme une autorité dans le domaine de mères célibataires «Tout indique que ce sont les mères célibataires qui ne devraient pas garder leurs enfants qui les gardent Ce sont en quelque sorte de grands enfants qui ont elles-mêmes des enfants.» M Schlesinger base ses conclusions sur une récente étude portant sur 264 femmes dont l 'âge moyen est de 19 ans cUROPCAR' ’¦l Europe sn automobile’ Plan achat-rachat • location Citroen • Renault - Slmca • Peugeot - etc.Ventes hors tares _ ^ Marques européennes Location ] caravanes campers Permis fle conduire international Billet avion-air auto CURORC AR 1176 rue Drummond.Montréal Tél 861-0200 P*rmn 13866252 0280 Vous êtes pour le OUI?MéOUI, i« luit fonctionnaire provincial Pour mol.la victoire du OUI et la Souveraineté Association cela veut dire 1- La PARITÉ de salaire avec le» fonctionnaire» fédArau» soit 10 a 15*4 d augmentation 2- Des chance» d avancement doublée» 3- La satisfaction de travailler au sein d une (onction publique donc beaucoup plu» efticace et qui rend québécoise UNIFIÉE de b«tn moillRurt •«rvic*ï L’écart entre l'offre patronale et la requête syndicale est de l’ordre a'un peu plus de $1,000 tant pour les internes ($16,695 - $15,718/ que pour les résidents ($18,211 - $17,198) et dans ce dernier cas, il s’agit du salaire de la première année.L'absence des internes et des résidents dans les hôpitaux aujourd'hui risque de perturber le fonctionnement normal des institutions, notamment dans celles où il y a un grand nombre de ces mé- decins.Ce sont les médecins-patrons ou «enseignants» qui devront s’occuper des tâches normalement dévolues à ces professionnels qui poursuivent «sur le terrain» leur formation médicale.Une étude conduite récemment par la FMIRQ auprès de ses membres évalue à environ 80 heures la semaine de travail et l’on estime que le salaire est loin de réfléter ce «double» horaire si on le compare aux autres travailleurs de : COINS moment», a expliqué le président du CTC dans une interview.M.McDermott commentait ainsi la lettre de démission de M.Ken Rose, vice-président canadien de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité (FIOE) et l’un des six vice-présidents du CTC.M.McDermott a qualifié sa démission de regrettable, mais il a ajouté qu’il comprenait son geste.En démissionnant, M.Rose a blâmé le CTC pour la façon dont il avait agi avec la FTQ au sujet de syndicats d’électriciens qui ont quitté la FIOE.M.McDermott a rappelé que cette affaire remontait à 11 ans en arrière et que, techniquement, le CTC aurait pu prendre des mesures de sanction contre la FTQ Mais, a poursuivi le président du CTC, le différend n’est pas aussi simple que M Rose le laisse entendre En réalité, certains syndicats d'électriciens, a-t-il précisé, ont été expulsés de la fraternité, tandis que d’autres ont quitté volontairement.icpup pli taux QUÉBÉCOIS Voilé pourquoi |« voterai OUI La comité FONCTION N AI RCS QUÉBEC OUI.DU NOUVEAU CHEZ CARLA VENTE DIRECTE Vêtements confectionnés à notre atelier avec des superbes tissus exclusifs.VENDUS DIRECTEMENT DE NOTRE ATELIER TAILLEURS doublés en toile noire, è col blanc rabattu, très chic, jupe blanche droite et enveloppante - $89.TAILLEURS blancs semi ajustés, doublés et boutonnés.jupe noire droite/croisée - $89.TAILLEURS de coton gaufré, non doublé, jupe avec fente avant avec bouton - $59.COORDONNABLES couleurs pastels; jupes droites fente sur le côté ou évasées, avec poche ou enveloppantes.VESTES courtes, épaulées ou chemisiers romantiques à petit col plat en coton.T-shirts, Polos ou Bustiers.2 pièces $39 et plus.ROBES en coton ou soie, alliés aux fibres modernes, pour confort, élégance et tenue: $35.et plus.Accessoires: sacs â main, ceintures assorties, carrés de soie, gants, bijoux et autres VENDUS DIRECTEMENT DE NOTRE ATELIER VENEZ, SONNEZ et ENTREZ h.c.CARLA inc.6970 rue St-Denie, 1er étage (sortie SUD métro Jean-Talon) lundi au samedi tél.:270-1182 la santé qui bénéficient d'une semaine de 35 heures.Les hôpitaux touchés par le débrayage aujourd’hui sont les suivants: Maisonneuve-Rosemont, Sainte-Justine, Notre-Dame, Hôtel-Dieu, Louis-H.Lafontaine, Institut de cardiologie, Verdun, Rivière-des-Prairies, Institut de réadaptation, Sacré-Cœur (Albert Prévost), la Cité de la santé de Laval.Les médecins internes et résidents du secteur anglophone sous la juridiction de l'Université McGill feront connaître sous peu leur décision quant au moment choisi pour se joindre au mouvement de protestation.Ce mouvement pourrait prendre de l’ampleur le 14 avril, date choisie pour une grève générale illimitée si aucun progrès notoire n'intervient dans le dossier d’ici là.Notons toutefois que les heures de garde la nuit seront assumées par les internes et résidents d'ici là.¦ Ce n’est pas le Pérou Les Cubains qui ont envahi les terrains de l'ambassade péruvienne à La Havane, désireux d'émigrer au Pérou n’ont formulé aucune demande visa auprès de l’ambassade du Canada.C’est ce qu’a expliqué hier un porte-parole du ministère des Affaires extérieures en précisant que pour le moment il s'agissait d’une affaire entre Cuba et le Pérou.Ce porte-parole a ajouté qu'il ignorait quelle serait la réaction d’ôttawa si ces Cubains, une fois arrivés au Pérou, formulaient des demandes auprès de l'ambassade canadienne pour venir au Canada.¦ Vice-président au CRTC M.Réal Therrien vient d’être nommé vice-président du Conseil de la radio-télévision et des télécommunications canadiennes (CRTC).Le ministre des Communications, M.Francis Fox, qui a annoncé la nomination hier, a souligné que le choix de M.Therrien à ce poste était «idéal» en raison de sa vaste expérience au sein du CRTC.M.Therrien, âgé de 53 ans, est l'unique «survivant» du premier Conseil formé en 1968 pour réglementer la radiodiffusion.Il succède à la vice-présidence à M.Jean Fortier, qui a été nommé directeur général de l’Institut québécois du cinéma.Il reste encore trois postes vacants au sein du CRTC, deux à temps plein et un à temps partiel.¦ Une décision longuement mûrie Le gouvernement ne décidera pas avant plusieurs jours s’il doit emboîter le pas aux États-Unis et imposer des sanctions économiques à l’Iran C’est ce qu’a laissé entendre un porte-parole du ministère des Affaires extérieures hier, en précisant que le titulaire du portefeuille, M.Mark MacGuigan, était en vacances au Mexique et qu'il ne pourrait donc prendre de décision à ce sujet avant lundi prochain, date de l’ouverture de la session.Le Canada n’a imposé aucune sanction économique à l'Iran depuis le départ du chah en 1979 ¦ Un monument à Diefenbaker Un rapport préparé par l’ancien chef de cabinet de M.John Diefenbaker, a la demande du gouvernement conservateur de M.Joe Clark, suggère qu’un monument à la mémoire de M.John Diefenbaker soit érigé sur la colline parlementaire, de préférence à proximité de l’edifice central.Le rapport de M.Keith Martin recommande au gouvernement libéral actuel d’accepter le legs de la résidence de M.Diefenbaker dans le quartier de Rockliffe Park, à condition d’en faire un musée, même si ce musée ne devait être ouvert au public qu’une seule journée dans l’année.¦ Congé au Nouveau-Brunswick Quelque 3,000 employés de soutien des écoles du Nouveau-Brunswick ont entrepris hier leur première journée de débrayage, et de nombreux écoliers ont bénéficié d’un congé inattendu.Des chauffeurs d’autobus scolaires, des employés de bureau, des concierges et des préposés à l’entretien, membres du Syndicat canadien de la fonction publique ont déclenché la grève suite au refus du Conseil du trésor de la province d’accepter un rapport de conciliation recommandant un contrat collectif de deux ans.La conciliation avait suivi neuf mois de négociations infructueuses.Les écoles qui sont restées ouvertes hier ne pourront accueillir des élèves pendant longtemps, si les préposes à l’entretien ne rentrent pas au travail.¦ Un président Imperturbable Après 12 années en politique, j’ai la peau trop épaisse pour etre blessé par les critiques qu’on peut formuler à mon sujet, a rétorqué hier à ses détracteurs le député conservateur de Hamilton Ouest, M.Lincoln Alexander, qui a été nommé la semaine dernière à la présidence de la Commission des accidents de travail de l’Ontario.J’ai accepté ce poste, a-t-il expliqué, parce que j’avais décidé de ne pas poser ma candidature aux prochaines élections, pour rester auprès de ma famille.Je ne cherchais pas une telle nomination, mais l’occasion s’est présentés, et je l’ai saisie au vol.La Fédération ontarienne du travail et le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario ont été prompts à critiquer cette nomination, et à déclarer que M.Alexander n’était nullement l’homme qu’il fallait nommer à la tête de cet organisme.On estime d autre part que les mouvements syndicaux auraient dû être consultés par le gouvernement avant qu’il ne procède à cette nomination.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Culture et civilisation SESSION: MAI-JUIN Deux activités de choix offertes dans le cadre du certificat de culture et civilisation: Le système politique québécois Avec la tenue imminente du référendum, les Québécois s'apprêtent à se prononcer sur les orientations politiques qui engagent leur avenir.Dans ce contexte il est important de connaître les principaux éléments du système politique qui nous régit.A la suite de cette analyse, on dégagera les perspectives d'avenir.Mardi at |audl, 18:00 - 22:00 du 28 avril au 17 juin Histoire de la pensée occidentale L'histoire de la philosophie à travers les âges constitue une excellente Illustration et une approche privilégiée de l'histoire de la pensée occidentale.Comment les philosophes ont-ils expliqué le monde qui nous entoure et en quoi ces explications diftôrent-elles essentiellement de celles des scientifiques.Lundi at marcradl, 18:00 - 22:00 du 28 avril au 18 |uln Inscription: 17 avril Renseignements: 343-6090 r Le Devoir, mercredi 9 avril 1980 LaCTCUM desservira le West Island en novembre Dans les meilleures conditions, les autobus de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) se rendront dans l’ouest de l île au début du mois de novembre.Invité de la Chambre de commerce de la banlieue ouest de Montréal, le président de la CTCUM, M.Lawrence Hanigan a décrit les étapes à franchir ayant d’instaurer dans toutes les villes de l’ouest de l’île un service de transport en commun s’appuyant sur des liaisons ferroviaires et des lignes d’autODUS.Les étapes sont nombreuses et ne tombent pas toutes sous l’initiative de la CTCUM.«Nous avons encore un bon bout de chemin à parcourir en termes de temps nécessaire avant de commencer à donner un service» a dit M.Hanigan.«Lorsque l’on auditionne les diverses étapes requises pour donner le service, y inclus les autorisations nécessaires, cela nous conduit finalement au début de novembre.Tout délai dans l’adoption des mesures essentielles à d’autres niveaux de gouvernement nous repousse un peu plus loin dans le temps.» Il pourrait facilement s’écouler un an avant que les villes de l’ouest de l’île de Montréal soient effectivement couvertes par le réseau de la CTCUM.Rappelons que, depuis le début de l’année, toutes les municipalités de l’ouest de l'île de montréal contribuent au même titre que les autres au financement des opérations de la CTCUM.Cette contribution supplémentaire a fait grimper la part des villes de r ouest au financement de la CUM de 50%, voire de 60% et plus.Jusqu’à l’adoption de la réforme de la fiscalité municipale et des modifications au mode de financement du transport en commun, les villes de l’ouest avaient été exclues du «club du transport» de la CUM et ne recevaient aucun service.Le plan de développement du transport en commun, adopté par le ministre des Transports en décembre dernier, a consacré la survie du développement du train de banlieue et a obligé toutes les villes de la CUM à s’unir dans un seul et même service de transport en commun.Depuis le mois de mai 1979, la CTCUM a décrété, par résolution, l’acquisition des deux compagnies privées d’autobus de l’ouest, Métropolitain provincial et Trans-Urbain.Pour que cette acquisition se réalise, la CTCUM doit encore obtenir l’autorisation de la CTCUM et de la Commission municipale.Ce faisant, toutefois, la CTCUM craint de se trouver au milieu d’un conflit de travail puisque les employés de ces compagnies privées n’appartiennent pas au même syndicat que nos employés et voudront, vraisemblablement, conserver des droits acquis.«Nous avons attiré l’attention du gouvernement sur ce danger et nous leur avons demandé de trouver une solution afin de prévenir des conflits possibles.Nous avons raison de croire à l’élimination prochaine de cet obstacle», a dit M.Hanigan.Après ces étapes, la CTCUM adoptera son plan d’expansion des services, installera sur les beux toute l’infrastructure de signalisation des arrêts d’autobus, de vente des billets et des cartes mensuelles et procédera à l’affectation des chauffeurs selon les regies prévues à la convention collective conclue l’automne dernier, après une grève de plusieurs jours.L’étude des déplacements des personnes dans l’ouest de l’île de Montréal a permis à la CTCUM d’établir les principes de base de son service.Les autobus prendront à leur charge le déplacement à l'intérieur du territoire et se rabattront sur les trains de banlieue pour les baisons avec le centre-ville de Montréal.«Le réseau d’autobus sera orienté de manière à répondre aux besoins de mobilité intra-territoire.Il n’est pas question d’opérer un service parallèle ou concurrentiel avec le Canadien Pacifique puisque nous reconnaissons la vocation du train de banlieue gui est d’amener les gens au centre-ville», a précise M.Hanigan.Le Conseil central de Montréal (CSN) suggère un «OUI critique» à ses membres Le Conseil central de Montréal de ia Confédération des syndicats nationaux a décidé de s'impliquer activement dans le débat référendaire et de recommander un «OUI critique» à ses 65,000 membres.La prise de position du Conseil central de Montréal, le plus important de la CSN au Québec, s’inscrit à l’encontre du courant abstentionniste, qui a gagné certaines fédérations de la CSN, comme la Fédération nationale des enseignants du Québec.Elle ne constitue pas cependant une rupture avec la ligne non partisane, qui caractérise cet organisme.C’est au contraire une suite «de sa profonde implication dans les luttes contre l’oppression nationale», qui a inspiré cette décision de son assemblée générale.explique-t-on.Le président du Conseil central de Montréal, M.Gé-rald Larose, a rappelé hier que cet organisme avait été «constamment sur la brèche» lors des luttes contre le bill 63, pour le McGill français et contre la loi des mesures de guerre, dont il fut une cible privilégiée.Le Conseil central s’est aussi engagé dans plusieurs batailles contre la discrimination dans l’emploi et les salaires à cause de la langue et il a été de toutes les manifestations pour le français, langue de travail.Si le Conseil central de Montréal opte aujourd’hui pour un «OUI critique», c’est essentiellement pour deux raisons, a-t-il dit.D’abord parce que le projet de souveraineté-association du Parti québécois lui semble trop éloigné du projet d’indépendance du Quebec, que préconise le Conseil lui-meme depuis 1968.«Nous constatons sans surprise, a dit M.Larose, que le projet du PQ est à cent lieux du projet de société socialiste que vise le Conseil central.Le caractère canadien et capitaliste du projet de souveraineté-association ne rassure aucun travailleur luttant pour un Québec indépendant et socialiste.«Cependant, ajoute-t-il, dans le contexte du présent référendum, nous assistons à la construction de la plus formidable coalition des forces de la réaction capitaliste, patronale et fédéraliste, qui a pour nom Pro-Canada, Seagram, Conseil du patronat, Comité des Québécois pour le Non, etc, qui n’ont qu’un seul but: faire subir un cuisant échec à la volonté majoritaire et séculaire du peuple québécois de résister à l’oppression nationale.«Le Conseil central ne peut en aucun cas et particulièrement dans le présent contexte, laisser ces forces bourgeoises s’organiser, aboyer ou pleurnicher sans constater que ce sont les mêmes forces capitalistes, patronales et fédéralistes pères de l’oppression nationale du peuple québécois, auxquels il se confronte quotidiennement.» Mais le Conseil central n’est pas prêt à entériner pour autant le projet de société du PQ, contraire à l’idée d’un Québec indépendant et socialiste.Parce que le référendum pose à sa façon le problème de l’oppression nationale, au-dela de la bataille engagée par les partis politiques, le Conseil central recommande le OUI à ses membres pour «exprimer d’abord et avant tout la volonté du peuple québécois de résister à la bourgeoisie canadienne et à son principal représentant, l’État fédéral.Le Conseil central entend défendre cette position en fin de semaine alors que le Conseil confédéral de la CSN, la plus haute instance entre les congrès, débattra cette question.Si la CSN devait adopter une attitude abstentionniste dans le débat, le «Conseil central continuerait de défendre sa position puisque notre autonomie nous le permet», a dit hier un représentant de cet organisme.L’exécutif du Conseil central n’a toutefois aucun plan précis du côté des comités-parapluie.Sa bataille se situera dans les assemblées générales de ses 350 syndicats affiliés, où l’on débattra cette recommandation.Quant au reste du plan de bataille, on n’y songe pas pour l’instant, la réunion de la fin de semaine étant à l’intérieur de la CSN le rendez-vous «historique» de l’année, sinon davantage.§!* là Les taches solaires .U Le soleil passe en ce moment par une intense activité superficielle qui se manifeste par d’immenses protubérances dont les répercussions se font sentir jusque sur terre ainsi que par des taches sombres.Celles qu'on voit ici sur une photo prise lundi à l’observatoire de Bochum, en Allemagne, peuvent être facilement observées au lever ou au coucher du soleil paraît-il.La surface visible du soleil, cons- tamment agitée par de gigantesques soubresauts de la matière surchauffée.provoque des distorsions perpétuelles du champ magnétique.Ces perturbations magnétiques locales influencent à leur tour les mouvements de la matière et expliquent aussi bien les protubérances que les grands trous qui apparaissent en sombre sur les photographies.(Photolaser AP) Un Québec souverain devrait s’endetter pour respecter les droits acquis (le CPQ) À la Commission scolaire Lanaudière Chevrette a obtenu de Québec la nomination d’un médiateur M.Jean-Louis Plante, de l’Université du Québec à Ri-mouski, agit depuis hier comme médiateur spécial dans le conflit gui oppose la commission scolaire Lanaudière au Syndicat des 650 enseignants de la région de Jo-liette.En effet, les ministères de l’Éducation et du Travail se sont rendus à la demande acheminée ces jours derniers par le député de la région, M.buy Chevrette, qui, après avoir constaté l’écart énorme séparant les parties syndicale et patronale, suggérait l'intervention d’un tiers.Le litige porte sur la rémunération des enseignants pour les six jours de l’hiver dernier, au cours desquels ils ont respecté le piquet des employés de soutien de la commission, groupe qui a mis plus de temps que les enseignants à en arriver à une entente avec le gouvernement.Depuis le 3 avril, la commis- sion scolaire a suspendu «les • cours et les enseignants».Elle n’a pas jugé necessaire de faire parvenir un avis de lock-out, parlant plutôt de suspension décrétée à la suite de «perturbations» dans tes classes.«La commission ne tolère pas de perturbations; les enseignants refusaient de prendre les présences, de donner des devoirs, par exemple», a indiqué hier un porte-parole de la commission.Par ailleurs, tout en refusant catégoriquement de considérer le moindre versement de salaire pour les jours au cours desquels les enseignants ont respecté les lignes de piquetage, le comité exécutif de la commission a accepté, par six voix contre trois, l'arrivée d’un médiateur dans le dossier.Ce litige constitue les séquelles de deux grèves dans le secteur de l'enseignement, celle de la Centrale de l’en- seignement du Québec, qui a pris fin le 12 février, et celle de la Fédération des employés de soutien (CSN) qui s’est poursuivie jusqu'au 18.Le §roupe du soutien avait ébrayé le 25 janvier et la CEQ le 28.Quelque 60 commissions scolaires et autant de syndicats d'enseignants ont dû, par la suite, s'entendre sur la rémunération des enseignants pendant la grève du soutien, le protocole de retour au travail agréé provincialement n’en faisant pas directement état.Dans l'ensemble, la majorité des parties ont convenu d'un accord qui assure les salaires des enseignants moyennant une forme de récupération scolaire.Ailleurs, sur la Rive-sud de Montréal, il était fortement question hier d'un débrayage général, pour les mêmes motifs, à la Commission de Va-rennes, que fréquentent quelque 3,000 écoliers.Le syndicat des enseignants de la commission de Huntingdon avait aussi l’intention de recourir à la grève ce matin, mais contrai-tement au premier cas, les discussions se poursuivaient hier entre les parties.Les enseignants de Valley-field ont aussi prévenu qu’ils pourraient faire la grève à compter de vendredi si ce litige salarial n’était pas réglé d’ici là.Même s'il s’agit d'un problème à caractère local, les autorités provinciales s’en mêlent: le ministère de l’Éducation, qui en dernier lieu paie le salaire des enseignants, a montré une souplesse certaine à l’égard des enseignants et la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec de son côté privilégie une ligne beaucoup plus ferme.Ce qui fait dire à la CEQ que les enseignants font les frais de querelles entre dirigeants scolaires.Un Québec souverain dont les contribuables ne payeraient pas d’impôts à Ottawa ne pourrait, sans accroître son déficit budgétaire ou sans augmenter ses impôts, tenir les engagements énoncés par le gouvernement du Parti québécois dans son livre blanc et qui s’inscrivent dans la liste des droits acquis individuels : allocations familiales, pensions, sécurité d’emploi des fonctionnaires fédéraux, etc.Dans sa septième analyse du livre blanc, portant sur les propositions énoncées au chapitre IV, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) en vient à la conclusion qu’on y propose aux Québécois une «combinaison de souveraineté et d’association qui constitue un projet politique irréalisable, contradictoire ou voué à l’inefficacité».Il est possible de chiffrer trois promesses du livre blanc, note le CPQ: le maintien des La pudeur triomphant de l’art PÉKIN (Reuter) — Le superbe panneau mural situé dans la salle à manger du nouveau terminal de l’aéroport de Pékin, et qui représente des femmes à aemi-nues en train de s'asperger d’eau dans un équivalent chinois du paradis terrestre, risque d’être bientôt caché par un rideau.Le panneau est particulièrement apprécié des voyageurs masculins mais il constitue une gêne permanente pour les serveuses chinoises, très prudes.services de sécurité sociale, le maintien des salaires des employés fédéraux et le remboursement par le Québec de sa part de la dette canadienne.Ces trois éléments, d’après les calculs du CPQ, représentaient un minimum, en 1978, de $7.1 milliards.Pour cette même année, le Québec aurait récupéré du fédéral $4.7 milliards d’impôts.Le «manque à gagner» aurait été donc de $2.4 milliards, une situation qui aurait nécessité une hausse de 27% des impôts des particuliers si le gouvernement avait eu recours à cette formule pour combler cet écart.Le CPQ note que le livre blanc ne fait pas mention du remboursement par le Québec de sa part de la dette canadienne.mais qu’il «est une conséquence nécessaire d’une entente négociée».Le Conseil du patronat 'déclare donc: «les engage- ments financiers fermes du livre blanc dépassent largement la capacité supplémentaire de payer que donnerait au gouvernement du Québec la récupération des impôts fédéraux» Le Québec, font remarquer les analystes du CPQ, contrôle déjà près de 80% des impôts et des taxes payés par ses contribuables.«Comment peut-on affirmer que les inefficacités gouvernementales actuelles puissent être attribuées au seul fait que 20% de nos impôts vont au fédéral?» La part des impôts versés au gouvernement central est passé de 38% à 23% en dix ans, tandis que la part des impôts versés au gouvernement du Québec a pendant cette même période est passé de 62% à 77%.«Cette volonté centralisatrice du gouvernement fédéral dont parle le livre blanc semble s'atténuer plutôt que de s’affermir», re- marque le CPQ, ; le gui souligne npôts récupérés du fédéral ne donneraient pas au gouvernement du Québec les moyens de s'engager dans de nouvelles dépenses.«Ils ne lui donneraient même pas les moyens d’assumer, à la place du gouvernement fédéral, ses responsabilités actuelles en fait de sécurité sociale et de divers services».Et le CPQ de conclure: «Le système canadien de transfert de revenus est avantageux pour le Québec.Bien loin de diminuer la marge de manoeuvre dont dispose le gouvernement du Quebec pour tirer profit de son autonomie, il l’augmente.Le rendement économique du Québec est inférieur à la moyenne canadienne.De là vient qu’un système de redistribution des revenus à l'échelle canadienne est profitable bec.» pour le Qué- Les certificats déplacement «“!s£- Banq««deWl x.x ERAIIMETÉ ASSOCIATION DIVISION DIVISION SÉPARATION DIVISION S )i VI DIVISION DIVISION SÉPARATION DIVISION' SOUVERAINETÉ ASSOCIATION DI DIVISION SÉPARÂT \ DIVISION SOUVERAINETÉ ASSOCIATION DIVISION INDÉPENDANCE DIVISION DIVISION Taux pour une durée de un à dnq ans; avec paiement annuel des intérêts.• Capital et intérêt garantis sans condition par la Banque de Montréal.• Placement minimum de $5 000.• Rendement élevé pour tous les modes de placement (taux variant selon la durée et la fréquence des versements d’intérêt).• Durée: de un à cinq ans, au choix.• Intérêt versé une ou deux fois par ruinée.• Capital et intérêt payables à échéance, à toute succursale de la Banque de Montreal.Renseignez-vous à toute succursale de la Banque de MontréaL £Û Banque de Montréal Taux sujet â changement sans préavis „ V t ' Vf/#''1*** 4 ¦ Le Devoir, mercredi 9 avril 1980 Les 10,000commencent à désespérer à La Havane LA HAVANE (AFP) - Le désespoir commençait à l’emporter sur l’optimisme, hier en fin de matinée à l'ambassade du Pérou à La Havane, parmi la marée humaine des 10,000 réfugiés cubains, déçus de ne pas avoir encore obtenu le «feu vert» des autorités péruviennes pour gagner Lima.Cela fait maintenant près de trois jours qu’ils vivent au milieu des excréments et dans la puanteur et pourtant la grande majorité d'entre eux préfère continuer de s’entasser dans leurs maisons, qui leur est garantie par l’actroi de sauf-conduits du gouvernement cubain.Approvisionnés jour et nuit en eau, lait et nourriture, par les autorités locales, les réfugiés tiennent à rester dans le parc exigu de la chancellerie, devenu pour eux terre d’asile depuis que Cuba a décidé qu'ils pourraient quitter le pays.Trois mille d’entre eux ont cependant déjà profité de la possibilité qui leur est accordée par les autorités de sortir de l'ambassade et sont allés chercher des vivres et des cigarettes à leur domicile.Le Pérou n’avant toujours pas répondu à leurs demandes, les réfugiés se sont adressés par lettre hier matin au président américain Jimmy Carter.Dans cette lettre, ils ont écrit: «Nous sollicitons de vous que l’on prenne conscience de la situation désespérée dans laquelle nous nous trouvons.Nous implorons miséricorde pour les personnes entassées dans des conditions moins qu'humaines et demandons d'emigrer le plus rapide- ment possible vers tout pays, de préférence les États-Unis où beaucoup d’entre nous ont de.la famille».Samedi dernier déjà, les réfugiés avaient écrit d’autres lettres à la commission des droits de l’homme de l’ONU, et à la Croix-Rouge internationale.ainsi qu'à la nonciature de La Havane pour que leur soit administrée la sainte communion.Dans la chaleur accablante, un des réfugiés a été victime d'un début d'infarctus, mais une antenne médicale de la Croix-Rouge locale se trouve à proximité immédiate pour parer à toute urgence.A proximité de l'ambassade, les mesures de sécurité ont été renforcées.Tout le quartier est quadrillé par des centaines de policiers qui em- pêchent toute approche.Dans une rue peu distante de l'ambassade, on peut lire sur une banderole accrochée aux arbres «Cuba aux travailleurs, à bas la délinquance».Lundi, le gouvernement avait qualifié de délinquants les réfugiés.Des manifestations hostiles aux candidats à l’émigration sont parfois visibles dans la capitale cubaine.Selon la presse locale elles auraient réuni quelque 100,000 personnes lundi à travers tous le pays.Pour les États-Unis, l’afflux de 10,000 Cubains réfugiés à l’ambassade du Pérou à La Havane est un symbole des graves problèmes internes auxquel se heurte le régime castriste, estimaient aussi bien les milieux officiels que les observateurs spécialisés, hier à Washington.On relève dans ces milieux le fait qu'il a suffi que le gouvernement cubain leve la protection policière de l’amDas-sade.vendredi dernier, pour que des milliers de personnes s’y précipitent en l'espace de moins de 48 heures dans l’espoir de quitter Cuba.Le problème des Cubains qui, ces derniers mois, ont cherché refuge dans des ambassades latino-américaines à La Havane, a suscité de sérieuses frictions diplomatiques, particulièrement avec le Venezuela et le Pérou.En fait, le gouvernement cubain a été accusé par le ministère vénézuélien des Affaires étrangères de violer ou de ne pas respecter les normes du droit international en ma- La pneumonie de Tito s’aggrave BELGRADE (AFP) — La pneumonie du maréchal Tito, qui avait été en grande partie maîtrisée au cours des derniers jours, s'est à nouveau aggravée, selon un communiqué officiel publié hier «La température reste élevée» et les «mesures de soins intensifs nécessaires» ont été prises, ajoute le bulletin.Dimanche, les médecins avaient annoncé que l’inflammation pulmonaire était «pratiquement apaisée».Le lendemain cependant.ils avaient rappelé que l’état de santé du maréchal Tito était toujours «très grave».Les derniers antibiotiques utilisés pour combattre la pneumonie n’ont donc produit qu'un effet temporaire.Il y a quelques semaines, le département d'État annonçait qu’il autorisait exceptionnellement l'envoi au président yougoslave d'un médicament expérimental, le «moxalactan»." Cet antibiotique, soulignait la firme d'Indianapolis qui le fabrique, est particulièrement efficace contre les inflammations pulmonaires.Aucune précision n’a d’autre part été donnée officiellement sur l'évolution de la septicémie dévoilée il y a une semaine par les médecins.Ceux-ci avaient alors implicitement indiqué que cette infection généralisée du sang durait depuis un certain temps déjà.On sait, de source non officielle, que d’importantes transfusions de sang sont faites chaque jour pour nettoyer l’organisme.Par ailleurs, les hémodialyses se poursuivent à un rythme quotidien en raison du blocage des reins.Un an après les accords de Camp David, les retrouvailles ont été chaleureuses entre les présidents Carter et Sadate à la Maison-Blanche.Pourtant, la tâche qui les attend est ardue: débloquer la négociation sur l’autonomie palestinienne (Photolaser AP) Rencontre studieuse avec Carter Sadate entend parler à la Knesset JÉRUSALEM (AFP) - Le président Sadate a confirmé, dans un entretien avec le député israélien Uri Avneri, qu'il a l’intention de parler à nouveau devant la Knessset.le parlement israélien, pour expliquer son point de vue sur la question palestinienne.«Pendant les deux années écoulées, nous avons réalisé d'énormes progrès.Nous entretenons des relations normales et les frontières sont ouvertes.Il ne reste que la dernière étape: le problème palestinien et je songe depuis deux semaines à en parler devant la Knesset», a dit le président Sadate à M Avneri.député du Sheli (parti de gauche) et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Haolam Hazeh.qui doit publier l'interview au-jourd hui.Dans les milieux proches du premier ministre israélien, on s'est montré quelque peu réservé devant cette hypothèse.On a rappelé que M.begin n'a Pas encore parlé devant le arlement égyptien et il serait étonnant que M.Sadate prenne la parole pour la deuxième fois à la Knesset sans aucune réciprocité.Son premier discours à la Knesset, rappelle-t-on.avait été le point culminant de son voyage historique à Jérusalem en novembre 1977.Par ailleurs, l'atmosphère était studieuse hier à la Maison-Blanche pour les premiers entretiens entre les présidents Jimmy Carter et Anouar Sadate Les deux chefs d’État se retrouvaient pour la première fois depuis la signature du traité de paix israélo-égyptien, il y a juste un an, mais rien n'a Cuba et l’Inde d’accord sur la crise afghane NEW DELHI (AFP) -Cuba et l’Inde sont tombés d'accord hier sur la nécessité, pour les non-alignés, de poursuivre leurs efforts en vue de réduire la tension créée dans le Sud-Ouest asiatique par l’affaire afghane À l’issue d'un entretien du ministre cubain des Affaires étrangères.M Isodoro Mal-mierca, avec Mme Indira Gandhi, premier ministre indien.les deux parties ont indiqué leur volonté de poursuivre les contacts diplomatiques entrepris tout particulièrement au sein du mouvement des non-alignés afin de trouver une solution à la crise afghane.Un porte-parole indien a souligne qu'au cours de cet entretien de 15 minutes, M Malmierca avait informé Mme Gandhi de ses récentes conversations sur ce problème avec les dirigeants afghans et pakistanais Le porte-parole a souligné qu’il n'y avait pas de proposition spécifique de La Havane pour résoudre la crise, mais que M Malmierca avait expose ses vues «avec une référence spéciale à une initiative cubaine qui viserait à organiser une rencontre entre les dirigeants afghans et pakistanais» M Malmierca, qui avait indiqué lundi à son arrivée à New Delhi avoir été chargé de mission par Fidel Castro, a par ailleurs remis à Mme Gandhi un message du dirigeant cubain Selon le porte-parole indien.Mme Gandhi, qui a été invitée à La Havane par M Malmierca, a souligné de son côté qu'aprèf la vive réaction de plusieurs pays à propos de l'Afghanistan, le dialogue entre pays non-alignés avait améliore l'atmosphère et amené à une approche équilibrée du problème Quant M.Pham Van Dong, chef du gouvernement vietnamien, autre pays membre du mouvement aes non-alignés, il a eu essentiellement des activités protocolaires au deuxième jour de sa visite officielle en Inde Cependant, au cours d’un meeting de l’Organisation indienne pour la paix et la solidarité, M Pham Van Dong a violemment stigmatisé.” sans les nommer, la Chine et les États-Unis, qu’il a appelé «les deux plus grandes forces réactionnaires de tous les temps».«Le Vietnam partage entièrement le point de vue de Mme Gandhi selon le-uel ces forces constituent un anger pour l’Inde et ses voisins», a-t-il ajouté après voir critiqué «ceux qui utilisent le prétexte afghan pour arriver à leurs fins».Entre-temps, en Afghanistan, une contre-offensive des rebelles musulmans dans la vallée de Pesh (Khunar-Est-Afghanistan» a permis à la rébellion de reprendre le contrôle de cette zone qu elle avait perdu il y a une quinzaine de jours, a annoncé hier le Hezbi Islami Afghanistan Selon le communiqué, les rebelles ont bousculé il y a quatre jours les quelque 450 soldats afghans gardant la vallée de Pesn, en tuant un grand nombre ainsi que dix soldats russes D'autre part, la rébellion affirme avoir attaqué dimanche pour la seconde fois en huit iours, la route nationale (aboul-Djellalabad prés du pont de Sorkhakan a 25 km à l'ouest de Kaboul Enfin des Occidentaux revenant de l’Asie centrale sovièti-ue rapportent avoir vu à achkent une importante activité militaire, et plut d'une centaine d’hommes portant des pansements, dans un hôpital militaire rappelé hier les démonstrations officielles qui avaient marqué cet accord historique.Le président Carter a accueilli très simplement «son ami Sadate», et pose quelques minutes avec lui pour les photographes au milieu des magnolias en fleurs.Leur premier entretien a duré près de deux heures dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.en compagnie de leurs délégations respectives, mais également en tete-à-téte dans la roseraie de la présidence.Ni les Américains, ni les Égyptiens n’ont donné la moindre indication sur ces discussions.Dans l'après-midi, les deux chefs d’État ont continué à examiner les moyens de débloquer les négociations sur l’autonomie palestinienne, fondamentales pour la poursuite du processus de paix au Proche-Orient.Le président Carter rencontrera au cours de la semaine prochaine le troisième architecte des accords de Camp David, le premier ministre israélien Menahem Begin, pour lui faire part des résultats de ses entretiens avec M.Sadate.La Maison-Blanche a insisté dès l’annonce de ces «sommets séparés» sur ce que serait le rôle du président Carter: écouter et tenter de rapprocher les points de vue de ses interlocuteurs.Leurs positions sur l’avenir des Palestiniens et des territoires occupés par Israël sont suffisamment éloignées, après 10 mois de négociations infructueuses, pour inciter la Maison-Blanche à la prudence Le président Carter pourra peut-etre, grâce au crédit acquis lors du sommet de Camp David, redonner l’élan nécessaire aux négociations.Il semble d’autre part que les Américains et les Égyptiens veuillent rester volontairement discrets sur le fond des discussions entamées entre MM Carter et Sadate, afin de ne pas donner l’impression au premier ministre israélien qu’il se trouvera la semaine prochaine à Washington face a un «front commun» américano-égyptien.Par ailleurs, le kibboutz Misgav AM a organisé hier des obsèques solennelles pour les victimes civiles de rattentat perpétré lundi par un commando de cinq feddayine palestiniens Les corps de Shmouel Shani, le secrétaire du ki-boutz, et d’Eyal Gluska, un enfant de deux ans et demi, ont été enterrés en présence d’une foule de trois mille personnes Le gouvernement israélien était représenté par le premier ministre, M Menahem Begin, le ministre de la Défense, M Ezer Weizman, le ministre des Finances, M Ygal Hourwitz Le général Raphael Evtan, chef d'état-major, et M Shimon Peres, le chef de l’opposition travailliste, sont aussi venus rendre un dernier hommage aux victimes M Begin, dans son oraison funèbre, a cité un vers célèbre du poète israélien Haim Bialik: «Satan lui-mème n’a pas inventé la vengeance qu'appelle le meurtre d’un enfant».Le général Eytan a révélé hier qu'Israël avait offert aux feddayine qui ont péri dans leur attaque contre le kibboutz de Misgay AM de les laisser partir, à condition N'DJAMENA (AFP) - Le cessez-le-feu entre les Forces armées du Nord (FAN) de M.Hissene Habré, ministre de la Défense, et les Forces armées populaires (FAP) du président Tchadien Goukouni Weddeye, entré en vigueur hier à 12 heures locales (11 heures GMT) semblait précaire en début d'après-midi au moment de l’arrivée à N’Djaména de M.Edem Kodjo, secrétaire général de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA).En effet, quand l’avion de M.Kodjo s’est posé sur la piste de l’aéroport de N’Djaména, venant de Monrovia, on pouvait entendre des tirs sporadiques d’armes automatiques, au nord du terrain, 'où les combats sont généralement les plus intenses.Les observateurs dans la capitale tchadienne relevaient que les débuts d'après-midi, particulièrement chauds et éprouvants à cette période de Tannée où les températures avoisinent les 50 degrés à l’ombre, sont souvent marqués par un certain ralentissement des combats.Ce cessez-le-feu, le cinquième depuis le début des combats à N’djaména, il y a qu’ils relâchent les bébés qu'ils détenaient en otages.Il a déclaré que l’enquête sur l'attaque était presque terminée.et a dit qu’une défaillance technique expliquait le fait que les feddayine aient pu franchir le barrage d’alerte électronique à la frontière libanaise, située à un demi-kilomètre du kibboutz.dix-sept jours, a été signé par MM.Goukouni et Habré a la suite de la médiation du président togolais, le général Gnas-singbé Eyadéma.A 9h00 locale, soit trois heures avant l’heure fixée pour l’arrêt des hostilités, on entendait très nettement les explosions des canons sans recul et des bi-tubes de fabrication soviétique.tandis qu’au nord de l’aéroport, où les combats étaient les plus violents, s'élevaient des colonnes de fumée blanche provoquées par les explosions de bombes au phosphore.Certains combattants, dont on ignorait la tendance, avaient d'ailleurs été aperçus franchissant la piste de l'aéroport.C’est la première fois que de telles incursions étaient constatées dans ce périmètre.De l’avis de certains observateurs dans la capitale, ces combats pourraient s’expli- uer par le désir de chacune es deux factions qui s’affrontent de consolider son avance, et d’infléchir en sa faveur la ligne de front, avant que le cessez-le-feu n’entre en vigueur, figeant les positions des uns et des autres Conseil européen à Lisbonne demain LISBONNE (AFP) — Le Portugal se montre extrêmement sensible au fait que le Conseil de TEurope ait choisi Lisbonne pour tenir demain, pour la première fois en 30 ans d’existence, une réunion ordinaire du comité des ministres des Affaires étrangères hors de son siège de Strasbourg.Pour le ministre des Affaires étrangères portugais, M.Diogo Freitas Do Amaral, le Conseil de TEurope a voulu ainsi donner «un témoignage public de sa satisfaction du retour du Portugal à la démocratie pluraliste», et de «sa certitude de la permanence de la démocratie portugaise».Pour Lisbonne, la tenue de cette réunion est un nouveau pas vers l’intégration totale et définitive du Portugal à TÉurope, âpres 50 ans de mise en quarantaine, du temps de la dictature sa lazariste.Le Portugal n’a été admis au Conseil de TEurope qu’en 1977, juste avant l’Espagne II sera également l’avant-dernier pays, après la Grèce et avant l’Espagne à adhérer, vraisemblablement en 1983, à la CEE.M Freitas Do Amaral et le premier ministre, M.Francisco Sa Cameiro, mettront d’ailleurs à profit la présence à Lisbonne d'une douzaine de ministres des Affaires étrangères (sur 21 participants) pour traiter de problèmes bilatéraux, et rechercher l’appui de membres de la CEE avant l’ouverture des véritables négociations d'adhésion du Portugal à la communauté M Freitas Do Amaral recevra ainsi en particulier les ministres des Affaires étrangères français, britannique, allemand et italien en prélude à une tournée qui le conduira, à partir de lundi, avec le premier ministre dans toutes les capitales de TEurope communautaire La première étape sera Bonn Cessez-le-feu précaire au Tchad tière d'asile.Cuba, rappelle-t-on à Washington, a répondu en menaçant de lever la protection policière des missions diplomatiques, après une sérié d’incidents armés qui firent des morts et des blessés cha- ue fois que des groupes e Cubains cherchaient à se réfugier dans des ambassades.Dans le cas de l’ambassade du Pérou, cette menace a été mise à exécution, avec un résultat qui apparaît aussi dramatique que spectaculaire.La réaction officielle cubaine qui a consisté à affirmer que la majorité de la foule des réfugiés était composée de délinquants, de vagabonds et d’homosexuels, na fait que renforcer, à l’opinion des milieux informés de Washington, le sentiment qu’il s’agit d’une authentique manifestation massive de mécontentement.Le porte-parole du département d’État, M.Hodding Carter, a déjà fait une déclaration en ce sens.On s’accorde par ailleurs à voir dans la declaration cubaine qui autorise ces personnes à quitter le pays une manoeuvre du gouvernement castriste visant à les priver de la qualité de réfugiés, selon la définition qu’en donne le Haut-Commjssariat des Nations unies.Alors que la crise en Amérique centrale est l’objet des analyses de Washington, cet événement a renforce la position des hauts-fonctionnaires américains qui estiment que Cuba a perdu son prestige de «modèle», tant comme société que comme voie révolutionnaire pour l'Amérique latine et le tiers monde.On estime, dans ces mêmes milieux, que cette foule de réfugiés assène un coup sérieux au prestige du président Fidel Castro qui exerce actuellement la présidence du mouvement des pays non alignés.Se faisant l’écho de cette opinion, le Washington Post soulignait hier en éditorial que le castrisme a créé une «Cuba socialiste encore plus dépendante d’une monoculture d’exportation, que ne Tétait la Cuba d’avant Castro».Le quotidien libéral ajoute que ce sont les subventions soviétiques, et non les réalisations du régime, qui «maintiennent à flot le socialisme à La Havane».Et le journal conclut: «En retour, Moscou possède une tête de pont aux Caraïbes et prend en location l’armée cubaine», conclut le journal.Berbères et policiers s’affrontent à Alger ALGER (AFP) - Une rêve des cours a été décidée ier à l'Université d’Alger à la suite d’échauffourées, qui avaient opposé la veille quelques centajnes d'étudiants «berbéristes» aux forces de police.Selon des informations de source étudiante, qui n’ont pu être confirmées jusqu’à présent, il y aurait eu un mort et cinq manifestants dans le coma, à la suite de ces manifestations.Selon les étudiants, une vingtaine de manifestants interpellés lundi se trouverait encore dans les locaux de la police, alors que selon une source proche de celle-ci, tous auraient été relâchés.En début d'après-midi, la police s'efforçait de contenir les tentatives d’un millier d'étudiants de sortir de l’enceinte universitaire '\ cain.le Brésil et le Venezuela.Là encore, il s'agit d'importants clients des entreprises canadiennes, et de solides fournisseurs de pétrole.D'abord juriste, ancien conseiller constitutionnel du gouvernement de l’île-du-Prince-Edouard.le nouveau secrétaire d'État aux Affaires extérieures siège aux Communes depuis 1968.Il s’y est surtout intéressé aux questions juridiques, aux affaires pénitentiaires, au comité mixte sur la réforme constitutionnelle.C'est aussi un ancien président de la Commission canadienne des libertés civiles.Bref, comme ses prédécesseurs Flora MacDonald.Don Jamieson, Allan MacEachen.un homme qu’on ne destinait pas.à priori, à la direction des Affaires extérieures.Mais, contrairement à son prédécesseur, Mme MacDonald, qui a peut-être délaissé les problèmes immédiats pour se plonger dans une vaste révision de la politique étrangère canadienne.M.Mark MacGuigan semble vouloir s’attaquer aux problèmes, cas par cas.On le verra sans doute moins dans de grandes rencontres internationales que dans une suite innombrable d écnanges bilatéraux.En moins de deux mois, il aura déjà eu des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères de France; avec son homologue mexicain pour finaliser l’accord de coopération canado-mexicain qui sera officiellement signé en juin à Ottawa, à l'occasion de la visite du président Portillo; avec le secrétaire d’État américain, avec qui il ne veut pas se contenter d'un tour d'horizon général mais discuter de problèmes bien concrets comme l’accord sur les pèches et la question de la pollution par le charbon ; enfin avec ses homologues de Grande-Bretagne et du Japon.Pourtant, M.Mark MacGuigan prétend croire beaucoup aux grandes organisations internationales.Il rêve de revamper l’ONU et ses organismes, la Cour internationale de La Haye, de signer enfin une Convention sur les pêches et, plus généralement, sur le Droit de la mer.Mais, réaliste, il admet que la performance passée de ces organisations puisse paraître décevante.«fl faut essayer de faire mieux, juge-t-il.Il faut recréer un peu plus de coordination dans les attitudes de l’Alliance occidentale.Ce sera difficile, prévient le secrétaire d’État, si tous les gouvernements continuent d’agir indépendamment.Il faut essayer de convaincre les autres de changer leur comportement».C'est ce problème de coordination des attitudes de tous les gouvernements de l'Occident qui le hante, depuis le 10 mars qu'il est entré au secrétariat d’État.Le Canada cherche en effet à adopter une attitude «ferme» face à l’agression soviéti- ue en Afghanistan, mais il reste moins e deux mois pour réussir à souder la solidarité de l'Occident à l’occasion des Jeux olympiques.Le premier ministre avait prétendu, pendant la campagne électorale, que «la seule façon efficace de lutter contre les formes de terrorisme international pratiquées à Téhéran et Kaboul est de former un front commun» Le boycottage des Jeux olympiques de Moscou, ajoutait alors M.Trudeau, «n'aura de poids que s'il sert à unir ceux qui s’opposent à l'agression soviétique, et non à étaler leurs divergences».M.MacGuigan ne se fait pas d'illusions: «je pense que la présence soviétique en Afghanistan continuera d'exister», au moment des Jeux olympiques.L’organisation d'un consensus international semble alors sa priorité.Il a d’ailleurs pris l’initiative d'en discuter avec son homologue français, M.Jean François-Poncet.dont le gouvernement refuse d'intervenir dans les affaires sportives et «laisse au Comité international olympique et au comité olympique français le soin de déterminer si les athlètes français doivent ou non participer aux Jeux».M.MacGuigan promet d’evoquer cette question plus tard en avril avec les Britanniques et les Américains.Il semble aussi que les diplomates canadiens à l'étranger.surtout dans les pays du tiers-monde, soient très actifs.M.Mark MacGuigan, «optimiste, pense que l’Occident peut arriver à un consensus substantiel.Peut-être pas complet, mais assez large», promet M.MacGuigan.Le nouveau secrétaire d’État a consacré son premier discours, dans sa ville de Windsor en Ontario, aux relations entre le Canada et l'Amérique latine.Rejetant l’approche «régionale» qui, selon lui, ne tient pas assez compte de la diversité des pays qui occupent ce continent, M.MacGuigan affirme qu’il «est dans l'ordre des choses que notre attention aille surtout du côté des pays qui présentent le plus d’intérêt économique et politique pour le Canada, et au premier rang desquels doivent figurer le Brésil, le Mexique et le Venezuela.» M.MacGuigan ne cache pas que l'instabilité politique du Moyen-Orient le pousse à rechercher, dans l’hémisphère occidental, des sources d'approvisionnement en pétrole beaucoup plus sûres.Le Venezuela fournit déjà 40% des importations canadiennes et, dès après la visite du président mexicain en mai, «les expéditions de pétrole mexicain vers le Canada pourront commencer», affirme M.MacGuigan.Aux termes du protocole d’accord signé l’an dernier, le Mexique s'engage à fournir au moins 100,000 barils de petrole brut par jour au Canada.Quant au Brésil, le Canada y est au deuxième rang, derrière les États-Unis, pour ce qui est des investissements.Au plan commercial, les échanges entre les deux pays se situent à $700 millions et le Canada vient de conclure un contrat de vente de blé d'une valeur de $700 millions sur trois ans.Le ton extrêmement positif des propos de M.MacGuigan sur l’Amérique latine laisse croire qu'il mettra en veilleuse les grandes dénonciations publiques de régimes non démocratiques comme celui de l'Argentine.«Il faut, avant de faire une déclaration publique, souligne M.MacGuigan, jauger dans quelle mesure cette declaration permettra d’atteindre les résultats recherchés».De fait, de vives attaques de son prédécesseur, à l’ONU, contre le régime argentin ont coûté au Canada la vente d’un réacteur Candu.Il semble bien clair que le successeur de Mme MacDonald veuille éviter à tout prix ce genre d’angélisme.Le secrétaire d’État fait d’ailleurs preuve du même réalisme un peu froid lorsqu’il analyse la situation au Moyen-Orient.Il a hérité d’un rapport de M.Robert Stanfield qu’il n’a pas encore eu le temps d’approfondir.Mais M.MacGuigan ne semble pas devoir en retenir grand chose.En fait, ayant peu d’intérêts dans la région, le Canada doit se tenir à l’écart des problèmes auxquels la région fait face.«Le Canada s’en tient à la resolution de l’ONU», rappelle M.'MacGuigan, qui refuse de suivre par exemple le président de la France lorsque celui-ci ajoutait, récemment à Amman, que «le peuple palestinien, qui aspire à exister et à s'organiser en tant que tel, doit pouvoir exercer son droit à l’autodétermination».M.Valery Giscard d’Estaing ajoutait alors que cela implique «la participation de l’OLP» à la négociation d’un ‘accord de paix au Moyen-Orient.Un autre volet du rapport Stanfield, qui portait cette fois sur l’adoption au Canada d’une loi contre le boycott commercial, risque lui aussi de finir sur les tablettes du ministère.Le secrétaire d’État, qui a lui-même un long passé de défenseur des Droits de l’homme, promet qu’il «luttera contre tout abus».Mais, toujours obsédé de trouver le meilleur moyen d’arriver à ses fins, il laisse entendre qu’une loi du Parlement n’est peut être pas la meilleure solution.«Nous pouvons agir par règlements», estime le secrétaire d’Etat qui semble ainsi devoir éviter à son parti les déchirements que provoquerait inévitablement une loi anti-boycott.Ainsi Mark MacGuigan semble devoir être aussi l’homme de la temporisation.Il est clair qu’il saura éviter tous les pièges de la provocation et au’il saura, mieux que son prédécesseur Mme MacDonald, garder son calme à la Chambre des communes.Il aurait ainsi pu devenir nerveux lorsque, la semaine dernière, deux dirigeants politiques français sont embarqués dans le débat référendaire.«Ce ne sont que des individus, réplique, glacial, M.MacGuigan.Ce qui m’importe, c’est la position du gouvernement français, et il a effectivement pris une position complètement correcte vis-à-vis du Canada.On n’a pas heu de se plaindre et ni de croire que cela change».Quant aux relations canado-américaines, elles semblent quasiment «gelées» jusqu’à l’issue de la campagne présidentielle.On n’envisage plus, à Ottawa, la visite du président Carter, remise en novembre à cause de la crise iranienne.Le président est toujours le bienvenu, souligne-t-on aux Affaires extérieures, mais on doute que M.Carter exprime le désir de se rendre au Canada avant Tissue du scrutin de novembre.Cela n’empêchera pas le secrétaire d’État canadien d’avoir des échanges avec son homologue, M.Cyrus Vance.Représentant de Windsor, où l’industrie automobile canadienne, et surtout Chrysler, éprouve de sérieuses difficultés, M.Mark MacGuigan garde un oeil sur le pacte de l’automobile.Contrairement à son collègue, M.Herb Gray, il n’en promet pas une vaste renégociation, dont les Américains ne voudraient probablement pas d’ailleurs.Mais il ajoute, ferme: «j’ai 1 intention de poser quelques questions aux Américains ; on doit avoir des discussions techniques avec eux».Comme toujours, M.MacGuigan va s’attaquer au problème avec pragmatisme.«Il faut atteindre nos buts, et choisir les meilleurs moyens de les atteindre».Québec révoque onze concessions forestières détenues par huit compagnies QUÉBEC (PC) — Le gouvernement québécois vient de révoquer 11 concessions forestières d’une superficie totale de 11,210 kilomètres carrés dans cinq régions du Québec et détenues par nuit compagnies.La poursuite de ce programme, amorcé en 1970, vise principalement à aider l’industrie du sciage et à protéger le parc du Mont-Tremblant.C'est ce qu'a annoncé, hier, au nom du ministre de l'Énergie et des Ressources, M.Yves Bérubé, son secrétaire parlementaire et député de Beauce-nord, M.Adrien Ouellette.Jusqu'à maintenant, un total de 63,465 km carrés ont été révoqués, soit 27.3% des 232,654 km carrés de concessions forestières qui étaient détenues par des compagnies de bois et de papier au début de l'opération.C’est la région de Québec qui a été la plus touchée par cette dernière étape avec 3.811 km2 suivie par le Saguenay-Lac-Saint-Jean 3,802 km2, Montréal 2,722 km2, Bas Saint-Laurent-Gaspésie 295 km2 et l'Outaouais 580 km2.M.Ouellet a indiqué que le programme de révocation des concessions forestières devrait être complété à la fin de 1982.Il en coûtera environ $3 millions au gouvernement pour révoquer les 11,210 Rm2 de la présente phase.Les révocations actuelles, qui répon- dent à un besoin urgent dans le but d’assurer leur avenir à plusieurs scieries, permettront à celles-ci de recevoir leur approvisionnement en bois directement du gouvernement sous forme de garanties variant de 5 à 10 ans, renouvelables.Dans son communiqué, M.Bérubé explique que ces révocations ne portent aucunement préjudice aux anciens détenteurs de concessions puisque le gouvernement leur garantit l’approvisionnement de leurs usines.La nouvelle situation des scieries leur permettra d’obtenir le financement dont elles ont besoin pour planifier leur modernisation ou leur expansion et, ainsi, de consolider les emplois.LA SOUVERAinETE-ASSOCIATIOn (L INDÉPENDANCE) NON À UN MANDAT DE RÉALISER LA “SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION” La question référendaire aurait pour objectif de donner au gouvernement un "mandat de négocier”?Mais le gouvernement possède déjà un tel mandat.L’objectif est donc tout autre.Le gouvernement Ta d’ailleurs dit clairement dans le Livre blanc auquel se réfère la question référendaire: "Un vote affirmatif des Québécois sera, dans les faits, un mandat confié au gouvernement du Québec de réaliser, par le moyen des négociations, cette nouvelle entente" (p.84), à savoir réaliser la souveraineté (ou l'indépendance, ce qui est la même chose) à laquelle on ajoute un hypothétique projet de traité économique.Tel est l’enjeu véritable du référendum.Le principe soutenu par le Livre blanc est "l'accession du Québec au statut d'État souverain, et de l'association avec le Canada.(.) Un résultat positif, lors du référendum, permettra au Québec de s’engager sur la voie qui y conduit” (p.84).L’ambiguïté de la question référendaire veut camoufler l'objectif du gouvernement, mais le gouvernement n'en a pas changé son objectif pour autant.Il faut juger l'objectif et ne pas se laisser leurrer par l'ambiguïté voulue de la question.LES AVANTAGES.ET LES INCONVÉNIENTS C’est une illusion de croire qu'un Québec souverain (ou indépendant — ce qui est la même chose) pourrait réaliser avec le reste du Canada une association économique permettant de garder tous les avantages de la situation actuelle et aucun de ses inconvénients.En particulier, il est illusoire de croire qu’un Québec souverain (ou indépendant) pourrait réaliser l’union monétaire imaginée par le Livre blanc et à laquelle se réfère la question référendaire.IL MANQUE AU QUÉBEC 60% DE L’ÉNERGIE DONT IL A BESOIN Un Québec souverain ne serait pas autosuffisant en énergie, ce qui est possible pour le Canada dans son ensemble.Le mieux que peut espérer le Québec, c’est de satisfaire par l’électricité 40% de ses besoins énergétiques, vers 1995.Et l'électricité ne mettra pas d'essence dans nos voitures! Â RE-NÉGOCIER: 56% DE NOS EXPORTATIONS, 265,000 EMPLOIS MANUFACTURIERS, UN SURPLUS COMMERCIAL D’UN MILLIARD Un Québec indépendant, c’est la remise en cause de près du tiers de la vie économique du Québec.En effet, 56% des exportations québécoises se font vers le marché canadien; 37% des emplois dans le secteur de la fabrication au Québec dépendent de nos exportations vers les autres provinces; le Québec enregistre sur le marché canadien un surplus commercial de plus d'un milliard par année.Au delà de 265,000 emplois à re-négocier.REVENUS SUPPLÉMENTAIRES: $4.7 MILLIARDS DÉPENSES SUPPLÉMENTAIRES: $7.1 MILLIARDS Le gouvernement d'un Québec souverain aurait récupéré, en 1978, $4.7 milliards d’impôts payés par ses contribuables au fédéral.Mais pour tenir ses nouveaux engagements, Il lui en aurait coûté au minimum $7.1 milliards: pensions de vieillesse ($1.3 milliard), prestations d'assurance-chômage ($1.7 milliard), allocations familiales ($600 millions), autres allocations ($500 millions), salaires des fonctionnaires fédéraux intégrés à la fonction publique du Québec (entre $1.8 et $2.5 milliards selon l'hypothèse retenue), participation au service de la dette fédérale ($1.2 milliard).Si le gouvernement avait voulu couvrir son déficit supplémentaire par les impôts des particuliers, il aurait dû les augmenter de 27%! JUGER LES OBJECTIFS Mandat de négocier?De négocier quoi?C’est l'objectif qu'il faut juger.Nous disons NON à l'objectif formulé par le gouvernement, objectif qui est la souveraineté (ou indépendance) à laquelle on ajoute un projet de traité économique dont la forme et le contenu sont tout à fait hypothétiques.Nous disons NON même â une question ambiguë, puisque cette ambiguïté n'a pas d’autre but que de camoufler l'objectif véritable.Dans ces conditions.la souveraineté-association, Â QUEL PRIX? Le Devoir, mercredi 9 avril 1980 ¦ -7 Donald Johnston, député à la fois de Westmount et St-Henri OTTAWA — Selon l’impression populaire, le député de Westmount est par definition un homme riche qui n’a connu dans sa vie aue les limousines et le confort cossu de ces belles résidences de pierres que Ton imagine dès que résonne le mot Westmount.M.Donald J.Johnston, qui est député fédéral de St-Henri-Westmount depuis 1978 et qui est l’un des quatre nouveaux ministres québécois dans le gouvernement Trudeau, en arrive très vite, lorsqu’il parle de lui, à prendre ses distances vis-à-vis d’une telle image.Né en 1936 à Ottawa de parents écossais et irlandais qui n’avaient pas une grande instruction, Donald Johnston a vécu sur une ferme dans TOutaouais pendant la duree de la guerre et c’est donc à l’école de rang qu'il a fait ses premières classes.Sa famille a vécu ensuite à St-Jean et à Montréal.Il a fait ses études secondaires au Montreal High School, qui bien que situé en plein centre-ville lui a paru tout à fait imperméable au fait français.«Il n’y avait pas de francophones là, rappelle-t-il; c’était protestant».Il avait parmi ses camarades au High School des gens comme George Springate par exemple.Puis il obtint un baccalauréat ès arts à McGill avant d’y poursuivre brillamment un cours de droit, ce qui lui a valu une bourse pour d’autres études en droit et en sciences économiques à Grenoble.Comme c’était souvent le cas à cette époque, c’est en Europe que M.Johnston a découvert la langue française et qu’il a commencé à la parler.«Je n’avais jamais parlé français à Montréal, raconte-t-il, car on pouvait vivre à 100% en anglais.C’était normal mais il n’y avait aucune mauvaise volonté.Il faut se souvenir que l’obstacle religieux avait une très grande importance à cette époque.La situation a bien changé depuis ce temps».Aujourd’hui M.Johnston parle couramment français, même si Ton peut rapidement déceler sa langue maternelle par son accent, ce qui semble l’ennuyer un peu d'ailleurs.Père de quatre filles qui vont toutes dans des écoles françaises, M.Johnston souhaite qu elles pourront s’exprimer en français sans accent.Au cours de sa période scolaire, M.Johnston a aussi suivi des cours en lettres et en science politique.Il a partagé un logement comme étudiant avec Leonard Cohen, un écrivain bien connu du Canada anglais, ce qui dénote une ouverture d’esprit sur le monde mais qui ne Ta pas empêché de devenir un expert en droit fiscal et de devenir lui-même un jour auteur en publiant Fis calamity ; il s’agissait d’une critique sévère de la réforme fiscale du gouvernement Trudeau.Après ses études, c'est encore à Montréal au’il s’est installé pour pratiquer le droit, ’abord au sein de l’étude Stikeman et Elliott et ensuite en formant son propre bureau dont a fait partie M.Peter Blaikie qui, pour sa part, a connu les affres d’une candidature conservatrice au Québec.«On ne devient pas riche avec le droit fiscal, mais cela m'a donné une certaine renommée», mentionne-t-il.En plus de sa pratique, il enseignait le droit a McGill.Mais à partir du domaine fiscal, on est amené presque nécessairement à s’intéresser à-des activités très variées.S’il est un secteur où les avantages fiscaux ont une influence énorme c'est bien celui du cinéma.un milieu qui lui a apporté plusieurs clients comme Claude Jutras et Geneviève Bujold.M.Johnston a participé notamment au financement du premier film de Jutras ainsi qu'à un autre venu plus tard et beaucoup mieux connu, Mon oncle Antoine.Sa contribution au financement de films est venue comme prolongement logique au rôle de conseiller fiscal qu’il a d'abord joué.La voie d’accès à la politique s’est préparée de longue date.Etudiant, il s'intéressait déjà à la science politique.Puis, il y a eu en 1967 un stage pour étudiants en Afrique où il a fait la connaissance de Pierre Elliott Trudeau.«Par la suite j’ai suivi sa carrière avec grand intérêt et nous sommes toujours demeurés en contact», dit laconiquement celui qui est maintenant président du Conseil du trésor dans le gouvernement Trudeau.Mais c'est sans doute la réforme fiscale du premier ministre des Finances de M.Trudeau, M.Edgar Benson, qui a résolument placé M.Johnston sur le chemin d’une carrière politique.Arrivé au pouvoir en 1968, le gouvernement Trudeau s'est rapidement plongé dans une réforme fiscale qui a suscite de vives réactions partout au Canada.Expert en droit fiscal M.Johnston s’est retrouvé au coeur du débat.«J'ai eu des problèmes avec cette réforme qui était Wm M.Donald Johnston extraordinairement ratée.Il reste encore beaucoup de travail à faire», dit-il, puis se souvenant tout à coup qu’il n’est pas ministre des Finances, il ajoute ce point final: «mais ce n’est pas de notre responsabilité».M.Johnston reconnaît cependant que plusieurs amendements ont corrigé eh partie les erreurs de cette réforme.Quoi qu’il en soit, à l’époque de la réforme M.Johnston a fait la synthèse de ses critiques dans un livre intitulé Fiscala-mity, réédité depuis sous cet autre titre How to Survive Canada's Tax Chaos.Le fait que le droit fiscal est un sujet très complexe et technique que peu de gens comprennent et qui n’intéresse guère les hommes politiques a certes contribué à faire ressortir davantage les interventions de M.Johnston.Celui-ci reconnaît volontiers aujourd’hui qu’il n’a pas eu beaucoup de succès avec ses pressions et ses critiques, même s’il connaissait personnellement le premier ministre.«Voyant les dossiers qui défilent sur mon bureau maintenant, je comprend très bien que M.Trudeau n'avait pas beaucoup de temps pour lire mes déclarations sur la réforme fiscale», dit-il à la décharge du premier ministre.C’est en 1976 que M.Johnston a eu une première discussion sur sa propre carrière politique avec M.Trudeau.Avec son expérience de critique, l’expert en droit fiscal en était venu a la conclusion qu’il fallait changer le pouvoir politique.Il a fallu deux ans avant que M.Charles Drury qui représentait alors le comté de Westmount quitte effectivement la politique.Entre-temps M.Johnston avait déjà mis au point son organisation, car «dans Westmount ce n’est pas l’élection qui est importante mais la convention».Il y avait 3.000 libéraux à la convention pour le choix du candidat.Le principal adversaire de M.Johnston était M.Dale Thompson, un professeur de science politique bien connu.Élu d'abord à l’élection complémentaire de l’automne 1978, M.Johnston fut réélu aisément en 1979 et en 1980.Son accession au Conseil des ministres était prévue par tous.Il n’a trouvé aucun romantisme au Conseil du trésor, mais il est de toute évidence très conscient des avantages de ce poste stratégique qui lui permet d’avoir une «vue panoramique» de toute l'administration gouvernementale.II se dit impressionné par l'évolution au sein du gouvernement depuis 1975 par l’adoption de diverses mesures de contrôlé et il est absolument convaincu que la population ne sait pas «les changements profonds» qui sont survenus Le nouveau président du Conseil du trésor veut bien éliminer les zones grasses qui peuvent exister encore, mais il prévient tout de suite qu’il ne faut pas s'attendre à la disparition a’un déficit ae $10 milliards.En jouant cette formidable partie de monopoly, M.Johnston n’oublie pas qu’il est député de St-Henri-Westmount.Il insiste sur le fait que la ville de Westmount ne constitue qu un peu plus du quart de l’ensemble de ses électeurs, qui habitent aussi St-Henri et des secteurs de la ville de Montréal.Il considère en somme que son comté offre un bon échantillonnage de la population canadienne en général.mon John Irving Le monde selon Garp Récits des rapports orageux entre une mère et son fils, ce roman quê illustre la violence et le désarroi de notre société a reçu un accueil enthousiaste aux États-Unis.Moi un pollueur?JAMAIS! LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES ASSOCIÉS I ACQUIS IAMOTHE O O D MARC COSSETTE B A O O D PRESCRIPTIONS DE IUNETTES IENTILLES CORNf ENNES SOUPLES OU RIGIDES IBNTIUES PROGRESSIVES MONTRÉAL • 1425 rue St Denis (Métro Sherbrooke) •POLYCl INIQUE DE MONTRÉAL 12245 rue Crenel (Cartierville) • 5CXXJ Bout SM durent (Bout Stlosepfi) LAVAL • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 100est Boul de la CONCORDE (Duvernayj UN SEUL NUMÉRO DE TÉLÉPHONE 845-4221 __________________________________J Un clan de plombiers accuse les tuteurs de mener le 144 à la faillite Une querelle est en train de naître au Local 144 des plombiers de la FTQ sur la gestion financière de ce syndicat par la tutelle gouvernementale, qui pourrait même rebondir au cours des prochains jours à l'Assemblée nationale à l’occasion de la période de question.Le clan qui s’oppose à la présence des tuteurs gouvernementaux, dirigé par M.Jean-Claude Sureau, accuse les tuteurs «de conduire le syndicat à la faillite».Cette question devait être soulevée hier soir à l’occasion d’une assemblée syndicale parallèle, c’est-à-dire qui n’a été autorisée ni par la direction du 144 ni par les tuteurs.Le même groupe de mécontents, qui avait perturbé la dernière assemblée de ce syndicat, avait «élu» un comité de négociations parallèle, non reconnu par la tutelle.Dans une entrevue accordé hier au DEVOIR, M.Sureau a accusé les tuteurs d’avoir fait passer, entre 1976 et 1978, les réserves financières du 144 de $476,785 à $486,420 puis à $260,805.Selon les «indications» que M.Sureau a obtenu d’un représentant de l’union internationale autorisé à examiner la comptabilité de son affilié, l’état financier de Tannée en cours afficherait un important déficit.M.Sureau a d’autre part accusé la tutelle d’avoir augmenté trop rapidement les salaires des agents d’affaires, soit de $190,000 en 1977 à $275,000 en 1978.Il a aussi reproché au tuteur d’avoir augmenté les frais de papeterie de $4,944 en 1977 à $23,146 en 1978.Rejoint hier au téléphone, le tuteur en chef, M.Gérard Beaudry, a tenu à «dégonfler» ce qu’il a qualifié «d’informations pour le moins incomplètes».Me Beaudry reconnaît que la réserve financière du 144 a fondu au cours des deux dernières années.«Il n’y a aucune irrégularité là-dedans.Les dépenses ont augmenté et ont été vérifiées par des experts Le déficit de 1979 est aussi important que celui de 1978 parce que, comme nous le soulignent les vérificateurs, il y a eu une forte diminution des cotisations syndicales à cause de l’intense période de chômage.Nous aurions dû augmenter les cotisations plus tôt pour compenser cette perte car les cotisations du 144 sont les plus basses de toute l’industrie.Mais nous espérions tenir des élections l’automne dernier et laisser ces décisions aux élus.Cela n’a pas été possible à cause des poursuites intentées par l’internationale».«Il y a aussi des dépenses qui n’étaient pas là auparavant mais qu’u a fallu faire.C’est ainsi que devant les actes de vandalisme répétés, il nous a fallu assurer la protection des biens du syndicat en ayant recours à une agence de securité.Il faudrait plutôt s’én prendre aux auteurs de ces méfaits, qui ont forcé une telle protection», poursuit M Beaudry.¦ Shell veut garder ses recours La compagnie Shell «n’entend pas abdiquer sa responsabilité sociale et laisser tomber son droit de recours en ce qui concerne les incidents graves de nature criminelle» qui auraient pu impliquer certains de ses employés pendant le conflit en cours.C’est ce qu’affirme cette compagnie dans une lettre à ses employés, toujours en grève à cause d’une mésentente sur le protocole de retour au travail même s’ils ont entériné le projet de convention collective de leur employeur.Cependant, poursuit la missive patronale, Shell est prêt à réintégrer tous les grévistes et consent «à passer l’éponge sur tous les actes répréhensibles commis sur la ligne de piquetage».Le porte-parole de la compagnie a précisé d’autre part «qu’aucune charge ne pèse contre des employés de la raffinerie Shell présentement».Cette mise au point de Shell fait suite à des propos d’un porte-parole syndical selon qui la compagnie voulait se réserver le droit de poursuivre certains grévistes.¦ Réintégrations chez MacKay Le commissaire du Travail, M.René Gosselin, a ordonné à la compagnie MacKay Spécialités de réintégrer avec pleine compensation financière neuf militants syndicaux de la CSN, qui ont été congédiés alors que les 38 travailleurs handicapés de cette entreprise tentaient de se regrouper en syndicat.La compagnie avait invoqué la perte de deux importants contrats pour justifier ces renvois.Le commissaire du Travail précise dans son jugement que c’est la compagnie qui a rompu l’un des deux contrats.¦ Les monteurs de films Les monteurs de films de la société Radio-Canada ont formé hier une ligne de piquetage devant l’immeuble de la rue Dorchester en réponse à des suspensions décrétées par la société contre certains d’entre eux.Le 5 mars, les monteurs de films acceptaient à 79% les recommandations du conciliateur Dufresne, déposées après 16 mois de négociation et 56 séances de conciliation.Radio-Canada a pour sa part rejeté les propositions du conciliateur et les syndiqués y ont vu la conséquence de la «lourde bureaucratie» de la société étatique.Les propositions de l’employeur ont été jugées inférieures à celles du conciliateur et même à ses propositions de Tan dernier.Le syndicat se réunira jeudi en assemblée générale.¦ Demande d’enquête aux Industries Valcartier Le syndicat des métallos (FTQ) a demandé hier une enquête sur les 170 mises à pied projetées d’ici la fin d’avril.Le syndicat se surprend des plaintes de l’employeur qui réclame une subvention de $10 millions.«La subvention de $10 millions, la compagnie Ta reçue, a dit le porte-parole des métallos, et le président de la compagnie a déclaré publiquement que cette subvention permettrait la modernisation de l’entreprise et la stabilisation de la mairuT oeuvre.Quelques semaines plus tard, la compagnie annonçait de nouvelles mises-à-pied».Devant les raisons invoquées par la compagnie, qui fabrique des munitions, le syndicat a réclamé une enquête sur sa gestion des fonds injectés par le gouvernement.La péréquoi?Bénéfices qu’a retirés chacune des provinces (en %) * \ .Aim.Bénéfices qu'a retirés chacune des provinces (en %) out SASX.H M.«AM.Ai-TA t* «S.C-S t>t —.TJ* «MK LM SASX L'Ontario n’a rien reçu l'Ontario.I Alberta et la Colombie-Britannique n’ont rien reçu Le concept de péréquation se ramène au devoir essentiel qu’ont les citoyens de s’entraider.Tout pays est fondé sur la volonté de ses citoyens de vivre ensemble.Cette volonté s'efface dès que les disparités l’emportent sur les avantages communs.Il s'agit alors, pour le gouvernement du Canada, de redistribuer les richesses canadiennes de façon à ce que les provinces les moins aptes à tirer des revenus de leur économie disposent à peu près des mêmes fonds que les provinces les plus riches.De cette façon, toutes tes provinces sont plus ou moins sur un pied d'égalité au point de vue financier, ce qui leur permet de s'acquitter de leurs responsabilités et de satisfaire aux besoins de leurs citoyens sans être obligées de décréter des impôts trop lourds.Ce concept de péréquation est aussi ancien que notre fédération.Toutes les subventions spéciales et conditionnelles accordées par le gouvernement du Canada aux provinces, au cours des 75 premières années de notre fédération, ont contribué à la redistribution des richesses canadiennes et ont permis à toute région temporairement en difficulté de profiter des richesses des autres.Les provinces font face à des dépenses sans cesse croissantes.Le programme de péréquation a donc été sensiblement amélioré de sorte que les provinces qui profitent aujourd'hui de ces transferts reçoivent des montants substantiellement plus importants.En fait, le programme coûte actuellement plus de $2,68 milliards au gouvernement du Canada.Les régions du Québec et de FAtlantique, en particulier, reçoivent une aide considérable grâce â ce programme, à l'exemple de l'Ouest au début de sa période d'expansion.En 1977-1978, la part du Québec s'élevait à $1,27 milliard, tandis qu'on prévoit qu'il recevra plus de $1,35 milliard en 1978-1979.Il est bon d'ajouter que, contrairement aux programmes de péréquation de certaines fédérations, le programme canadien est inconditionnel, les provinces restant libres d'utiliser les montants reçus pour réaliser leurs propres objectifs.Le concept de péréquation fait aujourd'hui partie intégrante de notre fédération.Non seulement ce régime a-t-il fait en sorte que tous les Canadiens aient accès à des services comparables, mais il a permis de décentraliser ces services et de répondre aux besoins de tous.Y ( Ces questions, ainsi que plusieurs autres, font le sujet d'une série de publications intitulée “Notes sur le Fédéralisme canadien" publiée par le gouvernement canadien en guise de contribution à la discussion publique.Vous pouvez obtenir gratuitement cette série de notes en écrivant à: Publications Canada, C.P.430, Succursale postale DeLorimier, Montréal, Québec, H2H 2N7 /H IM Canada 8 K Montréal, mercredi 9 avril 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l'information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque L’appel aux femmes LE curieux mélange de raisons qui a amené des milliers de femmes au Forum de Montréal lundi soir est difficile à cerner.Le Parti libéral, organisateur et bénéficiaire de cette immense manifestation, proche de la fête populaire soutient que le mouvement est politique et que les femmes sont d’abord venues apporter un appui massif au NON.Nul ne doute que ce groupe dira NON au référendum prochain.Mais à sentir vibrer la foule aux passages les plus «féminins» des discours, à la voir se soulever de mécontentement et gronder au moindre rappel du célèbre discours de Mme Payette sur les «Yvettes» qui a provoqué ce grand remue-ménage, il paraît plus vraisemblable que l’événement ait d'abord une signification sociale.La sénatrice Yvette Rousseau, exprésidente du Conseil canadien du statut de la femme, l'une des rares oratrices de ce lundi dont la feuille de route soit vraiment proche de toutes ces femmes identifiées aux «Yvettes» du manuel scolaire, fut la seule à reconnaître sans ambages que cette initiative permettait «la libre expression d’un certain courant féminin».Pourquoi ce courant n'a-t-il pas profité plus tôt d’une liberté d'expression qui lui a toujours appartenu?Les mouvements féministes, auxquels on doit sans contredit la plus grande partie des réformes législatives et sociales qui ont relevé le statut de la femme au cours des dernières années, doivent s’imposer un temps de réflexion.Des milliers de femmes, pendant qu'on travaillait en leur nom.ne se sont pas reconnues dans le discours de «libération» et ont même eu l'impression qu'on les méprisait et les ridiculisait en traitant leur vie quotidienne comme une indistincte grisaille dont il fallait à tout prix sortir sous peine de ne pas exister.Que cette frustration se cristallise et s'acharne aujourd'hui sur le personnage de Mme Lise Payette n'est pas un hasard.Féministe à laquelle souriait la fortune et la gloire, Mme Payette a dominé la scène et la parole pendant ces années de remise en question; elle devient aujourd'hui une cible, et à travers elles d'autres porte-parole dont on croit, à tort ou à raison, qu'elles ont monopolisé «l'expression» des femmes.Si cette réaction, dont il ne faut pas se cacher qu’elle est conservatrice, devait désormais trouver ses propres voies et diversifier un peu plus le discours féminin, elle ne serait que saine.Mais le véhicule politique qui lui sert de support lui interdit les lendemains.Ce qui intéresse au premier chef et très normalement le Parti libéral du Québec, ce sont des voix au référendum et des voix aux élections.La «révolte des Yvettes», comme on l’appelle maintenant, ne peut lui être qu’un point a’ap-pui utile, et non un objectif.Déjà, lundi soir, on sentait ce hiatus entre la foule et les femmes qui lui parlaient.Les Yvettes, veut maintenant la thèse officielle du parti, c'est une histoire terminée, enterrée, une réplique achevée.«Notre mouvement njest pas une indignation qui se prolonge», d'affirmer Mme Ryan.Sauf que, sans cette indignation.le forum n’aurait pas été plein jusqu'au toit de femmes exhibant leur macaron «Yvette» qu’on distribuait d’ailleurs copieusement.La colère des femmes on l’appâte pour la diriger vers le NON, qui n’a rien à voir.Si c’est à la femme au foyer ou à celles dont Mme Payette a souligné gauchement l'obscurité qu’on voulait rendre nommage, pourquoi les projecteurs balayaient-ils la foule pour ne souligner que la presence de vedettes?Pourquoi, surtout, les oratrices invitées avaient-elles toutes des titres de distinction, du diplôme au poste de direction?Ces femmes sous les réflecteurs, auxquels certaines d'entre elles sont habituées, sont souvent bien plus proches de l’univers de Mme Pavette que de celui des Yvettes et en ce sens, elles participent aussi du monopole de la parole qui se trouve contesté aujourd'hui.C'est pourquoi le mouvement est mort-né et la «libre expression d'un certain courant féminin» n’est aéjà plus très libre.¦ Les participantes à la grande réunion de lundi ont eu droit à trois types de discours, souvent fondu dans un seul.L'un était carrément politique, dirigé contre la thèse de la souverainete-associaüon pour en démontrer ou l'impossibilité ou la difficulté, un autre était plus féminin-féministe, axé sur l’intérêt et l'activité politique des femmes, et un troisième,très fréquent, appelait au NON en raison même de la «féminitude».Il suppose que par essence, quasi biologiquement, parce qu’elles ont des enfants et une sorte de mission bien à elles, les femmes doivent voter NON.Ce discours est le calque stérile de celui qu’emploie aussi le camp du OUI.Quand Mme Payette, à l’Assemblée nationale, déclare qu’elle a «donné des enfants à ce pays» et qu'elle entend bien «donner un pays a ces enfants», d’autres répondent qu’elles doivent voter NON pour leurs enfants afin de ne pas leur livrer un pays plus petit, un «héritage diminué».Quand le discours péquiste s’autorise des ancêtres pour identifier le courage au fait de voter OUI, Mme Jeanne Sauvé, présidente de la Chambre des communes peut bien répondre qu’il est «interdit de trahir ceux qui nous ont autrefois ouvert le chemin de l’Ouest».Quand les féministes souverainistes allèguent que la libération de la femme est liée à la libération nationale, Mme Sheila Fi-nestone, présidente de la Fédération des femmes du Québec, peut bien répliquer que «les problèmes des femmes du Québec sont ceux des femmes du Canada, un même combat contre la violence et la pauvreté».Ces discours s’annulent mais ne s’anéantiront jamais l’un l’autre.Dans le débat référendaire, ils sont sans objet.Quand le Parti québécois a ouvert le premier cette trappe, en s’accrochant au foulard de Madeleine ae Verchères, le Parti libéral, les yeux sur les sondages qui donnaient une majorité de NON chez Tes femmes, s’y est engouffré avec évidemment plus de chances de succès.Mais ce sont les femmes elles-mêmes, qui se retrouvent dans un piège, encore une fois aux prises avec des cadres, des modèles, des «interdits», et soulevées contre elles-mêmes en plus d’être données en spectacle.Non pas que l’appel aux sentiments soit à proscrire dans la bataille référendaire, mais nul ne demande aux hommes de passer un test de virilité ou de paternité responsable en votant OUI ou NON.Il serait étonnant que le Parti québécois récidive beaucoup désormais.Il serait temps aussi que le Parti libéral décroche d’une affaire qu’il a suffisamment exploitée.Use BISSONNETTE lll»Hiie approuve ie ou es documents don-'a** a description de toutes rues rueue*.voies ou places publiques, ou de toute parte de ce^es-c pour ieeoué'ea la vi»e entend se prévaloir des dispositions du prése*-* article 2 Ces documents dosent être déposés aux archrves du service des travaux pubf-cs de a viiie et une cop«e certifiée par un arpenteur géomètre doit être déposée a- bureau d enregistrement ce Montra 3 Le grever de la vtue don publier deux fo*s dans la Gs/effe officie//# de Québec avec >n irrtervaée d au morns trois mors et d au plus quatre mois entre chaque pubi*cat>on un av s contenant a/ *e texte intégrai du présent article b) urve desc* ption aommair# des rues ruelles voies et pieces publiques dont il s ag i d une déclaration à i effet que ta description prévue au paragraphe 1 a été approuvée et déposée autant es paragraphe# 1 et 2 4 L avis prévu au paragraphe 3 doit dans t# mois suivant chacune de ses Pubiicat^ns dans a Ge/ede offre/#//# de Québec être n*éré dans un journa quotidien de langue française et dans un journal quotidien de langue anglaise publiés dans la vite Tous droits auxquels des tiers pourraient prétendre quant è la propriété du fonds Pese tas 'ues ' es voies et places publiques apparaissant aux docu< ments amsi déposés sont étemta et présents frie ne sont exercés par action devant i# tr-bunai com,pét#nt durant i année suivant la dernière publication dan* i* Gazed# offre*#//# de Québec de f avis c -dessus prévu A f expiration de ces délais a v*He dort f».r# #nr*g
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