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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 mai 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-05-17, Collections de BAnQ.

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la météo: Ensoleillé.Maximum de 23 à 25.Aperçu pour dimanche: nuageux avec averses.( Vol.LXXI — No 111 Montréal, samedi 17 mai 1980 25 CENTS Une société écartelée entre Québec et Ottawa par Rodolphe Morissette Derrière la lutte des options référendaires, l'électorat québécois donne le spectacle d’une société déchirée, tant au sujet de la manière idéale de satisfaire ses aspirations dans le cadre d’un régime fédéral que sur l'impact que pourrait avoir la victoire d’un OUI sur les conditions economiques qui prévalent au Québec.Il appert également aue les Québécois, malgré les appels pressants des leaders du OUI et du NON, voteront, pour une part importante, suivant des lignes partisanes.Ces constats se dégagent, parmi d’autres, du sondage dirigé par MM.Richard Hamilton et Maurice Pinard, sociologues de l’Université McGill, et pratiqué au Québec du 4 au 9 mai dernier.Cette enquête, dont une première tranche des résultats a été publiée dans l’édition d hier, fut commandée par LE DEVOIR, Le Soleil et le Toronto Star.Les résultats de sa deuxième tranche, laquelle porte davantage sur les significations variées qu’accorde l’électorat au vote référendaire, se lisent en pages 8 et 9.En voici ies faits saillants.Au-delà des origines ethniques des citoyens québécois, ceux-ci apparaissent profondément divisés, tant chez les partisans du OUI que chez ceux du NON, au sujet de l’impact économique que pourrait avoir une victoire du OUI mardi prochain.Ainsi, si le Québec accédait à un régime de souveraineté-association, les conditions économiques en seraient-elles améliorées, détériorées ou resteraient-elles les mêmes?Aucune majorité véritable ne se dégage à cet égard chez l’ensemble des Québécois.Bien plus, seulement la moitié de ceux lus particulièrement durant e week-end.Par ailleurs, il considère que la formule de règlement des griefs soumise par M.Jutras est inutile et ne ferait que ralentir la solution des problèmes syndicaux.M.Jacques Desmarais, représentant syndical auprès du comité de conciliation, a dit accepter les recommandations de M.Jutras, mais il a formulé certaines réserves et s’est dissocié de plusieurs points du rapport.Il a déploré notamment l'absence de nouvelles clauses sur la sécurité et la santé des travailleurs.Il a notamment dénoncé M.Jutras pour ne pas avoir recommandé l’interdiction de la surveillance électronique des employés postaux.Un citoyen non identifié du comté de Taillon dépose son bulletin lors de la séance de vote par anticipation qu> a eu lieu hier dans le cadre du référendum sur l'avenir constitutionnel du Québec ( (Photolaser CP) ¦ mmm Vers une participation record lors du référendum?QUÉBEC € 2X $21 ¦ w >1 fois la même chose: sa répétition est deux fois plus émouvante.Ceux qui connaissaient, de par les soirées de nos conteurs québécois, l’histoire de La Bourrelle pourraient dire qu’on fait tout un livre avec peu de chose.Il faudrait plutôt dire qu’on fait un bon roman d’une histoire quand un grand talent permet de la redécouvrir.Bernard Clavel est un grand écrivain.C’est malgré cela cela, discrète et anodine, presque sans histoire, mais elle n'oublie pas de faire les comptes, elle n'oublie pas de marquer les êtres.Un jour, elle se manifeste, violemment, et tout le monde se demande: pourquoi?qu'il fait de La Bourrelle, publié aux Éditions Libre Expression, un roman fascinant.C'est dans le détail, j’y reviens, dans les mailles de son tricot qu’il mêla juste — si juste! —, dose et cela s’appelle du grand art.De plus, cela fait du bien qu’on nous ramène ce genre d’histoire car elle nous appartient et nos biens nous sont nécessaires.Qu'on le fasse si bien prouve qu’on mérite de se souvenir d'un passé plus lointain que notre folklore.Je ne peux me taire et ignorer que ce livre prêchera en faveur du courage des femmes en même temps que leur pouvoir sur les hommes.L'échec restera en fin de compte, à mon avis, sur le dos d'un homme même si.Même si c’est encore la femme qui en périra.«Jeanne la Normande» aurait pu être coureuse des bois, elle en avait l’intrépé-dité et le sang froid Elle n’aura été qu'une voleuse, probablement parce que les femmes d'alors n’avaient pas le droit de courir les bois.Pénible situation que de n’être que ce que l’on est.Il ne faut pas ici chercher de sens caché aux événements si limpides mais il faut trouver des conséquences à ce drame inhumain.Pour cela, il faut lire La Bourrelle.11 faut la lire aussi parce qu elle captive et heurte, parce qu'elle plaît et agresse.Et parce que, enfin, c’est écrit par un Bernard Clavel qui porte bien d'avoir déjà mérité le prix Concourt: c'est un grand romancier.P C.) Un roman qui plonge dans nos racines ment un maître incroyant peut-il enseigner la catéchèse et préparer convenablement à la célébration des sacrements de l’initiation chrétienne?Comment une catéchèse est-elle possible quand un enfant proclame en classe: «Mon père m’a dit que tout cela n’est pas vrai?».Ou comment une célébration est-elle réussie quand un autre enfant y déclare: «Ce que tu dis, mon père m’a dit que c’était de l’invention?».D’autre part, les auteurs expliquent, de façon très logique d’ailleurs, que «pour redevenir une véritable école de quartier, il faut enfin, au plan religieux, une confessionnalité ouverte qui rende l'école accueillante aux immigrants et aux non-croyants sans pour autant pénaliser les catholiques.En d’autres mots, il faut une école qui ne marginalise personne, une école accueillante à tous tout en faisant droit aux légitimes revendications des diverses idéologies spirituelles».À l’école Notre-Dame-des-Neiges, l’expérience du pluralisme s’est concrétisée grâce à un système de catéchèse bénévole qui fonctionne rondement et de façon positive.Cela n’empêche pas que le Comité d’école qui a décidé, le 15 janvier 1979, de demander la révocation du statut confessionnel de l’école Notre-Dame-des-Neiges, ne cesse depuis de se battre.Il serait dommage que l’ouvrage des couples Durand et Proulx ne circule que parmi ceux qui sont directement impliqués dans la cause qu’ils défendent.Leur travail rend compte d’une réalité beaucoup plus englobante.Il s'agit de l’expérience d’une collectivité qui a voulu changer son cadre de vie et le rendre conforme à sa réalité.Cet effort, nous y sommes tous confrontés un jour ou l'autre.Les structures et schèmes sociaux ont souvent beaucoup de retard sur l’évolution des individus qui composent le corpus de cette société.Le cas Notre-Dame-des-Neiges est un exemple frappant de cette situation, et tant que «la volonté des gens qui y vivent» ne sera pas respectée, il faudra remettre en question la notion de pouvoir, et ne cesser d'interroger ceux à qui nous concédons de l’exercer.La déconfessionnalisation de l’école ou le cas Notre-Dame-des-Neiges nous donne aussi une nouvelle vision de l’école, et nous propose une façon dynamique de «vivre» cette réalité quoti- dienne qu’est l’institution scolaire.L’on a souvent reproché aux parents de se désintéresser de ce secteur d’activité, mais que se passe-t-il lorsque des parents prennent l’éducation de leurs enfants en main?Suite à la récente décision de la Cour de maintenir le statut confessionnel de l’école Notre-Dame-des-Neiges, Jocelyne et Guy Durand, de même que Lucie et Jean-Pierre Proulx poursuivront leur action en portaftt la cause à un niveau supérieur.C’est un débat à suivre, spécialement lors des prochaines élections scolaires qui auront lieu en juin.Jocelyne Durand Guy Durand Lucie Proulx Jean Pierre Proulx LA DECON FESSIONNA LISATION DE CXJ LE CAS L’ECOLE LE NOTRE-DAME DES-N E13ES Livres et auteurs en bref Les trucs de nettoyage de Madame Blancheville La comédienne Annette Leclerc, sous les traits de la célèbre Madame Blanche-ville, présente Les trucs de nettoyage de Madame Blancheville, un ouvrage simple et concis, consacré à l’entretien et au nettoyage domestique.Ce livre des plus utiles contient plus de 400 trucs simples et peu coûteux, pour entretenir et nettoyer tapis, planchers, meubles, métaux, cuirs, papiers, bibelots, verrerie, articles de cuisine, tissus, etc.Qu’il s’agisse de faire disparaître une brûlure de cigarette sur un tapis, une égratignure sur une surface de bois, une tache d'encre sur du cuir, ou de nettoyer des taches de chocolat, de fruit, de graisse, d’herbe, de goudron, de parfum, de peinture, de rouge à lèvres, de rouille, de vernis à ongles, de vin, etc., vous trouverez la méthode la plus efficace dans Les trucs de nettoyage de Madame Blancheville.De plus, vous y apprendrez la façon d’entretenir et de nettoyer les différentes sortes de moquettes, de parquets, de bois, de métaux, et de plusieurs autres objets domestiques.Un homme né collectionneur Selon son expression, Michel Ste-Marie est «né» collectionneur Antiquaire pendant plus de onze ans, il a été directeur de plusieurs associations québécoises de collectionneurs, et il a signé une chronique a la revue Canada-Antiquer.Il fut également directeur de projets pour les Musées nationaux et.aujourd’hui, c'est à lui que les Éditions Libre Expression ont confié la préparation du livre Le guide des antiquités québécoises 80.À paraître en rpai.L'ouvrage, le premier du genre, est consacré, cette année, aux meubles et objets de bois que l’on retrouve chez les antiquaires de chez nous.En plus de décrire les origines et les usages des antiquités répertoriées, Michel Ste-Marie livre de nombreux conseils pratiques pour l’acheteur.Il a aussi inclus une liste de prix qui vous permettra d’évaluer les objets que vous possédez déjà, comme ceux dont vous désirez vous porter acquéreur.Plus de 300 photos illustrent ce guide où sont répertoriés: armoires, buffets, vaisseliers, encoignures, tables, chaises, lits et berceaux, commodes, tables de toilette, coffres, bureaux, bancs, horloges, articles de cuisine, pharmacies et tablettes, téléphones, jouets d’enfant et jeux, sculptures et objets religieux, etc.Berthio au panthéon Le magazine Croc publiera, dans sa livraison de juin, une rétrospective du caricaturiste Berthio, pour souligner la parution récente de son livre Pierre, Jean, René, Claude et les autres aux Éditions Libre Expression.Les caricatures qui forment ce recueil ont été publiées dans divers journaux: Le Jour, Dimanche-Matin, Montréal-Matin, le magazine L’Actualité, ou présentées au cours de l’émission Noir sur Blanc de Radio-Canada.T”- Madame Bonheur La jeune et jolie Michèle Morgan — la vraie, pas la comédienne — que «es compagnes et compagnon de travail surnomment Madame Bonheur depuis la parution de son livre intitulé Pourquoi pas le bonheur?, prononcera une conférence dans la Beauce, à la fin de juin.C’est à l’invitation d’une lectrice, Madame Charlotte Gauthier, qu'elle a accepté de se rendre à East Broughton, pour y rencontrer un auditoire qui s’intéresse à ses expériences dans le domaine de la «pensée positive».IWtRf: CARON « Un nouveau roman * après La vraie vie de Tina Louise Pierre Caron, l’auteur du roman La vraie vie d£ Tina Louise, dont Réginald Martel disait «qu’il pourrait rejoindre un très vaste public^ l’instruire et l’émouvoir»» signe une nouvelle dans 1^ prochaine livraison de la re* vue Nous.Son prochain ro* man, dont il garde le titrç secret, sera publié simultané» ment en France, aux Édition^ Stock, et au Québec, aux Édi« finne T îkrn I^vnenccinn finne T i k rn L^vi\i>no«inn UUIIO LilUIV.UA(JI V-O.J1WII.1 Pauline Cadleux en tournée au Québec L’auteur de Cordélia oU La lampe dans la fenêtre?Madame Pauline Cadieux',' poursuit depuis le début de mai une tournée de conférences qui l’a conduit aux quatre coins du Québec.Le 6 mai, elle était à Longueuil; le 7, à Lachute; les 9 et 10 mai, à Shefferville.Le 12 mai, Madame Cadieux participait aux fêtes du centenaire de la ville de Mont-Joli ; les 14 et 15 mai, elle était l’une des invités d'honneur du congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences.Le 21 mai, elle sera au CEGEP de Rimouski où elle prendra la parole devant les membres de l’AFEAS réunis en congrès.f ) 26 ¦ Le Devoir, samedi 17 mai 1980 CULTURE ET SOCIETE Loin, très loin de Cannes par Richard Gay PAUVRES cinéphiles montréalais! Au moment même où Cannes vibre de toutes les secousses de son festival, ici tout redevient calme, d'un calme plat où les nouveautés intéressantes se font plutôt rares.Faut dire que c’est bientôt l’été, que les fins de semaine sont parfois belles, le chalet invitant, et que tout cela les distributeurs le savent trop bien, ce qui explique le peu de renouvellement des films à l'affiche et l'intérêt limité des nouveaux produits à prendre place sur nos écrans.Parmi ces rares nouveautés, on peut remarquer Martin et Léa, une réalisation d’Alain Cavalier Mais si ce long métrage français sort maintenant sur nos écrans, il n'en est pas pour autant un film récent Cavalier l a terminé en 1977 et on a pu le voir en 1978 au Festival des films du monde de Montréal.Comme le titre le laisse deviner, Martin et Léa c'est l’histoire d'un couple: Un homme et une femme, si vous voulez, mais fa démarche d'Alain Cavalier n'a rien en commun avec le style photoroman de Lelouch.Léa.interprétée par Isabelle Ho, est fille d'un émigré vietnamien : son petit appartement.ses vêtements, ses dépenses sont payés par Lucien pour qui elle sert d'entremetteuse Son visage oriental semble impassible, froid: elle semble fonctionner à merveille et sans scrupule au milieu des filles qu elle recrute pour son protecteur.Martin qu'incarne Xavier St-Placary est très différent, son monde aussi: il travaille dans une usine mais rêve de devenir chanteur lyrique Ces deux êtres se rencontrent Une première fois Xavier Saint-Macary et Isabelle Ho dans «Martin et Léa».par hasard dans un train.Ils passent la nuit ensemble pour le plaisir, pour rien presque, puisque cette premiere rencontre sera sans suite immédiate Mais un soir Martin revient voir Léa.pour la suite.Celle-ci sera tout d'abord heureuse et débordante d'amour, mais Martin ne pourra plus tolérer la relation de Lucien avec Léa qui décide alors de partir seule Ils se retrouveront devant le suicide, celui d une maîtresse de Lucien, et c'est devant ce drame dont ils se sentent en partie responsables qu'ils renoueront et décideront d'avoir un enfant.Ce scénario.Cavalier l’a composé en collaboration étroite avec ses deux principaux interprètes qui rendent leur rôle avec retenue mais aussi une implication totale qui ne réussit cependant à faire oublier l’inégalité de l'ensemble et certains malaises narratifs II reste que Martin et Léa réussit à évo- Pour aimer, il faut La?protéger les rares et fragiles instants de tendresse.un film de ALAIN CAVALIER avec ISABELLE HÔ XAVIER SAINT MACARY RICHARD ROHRINGER - CECILE LE BAILLY.Images de 1.1: ROBIN le DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRES D IBERVILLE 721 6060 LUN.À SAM.: 7.30 - 9.30 DIMANCHE:1.00 - 3.30 - 5.30 -7.30-9.30 » quer sur un mode mineur et avec une beauté à laquelle participe étroitement la photographie de Jean-François Robin, la transformation que l'amour opère sur les êtres.Martin chantera de mieux en mieux et Léa se révélera dans sa vulnérabilité profonde et son intense besoin d’affection.(Au cinéma Dauphin) ¦ Les fervents du cinéma américain seront heureux et peut-être surpris d'apprendre qu’on peut voir sur nos écrans le nouveau long métrage de Mike Nichols, celui-là même oui nous a donné The Graduate et surtout Who's afraid of Virginia Woolf?Il s'agit de Gilda Live, une réalisation où Nichols, avec l'aide de cinq caméras, a simplement voulu enregistrer sur film le spectacle très court que Gilda Radner présentait en 1979 à New-York.Boston et Chicago.On sent dans ce film l'admiration de Mike Nichols pour cette virtuose de la comédie: il a d'ailleurs retenu tous les moments importants de ce spectacle où Gilda Radner s’impose comme une sorte de Dominique Michel, juive et américaine.La comparaison vient tout de suite à l’esprit lorsqu’on voit Gilda Raaner personnifier Nadia Comeneci que Dominique Michel avait interprété dans un célèbre «Bye Bye».Son humour qui utilise principalement la parodie s’incarne en effet dans des personnages à la fois multiples et différents.Il faut dire que le talent de Gilda Radner est secondé par d'autres artistes comiques, en particulier Father Guido Sarducci qui ponctue le spectacle de monologues irrésistiblement drôles.Mlle Radner s’ajoute donc à la liste des comédiens de l’émission «Saturday night live» qui sont passés du petit au grand écran, aux Steve Martin (The Jerk), Bill Murray (Meat Balls), John Belushi (1941), il faut donc ajouter Gilda Radner, un talent versatile qui m’apparaît supérieur à celui de ses collègues.(Au cinéma Place Ville-Marie).¦ Dans A Small circle of friends, on peut retrouver Brad Davis qui interprétait le rôle principal dans Midnight Express.Il incarne ici un jeune étudiant américain de la fin des années soixante.En fait tout le film est axé sur le sort et l’évolution de trois jeunes.deux garçons et une fille, à cette époque troublée où les étudiants américains se perdaient et se cherchaient aans la guerre, les drogues et le militantisme politique.L'époque est importante, le sujet aussi.Mais le film devient vite une sorte de guimauve romantique et tellement prévisible que l’essentiel, l’important passe presque inaperçu.Ce long métrage dont la construction procède par retours en arrière fait par conséquent penser à Love Story et s’éloigne considérablement de la pertinence sociale qu’il aurait pu faire sienne.(Au cinéma West-mount Square).¦ Quant aux salles de réper- Le cahier Cl£T£ du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer ¦ Nous rappelons à nos correspondants que les lettres adressées à «Culture et Société»» doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom.adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.Ml MM!/-1 LES CINÉMAS FRANCE HLM -fÿinrr ¦Wcrnrr ''fnvibmrlcr 3e "u MARIAGE ryVIARlA'-BRAUH".' — / lannu Schygulla KiJf ST DFNl«, Mb V7/ MORMk RÆ UNE FEMME G'J'CONQUIERT SA LIBERTE Un formidable S/- r ¦ ¦¦ u portrait de femme.tout a la fois touchant, pathétique et drôle 12 :30 15:10 - 17:50 - 20:30 UKIi >>IO: ITMj DE SPECTATEURS AUX ÉTATS-UNIS.“ UNI OEUVRE D UNE TRES GRANDE RIGUEUR C INÉMATOGRAPHIQUE.LE SEXE EXPLICITE EST BIEN SA CARACTÉRISTIQUE DOMINANTE.” ^ lut Prrrrault.I.A PHI SSi " Il fait dUparaitre la distinction entre lea filma de aexe et lea Alma d'art".— CharlpH Michener.NEWSWEEK "D'une qualité et variété aupérieurea i "Deep Throat”.” - Judith Oui.NEW YORK MAGAZINE preset* J18 ANS I Adultes SEMAINE! I 4 GEORGINA SPELVIN HARRY REEMS in vrrtion modifiée d9 Gérard Dmmlmno L Enfer pour éMiss Jolies k fcrSMK* 1)ékM\ 3- MOts FRANCIS MANKIEWICZ REJEAN OUCHARME T/#*Devil r GRAND FILM IN Vf RSION ORIGINALE Ges adorables *Victoriennes u c Mil irofuvm i>( i.a iirrtKÀTvkt^G^^O CHATEAU 1 LAVAL 2 12 :45 - 14 :55 - 17:00 - 19:10 - 21:20 ST omis f T Bf tANCIR 2/1 1103 CINTRI IAVA1 688 /116 GREENFIELD PARK 2| VERSAILLES 2 rSREfNFlilD PARK Pt 111*179 PtACf WERSAIIlfS 353 1810 ‘ ^^^^^Vaftlo^*nolala*j»u^alaca^^*onklan^^^^'^NM| toire, la Cinémathèque québécoise présente depuis hier un cycle Antoine Doinel qui devrait ravir les inconditionnels de Jean-Pierre Léaud.Le Conservatoire d’art cinématographique offre pour sa part une série intitulée «Chefs-d’œuvre inconnus du cinéma japonais»: il s’agit de 21 longs métrages qui devraient permettre de découvrir des cinéastes dont l'Occident ignore oui À Un film écrit et réalisé par MICHELINE LANCTOT avec JOCELYN BERUBE et ANDREE PELLETIER.PAUL DION, JEANNETTE BERTRAND.GILLES RENAUD, MARCEL SABOURIN.DANIELLE SCHNEIDER.NSs.que de FRANÇOIS LANCTOT PrccOteur delègue J-C LORD, pudeur R EN E M AL0.Cl,a"!0n ae GIUES VIGNEAULT Ouimetoscope 1204 EST SAINTE CATHERINE 525-8600 MM LE GRAND GAGNANT! Oscar du JKeil/eur rdm (* Iran y Pa/me d'Or - ~?es//ua/ de ( > an nés LE TAMBOUR" Tambour i/if*nde\A3*rer ScHcndorff dapœs lerrxnande GunterGrase 1.00, 3.30, 6.15, 9.00, ______________________Samedi, dernier pro- 486 STE CATHERINE 0 866 3856 gramme 11.40.Le PARISIEN 4 N Un triomphe pour Marcello Mastroianni et la belle Nastassia Kinski Al M R l)AkK Nastassia est ravissante et pleine de verve ¦•¦> Un film Délicieux Un film sexy —Nastassia Kinski • est éblouissante —abra cadabra, une etoile est nee La revue Playboy a consacre 10 pages à Nastassia Kinski —la decouverte sensationnelle de Polanski JLAvilie Av#t MARCELLO MASTROIANNI et NASTASSIA KINSKI krdli’.f pfjr Al b#* fl O I dttlMfld • l'f'ultjr »*¦ 11 r 1 i tf Le Devoir, samedi 17 mai 1980 40 Quebec, mai 1980 ___\jC£AÊ/d CàYlC* 7i7y-eoisMQ CL^tA/ï a Or ci.y .-J , , , Mo/di ^ocA***/ imte fai fafab f^faw- ô -faou à wLtny.*'-#>-rfifa# jz*aà.(2W~ tifafa*- ’é-*Oït€> *£ fîuxiLx O^buA.y^v^rJe fa^ fafa dAs^.àfyty?^ - Z/TUfe , 'AduS/lIJ '^t'n At 'S*5WÆmÎ^/ -Cl-7\ >}l0Ylt£A*J ./OiiT-er^A * ' .a /i ,y^ r**- ^*uq Vme ^ oA&a ïz^ôcuj, fa C^A/A^ec.^ ïm^&uA.k A*p%~ &CL OrAjJa ./rfjpLeA C£& fad(Uumwz.j 7iô\iq TJ^Un JeA/te UrU*J f4>CirM£to .//fo O&mAUtuMe -CakApjj AU.&T-aÆï ye p/(MMutuT(fk*- ^ A’-Omeç, -&t ùt 7tUe Z&j èécfaa ÿut ynhty jAmuüutv*.CJy*nte«jC&) QdXrXtA /4i*> be 6â*> àoxo O-Z* ittkk.bt o-JsraAfaii/»c sfafaifa QjfanajU f» >tfm~ -es è^-tn-fadtu^ Xtnj -e*-/bfa Mie.Sazf -ÿ% dtm x^uvk ^ faJUifa -e«'Jïfc*J~ywi£ Autonst'par Jett»n Pierre Nepvev aqom offrewi du Regroupement natitfnnl pour Ic^OUi 1430 rue Sl-Doms Montreal
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