Le devoir, 4 novembre 1980, mardi 4 novembre 1980
( Vol.LXXI — No 253 Nuageux et averses.Maximum 10.Montréal, mardi 4 novembre 1980 25 CENTS Première étape vers la libération Les étudiants islamiques remettent les otages TÉHÉRAN (d’après Reuter et AFP) — Les 52 otages américains détenus en Iran depuis exactement un an aujourd'hui, ont été placés hier par les «étudiants islamiques» sous la responsabilité du gouvernement iranien, une décision que les États-Unis ont accueillie comme un «signe encourageant».Intervenant vingt-quatre heures après le vote du Majlis (parlement) sur les quatre conditions posées à Washington pour la libération de ses ressortissants, ce transfert sous la tutelle des autorités de Téhéran confirme que l’affaire des otages est entrée dans sa phase cruciale.Tout semblait prêt hier soir à Téhéran pour un déblocage de la situation des otages américains, avec les bons offices de l’Algérie, dès que les États-Unis auront accepté les quatre conditions posées par le Majlis.L’Algérie a fait parvenir hier aux États-Unis le texte officiel des condition posées par l’Iran à la libération des 52 otages, a annoncé le département d’État.L’ambassadeur d’Algérie, M.Redha Malex, a remis le texte au sous-secrétaire d’État Harold Saunders, a précisé le porte-parole du département John Tratt-ner.Celui-ci a précisé que le texte était rédigé en farsi et en anglais.Il a ajouté ue le gouvernement ne ferait aucune éclaration dans le courant de la journée.Il a expliqué que le gouvernement ne ferait aucun commentaire avant d’avoir étudié attentivement la version en farsi, qui est le texte faisant foi.WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Le président Carter et Ronald Reagan ont effectué hier les dernières manoeuvres de leur campagne pour la Maison-Blanche.À la veille de l’élection, les derniers sondages donnent un léger avantage à M.Reagan, et les espoirs du président sortant reposent sur révolution de V- ' — Pour sa part, le secrétaire d’Ëtat américain, M.Èdmund Muskie, a déclaré hier à Washington que les derniers développements de l’affaire des otages américains étaient les « étapes initiales d'un processus qui va requérir du temps, de la patience et de la diplomatie».l'affaire des otages détenus en Iran.L’annonce faite hier à Téhéran que les étudiants islamiques ont accepté de remettre les 52 otages au gouvernement iranien a redonné un peu d’enthousiasme aux partisans de M.Carter et tempéré l’optimisme débordant des républicains.Jusqu’au vote dimanche par le Par- Dans une brève déclaration à la presse, M.Muskie a souligné que «des progrès ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup à faire».Toute décision des États-Unis sur les conditions posées par l'Iran pour la libération des otages sera «compatible, avec lement iranien des conditions de libération des otages, et à la déclaration des étudiants islamiques, la plupart des sondages ont annoncé comme probable la victoire de M.Reagan.Un sondage New York Times/CBS achevé samedi dernier annonce 44 pour cent des intentions de vote pour Voir page 10: Participation ____________________________________J les objectifs fondamentaux» des Etats-Unis, a ajouté M Muskie.La solution assurant le retour des otages devra «préserver notre honneur national et nos intérêts vitaux», a-t-il souligné.M Muskie a d'autre part déclaré qu’il était «dans l’intérêt des Etats-Unis que le gouvernement iranien assume directement la responsabilité de la sécurité et du bien-être des otages».M.Muskie s’est félicité de l'annonce selon laquelle le gouvernement algérien avait accepté de jouer un rôle d’intermédiaire dans l’affaire des otages.Le rôle que pourrait jouer le gouvernement algérien dans cette affaire a fait l'objet, nier matin, d’un échange de vues entre le secrétaire d’État américain adjoint, M Warren Christopher, et l'ambassadeur d'Algérie aux États-Unis, a indiqué M.Muskie.L'Algérie, rappelle-t-on, représente les intérêts de l'Iran aux États-Unis.Pour l’affaire des otages, comme pour les élections présidentielles américaines, dont les évolutions s'imbriquent étroitement, l’incertitude régnait hier en fin d'après-midi, à moins de 24 heures de l’ouverture des premiers bureaux de vote Voir page 10: Étudiante Seule une participation massive sauverait Carter Les chauffeurs votent le respect de l’injonction Autobus et métro roulent .il «mI'm par Marie Laurier et Bernard Morrier Un scénario que les Montréalais commencent à savoir par coeur: des rues encombrées de piétons et d'automobilistes privés depuis vendredi de leurs moyens de transport en commun.(Photo CP) Les Indiens se rendent à Londres OTTAWA (PC) — Les leaders des trois principales associations d'autochtones ont annoncé hier leur intention d'aller donner une conférence de presse à Londres vendredi pour dénoncer le projet gouvernemental de rapatriement unilatéral de la constitution.Les aborigènes reprochent notamment au premier ministre M.Pierre Trudeau, de refuser d’enchâsser leurs droits dans la constitution rapatriée.Les trois chefs de file sont MM.Del Riley, de la Fraternité nationale des Indiens; Harry Daniels, du Conseil des autochtones du Canada; et Eric Tagoona, de l’Inuit Tapirisat du Canada.Les trois hommes ont rendu publique hier la lettre que leur a fait parvenir M.Trudeau sur cette question.M.Trudeau y dit: «Je crois que les changements constitutionnels vont devenir plus faciles plutôt que plus difficiles apres le rapatriement».Le premier ministre affirme que la charte des droits protège les droits des indigènes et «laisse prévoir la possibilité d'enchâssement futur de tels droits dans la constitution».Les Indiens soulignent que leurs droits ont été clairement établis dans des traités signés avant et après la confédération et ils rejettent la charte des droits chère à M.Trudeau.Le problème, notent-ils, provient du fait que ces droits ne sont pas définis dans l’Acte de l'Amérique du Nord britannique.Voir pago 10: Indien* CLUB 402 PRÊT-À-PORTER POUR HOMMES! Achetez directement de chez l’importateur les grandes marques de costumes importés D’ITALIE 2160 rue de la Montagne, Suite 402, Montréal Une session de l’unité, espère le gouvernement QUÉBEC — La session qui s’ouvre demain à l’Assemblée nationale, constituera pour le gouvernement de M.René Lévesque la session de la dernière chance au cours de laquelle, espère-t-il, son pire ennemi, le Parti libéral de M.Claude Ryan, deviendra aussi son meilleur allié.Pendant les quelques mois qui lui restent avant la prochaine élection, le gouvernement Lévesque sait qu’il doit absolument en profiter pour marquer des points s’ils veut être reélu.Et pour cela il doit certes consolider son image de «bon gouvernement», mais il doit surtout refaire sa crédibilité sur le plan constitutionnel grâce à l'appui du Parti libéral qui lui est essentieljpour affronter le gouvernement de M.Pierre Trudeau.En écrivant le texte du Discours inaugural qu'il livrera demain après-midi aux parlementaires réunis dans le Salon bleu pour l’ouverture de la sixième session de par Bernard Descôteaux la 31e législature, le premier ministre a longuement jonglé avec ce paradoxe et choisi comme solution la voie de la prudence et de la modération, indique-t-on dans son entourage.Modération sur le plan constitutionnel alors qu’il annoncera la présentation d’une résolution, dans les prochains jours, pour affirmer le désaccord, qu’il espère unanime, de l’Assemblée natio-ale< nale contre le projet de rapatriement unilatéral de la constitution.Pour obtenir l’appui des libéraux, cette résolution sera présentée sobrement et délaissera les attaques passionnées contre le fédéralisme qui, il y a quelques mois encore, faisaient vibrer les murs de l’Assemblée nationale.Prudence sur le plan législatif puisque le nombre de projets de loi soumis à l’Assemblée nationale sera limité, le gouvernement étant acquis à l'idée de laisser l’électorat digérer la multitude de réformes engagées depuis quatre ans.On parlera surtout de consolidation, choisissant avec soin les nouvelles réformes qui seront soumises tout en gardant en réserve quelques bonnes mesures susceptibles de frapper l'imagination de l’électeur.Le premier ministre mettra d’abord l’accent sur le débat constitutionnel.Tentant de réparer l’échec référendaire du 20 mai, il proposera de faire de cette session, la session de l’unité des Québécois.Dans la veine de cette «lettre aux Québécois» qu’il publiait il y a une dizaine de jours, le premier ministre refera d’abord l’analyse des négociations constitutionnelles des derniers mois ainsi que du «coup de force» constitutionnel de M.Trudeau et concluera en lançant un nouvel appel à l’unité.De tous les gestes qui doivent être posés pour tenter de bloquer le projet Trudeau, le gouvernement considère que l’opposition de l'Assemblée nationale sera le plus important.Les procédures judiciaires qu'entreprendra sous peu le Québec peuvent s’éterniser et risquent de n’émouvoir personne à moins que sur le plan politique il n'y ait affirmation d'un désaccord formel du Québec.Et ce n’est Voir page 10: Se**ion Autobus et métro ont commencé de rouler dès 4 h ce matin, la grève qui avait interrompu le transport en commun sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal ayant pris fin tard hier soir.À l’issue aune assemblée générale houlouse, les membres de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et des opérateurs de métro ont convenu, par vote secret et majoritaire — 690 en faveur et 363 contre — de respecter l'injonction de la Cour supérieure leur ordonnant de rentrer au travail sans délai.En grève générale et illégale depuis vendredi soir dernier, les syndiqués ont ainsi respecté dans une proportion de 65% la recommandation de leurs dirigeants en votant le retour au travail.L’assemblée s'est déroulée dans un climat échevelé, où des factions plus radicales essayaient d'infléchir le voeu d'autres plus enclines à respecter la loi et l’injonction.En Cour supérieure, le juge Bernard Flynn s'est rendu hier après-midi à une requête de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal en émettant une injonction interlocutoire provisoire, valide jusqu'au 12 novembre et qui force les 3,600 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro à reprendre le travail immédiatement.De l’avis du magistrat, le recours qu’il a consenti «est le seul qui ait des chances d’être utile dans les circonstances» Ces propos suivaient un débat d'environ une heure sur l’opportunité d’émettre l’injonction, le syndicat des chauffeurs jugeant qu elle était hors de proportion dans les circonstances, la CTCUM soutenant qu elle était nécessaire en raison de l’urgence de la situation et l’illégalité du geste posé.Tout au long du débat, le procureur de la Fraternité aes chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, Me Guy Bélanger, a tenté de convaincre le juge Flynn de la mauvaise foi de la CTCUM dans le différend l’opposant à ses chauffeurs, relatif à .la représentation syndicale et qui a donné lieu a l'arrêt de travail dans la soirée de vendredi.Le procureur a notamment souligné que la CTCUM n’avait pas encore épuisé tous les autres moyens disponibles de négociation pour résoudre ce litige et que le fait de venir solliciter une injonction était, à son avis, très prématuré dans les circonstances, tentant de démolir du même coup l’affirmation du procureur de la CTCUM, Me Gaston Pouhot, qui avait allégué que la grève illégale causait des dommages et un préjudice irréparables à la commission de transport et au public en général, et qu’il était urgent que l'injonction demandée soit accordée, afin de permettre à sa cliente de remplir son rôle et de donner au public le service pour lequel la CTCUM a été statutairement créée.Rappelant en plus que tant que la présente grève illégale durerait et que le service des transports en commun est paralysé, Me Pouhot a soumis que la CTCUM continue néanmoins d'assumer des frais Voir page 10: CTCUM Trudeau met Londres en garde contre toute tentative d’ingérence au Canada par Claude Turcotte OTTAWA — Au moment où le comité spécial mixte sur la constitution s’apprête à commencer sen travail, le gouvernement de M.Pierre Trudeau donne l’impression de ne plus redouter maintenant qu’une seule opposition, celle de Londres.Une fois de plus hier, le premier ministre a lancé un message qui avait plutôt l’air d’un avertissement à en juger par le ton emprunté pour répondre à une question à la Chambre des communes: «Je pense qu'il serait tout naturel pour le gouvernement et le Parlement britannique de nepas s’immiscer dans les affaires internes du Canada».La députation libérale a chaleureusement applaudi, mais ce n'est pas cela qui dans les circonstances peut rassurer le gouvernement; un nombre croissant de dépêches émanant de Londres contredisent ce qu'on veut bien dire à Ottawa.En un mot, les Britanniques, selon ces informations, ont prévenu Ottawa et M.Trudeau en particulier de ne pas leur demander de voter autre chose qu’un rapatriement pur et simple, à moins d'avoir l'ap-‘ geiT pui général des provinces pour d’autres changements constitutionnels.Cette information faisait l’objet d'une manchette samedi dans le Toronto Star; la nouvelle était signée par deux correspondants de ce quotidien à Londres.Cela ne faisait en somme que confirmer une rumeur qui circule allègrement depuis l'été dernier, mais que le gouvernement canadien nie constamment.Hier, une autre dépêche de la Canadian Press annonçait que le comité des affaires du Commonwealth aux Communes de Londres décidera demain s’il y a lieu pour la Chambre de considérer le projet de résolution constitutionnel du gouvernement canadien.Pendant ce temps à Ottawa, le Sénat terminait son débat en première lecture sur le projet de résolution.Le vote a été pris hier et le comité spécial mixte sera formé comme prévu.Une première réunion pourrait avoir lieu demain à des fins d'organisation.Les premiers témoins pourraient être convoqués vers la fin de cette semaine ou au debut de la semaine prochaine.Le premier témoin devrait être le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien.Quoi qu'il en soit, le comité, dont le mandat prévoit la remise d’un rapport le 9 décembre, aura en définitive une vingtaine de jours pour accomplir sa mission, ce qui est très court, comme plusieurs l’ont soutenu au Sénat.Un sénateur libéral éminent, M.George Macllraith, qui a déjà fait partie du gouvernement Trudeau, s’est étonné hier de cet empressement.Il a suggéré au gouvernement en outre de ne aemander a Londres que le rapatriement et une formule d'amendement et de retirer tout le reste de son projet de résolution.En cela, le sénateur rejoignait les messages successifs qui émanent de Londres.Cette série de messages, dont le coup d'envoi a été donné lors du passage d'un ministre britannique l'été dernier à Ottawa, deviennent de plus en plus forts et Voir pago 10: Trudaau Une PME en pleine expansion La société SGT Pro-Plus connaît une expansion fulgurante depuis un an avec son système informatique adapté aux cabinets de professionnels.Mais cette PME montréalaise ne risque-t-elle pas de manquer de souffle?Deux Sodeq, qui y ont investi plus de $400,000, pensent que non.Page 11.Les obligations d’épargne à 111/2% Alors que les comptes d'épargne stables rapportent 10'/2% dans la plupart des institutions financièrec, le gouvernement fédéral a décidé de majorer le rendement offert sur les obligations d’épargne qui rapporteront maintenant 11 ’/2% au cours de la première année seulement.Page 15.Larouche absent au moins un mois Pierre Larouche ne jouera pas entre Steve Shutt et Guy Lafleur ce soir au Forum, où les Nordiques de Québec seront les visiteurs.Larouche s’est fracturé la main gauche samedi dernier contre les Rangers, et il manquera à l’appel pendant au moins un mois.Page 19.Le monde ¦ Le référendum du 30 novembre en Uruguay est une tentative d’institutionnaliser le fascisme, selon le secrétaire général du Front élargi d’opposition, de passage à Montréal.Page 7.¦ La cour militaire d'appel de Séoul a confirmé la peine de mort prononcée contre le leader de l'opposition Kim Dae-jung.Page 20.Éditorial La Fédération des commissions scolaires se préoccupe de soigner son image publique: mais ne devrait-elle pas d'abord changer la réalité que reflète cette image?C’est l’objet de l’éditorial de Jean-Pierre Proulx ce matin.Page 8.Des idées.On a dit beaucoup de choses cet automne sur Télé-Médic.Ce matin, les principaux animateurs de cette institution privée disent comment ils conçoivent l’action et le rôle de Télé-Médic.Dans un article qui a valeur de témoignage, Claude Lagadec met en doute le pluralisme de nos institutions.Page 9.C EST EN PERMANENCE LA FOIRE DU LIVRE I.IBITAT)aiE DTJSSATJliT 9955 BOUL SAINT-LAURENT 2 B Le Devoir, mardi 4 novembre 1980 Mobilité des travailleurs: Regan répète que le projet du fédéral veut protéger le droit de solliciter un emploi partout Les propositions constitutionnelles du gouvernement fédéral visant à assurer la mobilité des travailleurs à travers le Canada par le biais d’une charte des droits individuels Les internes ontariens négocient TORONTO (PC) - Après cinq jours de grève, les représentants des 2,500 internes et résidents de l’Ontario ont repris les négociations, hier, avec les représentants du ministère provincial de la Santé et des 23 hôpitaux universitaires.Ces hôpitaux sont situés à Toronto, Hamilton, London, Kitchener et Ottawa.Les grévistes réclament l’arbitrage exécutoire pour régler leurs différends, comme cela existe pour tous les autres employes d’hôpitaux.Le ministre de la Santé, M.Dennis Timbrell, a déclaré que les soins de la santé étaient maintenus à un niveau raisonnable en Ontario, en dépit de la grève.Il a rappelé que la province comptait tout de meme 215 autres hôpitaux non universitaires, qui ne sont pas touchés par la grève.Le président de l’association des internes et résidents, M.Paul O’Byrne, a dit que c’est avec «horreur et révulsion» qu'on avait eu recours à la grève.Selon lui, entre 80 et 90% des membres participent à la grève.En cas de désastre, a ajouté M.O’Byrne,Il est évident que les internes et résidents «seraient heureux d’offrir leurs services».ont pour principal objectif de protéger le droit de tout citoyen à «solliciter un emploi» n’importe où au pays.C’est ce qu’a réitéré hier le ministre fédéral du Travail, M.Gerald A.Regan, à l’ouverture du colloque international sur la construction qui débutait hier dans la métropole, sous l’égide de l’UQAM.Selon M.Regan, les différentes réglementations provinciales sur la main-d’oeuvre constituent un «carcan» encore plus rigide que les différentes lois régissant la mobilité de la main-d’oeuvre à travers les pays du marché commun européen.En ce sens, a-t-il dit, la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction au Québec établit une classification des travailleurs, qui empêche la mobilité.À Terre-Neuve, a ajouté M.Regan, «la loi sur le pétrole et le gaz naturel exige que les employeurs donnent la préférence aux travailleurs qualifiés de la province».Selon le ministre fédéral du Travail, le «fractionnement» du marché commun canadien engendré par les législations provinciales dans le domaine de la main-d’oeuvre a obligé les Canadiens à faire le «sacrifice de notre sentiment national».M.Regan n’a pas hésité à prôner non seulement une mobilité totale de la main-d’oeuvre à travers le Canada, mais aussi l’uniformisation des normes qui régissent la qualification de la main-d’oeuvre à l’échelle canadienne.Ces normes relèvent présentement de la conpé-tence des gouvernements provinciaux Les déclarations de M.Reagan ont amené plusieurs réactions.Un représentant du Conseil de coordination des entrepreneurs en construction de lrOn-tario, M.Michael Eayrs, s’est réjoui pour sa part de la décision du gouvernement ontarien de reléguer aux oubliettes son projet de loi destiné à interdire l’accès de cette province aux travailleurs québécois si le gouvernement du Québec n’abrogeait pas son règlement sur le placement.Il a fait état de la volonté des travailleurs ontaqens d’avoir eux aussi la priorité d’emploi par rapport aux travailleurs américains, qui lorgnent les emplois des chantiers de Sarnia.Le directeur du service d’arbitrage de la Colombie-Britannique, M.Henry Good- man, a déclaré de son côté que le fédéral devrait parler uniquement pour les travailleurs qui relèvent de sa compétence.En Colombie-Britannique, a-t-il dit, les syndiqués veulent eqx aussi améliorer leur sécurité d’emploi et ils ont obtenu dans leurs conventions collectives des clauses «d’ateliers fermés» sur les chantiers de construction.Ils ont notamment le droit de refuser de travailler à côté de non-syndiqués sur les chantiers où ils ont décroché leur accréditation.Un conseiller en relations de travail de la Nouvelle-Écosse, M.Mattew J.McPherson, a indiqué que l’on comprend mieux dans sa pro- vince le point de vue du Québec à propos du contingentement ae la main-d’oeuvre.Il a rappelé que chez lui, les unions internationales protégeaient leurs membres en restreignant elles-mêmes l’accès aux chantiers.Les projets constitutionnels du gouvernement fédéral a-t-il dit, rendraient caduques la‘ plu- part des clauses de conventions collectives qui réservent les emplois disponibles aux travailleurs d’une région au lieu de les céder aux gens de l’extérieur.À son avis, il sera fort difficile d’aller contre cette évolution des relations de travail, qui s'appuie sur une longue tradition syndicale.Selon le Conseil canadien de développement social Le budget pénalise les moins bien nantis OTTAWA (PC) - Selon le Conseil canadien du développement social, le budget fédéral aura des conséquences néfastes sur le niveau de vie des Canadiens désavantagés.Le directeur exécutif du conseil, M Terrance Hunsley, a déclaré hier à la presse qu’à la suite du budget MacEachen, la famille moyenne peut s’attendre à débourser quelque $500 de plus par année pour subvenir au transport, au chauffage et autres hausses fiscales (notamment les cotisations d ’ assurance-chômage).M.Hunsley a plus particulièrement déplore que le budget du gouvernement libéral n’ait pas repris la proposition du budget du précédent gouvernement Clark, qui, en décembre dernier, suggérait un crédit d’impôt remboursable au titre de rénergie d’un montant maximum ae $220.Le Conseil souligne en outre que les familles dont le revenu équivaut au salaire minimum, soit en moyenne $6,200, au- ront à faire face à des augmentations de coûts qui représentent huit pour cent de leur revenu, à la suite du budget.M.Hunsley a déclaré en outre que le gouvernement fédéral a bien laissé entendre son intention de couper ses dépenses dans le domaine social, même si les sommes engagées aux programmes so- ciaux augmenteront de 10.6 pour cent en 1981-82.«Il n’en demeure pas moins que le taux de croissance des dépenses dans le domaine social sera ramené à 6.3 pour cent en 1982-83 et à 6.9 pour cent en 1983-84, soit une réduction de $2.3 milliards», a dit M.Hunsley.Aux Communes, hier, le dé- Explosion de poudre d’aluminium: un ouvrier brûlé au deuxième degré \xWh.t«ho'« H -'xV'K Prévi,ioni Envi(onn«m«nt Conodo v\Q yLwu,.y 1: Sÿf /1 WÉxKSi RAFALE?ThundoF' 8a •a Saint.Joan ncouver Calgaryi •Ottawa raat Foils U Mmneopc PLUIE j Wo sH fngt"£n Chicago oit lake City •/*} Francisée Kansas Vit» précipitation) |-| haut* pression B basso prossion / ^ Z .NouvoI|*«6£ moss# d air trou mass# d'air chaud midi aujourd'hui Abitibi, Témiscamingue, réservoirs Cabonga et Gouin, Pontiac, vallées de la Gatineau et du Lièvre, Laurentides: nuageux et pluvieux, neige en soirée (5 cm) maximum 6.Mercredi: neigeux et venteux.¦ Outaouais, Montréal: nuageux et quelques averses, vent modéré, maximum 10.Mercredi: nuageux et plus froid, quelques flocons de neige.¦ Trois-Rivières, Drummondville, Québec, Estrie et Beauce: nuageux avec quelques averses et vent modéré, maximum 8.Mercredi: nuageux et plus froid, quelques flocons de neige.¦ Lac St-Jean, Saguenay, Mauricie, Paredes Laurentides, Rivière-du-Loup.La Malbaie: nuageux avec quelques averses, vent modéré du sud, maximum 7 Mercredi : nuageux et plus froid, un peu de neige.¦ Rimouski, Matapedia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de Gaspésie, Gaspé averses, vent modéré, maximum 8.Mercredi: nuageux et venteux, un peu de pluie et de neige.¦ Baie-Comeau, Sept-Iles, Basse-Côte-Nord.Anticosti: nuageux avec quelques averses, maximum 5 Mercredi: nuageux, venteux et neigeux.par Gilles Provost Un ouvrier de la compagnie Canbro, M.Gaston Vaudrin, a été grièvement brûlé hier matin à Valleyfield lorsqu’une explosion de poudre d’aluminium a dévasté l’atelier où il travaillait.Atteint de brûlures au deuxième degré, ce travailleur de 45 ans repose dans un état satisfaisant au centre hospitalier de Valleyfield.L’explosion a soufflé les murs extérieurs de l’édifice et allumé un début d’incendie.Pourtant, M.Vaudrin a réussi à quitter les lieux par ses propres moyens en empruntant une échelle de secours.«Quand on l’a retrouvé dans la cour, racontent ses camarades de travail il ne lui restait que sa ceinture, ses bottes, son collet de chemise et deux bouts de manches.il avait été complètement déshabillé par l’explosion.Il tremblait comme une feuille.» «Comme il n’y a pas d’infir- merie à l’usine, on l’a simplement ramené à l’intérieur pour le réchauffer et le rhabiller», racontent-ils.«On a aussi appelé l’ambulance, la police et les pompiers.C’est la police qui est arrivée la première et les agents ont amené M.vaudrin a l'hôpital dans leur auto-patrouille.Ils étaient partis depuis trois minutes lorsque l’ambulance est arrivée.» Les pompiers sont aussi venus trop tard pour être utiles puisque toutes les flammes avaient été éteintes lors de leur arrivée: les éléments combustibles sont très rares dans l’usine et, de toute façon, il est impossible d’éteindre un feu de poudre métallique avec de l’eau; il vaut mieux étouffer le feu avec du sable et de la poudre chimique sèche, expliquent les travailleurs.La compagnie Canbro produit surtout des poudres d’aluminium et de bronze pour fabriquer des encres et des mais peut ment peintures spéciales.Ces fins grains de poudre doivent être polis pour leur donner du brillant.On utilise à cette fin cinq polisseurs à bille.C’est un de ces appareils qui a fait explosion pour des raisons encore inconnues.La poudre de bronze est uement inoffensive la poudre d’aluminium s’enflammer rapide-Pour cette raison, la compagnie a dispersé ses opérations dans plusieurs ateliers distincts, à l’épreuve du feu.Seulement un petit nombre d’employés travaillent dans chaque atelier en même temps.C’est ce qui explique que M.Vaudrin ait été seul dans l’atelier au moment de la tragédie.Son compagnon, M.Léo-Georges Bougie, venait à peine de sortir lors de la déflagration.L’usine est située à l’intérieur de la ville de Valleyfield, dans le quartier Bellerive, et l’enquête a donc été prise en main par le lieutenant Archambault de la police municipale.La quarantaine d’ouvriers de Canbro sont membres du Syndicat des travailleurs de l’énergie et de la chimie (FTQ).Le nouveau président de leur section locale, M.Réjean Charlebois, a refusé de faire le moindre commentaire pour le moment.«Je n’ai rien a dire.Adressez-vous à la compagnie si vous voulez des commentaires ou des informa- tions», a-t-il dit.La Canbro est une filiale de TIW, une compagnie qui a récemment déménagé son siège social à Ottawa et qui était autrefois connue sous le nom Warnock Hersey International.Présidée par M.Yves Ménard, elle est active dans l’industrie métallurgique, dans l’industrie du meuble, dans la fabrication des antennes paraboliques de grande taille, dans le monde des agences de voyage et dans celui des centres de ski.puté néo-démocrate Bob Rae a soulevé à son tour la question du crédit d’impôt.Le ministre des Finances, M.Allan MacEachen, a répondu qu’il n'en avait pas tenu compte dans son budget, parce que les coûts de l’énergie vont être considérablement plus bas que ceux proposés par les conservateurs.M.MacEachen a ajouté que ses efforts pour renforcer l’économie dans son ensemble constituent la meilleure façon de combattre le problème de l’inflation.M.Hunsley, cependant, n’est pas du même avis.Selon le directeur du Conseil Canadien du développement social, l’échec du gouvernement devant l’inflation et le chômage peut provoquer des malaises sociaux très graves.«Le discours du budget, commente le conseil, admet candidement que le chômage va toucher un million de Canadiens l'an prochain et va probablement demeurer à ce niveau jusqu’en 1985.«La société canadienne va payer un prix élevé en productivité perdue, faillites personnelles et des taux plus élevés de violence, des mariages brisés et des enfants négligés.» lili Le Conseil de presse revient sur une décision du 14 mai Ça don QkXCKluOtXK QUÉBEC (PC) - Le Conseil de presse est revenu sur une décision qu’il avait rendue le 14 mai dernier lorsqu'il rejetait une plainte de M.Jacques Rivest contre le journaliste Jean-Claude Picard du quotidien LE DEVOIR.Dans l’énoncé initial de sa plainte, M.Rivest dénonçait alors «la négligence professionnelle» dont aurait fait preuve le journaliste du DEVOIR dans un article publié le 9 mai en première page sous le titre «7,000 OUI au Petit Colisée».M.Picard y avait utilisé l’expression «des odeurs.d’herbe» pour décrire l’atmosphère de l’assemblée tenue par le Regroupement national pour le «oui».Le plaignant estimait que l’emploi ae cette expression qui «projette aux yeux du lecteur une image de pot ou de marijuana» était propre à cultiver les préjuges au public vis-à-vis les tenants du «oui».Il reprochait aussi au journaliste d’avoir «cité inadéquatement» un autre journaliste qui, dans un texte paru la veille, s’était limité à attribuer l’odeur litigieuse à une «fumée fort dense».Dans sa décision rendue alors et qu’il renverse maintenant, le Conseil de presse rejetait la plainte de M.Rivest en reconnaissant l’argumentation du journaliste Picard selon qui «un journaliste a parfaitement le droit de raconter ce qu’il voit et ce qu'il sent».À la demande du plaignant qui admet qu’ «un journaliste i parfaitement le droit de rapporter ce qu’il voit et ce qu'il sent, mais pas avec les yeux et le nez d’un autre», le Conseil a cependant accepté d’examiner à nouveau le cas.Apr ce dossier, l’organisme donne cette fois-ci raison à M.Rivest et estime que le journaliste du DEVOIR a «outrepassé les limites de la latitude rédactionnelle» en prêtant au confrère dont il a emprunté des propos, des déclarations «qu’il n’avait pas, en toute rigueur, tenues explicitement».«Un journaliste jouit d’une grande liberté dans l’interprétation des faits qu’il a observés lui-même, estime le Conseil.S’il croit devoir s’appuyer sur les observations faites par un autre journaliste, sa liberté devient conditionnée par la teneur exacte des propos qu’il srétend attribuer à ce journa-iste».P1 II: Surprises à Beauport et Charlesbourg Il y aim peu de Gautier en chacun de nous n lui} i.tMJjLVJ a '//HAMJt 0* i | ' » — w /!:'am£ 'ruJuwt D'tL+JUdkAt 1 7 /;/$ ________J_________ >nOrJc fan ipt SiibtvffMJ ('JM m^\ /lli MkjiljLliAt mm Tnptutr .ùfff * ’ CA* piiA*J! 1 dtP pxdeMOiivi /33 , J* l'HMMAll _______ !AUVtf l'ici+u**.• * /?*> ‘ tSfUA' M?**** 8 , 7-52.fyMMflf}, -—- pbC n 131DVS Cl 803F Boule du Pêcheurl Cl 801C Napoléon Cl 81 IA Gautier X.O porcelaine frutLr tVxl$tcrijVi .11*1.fH UÀi ïtojU* QUÉBEC (PC) - La défaite du maire de Beauport, M.Marcel Bédard, a été la principale surprise des élections municipales de dimanche dans la région de Québec.Ancien député libéral de la circonscription de Montmorency à l’Assemblée nationale, de 1973 à 1976, et maire de Beauport depuis dix ans, M.Bédard a été battu par un nouveau venu, M.Micnel Rivard, qui l’a emporté avec une majorité de 988 voix.M.Rivard a obtenu 9,609 voix contre 8,621 pour l’ex-maire, et le troisième candidat sur les rangs, M.Charles Lecours, n’en a recueilli que 890 L'équipe dirigée par le nouveau maire, le Parti municipal, a fait élire sept conseillers tandis que les six autres postes de conseillers sont allés au parti le Réveil de Beauport dirigé par M.Bédard Près de 55% des électeurs inscrits se sont prévalus de leur droit de vote.Il y a également eu une surprise à Charlesbourg où Me Pierre Bernier et ses candidats de l’Action municipale ont été choisis pour occuper 12 des 17 sièges du conseil.Hj a 72| Nombre de mises gagnantes de 0,50$ Lot par mise de 0,50$ Montant partagé 11 2 340,50$ 25 745,50$ 12 2 101,60$ 25 219,20$ 11 3 281,70$ 36 098,70$ 0 La cagnotte totale est gagnants de l'option répartie entre les n'importe quel ordre".34 2 560,69$ I (moyenne) 87 063,40$ Nombre de mises gagnantes de 0.50$ Lot par mise de 0,50$ Montant partagé 360 97,50$ 35 100,00$ 379 87,50$ 33 162,50$ 84 273,40$ 22 965,60$ 49 1 267,80$ 62 122,20$ 872 175,86$ (moyenne) 153 350,30$ Société Commerciale Clément Inc.Montréal, Qué.(514) 526-0404 CURE ANTI-STRESS Blo-é»ergetlque.bto radlonique Tout commence per le stress contrôlé Les bienfaits qu'on peut en attendre sont multiples B».Le contrôle de vos Inquiétudes L'éveil de votre énergie La reprise du sommeil naturel Le retour é une meilleure digestion Le Centre des Curas antl-streas (S jours) as situe é Potnte-du-Lac.Mena: 1 (819) 377-2011 C.P.IM Polnte-du-Lac, Q0X1Z0 "Chaque client traite les affaires d'une façon différente.C'est pourquoi nous essayons de satisfaire les besoins particuliers de chacun" Roland Hamel Coordonnateur de la réception Un accueil chaleureux.et des gens heureux.dans le monde entier.London • Montréal (Centre-ville, Décarie, Aéroport, Parc Olympique) • North Bay.Québec.Sault Ste-Marie*.Toronto (Centre-ville, Aéroport (ouest), Don Valley) • Winnipeg V Pour réservations, composez: Québec et Ontario: I-81X1-268-8930.Autres provinces: I -800-268-8998.A Toronto appelez: 485-2610 Pour tarifs spéciaux de tins de semaine, composez: Québec et Ontario.H * 40% des oeufs vendus au Québec sont plus vieux que le mois indiqué par Renée Rowan Selon une enquête préliminaire conduite par la Coop des consommateurs de Montréal (CCM) dans les grandes chaînes comme auprès de petits dépanneurs de cinq villes du Québec, 40% des oeufs vendus aux consommateurs ont plus d'un mois de vie et devraient être classés dans les catégories B ou C au lieu de A.En d’autres mots, nous payons le prix d’oeufs frais alors que ces oeufs devraient normalement être réservés à l’industrie.C’est ce qu’a révélé, hier, au cours d'une conférence de presse, la directrice de rinformation pour la CCM, Luce Poulin.Pendant cinq jours consécutifs, des examinateurs ont vérifié 350 douzaines d’oeufs se basant sur la date de fraîcheur imprimée sur la boîte, date qui correspond généralement à 30 jours après le classement.«À première vue, note Luce Poulin, pas de problème puisque sur les 350 douzaines vérifiées, malgré un taux un peu élevé de dates de fraîcheur illisibles ou invisibles (11%), 96% des douzaines datées étaient encore à l’intérieur de leur période de fraîcheur préservée».Toutefois, comme il est fréquent de trouver des oeufs supposément frais (si on les achète en tenant compte de leur date de, fraîcheur), mais qu’à l'usage’ ces oeufs se révèlent vieux (jaune foncé qui crève facilement, blanc très liquide), la CCM a décidé de poursuivre son enquête.Elfe a donc procédé à une seconde expertise dans le but d’établir la relation entre fraîcheur théorique et fraîcheur réelle.Un expert a donc miré, un à un, cinquante douzaines d’oeufs achetés le matin même dans la région montréalaise.Et c'est la que les choses ont commence à se gâter.Ce contrôle a montré que 8% des oeufs avaient de cinq à six semaines; 16% entre six et sept semaines; 8% entre sept et huit semaines et 8%, au moins huit semaines.Classées selon la fraîcheur, le nombre de taches, la forme et la couleur du jaune, la qualité de la coquille, seules les catégories Al et A peuvent être vendues aux consommateurs.Les Al sont plus rares et coûtent plus cher.Ces oeufs {iroviennent de jeunes pou-es et on les recouvre d une fine pellicule d’huile végétale pour qu’ils se conser- vent mieux.Ils doivent être vendus dans la semaine qui suit leur classement.»Le but de ce test, peut-on lire dans Cooprix Information de ce mois-ci, n'est pas d’identifier le détaillant qui vend les oeufs les plus frais.Ce qui importe, c’est que tous les détaillants puissent offrir les oeufs les plus frais possible».Tout le problème, note la CCM se situe entre la poule et le détaillant: il existe un circuit complexe et de toute apparence inefficace de cueillette, transport, classement, entreposage et vente des oeufs.«La mise en marché de nos oeufs est un mécanisme fort complexe et cette préenquête ne permet pas d’identifier les causes précises du problème, note Luce Poulin; mais il est certain que si le Québec, qui arrive à peine à produire 55% des oeufs qu il consomme, ne peut meme pas tous les revendre aux Québécois, c’est que notre système global de mise en marché est malade.C’est de tous les maillons de la chaîne que nous attendons des réponses».Quant à la CCM, elle compte bien poursuivre son enquête.Le Devoir, mardi 4 novembre 1980 U 3 5 cents de plus le litre de lait mm lill WM a*»»* K-** BÜ 1 Hü; S k « Igjj 9py Dans deux semaines, le prix du litre de lait augmentera de cinq cents pour le lait homogénéisé et de quatre cents pour le lait deux pour cent.Cette hausse de prix a été annoncée hier par le président de la Régie des marchés agricoles, M.Benoît Lavigne.Cette hausse signifie que le prix du contenant de quatre litres augmentera de 19 cents pour le lait homogénéisé et de 17 cents pour le lait 2%.Au comptoir, le prix du litre de lait augmentera de cinq cents pour le lait homo, de quatre cents pour le lait deux pour cent.Le consommateur qui reçoit le litre à domicile devra payer un supplément d’un cent le litre en plus de ces hausses.Cette décision de la Régie - fait suite aux requêtes présentées par les producteurs laitiers, les laiteries, les détaillants en alimentation et les distributeurs.La Régie, en accordant ces hausses, a réduit considérablement les demandes initiales des producteurs, qui parlaient au début de de 13.5 cents d’augmentation le litre.La décision prise par la Ré- gie, dans le cas des producteurs laitiers, s'appuie sur une augmentation moyenne de coûts de huit pour cent au titre des intérêts, des engrais, ainsi que sur le coût et sur la dépréciation des équipements.Cette hausse de nuit pour cent a été appliquée afin de maintenir le pouvoir d'achat du producteur et de sa famille.Le nouveau prix payé aux producteurs sera de $17.28 les cent livres, $0.38 de plus que le prix ontarien entré en vigueur il y a plus de trois mois.Le 911 pour toute situation de violence à Laval Dans des situations de violence — personne battue, crise conjugale ou familiale, assaut sexuel ou viol, menaces graves, réactions violentes causées par l'alcoolisme ou l’abus de drogue, expulsion du foyer, conduite suicidaire, crise nerveuse ou tout autre comportement violent — les citoyens de Laval disposent maintenant, en cas d’urgence, d’un numéro de téléphone, le 911, où ils sont toujours assurés de trouver de l’aide.Le service de la police interviendra immédiatement avec l’assistance des services sociaux.Mais pour que cette intervention soit plus efficace et de façon à ce que le policier comprenne mieux les situations de violence familiale et les lois qui s’y rattachent, le Service de la police de Laval lançait hier, au cours d’une conférence de presse, un nouveau prograrhme de perfectionnement permettant aux policiers d’acquérir les techniques propres à l’intervention auprès de familles ou d’individus en situation de violence et de connaître les ressources et les services existant tant pour la prévention que pour le traitement.Cette initiative, une première au Québec, a souligné le directeur du service de police, M.Jules Charbonneau, est une suite logique aux colloques régionaux sur la violence qui avaient lieu, l’hiver dernier, à travers la province.«Pour traiter les conséquences des comportements violents, il existe des services, il existe des professionnels.Mais entre les services, entre les professionnels, point de cohésion», a souligné de son côté le sergent Claude Lavoie.Et c’est pour faire ce lien que ce programme d’information et de prévention a été lancé.Parallèlement à ce programme de perfectionnement destiné au policier, le service de la police de Laval a préparé un dépliant d’information et une affiche sur le thème de la violence.Le dépliant contient de l’information sur les situations de violence, quoi faire en situation urgente et où s'adresser pour obtenir de l’aide.Ce dépliant sera distribué par les policiers aux victimes de la violence et à toute personne ou groupe intéressé.Quant à l’affiche, elle s’adresse autant à l'agresseur qu’à la victime.Elle vise à amorcer un processus de réflexion auprès de chaque individu qui en lira le message.Une fiche signalétique complète ce programme.La fiche, qui sera remplie par les intervenants de première ligne, devrait permettre au service de la police de brosser un tableau plus juste et précis des comportements violents existant dans la communauté.Cette fiche n’est pas un outil scientifique, a précisé le sergent Lavoie mais elle devrait nous permettre de cerner davantage le problème et, en conséquence, de mieux orienter nos programmes, en particulier nos programmes de prévention.» MUANt.I rr MIS IN HOCTTJI1$ PAR NfMlUl â «uniJJ» BV $}•*+**& III ni.SCOTLAND 40% ale /vol ËM C'EST PARCE QU'IL CROYAIT CE SCOTCH ASSEZ BON POUR TRIOMPHER DE L'ÉPREUVE DU TEMPS, QUE HANKEY BANNISTER LUI DONNA SON NOM.Depuis 1757.DEJA, 223 ANNÉES LUI ONT DONNÉ RAISON.RRprlMntont promotional-Pork A Tlltord Conodo Inc Une classe à part pour les voyages d’affaires Maintenant, avec VIA U, vous pouvez profiter d’un véritable service de première classe entre Montréal et Toronto.Avec VIA 1, vous avez le choix de 4 façons de voyager en première classe: VIA 1 en voiture-club, repas complet et vin compris (sur Turbo et Rapido); VIA 1 en voiture-club, coûter compris (sur Turbo et Rapido); VIA 1 en voiture-club de nuit, oreiller et couverture fournis, brioche et cafe compris (sur le Cavalier); VIA 1 coûte évidemment un certain supplément au tarif de base.Nous croyons cependant vous offrir un excellent rapport qualité-prix et un excellent rendement en temps utile — pour le travail ou la détente.Sans compter les autres avantages que seul le train peut offrir: fiabilité du service, confort et arrivée au coeur du centre-ville.Pour réserver, communiquez avec votre agent de voyages.Vous pouvez aussi contacter VIA directement au 871-1331.'• V-’t ,v;itvÀv' < ’• « t VI i < ' .'ï'Si *•*»< «t«« i' \ W 7/,y r.VIA 1 en voiture-lit, brioche et café compris (sur le Cavalier).Symbole d'un nouveau service de première classe, pensé spécialement pour les gens d'affaires, VIA 1 vous permet, entre autres, d'éviter les files d'attente et les délais inutiles à la gare Centrale de Montréal ou à la gare Union de Toronto.Vous pouvez prendre vos billets au comptoir exclusif VIA 1, à deux pas du quai d'embarquement.Votre voiture est prête à vous accueillir environ 30 minutes avant le départ et vous bénéficiez immédiatement du service attentionné de notre personnel de bord.Si vous le désirez, et si vous payez par chèque ou par carte de crédit, vous pouvez prendre votre billet, juste avant le départ, au comptoir VIA 1.Il y a 5 départs chaque jour, du lundi au vendredi, et 4 * départs le samedi i/O1*' & et le dimanche.fiB Le Devoir, mardi 4 novembre 1980 L’alphabétisation au Québec Un adulte sur dix ne sait ni lire ni écrire Textes de Angèle Dagenais AU Québec, un adulte sur dix ne sait ni lire, ni écrire ou compter: plus de 600,000 analphabètes complets; 42% de la population possèdent une scolarité de neuf ans ou moins, ne Lisent jamais parce qu’ils ne sa- p; vent plus lire, s expriment r très difficilement et sont incapables d’écrire: ce sont les analphabètes fonctionnels, ils sont en progression au Québec et de plus en plus jeunes.L’une des recommandations les plus fortes du Séminaire Alpha 80 qui s’est tenu au cours du week-end dans les Laurentides regroupant des «alphabétiseurs» québécois des commissions scolaires, des groupes d’éducation populaire et aes associations ethniques est de presser le ministère de l’Éducation de reconnaître les carences du système scolaire actuel oui génère de olus en plus d analphabètes onctionnels.Ce large consensus du Séminaire vise en effet à forcer l’appareil d’État à se remettre en question, repenser ses politiques éducatives, ses objectifs pédagogiques et apporter des solutions au problème de l’analphabétisme au Québec.Autre recommancation du Fc Séminaire: il ne suffit pas que le ministère de l’Éducation fasse une priorité de la lutte contre l’analphabétisme en milieu adulte, et de la formation professionnelle des plus démunis — les budgets seraient insuffisants — mais il doit s’attaquer aux sources du problème, c’est-à-dire l'école qui ne remplit pas son rôle.Une centaine de personnes de tous les milieux québécois d’alphabétisation ont suivi le Séminaire Alpha 80 organisé lar la Direction générale de ’éducation des adultes (DGEA) à Val-Morin.Cette deuxième rencontre — Alpha 78 avait mobilisé davantage le réseau scolaire de l’éducation des adultes — a réuni cette fois des intervenants de tous les milieux d’alphabétisation: centres Alpha de tous les coins du Québec, CLSC, coopératives, groupes de formation des travailleurs, comités Alpha en milieu de détention, associations ethniques, Cofi, commissions scolaires, alphabétiseurs invités de France et de Belgique, etc.De nombreux ateliers ont permis d'échanger des expériences souvent très différentes, la plupart du temps improvisées car la tradition en ce domaine remonte à une dizaine d’années à peine; les outils de travail sont souvent inadéquats, la recherche inexistante, le financement difficile et insuffisant.Une motivation extraordinaire, des réserves de générosité, des espoirs à toute épreuve tiennent le plus souvent lieu de formation des alphabétiseurs qui pratiquent en dehors des cadres scolaires.En 1980, une quinzaine de groupes dits «populaires» se sont ajoutés aux 35 commissions scolaires et centres édu- Le Séminaire Alpha 80 réunissait en fin de semaine une centaine d’alphabétiseurs et fonctionnaires québécois impliqués dans le développement de l'alphabétisation au Québec.catifs ethniques qui oeuvrent auprès de la population analphabète québécoise.Les groupes d’éducation populaire étaient en fait les invités d’honneur de ce séminaire Alpha 80 qui portait principalement sur l’alphabétisation populaire.S’opposant à alphabétisation «scolarisante» — visant la réinsertion de l'adulte dans un contexte académique — l’alphabétisation «populaire» vise la réinsertion du citoyen dans un contexte social.Au cours du colloque, ces deux notions se sont affrontées ou confondues selon l’expérience et l’éveil social des alphabéti- seurs.Une chose est certaine: si un étudiant parvient à apprendre à lire au bout de six mois dans un centre Alpha alors que 12 ans sur les bancs d’école ne lui ont rien apporté, le centre Alpha possède un modèle d’apprentissage 3ui doit différer sensiblement u modèle traditionnel.Cette différence — que ce soit dans une classe pour adultes d’une commission scolaire ou dans un carrefour communautaire — semble tourner autour d’une relation chaleureuse et accueillante de l’alphabétiseur envers son groupe, d’une écoute très attentive des besoins fondamen- taux de l’étudiant adulte, d’un suivi, de l’établissement d’une solidarité de groupe, etc.Bref, ce sont les facteurs humains qui semblent bien davantage gages de réussite que des méthodes miraculeuses ou des gadgets technologiques.Et ce sont précisément ces éléments qui ont déserté l’école depuis que le béton et l’audio-visuel ont pris emprise sur les murs et les cerveaux.Mais certains alphabétiseurs vont encore plus loin et déclarent que l’alphabétisation n’est pas un «processus neutre» mais doit s’accompagner d’une ouverture sur le monde, d’un épanouissement de l’esprit critique, d'une prise en charge du citoyen de son autonomie individuelle et collective.En effet, l’analphabète est le «sans voix», «l’exclus» par excellence de la société industrielle fondée sur l’écrit et son prolongement codifié, l’informatique.Permettre à un «sans voix» de s’exprimer ne devrait pas se borner à lui faire émettre des sons mais de lui donner la parole et la possibilité d’influencer son destin.Ce concept d’alphabétisation doit être intimement partagé par l'alpha-bétiseur pour etre réalisable et il est indissociable d’un concept d’éducation populaire qui vise à abolir les inégalités et les injustices sociales.Paulo Freire, alphabétiseur brésilien, qui est le principal porte-parole de ce concept élargie d’alphabétisation, disait que «l’alphabétisation ne consiste pas seulement à savoir lire et comprendre le mot mais lire et comprendre le monde».L’école obligatoire à tous les jeunes de moins de 16 ans et le grand rêve d’égalité des chances qui en ont découlé n’ont pas réglé le problème de la scolarisation minimale de notre société.Que 42% des citoyens du Québec soient des candidats potentiels de l’éducation des adultes est un constat d’échec effroyable du système actuel d'éducation.Les forces qui travaillent déjà à pallier tes carences de l’école sont la preuve qu’une alternative est toutefois possible.Le système officiel n’a jamais cherché à s’adapter véritablement à toute une classe sociale qui s’en trouve exclue à toute fin utile: les économiquement faibles, les assistés sociaux, les handicapés, les immigrants, etc.Il ne s’agit pas, comme le faisait remarquer un pionnier québécois de 1 alphabétisation, Serge Wagner, d’ouvrir les portes de l’école pour que celle-ci devienne «populaire».L’école québécoise est loin d’être «populaire» et rejette de son système déplus en plus de candidats, tes futurs analphabètes fonctionnels: tous ceux qu’on place sur des «voies de garage» jusqu’à 16 ans, que sont les cours profes-sionnels aux moindres troubles d’apprentissage, tous les enfants de «récupération» qu’on pointe déjà du doigt à la petite école, tous ceux qui décident finalement de quitter l’école dégoûtés, les dropouts, etc.L’école actuelle n’est pas accueillante.Populaire est peut-être synonyme d’accueillant?Comment s’organise un groupe Alpha?UN groupe Alpha peut naître de différentes façons mais habituellement l’idée prend forme soit à l’intérieur a’un service d’éducation des adultes d’une commission scolaire, soit au sein d’un groupement communautaire d’action sociale, soit dans le cerveau d’individus qui ont été en contact avec des analphabètes et connaissent leurs besoins.Mais tous ceux qui s’impliquent dans un groupe Alpha sont d’une générosité exemplaire et d’une patience à toute épreuve car la mise sur pied d'un tel groupe est semée d’embûche.La première difficulté est celle de dépister et de recruter ces personnes dont la principale caractéristique est de s’effacer, de disparaître, de se fondre dans le système social de façon à passer complètement inaperçues.Ce n’est pas un hasard si la «découverte» d’analphabètes au Québec est récente.Auparavant on niait cette réalité comme on continue à la nier en France, en Allemagne et au Danemark.L’analphabète est aussi bien un travailleur qui gagne plus ou moins bien sa vie qu’un retraité, qu'un assisté social, qu’une mere de famille, qu’un agriculteur, qu’un enfant «séquestré» — et oui, il en existe encore des enfants habituellement des fillettes que l’on garde à la maison pour prendre soin d’un parent handicapé ou malade, etc.— qu’un immigrant.L’analphabète réussit à se débrouiller grâce à la complicité d’un conjoint ou d’un parent qui remplit pourlui ses formulaires d’impôt ou d’assurance-chômage, le conduit à travers la ville ou sur l’autoroute, lui lit un menu ou une affiche, etc.Mais personne habituellement, pas plus son patron que son syndicat, ne lui explique les dépliants ou brochures qui pourraient le renseigner sur sa santé ou la sécurité de son emploi, ne le renseigne sur ses droits ou les ressources qui s’offriraient à lui pour le sortir de son isolement.L’analphabète est un être limité, aliéné dans l’utilisation Üe sa langue, souvent peureux et timide, qui n’a aucune possibilité de faire entendre sa voix et qui cherche par tous les moyens possibles à dissimuler son «handicap».Le syndrome du «j’ai pas mes lunettes» lorsqu'il s'agit de lire ou d’écrire quelque chose est ainsi beaucoup plus répandu qu’on ne le pense.Le groupe Alpha a donc l'immense difficulté de dépis- ter ces citoyens «anonymes» et de les regrouper.Il peut se faire aider par certains organismes tels les bureaux d’emplois, CLSC, centres d’accueil, etc.Une fois l’analphabète identifié, il faut à l’alphabétiseur beaucoup de tact et de compréhension pour respecter la dignité de cet individu et le convaincre de s'inscrire à des sessions d’alphabétisation.Un contact personnel est celui qui réussit le mieux et est le moins traumatisant pour l’analphabète et son entourage.Certains analphabètes se décident tout de suite et font preuve d’une vitalité et de motivations d’apprentissage extraordinaires, d’autres mettent plusieurs mois, des années meme à se décider mais, une fois qu’ils ont vaincu leurs appréhensions et se sont rendus au centre Alpha une première fois, montrent autant d’ardeur à apprendre que les autres.Pour beaucoup — même ceux qui se sont débrouillés tant bien que mal dans la vie malgré leur analphabétisme — la découverte du vocabulaire, des mots, des phrases, de la lecture et plus tard de l’écriture s’accompagne de la découverte de leur quartier, de leur ville, des journaux, etc.Ils apprennent aussi souvent à se faire des amis, à s’exprimer dans un groupe, à briser l’isolement dans lequel ils se trouvaient avant.C’est le premier groupe qui est difficile à former parce qu’après, la «chose» se sait et un grand nombre de nouvelles recrues s’inscrivent d’elles-mêmes.Les outils de travail et la méthode de lecture ne semblent pas poser de problè- mes insurmontables aux groupes Alpha.Les techniques sont extrêmement variées, syllabiques ou globales, inspirées des manuels d’enfants ou collées au vécu et aux besoins des adultes analphabètes étudiants.Les alphabétiseurs reconnaissent toutefois que ces instruments qui sont souvent expérimentaux et fruits de leurs intuitions auraient avantages à être raffinés.Les alphabétiseurs du Québec ont exprimé le désir au cours du Séminaire Alpha 80 de se rencontrer et de confronter leurs outils pédagogiques et leurs méthodes de travail et le feront d’ici la fin de l’année 80.ANGLAIS COURS DE CONVERSATION LPS FAIT LPS vous offre des cours dans plusieurs secteurs de Montréal ainsi que dans la plupart des villes du Québec.Téléphonez dès maintenant pour connaître l’endroit le plus près de chez vous.Tarifs spéciaux sur cours en groupe pour session débutant ^novembre.ANGLAIS/ESPAGNOL I) Cours individuels II) Cours en groupe III) Cours Capsule * LPS (Language Power Systems) Permis du Ministère de l'Éducation No 370524 (culture personnelle) Pour renseignements sur heures, durée et coût, demandez notre prospectus (sans engagement de votre part).Montréal et Rive Sud 656-4406 Laval et autres villes 1 -800-361 -6526 (directement et sans frais) Quelques résolutions VOYAGEZ à prix raisonnable! $4ous nous spécialisons dans les vols, groupes, charters pour France, Italie, Espagne, Allemagne, Israel, Mexico, Floride et Sud Amérique.VOICI quelques résolutions émanant des différents ateliers du Séminaire Alpha 80 qui s’est tenu au cours du week-end à Val-Morin.Ces propositions ne font pas l’objet d'un consensus unanime des différents intervenants du Séminaire oui les ont reçues pour ce qu elles sont, des suggestions, idées, propositions pour améliorer l'alphabétisation des adultes au Québec.Elles seront ache- minées à la Direction générale de l’éducation des adultes du ministère de l’Éducation: ¦ que l’alphabétisation devienne une priorité gouvernementale et que le gouvernement reconnaisse l’injustice sociale que constitue l'analphabétisme; ¦ que le gouvernement reconnaisse la légitimité des groupes populaires d’alphabétisation (g.p.a.) — celle des commissions scolaires étant reconnue depuis plusieurs années; ¦ que des subventions minimales indexées annuellement garantissent le fonctionnement continu des groupes po- pulaires d’alphabétisation; ¦ que les DGEA mettent des ressources humaines et matérielles pour soutenir des activités de formation au sein des g.p.a.; Enquête Keable: Vignola en appellerait bientôt r, qu recteur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, M.Henri-Paul Vignola, annonce bientôt son intention de saisir la Cour suprême du Canada d'un jugement rendu en première instance et maintenu en Cour d’appel autorisant la commission d’enquête Keable à obliger des policiers à témoigner au sujet de leurs sources d’information.Le secrétaire du Conseil de sécurité publique de la CUM, M.Guy Campion, a affirme CERTIFICAT DE PLACEMENT GARANTI intérêt versé annuellement aucuns frais d administration MINIMUM 500$ Nos experts-conseil peuvent vous prêter assistance.Appelez-les au 878-3351 ou à la succursale la plus près de chez-vous.Téléphonez-nous entre 9h et 20h du lundi au vendredi.1253, ave McGill College, Montréal H3B 226 (514) 878-3351 Centre Commercial Place Rosemôre.Rosemèie J7A 3T2 (514) 621-0710 (coin boulevard Labelle et autoroute 640) 6633 est, rue Sherbrooke, Montréal H1N 1C7 (514) 253-1720 (coin Langelier et Sherbrooke) IX sujet a changement litution inscrite à la Régie I Assurance-dépôts Québec Dm LE TRUST DE LA BANQUE O EPAAONE lundi qu’il croyait que M.Vignola avait déjà pris cette décision.Le conseil de sécurité doit approuver les dépenses nécessaires à cette démarche juridique et le procureur de la police de Montréal, Me Guy Lafrance, a fait savoir qu’il était prêt à étayer une requête en ce sens au cours ae la prochaine réunion du conseil.L’assemblée du conseil de cette semaine a par ailleurs été annulée à cause d’un problème d’horaire.C.MARTIN JR & CIE RÉGENT ST-PIERRE INC.ÉQUIPEMENT MÉDICAL 4- Lève patient sJi fH Support * k * pour marcher M Chaise daisonce de chevet Vaste choix de chaises roulante» lit d hôpital HEURES N D’OUVERTURE Lundi lu vendredi f LOUEZ 849-2407 À LOUER UT PUANT 01 MAISON 4338 ru* St-Denis MontrAI, Qui.Service B» demonstration a domicile.Depuis plus de 6Sj ans a votre service.jt 849-2407 ¦ que les organismes publics et para-publics mis en contact avec des analphabètes les renseignent sur les ressources éducatives disponibles dans leur milieu; ¦ que les analphabètes québécois aient droit à des congés d'éducation et de formation iayés, et ceci, aussi bien pour les travailleurs que pour les mères de famille; ¦ que le ministère de l’Éducation reconnaisse les carences du système scolaire actuel ?|ui produit des analphabètes onctionnels.Que le ministère remette ses politiques d’éducation en question et trouve des éléments de solution à l’analphabétisme croissant de la société québécoise.C.R.T.C.: Avis de décision Ottawa, le 24 octobre 1980 Décision CRTC 80-718, Radiodiffusion Mutuelle 1980 (Canada) Ltée.CJMS Radio Montréal (Québec) Ltée, CHIC Radio Ltd .Montréal (Oué), Brampton (Ont.) 800463200: â la suite de l'audience publique tenue è Hull (Québec) le 25 août 1980, le C.R.T.C.annonce qu'il approuve la demande présentée par las compagnies susmentionnées.contrôlées directement ou indirectement par la Corporation Civitas Ltée.en vue d'obtenir l'approbation d'une réorganisation des entreprises concernant CJMS Radio Montréal (Québec) Ltée.titulaire de CJMS Montréal, et CHIC Radio Ltd .titulaire de CKMW et CFNY-FM Brampton Le Conseil approuve l acquisition par Radiodiffusion Mutuelle de l'actif de la station CJMS Montréal provenant de CJMS Radio Montréal; et émet une licence é Radiodiffusion Mutuelle, expirant le 30 septembre 1985.afin de continuer l'exploitation de la station CJMS Montréal è la rétrocession de la présente licence émise è CJMS Radio Montréal Le Conseil approuve également le fusionnement ultérieur de CHIC Radio Ltd et de Radiodiffusion Mutuelle, la compagnie fusionnée devant être connue sous Radiodiffusion Mutuelle 1980 (Canada) Ltée EUROPE Meilleure combinaison pour visiter 16 pays d'Europe incluant la Grèce.l'Irlande et la Scandinavie.Avion de Montréal (retour) $409.US plus Eurailpass: $247.Demandez notre prospectus! 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UN NUMÉRO EXCEPTIONNEL CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX. Le Devoir, mardi 4 novembre 1980 B 5 INS ¦ Atlanta: une 15e victime Le corps d'un jeune garçon de race noire non identifié a été trouvé dimanche par un passant sur une rive de la rivière à Atlante.Avant lui, 14 enfants noirs avaient été tués ou ont été portés disparus dans la même ville américaine.Dix enfants noirs ont été assassinés à Atlante depuis un an et quatre autres demeurent introuvables.Le corps de l’enfant trouvé dimanche et âgé de quelque 12 ans peut être relié à la vague de meurtres dont est victime la communauté noire de l'endroit; la police n'en a cependant pas de preuve pour l’heure.Le mois dernier, quatre enfants noirs et un professeur ont été tués par une explosion survenue dans un dispensaire.Même si les autorités assurent que l’explosion était due à un chauffe-eau en mauvais état, plusieurs restent sceptiques et des tracts commencent à circuler, qui appellent les noirs à l’auto-défense.- S; - Le secrétaire au Foreign office britannique, Lord Carrington, a été chargé hier à Londres de s’occuper de la requête de rapatriement de la constitution canadienne.Cette nomination a été annoncée par le premier ministre de la Grande-Bretagne, Mme Margaret Thatcher.¦ Lord Carrington s’occupera du rapatriement C’est au secrétaire au Foreign Office que Mme Margaret Thatcher, premier ministre de l'Angleterre, a confié hier la tâche de s’occuper de la requête au gouvernement canadien de rapatriement de la constitution du pays.Certains députés travaillistes, dont en première ligne M.George Foulkes, sont mécontents de la nomination; comme Lord Carrigton siège à la Chambre des Lords, les députés ne peuvent s’adresser à lui aux Communes, sinon par l’intermédiaire de ses adjoints, Sir Ian Gilmour ou M.Nicholas Ridley, secrétaire d État aux Affaires étrangères et du Commonwealth.¦ Coopération touchant les déchets radioactifs Un accord de coopération sur la recherche en matière de gestion des déchets radioactifs a été signé hier à Bruxelles entre la Communauté européenne de l’Énergie atomique, l’Euratom et l’Atomic Energy of Canada Limited.Il s’agit d'un accord d’une durée initiale de cinq ans, qui sera reconduit d’année en année après expiration.Dans sa première phase, la coopération portera d’abord sur l’impact écologique du stockage des déchets radioactifs dans des roches dures, puis sur la cueillette de données touchant un système de stockage à cette fin.Échange d’informations et de scientifiques mtre le Canada et la Communauté des Neuf et organis ion de réunions scientifiques sont prévues à l’accord ¦ Prévention contre l’absentéisme au travail Phénomène préoccupant dans les pays industrialisés, l’absentéisme au travail a été combattu à ce jour par des méthodes classiques de contrôle, qui sont jugées fort peu efficaces.Aussi le Bureau international du travail a publié hier à Genève une étude qui préconise des mesures «préventives» et plus souples.Moins important chez les cadres, notamment chez les cadres supérieurs, le phénomène serait dû principalement, selon le Bureau, au fait que les employés des grandes entreprises se sentent «anonymes et non responsables».De plus, les employés plus jeunes seraient mal préparés au milieu de travail.En somme, ce sont les conditions de travail qu'il faudrait améliorer pour enrayer la plaie qui, dit-on, est de plus en plus répandue.¦ «Miracle», enfant abdominal On l’a appelée «Miracle», car elle ne s’est pas formée dans l’utérus maternel, mais dans l’abdomen.Elle pesait 3.6 kilos à sa naissance, vendredi soir, à l’hôpital St.Francis de Lynwood, Californie.Miracle Stéphanie Jean Hoop a de la veine: de tels cas surviendraient une fois toutes les 15,000 à 20,000 naissances et peu d'enfants ainsi conçus réussissent à survivre; seulement 5%.a précisé hier un médecin de Washington, qui a pratiqué une césarienne l’an dernier dans un cas semblable.Le bébé a été placé sous respirateur artificiel et son état est jugé satisfaisant.Sa tête est malformée en raison de la position latérale qu’elle avait dans l’abdomen de la mère et les médecins ignorent si elle reprendra sa forme normale.¦ Fini les manteaux en peau de léopard! Le Japon est devenu aujourd'hui le 60e pays à adhérer à la «Convention de Washington», qui se propose de limiter le commerce des fourrures et des peaux rares Les autorités japonaises ont ainsi passé outre à l’opposition des marchands de fourrures et de peaux.Ce pays a été depuis longtemps critiqué pour l’exploitation au’il faisait des espèces animales en voie de disparition.Les importations sont interdites à l’avenir, mais les fourreurs japonais ont été autorisés à mettre en vente les stocks — considérables, paraît-il, qu’ils avaient constitués.La convention notée couvre quelque 700 espèces animales et l’on estime généralement à quelque $70 millions le chiffre d’affaires des commerçants japonais en cette matière.Une vingtaine de firmes seraient impliquées.Si donc les manteaux en peau de léopard et les cornes de rhinocéros sont entre plusieurs, des marchandises en 'voie de disparition, le Japon a approuvé le traité avec neuf exceptions: la baleine, le cert musqué de l’Hima-laya, trois espèces de tortue, le crocodile de mer, le lézard du Bengale, le lézard jaune et celui du désert.Centre Capillaire Pierre me • Établi à Montréal depuis 1957 • Traitements capillaires • Renseignements sur la transplantation (greffe) 450 est, Sherbrooke, bureau 1101, Montreal (514) 288-3823 288-7378 Colloques régionaux sur l’humanisation des soins en périnatalité Accoucher ou se faire accoucher?par René* Rowan Accoucher ou se faire accoucher.Tel sera le thème d’une série de 11 colloques régionaux sur l’humanisation des soins en périnatalité qui s'étaleront entre les mois de novembre et mai à travers tout le Québec.Organisés par l’Association pour la santé publique du Québec avec l’appui au ministre d'Etat à la Condition féminine, Mme Lise Payette, et du ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, ces colloques ont pour principal objectif de susciter un débat public sur les phénomène de l'autonomie de la personne face aux services de santé qu’elle reçoit, et éventuellement à des solutions et des recommandations.Les deux ministres qui assistaient, hier, à la conférence de presse de lancement de ces colloques — dont les deux pre- miers auront lieu dans la ré- §ion du Saguenay-Lac-Saint-ean et à Trois-Rivières, les 15 et 16 novembre — ont insisté sur la participation tant des femmes que des médecins, les deux principaux participants dans cet acte de vie et dont les vues sont souvent diamétralement opposées.«Les médecin agit, la femme subit.Tel est actuellement en obstétrique l’état de fait contre lequel des femmes et certains professionnels de la santé s’élèvent.La grossesse et l’accouchement sont des phénomènes qui peuvent se dérouler de façon harmonieuse dans 85 à 90% des cas.C’est sur cette affirmation que se fondent les femmes pour revendiquer leur droit de donner naissance à leur enfant sans intervention médicale inutile.C’est un tout autre discours que tiennent les médecins sur la grossesse et l’accouchement, redéfinis par eux comme un processus risqué, jalonné de dangers et de déséquilibrés», écrivent Nicole Co-quatrix et Lucille Rocheleau-Parent dans le dossier d’information préparé pour la tenue des colloques.M.Lazure a souhaité que médecins et infirmières participent en grand nombre à ces colloque régionaux.Il s’est dit très inquiet de «la tendance à la complication et à la professionnalisation d’un geste qui historiquement a toujours été perçu comme normal» «Quand j’étais étudiant en médecine, a-t-il dit, j’ai appris que 90% des accouchements était normaux.Or, si on se fie à nos propres statistiques, ce chiffre aujourd’hui ne serait que de 65% à peine.Pourquoi l’accouchement, en 20 ans, serait-il devenu à ce point un geste anormal?» M.Lazure s’est dit convaincu que si on laissait la nature faire son travail, on reviendrait à 90% d’accouche- ments normaux: «On ne parle plus maintenant de grossesse normale, mais de grossesse à risque minime ou à risque élevé De grâce, sortons de cet espèce de cul-de-sac de la spécialisation et de la super-spécialisation où le diagnostic le plus simple est toujours le dernier auquel on pense».Dénonçant l’abdication trop fréquente du médecin en faveur de l’échographie ou de techniques de laboratoire, le ministre des Affaires sociales a souhaité que l’on revienne à l’examen direct et à la conversation avec la femme enceinte: «que l’on prenne le temps de l’ecouter», a-t-il dit.À Blanc-Sablon, où il y a trois jeunes médecins formés avec toute l'expertise voulue, un tiers des femmes seulement ont accouché dans leur environnement.Toutes les autres ont été dirigées vers St.Anthony, à Terre-Neuve, parce que, soi-disant, il s'agissait de grossesse à risques T rois entrepreneurs accusés de tentative de corruption moyens ou élevés.La population féminine sur la Basse côte-nord est sur le bord de la révolte et avec raison, a ajouté M.Lazure.Toutes ces questions reliées à la grossesse, à l’accouchement et à la naissance, qui souvent soulèvent des protestations chez les femmes, seront étudiées au cours de cette série de colloques: la superspécialisation, l’échograpnie, la nécessité des interventions, l’induction au travail, la rupture artificielle des membranes, l’utilisation du moniteur foetal, le rasage, la position de lithotomie ou position couchée sur le dos, l’analgésie pendant le travail et l’accouchement, le solute «au cas où», l’épisiotomie, l’anesthésie pendant l’accouchement et la surmédicamentation, etc.Certaines statistiques ont de quoi faire sursauter: au Canada, le quart de tous les actes chirurgicaux sont posés en obstétrique; au Québec, le tiers des femmes en âge de reproduction sont actuellement stérilisées de façon définitive; dans la province, plus de 80% des femmes subissent une épisiotomie ou coupure du périnée; le pourcentage moyen des césariennes était de 13.5% en 1978 — il augmente d’année en année; tandis que 15% des accouchements peuvent être définis comme risqués, on constate que plus du tiers (33.5%) sont déclarés compliqués.Le ministre d’Etat à la Condition féminine, Mme Lise Payette, a fortement incité toutes les femmes en âge d’accoucher à participer à ces colloques: premières participantes à cet acte de vie, elles doivent être là pour dire ce qu’elles pensent, ce qu elles veulent.«Leurs interventions peuvent devenir des moyens de pression extrêmement utiles auprès des intervenants et du gouvernement», a-t-elle dit.Signalons que l’organisation de ces rencontres a été confiée principalement à des femmes.par Louis-Gilles Francoeur Le ministère de la Justice a porté hier plusieurs accusations de nature criminelle contre trois entrepreneurs en construction qui auraient tenté, par des moyens illé- §aux, de réussir les examens e la Régie des entreprises de construction du Québec.Pour obtenir sa licence d’opération dans la construction, un candidat au titre d’entrepreneur doit rencontrer certaines exigences et subir avec succès des examens de qualification portant sur des aspects techniques et administratifs de même que sur ses connaissances en matière de sécurité.Selon le procureur spécial du ministère de la Justice affecté au dossier de la construction, Me Henry Key-serlingk, les menaces et les tentatives de corruption découvertes par les enquêteurs de l’escouade des fraudes économiques de la Sûreté du Québec se sont heurtées dans cette affaire à la probité des fonctionnaires de la Régie.Aucun d’entre eux, a dit Me Keyserlingk, n’a donné suite aux pressions dont ils ont été l’objet et aucun n’a accepté de somme d’argent.Selon les autorisations de poursuites signées hier, M.Gérald Gamache se siérait illégalement porté à des «voies de fait simples» contre un examinateur de la Régie, M Robert Lambert, le 2 juin dernier.Outre une accusation de voies de fait en rapport avec cet incident, le ministère a accusé M.Gamache d’avcir usé de menaces contre le même exa- Coursde Cuisine des Fêtes par Henri Bernard RÉCEPTION COCKTAIL REPAS DE NOËL RÉVEILLON 1 par semaine, du 25 novembre au 10 détembre RENSEIGNEMENTS 84.T-6481 Ut Permis d cnsfiKncrm-nl jy de < ulture personnelle de I.I Montagne ara Suite MO.Mil MM.1/9 # La Chambre de commerce du district de Montréal Déjeuners-causeries hebdomadaires le mardi, 4 novembre 1980 M.CLAUDE Chef du Paz et Ch ’avenir de de Montréal” Hôtel Windsor 12 h 30 Le public est admis Billets à l’entrée 13$ Des carnets d’abonnement sont également disponible à l’entrée 110$ Rén*»tgn*m»nt»: 866-2861 minateur pour obtenir,un traitement de faveur lors de la correction des examens de la Régie.D’autre part, M.Luca Andreoli a été accusé d’avoir offert une somme de $100, le 5 mars dernier, à l’examinateur Robert Lambert et d’avoir payé un montant identique à un autre fonctionnaire ae la Régie, Mlle Ghyslaine Urbain, pour obtenir leur collaboration dans la conclusion d’affai- res avec le gouvernement.L’accusé fait l’objet de quatre chefs d’accusation.M.Joseph Fernandez a quant à lui été accusé d’avoir offert et payé un montant de $100 à M.Richard Bertrand, agent de bureau et examinateur de la Régie des entreprises de construction du Québec pour obtenir leur collaboration dans la conclusion d’affaires avec le gouvernement.Les accuses devront compa- raître en Cour des sessions de la paix le 23 décembre.Les trois enquêtes, qui ont amené la Couronne à porter des accusations de nature criminelle contre les candidats-entrepreneurs s’inscrivent, a dit Me Keyserlingk, «dans le cadre de la coordination et de la liaison entre les divers organismes publics et parapublics oeuvrant dans le secteur de la construction, dont la Régie elle-même».Nigel Hamer opte pour un procès devant juge seul Au moment où il allait apprendre hier la date de son procès, devant juge et jurés, Nigel Hamer a décidé de se raviser et a plutôt opté de subir son procès devant un juge seul, à une date qui reste à être déterminée.Hamer, qui serait selon l’accusation la sixième personne à avoir participé à l’enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross, en octobre 1970, doit répondre de quatre accusations relatives à cette affaire.En septembre dernier, alors qu’il avait fait sa première option, l’accusé avait par la même occasion renoncé à la tenue de son enquête prélimi- naire et sa cause avait été renvoyée à hier pour fixation de date.Comme depuis ce moment, Hamer, qui est âgé d’une trentaine d’années, continuera à demeurer en liberté sous un cautionnement déjà consenti de $5,000 et en se soumettent aux mêmes conditions que celles que le juge Mayrand avait imposées au couple Cossette-Trudel en attendant le déroulement des procédures judiciaires, soit notamment de demeurer à la même adresse et de refuser toute déclaration publique.Groupe de thérapie gestaltiste le mardi soir à Montréal information: Jean Gagnon, psychologue (514) 526-4827 DÎNER DES PATRIOTES organisé par la Section Montréal-Nord de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal le samedi 15 novembre 1980 A 19 heures 30 au restaurant Le Sambo 5666 ouest, rue Sherbrooke en commémoration du 143e anniversaire de la victoire de Saint-Denis et en l’honneur du Patriote de l’Année le chansonnier Raymond Lévesque Prix du couvert: $15.00 Réservation: fél.: 843-8851 UN CADEAU pour toujours 4 S M -diU-K Pour son livre préféré.une reliure fait main les relieurs artisans 391 ouest, avenue Laurier, Montréal H2V 2K3 Tél.: (514) 274-8019 Découvrez le Moyen-Orient en classe suisse.Montréal Toronto Zurich Istanbul Ankara Téhéran Athènes Bagdad Kuweit Tel-Aviv Damas Le Caire Dharân Abu Dhabî Dubaï Offrez-vous une ligne aérienne qui respecte fidèlement son horaire afin que vous respectiez le vôtre.Lorsque vous vous rendez au Moyen-Orient, la Suisse est sur votre route.De plus, la classe suisse vous donne accès à toutes les grandes villes du Moyen-Orient grâce à ses correspondances rapides qui s’effectuent dans un même aéroport.Swissair dessert Abu Dhabî, Bagdad, Le Caire, Damas, Dharân, Jeddah Dubai, Jeddah, Kuweit, Téhéran et Tel-Aviv.Mais, la classe suisse, c’est plus qu’un vaste choix de destinations 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Le Devoir, mardi 4 novembre 1980 ' A Banque de Montréal ROBIC.ROBIC & AttÔcHtTM Fondés «n 1892 Br.v.ts d'inv.nlion Maraud dé commirtl D.in.* du.ln«'« • nroit.d aut.ur 1814 Doctéur Panliald Montréal H3G lX5 ™ (514,934-0272 Télé» 05-208686 C.bla MARION Telacopiar intarnitional Xero» 400 MACHINES À ÉCRIRE recon8trutte8, modétes récents UNDERWOOD TM $185.OLIVETTI 88 $130.Rég.SPtC.Editor 4: $990.$650.Editor 3: $726.$425.Portative neuve $129.50 Quantités limitées CANADA DACTVLOORAPHI INC 7033 ov.du Parc, Mil 270-1141 OUVERT SAMEOI MATIN Si votre banque ne vous offre pas ces trois avantages, optez pour la banque qui vous les offre.La Pologne, clé de la liberté syndicale GENÈVE (AFP) — «Le destin des syndicats libres soviétiques se joue en Pologne», affirme Vladimir Borisov, le dirigeant en exil du syndicat soviétique dissident SMOT, dans une interview publiée hier par la Tribune de Genève.Borisov estime que Moscou ne risque guère d'intervenir en Pologne étant donné l’état de démoralisation avancée de l’armée soviétique depuis l'occupation de l’Afghanistan.Notant que le SMOT a survécu à son départ d’Union soviétique, Vladimir Borisov ajoute qu’en URSS «la situation de mécontentement est telle (il y a même des famines) que le pouvoir a mis sur pied des détachements militaires spéciaux, notamment en Lituanie, dans l’Oural vers Donbass et dans la région de Moscou».Le dissident assure que les événements de Pologne, tout comme l’existence du SMOT, parviennent progressivement à la conscience des travailleurs.Mais «les travailleurs soviétiques n'ont ni l’expérience, ni l’audace, ni la discipline de leurs cama- rades polonais», dit-il.A son avis, seule une structure politique, comme un parti socialiste clandestin, serait de nature à développer cette maturité politique.De son côté, M.Viktor Fainberg, qui iffir ’ représente le SMOT à l'étranger, a affirmé à la Tribune de Genève que le SMOT entretient des contacts avec les dissidents polonais et des syndicalistes tchèques et roumains, et que des réunions doivent avoir lieu en vue de créer un comité de coordination syndical des pays de l’Est.M.Fainberg se montre très inquiet de filtration» selon lui de Mo et du KGB (services secrets soviétiq l’actuelle «infiltration» selon lui de Moscou tiques) dans le Parti travailliste et le Trade Union Congress britanniques.Il affirme, d’autre part, que la section britannique d’Amnesty International, à laquelle sont affiliés 45 syndicats, est en proie à l’influence croissante d’éléments prosoviétiques et subit de fortes pressions pour quelle cesse de publier en anglais la chronique diffusée par les dissidents soviétiques.Solidarité pourra interjeter appel contre l’arrêt de la Cour suprême Healey favori pour être le nouveau chef du Labour LONDRES (AFP) - Le groupe parlementaire du parti travailliste procède aujourd’hui à l’élection de son nouveau leader, qui sera appelé à mener le Labour aux prochaines élections générales, contre le Parti conservateur de Mme Margaret Thatcher, actuellement au pouvoir.Si aucun des quatre candidats en présence, MM.Denis Healey, Michael Foot, Peter Shore et John Silkin, n’obtenait la majorité absolue de 135 •voix sur 269 députés que compte le Parti travailliste, un second tour aurait lieu le 10 novembre, puis, le cas échéant, un troisième tour dix •jours plus tard.L'enjeu de cette élection est non seulement l'orientation future du Labour, aujourd’hui déchiré par une lutte pour le pouvoir entre la droite et la gauche, mais aussi le fait que le nouveau leader sera un premier ministre potentiel.Actuellement, le favori est l’ancien chancelier de l’Echiquier Denis Healey, qui représente la droite, alors que les trois autres candidats se situent, à des degrés divers, à la gauche du parti.Selon les estimations des observateurs.M.Healey obtiendrait entre 110 et 120 voix au premier tour, contre 90 à M.Foot, le reste allant à MM.Shore et Silkin.Devant l’avance de la droite, les chefs de file de la gauche, notamment l’ancien ministre de 'l’Énergie Tony Benn et le syndicaliste Arthur Scargill, ont lancé une vaste offensive pour barrer la route à M.Healey, en exigeant des députés qu’ils votent conformement aux voeux des sections locales du parti, notoirement plus militantes, et non pas seulement selon leur propre conscience.Cette exigence, qui constitue une innovation dans l’histoire du Labour, pourrait amener certains députés, prêts à voter pour M.Healey, a reconsidérer leur attitude de crainte de ne pas être sélectionnés à nouveau comme candidats par leurs sections locales, lors des prochaines élections générales.C’est sans doute M.Michael Foot, actuellement leader adjoint du Labour qui bénéficierait le plus de la pression de la gauche.En effet, M.Foot, aue l’on considère comme le ernier «romantique» du travaillisme britannique, est extrêmement populaire, même auprès de ceux qui ne partagent pas son idéologie de gauche.Ainsi, un coup de pouce des militants pourrait remettre en question l’avance dont bénéficie à ce stade M.Healey.Mais un élément important joue contre M.Foot: son âge.Si les élections générales se déroulent, comme on le pense, dans trois ans, M.Foot aurait 70 ans, ce qui apparaît à beaucoup de députés travaillistes comme un âge trop avancé pour briguer le poste de premier ministre.Quel que soit cependant le successeur du leader démissionnaire James Callaghan, les observateurs estiment que le parti travailliste sortira en- Sévère autocritique au sein du PC italien ROME (AFP) - Le Parti communiste italien a amorcé hier une autocritique en profondeur, la plus sévère sans doute depuis les années de la contestation estudiantine de 1968.Le comité central du parti a été convoqué sur le thème officiel des «problèmes les plus urgents» de l'Italie, et sur «les initiatives à prendre pour ouvrir une nouvelle phase de développement dé- Aujourd’hui CREDO novembre 1980 Le synode, une affaire de famille L’oecuménisme aujourd'hui Projet d'aide à Haiti Racisme et partage Désarmement égale paix?(10 pages) Nouvelles oecuméniques du monde Commandez un exemplaire ($1 00) en téléphonant à 486-9213 Abonnements 1 inflOnos): $5.00 AUJOURD'HUI CREDO 3480.Décide.Montréal.Québec H4A3J5 core plus divisé de cette épreuve de force et que ses chances aux prochaines élections pourraient êtré sérieusement entamées.VARSOVIE (Reuter) — «Solidarité» pourrait exceptionnellement interjeter appel contre une décision de la Cour suprême de Pologne sur ses statuts, a déclaré lundi un magistrat de ce tribunal, tout en ajoutant qu’il était peu probable que le cas se présente.D’autre part, inondations, pluies torrentielles, premières neiges et gelées d’automne ont causé d’énormes dégâts aux récoltes, rapporte la presse polonaise.Le général Mieczyslaw Moc-zar, adversaire de l’ancien premier secrétaire du parti communiste, M.Edward Gie-rek, et écarté par ce dernier du bureau politique au début des années soixante-dix, a été réélu par ailleurs à la tête de l’association des anciens combattants.Il y a dix jours, un tribunal de Varsovie avait enregistré les statuts de Solidarité mais y avait ajouté, malgré l’opposition du syndicat libre, une clause reconnaissant la suprématie du Parti ouvrier unifié dans la direction des affaires du pays.Après treize heures de discussions avec le gouvernement vendredi, Solidarité a obtenu un recours en appel devant la Cour suprême d'ici le 10 novembre, faute de quoi il déclencherait une nouvelle grève générale deux jours après.Le comité national du syndicat a déclaré lundi dans un communiqué que l’avertissement était maintenu.Le magistrat a précisé que la Cour suprême n’avait pas encore reçu le recours déposé par le syndicat mais qu’il serait étudié «sans délai» dès que le tribunal en aura pris connaissance.Un appel interjeté contre un arrêt ae la cour est possible, la chose s’étant déjà vue, a-t-il poursuivi, mais à son avis, le cas ne devrait pas se présenter.La presse gouvernementale polonaise se montre désormais plus ouverte à l’égard des syndicats libres.L’agence PAP décrivait hier Solidarité comme «un participant à part entière à la vie publique du pays» et comme «un mouvement disposant d’un énorme soutien dans la société».Des locaux, des ronéos et l’accès aux systèmes de communication en circuit fermé ont été accordés au syndicat dans plusieurs villes du pays, ajoute l’agence.Toutefois, poursuit-elle «les obstacles n’ont pas tous été surmontés, les tensions n’ont pas toutes été apaisées», poursuit PAP, qui y voit «la rançon qu’il faut s’attendre à payer quand une organisation complètement nouvelle, sans équivalent en Pologne ou ailleurs, est mise en place».En revanche Zolnierz Wol-nosci, quotidien des forces armées, s’en prend de nouveau «aux forces anti-socialistes» pour qui l’actuelle période de reconstruction «procure l’occasion de se livrer à des mani- fdilations hostiles».Il est dans intérêt national de la Pologne de rester solidaire du bloc soviétique, ajoute le journal.Des milliers d’hectares de pommes de terre n’ont toujours pas été récoltés, écrivait hier PAP.Trybuna Ludu, quo- tidien du parti, écrivait samedi que la récolte annuelle de pommes de terre pourrait ne pas dépasser 25 millions de tonnes cette année contre 49,5 l’an dernier.Les champs de betteraves à sucre ont été gravement endommagés, poursuit PAP, la récolte n’en est qu’à son tiers et les sucreries ne disposent actuellement que de la moitié des quantités mises à leur disposition à la même époque ’an dernier.Il est possible lue la Pologne ait à importer 00,000 tonnes de sucre pour satisfaire la demande intérieure, ajoute l’agence.poi l’a: l Scandale pétrolier en Italie ROME (AFP) - La bataille s’est engagée hier *au Sénat italien autour de ce «monstre aveugle» qu’est devenu en quelques jours l’énorme scandale des fraudes fiscales sur le pétrole, fraudes qui ont détourné des caisses de l’État, de 1974 à 1978, des sommes évaluées à 2,000 milliards de lires.Restée jusqu’ici essentiellement judiciaire, «l’affaire» arrive à un stade politique crucial, dont les retombées pourraient peser sur la toute nouvelle coalition de centre gauche de M.Forlani.Les 27 membres de la commission sénatoriale des finances vont pouvoir pour la première fois prendre connaissance des trois rapports sur les fraudes pétrolières, transmis en mars dernier par le ministre des Finances, M.Francesco Re-viglio, au président de la com-mission, le démocrate-chrétien Remo Segnana, et gardés par celui-ci dans ses tiroirs pendant sept mois.Durement critiqué par le président du Sénat, M.Amin-tore Fanfani (DC), pour n’avoir pas communique aussitôt aux membres de la commis- sion ces trois rapports M.Segnana s’est défendu en assurant qu’ils étaient couverts par le secret de l’instruction judiciaire, et qu’il ne s’était pas senti autorisé à les lire lui-même ni à les porter à la connaissance des sénateurs.-Maintenant contre vents et marées sa position, le président de la commission aurait l’intention de ne communiquer les trois textes que si une majorité se prononçait en ce sens au sein de la commission.Par delà ce paradoxe sénatorial qui voit un président de commission «enterrer» des documents qui lui avaient été transmis par un ministre pour répondre à une requête de sénateurs, la question qui se joue à partir de maintenant est de faire toute la lumière sur les collusions qui sont en cours, selon la presse, entre des personnalités politiques et les organisateurs ae la fraude.Plusieurs noms ont déjà été lancés dans le «scandale» : celui du ministre (démochrétien) de l’Industrie, M.Toni Bisaglia, qui a démenti et porté plainte pour diffamation.Dites vous aussi, la Banque de Montréal, ma banque pour toutes ces raisons.mocratique», comme l’indiquait hier matin l’Unita, organe du PCI.Il s’agit en fait pour le'PCI de faire le point d’une série plutôt «grise», après les grandes espérances que M.Berlin-guer avait nourries pour le «compromis historique» (alliance avec la démocratie chrétienne) lors du grand bond en avant des années 75/76.Déçu par les résultats de la majorité de solidarité nationale — qui, à partir de 76, faisait du PCI (34 pour cent des voix) l’appui d'un gouvernement démocrate-chrétien minoritaire (38%) — M.Berlin-guer avait choisi en 79 le passage à l’opposition.Pénalisé aux élections anticipées de 79 (30,4pourcent de l’électorat), le PCI devait durcir le ton et l’opposition La chute du gouvernement Cossiga en septembre dernier avait pu apparaître comme une victoire de la nouvelle «ligne Berlinguer».Mais les développements de la crise chez Fiat ont porté aussitôt après un coup serieux, à la fois au mouvement syndical et au PCI.Ce n’est point toutefois un «procès à Berlinguer» qui s'ouvrait hier à Rome, mais plutôt l’amorce d’une analyse des défaillances, de la situation actuelle, des données qui ont pu échapper au parti, de l’état de la gauche ae façon plus générale.CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES .car chaque dollar vous rapporte chaque jour avec le compte d’épargne à intérêt quotidien Ce compte de la Banque de Montréal permet de tirer le maximum de chaque dollar en banque.Les intérêts sont calculés chaque jour et crédités deux fois par année.Il n'y a aucun solde minimum à maintenir et il n’y a aucuns frais supplémentaires, quel que soit le nombre de dépôts ou de retraits.à cause des chèques sans frais du compte d’épargne à intérêt quotidien avec chèques Ce compte permet de profiter de l’intérêt calculé chaque jour et de faire autant de chèques et autant de retraits que l’on veut sans qu’il n’en coûte un sou.Pour profiter du privilège de chèques sans frais, il suffit de maintenir aussi peu que $200 durant le mois.car votre compte est bon dans plus de 1100 succursales grâce à Inter-Service L’Inter-Service de la Banque de Montréal permet sur-le-champ d’obtenir de l’argent comptant* d’effectuer des dépôts ou d’obtenir des renseignements sur votre compte où que vous soyiez au pays.C’est simple et pratique, et il n’y a aucuns frais supplémentaires.* Jusqu a $500 par jour a condition d avoir les fonds necess.ifres dans votre compte ,ü! Marque déposée de Banque de Montreal investissez AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR ¦HBÜi Le Devoir, mardi 4 novembre 1980 CSCE: un sommet des espoirs déçus MADRID (AFP) — À une semaine de l’ouverture, le 11 novembre, de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), Madrid est devenu le point de ralliement d'une multitude de groupes de pression, qui jugent les progrès ae la détente Est-Ouest insuffisants ou contraires à leur entente.La plupart de ces rassemblements, convoqués par divers mouvements de défense des droits de l’homme et des organisations de dissidents, ont pour objet d’alerter l’opinion mondiale sur le fait qu’un grand nombre d'engagements pris à Helsinki en 1975, lors de la première CSCE, n’ont pas été respectés.L’URSS et les autres régimes socialistes d’Europe sont la principale cible de ces critiques, mais le mouvement de contestation fait déjà boule de neige et on entendra aussi la voix des adversaires de divers gouvernements de droite d’Asie et d’Amérique latine.Ce sera «un vrai cirque», selon l’expression amusée d’un diplomate américain et, en tout cas, une sorte de conférence parallèle, dont les échos éclipsent d’ores et déjà les derniers soubresauts de la réunion préparatoire à la conférence principale.Sauf coup de théâtre dans les jours qui viennent, cette dernière s’ouvrira, sans calendrier ni ordre du jour, au milieu d’une confusion qui interdit tout pronostic sur son déroulement.Les huits semaines écoulées de la réunion préparatoire se sont consumées en affrontements stériles qui illustrent, au sein des 35 délégations à cette «CSCE de la dernière chance», un malaise et une incertitude qui ont pour noms: Afghanistan, Pologne, conflit Iran/Irak et election présidentielle américaine.Le blocage de la conférence de Madrid vient, grosso modo, de l'impossibilité de concilier deux grands projets qui s’excluent mutuellement: celui des Occidentaux, qui est de mettre le Kremlin et ses alliés au banc des accusés à propos de l’Afghanistan et des droits de l’homme, et celui du bloc de l’Est, qui est d'éviter coûte que coûte ces, attaques, analogues à celles déjà essuyées lors de la deuxième CSCE, en 1977 à Belgrade.Le rassemblement parallèle qui s’amorce en marge de cette conférence alourdira sans doute encore l'atmosphère en mettant l'accent sur tous les espoirs déçus en cinq ans de CSCE — sorte de bilan officieux plutôt négatif.Le coup d’envoi de ces manifestations devait être donné dès hier à l’occasion d'une conférence de presse consacrée au mur de Berlin et aux restrictions aux déplacements des personnes entre la RFA et la RDA.Demain, une autre conférence de presse réunira M.Sayed Ahmed Gailani.président du Front national islamique d’Afghanistan, et des représentants de l’Union des solidaristes russes.Jeudi, ce sera le tour du comité «Prix Nobel Sakharov» et, tout au long de la semaine, dans divers hôtels de la capitale, les journalistes ont été invités à suivre, ici une exposition, là un colloque, organisés par l’union mondiale démocrate-chrétienne, la fondation Konrad Adenauer, le congrès mondial des Slovaques, et autres organisations.Enfin, l'internationale socialiste tiendra à Madrid, du 13 au 16 novembre, un congrès qui coïncidera très exactement avec le démarrage de la CSCE.L’ambassadeur de Cuba a quitté la Jamaïque hier KINGSTON (Reuter) -L’ambassadeur de Cuba à Kingston, M.Ulises Estrada, qui a été déclaré persona non grata par le nouveau premier ministre jamaïquain, a quitté l’île pour La Havane hier, à bord d’un avion spécial.M.Edward Seaga, chef du gouvernement conservateur, qui a balayé le régime de gauche de M.Michael Manley aux législatives de jeudi dernier, avait déclaré en entrant en fonction samedi qu’il avait demandé à Cuba de rappeler son ambassadeur, accuse d’ingérence dans les affaires intérieures jamaïquaines.Cuba n’avait pas encore réagi officiellement hier à la décision du nouveau ministre conservateur de la Jamaïque, M.Edward Seaga, de demander le rappel à La Havane de l'ambassadeur cubain à Kingston.Cette discrétion répond certainement, estiment les observateurs à La Havane, à la vo- lonté du gouvernement de M.Fidel Castro d’éviter une polémique avec un pays membre du mouvement des non-alignés, présidé par le chef de l’Etat cubain.Le diplomate a quitté la Jamaïque dans la matinée d’hier.Le quotidien Granma, organe officiel du Parti communiste cubain, n’a publié encore aucune information sur cette mesure prise à la suite de déclarations controversées de M.Estrada en septembre.Référendum en Uruguay: une tentative «d’institutionnaliser» le fascisme?K ario Pelletier Les militaires au pouvoir en Uruguay tentent «d'institutionnaliser le fascisme» par le référendum constitutionnel du 30 novembre prochain, selon le secrétaire général du Front élargi (Frente amplio) uruguayen, M.Hugo Villar.De passage à Montréal ces jours-ci dans le cadre d’une campagne pour alerter l’opinion publique internationale.M.Villar a expliqué, au cours d'une conférence de presse, que le projet de nouvelle constitution dont on ne connaît encore que les objectifs généraux à un mois du référendum est tout entier fondé sur la fameuse doctrine de la sécurité nationale, si chère aux régimes autoritaires.Or, dans l’esprit et la lettre du projet constitutionnel, seuls les militaires peuvent assurer la sécurité nationale, d'ajouter M.Villar.Ainsi, le pouvoir exécutif serait soumis au contrôle d’un conseil de sécurité nationale, formé en fait de l’état-major des forces armées.D’autre part, il n’y aurait qu’un simulacre de séparation des pouvoirs, puisque les juges seraient nommés et destitués par l’exécutif et que les tribunaux militaires resteraient prépondérants, se réservant notamment le pouvoir de juger les prisonniers politiques.Le secrétaire général du Frente amplio, qui regroupe l’opposition de gauche y compris la démocratie-chrétienne, a dénoncé en outre le projet d’interdire les partis idéologiques ou d’inspiration internationale: ce qui vise non seulement les partis marxistes, mais aussi les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens.Sur le plan syndical, on envisage, selon M.Villar, de démanteler la CNT, la grande centrale qui regroupe tous les travailleurs uruguayens, en limitant la syndicalisation à l’entreprise et au lieu de travail.Contre ce que M.Villar considère «une gigantesque fraude, l’institutionnalisation du coup d’Etat de 1973», le Frente amplio propose de voter «non» fe 30 novembre.Le Front aurait là-dessus l’appui des principaux dirigeants des deux autres formations politiques urugayennes — le Parti national et le parti Colorado — ainsi que de plusieurs représentants des syndicats et de l’Église.Le secrétaire général au Front élargi rejette avec indignation le chantage des autorités militaires, qui ont menacé d'interrompre le «processus de transition vers la démocratie» si le non l’emportait au référendum.M.Villar a ironisé sur les «tendances libérales» que certaines agences de presse ont iéceli ’ taine d’articles du projet constitutionnel qu’on a rendus publics cette semaine, à Montevideo.D’abord, a-t-il dit, la prétendue «assemblée constituante» qui a approuvé ces articles ne représente que le pouvoir en place.Ensuite, la «liberté d’expression» qu’on veut garantir est une liberté bien encadrée et limitée à certaines personnes sûres; le droit de grève est fort relatif, puisqu'il n’est pas reconnu aux fonctionnaires, qui comptent pour plus de la moitié des travailleurs syndiqués.Quant à l'abolition’ des détentions sans procès, M.Villar trouve le projet particulièrement risible venant d’un régime qui vient d'arrêter — il y a un cru déceler dans une cinquan- mois — le président du Parti socialiste, José Pedro Cor-doso, et une centaine de ses partisans.Le docteur Cor-doso, un psychiatre de 77 ans qui jouit aune grande réputation professionnelle, est détenu sans procès comme les autres prisonniers politiques au moment même où le régime militaire prétend offrir un projet de liberalisation politique, selon M Villar Un autre dirigeant du Frente amplio qui accompagnait le secrétaire général, M.Carlos Fasano Mertens, a vivement dénoncé pour sa part un projet de traité de l’Atlantique sud, caressé par les militaires uruayens et dont le but principal est une alliance politique, économique et militaire avec l'Afrique du Sud M.Mertens a fait état de plusieurs indices qui montrent un rapprochement graduel entre Montevideo et Pretoria, au cours des dernières années.Notamment de nombreux articles, éditoriaux et déclarations favorables à l'apartheid, la part de plus en plus grande des capitaux sud-africains dans les banques uruguayennes.l’accueil chaleureux réservé à l’équipe de rugby sud-africaine et le développement des relations touristiques entre les deux pays.D’ailleurs le premier ministre Botha n'a-t-il pas déclaré, lors d’une visite officielle à Montevideo il y a quelques années: «J’ai vraiment l’impression que nous sommes le même type d'hommes».Malaise entre Washington et Bonn BONN (Reuter) — M.Hans Apel, ministre ouest-allemand de la Défense, a confirmé hier à Bonn que l’Allemagne de l’Ouest ne pourra probablement pas augmenter l’an prochain son budget militaire selon les termes prévus par l’OTAN.Le conseil des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’Organisation du traité de l'Atlantique-nord avait demandé en décembre dernier aux pays membres d’augmenter en termes réels de trois pour cent ses dépenses militaires.Depuis lors, la Belgique et les Pays-Bas, confrontés à des difficultés économiques délicates, ont fait savoir qu'ils ne pourraient respecter cet engagement La déclaration de M.Apel, qui intervient après les commentaires faits dans le même sens la veille par M.Hans Matthoeffer, son collègue du ministère des Finances, pourrait peser sur les rapports améncano-ouest-allemanas au sein de l'Alliance.On estime de source bien informée à Bonn que les Etats-Unis souhaitent voir la RFA prendres des responsabilités financières plus importantes, notamment en ce qui concerne les achats d'équipement et le logement des 250,000 soldats américains basés en Allemagne de l'Ouest.C'est en Orient.à une époque très lointaine, que remonte l'origine du mausolée II s'agit d'un monument funéraire où I on dépose, dans des cryptes, les dépouilles mortelles C'est une pratique très digne que plusieurs préfèrent à l'inhumation traditionnelle Aujourd'hui, avec la construction d'un second mausolée le Cimetière Notre-Dame des Neiges continue d'offrir ce service à la population Vous pouvez y réserver dès maintenant une crypte individuelle ou familiale UN D€UXI€M€ MAUSOLé€ Cimetière Notre-Dame des Neiges 4601, i hemin de la Côte^des Neiges Montréal H W 117 7351361 route vers eo>< plus reculer Jun [ooo V 3£
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