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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 janvier 1981
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1981-01-14, Collections de BAnQ.

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fvol LXXII — No 10 Montréal, mercredi 14 janvier 1981 Généralement ensoleillé.Maximum -15 (Détail en page 15) 'Guardian pour un R.E.E.R.COMMENCEZ MAINTENANT — ÉCONOMISEZ PLUS! 842-8251 ~ Compagnie ¦/àn Fiducie Guardian 25 CENTS yiKéÂW! ¦CONSEIL fWPONAT IUEBEC Le patronat et le plan Lalonde Les hommes d’affaires du Québec se préoccupent des politiques fédérales, notamment de celle sur l’énergie et sur la canadia-nisation.Le climat économique, social et politique au Québec les satisfait dans une large mesure, révèle d’autre part un sondage réalisé par le Conseil du patronat du Québec.Page 11.La Côte-Nord dans un creux Près de 4,000 employés de Québec-Cartier et des Mines Wabush seront mis à pied pour une période allant de quatre à six semaines cet été.La Sidbec-Normines a déjà annoncé 400 mises à pied pour la même période, qui viennent s’ajouter aux licenciements annoncés la semaine dernière par l’Iron Ore.Page 11.Éditorial M.Jean Chrétien a déposé d’importantes modifications à celui des articles de la Charte constitutionnelle qui touche la langue d’enseignement.En éditorial, Jean-Pierre Proulx condamne le projet qui joue contre les intérêts du Québec et des minorités francophones.Page 8.Des milliers de skieurs Il est encore possible de s’inscrire au fameux marathon canadien de ski de fond, dont le départ aura lieu le mois prochain à Lachute.Les places commencent cependant à se faire rares, plus de 4,000 personnes étant déjà attendues à cet événement.Page 19.Des idées.Les intellectuels québécois qui ont engagé une polémique avec Pierre Trudeau achèvent ce matin une réflexion commencée hier.Cette fois, le ton monte et les quatre auteurs dénoncent durement le premier ministre et ses politiques.Page 9.Le monde ¦ L’État italien se désagrège sous les coups des Brigades rouges.Page 6.¦ La conférence de Genève sur l’avenir de la Namibie échoue.Page 7.¦ Harcelé sur sa participation au Watergate, Haig se fâche.Page 20.¦ Lalibération des otages est proche, dit Téhéran.Page 20.'"•y* par Michel Vastel OTTAWA — Quelques heures après la reprise de la session parlementaire, le gouvernement a décidé de bousculer l’opposition et d’activer le rythme des débats a la Chambre des communes.Le leader du gouvernement, M.Yvon Pinard, a déposé hier une motion pour interrompre le débat en deuxième lecture du projet de loi C-48, relatif au pétrole et au gaz au Canada.On en était au quatrième jour de débat et le gouvernement jugeait que c’était suffisant.Officiellement, le leader du gouvernement a expliqué que le gouvernement a plusieurs lois importantes à faire adopter, lois qui découlent de son programme énergétique ou du budget.Le Parlement n’a adopté que trois ou quatre lois au cours de la session d’automne et le gouvernement ne veut pas se faire paralyser au cours de cette session.Officieusement, on se dit aussi convaincu que M.Joe Clark, le chef conservateur, cherche des débats aux Communes pour améliorer son image et sauver son leadership.«Le gouvernement ne Les amendements n’ont pas ébranlé les Six rebelles par Rodolphe Morissette Les amendements proposés lundi soir par le gouvernement fédéral à son projet de Charte des droits et libertés n’ont fait que confirmer hier dans leur démarche les six provinces canadiennes qui contestent devant les tribunaux la constitutionnalité du projet Trudeau de rapatriement unilatéral de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.Pour le gouvernement du Québec, les amendements de M.Jean Chrétien, ministre de la Justice et responsable du dossier constitutionnel à Ottawa, ne règlent rien.Au contraire, «c’est encore pire qu'avant», ont commenté hier MM.Claude Morin et Marc-André Bédard, res- pectivement ministres des Affaires intergouvemementales et de la justice du Québec.Les deux ministres participaient à une réunion que tenaient à Montréal les représentants des six provinces qui ont décidé de former un front commun contre le projet Trudeau.Outre le Québec, il y a le Manitoba, l’Alberta et la Colombie-Britannique, Terre-Neuve et l’Ile-du-Prince-Edouard.Les Six se sont engagées à conduire conjointement leur action devant les trois tribunaux auxquels ils ont soumis dix questions différentes au sujet de la Constitutionnalité du projet Trudeau: trois questions ont été présentées à la Cour a’appel du Québec, trois Voir page 10: Amendements L’opposition bousculée Le gouvernement écourte le débat sur l’énergie sera pas l’otage d’une stratégie dictée par les problèmes internes du Parti conservateur», a confié hier soir un porte-parole.C’est la deuxième fois en quelques mois que le gouvernement met fin, d’une manière unilatérale, aux débats aux Communes.En octobre, le gouvernement coupait court au débat sur la résolution constitutionnelle.Cette fois, il s’agit d’écourter le débat de deuxième lecture sur le projet de loi C-48 et d’imposer la création immédiate du comité qui entendra des témoins sur cette législation.C’est l’une des plus importantes lois découlant du programme énergétique puisqu’elle donne au gouvernement d’importants pouvoirs de réglementation sur l’exploitation du pétrole et du gaz sur des territoires — les Terres du Canada — qui couvrent près de deux fois la superficie des dix provinces réunies.Cette loi prévoit également de donner à Pétro-Canada un droit acquis sur 25% de toutes les découvertes d hydrocarbures faites sur ces terres, et oblige tous les exploitants à devenir à 50% canadiens.Le gouvernement a prétendu hier que le débat en deuxième lecture a assez duré sur ce projet de loi.M.Walter Baker, pour les conservateurs, estime pour sa part que, dans un projet aussi important, où les différences de point de vue sur les principes sont si grandes, le temps ne saurait se compter en heures et en minutes.Le Parlement a consacré quatre jours en deuxième lecture, soit un peu plus de 13 heures.Avec la motion adoptee hier soir, il restera un peu moins de six heures à l’opposition pour faire valoir ses arguments contre le principe même du projet de loi.Dès vendredi, le gouvernement veut introduire son projet de loi révisant tout l’impôt sur le revenu, un projet de loi qui reprendra des mesures remontant aussi loin que le budget du ministre conservateur, M.John Crosbie, en décembre 1979.M.Yvon Pinard a également fait valoir Voit page 10: Gouvernement Un cargo se fracasse sur un quai du port par Guy Deshaies Le brise-glace Pierre-Radisson a réussi hier mtin à faire décoller un énorme bouchon de glaces de trois milles de longueur dans le port de Montréal, permettant ainsi à deux navires en dérive de regagner les quais et à deux remorqueurs de la compagnie McAllister de se libérer des glaces.Cette formation rapide de glaces dans les limites du port, un phénomène qu’on ne se rappelle pas avoir vu depuis au moins dix ans, a angoissé les autorités portuaires au cours de la nuit de lundi a hier d’abord par la montée du niveau d’eau à 14 pieds au-dessus de la normale inondant même le quai Victoria et ensuite en brisant les amarres de trois navires au cours de la nuit.Voyant la formation de glaces dans le port, les autorités avaient recommandé aux commandants des navires à quai de doubler leurs amarres et de laisser les machines en marche au cas, où, soulevés par la montée des eaux, Voir page 10: Cargo Arraché de ses amarres par la montée des eaux due à la formation de glace dans le port, le cargo panaméen Deteous est parti à la dérive tô( hier matin pour aller se fracasser sur le quai de la St.Lawrence Stevedoring, dans l’est de Montréal, où il a arraché sur son passage deux grues dont l’une (ci-haut) s’est renversée sur le mavire.(Photo CP) Au quatrième jour de l’offensive de la guérilla Washington reprend son aide au Salvador À son arrivée à Rome hier, Lech Walesa, président du syndicat indépendant polonais Solidarité, a retrouvé après sept ans de séparation son beau-père Stanislaw, qui a émigré aux États-Unis.Il doit rencontrer le pape Jean-Paul II demain.Nos informations, page 6.(Photolaser AP) Au nom des 150,000 titulaires de la CAM Une étudiante pourra poursuivre la Fraternité des chauffeurs d’autobus WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — Le gouvernement américain annoncera aujourd’hui la reprise de son aide militaire au Salvador, a-t-on appris hier soir à Washington de source bien informée.Cette aide avait été suspendue en décembre dernier à la suite du meurtre de quatre religieuses américaines au Salvador.Selon cette source, qui a requis l’anonymat, la décision de l’administration Carter a été motivée par l’offensive déclenchée par les forces de gauche le week-end dernier, qui aurait déjà fait plus de 500 morts.Cette reprise, a-t-on ajouté de même source, a été personnellement approuvée par le président Carter à la suite d’une série d’entretiens avec son conseiller pour les Affaires de sécurité nationale Zbigniew Brzezinski, le secrétaire d’Etat Edmund Muskie et le secrétaire à la Défense Harold Brown.L’assistance militaire américaine au Salvador (5 millions de dollars) comprend notamment 6 hélicoptères et plusieurs millions d’équipement.Six conseillers militaires devraient se rendre au Salvador, a-t-on précisé de même source.Les États-Unis, qui soutiennent le gouvernement du président Napoleon Duarte, avaient rétabli leur assistance économique de 20 millions de dollars à la mi-décembre.Pendant ce temps, l’armée salvado-rienne a à nouveau affirmé hier avoir le contrôle de la situation dans toutes les villes du pays, malgré de violents combats dans au moins quatre d’entre elles, alors que l’offensive «finale» lancée par les guérilleros est entrée dans sa quatrième journée.Deux appareils de l’armée de l’air sal-vadorienne ont bombardé hier la ville de Zacatecoluca, tombée aux mains des «rebelles», a annoncé un porte-parole de l’armée.Les forces armées guatémaltèques seraient entrées hier au Salvador, dans le département d’Ahuachapan (100 km à l’ouest de la capitale), ont affirmé à San José de Costa Rica des représentants de l’opposition salvadorienne, ce que l’ar-Voir page 10: Washington /Jesmûrû/) i 845 3194 , 60 ouest, rue Notre Dame par Bernard Morrier L’exercice d’un recours collectif, au nom de quelque 150,000 usagers du transport en commun à Montréal, a été autorisé hier par le juge Anthime Bergeron, de la Cour supérieure.Le magistrat s’est rangé du côté de Mlle Geneviève Monastesse, une jeune étudiante en littérature à l’Université de Montréal, qui sollicitait l’autorisation de poursuivre la Fraternité des chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, dans le but d’obtenir de ce syndicat une indemnité pour compenser l’arrêt de travail illégal, au début de novembre dernier, et qui avait eu pour effet de paralyser le transport en commun durant trois jours.Par cette décision, Mlle Monastesse pourra exercer un recours collectif au nom de toutes les personnes qui, comme elle détenaient la CAM (carte autobus-métro) en novembre dernier.Emise par la CTCUM au coût mensuel de $16, la carte en question permet de voyager autant qu’on le désire et sans frais additionnels à bord du réseau de transport en commun.En raison de l’arrêt de travail, la demanderesse estime quelle avait subi injustement une perte ae $1.60 et que cette somme devrait être remboursée, à elle-même et à tous les détenteurs de la CAM, par ceux qui ont illégalement ce-sé de travaillé, c’est-à-dire le membre du syndicat en cause.Le juge Bergeron a estimé que la requête de l’étudiante était dans tes circonstances bien fondée en faits et en droit.C’est au début de novembre que Mlle Monastesse avait inscrit sa requete et le 14 du même mois, les administrateurs du Fonds d’aide aux recours collectifs avaient accepté une demande d’aide fi- nancière en lui octroyant une somme de $5,650.L’aide accordée aidera à acquitter autant les honoraires du procureur de la demanderesse, Me Denis Sauvé, que ceux d’avocats conseils en relations de travail, les frais d’avis (il faut que les citoyens prennent connaissance de ce recours collectif), les déboursés judiciaires et extrajudiciaires et, finalement, tous les autres frais inhérents à la cause.Hier, le juge Bergeron n’a pas retenu l’argumentation du procureur des syndiqués de la CTCUM Me Guy Bélanger, voulant que cette dernière soit la première responsable des préjudices causés aux usagers, entendu que la CAM était avant tout un contrat intervenu entre ces derniers et le transporteur en commun et que c’est à ce dernier que les pertes subies devaient être réclamées.D’après le juge, cet argument est mal fonde en ce sens qu’il tente de faire porter dans le champ contractuel une action en dommages et intérêts en matière délictuelle, Antérieurement, le procureur de Mlle Monastesse avait soumis que la grève illégale des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro ayant empêché les usagers de la CAM de jouir de privilèges pour les-uels ils avaient payés, c’est donc le syn-icat qui devait en porter toute la responsabilité, puisque c est lui qui avait commandé l’arrêt de travail illégal.Estimant qu’il y a environ 150,000 détenteurs de cette carte, c’est donc une somme de quelque $240,000 que la Fraternité se verrait obligée de rembourser, advenant un jugement favorable au recours collectif maintenant autorisé.Mais toute cette question reste à être déterminée par un autre iuge de la Cour supérieure quand viendra le temps d’étumer la procedure elle-même.Ce qui ne saurait survenir avant quelques semaines, ques-Volr page 10: Étudiant* Rôtisserie A CRÉDITMATIQUE, un nouveau produit signé Caisse populaire Desjardins.CRÉDITMATIQUE, c'est une ouverture de crédit personnelle C'est un moyen de parler d'argent d'une façon logique et rassurante.Créditmatique est, en effet, une solution-dépannage simple, pratique et sécurisante.Une fois ce montant d'argent mis à votre disposition, vous pouvez l'utiliser quand bon vous semble.Vous n’avez plus à vous déplacer; les avances se font au besoin à 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Québec et du Manitoba des provinces bilingues.L’amendement de M.Chrétien ajoutera une autre province: le Nouveau-Brunswick — à la demande du premier ministre Hatfield d’ailleurs, aime à souligner le ministre des Affaires intergouvemementales de l'Ontario, M.Torn Wells.Par ailleurs, le chef libéral ontarien, M.Stuart Smith, est satisfait de la décision fédérale de ne pas soumettre l’On- tario aux dispositions de l’article 133 parce que cette mesure «aurait été plus symbolique que pratique».Quant aux porte-parole des organisations francophones de la province, ils ont manifesté leur inquiétude de ne pas voir leur province déclarée bilingue aux termes de la nouvelle constitution.Dans une entrevue accordée d’Ottawa, M.Jacques Aubé, coordonateur des services à la communauté de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO), s'est dit «très déçu que le gouvernement fédéral ne revienne pas Sur ses positions».Selon lui, la politique suivie par le gouvernement Davis d'augmenter graduellement les services à la population francophone n’a pas beaucoup aidé les 600,000 francophones de la province.Pour Mlle Patricia Picknell, représentante de l’ACFO à Hamilton, si le gouvernement fédéral avait voulu respecter son engagement envers les francophones ontariens, il aurait du alors l’inscrire clairement dans la constitution.«Ignorer le groupe le plus important de francophones hors Québec, c’est ignorer notre existence», a-t-elle affirmé.Peckford estime que les droits de Terre-Neuve ne sont pas garantis Les amendements Chrétien, surtout la dispense ontarienne, déplaisent au plus haut point au caucus libéral du Québec par Claude Turcotte OTTAWA — Les amendements au projet constitutionnel présentés lundi par M.Jean Chrétien n'ont rien fait pour apaiser les critiques.Au contraire, les protestations s'intensifient au sein même du Parti libéral.Ce matin, les trois partis politiques tiennent leur caucus hebdomadaire et dans tous les cas, on discutera de constitution, à la lumière des réactions déjà connues, dont cer- tainement celles des représentants de six gouvernements provinciaux, hier à Montréal.Mais même à Ottawa et même dans le camp libéral, on sentait hier la pression monter.Après le député de Montmorency, M.Louis Duclos, dont on connaissait déjà l’opposition au projet de résolution, il y a maintenant un second député libéral qui ose lever la voix.Il s’agit de M.Gilles Marceau, député de La-pointe, dont les sympathies nationalistes sont connues de- puis longtemps et qui demande à son gouvernement de faire davantage.En fait, lundi soir avant d’aller livrer ses amendements au comité spécial mixte, M.Jean Chrétien les a présentés en avant-première à «un mini-caucus».«Cette présentations n’a soulevé aucun enthousiasme», selon ce qu’en ont bien voulu dire des députés présents.Il semble qu’un nombre grandissant de députés libéraux fédéraux, particulière- ment des Québécois, soit de plus en plus disposé à faire des pressions sur le gouvernement fédéral.Plusieurs digèrent très mal en effet que l’Ontario soit dispensée de l’article 133.C’est la le principal point de rassemblement des opposi-tionnistes libéraux.Pour ce qui est du député de Lapointe, ses pressions portent essentiellement sur deux points Bien sûr, il comprend mal que l’Ontario, «qui a beaucoup profité de la Confédération depuis 100 ans», n’ac- cepte pas le bilinguisme institutionnel qu’implique l’article 133.Mais il comprend encore moins pourquoi le gouvernement se propose d’appliquer au Québec la clause Canada — c’est-à-dire permettre aux citoyens anglophones canadiens qui viendront s’établir au Québec d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise — et de permettre aux immigrants anglophones d’avoir un libre choix complet après trois ans au Québec.Les élections générales au Québec n’auraient pas lieu avant le 16 mars par Bernard Descôteaux QUÉBEC — La date des prochaines élections générales au Québec n’est toujours pas arrêtée, mais il est certain qu elles ne seront pas déclenchées avant le début du mois de février et qu’un scrutin ne saurait avoir lieu avant le 16 mars.Ce sont là les précisions apportées hier après-midi par le premier ministre, M.René Lévesque, au cours d une brève rencontre avec la presse parlementaire.Le premier ministre, qui, depuis le mois de décembre.jongle avec cette question de date des élections, avait indiqué lundi à Montréal qu’il n’était pas question de tenir des élections en plein coeur de l'hiver Hier il a toutefois précisé que pour lui le coeur de l'hiver prenait fin avec la fin du mois de janvier et il a assuré qu’aucune élection ne serait appelée avant la fin du mois et qu’aucune décision ne serait prise non, plus avant ce moment.Alors qu 'on lui faisait valoir que février était tout autant que janvier en plein coeur de l'hiver, M.Lévesque a ajouté en fait qu’aucune décision ne serait prise avant les rencontres constitutionnelles du début février qu'il doit avoir avec ses homologues provinciaux Après ces rencontres, rien n'empêcherait plus le déclenchement de cette élection, a-t-il toutefois indiqué.La rencontre à laquelle M.Lévesque a fait allusion est prévue pour le 9 février à Montréal.Dans la mesure où une élection serait déclenchée dans les jours suivants, cela signifierait un scrutin le 16 mars ou tout autre lundi subséquent.La Loi électorale stipule en effet que le scrutin a lieu le cinquième lundi suivant le déclenchement des élections.Des rumeurs d’élections alimentées par les déclarations de certains ministres avaient fixés pour la mi-février la date du scrutin, ce que M.Lévesque avait refusé de nier ou de confirmer à la fin de la session en décembre.¦ Sa déclaration d’hier exclut maintenant une telle possibilité, mais laisse croire à des élections rapprochées comme l’indiquait le plan d’action de campagne électorale adopté par le Parti québécois et dont LE DEVOIR a fait état ces jours derniers.Le premier ministre avait repoussé l’automne dernier les élections normalement prévues pour le mois de novembre en invoquant la situation d’urgence créée par Ottawa sur le plan constitutionnal, faisant notamment valoir l’importance de ne pas créer de vide politique à Québec au moment où se iiblement 1 jouerait possih l’avenir du Québec.Cet argument n’a plus le même poids aujourd’hui, a souligné hier le premier ministre, en rappelant que le gouvernement fédéral entendait au point de départ mener à terme son projet à un «train d’enfer» avant Noël.Les échéances ont été reportées et il est prévu que le projet ne sera pas adopté avant la fin du printemps et, qui sait, peut-être bien seulement l’automne prochain.Si cela de- vait traîner jusqu’en novembre prochain il faudrait alors forcément tenir des élections puisque le mandat du gouvernement prend fin, à noté M.Lévesque pour montrer que l’argument ne tient pas.De la même manière, on avait fait valoir l’automne dernier que le Québec s’était impliqué activement dans les négociations constitutionnelles et dans les actions en réaction au projet fédéral menées conjointement avec les autres provinces et qu’il ne devait pas faire défaut à celles-ci.La présence du Québec auprès des autres provinces doit se maintenir, mais on ne peut tirer la conclusion qu’elle est maintenant vitale au point de retarder les élections, a souligné M.Lévesque à ce propos.C’est dans ce contexte que M.Lévesque entend réfléchir avec confiance à la date des élections et à la campagne électorale qui suivra.Selon lui, une sorte d’instinct de préservation va alors indiquer aux Québécois que «rouge à Québec et rouge à Ottawa, ça n’a pas de bons sens».Quant aux amendements apportés lundi soir par le gouvernement fédéral à son projet constitutionnel, M.Lévesque a réservé ses commentaires à plus tard, une fois qu’il aura discuté de ces amendements avec ses collègues.À première vue, il a souligné que pour ce qui est des intérêts du Québec, ces amendements ne semblaient pas améliorer la situation, par exemple au chapitre des droits linguistiques, ni ne modifiait le caractère unilatéral de l'opération.En vérité, a déclaré hier M.Marceau, comme il le'faisait devant la Société nationale des Québécois à Jonquière récemment, si le gouvernement fédéral n’apporte pas d’autres amendements que ceux déposés lundi, je me verrai dans l'obligation d'exprimer très nettement mon désaccord.«Je ne vais pas me contenter de m’absenter ou de simplement voter», a-t-il prévenu II voudra très certainement aussi expliquer son attitude dans un discours aux Communes.Pour l’instant, toutefois, M.Marceau préfère laisser la porte ouverte en espérant que M.Chrétien apportera d’autres modifications.Il est probable qu’un certain nombre d’autres députés libéraux s’imposent également la stratégie de la patience.Du côté de l’opposition, on connaît déjà la réaction des conservateurs, qui condamnent toujours le caractère unilatéral de cette action fédérale.Quant au NPD, il cherche le moyen de maintenir une certaine cohésion dans sa politique sans élargir le fossé qui existe entre ses députés de l’Ouest et ceux de l’Ontario.Quoi qu’il en soit, le comité spécial mixte sur la constitution reprend le travail dès cet après-midi en recevant le ministre de la Justice qui viendra donner des explications additionnelles sur ses amendements.Il paraît déjà assuré que le témoignage de M.Chrétien occupera le comité jusqu’à la fin de la semaine.Le comité a par ailleurs l’intention d'inviter d'autres ministres pour des questions plus particulières.On pourrait par exemple demander au ministre des Affaires indiennes de venir dire ce qu’il pense de l’amendement Chrétien sur les autochtones.Et à propos d'autochtones, on peut dire tout de suite que les amendements du ministre de la Justice ne les ont pas ramenés à de meilleurs sentiments.Le député néodémocrate Peter Ittinuar, qui est un Inook, a soutenu que la situation demeure à peu près exactement ce qu’elle était avant les amendements.«La nouvelle section 25, a-t-il affirmé, contient l’expression «les droits autochtones», ce qui est un progrès, mais l'article est encore dans une forme négative et n'engage pas le gouvernement à négocier une définition des droits aborigènes».Le président du Conseil des Indiens du Canada, M.Harry Daniels, a déclaré qu’il peut très bien décider d’aller contester les amendements de M.Chrétien devant les tribunaux.En outre, il ne faudra pas attendre très longtemps avant que les Métis et les Indiens sans statut ne protestent publiquement eux aussi puisqu’ils ont été complètement oubliés dans les amendements de M.Chrétien lundi dernier.Mais hier aux Communes, ce sont les femmes qui ont mené le bal.Mme Flora Macdonald pour les conservateurs et Mme Pauline Jewett pour le NPD s’en sont prises a M.Lloyd Axworthy, ministre chargé du statut de la femme au sein du gouvernement fédéral.C’est la déclaration et la décision de Mme Doris Anderson, présidente du Conseil consultatif de la situation de la femme, au sujet d’une confé- rence sur «Les femmes et la constitution» en février prochain qui a mis le feu aux poudres.«Je suis personnellement choquée, a-t-elle déclaré, que l’executif ait tenu pour raison valide d'annulation de cette réunion la simple allusion faite par M.Axworthy que cette conférence pourrait embarrasser légèrement le gouvernement.» Or, aux Communes hier, Mmes Macdonald et Jewett ont soutenu que M.Axworthy avait perdu toute crédibilité dans son rôle, de ministre chargé du statut de la femme.Le ministre de la Main-d’oeuvre a reconnu avoir suggéré un délai pour la tenue de cette conférence, mais il a nié avoir exercé des pressions.Mme Jewett a accusé les libéraux de vouloir noyauter le Conseil consultatif sur le statut de la femme, ou tout au moins de vouloir y mettre ses espions, par la nomination de Mme Hellie Wilson, qui antérieurement avait travaillé au bureau du premier ministre Trudeau.Moi un pollueur?V.JAMAIS! ________________ AQTE SAINT-JEAN, T N.(PC) -Le premier ministre Biran Peckford a déclaré hier que les amendements envisagés au projet constitutionnel du gouvernement fédéral ne garantissent pas les droits de Terre-Neuve au sein de la confédération.Au cours d'une conférence de presse, M Peckford a précise que les amendements évoques lundi soir par le ministre fédéral de la Justice, M.Jean Chrétien, sont le fruit de pressions entreprises par diverses provinces pour empêcher le gouvernement fédéral de rapatrier unilatéralement la constitution «Si Terre-Neuve et d'autres provinces n’avaient pas parlé haut, le gouvernement fédéral n’aurait pas envisagé les amendements qu’il annonce maintenant si fierement, a dit M.Peckford.C'est une manière d’admettre que l'action unilatérale risque de compromettre d’importants droits individuels et provinciaux.«Les amendements envisagés ne constituent pas en réalité des correctifs, mais le gouvernement fédéral commence au moins à réaliser qu’avec un peu de patience nous pourrions aboutir».M.Peckford a répété qu’à son avis il n’y a qu’une voie qui mène à là solution de la question constitutionnelle: ne le premier ministre Tru- leau reprenne les négocia- tions avec les provinces.Il est vrai, dit-il aussi, que les amendements proposés par M.Chrétien comportent une certaine protection des droits pré-confédéraux de Terre-Neuve, mais rien ne garantit que ces droits seront maintenus.Ainsi, par exemple, rien ne garantit que la ligne de démarcation qui sépare le territoire terreneuvien du Labrador avec le Québec ne sera pas modifiée, un jour, sans le consentement des provinces.«La province, a déclaré M.Peckford, ne se contentera de rien de moins qu'une garantie nette, précise et irrevocable de ses frontières».Pour M.Peckford, les amendements proposés par M.Chrétien laissent la voie ouverte à un tribunal de décider que l'article 17 de l'accord concernant l'adhésion de Terre-Neuve à la confédération du Canada est en contradiction avec le projet de charte des droits intégré à la constitution.L’article 17 confère à la province le droit de lever des taxes pour financer son régime scolaire culturel.En vertu de ce régime, les autorités religieuses nomment certains membres des commissions scolaires et administrent les écoles.Le gouvernement provincial établit les programmes d’études et finance les salaires des enseignants et autres dépenses.de Paul-André Linteau, René Durocher et Jean-Claude Robert, s'est mérité les éloges unanimes des eritiques.« Une fresque historique à la fois nôtre et vraie, à la fois fidèle aux faits et chaleureuse à notre collectivité» (Laurent Laplante) «Ce livre devrait être une lecture obligatoire pour tous les artisans de l'information » (Jacques Godboui) «Quel plaisir d'entrer dans ce monde vivant.» IMarianne Favreaul aU boréal ¦¦¦¦I express Le livre qu'il faut lire pour comprendre le Québec d'aujourd'hui L histoire du Québec contemporain — De la Confédération ét la crise. Le Devoir, mercredi 14 janvier 1981 ¦ 3 : -jsiSÉp >>• ¦¦'.¦J*.Devenue parc de la CUM, File de la Visitation, que l'on aperçoit ici depuis nie de Montréal, conservera ses habitants et ses maisons campagnardes.(Photo Jacques Grenier) La CUM tiendra des audiences sur l’aménagement du parc de la Visitation par Alain Duhamel La Commission permanente d'aménagement de la Communauté urbaine de Montréal tiendra à partir de la semaine prochaine des audiences publiques au sujet du parc régional projeté dans File de la Visitation, au nord de l’île de Montréal.C’est la première fois que cette commission du Conseil de la CUM, instituée en avril 1979, sollicite l'opinion des citoyens.Le projet de parc, d’une superficie de 60 acres environ, comprend toute l’île de la Visitation et une large bordure de terrain située dans le quartier Ahuntsic de la ville de Montréal, au coeur de l’ancien village du Sault-au-Récollet, entre le pont de la rue Papineau et la limite est de la ville.Le processus de consultation publique débutera le 21 janvier, par une soirée d’information au cours de laquelle la Commission exposera son projet préliminaire d’aménagement.À la fin du mois de janvier ou au début de février, les groupes de citoyens devront avoir remis leur mémoire écrit.L’échéancier de travail de la Commission prévoit l’adoption des recommandations finales vers la fin du mois de février et la mise en chantier au printemps.Le parc de l’île de la Visitation, intégré au réseau des parcs régionaux à la faveur d’une subvention au gouvernement québécois, sera le plus petit des parcs de la CUM.Pour l’essentiel, le projet de la Commission permanente reprend à son compte un projet de parc municipal que la Ville de Montréal préparait depuis plusieurs années dans le cadre de la promenade du boulevard Gouin.L’administration municipale en a soustrait quelques 360,000 pieds carres afin de les affecter à l’opération «10,000 logements».Voué à la promenade, au pique-nique et au contact avec la nature, le parc de l’île ae la Visitation comportera quelques résidents puisque la Communauté urbaine ne se propose pas de chasser les habitants de l’île.Une digue, dont les origines remonteraient au XVIIIe siècle, relie l’île de la Visitation et l’île de Montréal.Les premier' travaux consisteront à démolir les moulins qui y sont érigés pour leur substituer des terrasses et, s’il y a lieu, une certaine forme de mise en valeur des vestiges de ce site industriel ancien.Une maison en pierre et en bois, communément appelée «maison du meunier», voisine de la digue, pourrait servir de centre d’accueil.Le plan préliminaire prévoit des aires de stationnement rue DeLorimier (35 places), rue du Pressoir (40 places) et en bordure d'une nouvelle rue à aménager dans un axe est-ouest entre les rues Du Pressoir et Iberville.Il s'agirait de trois aires de stationnement comprenant en tout 55 places.Les aménagements prévus voisineront la maison du Pressoir, un bâtiment classé monument historique par le ministère des Affaires culturelles, qui demeure en attente d’un projet de mise en valeur depuis quelques années.La CUM ne se propose pas, pour Fins-tant, d’intégrer ce bâtiment à son parc et, à moins que le ministère des Affaires culturelles ait homologué une aire de protection, n’aura pas à obtenir un permis.Une piste cyclable dans l’île de la Visitation rejoindra la piste projetée en bordure de la riviere Des Prairies par la rue Du Pont et par un pont piétonnier et cyclable rejoignant la rue Iberville.L’île de la Visitation, ainsi nommée à cause de sa proximité avec l’église de la Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, elle aussi classée monument historique, a conservé un caractère champêtre bien qu’elle porte les marques d’importants aménagements: à l’ouest le pont de la rue Papineau, a l’est le barrage de l’Hydro-Québec.Des amendes et procès pour accrocs à la loi électorale fédérale par Bernard Morrier Le candidat du parti Rhinocéros dans Laval-des-Rapides lors des élections fédérales du 18 février 1980.M.Jean-Pierre Juteau, et son agent officiel, M Alain Bonnier, ont reçu hier des amendes individuelles de $300, après s’être reconnus coupables, devant le juge Al-déric Deschamps, de la Cour des sessions, de ne pas avoir produit dans les délais requis leurs rapports de dépenses au président des élections.À défaut de payer l’amende, les deux hommes devraient purger 30 jours de prison Par ailleurs, un autre candidat du même arti.cette fois dans le comté d’Outremont, 1 Philippe Langlois, et son agent, M Michel Douville, de meme que le représentant du Nouveau parti démocratique dans le comté de Saint-Denis, M Raymond Beaudoin, et son agent officiel, M Lorrain Beliveau, ont nié leur culpabilité à des accusations semblables.Le juge Deschamps a décidé de reporter au 20 août prochain leur enquête préliminaire La comparution résultant ae simples convocations, il ne fut donc pas question d'exiger le moindre cautionnement pour la remise en liberté des quatre hommes Un an de prison à une femme de 52 ans pour proxénétisme Rita Picard, une femme de 52 ans qui, depuis 1949, a passé pas moins de 14 années en prison pour des crimes reliés à la prostitution, a été condamnée hier à un an de prison par le juge Maurice Allard, de la Cour des sessions, devant qui elle s’est reconnue coupable d’avoir vécu des fruits de la prostitution entre les mois de juillet et octobre derniers.Sortie de prison en juin dernier, après avoir purgé une sentence de 18 mois de prison, reçue en Cour municipale, la femme, qui est défendue par Christiane Filteau, avait été appréhendée à son domicile du boulevard de la Concorde à Laval, en octobre dernier.à l’issue d’une filature de trois semaines effectuée par la Sûreté du Québec.Ainsi, on avait pu établir que trois jeunes filles «travaillaient» pour elle, en percevant $50 pour chaque client, et que l’accusée y prélevait sa part, attendu que son logement servait de «centre d’accueil» pour le commerce.On a estimé à $3.500 les revenus enregistrés durant la période mentionnée.Rita Picard est seule dans la vie, n’ayant aucun mari ou enfant, et ne dispose d’aucun revenu, que ce soit salaires ou prestations d’assurance-chômage ou bien-être social.Devant ces faits.Me Filteau n’a pu s'empêcher se souligner au juge Allard que la sentence de 18 mois, que sa cliente avait reçue en Cour municipale, était tout simplement aberrante.Incidemment, Rita Picard participe au film de Guy Simo-neau, intitulé Plusieurs tombent en amour, dans lequel des prostituées se racontent.et qui sera projeté samedi à Radio-Québec, dans le cadre de l’émission Image par image, Devant son imposant dossier, qui fait état de condamnations pour vagabondage, proxénétisme et exploitation de maisons de débauche, le juge Allard n’a pu s'empêcher de demander a l’accusée si elle se pensait au-dessus de la loi, ce à quoi elle a répondu que «la police voulait l’avoir».«Allez-vous continuer?» d’interroger le magistrat.«Ça dépend», a-t-elle répliqué.Puis, alors qu’il lui demandait s’il n’y avait pas quelque chose à faire pour la ramener dans le droit chemin, la femme a rétorqué au juge que tout ce qu’elle voulait, c’est qu’on lui laisse la paix, en ajoutant que la police pourrait bien regarder ailleurs car, des prostituées, il y en a beaucoup d’autres à Montréal.B.M.Un test sanguin pour les cancers WASHINGTON (AP) - Un laboratoire pharmaceutique américain compte mettre au point et commercialiser un test sanguin qui permettra de détecter rapidement toute une série de cancers.La Warner-Lambert Company, de Morris Plains (New Jersey), a en effet annoncé qu elle allait poursuivre des travaux entamés dans ce sens aux universités Milton Hers-hey et de l’Etat de Pennsyl-vannie par les Drs Eugene Davidson et Sally Bolmer.Ces chercheurs ont découvert une substance glycopro- téinique qui s'altère chez un cancéreux C’est à partir de cette substance que le test est bâti Celui-ci, contrairement à d’autres tests déjà existants, permet de repérer toutes une série de cancers, notamment les sarcomes, les carcinomes, les mélanomes et la maladie de Hodgkins.L’utilisation du test devrait être aisée: une simple application dans un prélèvement sanguin.La proportion de glycoprotéines altérées déterminerait la présence ou l’absence de tumeur maligne.Pour mieux apprendre que nous avons des amis partout par Paule des Rivières Les ministères de l'Éducation et de l’Immigration ont lancé hier un nouvel outil de travail pour les enseignants, qui vise à favoriser un rapprochement entre les enfants d’origine francophone et ethnique.Le projet, intitulé «Mes amis de partout», prend la forme d'un guide pédagogique contenant des suggestions d’activités qui éveilleraient les enfants de la maternelle et de niveau primaire à l’existence de communautés d’origine diverse.Par exemple, pour le cours de français, on suggère aux enseignants de faire venir à l’école un calligraphe arabe, chinois ou cambodgien, ou encore, en musique, d’apprendre une chanson de folklore du pays choisi Si le contexte s’y prête, un groupe d’élèves peut aussi se familiariser avec les croyances et religions de ses petits camarades, par des visites, des vi-sionnements de films, ou des confections de calendriers des fêtes religieuses des grandes religions.Cette initiative de «sensibilisation» au choc des ethnies a été expliqué hier par les ministres de l’Éducation et de l’Immigration, MM.Camille Laurin et Gérald Godin.La petite cérémonie de présentation s’est tenue à la polyvalente Émile-Nelligan, où la directrice, Mme Helène Chénier, en a profité pour dire que les 469 jeunes issus des communautés ethniques diverses qui fréquentaient la polyvalente constituaient la principale richesse d’un environnement peu privilégié au plan matériel, avec une école sans patinoire l’hiver et sans gazon l'été.M.Laurin a souligné qu’il était important que la communauté francophone s’ouvre davantage et se départisse de certains préjugés «qui sont une tache de lTiomme».L’outil de travail rendu public hier comprend des suggestions d’activités mais la majeure partie de ses 20 pages est consacrée à l’histoire du choc des ethnies et parsemée d’anecdotes illustrant les temps fort de l’immigration La CEQ s’inquiète des finances du MEQ Après le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), c’était hier au tour de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) de réclamer des éclaircissements sur la situation financière qui prévaut dans le secteur de l’éducation.Le président de la CEQ, M.Robert Gaulin, croit savoir de «source fiable» que le Conseil du trésor a déjà avisé le ministère de l’Éducation que des coupures de $161 millions seraient annoncées dans le prochain budget du gouverne- ment et que ces coupures représenteraient 16% des compressions globales, s’élevant environ à $980 millions.Au Conseil du trésor, personne n’a voulu commenter ces chiffres et un porte-parole s’est contenté de dire que des t i f’ !: i t î : bv H ¦>’; COLLÈGE NOTRE-DAME 3791, chemin Queen Mary Montréal H3V 1A8 renseignements Tél.: 739-3371, poste 231 Cours secondaire complet Pensionnat - Externat Garçons, secondaire I à V Filles, secondaire I et II EXAMENS D’ADMISSION: Les examens d’admission ont lieu à 13 h 30 aux dates suivantes: Les samedis 17 et 31 janvier 1981 durée: 3 heures.L’enfant se présente, sans rendez-vous, avec une photocopie du bulletin de l’an dernier et du bulletin de l’année en cours.restrictions seraient sûrement annoncées mais que l’opération compression n’était pas encore complétée.Pour le président de la CEQ, mouvement qui regroupe 85,000 membres dont la majorité enseignent dans les écoles primaires et secondaires du Québec, l’heure est venue pour le nouveau ministre de l’Éducation, M.Camille Laurin, de préciser ses intentions.Les déclarations que le chef de la CEQ a émises hier avaient pour but d’informer les journalistes et le public des projets des prochains mois, au cours desquels il y aura, a précisé M.Gaulin, beaucoup de gestes concrets.Hier cependant, la CEQ a surtout réagi aux propos tenus par M.Laurin et par le président du CSE.M.Claude Benjamin.Ce dernier a posé plusieurs questions la semaine dernière.Tout comme M.Benjamin, M.Gaulin exhorte le successeur de M.Jacques-Yvan Morin à remplacer ses allusions par des affirmations en disant ce qu’il entend faire des réformes prévues dans le secteur de l’éducation, lies Wm\s filleuls Restaurant Français 290 rue Richelieu St-Marc-sur-Richelieu (sortie 112, T rans-Canadienne) Sfieciatctu ut*eOiccU micU te eepttetel de petite* creuette* de “Watatte te "pitet Tftlpne* eut pelure parai curette* placée* peatetc* ieulaapere* le c*4é7tt*é* 96.75 P S • d.m./k.tel.5X4-2231 au Québec et du sort qui fut réservé aux immigrants à différentes périodes.Ceci parce ue souvent «notre conception u monde arabe relève en droite ligne de Walt Disney et celle de l’Asie tiendrait facilement au dos d’un timbre».Ce projet, qui, dans certaines écoles de Montréal, ne vient qu’officialiser des expériences déjà en cours, devra trouver sa place à l’intérieur des matières déjà prévues pour le cours primaire puisqu’il ne peut être question d’implanter ou d’imposer un nouveau cours.D’ailleurs, le tout est optionnel.Le projet a nécessité des déboursés de $50,000 et M.Laurin a précisé hier qu’une version bilingue serait sous peu accessible, pour les écoles anglaises.Les journalistes des médias ethniques qui ont assisté à la conférence de presse à l’issue du lancement se sont montrés vivement intéressés mais quelques-uns se sont demandés si le projet connaîtrait l’essor espéré si les enseignants n étaient pas mieux formés et sensibilises à la réalité multi-ethnique, M.Laurin a dit que cette initiative conjointe n’était u’un premier pas de la part u gouvernement.Il a ajouté que la campagne «Mes amis de partout» visait, bien sur, le milieu scolaire mais, a-t-il signalé, «il y a aussi une autre dimension de l’action de l’école que je veux souligner, il s’agit de son impact sur les parents eux-mêmes».Un endroit paisible, exceptionnel.Un entraînement sérieux • .• iHr.t' • conditionnement physique • conditionnement aquatique • musculation • jogging • sports Informations: 739-3371 (jusqu’à s h.pm) 342-0458 (après 5 h PM) m CENTRE NOTRE-DAME 3791, chemin Queen Mary Montréal H3V 1A8 342-0458 - 739-3371 Laissez-passer pour une soirée Nom______________________________________ Adresse____________________________________ 4 ¦ Le Devoir, mercredi 14 janvier 1981 Une septuagénaire refuse de quitter son logement voué à la démolition par André Tardif Malgré l’intimidation dont elle se dit victime, une femme de 71 ans, locataire d'un logement du centre-ville voué à la démolition, déclare qu’elle ne le quittera qu’à ses conditions.Entre-temps, Mme Monique Deschênes, qui habite depuis 21 ans un logis de deux étages au 225 La Gauchetière est, doit composer avec la vague de froid sans précédent qui sévit présentement.D'autant plus qu’une chambre à coucher à l’étage est à toute fin pratique inhabitable, une large fissure étant apparue dans un mur suite au passage des démolisseurs juste à côte.Un matelas est utilisé pour boucher le trou, et la porte de la chambre est fermée à l’aide de guénilles.Durant ce temps, une fournaise à l’huile, un poêle à gaz ainsi que deux chaufferettes électriques fonctionnent sans arrêt afin de procurer un minimum de chaleur à Mme Deschênes et à deux chambreurs qui y habitent, dont l’un de ses fils.La semaine dernière, le fournisseur d’huile a livré 339 litres au coût de $83.10, après en avoir livré pour $76 le 18 décembre.Et les comptes pour l’électricité et le gaz naturel ne sont pas encore arrivés.«J’ai eu la visite de membres de ma famille pour le jour de l’An, et nous avons dû utiliser la «chambre froide».Ce n’était vraiment pas chaud», dit Mme Deschênes, qui porte constamment de grosses pantoufle?bien chaudes par-dessus de gros bas de laine, à cause du froid sur les planchers.Voici l’état délabré du logement voisin de celui de Mme Monique Deschênes, rue La Gauchetière est.Mais en enlevant certaines poutres du toit, les démolisseurs ont créé une grande fissure dans l’une des chambres à coucher de cette locataire âgée, qui n’en poursuit pas moins sa lutte pour être justement dédommagée.(Photo Jacques Grenier) La maison voisine, qui n’est séparée que par un simple mur de briques, a déjà fait l’objet d’une démolition partielle de la part de Bell Démolition, qui en a obtenu le contrat du propriétaire, M.Lucien Brunette.Les fenêtres sont ou fracassées ou dispa- rues, des planchers à l’étage ont été enlevés de même que des poutres, ce qui laisse des trous béants dans le plafond, et la porte avant est ouverte à tout passant.L’enlèvement d’une poutre serait justement à l’origine de la fissure qui est apparue dans le mur de la chambre du logement voisin.Mme Deschênes déclare même que le démolisseur l’avait avertie, au début de décembre dernier lorsqu’il est fenu effectuer partiellement son travail, qu’elle ne pourrait plus habiter là bien longtemps à cause du froid.Selon M.Guy Bell, président de l’entreprise qui porte son nom, c’est la première fois qu’il entend parler de ce trou dans le mur de la maison voisine.Il affirme aussi que ses employés sont obligés de barricader les portes de la maison _ chaque jour.Quant aux fenêtres fracassées ou enlevées, il dit que c’est l’Office de la construction du Québec qui l’oblige à faire cela, et qu’il n’est pas tenu de boucher ces ouvertures.Ce ne sont pas ses employés enfin qui ont enlevé les planchers.Mme Deschênes est tenue constamment sur le qui-vive par la crainte qu’un incendie, accidentel ou délibéré, se déclare dans le logement voisin.D’autant plus que les pompiers ont été appelés sur les lieux la semaine dernière après la découverte de nappes d huile sur le plancher drun autre logement vide,’ dans le même bloc entre les rues Sainte-Elisabeth et Hôtel-de-Ville.Ce pâté de maisons doit faire place à une extension du terrain de stationnement de la compagnie Civic Parking, propriétaire d’une cinquantaine de terrains à Montréal.M.Bell, pressé par le propriétaire.d’achever la démolition, dit qu’il a offert à Mme Deschênes de lui verser un montant équivalent à ce qu’il épargnera, si elle acceptait de déménager autour des Fêtes.Cette dernière, qui s’est adressée à l’ex-Commission des loyers il y a plusieurs mois et à qui elle verse actuellement son loyer mensuel en attendant qu’une décision soit rendue, dit que le montant qu’on lui a offert est ridicule, compte tenu de tous les inconvénients qu’elle doit subir pour son refus de quitter les lieux.Une famille habitant le logement immédiatement à l’ouest seul autre locataire du bloc, aurait finalement accepté de quitter les lieux, victime de ce que Mme Deschênes qualifie de «procédé frauduleux» de la part du propriétaire.Au local Saint-Louis du Comité des chambreurs du centre-ville, juste à côté, on est au courant de la situation et on déplore toutes les mesures utilisées par le propriétaire dans le but d’obtenir l’éviction de ses locataires.«On veut démolir pour faire des parkings, dit un chambreur.On n’en veut pas parce qu’il y en a déjà plein dans le quartier.Si on démolit tout, où irons-nous?La preuve que le coin est habité, c’est que nous avons un local vivant où tout le monde aime venir se rencontrer».Le bloc destiné à ia démolition est situé juste à côté du complexe de l’hôpital Saint-Luc et d’un nouvel édifice à bureaux, juste au sud.Un locataire declare qu’il y a déjà amplement d’espaces de stationnement, et que d’ailleurs, le métro Champ-de-Mars est situé à proximité du quartier.SODIC Québec, ou les fonds publics qui engraissent des chevaux privés par Rodolphe Morissette SODIC Québec Inc.— ou la Société de développement de l’industrie des courses de chevaux du Québec.Cette firme à but lucratif qui est financée par les fonds publics avait commencé à servir de paravent à des combines d’amis du régime Bourassa intéressés à l’industrie des courses sous harnais, mais elle n’a été qu’à moitié démantelée par le gouvernement Lévesque.À la veille d’élections générales, SODIC est en sursis.Le 4 avril 1978, le député libéral d’Outremont, M.An Raynauld, qui était relativement nouveau venu dans l’arène provinciale de Québec, n'en revient absolument pas.«Je ne vois absolument pas en quoi le gouvernement pourrait justifier des dépenses de $1.5 million et plus, de $2 millions l'an passé, pour engraisserdes chevaux qui vont rapporter à leurs propriétaires.Cela me renverse, cela me dépasse.» Au fait, SODIC a obtenu du fonds consolidé de la province et dépensé, depuis 1976, un peu plus de $8 millions, argent destiné à aider l’industrie des courses de chevaux.Le ministre des Finances du gouvernement Lévesque, M.Jacques Parizeau, n’a pas voulu, toutefois, mettre la hache dans SODIC d’une manière précipitée.Essentiellement pour deux raisons.D'abord par prudence, car, avoue-t-il, il ne connaît pas grand-chose, comme la majorité des fonctionnaires, des députés et des ministres, aux chevaux et aux courses sous harnais.Ensuite, et surtout, parce que SODIC avait été officiellement créée pour stimuler une industrie qui rapporte gros à l’État via les paris mu-tuejs administrés par Loto-Québec.Les loteries rapportent au gouvernement québécois quelque $100 millions par an maintenant.Et la part rapportée au Trésor québécois par les courses sous harnais s’élève maintenant à quelque $25 millions par an.Aussi M.Parizeau, dans le cadre de cette discussion, rappelait-il qu’il préférait «ta- 14 Conseil dm la radtodHfusion st des télécommunications canadiennes Canadian Radio-television and Telecommunications Commission ¦vis de décision Décision CRTC 80-889.CFCF Inc.Montréal (Qué ).A la suite de l'audience publique tenue à Moncton (N.-B.) les 25 et 26 novembre 1980.le C.R.T.C.annonce qu'il approuve la demande d’une licence de radiodiffusion pour un réseau radiophonique MA de langue anglaise en vue de diffuser les matchs de hockey des Canadiens de Montréal au cours des saisons 1980-81 et 1981-82.Le réseau sera composé des station CFCF Montréal, CKBY-FM Ottawa et CFLY-FM Kingston.Le Conseil octroie une licence de réseau expirant è la fin de la saison de hockey de 1981-1982.aux conditions qui y seront spécifiées.Canada xer le jeu des gens plutôt que leurs revenus».Question subsidiaire: les activités de SODIC forment-elles le moyen le plus efficace (et le plus rentable) pour le gouvernement de stimuler une industrie qui lui rapporte beaucoup?La question est toujours sur la table.Les traits mystérieux, étranges et presque clandestins de SODIC tiennent d’abord à sa naissance Précisons qu’il s’agit d’une filiale à 100% de Loto-Québec, société d’Ètat.SODIC est financée par le ministère du Revenu.Ces subventions, de quelque $2 millions annuellement, sont statutaires et les activités de la firme échappent à la loupe du Vérificateur général de la province Tout se passe comme si, au mois de décembre 1975, alors que l’industrie des courses sous harnais florissait, les lieutenants du gouvernement Bourassa avaient décidé de mettre en place, à la vitesse l’éclair, le pot aux roses.Les courses sous harnais étaient alors le sport le plus payant au Québec: il attirait le plus d’amateurs payants; il dépensait le plus d’argent et il produisait plus de revenus au gouvernement québécois, comme à l’économie de la province, que tout autre sport professionnel, suivant une etude de la Chambre de Commerce de Québec, qui date de 1978.Une suite de mesures gouvernementales sont adoptées vitement au cours des dernières semaines de 1975.1.SODIC reçoit ses lettres patentes du gouvernement le 1er décembre 1975.Prétexte officiel: l'industrie québécoise Les règles du mariage civil QUÉBEC (PC) — Le ministère de la Justice vient d’émettre des règles déterminant la manière de célébrer les mariages civils.Ces règles qui entraient en vigueur cette semaine, fixent le déroulement de la cérémonie.On précise que le protonotaire au district judiciaire où se déroule la cérémonie peut désigner un fonctionnaire compétent pour célébrer le mariage civil, et un greffier pour la célébration.On précise la façon dont ces deux fonctionnaires doivent être vêtus.Le mariage doit être célébré au Palais de justice sauf si aucun édifice du genre n’existe dans un rayon de 80 km du domicile des futurs époux.Dans ce cas, un local de l’hôtel-de-vil'e le plus rapproché peut être utilisé.Le règlement stipule également que le drapeau du Québec doit être déployé dans la salle de la cérémonie Le mariage doit être célébré entre 9h et 16h30 tout autre jour que le dimanche.On prévoit aussi les termes dans lesquels le célébrant doit s’adresser aux futurs époux pour leur rappeler les obligations civiles du mariage et pour procéder à l’échange des consentements.des courses «périclite».Au fait, les paris mutuels avaient rapporté quelque $14 millions en 1972-73, puis $16 millions l’année suivante.Un problème existait cependant: les éleveurs québécois avaient grand peine à rivaliser avec leurs homologues de l'Ontario et des États-Unis.Couraient surtout au Québec des chevaux venus d’ailleurs, tandis que ceux d’ici n'étaient pas des courseurs très payants.2.Quelques jours plus tard, le gouvernement Bourassa adopte une loi (no 78) qui modifie la Loi des licences en lui ajoutant un article 50 ainsi libellé: «Aux fins de promouvoir et d’aider l’industrie des courses de chevaux au Québec, le ministre du Revenu est autorisé à remettre un montant n’excédant pas 0.7 de 1% de la mise en valeur totale visée à l’article 46 à une corporation constituée à ces fins (SODIC) dont toutes les actions sont la propriété de la Société d’exploitation des loteries et courses du Québec (Loto-Québec).» Voilà comment SODIC devait se financer.La minuscule opposition péquiste de l’époque n’y a vu que du vent: 1 aide apportée à SODIC échappait aux prévisions annoncées au budget, elle devenait statutaire Brièvement discuté à la commission parlementaire des Finances, le 2 décembre, le projet de loi fut adopté le 9.L'opposition tenta en vain de savoir du ministre du Revenu (M.Robert Quenneville) de quels montants il s'agissait.Ce dernier répliqua qu il ne disposait pas de chiffres et que la mesure avait été «proposée par le ministre des Finances», M.Raymond Garneau, alors député de Jean-Talon Au départ, SODIC avait pour président M.Pierre Angers, qui est devenu, depuis, greffier de la ville de Quebec.Les deux autres membres du conseil d’administration étaient MM Marcel Daoust, un comptable de Montréal, et Claude Girard, dont l’étude d’avocats avait incorporé SODIC.M.Paul Berthiaume, député libéral de Laprairie, avait été nommé, lors du remaniement ministériel de juillet 1975, ministre d’État aux Finances et il avait à s'occuper d’abord du secteur des loteries et courses.M.Pierre Angers était, avant de présider SODIC, son secrétaire particulier Il sera intéressant de noter les changements qui surviennent au conseil d'administration de SODIC à l’automne 1976.M.Girard démissionne, M.Angers devient vice-président et le nouveau président est M.Pierre Lajoie, de Jonquière.Ce dernier avait été, au début des années 70, d’abord le secrétaire particulier du premier ministre, M.Robert Bourassa, puis, en 1973, le président du Parti libéral du Québec.Aujourd'hui, M.Lajoie est le president du conseil d’administration de la Piste Pré-Vert (courses sous harnais) de Jonquière.Le troisième membre du conseil de SODIC est M.Wilfrid Martel.Ce dernier était un militant très actif de l’association libérale de Jean-Talon, le comté du ministre des Finances.3.On a raconté en détail comment le gouvernement Bourassa.toujours à la mi-décembre 1975, avait aussi adopté à la vapeur le projet de loi no 260 qui modifiait la charte de Quebec de manière à permettre à la Commission de l'exposition provinciale d'exploiter et d’administrer l’hippodrome municipal.Contrairement à la Ville de Québec, la Commission pouvait désormais conclure des ententes avec des groupes leur confiant la gestion de l’hippodrome, sans procéder par appel d'offres (voir LE DEVOIR du 3 décembre 1980).Dès la promulgation de la loi 260 se forme le groupe Hippobec Inc., présidé par M.Marcel Jobin, ingénieur de Sainte-Foy et l'un des principaux solliciteurs de fonds et pour l'association libérale de Jean-Talon et pour le Progrès civique, parti politique du maire de Québec.Hippobec obtient aisément le contrat de gestion de l'hippodrome au mois de mars 1976.4.Dès septembre 1976, SODIC consent à la Piste Pré-Vert de Jonquière un joli prêt, approuvé par le président de Loto-Québec, M.Maurice Cus-teau (1976), de $600,000 — sans intérêt, pour un temps indéfini et sans aucune garantie — pour améliorer la piste, rénover les estrades et les restaurants.Cette somme devait être le premier versement d’un «prêt» de $1.3 million.Précisons tout de suite que cette piste ne rapportait même pas $1 million ae revenus au gouvernement par an.Confrontée plus tard avec la légalité de pareille aide, SODIC dut transformer (en 1978) sa subvention à la piste de Jonquière en 60.000 actions ordinaires dans celle-ci.D’autres pistes de course, dont en première ligne celle de Québec, voulaient obtenir, par l’intermédiaire de SODIC, des fonds publics pour rénover leurs ecuries.leurs façades, leurs estrades, etc.5 Sur l’entrefaite, le gouvernement change à Québec.D’abord, le nouveau ministre des Finances s’étonne de ce que la province hérite, par 1 intermédiaire de SODIC, d’un ranch, le Buck Hide Valley, situé à Morristown, en Floride, où les éleveurs québécois pouvaient (et peuvent) envoyer leurs poulains galoper par temps froid aux frais de la princesse.La question se pose: «Est-ce qu'on garde le ranch, ou non?» On a toujours le ranch, qui fait ses frais, ou à peu près.Le nouveau gouvernement s’étonne aussi de ce que le Vérificateur général peut examiner les livres d'une société d’Êtat comme Loto-Québec, mais non ceux d’une de ses filiales à 100% .Il se demande enfin si une rigoureuse analyse coût-bénéfice eu égard aux revenus gouvernementaux des loteries et courses justifie l’existence d’une firme telle que SODIC.Quelle est, se aemande-t-on d’autre part, la pertinence de son rattachement à Loto-Québec ou au ministère des Finances, plutôt qu’à l’Agriculture, par exemple.Le ministre des Finances démet donc d’autorité le conseil d’administration de SODIC dont les membres avaient été nommés à l’automne 1976 et il y nomme trois fonctionnaires du gouvernement (un des Finances, un du Conseil du Trésor et un du Revenu), dont M.André Saint-Charles, sous-ministre du Revenu (de 1971 à août dernier), qui agit (encore aujourd’hui) comme président.Il leur commande egalement un rapport sur la meilleure façon pour le gouvernement d’investir dans f industrie des courses afin d'en tirer le plus de revenus possible.Les trois fonctionnaires remettent leur rapport à l’automne 1978, au moment où le gouvernement s’est engagé à réformer la Régie des loteries et courses, puis la Société du même nom (ou Loto-Québec).Le troisième volet de cette législation portera sur SODIC ou ce qui le remplacera.En attendant.Loto-Québec, via SODIC, a toujours le pouvoir de promouvoir l’industrie québécoise de l’élevage des chevaux de course, «si elle y est autorisée par le gouvernement», précise la nouvelle Loi de Loto-Québec (1978, no 68).Bref, SODIC est en sursis.À SODIC, il reste actuellement M.Léon Bouchard, directeur général, et un conseil d’administration de deux membres (une vacance), MM.Saint-Charles, président, et Patrick Moran, exfonctionnaire du Conseil du Trésor.En 1978-79, les dépenses de transfert accordées par le ministère du Revenu à SODIC s’élevaient a $1,650,000.Aux comptes publics 1979-1980, qui viennent de paraître, il s'agit d’un transfert de $2.2 millions, plus une somme de $185,453 que le Revenu a payée à SODIC pour services professionnels.La majeure partie des dépenses de SODIC, va en bourses, puis en primes aux éleveurs.Que deviendra SODIC?C'est une industrie à surveiller, d’autant plus qu'il s’agit d'une firme privée qui agit dans le secteur public et distribue des subventions gouvernementales.À maintes reprises, au cours des dernières semaines, nous avons fait demander au ministre des Finances s’il a des projets pour SODIC, mais on ne veut pas ou on ne peut pas répondre.SODIC sera-t-elle en place jusqu'à la prochaine élection générale?Les avis d'éviction de locataires sont-ils toujours justifiés?Parce que la reprise de possession d’un logement ne serait qu’un prétexte utilisé par plusieurs propriétaires pour obtenir le départ de leurs locataires, ces derniers sont invités à contester l’avis d’éviction qu’ils ont reçu ces jours derniers.Selon le Regroupement des comités de logement et associations de locataires, lequel comprend huit organismes du Québec, 1 avis de reprise de possession survient fréquemment lorsque le locataire a contesté sa dernière augmentation de loyer.L’avis signifie que le propriétaire ne veut plus renouveler le bail parce qu’il a l’intention d’occuper lui-même le logement ou d’y loger un parent.Selon les règlements de la nouvelle Régie du logement, cet avis doit être envoyé au moins six mois avant la fin du bail.Or, comme la majorité des baux prennent fin le 30 juin prochain au Québec, nombre de locataires ont reçu un avis .comme cadeau de Noël.Tout en dénonçant ce règlement qu’il estime être un privilège des propriétaires, et en demandant son abolition, le Regroupement explique néanmoins que l’avis de reprise de possession doit indiquer le nom de la personne à qui est destiné le logement, son lien de parenté s’il y a lieu avec le propriétaire, et la date pour laquelle la reprise est demandée.Le locataire n’ayant pas l’intention d’obtempérer à cet avis n’est cependant pas obligé d’y répondre.En ce cas, il est réputé avoir refusé de quitter le logement, et c’est au propriétaire qu’incombe la tâche de demander à la Régie l’autorisation de le reprendre.Les locataires qui désirent répondre à l’avis du propriétaire doivent toutefois le faire obligatoiremeent dans les 30 jours.Le communiqué du Regroupement ajoute que si la Regie autorise la reprise, le locataire peut alors demander, lors de l’audition, d’etre dédommagé sous forme, par exemple, d’une indemnité égale à ses frais de déménagement.Lorsque le propriétaire est de bonne foi ou réussit à démontrer qu’il le serait, le locataire ne peut obtenir d’indemnité que si la Régie autorise la reprise de possession ou s’il est prouvé par après que la reprise visait d’autre fins.On invite tous les récipiendaires d’un avis à communiquer avec le comité de logement ou l’association de locataires de son voisinage Le comité catholique du CSE a approuvé tous les programmes et manuels par Paule des Rivières Tous les manuels que vos enfants utilisent en classe passent en principe par le comité catholique du Conseil supérieur de l'éducation (CSE) qui en examine la valeur religieuse et morale.Et, au cours de la dernière année scolaire, tous les documents que le ministère de l’Éducation a soumis au comité catholique pour approbation ont trouvé grâce aux yeux de ses 15 membres, autant en ce qui touche les programmes que les manuels.La même situation prévaut pour le comité protestant chargé d’approuver les ouvrages circulant dans les écoles protestantes.C’est ce que nous apprend le rapport annuel d’activités du CSE, organisme qui joue un rôle consultatif auprès du ministre de l’Éducation et dont la loi le régissant prévoit que ses comités confessionnels approuvent programmes et manuels, qu’ils traitent de religion ou de chimie.Dans le rapport du CSE, il est précisé que le comité catholique s’est prononcé, de septembre 1979 à août 1980, et toujours favorablement, sur 13 nouveaux programmes, 443 nouveaux manuels ainsi que 52 documents pédagogiques divers.Par contre, il est déjà possible d'affirmer que le rapport couvrant l’année en cours sera différent puisque ce mois-ci, le comité catholique a demandé des précisions sur deux documents relatifs à l’enseignement moral et religieux, qu il a jugés incomplets.C’est dire que Te ministre devra les modifier ou les écarter.Les critères que le comité catholique utilise pour juger des documents et programmes qui lui sont soumis sont plutôt généraux.«Nous jugeons sous l’angle moral et religieux», a précisé à ce sujet le président du comité catholique, M.Paul Tremblay, que LE DEVOIR a interroge hier.Les membres du comité déterminent si oui ou non les ouvrages promeuvent les mêmes valeurs que l’école catholique et s’ils véhiculent le respect et la tolérance.Il n'existe cependant, côté catholique, aucune définition des critères prévalant lors de l’examen des ouvrages et programmes scolaires.Le comité protestant a publié quant à lui une petite brochure sur le sujet car «il est normal que le public soit informé».Mais le comité catholique veut clarifier la situation.Il reconnaît que c'est là une nécessité.Il tentera de publier ses critères conjointement avec le comité protestant dont la brochure récemment dévoilée lui semble avoir été produite «un peu rapidement».Le président du comité catholique se demande par ailleurs s’il ne serait pas pertinent dans un avenir plus ou moins rapproché de limiter le travail d’examen de son comité aux manuels se rapportant aux cours de formation morale et religieuse ainsi qu’aux sciences humaines, puisque, selon lui, ceux traitant de chimie, de physique ou de mathématiques ne font habituellement pas problème.Il y a trois ans, le comité a m ' *' fiiii refusé d’approuver l’étude d’une pièce ae théâtre dans laquelle les relations entre les communautés anglaise et française étaient décrites d’une façon tellement caricaturale que cela devenait gênant.Les programmes et manuels se rapportant à l’éducation sexuelle suscitent aussi périodiquement des remous au comité.L’épisode le plus célèbre a eu lieu il y a six ans lorsque, à la suite d’une plainte «venant du milieu», le comité catholique a appris qu’un document audio-visuel conçu par le ministère des Affaires sociales et portant sur l’éducation sexuelle était utilisé dans les écoles, sans avoir été approuvé.Le comité l’a refuse.D’ailleurs, une fois qu’un ouvrage non approuvé entre en circulation, seule la formulation d’une plainte peut permettre au comité catholique d’étudier et, le cas échéant, de retirer cet ouvrage.Certaines «adaptations locales» de grandes orientations déjà acceptées peuvent parfois susciter le mécontentement de parents mais dans ces cas-là, le comité catholique n’a pas à se prononcer.C’est ce qu’il a répondu l’année dernière à des parents s’insurgeant contre le programme d’éducation sexuelle de la Commission scolaire de l’Estrie.D’ailleurs, au cours de la présente année, le comité catholique aura à étudier le nouveau programme de formation personnelle et sociale proposé pour le cours primaire et, plus précisément, son volet «éducation sexuelle».Certains programmes et manuels sont refusés pour leur connotation raciste ou sexiste mais il arrive que ces déformations soient repérées avant, par le bureau d’approbation des programmes et manuels du ministère de l’Éducation.Mais ce n’est pas avant septembre prochain qu’entrera en vigueur le nouvel énoncé de principe que le ministère a préparé avec le Conseil du statut de la femme et la Commission des droits de la personne et qui servira de grille pour combattre 11 formes de discrimination dans les manuels.Autant au comité catholique qu’au ministère de l’Éducation, on admet sans hésitation qu’il est illusoire de croire un seul instant que tout ce qui passe entre les mains des étudiants est revu et corrigé.Les manuels de référence, notamment, se situent dans une zone floue et les livres des bibliothèques scolaires échappent allègrement à la surveillance.HUGO M C’EST B9TTIN DES FEMMES PROFESSIONNELLES ET COMMERÇANTES POUR VOUS INSCRIRE.COMPOSEZ: (514) 653-4722 jusqu’au 17 janvier 20°/._ de rabais sur (I tous nos ¦ Livres et Disques sauf sur marchandise inarquée “Prix net” | Librairie Hugo jï C entre commercial Wilderton o 2735, Van Horne, Montréal 739-9251 — 739-0512 ¦ PSYCHOLOGIE ¦ PHILOSOPHIE ¦ DICTIONNAIRES l GO i GO GO S GO Le Devoir, mercredi 14 Janvier 1981 5 en bref.i ¦ Une terre nourricière OTTAWA (PC) — Le total des revenus en espèces des agriculteurs au cours des 11 premiers mois de 1980 s’établissait a $14.4 milliards, soit une hausse de 13.2 pour cent par rapport à la même période de l'année précédente, a fait savoir Statistique Canada hier.L’Ontario venait en tete avec $3.9 milliards, suivi de la Saskatchewan avec $3.03 milliards.Viennent ensuite l’Alberta ($3.0 mil-hards), le Québec ($2.0 milliards), le Manitoba ($1.3 milliard) la Colombie-Britannique ($685 millions), la Nouvelle-Ecosse ($182 millions), le Nouveau-Brunswick ($135 millions) et l'Iledu-Prince-Edouard ($125 millions).Le total comprend les revenus en espèces provenant de la vente des produits agricoles, les paiements de l’Office national du blé pour les récoltes de céréales de Tannée précédente, les avances de fonds pour les céréales stockées à la ferme dans l’Ouest, et les paiements de l’office de stabilisation de l'agriculture.Aucune déduction n’a été faite pour les coûts a la ferme.¦ L’abondance de la mer QUÉBEC (PC) — Les pêcheurs québécois ont puisé de la mer 74,000 tonnes métriques de poissons et de fruits de mer en 1980, ce qui représente une augmentation d’environ 2,000 tonnes métriques par rapport à Tannée précédente.La valeur de ces prises au débarquement s’élevait à $41 millions comparativement à $39,7 millions en 1979.C’est ce qu'a révéle le responsable de la compilation des données pour les pêches maritimes au Bureau de la statistique du Québec, M.Zéphirin Bérubé.Selon lui, quelques rapports de débarquements du mois de décembre ne sont pas encore parvenus au Bureau de la statistique mais ces atouts ne modifieront pratiquement pas les présentes données.La morue demeure l’espèce la plus pechée par les pécheurs commerciaux québécois avec des prises de 32,000 tonnes métriques représentant une valeur au débarquement de $14 millions.¦ L’université en geôle QUÉBEC (PC) — Des détenus de l’établissement de détention Laval pourront suivre des cours universitaires menant à un baccalauréat et dispensés par l’université Laval, de Québec.Une entente dans ce sens a été signée hier entre l’université Laval et le solliciteur général du Canada.C’est la première fois au Canada qu’une formation complète de niveau universitaire est offerte en français en milieu carcéral.Le programme s’inspire de l’expérience du même genre menée par l’université de Victoria, en Colombie-britannique.De 15 à 20 détenus Eourront suivre les cours dispensés par les facultés de ettres, de Philosophie et de Sciences sociales qui débuteront au début de février.Une phase pilote de deux trimestres est prévue afin d’ajuster l’enseignement aux exigences particulières des étudiants.L’université assume l’entière responsabilité pédagogique de l’enseignement tandis que le Service correctionnel du Canada est responsable de l'organisation matérielle de l’enseignement et du financement complet du programme.¦ Les enseignants de Ste-Foy menacent d’aller en grève LÉVIS (PC) — Les 750 enseignants de la commission scolaire de Sainte-Foy déclencheront la grève vendredi, si aucune entente n'intervient avec la partie patronale d’ici là.C’est ce qu’a déclaré lors d’une conférence de presse hier le président du Syndicat des enseignants de la banlieue de Québec, M.Michel Tremblay.Ce dernier a rappelé que quatre des cinq commissions scolaires du territoire ae la commission scolaire régionale Tilly en sont venues à une entente de principe avec le syndicat.Le représentant syndical dit ne pas comprendre pourquoi Ten-tente acceptée par les autres commissions scolaires ne pourrait pas s’appliquer à celle de Sainte-Foy.¦ $25 millions à récupérer QUÉBEC (PC) — Selon le quotidien Le Soleil, le gouvernement québécois pourrait récupérer quelque $25 millions de prestations d’aide sociale versées depuis trois ans à des assistés sociaux divorcés par suite de l’application de la loi favorisant la perception des pensions alimentaires.S’appuyant sur des informations obtenues auprès de la Direction de l’aide sociale du ministère des Affaires sociales, le quotidien québécois rapportait hier que ces sommes pourraient être réclamées une fois que les débiteurs de pensions alimentaires auront été forcés par le nouveau service de perception de verser les pensions impayées depuis trois ans.On estime d'autre part que le ministère des Affaires sociales pourrait réaliser des économies de Tordre de $10 millions pour Tannée en cours au titre de l’aide sociale versée à des assistés sociaux qui ont droit de toucher de leur ex-conjoint une pension alimentaire.I Des oranges de Floride La vague de froid qui nous a tous fait grelotter s’est rendue passer quelques jours de vacances en Floride, question de voir un peu les Québécois qui s’y réfugient.Jamais les Floridiens et les Québécois en exil n’ont connu de températures aussi froides.Hier dans ce pays où le Fahrenheit règne encore, il faisait zéro à Miami, cinq degrés à Key West, et les plages étaient désertes.On s'attend avec angoisse à ce que le mercure indique pendant dix jours encore du temps froid, et les propriétaires d’orangeraies sont préoccupés de leurs récoltes, qui ont déjà subi des dommages considérables.(Photolaser AP) L’ODD ne veut pas des unités spéciales de détention de Kaplan par André Tardif La mise sur pied, au sein du système carcéral canadien, d’un programme d’isolement destiné aux détenus jugés particulièrement dangereux, n’est qu’une fuite en avant et non pas une solution au problème de la violence dans les pénitenciers, estime l’Office des droits des détenus (ODD).Le solliciteur général du Canada, M.Robert Kaplan, annonçait en effet la creation, en décembre dernier, d’un programme créant des unités spéciales de détention (USD), à l’intention de quelque 160 prisonniers dangereux ainsi placés dans une prison spéciale pour un minimum de trois ans d’isolement, c’est-à-dire dans un pénitencier à sécurité «super maximale».Selon M.Jean-Claude Bern- LE MEXIQUE DU SOLEIL MAIS AUSSI.UN COURS DE LANGUE ESPAGNOLE 4 SEMAINES EN FÉVRIER ET JUIN À CUERNAVACA • ESPAGNOL ÉLÉMENTAIRE «VOYAGES CULTURELS • ESPAGNOL INTERMÉDIAIRE «EXCURSIONS • ESPAGNOL AVANCÉ • SPORTS ET SERVICES CONNEXES • CIVILISATION HISPANO-AMÉRICAINE PRIX: 1,100$ (cours en février) 1,350$ (COURS EN JUIN) TOUS FRAIS COMPRIS (COURS, AVION, LOGEMENT, NOURRITURE, EXCURSIONS.ETC.) INSCRIPTIONS AVANT LE 25 JANVIER 1981 DEMANDEZ NOTRE DÉPUANT: COURS A L’ÉTRANGER COLLÈGE DE MAISONNEUVE 3800 EST, RUE SHERBROOKE MONTRÉAL, H1X2A2 TÉL.: (514) 254-3452 AUTRES COURS DISPONIBLES: COURS D'ESPAGNOL EN MARS ET EN JUILLET EN ESPAGNE COURS D’ANGLAIS EN JUILLET EN ANGLETERRE EN COLLABORATION AVEC VIAJES ESPANA, DETENTEUR D'UN PERMIS DU QUÉBEC.heim, porte-parole de l’ODD (un comité de la Ligue des droits et libertés), les raisons invoquées par M.Kaplan pour justifier la mise sur pied de tels pénitenciers ne sont que 1 des prétextes découlant de malheureux incidents.Ce dernier avait en effet invoqué certains incidents violents récents en annonçant sa nouvelle mesure, «Il n'y a pas plus de violence globalement clans l’ensemble des pénitenciers aujourd’hui qu’hier, a dit M.Bernheim.Par contre, la violence qui y règne se retrouve principalement dans les pénitenciers à sécurité maximale.Elle découle indéniablement des conditions de détention et se manifeste par des suicides, des prises d'otages, des meurtres et de Tauto-mutilation».L’ODD, se basant sur des constatations antérieures de la part d’experts en criminologie, estime qu’un être constamment réprimé n’a d’autre choix que d avoir recours à la violence.La création du programme d’USD ne fera que perpétuer le cercle vicieux parce qu’il tend simplement à réprimer la violence, ce qui ne peut que l’engendrer davantage.«C’est la fuite en avant d’un système qui incarcère des gens qui n’ont pas d’affaires là, ajoute M.Bernheim.En augmentant le nombre des détenus au lieu de tenter de le réduire, on encombre les pénitenciers, ce qui favorise encore plus la violence.Pas surprenant que les secteurs de protection de détenus vont en augmentant, au point où il faudra peut-être créer une institution pour prisonniers protégés, avec elle aussi sa section de protection.» L’Office demande donc à M.Kaplan: ¦ d’abolir immédiatement le nouveau programme d’USD; ¦ de réviser les conditions de détention qui régnent dans les pénitenciers en y introduisant des structures reconnaissant les droits des détenus; ¦ de mettre en oeuvre des alternatives à l’emprisonnement, tel que promis par le Canada au cours des Ve et Vie congrès des Nations unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants.Le programme de M.Kaplan, precise M.Bernheim, condamne les détenus dangereux — dont le nombre ira sans cesse croissant en raison des sentences de 25 ans sans espoir de sursis — à la «ségrégation administrative», ce qui veut dire à l’isolement.De plus, dit-il, la définition même d'un «détenu particulièrement dangereux», que les scientifiques n’ont pas encore réussi à préciser, laisse place à l’arbitraire et à l’abus ae pouvoir de la part des autorités pénitentiaires.L’ODD estime également que le programme, tel que conçu, est impossible à évaluer, parce que pour passer de Tune à l’autre des quatre phases qu’on lui propose, un détenu devra se conformer passivement et adhérer aveuglément aux règles qui lui sont dictées.Enfin, rien du programme n’aurait été prévu afin qu’il ait une dimension humaine puisqu’il dépend des «limites imposées par les ressources physiques disponibles.», ce qui, estime M.Bernheim, n’est vraiment pas propice à la réinsertion sociale dans le contexte actuel.«On a l’impression que ce programme a été imposé à M.Kaplan par des fonctionnaires qui n’attendaient que ça, dit-il D’ailleurs, ce programme, mis de l’avant dans les années 60 et qui a amené la construction du Centre de développement correctionnel, à Laval, a été sévèrement critiqué par le Dr Bruno Cormier, de l’université McGill, un spécialiste en psychopathologie, dans un rapport que lui avait demandé le solliciteur général d’alors, M.Jean-Pierre Goyer.» Ce rapport, rédigé en octobre 1971, n’a jamais été rendu public, mais l’ODD a réu.ssi a en obtenir une copie.Chômage hausse à 7.4% au Canada baisse à 9.9% au Québec OTTAWA (PC) — Le nombre de Canadiens se cherchant un emploi à augmenté en décembre, passant de 787,000 à 810,000 à la fin de 1980 Selon les dernières données fournies hier par Statistique Canada, données tenant compte des facteurs saisonniers, le nombre de sans-travail représentait en décembre 7.4% de la main-d’œuvre active.Ce pourcentage était à 7,3% à la fin du mois précèdent.Un an plus tôt, soit en décembre 1979, il était à 7.1%.C’est surtout dans le groupe d’âge entre 15 et 25 ans que Ton a enregistré le plus grand nombre de nouveaux chômeurs.Chez les nommes de ce groupe, il y a eu 0.2% de plus de travailleurs se cherchant un emploi, portant le nombre des chômeurs à 13.5%.Chez les femmes du même groupe d’âge, les chiffres correspondants étaient 0.5% et 12.3%, pour un grand total de 368,000 jeunes chômeurs, soit 45% du total.Sitôt publiés, ces chiffres ont amené M.Bob Rae.critique financier du NPD, à traiter le ministre des Finances, M.Allan MacEachen, de «Margaret Thatcher déguisée».M Rae a précisé, en s’adressant aux journalistes, que le ministre, tout comme le premier ministre de la Grande-Bretagne, appliquait des mesures d'austérité qui n’avaient pour seul résultat que de provoquer le chômage et freiner l’économie.Aux Communes, le chef de l'opposition, M.Joe Clark, a déclaré que la création d’emplois semblait moins importante aux yeux du gouvernement que le renouvellement de la constitution ou une participation canadienne accrue dans l’industrie du pétrole et du gaz.«Depuis que les libéraux ont repris le pouvoir en février dernier, a-t-il dit, 25,000 emplois se sont envolés.» M.MacEachen et le ministre de la Main-d’oeuyre, M.Lloyd Axworthy, ont déjà commenté que le Canada avait la meilleure fiche dans le monde industrialisé pour la création d’emplois.Ils ont dit que 240,000 emplois avaient été ajouté à l’économie Tan dernier et que plus d'adultes que jamais étaient au travail, malgré une récession économique.En réplique hier, M.MacEachen a avoué que les derniers chiffres sur le chômage étaient sérieux, mais que le chômage avait toujours tendance à augmenter en hiver, À son avis, il est normal que des emplois perdus dans un domaine soient récupérés ailleurs, répondant ainsi à M.Jim Hawkes, député conservateur de Calgary, qui avait noté une diminution sensible du nombre d’emplois dans l'industrie manufacturière et un accroissement dans la fonction publique.Statistique Canada a aussi révélé que chez les travailleurs masculins de plus de 25 ans, qui ont habituellement plus de facilité à trouver du travail, la situation s’est améliorée, compte tenu des facteurs saisonniers; 4,9% d’entre eux étaient sans travail en novembre et 4.7% en décembre.Par contre chez les femmes du même groupe d’âge, le pourcentage des sans-travail a progresse, passant de 6.3% en novembre à 6 4% durant le dernier mois de 1980 Après la cueillette de ces statistiques de décembre, on constate qu’en 1980 on a connu au Canada un taux de chômage de 7.5%, soit le même qu’en 1979.On prévoit toutefois que ce pourcentage atteindra 8.7% Durant Tannée 1981 qui vient de débuter.En décembre, le taux de chômage a diminué dans sept provinces et n’a augmenté qu’en Colombie-Britannique et en Ontario.C’est toujours à Terre-Neuve que l’on trouvait la plus grande proportion de sans emploi, compte tenu des facteurs saisonniers; dans cette province, le taux est passé de 12.6% en novembre à 13.3%.I.’Alberta était la province la plus favorisée avec seulement 3.5% de sa main-d’œuvre sans travail en décembre.Au Québec, il y a eu une diminution proportionnelle du nombre des chômeurs qui représentaient 9.9% des travailleurs, soit 0.4% de moins qu’en novembre; diminution de 0.6% pour 5.1% du nombre des travailleurs au Manitoba; et diminution de 0.4% pour 4.3% des travailleurs en Saskatchewan.Le pourcentage établi selon les conditions saisonnières a augmenté de 0.3% à 6.6% de la main-d'oeuvre en Ontario; ainsi que de 0.5% à 6.3% en Colombie-Britannique.Un bon conseil Faites de / l’exercice ?o m « LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR MAINTENANT DISPONIBLE! L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE SUR LA PUBLICITÉ LE PLUS COMPLET JAMAIS PUBLIÉ AU QUÉBEC.750 PAGES GRAND FORMAT : 225 mm * 288 mm SOLIDE RELIURE BIBLIOTHÈQUE GRANDE FACILITÉ D’UTILISATION^ > Flfr-w———5^11 De la nouvelle loi sur la Protection du Consommateur à I évaluation et aux tarifs de tous les media québécois: de la description des services offerts par des centaines d'agences de publicité et de fournisseurs divers à l'enseignement collégial et universitaire en publicité marketing I Officiel de la Publicité regorge d'informations sur toutes les facettes de ta publicité au Québec Plusieurs centaines de compagnies ont déjà commandé des exemplaires Commandez le vôtre dès aujourd’hui1 m CET OUVRAGE A REÇU L'ENDOSSEMENT OFFICIEL OU CONSEIL DES AGENCES DE PUBLICITÉ OU QUEBEC QUANTITÉ LIMITÉE.Veuillez nous taire parvenir exemplaire(s) de l'Officiel de la Publicité au Québec au prix unitaire de $60 (plus $3 00 pour frais de manutention et d'affranchissement).Prévoir deux semaines pour la livraison COMPAGNIE:____________________________________________________________ ADRESSE: CODE POSTAL FONCTION SIGNATURE AUTORISÉE Paiement ci-joint I | Facturez-nous SVP Faire parvenir a : L'AGENCE GÉNÉRALE D'ÉDITIONS PROFESSIONNELLES INC 2355 rue Marin, Brossard.Qué .J4Y 1K7 Téléphone (514) 678-5697 u dim»** * L’État du Québec en devenu L’État du Québec en devenir Sous la direction de Gérard Bergeron et Réjean Pelletier La réflexion la plus étendue et la plus systématique qui ait été entreprise sur les transformations profondes qu'a connues l’Etat québécois au cours des vingt dernières années.anebec 'en textes Le Québec en textes Sous la direction de Gérard Boismenu, Laurent Mailhot et Jacques Rouillard Un vaste tour d'horizon de la réalité québécoise de 1940 à 1980.Une introduction multidimensionnelle à notre histoire récente.Le Québec qui se fait boréal [express i 6 ¦ Le Devoir, mercredi 14 janvier 1981 Ê (£l ït] ’Iji F \ ri [tvn m ri ri! Lech Walesa est reçu triomphalement à Rome ROME (d’après Reuter et AFP) — M.Lech Walesa, dirigeant du syndicat indépendant polonais Solidarité est arrivé hier matin dans la capitale italienne, a été reçu triomphalement par la communauté polonaise de Rome.M.Walesa, venu en Italie pour rencontrer son compatriote le pape Jean-Paul II, a écouté les larmes aux yeux quelque 200 Polonais en exil entonner en choeur le chant traditionnel de bienvenue «Sto Lat».«Je veux vous remercier au nom de la Pologne.Nous commençons à faire de bonnes choses dans notre pays, et la Pologne est avec nous», a-t-il ensuite déclaré a la foule rassemblée dans l’église polonaise de Saint-Stanislas.Dans la foule, des prêtres et des religieuses arborant le badge de Solidarité jouaient des coudes pour parvenir à saluer le dirigeant syndical.«Je suis venu pour lui serrer la main, il est l’homme qui peut changer l’histoire de notre pays», dit un lycéen fiolonais dont les parents ont émigré en Raie il y a dix ans.Dès son arrivée à l’aéroport M.Walesa, ui est l'invité officiel de la Confédération es syndicats italiens, et la délégation de Solidarité oui l’accompagne ont eu un avant-goût ae ce qui les attendait.Des passagers et des employés de l’aéroport ont acclamé et applaudi le dirigeant syndical, désormais célèbre dans le monde entier.Le point culminant de son voyage doit être son entrevue avec le pape.Avant de quitter la Pologne, M.Walesa avait déclaré qu’il venait à Rome «comme un fils qui rend visite à son père».Après un repas a la maison du pèlerin polonais où la délégation est logée pendant la première partie de son séjour, M.Walesa, accompagné de son épouse, de son beau-père, arrivé le jour meme des États-Unis, et de tous ses camarades, a visité la basili- que de St-Pierre, où il a dit un «pater nos-ter» en polonais à l’intention du pape devant le tombeau du premier apôtre.La délégation s’est rendue ensuite à l'ambassadè de Pologne pour une visite de protocole.Dans la soirée, elle a poursuivi son pèlerinage à l’église polonaise de St-Stamslas, et a rencontré dans un climat d’émotion et d’enthousiasme, de nombreux Polonais vivant à Rome.Dans une brève déclaration, Lech Walesa s’est félicité de l’évolution de la situation en Pologne et de l'union de tous les Polonais.Assailli par les journalistes qui ont été très nombreux à le suivre à travers Rome en dépit de la pluie et d’une certaine confusion quant au programme de la visite, Lech Walesa a répondu en termes mesurés: révolution de la société polonaise est irréver-sible, et il ne craint pas une intervention soviétique — «Pourquoi devrait-on craindre quoi que ce soit de la part d’un ami?», a-t-il demandé.Le président de Solidarité a décidé au dernier moment d’annuler un grand débat prévu pour hier soir et pour lequel la première chaîne de télévision française avait fait venir de Paris trois principaux commentateurs politiques parisiens, Jean Daniel (Le Nouvel Observateur), Claude Imbert (Le Point) et Jean-François Revel (L’Express).M.Walesa a demandé que le débat soit reporté à jeudi soir pour une «raison officielle et par décision personnelle», a indiqué le directeur de l’information de la première chaîne française, M.Jean Marie Ca-vada.Aucune précision n’a été donnée par l’entourage du président de Solidarité, alors que dans les milieux journalistiques italiens, on faisait remarquer que le report du débat permettra à M.Walesa d’éviter toute discussion politique avant son audience au Vatican jeudi matin.Le front politique italien croule sous les coups des Brigades rouges ROME (d’après Reuter et AFP) — Alors que les responsables de la presse italienne se trouvent confrontés à un dilemme: tenter de sauver la vie de M.Giovanni d’Urso, retenu en otage par les Brigades rouges en publiant la propagande de cette organisation, ou poursuivre le «silence de presse» décidé en accord avec les autorités, le texte d’une lettre du magistrat au quotidien socialiste Avanti a été rendu public.«L’esprit d’humanité devrait 1 emporter», écrit le juge de sa «prison populaire» dans une lettre manuscrite de trois pages à M.Ugo Intini, le rédacteur en chef d’Avanti, l’un des rares journaux italiens à avoir publié des extraits des déclarations faites par des brigadistes emprisonnés.«La condamnation à mort» prononcée par les extrémistes «pourrait n être pas appliquée si les principaux journaux publiaient les communiqués en provenance des prisons de Trani et Palmi», ajoute le juge.«Pour finir, je vous en prie», écrit-il, «si je ne revois pas ma femme, je voudrais que vous soyez celui qui lui exprimera ma gratitude pour ce qu’elle a fait.Je ne peux compter sur rien, si ce n’est sur la force de son amour pour moi et pour nos enfants».Après que le texte de la lettre eut été rendu public, deux quotidiens italiens ont annoncé qu’ils publieraient les déclarations des extrémistes emprisonnés.Le Messaggero de Rome a déclaré être certain que la vie de M.d’Urso dépendait de cette publication, imité par Secolo XIX de Gênes.La plupart des organes de presse italiens, ainsi que la télévision et la radio nationale ont refusé d’en faire autant.«Nous n’accepterons pas les ordres de ceux qui veulent contrôler la presse en se servant de victimes d’enlèvements, afin d’ensevelir la République et la liberté», écrit le Corriere della Sera de Milan.«Pire que l’affaire Moro»: au trente et unième jour de l’enlèvement du magistrat d’Urso, la même réflexion se retrouve dans les analyses de la presse et les réactions de l’homme de la rue — alors même que l’on ignore toujours si le magistrat est encore en vie après les ultimatums des Brigades rouges.L’objectif des BR semblait ourtant, le 12 décembre 1980, eaucoup plus modeste que l’enlèvement spectaculaire du président démocrate-chrétien, te 16 mars 1978, avec l’assassinat de ses cinq gardes du corps.M.Moro était l’homme clé de la situation politique italienne.Le magistrat d’Urso, inconnu du grand public, est un fonctionnaire du ministère de la Justice.Et pourtant, eri trente et un jour, les BR ont affiné leur tactique de chantage et de désagrégation du front politique italien à un point qui ne fut jamais atteint lors des 55 jours de l’affaire Moro.«On a l’impression qu’il n’y a plus d’État», déclare une marchande de journaux d’un quartier populaire.En termes plus politiques, Republica écrit: «Nous assistons à un spectacle de désertion, si ce n’est même de trahison de la République».Face au chantage des BR qui détenaient Aldo Moro, la majorité de «Solidarité nationale» , allant de la Démocratie-chrétienne au parti communiste, avait opposé un front uni.Les tentatives du parti socialiste en faveur d’une ouverture «humanitaire» n’avaient pas eu de succès.Aujourd’hui, la majorité de centre-gauche semble pratiquement .éclatée.L’écart se creuse entre la Démocratie-chrétienne, qui préconise le «non» au chantage, et le parti socialiste, son partenaire privilégié, dont le quotidien f’A-vanti a répondu aux exigences des BR en publiant les documents des détenus de Trani et de Palmi.Le gouvernement continue à préconiser la fermeté, mais, dans l’opposition, le parti communiste réclame une attitude sans faille, attaque les socialistes et stigmatise dans l’Unita «le silence terrifiant des responsables politiques du pays».L Avanti n'en continue pas moins, à la veille même du difficile débat à la Chambre sur l’affaire a’Urso à affirmer qu’ «aucun dommage concret ne peut découler de Ta publication» des documents, «parce que les journaux sont sur un plan différent de celui des institutions».Face à cette situation politique, les terroristes ont centré leur offensive sur trois points: 1) La modestie apparente de leurs requêtes (publication de documents de détenus qualifiés par l’écrivain Leonardo Sciascia de «ridicules») qui rend le «non» plus difficile.2) Le passage de «l’interlocuteur public», le gouvernement, a «l’interlocuteur privé», les journaux, appelés à décider, par la publication ou non, du sort du magistrat (la plupart ont jusqu'ici refusé); 3) L’action centrée sur les prisons.Une raison «objective» à ce dernier point; après les vagues d’arrestation de ces derniers mois, les prisons de haute sécurité renferment plus d’un millier de «terroristes» ou de suspects.La tension politique s’est soldée hier soir par des incidents au Parlement, lorsque le parti radical, dont la radio émet sans interruption des appels pour la publication des documents, a voulu lire la lettre du magistrat d’Urso.Ainsi, ébranlée par l’attentat de Bologne, les scandales, le séisme et les polémiques qui ont suivi, un taux d’inflation de près de 20%, les grèves, et aujourd’hui le terrorisme, l’Italie, écrit le Corriere della Sera, se pose la question de savoir si le système politique actuel est viable.^ LE DEVOIR ^ en Floride Les paysans polonais menacent de boycotter la distribution VARSOVIE (d'après Reuter et AFP) — Les agriculteurs polonais ont vivement réagi aux attaques des autorités contre leurs efforts pour donner un statut légal à leur syndicat indépendant, et menacent de boycotter les circuits de distribution officiels si leurs demandes sont ignorées.La réaction des agriculteurs fait suite à la session conjointe du parti ouvrier unifié polonais et du parti paysan unifié la semaine dernière au cours de laquelle les organisateurs du syndicat indépendant Solidarité rurale ont été accusés de semer l’anarchie.«Nous exigeons une rétractation dans Ta presse des menaces et des insinuations formulées à l’encontre de Solidarité rurale», déclare le syndicat Solidarité des exploitants individuels de la region de Poznan.L’opposition du gouvernement aux syndicats indépendants d’agriculteurs semble avoir contribué à rapprocher le syndicat modéré Solidarité des exploitants individuels de Solidarité rurale, plus militant, qui n’a pas hésité à occuper des bâtiments publics à l’appui de ses revendications.Mais, pour la deuxième fois en deux jours, la police polonaise a expulsé lundi soir des manifestants qui occupaient, cette fois à Ustrzyki Dolne, dans le sud-est du pays, le siège administratif de la ville.Selon des responsables de la section du syndicat Solidarité de la ville voisine de Rzeszow, six policiers en civil, munis de masques à gaz, suivis de 25 de leurs confreres en uniforme, ont pénétré dans les locaux u'occupaient une soixantaine e protestataires, pour la plupart des agriculteurs, depuis le 20 décembre.Ceux-ci, mis en demeure de quitter les lieux dans les dix minutes, et voyant que les bâtiments étaient cernés par 300 autres policiers, sont partis sans résistance.Ils poursuivent leur manifestation dans les locaux de Solidarité à Rzeszow, ont ajouté les responsables du syndicat.Ils protestent contre des bri- CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES INVESTISSEZ AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR trudeau inc./traduction^ Un cabinet de traduction et de rédaction spécialisé dans les domaines suivants • comptabilité et vérification e génie civil et industriel e exploitation minière e induetrie lourde et machinerie e électronique (514) 761-6292 Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARC0UX & SHER 625, Ave du Président Kennedy Montréal - 845-7126 ROBIC.ROBIC & .îiSSSKI.Fondée en 1892 Brevets d'invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d'auteur 1514 Docteur Pentieid Montréal H3G 1X5 Tél (514) 934-0272 Télex 05-268656 Cable MARION Telecopier international Xerox 400 BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIES Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUESBRANCHAUD CA 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agrées 210 St-Jacques Suite 300 845-4194 MARLER, TEES.WATSON, POITEVIN.JAVET & ROBERGE NOTAIRES SUITE 1200 620 OUEST BOULEVARD DORCHESTER MONTREAL QUE H3B 1P3 TEL 866-9671 H0N GEORGE C MARLER.C P HERBERT H TEES JOHN H WATSON HENRI POITEVIN ERNEST A JAVET PHILIPPE ROBERGE JOHN C STEPHENSON HARVEY A CORN DAVID WHITNEY PIERRE LAPOINTE GÉRARD 0UCHARME PIERRE SENEZ E BRUCE M0I0EL PIERRE VENNE ANDRE A BOILEAU PAUL A IAZURE BERTRAND DUCHARME ALAIN CAST0NGUAY YVES PREVOST LUCIE H0UDE HÉLÈNE DRAPEAU samson.Becair associes Comptables agréés QUEBEC MONTREAL OTTAWA TORONTO CALGARY VANCOUVER RIMOUSKI TROISRIVIERES SHERBROOKE SAINT HYACINTHE KUCHENER SEPT ILES MATANE COATICOOK FORT LAUDERDALE (U S A l mades dont auraient été victimes des syndicalistes, et réclament l’enregistrement légal de Solidarité rurale.Dimanche soir, la police était intervenue dans les mêmes circonstances à Nowy Sacz, et la presse nationale avait largement rendu compte de cette action.Ceci semDle indiquer un durcissement des autorités à l’égard des divers mouvements de protestation.Cette attitude a été confirmée lundi à Katowice par le premier ministre, M.Josef Pinkowski, qui a déclaré aux mineurs que des individus essayant de jeter le pays dans le desordre s’étaient infiltrés dans Solidarité.Le premier ministre polonais, a lancé en outre un appel aux mineurs leur demandant d’accepter de travailler le samedi, en raison des conséquences «absolument dramatiques» que pourrait avoir sur l’economie toute entière une réduction de la production de charbon.Le premier ministre a justifié cette demande, en contradiction avec l'accord de Jastr-zebie prévoyant que les samedis seraient chômés, en soulignant que l'application de la semaine de cinq jours dans les mines entraînerait une importante baisse de production de l’ordre de 50 millions de ton- nes par rapport à 79 et de 43 millions de tonnes par rapport à 1980.Si la semaine de cinq jours était appliquée, la production de houille ne s’élèverait en effet qu’à 150 millions de tonnes, alors que, selon le ministre des Mines, M.Miec-zyslaw Glanowski, la Pologne a besoin cette année cfau moins 167,3 millions de tonnes pour couvrir ses besoins domestiques et honorer ses contrats d’exportations les plus pressants Enfin, le maréchal Victor Koulikov, commandant en chef des forces du Pacte de Varsovie, a rencontré M.Stanislav Kania, premier secrétaire du parti ouvrier unifié Polonais, et M.Josef Pinkowski, président du conseil, a rapporte hier la radio polonaise.Cette rencontre, qui n’avait pas été annoncée, s'est déroulée dans «une atmosphère amicale», ajoute la radio, qui ne donne aucun détail sur le sujet des entretiens.Elle ne précise pas non plus quand le maréchal est arrivé en Pologne.L’agence Tass précise que la rencontre a eu lieu à Varsovie, et que le ministre polonais de la Défense, M.Wojciech Jaru-zelski y assistait également.Répit de quelques jours pour Begin JÉRUSALEM (AFP) - Le premier assassinat d'un parlementaire israélien, le cheikh Hamed Abou-Rabia, député des bédouins, a bouleversé hier le calendrier politique en Israël, accordant un nouveau sursis au gouvernment de M.Menahem Begin en pleine crise.Les obsèques du député, qui se sont déroulées dans le Né-guev en présence du chef de l'État, du président du parlement, de plusieurs ministres et de milliers de bédouins venus de tout le pays, ont décalé encore une fois les rendez-vous au cours desquels devait être fixé le sort du gouvernement.Mais il ne s'agit, selon les observateurs, que d’un répit vers une décision inéluctable: l’annonce d’élections anticipées.En raison des procédures parlementaires, le suspense pourrait encore durer jusqu’à la semaine prochaine - Le meurtre du député bédouin de 51 ans, abattu de quatre balles lundi soir à Jérusalem, n’a aucune incidence sur la crise elle-même.Après l’arrestation de quatre suspects, l’enquête se dirige vers la famille et les amis d’un rival qui voulait succéder à Hamed Abou-Rabia à la Knesset, en vertu d’un accord de rota- tion sur la liste électorale des minorités ethniques.Le rival, Cheikh Jaber Mouaddi, appartenant à la minorité druze de Galilée, s’était heurté à l’opposition du député.Il est introuvable depuis mardi matin et les enquêteurs laissent entendre qu’d s’agirait d’un règlement de comptes.Le cheikh défunt ne comptait pas que des amis parmi les bédouins.Beaucoup lui reprochaient d’avoir trop vite cautionné un accord avec le gouvernement sur des expropriations de terres bédouines devant servir à la construction de nouveaux aérodromes militaires dans le Néguev.Les funérailles terminées, les discussions devaient reprendre dès hier soir dans les états-majors politiques.Opposition et coalition gouvernementale semblent d’accord pour se présenter devant les électeurs avant l’échéance normale de novembre.L’opposition demande que la date soit fixée à fin avril ou, au plus tard, à la mi-mai, à l’échéance du «préavis légal» de cent jours.M.Begin, pour sa part, mettrait encore un point d’honneur à ne pas provoquer d’élections avant le quatrième anniversaire de son arrivée au pouvoir, le 20 juin BOUQUINEZ À L’AISE A L’agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal.Qué H2X 3J6 — Tél.: 844-6896 844-6438 .Disponible le jour même Durant vos vacances, EN TOUT TEMPS DE L’ANNÉE, vous pouvez acheter facilement votre journal préféré en vous adressant aux endroits suivants: MIAMI 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révisé leur position après l'annonce du projet de fusion Tchad-Libye.Lors de la réunion de décembre, rappelle-t-on, six pays, — sur treize participants —, avaient repoussé un texte présenté par sept autres, condamnant notamment «l'intervention et l'occupation libyenne au Tchad».Par ailleurs, le gouvernement nigérian a annoncé hier Des guérilleros musulmans afghans paradent sur l'épave d'un hélicoptère MI-24 soviétique abattu au nord de Kaboul.Cette photo, prise récemment, a été rendue publique à Peshawar (Pakistan) par le Jamiat Islami, un des mouvements de résistance.(Photolàser AP) Échec à Genève: pas de cessez-le-feu en Namibie lumz (ac h’) — Les représentants de quatorze pavs africains ont commence dans la capitale togolaise leurs «concertations» sur la question tchadienne, tandis que le président Goukouni Weddeye, dont on ignore encore s’il se rendra finalement à Lomé, a sévèrement critiqué la politique africaine de la France.Onze chefs d’État africains (Togo, Côte d’ivoire, Ghana, Cameroun, République centrafricaine, Sierra Leone, Guinée, Nigeria, Senegal, Benin et Congo) ainsi que les ministres des Affaires étrangères de la Libye, du Niger, et le- .- .- EîHslrJE Lq Waterloo de Kadhafi?«informelle» sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire respecter les accords de Lagos de novembre 1979, — qui préconisaient la formation d'un gouvernement d'union natio la fermeture du bureau populaire libyen et demandé à son personnel de quitter le pays dans les 48 heures.Seules les républiques populaires du Bénin et du Congo semblent vouloir maintenir leur position favorable à la Libye, estime-t-on dans la capitale togolaise.De son côté, le président Goukouni Weddeye, dans une déclaration à l’AFP, a accusé lundi soir le président Valéry Giscard d'Estaing de vouloir «dresser les pays africains contre le Tchad».«La France se mobilise, avec ses moyens militaires, de presse et financiers pour ramener Hissène Habre au Tchad», a-t-il déclaré.Interrogé sur le renforcement du dispositif français en Centrafrique, il a souligné, tout en affirmant ne pas être «inquiet», qu’il prenait «la menace au sérieux».Le chef du gouvernement tchadien a en outre estimé qu'au Tchad, la France «essayait d'opposer les non-musulmans aux musulmans.GENÈVE (AFP) — La conférence de Genève sur l’avenir de la Namibie a échoué, l’Afrique du Sud et le principal parti namibien de l’intérieur ayant refusé de signer un accord de cessez-le-feu.Seul le mouvement de guérilla SWAPO (Organisation du peuple du Sud-Ouest africain) s’est déclaré prêt à respecter un cessez-le-feu après que l’ONU eut proposé la date du 30 mars pour la fin des hostilités dans le territoire.L’échec de la conférence a été confirmé, au cours d’une conférence de presse, par son président, M.Brian Urquhart, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires politiques spéciales.Il a indiqué que M.Danie Hough, administrateur général sud-africain en Namibie, avait annoncé en session de la conférence que sa délégation estimait «prématuré» de signer maintenant un accord de cessez-le-feu.Auparavant, M.Dirk Mudge, président de l’Alliance démocratique de la Turnhalle (DTA), principal parti namibien soutenu par Pretoria, avait déclaré qu’il était «totalement impossible de signer un accord de cessez-le-feu» au cours de cette conférence.La conférence, ouverte la semaine dernière, doit formellement être conclue ce matin avec une intervention du président de la SWAPO, M.Sam Nujoma, et un discours final de M.Urquhart.D’ores et déjà la SWAPO, tout en se déclarant prête à continuer à coopérer avec l’ONU pour aboutir à un accord, a réaffirmé qu’elle allait intensifier sa guerre, et a exigé un embargo pétrolier et des sanctions économiques contre Pretoria.Cet échec a réduit à néant les espoirs de ceux qui, en particulier du côté du «groupe de contact» occidental (France, États-Unis, Grande-Bretagne, Canada et RFA) attendaient beaucoup d'une réunion mettant face à face pour la première fois toutes les parties en conflit.La déception des diplomates occidentaux, qui ont joué un rôle majeur ces derniers jour?pour tenter de rapprocher les positions, était clairement visible hier.D’autant plus que ce sont eux qui devront faire face dans les prochains jours à l’assaut des délégués africains aux Nations unies.Ceux-ci ne manqueront pas, lors des débats de l’Assemblée générale, de demander des sanctions contre Pretoria.L’Afrique du Sud et la DTA ont estimé qu’elles ne pouvaient pas signer en raison de ce qu’elles appellent la «partialité» de l’ONU en faveur de la SWAPO et du «manque de confiance».M.Muage a déclaré qu’avant de s’engager Grève des marins en Grande-Bretagne LONDRES (AFP) - Le mouvement de grève tournante des marins britanniques a affecté hier trois nouveaux ports du pays, mais le trafic a repris normalement à Douvres, après 24 heures d’arrêt de travail.Les trois ports affectés sont Felixstowe (côte est de l’Angleterre), Liverpool (côte ouest) et Cairnrvan (Écosse).L'arrêt de travail à Felixstowe n’était pas prévu, a précisé un porte-parole du syndicat national des marins (NUS), mais la décision a été prise localement et la grève pourrait y durer indéfiniment.La compagnie de car-ferries Townsend Thoresen a demandé aux passagers qui avaient l’intention d’utiliser le service Felixstowe-Zeebrugge (Belgique) de se diriger vers Douvres.À partir d’aujourd'hui, le mot d’ordre d'action des marins, lancé lundi pour appuyer leurs revendications salariales, sera observé à Portsmouth, Weymouth et Southampton (côte sud de l’Angleterre), où il est à prévoir que les services de ferries seront sérieusement perturbés.Selon le syndicat, la première journée d’action a été «massivement suivie».Selon le NUS, dans la journée de lundi, outre les ferries et autres navires, 69 navires au long cours ont été bloqués par l’action des marins britanniques dans le monde entier.Ces chiffres ont été contestés par les employeurs, le conseil général de la flotte marchande britannique (General Council of British Shipping), qui affirment que seulement 45 bâtiments, pour une flotte marchande totale de 1.200 navires, avaient été affectés.Le Conseil général a décidé d’étendre le délai d’acceptation par les syndicats de son offre d’augmentation salariale de 12 pour cent jusqu’à aujourd’hui.Toutefois, les responsables du NUS devant se réunir ce matin, il est possible que le délai soit à nouveau prolongé pour préserver une chance de règlement du conflit.L’offre de 12 pour cent avait été faite quelques heures avant le début de la î grève, mais les dirigeants du NUS, qui réclament 16 pour cent, avaient maintenu le mot d’ordre.LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES LUNDI, MAR., MLR.: a h a.m.a h h p.m.|EUDI, VENDREDI: 9 h a.m.a 9 h p.m.PR I SCR IP T IONS DI LUNETTES I INI ILL ES CORNE INNE S SOUPLE S OU RIGIDE S I ENTITIES PROGRESSIVE S MONTRÉAL • 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) • POLYCLINIQUE DE MONTRÉAL 12245 rueCrenet (Cartierville) • 5000 Boul St-Laurent (Boul St-loseph) LAVAI • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 300 est Boul de la CONCORDE (Duvernav) UNSEUI NUMÉRO DE TÉLÉPHONE 845-4221 plus en avant il voulait que l’ONU prouve son «impartialité» pendant une «période de temps raisonnable» de plusieurs mois.L’ONU de son côté a proposé un marché différent: des concessions sur la «question de la partialité» contre un engagement ferme et immédiat a appliquer le plan de paix de l’ONU qui attend depuis deux ans dans les tiroirs.Quant à l’avenir, si M.Mudge a estimé que «la balle est clans le camp de l’ONU», M.Urquhart a déclaré qu’il ne savait pas quelle serait la prochaine étape.Il doit dans l'immédiat faire un rapport au secrétaire général de l’ONU, M.Kurt Waldheim.nale (GÙNT) —, prolongés par l’accord de cessez-le-feu négocié à Lomé en décembre dernier.À l’exception du Tchad et du Soudan, dont on ignore s’ils enverront ou non des représentants à Lomé, tous les pays signataires des accords de Lagos ainsi que les membres du comité ad hoc de LOUA sur le Tchad sont donc présents dans la capitale togolaise.Selon les observateurs à Lomé, la Libye risquerait de faire les frais de cette nouvelle concertation sur le Tchad.Deux pays, la Sierra Leone et le Nigeria, qui avaient à la derniere réunion sur la ques- WASHINGTON (Reuter) -De hauts fonctionnaires du département d'État américain pensent que les forces lybien-nes du colonel Mouammar Kadhafi vont s’enliser dans une nouvelle guerre civile au Tchad.Spécialistes des problèmes stratégiques en Afrique du Nord, ils se déclarent préoccupés par la présence de quelque 4.000 soldats lybiens au Tchad, particulièrement après l'annonce la semaine dernière d’un projet d’union entre Tripoli et N'Djamena.Le colonel Kadhafi pourrait utiliser le Tchad comme base pour réaliser son projet de créer un État pan-islamique en Afrique du Nord, ou du moins pour provoquer des troubles dans la région, ajoute-t-on de même source.Peut-être, dans dix ans, la victoire tchadienne du colonel Kadhafi apparaîtra-t-elle comme le point de départ d’un empire lybien en Afrique du Nord, a dit un expert.Mais il est plus probable qu'elle soit le «Waterloo» de la Lybie, dont la population de trois millions d'habitants est trop peu nombreuse pour qu’elle puisse devenir une puissance militaire, malgré les armements soviétiques perfectionnés dont elle dispose.À Washington et ailleurs, on a eu tendance à sous-estimer le «Facteur Kadhafi», et à réa-gir trop tardivement, poursuit-on dé même source, mais dorénavant il faudra «prendre beaucoup plus au sérieux le désir de Kadhafi de se lancer dans de nouvelles aventures vers le Sud».L'erreur commise au Tchad ne sera pas répété si la Libye menace pareillement d'autres pays nord-africains, et d’ailleurs les voisins de Tripoli, tels l’Égypte et le Nigeria, sont «tout a fait capables de s'opposer à ses projets militaires, avec si nécessaire l’aide de Paris et de Washington».Les forces libyennes risquent fort de s'enliser au Tchad, où la guerre civile qui oppose depuis quinze ans des factions rivales va sans doute reprendre M.Hissène Habré, le rival du Président Goukouni Weddeye soutenu par l’armée ly-bienne, a récemment accepté un cessez-le-feu, mais beaucoup de ses partisans sont «bien armés» et prêts à reprendre le combat.La seule vraie question est de savoir quand vont reprendre les affrontements, ajoute-t-on de même source.De légères variations dans la couleur et des défauts mineurs n'affectent aucunement le bel aspect et I usage de ces valises offertes avec 25% de rabais du prix de première qualité En vmyle sans soucis, dans une gamme incomplète de couleurs comprenant blanc, vert pâle, brun, bleu brumeux, grenat, havane veuillez indiquer un 2ème et 3ème choix de couleur.Prix Eaton ch 72.99 82.49 74.49 46.99 36.99 Modèle 6652 6649 6646 6673 6672 1.Sac à vêtements 2.Pullman 29" 3.Pulman 26" 4.Clandestin (Le) 5.Sac fourre-tout Non représenté: Pullman 24" Court-séjour 20" 3-complets 67.49 57.49 82.49 6644 6640 6647 Eaton Centre-ville, rez-de-chaussée, et à ou par Anjou, Pointe-Claire, Cavendish, Laval, St-Bruno, Beloeil, Sherbrooke, Ste-Foy, Ottawa.Rayon 264 Venez ou téléphonez 842-9211 (jusqu'àépuisementdustock)l EATON 8 ¦ Montréal, mercredi 14 janvier 1981 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Michel Roy Jean Francoeur, Lise Bissonnette, Jean-Pierre Proulx Directeurs de l'information: Trésorier: Pierre Loignon Bernard Larocque fit hart Rnmat M C’est pire encore! PLUS on amende, plus cela empire.On ne pouvait s’attendre à ce qu’en matière de langue d’enseignement, le gouvernement fédéral fasse marche arrière.On osait espérer cependant que les amendements apportés au projet de Charte canadienne des droits et libertés tentent de rendre le plus possible les dispositions de cette charte compatibles avec celles de la Charte de la langue française.Or malgré les apparences, il n en est rien.Dans le seul fait que le gouvernement fédéral veuille retirer au Québec sa juridiction exclusive en matière de langue d’enseignement, il y avait déjà une raison de s’opposer catégoriquement au projet fédéral.Cette raison demeure tout entière et nous continuons donc de nous opposer à cette inqualifiable entreprise.Mais M.Chrétien nous fournit aujourd’hui des raisons nouvelles de rejeter son projet: la situation des minorités francophones hors du Québec risque, par rapport au projet initial, d’etre moins bonne encore.Quant au Québec, sa position se détériorera encore puisque ori ajoute maintenant des catégories de personnes qui auront un droit constitutionnel d’accéder a l'école anglaise.¦ Le projet initial de M.Chrétien accordait aux minorités francophones «des installations d’enseignement» là où le nombre d’enfants les aurait justifiées.Certes, l'expression n’est pas tout à fait limpide mais on a au moins une idee approximative de ce dont il s’agit: en effet, selon le Petit Robert, une installation, c’est «l’ensemble des objets, dispositifs, bâtiments, etc., installés en vue d’un usage déterminé».Or voilà que maintenant la constitution garantira seulement «la prestation» de l'enseignement dans la langue de la minorité, toujours, bien entendu, si le nombre le justifie.Ces mêmes minorités francophones sont venues à Ottawa réclamer, comme un élément vital pour leur avenir, non seulement le droit Voici le texte de l’article 23 du projet de charte constitutionnelle tel qu’amendée par le gouvernement.Droits à l’instruction dans la langue de la minorité 23.(1) Les citoyens canadiens: a) dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité linguistique française ou anglaise de la province où ils résident.b) qui ont reçu leur instruction, au niveau primaire, en français ou en anglais au Canada et qui résident dans une province où la langue dans laquelle ils ont reçu cette instruction est celle de la minorité linguistique française ou anglaise de la province, ont, dans l'un ou l’autre cas, le droit d’y faire L__________________________________________ constitutionnel à des installations mais aussi et surtout le droit de gérer leur propre système scolaire.Or M.Chrétien leur fait le coup de leur retirer ce qui leur avait été consenti dans le projet initial sous prétexte d’une plus grande souplesse dans la gestion de leur droit a l’enseignement.A-t-on déjà vu gouvernement poser un geste plus odieux et qui trahit du meme coup une totale incompréhension des besoins réels de ces minorités?Er» revanche, le traitement accordé à la puissante minorité anglophone du Québec met en lumière comment le «French Power» à Ottawa est une illusion : tout le poids politique qui pèse sur lui l’oblige à favoriser non pas ceux qui sont les plus démunis, soit les minorités francophones, presque partout en voie d’extinction, mais bien la minorité anglophone du Québec qui possède des installations utiles et assure la gestion de son propre système.Ainsi, le projet amendé conserve (voir l’article 23.(1) a) dans le texte ci-contre) la langue maternelle comme critère d’accès à l’école anglaise.On a déjà montré ici comme ce critère était au Québec tout à fait inapplicable en pratique.À moins d’instauner un ignoble système de contrôle, il faudra s’en remettre aux declarations des parents.À vrai dire, celles-ci sont invérifiables concrètement.Aussi, aboutira-tKin tôt ou tard au libre choix.De plus, en étendant aux anglophones de toute provenance l’accès à l’école anglaise, on nie (d’ailleurs, l’a-t-on déjà jamais reconnu) le projet de toute une société qui se veut d’abord française.Enfin, on accorde aux nouveaux citoyens des droits différents selon leur origine ethnique.Le gouvernement fédéral veut en outre, par l’article 23.(1) b), insérer dans la constitution le mécanisme de la fréquentation des parents à l'école primaire anglaise au Canada comme critère d accès à l’école anglaise.L’ajout de cette clause vise non pas, comme on pourrait le croire à première vue, à concilier le projet instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans cette langue.(2) Les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction, au niveau primaire ou secondaire, en français ou en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction.(3) Le droit reconnu aux citoyens canadiens par le présent article de faire instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de la minorité française ou anglaise d’une province s’exerce s’ils résident dans une région de la province où le nombre d’enfants de citoyens qui ont ce droit est suffisant pour justifier la prestation dans cette région, sur les fonds publics, de.l’instruction dans la langue de la minorité.fédéral avec la loi 101.En réalité, on vise plutôt à préserver au Québec les droits de ceux que cette mécanique favorise, soit les allopho-nes.En effet, ces allophones, aujourd’hui parents, ont pour la plupart fréquenté l’école anglaise dans leur enfance.Le seul critère de la langue maternelle interdirait évidemment à leurs enfants de suivre la trace de leurs parents.Il ne faudra pas se surprendre si M.Chrétien tente dans les prochains jour de faire croire que son amendement est semblable à ce que préconise le Parti libéral du Québec dans son projet de programme électoral.Dissipons à l’avance toute confusion.Les libéraux québécois retiennent certes le principe de la langue maternelle mais, dans la pratique, ils le subordonnent à la mécanique déjà prévue par la loi 101.M.Chrétien aurait pu proposer que le critère de la langue maternelle s’applique dans les provinces anglophones du Canada et que celui relatif à la fréquentation scolaire antérieure des parents ne touche, lui, que le Québec.On lui aurait alors accordé qu’il a fait un effort sérieux pour tenir compte de la situation réelle du Canada et du Québec.Non seulement n’a-t-il pas eu cette clairvoyance mais il a fait pire.Il propose maintenant en outre par l’article 23 (3) que les frères et soeurs de celui qui a reçu ou reçoit encore partout au Canada, au primaire comme au secondaire, renseignement en anglais puissent eux aussi fréquenter l’école anglaise.Cela veut dire par conséquent que le Québécois francophone qui fait ses étuaes secondaires en anglais au Québec (et ils sont nombreux dans ce cas) habiliterait dorénavant ses frères et ses soeurs, nés ou à naître, à faire leurs études primaires en anglais.Mais ces derniers pourront à leur tour en vertu du deuxième critère constitutionnel (23) (1) b) envoyer leur postérité à l’école anglaise.Paradoxalement, l'aîné lui ne pourra pas transmettre cet héritage à ses enfants puisqu’il n’aura fréquenté l’ecole anglaise qu au niveau secondaire.De même le Québécois francophone qui .déménage en Alberta et dont l’un des enfants fréquente l’école primaire anglaise acquiert non seulement pour lui-même, ses frères et ses soeurs le droit de continuer en anglais de retour au Québec mais sa postérité et celle de ses frères et soeurs jouiront du même droit! ¦ Au delà de ses apparences, le nouveau projet fédéral, on le constate, a des implications concrètes extrêmement importantes pour le Québec et dont, de toute évidence, Ottawa n’a pas pris conscience.Ce gouvernement s’est enlisé dans une logique abstraite: il cherche à tout prix à doter ce pays d’une constitution dont le bilinguisme symétrique sera la fine fleur.La réalité de ce pays est tout autre.Il y a en particulier au Québec un peuple distinct qui tout en voulant de toutes ses forces le respect et l’épanouissement des francophones hors du Québec, tout comme ceux de sa propre minorité, cherche à s’épanouir comme il l’entend.C’est ce que refuse de comprendre et d’admettre le gouvernement de M.Trudeau.Voilà le drame.Jean-Pierre PROULX ARTICLE 23 TEL QU’AMENDÉ Pourquoi Sept-lles?Avec des baisses aussi spectaculaires dans les ventes d’automobiles nord-américaines et dans les mises en chantier, il était fatal que les producteurs de minerai de fer et d'acier connaissent eux aussi des temps difficiles.La compagnie Iron Ore, en fermant bientôt ses installations de Sept-lles et en réduisant sa production à Shefferville, mettant ainsi à pied plusieurs centaines de travailleurs, ne pratique donc plus un simple licenciement saisonnier, ni un exercice de pression contre le syndicat des Métallos avec qui elle doit négocier.La conjoncture économique lui impose, ainsi qu’à toute la région, des fermetures qui risquent de se prolonger pendant quelques années.D’autres producteurs ont du reste commencé de réduire le niveau de leurs activités, et parmi ceux qui gardent leurs usines en marche, on compte quelques entreprises subventionnées d’une maniéré ou d'une autre par l'État, c’est le cas notamment de Sidbec au Québec, qui a maintenu pour le moment sa production, Cette récession de l'acier n’a rien à voir avec la question québécoise ou avec les marxistes que le président de 1’Iron Ore a cru voir récemment dans les rangs disciplinés des Métallos.Elle tient davantage à la hausse des taux d'intérêt et sur- tout, dans le cas du marché de l’automobile nord-américaine, au manque de clairvoyance des grands patrons de Détroit.Il faudra plusieurs années avant que le marche ne sorte de cette crise.Les plus forts y survivront, mais Sept-lles sera-t-elle du peloton?Tous les concentrateurs et toutes les usines de boulettes n'ont pas été fermés; c’est le cas des installations de l'Iron Ore à Labrador City, laissées intactes, du côté terre-neuvien de l’empire du fer.Aurait-on pu épargner les installations québécoises?Celles-ci pourront-elles bénéficier d’une éventuelle reprise du marché?Toutes ces questions se posent, car normalement il devrait en coûter plus cher pour produire du côté terre-neuvien; pourquoi donc l’usine de Sept-lles n’était-elle pas aussi «rentable»?L’enquête que les Métallos ont demandé au gouvernement du Québec n’empêchera pas la fermeture d’ici le 15 mai, mais elle pourrait donner des indications utiles sur la plausibilité d’une réouverture plus ou moins prochaine.À ce chapitre, l’Iron Ore devrait rendre publics les chiffres de ses coûts de production.Les chômeurs de Sept-lles et les citoyens québécois en général voudront savoir en particulier combien l'actionnaire canadien de l’Iron Ore, la Hollinger, membre du groupe Argus, a touché en royautés réinvesties dans le pétrole de l’Ouest.Du côté syndical, on prétend que les unités de production de cette ville étaient mal conçues et peut-être aussi mal gérées.Si les Métallos ont raison et si rien n’fct fait pour prévenir ces failles à l’avenir, la fermeture risque d’être non seulement «indéfinie», mais définitive.Entre-temps, il est devenu impérieux de s’occuper des travailleurs mis à pied.La compagnie, même si elle n’a pas daigné préciser, dans son communiqué dé fermeture, qu elle entendait associer les Métallos à ses efforts, s’est engagée à respecter toutes ses obligations légales et contractuelles à l’endroit des syndiqués touchés.Elle devra visiblement faire plus et trouver, avec le syndicat et les autorités publiques de la région, les moyens d’atténuer dans toute la mesure du possible les effets néfastes de cette chute de production tant pour les individus concernes que pour Sept-lles et la Côte-Nord.Survenant après la fermeture d’ITT-Rayonnier, ces mises à pied vont ajouter aux difficultés économiques de la région, d’autant qu’on n’y trouve pas.cqmme dans les régions industrielles.tjjrquoi replacer ou recycler facilement les travailleurs Certains d'entre eux pourront certes trouver du travail sur d’autres chantiers au Québec ou au Canada, mais pour la région elle-même, la perte risque d’être irréparable.A cet égard, il est piquant de voir le gouvernement fédéral se pencher comme une tendre mère sur les usines ontariennes de l’automobile, alors que le ministère du Développement économique régional, qui devrait déjà être sur place à Sept-lles pour étudier la situation, envoie plutôt M.Pierre DeBané en Afrique prêter ses lumières à l’Acdi et au ministère de M.Marc MacGuigan.Le ministre québécois de l’Énergie, M.Yves Bérubé, s’est montré intéressé à améliorer la rentabilité des installations de l’Iron Ore à Sept-lles Tout ce qui peut raisonnablement être fait de ce côté devra évidemment l’être.Mais si on en juge par les autres ralentissements annoncés hier par Québec-Cartier et Wabush, si le gouvernement veut influer significativement sur la situation, il devra intervenir aussi du côté du marché.Le peut-il à aussi brève échéance?Cela est fort douteux.Il est plus probable que ces unités de production ne retrouveront leur niveau normal qu’avec le retour plus favorable de la conjoncture économique.Jean-Claude LECLERC IKtiMllHailâB Le PLQ et la loi 101 par Robert Décary Au moment où le Parti libéral du Québec, aussi critique, semble-t-il, à l’égard des opinions personnelles de son chef, que peut l’être le Parti libéral du Canada à l’égard des opinions de M.Trudeau, s apprête à appuyer sans mot dire la politique de Claude Ryan en matière de droits linguistiques, il paraît apportun, puisque ce Parti, en toutes probabilités, prendra sous peu le pouvoir, de rappeler une distinction qu’il est important de toujours garder en tête: celle entre ce qu’un gouvernement du Québec est prêt à faire sous forme de législation ordinaire ou même privilégiée, et ce qu’il est prêt à enchâsser dans la constitution fédérale.Dans le premier cas, en effet, quand bien même il s'agirait d’une législation faisant partie intégrante de la constitution provinciale ou soumise à des possibilités limitées d’amendement, le Québec reste maître, à jamais et en toutes circonstances, de sa destinée et se réserve le droit de modifier à sa guise, dans le respect des conditions qu’il se sera imposées volontairement, le régime lin- guistique qu’il aurait choisi à un moment donné de son histoire.Dans le second cas, le Québec s'engage dès maintenant et pour de bon — il ne faut pas s’imaginer, quelle que soit la formule d’amendement constitutionnel choisie, que le Canada anglais acceptera jamais de donner à la langue française, au Québec, un statut supérieur à celui que lui reconnaîtrait maintenant une nouvelle constitution — dans un régime linguistique qui, s'il peut bien le servir aujourd’hui, ce qui n'est pas nécessairement évident, pourrait le fort mal servir demain.En d'autres termes, il est essentiel de distinguer entre un carcan linguistique qu accepterait de se donner le Québec et qui ne saurait être modifié qu’avec l’appui peu probable des autres provinces et du gouvernement fédéral, et un régime linguistique Que se dfcinerait le Québec mais qu’il lui serait loisible de modifier sans que le reste du pays n'ait à y consentir.Ce qui est en jeu, somme toute, c’est la souveraineté culturelle, dans son aspect linguistique, ' du Québec, et il est vital que le Québec se garde, dans une nouvelle constitution fédérale, la plus grande marge de manoeuvre qui soit.Aussi, quand les Liberaux du Québec ratifieront le document dont La Presse faisait état, la semaine dernière, et sur lequel il y aura lieu de revenir quand il aura été entériné par le Conseil général du Parti et quand nous en connaîtrons les détails et les subtilités, ils devraient exiger de leur chef qu’il leur dise clairement ce qu'il entend enchâsser dans une nouvelle constitution fédérale, et ce qu’il entend enchâsser dans une nouvelle constitution provinciale ou inclure dans une législation ordinaire ou privilégiée.Car autant M.Ryan pourra prendre plaisir le pouvoir rendant, hélas, omnipuis-sant, à sabrer la Charte de la langue française et remercier du même coup M.Lévesque de n’avoir pas donné de statut particulier à cette Loi 101, autant devrait-il prendre garde de donner à sa vision personnelle des choses, quand bien même elle correspondrait, à ses yeux, à un besoin contemporain du Québec, valeur d’étemite que ni lui-même ni ses successeurs ne pourraient modifier si une réalité nouvelle l’exigeait.Tout chef de gouvernement québé- cois devrait, dans le domaine linguistique, reconnaître, avec humilité, que sa vision du Québec ne sera pas nécessairement, à jamais, celle qui convient le mieux au Québec, et qu’il est essentiel de laisser au Québec, donc à ceux qui lui succéderont à la tête de la province, toute la latitude voulue pour adopter le régime linguistique à une réalité toujours mouvante et imprévisible.Déjà, avec le peu qu'on en connaît, les propositions de M.Ryan sont discutables à maints égards et contiennent les germes d’une contestation sociale de grande envergure Ce serait un moindre mal s’il acceptait, à la demande de ses partisans, de ne rien enchâsser, dans la constitution, qui soit aujourd’hui source de controverses.Au moins, nous saurions qu’un éventuel successeur pourrait faire de ses propositions ce que lui-même s’apprête a faire de la Loi 101 En termes de stabilité, ce n’est guère prometteur.Mais il s’agit d’un domaine où, très certainement, aucun prétexte de stabilité ne saurait mettre en échec le besoin du Québec de préserver, à jamais, sa souveraineté R ¦ Sur le prophétisme Dans sa réplique à des intellectuels du Quebec, le premier ministre Trudeau a bien voulu apporter une autre de ses riches et vigoureuses contributions à la clarification d’une question fondamentale: le prophétisme.Je cite le cher grand homme-«Les vrais prophètes de la liberté et de la justice ont toujours été des solitaires qui ont payé de leur personne pour accomplir leur mission.» (Il me semble bien identifier dans ce touchant passage la démarche psychologique qu’on pourrait appeler la demande d amour et de reconnaissance laquelle s’appuierait ici sur le sentiment fraternel que nous devrions ressentir face à la solitude des gens de pouvoir.J’avoue alors que deux réalités font obstacle chez moi à ce sentiment fraternel: l’hyper-développement des appareils étatiques; quand on a tant de fonctionnaires de toutes sortes, conseillers politiques, scripteurs spécialistes des médias, maîtres-sondeurs! policiers politiques, est-on un pauvre persécuté solitaire?; le fait que les politiciens soient l'émanation de couches sociales qui les propulsent, les soutiennent, les encadrent et les utilisent; est-on vraiment seul avec tant d’associés si riches et puissants?) Est-ce le messianisme, le romantisme, le mythe de l’inspiré présents dans ce passage, toujours est-il que je me suis mis à penser a Fréchette lorsqu’il publia en 1868 La Voix d’un exilé.Le sentiment d’étouffer dans la société canadienne à ce moment de l'établissement de la Confédération avait amené ce grand libéral (le mot avait alors un autre sens) à aller vivre à Chicago.Il n’avait pas tort si l’on en juge par la réaction très intolérante des gens en place du temps du poème en question, dont l'engagement politique n’a pas plu.Il me semble que Fréchette à cette époque correspond bien à la définition proposée du prophète.Son poème prend la forme d’ailleurs d’une adresse à son peuple (M.Trudeau ne comprendra pas ce dernier terme mais comme il sera le seul dans ce cas, je renonce à en changer.Qu’il s’adapte lui aussi que diable! ) à propos de la liberté que ce peuple n’a pas.On y trouve notamment deux vers qui semblent confirmer dans le détail ce prophétisme en décrivant à l’avance un fameux tandem de pistoleros destinés un jour à écumer le pays depuis leur repaire des rives de TOutaouais: «O peuple, les crachats ont maculé ta jour: Un bouffon te harcelle, un pierrot te bajoue.Puisque M.Trudeau, de ce temps-ci «échangé» avec son bon peuple, aurait-il la bonté de me faire savoir, en tant qu’expert de la question, s’il s’agit bel et bien d’un cas de prophétisme?Son fidèle sujet qui, pour éviter de se faire abreuver des noms les plus infâmants, tel «intellectuel», préfère l’apaiser tout de suite en lui révélant qu’il n’a pas voté OUI au référendum.Jean-René PLANTE un enseignant qui veut s’instruire Montréal, 6 janvier.¦ Des enfants québécois du tiers-monde Ressortissant du tiers-monde et en séjour temporaire dans la «belle province» depuis quatre mois, il m’a été donné de fêter Noël dans l’un de ses charmants villages aux mille merveilles.Entre autres, j’ai vu, au réveillon, des enfants crouler, heureux, sous des montagnes de cadeaux.Leur joie était pure.Je me suis profondément réjoui moi-même de leurs rires et de leurs jeux innocents.Il faut dire que c’était la première fois que le bon Père Noël se manifestait à mes yeux.Peu de temps avant son arrivée, le rapport annuel de l’UNICEF avait révélé que dans le tiers-monde plus de douze millions d’enfants étaient morts de faim au cours de 1979, «année internationale de l’enfance».Cette information que j’avais lue sans m’y arrêter particulièrement m’était revenue, soudain a l’esprit au coeur de ce Noël fééri-que.Mon bonheur s’en est quelque peu assombri.Je me suis pris à penser que notre joie, la joie communicative des enfants serait parfaite si.si quoi?Il m’est venu à l’idée ceci: à Noël 1981, pas un seul cadeau ne sera donné nulle part sur toute l’étendue du territoire québécois.En lieu et place, chaque famille enverra à l'UNICEF «pour les enfants du tiers-monde» l’équivalent en dollars des cadeaux distribués en 1980.L’actualisation éventuelle d’un tel projet rencontrera sur son chemin plusieurs objections aussi sérieuses les unes que les autres mais non insurmontables a mon humble avis.J’en vois deux pour ma part.C’est d'abord les enfants qui, à juste titre, ne comprendront pas et demanderont des comptes à leurs parents.N’ont-ils pas créé eux-mêmes cette belle tradition, cette très belle tradition?Alors pourquoi la sabotent-ils à présent?Les parents expli- Sueront patiemment aux enfants que la tra-ition n a pas disparu, mais qu’elle s’est déplacée ponctuellement.«Le Père Noël est parti cette année dans d’autres pays où vivent d’autres enfants à qui il ne pense pas habituellement.Mais il a promis ferme qu’il serait de retour pour ran prochain».Pour rendre plus crédible leur explication, les parents pourront s’y prendre très tôt, deux mois par exemple avant Noël, et se faire seconder par les mass-media, les écoles, les Églises, etc.Les enfants sont capables de comprendre si on prend la peine et le temps de leur expliquer L’autre objection, je la vois venir des fabricants et commerçants de jouets et autres objets entrant dans le trousseau traditionnel de Noël.A priori, ils n’apprécieront pas du tout qu’on les prive ainsi de cette occasion annuelle de faire grimper leurs chiffres d’affaires.Mais ils savent bien qu'une fois n’est pas coutume.Et je suis sur qu'après réflexion, ils feront fi du manque a gagner et accepteront de laisser leurs enfants aller au secours de ceux du tiers-monde.Il est évident que cette main tendue des enfants québécois à ceux du tiers-monde n'effacera pas comme par enchantement l’état de misère de ces derniers; il serait peut-être même décourageant d’en évaluer les effets quantitatifs sur le terrain du tiers-monde.Par contre, ses effets phychologi-ques sur le terrain québécois seront indéniables: les enfants d'aujourd'hui sont des adultes de demain; et qu’ils prennent conscience dès aujourd’hui de la nécessité de partager peut être pour le monde de demain d'une grande et belle conséquence.S’il en est ainsi, s’il peut en être ainsi, pourquoi les enfants québécois seraient-ils les seuls mécènes du nouveau monde que nous souhaitons?Pourquoi en effet?Il n'y a pas de raison qu’ils soient seuls.Il est donc souhaitable que les enfants québécois, après en avoir pris l’initiative, invitent tout de suite tous les enfants du monde occidental à se joindre à eux pour la main à tendre à ceux du tiers-monde.Les chances pour demain d’être meilleur qu’au-jourd’hui s’en trouveront décuplées puisque les enfants d’aujourd’hui, adultes de demain, seront à la fois plus nombreux et plus aptes à se priver annuellement de 15 jours ae guerre pour que les choses aillent autrement.Les estimations de l’UNICÉF révèlent en effet qu’il suffirait que le monde sacrifie au développement, 15 jours par an, les sommes qu’il investit dans l'armement pour subvenir aux besoins les plus criants du tiers-monde.Et voici que se pose une deuxième question: quand même tous les enfants du monde occidental se joindraient aux enfants du Québec pour tendre la main aux enfants du tiers-monde, suffirait-il d’un Noël sans cadeaux pour que soit effectivement assurée la preparation psychologique à faire le pain et la paix?Pas sûr.Alors peut-être faudrait-il répéter le geste tous les cinq ans par exemple jusqu’à ce que son succès (ou son échec) le rende inutile! De toute façon, aux enfants québécois au milieu desquels j’ai passé mon premier Noël hors d’Afrique, je souhaite (fores et déjà un Joyeux Noël-Solidarité 1981.Roger GBEGNONVI Sainte-Foy, 7 janvier ¦ Le dernier «Bye Bye» Littéralement, le dernier Bye Bye, le 80, devrait être le dernier.C’en est même un de trop: comment la Société Radio-Canada a-t-elle pu offrir cette ordure à tous ceux qui, de bonne foi, attendaient ce moment de détente pour rire un peu de la triste année qui s'achevait.Nous nous sommes fait avoir: au lieu de rire, nous nous sommes fait rire en pleine face.Qui sont les responsables?le réalisateur, les scripteurs, les comédiens?Moi qui regarde si peu la télévision parce que les messages publicitaires m’horripilent, j'attendais impatiemment le «commercial» pour nie délivrer du pitoyable spectacle de l’émission elle-même.Pas un gag, pas une drôlerie, pas même de farces, encore moins d’humour.De la confusion, du brouhaha, des rires enregistrés, le pire amateurisme.J’en étais gène! déçu, humilié.C’est moi qui paie une partie des cachets de ces gens-là, et ces gens-là me font perdre mon temps, et ces gens-là se croient très forts.Y a pas de quoi être fiers! Et ajoutant l’insulte à l’injure, on repasse l'émission le lendemain.De grâce, Monsieur Trudeau, faites un beau geste pendant que vous êtes là: mettez la clé là-dedans au moins une fois par année, à onze heures, la veille du jour de l’an.Yves GAUTHIER Montréal, 10 janvier ¦ La logique du pouvoir La logique du pouvoir amène le Parti québécois, parti indépendantiste, à invoquer le droit fédéral pour se porter à la défense du Québec.Avec cette logique entortillée du pouvoir plus on avance plus on fait des noeuds Au lieu d’avoir le sain réflexe de tout mettre en oeuvre pour sortir au plus tôt de cette confédération, génitrice de tous les Trudeau présents, passés et futurs, on se laisse prendre dans une souricière juridique.Mais la logique du pouvoir amène à des raisonnements qui justifient les pires aberrations.Cette même logique du pouvoir n’a-t-elle pas peu à peu étouffe la flamme indépendantiste au sein du Parti car après la mise en veilleuse officieuse, ce fut la mise en veilleuse officielle de l’option souverainiste.On demanda au Parti de retenir son souffle.Il le retint tant et si bien qu’il en est cliniquement mort.Le coeur ne bat plus, seul le cerveau fonctionne encore.(Le dernier conseil national en fit le constat).Mais il fonctionne confusément, il va sans dire, juste assez pour entreprendre une guérilla judiciaire avec M.Trudeau ce qui va canaliser toutes les énergies vers une dangereuse diversion où la veritable ennemie, la confédération, n’est plus pointée.Le problème Trudeau est le problème des autres provinces et la démesure même de Trudeau est leur plus sure alliée.Laissons «Pierrot faire des bulles».Occupons-nous de notre problème à nous, c’est-a-dire la confédération et mettons-nous en branle pour couper au plus tôt ce lien fédéral qui est une corde au cou du Québec.Le Parti des Québécois est mort, mais je crois en la résurrection et un seul souffle de vie, une seule goutte de bon «sens» suffirait à le ranimer.Il n’est pas possible que ce parti, né de la foi en un peuple meure en avortant de l’espoir d’une nation.Et tout cela parce que la logique raisonneuse du pouvoir aura raisonné jusqu’à l’absurde, jusqu’à la déraison.Dans ce sens l'exemple à ne pas imiter vient de haut, de ce Haut-Canada où l’on peut constater, en y jetant un dernier regard, comment un premier ministre possédé par le pouvoir fédéral a pu se couper de la réalité des provinces car croyait-il l'État canadien, c’était lui Mais ce pauvre roi-lune ignore qu’il n’éclaire que des ombres.Cependant cet exemple à ne pas suivre pourrait être une source d'inspiration pour le Parti québécois et ses lucidités futures.Car je crois que le bon sens finira par triompher, que le Parti québécois ne laissera plus filer la proie pour l’ombre qu’il mettra fin à ses errances pour se diriger vers l’élection référendaire sur la souveraineté nationale du Québec à la fin du printemps.Sinon il pourra raisonner tout a son aise en négociant le prix de ses funérailles.Liette LEGAULT-PROULX Saint-Jean-sur-Richelieu, 9 janvier 'aire, société à responsabilité limitée do siège social est situé au numéro 21V rui baint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II composé et imprimé par l'Imprirm Dumont, division du Groupe Québécor dont les ateliers sont situés à 9130 rue vin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canad ne est autorisée â employer et à diffuseï informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $7i £!7nn,nÀe,;'JiX rno'S' $38.00: trois m $27.00^ A I étranger.$75.00/par année mois: $41.00; trois mois: $29.00.Éditiom samedi.$19 par année.Édition quotidieî livrée à domicile par porteur: $1,50 par marne.Tarif de l'abonnement servi Da poste aérienne sur demande.Courrier noco*l!fre»cl,?sse: enre9'Strement nurr Québec6*50' lé9al B'bll0,,1èc)ue nationale TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignai groupées). M.Trudeau et les intellectuels québécois 2) Le pouvoir et les libertés Le Devoir, mercredi 14 Janvier 1981 ¦ 9 mm par Michèle Lalonde Paul Chamberland Denis Monière Hélène Pelletier-Baillargeon pas confiance au peuple québécois?En suivant la logique de M.Trudeau, il faudrait conclure que les intellectuels québécois sont de moins en moins coupés du peuple.L’histoire en jugera.LES INTELLECTUELS ET LE FÉDÉRALISME M Trudeau nous a toujours présenté le fédéralisme comme une garantie des libertés démocratiques en présupposant que les Québécois, totalitaires par tempérament, ne pouvaient assumer par eux-mêmes cette responsabilité.Supposément, la tutelle nous était nécessaire pour mener une vie démocratique digne de ce nom.Or nous ne nous sentons pas en sécurité dans le régime fédéral.La totale liberté d’expression dont nous jouirions, selon le premier ministre, a connu des accrocs.M.Trudeau a sur ce sujet, des pertes de mémoire douteuses.Les libertés démocratiques ont été violées par ordre de ce chef d’État en 1970 et des centaines de Québécois, intellectuels ou non, ont été détenus sans motifs.On a interdit la diffusion à la télévision du film Un pays sans bon sens.L'Acadie, l’Acadie a été charcutée.Le fait que la situation soit «pire» pour les intellectuels sous d'autres cieux et d’autres régimes, ne saurait dispenser qui que ce soit de rappeler ces «tendances» et ces «précédents» inquiétants.Dans quelque régime que ce soit, la liberté ne nous est pas donnée.Les libertés qu'on nous permet ne sont pas gratuites.Elles sont concédées en raison du rapport de force.Elles peuvent disparaître si celui-ci est modifié.Il n’y a pas de pouvoir magnanime.Si le pouvoir cède des libertés c'est qu’il y a eu lutte, résistance.Le Québec de 1981 où les francophones commencent à peine à occuper la place qui leur revient, n’est pas un «cadeau» du fédéral! Il est le produit direct des luttes menées depuis plus de vingt ans par les militants nationalistes de la première heure, par le RIN d'abord, par le Parti québécois ensuite.La crainte, dit-on, constitue le début de la sagesse et l’histoire récente nous l’a bien prouvé! Que ces luttes s’interrompent, que cette résistance s'effrite, c'est évidemment ce qui souhaitent ardemment M.Trudeau et M.Ryan pour parvenir à leurs fins.Et pour ce faire, il nous vantent la situation privilégiée que serait la nôtre, comme si c’est à leur action à eux et non à la nôtre que nous la devions.TRUDEAU ET LE RÉFÉRENDUM Un référendum n'est qu’une étape dans l’histoire d’un peuple.C’est une procédure de consultation qui permet de saisir l’état de l’opinion à un moment donné.Certaines sociétés, le Jura suisse notamment, ont dû v recourir plus d’une fois avant d’atteindre leur objectif.Les résultats d’une telle consultation ne reflètent pas seulement les principales tendances idéologiques qui s’affrontent dans une société, ils traduisent aussi le rapport de force sur le plan matériel.La campagne référendaire ne fut pas un combat d’idées à armes égales, meme si une législation provinciale a tenté de garantir l égalité des chances entre les deux camps en présence.Au mépris des règles du jeu, le gouvernement Trudeau a violé systématiquement la loi québécoise régissant les dépenses publicitaires.On estime que le Trésor fédéral a dépensé environ cinq millions en publicité, ce qui constitue un montant deux fois et demis supérieur à ce que les deux comités officiels dépensèrent au total en publicité.«Ce qui devait être un combat à un contre un est en fait devenu un combat à deux contre un» (1).On peut être en droit de se demander si ce n'est pas la raison du plus riche qui l'a emporté?Quoi qu’il en soit le gouvernement du Québec n’a pas obtenu le mandat demandé et s’est conformé à la volonté exprimée en négociant de bonne foi la ré- Voici la deuxième tranche d'un article dans lequel les auteurs réagissent à la réponse que leur adressait le 31 décembre le premier ministre, M.Trudeau.forme constitutionnelle, alors que le fédéral sabotait de façon délibérée la négociation.Qui respecte la démocratie en ce pavs?M.Trudeau voudrait faire croire que les intellectuels sont coupés du peuple parce qu’ils sont souverainistes et que «le» peuple a voté «NON» au référendum.Or la réalité est plus complexe.D’une part l’option des intellectuels est partagée par plus de 40% de Québécois et par la moitié de la population francophone du Québec (peut-être sont-ils tous des intellectuels?).D’autre part la logique trudeauiste suppose une conception étriquée de la démocratie qui est, par essence, un débat permanent.La démocratie s’accommode mal des absolus et des solutions finales.C’est un processus qui, par définition, suppose le changement.Si les intellectuels des années 50 s’étaient conformés au formalisme de l’analyse trudeauiste après chaque défaite électorale aux mains de Duplessis, il est probable que l’Union nationale serait encore au pouvoir! À entendre M.Trudeau, parce que le référendum a été négatif en 1980 nous devrions abandonner le combat pour l’émancipation nationale! C’est un raisonnement partisan qui ne tient pas compte de l’histoire, de son évolution et de ses constantes.L’affirmation politique du Québec a une légitimité historique et repose sur les forces vives de la société.Cette tendance ne s’évanouira pas parce qu’une première consultation référendaire n’a pas été concluante.Enfin, quand M.Trudeau rappelle les onze défaites en ligne des pequistes aux mains des libéraux provinciaux, il feint d’oublier qu’en termes de suffrages exprimés, le PQ connaît une progression constante depuis sa fondation.En outre, comme l’a bien expliqué le politicologue (non péquiste.) Vincent Lemieux, l’era-dication du patronage de comté de nos moeurs électorales depuis 1976 dispense désormais les Québécois de l’obligation, naguère contraignante, de favoriser le candidat du parti au pouvoir lors d’une élection partielle s’ils ne voulaient pas se voir couper les vivres par le gouvernement.Depuis que l’ordinatrice «Rosalie» dispose seule des contrats et subventions, il est donc normal de voir des députés libéraux élus dans des comtés réputés forteresses libérales.Ces choix très circonscrits témoignent d’abord et avant tout d’une victoire de la démocratie sur l’arbitraire et la corruption et n’invitent pas à fermer les yeux sur un comportement électoral global, aux implications historiques autrement significatives.Le progrès continu d'une formation politique qui passait, il n’y a pas si longtemps, pour un groupuscule dans les beaux discours de ses opposants n’a pas pu avoir lieu sans profonde nécessité et la longue courbe statistique n’est pas sans ressembler à une vague de fond.Pourquoi dès lors les intellectuels ne feraient-ils M.Trudeau récuse notre témoignage «parce que, dit-il, il est fondé sur une condamnation préalable du fédéralisme sous toutes ses formes et sur le choix de la souveraineté-association».Cette déclaration est un signe de myopie ou de mauvaise foi.C’est une argutie qui ne fait pas avancer le débat car on pourrait facile-ment accuser M.Trudeau de commettre le même péché, son témoignage étant fondé, quant à lui, sur une condamnation préalable de la souveraineté-association.Laissons-là cette démagogie dérisoire et examinons rationnellement la question.L’histoire de la pensée politique et des civilisations démontre qu’il n’y a aucun régime politique qui ait une valeur absolue.Ce ne sont pas les peuples- qui sont faits à l’image des Constitutions mais les Constitutions qui sont faites à l’image des peuples.Les systèmes politiques n’ont rien d’universel.Ce sont des produits historiques, donc sujets au changement et déterminés socialement.Comme intellectuels, nous n’avons pas rejeté a priori le fédéralisme, nous avons rejeté une conception autoritaire des relations entre les peuples.Nous refusons la légalisation des rapports de domination.Nous croyons à l’égalité entre les peuples.Nous voulons participer à un internationalisme concret, fondé sur le respect mutuel, la coopération et l’amitié entre interlocuteurs.Ce n’est pas le principe abstrait du fédéralisme que nous rejetons, mais son application historique, concrète et constante au Canada depuis 1867, La plupart des intellectuels québécois sont nés fédéralistes.La plupart sont devenus souverainistes.Ce phénomène de conversion est caractéristique de l’évolution récente de la pensée au Québec et le fait, pour un grand nombre, d’une prise de conscience qui ne s’inspirait pas du nationalisme traditionnel et marquait là-dessus ses distances.Ce sont les conditions objectives créées par la domination coloniale et l’oppression de la collectivité québécoise qui expliquent que la très grande majorité des intellectuels soient aujourd’hui souverainistes.Notre condamnation d'un système politique qui ne serait pas fondé sur l égalité politique complète entre les peuples est le résultat de l’observation rigoureuse des faits, du bilan de l’expérience canadienne et du développement actuel de nos connaissances historiques et sociales.C’est parce que nous voulons des relations plus harmonieuses avec le Canada, dans le respect et l'épanouissement des deux collectivités anglophone et francophone que nous avons choisi la souveraineté-association.Notre constat d’échec du fédéralisme canadien est le fruit d’une expérience collective qui a duré plus d’un siècle.Il procède également d’une observation de la situation historique et socio-logique des peuples autochtones au sein de la Confédération canadienne et d’une réflexion sur la nature même du colonialisme ou des systèmes d’exploitation, de minorisation ou mise en tutelle qui en dérivent.LES INTELLECTUELS ET LE PARTI QUÉBÉCOIS Un malentendu reste à dissiper quant à la «partisanerie» des intellectuels québécois.Quand M.Trudeau cherche à dis- La représentativité du par Chantal Roy Le Réseau d’action et d’information pour les femmes (RAIF) est un regroupement féministe dont le noyau central se trouve à Québec et qui possède des ramifications dans d’autres régions dont celles de Montréal, du Saguenay, de la Mauri-cie.Ses positions fermes et avant-gardistes, nécessaires à l’évolution de notre société, m’avaient fait joindre ses rangs il y a environ un an et demi.«Point de structures, m’a-t-on expliqué, car pendant qu’on discute sur les statuts, on ne s’attaque pas aux problèmes qui nous occupent».Bon.Pas de structures, pas d’executif non plus, ni de quorum, ni de vote formel sur les positions.Le phare est tenu par la fondatrice-coordonnatrice du mouvement qui, en plus de présider aux réunions, abat à la semaine longue et plus qu’à plein temps un travail considérable à fouiller textes et projets de loi, à y déceler les implications pour les femmes, à faire pression sur les gouvernements, à donner aux média avis et précisions, à préparer la revue mensuelle, etc.Marcelle Dolment reçoit, pour ce faire, l’aide de membres, mais, comme chacune occupe un emploi à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison, c’est la coordonnatrice qui écope de la plus grande part.Lorsque j’ai formulé des inquiétudes sur la disponibilité, mon travail m’appelant régulièrement à l’extérieur, on m’a rassurée: chacune donne ce qu’elle peut, en s’efforçant d’assister aux réunions et de participer aux activités., Là où le bât blesse, c’est que les critères de considération pour être membre semblent plutôt aléatoires; de plus, les positions énoncées par le RAIF font rarement l’objet de discussions en profondeur entre les membres.Le point de vue présenté par la coordonnatrice, qui a mis temps et énergie à le formuler, figure à l’orare du jour de la réunion mensuelle, parmi la longue liste de sujets à traiter.Pour ma part, c’est au colloque d automne portant sur la révision du code civil que j’ai réalisé l’écart qui séparait mes positions de celles du RAIF Ainsi, je ne peux accepter que, comme le RAIF le préconise, en cas de mariage ou d’union de fait avec enfants, la personne qui demeure à la maison pour s’occuper de la progéniture ait droit à la moitié au salaire de 1 autre conjoint.Cette situation perpétue, d’après moi, l’état de dépendance des femmes qui occupent traditionnellement ce rôle et qui continueront de l’occuper si on ne se fie qu’au vent de conservatisme qui souffle sur notre société.Cela va également à l’encontre du principe fondamental de l’autonomie, sans laquelle nulle personne ne peut prétendre à la liberté.Cette position signifie qu’une femme de médecin et une femme ae chômeur se verront toutes deux pour jouer un même rôle, offrir des conditions fort différentes, dictées par le standard et le salaire du conjoint.D’autre part, le RAIF préconise qu’après trois ans de mariage, les époux soient régis automatiquement par le régime de la société d’acquêts, peu importe le régime qu’ils aient choisi au moment de l’union, par exemple la séparation de biens.Qu'est-ce que cette position, sinon une atteinte à la liberté individuelle et une intrusion dans la vie du couple qui peut librement changer de régime matrimonial au moment où la chose s’avère nécessaire.Quant à la résidence familiale, elle devient après trois ans, toujours selon le RAIF, propriété conjointe.Mais, spécifie le texte du RAIF, si par mesure ae protection pour la femme la résidence avait été mise au nom exclusif de cette dernière lors du mariage, avant la loi, elle pourra le rester.Deux poids, deux mesures, qui confinent la femme dans un statut d être incapable de s'assumer et de s’auto-suffire.C'est donc à la réunion d’automne que j'ai exprimé mon désaccord avec certaines positions dont celles-là en offrant, bien honnêtement et sans animosité aucune, de me dissocier du RAIF puisqu'il m’apparaît important d’endosser l'essentiel des positions d'un mouvement auquel on adhère.«Mais non, me répond-on, il y a place au RAIF pour l’échange, la discussion et l'évolution.» À la réunion mensuelle de novembre, quelques membres suggèrent la tenue RAIF d’assemblées où on pourrait discuter et approfondir les positions, ne fût-ce que pour s’assurer que nous sommes toujours d’accord et que nous ne colportons pas à l’extérieur des vues contradictoires.Je fais ici remarquer que les membres des autres régions ne participent guère à l'élaboration des positions et que celles-ci leur sont plutôt parachutées au «centre».Devant l’écart grandissant qui me sépare du mouvement, je décide de m’en dissocier et d'en aviser mes collègues à la réunion de décembre, en expliquant mes motifs.Entre-temps, j’apprends à travers les branches que ma présence n’est plus tellement souhaitée au RAIF.Vient la réunion de décembre où on évite soigneusement de me convoquer, mais sans m’aviser de mon expulsion ni m’en expliquer les motifs.J’ai donc dû aller moi-même quérir les informations ét les raisons de ce geste.Me faire dire par la coordonnatrice que j’avais pu blesser ou troubler certaines membres par la fermeté de mes opinions ou ma façon de les énoncer et je n’étais pas assez «ancienne» (sic) pour qu’on me garde dans les rangs.Je ne saurais vous dire quelle est la durée de la période de probation, mais on m’avait jugée assez ancienne pour me demander d’animer un atelier à la réunion d’automne.Je me suis enfin fait dire que j’étais bien égoïste de me pointer à la reunion pour éclaircir mon cas, puisqu’on m’aurait sans doute tout expliqué ça plus tard.En effet, il devait y avoir a la mi-décembre une réunion où on discuterait des.structures du RAIF, de la démocratie à y exercer, des positions à rediscuter, etc.cette réunion étant réclamée à grands cris par certains membres.Mon scepticisme quant à la tenue de cette assemblée était bien fondé, puisqu'elle fut reportée en janvier.Si je ne m étais présentée à la réunion de décembre, mon sort me serait encore inconnu à ce jour.Il faut bien dire que la participation aux réunions mensuelles va décroissant depuis plusieurs mois, jusqu’à réunir quelquefois moins d'une dizaine de personnes.Suis-je «straight»?Je crois que la structurée peut être nocive mais qu’un mini- SuiteA la page 10 EATON qualifier ces derniers en associant leurs positions à celles de militants péquistes il laisse entendre que, pour être cru et reconnu dans son témoignage, l'intellectuel est voué à l’opposition perpétuelle envers tout parti politique dans quelque conjoncture historique que ce soit.C’est mecon-naitre singulièrement l’engagement existentiel de nombreux intellectuels européens et leur implication au moment, par exemple, de la guerre d'Espagne ou de l’Occupation.C’est, en outre, faire oublier l’intervention des intellectuels québécois et le rôle qu’ils ont tenu avant même l’avénement du Parti québécois.Ce rôle constitue une donnée historique dont il faut tenir compte dans le débat actuel et qu’il n’est pas.inutile de rappeler.Au cours des années soixante et soixante-dix, les intellectuels québécois ont exercé leur fonction sociale spécifique et, sur le mode de la réflexion et de la création, articulé un discours d’opposition au colonialisme et au fédéralisme centralisateur.Ils ont dénoncé l'oppression linguistique, contribué une réflexion théorique et une symbolique soucieuses de nuances, chante un projet de société ouverte et chaleureuse, attiré et développé des solidarités fraternelles de par le monde.Ce discours, tantôt théorique, tantôt lyrique, a pu passer pour une véritable explosion de créativité nationale.Il ne répondait pas aux consignes de tel ou tel regroupement politique II surgissait directement de l’intense volonté d'expression collective.À son plus mouvementé, il a porté, comme un fleuve au dégel, des chapitres entiers d’histoire nationale bloqués dans la mémoire et véhi-.culé des archétypes de liberté longtemps enfouis dans la résignation.Il a mis en musique et en mots les murmures et les hauts-cris d'un peuple.Ce discours collectif des intellectuels québécois ne fut jamais et n’est toujours pas assimilable à une rhétorique électorale; mais il a assurément rendu service aux partis souverainistes et, pour le moins consciemment, accompagné leurs efforts successifs jusqu’à l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, le 15 novembre 1976.Cette victoire a, du jour au lendemain, ôté au discours des intellectuels québécois son caractère héroïque mais non pas son authenticité ni sa nécessité et son efficacité spécifique; à quoi M.Trudeau sent justement le besoin a'oppo-ser quelque chose.Il suffit pour cela de miner la crédibilité de ceux qui le tien- nent en donnant à entendre que ces gens-là ne font pas acte de franc-parler en leur propre nom, qu'ils ne sont pas ou ne sont plus du côté du monde ordinaire mais du côté de politiciens très confortablement assis au pouvoir et dont ils se font les propagandistes subalternes.Or, il y a, entre le militantisme et la partisanerie, une différence qui se reconnaît dans le cas de n’importe quelle formation politique, à la participation gratuite des individus et à la qualité de leur appui.De même, entre le mouvement de sympathie ou de solidarisation, qui rapproche ponctuellement militants souverainistes et intellectuels, et la subordination de ces derniers ou l’inféodation de leur pensée à quelque déclaration du PQ, il y a une marge que seule la malhonnêteté ou une profonde inintelligence de la vie culturelle et politique québécoise permet d'ignorer.Faire abstraction de telles distinctions c’est bercer le grand public de généralisations propres a faire apparaître toutes choses dans une fausse perspective.En gommant ainsi toutes nuances entre engagement existentiel et partisanerie, solidarisation et inféodation, militantisme et propagande, M.Trudeau exploite habilement, en fait, une difficulté réelle, inhérente à la démarcation habituelle qu’on voudrait voir exister entre les intellectuels et le pouvoir politique et qui a cessé de sauter spectaculairement aux yeux, cela va de soi, avec l’avènement à Québec d’un gouvernement souverainiste.Une problématique plus complexe attendait en effet les intellectuels dans la nouvelle circonstance.Car la distance critique saine et normale à établir et conserver envers un parti de gouvernement risquait d’être immédiatement utilisée et monnayée par les apôtres du fédéralisme qu’ils avaient eux-mêmes dénoncés.Elle risquait, pis encore, d’occulter les véritables rapports de force en faisant oublier la marge de manoeuvre extrêmement limitée et étroitement surveillée à laquelle pouvait prétendre ce nouveau gouvernement dans la conjoncture nord-américaine globale.Sous l’apparence du pouvoir, le Parti québécois est objectivement demeuré un parti d’opposition au système politico-économique en place.C’est ce rôle d’opposition, tant des intellectuels que du parti autour duquel on les voit graviter, que M.Trudeau voudrait faire oublier et c'est bel et bien cette perspective politico-économique globale qu’il s'ingénie à fausser par ses généralisations en trompe-l’oeil.Il entretient ainsi une illusion d'optique vicieuse en assimilant la contribution des intellectuels à un écho servile de l'idéologie péquiste.alors qu'historiquement, c’est en partie cette contribution qui a donné au Parti québécois son remarquable enracinement culturel.Enracinement culturel à la recherche duquel les partis fédéralistes se battent toujours désespérément les flancs, aussi bien au Canada anglais qu'au Québec.Enfin, autre illusion d'optique, il laisse entendre que le gouvernement québécois en place occupe une dangereuse situation de force, face par exemple à ses minorités, alors qu'il demeure a ce jour dans la même situation de fragilité et de dépendance coloniale.¦ La souveraineté politique est la seule façon de mettre fin à la logique de notre impuissance collective, structurée par un système politique qui perpétue, en 1 aggravant, notre état minoritaire et conduit à l’érosion progressive de notre existence.Nous gouverner nous-mêmes nous apparaît, non seulement une ambition légitime mais une nécessité pour échapper au lent génocide culturel inscrit au programme des intérêts économiques dominants.Un peuple qui accepte un système politique qui le condamne à demeurer par définition minoritaire et contraint à une stratégie défensive permanente n'a pas d’avenir.Il gaspillera ses forces vives dans une résistance perpétuelle.Il s’épuisera à survivre sans jamais vivre véritablement.Nous avons besoin de la liberté collective, non seulement pour assurer notre développement, mais aussi pour établir, dans l égalité, des rapports adultes de coopération avec les autres peuples.En tant qu'intellectuels, nous n’avons 3ue la parole pour défendre la légitimité e notre pays.Nous ne reconnaissons qu’un seul pouvoir: celui du peuple.Notre appartenance à ce peuple suffit à authentifier et préciser notre mandat.Il est modeste mais assez clair: dans le contexte de sa longue lutte pour la liberté, nous tiendrons honnêtement parole et répondrons de nos dires et de nos écrits devant lui.FIN Note 1) Voir Québec un pays incertain, Montréal, Québec/Amérique, 1980, 84 En croisière avec Pierre Cardin Des vêtements en coton et polyester signés Pierre Cardin, des couleurs fraîches et gaies (turquoise, framboise, blanc, citron et bleu) ! Il ne reste qu’à partir en croisière, l’aventure vous attend.Corsages : tailles petite, moyenne ou grande.Jupe et pantalon : tailles 6 à 14.Tee-shirt, encolure polo.35.00 ch.Tee-shirt, encolure en V, tête de manche.28.00 ch.Tee-shirt, encolure bateau.30.00 ch.Pantalon plissé, 2 poches.55.00 ch.Camisole.22.00 ch.Jupe avec fermeture à glissière à l’avant, fente à l’arrière.48.00 ch.Eaton Centre-Ville, 3e étage et à ou par Anjou, Pointe-Claire, Cavendish, Laval, St-Bruno.Rayon 441.Achat en personne seulement r 10 ¦ Le Devoir, mercredi 14 janvier 1981 MK|g I Des enfants souriants ont entouré le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, qui a terminé sa visite au Sénégal hier en se rendant dans l’île de ®or^e (Photolaser CP) Trudeau reçu par le président du Brésil BRASILIA (d’après PC et AFP) — Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, est arrivé hier soir à Brasilia, de Dakar, Premier chef de gouvernement canadien à visiter le Brésil, M.Trudeau sera reçu aujourd'hui dans la capitale par le president de la république, M.Joao Fi-gueiredo.Hier, avant de quitter le Sénégal pour le Brésil, M, Trudeau s’est entretenu une dernière fois avec le président du Sénégal, M.Abbou Diouf, puis a visité l’île de Gorée, à quelques kilomètres au large de Dakar, site touristique célèbre, plus particulièrement pour sa «Maison des esclaves».Depuis l’arrivée de M.Trudeau, dimanche, la presse sénégalaise a largement parlé ae la visite du premier ministre du Canada, la télévision et les journaux y consacrant des reportages détaillés.Le quotidien national Le Soleil affichait nier à la une une photo de M.Trudeau en compagnie du président, M.Abbou Diouf, et du premier ministre, M.¦Habid Thiam.En manchette, le journal annonçait que le Canada allait doubler, de $10 à $20 millions, sa contribution à la mise en valeur du fleuve Sénégal.En pages intérieures, Le Soleil rapportait les propos du'premier ministre, M.Thiam, selon qui «la voix du Canada se fait entendre sur la scène internationale, plus particulièrement en rapport avec le dialogue Nord-Sud.C’est sous le thème de ce dialogue Nord-Sud que M.Trudeau a d’ailleurs entrepris sa tournée, qui l’a déjà mené en Autriche, où il est demeuré prisonnier des neiges dans les Alpes, puis au Nigeria En raison des contre-temps qui ont marqué les premiers jours de sa tournée, M.Trudeau a dû annuler sa visite en Algérie.À Brasilia, M.Trudeau sera reçu ce matin par le président, M.Joao Figuei-redc, qui offrira un déjeuner en son honneur.Il s'entretiendra dans l’après-midi avec M.Ramiro Saraiva Guerreiro, ministre brésilien des Affaires étrangères, ui s’est rendu en visite au Canada l’an ernier.Le premier ministre du Canada quittera Brasilia jeudi matin pour Sao Paulo, la capitale industrielle du Brésil, où il rencontrera des hommes d’affaires brésiliens et,canadiens, ainsi que les autorités locales.M.Trudeau se rendra vendredi matin à Manaus, en Amazonie, qu’il quittera samedi pour Mexico, derniere étape de son périple.Outre le dialogue Nord-Sud, M.Trudeau examinera avec ses hôtes les relations bilatérales.Il y a un an, Brasilia et Ottawa signaient un accord portant sur la fourniture de trois millions de tonnes de blé canadien, échelonnée sur une période de trois ans.Le Brésil est ainsi devenu le troisième acheteur de blé canadien, après l’URSS et la Chine.La balance commerciale bilatérale accuse un fort excédent en faveur du Canada.La tournée de M.Trudeau, qui l’aura mené dans cinq pays, avait été organisée en préparation au sommet Nord-Sud qui se déroulera en juin à Mexico et en prévision également du sommet des sept pays les plus industrialisés, prévu en juillet à Ottawa.?Amendements autres à celle du Manitoba et un autre groupe de quatre questions à celle de Terre-Neuve.Faisant le point sur ce premier volet de leur action commune, les Six ont décidé hier de maintenir leur collaboration, notamment à cause «de son succès à ce jour et de son efficacité», a noté M.Claude Morin au nom de ses collègues.Les amendements Chrétien n’ont rien changé à la solidarité des six provinces, bien au contraire, semble-t-il.Si les cinq partenaires du Québec se montraient hier plus réservés au sujet de la pertinence des amendements déposés lundi à Ottawa, ils ne manifestaient guère d'enthousiasme à cet égard, en attendant du moins d'en avoir discuté avec leur chef de gouvernement respectif.Pour le ministre des Affaires intergouvemementales de l’Alberta, M.Dick Johnston, «il n’y a rien là qui changera notre avis au sujet de 1 ' illégalité du processus (employé)».Les Six souhaitent que deux des quatre provinces restantes se joignent à leur front commun, notamment la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse.Dans le premier cas, le premier ministre, M.Allan Blakeney, a montré à ce jour beaucoup d’hésitation à se rallier ou à répudier le projet Trudeau.Les Six espèrent que les nouveaux amendements de lundi amèneront la Saskatchewan à se joindre à eux.Quant à la Nouvelle-Écosse, elle n’a pas posé de geste en ce sens, sauf que son premier ministre, M.John Buchanan, a fait parvenir au Select Committee de la Chambre des communes britannique le mémoire qu’il soumettait devant le Comité mixte du Sénat et des Communes à Ottawa et dans lequel il disait s’opposer à une démarche unilatérale d’Ottawa.Quant aux trois causes actuellement devant les tribunaux, celle qui a été soumise à la Cour d’appel du Manitoba doit évoluer rapidement et le tribunal rendra jugement d’ici à la fin de février.Les Six sont d'emblée optimistes en l’occurrence et estiment que cela pourrait être suffisant pour ralentir l’action que Londres pourrait entreprendre dans le sens d’une approbation du projet fédéral.Les deux ministres québécois ont vigoureusement attaqué les amendements Chrétien.«Le gouvernement central atta- que de front les provinces et, sur le plan de langue, le Québec en particulier», a dit M.Bédard, qui mentionne le fait qu’Ot-tawa veut ainsi réduire en poussière la Charte du français du Québec en «ouvrant la porte plus grande encore» à tous ceux qui voudront fréquenter l’école anglaise dans la province française.M.Morin estime inacceptable en outre la politique des «deux poids, deux mesures» que traduisent certains amendements à ia charte fédérale.D’abûrd, on impose au Québec et au Manitoba (au Nouveau-Brunswick aussi, qui Ta demandé lui-même) le bilinguisme dans les cours de justice et les assemblées législatives provinciales, tout en laissant par contre à l'Ontario le droit d’agir à sa guise sur ce point, alors que cette dernière province est celle qui compte le plus de francophones hors Québec.De plus, dit M.Morin, le gouvernement fédéral se donne le pouvoir d’instituer des référendums (en cas d’impasse constitutionnelle), mais il refuse du même souffle aux provinces d’en faire autant (sur le même sujet).M.Bédard, lui, souligne ce qui forme à son avis le trait majeur des nouveaux amendements à la charte des droits: «On constatera désormais une emprise de plus en plus grande des tribunaux sur la vie de la collectivité.Si on y donne suite (aux amendements), les tribunaux ne seront plus seulement responsables de juger de l’application des lois adoptées par les hommes politiques démocratiquement élus; ils auront encore à se prononcer sur le bien fondé de la loi elle-même».Il en résultera inévitablement, ajoute le ministre de la Justice, «une insécurité juridique extrêmement grave et un fouilli juridique».Me Yves Pratte, le conseiller juridique spécial du Québec dans la cause qui oppose la province au fédéral et exjuge ae la Cour suprême du Canada, a dit aux Six réunies hier que les juges qu’a formés notre système judiciaire ne les a préparés en rien à ce nouveau type de tâches que leur confie d’emblée le projet fédéral amendé.Me Pratte en donne pour exemple cet amendement (art.26) à la charte qui porte sur le multiculturalisme et qui se lit: «Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens».— Qu’est-ce que cela veut dire et que peuvent en décider les juges?demande Me Pratte.Enfin, le chef de la délégation du Québec à Londres, M.Gilles Loiselle, de même que deux hauts fonctionnaires de la Colombie-Britannique, MM.Mel Smith et Dick Vogel, qui sont allés y sonder les reins et les coeurs de la Chambre des communes, ont rapporté hier aux ministres réunis à Montréal une note d’optimisme: à Londres, le projet Trudeau, qui comporte beaucoup plus de choses que les Britanniques ne le croyaient au départ, serait devenu «énorme».Les trois interlocuteurs ont également mentionné le fait qu’aucun constitutionnaliste britannique n’a défendu le projet fédéral devant le Select Committee, alors que plus d’un y ont appuyé le point de vue des provinces.Bref, les Six estiment avoir déjà gagné une bataille importante, même s’ils n’ont pa» terminé «la guerre».Celle du temps, d’abord: le gouvernement Trudeau n’a pas pu exécuter son projet aussi rapidement que prévu, ce qui lui complique considérablement la situation.Ensuite, il a échoué devant l’opinion publique, qui est devenue de plus en plus défavorable à son projet.M.Morin annonce que les sondages du gouvernement québécois effectues en décembre auprès des Franco-Québécois (seulement) ont donné 72% de citoyens opposés et 14% en faveur du projet de rapatriement unilatéral.Enfin, les Six comptent l'emporter également devant les tribunaux.La rencontre d’hier visait à préparer celle des six premiers ministres de ces provinces (les quatre autres seront aussi invités), qui aura lieu en février et au cours de laquelle les chefs de gouvernement feront le point sur la situation et sur la suite de leur action.On peut penser que c’est après cette rencontre que le premier ministre du Québec décidera de la date des prochaines élections générales, qu’il sera tenté de faire dès lors sur la question linguistique — hypothèse que n'ont pas exclue hier les deux ministres québécois.?Gouvernement hier que les députés ont amplement discuté d’énergie, tant au cours du débat sur le budget — six jours — qu’au cours du débat modifiant la loi sur l’administration pétrolière — six jours également.M.Pinard rappelle notamment qu’en Grande-Bretagne les débats sur les principes d'une legislation durent de deux à trois jours et que le recours à la guillotine est relativement courant.Le leader du gouvernement rappelle de plus que sur 52 jours de session à l’automne, 11 ont été consacrés à la résolution constitutionnelle et seulement 18 au travail législatif comme tel.L’opposition a eu droit, selon M.Pinard, à 23 jours pour discourir sur le budget, la modification des prix du pétrole et ses jours traditionnels d’opposition.M.Pinard est convaincu que l’opposition, notamment conservatrice, fait de l’obstruction systématique.Il donne à cette attitude deux raisons: «l’amertume de la défaite qui n’est pas encore totalement dissipée et le statut de leadership qui, tant qu’il ne sera pas clarifié, affectera le comportement des députés conservateurs».Le critique conservateur, M.Walter Baker, pense plutôt que le gouvernement a envoyé hier un message a l’opposition.Le gouvernement veut peut-être se servir de sa majorité pour bousculer l'opposition.«De plus, prétend M.Baker, de tels procédés, qui heurtent l’opposition, feront que le Parlement sera finalement moins productif».On a effectivement passé hier le plus clair du temps à discuter de la motion de clôture plutôt que du projet de loi lui-même.«Cela montre quel fenre d’idées M.Trudeau nourrit pour le ’arlement», indique le leader des conservateurs aux Communes.Le porte-parole néo-démocrate, M.Ian Waddell, juge pour sa part que les Libéraux sont «hystériques» avec leur motion.Le NPD est surpris d’un tel geste aussi tôt dans la session, d’autant que le parti de M.Broadbent n’avait plus que quelques orateurs et que, prétend-il, le débat se serait éteint de lui-même vendredi prochain.Le gouvernement gagne ainsi une seule journée mais au prix ae débats particulièrement acrimonieux.Le recours à la motion de clôture en octobre, au moment du débat constitutionnel, avait d’ailleurs donné lieu à une quasi-émeute qui avait eu beaucoup de répercussions dans le pays et notamment dans l’Ouest.Ce projet de loi, vivement contesté daps les provinces de l’Ouest, risque d’être encore plus mal reçu s’il est passé à la vapeur.D ailleurs néo-démocrates et conservateurs ont prétendu hier que la hâte du gouvernement signifie qu’il a quelque chose à cacher.«L’opposition à cette législation est tellement grande dans le pays que le gouvernement camoufle l’inquiétude qui se propage parmi les Canadiens», a déclaré M.Joe Clark hier soir.Quoi qu’il en soit, l’Opposition s’est dite hier bien décidée à ne pas se laisser impresionner par de telles tactiques.M.Walter Baker, leader des conservateurs aux Communes, a clairement laissé entendre que, sur d’autres projets de loi découlant de la politique énergétique — notamment ceux introduisant des taxes hautement contestées dans le milieu — l’opposition officielle entend bien consacrer tout le temps qu'elle jugera utile.Il faut donc s’attendre si le gouvernement est sérieux, au recours à d’autres motions de clôture.Tout se passe comme si le gouvernement voulait se hâter de discuter en deuxième lecture de ses projets de loi importants et les envoyer en comités parlementaires.La voie serait ensuite libre, en février, pour ramener le projet de résolution constitutionnelle devant la Chambre des communes.Les députés de l’opposition seraient alors partagés entre deux comités importants — celui des Finances et celui des Ressources — et la Chambre des communes elle-même.?Cargo les navires seraient arrachés de leurs amarres.C’est d'abord le cargo panaméen Deteus, déplaçant 9,000 tonneaux, qui est parti à la dérive obligeant les deux remorqueurs à tenter d’arrêter sa descente incontrôlée tandis que le brise-glace Pierre-Radisson, parti du lac Saint-Pierre, faisait route sur Montréal.Le Deteus est allé se fracasser sur un quai dans Test de Montréal endommageant son gouvernail et emportant deux grues portiques de la S.Lawrence Stevedoring Co Ltd Une grue est tombée à l’eau tandis que l’autre s’est renversée sur le pont du navire.Les dégâts seraient évalués à plusieurs dizaines de milliers de dollars selon les porte-parole de la St.Lawrence Stevedoring.Peu de temps après c’était au tour du cargo malais Bunga Chempaka, paralysé dans le port de Montréal depuis le 4 janvier à cause des embâcles en amont de Québec, qui partait à la dérive, arraché en pleine nuit de son quai, et précipité sur le bouchon de glaces.Finalement c’est le gros porte-conteneurs norvégien Thor One qui était soulevé par les eaux et projeté au large mais, se laissant dérivé dans la zone d’ancrage, son commandant réussissait à jeter l’ancre en eaux libres et le navire se trouvait encore à l’ancre hier.Les deux autres navires en dérive ont pu regagner leurs quais au cours de l’après-midi, aucun membre des équipages n’ayant subi de blessures mais plusieurs ayant souffert du froid au cours de ces manoeuvres nocturnes.À 15 h hier, le brise-glace Pierre-Raidsson, après s’être attaqué à des véritables murs de 20 pieds d’épaisseur de glaces pendant plusieurs heures a réussi à mettre en dérive la masse de glaces et s’est mis immédiatement en route pour le lac Saint-Pierre où Ton craint que les glaces n’aillent s'ajouter aux embâcles qui rendent toujours impossible toute navigation entre Montréal et Trois-Rivières depuis le 5 janvier.D’ailleurs cinq brise-glace canadiens se mettaient à l’oeuvre hier soir dans le lac Saint-Pierre.Le Pierre-Radisson accompagné de deux autres brise-glace •lourds, les Norman-McLeoud-Rogers et d’Iberville, ainsi que des brise-glace légers Simon-Fraser et Tracy avaient en effet pour objectif d’ouvrir un passage dans la voie navigable au niveau du lac Saint-Pierre où le peu de profondeur et le faible courant permettent facilement au froid de former de la glace.A Québec, aux fins d’assurer le débit du fleuve et d’assister le traversier de Lévis, le ministère des Transports a fait venir des provinces maritimes le gros brise-glace John MacDonald.Il y a des navires en attente à Québec et Trois-Rivières sur leur route vers Montréal tandis qu’à Montréal d’autres bateaux, dont certains sont à quai depuis la fin de décembre, attendent toujours que la voie soit praticable jusqu'à Québec pour entreprendre leur voyage en mer.Le froid intense des derniers jours et les prévisions peu encourageantes de la météo ne permettaient pas de dire hier quand la navigation pourrait reprendre sur le Saint-Laurent.?Étudiante tion de donner le temps de publier dans les journaux l’avis de l’exercice du recours collectif.À sa sortie de la Cour, Mlle Monastesse n’a pas manqué d’exprimer toute sa satisfaction devant l’autorisation accordée.Comme elle Ta expliqué, il ne s’agit pas pour elle, comme pour d’autres, de récupérer le montant d’argent perdu, mais bien d’un principe à défendre.«Il est temps, a-t-elle dit, que les gens se prennent en main et pensent à réagir devant tous les ennuis qu’ils subissent par les arrêts de travail dans les secteurs public et parapublic.Et ici, il était encore plus justifié de réagir, compte tenu que Tarrêt de travail était illégal.» ?Washington mée guatémaltèque a démenti tout en reconnaissant qu’elle avait massé des troupes le long ae la frontière.Citant une dépêche de l’agence salva-dorienne de presse datée de Mexico, des représentants du Front démocratique révolutionnaire (FDR) ont indiqué que les habitants de ce département «ont vu mardi matin des camions militaires venant du Guatemala», information qualifiée de fausse par une source militaire officielle à Guatemala.Toutefois, à Mexico, le FDR et le FMLN (Mouvement salvadorien d’opposition) ne démentent ni ne confirment l’entrée de troupes guatémaltèques.Les porte-parole des deux mouvements ont manifesté la crainte que les concentrations de troupes guatémaltèques et honduriennes aux frontières du Salvador soient utilisées pour «réprimer les forces démocratiques».Par ailleurs, les porte-parole des organisations salvadoriennes ont réitéré leur appel à la constitution d'un front antiintervention par les gouvernements démocratiques d’Amérique latine.Pour sa part, le gouvernement guatémaltèque a précisé dans un communiqué que «les bases militaires de Jutiapa et de Zacapa, proches de la frontière, ont déployé des troupes pour éviter que des éléments armés tentent de la traverser».Il s’agit de «mesures logiques de sécurité», souligne le communiqué officiel.En écho, un porte-parole militaire guatémaltèque, le major Edgar Dominguez, a déclare que le gouvernement et l’armée du Guatémala «respectent le principe de non-intervention et ne s’ingéreront pas dans un conflit au Salvador».Par ailleurs, l'appel à la grève générale lancé par les guérilleros n’a été que faiblement suivi dans l’ensemble du Salvador, selon la junte.Mais, de son côté, le FDR, qui regroupe plusieurs tendances de l'opposition, a affirmé que les secteurs du commerce et de l’industrie étaient partiellement paralysés par le mouvement de grève.D autres informations font état a une paralysie presque totale des services d’autobus, ou 60 pour cent des employés auraient cessé le travail, précisant que des travailleurs ont organisé eux memes des services de transport improvisés pour se rendre sur leurs lieux de travail.La presse étrangère a pour sa part payé son tribut hier aux événements, avec la mort de Ian Mates, l’un des deux journalistes de l’agence UPI blessés grièvement la veille par l’explosion d’une grenade.M.Mates, de nationalité sud-africaine, avait été blessé alors qu’il circulait en voiture, en compagnie d'un photographe de UPI, M.Hogland et d’une journaliste américaine, Mme Susan Meiselas, sur la route reliant San Salvador à Aguileras (32 km de la capitale salvadonenne).M.Hogland avait été également grièvement blessé lors de l’explosion de la grenade, Mme Meiselas étant pour sa part indemne.Les services de sécurité ont d’autre part indiqué qu'un journaliste vénézuélien, M.Nelson Arrieti, accusé d’être «un agent de liaison» entre les groupes de la gauche salvadorienne, était actuellement détenu dans les locaux de la police nationale.Le raid aérien sur Zacatecoluca, à une soixantaine de kilomètres à Test de la capitale, a duré une quarantaine de minutes et a fait de nombreuses victimes, ont déclaré des témoins.Les guérilleros qui occupaient les immeubles-clés de Zacatecoluca, ont dû évacuer la majeure partie de la ville à la suite de ce raid, a ajouté le porte-parole de l’armée.Avant de larguer leurs bombes, les appareils avaient lâché des tracts invitant les insurgés à quitter la ville, ce dont les guérilleros n’ont pas tenu compte.fcWTiaHSIB M.Jacques Caron, directeur du marketing et de la recherche économique pour la Banque Royale du Canada, pariera de «l’Incertitude de notre avenir économique- lors du déjeuner de (’Advertising and Sales Executives Club of Montréal qui aura lieu é l’hôtel Le Relne-Ellzabeth à midi.¦ M.Gérard J.Blondeau, directeur général adjoint de la Caisse de dépôt et placement, sera le conférencier invité lors du déjeuner de l’Association des économistes québécois, qui aura lieu à midi 15 au restaurant Butch Bouchard, 881 est, de Maisonneuve.¦ «La Pologne: les paysages naturels et l’occupation humaine d’un pays- sera le thème abordé par M.Miroslav Grandt-ner, botaniste, écologiste et professeur à la faculté de Foresterie et Géodésie de l’Université Laval lors de la conférence de la société de géographie du Québec qui aura lieu au Collège des Jésuites, boul.Saint-Cyrille à Québec, à 20 h 30.¦ La Société d’horticulture et d’écologie du Nord de Montréal tiendra sa réunion mensuelle à 20 h au 12055, rue Dé-patie.M.Claude Rltchot, agronome enthomologlste à la station de recherche de Saint-Hyacinthe, parlera de pesticides.Pour Inf.: 872-4064.Le but premier du -rebirth- est de revivre par une technique respiratoire simple, le traumatisme de sa naissance.Cette expérience sera expliquée lors d’une soirée d’information qui aura lieu ô 19 h au 7229, rue Saint-Denis.Pour Inf.: 270-6822.¦ Il y a collecte de sang de la Croix-Rouge à l’hôpital de Montréal pour Enfants, 2300, rue Tupper de 10 h à 16 h; au Centre communautaire de Mercier, 1 ouest, rue Saint-Jean Baptiste, de 14 h 30 à 16 h 30 et de 18 h à 20 h 30; et au manège militaire de Saint-Hyacinthe, rue Laframbolse, de 14 h 30 à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30.Pour paraître sous cette rubrique, toute demande d’insertion doit nous parvenir, par écrit, au plus tard huit Jours avant l’événement à annoncer.Nous regrettons de ne pouvoir accepter aucune demande par téléphone.Indiquez si l’entrée est libre ou non; le cas échéant, mentionnez le prix.Ce service est gratuit.Les envols doivent être faits à: Rubrique «Aujourd’hui-, LE DEVOIR, 211 rue Saint-Sacrement, Montréal, H2y 1X1.Les renforts gouvernementaux, dont l’avance avait été retardée par les carcasses de bus calcinées que les guérilleros avaient érigées en barricades sur les principaux axes routiers, progressent désormais dans les faubourgs ae la ville.Aucun bilan officiel de ce raid n’a été publié.On ignore par ailleurs le bilan des récents affrontements dans le pays.Le gouvernement avait annoncé lundi que 500 personnes avaient été tués depuis le début de l'offensive des insurgés samedi.On estime de source informée que le bilan est beaucoup plus élevé.À Chalchoapa, à 77 km Test de la capitale, les autorités ont commencé à enlever les corps d’une centaine de personnes tuées dans les affrontements.La radio des rebelles, qui émet depuis le Nicaragua, a annonce que les insurgés avaient attaqué La Union, principal port du pays, ce que l’ont dément de source informée dans la capitale.Le département de Chalatenango (Nord du pays), qui compte 175,000 habitants, est «pratiquement tombé aux mains des insurges», ont affirmé des porte-parole de l’opposition dans un communiqué diffusé à San José.Dans le département de Morazan, les villes et localités de Perquin, Jocoaitique, Meanguera et Rosario ont été «totalement prises» hier, ajoute le communiqué.Les rebelles, rappelle-t-on, avaient annoncé lundi contrôler les villes de Cin-quera, San Esteban Catarina, Pastepe-que, Santa Clara, Metapan et Santa Ana, affirmant d’autre part avoir détruit la quasi totalité de l’aviation salvadorienne, lors de l’attaque de l’aéroport d’Ilopango.Selon le père Allacuria, recteur de l’université salvadorienne Simon Cuna, deux à trois semaines pourraient suffire à la victoire de l’opposition.Sur le plan politique, les employés de banque et des transports se sont joints à la «grève politique générale» lancée par l’opposition, ont affirmé dans la capitale des porte-parole du FMLN et du FDR.Par contre, selon des milieux proches de l’opposition, l’Alliance de production, qui regroupe des industriels et des commerçants, a apporté hier son «soutien total» au régime et s’est mise au service du gouvernement pour «combattre la subversion».Enfin à Mexico, un «comité mexicain de solidarité avec le peuple salvadorien» a annoncé hier la formation de brigades internationales «pour soutenir la revolution au Salvador».?RAIF Suite de la page 9 mum de structures est garant de la crédibilité d’un mouvement et constitue une façon de préserver la démocratie qui doit y régner.Je comprends, maintenant, pourquoi il n'y a pas de structures au RAIF.Cela permet d’intimider et d’écarter de façon purement autocratique les individues dérangeantes qui secouent la chaloupe un peu fort.Je suis d’accord pour dire que chaque femme ne dispose pas actuellement d’autonomie et de bonnes conditions de vie et u’il faut défendre des opprimées avant ’aller à l’idéal.Je suis même d’accord pour me retirer d’un mouvement si mes positions s’avèrent inconciliables avec celles de la majorité et nuisibles pour cette dernière.La plus élémentaire décence aurait cependant exigé que Ton m’avise du sort que Ton me réservait en m’en donnant les raisons.Car au-dessus des considérations personnelles, politiques et féministes, il est un principe qu’il m’apparaît primordial de sauvegarder: le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne.Je n’ai ni haine ni rancoeur, seulement de la déception.J’espère et je crois pouvoir investir ailleurs mes énergies et partager mes points de vue avec des gens qui croient à la nécessité pour les femmes de s’assurer elles-mêmes pour le bénéfice de toute la société, un statut de citoyenne fière, autonome et responsable.Progression des maladies rares ATLANTA, Géorgie (AP) — Selon le Centre national de contrôle des maladies (CDC), l’afflux d’immigrants aux États-Unis a fait presque doubler, en 1980, les demandes de médicaments destinés à lutter contre des maladies tropicales rares, ce qui a entraîné des ponctions sérieuses sur les stocks disponibles.L’an dernier, 4 000 personnes environ ont contracté, aux États-Unis, des maladies tropicales rares, soit qu’elles aient été contaminées à l’étranger, soit qu’elles aient été en contact avec des immigrés, déclare le Dr M Schultz, directeur du service des maladies parasitaires du CDC.Pour les victimes de la maladie du sommeil africaine, le Kala Azar, et de dizaines d'autres maladies parasitaires rares, il n’existe, aux États-Unis, qu’un endroit où Ton puisse se procurer les médicaments necessaires, le service des maladies parasitaires du CDC.Or ce service a reçu environ 4,000 demandes de médicaments en 1980, contre 2,335 en 1979 et 2,100 en 1978, a déclaré une responsable, Mme Sandy Ford.Victimes du feu JERSEY CITY, New Jersey (AFP) -Cinq personnes, dont trois enfants, ont péri lundi soir dans un incendie qui a ravagé un immeuble à Jersey City.Selon la police, qui estime qu’une sixième victime se trouve parmi les décombres, le sinistre — dont on ignore encore l’origine — s’est déclenche au rez-de-chaussee et s’est rapidement propagé à travers les huit étages de l’édifice, dont le toit s’est effondré.L’immeuble disposait de détecteurs de fumée installés dans les couloirs, mais les appartements n’en étaient pas pourvus, a ajouté la police.Rude hiver en Europe aussi PARIS (AFP) — Une vague de froid, accompagnée de chutes de neige ou de pluies abondantes, déferle sur une partie de l’Europe et sur le pourtour méditerranéen.En France, une dizaine de routes nationales ont été fermées à la circulation.Dans le département de l’Aude, région la plus touchée, la ville de Carcassonne était pratiquement isolée du reste du pays, ainsi que les villages environnants.Les deux grandes métropoles espagnoles, Madrid et Barcelone, sont sous la neige, offrant un spectacle inhabituel à leurs habitants.Dans le Nord-Est du pays, la plupart des postes-frontière avec la France étaient fermés.En Suisse, d’abondantes chutes de neige, ces jours derniers, ont été à l’origine de graves accidents de montagne.Dans les Alpes du Valais, on a enregistré dix morts en dix jours.Il est tombé depuis le début de Thiver plus de huit mètres de neige.En RFA, un nombre record de collisions a été enregistré dans l’Ouest du pays, tant les dérapages sur les routes et autoroutes ont été nombreux.L’Écosse et la moitié sud de la Grande-Bretagne ont subi les mêmes inconvénients.Quant aux Portugais, les habitants des régions de Guarda et de la Serra d’Estrela (nord), habitués à la neige, ont accueilli la pluie avec joie.Le pays connaissait en effet une vague de sécheresse depuis septembre dernier.En revanche, la place Saint-Marc à Venise était recouverte par la neige tôt mardi matin et il neigeait également à Milan, Turin et Gênes.Protection de la jeunesse: 77,000 cas QUÉBEC (PC) — Les cas de quelque 77,000 jeunes auront été signalés à la direction de la protection delà jeunesse au cours de la deuxième année d'application de la loi 24 sur la protection de la jeunesse qui se terminera le 31 mars prochain.C’est ce que révèlent des données provisoires compilées par l’Association des centres de services sociaux (ACSS).Si ces projections se réalisent, il s’agira d’une augmentation de 17,000 cas comparativement à Tannée précédente, On estime que 50% ae ces signalements ont trait à des délits tandis que les autres sont des cas de protection.- 14 janvier par la PC et l’AP 1980: le ministre iranien des Affaires étrangères affirme que les otages pourraient ne iamais être libérés: 1979: le président Carter engage sa campagne en vue d’une ratification des accords SALT-2 par le Sénat, déclarant qu’un rejet «porterait un coup sévère aux perspectives de paix dansle monde»; 1977: décès de sir Anthony Eden, an-rien premier ministre britannique, à l’âge de 79 ans; 1970: les autorités nigérianes refusent de permettre l'envoi de vivres et de médicaments à Tex-Biafra qui vient de capituler; 1985: première rencontre des chefs de gouvernements d’Irlande et de l'Uls-ter; 1983: le général de Gaulle expose les objections françaises à l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun 1962: des attentats dans plusieurs villes algériennes font 36 morts; 1942: les forces américaines commandées par le général MacArthur continuent de résister aux Japonais sur la presqu’île de Bataan aux Philippines; 1914: la première chaîne de montage Ford est mise en marche; 1809: l’Angleterre et l’Espagne s'allient contre Napoléon; 1794: les Etats-Unis ratifient le traité de paix avec l’Angleterre qui met officiellement fin à la guerre d’indépendance Ils sont nés un M janvier: Albert Sch-neitzer.pasteur et médecin français ( 1875-1965) ; l actrice américaine Faye Dunaway (1941).4 » LE DEVOIR Montréal, mercredi 14 janvier 1981 L'ACTUALITE ÉCONOMIQUE TRIZEC DES BUREAUX SELON VOS BESOINS 861-9393 Selon un sondage du CPQ Les patrons québécois s’inquiètent davantage des politiques fédérales par Françoise Côté de la Presse canadienne Si l’évaluation du climat socio-économique au Québec est largement coté comme «passable» dans le lie sondage semi-annuel du Conseil du Patronat du Québec (CPQ) par contre cette enquête révèle pour la première fois en cinq ans et demi une montée des préoccupations des hommes d’affaires québécois à l'égard des politiques fédérales, en particulier celle de l’énergie et de la canadianisation.Les résultats de ce onzième, sondage rendu public, hier, montrent que les politiques fédérales viennent au quatrième rang parmi les préoccupations des milieux économiques, soit après l'inflation, la conjoncture économique générale et les politiques du gouvernement du Québec.En juin dernier, lors du 10e sondage, les politiques fédérales avaient été mentionnée au septième rang ce qui constituait déjà une légère remontée par rapport au 10e et lie rangs enregistrés au cours de 1979 et du 8e rang il y a un an.Le président du CPQ, M.Pierre Côté et le vice-président exécutif, M.Ghislain Dufour, ont révélé que le Conseil prépare un mémoire sur la question de la canadianisation.Ce mémoire doit être soumis aux membres du conseil lors d’une réunion qui aura lieu le 26 janvier.Après avoir été finalise il sera présenté au gouvernement fédéral.Outre la politique énergétique d’Ottawa, les membres du Conseil du patronat s'inquiètent de la possibilité que le gouvernement fédéral cherche a canadianiser non seulement les entreprises pétrolières, mais étende cette politique à toutes les entreprises canadiennes au pays.On cite aussi comme objets de préoccupation, l’agence de tamissage des investissements étrangers, les taux d’intérêt et enfin l’in- capacité d’Ottawa de régler les problèmes constitutionnels, de façon à ce qu’on puisse accorder la priorité à l’économique.C’est dans des proportions respectivement de 70%, 73% et 66% que les hommes d'affaires québécois évaluent comme «passable» le climat économique, social et politique qui prévaut actuellement au Québec.Dans ce sondage qui se veut un reflet de ce que pensent les instances de decision dans le milieu économique québécois, on trouve que seulement 5% considèrent le climat économique comme «bon» et 25% comme «mauvais».Pour le climat social 19% l’évaluent comme «bon» tandis que 8% le trouvent «mauvais».Enfin le contexte politique est évalué comme «bon» pour 4% des répondants et comme «mauvais» par 30%.Au total, 142 chefs d’entreprises sur les 325 membres corporatifs du CPQ ont répondu à ce sondage effectué au moven d’un questionnaire de deux pages sous la direction de la firme ACP Marketing, en collaboration avec le secrétariat du CPQ.Ces 142 entreprises embauchent environ 202,000 travailleurs québécois.La perception de l’évolution de la situation dans les six prochains mois en est une de stagnation.En effet au sujet des conditions économiques 50% des répondants ne prévoient aucun changement tandis que 33% entrevoient une détérioration et 17% une amélioration.Phénomène encore plus prononcé quant au climat social, alors que 81% des répondants ne prévoient aucun changement et que 10% seulement mentionnent une amélioration et 9%, une détérioration.Quand au climat politique, on trouve 51% qui ne voient aucun changement contre les 60% de juin 1980 avec par Négligeant sa souveraineté technologique Le Canada deviendrait un pays du tiers-monde d’ici vingt ans par Miche! Nadeau Parce qu’il néglige presque totalement le développement de sa souveraineté technologique et qu’il se fie abusivement à l’abondance de ses richesses naturelles, le Canada pourrait fort bien, au début au siècle prochain, se retrouver parmi les pays du tiers-monde et se contenter ainsi du simple rôle de pourvoyeur des matières premières.C’est l’avertissement qu’a lancé hier le président de Northern Telecom Canada, M.Basile A.Bénéteau, devant les étudiants et les professeurs de l’École des Hautes Études Commerciales.L’homme d’affaires torontois prenait la parole dans le cadre de la série de conférences sur le «nationalisme économique et stratégie industrielle» À plusieurs reprises, M.Bénéteau s’en est pris à l’inertie du gouvernement fédéral qui n’a pas de stratégie industrielle.En refusant le pari de l’électronique, «Le Canada risque de retomber dans le camp des pays les moins développés, selon les normes du XXIe siècle».«Les nations dirigeantes au cours du prochain siècle seront celles qui ont compris l’importance du nouvel ordre économique et qui auront pris les mesures nécessaires pour en assurer l’avènement».«Nous sommes en train de perdre, par défaut, toute possibilité de souveraineté technologique et celle-ci est aujourd’hui tout aussi importante à l’avenir du Canada que sa souveraineté territoriale», ajoute M.Bénéteau dans son texte publié à l’avance.La première carence se trouve du côté du faible effort consenti par le gouvernement pour la recherche.La somme de $1.4 milliard apportée par l’État fédéral représente, en dollars réels, le même montant qu’en 1968.Le Canada se situe au dernier rang des pays développés avec 0.9% de son PNB investi dans la recherche.M.Bénéteau a qualifié de «voeux pieux» les promesses d’aide du gouvernement fédéral contenues dans le dernier discours du Trône.Ce dernier a ajouté que plu-sieurs pays, comme la Grande-Bretagne, la France ou le Japon, «favorisent la création d’une industrie nationale forte en s’appuyant sur un marché national acquis».Il a donné l’exemple français qui vend maintenant en Amérique un combiné téléphone-vidéo après avoir développé ce système avec l’installation pilote de 250,000 terminaux.«Les autres pays ont reconnu qu’il était necessaire de faire preuve de nationalisme économique en matière de techniques de pointe et ils ont adopte une stratégie industrielle nationale qui permet de parvenir à de tels résultats».Le malaise au Canada s’explique par trois facteurs.Gros-Cacouna: étude de l’impact environnemental Même si la décision de l’Office national de l’énergie ne sera pas prise avant l’automne prochain, le dossier «Gros-Cacouna» continue de suivre la filière administrative.Avant de déposer des mémoires à la mi-février, la population est invitée à venir s'informer sur l’impact environnemental d’un tel port méthanier (en jargon: «terminal de réception de gaz naturel liquéfié»).Lors de l’audience qui se tient aujourd'hui même à 19 h 30 à l’hotel de ville de Rivière-du-Loup, la compagnie TransCanada Pipelines présentera son projet ainsi que les études d’impact environnemental déjà effectuées.Des représentants de divers ministères provincial et fédéral (Environnement, Énergie-Ressources, Transport) devraient être présents pour répondre aux questions qui re- 1130 ouest, rue Sherbrooke Suite 801, Montréal H3A 2M8 Tél.: (514) 284-0426 L’OR, L’ARGENT, LES DEVISES?Tele-Trade® vous place en tête de ligne! 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Compagnie oe Fiducie Guardian Pour des détails: Composes (416)863-1864 ou écrives à: Mlle dinette Ross Centre Tele-Trade Compagnie de Fiducie Guardian 74, Victoria, 61ème étage Toronto, Ontario MBC SAB lèvent de leur compétence, précise la Commission ad-hoc, mise sur pied par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.Le dossier complet de l’impact d’un futur port sur l’environnement aquatique et terrestre est disponible tant à la salle municipale de Cacouna qu’aux Bureaux des audiences publiques à Sainte-Foy et à Montréal.Disponible depuis le 13 novembre, ce dossier n’a pas encore été tellement consulté par la population locale, dont certains responsables socio-économiques ont dit la détermination pour obtenir ce super-port, un investissement de $140 millions environ.Un mois et demi environ après le dépôt des mémoires, la commission devrait remettre un rapport au ministre québécois de l’Environnement et le ministre dispose alors de 60 jours pour rendre public l’avis de la commission.Cette procédure a été déclenchée par une demande de «certificat d'autorisation» déposée au Ministère de l'Environnement par l’un des partenaires du projet.Le Canada, de par son histoire, s’est tourné économiquement et politiquement vers l’exploitation de ses richesses «en négligeant pratiquement tout autre secteur».Faute de les transformer ’ sur place, le Canada exporte ainsi ses richesses naturelles et les emplois qui y sont reliées dans d’autres pays.Aussi, ces matières premières s’épuiseront un jour.Le deuxième grief de M.Bénéteau se trouve dans l’attitude des Canadiens face à l’importance des firmes de devenir concurrentiel en se dotant de dimensions internationales.II a dénoncé les efforts d'organismes fédéraux qui veulent démembrer le tandem Beli-Northern.(Bell Canada détient la majorité des actions de Northern Telecom).«Le marché canadien est beaucoup trop restreint pour supporter le niveau technologique qui nous est nécessaire et ne permet pas de générer suffisamment de revenus à consacrer à la recherche et au développement».M.Bénéteau a signalé que Northern demeure présente au Québec avec 42% de ses employés canadiens.Environ 300 personnes travaillent à la recherche et au développement dans les laboratoires et les usines de la compagnie au Québec.Cependant, Northern Telecom a déménagé en pratique son siège social à Mississauga, en Ontario au cours de 1979.Enfin, la troisième source du malaise se situe au niveau de l’indifférence des Canadiens face à leurs réalisations techniques.Le développement d’une technologie autochtone n’est pas considéré comme une priorité.M.Bénéteau a rappelé qu’il y a 25 ans, environ 90% des produits de Northern étaient conçus et mis au point à l’étranger, surtout aux États-Unis.Aujourd’hui, les produits développés par Northern représentent 72% du total.Pour réussir, les Canadiens doivent d’abord avoir la volonté «dans un élan collectif» de se doter d’une stratégie industrielle.Il faudra identifier les domaines où l’industrie autochtone peut exceller.Le Canada n’a pas d’autre choix s’il veut prendre sa place parmi les grandes nations industrielles au cours des prochaines décennies, a conclu le conférencier.Compagnie de Fiducie Guardian “Fond Garanti” R.E.E.R.Intérêt annuel sur Certificats de 5 ans.Pour plus de renseignements ou pour une application au “Fond Garanti” R.E.E.R., communiquez avec: (514)842-8251 Montréal (416) 863-1100 Toronto Membre de la Société de l'Assurance-Dépôts du Canada wrmo Inscrit à la Régie de l'Assurance-Dépôts du Québec ($) Nous nous réservons le droit de modifier les tou» d intérêt sons préavis v 300 $12 Va 12% 12%- Ve Verstlwf2 3000 $11 103/4 11 + Va Vestgron 5155 $24 23 Va 23 Va - Va Villcentre 100 $13 13 13 Vulcan Ind 250 $12 Va 12 Va 12 Va — % WCICan 800 $10 Va 10 Va IOVa Waiax A 634 $24% 23 23 - 3/a Wlkr C 623117 $30% 29% 30 Ve WlkrConB 140 $53 53 53 WlkC7Va 10824 $29% 28% 29 - % Wardair 9900 $143/4 133/4 133/4- % Warren 21200 $5 Va 5 5 - % Wrintn 287900 143 125 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*41 Va 1 36 *5 Va *643/a 4 22 $4% $643/a 22 48 $3% *643/a 24 90 $2% *643/a 3 27 *7 *643/a 1 1 *7 $643/a 15 25 *5 Va *643/a 3 10 *73/4 *643/4 5 10*11 Va *643/a 14 302$123/a*72% 30 676 1 *72% 21 209 *7% *72% 7 522 15 *72% 74 899 *23/4*72% 67 684 50 $72% 27 1024 40 *72’/a 107 487 *2% *72 Va 95 1379 1 *72 Va 2 216 *6 Va *72Va 20 155*16 *72 Va 10 116110 *72 Va 2 163*12 *72 Va 3 139160 $72% 2 306 $3% *72% 209 684 $6 *72% 70 258 $5 Va *72% 10 831 $33/4*72% 10 119 $8 Ve *72% 5 516 *2% *72% 29 373130 *72% 2 303 85 *72% 2 1 171 *15 Va *72% 348 $12% *72% 6 59 $4 Va *72% 2 175 *93/4*72% 2 88 $6 $72% 8 323 $8 $72% 1 44 $8% $72% 4 368 *53/4*72% 32 281 175 *57 5 641 40 *57 4 407 *6% *57 11 153 *4 Ve *57 27 44 *5 *57 1 21 $6% *57 21 64 *2 $98% 5 64 20 *98% 6 16*11 $98% 4 119 $7'/a $98% 1 53 *2 Va $98% 4 161 100 *98% 2 24 $8 Va *98% 10 74 $3% $98% 5 14 $3% $18% 10 95135 $18% 5 37175 $18% 2 57 *5 Va $38% 10 293 75 *38% 20 81 $3 Va *383/4 3 46150 *383/4 19 1533 $4% *23% 1 285 30 *23% 12 2474 $2'/a *233/4 10 1034 80 $233/4 115 6486 125 *23% 182 2535 55 *233/4 6 182 *3% *23% 30 4032 40 $233/4 45 1399 25 *23% 20 1091 *5% *233/4 7 196 90 *233/a 83 1963 *4% *23% 20 199165 *23% 558 3768 *3 Ve *23% 25 449 $2% *233/a 83 1998 $2 Ve *233/4 23 1906150 *23% 10 586 100 $23% 5 706 85 *23% 20 420 *7 *23% 2 29115 *23% 11 299 *5% *23% 10 362 *2 *23% 112 688 $4 Va *233/a 6 34 *2 *343/a 12 194 185 *23 3 516105 *23 2 84 $4 Va*23 1 112 *3% *23 34 386 $2Va *23 11 86 145 *23 105 391 *4% *19% 63 986 *2% *19% 30 2558 30 *19% 8 546 *3% S19% 12 1271 *2 Va *193/4 53 376125 *19Va 1 398 *3 Va *193/a 15 157 *2%*19% 7 385 85 *12% 1 1 25 *12% 8 431 *3% *12% 1 255 130 *12% 10 20 75 *12% 5 78 *2% *16Va 1 6 *3 $16 Va Les cours des obligations ont évolué irrégulièrement hier au marché canadien, mardi Le court terme a cédé 20 cents Les moyen et long termes ainsi gue les obligations des sociétés, étaient stables Les titres des provinces ont gagné un quart de point L’argent au jour le jour s obtenait à 19.5%.I-City Jn 17% l-City Jn 20 l-City Sp 12%p l-City Sp 17% Inco Fb 20 Inco F b 22% Inco Fb 25 Inco F b 25 p Inco F b 27% Inco F b 30 Inco My 20 p Inco My 22% Inco My 22%p Inco My 25 Inco My 25 p Inco My 27% Inco Ag 20 p Inco Ag 25 lOilA Fb 30 lOilA Fb 30 p IOÜA Fb 32%p lOilA Fb 35 lOilA Fb 35 p lOilA Fb 40 lOil A Fb 45 lOilA My 30 p lOilA My 32% lOil A My 35 lOil A My 40 lOil A My 45 lOil A Ag 30 lOil A Ag 32Va lOilA Ag 32%p lOil A Ag 40 Kaiser Ja 50 Labat A Ja 20 Labat AJa 22% Labat A Ja 25 Labat A Ap 22% Labat A Ap 25 Labat A Ap 27% Labat A Jy 27% MB Ltd F b 35 MB Ltd My 40 Moore F b 40 Moore My 35 Moore My 40 Moore Ag 40 Moore Ag 45 Nat Bk Fb 12Va Nat Bk My 12% Nat Bk Ag 15 Nor Tel Ja 35 Nor Tel Ap 35 Nor Tel Ap 40 Nor Tel Jy 40 Nor Tel Jy 45 Noran Fb 25 Noran Fb 25 p Noran Fb 27% Noran Fb 30 Noran Fb 32% Noran My 27Va Noran My 30 Noran My 30 p Noran My 32Va Noran Ag 30 Norcn Fb 30 Norcn F b 32 Va Norcn My 30 Norcn My 32% Norcn My 35 Norcn My 40 Norcn Ag 30 Norcn Ag 32% Nova A Fb 27Va Nova A Fb 32Va Nova A Fb .35 Nova A Fb 40 Nova A Fb 40 p Nova A My 30 Nova A My 32% Nova A My 35 Nova A My 40 Nova A Ag 40 Powr C Fb 17’/a Powr C My 20 Powr C Ag 25 Rang Ja 13% Rang Ja 15 Rang Ja 16% Rang Ja 18% Rang Ja 20 Rang Ja 20 p Rang J a 22 Va Rang Ap 15 Rang Ap 18%p Rang Ap 20 Rang Ap 20 p Rang Ap 22% Rang Ap 25 Rang Ap 25 p Rang Ap 27% Rang Jy 16% Rang Jy 20 Rang Jy 22% Rang Jy 25 Rang Jy 27Va Roy Bk Ja 54 Roy Bk Ja 60 Roy Bk Ap 60 Segrm Ja 70 Segrm Ap 60 Segrm Ap 70 Segrm Ap 75 Segrm Ap 80 Shell C F b 22Va Shell C Fb 25 Shell C F b 27Va Shell C Fb 30 Shell C Fb 35 Shell C My 22Va Shell C My 25 Shell C My 27Va Shell C My 30 Shell C Ag 25 Shell C Ag 27Va StlcoA F b 32 Va Stlco A Fb 35 Stlco A Fb 40 StlcoA My 35 StlcoA My 40 Total P Ja 22Va Total P Ja 30 p Total P Ap 27Va Total P Ap 30 Total P Jy 25 Total P Jy 30 Total P Jy 32Va Total P Jy 32%p TrC PL Fb 25 TrC PL Ag 25 Wcoast Jn 15 Wcoast Sp 17Vap Wlkr C Mr 27% Wlkr C Mr 30 Wlkr C Mr 30 p Wlkr C Mr 32% Wlkr C Mr 35 Wlkr C Jn 32Va Wlkr C Jn 35 Wlkr C Jn 35 p Wlkr C Sp 30 Wlkr C Sp 32Va 28 46190 *16% 3 16105 *16% 2 12 70 *16% 11 33 *2% *16 Va 15 683 *3% *23% 10 847 $2% *23% 53 1972100 *23% 7 440175 $23 Va 11 1809 25 *23% 1 1316 20 *23% 3 19 50 *23% 487 972 $3% *23% 8 29160 $23Vi 91 1042 *2 *23% 15 251 $3 *23% 43 998125 *23% 1 27100 *23% 1 109 *2% *23% 7 77 $4 *33% 1 23 35 *33% 10 288110 $33
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